Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NB...

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Title:
Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NBS from U.FL microfilm; UF/LLMC split costs)
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
1789-1804 only,
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1789-
General Note:
U. Fl. Microfilm

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
ILLMC
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31773
System ID:
AA00000839:00014


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Noous doomuie autorisas ai prdvenir nos souciipteurs qu'A darer du 7 )vo6se an S, le .I!oii.toe est le euI Jour)tal offiecet.

t ,. yVendredi, 1 ~i pluvi" e an I de la Rpublque ( 2t 1 jitnvir i 803.)


responsables de leur service, et leuis functions et minction et designation patticulieres de toutes
A U Ro attributions derneurent fixes ainsi qu'il cst dit cclles qui auront ele revues en conuseiqucc do'
ci-apres. l tinle XII.
A L L E M A G NV E. s a c T o N I XIX. Apres la reception elles seront transporters
.ienne, le 5 janvir ( 15 niose. Du directeur. par le tforrtiseur dais la place qui se trouvera ca
e I. re direrges sera tn de fe e tes le plus A port de 1A forge et de la
Sen to dII Le direcssteur des forges sera enu defes f garde tilere de ce
detain que S. M. I'imperatrice relevera lesansunevisite gene:rle e toutesles tforaes et ou plce recevra cofmne dp ii en fa son
rk, couches ; i y aura grand gala a la court a" >eaux travaillans pour lartillema, complis dans eiu an bas du procks-verbal tie ^ception, et ce
e .janvier leg arrondissemens des forges ;unins qu it ne
It occasion. les arondissement des cot rgaes, f n momas qu it ne vise do sous-ldiecteur des torgcs servi au
/ek, le 4 jcanvier ( e4 nivete Vitve e6ralo, ii pourra rea dp edmecoi e pal- ent du ournisseur, tant pour les fers qie
I.ette h)slt 4 "'wal il"iv po rra faire encoreapour le transport.
Lt gouvernement danois est occupy depuis la d'extraordinaires quand les drconstances Iexige- X. I sera ait quatre esptiitions du process.
minCe dlerniere purger le village de Facken- ront, hours le terns consacrb aux tournees. Sa rest- verbal une pour le nmtistre unte pour le for-
bourg, site sur notre hfontiere, de tous les dence est I)ari. nisseur une aute pour le directear d'artillerie d
Paendians et mauvais sujets. On y a envoy une 111. It sera charge de recevOir les ordres du la place o6 se feraile depot la quatriemre pou
t.,Id;.,i iide police, et-un d&tachement de dra- ministry, de les transmettre dans les differens le sous-directeur des lorges.
ous et de chasseurs; la premiere est charge a:rondssemenS ou etablissemens, de veillet a lear XXI. Le garde d'aitillere ,depositaire des fers
dl e des visites doniciliaires d'ariter les execution et d'n i. ndre comnte. les liendia dans un mrgasin a part,si aire s
vagabonds, et de bannir Ies suspects d p'a)s IV. Pendant ses tournees cs ordres ir6nt d- peut et toujours pres tae emsis au ss- direct
ilt la simtie etait depuis quelque tens corn- rectement du miuistre aux sous-directeurs qui les teur des forges a sa premiere requisition, 11 en fa
li-ne. executeront d. suite et en inlormeront le plus tnention sur scs tats de situItion dans un article
Carbruthe ,le 3 janvier ( 23 nivr'. ) proVptecnit possible e directeur. i part ssus le titlh e def r apparlenans d la direct
V. 11 proposera au ministry les marches quii'l tion d, fot ges.
Lti margrave, notre souverain pour se con- croira convenables; mais il n'en concluera aucun, XXII. Le directeur de I'arsnal-auquel ces fer
former au desire du Gouveirnemeiut francais soc-e a momls qu'il n'ait requ de lui une autotis.,tion auront ete destines sur I'avis qu'il recevradu sous
C,,I de 'augmentation de son 6tat militaire, spciale a cet effect. idirecteur dcs toiges, qu'ils sont pt&ts A lui &tr
ui se o propose e porter asse, ta hopar es.nr6 seC T i N I ~ livr s avisera aux moyecs de les faire transporter
seta prde a ceu assured npar enro- e il teta crannatre au sous-directeur des fore
enemt volontaire que par une espece de cons- Des soys-diecteurs autres ofliiers et employes. celui qu'il aura charge de les ptendre pour qu'ille
itp.,n enilitaire dnt cepentdit les bases ne VI. La residence des sous-directiurs sera AC har- lui lasse remettre.
irdnt pises sons er commandeer t oute c tef du leville ou Mezieres, pour I'arrondissemernt-des Ar- XXI. Le sous-directeur des forges previendr
prnet roises son l com marrdemeie mme clui dennes; 6 Metz ou Sarrebruck potlr celui des forges le directecu d'artilleaie de la quantity ei des espece
prnce Louis, his du a Paris.O t dime a! de la Moselle et de la Sarre, et Turin pour de fers appartenans la direction des forgess,qu'i
elt de retour dipuis peu de Paris. On dit ausMseinpourtga -;po'leg en
ue des officers pies s ont charges de 'or- celui du Piemont. La residence des officers em- tirera successivement des nagans, pour le en
gquedon fer du soin d'exercer cs troupe es. Le ployes aux forges et des contr6leurs, leur sera voyer h leur destination.
,i.1ta~. s'1tant adress a ce sujert .u roi de"russe, indique par les sous-directeurs, selon les besoins XXIV. Si les moycns detransport se trouvaien
erua eu une raponse tr&-satistaisante. et les ordres du directeur. pros, les fers pourraient Stre inleves de la fig
ea ue rpoe trs-taisate. V1. Les functions des sos-directeurs offers meme ausstotr r a re tion our rr


I T A L I E.
Fmnlre., le 31 dicembre ( io nivoe. )
I. a ito donni officiellement connaissance au
gouvernement de ce pays, de la nomination du
conte de Bissingen ai a place de commissaire pld-
nipotentiaire et chef du gouvernemenu lui-meme.
On croit quincessammnent il sera procede a F'or-
ga niatinon des provi,unces de ce pays, suspendue de-
pUis quelques mois.
1 N T E R I E U R.
Bret 'le 1 Itivose.
SON excellence le geiiralissime prince de la Paix,
y oulantitemoigner combien ont etc agireabies a sa
tnajstecatholilue les soihs re'idus par les relig;euses
hospitalieres de cette ville aux malades des equi-
paaes de son armte navale pendant tout le tens
qitiulle y a sijourne vient de leur laite present,
par I'oigane du chevalier Roubaud intendant des
arnees de terre, ern counmmision A Paris, de la
onmme de 5ooo fr. coamme une marque de recon-
paiseance de la part de sa najesid.

Paris, le 3o nivose.
M Latour d'Auvergne Lauragais 6v8que
'Anasi, vient d'ordoniie un service soleinel pour
it gertnr.Al Leclerc.
SACIES DU GOUVERNEMENT.


c. Paris, le 927 nivoss an It.
c. .t~^ t CoriUtL.; DE LA REPUBmLov'c., sur le rapport
c. duriinistre de la marine et des coolnies, le conseil-
c' ~Cutat entendu, asrrtent:
* Art.IF. A compterdu I' e I vendleiaire an 1 ,
t notiobstant routes dispositions contraires les
UI~i"ers.ci a.11iis umptoyes civil de la marine, joui-
mOrD de la' tilit des appointemens qui leur ssnt
ts p.d pr I'airrt dii 7 thermidor an 8.
I LU. nilinre .i lia marine et des colonies
SU ("'i de IC'exKLuron du present arrtr, qui
st6ri' au filletiri des loip.
e' Le p, L rmir ri iinsul, sigsdi, BONAPARTE.
Part:k premier consul,
t. Le ,'itai a-.i'etat, signc -H. B. MAtMr.i
t sp ,il-C iin ,l, e 27 nivusc an r ,
le S Itn'1Fir lf qur les Forges de rartillerie.
ir I.Fl t1 uIsl'StS Or LA r~,riuuiIi.l i .1 sur le '~lp-
PL ut" di n,-Iirc de Ia ,ui''' ,.le conseil-d'etat

TITRE PR E MI,E R.

A' t 1 .,c"TF I 'lE S Ii E.
S AtBt. ti' Jitop ii 'i leu forge esct distinct
et- enr ttout ind.:priu,-idi;e d.-; asutres direc-
S' i',ill; c. Le >.lhi(.ic r- tr <.-!ip ,..c Aoalt


et contoleurs employes daus les forges cmrpren-
dront, rU la distribution des commander ; 2o la
surveillance des travaux; 3o' les receptions; 40 les
comptes a rendre.
VIII. Les sous-directeurs scront charges, dans
leurs arnondissemens, de faire connaitre aux rmai-
tres des forges les commandes qu'ils auront a rem-
plir. Ils repondront de lexecutin ponctuelle de
routes les clauses .tes marclis dont copies leur
seront envoyees A cet effet.
IX. Ces cominandes ne pourront s'executer que
dans les ateliers designs dans les marches, a momns
d'une autorisation special du ministry pour en
employer d'autees. Les maitres des forges seront
tenus le prevenir d'avance te sous-directeur du
teams ou ils commencerdnt a y-trava4iter.
X. Aussit6t apr&s 'assieite des commander, le
sous-directeur assigiera a chacun des officers et
controlcurs enmplotes sous ses ordrcs, les etablis-
semens qu'il aura a survciller particulidrenent.
XI. Les officers seront charges de maintenir dans
les travaux activity necessaire et seront, en outre,
responsables de I'exactitude des formes et des diimn-
sions des fers Iorgts et cou'es.
XII. Les countleurs repondront de la bonne
quality des fers forges et coules.
T I T R E I I.
Des receptions.
XIII. Tnutes les receptions se front par le
sons-directeur de l'arroidiasement assist par
I'otiicier charge sp&cialement de ta surveillance
de I'etablissieent o ellces auront lieu et par le
contr6leur. Les 6preuves A faire stbir aux feis
seront hxees ci-apr&s.
XIV. Les iceptions des fers forgsa se front
dans les forges mnemes of ils auront t&6 con-
fectionnes.
XV. Toutes les pieces recueg seront ninarqotes
sur-le champ de trois ponrcons: cefui du sous-
directeur de. 'arrondissementc celou du maitre
de forge ct celui du contrdleur; ce dernier sera
personnelletent respousable de ses receptions,
et condamneld a ,i~ t n amended d'iun frani:'par cha-
que piece de fer qui rarquie de son pI-iini .
se air ensuite reconniue de nmattaise quality.
XVI. Le contr&ieur ne pourta 6tret .l.ie de
mettre -son ..in.. in sur aticure piece qui te lut
parailtait point tecevable, quand mnime le sous-
djrccteur setait dune opinion contraire.
XVII. Le sous-directeur sera libre de recevoir
s'l le juge A propose, unt ou plusieuis pieces
:Ihi:,:.. par le- contrleur, il y tera nitetre son
pbincon et celui du maitp ide forges. Le con-
tr'.l.lii sera declargt alors de la responsabilite,
qui retombera sur le sous-directeur.
XV'IIl DWs que les pieces auout eitt rescues,
il seia dress pi',c-s-veibal de leuIs spees de
.litta aolbre it dei Ieurs poids. II y sera fait


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conduits A leur destination. Le recu du conduc-
teur charge des voitures, faith au bas du proces-
verbal et vise par le sous-directeur des lrges.
servirait au pavement du fournisseur; dans ce
cas, il ne serait fait que trois expeditions ldu
proces-verbal de reception : une pout le ni-
nistre, une pour le fournisseur la troisienme pour
le sous-directeur des forges.
XXV. Lorsque les directeurs d'arsenaux trouve-
ront des pieces non recevables dans les etivois qui
leur seront faits, ils les renverront apres y avoir
fait mettre une marque quhls teront connaitre an
sous-directeur des forges, avec les motifs de rejet
signs d'eux et des ofhciets d'ouviicre employes a
l'arsenal; elles seront rem)placces piovisoiremeut.
Si le maitre de torges contestait la validirt cs
motils de rebut, les pieces seront consuivees jus-
qu'i l'arrivec qui nommerait des experts pour les examiner et
jugerait la contestation. Si le jugementt esi en avOur
des maities de toiges, lelees tes seront revoy-s a
I'asefial ; s'il leur est coniaile.'Je prix, aibi q.e
les hais de traosport, seioum a la charge du ttuf -
'iis:cuir.
XXVI. Les fers cqulds auront la marque dtr
mare de forges. Leuis receptions se fetont dans
la place qui sa trouvera e nmneme tesus le plus a
portee du fournean et de leur destination picsu-
rnde. On y suivra les proc6d& oidonn6s par le rt-
gleinent du a3 urars 1775. Las frais de transport
pour les iubuisse ont pour 1'alle4 et le retour, a la:
charge du lJurniiscur.
XXVII. Si les projectiles recus out uoe destina-
tion arrit&ee, il seront deposes entire les mains
du garde d'artillcrie de la place oi la reception aura
et6 faite, avec les formalites qui aurout 41i pres-
crites ci-dessis pour les fers forigs.
XXVIJI. S'ils n'ont aucune destination fixe hor
'de la tiception its seront rem;is dfinitivemtent au
garde d'atillerie de la place oi0 la reception aura etc,
taite. Le sous-directeur de I'armondissoment des
forges en dnnneta avis au ditecteur d'artilletri
don't cetec place dependra.
XXIX. Si le directear-ul'artjilerie ne trouvait
point ces les coules de qualte cin.rv. u-,I.'e il le-
rait counaitre u sous-diiecteur des forges les dd-
lauts qu'il y trouverait; et dans Je cas o06lsls ne
pouraitent parvenir a s'accorder, les pit Ii:IIlI ea
Itige seraienit deposeis dns deslieux depars de
maniere a ne pouvoir tre c.fiJ,,ii avec dau-
tres ; 'inspecteur-gendral d Ijrallrri. 1ors ide sa
tournee jugerait ra contestatiot),
XXX. Lts lets forges ou coCuls sIront lors des
tie eptiun? et pouront itfre Ti,,.l,' j ';ij:i. )i tla fa-
brication strJim s aux <1 .' '.:'. ,"Iiva.'. :
Le fer car-e sera prou.'e par II tlaautdage, o
ensuite p!ie A oupS de t&matteau sut hi piauie i,
raude; le fer desune pour bn6dagP sets psa
pour recevoir lecl ous a ceili ,ui doit u: ~r, 1


r;rri--Y.~--L`E~------- I -~L1 IC


~l~------Luri-sl-crur-Ll~i~i-rr~-su-L-3;


GAZETTE NA PJl'JALE otr L MONi ,IJrUI' UN iVERSELt


C.
F













0"iJ cpT'J)TIUv par le sou, ae. TouCe espece dc fei
s cpIlUuvtra en Ie chanlgeant d'chlitiltln.
Les pieces platinles ci. ebaiuchees sctont cassces
it leur cxtrtiit.i A cet eflet clcs auront uiie
loIuueur supr'icure i cell nIc saire h leur en-
plot. ,-'
Cells dbauchlies on il v auia des talons releves,
selrnt piouvees patliculierement pour s'assurer
que le Icr est bien soude i la paitie du talon.
Les boulets sciont eprouves par le rebattage qui
sera ait, suivant les rglernens du 23 mars 1775 ,
tn pieseuce de i'olicier charge de la surveillance
du fourneau.
I.es projectiles creux seront eprouves en les mar-
tillarit autour de l'oil i l'effet de decouvrir les
cavltes interieutes qui pourraient y exister et en
essayant s'ils resistent lIexplosion' des quantit6s de
poudre fixes pour chaque calibre. Toutes ces
epreuves seront taites sur quelques pieces prises
au hasard dans le nombre de cells a iecevoir des
dilierentes especes.
.T1 TRE I I.
Des coImpes d Clndte.
XXXI. Les officers charges de la surveillance
des etablissemens rendront ous les mois, au sous-
directeur de l'arrondissement c6mpte des travaux
qu'ils sont charges de suiveiller.
XXXII. Les sous-directeurs des arrondissemens
enverrout tous les mois au diejcteur des forges
des etats representant la totality des commander
existantes dans leur arrondissement, celles qui sont
exdcutees ce qui reste a faie lea expeditions


I '1i auInnt eu liu, la destination des objets e:pe-
dies cc iti iestc cii d p6t., t c iu-ci ie adis-
beta Ia'crtjsl ble t,1 iinidstie de la g uerr et au
picuier iisp ecteur-g,'ijtdtl lde 'artillcs ic.
Penldant clje Ie directIeur sera en tourrnt- les
sous-dircctcurs envcrronu t c.es ,ctats ditCirccttli lt a.
niinitstei et au prnillcr inspectcur-gl nral -1 dI I'ri
lillerie. Its renldront aux inspccteurs-giticiaux d '.S
illerie lors de Icurs inspections tout les conipt1Cs
qu'ils leur deaniuderont.
XXXIII. Les ol-icieis qui se tiouveront deta-
ches dans qucilues 6tabliss,:mens paiticulicis en
vertu de I'alt. IV du titre I'1, enveirout au di-
recteur des forges et en son absence au ininistre
de la guerre et. au premier inspecteur les deats
mentionnes dans I'aitticle precedent.

TITRE I V.
Dispositions ginerales.
XXXIV. Le ril;nistre de la guerre fixera ,tou
les aus, pour chitcune des forges employees at
service de l'artillerie, les prix des diflerens Ibjet
qu elle s'engagera a lui fouriir ; et c'est d'apris ces
prix que le paiement des fournitures faites ser;
eflcctue pendant I'annee.
XXXV. tLi mnuistre de la guerre est charge
de I'execution du present arrnte, qui scra inser
au Bulletin des lois.
Le premier consul, sign BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secrtiaire-d 'tiat, slgni, H. B. MARET,


Paris le- 27 lUnii;se, an ir,
-LlS CONSULS DIE LA R11PiUBLiouE, U r It rapport
du Illinistre de lint6iieur le conseil-d'itat enteidu,
arretent :
Art. l[. La donation laite.aux pauvres deSte-Ur
sanne, department du Haut-lihin, l pt Jean-lacues
SKellcr ci-devant prevot du Chapitre de cetteville
S8suivant un acte enl date ih Ie brudnaire ,an i
passe devant Faviot, notaire, et consisrtat ell ule
redevance en ble avoinie, pois et bois, ensu-
ble la xenoiiciation taite au profit desdits i..,u
Sje 19 vent6se an to i tous droits et action! 1,1
elite redevance, par madatlaie Marie M, i, i..5
e Keller, spouse autoris6e du citoyer i 1,,,,,.
Xavier Theubet, president du tribunal civil du
4e ar-ondissement du dcdpaiteent du Haut-llintij
Maiie-Frangoise Keller Cpouse auorisc deJ ean-
Georges QuiqUucay maire de Porentluy; Jean-
Jacques et Conrard -Joseph Keller, Marie-Anne
s et Marie Therese Keller tous freies. et seuls
agissant .au nom de Marie Thlrese Keller, leur
s seur seront acceptees par le bureau de bienfi.
s sance dans les proportions des parts et portions
Spour lesquelles les ci-dessus duoinonms sonthabt-
les a se porter heritiers.
II. Dans les cas ou les autres heritiers du do-
nateur consentiraient a abandonuer aussi aux
pauvres de Sainte-Ursanne les portions auxquelles
ils pretendent avoir droit dans les objets conrpo-
sant la donation don't il s'agit, le bureau de bion-
faisance est egalement autorise a les accepted: dans
le cas au contlaire ou ils persistcraient dans leur


P R E F E C T U R E


TA B L E A U general des Naissances .Inai,gcs Divorces


R,'connaissancc et Adoptions d'enfans, ,


Cr- .-,-r-' ~T'_~cl~ m~~iiR~~rs~


ARRONDISSEMENTT

C OMn UN AL

D E PARIS.


I 0 I S


Vendeminiaie .......... .
Fl umaire..............
F'inciree...............
N i se. . .
Pluvs. .............
Ventose.............. .
Germinal...............
Florial...... ........
Prairial................
Messidor........ ......
Thermiidor............
Fructidoret jours comll".


SA domicile...
Aux Hospices.
S A la Mogue .


ToTIAUX de IFannee pour
Paris........... ....


A U X


N A I S S A N C E S.
e-"" TOTAL

ENFANS NES DE MARRIAGE. F ENFANS NES HORS MARRIAGE
__ -c GENERAL.
Alscu I iniin. TO L. as i. Ftnil TorAL.


776q
224
...*,..,


7993


544
542
64
6 .i
646
641
622
654
588
575
617
669


7333
193





7526


1183
1 15.1
1257
1242
1324
1333
1316
1337
1164
1193
1237
1371


1510o2

417


e.......


155i9


D UO MI C 1 L S.


ACTES


de
de de d
reconlais-
ra.tiages divorces. s"nci adoption-
d'cltails.


- TI I I I 11


157
164
2608
153.
185
166
189

'97
168
169
146
185


2087
662


2749


2062
6FS


312
313
39.
35o
340.
359
382
371
336
324
313
358


4149
1350
...o ...,


2 75o 5499


1464
1648
1592
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1692
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S 0 U S R F E C T U R ES DE


Saint-Denis... 746 687 i'33 45 .81 514, 3Go
Report
des hospices.. I ...... 5 i .


Sceaux...... .677 68 o5 8 5 3 3i 3x6
r- isReport I
des hospices. I ....... .. .. ...


!. \tlx de 1'aunne aux
...us-prfectures .. 145 t35 740 49 55 o4 2844 676
:~_________ i ____ ....---- ----. i

TOTAL G A[I .\.. |
",..ua tout le ,1pat.,.-i iii. 9418 8841 18259 2798 2805 5603 23862 530


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DE LA


S EIN E.


Dich qui ont e lieu dan le diartement de la Seine pendant an to de ia Republique franlaie.,


M.O I S.


Vcndeinti lir e .... ......... .
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S1N" i,&' ..... .... ..
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Sen i ... .......... .
Ventrese...........
VCidritas.. ............


Praiial........ ....
nMessidor,...... ..-.
T ihermidor. ...:......
rnctidor etjours conpl.es,








TOtAL de F'aiifie aux
hospices de Par-is.....


A U X H O S P I C E S.


N AIS S A N CE S.


t1FAsNS fNS DE 'AlARIAGE. tENFAhS NIS -IHORSIMARIAGE'


Masculine. FCmniuit. TOTAL. laU lii. mli. TOTAL.


23
15
17
20
so

27



183
13
23
13


15
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14
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11t
'4
17
15









193


38
59
58
61
62
72
75
64
45
42
40
46


8o
Its
,1 1 .

140
i3o
144
137
128


, 92
86
86


TOTAL


GENERAL.




I rS
S148
'48

174
162
189
175
178
116
119
1,26
114


1I767


A LA MORGUE.


D t C t'S.



M-sculin. Femiiniu. TOTAL.


308 256
288 267
336 lg95
366 373
398 387
357 347
357 381
363 309
351 264
240 174
233 204
375 3ir









3972 3568


564
555
631
739
785
704
738
672.
6W5
414
437
686


ID C S.



Masculin. FtFiini. TOTAL.


7540 145


6








7
2
12


"- ',*
3
5


47


to


7
7
-6






; 25


21


AI N T-D E N I S E T S


C E.A UX.


4
II,- I


St,, .




L -tN,.I AL I
l JI' 'ii r ridepi't rICin.


2 .,, .5 5 ro '- 7'7 5 244



193 4!9 G6, 6 'r 136o 1779 4699 3812


A Paris e 20o nIivose ait Iu- Jd;. I. Rpublique fianciise.


E T ME J A .


- ----~-------I-----^
--- --


------


--- -"


GI


------------------- ~~, -----------------------~-- .L-I~LI


-- I_---L-~_-


-~-~--L_--_ _i


___


_~_ ~I---IJII=LU---YI~


itefu', e contestaUtionus seront rdugles dans lesh rIsque le passemnent de ladite rente est efectu
,.., pir.scttes par 'arrt du 7 tiessidor anl 9. dans les six premiers rmois de son echeance, de
I. Leirodit ide la donation (etaenpploye, c- payer cette rente au bureau de bienftisance dce
i,. ,I'I.nt aILux inItentions (Iu di n Ii' au ...I t Mons sous le. conditions : lo que cette admi-
.rirnt des pauvies de la ville de Saiiite-Ursarnie ti, s ltatio n en acceptera le rernboursemnent au noni
et adminiastr1 cotitortuiment aux lois et tegletnens :'tles pauvres de cette ville, aux prix de 4,5,000 fr.,
relatifs aux dtablissemens de bienfaisance. pour I'extinction taiit du capital que des intir6ts
IV. E cas de rnboueen de tout oparti arrieles ; 2o que ledit remboursement s'eflectuern
IV. En cas de reutbousementit de tout ou pattie en eux trnis; savor 24,000 In. au rOtlet
,1 I reevanc, la liquidation e sedex tenes; savo: 4,000 f. a moment
It relevance a quidation en sera ite, ainsi o it aura tde autorise par le Gouvernement,
,i,' est presrit par la loi du g9 decembre 79go, et 21, oou fr. i-I'expiration des dix-buit mois sui-
.po tle nontant du capital renboursable etre em- pdn lesul debiur sr
po en acquisition de renters sar l'Etat. .. vans pendant. lesquels le debiteur sera tenu de
py.Le cn uisitre de irenn s t a d pa)er les interets de cette derniere some a
V. ,Le ministre de Finterieur est charge. de raison de cinq pour cent par at, sera accepted
l'execution du present arrte, qui sera insere ad par le bureau de bienfaisance, qui est autorise
Bulletin des lois. ;i passer tous les attes nicessaires a cet eflet.
I Lrpiemierconsulso signui,BONAPArrE. I. Les 45,000 ft. resultans dudit rembourse-
S Par le premier consul, merit, seront emplo)6s en acquisition de rentes
Le secret ai ,,ii.r t sigtl, HT. B. NMARET. sur i'Etat, au moment de chaque remboursemenut.
Of__ ____ '.._ III. 'Le ministrede 'iinal iie est charge de P'eSd-
cuuon du present arrete, qui sera insedr au Bulletin
S Paris, le 22 nfivuse an tr. des lois.
' ]ES CoNS!ILS b)E LA R]I:EPUBLI'r n suIr le rapport Le premier consul, signed BONAPARTE.
du minimsre de l'interieurD. Par le premier consul,
Vui. lavis d(u conite consultatif de l'arron- Jec ritai c-d'ctat, signed, B. N. Matr.
*Jd s:,.entr de Mons, du 6 frimaire an Itr ;
jo Celui du pr fet du department deJemmappes, Paris, le 22 nivose an I1.
Sdut du mme mois ; Lr.s CONSULS DE LA REPUBLIQLIE sur le rapport
Le conseil-d'tat entendu, arretent: du minist e de Fintrieur le conseil-d'6tat enteudu,.
Art, 1er. L'offre fate par un citoyen dbbiteur anrrent:
enIers la Lepublique, d'une rente non dkcou- Art. Ir. Le contract de rente de 1 liv. 3 sols, au
.vrte, de 4,900 livres, argent du ci-devant Hai- capital de 223 liv. tournois consenii par Alexis
nault, reductible a 4,500 lives memne umounaie, Poncet, boucher Trevoux, par acte du 2o juin


r~o/ Er~I~o


i;3, pass. devant Charles, ,oltar,,, au ;r1ltI
de jean-Louis Cnich.rdc, et dn,'l I.i donation est
faite par ce dernier 'll't h.pi, ldeTrevoux d&-
partement de. 'Ain pzr acte passe levant Cllui-
nageue, uotaire !e i0 pluviose ant 10
Les trois legs faits a ce rnene hospice, le.pte-
mier de 60o liv., par Louise Cauvet par acte
pass le le ventose an 9 devant Guingardd n-
taire; .
Le second de ,5o fr., par Matlie Sangouar ,
veuVe Comtois fenmme de Pierre Pradinot, 'ui-
vant son sestament d-u3 brutnaire an ro, 1reu
par le mnnte notaire;
Le troisieme de too fr. par Maiie-Claudine
Pernet, veuve de Juan-Nicolas Seiji l. ainsi q'itil
rssulte ccd son testament du 24 pluviose an ;l,
pass devant le nmdne notairet ,
Seront accepts par la commission adniatistra-
live dudit hospice.
SII. En cas d'apposition soit de la part du r!dbi-
teur de la rente, soit de Ja'part des hhiticrs des
testatrices, ladite commisniort administrative se lera
autoriser, conforruemelent i. 'airrt du 7 nessi lot
an 9, i poursuivre jit.lJ.i.iitic.i. nt je pioduit des
dispositions faites en faveur dudt hospice.
1!I. Le montant des trois derniets legs sesa
employee par elle en acquisition de rentes sur
l'Etat.
IV. Le ministre de Iinttieeur estthargcde te 1',-
.cution du present arr&td, qui sera. iieseie an. Bd
letin des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTn.
Par le premier consul.
Le secietaue-d'etat sign, H. B, MaIt'..:


487













B IEN A ISANNC S.
Fin dat rapport du cit, Al. Montmorency, secritaire dtu
comrtt des soupes dconvmiques, sur les trtavaux
du tyomite pIchdant l'an io, itn I'assembrlie ge-
erale des souseriptetss le i(i brurnatte an t 1.
Nous reluserions-nous i la consolation de vous
faire-nccore entendre uti passage intieessant du
rapport dc nos co!legues commuissaires ? Apres
li.ous avoir expose avec franchise les imperfec-
tions que nous avions a corniger, ils coutiuuatient
ainsi
Souvent meme au sortir d'un fourneau op
i nous avions goute une soupe qui ne nous
is plaisait pas les panvres rassembles a la porte
io nous vantaient l'excellence-de cette tnmme soupe,
tl en nous disant qu'ils seraient fort heureux d'en
a trouver toujours de semblable chez eux. I!s
nous poursuivaient avec acclamation pour nous
,, demauder des cartes. Ils nous nommaient leurs
' sauvears, leus peres nourriciers etc. ctc, "
C'est dans de pareils temoignages que seront
toujours votre recompense'et la notre pour tous
les legers sacrifices que nous avons pu fire,
votre reponse et la notre a tous reux qui, s'en-
tetatit centre I'expcrience voudralerit encore me-
Connaltre l'utiliie de ce gcnre de secours. Placons
a c~e1 la douce satishction de fair distribuer
gratuitemedt aux plus indigens a de, cartes
laissees par les souscpsijt-;:, notre disposition,
ca outre de celics qui taicti regulieieient
donnees a chaque bureau dc biernaisaice pendant
le premier mois de l'ouverture des fjurneaux ,
et, qui, vu le grand noinbre des nouveaux
fourneaux etablis, n'ont pas laisse de montter i
tune somme considerable. Une autre mesule du
mrnee genre trouvera naturellement ici sa place.
Nous devons nous filiciter d'avoic contrlbu ,
pour notre faible part, A rendre t la bientaisance
'1ne dt ses directions les plus natureles et qu'un
grad aveuglement a pu seul detourner. Le 5
pluviose, nous avons adresse aux principaux mi-
oistres du cult, dans la capital, 46ux prospec-
tus et cent cartes pour les indigens. Leurs repon-
ses reconnaissantes et leur bonne volonte a nous
seconder nous out prouv' que nous ne nous
etiois pas troinpes sur cette alliance si convena-
ble de la religion avec la bienfaisance.
Nous vous avons conduits jusqu'A une epoque
raipiochee de celle ou nos distibutions avatent
cese I'anrune pric&dente. Des-lots, nous n'aurions
pas craint de paraitre devaut vous', sans avoir
renipli vo intentions. Nous atirions eu la con-
fiance d'avoir fouini complettepent notre carrier ;
mais elle devait se prolonger tant qu'il tnous
restait quelueques oyens d'etre utiles, et sur-tout
dans 'un de ces moniens critiques, ofi les espe-
ranceCs d'une heureuse r&eclte n patient pas e,,core
rialisees oh les soins de la prevoyance n'.ivaient
pas pu avoir tout leur effet : les simples lois de
la prudence nous interdisaient de suspendre subi-
teuent routes nos distributions, sans corisulter
lesd.positaires de I'autorite charge de vwiller aux
premiers inst&rts des pauvres. Le Gouvernenient
uous avait deja donned plus d'une preuve de-son
opinionn sur utilityd de nos tavaux et du prix
q'il attebahit a leurs success. Le cit. prifft du
department a qui nous devons d'etre reunis ici.
t'avait cess6 de nous seconder avec le z-le que
nous devious attlndre tout r-la-iois d'un collkue
et d'un magistrar si constamnient devoud au bi e
public. Le consil gt*niral des hospices, place a
la source premiere de tous les canaux par !eslqiels
3a bienfaisance publiqau doit se ritpadie l.tas
tenceintte do cette v.ste capital le cuonsil g'-
ntiral des hospices. don't plusicurs nietsmLres sont
sos principaux cooperateurs, nous avail bonouis
par des temoignagcs de faith, plus flatteuts que
tous les ldoges, en dicidant que 1es s'coluis, extra-
ordinaires distributes d le cuts de Iliivet,
seraient employs pour la plus grade portie,
tni buots de soupes. Le inimnstre de l'itirieur,
protecteur-constant de nos efloits; s'occupait de
craliser le paiement'des soinres sui lesquelles il
nous avait pertutis de coinCei.
i 1 nous annonlsa d'auues londs vers la fin de
fliUral, lorsque nsous i'eufims prevenu de iotte
intention de suspend le nos li-iibiuli..,os: II dhIsira
qu'elles cottituassent pendant les uiois suivans,
tt mit a ce;t eflet, a la disposition du cotaseil
gbncral des hospices,uni premier loIndi de 3o,o0 ftr.
'!tjui devait &te employee cn bons de soupes et
successivement renooavell suivant q(ue leIt'I. oinr-
prolongeraient. Les intentions dI nAininrie ,Ir'
i~i replies. Tonos lnos u,.n.iU:-X II.piiit ou
nace redoublerent leur activity. Or aurait peine
a croirecotubien ilsdistribuerent derations, pendant
tles trois mois suivans de prairial messi orj er
theinnidor. Jamais le concourse des i!lligens n avait
dit plus enspresse, ii leur satisfaction plpus gene-
ralement etprimee. "j
Ce ne fut qu'a la fin de thermidor, quer 'nous
tcvinmes a l'cxicution d'une measure qui a. ~rtte
jofloue de I'aune n'avait plus ls irtemei. inut i
veniens ct don't la sagesse nous etatt deoiontree
tpa plusieurs considerations ,reunies 'experience
ece l'ann6e pricedente, 1'intreat de nos finances
4t plhusque tout, le principle ~eniucl de romptte


418

qucipiefois des habitudes qui trop prolongees,
poiuiaie, int i pit des mtilleures luteltAons ,
servir d'slnoutagcment A lia parcsse la niCessite
de fire app)ecier, par la pnvation mnme aux
vrdis pauvres, iU gemre de secours qu'ilspeuvent
si lacilennt se procurer par leur piopres eobits.
Dans la premiere qulnzaile de fructidor, tous
les fournaux ont ete terms successiveu.ent. Pour les
details die execution, coinnic pour quelques autres
nesures d'conoie ie et d'arnelioration, auxquelles
le teams de la suspension pett 6tre utilement
employee nous nous en sommes remis a la pru-
dence des directeurs particuliors, qui n'a jamais
trompe notre cojfiance.
Dans une de ses dernieres seances (le 6 fructidor)
le conmit6 accept l'offre d'un local pour les
soupes, A Ih6tel de Pols rue des SS. Peres,
dans un novel btablissement qui se forme sous
d'heureux auspices, ettpar les sois de notre college
D)uqur-noy maiie du toe. arroradissemnnt, pour
y reunir tous les divers scours riclamies.p~r Jes
besoins les plus pressans de humanityte, des ccolea,
des travaux, une consultation grituite. 1.e tfur-
neau qui viendra compliter cette utile reunion
remplacera celui qi etait place au passage des
Filles-Saite-Marie rue du Bacq. Le comite arreta
aussi qufil en serait fond un utre d'ici river,
an Gros Caillou, dais sa maison du'bureau de
bienfaisance .des invalides, sour la direction des
citoyens Caraman et Bourriat.
A l'epoque de la Jlture, citoyens souscripteurs,
nuous auzions song a vous reunir, si quelques se-
naines n'avaicnt pas ete necessaires pour achever
la reddition des competes particuliers et la forma-
tion du compete general du. tresorier qui vous sera
present et dans kequel vous reconnaitrez tout ce
que notre institution doit cliaque jour au dCvoie-
ment infatigabie du nmime home qui a si puis-
sammelnt contribue A la naturaliser dans la ville de
Paris. D'ailleurs nous avons pens6 que la saison
plus avancie nous laisserait esperer une reutnioti
plus nombreuse ui'il nous etair permits de desirer,
non-seulement pour obtenir au passe votre appro-
bation, mais encore pour decouvrir a nos regards,
dans I'avenir, une carriere plus itendue.
Peut-Ctre pourriez-vous vous arr&ter, avec quel-
que satisfaction aux r6sultats don't je n'lai et que 1e
simple historien: le.nombre de nos etablissemens
presque triple, I,6oo,ooo coupes distributes, un
grand'secours pott eaux pauvtes de, cette capital,
dans fun de ces moments derencherisserpent, ind.-
pendans de routes les yolontt et det routes les pre-
cautions, enfin l'avansage d'ayojr assez m6tite 'es-
time et la confiance du Gouvernement, pour tre
.appel set pour rviusir & seconder sea intentions
c hariiables. .
i'Mais n'itait-ce p4a aussi un devoir et une jouis-
sance d'irendre nos regards au-dela de, la capital
et d'inviter les autres communes a seconder, i
nlqltiplier le bien que vous ayiez, commence? Des
rapports de cortespondance, avec les diffirentes
villes o6 des etablisseaens du mene genie avaient
te tformes ou pouvaient trre entrepris, devaient
etro, pour elles et pour nous-mimes, aussi tiles
qun'itstructifs. Un collgue qu je m'estimerais heu--
re x d'avoir su remnplacer dans cette premiere par-
tie de notre travail, va vous 'cendre compete de la
secoide. '
D'aurs ves ues d'ue utility plus gEnerale, pour-
rout nieiiter de fixer votre attention. Si nous etions
assez heureux pour avoir rempli complettement,
un, premier objet, quel piissant encouragement,
quel motif d'usue noble mulation, pour penser. a
en en'ttpieltdr e d',iutres! Nouts nous souomes occu-
pes d aboid dun besoin le plus' imperieux de l'indi-
;etm.e; nlis il en est taut d'auties qui commandent
I'ititeret dune humaniti eclarirCe! Tant d'atitres
qui n!e sauultient tre nC'ligcs, sans abandonner le
pauvre a u.i ctat complete de degradation
La plupatt des enlans qui assiegent la porte de
hOs Clablissenens eclanteut, par le caractere m mc
de let ui miserec, peut-eire trop souvent par leuis
irnaurs, une instruction religieuse.et Inorale, se-
cond bientait sans lequel le premier cesseiait d'en
Otre un,
Des journaliers, des ouvriers pauvrei, qui nps
&tablissomens bicntenentetenty 'et bien apprecfte
potuiraient offrir la hlus utileides'ressfurces quiils
lie devraiet qu'a clqir industlie, semblent nqus
inviter a dvenir cqmme les &conomns des rmo-
diques profits de ettce industry lei jiservoi i(-
leur propre ilnpirevqy4qn, jC. : nminager., pa
l'aqcumulation de sitelques sacrifices rnsensibis,
poit, le tenist de la a cille:so T t de la nmaladie, 4es
secours plus puiissanr ri ne ceq qu' noras pourrons
leur oflti auioudl'll i. YuJ _p Zdej a ces
(elijild14ls *Ocieit de prevoyance, quceleur succel
general chqe un pepplo voitin ticle en i.lics
uties, rc colrnrInde a notre a tention imais qui te
s' etbliront point parini nous, si elles ne sont f;ici-
litees cpar les avaI(Cs ct p'la la direction d'tl
society du seeme geqre que nl ttre.
Je Cn'.i.rfc. Notr ctfligui presideni doit vqus
exloser touted ces vvies et lei, diffireutes manieras
de mettre et praiqtte Ce principle fundamental tde
note socitic : fnuirr itxtifbsq!tsdes vais aut,
tsai leurt ,i'ilc, .i i'argent. Ou est plin dc con-


fiance quand on ouvre tde nouvelleas ccv.(dI
votre noble ambition de Lire Ic bien. Un et
d'avancT que par vous 8smra entrepri;s lo,t cc qul
vous sera possible. Pouiquoi ne seriez-vouts p
destines 6 lAire connahre en France ce qu'oar
trop long-tems ignore la puissance de ces asso,
citations volontaires tornmees par un sentiment
common, soutenues par un zele legal et des dons
toujours libres, qui, ne demandant au Gouverne-
ment qu'une honorable protection a laquelle ii est
lui-m6ene intiress6 sont si propresa exciter, et
parmi leurg membres, et parmi tous les citoyecss
un heureux concouirs de lumieres ct de volojteM
pour les choses utiles ?

BEAUX-ARTS.
Les Actes des Apitres faisant suite aux Evaniles
publies par le cit. Saug n, ouvrage enrich, d
vingt-huit gravures executed ar les plus habiles
artistes de Paris, d'aprs les des"is du cit. Moreau
jeune I vol. in-4,,papier veli.t noun de Ijsul
d'Essone gravures avant la lettre.
Prix, relied a la Bradel, too fr.
Le mnme paper, aussi fig. avant la lIttre, 60 ft.
Le menie paper, avec la littre, 5o fr.
Le mmne, format in-8b, papier velin, fig. avant
la lettre, 36 fr.
Le mrme, paper vtlin, 3o fr.
Le meme, aussi grand-raisin, 24 fr.
Le tnne sur cair6 d'Essone, 12 fr.-
Depuis long-tems les souscripteuis des Evangiles
du cit. Saugrain attendaient cette suite pour se
complete. Us ntauront que lieu de s'applaudir du
retard qua les circonstances leur ont tai t piouver.
Cet ouvrage a et tit6 a tres-petit nombre sur
chaque paperr, Le texte sort des presses de Didot
jeune; aussi est-il execute avec la plus grande
nettete. Les gravures, dignes en tout des dessins
du cit. Moreaujeune peuvent tre places a cat
des plus belles productions en ce genre.
A Paris chez oncelin, rue Hlurpois-St.-Michel;
Louis, rue de Savoie-St.-Anude-des-Arcs; Belii,
rue St.- Jacques; Leclerc, quai des' Aiugustits,
nO 39; Grabit, rue du Coq-Sr.-Honore no 33.

LIVES DIVERS.
Mimoire sur I'opium, par Michel Attumonelli,
midecin de Naples, professeur de physiologie,
membre de la soci&it de m6decine de Paris. (Lu
par l'auteur a la Socildt de Medeciie de Paris.)
In-80. Prix, I fr. So cent., et i fr. 75 cent. franc dt
port.
L'auteur e'st propose, dans ce memoire, d'indi-
quer les grands advantages .que l'on peut retirerde
l'opium dansle traitenent des maladies. II range sous
cinq divisions celles dans lesquelles ce iemede peut
itre utile. 11 s'est particulicrement t endu sur la
nature et les sympi5mes des ditlirentes tievres, etil
a specific celles et les circonstances dans lesquelles
i'opium est utile et mmnie necessaire et celles o0
il serait nuisible.
Cette discussion, fondue sur beautoup de details,
ne peut qu'&re tr&s-util meriter attention des
midecins et I'accueil de la classes.
( Extrait dus rapport fait a la class$ dis
sciences physiques et mathinatiques de lis-
.ttut tnaon, l seance du 3 frimaire an I .)
A Paris, chez la veuve Panckoucke imprimeur-
libraire, rue de Grenelle, no 3ai en facedela
rue 'des Saitts-Peres, fauboulr Saint-Getmai;
Gabon, libraire, place de l'Ecole de Mddecinie
Croullebois ibiaire, tue desN Mathurins..
Les Soires chlantantes ou le Chansonnier
bourgeois tforme rdu choix de tous les vaude-
villei. couples, lollances rondes, scenes chan-
tames, etc. du Cousin-Jacques.
C tte collection ac ompagnes d'un grand
nombre d'airr notes toiiitmra trois voluine,
don't le prix est de 6 ,fr. jusqu'au! Cr plui.j'I et
passe ce ternmc de 7 fr. 5o c. .
On- iousciit clhez l'auteur, le citoyen Betroy-d
Rei,,,, r ,ue des Vjieux-Augustins h6tel te

'Le premier volume parait en ce moment.

SCO -.UR S DU -CH A N G E.
Bourse 4d 3o ,iv.ose.
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ouissance de germinalhn 1... 5 i. ,
Id. jolbis.' d(td r ndee. an tI ... r. 8'.-
Ordon. pour rachat de ientes....... o f .
Actions de la Banque dg France... 132 fr.
~-- .--~--_, -- -I?2_~1
SP E C A C L E S.
thidtre de 1'Oia. Au ourd'hui les Prtendos et
DaplnisetPanarose o u la Vengeance de Amnour.
Dlemain samedi b'a masque. ct lei
Tlhitte 'Louvois. Auj. laEntrre datns le m onJ
Conjecture, "
Thidtre di Va tiviitle. IAuj. la Chambreide Mol
et les Priventions d'uce Iiermmi'. r le Surd
Th;'Etre de Alfliere.u. la u ausic .aure etle

Pc 'lmrimpticic de 1, AASlt..














GAZEiTTE NATIONAL ou LE MOP 41'. UNIVERSEL


Nous somn es autorises a plevenir nos soustripteurs, qu'i dater du 7 niv6se an 8, le MoiNrrjni est le setulJnounal oqujii.


V '122.


Samedi 2 pluvie an e la Republique ( e 2janvier i 83. }


EXTERI EUR.


R U-S S 1 E.

p l.rsboirg, le 24 dicembre ( 3


nivose. )


S M. I. a fait les promotions suivantes :le con-
tillecrd'&at Brussilow a et6 tionmin vice-gouver-
neu-rdIgouvcriement de Moscou; le general-major
SpFbdrew, chef du regiment de dragons d'Irkutz;
le'liiteiaiit-general Kasparow, gouverneur civil
dp gouivernement du Caucase, avec le rang de
(.,iill-'.ilic, ; et le lieutenant baron de Pahlen II
a ete place, en quality d'aide-de-camp aupres
do S. A. S. le due Alexandre de Wurtemberg,
general de cavalerie.
Itra a6. Trois oavires de Lubeck et deux sue-
dpis, pris dans les aces, a deux lieues de Cyons-
tad't. y auraient peii, sans le courage-de M.'Nie-
manni, expediteur du corps des marchands, qui
les y ramona hier, apres les avoir sauves. Un pi-
lote lubeckois, qui avait deja perdu une ancre,
et n'etvisageait plus qu'une mort certain, se
hasarda i chercher un passage sur les places flot-
'tantes, ct arriva heureusement jusqu'a la c6te.
M. Niemann lui offrit genereusement son secours.
Un otficier et 4 hornmes de bonne volonte, les
suivirent, munis chacun d'une planche et de ma-
chines propres i rompre la glace; ils se mirent en
nlAtche sur ce chermin dangcreux, s'egarerent cinq
heures, au milieu des brouillards, et, parvenus
euiit afaire entendre leurs ctis au navire du pilote,
d'u on leut rpoundit avec le porte-yoix ils y at-
riverent trop tard, pour rien entreprendre. Le lende-
maai M. Niemann eut soin de prendre une boussole.
On rontpitJes glaces ont fomnia un canal, et on fit
parcouiriau 'navire 60 brasses., pour le mettre en
atreti au milieu de glaces plus affermies. On s'apper-
tit lelendemain, avec etonnement, qu'un enorme
monceau, devant lequel il se trouvait. avait etc
pouise vers le rivage, et 'aurait englouti, s'il flt
rtest Ala mme place. Apres douze jours de peines
tt de travaux, on est parvenu a sauver les cinq
nivites. I1 est souvent arrive que des homes en
brisant les glaces, s'y sont entonces; mais ils en
out toujours t6 retires heureuseroent. Les glaces ,
remises en movement par le furieux vent,du
sud, qui souffle aujourd'hui, auraient incontesta-
blement briso on fait Tchouer ces -inq nav.ires.

ALLEMAG N E.
Vienne le 6janvier (16 nivose. )
IL ya:cu, ces jours deniers, un grand tumulte
piami les ciudiat., du Theresianumn, a l'occasion
Splusieurs chingemens dans P'enseignement pu-
:lc. or'o.luin,1 s par le tamneu ex-jesuite Hofsetter.
I a et lait une information centre les chefs du
lumulte, qui seront punis par la rel6gation.
iHambourg, le 7 janvier (1 7 nivose. }
ON a baptisC I'anne derniere, dans notre
ville, 356.1 enfans legitimes et 439 enlans naturels;
total, 4003. Le nombre des morts s'eleve a 3yg ,
et celui des marriages A 1446.
liatdes naissances morts mariages endant I'annie
8ans. Morts. Maags.
Nairslsaces. Mons. Mariages.


A Augsbouig..
lanctort......
Cassel. ...... .


io56
1041
5tb9


5099
5i0


i45-
250
18S


E SPAG N E.
'adix 8 nivose (29 dc'mbre. )/
DE s bruitsvagues incertains, font craindre qu'il
'I ll t e de: troubles i Gibraltar les 2t et 27 dC-
Unibie 1802, vieux Style.
Voki fe ,tu'l a tre possible de reaueillir parmi
"nc inhnit. de versions
Un rt giment de la garnison voulant jouir des
dili.in.ir.i consacres par I'usage pendant la nuit
de NWtl1, diputa des soldats aux officers.
cfs derniers d&puterent au gouverieur, qui re-
Slti';.etotiid que los dJ;put.& scraient tris aux

Lots l se trama uni complot pour -inib.rue.l.
t, puer eur sur une fri(at. ddleguer scs fonc-
taons k ,oii ir immediatement apres lui, etpre
u'p'' c urn p oini de e'drisemei f i. I n-
Le complot fut d6couvert, la, parade, dui6. 11
iJ Un tfuillade entre l~ tr.iir. cpilqcmicj et les
trtpe de ligiie : on c',t iJ,. i -Jt i l .- i, eC -
'ron g5 homnmes tuds.


D'autres, consid&rss comme promoters des trou-
bles, subiront la peine que les lois militaires inm-
posent en pareil cas.
P. 8. Un rapport plus recent ;gonnce que sept
hommes seulemient ont et& tus ainst que le major
de la place, et que tout 6tait rentre daus l'ordie
le 28 decembre.

I N T R 1 E U R.

Paris,, le i"r pluviose.

ACTES DU GOUVERNEMENT.
Saint-Cloud, le 27 nivdse an II.
LES CONSULS DE LA RIPUBLIQUIE, stir le rapport
do ministry de la marine et des colonies, le conseil-
d'6tat entendu arretent
Art. Ier. A computer du i'o. vendemiaire an t ,
et non-obstant toutes dispositions contraires, les
officiets et autres employs civils de la marine, don't
le traitement est de 1200 francs et au-dessous,
jouiront dela totality des appointemens qui leur
sont accord) par arret du 7 thermidor an 8.
II.. Le ministre de la marine et des colonies est
charge de 'ex,ecution du present arrit& qui sera
insere au Bulletin des lois.
Le premier consul, sign BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secretaire-d'eiat, sign, H. B. MARET.

Saint-Cloud,, I s28 nivdse an Ii.
BONAPARTE, PREMIER CONSUL DE LA REiPUBLIQUE,
sur le rapport du ministry de 'intrieur, arr&te
ce qui suit:
TI T R' E P R E M .IE R.
Nomination des leaves,
Art. Ier. Conformrement A I'article XXXIII de la
loi du It floral an to, les eleves du Prytanee ci-
apres dCsignes, seront adinis au Lyce de Marseille,
pour y achever leur education.
Verdier (Jean-Francois-Henry), tag de r7 an
de Trebes.
Souchere Riviere (Jules), iag6 de 16 ans, de la
Loire-Inf&rieure.
Joye (Pierre Charles), ig- de I3 ans, de la
Martinique.
Tessier(Andrd), gi de 5 ans, du Port-au-Prince.
Devismes (Louis-Victor) ige de 16 ans de la
Somme.
Gourdier-des-Hameaux (Charles), age de 15 ans,
du Bas-Rhin.
Brion (Nicolas), aig de 17 ais, de la Marne.
Deblou, (Hiacinthe) de la Moselle.
Pechard (Pierre-Constant), iige de 14 ans, de
I'Aisne. '
Perrin (Jacques-Victor), ftgd de II ans et deni ,
ie la Meuse.
Maugin (Ahtoine-Joseph-Freddric) aig de 13
ans, de Seine et-Oise.
Debeaucourt (Jean-BaptisteArmand), aig de 16
ans du PaS-de-Calais.
Paittel (Antoine-Alphonse), iag de 16 ans, de la
Seine.
Salles (Jean-Baptiste), age de 14 ans, de la
Meurthe.
Finy (Leonard-Jean-Pierre) fig de 12 ans, de
la Seine.
Viel ( Benoit-Placide). iged de 16 ans de la
Mayenne.
Gossin (Auguste-Sebastien-Jules), age de 13 ans,
de la Meuse.
Hebrard (Jean-Baptiste-Antoine) Aig de i3-ans,
duJuta.
Prison (Jean-Baptiste-LUonard) igd de Ix ans et
demi, de Ia Dyle.
Bonvallon (Emile) d6partement de la Seine.
Bonvallon (Jules) nminc department.
Vinet (Joseph), gd de i3 ans, de Maine-it-
Ldire.
Vinet (Eugency, ig de xt ans et demi, mnmee
d6partement.
Rouvillois (Philippe-Auguste-Honord), ige dee
r3 ans, d'Eure-et-Loir.
Lesterpt almn (Jacques-Alexis), ag5 de 16 ans,
de la Haute-Vienne. 1,
Lesterpt fjeune (.ean-ClarleI-Fran.,ois Pic'r )
igei de 3 aps meme depaJIei ent. c
Medino ( Antoiue-FranGois ), ag de 15 ans, du
Rh6ne.
Beraud ( Arntiine-Agnia.n ), ig de i3 aus, de la
Seine.
Gr.ngencuvr ( riie'.-e-Hl'ry-LalirAtiI), ige de
f5 ans, de la Gironde.


Molard ( Denis-Antoine), fig de i5 ans, de la
Seine.
Buffon (Victor), aig6 de e ans, de la C6te-
d'Or,
Pouzols (Pierre), ig6 de 12 ans, du Gers.
Tessier ( ean-Antoine ) age de 16 ans et demi ,
de Saint-Domingue.
DaIuis ( Henry ) 1i.,e de i2 ans de la Di6rme.
i 1 ile (Philippe-Federic ), agde .. ans de Il
fHaye, rep. batave.
SBarreault (Jean-Pierre ), fig de I a ans, Isle-de-
France.
Chomel (Pierre-Etienne), fige de 14 ans, de
l'Ardeche.
Fourneron (Joseph-Laurent ), ig6 de 15 ans, de
I'Ardche.
Maillet ( Pierre-AnoiineAlexis ) ,ige de 12 ans,
des Bouches-du-Rli ne.
II. Conforniement a Particle XXXIII de la loi du
i I floral an io, les enlains don't les nonil suivent,
sont inommms eleves au Lycte de Marseille.
Bertezene (Adolphe), iag de II ans departe-
ment du Gaid.
Bertezene (Auguste) fig de y ans, meme dd-
partement, ( leur pete est mort, en l'an 2 vic-
time de ses functions de naitei de Saint-jean-du-
Gard ).
Ravier ( oseph-Antoine), ig de 12 ans et demi,
de 1Iscre ( his dun chet de brigade rmort apres 39
ans de service).
Devienne ( F. G. Ch. Cam.), aig de i ans, de
la Seine.
Libaut de la Barossiere (Gratien), age de 12l an,
de Saint-Domingue.
Lefebvre ( ... ) agde do 1 ans, du Gard; fils d'un
cap~aine i la (3e. demi-brigade de line, au service
depuos 23. ans et covert de blessures.
Prevost ( Hyppolite), age de 9 ans, de la Seine
fils d'un chef de brigade A la suite du 2oe. regirent
de cavalerie.
Escossier (Jean-Pierre-Bon) igi de rr ans, de
la Dr6me; fils d'un militaire de la 39i. demi-brigade
d'infanterie de ligne, mort i Peschiera.
David (Nicol.-Henry), ag6 de 9 ans, de la Seine;
fils d'un officer de sante de premiere classes, i
I'hopital iiiiliiire de, Saint-Denis.
; Bhudrillayd ( Pierre J iciuc ) ga6 de di ans, de
la Seine; fils d'un ancien capitaina mnort, apres
36 ans de service.
Dumaine ( Lonard), 5g6 de 1i ans, de Saint-
Domingue; fils d'un. ex-oidonnateur en chef de la
marine et des guerres de la colonies de Saint-Do-
nii gue.
Eymenier ( Frincois-Xavier ), igd de i1 ans, de
Vaucluse ; fils.d'un chef de bataillon i la 34c. demi-
bligade d'infanterie, mort apr6s 50 ans de service.
Lecrocq (..' ) ag. de 9 ans et dermi; fils d'un
phiarmacien de 2e. classes, employee dans fexpCdition
de Saint-Domingue.
Corneille aine, du dupartement de Vaucluse;
le pere, ancient militaie est ariiere-petit-neveu du
grand-Coineille.
Francois-Alexandre ( lean Edouard Stanislas ),
iag de '3 ains. de la Seine.
Messoy ( Louis-Auguste) fig4 de i ans fils
d'un ancient colonel d'iufantesie.
Koller (Alexandre;Paul-Jules), a.ig de to ans,
de la Seine, fils d'un ofticier au service depuis
j775, covert de blessures.
Delefortry (Ferdiiand), ige de i3 ans, de la
'Seine, fils d'un-capitaine quarticr-naaitre d'iufah.
terie de line.
Bouret ( Hienri-Hionord-Maxime. ), fig de i3 an.s
et demi.
Chas (Francois-Lucien ), fig6 de t ans, de
la Lozete.
Fabie (Nicolas-Gabriel-Bon ), ig6 de i ans,
du Var.
Delon (P. L. L. Ferdinand), fig o de i ansI
des Pyrinees Otientales.
Bardol (Pierre) ige de 13 ans, des Basses-
Pyrndees.
Rajaut (Jean-Joseph-Louis), tg6 de to ars,
des PyrCnees-Orientales, fils d'un capitaine d'ar-
tillerie, au service depuis 1782.
-Laquetbe (Jean-Joseph ), age de o ans do
1'Aveyron ; le pere a rempli sans interruption
depuis 1775, des functions judiciaires et civiles.
Champessin (Ant. M. V. Scipion') ig de i3
ans,, des Alpes-Maritimes, ncveu du contre-aniial
Richery, mort au service de la Republique.
Formy (Jeau ) aig de 13 ans, du Port-l1pu-
blicain dis d'un chef-d'escadron do gendarmerie,
aun service depuis 1774.
Chambon (Ferdinand) agi de 13 ans du d6-
partement du Gard, fils d'uin djoiut au maire de la
(I.mliiii, n II. Ponteils.
Lea (.:.. i) e de i2 ains, des Alpes-MN: itimnes
fis du maire de la commune de Lantolex.


- 4 Is -C- ,-, ~---


IL----------^-^ul- : i,. ~_-


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490
r.-,1t ,1,i (Rosalindo) ge de i3 aJts, des Alpes- Thuib'b (Victor), $agidde e ans,. de Marseille,
Mariinims fils d'un juge supplant au tribunal cii- 6leve de l'ecole secondaire du cit. Decene.
uinel du departemenit. V A It.
Alracl (. J. V. ), Lie 12 ans des Billon (Jean-Francois ), aid de 13 ans d'Aix,
Alpes-Maritinies, is du substitute du comissire vedel'c secondireducitoye A ,.
du Gouvernement, ptis le tribunal crininel de ce Gule ( colnard), gseco e du ans et demni
department. Guide (Lonard), 4g6 de i1 ans et enmi
Baue (Atoine), de ans, des Alpe d'Antibes, eleve de-lecole secondaire du citoyen
Antoine), t ie Iiansdes Alpes- Pastoret.
Maritines, fils d'un militaire, mort apres 2o ans e
de service. Poule ( Augustin a de 14 ans, de Montau-
Augcr ( Adrien-Nicolas-M.), ag# de x, ans, roux, eleve de lIcole secondaire du citoyen
de la Seine tils d'un officer au service depuis Pastoret.-
36 ans. Dourouret ( Adolphe), age de 13 ans, de
Tanesy ( Pierre-Alphonse), ge de It ans. Grasse, eleve de l'ecole secondaire du citoyen
Delmnas (Jules), age de 12 ans et demi. de la Pastoret.
Lozire fils d'un juge au tribunal d'arrondissemeut Cuneo (Frantois), fig de g ans, d'Antibes.
de Marvejols. Lieutaud ( J.-Henry ) fig de 12 ans ,ide
Julien (Jean-Louis), des Basses-Alpes. Brignoles, dleve e l'ecole secondaire du citoyen
Maittel (Alexis) ag6 de 9 ans, des Bouches-dui- Turc.
Rh6ne ; le pere lieutenant de vaisseau comman- Martelly (Louis-Honord) ag de 13 ans de
dant la corvette la Liberti. a son retour d'Egypte, Grasse, eleve de l'cole secondaire du citoyen
a ete massacre A Augusta, en Sicile. Grasse.
Barreaut (Jean-Francois), ig# de to ans, de A L P e s M A t i T I M E S.
Saint-Domiinue fils d'un capitaine de frigate. Taffe (Antoine) iag de '5 ans de Marseille ,
Bedosch (amen), aig de 14 ans, de la Corrze leve de l'ecole central de Nce.
fils du commissaire du Gouvernement pres le tri- Raucher ( Nines-Joseph) fig e d 5 ans, eleve
bunal criminal de ce department. de 1'6cole central de Nice.
Minal (George-Frederic) des Basses Pyrenes, Bermondi (Barthelemy ) ige de 14 ans, de
fils d'un chef du 2e bataillon de la 83e deni- Nice, eleve de colee central de Nice.
brigade.
Yortal (Antoine); Iag de 9 ans du Tarn; le TI T R I II.
pete docteur en medecine et ancien professeur au Jomination des f.rofesseuls.
Jardin des Plantes. IV. Sur la presentation de la troisieme com-
III. Conformiment A 1'article XXXIV de la loi mission des inspecteurs-generaux des etudes sont
du i floral an 1o, et sur la presentation de la nommsn protesseurs au Lycee de Marseille, les
troisieme commission des inspecteurs-gencraux des citoyens don't les homs suivent.
etudes, les dleves des &coles centrales et secon- Classe de belles-letires atinrs et fianqaises.
daires des dipartemens des Bouches-du-Rhone i
du Var et des Alpes maritime, don't les noms Borelli, ci-devant membre de I'acadniie de
suivent sont nommes eleves du Lyce de Berlin actuellement professeur de legislation A
Marseille. 1'ecole central de Toulon.


BOucHES- DU-RH N E.
Bileze (Pierre-Michel ), ig6 de 13 ans, de
Montpellier, dleve de l'ecole secondaire du citoyen
Deloute.
Lombardon (Auguste ) ige de 13 ans, de Mar-
seille leve de 1'ecole secondaire du cit. Ferry.
Barthelemy (Louis) ige de 14 ans, de la
Pugue-Bressanne, eleve de l'ecole socondaire du
citoyen Revert.
Bose (Louis-Philippe-Ferdinand), ge de ir ans,
de Marseille dleve de l'dcole secondaire du cit.
Berrud.
Rougel'(Sauveur), ag6 de 13 ans, eleve de 1'd-
cole central d'Aix.
Bremond (Etienne), gde de i3 ans dAix
eleve de l'ecole secoudaire du cit. Topin.
Pissin ( Raymond) fig de 13 ans, d'Aix, dleve
de 1'ecole central d'Aix.
Perrin ( Alexandre ) Ag de 13 as d'Aix,
eleve de 1'6cole secondaire du citoyen Topin.
Broquier (Victor), g de de4 ans, de Marseille,
ileve du citoyen Bourdon.
SMontagne (Auguste), ag6 de 12 ans, dleve
de 1'cole sacondaire du citoyen Topin.
Cousinet (Barthelemi) fg de a ans de
Marseille, dleve de 1I'ole secondaire du citoyen
Ferry.
Denans (Joseph-Casimir-Th6ophile) g6e de
1 i nns, de la Seine, departenment du Var, eleve
de 1'&cole secondaire du citoyen Ferry.
Damhas (Ferdinand ), fig de 9 ans, eleve do
I'ecole secondaira du citoyen Giraud.
Darluc (Michel), ,ig de I ans, dAubagne,
lev e dl'ecole secondaire du citoyen Coulomb.
Massillon (Joseph-OlbinsJean-Baptiste) ige
de 13 ans, d'Hyeres ( arriere-neveu du celebre
Massillon) leve de l'ecole secondaire du citoyen
Dcloute.
Dufano (Pierre-Andre ) ag6 de 14 ans, d'Hi-
res, eleve de I'ecole secondaire do cit. Dcloute.
Roussier (Alexandre-Louis-Michel), igd dLe to
ans et denim de Marseille, ileve de II'cole secon-
daire du citoyen Deloute.
Defougere(Paul), ag6 de 9 ans, de Marseille.
elev e de cole secondaire du citoyen Ture.
Casiillon ( Antoine), ,ag de iI ans, de Mar-
seille leve de I'cole secondaire du citoyen Cau-
viere.
Negre ( Jean-Baptiste) ig e ode ans, de Mar-
seille dleve de l'6cole secondaire du cit. Cauviere.
Arnaud (Joseph), i g de 14 ans de Marseille,
ileve de I'ecole secondaire du citoyen D&cne.
Sauvan (Clhistophe), agi de Ii ans, de Mar-
seille, eleve de l'ecole secondaire dl cit. Bizol.
Gabriel (Mathieu ) ag de to ans et derni,
de Marseille, Beve de l'ecole secondaire du
citoyen I~evert.
Richard (Jean-joseph), agi de 9-'ans, de Mar-
seille dleve de Ficole secondaire du cit. Bizol.
Dehluer (Adolphe ), fig de io ans, da .i.Liiuillc,
tlere de 1'6cole secondaire du cit. Turc.
Bonnecorse ( Jean-Baptiste) agd de t ans et
ldemi de Marseille, eleve de I' cole secondaire des
citovens Coulomb et Veran.
Camooin (Joseph-Marius), Lag ,de 1 ans, de
Marseille, leve dLe rcol; secondairs du citgyen
'Deloute,


Pour les trois places de professeurs de latin:
to. Joseph-Ftnrcois Bonaffe, ci-devant professeur
de I'ecole de Soreze, actuellement instituteur a
Marseille.
9o. Mevollon, professeur d'histoire L I'ecole cen-
trale d'Aix.
30. Raynal, ancien professeur et sous-directeur
l colee militaire de Pont-Levoi.
Pour les mathematiques transcendantes :
Suzanne, professeur de mathlnatiques a 1'ecdle
central de Toulon.
Pour les trois places de professeurs de math-
matiques :
I o. Fcrrogio, professeur de mathdmatiques a
l'cole central de Nice.
.i Nicolas, professeur de mathdmatiques l colee
central d'Aix.
30. Georges Vasse, professeur de chimie 3 l'cole
central de Perigueux.
T ITRE III.
V. Le conseil d'adminis'tration du Lycie de Mar-
seille sera composed du prefet du dlpartement, du
proviseur du Lyce du president du tribunal de
commerce de Marseille. du president du tribunal
de premiere instance, du president de la chambre
de commerce, et do mare de l'arrondissement
oa le Lycee est situd.
VI. Le ministry de I'intetieur est charge de I'exd-
cution du present an&te.
Signi BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secretaire d'tat, signed H. B. MARET.

S,'int-Cloud, -le 28 niv6se an ix.
BONAPARTE, PREMIER CONSUL DE LA REIPBLIQUE,
sur le rapport du ministry de I'interieur arr&ee ce
qui suit:
T I T R P RE M IE IR.
.Nomination des ileves.
Art. le'. Conformiment A' Particle XXXIII de la
loi du ti floral an to, le enfans don't les nonis
suivent sont nommns dleves au Lycde de Bruxelles :
Cournand (Timoldon), gd de to ans, du de-
partement do la Seine.
Hecquetige de ai arts, des Colonies."'
Gauflier, tage ddio ans." '
Chambry ( Aug ustin -Pierre), aig de to ans,
de Paris.
Dernrville (Joseph ), ig L de i5 ans, de
Bruxelles.
Kolb (Etienne) age de i1 ans, du Bas-Rhin.
Rouff (Jean-Pierre), ago de re ans, de la Mo-
selle ils d'un capitaine au bataillon des chasseurs
de la Moselle m'ort i I'hpital de Narbonne.
Silly (Fiacre-Joseph) de la Moselle, tils d'un ca-
pitaine du genie n Lort des suites des blessures
qu'il avait repues a Kaizerslautern.
Simon ( Andrd) agd de Il, ans, de la RoE r; le
pere est mort dans Iexercice des fonctions de prefer
de la Ro&r.
Berthicr (Simon-Joseph), ig6 de It ans, de la


i


Moselle, fils d'un chef de brigade dc"atilleic, mot
aptis So ans de service.
Buisseret (Etienne-Louis-J.), ig de rg4 ans. di
Nord, its diun capitaine au 73a regiment dilindu-
terie mot aprs .2 ) ans de service.
Gossin ( lHeiri- Ficite), iag de it ans, de la
Meuse fils d'unancien juge du tribunal de dis-
tlict de Bar-sur-Ornain, nmetbre e 'assemblit
constituante.
Bocquet (Blaise-Hil. ), age de II arns, de I'Aisne
le pere a exerce, pendat t14 ans les fonctious de
judge ai tribunal tie Soissons.
Ladonchamps ( Am. Etien. Lefevre) de
12 ans et denii, de la Moselle, fils d'un auicien g.
neral de brigade, au service depuis So ans.
Decomberousse (J. F. Mich.), fia de t3 ans.
Senault ( Ch. L. Loesberg), iag de 12 ars
et demi de la Meuse.
LUonardi (Pierre ) des Forets.
Dassargues (Louis-Francois ), ag de 9 ans, de
la Meuse.
Darrabiat ( Antoine) iag de i t ans, de Sambra
et Meuse.
Btesancon ( Adrien-Francois ), fg- de 9 ans, de la
Seine, fere d'un citoyen blessed a l'explosion de
la rue Saint-Nicaise le 3 niv6se.
Daussure (lean-Pierre), age de 13 ans, de la
Meuse; fils lun capitaine a la 43e. demi-brigade
de line.
Chompre ( Atm. C. L. Maurice ), age de t3 ans,
Lie la Seine; fils l'un ancien cormmissaire des rela-,
tions commercials A Malaga.
Chompre (Dominique-Maurice ) ige de-)3 ans,
de I'Escaut ; fils d'un juge au tribunal civil d&.
Termonde.
Gentret ( Louis), agL de 1 ans, de la Meurthe,
fils d'un lieutenant A la be. demi-hi igade de veterans.
D)elangle ( Alex. Fleuriot) ag6 de i ans, tie la
Dyle.
Devienne ( Etienne J ig6 de io ans,, de la
Seine.
Colliette (Emile-Narcisse ) ge de 9 ans, de
I'Aisne.
Naud( ( Ch. Marie-Maurice) fig6 de 14 ans, de
la 'SoTmme.
Dotncil-( J. Alex. M. Jos), l) e l'Ourthe.
Mortier-Doparc (Pierre ), ige de13 ans, dels
Saithe.
Pasqual ("J. B. Vinceslas), age de to ans, du
Nord.
Jenot ( Francois-Louis ) g e de 9 ans, des
ForEis.
SRi ny (Alexandre ) gede i ans, de la Meuniher
his d'un ancient capitaine -de dragons, mort dans
l'exercice des functions d'administrateut du district
de Tout.I
Vautier (Jean-Baptiste-Dom. ), ag6 de 1o ans0 ,
de la Meurthe;; fils d'un Irdecin de l'amine d'iE
gypte, employed 1'expidition de Saint-Domingue.
Beffroy ( Etienhe-Francois) aige de 9 ans, de
'Aisne ; fis d'un ofit.ie'r retiri'apies 27 ans dc&
service.
Gouget-des-Landes ( Alexandre), ige de 5 ans,
de la C6te-d'Or. ,
Maubach ( Georges ), fig6 de 14 ans, de la
Seine.
Sergent ( Ovide-Louis) ige de to ans, de Seez,
d6partement de 'Orne ; tils du commandant
d'armes A Bruxelles.
Desfossez-Alban, aige de 9 ans et detni, de Pe.
ronne.
RocArt ( Pierre ), ig de 1 ans, de Saint-Omer.
Bridault (Jean-Pierre), ~g6 de 9 ans, de Thion-
ville don't le pere est capitaine au 13c. regimentde
dragons.
Fossard (Louis), g# de 9 ans, de' la Scine-
Inferieure.
Goudet dit Beaulieu ( Louis) Agi de it ans,
la Seine.
Lavall e (Eugene ), igi de 14 ans, de la Seine.
Macdermoth (Louis ), age de 14 ans, d'Orclhics
du Nord.
II. Conformiment I l'article XXXIV delaloi
du i i floral an 1o, et sur la presentation de la
premiere commission des inspecteurs :geneaux des
etudes les 6leves des ecoles centrales et secon-
daires des dipartemens de la Dyle, des Deux-
Nethes et de Jemmappes don't les noms slivent,
sont nommas eleves anu Lycee de Bruxelles.
D PARTEMENT DE LA DYLE.
Deblois (Charles), agC de 13 ans, de MonS,
eleve de colee central Ie la Dyle.
Ortz (Louis), ig de 14 Ians, de Bluxelle, dleve
de l'ecole central. ,
Willems (Joseph aig de de ans et demi. -d
Bruxelles, eleve de 1 ecole central.
Blyckaerts (Auguste), igi de it ans, de Brw
xelles elevde de 1'cole central,
Willems (Dominique) ag de 1 ans, d'
Bruxelles, eleve de i'ecole central.
Sqiits Edouard ,- g de 12 ans de Bruxellcs,
leve d'une cole secondair'i dce Wilvorde.
Spoelberg (Alexandre-Charles-Glislain) ,:if
I ans, de Bruxelles, eleve de 1'ecole central. A
Daffaytati-Chistelle (Auguste), ~ge di i" an ul
Bruxelles leve de I'ecole contrale ,
Mayeux (Jean), age d e, o ans, de Brul
4levm de l'cole central.


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Snimnns ( Ienri) figi de io aus de lBruelles ,
ileve de l'cole central.
Wins (Dominilque) iag de 1 i ans, de Bruxelles,
ileve de I'cole central.
Galler (Edouard) age de iI ans, de Bruxelles
ileve de 'ecole central.
Den0mo0( Francois ), ige de 12 ans de Bruxelles,
ileve de cole central.
Devicq (Charlks ). Itg de i i ans et demi de
Bruxelles, eleve de I'cole central.
Liem ( Gustave ), ig6 de 12 ans de Louvain ,
leve de l'cole central.
Vlischouvere (Pierre-Joseph) dige de ti ans,
de Bluxelles, eleve de I'ecole central.
SJant (Charles), iige de 13 ans, de BIuxelles,
Hve de ecole central.
Bactens (Joseph), igi de 15 ans, de Bruxelles,
ileve de Iecole central.
Vanderhoest (Jean-Baptiste ), ig6 de 15 ans ,
de Bruxelles, leave de colee central.
Walravens (Jean-Baptiste) ag de 12 ans, de
Bruxelles, dleve de l'ocole central.
SDPARTEMENT DES DEUX NETHES.
Dubois (Guillaume ), ig# de t3 ans, d'Anvers,
fleve de I'cole central 'des Deux-Nethes.
Dutrien ( Charles ), fiag de i ains, de Bruxelles,
leave de l'ecele central.
Vanenexthoven (Jean-loseph), gi# de 14 ans,
d'A(fvers. ileve de 1'icole cintiale.
SBourceret ( Pierre Camille ) g de 9 ans,
d,'aIcI, eleve de l'cole central.
Vanuttel (Jacques ), ig de 9 arts et demi,
d'Anvers; ileve de l'icole central.
Pbnta (Alexandre), age de 9 ans et demi,
d'Anvers, Ileve de i'cole central.
Devillers (Nicolas-Jean ) ^ig de to ans de
Italines, ileve de l'cole centrale.
: Vanham (Andre ), iag de 9 ans d'Anvers ,
cleve de I'ecole central.
) DkPAR EME NT DE JEMMAPPE S.
Daiipoui (Filix) ige de 3 ans de Mons
deve de I'colebcentrale de Jemmappes.
Dainez (Pierre-Joseph), fig6 de 13 ans, de Mons,
eve de colee 'entrale.
Foslard (:Louis ) age de 14 ans, de Mons ,
dleve de I'icole central.
Delwart (Rend), iag de 14 ans, de Mons,
&re de colee central.
Dubus ( Francois),, age de t1 ans, de Tournai,
eleve de licole secondaire du citoyen Delhaye,
a Antoing.
Coibieir IO'rnjijin \i aie de",4 ans, de Ma-
li'.ili aionuiiid.,sc-emn die Tournai, elevedel'cole
secondaire du citoyeii Delhaye, A Antoing.
Derasse ( Denis) age de i3 ans de Tournai,
lere de lecole sgcondairq du citoyen Delhaye,
i Antointg.
Morel (Charles-Climent-Auguste), ig. de 14
ans, de Tournai leve de l'ecole secondaire du
titoyen Bouly, a Tournai.
Quique (Pierre-Augustin-joseph), ag de 14 ans,
de lournai, eleve de I'cole secondaire du citoyen
Bouly, A Tournay.
Depuydt (Rcmi) ig de 12 ans, de Poperingue,
teve de Iecole central.
Roussclle (Pierre-Joseph), fig de 12 ans, de
Mons, dleve de l'ecole central.
Capiaumont (Henri), igi de 13 ans, de Mons,
leve de 1ecole central.
Plat-Pied (Joseph), iig6 de 13 ans, de Mons,
let-ede 'lecole central.
Defacqz (Francois ), ige de a ans, de Mons,
eleve de I'cole centrabe.
Hulin (LIopold), Agd ie Ir ans, de Binche
ileve de .'cole secondaire du citoyea Ducarnme, a
EpinIIS pr6s Binche.
Orphee (Francois), igi de i3 ans, de Mons,
leve de I'cole central.
Fat ( Charles), agi de 14 anis, de Mons, :leve
de icole'centrale.
De Rd( Laurent-Charles) Agi de 12 ans, de Clar-
eroy, leve de l'&cole central.
Dewante (Ldopold) fig d0e 3 ans, de Binch! e
tleve de I'cole central.
Fontaine (Eugene), agi de II ans.. de Bincie ,
leve de i'cole central.
Thieffry (Francois'), Agi de r3 ans, d'Atitoitg,
| Ceve de l'cole central.
Decourtray (Anselme-Marie-Ghilain ) Ag6 de i3
n'l, de Toutnay, dleve de 1' cole central.
Thierry ( Emmannel-Jacques-Gilestin -oseph),
ig6 do 13 ans, de Tournay ileve de 1'icole
central.
'"onson (Hetnri), figi de 14 ans, de Mons, ileve
e colee central. : i
Clerfayt (Henry) ag de Io ans eleve de l'cole
Ctntrale.
T I T RE JI.
.4t.i,-n,,tow, des professeutrs.
Art. Ier. Le citoyens lddot les nomsi suivent ,
'trt'nonutnis professeurs au Lycie de Bruxelles.
Pour la place de professeur de belles-lettres fran-
aies ct latines :
Le citoyc Guyon ancies grdge del'universitl
Ie Pal '


Pour les trois places dc professeurs de lain :
Le citoyeiiMassoi-Regtuier prufssicur die belles-
lettres a l'ecole ceuttaled Je Mols.
Le citoyen Rouyez protesseur de belles-lettres '
I'ecole centrale de Bruxelles.
Le citoyen Pannelier ileve de university de
Paris pt de colee polythecnique.
Pour la place de inathematiques transcentdantes
Le citoyen Lallenmand,. professeur i l'icole cen-
trale de Chalons,
Pour les trois places di professeurs de mnathe:
matiques:
Le citoyen Beitz, jeune prolesseur i colee
central h Gand.
Le citoyen Christian pro[esseur l' cole cen-
trale de -Namur.
Le citoyen Ricourt, professeur i l'ecole cen-
trale de Mons.
II. Le ministry de l'interieur est charge de 1'ex6-
catin du present arr8td.
-Signti; BoN A-.Ahtint
Par le premier consul
Le secitaire-d'itat, sign, H. B. MAKlE.


LIT T t R A T U R E-P O 0 SI E.
ROLAND FUiaEUX, en vers francais. poene imitC de
I'Arioste; par Ch. Honore Laborie ancient
prolesseur de belles-lettres au college de Per-
pignan etc. (I)
P REM IER EXTRA IT.
De l'Arioste, et des jpotes remanquables de l'talie
qui 'ont priced.
. Dans les lo"1me, 1"le et mnme rlme siecles, la
langue des Romains etait devenue le patrimoine
des savans ; eux seuls la parlaient mais mnalbeu-
resemnent comme on parole les langues dans la
decadence, ou apres la chi6te des Empires, quarid
la corruption des nioeurs a amend celle du lan-
gage et qu'un neologisme capricieux a detruit les
regles du goft. Le people 'avait abandonnee pour
un melange de divers idi6mes sorte de latin
corrompu, language sans force et sans caracterb ,
mais non sans douceur et sans charme. Cette
nouvelle langue souche encore bien modest de
celle de 1'Arioste et du Tasse, se noniiait alors ,
ou s'est nommne depuis langwe- vulgaire, pace
qu'elle tait la langue couraute. Devait elie son
origin a celle des troubadours ? c'est aux scru-
tateurs des principles &tymologiques qu'il appar-
tient d'iclairer les tlnebres de ceux-ci, ou de
decider, sans rien prouver comnme il arrive
souvent, ce point de litige. M .ii opinion ou
pour mieux dire ma presomption est cIlle du
marquis de Maffei (2); et je crois qu'il a raison
de regarder la league vutlgair..comne un rejet.ton
degenere de la langue latine.
On doit aux poetes siciliens (du noins on le
presume encore) les premiers vers dans cette.lan-
gue : elle leur part plus propre que celle des
savans, c'est-a-dire que la latine i rendre lcs ins-
pirakions de l'amour et ses douces souffrances ;
pretve bien 'vidente que cette derriere n'etait
plus celle qu'on trouve si touchante et si amou-
reuse dans les vers d'Ovide de Tibulle de
Properce, etc. Petrarque qui Jes &crivait routes
deux avec la mime facility prefra 'italienne dans
laquelle il immortalisa son nom et celui de Lrure.
Les tenebres ou s'etaient, come a plaisir, en-
fonces le Dante et, avant lui, quelques auteurs
de la cour de 'empereur Fred&ric II, ami des
poetes et oete lui-rnme dispaxurent devant les
'douces et rillantes clartes du ch3atre de Vaucluse.
Lueur passagere! On dirait que I'larmonie du
language dut cesser de charmer I'oreille, aussi-tot
que les echos cesseraient de soupirer le norm de
Laure. Mais bietitt un nouvel astre se leve sur
le monde litteraire : le ganiie de la poesie, eii-
dotmi dans la tombe de Petraique se reveille i
la voix de cc fameux LAI tlCNr, de ce pere de la
patrie et de Leon X. Alois va naiue une posterite
digne du Dante et de Petrarque : alors ouit briller
et se succeder Politien, Daquila les MWdicis,
le Pulci le Boyardo 'Arioste et le Tasse : ces
deux derniers qui effacerent leurs divanciers, fu-
rent et sont le charme et le disespoir de leurs suc-
cesseurs. Remontons au Dante.
Le Dante i ni dans le 3e siecle, est appeal
Divin dans Iltalie. DivrINrTE CACHE s'ecrie Vol-
taire qui traite I'euvre du Dante- de S.,i,.; '. .ii1,.
C'est 6tre un pen tranchant, et sur-tout bien peu
poli. Geux qut voudront itIii.ii11n qu'a 1'ipoque
ou part le Dante, la langue itahenne n'etait alois
a-peu-pres que cette langue vulgaire don't j'ai parle;
qu'elle navait produit encore aucun ouviage pas-
sable en prose ; que les lettres n'Ytaent cultivies
dans toute 1Europe que par quelques savwns oc
cupCs, come dit Moliere,
A e bien baibouill r de grec ct de latin;
que le Dante, enfin, est le premier qui ait donne
des former vraiment pottiqucs et des tons hai-
~--- ~L
(i) A Perpignan ; t a Paris, cher Pougens, qii Voltaire,
1o 1o.
() Dans 'a Veoone illitratM -


moviieux a i u lartgiaie avant lui, sans eoutr!ue
et sans mnlodie ; ceux-l dis-je, veritont d(lns ct
heeueux essai .du Dante celui d'un hlouine de
genie n-i attatt au-dessus des iges qui l'ont prie
Led, qu'il tut depuis au dessous de ceux qui Pont,
suivi. Pour le ju'er, ils lemnontaiont jusqul'a hui
le coinmpareiontt a ses contcnipOiiu;ins, et, cin le
connaissance des beaut is qui l.ii ppalticnentn ,
l'absoudront de ses fautes, qui sont plus souvent
cells du terns oh ii vivait, que cells de son propre
genie.
Petrarque dejt cite, Petrarque, le seul po- dt
de l'Europe, au ni, siccle, succide au Dante. On
devrait cicure qe c'est dans son coeuir qull pui.a
sa verve; mais quiand oln COi.ll.. : une bell ete gi
de Tibulle ~t sea ctnplaiites sur sa Laure, il; faut
bien se resoudre ia le trouver plus spiritual que Jun-
timelttal .
On doit a Petrarque d'avoir enrichi la langue
italienne d'expressiors et de figures inconnuts jus-
qu' lui, et d'avoir adouci, je diSais prsque ci-i-
lis6 les formes encore un peu aprus et sauvages
des descendants des pontes de Sicile.
Au commencement duo 5e sicle, dans'd'ctranies
paralleles entire I'Arioste et Ptrarqiue, on osa don-
ner la priefrence i ce dernier; ne nous enu ton-
nons pas : l'tn vivait; 1'autre etait mort depuis
un sickle et demi. La celebrity des grands-honuines
fut toujours lear plus grand.tort chez lets con-'
tecporans :
On Inaime que la gloiie absent ;
La n mnoire est reconuaisaute i
Les yeux solt ingrats e jaloix.
Un intervalle de plus de cent ans spare PN'
trarque du Pulci et du Boiatdo. Ceux-ci reuditimen
Sla la ngue iue parties de la purete qu'el!e veiinit
de perdre durant cet inteiregne des lcures et
ce long somi'eili du goit,
Le Morgaite et I'Orlando inamorato, aussi re-
marquablcs par rs d uts que pareurduruts e r lu beauties ,
par les tueurs de raison dout ils brillent que
par les extravigances-qui les deshonorent ihent
sortir de lobscuiite leurs deux auteurs ; ct Ieurs
nons ne sont pas anrives jusqu'a nous sans quelque
eclat. Tousdeux avaient ouvert a cairiere ia 'Arioste
et au T1'sse ; mais tibles et sans elan ils furent
arritis aux premiets pas quiud ces deux gans
l'ont parcourue et en ont ccule les linites.
SLes ouvrages du Pulci et de Bo'Lcdo qu'on vent
bien appeler des pom;:es, ne sont que des romans
versifids, presqu'eiltie6reaent deudes de galt; armal-
game monstru-use et bizarre o se trouvent tous
les tos depuis le plus emphatiquement serieux,
jusqu'au p'lis erotesquement bouton ; et toutes les
idees depuisia plus gigantesque, jusqu' la plus
ramnpante.
Prajcesus grand turgct .....
Serpit hAmi tlutu nmintiu .Lii,ld. ic s ptoictllv.
Dans ces deux poeies, conlune dans tous ceut
du terns, se conondeunt et s'entre-repoussent les
saints et les demons, les dtanies papistes et ceuv.
de, l'ancienne niythologi : c'esft tun veritable chaos
oiu tout est en guerre, mais nre divinity peut le
debrouiller. I1 renflcme des eldnens de bien et
de mal qu'une main habile peut distinguer et co-
ordonner. Gette main est celie de l'Ariosae ; et
lui-mime.il sera cette divinity.
Le poeine de I'Arioste est la suite de celui dt
Boiardo. Ce sont les mimes personages :aisi
que dans le Pulci ; ct tous trois les doivent l'au-
teur d'un misrable loman sur Roland et sur
Charlemagne au roine Jean Turpin et non A
I'archevique de ce uom auquel on a fausteisr -it
attribute l'Histoire et la vie de C'.tlh i rL'. t' et de
Roland. Ce Jean Turpin est, cornme on slit,
pour I'Arioste ce quest pour le clhanre d'Agnes
et do Jeanne-d'Aic le bon aibe de Saint-JacqueS
(Jean Trithime), auteur des Ch/roniques hiitioutincs.
Au surplus les romans anciens, tels que l'Aine dt'
d'Ap'lec I ,les Contes dAthenie d'Aulugelle ,
etc. ,tsont la premiere source connue de totutea
les fictions romanesques du moyen-age.
Le Pulci avait imiti Homere; le Boiardo
Homere et le Pulci ; 'Arioste imita Homere,
le Pulci et le Boiardo : mais l'Arioste, le denier
selon l'ordre des dates, se trouve comparative-
ment i ses deux concitoyens, et i une haute iei-
vation, le premier selon 'oidre plus respectable
du genie et du talent. Pent-eire cst-il mi&ne plus
au-dessus de l'auteur de I'Odysrne, qu'il W'est au"-
dessous de celui de I'lliade ; et peuit-trc lui est-il
supirieur jusques dans les ditautsm nme qui lear
sont communs i tous deux, parcel que les ddfauts
Ju poRte de l'talie out un caractere de grandeur,
d'iopot tance et en mime temns d'omiginalitte ;que
n'ont pas ceux du poete grec.
Compare, apies cela l'Arioste au Pulci et au
Boiaido, ce serait compare Molieie i Scarron.
Le seul htomine, en Italie qui pui-se htterl avec lui
de renomnme comine de talent, c'est h) Tasse ; le'fTase
place d'abord au-dcssus de lui par Voltaire,
lorsqu'il ach'evait sa HtIhiale, et fort au-dclesous
lorsqi-'il publia sa Pucclle certainientml, il est
pluns (is de pcnadre des gcans qtue des hl os ; mntis
les helcr d'Homere ne sont-ils docn pas aussi des
geanus Ses heios inspires par dcs dieux participeAt











I- cetle nature gigantesne reproclhe t ceux de
I Arioste ins ires par es Ifes ou des g'nies.
Voltaire, daus un aU e plus avauc ,, place enhti
le rciautre de Roland au rang des poeres-epiques;
vantz qu il lai avait contest d'abord : itle trouve
aus~i sublime que plaiswnt ; et lui rend la cou-
lonne qu'il avait dl...a;., an Tasse. Sa tiparatlon
est complete. Plusieurs Italiens ont partage et par-
tagent 4a derniere opinion. iEhl sous quels tap-
ports, en eflett, le Tasse lui dcvrait-il tre pre-
fre ? est-ce sous ehlui de l'inagination ? (elle de
'Arioste est poussee quelquetois jusqu'f l'inten-
perance. De invention ? il a cree un nouvel uni-
vers pottique. De la raison ? s'il s'abandonne,
jrmnais il ne s'egare ; ou s'il s'egare, il retrouve
ansstot sa route au milieu mrnie des faux-fuyans
dr',, I'on croit qu'il ne peut plus revenir. De
'origirialite ? c'est le cachet universal constant
et cdcacteristique de ses beaut6s et de ses fautes;
it en marque l'empreinte jusque dans ses inita-
tions ; et le seul effort qui tie soit point en son
pliuvoir, c'est de lesser d'etre lui-rnme.
Si son imagination impatiente de tout Irein,
lentraine dans quelqnus carts ; le Tasse y est pouss6
de ineie par la sienne qui semble plus rctenue,
et qui devrait etre clans un sujet noble, impo-
sint majestueux, qui n'a pas pour excuse, come
celui de I'A:ioste, Ie milange des tons divers.
On trouve, dans Pun et dans 'autre quelques
traces de cc tux goft inevitable fiuit du teiroir;
de ces paillettes brilla]ntecsqe le Tasse a tant pro-
diguecs daus l'Arninte; et I'un et l'autre ont en
comrnimu encore plusieurs qualities et plusieurs d -
fants; mais la ressemblance cesse en un point
- 'Arioste, qui a precede le Tasse, i'a pu 1'imtr :
on u'en pent pas dire autant' du Tasse qui l'a
suivi.
I epomne de Roland ne put dans son en-
srtIi; eire compare qu'a lI-meme ; mais on
doit rcrmatqiuer dans ses details plusieuis imita-
tiors puisdes dans les plus riches sources de lan-
liqtuite, ct partitliliemenent dans loniete. Ajax,
Dio:e.e Achille, etc. sont Ics models de Ro
Iiand, qui n invulnerable n'ofire a i'ateinte de
soln inuenii que la plante des is, comnnme Achille,
quIIe le talon.
SLe gant Caligorant est le Poliphime des ancient.
On retnouve dans I'Arioste cette ponspe-,-ce
~a',,:oJe qui regne dtus les pornTes d'Homere. Le
poitee pique exige une nature conune un lan-
-:ga. de convention ; un monde d'itres nouveaux,
ecia part des tres connus, qui, pourtaut, dans Ie
tableau de leurs passions aussi colossales que leur
foice et que lear stature, nous fassent reconnaitre
tous les naits des notres et laissent a notre ima-
gi:aition le soin facile de proportionner les objets
entr'eux. L.es leros d'Homere et de 1'Arioste ,
ioui inspires qu'ils sont par des dieux ou des ge-
Intes ie C-ssent pas de tenir a la nature humane :
sculemicnt cette nature est chez eux plus elevee,
plus ag andie parce qu'on ne les doit contempler
que dans la perspective. 1ls seront A l'honmne
si l'ou veut. cc que Ihomme est al'enfant : l'honiie
qui nous ressemble, sera un enfant A c6te de ccs
h.unincs surnaturels. En &tablissant ainsi les dii-
tamces et les points d'optique, on se fera une
mnanlere d'envisaccrles fictions de la hante-poesie ,
qui sc rapprochant je le crois, de celle d'Ho-
cite n rendra viaisemnblablcs et presque routes
sit.ples- beaucoup de conceptions harcdies que
rIpous's la raison et que l'imraginatito,
eli Iine/t quoique nirins severe tiouve
lUclquctlois exagites. El n'en doutons pas, la
lahle a aussi sa veiit. Le fond requ elle ne pechl
point pat les forces. L'xtrarordinaire, des qu oil
I admit, devient raisonnable ; come un principle
entone patait souveut just quand ses conse-
quences, bien deduites, s'y rattachent naturel-
IctrIent.
Le grand secret c'est de bien obsen er l'en-
semble de ces tties imagines oi il faut que tout
sint ixicssif, pour que tout soit assorti, et qu'ils
cessent, A force d'illusions;, de paraitre imaginaires.
Par example, la tureur de Roland que l'aiour
iare, doit ire aussi prodigieuse que l'cst sa bra-
voure; ou que le devient sa raison, loisque la
sIesse et ['inspire et le dirige: c'est ce que l'Arioste
a tidellenent observe.
Q(uant aux traits forces qu'on lui reproche il
en a peu qui ne trouvent leur excuse dans le pere
des poEtes:et que slit ces exaggerations d'ailleurs,
en comparison des demons, .des diables des
geans, des pygmdcs et des crapauds de Milton?
Je r'ainie pas, je I'avoue union monstrueuse
des fees, des negionians et de Dieu. Mon oreille
ne se tera point A entendre retentir la cloche du
Suiut des Saints, dans 'ile de la sorciere Alcine :
tt il est bien vrai de dire que le chantte de Roland
se met fort a I'aise en variant Fune avec l'autre
i imI tiiologie pavenne et l'E riture ; en rapprochant
ir, rouisieis de Phaton ou la nuit d'Alcirn ne ,
dr Josue qui comnmatde au Soleil de s'arrier ; mais
r-~' def'its. je l'ai observe, soot ceux du teams.
On lcs lui reproche; on a raison: mais Voltaire
jui les lui reproche egaleinentl, ne les a pas evit6s
]-i mine dans sa IPcelle, et mAnie dans sa Hen-
tile, j oh apres avoir introduit Saint-Louis, ii
met uil scene Ie dieu d'dalie et de Guide.


I'Arioste posslca de grandes connaissances his-
toriques et ,eogiOraplhques; il fut veiss ;aussi 'a.ca
la science des nl.vecremens, de leconomiet
publique, de l'industtie et du counmerce des
peuples; mais., clrane Houere it cache sous
f lleurs sa pilfobind erudition.
L'Atioste excelled dans l'art de dccrite les sides
les assaults, les combats; nul, panni les niodernes
A l'exceptiont du Tasse n'et dans ses,;r6cis un
pinceau, je puis le dire, plus bouillant ni plus
impetueux. 'Comme peintre de batailles, il peui
encore, en genie, le dispute Hornere ?
II sait se mettre au niveau et quelquefosi au-
dessus des grands models qu'il imite. S'il nest
pas le vainqueur de Virgile n'est il pas dumoins
son egai dans episode de Medor et de Cloidran,
empruntle de celle de Nisus et Euryale.
S'il trace les malheurs de l'infotbtuine Olympe ,
abandonn6e conime Didon, connme elle rappel-
lant un perfide les rochers, les cavernes de
Pile savage retentissent de ses cris pertans ; tout
son desespoir passe dans notre ame et la
d6chire.
Si 1'Arioste a pbis come je P'ai dit, dans
les belles et fcondes sources de l'antiquite pour
doubler les richesses qu'il empruntait que de
tr4sois ne livre-t-il'pas dans son propre fond!
le Roland turieux est, comme I'lliade une mine
inepuisable que les bons at les mrdiocres Aeci-
vains exploiteront eternellement.
Oui je ne crains pas de le dire ; carje ne crains
pas tl'etre dementi : tous les poetes, depuis le
Tassejusqu'A Voltaire, sont ses d6biteurs. Ces deux
deniers du moins issez riches pour restituer,
etaient en pouvoir d'emprunuer : on n'enpourrait
pas dire autant de tous.
On a avaice mais sans le prouver, que le
iomnbeau de Roland est dans la eirusalem dilvrie :
ii est bicn plus vrai de dire que le berceau d'Ar-
nide est dans le palais tdAlcine et que le bouclier
nmerveilleux don't I'eclat subit frappe Roger, le
force it se reconnaire et rougir de lui-mtme,
est le meme que le bouclier de diamant qui rap-
pelle Renaud a ses devoirs : double situation imitee
par 'auteur de la Henriade. Ce qu'il est vrai de
dire encore, c'est que Voltaire doit A l'Arioste le
fond-et-beaucoup des incident de sa tragedie de
'Tancr&de, pui~oe dans I'episode de la belle GE-
NEVIE ,, ille du roi d'Ecosse faussement accuse
d'avoir recu de nuit son amant, et condamnde A
peir sur un blicher, si nul chevalier ne s'offrie
dffendre en chamnpdclos sort innocence : ce qui
n'est pas moins certain, c'est qu'il lui doit sa Do-
rothde delivrd e du feu par Dunois -; et sa Jeanne,
calquie sur Bradamanthe sur Marplise ; et son
A,'tnes, timide comtme Angelique, plus faible et,
des-lors peut-itre, plus interessnte ; et le courier
de Jeanne d6ginere de l'Hyppogrife; et I'ide
de son Palais de la Sottise; et une autre idee
inappreciable celle de ce course charmant de
morale qui sert d'introduction a tous ses chants;
idde original et neuve qui distingue l'Aiiote et
que V,_,'aite a si bien reproduite.
11 taut lavouer : 1'Arioste semble avoir trop
de ce dont taut d'autres r'ont point asse. Quelle
teconirite d'imainaiion I'Arioste se multiple et
se val ie, commne le Prote e elae fable : ii s'evite et
se clerche ; se fuit, se rechetche encore. On dilait
qu'il ne craint rien tant que de rester long-tems
ce qu'il est, et il disparait au moment quil se
nloitre mais pour reparaite bient6t sous d'au-
tres formes, et toujouis airnable et lui-mqmee dans
ses tnille mrtamoephbses.
S'il ramene son lecteur dans les memes situa-
tions ce ne sera pas aux depens de la variety
qui semble etre sa devise. II a I'art de les diffi-
rincier par des incidens on des miouvenIens tpu-
jouis nouveaix et toujours ingenieux.
Quelle neitetA de dessin! quelle clart6! sa rnar-
ration, come un fil ldger, cokrt ct se rompt a
tout moment entire ses mains ; m;tis il sait la rat-
tacher, plus vite encore, par des nueudls inper-
ceptibles, au tissue general. Ses transitions si .f.-
quentes se reproduisent sans obstacles ,, sns mn-
broglio ; sans fatigue jamais note patience tou:-
jours prrimpe A se depiter contre cfI' ivain qui
court, sans adresse d'un objet a I'autte et coupe
incessanmmentl'intertt qu'il n'a pas eu l'art d'en-
tretenir, en capivant, par advance, toutes les facultis
do son lecteur.
Qnuand on s'cst dionne devant la hauteur de
ses conceptions, il fant admirer la ricliesse laborn
dance, la grace ou la force de ses actions et de
ses al!6gories. Quelle peinture qcte celle de son
Lthd ,c tout-de creation Est-il rien de plis iring
nieux de plus suave, *et ptesque de plus diviiu
que cette transmigration des ames des faiieux
poCtes dans le corps Abloqissant de blancheur de
ces cygnes melodieux, qui trarisportent d'une
rive a autre dans leurs bees de rose les notimsde
ceox que le destiny consacre a I imrortalite6 ? Quel
tableau plus profondement moral que celui qIui
nous montre Roger place entire Alcine et Logis-
tille, c'est-a-dite entire le vice et la vertil; qcue cet
autre oh la severe IL...~. ill qij reprtsncte.la
Sagesse, fait dona RI..g : Jd'u,,, briid et't'uiufri.


- d'or pour dompter et diriger l'inipitueux itido,'
s Hyppogrife qui semble repiesenter, en ce ntat
les Passions; que cet autre encore ou Iatrteur
s nous faith, sans la nomrnier, recconnaitre la jalousie
s sous les traits d'un monstre coetf de se'rpen
Ce monstre saisit Renaud dans la ftrht des A'r
dennes; it se roule autour de son corps, de ses
bras,..de tous ses membres; il l'etoufle dans ses enill
noeuds; ait glisser sous ses habits un dard et-
s poisonne qt i s arete a son cceur s'y enfi ce, et
t le glace et le brale; lorsqu'arnive, pour dlivrer
kenaud, un her etlbillaut chevalier; c'est leD-
dain, ou du moins on le suppose : il entraine I-
guerrier vers la fontaine de la haine et du neprjis
t 'invite h boire de ses eaux pour ttancher. la soif
de feu qui le divote.... A peine elles out toucle6
ses levres, ses sens se calment, et son amnur pour
I'ingrate Angelique s'eteint. Peintures aissi belles
aussi vraies qu'elles sont dramatiques iLa morale'
la plus efficace est celle qu'on a mise en action.
Les fictions de 1'Arioste, qu lles qu'ellessoient,
plaisantes ou srieusces, sont toujouis poetiqeus
Plusieurs m me sont do genre pique le plus elevr
tells sont cells du Palais de Mrlin, de ccliti
du Silence, de laDicvrcde ri.fugiee dants ,let c u
vents, etc., et les allegores que je viens de rappeller.
L'Arioste fut un genie eminemment obseivatenr;
pour lui le court human ri'a pas de secrets. Etu-
diez-le dans les luttes qu'il tablit quelquelois entree
la faiblesse et la force entiree la feninie c I'homnnme):
comme la ruse vient tout de suite au sccurs de"
la premiere, pour disarmer la secoide.
II fut un excellent esprit, car en mine-tetms qt'it
dit tgut ce qu'il vent dire il n( dit janais que
ce qui est de saison que ce qui doit tre dit.
A l'egard de son g6nie, ii est si universelleiment
reconnu qu'il scrait ptesqu'indifirent d en parler:
je puis observer pourtant qu'il nest pas home
de genie come un autre car ii l'est en sejouant.
Les.conceptions'lei plus hardies Ie lui cogtentrien:
il badine avec les miracles et c'est sans le moindte
effort, et come naturellemeiit qu'il est sublime ,
On dirait que dans la carrier si epineiie da
poete, ne trouvant pas encore assezde difficult6s,
son genie s'est pit A en creer de nouvclles: il en
sort avec une facility qni ferait -crire que l'issue
etait toute naturelle et noffrait aucun enmbarras.
Nul ne connut mieux que lui. ni ninme ausdi
bien que lui, le secret d'unir les contraires. It
nous tait rire on pleurer, nous epouvante Oi0orus'
charm presqu'en mmie teams mi le le comiique
au serreux la galanterie A la morale, a1 sasesse a
la volupte, rapproche le grotesque dti ..,liun,.
mais si adroitement, qu'i)G se touch hent sais se heur-
ter. II les lie Is accord malgri leur antipatie;
et quoique le trait d uiiot soit souventinaperla
il faut bien poirtant qu'il existe puisque 1: c ,.h
du lecteur n'est point blessed, et qu'il cede avec
dMlices, au charge tout-puissant de cc poete qui
sait mieux que tout autre le ranger du parti dl
ses idles', de son talent et m&me de ses folies.
Ici les vrais enchanteurs ne sont ni Merlin, ni
Alcine ni tons les Negromanciens qu'on volt
figurersur cette scrne si variee : le seul, le v6itable,
c'est Iauteur, qest 1'Arioste lui-mnie. En dlisposant
de toutes les baguettes magiques, il a retenu pour
lui la plus puissante. II est le genie de ces genies'
leur f6e souveraine le die'u de sc:s Iiln ; car,
commie Homeie, il a aussi sa 'i)ilhligIc q4u'il a
crd6e.
I .'Aii,,,e a pris pour theatre le Monde enter. Set
personnages eI parcourant, le font retentir de leurs
exploits; ils ressemblent aux Pyritholis, aut Her-
cule, aux Thesee, aux Phiklctete. On, implore
kIurs secours, combine on ifil.lo-,l it celi d'unli
pu isirit ainic i. Ils sont plus redoutables que des
I, ,i, i I. I ei>t I..'. leuisbataillons; .:t p ria, tant ils n'ont
qlu'une lance, qu'une epee come l-H,.rtu.i n'avait
qu'Une massue ; mais,'soit quils l'lut.'n de cou-
S e de gAnid.in d'ame de sagesse, de dcnALu,'-
linme leurs actes n'ont rien de vulgaire. C'est un
lrini Les peupld de dl'eni-d'ieux soumnis a des passion
humaines.
Je snei puis mieux terminer, ce morceau que par
ce mot de Voltaire star 'Arioste. t Son poetme coin
v .itnt tltarante-six chants et depend li n el pas
trop long,. .. II est si f&cond en beautis de tous
t gt'Inre, qu'ilm'est artiv6 plus d'une lois, aps
9 I'avoir lu tout entier, de n'avoir d'autre esir
I, que d'en recomnmencer la lecture.
L A Y A.


COURT S DU CHANGE.
Bourse du ier pluviose.
E FET PUBLIC S.
Cinq pour cent........... ....... 57 r. c.
!,;1 Jouissance de germinal an it... 53 fr. o c.
Id.Jouis du ter vendemiaire an is.. 5o fr. 90 .
Actions de la Banque de France... t3o5 fr. c.

De' I'inrprinietCi- de H. Agassh, pair'; 't'"
du Mo. i'iiur rue des Poituviln, I '


de

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Dintanche 3 pluvi6se an 1 de la R publique ( 23 janvi i 8o3. )


,E T E 3 I EUR.
S ESPAG NE.
Cadix, le 27 dccembre ( 6 niv6se.)
La corvette a n iutine, qui avait appareilleI de
.Toulon avec-une division destinice pour Saint-
.Doimingue ayant essuiy en irier des a'cidlens qui
lobliTernt de se rcfugicy a la cole d'Espagne le
t3piraine expi'dia son tancot t Gibraltar pour
demillel 'il' y s 'ra;it tecu.
La trpolise de S. A. R. Mr le duc de Kent,
ouvemneur. fut tres-obligeamniient affirmative, et
accompganee de la promesse qu il serait fourni a la
corvette tot ce dom elle aurait besoin.
inlipendamment des secours qii lui ont kt6
fournis avec cnpressement, les officers ont recu
de Mr le duc e Ke Kent ct du commandant de la
miatine Paccucil le plus atical et le plus distingue.
-AL L E M A G N E.
Vieine cl 8 janvier ( 18 nivise.)
It sera vendu au printems prochain pour
5o nmllionm de 'domaines de lEtat. Cette vente
potera, de profience, sur ceux don't la valeur ne
j'ife- pas a 2oo,ooo flor. Par ce moyen on reti-
rita de la circulation une pateille sonumm de billets
de banque qui serott remplaces par de l'argent
de convention.
-PrOs d'Ofen se trouve, comme on salt. la
mronta ie cotnue sous te nom de Sloktberg, au
pied te laquelle est un bain sulphureux. Suivant
des letiue dee c canton, cette montagne a jet6
du feuo cc qui a repandu l'alarme parmni les
habitans.
-II y a eu ici, I'annie derniere, r12,36 nais-
.anceI et 14,5a d i&cs; eh comparant les listes
avac celles de I'ann6e precdente, on voit qu'il v
aeu, en e S80, 717 naissances de plus, et 659 dices
de moins qu'en 180o.
Sainbilurg, ii janvier (21 nivose.}
SAnPas avoir eu un hivertfort doux, nous 6prou-
tons depuis quelques jours un hfoid assez vi.', le
,vent itant E. et N. E. ; 'Elbe est enti&rement prise
It (oute navigation interrampue.
P R U SS E.
Berlin, le 3janvier ( I 3nivOsj.)
M.le professeur"'Danzel qui est connu par les
mthenhels qu'il a faites pou' propager et etendre les
Iteicnces utiies, est attendui ici dans quehlues jours.
n dit qu'il va fire difftetctes experiences de phy-
iqtc par des procdes absoliunieit iconnus. On,
'lae aussi d'nn rapport que notre academie dIit
aire sur une machines inventie par ledit proies-'
eur, au moycn de laquelle on peut sauver tins
un incetdie les personnel les Iapiets et autres
Iffert prdciextx.
-Dans le cour de I'annce dernicre, il est
tittie iElbing 48 vaisscaux, et il en est sorti 485.
Oy a impottC, enr'autrcs 3ooo9 lives de cale,
',34 tonneaux de hatenes, i5,o65 lives d'irndigo
.33, lives de ler, zg,328 lives de bois de Brsil.'
788tot0neaux de bietre anglaise,. 4.oat batiiques de
,inl de France et d'Espagne,, 516, bariques de
.rim, etc. On a exported dudit port, entr'autres
)d 4 lires de potase 5.007 tonneaux de cendres
.d sile t3,4o8 d'amniante 1,356 ballots de'
823, 2C3 de .fil, 12,393 lasts de frounen.;
L.,:S de r l,: 13too d'orge et depo is ',34S
'llt i" dr ,.. blan.cl> et 56,84, dito c.auttrs:
.Ratchandises Alln .toII*.
lu 8. Le prilicee Gtia e B inustitck cst
'hIete n.li en cette ,ille acorpain de sa,
U p1 sepu, la priinesse Matie de Bade: ,. M\.M
lI'"lni.tle aVait ordonn6 qu'il it. etivote e 1
.twi~t'ax de son 6turie en relas ', : quelquics sI.-
.1111 en avart de la capitalc. Ce pitice ct des-:
.ltie au "l. i I, ot il occupe les appartemrneis
.Se M. IM, ui avjit~it tpparet .
Ltes i., '" di -carnaval sont encore phust
f1i3n celte atneee que les pr'ecdeites. Con-:
t fif' l .aux ordres de sa tmaeste sur les douze
p ttrmati.,i qui alnont lieu PIendaiit sa dui;e
ath-'t le I'Opea it en sera'dotine .li.'i.
.* bah ce des pa'vres. Chacun peut se i.-.1. .
postal asquCd d a un n Cotone a son cholix
PUtt1 111(1til l'it convieitllble ct decent et ii v
t "l. ad rlclter itr-le-clhnip quicolque itsuie-
ria o


M: le major de Gualtieri se rend A Lisbonne,
come envoy ide S. M. prussienne.
II y a eu a Berlin,, en x8son v comprise le mili-
taire, 6066 naissances, 5963 dec&s. Au nomnbre
des naissances on en compts, hours manage 848 ;
le nombre des jumeaux est de 72. A Kcenigsberg,
dans la meme annie it y a eu s3,o naissances et
1787 dic6s ; hoie marriage, 287 et .6 jumeaux;
dans le nombre des morts,,o0 en compete trois
qui ont atteini 1'ige de o11 A lo3. On y compete
aussi huit suicides.
ANG LETE R R E.
I.ondres le 13 janvier ( a3 nivo e. )
ON apprend par tune lettre particuliere, reque
de Bombai par la voie de terre qiue le Begum
de Sombre se preparait a utne,expedition gene-
tale centre les Robillas, don't les forces consis-
tent, dit-on, en 20,000 homes d'infanteric et
400 chevaux. 11 y avait eu deja une action. Les
Rohillas, apres une course resistance, avaient fui,
en laissant sur le champ de bataille quatre ou cinq
cents des leurs. tues on blesses. Le general Perron
a envoyS' au secours du Begaim trois bataillons,
sous les ordres du colonel Smith.
.- On a recu des eittres du Cahada, du 29 no-
vembre; le terns y etait alors aussi doux qu'il a
etc ici: il ri'y avait ni elee ni neige; c'est une
circonstance extraordinaire et sans example dans
ce pay,, a une tell ipoque de l'annie.
S. A: R. le prince de Galles, arrive ces
jours derniers de Brigthon. a eu une entrevue
avec Ml. Addington et il parait que I'objet de
scs reclamations se trouve retirement rempli,
au moyen d'une pension annuelle de 75,000 liv. st.
Un message de sa majesty sera, dit-on, present
i ca sujet au parlement, lors de sa rentree.
Di 15. Les iettres de Gibraltar, en date du 20
didcembre, parent d'une tompete qui s'etait fait
sentir la veille ; le tonnerre a mis le feu la
batterie royale situee sut la pointe du rocher. II a
ite impossible d'eteindre lincendie ; et cette bat-
tetie, qui fit tant de mal auxt Espagnoal pendant
qu'ils assiegeaient Gibraltar est entii~ement
d6truite.
---Le jugement suivant a etC renidu hier aux
sessions criminelles de Old-Bailey:
Georges Foster avait ti accuse du ncurtre de
sa femme. qu'il avait noyee dans le canal de
Paddington le 5 dicembre dernier. Sa defense
avait ere entendu. 11 etait encore accuse de s'6tre
deltit de sa fille, enrant de huit mois dans le
mn.iee teams et de la meme maniera; mais it n'a
etc juge que sur la premiere accusation. La cour
Pa decla6 i coupable ;, et, en consequence, il a
et ,inI.l.iriic :*re pendu le lundi suivant, et
son -ip.. .I. f'- lql conform6ment aux status.
.L-. e gouvernement a normm le colonel Barrow
pnur alter prendte le commandement datns les
itabliss,',mens anglais a Honduras.
Sous le imiriisteve de sir Robert Walplle et dut
conte de (C i r-, la baie de Honduras fut le
sujct de discussions trhs-importantes: on chercha
vajiernent a hous faire renoncer aux avantages que
no ie commerce en retirait :jusqu'en 1763, nous lines
coin'sidcrs et traits come envalisseurs et usurpa-
tets et il n'y cut que nos success dans la guerre
qui determinetenti le trait6 de cette annee et qui
purent arracher au cabinet de Madrid son consen-
temcnt fbormel- un etablissement anglais dans ce
pays. Nuns evons joui pendant les o20 anndes 'sui-
vantes de la concession qui a enfin etk pleine-
ient conirmie par letraite definitif de 1783.
En 1786. une atire convention erendit les li-
mites de notre etablissement, et nou*i'donna le
di it de coupe non-seulement le bois decamp6che,
miils ton1e espece de bois. Nous eaimes nime Ile
piiviih6ge d'exporterleS productions' p)' t'ote-
fois sons q qelques r we\'i"e particulieres, et s'l; t
l'en ga,,clni-t de n'y p(,it deablir de plantations *-1,
cal' nii dle tscre. Le, parlement consid&ra cet eta-
blissemnet couniie si important, que peu aprss la
dee'ii,,r&'conventinn un acte lui donna tous dles
piivikies des colonies anglaiss.
On sait que le Cafe de Lloyd est une espece de
club, (ou des negocians tiennent un registre lie tout
ce (qul ineresse le L(,-iInIcc.. La listed d'hier au
<,ir d(Iinne ur i>,'ci, tres-eter,du de nos pertes : it y
.a evit tdrentl et quarante vaisseaux qui ont etc, ou
.pecdus .totalemerit, ou avaii.s.
Sl- is f ,IJi ont priouI hier tne baisse de
I pnur loo, quon a attribute aux dispositions
l uites"qu'on% prtte gux Espagnols relaivement


a notre etablissemient dans le baiee e -londmas.
II est plus natural de ne I'attribuer qu'au rakhc.Iat
prochain de l'omniun engage.
'Indostan, vaisseau de t la conipagnie des
Indcs-Orientalts a fait naufrage le it dans Ies
eaux de Margate. On priteind qu'il y a peri trente
personnes entr'autvre tn cadet, notlmt Claike ,
don't le pere, pat ute filaliti .-,iu-,lirre rendait
le demnicr soupir dans sort lit le jour mn&me quo
Sson malheeureux lils 6tait erenlouti dans les lots. Dls
que le bitiment cut tei reconnu en danger les
matelots ,. contformtiTment ut4 usage peu houo-
rable, sc amitent a piller; et, peu dhleures apres le
naufage, on vendait dans le boui'g des cuillera
qui avaient appartenu au capitaine.
( Extiait du Timnes


SN T E R


I E U R.


Monl-de-Marsan le a5 niise.
A la voix de I'autorite superieure on a pei-
pitud dans toutes les communes de ce departe-
ment, le souvenir de la paix de Luneville, par
une plantation genelale darbres. Le tableau" qui
vient de nous etre communique present les re-
sultats les plus satislaisans, Les niembres de la
socidte d'agriculture, les inaires et les proprietaires
ont rivalise d'emulation etes plantations de I'an i6
sont plus consid6rablcs encore que cells de Ian 9.
Notre premier magistrate d&cerneia.solennelle-
ment le jour du 14 juillet, une medaille en or ,
de la valeur de no fr. a celui qui aura plants
le plus grand nombre d'aibres pendant les anndee
9 et to, et qui aura justify par un proces-verbal
des maires et adjoints, que ces arbres out rdussi.
Aix-la-Chapelle, le 24 nivose.
LA nouvelle de la mort du geOnral Leclerc,
annonc6e, il y a huit jours dans cette ville, par le
son lugubre de routes les cloches y avait rppandu
une consternation giinrale. Le _, de ce mois, Jo
people se porta en foule dans 1'eglise cathedrale,
0o un magnifique catafalqued, environn6 de flam-
beaux et de cyprus, ornah les attributes du gen6-
ralat, et reposait sur la pierre nmme qui couvrit
pendant plusieurs siecles, les restes du fondateur da
I'Empire des Gaules. Une compagnie de grenadiers
entourait le cenotaphe.
Le citoyen Dauchy conseiller-d'6tat en mission
et le pritet dans son carrosse drape de deuil, i la
tte des autoritis et des administrations civiles; le
g6ndral Bonnet precidant les chefs des corps, et les
administrations militaires ne tarderent pas A se
rendie au temple, oi M. I'Fvcque, accomnpagn de
son cleirgi, eur offrit I'eau binite.
Une musique lugubre, le pontife et les pretres
v6tus de leurs ornemens fuuebres I'appateil de 'a
force atmee pleurant sur la tombe de l'ai de ses
chefs la majesty des votes antiques de ce temple
biti par Charlemagne le recueilliement de la mul-
titude, tout concourait a porter dans I'iame les ilc -
pressions d'une tristesse profonde.
Au milieu du service avant que le sacrifice
conmnencat, le pifet c tournant vers le cinotaphe,
prouodica I'eloge du getirier. Ce discours, intei-
romipu trequemment par des'sanglots, emut tous
les ccers. Un prtcis des traits qui out illustre la
vie dq capitaine-6neral, rendit plus amers les justec
regrets que sa perte inspire.
----~wsaeaUsy----pl,
Pat,i le 2 pflu>ionue.
AGTES DU GOUVERNEMENT.
Saint-Cloud, le 24 niv6se an it.
Les CONsuLS nDe A REPUBLIQUE sur le rapport
du ministre de linteiieur ,
Vu IalrticleVI dutitre l'. dela toidu 2Smai 1g79 ;
Vu pareillement l'.irticle 1r. de :'arxti du 5 ven-
demiaiie an 9, portant que les brevets d'inveotion,
importation. o perfectionnement,, seront aelivres
tous les trois mois et promulgu~s de suite par Ja
voie de Finscrnion au Rulletin des lois
Arn@tent que lest .ini:i)cs ci-apie nommrs sont
ddfinitiverent brevets et que ls articles suivans
seront insiers dans le plus prochdin numEiro du
Bulletin des lois.
Art. ler. Le o2 vendemiaire dernier, il a etd-
dMlivr6 par le ministry de 'interieur, uu certificate
de derande d'un brevet d'itlvention, pourle term
de I5 annees, au citoven Douglass, ingeenieur,
dneeuuant a Paris, h6tel Boston rue Vivienne ,
no. 64. pour de nouvelles machines per fectionn ts,
propres a la fabrication, a l'appret et ad brossaze
de toutes sorts dc draps rasimirts, itotffs di
line etc.


~


Lr~u I ----- -----~--------------------- -- '


II~CILIIIIIII~ _O


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL

Nous suomniw autoriss i, prevenir nos souscripteurs qu'A dater du 7 tiv6se at 8 le MoNIELUL e cst / leset IJorut a Officji


x 1213.













1I. le rnme jour tl a etm d6livi6 un certificate
dIe demand d'un brevet d'invention pour te
tenne de dix annies, aux ctboyens Brun, Berneval I
et MNagnJ a domicilies a Paris, rue du faubourg I
Montmartre, no. 42, pour une nouvelle chatrue
destine a la culture des cannes a sucre.
III. Le 25 brumaire suivant, ii a kt6 ddlivr
un cortificat de demand d'un brevet d'invention,
pour le term de cinq ann&es, au cit. Garnerin ,
demeurant a Paris rue Plumet, pour la machine
orfidnet: paraitAte.
IV, Le 2 frimaire suivant, il a t delivrb un
certihcat de demand d'un brevet d'invention, pour
le terme de cinq ainncs-, aux citoyenu James Smith
t James Thoins dotniciliks a Paris, rue de Lille,
tho 634, pour des cuirs inmpnetrables A l'eau.

de demand d'un brevet d'inveition, pour le terme
de dix a ans, u cit. Jear.-Baptiste Mich6e raf-
fineur de soufre, rreidant a Marseille, rue du Cocq,
lie 16, nro0 o, pour un inouveau proc6ed relatif
Au haftintge du Soufre,
SVI Le 9 du mime mois il a &t6 delivre un cer-
tificat de demand d'uri brevet d'invention, pour
le term de dix annees, au cit. Marie Chenavard,
demeutant a Paris, rue de Thorigny, n 5, pour
des procidis relatifs i la fabrication d'etoffes nou-
wlCos pour ventures et autreo objets.
VII. Le S2 du mmie maois il a t& dllivve un
certificate de demand d'un brevet d'invention, pour
le terme'de cinq aneies, au citoyen Frangois Brun,
demeurant a Lyon, rue Pezay, trl 121 pour un
,entillqtieir propre a cbnditionner Its soies crrtes,
i ehei les gbies teintes, ienouveller. purifier I'air
dhlns led h6piaau., prisbnh vaisseaux, attetieri, etc,
VIII. Le 3o du mois dernier, it a etC ddlivre un
ct ii tiC.t de demand d'un brevet d'invention ,pour
le terme de cinq antnes, au citoyer Margucrie,-de-
meurant a Paris, rue du Vieux-Colombier, n0 769,
oour un papiet d'e tenture imitant Ic satin et

IX. Le memse jour il a Ct6 delivre un certificate
d'un brevet d'importation pour qle terme de dix
ann6es aux citoyens Potter pere et hils, demeu-
rant a Paris, faubourg Saint-Martin no 43 pour
l'importation et le p*erfectionnment du proceedd
d'irnprimer survete porcelain, poteria tale et
bois vernisse, ainti que touth autre matiere qui,
ar sa nature tb sa forme, ne peut subir l'action de
la press.
0
It sera adressC a chacut det htrevetes une expd-
dition du present atirEt. Le ministry de l'int6ieur
ast charge de I'exccution de cette disposition.
Le premier Consul, sign, BoNAi'Af TE.
Par le premier Consul,
L S u uelaue-.'itat, sign HIf. B. MAIrT.

Paris, le at niv6se an ir-
Lts CONSULS b5 LA RfeVI'BLIQq sur le rapport
du ministre de Iinmtrieur le conseil d'tat en-
tentl, aritCent:
Art. IL. L'acte de donation faite entre-vifr le
premierjour compleCmentaire an to deyant Clhantal ,
notaire, par lequel le citoyenjean-'Baptiste Bres-
chet, cpur de Pierrefort, fait don a 1 liospice de
Saint-Flour dCpatteent du Cantal d'une rente
de 6oliv. au capital de, o12 liv. ensemble lee
interkts echus, dus par Maurice )ebonatos, de,
la commune de Paulhac et constitute par acte
sous sciqg-priv6 du i octobre 1785 au profit de
Du Iuand Breschet de Verdiine, aux droits duquel,
eat le donateur en vertu d'un acte sous *,slng-
prive du 24 messidor an 5 laquelle donation a ete
acceptee par ledit hospice au nom de la commis-
sion administrative par Ic citoyen Cean-Baptiste
Devillas, juge-de-paix de la commune de Pierrefort,
son fonde de pouvoirs, est conhrn. e.
II. En cas d'opposition de la part du d6biteur,
la commission administrative se fera autoriser ,
conformement a I'arr&t du 7 messidor an 9, a
poursutre judiciairteietit le paictnent de ladite
rente et des intirEts cichus, et fera cependant tous
les actes conservatoires n&cessaires.
III. Le mrinistre de l'interieur est charge de
t'execution du present arrae qui seki tsiiiS au
Bulletin des lois.
Lt prethier fanStl, sigfit, BONAPAItAt.
Par le premier consul,
Le secritaite'd'itat, sign DH B. MblAttr.

Paris, ie g3 niv6se an Ii.
Lis CONSULS Du LA REPUBIQasu sur le rappori
du ministre de l'int~riettr, le conscilld',tat en-
tendu, arretent:
Art. I.r Les legs faits par jeanne Frtnco:,isc
Leclerc-la-Vieuville veuve Blancher, aux hioi-
Vices de la ville de Sarlat, d'epartement 'de la
ordogne et A I'itablissement de 1t Mi,.ariL.)Mri
de la mEme ville, nottat6t ensembleti 24,00oo f.,
Suivanti son testament du 30 prairial an to t
pon codicile du 3 thermidor suivant, seront
accepts par la owinis~iorn administrative, et


ar le bureau de bienfiisance de Sarat, pour T R I B U N A T.
es portions assignees A chaque administration
respective et la charge de reusplir en cc qui SEAN CE DU 2 P L U VI S
es concern les clauses et conditions imposes rSideuce de CG let
par le testament.
II. En cas d'opposition soit de la part des UN secretaire fait lecture de la coriespondatce
heritiers, soit de la part des debjteurs des creanc, c
de la renttie desquelles depend 1'executio d e L cioenue Combes-Dounous, menbre du corps.
parties des legs lesdites administrations se front lygislatif, sait hoimmag geuni ouvge ayatt tr
autoriser, coufornmeent i l'arrr&t du 7 messidor titre: )issertationes de Ma xine gryr iso
an 9, a fire toutes diligences, intenter toute action jhloriiefl, iraduies sur exte gc.
judiciaire, fairectoutes transactions et tous actes Le tribunal accepted 1'hommagc et ordonne le
qui sefont jugs n cessaites, soit pour la conser- dept a la bibliothequr..
vationt, soi potr la delivrance desdns legs, commit Le maire de la commune de C1hoiseul di.
aussi a en consetltir la reduction s'ils exc6daient partement de la Haute-Marne, expose que nsonobs.
les parts et portions dunt les lois pernettent de tant la surveillance du pre et du departenment, s
disposer. lis forestieres ne reoisvent pas Icur exicatioa
III. Le mnontant des deux legs sera employ dahs sa commune et qu'il en rdsulte lcs plu
pat lesdites administrationss en acquisition de grands desordres. II desirerait que la suveillantc
tentes sur 1'Etat, dont 1i product seta reparti entire du Gouvernement pour les bois ationaux s'e$,t-
les trois itablissemeps ligataires, datls las propot- dit sur les domaines particuliers.
tions determines par la testatrice, Cette reclamation est renvoy6eau Gouverntmtiht.
IV. Le minister e de 'inttieur est charge de l'exd- Le citoyen Tausin demand que I'on prkvoys
caution dt .present arrte, qui sera insert au Bul- dans le code civil le cas ou Us pere diill,:iiI
letin des lois. en faveur de ses enfans naturals de la totality
Le premier tdnsul, signii,.BONAPARTE. de sa fortune, au prejudice de ses hritiers col-
Par le premier consul, lattraux,
Li scritaire-d'itat, sign, H. B. MARET. On lit la lettre suivante :
SCitoyen president, veuillez agreer et fire agreer
Partis, le i3 nivrW an I. au' ttibunat les exemplaires ci -joints du proc&i.
Las CONSULs de LA REPUBLtQUE, sur le rappott verbal de l'autdience du tribunal de cassatioh ,pt
du ministry de l'intitieur, le conseil-d'etat entendu, sidee par le CGrandJugte, le 6 tivse.
ar a Le premier corps de la nagistrature elevait
arretent i cet honimage a la section permanent du iorps-
Art. let. Le les de 300 ftancs fait a 'hospice lgislatif, constamment occupee de la preparatinn
civil de Maurs dcpartement du Cantal par le des lois et du perfectionienient de l'ordre judi-
citoycn Pierre Valat, taillcur d'habits suivint son ciaire.
testament du 17 prairial an to, sera accepted par la ,,Agriez aussi citoyen president, les assulalces
commission 'administrative dudil hospice. de ma haute et respectueuse consideration. ,
tI. En cas d'opposition de la part des hdritiers MURAIRE, frisident du tribunal de cqlsationr.
ladite commission se feta autoristr, conformeinent
SI'arr&td du 7 messidor an 9, a poursuivre la deli- Le tribunal accepted l'hommage, et ordonne l'in.
vrance didit legs, qui sera employee come re- Se tion de cette lettre au proc6s-verbal.
cette ordinaire aux besoins dudit hospice et elle On preede au renouvellement du bureau et i
fera provisoitement tous actes conservatoires. la nimfination d'un membre de la commission ad-
III. Le ministry de l'interieur est charge de I'exe- miinistrative.
caution du present arrete, qui sera insre au Bulletin Le citoyen F'rville est nolnmi president; le se-


des lois.
Le premier consul, sigtii, BONAPARTE.
Pat le premier conell,
et sterdaire-d'iat, igni H. B. MAkEtr.

MINISTER DU TRESOR PUBLIC.
PFaeiasit de la dttet rbli.iae l effectaer du lundi
4ptuviosean an ,au samedi 9; savoir :
eINQ POU ft CeN CONSOLIDo S.
itr et 2"n semestres an 1o.
A toun numerous, les parties qui n'ont pas te
moetCt rtclaiies Sur ceS dex semtestres.


Datte viagere.
m"* Semestre an 1o.
B8aIet~ x do r lttres a i,j, p, du n"
------b...........
S----d.............
4 --- e, g,h .......
5 ----1, t...........
i -- f,' h, hi, O....
9 ---c,k,s, y z...
ro -- q, r, U, v, wx.


750.
33oo.
goo.
9100.
to5o.
1oo200.
700.


l1r Sernestir an to.
A tous tutneros, Its parties qui n'ont pas encore
et6 reclamces sitr ce scinestre.
P 'rsioiis cioitte et tecUsiastiques.
a"ne Semestre an io.
BUtau n 7 Civilek, du n ti a 900.
EcclsraistiqideS, du na ti r7o.
.--.,. 8, Civiles,du n60oo0 A 92o0.
O"r Semeatre an to.
AtouS thuintros,les ~artie- qui f'ott pas encore
& te~clam6rks stct c seclnttire.
rPenions des vcuves des difenseurs de la Patrie,
liquhire iar la toi du i4 fructidor an 6.
i Trinustre an II
Buieatu ti'1 II. du no0 i 60oo.
g.. Sealestfe an 8.
S ler et rae e8nrestres an .
S iet et g m Seaestttes an to.
A touns humeros, les parties qui n'ont pas 6ti
ts:omi: rcclamees sur ces cinq semestres.

*P'REFEGTURE DE POLICE.
SParis, it 3o nivdse.
Leg cit..Pierre Fabregue, cure de Saint Merry ,
a prete aujourd'hui centre les mains da conseiller-,
d'etat, prefet de la police le serment present par
Article 27 du titre a de la loi du 18 germinal
deriia relaive i l'organiaLioni de ctultes,


critaires sont: les citoyens Gillet-Lajaqueminiere,
Beaujour, Jube et Say. Le citoyen [-lHinbett en
norti6 memnebre de la commission administrative.
La seance est levee, et la premiere indiquke ai
29 pluviose.

oBEAUX-ARTS M1USI,(QUE.
MiTHODE SIMPLE pour aprendre A preluder en pet.
de terms, avec toutes les ressouces de 'lharnonie;
pat A. F. M. Gr6try etemnbre de I1'Intitut nz-
tional des sciences et des arts, etc. ()
Voici done encore une production noqvtrl de
l'intpuisable Gretrv ; et cette fois, sans doutelon
ne pourra miconhaitte l'esprit et le style de I'auteli
des Essais tur la Musique (1). Nous alloan tithbt
d'eh donner au lecteur une notion exatte 'Si hI
Essais sur la musique ont mnerite de justes eloge1
cette .lluih..l en obtiendra peut-etre ~ji.i' di
plus unanines, parce que l'auteur ne s'y ecaritast
jakimais des limits de son art ,a mis beaucoup plus
de liaison et d'ensemble entire toutes l parties,
et que ce livre bien moiins ti..il'l:'i qi'e
I'aut e, seinble plus parfait en ce que out y est ne
cessaire et qu'il ne laisse rien a dgier; ceti
unite d'objet be joint son utility plu, iiiinTI
car letude de la composition doit pf.ri-:'0' ,.
d'txprimer les passions. Ces divers av3i.'l,-
la MClhode peuvent coinpenser .ici':ii
dans les Essais : on y trouve d'aillears la ,mnbi
pedniration et le style clair et precis ql.i conviint
un ouvrage pprement didactique.
Dans 'avant-ptopos de ce trait elImentaire, a
I'annonce crtmmte une suite des Essaissltr lad"
sique, on comnme le d6veloppemetit des dex
chapitressurl'abus de la science ett'r,.wt age.*"'
Oistr. L'auteur reparait done ici Lui srln Jnii.,,
et avec "tous ses ayantages, Aprt s av.:.i t-''if r
et medite son art pendant pids d u l di "'les;lMC
apres avoir cpmpose quantite d'opferas o le
appreciateurs du being chant, sembent trouver t
jours de nouveaux charmes; aprS s'tre e CCOIC
malgre tant de travaux et une faille saw'e 9ouLenuc
A force do soins m nag e mp oyen de lulr '''
cellens levels a commencer par ses te(h bue,'
ii interessante et douldureuse mniMaire ) '
parmi lesquels il y en a aujourd'lui de tr"s-
gues, ii consacre A I'utilit6 publique cette
mChode A laquelle il attribue en uic le SUc 1

(:) A. Pri de l'imprimcric de la R."-ab Slqu A10
( a10 ) un volue in-8v. cthc l'autcur diev,, ic > d
liets to. 340 ; Pougens imprimour-librair. '1q
tale, uc 0o, t tous es mardliands de muoiqlc.
(1) Mimoirs oun Essais sur Ia iludiiinI. P L' w I i
3 vol. 8o aux memes dresses. JCen a i:*'" "
le Moniteur an 5 no 330. a.
(s) Voycz le cbapitre des talent r' pia 1o
la muasqu towe U, pag. 388 ct tuivante


I







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i(l sa tnmu;tv'- tit ce ii u di'se Slves. Qn; (.,nr, 111
Waillkeur Ill et ii.pluJ jubte titre proposer uU livre
chlzsiue s
'I'te M Iitr A it 'k,'t tia'tpl, ot fobrdee sur Ul prih-.
cip dl1peti IJu tinclxw ue 1iiond ruit d'uot 44d-
..ve rte don't la France S'es't htL ii.ic: dans le
j siec-le. C'e&t Ie I ,'. die la, I is utlndatret-
ail*. ItLuv' ptre .lblte I Ie. uL (3), et Indique
pa la nature elk-~ ine dans la 1 :,I'-.Iaiuce du
'tps soijore. CGt e belle decouverte tut accucillie
,I'- cadenue es sciences de Paris, et par toute
Euu,'e, avec lcs plus grands eloge (4. II est
Iutile l'cntrcr a cet e ard .ans des explications
o. des details que tout musi'cien, jaloux deposseder
S, eor:- de on Art, doit eonniahre. I1 suli't de
'1J que' ftiR'aie e fi- ddtib taut le svSt ie die
'i.,i.,iiie dt iAe l t~dlodie .(e, 1'orieine du mode
n.t'lr It Io modte mniopr. iout y drive de deux
, i.~rl k Il Jliamentaux l diacLi. partait et ecelui de
septic In dont tou's leA attres ne sont qufe des ren-
vcs dlue h (i). La tiecahique des doigts sur les ins-
tpunfeni a touches se trotiVe nature llese'nt touted
itablie sut ce S s'itme ; et la march en est si
tiiiple, i rg'ibere qu'd y reconnait pat-tout,
du pietleiIe tcup-d'cejl, la noie fohdainentale. C'est
i,,l.)}ts celle frapfpe p3r le quatriemie doigt, voisiin
dlu .oute, IVISqu sil soit tours arranges par tierces sur
ik jlt'ief ; et la plus haute des deux notes continues
dJa, 1LaccorLl I' 1brique es doigts sont arrastges au-
itr.neinit que par tierces. L'exception que peut souf-
frir cette regle ii'i't d"a'octie consequence pour
la ne&hode. Le citoyeti 6ltry en partant du mEme
.ibnd, a ou1b irendre icette method: encore 'plus
l4ailee et plus facile auK lJeves en la digageatit
de equi pouvait lui rester de trop sci.entiique,
t&:i:AiilplictI inntilemnit' ies latigues de la m-
'nioiIt. iI a SUppfiimi6 lolu S & n6'ms parlicilierrs des
c'cc'Wds stcohnda'ire onu derirs qkue usage leur
avait conserves jusqu' pIesent < et debarrassd 61'-
doti I de li rtiuiqju t d'Ut 'omitetclaiure longue et

(3) lutitlkl d-t la Mbltdlde ht I'a paus uorfti ou parce
quil a suppose avec raison quit cla n6 doit ctre ignore
d': .;i,'iii C oU parce .qu'il sait que- les a nns, plus encore
'r. 1' ti ..'". pcfiv'cit itst illr Ic esprit de part ct rcnou-
vtlilet inuitnle ieb t d.ii ietnii's qulereflis.
(4) Les lettres writes i& kameau par les homines es plus
ilustres dans les mathimatiques ct dans la musique, le prou-
illt stile. Etilt piout la "pUilpart aiusi iititrIessotttI par
elles-mimes que par le noum de icors aItiurs, je crois tau te
public les verrait avec plaisir a la suite de plusieurs ouvrages
nMidits de cc gland mu sti Fi sur lati deo e de son art, entire
autles un Traile ~ c biapositioi des cawonTs nusicaux avec
de noaubteru. ex emples.
( ) Par malodie il ftut entendre i i modulation. Malheureu-
lwstiut ut4 grand nombre de mots essetiels de la musique
.i-t .plu.u.i hacceptioni s daris i'trt iim'e ce qui est un grand
inconvdnient. Ainsi milodii, mode, ton, cadence, etc. fo'it
iabtS d' aivoquei -On iptnd anjburd'hui taut de hnots
di grec qu'oiu' crait tente de lui ca ddober encore quel-
quieunaS pour douner ici A chaque chose uu nom spicifique
atiquel its comitensias ne pussent pas se meprendre. Mnlodit
Sdc'viiit sM dislt partrUliemnnt le 4'larrUngimentt et- de la
Aticctsion des parties constituanktes d'un chaut ou d'une phrase
musical, et de Ia liiiciYo de pluSibuts de ces phrases cusem-
'bt; modulation du passage et de L'cutrelacement des modes
raajeur ct mineur. Juhtroduirais toscation pour t'emploi et
-tlichainement des vingt-quatre tons que ji n'appelerais plus
stsWl. Oar lat pl6part de tes tmetncl tont encore confondihs
.elns beaiicoup 'd'dcrits sur la utisique. Je laisserais aux
a idelns 1 mtlliplicite de leurs amodts. e n'eiploirais plus
la iCinc dfiiomiitatioa pour tles viligt-quatic tols 6u gali.
mes de AInirer sstsefoe musical, et pout If~s sept tois on
lptLpriltipatlx it'tervalaHo de cheque ammne ee qui dst tOtre
anire chiAse. '1 en est ainsi de plusicuts autros mots qui jettent
.de etl'tiabrmn t lie .1 coofuiion ddus I'ctude des commefn-
.al. Ce sritit rdndre service ,t I'art que d'en peffectionner
t rder,-ll' .par quelquc snge refortue sans aitree chatngS-
m"*i. 1i.: scripts p.ar ila n~cescsit4. Ne pourrait-on point,
f .,i s ii. ir esgayei d'y introlluire la precision et la
Cil.: 1'.'.Illi-iti s lICs d nensE de 3 comtiposition litteraire ? Le-
.il', ,...... mugsicath cirilespondtut i 1a ponctuation d e
'. i,,,i., I:. notes Iklt leitrec ; c'eCt Il grammaire rmusicale.
L melodic est la syntaxe ; la modulation at la tonlihtio
L liltoriqlCe etC l. ''li reux eCpl6i de tout cela ,dcvitnt
I' loiqqect ; 'est l'ceuvre du genie. EL5 conservant o.us lies
tlnmeis tn usage et non susceptibles 'dquivoques, oi trou-
vttait dans le grdc des mots proprc iA supplier les antres,
ti appeilr cul iu chajhe c'pose par s on nmn. Cc nest pas le
momaietc de les y therchcr cette note un'1-ait ddjA que trop
ililgile.
16) La nature e semble-t-ello pns offrit aux yeux dans
I' ti-cotide, un phinmomeni analogue A celui du corps sonore
'liite n'cait A I'ouice i Los sept coulcurt primnitives qu'il
i A5t simij~istucuseuorllat, aca 'eprtisLotent-elles pas let atpt
hi tite a alnnme mnajeulr ? San pardllie bn dceuxCehbe
ct.n.cit, ti ontrant 0es cdulcurs dans I'ordre inverse., et
mu rteinte plus douce n'est-cc pas son reverrsement, son
n.le c inucnrr' Les couleurs primitives passent de l'une A
t t f.c f *i aI ltI. s tons Obt fstlssi leOrS cmii-tons leUt
0mma. ct d,1.e oitdres degrs, inappriciables ; les notes
i'prpa1ienlt t etsauveat les i,,yiJ.', out les nuan 16s dices-
i" s1i ls bfifbli ,H f(rts d' 'i, a, as ttrs, sans 'llessr
lect"s tres-cigeant at itrei-fir tde jirfole. SAptetbissimutm cris
utmci'tl' (,'i ll. lj On se iercduvieut dlu claveciu oculaite
it' Ip i i'l,,i C. astel 5, i, L, a ,ine sail pns i rop
[ i,', If i. 'll ru* li i ,c.tquip .L en f ii'i la tabl.tiurd
_,i ]nia.i, I1 .11 ,-il audi un tempiCramment pour accor-
t/r e lve)cia ? Poirtail-i du blanc conine base ou reunion
t s cdlOeuis, pa.isa.l par" toates les tcilts .juu-
i','1 onit qui eat lcur uegation on ktiir ibsitnc total En
','' blant, O4ttitm iptjemtiitrbt doiiqhe tilit !.: ,iA- i
S" ., ciCtl de toute I'liarmouic visuelle laquelle
50 I.,', .i.,l f'aecod des diverse coulcurs imances de
&*slsl u tl t A M Ai- M' IAt s *oo isithf tll niivt .


495
abstrusee. Ces accords ne sont plus ici que des pr--
paratious ou des suspensions gui doivent e re -
soudre en leurs accords I adaimentaux ; ou ; si l'on
ve.ut, des notes de passage., de Jetites notes pour
y a.rriver.
auteurr a divis sa Mtfithoe en dix-huit lecons,
oa 'filev devant son piano i est, pour ainsi dire,
(,ldit simulhtantl~Dtet au doigt I'tril et. a
FI'ciille, dans touttes les routes de I'harmonie,
passant progressivement des plus simple aux plus
comnpliquees. t1 cominence par le premier accord
fondamental, accord parfait najeur et mineur,
sous ses diffireates faces; il passe ensuite au second
,accord fundamental, accordd de septierme qui est
fundamental sur tous lee degrdg de la gamine, 1 fait
voir que tous les autres accords rent-ent dances
deux li et n'en sont, en quelque sort que des
muodiicaieons des aLcultis. Les 4e. et 5e. leons
presentent ta game des anciens et celle des tno-
dertes avet t6us leurs avcdrds: k 11 different ,
cominme on salt, en ce que la note si, inventede
long-teras apits les six atrres s se 'trouvae la plus
bass dans la gaimme alitiuine et la plus haute
dans la moderne. C'est duns lf'Une de ces lecons
qui prennent quelquefois la forte de dialogue,
,que 'ileve etonnd de ce que, dans la game d'ut,
donnae pour example le sol et Ie/f en descen-
dant, port-nt le srnire accord, en demand la
raisoTr ", Sans vous en douter, repond le miaitra,
c'est tine grande question que vous me faites Ih.
La quarter et la quintet fa et -sel sont les deux
i dominates de la tonique (I'ne en bas, l'autre
i, en haut) sous les noms de 'oust-lomilante et d-c
,> sus-dom'nante (on de dominantes'implement pour
i, cette derniere ). Leurs rapports sont tels que
,, 'une se prend pour I'autre dans la ganmendescen-
,i dante, que toutes deux appellent iimprieusement
la tonique ut, et qu'enfin iln'est point de cadence
,, patfaite (7) on de point final en musique, si Fon
,, ne fait entenidre ces dedtx sons avant la note
,1 tonique. L'auteur forme ici une conjecture qui
nous parait aussi neuve qu vtraie. Le batttenent de
tas deux dominates dit-il ~t ,je crois, la vraie
origin du trill. En eflct, c trill nominin autrefois,
et fot irt prprrement, cadence, ne semble-t-il pas
offrir I'eil, commre a I'oreiile une lutte violence,
tin combat corps A corps du ja et du sol, A qui
se pricipitera le premier dcans I'accord de la
tpnique ? tandis qu a une tierce au-dessous le trill
du re et du mi presence un semblable dEbat avec la
nmme tendance ? Eh, tie dccouvrirait-on pas aussi
dins cette sympathie ducfa et du sol une nouvelle
preuve de i'idenite des octAves*? La quartefa est
la quite renvershe d'tC o, comee sot en eat la
quite directed on ascendante. Ces deuK quintes,
'une au dessons, l'autre au- dessus, dans deux
gamess differences, se trouveht A pareil intervalle,
a trois tons er demi de leur term moycn it; et,
quoique ces-deux notesfa et sol forment ensemble,,
dans l'ordre diatonique on nature, une disson-i
nance de second elles s'attirent mnutuellement
dans cette circonstance, s'amalgameht ,s'identifient,
en quelqut sorte pour se confondre enslim'ble dans
la tonique. En quoi elles semblent montrer que tons
les us leur sont parfaiteinent egaux, et qu:il leur
imrporte peu que I'Wt tonique soit au dessus on'
au-dessous d'elles, pourvu qu'elles Iatteignent.
C'est, sans doute, cette parfaite identity des octaves
qui ne permit pas i I'ouie de les discerner de
le'r ty' e de l'eur gerateur dans le corps sonore.
El'eTs oivetat cpendant y resonter, si f.ibl ii.-lnt
equ6 cd soit, pui'que dans la corde mise rn \ 1iLra
tioh 'Til petit saisir lles nceuds de la division
arihmnirtique I a 4 8 donnant les octaves,
tandis que l'ortille n'y entend que les divisions
'ou piro resiion, harfioniques t, 3, 5. C'est dans
la con bitaison de ces deux progressions, et I'ad-
j nstion de son quatrieme tersle a la derniere ,
ue-.Iineau a touv le fondement de tout rl'ei-
hice musical.
Dan la siiie:be lecon et leo sdilvahtes l'auteur
de la NouveHe IW&hbde passe a la pratique des
vihgt-quatre gammres mnajeures et tlnteutes, dans
les trois positions denla inain, Ce montant et en
descendant, et en.passant de 'une A 1'futre par
-le ton relatif 6u l'uccord de site prise pour
tomique. C'est ici le travail le plus penible pour
P4leve; mais un eexercice rcitere et la mecanique
des doigts, lui font -bientt sunrmonter toutes les
diflicultes; de-li ilA est conduit aux differences
marches de Ia bass continue (8), toujours eagen-


drue de la basse j luCamt1ntmde aux retard, sat-
pensions, aux egles de la mnodulatiotn, aux chati-
ugetensit qu'v opuresnt les diezes et les bino's. Oil
lui ait rcenarquer les rappoits exacts cn nombibe,
eu product, qui se trouvent, mais danm un sens
diatmnrtalenietn t oppose, entire ces diezes et ces
bimols; et la force passive du b6quarre, qui,
en, les neutralisant, les paralysant tait renter tout
ce qu'ils avaient alfesct, daus sosn tat autirieur
ou natural. L'auteur expose ensuite les mroyens
mnccaniques pour executed des accords en imptl-
visant; et 'es lier par des traits d'union avec
bass ou sans base. 11 done en entier dans la
17n'e lmcon une fugue tres-varie avec toute son
anatomie cest-i-dire, la decomposition et C l
developpenient de toutes sea parties, operation
utile et nouvelle. L'Uleve y suit la fugue dans
sa march et ses divagations, en saisit facile-
ment les moindres details et les plus petits resorts.
C'est un modele d'apres lequel il pourra bientQt
lui-menle composer des fugues. Arrive a ce point
il connalt et pritique presque tous les genies
d'lMarmonie. II en rest quelques-uns extraordi-
naires et peun sits tels que le dcromatique et
l'enharmoonique, oh le quart de ton a lieu par
supposition. Lauteur en done des exernples sin-
guliers dans la derniere leonr. EnRiu il recapitule
en peu de mots les avantages de sa methode;
l'exemple de ses eleves senible les avoir suffisam-
ment constates. 11 cite une de ses nieces agee de
quinze ans, qui sachant peu lire la musiqu.e,,
n'ayant que peu de connaissance du doigtd, a,
dans l'espace de moins de trois rmois, consu et
pratique le system de l'harmonie de rnaniere a
etonner memt les maitres de i'art. e sont euk
qui out invite et determine le citoyen Gr6ry a
publier cette methode.
Executer dcans un concert une donate de piano
d'une maniere correct et briilante A la Ibis, est,
sans contredit un talent tres-agihabie ; celui d'im-
proviser, de preluder, de composer avec gofir,
'est bien davantage. 11 doitbien plus llaner I'atnour-
propre, s'il est vrai, c'omme on n'en peut douter,
que I'operation intellectuelle ait- nrlaurielIlrint la
supftrioiie sur Topetation mecanique. Aussi, It
talent'de bien composer exigeant plus dequalites
naturelles que celi de bien executer t estit beau-
coup plus rare. Au rest, tous deux sofiitfaits-Tun
pour L'autre, et devraient toujours atler ensemble ,
cest a renidre leur union plus intime et plus fre-
quente, que tendent les preceptes donnes par le
citoyen Gr6try dans cette Nouvelle Methode. Le
jeune musicietr qui la p.,ssed.:ra a fond pourra
passer alors aoec bien plus de facility et de fruit ,
aux grands traits de compos ion depuis celui
de l'harmonie et tl Code de inusique-pratique do
Rnnleaiu. jlusqu'35aLsvant ouvraA pritlIh6 receriinent
par le citoyen Rey. Tott mnaitrei sAnsprtjuge qui
fera avec ses eleves Pessai de cette niethode simple,
pour leur apprendre a pr1-i1l .isi en reconnistia
promnptement les avaatagets; et cet essai ne sera
pas dispendieux car le livr ~ est pea considerable;
il en musique, qui en comprsent la.. Majeire parties ,
sont d'une nettet peu inlerieure A cell de la gra-
vure. L'art d'imnprimner la nmusique a fait de grande
progress, on nie dit pas depuis Lully iet ses partitions
a notes en lozanres et ia l.ignes giossierenmeut
morcellee rai- depuis une vingtaine d'annees oi
Ballard imprimait encore soul la musique a Paris
par privilege exclusif. Encore quelqucs tentatives,
encore queiques degrees de perfectionnemeitt, fruits
de nouveaux efforts, et la mnsique implimee renl-
placera peut-etre purtout la musiique .Cgravee pace
qu elle I'egalcra en beauty et la surpassera intsiniixent
en celdrite et en bon mitchc ; ot s'il itair vsai kue
dans la musique les chefs-d'ceuvre. m6~mes fri ptAis dependans de la mode quoe ceux des autres-asts ,
ce que divers examples semblent cotirnner (9),

des voix ,plus,bu noins rdisoordantes, je ne sais si en le
supposant execute par de belles voi'x, bien asso.rtio et avoc
line certain correction ou itgularitd coimmue dans la min
cauique des doiets sur nle :1 c ic ; je ic sais, dis-je, si une
OrilUe excrcee ii i c.,lnijnlrji point enucorenutl chant dails
I'une des parties tu.ipniiic. -.. conlrepoint pourntlit tic
ecoute avcc 'pliisir siu-tout dec musideus, conin l'as-
sortiment de certaincs couledrs, sans aucun deasiiu, iejuoai.
cucore la vue. It u'est personue je crois qui, au ptn-
tcms, daus les bdis, n'ait trouvd que le coitrepoiist des
oiseaux cst tres-agrgable ;A yntendrc.


"'i


.96 t. 5a e G m mus.qu*. wt U. e tef
S...._ ___ rIesulte san dl6otc ei graiid partic ddeo auses dtiangeres ks
'Tart minSe t au-intirite dose s productions. Cells de presqtic
.(7) COs mots tigiilfiert ici reps abholu, ct noni cc que tonu lec auttcs arts passeot i lt postiCitP par leor seuole voitis,
1Ion -appolle inocore vulgaitement cadence, soit perlie, soit et se reprodsisent iuxux ytux ltatiuit insititt, aver tout Ie
thevrottde. Raineau ct set successecrs out nonrnd avec raison chartne que le gtnice leur a istpririi'. Tot intdividti isolC-
cctte dernicre, trill, du mot italic i tillo qui la maina rh meant en jouit les voit touts clhtiies lc apprtcie s ais
signification et qui parait driver du grec hyllos, bruit pinen. Leur tlfet 'et permantet. 'Ellet n'ont redouier que
confuse, tumultueux, fi6misscmenit. I4 fattutr des hdnimes dutabt lcs dcidesmics rnbmslcs 'et
ttaage tonois violent, ticis iaivirable, des siCcle, C:omro3uit
(8) L'autcur t no1nmme quelquefois cchastnte ou jOiuantc, Si tout -e qui existe sui la terre. Lcs productiousi de la uu-
,mita conime cric i'est pas toujours chantantC, conmme ii y siqtfe, au coutrairc, uie fois negIig't., n prtveit'sc ite-
a Cne partic noinmme scpidialmenc t aiui dans tome musique ptoduite o0t resusciter' que par un concounrs 's rare de
( c;.pf6 pcut-etre dains te pur coutrepoint ), ct affcctc d'ot- circonstodes et de talons divers; ct mnede avec la iticillco e
ditlaire aux dessus, je laisserais de preference a cettecbasse volouite et beaucoUp de capacity, I'o peut ncore, drja
sou a'icicimei dcnomniaiation de *continue et toujours 'pour executionn, itre aussi clo.ivue de I'esprit quo du trust de
ir ~ler lc -uomnire des equivoques. A i'gaid du contre- fauteur. Gette thusique cette ttiaiere de chanter, dri on
point, qui na et i1 plttt j soovent qu'llt atldltpemcentt, oiln txsotnt plus de mto(e. Mais qui dit mode dit-il pas cdarri-i
it 1'o It aon ;a ugrfi 4d'ae rds IImiliorlc.us, crits par ri';s on ec re t ltop"at o k bdeat ot It boa repay aInl*t


_ ---- -------s IC~


'
1 ) Ce disav4bt d l i














i51 'en serait que plu nreessaire de peifectionner
la method e de les mulip!ier A peu de Ira.is, pendant
qu ls sont en vogue. Qniantite de buns ouvrages
de imusique n'ont jamail ete publits, pace que
leMis auttcuts ne pouvaient avajiicr les frais de
igravuie, quoique la gravure stir &aim soit bien
iioins diflicile et moinis cheie que celle sur cuivie.
C'est en italie sur-lout que cet inconveiient a en
de tacheiuses suites. Les chefs- d t uvicv d s plus
S ,ia'jds tr.aitres. des Vinci des Joniclie des Du-
lante des Terradell.s des Pergolese etc. sont
encore pour la plupart tristement caches dans quel-
qies portefeuillea. Perit tre meme pllusius de
leurs ouvrages sont -ils dttruits et ,pedus pour
-toujours. L'Imprimeric ain contraire s mverait
'de ces dangers routes les bones productions mu-
sicalcs, 'et les assurelait a 14 postieilt, en les
multipliant tr6s-tacilemni t et avec la certitude
d'er: couvrir la d;pense par le premier debit, Qui
bait si les procedes stereotypiques ne pourraient
Sps s'appliqucr avec plus d'avantage encore a la
musique qu'a 1A literature? C'est in essai faire.
ei que temriont sans doute les inventers ou les
rriovateurs de cet art. DECROIx.


STATISTIQUE COMMERCE.
nu PO i nE BOUL0 GAL.
L'on peut mettre au rang des ouvrages miles
qui ont paru sur la description de la France I'al-
manach du Pas-de-Calais, par le cit. Picquenard,
secr6taire-gnedral de la prdtecture ; il f a recueilli
plusieurs mimoires instructifs sur quelques parties
de ce departerment.
Celui i traite de I'arrondissement de Boulogne,
et que Ion doit au citoven Masclet, sous-rrefet
,de cct arrondisserneii coutieit des taits intires-
sans don't nous croons devoir douner une notice ;
il presente d'abord tuutes les considerations rela-
tives suit anx localites bsoit aux ttravauw entrepris et
continues avec activity, qui sont propres A fire
connaitre limportance',du port de Boulogne,
A ces details, le citoyen Masclet a joint une
notice des arrrienmenscn courts. fairs a Boulogne,
pendant la guerre, depuis le Ie'. ventsse an 4,
jusqu au i". prairial an y ; cette notice peut servir
d'objet de conparaison, et fire corinaitre les tL-
tilites qu'offre Boulogne, en teams de guerne, pour
se livrer a la course : a ces titres nous la lap-
porterons.
Le noinbre des arimemens en course exicutis A
Boulogue pe idant I'intevalle que nous venons
dl'indiquer, et pour Ie compete d'armateurs patti-
culiers ou en society a ete de i 54 les eqmpages
oult it6 de 58oo hommnes; les prises faises, de 22o
navires; la valeur de ces prises a eti de 2.98,745 f.;'
.les prisoiniers faits sar 1ennemi 1967 homess;
,corsaites ou bitimens armca en course pris pai I'en-
iiemni 16; nombre d'hommes perdus on fits pri-
sonniers par I'ennemi. 755; cofit des arinemenl
3,500o,ooo francs.
11 rsulte de cette notice qu'en cinq ans les ptises
faites par les navires arms A Boulogne ont done
un benefice de 9,498.745 fr., Ce qui est pids de
i,80o,ooo fr. par an.
Boulogne est encore un port interessant par.la
pclie quj s'y faith sur-towt du hareng et du ma-
quereau. I
S 1 resulte de l'etat donni par le cit. Masclet que
les quantitis suivantes de harengs out te pechies
.par es bateaux de Boulogne.
En I'an 6, cinquante sont sortis pour la pkche
du hareng et en out apporte 2102 lasts, Vendus
ozi,555 tr.
S-En lan 7, sori autantde bateaux, p&cli 3738
-lals vcndus, 696,954 fr.
En Ian 8 sorti 63 bateaux, p&che 5o04 la's,
.venius 649,633 fr.
An 9 sorti idcm, pWchi 6,457 lasts vendus
929.9i6 fr.
Au 1o, sorti idem, pchb 70ooo last, vendus
85o0.00ooo fr.

de. tcrfis a autre; 'ct i'olit p l-ur ,rr que Ic privilege d'ii-
to6ter un peu plur les legaird du ,public inconstaritl:
Q( od prtiit, spornit; rtpetti1quodinmper omisit...
AMtilla renaScenlsi, uir jam crcidere cqdeal-que


u.trr wuncsunt iin hnort.


Hou.Ar.


A cet igard Ic sort de la d6idlamationr semblie entCI plus
fi.I ,.h'. que celuio m na unique. L'autcur qui a alciset-
la pcrcection, ne laisse aucuul moutlumcut de spn t.alest qui
ptirit tout eiier avec lni, O u'a apu uoter ni i riIe l jcu
des Letain, ides Garick. La. trplitiou un'y et pas moins inha-
Sbile. Eli par qiuels ncoyc!is transuttre le sentiment le don
de. larmes-, lcs ;,!il.,- .I. vraicse de la pls profound cinsitblite !
ILe souvcrsir des dicts -.l'teuvre cn lct .it remt profoud&-
nictt grave d.ins l ,iumoire dolI .L.'i Ii i-. .n eln a .joui ct
s'.iauLmtit avec elle. 1i ut'es rcste daus les lives, danu les
tabilc.au.x Ii e dc d gcs iudics trop vagues ct ,top insu'-
ltLa.I. D;llcurs cest d daus la, dIdclinatiou que lc talent dc
otrpic tcrs mble mIcl ios isussir. On i'y a peut-Cire jamais
i ri ul'n boune copic. Plqur y excellcr, on n'y pcut etre que
S't. qnclques parties .......Ii. pcuvcnt 'iinuitcrjusqt'i cCr-
t.ill poi ut n.4is .utes .s Cpati es .eCtiellcs pe, ouut dol-
lj', quie .ppr la uature. OsO a vut ds actcus ct .dcs aclriccs
s..su.,I('sicr .dans un empilot, ct y reussir dgallcintle sar s se
ecirnbb!'er en rrion. C'et que l'ait ct la nature lcs avaicnt
:siy i rccmncat ftvorit e. ;L rCusioip si ttac d., touS k.... .lui.
Cst cc qur coustitue'c 1'a.ter parfait.


496

Ce uIi a donnu en ciiiq ant un. product de
z2,35 358 tr. de va!eurs dans cette branch de
comrri.lCCe du port de Boulogne.
La harangeaison a comment( cette annie (an if)
le 23 vcndenmiaire, eta donn'jusqu'au re nlvose,
aidli que nous Ie imandc: le cit. Masclet, 4187
lasts de hareCgs, lesquels out Pie vendus 678,316f r.
Les Anglais ont achet6, taut en rer que dans
le port argent comptant environ le tiers de la
pkhe edlu hareng.
Nota. Le, last de hareng don't on se sert A Bou-
nloue est compost de 60 measures. Dans le com-
mensement de la saisQn quand le hareng est
plein la ensure cotient 180 ai 190 harengs;
niais a la fin de la saison la measure en ren-
ferme depuis 220 jusqu'At 3o et plus.
La perhe du maquereau, plus faible; n'est pas
moirs un objet d'industrie lucrative A Boulogne.
En voici une notice.
En I'an 5, sorti pour cetre peche 63 bateaux
p&che 537,3io maquereaux, vendus 146,40o ft.,
ce qui Pait 146 liv. 8 sols tournois le miller, et
par consequent 5 sols un liard chaque iaquereau.
An 6, sorti idem pech 66.600 maquereaux,
vendus 35,987 fr.
An 7, sorti idem pche 86,2oo maquereaux;
vendis 43,837 fr.
An 8.; sorti idem, pech6 385,600 maquereaux,
vendus 102,683 fr.
An 9, sorti idenm, pitch 104,700 maquereaux;
vendus 57,270 fr.
An "o, sorti idem p&Ich 730,944 maquereaux,
vendus 133,ogg9 r.
On estime queen I'an to les pecheurs ont, ;en
outre.de ces quantities apportees A Boulogne,
vendu A la mer tant aux Anglais qu'aux bateaux
francais de mareurs pour plus de 70,0oo francs
de maquereaux.
D'oA il r sulte que pendant ces six ans la peche
a produit A Boulogne 569,283 fr.
La peche des merlans, de la raise, et poissoris
plats, peut-tre evalu6e dans le meane port, annee
commune, a 260,0oo fr.
L'Annuaire, ou Almanach du Pas-de-Calais, d'o
nous avons tit6 cette notice, content encore
d'autres details economiques sur cette parties de la
France, principalement sur les arrondissemens-de
Bpthnne et Saintl-Onier ,.que 1'o doit aux citoyens
clkiald-Lagrange et Potevin, sous prefets de cha-
cun de.ces arrondissemens respectifs.
Ces details et ileurs semblables, products par
des personnel qui sonmt-- mmnie d'avoir des rensei-
,,'rai. im' posits, sont precieux A recueillir, parce
quils peuventservir de bases aux calculs d'co-
nomre politique, t prevenir par t les carts aux-
(quels it est trop ordinaire de voir se laisser aller
Sceux.qui-ic ss'appliquent qu'a la thborie de cette
science. PEUCHET.

M D E CINE.
Preris d'obstrvatiois-pr-itiques sur les maladies de la
Lymphe ou affections scrophuleucs ie rachi-
tiques, etc.; par M. A. Salmadle, docteur en me-
decine miembre de la socidte medical de la
soci6td d'histoire naturelle,, de la socidti acade-
niique des sciences de Paris, etc. (.).
Le citoyen Salmade a deji consacr6 d'utiles tra-
vapix a la conservation des enfans dans son ouvrage,
iritulk, le Livre des meres el des nourwices, don't nous
avons rendu comnpte ailleurs; il se propose aujour-
d'hoi, en publiant son Pricis d'obseivations prtiques
sur les nmladus de la lymphe,d'arracheraux infirmitds
etA la tmort de nombreuses victims do rachitisme et
du vice scrophuleux, deux affecions connues vul-
gairenmet I'une sous le nom de nouure, I'autre
sous celoi d'icrouelles ou d'hmeurs froides. Rdunies
on separees, elles sont le fleau de I'enfance, le
tournament de la tendresse paternelle, et trop souvent
I'scueil de la mrdecine. L'auteur ne pouvait done
donner trop de soins au recueil des faits qui inti-
ressent une pattie aussi essentielle de l'art don't il
s'occupe.
Ses observations m6eitent et la confiance publique
et toute l'attention des praticiens. Flles out, d'une
part, le caractere de I'authenticitc ; de I'autre,
'avantage d'etre prisentres sons lewr vrai poidt de
vue :. 'auseur sy attache moins.a 1'elegance qu'a
la clarte. aloins a I'origine des affections moirbi-
fiqtis cqu'a leur mnarche a leurs developpemens
et a leur terminaison. Les seules inductions.qu'il
se periette de fair valoir sur la nature de ces
affections sont tirCes de l'althration des svstemes
osseux et Ivmphatiques, et de cell des differens
visceres, observes par la dissection anatominiue
des sujets morts dce maladies scrophuleuses et rachi-
tiques.
Les cas particuliers qu'a rencontres l'auteur, four-
nissent matiete a cinquartte-deux observations fort
bien r&ligces; car les maladies y sout decrites avec
tous leurs symnptomcs, amnsi que les accidents aux-
quels elles out donni lieu et les remedies em-
ploves pour es U combattre avec plus ou moins de

(I) In-so pri, 3 fr. t 4 fr. pour Icdcpartcmens.
A Firis, thet Merlin libraire ruo du, Hurcpoita, Uo xi ,
pies du puut Saint-Mtlckl. Aul At. 80o3. )


suecce. On fait connaltre tgia, le gje Ce ter
perament du sujet, les divers prides que' chiaq E
maladie a parcourus; les eflts qu'elle a eus sqr
le physique et le moral. Tout est consign6 jout
par jour, et avec la plus severe exactitude.
On peut mettre au nombre des pheitnoeuets airV
une luxation du femur, occasionnEe par 'eingor.
gement de la glande innorninee, ou par la con-
gestion et la concretion de matieres lyinphatiques
ou synoviales dans la cavity cotyloide et une autte
luxation consecutive du radius due a une cauje
semblable; ces faits ont et& recueillis par I'auteur
et constat5s par les citoyens Portal, Sabatier, etc.
Ce qui ajoute un nouveau prix A ce recueil, c'est
que le traitement qui rdussit le mieux dans les
affections scrophuleuses et rachitiques, y est in-
dique avec beaucoup d'etendue; les ptfparations
nercurielles le syrop antiscorbutique, l'usage des
toniqucs amers ; tells sont les bases de lIa ;i-
thode curative publiie par le citoyen .Salmade.
Si elle tait, a peu de chose pr&s, connue avant lui,
il ]'a dun'moins suivie avec plus de coustaqce et
I'a enrichie de-beaucoup de remedes accessoircs
don't l'exprience a jdstifi I'utilit6. Entin 'auteur
a joint i ce mnme recueil, huit observations stir
des carcinones ou tumeurs, connues en mede-
scine sous le nom de noli me tsnagere, et traities
avec success par des" moyens qu'on paraissait avoit
oublies; TOURLIT.

AVIS.
Navire en charge au H&vre pour la Louisiaint,
passant par la Martinique.
LE navire la Justine du port de 25o tonneaux',
mate a trois iats, fin voilier et tis commode
pour les passagers partirardu Havre du 5 au tio
pluviose prochain.
Ce btiment prendra du frtt pour I'une et I'auitr
destination,
Ceux qui voudront y passer on charger des tnar-
chandises a fiht, s'adresseront:
A Paris, aux citoyens Maurin, leinier, et com-
pagnie, banquiers rue de 1'Universiti n i7o.
A Rouen, i madame veuve Th6zard et coni
pagnie.
Au Hivre .aux citoyens Leconte, Ernest-Nicod
etcompagnie, amateurs.

Pour la Nouvelle-Orians.
LE navire I'Aimal'le-Crlrtee, du port de 350 ton-
neaux, partira de Bordeaux Itla fin de pluviose,
prendra du fret et des passages qui seront corn
mod6ment logs. .
S'adresser aux citoyens Rey et Bonnaid rue dit
Parlement, a Bordeaux.
--- -----.
CO U RS DU C H A N GE.
Bourse du fpluvi~se.
C H A N GES TR AN 6 E RS.

A 3o jours. A go jours,

Amsteidam banco. 54
-- Courant... 56 c. 56
Londres......... 23 t. 95 c. 93 f. 7Qc.
Hanibour. ..... 189 f. 187
Madrid vales.,.. f. c. 1 f. 55 c.
-- Efectif..... 14 f. 45 c. 14 f. 95 c.
Cadix vales ...... f. c. i 55 c.
Effectif.... 14 f. 17 c. 14 .
Lisbonne ....... 455
Genes ellectil.... 4 f. 67 c. 4 f. 6I c
Livourne........ 5 7 c. 5 t. *'
Naples..........
Milan .......... 71.9s dp.6f.
Bale............ p. P.
Franctort........
Auguste........ f. 55 c.
Vienne. .......
PCtersbourg......
EvF IF FE T S 11 i L I C S.
Cinq pour cent............... 56 f. 95 c.
Jouissance de germinal an I..... 53 f.
Id. jouis. du i r vendemiaire an t.. 5o f. 85 c.
Ordonnances pour rachat de rentes. 58 f. c.
Actions de la Banque de France..... ~3i f. So c.

SPECTACLES.
Thitre de 'Opira. Auj.,laCaravane etalabansomanie.
Theatre Franqais. Auj. Semiramis .
Theatre Louvois. Auj. les Voyageurs ; la Maisona
deux portes et la Comntesse d'Escarbagnas.
Thietre du Vaudeville; Auj. G. Bernard ; Honorin
et Frosine.
ThMatre de la Citi. Auj. 'Eleve de la Nature et
le Roi de Cocagne.
Thiatree dt Moliere. Auj. la fausse sure et Fenrl.

A Paris, de l'imprimerie de H. AGAsse, proprinre
du lMopiteur rut: des Poirevins, 108


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ces
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-I r .-j


GAZETTE NIk ONALE ou LE MONITEUR UNIVER SEL.


Nous soumnes autprisds : pcrdveir nos souscllpteurs, qu'A dater du 7 niv6se an 8 leI MoNIO 'ELu es t t seu! journal offiiel.
1


Lundi 4 pluviose an ii de la Rfpublique ( 24 janviert 8o3.)


EXT ERI EU R.

TUR Q UI E.

Des fjontieres de la Turquif, le .2 decembre
( 4 ,nisvc.')

Ls troubles qui existaient, i Widdin, depuis
deutans avaient ditermin la Porte a soumeltre
a une visit rigoureuse tous les bateaux qui des-
cendaient le Danube, et par consequent ceux des
sjiets de S. M. 1. de crainte qu'ils n'eussent i bord
des nunilious de guerre ou de bouche. Quelqu'in-
commode que ufit cette visit, quelque glands que
fassent les abus auxquels elle donnait lieu on a
ciu devoir s'y conformer avec quelques modifica-
tious, taraison des circonstances ou se trouvaitla
1ltIe. Maintenant que ces troubles sont appaises,
Ia cou imrperiale a obtenu que cette visit lut sup-
uimee a 1'egard des bateaux de ses sujets, et elle
eur cn donne avis par le present.
(Gazette de la cour de Vienne. )

ALL E M A G.N E.

SViene le 8 janwi r ( 1 8 ni6se.)"
ON pohe t 293 millions cde florins la quantity
d'or, d'argent eCde cuivre qui a ete nlonnoye dans
le Etats hereditaires depuis le I r janvier 1793
jusqu'au 3t dcernbre 18o02: une parties coiside-
dabTe de cette some n'a pas encore ett nise en
ciiulation.
Francfort, le 13 janvier ( 23 nivoe.)
ON made des frontieres de la Westphalie
quil sera forni e, au retour de la belle saison un
camp compose de 'so mille hormnes de tloupes
prussiennes dans les environs de Munster. S. M. le
v.i 1: l'tu,sc viendra le passer en revue et exercer
aux grades m.anoeuvres en sa presence les trou-
is i le icomposeront. Le prince d'Orange, le
Ilandrave de Hesse Cassel ledAuc de Brunswick,
aIps que bcriiaroup d'autln' personnig impor-
t4,u, assjstcront ia ces umarieuvres. Sul.iJU les m8-
r.C .aiii, toute linl'inteie de ligne prusiennr
ucna pour le mois de mal prochain, des fu-
.lls dl'ine nouvelle former et plus legers de ciinq
livt. ,'li, ceux aciuels. Les fusiliers auront aussi
des arms dinrentes, avec de longues bayornpttes.
T:,i I ainiee sera einierement habillee du nouvel
tilr.eii pour cette epoque. En attendant, les
leves se conuinuent avec la plus ur-,l.Jl qctivitC
dans les nouvelles possessions de S. M. M Ic ii de
.Prusse, en W estphalie et en Franconie.
ITALI E.

Ven:se, le 5 janvier (1'5 nivuJe.)
PA MI les objets d'art nouvellemnent dicouverts
dans les provinces d'lstrie, de Dalmatie et d'Alba-
ie. et qui out ete envoys i Vienne, le plus re-
mlarquable est une Minerve de bronze de Corinthe,
trouvee sur la c6te de la Dalmatie. pr6s de Xa-
Ostrogs, a trois lieues et demie de l'embouchure
du Narenta ; elle a huit pieds et demi de haut et
eta resteeintacte. Cette deesse est en costume grec ,
avec un casque une egide et une tate de MeCuse
iqt la poitrine, tenant de la main gauche un peu
klvee, une lance et de la droite une coupe. Ses
6(Iju.ttx sont arranges come les pottent encprp
l'' Liirn I. illciinu1nes daps 'iiteridar de la Dalina-
ei .l ci all; du K'linuschatka etl des rives de I'Anada.
in Jidlin-ue encore un torse de marbre de Paros ,
trouve dans les ruines de Salone, en Dalmatie ,.
nn" iitiue nord-est de Spalatro ; il est haut de sept
pieds eit.deiuli, et represente un guerrier nud, assist
Sir tIn, squche d'aibre sur laquelle repose son
abnit de bataille.La statue est du style grec le pIlu
"tblince ; 'lexpressipn et la beauty des forces indi-
qiicli (iu',ti l .'ISi l'ouvrage d'un des premiers ttari-
t irlc !l 1.Jnl1m'". )Le baudrier offre une p.n11i..
latiti que l'un de rencontre pas ordinairement d.ii:
ces sortes dy statues : on regrette que celle-ci soil
mutile, a peu-pres de mme que eI torse duVa-
tican, IRome.

ANGLETE RR E.
l.ondrcs, le 5 janvier ( 25 nivoe. )
Di ox voyageurs entreprenans, MM. Cripps ec
lakek, membres de l'universiti de Cambridge
Oilt heiieusement effectue leur retour en Angle
tel'e an nmois d'_octobre demrier. Cent quatre-vingt
trdi caistes renlcruent les fruits de leut long el


pcnible voyage qu'ils out termine. par la Laponie.
et le nord de la Suede, et qui s'est etendu depuis
le 69 degree de latitude septentrionale jusqu'en
Circassie et aux bords du.Nil. Les gazettes anglaises
sont pleines de 'enumeration des uresois en tout
genie rapportes par ces \'r'vmuis Les mines de
Siberie leur out fourni des winri aux tres-preieux.
Le celebre Pallas leur a laisse son hekbier complete
ou se trouve un grand rion bre de plants que
Linnee ne connaissait pas. lit ont achlte les me-
dailles greeques les plus rares, et entire anutrs uLne
suite de m- dailles sassanides ..connues a M. Syl-
vestre de Sacy. 11s ont acquis plusieurs m6orceaux
d'antiquites de la plane de 'ioye decrits par
Lechevalier; des manuscrits precieux- en lai.gues
hebraique cophte arabe abyssaine, et dans celle
des Tartares du Tibet et beaucoup d'autirs en
grec et en latin, parmi lesquels plsieuls livre's
d'evangile et des Peres de iEglise. Dans Iciu col-
lection d'antiquitcs, on cite un giand nonibre de
vases grccs et de pierres pr&cieuses et sur-tout
plusieurs monumens gyvptiens qu'ils ont d(ecuvel.t
apr&s le depart de l'armee franqaise, en taisant
fouiller dans la parties di Delta qu'occupait autretois
la ville de Sais. Enfin le plus heurtux hasard a
fait egalement tomber entire les mains de MM. Cripps
et Clarke la collection entire que le capitaine
Billings avait rapportee A Peteisbourg de la Sibeiie
et des miles Alcutiennes, ainsi que ses cartes et ess
dessins. Le public attend inapatiemment 1 impression
de cet interessant voyage.

I N T E R I E U R.
Paris, le 3,plwiise.

ACTES DU GO.UVERNEMENT.
Saint-Cloud, le 3 pluyidse an I r.
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIOQUE, Sur le
rapport du ministry de l'interieur, le cojnseil-d'ctat
entendu, arrete ce squi suit
Art. Ile. L'InStitut national actuellemient divise
en trois classes, *le sera lesormais en quatre.
Savoir:
C Classe des sciences physiques et
t'e CLASS'E mathimaliques.
2 GtcASS. Classe deIa langue el de la ia t.'
2e CLASSE. ratute franqaises.
3'e CLASSE. Classe d'histoire et de litthrature
ancienne.
4e CLASSE. Classes. des beaux-arti.
Les membres actuels et associss strangers de
V'Institut, setont repartis dans ces quatre classes.
Une commission de cinq membres de ITInstitut,
nommis par le PiEMIER CONSUL, lui presentera
ce travail, qui sera present a I'approbation du
Gouvernemtent.
II. La premiere classes sera formee des dix sec-
tions qui comnposent aujourd'hui la premiere classes
de 1'Institut, d'une section nouvelle de gtogra-
phie et navigation, etdce huit associes 'l rimci,.
Ces sections seront composes et dl'si;riic' ainsi
qu'il suit :
SCIENCES- MATH 1 MATIQOU ItS.
Geomitrie. ................... 6 ner mle,.
Melcanique....................... 6 idem.
Asti onnie. ....... ............ 6 idem.
.., t, li.' -i i, i..tri .... .... 3 t intm .
1' i' 1. 1. 1, i ,. ,i I'.. .. .... 6 idlem. ,,
S aJ ENCGES I Ht SI QI U ES.
C himie....... ...... .... .. 6 metnibres.
\Miniralogie .................... 6 'dai.
Botanique ... ............. .... 6 idem.
s Economic rurite et Art vt&rinaire.. 6 idcm.
S Anatomic et Z,' ..-lg i;.......... 6 idem.
S Medecine et Chirturgie;.... ...... 6 idem.
La premiete-cla :e nommera, sons I'-iplrob'-
Stion du PREMIER CONSUL deux secretaire p''!I- 1
tuels I'n pour les sciences mathemnatiques, ]niltre
' pour les sciences physiques. Les secr6taires perpe-
Stuels seront membrds He la classes mais he front
Spartie d'aucune'scti6la.
La premiere classes pourra lire jusqu a six de ses
meinrbils parmi ceux des autres classes de l'Institut.
Elle pourra nommer cent correspondans pris
parni les savans nationaux et strangers.
S III. La second classes sera compose de quarante'
memibres.
Elle est particuli6rement charge de la confe'c-
tion du dictionnaire de la Langue franchise. Elle
t feraI, sous le rapport de la lalngue, l'oauinen des


ouvrages inmportans de litt&rature, d'histoire et da
s.'ini -'<. Le r&cueil de ses observations critiques
sera public au nmoins quatre fois par an.
Elle :''iiir. l., dans soi sein, et sons l'appro-
bation ad PtuMIItI CoaNSuL un secretaire pct'e-
tuel qui contilioera i tfaire pattic dou noiibre des
quarante ruemnics qui la composent.
Elle pourra 'lire jusqu'h douze de ses membres
parmi ceux des autres classes de I'Institut.
IV. La troisieme classes sera compose de quarants
membres et de huit associes trangers.
Les lantues savantg les antiquitis et les monu-
mens: l'histoire et toutes les sciences morales et
politiques dans leur rapport avec 'lhistoire seront
les objets de ses recherches et de ses tiavaux.
Elle s'attachera particulierement a enrichir la litte-
rature franchise des ouviages des auteuts grecs,
latiins et orieutaux, qui l'ont pas encole ete
traduits.
Elle s'occupera de la continuation des recueils
diplomaitiques.
Elle nonimera dans son sein, sous '.approbation
du PiuEMIlrt CONSUL un secretaire perprnlell, qti
lera parties du notibie des quarante nermbres don't
la cliase est coniposee.
Elle pourra elire jusqu'a neuf de ses membres
,primni ceux des autres classes de 'Institut.
Elle pourra.nommer soixante correspondmns na-
tionaux ou etiangers.
V. La quatrieme classe seracomposdc de vingt-huit
membres et de huit associd0 strangers.
Ils seront. divises en sections, designdes et corn-
posees aisi qu'il suit: .
Peinture.. .............. ... o' membres.
Sculpture ............. ,....... 6 ideni ,
Architecture.................. 6 idem.
Ci.'r(t...... ........ ......... 3 3idem.*
Musiqqe.:(l mpnposition )........ ... 13 ,idem.:'"
Elle noinmrne&i sous l'aplprob 'i riri 'dj Piutr iEr
CONSULti un sbcfe&aire perpetual' quisei'a inembre"
de la classes iy iin qril ne feri poLmn parfie des1
sections.: "
Elle p u- ,arj clie j .i.a si\ .i ,iem res
PI a J I .. P 'q
.p h11 (I'l c l\ drs 'dI .t 1,d.. 'T Ll 1,1. t & *, ,11,
Elle piurra nommer *tIiI ,- i .l, _.pi)ri.:.,ii s pris
p- n ii .le rl .liun. s .oi o les strangers. ,, ,
VI. Les miembres associes etroi'ers-i fr.,rm :voix
deliberative seulement pirur' Ies: !-ir i.',, ,0 .
'de litterature et d'alS ; ils ne .'r..'i, plie' i J.,-
cune sectiofi, et ne toucheront aucutt trajienenrit.:
VII. Les associe.s i. r l, b....' .-, ,actulds'd! I I.'i .iin t
front parties des cent qtatre-viint-seize cofrb'spon-
dans attaclihs aux classes des sciiictes, Ldes belles-
lettres et des beauix-arts. ,
Les correspnidaiiq ne .:", r.:' preidrld e e' tire
de nembies de llnstiltit.
Ils pI er l,, ':-. celui de c ir 'l.l.i..; J.i ii .'.j!i
seront dtl ,,.;.li: Paris. ... 1 J1r
VIII. Les nominations aux places 'vaaartes ser ntlv
Idies par chacune tdes classes outt -nstplace n
drofit a vaquero ;. les sujets lus setoitpcodfiiuutAI ,
par le "PtaNillt CONSUL. itLA..
IX. Les "nisetbres des i1ii u c l s ,l 'W.
di c.it d'assister '.recipioqueftient .II t t n' rir I p -,i r
cculeres d chacuiie d'tll i r d 'l~ ile .:;' I Itr'
tures lorsqutils en aturont failt -I,'l i'' .l'e. '.i *
Uls se rertilront quatre t.- l jp .aj:li In ri.rsll T l -'
titut, pour se rendre comnpte de leurs travatr'."'!'
Ils eliront iep.tbmmiun Cle bibiithlcaiMre etXle
;sous-bibliothlciirie de l'Institutf,iairsi que desiagens
qui appartieneant en commun- a'lntirtut. !.,
Chaque.,classe, presenteral in .';.|l..1Il;.ilan >id.t
Gouvernement Jes status et ~_i.ntm.-us particulicit
Ide sa po'i:e:intitieure .. .. -
X. Chaque6classe tierrdra : It-:; ii uint' s'aiice
ipublitqe a alqulle les ti..ii atinm .,As;i'r-roiil.
S Xl. I instl t i 1 .1 tiiLI ll cit' l iii ,l i t,' r pu-
il ic l.', i' i.n 1i:,n l.iim cl. 'de sCi n'.',,,, l,' i. i 'in
,... oo,'. : 6o6 rancs ppolr Li. i .lI il i
ptl CIii.1 qi;, et pour ses -qep ': i ,' min e 'i1i,i
sera lc wll i tO s les a ii' I !'n iitd I
I'Institut et ... .. .L i i
de l'rlnL .I i, u I '
XII. 1.1 y aura pour I'l ps.titiri .n.e co:rmnis-1
sion .rJini,,nir Iivc comrlposee .le i.nqxLmerdb'!es'.
deux tic. a Ipr;enere tlassse,'t urit ,Je cbiictuoen
des tr..i. autres, ijomnins par leurs classes res-
pectyes, .,. .., ;
SCette commission fera riler ,dan .les S n r '.e
'4,irir lci prostrites par l';al,. X 'tnut e t c'ili e'.t
'telatit- F' l"Idiurl istration Aix .'..i-r.. I: ..:, '. :


IV*'" P24


---LIIl.-`-^----------^I ~


I.












,de r'nstitut, et ~ la rdpartition de< fonds entree
les quatre classes.
Cliaque classes r6glera ensuite I'emploi des fonds
qui lui auront etC assigns pour ses dppenses ainsi
-*ue tout ce qui cocerne l'impression et la publi-
catiou de ses Memoires.
XIII. Tous les ans chRque classes distribuera des
p ix, dont le nombre et la valeur sont rigl6s ainsi
tjquil suit :
La premiere classes, un prix de 3000 fr.
La second et la troisieme classes chacune un
prix de i5oo francs.
Et la quatrieme classes, des grands prix de pein-
ture, de sculpture, d'architecture et de compo-
sition musical. Ceux *qui auront remporte un
de ces quatre grands prix, seront envoys a Rotie
ot entretenus aux frats ,du Gouvernement.
XIV. Le ministry de I'int&ieur est charge de I'ex&-
cution du present arrt d, qui sera insure an Bul-
letin des Lois.
'L premier Consul, sign BONAPAR'E.
Par le premier Conrul,
Le secritaire-d'tat signed H. MARET.

MELANGES
traill du rapport jail d la classes de littirature et
beaux-arts, far le citoyen Canmus, nommn por
I'lnstitut pour voyager dans les dtiartemens rMfnis
at dans les ancient dipartemens qu les environment
S (0); lu i la since publique de lInstitut national,
du ai nivwos an I t.
L'Institut national m'a nomme pour un de ses
voyageurs. L'objet des voyages quil ordonne, est
de faire des techerches sur les ditfrentes branches
des connaissances humaines. J'ai parcouru ,' la fin
de an to, les ddpartemens reunis et ceux qui les
environment, et j'ai present a la classes de litte-
tatuie et beaux-arts le rapport de ce que javais
observe. Elle m'a ordonne de mettre sous les yeux
du public assemble, quelques extraits de mon
rapport.
Je commencerai par rendre compete des sentimens
qu iai'ont le plus generalement affect dans le course
de mon voyage.
II est peu de personnel qui ne connaissent par
teur propre experience, le sentiment agreable qu on
eprouve lorsqu'aprbs un violent orage qui a tour-
mentw.une propriety B laquelle on prend quelque
intir&t, on- v, l calme etant ritabli, promener
sur ses terres, Lomparer la terreur don't on avait
rtd frappe, leg pertes que,l'on avait redoutees,
cells qu des recits affigeans avaient exageres,
avec 1'ata o, la'culture la vegetation, les fruits
ft retrouvent ensuite de quelques joutr de tran-
quilliti. Plus on avait &tc attriste plus on ressenit
de satisfaction e oant encore des olts aboh'-
dantes, des fruit qui avancent heureusement vers
kur mat.urit et les jeunes plants, esperaice des
annes futures, qui elevent diji leur iete sur une
plaine fertile.
Tel est le contentement que l'on eprouve en
parcourant Iancien sol de la France et ces con-
trees superbes que les soldats rdpublicains ont ajou-
tees a son territoire. On admie on jouit, on
est entraind pat le charge anticipE du' plus bel
avenir; et ce n'est plus qu'avec humeur qu'on
ritend les plaintes, trop long-tems prolongees, des
maux de la terneur, des ravages du vandalism.
Je dis avec hIumeur: oui de menie qu'on ne pour-
rait pas entendre sans humeur r ; tourdir perp-
tuellement un home d'une sant6 florissante et
d:alt tenmpramment vigoureux, de la m6moire
du delire qu'il aurait eprouve dans les aces d'une
maladie aigue. Bien plus sage sans domut, est
cclii qui, jetant dana un profond oubli les maux
qu'la supportes avec constance jouit des biens
iqu'ijl poscdeac E% ilant meme de les regarder comme
des ruesUs de ce don't il fut maitre, il se ftlicile
deses possessions pr6sentes, comme d'une fortune
entlere.
La vivacitr des sentimens qu'inspire 'etat pre-
sent du territoire francais, croit A proportion de
cell e de 'attacheient qu'on a pour sa patrie. On
jouit pour die autant que pour soi mnme. J'ai vu
ie' fier chiteau d'Ehrenbreistein abattu; ses biti-
rmens rass par les mains des Franuais sea case-
rmates et sqs. cachots detruits. Un seul pan de mu-
raille IouMeituit d'une porte a-.demi-detruie ,
attestaient que li, sur ce qui n'tait pl6s qu'un
anias de mines on avait dCtenu des Francais
livres par un traitre, changes depuis contre les
cnfans des rois. Ma sausfactiot n' r ait alors que
tcrsoinelle individuelle. Elle s'est etendue j'ai
jou pour tour tumes concitoyens 'ai joui pour ma
patrie lorsque descendant le Rhin de Strasbouig
s Cologne recherchant encore son course jusqu'a
Rurenionde et traversant ensuite ces cites faneuses
dans Ihistoire et dans les annales du commerce,
Bruxelles, Anvers Gand, Bruges, je n'ai pas cessd

(f) La classes de littiraturc ct beaux-arts ayant ordonti l'ia-
pression du rapport enier', 4 paraitra inccssainment trnrmat
in-4* ; it en paraitra cn mime terns une edition cu ttris vol..
in-8-, ayce des addition, uus pclitc cate ct des itampec
daSin66E par Ta any at Peytc.


498
de voyager sur des terres franiaises, don't la pres-
perit tlisait le sujet des sages combinaisons de
magistiats franiais d'admin-istrateurs de ma panrie.
Un des premiers objets qui out fixed mon atten-
tion cest un atelier de travail pour la repression
de la menrdicite, etabli a Strasbourg. J'en ai trouve
de pareils : Liege Mons, a Bruxelles, A Anvers.
Un 'aste. monastere don't les relgieux out et
supprimdes, a servi, dans chaque ve a ces ta-
blisscmiens. Les cloitres, les corridors degages des
cellules qui les r6trecissaient out etd changes en
ateliers de filature, de tissage de couture. Les
ielectoires ont &6 conserves, car I'on aura une
grande famille A nourrir; les cuisines l'ont et,
niais pour y preparer des soupes aux lgumes;
et I'on a garden aussi quelques chambres soit pour
certain travaux particuliers, soit pour server de
lieu de correction.
A huit heures du martin, les portes s'ouvrent. I1
entire des meres avec leurs enfans, des domes-
tiques sans condition des ouvriers qui n'ont point
de maitre, de jcine. garcons et de jeunes files
auxquels leurs parents n'ont pas appris a travailler;
des enfans que leurs parents ne peuvent pas garden
pendant le jour parce que leurs Occupations
personnelles les retiennent hours de leur naison.
Personne n'est refuse ; et chacun, en passant le
seuil de la porte, acquiert droit a une soupe,
du pain et de l'eau. Le travail assure des droits
plus eendus ; il est le titec d'un salaire exacte-
ment paye.
Apres cette premiere entree volontaire, les offi-
ciers de police envoient A l'atelier tout enfiant
qui reste oisit dans les rues ; toute personnel qui
ne les frequent que pour rnendier,
,On se met au travail. De longues files occupent
les c6t&s des cloitres et des corridors. Chacun est
en action. Dans plusieurs de ces ateliers, j'ai vu
une mere arriver avec cinq enfans : le plus grand
filait de alalaine ou d coton; le second en eplu-
chait : un twisietne, don't les bras n'etaicnt pas
assez longs pour s'etendre aux deux extremites du
rouet, $sadjoignait un petit camarade ; I'un met-
ttit la manivelle en movement, 1'autre presen-
tait le coton pour tre file ; le quatrieme entrant,
age a peinde dedeux'ais, ,tait couchb dans un ber-
ceau que la mere agitait mollement avec le pied.
Le cinquidme enfant etait attache b sa mamelle ;
de sa main gauch ee ile le outenait; de la droite
elle tournait un tuseau.
A midi, on va i la distribution des alimens
et on passe au refectoirelle soir On emporte fa
portion de pain. Chacun d ces malheureux rentre
dans son humble retraite, ayant travaill, ayant
vecu ; et moins pauvre piisqu'il emporte un
salaire.
Quelle difference entire le spectacle de ces ate-
liers oi, la bienfaisarice'appelle I'indieent, r'ins,
truit le forme au travail ; et le spectacle d'une
rue d'une place publiquec, d'une promenade oh
les yeux et les oreilles sont fatigues rdes impor-
tunit6s de hideux fatinans Benis soient les ma-
gistrats sages et prevoyans qui out extirpe la mendi-
cite par la creation des ateliers de travail beni,
soient les citoyens qui les entretiennent par leurs
contributions volontaires !
A Strasbourg, on commence A suivre le course
du Rhit ce fIuve renornme qui 6lorwe par la
iajestd de son course, qui rappelle .tant de grands
souvenirs, les ricits du plus profound des histo-
riens, et les combats du grand Arminius pour
d6fendre la liberty de sa nation. La route, le long
de la rive gauche etait intercepted entire Mayence
et Coblentz par les rochers qui s'avancaientjusque
dans le fleuve. Un Fraunais le comnmissaire du
Gouvernement, Jean-Bon-Saint-Andr a trace une
route parallel au Rhin. Djai les rocs sont cou
pes; leurs racines sont conservees pour former
a chaussie; le corps de la montaghe, don't le
flanc seul a eti entam., reste-li pour dire i la
posterity quelled fot la granateur de la conception,
quels etaient lee obstacles que le genie frangais
surmonta.
AprAs avoir passe Andernach, et vu ses tours
aussi -vieille que les capitulaires public dans cette
ville par Charlemagne on arrive A Bonn au-
trefois la residence d l'electeur de Cologne. Le
territoire de Bonn est extremcment fertile ; sa si-
tuation est unique pOutr I'ensemble et pour la pers-
pective rdes dtijil-. tes propri&t6s y sont foit di-
yvisees, la culture at*mie. C'est une contree tell
que l'imagination aime a se peindre lcs lietux en-
chantes. Le beau canal 'dh Rhin arrose des champs
d'Zne abundance inepuisable. Le palais du prince,
sa mason de plaisanree de Poppelsdorfi I'Cglise
de Kreutzberg elevee sur l crime d'une montagne
au-delA de Poppclsdoiff, un antique chiteau sur
la montagne appelee Godesberg ; danas a valle ,
:des bois mysterieux des 'fontaines donnent dt I'ame
a tons ces environs; de I'autre cbt6 du Rhin, s', -
eIvent Its sept rnontagnes sur chacune desquelles
autant de seigneurs avaient levi des tours et des
creneaux pour assurer leur empire.
Dans ce beau pays le 12 fructidor, aux ap-
proches de I'autorne, avant que la champagne tid
:Ideponillte de routes ses richesses par le terns le
plus serdin on celIdrait, au village de Kersuig ,


[une kermesse. C'est le som de fetes .tris couei
en Allemnague, dans la Belgique, et xu~n(e din
.quelques parties de nos anciens depanremens .eti
les environment. ,Les kerutesses se succedeat k
lieux en liux depuis le mois de "iessidorjus.
qu'i la lfin de brurnaire. Aux 1mois de tlhermidor
et de fructidor, elles sont plus frtquentes. DaUs
les villes, souvent dans les bourgs 'o s'apper.
oit des les premieres approaches, qu'il y a
niesse. Des guirlaudes suspendues sur la voie pou
blique, des embl&mes des chiffres, des pantiu
et des poupees attaches aux guirlandes, annu-
cent que 'on est en fete. Si c'est dans un bourg
ou dans un village, t6us les 'habitans, lorsquele
tens le permit, tont hours de leurs maisons;lei
personnel agees i leur porte avec leurs voisins,
de la bierre et du tabac ; lesjeunes gens daisuin
cabaret o6i ils dansent. Le beau monde, qui a
quitt la mason de ville pour amener ses amis
a petite mason de champagne, passe lajournmee
la centre attend le soir pour se promeneie dahs'
les rues du village, et se mnle quelquefois aux
danses. Ce sont lea tableaux de Teniers en action.
Par-tout oi il y a kcrmesse, touted les peitsones
des environs viennent s'y reunir.
Les departemens de la rive gauche du Rhit, ton-'
chent presque a la Belgique propreenten dite, pa
Aix-la-Chapelle : Aix est un point de centre ot-
I'on a sur la droite le Brabant et la "landlre sur
la gauche, ce qui formal autrefois le serce leec-
toral et le cercle du Haut-Rhin ; devant soi, le
pays de Liege le cornmt de Namur et le duchl
de Luxembourg. Ces trois contiees, quoiquevoi.-
sines et limitrophes olfrent au spectateur attentif
des differences singulierement rewarquabies pour
tout ce qui ient aux arts du dessiou, atchi.tecture,
penture sculpture. Darts la parties qui appattenait
ia I'AllemYgue rien n'nmdiqiue, soit talent oit
connaissauce de principles. Le defaut de monument
dans le genre des arts du dcssin ect d'autant plus
frappant a Mayentce, a Bonn a Treves, A Co-.
logue, queu, dansles ls iices publics de ces vilte,.
il y a une prodigalite excessive d ornemens. Ce sout-
par-tout enroulemens, rocailles balcons, colon,
nes, par-tout des peintures et des statues; mais'
des peintutes qui n'ont ni composition, ni cor-
rection de dessin ,' ni ton de cou lur; des statues
don't les draperies sont barbouillees de rouge et
de bleu, les carnations dorees ou argentecs. A0
Luxembourg Namur et -Liege on a pei de
monumens modernes ; mais au moins I'ceil, Ic
goat et la raison n'y sont pas blesses par dtsde-d
corations grotesques.
En entrant dars la Flandre, tout change. Edi-"
,fices publics motions privCes, cabinets d'amsn
teurs, tout respire le gout des arts ; par-tout oil
apperCoit l'intluence des .rinctpes du design. O0
'ehtendt' cilebrer gen&iternienieit is notis de Van.
Dyck de Krayer,l de l(ube us, de Joul ie,.,; par-
kout on rencontre de leurs tableaux, ou bietil o
appergoit des vestiges de leurs lemons ; et ce goit
,de correction dans les formes, se joignant a desl
sites agre6bles riches, fertils a lao proprete na-
turelle aux- iabitans, i leur opulence, ilfait de
la B.lgique une contree dtliciruse.
Aix-la-Chapelle que j'a indiqie pour le point
de centre, reuuit des monumcns du plus mauvais
gout a des objetr du neIilter style. On )y ceoinait
les bons tableaux on les recueillc, on met un pix
Ih leur acquisition ; cependant, it i'y a ipas.ld
figures plus plattement repiesrsntees que cells qu'on
voit peitites sur les jambris de la grande sale de
I'b6tel-de-ville, en m6moire de a paixde 1748.
On a imagine des all6golies ; elles p&Chent diuc6it
de I'invention autant que do cOte d'excrution;
il faut que les auteuis de ces tableaux aient eu do
belles et puissantes protections, car ils avaient i'
letter contre un grant di faut personnel de talent.
Les manufactures et les usines, en tos-grand
nombie et tres-importantes dans le pays de Luxert-
bourg et de Namur, a Liege, a Aix-la Cli-
pelle et dats le Limbourg ; dans la Belique, et
sur-tout A Gand et A Tournay. dans les depa:.
temens du Nord et dans celui de la Sonimen,
m'ont fourni des observations que je supprinmea
regret: je' demahde grace pour quelques notes
ur les usines mises en mouvemcht par un irunic.i
qui arrose un vallon a deni-lieue de Liernibiurlr.
Ses eaux fodt mouvoir des soufflets poor dest onde-
ries des nioulins pbur des papeterie5,' et let'sn-
caniques d'une mantifacture considerable de Vais-.
seaux en terte dite vulgairement d'Angletcrre. On
prepree tont'dans cette manufhcntre dirigce par
M. Bosch;r les argilles, la calcination des caillioux
le minium plour la couverte,, le cobalt pour ]en
ornemens en couleur bleue. M. Bosch est'le pre-
niler ouvriet. It est aid6 par un de ses ils q'il a
envoys ici pour recevoir de Vauqueli" tIes l C i, -
de chimie appliqu6e aux arts: le jeutbe honuoteI
tun joli cabinet d'histoire naturelle ; j'yv at reuharqui
un tmorceau de toile blanche jetee en pa uet, e
qui est pctrifide ; on l'a trouv6e dans les eovirojti
de Miez. La manufacture a la plus gdralnde v e t
un debit immense. Elle a repadu la vie dlas Ileut
villages voiins dont les habitats voiturent t col-
portent ses products. Ri:n ne manfque I 'iabli sec
ment, pas nitute las plaisitr La pluapart tes ou(
vriers de M. Bosch executent de la nIusivque. Tot111





I 8 vendemiaire, ils itaient a Vilvorde environ
uttcents;,le ano du rpme mois, les detenus de
Ca" dtaient environ sept cents. Les bitimens tant
plus mullipliks et plus divisis t Gand, les deux
'Mts y aout s'pap.a : et I'on' distinrne I'ailleurs
P uint l deicnuas diffirentes classes d aprhs le terns
t 4 cause de la detention.
uns l'une et I'aitre mason, le travail et la
0 rniture snt a l'entreprise, c'est-a-dire, qu'une
pMron- y raite pour avoir la faculty defaire tra-
"ler leaI dftenus, avec le droit de profiter de leur
tlavail; i aa charge de les nourrir tous et de leur
ayer un alaite r6gl6.
.La nourriture d'un ditenu qui ne travaille pas
'tirOre soupe aux legumes. du pain et de 1'eau; En
d eat la journ6e d'un ditenu A Gand estt une
Ptncane de 41 centimes I; mais on contraint de
miller quiconrque est capable de le fire. La peine
Ind, de travatller est le cachot: la recompense
'u lravail est une plus grande abundance de nour-
e et le salaire don't une paric est reserve
Nlepo e oh le detenn torira tde la maison.
l Iubli~6ta u778 tome I ,ages 3a6 ct 33a.


ttei it religieuse soit civil est une oecasideo
d'ctn aire : es enfanis de M. Bosch. conduiseiut
,rhles ir"e tt les danses.. J'ai vu let invite aux
iftes de 1a ville et je les ai vu priferer leurs
tlaiis tlJIaiaIe,.' : O fortuiatos imium, su narn
Vn1i n1runt !
J'ai commernc par vous entretenir des maisons de
bien'aisance, designees sons le nom d'ateliers de
travail. Je terminerai en vous parlant des deux
' aliisons de detention de Vilvorde et de Gand. Que
Ic nom de liaison de detention ne vous alarme
pas. Ce sont aussi des maisons de bienfaisance;
f st peu d'6tablissement auxquels ce-nom con-
viene gvec autant de vyrit. ,
:sLt maisons de Vilvorde et de Gand ont 6td
Colstruites il y a eaviron quarante ans, sous I'an-
ijen government des Bays-Bas, aux frais des
oviinces qu'elles purgeaient des vagabonds, des
;idjans ,et des scelerats condamnes par leurs for-
(it. Howard en a rendu compete dans son Etat des
riutr ()4i II a donnr le plan des bitimens de la
,laison de Gand et il la place au-dessus de celle
de Vilvorde. I loue particulierement l'obligation
dui travail introduite a Gand et & Vilvorde, et il
,idliig des differences que lui fit appercevoir lors
('un second voyage la cessation du travail dans
lamsaison de Gand, d'apr6s des ordres trop lIge-
gement donates parJoseph II.
'Lanaison de Vilvorde peut contenir 0ooo d0 -
tenus; cell de Gand p.eut en renfermer 90o. Leur
hitilsendst pas sur Le mi'me plan. A Vilvorde, deux
igades couis entourees de bitimens don't on a
ranene totes les vues sur les course, sent desti-
jies,'une aux homes, I'autra aux fermmes. A
Gand, on entire d'abord dans une cour octogbne.
Aucun ptisonnier n'a vue sur cette court; aucun
ise pent I tfrequenier. C'est une sorte' de parvis
Sqi conduit a des bitimens eleves sur chacun des
this deloctogone, on plus exactement, sur cinq
deses pans, les autres n'etant pas constructs. Cha-
tan des cinq corps de batirent a sa court particu-
lierc, entouree des edifices qui lui sont propres.
L'utl et I'autre mason est aerte et bien blan-
chie; une et I'autre a de vastes sales de travail,
dei cuisines, de grands refectoires, des cellules
potr coucher les dterrus, des infirmcries pour les
walades, 11 y a de ~ius Gand des ateliers de
menuisetie, un chitiier pour la charpenterie, des
fotres, A Gand, les dtenus couchent seuls; chaque
ctliulea son armoire creusce dans la muraille; et
ljour et i'air sont introduits par une ouverture
Sd'nviron quinze pouces, pratiquee dans la porte
de cellule. Des barreaux garnlskent I'ouverture ;
elleseferme au mo)en dune plahcti qui s'abat et
fait table. La porte d&Anea sut hn' rand corridor
dout les fenitres sont libro et tonjouIs ouvertes.
A Vilvorde, les detenus couchent deux dana un
s ul lit. Leur cellule a, par une fenetre elevce, une
ouverture directed sur la cour. Les cellules ktablies
sur deux rangs sont sipareis par un large corridor,
ouett aux extrimites. Pendant le teams que les
ditenus passent aux ateliers, on ouvre les portes et
Ic fenitres de toutes les cellules, de sort que l'air
at complettement renouveld. Qu'on me pardonne
'dele rthptr; les murailles de tous ces lieux sont
tnduite d'un blanc qui a plus d'&clat que celui de
aos plus beaux hotels de Paris.
Dans la destination actuelle, les maisons de
Vilvorde et de Gand recoivent les criminals con-
damntis la detention dans les neufd6partemens
tttunis et dans quelques ddpartemens voisins. On
evoie d'ailleurs a Vilvorde les indigent invalides
de la ville de Bruxelles ; mais ils y sodt sous un
.igira particulier, come dans un asyle ouvert a
linfottune et non comme dans un lieu de deten-
lin. lIs n'ont point de communication avec les
ltenus. 11 leur est libre de sortir a toute here du
1]ut. Le quartier des homrntes est separd du quar-
tier des femmes 11s sont nourtis et v8tus aux frais
duou vrnetient. Le 8 venderniaire, il y avait i
Vilvoide environ trois tents mendians invalides.
itnt prle plus de cc quarrier aspar6 de*la mason;
Sm't ccupe dortnavant que des ditenus.


Les aliens sont distributes dans un rifettoire d'o\
Ion passe dans les courspour prtndre Iair et se
reposer. o,
Chaque atelier est surveille par deux inspec-
teurs au moins, 'un du travail, I'autre de la police.
Les travailleurs sont ranges sur deux on trois files :
partout silence et ordre. La police gin&rate est con-
iee a un chef qui a le norn de commandant, et a
des soldats. Ceux qui garden A Vilvorde sont
tires des bataillons en evidence i Bruxelles; les
hommes que ces bataillons fournissent, changent
comme dans les autres posters militaires, apies un
certain nombre de jours. A Gand la garde est
sidentaire, composic de quarante-un homes ,
auxquels il n'est permits que rarement d'aller en
ville. Je ne saurais donner une idee plus precise
de 1'exactitude de la police de cette derniere mason,
qu'en rappelant la security avec laquelle on contie
Saux con amns, fer, bois, outils de toute espece:
j'ai vu plus de trente ft'i,.iool; reunis dans un
seul atelier travailler le fer aave la m&me liberty
q u'ils l'auraient fair dans la boutique de leur maitre.
e ne saurais donner une idie plus avantageuse de
ma aniere don't on y est trait qu'en rapportant
un faith arrive peu de.jours avant que je visitasse
la mason. Deux prisoners s'etalent evades : le
surlendemain de leur fuite un des deux est venu
demander, A titre de grace, qu'on lui rendit sa
cellule et sa place au travail.
Vilvorde serait le modele des maisons de de-
tention, si la mason de Gand n'existait pas. La
mason de Gand est au-dessus de tout ce que j'ai,
soit vu, soit lu en ce genre.
Le resultat de ces deux itablissemens, consi-
deres sous le rapport des avantages que la socit
en retire, est que, tous les ans, il en sort une
centaine d'individus, lesquels y etant entrds sans
avoir la faculty de gagner leur vie parades moyefis
ldgitimes, ou apres avoir perdu ces moyens par
I'habitude de la faineantise, du vagabondage et
du crime, rentrent dans la socit&,, forces au
travail, en stat de soutenir leur existence par des
gains justes et honnetes, perfectionnds dans les
arts qu'ils avaient commence exrer; ayant enfin,
dans les epargnes qu'on a faites pour eux, des
avances propres i fournir aux :prenpiers achats de
matieres et d'outils. Hleuteux piys oi punir c'est
faire du bien oo le chitiment ne consiste que
dans I'application de tous lea moyens de rendre
un home until a soi et aux autres !
Quant au resultat general dec observations que
rn'ont fournies les ddpartemeps de la rive gauche
du Rhin, de la Belgique et autres enironnans,
le voici en pen de mots:
Les departemens de la RWpubliqueque jai visits
sont dans un etat florissant. Toutes les vues des
personnes actives sont tourneys vers les fabriques,
les manufactures et le commerce. Les arts, aui
vivifient lea manufactures, qui y introduisent es
procedds nouveaux, sont en honneur. L'nergie
des homes a talent se porte toute entire vers
cette parties. Les lettres, es beaux-arts spot, en
plusieurs lieux, dans un etat, de stagnation. Les
materiaux pour les etudes savantes ne manquent
pas; mais comme les lettres et les beaux-aits fjeu-
rissent seulemenr dans le calrre, on ne doit pas
&tre surprise que les lettres et les beaux-arts n'aient
par encore obteau toute la consideration qui est le
'principe.de leurs success. La durde du came, la
seluritd des proprietaires, I'appui du Gouverne-
ment., le gout et le discernement dans 'mcploi
des fonds don't un commerce brillarit procurera
I'abondance front fructifier les germes que 1'on
trouve gen&ralement rdpandus sur le sol de la
iRepublique.

SCIENCES. LITT T R AT UR E.
Histoire mtdicale de I'armie d'Orient ; par le mk-
decin en chef R. Desgenettes; un vol. in 80,
an io. i8oa (i). Extrait communque par
C. L. Dumas associi de 'lnltitut national de
Franre, et professeur de micote de middcint de
Monitellier.
Lorsqu'on announce un ouvrage sur 'Egypte on
reveille naturellement routes les idees grandes et
genereuses qui se liet -au souvenir d'une entreprise
faite pour honorer le sicle des belles actions. Une
elite nombrcuse de guerriers, de savans etd'artistes,
transported sur les boards du Nil brave les ltaux
reunis du climate, des -tnladies' ct de la guerre.
Elle fixe encore une fois la victoire, lea sciences
et les akts dans ces contries antiques qui furent
leur beraau. Elle itonne, par des exemplesjusqu'a-
lors inconnus, un people qui occupe le premier
rang sur la terre mais don't le courage et les
verus n'existent plus aujourd'hui que dances tastes
de I hisioire. Associant, par un accord sublime,
le genie des combats a esprit des academies,
I'agitation des camps A la tranquilUit du cabinet,
le bruit des armes au silence des laboratoires le-
mouvement des exercices militaires au repos des
drudes scientifiques Il'clat des conquetes nou-

(t) A Paris, ch1ez Crullebnis rue des Mathnrins no 398,
et ciher Bossauge, Masson et Besson rue de Touraou. Prix
i tr. ct I6 I. 50 ceut. Ifan de por. .


_ ~ ~L_


j


velles ; importance des d&convaertesi utile't 61
'tines cotceptions de la politiqun auk tastes conrbi'
ti iiuius de la hphiosophie Pl'amee d'Orieyt a su%
preiparer des materraA pour sa gloire, et recueillit
des lumieres pour le perfectionntme nt du genre
humain..
La rnddecitne' ouvrait ut chanp inEptisable aut
recheiches et itTobsetvation, sous les climats brf-
lans qui la virent eclore. Cette science ne etz
SEgypte, fut conmue On salt, cultivie ensuite avec
distinction par les Arabes ; et la connaissance md-
dicale d'un pays, don't I'histoire atteste l'ancien-
nete et les triomphes de l'at,,devait intiesstr
tous les medecins qui desirent ses progress. Gonsi-'
cde&e dans ses rapports avec la nidecit.e, P Egypte
offrait .in sujet d'etude bien capable de fixer lat-~
tention d'exciter Ienthousiasmee, et de Maluilare
la curiosity. Mais pour saisir les occasions d'ob-
server soi-mcme pour rassembler les observe'
tions multipliees des autres pour se ormerr des
idees exacts. sur la constitution physique et le
systeme des maladies d'un pays redoutible aux Eu-
ropeans, il fallait dses espis ausi jusIe, qu'eiten-
dus, aussi laborieux qu intrpides, aussiprompts
que patients; et la composition do service medical
de l'armee d'Orient, dirigc par excellent chef qui
en fut toujours fe mobile et I'arne, prdsentait la
reunion de toutes ces qualities.
Environnis de difficult, d'obstacles.'de dangers,
les midecins eties chirurgiens ne se sont pasconten-
tes de remplir leursdevois avec une activiie,unzele,
un courage qu'on admireet qu'on oublie, its otaussi
travails pour la science; et plusieurs objets d'bis-
toire naturelle, de physique gendrale et de me-
decine les Ont occupies d'une maniere 'galement
glorieuse et utile. Les observations, les nemones,
les divers &crits o6 ces objets ont dejA paru traites
avec soin, eclaircis avec sup&riorite justifient et
confirment notre jugemedt. II n'a manque aux
talens de ces homes prcieux que de se de-
velopper sous des circonstances plus favorable
et s'ils n'ont pas fait tout ce qu'ils 6taient capa-
bles de fire, on ne doit en accuser que la po-
sition facheuse dans laquelle ils se sout rencon-
tris. L'arnme d'Orient est la seule don't il existed
aujourd'hui une histoire medical complete. Son
medecin en chef a donned le 'premier exepple de
ce travail important; et parmi les ouvrages pu-
blics au sujet de I'Egypte, le sien merite et obtiendra
sans doute une des premieres places.
Tdut le monde connait.les droits de Desgenettes.
a 1'estime publiqu6. 1s sont fondds sur des preuves
incontestables et multiplies, d'un bonvesprit con-.
me midecin, d'une grande habileti corpme chef,
et d'un rare talent comme ecrivain. Les armees vic-
torieuses des Alpes et d'Italie transrietlront i la
renommie le souvenir d'un home qui, par des,
services inappriciables par des secours eclairds;
s'est en quelque sorte uni a la gloire de le as con-
quites. L'estime la conhiance, te respect amount ,
des soldats et des chefs, furent constamment I
prix d'un merite que personnel ne .revoquait ea
douie; et c'est encore il faut en convenir, la
r6compense qui latte et didommage if plus. Mais,
I'aimee dOrient a sur-tout ressenti les heureut,
effects de l'activite f&conde du zele infatigable., du
devouement absolu du courage eprouve du dis-,
cernement just et de la prudence reflchie-quen
le medecin en chef n'a cesse d'apporter a 'cxer-,
cice da ses foQnctions. Un eprit sage. une con-
duite vigilante uncaiactere ferme Jui out assured
l'admiration, et la reconnaissance de cette armee ,
don't I'histoire renfertnera ses titres les plus hono-
rables.
Le nom de Desgeneites est bien faith ponr prdvenir
en taveur d'un livrT 6crit sur la mnedecine mili-
taire. Mais celui-ci oa besuin d'aucune espece de
prevention : il pourrait se passer du now de son
auteur ; et le nombre, la varidt& la disposition,
le style des chops qu'il content, doivent suffire
A son success. Un point de vue tr&s-inti&essant,
sous lequel cette production mirite d'ttre envi-
sagee est celui de 1'utilite considerable que lea
mddecins des h8pitaux militaires et des arm&es
pourront en retire. On y trouve un tableau exact
de la meilleure marcbe a suivre pour organise r,
d'une maniere prompted et simple le service uni-
dical d'uuA lranddc aimnie dana les circonstances
,les plus contrairr,.s et am milieu des obstacles quo
suscitent toutes les entraves d'un climate nuisible,
d'un pays inconnu d'un peupleennemi, et d 'ue
administration sans resources C'est une collection
de rcgies de preceptes ct d'exemples qui traceot
la conduite des midecins en chef, et qui let
mettent "en tat de se diriger. Cete parties au ser-
vice des armCes dtait ngligde au point, que les
auteurs les plus estimns sur la science Cwilii;ire nr'er'
dissent presque rien. On manquait- d'un o'ragec
essential Ai 'art de combattre come a I'art, de
guerir; le citoyen Desgeueties a rempli cette lacune,
et ceux qui lui succideront dans la u&nme carrier,
I'airont du mains pour modele at pour guide.
L'histoir mndicale de l'armee d'Orient est diisi~
eti deux parties. La premiere renCtfrm le le daily de
moyens que la mnlecine d employs pour prfsetrer
les Francais de 'influcuce -d'un- clinat destructour,
et des maladies qui scmblcet s'itie raturtaliifts











5oo


en Egypte. La seonlde co~.mpi.-i de ous'e'rr f..ue de la ithaur, de la digestion aulever
turns d.s t.l..!.,i.li '. des tmmloiLcs Ct acW~C s I d i.sliil et lonpc-te ms aprs son coucher. Attentif'
t:tvaux paiticulicli du niedecia en clif ct de ses .1 prevenir Ies ar;.aiidics il.s'attaclie sur-'sout'
colleagues. eclaiicr Ics troupe sit les tnoyens dietetiqutes les
L'auteur adresse son rapport a, conseil de sant plus eicaces sur Ics changemens nuisibles de la
des .rtines. 11 comment ce ptar lu i reIdre coimptei temperatIuIe de lair sur le choix des alimens e
"I. mnanicee doni il a orgaMtse son se- vice.et desob,.- des boissons. 11 tend sa prevovarice.i tout, et les
tacles qi'il a du sunrllontter. 11 sit aipplanir bien des ordres 111 jour sont remplis de conseils utiles,
dilicultes en ctiuvat a l'cule de I rdeciine de don't I'arinde pouvait d'autant mieux profit ,
Monipcllier, pour la prier de choisji elle-Imrnl e les quelle etait plus a portee de les co auiitine.
mtidecius necessaires a I'arniement. On se dispute Mais parmi les maladies don't if s'agissait sur-tont
dans f' cole, conmmne une sorte de recompense de prevenir les ravages, la plus destructive la plus
I'honneur d'tie admis i laire parties d'une expe- terrible etait celle qui affected en quelque sorte
edition, qui occwppait tous les esprits en Fiance, auxclimats d'Orient, d6peuplesouvent des contirees
ct. qui devait entlammer Iardeur d'une jeunesse entieres, ruined grands Etats, detruit de nolobieu-
bouillante. Six medecius d6signes parJes profes- sesarmces et senible planer toujours avec une pre-
seurs lutent envoys au citoyen Desgenettesqui direction feroce sur la inmre parties du genre hu--
s'empresse d'aunoncer que leur choix a donned des main. Les precautions, employees a cet efet enEu-
Ajets. dignes d'eux. Arrive en Egvpte. il fut ex- .rope, avaient it prises des quIne armce eut aborde
)ressement charge de te6noigner aux memrbres de en Egypte. Le genival en chefavait etabli en m6ntie
ce corps cdlebre la satistfction et la reconnais- tents unc administration destinide faire executor,
since du i ,:,ii.l en chef pour Ie devoiuement autant que les circonstances et les localitis pont-
qu ilg avalent inspire i leurs 6leves et l'acti- raient Ie permettre, les rCglemcns sanitaires, adopts
vite avec laquelle ils avaient concouru aux projects dans plusieursports de la M6diterranee : cependani
du Gouveneiiment et a expedition de la Midi- quelques accidins de peste se firent retimarquer i
ten'ance. Alexandrie vers les derniers jours de messidor an 6.
On connait les details d'une traversee qti porta Damiette en present quelqtes autres au commen-
dans'laiacienne patrie des sciences utie armee en- cement de l'aniie suivante ; is se riduisaient A des
tire de IAros. Tout semblait prIsaeer les plus bubons des carbons et des petchies aux|iels
heureux succ6s. Les inconveniens d'un long voyage le m.'decin en chef. se content par uti motif de
s'taient a peine fail sentir et les maladies ordi- prudence louable de donner Ie noii d ',idcmie
naiilercnt si frequentes chez des hoinmes qui n'ont .mais cc fut principalement vers la tin de tiimaire
pas encore cprou. e l'influence dun nouvel ele- an 7 que la peste se montra d'une maniere evi-
ment auquel ils se confient, lfurent tres-peu nom- dente dans Alexandrie a 1lhpital de la marine, et
breuscs jusqua l'epoque du debarquenient ; mais chez les fraicais seulement; car les habitans de
en mcttant pied i terie,lcs troupes .uient beau- cette ville I'en res sentalent point encore lcs1 at-
coup a souflrir par la piquie des scorpions, qui teintes. A Dan6ette cttait sur-tout dans la ,e.
soult plus gios que ceux d Europe. Le mncdecin en demi-brigade d'itnltiterie legere. 11 entra successi-
chef lit inserer,dans fIordre du jour du i5 mes- vemnent a 'h6pital militaire plusieuis soldcits grave-
sidor, un avis pour rassurer ia'irme centre les ment attaques de la maladie pestilentielle ct un
dangeis de cette piqie que 1'exp6ience a prove ties-petit nombre guerit. Des reclerches exactes
n it: jamais mortelle. Une douleur asset vive, ont fait connaltre qu'au debut de 'Cpideiie ces
sitivie d'inflantmation d'einlure et quelguefois maladies, quoique du nmme corps, n etaient- ni de
d'un lger rnouvement de lievre qui se termine la mme compagnie, ni de la meme chambrte.
asez genSeralement par des sueurs, est le seul acci- Lois de I'apparition de I'epidemriei Damiette ,
dent qu'elle produise. Le meme avis indique les pendant le mois de vendemiaire le general Vial
moyus d'en prevenir les suites par application observe que les giandes chaleurs avaicnt cesse brus-
de i'ammoniaque ( alkali volatile ) du ninate d'ar- queipent, que les' pluies avaient tefr fort abon-
gent fond ( pierre infernale) ; ou mieux encore, dates au commencement,, et quelquefois dans le
par la cauterisation avec le fer et le feu, La soil', courant diQmois, et qu'enfin la temperaturer; etait
la tfain ;, .. .I111 i.-.I, I cruellemetit Plarrnee pendant dcvenue tres-humide. A Alexandrie la legion pnau-
qu'elle traversait le cdieseit, et ce fut par la grande tique envoyait chaque.jour i i'h6pital douze honm-
quantite de pasteques, don't *les soldats se gor- mes al'i r. p: -.. Ces deux corps si mattrait" s
gerent qu'elle fur reellement sauvee. Ceux qui l'un L i Dn.-ii.:t I jutreh lAlexandric, chatrgerent
en 'usirent avec excess, ifareint affects de sueurs de -r m .-..' L6 premier ftt envoy ai Manssliourath,
abondantes apres lesquclles ils etaient commune .et le second i Damnenhour, e n'offrirent plus que
asphvxies. 'le Caractete de la sante la rmieux table.
La fatigue des marches, cclle des combats sur Intetroe par l'ordonnateur des laiareths sur'ce
terre On sut mer celle enfin des actions de tous les qu'il etait le 1.hu, pindent d'employer ou du brf.-
jours et de tous les inssats. avec une nude d'Arabes element total des effetrs des pestil&eics, ou de leur
qii voltiigaient autour de l'armn6e cornme des vau- lavage et serenage le cit. Desgeneltts rponndit, que
ttors eluiserent les forces ', anaantirent le courage vu la difficult de mettre tn I .- lI lessive :f'.Li.I.;
dEs p!bs braves: Quelques homes ajoute Des- ni uiatique oxigiene t, le bi l-: t .1 etait unte n olr'.
genettes se porterent au dernier descspoi'r et indispensable parce qu'elle ri.iii la seule quiilpt
d'autres s'etant iIO.a .IlJ;is a des access de fureur vrainent assure de la destruction de la niatiere
se trouverent subiternent saisis d'un affaissement contagieuse. En niettaht cette opinion sous lesyeux
qui les arita dans leur march. L'exemple du du general en chef i fallut, ajoute l'autcur, ob-
g&neral BoNAPx.arR, celui de son etat- major server que cela pouvait entra'nier beaucoup de
et de tons les cheis bravant les nimes featigu-es depenses, soitpar la perte des'fourritures appar-
tt les utnemcs privations soutint la patience de ,i tcnahtes a 'Etat, soit pour les indeminites qui
I'artnte. seraient infailliblcmeut ril cii m'es par les particu-
Des maladies diferentes de celles que l'on observe lies. Le general nc fut point arret3 par ces con-
otliinaiernent en Europe, s'unirent a tonusesntoyens sidiratiotns, et il repondit conlmmi le heios du
dc dstructionquirincnacaient larnice. L'oplinalmnie 5 Tasse quand il rejette la raiscon d'Altamore.
ful une des premieres dont elle tut fiappee. Les ." J'' *is vcnu ici four fixer I'attention cei repoiler
sobldlat, obliii:s de bivouaquerl trhqemnentient dans n Li It) s itirt'ts dc i'E ut pe'sur le centre de 1ancieni
pas out la hiatirhur humide des nuits i'esttnompata- Monde et non pour entasser d rihesscs. ,,
be qu'S Il clialeur excessive du jour (L;,:,ii I.i C'est sur-tout pendant la champagne de Syrie que
bien solvent cette afHection douloureus iit i.lillc. les ravages de Japeste ont tte horrible. Elle p.rut
On public plusieurs fois et i diiffrenres epoqtues Jaffa presqut'au moment ou I'arn',e arrivait; la
des avis saltjaires pour s'en garantir cr. I.. moyens perte de I'appctit, un sentiment de pesanteur dans
dr'.ignts pour cela etAient presyle ttonjoursr d'etviter. les .lombes, uile lasitude gencrale en 6taient Ie
a'ittant qu on le pouvait, I'. iimidii .1.-I I Irlniosphlere ;-.. Id'e: les bubons les chaibons se inanifestaient
pendant 1a nuit ct de nej i i.,iis ... \. :r '.''dbrmnir i i,, i e p t i i,.. n: : s't..b I ait it1jamais qut une
en plei ain ir qu'avec la tete et les 'ux bien con- Il. ,ar oi i let .i....,,ni 1 I. noi't. La ri'lc.d .ill en tiel
verti. Les nuits revenues encore plus fiaiches apres crut plouvoir diviser en trois periods le ours total
le debocrdement pti-iodique dut Nil, nec'ssiterent de cette maladie.
d,' plus giandes pricaiions encore relativenient Dans lepremier stade, il y a fevre legere etbubon,
it li Inatilerede se vitir. La moindreii,,..i.i ii ,1? sans delire ; presque tous les maladcs guerissent
Pair sur le corps nud ou peu convert ,'.l,'.ttt..i .,l ..r avec ,tP mpthtII.lc. et facility ; dans ,le second le
des diIangeniens dans la transpiratlion qti ,produi- ilir.se scjoint aux bubons at i ia fievre ; il s'4ppais
saient diverse maladies entrautres les tii.ln ,to vets le cinqtuiem e jour *,et se termine, ainsi que la
tiois desveux, inconmmodes, douloureuses, et tin,: lievre vets le tpi i. La"guCrison y est encore
sbsceptibles d'entraither la perte de Id t eiye. i h ett mi&ie firquente. Le troisierae degree
Le citoyeu D.. .ii': I-.in-,, in.lkl beaucoup ameno une hfevre intense un ddlire considerable,
I'tsage des !.atin, pour entretenirla sante et pireserer des bubons, des, charbons et des peitchies separe-
i, il., I :.. illaittmiatoires.Malais illesindiquetccom- ment ou ensemble. Da troisierne au ciuquieme
'.in -ir I e t 1.Iic ,'i. t.. au moment de la jour, on voit survenir la remission des symptomnes,


ou la mort. Les gurisons a ceut p;ot :,;,> t
dilicilcs et rates. Cette maludie q, ii,
Itoulte I'tenlcn e tde lat let les Ftanciaia et Its naturels du pa)s.
.. ( lauitc aiin p tlain iii Itnai,)
------ "-- "1" ,f'-t^.--fc.*S.JJ.|BS -T. rn ______ _
LIV ES DIVE .I 8..I .
Enai rur 1'his toi e e r sciencers pendant li ic olutiin
j tiniii te ,par B. Biot, associe dtc 'lu'stitut tI.tii
nal de Fiance, prolesseur aul college de F.iranr.e et
rnembre de la socieie ,plilonmatique de Paris; p.ri.
I fr. 25 cent. pour Paris, et I fr. S5 c. pour les'
di3partemerins.
Cit tecit est destinLi servir d'introductiou a,
recueil des stances des Ccoles normales.
A Paris ches Dulpiat et Fuchs libiaires,
La lyre Id'4 na rioni, rtigie parChazel ,contenint
un choix de romances, vaudeville, rondes de table
et ariettes des pieces de theatre les plus nouvelles
et les meilleurrs don't tous les airs sont fhotLs t la
fit de ce recueil ; prix 2 fr. pour Paris, et 2a r.
50 cent. pour les depairtientens.
A Paris, clez Fa;ie libraire, palais duTIibutat,
gale ies de bOois u" 2e aux neufIMuses, et iF it
magasim rue T'IItversiete St. HIouod 11" S,
vis-a-vis cclle deLauglade.
Nota. On t rouve clic lemrn e libraire le Bouquet
de Rose ot le TManucl du voyageur a Pais.
Illstluction ii t o ltr e ties turnes ou gfos navt,r.
nouvelle Cdition in-80 ; prix, 5o cent. pris i Paris
ou franc de port.
A Jaris, clhz A.J. J IMarchant, rue dos Grands-
Augustins n i .
liHiocite d'Italie, depuis la chBiede la iRepubliqte
roniaainI jusqu'aux premieres annees du XIXk iecle,
par Ant. Fa;nitt des Odoards g.gros volumesinc-s",
o 1(s d(ui po trait de I'auteur; pri 45. ir. pour 'Pan,
et pour les departemens ; le pur et est la chiatredes,
acquereurs.
A Paris, che.Dufour libraire, rue de Tuurlno!,
no 1 126 ; chez Perlet, libraire, miime rue. no 113,,
et chez Henrichs, i l'ancienne librairie de Dupont,
rue de la Loi n? 1313,
Cours de morale, destiny aux jeunes demoiselles,
par Amalric, 2 vol. in-ia ; prix, 5 fr. poor Paris,
et 6 fr. 5o c. pour les departemenis fratc de port.
A Paris. chez Bernard libraire, qujai deAtigua-
tins no 31.
Systime physique et moral de la Ft'ri te, m ou
Tableau philosophique e la constitution, de
I'etat organique, du teimpieament, dt-s mceins et
des functions piopres au.gexe ; par P, Rots.sel,. de
Il'I stitut national .Ie F mj i. t'lli e iii.:. ,Lini
de 'Universite d. M.tNl i cli.--i ; itouveil, t'.l0 ...,l.
autw mental e de''c rel.: e i-.i i iili .lc i utcIu-,t0 r. :.r
J. L. Alibert nmed..iin IJ I I- li. i Saitt-Louis.
Prix,, 4 fr., et I... d. port 5 fr. .
A Paris chez Grapart, Caille ct liavier, li-
brtaires rue Pavee S. Andr; n" It.
Exposi des temperattutes, ou I'I- in-:luences tie
Fair, sur la constitution et les maladies de i1'online
et des animaux et ses cffcts .!.ur la v4gcatia'in;
par Chavassieu -d'AiIl-t.. t mudecin: en tcnii
cartes', paper N'nm-de-jtesus i I -. i ,1 .. l' II ..l:
let pctit-texte ; i8o'0. Prix, 6 fr.
A Paris, chez Mmii Hulzard, imprimen rlibrahie,
rue de 1Eperon Saint-Andre des- Arts .;- t n it
Theophile Barrois, rue I-I1 Iuct.-iill ;el DlcSente,
Palais du Tribunat.
A Versailles, chez B!aizot libraire, rue"Satory.
Sixireme,edition, format in-So. des Voyages;i An-
tn:r .en"Grece ,et, en Asie avec des nntiills suti
1'gypte ; nmanuscrit grec trouve a LII1,. il t'"
traduit par E. F. Lantier ; 5 volumes in-i:. d
L5tu pages, iiu.iiit., sur du beau care li Is 'Au
vergne, et characters de pEiit- 'Kintan peun,, 'I
cinq jolies plantches .r incc, en tmil d.I,'i- 1't-
tion res-soiguiee,, revue et ,-i ric .. par l'.,I'1
7 francs btochs ; et 9 francs par la puste rancd
pot ; en paper velin 1 S francs, iahs le port
A Paris, chez F. Buisson inptintrir-liirai i
rue Hautefeuille n. o.
Voyage d Piiersborrg, ou 'oumeau.: ""'""
suir la Rusie, par MN. de la Mt.'*Olicle; I'r
du Tableau historique de cet Emipire j;I'l. t
So a par V. D, Musset-Paihay. Un vhlu.'" "I I
Prix, 3 tr. 5o c et 4 fr. 5o c. franc' dc ""' .
A Paris, chez la veuve Panckoucke, jimprti"ii
ill..ire rue de Gitnelle n 3i e"tai e d
Ia rue des Saint-Peres Taubourg Sailt-Getit"i;
et chez Girard librire rue s~,1i11-AllI 'i
Arcs, n. 44.
i, I c .. ., ,..


-' ,1 i,.,c... .. 1c faith I Pa s r ue r' 1 .. .> le Ji c1" lp .' l[C.11 w [ 1 i n if.-I 100 9 ,. iinC [ iui f u n _%.. c inr ir i I p.ik 1 11.111 1 )n c On nc sabun 1
"r itnII I'-n t elllmcll t Jc ch ique l' .. -
11 tiut a.lis>cr ls u. *. L'argent cI le sfi, frantic de pout au cit6y(u AcASIE prtipridtaire de re'Jouliali, rie des Poitcvius, no I8. oTw ltes tli, ans rtclion, t i .i i
N t- nt oumpreudrdr dans lcs nvoit Ic port dcs pSay o;0Iot ue Pcut afifraincir. C.lictir, dC siprtemels t iuc., ne scrout point retirees dc a po t
t il nil avor 'o0 tiln ,pour plus de scircte, dc charge r arger calls '|c i '; i, i tif t des' val t rs.'
',ut Ic qui (ont-enrie l redaction doi.t rtre adrCes au redactcur rue des rP.li, no 3 depuis nuf Iuhurcs du martin jus iua cinq hcure du soi

.. A l td<; I'n.i.prm.i ,1I II .H ,. pgj ,lopt.:tac d~ t Mn atcuS, itt dePbo trtevvm, uo 3.


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IOU's















GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


Nous sormes autorises a piventt nos souscripteurs, qu'a dater du 7 nivose an 8, le MuNirvhU it est le Juljournal qfficiel.


Mardi ,.5 pluviise an 11 .de tl Republique ( 25janvier 803. )


joy 125.


EXTE RI E U R.
R U S S I E.

Pettrsbourg, le 28 dtcembre ( 7 nivoise. )

L'ACADtMitI des arts a dAlinitivement obtenu de
S.M. I'enipereur, un revenuattnuel de 140,000 rou-
bles; lle ien avait reuujusqu'ici que 6o,ooo.
.D'apres un nouveau plan prnsente par la corm-
mission des institutions publiques il y aura dans
l'Ep pire de Russie des univelsites, non seulement
a Petersbourg, a Moscou et Dorpat, mais encore
Sedans deux ou trois autres gtandes villes de I Empire ,
etelles seront mises sur le nime pied que celles
d'Allemagne. II y aura aussi des colleges dans
chaquc ville de gouvernement et des &coles dans
routes les petites villes et villages.
ANGLETERRE.

londres, le 17 janvier ( 27 niv6se.)
A PEINz. delivris des horreurs de li peste ctit-
on d'Alexandrie en dale du ie" d'octobre, et
des troubles que causaient nos diffitends avec les
solda.s turcs, nous nous voyons attaques d'un mal
d'une autre espece, et. qui commence a devenir
sirieux.
-On made d'Antigoa en date du 17 no-
vembre, que la fievre jaune a eclate, d'une ma-
niere alarmante dans cette ile qui jusqu alors
en avait et6 exempte. On y comptait .djati un
grand nombre de victims.
IIa et tu6 la semaine derniere dans une
ferine, prs Petersborough. un moutoii pesant
surpied 25 stone ( 184 lives 6 once ) et 2o stojie
(i7 livres), apres avoir te prepare.
--La.peste s'est d'clarde avec assez de violence
i Censtantinople.
Suivant quelques lettres reques de cette ville,
tle aissepu qui apportait en Angleterre tous les
niirnumens' et objets d'antiquites cque notre am-
bassadeur, lord Elgifi, avait recueillis daus le
Levant, s'est'bris6 contre les 6cueils dans la baie
de Cerigo, et a peri. Toute la carpaison est perdue;
,on a envoy a Constantinople un batiment charge
Sde fire ses efforts pour recouvrer ce qu'il serait
possible, mais on a' peu d'espirance de ieussia.
-On nomme M.,Tucker, secrtaire particular
dulord Saint-Vincent, pour remplacer sir E.Nepean
com'me secretaire-g&idral de lamniraut4.
-Les tempktes que nous venons d'essuyer out
cause des dorumages considerables. Le bureau de la
compagnie des Indes a recu la nouvelle de la pette
de Ilndostan : ce batiment, parti de Gravesend
pour la Chine, il y a quelques jours, s'est perdu
dans la lade de Margate: vingt-trois personnel de
!LI'iI.,' ont peri : il portrait 1248 tonneatux,
etait a son quatrieme voyage, et avait tn char-
gement en lingots d'environ 45,000 ounces ; on
espere etl sauver la plus grande parties.
(Extrait du 'Time)s.

I N T E R I E U R.

iouloume le 26 nivCse.
MaRncGenTE CLKRGUE religieuse du convent de
Sainte-Claire, de cette ville, est.moorte le 15 de ce
niois, a i.ige.aeJccent six ans empoitant les regrets
et admiration du pctit nombre de compagncs quii
V'iaitnt encore aupis d'elle, et de ous les citoycns
dtlhville, qui mmnie dans les tens les plus ota-
geuxde la revolution rendirent toujiAurs un hom-
"''E public a ses vertus. Elle etait nee a Veisailles
Ia 2mvrier 169g7, de Pietre Clergue, noi.,i, ,1 .
dlcastres, alors valet-de-pied de Louis XIV. Des
tonenfance, o icn i iu en ei lle tant d'amabilii,
qu ce prince la prenaitsouveit sur, ses genoux,
"'te plaisit a jouet.avec Clle. A l'ge de douze ans,
el utconduite a Toulouse, par suite des ravers
'I'll'i.rva ion pere. Ce fut dais cette ville qu'elle
mbrassa, huit ans aptrs, la vie leligieuse.
iEle s'est iteinte sans dprouver aucune des crises
qui accompagnent le term fatal,c cnservant toute
t taiso0n, print sans cease, et maniteap;nt i lhaile
Voix la joie qu'ell ressentait de se voir bicnt6t
uaeni. l'Etre des itres a qui elle avait sacrilie
tuis te momtens d'tune aussi lotgOd et si pnible
Xsttnce.
Une circonstanco remarquabl/ et digne d'etre
apportee c'est qu'elle a conserve j-uslu' a Itaiort
tous s chevefix., du plus beau noir d'ebene, sans
tquil en cut us seui blatichi par 1age et que


son visage n'a jamais kt6 sillonne par la rnoindre
ride, laissant entrevoir mznme alors tous les traits
de son ancienne beauty.

Paris Ie 4 pluviosc.
LE. PaRMiER CONSUL de retour a Paris depuis
hier y passera le reste de l'hiver.


L'A cAD MIE de legislation a tenu hier, sa
seance publique. Le contours des membres des
spectateurs et des eleves, 'dtait plus noibreux en-
core qu'aux pricddentes. Les lectures thrent ecou-
tees avec cet intiret que commniudenit a la- fois, et
l'importance du sujet, et la reputation de l'auteur.
Le citoycn Bouchaud membre de Ihstitut, pro-
lesseur au Collge de France, qui done encore,
dans un age tics-avance, l'exemple du zele plus
constant pour le progies des sciences, a lu un
mienoire sur la sanction des lois naturelles. Le
citoyen Koch, nmembre du tribunal, a presented un
tableau tres-precieux, sur les recherches qu'il con-
tient, des difflrens auteurs qui ount traite de la
statistique, et il a ensuite dclini coete science, pour
I'cnsaigemnlent de laquelle il a fornim e vcu que
I a::ademie critet une chaire spkciale. Le cit. Caille,
dteiinseur pris les tribunaux de Paris a lait ensuite
'eloge funebre de feu Letevre-Corbiuiere, membre
du tribunal d'appel et de l'academie. Ce morceau
s'est fait remarquer par la noble sidiplicitl et la
so.il..ilid vraie qui y regent. L'orateur y ajoutait
encore par la verite de 1'expression. On sentait que
le ccrur avait dicte son ouvrage qui lit la plus
vive impression sur toute i'assembl&e etparticu-
lierernnt sur les membres de la compagnie A la-
quelle Lefevie-Gorbiniere venait d'tre enleve et
qui assistaient en corps a cette seance.
Les regrets que faisait naitre la perte d'un juge
integre, d'un jurisconsulte eclaire, d'un ami zele
de la science, turent adoucis par les esperances que
firent concevoir les eleves qui reniplirent le reste
de la seance, en soutenant un exercise tres-inte-
ressant sur 1ltude de I'histoire d'apres les lemons du
citoyen oGaO1ls, ptroesiumIt lo girque et d'elo-
quence.

ACTES DU GOUVERNEMENT.
N. B. Dans quelques exemplaires du no d'hier,
il s'est lisse au dernier alinea de 'article le' de
l'artite sur I'lnstitut, uine laue d'impression cquil
imported de recti6ier. Au.lieu de ces irots :,, lui pre-
senteia ce travail, qui sera prisente a l'approbationl
du Gouverinement: lisez: arlitera ce travail qui
sera presetit A l'approbation du Gouvernement.

.MINISTEREDELAMARINE ET DESCOLONIES.
Coipe d'une lettre du commissaire des relations rom-
merciales de la 'Ripubliqiue d Philadeiphie, sous
la t d dte u 22 brumaire an it.
]l ni'empresse de vous informer que la maladie
quia aalliti cette ville et celle dc W.ilmington dans
1Etat de Delaware et qui etait revenue tres-alar-
mante 5 la hn d'octobre et au commencement de
nnvernbre dernier a enfin cesse.
Les bureaux de sante ont recommenc6e deli-
vvrer, aux batitnens qui s'expedient de ces deux
vitles, des ceificats ; il n'y a plus aicun danger a
admettre ces bitinteticdans les ports de France.
SStgnd FoutCRov.


INSTIT UT NATIONAL.
Notiic des travaux de la clasec des sciences morales
et pltiques du ant leP r micr triimestre de I'an I ,
par le cit. Dauuuno lun des secretaires.
Memoite du cit. Bouchaud, sur la morale d'Epictcte.
La vie dEpic te n'est guere connue, dit la
Scit. Bouchaud ; le nom meme d'Epictete qu'on
,i lui danne cornmunement n'est pas son nomn
Spropie. or .-.' sIgnifie serviteur ; on sait qu'E-
pictete naquit dans l'esclavage. 11i eait dietro-
', olis, ville de C.uiii. peu distant de Laodicee.
Son maitie rioimm Epaphiodite, avait une
,, place dumis les gardes de I'empereur Neron. Sui-
,, vant le temroiianage de Suidas, Epictete fut tou-
,' ours tres-attach-e A la secte des stoiciens ; il re-
,, duisit toute'sa philosbpliie ces mots; supftortez
Si ct abstenez-vous. 11 passa sa vie dans la pauvrete
Ia 'gars se plaindre jaiais de son sort. II deineura
Si a Romne jusqu'a ce que Dornitien chassa de cette
I capital litus les philosphes. Alors Epicete se
t rctugia a Nicopolis, ville d'Epite, ot iit Luit ses


1i jouns sans aimeiorer sa fortune. II poussa sa car-
1 rieie (ort loin; et il est tres-vraisemblable qu'il
n ne nimurtt que sous Nerva ou sous Tiajan i
, 'fage d'enivirou 9o ans. Sa vie avait lt ecciite lort
,i au long par Arrier son disciple ; m:Diis cette
,, parties des ouvraes dcArrien est perdue. On peut
, juger de la gran>ce reputation d Epite par ce
, seul trait : lalampe de terre dolt il s etait servi
i f ut vcndue aprts sa iuort, 3o'oo diagmes. C'est'
,i Lucien qui rappoite cette citconstance, dans
b une satyre contie un ignorant qui se faisait une
', bibliotheque ( i ). i,
Nous n'avons qu'un seul ouvrage d'Epictere,
son Manucl; mais quelques fiagmens de ses Dis-
cours nous ont e;e conserves par Airien le phi-
sieurs de ses sentences se trouvent dans la collec-
tion de Stobee. Le citoyen Boucbaud a recieilli,
dans tout ce qui -nous reste d'Epictete, les opi-
nions de ce philosophy sur la morale individue!lei
sur la moiale sociale, et sur la reli-ion. 11 les d
comparCes a cells de Seneque et de Marc-Aurnle.
Nous nous boinois a indiquer ici cette parties du
mernoire du cit. houclaud, pace qu'elle doit tie
lue dans la seance pulhbique du 21 niivose.
El louant la philosophic d'Epictete le cil)yr
Bouchanud Iait remarquer les etrreurs qui la ,ic-
ipartent. Par example, Elpictet pense qjii th'inuie
home a nalurell*enirlt tne idie duii bin I ,':r :ial ,
du just et de I'injiut-e. r, Si cela /tait (lit le chovy'n
,, Bouchaud il y aurait des idces inucs et c'est ce
qu'on ne peutadnietie apies un rmir examern. Les
anciens meme ne l'ont pas cru. Les plus sa-E:s
i d'entr'eux ont constanmment 'tenu pour l.-s idlees
i, acquises...... a eagle est aus.i an cieuue uie
i constant et veritable qu'il ny a rien dans l'en-
i, tendenuent qui n'ait ete auparavant clans I s sens :
I nih2l est etc. Cette doctrine quuelque bien on-
''dee qu'elle soit a 6et coinbauue dacs le :7-
i siecle, par le celebre Descartes, qui d'ailleurs
fait honnetr a la France; tmais il faut computer
i. son opinion des idles innies partii ses egare-
i, miens, On eut d'abqrd la complaisance de rece-
, voir assez generaletent ce nouveau dogitle sur
Sla parole de. son aliteur don't 'autoit tres-
1 capable d'n impofr, le soutint mmtn asses
,I long-tems. 11 n'a pas fallu moins qu'un, Locke
i- pour taire revenir dcl cette erreur les philosophies
i, system. Epictete et pu trbs-facilernent se con
,t vaincre de la non-existence des iddes inneeo...
,, Long-tenns avant lui Dernocrite avalt souteriu
,, formellement que t'entendement huntaiti n'tst
,i qu'une table rase.... Mais Epictete etait suoi-
, cien et le Poitique cnseignait rque I'aine h,-
,, maine est une portion de la Divinite ; mrovennanti
,( quoi it ne pouvait se dispenser de soutenirleiclre
, que e 1tie qui pease en nous a des idees inines,
I parce qu'il eut etd absurde d'assurer que la
, Divinit n'a point d'idees qui lui soient propres. ,
Parmi les erreurs qui comrposent une si grande
parties de liistoire des siecies-, aucune p eut-0tie
n'a plus coniibue que la dociinet dis idces
innees a etarder le progris des veriiablcs coi-
naiSinces. Tou.e s les ,,is qu'elle a ete ramnic i
par imagination des poetes ou pai celle der phil-
sophes, ou par des intAuCts de secies, il a talli
interrompre les recherches tiles 'renoincr asili
lemons de I'expeiience acdopter des systeiMes ,jui
n'reiaiet les fruits d'aucune analyse il cioiie
cnfin au lieu d'observer. Convaincu des dane-is
de cette doctrine le citoyen Boclhaud I'a rive-
inent repoussee; il n'a pas voulu iquell. )'aiut
avoir part a I'bom:nage qu'il rendait a Epictete et
A sa morale.
Du government de la F dance sour let derx t frcfib,, '
dynasties par le citoycn Leivesqiue.
La classes a eniendu les premiers chapiires de c't
ouvrage, et elle a invite le citoyen Levcsque a en
lite des extraits dans la seance publique du Vi
nivose.
L'objet du premier chapitre est de prouver que
le gouvernement fIodal fat apporte dans les Gaule',
par les conqu6tans, par ces Fiancs qui tfisaieun
parties des nations germaniques, etdont lesrnce'is
etaient a-peu-pies ce que sont encore ,ij I.- li
cells des peoples de 1'Asie sepreniiiouale. Ont
trouve, en effet, chez ces derniers; une sore dde
regime Ieadal, ou du mioiis les gerines de la'
eodaalite. Le khan exerce sur toute la lord; uia'

(i) N'avous-nous pasp vude dnos jour ditciLuci uin pai
ticulier, pcut-eule encole i cxistant acletcr jono dtachbmt
a la larape de terre qui seivit a Epictute 1 ctro y.it appa-
t) renmeuilt qu'tn uliant la nuit ta a lucur de cete i.inmeC.
la sagesse du philosophy lui vieudrait en duoimai t on
,1 qu'il serint ictuiot t'daIl de cct excellc nt vicillaid.
( Trad. d -'ASitr irs.


ll_-L_L---31111_--_~-- 111_ _














empire plus ou moins revere : sa puissance esthe-
nrditairr comrne Pl'aitl celle des rois francs. On
voit en Asie ce qu'on vit en Fiance des la premiere
dynastic des entans au beiceau heritiers de la
couronne de leur pere et reconnius pour les chests
d'une peuplade ou d'un people. Tous les his de
khain, r coivent, avec le ti re de sultan des por-
tions t'e souverainete : chacun exeice sur ite par-
tie de la horde une puissance plus ou moins de-
pendantce e celle du ciel de la hoide entire: tels
furent, au sieile de Clovis, ces rois im dilieuis ,
roitelets ieguli, qui tous tiuient de son sang. La
posidrit des khans foine la noblesse du plus haut
deuid ; les mouiz.s south des vassaux d'un oidie iin-
lIIic! : il en etait encore de rnume parmi les
conlqurans des Gaules.
Chez ces peuples errans qui sans cesse vont
rlc:c:ihatit de nouveaux paturages, les fiets qui ne
, pcuvent pas dte des teles sont des hommcs. Les
sultans telovent du khan ; les mourzas relevent ou
du khan on de quelques sultans ; d'auties propri6-
laires d homes relevant des mouizas. Ansi, jus-
que dans le stepss de I'Asie se trouvent le vasse-
lage et 'ar iere-vasselage.
Lorsqu'avcc un rigine semblable, des peuples de
race tcrniauiique s'etablirset dans un p iv con-
quis p.is cux ciaq-ie guerrier vassal ou arricre
vajsat voulut y retrouvcr les avantages don't ii
Rvait joui dans la vie nomade. 11 les cheicha dans
le pa!tage du sol. La portion du sol qui lui echut
fut son lot ,lodititum, alod alcu.
Au sein de la horde errute le chef et les grands
s'iaiemi partimulimrelrment attaclhes ceitains hloiu es
p; des bienhelciiou bietenaits qu; consistaicnt aloisen
a'il's, anlles chevaux et basagus. Ces benelices
dLvinre'nt, dans lavie sedctitcie des portions de
lots ou d'alcux. Le beneficier etait l'honne du
bienfaiteur, ce que li la gue gernianique expni-
mait par les miots tudcrn tly:en (leude ) ; on rendit
la nmene idee sous la second race, par les mots
d hoinme, de vassal. Ce qui. sous la ptemieic dy-
nastie, s'etait noroni trusts ( fi ), s'appela homa-
g iatm sous la suivante. I1 n'y eut de changenent
que dans les noms.
Les rois en donnant ces binCfices niglige-
rent de s'en assurer la reversion ou bien les
va;saux, devenus les plus 1itrts, mepriserent cet
engagement. Ainsi les rois. s'eaient ruins et
n'avalent fait que des ingrats.
Le maire Charles Martel lfut assez riche pour
disnibuer aussi en benefices ,une parties de sa for-
tulne, et assez puissant pour ilonner a ses guerriers
les biens de 1'Eglise w;mais i eut la prudence de
stipuler 'au pt ix de quels services on jouirait de ses
Wiells...... -- .", I --* ( -; t1 i. i>- .
t.odal qui itait n avec la monorchie. Ce regime
s'etenmli sotus Louis-le-Debonnaire, s'acheva sous
thatles-le-Chauve, et tous lqs abus don't il est la
source furent ports a leor comble sous-Charles-
le Simple.
L'atistbcratie que formaient dans 'Etat les pos-
sesseurs d'aleux et de fiefs, n'avait pas le pouvoir
de repiimer les exces des souverains. Le citoyen
Levesque prove par de nombreux exemplcs,
qu'il n exisiait dans ce tents de tinsbrcs fqu'uin
espotitame tAroce inquidte quelquelois par la tur-
bulence des sujets, jamais reprine par le droit re-
connu des ciboyens.
La servitude de ta glbe est la matlere du se-
cond ch4lpitrc di & 'ouvdage du cito(eH Levesque. On
y voilt I'e si quelques Iornmes jouissaielt alucs d unc
paitie des dIoits de cite c'dtait sculemient Ilans la
claisse qui ftt depuis distinguee par le titre de
noblesse. T ,us Ics liabitans qui n'.ppaitenaiitrit
point a cte lasse etaient soumis t a l SIvitude de
la ledbe : eit ine ft bI-il excepter .quequles artisans
domicilies dans les villes, et qui etaient pisleue
tons strangers. Cnuiiine par les lois idodales le
vassal ne pouvait diminuer son fief il Illait bier
que lesh liabitais fussent en quelque sort lachaine.
Les cultivateums lies A la terre qu'ils fecondaient
etaient paitaiu's en plusieuts classes, soumis a dil-
ftrens dcgies d, servitude. Tous 6taiant vendus ou
lirvis avce la telre coninm e ls b'stiaux de la
ferme. En vaiin le seigineur imiundiat donnait son
sell la libetti: le malheureux self pouvait etre Ie-
tlatme par le seigneur superieur ; il pouvait I'etre
quoique cleic pretie dignitaiie ecclisiastique.
L'imprudent mveque qui i'avait admiis dans ldglise
cimit oblige de le dcgtader.
La liberty n'appartenait qu'al la posterit6 des con-
queians ct a cellc de quelques Gaulois qui avaient
favorise le vainqueur et qui lui avaient lait honm-
Iage. Plusieurs tcxtes il est vrai ious reprei-
sentent le puple jouissant de la liberty, et nmmen
prenant quelclueobis part a la legislation; mais, en
clscutant ces pa. ':c le citoyen Levesque prove
que le Ieuple dout its font mention n'est que le
f'sufle des Francs posteiit6 des conqu6rans: c'st
ltne ce qui est outveut expiimn d'une mauiere
formelle.
J.tmais sous les deux premieres dynasties, il ne
s'agit des inteifts des villes, de leurs liberties, de
leirs droits; c'est qu'ils n'cn avaient point. Des
actea qui subsistent encore uous Aluonrenl qu'ouI


vendait qu'on donnait, qu'on chaliugeait ies bour-
geois. On vo it itkme sous It legue de Louis IX,
long-teins aptis I'tablissement des communes, le
come de Champagne fire present d'un de ses
bouigeois un gentiihoinme son vassal.
Tels sont les principaux r sultats desdcux premiers
chapities de f'ouvrage du cioyen Levcsque. Nuns
'avons pu fire enter daus cct extiait Its prquves
justilicatives de toutes lts parties du systrme etabli
par l'auteur.
11 n'appartient qu'aux lumieres dit le citovyem
Levesque, de rendre aux hoiinses leurs droits natu-
rels, en eclairant a la fois les opprimes et les op-
presseurs. Ne deigadons pas I'instruction ect accor-
dant aux siecles de baibarie des ~loges mensongcrs.
L'ignoiance scule peut ne pas reconnaitre tous les
muimx qui ont afflige l'humanit6 dans les tens
'i ignorance; la mauvaise foi peut seule les con-
naitre et les disdimuler. Avouons qu'on ne trouve
clihz les savages que les premiers rudimens des
faculties inutcllctuclies, et chez les barbares que
des institutions barbares comrne eox.
Recherehes sur l'histoire de France, par le citoyen
Anquetil. ,,
La lecture de cet ouvrage avait et6 cominence
dans le de.iiier tiimestre de Pan io. Les articles
que le citoven Anquetil a lus dans le course du
premier trimestre de I'an Ii sont particulierement
relai is aux rois merovingiens, et aux premriers rois
de la second race. L'auteur appercoit en France,
dcpuis Clovis le au cinquieme siecle, jusqu'a
Clovis II au sepiteme ut government regle,
et du gout pouI les erudes. Mais depuis Clovis II
jusqu'i la fin de la race meiovingienne, au milieu
du huitiene siecle, ii n'y a plus qu'anarchie, con-
tusion et ignorance.
C'est le terns de ces rois qu'on a nommes fai-
neans, et qui selon le citoyen Auquetil, n out pas
tous mriteh personnellement I'opprobre attache a
un tel noni. Plusieurs d'entre eux out soutenu avec
honneur les droits du trone. Les autres y sont
parvenus encore enfans, et la moit les en a lait des-
cendre avant l'age of ils auraient pu y monte
avec uncertain eclat, ou des vertus, ou des vices.
La multiplicity des regences, dit P'auteur. les
usurpatibns des maiies du palais, leurs riva!ites,
les guerres qui les ont suivies, sont les vraies causes
de la degradation de la race merovingienne et
de son extinction total.
La France avail langui sous les derniers mo-
narques de cette dynastic ; elle reprit son &nergie
sous Charlemagne.

Tableau historiquc du regne de Louis XVI par le
citoyen De Sales.
Ce tableau n'embrasse point les premiers eve-
nenmens de la revolution franchise ; il retrace les
principaux faits qui, deptis 1774 jusqu'en 1788, ont
Infllu sur les destinies de la France. Ces quatorze
annees, quoique dlej recules si loin de nous par
la multitude et la grandeur des souvenirs que
les quatoize aunnes suivantes nous ont laisses,
ltrment neanmoins encore, i bien des cgards,
une .pamie de ce terns present don't Papproche
cst si pcrilleuse. Le' citoyen De Sales ne s'est
point dissimul le s dificulths don't la 'divergence
des opinions contemporaines pouvait environner
sou sujet. 1, -est idne qu'en parlant d'une epoque
si vuisime on paraisse impartial: le choyen De
Sal-s a tcriL avec le desir de 'etre en effet. Voici
coniiicut ii paint trois hommes malheuteux et
iiImIoIm.1IlJltS.
N Malesh~nbes de mccurs pures, ami de 'ordre
let dcs ars,. aurait et& I'homme suivant le ceur
,i de Louis .\VI ; m:iis la cour ne:tait point sot el1-
SnilmJt : il aurait ressenmbl parmi les etres abjects
qui la tomposaient a uno vieille empreinte
i dAristide, trouvee panri les Priapes de Capree.
II ne ciherchait point la puissance, et la puis-
sance n'alla point au-devant de lui. Louis ne
It eviina que long-temns aprs et ii ne le connut
Sii'-Ioli nt que lorsqu'il quitta le Temple pour
1 ailer UIourir.
Turgot avait plus de genie d'administration et
1, plus d chergie que Malesherbes, II commenailt
A a are parler de ses plans de restaurationi, de
ses idecs paradoxales a force d'tre philantro-
piques, de sa manic de jeter le gant de Taficrede
a tous les prejuges d'une vieille -monarchic. Le
,, jeune roi a epoque de son av rnement, ne
9 crut pas la nation assez mnre pour se revivifier
,i par la main vigoureuse d'un Spartiate, et il
,, voulut s'adresser a Machault..
,, Miachault, ministry d'Etat sons Louis XV, pas-
m, sail pour la plus forte (te de la nation. Ne avec
,, un gee ivgoureux pour entreprendre, er un
,, esprit de suite pour executer, ami de L'ordre et
e, de la morale, cherchant la gloire oi elle est,
,, dans f'amour raisonnd des liommes, ii ssrait
devenu le mentor du nouveau T~leinaque. Mais
,s uue ltalit6 invincible, qui entrainait la monar-
a, chief i sa dissolution h evanouir les grande
e, esperances, au moment manie or6 ells etaient
i 0 nr ld point de se ealiseer. ')
( La suite avu ivt haJii.t :nii:r. )


L I T T T R A T U R E. -P 0 E S I E,
ROLAND UtttLux, en vers francais, poiime imitit de
l'Arioste; par Clh Honore Laborie, adl;Cn
profHsseur de belles-lettres au college de Per-
pignan, etc. (1)
D EUXI EME x tR AI T.
CEux qui ont lu ce que je viens d.. :,i.. (9) sur
l'Arioste, doiveut concevoir qu'il ne suflit pas de
bien connaitre la langue de cct auteur et de biea
manier la sieumie propre pour le bien traduire. Ce
que piesque tons les traducteurs ont ett dans 'irn-
puissance de rcndre c'est le colors du texte: leurs
imitations sont des gravures, plus ou moins par-
faites; or, il nous faudrait des tableaux. Pour nous
aire connaltre l'Arioste, c'est done peu que da
sentir son ginie, si 'on n'a pas requ soi-mrme une
portion de cette surabondance de verve, d'origi.
nalite et l'inepuisable inspiration poetique qui
Sle caracterise. Nous n'avons chez nous, que deuK
homueis qui nous en aieut donnu une idee just,
quoiqu'affaiblie, Lafontaine et Voltaie. Ce dernier
surtout a manit en artiste supttrir les pinceaux.
du chantme de Roland dans le poe ne le plus origi.
nal de notre langue.
L'Amioste a &t6 traduit en latin Itr espagnol, en
anglais, etc., dans presque toutes les langues. Dans la
notre, pour ne parler que risc traductions Imoideres,
nous citerons cells de Mirabaud, de rressau, de
Pankoucke et Framery etc. La plus textuelle, c'est
la deiniere; la plus dil&amte la second ; celle le
Mirabaud est lourde ct tiairnante i le taductcutne
sait pas rirt:; ii prend tout an slrieux, ineie ce
que son .auteur n'a trait6 qu'en badinarnt. Toutes
les plaisanteries de 'Arioste dispaaiisscnt danm cette
paraphrase pesante.
Dans les dix dernieres annces de la monarchie
franqaise, qtclqu ues Iiornmes de leitres estitiablrs
ont e:say de l tiacuire I'Arioste en \ers, ainsi qu'on
doit traduhie tous les poctes. Les Almnaiiclis des
Muses nous ont offeIt des liagmens de ces traduc-
tions, de celle, entr'autes, du citoyen Francois
( de Neuchiteau ). L'auteur venait, dit-on, de,
Fachever, quand illa perdit dans un naufrage qui
engloutit, en un seui instant, le fruit de plus de
vingt annees de travail.
Le citoyen Dupont de Nemours publia, en
1781, le premier chant du poeme de I'Arioste,
sons le tire modeste d'Essai de tradutton es
vers, etc, Quelques citations que j'etn vais fair
me dispenseront de juger en detail les oNZE yrE-
MIERS CHANTS d'une pretendue imitation, en vers
franqais, du Roland frieux pqbiiee cette anneC
par le cito)en Charles-Hotport Laborie. En rap-
prochant un fragment de l'une et de 'autre, je
mettrai le lecteur a portee d'apprecier le merite
de ce nouveau traducteur qui, pourflte, cotnme
il dit, un ponme national de celui de 'Arioste,
nous fait contempler dans la, grotte de Merlin,
un tableau de la revolution franwaise peint avtc
un vrai "pinceau de revolution. C'est damis cette
sublime all uorie que la fiere Brada'tante volt....
que ne voit-elle pas ...
S.. ... U serpelnt de'bicn bizarre foune,
Blatc ie la tite ii a le coops tout noim,
Mais bigare des objets les plus triist ,
SDe cioix de foucts d'homltneu en d-lespoir
It Aulour du cou deux collicrl en saUtoln
n L'un de rubis ct l'autre d'anim ,ttyste;
Ties -dou x d'un ceil, de 'anutre hu ibi t ,r:i voir;
i, Dc son halci;e a loin les i, I l tout til, hi'..
I . . et. .
M.is venous aux rapprochemens. Voici la version
du cito)en Laborie. C'est le moment ou Sacrfipi,,lt
a trouve Argelilque dans un buisson. Angeliquelui
raconte....
I, Comment Rioland avait, par son appui,
A son honueur3t sauve biem des atteintes,
SEt comment ,'soiorde a ses plus tendresplaintes,
Elle 1'avait delft i'.1 io.' ui hi.
La chose tait. a croir difficile;
,1 Mais quelqu'trange au fond qu'elle part,
Sauis examen vraie ou faisse, ii la tit.'
A A nou. trompecr tant, 'amnour st habile !,
I, Certes, dit-il !si Roland fit n sl ,
Srant pi 4lour .hi ;., qudi en port ia peite.
(IL NE .iR rAS.CES- C 1HOSLS-LA TOCTr HAUr)
L'occasion qui nous troupe en difanit
Ne reviint plus ;0i L' VOIT DONt, L REISI.
S lle SE MEur soUt r. MAIN et je vt01*
SNe pas laissner des egrets a mtes vales.
Je m'attends bien que Mia doucr maitrtssa
1 Va st Ohanger EN"i'tAROUrHE TlIGIESSE ,
I P'at le courroux (ombattIe rmes efo! ts;
SiI;, i.'et a regi, ct je sais iqun'i ft"am
De ses fireIIrs iti 'ame tque lis dachli
S 'n Tandis ilic d'aisc tqrt soutit, dians r'ame

(r) A Pcrpignian ; ct Palis, cheia yugUS, ui -1olaino
no 1o.
(a) Voyet A nt Ia As lsumtluista .





D'un geste pIiropt ct d'un (il plein de llammlise
1 Le chevalier tiahisisait ses transports ;
.s. Ut bruit soudain larrete ; ii Vu multirure.
,1 Le bruit approctle 11 s e lCe i instant
t, Eu mauglard t il revIel so atrmure ,
A Monte a cheval et de pied-ifelne attend.
,, Du fond du bois ac:ouIt i tutv e bride ,
a Un chevalier d'uue uiiue intrdpide ;
Uin plummet blaIc courroune son cituier,
o Et conOile ut cygue il etst blanc tout entier.
1 A Sacripant sa venue imlportMute
I. Ravit I'cspoir d'uue bonue fortune.
Ce prince, aussi de rage en Ic voyant
Gronde, lui lance uui regard foudlryant,
r Et court a lui. Daus la furcur' qu'jl mlontre,
S11 croit, d'un coup, vous le desargouier:
s, Dc ce defi I'autre sans s'itonncr,
La lance en main, galope a sa rencontre.
) Deux fibers ltureaux par la rage poussis ,
t Quand, da1ns les bois, l'un I'autre ils se provoquent,
1 Moins rudeient heurtent leurs fronts baisses.
Front colntre flout leurs cheveux s'entre choquelt ;
s De part en'part, leurs icus sont percos;
~ Hclreusement qu'ils sont bien cuiasses !
1, La terre, autour d'elranlement s'agite :
Dc Sacripaut le cheval tmelrt d choc;
( C'etait dolnutage, ii avait son mriite. ]
a L'autrc sans doute au front plus dur qu'un roc,
n Plie ct s'abat; mais se relve vite ;
IS Sur ses arlons raffermni, l'inconlu,
is Trop gienrcux pour garder sa colere,
Suit son clcmin, laissant son adversaire
,e Sous son s chval tdeli-mort, etendu.
n Un laborurur qu'un &clat de tolnnerre,
D'un coup. submit a trenvetre par tore
i, Tout i ctle de scs bceufi foudioys
SQuand il se leave ititerdi., il promene
n Autour de lui es regards effrayes;
n 'Tel Sacripant, de tsa chte soudaine
it Apris longlems levenant avec peinc,
i, Pile, eperdu, e irent sur ses pies ;
1, Et cc qui plus 'liumilic et le pique,
9 C'est d'avoir 1l pour teloin Angelique.
i Les yeux baissies, te soi tout conclrtr,
II sent le fetu qi q uiu monte au visage ,
.1 Et ile la voix il cat perdu l'usage,
i Si, d'clle, elln', it ne l'ett retourOt, etc.

Voici la traduction' de ce m ime morceau par
e citoyen Dupont, de Nemours. SI toulche est tome
autre que celle du citoyen Laboric. Elle est facile,
nranche, elganteJ'en voudrais pouvoir dire autant
de toute deux:

Lectrice aiinable osrral-je vous dire
L'avis secret do tendie Saiipaut ,
o Dont le respect et le tendte tartire
ii Vous onut ouncice et ique vt us ailnle.z rant'
it Las! i Ic taut, je dois vo'us en insitun c;
C'est a regrci que je tranche le mnot.
a Le bon Roland ne lui part quunl sot.
Ii II se promet d'etre plus timenraire ;
E Et, sans tarder, de cette fleur si here
) I1 compete bien s'emparer en vainqucur.
SLui qu'. l'ilstant vous trouvicz si ciddule,
11i ne croit.pas a la noble rigueur
SQui fait qu'cniain un lidele u.llant brile ;
n 1 ne croit pat le refus dans le ceur;
Et, daus la bouclc it le etoil ridicule:
L Meme il suppose et cela fait hotreur,
SLes soupirs feints ct le courroux tromlpcur.
Cc travers-la par Ic mnonde circle;
Et je rougis qu'il soit dans mon auteur.


" Les doux appas, les beaut6s ravissaimcs
" Dout I'enivraient les yeux du Sarrasin ,
SA chaque instant allumaient daus son scin
" Un feu plus vif; ct ses mains caress'anlcs
" A!laieut ialhir son ainourcux dessei ,
. Loisqu'il cuted du fond d'un bois voisiu ,
SPartir utn bruit d'armes retentissanites.
SEu ti'urMurant il prend son bouclier
u Rpnlctt son casque et bride son colsir;er
usaint leger sur la sclle s'elance,
lt fiencrmut bandit sa forte lance.

tl' fchevalir sort aussitdt du bois
s'on S ralmliicin noble announce sa vaillance ,
SEt ce d.it Ctir uu honmme d'importauc :
"blac C icomme neigc/est son brilliant harnois
Soun oursier blanc, les plumes &liatanies
"Qu'olu voit an Irlin l ul on casque flotantcs
SPasstnt jllctmine et kI CSgric en biancheur.
I" MaI Si ipalnt, trns;lllpoitd de frecur
"" D ot bi tblti dais tons doul, t-tc-ia-toe,
A' c or uteil cl dlie et I'arrete,
Lt" Ittnr1td biecu ~aI.ev-cr des ar gnsT,


Le suivenlnt a de bones laisons
I' Pour cn douter et nie craiude pcisoute.
I1 coupe net le disc6ous rlelnaanut
SQlue la colere inspire ; Sacripaut,
i, B.ise 1a lance et sur lui s'abaudonue.
Dt De son cdt sir le chevalier blauc
I Le roi payen fond corinie uu ouragan.
,W Mnme vigueur des deux parts se diploie :
Ir Tels deux lions s'elaiccut sur leur proic ;
L, L'un centre I'autre cutlane furicux ,
In DeuK fiers taurcaux sont moins inmptueux.
t Tout tremble au loin, du plus creux des vall/es
I, Jusqu'au somniet des montagnes pcles.
Ia Chacuu des deux perce 1'dpais dcu
Qu'un bras robuste a son effort present;
A, Aucuu des deux, Isans la trempe excellent
V De -son haubert, n'eat plus long-toms vCcu.
>, Leurt dextriers secoudant lear furie,
Pricipitls tous deux fiout coutre front,
Tombent ensemble, ct I'un d'cux est sans vie :
11 C'etait celui du roi de Circassie,
Coursier superb et d'uu tres-grand renom.
Le cheval blanc, pressed de l'dperon ,
,, S'est relcv ; I'autre sur la poussiere
,, Reste immobile et son corps en tombant
As A sous sa masse engage Sacripant ;
II y frdmit de home et de colere.
I, Quand 'inconnu le voit en cet itat ,
I, I1 s'attribue a bun droit la victoire ;
i Et, sails chercherr, par un second combat,
IV A u6riter une nouvclle gloire,
I 11 tourme bride et gatope aussit6t.
11 I avait fail un mille, ou pent s'en faut
I, Que son vaillant, tnais bien triste adveisaire ,
1I Gissait encore sur ta place etendu.
I* Ainsi qu'aprls un horrible tonnerre
UV Un laboureur se releve, /perdu ,
1 Du lieu fatal on, face contre terre ,
IV A demi-mort, sous les foudrcs brOlans,
S11I fut jette pres de ses bculfs mourans ;
,I Et voice au loin sans feuillc ct saus blanchage
IV L'antique pin dont il ainiait I'onibrage :
,, Tel Sacripant, dans un more chagrin
", Pres d'Augelique, a pied sc leve enfin.

I 11I sc disole ; il gemit il soupire :
IV Non pas qu'il ait aucun membre bless ;
IV Mais les beaux yeux dont il ehlrit I'empire
IV L'ont vu comnbattre et r'ot vu renvcrsi !'
,, Jainais, avant cette misaventure,
Jamais apres, une telle rougeur
,a N'a de son front altir 0 la coulcur ;
Et cc qui rend sa pine encore plus dure
1 C'cst qu'Angelique ait prete son secours
r Pour le irer de dessous sa monture.
Auasi, je crois qu'il strait pour toujours
Reste inuet, si sa bello maitresse
*, Nc O lraime sa voix par cc discourse, etc. I,

A present oppomons la prose de Tressan aux
vers du cit. Labolie; et voyons si par hasard,
le prosateur ne serait pas ici le poete, et le poete
le prosateur. Je choisis le portrait d'Alcine, voici
la pose
Alcine &tait telle qu'Apelle et Phidias eussent
ps tcindre une beauty parlaite. Ses cheveux blonds
tolmbaient en dormant d'agrdables anneaux, leur
couleur douce repandait un lustre brillant sur sa
tle ; !es roses et les lys formaient un melange
aj iablie sur ses joues, et contrastaient avec un
fiont plus blanc que i'ivoire noivellement poli :
deux sourcils nois dessines par ['amour, surmon-
taient des yeux plus noirs encore ; ses yeux quelque-
iois paraissaietii immorbiles lorsque la tendresse
de lcuIs teoaids semblait se lixer sur un objet aine :
c'est dans ces yeux que les amours serblairnt remn
plir leur calquois dles trais inevitables qu'ils lan-
caient dans les occurs. Lajalousie d'une rival ni.'Ie
n cit pu rien reprocher a la perfection d'un nez
legal a tous ses auties traits : deux sillons en par-
tajieAt pour s'unir i sa bouche d'un vermillon plus
vit encore que celui du cinabre natif. C'est en
s'ouvratit agreablement, lorsque de douces paroles
sortaient de ses levres, qu'elle laissait voir deux
ralgs ie petles choisics. Souvent cette boache s'em-
bel issait encore par un souriie piopre a broiler et A
capiiver t'us les creuis sourire plus agreable aux
veux que les ravens cloux et brllans qii pourraient
s'elancer de l'Olympe : son col, arrondi par les
g1ices, eflacait la blanched r de la neige sa gorge
'le lait qn'ellcs avaient tormees sur la leur, mon-
trait cette douce agitation des flois qu'on voit se
soulevei lagerement en baignant le rivage, lorsque
le z"phir semble les combattire et les en repousser.
Si des voiles, inmpenetiables aux yeux ,d'Airgus
menlie, prevent les regards avid"cs dce se po, er sur
bien d'autres clharmes, l.'itnagination frappee par
ccMx que 1'on voit doit suHlite pour s'en former
l'ijdc la plus vive. Ses dexi bias de la proportion
Ila plus deleante avec sa taille ,' sot terniiutes par


detux petites rmius charm, ter dott. .la blancdtcu
et uni ie laisselt appe cev',)i ni Its iessnrs aclhd
ni cls veintcs. Deux petits ptied dute ionure chll-
otiintct tenrinent et potent la pIus piatfaite de-
toutcs les belles, et les griccs naturelles qui ne
pcuvent s'acqucrii ni se cachtr aliuiaiellntet pa-
raient tous ses moindres niouvenenll.
Ce nioiceau, nmalgre quclques teaches est pleil
de chame i ftaut croire que le cit. Laboiie 1'a
tiouve tuop long : du ioins, il le retrerit de cette
aanliere dans les vets qu'on va lire.
S l....Je ie sais si jamais le piuccau
u A pu cr6er un chef-d'ceuvie plus beau.
i, Sa saille auguste ect cell des diesbes;
g Scs blonds cheveux flottent en loingues tresses ;
a Dan, sofigute rile a tout saduitnna ,
1 Uni front ouvert d'ue just ttendue,
Sur clhaque joue une rose fundve ,
,, Et de blancheI r le teint iotluissant :
1i Ses grands yeux 61eus sonl tendres et timides;
SMais c'eas dlid quc Ic perfide amour
Au fond des cueurs lance des traiturapidcs.
De son mention il forlna Ie contour;
,, Sa bouclhe fiaich et vermeille et jolie
Est de deux rangs de perles clubcllie
i La, sont fotrais les souris srducteurs ,
S Et des props la douce flatttne ,
,, Par qui l'amoum met le fru dans les ciuls ,
Et 'deI phlo dula ita hnpe e5t amoliht.
Le cou le sein par les grAces mouloc ,
A, Air deglfid, bras Tqiads-ct-potelds ,
Peau de satin joli pied ntaiu mgnegiii,
Tout i at qu'appas dans toute s. pc ioute. .

Le cit. Laborie avant d'aller plus loin, c'est-a-
dire, avant d'entreprendre la traduction du lue.
chant a vouu Jsavoir du public d quoi s'en tenr ;
il declare qu'il a apport e son triv,.tl tout le soin
don't it est capable ; niais il avoue qu'? voudratt
revenir sur quelques endroits..... i.t qu'ii y te-
viendi a, si le public juge que son ouvrage en vaille
la pine.
Nous n'essaierons point de prejager quelle sera
l'opinion du public sur le r6sultat que P'auteur
pourrait attewlre d'un nouveau travail : nous
n'av.nrs du parler que de 1'ouvrage tel qu'il est sous
nos yeux, et les citations qlie nous avons faites
nous dispensent de toute reflexion.
LAVA.


S C IEN C E S- L I T RATUR E.
Fin de I'Histoiee midicale de V'armie d'Orient ; par
le imdecin en chf R. Desgenettes I vol.
in-So,-.an oi i r o. Extrait coimIlntque par
C. L. Dumas associe de tlInstitut national de
France, et professeur de I'erole de muedlecine de
Mottpellier.
Les avantages d'une ptrdente politique, qui ca-
che et voile la v6rite ne sa:uraient ctre trop ap-
appreciCs lorsqlu'on connait a quel point le calise
de imagination etla Secuiti de I'Issplii contlibuent
i repoussel la cormniuticatioin des 'h lalcsal es Conita-
eieuses. Cc -ii louable et digne d('iti niedlcia
habile, v. i.,' 1 le citoven Desigeineres laisser itno-
rer I'existence de la prste nIalie l.a (nviction
qu'il en avail ; et il tacha cd'loign.l r jusq.luau soup-
(on en s'abt,'riant avec s.in i'e1 pCii oll(i(cr I
1nom1 VOyons i'explicatimon 1q11u'il dolnn lui-mime-
tie sa condtuitC el de ses nii'ifis.
mCoinm e les accidcns se nullipliaient devant
J.aia et enievaient les malades du ciriiieme au
i1 sixieumejour, etsouvent plus i.;pidcm int, je ne
pu pus lecolnnaltri c ic d.llger de inotle position. Ce-
l pend.mr,, conlneCj cspertai heaucoup dl l progress
,i de la belle slisoil aJis lda uelle IIous entrions ,
,, de ladiversion des ma.rcllhs des linellluems cam-
penmens, de I'aboiidance et de la qlalite ,des
vivres et que je itetais pas du tout convaincu
de la conniunication ies-facile de la maladie
1 su laquelleon se liviait a toutts les exigeraiions
de la frayeur je ptis un paili. Sahanit com-
bien le prestige des denoilinaticls influe vicieu-
,, senient siir li-s ttets hiumiiines ,.je nle r-usai .i
Sjanais prornocer le rmot te pEcte. Jei ur's de-
)) voir, drns Lcete circolsstatice, traiter I'artrnec
) entire come ni maladle Iqu'il esi presquie
,n toujours inutile et soutvent fort danrgereIx',
, d'6clairer sur sa nmalIdie quaui e!l'e est nies-ctiu-
,1 qu'e. Je commnuniquRi.cetiet d-eterminatlonr au chct
' de, lietat-mnajor-g.encrtl, qui, indepei-ndcruanrient de
, l'attachenment particulier dcont il nmi lollorait. nm
,, sembla devoir etie prs p ace Ic depositaiie
i dies iuotils politiques qui ditigeaient mna con-
" daite.n
Ce fut de meme pour rassurer les imaginations
et le courage ebranlk de 'airmde, que, danis une
autre circonstance, le citoyen D'sgenettes au
milieu de hospitall trempa unec lancette dans I
pus d'un bubon appartena;ut uit. convalescent dE
la maladie au premier dere et qu'il se fit ut i
legrec pilure dansl'aine et an -. -i ;i, de I!'V.
selle, sans pIeadnie d'aulre picauiiuoru que celha


_ ~IIC -~---


503














de se laver avec de I'eau et du savon. Ce lvoue-
mient couragtux par son but de gcraude utility,
nerite d'etre nias ac rang des actions hUroiques;
et c'est vraiment le cas de dire avec un general ,
atpele lui nImie i hfgulir honorablemient parimi les
hilos que Desgenettes est monteti la breche de sa
fifession.
La inaladie pestilentielle se' manifesta avec quel-
ques circonstances distinctive i Gaza. Le citoyen
Bruant, jeuue mtdecin, envoy par l'ecole de
Montpellier, que la mort a moissonne dans I'ige
des esperances observe, dans un rapport bien re-
dige que la maladie atteignail de prifrence les
enians et les femmes ; que la niortalitl des bes-
tiaux avait te tres-congiderable aux environs de
cette ville; qu'une epizootie avait probablement
priecde 1'pideimie et qu'elle offrait tous les ca-
racteres d'une affection contagieuse vraiment ma-
ligne et pestilentielle. La circonstance d'attaquer le
plus souvent des personnel en bas age explique
pourquoi les bubons ne paraissaient gueres qu'aux
iarotides. Le traitement general consistait dans
administration de Iemitique, I'usage du caf6 melee
avec le quinquina-et le camphre a haute dose,
I'emploi des acides mineraux, I'application des vi-
sicatoires et l'appareil de 'tous les moyens indi-
quis contre les maladies febiiles, o6 la putriditd
et la malignit6 torment deux elemens qui donli-
nent.
Les malades gravement affects arrivaient des dif-
firens points da Farmne ; ils mouraient le qutrieme,
le cinquieme on le sixieme jour apres l'invasion de
jla maladie. AJaffa, d'aprts le temoignage du ci-
eo,'en Saint-Ours, on vimit A bout d'en guCrir les
titis quarts et I'on crit sauv6 un bien plus grand
nombre de victims si l'on av.at reuni plus de
movens administrations chin.rgicaux et pharmaceu-
tiques. La plup:it des mnitlades it qui on pouvait
adminiistrer i'6metique en lavage le pter,.ier on le
second jour, etaient sauvts. 11 survenait dans la
nuit du sept au huit un changernent notable sans
evacuations sensisbles. La iraladie prenait alors les
signes caracter'stiques de la putiidite; Ia plaie des
vesicatoires se couvrait d'escartes caiigrineurx, et la
mort suivait bientdt cette dissolution complete des
forces qui animaient la machine.
Les rapports du citoyen Bruant sur la peste et les
autres maladies r tgnantes scs memoires sr l'oph-
thiaine dEgypte, ses observations sur la dvssen-
terie font I'eloge de ce jeune homme intereessant,
que I'amitie de ses camarades lestime de ses
chefs les regrets de ses anciens miaitres accompa-,
gnerent dans le tombeau. On ne peut se deCendre
d'un attendrissement bien legitnime, en voyatl les
lines touchantes consacrees a sa mimoire dans
I'ouvi\rige du citoyen Desgenettes. Ecouton-s-le un
instant lui-mme ; la moindre alteration nuirait
ce morceau. Ce jetne medecin, d'une grande
99 instruction, toute diligne vers.la pratique,.etait
extr&nement zeli pour son service; malgre le peu
t de confiance que sa phisionomie adolescent de-
vait inspire d'abord aux militaires, il en etait
S, cheri et considered a cause de l'assiduite de ses
11 soins et de ses succs. Distingu6 parmi les office rs
,i de santm de son ige et ceux d'un age superieur il
ii etait ecoute de tous avec plaissr. Dans I'hopital de
), Gaza, il avait sur-tout contract des liaisons in-
tinies avec le citoyen Dewevre, cliirurgien attache
ii a la commission des arts, depui? employ clans les
hopitaux de l'arrne, et chaige en chefdu ser-
,, vice de cet etablissement. Forms Iunna Montpel-
), tier, 'antre ic Paris, le mode d'enseignement, la
,, direction des utudes, les opinions diverse accre-
ditees danis ces ecoles celebres ; etaient pour eux
1l'bjct d'agreables et d'utiles entretiens ; car its
r taiciInt core, a cette 6poT.qe heureuse de la vie
o la passion de s insti uire n'allume dans les esprits
,, qu'une noble emulation sans dregrader le cceur
ip par les bassesses de la jalousie. Bruant, que la
I natite de son service exposait le plus, tomba
malade le premier : deuxjours de suite ilse train
", dans les sales appuydC sur Dewevre ; l'accable-
i ment le lixa le troisieme jour sur son lit, et
I esprit encore assez libre, il annonca sa tin pro-
1 chaine : Dewevre appricie la justesse du pro-
11 nostic ; ii estfiappe de stupeur, se conche pies
de son anmi, et ne lui sivit que trois jours....
Excclleis jeunes gens, puisse l'hommnage que
Snima plume rend a vote memoire offrir quelilues
5 consolations a vos proches et a vos amis Ou, si
,' limporiance et la ce61brite des eveniemens aux-
qucls cet pcrit est lie, peuvent le soustraire .4
,, 'oubli de la posteritd, puisse-t-elle s'occuper de
i vos noms avec attendritsement! i
Les exutoires permanent ne mettaient point a
'abii de 1pideinie pestilentielle et les convales-
cens 1ont qitu.-].[lr'.li. reprise en soignant leuis ca-
niarades. Les cadavres tne la transnietaiCent point.
Les moindres obstacles sulffisaient quelquetois pour
I'aireter ; et 'on a vu un simple foss6 place en avant
du camp suspendre tout-a-coup les progies de la
contagion. Dans la c i.ii' en. d e Syrie, elle ne part
print se communique, des hommnes aux animaux,
pjisqul les chiens qui avaient devoid des cadavres
de pestifires ne la contracterent jamais.


Le citoyen Desrenettes regrette avec raison,
dans plusieurs endroits de son livie, que les secours
aient inanque pour des observations plus exactes
ct plus suivies. 'ous les rapports qu'il recevait,
attestent la penurie de tous les genres ie inoyetis.
On y riclame sans cesse les objets les plus indis-
pensables de la pharmacie et du reuimne. Que
In'eft-on pas faith avet un local convenable, des re-
rnedes sulfisans des aliens appropiids, et le con-
cours des soins d'holmmes courageux et intelligens !
Les hopitaux 6taient geeralenientr mal tenus et
imal approvisionnes. Les autorites supeiieures et les
surveillans intermndiaires n'avaient point assez d'd-
nergie ou de credit pour maintenir l'ordre dans
toutes les parties de ce service delicat. En vain la
grande ame de Kleber &eait sans cesse occupee des
int&rits et du sort de cette arunee soullranie, A
laquelle sa fortune se trouvait si etoltement unie.
En vain cet honmmne qui fut en mime-tems gene-
ral et soldat, courageux et sensible, guerrier et
philosophy, conqudrant et just portait ses vues
et sa sollicitude sur tous les details,du service.
Les meilleurs plans, les plus sages measures restaient
sans execution et sans effit. On voit le cccur gene-
reux de Kliber se peindre tout entier dans ces ex-
pressions si belles qu'il adressait la veille de sa
mort au medecin en chef. t On salt dans l'arnme
,> combien j'ai pour vous d'amitire.... C'est une
Slettre tie credit don't il faut vous servir pour fire
i, du bien..... Ticez sur moi hardiment, je ferai
, honneur a mon paper. ,
La methode de traiter la peste'par les onctions
on frictions d'huile, indiquee par le cit. Desge-
nettes, aurait etC d'un advantage inappreciable,
pour peu qu'on eat multiplied et riepte les expe-
riences. Mais l'auteur observe qu'il n'y a.rien eu
de determine avec precision sur I'fficacite de ce
traitement. I1 fait la mEme observation a I'eg,.rd
des overtures de cadavres, qui n'ont ete ni assez
nombreuses ni assez authentiques pour en rien de-
duire de positif et de certain. Je ne partage point
son opinion sur le caractere endemique de la peste
dans L'Egypte inf&rieure et le long des cotes de la
Syrie, puisqu'elle change frequenmment de forme
et de nature, qu'elle n'exerce ses ravages que par
intervalles et i des epoques diverse, qu'elle aug-
mente ou diminue suivant des circonstances inde-
pendantes des localitis, et qu'elle prisente entin
dans ses variations dans sa march, dans ses acci-
dens les traits les plus frappans d'une maladie
epidemique.
Quoique la peste se developpe gen6ralement dans
unc saison deterniinee elle peut survenir a toutes
les epoques de I'annee. Les vents du sud, I'air
chaud et lhumide ef lavorisent s'ils n'en pro-
duisent pas seuls le diveloppement. Les vents-du
nord, les exnumies du froid et du chaud 'etei-
gnent et la font 'icesser. Le passage subit d'une
atmo phere chaud ai une atmosphere froide est
une des circonstances qui concourent le plus a
la decider. Le danger de cette cruelle maladie s'es-
time d'apres le degree d'altiration des forces sen-
sitives et motrices qui produit ce qlui'in nomrne
vulgaireinent 'etat malin et putride. La dominance
de l'un de ces elenens, poi tee 6 son maximum,
ou bien la combinaison de tons cls deux en fai-
sait toujours une aftection mortelle.
Malgrd les ravages de la peste I'arnme n'a cepen-
dant pcrdu en Egypteque 4157 honinies par les
maladies de toute espece, dans les trente premiers
mois. Ce nonabre de morts, infiniment moindre
qu'il ne l'a eit dans les armees d Europe, prouve
d'une ruaniere incontestable la grande salubrite de
I'Egypte. Une obseivation tres-intiressante pour
diablir une soite d'analogie entire la peste et les
fievres pernicieuses, c est que la premiere se pro-
duit frLquenmment dans le voisinage des lieux en-
toures d'eaux narecageuses et stagnates.
Une autre maladie qui a beaucoup contribu6
a la moitalitL en Egypte est l'inllammation chro-
nique du foie. J'ai en l'occasion d'en observer
plusieurs examples sur des soldats venus de I'armee
d'Orient, et traits dans l'hospice de clinique de
Montpellier. Le medecin Barbes attribue cette der-
niere maladie i l'influvence du climate, a I'exces
de l'eau-de-vie et I' abus que commettaient les
soldats en essayant dc se ressener le venture avec
la decoction de grenade. Le camphre et le nitre,
ajoute ce rnmme'pi aticieCn, ont paru agir chez pres-
que tous les mnalades comme resolutils des engor-
gemens qui succedent ces intlammations. Les
dyssenteries out ge&rakermeht kte plus meuitrieres
que les autres maladies et mime que la peste.
La premiere parties de l'Histoiie nedicale de 'ar-
rmee d'Orient est terminee par 1 '1 ii i;r..lihi.lcC
.depuis le depart de France jusqu'au deinier jour
complemehtaire de Fan S. Cet etat, releve avec
beaucoup de soiu et d'exactitude, distingue ceux
qni sont moits dans les combats, a la suite des
blessures, par accident par maladies ordinaires ,
et par la fievre pestilentielle. Des tables necrolo-
giques du Caie pendant les amnues 7,8 et 9,
teriniient la second parties qui, a exception
d'une circulaire du citoyen Desgenettcs aux m6du-


cins de l'armne d'Or;ent, ne renferme que les ob.
servations et les nmmoires de ces mIdecins, dunt
les travaux melitent bien aussi note recounaissauce
et nos eloges.
Je n'ai rien dit sur la composition et le style
de cet ouvrage. L'auteur a une mauniere d'&ecir
facile, elegant, animei e concise et pafaitement
d'accord avec le ton 'de l'histoire et la majestic du
sujet.
Mais it est terns de finir l'extrnit d'ut ouvrage
que l'on doit desirer de lire si jai pu rcussir i Ie
faire connaitie.


L I V R E S DIV ER S.
L'Art d'amilioter les ginirations humaines
second edition revue et beaucoup aumcentee
dans sa pa tie physique 2 vol. in-S ; prix, 7 fr
pour Paris et 9 fr. 25 cent. pour les departemeins.
Se trouve ainsi que la 3'a e editiol de Fait de
procieer les sexes i volonte, chtIz leHr auteur,
Mlillot medecin- accoucheur, rue du Four-Saiut.
Honor, nO 455; Alignieit, iniprimcur, rue du
Sepulchre, faubourg Saint -Germain 0 i8, et
Pernier, libraire, rue de la Harpe vis-Avis celle
Saint-Severin. no 187.
Introduction i la Science dc l'iconomie Iolitique
et de la statistiqe gindratle, ou Tableau analytique
du systemne universal deslois, par Gabriel Bourbonu
Busset, dit Lcblanc jurisconulte dealesemin prIs
les tribunaux de Paris. nimembre de la Soci ete ds
belles-lettres de Paris, tdelaS,,cii&teLibredessdience
et arts de 'acadenie de lc; i.lation, etc. professeur
d'dconomi'e politique a 'Athenee des strangers.
A Paris chezRe'nauJiere imptimeur, rue das
Prouvaires no 56.1 ,et chez l'auteur .rue de I'Uni.
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I'imptimet ie par Daunou, membre d' Il'stitut,
brochure in-8; prix i fr. 5o cent. pour Pais, et
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A Paris chez Baudouin imprimeurde 1'Insti-
tut national rue de Grenelle Saint Germain .
no 3 1 ; et Renouard, libiaire, rue Saint-Andre-
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Les Veillies militaires par MA. A. Couvret. 2 vol.
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l'Echelle nO 558 au coin de celle Saint-Honore.

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Marsollier ; musique de hchul. Prix, i r. oc.
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La Petite Ecole des Peres, comedie en un acted et
en prose des citovens Etieune et N.mtcuil. Prix,
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Le Cenesur ou Voyage sentimental autour du
palais du Tribunat, brochure in-18. Ptix, 75 ceut.,
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E 'T E R I EU R.
A N GL E T E R E.

Londres fe g19 janvier (29g nivse.)

ONa clr'brn hier, suivant 1'usage, le jour de la
iaissance de la reine, qui est reellement le 19 de
rai, mIn' quin" a. transported au mois de janvier
afin que Ia f&te du roi ne se trouvat pas dans la
mrme season que celle de la reine. A une heure ,
lts'canons de la tour ont anoonce la solennite du
jpur par une decharge de cinquante-six coups, de&
sieriont les annees de 'age de la reine. Leuis ma-
jestes,accompagnees des princesses Elizabeth, Mane
etAmnlie,, se sont rendues au palais Saint-James.
Lesprincesses Auguste el Sophie etaient absentes
ar indisposition. Le prince et la priricesse de Galles
etaient i la court ainsi que le duc et la dtichesse
d'Yoick, les duc de Clarence et de Cumberland,
les miinistres cetles ambassadeuts.
Les illuminations n'ont rien offer da remarqua"
ble; presque toutes se bornaient aux lettues iritiales
C. R. n lampions de couleur,surmnontees quelque-
lois d'une couronne royale, et accompagnces de
quelques autres ornemens.
-Quelques symptoms abarmans qui se sont
manifestos en Irlande out fait craindre que ce
malheureux pays ne devint une second fois le
theatre des massacres et des incendies, suite ordi-
4airt de la rebellion. Les papers minisieriels en
pailent comme d'u.n fait particulier, absolument
stranger a 'esprit d'insurrection. Uie bande de
tcdlrats, disent-ils, ont pillr la maison du colonel
tourchier A environ quatorze miles de Limerick.
,Cet ivenement a rdpandu l'alarme : on a cit qu'il
Saurait un soulevement gneiral dans tout le pav.,
e que la ville de Limerick serait attaque. L'offi-
cier commandant, aide des principaux magistrates ,
4,ris sur-le-chawnp des mesures'pour rassurer les
.jlirill, et pour les mettre a l'abri de tout danger,
en cas, que cetle rumeur fit fondee. Cependant,
costlinue;t les mnme journaux aucune tentative
n'0 6t fite .t d'apI la bonne intellig,-ncc qui
5-lljinie auryiud'lnitt enlilinde entire le ,L,,,cru'oi e-
A1ni!. lE iali'gt..iSi ct les pripcipaux habitans; il
n'y a pas lieu de supposed que la tranquillity soit
qtiusemnent trouble.
.xir..it ,'u)e lettre diAlexandlrie, le ler novembre.
TRo'rS Turcs' ont attaqu dernirement une
de nos sentirielles, qui leur a vigoureusement
rtsistb; ce qui a cause" une alarme serieuse. L:a
garde heureusement est arrivCe assez a toms pour
secourir le soldat accabli par le nombre et pout
le tirer de leurs mains; mais il est grievemen
Iless6 a la tete. Le commandant en chef a de-
mand6 la punition des coupables,. en menacant di
thasser les Turcs de la' ville, si on lui refusal
tette satisfaction.
Le pacha commandant, aptrs avoir un pet
hsitse, a cede; et celui qui avait blessed le solda
a et6 ctrangle. Les soldats turcs ont 6t6 oflenSe
dt cet acte de justice. Quelques coups de fusi
Ont et6 tires str un soldat du regiment de tioll i-
.uelques oliciers qui revenaieot de l'eM:Ci.iiior
n a battu ia general et toute la guar.liiwn a pi
letarmes. Les Turcs se sont enfuis. In aautre regi
S eant (le *il' ) a et6 envoye ici, et tout c.i nriuinna
'nt," tis-tranquille. ,,'

R E pUBL IQ U. E ,BA. T A AV E

Sf Htye, le 4 janver ,,, A nwoise.
It t't p tientc At Texel &t au 'Ulie pli-.r. u
u ti s our Anisteida.in ,jii uti;r i
cali ile reprent re le large', pour tVitetr .l'i
t~remi't las als 1 rlC.iars qui toui\clll(a adc dtI
SeclE, ~dUlie et celfi de Helvoet-Sluys. .

neR,-IE IU '
"' Parisl, 5 ,h i.),,,)... ,,' ..a

jT1',.S DU GOUVEANEM ENT'

Art.: Crr otnervant f1', tnsitt nalionalt.
St.VIIar 3 paiagraphe ,"'l p ci)dlo ill, lise:
prlt p t -rt.' :
A itl, h i'ne klu 2e pp, aa.qhe pai l'art.X
r Ti AI ." -
Sil'i n cfl aque i .l.cc l hnti.
u:1 la']ss 'e ,, ( ,4 ,-,nt, '-


Pour I'arirti du 27 nivose denier,. fortant t'glemifnt
pour les orges d'iatilterie.
A 1'art. XVIII, i a fin au-lieu de : en conse- c(
quence de art. XII, lisa : en cow.:c.leice de
Part. XVJI. d
A l'art. XXXIII, aprts ccs mots : etablissemensc
particuliers, supprimez cux- ci : en vertm de i'art.l '
du titre let. '
---.--- .
MINISTER DES RELATIONS EXTItRIEURES'.
IL est d'usage de legaliser au riini- tie desyrela-
tions extrieures, i.r.nr-.il. .nl t Ie pa1sscpui rts P[
imais toutes kls pieces susceptibles d'ti-e envoCye es
en pays strangers. Les notaires qui .sans doute
ignorent que ces sbrtes de pieces ont assujeties
a un assez grand nombre de t...'mallt', n'em-
plovent ordinairement pour leuti .i, que id; s
feuilles simple qui leur sillisent 1Ia 'i.. ,'
inais sur lesquelles trop soutvent il nt -r'te pltis C
assez de place pour y niertre lcs'. li'.a.... qle .
la loi exige. Jusqu'a present on a 'ui l'. a ce
di&aut en ajoutant une feuille ou uni morcSea
de paper selon qu'il lait nIcessaire ; enias ne
cette forme pouvant r'sulter des it(convtchiens '
graves MM. les notaires sot'ii pr1eenus que lesa '<
actes qui enmanent de leurs etudes et qii sont
destines pour l'tranger doivent rtte lgalises par
le mairr, le prfrjt d u die'p.'tntr i't e 'cministre
de l'itisrieur, celui des, relations cxi/(tieiures et
l'agent de la nation oit ils doiv'nt itre enoyus;. i
en consequence on les invite a manager, suifisam- i.
rmeritde place pour que toutes ces tirmaliist puissent
kire replies, sans niime qu'on soit oblige d'icrine
sur les marges, ce qm ne pent avoir lieu pour l,
plupart qu'en employarit une feuille do.uble.


IN STITU'T N ATIO AL.
Fin de l'i notice dis tavaux.dela'classe dts science'
morales et politiques durant i premier 'tri'
mestre de Ian i i.., r-- Par. le tit. Daunot
'uan de s secritaise s,, ,.
Essai suir le I. i T)Ieunct e { ,.fi 't t a f eripts,
sur 14 t1.,/.. 1'11in de dcc ,/ i. ntii r ifri
histoite i l i /.i'. t,'n t.itl''piolih que, It'; ,i.in ,
Sle ntaiinterle!, Its IhiJrt,rI n l d, UIdgagr e iil, r .'
t na s ( leur agriculture,' 'i, ritm in .liJUiSkt,, ',I'i;i'
corumerce), par l citoyer Il,.e;liet' L .j,.ii-
Les chapitres relatii's I'agricultr e L l'ifidustrie
et tau l ii.m iLice oi1nt, point encore eie conimnu-
t iiiLues : I.I i.l. La lectuie de routes lei auircs
parties de iFuvi.lge a rempli plusieLrs d- seatt".
r de ce trimnesti. a
r L' cito)en Re' elllirLepLeaux ne s'occupe ni
t des aiises, ni des'v6tlnemens, ni des suites de
la 'ne'rre civil de I \V'-,id...-. Plutit, dit il,
e ,'' qe d'envisager mon pays dcfigur par les
11 horribles coups qui lui dit etC portes, jaim a
,i me le reprSenter heureux'et tranquille ,'tel qu'il
i !I &tait avant que l'Qrgueil et 'avarice en' eusse.t
t f aitr unI champ de carnage. G'est utie illusion si
s j, douce ,. qu'on me la pardonnera sans peine. ,
il Apres un coup-d'Teil general sur le department
i i. Veridde, sur sa position sur ses liniites Sur
, Iii population (i) sur sa tetperature, l'auteur
1 .Iur .dlans les details,
ho-i 'Les'points les pius elevis de ce dCpartement se
't I l,, .. situes 5son extremite oriental, et ranges
'r" ',sd une ligtne de cinq ou six nmyriametres d,\
jq ljrlsrjd-est au Inoi-d1ie'st : ces points sont Siii-
Pie rre-du-Chemin, Monrournois les environs'
S~.- de.P-Pusauges g ,i'tc.bLe terrain subit d'abord
Suite Iirinli'.l,.-ni, *i.'-:brusqude vers le jnord le'
IJ..ct i'ouest.':ba pente-la plus fotte et la plus
!*"-'. .in'.m, se dirige, ve;s la mer au sud-ouest. Les
,, ,"j.Ij\ .il.lli..a ,pils l.rm g.ues et mqins rapides, se
e ri, ii. P'tiune ia l'..iest j .-asqy'.' l'O1 .i'ai l'.iii, nel a
i nord jusqu a la .rr. t, u,
La superficie de la Veunde offre trois grai'dls
.i'i.iJ, i,.. 1 I Le -.A- :..' ,i. ,iq. hli, cu i ,;i i'ni., i. estic,.tti t de bois ..de +.haies
'" cis'rS c dce genes ;, ilJ ioi4ietomnl deB ocag S-
i"'Le pays c, ,lL.,iie : .'it 1i I pin. p' ;in il ss:M iit
Sdecouvert et s'appelle la LI'.i ** i ; -' le
i. 'C o d'alluvion i appele .'i.,lt l ., v. '.e
iL'.,n ui fait .c)mn,iAIII0q ,it. ii': des+cartdlrels de la
.' ke ses nii;', ,'. ,t' i ....'.' -ine tde lio b de
I' h.l."., d ( ic" te ,.(i,'co!'i .ie, .liliiin,'eict 'ist s eaix
j iuneirales ses ri',ieres, le .'.-'ia de la cote, les
'r ,'Itfivres et i.id.e, i;I ',l- iiir lt 'les p rts et

S() Elie ait c6i 79gi de o5,6i .', l i.. I on ct. ..iliO'r
.k.: pcia ,6ooo oaljourd'huih '


_ ~___~ ___ i


,







GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSEL;


Nous sommes autorises a prevenir nous souscripteur s, qu'A dater du 7 niv6se an 8 l, eI Mn II! ii 'esi le seul ftoul nat (..I-''


r 126.


i.,ii11 l -; .le 'l.I. ruMill Ic i 'iit.le NoirnloutiI.i s, .
r .I i -11 \,r Ces d tails. son suivis de Ic,, 'i'd.
onceipent 1cs I .diu \et !lis:aninlaux...
L'histoire civil de la Vendee est- liec a.: cee'
c la province entire du loiou. Le cit, leveilire
.peaucx, npey s v\' oi discute I opinions irelativws
ii;; .'iu,..: >Ls" Poite'vins, retrizce i's tairs 'kl.. plun
. '1i, de Icurs amrllcs, soit ivant leur reunio
Sla monathalie dets Francs, soit sous les cotrtest
SIbl;'.'po rlles ..i\ -i n.. ,i par'les "i is des .pi >;., ;
lvnasties. Veis le mldieu do diduuzjee sicle cette
rnovinmce l comme celle de 1a GCoreninc et I.'l .
itres pasa sons La I il ia !ii,'C,.li..i'. tu de
'rance, Louis-le-+eune poux d conlnor. Ce rot,
)ar ui inmpoltique divorced, perditces riches do-
maines qu'Eleonor transfera.au I'oi d'Angleterre
:n l'epousant. Le Poiiou fut.depuis enl'2v~ J ean-:
Sans-Terre par Philippe-Augiiste:, ded munx Anglais
par le 'ai.te de Bretiun ap ies la batiilel de' Poi-
,.t., reconquis par iles Francais sons Clarles V.
CIriles VI le dunna A. l'un d rsess his qui noniurti
i,, 1 Ij. dii i ,. ct le Poitou i esta 1u..' i'., i' jouts
reunl a la couronine. -
Dilio' !': reci' tqueI fit Iaiut'uI des p l-:Ip aut,
vt elier s ti ...i. ces e ',' les a tJnies
q '. tn .,r. i ..i ... la com u ,IIIe I s c >i h',is
et I'. d Ii l'n, rehligicuses .i .i.i uln grand
space.
,t Le Poitoul ,ditil, flr ie'des r liicrsproies po
I, vinces oil 'on embrassa les idlees niejiAmnllce
' de Calvin, et I'une de cells qaii< 1' s',utiient
, avec le plus de constance et-tie courage. Les
,n paiis bocages les proftnds' raVins, les marais
, iupiaticablis-'de la Ve!idle-i vi..i- J:. la -
1, lIochelle place d'armes'dl R.i ir.'..'I le rir.ic-
II ie r les v.ertrs des, labitans, tout ,ilevait con-
,, nil ., a ri'--.n I[. L longues. et Cpiiii .I1 -', li. n-
1 sions r-liLi .i,. .;I. et p..inI '.p.I... .P sitesL.atii et pa-
," pistcs, soyalistes .et ligue.trs.s s iC ii-..Icent tour
,a tour de ce pays, et y portercn, j i ,pvage. ,
A cette histoire .*:.-liale d.: 11 'Vericnde, le ci-'
toyen IRe\ iillln i: L-:t,' p l.nt I.ii SI.: Ci.it, A I 'des'crit -
tion et l'hitstoire partiedliere dIes \ l., des 'p,,- -
paux ljetx que ce dpattemeil t ieniiL n ,, ct dis
tro(- iLks qui en d pepgdcnt .. .. '
.Rene Gamier Andv-Tiratjueau Ju ri t U-'(1
pil, Stbastien Colin Bamrab6 lisson 'Picire'
Btrssou Fti.i.'.i- Vite, Nicolas Rapiu Lancetbt
du Voesin da a Popelpiiiere,, Gabriel,Hulinn1 .Ro"
Main Dupin-Pager,. Jean lsesly,, julie' C larde.ir ,
etc. : telle cst la listed i.liiitj'l., ir.,: i' nons 1'
plus dislii~ cu s das s l'iii..ii..l 1~.. .: lela. Ven.
&de. Le citoyen Rlveilliere-Lepaux' danine la notlcai
des travauxr p1 1 uli..!: ces eiivai' ,snt,,lhoprf
leur pa3s.. -, 1,
11 deiri .eustiste. les manurmnns quebla .Veoidet;
presinte : ,,monuioians..cehiques '( lesa dolminnrS
et les rnielirs ) ,. nil.uments rornains ,:nn
du T m ,i') 'II I,' l;1 i' d ili .: d t n '.... ,
les ilt ,..- r1.. ,- r id l...'n ,,) c.; m no n-
mens moderries, conitie kes travau'x ...\ ui .iui.
Sables d t',:) -r-e ',' des pdoits-ioueducs des .ia-
tiaux, des 0i%,....,' Ces ,:ar, artices aiiieu t
des considerations generales sur leu imutirens 'l t
sur les formnes,.dc~s. constructions dans ce dipa:t-
tement.
Voici le .u i.,i' 'h' chapir'e ainitukl : A.spct
piltoresque de la l I l,,. n Tout le Bocage c i Ipr uIl
') un gtand'agrenucit de la 'divers te des atbres
i ,.eiCtdes arbrisseaux. Le vifet brilliant coloris de
I .~ lkr fleurs au printers, i''ckat pi's teupipere,
,7,)1'-1 plus 'd.ux de Ieurs ''fruits eo atutotrine ;''
,i jOut ressortir les traits'paltiiculiers r:l .i -i.. r d a
,, ces deux saisons. La plane, qii no trorme guie
,, que la septieme parties du depar ti-oentlj~es3t is-
t seZ .ti, IAialIcnitI ji i\,re d'eau et, de movetl nlitl '
,n ain i que d'aibi, et de.. buissamis. Loiaqu'uine
fois, depouillee de ses riches muoissons, i.allea"
,, perdu les signs de la .iijdirn ,. lFe l .i.euc
i', fcil et la pensee i-' si n'cn nfl, i:. ,~ e l...iii k. ,.
i' Les marais d.:.ii 'l'e '.lu. e.: .1 p.:u re 1 i l dou-.
,' ble de cellt I i i t1 -l r..r I lltr ". I e i -
i maine de la Iirm L: [. ii 1111 i ', ,I i cd'( -iU
II ou d .il. .dLl .. cr i rip ..il... des habita-
tions 'isolaesetq ecirhe peii-tleLPi ;inlli 'II dP cet
) space 1ilt1ntlimis. ,,'o i ,',, .,., ., ',,' sd hn,'de
qui ncst trouble que phir Ies.qiseanix .*qiAti-
> ques lrt silence qui nest initcrtomipu- a't par '
I leurs crix sauovages et i l;.. ..- n...'s d('unc
n mer oriageusoe ; vo\l\ II.M, .; 1r ,iii. Iivetr. !H
,, a luoins de iIr......'r i. i pendant ,lu;|Qt;. Lc s piai-
,i vies sdnt couvertes de 1i .I.':.m le 'hamps
Hi de recoltes. Mais on n'en est pas mosins oni -
i damnnt faired de loogwiur.s i.. .. i' i iavers Ies
p rniarais','lats froidemnent ,i.:;.,-, 'en echi-
i, quier et don't lhs bOuids nlU 'out pouO t O I.oute


Mircrcdi," 6 phuvi6,e an I I de la R/ptbliqvur( f6 tjanvier ;a.) a'.n'














s, d-corwt.'in que d't tas de sel tout auisi froide-
I, nient disposes.. .. La terre altCree s'y-divise en
, profondes gercures et souvent 'ceil l'odorat,
, le goft sont blosses ilad-lois par une eau vaseuse
, et corrompue. i
Les habitations sont d cites dans le chapitre
suivant; -mas 1'un des chapitres les plus etcudus
cst celui qui a pour objet le caractere et les rloeurs
des VendCens. Un air epais, des chemins converts,
d'etroits. vallon;s, des chuites d'eau I'aspect des
ruines, la solitude et les souvenirs des guerreo
civiles, tout nourrit dans cette contree une me-
lancolie profonde ,-qui cree les affections durables
et les caracteres energiques, qui dispose leg esprits
ai une grande fermrner duns leurs opinions et les
amnes A une vive et touchante sensibility.
Nous pouvons a peine indiquer ici les details
relatifs aux moeurs donistiques des Vendeens, i
Ikurs marriages, leirs chants, leurs jeux, a
lcurs aliens Ileurs vetemens, etc. Nous pouvons
bien moius encore suivre avec I'auteur ,,les varia-
tions que les caracteres et les usages prouvent dans
les diverse parties de la Vendee, le Bocage, la
Plaine 4 le Marais et les Isles..
Dreux du Radier a prctendu que la angue des
Italiens et celle des Espagnols devaient leur origin
au language du Poitou. Aptes avoir refute cette opi-
nion poitevine le citoyen Reveilliere-Lepeaux fait
connaltre l'etat actiel du patois vendeen, sa pro-
sodie lourde, trainante et monotone, sa pronon-
ciation sembblabe, a l'eard de certaines lettres a
celle des Italiens ses terminaisons particulieres ,
et ce qu'il y a de plus distinctif, soit dans son
vocabulaire, soit dars sa syntaxe. On peut coln-
clute de ces observations grammaticales, que le
language vend&en n'app.utient en entitr ,n a la
lainue d'oc, ni it la langue d'oil (i) qu'il en eit en
quelque sokte l'intermediaire.
Granonair'- genirale par le citoyen Destutt-rracy.
En publiant ses Elimens d'IdFologie le citoyef~
Tracy annoisa qu'ils selaient slivis d'une giank-
mnaire geneiale et d'une logique. 11 vient d'achever
hi granimaie et il en alu a la classes introduction
et les trois premiers chapitres.
D.ins l'introduction le citoyen Tracy' observe
que la grammaire n'est pas seulement 'a science
des sigles; elle est aussi une continuation de la
science des idees, une introduction i celle du tai-
sonuenent. II n'a recherche la formation des. idees
que pour bien connaitre la theorie de leur expres-
sion : il examine aujourd'hui leur expression que
pour decouvrir les lois de leur deduction.
Le igoit pour 'analyse n'est point, dans l'homme .
un signed de decadence, comiil on l' quelquefois
pretendu ; c'est un riouveau ptogles de son in-
telligence. .
Cepcndiant quand mmiie les anciens ne straient
pas tonmbes sous le joug des barbares cet esprit
anrialyutue n'efit guere avanc6 chez eux la science
dlcs idees parce qu'ils avaicnt bati des sys:imes'
av:ant d'avoir rassemble assez de coanaisaances
prositives.
ILea moderies ort mnieux commence; niis ils
au.aient ite coutlinuclleicntt atrei s d.s leur
oarihe s'ii n'avaient seconule joug des thleolo-
giens qui s' eaient elnpares de route metaphysique.
Pour faire de vrajs progrs dans la connaissance
de l'liomnme, il fallait, a I'iudependance des an-
cien,, joindre la science et la reserve des mo-
dernes. C'est le caractere de l'epoque ofi nous
sommues et que le cit. Twacy appelle leie ifanituisi.
Dans,le premier aI.j[.urc- de sa grainnaire, ii
decompose le discourse Voici les rintcipaux rsul-
tais de cc chapitre. 1i
rout systrme de t.'i,rit est un language; touted
&uissiou de signed est un discougs.
Juicr n''est pas prtciji uent sentir dts rapport
tanre nos idees : c'est sentir qu'une idee eli ret
crllre ine ;uatre. e. ecul et mine rapport est 'oL
jous celih qu'on sent loisqu'on juge. Aussi;':i
4aut-il tonijours que le .rnine sigue pour expritibl
'J acte de juiger,
Pour reprisenter totes nos atiues idees, it suffi
de le.a-ommer. Pour representer tn jugedlent, i
Lut.a ooncer les deux idecs cunrpares et 'iacte d'af
taiuation. "'
Si tlous rae pniV'iln.o Porttqr aucun ju~ ..n. t
oins tie 'sau.III's jaiiais'l rnenl nous n'u ,l.'.s' p
4uernie d'iddes compose. jiicer ist si bieti tout pou
1nous, que loipqu'un dhi.-.ulurs n'exlpiine aucul
judgment, nous diioris qu'il l s; ignihe tie.,.
Tout laugage lonenilote pay expimer Ud'un seu
eiguie un jugmerent tout enter.
Ainsi les propositions sont les-i liens d
discoums. .
D;ats le second cbapitre le ci. 'Tracy 'lecotm
pose la proposition qu'il cousidere dais t6us It
plnags pnci'palerient danu la league pail&e
specialement daus la langue fianunise.

(r (o i.ic,m lr l -i '.'I,. I..,,III ...I 1.. 1 \ '.Jao Aii
to" va l i,


5u6

Certain uolts de uos languages artL:ults e primonrt
unie .toploitiui tout utiere c'est a dide deux ides
et I'acte de jugr. )D'auties ne reprisentent qu'une
idee unique iais complete; d'autres seulement
des fragmens d'idees. Tous chanigent frequemment
de fonctions : plosieurs sont souvent sous-cutendus.
II 'y a point de proposition sans verbe. Toutes
les fois quc le verbe est a un.niode defini, ii y a
nroihc6 de jugcment. Toutes les lois qu'il est i un
mode iindctni, il l'y a que l'expression d'une idee'
isolee.
Tout discours n'exprime done jamais que 'une
de ces deux choses sentir on juger.
L'etat primitif de la proposition est d'etre repr6-
sente par un seul signed : ce signed unique en ren-
fertne ti&ces;AiremeCut deux autres ; l'un reprcsen-
tant une idce qui a une existence absolute au
moins dans htotre esprit; l'autre representant uise
autre idee qui a une existence relative, c'est a-
dire qui existed on est cougue come existent dans
la premiere.
Les noms sont leg signes qui remplissent la
premiere function : eux seuls et les signs qui les
remplacent peuvent Etre les sujets de nos pro-
positions.
Les adjectifs ne renmplissent pas reellement la
second tonctio : ils experiment use idde coinme
devant appartenir a une autre come ne pouvant
exister que, dans ceue autre, mais non pas comniie
lui appautenant come y existant' en efiet. Par
uue singuliere abstraction, ils sent prives de la
faculty d'cxptimner 'existence r ils ne sont done pas
dis attributes complete.
L'adjectif itant, exi3tant, est le seul except,
parcel que c'est sa signification propre ; si on 'en
depouiliait, it serait areanti. 11 n'y a d'adjectils qui
soient des attributs complete, que ceux qui ren-
fermrtt I'adjectif itant ; ces adjectils sont ce que
les grammairiens appellent verbes adjectifts
C'est pace qu'ils renferment I'adjeciif (tant;
c est parce qu'ils comprennent I'id&e d'exisience,
qu ils sont susceptible de mode et de teams.
II n'y a proposition enonce de jugement, ,que
quand le verbe est a un mode detini. Ce mode
est le signed. de 'acte de juger du sentiment qu'on
a qu'une idee existe dans un autre.
Ainsi un sujet et un attribut, un nom et un
veibe, voili les seuls ilemens n6cessaires de la
proposition : tous deux rlferment 'idee d'exis-
tence; l'tn d'une existence absolute, i'autre
d'une existence relative.
Daws le troisiemne cliapitre, le citoyen Destutt-
Tracy consider successivement les diverse especes
de mots don't se component les phrases des langues
parldes, et specialement de la langue fiangaise.
I lL'tutlri'jttonr II landrait, sous cette dd-
Snomination, ou sons une autre peut-&tre, coin
prendre tous les mots don't chacun exprime ,
lui seul, une proposition tout entire.
De telt mots n'ont aucuue relation avec lei
autres.
Ils d&rivent des cris primitifs et naturels.
lIs ne d&eveoppent pas le sentiment qu'ils eu
s prinint : ils lie d&eomposent pas la petnsee.
n'. JVomrs et I'fononi. Les noms represcnten
les s1jctsdes propositions; ils prenoent desinulexions
divcisss pour exprimerles gepres, lesnoumibres, etc
Eun seuls sont variables par des causes qui leu
sont piopres : les autres mots variables ne le son
que pour exprimer leurs rapports avec les noms.
S Les noms qui indiquent la personnel qui parole
odu solle a qui on parle, ou celle don't on parole
I ne soen les norms de rien en particulier. Ce son
despronons, des adjectifs on rpodificatifs personnel
111. Verbes et Participes. -- Le verbe n'expriin
e pas, coin le le now une id6e existante pal
aile-mmeme; it n'expiine pas, ainsi que ladjectif
s une idee sculenient conmue come pouvant existe:
, dans un autre. 11 exprime er iepresente une idde
Scomme existant relliement dans une autre idhe
er 1It renuferre l'idee d'une existence relative, i;
c, verite, imais reelllee e llective, -'
11 n'a doun aucun sena qu'ave un sujet auque
t it doit se conformer sousleks rapports du nomtta
( de la personnel, ,et, si 'on 'venti, du genr,.
Tous les verbes sont des verbes d'tai ; il
signibent tous ,qu'unr sajet est de tell maniere.
l l iclniemeUt touis leur quality du verbe itre
s Tous.les autres sont conmpoues do celui-ta et d'u
r' jdjcciil.
i J:'laim et' je suis aitri',d sont pas le mrth
erbe, puisqu6 les adjteti aimrant i aimn qu
il. entrant respccti meneleU data; la composition d
:I'u et de', 'autre, sont' fori districts.
u Le citoyen Tracy pensd 0' que, dans ces deun
phrases je suis aimnt, j a airedf aimn nest pas 1
memue moOt; quc dans 'una il sigiitfie ainre, dan
- I'aunre c. jiri-nt ,; ct iquo iorsqil a cette derlnier
signification. il devraii toujotlretre ilILc'clil, ible
00. Que ladjectif itant est le seul mot q
*.,i par lui-mrme participe, c'est-a-dire verb
o, mode indfini qu'en consequence il est i,
.eul qui ait tellesacnt les deux brme-,,. statl


pour le prielnt, ite' pout le passe,; qu'il n'v a
de vrais participes que ceux qui Ie I.:feu,,.i.,
sous cette dermrere torrne. Tels sent les patici.
pes que nous appelons rstifJ pais: touus les
autres, south de puts adjectifs qui 'deviaieut tuu-
jours etre idteclinables.
Les noais, seuls mots qui exprinuent un sujet;
lea verbes, seuls mots qui expriuleit ni attribut,
sont les seuls oots necessaiies a 1'exptessiou de
la pensee quand on decompose l'iutetjaction;
les autres ne servent qu'a exprimer des comupl&
mens de ces deux-la, des fragmens de sujets au
d'attributs.
Le verbe comma verbe,n'a pint de regime t
quand it semble en avoir un c'est en vertu ds
la signification de l'adjectif qu'il renferme.
IV. Adicaifs et articles. Les adjectits. en
modiliant les noms atgmentent le nombre des
sujets: en modifiant le verbe itre, ils auge.n-
tent le nombre des attributes. Its sont fonnes,
Ou des noms par la substitution de la toinm
attributive ~3 la tfone subjective;
Ou des verbes par le retrauichement defide
d'existence.
D'autres ioinos et d'atities verbes peuvent ensuite
se tormer de curtains adjectits ou nioiiicatits.
Les adjecrils modifient une idee,
Ou dans sa coniprdhlenion, en augumentant
ou en diminuant le nombre des tlees qui la
component ;
Oun dans son extension en determinant le
nombre des objets auxquels ou l'applique e
la maniele don't on les consider.
Les nonms seuls sont susceptiblcs d'&ete modi-
fies dans leur extension.
Les mots vulgaiiemeut nonnies art ides ouit
des adjectifs deternminatits.
V. Prepositions.-Beaucoup de noms, d'adjcctils,
de verbes adjectifs et d'adverbes out besoiin,
pour lormer une.idee complete qu'on leur adjoi,
gne le nom d'une autre idee. Cc sont \es pie-
positions qui les hent avec cettc idl xconple-
tmentalre.
II y a des langues oh celte function est crem-
plie en tout ou en partie par des syllabes desinen-
tielles.,.Ces syllabes, ainsi que toutes cells tui
forment les composes et les derives das mots
radicaux, doivent etre regardees conmmie dec
prepositions.
Quoiqu'on ne puisse pas toujours retrouver
I'eiymologie des prepositions, it est sur qu'elles
derivent toutes de noms on dadjectits, et ordi.
nairement par abreviation.
Un adjectif qui a un sens relatif, et qui ne se
decline pas, est, par cela mnme,'une preposition,.
S VI. Adverbes. Mots invariables come les pre-
positions, et, come elles aussi, derivs de noms
ou d'adjectifs.
s L'adverbe est en outre un mot elliptique, ex-
pression abr6gee de l'id&e qu'on reprngctnterait at
moyen d'une preposition et de son r eiuen.
Les adverbes modifient les verbes, les adjectifs,
et d'autres adverbes, mais jamais les nuols.
VII. Conjonttions ou adverbe couijouncijs. -Ue
Sconjonction expinie uni proposition toute Wt-
tiere, mais une proposition qtu, loiin da\'oir un
I tns absolu, suppose deux proposiuons conple'tes,
I une anticidcnte 'autre colnsqucnte.
Comme f'interjection la colljoncion est bier
i lun uelent du discourse, niais-non pas uu cl,..1 t
de la proposition.
t On peut consider le mot que'comnne un ad-
verbe; nais c'est a cet adveibe-la que tous I's
eadverbes qui deviennent conjoectils loi uent certt
e 1,oplicit ,. come c'est l A'adjectif eiant que les'
Sadjectifs doivent leur quaiite dle verbe.
S La sgniicat;rinn 'popre de l'adverbe qut ti ,'ex-,
. pruner que le verbe auquel it es !joint est lie' 1 tf
Saute veibe, a un mode detini, a une autre pro-
S position entire.


S Le mot qure, ajoite le ciloyen Tracy, est une
:l prCppsition plutot encore qu' o alaverbe ~} Ies
Svratsemblable a{ u m"lins, que c'est 1'ii0entiol tis
Sprepositions qii,a conduit idjtinveltitoit u enot
Sque. Apr6s avoir le's jardins pIi .Stsll*. L u'1
.A Rome; on sest ;avse de d"e, J '
lumieres s'etr u ent, 4 rdes i l', "'
. clairent. ,,
n Quoi qu'il en soit, les concoction sot ae
,mots elliptiqhes et netessaii~enrut inrvarinbles.
VIII. Adjectils .:onjon,tifs; (vulgaierenet appe1!
t 7ronoms ielatifs).
e ()ui. u,re Iil dont;, etc., sont coniposdsde
la conjonction que, et de 'adjectif d&terminatif
K e ou il: ils en cumulent les functions.
e L,'adject(' >.,irCjir a toujours' pour anteced.it
IS iun nron1, pai conrimll .||ni una proposlittoil 1"a"
Senate; itl'est dclin'able : it differe done debla coa
Joncrion. iq Oct O
i L, L'adjectif on-.ncuitt'peui galement t uet
e attribute de la proposition incident. CU e'"stpa,
e lui,,b sit Cette proposition ,:ui i ii, Ic ,, .
it pus La .-,uj. ,l.n.m io, de 1.r.tctr.len. '


LI~ CI


ia











5o0


lie: il dilkcre done tlg i.l-jC il, et articles carac-
tctises ici -dessus, n IV.
L'adJectif conjonctif est done un element parti-
cutie du discours.
Aiusil'interjection qui, seul? exprinme toute une
p-ioposition absoluc; la coionio ntion qui explitue
u*e proposition relative A deux autres ; le not
qoli conlente une proposition en representant le
sjet ; Ie verbe qui l'acheve., en enougaut I'exis-
tence de lattribut dans Ie buiet; I'adjactif quti mo-
difie e verbe ou le nori ; lan pteposition qui lie
,1nc idiee i son complement fadverbe .qi ex-
-rime h-la-fois uIe preposition et son regime;
cntln l'adjectit'conjonctif, compos6 de la conjonc-
tion qie et d'un adjectil determinatif : tels sont,
itaivant le citoyen Tracy, les huit elimens du
discourse.

MILANGES. LITERATURE.
De la critique cotridiri comnme l'occupation d'un
corps littiraire.
Au moment o6 le Gouvernement fait ressortir
Bos quatre anciennes Academies de notre Insitiut
national, qui les avait absorbees sans reproduire
tous Iteur' services, qui les contenait sans les deta-
ther assez, il ost utile de reproduire une vue sur
la destination propre A I'un de ces corps, A l'Aca-
dlimiefi aniqaise.
Voici ce qu'on lit dans un c rit posthume de Fe-
n;ln. quti a pour titre : Sur les occupations de
lAcaddntie ; 5e vol. de ses (Euvres choisies.
SManavis est que I'Acaddmie entreprenne d'exa-
d miner les Ouvrages de tous les bons ecrivatins de
notre latigue et qu'elle en done au public une
i, dition accompagne de trois sortes de notes.
,'1o. Sur le style et le language,
i, io. Sur les pensees et les sentiments.
i, 30. Sur le fonds et les regles des divers genies
d'ouvrages.
i Nous avons dans les Rimarques de 1'Aca-
i d6mie sur le Cid, ou dans ses Observations sur
quelques odes de Malherbe, un modele trrs par-
fait de cctte sortede travail. .,
,Cette idee a ete reprise avec plus de diveloppe-
inentpar Lacretelle aind .daus son ouvrage intitule :
De 1rtablissement de la Science hunaine et de I'lns-
ruction publique public en r790o et qui ne fait
pas encore parties du recueil de ses (Euvres.
l Deux choses cultivent 1'esprit -d'une nation et
en concourant ensemble, doublent leurs ellets; c'est
Ie genie qui produit, et la rdflexion qui observe.
Souvent une nation possede dja des chef-d'ceuvres,
qu'ele nest pas encore capable de les sentir, de
es admirer ; mais c est un don qu'elle peut ac-
Squenir, n don que les hommes.habiles peuvent lui
communiuquer. Le g6nie lui-nieme est souvent pres
d' s'egarer : souvent ii manque de vues et de
regkls pour atteirhdie la liclection dornt ii a les
moyens, et c'est encore un art que la meditatioin
des excellent tsptits peut lui donner, sur-tout si
cie porte sur des ouvrages oh 6I genie s'alimnicile
et qui lui servent de models. 11 v aurnlit ie ne
sais quoi de plus just et de plus sand tdaio uie
philosophies et une literature qui auranict tcujours
march avec ces deux secouis.
Si on n'a pas encore senti trus les avanrtages de
]a critique, c'est qu elle n'a pas encore c t exercee
avec des intentions digies de son object. iii par-
des hoimmes faits pour developper ses service :
'est elle qui ramene sans cease A la vritre dani
ks idecs,- la fide!it' dai.s les tableaux ; fait r ener
dans tout la propoilion et I'accord reproduit la
nature, tend la raison pertectionne le goait; met
dI.s s out leur cilat les beauts penetre jusqu'aux
Tauses dLs dclItus tablit incessamnent des prin-
cipes plus strs abat les fausses regles; avertit le
talent d touted ses forces, do toutes es iessources,
P.T les tourmels utiles qu'elle luidonne ; repand
dal unel nation une justesse plus habile, use sen-
sibilite plus exquise, et compose sonu aractere de
l'versiah dt faux, ,du goit du bien de lenthou-
Silsms de tout ce qui est noble ct grand.
'Malss pour produite des fruits si heuteux il
I' t point qu'elle bsit confine A l'elvie et A
I micdhc'it6. Elle i'cst pas du g6nie quoi-
lu'elle puisse souvent eh montter; mais elle est
tin talent qui ne os'acquiert que-par ces impnes-
iofns et ces riflexi6no que le talent seCt reiwit
dti enfahte. Elle a betoil aussi deits plus n6bes
tiOtits, tels ,lj'un amourirrisistible duvrai la
't ili re compenser obi de venger le' trite ,
4l4biiioit de rendre un temoignage qui puisse
'egier sur I'opinion publique, 11 m'a toujours paru
'lu l'insttituton des journaux avait ete une des
iloscs les plus funestes aux lettres et 'anu arts.
ro te pe.tits intC tsts se uisenl t on I, i. i,' 1,ina i
0ur ou toiitre les .W, .tI.,"... rccens ; I'ifluence
d i c ti. l nc; 0 il. i .. it.i; .,-i aflaiblit onr
C"otr0', pt dans cenx qhi les ju;,eut ['impre-ssion de
hal us b" tet, s ,on l Icts d'I .i]'1'1,i ; toOtjours en eux
'Itdil'.i d it secrett d'ex;tlterf ou de rabaisser au-
M de.la d veti et de t;tLjtisrie. C'est pai-li que
Crg travaux (l a l iltCaturte ornt tr6p souvent cte
ab i: "m, e.s des hoismmes saiai instruction sans
IPr l i It eri s i',t hIm' tih Ui q t outli it. i que


satii:th:.re Ieri jalousies, et virte dJe tler nthomte.
Si vous voulir sentir tout le prix de la vraic
critique*, lisez le petit nonbC e den moiccnx de
ce genre, ilui south ecihappes a nos bons c:rivains;'
c'est-lA que vou veirez tout lc bien qu'elle peut
laire au talent qu'elle eclaire au goiut des Itcteurs
qu'elle nourrit,
Considerohns" les services quelle" aurait pu
rernde daus la plus ancienne de' nos iniunnl,.'ul
litteraires. .
Supposons qu' ctette epoque de la renaissance
du gout et d'un ouveau developpernet tie 1'es-
prit human, ce ~Tchelieu qui parait avoir coinu
la grande idee de fire rigner un Jour dans toute
I'Europe la langue de son pays, en lui donnant une
sorte de I1gislation ; supposons que Richelieu, daus
les lois qu il ixtait a la. reunion des homines cele-
bres de son teris, ;'eur eat dit: ,Je ne vous etablis
i pas seulenient pour 'onorer en Vous ces dons
de la nature 'qui vous distinguent, pour vous
procurer ce repos, cette independence, ces
,1 honneurs necessaires a l'exercice des talens ; je
is veux vous faire servir a l'utiiitr et a la gloire de
s; votre patrie. Ce n'est pas assez de fillustrerpar
I vos ecrits particuliers, rendt-siui encore des ser-
vices qu'elle ne peut recevoir que de vos soins
1 reniis. Tandis que notre langue s'einoblira. en
revetant vos pensees, fixez-en les regles, expli-
is quez son vocabulaire, epurez-la, agraudissez-la.
,i Mais ce travail, tout important .qu'il est, ie
I' suffirkit encore ni a vos ta;ns s, ni a es vues;
je vous en rset'e je vous en impose un autre
: plus digne de vous : veillez, regnez sur touts
,, es productions de 1'esprit que votre larigue a
,i reques et doit recevoir; je les confie A votre ins-
,, section et les mets sois votre garden. Remontez
,s jusques dans la baibaric de votre nation ; exa-
i, minez tout ce qu'elle a pense et ecrit ; separez le
is bon du mauvais; dans Ic mauvais m&me cher
(t chez le bon; conserve tout ce qui est piecieux
i et utile; jugez les ouvrages .les talens et les
,i siecles ; creez la critique qui donne au genie
toute sa gioire, et detruit la funeste autorite
,, de ses dtfauts. Tant qie les objets restent au
,s milieu des passions qui nous agitent, ils ne
i peuvent &tre bien apprcies ; tant que Ic choc
i, des premieres opinions subsiste, l'esprit hu-
main ne salt pas se fixer d.ns un jugement sain
et durable. Vous ne vous jugerez pas les uns
et les autres; mais dans'un demi siecle, vos
u successeurs ferout sur vous ce que vous aurcz
s, fait sur vos devanciers. Ecrivez dans la crainte
Sis d'un tribunal equitable et severe; jugez vos peres
I comme vous desirez quie vos descendans vous
i, jugent. Ainsi se f',rlmetr la glorieuse collection
et de hos richess's 'linruires; dlles gagneront par
-,i le choix ce qu'c)le, peoljtIri par le nonmbre
votre nation saura .ce qu'el possede, et dans
s ce qu'elle possede, ce qui merite ton attention.
'i Vous rapprocherez ses 6tudes de toutes lea con-
,i nassances, et vouo les lui rendrez nmeilleures et
i plus faciles. Les bons -crivaihs vouti devrontt
o d t;tre mieux gnieds ; les autres de ne pas mourir
Ss toul entiers. Telles seront vos fonctionst et ves
,i ties It la reconnaissance univcrselle des peuplcs
eclaires.,
SFiqutons-nous ce project rempli, ce plan execute;,
quelle dig'ite il eft donniu A note literature! 9uels
plus glands progrts il lti eat prepares! i
(Extrail du Journal de Pai is. )

ECONO MIE POLITQ UE.
.Moyrns (d'amilioration et de restauration proposes
au Gouvernemen t uet x habitans des colonies ,
ou Melanges politiques, &conomiques agricoles
et commierciaix etc. relatifs aux colonies ; par
le citoye J. F. Charpentier-Cossigny ex-in-
gcnieur, membre de la sqcietdlibred'agriculture
du department de la Seine, hooorare de d la
society asiatique de Calcutta; associC de celle
d'agriculture commerce et arts du d6partement
du Doubs ,de celle litteraire des arts de Batavia;
membre de la society academique des sciences ,
Set de 1Athenae des arts de Paris. (j)
Graces au zele d'un asset bon nombre d'&cri.
vains .et aux Itimieses tepandues par les societis
savantes, le commerce des denrcs coloniales, les
plants exotques, les productions 6trangeres des
trois regnes doet ies branches se rattacheiit a 'his-
toire amlelli et don't 1'examen compatatifeuri-
chit Ics sciences physique chimique et nimdicale .
sont des objets presqu'aussi gnedralenmet counus
en France que les 'p '- uLia.in;i sur les plants cd-
rsales de nos deparnemie, str les branches varies
d'agriculture, d'indusirie, d'import;ation ou d'x-
portation rque permnttent note sol et nos intr&ts ,
soit politiquea soit eoonomques.
Cependant, notre Gouvermement qui met sa
gloire dans la prosperitl national, ne peut s'en.
tourer de trop de lunieres pour atteindre son but.

(i) Trois sol.;in-So. Plix, r5 francs. -- A Paris de l'im-
pcimcic deN Maich.int ruc du P'out de Lodi an x. iS182.
It se vend ihczChtaics PMjugius. imprimcur-libraii, quai
de Volt..te u" ; Medliii Delaamll, i 6 quai des Au-
gutlius-, u0 35.


Trop soevent it i .t1 .: li- sagesi'e des pr,:r ,inti,''
le project ie plus simple Cet en"' 'appatcince !Ie ply
utile of1re d:ins son exdcutiast dstfs plates ieller
oun de ddiiculttes iniprvues, "L'Auteur donE' httlr:
Allows examiner 'ouvre 6e pou vait i vi l.t 1....r c tie
intentiol- plds touable' i kjAen' adressant sbn tir rri.
'et ses avis au Gouvernmentirn. fibtou s lesr'tUoids
et a t.-u- ,.q hi .n .sit Lue.-IcuL 'dens l.:'.'t u1
et lemus interets j..jl.Ilc-ut juncupatioas rtalats
etl cormerciales. lI resenti' uOn icrrt, eemlr n iti
de tous es k (is its qtu 'ac~ernilti I pl-anitalor, a
culture et l'ndinilstratiton idaas.nos ) divers'- colot-
nies; il passe en revue..Ics iiroduictions de,'tout
genre leur mode d'exploitatipp lles clhangemens
et ameliorations don't elles soncsusceptibles. Entin,
il traite fond toutes les questions relatives I la
nature des..etablissemenrs existan, .ou' projetlBs,-i
leur d6pendance de la, m6'trppoie ilems relations
commetcikles soit centre eux., soit avec tous lei
autres pays.i .
: 0
Depuis lorig-tems on i-nti. iie une grande di-
vergence d'opinions sur ja '.iiude des3 cannes it
sucie des 'cafers du riopal, sur ls ppniii.ui-
et la fabrique de l'indig,o sunr-l genre de con-
merce ou d'e,tablissemens a former on a ,-,ut'nit
dans les diveises i,.,iiti du ,1 -, Ce peu d accord
piovient sans doute n, Jui ii p6iait z:de VU poll-
tique o0 se placent les auteurs soit du adeiuI de
connaissance des localities suit. d'ue ditlrrntc
tcllc dars Ils espeies dle cafieti, d'indigotiers,,4.dt
cites et autres dutirees doint il traitent.
,'Le citoyen Charpeihier-Cossigny monrite .d etr
distingue parnm. ces autcuis. 11 parole d'un.pays ot
il est te o6 il s'est live pendant plus de trcnte
ans a tous les genes d'agricultuie: il parole des iles
voisines de sa terre natale des pays o ii a voyage
en observateur, des int'iets qu'il ai ete a portee
d'apprcier dans les differentes missions auxquelles
'otut appeld la contiance de ses concitoycis et .lIu-
torite publique.
Ses observations acquerent un nouveau poids
par sa longue experience, par la multitudee Ue s-es
essais, par un caractere de v&iit6 et Sdimpartia.dil
qu'on ne peut suspecter.
Son premier volume est consacr6 en patie a
I'examen de 1'ouvrage du conseiller-d'etat Mldreau
de Saint-Mery. iniprnme en 1798, sons le titie de
Description de lapathefrancquisedet Sa:n t-Domi)ngitg.
II y a fair de nombreuses additions.dans lesquelles
il explique et modife beaucoup de passages avic
ces vute liberales et cette modestie qui annonceint
moins I'envie de contredire que le desir et nmene
le beson d'tietreuil, ; ion en j'.' ,a par ses articcl
sur I'inidi~ nter, le cotonier c [e.cacaottei ,.ttc, etc.
It doInne ai e .1 s le sage conseil de jis!vepir les
effets desastreux de 1 I'-l. hi'.- de dSaint- D..-mini.:ie
par des plantations de ic b s i.iiI. .. *I.,:, .i
idont leas 1eilles son't e.Xcelle, ti p.-.m 'ii ia ; rriture
ides bestliux et doztit1 .-n.bi gIculeee I, ..,fi I,;
i'atteur tes a appofrt3s du Benigale et ern ai -curpl
nbs colonict ; le ba'o d- Tri:-iifl et la glaciaie
remplscrii un but non ic0oins utnle; ils se p'aiseni
Idans less secs ct aridca : les .n.I.c; dle cetre
derriere plante doineut urie des plus belles spudec
.qu'n Ocn lalssde. I --
.On eP.peut regarder coming des hors-d reuvres
les excellentes methodes qu'il donen. pottr ire
le vin de. palmier et d'autres liqutcur necessaires
dans ces climats un elixir de sa conipositiot utila
dans les indigestions, bon vermituge et applic:ibl-
a la guerison des places et des ulceres. L'adininis'
traction du lait dce paayes verte conuee e ver s'lh-
taire, une multitue de recettes appiouvees par
des hommesjustement crlebres dans l'rt de gurrir ,
pour remrdier aux coliques nephrleiques au
tetanos a l'dephanti:sis, aux epizootics et iaux
6pidemies frequentes dans ces iles; tous ces de-
tails ne penvent qu'interesser les 4oloris proprie-
taires. On doit 6galement savoir grre a l'auteur de
sa decouveite d'uni mode dsc fabriqu e de la poudie
a canon qui eloigne les dangers de 1'incendie ctde
I'addition d'une substance au moment ide .lem-
ployer, propre A en augmenter l'effet; 1'6preuve
en a eti faite avec success par le general Magallon.
L'auteur propose d'en etablir des fabriques dans
nos colonies americaines.
II a le premier, et dis 1772, propose au Gou-
vernement franuais, de fonder des 6tablissemess
durables a Madagascar, .ia phl vasie des miles con-
nues,, la plus peuplie de cette partie du Monde tt
la plus favorable h\ agriculture On y trouvelait
beaucoup de mines de for du bois de (ooisst'uction,
de la goniame lastique ;,on po-urnait y cultiver le
hbanvre. L'indigotier, le coMonurt er, le cafia-, la
canne asucre, le gingembre, le zddoaire etc. y
sont indigenes; les autres arbustes y sont natura-
Jises, Ou y reussiraienr parfaitement. Entin cette
Ile offrirait les resources es ,plus promptes-et a
plus &tendues au commerce ds Indes et de grand
moyens de prosperity aux ites de France et de la
Reunion. .
Les reflexions dtr 'mme auteur sur a l iberli
des negres de nos colonies sont d'utant pIls re-
tnarquables que !'dvenemenr en a rmontre la jru
tesse. 11 lit avec comiage, en sa qualii- de d. d putt
extraordinaire dts miles de France et d; la R&urnton. -
les demarches les pius praatsaues pour tl:i',n-"r ic


"I










''N


1 19111111111 1 ~lls~llllra as a am












dC' tet de ia c-nfvCention n iii. .,.iI sui .tf 'an-
ShissernC:n Ziniuli. lt. dis homletisi7 de cuuleur dcInt
ii pievyuait les sanglains tffets; il conscila de les
o.,dttire graduelletntent ie la civilisution a ]a
liberties, et de leur flaie acheter icele-ti par le
ti l et par des actes.de vertu qui les en rendent
(liniC, s i. .
-; es deux autres volumes sont d'i, 'iti,-lt n. ma-
jeur par le nombre et F'iitportance des observations
que tfait auteur sur les ouvtrages de Barre de Saint-
.Venan tic, de Page, d:eDuttone de Ci-eut-Joly; etc.
II n'aparu aucuns mnetioire, aucune recherclie,
'aWicun procede qu:il t:ait vui et anllyse, ; atucun
iptojetiqu'il n'ait appimitJ sous tous les' rapp'rts ;
,ensofite que cs svarans, les cuttivateurs et e: gene-
,-al tous ,ceux quiLsott inteesses au" commerce 'des
rdturees colonials, ne peuventsc dispenser" de
ditdLiCr son ouvrag, pour completter et rectilier
Jeurs.connaissances ,. et pour, mettre a profit tons
les faits don't il a su V'enrichir. II a mis A contri-
bution ses luini'..rt. Lt cells des autres ecrivaiui
qA'il he' im iiql, j i ii oi6t de citer ;i il ei se redl
r irint que des fails don't il- s'est bien assume au-
ito:n-'t il propose avec Cinodestie ot ses doutes qu
ies vues parc.i hlii ,s., quoiqu'i sot judge tres-coni-
ptteitt dans I'.i.'r"'.-n't coloniale. Ii cite C~:i.i.Ai
tvec ed!dg'e, et Ie plus souvent avecr -t..,', it inci ,
ib cittyen Bru!by 3,cultivateuf de'Saint-Domingue,
etr ldecitoven Legou-D:1.i nati' de P.I.'... It.. r ,
qtuifh vecu vltIgt anes dans 'Indoustan don't il
i-t.,n.iu les idi6nies le productions t.--iil,.'i, l-,
et ce qli n'cst pas nioins curieux, quoiquitgnore
'usage- et Iapplication midicale "des plates indi-
genes oa naturalis&es chez eux usage dont.oh
lait tant de secret -dans-,leipays mnme et don't
iuus n'avons en Frince que des idtes values et
probablerment- ties-fabsscs. Le cito.yen Charpentier-
Cossigny nous. fait cspeier la publication prochainre
d ui. ouvirage de cet auteur, quii a ,tdjt fournli des
ineivircs itteiressans .a la socieie d'acriculture dtr
dtpartem.cnt de la Seine. Reprenons notre analyse.,
A.I'' quel quee remn.rques sur les.plantations
d: vitites daus les. colonies qui lont 'obijet
ldu priinicr chaiite 'auteur provee ,. dans
!.ui qti suit quI certaines Cannes a sucre
iduisitaicnt infai!liblernent dans nos ,pars nmeri-
dlitnaux de la France et qune le *',i ic ;:.T '
l'iue entreprise assez irodlerne : ce suj:: ...t .I,
une fausse tth,'orie. En eieet un passa3 c d'O!iviert
de Serres :nous -i.pr.i.l' .l.ue de son .'.
ciultut e avait et,,'' i. ,. ., '
C<;. Cossigny t pontd 'd'ailleuis a" tdates ls 6b:
tiections'siquon lii' avaitfLsites t e'tt doCCainO sur
Jca"dang'err"l retablh tone c6nctuurAice.. 1 posepoe
ens,:ite d'e::celleriies .tlih i.'.:, de fablidatiodA d'eau
device do su'cre ,'de,vin d'e bierre et de 'int: i
de cannes.. -
SSes observations ri 1 i. ves aila culture et A r'ex-
jpl.i.ii. l n du' cotoner et. I'ii.li *; -r, tous ont
paru' dffir des dl.ll. Iquu.. ,ne tIr.o i Fpoint
ailleuis ; mais it fl.iu p-ju'l les apprecier' iSaisi
I'cri.n:, ble' de la theorie Cde ltauteur ; 2 ,"i'.i:tre
bi:-' .11 couraut des procedes iliji'.. :. .I'-nil
ult pour la preparation le cuiva ge, et en n.'iu.i
1 I itiqi: d1' t i .., ,'et li.ii conmpar&r ses ex
l tn tic.., ;'ulfi'o .i.. i': uqll doivent etret d'a tatiL
plus d&cisives, qu'elles tie laissent rien a desire r
du c6t de I'exactitlude, et qu'il esi fcile d'en
rendre raison ;,So, renarquer les diflfrentes especes.
du cotonni'r ertsur-totit de Flindigotier, qui ont
donne lieu A des mTeprises 6u a des resultats itr&s
varicis; 4 pr ter une attention sp6ciale i la r inthode
de fabriquer l'indigo qu'il expose par ynl:rait a la
tin du tioisieme volihute et qui se trove en etitier
dans son ouvrage imprimni a 'lsle-de-Fiance; d?
'annec 1779; 50 i! itporte encore, d'extaminer
x1 la qualite du cotton de Cayenne coimspare avi'c
celui des autres colonies et avec celui de I'lnde
io la manipulation ou pluto& la filtii-re dfl colon
1 l'aide .des machines employees ts d 'Ins rIn et'
d&crites par le citoyen Legou Deflaix. Avec ces
machines, suptrieutes' a celles connues en Fr.iice
tt en Angletene. un seul ouviier card dans sa
journi'e 75 A too lives' de cotton sans dichirer n i
S ompre les filaumeins d duvet. Cest dans-'I'nde
i) que. es Eg'yptiens ont pris jadis It's cinndaissarotes
f les plus utile, quti trinstplantees dlahs ti Gitee,
ii se sont ensuite tlpaidues 'p'euti--peu dJliti lte tested
ji- e 1 ,- A ^ I ,
:, Dpres le tetnoin! age du ntaeme citoyoun Lern-
Dellaix, 1oueltier, grand aibre dess Intcs, tIturnit
un duvlit. propre Aftaire des teutres dds; b ls.,--et
Smemn e des ttoltes. On 'connait a Stint-Dohininbue
et a HIsle-de-Fiance quelques especes d .'.enlu ;
ie n'tcst plus facile, que dc faite llessaii de colui
de In les. On ne s'etait, point avise enCtdre de re-
nlutveler tons les aus lc: 1.! ili.t ini's du coton-
nier et en urmee terms de deraciner et de brilet
isur place tois les anciens plants ; cependait, ce
paiddC secul, .indiqut par 'auteur ;sul;it" pour'
1,ic jprospe're rce genre de.culture, et pour de'
tAdtirtd, uinsectes dtvastateurs.. '
Les cocienilles, trop multipliecs a l'lAIc-.,-
Fialnce", devorcfi.et Ten .7e;7rla3 0.l,..1 r aii .menie
du itipal, dontt elldes vaient seulement se nour-
iu, ; o)a!sstout porter .a croite qu'on peut y re-
planter de, nouveaux nopals avec success La co-
cliiltilc dies nopalelic dtid choyae Bailey i itiut-


Doinitv.,te .ivait b?. fluicheur et l'Uclat de celle du
Mexiique. Des muoiceaux d'etoffe de laine teilnte on
ecarlate.avec crtie cthenillle et pi esentds -a la
SociCt acaderlnique des sciences de Paris out
.par iu.ne I ctt'dr en rien ;I la plus belle ecarlate
des GOphelins. Le prochain ritablissement de ces
nopaleties par le citoyen Biuley ouvrira une vaste
branch d'in,.olii:- et de commerce. ,
Les girolliers de' 'ile offrent dtj6 un produtiexce-
dant la consommation qu'ent lait la netropole.
Le muscadier dout la vl.t.Eutu. ,y est pls lete
prtomet cepetidant de nous approyisionnier darns la
suite. Le cannelier n'y a ete cfttive en grand que
par I'anteur qui en fit vendre pvantageusement les
produits a l'Orient. La poivrier y : Iussit parfaite-
mi t ent peut oturnir un objet tcn;'idl1i !l-: d'ex-
portatiou par Madagascar,, Le cardarnome qu'on
ne cultive que par curiosity aux lies de France et
de la Ruruion la ravyne-ara, espece de catelle-
giroflie., inll.;i st-tCa Madagascar peuvet avoir
ure utilitH; ii a tait, avec cette deriere du ratafia
etdesliqueurs dordiales et aphrodysiaqucs, ainsi q{ue
des huiles essentielles qui npt les mrres vertus.
Le chapitre ou 'auteur, trait du cafier, de sa
culture et tc ses peduiits nous done la solution
de plusieurs diticultcs qu'on ne s'attendait pas it
irouver. Nous en pouvons dire autant des cannes'
sucie, et de quelques auties productions qu'on
n'avoit, pas encore envisagees sous tous lentis
rapports.
Parmi les v6getaux que I'auteur piopose de' mul-
tiplier f la Guiane, a la Louisiane, a St.-Domingue,
aux lies de France et de la Reunion sont, to le
caoutchou qui done la resifTe elastique propre .
labriquier des nstensiles d'un advantage reconn'u, et
a reilre les toiles et ctofles impermtables a 1eau.
,2o L'arichide ou pistache de terre qu'6n commence
a. cltivetr'dans le dipartement des Landes et dans
les i!es de France et de la RIntintn qui l'ont tire
de Madaxascar;i plante remarquable par I'aninmailie
qu'elle present dans le reige veetal. et plus encore
par I'luifle qu'elle product et qui peut ret placer la
imeilleure buile'de Provence.
L' iteui do nne aussi dans son tr.'. iLt v.-11 .1 1.
une liste nombreuse dIe vgetaux qu dii Ycra't actlic
et ;:..miII i. In de transplanter ,les.lndes-Oiieitaits
dans nos colonies. La ..li:,.i1;. en a ec laitke
dl'tpt e- son project par la socitie d'agricultuie du
I. t y.i.:lient del la Seine, attx ninitsties dce i te-
titn et Je Ia marine. L'auicti- y joint encore la
-, H.r. n .ii,,,. les aniinau i-utiles qu'on I.- 'ira .
.. II Ill.r ,J .I ces iles; oi trove enhin. Aln ce
recueil des niernodires sur les moyens de trans-
porier les 'raines et les p-anties ,e.li.ir c: dans des
voyages. I,: 1 I-,iW .cor:. cdaris ledi ti t .:ie allubiir: Iau Ic, viantdes, les
&cts-u et ,iii.i:s co -in', eljb s.
Elfin, lIs. deriets chapitres du troisieme vo-
lume renferrmunt ; Io. des speiiculations conimer-
ciales sur la plche dte la baleine dans les cers orien-
itsiles, ou cqs enoinres cetacees se rcncontienut fe-
quetnimentL; o2. n project 'dt.tblissenmnt privilgie
if; uuilia., siur la c6te orientalte t'Afriqu ; 3". u-ne
dissertation, contre le project d'un privilege exclusil
pour la comipagni des Indes. .Ians la discussion
tde c's deux projects I'auteur tiontre autant tde
talent que d'inipartialite ; il ia.iiJi.t dans le premier
cas I nett'ssit lu privilege il en demontie pour
le second l'inutilitt et les ricoiiveniens.
tQuoique nous dniayons mentioned dans cet extrait
]iitu'uue pattie des matieres traities a tonds par l'au-
teur, on a pn remarqtuer I'iendue e ses icclci--
thes ,et sur-tnut un zele infatigable pour le bornhlur
;de son pays. II cherche routes les sources de pros-
peritd it fait un appel tous 1ls obssrvateulu, il
lecommande la, bictoaisance du Gouvernemente ,
tous les hnoemnse utiles, il signal la postl4iti
tots ceux qni ont des droits a ItI reconnaissance
publique ; il propose clinscrite sur uin monument
durable les nomis de tous les citoyens qui out en-
riclii leur pattie de plants et d'animaux uliles. En
un mroti cli..ie L page de ses volumes tetraceaux
lecteurs da .1'iilt, i..i. :, son 6tonnante :uctiviti et
sur-tout la rectitude ti e ses vuet.
TouRLET.

T l' A HE 1 A 1 .FE F R A N C A I S.
I 'LE Sc'ditteu'r' o On nt ve j/as le croire, co-
'inct'l e n tli \., c'dtes et en vers done hier a
ece theatre hivei'rln succes brilliant 't mnrite, dc-
vrait peut-,te';-, pr.'i que le titre enonf^tt plus
i 'c -'1., ,i I' .,i &etre intituIle Ic Siduiteur
l' .id ou ., i !'-,. i ,t.ti'i I "I :lli Ci an i ffe t
la situation inttressante f la tis mtni'l.: et co-
mique du"principal t.'i tunt'l e 'e, la piece nou-
velle. CeGanne esCt' S',m ii. i ; ,,i. age doit en .lI
'trente ais f-peu-prn s : j '1.:'i .iI. s' i ui. : i l
diaus le muonde a cee consact.e A' ari .I. 1..'l,, -
tiou : modele accompli darls ce gerre il a, podr
tinsi dire, iond6 une ctole, et il collpte pres-
qu'autant d'i:leves que de beautis co'quises et
dnaiisees.
Cepend.ant.il est tout-i-coup et involhtairement
arrite au milieu de la cartiere q. iil patcourt avec
taut de l'geiet. Le sentiment qu'il avait taut de
ois siiule, ill'eprouve; les toumtieiens qiCil f. i. rit


Ie dtchiremnt; ls larnes qlue f'jit arl';il ('.
aide coulent magic lui; Ien ai ci i I i e).i l,
*enlit arIourntux d'lre veCu' c.s patttte: n;i,
reputation n eme est le premier obstacle qui'l
a vacie : la jeunc Adule lie voit eilui qu'u,
gductur poiirsuivant le coim de ses .,I iti, .d
ses aveu passent-pout des lieux corinunsr u, se s 6-
Itens pour des inoyeis de seduction sa passi'in
pour un jeu, son dsespoir pour uoie colriidie:
maitretse, ami, val't, petsorlne tie ventl crotie.
C'est sur cetle aibnrnee Irin., Ip ic que 'autcur'a
itabli 'une action :"Ii'..1 L Ilul:, vraisemiblable,
attach ante, qui, i,-iiit.l ,d'incidens tires Ii:I:,,t ..
irrent et tir s-r 1 i il: r1niL t l i lies a poutr ir:illr I ,|
montrer pelsuadee de"la siucr itie e la passion
qu'elie a tail n'aitre la beaut qui la pa;rtacait en
secret.
On doit beaucoup d'l6ogcs ai 'autenr de cette
production le citoyep Longchams applaudi il ya
pliu de jours pour une bouffonnerie ties-piquante,
.distingue aujould hui come auteur dcunl ..u 1.
regulier, don't le i.ondr a de l:originarit ,i; ren-
fine e des situation, s sits-int&ressantes 1.,, si ene
tiles avec art et i in. avec talent, une toule d e
vers heureux et des detail pleins d. li i,,,& .
I'l. i jou e ie 16e dlificilc do i, li. .
l'ij l : i:.,.e i qu'il a tant de fois fait recutnaltre.
LI I L;i .c ceux qui conviennent le plus ;ta-l
terneit aujourd'hui son talent et a ses .,nr;.
1 di.'ploye dans ce role, toute 'l..ll[-1. nt6ces;
saire pour varier sa situatiotl', et toite la chaletir
qu'on peut y diirer -poutri que cette'situ;iltibd
soit complettellenrt cednique. 8..

B E A U.X A R T F.
Grand- frix d.Achitecture et autres productions it
Cti ait c 1ourolnnts ar 'lu ti tu national delftratnce.
i a huhiteme livraison vient de paraite; elle
conticnt, t0 e Ic pojet d'une loire, sojet du grand
prix obtenu pn:r Rolhati, en Pan 1o, iSo ; 2" cclui
d'une prison, prix propose dans un concours public
en 1795, I'ah 3 et reported par Detournelle;
3" un monument, nmis en concours a la nminmoirt
ie Desaix. demanded par une society de souscrip-
tcurs pour ctre eleven a -leur frais ; deuxieme piix
oabtenu par Barthicienti Vignon : le premier prix,
don't le dessin s'excu.te a la place hiiornville :Paris,
scra public6 irnmmddiatement apits lacheveimett,
I ; ...'.,nI .[' du pro.granirn.ic
Les premiers grands prix couroUnnTis depuis 1791,
etant completteiln ct iuniis dans les liviaisors qui
ontt paru, celles A venir oflriront les'scoonIds.
'Prix du caier grand in-folio de six i.-ll .
Spapier ordinaie, 3 fr.50o cent., paper I -!.iI i.!,
4 fr. 5o cent. lav&'ti 'eocre d'e la Chilne, -'4. '
Onl souscrit Paris chcz I etournele, le, i 1. :ie,
;'un des" edihct rs U.J'.a le domnicil .I.:, ..n' i c
de' la Sourdicee est i,.jiii.. i ti(.Ie duI Th]aiC-'
Frauscais,-no 5 l,.i-ulj'i bant-Genin.

LIV EIt S D 1V I: R.
HisronTu. o'HlkonorsT, traduide do grec, avec
des ltemarques historiques et critiques un esaAi tur
la chronologies d'Herodote, et uin tible .geo-
graphique, nouvelle edition revue, corrigee t'
considerablemient augimentee a laqueollc o a joint
la vie d'Honiete attriibuee lHroldot c ;,h'.s extras
de 'histoire de Perse et de l'inde dt Ciesi;is., t
le Iraite de l/ Maligiite d Hprodote ; Ic tout ac-.
(."'l-.1'." dte notes par M. Larche, 9 vot. inS 'i
prix bioch. uo fi. Les mnnies neuf voluitlesAiinl 4,'
paper velin bioclIts ep carton, 240 ...
A Paris, de j'imrprimerie de Crapelet.
, Se trouve' 'eh Debute l'ain ,' libraire l e"lt
Bibliotheque national rue Serpentec, n" 6, et'
"Theophi'lelrarrois pere, libraire, the Haute liuille,
t 22. '
SOn trouve a la' mme adresse 'I /' / iti', .
('y) us traduifr par le niilne vol. I ; ', .
b'bochs i avec une carte 5I'i. ,
I ;, Pcics 7AME jugsS avant et..depuis ,la revoA
lu;ioi, contenant, le detail des circonstances 1qui'
0ut icnconlmlinwn la condemnation .-k, I l-..,.J cin-
i i,, ih.- timess qui out pei suo Ieci il.iui ,
tne XXe et dernierer, parN. L. 11. i)DL;rt'"
.A Pariis ,chb I'auteur place dte 'Od6on.
E 1I R A TA. ,
', N. 123,, page 495, col. rf, note 6 .ligne 1d
', .i .-il i : : i. l-i l. ,
I'.,-. ii,1 .-.>n [o e i : I .i .i. r. itez : lacteur.
_* --'- .... -____ ..___ .. l I.- ---- '
C O U1R SiSDU C H AN G E.
ii >,,'in, 5 pl vidse.
\ EF F.S 'U BL C 5. 5
inrq pour ccnt cons6hides....... 57 fr. So c.
,lti ni.i. de e 1mi.,in l d .n II .... 4 fr. So c
Ad. jouls. du rI tiifl,.ni. ap .... 51 fr. 70 c.
Boris de inillaitIlenicnrt........ r.
Bon an 7 ....... ., ... fr.
B-is. an '8-........ ....... ...... 97 F- .
,.., .. .. =-, o... .. ---.-.,. .e_ --:" r
De l'imprieri de d H. Agasse, proprietalr
i I u Monlul'r rue de Poitevins, n 1i'.













GAZE TTE TIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSEIJ .

Nous somimes autorises a prCvenir nos soucripleurs, qu'A dater du 7 nivose an 8 le MoNrlisUR est le seul Journal vuficut.
qtt c u--------a-- _______________


JVr 127.


Jcudi 7 pluviose an i de la Rdublique ( 27 janvier t8o3.)


E'XT E RIEUR

ESPAGN E.

Gibraltar, 30 deccembre (9 nivdsc).

L- 3o de'ce mois, il se forma ici vers les 7 heures
du soir un rassemhblement de soldats qui criaient :
liberty, libeit nous votdons deux tees : le capi-
ainue aide-major du regiment des royaux s'eait
rsentie a eux, ils le saisirent en criant toujours
itera. Une parties du regiment de la reine et diu
95t rgimnent s'est jointe a eux, ils inarcherent
ves 'le gouvernemnent en repetant toujours les
raimes crs.
Les grenadiers essaverent envain de les retenir,
Its canondiers eurcnt le terns de placer des pieces
tt de dilendire l'etree de la salle oh etait le gon-
verneur, le prince Edouard duc de Kent, ct le
giniral Barnet ce dernier soitit et leur detandan
cd quils voulaient; leur repouise fut, nous vou-
Ions que vous soyez gouvernieur t que le prince
parte. A quoi le general repoidit soyez tran--
quilles, et demainje vous donnerai response. Les
matins se retirement, mais a quelque distance'
dela le 54e regiment qui etait sous les armnes, fit
iur eux un feu si nourri qu'ils turent contrainis de
c disperser apres avoir eu plusieuis des klurs tues
et be4ucoup de blesses.
Le,'5 au matin on ordonna a toutes les troupes.
det reunir sur la place d'armes. Le general Barnet
'y rendit de son c6te et aprts une forte repri-
anide, denanda aux mutins ce quin les avait
yorits a ces exces ; a quoi ils repondirent qu'ils
ie totolaient pas du prince pour gouverneur; on
d'tux donua un paper au general, en lui disant:
nous vous dbnnons trois jours pour y repondre.
Tout sembla pacitie; mais le 26, apres une jour-
nee passee en entier dans la cbnusion, le tumuulte
augmaenta a I'entr e de la nuit, et vers io Leures
tout etait oulev.
Le prince sortit alors avec lne cornpagnic de
gicnjtlicr, et deux pieces de compagnie a la
Iee' de on regiiment; il matcha droit sur les r&-
Voltis. "
Le feu des canons et de la moosqueterie conm-
menca a dix heures trois quarts, et dura jusqu'a
mminu. On assure qu'il y cut plus de So homes
tvs cet 200 blesses. Enfin les nmutis oe dispeise-
I" rent, et le 27 au point du jour on les voyaih
courir ca et la sans aucun ordre et entierement
deconcertes. A sept heures, le prince suivi de
son regiment at de ses aides-de-camp. se rendit dans
la grande rue, et ordonna que chacun rentrat dans
son quarter; le reste dujour fut tres-traiquille,
et-A six heures du soir, les cris rep6tis de huzza1
annoncerent que tout 6tait termine.
Le 28, on a traduit A une cour marti;le plu-
eieiii soldats des 28e et 29I regimns ; i!s vont
itre jug's iircesamment.-
S SU ED E.
Stockholm, le 4janvier ( 14 niv6se.)
LE contre-amiral baron de Cederstroem a recu
oldtre, n quitlant Tripoli, de se rendre A Tanger,
It d'y decorcr de l'ordr6 de Wasa, M. Wyck,
Aeent- general de Suede. II n'est parti d'ici que
'automne dernier et ses dernieres lettres annon-
cent it'il lait heureusenrent arrive A Bayonne,
d'o' il se preparait A psser a T4nger.
M. Despre, que le roi avait nomnm il y a
quelque teris agent des beaux-arts, et qui cut une
attaque d'apoplexic, est houreusement ritabli de
ct accident, !t) so r epdra en rtiite aussi-tot que
Ssanon !e pernmtettra,

ALLEMAG N E.

Fran cfrt, le 18 janvicr (28 nivose.
NOTRE n.igig;lrl a fait notifier, le i, aly ca-
picins de (tLr \iUela que leur corporation est
tupprimce, et qu'il sera pourvu dorrnavant i leur
5 "b4tcnat nilondc 1 mnapiere siqivante : Le pere gar-
,tien joui ia de 6qo flor.; les c !ici.uns septlugge-
?nires jouirrot d'une pension de 55o les sexage-
nairca do 5,r0, et tous les tutlcs de 5o ; le tfrres
laii auront 3oo floor. par an. Chaque prtre aura en
Qutre 13o floor et chaque frre lai too tlor. pour
,le frais de son dli la: ,nii:il .
M. le protfsseur Palmer, a decouvert nuse
composition qu'il garantit propre non-seulement
I preserver dulue lesmatieres comubustibles, come
I" bois, le tapld er, la toile, etc., mais encore a
leteindre s'i erait d6ej manifectt. Sa recette con-
ilte i former uai poudie par Ic milange d'una


once de souffre, une once d'ocre rouge, et six
onces de vitriol. Pour preseiver le bois de la com-
bustion, i faut commerncer par P'enduire avec de
la colic forte, on le parserne avec cette poudre.
et on le laisse sclher: on repete cette operation
irois o 'quatre t'lis, on ne la repete qu'rire ou
deux fois pour le paper et la toile, paur lesquels
on eniploie de l'eau au lieu de colle forte. Deux
ounces de cette poudre peuvent atretir les progress
du leu sur un eqpace d'un pied quarrC. M. le pro-
fesseur Palmer promet de dealiller daus un ecrit
qu'il se propose de publier les difflrentes manicres
don't on peut l'employer, sur-tout pot' retired les
hoirmimes et les choses precieuses du milieu des
Hammes. On a deja fait l'epreuve:de cette nou-
velie invention AWofebiittel, avec Ie plus graiid
success.
Gotha le 19 janvier ( 29 nivise.)
M. Scotes de VWrone a excite ici le plus vif en-
thousiasme : il ne le cede en rien a cet Archias qui
voyageait en improvisant et rtcevait le droit tde
bourgeoisie dans toutes les villes queses vwis
avalent enchantees. M. Scotes a improvise plu-
sieurs fois non-seulcnient dans unc asscmnblte
publique qu') nommait academia extermpora.ne, 'i
mais dans qiuelques cercles palticuliers, clhz le
prince Auguste et chcz M. le baron de Grimnm.
Son g6nie semblait s'anitner et s:accroitre par
l'exercice. Avant de commencer le premier mor-
ceau, il se recueillait pendant quelques minutes ;
au second, au troisieme, il n'avait presque plus
besoin de meditation; bien loin que son feu pariit
s'eteiudre, il s'enflamnmait, au contraire, de plus
en plus ; et si la socidte n'avait pas craint d'abuser
de sa complaisance, il aurait improvise, des heures
entieres en strophes de differeates measures et sur
toute sorte de sujets. Parmi ceux-qu'il a traits, on
distingue la preeminence des blondes ,sur les
brunes, celle de la musique sur la peinture, de
l'espoir sur la jouissance ; les plaintes d'Acbille
apr6s la mort de Patrocle: cells de Nina sur
ta perte de son bien-aime et e ur tout un mor-
ceau vraiment lytique sur :;a ddcuvette de la pla-
nete de Piazbi, morceau qui lui lournissait l'occa-
lion de c~lrbrer sa patrie. A la tin de, chaque
seance il donnait dans un dernier chant un resume
aussi ingenieux que poeiique de tous les norceauc
improvises.
Apres ce que vous venez de lire, vous ne serez
point &tonnC d'apprendre qu'uLk de nos 6rudits ait
voulu rendre homage A la musdede M. Scotrs ;
vous ne le serez pas non plus de la sorte dboin-
mage car vous connaissez notre gott dominant
pour la literature grecque et note tureur de tra-
duction. L'Uruditdontje vous parle a decouvert
tres heureusernent qu'un ancient Grec faiseur
d'epigrammes, qui se nommnait Automedon, nous
avait laissd sixvers hexametres et pentcametres, a
la louange d'un rhiteur de son tens, nomme Ni-
celes. II a trout que Nicetes ressemblait beaucoup
a Scotes en y ajoutant la particule glecque nai;
ii a pense qu'un iheteur ressemblait aussi beau-
coup a un poete, et pour ne pas taire de trop
grands frais d'imagination il a traduit l'epigramme
grecque, bien suir que si Automedon vivait encore ,
it ne lui en saurait as mauvais gre, Voila du
moins, comment i s'en explique lui-m8me, et
je vous avouerai que cette bonhomie naive m'a
paru plus precieuse encore que ses Veis.

ANGLETERRE.
Londres le 20 janvier ( 30 nivo e. )
L'AITICLE suivant, qui a paru dans le Sun, peut
etre regard conmme drni-oftciel:
s Nous annonons, avec plaisir, au public que
les proclamations de M. le prince de Galles out
donnC lieu a un arrangement qui est approuve gene-
ralement. On proposera dit-on au parlenent que
Ie gouvernemuent se charge des dcttes non liquidees
de S. A. R. pour le paierient desquelles 65,ooo liv.
sond disttaites annuiellement de son revenue. Elles se
montent A environ 240,000 lives. M. le prince de
Galles jpuira alpis de la totality de son revenue de
125,000 liv. par an et recommencera a tenir I'etat
qui convent a son rang. ,
Si Ie prince de Galles, ditle Morning-Post,
est oblig6 de depenser tout son revenue pour sou-
tenir 'eclat de son tang. il gagnera pen a cet arran-
gement, par lequel il n'obtient pas la nioiti de ce
qui lui est dd. Si d'ailleurs, depuis que son revenue
a ite restraint pour le paiement de ce qu'il devait,
il a contract quelque dette d'hnlheur, (et ii ne
pouvait en contractor dune autre espcce), le coni-
promis don'tt il est question ne rend point A son
altesse royale son aucicnne aisance. ,
Lord Pelliam a eu hier avec sa majeste un
entretien secret, qu'on croit tglati la commission


charge de juger Ie colonel Despaid et lea autrel
prevenus. Cette commission avait te:u ce jour
meine sa preinere se 'icc. Male Despard, Janmep
Sedwick Wiratteni. Wiilliam Lauder, Arthur Gra-
bal Samuel S rith john Marliiamarate et Thomas
Brought nto u t trlanlieres pal habeas corpus
de Newgate A la aJVou-Giol, Surrey.
Les lettres de Newcasle de Hull de Pete-
chead ne patient que d'ouragans et de tempetes
violentes qui out er lieu depuis hlit joius et
ont fait perir ou considirablencnt endommage
un grand niobie de vaisseaux.
-11 s'est tenu hier, A la taverne de Londres,
une assentblie publique pour aviser aus rouoens
les plus proptcs a piopager fino ilation Ie la
vaccine, d'aprs les prinucipes du doctciur Jenner.
Le lord-maire presidai;. Un des inembrcs, lN. Tra-
ve.s a dit que I inoculation de la petite-verole
n'avait servi qu'a itendilre le mal, au lieu de
l'affliblir; qu'il est mort cette annce deux mille
personnel de la petite-v&role dans Londres er
quarante mille dans toute lCtendue dc l'Empire ;
que la d6couveite du docteur Jennter pr.ocurant
un nmoyen de prIvenir eflicacruef t cette terrible
maladie, moyen qui ne present aucun danger
de contagion puisqu'il n agit que par l'inocula-
tion, on pent entin se flatter de voir extirper
ce fleau de l'humaanitn. '
Il'n'y a eu qu'un avis sur Ist-'giands avarn-
tages de la vaccine. M. Wilberfoice a propose
de nonimer une commission charge c de denander
au parlenient qu'il vote une adreswe i sa m.naij'sti
pour la supplier d'cmployer toute l'influence du
gouvernernent a la propagation de la vw ccin ;
measure d'autant plus ne&essaire que dans beau-
coup d'endroits le people, imbu de vieux pre-
juges, se refuse a la pratique d'un remede si
salutaire. La vaccine, a la lonte de la Grande-
Bretagne, a fait plus de progress chez les strangers
que chez nous-mintes qui avons la glorie de
I'invention.
II y a 40 ans environ, un malt ureux fut
mis en jugement, et condamno .? mort coinunra
assassin de sa niece. Ou i'avait va se prominiaat
avec elle daris les champs., et I'ou avait elenndt
tres-distincteneent cette jeune fille s'ecrier : Jc nea
tuez pas, mon oncle! ne nie tucz pas Ut coup de
pistolet on de fuil s'etait frit entendre au menme
instant, et conime on ne vie plus reparaitre la
niece lonclde lut arr'te et mis moit. CCpen-
dant un an apres, cette hlie revint dans 1c
pays, et appienuial ce qui s'etazit passe, ellte dl-
clara que son onuci etait innocent, et raconta
qu'un jour qu'elle se promenaii avec lui i
s'.etai i I .. c' de 1a detonu nr d'epouser un iunittn
qu'elle aimauit; quellle s'dtait crice a cc sujt :
lon oncice ne nru luez ,pas uOe daus cet instant un
chasseur, qui clait daCs 1i 'iisinage aval tile
un coup de fitit, et que la inuit suivante elle
s'etait echapp&e elle-nrnie( de la maison de son
once, pour suivre son amnant.
11 est mort ily a queilqus nmois :i Hackney, en
Angleterre, un enlant de six ais ct demi, qui
etaLt un prodigy d'iruditiorn et d'esprt; ii se
nonmmaiL 'ihomnas Williain MAlkin. II posstdtailt
lond sa langue unalteintle la parlaic ct ilcrivait
avec urne lacilitn et une elegance rernarqjuablcs ;
il eait assez avanc dcans e latin pour lite aisd-
ment les ouvragcsles plus lanmilieis de Cictorn;
il avait fait aussi des progress dan le hiancnis,
et poss&lait si biern la .. ....,ipli que nou-
sculement il ieponidait sins hisitr Ai toinues les
questions qu'on lui faisait sur ]a situation dcis
principles contest livicres, villes, etc. raise
encore il faisait de memoire des cartes av:c
ine nettete ct ule pti cjSion qu('on avait peinc
a coricevoit. Sans avoir rcqu' aucunes Iccons, il
avait poussC assez loin le tleri t de la li.iiuic;
on a de lui dres copies de sites de Rapihael, q ,
saris avoir la pi-ision qu'oin pourrajit otendrc
d'un eleve, de I'acad(niien annoicenit qtU'i- avait
bien aaisi le style et I'cxpression de sea iioe-I-,.
Mlais ce qui le distinguait particulidrentr-it c c t.i
une itoce d'intelligenrce, lile grande Fro uIlt 'udc
a compiendre Itoures sorics tic slujtls nItic 1:3
plus 1li.,. ;.:r ;'i ses etIudes.
AIJOagr son gout exilaoldinaire pour lE'tud ,
il etait bicn porti.iit, bIe m ain 'u!i vd n .t cii
et dc'ne .,.i; i. .i Pli,., e j. Jm is it n'av-ait
Iair girive, si ce n 'st quand it titIcliait: il i'citii
unicri pas difhicile ct'e (ieitouri'nc de soun tudt e ci
lui proposant des jeux d'exercice.
Le jeunc .M ialkin avait lcee t ini.rginatioii tIrn
pays qu'ii .:vait appcl6 A4liestonc, et don't it 'Ct-is:
colnrsitu roi. C etait unc espece d'Util ie, quo-
qu'il.n'efit jamais entendu iprlelr dece frce i,,ict
irnian politique. II ,crivit I bJtoie de ce pc ,,
en fit une cante tres-curiruse eu t ircs-iingCnicumu ,
donuanit des uons de son invention au prlriOi-
paleg Vill, aux iiontilagues ivierea, etc. ; et crixnc


1_ i 1 ~ __ I









510


la science &lait tAulouli l'objet de son profon !
respect, sa gendrosite i'iait exerce A rfonder des
university auxquell's it avait donnu des pro-
fesseurs qit'il noninait, de nombreux. statuts et
reglenlens.
Sa derniere maladie qu'il support avec pa-
tience et courage, luii donna occasion de mou-
tier qu'il savait taie usagee pour sa propre con-
solation del trtisol qu il avait dejA amsdbes ct
s'.-n servir pour"li'tlitie son ame conire la dou-
Jeur. 11 s'occupajt ildirs so lit ia repasser ce qu'il
yvait iU vu on fait, pendatlt q'il Ctait en salte.
Les objets tes plus indifferenli en apparence, etaient
ausmi present a sa riemoire, que lorsqu'il y avait
donned son attention pour la premiere fois. Un
jour quii kait ies-rmal il voulut savoir le sens
tie cC Uint en! intl mort-ni qu'il avail lus sur
la pierre dune tombe. 11 parlait souveit du ito-
mnent de sa guhrison, (una jamais avec impatience.
Le trioolphei de I'csprit sur le corps lut si cons-
,n t e si toniplet chez lui, qu'une demi-heure
aviant de mour ii regardait avec intCert et plaisir
Scs cartIst de gqogralhie.
Sanis elltrr dans des details minutieux sur la
noaadtie de cet entant extraordinaire, nous croyons
apropos de prevenir lit patens que sa mrort pre-
inatuie ie l prouve point du tout la verit/ de iette
opinion g6inralement repandue que le dc'vclop-
ptement precoce de 'intelligence ne se lait qu'aix
drpens tie la santd et de la vie. La 1tee du jeune
Malkin a et6 ouverte apris sa mort, el exarintee
atteltiveement. Sa cervelle-etait d'un volume ex-
ttaordinaire, et en t s-bon eat. Le siege de son
ial dtait dans l'estomac. Cet entiant etait assez
bien conionui pour faire csphrer In'il eLit vecu
age d'honnmme, sans un de ces accident dans le
~yst&lme animal, auxquels on est expose etant ae..
On a recu de nouveaux details sur le nau-
frage du superb vaisseau I'lndostan dont on a,
c js jours derniers, announce la perte. Indepeni-
dainument de la quantii considerable de lingois
qui se trouvaient A son board, il portrait une car-
gaisoni value a 70,000 liv. st. 1 etait i a ancre
devant iMariate pendant la plus violence teni-
pete qui puit se faire sentir. Tous ses' cables ayant
det rompus il filt jetl contre les rocheis et mis
en pieces. Seize matelots trois officicrs et uu jeulne
eleve de la marine, peiirent dCans ce naufrage.
Au rneme moment o6 ce dernier s'enaloutissait
dans les flots, son pere negociant distingii de
cette vifle. mourait t Londres, de sa mort na-
turelle. Le naulrage de llndostan a tourni une
nouvelle occasion de remarquer combien la cu-
pidit6 I'emporte souvent sur l'humanite. Au lieu
de se divouer au salut des malleureux naufrages
qui perissaient autour du bitiment, on a vu la
nrajeure parties des matelots s'occuper de recueillir,
pour se les approprier, les objets precieux don't
ils entrevoyaient la possibility de s'emparer. C'est
ainsi qu'on a reconnu de I'argenterie qui a etc
Svendue, quelques heures apr&s, a Margate, pour
apparteuir at capitaine de IUndostrt. '
( Extrait dul Sui. )
REPUBLIQ.UE BATAVE.
La Haye, le 17 janvier (27 nivise.)
L.tL corps lIgislatif a silnctionn~ la loi pioposee
pai lte ouvtrneuieent, pr1out ;Ugameiter de to pour
too la taxes d'impeiition sur le vin la bierre, le
brunre les eaux distilles, le tabac, le vinaigre,
le,, eaitx ninlicales ia Inuture e e e, lIc Savon ,
let bestiaux It he' vox et .u tiosses, le droit affected
aux successions d:ins la Republique etc. Le product
de ce suicroit d'inpositions doit itre employ au
paienient des interces du novel cenprunt, don't la
imottiant ne s'eleve touteltis qu'a un million qua-
tolzr cents mille tlorins. L'execution de celet loi
aura lieu a dater du ICr juillet prochaiu, et devra
cersser i pateil jour de i8o5. Les obligations dudit
enmpunt ne rendront qu'un intitet de 3 pour too.
On lecevra, outre une portion specilice en nuine-
raire, des prescriptions payables apres la paix, des
obligations de la compagnie des Indes remboursa-
bles, et des effects portant un intirkt de 2 et demi
pourt oo. Qoant a ce qui restera d'inscriptions au-
dcla de ce qui en aura ee entploye dans leemprunt,
elles seront converties, api s le as septcmbre de
cette annee, en rentes perp6tuelles, doltt le capital
ne sera point remboursable.
Le fioid est tcu-jous tr6s-rigoureux; mais il a
f . it afflige depuis le inois d'octobre dernier, au-
deCl de ce qui est ordinaine dins cette saison.

I N T E i I v; U R.
Paris le 6 pluvi6sc.
Nous n'avons pas parle dans les premiers mo-
inomens de la clameur publique de l'affreux
eeicnement arrive chez un epicier de la place Saint-
Miichel. Le ricit ne pouvait etre que tes-iiconm-
plet : voici des details plus 6tendus qti nous
sort transtuis par une personnel digne de fbi et
qii pourront jeter quelque jour sir cette scene
d'hioreur dout la justice au este s'occupe La
rchlcicher toutes les circonstances, et A devoiler
it, auteurs.


Cet spicier, nonlrti Trutneaux, pailtt avoir
eu taint cii tiiagr e quie de succt'esions provenant
ide soln spouse. pI's de 68,ouoo rancs. A sa itort,
ar iv6ec i y a teviron quatre ans, il n'avait point
tlit d'irinventaire. Un jeune home bien eleve fit,
il y a quelqlus mois, la tdenlatnde de sa fille ainee
en inoltiage. Cette demoiselle, afige de vingt-cinq
ans, d'une douceur extritme, piciuc de candeur
et dte religion s'ktait plainre a ce qu'il parait,
i phi:sieui pe~Ionnes, de la durtie de son pete
qu elle ccraigait d'irriter.
La detande quton fit de sa fille le determinra a
consulter un juirisconsulte estimable Iequel lui
tonseilla de taire d'abord inventaire avant de sii-
.puleles clauses diu contract, et de lui appoitel
.i lui-incme les papers de cet inventaire pour qu'il
dirigeat- sa contduite. TiructieaLIx ltotit qu'il re-
viedihait lemrercredi 22 niv6se, Ott dit aussi qlue.
dars une conference que le jeune Ibomuie avai:
cue avec le'pere de sa pritendue, le 18 nivose,
on etait convenu d'entrr n ddlit tiveminicn en pour-
parlers te 22. La jeutie ~r i ..11. sortait ratenient.
ct toutes les loi',s qu'oi lui pa last dans sort quaiticr
de son piocltain tnariaie Ille pouIssait un gros
sPupir, et lpni cn grace vu ont ne lui en pula
pis. Celi t ;' tt i, disait-elle .t m ton pere n ? tait
pris obili de .1ie *oVnner de 'argent.
Depri.s doaxu ans.,s son pere vivait publiquement
avec ute Ifius ditt il avait fait sa mailresse; elle
,dimevrait tciez lu.i, o i elle etait accouchde le 9
nivbsVe (i'lie .lIile qu il a reconnuc a l'Ytat civil
Itte dc lu i il.li iri ith utcniecat qu'il allait epouser
la mere. Cclie-cti le paraissalt janais au conmptoir,
et restait cotstaniment datis une ,etiie salle.
Le mardi 21, la demnoiselle Tlumeaux, ande ,
desccndit comnnie a son ordirn.ire ; on seivit le
dejetuner sur les dix henrcs et demie oi onze
lieurcs : 'etait dJu cdle. Le p.re la concubine,
leg deux denmoistlcs se i1-iicnt en devoir de
dejeiner. A peine l'ainec qui elait au co-pntoir
ct qu'on appela eCt p 1ti l un pet die cafe qu'elle
sentit son cceur se soulievc : elle posa si tasse. Sa
jetue sceur part desirer prendre le cate de sa
scrur; delay elle s'ctait sasie, dit-on de la tasse ;
Ie pere la t i retire des mains, en distant qu'll
fallait conseiver le cafe a sa sceur, quil 'aimait
beaucdiup. Ce soulevement de coeur fut suivi de
v n issemens, et la ipalade resta dans schambre
toute la journeei Sur le soir le pere fit appeler le
citoyen Caron., cliirurgien, qui vint a sept heures,
visit la malade. et ordonna tine potion calmante,
dtclarant neanmoins au pere que l'tat de sat ille
ne lui ptesentait aucun sympt6me dangereux.
A peine -cet officer fut-il retired, que la jeune
sceur, qui prodiguait ses sons i nla malade, des-
cendit aupres de s.n pere lui dire que so sceur se
plaignait d'etre alt&ere; ce fut a ce moment que
e pere lui donna du vin mnl l avec de I'eau et du
sucre, don't elle piit deux verres le premier
avec une aviditd extreme, et le second tres-dif-
ticilement. Peu dc. terns apres, les douleurs au-
gmentcrent au point qu'elles lui arracherent des cris
violent. La jeune sceur epouvantee appela son pere:
celui-ci. quoiqu'il.eit d'abord nie,avoir visit sa
fille, est ensuite c(nvenu quil est rdelleinent monte
en ce moment dans sa'chambre et qu'apis avoir
jute un coup-d'eil, die la porte, il s'est appercu
qu'e!lc tournait d la mono. Ce fut alois qu'il it
appeler de nouveau le chirurgien, qrui fut fort
etonne de trouver more la personnel qu'il avait
visitee trois quarts-d'heure auparavait et don't 1'etat
ne lui avait faith concevoir aucine itnuietude. Le
pere, en reconduisant le chirurgien 'ui observe
e e pas oublier qu'il 'avait envuye chercher defux
fois. Le nieme jour a neuf heures et deniie du soir,
tout Ie qualtie tlutirstruit de la mort dte cette intd-
ressante et malheureuse demoiselle. A cette nol-
velle une boucheice voisine, A qui elle avait parl
quellqueois tde ses peines s'ecria : Ah! le mnontre !
c'est lui c'est son pere qui I'a empoisorunee Et le
mEne cri iut repete par plusicurs autres peisornnes.
Le lendemain 22 ,, le citoyen Saussai, magjstrat
de saret. de I'arrondissenent avell i p' Iar le ciyen
Caron, se trainsporta ciez 1'epicior avec I'obticicri
de sante judiciaire, le citoyen Buarid. Celui-ci
declata, a la premiere inspection du cadavre que
la personnel ettait iorte de poison. Les levres Ltaient
noits ; la langur sortie d'un demi police avai
etc violcimment comptrinee par les detts'; les mai;i,
avaient eprouve une telle contraction que le bout
des onIles ,tait etnftnce dans la paume de la main.
Une cuisse avait eui ul tel movement de rotation,
qu'elle s'tait rejethe sur I'estontac. Ont proceda le
a3 h l'ouverture dt cadavre, II fut reconnu que lai
victim avait etc empoisonnve avec de I'arsenic',
don't plusieurs grains ornt ete trouves encore iti-
tacts dans eston ac-; ect es grains, compares avec
l'arseniq saisi chezle per out tte judges tOre de
la mime nature eti de la mrme quality. L'avis de
I'oficier de saute judiciaire ful que la personnel
avait iet eempnisonrne deux tois ; la premiere .dcse
n'etant pas asset otrie availt etd vacuee par le
vornissement de la journie: a secotde dose qiwi
tut prise apres la visit du chirurgiet Caoton, fit
per)i en pcu de tents la victim dans des t.,iiIn I.
affreux. Un pioces-verbal ttis-dctaille estjoint i la
piocllure et ta frit frn6ir I'luianite. Le matistrat
de stete recut quelques dcbclataions.


Le 24 1a concubine fut interrogie et
au secret aux Madelonriettes. La .surveilla. Oe
plus rigourcuse fut misse stir 1I'p r. Beau, e
de persunnes s'attlouperent devant sa poTtele u p
soil. On ne parlait que des vertus de 'a fille
du crime du pere. Craignant une dmcute l
laire, le magistrate de siret6 tit fermr la bo pipu
et placa auptes de I'epicier un employee de la prtec.
ture, qui pass la nuit avec lui.
Le lendetnain dimlanche .6 ,on mit des en
tinelles 5 la porte. Le corps de lajeu e personae
fut expose et ensuite porter a lglise et I"a s1pul
ture accompagne de epatenis et d'amis qui ve.
saient des latncs sur un si fatal veiertlment
Le citoyen Behourt premier supplatlit tduju`e
tde-patix apple par le nagistralt de stirete, procd~a
en presence de l'picier a une desciiptiotn des effect
en evidence et a l'apposition des cells. Celte
operation comnmeina a niti precis, et ne finit
tqu'a dix bienrts dii soir. Lepicier parla peu de
,a ilie aiiee dmais beaucoup de sa concubine
Sur Ilobservaiion que It c citoyei Behoitt 1ui {it
qu'il pouvait avoir besoin de linge dans sa prisqa
il Ien remercia, ouvtit lui-mjenme ses arnioires,nmit
de c6te ce doul il crut avoir besoin sans indae
oublier sa inaitresse.
L'eure du diner ariva. Le magistrat y avait
pourvu. L'epicier dina fort bien prit son cafe ,soa
verte de liqueur. Le diner dura environ une here,
pendant-lcquel enems le cit. Belourt etait passe chez
utI voiioi. On reprit i'operation a quatre 'leutes.
Necessity de se transportertdans la clhaibre dela
defunte, le niagistat; v entra avec soil scretaire
l'ipicier et des ernplo)es. On dlit que cet hommw
ne se livra aucune impulsion. 11 ne s'enlreiint
que d'un tableau iqui s'y trouvait pala avecasse~
d'dindifflence de ce qui pouvait ethic contenu dant
une commode,, et demaiada settlement tu'on a a
posit les scelles sur une armoire contenant sa aardc-
robe. 11 signa avec une tpparence decalme a cl.
ture du ipocs-verbal, en disant et rep&tantsou-
vent qu'il etait fbrt de sa conscience. II subit
ensuite un interrogatoite chez le magistrate de sit
rete et fut conduit au secret A Sainte-Pelagie.
On doit remarquer que la jeune soeur a part
malade les jours qui ont suivi la mort de son
ain6e. Comme elle avait gofte les boissons de si
sceu'r, on lui a donna du contre-poisou. Son indisl
position n'a eu aucune suite.
( Extrait de In ClefduC Cabinet.}
ACT ES DU GO UVLRNEMENT;
Saint-Cloud, le Ier pluviose an i,.
LE GOUVERNEMENT DE LA IitI'UBLIQUli, SUr le
rapport du ministry des finances ; vu la loi du,29
floral an so, relative aux taxes des douanes, et
I'avis du conseiller-d'6tat. directeur-genral de cette
administration ; le conseil-d'etat citeildu, airte:
Art. ler. La sortie des huiles de poissuorest per-
mise, en payant i fr. 95 cent. par myiagrammne.
II. Le ministry des finances est charge de I'ex&
caution du present arrnte qui seta itser au Bul-
letin dei Lois.
Le premier consul, sign BONAPAITE.
Par le premier consul
Le setritaire-dt'iat, sign, H. It. MARtT.

Saint-Cloud le Ier pluvidce an ,11.
LE GOUVERNEMENT DE LA RiEPULI.tlIrE, Sur le
rapport du miniisre cde L'interieur le (.... .l Jd.ut l
entendu arrete :
Art. Ier, Les tourteauk o'u pains de navette,
o!liette, rabette lin chenevis et colzat, paicront
ai la sortie a francs par cinq nmytiagranines, pmen-
dant le course de la present annee.
11. Les ministries de l'interienr et des finances,
sont clhages chacun en ce qui le concetne. de
I'execution du present arrite qui seia insere au
Bulletin des lois.
Le premier consul, sign, BoNAPARTE.
Par le premier consul
Le screttaire-d'dtat sign, H. B. MARtT,

Saint-Cloud, le 3 pluviose an It.
LE GOUVFRNeMENT DE LA REilUBLIOUlto, s It
rapport du ministry de l'interieur, arrete ce qui
suit :
At. IcS. 11 y aura dans le port de Rouen un en-
trepot reel de marchandises et denres etrangeres
noti prohibees, coloniales et autres.
II. La ville de Rouen sera tenue de fournir tsu
le poit on marasir convenable, potur y etablir
ledit entrepot. A cet effect le plan du local sera
present au Gouvernement, qui, s'il a lieu,
I'affectera A cet usage par tn arrte ipecial.
Ill. L'entrepot de Rouen tait parties de cel tigd
IIt ,. En consequence, tout batiment clihre de
rifaichatidises destinies A l'entrepot de Ro uei se
',resentera au Havre, pour y fire s: d-claration
defquantites et qualisis de nuirclandises rqtil sc
lpropos-e tie verser dans l'entirepot de Rouen, etl
principal pri'-pse des dotanes du Haive donnera
.i .' de cette declataiorn.
l orsque les ldouariets n'autrnot par de r.ison de
sulpectel la contreband ,. ils pouront exempter le
biLiment de entreee au Havie.


plu
des



tt.C
A a


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fort.











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kinut













tes bfitimtneI venit du HAtvre at Rouen, seront
Snus de pdseiiter I'acte de declaration precit aux
pip eOs qi voudroat les visitor taut suru Iune que
jtI l 'auue rive. 11 y aura firaude, dans touss les c;s
o t 1etat et 1'existence des nmarchandises ne seront J
pas rotfuvCs COifonormes a la declaration. Les mtnes
marchatidises seront v&rifi&cs a leur entree dans I
Icntrtepot d Rouen, sur l'acte de d&laration ddi- c
vrt au Hivre; et la fraude seta constatee, si la
quantit6 de marchandises est sup&riere ou inf-
Ieure a la declaration. (
IV. Toute merchandise sortant de l'entrep6t de
I ouen, pour etre rdexportee sera spcifiee pour
les oids et lualits sur un manifeste delivre par t
i directeur des douanes de Rouen. Le manifesto
saivra le batiment, et sera present au principal
r6pos des douanes du Havre pour qu'il soit
Al vitification de la merchandise; et la fraude sera
constatre, s'il y a plus ou moins de marchandises
qe celles porties sur le manifesto.
V. Les ministries de I'intirieur et des finances
btjtrctarrgs d F'excution du present arr&t qui
elt ii,sc're au Bulletin des lois.
Lepremier Consul, signed BONAPARTE.
Par Ie premier Consul,
Lesecitairc-d'tat, sign H. B. MAnrET.

AN NOM DU. PEOPLE F URAN AI.
BONAPAR1TE, PREMIER CONSUL DE LA R11PUBLIQUE,
S'aprks le compete quuili a etc rendu de la conduit
istin gue et de la 6"ravoure clatante des citoyens
S ci-apt s nommes leur decerne savoir
Un sabre d'honneur
Au citoyen. Chevalier mar6chal-des-logis au
premier regiment de cavaler.ie. A I'affaire de Wat-
terloo, le 7 floral an n (armee du Nord), ayant
tid&tach aivec huit cavaliers pour s'asturer des
muavemens de I'ennemi, it sut tellement disposer
.on d&tachement et montra tant d'assurance, que
tennemi, craignant sans doume qu'on ne cherchit
S lui couper sa retraite so mit dans la d&route la
plus complete et abandonna 27 pieces de canon,
des caiisons et une pattie des effects de campe-
ment.
Un sabre d'honneur
Aur citoyen Martin ( Charles.). adjudant -major
,'1 453 demi-brigade d'inlanterie de line. Pen-
danr ll blocus de la place du' fort de Gavy, il a
ervi en militaire experiment ; par ses soins et
on activity ii a fait echouer plusieurs attaques
nectumes que I'ennemni diaigeait sur la ville et a
contibue ai dejouer une conspiration qui tendait
i 6gorger une partic de la garnison et A livrer le
fort. Le 5 prairial an 8, malgr& les nombreuses
S ptronilles autrichieines it parvint a porter au
S PmitttR CONSUL des dpeches du commandant de
h place. \
Un sabre d'honneur
Au citoyen Roger-Valhubert (lean-MarieMelon),
thtf de la 280 dcnii-brigade d'intanterie de ligne.
S Le 8 thermidor an 7, charge d'enlever le Sim-
plon occupy par les Autrichiens et defcndu par
plusiturs pieces de canon, il excuta cet ordre
avec le plus grand succs lit un grand nombre de
ptrionniers, et resista aux diverse entreprises quc
titent les ennemis pour reprendre cette position.
LOe 7 prailial an 8 au passage du P6, il pass
atm la premiere barque Wvec quelques soldats ,
.t contibua par son example au succds de cette
journce, Le 19 du nimme mois A Broui, il
t"uta an milieu de plus de cent autrichiens ; son
audace leur en impose : ils mirent bas les armes
ct se rendirent. A Montebello, A la tcte des
grenadiers, i parvint A atrter la cavalerie autri-
thitne-c It se distingua par son sang-froid A Ia
buaille de Marengo. ,- Enfin, au passage 'du NMh
Sio, renvets par un bouleti, il se.retnt a cheval
T ontinua A dorner l'cxemple du courage et du
Coutnment.
VUne grenade d'or
SAu citoyen Moulet, canonnier du train d'ar-
tlleri actuellement fusilier dans la I ti demni-
bigad d'irfanterie de ligne, en recompense de
Sondmuitn distingue qu'l a tenue au combat
1ut licu Ie So v't'eIse an 9, a larnee
U e gradrd d'or
Sitoyett Jean-Francois Rerhy, miar Iuhl-.,le-
ch l.hef au 6e bataillon du train d'.I~illri...
a1ffaiir du pont de Lodi, leat floral an 4,
ii tt'l avec un de ses camarades un obusitr
atte dse Ses chevaux prt A tomber au pouvoir
de innemi; et le 30 fructidor an 5 A 'affaire
ie ntGeorges, sous Mantoue,'il servit une
ec de luit qui se trouvait sans canonniers.''
Unt grenade td'r .
Au 6Ctone Franois jacob ,nr. .1,hI h.-.:.,I
Alt, ,atafillon du tiam d'artilkne. Aux Al.in.
ditalg les.,a c.o et 16 .-'rIial'an 7 il cdn-
bailt; une compaguie d'amrllerne A cheval, qui se
klt( n avant, on caisson de munirion, malgrd
I~ ~ Pu cult,


Une grenade d'or
Au citoien Mathieu V.allery t ariclhab des-
ogis aut 6e bataillon du train d'artillerie. Le 16
germinal an 7 en Italie ayant et6l charge de
a conduite de douze caissons de tnutitions,
places pris d'un camp don't les barraque* taient
enllamnies, il Aut seul rdlever les voitures I'une
ipis l'autre, et le mdnie jour sauva encore trois
caissons exposes ai tre pris, en en'plagant un
quatrieme en tra&ers du passage d'un petif'pont.
Une grenade d'or -
Au citoyen Michaut (Jean) soldat au 6c ba-d
:aillon du train d'artillerie. A laffaire dArlon,
prds Longyy, le 24 ventose an 3 dans la iclrjlte
prcipiiee se trouvant abandbnn6 ct seul avec
Michel Loignon son camarade, ils miient sur
leurs avantiains deux pieces don't les prolongs
6taient dejh cassees, et, quoique poursuivis de
tres-pres par l'ennemi, parvinrent S les ramener
A la division don't ils faisaient parties.
Une grenade d'r '.
Au citoyen Loignon (Michel), soldat au 6s ba-
taillon du train dartillerie. A Iaffaire d'Arloh,
pres Longwy, le 24 ventbse an 3, dang la retraite
precipitee, se trouvant abandon eot seul avec
can Michaut, son camarade, ils mirent sur leurs
:vant-trains deux pieces don't les prolonges eaaient
dej~ cases et, quoique poursuivis de tres-prVs
par Iennemi parvinrent A les ramoer A Ia divi-
sion don't ils taisaient parties.
Ils jouiront des prerogatives attaches auxdites
recompenses par 'arrite d nivose an 8.
Donne A Paris, le 4 pluvisce an it de la Repu-
blique trancaise.
Signl, BONAPARTE.
Par le premier Consul,
Le secritaire d'itat, sign, H. B. MARET.
Au NOM DU PEOPLE YRANqAIS.
BONAPARTE, PReMIER CONSUL DE LA RiPUBLItUE,
d'aprbs le compete qui lui a &tc rendu de la conduit
distingue et de la bravoure clatante du citoyen,
Vareillaud (Jean Baptiste ), sous-lieutenant au
9e regiment de hussards. A I'affaire de la Limath,
le 3o vendemiaire an 8, la tete d'un peloton
de trente- deux homes, il prit une piece de
canon, e. emp&chaun escadron eniemi, quise
dirigeait sur Zurich avec deux pieces de canon,
d'entrer dans cette ville; Ak 'alaire d'Ausbourg,
il prit neuf hussards du regiment de Kaunitz,
avec le marCchal-des-logis qui les commandait ;
au passage du Danube, A Dillengen le 3o prairial
an 8, ala tete de trente homes, il surprnt deux
companies d'infanterice, leur fit mettre bas les
arrmes ; traversa ensuite la ville A la tete de vingt
hiommes arriva sur le pont oi 1dcalit retire un
bataillon ennenm, somma le coin'mandant de se
rcndre, fit mettre bas les armes a sa troupe, lui
prit deux pieces de canon et .quelques cuirassiers
qui l'clairaient dans une autre charge, fate dans
la rmec journey, il prit quinize cuirassiers et
I'oflncier qui les commandait; au combat de Salz-
bourg, le 21 frimaire an 9, a la tcte de trente-
deux homes, il fit poser les armes A deux com-
pagnies d'infanterie, prit vingt-sept dragons, un
lieutenant et le lieutenant- colonel qui'les, com-
mandait; eta iI'affaire de Salzbourg, le 23 du
imme mois, il fit prisonniers huit idrtagdp s 'de
Waldeck.
Lui dicerne, 'A titre de recompense national,
on sabre d'honriur.
II jouira des prerogatives attaches & l;didin re-
compense, par l'arr&et du 4 nivyse atn .
Donn6e Saint-Cloud, le 65 niv6se an lidla
IRpubliqud frairhaite.
Signi BONAPARTE.
Par le premier consul, ...
Le secritaire-d'itat signn, H. B. MAeART.
Au No M OU PE UP L E F R'AN.9A'.IS.
BONAPARTE, PREMIER CONSUL DE LA RE1'UBLIOQUE
d'aprls le compete qui Ibi a eti rendu de la conduilt
distnguee et de la brav6ure &clatante des ciiroqu.
ci-apres denomhies, dfirne A chatcun cd'cu'x,
Savor w
Un sabre d'hownneut "
Au citoyen Girel ( Geoges ), chasseuc dans l'in-
fantprie ligere de la garden des Consuls, ,, Iassaut
de Jaffaen Syriei ii -om 11 a un dcn desi peietr-c la
i if, et se fii r:nwnrrucr par.. on ihtmbpidit6 an
slige.du Caire, ou, dans utie nuit nbscur ayant
esc;ilade, avec sa companies, une petiteptOur sut
laqnelle les Ttui, availot place ure ipi(te' piece de
.i.., i5s' prcipita ur ,]a piece et la jetta entabas;
i.i i.pa'.mitli dans l.a ne'le d'sua C(,up de s.i.ne
:I lI. t' If rades, jusqu'A qu'il ne 1s'si plus "l',eniia .
Utie carbine d'lhondentt '"
Au citoven Devin, brigadier dans la pardJe.du
agne il en chef de 'artiee de Saint-D,iigu,'. 11I
s est distinguish a:i affaire du,e vendeniiaire deruier
au1 hlilt ddq Cap art ni de, Saint-Dominguea et
jdna u veres ic.Si..5,. ..0-


Un just d'honneurnr
Au citoven Mornet, chaaserur dans 'inflantetie
legere de ht garden des Consula. Au siege dr> Caire ,
il sest lait remarquer par le ca'ruage quil fit des
Turcs, dans une tour que les carabinieus eurettit
ordre d'enlever d'assaut pour en detruire le tra-
vaux et en precipiter une piece- de canon.
ils jouiront des prerogatives attachees auxdites rl-
compenses par l'arret dub4 nivose an 8.
Donna A Paris, le 4 pluviOse an ai de la R pu-
blique frahcaise.
Signi BoNAPARTE.
Par le premier Consul,
Le secretaire-d'tat signi, -I. HB. MARcT.

IN S TIT U T NATIONAL
AYotice des travaux de la classes des suie,.Ies mathi-
lwatques ethpih iqtes pend ant le ptreiecr trimestrt
de fan 11. Partice mithimatique pa, le sitoye
Lairoin secietaire.
A S T It 06N o M i E.
Observations du passage d: l '-r cure sir le disijqu
4u Soleil, i 18 bLuraire an r1. -(y november
1802.)
Sr la theorie de, Pattraction aide des mioyen
uissans de 'analyse a port piesque tnut-A-coup
les tables des p4netes ,et t sur-tout cells ~eg la
Lune et du Solil A un dcgre d'exactiiude bien
sup&rieur 6 celui qu'elles autaient- atteint par l1e
stuls efforts des observateurs, pendant une longue
suite de siecles, le ters n'a pas pour cela entie-
rement perdu ses droits stu la perfeciion de ces'
resultats ddduits de la mestir6 ie sadurie. Aussi,
toujours attentifs au spectacle du ciel, les astro-
nomes ne laissent eihapper qu'A regret le occasions
d'observer les phenomenes les plus fimples et les
plus friquens parce qu'ils savent que quelque
precise qu:elles .soient pour le moment o6 e les
ont ct& assignees, les determinations astrono-
miques ont sans cesse besoin de nouvelles recti-
fications. Gombieni a plus forte raison, appor-
tent--ils d'empressement a saisil' les circonstances
oA la"position des plaaetes est le moins affected
de la combinaison de leur mouvenient propre et
de celui de la Terre. Tels sont pour Mercure ses
passages sur le disque du Soleil.
Le premier de. ces phenomenes, consigna dans
les fastest d t'astifuomie a et6 observe en 163 ,
au collIge de France par Gassendi 'un des
plus illustres profeaseurs de cette cdlebre cole.
Depuis 16rs., on y a donn6 la plus grande atten-
tion et les observations de ces passages qui so
succedent' ssez rapidement,'" se nt multipliees.
Le citoyen Lalande s'est attache, a les recucillir dt
A les discuter avec utfe constance et un soin dourt-
I'a rdcorlpensd la perfection- qu'ont acquise par ce
travail, ses Tablas de Meicure. Apres en avoir
corrig6 successivement chaque eleinent, il atten-
dait; du passage annonce pour le 18 brumaiia
deruier (9 novemnbre S8o ), leur confirmation,
et il espitait.alors se convaincre par lui-m'mUe qua
ces Tables, Fun des plus importans risultats de
ses longs travaux, avaietr atteint la perfection
ot elles pouvaient paivenir dans l&tat actuel do
la science. Ses ;vceux out etn partaitement rem-
plis par. le observations ,ue inuus gallons rap-
porter.,
Les morninstidu contact interieur et de contact
ekteridur des doux astres A la sortie de Mercure,
ort e6t:diterminies come il suit :
'' Lalude.: ...fi "29 7' 56"
..; ........ o h 49" 8' o'.


Jia~i ilh L~,,,d.. ,,Cv ., 6i 44" ]
,' ,1.,. ... / ".l .... g,,o h ,," '4 .
: '*JuiCBltckhariti' .. ;.. o.llh 6 '45 "
'.15urckhards .. oh t, 45


8' 19
83' c)?"
8' 3o'
8' 0o"


Le citoyen'Lialande prend podur terms moyeni
des deux contacts:
;, o.A .6' 49" et oh 8' 9a"';
d'd66il couilutila sortie lu onriie de M'ercure Is
"; oh 7 '34"
la 'dliai.nc .appaiente des Sentres, I ce moment,
.. 6. ,3 ,
et la mitrneidistance riduiteau centice dea Terre4
S. !S,< t '. !' ,1 '6 +i'" 0 ,
Chiimpa'rani cn-uihe tiuir difleelnc-r.dli d6clini,1
son ,.c,ll|i.,ics r i ,igt,-c cin qu: I,: ynt. lsi.isr a
nicsurcme pcil.ii lu ]a lurede J[u [.jassag,, if ,n dcluit
laI plus coiuri di'n e des centres, le :,' : en Jl
coniibin.ani ave. J. c iliavicc- J ~ tcltrie au moment
de'l .1 ioiie .'pulcn I ci:npirLe les differences
en liutlcd' cc en lai.irdc, dI.ds lcu\ astres,et A.
derieimierl tCens cquei ctrI; I ,1 miiep et la
soitie. Noi us no' p u. r: .rp.s p,p pil,)i,s ok.m dl .dil
de son pioce'tl que e. s,, ,pr.iin .: stA ,,l.:.r '.t
f.cilemni ,et 9mui sexiait upicilhl prour les, s atur
lecteurs: lil l,; >.pb0poit roU,, nL"I1TnII les rdsuiba'.s
nux)utlit s i : nj le (, ir \R n, I.lau.le par ceii
i eluiicz inp ';iij.lc. II a tro ve la.-._ iSn.. .i... sraie, a
9, i 18 ..le ', -tgt m s ..,ui. it ,r
V EN 1,


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'*-, '
^-*'













la lnritude., comptie de I'~quinoxe mnoyen, pour
ce lutlUnent de
7h 16t'I 17 9",
la latitude gocentrique,
53" boriale,
la latitude heliocentrique,
I' 54",
la correction des tables: 3" en longitude.
I.e citoyen Lalande a recommence ces calculus,
en substituant aux differences de declinaisons I'ob-
tervivtion du passage de Met~ure au meridien, faite
le nmee jour par son neveu et par le citoven
Burckliardt; et par ce moyen ii a trouve 2" de
moins sur la logitude et 6' de moins pour la lati-
tude au moment de la sortie.
11 s'arrete a 56",5 pour la latitude gocentrique
au moment de la conjunction ; ce qui lui donne le
lieu du nceud s 160 o' 37", plus avance de 1' 46"
que dans ses. Tables : et comime le cit. Delambre
avail trouve, par le passage de 1799, qu'il fallait
augmenter cet 6eement de i', le citoyen Lalande
adopted une correction moyenne de -+ t23' qaui
port le lieu du noeud, en 180o i
16 150 S 5'4".
En rapprochant cette determination de celle qu'il
a conclude du passage de 1677 ; il trouve pour la
'nouvement annual du ncewad 43",98, au lieu de
43",3 qu'il avait auparavant.
.Pour reconnaitre si la position qu'il a .donnee a
l'aph~lie de Mercure etait exact, le cit. Lalande
a discuth de nouveau, en ayant regard aux pertur-
bations calculees par M. Oiani et a l'euieur des
Tables du Soleil, le passage observe par le citoyen
Delambre en 199 ; et il a trouve la meme erreur
de I3". que dans celui de cette annie, quoique
i les anomalies soient tres-diffnrentes. II a cru en
consequence ne devoir attribuer cette erreur qu'a
lepoque des moyens mouvemnens mais cl'apres
pn avis donned par M. Mask-lyne sur,une correction
de 4" A fire aux ascensioQn droites qw'il assigiait
ux positions des principles etoiteaiqul O t oervi
i determiner leslieux du Soleil, l'erreur de Tables
de Mercury serait reduite A 9", et c'epoque des
moyens mouvemens de.cette planet serait lm con-
sequence pour vsol !i
eno: 32". 1
En repartissant cet'&reur sur le mouvemtnetsi-
culaire, il seiait reduit de 6 et deviendtaii
2' 140 4' 4.
Enfin, le passage du 18 brumaire d ce'ccte' annec
a con iinm pleineinnt eI riesuitt que le citoyen
D.lail,,_,i a conclu de celui des ;9qt, i.i.tiv eiiet
au diamctre de RI ture. le, ci:. Delimubie ~vyait
pbtenu pour ce dihr-ttre, vu du Soleci, t ',3,' l
It cit. La.lade a. truve 6", A, tandis, qu; y avait
dans son astrqnromie f",9.
Le cit. kMssier a rendu i la classes un Ecompte
particulier de son observation dlu passage, de Mert
cute, pendant lequel ila deternmiid suciessivement
vingt-cinq positions de eette planet -.en la cormn
parent soit aux boards du Soleil, soit line tache
tres-cubnsid&rable qui paraissait sur Gft astre c
don't le diametre etait" s a5" de degr&. It assigte le
moment de la sortie do centre de Mercure a'7' 6"
teWis vrai, et le passage de cette planet au md-
ridieu 55" avant celui du centre du Soleil
Le msmoire du'cit. Messier renferme un tableau
dcnilld des determinations qu'il s'est procurees, et
il; st acc mpa. ne d'un dessin re.resentant Ia route
appreutc uc Mercure sur le Soltil. On y voit un
atineau lumineux, don't Mercure paraissait entoure.
Cette circonstance particuliere a l'observation du
cit. Messier, avait deja elt remrqu~aie par lui dans
le passage de 1799 ; elie Favait ety parcillement en
1736, A Montpellier, par PI imi,.lc et eln 176 a
SUpsal par M. Prospcrin: Get Ainneau prPsentait uno
lumihere teis-faible etd'un.e IiraI 'l~a ,-differente de
celle du Soleil. Son diametre., verala Imn du passage,
etait de i' io9" t celui de Mercure de 17".
pi Y S I Ue ,;E ttM IMaEsN.'r LEa '
Sur la ncillitutt maniere d'aimtartlr a saturation.
S'attacher ave c coab tance aux ziiimes objets, et
variar de toutos-los mInnicies-possibleslomurs mo.bi-
naisons ; tells sont ls conditions auxquels la na-
ture consent A livi',r e sqec rets a ceux qui I'lqter-
do ~ent. C'est in- Ic-. 'rc di .li's i. ai ec ',.1 nc a1 ,i0d luild
et une sagacite dig,,:s dles ut; i.'u iqu'il a obtenus,
.i,: le cit. ajo4l rbt,.stjpatvenu a sejlittCiessantes
[leconverites sur I'clectrii6 et le magnitisme et
qu'il s'.i inp..si l.i' ,hc .'k.,!lairer routes les parties
d' L'es lran lihos iiinpoi./iit i'di. j llS L ,I4u'.. j. .. a
tii*. 'ii t i j'l i petlc iiie tilse, t nt let u -.
.I.,, l :,.: .", ,.' :,' *1 no ;l 'p C l .1 IS IS t. ir
O n n t. i cit ei('Ine qile des. n,(liiK[t L.,',. vJgues Lr
lintean"e 1 lk V si P r1Ce ii:.., i 'i.l-ji qt.e 'ielit a"

4.1 : m .; i.c, et I -u ,, i,. I c .
q 'irn lr.. ii. u (sut il "il.1wi 'ei ll"ITilt 11a lc p.piir 'ia'rl ab 1;
-,[. w e ".ai1aw M 'N'T iS -L tlt( l Iin 0. tL v 0l1ai4 kir le'
,i,,li., ,'i." '- 'I'^', >it' ,"i t'cc 1.11u( Il i' l i lle" .

ti e '&.ntices ; dc t i.'d ei qi I cit'. L' .. amii-i
t iesure t, lcu', tfi '- d l lillll'ln. .i ,pl 'i le'i
x u es ,, ,"" t I'I,' l or'.' 0 au ,',; I I ,a llh -iluus
p cnsl ioii n. dt l. .i 1 ,o n.-- .. .'l. '
',, iiilly, .i.- '..bpli'''icru dans un feltm. d irn,.


Ap s avoir c6mpar les procidcs d'aimantatior
proposes par Dullalel Knight et /Epius pour
donrier a une aiguille touted la force directrice
qu'clle peut recevoir le cit. Coulomb s'est decide
pour celle d'zEpinus. 11 a reconnu qu'il etait avan-
tageux de fire les aiguilles longues et large nais
pen 6paisses. Le cit. Jeckel a sur-le-clanmp inontri
un atelier pour appliquer immrndiatemetnt a l'usage
de la marine ces iniportans resultats.
A t s M C A N I U UE S.
Sur diverse inventions relatives i 'art dui mon-
pycge.
La France a, depi. quelques annies, fait dans
tet art des progress vrainent remarquables, mais
qui jusquici sont demeures concentrees parmi les
honeines qui-lexercent. En prisentant a la classes
la collection des machine ingeuieuses qu'il a in-
ventees, le citoyen Droz a donne occasion aux
citoyens Desmarets, Pirier, Charles, Berthoud et
Prony, commissaires charges de les examiner, de
rassembler tout ce qui a etC fait sur la fabrication
des monnaies ; et leur rapport est devenu un traits
complete de'cette fabrication, ou 'histoire des pro-
cedes march de front avec leur description : aussi
la classes eh a-t-elle ordonne l'impression: en atten-
dant que cette measure ait recu son execution on
pourra prendre une idWe de ce travail dans l'exttaii
suivant, communique par le cit. Prony, rddacteur
du rapport.
L'art du monnoyage offre deux parties qui
,i forment deqx divisions generales ; a la premiere
i se rapportent les operations chiniques et doci-
1s mastiques qu'on fait subir au metal pour lui don-
i ner le degree de purete on le titre exige par Ia loi;
la second embrasse la construction et I'emploi
des instruments et des nla.hliiie necessaies pour
,s donner aux pieces la forme le poids et les
i, empreintes qui les caractirisent.
i Cette second parties, qui est la seule don't
1e ,citoyen Droz se soit oocup6e torme l'objet
special dui rapport qui traite successivement de
i la fabrication de la gravure de la multipli-
i, cation et de la trempe des coins; du rueca-
i nisme delay virole bridge. de la gravure de cette
virole, et de la multiplication de cetie gravure;
i, du laminoir du decoupoir et du balancier.
i On a remarqu6 dans la fabrication et la
,, trempe des coins plusieurs proc6des particuliers
,i au' liven Droz, parmi lesquels on peut distin-
,, guer crux qj sont relatifs aux moyens d'obitenir
i, cxicenement la similitude des forroes et l',galite
is des volumes; d'avoir regard aux dilatations, a
i div9yses temperatures, des coins destinis a
i, frapper, de gan les iitLes I'.1pplication de la
Spresse inventee pa.r Pa'cal, an iii.ouvement du
,1 b ilancier, 1IrSlJqu'il ~iit JIe Imu i lier les emprein-
,I tes de4 cuius; la multiplication de la gravure
I des viroiles riiqs ; li tore et I'armature des
,, creusets if trempe deq coin. entire deux jets
,, d'eau verticaux, diriges .en selns contraires,
is qui done a- possibility d'evite les tnetes et
les assures et de rendre apiece trempee
79 uniformdmerit dure dans touted son itendue, etc.
s, Les perfections' ajoutes au Jlaminoir par le
i, cit. Droz portent principalement sur I'engrenage
,, qui meen en mme-tems I'un et I'autre cylin-
,, dre;. sur le moyen de teoir tres-solidement le
,, cylindre superieur, a une distance aibitraire de
i, I'infirieur,sans que lcurparallilisme soitderange ,
,,et de rendre, au moyen d'une articulation
i, heureusement appliquee le mouvemen.t de ce
is cylindre superieur compatible avec celui de
i, en-.geri%.e qui le nI,,n'.
s Les particulaites les pnls interessantes du
S I dfcoupoir sont la boite tiaiuat,;, qui se meut
n enne deux jum'elles vrticales. et ui porte a
sa parties iniirieure le piston qui ditache le
flaoo d lia lame plac&c sur .'emprn e itfi,., r; la
is maniere don't le movement de trie bI.,e est
i, asIujii a celii de' la vis ; les .ioyens ingenieux
pour empecher son jeu lateral ; les procedes
,I sirnpes a~t ,pre6is pour iCl r la position de cet
i ernpo te-f'ce par rapport a celle du pis top ,etc.
i te ciltoyen Droz ppqsi q ; la precision avoc
1 laIpelle l pcut regle i eptisseurt des lames I
.) e employant son, Innoir let, un comnpas a
$1 luicroniclreaont it s'occupe, pourra dispenser
i1 des op6eatio6s q)iu'on fait qprcs la taille des
i flaons, pour fes rnettre exactement au poids:
is,il es thin i dcsire.- que son espoir cet
mi egard-, soerdalise editieenttint; rtiais on ne saurait
vi dtotet .Als ai peoon que lo wilail I-de aj'stage
r cupoids de qJ )n (ons c loit cxtimtmcnt dernInut
T par.a pcitio ln dor. son lanrinoir el de, son
s, .dc onipuir; 5. i' *
AMie-i balteCniei est, dti toutes les machities
wdtirploydef ta .1ibianl tioni des nionnaies cell
,'dinsj lai cl l plce le cuoSen t)ro a ie plus dcploycn Ies
-i- ro'iturLc's dC iL ton (sprii uIvaciiil. tl n'est pas
is inne iiUlTlc' de ceCU.: nucliinc qu il n'ait perfec-
i, tionnee. Noul it:ros-, la forme de la vis ct
is de soni crou; la solidity qu'ii a donnee a ces
1 deux pier-es ii'ipoiintesc; la boite coulante faisant
des functions analogues A cells de la piece du
Jiidiaoupoir, qui porter le munne noin; tous les
m, details de la poss et du nmouvemcrit, tant des
i oi 'n sUpcio;uticiuili ieiCsqu IA dI I.eilorIin( ,,


,ii la tIani a ti'caeiiqitie qjIi appOC so Ic l) lu.
, cier les flaoiis en6 bl,1 cit iqui n [(asse lC
,) pieces frappees, etc. etc. Les dCsCiipn):,ii I csue
n1 a donner l'inmtelligence partaite d: ti,. ,,, .
i qu' offrent ces ni'CatiisuIcs, pour tfilie v'i vu
1 quoi its dtik- iiti des anicieuts, UC wi it ipas d
" nature v cntirc dans Cctte notice.tt
1, Enfin, la virole briec est u)n itioer de er.-
jo section ct une garantic conire les cntiresac:euts'
i qyui est entiererlent due au citoyen Dro<. Cetta
" virole, et le niecailisne par Irlquel le j'in di
Sb.dancier li faith piodtirie son o illtt, it"cIAt I1n
,, myen assure f trapper ei) imeiu tlls surface
n et eur tranlcht toute espece de r UtIailles Ct de
" monnaies quelles que soiunt ICs UniI)pIjclies
1 fcu.es ou satilancs que la itrinche diivc poel,
" Le citoyen prony eistre daus plusicrIs dliaiis.
i) sur les divers avantages de c;tte virole inisee.
, 11I discute quelques obseivations relatives a d'in-
11 cieunes pieces qui paiaissenti ivui ite iappiieC
ti en 'iviol et lait voir que toutie Ics cuOiIId-
sions qu'on peut tiler de 1'elameniiI de ces pc.t
,, n'tent rien au cii...cui Droz, du 1tenritcet d4
la gloite de son iiiycntion.
i Lte rappoit contient plusieurs auttes dliails
h lIisloriques melatifs A I'ait du r.i,...).. 1 eas
I terinife part une recapitulation des piliipaltes
n inventions du citoyen DroT cowlpatees aux
11 process connIIUS.1'
9i Les commissaires se sont transports plusiutjS
i flois chez le citoyer Droz pour y exanmincr le
,, jcu et 'eflet de ses machines. Il out r-couiuu
,, qu'elles reniplissaient patiaiiement le but 1Ito
i, i'auteur s'etait propose en les construisant, ct
,, ils ont sur-tout admire le dernier balaucier,
execate par le citoyen Droz pour le roi d'ls-
i, pagne qui a value a cet artiste une nielaille
'I d'or ou recompense du premier ordre, a la
,5 derniere exposition faite au Louvredes ptodiuit
,, de l'industie national.
,, Les conclusions du rapport, adoptees par li
,' classes soot que lI citoweu Droz occupy deppis
)) vingt ans de la perfection de I'ant iontaitte,
,n, rnite uic place distingune parmi le artistic
,, qui y ont ,le plus contribute, et que ses piocCdJs,
Set ses inventions mneritenti les eloges et .'apr
) probation de Ilnsattut. )
(La suite 1 un-prochaiti iniry.)


-------- w^^xieaw+ -**iWfci i-Xtw
S PE C T A C L E S.
LA premiere des observations dont so .omp0os
I'article inskrd au numwro d'hier, relativementi
la nouvelle piece du citoycn Longchamip, est
.due a la lecture d'une-anilonce iferacte, es
porte a faux. Cette piece a toujours et annoicest
sous le titre du Siducteur alnmoleux. Nous air
sissous cette occasion pour ajorter i ce que
nous avons dejl dit de cet ouvrage, q.ue J0
success de la second represenitation a conilet-
tement confirrid le jugement du public a hi
premiiere; nous ne crayons pas.courir le risque
d'etre dmrentis en disant quie, dpuis Ie Marigi
sect, peu d'ouvrages en trois actes ont paru
plus dignes d'etre remarqus. Ce succts est dua
beuteux augure; ii donne lieu d'esperr que as
cnmd6ie depuis quelque tennis un peu sacrifice au
Theatre-Francais a des debuts brllans dans It
genre tragique va reprendro son partage.
.-- --.-,-,w,'--* -
AVIS.
Le 6 vent6se prochain il sera, parlevant )e prefet
du ddpartement de la Sture, pjocI'1 4 l'adjudi-
cation definitive, snivant les ti' m Ari oI, C-i conditions
exigees par les tos des i5 et 16 ftoi-al; Ian1
to Des terreins et batimcns d6ependans delaci-
devarit Chartreuse de Psoio; .. / : '
f o D"es terrciist at liti;neS idsp.cndhns Cdella ci
devunt Chl11i.u4 e de Ct.tIfll. I Uitle utnl," t'l
Coni et lautre pros de Mondovi. ..
Ces d&ifices sont dans le wniIllkur etat, et coN'
viennent A l'etablissemcnt d'une, ula'' r dc
draps, de verres oy de papers. ,,

S Q" ^ St j E. oi
SONATS pour le forte-piano et u'W (,finlti1 '!
le mnme instrument, ddiiC au ( L" Ci Gtl
menibre de l'lcHiiti iatibfal; patile ci. Gre
Se trouven, h Paris, cbez les iero;s G.aveaux,, da
chands doe mus;iqe passage C.LJ',~,' n i t.

C 0 U It S DU C H AN G EA
SBourse du 6 pluviws.
I, r i T S 1' I' B L C S
Ciq pour cent ................. .. "57 c.
ouissance de germinal an it...-.. 5'4 1 0 C.
Id. jouis. du l"' vendemiaiie an Il.. 51 3o C
Bons de rembourtement......... '' c
Odon.ot., p ir aichat de rentes., o s,
Actions rit la Bnquo de France... t0.

A Paris, de l'iupriinerte delH. AtI,... I" "r'
du Moniteur rue des Poitevils, n "


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14


Nous soniities autoriis 1 prvenitr nos souscriptUms qu' date dtr d 7 nivoje anr 8, le MIONIrrIE est le sIul.foullnal qfiLiel.


Ve'adrcdi >S plmt,se (an 1d at Ripubliqze ( 28 jainvi r i 8o3."


" i A8..


1


.Maltheim le co janvier (30 nivose.)
r Ifroid 'que nous eprouvons depuis environ
doize jours a covert le Rhint de glaccs de
nariire que la comntunication entire les deux
itves se trptve iitrerro:hpus,
RATISBONNE.
rrr, t'r:.irrnir'ine since ide la diputation extraordi-
'i.,nie ,te l'Empiire, tenure le 22 decetrmbe 18o02
1" nivi,;e an 11 ).
S. D r R It C T 0 I R E.
Anionce qu'il a fai remettre a la plenipotence
iirilpie l'arretd que la ddputation a pris dans
a detniere stance au sujet du conclusum general
eiqti'cn &change il a recu de la pl.nipotence I'avisa
.ji cet arr&te a ete transmis aux ministries des
punisance, mediatrices. La communication de la
pmlnpotenrce iop6tiale et l'arr&et qu'elle con-
carne, ont deja t&6 dictis, et vont mainatsnant
.tre port s n protocol.
- 'luiIeuri de MM, -ls subdeiegues s'rtant encore
r'Si,.I Ilouverture -du. protocole pour s'expliquer
stir le .drnicres communications de la plenipo-
'iL,; inq jid le et spicialerent sur les propo-
rtuiotia de M.- le subde6dgude de Bohmne le
dildecriiic est pr&t a. entendre ce que Fun u I'lautre
de tMM. les -subddlegouds voudia aire ccnnaitte
n cc sujet.
B R A N I E B 0 UR G. s
SLa soh.lAtdgationt de Brandebourg a vu avcc
pl ,ir, t 1 a sa grande satisfaction pait la decla-
lation di BIohriin portee au protocole dans la
ae Since du 4 decernbre, que S. M. 1. accede
.'tit].rni aux airetscs pris par la depuration au
'jet de la jtste sustentation des princes eccle-
siurstiques seculariss et di touted les parties
intlere stt s. .
: La subddlhgation de Brandebourg n'a pas et6
mOins rassuree par l'avis donni A A'occasion de
la susdite declaration ; savoir : que S. A. R.
'attcliduc .Atoine tenonce, ainsi qu'on devait
ty attenide 'apids les negociations et explica-
tiltn precedentes bformnleenent ct sans reserve
aix chioix des chapitres de Cologne et de Munster
qui 6aient tombes sur lui.
Quint au riglement de l'indemniir de S. A. 1R.
le grand-duc de Toscane, tel qu'elle le dire ,
.M.le roi de Prusse souhaite que la court im-
Piiale loit satisfaite A cet regard, sans tle cepen-
d'nt la repartition des indeninitis que les imi-
I31nrf des puissances mediattices, vienenrt de
fjlainer. at nom de leuis gouvernemens par
Iturs notes du 3 de ce mnois, etre invariable et
*rLtant fin a toutes lea inceriitudes, n'en eprouv6
'inr dinngemcrn essentiels, et qu'elle y contribuera
volontiers. La deputation doit s'en remettre avec
'",'i)l: au0j hautes puissances mediatrices,
'", l. I'squttith c quc'elles ont faite dans la mtme
notepar MM. leuts ninistres qu'elles trouveront
le noyets dOe procrter cette A.ifillaini. i 'sans
ie les negociations entries a ce sujet a Paris
ittit influer sur le reccs d"e'I- deputation et
'. estires qui en depeitdront, et sans qu'il soit
sFeritre dinsirer co sujet unie ita ve parti-
trli e aut chiilustvn generate de la d6putation,
9v qui incttrait les- Eats indemnisis plans de
'. '',,.: craintes et inquietudes, en faisant
:e' e nserttitude sut l'asigtnatioi des, in-
-L" I ftornieli~dnehth adoptee et qui


E-XT E R IEUR.
AL L E M A G N E.
francfort, .20 janvieir 30 nivoSe.)
~'i, DE MEYS, artisle franc.lis ( connu par sa
belle composition de l'esianpe ititulde : Cathe-
trii II,1 vocageant- daus .tr ]tats ), est arrive ici
allant en ir'.ie pour epicenter a LL. MM. un
iaIurTeattu sksin all goritlue, representaIn Alexacn-
Sdi( jer t s n avinemnt ats trdne qui tera grave
aParis par souscription.; il s'est arrdie i Carisrulie,
6t il a presenttc ses ouvrages au margrave.
Ij'anijte a recu iaccueil le plus dis6ingue ;
uites LL. AA. SS. out 'fait mettre leurs noms
- 'la tote de la souscription; le rninistre de la
]tl)ptub!iqite francaise. ainsi que touted la court et
Jo amateurs, ont sousclit.
-Le cabinet anatonmique et physiologiqiie dui
p eii.sevur Walther a Bllin l'uu des i lusn ricles
e (iles plus complete qui exisre en Allemague,
viit dI'etre achet pounr la soSrnin de Iioo.oon ccus
i S. M. le roi de Pru ss. qui en tmnire-tlems
a c.rnldr au professeur Walhher le tire et le rang
de c6nseiller intime.


C.
C.

0.

rr&


it
SI


4%


I Iupire. n Le subddilegut de Wnriersirrbei.. tetnoignd sa vive
D'apres les pleins ponvoirs illimites de 1 Empire, reconnaissancee ie ir la tide S, M. inritale
et d' pris l'assuiance qu'ils renferment : au rglement sur la sst. tcrnation de tous 16t incdi-
r De watifict, d'adopter et de tenir avec fiddlitt vdus leses par I'execution du plan d'indemnite,
, tout ce qui sera traite et arrie, par la. deput- '"i .est si itimemenieret lie Aunepartie de ce plan
r tion de FEmpire, de concert avec la picnipo-, ainsi qu de ldeass:mnce reiteree au sajet de I'ac:6-
, tence iimpriale. l ration de cette affatre, coutenue dans le vote de
Er d'a 'assarce f c l -inc' Bcheme du 4 de cc inois. 11 irpete a cette occasion
mEt d'apie lsa issuance foi.imllc q1qu. le.spurssances le vo.-l que S. 4. S; le duc a exprime A plusieurs
m.repriscs relativement a lentiiere satisfaction de la'
dans difl-rentes notes. sp6c alkmentdans cell demise courimperiale et de, S. lA.. R. le gtarnd-duc de
iA la diete le 3 de ce mols : Toscane. Lesubdelgdi- t de Boheme avant lui-mnmet
SQpe le plan cl'indemnitei oqui venait d'&tre ar- fair connaitre i la dputa.tiotl di: I Enilitr que ['iti-
1, rete, etait invariable..,, : terek duogrand duc de Toscante etait lbbjet Jd'urti
On ne peut adm'ettre en ancunre maniaere le negociation directed, eIet la deputation ayant el&
principle ctabli pat Jla Saxe; mais orA doit premuiir price par la note du 15 tiovernbre, d'attendre'avec
centre cette assertion letsdroits dei la dd6putation' confiance de la sollicitudedes hiautespuissances m e-
extraordinaire de 'Einpire de rneme que ceux diatrices, qu'elles termrineront cette nedociation S
ides ELats indemnises fondes surle conclusum gttneral In satisfacton i:o1:i.n'i.:, et cette assurance ayant
de la deputation, et' les declarations par lesquelles etc ernouu ellal par des notes posterieures ,on inlP
Its minisues mn. diateurs y ont donne leur appro- pent pas cdoiter qe ctcte' ilairei ne soit termineo
bation au nor. de leurs gouvernemernit. d'uanicanie convehable et sans que eI plan'dn-
Enlinl, la subd6iegation de Brandeboqtrg se re- deinites eprouve des charigeens t'l..n iicl,.
serve encore de s exp'liuer sur la coiurnumication, L expliession d'une clause reservatoire pr iritlai-
de la tplenripolence imnperiale du 3o du mtuos passe ; en cquelque n.,ni. i. muettre en d.-ut la stability et
cependant elle croit qu'il est c.pnveable et ted- 1 invar\ablviteI ,ip.:in a eu en vue dans les negocia-
cessaire qu'avait le comtmtencement des dclibera- tions qui ont eu lieu junpq'ic, et gourrit faire
lions de la iete gi.r.ele de I lipire sur lecon- naitre des inquietud, g.irlablt, ; cest par cette
cluram gieneal de la dipuur.i.iri qui lui a et ra1emis. rneme ralon que le subI cgl.i ucge accede A la decla-
par MM. les nmisesde des puissances .mnPdiatrices, .i. -n do Brandebourg au sujet de I'explicatiorn
cet acte soit prcsentei par la deputation extraor- d.
dinaiie du ltl n .ii- a la dictee~ eri.de, 1,,n11!- a Quelqne dispose que soit 8. A. S. le duc d'
soMu c,'int,,naI -rans l torme ule'-c. et que \uantr.nbt g. a consentir dalus le course ulteriieu
l.i pl'"m..'':"'c-nCe irnq.i.lne soit preIe de tiansmettre des negocirtio.rni a une augmnentaiiou des votes
a S. M. i. le turI rra general d.e la deputation. vntils poty-Ile .Etats et le s princes, catholiques
., B A v r r F. L ce!C' ..l.riinjaubdekidgationne peut pa, quait aux
... pp n'lis d e reli1io ti S mi e en: l iu:'.i envir'sage
Par r.,pp.u .1 .i .l cl.,u.t,;mn en.byteur dui grand- la chosi seotsie, meAiti point de vue que la subde-
duc drie inCe, aiprin.lnr e Ilan's le.vote dp Ilni' 1ne nation Ide Bohmes: a i'
dut .I-,,,,,bre', Ic ,,lldhJcl., ,a a'.ullrc de Jd.cl.'ac e On e ncpeut pas nier it a vErirt que dan led
ce qu. Suit: .. ,i. s ii pa6s, les deu religions' a'aiei- tonjouJl'
S. A. electoral a deja faith connaitte iis snTrii. ii ;a .'-aini", de conservemi autant que p-. 'fl Ir 'oun 5It
stur ce obl)jr' ; son vruw. le piualrdeit-a.tate ;edepus. it rppUr.v p1blitique les atva"ist bs tine 4ois -daquit


-r~--~--;C--L-L----~ ~1--__-_IIII)---


pourrait en consequence retarder de nouveau
r'objet principal des nIgociarions de la dipula-
imn qui est la tranquillity delinitivc de e a Palrie
allc.mande par.'le reglement stable et assure de
toute I'aflire des indenmniti;.:
.M. Ie subdlclegud de BthnCme enr d'avis, d'a-
pros tine explication ulttrienre. que l'augmentation
des membres et des votes d;ns Ies ''olltges des
elecieurs et des princes doit htre remi.e A S. M.
imp'eiriale et a I'Empire la siJlri'lr B'i.' n ,h' Bran-
debourg partake, ainsi q.u'elle la dcja hrut c-n-
naitie dans ses votes precelen; s la Imna me opinion
en tant ique les puissances mddiatrices n'ont.point
encore lait des propositiom.rIuhltrieutrs a ce sojet,
et que la deliberation, sur tet objet doit en con-
slquence &tre regardde come etrangere a la mission
de ia deputation.
S. M. Ie roi consent, au rest, volontiers a ce
qu'il soit propose daans son tents une augmentatiou
des votes catholiques; nois elle ne peut pas adop-
ter le motif allgue dans le vote de Bohlime sa-
voir : que Ie retablissenienet des rapports de religion
exiget Ltte measure parcel qIne jiusquKaux than-
,mcnens actuels les suffrages protestans ont form
la minority dans les deux premiers collde's tde
l'Empire sins que les Erats protestans de I'Einpire
se soient Ip;r ii crus expossi 5ququelue danger ,
et paree iue gRaccs A l'esprit de notre siecle les
tens soOt passes o4 la superstition et le fanatisnme
pouvai'lnt t.ire, de' chaque discussion politique ,
une allaire de religion.
Une contradiction trrs-frapp:nte se prtenterait,
si, dans le moment oh la d&putation de lEmpire
tablit la liberty g6n&tale de l'exercice de tonutcunte
religieux, et qu'elle assigned taut de pays catholiques a
des princes protestans dans la persuasion que les
sujets catholiqnes petivent vivie heureux et tran-
qudlles par rapport a la liberty de lein ccinscience,
ainsi que 1'exemnpl d Etiti prui.C:r;: la prouve
depuis un demi-siecle ; 'si, dans le mime moment,
on vounait regarder come oecessaire que la diree
de I Enpire lAt dcterniter le nimbre des votes
d'apres le principle d'une rigoureuse parity de re-
ligion dans la crainte que sous pretcxte de reli-
gion untapartie des membres d" rEmpire )ne
cherchat A pr~judicicr l'utrre.
On doit enfin encore ,se premanir spdcialement
contre une explication contentle -dlans le vote que
la Saxe a emis darts la 34ej '' ance qui port .ver-
balemnent :
SQrue tous les arrkths de la deputation et les.
prises de possession qui ont eii lieu en' cons&-
i qience. n'avaicnt que force provisoire et qu'ils
1, etaientt done susceptible de changeeiCrs quell
conquest avant la ili.A.j.ii.ic de 1'empereur ct cid


le cornuniencement de la tnaoociation 0 que pat Id
lrpar itipn des indenti'.,s, tout le s les puties in-
teressies Ilus'ent satislaites autant 1que1 possible .
c'est done av!c t'autlant plus de pli.ir qu'elld
voit rant par les ieclarations de MM. les mi-
nistres irnpeiaux que pal celle de MM. les ministre4
mediateurs qui les conlirment, qu'ol a I'epoire
que cette aflfire scra arraingt e, sous pen, ducii
maniere satislaisante. La deputation dot maiut'e-
,ranit un rAi-.- avec la plus entiete conhance, dars la
sollicitude des hautes puissances melial ices, l'issutt
dtes negociations annoncies; cette mr&me contiainc
ne peitnet pas a la deputation de consentir a aucune
reserve qui pnitse exposer a qequ'incertitu'le lit
i 'i.ii des ihdemnite6s que les hauts n'lia-
teurs out .l c ie tre invariable. Sans anti-
Sciper stir utie negotiation qui est separee du tavail
.de la deputation, on doit attendre avec conhanrce
que les hautes ptiissances trouveront des inoyens
de satilaire les vcuex de toutes les parties, sanS
touched aux lots d'idernnites anites et sans ad-
,nvettr des modifications qui ne soicat point fon-
icdes sur le principe d'une just compensation.
iEn consequence, le subdelegui propose que,
dans le c;is on le resultat'attendu ne serait pas
;.connu jusqu'a I'ouverture des d6libbeations de la
diete de 'Empire,'le direcioire soit ptii( de r6-
Sdiger le rapport que la deputation devra adresser
I S.'MDI. 1, ct a 1'Empire.
H E S S E'-C A S S Ei't.
l.e subdel6gu& de Hesse-Cassel est d'avis que ,
d'alprs les asiutances que les hautes puissances
nmrdiatrices ontfail donner par MM. leurs mninstres
que le reglement de I'indenrnitt de S. A. R. ln
grand-duc de Toscane secra terminC A Paris par
tile negociation particuliere qui n'aura aucune
influence rur Ie succeC s du tlavail de la .dpputa-
tion et les measures qui. en dependront la d&.
putation doit 7'en remnltre a elles avec une pleina
confiance.
Quant, aux proposiiorls.o ulterieures continues
dans le vote, de lioheme.., de la 32e. seance au,
sujet de l'aug[entation des inembres et votes dans
"le college elec.toyal et celui des princes, le subde-
1I"u' stt de avis conrteriu dans.le vote de Brande-
bourg, que I'iti.eJui.utiiJ I de nouveaux memblea
et votes non-compris dan le conclustmi general tde
la d putationr, doit etre regarddee coinmie ure affair
etrangcre a la dephtation. 'Le saibddlgui croit ega-
lement qu'il est convenable qtre le'couictusum ene-
ral de la deputation soitutratsihis tant a S.-MT. irn-
petiale qUt la diete g6ndrale e I'il.i { il se
reserve au rest toute explication uli'. ctL:.
w 11 EU M BE iR, G. '


GAZETTET4 iATINALE ou LE MONI .EUR UNIVERSAL.


I











514
dans les aflhires de relieiorn meme it 1'gard du ? celui de la diete g6neiale de l'Empire sans em-
nombrc des votes, et quten l17o8 les Etats cathu- p!oyer les tbrmules du cirnmonil d'usagc et la
liques de l'Empire n'aient doon tleiur Cosentemnient p'.inipotence impidrale sera priCe de fire de son
a l'introductiou de la dignity Clectorale de Bruns- cite sorn rapport a ce sujct a 8. M. impiriale.
wick due sors Ia condition d'un vote surnum- MM. les subduletues declarent acceder A cette
1aire, dans le cas oil pn udant la duree de cette proposition de Mayence.
dignite electoral, celle de la miaison palatine passe-
rait a une braiche plotetamte. C 0 V ct L s U M.
Mais ce -n'est pas 1l paicisement le point de vue Qu'incessaimnent et avant le commencement
rous lequel il faut en giutiral envisager la chose. 1 des deCliberations de la diete de I'Empire sur le
On doit au contraire paitti du principle de I'galit6 conchlsun generIal, la deputation fera a te sujet
des droits des deux religions, 6tabli par le trait de son rapport a S. M. imperial et a I'Empire de
Westphalie et par les nouvelles lois. Nos lois ,, ta maniere indique dans le vote de Mayence,
fondamentales de 1'Eaipire vont meme si loin, que it qui vient d'etre port au protocole.,
tant en affaires de religion u'en d'autres affairs V
d'Empire si les dcux parties de religion south d'un CC X X V
avis eontraire ils mettent chaque parties a couvert D I R F, C T 0 It E.
coitre la majoritC des votes de lautre. Les change- L ci S
mens multiplies dans le college electoral, depuis Le chapitre cathedral de Str :bourga remis une
lepoque ou il y avait autant delecteurs catholiques de ce mos ,
que de protestans, jusqu'A celle ou le nombre des a saaastentauon.
premiers btait le double de celui des derniers, est On est pret a etendre ce qu'on voudra arr8ter
one preuve suflis~te que daus la constitution A ce sujet.
gcrmaaique, il ne s'agit pas tant de I'egalite du MM. les subdeldgu6ssont d'avis qu'il a ete pourvu
nombre que de l'egalite des droits. D'ailleurs, Fetat autant que possible dans le conclusum general de
politique des affairs est entierement change et le la diputation au sort du grand-chapitre de Stras-
subdeilegue peut d'autant plus se dispenser de toute bourg; ainsi qu' celui de tous les autres ; que ce
observation ulterieure que 1'esprit de t.,lei j.Le qui a ete arrtle en particulier au sujet des chapitres
qui s'est former dans les tears modetnes, fouinut a de Cologne et de l'Tives, n'est point applicable A
garantie la plus sure contre toute inquietude de ce celui de Strasbourn ; qu'en consequence,, la ke-
genre. clamation en question ne peut pas etre prise an
La suhddltgation accdde enfin A la proposition consideration.
relative nu rapport A fire A l'empeteur et A l'Em- C N C L U S U M.
ire, et se reserve de s'expliquer ulterieuement La r&lamation ne peut pas Otre prise en con-
wur les Lommunications de la plenipotence im- sideration.,,
p'riale. &, t N ...


S A X E.
Le subd6legut de Saxe n'a dans son dernier vote
de-la 34e seance, eniendu paler quc de la lorce a
attrbuer a la ratification riservee daus les pleinst
pfouvois de I'Empire par rapport aux regles et
timites prescribes dans ces pleins-pouvoirs a la
deputation de i'Empire; et il n'a pu y aitacher
d'autres sens sous le rapport du droit. Si u .e
deliberation de I'Empire est done encore neces-
suire a ce sujet, les arrtiCs de la (deputation qui
l'ont precede et qui ont on t exctutes ne peuvent
itre considers que come des mesurcs provisoires.
Et quant aux prises de possession, la note de
MM. les ministries m~diAj~uts, du 3 de cc rnois,
parait 6tre d'accoid avec cette explication, lorsqu'il
est dit :
,i En conferant, par janticipatioh chacun des'
? princes et Etats la possession et la.jouissance des
a, pays qui lui sont d&rblus. >%
Puisque I'cxpreison par nraiii/.ifltiv fait en-
tetdre que la traos-ation formelle de la possession
legale n iura lieu que plus tard. Le meme sens se
rrouve dans le passage qui finit la note que MM..
fes ministries des puissances mediatrices ont remise
le 6 a la diete de I'Empire
t1 Si, pour garantir l'Allemagne de dangers im-
,u minens, if a ete indispensabITe de laisser meltre
,s touss Is ~lecteurs, prisces'et Etats indemnaiss
en possession de ce qui leur est attribu it est
du plus giand interit de substituer irnmmediate-
a, nuiet uin rd e rigulter A celui de la fticessite. ,
B H Le M E.
Le subdele'um temoigne a reconnaissance des
explications et regards favorable A sa court, contc-:
mus dans les votes de Brandebourg, Baviere Hesse-
Cassel et Wurtemberg ; il se reserve cepenifant de
s'expliquer ultCricurement suir quelques points de
ces votes ; il reitere la demand qu'il a et6
chargti de faie an sujet de la reserve., insCrer
dans le conclusum geriral ou dans le rapport de la
deputation et it .accede entin entieremrent a fob.
seivation faite par le subdilegue de Saxe relative-
ruent A la nature des prises de possession.
MA YENC E.
Le subdelgue avait dejA accted prfctdemment
a la proposition de' Boheme, relative au rapport
a faie a S. NM. i'empereur et a I'Enpire ; et comme
on vienat d'.i.ltpr r cette proposition a I'unatiinite,
il ne s'.,ii 1'pl, 'lue de determiner quand et dans
iuelle fornie ce rapport devra etre faith. Le sub-
d&16gue presume que l'intention de tous les mnrfi-
btes de la deputation est de diffirer encdte ce
xapport ,jusqu'a ce 4i'on airt la certitude qi!e MM.
les ministries des puissances rmdiatrices ne porre-
ront plus rien a la deputation avant le, coinnien-
cenment des deliberations de la diete. Le directbire
pourtait en attendant preparer le project de tap-
port, de maniere qu'il pit 6tre pirsent6 A la d6pu-
tation dans une seance apris le nouvel an. Dans
cc rapport la deputation se ref6rerait ,dans le cas
olh dans l'intervalle il n'arriverait rien autte chose,
A ce que MM. les ministries s puissancet tiAddia-
trices out ddja remis at la diete le conttusum gendral
de la deputation qui allait de son c&r~ le presen-
ter mainoteant a S. M. l'empereur at a l1'impire.
La forme ,dIu rapport serait, la tnme que celle
employee par la deputation de Rastadt dans les
,ij po1n.t1 u'elle a fairs a la diete ; savoir le di-
rectoire la reputation ;adrc,;:.a Ic rappoati


G. C c XX V I.
D RECTOIR Sub dictatodu 17.
Le prince-dveque de Fulde se plaint de nouveau
de la mianiere don't il est trait par le prince here-
elitaire de Nassau-Orange.
En change le tond6 de pouvoir de ce prince a
renms une reclamation dictee le 18, pour refuter
la plainte du princy-6veque de Fulde.
MM. les subdledgues sont d'avis que les dernieres
offres faites par le prince hdr6ditaire de Nassau,
sont telles qu'il ne reste au prince evque de Fulde
aucun sujet fonde de plainte. On ne peut pas douter
et I'on souhaite que ledit prince hridditaire persiste
dans ses offres qui peuvent satisfaire le prince eveque
de Fulde.
Its conclusum.
Quibus discessum.

I T A L I E.
Naples, le 22 deccmbre ( 1" niv6se.)
ON crit d'Alger sous la date du 5 janvier, que
la Regence avait ddclar] la guerre au Dannemarck.
Elle avait done ordre au consul du roi de Dan-
nemarck de s'embarquer sous trois jours et meme
menace de se porter, envers lui aux dernieres ex-
trnmites.
Le cit. Dubois-Thainville, charge d'affaires de
la R6publique franchise ayant recu 'ordre special
du PaNEIER CONSUL de protege toutes les puis-
sances amies contre les injustices et les violence
des pirates, a faith connaitre au Dey que le PREMIERt
CONSUL-apprendrait avec peine une conduite aussi
irr~guliere, contre ine puissancce qui tie lui avait
done aucun sujet de plainte, et qui au contraire
venait encore tout recemment de lui payer des
tributs tres-considerables,
Cette mediation de la France a paru beaucoup
deplaire au Dey, qui a meme menace L jr.nt
francais de le renvoyer avec celui de Dannemarck.
Cependant es choses paraissent s&re racom modes.
L'agent danois est resi et on pense que, pour
cette fois la Rlgenc ne de clarera pas la guerre
au Dannemaik.

ANGLETERRE.
Lundres, le 2o janvier ( 3o nivise.)
ON n'a pas paru fire d'abord, dans le public,
une attention ,bieri seriense aux bruits qui se sont
epandu.s, ces jours-ci, au sutjet de quelques trou-
bles .'irvnui.L en Irlade, dans le come de Limie-
rick, et qu on a icrpilcms come des actes
parttiels d1 brirLn';ige. Lcs details ultricurs que
So'n tecoit rl.n';.crint es "eveneens er-
mettent de les Attltiucr\ cet esprit geiiraf de
mncontcntemetit ct I Ic rCvoihe qi a si long-tents
fegnc en Iilinlle et i'i tnoiii(riue d'agiter plu-
sieurs parties dI ce e r. ime. Ces Imouvemelns ne
se soot pas bornes a la ville de Linierick ainsi
qu'on 1'avait d'abord announce ; its se sont itendus
jusqu'a Waterford, et y ont pris un caractere assez
aiarmiant po,_ provw,ru.?i ls nes.u lit i, ,.
veres. Utine cmminiou n ,1 i.uie c cs criCe n C t.II'.i.l, I tI
forme'e dans cce (derniere vdle, p6ur instruction
du proces dei coupables ; et la sianiere don't le
premier juge s'est expime en rendant colmpte
au i.,nrd-jory de ce qui s'tait pass indique assez
de quelle nature onit lest deituis .dvehentens-qiif


---- --1-----------*1-r -----


out eu lieu dans cette contree de 1'Irlande .
magistrat ne dissimule pas que l'esprit de rebel
lion s'est de nouveau manifesto parmi un trts gaant
nombre d'habitans. Quoiqa'il n sait., les troubles
qui ont eclate dans les environs de Limerick, n'oui
pas eu les suites qu'on paraissait craindre; et lea
precautions qu on avait prises pour en arfIter les
eflets, sont presque revenues inutiles. Le mal s'est
borne a l'attaque de la mason du colonel Boutchier
qui heureusemnent se trouvait absent. Un de ses
d'omestiques a t6 .la seule victim de la furcur
des brigands. Quoiqu'il ait survicu aux blessures
don't son corps est cribhl, on desespere de sa
vie. Alvme Bourchier et ses enfans eussent infailli.
blenient et6 massacres, sans I'intrepidite d'un 6lli-
cier qui se trouvait heureusement chez Oile. lj '
tous les scel rats qui ont figure dans cette attan'ue
nn serll a tci decouvert et arrWt'. C'est u laboureur
des environs, que le domestiqu bless a rec6nhu
peur eire I un des brigands.
Dans les premiers joursde ce mois, in offiie
de police de Limerick. ayrant 6et setretcment in.
fbrme qu'on avait vu transporter vers la paroisse
de Pallis Grean une grande quantity lie fer en
barre se rendit sur les lieux accompagne du
capitaine Richard Lloyd. I!s y arrivetent pendant
la nuit. S'etant appercus qu'on traviillait, A un;
here indue dans la boutique d'un forgeton,
ils enfoncerent la porte et y trouverent cinq ouvtiers
occupies i forger des piques. Un seul d'entr'etui
fut arrt6 les quatre autres ayant ptis la fuite.
Le lendenain il tut conduit Limerick, o l'on
transport egalement une grande quantite de piques
trouvees dans cet atelier.
Du 21. On lit dans les derniers papiers de New.
Yorck, ce qui suit:
c Des nouvelles de la Havanne, du S to-
vembre, communiquees par i'agent coinmeicial
americain qui reside dans ce port, ont donan
beaucoup d'inquidtude aux marchands et aux
propii6taires de vaisseaux de New-Yorck. Le
roi d'Espagne a accord au marquis de Colo-
nello un privilege exclusif pour importer 60no
negres dans la Nouvelle-Espagne, sur des vaisseaux
strangerss. Depuis la fin de d&cembre, jusqua ce
que le marquis ait retire tout le profit de cc m0oao-
pole, les vaisseaux, tant anglais qu'anglo-ambri.
cans, qui font le commerce de negres, doivent
etre exclus de la Havanne. Pendant ce teams, let
succ6s de ceux de ces vaisseaux qui apparniernent
a Liverpool seront tr6s-contraires. Ceux des ania-
teurs ameicains, qui font le inme commerce, no
le seront pas moins, Cette nouvelle a fait hausseC
sur-le-chanmp le prix des riegres A la Havanne, Let
constuls rangers et les planteurs vorit fair dest
clamations auptes du gouvernement provirciil
contre ce monopole
I N T E R I E U R.
Irdves, le 28 nivwse.
LUNSTALt.ATiON du tribunal d'appel des qua're
d6partemens de la rive gauche du Rhin a eu lieu en
cette ville le 23 niv6se. conformement aux ordres
du grand -juge : touts les autorites civiles et
militaires out assist a cette occasion a une ct
remonie religious laquelle presidait M. Ileveque
de Trives accompagne de son clerg&. Le prdft
a recu entire ses mains, de la part de tous leI
members du nouveau tribunal, la promesse de
fidlite i la constitution. Le prefet, le president
du tribunal le commissaire du Gouvernement
et Il maie de Tr&ves out prononci des discourse.
Le premier s'est felicite, au nom des habitanis
des quatre ddparternens des choix faits parole
Gouvernement : les deux magistrats ont ajou a
Sleur sermenrl, 1'expression des sentimens sur cs'
qurls ce serment se foade. Le maire s'est rendul
I'interprete de la reconnaissance de ses concitoyenD
envers le Gouvernement. Une fete publique des
danses et une illumination generale ont toinid
cetie journey ;, laquelle les habitans ont prija
part la plus active.

Paris, le 7 pluviwse.
LE general Lannes, envoy extraordinaire et mni
nistre plenipotentiaire atpis de S. A. K. le prmncicr'
gentdePortugal, a et pt~deni dimanche ad Per.r.M a
CONSUL par ie m inistre des relations ext rieuresi
II a recu son audience de cong6 pout retouncr a
son post.
Le PREMIER CONSUL lui a recommande speciale-
ment de s'occuper faire rendrejustice et a protegcr
le commerce franqais A Lisbonne come ii .I 'it
deja commence de le fire dans la premiere .na"'e'
de sa mission. II lui a particulierement fait con-
naitie qu'il Ctait content des services q'il avait
rendus jusqu'a cette leure dans cette residence.
ACT ES DU GOUVERNEMENT.
Paris, Ic 4 pluvidse an II.
LE GobvEIiNEMENT DE LA IPilUBeLILUE SUlr
rapport du grand-juge, minisre'ce la justice ; vu
les lois des 27 mars '7ojg. 3 brumaire an >2, 7 fuIc"
tido.r an- 3, 7 vent6su an 8 "ensemble l'arrea du
18 fructidor an 8 ; le conseil- d'etat ezsteindlu,
,rriice ;


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A. r |'Les enqueties qui ont itelieu depuis 'execution du ",5edt arric (q;ti sera inas&r an


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t, ilt.A I ". ; ise il, lammonci ii tic. tui. .~ g
paira dCsormais, a l'entree en France, soixante-
quinze,ccntimnes pat kilogramete.
t.-Le sel ammnniac venant dEgi'ptC, directe-
ment sur voissc.ui fran.ais ne paiera qu'un tier
du ld.oit, a la charge de justifier du lieu du tlihatu -
tnent oa conuaisciiemetieti charles-pajilns ,-visci es
genislijncais qguand il y em aura sit les-lieu.x, Ou
jug&h en regle par le tribunal d *onnimmc ie e
quandit tn'y aura pas d'aitns au lieu du char-
gement.
III Ls ministres de I'interieur et des finances sont
rharges, chacun cn ce qui le concern, de i'exe-
cuiion du present arrite qui scra insert& au Bul-
letin d s Ibis.
Le premier consul, sign, BONAPARTE.
Par le premier consul..
Le secritaire-d'tat, sign H. B. MAIEfr.

PJris, tl. 4 pluvidse.an t.
Lt GODVERNEMEN'r DE LA RIEPUULIQUE Str le
appott du ministry de i'intetier, le conseil-d'6tat
atttrnda, arrete:
Art. Ier, Les droits de sortie sur le beurie qui
s'exporte par les ddparterhens maritimes, sont tixes,
jusqu'a ce qu'il ei soit autrement olonni, a
cinq france, par tinq tnyriagrimmes.
11 Les rninistres de 'intetiiur et des finances sont,
thacun en ce qui le concern, chaires de I'exe&
tution d i present arret qui serh insere au Bulletin
V1 lois.
a Le ernmiFi consul, sign, BOMNA'PA11P..
P*r le pieintei cinssul "
'a secretre-d'tcttnsuligned, H. B. MAEtr.

Parni' le 4 ptlvi6sa ann it.
LtGOUVEIRNMENT DE LA RiEPULIQUE, sUir le
"Pport du-minittr die l'ihtitieitr," le c6nseil-d etat
itedird 'arrte .. -
Alt. er, Les )euillci' tr:r.inipraleci de corn ; vye-
Ant de l'6t.r.i ni.cr'Ja.ult .Ild a ILkur entreC en
France un dl ,iii seii.i iv,.t l,:uir quality,
pout ceux de la longucur et de la larger,
centimetrcs.
det1g 4 J---ur 9 1' ~s f r. sitr 104 feuillets.
1 s tx6 --,isu ( s 6 t ride:a.
t *4 -- ur n 4 fr. idim.
Itittatu-dttdus ur it c au-dernous 3 t. idntm.
1. L.s cdrnes plates i Faire des peignes paieront
'* ft. du cent.
'1I. Les ;luiniii-s de I'inteienr et- des finance.l
l"Ot 'thl.., chacun en ce qui Cl concern d.


Le premier consul, signi, BONAPARTE.
Par le premier consul,.
.Le secritaire-d'dtat, sign MH. MANI r.

Paris, (l 4,.luovioe art if.
L.s GOtiKVIiNEMENT DE LA RvPUtIQt E Str le
rapport du ministry des finances i, leconsei-d'etat
entendu, avr&tent :
Art. I1. II pourra tre 'tabli A cornptel de Ian
12, des receveurs particuliers dans les villes et corn-
munes du !a Repubiqiue do-n le montant des r6les
s'elevera au-dessus de 15,0do francs.
II. Ces.ic.-veuii p iiimulciet seront i la nomina-
tion du PREMite CO),i.'.uL : il 5 eront tens de tour-
nir a la caisse d'anottissement un caution.ernent
en tuimriraire du o20 dc la contribution, lonciere ,
et :de souscrre des soumissions i l'instar 4e cells
des receveurs d'ariondissermicnt.
:Ii. Le traitement de ces receveurs particuliers
ne pourra etre au-dessus de quatre cent. par franc
du moniant des contributions qu'ils seront charges
de percevoir.
IV. Le ministry des finances st charge i e I'exd-
ctttion du present arr&te, qui set itnsere an Bulle-
tin des lois.
Le premier Consul siigni, BoANAtAnE.
Par le premier consul.
Le sectitaire-d'itat, sigue, H. B. Min'r.'.
--- -*** l iiiii n i i'iiiiii _
MINISTER DU TltSOR PtUBLIC.
Paiemeut de la drtte publique., ,\effectuer du lundi
I tpluvidse an ti; an samedi 16 ; s.a,..ir : ,
CItfQ, OUR Ct NT 6C JSOLI O3Ljrt,-
Ioret 2m semestres an 10. '
A tolbs num orbs, les parties qui n'ont pas tfi
eticore rtclanmes'sur ces deux sernestres.

2e Sej .Sc.tre an t .
2ame Semestre an 1o..


lireaiui* i lettreSa i,, ,p, duo Ia


3 -----b....'.*.......
i *3-I~--d.. '.

S5 1-- l t ........
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9 -|-- C s-i, u, y z,:.
1to a l i,.'-r, u,' tw, X.
<" Scrn-t'itL h 10to.


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* 900.
a 3soo.
i'38oo.


a tgoo.
ia 400.
' 1000.


A tobs num&ros, les parties qui n'Ott pas encore
ete irdcaniees our ce i4fitWA 'd. .


i "publicilion d dceu det du brtlnaire an a, et Bulletin des lois.
ur le' srt desquellUe i n'a pia encore &te defi- Le premier consul, sign, o!.NAPtt.'-'
vidvewme"t prootin",' tei pourroint 'etre argues Pr le premier consul,.
de nullit lorsqu' ieks aurota e t ~t faiest ot Le secritaire-dedtnt sign, H. B. MAtter.
raudiende, conformeneint au dfcret du 7 fruc- .-- .. .
tido at 3 soit dans es fornies prescrites par .-- i
rordonnance de i667 et reglemens posterieurs. Paris le 4-pluvids an r.
II. La loi du y7 ventose et I'arr&t6 du 18 ifr'c- LE GOUVERNEMENT DI LA ft!t'LILIO.lr ,, sur le
tflor an 8, seront executes., rapporidut ministry des finaices ; vu I'arrete du 20
In, corsi&,ence et jusqu'd ce qu'il en soit prarinal an to qui a0corde un entrepot de mar-
'eiciir ordouin) les avoues suivront exacte- chandises a a vile de Strasbourg; le conseild'etat
lriet, in c qui concecne les enqntes, les dis- entendu, arrnte;,
p,,iiioi 'de I'ordonnan'ce de 667, et reglemnns Art. Iet. La dure Ade I'entrepSt des narchan-
pdstdrieuls. dishes trangeres accord au corummrce de la ville
SII. le grand-juge, ministry de la justice est de Strasbourg pat att&a du so prairial an to,
charge de l'exkcttion du present arretd, qui sera sera de six mois.
ja~re : u Bulleiri dei lois. II. Les marchandisas 4trangeres permises al' ex-
Le prin, I consul, sign BONI'APAI .. ception de tiles pteiei er mOuselines et des tabads
Pat le peminier consul, en fetilles, pourront trarislter pai.terre a l'e riAn-
Le secritare-d'itat, sign II. MARET, ger, de Strasbourg a Mayence par le bureau
d'Oppenheim et, de Strasbourg' t Bile par le
bureau de Bourg- Libre, et reversiblrnment;
Pais, le 4 pluvids6 an i.. mais toujours en suivant les routes directed Elles
acquitteront le droit de la balance du commerce.
LE GOUV&RNEMfNT DE LA REPUBLQyUE ; ,.
L GOUVENMNT E LA III. Celles diclarees en transit devront suivre
yVa le rap ore du grand-juge', ministry de ia It suivre
Va le report dua grandd-jug o misiste du leur destination pour I'rrariger, sans pouvoir dtre
4utice, sur la demand du commissanre du Go- mises dans lentiepot de Sasourg : elles sont
verneruent prt le tribunal criminal et sp&ial du mises dauns l'enttepot.'de Snasbourg i:.elles s 'lont
rnement pts le ibunal crinel et cal du expdies dans lesformes ordinas, sos l b
d pattementdu Mont-Tonnere tendante i obtenir expdes dans. s lre orinar, sots plmb
ialtorisation necessaire pour tIaduire devant les et avec acqtuit-a-caut on
tribunaux, le cit. Hoffmann ex-receveur-p-end.,l IV. Si les marchandises d&clarkes en transit on
de ce dipartement, privenu de dilapidation de Cte soustraites, il y aura lieu au quadruple des
deniers publics; droits de consommation. et I une amnende de
e et ls pie oois500 francs centre les contreveuans. Si les mar-
Sladite demand et les pieces y-jointes chandises expdes en transit sont reconnues dtre
En vertu de la decision du conseil-d'etat, prise d'especes diffirentes de cells dclaries, les contre-
cbnformirment a I'article LXXV de la constitution, venans seront condamnes a payer, tlitre de confis-
trrte : qe le cit. Holfmann, ex-receveur-gdncral cation la valeur des marchandises ddclarees au
du department du Mont-Tonnerre, prevenu de courts desdites marchandises, et it une amended
dilapidation de deniers publics, sera poursuivi de 5oo francs.
devani les tribunaux. V. Les certificates de d&charge don't les acquits
I.e grand-juge., ministry de la justice, est charge & caution ddlivrds pout les marchandises expidides
de I'eXcution du present arr&te. au transit devront etre revetus, ne seront vala-
Le premier consul, sign, BONAPARTE. bles qu'autant qn'ils seront signs par le receveur et
Pat le premier consul, deux autres proposes.
,Le secrdtaire-d'itat, signed, H.B. MARET. VI. A cdmpter de la publication du present
arrtid ; te traitement des proposes des douanes
: 1 Vr 4, kl 4 plurise ,.aan t.. employs a I'entrept de la ville de Strasbourg ,
LE GouYIREMINT i ELr1 LA RPuBL. utr le sera' Ila charge de la regie des douanes.
iappottdu miniistri' de rIintiieur, le onseil-d'dtat VII. Les ministres des finances et del'intrieur
eniend. arrdte : sot.charges de t'execution du present arr&t, -qui.
r .. ..,, ,. sera insedr au Bulletin des lois.
At L -n nt de I'dtranr I


_ ___~ IL d


Pelnsios civiles tt ecccsiastiquts.
9146 Semestre an io.
Bureau no 7, ,Civiles i dun& i a i,,o,
Ecclesiastiques du n6 i 2A246
-- 8, Civiles,du nt6o0oA a 9920o.
to Semestre an to.
Atous numreros, les parties qupin'oit phis encot
6te rtclartiaes sur ce semestre.
Pensions des weuves des ddfestturs de 'la Patrite:
liqnidies p i la loi du 4frtacidor ant 6.
1er Trimtsire an ti.
buerea n* x du nx i u toaoo,.
smnSemestre an 8.
If* et me SemeStres n 9;g
IO et "me Semestres an 1q;
A tous numtros, les parties qioi n'ont pas it4
ccore r6clamees sur ces cinq semestres.
----C--- S 11 n1.1 -
IN ST I T U T N ATI ONA L.
Fin de t.i notice des travaux dc~lt clause des scienet
manthitatigues et physiques, /Pedant le trimestre di
l'an t. Partie physique, par le citoyen Laciloix4
secretaire.
i C O N 0 M I B R U R A L E.
Sur la ricolte de froment obt:nue l'aniCe dernier-
dans le, par de 1, l,'I.r 'ti; sur la vctte dei
ines du troupenu etabli a PFerpigin e stur to
,r,"lI tnic lu chariore.
ON regarded generalerent comme tn principle
fondamental du commerce que le besoin de
vendre et telui d'acheter itablissent loujjours lani
les marches lorsqu'on n'y apporte aucu;i obstacle,
on just 'quilibre days les prix des de nies. II
oemble cependant que cette proposition n'cst paA
rigoureusement applicable aux diire,-s de pre-
rmiere nCeessite ,.aux grains par exernple. Quatid
on voit la ficheuse impression que produise-,t sur
tous les esprits les seules apparences, vraies otn
exagerees d'une mauvaise iccothe, on est pottt a
croire qtie spicuarrt aldrs str les, craimes (des
collsonunateurs, les vendors sont imairis pressti
de diminuer leurs prix, que lorsqu'il sagit d'ob-
jets don't la privation n'entraine pas les m&ines
consequences.
SCe seiait done rendre service la soci&te que de
faire cohriaitre,: par une suite de i6scltats bien
consiates, jtsqu'on s'tendent les variations que
les inrteinpries des saisons apportent communement
dans lesrecoltes 'anhuelles des diverse productions
vigetales directemont applicable i la nourriture
des hommies et dels ib,'i.,ux. On iroLiuvr.iii sure-
mcnt dans Ces tesiili.ns des imoiil tons.')alI p,,,"
attendrc avec moins d'anxiei I'les rdcoltes don't Ie1
apparences ne sont pas heureuses.
La comparison que Ic citoyen Tessi;.r a etablia
entire les recoltes de fromenni falis i, ].inimboui;lct
dans les annies 9 et so, offre une conclusion dC
ce genre ; etril serait a desirer qu'on se firocurit
annuellement, dabs les difIrens d'-p.ancr.' ci de
la Republique de pareils reriseigi etimnsu'.
Le citoyen Tessier, apr6s avoir indiqut l)es qua-
lites des rcohltes comipleternent abondantes qui
ne se reunissent que trds-rarement a montr6
que quand une ou plusieurs de ces qualities man-
quent d'autres s'elevant a uin plus haut degre
peuvent conmpenser les premieres. 11 a observe,
dans la derniete recolte de l.'tablissnmeut rural
de Ranibouillet, que 1oo getbes oi't donned 4.4
litres de grain, tandis que radnCe d'avant, on
pareil nombre de gerbes n'a ltiur que 338 li'res
He grain c'est-i-dire ion er.qii-q ,L-io de 'moins.
Trois hectolitres du premier pesaient 246 kilo-
grammes-, et trois bectolitres du dernicr, 32 ; diff&-
rence de poids 14 kilograrnlocs.
En poussant plus loin cet examen, le ctoyen
Tessier s'est assure que Ic arai, l e li derriere
rdcolte a product plus de l.iuine que telui de ]a
recolte prtcirente. 11 en a rapJ..ort1i it poids res-
pectits, ainsi que ceux des 'quantitCs de paitt obte-t
nues d'egales quatiitits des deux fatites. La recoltr
de fan so a conserve A cet tgard, i oiirinj par rapp
:port i la quality advantage sur ccI L'amclioration de nos-I aints, commencee cc
poursuivie avec tant de zcle par le vyi,-i ble
Daubent,)n, se continue de nIiiIric dolnner
bientIt Its plus lieureux rsultaias. 1 hergcrre des
Pyrendes Olientales, place auprbs de PAt pir:n.i ,
et dectiincc a I3 pop..i.cii. 'des merifuq dans' Ie
midi de ia Fianc a, cette anitde, nisi Cii"vdcit
uncertain iombre de ces arinimaix.
En i'annoncaut a Ia cl.1sse e citoyqn Tessier
rendu comptedes plix oht sont irntlc's I lainel
provenant die la tonte dc cc troupeart, et dout
Ia -iuinanii s'elevait a entvirot tOn i nriagraimtinrn
q(i oni 0 r1 .djf'gL's p:tr lots de 0 toidns. Le prix
moyet,; en' ) r'onprenant 5 cent. p:lr franc potle
les frais de la v'rite et la iecompense dqd mergers,
etM a fr. 3b L .cr. Ies 5 !he.ic.:ilannim ( oli la livre
pour la laire en suint.
L" i.9,ia>, c t.1 i'E. d' 2r., t quidonne aux 6eid
.a 1. ,.bre d'ea tire itnmaddiatement d,.













i.,iii,- supefi;,es, a ,sni un tpc a L'. vente de Perpi-
& )l.i'i ; c.i a l itrnir, i les i i ct(t "i, ant s iut
.Ac po,' es jisislui 2 ft. 58 cent..Mais cette dfte-
ac-icc, d'ja p-u considteable diminuera encore,
I' I tite..s in .. .t iif- ,I stuivroit 'exetmpil d61tnen
p)u 11 s (n i. ,.,q I'> r,: t1 iPp:I'i.' i- qui out fabri-
tqii .\i .'jlI .,I- d:,-piii-ii,'I t II- la Lozere, aVec
des laincs du (iil.. e;,mi, Ic Petpignaau des draps ,
pour lesquels its ont obtenu une nmdaille a l'ex-
vtisition pubiquie des products de 1'industtie fran-
c:,Iise. C'est encore pour cdtie :aid,.,n qu'on't et6
achetees la plup.ait des lines de-la derriere tonte.
Perfectionter les prcedes les arts en les dega-
geant des manipulationsinutiles que la routine y
a introduites, et carter tout ce qui peut pr6judi-
cier a la sante des outrieis ; ou. si la chose n'es' pas
possible ,-ihdiquer .les imeintlcui preservatilfs : tells
uont les services que la chimie et la physique ren-
dent journellement aux professions les plus sinm-
ples et les plus multipliees dans la society ; services
(ui sedaient beaucoup plus eihcaces. si I'habitude
.et le prcjuge pouvaient san une resistance uop-
niatre ceder a la voix de la iaisfn.
Lorsque les h6mrnes imstru'ls. accoutumns A-
rapproclier la pratique de la theotie et a classer
leuts observailons -tournent leurs regards sur les
', d.-. Id-. titles s manutactmers Ja discordance
<'., p' ... i les avestit bient6t qu'ils reufeciment
des preparations ssperdlues, et qu'tn exaimen plus
approlo-ndi lait'souvent recoitnamitre comme nui-
sibles. G'est a. de seminbbles consequences que
la comparison de divers mo ens qu'on emploie
pour ruiir le clianvie a conduit le cit. Nicolas ,
a.ssocie, et piolesseur A IF'cole.centrale du departe-
ment du Calvados.
Le ioaissage a poulr but de desunir les diverse$
arts .constituates du vgelal, ain d'en tiler ces
longs tilamneis pour lesquels om le cultive. Les uns se
contenteint, pour cela d'exposer pendant quelque
teans ia Fair lc chauvre ou Ie lin ; d autres le plong-r.nt
darts les eaux stavnantes dans des ruisse.iux, et
le procde, change avec le lieu., L'auteur conclut
de ce d6faunt d'uifitormite dans une operation des
plus simple, que la theoric n en est pas encore
bien coonue. .
II pense que le rouissage n'est qu'un premier
mouvement de ftirrnentation putride. Celui qui
s'opere danris les rontoirs on bassins d'eau stagnant ,
done lieu A un d4gagemeqt de gaz ammoniacal;
d'acide carbonique d hidtogne et dlhidlrogAne
sullure .duquel rmusnitcnt des ievres plus ou morins
dangereuses. D'ailluis la f.-inci. tin ,iii ie ,
p.haussse trop loin det&riore lj h tul,.-...c Jdu ht;
et occasionne uti dcchet assc ,.,in,i..lr.,:il.. L'eau
dlarti laquelle ortl a "mis i0u1 ii i, ie ou du,liin
est ..regardtee L..,ie iisaleubre pour les h.:mmi::
et pour les 11 tIHut< Ilt en. boivent, et pour les
poissons .1-1 I l-biiteu. E.,iii le chanvre sort de
li.:u e'au .,V:, u ne Iportion dc ,:!'.-n' dout it
i'-...t sep.iare que par Je travail du seranceur
(li.-,mn nc qlri peigne la filasse), -et ce luten ,c
I-l InI en pomissiere, affected cabngerdusenment la
poilttine d l-,.ilh-our.'< odvrier.
SLe t.i -.en Nicol ,. persuade (que la. destruc-
ih,'I du C gluten rsuhlte d, sa combinaisoun .avec
loxi"v3ne,, propose de n'c.ii-l. ,r jamais pour le
rouisisaoe qeque la oIttiiohi ,u to simple exposition
.'airlibre. L'e;iu de la. r-Csee en s decormposant ,
d. i,.,l .r,, sotn oxi.enC qui se po tant sur le
_ii i d.tr t la tnbacite. II est encore porte a
Ir i re qe Iadi.id calboiiqute 'conitenu dans la
roscee coitribu, aussi au rOuissage par sa decoim-
pshtion.
Le cilto ve Nicolas pre .:,i I, i, i continucl-
le ient dee.l'eau- en cv ,"-li.,11" .1, latelici
S du :.. i ,. i, et i vi'iiait en' outre, que cet
ouvrier i 'etveloppat le viCa-ge avec nitle mousselilne
tour prvenir Ie nL.uvais efict du .duvet colon-
nitix jliL se deiaage toujours du chaivre quel-
tue bien sepal e qe'il soit de son gluten.,
Le'citoyan, Nicolas terrine son nlminoiie enr
1. .ill iii de" p.i lIa fi asse conmme l lingi
'.., '.,, bl.nI.hi dans une lessive compose
d'uo li-t,.I'.:i.,nii.: ,(4 onces),d'huile commune
d'un l.ilir ,i i ( a -livres.) de potasse sur 5i
itres 4c.iu (.,,.u 5o pintss) Ce, Mnli-,e ,: qu'i
[,iW t h uilic pluit.,.s tlis, P...II I% pourpo kilo
l'tammess (,oo.u li'..-LQ ) dc Il., I- .
C It I M I E.
S r les, fierres 1f'inb'"6 "" t,;d.1b,~ r d tiiel.
Ainsi quie Inous i'avions prevu dans la notice
;ht 1 itest re c prec ldent l,,I'Iji.-.,'i ,l.'. i. il.,, s'e,
,- d e nouveau sur les i..i~rrL irnduli:rej d..in
'ori e est iItomliit eli t.i- l. ti lt bin ii1
pose tolnbe's d,. tLl. Le .hri.irst I. .nn n. ou
voulu ,: convaincre par t.LnmeOe d.Il I'l..ftilt
e. i II'- rncI et de la native de elc is '. ,.an.T
,i!., indiqucicA par M EJ.l I.. H .,r.'. l:. "
".. -al ',h,,,,IFL. It t rd,, y w I n
'. ,V.,.,r-, >.lin. les lndes-ti)tI:nflr" u coMut
I Yorck ou Angleterre de .S:rlie n c l.. e
tti B .liI-e auxquelles i a joint celles qu
Ii, nberCnt en France en 1789, A Barbotan pre
{,.(Intcto et,en 1790 A Clcon, paroisse de Juliac
I11i a liu tin cbifte M. Ilo-. I.1, que ces pierce


se resienlbkLnt si p:>ia itenent. ,- ;il est presque Mais il (...ji q9U ., ;4.ans k: ...,s temp(,..
i l.... ,.IC de Ie s t is disinigu r. D-e S ai.il) SCes vaiee, 1ihI. :l.:- ded ve Lts 1iwt la tel pliJtiatie kt l d ,
lou1 convaincu que touted. conlinnent les inoincs ches de l'.,,u."-ldc.imap e "lstl bien ..plus lotte -u",.
plincipes. sav ir de la silice de la nmgnesic de la lunmiee du S.,kil et qu'il t 1'tisulte 14,
du fer, du nickel et du soultre. Ces rtsultats la di-...:i 1 et ia chaleur de Ces couches ,i ,,,,,
conlorrnes t cetx qu'avait d6ja obtenus M. Howard, i'cl..nlet d.iei,| ii-i plus rares et plus ifoides t
et l'ouvrage dans lequel M. 'Chlandi, conuu par nIesure qu'qu s'J~lt des renverseanens n. ,,i,
de belles experiences sutir la vibration des sutlaces i attibue la formation des nuages.
a rasseible tous les recits qui ont etc faits sur La discordance des 61etW que le mnlne vent pro-
la chuite de ces pierres,' concourent a rendie pro- dult ed divers tents semblait apporter A 'Itablis-
bable leur origine exterieure a notre globe; car semrent d'nne theorie de ces eflets un obstacle
jusqu'a present on n'en a point trouve de nlll.ibl.. i,, ,,, 1 ,,.il- il ; mais d'apris de nountreuses ob-
dans son intericur., setivations, Ie ciloyen Lantrick a peins qu'il ,.
La lecture de cet inthiessant ihminoite a donned il., pas" s'arreter Stlel i 1ia direction de
lieu' A une discussion. doit les rcsultats :doiveqt vents et a leur nature, et qu'on devait encore avoir
trouver place ici car ils ajoutent de nouveaux egard a la hauteur a Jaquelle its soufflaient dti3
ano.tifs A ceux qu'on avait ddji pour recueilii atmosphere.
discurer et apprecier les divers temoignages d'apres Pairn les fats recueilis par auteur et u'i
lesquels on suppose tombees du ciel les pietres re de comme suffisannent coUstates U, q
don't nous nous (occupon.,ea ce moment. En efiet. terons le suivant lorsqu'il regne silnultahnneni t
si lorsqu'un pbhioetene est anuonce, on etalt en dans deux coicher differences de I'atmosphere
etat de s'assurer par une numration complete ent de no-ou. et un vent de sud-est
des divers agen physiques qu'aucun 'a pu le oi sendre voir e tes s'clait in vent de, sud-esi e v
ptdul il eue r.suzterait ividernment l'inpossi- cout s'attendre voir Ie terns s'&Iailcir, si le vent
p.uiseil r sultcrait evidemment limposs-de sud-est tst inftrieur,, tandis que. le coattaite
Itil tit e ce phenomene,, et par consequent la aura d-eeu., si ce rivent est suptcieuir. i
fausset de son indication.
Lorsqu'au contraire on trouve tine cause, qui Ouvrages impiitin prisentls d la clade far es
en etablit la possibility, si la same logique defend s auinbres.
de f'attribuer exclusivement A Cette cause', elle Neuvienie livraison des Paintes notiveles cul-
prescrit en rtine terns de substituer le doute a fivtes-dans le, jaidin'du ci ,Oi. ,1d'els, eti d6cittc
a tiegaition absolue, et de prendre tous les ovens p'ar le citbyel VentetiW..
possibles pour constater it fait pace qu'il ne 7' ,., ,,* 'i,,. I :, '.li,.h,- par le cit. Sig"ud'
r6pugne.pas aux lois #ne~rales de la nature. de Li I.n. assucLi.
Les chimistes seraient en ce moment tres-embar- T'7 Taiti'ds ,.il.j..,'i,' gottewtes par le citoyea
risses de trouver danSa atmosphere les collpi-.-ian, Baithez associe 2 vol. in. .
Iupe Panalyse lent a faith decouvir dans les pieries T "raiit de la galee t cde darties dant les anihiaiix,
qui leur ont eie donnees come tombies du cinquiene edition; par, le cit. Chabert, associe.
ciel, et par-lA seraieni ports naturellement a IIpr"ij, par ordredu Gouveinemnent.
rejetter tommce absurdes ces evenemens. Mails le
citoyen Laplace a indique a cet regard une I 1 S D I V R S
explication qu'il propose non conmine la seule L ,. R u S "
qu'on puibse donner du fairt, non pour en prouver dirtoire .i',' l des revolutions du comnmerce.,
I'existence, mais .pour qu'olt ne se hate pas.de ou precis historique et raisonne des charlgemens
le rejeter comnme absurde et qu'on suspense at qu'a eprou'ves le commrin ce a occasion des trais-.
motns toute opinion jusqu'a ce que ile teams ait migrations des conqutes des, nouvelles dco -i
procure des ct.iii sseimenis deests. .. i vettes et des, revolutions politiques dtepuis le conm-
Un calcnl tr6s-simple mnontre qu'un corps lance mencement du Monde jusqu a nos jours. ,
de la Lune n'a besoin que cl'une vttesse a pen Mpobilitateeviget..... Li. L.TV.
press qukituple de celle dun' boulet dc 24, re par A. M. Chappus, membre des ci-devant Aca-
avec une charge'de poudre gale a la mo]iti de son poids, pour parvenir'a la distance ou 1 at- et de Marseille, format in- 12. caractere cicero
traction -de ce satellite est reduite a la' menmie inerl gi. imprime sur bes. .apii. Prix, fr.
intensity .ique celle de' la terre. Pass'e ce pint, pr i ,'- cent '
le, corps -se trouvant dans Ia sphre d'activit6 :de u o.cen..'
e rps se rouva s sphe dcv de A Paris, chez Laurens jeune, rue Saint-Ji.,ii.
notre globe, doit comber, sur sa surface. Les t'ri-s5-,iscellede.N Matilurilir-, I3.d..
.i..lrente. de volcans tris-cousiderables qu on
apeicoit sur Ie 'doiqiie de Ja tLune ne rendcnt Des Tropes ou lfi/,i'in,, nsets., duins le~CdiS...ri
pas invraisemblable urge pareille projection ; mais peut piilile un neme motdais une t nee.langue,
ind endamment des 'euptions qui peuvent etre OJiwrage utile pour i'intelligetce des auteurs et.qi
plus ou moins rares, il i'arrivera pas tiequeniment peut servir d'introdiuti-,'n i li Rhi-.wiqilue ,pt a lJa
que la direction,, (i jet' toih celHe qu'exigent les Logique, pit DumaInai- ,,,nbuvelle edition, revue
nmouveniens;-combirnesde ia Lune et de la Terre, corrg e.t augrnentce par M. li'abbd Sicard. insti.
pour qu'un mobile part dtt;premier corps puisse uteurdes sour.-, ,ru,:t, et ineir,)re de I'lnstitu
rencontrer l':utre. national gra l in-i i 2 ; prix, a fr. 50 cent. pour
L'aniosphere de la ,Lune,., revoquee en doute Paris, et 3 it. pour les dcpartemens.
par plusieurs .ii....,s1 estau rnoins si rare et Chez le nicme libraire.
si peueiendue, 'qu'ellei ne peut opposect qu'une c
'trs-faible r ist.ace aux brps qui se meuvent dans
son seit. 11 n'en est pas (d enic e de Fatmosphere C O IU S D U 11 A AN E,.
terrestre : elle reduit ptiestquiau dlit'.ii.. dc sa Ion- Bourse da 7 pluvise.
oetinr Ia plus grande d e pde pite ca dnoe p; C e A N G c C G R A, .Gt E S..
et la eswistanLce qu'elle oppose -aux illn... t1,,nii sia-
Spides est telle que a..i quun coIp, lance pY, A ouos.
le Vesrve par exempt .e put pa.rvinir jusquen e jours. Jo
France, il !audiait a fit quiteit une vitesse dle projec-
tion inliniment plus consilfetable que tell qii por- Anisterdamn banco., 4 "I
t etait un corps lunaire 5 la limited de la spli a di'ac- -- Counatt .. 56. c. 56 ,
tivite de cet astre. Londres ......... 23 I. Sa c. 23 J. 57 c,.
S 11 n'est done pas possible d irnaginer que des II.1.1 iiu. ;..... 189 1. 187 a ",'
pierres trouv-des ir- loin des'volcans terrestres Madrid vales ...... f. ,c. 1 f' 55 c
Ssoiern e t p .Jiii des.ieuptions de ces nointagnes. -- I_.ectif. ..... 14 .. 5o, ce. 14 f. 30 c.
et la uiinstralogie s'oppose cealement a cette, expli i Cadix vales. c. i L 55
cation ;., car,a cun des podiiitsvolcaniques cmlnus 1.---. llI l .,. 14 J. o c. 14. 'i'c
e n'a d'idcntite avec les pierres,ptutnisecs tonmbiees Lisbonne........ 4.
S I du ,ciel., G ees effectif.. 4 f. 67 c. ,4 f. 61 b .,
M i T E I0 :.o L O O i Livourne. ....... 5f. 7 c. 5 t
SD, valrifionts, de lt'Ie idel danf le tituds Na les........ d.6f.
i oyentnes e'tie /iquatela et le pue des cir- i an.......... 71. f. -
con.itu coses esentiell S qui les a ,. ,.t, g1 ,,11. :.. 4 '. I' .
ro wt 'nCsS qn irs iFranclort....
L'influefice deos rnriores dr les r&sultats de 'a- Auguste .......... i f. 55. c.
agriculture a faith desire de toeus es tennis dde con- Viclnne.......
ualtre la loi de succession de ces phlenonenes tersbourg.... .
Fet les grand' av; p ag's que pi..tilntriit .a I' .... F lt T.'s u B I CP S.,., .,
SimI-nlnie la p,:1'bljilite lindiquer d'avance la nature Cinq pour cent'............. ... a ,.
, des saisons, justifient suflisamm.cnit tdus les efforts del Jouissance de iierninal,an 1x ,54, c1. "
. infructueux qu'on a l.,i. juaqui present pour par- Ide,, j,,uj; .anc. du di e n.1. an 12.: iS t. J "
it venir A cc but. A di,.ns d li B.,nque l France.. Iro .
S ivciment frapp dq ces avantages e citoyen .........
, Lamniari ipa pu etre. anret par e- mativais sttcces S P G A C L E S.
dk (eu' qui l'onit prcede .dans cette cariere et *hiatre de!'Ot.ria. Auj. Hcube etPsiclhe.
c.,.iiinuc le la parcou.ir avec courage. Apres avoir Dem.ain s;.i..fdi, Bal masque..
" consigrn dans plusieurs erits lescauses qu'il attri- Th tre Louvois. Auj.Helvtius'; le Pere tl i**k', '
Sbe aux constituLitions .cc:i ol.piqj,.wis doninantes et Guerre ouverte.
it i est descend d.oi h u de A ere menoitre a Tlctre du Vaudeville. Auj. Florian et Fanclhon .
Ai 1l.sunin des variations de itat-du. cel c'est-a- ThIatre de la Citl. Auj. Ilkv -) ; C"I.p'11"
s dire de latuiosplere., If lptl pr c : tat et I'Enrolementsupps. '
c A l'inllucne e(i. a hi-nnicic du Soleil -
CS A ci- l es v c < l de 6e t, ... .,,e Ilupriarie t t. AGAS^


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21


I















GAZElTTE NAT( )NALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.

Nous sounnes autoris&s a prevenir nPs 10 .. crio, .ri qu'a dater du 7 iuvose an 8, le MONITrrEu est le seul Joutrual offlicel.


Samedi, 9 pluvit e, an i i de la hi llrl'i.iiue ( 29 janvier 1 8o3.)


x 129.


E XT E R I E U R.
SA L L E M A N E.


R AT


B ON NE.


Tmle-sii min seance de la diputation extraordi-
taire de I'Empire, teaue Ie 4 janvier t80o,
(I14 Ws ta In I1.)


S CCXXVI I.
D I E C ToI r E.
Qudquesli-ui de Me M. les subdelegues ayant
announce vouloir porter au protocole les explica-
'ions iu'ils s'etaient rdservees sur les comnmuni-
.catiors de la plCnipotence impdriale; ii est ouvert
Acei elki.
S B 1ANDEBOUR G.
La subdt16egation de Brandebourg ne s'etant
pas encore expljquee ainsi qu'elle se1' tait reserve
sur les communications de la plCnipotence impc-
,iul, dictes ,le 3o noveibre et 7 decembre
,i.Cl elle vent tniaitenant porter ces appli-
cations an protocole de la deputation avant que
cj rappott deja pyalablement airttC sur les t e-
jgr.Licii'1 *Ie la dCputation au snijet de I'affaire
I.. itiFL,,n n,,t ne soit fait a 'emiper'eur et a
lEmpire.
S Au sunet de toot ce qui est dit dans ces com-
'tuhications sur le lot d'indemn it6 du grand-duc
de Toscane. qui n'est pas encore regle A la satis-
fattion de la court imperial, la subdIlegation
de Brandebourg se rifere uniquement A sort vote
idu- tl d&cembre, et A la declaration qa'il con-
'ilent, que des negociations ayant CtC entamecs
I cc sujet A Paris la ddputation ne peut pas en
aitendrt le rssultat puisque d'apresles assurances
formelles de MM. les mtinittres des puissances
iidiatriccs il ne peut pas arrnter la natche et,
lIa conclusion dd l'affaire des indemnnitrs qui lui
est confide. Apdis cette explication on ajoute les
:obsovato.tns suivantes sur les remarques de la
plcieipotence imptriale au sujet du conlclursum
g~nrtal de la deputation du 2s novembre dernier.
'i ad LVII. La prolongation du terme pour
fIire conhaitre quand et de quelle maniere les
s1Oveiains ecclesiastiqune deposs6des auront t6C
14til611 o, conformnment au conclusum de la
d1putation, parait inutile; ceux qui, comnie
lrvltue de.Fulde, croiraient avoir des vrclama-
tions a fire, les front sjns dote parveinir la
Sdipu:ation Si les autres out ete satisfaits, cela
peutstlfire A la ldeptation sans qu'il soit besoin
du'ne announce particuliere.
IL. ad tLVill. On est d'avis qu'on dolt s'en
tenitr la redattion du conclusum de la dCputa-
tli au sujet des prccistes imperiaux. Ceux qui
pourtont sexcuser de 1'omission de la prisentia-
tion par lemir minority ou par d'autres motils
vblables, seront sans doute indemnises par le
lonverain suivant 1 quitt.
III, od LX; On croit d'apr&s le vote du
9 novembre dernier, que les droiis immunities ct
r&rogatives des pays et sujets secularisis, sont
assez garantis par la disposition insree au con-
(tntm general, qui assure le maintien de toute
I 'constitution politique u en tant qu'elle est
11 fandce sur deis conventions valables eutre le
Ss0ouverain et le pays et d'autres lois d'Empire.. i,
ct que cete narantie n'a besoin d'aucune autre
addition ultcneure.
IV ads. LXIII. On regarded 6galement come
rhiitant Ie passage qui assure t chaque religion la
ionsestion des biens d'eglise et des tonds destines
i'entreties dej icoles. Corinte chaque foundation
pet paIsrCder des proprietes en pays eC-anger,
A C n'a pas besoin d'une mention particuliere.
Y a YiII. Quant aux finds a trouver pour
a rnte viagcre de S. A. E. de Treves alin
d'lvitr l'assignation sur des tmois remains, pour
1 Sustentation des, piinces Cv&ques die Bale et
iC rassignatiofi des renters deji accordees par
Ic plat dindlemnies et en particulier quant
1l tnoyets de. cmIpletter la rotation assignie a
Inlenur ardli- chancelier, la subdelegation de
Sandebourg itegarde ces objets comnne tres-nrgens,
t Ie pirteira volontiers A tout moyen qui pourra
Stoduie au riglenteit de ces objets important et
ni.etailes. S. M. te roi desire sur-tout tres-par-
,I i;i.Lk'n que le revenue assigned a S. A. E.
Iltk[Wtlr arlchmi-clIceCier, lui soit assure d'urne
i"iet cotivei.able et s:itsisfaisante; tai cotnme
ou o., encore attenJrhe sur tous ces objets les
OUVe'ule s demandCes a MM. Ils s1inistres media-
tIn, Ia i'l m nie peut pas encore s'en oc-
Super : cIpendant si 1Un tait d'avis dc prier de
""ya"u, doe I.tpa de la d6putation MM. les
tl t1c riaurs de vouloir biei acceleter la
;"a"unli ..ui,, de lers, idles sur sous ces points
intr~cd! t, l a subddclegaiio y consnltinait o-


'III. La question de savoir si les pages du ,13 Bphene rCpondre t la conhanceflatteuse quC
Rhin doivent Ctre conserves, et dans ce cas a quiel n tant d'Et d'Esd'Epire out temoigdee avec pers&-
,.-ce ils seront employdse est intimiment lite aux vilianice a S. iinpiale dans la derniere Pt
points susrentionnr s ; on doit done aussi attended prTisente ddliberation de l'EmpirC., par la proposi-
a cc sujet la resolution des puissances media- tion des pleins-pouvoirs illimites i donner sa
trice qui pourraient &tre prices de la fire con- majeste..
naitre par MM. letrs ministries. Car, st on avait alors eu en vuide ri& contirer
IX. La conlirnmation demanded des lois fonda- cette afflire a la ldputation de I'Empire que sdus
mentales de I'Empire, particulierement de la paix ia cooperation imrnprijle par une commission ou
de Westpha'lie, et de tous les traits de paix qui plnipotence il M'y aurait eu aucuas motifs ded
'ont suivic en. tant qu'ils se rapporrent A i Em- rassurer lesdits Etats par la proposition d'y adjoin-
pire germanique, et qulil n'yt est point formelle- dre la Bohmine; mais un motifbien plus rassutant
nment derog6 par la paiX le. Lunvilvle et la con- aurait 6te que le travail de la d6putation de t Ltfi
mention actuclle ne patait pas &tre dans le cas devait valoir qu'autant que la plinipotence Jimne.
d'entrer dans 16 conclisum general de la dcputa- tiale y accederait.
tion sur F'alaire des indenrites', mais plutot dans Cependant 1'Autriche a deji suppted c vote1,
le tutur reces on instrument.; qti sera form et le 25 septembre 18oi par la declaration suivantr:
redige sur I'ensemble de la nonvelle constitution, Qu'on entendait par la deputation ektraordt-
loisque tous les objets qui sont une suite de l'alfahie naie une deputa.ion de 1'Enpire, ainsi que la
des iudemnits ,.et qui se rapportent a la constitu- I nature des choses l'exigeait. ,
tiof des Cercles et de 1'Empire-, seront rigles.
o d Ce erQ. uoiqu'on air dfi penser qcue dans cette dcla-
X. On ne peut pas se convaincre qu'il soit con- ration oi a i u en vuen cooperation .Itrc pleni-
venable ou necessaire de confirmer lornielleneni potence imperial, cependar)t cette vue qui a ete
et expressement, par ['insertion dune clause pir realisce dans la suite ne se truuvait pas dans ce
ticuliere les droirs et liberty de )a noblesse iime- qu i avait d'abord etc convenu, a quoi il fault toti-
diate de l'Empire.En tant qu'on a dfi avoir egard jous s'en rapporter pour la decision des cas d6o-
aux membres de la"noblesse immediate posses- teux ; on ne sy est point oppose de la part -des
siomnes sur la rive gauche du Rhin les disposition Etats de Brandebour dans la supposition q e
necessaires ont deja ete arretees lots des ndgocia- par-l on ne chercherait point A' tablirh d.s in.
tions pour les indemnites. Quant aux autres rela cipes et un mode de procder qui fut contiaie au,
tions de la noble:se immediate, qui .regardent la droits des E!ats.
live dioite et ne sont en aucun rapport avec laf- On a dt confirmAn dans cette persuasiort par la
fire des indcmnit6s, ii ne peut pas plus en ere -dcret de commission itnpetiale du 2 aoft ide
tqestion dans li nedociation actue!le, que d'autres l'an e phss&e dans lecuel sa rajeslt impnriale
classes generals, d'tats, barons et ressoltissans de ne parole nullement d'une commission mais seule,-
I'Empire. La constitution germanique est maitenue mentd'u plenipotentiaire imperial, et ce r'est
dans tous let points qui lnont point changes par 'en cette quality que le plinipotentiaire de lem
le rglement des indcinnitis par, consequent aussi eren s'est lgitime attpres du Diiecioirc legifi'
en ce qut a rapport aux relations elgales de la no- marion qui a C&abli ses rapports envers la depl-
blesse immediate de 1'Empite, qui mmne, d'apres station et lorsque ledit plnipotehtiaire remit'dans
les terms precis de la paix de Westphalie art. V la premiere seance de la deputation des lettres de
page 28, ne sont reconnues qu'autant que les pos- creance, dans lesquelles se trouve l'expression
sesseurs particuliers ne seraient pas trouv.es tre d'une commission imperiale on en fit sur-le-chanip
sujets aux Etats, par rapport A leurs biens et A la la remarque dans la response en faisari counaitte
superrirt territorial on a leur domicile, ou come que la d6putation ne voulait pas tre envisagee
le trait6 s'exprime en propres terms : Nisi force in sous d'autres rapports que ceux qui seraient con-
quibusdam locis ratiohte bonorum et respect e,- iormes A ses pleins- peuvois et -a ce qui itdit
ritorii vel domicilii alis rtaDibus ieperiantur subject. d'usage pour de telles deputations.
Quant aux rapports de la plenipotence imperiale Dans cette supposition il a et formellentent
envels la present deputation, on s'est d jA plu- etabli dans I'acte ditslgistratuie du 34 aofit 180s2
sieurs tbis primuni coottr la quality de commission Que la deputation actuel e trouvait e vcra
imptriale que ladite plenip6tence s'attribue. Cepen- ,, la p1leipotence imperial, dans les tnmnes rap-
dant on n'a point encore repondut la conimnin a. ports que celle au congress de Rastadt, et qu'd
tion que la plenipotence inmperiale u adrseCe le suivrait en tout examplee de la reputation dc
8 octobre a la deputation de 1'Empire, dans la- ,, Rastadt. i
quelle elle s'explique elle-m&ne en detail sur ss dputation e ad n'a eco ai
lappo1ts avec la d1putation, ell ieprochlant ell La dkputaiion de Rasradt n'a recorin, ainsi ciue
tappoits avec la eputaio la peente, qu'ue pleniputence irmpeinale, nmai
rnene terns a ceux des Etats qui lui ont conttestr ulr,,ent une commission impeniale jn; le seas
dans leurs votes la quality' d'une commission im- acu ent e n n li
pCriale et Ie droit de ratification des aritnst dte a qu'on y attache aciuelement, et on rne lui a tnon
dpuration qui en derivent, qu'ils voulait mette lus accord le droit de rati[ier les ar&iesfi de la
deputation qui en derivent, qu'ils voulaient mettre u ,mai seulemeti celul d'y acceder. On
en dole les prerogatives constitrtionnelles de sa a express met ajoe aul reserves et protesatloni
majesty imperial, et Fun des premiers droi s e dates qu exst p te -ortees au proocole de lpra detationt
plus essentiels ide nssjestC du cchel suprxCme de & En- qo(J ret portees an irorocolet de la t(.j'irartion
pus essentials de njeste du chet suprne de Eni- de Rastadt au sujet. de.-. assertions contaircs et
pire, qui est celui de sa cooperation aux arr8tCs de co e de la plje ipotence in coait.e qui
reputation et leur ratification. On n'a jusqu'ici pas en a e lco suite p
encore repondu a ce reproche quelque dur qua'il
soit, pace qu'on n'a pas voulu interrompre par Qu elles seaitent valuables une fois pour toutes.,
des discussions sur de pures formaltes la march On ne voit done pas consnm ent la plenipotence
du travail de la deputation et de ses deliberations imp&riale pourrait maintenaintt iablir une obser-
essentielles sur l'assurance des indemnitis qu'il falait vance d'apres ce qui s'est pratiquc a Rastadt., Cela
accdlerer autant Iqe possible; mais das le mo- ne piouve pas four maais ontre etlc, et vient
meant actuel ou 1Fon va presenter 1'Empire le Flappui de ce que la subdclegation de Brandebouig
resultat de ces nugociations terminees quant A PIcs- et MM. les autres subdtiCgucs soutienuent dans
sentiel, la subdelgation de Brandebourg doit s'ex- leurs proiesiations, qui sont chaque fois, au lieu
pliquer plus paiticulierementi sur la manidre don't d'une lois pour toutes, particuliereruent renptees,.
eili envisage les rapports dans lesquels se trouve la afin de fire d'autant mieux disparairre pour Ia suite
plinipotence impeliale envets la d6putation extraor- toute ombre d'ob:,ervance. Bien loin de vouloir dotic
dinaire ddeel'E piic nlmconnaitre ou contester le droit de S. M. irimpeiale,
Si l'on consulate les delibCrations de la diete de tatifier les arr&tis de la dCputation on ia re-
et menrie particulierement le vote de 1'Autriche stur connait au contraire, conune un droit de rnajest&
le mode de cooperation des Etats de lEmpire pour veritable et eseikiel, qui appartient en plein au
les arnangemens compldmentaircs de la paix, il ne chef supreme de 1'Empire par la meme qu'or
parait pas en resulted l'itnttion d'instituer, i c6t niaccorde A la plenipotence impcriale que le druit
de la deputation extraordinaire de IEmpire pro- d'accession et qu'on reserve a sa majeset impnriale
posee, une commission on plenipotence imperiale. -neme le droit d'approbation ; et si au contraire on
Dans aucun vote, il n'en est faitla moindie men- voulait so perenettre d'attribuer a laI pleitipotene
tion et le vote d'Autriche, du 14 septembre imp&tiaele edroit x&el de ratihcatian et iib n i jrr,.;
i8o0 content la proposition formelle : imperiale le seal droit d';accession, on aurait a
4t De s'en remettre avec pleine confiance A la dc- caindre de donner lieu Fi inculpation de placer un
Sputation de l'Empire sans qu'on fasse mention droit de mnajeste appa.ireunt a I emnpereur dans la
Sde la cooperation de I'enipereur, pour terminer cathegorite d une pure lounemali. On ye premunit
cete affaire de concert avec la lFrance, et de done e nouveau en derlatant formeilenmeit et
,, soumettre 'ensuite Ie resCitat a la ratification de solennellement qu'on n'a jJnais nieoniu, et qu'on
,i Pempereur et de l'Empire.,, Mais ce qui met ne meconnaita jamais Ic droit de ratilcautit, du
presque hours de doute qu'alors on ne pe,,saLt pas chef supreme dte 1 empire, contre I expression d'une
a uti commission ou plihiproence impei.dle 'est CouImtss,oI rmctalic enplIoyce dans ia comrnmuni
a diclatation ulntieure clue ccnt It nne vote, cation d: la plenipotence i hpeiale da 7 du moist
et par laquelle on cherchait A rassurer let Etats de passe en se reiucant a I expot e qui pi&ecde.
l'Emnpire qua avaient accotdr toute leut confhance A On dolt enfin au sujet des droits de la Saxe ast
S. M impriale savoir : la villa et le ternitoire d'Edrurt, dout il est tit utser-
ct Qu'coin ryait, pa I'.t-ljtiunion pr-l.-i.. ti de tjo dutin i ra ti J h.lclinu de Saxe, dte


IN Mil NV I11


~,~1Ll~ur~-~usus*-^*-~~p-p-~,~-r~i~i~.~ _r .L1______ _^-1_,-l;~^-.-rnc--


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_ __


'.9














nonlornitnent aun instructions qu'o1 i a iw. ,n,', qu'on et 'att. let de la capitulationi f'l '. .:1 iI iapiale ,
ne peut pas retonnaitre l:sdites prctentions ,'Si ltu. ent insures verbalemenet dans Ie cocliumr de
liblurt, et qu'on se pre1nunit contic leu etblis- 1t deputation et cqe par-l'i les dioits de tous
emntt, .. les el, f.c .t princes et Etats de I'Empire, y com-
A V I E It E. pris ia noblesse immediate fussent garantis. Moais
Parmi les observations que la plInipot iale 1 cru .devoi faireIs dans nsa coi~unu cation besoin de confirmation ; des priteutions non lon--
diae t 7 dc u mois passe sur id r~ua c am geniatil .Ies qui ont ddji donrine lieu i plusieurs plaintes
de 1 dputation la premiere est relative la rcla- communes a la diete, tie deviendraicnt pas valides
rnatioun. lu grand duc de Toscarie. Le subdl6gue par une clause 'salvatoire ; par 'elle, le (o)7llt(IU
:. r2-'ere ce spjet a ses votes pr&tdens, et it est des tiois collegei de Eminpire, du 4 janvier 1704,
cotistamment de l'avis que cene affaire ayant ete qui s'leve contre l'extension des privileges de la
sepatee des negociations de la dri .lli.i,,,a he peut noblese ai prijudice des Etats, et la trip glande
ii ls aireter ni dontinr lieu qule leserve ; sns tacihte drans I'admission des niandats et process des
quoi. l dputAtion se mettrait en coutiaadiction avec tribunaux d Empire ne seramt pas invalid; par
Finvitation deshautes-puissancesmid iatricesdecon- elle, on n'anticiperait pas non plus sur le r'gle-
tinuerson travailsanrs aterrutinouetavec la decla- mtenti trOablir par lrnpire ; jusqu'a ce qu'il *..' i
ration str I'invariabilit6 du plan. foltnt les tliferends qui pournaient suivetnr de-
ront ere vids i I amiable dapies le tconcluuml
On doit observer ce qui suit sur les autres remar- de l'Enpire de l'annee 1732, et la deputation nc
'!ies (onleniuellans la communication: se croit pas autorisee changer cette decision de
1. Le subdl6- gue roit que la prolongation du IEmlpire.
rtene pour faire I'annoncc de la satisfaction des Le subdeligue accede enfin entierenent au deve-,
hitlei 19if% ecclIsiasliques d-possddes est mainte- loppementt que la subd1'le!L ;iIo de Brandebourg
aot d'autant moins urgente, quit n'a ete prIsenti a d onn sur les rapports de la pienipotence im-
Jjul..u 'i 'l q une seule teclanation, qui n'a pas. te periale envers la deputation de I Emripie. Les droits,
UI...i\I-c lond6e par la deputation, tandis qu'il ya qu'on cherche i fire driver de la denomination
d-; e,',,ples notoires que des Et.ts indeimnisus sonu de commission, qu'on a adoptee ne s'accordent
as ez ,e;lereux pout aller au-dcli de ce que I ar&te pas avec 'itention de la diete de 1'Empire lots
de l' detputation prescrit, et qu'on peut en consec de: la no'niiiation de la deputatiou ni avec cc
qutnce s'attendre 'ifue es Eta s reitpliront cette qu s'est conslamiment pratique. Its sont contraiiacs
obligationn de leur pir.'pie inouvelrient. tant aux terms des pleins-pouvoits de I'Lmpire ;
S.v. La td'cliol> du p sSage de l'anldi de la depu- q'I' la volontl imperiale enoncee dans le decret
tl;I.ui qui coicelne [ts p ptcists imlpciIaux ne parait de commission du 24 aofit. On ne contest nul-
pas etre sui:eptible dc qlquliue ch:enemer t, -uis- tement it I'cppereur le droit de tatifration ; on
1 qe I'fcmissioi de la presentations ne devient pisep- nie seulement que S. M. inperiale ait coutilc ce
dciable au prciste que lors.u'il n'aua pas d excuse droib i *a plrnipotence. Les fonctons don't I'enm-
iala ps e pereur l'a cliargee sont clairement enoncecs da:,s
3 les pleins-pouvonis de I'Empire ratifies et dans
3. Le passage du e. L.X. qui est relatif a la instructio savoir de suivte-de concert avec la
.,).imlia mi,,iii de la constitution des paav- donns depuiaion la negoci. niou avec les plnipoteniaiies
en inlldeiniti, est rcdige de maniere que les par- des puissances etangeres, et d'arreter de concert
,tis$ qui y s.nt interessees peuvent entieiemier.t se avec elles saul la atilicaiion de S. M. iuipe-
rassurer. L'addition proposed dans la communi- riale et de I'Empire. Ce que S. M. inp6riale
cation du 6 novembre dernier parait tout-- fait rariife par la commission est loi obligatoire de
superflue puisque les droits, pirdrogatives et li- I'Enipiire, et ne peut plus &tre soumis sous quel-
berte's p e p ttislabbtane deoi o
berts qui competentt ai tons ies biabitans de l'Em- que forme que ce soit, a la dliberation de 'Ern-
re. en vertu de Sa constitution ,, n'out pas pre et a uric second ratification de S. M. imp&riale.
eI)ains d'tre.garantis par un arr&te de deputation. Si la plnipitence etait done en droit de raiuiur les
DIans la redaction de ce passage -la d6putation arrets de la d4putation au nom de 'empereur, par
a eu intention bintfaisante de maintenir autant des secrets de coninission il ne manquetait plus
,,que possible tous les droits des pays donnes en rien a ces arntis pour etre des arr6tis oblieatoires
.t dl.eriiLd et de leurs habitans. Cependant, come de lErnpire ; ils ne pourraient pas Etre portCs de
laots de la siuoion de plusieurs petites portions de nouveau a la ldiibeiation die 'Empire, a moins
I ermitoir, Fobservation scrupuleuse de lancienne qiuon n'ait voulu supposed que l'intention de S.M.
,constitution rendrait Iladministration tr6s dispen- imperial ait ite de ne former', par sa ratification
dieuse, compliquce et difficile, sans qu'il en re- per cummissarium qu'un simple preavis ; supposi-
Sqqjiat aucun advantage pour le pays et ses habitans, tion pa.r laquelle on n'honorerait gueres le droit de
.ni pour le souverain, la precaution lui a paru majeste.
Snecessaira da ne pas rendre inipossible toute ame- W- It T E M B E R O.
iijration ct perfectioiqnement, par des restrictions
liplacees. .a subdieleation de Wurtemberg croit egalement


4. La rEdaction du LXIII parait egalement
p onvoir etre naintenue. L.es tfonds parossiaux
dormant une parties essentielle des biens deg!ise,
soot compiis da:s cette denomination et il est
enteiidu que la possession et la jouissauce paisible
de ces biens est garantie quelque part qu'ils soicnt
sitni s.
5. Quant i la rente assure A S. A. E. de Treves,
S. A. E. de Bavicre consentira volontiers touted
,opo'.ition de trouver un fdnd qui admette pour
ase un concours proportionnel, et par laqucile
le rnoyen subsidiaire des mois remains q'li a eti
a ie'E, puisse etre evite sans que des Etais parti-
cu!ieis scient charges d'une nianiereinjuste.
6 et 7. Le vceu manifested au sujet de la prompted
fixation de la rotation de ldlecteur archli -hance-
lier est entieernent conforme a celui de la
subdelegation de Baviere. Mais come les pro-
pabitimus ulterieures de MM. les ministres des puis-
-Ances nietdiatrices sur lassignation et assurance
nic-essaire du compliment de cette dotation manu-
quert encore, la dEputation doit les.attendr e,
ct elie ne pent pas douter que d'apres la ricom-
nTindation de la.plenipotence imperial leur com-
riunication ne soit accelet&-e.
8. La deputation a de mime reconnu limpor-
tance du voeu relatif au maintien des pages du
Rhtin pour I'amortiuscmient des dettes qui y son,
allectees ; et come cette proposition merite a'isi
sos d'autrcs rapports la plus grande attention,
la.subddlegation est d'avis que la resolution des
hautes-puissances mtdiiatices soit demanded a c,
.8 ,jet.
9. La proposition relative A la confirmation des
lois foodamentales de 1'Empire y comprise le trait
de paix de Westphalie et les antrcs qui loot
sivi est sans douie confonrme A l'exemiple du
passe ; et cette confirmation pourra etre Flacie
couvenablement dans le recess final, lorsque toutes
les modifications resultantes de l'execkuion de la
paix de Luneville auront ete complettemnut rE-
glies.
to. Le subd6legue ne voit aucun motif pont
que la dlputation doive garautir nominativement
les droits d une classes particulicre dc-rcssor i)saus
de l'Empire, savoir de la noblesse immediate.
oxclusivement a toutes les autres. Si la d6puta-
tion y etait ..pp(clc le subdeligue proposeraii que
le <. Ier de 'art. VIII de la paix cdOsnabruck,


devoir dapres la reserve portee precedemment au,
protocole enettre son voeu sur les communica-
tions de la plenipoience imperiale du 3o novernbre
et 7 dicembre, de mrme que du 8 octobre de 'an-
nee passee, avant que le tapport auinelt soit fait ta la
diete ginerale de IEmpire.
Qu.ant a la premiere communication le subdele-
gue est d'avis
I ad e. LI d. conclustm general de la deputation,
cuie les E.a:s ecclesiastiques dipossedis, et les pcr-
sonnes qui se croiront lanis le cas de ieclanimr, s'a-
dresseront cux niuires a la d6putation, et que leur
silence peut etre regaide coinnme une preuve de
leur satisfaction des dispositions geneieuaes nuani-
lesties par les princes seculiers indemnnises.
S. A. le dic de Wurtemberg. en paiticulier, au-
rait deja lait son: announce A1a deputalion si clle
etait en et:at de I'etendre sur tons les objets qui lui
ont itl assigciis. Common S. A. S. s'est borne jus-
qu'ici quant a I-Hiliiren Kreuzthal, par eg.ird pour
S. M. iperiale et la liaison d'Autiicle, i Ane de-
clarer la plise de possssosiov quie pai eciit,el qu'elle
ne se ntouve par consequent pas encore dans la
pleine possession civil, elle doit encore se vre ever
I'annonce en question.
2. ,al LVI11. Les droits des precistes-mineurs
sont tdej assures par les plincipes guielaux tdu
dioit, et r'on ne lpeCt lpas outer q1ue si 1oniission
de la presentation .a td occasionnee par des motifs
valabl-s, les souvertius n'y aient de j istes regards.
Le subdelegue croit done que cet objet se rouve
sntflirsammnuta regle par la redaction du comniuumn
general Ile la depftation. .
S. adil LX. Le droits, libertEs et pre6oiatives
des payls et suljels s'crulaisis par.issenut ere asst.m
garantis par IT disposition du conulusum geoiIal de
la dtpmuation de maniere que I'aielioraiion et le
pelfectionnemrint convenrible tie soieut point eni-
peclies pat fiudlqlu isictioctln limitative.
4. Ad. t. IXlil. .L roilwiin general de la de-
llpuation lie )put avo;r d'autre sens aiisi quie
cela appert pat plusicuLrs atillte passages, uie ce
lui qu ue harlue r-ll c loi esi csionlmlnce ldan. it liJs
s.ssi.on it la p!isible joiissanre de ses bierns J'd-
,lise. des f'nllds ilarissiaux et de cecix desiinets
i i'Culetien,( des c l.-es sans distinct ion, daiui
quelqutiete pids d'illeragne qu'ils sotcnt s;tuiAs
confine on ie voit pi.,icliii ,.i. nlt par la displ o-
sition relative tant aux cbapitrcs, abbayes, ct cou-


vens dorit il :t It dispose dans le plan d'indem.
uitis qu'aI ceux qui south laiss&s a dispoli.,- '
du soutvoianll et qui otrdotne expressnietm 0 e
leurs biens, revenues et droits, ,i.pIl, part l-- i
soient sites, aplprtinedrolnt t cclui auIuel re-
vient la possesrioi d'Aut tel chapitre ou convent
in vertu du tounchtmi general de la deputatloio
Ad. V jusqu'h VII et VIII. On accede an vote de
Brandebourg,, etlPon contribuera avoc plaisir de te
c6te-ci, si pour regler ces objets, on peut trou.
ver d'autres moyens suflisans, couvenables.et Cqui-
tables, par lesquels on puisse atteindre le but.
A.. 9. IX. On accede entie'iemetit a l'opinio
nianifestee par la p!enipotence imperial, inais on
croit que cela t e pourra avoir lieu que dans le
future reccs et dans l'acte principal qui sera rdig
Scet ef'et, loisque les objets de la constitution
de I'ETrpire et des Cercles, qui par le reglement
de, irndremnites sont devenus IulIet .\ quelque chan.
genuent, auiont i6e determines plus panticulirte.
fluent. '
Ad. X. Quant a la clause proposed relative a
la confirlnation des cihoits et liberties de la no-
blesse immediate fondes sur la consiiution et iu-
sage. le subdelegue doit avant tout observer qu'il
s'enteud de soi-mnieme que sans qu'il soit besoin
de nonmmer des classes particulieres, tout ce qui
n'eprouve pras de charnenent par le plan d'mn.
dennites et par les arints de la deputation qui
s'y lapportent, est maintenu dans ses reports ae-
tuels. Une telle clause est done supeiflue: en taut
quil est quelsion des droits legaux ct des li-
bettes de la Inoblesse imimndifte. Les droits des
*Etats de l'Empire' qui se fondent enre autres'sur
la chiuse connue de la paix de Westphalie':
Nisi forte in quibusdonm Iois ratione bonorutn
St rieiletu tei~itotii vel domitili alhis statibus
), epfjeriantur subject. ,
Ne peuvent pas paini ne tclle confirmation g4-
ne ale etre l-ses ni annules nwais ils conservent
leur foice de iois d'Empire, qu'elle soit exprimie
ou non ; de nmeme qu'on n'attibue pas unI not-
velle force par une telle clause g6nerale aux pti-
vileges particulicrs de la noblesse, coante lesquelg
tout 'Ellpite s'est eleve et a defend les dtoiti
des Etats.
Le suhdelegud se persuade done qu'une tells
clause, si jamais on F'eit voulu admettre ne u ijlnnt
rait les droits et liberties de la noblesse. qu'autant
qu'ilssont confirms par les lois d'Empire et que 'Enm-
pire ne s'y est point oppose, et qu'unre!gemenitpar-
ticu!ier des rappoits iciproquessoit en general ,soit
par des conventions particulieres serait beaucoup
plus convenable ct beaucoup plus bictfaisant. Cela
aurait surtout lieu, si oa avait de justes egaids i
I'amelioration de plusieurs patties importantes de
I'administration publique, dans les pays apparte-
nans a des Etats d'Empire, dans lesque ls des biens
de la noblesse sont enclaves, ppisque par l'iat
actuel des rapports de la noblesse iimmdiate, ces
pays ont ete paralysis dans les branches impoi-
tantes de la sirete publique du commerce et de
taut d'autres objets de police, qui ne sont sus-
ceptibles que de measures geuirales pour assuer le
bien etre des pays et de lours habitats. Quant aix
biens de la noblesse situes ians 1enceinte des Elats$
du dtuc, le subddlegute doit en p.rticilier rEserver
les droits et anciens privileges imperiaux qui coQi-
petent a la mason ducale de Wurteu'i6bgr .
On se reiete au rested qualnta 'offre de I'ildern-
nisation du grand- due menuionnee dans cote
communication aux dispositions de S A. le duc
qu'on a deja fait connaitre dans plusieus votes ,
et en particulier derniereuuent I'occasion du vOte
de Boherne.
Le sulhdle4gue doit enfin encore quant aux
rapports enie la plenipotence imperial et la dIep-
tation extraordinaire de I Erpire, ajouter I'assu-
railce que des lc comnmerjcetenot il a Ete bien Cloiign
de vouloir porter atteinte aux droits et prerogativeC
consitittiomnelles de S. M. irlperiale.
Mldis comnc le conldusinm de I'Empire du 2 oc-
tobre, iatiHid le novembre 18o0, de mnmeque
le secret de commission inperiale du I aoult S0o ,
et les pleilns-pouvoirs de IEmnpiie ne parent pas
de la nomination d'une commission inmprite,
mais d'un pleinipoteiitia;ire imperial, et quelaca-
pitulatioin d'election imperial dans I'endroit 1q1i
traite des droits des Elats de l'Empiie, pour les
traitcs de paix te fait pas Iuelntion d une corm-
missi on imulperi.le le ,.;I .1 i. 'u croit que dains
l'atlaire qui est confiee "a la deputation de l'.nLpnie
conjoilitement avec la p!EiipOtelnce it"peinale, 1lOI-
seuleument t'txpression de commisunlion tnpmjiil,
inais aussi celle le decret de co(lllissioi et ratification, et arretes de diputation ne sn"t pas
colformes aux rapports reciproques, pui'lqu.'
sutivant I'isage Ic'nvoi d'nne cmmissign inape-
riale aux assmnblees de deputation et la ratiica-
tion 'orrnelle des arrties de depulation par cetto
cotmiissin supposeut des aflaires qui soot de a-
tute etre trminndes enti&remeien par uln receiSde
deputation ayant force de loi ob.ligilnre S
quil soit besoin de la ratification de l'enpereu
ct de IEmpire.
HE SS E C A S E L.
Le subridlegut' de Hrsse Cassel en se refrant
au vote porte au protocol le I v du toi0s j''Sd
sur Ie niodrl d'inldennisaioi duf .-. a.'1d,- ne
Toscane, reitcre le vceu de son haInt-colmni


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I___CIIII_________CIII~~ -~~-~~--CI~--I~X-













pnt, que cette .alrire soit decide la satiifaction
Quant aux remarques Ip. rtruiiil.es de l.a plini-
oce itnperiale du 7 decmbre dernier ur
eoncldusumr principal de Ia [deputation on Qb-
ferve ce qui suit: :
ad LVII. II n'a jusqu'ici etl present e la
dputation aucunie plainte a I'exception de celle
dp prince iveque e eFulde; .il parait done que
-esautres ecclesiastiques dipossedds sont contends
des arrangements pris sur leur sustentation future,
cc qui devra suitre i la deputation. Dans le cas
,eipljInt ot line announce fbrnmelle serait judge '
fncessiirl pduraurassurer toutes les parties 'inte-
Iseies on est d'avis qu'on doit fixer un term
ulitritcr pout fire cette announce.
a LVIII.1II est entendu que ceux des
trcistes jUi peuvent se justifier de 'ormissiorl de
ta prsentatior par des.excuses valuables, doivent
itre trait str Ie meme pied qu sceux qui ont
tffectiveinentl t6 presents, et., I'on est d'avis.
qu'nc additionn ulitrieure au LVIII est inutile;
ependanit onr ne s'y oppose point, si elle 6tait
jage n1cessaire;
3. ad LX. On est 4galement d'avis que par la
ridaction de ce paragraph il est sutfisamment
pourvu au miaintien de la constitution des pays
g'cularises.
4. ad LXIII. Comme la situation des biens
ct tevenus ne peut pas influer sur les droits de,
iropri&et, on a prDvenu tout double sens, en
se servant de I'expressioenen proprite.
Ad V -et VII. S. A. ser6nissime conttibuera
de toutes les-nianieres pour que toutes les rentes,'
et en particulier celle A parfaire 'el61ecteur
archiduc Charles soient, assurees; mais on doit,
d'jlord attendIe de MM. les ministries des puis-
slrces m6diatrices la disi-.a.tion des fonds a
cet efft.
:id. VIII. On doit egalemerit atteridre sur cet
objetI'explication de MM. les ininistres des puis-
sances mediatrices, jusques-la onr se reserve de
s'expliquer ulthrieurement; mais on pourra rap-
peler a ces ministries cet objet de meme que les
pr&eidens.
Ad. IX. On ne s'oppose pas a la confirmation
d'usage des anciens traits de paix et de la ma
siIre indiquee.
.d,X. On croit qu'on pent s'en tenir aux dispo-
sitions que-renferme A ce sujet le couclusurn general
de la deputation, et que' d'apres les raisons con-
icnues.dans le vote de randcbouig, anixquelles onl
Wcede entierenent, une clause particulieIe n'est
pas n&eccsaire.
SQuant i Fexpression de commission impriale ,
itarativem nnt employee dans la communication
impkriale, on se refere aux explications piecedem-
nent portees-au piotocole A ce sujet.
S A t.,
(e subdelegue accede aux observations des sub-
dligeues de Brandebourg et de Baviere'sur les der-
niies communications de la plinipoience du
3o novembre et 7 dCcembie, de maniete cepen-
dant que,
Ad "XLet LXIII du conclusum general de la dI-
putation, I'explication proposCe dans la derriere
commuiuicalion suit ajoutee pour eviter toute
fausse interpretation.
Ad i. LXIX et LXXV. Quant au complement
d4dotation de son alesse electorale l'archi-clhance-
lier, la sustentation de son altesse electorale de
Tr6ves et des princrs-eveques de Liege et de Ba!e,
de mreme qu'aux autres rentes dejA pr6alablementn
ditermindes. et A la conservation proaisoite des
peiaesdu Rhin, on devra prier instamment MM. les
mnnistres midiateurs de fire leuts ouvernures A ce
Aujit. Enfin quant a la confirmation g Inirale de la
paix de Westphalic et d'autres .lois fondamentaks
de 1Empire, de mo me que des droits bien acquis
ce tous fes Etats et ressortissans de 1'Empire, y com-
pti la noblesse immediate del 'Enpire, on est d'avis
qu'lle devra &tre inseree dans le reces de la ddput-
tation, qui sera redige dans la suite ou bien
dansle conclusum de lEmpire qu'on attend sur cet
objet.
Quant aux rapports de la plenipotence imperial
avec la d6putation de I'Empire le subdelegue
doit ,ainsi qu'il se 'etait reserve faie connaitre
t" qui suit sur la communication de laplenipbtence
dub 8bctobre:
La question si les arretes particuliers de la de-
utation extraordinaire de 1'Empire, ont chaque
oIs besrih de la ratification de la plenipotence
al peiale, nest pas encore decide definitiverent
ar aucune loi de 1'Empire, mais depend uni-
queTnentde I'observance. Cette observance se rdgle
a:Pre la nature du travail qui occupe la deputation.
est d'une tell nature que la deputation puisse
Onner d decisions dilnintives sur certain objeis
qu appartiennent A la lI~eislation sans que la ratili-
(ttion imp6iidle et dc 1QEmpire soit necessaire, la
prompte rawilcation die a p)leipoteiice iinperiale dc
Sel'it es' ps 'it sans douie tWe indispensable. MAis
ta tCtation n est institute que pour lI'xamen et
oidcluson prialable salvo ratIicatione C(- aris et
!mft.i le droit de ratification est exerce par S. M.
grperiale sur le prtavis de t'Empir qui est porte


519
SS. M. inpirialc ; et datiss oti in ', n ( o n L t, v t' & '
a ait tion-seulerlnt pas une e c druil Ain de prs tere l's objects les-u4ll' igrls poUl
de 'execer double.,ii, ,i,. Ih, .,.icoup de nii 1ct iC i d iLivect1et regls Ics tnirimisres Is puissan-
goctatios ll urgentes sc.IIeItI .l,1it I.-. si lot de- C llcdiatLces eruEt dE-nothveau-p S t- instafilt
inandait sur cliaque point purriculier.la rail-ca- ueul .lie faiie les ouvcrtiles uhirieurest .i
tion do lempereur, et si'par, son rcies la marche copin i de
de 'affaire etait suspendue. Ce sont ces zaisons i
qui dars les nzgbiations de paix d'Enipire 6i *teiti'ich-cItncelier .r
principalementc eirji I-s Fi .Is de 1'Empire qui y b. L'assignatio n des renteS .lt di' et ienninLes.
ont pris part pal levi IJ -itpu'>, n dernander nont- c. La proposition au sujet d t-,'ies du Rhin
seulement de trailer directeinent'av&c les ministres 'de meinlre que pour 6viter.,, s'il est possible i lhs
strangers par le canal de la plenipotence ilnp&- mnois remains arr&tes pour S. A. E. de Tr&ves, sut
iale, mais aussi dt'tre admis aux cmilcrcnicts la sustentation'de cet elecieur.'
qui se tiennent avec es ministries. Cette demande d. Sur celle des princes-*vques de Liege et de
n'ayant pas et ;nocr.Ice, entiren nt t a la deputa- Bale.
tion pout la paix .l Eliiiire en 168'2 et 69'7 bn i Cet a p d ,forma usi "
tit insurer, lors de I1 section F n et arrte sera porte dans, la- e usitee ala
dans la capitulation i i cicti1,i ,.iIt., le, passage plenipotence mp eiale.
article IV IV qui n peut pas etre Interprete .. C C X X 'VI I I
'" me si oc e and demtrdll-.q a Aedn n--


W.ititti Li cian *ie CtiI, IICa!,.I u ic5 pr; o -)1U-
positions de la deputation de 1Empire ne pou-
vaient tre transoniscs aux ministres des puissatces
,trangeres qu'apres avoir &te atifices par la pleni-
potence inrpripale pui.qui'ati coniraiie l'inention
a etc de negocier dirccitem'ent avec les ministres
strangers et que. consQetiemmnent les terms
suivans de la capitulation d'ilection A lrendri.it
deja cit6 :
De maniere que le mode de'traitUr site aux
assemblies de deputation d Empire et autres ,
,, silt suivi entire !nos plenipotentiaires et la
i, deputation de 'Eimpire. ,
ne peuvent, d'apt~s ltut le context du para-
graphe, etre appliqups aux coiinge ayec des puis-
sauces etrangeres qu'autant que par-lA la cooper,
,ration directed expressement accordee aux Eiai, de
1'Empire, n'est point genee.
C'est par cette raison que dans les instructions
de l'Empire, 'du 7 octobre 1795, ad i. sub h!.
h. et nm., il a tc expressement enjoint A la de-
putation de 'Empire a lastadt, -.
ic De cominencer immediatement apres que les
t, 1lgitimations auiont te el cierr-s, les dlibe-
ii rations sur les.objets qui s.5nt relhtils A la paix
,i avec la France tant par elle-mc me, que d'apres
1l'etat des choses, stir la proposition de la ple-
,, nipotence imperial ; sur quoi les arre&tsde la
deputation seront ports par le directoire de
,, Mayence ou prr subdiputatianem A la plnipo-
,, tence imperial pour s'entensdire avec.elle surun
,) avis unanime. ,,
Ces rapports envers la plenipotence imp6riale
out 6tC constant suivis a Rastadt ( ainsi que cela
a eu lieu dans la i2e seance et dans la suite a plu-
sieurs reprises), et I'on y. a chaque fois protested
contre la prevention d'un droit exclusif de propo-
sition et de ratification de la part de la plenipotence
imperia!e a quoi tendent les expressions de coni-
nmston mri perale et de dicret de commission.
Comme il.a eti arr~i unanimement dans la con-
firence prialable qui a precd6C I'riuveriu e de la
pi senate d6putation d'Enpire, d'obherAve einvers la
plInipotence imperial les mnmes rapports, qui ont
ete suivis enveis elie au cotigres de Rastadt, que
cet arrete a ete inisere au protocoledans la ire seance
moyennant _ine iegistrature ; que dans la mnme
seance aprts la proposition db la plenipotence
implriale,' le directoire a fait remaiquer ce point
dans sa reponse, on ne peut pas rcgarder come
une innovation et mois encore come nne con-
travention i la capitulation d'election inmpriale.
article IV, II, que la ddputation conatiue de
suivre cette march, qu'elle se conduise A 1 regard
de la plinipotence impetiale d'apr&s l'exemple du
congress de Rastadt don'tt efle continue et finit le
travail d'apres le trait de paix de Luniville ), et
conformement a l'instruction qui a ete approuvee
alors par S. M. 1., et qui n'est pas moins applicable
dans le padsent cas, et qu'elle ne lui accord pas
le droit de ratification de chaque arr~t de dedpu-
tation, droit qui ne derive ni du passage susnen-
tionne de la capitulation d'election imperial, ni
cle 'ancienne et nouvelle observance dans de pa-
reilles negociations de paix.
Le subddilgue se voit en consequence dans le cas
de reiterer la protestation qu'il a deja portee au
protocole a ce sujet.
M A Y E N C E.
Le subdelegu6 exprime d'abord si reconnaissance
de la continuation des dispositions bienveillantes
envers S. A. dlectorale son'tl's-gracieux maaire,
rqui viennent d'etre nmaniles~tes dais le vote de
Brandebourg et ceux des autres subdeligues. II
n'hesite pas d'acceder a I'avis de demander doe tou-
veau a MM. les ministries des puissances mediatrices
les ouvertuies ualttieures sur les objets les plus
urgens ; tels que
a. Le compl6nent de la dotation de S. A. E.
i'arclii.chaicelier.
b. L'assignation des rentes deja dtermrin6es.
c.. La pioposi'ion au sojet des pages du Rhin.
d. La sustentation de S. A. E. de Ttives et des
prinices-evt-ques cte Lie'ge et de Bile.
Le subdeledgu s'est d6ja expliqui sur la pltpart
des autres points contends dans les votes ; it se xe-
serve cependant 'ultericur.


Df It E CTO ) t ..-
Expose qu'il a 6t arr&tl dans lI drniere s6anca
que si, dans l'ibtervalle, d ntouL&lle I l pIre. itiit.ni
,ne parvenaient pas A la depuinion le iicour.uiri
general, accornpagne d'un iappoi.t s5'r.it ,inirstis
A la diete genitale de 1 Empire avant ses deliberra-
lions sur ce conclusmii, d ipris les notes qui uni out
cte remises par MM. le, ni,-iir--, des l.um ..inci
medliatrices ,et que la plenipotence imnpetialde'se-
raitprice de fire 6galement son rapport a S. Mi. im,
periale; et comme il n'est rien parvenu A-la depu-
lation qui puisse occasionner quelque addition.ou
retranchement on va donner lecture du project de
rapport.
Legebatur.
MM. les subdeleghes rie tiouvent au~cune obser-
Svation a fair contre ce project de rapport. ..'
C ONw C L U S U M.
Le directoire fera parvenirce rapport de la ma-
niere usitee a la diete general de I'IEmpire ; il
informer de cette d6marche la plenipotence impe-
riale qui sera en mt me' teams priced faire aussi
de son c6t6, son rapport a ce sujet a S. ML imp6-
riale.
CC :xiX X.
DIRECTOR IR E.
M. le come de Goertz, ministry plenipotentiaird
'du margrave de Bade A la diete de 'Empire, a
annonce, par un memtoire dicte aujourd'hui, qua
S. A. S. le margrave de Bade s'est etrtendue avec
S. A. E. I'dlecteur atchi-chancelier relativement
A sa pension de sustentation-pour l'evchi de Cons-
tance, fix6e a o,ooo florins par an de maniere
que S. A. E. pourrait fire toucher chaque trimestre
5,ooo flori'ns a Maersbourg A computer du rer de-
cembre 1802. Et qu'ensuite S. A. S. s'etait dkter,
mine, en considedationd des arrhrages auxquels
S. A. E. avait renonce d'avoir, conform Cment
au voeu de S. A. E., des egards particuliers pour
le seminaire fonde et recommnand par I'dlecteur,
apies qu'elle aura etc instruite des rapport et des
revenues de ce seminaire.
M A Y E N C E.
Le subdelgue a ete infornb de cet accommo-.
dement aniical par S. A. E., comme plince-evque
de Constance qui aprouve une vive reconnais-
sance de ce que S. A S. le margrave vent bien,
d'apres ses dispositions genereuses et bienveillantes
pour Ilh bien-Itre de ses pays, avoir des egards
pariculieis pourlesenminairc de Constance, comnm
une pepiniere de bons cures.
ccxxx.
D i R E c Tr I R E.
Annonce qu'il s'est lgitite le ao decembre 18o02
M. le conseillier de (hancellelie d'Eggelnrant, de
la part du come de Linange Guntetsblum eS
Steidesheinm.
Quibus discessunm.

I N T E R I E U R,

Pa is le 8 pluviose an I.
L'ARntrt des Consul du 25 therruidor deroier, en or-
dounanit que lct ti.avaux rilatifs a la-d-iivationi de l'Ourcq
iscraient (oulmtnctcs le -c vc'edmiaii'e suiv.t a par cela.
;imnmc lIve tous les obstakles et bit dfisplarltre tous lea
retaids que des iuterets paiticuliers, des fivalites et des pre-
tentious de toute espece auraicat opposes long-te ns A I'cxa
cution de cet utile piojet.
Graces aux dispositions de cet ar6t& lci eaux d e I'Ourcq
scront done amenees aux portes de Parii.avant la fli dd
l'an 3 c'est-a-dire en moins de .tcr o qu'ou ul'enl aurit
miis autrefois A fair le simple trace du canal qui doit lec
conduire.
Les travaux de cc canal mis ca plcine aclivite depuis la
edoute de la Villette jusqu'aux boit de Saiut-Denis, offricit
depuis plusicurs mois de vastes atleliers Oi tout iudividit
laboricux trouve une resource assure centre 'indigeuce.
Un avis adrcssd pir le prCfet du d6paitmencat A ccux des
ouvtiirs de Paris que la tiqucur dc 1a saisou crnp&he de.
comiiuuer leurs itwvaux ordinaires a td atl1.'W ce miatin e
I'-l pidvicit quc Ics ondres sont dontes dc Ics 'recevoir dlais
1is atliers du canal potr y ttavailler a la tichc ; ainsi I'e,-
.teprise dc ce canal devicet des,,a ....*..I I.in utn timoigilage d
Is solliucude du iGouverutemenic qui l'a oidotiae et pceut
djAi ctle corqpt.cc .ar Ia villa 'Ice Ptari et pour 1a i .W de
Palia, w at usa giau.d uspayea d'admiliti:rraiou.


____lbl______s~___e___1________11___~__ 1


C












5eo


Mongsez(Atltohie).
Dupuis ( C hatles-Francois .
Leblonod C(j',ti>n l M nchel ).
Le Roy( juliien3Davi d)
.Ameillhot (1Hubert Paslilal).
Calmus ( Arnand-Gastoi )
Mlercier ( Louis-Seba tin ).
Garnier. Pastoret.
Anquetil Duperroh. Gaillard.
Silvestre de Sacy. Choiseul-G;.,.,,il,.
SSainte Croix.


AC l-S DU GOUVERNEMENT.
Paris, lt 8 ,pluvioh an iI.
L. GCOUVeIfNIMENT DE LA Rl]IPLlt.ti.Il Sur le
sappoit du riinistre de l'iiterieur, arrete cc qui suit :
Art. Iet. Les quatre classes fortant I'lustitut, con-
formn&nent a l'arrete du 3 pluviose an is scront
composCes come suit :
PREMIERE C L A S E.
CLASSES DES SCIENCES PHYSIQUES E ATMATIhMATIQ UES.
Scienies Mathimatiques.
S Ire S e c T i p N. Giometurie
Lagrange (Joseph-Louis).
SLaplace (Pierre-Simon).
Bossut ( Charles ).
Legendre (Adrien-Marie).
Delambre ( Jean-Baptiste-Joseph),
Lacroix ( Sylvestre-Franiois ).
IIe SECTION. Micanique.
Mnge ( Gaspard).
Prony (Riche). -
Perier (Jacques-Constantin).
Bonaparte ( Napoleon ).
Berthoud (Ferdinand).
Carnot ( Lazare ).
1IIe SECTION. Astrownmie.
Lalande (erome).
Mechain ( Pierre-Frangoio-Andrd).
Messier ( Charles).
Jeaurat ( Edme-Sebastien).
Cassini (Jean-Dominique).
Lefranqais-Lalande (..........).
IVe SECTION.-- Glographie t navigation.
Bougainville (Louis-Antoine).
Fleurieu ( Charles-Pierre).
Buache (Jean-Nicolas).
Ve S E CT 10 N. Physique gednrale.
Charles (Jacques-Alexandre-Cesar).
Brisson ( athurin-Jacques).
Coulomb ( Charles-Augustin).
Rochon (Alexis-Marie).
Leievre-Gineau ( Louis).
Leveque ( Pierre).
Sciences Physiques.
VIe SECTION N. Chymie.
Berthollet ( Claude-Pierre).
Guyton-Morveau ( Louis-Bernard).
Fourcroy Antoine-Frangois).
Vauquelin (Nicolas).
Deyeux (Nicolas).
Chaptal Jean-Antoine).
V Ile SECTIO N. MiArdaogise.
Haiiy ( Rene-Just).
Desmarest ( Nicolas ).
Duhamel ( Guillot).
Lelievre ( Glaude-Hugues).
Sage Balthasar-Georges ).
Ranmond (......... ).
VIlle S ECTIO0 N. Botanique.
Lamarck ( Jean-Baptiste).
Desfontaines ( fene).
Adanson ( Michel).
jussieu ( Antoinc-Laurent ).
Ventenat ( Etienne-Pierre).
Labillardiere (Jacques-Julien).
IXe SECTION. Economie rurale et velirin.
Thouin (Andre).
Tessier ( Henii-Alexandre ).
Cels ( Jacques-Maitin ).
Parmentier ( Antoine-Augustin).
Huzard ( Jean-Baptiste ).
Xe Sac ION. Anatomic et t oologie.
Lacepede ( Betn.-Germain-Etienne ).
Tenon (Jacques ).
Cuvier ( Georges ).
Broussonnet ( Pierie-Auguste).
Richard ( Louis-Claude ).
Olivier (Guillaume-Antoine).
XIe SEC l ION. Aledectne et Chirurgic.
Desessartz ( Jean-Charles ).
Sabatier (Raphael-Bienvtnu).
Portal ( Antoine ).
Hall ( Jean-Noel).
Pelletan (Philippe-Jean).
Lassuo ( Pierre ).
Les associds Ctrangers de la premiere classes de
I Institute sont:


Backs, a Londres. Pallas en Russie.
Maskelyne, A Londres. Herschel, a Londres.
Cavendish a Lotdres. Runfort, a Munich.
Priestley, en Ameique.
Lds correspondans de la premiere clause sout:
Xo. Pour la GCometrie,
Atbogast, A Strasbourg. Tedenat, Saint-Genaiez.
Duval-le-Roy a Bilet. Biot, A Beauv4is.
Lallemand a Reims.
ao. Pour la Mfcanique.
Sane, A Brest. Forflit, au HAvre.
Marescot A Pais. Niewport, A Bruxelles.


3". Pour I'Astronuomifi.
Daoigos l Tarbes. Thulis a A.I -',-ilk-
D)uc-la Chapclle, tMon- Sepianville a Ecreux.
,tauban. Vidal a Toulouse.
Flaugergues A Viviers.
4o. Pouto Id (iographie et Navigation.
Bourgoin Nevers. Leocallier, Guadeloupe.
Verdun a 'ersailles. Rounie a Roclhefort.
Granchain a Beruay. Coquebert, A Loundreas
5". Pour la Physiq(ue geinrale.
Loisel, A Maestricht. Sigaud-LafoOd,i Bouiges.
Debate, A Montpollier. Pictet, A Geulve.
60. Pour la Chimie.
IaumC A Carrieres. Nicolas, A Nancy.
Seguin A7Jony. Chaussier, a Dijon.
Van-Mons, A Bruxelles. Welter, a Valenciennes.
70. Pour la Mindralogie.
Valmont-Bomare,'Chan- Patrin Lyon.
tilly. Gillet i A Dauniont.
Schreiber, a Pezay.
80. Pour. l Botanique.
Villars, Grsnoble. ,i louse.,
Gouan A Mottpellier. Palisot-Beauvois A 'E-
Girard, Cotignac. glantier.
Picot-Laperouse, Tou- Boucher, A Abbeville.
go. Pour 1'Economie rural et vititinaire.


Rougier-Labergerie ,
Auxerre.
Hceutaut-Lamerville A
Dun-sur-Auron.


Michaux, a ....
Lafoss'e A Montaterre.
Chabert A Alfort.
Chanorier a Croissy.


Ioo. Pour I'Anatonmie 'It 7oologie.
Launionier, A Rouen. Jurine, A Lyon.
Geoffroy, a Chartretve. Dumas Montpellier.
Latreille Tulle.
ito. Pour la Midecine el la Chirurgie.
Percy, a .... Lombard Strasbourg.
Bonte, A Coutances. Baraillon, A Evaux.
SaucerOtte A Luneville. Barthes, A Montpellier.
DEUXIEME CLA S E.
CLASSES DE LA LANGUE tT DE LA LITTEIRAt URE
FIANSAISES.
Volney (Constaitin-Francois-Chassebeuf).
Garat (Dominique-Joseph ).
Cambacerds (Jean-Jacques Regis).
Cabanis (Pierre-Jean-Geotges).
Saint-Pierre (Jacques-Berardin-Henri) .
Naigeon (Jacques-Andre).
Merlin (Philippe-Antoie ).
Bigot-Preameneu ( Felix-Julien-Jean ).
Siey6s ( Emmanuel-Joseph ).
Lacuee (Jean-Gerard).
Roederer (Pierre-Louis).
Andrieux (Francois-Guiilaume-Jean-Stanislas .
Villar( Gabriel ).
Domergue (Urbain ).
Francois de (de Neufchaeau ) (Nicolas).
Cailhava (Jean Fracois).
Sicard (Roch-Ambroise ).
Chcnicr ( Marie-Joseph).
Lebrun ( Ponce Denis-Ecouchaid ).
Ducts ( lean-Fraukois ).
Collin Haileville (Jean-Fiancois I.
LegouvC ( Gabtiel-Marie-Henii Baptiste ).
Aruault (Antoiile-Vincent).
Fontanes. Roquelaure.
Delille. Boisgelin.
Laharpe. D'Agues~eau.
Suard. Bonapaite ( Lucien ).
Target. Devaines.
Morellet. Scgur.
Boufflers. Portalis.
Bissy. Regnaud (de Saint-Jean-
.St.-Lambert. d'Angely ).
TRO IS EME CLASS E.
CLASSES D'HISTOIRE ET DE LITIrERAlutREt ANCIENNE.
Dacier (Bon-Joseph).
Lebrun ( Chailes-Francois ).
Poiriir (Gernain ).
Anquetil ( Louis-Pierre).
Bouchaud (Mathieu-Antoine).
Levesque ( Pierre-Charles ).
Dupont ( Pierre-Samel .
Daunou ( Pierne-Claude-Francois).
Mentelle ( Edmie).
Reinhard (Charles).
Talleyrand ( Charles-Maurice).
Gosselin ( Paschal-Francois-Jcseph ).
Desales ( Jean-Delisle ).
Garran (Jean-Philippe ).
Chamupa ge ( Jean-Franois).
Lakanal (Joseph).
Toulongeon ( Francois-Emmapuel )
Lebreton (lJoaclin ).
Gregoire ( Henri ).
Roveillere-LUpeaux (Louis-Marie).
Bitaube ( Paul-Jerrnie).
Dutheil ( Francois-Jean-Gabriel-Lalote ).
Langles i Louis-Mathieu).
Larcher (Pierre-Henri).
Pougens ( Marie-Charles-Joseph).
Villoison.


_ I ----------r~aa~i\i-___- .,..


Les associes strangers de la 'troisieme classes south
Jefferson, Philadelphie. Heyne,, A Gottingue.
Renell A Londles. Willefort, A Calcutta.
Nicbur, Dannenmarck. Klopsiock, aHamboutg
Fox, A Londles. WiFland,ASaxe-Weimal.
Lps correspondans de la tioisieme classes sonit
Destutt-Tiacy. i Auteui, Kock, A Strasbourg.
Desere, Ai Buideaux. Gudin a Avalon.
Laromigniere A Fou- Papon a Hiom.
louse,. Sennebier, A Geneve.
Jacquemont,. i H-lesdiu. Dotteville A Versailles,
Degerando A Lyon. Laurencin, A Lyon.
Prevost, A Gcneve. Lecleic,. .....
Laben A Agen. Crouzst, i Saillt-Cyr.
Rousse a Chartres. Morel, a. Lyoii.
Villeterque A Ligny. Boinvilliers, A Beauvais,
Saint-Jean--Creve-Cour, Brunck, A Strasbourg.
A Rouen. Sabatier, A Clialons-sur-
Ferlus, A Soireze. Marne.
Caudin, A la Rochelle. Rulin. Versailles.
Legrand-Laleu Laoii. Schweighauser, A Suas-
Houard Dieppe. bourg,
Reyino't A Saint-Do- Pieyre A Nmnes.
mingue. Bera'nger, A Lyon,
Grouvelle, .... Palissor a Mantes.
Massa, Nice.. Masson, Coblentz.
Gallois, A Auteuil. Oberlin, Strasbourg.
Roume, ... Fauvel A Athfies.
Duvillard Passy. Gibelin, ai Veisailles.
Diann)ere, Mnoulins. Riboud A Bourg.


Q U ATRIEM


E CLASSES.


CLASSES DES B EAU A Ts.
Ire Sr.crlON. Peinture.


David (Jacques Louis ).
VanspaindoncL(OGiard).
Vicn (Josepli-Marie I.
Vincent( Franr.-Andi ).


lRegnault ( Jean-Biptiste)
T'aulay (Nicolas Ant. ).
i)enou (......o..).
Visconty (....... .).


IIe. SECTION. Sculpture.
Pajou ( Augustin ). Moitte (Jen-Guill.).
Houdon ( jean-Ant. ). Roland ( lhil.-Lauent).
Julien ( Pierie ). Dejoux ( Claude).
II'e. SEC ION.- Archltteture.


Gondoin (Jacques).
Peyre ( Aut.-Fiancois).
Raymond ( Antoi:te ).


D)lourny ( Leon).
Ci ilgrin (J.-F.-Tlerbe}.
Hcu tier (Jean-Fraui.).


IVe SECTION. Gravuts.


Berwick.


Desmaiets.


Groff oy.


Ve S c Io N. Alusique-Compositon.
Mchul ( Etienne ). Monvel ( Jacq.-Main ).
Gossec (Franc.-Joseph). Grandmncsrii (Jean-Bap-
Grtry ( Andre-Ernest ). tiste. )
I.es associes strangers de la quat;omne classes sont;
Haydn A Vienne. Caldeiaii A Vicence.
Canova, a Rome.
Les correspondans de la quatrieme classes sont:
1o. Pour la Pcilntue ,
Lacour, A Bordeaux. Pradhon, t Dijon.
Lens, ain A Bruxelles. Giroust, A S6vres.
Baudin i Orleans.
2o. Pour la Sculpture.
Boichot, A Autun. Blaise. A Poissy.
Van-Pouck, A Gand. tenaud A Marseille.
Chinard, a Lyon.
3. Pour I'Architecture.
Paris, au Havre. Crucy A Nantes.
Combe A Bordeaux. Foucherot, a T'onnerre.
40. Pour la Musique-Composition.
Beck A Bordeaux. Mauduit-Larive, Mont-
Moreau. A Liege. morency.
Caillot, a St.-Germain. Bonnet-Beauval, A Bot-
Blaze A Cavaillon. deaux.
fB. La premiere classes de l'nsitut tiendra se&
seances les lundi de chacue semaine; la second ,
les mercredi;la t oisiene, lesvendredi; la quatricate
les saniedi.
Ces seances auront lieu dans le niene local, et
duteront depuis trois heures jusqu'a cinq.
III. La premiere classes rendra publique sa pre-
niere seance du niois de vendeiaire ; la second
sa iee d niv ; l tro sa leiee dprcniecte
de geininal; la quatfieme, sa premiere de messidor.
IV. Le ministry de I'interieur est charge6 de
executionn du pr6ient arrtd.
Le premier consul. signed, BoNAtPAI",t
Pat le premier consul,
Le sccretairc-d'etat, sign H. B. MARl'.-


I~ili


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GAZi ETFE NATIONAL ou LE MON1TE1 N U UNJESEL

\-ouS sotirnes autor s : prlc r c :oas soisctCipteut qu'A dater du 7 nliv-st an le MONIr EUti est eI seln journal ,' l.
N ~ou c lms sovinio auorls 8 pn:'11 llt I!O9 sll.ictiptcurs, qU'.i datek- du 7q njt,,sc arl le M NIIIAIR C~rr t le s rurTour nall~ ,/


" i3o.


Dinanche I o plivise an 1 i de la RIutlijqtl.e ( 3o janvir 1 803. )


E XT E RI EU R.
R A T I S B ON N E.
Vote du directoire de la deputation i la pl/nipotence
intpirialt arcomplagatiant raiport fat t P t p lai
diputation d la diete de I'Empire.
On fait connaitre A la plenipotence de S. M.
imperial et royale;
Qt'il a t6c arrie dans la derniere seance de
:ette deputation extraordinaire de 1'Empire,. de
tvanitmet(e ae la diete general de 1'Empire le con-
cltwuru principal de la deputation, accompagn6
d'un rapport, et de prier en mnme-teifs la plbni-
potence imperial de fire egalement son rapport
a ce sujet A S. M. empereur.
Ledit rapport de la deputation se trouvant ci-
joint, la plenipotence irmperiale est priie d'adresser
dgalement son rapport a ce sujet a S. M. impriale.
Sur quoi on a Ihonneur etc.
latisbonie le 5 janvier i8o3.
(L. S.), Chtancellerie ilectorale (d Mtyencc.
Rapport ldela diputation extraordinrae del 'Emfpire,
adrese le 5 janvier 8 ,o3 a il ditte ginrale.
En consequence des pleins pouvoirs expedids le
3 ao0t i8o pat la diete general, avec l'agrement
de M. imp&liale a 'efiet l'exdminer, discuter et
r ler, de concert avec le 'Gouvernement Iran-
cas, les objets riesrves a une convention particu-
liete par les art. V et VII du tiaite de Lunevilie.
les, lecteurs et princes deputies qui y sont nonnites
ontenvoye sans delai, leurs subddlegues a Rai s-
bonne. Ceux-ci y soni arrives dans le courant duf ht
mois. La. diputation apres les legitimations irs-
pective. et usitecs, s'est coantitsue, et ses seance.s
ont ete ouverles le 24 du mneme mois par une pio-
position de la plknipotence imp&eiale.
EI meme-tems le PREMIER CONSUL de la Repu-
bliqve frangaise a envoy a Ratisbonne le citoyen
Laforest, come ministry extraordinaire et S. M.
Implriale de Russie s'6tant aussi diterminee a fire
intervenir, conjointement avec 1 Gouvernenient
frmntiis, sa haute nmdiation pour le reglement des
irnlkminii, tt pour la cojlsplidation de ltaqfla ji
tlons I ild Kluplell. sonr m'inist;e resident a la
diete,; mais ensuite ele a bien vouu envoyer ici
pour cette nigociation le baron de Butiler, son
conseiller intime et chevalier de plusieurs ordres.
La diete gbnerale de I'Empire verra, par le roI-
clu"utti general de la deputation du 23 rovernbre
de I'annee passee qui est ci-joint, et par le text
original francais ids 47 premiers paragraphes. que
MM. les ministers meliateurs ont communiques a
la dputation. cc qcut la deputation extraordinaire
de I'ELlpire a Iraite et conclu jusqu a present as ec
ces ministre.s des piiss.inces mediaiticcs.
Ratisbonne, le 5 jainvii, Ro3.
(L. S.) Chanrrca'eie c/et' ~on e de Ma)aencer.
r tvrl du coltge tileftonal de l diete gn r, l .i
de I'FrIlltle. Stniai, diu, 7 janvuir ISo3.
D i R R c 1 o r t F.
Les notes de MM. Irs rninistres des puissance'
rmdiatrices, qui sont ici pour le reglement de l'at-
faire des ilrnemlnits dictces le 6 decernbre ide
I'nnee derniere, sur lesquelles le protocol 'oit
tile ouvert aIujnird'huli d'apres I'anTte qui a 6it
pis a cet eflei ; le dctcret de commission impienale.
dict6 le 23 du meme nlois ; et enhn Ic rapport de
laid6putation extraordinaire de 1'Empire. dictI le'
5 dnprsSent mois. sont l'objct de la dclibration'
di la dite, don't I'extrblrne importance dispense de
Ioutetrecntomandation, On tst en consequence
-rtl entendroce.que MM. les miinstres ,lectoraux
voudrornt laiireontlaitre a ce sulet au protocole.
TaCiv"i. Albte.
C.,t... /Abe.t.
BOHItME. Auenti ses instructions.
PALAINAT.. Se r Istrve 'ouvelture du protocol.
G ;S A X r.
'COmme on est convaincu que S A. E. de Sae ,,
S. li'li ur de nimerbre de la deputation a tou-
Jstis L1 i l A suivre lor instructions donnees aux-
Etat diaeputs par la concrIsum de I'Empne. du.
Soctobre, atitic le 7 november 180 o. et qo'elle'
C, 'I"' 'i,." dirige ses efforts vers le mair6f 't
a t",liiilio-n de t'Empire sous tools les rap.
p1ot, et vers le reablissement et la consolidation,
Il.io,'1 t' :de tous les Etats de 'Empire de la
I tr'. 'nniediate et des autres ressortissans d,:
,' t u'lell consequeDce', elle a-pcinemeint
1lla: ct e'aid toutes ses obligations., ,1on1 .:
i -r on doit, pour 6,viror toute-rep6ti-
i"u, t ':l i;' quaint au rdsnulat des nogocia-
I I'~* 1 f ,J I A t, extraoldinari e-de I Fn, pie ,t


soumis A I'adoption et l'la ratification de la diete
par les hautes-puissances mediatrices, au decret de
commission imperial du 2 1 d rno s passe au
rapport de la deputation d'Empire, du 5 du pre-
sent mois et au vote emis par la subdel6gation de
Saxe, tels qu'ils soot consignes au protocol de la
deputation.
Dans 'etat actuel des choses, I'approbation de
ces negotiations ct du conclusurn general qui en
est le rbsultat, don't les principles dispositions
ont nmem dja ete mises A execution, parait en-
core tie le seul moyen par lequel la tranquillity
et an ordre de choses stable, si desirables et si
necessaires pour le bien de toute la pattie alle-
mande et pour le maintieh de sa constitution, puis-
sent &tre retablis dans I'Empire.
On suppose en meme teams que toutes les lois
fondancntales de 'Empire sur lesquelles reposent
les relations exterieures et interieuies de 1'Empire
germanique, particulierement la paix de Westphalie
et lIs autres traits de paix qui l'ont suivie en
tant qu'il n'y est pas expressement dCropr par le
trait de Ltunville et les negociations de I. d6pu-
ration de I'Empire, conserveront, conime par le
pass lcur pleine force et vigueur uei les dioits
qui peuvent avoil appartenu a un tiers sur des
objets employes a f'indemnit ., et consequemrnc nt
aussi ceiix des souverains et seigneurs teiritoriaux'
sur des chapiris secularises, siues str un terni-
toie tlranger, seront mnainrtenus ; et on se refore de
rnouvean ei exprcssermenl quaint atu droirs de ]a
nirois tie Saxe sur iuelques objets assignCs en inl-
dlemniie i la riscrve qui a ecp porlce a ce sujet
ad piotocole de la 33e stance de la deputation.
B RA N D E B o U R G.
Str la note de MM. les miinistres des puissances
middiatrices du 3 decembre que le directoire vient'
de soumettre A la deliberation de la diete, et par
laquelle ils comr uniquent ,au nom de leurs gou.
vernemens, a la diete de i'Eiipire, le conclusuml
general de la diputation extraordinaire de 1'Em-
pire du 23 novembre de I'anne passee ; de rnnme
,cue sur le decrct de commission emane de S. M.
impehiale le 21 du mois passe, et enfin sur le
rapport que la deputation extraordinaire a adress6
s;.m principal e subcdetegbe est a". t son oncu-
de S. M. le roi de Prusse, commeelecteur'(e
Brandebourg de voter ce qui suit :
S. M. le oi, come electeur, reconnait avec
une vive gratitude la sollicitude avec laquelle le
cliefsupreme de 1Empire a coopbre A l'arrange-
ment definitif et complCmentaire de la paix de
Luniville, don't S. M. imperiale a bien voulu
donnei une preuve en convoquant la deputation
extraordinaire de Empire.
S. M. le roi n'est pas moins pendtree de la plus
vive reconnaissance envers les hautes puissances
miediatrices qui par leurs propositions anticales,
le uis sages coiseils et la conduite aussi prudence
que distinguee de leuis ministries plenipotentiaires,
aux'quels on a une grande obligation, ont con
tribe si glorieusement et si efficacement a5 ar-
rangenlent d'une affaire si importanteetsiepineuse,
don't la prospedite, la sure et la tranquillity
future de la patrie allemande dependent.
D)ans-la conviction intirne que la sxirete la tran-
qmnillite et le bicn-&twe de la patrie commune
e nxigent imperieUsen ent le prompt reslement des
nobjels de la paix' de Luneville qui sont encore A
doae.miner, S. M. a fait tous ses efforts A la depu-
Iiatioi) de 'EImpire en sa quality de co-dpute ,
pour, atteindre ce but ; et come elle y a inva-
riablement fait connaitre ce vo ell e le e renou-
vclle ici, en se itferant aux declarations taitcs A
l. deputation de I'Empire, el propose,
,c Que la ratification du (onclusim general de la
,1 reputationn extraordinaire de I'Empire du 03 no-
e, n vembre de I'annee passe, soit r6solue par tout
I, l'Einpire, et que S. M. imperial soit priie res,
,i pectucusement par utn avis prealabli de l'Em-
,, pite de I'effectuer-le pluS promnptenentpossible.,,'
Ulteriora si opus resevando..
BRUNSwcK. Se reserve l'ouverture du protocole.
MAVENcE. Simiitel.
D I R E c -T o I R E'.
Ouviira de nouveau le protocole dant la pro-
ihaine seance pour continue la Jdeibdration.
Protocole di college ds princes. Seance du janvice
a 18o3 (17 nivse an i .)
Proposition par laquelle M. de Fahnenberg,
iiini el d'.\illrihe .' la diete de I .uipne i.ig.'
Adu directoire du college des princes, a- ouvert,-
Ic 7 janvier 1803 ( 17 nivise an Ix ), les delibe-
*rations rde ce'college sur le conrclutun general de
ala deputation du 03 hovembre 1802 soultis l"
l'appiobation d- l Adie-e& de IEmpire;


D I I E C T o I iE.
La paix de PEmpire si clicrement acquise, et
dlont la consolidation exige dc nonveaux sacri-
fices, approche de son execution par le regle-
mnent des objets deserves i une convention par-
ticuliere. Le Ptu.MItn CONSUL de la 1Republique
fianiiaise et S. Ni. impiriale de Russie ont ami-
calement oflert a l'Empire gerim.anique leur haute
radiation pour le reiglement de ces objets remis
par le traits de Luniville A un arrangement paiti
culier.
C'est de cette mediation qui doit tre reconnue
avec gratitude, quest result le plan d'indemnites
qui forme la parties la plus essentielle du conclusuti
general et prialable de la deputation extaoidi-
nai're de 1'Enpire. Ce resultat de la solicitude
commune est maintenant sounis I'examen Cet
I'approbation de 1'Empire geinlanilani assemble
sous son chef supime conornrnement au deciet
de commission imperiale riu si dicembre dernier,
et d'apies le voeu des hautes puissances m6dia-
Irices. pour qu'aussitot que ls obstacles qui oint
fait riftf6er la ratification dudit concluisum general
de la deputaiion par le chefsupnime de IEmpite,
seront lcves toute l'afaite des indemnites puisse
ktre reglee definitivement et consitutionnellement.
Le directoire desire maintenant enlendre, d'apl6s
t'ai'rte qcui a ete plis les avis eclaires des nii-
nistres p enipotentiaires des princes sur ces objets,
qui soot de la plus haute inipoitance, et qui
touchent essentiellemnt I'antique ct venerable
constitution de I'Empire gernianique.
SALZtBOIR G. Abest.
BAviFRE. Se reserve 1'ouverture du protocol.
AUTRIoHE. .Ierm.
MAGDuOlitac. Voyez le vote de Brandebourg au
protocole du' college ,electoral.
Bouottc,Gst. Attend ses instructions.
PALATIN-LA.ITERN. Idem.
BrESANMON. Vacat.
PALATIN-SIMMERN. Attend ses instructions.
GRAND-MAITRE Dr L'ORDRE TEUl'ON1CtOE. N'a
pas ses instructions.
PALATIN-NEUBUURG. Se reserve 1'ouverture, du
protocole. '
BAMEnRG. Abest.
BnAME. Se reserve l'ouvertre du orotocole.
S """, t-r i IURG. OnCF.
PALATIN-DE UXPONTS- Attend ses instructions.
WORMS. Atbest.
PALATIN-WEVLDENZ. Attend ses instructions.
EICHSIAEoU. Abest.
S A x V E I M A R.
S. A. S. le duc de Saxe-Weimar a constamment
pris la part la plus vive au bien btre de la patrie
allemande, au nriintien de sa constitution et au
reglement prompt et satislaisant des objets que Fen-
tier accoinplissement de I'ceivre de-la paix rendcait
encore necessaircs pour sa tranquillite et sa suretA
futures. Aniines de ces sentiments et formant aiec
confiance le voeu sincere que, par les soins de
S. M. imprriale qui meritent la plus profonde gra-
titude et par la cooperation des h utes puissances
m6diatrices qui n'est pns mains digne e d recon-
naissance la deputation extraordinaire de 'EMn-
pire, par ses efforts pairiotiques, ait atteint ce but
par son conclustum general, sounis a I'appiobation
et la ratification de 1'Empire assemble sous son
chef supreme ; S. A. S. le duc n'liesite pas d'acce-
der et de consentir A tout ce que la majoiite
agriera et arretera sur cat important objet.
SesIR. Abest.
SAXE-EissFNcI. Come Saxe-WeiMARn
St RASBOURG. iAest.
SAXE-COBOUoG. Se rIserve 'ouverture du pro-
tocole.
CONSTANCE. Abst.
S A X L G 0 T rI A.
S. A. S. le duc s'est efforc de md ranifester, dans
toutes les occasions, ses sentinieis patrioiiques et
la part ernpressbe qu'elle prend A la constitution
legale et au bien &re de la patrie germanique.
Quelque sensible qu il soit a son coeur de voir
plusieurs de ses co-Etais places dans une situation
penible par le conlusum general de la deputation
don'tt ii sagit, elle croit cependant devoir ceder A
I'urgence des circonstances et donner son appro-
bation audit ronclusum general, en consideration
du bien gindral et du retour de l'ordre et de la
tranquillity si necessaire A 1'Empire germanique.
Quant A la contribution par mois remains
proposed pour la sustentation de S. A. E. de Tr&
ves S. A. S. declare que d'aprcs la part bien
,vive qu'elle prend a laposition actuelle de S. A. E,
et en consideration des liens de parents elle no
se refuse pas a consantir pour ledit objet A lac-
quittenent de la contribution par mois remains
si l'on ne peut trouver d'autres fonds plus con-
venables au rang et A la digoit6 de son altesse
'electorale.


_~ __dLI~IIB~ssLlsllllII


__Y ~li ~_ _____


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4"~














Mais :.onr altesse le due ne peut pas consentir a
la cortiibutioun par mois, pour subvenir i la sus
tentattion des piinces et des Etat squi ont petidu leut
existence pii la cession d: la rive gauche du'qlthli
dunt il a etalcnment etc question ; elle se piemnu-
nit au contraire expressenicnt centre toute coti-
iitbution commune a la change de l'Emipire qu'on
vou'lrat faire dArivcr de I afiaire des indennites.
Cepencdant die ne saurait catcher le voeu empress
qittou purse trouvet des inoyeos et voices contdV-
nablcs d'allhegr Ie sort penible des princes et Etats
SU l- C Clle l I Ii o ct .
Comnnc It sens de tout le plan d'indemnites et
d tous les aItetcs de deputation qui s'y rappoitent,
est qne clihaje tiers doit conserver les droits et pre-
iciruonts t ixidees qu'il a sur des pays assigned en
indemnitcs ou changes tons les droils qui corm-
pertent i a la.iison ducale de Saxe sur l'un ou Iau-
tir des objets destin6s a I indemnite doiventetre
complis dans cette reserve qui est fondue sur la
nature des choses ; c que le miuistre plenipoten-
ciaire dc Saxe-Gotha a ete charge de declarer,
aiusi que de reserver formnellement a ce sujet les
droits de la maison de Saxe.
Crimme on doit, au reste, necessairement avoir
egaid a la consolidation et au maintien des liens
constitutionnels A la confirmation generale des lois
londamentales de I'Empire qui subsistent ; en par-
ticulier a celle de la paix de Westphalie et de
tous les traits de paix subsequent qui ont rapport
i I'Empire, en tant quil n'y est point essentielle-
ment derog6 par le traite de Luneville et par la
convention actuelle, de mmein qu'A la garantie des
droits territoriaux sur des appartenances des ab-
bayes et couvens s6cularises, situs dans un autre
pa)s et enfin a la confirmation des droits cons-
titutionnels et usites de tous les Etats de l'Empire ,
de la noblesse immediate et des ressortissans de
I'Empire, S. A. S. croit qu'il est necessaire de
proposer ces points a S. M. impeiiale dans le
preavis de I'Empire qui sera pris ct soumis i la
ratification imperiale.
Ulteriora si opus rJseivando.
AucGSBOUG. Vacat.
SAX -ALTENBOuNG. Come Saxe-Gotha.
HILDE.SHEIM. Abest.
BRANDEBOURG ONOLSBACH. Comme Magde-
bourtg.
PADERIORN. Abest.
BRANDEBOURG CULMBACH. Comme Magde-
bourg.
FRESINGEN. Abest.
B RUNSWICK WO LFENB UTTE L.
S. A. S. le duc, animCe du plus vif desir de voir
renaitre le I lutot to)ihle dans la oatrie allemande
la tranquillte, et un certain or re ae cosnes si
ne'cessaires au bien-etre general a charge a cet
effet son mnistre plenipoteneiaire de voter pour
la ratification a donner de la part de l'Empire au
conclsitn general de la deputation de l'Empiie
du 23 novembre 18Soa.
Mais coinne dans les changeiens important qui
s'effectuent maintenant dans l'Empire on doit
necessairement avoir eganrl la confirmation gene-
rale des lois fondamentales de l'Emnpire encore
subsistantes, particulierernnct dc la paix de West-
phalie et de tous les traces de paix subs qui ont rapport A l'Empire, en tailt qu'il n'y a
prnLt ted derogC par le traite de Lunville, et par
la tcovention actuelle, de mvnme qu'A la confirma-
tion des droits constiiuiuonnels et usit6s de la
noblesse immediate de I'Empire S. A. S. le
ddc croit nldessaire que ces points soient pro-
poses A S. M. imp6riale dans le preavis de I'Em-
pine qui seta sournis A la ratification imperial.
Enfin S, A. le duc croit devoir exprimersajuste
attente que la deputation extraordinaire de l'Em-
pile laissera a la diete g&nerale le reglement des
objets panriculiers qui appalnentinent a l'organisa-
lion future de l'Empire et des Cercles, et qui
louchent de si pres chaque Etat de I'Empire,
Ulteriora, si opus reservando.
RATISBONNE. Se reserve l'ouverture du protocol.
BRUNswicK-ZELL. Contme Btime.
PASSAU. Abest.
BRUNSWICK-CALENBERG. Comme Breme.
TiENTE. Abgst,
BR NSWICK-GRUBENHAGFN. Comme Brime.
B3RIXN. Abest.
HALBERSTADT. Comme Magdebourg.
BASLE. Abest.
B A DEN D U u L A C H.
S. A. S. le margrave de Baden exprime la plus
vive reconnaissance de la sollicitude avec laquelle
S. M. impiriale, en sa quality de chef supreme de
I'Emypin a jusqu'ici eu' a -cur le reglement des
objets comprnmentaires de la paix de Lneville ,
de inmme que la firete la tranquillity. et le bien-
itre de la patrie allenande qui en dep'endetm ,
et elle n'est pas moils penetree de gratitude envers
la France et la Russie de ce que ces hates puis-
sances ont bien voulu intervenir avec tart de
sele pour conutibuer A ce but salutaire.
Le unchlumn general de la deputation, du 23
povembie i8o2 qui est maintenant soumis a la
de;ibeiation de la diews est le ieSultat desire do


cette mediation bienfaisante et de la solicitude
patetnelle de S. M. impciiale, ainsi quc des eftiots
louables que la d6putation et tous les ministres
ont faits dans cette negociation iimpoitaule.
S. A. S. vote pour sa pleine adoption, et de-
niande qu'il soit pris a ce sujet uun peavis de
l'Enpire pour le reconmmander respectueusement
a la ratification de S. M. imperial.
Ele prie ehn mime teams ses tres-hauts co-Etats
de vouloir bien preinde en consideration bien-
veillante ce que ledit reces de deputation eon-
tient en sa faveur.
MINSTER. Abest.
BADEN-BADEN. Comme Bade-Durlach.
OSNABRUCK. Comme Brmne.
WERDEN. Comme Bnime.
LIEGE. S'abstient de voter.
BADE-HOCHBEItG. Come Bade-Durlach.
L U B E C K.
S. A. S. le duc envisage avec reconnaissance,
de meme que ses co-Etats, les efforts multiplies
et louables que les hautes puissances mediatrices
out faitjusqu'ici pour le bien de l'Empire. Animie
de ces sentiments elle est d'avis, avec eux, que
tout ce qui a ete ainsi convenu let arrte de
concert avee la d6putation extraordinaire de 1'Em-
pire, et soumis ensuite par cette derniere, con-
formement au decret de commission imperial,
du 21 du mois passe A la diete generale de l'Em-
pire soit approuve de la part de 1'Empire, et
que S. M. imperial soit price dans un preavis
de I'Empire qui contiendra aussi l'expression de
la respectueuse reconnaissance de la sollicitude pa-
ternelle don't elle a fait preuve darrs cette impor-
kante aflaiie, de le revetir de sa ratification impe-
riale. Mais S. A. S. le duc se persuade en mrme
teams en se riservant de nouveau ses droits, que
conformement a assurance positive continue dcns
la note de MM. les ministres des puissances me-
diatrices, du 15 novembre dernier, ses int&rkts
le seront de meme incessamment d'une maniere
satislaisante pour elle. Reliqua, si opus reservando.
PoMELRANIE-ExTERILU.,E. Se reserve l'ouverture
du protocole.
COIRE. Abest.
POMERANIE-ULTERIEURE. Comme Magdebourg.
FULDE. Best.
HOLSTEIN -GLUCKSTADT. Se reserve l'ouverture
du protocol. b
KEMPTEN. A est.
H Es S E-C A S S E L.
S. A. S. Ie landgrave de HesseCasse l reconnait
avec uine respectueuse gratitude la sollicitude pa-
ternelle que ..S^,siit di smif -i i_'.C o'&
rant par la convocation de la deputation extraor-
dinaire die l'Empire au riglement definitif de la
paix de l-uneville.
Llle ast ariinire des m&mes sentimens envers les
hautcs puissances mddiatrices, qui par leurs
conseils sages et bienfaisans ont concouru d'une
maniere si distinguee a la sfrete et au bien-6tre
de l'Allemagne; et elle exprime A leurs dignes
ministres sa just reconnaissance de leur activity et
de leur prudence.
Dans la ferme conviction qu'il n'y a que Ie
prompt arrangement des objets complimentairqs
de la paix de Luneville qui puisse retablir la sfiretd
et la tranquillity en Allemagne, et contribuer a
sa piosperite S. A. S.. en sa quality de membre
de la deputation de I'Empire s'est fait un devoir
d'y cooperer de toutes les manieres, et elle ritere,
dans la mime conviction, les voeux qu'elle a ma-
nifest a a ce sujet, A l'occasion de la note de
MM. les ministres des puissatces mediatrices, rise
en proposition par le directoire et par laquelle
ils communiquent au nom de leurs gouverne-
mens, a la diete general de I'Empire, le con-
(lusum principal de la diputation extraordinaire
de I'Empire du 23 novembre de I'annee passe,
ainsi que du d6cret de commission imperiale du
'2 decembre dernier et du rapport de la deputa-
tion auquel se trouve joint le conclusunt general
sus-mentionne.
S. A. S. vote en consequence pour la pleine
adoption du couclusuin general de la deputation ex-
traodinaire du 23 novembre de l'annee passe ; et
demamrde que sa ratification soit arrftee par 1Em-
pire et que S. M. impr6iale soit price rcspectueu-
ment par un pre-avis defl'Empire, d'accomplir cette
ratification.
S. A. S. saisit enfin cette occasion de prier ses
tr6s-hautes co-Ijtats de- prendre tn bienveillante
consideration les objets que ce conclustint g6enral
content en sa faveur.
On se reserve l'ultbrieur.
ELLWANGEN. Vacat.
HESSE-DAItMSTADT. Se reserve l'ouverture du
protocole.
GJiAND-PREUR DE RMALTE. Idem.
MECKLENIOUG-ScHwERIN. Remercie de I'annonce
faite de sa lgitimation et se reserve l'ouverture du
protocole.
BERCHTOL6GADEN. Abest.
MECKLENBOURG GUSTROW. Come Mecklen-
bourg-Schwerin.
PPEVOTE LDB W tISsIMBOUVR. Abest.


AV, U IS r T B EK 3i,
Sur les objets importants alis en proposition pa
le directoire du college des princes, en con18.
quence de la note de MM. les ministres des
puissances mediatrices du 3 du mois passe, qui
accompagnait le conclusum general de Ia dputa-
tion extraordinaire de l'Empire du 23 novembre
de l'annee passee, de meme que du decret de com-
mission imperial du 21 dicembre dernier, et du
rapport de la deputation do l'Empire du 5 de ce
mois, par lequel elle communique Igalement i la
diete le susdit conclusum general, le subddlegu~de
Wurtemberg est charge de faire connaitre votande
ce qui suit:
S. A. S. le duc reconnait avec la plus vive et l
plus respectueuse gratitude la sollicitude avec la-
,uelle S. M. I., en sa quality de chef supreme de
1 Empire, a eu a cceur d'acceldrer l'arrangement com-
plementaire de la paix, tant par la convocation de
la dtputation extraordinaire de I'Empire que dans
la march des nigociations et de contribuer d'une
maniere bienfaisante a l'affermissement de la tran-
quillite, de ]a sureti et de la prosperity de a patrie
allemande.
Mais la reconnaissance la plus vive est egalement
due aux hautes puissances mediatrices et A leurs
dignes ministries; aux premieres, de leur intelven-
lion utile et inlatigable, constamment dirigee vers
le bien-etre de l'Aliemagne ; et aux derniers, du
zele actif et prudent qu'ils ont manifesto dans tout
le course de l'aflaire.
Quant A la chose mrme, S. A. S. le duc reitere
igalement ici et en general, les sentiments et prin-
cipes qu'elle a manifestes A chaque occasion au
sein de la diputation, par Ic canal de sa subde-
legation.
S. A. S. epiouvera une pleine satisfaction si
S. M. imperiule et la diete general de I'Empire
acquierent, par le rsultat des efforts communs
contenu dans le conclusum de la deputation, la
conviction que la deputation de l'Empire en corps,
et eu particulier S. A. le duc n'ont rien negligee
pour contribuer, d'apres les ternes de remercimens
adresses a S. M. I. le 3 aott de l'annee derniere, &
terminer aussi promptemrnt que possible l'ceuvre
de la paix, et assurer pat-!a le bien-etre et la tran.
quillite de la patrie allemande.
Dans la ferme esperance que ce sera lI le risultat
des presents deliberations de la diete, S. A. S. Ie
due ne desire rien plus que de voir ledit conclusum
de la deputation convert le plut6t possible en loi
de I'Empire, et elle saisit en meme-tems cette occa-
sion de recommander ses propres interests, lies a
I'affaire des indennite aux bienveillans regards de
ses tres-hauts co-itats.
conjoncturess ivorables 5 I'accomplissem'ent he
toute I'affaire qui viennent, a ce qu'on apprend,
d'avoir lieu de s'expliquer ultirieurement.
PRUM. Vacat.
SAxt-LAUENBOURG. Comme Breme.
STAVELO. Abest.
MINDEN. Comme Magdebourg.
CORVEY. Abest.
SAVOYE. Vacant.
LEUtCHTENBERG. Come Baviere.
ANHALT. Se reserve l'ouverture du protocole.
HENNEBERG. Idetm.
SCtWERIN. Idem.
CAMIN. Comme Magdebourg.
RATZEBOURG. Se reserve l'ouverture du protocol.
HIRsc-i eLD. comme Hesse-Cassel.
NOMENY. Come Bourgogne.
MONTBELLIARD. N'est pas autorise A voter.
AREMBERG. Se reserve l'ouverture du protocole.
HOHENZOLLERN. Remercie de l'annonce faite de
sa legitimation et se reserve I'ouverture du pro-
tocole.
LoBKOWITZ. Se reserve l'ouverture du protocol.
S A L M.
La mason des princes de Salm et des thin-
graves, saisit la premiere occasion solemnelle de
timoigner, devant I'Empire gernanique, assemble
sous son chef supreme aux hautes puissances me-
diatrices et a |a deputation extraordinaire de 'Erm-
pire, sa respectueuse reconnaissance des pays qui
lui out elt assigns en indemnitCs; animee parl'es-
poir de parvenir bientot, ainsi que d'autres Etats
de I'Empite qui out eprouve des pertes, a la pos-
session et jouissance de son indemnitC, et formant
le voeu ardent de voir levees promptement, a la
satisfaction de la cour imptriale, et pour Ie bien-
etre de la pattie allemande, les dilicultes men-
tionnees dans le decret de commission imperial
qui se sont encore opposes A la ratification de a
plenipotenc impetiale elle vote pour que le ton-
clusum general de la deputation extraordinaire do
I'Empir enr taut qu'il traite de l'affaire des indem,
nits soit prealablement present i 8. M. ;,i'p
rile comme pre-avis de I'Empire et quclIe olt
pride de le revetir de son' approbtation.
Quant aux objets particuliers d'indemnisa tiO
qui n'ont point encore etc rdglis par la d.putatio.
extraordinaire de l'Empire, parmi lesquels on dw
prinipalement computer la rente de 35o,ooo fl or
assignee a i'electenr archi-chancelier, c tq .
d'autres propositions 6trangeres a I'objet direct
la d6putation, et qui sont relatives a llaconst itutn
foodafflro,--"


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.,,,,L,,"'nr de l'Emnpirq, ou se rt-erve 1ouver-
.(arl do ptotocole.
.DrctlltCtStiEiN. Se xrserve l'ouvetiure du pro-
ttoco]c.
NassAu.-tHariAti et SIEGoN. St tlesrce 1'ouver-
s~lr; du protocol.
NAss,,.s-DAtLLrENOUG, SIEGEN et D IET. Simililer.
AI.' trUFGS. Se reserve I'ouverture du1 protocoie.
OST-FuRSE. Comrile Magdebourg.
I I, I LIIMB r-. S'- t reserve IouverCure du protocol.
SCHWARzENBERG. I d.
hILIhUN Iiii -- % ,L'
tAtous et 'T'AxIs. Id,
StiwARTzSOUR tG. Votera dans Ia prochaine
i-ance.
PALATS trE SOUABE. Best.
CoMTES DE WATrIRAVIE.
I'union des comes de W&t6ravie, constammnent
dinjlte par son aele pour la prosp6rite commune
it I nuiijuier, des rapportss constitutiotnels est
1.lancif e J I' plus vive et tespectueuse recon-
pl.siance de la sollicitude que le chef supreme de
lirf.ii a B mnanifestee par Je decret de la conr-
Iission impriale, ddr 21 du nmois passe a I'effet
deprovoquer les lddibDrations actuelles de la diete
de IEmLn'e sur les arrangements re!atils a l'execu-
tion die la pai; I de ndme que de intervention
il.jic des hautes-puissances nmedialrices, et de
1'acnivite infatigable de la deputation de I'Enpire.
11!.: desire, et espcre avec confiance, que -Ia con-
dusion te la convention nc&ociee separement au
noWn e S. Mt. I., et qui est relative aux intercts
de sont auguste naisor levora, d'une naniere
nuSdi avantageuse que satisfaisatie les difficulties
Kpi s'etaient jusqu'ci opposees a la sanction de
Itut rigtleent des indciniite's.
Elle espere, avec une gale confiance, que, par
licoe tinuation de la protection et de l'intercesston
des puisances m&liatrices et par le zele patrio-
tique de la deputation de 'Empire, les objeis d'in-
.demnites supp6ic entaires qui reviennent A plu-
letirs membres de cette union des comes dTEm-
;i'e non encore inclemrises, qui n'ont point, en-
i tedtL de'tcnminL's, ou qul ont &te remiss a i Frie
alierieeurement, serotit egalernemt egles et assigned
FouI Oompleiter l'indenmtisation de ces Etats less.
lie nesr pas roinrs persutadee que conforme-
n., 'n 'b justice et l'assurance fornelle doonnic au
SXXII de i'acte definitif, on pr6viendra toute
ale tie jud'iblk ; que introduction avec vote
IhI. de qutrque tarisons princieres qui appar-
lidinent en nitme tennis a Iunion des comes, pour-
init fhire craindre tantpar rapport tux obligations
pan ees et futures, attachees a 'union et sur-tout
anlt onnibunjl;on ianriculaires arriieres qui se sont
oiiwiablemen accrues qu'au passe droit non
,iiisie eL ail sains dessein a d'autres masons. A, la
iti. IuI'lli.Jles ie trouvent lesdirectioca des comtes
dEn'pite, qui y ont, saos contredit, les minemes
droits, et qui, fobndds stir leurs qualites conimes de
!..tl iti ij e, ont, sur-le-champ, adresse it ce sujet
kuar petitions au chef supreme de 1'Ermpi e et a
routes Its autorits comnpetentes.
Dans ces snppositions rassurantes, elle croit rem-
plir un devoir urgent en votant qu'il Soit pris
'ropmptertent un preavis de I'Empire, entierement
ian10bne a la demasdare des metdiateurs, et que
et cte, de n mme que le coricusum general de
i;IyIj.e soit soutnis a la ratification de S. M.
"'' le. e
SP tSeTS Dr RthN. S'abstiennent de voter.
COMTES DE SOUAIE. Se reservent Pouverture du
p rotlocole o oncr esai
CoMtEs nD FtmNCovmE. Avec une coniance sans
ornesdans la continuation de la sollicitude pa-
ericlle de S. M. I. et des mediateurs le college
dte comtea de Franrconie ne Nait aucune difficult
d'accder aux vceui ct propositions coneienus danos
I&t recdeht vote des conites de Worteravie.
COMTES DE WESTPHAL1t0. Se reserveiat 'ouver-
t(~ du protocole s ando in circulo.
HOLsTEIN-OLDENBOURG. Salvo suo loco et or-
dhit Coimnc Lubeck.
D aDI RE C T0I R E.
Attendrajusqu'1 la prochaine se~ance pour voir
i!jusqire-la Ies instructions qui manquent encore
"'.r4 Anivj'CCs, afin de proceder alors de nouveau
S'ouverture du protocol.
Annonct des ligitimations ,]jites dans la stance du
tollige des Pm,,nr. du 7 janvier s8o3 17 nivdse

A*uimrc!I. En sa quality~ de directoire.
04 doit d'abord fire l'annonce des legitima-
lTol qu lent eu lieu depuis la derniere reunion du
('llJ4q des princes, auprYs du ministry pectoral
"I Iarchiduc Charles, charge di directoire de la
te e i'EiTn1pitc
Ii s'et ldgitimn
I. uIn, li iBoI. M. Jean Nepomuque de Wolf,
b, pbr Ip vole du prince-eveque de Brixen.
S 'a rma 8o. M. Caspar coate de Stcinbcr.,
le u t t i le du prmnce-evque de Freysinge.
SaunO. I l'Ih.e. Francois, baron de Ltikatm,
P o l'ur les votes de Spire et Weissembourg.
Na J eani Nepornuquee oWolf, pour le
''.." -unl des ptrlats de Souabe.


-Le 12 aofit. M. Leopold Hartwich de Plesscn, pour
Its votes de 1l.. Ih:inb..uI ;-Schwrin ,
Cust.ow et Schcwin de mwtne que de
Tntzembourg.
Le 19g aouil. dL. Edont, baron de Schaijitz, pout
le vote du prince de Hohenzoller.,
Le ao aout. M. Fraticois- oseph blaroi dAlbini,
pour le vote te orns.
Le ,5 ejusdem. M. le baron de Reinach pour le
vote de Constance.
Le 27 septembre 18u0. M. Ednont baron de
Schmitz, pour le vomt du prince de Schwari
zenberg.
Le 27 ejusdem. Egide Joseph Charles de Falnenberg,
par substitutio ,U pour le vote du Grand-
lMaitre de 1'Ordre Teutonique.
Le 6 janvier i8o3. M. Francois Joseph, baron
d'Albini crioiit.,it.ieit avec, t. Joseph
S Benedict conite de Thurn, Ue la:part de
S. A. electorale I'archi-chancelier, comnme
possessetir provisoire de la principautl de
Ratisbonne.
M. le baron de Linker, ministry pldnipotentiaire
d'Augsbourg, Ellwangen et Ploum, a de plus fait
l'annonce qU'l avait cesse d'occtper le post de
ministry comitial desdits princes.

I N T E R I E U R.

Paris, le 9 pluviioe.
1.1 6 de ce rnois, 26janvier i tait I'anniversaire
do jour oi le PRnEMIEt CONsuL a accepted, anx co-
mices de Lyon, la presidenee de la Rilpubli(que
italieinue. Le citoyen Marescalchi, ministry des
relations exterieures de cette Republique, en resi-
dence pies Ie PREMIER CONSUL ET PRuiLSIDENT a
saisi cette c constance pour ceilbrer la comnmd-
tnoration d'un venenment si avantageux pour la
Republique italienne dans ses resultats. I1 a donned
le 6 pluvi6se unie fte dout le but tait de taire
clatter la reconnaissance de ses co.ncitoyens et de
son Gouvernement.'

RAPPORT FAITH A U PREMIER CONSUL,
Par le colonel Scbastiani.
LE 29 fructidor an io, je me suis embartq ue
Toulon a bord de la Coreilie; le 8 vendemiiaire
'e suis arrive at Tripoli; j'ai &crit de suite au baron
de Cederstrom, contre-amiral sudelois, ainsi qu'au
ministte do path pour leur offrir *na mediation,-
afin de terminer les diffrens dleves ente fa court de
Suede et la RPgeuce. Ma medjatio a 616 a.itir; le
mmnistre et le contre-amital se sort rehdus A fa
maison co.'nnlrmi?-iale de France, et nous avons
-eniajnm la uegociation. Les deux p rriLs cr.fii-nt fort
'.-Ivr;te s "le asl rA--a ...*a. ...- o sbrme trr .
considdcable, et une ougfmentation d.rans l.i ifii Ibn-
tioi annuelle. 11 s'appuyait d'un traiti faith, it y a
deux ans, par un jpnie du roi de Suede, quti lui
assurait un paiement dB 945 arille piassres fortes et
une annuity de oo mille: il ajouiait que deux ans
de guetre l'avaient oblige A des deperises extraordi .
naires et qunil usait de moderation en se confor-
mant an ttaitC don't il est question...... M. de
Cederstron n'offrait, au nom de sa cour, que
too mille piastres pour le rachat des esclaves sue-
dois, qui etarent au nombre de cent craquante, et
ine annuity de-5 mille piastres. Apr&s beaucoup de
debats, je parvins a leur faire signer un trait qui
fixe le paiement de la rancorn i 15o mille piastres,
et 1'arnuit e 8 mille.
Le 9 vendetniaire je fus presented avec beaucoup
de pompe, au pacha, qui me rexut de la maniere
la plus distinguee.: L change des ratifications do
trait de pa;ix cut lieu, et la Republique italianne
iLt solonuellement freconnue. le fis atborer son
pavilion sur la maison commissariale de France, et
i fut salu par la fiegate ct pa lace, de 21
coups de canon.
Ce ne fut pas sans difficult que le pacha consentit
A reconnahtre cette Republique. Ii crai'giait. que
toute Hltalic ne iut comprise dans cette nouvelle
Rdpublique, et qu'il ne fit par consequent oblige
de respecter indistincteoment tous les balimens de
commerce de cette parties de 1'Europe; cc qui aurait
d&rruit sa marine. Je lui donnai Ics explications
n&cessaires, et particulietement celles qui etaient '
la porter de sonesprit, et ii me repondit: i Erifin je
vois que je puis .tre en paix avec la Republique
italienne, sans trop lesser res interts ; rais cela
ftit-il encore plus dilficile, je )e ferai, puisque le
i GRANDo BONAiPAi'TE le desire ,,
Le pacha de Tripoli est ton home brave et en-
treprenant, ami des Frangais. Les Anglais out fotir-
nis des secours a son Irere, qui est dans ce moment
a Dertne sans noyees et sans cl dit. Son project erait
de soulever le pyys contre le bey.
Les affairs politiques et administrative de la re-
gene. sont g&rees par Seid-Muhammed-el-Dc1l n.i ,
ministre du pacha. Cet homme est plein d .it: -
cite et a mme c hquelues notions str la politique
d'Europe. II a vo)age en France, et cOnset\ie pour
notre pattie un sentiment d'affection dominant.
Le lo vendemiaireje suis patti de Tripoli ; Ie C4
je suis arrive Alearnd de, Le nmniejourje me suis
re du chezle gtnr&al Stuart, commandant les forces
anglaisc de tene-ct de mer.Je lui ai communique


I'ordre du ministre des rel,, ns-cnah;ir e, Icr
r'eujoignait d me ie redre Alexandrie, et si lis
Anglais occupaient etcore la lace de il.hmiandec
use prompted evacuation, ct 'excution do traiti
d'Anmiens.
D'abord le general Stuart ne dit i qute INevacuatiot
tie a Vplace urait lieu sous petn ; iais voyant qua
j i0sstais, Ct quee je dsirais uno riponsi tmoins va-
gnue, il ne dcllata. qu'il n'avait atacun rdre di sa
court de quitter Alcxandrie, et qu'il droyait utinua l
y passe' Fliivet. .
Le general Stuart est uni horbrrie d'uni espri ian-
diocre. 11 a pour aide-de-camip n ipu .nie fain-is.
appel le chevalier de Sades, lhotnrm d''spr:it, en
temit de h France; il a beaucoup d'influunce sur 1l
general.
Je fts le hmeme jour voir Kl,,r..IiJl-Alneied. pa-
cha d'Alcxandrie et le capitan-bcy a comumandant
les forces de mer ottomans.
Apits les complirnens cd'sage et quelques mots
agreables pour la Sublinie-Porte, je leur annonai
que les agents du comncmrce frntrSais allaient se ren-
dre en Egypte. Cent communication leur fit le pfuA
grand plaisir, et i!s nc mne cacherenti point qu'il
voyaient avec pine le sijour les Anglais dans de
pa)s. Je leur dis que ce sejour ne pouvait se yro-
longer encore long-tents et que .Ja paix gcinraol
ne laissait aucun doute sur leurnprochair depart. -
Le 25 ,je fus voir le cheik El-Messiiy.
Je v;s dgalement ce jour-lE le cheik Ibrahim
Muphti.
Le 26 .je fts visiter ];l couptire diu khalidj, qui a
form de lac Al 1....I ; I .f..r ,.n, t .r.i eaux d, ijc
Madie est encore irtcs-lfor; et si ia Porte ne se hIte
de r6eablir ce canal important, les eboutcuens qum
out Jieu sur Ja petite J,igue de terre, qui sCpairc les
deux )acs, rendrom t IIouverture tellementi ,.,n.-i.'-
rable, qu'if sera impossible l'y trav'ailler. Je ne
pense p.s qne 1 ingenieur suldbis covoJe par Is
Porte pour diiger ces travaux, ait les tales neces-
saires. La formation du lac M artotis parait avoir ion-
tibue A la salubiiti de 'air. La ville, n'a dans ce
monrent, quc de 'deau saumrnre qu'cile tire des
puts du Marabout. Ce petit fort est arniC ; il s'y
trouve une garden aiglaise et turque our pr porger
les habitang qui y vicnnerit puiser.
J'employai la journee du 27 A parcourir la ville,
et arecevoir diffdrens individus qui vitirent ine voix
Le '28, je parties pour me rendre au Caire, escorted
par deux ofhciers lures et par six soldats franiaib
quej'a.vais pris i board de la frigate. Les vents conr
traires mn'obligerent h rentrer daus e port.
Le lcndenmjii jb fits A Abotukir, oi je passai 14
nuit. je profitai de cette occasiori p6ur wvi-nier en
detail le fort, qui est dans-le plus grand d ld..be-
.tear -.-i ---- -
Le 3o j'arrivai a Rosete, apres avoir visit en
motiant, le fort juien ; je vis ce jour-la mne ,
Osmnan Aga etDouaniier dte Ia ville ainsi'que t6us
les chretieus qui s'y trouvent..
Le ert. blumaire je fus a Faoni, of6 je vis le
commandant de pla lce le cadi et tes Ccleiks
je recus de ces defutIers et de 'tons ceux que j'ai
entretenus, des protestations d'attachement pour
le PREMIER CONSUL.
Je passai le lendemain a Rahmanie, onf je via,
le cheik Muhammned Abou-Aiy. Le fort de cette
ville est presqu'entieremnent detruit.
Je vis le 3 a Menouf, le cheik Abdin que
le PtEuIIER CONSUL avait nomnme cadi. Les au-
tres chleiks de cetie ville qui vinrent me voir chez
lui, me tinrent les mmnies discoui;s que les cheiks
de Faone. Je leur dis i, le PitemlimlE CUNoSU. aimne
,' beaucoup votre pays ; il ern pale souverit, il
,i s'intCresse a votre bonlheur; il,ne.vonis oublicra
i point et vous recornmandera a la Porte. II a fla ii,
Spaix avec l'Europe, et ce pays se rcssentira de
I f'int&&rt qu'il y prend ct du souvenir qu il cOn-
a, serve aux pauvres checks d'E?.,pt-. ,
huhiamnied Kaclef-Zourba-Mulzcllem, qui coni-
mandait A Menouf lors de mon passage dans cett(
ville, a eu la tEte tranchie, d'apres une accus t-
lion d'inteliigence avec les nmanelouks.
Les deux forts de Menouf sont detruits.
J'arrivai le mnine jour a Boulak. J'cnvoyai im-'
mediatement le citoyen Jaubert, prcverir le pa-
cha du Caire de mon arrivce.
Le lendemain martin 4, le pacha rm'envoya 3oo
homes de cavaleric et 2oo homes d'infante-
rie commands par les principaux officiirs de
sa maifon, pour m'accompagner cuez lui au bruit
d'un grand nomtbre de salves dartilterie.
Rendu chez le pacha, je lui dis i la paix vieut
i, de se conclude entire la'U cpublique ftancaise et
,, la Sublime-Porte : les andienes relations d'a-
I miti et de commerce vont etre tetablies, et
Sje suis charge par le GRAND CONSUL BONAI'ARTE,,
Sde vous assurer deI sa bienveillancu et cde vous
,, announcer I'arrive des commissaires de comn-
i merce fian"ais en Egypte. Le pacha me repon-
, dit : la bienveillance don't le PItMIEI n C -. ,1,..
n m'honore me penetre de reconnoissance, ct she's
n agents comnmeiciauOx iccCviont ici I'accu;il le-phlI
n anical.n,


II









hlj






7


Te me rendis ensuite dans la liaison que le
pacha mi'avait lait preparer.
Je recus le mniie jour, la visit de tous les
principaux du pays, et rcell des interidanis coplites.
Le 5, je me iendis encore clher e pacha ; j'nis
avec lui une longue condrcnce. Je ui parlait en
ces terraces : Le, PstriMi.I CONSUL pied a vous
,tet au pays que vous gouvernez tin inliert tres-
1, vi et desire coitribuer a vote bontheui; ii
Sn m'a charge de vous ollir ia mtediuion pour
vous pacific avec Its beys. i
Le pacha me iicminecia vivement ot stia'crement
de I'inri tL du Plt. M.r II CONSUL pout sa prsonne ;
iaits iI rue protesia qu il avit l'ordic tle plus positil
de sa '1 i de fair une guerne d'cxtleninationl
aut beys et de tl'nentrr en aucun ai.r:angelmeilt
aveI. eux. Je lui obsernai lqu les cafiliies rmalheu-
reuses pour les troupes ottoumanes, qui avaiciit eu
lici (car tcies veuieiint dr tre baitues cinq fois de
a'.i par I'1s nijaheloukti) I'redaient la position
Iles critique It q(ue cette obstina':in l'exposait
a piedie cetie province. II me doului alors com-
aiiunitdiiorii des ordres de l; Pote ,. et je vis,
I'i n pouvoit outer, qtu'il ne lui ti ti pas pos
sible de se preier a anCuttii accornmiodcnient. Je
le p'ivins que j'etais dans I'inteution (tie voir ics
ldillreis cheikL du Caire airsi que madame
MIutad-Bey, et. de viszier les envious et les for-
tiiications de la viile. II ordoina aussitt que la
grde qu'il m'avait envoyee m'accompa.nat P p:n-
tout o(i je voudrais caller, en me disant qu'ii serait
enchlant de e pouvoir contiibuer a me rendre le
sajour du Caire agleable.
Le miTee jour, je comrmenqai mes vi.ites par
le'cheik Ab Jaila-cl-Chlercanoi. 11 est de laigiande
niusqutie. Coinmc j'c6ais attcndu chez lui ii y
avait aiit vetir un nombrc considerable de checks.
Ua conver'sariou ne roula que str ijutcit que le
PrttMleI CtONSUL prend it i'Egypte, siur sa puis-
sance str sa guioic sur son eCtiine ct sa bien-
veillinc,' pour lcs savanus chliks du Caire. Leuis
reponses exxprinmalieintur attaclic.:icnt pour sa per-
sionne.
Ii faudriit avoir et' tcmouin, come moi de
I'qeitholusiasme qu'excit.it la vue du portrait du PRE-
MIER CONSUL pour se fair ue uue ides e Ie :iahation
tie leurs sentitnens. Je I'ai doi.cll ;I tius its. p inci-
paux checks du Caire et des villes que j'ai par-
coultuS.
c Li, I allai vnir Ic chik Omar ElJ-Bkry, prince
'des shYriis; ii etdit nimalad et je ne vis que son fils.
Le clicik Suleimnan El-Fayoumry me tecut avec
beaucoupAd'amii'ie, et imassura de"son admiration
sans bornes pour le PREMIER CONSUL. Les citoyens
Jaubert et Beige mn'ont certified que jainais les habi-
tais du Cate ii'avaieut ttnmoigtie autant d'ataclie-
tent ia l1 France que lots de wron ariivae. Lorsque
nous passions das tles rues tout le mode se levait
rKs puAi'cltions sur ce qui concerire le PREMIER
CoNSUL.
Le 7 'allai visiter madame Murad-Bey; deji son
tin 'ndaint ctait pass clicz moit pour me pri-er de
lui accorder une entrevue. je lui fis conniiitre que
le PREMIER CONSUL mi'avaii charge d'interpo.sr ma
mneiiation pour Its pacilier avec la sublime 'Pote;
trals que le pacha.avait ordre de ne poiin eutrer
elin incoclation.
'ernployai ce m&n e jour et les suivans a visitor la
CiiarIdlle I'le !de Roda, Gie Buulak et tous les
uitree pelits torts qui environment la ville. Les sol-
dais turcs imulnulaient dte ne voir parcourir et vi-
siter ainsi les forts; nmais je leignais de ne ipas les
entendre et je coutinuais Ines courics et rlts ob-
servations.
Le 7 et rcvenant dii forn Dupuy unt so)ldiat ne
O itCnace di, son ttt,'ian. Coirumit il v;iXt I ail Ivie,
et que les habitats 'ie la ville IncoiuiidicinIt haiite-
iment leur indignation conmt lui, j ), in ll aiiele
ptint a ses meuacei, et je ctiti Iii Ill lme. Unr
moment spris, passe t chCval davailt lbini .1iutapiha
Oukil, uit des pren'iics de la ville. IE pas.. int ii
tcproche it ries sais de matcher de'vat ut cn itiein,
ct sur-tout de',:ant un Franicais, et les nienillate !e
b4stonnade apits mon depalln. je cius ne devton pa,
.grdei le silence sur iune l III imtlllte; et len it
chei nloi j'elvoydAi le cLtOein jauibeit atiiLds du
pacha pour me plaiile et dmlianiJdr ine tircmpte
separation. Je Iui dieclaai que j'eltcUnd.is quie Lct
hlomme se Icndit ch.e inioi pub!l.eirt.-nt, IpTui me l
demanider pard:lu, se mettre I ma i; ii p.. ct
imiplurer mta pitie. 11 sc trouva que fMiustapha it.hit
tres-prot6ge du pitch, ct Ion ilthercl:a i alraneier
14 chose autreime:t ; mais j'i.sist.ei eii lilnalani ,r-
metlemient au pacha que si cette epialaioii L'.valit
pas lieu de lat mianiere don't je l'tais demands e je
partirais sur-le-champn et que jl'i'iri.mi isiinediale-
inent it Paris et Consiantittple, pour me plaindie.
Cette d&iciiatiion pioduisit tout 1'elot que j'en
ititendlais, et Mustaplia cltave se rendit le lende-
main chez moi conduit par M. l{osetti, ive cdt-
mnanda publiqucP nent pardon et se tit i5 ma dis-
p),sition. Je lui dis que mon premier mniouvemcnti
valit ette le lui faire rancher la ttet, et que je
*t'avais accoIrdC sa vie qu'aux sollicitations Idl p.,clha
t't 'dcM. liosetti : maisque s'il li airivait doi ina-
yant d'iiiltlr des IFia.gais ou des d .';ii de leur
iuite sa pert e seai itievitable.


CcitO :alof] te qui se divtl ul i instantt ddras la
Villei, Iniid' i 't Ic nicilieutr eit..
Le itliti :oli on diechal i cx.ii r les Alba-
vais conlt, ,inoi. D)eux clttreq veiiant de: Rosette ct
6ctilcs 1p.r (tks pioull,,'s atql.is assmctuictt que
I'ou ;Ivtir s grl(le s s ur Its trlts Ide l Natolie, uune
flotte haictise de 3oo voices ; que nous marchions
sur Ciinstallliinlp!ce e t pque minll sejollu el Egyptc
t'avaii il'.atuie but que de les t onuper et ie les
eudotnmir ur lCuts dangers. je lisi veilr cI.IZ moi
le niociiAt qui avait requ Ia lettre ; jle sonm-
mai de me lai iLetiete Cc qu'il lit aussi-tot : 'j
t'envoi, a; iit Iliust, au rpa(ia lui-riiLciL en liI
faisau (litl iieqc tcs niouviis ItabSurldes ita.nclt it-
i'andues pour occasionner des desoidrcs et pout
chertliC i ahieir la bonne haintonic qui cxistani


La tour de MaNisoma est dtui.te.
Lc idEic soir j'allivii a DaUmietto.
Ji Cnite ndic s i lt ll:ndcain che Ablm,.l p1,
Ikhlil, cle.atute du gland-vish ; iit e ien(lit nJt
visit Ic miiiitme juur, et il s'cst patlaitClint col-
duit avec inoi pendant tout rnon sQjouu dans tot
vill:.
Le 16, je fus visitor le Fort de Lesbh et 1,s
tours du Bo.'aa. On n'a pas continue' les travaux
Idu tort qui est cu Iauivaiis irt : lis u iiui
Bogaz sout bica cnticUiiues. II y a Uite ,; t
de tuo howtincs d.tsi le Iortt el dans les iotuis.
Le 17 je reus La visited d:,i lt s de -Hassa ti-'iub a
sbn 'infltichce sut l 'i i'- n I, du lac lMcisale est
t. l .y'tL lia iuine.


enite la Fiance et la sublime Poife ; quej'en ga- Le 18i j.e passl i i Sinenie oh j, vis le cheik
raritissais la taussete sur !n.i i Oi. li hi.i a I .l-B1 loud celui qni se colnduisitsi biel
Le pacha avait connu le piege. et ti'u availt losque Its 1',i .ais. sou lIs ordis *'u geaital
point tId la iupe. I! rme commrnttiqua manle uWn i Viai, lunetl pi; t c Ccries. Le PREMItR CONSUL
lettre dil general Stuart, qu'il veiiait de recevoir avail I .: iu .il I toutes contributions.
etit lIuclle etait joint un iordrdu jolt du PtviitI. 'ait vu a I ),Dniette tious W]s dt:'ks, et njtia-.
CONSUL loirs-tde son coniian1ndemitent de Iaimee nmcnt Alv-Khalaki, que le PhEMi~ti.R COSUL avait
d'Otient. Cet brdie dir jour (F.tllois de fructidor revetu d'une pelisse. 11 jouitt d'uti ires-giandl .
an 7 tappelait aux Egyptiens que Constantinople dit t conserve beaucoup d'attachieent pour la
erait tributaire de l'Atabie et qite le terns etait France.
venu de irnlre au Caire sa suprimatie et de 1! existed i Damiette deux chritiens qui ont un
detruine en Ori'nt TEnmpire des Osmanlis. Le g i- u d u h tre e qt ui
ineal Stuart pri.it le pacha du Caie de se bren vra mit que peulent nou i re :t ot ties;
p&r f d rs~l,,it de ct otdre ete vo a e soOt MM. Bazile ct don Bazile: i!s ott tie
peni-tret d 1esp e ce ordreI'intellig encc une fitune tri s- considerable, et
quelle ,detva it e la si.cetite de inotre attache- Jou set-d'une t us-grande taosideratio'n
mnent et de inote palxavec les Tures. jouissen d'ie ts-gand oitir
j us idi,u.; de vor qu'un miihaire !', ine des En Egyptec clelscommercanls, ulemr", people,
naJ(uns inKs ps p de voir qu'ie eu ipie dse t grads tout aitte s'entretenir du PRI.:M.tis CON SuL, tuIs
nainks pi s polcees de 1Eurp rt t des vseux pour sol bonleur Tout s les i0 -
..au pointI e chercher a fire assassiner au moyen vel0s qui le corcetnent se repandt dA!cin-
d nismnuations de cette nature. II a ,et trompe dans ie.ou de Damictte aux Pyramide, aux glandes
son atte.ute. Le pacha ni'a prodigu jusqu'au mo- Cataractes, avec une rapidite itonuanti.
ment de tnon depalt les traitcmens les plus flat-
teurs, et le commissaie anglais au Caire a etr Le .3 brumnahre, !a frAgale airiva au Bneaz lie
temnoin de F'attachemcnt de cette ville aux Ftancais. Damieite et je parties itilnedialieilnt point Ate,
Les deux peisonnages les plus iiiluens aujoUti oi je ts rrndu e I 8.
d'hui aupres du paLlia du Caite sont iosei.ti et Le e9 au martin j'envoya i D ezar-Ptalu, les
Mdharouki; ils deiestent egalenient la Flance, et eitoyensjaubcrt et Lagrange avei une tli:tre, daus
sint e guerre- ouverte eni't'ux. On criit gene- laquel!e je lui mandass que la paix tidtan ctodui
ralement n que Rasctti a trali la cause d-s beys, et enitr la France et la Porte, on allait rtablir Irs
qu'il est miaintenant pour les Osmanlis. Cependarit relations de conmmierce sur le pied on elles Ctaient
cet hommn asiucicux se mnuage la faveur des avant la guerre, et que j'etais charge par le
mamelouks s'ils sont vainquIuns. It fair dants ce PRvA'IER CONSUL de conifreer avec lui sui cet
moment avec le pacha uin commerce de satran et objet. Je le priais de me rtpon-lie par ycrit s'i
de grains, qui en pcu de terns a augment sa for- tait dans I'intention de s'entretenir avec rm i. i;'.
tune de plusieurs millions. ques heures apies les citoyens Jaubert et Lagrange
ShetiiEffendi ,avant nmon depart, a tu nMomme furent tie retour. Djezar les avait rccus assetMni-
pacha de Jecdda et rermplace par Najai-Efftndi, decent. 11 leur avait dit que je pouvail me
qui est en route pour se rendre au Caire. 11 a rendre aupris de lui, mais il n'avait voulu rdpoi-
refus son pachalic, et compete s'en retlurner A dre que verbalemenut. Tout le mondce nm'avait con-
Constantinople, aptrs avqir etd en pilrtinage seille dc ne point le voir sans unei assurance &crite
la Mecke. par lui- nmeine; mais maalgrd ces avis timides t le
M1Iuhaua.t' r-c J arear est un esclav, J,. *- f.'-U ;ltitne qu'il fit de me repondre par lettre, je
ia v\eorg;c, lev6 dans la maison du capitan-pacha, me ddcidat a me rendre a l'instant mrie i Acre.
a -quiil it esthtierement devoue ; ii a beaucoup du Je descendis chez le commissaire de la lieubli-
caractere de sou maitre. Le cheik El-Sadat malgrd que des Sept-Isles. Un moment aprs le driognian
lei vexations qu'il a essutees apres le depart du du pacha inlor.ni de mon arrive vint me plen-
general Bonavarte m'a Lit prier de lui envoyer le dre pour me conduire chez Djezar qui me remgt
citoyen Jaubert, ai qui il a protest le plus grand dans un appartem ent o6u il etait seul, et oi ii n'y
attadhenient a la personnel du PIRHMIER CONSUL ; avail pour i.is mleublcs qu'un tapis. il avait h cote
le sjotir de cc grand hlionm e en Eg pt, mpt n'a-t-il de lui urn p -...l a tquat; i coups une carabine i
diit, n'a ete marque que par des b'enlhits, et ma vent nn sabre et ine hache. Aprts s'ire informit
p..trie ne doit s'en resuouvenir qu'en Ie benissaut: des nouvelles de ma sautdi, il tie demanlda si j'etais
I, il'tait just et boan i bien persuade que lorsque l'heure de notre lin eait
J'ai vu plusieuts checks d'arabes; tous se plaignent sonnee tdans le iel, rien ne pOuvait changer n0ote
des Otmantis. desinue. Ma reponiseu it, que je croyais, comic lKu:
Le mutessib ou chef de la police du Caire c'est au latalisine. 11 contiuua i parder long-tents dans ie
Zou'f Fukiar aucieu iitendtant du PritMreMi sens, etje vis qu'il aff-ctait une exttisee sinpli.ii',
CONsuL. qu'il voulait passer pour.un liomne dl'epit setl ut
J'ai ienu une detputation des moines du Mont- plus est. pour honti e justei. 11 ne r'cpt: i plttsiiii
,Sinail, qu" j'avis ,ldja recorinmandt s au pacha; fiois :, On dit que Ojezar est basbate,il 'est que
j'.i crit a cur siupCicnur, pour l'assurer de la bien- II just et severe, Priez le PirMI'al- R CON8UL ajQuutl-
veilance et de la pi-otection du PREMIlER CONSUL. t-il tie n pas it'envoyer pour couimissire dcs
Le. roiucs de la piopagainde au Caire que j'ai relations cunmerciales unt bnine on ul boi-
renril sons la pimcciion national don't ils jouis- teux. parce que 'n e t ntie nqudttla pat s d& ilii
iaient ar..nt la uiterre out celtbred rt office so- 1 que c'est Djezar qui I'a mis dans, cet tati, Uli
letunel et hn,- lui u Ti c i )cum ein action de graces ulmotlt.et apres il ne dit encuAiC :iJe dcai PequIe l
ptlltr li prnsperite du PRErtmiut CONsUL. J'ai assisted t"comnunissaire que vous envenez s'eablisse i
a cete ceclmuille i laquelle 6taient accourus tous i Selde : outre que ce port est le plus coiiimnelantI
les chireticn du Caie ; j'ai assure les Peres de Ja d.i rues Etats cet agent ne setait pas necessaeC
propa,;linde qu'ils rentaient dans la jouissance de 1 ic ;j y serai inoi-menc le commisnisaire francais,
tons ,l:us ;iaciens privileges. i, et Vos compatriots y tecevront I'accteil lIc Pls
La veillc de wmnoti depatl, (le i ) j'ai vu encore I, amnical.J'cstimne beaucou-p Its Francais. Bon13 p.0tc
le iadi:u ; je lui .li recomntiaude tous les chitieuls. est petit de corps. mciis c'est le plus graid des
"..,,r.. '.lienrint, aisi que les Tuics qui, pendant homincs ; aus i je sais qii'on le regretle beaucoup
le sc'jo'i di i'anrie e raise en JEgjypte, avaient eu au Cairec, ct qt'oln I'y voudiait aivoi encore I'.
desr telatl.los avec clle; il m'a nonl-sctltment Je lui av-as dit iqutrtes Imots sur la paix enela
p omis de le, respecter matis mine de les traitor i c i Ia -ili1e Pot- c rep ndit:
avec b otnt l S. avez vous pouquoi je vous iroisc t que jai du
Le je sumis arti dans uno kange du pachta I, plaisiit vous vol t? C'est p rce tque vous venez
pour mi 1te lhe Damnette. Le pacha me fit escor- saiss ii,,iau je ire ti6 aiuctul cas les ordies du
ter jusqu'ia Boulak avcc les mimes hounctus qtie ,, livm, j'ai I e plus prolond 6 ii sporson
le jOlut de mtlon arrive. J'avlis crit- au capitatne ,, vsl hot gric. (On dit : 1i(zolu cstu Brpos itcen, tu
Gouldi slide sc endte t Damiette avec la 46,gate ,t htutise tie ien, un iolir ietul s eir atten-
alin de passer en Syrie. P hon ln e de rien tn hou) c rt el, mas is c r,
al i p:ssr ci S "dant je n'ai besoin de personnite et I on ic r
I.e 14 brunaire, je m'arr~tai quelques momens I rhrchee. e suis ne pauvre ; on pee e ma
a Stemrnold c. etnsuite i Mansoula, oft je tis le' i (if que' so conrae. :e me suis dicv c force
le ctmnaindant de la ville et le cheik Esseid- d t avaux, mnais cela nec re tJoltrie poloutl or-
Muharnmtedl-clChenaoni qui vinrent mte visier i gu, i car tout hnit, et aljourd"hiui peut ite
,aisi quc tuco lj auties checks. Je leur parlai dans ademaiu Djczar lui-rmnme fiiira, non qu'il sit
les mnctnes terins oqaaux utres difierens theiks vieux, comime le disent s; enlltis ( et Idan: ce
de tEguvpre et j'cu ceus les mtems protestations moment ii sc mitLt i fire L i):.iitCllf dIes aJttsta
d'atta thcjr t, Ida lasutiere des miapie otcks, ce qu il iex c-1utvC














bealcorp d'ailit~ ), nia s p rce que Dieu I'aura' J'appris biot ique Pile ct l] I'publiqote r :i-r't
, linsi otrdafu e roi e Fltauce qui etait puis- di"is+es en dillereis paruis, ct tque !a t nIII ;l;lit i
S sdt p ia : M.Xlbulchodonosi r le plus grand des im rme y etait .nienacee. Je Is icu'iir quoqliuts I' 1e1m-
,, rois ide son lin'is lt ulC i-d Oi un louchIroll, etc. bres lts autouitis (onstlstues et les plilCipaiux de la
II ne dcbila d(autres senlCtcles du imtne genre, vijle chez le gouvoclneur, M. -Ca chiopolo. Aprs
et roe liala ensuite de motifs qui I'avaient decide d eiir avoir parle de I'inltri t e e P I-I I CONSUL
I thire la guerre ai I'ayinde trarnaise. Dans tous ses prend a leur boiheur, je es engageai, ern son lnor.
discour on remarquait aisemei ql'il desitait se a dcposer cct esprit de part qui eIs dlchiiait, et A
j,,, m.nmi,.Ir avec le PlItEfit CONSUL et qu'il ie- aitencre dans Ic siljnce des passions la nouvelle
doutait s6i courroux. C constitution, qile I1s puissances gaantes de lur
Void I'ipologue don't il se servit pour me d. souvciamicl, et de leur indilpeidance, se piepa-
moiutrer les rais'ons qui l'avaient oiLte la tsis- raient a leur donner.
taice. 6' Un enclave noir, me dit-il, apres un long Cc peu de nlois lut accurilli avec enthousiasine,
,, voage oh it avait souffert tous Ics genres de e tots ciierent: VivelaiFrance !,Vive RoNAPAirEL!,
, privations, arrive dans un petit champ de cannes Ces ,is fuent ritr.cs, 'i masoltic, parplus dc 4000
a ScC; i sya ,: cette liqueur p...,...,i(lr qul miaccomnparnerentjusqu'atu port. Le
i,, d l cielse et se dCa.- C', ,ii- C'Letablir di's ce gouvC.ci u el le Ic,. ,,IA.,ii'lnI'Irusse en furent idar-
,1 ch1.ips. UI noml'eit japIer passent derl voya- rues ; tj'appris, lce IC -lin par le cornmissaire
,, tgeis qi se suivaiten. Le premiierhlu dit: Saii- ianicais i qu'oni avait mis en prison deus persolnces
,, malt: ( Le sahtt soit ave': toi. ) Le diable des plus inlluentes; 'rma s que sul ses inslanies, ct
, t'emp ~rte lmi rpond I'e.dave noir. Le second crai3gnant rmes reprochles, on Irs avail tli irelicher
,, ,, ... r ,'appiochl de lui et lui demand pour- danrs la nuit. J'allai A la consigie ; j'y lis veir It
,, .ij.i' l ,, .it Irponlu aussi Mial a un propos plein gouverneur. Je lui parlai avec force sur l'irreularite
,, de bont. J'av;ais de bornics raisons pour cela, de sa coiidulteI. 11 fut laltere t pt'.,iii de ne voir
,, apliqua-t-i- ; si. ra repose euit eti anicale cet dans ceux qui avaient criC : Vivee It L'I.ILI; CONsuL
, blouimte imaurait accose6. se serait assis auptrs quc de debuns citoeCs, et de lcs. taiter dotrne tels.
I, de mnoi; il aurait partage ma tiourriture I'iurait Conmme ii avait envoyd dans la du'a un courier/i
~ trouvde bone et auiait therclhe a en avoir la son giouverntinent, et que j'avais liet ,1: croire
S, irop"ri(e exclusive,. qu'il iuio avat fait ain rapport infidcele j'eciivis aus-
'ai recoimmandil 'Djitz.ir leq chrctiens, et sur- iitot ain charge d'aafaires de la R publiquc a Col onu,
tout Ics couvens sde Naizateth et de Jcius:ileni : 11 pJurl I'lnitmel de ce qui selanit pass; et inimedia-
mn a assure qn'il les ntriiait avec beaucoup d'eards. tement'' aptrs, je rue mis .en route pour Messsine.
je ul'ai ,as ouiblic lIs Mutualis ; jai reu les meies JC ne I cca terai point de la verte, en asso-
,ssuraiices CI leur faveur. LDjezar 'a differentcs rant que les es es de la Mer lonienne se d clareront
Jois, riCedt que sa parole valait plus que des frangaises, ds quuln le voudra.
t1aitis. Notte conveis.aion fit interrompu- pen- A N A N E I S l- EN E G T r .
(daitl qnchiues inomeCIns, par une nmusiquje mili-
taire assez agreabcbi qu'il fit executer. Cette armee co,!mmandde par le general Stuart,
Sm palais est b i avec beaucoup de goet et est torteL de 4" homes cornme ii parait par la
Sot palais est bi avc beucoup de gt situation: c*i liesous : cle occu'pe en Crtier et ex-
ii.g.,.. nas pout parvenir aulxapparternens, elusivetn Ct Alexaidrie et les forts enveiroenans,
il faut hfire uLe in!fiIit de detouos. Au has de L us T it aqii lsia irts eri ronn n
I'escalier se trouve la prison don't la polite est Les Tu ces bus t l* en t tl chasison de quelques-
toour ouVe depuis midi juqu'u e cus torts, en ont et. chasses. Dernierement
toojoirs ouvete lepuis midi juoqu'au soir. El lI g o"6 anglais a fhit occuper Demanhour par
paat, je vis une tble dce malureux qui y t n al anais a tait occupier Demnhour par
passanlt. e vis.u .. e fore de dalens la curi y cent honmmes d'intfnteiie et cent cavaliers, sous
6i.1. dret .. O5 aOrerlarque-, dans la co prldexte de contenir les Arabes. Les Alnlm;, ne
douze .piecs tie caipagne, a iec Iuis caissons' font aucun des travaux n6cessaires l'a.. n:',, des
e,'llI ..im.' bien te!Iues. animais je n'ai vu ui forts les palissades en soum pcsqu'eniecnut de
spectacle ptls hideux et plus revolitant q celui otruts ,t less e sboul ontenis occasonlie par crs filnt
du minitre de Djezar, que e rencoutr. en sotr- infiniment dcd oulem ensoccasionnus par les rlti
tant Le pacha lui a faith aiacher un ceil et cooper ot (iime1t cCgrapde toctes ce'nouvclles qoit
les oeilies et le net. J'ai vu dans la ville plus'de ications. ls n occupent aucun des ouvraies qui
eout inidividus dans le meime ltat. En vovant les sont hours de l'enceinte des Arabs et routes les
domestiques jes e jzh .ilezar.C i tutes tl,, i-ees qui existalien lors du depart
d'Acre on se croit dans un epaii de be i gads de lpacame aulaise sonrit d atrumes. ai,
parts a; vous assssitier: cc moous>re a impri le 1 Le pacha du aire furnit fareeaiglaise d
cicliet de son caractere airoce stur tout ce quli i Il, du riz, du bois et de la viande. s. en tirer
Sl'I.,ce au on caccun paiement Les ,n'.nIIn ,Ii.u ti o.t triples
J'ai nu lien'de voir A Acre le pr.lid.,,.,:'n de o cla c quce ks dcvraieni r, il ) uiniiu de tiet-
propiaqde et celui de la terre s.unte. Cest du grades dilapidations. .
Lp pdlus.a ps rrarde mgitelligetceurtg entire le
lrenier et du commissaire des Sept-Islcs que je tiens a u granele msitellince r entire le
les i.nl ,ii 111, .. ,. icts sur I'cat actual de la Syrie ge 6ical Stuart ct le pacha.
etsur le; I,'il-' iii'.ns d'Acre, que je n'ai pu voir S'tuation de V'aurme. :
qu'cln partiD': il no m'a pas etd pellis de les i Dillon ,.
visit. Le procurateur de la iervr saiste a e l p--Le rWmurent de Dillon emigreses),. 450 homes.
neirede rico,.tsCOllUlS]ance envcs le Pi'tl. i~ S C~:ass'Irs brienianqucs ( ide n).... 550
)poy la protection qu'il i:ccnide aC ces moules ; il H d'II. i eriC ( i"e. ... 6b
m ra assure uie rna Iccomo:nm ,Iidation auipres'de Lieg gendt tie WVatelle (idcm a )... 680
Djezar leur sera fort uti!e. 1 fait rout b'a-til Le 6E rCgim. d'iianerie (anglais) 6
pour se raccornmloder v.,,ec e !PiVEtitR CONSUL. Le 1i 6 -.giS., d'inlanctrie ( idle ).. '60
Ce qu'il ya de certain. c est que jezar a lt bien Diagns u "li regimen (i em ).. .. 4i
lhrite un bainient liand.is qui avait ete a Acre A .. 5
avanlt mon a;rrivec. Artnilltei ( ( t )..............
'Djezar occupe toute la P.lestirne, A l'exception Total.............. 4430 homes.
de jlfia, o6 AbouniaialL picha, se trouve assi,''e .
depuis cinq m1is par iieuf iiille iontes. C A I E T u E.
P'.:'. emprp&le Djear de faire, avec autatl:l de vi- Mu!l.ihnmed, pacha du Caire, qui a pris, on
'pguur qu'il le voudrait, la iguerre a l'Emir des ile slit IIpa pourquoi, le titre device -roi d'E-
Dru.es : ce dernier ne lui a ricn voulu payer de- ''VT1'i ne* corihlitill'de pas sea troupes en peisonne.
puis un an. I' .I i,'nI Aly-Sur-Chcrsnlm, qui en avait le con-
Tripoli est tranqnille dans ce nollint :ii n'cn n"alldmcnlt lots de noon arrive a 'id tue de-
est pas de mine d'Alep d'ofi le pach a it chlasse. vanit GizP; crles solt aujouid'mtii sous les ordres
Damras a consomme sa' reellion centre la Poine; lde Jissef Kialia. Tair est pacha des Arnaoutes,
non-seulement le pacha du divan en a ct' chass 'Ili comiposent la tres granlle miajorite de celte
1mais lagS qui comnuandait la -ciaddele pour lous cs arnuell 1mu se monte environ .00ooo hoimmnes,
Turcs a ete liv'i par s6 s soldars et a eu IC la 1e 'li's'buea coimte il est explique ci aptes. Elle
tranch6e. Cc p-achalic est teste an pacha ic.;elle "eoit dc terns en terns desc renfoitss, qui 0 ien-
AlAdalla qui est une ctelatiei de Diczar : cc demier nunt d bar-qupr a Aboukir, mais elle soulire beau-
venait de lui donncr I'ordre et les moyens d'escx ter coup par la desertion.
Its pelerins de la Mecke. Elln un mt, plesque tonie Khourclhid-Ahinced pacha A deux queues, est
SSyneest l D ezar et les Osinalis y sont dtestes A Alexandrie avec 6oo homes, qui n'y occu-
comritc tor Egyppe. pent auciune filtification. Ce paghla est, pour a insi
TI 'M u n ,ii'.i u i 1I. ill.] ,.s dansleurs villages: dire, piisonnier des anglais.
oni les a ccpeidant obliges A quitter les bolds de Abookr. Ce fort est en plauvais [tat; on n'y
la mer. a pas lit !a moindre riparatioo depuis sa prise:
'A\Ah.n,mnl en est aux idrnieres extrcmites: Is brichles n'ott ct ni d4blay6es, ni reparics.
<' t ol n h inim, rd-co,,n~ r,,- r ',. ,,- ri .nat ,i Lea ',ros, lo, ur In est en p.l ie. dtiruite ; tout ce


:!le i si ell ae ne supasse as celle d- Djeta ;
s ichr tietes la redouient encore davantae ct en
C""rnvent routes lIs avn'ies possibles. Les muaices
u cimvent dl abia se sonl teliips a Jerusalem.
SLe 3o brumire je p.atis cd'Acre ; et corn'ml
, enis ctieni couniiails-s pour me euidle AJaffa ,
je hs voiile poui Za-ute A i'arrivii Il' 13 frimiaite.
J'e discedlis le ti;nrnie jmii mais on nous mit un i
!'"ianiailne. Jobiins c.-pi 'nl tat d-ie niI eoJrde chlz
I 'guveitlin ,t chi l ccniillilSil e i la gais es-
CO,'lcp r dce g.,tles dce4 t1tc,


qui i'-,aidle la tour est ou\,er. Le fort et la tour
nmtnit al-mcs de deux pieces de a,4 de cinq pieces
de petit calibre, et de. mnorltics de ta pouces;
le toot eu ties inauvais etat : i! est occupe par
crnt AlbanaiS,. coimmliid s par Miustiaha Aga et
ti'S' des Ilmmllpefs rdu t'achI lic IA!:'x\al libe.
Le Jot iml,;,:i. Ce itn i st tr&':-dCgai de t oc-
cupc pal i I I'n '-i cul 'nt.-
1 .t uot. La tni i i i..:. de deux piic'c,.s et
occ' I e par ks I :.'i i 'no vI la5 quii M out
la gaide, et qui sonIt soles pa i le paclla.


I?'hmii.,:l C. t firt a Lte porem.lq" df'truI par les
ii.nmdations : il est occ'up t):i" "5 hoi)ines.
i' uMene;. 1 es deux tour< .,1: lIa 'il,. 'm :1tl i'i-
ntbs et abandoneees. La proviucec : dc Mctiomt eat
oClcupc par" 5o0 hlunimnet.
Ikula.. Los (dtux tour1.s spet arniees et oCicupi:"cs
par trentte homnmes. L'Oi e,-uLr i-yi,-e a te & I:1h1u
a soni arcien usa:e. Le tort de la Pruie-diau
Il'queduc, la cii(delie du dCaire a porrte Babe-!.-
Nasir, et I'eric'rite jusqn'I la potte Babei-E -did ,
le fort ''..ll ) le fort Quantl n tt la le-ine
d'dlbtjJii, e %c sort occupes et arnmC's. La patties quai
rearade al HaiutteEgypte t qui guaauatt des ten-
takives e rnnii's Cde ce cfjotIl cst bien entret nue.
L'aritmnen't de ces diffirnens fit-s est le iunelt que
'les Franciis y i aisserc-nt rmis it nest pas eitrtciCnu
et 'est par cOsnm, 'uclt pfilrt dgrmdc. La maisott
*d'Et-liB-y occc,.pe' aujould'hlui par Ic pacti:I est
le stil point cue k's Turcs aient 1titit :j'e n ai
fait 'ever Ire plan par le capitaine lcl;s et j' !e
join s ici. Laterime d'ibrahnih-Bev n'a ous di'uine for.
tification cue"le nomrn. -Le tort Dupuy cst totmb er1
ruine et est abandoned ; la ianrpir et la boiseric ea
ont 6te enlevees. Les tours u.sit. irnt lir soot
J111.. ; nmiYs pas occtip('es. Les t3avan: d( tort
de Instilut n'ort point det continues, Ce tfoit ics
prcsquC ii6ruit Ct ct i'et pm.inI. occupy. Les P)iloni
de (;i5 et dela ferme d Ibai.liiun tBey e: ia poudrierc de Roudag est d6truilte : le Niio-
mieire .'J 1i.j'arnne u i'st ).ts, occupC.
Cij esit galmtent en tres- in mvniis [tat ; 1ar-
senl n'eqisre'plius ; la partie elt, I'clcerltie quii ..ii
face la H-aute-Egypte, est la scu!e enltrtenute.
Biiktl-E!-,Fi'atji est abandonn6.
Belbis et Salahid.sont egalement abandonnes et
en parties dttriits.
Mansourai. La tour de la ville est ditruite. La pro-
vince 'de Mansoura e't occupje' par 5o)i homes.
Lesbht est en anssi rnauvais etat que toint Id
reste. Les Turcs loin d'achever les ouvtage con-
niences, ne font pas menme ceux qui sont necessaires.
A I'enitriien de la pace. Larmienent en'est tdcs-
mauvais ; les aftits ne supportelaient pas dckI-r
coups de canon. Les deux tours' du Bogaz sont
armees ct en assez bon dtat. Le fort t et touus
sont occupies par uue garnison de bou homincm
tirds du pachalic de Daniette.
Les tours de Dib6 et d'Oirmfarege sont dd-
truites.
La province de Damiette est occupee par 600
homes.
- Cathii. Ce fort n'existe plus : les Arabes y sonf
revenue et y reconstruiseut leur village.
SEl-Arich. Le pacha a fait'reparcr ce fort et en
a commis lagarde aun habitans du village :j'-en ai
vu le cheik a Ddmiette qui y [aii venchliercliai
dix pieces de canon pour farmer.
Suez. Est occup-e par cent Osmanlis ; it n.'y a
point d'Anglais.
Ricapitulation et repartition dis trouper torques ,
en EgLypte.


A Alexandrie..................
A Aboukir....................
Au fortJulien....... .........
A Rosette....... ...........
A Rahmiani ....................
Dans ia province de Menoun.....
Au Care, Boulak et Gize........
A Suez ......................
Dans la province de M;insonra... .
Dans la provincee dDanmiette et
province de Lisbeh...........


Forces disponiblis.


6oo honm.

15,
100

Siio
:.:5
5aoo
500
5,000
too
100
5uo

6oo

7,649


Itffanterie ... ..... ............ 6,ooo
Ca al ric .... ... .......... 2,000
Arlillerne....................... 500oo

16,140o.
II est inutile d'ajouter que ce n'est pas 1A une ar-
me : ce sont des homes mal anmes, sans disci-
pline, sans confiatice dans It'us cheis et enerveg
par det excs de dihauchlle. Les cheltf r essiemblent
en tout A leurs soldals : ignorant jusqu'aux premiers
ilemens de l'art inilitair .: et conduilt unituemenlt
par I'appit des richesses, ils ne sonivent qu'a s'euri-
chir, et A tiouver lcs niovens de se reti'er avec
sutret&. Six mille Francais sulliraient air'n.l h bui
pour conquerit l'Egpte.
A RM E DES MAMELO U K S.
L'armnde des beys est cowpim'se de 3ooo m:nme-
louks, de 35oo Arabes de la ttibu Ababdi de
Chark, et de 35oo de la tribu Binialy. Muhaiiimed-
Bey-Elfy aepousb la fille duchcik de la plieniere, ct
lManaouk-Bey, fils d'lbrahan-Bey la bile du cheik
de la tribu Binialy. Le pouvoir,- dans cette arniee,
se partage entire Ibrahin-Bey, (qui est le chef),
Elfy-Bey et Osuman-Bey, qi a succeit a Mlurad-l ey.
Leur quartier-genr.il est a Djere*r. 11 out bo dic er-
leuis Ir;anais, qui f r,'nernt urn pe it cops Id'aTii.lle.
rie. J Isqrua pieseit iitils o : /titi ies I "urcs, .lans t. uues
lc, im i i, 4 ei Its E. i, ptieus le prn- erent aux
O- '.ml."l ...ute la Hautc-Egyptc leour e s"ouaiue.


_


I













S vy i 1 I.


I


.Ar. L'ienceintc- tde cette place a ete eparte : la
pmite ent a ete couverte par un petit ouviage a
(iarntcs, et la loit de l'angle de d enceintee par uric
dali-ji-lue. On a tait egaciement une petite tleche
, i av.1nt du palais du pacha. Tons les ouvrages sout
Lien elntretenu. La partie-la plus faible est celle qui
'rgarde la mer, et paiticulleremrent le point qui
defend l'entre, du port.
Les forces de Djezar se content dans ee moment,
a environ 13 ou 14,ooo h6onmes, don'tt 9oolo em-
ployes au siege de Jaffa ; Jrusalem et Nazareth
sont occupies par les troupes du pacha d'Acre. Les
Naplousains servent centre Aboumarak.
Jaffi. Le visir aprsh la prise de I'Egypte en a fail
reconstruire l'enceinte, qui dans ce moment est
dans le plus mauvais tat. Aboumarak, pacha de
'a Palestine, qui detend cette place y a 4000 lhomme
de garnison.
Gaza est occupy par 400 homes des troupes
JaAboumarak.
L'Emir des Druies a reftus A Djezar sa contribu-
tion annuelle et a fait des arniernens imposans. Le
pacla attend la prise de Jati pour ,1'attaquer. Les
AnIglais out voulu intecvenir comme mediateur
entre 'Einir et Djetar, mais ce demier a refuse leur
tnediation.
La Porte a dans ce moment peu de rapports
aveo la Syrie.
Signi, HIIoAce SEBASTIANI.
ACTES DU GOUVERNEMENT.
Paris le 8 pltvi6se an to.
organizationn tde 'Ecole ipiciale militaire, crile par
la loi du it floraIl an 1o.
LF GouvERiNEMENT DE LA RPUJ'LIuQUE, sur le
tlapoit du ministry de l'intirieur, vu la loi du
11 floral an to, arr&te:
C I A PI T RE P E M I E R.
Art. I". L'6cole special militaire sera place
a Foritainebleau.
II. Les elevcs de I'cole militaire sont soldats,
et leurs services datent du jour oh ils sont admis
> I'ecole du bataillon.
CH AP ITRi II.
Conditions pour I'admission des leaves.
III. Pour &tre admis a f'ecole sp6ciale tirilitaire,
il faudra avoir seize ans au moins, et dix-huit an
plus, et /tre d'une bonne constitution.
On ne pourra rester A l'acole special militaire
au-dela de vingt ans.
IV. On pent etre eleve on pensionnaire eleve ,
si ]'on a ee eleven dans utn lycee, aux frais de
la RI publique; pensionnaire, si les parents se
soumettent A payer 12oo fr. de pension.
V. l.es pensionnaires devtont, come les eleves,
avoir fait leur troisieme: savoir I'arithmetique et la
geometrie, ecrire, parler correctement la languie.
Les candidate's sutilont en consequence un examen
n11 ces objets avant leur admission a l'cole.
C l AP IT R E I 1 .
Enseignement.
\ I. l y aura un gouverneut de l'ecole special
miiiituia 11 aura sous ses ordres:
ULi directeur des etudes, commandant on second.
I In comiinssaire des gutrres.
Dcux chefs de bataillon.
Ieutx adjudans-majors.
Quatie adjudans sous-officicrs.
tin capitaine d'artillerie.
Un lieutenant d'artillerie.
Deux sous-officiers d'artillerie.
Un capiiaine du genie.
Deux sous-afficiers du genie.
Un quartier-maltre tresorier.
Quatre professeurs d histoiie.
Quatre professeurs de g/ographie.
Quatre professeurs de mcathematrques appliques
Quatre professeurs de clessin, cares et tortili-
cations.
Deux professeurs d'administration militaire.
Deux professeurs de belles-lettres.
SQuatre maitres de gymnastique militaire.
Deux maitres de tir-d'armnes a feu.
Un bibliothecaire.
VII. Les eleves formeront deux bataillons divisi
en neuf companies don't une d'elite. Chaqu,
companies sera commander par des sous officers
come dans un bataillon d'infanterie. Ces sous
oficiers seront pris panii les leaves.
Le chef dechaque compagnie sera le sergent-majo
de la cormpagnie.
Les eleves Ieront I'exercice avec des fusils dte m
rition sans aucuni alldgement.
Cliaque dleve, dans les six mois qui suivront so
admiission, doit &tre mis en etat d'instruire ceux qi
arriveront. Chaque dleve, avant de sortir de 1'cole
doit avoir former au moins deux recrues.
Au bout d'un an les leavess doivent avoir le to
du conrauaudemieut, de maniere a commander I


5 CG

rmainfineent des artins et toutes les evolutions a une
division.
Au bout de I.L:x-ans, ils doivent pouvoir coin-
rmander le bataillon tant pour le maniement des
aries que ponr Ics evolutions.
Toutes les semiaites les deux bataillons manceu-
vrerout uue lois ensemble, ct deux fois separ6ment.
Une fois par mois its front l'exercice a feu.
Ils auront, en automne, de grades nranoeuvres,
o0 ils teront routes les evolutions de guerre pendant
cinqjours consecutifs.l ls iront au polygone pehdant
1'6te, a tour de role.
Trois fois par semaine, ils seront employes a la
manoeuvre du canon de bataille, de siege et dc
c6tes; A atteler et dcteler les pieces, de nmaniere
que la premiere anmde ilt sachent les manoeuvres dlt
canon de bataille ; les si' premiers mois de .la se-
conde annee, celles db canon de places et de cotes;
et les six derniers mois, outeses s manacevres de
force.
VIII. La premiere annie on leur apprendra tout
ce qui est necessair pour la construction des bat-
teries, saucissons gabions pieux chevaux-de-
fiise, palisades. batteries de siege, plattes-formes
de morticrs ; laseconde anned le lioyaux-de sappe,
les redoutes et les retranchenens de toute eipj'ce.
Ils iront i tour de ir6le la salle d'artifice.
Les ofliciers d'artilletie et du genie scront sp6-
cialement destines t leur laire faire les cdifltens
exercices et objets d'approvisionnement ci-dessuS
nommnns sans qu'aucun ouvrier stranger les aide
en aucune nraniere.
IX. On leur apprendra a monter et demonter
leur fusils, et minee a pouvoir y fire eux-rnsmes
de legeres reparations. On les emploiera a derouil-
ler des armes de maniere que chaque lieve en
ait au moins d/rouille deux. On leur apprendra t
aiguiser leurs bayonnettes, sabres et haches.
X. Un fobis par serhaine, chaque /ieve ira i
1'exercice du tir, consistent dans le tir du pistolet,
du fusil et des carabines ray/es.
XI. Trois fois par semaire les eleves iront i
I'ecole du dessin oh on leur montrera i dresser
des carits ct a tracer et laver tous les systamcs de
fortification ; la second aunne ils apprendront sur
le terreiii sc servir des graphomettres et de la
planchette pour lever des cartes, pour le mesurage
des distances, etc.
XII. Une fois par jour, ils iront la classede
geographic et une fois i la Olasse d'histoire. Les
classes d'histoire seirnt spDcialemnent, la premiere
annee des classes de lecture, ou on leur fera lire
'histoire de tous les grands capitaines et des canm-
pagues les plus renoinmmes. La second annre ,
on y joindra des descriptions.des principals ba-
tailles. .
Trois fois par semnaine, ils iront aussi A une classes
de riath/matiques oh on les appliquera Ai e for-
mer srr le calcul de lusage habituel, sur la geo-
metrie pour Farpentage et le toise des distances.
II y aura un manage. Les 6leves qui scront des-
tines pour la cavalerie, y piendront des lecons trois
fois par semaine, pendant les six derniers mois de
la second annee seulement.
Les professeurs de belles-lettres auront en vue de
donner aux Cleves une diction claire, et de leur
apprendre A fire des rapports de gout. On s'ltta-
chera sur-tout a leur fire saisir la topographie d'un'
territoire, d'apr/s la narration d'un fair militaire.
On aura soin lorsqu'ilsseront i leur promenade ,
de faire toujours placer les sentinelle et les grandes
gardes militairement.
L't6 on leur apprendra A nager.
CRH AP T t E IV.


Regime et Police intdrieur de 'Ecole.
XIII. Le bataillon, la second ann6e fera le ser-
vice de police de I'ecole, de maniere qu'au iatIins
tous les mois chaque dleve soit de garde. Le corps-
de-garde et les lits de camp seront absolument .S'e
Inrme que pour ,e service des places.
La discipline, les punitions les rapports, la po-
lice la tenue, les inspections, se front coumie
dans un bataillon, II y aura des coirves de chanm-
bre. Les eleves seront places par chainbres man-
geront A la gamelle, et front eux-mnienes leur cui-
sine.1Ils auront du pain de muuition iiont au bois,
aux provisions, avec cette ldifhfrence, qu'au lieu
d'aller au march, ils iront chez 1'coonume, qui
doit leur delivrer ces foturitures. Le pain leur sera
toujours fourni pour quatre jours ; ils mangeronti
la soupe deux fois par jour aux nienes heures que
la troupe. Ils auront un plat de bccuf bouilli, un
plat de legumes et une dcmi bouteille de vin ma-
tin et soir. Ils coucheroui seuls.
XIV. Chaque compagnie aura un tambour, qui
ne sera pas eleve. II y aura un tambour -major
et huit musicians pour les deux bataillons, un
maitre tailleur et tous les ouvriers d'une demi-
brigade.
Les controls seront tenus par les sergens-majors;
tous les registrcs pour les companies ou batail-
Ions, seront absolumeut commune cux d'un corps.


Quand les, dl:ves prendlornt les alres pour se
proulener, ils auront toujour s It sac sur le dou,
garli suivant l'odouniance.
Les visites de sales et les appeals se feiont colume
dans un corps. On fera fair aux leaves, au moisiS
uue fois ar mois et d'une seule haleine, si,
lieues de eutx wille cinq cents toises,avec le fusil,
le sac et le pain pour quatre jours.
XV. II y aura par bataillon deux adjudans-sos.-
lieutenaus, cIloists parm les eleves : leur rang
compte;a du moment de leur admission it ces places.
ils seront nonarnes par le Gouvernemem.
Les eleves qui seront artives 5 ces places joui-
ront d'une pension de trois cens iancs, qu'ils
conserveront jusqu au grade de capitaine; its Ie
seront nQmniies qu'apies avoir he deux ans a
l'cole. Its nmangeront avec les oiliciers.
C 1API r i E V.
Administration icouomnique.
XVI. La soldejournaliere de chaque elkve sera
de trente centimies. Sur cette solde, chaque bleve
seta tenu de s'entretenir des efl'ts de petit eiqui-
pcment.
Er consequence, il sera faith' chacun d'eux,
une matse de line et chaussure, pour laquelld
on leur retiendra quinze centimes par jour. Les
quinzc centimeslde poche leur setiot pay6s chaquI
semaine.
II ie leuw seita fait dcompte de leur masse dt
lin.le et chaussure, qu'au mtonient o6 ils sotivront
de i'rcolc.
La masse genrerale sera pour CIL3aque dltve da
quatre-vingit I.Lancs par an. Cctte nas flouinira
un habillement ncufi clhque ilevc, au ioiunIsnt
o i il sortira le I'col:.
La masse de boulangerie sera de quatue-vint
fiancs par a,.
La iasse d ordinaire sra dce trois cent quatre,
vingt francs par an.
La masse de bois et lunwiie sera de vingt-
quatre trancs par an.
La masse d 'hpital sera de 24 fr. par an.
La mancse de casernemcnt, logement et camp,
ment sera de 36 fr. par an.
La masse d'instruction et d'administration gen-
rale, de 15o fr. par an,
Ces masses seront payees par douzieme et par
mois, tant sur les fonds du trisor public, que sur
le product des pensions des eleves.
Administration desdites masses sera confide au
conseil dont ii va &tre parl.
XVII. Le conseil d'admiiristration de l'ecole sera
preside par le gouverneur et compose du directeur
des etudes, commandanten second, d deuxchefs
de bataillon, de deux officers d'artillerie et du
genie du commissaire des guerres et du quartier-
maitre-tresorier tenant la plume.
Le conseil rendra, chaque annie, an Gouverne-
mentle compete de sa gestion.
XVIII. Tous les actes de l'administration sont
&crits et consigns dans les registries A cc destin.s.
XIX. Les ministres de la guerre et de l'int&iieurt
sont charges\ chacun en ce qui le concern, de
I'executon du present arrete qui sera insert ac
Bulletin des lois.
Le premier consul igni BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le sccitaire-d'itat, sign, H. B. MARET.
N. B. L'article II de l'arrted du 4 pluvi6se,
relatifaux feuilles de cornes inserd au no 128 du
Moniteur, doit etre l come ii suit:
,r Les comes plates a faire des peignes, paieront
,, douze francs par cinq myriagrannm es.


COURSE DU CHANGE.
Bourse du 9 pluvise.
E F E T S U B LIC S.
Cinq pour cent................. 57 fr. 70 c.
Idem louissance de germinal, an i I. 54 fr. 60 c.
I leta jouissance du icr vend. an 12. 52 fr. 25 c.
Bons an 7 .................. .. 49 fr. c.
lons an 8-. .................... 97 fr. c.
Actions de la Banque de France.... 13io fr. c.

SPECTACLES.
T'hidatre de 'Opira. Auj. La Caravane, et les NoceS
de Gamache.
Thdtfre iFrantuis. Auj. I'Homme du jour, et leg
Fenmues. M1il Comutatjouera dans les a pieces.
fThiatre l'Opeira Comique. Le Locataire le Cot-
ceit interrompu, et la Maison i vendre.
Thultre Louvois. Auj. La Comtesse d'Escarbagnas,
la Petite Ville et le Pere d'occasio.
Thedti)e du Vaiudeville. Auj. les Deux Veuves, 'Ua
pou 1'Autre et Saloinon.
Th'atire des Etrangers ci-devant du Marais. Auj.
les Dalcar liens, ou les Mineurs suddois, et les
Visitandines.
Thidtre eMoliere. Auj. le Chateau du Diable, et
la i'e rep. dejean Calas.
Theatre de la Cite. Auj. 'Homme a bonne for-
tune et I'Isle des Femnmes.
ivoluy d'hiver ou vcilice pirs le IThltre de la Citi-
Auj. grande fete et bal, miasqu ou non masque,
depuif six heures jusqu'a ninuit.
.g =--_ Dcd -e---, .. '
*De l'iuprimteric de H. AtASB















































I


pal


Lundi i 1 phlvise an 1i de la Ripubliiue ( 31 janvier 803. )


EXTERIEU R.
DA NNEM AR C K.
Copetthaglue, le 14 janvier (24 nivwse.)
La duc d'Augutembourgait6 nommC chefde la
bibliotheque du roi, I la place de M. le come de
Rewentlaw.
-L'ordonnance de S. M. coseernant les primes
accorldes aax :b.ttimens pccheurs qui a paru le
s5 dumois pass est de ia tencur suivante :
a Nous Christian VII faisons savoir que sut lea
rprienttatiohs de notre collCge general d'Cconomie
c de commerce. Ct considerant que dans les con-
ionrc(une actuelles, I'armement des vaisseaux est
irCicofttetx, nous avons ordonni que la prime
4ccbrdte par nmtre edit do 19 mars 18oo, pour
l'quipcment des vaisseaux qui vont A la peche de la
alpine et des chiens de mer, dans le dctroit de
Davis et au Spitzberg et qui devait cesser le 13 oc-
tobre de I'auune courante, sera ptorogee encore
pendant trois ans, i computer du 13 octobre de la-
dite annie, et payee sur le pied de 8 rixdallers cou-
rans par lats (deux tonneaux) par chaque vaisseau
du port de i3o lats et auidessous qui sortira des
ports des royaumes de Dannemarck et de Norwege,
etdes duches de Schleswig et de Holstein pour le
Compete de nos aujets et de leurs intiressis; le tout
puxconditions prescrites parnos edits du i3 octobre
784, ct du 18 dCcembre I789. ,
ALL E M AG N E.
Francfot le o janvier (3o nivise.)
ON apprend, par des lettnes nouvellement re-
S aes de Constantinople qu'il y a CclatC dans
n uitt di 7 au 8 dccerbr un incendie qui
during encore le 9 au martin. Les dommages qu'il
t cawji ont dfn etre coiisidtrables. La peste con-
inuait aussi dsoler cette ville et a tempi-
"atte chaude en favorisait tls progrds.


I TA LI E.
Rome, le 8 javrier (18 nivWse.)
Li n9 decembre, a eu lieu la translation, de
It basilique du Vatican i Civitta- Vecchia, des
qrii 'di dii Pit' VI, pourn de 1t 4tre ipporrts
te France sur la corvette 'Alcyon, et tre dEposces
i Valence. Cette translation a cr lieu avec non
moins de devotion que.:de magnificence, taht i
Some que sur toute la route i et & Civitra-Vecchia,
O Ie convoi arrival au milieu de I nuit. Le len-


Le roi d'atrurieest arrive a lisele to, et doit
en ktre reparti, le r3, pour Florence. A Livourne,
S. M. a requ tous les agens de commerce strangers.
On icrit de Messine quie t month Etna vient
de faire une violent eruption, qui a cause quel-
ques domairntges daps les campaghes voisines de
Catane, et repandu I'epouvante dans ceite ville.
On dit qu'une partiedes matieres volcaniques, pro-
duites par cette eruption est tanabie sur le fiefde
Bronte. "
A N.G LE T E R RE.
Londres t. a janvier 2.ipuviOe.)
LE ROI est preque eniierement retabli de son
indisposition ; mais lea princesses Sophie et
Auguste sont toijotirs trs-indisposese '
-Le gouvernement vieut d'acheter uo terrein
assez considerable attendant la coommupe de
Bagshot, qui sera enclose d'une hale, et sir lequel
on se propose de construire les bitimens du
college mihtaire, don't l'etablissement est ddfiri-
tivement arrte. Le cclebre architect, M. Wyatt,
a compose un superbe plan pour cet" diice don't
'execution cottera au moais 2oo,d0o liv. sterl.
(4,800,000 fr.)
II vient de se former une nouvelle association
et souscription, don't l'objet est d'adoucir le sort
des malheurrux epfans ramoncurs. La compassion
publique a &te eveillie par plusieurs process crimpi-
nels qui ont itd jugs depuis qcelque terns et
dans le course desquels il a eti prouvd qie ces
malheureux enfans eprouvaient aiuvent, de -la
part de leurs maitres, les traitemens. As plus ri-
goureux et m&et les plus barbares. La society
promet une recompense it 'inventeur d'une ma-
chine la plus commode et laa noins chere qui
soit de nature i nitoyer parfaitement une che-
minee sans employer les enfant destinAs A ce
pcnible travail. La socite, en attendant, tichera
de fire les fonds suffisans pour lever et habiller
les petits enfans que lour mistre a reduits i prendre
cc penible metier.
Le lord W. Bentinck partira incessarnment
pour se rendre A Madras. piendre possession du
gouvernement de cette prisidence, auquel it a iti
nosmm par les directeuri de lacompagniedesJndes.
On croitque ce lord o'embarquexasur un des vais-
scaux. de sa majest
Hier, M. Antoine Merty ,ci-dcVain t rninistre
plenipotcntiaire pres de la R publiquejnrancaise ,a
epous mistress Leathes, veuve de feuJ. Leathes.
t A& U T E T A HIS O. i.


remain, I'urne qui renfermait ce dpo fit t con- La commission spectle, charge' de juger le
igne au commandant de la frugate francaise, colonel Despard et les autres prevevus ,et cam-
r n acte legalis et au bruit une decharge pose du tirs- honorable lord Ellenborough, du
gnCdatIe de 'araillerie du baiiment francais. II baron Thompson de sir Simon le Blanc sir
attend plus qu'un vent favorable pour taire voile Alan Chambre, etc., a ouvert sea seances avant-
pcurTolton, et envoyer de Il*cetteurne a Valence, ier, martin i la New sessions-house, paroisse de
pour at e dCposce danm un mausolie. Slinme-Marit Newington.
T O S C A N E. M. Knapp ayant fait lecture de la commission,
le vicomte Lessie, directeur du jury lord Cranley ,
Livourne, le :7 janvier 17 nivse.) lord W. Russell, John lord Teignmouth et les
Hlti matin, la tour du Fanal sighala des.voiles autres membres, au notmbre de vingt quatre,
venant du Ponent, ct 4 to houses, on cut la composant le grand-jury, ont prcte individuel-
ettitude que c'itait la flottille espagnole, ayant lenent le serment, et lord Ellenborough leur a
i bod nos augustes souverains. La nouvelle re- address le discourse qui suit:
pandue fat accueillie avec une extreme satisfac- Messieurs du grand jury, vous ctes assemn-
tiop; mais le vent cantraire s'opposait a l'entrde bles dans ce moment en vertu d'une corimis-
t 1'etcadre dan la ade et elle ne put avoir sion special de sa majesty delivrde pour jugpe
ieu q )ee 6sot A o heares. Leurs majestes et, certain individus accuses de tous ou de quclqucs-
lte deux enfans etaicnt a board de la Reine-Louise, uns des crimes ici spCcifies- se sont des crimes de
de io canons, et un autre vaisseau de 74, et deux haute-trahison, et de misprision ( crime d'une
f8gates, composaient esaedre, parties cdte Cartha- personnel qui sait qu'on trame un complot centre
gene le a8 dicecmbre, ct arrive dans cc port. e prince onu I6tat, et ne e d npnce pas), des
lon sans avoir .prouv6 qu9lques accident de war. crimes centre un acte de la 360 annee du regpe
eurs majeitcs rent aueignt coinplimcnties aboard, de sa majest portant pour titre : i Acte pour
ct e martin cllc sont descendues terre an bruit ,ic i, la serete et la conservation de la personna de sa
rattillerie des forts ci de touns le v.isseaux quil sonti ,, majestic et de son gouverinement, control lespea-
dans la rade ,. et des aclamations d'un preple tiques et atteatats traittes et sCditiuxt; contre
immense. A leur arrive au palaii. tiles out eir un autre de la 37 annce, appel6 is Acte pour
or'nplimentces par (outes les autori4dl civiles, mili ,,, la repression pus. eficace et; li punition des
tures et dinlomatiqus; ensie'il fi t t.haui un ,, tcntatives tB i p pour dcba'iclhcr Is pesonfies
TIt Da;i. e soir T aura uoc illumnin.uion gdnd-9 (,, au service de teir: ou de mu c de sa majeste,
leC et domain fete t bal au grand theatre. Lei ii. ct les dlcio0aier de leur devoir et de la fidd-
Sreine et la famille rdyale ( Esp.igre p.iitcrnt dle lite a sa majeste, ou les exciter a la mutnenri,
Ch.ijcon t pour retomrner d Madrln, le ithmejoutr et i ia .dsobeissance i 't enfin conrtre un
que nos suvercairis s'y cmrbar'iiiircnr. 'ace de la memni 37e annie nomnimne a Acti
R N E. !, pour empecher plus etficacemient d'administrer
tPU BLI" QU E LI G URIENNE. ,, ou preodre des sermens contraires aux lois. n.
,,, Les delits que je viens d'enumnrer sont pour-la
Glnrth le 1janvicr ( nw''Ct.) [,ih,(,i a cause de leur- noiceur particuliere,
l" hourasquc' iu'onaresseties' Jiols P0iiIst0 l.r.'c qu'ils compromettent 4vilemment la paix,
'nl'AidOiiuc., y ot orccaionnd beaucoCup 'de li b.,nieur, et la siiret du rosaume,, e, qu'il
ofrageit Deoi espces de balcines ont auts It ie .rla manilestement ai cavcia.r ou detruire lI
jtes sur la cole di Saint-Elpido, o a eles sont I.,,- Jc tout gouveruement. snt d'une espece a
tiCes i ... cisc rieputes crDnis au premier chef, ceit-a-dire,


crime de haute-trahison centre la personnel et
I'autoritO du roi.
Un autre delit de m8me nature, don't vous,
aurez A connaitre immndiatenent, et cootre lequel
le statute dd la 37e de Georges III est express6ment
dirig., est un d&lit du second degre seulement ,
et qui ne differ qu'en grandeur. du crime de
haute trahison, don't il fait ,. dans quelques cir-
constatrce pattie materielle-; je veux parler da
ekrime de seduction consomme ou tentee aunors
des serviteurs de sa majesty, sur terre cu sur iner.
La loi 'de ce pays, d6s les teams les plus reculs ,
mais plus particuli6rement depuis ces dernieres
annCes4 cause de diverse circonstances qu'il est
inutile de iappeler ici, a veille avec un iceil inquiet
sir lei jouris t la siurete du souverain; elle a re-
garde les projects ni chans de imagination et les
sentiments perverse du couur, quand ils rendaignt.t
la trmrt du toi, come aussi ciminnels que l'actd
mmem; elle a declared la seule intention aussi pro-
fondement criminelle quaq l'ee cution du complot
atroce. Fouiller dans les eceurs pour y decouvrir et
constater ces projects, et les actes qui en bnt i't la
suite, et que la loi nomme actes manifesies telle
a ete dans tous les tens la parties la plus essentielle
d'un jury charge des functions importantes qu\
vous sont confines. On s'est beaucoup agite. pour
determiner ce qu'il taut appeler actes manifestes
centre la vie du roi, ou, en d'autres terms, quels
actes donnent l~vidence d'uop 'snblable project;
mais des long-tems avant le dernieik statut de la
36e annte de Georges 11 la questi6nr senible dci-
die par les meilleures.autdrites. II semble'convenu
que toutes measures adoptees pour d6poser le roi;
routes measures de violence coatre sa personnel
royale, pour 'attaquer, s'en rendre maitre ou n ep-
prisonner. sont des actes manifestes et doivent 6tre
admises cornme preuves decisives du crime de
haute trahison,
Les autoritts prononcent aussi que toute dili-
biration ou reunion, en vue d'effectuer un pareil
project, quoiqu'il n'y ait eu rien de fait on quoique
tout cl complot ait echoue, et meme toute adhe-
sion donnee a ces deliberations on assemblies, cc
qu'on peut reconnaltre i des signs d'approbation,
on a tout autre indice de meme genre, sont en,
elles-mnmcs des actes manifestes de cette espece de
trahison qui consiste i mCditer et imagine la mort
du roi. Tous pretextes de doute stur un sujet qu'il
est si important de"blen eclaircir ont 6.t carter
pour toujoutr par les sages et prudentes dispositions
de I'acte de l1 36t. de sa majest qui porte que,
siunindividu au-dedansou aux dehors du royaume,
medite, imagine, invented, delibere, ou projette la
mort ou la destruction, on un mauvais traitement
quelconque, rendant A la mort ou destruction, a
la mutilation, a 1'emprisonnement oh a la cori-
train'te de notre souverain seigneur le roi, ou a
le river et le deposer des litre, honneur et norm
de roi, et de la couronne imperial de ce rovaume,
on qu'il' leve des troupes dans le pays'pour lui
fire la guerre, et le force a charger ses measures
ou ses conseils, ou machine quelque attentat sem-
blable, it sera declare traitre et puni de mort. -
Faites sur-tout attention A ces motsprojetter, irna-
giner on conseiller la mort du roi.; car il est pro-
bable qiue ce delit est un de ceux sur lesquels vopu
aurez particulierement a deliberer.
Le statute de Guillaume III vent que tous let
actes manifestes soient precises,dans l'acte d'accu-
sation, afin que le prisonnicr soit instruit des
charges portecs centre lui et sache s'r quel point
il doit diriger sa d0ieese. Mais il n'est.pas neces-
saire de rappeller ni detailler les particularities nom-
breuses qui ferment come les branches de tell
ou tell des charges. II suflit que l'acte manifeste
s5oisp1efic avec la certitudeconven ble; et quand
cela est fait, il est inutile de s'eten re sur toutes
les citcohstances qui y ont rapport..
,, Je ais maintenant vous exposer quelles preu-
ves la li exige. D'abord la loi veut que le crime
de haute-trhibson soit jugs dans le comte ot le
. delit a ekt commis eu totalite on en parties. IL
*laiu qi'il at pSouC i p.ir un temoin que I'acte ma-
Snifeste de mediter laa mort du roi, qu de lever des,
troupes centre ui a etd conitkis dans le comte
Oi l'.if.aire doit 4trejugee ; que 'assemble pour
concerter leiEtcution dd complot, a Ctr tenue daps
le comt : ii faut montrer que lout autre acte ten-
dant an mnme but a eu lieu. Telles sent les condi.
tions preliniinaires a remplir avant que vous ayez Je
pouvoir legal d'exammier le suiet dans tous ses dd.
tails. Cette preuve une fois acquise, yous pouvej.
passer A l'exaaen .d'un autre fait qu'il ail eu lee
Sedans le corit on au-dehors. T.ut ce qu peut avoir
S rapport aux charges c-.itcnuecs danr late d'aciu-
salion, doit etre admis caomnie deposii41tp, sa.i,
objection de vtret part.


_ _is 11,11 I III I p-"w dm--


I_ ~_ _~ ~ I ~^_ (______*1^^1 I-L(~L---dLII--. --I__I1^14~--LL~Ip~LL~~LII


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSE,

Nou silllcn a utiiis auo s i pIevenir 1nos oultcrptIurs, qu'r Jaten Ilu 7 aivui;e an 8. le Mou Nlrv est Is sdl Joutrstnal offciet.


r* 181.


d
i













"ta loi cdemanldereenco re, pour un grand jlly ,
corinle pour tout autie que Ics acts iraniiestcs
soicnt ptouveS par Ie sermnent de deux teroins ,
quoique le sernient d'un seul suffice pour chaquc
crcoiistance distinct de l'acte lui-inime. Si nean-
moins lacte reniirmne un attentat diie:t colite
les jours de S. 1l. ou contre sa petsonne, 'iun-
dividu accuse doit d'aptis les status de la 39e et
de la 40' de S. M, -etre jugee conmle pour un
assassinate. Je ne presume pas qu'aucun cas de cette
nature se present a vous. Je n'ai pas besoin de
vous en dire davantage soit sur la forme de l'acte
d'accusation soit sur le nombre des trnoins qui
doivent appuyer chacune des charges en particulier.
,]e dois cependant appeler votre attention sur
one autre parties du suj3t; je veux dire les eHeits
probables des actes de trahison qui vont vous etre
soumis. Mlessieurs du grand-jury il n'est que trop
natuiel aux hommnes qui editent des dessetins
servers de s'imaginer que les autres pariagent
leurs sentiments. Ils les supposent toujours disposes
A emnrer dans leurs complots. Cette persuasion les
rend confians et hardis, et c'est a cette conhlance
irrflechie quest due ordinairement la decouverte
du danger qui menace la society. Mais les par-
ticularitis les plus essentielles ne peuvent etre
revelees que par ceux qui out etc admis intime-
ment aux deliberations des conspirateurs et qui
paraissent engage -dains le conplot. La deposi-
tion de ces comiplices quoiqu'elle ne doive pas
tre rejetee, doit toujours etre admise avec me-
fiance et circonspection ; et si vous ne la trouvez
pas suffisante pour fire preuve, vous devez carterr
comme incapable de servir de base a des con-
clusions qui compromettent la vie, la fortune,
ou -'honneur des accusCs. Pour qu'un jury puisse
fire usage des depositions des .complices it faut
qu'il decouvre une si grande coherence dans les
tenuoignages une telle conformity genrale dans
le rapport des faits, tant de caracteres de pro-
babilitCs, qu'il en result de justes motils de
croyance. tVoila ce qui doit diriger votre coil-
duite. Vous savez que c'est un autre jury qui
prononcera si les accuses sont coupables ou inno-
cens; et que, dans le moment present il sulfit
qu'il y ait des probabilites raisonnables de dclit,i
pour que vous vous determinuez a renvoyer les
prevents a un jury qui, sur un examen appro-
fondi de tous les fits et circonstances et d'apres
les depositions A charge outi decharge*, pourra
I'ondamner ou acquitter. Je n'ai plus qu'une obser-
v..tion a vous fire c est que si I'on retusait toute
croyance aux depositions des timoins de l'epece
de ceux don't je viens de vous parler, le crime
de haute-traiison trouverait en lui-mime des armes
pour sa propre defense, ou reiveiserait Its regles
du sens commnun et de lajustice publique.
nJe m'abstiendrai de vous ditailler les particula-
rites des delits don't les prisonnieis sont accuses.
Vous allez les apprendre de la bouche des timoins.
je veux eviter jusqu'Ai I'apparcuce de vouloir vous
inspire des pr.ventions defavoiables. S'il vcus
semble que la conspiration don't il s'agit n'avait pas
d'autres chances de succ&s que cells qu'ont eues
touted les autres qui ont echoue vous demanderez,
pour cette raison seulement, qu'on vous, fournisse
des preuves plus circonstanciecs pour vous con-
vaincre de l'existence d'un complot si desesperi et
si mal ourdi ; mais si vous acquCrez cette convic-
tion, aux reasons de doute succedciont dans vote
esprit des sentimens de surprise et d'horreur:de
surprise en voyant la hardiesse etl'audace des cons-
piraterus ; d'horreur en pensant aux consequences
alfteuses qu'auraiteues leur complot, s'ilavait reussi.
Messieurs du grand jury,je ne veux pas abuser
plus long-temis de vos momens. Vous allez pro-
cider ti f'exercice de vos fonctions, et approfuodir
une affaire qui interesse le salut de la society, ainsi
que la vie et I'honneur des accuses. Je ne doute
point que le resultat de votre enquite et de vos
ddlibhrations ne soit aussi satisfaisant pour le pu-
blic, que conform a la justice que vous devez aux
personnel qui sont I'objet du devoir sacred que vous
etes appelcs&' lemplir.,,
Le grand-jury s'cst retire et apris avoiP delibrdc
jusqu a huit herrcs moins un quart du soir a rendu
un tiru-bill centre les personnel denomnties dans
l'acte d'accusationi; savoir : Edouard-MarcT espard ,
TIII....r Brou';hton ,James Sedgewick-.r N.Ig1.le:n.
XV. Landed Arthur Gralharm, Samruel Smith, John
M'Narnaia John Wood, John Fiancis 'Thomas
Ncwnman Daniel Tyndale John Doyle, Thomas.
Philips, Alias Jackson.. I
Les prisonniers omt it introduits; ohi'lur "a faii
part du bill et qn les a invites' A prisetlter )Cr
conseil potur avoir I'Approbatibn de la cotlr.
M. Despard a homnie NI." Best It 1. 'Curney ,
appronv6s I'un et l'autre par la cour.
Les autres piisonniers ti'ajv'.iilI pas encore fIit.
Icur choix. On les a prveenus quils selalant ap-
pele s de I..N"I ran i1 5'I vii i et mis en j'ie,:n cnt
le ; que d'ici a ce terts-la ils poudraient I.iIn l a-
voir aux juges les nonus de leur conseil. Les pti-
Stiniers ont ete retmmenes et la cdur s'est ajour-
nee au 5 frier.
Le public a tinmbigti uiti eliipn-c-'.-eiil iin-,,i .i-
ble lour eassister a I'ouvertulr' dc. I., tmnnims.i..ii.
Tr6utes lc. avenues du tribunal rAikr.iii C i-Ai.i.l. i.e'


5a8

de nuide des avant 8 henres du martin. On avait
placee aux. portes in grand nonibie d'ofl-ciers de
paix et dtc constables. ,M. Yves IL premier coni-
cierg. e i a prison avait recu 16. lettres de gens
qui deinatndaient a entrer. On a vu circular pen-
dant toute 13 matinee des personnel a cheval et en
voitures qui sollicitairnt, corinme une grace, ]la
permission de pinettcr dans l'intrieur du tribunal.
Le grand-juiy a rejette les bills present-s centre
Charles Pendiill, John Conolly, et Thonias Win-
terbottom. Conolly a it, adrmis come tenoinl
pour la couonne, et Winter bottom est reaste
Newgate. (Enxti ait dI Sun et du Timens.
I N T E R I E U R.
Tarbes le 28 niv6se.
LE citoyen Chazal, predet de ce department,
vient d'annoncer Ia publication suivarne :
Le capitaine-general Leclerc a terniine, a la
fleur de ses ans ,soh illustie cairiere .'sur cette terre
.dvorante ou le service e de I Ripublique l1avait
appel6, et o6 le suivit en bravant conime lui ,
tous les prils une l lles plus belles ferries du
sicle digne par son courage, du herios don't
tile est' la sceur.
i, Guerriers, compagnons d'aimes de Leclerc,
qui lites en parties les temoins de tousses exploits;
magistrats et fonctionnaires de tous les ordres,
qu il concourut A crier le IS brumaire an 8S: et
vous tous, citoyens, qui jouissez de la gloire
immortelle de nos armCes et des bientais du con-
sulat de BONAPARTE, le pnifet des Hautes-Pyri-
neas vous invite A prendre eI deuil lundi prochain,
et A le porter pendant huit jours. ,
( Extrait du journal de Paris.)
Angers, le 4 pluvi6se.
HIERt un incendie a consume la maison d'un
boulanger de cete ville et repandu, pendant la
nuit, parrri les habitans, I'alarme et la conster-
nation. Sur les onze heures du soir la feinme du
boulanger fut riveillee par un de ses fils, couch
aupres 4'elle qui, le premier, s'apperu:ut du
Janger. La mere.ayant appeledu secours, les passans
et les voisins accoururent, enfoncerent la porte a
coups de hache et le feu s'clanga aussit6t par tour-
billons. La police le prefet et I'&veque de cette
ville, se transporterent au lieu de l'incendie, pour
exciter le, zele des citoyens par leur presence et leur
example. M. I'eveque ne cessa de fire parties de,
la chaine qui s'etait former pour transmeitre l'eau
depuis la riviere jusqui la mason incendiee. Ce-
pendant le ftu faisait des progris rapides. La
fetume du boulanger s'etait sustraite la voracite
des flainmes, aveF: deux de ses enfans.1l en restait.
au second etage un autre age de onze ans, ,qui
poussait des cEis lanielttables. On l'engageaie a. se
precipiter daijr la rue; mais le petit malheureux
nosa pas s'y resoudre. On appliqua une echdlie
centre la muraille; elle se rompit sous trois per-
saunes qui voulaient y monster a-la-lois. Le citoyen
Meslet, pompier et couvreur, entreprit d'entrer
par la maison voisine; un dragon 1.: sui'.'it II,
rent un tion au toit, et parvinrent dnol la di.l.ilrbie
oiu tait 'enfant, quils trouvereht itehdu pat
terre. Le citoyen Meslet le prit dahns ses bras ,'iis
s'ichappa avec peine au milieu des debiis enflammis
qui tornbaient autour de lui. il fut griive'ment
blessed A la jambe et n'en donna pas moins de
secours tout le rest de la nuit. On reussit A couper
le feu. Plusieurs pompierse et militairds ont eite
bless6s. L'enfant a &te trouv6 bi6,le. Cet incendie
fournit plusieurs examples de devouement. U'r
homnme monte sur une chaise suspendue A une
corde qui etait attachiee au toit,, se faisait enlever'
par ce move et allait, dlivrer 1'enfant orsauce
Ie feu btla la lcprde. Ce malheureux retomba atnsi
d'une grande hauteur ,et se-brisa le corps drs sa
chiute. .Le iecre du b!.,nil.ui.-r voulut plusieurs fois
se precipiter au milieu des tlamnaes, pour tesa~,er,
d'en retier son, neveu. Ce. ne fu qu'avec peei:se
qu'ori paijint ale retenir. .' ., .

Paris, le ito pluvisic.
.LE professeur Jaubert 9 rcemment rapport
d'Alexandie la copie Adune inscription grecque j,
qui parait de nature A fixer d'une maniere precise
Sepoque, a laquelle ult ilevie la colonne dite de'
Pomin ie.:Cette c'pia a .6t mise sous les ycux de

l i. ,
S ,ttit pa C ri., t.C'G I a., an -1.
BP>.;..\w.i,'E premier consul de la R.lpulli.je
I.l c : Art.; r!. Auguste Lecletct, fils de Isidore Leclerc,
li.II.:.,iin. de la 7'e, demi-brigade, tud a la bataille
'id j M .u i'ni"'.. ; ..
,Paul Aim Andrieu fils de Iadjudant-comman-
dantAndrieu, niort A Saint-Domirii;uc ; ..
Aig l''L..in Ca(caradec, fis du llerncl Carca-
radec iiiort dans l exercise de seso I..'1.n1 ;
Le fils du citlyen allee, iluaitL.i-maitre ,, t
danis la guerrt de la Vende


Ch;ies-Lou;s Gueneau. dont-e e p cli
de greu;.dieis de la 55ce. demi bligade,, a ie te a
siegucde Maistricht;
Fr:in ois Liger, neveu du gin&ral Sinio, qui
peilcu un bras a la guerre ;
Charles Brenier dont le pete, captrine, a eu
uu pied emnpoite a hguerre ;
--Joseph Siblet don't eI pere est sous-lieutenant
dans Ic 1 c de chasseuis, et a ,i'-_ ,tL.ntlll .bles t,
sont nonlnes.eSleves du Pryrante.
SII. Charlas et Erangois, Genaudan i, s d'un mili-
taire de.la 6" dcmi-brigade dlanihtherie legre,e m, n
dapls le b...ig,: de CiL.inuIIIpi so01lt nouIllilc
cloves du .'ll.,: de comrpiegre.
Ill. Le ministry de l'interieur est charge de
execution da',present arrCte. .
Signu BONAPAIrE.
Par le premier consul,
Le scueitit e d itat, srgnd, IH. B. MAiRT

SOCILrT D'ENCOURAG~MENT
POUR L' I N DUSTR IE 'N AT IO ALE.
Programmede dis Lrix proposes par la Sodiiti, duns
la seance gineraile de ivose an Iu ; avec des oblr,-
vations .lr qum:lques sijets de ptix proposes te
vivdoe an io, et pour lesquels le contours a ti
prolougi opa la Societi.
P R 0 G R A M h E S
Des prix prop/osis par la socielte, dans la sia'tn
Sgenerale de nivOse ae i1.
I.
Prix poutr la flabrication deA vis-i-bois.
LES vis-a-bors sont employees dans un trvnd
nornbre de circonstances ; il s'en lhit une cnnsrirn
nation coiisifiCrable: cepend:nt I'art de lis laii-
quer est n:oins avance eri France (qe tlAns rdatids
pays. CG'st pourquoi ,la Societe 1 c eTi d ......-.?,,,it
propose ion prix de 5Io t'hans (qu'eIll; di,.mrn'ia
a cclui qui tcra coiinitre des pioccllds et des uit-
clites pour fire en manufacturers ds dcs vis-iAis,
au moins aussi paifaites et aussi bas p1i, qne les
meilleures que I'o1l trouve dans le coninerce.
Voici une indication sommn.irre des qualitis qdi
constituent une bone vis-a-bois.
i, I11 faut qye !'arbi.e de, la vis soit -lgegreient
conique et pariaite.ment; arrondi.
2o. Les filets doi vent 6tre saillaus, mnince, polig
et egalement espacei .
30. 11 faut que la) tate de la vis so it actement
cqntree, c'et-.'r-dire. qu'iele doitavyqr t. moin7..,r
que Ia'rbre,d la vis. .
40. ,11 faut que:la t6te de .l .vis; Soittfendue par
son-centrept bien cairtruent ,. ensorte quec a fdilt
present au tourne-vis une prise facile et solide.
.. .
:Pix pour la purfi,. .it.;. i" e sans d
et d"tclltaud.' '
11 existe en France beji.iu:p c'de itirie qut .e
Sdonnient i]ue du fer c I..nant :', troiad i oj 'c int :.
chaud. La nature cle ce mrtal tarnt Ih.,1I00":iI il
faut chercher la cau'e' de ces detauit dans .l'-,.iii.
qu'il contract avec mdflierinttc; 'silla..,s qur lui
erilevent la dfctilitC o. ,i t e' .ii li t.i a.iihI
dans son etat de purete.
Les mines d'alluvion conticnnrint souvent dtl
phosphate de ftr r tult'l nlL ssaire de kum ne-
lang'e aIve eIs intitlers anirn.jLs. S i
D'autres rAines, celles en rtoche -surtorut sont
sduvent 'unies a ds pyvrites -mr tiales.' Pen dnt la
fusion au travers dclei t.li.boiii 1.W plhisph11i ..' 1, If '
sse convertit en phosphure; mas I :tiliii du t'r
pourle phosphoteet 'pour le soule c, 1i11ie qui
rested( uul a' ne portiorinde ces ...1 .i:1. .i lt'
april la .'c.viiv'..i,.in 'de. la iita ie >:u t..iio ,-Ie la
ftoe en, fer. Cette coiubinaisdn'parait tie lia .u.i
la plus -ntr ilr de ., iii-io v.i''* qti li dh' ter,
I i ..)il, r 'lrie wcirt pibs' probableirent la seute. Le
.iho- ph.iile rIC t nd eassatit a in.'i.i,'I- ,.:,,,[Ii:, tassant
'A chaud.
D'apres 'cet exi.,e oq PI.lien tl co b: I1,,i1 in -
teressant r id- pliri;ie le fer 1i.nlii11n I kli die.-
:ratioii s Ii,'..in i'i' fa'i si 1n I '.>r 11o l, I '.... "
Iec qCaIlm.i s 1i ( u i ,:i ,nt prbpres. La ',,." c II
Ipas [I q il,.- cble pjii.|u e a pl u r ui,- i .ll .1I
plrUa dt '. r ild o" I r le *u.lr e t I.: F ,h.c e e lae c.
tner Iqu niee't dpourraieitt lautrefos i.ilque de ,
cperai le u oii pendaI la .I lus, l
t h r :. u b h d. ia n ", o n t ri e r n e n t ..'
IO pr isum que ce proc6de a ec.tii,.,' ,IOt ,C
rates fIr..e ,l'A|leii;r, et dg Falance ofl'ou o b-
tieint a,,.,ii.l I iut de, tresIbon fer h~ n ,, I
mines qui n'en dontaient autrefois que .de"'-
jdc 'ectueu '.i ,,i *'j ,/. 1i i i '.. :'
On presume que ce proc6dd con.Jite ,iouter"
trne t ..e'r.,rde qiian nte "de pie':? _- a.l. a .l
mine, que, I'on vefttvpurifier penIailt .sa -tion ,
fsoitque la piL -,: c ,I; .,'t. serve di ,1,: p ifi, i ot. o'
I'e nii rn die ,.i'ii out que ,cc soil .1' [ ', .
iC no m -i Ii i/lilt. '11,111,; ", ,
SOn dit mme que darns ceitaines usines o la
forne n'a pas encore die sufiis-aiment punaief, oi 0


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jaute oIiu'lefw 'el'st en bain daro s le creust dI '; 'e, etats ne prodliisent pas ta mnie chaleur;
ge, nI nielaingo de chau:n vive det cnrs e le but de Ia SociJ66 est d'avoir ute estimation
-, -i s ".- de charbon de bois qui achieve d'en- exate de ces difflreinccs. Tout ce,travail complied
level I: phosphore et le soutic qu'elle retenait plusieurs series d'experiences comparatives.
.1r'. 0 i0. Conmparer dans unr mnme appareil la qia1-
Oj1 se sert, dans les ftr'ges de Marche, pr.s titd de chaleur developpee par la combustion une
Nanur, d'un procede analogue.11 consiste Ijetcr quautite doinne de chacune des especes de bois
uiie demi-pelletee de castine en poudre ine sur 14 lei plus communes en France.
loupe au moment oh elle est fornie,, et i la tenir o". Compare de mnemre le bois d'unjeune arbre
iwosee au vent des soufflets pendant quelques ins- avec celui d'un arbre plus age de la nienie espece;
tans ava.t il la porter sous le marteau. Cette cas- 3. Determiner si up bois d'un arbre ecorce un
iet prodtuit ati prompt effet sur la loupe; elle la an avant de le couper, developpe plus de chaleur
debarrasse, a ce q'il parait de la sid&rite on que celui d'un aibre non ecorce d'avance.
plqsplure de fer., puisque la' qalite de ce meial : 4. Comparer la chaleur developpee par le bois
q.iutlit pricedemm ent cassant i froidd, en est sill llotte avec celle que developpe la mmine espece de
pilrclent-"i" amelioree. bois non fotte.
LEnfl, on sait que Rinman obtenait d'excellent 50. Conparer la chaleur developpee par le bois
'f, ep traitant de la fonte qui donnaitdo fr entasse it I'air libre avec cell que done le meime
cassant a troid, avec des scores qui avaieit-ite bois conserve dans un grenier.
..r nIIs..d'avance avet partic gale de chaux. 60. Comparer ta chaleur developpee par le bois
Quoi quil en soit de P'exactitude de touts ces huniide, avec celle que produit Ie melne bois
donues, il serait cl'un grand intr&ct pour les arts palaitentent sec.
.d trouver le procede dort il s'agit. ou de le fire 70. Comparer le meme bois ,vec lui-mnme a
connaitre dans tous ses details. pour enu tablir la divers degrees dc pesanteur specifique.
pratique dans celles de nos torges don't il pourrait So. Determiner I'influence que la division plus
,pefectionner les products. ou moins grande du bois produit sur la chaleur
SLa'Soci6t~ d'Encouragernent croit done utile de d6veloppee.
proposer un prix dc 03ooo tr. pour celui qui fIia 90: Comparer le mime bois cri dans divers
,oritnaitre un piocede avantageuix pour Cpurer en terrems.
grtidd,soit le fer causaot t Ifroidl, soit le ter cas- Too. Comme la quantity de chaleur developpee
r.ia chaud: ii suir.a de irpornde i la premieeic depend en grande parties de la quantity de char-
0ou i la secon'le parties do probleine pour obtenir Ie bon pur que chaque bois content, la Societe
'ixk.lllseta double si on ie Csout pour les deux invite les concurwens ai compare la quantity de
aCs pI.ux concurrer s pourrozt l'obtenrir sep3remeit carbon fouinie par les diverse especes de bois
pou! chacune des conditions donnues. clans les circonstances cidessus mentionniecs.
SI 1. Comme cei tains art par des raisons qui leur
bPix propose iur I fibri cation de Fi sOent p:opres, emploient le combustible d'une mna-
I runicre toute particuliere la Sociedt desirant dimi-
les experiences des chimnistes nmodcrnes ont nuer le nomnbre des recherches qu'elle ofire aux
'i'lii.tu .I i..i.l. lumnijtes sur la nature de concurreni restreitit sa' question aux bois qui
11 .ii. Cil,; out piouve qiu cc'tte substance est sort ou peuvent tire erhployes pour le cihaunfge
lln scl Itple compose d aide sulturique, d'alu- des poeils des cheminees et des thaudieres. Con-
mine et de potasse et que l'aminmoniaque replace siderant en outre combien les in'Clilcrtl'.. qu'elle
quelquelois cette ilerniere en tout ou en paitie. demand sont longies et delicate ellce icgage les
fClleonu ait connaitre les moyens les plus avania- concurreus a ',ii envoyer lets Mmrioires, quand
:tagteut, soii de I'extraire des sch;stes alumtineux meme ils n'auraient pu, a Iexpiration du terine,
.mi.lc I riIt.oi p. la comibinaison directed de ces isoudre qu''n certain nomibre de questions pro-
p;IIl;j. .ne 'p.;rait pas nea:inoins que V'on soit posees: si peisonne n'en resout la totalit Ie pnix
encore parvenu i fabtiquer, ni en Angleterre ni sera accord a celui qui aura appi,;cl,: le plus pres
:rn' ueide,' ni en France de I'alun qui 'puii.. du but.
.soutnitt la'concurreice aVec celui que nous tirons Le prix consistera en uine nimdaille c une some
Sdeh6&iolfatefte, sous Ie noni d'alun de Rome, et de 1400 ftr;
que la nature y presents tout forrne. V.
CelulC a constamment, dans le commerce, un Rerhercher pa t rexpiri-n'ce' I'ls m)oyens de conservet
l' lliiii 1t de plus du double de celdi des autres aux graines des plafitts fi'aculte de germer Jen-
1aiurstiji est le seul au dife des teinturiers, que' dant le plus'tong terns po*6ible.
I'0n praise employer avec suiis dans certaines I
teintutes; il -parait aussri q, 11 I ,uft c nointdre C'ertaines grains conser7ent la faultiCe. germel
t]iu.l .. i,.' pri otetnir les imems resultats. pendant unl tents tes-considerable, quoiqu 'e>posee
t dllie I llJ., l.-tX t r it quei tien cette sup a air ert a la lulmiere : d'autres au corltlaire
Tipie; l.,!.ll,.. omc est-i exempt de ler, ou en percent souvent au boat d'un an la faculty de
Cun,,,.,, ii ntoin que iLs autres germer. Cette alteration des gtairies est tres-prCju-
C Les dififtes alns du commerce seraient- ils diciable au jardinage, et meme a Pagriculture
nilaigsdc qdctuequs autrCs substances etrangercs c'est en particulier lune des causes qui empbchen
qui nle t e t raient paslug au rlens s t dancs Italnn de de naturaliser en Europe les grains des pays Ctan1
lone? Efin, serait-ce la presence de I'arunio- gers. La Socid croit devoir appeler sur cet obje
ilo,.1. J,, quelquesespeces d'aluns qui les rend,ait I'attention des savauS et celle des cultivateurs.
'moins propres a ceitaines tcintures, come le Le prix consistera en une medaille et une somrnn
prteied cBergman sars en dl;.'ri.r la preuve ? 11 est de 500 fr.
vri que l'alun de Romi g r'en.1 I i.tiii pas, mais il V I.
I' ,l ,iii',i d a ties ,IltII, du ;. -iorn.: c en sont Amilioration des lines.
It.1.4,raAlal exemnpts ; et, d'il .Is1 il ne serait pas ,
e 1- ;.Lk exenpts ; elcquLr ',il i i n serait das 1 s'est introduit, depuis plusieurs.annees, parm
I hir .,.. ,le t'alourqooi ii beaucoup mdans les ctltivateurs' francais Ane heureuse erulatior
d'Ie teintuie beaucoup moths
4kalur e 'l,,'. ,c de tout autre .:car, quoiqu'il pour l'amelioratio des betes i lame de race fran
lttle lpIn .aU ,I .."ns 'alun loisqu'il y aa la ois aise par e croisemerit avec-la race espa.gnol i
de la ,leS t. et II l'mne iu e lane fine. La Societe croit devoir chercher a son
V ia lis' ,t on iue que o tenir cett i emulationl en donan t des tiemoignage
nst. as5p a coslis tibl.e poulr deveiirsensible de son estime "i ceux des ,,hiv:tills qul soccu
to I I,,, ,1,, i cr.[-Ij* a',. urte, quele que puisse pent, avec le plus de success, de cet objet imtior
ti c lili. eter quelle ue pulsse
'* P1.e deC cette diiretice eil srait. ls- tant; elle se propose, en consequence, de donner
,:. .e de cette differercei t scrat tres-p
i'tci,. a i r i..rt:n: d notre industry cette anr6e des mldailles aux proprictaires de:
S.,.,,.,i,, et surtout e troer huit plus beaux troupeaux croiscs de cette ract
,' .: i fire ,hvl ltc.l r t le iauns que flranai5ise avec la race espagnole.
l'i ..ai..in. L i JOS aluns que
Rbt'i I, ii 1 .6 ,,seli 'aae, La societe consider la beauty de ces troupeaux
i 'Si, non-seulemerit par la finesse que leur laie a ac
S ,. .i ,p, i .un prix de prioo fr. quise et par le nombre des individus qui les coin
li'it l.ijdturiotnerea d'une manere priese-tiposent,mais encore par lanciennete deletir f,
u9 L i .Jsuls.li't e d'alu n d:Rome sur t, s maton, et par les soins assdus que Ts f P.: .plIta.
i ,,rlU .JtI o toerce t,qui indiquera u ot p s ou choi.i ks-typ
a li, .Je ,c(cugtablL enC, grad, pour la don- Itfet dc donner a lers ntype prlus de perfection
AIlnCYp ra t s i[a1(65 ti ,.I'.t ,,lilAt cclui qui .-pre h'ellet cle dlonner -I leurs n"i, plus'de erfcction
t til*,d aWi fansus e.n Fa, c oluE quipre- sos les rapporis'de la taille ,de la quantte, de I:
itta ", u. riab(iqu li(ys Fianlce soat dltirec quality de la lane et de la beauty des forces ; 'l
S v i.e,' i lc sui i lal.tumtne et un disposition des betgeries;-.les mnyer ns pris'pou
a.sand e d .1e a iitel 'Iucs' iies ava't agte prieprer ia nourilure la plus appropiieete piu
,iittuulet d le .a tet! e l;s,. ies advantages que le troupeauW soit ponrvu abondarmmetnrpen
SluV.e h ome.I' dant ibl'iver, eltiln les pt6cautions ptiscs par 4o
I. V. proprietaires .pour que 'Vani6lioatioti soit assur6i
I P-17"""'',- i der r.ti f.in,'i. comparatives, laI et tu ours croissante.', et qu'il ne puisse y avoir
i.?- e c4..ii,-i% ?,,,,.ft J.,n( -i f 'it .'- craindre ni m alliance, ni production hasardee ii
'"' i a i i li,.i, ,, ... 1 ., i'.,i,-s' especes de 0 ui intempestive, se ront l'ubjet de Fattention patti
et "'0it'' c.e nii'lie dani delivers elats. culiere de lia Sodihti
L',I'iie, du conibustible so ctnpose do deux On croit que ces conditions exigent, de l: par
1"11'I: lpp I ,i(ii Js,, appareils dans lesquels des concurrens:, ind&penderoment de I envoi dl'u
e c console i, et la quality muene du con- tableau d'echantillons de laine de diverse grenera
si: est sur ce denier point jusqunici ne- tirns successive une notice ilist'.-,inji' coniplett
I..-la- iN.--.L. itcrlai.'ii..n pu suir'origine du toupeau-, sur la maniit cdiiul
bli,. Tout le mc nde sait d'uie i.iiin. c c et iconduit, et su i t lta iualite de se
tle\ 1" les diveis bois ct lI ue i;lne bl:. Ja.is pioduito.


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Les huit rm&ailles sertnt decernies dais la
seance de niv6su an a ; elks seiont L.hatun e L1e a
valeur de too liancs.
L'exactitude des faits contends dais les t'iiniie'c
envoys au coucouts, devia ltre cettifiee ptar L'
adliniistlations locales, on par des piet es dint la
socitcd pourlna coustater l'autlihcticite. Ces nmeuioi
les steont Ici.s jusqu'au Iei biilln(iu ii .ll 1 et
adressdis fiancs de port, au sccrtiuiie de la So-
ciete.
VI,
V 1 1.
Piix pour la ctlture dat navet de Suede.
Plusieurs auteurs fiangais ount ecorimnand' la
culture du ,iavet de Suede vulga,.inemet eCcoqnt
sous Ie noni de iru;ta iga. Cette plante prkceuse
gentialeminit liCpandue en Suede, et cultivde cnt
grand en Anglcterre ne l'a encore ete chez nous
que dans un petit iombre de jardins paiticulieis ;
cependint sa saveur, plus agrdable que celle de.la
plupart de nos navels, et sur-tout ., In'. I, :. qu'edle
a de resister aux plus fortes geldes de nos hiveis ,
et d &tre mangce avec avidit par tous nos bestiaux,
doivent fire desire I'extention de' s. culhui e. L'tte
plante vient assez f.iil,,i.,nt dans les terries menie
mediocres; on peut la seiner de deux xi.iiii. :
io en r6pandant la semence sur un lit de bonune
terre de jardin ; dans ce cas on arrache les petites
plants quatre ou cinq emrnaincs apres le Nrmis,
et on les repique en plein champ i envirori nti
demi-mcnre de distance en tout sens il suffit en-
suite de faire passer la houe uin ou dcux flis
entie les raises pendant la vcgitation ;-~ en repain-
dant la semence A la voIle et de suite en pleia
champ, sur la terre prdparee i cet effect. On pent
encore semeravec succes, et beaucoop d'avantages,
Ie ruta baga sur lcs terres qui viennent d'etre
recoltees; olnobtient, par oe moy'eni, quli n'exige
,q'u'n.simple labour; un pai.urage abundant pen-
dant U'hiver et une parties du pilnterns. La iecolte
du navel de Suede seat lai l I in dlc. I'autoinric
lorsqu'on ne veut pas laisser les plates danls le
champs pendant I'hiver, cc qui pouirrant peut se
faiie sans aucun risque daps nos cliiiiAs. '
Loir'que les navels ont tid retires de la terre',
on en coupe les- feuille, pour les bestiaux, et
les racines se conservent tort bien dans les cavis
pendant l'annCe suivaate.
Ces considerations, joinies it I'imnmensit do pro-
duit de cette plante, suivant e rapport des au-
teurs sudois, allemands et ajr.:)i,, et d'apres les
essais qui'orit tC lepetes en l:Finice par qude!ques
cultivateurs, lonut :i r 't la Secidete qu'il serait
du plus grand inteitt tdeclhercher i .repaindie sa
culturd. En consequence ,' 1,e' croit devoir de-
ceruer un prix de- 6o00 r.,a celuii'qui aura.cultivy
avec succesle ruta bagn sur la plus grande cten-
due de terrein, cette ttc due ne pouvant 'tre
moindre de deux bectaies (envilon six arlens);
et pour faciliter aux c(Iut i,. l ii" s nioyens de
se p'ocurer des graiie.. .l..-i I. pourraient avoir
besoin pour cet u-age, la Societe se propose de
faiie veiir, cette a ilide, cinq myriagiamnmes de
grains de rut.1 baga, qui seiont delivrees au secre-
tariat de !a sociCet au plix de S fr. au plus le
kilogramnne' ( deux livess.
Les concurrens devrornt dc ifier dans un MO-
moire, les procdesd qu'ils out suivis dans leur
culture, la quality du pioduit, et I'emploi qu'ils
ont fait ou qu'ils se proponent de faire de leur
recolte.
L'exactitude des faits co:.rit.- nn, dars les Mcinoires
devra itre certifie par-les anutoritcs' adinnistia-
tives locales; et les MAdmoires', ainsi qu'un eclhi-
tillon de la plante de.yrr6t Atre etnvoyes francs
de poit, au secietaire. de la Socicte avant }o
iet bruinaire ant it.'
Conditions gicniales i a.. e.lir pfardes eoncurrens.
Celui ui' aura obterntu uni ptix, conseivera
la faculty de I;.ii..I. ua n biCvet d'iuneition i
Iobjet an est tr ."i' iI. '.. .
Les models m6moies descriptions, reTnac-
gienmens. 'chaniilllppos e pieces destines a colus-
tater les ;Iowits des concurrens seront a'dresss,
trancs de port an secritaire de la Socict& dEncott-
iagement pour I'indtustrie national itie Saitit-
Domiiiique hotel Conti. UIs doivent itre, re'mii
avanit Ic: i' brunaire de I'au 2 ; ce tcrnie est de
nrigieur; :. r ....
F. ,i 'r; sont admis iatoncqurir ;,i rf)tsans
I._ ,-., i.u i i l d'eux aurait ollt:i0t ut prix ,. a
S...1.: te 4.., ,',i-,,'..'[ i la Ui J -iI r.i. d .". ,l ".-, at
iii. ti qull n le ite nc'ttet a ~.'l ,IJI en .l.ii .c,,
en ,ipi ar '. r I L ,I: I. i I ,.,:
Le' mem'btius dlu consuilb' radiniistratrionr de Ia
oSocite<,et lb' deux' ceiseuts sont :i .l.I u du cort-
*Cours :i,' .iii,3 '. nitb..- wi Ii., *:,,, ''it sont a'd ris
i concou.rir.
cqis ou~ uens. ne mrettront pom t leur noca
leur Menoire ; ils y mcttront setilement ure de-
vise t il i.i ll.w litl anx moidele- it -ii .. o
e-rl n1t1 lons in billet cachcte letemanant Ia
r rir..' deviSe 'eur om eio t I'iutlicatiou d1 l,.J
donsiuil. *


5'K9


i


__













La medaille et la Lomrne serorit remicss a celui
qui aura obtenu le prix, ou a son Iondc de
Oi O voirs.
Adopt en stance g&njrale, Ie y niv6se an I1.
L. COSTAZ vice-pfisident.
MAT. MONTMO ENCY; G. A. COSTA,
secretaires-adjoint s.
( La suite d m i prochain numiro.)

ANTIQUIT S. BEAUX-ARTS.
Monumtns antiques, inidits ou nouvellemtnt expli-
qes etc.; par A. L. Million, conservateur des
eldailles, des pierres graves et des antiques de
la Bibliothcque national etc. ; professeur
d histoire et d'antiquites. etc.; de Vacademie de
Goettingue etc. etc. (i)
L'id6e de cet ouvrage est une de ces belles
at utiles pensees qui peuvent se presenter A tous
les savans, mais qu t n'appartient qu'aux savans
du premier ordre de bien ex&cuter.
Le cituyen Millin. qui fait des antiquities l'objet
constant do ses &tudes et de ses recherches, qui
ieunrii a une grande connaissance des classiques
celle de tous les olvrages des -antiquaires mo-
derncs. qui d'ailleurs a d6 a sa placy at a ses
relations avec les plus savans homes de l'Eu-
rope, lavantage de voir et de compare beau-
coup de monumeus. Ctait, plus que peisonne
peut-etre., capable de bien executer important et
difficile travail don't il. vient de se charger.
L'intiret des monumens choisis par le citoyen.
Million, le merite des explications I'utilite et
l'etendue des disgressions la beauty et la grande
exactitude des gravures mettent cet ouvrage,
sorti des presses de la Republique, i c6te de ce
que l'on a de plus beau dans ce genre. II est
une continuation necessaire des recucils du come
de Caylus, de l'abbe Guattani de Winkelman ,
et des autres antiquaires qui out public des monu-
mens inedits.
Les quatre premieres livraisons, les seules qui
paraissent jusqu'i present contiennent la des-
cription de pres de trente monument, tant me-
dadlles que bas-r6liefs, urnes, inscriptions, vases
lecs et cam&es.-. Je vais les parcourir rapi-
demcnt.
La premiere livraison commence par 'explica-
tion d'un beau came de la bibliothcque national,
repiesentant quatre chevaux que fait boire un
home nu a i'heroique. A-uprrs est un jeune
home en costume phrygien, qui bolt dans un
vase d'un travail elegant. Le sujet de ce came
n'est pas aisi determiner. Le citoyen Mllin croit
y oir PMlops faisant boire, apres sa victoire sur
(Enomauis, ses quatre coursiers, don de Neptune.
Cette explication est satisfaisante, et I'auteur em-
ploie pour l'appuyer routes les resources de son
Crudition. 'avouc pourtaht que je ne suis pas con-
vaincu. II m semble que le mythe de Pilops n'est
pas suffisamment indique par artiste, et je crois
possible de trouver encore une autre exblication,
Peut-etie aussi le graveur n a-t-il voulu que re-
piasenter un conducteur de chars ramenant ses
cnursiers vainqueurs et appaisant la soif qui le
devore. Ccite opinion nest pas invraisemblable.
Le style heroique de la figure principal n'est pas
une raison de supposed que le sujet soil lui-meme
heioique.
Une mredailled'Heraclium d'un dessin extitme-
ment barbare fournit a l'auteur I'occasion d'une
-emarque curieuse sur la forme de I'arc scythique'
et cele de I'ancien sigma grec. Cette remarque
est fort utile pour l'interpr6tation de plusieurs pas-
sages des poetes atciens.
Une belle urne cineraire amene des observa-
tions tntieessiantes sur l'usage de briler les morts.
L'explication de quatre medailles de Pauticapec,
e.t suivie de celle d'un vase grec, sur lequel est
print le mythb d'Actneon. Le citoyen Millin per-
suadJ del'utilite que peuvent avoir pour la science
ls montographies des different myths done avtec
les details les plus itendus toute Ihistoire d'Ac-
toeon. A I'occasion de ce vase, auteur releve une
crieut trop commune en Fratice, celle d'appeller
vases etrusques ces vases grecs qu'on trouve tres-
rarement en Etrurie mais presque toujours dans
I'ancienne Grande-Grdce, et daas la Grce pro-.
prement dite.
Une m6daille de Pacatianus sert aucit. AMillr;n
pour faire connaitre 'existence de cet empercur,.
qui,nomm probablenent par les legions de MNesie,:
hat bientit Egorg6 par ses propres soldats. Les
lhitoriens n'ont mwme pas conserve, le norm de
cet empereur dlun jour. Sdn obscure revolie, la
court durde de son regne, ne miritent pas a
son nom 'honneur d'&tre inscrit sur les pages de
l'histoire. Cet example est tn des plus frappans
de l'utilite des midailles, et il n'est pas le seul.

(i) A Paris chez la Roche, maiso de l Bibliothcquc
na.ioualc rie Neuvc-dcs-Pctits-hamps n1 t h Lvrault,
qui Voltair ct Fuchs rue dts Mathu:ins.


530

Je me souviens d'avoir lu une dissertation du
jtsuite Daniel sur une mrdaille de bronze frappee
vers le terns de Galien, et portant une tite radice,
avec ces mots : IMP. OCET. AUGI. Cet enMpeKrur
Ocetius ou Ocetianaus est absolument ignore. Per-
sonne n'en a par le, et si le P. Daniel ne s'est
pas tromp et n'a pas voulu tromper ses lecteurs,
cest probablemeu'r e core un de ccs chefs rebelles
de 1igions siditieuses, qui, au milieu des trou-
bles affreux de 1'Empire, se croyaient le droit de
ceindre le diad&me at perissaient bient6t egorgds
par les memes soldats qui leur avaient donned la
pourpre. Telle tut, dit L'historien Pollion I'obs-
curite de ces homes, que les plus savans n'en
peuvent dire que peu de chose et quelques-
uns mime ont Cte tellement oublies par .es
historians grecs et latins, que leurs nomls ne
n sent ltnme pas connus. ,.
Le monument persipolitain qui termine la pre-
miere livraison, est du plus grand inter&t. Les an-
tiquitis de Persopolis out beaucoup occupe les sa-
vans. Celle que public le citoyen Millin', est digne
de toute leur attention, et par les figures qui pa-
raissent avoir dun rapport religieux, et par sa lon-
gue inscription. Oti sait que l'Ncriture persipoli-
taine est on assemblage de signes pyramidaux ,
combines de diff6&entes manieres. On avait
jusqu'ici inutilernent tenti de les dechiffrer.
M. Grotesend de Gcettingue vient a ce que 'on
assure d'en trouver l'alptabet. Une pareille de-
couverte serait d'une bien grande utility pour la
connaissance des antiquitis asiatiques. Ml. Million
se propose de faire connaitre plusieurs autres mro-
numiens per-epolitains, et I'on ne peut que Fen
gager a cette publication revenue plus que jamais
interessante pour les Orientalistes.
11 n'est presque personnel qui n'ait entendu parler
de ce grand disque d'argent trouv il y a i5o
ans, dans le Rh6ne et connu sous le nom de
bouclier de Scipion. Le citoyen Millin I'a fait graver
dans sa second livraison. 11 prouve que le sujet
n'est point du tout come on l'a cru sur la pa-
role de Spon la continue~ de Sctpien, mais qn'il
laut y voir Briseis rcndue t Achille et la reconci-
liation de ce heros avec Agamenawon. Les dive-
loppeneenus quil done a cette explication ne lais-
sent pas de doue sur sa verite.
A la description de quelques autels gaulois,
trouves dans les Basses Pyrenees, succede celle d'un
sarcophage antique que tout le monde a pu voir
dans le jardin de Tivoli, mais don't bien peu de
personnel out soupionne le m&rite et I'antiquite.
Ce monument pit le citoyen Millin, est toule
is aux pieds parJa multitude qui est bien loin de
,, penser que dans cc lieu de plaisir est unl tom-
,, beau, et 'que l'ombre du pocte erre sous ces
,, bosquets. ,iA l'fcasion de ce monument, I'au-
teur dotire' l6s details etendus et curieux sur les
sarcophaged dis ancieihs.
Un assez beau came repiesentant une femme
dans le costume' egyptien, et une ablution des
mains peinte sur un yase grec, terminent la second
livraison.
Dans la troisieme sont deux vases grecs repre-
sentant des danses bacchiques. Le citoyen Millin
les explique trees savamment et lait en meme
teams sur les ftes de Bacchus, les difldrentes danses
et les instruments portes par les bacchants et les
bacchantes, des observations aussi curieuses qu'ins-
tructives.
Une inscription gauloise trouvie A Bourbon-
Lancy, amene la discussion d'un point historique
assez obscur.
A I'occasion d'un beau came representant Sep-
tinme-Severe sa fenme et ses deux files Pauteur,
qui ne niglige aucune occasion d'instruire ,cs lec-:
teus done des details surle paludamentum la,
chlamis, le lituus, etc.
La tele d'Ulysse sur uSne magnifique cornaline
de la bibliotheque national, fait le sujet du pre-
mier article de la 4e livraison. Cette tte, dessinee
av-c une beauty ideale est remarquable par la
forme dlegante du pi:eus ou bonnet don't elle est
coffi~e. Le citoyen Millin disserte avec beaucoup
d'drudltion sur le pileus d'Ulysse et sur 1egide
qui couvre les epaules de ce heros protege par
Minerve.
Le citoyrin Millin ddcrit ensuite le tr6ne de
Saturnc, bas-relief du Museum ; il y a dans cet
,article des closes ihteressantes sur la hipar ou laux
de Saturne.',
1,l nmopument du plus grand i&rter est ensuite
offert t la.curiosite desa lecteurs. G'Yest one grande
ptierr i-.r de dix pouches de diametre. Le sujet
est un d4fi entire Hercule et Bacchus qui boira
davantage. Hlercule est vaincu et un bas relief cir.-
culaire represent la march triomphale de Bacchus.
11 n'existe pas de monument en or aussi conside-
rable, et ii en est peu qui soicnt aussi curieux.
La description d'un autel gaulois' termine cette
40 livraison.
Cet expos o trop rapid, ct ol j'a ti t forced de nie
bornet d de simple indications, sultit, ja crois


pour prouver combien ce novel ouvrage du
citoyen Millin est interessant par le nomibre et l
nature des monumens d6crits et par li ianile
don't ils sont expliques.
L'auteur de cette-grande enterprise est place a
nombre des savans les plus eclairs, et pari
ceux a qui la science a les plus grades et rea
plus vdritables obligations, Son nom doit tire ,.
element cited parmi les plus., laboreux. 11 ,i
depuis huit ans le Magasii encyclopfdique o..
tenu dans des circonstances dilliciles et decou6,
geantes, et seul ouvrage periodique aujourd.
cousacre aux matieres d'erudition. II fait tous It
ans un course d'antiquitis que suitun grand nonibiC
d'auditeurs. II a dcrit, dans un magnifiquc l{ecueli
d'antiquitis nationals, une foule de oumen
aujourd'hui degrades ou detruits; il a publiC d'utile
Introductions a l'6tude des monument en g-n"ral
i celles des m6dailles et des pierres gravees eC
particulier; il a fait du Dictionnaire superficel
et inexact de Chornpr un livre vraiment class.
sique ; il a rendu publiquCs des Di;seriatione trde.
intCressantes sur divers points reladfas I'Histoife
naturelle chez les anciens, Dissertations parmi les.
quelles nous citerons seulement sa Mindralogie
homdrique. Les connaissances ruodernes etaient Ii
necessaires pour dclaircir des matieres d'antiquiti.s
elles n'ont point manque A I'auteur, a qui Bout
devons depuis long -terns 'un de nos meilleuti
livrts sur les delmens de I'Histoire naturelle.
Chaque volume de cet ouvrage, imprimb
I'Imprimerie de la Rdpublique, sur beau paper,
sera compose de cinquante feuilles de texte, t
l'au moins quarante planches et d:,'ribui en gii
livraisons. Chaque livraison coite 6 ft. prise A
Paris, et 6 fr. 60 c. franche de port dans tsl
departemens. L'ouvrage aura six volumes, et stra
terniind en moins de quatre annees.
Ceux qui voudront sinscrire recevront direc-
tement i leur adresse chaque livraisoi a mesur
qu'elle paraitra. B....

C 0 U R S.
LE cit. Haiiy auteur de la maniere d'instruir.,
les aveugles invite a reproduire son 4tablissement
en divers pavs strangers. et nmme a former des
instituteurs pour les diriger sur le plan don't plus
de vingt anndes d'expdeience ont assure le succes,
a ouvert, le 7 pluviose amidi, un cours gtatuit
particulier sur la manaiere d'instruire les aveuglcs,
de les occuper et de leur procurer des mnoyens d
subsistence et de consolation.
Les personnes qui desirant 8tre admires i ce
course sont prides de se fire insctile d'avance aa
musedes aveugles, rueSt-Avoie, hotelde Mesimes

LI VRE S DIVERS.
Code des Douanes de la Ripublique franraiie, pat
le cit. Magnier-Grandpre. agent des douanes la
direction de Strasbourg, membre do conseil do
I'arrondissement et de Ila Soci&te d'agriculture,
sciences et arts en la mmme ville vol. de plus
de 700 pages; prix, a Strasbourg, 6 fr.
AStrasbourg et a Paris, chez Levrault freres,
imprimeurs-libraires.
Ce Code des douanes est le recueil des lois,
arrites et decisions rendus sur cette partic d'dmi-
nistration, depuis le nois de novembre 1790,
jusqu'en vendemiaire ari 1-. L'on en a retrand)i
les dispositions quin'ont plus d'effet : celles qui ont
ItC modiliees sont presentees avec les rapproche'
mens et les developpemens convenables poir en
faciliter I'exdcution et eviter les erreurs.
Ce Code peut guider i la fois les ,prposisde.1ad-
ministration des douanes, les homes de loi et
les n.egocians. UIs seront ainsi dispenses de recqutr
i tout autrerecueil.
Un trait sipard, a la suite du Code, offie tnutei
les dispositions, concilies entr'elles, des loist
et arrnts rela tils aux prohibitions ddtermin&es par
la loi du to brumaire an 5.
L'aUteur 5e ro'pose d'ajoiier a 1'utilit6 de lou-
vrage, en faisant paraitre dans quelques noits d
commentaires sur les dispositions qui sont sp~eci
letrent relatives au contentieux ainsi que aI imo
deles de rapports et d'actes, soit pour les laisiel,
soit pour les autres operations de douanes, ou pour
Its signification at notifications de maniere que
cc supplmentI en formulaires sera le rulateur
de ceux qui auront meditd les lois dans leur
semble, ou sur chaque parties du reglement.

S P E C T A C L E S.
Yl~'dtre Franqais. Auj. IEcole des Femmnees et
fausse Agnos.
Theatre Louvois. Auj. leMariambitieuxetlOPortrai
de Michel CcrGn.amlc.
Theatre du Vaudeville. Auj. 1'Ecole des -M esr e
Panchon la vielleuse.
There de In Cti Variiis. Auj. lesAmazoonne
uiodernes c tBcoverley.
Theatre de Molierc. Auj. la fausse Isaure et 1I
Jugement de ean CGlaS.


A Paris ble 'iprimtrist de H.' Agass,, proprietaire Iii ANcniottur, rut des Poitevins, uo t3.


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EXT E RIEU R.
ANGLET ER RE.
Londre Ie 25 janvier ( 5 pluviwme.)
LES nouvelles d'rliade continueat f etre d'une
ugUr iilamaunte. Les papers de Dublin du jo,
nous appli'enet que lea priacipaux habitans du
tonmt de Liltmertck se south assembles, et out
pal La r iolutiori de demander au lieutenant de
1rdatcr le -coimtd hours de n f'aix du roi. Une
convocation pareille a eu lieu dans le comt6 de
Tipperary. Cependant lord Penoughmore a
telemnent reussi i calmer les esprts dans ce der-
nier come qu'on espere pouvoir se passer des
mesures de rigueur. Les personnel notables du
comtd de Limmerick font aussi leurs efforts pour
itablir la tranquillity, et I'on espere qu'ils reus-
iront. M. le secretaire "Wikhant a visited Limme-
'dkk, Cork, et se rend a Waterford pour d'-
ouynrr la cause des symptoms, inquietans qui
vietnent de se manifester: il parait que ce ne
1sot point des mecontentemens politiques qui ont
rodlit ces mouvemens semblables a ceux qui
oat eu lieu en Irlande long-tems avant la revo-
luoioa francaise. L'animosita her&ditaire entire les
plysans de diffeiens comtes, est, ce qu'il pa-
rit, la cause principal de ces actes de violence
q ce. demandent pas moins a tre repiimis. II
sest forna aussi eu Irland- plusieurs bandes de
voleurs. La malle de Limmerick, celle de la parties
tlptentriornale de I'Irlande, et celle de Wexford,
ont it volees par des hotmnes arms.


( N T E R I E U


Paris, le 11 pluvihse.
Derms trois mois on s'est plu A rdpandre sons
rutes scores de couleurs. insinuer de toutes les
mianieres, desnouvelles aussi eloigndesde la march
tt de la politique du Gouvernement, que dinudes
de Ionre especc de fondement. On a fait assembler
de comrnils; on a mis dans ai bouche de diffdrens
orateurs des discours absurdes. Nous n'avons vu
dEsU tout -cela que de la badauderie ct on
besoin' de movement auquel de grands Avenc-
ens nous ont accoutumes depuis onze ans.
Aujourd'hui de faux bruits se repandent dans les
dipartemens; I'on veutjetter des inquietudes parmni
les acquereurs de biens nationaux ; on suppose
queces proprie6ts doivent tre surcharges d'une taxes
atticuliere et c'est dans le moment meme ou
e Gouvernement fait publier dans les departemes
iunis. les lois sur la venie des biens nationaux,
pour alimenter par leur produit la caisse d'amor-
tisiement.
Nous croons devoir prevenir les bons citoyens,
lut-tout ceux des departemens eloignes, qui peuvent
leplus facilement t&re trompes, de n'ajouter aucune
fai t ces suggestions. Le premier devoir du Peuple
F4anais, la premiere polnique de la Republique',
era toujours de manteniir intact, et sans aucune
tapece de distinction les acquereurs.de biefs
nationaux. En etfet avoir eu confhance dans la
kRpublique, lorsqu'elle ktait attaquee par 1'Europe
enttee, avoir uni son sort et son interet prive
iu sort et a l'interet gtnial ce scra toujours on
rtte mritoire aux yeux de I'Etat et du Peuple.
Dans le department de la. Cot-d'Or, on fait
courir les nouvelles les plus desastreuses sur les
troupes dernierement embarque's a Toulon. Nous
pouvons rassurer egalement sur cet objet les peres
de iimillc; its doivent voir que le but de ces
iinuations est de retarder la marche de la cons-
ription qui se fait en ce moment dans leur dd-
Pilteinett.
P.1n'est pas extraordinaire que nos ennemis
helahent'i fomepter dans 'Etat toutes sortes d'in
ngues, I susciter toute espece d'inquitude et
de dbunion. C'est aux bonds citoyens a se tenir en
garden contre toute espece de suggestions. Les
C"hemis de notre repos doivent eflectivemenit ine
Otr qu'avec depit cette brave jeunesse qui, A son
our court en foule sous les drapeaux pour prendre
a plce de s.es, ainds. Un jour elle inoichela sut
tu"n traces et imitera leur conduite et leur bravoure.
.ans quelques dpartemens de 'Ouest on re-
Ptalte bruit que I'mpot sur le sel va tre retbli
r etla(e, et que des discussions a ce sujct out eu
lceu au conteil-d'&iat. Ce bruit est faux : tout ce
`1i lcut interesser les departemens de 1'Ouest qui1
oMt e plus souffert sera l.ni', -i l'objet special
de It solicitude du Gouvetinement. Nous sonmnes
ne sittiationr A n'avoir besdin d'aucon accroih-
'smlen d'rimipds,. On s'occupe des moyens dc diaui-
tUks cllarges et non de Jis accroitee.


VENDREDI 8 pluviose est mort Age de pres
de 80 ans, Julien-David Leroy, de la ci-devant
academic des inscriptions et belles-lettres membre
de l'lnstitut, professeur de colee d'architecture,
ills du fameux Julien Leroy, et le dernier qui
survrcut des quatre fils de cet homine ciebre,
qui tons ont cultiv6 avec distinction les sciences
physiques. Son ouviage des Ruines de la Grece ;
ses recherches sur la construction des navires des
anciens son attachment et son zele pour I'6cole
d'architecture, qu'il a prdservee et maintenue au
tears de toutes les destruction, sont "ses tires A
la cdlebrite A Festime et A d'honorables souve-
nirs que le citoyen Mongez, au noin d'une d6-
putation de l'Instituts a rappelds dans "deloge fu-
nebre qu'il a prononce au lieu de sa sepulture.
II y a requ, en outre, un loge en action qui
mnrite d'itre recueilli, comnme non mooins hono-
rable pour ceux qui Pont rendu que pour celui
qui en dtait l'objet. Les fossoyeurs n'avaient point
ouvert une tombe particuliere pour recevoir le
cops. et on allait le deposer dans la fosse commune.
Le parent qui accompagnait le corps ,M. Fargeon ,
son neveu par alliance a demand qu'il en fit
ouvert une et leg fossoyeurs s'y refusaient, allk-
guant l'impenetrable resistance du terrein ddcta par
a gelee. Mais les eleves de I'ecole del'architecture .
qut avaeint suivi le corps avec des t6moignages vrai-
merit attendrissans de donleuret d'affection, avaient
fait de leur cot6 la mmrne remarqud,; et s'oppo-
saient avec une grande vivacite a ce que la corps
de leur maitre filt mis dans la fa'sse commune. On
leur opposait les memes considerations, et leurs
instances tres- nergiques aupras des fossoyeurs
n'obtenaient rien, toujours ceux-ci alleguant 1'im-
possibilite absolue. Alors ces jeunesgens, par tin
movement commun et spontande, -nont plus de-
mande que des outils, s'en sont saisis et out en-
trepris eux-mnmes de creuser la fosse. Cette ope-
ration devait etre longue etd'autantplus penible,
vu la rigueur de la temperature et la duretd bien
r&elle du terrein des hauteurs de Montmartre,
qu'ils etaient moins accoutumis A un-travail de ce
genre. Ils ont neanmoins declared u'ils ne le quitte-
raient point qu'ils ne I'eussent.tetrmii. Une parties,
range religieusement autour du corps, lui servait
de garden randis que l'autre travaillait, se relevant
ainsi alternatieement. En ouire its out dcicari
entire eux l'intention formne d'ilevcr i leurs frais
un monument sur cette tombe qui est-.elle-m8me
un monument touchant de sentiment que celui de
Fart aura de la peine a egaler. Publiciste. )
ACTES DU GOUVERNEMENT.
Paris, le 8 pluvibs, an ai.
LE GouvtIERN ENTrr o LA REPUBLIQUE Vfi la loi
du t1 floral an o1, l'arr&d du 4 messidor suivant,
les procks-verbaux de visits et 1'dtat general des
icoles du department de Seine et Oise-, que le
prefet a jugees susceptibles d'etre declarees ecoles
aecondaires, sur le tapport du ministry de l'int&-
1tieur, arrete ce qui suit:
L'6cole du citoyen Rollepot, A Mantes ( t*r. ar-
rondissement ) ;
L'crole dirigee par le cit. Delacour, A Pontoise,
( g. arrondissemernt);
L'ecole du cit. Boulain A Villets-Lebel, ( m~me
arrondissement);
L'cole du cit. Bellin-de-Ballu, celle du citoyen
Mortier et celle du cit. Fauh, A Versailles, 3. ar-
rondissement);
L'ecole du cit. Mestrand, celle du cit. Baudin,
a Saint-Germain-en-Laye meme arrondissement);
L'6cole 6tablie aux Loges, ( ork Saint-Germain);
L'ecole dirigde par le cit. Collinet, A Corbeil ,
( 48. arrondissement);
L'&ole du cit. Mezard, A Viry-Chitillon, ( mrme
arrondissement ) ;
L'&cole du cit. Augot, A Arpajon, (mme&t ar-
rondissement); '
L'ecole du cit. Delanoue, a Etampes, ( 5. ar-
rondisserent), et colee du cit. Gaucder, A Milly
( mme arrondissement) sont 'ig;es .en ecoles
secondaires.
Leurs eleves seront admis, desdla pr&sente annee.
A concourir aux places gratuites des Lyces.
11. Le ministry de I'intrieur est charge de 'exe-
curiol du pidsent arret6, qui serajinseir au Bulletin
des lois.
Le premier consul, sini BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secritaire-d'dtat, signal, II. B. MARnEr.
Paris le 8 pluviste an I.
LE GOtivif RECENT DR IA lPI'tuBLIuuE, vu la loi
du I li oral an ito, I'anrte du .1 messidor suivant,
les proces-verbaux de visits et PItat gIeneal des
6coles du depattement de la Seine-lufieneure que
Sle prdet ajugies susceptibles d eare d&clarees icoles


C1


X" 132.


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Mardi 12 pluviose an 11 de la R&publique, ( Ifivrier 1803. )


._~_4--Y-rr~-i.~~u~-r~----;_iL_ .~I.._ ..r.. .. ~.^..... ~ .... .. -


GAZETTE NATIONAL ou LE MONFI r URJ UNIVERSE

Nous sommes autoris.s a privetnir nos souScripteurs', qu'a dater du 7 nivose an 8 le MoNxrrua est It seul JIomnal offirc l.


secondaires sur le rapport du ministry de 'intd-
rietir, art&tent ce qui suit:
Art. Ier. L'6cole du citoyen Busvel A Ivetot
(ge arrondissement);
L'cole du citoyen Ligois Caudebec, ( mme
arrondissement);,
L'ecole dirigee par le citoyen Domairou, aDieppe,
( e arrondissement)
L'ecole du citoyen Hebert, A Eu, (3e arrOndis-
sement);
L'ecole tenue par le citoyen Varin et la veuve
Lespine, A Neufchitel, (4' arrondissement )
L'ecole du citoyen Chene ,
Celle du citoyen Plouroulrm
Celle du citoyen Bouteiller,
Celle du citoyen Faucon,
Celie du citoyen Bruaid,
Et celle du citoyen Dusaussay' Rouen, (5e ar-
rordissement) sont drigdes en ecoles secondaires .
Leurs dleves seront admis, des la presente anne,
A concourir pour les places gratuites des Lycees.
11. Le ministre de I'interieut est charge de I 'execi-
lion du present arrte qui sera inseie au Bulletin
des lois.
Le premier consul, sign BONAPARTE.
Par le premier consul ,
Le serritaire-d'tat sign H. RB. MARET.

Paris le 8 pluviose an It.
LE GOUlVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE VU la
loi du at floral an 1o I'arret dou 4 mcssidor sui-
v:int, les proc&s-verbaux de visits et I'Lat general
des coles di departenent des Ardennes, que le
prd'et a jugees susceptibles d'tre dclar~es 6coles
secondaires sur le rapport du inlistre de I'int&-
rieur, aretre ce qui suit:
Art. Ir. L'ecole dtablie par une socidtd de prp.,
fesseurs, dans le bitiment de l'ancien college a
Sedan (3e arrondissement);
Licole du citoyen Ponsard, A Vaux-Montreull
(4e arrondisserbent) ;
L'ecole des citoyens Laidragin et Alexandre,
et celle du citoyen Ponce Dihaye a Rethel-
(4e arrondissement) ;
Et colee des citoyens Roger, frees, a Sy-
5e aitondasreintn), sont erigees en ncoles secon-
daires.
Lears eClves soront admis, des la pre6ente ann6e t
a concourir aux places gratuites des Lycies,
II. Le ministre de l'interieur est charge de
I'execution du present arrte6, qui sera inse&i au
Bulletin des lois.
Le premier consul jignd BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secrdtaire-d'itat, sign, H. B. MARET.

Paris, le 8 pluviwse'an It.
Le GOVERNMENT DE LA R1tPUDtfBl B L vfi a loi
du i.tloreal an So, I'arrete du 4 mesmdor suivant ,
les procs-vArbaux de visits et 1'etat gn&ral des
ecoles du partement du lHaut-lhin que le prdtft
a jugees susceptibles d'tre declarees ecoles secon-
daires su le rapport du ministre de l'int&riur ,
arrete ce qui suit :
Art. Ie. L'cole du cit. Ortlieb A Ribeauvill ,
( ir. arrbndissenert );
L'ecole Eta.blie a Bienne ( 3. arrondissement),;
L'ecole dirigce par le cit. Chiffelle A Neuve.
Ville ( betiie irrondissernent )
L'ecole dirige par Ics citoyens Fallot Ma'sson
Lalance et loussel,
L'ecole du cit. Medoz a Belfort, ( 50. arrondis-.
sernent ) ; "
L'&cole du cit. Libert et celle du cit. Ishler ,
Thann ( mnine arrondissement), sont erigees er
coles secondaires.
Leurs dleves seront aclriis. des la pr6sente annde',
a concoutir aux places eratuites des Lyties.
II. Le ministry e liieiht6ieur est cliare' de l'exe*
caution ddu :r I.r-' arrete, qui sera in: 'rd au Bul- '
letin dces Lis. .
Le prenier coniulS sign ,- BONAPARTE.
Pat le premier consul', *
Le secretaire-d'itat, sign H.l BI MArREr

Paris, le 8 pluviose an'-' 'i
LE GOUVERNEMENT DE LA, RiPUBvti vu ia la 1o
du I floral an so, etl'arr&te du 4 mesqdorsuivant,
le proces-verbal de visited et I'etil tiiC-'idl.i de
ecoles du department de:la Ha'rtet-Vipnne, que
le preft a jugees!susceptibles $I i-'e di(r-ai.i encoles
secondaires, sur le rapport du umiqsst 4e .l'ints .,
rieur, prrete ce qui suit:
Art. ie". Lecole de, citoyens 1Icrnoire, Copsia
Set Draperoin, a Linmos (2e arrondissenment)
6st erigee en cole se-doxdaire.













S's seves seront adrmis, ds la present aunee,
h coiicourir aux places gratuites des Lycees.
II. Le miiistre de lintirieur est charge de 'ext-
sution du present arr&te, qui sera insur an Bulletin
des lois.
Le premier consul, signed, BONAPARITE.
Par le premier consul,
Le secritaire-d'itat sign H. B. MAU lT.

Paris, le 8 pluvise an ti.
LE GOUVERNEMENT DE LA RE.PUBLIQUE vu la
loi du iJ floral au to l'arrEt du 4 messidor
suivant les proces-verbaux de visited et 1'tat
general des ecoles du department de l'Yonni, que
le prefet a jugees susceptibles d'etre dkclarees ecoles.
jecondaires sur le rapport du nmiiistre de linte-
xieur, arr8tentce qui suit:
Art. ler. L'ecole tablie dans le bitime nt du ci-
devant seminaire, A Sens, ( is' arrondissement),
.L'ecole itablie dans la maison dite le. College A
Joigny (ae arrondissement),
Lcole dirigee par le citoyen Piat, A Villeneuve-
our-Yonne ( meme arrondissement ),
L'ecole dirigge par le citoyen Piat, a Tonnerre,
( 4e arrondissenient j ,
L'ecole dirigee par la citoyen Collibeaux A
Npyers, ( 4 arrondissement) ),
L'ecole etablie dans la maison du ci-devant college
i Avallon (5e arrondiisement) : sont erigees en
icoles secondaires.
Leurs eleves scront admis d6s la present annae,
ii concourir aux places gratuites des Lycees.
II. Le ministry de I'intrieur est charge de l'exe-
cution du present arrete,- qui sera insere au Bul-
letin des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secritaire-d'tat sign H. B. MARET.

Paiis le 8 plhviose an Il
LE GouvERNEMENT DE LA REPIUBLIQjUE, VU laloi
du, Ir floral an 1o 'arr&et du 4 messidor suivant
les process verbaux de visits et letat general des
ecoles du department de la Correze, que le pr6fet
a jugees susceptibles d'itre declares ecoles secon-
daires, sur le rapport du ministre de l'interieur,
arretent ce qui suit:
'Art. Ie.T'c-' ole etablie dans le bitiment des ci-
deyant Recollets, A Ussil, (I e arrondissemept);
Et I'cole etablie dans le bitiment du ci-devant
college de Brives, (3e arrondissement) sont erigees
ie ecoles secondaires;
Leurs eleves seront admis des la prisente annee,
A concourir anx places gratuites des Lycees.
'II. Le ministte de 1'interieur est charge de l'ex&
cution du present arr&t, qui sera inseui au-1 ul-
letin des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le stcretaire-d'itattl iguni, H. B. MARET.

Paris, le 8 pluswioe an, I.I.
LL GOUvEI NEMENT DE L, RL.PUBLIOE VU la loi
duo i floral an to F'arret du 4 messidor, les
proces-verbaux de vis,'.et l'tat generaldes &coles
du departemenit de i'lILe, que le prefet a jugees
susceptible d'tre dclarees &cols secondaires,
sur le rapport du minristre de-l'inteieur, arr&te
ce qui suit:
Art. Ier. L'cole du citoyen Popineau Issou-
dun, ( Ie atrondissement); et celle du citoyen
R;ffiri i A Saint-Benoit-du-Saalt, ( 4e arrondisse-
nent ) ,sont rigees en coles secondaires.
Lens dleves seront admis ds la present an-
ne a concouir aux places gratuites des Lycees.
1I. Le ministre de I'interieur est charge de
1'ex&cution du present air&t qui sera insere au
Bulletin des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTA.
JPar le premier consul,
Le secriaire-d'catl, sign, H. B. MARET.


Paris, le 8 pluviose an i .
LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLI.UE, vu la
loi du ix floral an to l'arr&ti du 4 messidor
suivant, les procs-verbaux de visits et l'itat g,-
6tral des coles du d4partement du Liman que
le prefet a jugees susceptibles d'etre declarees 6coles
secondajies, sur le rapport du minister de fin-
terieur, arrete ce qui suit
Art. Icr Le; college,
L'ecole du citoyer- Dejoux,
Celle du citqycn Boymond,
Celle du citoyen Tlnumbcrt,
Cell'e du titoyen Ferriere,
CLt'lt du citoyen Vaucher,
( elcl du citoyen Duvillard-Masbonid',
Et celle du citoyen Iaugeant a Gendve;
L'tcolo du citoyeif Colonel, A Carouge sont
rig&es et' fCles secondaires.
Leurs eleves seront admis, d&s la pr&sente annee,
A concourir pourt le placesgratuites dcs L cees.


II. Le nmitistre de I'iriteieur est charge de
Iex&cution du )yr'sent anjte i qui sera insere an
Bulletin des lois.
Le prcmir i ConSUl, signit;, BONAP'AtIE.
Par le piemnier consul ,
Le secl itair-d tat stgn6 H. B. MARET.
---- ----------
Paris le 8 pluvidse an 1.
LE GOUV.RNEMENT DE LA RI'PUULIOUE VU la loi
do II floral an 10 l'arrA~ du 4 uessidor suivant,
les procesverbaux de visits et t'etat general des
ecoles du d6partement du Gers, ue le pe:eita )jugees
susceptibles d'etre declar~ees ecoes seconla;res, sur
SI rappoit du ministry de l'intrieur, arr&ent ce
qui suit :
Art. Iet. L'ecole du citoyen Gersat,
Celle du citoyen Rocourt,
Celle do citoyea Fourteau-Nantoe, a Condom
( e arrondissement);
L'ecole du citoyen Brux,
Celle du citoyen Sentelz,
Et celle du citoyen Sancide, A Auch, ( 3 arron-
disseinent) ;
L'Ucole du citoyen Labordere, AJegun ( nme
arrondissement );
L'ecole du citoyen Barbot A Lombez, (4e arron-
dissement)
L'cole du citoyen Carrere, A 'Isle-Jourdaiu,
( mme arrondissement );
L'cole du citoyen Barron, A Mirande, (5e arron-
dissement); sont erig&s en. ecoles secondaires;
Leurs 6leves seront admis, dIs la present annie,
a concourir aux places gratuites des Lyc6es.
II. Le ministry de 'int&rieur est charge de l'ex6-
cution du present art&te, qui sera insert au Bulletin
des lois.
Le premier consul, sigti BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secritre-d'itat, signi H. B. MARET.


Paris, le 8 fluviose an r.


Port sur-S.iune, (fa arrondissement ), st ut ig&-s
en ecoles secondaises.
Leurs eleves seront admis, dis la presente arnlie,
A concoutir aux places gratuites des Lycees.
II. Le ministry de-l'intietiur est chairg de I'rei.
caution du pr~dsett arrcle, qui era isicr au Bulletin
des lois.
Le premier consul sign BONAPAIII.
Ear le pienier consul,
Le secritate-d'itat sign, H-. B. MAIrE.

Paris, le 8 pluviuse an 1.
LE GOUVERNEMENT DE LA RI'UBOLIUE, vu la Ioi
du i tloreal an to, l'arrte6 du 4 messidor suivant,
les proces-verbaux de visits et I'"tal gnoral des
cco s du dipartement du Gard, qyir le prefet a
judges susceptibles d'etre ddclares ecoles secul-
daiies, sur le rapport du ministry de Vintiieur,
arrEte ce qui suit:
Art. er. L'ecole du citoyen Petit;
Et celle du cit. Portier A Anduze, ( ir. arroh-
dissement ).
L'ecole dirigie par le cit. Dumas Baguiols,
( se. arrondissenient );
L'ecole dirigee par s citoyens Descole et Chouvi,
Et celle dirigee par le citoyen Romans, Nismnes,
( 3e. a rondissement) ;
L'ecole des citoyens Baly et Destrem, A Som-
mieres, ( mene arroudisseinctl) ;
Et 1'cole du cit. Ferritr, is Levigan (4. arron-
dissenment ), sont rii~es en eculcs scoridai~es.
Leurs dleves seront adc:is, dds la peseinte annee,
A concourir aux places gratuites des Lycecs.
II. Le ministry de l'iutereur est charge de I'exe-
cution du present arrete, qui sera inserd au Bulletin
des lois.
Le premier consul sign, BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secritalni-d'itat, sign, H. B. MARET.


LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQ.UE, VU la Ia1 tli b L O4UV ,n 1.
loi du ti floral an to, I'arrete du 4 messidor LE GOUVERNEMENT DEi LA REPUBLIQUE, VU la
suivant, lesproces-verbaux devisites etl'etat general loi du t floral an So, l'arrted du 4 messidor
des 4coles du department de la Haute-Loire, suivant, les proces-verbaux de visits et I'etat
qun le prifet a jugees susceptibles d'&tre d6clarees general des icoles du department de isere, que
acoles secondaires, sur le rapport du ministry de ie prefet a juges susceptible d'&tre diclarees &coles
I'intrieur, arritpt ce qui suit: secondaires, sur le rapport du ministry de l'inti-
Art. Iet. L'ecole etablie dans le bitiment du ci- rieur arr&te ce qui suit :
devant college a Brioude ( Ir arrondissement) Art. Ir. L'6cole etablic dans le bitiment du ci-
L'oiole tablie dans la maison du ci-devant devant college Vienne ( set arondissqment,),
seminaire, rt dirig&e par le citoyen Rochefort ; L'cole des citoyens Bertrand, freres, a S.-Chef,
Celle du cjtoyen Biziou, (se arrondissement) .
Et celle deaetitoyens Laurent et Pomier au Puy, L'cole du cit. Despid, et celle du cit. Dusser, a
.( .* arrondissement ); sont &ig6ee en ecoles Grenoble (3c arrondissement )
secondaires. Et Iecole du citoyen Durand a Voreppe
Leurs c levis seront admits, des la pr6sente annee, (meme arrondissement) : sont eriges en ecoles
Sconcourir pour les places gratuites des Lycees. secondaires.
II. Le minstre de 'interieur est charge de I'exe- Leurs dleves seront admis, ds la prisente annee,
cutipn du present arrfti, qui sera ins&re au Bul- A concourir aux places gratuite ds deLyces.
latin des lots.
Le premier consul, sign, BONAPARTE. II. Le rministre de l'interieur est charge d.
Par le premier consul, I'ex"cution du present arreti, qui sera isuele au
Le sectltaire-d'itat sign H. B. MARET. Bulletin des lois.
__Le premier consul, sigu BONA'ARI E.
Paris, le 8 pluvise an Ii. Pat le premier consul,
Le secretaire-d' tat, signed, H. B. MAR~i:,
LE GOUVIRRNEMENT DE LA REPUBLIOIJE VU la Le ec ir at H. B.
loi du tfloreal an to, I'arretd du 4 messidor sui --
vant, les proces-verbaux de visits et I'etat general Paris, le 8 pluviose an i .
des &coles du departenment du Lot, que le prefet a
jugees susceptibles d'&tre didardes ecoles secon- L GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE VU
dares, sur le rapport du ministry de l'interieur, lo0 du ji tloreal an to, larr&t du 4 mcssidor
arr&te ce qui suit.: suivant, et les renseignemens transmis par a
do a commission des inspecteurs gdnraaux des dtudes,
Art. Ier. L'cole du citoyen Jourdan, a Mont- relativment aux coles du department du Cantal,
fermier ( ler arrondissement); susceptibles d'&tre declarees icoles secondaires,
L'cole du citoyen Aillaud et celle du citoyen sur le rapport du ministry de l'intiriur arrne ce
Filles a Montauban ( mnme arrondissement ); ui suit
L'cole des citoyens Batiste, freres, A Martel t s t'
( 3 arrondissement) ; Art let. L'&cole etablie dant le ci-devant college,
L'cole du citoyen Caudriller, A Gourdon (mimne N Mauiiac ( le arrondissement),
arrondissement L'ecole du citoyen Moret A Massiac (3e atron-
arrodissement) dissent
L'ecole du citoyen Doussot, A Souillac (rm&e dises""ent ),
arrondissementt; Et l'cole dtablie dans le ci-devant college,
L'6cole du citoyen Lacoste et celle du citoyen Aurillac( 40 arrondissement): sout driges eni
Vieusans, a Cahors (4c arrondissement), sont coles secondaires.
drigees en ecoles secondaires. Leurs dleves seront admis, dis la preieme atirhie,
.Leurs eleves seront admis, des la present annue, a concburir aux places gratuites des Lycdes.
a concourir aux places gratuites des Lycees. 11. Le rninistre de I'interieur est charged de I'exd-
II. Le minlstre de l'interieur est charge de fexe- cution du present arrete, qui sera insbre an D1ullcii
caution du present arr&te, qui sera insder au Bul- des lois.
letin des.is. Le premier consul, sig nBoNA,,il.
Leprenmier Consul, sign BONAPAIE. Par le premier consul, i ,
Par le premier Consul, Le set elar-dctat iC H. .. MARET.
iLesecritaiie-d'tat, sign H. B MAnRET. L Jelt d- H' iAlET

Paris, le 8 liuvidse an it. Palis le 8 pluvidse an ,.
Le GOUVERNEMENT DE LA RAPUBLIOUE vu la loi La GOUVERNEMENT DE LA RIPUBLIXQUE., VU
du o flordalan so, I'arr&6t du4 messidor suivant, les loi du 11 tlordal an so, l'arrted du 4 mnessidor s6l
proces-verbaux de visits et 1'etat general des 6coles vant, les proces-verbaux de visits et l'tat gie"n
du dipartement de la Haute-8,6ro e que le prdtet a des acoles dn d6partement de la ClharenteITI-
jugees susceptible d'etre declares ecoles secon- rieuie, que le prefet a jugdes susceptibles d'ocr
daires, sur le rapport du ministry de linterieur, decla6ees acoles secondaires sur le rapport d"
arrete ce qui suit : ministre de l'interieur atr&te ce qui suit i
Art. ler. L'dcole du citoyen Riduet i Gy, ( ie ar- Art. e. L'ecole diu citoyen Lebrasseus a loci1
rondissement); et 1'cole du citoyen Benrwid i fort ( 2 aroudissemeut);


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T'coli.du citoyeriVilefinuade, Jonzac ( ar-
t16dissementt), sont enriees en ecoles secondaLiiis.
Le!s dleves scront admis, d&s la present annce,
iconIcotliu aux places gratpites des Lycees.
i1. Le mitistre de I'intiieur est charge de F'ex-
cation (du present ,antte, qui sera insec atu Bullk-
tin des lots.
Le premier consul, sign, BoNAPARI'E.
Par le premier consul,
L sect itaic-d'tat signi H. B. MAftl:sr.

Paris, te 8 pluviidse an t1.
La GouvVENEMENT DE LA REPUBLIQUE. VU la loi
dai It tloreal an to, 1'arrete du 4 messidor suivant,
les rocCs-verbaux de visits, et l'etat g&inral des
4coles du partement de la Sarre, que le prefet a
juges susceptibles dt&re declares ecoles secon-
dates., sur le rapport du ministry de lint&tieur,
arrite ce qui suit :
.Art. Ir'. L'ecole particuliere etablie dans les
batimens du ci-devant college A Treves ;
L'6cole des citoyens Wei nber et Beus, A Coussel;
Etl'ecole tenue par les citoyens Welsclh, Lina,
Go0del et Michel, h Meisenheini sont ilgees en
ecoles secondaires.
Leurs leves seront aylmis ds la present an-
ne, A concourir pour les places gratuites des
Lycies.
11. Le ministry de l'interieur est charge de l'excu-
tion du present arr&td qui sera insere au Bulletin
lies lois.
Le premier consul, signi, BoNAPARTrE.
Par le premier consul,
I.e secrelaire-d'italt, Jighni, H. B. MAKET.

Paris, le 8 pluvide an it.
LE GOVERNMENT DR LA REPUBLiLQUE, VU la loi
di I floral an lo, 1'arr&te du 4 messidor suivant,
les prochs-verbaux de visits et I'etat general des
coles du department des Basses-Pyrenees, que le
prtfet ajugees susceptibles d'etre d&clarees ecoles
iecondaires, sur le rapport ddi ministre de l'int-
tieur, arr&ent ce qui suit:
*A tt, e. L'cole du citoyen 'Domeng i Pau,
(itr atrondissentent) ;
'&cole des citoyens Lehuby, freres, A Saint-
VPalis, ( 3 arrondissement);
L'cole du citoyen Depoge a Bayonne, (4W ar-
tr'disnement);
Etrecole da citoyen Sarthou, a Orthez sont
liges en &coles secondaires;
Lus Tleves seront admis, d&s la present annee ,
iconcourir aux places gratuites des Lycies.
11 Le ministry de I'intiieur est charge de l'exi-
cytion du present, arr.te, qui sera inpgrt au Bulletin
dpe lois,
Le premier Consul, sign, BONAPARTE.
Par le premier ,isul .
Le secritaire-d''tat sign, FI. B. MARET.


SOCItIT D'ENCOURAGEMENT
POUR L'1NDUSTRIE NATIONAL.
fEi des rogrammes des prix proposes par la Socieit ,
.dans la seance ginerale de nivose an t ; avec des
observations stir quelques sujets de prix proposes
i nivose an to, etpour lesquels le contours a eti
Prolong par la Socieid. ( Voyez le no d'hier.)
OBSERVATIONS
Slr les siujets de prix proposes en niv6se an to.
pour lesquels le concourse a itd prolong par la
Sociiti.
Rapport sur le prix propose en 'an to, pour la
Jabiication des filets a pitcher, par le citoyen
*Bardel, membre du conseil d'administration de
la Sociite d'Encouragement.
Vous avez renvoye aux citoyens Costaz, Cont ,
Molard et moi, les dchantillons de filets pour la
piche, qui ont itC adressis A la Societd, confor-
Mi(nent au programme qu'elle a publiC a ce sujct
datlC moios de niv6se de i'an to.
Cts chantillons, au nombre de deux, ont et6
examinCs par votre commission ; il result de cet
eamen, que le no I ne remplit pas les conditions
proposCes.
.0, Parce qe les rmailles, quoique fixes ne
ont pas assez ouvertes pour qu'on puisse juger
ii iles auraient la solidite qu' xigent les grandes
mailles.
S. Par ce qu'6tant fabriqu6 en soie double, on-
nepeWt juger si le fil employee de la mnme maniere
ne tendrait pas les filets trop lourds pour l'usage au-
qtI.l il tni dJcs nci,. t
,Lauteur, par une lettre qu'il a adressee A la
SocittC, observe que Ia- construction d'un metier
propre i cette ltbrication exjgerait des ddpenses ,
't qu'il e pourrait' etreptrerndre sans qu'on lui
en it les ptemierej advances.
l id. ntillon no a, T. mplit mieux les condi-
ItAi du progratmms; leg triill~c eca ont suffisam-


rme.nt landes; le f) elt employ simple come dans
I'r liklts ordin.iics, ct les neuds ont toute la soli-
ditC convcnable.'
Lanutmr ainnouce que des filets coIStrluits par
son pi ocdc~, reviendraictnt nmpitiue nins et
Inmein an qut du prix ix d nmain-d'oeuvre des filets
actuelleimeint en usage. Mais il ne communique :tu-
cun dc scs muyens dl'excution ; il se borne a dire,
qu'irnstruit tiop tard des vues de la Socieie et ne
ponuant, par lui-nmeme, fire les trais de construc-
tion quexige sa mechanique, si I'echantillon qu'il
pidsente fixe attention de la Societe, il se livrera
aux travaux qui doivent en assurer le succCs.
II lui a 6td &crit pour avoir des details sur les
moyens mdchaniques qu'il se propose d'employer
pour la confection de ses filets ; ce ne sera qu'apies
sa rdponse qu'il sera possible d'avoir una opinion
sutr le merite de sa decouvette.
II rsulte de ceci, que pour,'iut'rt des con-
currens et pour atteindre le but utile que la Sociede
se propose, il y a lieu d'accorder un dMlii; en
consequence la commission vous propose de pro-
ioger le concours concernant les filets pour la
peche au er piairial prochain, et d'ajourner la
distribution du prix a 1'ssemblee gCnerale du niois
de messidor.
La Societe a adopt cette proposition, et a or-
donne que le programme du prix pour la labrica-
tion des filets a p&cher, serait publiee de nouveau.
Prix proposi sur la fabrication des filets a plcher.
11 manque li'industrie francaise tn genre de
tissus fairs au metier propre a remplacei les files
pour la pche.
La fabrication de ces tissus est pratiqute en
Angleterre et pour la fire naitre en France, il
ne faut qu'en indiquerles avantages A nosfabricans.
Deja plusieurs d'entre eux taut a Patis qua Lyoni
fabriquent avec succes un tissu-reseau iiTitant la
dentelle. Ce travail infiniment delicate, ne laisse
aucun doute que ceux qui s'en occupent ne puis-
sent aisement reusir a labriquer des tissus-filets.
Cet objet d'industrie 6tant moins sujet aux varia-
tions de la mode qua le riseau-dentelle offrirait
un debouch6 certain a ceux qui parviendraient A
le fabriquer en meme terns qu'il prisenterait un
advantage de plus A la prosperity de nos labriques.
D'apres ces. considerations g la *Societe d&Encou-
,, ragement propose un pri4 pour celui qui pr6sen-
tera des echantillons de filets pour la pche ,
i, fabriques au metier on par tout autre mo)en
qui pourrait en accelrer la confection.,,
Ces filets devront &tre.dtablis ,par I'economie
de la main-d'ceuvre a des ptix tnoindres que
que ceux des filets fits A l'aiguille. La proportion
ans larqAelle les frais de fabrication doivent etre
atndessous des fiais qu'entrainent les procd&ks.
aujourd'hui en usage. n est point fixe : i suffit
pour remplir lobjet de la S6'ci~t', que ces Irais
soient moindres. La preference sera donnee an
procede qui a quality galee, etablira 'es filets
au plus bas prix.
Les naillcs de ces nouveaux filets devront etre
fixes et de diverse grandeur.
Le concurrent qui aura obtenu le prix, deposera
aux archives de la Societe un modele du metier qui
aura servi ai fabriquer ces filets.
Le prix consistera en une m6daille et une some
de tooo fr.
Rapport sur les prix proposes en Ian 1 o, pour !a
fabrication du blanc de plomb et por ceile du
bleu de Prusse; par le citoyen Merimi peintre,
proufseur de dessin d l'Ecole pul.ytechntque, et
menbre du conseil d'administration de la Socidti
d'Enrowagenment.
Parmi les divers prix don't vous avez, l'annde
derniere public le programme deux avaient
pour objet d'iveiller industries national sur la
fabrication de deux couleurs (le blatic de ploumb
et le bleu de Prusse) don't les arts font un usage
tris-etendu et que nous avons, jusqu'a present,
tires en grande parties de 1'6tranger.
Les membres de vote conseil administration,
charges de l'examen des echantillons products par
les concurrens se sont particulierement penetres
de cette maxime : que, pour conserver a cet
etablissement la consideration sans laquelle il
,, ne peut atteindre le but qu'il s'est propose,
i, ils doivent dans leurs jugemens apporter taut
de soins et de stev6ite, que jamais le merile
qu'ils auront proclamn nc. pit etre contest en
,1 aucune ftaon. '
Ainsi dans I'cxamen.,relatif au prix sur la fa-
brication du bleu de'Prusse, un nchantillon ayant
paru so'tenir le parallel avec un autte qui avait
etR choisi pour terne de comparison on 'est
demanded si ce type, auquel on comparait les
products d'une de nos fabriques, etait en eftet
ce qu'il y a de niieux dans le commerce : et les
moyens qv'on avait pris pour s'en assurer n'ayant
pas paru suliisans on a aussilot reconnu qu'on
tie devait pas prononcer que tel c:hantillon tanit
Cgal aux plus p .rI.ii;, si d'abord on le setait
assure de la perfection de celui auquel on le
comparait.


On a done pris des mesuress pour te- proactr
les bleus de Prusse Ies plus patlaits qui se fabriquent
dans 1'itranger; mtais ne les ayant pas relqusi a tierns
le conseil sest determine A pluiit-t l Ic concourse
jusqu'au mnis de prairial prochain.
Cu court dtlai. qui amenera encore de nouveaux
concurrens, ne decouragera point ceux qui pensentt
avoir atteint le but; car its ne pourrout voit dans
nos motifs que le dcsir de leur procurer plus de
gloile, en s'assurant davantage des mnoyens de
rendre leur supcrioiiti intcontestable.
Les mImres'sentimens de stvetite, inspires a votre
conseil administration pal le soio de vote gloire
'ont determined A remettre a l'anntce pruchaine le
pitx que vous avez propose pour la fLiticaiion du
blanc de ploxmb : cependaInt il doit des enlou.rge-
mens distiunguds A quclques-uns drs ,concurreus ,
entr'autrcs a celui qui a plis pour devise, e,,c-
riintia douet. Le ideuiier chantillon qu'il a ernove
est, a tres-peu de chose pres, aussi beau que Ils
plus beaux blancs du commerce, et ii satisailt aux
besoins des arts; mains do a observe'que cc nest
qu 'n &chantillon particulier, resultant d'uune nou-
velle perfection donnee a ses precedes, et qua
l'auteur n'en ayaut pas mis daibs le conulerce u '
pas donni la preuve quil soutiendiait, pout Ic
pix la concurrence des fabriques eriangeres.
Un autre concurrent, quia pris pour epigraphe :
sperare lhcet, a aussi fixe attention par un procede
qui a paru tres-ingenieux; mais ce ne sont encore
que des espbranccs.
On doit enfin quelques dloges a un troisieme, qui
a lait ses experiences devant les commissaires nomn-
mes par votre conseil administration. On a lieu
de croire que s'il eltt eu Les resssourpcos qu'u
trouve dans une grande manufacture, il cit donu,
des rdsultats ites-satislaisans.
Par tout ce que nous avons %u citoyens, it nous
a paru que vos intentions auraient pu etre rcin-
plies des cette aiince, si le. programme efit et&
connu plutt et s'il eit etc un pen plus detailed.
Quoiqu'il contienne implicitement tout ce qui est
necessaire, cependant vote conseil a pense qu'il
fallait, sans en changer aucunement les conditions,
lui donner quelques developpemens str les points
qui n'ent pas ite suffisamment saisis par les
concurrens.
II vous propose en consequence, de publier de
nouveau les programmes sur la fabrication du bleu
de Prusse et du blanc de plomb.
La Soci&te a adopt cette proposition.
Programme du prix pour lhr fabrication du bleu
de Prusse.
La Societ& d'Encouragement propose un prix
,, pour celui qui aura fair onnaitie tun pioc6d6
,, pour obtenir constamment et au prix du com-
,, merce, le bleu de Prusse d'une because et d'une
,, nuance 6gaes A cellesdes qualities les plus techer-
i, chees dans les arts. ,
L'essai du procede sera fait en presence des comn.
missaires nommes par la Societe sur les ntrul es
quantities, et avec les mnmes appareils qui sont
ou qui doivent tre employes en grand.
Ce prix consistera en une medaillk et une somnie
de 600 francs.
Le concours demeurera ouvert jusqu'au tIe prai-
rial prochain et le jugement sera proclame A la
seance general de messidor suivant.
Programme du prix pour la fabrication du blanc
de plomib.
t La SociPte d'Encouragement propose un prix
pour celui qui aura trouve l'art de fabtiqucr le
,) blanc de plomb avec une perfection qui satisfasse
pleinement aux besoins des arts",
Le blanc de plomb est une combinaison de cc
mental avec lacide carbonique. II s'obtientiA f'ide
du vinaigre ou d'autres liqueurs aceteuses.
II doit etre d'un beau blanc mat, et tellement
compact quune couche mince eteudue sur une
surface colored soit suffisante pour en cacher eh-
tierement 'apparence.
On ne faith point usage du blanc de plomb en
d6trempe: il serait bient6t noirci par quantire do
vapeurs qui se trouvent souvent- rCpandues daqs
l'air. II ne s'emploie qu' I huilt,, kt I'huile lui
communique une couleur plus ou moinsjaunatre.
Celui qui conserve le mieux sa blancheur estdonc
sous ce rapport le plus parfait.
On a remarqut que, plut6t il seche moins ii est
alter par 'huile. Ainsi laproprieta de seclier promp-
tement est encore une quality exigee par le besom
des arts.
On no trove communiment dans le commerce
que deux especes de blanc de plomb 'un appeal
blanc en Icailles l'autre appele blanc da gentt Vu
blanc de cre.1rr.
Le premier est le plus gt~eralement ernploLy.
Son prix est aussi beaucoup mioiadre; et. A l'ccp-
tionde la blancheur enquoi i est bi:n if&rieur
'autre, il a toutes les qualities qu'on pent exiger
dans cette couleur. Oa trouve m iea parmn ces
caillcs toujours ua pen griss dj.s mnorceaux


omomaUo"om











J34


d'une telle blatuheur qu'on est porter crtiore
quavec plus de soin dans sa fabrication, on le
rendrait aussi beau que celui de crenis.
C'est vers la fabrication de ces deux especes de
blanc que la Societe' desire que les concurrens
dirigent leurs efforts.
Les vinaigres doivent avoir'la plus grande in-
fluence sur la quality des blapcs de plonib; des
chimnistes distitngues pensent que les plus forts ne
soni pas les meilleurs pour cet objet.
Cest done vers le choix du viniigre, et meme
vers sa fabrication_, que doivent se diriger les
piemiers soins de ceux qui voudront concoumir.
t'enmploi de la chaleur du fumiex dans la fabri-
c.iioni du blanc de plomb est peut-ntre nuisible
i sa perfection parce que le blanc de plomb est
pronpteiimet noirci par la vapeur qui s'exbale des
a'Iatieres en putrefaction. On est mtnne fonde i
croire qu elle n'est pas la plus economique et que
ie combustible necessaire pour chauffer une etuve
"adliliement construite coiterait moius que le
tuniier.
A merite 6gal entire deux concurrens, dent Iun
lie donnerait que la description d'un procede, et
'autre enverrait des products de sa manufacture le
prix serait accord, au dernier.
Les Cchantillons envoys pour le concours de-
tront etre tellenent au antiques ue, Ieon ne
puisoe en contester l'origine. A cet e let, les con-
curnens b'adresseront aux autoriths constitutes pour
.qu'eiles nonment des comnissaires qui choisiront
ieS echantiillons parmi les products de la manulac-
twe et les enveront cachetes au secretariat de la
Socie~i.
Ses concurrens devront aussi donner une preuve
Idgaile du prix de leurs b!ancs, aimn qu'on puisse
juver s'il pent soutenir le paral4ele avec ceux des
rredleurs fabriqucs etlangeres.
Le concourse pour cet objet restera ouvert jusqu'au
er. briunaire de Ian 12 et le jugement sera pro-
clame dans la seance geneiale de niv6se suivant.
Stir le Iapport du citoyen Decandolle, membre
du conseil administration de la Sociiet d'En-
coutagenient, ii a et6 arrete que le piogramme
dl .prix pour la fabrication dc vases de metal.
revtais d'un mail econoirique, serait publiA de
nouveau avec des considerations ptprres a eclairer
les concui rens sur le but de la Societe.
Prix profesi sur la Jfabritation des vases de mital
rev its. d'tui i eril iconomique. .
Les accident occasionnis par I'usage des vases en
cuiivre, ont donned lieu i des recherches et a des ten-
tatives qui avaientpour butde substituer ice mental un
autre metal, on une substance qui presentat les
avantages du cuivre sans en avoir les inconve-
niens. Les diflerens essais n'ont pas produit, il
est vrai des risuhlats tr&s-satisfaisans, soit qu'on
n'y efit pas appoit6 I'intelligence et les soins n-
cessanies. soit que la science ne tlit pas alors aussi
perkfctionrude qu'elle 'est aujourd'hui. Les Anglais
vieenneit cependant d'executer, a I'exemple des
Allemands, des casseroles en fer fondu revetues
interieurement d'un nail inattaquable par les
acides. Cet mail adhere fortement aux patois int-
ri-ures, et il patait supporter Faction du feu, sans
se f ndre, ni s'ecailler.
En considerant. d'ailleurs les progres de la
chimie dans ces derniers terns, on a lieu d'es-
peter que de nouvelles tentatives ne seront pas
sans fhuit, et qu'elles tous procureront une bat-
terie de cuisine exempt de tout 1.I..i r. et a
la poitee des diffeientes classes de la societe.
C'cst dans ces vues que la tSoci6te d'Encou-
ragenient propose tin prix pour ce!ui qui trou-
vera le mo)en de fabriquer des vases de nittal,
revetus intCrieurement d'un vernis ou mail for-
,I tement adheient, non susceptible de sfeJidre,
,, de s'ecailler, ou d'entrerenr'sion 6tant expose
,I a un teu ordinaire, inattaquable par les acids et
,, par les substances grasses et d'un prix quit ne
soit pas superieur i celui des vases en cuivie
,, don't on se sert dans nos cuisines. i,
Les concurrens sont tenus de donner A la Societe
q(pate vases fabliquCs d'apies les piocedis indiquis
pa.r eux. Ces vases deviont etre de, diftetrentcs
capacities; savoir, depuis le diametre d'uii dci-
metre ( trois a quatre pouces) jusqu'i celui de
quatre decimetres ( enviion un pied).
Le prix consistera en une iuedaille et uue some
de u1oo tr.
Les models mnmoires descriptions, iIensei-
giemens, clhanillorns et pieces dtstines a cons-:
tater les droits des concurreus seront adisess .
fciancs de ports, au secretaire de la Societe. Uls
doivent itie renis avant le premier bruinaire de
I'arl 2:" 1 ce terme est de rigueur.
Considerations adressies aux cncurrens, stir le prix
dunt ou vtiit d ,e ie It pi egranlme.
-La fabi ication des vases demands par la So'cied6
d Encousogetuent preseutaiit plusieurs difficulties,
Rous avons ciu devoir fixer' T'ttiention des L1.n
curtens sur les observations suivantes.
iu. On siit que les mtinex exposes au feu ac-
quietent un plus grand degree de dilatation que les


vemnis ou emauix don't on recouvre comtnntlnmient
les poeri -s. 11 s'agit donc de trouver util vcrnis,
dout la dilatatidL ;it un rapport proportionuni
avec celle du oii-ial. Ce vernis peut tressailler sans
ii)convenient, pourvu que les inteistices apparent
soient assez raplp)rochles pour enmpecher que les
liqueuis ;e penetrent jusqu'aux surfaces du metal.
.0. Les vases de rn4tal ne pouvant recevoir sans
se dltornmer un degree de teu legal A celui qui est
necess.air pour nletire en fusion les vernis durs
qu'ou a couture d'enployer dans les fabriques de
porcelaine et de f;i'ence, les concurrens doivent
s'appliquer a chercler un vernis susceptible d'entrer
en fusion 5 un moindre.,degre de feu et ayant
d'ailleuts les qualities exigees par le programme.
Sur le rapport du citoyen Tessier, merbre de
I'Institut national et du conseil administration de
la Society d'Encouragement, la Socidte a retire les
deux prix proposes pour le repiquage des grains,
dans I'assemblee-generale de nivo-e an io, attend
que les circonstances qui 'avaient determine a pro-
poser cc sujet, nersubsistent plus.
Fait et adopted cn seance generale le 9 niv6se
an 11.
L. COSTAZ vice-prisident.
MAT. MONTMORENCY; C. A. COSTAZ, secretait es-
adjo.nts.
i nES vUM UE.
Prix nouveaux.


I. Pour la fabrication des vis
a bois. .............
11. Pour la purification des
fels. ..................
III. Four la fabrication de
l'a!un ........... .....
IV. Expiiecnces sur le bois
coimme combustible.... .
V.Pour conserve auxgt aines
la taculte de germer...
VI. Pour I'amelioration des
laities... .. .......
Vl. Pour la culture du navet
de Suede... ... .......


5 oo fr.

6,000

1,200

1,400

So00

800oo

6oo00


S1,000 fr.


Prix remis.
I. Pour la fabrication des
filets......... ........ I,
II. Pour la fabrication du
blanc de plomb......... 2,
III. Pour la fabrication du
bleu de Prusse.........
IV. Pour les vases, revetus
d'esuail conomique.... I,,


ooo fr.

oo00

6oo

000


4,600 fr.

Total............ 16,6oo fr.

BEAUX-ARTS. ARCHITECTURE.t
Traiti thierique et pratique de l'art de bltir, par
J. Rondelet, alchitecte du Panthions-Frangair et
membre du conseil des bdtimens czvils aupt is du
ministry de I'iUtirieur, (I)
Cet ouvrage, divise en sept livres former
deux volumes de texte, et cent planches.-
L'objet de ce trait est de rassembler les con-
naissances qui sont essentiellement necessaires a
un architect. a un ingehieiur, et en general i tous
cetx charges de fire executed des travaux relatifs i
I'art de batir.
L'auteur, pour ne rien avancer qui ne soit jus-
tifil par I'expeiience et les principles de la theories,
a visible et examiner avec la plus grande attention,
les edifices, inmnunens et constructions antiques
et modemnes qui se trouvent tant en France qu'en
Italie; ii a consult les difflrens auteuts qui ont
ecrit sur I'architecture et 1'art de buiir; les ou-
vrages des savans qui se sont occupies des ques-
tions physico-mathniatiques qui y out rapport. Ces
recherches lui ont facility e n moyen de comparer les
divers proced6s employs par les anciens et les
modernes, et de fire voir dans quelle circons-
tance, chacuro de ces procedes doit Etre prefire.
D'apres un grand nombre d'experiences et d'obser-
vatins, il indiquela maniere d'appliquer les prin-
cipes de mathematique et de physique aux diffe-
rentes operations de art de btir, qui en sont
sa .. ptili!. aim d'obtenir des resultats sur lesquels
bnt puisse coruptor: at pour itre.a la portee de
tous les lonstlucteurs iil traduit, pour ainsi dire
en langage oidinaiie Is formules des savans, et
il- redut les expressions algebriques A de simnples
operations c(rinil..jlusc qui Aexigent que l'usage
de la regle et dn corupas. Cependant, pour ihe ijeu
omcttre, il renvoie au dernier livre de cet ouvrage
les d&nonstrauons mathati atiques sur lesquelles
sont tondees ce op6iations. ,
Les iitt&ateuis trouveront dans cet ouvrage l'ex-
plication de plusieurs passages d'anciens auteurs
gtecs et latins, mal interprets ou mal 'rendus par
les conmmentateuls et les traducteurs.

(i Ihti 4. giul pap,> pricetalet liviiatei couteuati
1; p.rgcs ct 3 platidhtl Prix, 7 tranIcs 5o cniunies.
A fPais diez I'auteur clos du Pauthion-Firauais.
Ij


Les amateurs y trouveront un pr6cis de 'liistoiei
te l'art et des plus clebres inonumlens et idiices
eriges par les anciens et les modernes.
Les architects et les constructeurs, auxquelt
cet ouvrage est sp&cialement destin y trouveront
tne description exact des nateriaux opror6 t
batir tant en France qu'en Italie ; leur nature
leurs propriet6s, leur force, leur pesanteur etla
mnniere de les tifouner et de les mettre eln eure.
On y traite des diferentes compositions ima-
ginees pour imiter les pierres naturelles et les mar-
bres, comme les briques crues, les briques cuites
les stucs, le pise;
Du mortier et des matieres don't il se compose,
telles que la chaux, le sable, la pouzzolane, f
ciment les poudres de pierres etc.;
De la preparation du mortier des anciens Ro-
manis compare an notre, de sa force, de sa tena-
cite et de son adherence ;
Des differences especes de magonneie, des cons-
trictions en pierres de taille, de l'appareil, de la
coupe des pierres des votes, de leur poussee d
l'epaisseur qu'il faut donner aux murs et points
d'appui qui les soutiennent;
De la charpente de la menuiserie, de la serru-
rerie, et auties ouvrages qui concourent A la for-
mation des edifices avec les manieres de les com-
biner, de les ditiger, de les tracer et de les evaluer.
L'nonce de ces objets, leur simple nomencla-
tuie, dolt suffire pour indiquer aux personnel de
I'art le degree d'utilite qu'elles peuvent attendre de
Iouviage don't ii esit ci question.

LIV RES DIVERS.
Notions ilimentaires de gographie ouvrage qi4
a etejuge propre a I intsruction publique par la 0ot
du II getrinal an 4 el o't O on trouve la dtostir.
sion des cent huit departeniens de la Republique
fiangaise, avec I'indication des prdtectutes, sous-
prelectures archevchls, eviches ; la nouvelle
division du Piemont celle de la iRpubliqte ita-
lienne, et des autres Etats d'Italie, etc. etc. par
J. B. Boucheseiche ex-professeur en university6
deParis, et membredeplusieurs somites litt&aires,
un gros volume in- I de pres de 400 pages, 3, dit.
Prix 2 fr. et avec une mappemonde et la carte de
la France enluminies, a fr. 5o cent. et 3 fr. 50 o.
franc de port.
A Paris, chez Caillot, imprimeur-libraire, rue
duCimetiere-Saint-Andre-des-Arcs, no 6.
Recueil complete des'ordonnanres de police rendues
depuis I'tablissement de la prefecture, ann&es b,
9* et Ito : 4 vol. in-ig. Prix, 4 fr. pour Patii,
et 5 fr. franc de port.
A Paris, chez Bertrand Pottier, inpr.-libraire,'
rue Galande no 56; et Arthur Bertrand libraire,
quai des Augusti s, no 35.
Voyage d la Chine, par Huttner traduit de l'ale.
mand; avec dela musique chinoise, et one carte
de la Chine gravee par Tatrdieu i vol. iu-18 de
30o pages. Prix fr. So cent. et franc de port, 2 fr.
A Paris, chez Pillot jeune libraire, place des trois
Maies, rin i vis-a-vis le Pont-neuf.
Amilie de lansi eld par Madame "*, auteur de.
Claire d'Albe et de Mllvina, 4 vol. in- ia. Prix, 7 fr.
5o cent. et 9 fr. So cent. franc de port.
A Paris, chez Maradan libra're, rue Pavle-
Saint-Andie-des-Arcs ni 6.

COURS DU CHANGE.
Bourse duin 1 pllviose.
CH ANGES EIt ANGERS.

A 3ojours. A gojours.


Amsterdam banco.
- courant. .....
Londres ........
-Hambourg.......
Madrid vales..
Effectif.....
Cadix vales.... .
-- Effectif.....
Lisbonihe....... .
Genes effectif ...
Livournc....... .
Naples...... ...
Milan..........
Bile ...........
Francort .......
Aqguste .........
Vieni.e.. ......


56
23 r. 85 c.
.89
fr. c.
14 Ir. 57 c.
fr. c.
14 fr. go c.

4 fr. 67 c.
5 tr. 7 c.

7l.9gs d.p.6f.
SP.
Sfrp.
2 fr. 55 c.
I


54 2
56 -
23 tr. 60 o..
187 2
S14 fr. 55 c.
11 fr. 55 c.
14 fr. 5 C.
455 fr.
4 fr. 6i c
5 fr, G


I i


E r E r p u B LIC
Cinq pour cent consolid6s........ 57 f. 75 c.
Ildtm. Jouissance de germinal an XI.. ftr. C
Idenr.Jouissauce du lervend. anXII. a frt to c.
Ordon.pori rescript.de domaines.... ft. c'
Ordon. pour rachat de rentes.. ... f. c
Actions de la banquet du France.... r3to tf. c

A Pamis, de l'implimerie de H. Ac.AssE ,propritaire
clu Moniteur lue des Poitevins, no A8.


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GAZETTE IAIt)NALE ou.LE MON T' NJL

Nouw souwueJ autcis a A li, puveoiii uu suuscipiteil quat dater du 7 niv6se an 8, le .M Nir L r est Ie. setl Journml tffimil. ,..,,

., n" i33. T I ~ credit 13 pluvioe an i de la Repububliquie i2 vrM.ir lI8u3.) .


E T ER I E U R.
ii U S .S E E.'- ::
^p6? ir .'(,u lc 41jany.e ( 14. nivs.e...) l
'A ; . ,
L "3o cein re an point du jo.ur., le feuise
naillcsta I 'iinprimerip de 1'cademie des scien.
ca. Le; vent qpi. suffla't av c violence falsalt
iraindre lque 'incen'cie ne se iommuniqcuatlr lA
Bibliotheque etjau Museum ; mais, graces a 'ac'-
tivitd des secou s qui y ont dte.apports., il n'y
aeq qeic la parties superieure du batirent brfilec
cn J.jii.e.
1'S. M. l'em ereur vient de! nominer une com-
mis'siOn pour r6eiger un nouveau "cdlde de loi, pour
lequelcelle devia, dit-on se regler sur celui de

-Le gouverriiment de Wybourg reprendra son
anlcien oono dejFirul'tde.
-Nous ep:o'vons, en ce moment, le froid le
plus rigourcux qui se soit encore ffit setitir cet
hivr; le thermuno tre eat desCendu a 2s2 degres.
D'apres une note exacte, presentee par le
snat-dirigeant il a ite- constate quil y a eu
-dans le courant de I'anuee 180o parmi les sujets
d(u .t grec repandus dans tout empiree de Russie ,
y98,158 manages. Le nombre des naissances a ete ,
pour les deux sexes de 1,179 476; et calui des
d&isi de 7F7, 271. P'arnri ies morns, on en a compt
detur eIll seize jui avaient atteiit l'age de 10oo ans,
ittih'r-',T cle iroi trente-deux de o02 quatorze
de IoJ dix-set de 104 trenite deux de- io5 ,
Ctpt,d ;uob ,, ix dcI 107 cinq dce o8 neut de
o09, Iluitize d 110o, un de si un de 112 un
de 3, deux ie 114, douze de i 5, deux de
],'l de I 7 douze de 20 'deux de 1 ,
uni de. 3', uo 4e 24, ieux de xo6-,-deux de o z
i quire de :30 .
S '. .
A N EM A RCK.
'Copentagu, le 1i5 janvwer (2-5 .nivoe.)
i tIciIt de paraitre une. ordpnnance qi' t defend
n1i ie raiteiment htran grf'reduit'l ie' s du serc c
dais les troupes de igaet ei itablit- diHfrentens
classes pour la malice dans les po sissions de S. M.
en Allemagne. iS. M. y dit quCell .afait tous.sqs
clI..,-l pour q3e chaque sujtt jouit de la plu,
giande sliieet, tt ieriager efn i6rne-thriss, le plus
possible les mlyens ea subsistiance; qu'elle a cru
devoir confier la dleense de Ia'parrie aux'seuls'rc-
gnicoles, et en completter piu A pen, l'armne,
qu'on tichera n tema de paixl, de proportionner
a la populatil-n idu pay's ; que la nilite deja creee
'paS'. M., dans les circonstan es extraordinaire,
Iui a paru l aolefi le plus ifipiile d'avoir, en
is de besoit ,itoujours un nombre suffisant de
soldats tout formnis. Elle a crn, en consequence
devoir perfectidnner cette institution., ct lendre
au peuple plus a se le devoir de Uefendre ses foyers.,.
n diniinuant ici temp du service en accordant de
nouveaux privileges aui groups 'de ligue et A la
milite, contilmrant les iacinis !et-pronmettant d'ac-
corder ceux qjie les ciicons ances indiqueiont.
S. M. compete sur la reconnaissance de ses.sujets.
qu'elle citt nmrier par des rIaglenes qui ui
semblent si utiles. 'Suiverit' lIs regemens don't les
rincipaux sont que le service ds tupes de
ligne demeurefix6 a six ans. Cliaque annie on en
congediera un sixienie. Ch i.i -: .,lJai servira daans
411 corps ou regiment, qu'il neoquittera p.s durant
les eux premieres annees i peidant les quatre aun-
tes, ii ne sera teru n 'y rested que daiiu s le ens
des exereices. Atprs un conger de six ans, il entrera
dans la milice.
-tl vient de paraitre une patente qui ordonne le
dnoti'rerieenlt des habiians du' royaume et de ses
tpenidances en iAlletnante. Le tableau de dCnom-
btemPnt doit nlon-eulement faire mention du
iombre dans clIaque sexe, miis do 'age, et des
lmoyeps de substance. II sera entrepris des le 13
I~vrier' et four ira 'les cotitaissances necessaires
pour es measures qu'on se propose de prendre pour
a prosperit d4u pays.
-"L'Elbe est' si fprte.nrcnt pris par hls glaces,
prs dHlambourg, qu'il peut offiir passage a des
voiUtes'attelcs d.e bui c~he.vaux.

ALLE M AG N E.
"Viine, l 16 janvier 4( 26 niv6se.
h.l ecomte de Stadjon, revesnu dernierement
de Berlif, o I isidait en ualite de ministry
pleinpitentiatr e S. M. I. R., eieit d'etre nomrin
Sintbassade d< Pdtersbourg. ..
ti' 17. S. M. l'i'peratrice est eniterement reta-
lie de ses coaches; ses relejailles 'ont eu lien
!er ; la ourt et la noblesse otit asist~ hc cette ce-

SOn eeit- de Trieste, le J,. : 2 Hier, aI
cut dWu oir ciinq gross battimnes richement


charges-, don't deux-grecs, un danois un nglais niuIne'horniedr 'ce qi e nous piesun.ois ...i, 'v
et un americain out ete jts parla tempt. contie taite bibnta. Nos' allo done a. ii? r p.arn IL.,
le vieil hospice et les batteries; la plus grande cardinia'uX de b S 'ane- Eg ie iroinaiielk vern nIbl
partiqi de equipages est parvenue a se sBuvcP mais freres : '
If s c 'argaisos ont pei. .spt autres bt ens qut Atoine lThedore'c ol oll eveu
sei 'iroVaieht 'dans Ie I)drt, ot aussi b rL iou.I. dOlmu,'
struffGtwet ilfeit acridre" tlri'l ,'n p..ie l ean- lapt de BelQy ,rahV!ilu. d Paris;
nuli po c ., la tem te. continue. Ce niin aptiste e Bely e deParis
on piQft dan 4eloi hemertdeulDiautre. gros Did q.rG.iegoire C.-d.llo arcbhekqiie de a
navkres, qi o1i i perdus uis maits et donnent des gliaii, sujets respectable par leurs neitiie et tqi
sigaux''d' ditrres;,'inals 'perso.o tiie irnter, soul dignes de cet honneur. : ;..; -
de leur polter d'7 secours, L'liigresse d e ejour set. potl'eo & on double,
S1 rnon-seulement par la pr5lnioriri"de ce des etira-
De Cuxhaven, Ic 17 Janvrler( .nit*;,.". gers' qui sont adrhis- dans vote cclTege cornfoi-
L .f u er t t us a ment a l'usage, titais encore pir la prormotion
Le froid qui retire iti eiept s trs jours a tell ,.le ceux quer nous avons re prief. de'o c-' e en
merik encothbre notre pobt'i de glace.,, '4'aun faveur du concordat, par une promotion'' e\tir-
va ssCeau ne peiut et pnrtir on a.,. en consequetnee, dinairce enti lela evi-luri de Fr1nce n:iitell:',Ieieni
pris 1e part d'envoyer lek pcatea t Hambourg iutitues, pour pteuve de noftejoie et de l'inion
du 7 d ii eItdu 'i4de:ce -mo, destinies pour qui regne entire nous.
I'Angletre r Vpar 'oin CourriIr qui les porte a En effet l PREMIER C ONSUL de la Republ id
Helvoet-Sluys ou elles seront embarqutes. fra ncaise NAPOLjON B., toujours d Is-
fiantaise NAPOLEON B.:.\.\r.i r 4 toujours dosi-
I N T E RH I E .U R. reux de chnclier Inion apres notre concordat
1 I par lequel, dAihs des teams si difficiles et si agite6,
Pat le 1 2 pluvise an I lorsqu'il en etait presque fait de la religion catho-
an I lique en. France venant lui-mrnme au-devant de
LEconsistoire pourla procdamationdes-cardinaux nos desirs, les affairs, dq'l',extremite :ou elles
frana.is a etc ienu A Rome te 17 janvier. .Ds etaient ediiltes dans urf si cor space de items ,
qu'ils ont e& proclamis le secretaire-d'etat a fait qnetet ~ortees au pin qui ni-, neu[rielenit l'unite,
partir Ie ppinceJustiniani|, garde-noble de sa sain- qui ne subsistait absolument plus a ete retablie
tete, pour leur donner avis de leur nomination. mais encoprede grades peipanes' naissent pour
Selon I ge, le prnce deJustiniani est arrive l'accroissement que la religions y aura de jour en
en courier. I' a pass par Lyon oh"il a remis sa jour ; cc personnage illustie, nous ayant promise
premiere depechea.,lM.. l'rchevequa'de Lyon. tous ses sons pour la pertlction d'un si grand
Souvrage:, nous a ecrit que pour arnrier plus
11 sest ensuite reudd Paris..Il est decendu chez .cilenmet a ce term, it croyait qu'il serait rt
le cardinal-lgat; de.l .il s'est rcndu chez le ,con- propos de career, par une promotion extraot-
seiler-d'tat, charge de tou.tes les affa.irep, cdlcer- dinaire en faveur du aoncordat, quatre cardiriaux
nant les cultes. 11 a piort ensuite.les deptche don't, parmi les 6vques frangais nouvellement institus;
i etait charg" pour'M. iarcbeveque de Pa. s e O promotion qui, en augmentant les motifs le la
pour M. l'archev&que de Rouen qai sest trtuve Joi, cominun dispdsera plus failement les oies
casucllensent a Paris. I1 est part dans la solreei pour de plus grands -avantages, e-n faveut de la
pour Touts oh il va rempliyr me8ne mission au- religion, qui peuvent resulter de cette comru-
pres deM. I'archeveque de cette ville. nication ld dignites eit de li'hibn des esprits.
Son mandate est de remettre A. chacun des riou- Ls cesirs t les demands deic : personnage,
veauxt tardinaux-ane letre; dc pape, qui leur an- aux ttavaux et aux soins duquel, apr6s Dieu-,
nonce lear iornination t des 'lettres de ditfeens nous reconnaissorns que I'on:i-it ,nop-seulei~en
membres d SacreCollege. d'avoir tditurh6 les orages furieitl qUii sC'ialnt
Lorsque.M. .archevyque de *Paris et M. I'ache-, eleven connie I'Eglige, 'rais encore le reiablis tenent
v que de Rouen ont te ofliciellement instruits de de la religion cafholique cher uie nationi dent la
leur nomination chacur d'eux s, st present a domination est si teiidue ; et d'e pll., I'esperance
SI'audience du PREMIER C NSUL pour lui en, faire des biens encore plusfgrands qu'il prmect lI'Eilisa
homage Le PREMIER. CdONgUL leur a permjs de par son appui, ont touchVnore ame venerables
porter le signede.leqr ppurelle-dignit e,'qui leura treres, et ont fait qu'en temojgnage de notre joie,
.t reniis par le porter es d4peches de la secre- et de notre amour paternel; serious ai'i6trddnsi do
'taiterie-d'etat.- plus au clergede France cet honneur extraordinaire.
Les"barrettes seront apporties par le prelat Doria Comme done ancieepemetit ,,apres le' coucoidat
que sa saintete a clioisi pour envoy apostolique, entire Leon X, notre predecesseuk d'heureuse r'-
et qui doit tre part de Home dix a douze jours mnoire, et Francois ler roi de France, cc sage pon-
aprs le premier courier. tlife playa extraordinairement quelques sujets dis-
tingues de cette nation au nombre des cardinaux',
Allocution de notre Sait-Pere le pap Pie VIlI ,pro- nous avons egalement dicidi de fair la m&erit
noicee dis lc consistotre secret du17 janvier 1803. chose apres notre concordat, et encore davantage,
VENLERAILES.FiEIIES attend, que ce qui a 6etit ait dans ce concodat,
dans des tems si difficiles,-pour retablir 'unit est
.Apres avoir agreg,- a votre college, dans les infiniment plus importiat. En consequence, nous
pr6cedens consistones, ceux de 'Italie les plus avons statue do c'rer cardinaux de la sainte Eglisa
distingues, que nous avons jugs dignes de cet romaine .quatresujetadu nombre des evtques qui,
honneur a cause de leurs nirites envers lEglise dans (e retablisseieent des choses, out rte places
et le Saint *Sige apostolilue nous jugcons con- dan les dioceses, de Franoe savoir: les vendrable
enable de nous occuperl aujourd'hui de l'eleva- fieres
tios des natioaux eiragers, qui egalement Joseph Fesch, archeveque de Lyon, bncle du
reconmmanlables par leurs nrites, sent dignes des PEMIER CONSUL ;
uieniel recompense dues a leurs veilus. PREMIER CONSUL
Saint- o se vtu Jean do Dieu RaymonId Boisgelin, archIevque de
Si dans les teams passes suivant lavis de Sait- ToT s
Bernard, conformement a ce que le concile de
Treute cosseille au souverain pontife nos prede- Etienne Hobert Cambacdres archevequc de
cesseurs, en conterant avec un grand advantage Rouen ; stijets dislngues par leurp yertus et que
pour la religion ch'riienne cette dignity aux nous savons tre tels, que la religion, catholiqu.
strangers qut avaient bien mCrit de 1'Eglise recevra de leurs travaux de grands accr issemcno
ont toujours eu en vue, par la communication de dans ce pays.
ces dignits d'augrpenter le zele commnun envers Nous nous reservons in petto, pour de justes
l'Eglise et le Saint-S;eg et d'accroitre de plus en raisons le quattiere qui eat uan sujet igal'emenc
plus I'union des esprits; a plus forte raison doit- digne de cet honneur. ,
on le faire aujourd'hui, eu egard A l'agitation des Pour ce qui concerne les VWniiiens, afin de
terns pour etablir plus solidement unite qui pourvoir aussi a lours honneurs dclas le teams rin'
sera d auttnt plus assure. que nous piouverons nous augmentons le nombre descardinaux par des
plus ouvertement que l'Eglise romaine dans la &trangeis C en asp oiar parmi vous un patrice vC-
communicdtion de ses bonneurs, ne consider rUaten qu on applle fils de S. Marc A I'honneur
point la distance 1a bo sa trouve I'union dela loi duquel les pentilds nos prdecdesseurs ort toujours
et qu'elle enbrasse egaleinenttous les fideles come, voulu pourvoir dana ces promotions:. a cause des
lesniembres d'une meme faiille. merites anciens e, important des VWili'ties envers Ic
Et plat A Dieu que nbus.'pussions clever au- Saint.Sidgeapostolique:voiscomprcnez,vinbrable
jourd'hui a ces honneurs tons ceux de ces na- freres, que nous dcvons Aiplus forte raison le fire
tionaux cque leSaint-Siege apostolique est en uspge dans cette promotion, attend que outre tOut
le considlrer A ceteffet it qui, par leur merite et cc qui a Wte consid&ir par nous a J'effet.:dd COa-
les bons offices de .leur prince, sont mis en utat server, ct us gec, nous avons de plus cela' d'
d'8tre revntus de cette dignity.! Mais corrme tout particulier i.que dans la tenrpete co rrmune et
n'est point encore dihpose pour que nous puissions dans les teams difficiles de !'Eglise. noUi avonk 6
fexecuter totalernent aujourd'hui et qu'il nest pas accueeilis d ans la cilobre vile 4c Venise pat aun
possible de dilleer plus loiig-tems a ccux qIi sont bienlait de lIaugusie C&sar, commeidan Ic ponrte
pries ou 4ue leurs tMu&ris et I'ige sur-tout de plus assured, pour y donner un chf au pauple chrd-
,cl'iuues-unus le deailandeit, cette econipetrie due ien qui ctait privode son ,paasetu. Ayan 6t6 ieeW
a Icurs veitus nous avons statue d'associer ccux-ci dans cettee villepar vos.suffrage b.: 4 cet hrnneur
Iparii vous et nous rescrvcns a au autres' i place sublime, qquli.llp, sl'iS mnrites, nous avonus ketrd
dans vote college, pour jcur conrrer co e S e itue .i; la pat 'I, \'cki,.ii, d i gt.und "(.niiriraora&-













de religion damonuret de vudration, qu e e sou-
%nir dc ce.tecrs doit, nous ett ainsi qu', vous ,
inliniment chet. C'est done d'autant plus volon-
tiers qu'en timuoignag: encore de notre amour re-
tonuai!sant, sO.us nous sornmes determines a ad-
mattttre dans otr6 .ollge c:e plel. j ibilinurC
u--Pierre.Antoine Zrzzy, de tordre des clercs-re'gu-
liers de la congregation des Somnasquep ,archevique
d'Udine, qui nous a paru digne d'etre promu a
Et pourque, tancli qcue notre ville aura sujet
de se rejouir desi gniiiie onfci~cs .,ux eirAns o .
ne soit pas privee (.'avoii la nimeme satibL.ioni
l'garid de ses national ; pour comble d'allgreSse,;
nous pulliorl.la nomninanion de trois cardinmax de
Si10o sojets distiniges I i q avaient 6ti c ees dans
le consistoire du 23 fivrier S8ox et que nous nouUs
ttions he.vivs in rEtu, savoir: '
Vciieiable ftere Fiangois-Malie Locatelli, eirjue
;4~ Spplett I i .
Et nos chers fils .
lean Ciitiglial i ,, prcopteur-general de 'ordre
de hipit. l.du S.int-Lipii; ,.
Charles E linq noliro auditeitr, desquels les
.invdites eiiv'rs le SintSiege vous a ant connus,
tious perisons:q4'il n'st pas ndie.'.ii de vous les"
trai pe er. ... .
I nous rest a vous arpreudre .qu'un des car-
dinauxi pi3tIs du nompre d cemus qAui, dans le
piDfi-deni consistoire du a3 t'vrier,,l8ols, avaient
4dt creis, et que nous coniseIioni in petto ,, est
m Ort.
Nlous voUus demanidons maintenant vptre avis au
'sujet de ceux que nous avohs" situe C e nOnmner
cardinaux.
Quevous emble-t il?
SPar I'autorite de Dieu tonit-puissant, desapotres
saint Pierie ett 'Saint Paul, et de la n6tio~, "nous d-
clarons aupatavant, suivant l'usage cardinaux de
la Sainle-Eglise romaine, diacres.: ,
Fian.ois-Marie Lociatelli, iveque deSpoletto;
S ean Cdstigliani;
Charles Erikine.
De plus, nous reons cardinaux-pr&tres:
ean de Dieu Raymoid Boisgelin, archeveque
de Tours; "
:Antoine-Theodore de Colloredo, ardheveque
d'Olmuiz;
Picrre-Anioine Z'zy i arbheyvque d' dine
Didace- Gr goire Citl.o ,, archeveque de Ca-

J ar.-Haptistc. Bllry, archevrque de Paris;
-Etienrie .'Hibekt *Cambac-iris inrcheleque de'
lruen -i '.
SJoseph Fr'h, archer.,quot d L)'on.
Nous avons Cgalement iin aurre.cardinal, come
nous l'avons dit ci-dessus ,'ci:no.usi reservonsa
In/'tttr, pour It. proclamer lorsitje iaouie juge.rons
apropoi avet les dispenies'd l; -augiios et clauses
,propres et neccSsaire r .
Au nom du P 4 re et du Fi- Is et.du. Saint t
'Esprit. : insi soitil.


536

C O L O N I E S.

STA T' GI.NKE IAL du commerce de la ville du CAP, ldpuis Ie 16 luvisse jurl'au 5Ja jl
complimentaire de f'an Lo.
I.__...l .. ....a .. ... .........mr..; .--.-- *

BATIM ENS. ENTREE DES BATIMENS. P x
,___ -; 1 .... .......-------- *----r-' ^ MONfAi'r.'


i 4
UEUX n'O.ttSVIEN MNlNr. C A R G A I S 0 N S. ... O N.

'I '-o .... .. MM'.it uE FRANCL. .


34 de Bordeaux.;;.
17 de Marsille'....
,14 dY rye.....,.
*i9 ;,de Nantes. .....-
4 de!ta-l.ochielle..."
'8 de Brest.......
5 de Saimn-Mao..:.


3 de
i de
i de
, de
I de


Lorient..,.....
Dunkirq'te ...
Fecamp .... .
la Guadeloup
Cette .......


8 -bat. 19418 tonn.


de 'Phliaddphie.. '
de NewiYork....
de Baltimore....,;:
dc Boston......,
de .Gharlestown..
,de Norfolk.....
d~e Savannah... .
de New-Port.'...
d'Alexandrie.....
de Portland......
de New-Haven...
de Wilmington..
,de Middletown...
d'Edenton....... .
dei Washington..*,
*de ,New-London..
de PortsmouthI..
de Georgetown .
Bali et auties ....



74 bihimn 40690 tonn.


8 bitim* 473 tonn.


de Londres.....
de Kingston ... .
de Nassau....... :
de New-Providence
do la Jamaique ...





6 bitim. 5t toftn.


,(


,.i.L vient de scitablir, dans te 2e arrondissement'
-municipal de Paris, -un coiiiC de salubrite et 3
de bientaisance.-Ce comite-, compros de tout ce
.qu'il y a de bon, midecins et chirurgiens dan
I'arrondissement, ise rCunit une fois tous les iois,
pour contfiie sur Its maladies regnantes, pre-
senter ses vues sur les causes de mottsile les plus
frequcntes, et indiqubr- les moyens' capablis d'en
,diminuer les effects
11 a former dans sn sein une commission de
vaccination et de consultations gratuites, composer
de cinq moembres. Les seancei de cette commis-
sion se tienient tous les samedis di chaque' se-
maiii.e, depuisdeux heures jusqu'A quatre, h6tel
de la Mairie, rue d'Antin. Les personnes qui
voudrunt y Javii IcoUIs, trouveront-l des con-
seils gratuits et des avis utiles pour la gurison
des maladies et principalement ds affections chro-
-iqe). 'Les parents pourront y conduire ceux de
leurs enfans qui n'ont point encore eu la petite-
vdrole, ot i les vaccinera gratu'itment.
Le comite i ,compose de irente-nois membres,
-a, nmrain pout son president, M. Maloet, et pour
csecretaircm' M. Double;.
11 serait i desirer que ces vues de bienfaisance
.'lirsent se .pr.p iger dans la commune ; de pareils
clablicmenu lornmis dans chaque arrondissement,
prsenteraient la plus grande utility ; leur corres-
pondance x6cipioque aurait sur-tout de grands
avantages., (Journal dt Paris.)
M. Jefcrsion president des Etats-Unis viret
d'adresser Ia lettre suivante A I'liotitu national
de Fraiice:.
,, Citoyens president et secretairei; j'ai reeu la
,lettre par laquelle vous avez bien voula mtan-
xoncer que l'lnstitot national des sciences et des
arts m'a dlu associ 6tranrger pour la classes des.
,ist;irllncs morales et politiques. Jo reqois cette Fla-
veur avec unc, sensibility gale au respect que
doi ins pireir un corps de savans de'premirnr ordre.
.Sans 'avoir Ic -droit de pritendra an tirte de Icur
t.oll0.i jol'accqpte coimnm une prouve de l'esprit
de raicrniie qui unit en une seule lainille Iou
.-Ceux qui culthcor IoF scicnrc it le. letircs, dans
.cquclqriuc parties tdu.globe qu1'i habitent.
Agrer. poilr.-vois nimniu;, citoyens president
:t srtecrttr s., et. .plti o toui ros colleagues, l'as-
slgiance de. ma haute SonsiJd6tatiori et de moni
I~S tjLt l. I .l *,' *'- TH. J I Fl R : .
4 Wa&IhinBdgon' UnU. 4SOs. 1 "


I


..... 33o Barils de farine.............
....... 5. Pariers d'huile... ........
...... loo Barils de poisson sale...........
...... 40 Ghevaux.....................
......... Divers comestibles, tels qte jam-
b6ns, langiues fourrees, fruits
a l'eau-le-vie, etc., etc., etc..
.......... Diverse ma chandises, telles que
toiles, moiosselines, mouchoirs,
draperie, quincaillerie, etc...

TorAt...........
VILL AN S I, AT 1 U E.
... 7,768 Bouteilles de yin............
..... o6 ,Friquius de burre............
.... 5ooo Livres de savon...............
......... Divers counciible-o, tels que jam-
bons, langues fuurrees, fruits
a 'eau-de-vie, etc., etc., etc..
........ Diverse manhrl.uii~Ls, teller que,
toiles, rnouksliCinc, mouchoirs,
'draperies, ,juiincaillciii etc..

'TOTAL,.........
'CO LO N I E $ ANGLAISES.
..... 666 Barilsde bceuf...........
...... so Barils de petitrsadl...... .
..... xoo Fr6quins de beutre...........
S...,.. ,2o Frnquins de maritegue .........
...... 56 Livres de savon.. .... ......,
S G.. !,6o Livres de chandelle ...........
...... En divers commestibles,telsque
Sjambons, langues tburr6es, etc.
*........ En diverss marchandises seches.

TOTAL......


85



I



So
6i

66

24
S.33
L5


I


tLo


7 biti,


Pol,
A Sai


I '
E;


8 t
401


:.L: ;2,364 Barils db I'rilee...............
.'.. 13,8 1i ariquns de win. *........ .s. "
.,,148,7i8 Bouteillesde .in..............
,. W 6,683 Frqiins de beturre..........
...' "'45 Friquins de inantegue.........
S. i971,)54 Lires de savo ..... ., ,.
.,... q4,898 Livresde chnndelles......... ...
... 10,405 Paniers d'hule ..... ....'.'' .. '-
'.... 744 Barilr de b.ul... .........
,,... 1,492 BTril, de petit-sal ............
... 5,163 Veltes d'e0u-de vie.........,
:.;..' 244 Barils de harentgs t poisauls sal&.
476 Ancresde .vinaigre............
.....:.. iEn divers coniesiibl'. tels que
S, jambons langues fourries, ca
pres, etc., i....... ......
.... .... En diverse rbarchandises, tells
Sque toiles. mpusselines ,mou-
choits,.quincaillerie, etc., ci.

TO TAL .........

C-o M M. t R ad : 1 AM. E RIQ U V, E.,,
... 5o,3rg Barils de farine."............;..
... 2,o081 Bceu sae...... ............
-... 4,i53 Barils de petit-sale...........
.1,333,622 Morue en livres ,.........
... 1o,325 Barils de po;sson sale, .....
... 3,7 a FrIquins de beune .........
... 3,466 Frequins de mnitigue ..,, ....
.... 85 Barriques de vin.............
'..47,151 Bouteilles de vin ...........
.. ",; 6' Paniers d'huile ...........I
.. 88,686 Livres de clianddl.e...........
*1:28 4 Livres de silvn .:, .... .... '
.8,9j o,Si5 Pieds deplanches~t bis quatii
o1,6r1 ,58 Millieri d'esentes .........;,
.... .. Divers cotrest bles,. tels qte jam-
Sbonhs, Jlaigesf fourries, fits
a I1',au-de-vie. etc...... .....
..,, 86 Chevaux, anes,,58 bdtes A corner
.. ....:. Diverse matchandises, teller qu
'oiles, mousslines, drapetici,"
m'ouchoirs quincaillie ....

OoTAIL...........
COLONIES DANOISES.


28,o5o
25o
S3,3o0
- 8,000



"4, .?


n9ii,ot il'75




67,768

,6,25o


9,400
*. 3,0oo ,
,600
70


si,80S 95


( 3. 19 ,5


85
S66
120


33
I
I
64
I
50


- 40,


. ... ,.







85
5o
33
o00


66 .
128 0,


1,046,94o
'3 ,64,5bs4
148,718
".''8fr490
;7-, ',,
S247,6 5o
95,62 50
520g25o

179,o40

,* 7,39 !
7,.140:


*' 929,0o0~


6,753,831

13,26 ri5O S


4,277,115
137.346
498,60 ,
'999,786 60
34o,7.5

1o3,g8o
576,840
47,151
S i,80oo
.... i ,857; So
S245,861 6o

S,424,500 78


S1,428,562 75
4 ,


7 ,Sbti3,5 5

16.655,341


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i bitint. 75 tonn;.


-II~

















Co.1 oNgas s I'AcNo Lia.

.**,l3~4 o Livres de scatc............ .,.
..:. loQs i Livres de cae........ ... ...
., 558 Barriques de '. ii .... .. .
.... 184 Barriques de vii .'-.. ........
; ..'. 6?7 F.iaiin1- J h nil,: '1 .o..; ..;.'
; ,. 18,6-3 Li. tLI i,., ,' ..I. .
S.. .41 Balles de'sui. .. ....... .
S..... 14 F i sii d e ici u :. .[... .

2, .I ,0 0o Li\vrs de I.aJ au .............
...... 15 Bites a cdir n.. ..............
.' .. 41 PIulets .. .. ........ .. .. ..
.....,. C hel l ....... ... ........
.... 1,ooo Catrttes de labac.........
'. ;. 6:fit3 Pieds de'planches et (lrcvr.us.'.
:.....'.... En diveis cometibles .....'.,.
r... .. E divers, ,, maichandises seches.

STTAL...l......,,


SOR RTIE DES ,B TIMEN S.
'


poo
I
947
264

I


85

64
100oo


1 2 5


nRtx


ll O. L VONT. C A RKG A I "S O N S. I t v .
n___k OU IL VOI q
~C-CI ,I- .--,. _I-_


Sj Boideau i .......
' i Marseille .. ...
.iu Hvre........
a Nantes... ... -.
A la Rochelle ...
r iB t., .. ......
Saint-Mhlo ....
i Lolient.......
i Dunkerque ....
Ficanmp.......
i i'Cetetaut. ports.

9' Liiini's 65i29ltonn.


L Philacdlphia...
.A ifew Yolk ....
& Udiimwe......
hill:osio.....

a Cliadeiown ...
Si Norlolk .
i Savannah. .
SNew-Port et au-
ports........


3' ibatim 43143 tonm.


SSaint-Thomas..

S.1O batim 839 tonn.

=-- ..-------

A Amsterdam....

I batim. 75 tonn.
r-,--- =


aLondres etautres
ports........

7 baims 423 tonn.


Porto-Rico.....
SSan-Yago......


C o MAtr E C11 li E F R.A N L.
.1,217,268 Livtes su re................
.7,885.7.94, cafe................
T... 8,270 -- coton................
..... 234 i io.l... ...... ......
... 60,5t7 -- cacao .............
.... ... Veltes de sirop.... ........ .
..., 8,608 Bois d'acajou( pieds)..........
.. o04.825 --d de canmpcle...........
.. 34,6o,0 -- jatin....................



STTAL..........

ETA'TS-UNI'S D'A M RI'U E.
92o, ioS Livre, sucre........,.,. ...
.3,929,980 -- caf.......,........
141Q49 -- Coto-t.................
.. 97 -- indigo ......... ...
-.. ',87 -- cacao. ...............
.. 4,60o Veltes de sirdp..,.........
.. ,3,943 Bois d'acajou (pieds).........
..395,1(7. -- de campAche........ ..
.. 49,050o -- jaune..............
.. tor,o35 -- de gayaci..............

.'9Td t ..'... ... .
Co t oNr Es DAiN orsS
.. 5.,8 ?7 Livres cafe .... .. ............
..... s95 Bois d'acajou (pieds )..;......

S TorAL..........

H 0 L LI A ND E.
... 11,5g9 Lireiicae ..................
... 4,825 Bois de campiche ............

TO ALe...........

COLONIES A NGL AI I S.
.. 1,837 Livres caf6 ...............
.... 1,544 Cuirs en poil ...............

TOTAL.............

C L ONES Sl AG NOLE S.
. .... 00 Livres cncao.. ..........
......... Et divers torineiibs et marchan:
discs sehus, a.h.i.ic dans les
oagasims de commerce de cette
vllp '.. ............


'4baimh 1493 tonal, TOTAL
+; ,.


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7,o033 88


1,591
437 87

12,028 87


1,837
I2,738

14,575


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So60


S Rt CAPITULATION.,
-..----. -


ENTtlPe DES BiATIMIENS.

.9418 du commerce de Franco... 13,s6x,t51
406go, du omnm crc JAmiiquy.. i6,8'~'5,34
475 des Coloircs JarAii csi... 40,9o8 R5
75 d'une des villes ans atiques 46,999
SIa dJe Colod(,si. ,iglie,. ;. 6,3,7x9 *5
*SiA (BC'l[, espagnolc.... 900,207 38

TTotAL........ 3I,gt,os 8


DAtim!
&i
375 -
to

7
24


SORTIE DE
Tonn.
16599 du comrmercc
43143 du cominemte
839 "des Colonict
75 de Hollaude.
423 des Colonies
1493 des Colonics


S BAATI IENS r,

e de France .. 9,650,857 8
d'Amdriqoc. 5,08a,926 88
danoics..... 7,o33 88
.... ....... r ,1 8 67
anglaiscs .... 14,575
cspagnoles... iGo
Tora.!...1. 74,767,$58 45


,je PiWc.I;... .
de San Yago;....
de Ia Havaune...
de 1a Louisiane ..
d Cidi.. .. ..... .
d la C6te Fnrmne
de Cuba....... .
de Cu ia'lliJ .... *
d Sailit- Aindid et
aitfe ports....









3" b;tu 1 "1 6 "n0 .
";----~


L'inportation exceed de 7,,15c',4.t fr. 43 ccnt,


.. ---: ---- ---~l1--6_ -


I ATI MEN S.


_ ~ ~IIII ~EL~ I Ld~ -s--_*rll--12


_ -Ilp--L.UII"~Mlrramblil~L11~-illj*hCLit


__ I11_ _Y__
-n


I


SA G R U LT U (R .
h.rp/,ort f4it e la Sociite d'aginiturt du d .
ioetwnt de la Seine par une rcomainasion cotrtfinOs,
des citoylt l$ tanoiq (,lh Nreuft.it,. a. ).. riat' ,
S eKrgou, adiiinttiateur desfoets;- ChA$irIt,
tmembre du tribundat, rappoljur. S&'m ,w'd
1 r nivios an II.

Ct ro YE N S
La commission qiue vo'is avc isoriir :+i polik
vous reindre compete des traviux eiiltepiis pa l
citoyen Douette-lichardot, 'bornlra sotn '* i.., a 1'
simple xpositiOn des laiisi '
Car c ce e sent jas de x.irr, projects, d'avitde
itcuati,,l.i toujprs pt~esis ~ots le nom ei-'
I Ui i'uliileI pul liqS1 ; ce so i, .10 f. O, e'i
vices r1eeL .iIi I. uIJ injImaIi: ilnt jupilh .1 ti; ,
citoy r tb <.iuell -lin{h< lulaI. I. ,' ',
La Society d'agticuLture n e la ,Seine trendji a.ce t
art un sen icti.,l,_-!.,u lo'squ<, daue.s ld a ls .a
elle atcorla pue ia.-J.l.ile '.qi.oui. L, I e.
cioye l digue d Ce nn. m.
SO voulut bi'll oire;;qupe I'hotmeinequi avait
onbtcnu vote 5ulia.i,: a' Lnjil., pan 1," tales ; otl
Svoulut blen allte visitor ses JLiA%\ .;et tccui ilqul
qui nagueres n'etait qu'ulrz .,:.r'ulu r u n lholIr, Ie
cquil lallait ceoi,'.!,l r it ,es.,fpaens fut apple
de toutes parts pour condijaie les tavyaux l I plus
important.* ..
C'est done rendre un nouveau- service, plus
encore a agriculture qu'atr cit. Douette-Ricliardot.
de fire connaitre les nouveaux travaux qu'il a
entrepris.' Au bruitt de ,ses success o6 de la rei-oi-
pense que vous leur avez accordee, des piupric'
tires sesont adressls a cit. Douette-Richardol ,
at out faith des entreprises utiles ; la leciure dii
'rappOrt de.votre commission .. p)isieurs propiIe-C
tires peuvent imiter l;exenpte des preniieti, ct
kere, suvis par beaucoup d'aures.
'Tel est Ie tiiotif'qui vous a determine, Ai former
uiie commission ; ce' rnine 'niofif .lun l. porter a
enter dans lqjiulqu'esi d6t;ils qWiti fassent bien con-
Ilnair Ie cit," DotietteRilh'iaridot et.ses otvrages; "
N6 avec une tres-modique fortune, Doue.t:-
Richaidot rgut l de ia nature 'une ame -atdenite
unle iiiliiguable activity ,6 u ine fermete de caracterkt
Ipropre a vaincre tous les obstacles, braver jts-
n'il'ironie qtii trop sotuvnt eir France vient
decourager celui qui lait les premiers pas dans tinei
carrier nouvelle sur- toutt dans" celle de l'agri-
cultite, :
Le ciloyen Caroillon de Mclleille i:riche 'bt'+
gociani," posscdait pret L.jgiis un' sol mIare
cageux, au fond d'ln vallon enMirunnd de milon
tagnes aides. Doulcie-Rich.alol 'defriche li nimot-.
tagne et, desseche le marais; bentb6t trente riilq':
pieds d'arbtes les cOuvrenrt et -iahfond s' leve und
pipinicle de cmtquante mille sujets: des praities'
amicicillc .les environment ; des ibestiaux de diflt-
renic races normandes stiwses t autres, ,ielent
croiser les races du pays.. ; i
Mais l'eivie succede: Petonmenmei't ., da;4
its premiers nmomens de la. tvblutiots', tout est
a\ aCe', les arbrss arrachid, les beatiaux mis' en
iLi ni aiil n. '
Douette-lichardot ne ,peid p.' courage il plarind
alferme', pour neufans, l'cxploination d'un bois
*nomme le Gorge6t de V.ilpllr.k. 1 propose au ptI
prietaite de dessecher le marais i bitnl6tvingt deu-
soirces sor r c-.riTrcnei reunies dans un seul i:,-i
servoir don't les eatm sortent A volonti pout 'ir-
rigation : trente-cinmq nil pieds d'arbres y soit
plants :le .terrein, attend soixante mille suIjets
et Douette- Rich i.Ilot dffre au ploprietaire cent
vingt myriagranmmes de fromnent etautant d'avoine
pendant vingt-sept ars i d'un terreit qui ne ralair
que quatre li. L, de Eievenu ; ;la defense totale de
':ribl-.cIiLacnt a et d de, 4i 5uo0o francs. (i) Les
arbres sculs valent auj.'urd hun le double de ctete
some ; et la preuve q.ue I'ejsimalii.i n'est pat
force, c'est que les (lli.ca ie sunt pas .C..:l1'1t.;
par le piopritaire.
Votre commission ne doil point vous laissev
ignorer que les diicuiuilt ej '-ri'opposail U nature ne
furent pas les scules it vaiucre par, e citf Douette.
Richardot. .
Ses premiers travanx furenrt dCtruits, c'etait,
dit-on,, lui rendre service i le preserver de sa
ruine total. Elle 1'et itc on. effect, sans lnergie
du sous-prctet de Langres (a). tl osa dclfedre do
frequenter soit de nit, sPit deJjour, le Gorgeos
de Valplle, sans unepermission du cit. Dl)Octii.-
Uichardo.t.
'11 charged les gardes clma-nF tes de la surveil
lance, et.heureusement its obeirent.
Sarns letiactivit sans I'energie du sous-pri-fe
et dej rjunfltiplitds, tout cl iit Jdtrtii, vous,r au-
riez p, riLuriolune Icj Irivaxi deDoueite-llichardot.
iln'cim LpIs cri imite par bvwil'aui,,u d'adtres.
Exemple f.11ipant de ce que i.,jilmi., pour
I'agriculture, 'appui dea lois etde laItltnimtration
publique sans lequel la propriety ne petit se re-
ever, et l'agtictlture fire des progrs en Flatnce
C'tst a cette epoqueue e sur le rcmim; rnaJ
unanime de Iadministration du drp.rlnrrin t yious
decernites Douette-Richardot Ui.e nicJaile r-
couragement Voici qunes furent les fruits et les
rlciL deL cette d1 oinl iiri ;,: .

(I) D'sprs fti rapport du sous-prdfet.
i) lJt aji..,l Bcrrtc t (n ta-s imlat.


.............











538


I.e ci'i,-on d.'ltle. ail, dri.llt i.ropi,.'-lnie (') ap-
pelle Dotiette--Richardot et peu aprs trente-
deux sources .au lieu d'inonider le terreir ,o lictll
Un seul reservoir; douze nille pieds d 'jsl..ie ario
plants, le terrein' prepare' pour t'ente mrille autres
en pepiniere destiisee a lat i1 .ltatji,4 d. na I ji fite:
liiet arrs. .. '' '''
L'eablissement n'a pas cofit& Ilus de iroo fr.
I.a repLuatiou de Douette Richardot s'e6teil
Z c ses ssueces.; de tous c6t6 ii et apple ii
potted par-tout ses ateliers,,son infatigable activity ;
c;ar Co (4 oDCont pas des conscils qu'il v. donner,
des ,pla.s qu'll vs proposer ce sout dis bras, et
des bras bien diriges qu'il va oflir ;u4 a ulivia-
teurs. A lienne ( Haute-Marne) uut sol titid. s'tait
dejaJ convert d'arbr's fI uitiets.'
Un "autte atelief conduit d'hutres travaux a la
Maisori-neuve pres Langtes.
'Doiette Ricbiidot est demanded a Arc en-
Bartois (Haute-Maree) : fin'tatais est desschie,
tin bois et des prairies voi'tle remplacer ; it semble
qu'a la vue de cet hli.n.ilc industrieux les ea,,,
se reticent pour cider a f'agriculture Ic sol qu niles
inondent.
De tous c6tis D6uettc-Rihtardot est appe!.
Le citoyen Charl'es Idi-4crit de la Haute-Sabne ;
t VIerin sacrifice un' de/vs mitunens ,potr foui ni r iha
1 mvUi unl itabliisscnmentt tattle aux prop, iiiatres et ani
,, ultivatteus visions. Je sais que plusieurs depar.
,1 teens vous sullicitent d'aller leur porter les fruits
, piecieux de votre industries : i titre de citoyen ,je
Sne vous demand pas. une prdetrence exclusive,
ii mais les moyens de concoutir avec vous a un
1, objet d'tdi.Ptihpblique i, : .
Le citoenh Vichard propriktair it:' Langres ,
s'ctonce ainsi:
je possede an Valdonne un terrein considd-
table inculte; j'ai toujours 6te atreti par les
a, dilhcules qu'il presence. A mon retour de Paris
votre teputatio mn-ma conduit s Valpelle et: a
: Servain; je tm'y.suis .convaincu .qui rie ti ne resisre
a un travail Opiuiatrt ,et bienl diii,':" j ai apv.
0i ,~as tales, a yatrt, constance,, lqtr.ibut 4:estime
1l qu i!,. ?Tritent ; j ai ix..m,es intI .,iluLio;:a; nmais,,
pour extater j'ai .besoi,n de yvt ecousels ;ete de
I, vos ialyns. ,
Le 20 trumnaire ilc'.. r, le gpqnra), Vetgnes
prefet de la Haute-Sa6oe ,c.jvaiai.a citt. Douette-,
ich latrdot; .. .
:, J'emnploieraitous les moyens qui sont en mon
,,,pouvoir pourfaire respectera vos utiles trvaux et
1- os riches plantations, si vous veriez poster votre
n activil et vos lunieres dans le departeimen t dent
l. I'radrniis1atlion im'Let contie. ,
j:,f purrais vous. ontrer-. L citoyen Dpuette-Ri-
clQtI Qti apple a Sillc, prtrs R-irtqs, de partement
(!e la .Mirne; a B.l.i.i' Aube deaparteircntr .de
'Aub par le eniical Voiulllenonti ; aValdonne
(fliaetc-Mliatse); .\Huiuws, ia Bourg, mrne t dpat-'
ia.emiit etc. etc. W
A:la vue de demands si multiplidei.,je 'regret.
tais quc Douette-Richardot nce pt etre" par-tout
i-la-fois ; j'v serai, m'a-t-il repondu ; j'aii desrfrer,
do.. t(herfs '.4ielt trtt ll'geas ; je [i.ui ronduire vin't
atiliers. Toss, cs faits et un grand nombre que je
trdulit i citc(I 0 soult app4ois, par les' t&noignages6
ls p',a eL'tcicta.blds du prinet et du sous-iplct ,et
d' n.'UiaItij.'n.it et par lcs citoyels les plus "3 -
con0it andables (3 ).
En multipliatit les citations, je 'aijontesas lien a
votre conivaicio des services rendus par lc ciloyen
Douetie-Richardjt ; je me hate d'ativer aux t bser-
V,.iions que les tijts out dia le-ti a vote commission.
Les travaux d., cit. Douette-Richardot Ire soot
as juSN ici d ces graid.iJi conception s qui out
fit soitir la Hollande ,'ice partic des Paib-B:ts et
dge I'aicieu Poioti de dessouis les caux de la mer
pour ies renidre a agriculture.
Ces tastes nitiep.rii< sepresentett rareme,nt;
cells du cioyeA Douette-Richardot offient dle. tia-
vaux moin imnportans riais ils soot nminernment
miles; mais ii ~tiit sans thoyens ; mais ii lui a tallu
vainicre routes les dilficultis de"la nature, touts
les opposition de l'amour-propie, de l'eivie
irrit c..
A tout cel ila' opo4ls des talens, ne infatigable
activity ,, une grind e tdirmet* 'de caractere : c.pen-
dantil 'l u'eit rencontre des adniristrateurs tertnes
et eclairs ; si le :pris que lui a dkcerni la Socitd
d(;griculturie 'eu ait tait are l'envict n'est excite
la curiosity des aittet.-cultivateurs I, les talnlensdes
travaux les examples do, cit. Douette.Richardot
taxientt perdusl poUr lui pour 'tes Concitoyc-s,
pour la chose publique : et combien en t-il en
Fiance de cuhivateurs eclairs, d hommeg ernei-
..i,,(U'es lent les talOns.tont crirouis et-les lotss
I Ipi imi.., parce qul sis I)'ant p.is td prot6gC ,.
6ecutus ; parc e que I'arictilttuc ne irouv, encore
datns nos lois nitli'lles, ni ptil cLioan. nisri Siet !
-Mais bienrot ses nitll.eu., olln css cIr Sous le
touvernemnent reparzatcur dc la France, 'a'gri-
culture sera protigee par .Iln I'cn cde de police
rutale (4), e t la proI.rEce bonciere sera en Fi.uine
kti viretable fPlpfrierlt.

(2) II demcure A'Villers-lcs-Aprey, et possedc A Setvain
(thautc-Marne) u vast tetrrei mniacageux.
(3) Ces picc to0ut deposesc aux atdiivct de la Socikt
d ,a ilinitral dti dipaiteinent de I Seine.
,(4) II t'est persoanc initruit cu economie politique, qu
ae tacle qu'Uis code rural, itnpritn i a ii ue peiat coti
tuir i a- culturt-dee ciaque-ddpartrmcnt ; mail un bor
cod de polilet turale coUvvicut Ia tout connce u e n Coda it d
police cit.ilt Tout le rctte et ;il..a.ICLtl.ii.' e C. d. domaaina
de radtniaittrationt.


D"j I li,-i;rnmeetonviwant qui preside i, nos cdes-
tin-es, a reposeile Cpacte social sur la vaste base-
de la propritni I ont il avait e dcplac,.
SI'.r'(oGtvi-rrrl.mFi-_ie s'.i<.,re dIin meilleure re-
^paittmn n dr I il.piat fotoncer.
L'agriculiure n sera donc point oublie ses
interits e seront point ,rtecoinp.s,; et t.i p.ar
Sune seule medaille vops avei pu rendre utile
.a plusieurs depwrternens les t alens' d'ui simple
Scitoyel que pourra Ic Gouvernemetnt avec hl force
d'opinion qui I'erviionne:? Ot peut s'elever I'agri--
culture, sur le sol le plus heureux., le plus vane, ,
cultive par des Francais; protegee, honoree par
un Gouvernement fortt et nergique
DIj:, dans plusieurs departemens, la terre
s'en igueillit d'etre (ulrivee par des ilairis ttionm-
ph l .; plusieurs gendeaux ont acquis des pr--
priteles les habiitnt et y. vemsept.de gtrands capti
taux : apids avoir dIeendu, par leurs arnes,. le
territoire irangais ils peuvent )'enrichir le fer-
ti! ser par I'exemple de bones cultures. Qu'a son
tour, le PREMIER COi:SULL'detache un des lau-'
,riels que lui a doriiAs la victoire, qu'il le.pose
sar le soc de'la-chatrue i bientit }es landes, les
bruyeres Ili>1.ia1itr.oip t deviendront fertiles.; les
Imarais feront pJace it de riches knoissons en la
France tiouvera encore su srsn ipropre-sol des
richesses e ales a ceAles que dlauties nations attend'
dent de Icturs colonies les plus itendues.
Le but .constant de la Societ a etC de pro-
pager ces iddes ein appelant sur I'agriculture lat-k
teitionun du Gouverneentut, en cherchant i former,
sur cet art --ne veritable opinion-publique.
C'est par ces nmemes motifs qua la commission
que vous avez !nonmm e vous propose l'arretd
!suivant :
r La' Sociti dc'agriculture du d6partement de
la Sine', voulantidonner'au cit. Douette-Richardot
une marque de son estime pour ses utiles travaux,
'dlsiiant encourager toun les citoyens qui, come.
lui se d6voueropt aux progr s ade art agricole;
S' Persuade qu'it est de l'intirtt public que les
talents du citoyen Douette-Richardot soient connus
du'Gouvernenment, dis adminisirateurs et de tous
les holnmes instruits en agriculture; arrbte:
1o. Le rapport expositif des travaux. du citoyen
Douette Richardbt sera imprimr-au nombre de
cinq cents exemplaires.
S go. I1 en sea delivr cent A ce citoyen.
3- I1 en sera adtesse aux prefets, ax .Societie
:d'agFridhlure des dpartemens, et la la ocidte
d Licourajcntiert pour I'iihdstrie national. ,, ..
SN. B. Le citojyen Dolette-Richackdt offre la
Socie '
io.-Le plan visuel de t6us les terreins qu'il a mis
et mettra4mn valeur. .
go. L'expnse dep moyerzi empioyls.dans chaque
locatli .
i 3". Les devise estimatil, ,de claque cnreprise
ien depengeset cr prloduits.

V& R-A 1 i T E S.
iExtrail d'tun MCnioite sutr les bons effetr de 'appli-
catlon -diltkM a dans des cas diesppireis
ErTAT ,i Malaga en ,'an 9. je fus cbOnsult.
,pour uie jeune lernoiselle de vingt'ans qui etait
tde sourde et muette.
le vigitai avec beaucoup d'attetion les organs
affects, je les trouvai dains le meilleur eta,; cepen-
clii, -la langue !me part un teu plus epaisse
qu'elleie Ie cat oldinaircment.
Je hfIn6tilrai si I a mere avatt eprouve quelques
deraigeuenes extraordinaires dars sa grossesse; on
nm'a:;.ura qu elle s'etait parlaiiement bien trouvee
jusqu'au ktuiiiemr mois et demi ; mais qu'a cette
a!epoqule, son mari aant etC poignarde par sou
,donim-stique tu sa~ptrsence, elle lut attaquee subi-
temient d'un ttetiblemept general, accompagne
d'ev:)houissemouns, qui durerent quatre heures;
clle se plaignit de douleuis daus tout le corps, et
ne seeUtalt plus enuer son etnfaht.
II survint une perte qui dura quatre heures, et
cinq jours apres tous ces accident, la malade accou-
cha d'une tile saine et vigoureuse. Elle cut une
nourrice qui s'eaiviait', et qui la laissait nue et
couch6e sur la there etc. Enfin; on s'appercut
quait epoque ordinaite oui les cnans comnmancent.
'a balbuter clle i 'articulait auiunes syllables, et.
micme qu'elle ne poussait aucun cri.
Les parents de Itefantt, apres avoir consulted toun
les gens li.bile, tant en Esiagne qu'en pa)s
strangers. el esiaj lis effets de (eura conseil, se
rebutereut da tant dJ ...emdes inutiles; il iut
aussi dccidli part faculty que cette maladie etait
incurable ct cette d&nuoiselle, qui avnit alors
,sept ans et demi lut abandonnuee la nature
S'jusin.'Ia I'fge de vingt ans, epoque oi je fusconsultk.
Api~e avoir itrement iclli li sur les causes de'
la rnmladie bur les moyens qui avaientt Ctc -et.
ploys sans stuces, sur I'dtat dds organs ainsi
que sur 'inuteligence rare de la jetine pcranneo ,
mon opinion tut qu'il y avait paralysie.
d En Ic.'iL.,ie:ie je me determninai a proposer
application de drux moxas, I'un a la nuquc, ct
''autre souslemoentout le plus prs de la base de
la langue qu'il me fut possible ce moyen parut
r d'abord effayer les parent; je les invitai a taire
r une consultation; niats de touts les persounes
t consultees, il n'y ent qlue Ict clisrurgien en chef
de I'h6pital militaise qui fut de meaon avis.


Leb paraw), Icn> uC par I e,,
chel, me hreint p r, d a. t le jouL or p co
mencer le iitiClik qutc avais propose et. li
3o vetitqse, j .Ippli.jt ai ,auiu deux endrolits .1,,'
les deux moxas, deIa lia lecur d'un ecu de livrci
ia malade sapporta .cete.opelation avei ui gr,.!
courage.
Elle fut pans6e coilvehaliementt; le cinquielit
et Ie sixiete joiis les carrtres s'ct:il]nrUler,li,
du sixiene au septiete,v il surinlt ui, goile,,,
extraordinaire qui occ.upait la.partie antirieuredn
col, et s'etendait jusqu'adx deux sqips, Li lie(r
de suppuration fut violent c; elle dlir:. i'ar .
hiut heures et se t'ertnita ppar di'ibr.ond, tii,n
piratidns a la suite de'squel es. ii snrvitit tnle &up
lion gn&drale. D4 1.2 .au 4 chfte des escarre$
suivie d'une, suppuration c nsidd&able, et, quite
j6urs aprts la languie i uissait d'une grande
etendue de miouvement ;'el e me part alors moins
epailse. ... .. -'
Pour le .oieilles je..fisi faire des fumigations
trois ou quatre fois par jaur : ce ne fut quele
vingti-dleiuIei-ne jour que les conduits auditifs com-
muienercnt t ev.lLner' the grande quantity d'une
iunmeur paisse de couleur jiuniatre. Cet cou-
lement fut consid6&able penidat hiuit a dixjours
et le mal-aise que la ul!aille en eprouva se lfi
,remarquer par sa trissesse (1). i
Apres totes ces crises dcpuiatoires, cle eut
un apptit vo'rae; -elle devint.plusgie' sg n
intelligence s'atcrut. Trente-deux jours aprbs lap -
pliration .des mnoxas, je tis oblige de partir. Je
convins avec le chirurgieti en chef de I ~inpial
militaire, de tout -e qu'il fasidrait fLie-, lors dle
la cessation de la suppuration ; ii me prompt, aitsi
que la famille Riga, parente de la jountc per-
sonni de me donner, tios Ies mois, des di~tils
exacts sur I'etat de la rialade. Je privins its patern
qu'il fallait perdre peu A beu I'usage des signte
iatfriculu et leur substituer la parole, s'ils vou-
laient s'appercevoir bient6t d'une .undilioratiorn en.
-sible dans les organe de l'ouie et de la parole,
SDeux letires que j'ai recdes de M ne Rigil rt
une de la mere de lajeune personnel (l), as'uriit
positivement qu'elle entend trsbhieu ci qiuile
prononce tredsdistinctement les mois qu'elle. spit;
et qaie si elle n'a pas encore de conversation suivie,
ce West-pas par difficult c ptsotontciati i ,' ais
parce qu'elle ne salt pas encore" *a laanguc quo
parleit ses parents.
J. B. PARROtSSE, membretde pfl.siertt academies:a
du college royal des Wndecins de Madrid.

S AU R't )'AIC TEI -
Paris, 'l 30 oanvier (it rluvi.sri
SON:lit, citoyen daris Ic Moniteur, 0n i i, sbus
I.e titrei ETATS UNIS *D'AMLRIJE paragraphe
BOSTiON,, que M. de: Grenier, ancie chefde d;oi,.iu
de la marine r ovale de Francr, est mort lieutenant-
gntrail des arneces navales et qiu'on y public son
ouVrage sur lessiets et courans des mers"de toul
I, globe. Ceci ne peut-8tre que le risihat d'une
errcur, J'ai eu le malheur.de perdre mon pere ily
a trois semaines*, et il est mort a Paris. 11 est encore
inexact de dire que l'on public A Bostousso oun 9arag_
puisqu'il a adresse (en mourant) le matiusriit h
M. de Fleurieu. conseiller d'itat, en le priant de
renettre I'ouvrage i M. deLaplace, senateur,chef d(
bureau des longitudes, pour obtenir, av.ant de 10
faire imprimer, 'approbaion qu'il tegrd.itd iah ,n,,e
nicessaire. Je vous.prie, citoyen, d'inserer ma
lettre dans votre journal ; elle suffira je prisunue
pour rectifier cette erreur. que je dois attribuet
au prospectus anglais publiC par mon pere A40'c
depatt d'Ain&rique, et aiu traducteur qui, dains
cette phrase I lats commodore in the fre Al roy'a
navy s'est mepis sur le sens du mot late.
J'ai 'honneur de vous saluer .
A. oe GREENER.,
(i) Lea conduits auditirs farcgt escorries par faboadanlce
et t'acrimonie de I'lamtnchr.
(2) La mere s'expriane ainsi t i. Monsicur, ix semain"
april votre depart, oti ctilbra la ftcte d'un saint, luil
t la veilc, fut ~a.snoncc part I son de toutle le clao hlc
cc bruit, jusqu'alOrT incoanu: a ma fill lui cat"s u"
., .tonuement tnial de joic, que je partagai ; deptuit c"t
,, dpoque, I'ouie 'est reudue chez ie beaucoup plus sousibi
i ,je vous I'iunonce av c le plus grand plaisir, ct toute I
reconnaissance que vous mdrito l. tufin, la cessation ttal
de la aurdit et complete; ell ,ulead r.,i al" i ''"i
coUvcrsatiots ; lorsqu'on l'appelle a e ll' rdpOd; "
Spals bceoin pour clia' d'dieverp I voix pour tre enteudu
d erlle ; lle' dit, comme vou le saves, trailtacitumne,
et d'une milancolic affreuse ue vowlit jamai voir pert
Stsonne. Ah! monsieur, quel hdurgux chabgement vous ave
oprS! -
c-----o mssr~ -i~ d 9 E.
CO U R SDU 'CHAN A
Bourse du 1t pluvidoste
SFE r T s P IS t 0
Cinq pour cent .............. ** f ,
Jouissance- de germinal an II....." .
Id. j6uis. dui er vendemiaire an 3 1, f.'
Non depose...,,............5*** ,o
Bons de remboursement.......*..* t 5o c
Actinsi de la Banquc de Frrac-- 1I 3Q7

S SPECTACLE S.
Thditr* Franais de la Ripubliqu, t e "l LOt
Aujourd. Cinians; le Skducteu at'utO"iU* dio
Theitrc Louvois. Auuj 1e Pere d'occasion "Mdi
et Rampant, et la cornmesse '

De 'impritmerie de( H Agasse, propr S'~
du Moniteur ; rue de PoitCInP i,


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E XT E R IL E U R.
SR U S S, I E,


pittrcbourg, Ik., fjanier( q nivo fe,

L'ACArriivv Ades ars' a tenu le 5 di rmois
iernifr, unle siance publique dahs'liquelle il .
Sdiistiibye des m6dailles d'or et d'algeit aux
glevs quip I'etaieInt di.aitgiuc1 par leurs ouvrae.'s.
,, o m ,comync m onlm-
I'acadetitie a ,g,.', en memc aeni ,c')nli iia tln-
i'rs hliooriir-s M1. de Murawtvew ct lek coia.e Se-
verin Potocki; fUe iedlemiaiu ,jour aii'nni saiite dei.
inaissatnce de, S. M. 'empereur, I'acaidgiri, a
onitif ui bal., ,,.
D'apres llc nouveau reglement, I'acadgnie pro-
seta aarinueltemerit desP prix pour 'execution des
.'r nait .'t,: ,biaux. bustes', siatues representant
Iles grands ihoinni.s odes sujets pris dans h'lis-
(i;re dte 'Eripire de Iussie et qui'seroht expo--
:1 ai P.Jl.Ai ilacljrial dans une galerie particuliere.
IL ta:bi:c!i fournar.t tous les aris, a cet effet, une
*lmme di' ;10,ooo roubles.
S "


AL
ienal- ,


L E M A G N E.
le 17 janvier (2 7 nivose.)


Rtwript t'adeksi t cb'nstil dd glrre de la court et
:' lu (v,'r,',itndans gfnieraur etc. concernant li
' fnOvdll, ognisat)oi it Ild hitb, ,btib j des tra-
taux du department de la guerre.
S. M. l'empereur par ;'son reglement du 29
scpienibrie iSo en tracant :l'tendue du ddo'r-
loment de la igerre, a ordonn6 de.simplifier le
trakail non-sculnemcrt du lonssil. de guerre de' la
cour,tCL de scs difrcutes .branches, mais aussi
dp tout ce qui concerue la comptabilitt.
SPar ce rsglemnrit, ainsi que par an naatre du
4 octobre 180o le conseil de guerre de la court
iu ihvitc a proposer les moyens co'nvenables pour
iFfcuer une nmilleurc distribution du travail une
dmininistilion plus simple de la chanceljerie et
lb riforme de quelques abus dans !'organisation.
SAu rirombre des vices de administration du
d liartnmetit de-la guerte doit etre compti princi-
palemcnt celui dontonn s'est apperue i.ntr de fiis
au pidju,.lie de I'.npire dans toutes les guerres
d fe Ia aison d'Auniiilie et qui a 6t suffisamment
dlrontre par plisieurs generaux m&re des puis-
dances ihangeres ; c'est-a-dire que les aff.ires mili-
Slairts, non-.-tultmeni pendant la paix, mais encore
pendant la guerre, talent d4cildes en supreme
nirarice par on conseil, compose enh grande paruie
docemnbres de 'dtat civil, et non de militaires.
Cet inconvenient se ptcseiate. vidernment, si l'o0
tonsidere que jusqu'a present des pesonnes de
lur civil qui ne possedent hullement les connais-
tissances necessaires pour juger\ce qui. appartient
prrementl I'art de la guerre out rpniL et
Cat6i ean supreme instance sur 'etat du gne et de
arillerde. en e e
La distribution systkmatique des travaux est ega-
Itieeut d6fectueuse dans les autres ddpartemens de
letonomie polidique. 11 en resu!te beaucoup de
ti0ordre; souvent le meme objdt est discute dans
deux diffrens departemens qui en d6cident diver-
.tment.
Souvent aussi des choses de peu d'importance
Mnt sloinises au conscil assembly.
Ie rapport mCme est geriralement defectueux
tt s imparfait, que les membres de I'assemblee
e PCevEnt se former une idWe claiie de laffaire
don it sagit, et par consequent ceux qui doivent
~ter sont souvent hours d'etat d'dtnettre leur opi-
Oton avcc conviction et une parfaite connaissance
de l chose.
SEn gen6tal, la mnthode de dcider par le scrutiny
dian.toutes les affairs sans exception n'est point
'PPliaie Ia o k les plus important objets relatifs i
I'n c sn.tol d'rune nature tout a faitI hiUroene ,
ilit qla'il ean cit du conseil de guertc de la court.
diteur du department des vivres pent bien
t"nllare cette parties, et cependant ignore ce qui
tncerne les attributions du directeur de 1'habille-
.Mnt en t tous lts deux, sans prejudice de leur in
tligence peuvent &re hours d'ttat de juger ce qui
0.ce remote ou Ie recrutenient.
Un"are inconvenient de ces assemblies du
rciil. cest que touts les expiditionl soet ordi-
i"err ent premises d'une seance 'autre et qucl-
nfRC te)nvoy'Mes a une troisiemie. C'est ainsi (ue
Will taCrcumulmnt et ce retardent; il est x.nvC
Sie que 1'alyire )a plus important a eie remnie
Und wrt, tre sa-c maigtr le danger qui existait
ute ce t id pit d nir Ipejulicbilc.
l krlP t d ( 1 1


, 't.


Toute expedition a jusqu'A present etd signer du
prenuea- co.is'eiller de gieuease el d u1 tiUne~il! r.de la
cdur, de service. C'est donc talttot un conseiller
le la tour du tli"parteient die la justice. I.jntit uri
autre qui ,sjgne les expditions dt tous lei autres
dpairtemeti, qiiqu'il a'nn aii'pa 'la nmoindte con-
naissance et par coinseq[ent, ne plihse auctie:-
mnenat tre sidu responsablte d& s si'guature tout
a fa i.t itlqtile., t .. I
II est done abiollument tvcesi:ilr lile chaque
brarihe de I'auiiuarlatiortnn 't ict an poiit central.
Jusq'- presnr't.reslqu toutea le, 'C afaries militaires
des provinces de 1Enmpire se iap[potaJlietn u coitiil
de guerre de l.a cotur A I''e:ceipion de I'admirmit~r .
tion des invalides et des Ihol,'3ux qi i ajai.r:i, unLI
.'cor..I point ctilit.1 iAul.or donid dans. tn biair-au
particttlier. Uni Jdub 'e dui.leioan eijii d,,';c nie,(cFs-
saire par laquelle-tes affairei se r.sliltens aii ent (Ik1 cs
frais de I'adini.iii-.iiiuaI a i'umeniaieit snanS uil
en rdsulhit la m.indlic uiliac, au grand pidCjUIe,
au contraire, du service....
Ds l'instant ou je me .uis cliar- dlu mintstere
de la guerre, routes mes pen.p.eei et tous tpes
efforts out ;et employes pour simnliher Ct pour
mieux organiser la. march des. a faires ain de
mentre plus d'harmnnie, plus d'ordre et plus d'd-
nergie dans les differences branches di ddpaineren-nt
de la guerre, en le conduisaht, avec les nqmir.rdes
frais possibles .a une certain perleclipi. e tus
oblige de proceder doucenen et d'agit avec a plus
grande precaution, pour ne pas produire par la
reform de quelques abus d'autres inconveniens;
!e fus oblige d'examiner atteriivtmLnt les defauts
les plus marquans dans leur source et dans oute
leur etendue, afin de trouver des mnoyens stirs et
conformes ,aux desirs de S. M. et aux miiens, pour
les d6raciner.
Aprts avoir obtenu sur tous ces pioinis les c6n-
naissances requises, j'ai cib, de mon devoir de'
metire sous les yeux de S. M. mes prcposiiMins
relatives a une distribution plus simple des tra-
vaux dans le conseil de guerre de la court, et qui
fitt en merie teamss plus reguliere et plus conve-
nable; d'o jil rdsulte, en premier lieu. que, desor-
mais, dans I'administration central du departe-
ment de la guerre, cinquante places seront suppri-
mnes, et 75,53o floiins d'appoinitmens scront cpar-
gnes, sans computer les frai de buseaux.
S. M; a daignd approuver ces propositions, et
a cet effect je reglenient suivant a ite donnd.
Distribution des dipartemens du tonseil de guerre
de la cour.
Ils-sont cornposis:
o De la division du militaire;
2o De la division de '&conomie politiqne;
30 De celle de la justice,
P R M I E R..
La division du militaire est subdivisec ainsi qu'il
suit :
to La direction du Militaire.
Elle .Imnrlnud le personnel des officiers-g6n&-
raux et de tous les autres ofiiciers des different
corps, a exception de l'artilleric et du corps du
genie.
Elie est charge de la listed de conduit des can-
didais pour les places d'ofticiers, de la promotion
des officers d'apres le system adopt de la pen-
sion des oficiers genraux de inspection des
gardens, des cones et des permission de marige
des otficiers; de ia distribution des Ordres militaires
taut celui de Marie-Therese, que celui d'Elisa-
beth, etc.
Elle s'occupe ensuite' du r glement de l'exercice
ct du service des manceuvres de l'infanterie et de
la caivaleie de leut arrnement, en un mot de
tout ce qui a rapport a l'organisation, a lecxerciute,
aux solutions et de tout cce qui concern le pr-
fectionnement de l'infantericlet de la cavalerie.
le me reserve I'inspection particuliere de cc d6-
partemennt, ainsi que la direction des objets nili-
taires d'une importance majeure.
j'ordonnerai conformnnient aux circonstances,
les measures necessaires pour m'instruire de I'etat
des troupes de l'organisation convenable de
chaque classes, de 'esprit dmilitaire du corps d'offi-
cietrs et de a discipline des soldats.
Le chef de Y1tatmtajor du marechal-general-des-
logis -conservera ses functions.
Tout ce qui concern Ies points et chauss&es, les
pionniers. les pontopnieis, le mouvement et la
mi.ache des troupes, l'acqusition tds cartes et
livrcs militaires. la garde des archives; tous ces
JIlails dependeront du department de P'tat-
major du Inarechdal-gt6nral-des-logis.-


'e' bueau -de lcea u(,arE j' rl t4Ii s'i ..d ,,
mai. cluraTC de tout ce'q I aptiopo.i ..a Ia mariaie.
td1. Lfte gcttio de ,l'rtqllrf.,
iL'artilletti et seasdiserses bianitiesi la fojftdria
et la reparation des bouthemsrifa de tout alibre,
la fabication .des poudrtii, ) fournitupdWir.rei
ct de, munition aux natipes',. et. Le personnel et
la discipline de I'artillerie, en un mot tout ce qti
compoa..r,a "tuellement.le d pairement. 'deml irtilolia.
sera ausi iCsormais (Jal acoOipClt.e. o.ui
3-. La :dire tio n I'tlaarm.dn gnui. r'MS
'"Ehe;tst harg&'de ttot'ree''tii 'a rIpibrt au'x foce'
tifications, et-en g&ldral Al'ciat de I ingenicur, dL'
mineh\rcetd6i .a).,cur' I3 ".) ; ",.
La diraciop.dce I'ar'illrie et dte I'armer.4, g bie
l.,it done desornmaa irpmedi element ldecider di,,s
loure6 le 'aHjiare' iespe:csiyes qui e'aivni. d;ip'e,
I 'nciCn' ir lemenht de li gn.e!epteie ddu tonseil Je
guerre de la court.
SMais'dcns tous les cas oh le consedl de guerre de
la cour 6tait oblige d'en a irer aiu ministere de la
guerre,'la dilec'lon de I'iarilleriee e de ` arme du
genie doit me faire son rapport i moi-m.a ., pour
apprendre ma decision.
i ...+ ..
ha 'dviion de on ne l' it&htdu., -qa.- ....i
C-tre divisioti comprenl' I~ dFepariremens sii
vans": ".
o: Le dipartIen matr di trrrineranlt a i la renanai4
qli est.ch'are du coinplim.ti dae larmi e en hq.ir~ie t
,et en chevaux. Qutre le onscriplions et le-s e,S;tw
temien, L Jeeieon' dans I'armee, la mortilite,
les invalides, le cong dees troupes, les prisonnieis
de guerre, le baggage t le h.aras'stt-.aissii de sa
competence.' .'
20 tLe dL.artement de I'abd illement ei .d l'',qui-
pemtnt;
-.3 Le defierte;nent des vivres et desfourrages;
4 Le:diparterhtntde .sant;
5o Ls t Iparirten~t tdr Id cormptdi'ilitt;
60 Le bureau du minister de la guerre, qui en,
consecvant ses anciennes oncrions est charge des
aflaires personnelles, er des aitres objets qui ne-
oent pas de la competence des deparrenmeis ci-
dessus danomms, comme le piototole du conseil
de guerre de la court, les archives et I'enregistrc-
ment.

La division' de ta justice ; .;
Cette division sera desormais compose de trois
depaitemens don't l'un s'dccYupra des affairs de
la marine, de tae t e la almatie ; 'aure
de celles de laHongrie et de la Tr.anjlvanrie,; e
le' troisieme des a;laircs dte la' BoDi.mc deC'.la
Moravie, des Deut-G.llicie et des pays' li6ridi-
taires de la maispn d'Alutiiit. ,
Observations gaiiales.
Chaque dupartement agit dans ses foncti6ns,
sans Etre influencing en ren p.lr 1i4s' 44tre gdpar-
temens.
bans e affairs qui exigent une dtcisiijbn sthpd-
rieure les dCpartenmens doiveht"jaire, etr peu d
mots leur rapport.
T.utes le dpches_ doivent dtue signdes. t ex
consitio aule bellico du norn du president et du
conseiller de la cbut du 'dep'rteinent.
Tons lea nmcm.'ire' -qdt;' arrivenrt, doivent tre
adressCs au'conseil de'-uerre de ia court, potir
&tre distribues ensuite aux 'diflarens departemens.
Les depeches des da~p.,,emeus doivent ,cgant mlit
ftre renmses a I'expedition generale du conseil de
guerre de la court.
On conservera la mithode d'n ref&rer de tou;
ce qui arrive, au conseil' de guerre de la cour,
en menla.it d'un c6iwd de li lenfillc la demand ,
et de I'autre la decision ,'et ces feuilles doivept
m'etre premises en original it la lit de claqiti s-I
maine afit que j'aie une parfaite connaissance de
tout ce .qui se passe au conseil de guerrede J
court.
Tous les objets qui peuvent avoir rapport a plu-
sieurs dcpartemens A Fa fois doivent etre cominma-
niques aux diff&rens bureau sans le moindre di-
lai ; ce qui ne souffre point de difficult puisque
les different d6partemens ont leurs bureau au
mame bAtiment. Si, dans un pareil cas les d6-
partemens n'6taient pas d'accord, ils devrouit meut-
tre lears opinions sous mesyeux pour quo j'ca
decide.
Les objets qui concernert tous ics 'd1a1ri,,,.- .
4'uue division, doivent &eti decidds dais une


JcIudi i 't'lii',ri n de1 Ia I /, fbliqe' ( .3 Jefrier 8.0o.' |


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SGAZETI NALE -6 LE' ,MONi ETUR I'V-E

Notu slouitliest 6ui,'O1a' h. n .pi l i1t h souscriptcurs, qu'a dater du'7 rivese oin S., le MoIt csiu* C1es I/|' *. y;'tis U"bfi l. le.
,L----. ----- --- .nI---~_ _l-r__c.__ l--t.--. .. 1' F, ....


SNo 1.34.


. .+ --.ii'. ..











540


vSthfbli A g ttev,,:iA* -*; iti,. S il cSpjerenf,ji
deux ,h ,,ion~ ed, c( t lf ,vi. ls h, cl es alit- <
uriet 6' .j.1ncinblci. I lt quiad o 0111 ourapport aux trois
Ali;JUi6is alur s-il h1 klfu ci-s.tn,-a tsfil ie-g .-
ale de tout le cyjtiludg ti jIpK e eiurt,, -:n
S.1) ui ales cas.0oi un d 'partement se dul e id -
utie aihaire, les deux chefs de ce departemept., c',st-
1-dire le general et le redfrendaire, sont fesb~sta-
yeils didgc is;oi mais dans le rs fInaeassea -
blee aura lieg, le refirendaire sel est responsable
,' de in Ih a : .id 4 ti 'th 1 n ', *) .
D'ap'ie? es P.S, e just eDnsp-.lt
je saurai juger et liut\ir lis e'rteuis qul paivlendirotl
a .'tiuhi4.otu inc0. tuel feii auitowiardiie, 'tun
plIb.~ roihciti'i al prci, 'da.ia l najest. c'.'ntper~i.
dJS:s;rttspl9asat is e .dis.ltiuLipn!',pour cnx i ltai
sie -sqnadlwnt :d!si Icurn I nctionn patr un, nbble
Sel .. I
.-Aliin.qt Ie A l- affahies Ik- o'u'ffrent abrtlne inier-
raption et que hiaquLe ihdividu a'it aset dl t ems
pour se prepaicr a se fonctiin d da.ts catte nauvelle
orgalnisTiu., cl enQ oN4meCcera qu' 4qul r.du n4pis
Oe .vfer pYihairI j5.; In -
8igni, i'ARtHfD u CHAR.t.ts4fafdd4nawrihal.",
Apostille de la propre miin de sa mdtaj; 'r
J'apIrttorie dansto6s ses details cette or 'gaisation
Serirnmatique et conv'tnehAible le ifqdciniitJuionl t i
trale du dd1parterriedt"cddla guerre.

'!, N G t'L ir '"-

"*. nd Lndires' \'1 7 jtaizir ( 7 /l.upihi;e. );"
LE roi et la princess Sophie sont enti6rement
T6tabljs du rhume opirtltte ont ils out it& atteints,
La pdincease AugutC eC. euecore indispaos, *"
On a 2pplis icjav vlc Ilne grande satijci ion
quc le vhisseau du rot ii l irbr est arrive hieutcu-
sement de la Jarpaique dans )a baie deRantry, en
lfidLe 'I 'aprCT i'iie''dadigEs use taverse Il avait
tAld o,00oo do' -i:. en especes. Arsi. s c Ptailnles
6ai .'ilit eues iiu ce vjii seai ont toileujcineai

---- i Iein ses. i 'IT" d annoprji q1qq
fts illoulvemelis InquicEans q y Ctaleiii Inirle e,
ne sont pas encore .jpp;(ise, mais qu'.n est' ans
inqultludes surlc s suile.. Cependant l est ir r cnnil
de nouvelles violence en diff&ress comtds.
-,- I.ient' de s' conmmctte *un Tneuntre hrrible
I'hopital royal de GQaenwich.' Uwn'dei muriul' in-
valides, d'un C ijctqri li(ss qi.crellc L4, av it 6t~
puni, il y a quelqle; tems, sur la d npnciatipn
e dclie d ~ 'e b cain itr.a;. Reiolu de ge vene "e it
i'est reidc d s.inie'di"'1en'.jnt nuit 'nla'ibanbrle
6'i cdciicnlI pi AO 'ibl' les Iobjlfet de sor iresen-
tilerit' tUn i.1 cu 'h uretiscmarit couchair cen t
nmlt lrr de t h.lpi, Lc G'l-a arnie d'un p;i .r:r
(b.arre id l: t'es-pc-iante a -'c liq'iellc e orf inise I,:
fen ), a fait sauter 4Aunseul coup la cervelle de
son malheureux caniarAid qii6i tait enseveli dans
un profaod ssrgntegl. al Itx en6tuite dans la cham-
bre voisine pour assolnmer. linvalide qui y cqu-
chait P;incas i'il ftt veillr ; inals celul-c i, qui
a ait eniendu rlb cOip a fait come s'il etait pio-
foridmetien edonmi; Ioisqiae l'assassin a itc retuic,
il a'aipi~16 la garde qqii st venue arrtter le cou-
ptble qui a fair une vigoureusc resistance. '

REPUBLIQUIE FRANA ISE.
CO L'O N I E S.
Saint.-Domigur 23 frimaire.
., .ii depri-,brjiaae quji 2tait atiltndue Cd.inl es
ppij-era jouxrs e bain4tainiIc, est akrivs dan4s le
courant de frimaire.
ARMt DE DE SAINT-'DOMINGUE.
0 R D' R 'E j' j, o0 0 .
SOn1 D9 oD. jOI4.1
.1, l 4 fiisatqr,. If ,L'wlp,edntion cgntxe, lei ort-
Daphi},q, aux ,qdic du grnci;al tidodivision,
"Nl;i|sUK, s'csi pisrintlc. ,vant cctte place, le o0 de
cc n, is ,i dux hicurei die I'apri..nid.li d 1q, b igrtqds
ou( t onltc partioutde i, re ,siaince mi; les batil
oii ns dc fliat se sont places avec taqt p prompt-'
tude ct d'intelligene, pour caionner les forts .e
mpraotget la'destente; he' dabarquemntent 'est operQ
avee tant d'enscrnblc et de cilort6, qut l'ennemni a
bient6t & 6 culbutk su'r t'ous' 1s points; il a a th'
Vomuulvi avec bide tell vivacite, 'qu'it a 6te con-
ttaint d~ltandcnnier les canons qu'il voulait emme-
j er, et qu'il n'a ei'le teams d'iicendier que cihq
iaisons. 'LA s progres'du. fu out etC piomptermeiit
srretCs par Iactivite des troupes; viunt-cinq ipn tces
'artilh lic ., sans compter(clls du loll a.'ii t-Jo. eplh,
oni tombies cn note pouvoir : la ,pcite dcs rbvr,'e
a 6ie cbiIid,.sable, et nous avons ete.assethouurux,
popr pas operate Un aedulhomme ;, otia trouve
Ics nmagastns raemilis'dte diveraes detrcs; ;
"Le 0neral de divisionn Clausel, se lole beau-
coup h.';' gCe6col dB bhri,;der LvafLtIc ,;du. zeleei
de l'1inirillhlile des officers et ,abl.I.t, de la 86'.
demi-brigade.
La nrne, copilEaa ',.a Is lt .i;.haine du vais-


seau A..-iinibad, .-e cit, Guilltmetl, ayant sorts $es,
irt, .. Ics fi ..i ,s Il' n'r,, .. I 1 Gterriira, ct la
corveirt la Sesse a parifitaiemne second cette
expedition ,-et- na-pas pea contrlibu;e sontbril-r
lant resuJ iat.. : .. 1. .- "
---Le-gn&rvalen- ceftmioioigtre loute sa satisfac-
cion iut >illi;,di dli 11-q, tL.dp Frip, quioi)Qtfitq
panie de CL- lixpi Jiii.'i' .
1 decerne a titre de ricoumperise rationale, des
sabres d'h6tintmrr; "
A' u6 citoyen GUAilWndme c.ipitienc de vaisseau
cominmada'nt I'h.1inl' 'tld .t[ division des 'qrcoi
Yavtiles de ex'csdi d ll'u
Et au citiyeirn Jucue ,t cu ptani 3id--c;np
du e;ra l.de gii ;-adp..Y ete. do
,II cleve ac grade d:k capitaine de ,vaisseau de
sconde classes, le citoyen Fradin, capitairoe de
ft'Iate cp-ipindar)t I h, ri'&lade. ; ,
.A clhi tI de. chelbdeat A:btillon ,, le capitaind Dau
lion ,et celui de capitaine- il lieptenant.'B!iponi,
i Les officers Cbiapri ditighis m'riierint d6s t
mobignages particulier. de 'la saisf tioni du g6ner. l
en cdef',i 1 .. *' ''; '
1' Loui Noailles adjoint a 'eitatmaljo'.r rer.il ,
Leanormand ,'ch'elde'la S denii-bnrg.de ;
P Fel, 'chef de btiiJle d'artilletie;
Tolose olfi>ier du gile ;
S leice iihm ;
PiganiM Montignc cihef (d'eWcFdro ;
DacIajce idr ; djoinimt a i elat.nr.aylr-en~;al ;
'luquesCne; chef de bataillon ii I rut ni3jor-
generl.d ; .
nletrte, ca itainc a ijoil rat.major t''n[ial;
B inioer iat u '
Chanderel Ije dc, e
Co"n ol0cr, daim ;
Dabndur lieutenant. .
SLegen6ralClause a nommi le citoyen'Ogori
mW'n serent, sur le charip de bataille.
Le general en chefordonne qu'A compier dti
i'hisuse 'lc cjpiiaines, licutenrrais et 5ous-lieu-
tenuats le Lteuies arumek tccevronr uue anlion de
vl\reseri nature.
Le cuqmmireaire-ordorinateiin en chef est chag6e
d lexcAoiicin du prtiser.t ordre.
-. l .e Coplnmiissire di.es uecres, Stanislas fiiee,
Ci tc.g .tg en sa quality du service de 'artillkrie
d ,g tie. ,
k'- Le ofliciers de sant6 en chof de armee rentm
plaeeront je conseil de sqnt colonial Bans sea f nc-
tions et arttibutuion.
Le gcieral en rb(ef, signi ROCJiAMDCAU.
Por6r coie contorme. -
Le gindial de brigade (.hede l'ila(.-m.ior general,


Av Ir.
Conseil des notables de la commune du Cap.
Le conseil des notables ptrvient ses concitoyens
que la perception de lnimpot communal, qui avait
6te suspendue le 17 vendemiaire dernier, vient
d'etre r&tablie par ordre du citoyen Daure, prefet
colonial, conlormdmment A sa letire du i5 de ce
mois adressee au citoyen sous-prefet. En consd-
quencq, il prevent c'ex de ses concitoyens qui
n'ont pas acquitti le premier tcrnme de leur imppt
communal, d'avoir i y satisfaire de suite entire
les mains du citoyen Sulauze, tresorier de la com-
tine rues Neuve ti Notre-Dame.

Avis d d idiat des bAtimtes Iraimai ct,'tra na.,i- ,
,n vertu de larrite'du capitain4-genilal, du j7
vendemiairat an t.
1o. Le navire t'Union,du Hivre, capitaine Piene
Auer..
L0. La gqiflette Lear, de MidJlIetow\Ln, capitaine
Driggs, partira au premier jour.
o1. Le bick cM,k I aret.capitaine Tryon-Mathewb,
pIr(iralgi gri triaire, pour Nassau. Nouvelle-Provi-
dence. Pour fret et passage. s'adresser i N. S.
Massruan rues PenlliL~vrc'et; Saint-Simon.
Io. Le brick la- Dlvrithe, de Larochelle, capi-
taine Perrocheau,, pi nrha. du fret pour tel port de
Francce q)u' ii voudra. Pour les conditions, s'adresser
a IMM. L, itite ct Dej.ie marche des Blancs.
1.o La goellette espagnole lk Saint-yoeph capi-
taine D. Joseph Borrego, pour Oiguin, cote de
lile de.Cuba.
go. Lenavire Henry,capitaine Wet, de Baltimore.
partira pour ledit lieu, du t6 au )8 fitmaire ; il
prendra du fret et des passagers. S'adresser a Bartre
et Lafitte, ues Neuve et des Religieuses, no 93, o
au capitaine i son bord.
so. La guolrle americaine Americana, capitaine
Johnson, bonne voiliere et tr6s-commode pour des
Spssagers; elle nicunra .I lavoile dans huit jours pour
a Nouvelle-OQlans; pour fret et passage, s'adreser
a Darcy et Stevenson, dans leur niagasiu, rues du
Cimetiere tc du Gouvernceent.


_ 1_~-----_------3~------~-L---


.'i. Lc bi'k f(ia.>il, 1( ChaO o.'r.- Gfle Dt.,,
l,,il. I.i.!,ln 10o h .1a jouui. II..ur la Guiatelouipe
ceux qui voudront passer ou clrarger bold dudi
navire ,-t'1ve\'cnt s'adrceSl ai cit. Dubois, ,s'u
Je:Mat-+m. tpoti d-lhuel lhu' i-. at componi e uv + p,
i1e Pc 11lk.vt I 1 ,,u .LI [ iL,>[ J -L ij4 4 & D U, bold.
A'., Le,.bateau Sally, capitaine Savage,'pout
M idkctoi, + i

o Dt E S D V J o a.
I fu Sfimnirdre an l -.t.ie general en chlt
instruit que les corps n e secollorment pas a ce qui
est prescrit par l'aut'e' dd consuls du 8 flor&ia
an 8 relativement aux etats de situation a joulir,
tou4 les ditijotirs atu.,sou.J-iisptl. iircs UX tiev. cs
ordonne aux chetfs des corps, sous leur te i),s'.
Wilil prctsonTnIlle, d ilpiit, )a main :L ce, q14. cd
6i.1s Aoient Io)rpis aux epqtULt cite-j djaui' lenre-
se )t O rdll ,, .
Les qu3ilFpi-mii.,ic de corsJ qm 1(Ju nt00
ico'rp-C, .iilorie iciit I oItd d )u I'o i e cc
n1mol s reicudlolOt pies le scls-nsptccn (tpybaHIi
,ftin do l ite aiie ', lC, tlemIC.npi Abih it .
Arrid du' general en m thef, p!'it ihaegit'ial ;t
du lerfrimniie an I.' : 1 '"
LE general en chef) capit.jinvcL'enral., '
Co riLdr;nt l que 'arrt&e d(s copsuls qui ocorid
dcgu mpqi$ de soide 'aux- tr'upl r3,,pa;sant j 3ai"t1
DollninLgue, pOLite art. ;.V que cett! advance sera
(JquILe-t .iu 'Jliis.-othcii s> et soldats, lk eliId11 ain
da jor e dc Iut diboii.uiuLnt. qIue.llt. u'a it a
la duree de la traversee a..ig ne s'explique pont
sur Ie cas ou la troupe rcstctait plus oug-temsen
mer, ar;rte;
La solde db militaire est payable en tout, tem.
et pobr chaqbe joht ; enl consequence., letcorps ou
pri.iiu,n' dte t!;llipcI quj auront e4, en passant
I, EII.e a Sain- Domningiue plus d deux niois de
itivernce, mlll auioiiLics a rppeler pou(r .k jonHs
ei.,dari, ce terme.
L gin'ra1 tn ahtf, sind lluca- L\u.
Le general en chlf anourise le chef de brigade;
DUalban, ex.commandant de Ja place dui PoI-. (IP
blicain, actnellement retirTC la-Louisiane, ,te.
tournerBsui ses proprietis A Sairit-Domningue. .
Les commandans des places et ports de la Colonie;c:r t
oh aborderale :citoyqn Dalban lui pr~teront aidc
et assistance
Le gineral dt brigade h:f de i/tat niijor-gildrial,
Pour cope conforre,
Ladjudant-commandant ,, sous-chef d; I'etat-maonr
gin ra{, PA X9

Du 17 fidmair an I. :le geiral eniclihef aor.
dolnd la destitution du chef de biga;idcl BLer,
ex-commandant de la i"1 liegln de eciiladinuile
it sera d6tenu la prison civil du C.Gp -ili'id 14
rendition de ses competes, epoque a laijudLk i scr
renvoye en France.
Le general en cheJ, sgni Dtn, RqCHAMEA~I.
Pour copie con former,
Le general de brigade a chef 4l l'ilal-major-gitial ,
"o- 1 B O Y E R

Avis de dipart des batimens frs, iJ ft a l I.ri.'), ""
In vertS de I'arriti dau c.piJe ""''' t dl
07 vendemiaire an I .
SLe brick William, capitaine James Cours, allant
a Owinenton, Continent, partira sous huit jourt
pour ledit lieu.
I". Le navire ai Concorde, de Marseille, capi-
taine Henry Robert, partira pour ledit lieu, lin
du courant; ceux qui voudront charger a ftet ou
prendke passage s'adresseront au citoyen Gan s
brecargue, ei son magasin rue Cimetiere prC 1t
citoyen Lab~assiere.
I-. Lo navire Stukey dQtNw-York, du port de
160 tonneaux, capitaine Asa 'WIipple,, partira 0out
Sla Nouvelle-Orlausi s'il trouve fa molir de son
chargent ent A fret; 1) prepnda luelquecs F'g.! rs;
pour les condition._. s'a4resser au citoyea M. i" n
quai Saint-Louis,
Si ce navire ne trouvo pas du fret pour la.Nou0
velle-Orlans ,il s'expediera pour laJamaique.
S o. Le brick Nancy capitaine Mason P'" pour
la Jamaique ; pour fret bu passage, s'adi'lr Sc
ci. Gones, subrtcargue chezz le cit. Fracy, quar
Saint-Louis, no I?,
So. La goElette Polly et Nancy capitaine Breustcer
part pour laJamaique;
S. Le brick suedois t'Aurc'e, capit.iince nemaa
partira incessamment pour (Cha:lrles'on ; p'u fret
et passage s'adresser au citoyen Thoimas Albut Y
negociant, rue.du Gouvernemeit, n0 i40'
g0, Le navire Union du Havre, capitaine Pietr
A t- r. .
0o. La goelette Leark, de Middletown p "sal'i(
Driggs, partira au premier jour.
., o2. Le brick Margaret, capitaine liywM''b
partirale at fthiuair, pour Nassau, NouveliP'Q'














djeincale pplr flet e C9L *'aqresart a N. S, I
la isn, rues I'tnllleiice et Saint-Si mon.
ag;e brick lke Driothie d'e df T.i i,.Jillle c'Jpi-
tailt Pcrolie11t i i ir iidI. i du friiee ..i i l p qt
de France qp'o1' v1,udi j. p'. i h:I co6rndlniqn, ,
I .JllUVti t MM. l[atre et l) -je he de
Blancs. -
go La Jo liette sl,.,,nole, <'..l. ., '
r.i.ine 1 osp .Ioego, Pgur Orguin cote
de I ile de Cuba.

SU A'D F L'0,j'P E'
A ta Bess-ftrrre, Isle Gs.ul'doupre," e it
.f. Jrimntire aln' t.l x
CEIt cqlopiC est tuaitmenat. Iune dJs plus
tranquille dos.Artilles. Les brigands rheduits a un
lilLf unlilire et poqir I~ tllip11 sa!s s rn et pans
imuuniij ns sent I,)iiIsuiivjy iiiinc par les-.ngres'
les atteliec-.. Qu.:l lue~-.- ,: chali ,. ,des n ornre'
ar la I.]iii, ohit .pamrt t leh. Iaqterts de la
:-toinilne du Petit-Bourg. 1~i but touu i t( prs
ou tue,.
l'organis.ation judic;.iri est terminee. Celle de,
l.ainl1i.mration cn il: sicheve. Les cdlons, tran-
qtlilles sur leur, sort, se livrent aux travau--du'
(cnueiUicc et de,la culture. 'I':,at iiarihe rapide-
imet st .;eucc or.re vers une pirspri1te certaine.
S N T 'E R 1 E U R.
IPAITrl.MErNLNT DE L'ESCA9t.JT.
"' Gand, l 24 frimaire an t .
IL prifet continue ses observations statistiques
nur none dEpartcnLmht. Ses travaux pr6sentent d'in-
tiresans reiuliais.
Les naissances de Ian 9 spnt a celles de Ian to
comnic I A 1041 Les d'cs de I'an 9 sont aux deces
del'gn 1o come 1 q97,3,.i. Aittsi le nonbre
des naissances de lan ,Io 'xcede celui de Pan 9 ,
iundis qau'crn n 10 il y a encore moins de deces
41 1'cTan f ,.
Ss' nir.m cgs de Iran 9 sont .au. matriages de
Vip.iqlqptq er xii,3'i4. -
Jintfltence des saisdns sur les naissances et dices
,Inoitr .db'tre iemarqun ia on I'an to ; c'est pendant.
.1 4ciuxilmi tnimrestra q'il y a eu Ie plus de tais-
ances, leur nonibre s'est elev i ;:.., 6388
S rnslc .ouit de la ~m4meannio, c'est
perdant 1e l trinmestre,, qu'ilyen a eu le
,i. ,.iiArt nos.tabie a et de,...... .. 4758
Diflience assei cqnsiderablh entire ces
Sdcu* imjer n .'.1. .,, .... ......... 1630.
?. Pendant la meme annie, le mois
.4uano lequel i y a eu-le plus' de nais-
sancsesstoelui do pluvrics. Leur nombro
n'ct leve a. .............. .... ..... 153
Dans la mrnme ann6e,le mois penddant
lequel'il y a eu In e oins de naissances,
utt celui de measirlor; leqr notambe n'a &te
que de........... ................ 1483
Difference entire ces deux mois........ 670
3E. En I'an so, c'estpendant lee e tri-
rnleI qu'il y p!l ie plus de decs (tri-
niestre pendant lequel ily a eu Ic plus de
raissAiins), ce nombre des d6ces a &e de 4896
Dana la mnipe annCe c'est le quatrieme
tumestre qpi 4 vu le moins de decs, leur
anombre a 4 te de...................... 3570

Diff4repce entre ces deux trituestres.... 0396
4. Da;n la m&me annee Ie mUois pen-
dant leqpuel ill y a eu leIplus de dces ,
st celaii de )eiuinalu ,pendant lequel le
urmbre d'enest lev6 a ............... 633
l e mois quima vu le moins de dics est
elui de thetmidor pendant lequel le
nlimbre- n a te de................. o55

Diffteence eptre ces deux tmis........ 578
E I'an to, ;ies naissances excedent les dec6s de
030. 'an 9 pribentait dljit un excedent considd-
able; mais celd dean to est plus fort de 1274.
S populhrtion se trouve ainsi acctue en I'an 1o',
S tprtiqu le.qxart de ]la toali6 des naissances de
s, W tBme annie. Si pcndint environ cent dix-
,tL aw h.a population acquerrait une augmentra-
ti n ausi considlirable elle se ttouerait double.
t1re opinion prend encore plus de consistance
lorsquon rccoltnali qie depuib phlsieurs anntes
Ot accroilsement ,est extrnmement esmarquahle.
Ptldni fhnne i781,3 pat eCxt.lple. le notlbre dles
uanLtsia a tc de 29,9,23v, et celui des dkcas de
'1: L'ck(denl Jes' naissances a 'donr, &t de
i6 t Lan 9,. it a 4 dc 4756, et en 'an 10
C 5.o3So.-tet tt augmentation *ucciCsshc erovient
.*tairnemcnt, gellrande pattic do I'ocl oiiti mient
eii a,.oP pl0 Iiou t' C1, .h.cti)is8e nleCnt qui est (ld''
Prl(4i. eIctIIumcnt aux conmmunes ruirales. Ea
t 't- pcidant l'annue 1t78, ta \vil de Gand, don't
S~poulatioe as 1 ouid l.ui de 553,a3 ainCmesn-


varon, a do0nn1 1987 in iornu.c et dickds ;, ell ci.0cnec rniibr-uis fmihle 'i flj,. t 1
p'a done pas oumnIu.i a I'.aL .i. e:in de l1 epas eatibSieuSa,.e(l4 'et pas tiitwEcita lom~itJf
piil.iun cii elan 9, u l 23(2 1 .2 i:,.1 1j it %. gll ne. s$it p s no0iuis.viv.ro;dtt phut .du iA a1 ui-
2, dI.- a'I ;la ilicn't. n'est que de io la 'vjul ;ioq 4 i.:pyjagn ; de-l u,' ~ r-S j~s,1nq1riL ti des'
age I.. ilnct. c ; dillU -rec qui fst lucn d'rIt;,l uj Llelit la.j e e e AI:I, ILL ll-; Jl&iCCi tlsa 1 teaiti-
i4 t i.lfexceqnt de niissapges de tout le i 2te' vuiprni t t. .iiitye et. s c Il l. taliia' td .ii Ju
i, icr dans It prijo iifii) de la ipo i .I. t de $dt' 4 i iuiouv;ni is l'nii.j1 udt sur les.r j tS duti. tour--
L Jc GC.i1i qui, est, c.n'e je Iri dit, de iife 'les halbit ~l di'utres coritteue. II eSt salus
3 ;uii..: a celleu deJipetement, qu est de doute plusients autres causes esseritelles de la 1t-
boo2,'7, iI;l6dus. En I'i.n 1o, cette m Itne vdi'i, sur cheese et de I rs pei p iic dclj-ijt-rliw de I'EIs
2og92 dlecs, pr&sente 22o9 naissances; il y a done caut ; mais'il est biei deiontre que si la pupua1
exc6dent de diecc'codame en 1789:). ao on est hla hl.i i ).i 1 ii&. .> i.f l.~.i ~t'cteddue
Ct3te 6bservatibn'a:yaht fait desire dct toin.nir.. du terCitoire, id taut 'attribuer 'it a ',.~: disv,;iatn
d'u'be maieie" pr.ciS. 'l.. rapport il y" a erire des terres, a l'amro, r du travail, a l;l..,.i: lcnr
le nlomrl le dies n.iis.nrccs 'et' d&cas a la ville a.i...ii e I Tiidtl t1t, 1t'ii'ld&e aux pr i-
et cLlui des nrsi,.mces et'dicr's & la carnp te l, cipes clii.: i Jes bii ..
on a p is Ic noTi nbre pour 'Ia 'ilaled de Gati:d set 'Sila irp rul i s'. ri' 'i i3l ci; e i-t; 'uns ce d -
lenllcL'A, et ayait uli ad a"la pop'ul.iri.' J3e cette pa'tiheiitt 'dh i i.eut --.td.iit LI' cvivce t
ville, on'r"a rotidve;qu'elle 4i dOi, sui- nils e aftig Iorsqu'on uiIniI e un .I Je:sl i, niots en bis
jndvidus age, En effet pendni t vt1an i, k- In'-iitiiiLu de ceua
S "' ...decd cs parvenh seulement'i i artist dei 3S769- te
Ep l "- ...... ...... 3.6 ~i naissantes. nombre des dc's "pendant tb't'e i'.n.ec eiatt dt
Enda 1' ......1.,.. ,n. I 16,51 on voit a9l cctic dc .iel' I.la.I fu, r t d el
En Tan 9'... ... ,8 d.c.. sel le plus-quc e leI 111111ui en di e l. i L'. it .! ..l,';ci. e:s
Efn 'an. 16,. .... ... 3 ,.5.3 .t ei viE in l I d il iik i juql .1 'i. I f .i'IN.o' n
On a ensuite retired de totes les .autres. co n trout .pu p I n.-t1:,it Iji e m.iG. i e d~s ..,I.dA..d ,
munes du departement cells de -5ooo ames et: Jusqu a ctt a, U t .l.:-i,'; ;ce iit eplus ir, ,i r
au-desitas, et pregnant cells au-dessous de 5ooo0 tirs du noimbre, tot.ai deOi de s. 1 "'
aniesi, on. a routve qu'eiles cornposent one popu- Sion clierche-er'ue d.ep~I. lk acr.t.i:IT:I ainee
lation de 430;o043. Ces communes oat done usur jusquta ',oo :Ila pnue ue Iu vhi: Ii.lu.cil "qui
mille ndividus : preses te le'pluside deces', In uLlntI li'Lc L tt C I.e 1 '
Pn ra 'n ........ 7o as.. Oette clasle a, pl'rrll it l'.it ii Il.n)rni
.En lan 9..... .... 3r5 .naissances. 6e68 ddces:; *ce qui ne difltfre que de i av&c
S lan e........... I'space de Ir a.15 ns; i taut ,iii cu.na'r l.
En ran 9......... .. ,26.513 dc population qi c. n)ci A cla-se ,.s I ni-
En fan 1o.. ...... )5,644J .... ncs qui parco.ureit lea- 5o a l t* iinte Aiiih.,II
On voit, par cette iir-LL .'.Ii',n que peridant .entre io et 70 ans-, pourO-tliVer ut. nollt'bie di
.les annees et to, la ville de Gand'a donn6, sur, dcs a--peu-pr s .gal d dli'nlsi que f-.ItriI nIs
mille individus un p.u plus de nais ances que les 5 premieres anr6, -" -


los communes de ce department au-dessonus de
5po ames (ce qui confirlne, d'illeurs, la.-. iitr de
cette remarque faite par to.usceux qui se,sont,
occupies de statistique, que le1 n.isI(lnis 111t plus
nonibreusesdans les villes ue dans Ic ...,,s[a,,ce.);
mais que le nombre des decks dans It. iuilmuncse
au-dessous de.50oo ames, est de Ieaucoup inf&rieur
a celui des Aecas qui out eu-iey dans la ville de
Gand ; en l'ap Ir, l difference do ces deuxAnoin
bres entire eux est, sur une population, de iluroin-:
dividus, de :489.
Ceoirapprochement d6montre bienr idemmennt
que dans la campagnie la islalbriie de 'air,; des
rupurs meillemues, une vie lu.s frugale,. des ali-
meena plus simple, conitibueoti uiss minnlrn:.u -u-
nm enter la d.ure de l\ vie.
S11 sera de quelque inter&t.de presenter la di-
vision dt nombredes dCFes purw.an tout l;an o10
Sen garcons, files, homes i.ifle,. fe.mties ma .
SlpeS;, ele a eu.lieu, cqmne suit:
Garqons ...................5,425
Filles....... ........ ... 4.899
Hompnes m.rrjs, ............ -,9)91
Femrnues mrmai6e............ 3,i8
Total........ ... .. 651 I
On voir ainsi qu'il est moTt 526 grcons plus quq
de files et 22q emmes marines plus que d'hommes
marics.
II y a eu dans ce d6partement, pendant Ian to,
pies de 119 naissances, de'93 deces et de 27 manrtages
par lieue quarree. Les pi..poiion s paraitont sans
doute bien etonnantes, oisqu'on reniarquerat que,
coinmunement, on ne poonpte que Itoo habitats
par lieue quarree; mais ce qui .l1sI no s.nb11ler~
pas moins surprenant c'est que d.ajs'ie d.p.st,--
nent le nombre d'habitans-est-, p-r I:t qu.r.ei.,
.de 3326,2.
Les voyageurs qui n'ont fait que parcourir
f4rncienne felandre, atttibucront at:.s doute cette
nonnere diflrence A la bonte naturele du so.t;
mais quiconque aura eludikles mceurs et la culture
de ce pays f'atribuera bieniit a des motif' plus
dignes de 'attention du Gouvernement. Les terres
dans I'ancienne Flandre sont tres-productives, bie'
plus parce que I'agric-ulure y estarrivie it tn grand
degre de perfection, queparun itatde fertilitenatu-
rele. Ici les labours sont tellement soign6a, lesengrais
sont ramasses et emnployes avec tant d'intelligence,
les travaux de Il. canipagne sont si considerable
et si multiplies, que k-s fli de culture s'elevenr
labituellement aux deux tiels-di la rcolte; laa
terre n'y est done p.i m ;IlluoIe que dans une trhs-
,.i 1idie- paitje de la France., Maij sila culture exige
tant de pirne et de soins elle ajpelle aussi ut plus
grand nombre de bras; les propri.etaires claire&s
sur leurs vrais inter&ts allertmeutleurs bitns par
petites parties; les fermes qui r;endent i8po fr. on
2ooo tir. de revenues soet tres-rares;, on cpmopte au
CLrLIulla: une multitude de baux dont le prix an-
nuel est de a ou 3oo trancs. Avec.une parties de,
terre rendant un .ai--U. nmliidiqru revcou, tunpaysan
se marie, iil alheictc qujl I'Ius aliu1iiiC et bienti6t
voila une i,11nlllC liJILLItSt. Auissi elle ne se con-
tentera pas dL I: .nclhr.c que lui procure la pat tie
de terre qu'elle cultive ; pendant I'hiver, et le soir
apies les travaux dela champagne, Jle mai iasse de
la toile; la feimam et les eirfans prparentpi li'a. Si


On ne peut tliiiirimenir t e' reftfuir A cri'i:.
que la "ciuse duuIe si griude' .i'ru diil doit (.i
principalement aluribuee a line inuir.nirit.L hode
d'emmaillorer les enlans et Ala, petite-veroi. L L'i.' _
de 'inuculanul. 'il ajiteja fii bealciu i.l de program
dans ce pai.. lo!.-que la1 d.conveitce d- la vaccine a
miis A la porite de chicun tin pieseirvatidplul cer-
tain; cette decouverite''a ~et pabfitenieit ajcuCillie
et le prefet ne n.!iie rien p.ur Il p1iopager.
Ce se'rait, au rete un onyrage bieis quil qju'una
iinstliLtion simple et propi a I. usage 41.s pl:eConnll
les mrin, ectairees sur la mnadian e den'em.illaotcr
les enfans, et sur ta iopurriture qui'lear convient
orsqu'ls sont ievie. -e pielct iiiiie6 p-ili.iears
personnel as'oi.Cit[.r de la iJtij.tici ,de celc ui(s-
truc.tion qu'il n ii'jdl'It .Iii Itaii > If.i LJ iip.iitr Jw ; nJaiJ
ii prefere en rctjiler 1:i puhiii.: Ju;ql'a ce quji
lul ait ete presented u1n ,uuI;-.ge sjiIpl ,.et biztit
fait, dount'a uteur s5it un nr'iLin Ou cliituigi~l1
dejh environne d'une ganrdc cunht.uice.
Au nombre des individus nmorts en has 'ige
il faut cependant opposed colui des dC:u.k apj.s
une longue vie dans ce dpatteitient et penilant
Ian Io. Dans le iiavail gielr.d du prelet sur L1
statistique de de ce del.i'cnein ,ot, o, ttouve que 1e
probability de la mort d'utie personnel, iige dtc
70 ans, est, dans les dix annees suivantes, d.e 3:
contre woos. C'est de cette classes que le pr'fet
est partipour fixer le nombre d'individus dlec-
des, apres etre parvenus a un age assez-avance
pour trie remnarques; ce inombie est depui7s 7 an
et ai-deli, de 1491 ; depuis 95 et au-deli il eni
de .3 parmi lesquels on compete un individa.
de 9g it 99 aus et demi; et un autrede od 3 i'
104 ans.
Le nomnbre des marriages qui a eu lieu pendaln
lan to, nmrite ausi "d &tre remarqu&.
Le trinmetre pendant lequel il y a eu le
plus de nariages est ie troisimtae ; ils se
sont 6leves pendant ce tcm .... ......... 163.
Le trimestre pend'ant Ikqiltel il y en a
eu te inoins, est le premier. Le noriibre
on a &t de'. ........ .........s. ,

La difference entry ces deux trimestres est
de....... ....... ......... ....... 718,
Le rMois de Tan to le phis second en
shariages a ete celui de -loreal. Le nombre
en a et6 de ......... ................. 704,
Celui qci en a vu le moins., est celui
de germinal. 11 en a dona. 6 ........... ;o.

La difference entire ces deuxx ois est de 434.
Le nombre dC s nclii.,).s en 1T89 avait iet de
4347. En l'4n 9 ii s'st level A 441 ; en Ian o,
ii a & de 4979, ccest-a-dire, plus tort de Si-
quV.n l'an 9 etde 63a qu'etn 789. Une semblable
difference ne peut avoir cu'une- cause extraordi-
nairee, et if est facile de la connarre qiiuand on
considered que depuis qqueIlues anner's 1'exisinco-i
ct Ig Ibrtune des caoyenpt se tirouvaient ill't.,1.,1-1 ,
et que dans un -i.l irnombre' de familks on
ajoutrnait totit-iabissben eut a des jouis pus pai- "
sibles.
On se conyaincra aisement qtue les families aic e e
ut prinucipalcaiats donne lieu a cre augmaut a
















tion de mariagrs prmnbit P'an'1otc car dans la p
ville ide Gand qui ,nut-rme sans doute un plus 'p
grtaid ndmbre de riches propriktaires que tout le It
rest di" departmentt, on a ronmpt e, pt-idaiiit -l
I'annee 1789', 356; pendant Pan 9, 3- 0, et pen-J I
dant Ian o1, 526 mariages, c'est-,-diie, 196 de c
plus qu'en I'ali 9, et 170 de plus qu'eL) 789',

P'ris Ile1 3 pluvise.' I

LA grandest parade du 15 pluvise ;"est remise
dimanche 17.
-Nous avons announced que le 9g e ce mois, c
lnstitut avait rendu les derniers devois au citoyeu r
David Leroy, membr e la classes e djli4trature t
et beaux arts. Voici le discourse que le citoyen t
iMongez, president, a proronce: s
,, Citoyens, c'est.un devoir sacred pour I'Institut ,
de donre.ttses'nmembresce dernier adieu si revere
chez toutes 1's nations. C'est I'obligation pieuse
qu'il m'imprise aujourd'hui. Ah !.que notre con-
eret David. Leroy eit ~l lieux loue.par la douleur
don't sont peneires, et par !cI variess que riepandent
ses t oiiibeu- e leves Is pleurent un pcre tendre,
uan ri.iirc ,.iv:-:rnt et i.,,rllgenr ; 1'Instirut perdtun
conlrere clairi chei ; et LEurope regrettera Ie
restaurateur de 'architecture antique.,
a, David Leroy semblait renfermer dans son sein
Ie g&eie d'ua de ces hommes immortels qui le-
verent le temple de Jupiter Olympien les Pro-
pylcs, 'Hecatompedon. Ces menumens ratpelleut
Se Va~age s Grece, qu'il fit Ie premier avec fruit.
Seul il mesura et desina les grades tuines
d'Athdnes. II eut la hardiesse beureuse de ritablir
sour leurs bases cos chefs d'oeuvre d'architecture.
SSon quvrage riimprime, traduit, est repandu,
est admire dans toute I'EArope. La marine der an-
ciens tixa, lon-tems son attention. 11 eut le louable
desire de concilier leur construction avec la ,itre.
11 fit mime construire, i ses frais, un petit navire
destine a naviguer i-la-fois dans .os hautes-n mers
tt ssIr les rivietes. II paltiti iu Paris,se r'udit au
SHivre, I Hontleur sur ce batiment et revint heu-
Srcusement par la mnime iouie. Anime d'un vif deqir
du bien public il espeant charger de farine son
Ilavire dans la- elawarie, jesceindle cette riviere ,
traverSer I'OCiin rremorntr la Seine', et dd-
"poser son'pr&cieux faideau'danj les ports de la,
capitate sans I'avoir diplace depuis le premier
chargemenet.
) Les troubles civils intdrrompirent ce travail,
mais ils tie pureit intertompre les lemons d'ar-
chitecture qu'il donnait ai Louvre depuis long-
tems. Prive d'emolumens, lie secours pour la dis-
tribution des nidailles, qui sont lea premiers prix
destines aux eleves, il conpnus ses courts, et pri-
leva kls prix sur son nOeesaire devenu tres-mo-
diqute. Ce sont i les-seuls souvenirs que les gens
de bien les boas Franqjis, les philosophies couser-
veront de ces terns malbaheureux. C'est aussi le plus
bel tldge que je puisse fire de ce savant vertueux ,
qui ne desespara jamais du retablissement et de
I'ordre social qu'il aimait, ct des sciences qu'il
avait toujours cheries.,
-Dominique Ricard, traducteur des (Euvresde
Plutarque est nort a Paris le 8 de ce nois a six
heures du soir : i etait ne a Toulouse, Ic 25
mars 1741.
Mu* Claire-Joseph-T-ippolyte-Leyris Delatude-
Clairon, Vst more a Paris, il y a deuxjours, des
Auitet d'un accident. Ella tait dans sa 81" annie.
------- l ll~n
PH Y SIOLOGIE.
a*u sang est il identique dans tous Its visseaux
qu'i parcourt? Dissertation dans laquelle on
etablit 1o que Ie sang arteriel est Il meme par-
tout, at qu'il conserve dans touted ks distribu-
tions du svsthme aortique, et jusqu'aux extr6-
mitls capillaires de ce syst8me, le caractere qu'il
a recu dans les poumons; ag que le sang veineut
est dilficuln dans let difftentes vemis. Par
C. Legallois, modecin. (i)
Les physiologistes ont reconnu de tout tens
une dittrence sensible entire Ie sang art&eiel et
le sang veineux.; mars presque tons avaient pense
que le sang artriel n'tait pas le mit me dans
toutes les arteries tandis que le sang des veins
leur paraissait A pen pres identique dans tout le
System veineux,
Le citoyen Legallois s'attache h prouver, 1. qua
le sang estidentique dans toutes les arteries puisque
les causes qu'on supposait devoir le fire varier,
ou n'existent pas, on sont insuffisantes. On avait
acsigne come cause prepond6rante, la combi-
naison du gaz oxygen athmosphrique qui ne

(i) A Paris, chez Croullebois, libiaire, rue des Mathurin;;'
Gabon, libraire place de l'Ecole de M6dcdine.
De l'impriimcric de Lesguitlicz, fires, rue de lla Harpe,
un 151. Au it. ( 80oa ).


54?

iouvant, disit-on que s 'l ,iiir,, r, <,l, ,ies
)onlorns au moment de la reGitratioIn doit Se
ontinuer dals d'autres p.n.:r du wi',Ln,r anteril
16 i 'chatige patr i. .,,teiqu tii la n titore l.hiniiilue 4u
in t; i.an fettt :. Ji ln:ii i, i r6.sulterait de la
ombinaison sitmult.illutr dIc lX..i iclr dantl 1 pOu-
nons, hit deigagemenft subit dut .. .!0oille icon-
patible avec leur etat de s ttre+; t( qiI narrtvelri
pas si cette (.iMbiI uian s'imi'"- ,,i,1u lc'hI ei ei
Smesure qu le sang s'glo'igii de et O ig~t;. ,
L'auteur d&montre que bien loin qu'on ait 4
edouter une telle d6t.agration tout ce qui se
passerait dans la inii.iinuon siurrlan; terait
:raindre plitii to trop ezandi' diininiu.iu du calo-
ique,. Que c'ept um^nie en, velu de cette combi
iaisor, que ol eietI, .ition'i diiminse la tenpeia-
ure du sang veieux,aua moment oi celhi-ci dcv.lent
ang art6riel; ce qui porte A cruirOe, avec les an-
:ins que le poumon est i-la-fois le reifigerant
du sang'et le foyer de la clialeur animal. Lexpe-
rience journalierecsemble se-prter-a 'cette induc-.
tio; car l'W r'..1''itlliioni dl'irU air m'dioc;rement
oxigien iious ra'i aiuibt .isensiilemeinic et inus Lfoi se.
Tandis que dans~un local.o6 l'on respite un mauvais
air on est'affecte piniblement; on sent une fai-
blesse acconi ain e de chaleur incommode.
,Aprs avoir pronmv que eI sang arttriel dermeure
aititement le ioeine depuis sa formation dans'
es poumons, jusqu'aux extrCilites capillaires de
.a graude circulation et qu'ata contraire le sang
difIere de lni-meme dans routes les distributions
Ju systerne veineux ; ii coucliat que le chile et,
tous Its liquids que verse le systmne lympha-
tique dans Ie torrent de la circulation, sont par-
taitement assi'mils au ,sang ds leur premier pas-
sage a travers les poumons.; qu'ainsi le sang arteriel
ne contenant, au moins dans l'Vtat de sante ,
aucun principle h6tr6gene n'est susceptible dans
son trajet ni de renouvellement nt de ddpuration.
2O. Le saying artriel retournant au coeur par
les veines, fait dans les organs qu'il parcouft
des pertes relatives aux functions qu'il remplit
dans l'assimilation, les s&cr&tions, etc. A cette
difference entire les sangs veineux produite par
les organes, qu'on ajoute celle qui result de
la reunion successive de plusiecrs veiresen une,
sommne de sangs veineui, ces augmentations on
diminutions transitoites produitont une inegalir6
dans l'exercice des fonctions animates : la varia-
tion de ces quaiuitis influera sur le sang artriel,
et par consdquelt sur, e temperament, 1,
Ce que- nou, venons de dire s'applique 't'une
maniere iptciale ai'leconorni depiendanie des
veinres hbpatiques, du systmne gastrique, digestif ,
assimilattur,, et surtour a ieconomle da system
lymphatique qui peut alimenter le torrent de laa
grande circtlatint.
Les homes de l'art pretvient combien de tels
principles seront fdconds. en *rsultats, et I'auter'
ui-meme se -propose de revenir sur les cons&-'
quences qui en d6toulent. 11n'est pas moins heu-
reux dans la solution d'un autre problem, celui
de l'henmatose ou de la formation du sang. On
avait cru que le chile se transformait en sang len-
tement, et en circulant par portions avec lui dans
les vaisseaux de la grande circulation oh ilache-
vait de completter son hbmatose. 1. Legallois fait
voir que jamais il n'exista dans le sang ni lait ni
portion de chile, ni bile, etc. etc. ; qu' I'instar
des s&crtions, I'hematose est une operation ins-
tantande de la nature; qu'elle r&sulte de la com-
binaison vitale et chimique des aliens par les
organes assimiliteurs. 11 regarded come le siege
naturel de ces cbmbinaisons le confluent des sangs
veineux, et des sucs chileux et lymphatiques.
Telest le prCcis de cette brochure de 50o pag.,
oh les observations.sont si majeares,et si bien
liees, qu'il est dilicile de les saisir autrement que
par la lecture attentive de 'ouvrage meme.
On no peut refuser a C. Legallois, comme
medecin-ph siologiste, le mrite d'avoir r6pandu
par son travail un grand jour sur des phetomenes
mal observes jusqu'ici, qpoiqu'ils aient les rap-
ports les plus directs avec 'ctat de nos connais-
sances sur la pathologic, sur la diginkration des
humneurs, sur I'origine et le traitement des mala-
dies. Non-seulefent son livre announce le g6nie
des d&coivertesI mais la rinthode qui y regne
ne laisse aucun acces a I'erreur: A la maneore
des gbometres,'i prC avoir choiai pour thdoreme
un tail gienral dk atre economie., et I'avoir bien
constate, il ent'ddduit tous les corollaires, et les
contronte ensuite avec tons les faits 'qui leur sont
coordonnes, dispose a n'admettre chaque corol-
laire conmme puincipe qu'apres qu'il se trouvera
d'accord avec Ics lonctions et les phiriomenes
qui s'y rattachent. Par ce prockde la sciencesera
de moms en iomins conjectukale et 'nous ne
retiendrons de ses premiers principles que ceux
qui nous sont d6 d imontres, ceux qui le seront
dans la suite et ceux que nous supposons tItre
s'ils soutienneut le mneme examen queles precedens.
T o UR L T.


L 'rl A 1 Ri.
(E Vitl ni) WUli au.l,.i;.,,, d'Ant,'
avec les t1otes dlc \NI. m olotivie:t I.ii..OU,
vell edto eve ditio t. i gi et .Iu i.,t 1, ,. no
volume d divers I ganiies par M. Ctuavi~ tt de
deux de. tabic, en touw 25 volume inS' ,orii
de figures en uailie-douce et d'up ;ji. T,,,.. iIiL
de mnddaillons d'apres l in' u' -livr ts(
coinpos e des tionls XVill it Xj'i ; a Paris,che
Cussac inprinmeur-libraire rui Croix-des-Pt's.
Champs, rnumro 33, chez lequel on souscrit l
raison de i6 francs par volumi,e. l parait actuelle.
ment 'S8volumes' de cet ouvrage, ornes de
midaillons, ct de figures .en taille-douce, comu
prises dans la prefiner ed klitiou, putblie par lI
merne libraire en 1783 et annres suivantes. Les
*.tomes XII, XX et dernier des Vits des Hinimm
illustres, paraitront incessamment.
SII paraitta incessamment chez le mnie Ilibaiie
le Barcnte' gneirdl ,ou 1 o es cornptes faits de llou
ce-iqui toncetrC lee~ noukeaux poids, me;,i, et
motnaiet de la France ; par MM. Bullrcu it
Audibert-Ramatuelie.

L IV RES D IV.ER S.
DICTIONNAIRE POR1'ATI de la langue franuaise
extrhii du' grand Dictionnaire de Pierre Richelet
corrige et augunenic par M. de Wailly, nouvelle
edition, dans laquelle on a Ilit iou cortige un
grand nombre d'arnicles, ajout6 beaucoup de mots
ures du Dictionnaire de I'Academie. et refondu
enlierement le vocabulaire geographique.o ble
anciennes et les noiuvelles divisions de la Fiance se
trouvcnt r6unies. On yadeplus ajoute \ds Ellerne,;
de Grammaire fiancaise et des- remarques sur la
prononciation, par **, vol. in-80, petit paper,
contenant 1736 pages. Prix,g fr. broches. A Rueu,
chez la veuve Pierre Dumeisil et ils imprimeuts.
libraires-dditeurs, rue de la Chaiin. u 2o (lesquels
sont aussidditeurs du nouveau Dictionaireuniversel
francais-anglais et anglais-frangais qui se,trouve.,
A Paris, chez Thdophile Barrdis fils ilo-
sange, Masson et Besson) et 4 Paris ch~ Belit
imprimeur libraire rue Saint-J.c.uiies n0 t a
Thmophile Barrois, fils, lib'raile', quai Voluie,
no 3 s Fuchs, libraire, tueides Mathurios ; Ka-cig,
libraire, quai des Atgutins, n"r 3t ;.Lenorinant,
imprimeuo-libraire, rue des Pretres Sainit-Gelifain.
I'Auxerrbis, nto 42.
Considiratigns 'sur la thioriie matilmatique du
jen, par A. M.- Anpere, de 1Ath&nee~de Lyo ,
et de la Soci&et d'cmulation et d I.~Iicultuie dua
dipartement de 'Ain, professeur de physique I
Iicole central du-mmnine dcp.tiiLmncnt. A Lion,
chez les freres -Prisse. lrande rue Mercterdi
Paris, chez la vcive P&isse, tue Saint-Andrt
des-Arts, n0 81;, et chez Duprat, quai' dt
Augustins, I vol. in-40. Prix 4 fr. 5o cent.

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Francort .......
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Vienne ........
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56
3 t.


14 t:
f.


C,
85 c.
* c.
57 c.
c.


14 ,. f o c.

4 f. 67 c.
5 f. 7 c.

71.19g dp.6f.

i f. 55 c.


54~

23 f. 60cG
,87 t '

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14 f. 5 c.
455
4 f. 6t .
5 t. 8 c.


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SP E C T A C L ES.
Theatre Franqais. Auj. les Mceurs du jour, at
Melpomene et Thalie. ,
Thedtre de Opira-Comique. Auj. Maisona vnde
Michel-Ange, et le DClire. ,,a
Theatre Louvois, Auj. les Etourdis, et IL'LL.1-i
le Monde. E u
Thealre de la Cite Varilts. Auj. la Femeju
et partie l)relinditriin Ct PN3.ulii. -


A Pari, do lirmprimurie de H. Agasso, propri4tairc du Monitcur, we des Poiievins, n s 3.


_ I


_ _











S, t;i. ,;('


GAZETTE NAT'IONALE. v LE MONITEUR UNIVERSALL

Nous soll nis- autoriss a preve in os souscripteur qu' dater dui7 ivose an 8 Cl MoNtTau est le seu-our-diofi-ti-l.
Nous somnrncs aurortses a preverrtnojrinos soutcripteurs qju' dater da? n!ivose anl 8 le MoNIrTBUK eat le tu Jcloutrdl vfftiil.


,N 10 3i Vendrcdi 15 piuvi5'e in


St de la R&publique, ( 4 fvrier 183.)


a plusieursde nos departemens, que dans les der-
nieres alnnecs.
Le gouvernement vient de fire prendre, par les
directions dtparlenri.iles des measuress efficaces
pour que les digues qui piaritisa-nt I'existence
de la Gueldre et d'une patie de laY olJajdc, soient
errbon etat et puissent resister A l'iiii[.lui:'oite des
glaces. D'un autrn c6t, on a d onnr des ordres
aux villages situes isur I llhirn, Ic Wn~ilt et la
Meuse, d se former cn dlacltemenrs. de nommer
des chefs pour les comnmandenr ai, de se rendre,
lorsque le danger se prCsentera .,dans les endroits
ou leur presence sera necessairre.' '
L'arniral Dewinter doit se rendre A Lisbonne ,
apies quelque sejour A Toulon vers le comment.
cement du mois de ftvrier;; il .lit terminer par
IA sa croisiere et retournerapres datis sa patrie. Dans
ses derniers rapports au gouvernement, il marque
que les parages de I'l.alie smt eniierernem aban-
connes par les pirates baiIharesjues. On a aussi tres-
bien accueilli le pavilion batave dans l'Archipel.
I N E R I E U R.

Paris Ie, 14 pliUvw e.
1,' Voici le texte original de 1'Allocution de
notre saint-pere le paper Pie VII, prononcee dans
le consistoire secret dua 7 janVier Io63 inseri e au
no 033 du Moniteur et dans la traduction de
laquelle ii s'est glisse :quelques inexaciitudes.
Alloeu'io sanitissini domini nostri Pn divint pra-
videntia papal V, ; habita mi consistorio secreto
F'eria secunda die XVII Januarii MDCCC111.
VENERABIlES FRATRES,


ctCiqui aabitent des chaurnieres, et ceux qui nfat- I. i, 4 ; :
ferment que de petites portions de terre, et de Cooptatis jam supenronus m Consistors ex
dlmolir leurs habitations, afin de reduire le nomn- Nostratibus in Collegium vestrum iis precellentibus
bre des votans i huit, butrt d'autres stipulations Viris, quos pro eximiis column in Ecclesiam atque
moins irnportantes. in hanc Apostplicam, Seldm merits dignos iac
1 i dlt l orqu'un officer vn- amplitudine judicavirnus; de exiero'rum etiam ho-
Ida douttreorditonne nqutie saproinoffi' iien- noribus nunc cogitindum esse videtur, qui pati
Sune common qu cs sa profit ,l en- meritorum laude prazstntes, paribut tiar virtutis
vetra au comnman dant en chef sa admission, con- au c n
'tnant Ioffre de la transmettre au prix fixed ausunt a c .
lut ancientn officer du grade inkrieur a celui qui Quod sa pretenitis temporihus id SanctoBer
C rTlir.. Si celui-ti na pas les moyecs d'aclicter, nardo inculcate, id ipstrsu tf dentria Snodo
ile scra offeric aul autres 3ucce(slveLnent et le Suimms Pontiicilbu suaoente) Predecessores Nos'
defiut de I.icults ne pourra janais etrd un obtsa-+ tri in hujusmodi honoribuis tibuendisLmigna cim
le piman. advance nt dun officer i Rei Christiana utilitate exterorum ho0minim ; qui
Jue la n.rnc, e ci i r0pitee a chaque resigna- de Ecclesia benemeriti essent, semper vationiem sbi
von. Cet arangniemrnt aura le double advantage habendam esse duxerunt,,ut per amplitudini, corn-
d'tmphipcla s hommies sans services d'obtenir un nunionerm communia ctiam in Ecclesiam. et in
rng dian larmee et de s'exeniptcr de la nces- hanc Apostolicam Sedem studiorum, incrementa
tif d'npl ye) r de tescourtes por s emeplois mi- fierent, atque animorum conjurictio in dics, auge4
litaites. return; quant6 niagia; nIInc iln tanto temportm motu
I R L *A" N E. : tUnitatis solidiis stabilienda causa id est facient
S, .. ,,, .dum., qnu e6 firmisz stabit, qu6 aperiius osten-
Dublin ,:le-o janti (3o nivse. ) detur a Nobis lomani n Ecclesiam iancommiu
bi ... ...... .. j. .... .. candis honoribus nullarm distantiam agnosccre g.ubi
S1MEpI ,de grand mlatin la Ialle du-Nord fut sit confessions consensio, ac Fideles omnes quasi
lti ue .., prt e Ds rogheda par sept homes unam domum inhliabiLantes, complecti ?, :
'tnes qmi. aplas avoir tire plusieurs coups, et bless Atque utiiam hodie ebo virosi omnet ei iis Na-
dlnetreuscncii IJe postillon, ont vole la voiture tionibus-, qu.inm rario cx moie insinuloque hijusjt
it le passages a. et emporti des valises. On a Apostolicae Sedis haberi salet, orn.i. possenlmis,
rorras une recoupense ia .ielul qui:dcouvrirait quos ad hunc honorem cinm ipsoutm meiiil., i*m
Its olciurs. auoi unil Irn Pircipum official comnmendant V ciiY
Lai mcme nuit, le postillon de la nialle de Wcex- ciMm ,neC i (.nlia iunic ita pathta sint ut, hodiL ii
fot a 16E d.fllisi a Gallopin-Green, par deux nbii plene heti possit, nec iis qui, sit in
honimes arirns. lom'in differir diutius meritss eoruma,,ratque
Lundi pend4ltl la tuit la voiiure de Ia malle de agate pr.axrinn nonnullorum id flagitante) hoc
limerick a t attaritLre A Cherrygill, pies de virtutir psl.emiumI possimus., hos quii4m, ioter Voo
Rildare. par une grande troupe de volers qui tire- ad!egere decrevimus; cateris autem Locuan li~j 7
rent plusoeurs coups sur la veitute et les chevaux. legio Vestro reservamus, ut ius quoque idem honos
1t;"rll d'escorte rcpondit s iO.uicueflnst a cette deind hibeatur : qdod putarius quatmpiinrhm Nos
A ; "dle rendit could) pour coup, et :pres esse facturos; dlegre igitur statiumuu sninc .Sana :c
'oir ctendu deux des voleurs sur la I;lace el omanEcc Cardinales Venerabiles Frartes
ornduisit la malle en siret : uu 'des chevaux avail .Aitoirin Tih,-od!orun de-Collorclo ALlhipiaio-
'bic'6Cd ncreoSc in: pinU OloiuCerscni ; .
Plui'u8s rnaaisirais d u come de T'.p "r..i, pnt Jnem erB.,fitinI fell Archiepiscopuinu Po~i
ibtl ne requilsnOn au chef de lajsttce do ptix, enean ,, :. ... t ...!':
tor Lonoquer dLeimiin -i 'une session extraordi- Didarum. Grw orhium-.Cadtllo ArchiepisMcputn
"aie de justice, alin de prendre en .'.ii'-11..i., r Caladttanum ..Viros spectabileanerieis aijue lioc
.' .. e.C dolo tt t demander .,lu -w, .',* llt lnorL- dignos. .0. ., -
PIublicatidh des dis1osiriousi d i,;.ie .I i. .i i, lo.lrnU mo au.lm; VEa MI sF
iowdans.tertaiies partic ;' nldib N1 Vii n ayanrt ,,,iit n l U mu1nla;ttm I sitUurn l liunn is s rn1i
hait n,'fe lu on ?0 nlnltc'1 '10 :l il C' C tdc an. ,, r,'is ihn Collc"ium Vestrtilt colpidid ,iqlIII
m.1 inirOer k dimanche ,'pour tonfrer sur ,,t mold cboptari solent:, sedhaliis eti;iam, .udi
I'l. da conl on a .ug i 1 p1 dc cni *,,, ,rai ia ad si. n i ,fI atiohem Ixlil.t et c h-f
' rIr''l Ist i'8S rsolultn1l0 r ITopos,0es jJLu.al'"l 1- ,',i,,,, t,ii S Nosix eC, Gllitanls Epistopti ctlteietr
,,, on ittitis orxI;ra o ,ldinallit 5 ,aorhotione t('Oo iare
R L .! IAi l il <. *" '
R1 UBL I QUE0 B A TA V E, r ,".,i, ,,,,,, ""lo ici,.N ca'o .
-" te 2 ja icr (5 plUiviC )' N l. tr.;:,. BO,.i' Vir ion ilimdr, ,.orI r
1 'd e l *ja v(l5/,.ii) : ,' i .fi,]i, ,,,, post C0 ,c10 ,dl.,u.1)^ Nosr ,i '
1 r'\ i lJn intrme d ie la ul e Iai cr iin dre qute t, .' in I. t cli t U'ilius .41 ltUrl.u t l
a .i.ic ne sOit ,.oetta antie ]u. duli'cls, I. L tilt cu, ui tuiu p.ei nI Gall a de CG~u olta
0~u dl r1:. fi~l UI ~~lI11


EXT E I IEUR.

A L E MA G N E.

V zne, Ie 19 janvier ({29 nivoe.)

.oiO tlibnimat sont actuellement occupies A
instruire te procts d'un grand nombre de receveurs
i jrtidefe accuses de prevarication dans leurs
jonctinsm.
Les traitemens des officers civils, qui ne
s'leveiii qu' 600 florins, recevront one augmnen-
atio a dater du commencement de cette annee.
Francfort, le 26 janvier (6 phivie,) )
L'AFFAIRE. des juifs de cette ville sera incessam-
meat decide. Le senat leur a djai accord leur
demande, quant au droit d:habiter les divers quar-
iiers de la ville, au lieu d'etre astreints au seul
iqurti"e dit la rue des Juiifs. Cette decision du
magistrat est natucellement soumise A la notifica-
tion des assemblets des bourgeois et tribus.
ANGLETE R RE.
Londres le 27 janvier ( 7 pluvihse. )
ON avait commence lundi, a Gatton une alec-
tion pour remplacer un membre du parlement d6-
missionnaire M. Dashwood, lorsque M. Dundas
fut re6lu par les tenanciers du bourg, non sans
opposition de la part de M. Jennings qu produi-
sit et fit lecture d'un arrangerftent par lequel il
patissait que les deux premiers proprietaires du
bourg avaient arrete d"expulser de la paroisse toui


Religione esset, eo occurrtnte ulttr desideriis Nos-
tris, res A summi desperarione tam brevi temiporis
spatio einm in locum traducc:c sunt, ut non modo
Unitas, qua prors6s sublatl eiat, iret asitia sed
magna spes etiam fact major incrremenhia Caho-
licam Religionem illic in dies esse habituram, hic
Illustris Vir onia auxilia sha ad p'lrfectlonem anti
operis Nobis pollicitus scripsit ad Nos, se ad id
faciiius prestandum, valde oeportunum judicare,
quatuor ex GallicanisEpiscopisrecenterconstitutius,
extraordinariA prootione Concordati grati ,
Cardiiales fieri tl quae r.ini.'lri dftrh 'bbm nis
gratulationiq causes auiibit, vian etiarq tacilioremn
sternet ad uberiora ilfa Keligipnis boina ,, tqqe pet,
hanc communionem honorum, et aninorum con-
junctionem parari possunt.
Deideia et postulationes ejus viri, clijus opeine,
a: 5 isiis post Deum acceptumI' l~iiiiliu- nibn
mod6 furentes illos procell.iriru inip ius' ab Ec-
clesia aversos sed eti in Caih,,liainijteligionem
in tam iate dominant Populo restitutari speii
item ampliorum bonorum quite idenitauxilio suo
Ecclesie pollicetur, commoverunt, Venerabileas
FIratres animum Nostrum, ac ftcarunt, ut in
testimonium gratulationis ac Paterni amorisNo-iri
Clero Gallicaro etiam extraordinarium hunc ho-
norem impertiremur.
Ut igitur olm compositis per Condordatum rebus
inter fel. rec. Lednem X. Predecessorem Nostrum,
et Franeiscuumi I. Fraicofim Aegem nonnullos
eximios ex ea Natione VIlos sapientissinims ille
Pbn6tifex extrA ordinem" Cardinales fecit it"a Nos
etiam hoc ipsum facere post t(oncordatum Nos-
trum constituimus; idque eb etiam uberihns, qu
major ea sunt, qume per hoc in tain difficilibus
temporibus ad Unitatis restitutionem sunt con-
fecta Itaque quatuor ex numero Episcoporum,
qui in hac rerum restitutione in GallicanTisDie-
cesibus constitoti sunt, Sanctac omanse r Ecctdsia
Cardinals create dectevinius; taimpe Venerabilt4
Fratres,
Josephum Fesch Archiepiscopum Lugdunensem,
ipsius PaRIM CONSULIS Avunculum
Joainnfm De Deo Raymundum Boisgelin Archiepis-
copum Tnronensem et
Stephanum tObrtum Camnbarrtes Archiepiscopurn
Rothomagensem spectabiles virtute viros, quos
tales esse scimuS, Ut4e1 eorum n ptra magna illi
in Regiqnibus adjuumenta Catholica Religio sit
acceptura.
,Quartum verb6, digitum ittin hac honors am-
pliiudine Virum, justis de. cusis nune in pectore
r e se rv a n ius .
0 o d'verb' dVTfistos apectat, ut in auugendd
Cardinatium numE o,& 'ex Nationibus dxteris eliam
cornur hnoribus'consulatur, et Patritjus Venetnu
queen ,Filium 8. Margi aplellant, inter Vos adle-
gatur cujus onondr ob vetCra ac eximia.Vene-
torum merita in hanc Aposrolcarti Sedem, Pori-
ifice' Pi.edeccssorei Nosii' semper ,in hIuusno-li
prmotinitonius cri-lulum voluerunt intellgitis
Vs VENERABILES FRATRES "quant6 magis li hac
promotion, id fieri debeat aNobis', qdi, praeter
cetera, quae in servanilo hoc Piagdecessorunm Nos.
trorum more Ai'lobis considerate sunt, illud cltin
peculiare habemtsa',qtiod NoY ya cOdmmuni jac-
t.Alonrie Npiila.daficimlimis Ecclesix temporibus in
rnobiliksinafyn yen(lorj m lJnbli; luaquam in
titissiinuni Porturn Augu'ti i'asaris e befncio
except, ut ChristiancotGtegi 'Pstore suo orbato
coiisuleremu ,, ibi JA hanc ihonori subliniitima ,
liccI immnuercn'is suffra iis vesris cvecii, tam mulh
religions, amoris revernin pignora A Venetis
accepfrinius, ut, illbrhmur tkporurn recordatib
Nobis ,VobisqOtteaerperjuocindissit~pa, sse beat.
Tant6 igitur lubentius in tesm*npaium etiam gra-
tissime voluntats f~ostire egregium Antistitem.
1'etrum Anito ri .",rzl idinm le lericorum te-
gularium Congregationis de- 8oia'seha Archiepis.
copum UtineBsp;i ju .polegium,Vestrum adscia-
cere decrevimus, qui dinrm vlisu y Nobis, queen
ad hunc hlo'ldret pbirodetcm'in.
N'e ver'o Urtbi'Nrs4i a durm exterorm honoribus
gratulatur ipro r.i Ic domesita suorum grJltula-
tione careat, ad latitia cumnulum trees etiam egre-
gios Viro9 ox Nosttis ievulgabimus,, ,quo janm in
Consistorio diei XXIUI. Februarii anni MDCCCI.
eto inpeor in e servabaAna ; nimirhm Veneral
bilem Fratrem ,1,, ..
. Frandjcrirrm Mahiam 'Locatelli Episc6ptam Spo-
J, inlni et pil cSo Filios ,
Joanncm Castiglioni Praeceptorer Generalicr
Ordinis IHospitalis S, Sp.inirus,-et .
., Cro!'um E.k''i e.AudhioreCr Nostrumn quonirn
in hanc Apostolicalm edem merita cum vobit


___ -~ --_I-CL -- -~ LILL~


--i--`~--~I--------L-i--~~ .~ ---------------. `L...I.;~. f..--~;-~r -_;~.r; ._.~_i. .T...I.... .J












satis perspecta esse noscantus, supervacancum du- menades publiques mawsqui, dr tr ou traves'i,
-nmus ca apud Vos conituemotare. ne pouuapoua ter ni cpees, ni btiisuns, ui autres
Illud restat, ut doceamus Vos, vita esse functurm nIes.
iunam Presbyterum C.rdin,:u exls, quos in Nulle personnel a pied ne pent paraitre, sous le
Consistotiosuperiis enunciato dieiXXlII.Februarii masque d's la chlte du jour.
anni MDCCCL. creates -in pectore servabaiiius. II. Nul fre pourra prencdre de degitsemens qui
Nned s: ss Cardi s c e eraient de nature a trouble l'ordrt public.
Nunc de iis quos Cardinales create decrevimu, ,.
rogamus sententiam vestram.. II. 11 est .dlcnrd'u A toutes personnel nwasquees,
o- fsd, ii,i? ou travesties et a tous autles indwvlus,
Quaid vobis videtur ? d lisilller qui que ce soit, de se perniettre a
AucntoiitateOni pntenfis Dei, SancttrumApos- 'occasion du Carnaval, aucune attaqtue, et de s'ih-
:..o.s Peiri et Paiii i ac Nostra declaramus noduire par violence dahs les boutiques et maisons.
primuaih de iib6re Cardntiles Diaco6ios Sanetae II est cgalerentt dilendu A tout individu de pro-
linun.l Eccles;e voquer ni insulter les personiets masquces, d -
.,ii .sin A lariaahm Lochtelli Episcopum Spo- guisees ou travesties.
letinum; IV. Toute personhe masquee dulm'e on tra-
Joannem Castilioni, vestie, invitee par un officer de police a le suivre,
ast ionidoit se rendre sur-ld-champ au bureau de police le
Caroltm EskiAn. plus voisin. pour y donner les explications qui
Insuper creamus Cardinales Presbyteros peuvent lui tre deipandees.
jdofihtm De Deo Raymundum Boisgelin Archiepis- V. Lea contreV nans aux dispositions di-dessus
opumnTuronense~seront arr~tds et conduits I la pjdfecture dt police,
topum Turnensem ; o il sera pris A letu sgard teltes niesures admi-
lAtoiun, Theodorum sde Collored Archiepisco- nitrativas qu'il appartienidra sans pitjudice des
pum Olomucensem ; poursute a exercer devant lea tribunaux tant
Petrum Antonitim Zorzi ArChiepiscopum Uti- contr'oux, que cohtre les pereest tneres, et auties
nensem ; tivilemeit ruponsables, suivant la loi.
Didacum Gregorius Cadtllo Archiepiscopum Ca- VI. La present ordonnance sera iamprimee, pu-
laritanum; bliee et affichke dans Paris.


Joaniiem Baptistam Belloy Archiepiscopum Pari-
siensem ;
Stephanum Ubertum Cambaceris Archiepiscopum
Rothoinagensem;
3flsleplhm Festh'Archiepiscopum Lugdiiednsem.
Alium item, ut supra. dictum est, Cardinalem
creamus et in pectore reservamus arbitrio Nostro
quandociimque evulganrilrn Ciith dispensatio-
niibus derogationibus, et claiusulis necessariis, et
opportunis. In Ndline Pa- tris at PFi flii, et
Spiritls'+'Sancti. Amen.
Concordat cum suo original.
J. A. SALA apostolic legationis secretaries.


MiNItSTERE DU TR SOR PUBLIC.
Faimenant de la, dett- publiqu effecter du lun ti
i 8pluvitse an I I, au samedi 23; savoir :
CINQ, POUR CET CT NSOLtID S.
ier et'o t seriestres~ n 0o.
A thus numetb6s, les parties qui nont pia kti
eucore reclambes sur ces deux seriet'ris.
)De~ e viagiee.
qau' Semestre an io.
PBeaux n" -. kletii s A, I, J, P.... dunio It 'rob.
2 B............. a11186o.
S---D .... ......... i 3bo.
4 4'--- E, G,H... ...... a 400.
5 -- L T............. a oo.
6 ----F M,N, O..... hiai 5oo
g --- CK, S, Y, Z .:.... *ri80ou i
S to -- Q, R,U,"VW,;. I' ao'! *
1tr Semestre an so..
A tous tuumnros, les parties qui ha'bnt patoncire
ki r&clamees sitr coe cmeslre.
Pensions civiets et ecclieiastiques.
,iSSemestre an to.
.Jureau n, 7 ,-Civiles, duno a i5oo.
SEcclisiastiques du'rto i 33oo0
'-- Civiles,dui n'o600 a 'to6.
-, st4rScmestre an o.
A tii' nunierbsO, les parties pii n'ont p'i encote
'ile idam6os sur scmestie. ,,
freons .ideus reurr.' ides. difetsur .iuidies itfr la loi din 4 /rnrai.'s' 'ii'46.
,' 1I -
a' Tsimc'itroa ii. '
Bureau n* ii, dun? I ala fin.
... Seniestre:tin 8.
-: I*et m' Semesttn's a .
^ m +t ; T', r-,+ ,,,i,,,an -;,f,,, ,
A tous, numiros, les parnes qui 'nant pas .itc
LQwIro re ~ldClari bi r 'es inin seCncstes.

P FE CT 'UR't E PD O ICE.' -
Ordentrwan ti ernti l lAs masqu esfer ndant. I
Carnaval.
Paris, le i ptuvi',;e anu tdela RfllliquefraneYiise.
LE conseiller-d'tat, i 4etdl' Icc 6,fAd'ntc
ce "qui 'sut t-
Art. I'. Tout individualu qui, pendant le Car--
avLat a se wl'omnti( c da n es les res, places et pro-


Les commissaires de police, les officers de paix,
et les prdposes de la prefecture de police sent
charges, chacun en ce qui o1concerne, de tenir
la main a son execution.
Le g6ndral-comnmardant d'armes de la place de
Paris et les chels de l1gion de la gendarmerie d'ilite
et de la gendarmerie nationalek d dpartement de
la Seine, sont requis de leur fire preter main-
forte au besom.
Le consiller-d'itat, prifet, signi DuBois.
Par le conseiller-d'tat, prteet,
Le sscritaire-giniral, sign, Pus.

BIENFAISANC E.
SOCI E T ? nHILANTROPIQ UB.
LA Soci td des soupes &conomiques apths s'tre
occupce pendant press de trois ans de l'itablissement
delce nouveau genre de secours; apres avoir fonde
ving.t fourneaii, distribute t,6oo,ooo soupes pen-
dant I'an .1o-, exemple qui a &t suivi avec success
dans Ia plupart des villes de la Republique, a pense
qu'elle pouvait embrasser d'autres objets non moins
utjles ,a la classes indigent.
L'assemble g&tn&rale des soucripteurs a done
arrte dlans,~aseance du 16 brumaire de prendre
le norn de Sbtiiiti philanetopiqud et a adopted les
bases d',prps lesquelles elle sera dtablie.
Parmi les persontnes qui ont souscrit pour la pre-
sente antice on compete Li PRtMIER CONStUL, leS
second et troisimene Consuls; le Grand-Juge, mi-
nistre de la justice ; les administrateurs du Mont-de-
Pidtd ceuxde la caisse d'escompte du commerce ;
le cito)cn Louis Bonaparts, le-citoyen Fulchiron;
Hottirguer et companies les Citoyens Mallet aind
et Mallet jeune; le citoyen Gaudin, miniistre des
finances ; les membres de la Socited d'bgriculute,
ieux du conseilgeantral d''agriculture arts et com-
metce du minister de l'interieur ; le cit. Thiery ,
membre du corps-lkgislatif;. les citoyeus Ternaux
freres; le general Serrurier, sinateur; les mein-
brcs des burepux de bienfaisance, et une foule de
citoyens qu i e sont ernpresses de prendre part a
cette nouivile, institution.
'Pour donner arx perSohnes charitable une idie
de cette nouvelle institution on tiouvera ci-apres
le discours,'du prdident de i'assemblee general
des souscripleurs; on y joiit les bases principles
de la Soitir et les, noms des inembres du coin;th
qui ito mtv nommCs dans les assemblies subs6-
qtrenteS. .. : .
Discours du .citoyen Pastoret president dui comiti a
'assembUle 'geiirale des sonmcriptturs + le i6 bru-
mawittn c l,
Nous vtiniis de vonis' endure compete dc nos
travaux : leur histoire est celle de vos bienFaits.
lcik sitaires des seccurs que vous accorditz au
malheur, norq avons tiche d'etre dignes de cetie
bonne et honobler function t nous obtenons
atujourd hui une thconnpensq foir au-delide nos
sons, en vous pailant de tous les maux que votre
lunimau it& iIiC.cnus, que yvotre bietiaisaurce
oulase. Mils' vous It dirons-rnous, cito)eis ? Eu
pn~courant lIa cjrcre oil vous nous aviee choisis
pqIqr4 tre vos orianes, le sentiment gin&rcux que
VOsl-mcmei uou1lI aviez iuipriin n'a ait que s'en-
lanmnrmer elt 'accroTtrc; ct ious oions peter que le
yoertiot Te Crfin vet-nii dc multiplier, oet, pour
ailns dire, d'agrandir note vigilance et nos efforts.
II nest aucun de noud s qui ne se rappelle une so-
Ci't4 dnt I'existerice, trop .is.igc.: sans dbute,
ftt ndanmois nr414uicC par douze ans de bienfaits:
pouirquori n rjnirncrions nous pas une association
SlaLLtllU se client sani d'illnoJblls souvenirs ? La


subsistance du patuve a d'ubod ,l ucts ctupe
elle doit toujouis ttie c pclnCiet but de nC s 1
vaux, puisqt elle' est le pewcrier de ses bcsolns.
mais d'autres niaux aussi arleiguiielt l'ildinci '
itieracelnt, I'oppiessent; d'nutres iauxV alentl,
aussi notre devouemnent t et nole zLle.
SDes fehmes, dignes a jaiais du pus tendre
respect, out deja porte sur l'entance du pauvie de.
regards maternels ; les imiter. est la meileure ima
niere de les beiir. Au moment oh finit cetallait.-
ment qu'elles protegent, puurront commencer ,no
secouis et nos soins. L'instuction et le travail ces
deux grands devois ces deux grands bienlaiis
nous essaierons de les placer quelquelbis et succes-
sivement autour de ceux dout les parents nel our
raient tdujouis y suffire. L'homme nialadle trouveta
parmri vous nemces des midecins habi!cs et dicai-
tables qui lui accorderont g atuiteinent rout cc
qu'cxigent son indigence et ses mnlirnitis. Le pauvre
injustenment attaqud devant les tribunaux, troutera
egalement parmi vous des jurisconsultes dvou(s,
qui, apes s'Cr e assus de d s droits. It dtriget a
par leurs conseils et le detendront par leur lo-
quence. La propagation des bons eiits sur des
objets de bientaisance publique, poutra aussi nous
ocuaper. Nous essaierons paeillernent de former
pour le pauvre de ces associations de prtvoaance
don't il ett aise de sentir tous les avantages. Nous
entourerons ainsi de tons les secouis qui sont eu
note pouvoir, son enhance, son age mfir, s
vieillesse. Nous veilleions sur fouviier qu'un acci-
dent impreyu refluit it I'impuissance du travail; sur
la temme qui joint au malheur de perdre un cpoux
labotieux, le inalbeur d'etre sanis resource pour
clever et nourrir une famille nombrcuse; sur tous
les maux enfin que nous permettront d'embrasser
et de soularer nos resources pCcuniaiies : car I
zele, la vigilance le courage. Ilactivit ie man-
querontjarnais aux hommnes de bien qui comiposint
Association des soupes ecuoonmiqucs A tlous cux
don't la Socicte philantropique flit autrefois contb
posee.
La plupart de ces institutions honorent le zele des
comes de lbientaiiance, et nous ne pouvons trap
rendre hommage aux bonds citoyens qui les compo-
sent. Mais eux-n&nmes nous sauront gte de con-
tracter avec eux une association volontaire, dt
chercher ficonder ainsi I charity publique par
des contributions libres et prvees. Ce serorilquel-
ques tffbrts et qielques secours de plus ofirts au
gouvernement par des amis de I'humaniti. Heuteux
si nous pouvons concourir A fire multiplier prmni
nous ces examples de verth qute les Francais wont si
digncesd'apprecier et de donner! Auxiliairesmo-
destes de la bienfaisance publique nous aurito
favoris6 le travail, console le malheur, suulg Il'in-
digence; et la paix aussi aura eu ses victoires.
Bases principals de la Socidit i philawtroiue.
Le hut de la Soci&ti philantropique n'est pa de
distribute des secours aux individus par elle-m&me:
Ies comites de bienfaipance remplissent utilemientte-
honorablement ce devoir : le but'de la $oci4ui eat
de fire connaitre et de mettre en pratique tout cr
qui peut concourir a soulager les besoins, actuds
du pauvre, et a lui preparer des reisdirces pour.
l'avenir; en consequence
Art. Ir. Les soupes economiques seront toujouts
le premier de ses soins, dans Ja maniere aecou-
tumee; elle s'occtipera ensuite successivernent, et
it nesure que ses moyens le lui permeftrhint, de
I'Itablissement des maisons de travail, des c&0li
de charity des Societis de prevoyance, etc. etc.,
enfin d'institutions relatives aux pauvres et aux
indigens.
II. Pour devenir membre de la Societe, 'il laiura
htre propose au cornite d'administratio'n par deux
membres de la Soci&t..
III. Les membres de I'ancienne Socidte phiian-
tropique de la Societk de bienfaisancejudiciaite.
les membres dcs bureau delbitehlaisaned. ceux de
Administration des hospices, et ltes' s6usipt'e'"s
pour les soupes iconomiques, soos, dipus I.i
tormalite de la presentation.
IV. Chaque mreiuibre de la Socikd' devra prenidr
au moins utnesouseripiion de 25 fr., ,lul a.1i iiio
velee tous les ans.
V. Un comnite d'administration sera redaction des reglenens inili.t ii. dti e la formaona
et de la direction de tous Li .N.iblilwiicus et, ,d
la convocation de l';ac'dilC.,- g~ndri.ie ti-
Sociite.
VI. L'assemble g6enrale nommcra+achaqnuanef_
au scrutiny et A la majority relative deA vo. le
cinquanti menlbres qui ,formeront le ,comiti d'ad
ministration; cli nommera, en outre au scraut
individual et a la majority rjative des voixi
Ie president, dcux vice-pr&idens ,.le sect 6 ltri
deux vice-sctr6airn.cs, etle tresorierde 1a Sdoi"".
VII. Lc commit administration ourraStadjoit.
dix personnel prises parnmi les niembres de I ei c.,
ou mnme hours de Sou soti.
VIl. Tous les mcmbres de la Societe pbilan
tropique autout droitd'assister aux dclbiIji""'l'""'
comit6 ; mais on ne ppura y voter queiorsq uca
aera member du comtuit..


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Froth
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Fids













Cdela










dic,


Turic













545


IX. Tous les memibies dc 1I Soci.t. ecevromn
Isu bous die soupes par cdhque sousidtption de
s5 tr.; et a mrnsure qu'un des, aitres etabliisemens
de bicii.ii,.i c uientionnti s danos l'ariiilc le sera
tforise, irl r Jllt a I attribu6 ch.ilU c t; .,'uScipii.r'
des droits de presentation dans la piopoutiozn tilii
esra detlrmeine.c
X. Tous les ans. a laiste des souscripteurs les
rapports et les comptes des recettes seront rendus
publics et distributes aux mnembres de la Socicit&
Lisiet id tmbrnres tvonr osant le comiti d'admniitrai-
tijh dta, l Sociiti philantropiq k, nomieis dans
t'assemblie general du to Sfiimaire an ii.
President.
Pastoret, membre du conseilg6trndat d'adminis-
tration des hospices et secours.
Vice-prisidels.
Anson,-adminiistrateur des postes.
Cadet-Devaux, administrateur de 1'h6pital mi-
litairi du Val-de-Gracc.
*. Setritai 'e.
Montmorency (Mathieu ), adirinistrateur hono-
raire l& Sburds-Muets et des QuinzeViugts.
Vice-secritaimrs.
iel andolle, membre deJa pciti philomarique.
Dcleuze, aide-naturaliste.auJardiu-des-Plaotes.
Trisorier.
DilcCr t. memhre du coriseji d'administration,
des hospices et secours, rue Coq-Heron, no 58.
diatouieau, membre du bureau de bienfaisance
des Arcis.
Baron
Bouillon la- Grange, professeur a I'dcole centrple
i duiPntht'~n.
Bouriiat, membre du bureau de bienfaisance de
,la FontaipeGrenelle.
Ctatinan, tieinbre du bureau de bienfaisance dei
invalides.
Cottart, membre du bureau de bienfaisance du
S Mail.
DIlatiiud', rembrib dau bureau de bienfalsanco
dts Poulies.
Davoistu, siaateur.
DebuP, tnembre do bureau de bienfaisance du
ThIltre frangais.
DcRennefort mernbre du bureau de bienfaisanct
de la Citc.
Dtlchapelles, ancicn payeur des rentes.
4lprez. membre du buIcau de bienfaisance,. d
SFnistere. ,
D'Huaieres, membre du bureau de bienfaisance
ds Trhui%,:es.
Durioile, anien, liieuenant-gnipxal.
'vy[iert tribune, A
Duqietsnoy, maire du diloarnrotndisgemient ct du
,consdil, des th1spices., '
Evelat, ,honmmloe de, loi. ,
Prasey, vicairae d ae ainte-Marguerite. .
Preminville, membre du bureau de bienfaisance
ile Invalides.-
Frochot, prtfet-diq dparlement. .
Gault, membre du bureauu do bienfaisance de la
Fidelit&e.
Gelin, menibre du bureau de bienfisance du

Getiil ,lS.i, viithcnteui dc lt ngistrement. 4 \
Gilbert, mieibre du bu'reiu.d b bii:afaiiance' dis
Champs-Elyses.
Godefroy, secrtaire de 1'Agence des seeoudri'-
domicile. -
tmnar. .membre du birreau de bjenf.iiance .de
I" i,;ir n ic. i ..... *u '
angelon, ancien lIeutenan.e- al.
i rll) ric .
leduc
Maignet
*Ilet l~an r6gFnt de la banquet.
'.,i ult-L iviewille. ,
.Moiip~ns membre du colsell-g&&nral dl'adiin s-
Iration dts hospices civils..
itenfier, incibre dii coiecil.gin6al d'admiriiis-
tnalion ldei Iospi:ces civil.
4t reensewileir-dlbate-;-- *--
Plli, ttiribse 'dt'co nseilindral di du dlprrctenn
e la Seine.
?Plwk, ad!,iri au mater d' tdit imse atnonttisse-


muiilelde-1'Etang, iembre du aontldtt'dd rd4par-
le ee d l ia ein e,. .... .
"'ii1117 generall) ate ,' .


t Souhart adjoint au maire du sixiene latii to l.
scnlmct. "
SThlouret tribune et directeur de 1'Ecole 'de mi-
decine.
Vainier mideciu. ,
louties les personnel qui prendront itiir^i .'
cet.e nouvelle institution de bienfaisance sqnt
i, nii e.; a envoyer leurs souscriptlions ou LcuIs nqril
anl t iitn Delessert tresorier rue Coq-Heron~,,
n0 58 on au citoyen Pictct-Mallct agent de ,,li
Societe. au bureau de laSocidlt philantropique,,
rue du bouloy t0 48.


S C I EN C E S. B E AU X -A R T S.
A BLE AU, HI ISTORI (UE DE L'O I EN T.
Clr o'.vrag.' qui present les dynasties les pluis
rernarquables de 'Oricn t; est divise enii six par-
ties prfiicipailes et par consequent en autant de
sectionss.
La preiere i ermbrasse la imoni.rcilihile ,: anCrden
Perses, .au ri : iola .iJ ,.isi. I.., Pli i i. le ; .20
celle des Kt.ic.ili t,; 30 oa domination d'Alexandre;
40 celle des Selrucides d'Antioche ; 5' la d niasiec
des Arschakiens ou Argacldes; et 6 celle des. Sis-
saniens ou des Cosroes dtiluits par les Arabes
minhoietans Pan 651 de Pere villgaire. '
La second section est relative A la iionaiichie
Khaliphale des Mahometans. Elle. tr;iite, 1 de
l.incicime Arabic; 2o de Mahomet; 3 Jdes quatre
premiers Khaliphes sie'geat a Medie ; 4. des
douze Imams de la race d'Ily; 5o des Khalipl!es
Ommiades de Damas ;.60 des Khaliphes Abaidc,
de Bagdad; et 7" des successeurs de ces Abassides
etablis au Caire, o leur sacerdoce fiuti niii ten
1517 6poque de la .conqutec de ce rovauine par
Selim le premier des Khaliphes de la lmaison
othodiane.
La tioisieme section traite des diffrens Etats
nmahomdtans, eleves sur les debris de la monarchie
Kha4ipbale. Ainsi cette parties comprend io I'A-
rabie-Mihbmetane ; .0 I'Ee;pI; la S)rie ; 4
I'Afrique ; 50 les ilaturs dti Il-pagne ; 6 le Dey-
lem 7i le .Fariss (la Perse propremcnt dite ): 80
'lrack Adjen ( Parthee); 9 les Beri SlJdoucLs
SdI''1fhaii; toole'Cerman ; lio le Mou- l ul ; i.
le Dyarbekir; i306 'Airihie ; s14 le Khouzistan
( Stiziane ); i15 le Loutisi.an ; 16 l Ic. Mzenderan
(Hircanie) ; t7 leTaberistan avec le Giirln ; iS,
le Daghisiad ;- 19'" e Schlirianle 20. le Cdcnhlistan
on les Imams Bathiniyes' : ll' le Khordssan ( Bac-
Striane') avec le Sedjesian ;.1 o lIe Z.jbelistai( ,
.ave" le GhawriyanilS3 0iTouiarri, 'cr oi l :
Kharezm. '
Le chapitre II de cette section presentic'ih -brdee
de 1aticiennl) e Ei;pie. avanti lIts iastii de.-Bel.-
Thioon i.rdIsBano-Eyoub, declenJimouk- rTiikmcin
et tils Mienl)ouLkrCirasses subjtrgujies n 151i7 pa
la mraison othomttrie. Ce mrueme djlpi4r ecoimprend
Itussi tout ce qui est relatil aux croisadelt centre Ia'
S)rie eldgTyptSe., .
i On verra, dans celui de I'Afrique la grande
puissance dcl B:.no-Ahlieb et apr letix dsi B>lno-
Badiss, des Beno-Merabith. tie., Beno.Muwahidin
.e.des Bieo-Hafsss,-sur la ruine desqudc 's'dleva
I'empire de,MarQc, airlsi que lep truio rcgencis
Sld'Alger, de Tripoli et de Tunis.,
Quant aux autres tats eleves dansle Idilerlciitc
'oritrtes de OOriett, onr, rlia itaftiissaihce .eblex-
tnutinn d"t lesui m i hrenble Pon<'ulhi,ns d..
1 a" tries, juisq'u rcepr.iqtc de lent .sseivisi i,'ni ,
ou par les T.uats Diinguiiiens ,,i; 'par la PtUI -
1c timeothomlii, oep par lea dtemiiercs'dlyri.tics de
la'Pe se'1. '"" '" .
""E'aq1Jaiiieniic Seet'- iuc tr:iitrL de la mionjiclie
SDjinguisienne: io des Tatars en g neial ; 2' de
DjInguiLzKihaii ;.3" des heritiers universels de' ce
ionquierant, .ou de .la branch d'Octay siegeant
i CGaj .oum, Capitale die la GranderTaaariti; 4 de
GaplaiCaan-et de ses successeurs, empereurs de
la Chine ; 50 de Dj.nodjy, pere de Bathou KhaJi,
et de ses successeuis, so.uvc.ins du De ,lht
t'pischak et' de la T.auri.de, ciablis a Si;.'hliak
'et A Soray iur ic Vuli.ti; 6I' d,: Toily'. pere de
"Helakiou "ld de e s'uiices ciis'; mona.rqlei's die
la Perse. etablis A Tebliz; et 70 le Ti.l'ij. ,ay
et de ses successes khans du Touran ou Tran-
soxane. ; '
La cinqptieme seetiqn paiki de. la monarclii ti-
moutericne ; I ,:Ie.Tlour-LCqik 'o Tiai)eriln ;
et 2* de ,Ies lhPiiilieiri unverstI Sic'.Igea'ltt Scer.
Canl daiis kI Tourailn aipt.; la dcsiiyccn de ia
biafachie Djingini,:nnue dLe Tscl.iigh.,iy. ,
L.I sidxij section compren.I les' Ei. .(onteml-
poiiins d la mio-ilchie djinrcuiiiicnne on de la
t '*iOoi'i1.'rchlub trirurienliic et dc i- i., qui s. c odt
clev6s sur les ruines de ces deux puissances tatares :
.cec,6snt, ,,9 .es.Beho.-Uzbabks tdescestdltris c Djils
guniz-Kha ,.p3r .Djwuiljy souverainst du De, bhr.
C.,piscbhak; o" les Beno-Scheykh-Omj,,,, descenr-
dans de Tamarian par Mliranschah, enr-!cr-urs des
Intl's; les '"liBeo-Djelavl sultans de Bagdad ou
de-la Chald&e; j-Its six d. inine'es IU rjtics J-
I'l'an ou la Persi; v oit letBeto-'Tst Ila,.'i,


U.ayeiit,i ,lOs BVno-iaydei ou A Sal-cvwy (Soph~s)!'
et )sC'B:w.-.El II .li n(I Aglivnr; Ic-s p1iitniesde il
iaiioUn deJ GUiiiy, dJcntiJjn dc Djinuit Kh .lian
pItr DLj'oudi I s.i .i in ellfc autlde- cl *i.blie
Bagigtschi-Sei -t jiusq I' poue *Jr Ii It Ili da
Sc ahhiu- (...Gii)y : l t i-id .-i I T-'.:, t.h, u djin-
, ii.r1,-i ; et '- > 6 I.) B ', 6. .Ii., i yr Cur sul-
tans de 'Asie illiln-trie .' d.,I. I.-, dlsastfes contri-
buerent A l'~dvaiio:n des Oti,,al.in, .
,. la suite *,i ,ce ',ible.,u L,,L -t al., I t pour n-
pandre plis de jo,ii;,et 'nIu i i i 1,11 1 'ui apirt oih. -
mnan, oo l inl'.i .1 i. t 'i e. tie iil ii,,jiil.ii.ic'
depuisas'ni ,:.i....iLe jiqqu.a nos imu ..
On O citeia dans PLoiv.rage lcmte les ecrivains na-
tionaux eti lJii:er ,ancicils et lu dcie ,C5, qui
en ont lournii I.'> i.rneyiiu. On parleia egalemc i t
de tous les aut!cuir .... IIiia.lJn iji W punt donune, eC
ellter ou en patte I lisi~i tic leur liAlion.
Les pri s ie bre Jll., I .'alCi;i t des notions
assez etlendues ?u( .c0i rapptIS ponllil.ui,-i quti outr
existe Penc ht REon, i' ctt Ii .,u 6lni Perses ; et ;,
aprets ci\, Critii a- cliile rituti L e .Li e.t dill,.it:,
peu'les niusulniaits dc: IA..,ic mirutleu de'la Syrief
et dI l-Egypte jusqu' la chate tdu-Bas-Ermpiie,
en 1453., On t 1iuver. aubi i, daqs thistoire des
Tatars, d es' Perses m'odei'nes 'et des Othomana
touteSs. ls'ei':tiniei. ..I c>s iats avec Ies puissaicel
chretiennes.,usrttout avec la iRhsie, 1'Autriche ,
la Pologue yer tc.is tc.
Pour jeter. pips (1 lumiere sur i'lisioiiilu eea
dJI)j.tiui; les pl u., ..i01 uie>, on1 j.' diiiJia us
,ut ent des lal les a i .l ,giqu.ls C It t rIlon.' --
.lues : onri .inAeir Iaussl tine arte i AlenAlrl dq
I'Oient, d'apes les ap s 16 P M,,a hl rJi.e Ir.'>.
Cette parties histuri quc sera. l.ivie de la l6gisla-
tion naho!,i.ilne, ldow, a .i ,I' pIJl )el C .-IC ..V'IllM '.
in-lhlio ont i te publies P.46 tr. 15,7 ,et 17894
sous le tilrt d cTabicr u 0 e ,l w I 'L .IIi, otIhornanl.
Otn .A'1"' ilus .IV, projiL deL ruiinii en rii il corps
la 1le6station deiS 'lAIJao:inC.i; .ane l 'hiiiStI otho-
mane. lltui i dev.tiii eil pihicdec Ilt .J'un aperqu
rapii:te qelIques dynasties de I Orii.;niin.l., I'arteatr
(pendant saderniere mission a C.nlallmtinjopli .aj.nit
donne6 beaucoupo ilus d;txlrcllioll a sontlIraivail,, a
cru ndcessair& de le diviser, entrois grades parties,
faisafitcsn qlqque, sorte trois ou.vrages districts et
lpare6. Or, tdut ce qui a:trait A l'his aiin ,: pic..-tr.
l decode tgislutif:T'ordrel, f ;IA' itode, :la nature
m4wme des maii:Ieci couninand..nl cett'e disposition
Les deux volumes in-folio dejA public~ ne roulent
quir, Ie cuJc I rligicx iIs enmbrassert les dog-
l:,e clliie iuhr:ti.i.u les I. i.s, morales et Ja hie-
rarchie min)!ulua.r ;,dpa((I aiutres. volumes complet-
t u.,nr celie'pjriie lc.giblatiiv, en xposant les lols
po.litiqu si, (iyiges.. t<.imi ',le.t 1 tuilitairets. Toties
ces di-spiailol is Iie.ucll' s ic;,l idiiCea par, les
Mahoqietqps icoiinIiF autapt de Lis thpl'cclaliiju.,
.seront d'evlopi p-es par dts obsevi.itiois on dij,-
Fours particulitsI qui Ieroni corlauiae I deguia dI
lorce dt vie'.ii.ur, de rITpeci el dpntjuissent encore
aujourd'hui .J d.ns 1 u1si.,n.helie oihovjmrie la p',a-
part de~ point, qui founient Ic coc gePe al de I la-
nisnle. ,
iO re-raceia en mcime tens, la suite des loi;
politiques, I'etat ige til dei Empire sa constitu-
tion', Iedthdirede I iuoilruirl ~prinllcle et teml.o)-
relle dilmbotliruej leq Ipiuvol' du grand-v'ezir ,
l'influence dti moupghty et des oulenras suir ladmin-
nistlialon-publiqie ; l',)l.' e an'' ion dte iii'r I le -
piteritenit de I'LEnpiip ; le tIl.lt-r des' piovii,.- .,
celui'des cltau;li olith i .iek l'tI lu'r 'et cldu- sei ii ,
1'6tat nmilitaire-_,le systae.iuancier., I'esprit du
Gouverneorect, I. iM.xjii:te<;s l1'E1at, tout ce qui
est rclatif A' Ia p, Il-iique du I elo'rs *et A la icsi-
detce das .nmtostres etranlgeis .. Ct aiiaiJiiiIIpI ;
enlin,Ja, vie/piive du sultari ,,et -cen qui concerlne
le serail:. }es sultants., -de.cadis, 4c~s esacsiCes
du harem. imperial, les ctijn.n'u.b les c-eduso-
riies etc, etc.. .1 ,
,Ge -srois ouvrIages(Tableauhi si ioqu, de .1 Or're',t,
Histoire del'Empite othoman, et Ldgislati6nbriiabo-
ni)tane), selont e-irishi. ile Ililoil ii, esuiinpI ,
rllbs preseniteroni dih ei ) )ij:is iclaii l; I. i ,,il,.,-
logie des .itiaciens Pdrises EgiC en, lic s Dai
I l H IIus ieni nllu.p ble.. le (j,"i',[ l,. de plh .'..i..i '-
verpiins, ceix de tous les iualii, othoinans ( d'.i.d.i
ll'culliculon quii CeUst.e au er.lil) ceuC i. Inm-,i
les phlus itiuistesi Ic O it'li des c.:m i, iiii-
liers entree divers princes orientaux, ds lIcti.c, .I ;
solcnnii's des ciqueucii de cofur, df.i co uiei' Jde
diVers peuplCs, pcrses Jrnbe':, i:.:i.' n,lh..
mans,-etc.-e-tout-tormnta une iouovetlte cjilliC A j,
w'eriviron dBox cehts pl:Inchi s "
,L'autel qui, a dja f'ait Inipriincr a ses frais.
en deux volumes lo-flio 0, une parl:ide d la L.u,i.i-
lion religie-e. a urlt fai ,d menme .'rir I. .e
dte i'oiv'ra.Q s'il n'avait eL ui fUrtlutle:
de grands 'Stvcir p.Iil'rNr -si siu1 il cr t corupter
la spoliation entire des etmsinflaieCs i;i rril a6i' i ,ii:!,
*qul restaienti'ercoie invendorl s a' 'potlte 'de soni
~pyjr la Taiiu, cn iaou n 7,9l1,.
,i T~us lks'nMrliuriis i( frjits-de trente-cinq a rn .s
e, ,txavai) l sO ,pry&s pour .Tijipressionr, .ou-
vrage enter seta in -4 ; et On renouvelleta, sous tc
rirerne-Ti,frtl l',mpreisi6n des deux preiesm iia-
liLhli. '


__ ~e~cL--~l ~C-













Ont n'ouvre ne souscription sourmise a des
advances que pour acceltrer le travail,, surtout
celui des planches ; ces av.aIcter seront de ,', Irjrani
Ipar exemplaire, remboursables sqtr le d, rrieI i vo-
utnes. L'ouvrage entier sera compose de douze;
et Poir en publiera trois onu qatre tous les ans. Le
prix de chacun sera determine ei raison du nombre
des gravures qa'il contiendra, soit de la nouvelle
collection, soit des cent trente-0ept qui oat deji
paru.
11 y aura aussi une edition in-8o. sans estampes,
en renbuvellant P'impression des cinq volumes du
rnhpe format qui out t& publids en 1789. Les
exemplaires de cette edition se vendront egalemefit
complete : on n'en separera aucin volume ni de la
pattie hisiorique ni de la legislation mnahomntane.
Les souscripteurs (pour l'in-4* avec les gravures).
jouiiont des premieres preuves et d'uri rabais
de cjuinze pour cent sur le prix de chaque exern-
plaire.
On souscrit clez auteuru, en s'adressant A
M. Blanchel, faubourg Saint Honore no 10.
On remettra, pour chaqut souscription un bul-
letin signed par I'auteur meme (M.W d'Ohsoh,).


H I S T 0 1'R E'N A T U It HE'LL ,
tes Liliacies parP.J. Redouti, peintre dn Museumn
.pa+ionp4;d'histoire naturelle.
Lilia Patricii luares bilbati ttiart ,superbientej
vtSltmntlis Jfilgeitibus jestivis. Linhi.'
Les lys pairiciehs tdq regime \;1ljij habitan.
des bois munis' de-blbes dir.bl. s s'icno:gueil-
lissent des vetenmens 'clatans d6cnt ils' sot rpadl
come en un jour de feie.
Deuxieme troisieme et qatri:'.l liviisons :
36 fr. la li'raison. -A Pj'Is clih: l':auteur,,au
Palais-National tdes Sciences et des Arts; FUichs,
libraire rue des Mathrins ; Gareriy rue de
Seine ; Treuttel et W' trt', quai Voltaire'. n '2.
A Strasb'oug, et pour 'AllIcnuane chez Treuttel
et Wiirtz CrandlKue, h1 15. De limprimerie
de Didot jeune.
EN annonCant Ja premiereT lix raion dd ce ma-
gnifique outrage .nous epuisames, les eloges que
]on peut donner au talent ,et i: i'exaotitude de
J'artiste auqucl on en sera reddevable,. 86s planes
grasses qui lui ont lait tant d'honnmur, nS peuvent
pas dontler ute idee de, la perfection de sa nou-
velle entreprise ,...
Chaque livraison c(ntient six planches et chaque
'planche presente un individu 'de la belle-farmille
des Liliacees dans tout le luxe de sa pairir. Pou'6
ne pas nuire h l'hairnmrite de Ila fleur, on W'a
indique que par un simple trait en noir les de-
tails de la fiut u ficatioi. '
La .lv, r ipli.n di.it satisfaiiele b ianisle it I'ania-
teur; ,el1 est pricedee de I'etpose des noms qn e
dei'vers auteus ont dto'ibe a la plante, ie dile e'4
ietrine e par so't htistoire c't,'lt.'dJi p.ir I'i.ilh-
cation des lieux d'oL click' e"i t oriitiinai i s \ .Ij
geuic qui l'ont -app{r.i.;'C ou de ctux quI la (Iul-
tivent, enfin de ses propuiiete, qu'and elle ep'
de, connues. La dtLclcriiJi'eAet en flani> .is.
For.at in-folio, paper velin lii ',Ii. Un i',, rage
de la nature de 4tlui-ci ne peut eic tie qua
petit nombre. L'auteur se borne a t( xemnpl JIrre.
qi( sont distribpis, selon Pordre de date, dis sou-
crptions. Les lbvra;sons se succedent aye exc-
titude, et sont aussi soigracj ique 'lapremiere.

A G RII 'CUL '1 l E.
instructions limentaires d'Agricultwr ,. ou Guide
drcessaire aux 'GultivatewuJ; traductrio' de 'ita-
lien de M. Adam Fabbroni, de l'icadmie royale
4t &conomique -de ,tlorehce ; augmeiitce et ap-
propriee au ol et au climat de la-France, pat
Alexandre Valle ; suivib d'une lettre idA I'Aateu
auntraducteur (t).
LUs l0menn s d'agriculture du celebre nl'ijhinnel
Dunionceau sont es premiets qui .ent etC :ucnmpu(
en France. Ils parttent en 1762, et fuilLnt reim;
priinds plus;eurs tois 'tant en .France que.chee
I'etranger. Cet ouvrpfge n licnlx y1olute est 1b4
pour les miait I, iiui ii, 'rsti pas ,g pitir lA,
e fans. ;a, + .
En 1763 parent le Cratkhismxned'agiculil;yc di
J')ibk6 Bcxon ou la HNllt. thqu: desgren Is t.

Ill t l,,I. I-.":, 1' P. 1'4i .1 i r. t'r.?l 4 ;,o 0C ;, )
9 7n. o iT I int dle p.:r,
A ,I che i M7'ur...t, Ift.v.'c pout I .,illtilluid ,
d c (.u i. Ji Al~l sinilils I 1 i II


546

c.,a,,,-n., dais laquelle on enseigue pr des fro-
cids trds-simIles, I'lt de tlt.v,r l,i teurr ,de la
fire frutifier et de endure,, les honmmes qui la
cultivent meillteurs t plus heureux. Cet ouvage est
excellent ; mais compose dans la Lorraine ii sem-
ble fait particulilrement pour cette ci devant
province.
'M. Fabbroni est bien connu en France; il Jut
Sdi nombre des savans envoys par les puissances
armies, pour concotdrir la formation de note
nouveau s)st&me des poids et nresures. L'ouvrage
'de ce cilebre eirauger don't nous annoncons au-
jourd'hui la traduction, tut compose pour la Tos-
cane par I'insinuation de Leopold et produisit
tour I'effet que auteur pouim.it en desirer. On en
tit plusieurs editions successives en Italie, et it m6-
ritait d'ctre connu en France. II va I'6tre et c'est
une obligation que les amis do agriculturee auront
au citoyen Alexandre Vallee, amni et disciple d'un
de nos agronomes les plus distinguish le citoyen
Francois de Neukchiteau : le citoyeq Vallee tie
s'est pas borne a une simple traduction ;'il a voulu
rendre ces itsructiin s tiles a son pays, en enf 1i-
sant d;Ii.jia.11 eC I Ilnocjir et les appropriant au
sol et au climate de la France. Par les nombreuses
additions qu'il y a faites, il en a former pour ainsi
dire ,' n ouvrage nouveau qu'on pent regarder
cniirilLi un course elemenraire d'agriculture.
Le tradUcteur eininte dans sa preface ls
*lifr'iri ouviages 61lmentaires sur 'agriculture qui
,ie'r t 'r i d 'ire considers. II conmmence son livre
par un clitpitre entierement de lui dans lequel
il traite somrnaiiiincitr de Ihistoire de l'auriculture
chez le aniciens et les modernes, et 'touvrage
est termine par un autre chapitre sur les divers
travaux de la canitpaguie qu'exigent les differences
saisons qtui partagent F'annee, et sur l1 meteoro-
logie du cultivatetir.
Le cili.yti. Valley a trounve par-l le moyen de
s'associer a la gloire du celebre Fabbroni. Le
jeune traducteur fraiucais ne pouvait fire son
entree dars le monde savant et litturaire sous des
auspices plts heureux.

L L IB R A I R I E.
ME MOI1RES pour servir a'l'histoire do notre
littlrature, d"epus F;*ane.I I ju,,,lju'a nos jours ;
par le citoyen Palissot, nouvelle edition, revue ,
conigee et considerablement augmente a vol.

A Paris chez 'Gerard. libraire, rue Saint-
Andre-des-Aiic, n' 44.
Avis de iditeur. .
Cos mtnpoires cites' souvent comnme autorite,
mmne par les gens de lettres sont jugsi depuis
lung-tenm. ,
L'autdutr p dpnnc de nouveaux sons A cetod-
;vrage. t :fie pouvant douter. que le public n'y
ik'-irit des augnmeiiaiions il a aru lui tcmioigner
con 'respect eia, sa rrconnaiass.nce par cetce nou-
itelle edition, qu'ii n slsr autoris a annoncer
come le tetme de ses travaux.littiraiies.

:AT H N"i'te VD't E tSAI-LLE E "S. 1
f Ecol.our Ie ginie, les potis-et-chauswsies, la marine,
It-1 iencts, /i iars t le irfnmct, rue de tUnioit,
ci-devant e la Surintendance. no 7.
S .
SG pensionnat de. famiill iest dirigk, par un ancient
nmailie-s-alrs de li'universijt de Paris sousFlins-
pection Gdu 4ef de brigade-ingenieur Ch. Desau-
dray, ancie nmemibre de plusieurs acadimties et
societis s.im.nles3, fondatcur i i Lycee des arts de
Paris, et ci-devant commandant de institute mili
taire ede, I.il,.Il'.. dpnt les eleses ,nt,4tj r6unis
au Prytanee-firalnaais. .
S On y prend'les enfans dopuis 'age de six am juts-
qu'A dix-huir.Le prix de lapension, proportionni
aux diffirens. ge a et aux diflfrens degrees d'instruc-
tion, est depuis 6 jusqu'a 800 francs..- Le nombre
des,~eves estiix A cipquante.
S 'e propeC.11ius -i Iu *;Iillle se trouve au local a
z Versaill ,, ru e J .c 'iii'ii n0 711 ou a Paris, a
bu'it' dl Bulkliin de literature, rie Frantatse ,
n0 14

e L IVRES DIVER S.
T.Af.e\U \NI(L iNrTIQ 1 c de lotecre naiionale de
di d.1 e de Fv' .iT'ct, el dcs auttes loy-iii y
.tItie'1Cf6e. OIIcparntf i I'oh d1c delsrties de clacun
L 'dcfn hlinic ros 'dJpls I'otiiine des lotiri's eu
avrll 17Sj it i qui'ii I"' vcndc' iitaire an r ;


uo. Les n.mir es details sur la sortie de 'lia :
desdites finales.
So. La date de la derniere sortie de cheque lnuiro
Le tout ter nini par un frsutnn ou tableautgeira
presentant en une seule feuille l'ensetable du utr
vail ci-dessus iiudiqu et facilitint aussi touteslut
recherchas sur le calcul des probability, et sui'
celui reconnu le plus utile 'des extraits tant sit~mpls
que determines.
Ouvrage utile A tons les actionnaiies des loteiiet
nationals de Fiance) par Fredin anien eri
ploye. in-8o.- Prix a fr. et e fr, o, cent. fanc'
de port.
A Paris chez Fournier pere ct fils rue Haute-
Feuille no 27 ; et Fredin, rue du fauxbourg du
Temple, n's 8 et 24.

Recherchei biographiques sur le professeur d'ar-
tillerie Lombard; par C. N. Atianton juriscon-
suite, premier adjoint au maire d'Auxdnnei,'coJi.es.
ppndant de I'acadimie des sciences et beilleitsetit
de Dijon in-8.o. .
Prix, 8b cent., et i fr. par la poste, franc de
port.
.A Auxopne chez 'auteur; et a Parts, dhet
Desessaits, libraire place de I'Oddon.
7Thiologie payenne, ou Cours de Mlultlhiigire.
divise en quatre parties; ouvrage elementairc et
unique dans son genre ; par B.. Grellet, prolfs.
seur de literature et de belles-lettres; in-ti.
Prix, I fr. 25 cent. et fr. 3o cent., franc de
port. .
A Paris, chez la veuve Petisse, libraiie, rue
Saint-AndrC-des-Arts, nO' 84.

AVIS.
L'HrTEL DE MOI INE liabituellement liequente
des Anglais a &tC reuni a l'h6tel de Nice, qi(
lui est contigu, ce qui done la f ii,i d
rocurer de trs-grands et de 1i "11 ii.ri
ien meublP Ciet (iblis .erent est situe rue
Jacob, nos t2 et a faubouig 8. Gecirain.

LE cit. Giraud, jeune, employee depuis douze
ans au crp 5.ji.iutiif' a. fortn une collection
complete de tous les ecrits qui onet paru pen-
dant les diverse assembles ldgislatives qii se
sont succedees. soit imprimes par teurs ordres,
sbit distrib'ues t c lcun di leurs membres.'Cett1
collection forme 1600 volumes, tant relids que
br.clies. ..
Les peisonnes qui disireraient acquterir ctit0
collection. peusent s'adieseL. tou, Its jr.,i ,
depuis 9' leuries du rmalin jusqu's 6 ihemues du
bir 'it citmyen Giraud', jdune ;at' pa pis di
corps-lCgislatif, cour de Voltaire, escalier M., at
second, no 31 i 'J '. "
UN n gociapt turcvient de rece* ir de Cons
tantinople de la parfaite essence dderose. II p1-1
vient le public qu'il en a fait d ipt at palaais
,u Tribupat :che,,;Hdbert, galerie .du craf de
Foy no 20. II y a des flaconsj:a,6 4 9, is1 i5
18, 24 et 3o francs.
On y trouve aussi des vr'i paitilles di'SEraii,
tons prix. '
I I .

C OUR SiD U C'HA NGF.
.. .."' 'Boire dt4 pltuiwo e.S
E P F !E T S P U B L I C S.
Cinq pour cent consolides......... 59 fri ,40 c.
Idem. Jouisaanci'du icr vend. an XII. 53 friq5 1c:
Abtionsmde labanquede Fctrance.... 13i tr.:56 c.


+__-,Is'-_. +f-- -"


SPECTACLE S.'
Thi, ire de l'Opera. Auj. Anacreon chez PolyTate,
et la Dansonjiaie.
T/hitre 1raniais. Mitlirid.lte, et Ie 'Sedttectr
amoureux.
lThe~tre e I'Opira-Comique. Raoul de Cr6qui.
Th iatr de 'Ofira-Buffa. Auj. Reliche.
TIteatie de Loutois" Aj.' 'A'.l'mOrit et la' lIi-,',
Valsaii et Florville t et le. l n ongw excuobe.
..- .& i, ti..- M;t-n' e aFt-"


t en l rai n fIu r ldevilae .. t A uj 1 itur i ,'v- ..
cl ion ; la V eilleIhI c.t3 :"' ; ,.
T1lhitfrr ,. ,MAi /lur. l.-lommT.e t. bIen ; la t.llUFSL
Is ,ure ; I. Pcitic I ee v t ..- ...


1. Aloicrucml'e final I an', r i le poiitefjos, ino oR(IJL poix cit de a5 franc. pdur trois lioisl lrntl(spou1 si mst., e io girli criionecgcement do claqilKooitm. i "
11 fautadretetr It Itrlres,. I ar gn t it : fftl, (iari -e port ,r i fil rn .Aills piop liOiiiri c de c journal, r ie desi Poi ft'io, rnt8. qui, Ir ffemt ifaA reptlioin, dolu, r'i t i'n l
it fut omprridre daun is lcW hv'is' port dtr pI'i;'s .l'dn tic itll ..c.it Li; ltttt det* diparttemens ,.no in dlilrb n icrot point retir.de de la poste.
It faut avoir soin.-pour plus de ttret6; dre i3.arg1 llis qu imrnim', I.J'. lt' .
lout c c otei ccu~rti I A rtdar'rn duir ct.efiii' 4I cmI i t-%
i'tO e quli cotcrel tdati'on duit r tcdC 1 1 i.-tur, r'i ecl'l i .t u. ri depul otlu'ftilct1 du t atinunqu (iih heura du Oit '

A Iads, Jia l'; i..i.~1 riiao Jo kL A~,a.S, ilopriciai dl MJnllll ur Ie de Porievills o 18 -


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I


NoLus sunIIes autolises a prevenirtnos souscripteurs qu'A dater du 7 niivise an 8 le MoUNrIt;o est Ie seculouIail oZrlcit.


Si 36.


Samedi (6 pluvi6se an 11 de la Rdpublique ( 5 frier ,i8o3.)


IY

i3


E X TE R I E U R.
R U S S I E.
pia tdIorg' le 7 janvier ( 17 nivofe.)

SA Mr '- a flianchi de route imposition,
ienidatit Vn space de dix annbeos, les habitans
I ,t ..uvr'tiim nt de la nouvelle Russie. le cercle
Sle'li n e tO, et les villes de Ocz.l.i.o, Owidlopol
Dubopsat et Tiraspol qui out eprouvy beaucoup
de d.iiinagLes, tant par les mauvaises recoltes que
jar I li i.ueur. des saisons.
SU E D E.
Stlohoilia le 6janvier (16 nioi'se.)
L, paroisse de Noa-Kopparbarger, dans la pro-
vince de Dailcarlie, a Let temoin, dans la nuit
j.j ,5 au ..6 novembre', d'un phenomene que nous
l ain i.ipporter.
SA dncx beures du martin la lune, dans son
lein,se trouva entourie d'un cercle noir, enferm6
iui-ilnie daus un autre cercle rouge de sang. Des
denu cotesi est et ouest de la lune, il sen echap-
Y.'it ,iil'jf-cs rayons, qui se prolongeaient jus-
qud'u CILICe oi6 silLu soleils paraissaient distincte-
ment, I'un a I'orient, Iautre a accidentt; ils avaient
Its codeurs de I'arc-en-ciel, et lancaieni perpendi-
claiTement- verss horizon des rayons de feu. Au
milieu du cicl. etait un aro-en-ciel, don't la grande
ldaTe en ptign'ait In plus petit sur le cercle auteur
le( I# lune. La ol:mbure Ide cet aic-en-ciel tait di-
.rge vers le sud et A ses cotes etaient egalement
deux oleils, run A 1'est et I'autre A l'ouest, de la
mime former et de la mime couleur que les deux
lni ol.a parley mais plus pAles. Ce phenomene
fitbusait presque tout horizon, et sa duree a
!e o!rtv longue. 11
DA N N E M A R C K.
CopInhague, le 5 janvier (25 inwse. )
SS.A MAJElISt a rendu une ordonnance, en date
da 7d ct rois, d'apras iarlaqile il sera proc1d6
uiidenumwleiient getieal de tous ses sujets dans
lesduichs de Schleswig, dle l-l.lsmin de la sei-
oneutie de Piunebeig, du coimtC de Rantau et
e la ville d'Alhod. Les .,autr'ites. civiles assis-
th6, dis:ecycsiastiques doivent y ,concourir de
ianiere a assurer l'exuaciindee e. cette rpesure, et
ila rendresimultanEe dans tous les'lieux of il y
ta provide. Ainsi die devra etre entreprise et
di'tiuec le dinnkche i3 fvrier prochain et on
aura pin d'en pireenir tous les chafs de famille.
-L'oidonannce militaire du 3l decemrbre, pour
I formtatign de I'armde pir, le seul recrutenient
ans les Etats de Dannemn.iit, ,, A lexclusion de
luringr,. porte en outre qu'il seta accordsc a
',,lue soldt, dans les detx premieres ar.nees ,
Rne gratification de deux ecus, et en outre une'
*-.iie-p2) de cinq' kcs pendant ciiacuie des six
anudtIde son jeviLc.
I o$1SCVit .
SN T E' R I. E U R'.
Parij le 15 pf1iv'ie.
A l nouvelle de la mort du gdiseral Leclerc
t.de besoin que I'ariee avaii de secours le
:""'wriile la guerre a fait demanded dans les
'"ps, ds hornimes de bonne volontI. Prs de
eOixaite mille houmnes de vicilles troupes se sont
LMej, > 1
Le'PREMIER CONSUL 2 Ordoinni a m'ninistre de
gptrre de temoigner sa satistactioea ces braves;
IIa t nnoncer que quinze mille thommes venant
'l""r;itd nouveani 'no n'c I eni gas pour
';T rl nces aires~e ct .le Il.ir I.ire connaitre
i1 ,tt avec une vice salsf ail..,n cet amour
"I. glitre rde didangrs qui nm.iliftsic l'nergie
etI q t quit et un sanr gailani di la pros-
i cI du Gratnd-Peuple.


I JS T_0 I R E.
BctS its A''hro c. ANCIENNI!N d'aprds Rollin,
i ~' r"n! I hivoire des E~ ptiens, des Cartha'
S es, des Assyrilens des Medes et Perses
Iuidte Pi dces Ccc6i, etc. etc; ,p jutqu'a a bba-
e d'Atiuen; par Jacques-Ctrieitn Ro )ou (i).
DIe tOulJ. Iniltrle c'tl* C el .ii I'homnim-de-
,e 'I g ilt ,. m.I l ipls, redoubtable ,

Iltu vl, ii-8t de 'pls' di 506 ptge, g. niprimts
pbt,1' carr thctercehilotopmhe. Prix 'i f ftr, roches,
oc^ iri.0 to de po0 -dt ApI'.oi, l c l aurtcur, rue
1i- Ii 31; tez I Blin rue SaiutJacques;
I ttre, hlal, 0U Bordct U IO, tnluevC Sailntc-
A i ( c3),


~_j_ __I L j I L


c'est celui de l'historieu. Les homes sont les judges
naturels des homes ; mais si, parmi ces arbi-
tres, il n'en est pas dinfaillibles, que diiods-
nous de ces magistrats supremes qui ktablissent
leur tribunal au-dessus des ssicles et present,
dans leur balance ambitieuse les rois, les gou~
vernemens, les nations ? Si, pour rendre la jus-
tice aux citoyens, ii faut qu'A la purete de Fin-
tention s'unissent la connaissance dee lois repres-
sives des delits, et la justesse de 'esprit qui regle
lelu application textuelle'; quilkc ame droite,
iuebranlable, impossible n'exigera-t-on pas, d'abord,
dans celul qui se dispose a pYononcer dtans la cause
generale des peuples; h leur distribuer ou 1'loge
ou le blame, a les honorer ou a les ffetrir! Quant
A ses lumieres, ce 'est plus la simple pratque
de quelques lois positives qu'il lui faudra pos-
sdder : on lui demandera des connaissauces uni-
verselles ; il faudra que sa tlte ieufermne le code
de tous les droits, depuis celui du plus fort jusqu'A
celui du plus faible. Avant de voir passer e. re-
passer sous ses yeux les genPrations, s'est-il serieu-
sement interroge ? Sent-i en soi la volonte ferme
d'etre just ? cest peu : (car ici la volonte toute
seule est insuffisante) s'est il,assure d'avance,
des moyens de 1'tre ? d'avance, s'est-il ouvert
les voies de la justice par un travail obstini ?
la voix severe de la raison a-t-elle etouffi, chez
lui le tumulte des sens, refroidi ses affections
ou trop favorables ou trop contraires; calm ,
chez lui. les rmouvemens iiiconsi..rs ou tumul-
tueux ? le jugement a-t-il mis eh prdre, enfin,
dans sa memoir, les iniombrables materiaux qui
sont les pieces du, and protCs sourmis a sa de-
cision ?
J'avoue que Je n'ai jamais envisage sans epou-
vanie, la mission de l'historien. D'apres les qua-
lites qu'elle exige, ii semble qu'elle ne peut pas
etre remplie par des homes ordinaires, et que
paur l'etre dans toute 'etendue de I'expression,
elle ne te sera jamais ; car ceiai tiache est au-dessus
du.pouvpir human. J'avoue que je n'ai pas encore
vu cette tiche remplie cdmme je consois qu'elle
devrait I1'tre.
Je voudrais que 1'histoire gen6rale des peoples
du Monde fit saisie d'un seuf coup-d'ceil, come
est connue d'un seul jet. celle fe quelques uneb
de ces laamilles en faveur desquciles on nous in-
t6resse dans d'ingenieuses fictions. Alors, t6ut,
obeissant a la memno impulsion, marcherait d'ac-
cord. La main de I'erinain se promenant sur tous
les vouages de cette immense machine les ferait
xmouvoir inon tous ensemble du moins, en leur
teams : son ceil et celui du lecteur n'en perdrait
aucun de vue meme durant son inaction qui
souvent h'est qu'une activity concentreeou defigisee,
on'est qu'une force d'inertie. Loin de cela, et esprit
id'unit n'ayant pas presidi a la composition de
'liistoire, parce que I'historien trop faible s'est
:la ,>ub-igiaier par la force de son sujet, ou qite
er.mrli. sans guide, i s'est CgarC et perdu dans son
'ii eiii itii le lectear, oblige dele suivre, se volt
p'u-.r comnine luiten sens contraire ; et, comome
lu. Luuorant d'un people chcz l'autre balotte
Ir.rrinr d nord tantot an midi,, jouet de 'incerti.
tude at du disordte qu'il partage. .
La masse des vyenemens pourra bien, la fin du
livre se retrouver toute entire, du moins je le
suppose ; tnais ils s'y retrouveront tronques et di-
vises ou comtme les anneaux d'une chain qui ne
sonit ps attaches, ooi qui le sont real, ou qu'on
a places dans un rang qui n'est pas celui qui Icur est
naturellement assigned. On nous a represent Ila
succession du genre human, sous 'embleme d'un
grand atbre qui tend, de proche en proche, ses
nom.breux rAmeaux; pourquoi ne retiouvai-je pas
I'atbre gn4ialogique des actions et des connais-
sainces hutaines retrace, avec ses plus petites ra-
niici:;aiio,., dans les tableaux des historians ?
Un sentl Ionmne ai senti et essay/) cette mahiere
cd .isie I i.ist0iir c'est Bossuet ; voili bien le genie
tel que je Me le suis figure, qi salt se rndridce
atr de Ia natiere qd'il traitie, qui la divide,
la distribue, la classes A sa volont&.e Les fils de la
trasiie qu'il va tornmer sont tous dans sa main et s iss
bdires; aucun ne sera rebelle, tous prennent la
Slace qu'il leur reserve; mais,il laut l ,dire cette
trame, d'un tissue admirable, est trop serree. Ce
ii,. 11l a .trop de ddlicatesse, c'est un de ces ou-
vraides qu'on voudrait voir execu'er en grand, c'est
la miniature d' u vaste tableau. Tel qu'il est, d'ail-
leurs il est encore incomplete, ii n'offierien d'uni-
V rtrl que son tine ; I historien ne sensible y consi-
dercir qu'un seul peupil. Le livre de Bossuct sera. si
i'on vcut, le model, en or, d'un bien plus vaste
edifice; indis ce dernier, quand serai-t ii elev ?
J'ai iclom ence d ie le dile: quant au geiiie capble
"d'culbsa'ce dans le plan li plus vast, t, jut, les


Spoques caracteristiques des changemens de l'esprit
uI main et assez second post supplier A ses I-
cunes, se joindta la capacity de la mmuloire qu
s'empare de tousles faits I'espuit d'avalyse qui Ie
discute, le jugement qui les 'apprtcie, l'tesprit
d'ordre qui Ies classes ; et que, de routes ces opera.
tions faites spontaniemlt, aucune ne l'aura it, au
detriment de 'autre ; qu'on n'aura point sacrifi6 le
tout.a quelques parties ou que)ques parties au
tout; quand il y aura une judicieuse proportion
enie les masses et les details; qu'on n 'aura point
excellh dans..la science des uns, ce qui ferait re-
marque'r, ou qu on a momns connu ou qu'on a
ignore entieremnet celle des auties; que celles-ci,
come ceux-la auront conserve leur just equi-
libre.
Dans tous les arts 'imagination pent sans doute
se composer un beau ideal : tel est celui que je e e
suis former dans I'art d'crire l'histoire. lhez les
anciens chez les moderies, je n 'a trouve nulle
part cc que je cherchais ; et peut etre n'est il
coirme je l'ai remarque au pouvoir d'aurun mor-
tel de rmaliser ce reve de mon imagination. Le
cercle de intelligence humaine est borne et ce-
iui des connaissances que demande cette oeuvre
prodigieuse, est sans limites. Un homme peut ex-
celler dans un art qui n'exige que le concours de
quelques sciences; mais it n'atteindra qu;, use
perfection relative dans celui qui semble appeler
a sa culture 'eflbrt de tout l'esprit human reuni ;
car ici l'homme quej'imagine doit rassembler en
lui seul routes les lumieres que je trouve part*
gies entire plusieurs. 1I faudra qu'il pale de la
Sguerre, de ses operations, .de ses ruse, common e
Thucydide 4 Arrien Polybe, V g&ce Cisar, etc.
II faudra qu'il soit aussi profondement verse dans
lessecrets de la politique et dans ceux de homee
d'etat que Xenophon ; qu'il possede la science des
epoques, come Patercule ; celle des antiquities,
come Denys d'Halyrarnasse ; et la premiere de
routes les sciences, celle du cceur human comme
Salluste et Tacite. Si l'on peut, de tous ces honi-
mes c6lebres, m'en faire unseul, ce sera celui
queje desire : ce sera mon historian.
Nlais, apr6s avoir deev' notre imagination jus-
qu'aux hauteurs d'un mieux imaginaire qui n'est
peut-Ctra point A la portee de I'homme, moderonr
son vol, e.t descendons avec elle vetra le mieux
possibled. En aucun cas, ii ne pent erc inutile de
constalcr notre faiblesse. Le just sentiment que
nous en aurons nous prlseievra de lorgueil qui
ne peut que nous egarer et qi en nous pous-
saint plus loin que tie vont rnos~forces, nous em-
peche de fournir toute la carrier que ces forces
rmieux reglies eussent pavcourue. Que ce qui a
'Itesoit donc en ce moment none regle pour'
appricier ce qui est: rendons l'homme A ses facultts',
et proportionnons ses oeuvres A ses moyens.
La perfection, envisagee sous ce point-de-vue
ne sera plus, come je l'ai dit, que relative mais ,
toute insuffisante, toute humane en un nior
qu'eile s'offre ici, elite a encore ses degrees auxquels
il sera plus on toins glodeuix d':it iniJ t. ....i qu'on
s'eloignera, en mnois ou en 'plus, du premier. Les
places les plus elev6es sont ,i'r .rli par quclqnes-
uns de ces grands gnies que jai cites ; les en ex-
clire est presque impossible : c qui ne Iest pas ,
c'est de s'approcher d'eux;et c'est CC qu'ont tentr,
avec succs quelques modernes. Rollin, puisqu'il
est ici questionde lui, a eu le bonheur d'attirer sur
son front quelques rayons 6chappes de la gloire des
anciens; ct Iauteur du Precis que nous annaonons
en s'associant aux travaux de Rollin p'l r ii~, sa
renoiumme et la reconnaissance qu'on lut doit poir
avoir puse, dans les sources de l'antiquite lea ri-
chesesses qui y abondent. DispersIes dans ces sources
pombreiBces, ces richesses, avant Rollin, y etaient
comme perildue pour les hlimmes du monde qui
navaient pas ce qu'il faut de pattience pour les
chercher, de sagacite'pour les rccolln.1Ini, de
goAt pour les retwter du fatras qui les couvraiert,
et de talent pour les lier entire elles etr faite um
Lorps entier do tant de: parties d'3ii, i *. Rollia
a done assez hcureusement tent cetie grand ope!
S:nion ; main il a accucil!i les nciitr~ et les fables
dec; Iisti, it ns 1-; plus rnensongers. 11 n'a'pas asez
d~(t.i cV d'un vil alliage les tresors de I'antiquit. Par
erlllr en copiant Herodote, qui tie devait I'etre
qu'avec circouspection il n'a pas issez distingud
deux homes dans cet historian ; H&rodote parlart
d'apr&s ce qu'il avait vu, ou Hlrodote bcrivant
d'aprn s des meimoires on des traditions orales
HIrodote'observantles faits de son tens ou Hero.
dote recueillant ceux des teams antJrieurs,.les uns
virifies, les autres n'ayant pu tetre. Rollin a trop
confondu dans Xenophon 1 hlnt ,rtn et le'cotte ,
et donun trop d'importance aux incidens invenic
par 'un, s ti la l)i des faits atlb*nitiqnes ei.lt i.I,
pal i'a, tre ; il oa ys asses faith de difetence etnie


GAZETTE NATIONAL oLR






GAZETTE NATIONAL ouLE MONI'EUR UNIVERSE.













lesvisais histories, tells que Tl- Itydiile ,Xsnophon
quand il vent 'Etre Arrien etc. et les historians
sc mnteurs, tels qu'HIrodote, Quinte- Curce, Jo-
sephe, etc.: il a trop mis, par consequent, sur la
rmnme line. la fable et la verit6. Ainsi, c'est avec
S1 mirne bon-hommie de credulite qu'il parle de
I'ducation du jeune Cyrus chez son ayeiul Astyage,
des uinze mille villes impossible de l'Egypte, de
la Thbbes aux cent portes, de jon million, non
roins impossible d'hommes arms des couxps de
'verge donnes a la mer par Xercs, etc. on qu'il
raconte le devounment des trois cents heros. des
Thermopyles, la retraite des hix mille et les evene-
emcns les mieux cynstates. II consacre dans son
Jivre, avec une imperturbable bonne foi, toutes
les cspeces d'erreurs, tant d'histoire que do geo-
graphie, et de chronologie qu'il-a trouvees dans
.eux de Quinte-Curce et des autres ecrivains..
Le citoyen Royou, qu'on nomme, je ne sais
trop pourquoi son abbriviateur, puisqu'il est, en
nieme tens celui d'HWrodote de Thucydide, de
Xenophon, de Tite-Live, de Diodore, de Plu-
tarque etc. d'aprds lesquels il a compose son
Plcis le citoyen Royou a evite ces excs. S'il rap-
lpoite quelques-uns de ces contest puisis dans des
sotuces tres-suspectes il a bien soin d'opposer ie
doute, partage des bons esprits ou des temoi-
guages contraires, propres s affaiblir 'espece d im-
portance que la mauvaise foi on la foi credule a
-voulu dans tous les teams, donner i des fables.
C'est ainsi, qu'apres avoir relate cell du grand-
prstre Jaddus aux piedsduquel on veut qu'Alexandre
ait Ite se prosterner sous les remparts de Jerusalem;
le citoyen Royou ajoute : L'historien Josephe
a etant le seul qui parle de ce voyage de Jeru-
., salem, plusieurs le rivoquent en doute, s C'est
ainsi qu'il donne encore mais pour ce qu'elle
est pour un conte, la tradition de ces rats qui
desolent le camp des Assyriens commands par
Sennacherib.
1I est deux &cueils entire lesquels I'histouien doit
constarnment marcher, et conire 'un desquels,
souvent, il court risque de se briser: je veux parler
de la credulitd qui ne doute de rien, et du septi-
cisme qui doute de tout; de l'une, qui admet les
mensonges les plus palpables et les plus giossiers;
de 'autre, qui discute la verit6 la plus evidence, et
qui la rejette pour peu qu'elle ne resemble pas A
_a vraisemblancc. Si Rollin a donned dans le premier
de ces exces, Voltaire est coupable du second.
Quelle est histoire, nimne moderne, qui n'offre ,
sous toutes ses faces, que des faits avouds et cons-
tatcs, que des venemens vraisemblables? En re-
tranchant des fastest historiques tout le c6td des
fables Voltaire n'a peut-tre pas assez song qu'il
portrait atteinte au caractere du siecle on du
people ou du regne dont il tracait la1peinture. Un
&vwnement, de soi-meme fort indifferent, pent
4tre tout le contraire par rapport a la nation, au
gouvemrement, au siecle o fl'on suppose qu'il s'est
passe : il peut, runi i d'autres de meme nature,
6tre un signe auquel on reconnaisse l'esprit du
teams et ses prejuges; rappeler tells moeuts, soit
nationals, soit universelles, ou le caractere general
de 1'esprit human sous tel ou tel regne. Ceo evd-
wemens, tout fabulcux qu'ils paraissent, sont les
vraics couleurs locales du grand tableau de I'histoire.
Les supprimer c'est oter aux generations leur
marque distinctive, et rendre sous dcs traits uni-
foimes, les vaiiees de 1lespece humane; c'est
better dans le mreme noule les homes si diffrens
de tous lesaIges u mais aussi les admettre sans les
discuter et sats tes apprecier, c'cst fair de t'his-
taie utie terie; c'est etouffer la vCiitd sons les fic-
tiouis, et detruire la foi qu'on doit i l'une, en la
jimminandant pour les autres.
Le citoyen Royou I'a bien senti, et il en donne la
preuve duns ce peu de lines pleines de sagesse :
ri Hirodote (dit-il) ne raconte de ce fils de
,, Ssostris (de Phdron ) qu'une action qui prou-
,- verait qu'il n'avait ni la sagesse, ni la pidet de
,, son pere. Dans un d6bordement du Nil qui fur
,* excessif, indignr du degit qui en devait resulter,
si'il lanca un javelot centre le fleuve, comme pour
,-le chatier. Nous verrons un roi de Perse accuse
,, d'une dmnence du meme g'nre.' Ces traits heuit-
Iitre supposis, doivent tneaumoits avoir di t ris
is dans le caractere de ceux adfxquels on les attribue. ,,
IL'auteur du 'Prtis de 'histoire ancienne a done
tenu uu sage milieu entire Rollin et Voltaire. Il ne
crait pas tout, coamme le premier; i nte nie pas
tout, come le second. II a souvent, et heureuse-
necnt, rapprochi la lutmiere du doute pour Idelair-
cir; le doute de la credulit6 pour la rendre plus
attentive et la faire arriver a la conviction par
l'examen. .-.S-i so trouve-t-il quelqufois en oppo-
sition avec Rollin don't il relevd plusieurs erreurs,
dpnt il infirme qqelques jugemens.
Quand ii y a doute parmi les historians, et
Su'ti taut d~cider entr'eux le citoyen Royou
erbrsse presque .toujours le part le nmoins ex-
tr&me, par consequent le plus conformer la raison
ct as la verite. Les bons esprits qui liront, par
cxemple, a n mort de Cyrus dans HCrodote et dans
Xe.nophon, pre reront la relation toute naturelle
ds ce dernier qui le fait mourir daus son lit 4
an r~cit romanesque d'Iutodote qui, apits avoi-


fait de ce prince pn usurpateur et un assassin,
I'cnvuo' peiir dclar un combat centre Thonm)ris,
reine des Scythes, qiui dit-il, prit sa tee et la
plongea dans un vase rempli de sang, en s'criantt:
, Abreuves-toi de satg puisque tu en as tou-
n jours eu soif. Et l'on approuvera le citoyen
Royou, lorsqu'il dit i ce sujet : Nous iu'avons
, rien vu d'aussi peu viaisemblable dans la ver-
is sion de Xenophon, et c'est une des raisons qui
i, nous l'ont fait pr6l6rer, ,,
Non-sculement, I'auteur du nouveau Pricis a
su se garantir des fautes justement reprochees aux
anciens; mais ii n'a pas manque de s'enrichir des
d&couvertes des nodernes. 11 a rectified des erreurs
de geographic et de chronologie don't on aurait
mauvaise grace de fire un crime a Rollin ; ces
deux sciences, non plus que celle de la discus-
sidh des tnmoignages historiques n'ayant point
fait, du teams de ce celebre professeur, les pro-
res qu'bn tenu a vu faire depuis lui. Le citoyen
Royou a puise dandy Savari, dansVolney et dans
les derniets M i-oires publish sur I'Egypte, des
renseignemens pr&cieux et des faits positifs qui
ne pouvaient trtc encore i la connaissance de
Rollin, On trotvera sans doute beaucoup de lacunes
dans le premier chapitre intitulk des Egyptiens.
La parties historique y est sacrifice a la peinture
des mceuts du caractere et des lois de ces peu-
ples : peinture tous ce point de vue, plus ins-
tructive que celle qui nous retracerait la vie privee
de tel ou tel roi d'Egypte qui peut-etre n'a point
existed; mais qui, eit-il rign n'offrirait a 'ob-
servateur qu'une 6tude particuliere, qu'une excep-
tion indiffirente aux progress de la raison humane.
Si nous voulons ne pas oublier que ces terns,
si loin de nous, sont envelopp6s de t6nebres ,
et que plusieurs de ces regnes si illustres, tels
que cetui de Sesostris etc., n'ont dii tout leur
eclat qu'a I'imagination des poetes et de quelques
ecrivans amis du merveilleux; bien loin d'accuser
le silence du citoyen Royou et ces restrictions
econoniques qu'il met dans cette parties de l'his-
Stpire, nous n'y verrons que son respect pour la
verite et pour sa propre raison qu'il craint de
compromettre ainsi que pour son lecteur qu'il
serait fiche d'egarer.
La parties de la narration, dans cette nouvelle
histoire, est traitee avec soin : elle se recom-
mande par le premier des merites, celui de la
clarte. Je dois avouer pourtant qu'elle offre quel-
quefois de la s~cheresse. Le style de l'auteur a de
1elegance ; mais de cette diegance qu'on retrouve
dans beaucoup de lives, et qui brille trop d'un
eclat d'emprunt. It est gendralement pur et correcr;
mais it n'offre ni. une.cbuleur ni un caractere
particuliers. C'est-le style d'tin hoinme novrti de
la lecture des bons ecrivains, et qui marche sur,
leurs traces msis vec timiditC et sans allure quiqlui
appartienne. Je prefirerais done moins de rondeur
ans les, former et plus de precision moins d'le6-
gance et plus d'qriginalite : la muse de I'histoire
exige des graces un peu s veres.
LAYA.

LIT TERAT UR E. -M OR AL E.
Cours de morale a L'usage des jetnes denioiselles, par
Amalric (t).
L'OUVRAGE du citoyen Analric ne doit pas ttre
confondu avec ces traits: vagues et sophistiques,
composes par certain moralistes qui 4 en exposant
de beaux principles se mettent peu en peine de
la possibility de leur application qui s'attachent'
moins a dire des hoses bonnes et si nples qu'
exercer 1'esprit par des subtilit6s et l'oreille par des
phrases sonorcs.
Le cit. Amalric avait a parler a dejeunes per-
sonnes de i, (5 is 16 ans, et il aurait eu bien
des-flaurs A semer sur son style s'il avait voulu
I'assortir aux graces rraissantes d'un pareil auditoire;
mais il a dedaigne les onemens dphemeres.
II prEsente la vertu et'la vdritn sans fard comme
sans austerity. Ses discours ne sont pas fictifs; ce
sont de v6ritables entretiehs avec les jeunes cle es
Sl'instruction desquelles ilh sont destinis; its n'ont
pas etC faits pour etre imprimis, mais pour etre
lus par I'autear lui-maeme, devant celles A qui il
les adresse. C'est un course dc morale non thdorique
mais expiritmenial, pour l'adolescence des filles;
il les prend depuis les dernieres annuesdeo'enfance
jusqq'A lI'poqsue. o0 introduites dans le monde,
les .ides e' siufiiigc et;i'd'itablisseitent viennent
piuoccuper le;r jeune et vive ujiiiAuiaio. ..
L'auteur passe en revue dans 14 discours les
devoirs approprids t chaque age; il les explique
avec douceur et clart( ,fait sentir le charme attach
a leur accomplissement, ct conduit ses Bleves i la
persuasion de cette vrit qu'il n'y a de bonheur
que dans la vertu.
La vertu n'exut pas les plaisirs, elle ne faith
qu'en fixer le chbix et la measure; elle en dloigine
le records et la satidt6; les plaisirs avoues par la

(i) Deux volumes in-ri ; a Paris dhez Bernard, libraiie,
quai des Augustius, no. 3i. Prix, 5 fraunc pour PatFi ct
6 hranic 5o S costimcl hac de port. Au n ( iSo3 )..


verlu nlie s'Aterent jamais, et I'ne c-t c,.
ment dispose A en savoutei Ic thanre' au i,.
lque le deguit est toujours a cout des juuissance
irregulieres. s
Le livre du citoyen Amalric n'est pas susceptible
d'analse, il faut lire chaque discouis ;et les per-
sonnes qui se vouent a l' education des je unr
demoiselles reconnaitront que sa morale et son
language sont le fruit d'une exprieuce taite pour
aider la leur.
quelques critiques poutraieni desire une distrl-
button plus m&thodique dans le plan ,de ses dis-
cours, des ttansitions mieux menagecs, une lai.
son mieux soutenue un style plus color: tnai s
ces qualities n6cessaires, dans un traits d'apparat
seraient deplac-es dans des conferences lamilieres'
Le citoyen Amalic 4 le ton d'uu pere qui pale
ses enlans. Tout ce qu'il dit respire rtie morals
pure et persuasive; et son livre est excellent, sil
fait aimer et suivre les principles iu'il expose.
II le termine par une petite histoire don't l-e.
roine est Emilie. 11 parait que cette hreoine nest
pas inaginaire : orpheline d6s' enhancee, elle a
montir dans le course de son education et dans le
monde les qualitls que I'auteur a voulu inspiter &
ses eleves: piet', bienfaisance docility amour du
travail, reconnaissance pour ses parents et ses ins.
titutrices simplicity dans ses gofts modestie dins
ses vetemens, propretl ordre dcence ; Emilie
eprouvee par l'adversite, en a ttouve le d6domma.
gcment plans son union avec l'homme honn&te
que sa raisin a su discerner; et die estTexemple
des epouses et des meres, apies avo