Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,

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Title:
Les Debats; Organe juridique avec des chroniques scientifiques et politiques, 1951-1957,
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-Prince, 1951-57
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1951-57
General Note:
Annex Oversize KGS 327 .D43x

Record Information

Source Institution:
University of Michigan Law Library
Holding Location:
University of Michigan Law Library
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31775
System ID:
AA00000846:00031


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University of Michigan Law Library






I


p


Me Colbert BONHOMIE HEBDOMADAIRE JURIDIQUE Ale Maurice R. EUE
Fondateur AVEC DES CHRONIQUES SCIENTIFIQUES ET. POLITIQUES Direer-Grant


Admnistratrice: Mme Solanges BONHOMME .. Abonnement Mensuel: G. 2.. Rdaction Administration: Angle des Rues Antenor
Rddaction UN COMITE Phone: 5635 el 2147 Firmin et Bonne-Foi

Premiers Annee No. 31 Port-au-Prince,'HAIT .Samedi22 D-cembre 1951


SOMMAIRE

Editorial : Paix au homes de bonne volont6
Arret du 16 Octobre 1061 : Madame Ma.arice Lamothe con.
tre son epoux .
Chronique siientifiqie : Scie nce P6nitentiaire
Par Me Joseph Ttus
*oiiologie
Par Denis Vieux
Actualites Panigyrique du Dr Bustame'nte .
Par Hermann. Corvington ,
Divers -



Paix aux Hommes de Bonne 0volonte

Gloire a Dieu dans les Cieux s'efforcent de dissiper des cau-


et Paix sur la terre' aux hom-
mes de bonne volont6 chantent
encore apres les anges de
Noel des niilliers de-voix. Le
Monde subit toujours des se-
causses :des .app6tits, des' pas-
sions des id6ologie suscitent des
hommes don't I'ambition est de
boulverser la stability indis-
pensaple au maintien des condi
tions de la paix A laquelle aspi-
rent les Soci6tes, fes families
et des individus.Interpretes des
espirances de la majority cons
ciente, des hommes de bonne
volonte travaillent; malgrd des
dchecs r6pdt6s des conferences
se poursuivent pour sauver du
d6sastre des intelligence d'61i-
tes des coeurs ainiants et des
vies precieuses; .


Mine. MAURICE LAMOTHE
SON EPOUX
Deuxieme Section'
16 Octobre 1951. '

Pourvoi de la dame Maurice
Lamothe, avocat Me Edvard
Fanfan et. Hubert Legros, con-
tre un jugement du .tribunal
civil de Port-au-Prince du 22
Ddcembre 1949
D6fendeur, Monsieur Maurice
Lamothe, avocat Me H. Benja-


ses de haines'et de discorde par min. i
I'instauration d'une. justice so- Evacua
ciale pour.tous; sObjet:Evacuation du fon di-,
Dans leur spheres, les Tribu-
re droit, en mdfiire de divorce.
naux ne sont que les collabora- Principe: AprZs l'execution d'un
teurs de cette oeuvre d'lnspira
jugement ordonnant la commu--
tion divine; c'est pourquoi eux nication au demandeur en divor
aussi, ils se front les inter- e des ettres inoques, com-
prates des grandes idWes qui me preuve dela, reconciliation
du. berceau de 1'enfant Dieu ra- me preuve de rconcilietin
yonnent sur monde depuis des 6poux, 1'iinstance ne peut
yonnent sur 1e- monde depuis tre valablement' reprise qu'a-
cette nuit ou la terre a t6 ho,
ore delavisitede' celui qu apres une sommation-d'audien-
noree de la. visite de celui qui regullemnt Aignifiee; E
6tait attend depuis ,plus de ce r"gilibremnt ignifie; ,
quare mille ans.?----' '"
,' "' : LA COUR .
Le reduit miserable ou il a At
recu content le marque de saAprs en avoir deibere en la
grandeur, et, de sa mission qui Chambre du Conseil, au voeu
est de defendre les faibles les
de la loi.
pauvres et les opprimds. II doit
encore descendre parmi nous ATTENDU que du jugement
et nous avons tant besoin du .donnnet ot drp niN'ca 'nroduites


Seules les paroles de 1'Evan- baume de ses paroles.et de sa
gile en pdnetrant. dans lesAmes grace: Que notre attente ne soit
pourront conjurer cette folie, pas vaine, les malheureux que
cette soif de destruction qui nous somniaes et. qui' chan-
portent' les hommes a employer tons remplis d'espoir: Venez
une bonne parties des richesses sauver nos jours infortunds:
naturelles ; non a. am6liorer la
condition: humane mais a cr6er NOS SOUHAITS -
des. engiris mortiferes. .
Une-'certaine angoisd 6treint El ferment la serie de: ses
Jes coeurs malgr6 }es promesses Editions de l'annie 1951 avec
de Paix qui sont r6pandues ce numiro, ((Les Debats pr&'
chez toutes les nations. seinte ses veux .les meilleurs
C'est le moment de chanter: A Son Excellence le -Pr6sident
Paix aux homes de bonne vo- de la Rl6publique et aux mem-
aiauxLa hommes debonne res do son gouvernement,aux
on.a morale aporte par Mgistrats de ,tous les degrees
l'enfant Dieu lutte pour s'impo- de juridiction, j nos Confreres
ser aux hommes. La loi du ta- de la Presse et du Barreau, a
lion sdvit dans toute sa rigueur. nos chers lecteurs et abonncs.
Seule la force command ,deun dial mervni adrtos eu qui ne
peu de respect. Est t.elle tou ne cessent de nous aider a
jours au service du Droit?' maintenir ce journal don't la
C'est la question qui tour. mission est de defendre les no-
mente des ames gen6reuses ; bles idles de Justice, les bou.
Ici, sur notre petit coin de cliers des droits inali6nables
terre, ds ptrdes homee et de la libei~t n.
terre, Ides ap6tres infitigables dividuelle.


11 rdsulte que le sieur Maurice


en execution de ce jugement,
I'affaire. revin, A l'audience le:
premier D6cembre 1949, A la-
quelle Me H. Benjamin,ayocat
du demandeur, prit des conclu-
sion tendant au rejet de la fin
de non recevoir et A 1'admision
de la demand en divorce;-
Que la d6fendrese n'ayant pas
compare A cette audience, ni
pareelfe-meme, ni par son avo:
cat, ddfaut fut requis et accor-
dd centre eux;- Que cepen-
daVit, A la date du 22 du meme
mois, le tribunal. revient avece
un. jugement par lequel, -apr6s.
avoir rabattu le d6faut accord
A l'audience du premier d6cem-
bre, en raison du fait que l'affai-
re etait deja liee contradictoi-
rement, rejeta la fin de. non re-
cevoir fondue* sur la r6concilia-
tion, pour le motif que les let-.
tres invoqu6es n'ont pas 6t6 sou
mises A son examen, et, en con-,
sdquence, admis la demnade en
diverse' ce et renvoya les par
ties Aproc6der au fond;- .

C'est contre ce .Jugement que
la dame Maurice'Lamothe s'est
pourvue en cassasion, en pr@-
sentant trois moyens pour le
faire casser et annuler.

:sun jLE ViREMIER MUYEN


Lamothe, ayant introduit une pris d'exes de pouvoir et devio'
demand en divorce centfe son nation de la loi du 6 Mai modi-
6pouse, pour cause, d'injures ticative de cell dui Code sur
graves et publiques, la proc6du- le divorce; de violation du droit
re en 6tait A la phase d'admis- de la defense, ,en ce que le tri-
sion de la demand, quand, A bunal civil de Prot-au-Prince
1'sudience publique du.15 avril n'a pas permis a la recourante
cie produire A.,sond(libr(r la
1949. Me. Edgard Fanfan, avo-e pror la
cat de la d6fenderese, opposa a correspondence qui fait preuve
1'action, pour sa client, une fin e l reconc liatlon de epoux,
de non recevoir base sur la rd- etant aonne -ue l'avocat .de
concilliation des 6poux, laquel- e-llecapres la communication
.cs faite au greffe di dit tribunal,
le setait table par de nombreu .de la dite correspondance, en
ses 'letres 6chang6es entire eux.,e correspondence, en


: ATTENDU que la 'dfendres-
se n'ayant pas satisfait A une
demand de communication qui
liit fut'faite de la correspondan-
'i irivoqu6e comme preuve de.
la rdeonciliatioi, fut condamnde
b-cette fin,par jugement en da
te du 10 Septembre 1949;- qu'
A la suite de la communication
fate, par' la vole du greffe du


exAcuuon du jugement du 10
Septembre 1949, n'a pas 6t6 som
m6 d'audience;- que des loss,
I'affaire n'etait i pas en
6tat d'8tre 6voqude Al'au-
*dielne.du premier. Ddiembre 49

ATTENDU qu'aux terms de
la loi du 6 mai 1949 modifiacti
ve de celle 'sur le divorce, le
(Suite page 4)


/ .


Panegyrique du Dr

Antonio Sanchez de

Bustamante y Syrven
Par i
Me Hermann Corvingto u
(Suite)

Oscar ,oto s'est demanded
pourquoi Bustamente a aban,.
donn6 la carrier .Ldgislative,
sans avoir. dot6 sofi pays d'u..
he i6gislation parfaite, Voicila1
r6ponse qu'il fit a sa proprt,.
question- : parce qu'il est diffl
cile A un people ''une mince
culture, iqui' .a habitudee de
jouir, dans Lune frivolity Oner-
vante, autour duquel gravitOe
urne intelledtualit6 ivigoureus4
d'obenir, pour le G6nie, la coa
s6clation qu6, dans tous lea
pays, le favoritism existent,
ddnie toujours. u
S'est pourquoi -, BustamWItI
Y Sirven s'dloigna de la vie
publique et des pratis de le v14;
que, poui .se consacrer exc'ud
vement A la vie social et in..
tellectullle. ", i


BUSTAMANTE ORATEUR ,i
Par ce que nous venon de dl&
re de sa .carrixre de parlemeal
taire, on, peut se rendre, compw-
fe de l'Floquence deBusta mante'
Y Sirven.
(Suite page 4) 1




SOCIOLOGIE


Le dsir des hauteurs 'mimtm
admissible ne peut. tre le par.,
tage que d'un group de patriot
tes bien compris, mais il rest
aux -personnalit6s plus modestes
un vaste champ de travail I
ensemencer et labourer,-lora.
qu'elles auront appris quillq e
est la vraie ligne A suivre. Ia
rgcolte leur apportera des satia
factions tot ,. ou tard,donner$
une saver toujours renouve-
l6e A leur existence, leur 6par..
gnera bien des d6boires, elles
auront en outre, la joie u'
prime de voir leur patriotism
produire davantage ce qnu'l .*
capable de donner.?
(Suitd page 2) i.:, i


COURT DE CASSATION


ARRET DU 16 OCTOBRE 1951 tribunal civil de Port-au-Prince,


:1


. I





-,LES DfEBATS,,


Edition Spciale de NolI


la grande Maison

d'Optique de la Place

RUSSOFRERES


et visitez souvent
en, offrant a ses aimables clients SON CAFETARIA i
., arts d ou os serez servi par un personnel style.
seTs Varietes de

LUNETTES ;t de BIJOUX La-Boulangerie Saint-Marc


leur present


. I


*,1


Ses meilleurs Souhaits pour


S'annee 1952


'4



1.


Tous ces. bienfaits que la J'aniour propre la vanity, la
pratique de longues experiences sensibility A la sentimalit6, la
nous promet, peuvent, 6tre, obs. volontC6 de travailler a 1'avan.
cursis, gt6s, c6rrom'pus par le .' Suite de la 1ere pagecement de sonpays, a ra vaine
d6veloppement d'une tendance, La simplicity, c'est la v6rit6. n anisfestent sous une forme poursuite d'une r alit6 impos-
Scomnim une famille d'inse tes La pose, m6me si ses attitudes quelconque, I'homtnI n'a' pas sible l'individu n'ajoutera pas
presque invisibles suffit pour sont belles, n'est que menterie. appris A devenir meilleur, ou, aux implacables souffrances qui
que les plus grands arbres L'une peut se compare a 1'air pour mieux dire, il le devient le guettent, des ddboires cher_
spient4 rogons dans leur essence pur des champs, A la saveur faussement, il est .soi propre c1i6s, des desespoirs in'utile3.
MnCme.' Cette tendance, il vaut des fruits., A 1'odeur des roses, ennemn. partisan de ses micomL Nous devons arrives au point
mieux dire, cette mnaladie, est le l'autre c'est le mirage, la fan- ptes, le destructeur de son bon ou tout honneur immkritd nous
Smanque de pond.ration, "de tasmagori6, des parfums chimi. heur, la main qui entrave, le p6sera come. une humilih.
simplicity, de sinc6rit6, la pose ques. Et il suffit d'un rien pour piege qui fault tomnber, la griffe tion.
ou l'arrogance vis-Avis de soi faire douter de celles *qui sont qui d6chire. Au. contraire, par
ou des autres. vraies. Heureusement, la v6rit6 le developpement de ses facul- Une evolution se prepare, di-
une fois qu'est profond6ment t6s mental, physiqus, il peut sons.nous, des lois plus justes
D&s qu'une pr6ocupation de sentie, dissipe ces pu6riles vel. arriver a rendre sa vie digne en d6eouleront, I'ouverture
ce genre pen6tre l'esprit elle tue leit6s de comndie. d'etre v6cue.. En substituant le des champs d'activit& augmen-
immwdiatemient tout ce qu'elle Aussi longtemps qu'elles se d6sir d'8tre A celui de phraitre teront, Mais, pour que' nous
touche, Si la recherche 'de la puissons, comprendre ces con.
minse en valeur des facult&s doit editions de vie et y participer
amener a sa, suite un cort6ge dignement, il faut, que nous
de ridicule hantise mieux vaut ayons appris A etre plus amis de
y renoncer. ChaussuresitATA. a vt
S"T Tout cela peut etre resume en
L'homme d6pourvu d'id6al ou trois points :: Ore sinc6re-
d'inspiration 6lev6es qui est, b6 RIyflS 2S riS d Pb1i8iu rPt 0 ment ce qu'on est, atteincre
tement, implement, dignement le plus hau developpentent pos
ce qu'il est, vaudra toujpurs mmmmf sible, rpandre la jieautour
mieux que le poseur, ou P'arra. F0Os, Fe mes et Enfants de soi pour la sentir en, soi.
gant, nme s'il a le gofit de ne L'objectif t limited simple.
pas battre la grosse caisse, m e T T U 1 ment au bien, .Ia voie suivre
me s'll est a peu pres sincere JOYEUX NOEL est la mime, car elle combrend
dans sa recherche du bien. Un la v6rit6, l'altruisme, et doit
grain d'id6al est ;un derivatif ET H EUREUSE. ANNEE avoir comm'e r6sultat 'entente
aux laideurs ambiantes. C'est A r6elle de tous. t
une gloire de l'idtl, une gloire s es Paimables Clients
secrte et qui b6atifie. A "e ailables ,1Cl IIent DENIS VIEUX


_> -^^ **v II


N :jWu


Page 2


Souhaite a son aimable Clientele

Joyeux Noel
et ses Meilleurs Voeux pour

1952


I



1


iez vos commamdes a la

lingerie

Saint-Marc




edition Sp6ciale de Noel LES DkBATS .


Filature-Tis sage
CONFECTION D'HAITI


USINE A MANTEQUE S. A.
P' rsentent leurs fid les Clients tant de la Capitale et de la
Province- leurs Voeux de Bonheur et Prospirite


Pour


IAnnee 1952


Donnent I'Assurance leur aimable Clientfle qu'elles continent
toujours a justifier la confiance don't elles ont ete
I'objet depuis leur foundation
0. J. BRANOT
Directeur-General


d'Eclairage Electrique
des Villes de Port-au-Prince
St du Cap-Haitien :
Presente ses compliments a ses aimables abonn6s et dent"
a remercier d'une fagon particuliere tous ceux qui ont
etroitement collabor6 avec elle pendant l'ann6e 1951
pour lui permettre, en depit de nombreuses difficultes
creees par la situation international, de repondre aux
demands sans cesses croissantesg d'energie l61ectrique.
A tous ses abonnes, et amis,
Elle souhaite
un Joyeux Noel
et une


Heureuse


Annie


Votre Magasin Favori


-, I


Remercie sa nombreuse
clientele du bon accueil fait
a ses articles durant I'annee
.coule6 et lui. envole
ses Voeux cordiaux
pour la Noel
et la Nouvelle Annee
1952


: Page 3


I
'I
.1
.1


'I


II








Page 4

CI-RONIQUE SCIENTIFIC

SCIENCE PEN
Par Me Jose

Le lecteur peu avert et habi
tu6 A regarder avec m6pris les
individus portant le costume p6-
nal, n'ecceptera peut-&tre pas
qu'llyait obligation pour la So
cidt6 de r66duquer ses delin-
quants. II se dira qu'elle n'a
pour mission que de butter con-
tre Aes m6faits pour assurer
I'ordre dans la cite,et qu'une fois
chAti6 le criminal, son but est
atteint, vu d'ailleurs que 1'effet
intimidant, du chAtiment .sert de
digue .,t la mari6 montante du
crime.
Ce serait une grave erreur II1
existed en effect une autre concep-
tion des choses et on ]a rencon-
tre dans presque toutes les so-
-cit&s niodernes qui competent
actuelement parmi les plus 6vo-
ludes.

Pour s'en eonvalncre qu'on
jette un regard sur les Etats-
Unis d'Amdrique en autres.
Dans 1'un desEtats de cette
grande RWpublique, sur les col-
lines donnait l'Hadson, lest sl.
tule une vatse prison connu
sous le nom de Sing..'Sing. A
plus de cent ans en arribre elle
avait et pour cause, une r6puta-
tion terrible.Ses cellules talent
exigues, tUnebreuses, depour-
S ues d'aeration. Les ddtenus
qu'on y enfermait 4taient sou-
mis A un r6gimihe infernal. Tou-
te conversation Rtait interdite
entire eux, quand, A la file, on
les conduisait A l'atelier. C'Ctait
nn silence de tombeau. Ils ne
pourraient recevoir aucune visi-
te. Le moindre acte d'indicipli-
ne par eux 'commis etait puni
de fouet appliqu6 ferocement
sur leur dos nu Jusqu'A y lais-
ser des rates sanglantes. On
croyait A cett 6poque qu'll fal-
lait le silence, 1'isolement et les
mauvais traitements pour por-
ter le condamn6 an repantir;
qu'il devait perdre toute per-
sonnalitW des qu'il etait I'hote
dela prison pour no deviner qu'-
un simple- numdro d'ordre dans
Sla masse silencleuse qui jbeso-
gnait A l'ateller. En un mot, la
S m6thode p6nitentiaire de Sing.
Sing n'-tait autre que la crainm-
te excessive.


aLES DEBATS,


QUE COU

qITENTIAIRE
ph TITUS
demandeur, en vertu de la
et la perfection du regime pe- permission du tribunal, fera
nitentiaire me soient pas son. citer le d6fendeur A compatai-
nus du public tre dans le d6lai de huitaine
franc'he, centre Le d6lai de dis.
Devant la faillit de cette m6 tance, et, A 1'6ch6ance de ce d6
thode inhumane, r6velatrice
aia. la cause sera instrite et ju


I


A ce sujet, Gcoutons tun des
directeurs nl&mie de Sing-Sing,
P Comrnil 1


RECEPTION

II a et6 organism dans: les *Sa


. ..* Ions de Mr Bignon Pierre-


gFl m jipn3ant dit, 1 LuLouis et ivMadame une magnifm
Cette mnithode produisit.elle que rnat, dt-, option en 'honneur de
tention du d6tenu fix~e sur deq
1'eMet escompt, ? Nenni. Mal tentin du dson Ee ollenoe le President
gr& le. fouet don't l'application travaux utiles et ee lui don- et Madame Paul E Magloire..
inhiumainie conduisait parfois nant l'occasion de s'enthousias Y assistaient les personnali.
les detenus a la d ou a mner,. pendant ses heures de tis de note monde official,
la'mort, les insomunissions et loisir, a propos de sports ou bolitique et commercial.
wneme les. rebellions ont jolon_ d'autres normaux ;i sa than Nous en prenons occasion
'n6 l'histoire de Sing.Sing. cetD disparaitra g6ndralement pour presenter nos chaleureu'
11 ne semble pas, d'autre aprbs quelques annies. C'est lA ss f.licitations A ses distin
part, que-l'intimidation ait eu une loi de la nature humane guds amphytrions.
A jouer au point d'antrainer u- C'est pourquot je m'efforce d'as
.ne diminution des hotes de pet signer a mes prisonniers un '
t'Adure prison. C'est plutttiun travail qui les interesse. Clest ce les detenus font leuir parties
aeoroissement qui en fut .not4, aussi la raison pour laquelle. sur le terrain de jeu, pendant
du fait, qu'avec le' temps, deux J'eno.urage ces hormnes A '1 qu'ils parent de leurs champ'
d6tenus au lieu. d'un, 6taient dopter, pour occuper Jeurs loi- pions favors, qu'ils discutent
-erferms. dans chaque cellule. sirs, un passe.terrps qui ne les phrases d'un grand combat
cellule. Oette cQnstatation arra trouble pas l'ordre de la prison, de boxe ou 6changent leurs
cia aux naifs fonctionnaires de Et voilA pourquoi j'encourage vues, ils ne parent pas de
Sing.Sing la plainte suivante : le base-ball le football et tou.. leur iproces>, ils oublient la
.11 semble bien que la rigueur tes des autres forces d'exerci- longueur de leur peine, .


Samedi 22 DWcembre 1951



JR DE CASSATION


d'une m6connfaissance de la pa ordinaire
role pr6fonde du paPe C16ment ATTENDU que flans I'espn e
XI : < II ne suffit pas d'effra. c A s 'execution du juge
ymce, aprbs T'execution du juge
yer les honmues malhonnetep ment du tribunal civil de Port
par la menace de la peine il au-Prince du 10- Septembre
faut les rendre honntes, par 1949 ordonnant la communica.
son r6gime,devant cette faillite
un virement debord devint ine tion au demandeur en divorce
Viable. C'est l'initiative privie des lettres invoqudes, commune
qui en e^it la paternity. Des preuve de Ta reconciliation des
citoyenrs, .nt6ress6s, a la chose epoux, l'affaire no pouvait reve
publique, s'6tant forin6s en co nir Al'audience, etre entendue
mit6, se livrerent a une etude et jug6e, qu'apres la significa-
et a une enquete concernant tion d'ut acte d'avenir de 1'une
Sing.Sing. A la suite de quoi, des'parties a l1autre ; qu'en en
ils y firpnt progressivemeit fet, le jugement stis dit ayant
supprimner le fouet,introduirele eu pour effet d'ouvrir A nou.
tabac pour les d6tenus qui a- veau 1'instruction de 1'affaire,
vaient 'habiude de fumer, ta l'instancoe ne pouvait etre vala
blir le droit pour ous les pr-. blement reprise quIaprbs une'
sonniers de recevoir une visi- sommation d'audience enti&-
te au moins tous les six mois; reinent signifi6e ;-- i
et tout cela, malgre les v6h4 ATTENDU qu'A d6faut d'un
menes protestaion du person. tel acted, c'est. A tort que le
nel penitentiaire., premier juge a retenu et jug6
*I'affaire, en rejeant la fin de
Ces premiers pas 4tant faits, non recevoir de la recourante
on Qait d6sormais engage dans prise de la reconciliationn des e
Ia voix de la r~fornae profound ~poux, motif pris de ce que 16s
de la prison, bien aprbs, en ef- lettres invoqudes par elle A
fet, c'6tait )'ouverture d'une bi appi d sa fin d non rcevoi
bliotheqer grace d laquelle il eVoir n'ort pas & soumise au
fut perm.is aux d4tenus de lire tribunal ;- qu eee faisant, il
dans leurs cellules, de large
.bales ayant 6t6 preatablement
perches aux murs de Sing-Sing "

E Et'ce. n'etait encore rien. PANEGYRIQU
Des casques pour audtions ra '
diophoniques furent installs S'il faut se rappprter A l'opi-
dans les celluies. Aux person-. union d'un de ses biographies, il
nes 6trangbres & 1'dtpbliase 6tait: le ,prince des Orateurs
mint e tqui s'int6ressen aux clissiques cubains,, un veritable
prisonniers, il fu perntis de fai tribun.Sa parole mettait l'hom,
re des representations de films ne en contact, avec l'Infini. II
parlaDts e tdles conferences -A avait, au bout, des lMvres, le
leur intention. Les distractions mot qui convent a voix tait
le rent. 6galement, dans les rmo maitre, son gesto ad6quat. Le
yens de r6d&ucaion des d6te. .
nus.. .* : M I "
UNE MAGNIF1QUE. "


(Suite de la l6re page)
tririte le reproche qui lui est
adress6 d'avoir viold le droit
de defense de la demanderesse
au pourvoi et exc d6 ses pou-
voirs ;- :

PAR CES MOTIFS, la Cour,
sans qu'il soit ndcesaire d'exa-
miner les autres mloyens du
pourvoi, et sur les conclusions
oonformes du Ministere Public,
casse et anhule le jugemrent en
treprise ; ordonne la remise
d 1'amende consign6e et con.
damne le sieur Maurice Lamo.
the haux. dpens liquids A la
sontm e de .........'.....................
gourdes, en oe, non compris le
coot du pr6...sent arrit ; et,
pour 6tre jug6 ce que de droit,
.renvoie la cause et les parties
par devant le tribunal civil de
Petit Godve ;
Ainsi juge par Rodolphe Ba-
rau, Vice.President, Jean Bap-I
tiste Cin6as, Felix Chrri6, Le
run Cuvilly et Christihn Lapor
te, juge, en audience publique
du : 16 Octobre 1951 (191),
Adrien Douyon, Substitut Ge-
rard Pare comtnis greffier.

Critique de l'arret

A la demand en divorce pro
duite par le sieur Maurice La-
nrothe, l'epouse d6fenderesse
opposa une fin 'de non rece


des 6poux, resultant de diver-
ses lettres.

Sommnde de communiquer
ces dernieres la fenmne refusa;
elle fut condamnee A cette fin.
A la suite de 1'ex6cution du ju
geh-ent, drdonnant la conmu_.
nication de pieces, le mnri ob-
tint du tribunal civil de Port.
au-Prince, une decision par d6
faut, admettant la demand en
divorce.

La fenime d6nonga cette der
nibre A'la (our de Cassation,en
faisant valoir qu'aprbs la com.
munication de pieces, la cause
ne pouvait revenir A l'audieAce
qu'a la suite d'une somMnationm

La Cour supreme accueillit
ce imoyen, en considfrant'que-
selon la loi du 6 Mai 1949, A -
l'expiration .du d6lai de huitaL.
no pr6vue a la citation a comi
paraitre, la cause doit etre inm
truite et jug6e dans la forme
ordinaire Cet arrft a l'approba-
tion des juristes qui estiment
que la famille 6tant la base de-
la soci6t6 a droit, A toute la.
projection de la justice. II eu t6-
trop facile de la dissoudre si
l'une des parties pouvait obte_
nir toutes les faveurs A l'instr.
et au detriment Ie I'autre.
Heureugement ,la* Cour r6gu--


E DU DOCTEUR ANTONIO...-
(Suite de: la ,1re page)
feu lumineux de son -verbe in- bles professeurs, car le prefes-
tense ne s'dtait jamais soull6 sorat est une vocation. De Bus-
par 1'insulte out la diatribe. tamante Y Sirven'on peut dire'
Quiconque eut le privilege de qu'il poss6dait toute "les quali-
l'entendre une fois admiralat tds au'irnDliaue lettp carrro


toujours.
Bustamante Y Sirven ne res-
ta pas indifferent au rugisse-
ment des foules. Aimant sa
Patrie, d'un veritable amour,
planant au,dessus;:de toutes les
mesquineries, il ne s'6tait ja-
mais servi de son talent oratoi-
re pour pousser le people A la
revolte, comme le vulgaire ora-
teur de Carrefour.
Cependant, quand la clameur,
sourde d'abord, s'amplifiait, de
plus en plus, il n'a jamais man-
que de signaler, .avec courage,
les remedes salutaires.

II se fit entendre surtout dans
les Ath6ndes, les sales d'Etu-
des, les Academies, .toutes les
fois qu'il fut ndeesaire d'appor-
ter sa contribution ,A une oeu-
vre qui pot servir A la grandeur
de Cuba.
Aussi, un de ses compatrio-
tes a pu dire de loin avec raison
Au -milieu de la constellation
de tribuns qui firent la gloire
des Cuba,Bustamente y Sirven
brilla comme un soleil d'une
extraordinaire grandeur.

LE PROFESSEUR
Peu.d'hommes sent de vdrita-


car il s'y donna, passionn&e
ment pendant les cinquante
sept ans qu'il ensegna d l'Unt-
versit.

Avec joie,.il pridigua sa scien
ce, son amitid et ses encourage-
ment A tous ses 6lves, qui,
d'ann6e en ann6e, faisant figure
nouvelle lui donnaient I'illusion-
de rester toujours jeune.

De caractere came, il pr6f6-
rait la Tribune Acad6mique A.
toute autre. En Chaire, il expo--
sait ses idd6es de fagon incom-
parable.- II enseigna avec une
am6nit, merveilleuse, prati-
quant la mdthode d'instriure ea.
amusant.
Son enseignement A 1'Univer-
site eut pour base fondamenta-
le, sa conception de l'avocat moe
derne.



MOTIFS D'ESPOIR

Si vous n'achetez pas un
billet ou un coupon de la
Loteire de I'Etat Haitien;
quels motifs aurez vous-
d'esp6rer en ces temps de-
vie chAr, -t de struggle for-


I


voir tire de la reconciliation latrice est la etveille.