Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

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Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31775
System ID:
AA00000846:00167


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We Colbert BONHOMME HEBDOMADAIRE JUBIIQUE Me Paul Emie GABOTON
Fondateur AVEC DES CHRONIQUES SCIENTIFIQUE ET PITIQiES recr-r


7hemin dos Dalles 22 Redaction UN COMITE Abonnement Mensuel :G.2 Phone: 5335 et 2147 c. i, i c.roi

NQEME NNEE No 167 Port-au-Prince' HAITI MARDI 13 SEPTEMBRE 1955
-. ^ %.. .^ ^. .%. ^.^ ^ ^ . .^ ^ . %.%.^ .%. ^,.% *^ ^ *.^. .^.


EDITORIAL : Les droits de .la pensee.-
ARRETS DE LA COUR DE CASSATION : Lamercie Paret centre le sieur Jean Joseph'
De'y Sam- 11 Mai 1955
2 Juin 1955 Am6d6e Jean contre Jean aptiste Obas
ETUDES JURIDIQUE : Les droits de la person e dans I'ex6cujtion de la peine
Par Me Vultin Joseph.

DiverseR publications rescues, Nkcrologie


Les Droils de la pens6e


Ce brassage d'iddes auqubl
nous assistons pose avec ute
certain acuitd le problanme des
droits de la pensee c'est-a-dire
du role que sonit appel6s h jouer
dans notre milieu gceux qui r&-
flechissent et qui pensentv.
La vraie pensee est genkratri
ee d'actes et de realisations : et
les actes proceent des senti-
ments d'optimisme, de I'audace
et de 1'esprit de decision.
En manibre de contribution
aux int6ressantes discussions
qui remplissent notre press
nous reproduisons en raison de
son caraodtre di-actua-lit notre
editorial, du 24 Mars 1954 tPlal
doyer pour la pensee

Impressionnes par un pragma-
tismcA court vue qui dans sa
solf de succs imm&diats se tar-
gue de supprimer par des d&
monstrations spectaculaires et
des declarations grandiloquentes
les problemes idAologiques et mo
raux que posent les efforts d'ur
siecle et demi de culture et rechei
ches spirituelles, les snobs et lee
opportunistes extent A lon
gueur de journee la valeur des
Sits : Sans ideal elev4 ni convic
ion profonde,ils passent A cotd
es questions essentielles au pro
rrs de notre communaut6; sa
'sfaits, ils voudraient tout limi
1 r aux manifestations d'une vi
S4gtative et aux dehors splen
d des qui les 6blouissent peut
&|re.
k'est centre leur tendance qu
se dessine tranquillement un
traction qui tend h retablir I'6
luilibre des valeurs et aussi le
droits de la Pens4e.
Cette reaction, come pom1
Signifier qu'elle n'entend pas ven


dre comame l'autre son droit
d'ainesse pour un plat de lentille
formule discretement, Inais di-
gnement ses reserves centre cet
te forme de renoncement. Loya-
le, elle ne saurait m4connaitre
1'excellence de certain actes ni
Vutilite de quelques falts; elle in


COUL DE CASSATION


1lre SECTION 2 JUIN 1955 -son intervention, comme parties


POURVOI du sieur Amridde
JEAN, ayant pour avocat Mes
Theodore Nicoleau et Altes
Grand Champs et du sieur Jean
Baptiste Obas ayant.pour avocats
Mes Andr6 Vincent, Georges Ma
thon et Alix Mathon centre 2 ju
gements en date du 30 Novem-
bre et 7 D&cembre 1951 du Tribu
nal Criminel du Cap-Haitien sid
geant sans assistance du jury --
RWquisitoire conforme du Subs
titut Max GUdeon.
OBJET. Ddchnance pour ddfau
d'amende;
POURVOI du cond'amn6 par 1'or
gane de son defenseur,
PRINCIPE Est dechue la partie
Civile qui n'a pas d6posee d'a


siste seulement sur la necessitO m de.
de conciliir les actes avec les II. Le Conseil de l'acc-us6 qu
idWes, les principes et les insti-'a asit audience n'a pas
tutions qui forment l'armature besoin de mandat crit pour re
morale de la Patrie Haitienne. pouvoir centre le jugement d
Elle revendique, cette reaction, condemnation.
son droit de discussion ;elle ap- LA COUR
precie les programmes et plaide ; Et, aprs en avoir dib^r6 en
pour 1'amnlioration int6grale de 1A Chambre du Conseil, confor-
1'homme haitien, qui pour nous t & la 1
servir de 1'expression du plus
Trvolutionnaire des penseurs .ne ATTENDU que, par ordonnan
vit pas seulement de ,pain. ce du Juge d'instruction pros le
Attache t ses privileges et Tribunal Civil du Cap-Haitien,
soucieuse de remiplir sa mission en date du 14 Juin 1951, Am6-
sociale, elle est centre tout divoT dee Jean et Luc B61liard ont 6t6
ce entire la pensee et l'action; renvoy&s devant le Tribunal cri-
au contraire, elle affirmle que minel du Cap-Haitien, sans as
tout acte emprunte sa valeur distance du Jury pour y &tre ju
morale A la pensee don't il 6ma g6s sous l'inculpation, d'avoir, 1
ne et que toute pens6e tend en premier, comme auteur, le se
definitive A une action quelcon cond come complice, mis voloi
que. Volontiers elle fait sienne tairement le feu, pendant 1
ce slogan des penseurs moder nuit, au camion Renonbus, depo
nes .11 faut agir en hommes d s6 au Garage de Hugues Luche
pensee et penser en homme d'ac. si, au Cap-Haitien;
tion". ATTENDU que le dit Tribunal,
par son jugement en date du 7
II n'existe pas de programme' D&embre 1951 declara les dits
politique d'enver.gure qui ne s'ap accuses coupables du crime qui
puie sur un fond de doctrine ba- leur 6tait reproch, les condam-
s&e sur la Justice et les grands na a deux ann6es de rdclusions;
preceptes de moral social discu ATTENDU que Amedde Jean,
tes" et accepts par la Commu 1'un des condamnes a exerc6 uni
naut4 don't le sort est en jeu. L'- recours contre la dite decision;
plupart des grands homes d'E ATTENDU que, de son cot6
tat ou ont exprim4 eux-mmes Jean Baptiste Obas s'est pourvu
ou ont fait exprlim leur doctri contre le jugement rendu sur
plumitif d'audience, le 30 Novem
(Suite page A*) bre 1951 qui 1'avait debout6 de.


civil, dans les d6bats
D'OFFICE
ATTENDU que les deux pour
vois sont dirig6s contre deux d6
visions rendues entire les parties
dans la meme affaire, que vu
la 'connexit6 existant entire ces
pourvois, 11 y a lieu de ,les join
dre;
PAR CES MOTIFS, la Cour
d&office, joint les dits pourvois
pour qu'il soit status par ce seul
et meme arrit;
SUR LE POURVOI DE JEAN
BATISTEE OBAS
ATTENDU qu'en matibre cri-
minelle, la parties qui se, pourvoi
en cassation est tenue -de consi-
gner, A peine de d6ch6ance une.
amende de vingt cinq gourdes
ou la moiti6 de cette some si


Les droils de la personnel
dans 1'execution
de la peine
Par Me Vuicin JOSEPH.

L'un des plus grands crimina-
listes Espagnols, aprbs avoir vi-
sitd pibsieurs prisons des princi
pales villes europeennes et am6
ricaines affirme que El Presi-
dio Insularr de Puerto Rico est
l'une des prisons les plus mo-
dernes otu le d6linquant est trai-
1t en Individu socialement mnala-
de, et d'ofn il sort souvent,gubri,
aprbs avoir acquls des connais-
sances et un metier.
A) E16ment rdpressif et cura-
tif.
Chez nous, il est inddniable que
1'6l6ment r6pressif joue un r6le
Important dans 1'execution de la
peine, spkcialement la prison. Le
Code p6nal haitien distingue di-
vers degres dans 1'internement
du d6linquant depuis 1'emprison


le jugement est rendu par con- ment teps sion, les
tumace ou par defaut que seuls travaux for cs, 'Mlps et A
en sont dispenses, les condamnts perp6tutte, enfin le bannissement
en rnati.ere criminelle, les agents Quant la peine capital, ele a
publics pour aXfaire qui con- 6to r6glement6e .par la loi du 5
cerne administration, les par- Deemabre 1839, dite loi Lespi-
ties qui joignent A leur demand. nasse. En pratique, aussi bien
de en Casatlon un certicat d'in que dans la loi, 1'616ment r4ipre
digence dument vis4 par 1'auto- Suite pagg
ritd comp6tente; __
ATTENDU que Jean Baptiste Le nouveau Caine
Obas qui avait pris la quality~ Le nOUVeau Caine
de parties civil au proc&s, bien LE NOUVEAU CABINET
qu'il ne se trouve dans aucun Par suite de la d6;mission du
Ides cas d'exemption ci-dessus dernier cabinet Son Excellence
mentionnes et limitativement d4 le President de la R6publique a
terminus, n'a pas consign 1'a- forn4 le lundi 5 juillet le cabinet.
mende pr6vue ce qui est consta- Idont la composition est Ia sui-
t6 par un certificate du Greffier vante : Adelphin Telson Int6-
de cette Cour, en date du 20 rieur et Justice, Jacques Frangois
Juin 1955; Presidence et Travail, Joseph D
que le d61lai imparti pour opdrer Charles Relations Ext6rieu'res et.
Ia dite consignation 6tant expire Cultes: Dr Elie Villard Sante et
1 &chet de declarer Jean-Baptis Agriculture, Franck Devieux


te Obas, parties civil, centre le
jugement d6nonce, le condamn6
a vingt cinq gourdes d'amende
SUR LE POURVOI DE AME-
DEE JEAN
ATTENDU qu'a ce pourvoi, le


Education Nationale et Commer-
ce, C16ment Jumelle Finance.: et
Economic Nationale, Raoul St
Lot Travaux Publics .-* ",
Tout en saluant le depart des
anciens ministres nous pr6sen.


Ministbre Public 'a oppos6 une. tons nos compliments au meom
fin de non-recevoir prise de la bres du nouveau Cabinet ou ,Les
nullit6 de la declaration de pour DNbats compete d bons amis.
voi en ce que celle-ci a 4t6 fait Les sous secretaires d'Etat sont
par I'avocat d'un condamn6 san Eernest Bonhomme, l'Economie
Ntre muni d'un mandate snDcial; Nationale, Andre Dumesle Agri-
culture et Alain Turnier, Com-
ni+ eI r rP


Im l .


I


ute page


SOMMAIRE






Page 2


ATTENDU que le pourvoi de-
Am6dde a &t6 form par Mes The
odore A Nicoleau et Altes Grand
dmanmps qui avaient assist le-con
damn6 aux d6bats come con-
*seil et dcfenseur, qu'en cette qua
-it 6, ils doivent ktre assimil6s A
la personnel mrme de 1'accus6 et
comme tels ,investis de se pou
voir 1l'effet de rendre sa dOfen
se complete; qu'ils n'avaient done
pas en vertu de l'art. 315, deuxie
me alin6a du C.I.C A se mun'!r
d'un mandate special, d'ou reject
de la fin de non recevoir;

ATTEiNDU que le demandeur
n'a pas produit de moyens 1l'ap
pui de son recours mais, il re-
vient a la Cour de rechercher
si toutes les forinalites prevues
par la loi pour la r6gular4te de
la decision ont et& observes pai
le jiige du 7 d6cembre 1951 et si
ce dernier, pour la repression a
fait une saine application de la
loi; .

ATTENDU qu'il se v&rifie au,
jugement d6nonc6 q'e toutes les
formailites edict~es par la loi
pour assurer la defense du con-
damn6 et en g6ndral, touted eel
les prevues pour la regularite de
la .decision ont et6 rigoureuse.
ment observes que pour con-
damner le demandeur, le juge du
7 Decembre s'est ktay6 sur les
te&moignages recueillis a 1'instruc
tion Orale et qu'il a souveraine-
mnent appr@cI ,pourquoi, Ie pour
voi sera rejet6.


c LES DEBATS ,


COUi DE CASSAION
Suite de la lere page


1lre SECTION 2 JUIN 1955

POURVOI du sieur Lemercier
Paret centre jugement es date
du 20 janvier 1951 du Tribunal
de Paix du Cap-Haitien.

Avocat Me Hubert Bright.


DEFENDER sur
Jean Joseph Deluy
Me Guy Dugu6 et
thee


le pourvo
Sam Avocat
Luc Thimo


REQUISITOIRE conforme du
Substitut Max G&d6on.
OBJET acquiescement d'une
parties et n6cessitd d'un mandate
a cette fin.

PRINCIPES I. On ne saurait con
sid6rer coinme acquiescement A
une decision le fait par un avo
cat de toucher une valeur pour
son client lorsque cet avocat n'a
pas 6t6 specialement autoris6 A
cette fin.

II. Une parties est sans int6rdt
A critique 1'oeuvre d'un juge sur
l'omission de statuer sur une de
made de la parties adverse

LA COUR

Et, apr&s d6lib6ration en la
Chambre du Conseil, coaformn -
ment a la loi'


PAR CES MOTIFS, la Cour Attendu en fait, qu'invoquant
.eur lea conclusions conformes du un contract de bail verbal origi-
MVinist&re Public rejette le pour nairement intervene entire lui et
vo ;- la dame A. Leveque, pour un
appartement au Cap-Haitien, De

AINSI JUGC1-,T. PRONONCE luy Sam fit au nouvel acqu6
,PAR Nous Josph-lNemours Pier reur du bien Lemercier Pare
re .Louis, President, Yrech Chatu' des offres rdelles pour troi,
lain, Joseph Benoit, Franck Bon- mois de loyes 6chus, soit quaran
cy et Christian Laporte, juges, ce te cinq Gourdes, a raison de quin
22 Juin 1955, Georges Honorat, ze gourdes, le mois; que Paret
commissaire, de Monsieur Cl- n'accepta pas ces offres sur le
mnerit Romulus, commnis-greffier. motif que les parties 6taient
lies par un nouveau contract de
OBSERVATIONS bail en vertu duquel, les loyers
Nous signalons a. nos prati- etaient porties a trente gourdes
ciens cet arrft qui precise les le mois et que la some offerte
rapports existantfdevant le tri- ne r6pondai.t pas a celle due, en
bunal criminal entire 1'accus6 et core moins, une valeur pour les
son conseil D.'apres la Cour, ce frais non liquids; que" Deluy
conseil -oit etre assiml.6 A la Sam, cita alors, Lemercier Pare
personnel meme de I'accus6 et devant le Tribunal de Paix du
come tel, invest des pou Cap Haitien, en validity des di
voirs a Yeffet de rendre sa defer tes offres apres consignation au
se complete, Le Conceil de Ta' greffe du dit Tribunal des som
cus6 n'a. pas besoin de manda mes offertes, accessoirement, i
pour se pouvoir en cassation cot demand la restitution de cell
tre la decision de la Cous d'Ai qu'il pr6tendait avoir verse en
sises. Ce pouvoir du Conseil es surplus, pendant un certain
fond6 sur un argument de text temps, au demandeur et la r6du
1'art 324, qui dispose, .la d6clara tion du prix des loyers;
tion de pourvoi pourra etre fai-
te par le ddfenseur de la partie Attendu qu'au moment ou l'a
condamnde ou par un fond d, faire 6tait introduite, Lemerciet
,pouvoir special. I1 resulte de c iParet demand au Tribunal sales
texte que le d6fenseur qui n'a de la contestation ,acte ,qui lul
pas besoin de mandat est done fut octroy6, de la declaration fa
juridiquement un prodongement te par son adversaire a savoir
de la personnel du condamnn. que la seule question qui pendail
Cette fiction juridique qui est en a juger entire les parties 6tait
faveur des droits de la defense celle de la demand en validity
mirite d'&tre sotitgn4e. des offres;


Que le Tribunal de Paix du done pas exc6d6 ses pouvoirs en
Cap-Haitien rendit a la date du appliquant les dispositions rigou
20 Janvier 1951, la sentence qui reuses de la loi sur les loyers qui
fit droit a la demand d'acte prevoit en son article premier
I don't s'agit et valida les dites que toute augmentation de lo-
o'ffres; years est formellement irterdite
Que c'est contre cette senten- et en son article 5 qu'en cas de
ce que Lemercier Paret a exec- translation du droit de propriWt6,
ce un pouvoir en'cassation a l'ap comme dans l'espkce, il n'y a pas
pui duquel il a produit un mo- de solution de continuity dans
yen unique en trois branches; -les rapports entire bailleur et pre
Mais attendua qu'au pourvoi, le neur, le second etant tenu des
d6fendeur a oppose une fin de memes obligations que le proprid
non recevoir prise de I'acquiesce taire originaire;
ment du demandeur 'a la senten 3) Attendu, en dernier lieu, que
ce attaqu6e et cons6quemment le demanddur n'avait pas soulev4
1'irrecevabilitd du recours ,en ec devant le premier juge, le moyen
t qu'il aurait touch du greffe diu tire du ddfaut d'enregistrement
Tribunael de Paix du Cap Hai- des dits regus pour conclure a
tien, les valeurs a lui offertes e* leur inopposabilit6, que cette
consignees a ses ordres; branch du moyen etant nouvel-
Sle, est doncn on-recevable.
Attendu qu'ili se constate, com l, ., ,
Par ces motifs Ja Cour sans s'ar
trairement h ce qu'a avanc6 le
reter a la fin de non recevoir
I dfendeur que les sommes consi d d6fedeur, t su les conclu-
du d6fendeur, et sur les conclu-
gndes au Greffe du Tribunal de s P
sions conformes du Ministkre Pit
Paix du Cap--HlaitLen aux or-
Pblic, rejette le po.rvovi;
dres du demandeur ont ete tou nsi jug6 et pononcd par
ch6es, 'non par celui-ci, mais par- Nous Joseph pNemours Pier-
son avocat, Me Hubert D. Bright
re Louis, Pr6sident, Yrech Chate
qu'il n'est pas etabli que cet avo B-
Slain, Joseph Benoit, Franck Bon-
cat ait regu mandate de son client B
cy et Christian Laporte, juges, en
de toucher los dites sonmes, Or II Mars 1955 Max Jean-Jacques,
attend que r'acquiescement pour SubMrsut C men-t Romulus,
6tre valuable et produire effet de communist effier.
vant dmaner de la personnel a lr OBSERAiONS:.
quelle on 1'oppose celul invo- ot R p r a no
Cet arret pose sur la notion
qu6 centre le demandeur ne peu d l'acquiescemont des pr !nti
ktre retenu, Me Bright n'ayant d qui mritent dtre discutis
Spas et6 spcialement autoris En l'espce l'acquiescement est
cette fin; d&duit du fait que la parties au
Sur les trois branches rdunies rait touch les valeurs offertes
du moyen, prises d'exces de pou et consign6es a son ordre. La
voir en ce que le premier juge Cour de Cassation pour rejeter
n'a pas status sur la demand la fin de non recevoir nrlse d'ac
en reduction de prix des loyers, quiscement a argument : ,il"
en ce qu'il a maconnu le nouveau
bail intervenu entire les parties PANO
pour valider les offres substituant Num6ro du mc
ainsi sa volont6 a celle de la loi
t en ce qu'enfin, il s'est ,tay6, C-ette revu d'a nt-garde i


t


1
1


e
n










i


Spour d4cider sur des regus qut plus instructifs. D ce sommaire
Sn'talent pas opposables au de- p tructifs. De ce sommire
5 mandeur pace que non enregis- nous d6tachons volontiers 1'arti
t qo. r.s cle de notre confrere et ami Fri
I c) Attendu que le demandeur- duric G. Desvarieux ictitul : LeD '
s eIt sans int.rIt a critiquer l'oeu. Jeunes Hommes dans le Dro;
St ..... .... Public Haitien.


MARDI .13 SEPTEMBRE 1955


se constate que ces sommes cotn


RAMA
ois d'Aofit 1955


le, "et qui vient de nos Grands
Morts.
Dans une etude vibrant d'61o-
quence et de foi, il a, par de lar
ges fresques d'histoire compa-
ree, dress ce qu'on peut appe-
ler l'Etat de Service de la Jeu-


vre du premier juge sur romis nesse en function du Droit tu-
sion de statuer sur la demand Ces jous-ci, le problbme de la blic. C'est r6ellement a l'ombre
en reduction produite, originai- jeunesse est devenu un sujet{ des grands actes posds par la
rement, par son adversaire, que de brflante actuality. Comme jeunesse en 1902, en 1930 et en
seul celui-ci pourrait faire grief nous l'avions fait remarquer icl 1946 que les Hatiens peuvent con
a la decision entreprise de ne l'a- m6me, ce problenie se trouve po- tinuer a vivre dans I'honneur et
voir pas retenue ou examine s6 tous les 15 ou 20 ans devant la diggni6 national. Ne serait.
Attend d'ailleurs que la seule la conscience des Elites soucieu. ce. qu'en montant seulement une
demand qui pendait a juger, ses du devenir National garde vigilante autour du Dipot
comme il se v&rifie dans la dite A la suite de Lucien Monta Sacre et de nos institutions DC-
d6cision et que le recourant le qui a, dans un retentissant arti mocratiques. Tout au long de m
reconnait. lui-m&me, 4tait celle cle, montr6 la couardise, la d& tre Histoire, la jeunesse a droit
de Inaction en validity. mission in'6grale de certain ai- a notre respect et A notre sympa
2) Attend que pour valider n's qui se sont suicides par leur thie attentive parce que, en m'-
les offres, le juge du 20 Janviei silence sepulcral devant la sau- me temps qu'elle rep6sente la
1951 a &mis des motifs 16gaux; vage grandeur des problimes de projection dans le Temps du de-
qu'il a reconnu que les parties l'Heure, voici qu'au jourd'hui, no" venir national, elle nous relic A
4taient liMes par un contract de tre jeune confrere et ami Fr-& nos grands souvenirs par unp
bail verbal qui avait primitive- deric G. Desvarieux, a cru bon, chaine indissoluble.


ment fix6 a quinze Gourdes le
prix des loyers et 11 s'est 4tay4,
tour Nl'tablir, sur les regus don't
le d6fendeur a fait Rtat, qu'il n'a


comme le Chantecler de Ros-
tand, d'entonner la Chanson del
I'aube pour servir de ralliementi
a une jeunesse, celle, immortel-.


Le diplome est P'ennemi de la
culture, disait di6j Paul Valery.

Suite pagge 3


sign6es aux ordres du demandeur
ont Wt6 touches non par colui-
ci mais par son avocat qu'il nest
pas 6tabli que i'vocat ait recu
de son client mandate 'e toucher
les dites sommes, que l'acquies-
cement pour etre valuable et pro
duire ses effects doit 6maner de
la personnel a laquelle on l'ppo
se..
'eMe theorie est contraire a la
notion m~me du-mandat de l'a-
vocat, tel que la pratique de la
profession et la loi considbrent
ce mandate. II est a d m i s
que 1' avocat p orte'u r
des pieces et nanti d'un mandate
4crit ou verbal de recouvrer
une creance peut donner bonne
et valuable quittance, comme d'ail
leurs s'expriment les exploits
d'huissier comportant sommation
ou commandement de payer.
Lorsqu'il touche il donned quittan
ce pour la parties et la represen-
te int6gralement. La th6orie de
I'arr6t deborde de plus les previ-
sions de 1'art 921 qui varie seule
ment de L'ACQUIESCEMENT
POSITIF d'une parties sans r&
gler les formes de cet acquiesce-
ment et sans exiger pour sa va-
lidit6 comme le code le faith dans
certain cas (inscription de faux.
prisee A parties, pouvoir e n cassa-
tion) une procuration sp6ciale.
En 1'espece, nous estimons que
Pavocat a agi en vertu de son
mandate 6crit ou verbal et repr6-
sente la parties sans avoir besoin
d'une procuration spectale.
Cela est si vrai que c'est le m&-
me avocat qui repr6sente la par
tie devant la Cour de Cassation.
En consequence, la thdorie de
I'arret du 2 juin 1955 sur l'ac-
quiescement et sur le mandate
special n6cessaire a sa validitS
mdrite d'etre revise.


I


. Pnenro nr,,3-cant6 A--


l







MARDI 13 SEPTIEMBRE 1955 'TA~ fl1~r-~A~r~ -


___Page 3


LE RESPECT DE LA PERSON NE HUMANE DANS L',EXE-
CUTION DE LA PEINE
Suite d'e la l~re page


sif, loin d'etre n6glige connait
une application d'une rigoureuse
s&veritC, de nature a causer par
Lois un certain alhurissement
chez le juge d'instruction.
Quant a l'6lement curatif, no
tamment le reclassement social
ni la loi ni la pratique ne lui ac
jccorde la m6me importance. En
pratique, l'on s'interesse peu au
sort d'un d6linquant sans culture
et, le plus souvent, croupissait
dans la plus affreuse misere. Tou
tefois notre 16gislateur organise
un certain travail de reconstruct
tion pa la base. II1 existe dans un
Faubofirg de Port au Prince un
important Centre de rdiduca-
tion. Une section de la Jeunesse
ddlinquante a Wt6 crd~e, par la
lol du 16 Juillet 1952, dans cha-
nue tribunal civil du pays, mal-
eureusement cette loi excellen
e nest pas encore mise en apple
ation.
t.


Mais dans les camnpagnes hai-
tiennes ofu les pratiques supersti
tleuses constituent 1'essentiel de
la vie paysanne, les"grands cri-
es sont relativement rares Re-
herchez les causes des crimes
tes paysans dans un cas de d&-
nence ou un cas typique de su-
erstition. En dehors de l'histor
e politique de ce pays qui nuo.
rte A r&flo4hir par suite des


ieVu I pVena U t ez! Lc u.L. as
iuoUoni ue ciase. .De course cr
dtAiee ue ia vie sociaio est now
udielilenl oati elln acors d',
urojt penal. Ce n'est quaa 1 occal
sion d'une trangression detrut-
.ant i'ordre social que le droit pi
aal va s'exercer. Mais certaines
transgressions menacent cette
vie social plus directement que
d'autres. Aussi la soci6te pour
sa propre sauvegarde a-t-elle
pris des measures de sfiret6 con-
tre certaines categories de de-
linquants. Si i'usage des menot-
tes et l'escorte de detectives ou
soldats s'appliquerit A tous los
d'linrquants; si 1'6paisseur des
murs et la force des barreaux s'a
joutent aux efforts qui garantis-
sent l'ordre public centre, les con
sequences nefastes drfes A l'eva-
sion des prisonniers en g6nral,
des measures particulibrement


OPTIQUE
No du Mois d'Aofit
Les jeunes se sont, parait-il,
donnas rendez-vous; ces jouis-
ci, au carrefour de 1'Esprit. De
m&me que le dernier num6ro de


IE DOCUMENT
No de Septembre"1955
LE DOCUMENT, apres une clip s6 d6finitivement en Novembre
se de quelques anndes, vient de 1803, a la suite d'une s6rie de
reparaitre sous la direction avi prouesses homdriques qui ont
s6e de notre confrtre et ami mis en relief les capacities dU n .


PANORAMA, celui de notre con Gdrard M. Laurent. Le fils a done
frere OPTIQUE constitute une s6 decid6 de continue la noble tra
rieuse contribution a l'Histoire edition 16gu6e par son feu pere,
de l'Evolution des IdWes en Hai- 1'4minent historien Mentor Lau
ti. rent.
Le sommaire charge b sou- Le sommaire est divis6 en 3
hait, s'ouvre sur une page de parties : la premiere parties con-
garde 6mouvante re simplicity de tient le Curriculum Vitae et les
notre sympathique ami et con Oiaisons Funebrbes du regrett6
frere Lucien Montas qui rappel disparu; la deuxieme parties est
le 1'anniversaire de la mort de ... -.....
l ~i LI tdIduieeaieQ II


Jacques Roumain, Pun des Mal
tres de sa Gdneration.
Le brilliant 6crivain Maurice
Laraque a montr6 avec bonheur
dans son etude-critique de GOU
VERNEURSDE LA ROSEE ce
qui differe un Jacques Rou-
main de ses illustres pr6d6ces-
seurs Fr&deric Marcelin et Jus
tin Lherisson : les masses labo-
rieuses demeurent le thbme cen


drastiques sont prises centre les t sr e e -
e rdcidivis-tral, la source m~me de l'inspi-
voleus-assassins, ls ciiv ration chez Roumain. Nous sou-
tes, les s6ditieux, perturbateurs haltons que los membres du Bu-
qui cherchent a porter autui la d nloie iennent un
rdvolte; Ces measures de stret reau d'Ethnologie viennent un
rsonvolte; Ces measures de sret jour, dans une etude d'ensemble,
sont excut6es en pratique do fa mettre en relief l'oeuvre de cet1
von tfrs rigoureuse. La peine pr minnt aiten das e doma-
vue pour les autres d6linquants n des Sciences d omme
se trouve augment6e pour les cages do Ren4 D-
tdgories sus mentionnres; I Asr p
pestres d'Aim~6 C6sa)re, de Jac-
n'est pas rare lque es d6lin- ques Le Noir, on pout dire que
quants, apres avoir purg6 leur ce Num6ro de notre confr^re Op
peine sont.renvoy6s sous la sur- ..... .___ ..


ridltive lia belle S&Oance de 1 AS
SOCIATION MIXTE DE L'OEU
VRE CHRETIENNE, organisde
en'la m6moire de Mentor Lau-
rent et a un vibrant hommages
rendu par notre distlngu6 ami et
confrere H6nock Trouillot et en
fin la derniere parties traite des
OEUVRES POSTHUMES de ce-
lui qui fit de la recherche his-
tcrique un veritable apostolat.
Nous avons lu avec un r6el in
t6ret l'article sur le DESSOUS
DE LA MISSION DE L'AGENT
HEDOUVILLE, Mentor Lau-
rent, A la suite du regrett6 his-
torien Antoine Miohel, montre 1'4
check de l'Agent du Directoire
dans sa tentative de r6tablir 1'es
clavage A Saint Domingue. Nous
nous associons & Phommage pu-


gre et r6v614 toute la measure de


ses resources cach6es.,
Dans 1'ktude intitul6e : PLAI
DOYER POUR UN NOUVEAU
CHAPITRE DE 1HISTOIRE
d'HAITI, le regrett6 historien
revient a une th&se .qui lui 4tait
chbre selon laquelle la vie admi
nistrative du nouvel Etat d'Haiti
remote A novembre 1803. Lau-
rent affirmed qu'il possede dans '.
sa collection t'original d'une de
ces pieces officielles, 4mises en
1803 ot, en maniere de cachet,
est fix4 le premier sceau du Nou
vel Etat; au centre du sceau figu
re la devise du Gouvernement
de Dessalines : Libert6 ou la
Mort-; devise qui en 1791 se trou
vait de6ji sur le drapeau des
noirs r6voltds. En exergue du
sceau figure le vocable cEtat
d'HaitiT I1 est done evident ,dit
Laurent, que cette synthese -IN
DE)PENDANCEde Saint Domin.
gue et Etat d'Hai" sur une m
me piece officielle, signifie qu'en
proclamant en novembre '1803
P'Ind6pendance de Saint Domin.
gue, nos Aieux, des lors pen.
sant'A renoncer au premier voca


blic rendu par Laurent A la luct ble pour celui de 'HAITI*.
dit4 et A I'astuce du vieux Ne- La reprise de la publication
gre el'imimortel Toussaint Lau- de LE DOCUMENT est appel6 A


agoes de violence qui lencomn- zique a miipiegine iLano ilte overture qui, en se cabrant de- reneire le plus grand service a
rent, notre sociologie criminal a haute du passage haitien d'un vivifiant vant les graves d4cislons et la nos milieux Universitaires ot)
e est l'une des moins riches du e souffle d'e 1Esprit. politique Insinuante de l'Agent justement 1.a pnurie de docu-
nonde. S'il est vrai que le v6ri- Le d linquant serait-il memoe E, GREFFE DU TRIBUNAL H6douville, pr4serva Saint Do- ments a toujours constitute un
table rescap6 ou voleur assassin Lugitif? Toutes les nations pour DE PAIX DE GRESSIER mingue d un retour A la barbarie vrai handicap & 1'l1aboration des
st rare cheznous, nos prisons t se garer centre action nuisble colonial et jeta les bases d'un travaux dans cette branches du
aos maisons d'arreet sont plut& et dissolvante des malfaiteurs et Nous avons &d 6teonh6, jeudi vaste project d'ind6pendande r6ali savoir humaln..
)eupledes d'une humanity aux reprimer le d6lit partout o0, 1'on dernier de ne trouver personnel PANORAMA
)rises avc une mis.re difficile A a pu le commettre se sont en- au Greffe du tribunal de Paix Suite de la 2N me page
maginer. 11 faudrait une bonne tendues sur les regles r6gissant de Gressier pour recevoir un ac I
institution d'assistance m6dico. 'extradition qui dans notre pays, te judiciaire important don't nous La jeunesse qu'il nous aut, en tries et des connaissances, il a
social qui puisse avoir I l'ave- do
a une port6e constitutionnelle. 4tions porter et qui devait tre effect, ne doit pas etre une assem port avec tout un jugeentnt s6-
ir une besogne de haute valeur C.- DROITS DE DETENUS. remis de la main A la main au bln e de jeunes gons bourres te' vyre sur les d6mocraties de lA-
accomplir dans cetaines r- I existed, parcontre en aveur Greffier de ee tbunal aux fins connaissances acadmques op li mrique Latine.
ions dans d'umanraies measures de s rouit6 garan instruction preliminaire. Nous vresques mais une junesse forte,i C e grand Haitien q u i
ties par la loi ce que 1on cohvient. avons dui attendre pendant des. bien tremp6e aux sources r6g4 est un porte-parole de la conscien
e la prison qui se r.anifestent d'appeler des' drioits du prison- heures A Ce Greffe desert sans ndratrices du genie de la nation ce national .conseille' a la Jeu
n divers, centres avancep de 1'u ier at des autres d6enus crimi- jamais rencontrer ce greffier qui afin d'&viter & l'avenir ce s6v0re nesse de se raidiir centre les rea
rivers, la loi et lapratique tanels, notamment ale mineur de sans nul doute brille continuelle reproche de n'avoir pas une ame lit6s brutales et laides qui carac
rent aussi queque important mos d siz as d b ficmentpa rson absence son national et racial. ast cer- trisent ces temps actuels o
e. Mais le travail des delin- des dispositions die la loi du 16 te. tainement tout cela que Fred4- toutes les valeus morales, seules
auants reste .encore ce V aV cIDua. ....... ... ."Ir
ants este encore ce u' uillet 1952 instituant dans ca Toutes consdrations mises de ric Desvarieux a voulu exprier. et vraies forces de la Nation,
qoujours, que tribunal civil une section cot6, nous aurions vouu savor si Sa belle 4tude demeure avec lar mont m6prisdes, menaces d'an-
'ex'ste .pas de travail r6numr6de a Jeunesse d6linquante; i b6 le service de contrle des tribu- ticle de notre confrre INDEPEN antissement au profit de tout
as pus qu'on n'y touve ce nficie garment des measures naux et Parquet est bien rensel DANCE, intitul .: LA JEUNES- ce qui rapproche Phomme de la
ue on huanit errant u centre de gn sur toutes ces sorts d'histol SE ET SES PROBLEMES, 1'un brute : les jouissances grossires
service sdial danys, la prisonse- r66ducaion prs de la capital res des plus magn'.iiques plaidoiries et faciles, parce que rien ne peut
n certain pays, 'avilisseEn outre, Ia lo du 14 septembrel Vous avez la parole inspecteur! faite au b6ndfice de la Jeunesse 4tre utile, s'il nest & la fois hon
nent, et la d&terioration de la1953 prescrit n sursis a l'ex6ci- haitienne qui a toujours s 0 se n&te.* C'est toute 1'intervisW qu'
ersonne humane, est la conse-tion de tout juggement correction hausser a la hauteur de sa mis- il faudrait reproduire.
uence n4cessaire du rdgima de L'article 29 de Ia Constitution sion historique et qui attend.
nel ou de, sim')le police compor-
a prison. Comme l'observait re- no' d ie pio -m de 1950 broclame que le droit Dans la m&me veine, se range Non molns Importants et bru-
9 tant la peine d'emprisonnementI
emment un auteur assez bien n a femme on at de g I dasile est reconnu, aux rcfugio s la trbs belle interview de e 1'mi- plants d'actuagit6 politico-sociale
enseign$ : ation.al tel qu'il est organis6 ne aon efpt d no con~former aux lois du pays. Et tat Antoine Pierre-Pavl donndee Jean Months-Lefranc, Arnold He
pond p.s encore au'out preco .,,d la .Dclaration des droits de I'hom a notre brilliant confrere Paul rard'et Rodriggue Casimir et qui
I;s6 par les criminalists mooer me adoptde par l'Assembl6e ge- Blanchet. rangent ces jeunes homes par-
es.. L'enfant notamment apres En matiere d'extradition des n6rale des Nations Unies, le 10 Antoine Pierre Paul est demeu mi les 616ments les mieux pr6pa
voir subi sa peine est. lib6r4- droits sont aussi garantis au d6 D cembre 1948 en son article 14 r6 6gal A lui-m&me : lettr6 et r&s de leur G4n6ration.
rfois, en fait il est lianc6 dan linquant. Chez nous, l'extradi- pr6conise le principle tutilaire homme d'action. Apres avoir fait Ce dernier num6ro de PANG-
a circulation plus perverti qu'au tion qui n'6tait r4gei que par une que devant la persecution toute une promenade, selon ses chores RAMA constitute une importan-
)aravant, puisqu'll a appris le loi ordinaire, cell du 27 aoutt personnel a le droit de 'chercher babitudes, dans les jardins fleu- te contribution aux Lettres Hat
ce au contact des tar6s., 1912 est devenue une matibre asile et de b6nsficler de I'asile ris des Antiquites Grdco-latines, tiennes en g6n6ral et A la litt-*
B.- MESURIE DE SURETE. d'ordre constitutionnel. en dautres pays. aI prs avoir fait le tour des doc-- rature politique en particulier.


MARDI 13 SEPTEMBRE 1955


* LES DEBATE >


?


I .







Pe,- ------ *------------ -- "--------*- -- -- S-- DEBATS ARDI-1--EP--M- 195


tion que la Revue a signal 'es
6tu'des publies dans Les D&-
bats" par notre regrett6 Collabo
rateur Me Joseph Titus.
lo) Sous la rubrique Droit econo
mique et social Les pays insuf
fisamment fl&veloppes dans les
rapports internationaux*
2) sous la rubrique droit comnpa
r6 ,Le grand hommne uu Krem-
lin devant le droit compared.
Droit americain. Lutte entire
Roosevelt et la Cour Suprimen
3o Sous la Rubrique Droit inter
national priv.I


Nou.s presentons nos compli- Etudes sur les societes 6tran-
knents et nos voeux de succbs 'a geres
ces nouveaux 6lus. Etudes sur le Droit russe
Nous remercions du gracieux
BULLETIN TRIMESTRIELLE envoi et nous invitons les juris-
DE L'INSTITUT HAITIEN tes haitiens A lire ce numero
DES STATISTIQUES qui s'int6tisse particulibrement
Nous avons reQu le bulletin No au movement jurifdique de no-
17 de Juin 1955 de l'Institut des tre Pays.
Statistiques. Le sommaire tres
copieux comprend 3 parties; la NECROLOGIE
premuixre parties est consacre A Le Barreau de Ja Capitale vient
un p ae sur la 6gisla encore d'tre frapp6 par la mort
tine tude s'enregistremet des na de notre confrere Me Malleban
onede e T>g t n ,*ni che Fourcand deced4 le 20 Aout
saences et dce- L'institut utill che Fourcand dic6 le 2Aout
se deux sources informationo, ernier.
Ses funerailles cdlbbrees le 31
cells fournies par les officers Aoft h Ste Anne olt donn6 lieu
de police rurale et celle rdsuitant A e
T a une 4mouvante manifestations
de il'enquite meme de 1'Institut
de dtie sympothie.
La deuxibme parties comporto de s pathl e nre d funt a
les tableaux tatistiques qui co prononc par Me Voltare ix
posent la nmatiere ordinaire du par W V e
potent la nature odinaire du membre du Conseil de discipli
bulletin climatologie, moyens
de production, finances, popula- Nous prd.ent)ons l'epression
,ntio instruction, justice etc. t ns ,PrD,,o ,,p ,
I de nos condoldance Ah la fnminll


La Troisieme partie envisage
le recensement Idu D6partement
de I'Ouest en 1950.
Nous remercions du gracleux
envoi et recomma-idons la lec-
ture du bulletin.

LES CAHIERS DE, LEGISLA-
TION ET DE BIBLIOGRAPHIE
JURIDIQUE DE L'AMERIQUE
LATINE
Nous venons de recevoir les
No 15 et 16 de cette mpoortan.
te revue qui se public A Paris
sous les auspices de l'Institut
de droit compare de l'Universit6
de Paris et de la Soiet6 de l6gis-
lation comparee.
Cette editionn comporte outre
les sources ,1gales et bibliogra-
phiques d'~aiti et de la R6publi
que Doqminicaine, une 6tude doc
trinale sur la Constitution polit!
que die el Salvador du 14 Septem
bre 1950, un index 16gislatif de
diverse r6publiques de l'Amerl
Que lane.
Un index bibliographique qui si
gnate les lives et arteles de Re
Vuies parus en 1'ann6e 1953.
Ce numdro public la monumeri
tale Constitution de 1950 de la
WRlpublique de El Salvador et
une Magistrale etude de G. Le-
vasseur sur 1'ouvrage de Jeroni-
mno Remorino : *La nouvelle L6
gislation social Argentine, don't
nous avons parld dans une de
nos dernieres editions.
Nous avons note avec satisfac


Lr elua ime
Idu d&Un et A I'ordredes v


FAITS DIVERS


Dorsainvil, dans son important
brochure Quelques Vues Politi-
ques et morales, parue en 1934
dcrit : A notre pensee 6goiste,
individualiste, il faut substituer
une pens6e reellement Nationa-
le. II faut que nous appremons a
penser en, fonctlon de la nation
et non en function de notre seu-
le personnalit6, de notre seule
individuality,. C'est cette pens~e
large et d6sinteress6e qui nous
done le sens du social, le culte
de l'inter6t general. Nous pou-


cats du Barreau de Port-au-Prin vons constater nous autres que
ce. des pol6miques nourries, des d6
U -" clarations de principles, des dis-
TELEPHONE DIES JEUNES cussions "aocerbes peuvent voi-
Nous avons regu avec plaisir ler la plus grande s6cheresse de
les premieres editions de notre pens6e, car cela ne s'apelle pas
confrbre *T6l1phone des Jeunes, penser que de se livrer A ces
dirig6 par nos sympa'thiques e exercices de virtuosos oui les
jeunes amis Julien B. Etienne scribes professionals sans 6gard
et Firmin Joseph. pour les convictions sincores
Cet organe qui rentre dans l'a. mettent leur habilet6 ou meme
rene au- moment ou se pose le leur prolixit6 au service des thb-
probl.me des responsabilites de shoes insoutenables que comman-
aI jeunesse A la valeur d'un t6- dent les inter6ts passagers de
moignage. l'heure qui passe et qui's'6coule
Avec fougue et clairvoyance no h6las rapidement .C'est pr6cis6-
tre confrere aborde les problM ment le product de leur vaine
mes de notre passionnante actua subtilite qu'on a le droit de qua
lit6. Pour presenter les directi- lifier p6jorativement de Litte-
ves de notre confrbre nous re- ratureo.
poduisons 1'extrait suivant de
son editorial du 11 Septembre La pensee s'exerce dans la to-
1955: -11 demure entendu qu M1rance et le respect des autres
nos Assoctations et nos organe. Elle est h Ia fois constructrice
d'expression sont incompatible et critique;4elle embrasse les 4v4
avec la politlcaillerie mais en ati nement pour les expliquer dan
cun cas nous ne devons alifner leurs origins les plus lointal-
notre droit de proposer au Gou --
vernement de l'Etat une politi Ions avec sympathie et recon-
que conforme A l'esprit democr, naissance les conseils 6clairds.
tique qui doit regner dans un, Ils serpnt certainement pour


UniversitM soucieuse de ses res-
ponsabilit6s quand A la position
et 4 la solution du probleme de
la formation des Elites.
Nous nous engageons & obser
ver le savoir-faire qul s'impose
dans nos rapports avec nos mai-
tres et Doyens don't nous accueil


nous de precieux collaborateurs
Ces garantles donn6es, il im-
porte que nous prdparions ddjA
]a r6ouverture de nos Associa-
tions don't le fonctionnement nor
mal est indispensable h 1'organi
station d'un Congrbs d6mocrati-
que de la Jeunesse.


defavorable de l'Histoire Impar
tiale.
Telle que nous la consid6rons
la Pens6e nest pas le privilege
d'une dlite; elle n'aurait pas la
force que done le nombre ni la
puissance de rayonnement au-
quel elle doit son prestige, elle
procede de la comprehension de
tout home sain, c'est a dire dd-
gag4 de 1'emprife demoralisante
des passions et des soucis trop
cuisants et trop exigents des in-
terets iinm6dlats. Son domaine
s'4tend sur tous les faits de la
vie na tionale,"m me
sur ceux qu'on essale vainemeni


la 'Pens6e pour sa conservation
et son agrandissement.
Et ceux qui luttent pour les
principles, se remontent A la Pen
see que tant qu'il leur restera
encore la Pensee avec eux it
peuvent poursuivre leur longue
et lourde tache puis qu'ils sent
soutenus par une force invinci
ble qui r6siste a toute ,es infor-
tunes, mmine la mort.

STATION RADIO itir GrOUVER
NEMENT COMMERCANTS
HOMES u D'AFFARElS

N'oubliez pas que le Service


de lui catcher. En face des subter des T6,1graphes, Tl46phones et
fuges et des mensonges, elle se Radiocommunlcaticns maintient
r4crie et avec un profound d4dain depuis 12 ans une Station de Ra
elle r6plique : *Tout se sait. E diote6agraphie et qui reCoit et
elle juge Impitoyablement. transmit des Radiot4l4g-anmmes
pour n'importe quel point di?
REGIE DI TAAB monde par deux voices distincOte
VoilI enfin des cigares merveilleux. via NeW-York A travers les cir'
MAGLOIIRE units de la Markay Radio et TVi
FLEUR DE MAI l4graph Compeny et via Lon,
BASSIN BLEU res par la *Imperial Wireless,
PALME -- En outre elle communique di.rec
COURONNE Adessez-vous A la Station du
SQui font la concurrence aux cigars Gouvernement au Bureau er-
ftrargers. / courage -l'effort haiticn.



Loterie de 1'Eiat Haitien


Une institution 4 haute. poriee social' qui novs
donne la chance de changer en un rien de lemps
les conditions materielIes de notre vie el d'ac
complir une ouevre social et humanifaire en
aidant les Gconomiquement faibles et les insjiln-
lions de bienfaisance
ler gros lot 108.C00 gdes
2egroslot 16.000 gdle
3e ar s lot 10.000 gdes
N'hsitez pas a achefer un billet o un coupon de
la loferie de I'Eta! Hailien P chacun des deri
iHrpges du m r.
Pour le ler mirage le 2e lot est de 20.00 et les
ler el 3e lot loes m mes


AU BARREAU DU CAP
Le vendredi 5 Aofit le Barreau
du Cap a proctd6 aux 61ections
gen6rales pour le renouvelle-
ment de son conseil de discipli-
ne.. Notre confr&re Zach6 Fou-
che a et6 r66lu b5tonnier. Le
Conseil d e discipline est ainsi
form : Me Lucien B lizaire. se-
cr6taire tresorier, membres, nos-
confreres : Altes Granchamp
Pierre Gonales Luc E. Mathurin
Nelson Bell, Louis Toussaint Jn
Baptiste Pierre Louis, Luc Thi-
mothee.


Les Droils de la pens e
(Suite de la 1er- age)

ne, car le Gouvernement des horn es et pour en prevoir les conse Quant aux Institutions, ellc
mes est l'oeuvre du raisonne-1 quences les moins apparantes, s'en sert comme des appuis soli.
ment logique et de la reflexion elle 6tudie les homes pour les patient. Par example, le Presi- juger, les comprendre et les class ses deductions dans la recher.
dent des Etats-Unis Wilson fai.- ser,, les Institutions pour les a- che de ce qui devrait 6tre a c5
sait cette judicieuse observation adapter avec toute leur puret6 te de ce qui est. La PensLe est
sur 'la Politique de Poincarr6 : constitutionnelle aux realites et un Tribunal don't les juges sont
'*Si la France est une. grande aux circonstances act~uelles. tout le monde et mome les par.
Puissance, Mr PoincarrX A lui Cette pensee don't nous fai- tisans de la personnel jug&e. Ses
seul est une puissance, parce qu' sons l'apologie est et demeure verdicts sont de la plus rigide
l1 r6fl6chit. 1'arme la plus puissante de; D6mo sdv&rit6. Nous plaignons ceux
vecraties ,et surtout de notre D&- qui les provoquent et qui sema.
La pensee ne dot pas se dve anmocratie o4u chaque citoyen a blent les braver.
copper sans une bonnie orenta- tn r61e h remplir dans le procks Epoques de'decadence et
tion; en face des grands drames sus des 6vnement.Dans certain les Nations ifrenm6diablement per
de la vie Nationale; elle ne sau- elIe se manifest sous le dues sont cells out la Pens
rait se complaire dans une sorte nom d'Opinion Publique lorsque atteinte elle aussi deo dprava.
d'dvasion du rdel; elle doit s'ap- les 6venementc commandent de tion n'exerce pas son role salu,
pliquer bander i eso resorts de fairie appel ses verdicts. C'est taire. Ii n'y a pas longgtemps no
note energie pour nous aider 1 l I fo
notre 1'invi table et A op6, elle alors que font la cour, la tre press avait ouvert un d4
a supporter inevitable et o propaganda, la surenchbre d6- bat sur la crise de la pens6e
dispr ensab l ls rdressmentpas Imagogique, et m me 1'hypocri- chez nous mais nous estimonr
dispensables; ello ne doit pa lesie et le mensonge. Heureuse. que les nations jeunes et h6roi
pnon plus se confiier dans losment, elle ne se laisse pas facile ques comme la n6tre sont bien
petits calculs mediocres du sai- ment trooper et s6duire conser- loin d'une pareiMe situation.
vetage personnel et des ambiti- vant intact ses droits de dicter Mais 11 revient aux ap trens
ons individuelles. Un des maitres aujourdthui la verite vrale et de sint4ress4s de monster la garde
de la Pens6e Haltienne, le r main les jugerments favorables ou autour du patrimoine moral de


MARDI 13 SEPTEMBRE 1955


. LES DEBATS ,


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