Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31775
System ID:
AA00000846:00120


This item is only available as the following downloads:


Full Text

















This volume was donated to LLMC
to enrich its on-line offerings and
for purposes of long-term preservation by

University of Michigan Law Library























Afe Colbert BONHOMME HEBDOMADAIRE JURIDIQUE Me Paul Emile GABOTON
Fondateur AVEC' DES CHRONIQUES SCIENTIFIQUES ET POLITIQUES mrectevr-GWrtnt

aministratrice: Mme Solanoeq BONHOMME Imprimerie Le Matinn, Rue Amiricaine Redaction Administration : Angle des RuesAntenor
Chemin des Dalles 22 Redaction UN COMITE AboiIhement Mensuet: G. 2 Phone: 5635 et 2147 Firmin et Bonne-Foi

Trolsibme Annde No. 120 Port-au-Prince, HAITI MERCREDI 30 MARS 195a&/-
A**%1** *T.***it


SOMMAIRE COURT BE CASSATION

Sections reunies 21 Decembre 1953 j
EDITORIAL. En faveur de la dignity humane S cem re
Arrets de la Cour de Cassation 21 Decembre 1953. '
Consorts .ourdan centre consorts Lafontant Double pourvol lo) des demoi Requisitoire conforme du Subs
Sselles Henriette Jourdan et AmC titut Adrien Douyon
Actualit6s a) Les tendances de la pensee Nationale .
lie Jourdan et de la dame Lau-
b) Jour mondial de la Sant6 c) chez les confreres lie JouObetsrdan et de dme Deauai pour commen-
d) Publications revues : e) Le livre de rtte Jourdan, pose A r Rio- e ute ordonai p ar la
.e Ferrand Alndor bd, le maria en cause pour l'au- une enqufte ordonnde par la
e Fernand Alcindor .torisation martiale avocats Me Juridiction de renvoi, mandate
DIVERS Abert Blancbet et Ed Tibi de cette jurisdiction et n6cessit6
de reprendre les conclusions po
2o des consorts Dr Edouard
sds devant le premier juge, 6non
S/ Roy, Mme Luc Chancy, nee Mar da.le premier ge, on

En faveur de la dignime humane gu ePresordumentassiste ions testamentqu peu
et autorisle de son maria, la 'da- vent tre combattues par a pre
M A te abius Fi, nr e ve contraire, consequence de la
S" 1 cecitO de la testatrice, captation
Si nous n'dtions pas convain versifides pour un seul but le Alice Pressoir, dument autori- a retenir coml e cause .de nulli-
cus de la noblesse naturelle de bonheur de cet tre. j se de son maria le sieur Ekld- t6.
lihomne et si nous n'avions Cette idee est a la base des mond Pressoir, le sieur Daniel -
pas eu foi danr l'efficacitd o nisations et des associa Pressoir, la demoiselle Marie PRINCIPES :
d'une action spirituelle, nous tions mondiales pour l'amilio Pressoir, le sieur Pierre Dorsin Lart 258 .. qipres-
n'aurions aucune raison serieu- ration de la condition de nos ville Pressoir, les six deniers orit a peine de nuilit6 que Pen- I
se- de continue notre tiche. Si semblables aux prices avec les agissant en quali'td d'h6ritiers quite sera commence dans la g
nous plaidons pour la protec- forces de la Nature et. aussi les de la -Veuve Edmond Pressoir, hultaine de la signification du ju i
tion des droits humans, nous mauvais instincts de notre es- leur mere ddcedde en course d'ins gement A ddfenseur si 1'enqukte e
avons le sentiment intime que pce. tance, le sieur Constant Leys, est fate au m^me lieu ou le ju d
tout bimme porte en lui une le sieur Fulix Leys, la demoisel rendu est aiPlica-

corde capable de vifbrer des Parmi ces organizations, nous le Madeleine Leys, la demoisel 1le meme si la decision mane
que l'on panviendra lui faire devons ranger en premdre li- le Marie Thrbse .Leys, ayant d'une jurisdiction de renvoi qui ti
comprendre la vraie port4 de gne VUnesco. 11'nous est agrea- pour curateur le sieur Constant est obligees d'entendre des te- d
la solidarity humane, des ble de nous rappeler un souve Leys, son pbre Avocats Me Tnoins qui ne resident pas dans 2
-.o des pusitd h lne, xIns /- ne
qu'on rdussira a lui montrer n des plus diflants de l'Ex Christian Latortue, Eugene Le la ville ou. sige le Tribunal, 1' nm
que lea differences de situation posion du Bicentenaire de gros, Th4salus Pierre Etienne, loignement des t6moins ne peu
et de position sont des contin- Portau Prince. Alor ue les d Contre jugement du Tribunal vant autoriser le tribunal a vio- -
gences blen n et blen f, verses Nations dans leurs co Civil de Petit Goave rendu con ler cette stipulation.de la loi.
quets Pavillons eb :batent leur
giles et qu'il suffit d'un rien quets Pavl ons eiale eu tradictoirement le 23 Juin 1950 II. La Juridiction de renvoi S
products en vue d'une propagan
pour que la mnme voix qui s'- n'est saisie que des chefs qui ont
de commercial, les Nations- D6fendeurs sur le pour. fa- t 'objet de la cassation le
ia ^,^Ti~ n it<-M or *.... -_ -- fant l'Objet de la cassatlon ; le


re ait A presenter les %Aemes
raisons A Pierre pour lul deman
dter de respecter les droits de
Jacques. .

En conslderant les efforts
d6ployds a travers notre plan&-
te, nous pourrions les juger A
l'alde de cet aphorismie de Bog-
suet: ne tourne pas & aimer est vai-
nef. Toute entreprise qui ne
traduit la pensde de reliever la
condition humane est aussi
Vaine, car toutes les splendides
r6alisations dans l'ordre scien-
tifique et philosophique sont
dtes =manations d'un etre uni-
que lont les activities sont dl


Unies, soucieuses d'encourager vot, les consorts JOURDAN mandat de cette juridiction 6tant
tous les efforts vralment h1u- et les consorts Roy, Leys, Pres.
ains avaent tenu payer d suir sus designs, d'une part et ddtermnine par les conclusions
mains, avaient tenu & payer de
d'autre part la dame Julie La- des parties, ces dernlbres sent
presence. Que pouvait elles of Lontant, ayant pour avocats Mes obliges de reprendre leur cons
frir t la contemplation de ce Vtor Cauvin, -Racster Racineet clusions devant le Juge qui n'a
petit Etat de Ngres ont his mile Cauvin, le sleur Thimocles ni le devoir, ni le droit de rdpon
toire est & certain dgards trbs Lafontant, d6cldd depuis et re dre aux conclusions qui ayant
ouvante : Elles ot su rer dan prsentd en l'instance par ses h td soumnses au juge don't la d4-
antiters la Veuve T. Lafonrr dannt, cison est annue n'ont pas t
ce rendez-vous international. ~de Amdlie Roumain, Georges reprises devant la Juridiction de
On se souvient encore de cette Lafontant, Phlppe Lafon-renvoi, A noins qu'il n e s'agis-
e sition qui- sest roulLafontant, a dame sede question d'ordre Public.
dans la parties Est de la Nouvel-fontnt, l dme
le Cit6. On y adnmirait les Ta Rend Max Luguste nd Madelei- III Les 6nonciations d'un tes
bleaux suggestifs,' des photos ne.Lafontant, Denise Lafontant, talent public qui rdsultent des
Oloquentes qui' nous .arlaientPierre Lafontant constatations memes du notaire
de ce qu'enduraient encore les fontant. Avocats Me Victor Cau instrumnnentant sont crues jusqu'A
homes dans certaines coins du vin,e Racster Racine et Emil
(Suite page 4) Cauvin. 1 7" Suite page 2


LENS TENDANCVS DE L
PENSEE NATIONALiE

Dans ses deux 'derniers nu.
nM.ros, le Doyen, !Le Nouvellis,
te a public quelques extraits
du digcours du Secr4taire d'Etat
du Travail de Puerto-Rico, MW
Fernando Sierra Berdecia de-
vant le Comit4 Directeur de
l'Association Interamkricai n e
de Presse r6uni la semaine der-
nibre A San Juan. Ces extraits
choisis par le confrere corres-
pondant telleanent au x idWes en
course dans le monde que nous
ne pouivons pas resister au de-
sir d'en reprodulre quelques
passages significatiffs sous cette
rubrique:
Numnro du vendredi 26 Marac
:Nous rpIudions ia violence.
Les fusils peuvent tuer les


,ens mais
ddes. Dans
st possible


non. ddtruire les
une dimocratie, il
de changer par la


discussion les iddes erronbes.',
Num ro du samedi .27 mars:
cDans les 'pays oh la Ddmocra
ie n'existe pas, la Dimecratie.
u sonmet la base, la .dmo-
ratie non seulenmnt formelle,
nais rdelle et agissante les
(Suite page 4)

'ES ELARGISSEMENTS
E POURSUIVENT

Nous avons appris avec satis-
iction que le Juge Roc Ray-
bondt a signal le jeudi 25 mars-
ne main levde d'ecrou en fa-
eur du Dr Justin Rousseau
nculp de complot centre la
uret6 de l'Etat et arretd le 6
anvier dernier.

Ces decisions, d ujuge d'ins-
ructton ont certainemen- une
gnlfication juridique relative.
Lent au fait mrme de la pre-
ention.


;fj









tr



v
st


Les autres inculpes et leurs
parents n'ont qu'A user de pa.
tience en attendant le moment
ot la nmarche de instruction ai-
dant,-eux aussi ban6ficieront de
la nri&ne measure idgale.


I


v








,,LES DEBATSu


M31ERCREDI 30 MABS 1954


inscription de faux tandis que les
.utres deolarations peuvent 6tre
v.)mbattues par la preuve con


traire ; en consequence, i ine par
tie n'est pas recevable, sans ins
cription de faux h attaquer un
testament en allguant que la
testatrice 6tait compl6tement
sourde et n'6tait pas saine d'es
prit alors que les notaires out
constat6 que cette testatrice a
dict6 elle meme ses dispositions
en a entendu la lecture et a de
clare y persister.
IV. Une personnel aveugle peut
tester par acte public quand el-
le n'est pas 6galement sourde
V. Seule 4a captation resultant
de manoeuvres frauduleuses peut
6tre invoqu6e comme cause de
nuHlit6 d'un testament.
LA COUR.

Et apros d6lib&ration, en la
Chambre du conseil, au voeu de
la loi,
Attendu que la dame Marie
Louise F6licit6 Gaskel, Veuve
Edofiard Caze, d6cedle a Port
au-Prince, le 23 Janvier 1-940 a
manifesto ses dernieres 'volontes
dans divers testaments et codi
cilles olographes. ou faits en la
forme authentique ;

AttendU que par assignation,
datee du 19 F6vrier 1940 le sieur
Thimools Lafontant et la dame
Julie Lafontant, se disant seuls


cause et les parties devant le Tri
bunal civil de Petit Goave ;

Attendu que 1'affaire fut plai
d6e devant le Tribunal de ren-
voi qui A la date du 24 Juin 1950
rendit entire parties un juge
ment don't le dispositif est ainsi
congu : Dit et declare que les
consorts Lafontant ayant .tabli
qu'ils sont des h6ritiers sucessi
bles de la dame Veuve E.E. Ca-
ze ont le droit de poursuivre
V'annulation des dispositions tes
tamentaires de cette dernibre,
dit, cependant qu'un testament
olographe du 8 Avril et ne com
portant pas l'annke de sa confec
tion ainsi que le testament au-
thentique requ par les notaires
Edouard Kenol et Maurice Avin
du 12 Mars 1935 ayant fait des
"consorts Jourdan les seuls pro-
pri4taires des biens du patrimoi
ne de la testatrice qui reste-
raient aprbs la d6livrance des
legs particuliers et notamment
de ceux qui d6couleraient de la
caduclt6 d6faut d'aeceptation,
repudiation et annulation de tou.
fe disposition particuliere, la re
cevabilit6 de l'action des con-
sorts centre les autres disposi-
tions partilculir-3s est suboor-
bordonn6e au maintient ou Al'an
nulation des dr tis testaments ou


et unique h6ritiers de la Veuve ccille olorphe du H A
codicille olognaphe -du Hutt A-
Edouard Caze, formbrent, de- wril et qui ine comporte par 'la
vant le. Tribunal civil de Port mentidi- de l'annie de sa confec
au-Prince une action en nullite tion ; rejette, amu contraire, les
des testaments et codicilles de reproches de formes dresses au
la de cujus contre les demoisel testament ou codicille authentic
que requ ,par les notaires Kdnol
les Henriette et Am6lie Jourdan, et Maurice Amin, le quatorze
,a dame A Riobe, nee Laurette Mars 1935 ; pour 1'examendes
Jourdan, le sieur Franck Roy, autres 'moyens dirig6s centre ce
le Docteur Edouard Roy, le sieur document, avant dire droit, ap-
Felix Leys, le sieur: Constant pelle les demandeurs a prou-
Les, .le si ur Justin --R ver par tmnoins : h) la surdit6,
Sa c6oith et i'insaniWt d'esprit
sieur Justin-Pierre et la dame de la dame Veuoe Oaze au Ino
Edmond Pressoir ; ment de dicter les dispositions
A L qui y sont continues ; b) que
A la date du 23 Septembre e dit testament a 6W le fruit
1947, le Tribunal civil de Port de la fraude, tde .maceuvres
au-Prince rendit entire les par- dolotdives et calptatoDves, de
ties un jugement qui annulait pression.morale et m&me doe s
tous les codicilles olographes et questration, toutes manoeuvres
deux codiciles en la' orne au ayat it e pour rdsultat de faire
thentique de la dame Veuve Ed. maitre chez la Veouve J.E. Oaze
ase ; e mmejugement ordon et de nourir en elle la haine de
Case ; le meme jugement ordon -
ses parents les plus 1proohes, no
nait aussi une mnesure d'instruc tamIment des consorts liafon-
tion pour qu'il soit, ensuite sta tant, en id6bitant eur leur comp
tu4 sur le sort de deux testa- te tdes mdchancetds et des ea-
ments et codicilles de la dite da loninAies et datis le fait de laI sd
me qui avaient -t, dresses par questration de la personnel DE
le notaire Oriol ; LA testatrice ; dit que 'enqu.
... .- te et a, contre-enquete se furent


6tant donnrm l'61oignemnent des
"-ttendu que ce jugement du t6mois qti seroint proposes
.'3 Septembre 1947 fut attaqu6 dans les trente jours de la signi
en cassation par les consorts fiction du present jugegnent
Jourdan, .et les consorts Roy- au x d6fenrdeurs.; dit, que l'en
Leys.Pressoir, que cette decision qu&te et la contre enqu~te se
du tribunal civil de Port-au-Prin fuorent saus la pr4sidence du
ce fut annulee par I'arrkt du 19 Doya n o sibge, Rene Jrome,et
c la chambre du conseil de ce
D6cembre 1949, qui renvoya la Tribunal ; se reserve de sta-


UJR DE CASSATII
Suite de la 16re page

tuer au moment dWapprcier le
r6sultat de cette mesuje d'ims
traction la recevabiilt de l'iae
tion 'des consorts Lafontant
quant aux autres dispositions,
particulibres ainsi que la va
leur de la dite action i et des aun
tres demrandes et r&quisitions
des parties. Reserve les depens
et dit qu'il n'y a pas lieu quaint
A present d'ordonner le seques-
tre;

Attendu que le d6fenleur &
la dite action en nulit4, les conr


sorts Jourdan,
pourvoi centre


1



I


ont foirn6 un
ce jugement diu


Tribunal civil de Petit Goave,
et les autres d6fendeurs,les con
sorts Roy-Leys Pressolr ont ega
lenient formi un' pourvoi en
oassaftion coritre la decision :
Atitendu qt a l'audience pu-
blique du 12 Juin 1952 de la
Cour, Me Christian Latortue, a
v1ocat des consorts Roy-Leys.
Pressoir, a defmandt la jon.c-
tion, pour cause de confneidt6,
du pourvoi exeroe pour sea]
clients au pourvoai des consorts
Jourdan ;

Attend. que les deux pour-
vois don't s'agit ont ite diriges
centre la mme dcisionr et ten
dent aux anmes fins ; qu'il y a
lieu de les joiindre en railson de
leur connexit pour qu'il y soit
status par un seul et mOme ar
ret. i


PAR CES MOTIFS, la Cour,
sur les conclusions -confornies
du ministere Public, joint les
deux pourvois don't s'agit pour
les examiner dans un seul et
mf ne arr6t.
Alttet'-du que les consorts Jour
dan ont sounmis a li'appui de
leur recours quatre mioyens, et
les consorts Roy-Leys-Press.iir,
de leur cot6, ont apropos hulit
moyens a l'appui de leur pour-
voi ;
Attentdu que des deux certifi
cats delivers ,par. le grieffe de a1
Cour, il riessort 1) que les
sieurs Lucien et Pierre Lafon-
tanit, demeurant t l 'tranger,de.
fdlodeurs aux deux 'pouOvdis,
n'avaient pas jugqu'a la date du
27 Fevrier 1953, fournit leurs r6
ponses aux *moyens aux sigrtl-
fibs, le 19 Novemlube 1153, A la
requete des consorts Jourdan,
et ile 22 Juin du m'me mois A
la requete des consorts Roy-
Leys-Pressoir ; 2) les id6fen-
deurts, Julie Lafontnit, Veuve
Thimocles Lafontant, Georges
Th Lafontant, Madeleine Lafon
tant Denise Lafontant, et Phi-


lippe Lafontairnt; tous demeu..
rant et domicilids a Port au-
Prince, n'ont fourni que le 26


ON mais t tenull Lu, ctvepr,
Off qu'il est n6cessaire que les
ties reprennent leurs con
sions devant le juge de ren
'SUR LE PREMIER MO- car celti-ci n'a ni le devoir
YEN des consorts Roy-Leys- le droit de repondre aux con
Pressoir finr de la Miolation des sons qui ayant &td soumis
art, 258 et 259 c.p.c ; d'exces de juge don't la ddeisio)q a 6t6
pouvoir en ce que le premier nul6e n'ont pas ete reprises
jiuge a oatroye le d6lai de tren vant la jurisdiction de rentoi
to jours A computer de la signifi Attenda que le nmandat dl
cation du jugemenit du 23 Juin ge de renvoti est d'6tetnmn6
1950 aux dfeckldeurs pour cam- les conclusions des parties
imencer 1'enqutte ordonn6e par que, dans ces conditions il
le dit jugentent, laquelle enque peut sans commettre un esc
te devait avoir lieu au sibge du de pouvoir, supplier les
Tribunal civil de Petit Goave ; yeas de droits principaux ct
Aittendu que auxc ternies dq par les parties,6 moins qu'il
l'art 258 c.p.c. si 1'enquete est s'agisse de question d'ordre
faite au menme lieu oit le juge blic ;
rent a t60 rendu, ou dains l'as Attendu qu'en .1'espkcee
distance de cinq lieues, elle se tuelle, les demandeurs en D
ra commenoer dians la huitaine rlIti n'aWaivnit pas, dana let
du jour de sa signification a d conclusions, earites, entire
feniseur isi ie jugement est rani le testament olog4iahe don't
du centre ine partle qui n'a cas pour mention incompli
pocinit de d~fenseur ,le d6lai de la date de sa xredaction ; q
courra dtu jour de la significa- les faits de la, cause consign
tion a personnel ou domicile ; au jtugemdnt d6nonce, ne n
Attefidu qu'en t'esp&ce auituel trent pas non plus que ce 1
le, le juge de renvoi n'avait pas yen de nullit6 avait et6 sound
le droit d'accorder, pour com- au Tribunal civil de Peti 0
mencer lenqu teo ordonnme, an ve ,par les demandeurs en a


d-lai plug long que le dtlai 'de
huitaine fix6e par l'art. 258
preciWt que la dite enquete
devant se faire au lieu meme ou
le jugemant a 6tW rendu, IPoli
gnement des tmoins A enten-
dre 'ne pouvaiat nullement auto
riser le tribunal civil de Petit
Goave a violer la rrgle poade
par le-sus-dit article 258 cjp.c.,


litdi dans des conctusAions 1
bales ;
Attendu qti'on mle sau
ohercher les conclusions pos
par les parties dans cells q
ont, -tR prises par le Ministi
Public devant la jurisdiction
renvoi
Attendu dans ces condi'
le premier juie, eni inoq


Que dans ces conditions, est pour casser le testament
donc fondt le reproche qui est gramphe en question un meo
fait au premier juge d'avoir vio de drdilt qui ne lui a pas 6t
16 l'article 258 c.'p.c et commins mis :it qui n'est pat non P
iL I exces de pouvoir ; d'ordre public, a entiahe d
SUR LE TROISIEME MO- oeuvre d'exces de pouvotr ; i
YEN des consorts Jourdan pris cons6quamntnent, 11 i o6het
de violation du droit de la d4fen mettre a n.ant le jugqment
se, d'exces de pouvoir, de xm6. d'examiner les autrs moye
connaissaine des faits prouvie continues ,dans les tdeux p
d'absence de motifs, de motifs vdis don't est cas ;
ddtermiinant erronds, de. faus-
se inte pr46tation de fausses ap PAR. O S MOTIFS, la co
plioaltion de 1'art. 779 cc, de vio- sur les conclusions cdrxforV
laticjl.ides Trg les sur la preuve du Ministbre Public, casse
ET SUR LE QUATRIEME annule le jugement. endu I
M1YiEN des consorts 1Roy tre les parties par. le Tribut
Leys-Pressoir tired de la' viola- civil de Petit-Goave,- le vi
tion du droit de la defense, d'ex trois Juin rmil neuf ce"t C
c&s de *pouvoir, de violation de quante, ordonne la renlise
l'art. 148 epc; i i amendede consigne
Attend que par- aplplicaOJ
Attend que, dans ces tdeux de. l'artle 104 de a.a. c di
moyens cornbints, il est repro tidn iai y a lieu, dn l,'spcenI
ch6 au T'ibunal civilt de Petit statuer au efon ; .
Goave d'avoir viol1 le droit de
la defense et conrmis un exces Attendu que les consorts
de pourvolr et annutalnt d'office fontant poursitvant la na
le codicille olographe di .testament public du 10 A1
du 8 Avril pour defaut d'.Pdeca 1918, des eddicilles et z
,tion du, mill6sime et cela, sans tes do o dernicres Volont
diemontrer qu'il etait ,impossi.- a 'd me Veoie Ere old t
ble de determiner ce -niHesirme hdcde Porteau-Pr1nce, le
par les 6nonciations du. dit ac- Ja er 1940 .. ..
te Janer 1940


Dkcemlbre 1952 leurs reponses
'aux moyens des deux pourvols & Attendu qu'il est de rbgle que
eux signilfis, les 19 et 22 No- le Tribunal die renvoi n'est -sal
vembre 1952 ; qu'il d chet done ti que des chefs qui ont fait
a la court de cdelarer, connm e l'objet de la cassation et. que,
de fait elle declare que tous sous cette reserve, les parties
les difendeus aux deux pour. se ret-rouvent, devaint ce tribu-
vois ont dr.neouru la decheance nal; dans la m&me situation ou
prbvue par Particle 932 son fine elles taintt avr int la decision
du :code, de procedure civile ; cassde ;


Atitendu que les consorts
dan et les. consorts Roy-IL
Presso!r 1gatsasres de La d
te, ont cCqmbattu les diftes
marches en nullite en ,.
nant que les demandeurs
irreceviables et nial" fond0t
leur action' ;
Suite page 3 "


age 2


-


- I


\
t

.(

(




)

p

I
0
t
t
I
}


!
1
I
i
1
I
i


I







--uSSB~ 3 "(Lo, dlrna a" Page


Attend qu'il est 6tabli et
qu'il n'a pas 6t6 contest que
la dame Fli'citU Gaskel, Veuve
Edouard. Gase, etatt la cousine
germaine de Thi mocls Lafon-
tant et de Julie Lafontalnt, de
mandeurs en ;nulMI6 dCWs dits
testernvts ou codi tilles, qu'en
leur quality de parents au qua
tribme degr6 de la decujus, les
Lafontant seilaient habiles a re
taque et sais qu'il soit beson
ceuillir suivant leurs droits ies
bieEs composaint la succession
de la dite dame dans le cas, ou
elle seralt morte abintestat;
que dans ces conditions, les
sieur et dame Lafontant ont
.done qualI6o pour attaquer en
nullit6 testaments ou codicil-
nullit6 les testaments .ou codi-
a tort onu a raison, ils ont 6ten
du de ces aotes de derniere vo
vices quti leur rteilent toute va
leur aux yeux du l6gislateur ;
Mais attend que pairmi les
dispositions estamentaiires de la
cujus figure un testament au-
thentique du minister des notai
res E. X6nol, et M. Avin, en da
te du 14 Mars 1935 dans lequel
on lit la clause suivante :
leys que je leur ai drjA fait...
9) 'au cinq enfants de feu Ifen
ri Joudtan : Louis, L.on., Hen
riette, Aimilie et Laurette, &
parts 6gales avec accrolssement
au protft des survivaints en cas
de pr6ddces de 1'un ou l'autre
tout le surplus de rmes bienS
meu~bles et Iimmaneubles apres
*la d6livrTance des legs palrticu-
liers ; c'est A dire 1) tous mes
biens non-l6guos ; 2) tous les
liens qIui ayant et 16 lgu1s sont
ou' seront devlenus disponibles,
soit par suite du pr6d6ecs des
l6gataires, soit par sdlite ddela
.nct--accpetation ou de la rtpu-
diation de certain legs-par des
legataires ,soit ipourcause de ca
ducit, -de nulll'i, d'amnulation,
d'6vocateur de certaines dis.
positions de mon testament ou
de codicilles, soit pour tout au-
tre cause 7,; .
Attardu que cette -clause qui
constite une institution de I&-
gataire" universal par la tes-
'tatrlee n'a jmials et r&voqu4
,parn un autre testament ou codi
cille poistnieur de la dite da-
me ;- que dcans ces conditions, il
convierit d'examiner en premier
lieu ce testament du 14 Mars
1935, 4tant donned que, dens le
cas ou cet acte seralt reconnu
vatable )la clause comportia.t
designation de.. 1.gataires uni-
versels aurait. pour effet de re O
dre les demaindeurs Lalfontant
irrecewvcble pour d6faut d'in4t-
ret on leurs deniarches en nul
lit6 di1igees centre le testament
du 10 Avril 1918- et les autres
testaments ou codiciles de la
Veuve Edouand Caze ;
Atiendu que dans leurs coI
oluWsons, les Lafontant ont in-
voquce deux series 'de nullites
pour mettre A i6aint. le testa-
mIent a'uthentique du 14 Mars
1935 ; qulils nit relev4 des' nurl
yits. dle fornme qui, d'apris eux,
entaoheraeinC cets acte, qu'il
ont, en outre, soutenu que la da
me' Veuve Caze, au moment de
>. .


COUR DE CASSATION
Suite de la 26me page


la r6dactioni du dit testament, 6-
tait frappee d'insanite dlesprit,
de occai de surditO et des ma
ladies de la vieillesse, et que
l'acte de 1935 a etd le fruit de
la fraude, de manoeuvres d61o-
sives et enfin que la testatrice
avait t6 victim de pressions
morales et meme de la seques-
tration ;
Attendu que le juge du Tribu
naAl de renvoid avait rejet6 de fa
gon express les nullites de for
mes i'nwoquees; centre le testia-
ment du 14 Mans 1935 de la Veu
ve Caze, que ce chef de disposi
tif du j'ugement du 23 Juin 1950
n'a pas Rt6 attaqus deviant cet-
te cour et que, cons6queimment,
la cassation qui vient d'etre pro
nonci plus 'haut n'a pas embras
s- le dit chef quW conserve tou-
te sa force ; ,

Attcl:-idu que le Tribunal de
renvoi s'&tait reserve de sta-
tuer sur 1'autre s6rie de mno-
yens de nullitd diriges centre
le testament du 1935 au mo-
ment d'apprkcier 14 r6sultat de-
l'enquete qu'il aivait ordonnee ;
que Ie chef; de disipositif de son
Pugernent relatif A 1'enquete a-
yant 6tib cass6, il revi(nit a pr-
sent, la Cour, statuant au fond
dans la cause, d'examiiner la va
leur de la deuxibme serie de
moyens de nullt6 soulev1s par
les Lafontant contre le docu-
ment en question .
Astitendu que pour disposer
par testaaient, il faut etre moral
lament et physiquement capa-
ble d'avoiir une volontk et de .la
manifester. ; .; I -.r i
Que, cons&quemment,, un tes-
tament, ftit ipar utoe personnel
qui nest pas, sain d'esprit
ou qui auralt & victiane de ma
nceuvres captatoires .,et dolosi-
yes, de pressions morales ou
de sequestration, -ne serait. pas
valble ; i { i .
Attendcu que dans ia present.
affaire, les Lafontant ont, atta-
qu6 tous les testaminrts ou codi
cilles de la Veive,, E. .Cape e
soutenant que la testatrice n'ne-
taft pas saine d'esprit au mo-
ment de leur r6daction et que
ces actes testamentaires ',sont
les fruits des manoeuvres capta
toires et doloslves des consorts
Jourdan ; ,** i .
Attendu que le premier ane da
te des testaments attaquas est
celui du 10 Avril 191, et le der
nier endate a 6t r ddig& le 27
Octobre 1937, que suivant les
Lafontant, la dame Oaze, du-
rant ce laps de temps eut a fai
re quatre testaments ou codicil
les en la forme authentique, no-
tanimient celui du 14 Mars
1935;
Atte:du que les diff6rents no
Laires qui eurent a recevoir ces
testaments ont tous declare
dans leurs actes, que la testa-
tnice, la Veuve Caze, leur pa-
naissait saline d'esprit et d'en-
tendement ;
Attendu a la verite que les
6nonciations d'un '.estanme0t pu


bl.ic don't le notaire n'a pu ap- version pour les Lafontant, ain
pricier ,'exactitude ne valent si que oces derniers dnit avwanci
pas jusqu'a inscription de dans leurs conclusions ;
faux ; qu'en efifet en prinicipe, Attendu que d'autre part il
les declarations relatives A la n'est pas concevable que, durant
sa it6 d'esprit du testateur peu presque de vingt ans, la dame
vent etre combattues par la Caze, qui recevait chez elle des
s!lmple preuve testamontale ; j midecins, des notaires, des
Mals aititendu que, cependant, hbuissiers, des pratres des anms,
quie cette ,preuve ne doit pas fut sous le coup d'une s6ques
6tre contradiction avec certai tration qui l'aurait portee A fai-
ies affirmations du notaire qui re des dispositions de dernnl-
valent jus'qua inscription de res volontes favorables aux
ifaux ;que si, dans un testa- Jourdan en n6gligeant certians
mont public, il est iiapport6 que autres parents proches.
le disposant lui-mkme a dict6 Attendu que, les allegations
ses dispositions, qu'il en enten- de captations assorties de ma-
du la lecture et qu'il a d6clare noeuvres frauduleuses ou dolo-
persister, on ne serait &tre ad- sives,-de sequestration qui ornt
mis, dans ces conditions, A prou et6 faite par les demandesurs
sans inscription de faux que le pour ruiner le testament au-
testateur, au moment de la re- thentique du 14 Mars 1935 ne
action de F'aOte n'itait pas et au durant pas revenues par .a
sain d'esprit, ou etait compl- court ; i
tement sourd ; Que cons6quemtnent, il y a
Attendu que, dans la presen lieu de rejeter la deuxibme s6rie
te affaire ,les notaires qui ont des moyens de nullite diriges par
recu les testamneats authenti- les Lafontant contre le dit test
ques de la daane Caze, et no- ment authentique de la dame


tainmen t le testament de 1935,
ont dit que la testatrice alvait
ellenimOme di ct ses disposi-
tions, qu'edles en avait entendu
la lecture qu'e'lle aviat declarer
. persister ; :
Attendu qu'en raison de ses
affirmations des notaires qui
sont valuables jusqu'a inscrip-
tion de faux, les demandeurs
Latfontant ne sort plans receva-
bles A etablir sans inscription
-de faux que la Veuve Edouard
Oaze itait completemet sourde
et !nP'tait pas same au moment
de ]a redaction du testament pu
blic du 14 Mairs 1935 ;
Attendu que la Cour doit admet
tre,6tant donhC que' la *voie de
l'inscription de faux n'a pas &et
suivie en 1'espAce, que la Veu
ve Edouand 'Oaze au a'omenit ide
la redalotion dui son testament
authentique du 14 Mars 1935 -
tait side d'esprit et avaft l'usa
ge de l'oule ; ;

.Attendu qu'une personnel a-
veugle peut tester-par acte pu
blic quand elle rfest pas gale
ment sourde. ; que .dans ces
conditions, ,il demeure tout &
fait inutile de rechercher si, A
la date du 14 Mars 1953, la da-
me Oaze etait oui ou non aveu-
gle ; ,
"Attendu que lia sinmple' capta
tion, consistent -en l'emploi de
moyens -habiles preparess a ren-
dre quelqu'un agr6able h un au
tre ne suffit pas pour fare an
nuler des dispositioinis testamen
tires faites par celuidi en fa.-
veur dde celui-la -.
Attendu que -- la captation
don't les-..testateurs peut, avoir
Wt 1l'objet n'autorise A deman-
der i'annilation du testament
qtfautant qu'elle a CtM assortie
de manoeuvres dolosivies '
Atteiqdu' "qie les faits et cir-
constances de 'la- cause men-
trent que la dame..Veuve. Gaze
n'a subi e n. 'e phce, aucun, dol
susceptible de lui susoitei- de P'a


Veuve Caze ; -
Attendu que la valdite du tes
taiment du 14 Mars 1935 qui con
tient une institution de l6gatai
res universels rend les Lafon-
tant sans inter6ts a demander
1'annllit6 des autres disposi-
tions de dernibres volontes, de
'de la Veuve Edouard Caze ;
Attend que la demandne re-
oonventionnelle. de dommages-
int6r6ts presentee respective-
ment par les consorts Jourdani
:t les oonsrots Roy-Leys,Pres-
soir ne seront pas accueillies
etant donnie qu'il in"'et pas I ta
bli que les demandeuns en nul
litH .auraient commis en I'esp6-
ce unie faute g@n(ratrice de
domtiaage's inter&ts:; .

Que toute partile qui succom
be est condamn6 aux dpens ;
PAR CES MOTIFS,- la Cour,
rejette les moyens de ntfllit6..di
rigs par. les Lafontant. centre
l1 testament public du 14 Mars
1935 de la Veuve Edouaid Ca-
ze n6e F61icit6 Caskel ; dit

CHEZ LES CONFRERES
LE DEVOIR
Nous saluons avec'" plaisir
1'entr6e' dans l'arkne de notre
confrere- Le Devoiri que vient
de lancer jeudi dernier notre
sympathique ami Gerard Mar-
thelly.
Le premier num6ro des-plus
int6ressants transpire de ce bel
enthousiasme qui caract6rise le
dynamique directeur qui vient
come il le dit si bien dans
son editorial: ePrendre ses res-
ponsabilit&s> en face des pro-
'blbmes qui se posent A l'heure
actuelle. ,
Nous adressons notre plus
cordial salut A Le Devoir en
formant pour lui des vreux de
tongue vie et de succas conti-
nus.


que les Ijafontant sont en ou-
tre irrecevables en leur action
en nullit4 fonm6ee centre les au
tres dispositions -de dernieres
volont6 de la dame Veuve Ca.
ze ; Condamne les demandeurs
en nullit6 aux entiers dipens P1
quid& s la somtmne de en la.
veur des consorts Jourdan et &
la some de en fauveur des
sorts Roy-Leys-Pressoir ; rejet.
te conmAe inutiles et mal fon-
dees toutes autres demands
plus amnples ou contraires des
pardies..
OBSERVATIONS : Cet arret
Juges par Joseph Namours
Pierre-Louis, Pr6siiddet, IAlio
Vilgrain, J.B. Oindas,Yrech Cha
telain, Joseph Benoit, Franckl
Boncy et Auguste Douyon, Ju.
ges 21 ODicembre 1q53 Eugene
Kerby,substitut Monsieur So&-
volai Rameau, commis-Grefifer.
fait une interessante applica-
tion du texte rigide qui prescrit
un delai de huit jours partly
de la signification du jugenTent
pour coammencer l'enquete ; en
l'espece, les temoins qui ne
resident pas A Petit-Goave dol.
vent se presenter dans le mnme
delai. Ce texte merite d'tMre mo
difi6, car si les juges ne se d&
placent pas les t6moins doivent
se d6placer cela revient au m6-
me. Nous signalons les prince.
pes sur le mandate et la saisine
au Tribunal de Renvoi. Cette ju
ridiction n'est pas saisie comme
les course d'appel pair les conclu
sions prises devant le premier
juge ; les parties doivent poser
h nouveau ces: memes- conclu.
sions;, .. I.
Par: ailleurs, nous attirons 1'at
tention ides juristes sur l'argu.
mentation de la court pour reje.
ter miles moyens pris ed'insanit6
l'esprit,de c6citd et de surdite
de la testatrIce>. Les consta-
tions du notaire sur le compobrte
ment de cette dernibre suffisent
pour 6tablir le: manque de .on
dement de, ces mRoyens. Nous .re
tenons a:vec la courtr que seule la
captation frauduleuse est une
cause de nullite. Cet arret ne
pourrait iI pas fixer d6finitive-
ment la jurisprudence sur les de
mnandes en nullit4 de testament.


Le Fondaieur devant
'lHisioire

Les admnirateurs de ,J'Emp,-
reur Desslalines ne manqueront
pas de souscrire pour mun exem.
plaire de oct important outrage
de l'Histoire Me St .Vidtor Jn-
Baptiste auteur des: ,Deux con-
cepts d~ind6petr-lainee A St Do
mingue,. Cofit de la cotisation
1 dollar 50.


'Depuis quelques jours, 1'em-
ploye des Contributions, Me Jo-
'seph Chancy pourrait son con.
trole aux greflfes des Cours de
Cassations d'aippel et du Tribu-
nal Civil de Port ,au 'Prince.
Noips rappelons qud c'est en ver
tu d'une loi du 4'juillet 1933 sur
l'enregiatrement que les contri
butions sont armies du droit
d'oprer ce control. Que l'ordre


Page 3


voBBol a RAW M R (r


S EL<< DEBATES,







,,LES DEBATS


'MElfrmDT rftARS 195&


En faveur de la dignil6...
(Suite de la lrem page3

monde. -Tout constitualt une vrai que pour vivre b'homme
protestation contre le servage est accul6 a sacrifier toutes
et les mauvais traitements et les raisons de vivre. I1
sur des andes qui stendaient, semble que les elites sociales,
sur des bandes qui s'etondaient
nconiposees de gens qui banefi-
dans toute la salle, on lisait en composnes de gens qui brnf i
,lpt.rpq bvn r,, divrs, cent soit par le pouvoir, soit


articles de la declaration des
Droits de l'Homme. -art. 3.
Tout individu a droit A la vie,
& la Libert6 et A la suret6 de
sa personne- Art 4. Nul ne
sera tenu en esclavage ni en
servitude.- 5. Nul ne sera sou-
mis A la torture, ni A des peines
ou des traitements cruels, in-


par les richesses ou leur posi-
tion social de certain privilb
ges devaient conjuguer leurs
efforts pour d@velopper dans
l'homme le sentiment de sa di-
gnit6. Lorsque ce sentiment
s'affaiblit, par 4'asservissement
des consciences et l'aveulisse-
ment des caracteres, la Nation,
common a I. rmannrrl u t n +, t


Jour Mondial de la Sani6 La Contribution du Nord Ouest a
Le7 Ajril prochain arrive nalionale
le jour mondial de la Sant&. AIndeU pen anCI at0R
Tous les pays qui comme le
n6tre sont membres de cette
Tel est le titre de Pinmpor- ce de l'historien servi par une
institution Internationale d e
tant ouvrage que vient de pu- belle culture et un style de ma.
haute portee social et humani-
blier taire organisent une serie de
quantenaire., notre prestigieux Le lecteur y trove des in-
manifestation ayant pour but confrere et ami Fernand Al- formations des plus int6ressan.
de porter le public h prendre cindor, avocat, ancien deputd tes, non seulement sur le Nord.
davantage conscience de l'im- ancient professeur de Sciences Oues 'nais aussi sur lHistoire
portance de la Sant6. Le Secr6- Sociales au DLyc~e Guilbaud de Nationale.
taire de l'Etat de la Santd, no. Port de Paix et membre de
tre ami Roger -Dorsainville I'ANDA. Antonio Vasquez pense que
nous a adressl un message et L'ouvrage est pr6face avec le livre de notre ami est une
le programme des fetes et des tact et intelligence par notre paidoirie et une rehabilitationn
manifestations en nous deman- ami Mr Antonio Vasquez. pro- ., _. ..-


humains ou aedgradants.-etc etew e'-t e qmue nore con
Et plus loin,on avait occasion fre FMlix Courtois dans son ar dant note contours.
de contempler les grandes figu ticle paru le' 26 Mars dans Le ,diuens
res internationals qui plaidaient tin, rvle des signs senguerons a-
our 'galit des races. Nous cadence ve plaisir et nous sommes
sibles de decadence;. "- -
nous. rappelons avoir vu" un ., persuades que nos concito -
&v&que indigene et les photos deo Personne ne peut constester pens comprendrons la belle
Monnerville et de StqiLot qui queo les Gouvernements ont la port4e 'de cette initiative gouver
l'6poque etaient des vedettes responsabilit h l'dgard 'de l'd- nementale.
Internationales puisque nous, tiage moral de la Nation. S'ils
ne devons pas oublier le reolel peuvent se vanter d'amnliorer PUBLICATIONS RE UES
que notre compatriote avait les conditions physiques' par I
joue dans l'laboration de cette des travaux et des entreprises Nous avons regu avec plasir
fameuse declaration du 10 D&- de toutes sortes, ils doivent aus un interessant Bulletin de 'Ins
cembre 1948. si dans leur examen de cons- titut Hiaitien de credit Agricole


On sortalt de l'Exposition
des Nations-Unies tout impr6
gn4 des id&es et des sentiments
au nom desquels cette organisa
tion Mpndiale s'efforme d'4lever
lionmne au niveau de sa. con
ditibn. Dans ce souci, 'Unesco
voulait montrer nous autres
negres que nous ne devons pas
Bous estimer notre valeur et
nous Inviter & une croisade.
La lutte Apre que nous som-
Ines obliges de soutenir pour
gagner notre vie n'est pas fate
pour nous maintenir dans le
sentiment de la noblesse de no-
tre nature. Les rivalitts de nos
seobiables, les obstacles natu
rels guettent l'oocasion de nous
faire descendre dans les ba-
fonds. Il devient chaque jour


STATION RADIO
TELEGRAPHIE
D GCOUVERNEMENT
Commerganl, hommes
d'affaires
N'bubliez pas que le Service
des Talfgraphpehs, T6lephoinles
et Rnidiocotanmunications main-
tiesit depuis 12 ans une Station
de Radiotea6gratnhie qui regoit
et transmnet des Raldiotblgranm-
mes pour n'importe quel point
du' monde par deux vo"es .dis-
tinctes via New York a travers
les circuits de la MacKay Radio
& T-'lgraph Company et via
Londres pair la Imp6riall Wi-
releasti En outre elle commauni-
que directeaent avec lees ba


science se demander ce qu'ils ont
fait pour sauvegarder la dignity
de l'homme qui doit etre sou
tenu et dgfendu m&me contre
luii mnme pour conserve en lui
les nobles sentiments et les bel
les idWes auxquels nous devons
1'Epop6e de 1804.

ANIERSAIRE BRe
MONSIEITR JEREMIE


MDiranche 21 mars
ramenait l'anniversaire


dernier
de nais-


et Industriel, Banque de l'Etat
Haitien., -
C'est un bilan des heureuses
et fructueuses activity' 1e cet
organisne qui a d6jA rendu de
si appreciables services a notre
communaut4. Ce bulletin conmr
porte des, etudes techniques de
valeur sur de r6le du credit
dans l'Economie, sur 1'Histori.
ique dx credit en Haiti, sur 1'or-
ganisation de l'Institut haitien
de CrOdit Agricole et Industriel


sance de notre grand ami et avec chiffres, schemas et plan-


confrbre Joseph Jrm&nie, mem- ches.
bre de PANDA. II se termine par des consi-
d4rations sur le r6le et perspec
A cette occasion, 'Association es de 'stitt. ous y
e de P rtineWirves de l'Institut. Nous y
LMi4te de l'vvT e chr~tienne trouvons avec plaisir la loi or-
dont il est le President d'hon-A
netr lui a consacr6 sa seance ga de nstuti
du dimanche 21 mars oo le sym Nous remercions du gracleux
d dlane 21 mars ole symt 6sentons nocompli
pathique president d'honneur a envol et prxsentons nos compli-
prononce une substentlelle con-
frence sr d atiCon. Notne o rganisme technique qui a
fence ur education. Notre ',ait d sriux efforts
confr&re Degrottes a parl6 de dj a der ritux eforts
Ia mission du pare de famille. dustrie.
D'autres conrfrenciers de talents
se sont aussi fait entendre. Nous avons regu 4galement
. ous prsentons nos voeux le numiero 1 de 1954 de 1'impor-
de bonne fte A note grand tante publication de l'Unesco:


EG TAu.,


REGIE DU TABAC


Voil& enfikt des
veiliuleusc

MAGLOIRE
FLEUR iD'HAILI
PATLME


"teaux, ennt BASSIN, BLEU
Atressez vous A la Station COURONNE
i Gouvelennerment Sau Bureau
ou appelez le 2666 et vous aurez ui fot la re
encougk 'Mffcrt national. cigares 6trangems.


eiga-es mer-


.aux


Le Courier.
Cette 6ditlon consacree au
theme dtu mols 4Le language:
Lien ou Barrikrev content de
substantiels documYentalres sur
le r61le des langues dans les rap
ports des notions, sur 1'ensei-
gnemnent de la grammaire et
sur les progrs du mnonde mo-
derne pour supprimer cette bar
riere que constitue la diffren-.
ce des langues.
Nous remercions du gracleux
envoi. i


fesseur au Lycee de Port-de-
Paix.
C'-est un documentaire sur le
r6le jouC par le D ipartement
du Nord Ouest et ses h6ros
dans les luttes piques qui ont
about triomphalement A l'Epo-
p6e de 1804.
Mr Allcindor a abord6 son su-
jet avec la probity et.la patien-


au Norda-uest; on le remarque
& peine, taint les faits sont exa.
mines sous i'angle de la genera.
;lit6 et au point de vue de leur
intdret intrinseque.

Nous prsentons nous plus
chaleureux compliments & l'au.
teur et nous recomnmandons la-:
lecture de son oeuvre magistra- .'
le. :


Les Tendances de la Pens6e

S Nationale.
Suite de la lare. page


terms independant et dli-
bre appliques A la Presse ne
sont que mots vides qui n'ont
pas plus de valeur que le mor-
ceau de paper sur sequel ils
sont imprlnis. C'est la function
niormale de toute ddmocratie
d'assurer et de sauvegarder
Existence d'une press libre et
indopendante si elle doit garan-
tir sa prapre existence..'
ii x


SNotre confrere Le Matinm,

NOS COOPERATIVES

Nous avons regu le numero
.10, dil mni. s de Maro d., hulletin


dans l'articleRespect est dOl a
V'homme;, parlant des fautes et,
des erreurs des gourvernenents
du passe 6crit : editionn du 26
Mars)

Tous ceux la qui au lieu d'aider
P'homnfne a se relever, a se redres A
ser dans sa dignity et son hon
neur, tendirent plutot a le re- i
tamisser, ont contrlbuk a rasser-'
vissement des consciences, a 1'a
veulissement des caractbres, si-
gnes sensibles de la decadence
d'une 6collectivit6,.

. Dans son editorial L'efficaci-
td d'un R6gi rne, notre confrere


.. Le National, parlant des critO
de ce nom de la Caisse populai- -es pour juger un gouvernement
e de St. Ann. II comporte un ecrit : fillarit article de notre ami un jugement de valeur sur b'ac
Gervais Jostram sur P'esprit tion politique d'un regime en
d'A sociation et des pages en- s'en tenant au contenu social et
1- huimain des uctes posks".
thousiastes sur 1'Anniversaire ain des
de cette calsse populaire. I Num6ro du 26 Mars)
Nos compliments.


NAISSANCE Dans son dditoria t- R6volu-
tion daamIn la Paiix, panue dans
Nous annongons avec un ex- son iiimeo dif mimrd 23 Mars
treme plaisir la venue au mon- notre confrbre _Le jouir &orit
de le vendredi 26 mars courant
de notre petite et gentile amie' tNous sommes en plein ds&
R6eginez. C'est la dernibre fille quilibre et en pleine bararie et,
de notre sympathique et presti- quanl le dsire ou non, rious vol
la, dans 'fiohgation de procla-
gieux collaborateur et amni, le des v aio e Pro
iMWit des verit&s, qut pour fiouS,
Dr Jean Bernadotte. sont h la base de toute politique
g' gande, de toute entreprise so-
La mere et 1'enfant se portent c.ale dfen vergure- Quand des
merveilleusement. excs sont comkis, ii ne reste a
Nous souhaltons la bienvenue leuMs auteurg qute la faCult de
notre petite R6gine et nos les r4pater, s'Rs ne venent pa-
miplllents amx .epoux Jean voir &croulenent de leur @cha
ernadotte. faudage et tre entrain6s dmas
l: ,e tourbillon infertiab.


c
I
O

C


Page 4


. I


1


.


, I