Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NB...

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Title:
Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NBS from U.FL microfilm; UF/LLMC split costs)
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
1789-1804 only,
Publication Date:

Notes

General Note:
4-per-1789-
General Note:
U. Fl. Microfilm

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31773
System ID:
AA00000839:00004


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FOR THE


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C~ -~-9~ 111 I--r I -~- ~


-~--~LIP


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A9001


nor,











:GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UV ERSELS .


SI i. DI MiANCHE J.AN\'I ;I 2 trINc,:,c Annre de la Li'bcrle.
+, + _--_ _--_ %, .^ --


AVI A 11M. LZS itYOUSlt;trEUti.

SMM. lIf (iqf ripur' l dJil Maoutl r font privenus qfie
y't noe rY.ft plus a t'aveir les fbic rpliutis qi'au feul
$reau dlt la r e, des Poiteain s. n1 '18. Les pertinence qui
ia oa UdJoati j..'s1 i ul;i//o'Lrt" r,J(fot pries de vouloir' <'.rt
en donr.er avis, par la poJle de Paris, d M. Aubry, 'direc-
S it di bureautt qui r'lteCra iqher the cliles l, prix ide
;l.','.,' poor tron, jfix ne tf mois. Ot Iour 'anunie
switrS, a cc hoix de MAI. les ftronfripteurs.



SPO L I T 1. Q U E.
r,,SUEDE.
S'.S U 1E D E.

)De Stockholm le 6 decenbre.
La voi et toue la famille royale oat quitlei Ic ftjour
De lrottningholm at fout prifetemenet dau cutte

On pourtfit a la chambre on prices criminal rdont
le coupable a donned lieu i At incident qui a fait beau-
toup de bruit. Le e6 novembre, tin jeuin homnme sint
Wuptrs du ijif Levi faac, ct fe fit computer la valeut
d.'un Ii'llI d'Eiat. Le jail lui ea dolnne Iargeat mais
on elamii>ant le billet de plty pis, ii le tiouva ftx.
Iesnl ponpa tout de luite la plaiute. et le tribunal dk-
&cha ionotioutt un buiflier avec le juif la recherche
dil c.iipable : is trouveelit fur la place publique
up jeiOun homme que Ir juif at trois autres per-
fouies affureruet itre le mn&ue qui avait change& le
billet. Le jeune hoinle, lualgrc toutes les protella-
tlons do fao innocence, fot cbligl die archer to pri-
fon. L leilruiain none police, qifi eft ur-active fe
flifit, l r quelque fotpdon d'ou autre jeuue honime -,
it fat interrogi (or le thimp et convaincu do fail. L'in-
dcent fut tn confuriqencie r is en liberty. Le joif, que
csrrie fiuffeI dmrarche avait rendu tris-odieux au people,
fJR maltraiti darts les rues et contfaint de pby-r au
jeitle ihotime intiocetit quinle cents rixdalltcr. Le aul-
f~iteur delf coupe la goige ; mais la blaffore n'itaut
ioiat mortelle, on infiruit ton procik. Le fabricateur
des Faun billett d'Etit a (td faifi ; it eft en prison fous
btlitne gacde; c'efl on Notwegian, it fe nomane Hogtrip ,
it doit ite eaerc depOis long-tems A ctee dieux
-rmtier.
Or avait dit quite e regiment des cavaliers de Wef-
ttogothie devait i re clisug e n uu r gieit de de 4-
gons; mans cela in'aua post lieu. It e(ra form Ut4
oiveaueorps de flanqtUiers, qui accompagnerout tol-
jouts le roi danr fes vtoy cjs. Les officers de cc corps
f rnet pris dasm ecelii q port te no.n de Tiabans.
La raifon que a'n done do retard que procure
1'chainge de la ratification dnu ttiiid ctre notre coiur
ct celle de Puhrabmorg ft quale Ir mi s'6jit flahtt de
rtcevair toutr la lfis s Ia lbfidc Ltipuld pour toutes I a
Annikes que dit dqtter le trait, fir quox i 'iimpiratrice
te s'cfl pas encore diciJie, cel'on attend l-lellu.a avec
impatiencetin couricr de Ptr&sa!ourg : il ell pro-
Scable vu Ile circouflauces que cctie avaice (erd
faite.
Le comilW ptepo'e aix dn pcufts 'le la guerre, qui a
iir dej billets pour Ias fournitures des marchandtscs ct
munrions, a ti averti par des lerttes do roi, que les
WWeShias preIfansi de 'latt we pertiettent point d'ac-
quiidcr les obligations qui vont Ccheoir peSndant Is
troi5 mjis fativaul ; qu'il faut que les creancicrs preniett
patience mais qu'il jouiront en attendant, dou tuime
intuit que portent leurs titrcs.

ALLEM A GN E.

De Vienne le 18 d&eembre.
L'AtiuvI~ et Ic depart des couriers de diverfes coiuri
font, pour ainfi dire faus interruption. Le courier de
'Berlin qui eft arrive demrnireumeo, a itd chlrgi dti
dipliches relatives au nouveau treite auquel accedera
fll I' fecteur de Saxe.
0n ne comprend pas trop ici let ptinciper de la
diouduite politique do cabinet de P.icisbotn tr tout ce
que l'on a falit, c'ef qu'il vent dietr par-tout la loi
o aktaittc. Uit example i:et q,'i prove cetta afftr-
Sion, eft qu e prince Mortltd qui eit dragonman de
I Porte at; congris de pacificatiiu, e quae le grand-
figetur a dsf[idb pour holapidor de la Moldavie. a at
thlaf par le Ruffts de Jafl; ild 'cft i'fugie auptrs du
graud-vifir, i Sclhiina. Oaia dcla6ti en uitme tem
ass Tusurc que 'il approchaient de la Moldavie poou
I'occuper, on les traiterail Cmntic C nesuiin.
e coromenrce de Hoogrie rcprcnd somue ltn activist
o etn Juage)ra par leI madin;~adife qi'clle a envoyie
MaMn I'elpace d'uo ti di.ats I'Autriche ; elles motCentc
+a' valuation p6eunipiri: huit millions et demi d
4}tin. '
SDe F ar'.fo le 24 decemsnre.
lts di riitfres d A lA.;.ti r., hill d frat.n.ourt.


L U, ,cr 1. I .. tl..il ,,i J ,-'p eni cul t q e l IC
credit Iublc va en tornbaunt, et qu'il ell certain quoe
le paiement des billets cltius pour des fouraitmure de
:guerre a eti luopeud t; caufde d'etilus baoiins prea ans
de l'Ett ; (ion eid proutet crpcrdanlt le pairmt JE- iutetils.--.' Cies taect Itttres dilitnt ittffi q,.'Oln
I:ve un petit torps de troupes, doluttia f'eul d:(ltination
eft d'accouipagiur par-tout lt ori d.us iei oya.J ,

Extrait :'.i.e lettre des bords du Rhki ,du
23 dtecembrf.
J timni de nes relations en Alletnagne qie ler min;f-
tere de Prulfe a dcltare dans une lettte .ic.it,, rr, Ion
rtontluement d'appreodre les craintesqui It repandaient
daus le public, fur le rfuhtes que pouvait avoir le trailed
de Pslniiz, au prejudice de la .o.nflitiicioi ei d.e la
liberty germanique, ainfi que do fyffeme d'iquilibre deA
puiffances : on me naode pofivetiaft que le cabinet
pruffiec s'emprefl a dire que la counventiont diePilitz ,
loin dl'avoir ti condite par de pateillc vues a ait rn
contraure eu pour but piiscipal lea mainicande la confli.
tutioil et du rcpos de la pariet.
D'un autre c6'., j'appreuds qu'll eft public a Ratif-
borne, que le roi de Prlffe a deelaxn I'iimptiatrice do
Ruffie qu'il ne e miersit ii directnetmen, ni ind'irec;
temeitt des afaires de France. Plufietrs leltrae diters de
Drefde. du 4 de ee wois, affitment la mime.tchofe ;
on y ajoute que le roi, en vertu du giran( lefpect qu'il
avait pour I'empereur, difapprouvait finocre lam.t la
conduite de quelques princes allematqds qjoi donriaicnt
des 4ecours aux .migrks frautsis, contre touts ps principts
d'une faine politique, et qu'il o'eI 6itit pas a prevoir,
uon-feulemnut les mallrou qu'uie tell imprudence
pourrait attrer furT'Allemagne, mais encore les teatx
que pourrai prodhire I'effai d'une contre-revolution
en France dans le fsin de lafamille rayalefranfaife.
Qeic de detours et qu'il a fallio de tens au cabinet
pilllien poor s'apperqevoir, et de I'itiquitude vraie on
fauffe de I'Allemagnie, et des inconveiienis de la poli-
lique des princes du Rhin ai 'gaid des frainais re-
bacllcs Comme fi d6e cette convemitn de Pilniti, o
l'onu tait bies eloigsn de cacher fes profondes corm-
plaifances pour des fugiifs deji ilnir; envers leur
patie, It roi de Pruffe n'itait pas fuflifamment infor-
mi de tat des chores en France, lii qeii., fidolle an'
plan que lui reprochait alors lhamement la imailon
d'Autriche, avait des agents fe, cis d.ni tous Ics
troubles de l'Europe aut Paya-Bas ,a Lige, i Paris;
luni qi danI les circonftances ot Ili r, 'lon d'Autrifhe
allait fe tiouver on inquii6tde ave )aa Friace, aurait
eu, s'it etf adopt une politique arlfi faine que celle
qu'il recommended aua prince de l Empire, te occa-
fioni t favorable de rechercher et de, retilir aup*ie
des Francais une alliance pleine de gliire pour le
prCenut et fi ftconde en avantages pour I avenir.
Et I'on voudrait nous petfuider que l'ani de Leo-.
poid A Piloitu u'eft point du moil s atuieleiment, I un
des ennemis de la revolution de Frante Non, nous tie
te croirons pas.
Nous vIlous bien dumoins que l'on nous trompe:
et ce groffier artifice qui pronune en Allrma,',te la
prudence latdive el les contiils begins du roi de Pruffe
ne pent nous tromner.
Certes, il cn et'terms encore: la Pruffe favanament di-
rige peut trouver encore dant les Fr nlas people
tiouveau, un ancient allied, plls fiJelle et prts utile jinaisi, uin ali que des mniifires ne conduitont plluo
deformiis avec cette deloya'te et ceine bi;lante peii-
die dont Fredtric-le-Grand a bien voulu geniir qrel-
qu(efois, et qt'it a fu braver toujours.
Masi le terns ftul et la gluire que Its Franais ,
livri, i eux-mrnmes, et forts de leur teul eniloulia'me
vont acquerir etcpayer chirement pourr nt petul-re
defil;er les.yeux du roi de Pruffe aisrout apres qn'un
aunie minifere de I'Eorope pluow ublle et plus puiffeait
que le fien, lui alra, par Ion example, indiqiti la vraic
route polliqsue a prendte avec les Francais libres revo-
lution que recele un aveuir plus voifi) qu'oo ne le
penfe, et i laquelle on troiifmee cabinet maritime
i fourvoyc lui-mnmra for rts pas de la Pruffe ,na pourraT
fe eftlferF fas y paCir. -
Qutelte attelne et poirquoi faudra-t.il rreevolr len-
tentaeut de la force dcs holes une politii.oo cas la-
Sqiselle un grand miniftre peut, de prime fautt, mcitre
le royaume de Fratnce?
En atteudiat il faut s'armer, fe battre et fe confoler.
Les trois ou quaire intrigans qii,,sdepuis Ic le omnnin-
cement de la irvolution., 0n plutiadttse 'fols mis aix
hafarid de leur fatal otgneil etlde leurineptie profon Ce,
i s'ils fcraient dc la Fianuce u ne monarhlic o b nte rbt-l -
bliqlteionjottus menis par It fougue atlionIlc, an lien,
de la diriger, ont ctfilt prim let part : Iur pIlan Eft
d'abattre toute Cnerrice, d'cteirdre le paiiisttrtfe, et
d dte e conlerver de laa ibette natiohnale qu'une forte do
doionation viagere qi'i lear couvient por tx e ct'pour
l lrsr complices. Matres de la plus cratde parties do>
miniflere, ils comimarndetit A a nation la Ihucs et
I'itcrtie, sandiu qqu'ilt lui prtparent au-echors des
d(ltares ct de longs tourmens. Mai ift piriront, el la
n ation triomplecra.


--I 7 + '"9 4 W . "q"I ... C E Ik+t . .U U I. ]..
*nfia ,eldarC oficicillmeniit aut mnitiifres de Ia dieter, DeReiniiget, le 9 d(cembre.
i Railabonne qaec l'aeilar.itr at le roi de P1ulfe ouit "
Aoncian st taii don't la principal bafe ktait la con LnS priparatifs de contra-ruvolttii6o aU milieu d' F
felnaioa l ai gantic de Iah cuiiilulli iuug' r.nt.,,i]ui. que j'ai paffi, lpatailleat bica tidi ules i 'it t s d-.


/ I I I II ~


SUI SS E.
De...... en Suisse.
L ,s'agit bien lpuir pla F an dii e aili Js e Wrephap Ap .
lie I ct des piiuclts piilfTioiniL et de, leus d .tomt-
magc iens t.in dt I,,i siffnr ; il s'agit bicn de la
protection ficeiale accordee aux princes Fraunpals ft,'
la hlift e di fol allcmand; c't I'EMuope eniese, rt 'es
ConRiit.ctions et fes cabinets et fes fupierCiltion et
Ics feodalstes qui mcnacenit Is Franqa.i. Qie! tarne ne
f enilt pas de la liberty ? quelle cour n'a pas 'iegalite en
hieriser ? Tout lc troupe : rois, usinifits fiacidsce voili lea
etOn mis de la Fiance. Pourquoi trcablkr de lets
menlaces qoiand c'el v,.rtr f.;gaifir qui le!r fait peur.
N 'avez-vous pas des ,inu ee i mr elt ; et de plts
qu'Wfx, des lois ?...Ne perdicz do,)c posted vn nemluses
et vua 0 efforts a frapper 5i et IA. I fanit prentdre I tau-
reau par les c6rnts.. ,,Deptti 18 mnois Iks course fe
coa;ileiti. Qi'impotte que leurs interts s'y oppotcnt ,
<' fItsir, pafihois qli I- i |pffi;l. QOittez dtonc, couemo
aelte, le fi entiets batts de la Ipotllique vulgaie. NA.l
p ince etrai)etr u'a encore daigou recuroini.re eu Fit ce
la- looct-eaneti national ; les rFpotsici de chiacui d'eux
lont dilati.e. Q<'elques-uns d'entt'eux ont ponendl '
i at une iojure. I.'Affen.ili'e i;,.nrle nef t reconenue
de perlouse qtui i n it rn'ue, t. l t qualini de corps
itliI;,se- r de ip1'efcfnat.iin niuii, lae. Clft la qu'cft
le snjl et I'T fcfif. Qjc'pttendetvous pour obienir des'
nionatqiCtes! de l'E,,t, j q,,'ils s'cxpliqueni talhegorijte-
ment: O.u siainti l, le ii itrr 1r.u. Pstelicble i lb le out
lousirrieb ; ils ont .lat uolc- a ncti. z- -. s, qu'ik aient
ha force ?
Eli-il vrai, eft-il ffiix quie la France dove ou ne
ne doive pas piittll it m.inri reinoi, aler tout les ttaitesi
rtigtifrer ious ia rappotts p.l;litiqc.l ?... Si.ls courses
*eraing.rcs croyaient a vucie re'rolntitn dies f airent
Ifas douit ta, Itin.i' .. i ndefi ecr otn renov'ievllementu
de traiAs et d'.llnaeciisa di..nl I'.MI(; i,nrifide danus I -
tnotn conflitsutonniel do roi de Fr'tanSais et dant4 lI'
I tiOMIniAl iitce atlhentiiquiede la rIlcpI itr.,irlo i cr.iinflf- ,
toiitowtlte de la Ftaiae iln uips d. All,. inbr i it ,ltalhC
pernrtMcs te.
Biti loi) de .cela (et je ne vaux vcons prayer. qipe de
nvs corps )nclveiiqnes, ) de toures t.ar ts sla oiiiique
ilttriaue conttt(e.l'eifttil.e politnqte rids' Fianqais et
j'ai lieu de cioieir qc. I'Efpane. par e rnei',l', a djd ij .
prl ou ttenti dc prendre avec Its SSilfes tdes aiesi ,rc
folides ci:.nte- I' al'ianjceC h'ansarte... La.corps (ger~ %'.
nmaiquee ur'fl pas inolitl difpuic a .'altirj r )Ol) pae ; ,
dt cnous -ocur lui, nmis de ni sott, go e v.lts....... Ji
in'artrte urs umomenlit lc ndutt e i S l'Epy.gneA. Nullter'
couroitie s'ctft put-Cjei pl i ecnnernie ie lcfa' nation
bilap.uifi-. Leas itevestenstempliffen lets dteux Iioides .. .
Ses efforts actaelIs vtpres du cabinet de Lon Ie.... Is
Joain reels : y fosec.--voli? Si vous 1'inocrz entiirea.
rrme-t, voe iniifre tll-il d fpagn.l P Ye
injitre v'us n-til l ait remaiquer qile la' l op fnieirf
Squerelic de 'FEfpa ne ave Ir'Anglerni; pour ces Iprali' w
da bt(es so Galifoslie i crinl Afitci itra Jo) item .''



A *. .i .


~.


atr


hr, t uaue eiac I1 st1.i c d lt ic niri t l ,11 11. ii 1 .1,s pai-i
forces ; tials li Iboit trop icotfitde'ables pour ta'&trar .
qu'unedoitslotrfatiion fi*ana(tflat. lii.s rs villages, ai la ,
dTrote du Rhi.i,.aparteIaut I i cvr.ile.T se Strasbourg. .
tott cantonues des lpelotons tiei.uoonbreux de troupes
qui ne font pas aufli indifciplinkts qu'un le dit,;iti, a
I iciun ell lat la giou i c MirIbrat ; 4 ie eit.fl te de
trois tnille litnnmecs tits-bten cqlttllpqu I ti,, e li rn ll-
gais le Teic eftt allemanda ; recrute d oA let. envtFro'
de Worms dans f'Ehi(ator de Illt enci ..Sprre, &c. C :
malgri les difenas q,'on ietilet e fie I)t n item di-
teriies d'atltent plia" illhli.uris q, lea't a'lport' di c '
ch'vaau des aintri e de recruce rll 1uMtii~ mtnt C .
perrii;. ly a des lulfardt tldes cli.sffirJF i pied sdan le,
Migr..,vlar et datns I, Bk -,w, Id fi,.ii di ri l,'
MilabtaIU oal uiJllmbic au Iuius ide i 5oo,
Lita hiuflalvd, tAl iiite lofn, Irs 11.s1alesiis huis k'cut-
fers inq ,sn.iis de.liMrt de viimnd, c r ine livre e(
demie ie aiu par jour; ta cavilr-rie irl iiha-bien min-
tne, les plinces omt ait deji'.,b IIa t ci. -tdnfdl ..blIe ale
lIeviauC A 16 louis piece, 'i' l nt. .i.i. !. dMi. i 5 Mi.
ucbr'es. al Ii t.n i ii Jera tuites i'C, s..tp, c u n.itLi a ,
la d it, l-j Rliin ; tont quarter ci ,ne, t l id i s l itl' -" "I :
un tis.t.-'rjd rl-i'. L'uu iifoi e Jr I isllslrl :e 'll h.lltr, "
vefte ei ct lotte bleu clair parenm "n, r-.rs rcanriq. .ctc
pai uiche: blitat ; je o'ai' piit va de titesde Dmart si i.s
da lo0utStes iio dsabarhes niuires ; qji fernbletit itre ahi.jur-
d'hii i la Tquie dliflnctive des entintmis de la i.,.lunii
tant frasmn(,i que fnill.. +'
(Les ctommiffires risw,, le BD-,, et ie, of'iJr.' .e l "es
tcatpefatenxectcties tintlfairt ia is le piaf de itaud O d e
loglrs moivt, cles.i "
On fait.t c 'va.,afins dans le pays d WomisA et7dm t i} f
les ill.j',, de I Eu&hl. **
M, de Condde tiet d'achiiler S.ooo facs de farin'e.
pa yes comptant. L'arpent abonrde, il en vieit tois Ie
jiIurs mede de Fra3nce. Penldat le, quitini- hacuics qult "
j'ai paffies a Rad.ldi j'ai vo arriver trois graties ,
caiff i. "
Adieu, je ne coiifille pats des voyageurs francais' "
cic pafler-dans ce pt.a. oh les traite duremetr.; ja
m'iloigne avec pl.fii. N'ecroyet pas que les euigiatts *'
out course en Allemagnie ,je n'co ai psa vu encore.




-- ". I "

e __ ., __ __ : ___ -- I


br ianeo p a'iptrpat lep e ,iii;iflre d'krfpjia, e qui ;i
SI .I,|hlu,.d..;. ? ,. .
0 r) 'ancais! veillec i ue ue le pirmier pofte de
o tre nuitniflere coiRittutionitel foit teru par un Ihomme
,, ti- cine tie Ic remplir! qudll tfclie fans doute! tials
l l que dte gloire pour iln hiomme capable de tra-
vaillie comaue ce fameux premier commis couronnl Fri-
dcri-l:e-Gra,.d,ei de ne dormair qiequatrelurheurc Prentr
-v bice garde qu'um Ihommie qui anrait befoin d'un regime
t ol opjfeD ne tfi pas ce qu'il vots faut et furtout
1 lc'ticait-i le moiindre.-de fes dMfats.-...

FRANCE.

2V.I-rail d'lnne lettre de Sedan du sy decemnbre.

L Irninfre dela goerre iouns eft aonoort pour
."11T, j.d...l ; on alTule qt'il a hdr content des moyens
i e. dtifnfe qne prire'ite la Flandrt centre lea iebellce
inll ifs qiti ious nmenacent. 11 a et bihti regu des gar.
a t nifons de Lille et de Valenciennes, qui fe tifrfutent
: 4' tde la prfrence d, .patriote Rochambenuil it el parti
avec ce geueral pour Maubeuge ; et noos l'atiendions
iii plus tt, parce que nous inaginions quedes chemins
imapraticables dans cette faifon, I'empecheraient d'avan-
Sccr jutq,' Givet; mais no espr&s vient de n'bils
apprendja qul if tait parti de Ro'croi A cheval pour:s'y
atrdre pins rapidementt t en revetir dans la nuit.
Je fris cependaut'bien aife qu'il ait vu par Ini-mAme
ct point important de Giver ct de Chrlarlen~ t qui a
iti fonvent pour les bons citoyens, u, fu grand objet
d'inquiltude : le ifgiment d'Allace y eft en garnifoti ,
et une parties des officicrs qui le component infpiraient
encore one defiance qui pourrail bien itre jufrtfi'e par
f1evCieeneit; car on dit que le mitiifre leur a parli de
-*fes fpincipes et des ir.teutious du roi d'une maniice fL.
positive et fi preflf.ine qu'u il d'etire ux s'eft hate de
4on cer fa dniiflion et iOn ne ferait pas 'etonui que
:d'ii A pen de jours plufieurs autres ne fuiviffent cet
exemple ; ils eviteraient alors dn moits I'horreur du
' n nicm de traires ;et lea diflouts du minifire auront eu,
je l'efpere Ie bon effle de fire celfer les petfides diffi-
mulations qui nous entouraterit; et s'ils ue convertiffent
pas tol. le mnonde, its doivent an moins nous dilivrer
des ennemia fecrets : qi'ilsa s'efuient bien loin de nous,
cea homrmes infects de prijuges, qui aptis avoir long-
tems abufs do nomr du rot, dtferient fa cafe, parce
qu'tl a declare s'unir a celle de la nation ; qu'ils
rraigntnt de refpirer I'air d'un pays libre mais qu'ils
n't.ient pas I'idrfamie d'attendre le moment du danger
pour lious trahir !
Je tie crois oas que nous devions craindre ni per-
fdie ni dimiflion dans noire garnifon; nos officers
font en parties renouvellks ; mais je ne defre pas motns
qu e leriniltre de la guerre leir rappelle fortemnent
tous les devoirs qnue la patrie leur impofe. On vient
de me dire qu'il avait et.-fivere pour lea foldats de
Touraine que la condnite de ler ancien.chef a rendais
infubordownes. Je veux bien que.le moment foit arriv
d'exiger une discipline exact, lorfque le iniRfre parole
ruffi L evremeat anx officers le language de la confli-
tution.


B BULLETIN

DE L'ASSEMBLi&E NATIONAL.
PREMtERE LEGISLATURE.
Pri :idence de M. Franfois de JNecfchthleau.
SUIT E D LA SANCE DU VENDREDI 30 DEffEMDRE.
Plhtfiurs nmembres prolongent encore la difcuflion
fur la queflnin de favoir i le mime juit dolt pouvoir
iete appeal a jugcr fur plufietrs accusations ou fi i
life fotrn c tous les deux ans doit itre diminune fuc-
ceffivement de tons ceux qui ,nt prononti (or lea pre-
mieres accofaliona.
L'Affembike ajourne cecte difcuffion A fundi pro-
chain.
M. Lamarque. Vous ave chlargi votre Comiti de li-
gilatiou de vous ,relerner til rapport fur pluficurs
articles additionnels qui oat paru neceflaires i I'orga-
nifation deajurks en mnime-itnas quae fur la question de
'ambulance des cribunaax ctitinela. Votre Comite en
c:ex.,mai'iiavcc attention cctt loi, a vu avee peine
q'nulic l.ti le drartiles ont chapp A i I'Affmblke conf-'
il tuante, qooiqpelle foit f niceffaire pour la liberti,
pour I'hgalit bafes de touce inlitution fociale. II voum
priftntera inceffamoitat fon travail qui voua mettra
A mime dedeperfectionner ette inflittuion, qu'aajourd'hui
lioFrance enticre reclamc. Plufieurs tukmoires adreffes
Ai 'Affeablee, des lectures du miuifire ont klev6 des
doutla fur I'ntilit de procider dans les circonflances
actuelles .l'etablilntenic des tribunaux critniunel ; t Iais
uoe forule voix s'ell k evCe dana votre Coniite coitre
S"* tetc fufpetllion dangereufe en elle-mcine, contraihe
At ute loi qui a -fixe I'puque de 'btabliffemnent des
tribuiaux cliinelns au I janlier,. et contraire A Is
Conflitutitn qti porte en terries formels qu'en
smaticre criinintelle atcune accuttition ne prul etrejup e
que par des juris. Nous v.ous i.avitos done prendre
I'e flusat'r e les plus actives pour fatcifaire.au voenl des
dparrenmeis; MAs q ielqiers 1ififi(.AliA fe Ibnt itevcAr ,
-l(oit fur le rode d'ilcttion, des grefliers des triliisnaix
ciminels, foil fur le mode d'itfllaation de oes tribu-
itox, I it fur la" mianiKee de rtemlacert is grX9deM


(w)
et starfatenrs public. qui not etenoamms b ligifla-
lure. Je vais vous fouamettra Ufor cs queflionas t'opinion
de vos Conmit...
M. Lamarque itfelde uln projet.de decret don I'Af-
feciblie ordoutne Ifajournemenat denain.
M. uritcher. La dputratiani du dipartement du Bas-
Rhini a redu du maire dp Stiasbdoug une Icttue don't elle
ni'a charge de vous donner lecture:
is Du s5 dicembre. Le magiflrat de Worms vient'
d'adrefier a la muaicipilile copies d'uoe leme qu'il a
erite an roi, pour lui fire counaitre qu'l a requis
M. Cond6 de hitter la ville, et pour protelier de fou
attacliement i la France. Les migres franais, reifrgiris
duas le Blrkaw.ont regna ordre dce:l (tgeuce de quitter
le paya dans les dqaitfois 24 lheures. Nous aurioni
bealucoup de delieaenrs auntiichicis, 'ils fivaient obte-
iiir de lt'mploi:; mais it4 t'olent venir, dana la crainte
d'tre riavoyis. 11 doit arriver daus le Briskaw onze
cents dragons donu tes'cantoninemens lont ptkpart &c.
L'Affemblie rcayoie cette lettre an Conmitd diplo-
umatiCue.
M. Dumas. Voici.une lettre qu'un magifirat de Spire
a ecrite a un capiiaine dou fe'ond bataillon des volon-
taires du Baa-Rhin, en date du 5 decembre.
i Un de mes amis rifidani en France, vient de
r'ecrire que, daws un rapport fait a A'Affembiee na-
tionale, lea villes de Spite, Worms, &cc. aaient etc
daefignes comane de licux'de refuge ouverts aux m i-
gres frantais. 11 importe de fixer l'opinion fur les
intentions de notre ville. Vous favea.que nous avoos ,
au contraire, donni des ordres pour la difperfio.n dese
Amigres. Vous favez que nous avous condamane la con-
duite de M. Virtenfliin qui felait des eatalemeis que
nous avols difendu le palffgo aun recrues faites pour
F armie de Mirabtau enfin vous ne pouvez ignore la
haute confidkration de tous les citoyens de cene ville
pour la conftitutnon franaife. Je vous ple d'engager
M. Kellermann i itre notre organ aupr s de i'Alfeam-
blie national.
M. RulI. J'ajonme an fait don't il vient de vols Etre
donna connaillance ; deux autres faits plus important,
c'eft que les &migsks commencent i quilter les bords du
Rhin et qu'ils ec replient fur 'inidrieur de I'Allemagne,
Deja un grand nombre fe font raffembis i Limbourg.
petite ville du ceti de Wetzlar, mais qui fair encore
parties de 'evechi de Trives. J'ajote qe q fi les Amigris
(f difperfent d'un ctl des troupes paiaiffent de I'autre.
4000 hiommes font maintenantfurt e boards de laSarthe,
dans une ville qui failait avurefois patie de la Lorraine,
et qui a ti Alchangee Contre d'autres avec I'electeur de
Tieves. On me marque que lei bourgeois font payhi
de leurs logemens; tnais que I'on ne fait pas encore
qIelle eft la deflination de ces troupes.Je dkpoferai fur
le bureau le riglement des prices fraayis. On a dit
qu'ils n'avaient point de troupes arries, et cependant
ces atats portenT en thte des colonnes, infanterie ou
cavalerie, officers, gentilshommes pentiounes, Ihomms
de garde, dktacb6s ou pofla, &8c. -
Ce rkglement eft une fuite des declarations de nos
chers princes; ils difent qu'ils rentreruot clhz nous
it pour etablir le respect dria la religion cathorlfqie,
pour rendre au roi fa liberty et kon aittoritl lgigitiue,
aun diffirens ordres leurs droits viritables, fondes fi)r
la nature de la monarchic, i chaque citoyce fa pro-
priket, au royaume lfo empire ct fa conltitition ; a tous
lea habitans, et furtout i ceus des camipagnes la Iran-
quilliti et la jufiee qni doivent a jamais dure. tlls voous
doonent pour cela leur parole de gtinilshommes, Sec.
Ce reglement ell fignC par les princes Iranmais, &c.
(On applaudit. )
Sur un rapport du Comith de I'ordinairi des finances,
I'Affemblie ordourie la urorogation jufqu'au ir' jan-
vier, du fecours de 3oo.ooo liv. par moist avance dcpuis
le mois d'aoat a la ville de Paris pour Ies dipcnfes
mutiicipales.
La fiance eft lavre A trois heures et demise.

StAANCE D .USAMEDI 31 DCEMBRE.
M.... au no a du Comit dei feours publics. Parmi
les moycns employs par les enncmis de la conflltution
pour la detruire, it atn ait -un fur sequel its avaicnt
fond de grades, efpirances, c'ktaii de lirer t I'oifi-
veok de longer dans Findigence des milliers de bras
qu'ils occupaicat tauptravant par le uae. L'Affethblce
conllituaute decrekt' en 1790 une fomime pour les
fecoura i difiribuer aux ouvriers fans travail, it flt
4tabli des atteliers.pour le occuper ; maia ces attelisls
eialent rutieux oi lcs fapprima ; P,8oo des ouvtiers
qu'on y employairt,fjurent envoys au canal de Bout-
gogne, asquel I'Affemblic conflituaite avait aftribnu
6oo,ooo liv. Ccs I oo ouvrrera rkunis i ceux qui t'y
tr tvaict.dCjai, en portcret le nombre environ A a5oo.
Aujourd'hli it nt relic pas on cit pour les payer.
Ccpendant leurs trjvaux fota utile i la eluofe publique;
il ferait dangeruma, en leaiffaut maoqucr d'ouvrage.
de fair refiner vers Pais ua naonbre auffi confidlrable
de mtalleutiux. Et d'ailleurs vos ames feraient dkcli ncs
pat I perfpectivc de e litvr a I'indigcnce,. dans trne
laifon (i rigourttefe tant d'honinme qui ne demaudent
qu'a travailler. En cotnfiqraeucet votic Coniiti m'a
clarg6 de voiis propofer d'accorder an canal de Boui-
gogut une fonrt,4cde 600ooo0 liv.
M. Laursts. Je demanded que I'Affemblie national
.'uwccp c de cc cii cEuccei Ie carial de Bourgogue, it


env:roU 3,~do ounrieus font fats outrage, taps cefr
force. II y a plulicuts jours que je follicite cette
justice.
M. Pegnault. J'appuie la motion de M. LauAkeh. (jCt
objet eli dc la ilus ha'ae iutportauce I'int6r&t de l
lalu pulblique, celui des pays circonvoifins, i'liuml-
Inil;- 'exigent ilmpkrieuiiniet.n
M. Dorify. Je dematde qua cet objet foit mis A
'or dre d deux heres ; I'Affemble ue peut Are trop
nombreue quand ii s'agit de dderiter des dipeufs.,
publiques., et furnout nn fonds ectraoidimiire de.
60o,oo liv.
L'Affetmblee renvbie i l'ordre de, a heuros.
M..... au nom du Conith de division fait us:
rapport fur la nkcefliet de pourvoir aux remplacemens
iaux cures vacanites dant Ic department du Haut-Rhit~.;
et propofe lea dilpofitions fuivantes:
ao. Dans le moist qui fuivra la reception ul pr fent
dicret, lea klecteurs du dipartement du Haut-Rhit
fercnt convoqud6 pour nommer aun cures vacantes par
dtaniffion ou par la negligence des fonctionuaireo qui
na fe font pas'fait influllcr.
,2. Les difpofitions preckdentes front appliques
a tous les ddpartemens ol ii y a des cures vacantes.
30. A I'avenir, los curks nouveau pourvus, fa-"
rout tenus de fe fair inllaller dans le mois de lenut
nomination,
L'Affemblie ordonne limpreflion et Iajournement da
ptojet de decret.
aU membre du Comiti de liquidation prkfenie na
project de d6cret tendaut A ce qu'il foit remis par sl
trkforerie national, entire lea mains de M. Dufrefnc:
Saint-Lion, commiffaire du roi lhquidateur, et fous fa
refponfabilit une faomie deflinee a acceerr la liqui-
dation de fix millions de penli6ns fur 'Etat, et ccellede
mainifes et jurandes. Ii eft ainfi conu :
L'Affemble national confiderant 10 combien it
ift important d'accil rer le travail general et difinitif
de toutes les pensions a la charge de 1'Etat, et de fair
ainfi ceffer dans le plus court dlai le pavement des
Iccours provifoires attribuas par lca dcretst du corps
conflituantS a n granld ndmbre d'individus ci-devant
penfionnks fur le -trifor public, et qui a'ont aucuns
droits, ni par leurs fcrvices, aus recompenfes nario-
nales ni par leurs befoins aua fecours de l'Etat; 20 oqu
le travail de la liquidation des malttiles ct jurandes intt.
retfn une claffe uombreufe de citoyens, dout les befolis
preffaris follicitent la plus prompted expedition, apriA
avoir entendu fon Comite de liquidation, d6crete
qu'il y a urgnce.
L'Affemble national, apris avoir entendu Itrasp
port de fon Comitil' de liquidation et dkcr tl'urgenet!
decrete cc qui fruit:
i 11I fera remis par la tr6foretie national, entree
les mains et fous la relpoulabilitk de M. Dufrefne-
Saint-Loon, commiffaire du roi, directeur g6nerat de
la liquidation la fomme de 36,ooo liv, a railbo de
3ooo liv. par mois i partir du Ie* janvier t79g2
laquelle fomme lui fera alloune par forme d'augmen-
lalioa, et fera appliquea; favor, 3o,ooo liv. aa
bureau des peritiots et 6000 liv. au bureau de Ia
liquidation des maitrifes et jurandes.
M. Darify. Comma il n'y a pas vingt-qnatre hcunreo
que ce prujet d de d6ret eft imprime, it vous voule
obleiver le riglement je demand au moins que vaou
renvoyiez ce foir au commencement de la fIance,
la dccifion de et objet important.
MA.... L'intr&t public exige qne le project de d&cre
foit adoptb fur le champ.
M. le prfrident.Je mets aua vois le project de decret di
Comitr de liquidation.
M. Lecoinor-Puyravaux. M. le prilideot, vous na
devez pas mettre aux voin une propofitios contrairt
au reglement. Le riglement port quon ne pourra
difcuter avant les vingt-quatte heures. J'et demand
execution.
L'Aflemblie c nfulthe decide qu'elle is dlibrer*. ,
M.... Je demaode la quefiton prialable fur le projw;
de 'dcret, et je demand en outre quo eI Comitt de
liquidation foit charge de fe fire infruir e de fa
distribution des bureau de M. Dufrefno-Saint-Lton
et d'evaluer le travail de fes commiiis.
M. Doerfy. Sans doute 'AKffablAe dolt connalrp
I'organifation de cCs bureau le aombre des commit
qu'on y cmploie, le temr qu'ils font o.blighs de palfer
a leiurs bueait,, pinfi j'appi I amendmentnt. Mais je-
regarde come contraire atn bien public, come la
plus grande faute ell finance, de propofer li queflion
pralable fur n project qui met une economic coui-
dCrable dans I pedne publique.
MA... 1 y a ree parties du dtctrt qui fera adopthn
de ioute I'Alfenblie. Mais je crois que, relativemnent
S.la liquidation des maitrifes c jurandes, on n'a pas
a(ez de luuiieres pour Itatuer en ct moment. Aiufi je
Sdemande l a division du projef.
L'Affemrble adppte ie prijet de deiret en cc qui
concern la liquidation des pec'lions, et ajourse l'naute
partic.
M. le pr6Bdeot anidace qpl lei Idmtiniifirateur dt
diparte mnt de Paris delaadscat i priftk er leuct











coming 4 a 1'Afcniube, i. Ifocc.ij du retiouvtlle-
M ent de l'annie.
I:MA Pafiuri Jo dernande q e I'A.'emrblite ldetuite' cet
turage vicietnx. e leul honuij~hequ uc nlU s J ittrr.i ,%
tle til counliwulci( duigne de ,a04b u c'eit la l-iif.irioll
tile boheaur dio pruple..{ On appaudit.)
L'Altliublie alio;.e, i 1I'unI.iiiiiII i tqites ,Is fili-
,itaioun, dc vive voix ou par.ecri au fiijec du IC.lIl
veleniclan de ranube. ( On applaudit.)
MA. CGJilk". Je d ,rnilaje aufi que I'Ali u-leo
decrete qu'elle n'ira p,oinn fire de flicitatious.
luOiltplls rfoi' Lordre du jour.
aL. fFaicdt.J.'appuie la'propolrion de M. Gotipilleau.
L'Alfenblte dcifte qutle n' ia point. J.ire'de f4li-
Citatios. ( On appltidi .) )
AL. Dtify. YVoo avez frendu pulfieurs dAcrets fur
:es alilbglu-1. II i'agit' de favoir inai;:nanti fi le decret
: du8 dCcemrbre 1791 donne'au muiuilhie dl 'cbutribu-
tieor publiques' lea pouvoirs &cctfaihes pour conclure
Cons maarlcPs avec leave fbriciteuri de papier. Je domande
done que I'Aflnble dclare fi dcrei t itl dfliffaut,
pomeje le penl,. "
L'Affemblee decrete Iaffirmative.-
SM1. Lafioi-Lndebat. Par I'apperuA es d &pe(ies de
7ilg quite vs Cninir.i' des finances" ri'out change de
vous ptt(cnter Ilier, vos Conilts n'ont rien prijtlge
lur la fixation de aes, dbpceufes. li out ouleimcet defirk
que tous bic netmbrcs; pilfeunt s'en occiper., Le project
tie decret qie je vons ai propofr tie tend qu'a affuier
Itle rvice de la trefoeri'e national' pour lantia t 1792.
Je demand qu'l toit misi aix voix.
M. le prifident annoh.ce que les minifire appottent
A' I'Affemblee in mellfage dou 0i.
its font iuodoits.
AM. Duprt min/lre de la juflice. Le roi a- charge le
maiuilredes a(faires Atrangeres de faire part A l'Affemnblie
d'un office communique ,fon ambsffadeur a Vienue,
par le chancelier de I'Eimpire. Je lirai uluite une leure
du roi a rAtfemblee nationtle.
M. Deliffart fait lecture d'un office ,en date A Vienne
di is djcembr.e. par lqqutl le chancelier de 'Emppirr
a iirinit I'aniblla.j.leur de France a Vientne, que le
price etleteurdc'Ttives a rendu compete I Ienmpereur
de ladiclaration que liu a, faire le roi des Fronaisi ,
trlativemont' aux raffemblemens des niigrts dans lics
Etalts; que I'lecteur de Taeves a rkpoulu a ccrte dl -
claration, quil avait fuivi les rggleinens mis cn vi-
gtenr daus Tle' Pays-Bas autrichilus; que L'lcteur
4c.Tsives redoutaut iatealifation des iuquictude que
iui dounait eete declaration, avait reclame l'affita.nc
de l'empereur i qne l'emperenr convaincu des inten-
lions moderies de S. M. T. C., miis n'-tant point
falifrB par fon experience joornalicre 'fur rIadopti'o
generalele dfes intentioss modriaes; et craignant que
milgr les principles dit roi il ne foil commnis des
vaics de faith contre lileeenr de TrAves, a ctri' devoir
enjoindre am marichall Bendler de lui porter les fecuurs
let plus eflicaces ; que 1'empereur tait trop fincere-
aient aitacle6 i S. M. T. C. pour ne pas defirer que
_.ce mefires fuffenw inutiles par le iieinllire de la
tranquillity publique et la continuation de la bonne
Jilelligenc ecnre les couronlue.
M. Dnport lit une lettre du roi: clle eft congue en
Ces lermes :
. Paris 31 dicembre. J'ai charge le misiftre des affairs
ittangeres, Mecieurs, de vous communique I office que
I'empereur a fait.remetrc a I'albiffadeir de France
Vienne. Cet office, jedois le dile, m'a caulfe Ie plus
grand tonuemniit. Javai droit de comptcr fir les eni-
tinenasde I'enmpeceur, et fur ton d(fir de confeiver avec
, France a bone intelligence et tons les rapports qui
doivcnt regner entre deut allies. le nc peux pas croire
encore q u fes dilpolitions (oient changers ; jaime a ale
'perfuader qu'il a etc trompC fur la vbrilh des faitb; quil
a cru quelilecteur de Tirves avait fatisfait asu devoirs
dela jullice ct du boi voifiuaA; et quo nianomoins ce
price avait a craindre lquoe f Etas noe fuff.at expolei
a des violence ot a des iniculfions particulieres.
Das la tsponfe qe .je fais I'empereur je liti rbpete
qcle inu'ai rien demand que de julte i I'4lel'.up cI:
':TiveA rTin idont I'empeoeir n'ait lui-meme donna
1'exemple. Je Ili rappel!e le foin que la nation franrai'!
a pris de preivehir (r le champ les raffemdbllcecns de
Brabancouns qtii paiai(riwit vouloir fe former dans le
toifinage des Pays-Bas autriclhias ; enfin je lii tetou-
vell et voeu de la France pour la confervationr de la.
pasix; mais i meme temus je iti d6ldate quo fi,A I'Vpo-
quoe ucj'ai fis e, l'Alecteur de Trives n'a pas effecti-
veMtent et' tlletnent diffip Its raflfenblenlena qui'exif-
tptt daivs fes Etats, :rien ne m'empohoera de propofer
1i 'Aflemble nationate, cumme je I'ai annonc d'cm-
plycer la force des armes pour I'y conutaindrie. (On
Ipplaudit. )
Si cene declaration no prodnit pas I'cffet que je dois
TIpkrer fi la daefline de la France ell d'avobr a com.-
battre fes enfans et fes allis je feral condaitre PEa'u-
,rope la ;ftice de notre cau(c; Id people franSais la
FoincnldiJl par fon courage, et la nation verra que je
S ip poidant da ntresi ylrts q ie liens, et que je relgar-
c
  • Ims Oeh plus effensicl de irtes dvoius. (Onrapplaudit.)
    AV. Y"6d1n1. G ue e tu vegl tIaenteadre aW-


    )ie uit *gret, -v'elt que dious tiafa40cpias, Ior dae
    I.Ilr uilJage an roi dcm'nid.tl-qe le> pullltc ii lic
    ifulflt tJllaode fortir dets Etatgui uo Ilur dolnanl t'n
    -aile. ,On poirrait diffiper td5s aslcirblvnsernn t( itnir
    les 1. Ij lie tout piita. l 1Ai njoihdre iA;-us eit nidls.
    11 f tt (que nous foyna teni. tatt' d dflar4er nr coih-'
    pleltcttitt',, et atre inir de la pdajs, IOU .li, Lr
    r1luiri etultmis. (On applauliti. ) ,lbeti pulltll qU1'il
    exiftLc le tigue en tre tous les piritceo. Si iloiiis lell.-J
    en campagune A la fin di -)jg ier on hu coirnaecntiient
    de feyriur, nlons aulrons usl availt.g .r Iii 11. pouit,
    lnoui e re arrac4liA. Je drnnlle que la piop-.tlitou ique
    je- fai, foit reni tbye ai Cisitie dli.l iii .ii. c ply f
    voiis'hi fire fiou rappoi) duit'ml ,I ,is plus ide del.Ii,
    (Oit appltu.il, )
    AM., luli. ievpereur a pailue'oniteotief de t'mpi r
    gernma,,;que; -J( a .paili cotmmd sche.rdunie partitide
    I'aolitiollOii ptIihtctrei; il a prit s eMtei hnrme. d'Etiat, qi
    cra n ,t}ppLspcjSed Urspeupl, que lon ks ptuples foit
    djls I'h'abitude de prendre poui-modelte.....
    Al.; Gilrdin..Puifquie la dil.ifriin di-i..n s'ouvrir do-
    main fuIr cet objei, il eft inutile de comtnencr aujout-
    d'lui upe.dircuflion partille. i ee .
    M. Lajourc. M. Rl lhn e vent paleir que fur la d-.
    clalaliuno de li'rmpitu.r.
    ,L'AJlentiMle decide que M; Rulineo fera pas entendu
    aujourd lni. '
    M. 'aturioi. L'(rfemble ajoirne Adeoinii la difcuf-
    lioil ipoiltaite de lahqueflion dIe f voir II leo princes
    mniT;,i. (rroia in;s en erat d'accufation. je d'emansd
    Ituc I a iluion de M. V..-lbl.ult tobilt ev)oyeo as Consiti
    SiplUorn llqu pour en faire Ion ippijnl Iluhndi oi mardi,
    atin de hi;ler i I'Alfenblee )e tenms de d cider domain ie
    premier objet.
    M. sYergniaud. Nous avons pour demainodelnx objets
    A lordre diu jour. Le premier fur le decret i'trul.i-
    tiso contre les princes nmigrs ; le f-cond,, fur les me-
    lines; a prendrie danses c dircornfla)ces oA nous non s
    trouvbns. M. Briffoet ct plAuielrs nimtmbles oill p i'eni;
    leois 'vdis a i' rt e .id. II nie faut pas renvoyer.la mo-
    tion de M. '~all. l,. n Colnirte ,.-pice que ce fcrait le
    'urchager ilitlicmenit ct tailrer. !a biatltib ostal en
    loigieiieir. Mais lorfqile la difcuifion fera ouverte,
    M. VublAInc priuitera fcs vlis. '
    M. Deltcart. J'ai copies fois los yelix du roi le potl-
    fcrlptumi d'une I ltir ecrite par I'lCecteur Palatinu ,
    M. Heitmat, fon tnvoye. Voici ce poji-fcriptum :
    s En fignant msilettr reois cette oui vous ~~'ai-
    nonllcz qiL'on nae regarded conine conlplice des projects
    qui fe trainewil pour opirer nrte cuntle-rtvoluiion en
    France. 'Jar lien de croire que le rie et Ie mitiflre des
    afftires Azrangerea fout nmiaeg 'anilrits. Vous pouvtz.
    afforer ql'aucun emigrant n'a hali;.idanls ies Ltats ,ct
    qul'il n'y ont flit qu'un fijour paffjger. Tout cela n'a
    eie invent que pour iuduire eiI eircur I'Affhmblh e
    natiouale et le pellple.p i
    Void une lettre semife par )e mnitfire de TiSves,
    an charge d'aflaircs de Frdnce.
    1Pu it. Son alteffe ~lectorale couentira loujoi:rs
    que les enigrs frtantais qui habilent acuetllrmient dans
    les Etats y contintiuet a jouir de )a protection pibli-
    que iant qu'ils ne ferout ricn centre les relies du boni
    voifinage. 11 n'a pas ete qiuflion. de lenr. enjoindie de
    quitter le pays dins tes 24 liheres. Les feuilles pibli-
    qti .eont avanci A, cot egsld dc fits de ltoute fauf-
    oetA ; et le bruit repandu quoe fun alreffe iloctordle fe
    preparait a leur donner des fecours eft de meime
    alui. -"
    M. Drleffart. II a ti donned Ilier une connaiflance
    itidirecte I'Alicmble d'unle leltrg du niagifirat de
    Worms. Le roi 'a effectivementl .u de Worms uine
    lottre ; mais elle n'eait revenue d'aucune figiature qui
    ii donnilt un caractrre d'aolhclteici6A..Cependant adf-
    f'rens rapprocliemen; ftmt cr~ite qu'elle eft aithllentique.
    Je deruaude encore un nmoento d'atteniion pour on
    liobjt qui concern le dipaitement de la gnerre. L'Af-
    flinblee conftitnaute avait difcndu 'exportation des
    fourrages principalement dans le Brabant. Depuis que
    celtedifenfe r lcvec.il en paffe line iri'-giaude quanltie
    en pays p stranger 11 parait 'extrditinlicnt ulgent de
    rendre le pnus promptelicnt pofl'ble itii dCeret qni
    :deiCfde-cette exportation. Je prie l'Affenible de prct- i
    dre cet objet en conlid6ration. ( On appanidit. )
    Plufieurs membres Ionvertiffcut on motion Ia propo-
    fition de M. DetelFart. .
    M. Dumais. Je demand anfl q.i'oi pren e It mrefures
    lea plus iveres ets plus ttlihjcs pour tem iheiCf' lex-
    I.or .lion dci munitions de guerle ', nais ) tI .isi u'iily
    auraitdes inconvnlaoeuls rompre enriitemetntitoute coni-
    onnunicationu par example de drfcldre la fortie des I
    clhevani on dit quece foot des couifiers fe guetre r
    qu'il eft important de conferver : nais j'obferte que
    lions en avons plus a attendre de I'itrlAger qu'on ne a
    pourrait nois tn eulever; ot qu'ils font de metlleure 'i
    qualitA que les nstres. '
    L'Affemublc renvoie ces propofision? .ux Comitae
    militaire etde abnmmerse.
    M. Laffonad-Leadelb. L'ordre et es lois I onftitution- (
    nolesa qui le garaatUnat, exigent que chaqie annie V'Af.
    remblWe national decrete l'stat des dpeols ncelffairec.
    pour annie uvante. Le Co6m'it que vs aviet d'abord C
    fotMd pour cct objets avaijugi iue nfoe iqwi i vair i


    Citt d delniandier' Aii' orlr.inl.'ri.r' .g-.aliuip. i'lIat
    appl i deI leurs dpeIfi p miur I'.u i'. 1i2', icouitr-
    memlnnllt't alt. VIII 'dI l i ftcio'I[V du lIf rn.diapiltre.
    S l.de I'. colileo itutiontihl. i
    'LW1'"b'itvemnbrO," yvdus aver dr.:id"- q'il ces' tats
    .ppt/rnuli5 dr dpcl pr.ul~ 1 ij ,V'l. Icv"l'aen 'lii;.;.-
    lair.fnlcr-remii, avec )j. kls des. d.clll i liitr, iC u
    '7j.., .I:. 1 ..". p
    L'Liiie 'clatt t lll il rncosc t,.lihlli ,:; I, imlin elai
    'iioUili pl vols 'ivoyeri-qinee d nil ;ats n ; .riplt p ir
    l7r )Daliin. rdierde.li .,i ie des felioi du .,r- i I- .
    jilatl'r,trE, citr : nuc J,,i i etic tourisni qu'ad nn i angd t m *
    (.rtrierl.i.l iit id depeife irtii ere'dc I'alic e pi'. .d ilr.!'i
    Leor diernll de 'anie dix corlllliin.. Is Ig' eillatuie:..
    hdoivtet airce d6crlts -parfla I glllt ..: i";. iclie'; tt
    teille qii to.,,h.-"ni.e fil fflion, diiun dt, i.Lr l pe ie s
    de I'anli-e Cuivante: aiuli, d s le .itois d in i I tKcr..-
    bl. ninile du-t i'uoluptr l.Ir ~lApen, : I'ani.ce
    qli vl iii e. C l 0i lie d..ut i 'au a oir. l t .ll.li 'e
    teti)s"d'tl njlliil J ii, !*, liluis lo,,d d tdli (iuties le
    patties dtIa dtl.cnie puL ublq, :. it Je d.IplleiUii lilu.i n c
    lu .yn, .i tietlidue de cette depenfe. .
    1 L'poque ou l'Alicitble col(litiu;ante a ceffi fei lFon--
    liort ne vous peirnet pas de fuinire cut ordre:, tgui
    dit ra itre invariable pour les ligIflatures qui vonis fuc-~s
    cedieront. '
    Ce n'ell que dfpuiss tr qun ie I iniii(i ()
    de la gulerel, ielui ddela!malinecet celii I.c I'iullire ,-o
    'out pu vo.I' nd, ilr I'apperCn de leirs.n dtillelly pour
    l'asiia1e i7.1. Le minifire des affaires~tiaigeres avati
    I etii le Il II, lorilluo,. Ic 19 l ovenlire, j'ai, it l'lonnleiCI
    de.vous taile nn pietnier tappoi t ir le travail du Co ,inil.
    des dipeuids publiques; 'tles apper>:us des dtipenraes des
    'depaitemncns de I'itiltieti nse vonns outi t retmis que Ic
    27 de ce mois par M.,De'lfart. .
    .,Cependant l'auine ell bniet6t icoulde, et sa orisfrrf ic
    stationale nle pett acqiinlter auci.li ilnndat de paiemAns
    ,des ordonnateurs gen.rauF pomir le Ifrvice de 1y79g
    avant quevousnie aiv ce autoiifLe par vqs dcrtets.
    Le nl4nifre de iiini'tieuii er les Nomnaiffuiies de la r'
    trifoierie rationale, vous nt dcrnande cette aultori-
    fation.
    Vo Comlitts auraient vooli pouvnir vous printer
    ds ce' moinent le tableau dCyillA de routes les parties .:
    Adu service ordinaire et vot propofer d'api'*s un i
    exameun attentif, les nio.tnu i de 'iir la depecife publi- '
    que; mais vous dever juger coinbic II dr diictilieis s'opp[i,
    lent encore A nos tliills. L'Afficn.ilbe coilliitulte nit'a
    ps, malgre la conlfantr activity de fes travatix jlge:
    qu'en maffe des parties lIs plus inmonanteS s de la de-'
    penlepubliqiue, la guerre et a niarine. Ses Comniies noun
    Iliffl que des travaux.imparfaii flur ces deux partie de
    I'admnnifrfation publique; it taut que no'is en cxami-
    nioni tons ls dtCails, de conicele avec lcs Camitis tnili-
    taire de la marine ct'idesColonies.
    11 faut fnltoit que les rapporis qne nous avons A,
    vous fire puilfent, fans interruption, tre rils i
    I'ordre du jour.
    II in'ief plus terms de fe le diflimier i:une inqlui'itude
    cruelle agite tout I'Empire fur I'Oeat des financres ; les
    cnnemis de la paitie en piofitent por rnpanidre par-
    tout Ie trouble, ct lffroi ; la cupidith et l'agiotage tra-
    fiquent de la fortune et dut repos public; les inouvclies.
    les plus alarmanses pour le coninslrce'et le credit font
    iistvnices et iApanduts potl fa litCer dcs (fpculatlins
    palticuliertj. on nous c0.lounaic et on dit quo ind;ife-
    refts fur la fortune publique, clle va pelit dnis nos
    mailns. .
    C'efl ici m-nme qu'on cherclhe A exciter cette anarchic,
    d'opinions et cette mifiance dififlrcufe qii tendelrt a
    btifer toues le liens, de 'ordre public. Ce,.font ces io-,
    tions iucidentes et combinees cc vague dans la ulite
    de nos deliberations ; ces dionciations abrulrdes et fou,
    vent fi pen dignes de la majetft du corps igififlatif, qi
    rnous mettent, hors de mefite, qdi troublent 'ordre de
    nos travaix qui &artent des ddcrets important pourt
    le (iatt public, on pour des citoytns qui tealldlo.lili.
    qile v.ols ptonloncicz firJlers rclarmations et fiar leurs
    droits ; c'tft aili(i q,''on pefinde fiuffement qu'll faut
    ici deux pastis qui (f combl,:it on. fe batauncnt, tacldis
    q',i nous i'avons qi'iin. devoir A iemnplir clui do,
    lauver la patrie, et d'afferpiir fa coffiltliltl f,.r lc0.
    bafes facrits de lajuffice de I'oldie et lte 1 lib.lr. .
    NoMts chercherionien vain Is caniles do I'inquietudsl
    gtnerale dans 1'tat ol. e tronvent les fitnances dc.'em-,
    pIire. Sans doute la levnlution a cte d des fonnume
    confidirablCs .-t les remInboIufcnu113,1 (Iu.13Til' de la
    dette eligible en demandent encore i mais I'cxamcntr
    to pIns attenif de 1iiCes. lI panics de la'dette et d-s"
    moyets de ia nation, noit alhfii qul: ceite dette fer '
    icqlititee, et qi'il fora facile de posirvoir a toutent lea .
    ,arties-de ia dpenfe publiqup, quels qac faoint tls
    lvineluens,. .
    La nouvelle former des contributions publiquet a
    fans dotce retardl les recoulVresmeU ; mais c'eft aufli
    calomnier le people frangap qutr de croire q'il fc.
    refufe aujourd'tui 'I payer fis contributions. Le pale-
    mea 'des ;ltes provifoires fefait avec faeliitc, etAve tide
    acciliratlon qup les comptes que rend la traforerie
    nati OaI e, peuvent denotttrer. Dns !a plupart des,.
    dipartemens, ks conttibitablcs n'attendent que los s61e~
    des notvelles cotm ibtions pour lte .cquiiter.
    Enfin, le pouvoir ebcrutif pari t narciher ave fer-"
    mcte dani les'limites que luti a traces la c>snflitution i,
    :t la furveillance c.oninuclle des amis de la pattie the
    Cprmet pas de craindre qu'il s'euc &arte.
    La culture a rttu de nouroeai accroifr..nien, ;'ld
    iomnierce intrieur a co0pfeivi foute fon activist ; plit u
    ieurat de lino maniutfactis oat doiubie leutr tiavaux.


    'P~E 1-~-6~ ~r"''~"










    1, t*- ~~-~-C_-*-------irI------11,,i .


    V.C'1 pom fIr Cl gf'rsn( nTi grandir vitrs t('ouire I ,Si vus adpiPtAtiplvivjfoire dui C.uili, donnest
    l* public jii NvoN Cori nitSE deas fiuais aluraieu vyoaulf,, 'A ict m elitp u.is dlitipija'-dli diqueitl tile no pouora
    i li "i. .. a.uI dcju s deene Ipenl f 179 Ay1 41h.q( Pi l, l la, Ilie!CIIT des niniillif qui a'ermpreffe- d
    o'utrd de i crs deppnit (41 iJ\extte fir d ci i ,iBf,t1411. ili ,.,.t hki n nmoin t ddbifisonii leas i ats u.necelfairesa pout
    .. iantini eiitiec put 'iiis I'c.. jt.ru.I. Le rnl ,. F ..It i. ,uc In dPl C'lfel de. 79k de I'autre d if Icrait a
    Sreta'd ule i uli .ii,, i.inis,1u1, oue. t i ,p(liss a- la, l.rIm.ln poutsdire que its Comiits te repol;ifent un
    I .I t tmi des f I tts paitinulies qu'ls dcvaicnt ftuuiruit. *lii. iu"p fIr. laduoried~un_ tCuis qii n'aurait aucun
    i e mne perctictteit pas de .sous preqlrcer tncorte cc ia- 'tera dteronM ni..,, .
    leanu. Voie Cotnites de ,1 ,,hlii .i d.:. hi:,ticel ,datlr i ( Yiic le project de deoretque je vous. propose
    touti pa; des s t nl b. .c cL e a Ai en.lhe ilion.le cioiitleant qluille s'eft inm-
    M Abresnl lC e cu In ,ot. s'i t pi P.'- lli .ion d prldlre daui ie plu ne1U1l
    .iuler douiit a dii'.di(li ,., iCra l(UiI.I tltl .i i auni .<'* d p retire dana pluis nis
    < Acak6 de.. lIle line detefnillidon iclairi et (niuiiti e
    aitle reiunis, afin dt v0liu pie'enter uon itat complete r lip i l e sde trntal ste t& r 'ets r il ,i
    o epii 'aiu d c ti 'fur touted Its I,5aiiea dei recetieS e dup~unf pl pihtliiuir,;
    die touted es depeut4 bij,,l 1lil u.b do(nt cha1que aratic le
    *ura et f virteinrenr exn auiin et cowseunique aux Qo- uae Tpoque ol a commeuct a fef feil -ci i dd le-
    Zil tai i s astanIt.cuns travanux uawuquels rile a' i fo c''dfA fe alive2r *
    SAuji" d i c'i dp tat de d dc! Fa s interrsuptionn.; ti luit.iot pas encoie petmis de
    tec4 pour 1791 ar, e dp remplir t~to olbil;k qne, cpandant le service de ia ri-
    Sappeour q;, o ee ea, q.,ute noud' p su fo rtie iatdoale It ldoit eprouver aucune. iuterrio n ti
    I it ss in est q ur ou uS .. ." ,d eciete q u'il y a urge ca .. )
    propoferoasA de decetce provitoitemenct lfe paiemens
    sque la tril(oiaic national fera tenue de fire pour le I'Affembi e national apt., avoir d4&trkti-'urgence ,
    I ice d 1792. der1ete:
    M. Ic rapporteur fait lecture de Iapp5erq des d&- Art. 'to La tt forevie nutionale p ira jufi
    petfcsaordinaises et extraordinaircs de 1792 mio'tati h rpoie du 1' avrl prochain ,r te n oni. I es
    otdounateurs ;ene luk "i t fouge lur itrIpollwlbilie4dans t
    Sufcemble"i 774,668,150 livresn.ateus fi
    Il -~Il le farmes prefcrites par Ils picedlens dcitti lea
    I si. ,n.'~r Votre Conmile de I'ordinaire des finan- fCmnes qu'ils ordonaideont pour le frtvite publid,.c'on-
    p*.aira provifoirement., fur les mrandats des ordonna- II. Leg Cornite, de finatnces-s'occiperoutl fans. delal
    tours gmuraux, dans les former prefcrites par les pr- de examen des tcdttes eti des deipnlf publiques
    .cdedns dcrets ls5mttnmes qu'ils ordoinntront pour i"dinquerot les abus qus auraient pu siutroduire d ans
    It fervicede 1792 couformanient aux etals de dpiAi. lers difitrentes paltics des finances, plopofl;ront lea
    fes dec eis pour 1791. La premiere queflion qiuejej .mnoyels d economic et les reductions q'ilsjiugeront con-
    a' fais en litfat ce project de dlcret, c'ef de favoir enables, et pefenteronti i IAftemblie aauonale, le
    jtfqua uellee pnqu cin nous n'idopteron. en finan. er mars' prochain, a'u plus larid, le tableau 'ginral de
    c s que dens nefuies povifioires lorfquil c'litf impor- lcurs opilation.. -
    t ... nt de fe fier i des mefitirs defiuntives. .IIl Le prflnt d"crec fer portA dans lI jotir la
    S. Le principal objet don't votre Cornite devait s'oc- Ifaucioi.
    S*uperr, avant de "'voils popafer ce project d secret, M Boric. On vnis a propofe par amendcrment dlu
    e'-tait ce me fetubrle de dtcirminr I'epoqne 8 project de diecet de vos Cooiles de finances de fixer au I
    '" .. .laquelle it pourrsit vous prcfeuter 1'eat geneiat des ilr avril l'Npoque i laquelle vos Comi4s devront vous
    depelitos piubihqes, et des moyeis d'y poirvoir, nili ,prflelter I'iat des depeifes a.a vtai pour 1792, 1et
    de vo.s mitre c potie d.'iablir un lyllene perma- j'appute dltoutes fres forces cet amendensent, parcel
    Si eunt et use regle ilvariable daiis la copint.bilitci. qo'il a pour b. fe l'ordre fi ntelfaire en finance, et
    c Ce que j, rerw3rqni- au conutai'e d.srs ce psojet de ,;l,'il lend A doribuer une confiance entiele dana ile tra.
    *dl6set, c'el une latiiuAe inefAiuie qui jelle I'Affem- van de l'Affemnble. .
    like dans I'incertitude, ct lui lji.fe iguorer le ternte Mais je tdcmande en nime tens par fous-amende.
    o rile poiura fixer fes idees fur la dfituation des fiuia- mnt que d'ici au 1t aviil vos Gomitd dtes finapcs
    ees. Mais le plus important des travatix dont nous poil- ocupent de revo 0 l'organiiation desbureaux e cailfes
    ops noos oCCupr u ommrevoir 'orgtia'ion. des bureaux ct chills
    tions no occur 1a corniascerentl dea none fit n 'Ipublics illa de fire des rifoirmns dais les traitem(nns
    c'eft de fixer 1'..piuioui fur 'enenblcnU de nos ope.a- qti paraoiroit ito cofi lerale .
    tions de bica laire connaitre 1'iiat uoi I'Alfenibles ,Vous fantirtz I'imipo tance e d mon fous-ammeend~m t,
    stationale a trouv iid chlofe publiqoue; car antant lont fi vous confiderz que le rapport de vote Coouiti des
    sniprilables lts d&clamatiots de ceux qii rtg.indalt la finances vous prlfe te un deficit de 244 millions' dau
    profpeiiti generale comtme leur calamnite pailzieviiere, s vs effurcces de 1792, et qu'il eft par coifetqueut biesu
    fon de valts effort poaif d4rierr ets finances et dieoi- important de revoir 'ktat des dpedufes, afin de les
    -ager les bous citoyens autaat il imporide c d.fiper uiodier, s'il at pe:dlible.
    ces illhtions dangrcetdfe. Or, *le tableau vri di de- Vous fentirez ftrtouit i'import.nee de mon fous-
    pe(nes et de la recette publiquet eln l leul argum:ni anmcudement, (i vous confideiit qp'il peut-tre poflible
    que nois ptulio Ict leur oppofer. 11 fallai done, avant de fire d:fpalr.,ile ce deficit en revenanit fur la dipeofe
    que d'autoriler la trloretie i taire le service de 1792 de I'osga-iiati,,n des bureaix et des cailkes publics,
    fur les mandates des ordonnateurs g6bn6raux dctuorS pui- fie je nonve dans cet tat que les fras de la
    ner les dpeifes fur I'appery, des recene, et des ref- compuabif lie foLt potinv adnmislemet n ia S.ooo6 liv.,
    forces qui doiveut y pourvoir. J'avour MclHientrs, ect ceptudant le Comil de I 'exantets des conmptis, dolt
    qits le IravaOcx auxqie:s nous avoui eti fw:cs de inous 1 j, is memnlc a ou r:spport pi& po.r Iorgauifalioiu
    liver fGius interruption, nous ont enCihlebs dc remrpli d brtau de Compt:.binht r i a1 depenfe ni' ft ptorte
    cet objet; mais it cefltesti eofin de paytr a a a naioo qu'a 3uo,ooo liv.: cette organifstioai prf(ense dune
    in tribute que nous lui devons, ct de i,'ponli; a na ue Couomrni des deux cinquicenes anurellcnitent, tt
    de grausdes dilficislts ii faut les attatigr dans ItCi eur aleittes d tpefes de bureau, vousconvritie le deficit
    enfslible itl fut s'c. empater il fi t le vailucrie or fans avor rccomsis i des rcflurnces extsaordiniiies.
    ce .t'eft pas avec ds melfores provifoircs que vous y J: vous propoei ici d'allger le daideau qui pele fior
    -garvittidret vous sie fries qtue les aiignenler. I le e ple, ct vous deve adntrie ina reclamation. Je
    sSi nous avoais des befoin~ inme.ilt, nous avons vus ,propol, en fecoid lieu de diminuer le traitement
    aiuli des rtlfources incalculables. Si les ii.poliionis 'e des ages, d pouvuir excutif, ct vous y dieve toute
    persoivcet tout. uom pielente un aventir de bon.lhe1 voie attenion. Iet e dfe conmmis qiui ont 6., 10,
    et de profrprite; mal poor y parveir a ell impor- 12 et 15,oo0 liv. et plus 4'appointimennt, vous ponvet
    tout de changercectte coluiaioneo certitude. II 1t s'agit .dilniueur e tr.aitemen fans aucu. n iunconvnient, et
    dune quer de nuis woictaper pIblhq .ci. ni et fans al-. vois fe,z uu griud Li'n.
    ,can drlai, des mpyens qui pourront 6tablAr ion arcod je dtei nlet doti qu'en diitant ne le firvice f
    puranit ecutte la rectte et la di'pcife car c'clt li la frJ provifi le do n qu ce drpela nt p de Ic 179tu ,e
    cpidition nece(faite de ote fpec de ecrbdiu, et c le frs provi rct e d'ci r le et avrilt I'cd t de 17pef
    feiu moyen d'arrivtr hans accidt et e plans trouble, au ols fe te c d'slci ai avril 'tt q es d'ki celt
    retablilicentnu g6,nital, do l'odre et de la lcuriti pu- n,& eipoqiu Ile Corhn des fiuncs doecupera di
    bliqd. "o rmes rt dimin0tiousi de trancment quipeuvent 'op&err
    Laticle Ie de prajet de dret qui vous eqt pre- dans I'Oig,,is.l;dion de tous les bureaux ct caiffr pu-
    ftnut:, retaftese une di'pofi.i,,n que ij coi tte-tdalt- bli
    getaculr. Qsi't.etcur-on par o* inot L rvifairotienlt ? La
    Sturee tic attioaile pi.erdrt-t-le fur les nantdais des CetLc proposition ef dcrkcCe en csc ternmes:
    ; lordt.uiitetts n t 1799g siinlqu'elti I'a fait en 1791 Le comaiffa.ire do roi, d'iretetir gSt n&ral delay liqui-
    Siiepndian 3 mnris, pi ndti 6 miis pendant 'osite daltiou sen, icia conimpte a I'Affen!ilce naionale, dans
    salijirts ? II eft pofltble, je pliife d, fire loultes ces qsuinzaine, de I4P'ganitaiion de fei bureau, du nomnbre
    fhrppo9fijtiuis pnifquc veotie Counsie uIe veut pai finer ,dts conni1,s qui tks compoeiht dans chiiutnc des p.rdisr
    Sns dixal *tue entt pas dtetnrnistr nne ipoqu tufI de hI liilii "i" .ai.1" leIr traitement, I des heuresr de
    i l .lellc itprilfeterar I't gdnit al des dq>ti(c q>.l I l'urnll "u1d c utueu de fes bureau. I
    fout'a t'fire poU 1732. ( La fiiti dimain. )


    '' 8 P CT C C Ss. "

    Ac4ptusAl RPy4De DE uisiQu. Aui. Ih t* s pr.
    Ie JoYdist.!L dii., trag. lyr. un 3 aceos. .. ,
    Ttlatitrl OE 4t Narron. 'A h. .I'L.l ntag. fuiv.
    eI lua rcpr.dde MAllhit ou IHIture' ir,r {e.
    TrnrAr IrAIIEN. Auj.'la 3' repr; de P1LiPp~f l
    G~osrletl picc. de la Belle Arfenni.
    T'IrlATRP FRANAIS rue de lirchteiuu. Aujourd'hua
    'Ec61t des' etnmi fiuiv. dui.tt fcure gal.iut.
    tlardi, Macbeth, trag. ct 5'acted.
    T1NALIRE de Ia rse Fevdeiu ti-deviaius de Mlnijrar.
    Anuji '. 3-* repr. du Clu~des batnne ge"u, fuhe. c
    Saces prc. de la Nui efftagui.le.
    DDem. la Pa:zae'idamnsF ,"op itid.
    Tt*i,,r ac rt M1' MonTANI3i a an Palais-Rypl* Ant.
    le urrt/, comedia en 3 etes, fiv.,.idu Codmrt de,
    I'.sijs U, drtAen ch 5 acted.
    -TietTRE DUNu MaAISs, rue Coturt-Sainis*Cnllnrrire.
    Auj.' Edipf, tigg., fuiv, de. la 1 e repr. jU Bouoqiel
    tiles Elrenne .. 1 .,' 1. ', 1 1
    En attend. Richard et DCrle com. en 5 acrteS4:
    et e Meariags d 'Figare ou la folJl s ouris.
    .Aunmsto ComIt U an pollevtuard dt Tr~nleAt An.
    Ia Forei hoirr pi I Fils nature pant. en 3 aces pric,
    de Mazet, opira, et du Mantau comr
    THnATRE DE MOLtERt rue Sain Martin. AuJ.
    Ltiis XYV etl' Mafjue 'defer, fuiv. de Jeannof.
    TunfATRE E LA RUE: Dt Louvois. Aujourd'ltui
    la 20e report. de Ziiia, opira en 3 actes, price. de
    3eannetla e i Bcflien op. e uon acted.
    , Dem. ,Zei. ,'.au profit de M. Ficier, muficion ,
    qui a eu Jo malheur d'etre inceudie.
    En attend. la fe* repr. des ADux Frere, op. 0con.
    THAftA;'iE CJilQZUNAtlONAi, au PalRaii-Royal. Aj.
    la So repr. de Itaoul de Coucy pant. A gh. fpect.,
    price. du Mtarage d'Arleqsin com. en S actes, term-
    par le ballet de la File d'amour.
    T.I*ATRt Fi lNAISAS CONIOe Er FT I fiIUe. Aajlurd.
    J'Vcod'Jrer dans li" line oul /J h rtioludion paciique, pat
    Ic c6ufin aecquts pric. des Etrnnesa lrioiiques, divert.'
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    nmpnrust d'octobr* de 5oQ tiv. .......,... 465. 64-
    mnp. do die.. O178. Q.uit de ia................
    - Sorties......; .... ..... ................
    -de a3 5 mill die. 1784-. t7,. 7i 17 16F...,
    - rtides.....................................
    - de So millions avec bulletin .................
    - fus, bulletin ............ ........ .... ... .
    - fort, m Vicger .......... .. 1 .... 2. x-i i b.
    Bulletin....... ..... ..... ...............
    - fori.......................... .............
    Reconnaiiffanc do bulletint.....................
    -Sortiea.* ........... ............. ........ .
    moprumt du Domaine de 'a ville, f&iic fortie.......
    - Bordereanr provenan t de rie. non f(ortie.......
    Act. noov. des Indes. 153S 40.38. 36. 35. 34. 33. 3.,
    Cailff d'ef. 400oo. 51. 52. 1s. 8. 16. 18. go. g. aS.
    Demi-Caiffi.... .o5o. 55. 57. 55.54. 55. 8. 57. 56 .
    Quiti. des Eaux de Pasi......................
    EsBpr. denov. 1787. a 5 p.V ................
    -r Idem............ 4 p. ....................
    - de 8o mill. d'aoit, 1789 ...................
    Aflur. cdnutr tls iss. 679: 80. 79. 78. 77, 77. 76j.
    ..... ... ......... ... ......7. 75t. 75.
    i vie. 758. 57. 5o. 54 56. 55. 54. 5 s5o 48.49-
    Actions de la Cailff patritiquie,. ........ ....
    COnItATr, I tl. ,lfc i 5 p.... ..s ....... g5
    g* ide a 5 p. luj. au IS*........... 89q.
    3* iderna 5 p. fuj, so o ........... 85t.
    -. 4l idm iA 5: p fuj. aun leo t t, f. p. 1, 844


    T, abo) rvn1tMc t poir le Moniteut fe fit a Paris, hAtcl de Thou, rue.deAs Poitevins, ns 18. It faut nadrffer les Ictttes ct 1'argent franc deo ort, i M. Adubry directeur de ce Journal, qui parxi
    elin j' jiots.- L I x pri eil, 0ollr I' i"is i t. Il orl I'"; un I I Sa H li. pout fix iobis; elt dl '7 liv. 'pour 'annee ; et pout lea departetens, de 2r liv. pVou trois ntoit 41 liv. pour fix itnois, et 84
    lit. p iut l'%unv / '.anmc port. L'ono no 4'alonneAl)' "i ti.....'.. -r.,1ii.,1 de csilque niis. Or. oulcritl uftfi che tus lets libnailes de France ect le directurs detpofltr, A Hambourg, chel M. fauck ,
    , raitre t .i Lon[lrts, rl tez M. J/f. se Joffe, nO Gerald-llce, et chiet M. Chuber Jerusysi-ltreet nio 49. TOut Ot i (itrm #tl rid 4tie i, ci all#tt ull" de4l nre adrer l an rgdatetu4, It ne '
    iilars. --.- a "'' r/pee :'vis ,* Atmo1nes, MeCmotire, Motions tt oimres objets eusionsqutcs otsrrtnt ir infiris dans ld Mnlontlur, ef psyant vingt fals pour lchanch des dip rimlrairs fig nA at (ina fans fplur Its
    aurd : orr tobsp*lofer, dr ctr diflens orlcles, uon Suppllkent poartiolifer dane demi-fi.iltt stifltt rq'lr fcroi en oimbre fsuffant our I- retlir. Ct&i U artitil dlrt Itrs digi, are las dtmtyre di la p rfens/ oll
    potral re'Perf ,rlts ine s t ic mais non ptn i t a ru edaitern. Ce di isir dementn re. d ujsardnt, A, ifn de M. Drnlie, ttf tse di, la rt dC '4rt l 1 tvd(rdlw Itlt l0s jIsse ,ht lis, tle di anetesitjlres Ii sfii,


    1)D I;.'Mi'RIvMEat pr XitrlTN t, i avc s .aAtrt&eli e lbas i ivile rue do4 IPtvins,. a" V .











    GAZETTE NATIONAL, ou LEMONITEURT UNIVERSEL.-'


    N z. i LUNDI a JANVIER K 792 Troyiime Annie de la Li1'rte. h


    AVIS A ml, LES SOUSCItUI'EURS. L
    u jM. les foIufyripleurs du Moniteur Jinti prIvenis que
    ftou ne recevra plus d l'avecir les Jboiferiptions qui'au Jctl
    sreau tle la re dles Potilevi ,ni 7 0. LLer fperjouines qui
    seiioudront pIsfs'y ) .i4.,I,) ,I d .t Jim p eiCs do vouloir ien
    til dolier avis, ftar i,., "j' it-- Paris, ai M. Aubqy di!ec-
    jitu dit blurieat tqui enutirra lotucher thez elles le prix ,de
    I'abolteier'etl pour Itris Jix nef mnous on pour Cann-el
    utite tia choix de MM. les Joujtiripteurs.



    P0 LITIQ U E.

    POLO G NE.

    De Varsovie Ic 7 decembre.
    II. paraht decide, data ce meilleur monde poffible
    n e le plus gland bten tie s'y fera jamais fans les plus
    'grinds oblfclcks. La France s'en lrefent, et la Pologne
    va i'eprouver a fon tour. On ne s'atentdait a ien i
    noinis qu'i voir pafi-r de liute lutte dans cls deux der-
    nieres (efdions, I'ttile piojet de la venue des latoflles ,
    . mnis le proinoieurs les' phs aidens fe lont vus fux-
    Siiannes d.i-ns la hiccfltfice ie Icle nvt.yer i t n amte tenms
    pour I liblier fur des aftlires d'une lout autre inmput-
    latce.
    Des nouvellcsa l.am-ntes d'un'e alr'dmbie des enne-
    mis de lIa confliution i Jl'y rt 1'iFun vraii'inbibtice
    apptochatnt dc la icitituude, qu'ils (cront fouieuus au-
    delhois ont aititc oute l'tteait'ition dEr lats.
    'M. Zboinski, .depute de Dubezi dinonya qu'dl fe
    t pandait dans Ie public que des n>lcotiensii ie Ilf-
    Sfaieiit jaify eC y fountitnti ds pijces contie la conl-
    tivtiion. Il pria en confequence 1, toi de comnmuni-
    quer aux Etats ce qu'il en avait a; -is. Le roi ipoiidit
    qu'ill airi aufli iillruit de ces bii in, jiq'l y avait dC,
    S vrailemblances qui poluv..icnt contintuer les fuuponts,
    msii riei encore qui mit lee cliofcs hos de doue. No,0
    content- de cete rpoufe M. Z.ibllo depiie de
    Ltvonie, ptia r roi 're declare pofitieniti t, i(i le grnral
    de L'airllciie Puit(ki, et le general Rzewtwsky et.ictil
    c[lectivtmrnt a Jatly; car pour le gei ail Ie la csi-
    lonui brai.i' ki, je fai1 ajouta -il qii'i; y eft, nmats
    ,o'r tfe pioprcs aldiias et avec la p rmnilln de totr
    i nrjefn. Le soi tipondit a cetie nouiclle quellion que
    'Potocky y etatl init q,'il n etait p- eiSg.lenient stui
    quie RtcwiIsk, a y troniiat. Li-drlus Zboin.ki conti-
    Snua l ii diftur t et preflcut. avec totce le: dangers de
    la fl.~ttion fi lea mnva'tdirs imtietiiiits de cct dcux
    inlconteis vcnaVent a fe retlieti. II dtiona tuliitie It
    prijet d' uie !liCtlattion. que tout citoi cli craiit n
    inautdfle otn proteljation contie la nvitoelch i'.i .. v ,, el
    Iotat c haucellerie.qui en ,eccorait i'anle, fAfgent Ihadtii
    devant le tribunal cowtlsial, cil puis cotille pcrlturtaaltun
    du repos public. Ctie rnimnc decilaatit.o ptroniioiicci
    nulle ct come noii-aveiiute lote den iachie de ccle
    nature t'entit' jrdqu'ici. Permis cele danit a Iotlnitoyen
    reviu d'tue thit ge ci a ouille aulftitb le de la nation
    de diie libte niiit la pInlte el tde la conlinet-t a e oi u t
    liber'ti dans le lss a tls-pblics, colot nmetleli aune atl-
    cielnnes et aux nouveilcs lob.
    11 y ent des 'ibatSs fur ce project pendant firt hluts
    entieres. Eufin le oui pronoulla noi alnkc lfnt difcounts
    Int cc lujet, et ayant tati voir couilntlien eII ci t ccl-
    fire qlie la dicie at pn) 'ayIavec vilgcu l (io piropi e oil-
    Srage, ct a)ant nlontle' qie t'ite dclira ion itan
    cxeiptc dc tout ejpl til de pCelleLtiili i q.'clle tCitl
    plnl6tt 1oin oyrn d'e satrcir Ic, cutlcdlon ils 3 Irtlu
    deoir, ein painaialt A lIa ldice l'tlage des noy)'-n
    d',Jne conttainte ligourecie, on (civinti alods dc ti tit
    il declaianion a-,K 'oix. Le cafellan ptin e Cti\. rt-
    tynsky filt le Ifel dansi le tiuat qui opina cuie eile :
    du nornbre de 3oo dp,;tls il n'y en cut que so q,,i
    qii fe joignirent a l 1] et nialgiC leIcu ( tit pat I tque
    on fit pallet ccttle dicilion l'oppo(ition ne lit I ,ii,
    augiimentcie d'un plus giand' notnble. Le proj}t I eml-
    porta ainfi ia la gralide talisaciion du ,pu.bic r
    fut patff en loi. On elt aflure pai-la que fur le point
    de la coulliiitioti il n'y a que io ptciounes en oppo,
    fiction a loute la diete et I'on pe)It dire a IOute IQ
    So.tion.
    01 On p end avoir des avis dei Wo'ynie, qu'il s'y f.i
    des nmouvtnnIIst contre lca <.onltinouion, nes-piobablec
    Wtetl par lea intrigues tde tvs eucutlea talltbles Jib i a )fy
    leur influence ift gtintie daus ce pays-l. par le moyetn
    des terres qui'il ptfledcitt a Ioiiott ei an nmidi de Ia
    Pologne, qui Ictrt doiment ine grane condiitration
    Ot ctritl auffi s'appelcev.iiri drtequelque tsoiIvinient dau;
    les troupes, pour lcs ditplfitr de naniere A laire facL
    A ce premiie effort. Le, detnietts letties de Jaffy tai
    lailett asucun doni(e tque ia paix ne vietine a fe con-
    S Cdnte, ct remie t1s-ptoinlutcuient. Elles a1inonccn
    aii ti qote diverfes pttfoitues de conlid6catiun y Ifo
    tarivsie de Poloicne, et qiicliqus gtentlslhoitua t de I
    fuite du come Poto.ki totte atibalfadeur a Coiillau.
    tinopie, q,i doit les fuivre bieryiit, ct)'es rticouinnauc
    Sn attendaott l ps, tectii,U du price Potcuikiu
    omil .at ii nocai eicore la mtrni.
    J. marquis de Luclefi i cll arrive ct I'on eft for
    S n"lttiit die i.ivoir quel elf fon flntitneut for les a(
    J .'rc Lic C.nt. On dulte lecaucoup qu'il foit loxt esmr

    t


    pitlie pour cc qu'l appeloit legi giandutrangei au comt-
    mrenctCIentti de lai di-te. Nol, c uivoy~e la cour de
    Coprnhligue, le conte d'Au kwil vietiq dte ligner
    Ia Cliarge de ftii.l tcu, ntc lei manins de S. i.,
    poUr Ic voter entitcrvnelltt i Ia' iiotvelle vocatib'.
    M. Rctlilzewki a et o tlu i a ,place. II vicudia dotic a
    Copleilhaa.e d'abor d aprs fou rctoul d'ult voyage qu'il
    fat daus les tencs.

    A L L E M A G'N E.

    De VienTe.
    .es princes quii afiectaient fe plus de paraitic plhilo-
    foplies, ou plui6t de tol&er d .... 11;. 1. idre et
    quelques vues li lilo'opliique is, 1 .r.. ,i .i is eiitier
    tni pel de bien s'aritientt aux progi;& de la raiion it
    France, It regardent Cn1 airieie. Lea piiIes comniet'-
    Saiclti 5 s'appcrcevoir que Its piit es1 taient leuis cune-
    this ; ils voidlaient rabailler abattie jne.Le ,'ii 4lait
    poflible cecte faction e/ernellcintint arrnie centre learn
    puilLiianl; miais les voila qu'ils chaugent bieilbt d'avis
    i legardd es prSres, des qu'ils ICs iecOninaillrol pour
    leurs complices. iLopold, loin done de pou if'ivrv-
    les d de deji t i de JoltI I ll.,,rirogr.,de. 11 in elt pins
    quenflio de tretltictlts tlotlacales ; on vient mitnmi de
    ietablir quclques covelns, euiir'auices celui des rli-
    gicufes cinielel i a Prague. On a tindiu ii toius le cha-
    piites ct a quelques touvetis la perniiffiou de re.evoit
    des noviccs. Lai ibetie d'iminimetni et d ire lie u' plus
    ce qu'e;le Ctait itu tiem de Joteplih Cct empereui
    avait abjli tI Thre jantut ,t nit >ft d'idtcati.do p.-kn (es
    nubles; i eopuod le Itttlit et lc e n t fous l'iflllrntce
    de la noblefle. Alpr s cea il declaie qdletl'onu poutra
    cepiindaint y adinetrte des rottriers.
    Ces Ciits fou Qe di(entt cCiix qui tie veultit pas defrfijsertr de
    Lt.opotl ; ? ( i'il lie vunt point theitrter de fioit l'opi-
    iiioni pibltque totulne t 'a f, it ion pridectfleur ; q,.it
    retrei'e lcs rifoulilt port dts let i pltu i favorables ;
    que 'ari apport ai i., librrti" e la ptr ffe, A t'abaille-
    icintt du cinje a t bo,:i;ion des noudtiflercs, Is inteu-
    tiou: ie lInt point duutculfes, &c.
    De Fi an( frt le 24 deLni, re.
    I.rs emi.rn s i front pntiT orrcupip que jamais. Malgr
    I'a ll de miniitllons qu'ils out fails i 'leffe-Caffel et
    D.ainiltid i Icir prtvilioi ni'ef pios coidtdrable. Le pro
    faUis tide FevAque de Trevrs ell coming. Celui de
    M1.i.(ce eli ttlcore iudecis rt nn iclancelicr d'Atbi'ne
    ne l.it cit donl er de la t^te. 11 y i un traitI avrc
    H ife-Callel et Darnifladt, en vernu d;teiel cos r.rtcte
    dontinel llt qnelquesa egimeis pour ats;ntit M.*\ ece i
    it i, Its f.il.ficliois font ianli tdlirabr- qus e lsi finance
    tc I''leittei. Fittes pallei It Rhin an gintra! Kellcinann
    ivec 5 mille lol lats pir de Gerrnshltien, a ioius lie'rs
    dte \WiVtii, et D.irniljtdi 8< CGalll trembleront pull,
    eu-i-liicTttm .. 11 y a tois tigitlliens a Mayetice, trois 6
    1aintllidt, un a Gectlr un a Hlavi.. Les ioCldat. de
    CGif.l lout it'i-nteconteiis. Le IUIdl 1iave hs tiaiti.
    oilnnee des bites. Les princes du Rliit redoutent v )
    p['i ci pc( a.'latt que lerto peoples les aiment. Un aln-
    berg)lle d'Eiifeld qu.tre lies de Mavitce avait uni
    cxcinmpl ie de I ai e corifliitionticl. Oi le .fit; on
    eiiv ,ya nil HllId.rd por le imi enlevcr. An elie, petn-
    dant I livcr, les ptincts clir cllheTrit a vous endormiri
    coimnn is le font dj.ji. An pliiieutp o: oi pictle lu,
    l. S 1t Ite et lur t R ..(ic. Alicz thcrilier voms mi nimis ,
    tie tOuun.idel-vuus pas alfez Id parole des plilute ?

    IT T AL I E.

    Dr Vnisic eI 20 no,(i c/lnbre.
    On reoit hs pli.i A ieue lis noolvelles des d/bordie-
    mnens qul out e ', l dI a di"aeitl a parties de I'lIjlic.
    Ou.ire entits perlofonns ilsl b enipil"6es ax evitrotns
    de Plaitlace, par Ie ciuisiapide du Po qii s'ttt pio-
    dititlrfemenit etendu an delay de fin it. La Biemua
    Sa iuolde 00 oonille ai pces de terrein. La feigneuric a
    inilitut daIa Is les 'i'es oI leit vice foliennel cette occa-
    (ibn. 5Samedi dcniter, chtdqiei frt.tteur en entrant
    dasis IF 'enat a at6 oblige do tafue ecrutiett d garder
    Ic secret. Ol en augure qlelqies dicoti etes imnpotrita'e
    1ui e ig itt ceite delibftatiotn iexaotdinaire. L's iins
    enlint qu'tl (oit quefition es a ides a de Fiance ; d'an-
    S itrs, de quelqtue deplthe fichfene d,, chevatier Emor
    d'autres enfil, craignet que leI litniles de la Croatie
    ne viennict :1 donner lieu a des difeulions d'ntie nature
    Ies-f&icfe. Cnuxt qti pretendant que ecs affaires de
    SFance font I'objet d'un mniyer; fi prfond et li iiat-
    ttludn ,* fe f[undcitt futr la c< ,nai'ance partictliere qn'ils
    Sut des intttigues qui Ce psiaiquent a ctt effet danm
    iIes les couts de l'talie, et pritcipalement datin celle
    de Naples.

    L VRES NOU VEAU X.

    Suite des Vateti d'un folitaire, et la Chantitre indlPneis
    fotma in-1i piour eivir de conmplenie!n an 5t v 'lurne
    ,des. Etldes de la nature ; ptix, a liv. broclh. A Paris .
    chelz MM. Di 'ot jete ,imprieneur, quai desAun rtflins;
    , Ne-Delarothelle libraire, te du Hiurpoix ,0o 3 ;
    . Deteue, libraire au Palai.-Royal.
    S On a tfiie des cse mplaites do la Citttiier1 ititscme fur


    paper cotiunimip prix 4 f. t iaui Ic uuotu dt; 1'jiuturtt, "-
    cot leltres blhl;hes tradtpittcutis for le iuillet du litre,
    fervita i dilltinguet 1'dition original de cells qui fe-
    ru'icnt contricfaiws.



    B U L L ET I N ,

    DE L'ASSEMBLEE NATIONAL.

    PRi.MILREl LEGISLATURE. ''

    P.esidence de M.. Franw ois de NJA(uflchiteau.

    SsvUirtE t.A SEANCE UU AMED 6t 3 bECLEMiBRE.

    M. JMob Dupont. En .exaniinant le rapport qti vous
    a elt prClentet p.r voire Comite des finaltues, en jreli utt
    les yeux fur le tableau qdi y dti joiut, ,l ana peut tque
    fe. fire une multitude de quclions ; luais a.ant ci'y
    r4pondre, on doil fe dire, la ueclliti la plus impa- -.
    tieufe conmmande d'adopter le ptojet de dcoet dui Co4
    nitiN. Nous ne fomnues malheoreufende nt pas ia ettc
    epoque oueA, corps ldgiflatif pout a examiner avtec (oin
    te pendant pltfiouG s mois I'apperu des tppcnfes a fairet
    dans les dtpaitcrueis des ninuili e;" et a tSier les gaf-
    40ages qui pounraientsa'y conltmctue ; ct'll inte chulfe
    ilfiniinieit fathieufe. O tie pent dotc aiijouid'hui que
    coutfi.terr en mafie et le chapitre de la eceite e ilui
    de la dbpetne ; cependaiat, il eli pffible d'examiner
    ,.n detail I'un on' l"':,tre' l.fecond dont le dounetc
    ic folt e,, portic qut .ia liun,.co' ; doit particulirtment :
    attire vote attention; It preminier ofrtant .que des :
    dlounces pour la plupart cetiaines t'lles quest les ren tes
    p'rpieuelles et igeer lei psfit6nts du clergy riforne,
    les ft ais du ctaic Ii life cijile, Sc., le tens et lea
    ci colnhantces ne permlettati p s die potter, enicore dains
    ce,'momelt fur les dtpenfes dtie d;,arltemins des uii-
    nillres tin ceil fvere, vigilant et ltfolnr;teur. '
    11 ne laut done pas fe le diffimiler 1'ctabliffement
    des conttibuiions foLjcieres et mnobiliaires, don't on.
    commence enfin di s'ocquper, f/rieuferuenti occafionne
    des iquitudes et des murmures dans uu grand ombre,
    de ntunitipaliids, foit par leur vice dans le reparienneit
    g.n/eal que le tens feul peutmndte parlait, loit pae
    qu'elles pi(l6ntent en maffe aux mtunicipalitis tt (ut-
    tout aux contribuables de la caimpaglue, tite lotmme qui,
    qiilque recllertent beaucoup nluQus forte qne ltotes
    celis q,'ils payaieut fous I'ancieiu reitme de cent ma-
    nieres dtff'rectes et vexatoires ,,ur parailcent, nalgrV6
    Iout, an premier ..ounld'rte: beaucoup plus coihde-
    rable, lofqii'ils n'exanoiinent pas les details do calcul
    ql'ils dIvaient fire. '11 e f peu d metnetbes de cette
    Affeniblhe qt,'i 'aicnt rteu ds plaintes tur ce ujet ,
    fit tie leour dtpatteennt (oit de leur di!itict ifit des
    mtinicipalites avec Iclquelles ils cotrelpondet. Lies
    dmilandes itombreifes en degr/vtent s diepolfes a vote
    Cimite des finances le prouveraieut d'abondaut.
    L'AiTenblee national conllituaote qi s'ci leltiua
    au ic.c- de la nation etliere en fuppiirunt la dimn- ,
    la bellel, les aides, &c., quii a food un nouvtau
    Ifyflnte de finances de contribution ,'qui a lurmut
    &ttbli la contribution toanciere que I'on verra mn junr
    fdite le t ur du monde de concert avec la Ieclatationr
    des la its et 1 illiitution des juiCs; en un t ot I'Af-
    emnbilie nailonatl coiillituant e, qui afait nil prefent A
    la nation u'a eu, fous ces points de houe, que des
    rofes a cutillir : elle a laiffe ct dfi lailler i les fuccel-
    tes q uls qki'ils piffient etre une ample moillfo
    d&1inces, par la nature timue des eveirie ens et des
    chotes.
    D'-la vient que les coitribuablcs des caiipagnes,
    fi fotuvtt troinpi fi l.'.IIgLienl v', p'uvent 'ruoi'e
    A pine a letr rig;. n isiton.. N'.rant pas aliz eclirt/
    pour calculer cc qui s'ecoilait de lerss maius par'
    centl catiaux divers et cc qu'ils votrt pa er eit connaif-
    fance de cafe d'une ou de deux nanseles feulemin ent
    etavec i'aflurance d'obtenir des decharges en cas de 'llt-
    ta'Ke, ils piralafent eux-mntmes cuts operations, fatis
    fe douttr d inmal qu,'is le font. .
    Pour faie dilpastitte ces embarta il vous refte &
    fatliliter le travail des contributions atux muitcipalti s
    de camlpague, li vous vyoultz Ffeiice'l- ent fire uopeire,
    tlit-prompntemeit le verfemeit des 3oo titllhtlis pour
    t79 t ei dats le courant de i an prochain le 30oo ti't.
    liotns potlts dans I:tat qui vous ett prclcnie ,par vote It
    Comiit pour 1792.
    Je vais vous doiiner les moyens de faciiitercC-tia-'
    vail. Je pole d'abord des faits futr lefqutela I''Affrblee
    niaionale cotltituante, 1'Affemblie natiosiiile lgif.iive,
    et le.iinilre des contributions te tom malheurtietemeut
    fait illusion depuis tiop long-temns.
    Premier fit. Un grand nombre de- mlnicipalitks de
    lemnpire u'ont pas enroee commrnetir le rs ciats de
    de Itction pour I'affiette de la couttibutiqn foniciere i-
    ni les etats des dontciliis dans ler territtoire puur,
    I'ffiette de la contribution mobiliaise.
    Secbnilfait. Les neiges qui couvrent lcs montagies i
    le debordement des rivieres et d'attise catifes pliy(iqtue
    mettent un obstacle invincible a ce que les etats de
    fiction puiTfent y y tre faita pendant' cet Iiver.
    Troifienme fail. Un trand noumbre de muwieipalti'
    de I'empiit ont faith lcursa tats de fiction ; mais n'ont
    pas ecucore conmmui leurs matticts de I6les. L'iu ftu-s'
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    .. n dt bien que cette il. l Trit i.ii 1. iiemenit uelha-
    rniquC., ifnis 1 e details i n'1iut li t idl. I', et 1i p-uibles
    pour de ollicicra t uinicipatiux, qui laveturt poincl
    4crile et cilculer oe pour des comit'airuea qui nie
    conutcilffnt pas let localities, et qui u'out pas fait eua-
    mtolues ces tata ct db tle noinbire (flifailnt ne ferait
    Spas aulli facile i trouv'vr qu'ou potur.it fe 'irmagiier,
    q'il ftut io tcirms crlidirable pour 'cffectuer.
    Quatriere f.rit. Ul grand nonlbie od'offiicers muni-
    .cpaux de c.uip-,.ne vivent !Ie i. li travail jourialier.
    31 ni'ft guerie 'p.cumis d efpeer"r p',ii cetle raifon que
    ees obfficiers I.,,i; ;i., (qelques devoues quits
    i ;uent a 1i, chol: pubLlie, cniploient aux operations
    ftir tea contiributiotts, d'autres joutr que les dirnanches
    Ct fvtu. a) nie peort pas 1to plus, par la raifotbl u'ils
    vivenUt'dd lfer ltrv.,il joutnalier, cercrcer la etlpon-
    fabilite fi eux quoiqre fuiv rot I illtrucrti'on ils loiteuit
    tarans et relp-onlables dis stands.
    Ciniemin Jiit. L'aiticle IV tire II 'de la loi fur la
    couAtibutiomun tfunciiCe, et 'article XXXIII titre III de
    la lhi Itr la contiibu' ttr mtobiliaire, exigent que dans'
    le delhi de 15 jours, apret la folnmtion et la publica-
    'tion des ctats tons ,les propriialires et domicilies
    faffent des declarations. Ces declarationss n'oiht pas l
    fjites.
    Sixiemefait. Six mois aptis (a promulgation de la-loi
    fur la contribution provifoire, ouze on douza mille
    tnunicipalites u'ont pas encore fait dans cc moment
    l'eurs r6:ls proviobires, et ii ne s'agiffait cependant pour
    Ics fire, que de prelidre la noitie des cotes de chaqne
    conriibuable fur le 61le de 1790. Coorbien emnploie-
    aont-elles done do temi pour former leurs etats de f'c-
    tion et leus mattices de rtles et pour fire tn
    l3es ca!culs qure ccs ophralions exigent? i
    Pcfft par les circoltanrces, conrment parviendrtons
    'aous done a avoir des rbles de contribudatiir foncjere et
    de connibution mobiliaire? je vais, ncllieuas, .vous
    i'indiquer.
    ,** Chaque monicipalite connait aujonrd'hni nu con-
    i. nslaitra tons pen, lI Vomnsie qu'clle doit payer. Le decret
    qe vous avez end u e novbembIt dernier quoique non)
    anctionone, a fit ou' ferainceffamment opei e le repa -
    tement des directoires de difricas.
    L'article V do titre II de la ,aii (fr la conlibutiou
    foncicre, dit quc lei ofliciei .mnuicipaux et Irs cont-
    miilai;es adjoints front en lear aute et confidence
    I'(valialion du ieveru net des dilfrentes proprie is
    funcieres de la cometinimlaulr, election pal frction.
    C'eft encore une fois chofe alfez difficile dans
    cells on Itsl ats de fectiou ie font pas cucoit
    comnmenc' s.
    Voislcz-vons done accetlrer cette tvalinioin ? iuto-
    sif.z Ics mrnotcipali6s provifoiremenr t a laire Ieur eva-
    luItiou en malfe pour cheque doinmcne on thque pro-
    priltaiic dont ellcs peuveut former in teat fult lapi-
    deent, et dulpenfcz-les de la fair particllcment fcc-
    tion par fectioU Je ne vois pas pouiqroi oar s'obfi-
    reirait ai e pas leur dnoner ceute ftciile qui
    fcule peut prouver une matrice de tIle fort rapi-
    dement.
    M. Dupont entire dans de longs developvmens fur
    ',p', llatiou qI'll propotle, ii pr!iente oi project d'nau6-
    liiol.-on lurr es droits d'euregiflrement.
    L'Aif&mblce ordonne I'impreflion de fon difcours.
    AM..... On ltf etrtngmttnt foti de la question ,
    pu:lqu il s'agt luniq'ruementl de diciterr un i tat de do -
    pctics provltoiros pour 1792. It faut bien que la tif(u-
    icliei n-tonale paie en 1792 ce qu'elle payait en 1791 ,
    pmlq,,'uue evaluation difiruitive ne peut fe faire er ce
    moeutli; mais je nm'leverai contce is frint dajns
    laquelle on vous a prrlent l'etat apperg~ de 1792. On
    a amralg,mai lie depenfes ordinaires et O xtraordinair's.
    C'ell par urnc luic de cette confifioni qrion ell p.rvenut
    a vuus fire appercevoir un dtfcit de '24o millions. Si
    I'on tir idifliinru lea depenfes, on cut vu que les imoyrens
    ordinaires fuffifaient aux dipenfes ordinaires, et que Ic
    reffources extraordinaires couvriraient Irs dcpeiInflr ex-
    traordinaires.Je demand douc que l'on dilliiiguo les
    dcpetnles i la charge de la ifoireie inationale de cells
    fui loot i la charge de la caiff de d 'exntaurdinarie.
    L'Affeiarb' ferme la difcutfion ct apics quelqueq
    d&bavs le pijet de decret d.a1 Conmitz des finances ftH
    adlopti en es teromts:,
    L'Affembl e national, apr6s avoir entendn le rap.
    port de (I, Comntit des fitlances, fir Ir s tablctaux ap
    peroqs des dppecifes ct des inoyens de 1792g; confirderaut
    que I'epoque de Iannt e ok a commennci Ca facltion ne
    a luiu penrct pas t'attendre 1'examen detaill de clh'que
    patlie des dbponfes publiques pour en dcrirter le p,.c-
    vente, et que le t~rvic de la fortrrria naiionalte ire
    Sdolit prouver aacuue interruption dectet qui'il y a
    li gence.
    L'Afmcnblc niatiotale volant affirrer l'exactilude
    du'frvice public apris avoir dtcrti l'urgence,
    d,, '. .. s :
    Ari. Ir. La trcforerie national paicra provifoire-
    nf-t et jufquaa premier aviil, fur les mandals dres
    Sr crdo atelullurs gsnCrnux et focus Icur rfpoofabilit6 daur
    le i 'ortisir p ',,. par les pricedcus decreti, lir
    1boa nmi s.ql'ils ordolnnlr,.it pour le service do 1792',
    coollormneiept anx elats de dCpenfe decrete pour 1791,
    ou quiiferoint (ucetfiverment drecrt&tis pour X79a.
    '.,1. Lco8 i'fonds neclfafirea pour le paicment de la
    tr6flbcrie national, jufqtu'au Premier avril prochdain
    continueront d'itre fails de la-inatne anatiere ct dana
    les forins itablies pour 1791.
    11l. Les Conitics des finances sacauperont finus
    dIla do etiaancn do recttes ct des dpecItes put


    bliques, indiquetont lesa sabu qui aurndott pi s'y intro-
    duire dauns as diifirnltes parties des finances, po-
    poltront les tuoyens d'&coubmie qn'il jugiront cuu-
    veltiblies, et pr lentetont i I'Afferobl ea national, le
    premier ti.nisplt l,.alill a plus tatd, ( tableau geiral
    de leur operation.
    -Un de MM. les feeritaires fait lecture ilaune lettre di
    tiuiiftie des contributions publiques, ainfi counue:
    S M. le president, j'apprends par les journaax que
    le departeient de Loire ct Clier a iillruit l'Afferhble
    que dams le diftict de Montdoubleauune municipality
    asetait mile en itat de rivolte, que les iiabians avaient,
    declare qu'ils ne voulaieut payer d'autres impolitions
    que lur le pied de 1786; quils avaient demanded leurs
    anciens o lffices leurs anciens juges et que cent homr-
    nues' at s avaiellt force les portes du directoire et te-
    m.ndaienrt A etre gouvernis d'apibs l'ancien rigimre.
    L'Afemblie a ordounn que le minifire lui tendrait
    compete de cette affaie.Je n'Ji encore r~cu aSucune it-
    tructioi c teltigard. 11 eit ceitaiu quo le roi itant cliarg6
    de furveillcr I'exeoution des loi aurait dfi itre inform
    par lu directoire de cet ivenemi~nt. II ne pentt tn effit
    exercer aucrine furv illalnce eflicace que par le concours
    des adminiflrations de departemens qui .fot les agents
    naltels. Une pareille conduite de la part de ce ditec-
    toire, eft ters-contraire i la conlittution, Je me luis
    empreffe de le rapper a fes devoirs et ai li enjoin-
    dre, de la maniere la plus forumelle, de me rendre
    compete tant des fairs que des raelfres qu'il a prift:s pour
    rcp jiner ccux qui ont enfreint les lois d'uue ,muicre fi
    coup.ble.
    M. Dumas. C.'c ftoujours t regret que des homines
    libres peuvent fire dcs lots prohibitive dou le 110111
    ieul efrlaye le commerce et la liberrti; mais daus It,
    circoullances ot notus nown trouvous, il eft importaitl
    de con(erver nos reifourcts pour ne pas e enrichi,
    tios entlnenit. Les Comites anxquels vous avez retivoy
    la propofliion de Al. Deleffart ont reconnu que la
    craiutie fule d'un furhauffement dans les denr&es, de-
    vail vous la fire adopter. Cependant ils out featii
    que cette prohibition ne devait pus comprendre it.
    Coloies ; et ils voui propofrut de ne la decritcr qurm
    luir les fionrtires du Nord, depuis Dutckerque juliqu'a
    Huningiue.
    Pl1ufeCrs membres demandent que la prohibition
    fruitt rcariue g"enir e.
    S D'atles ublervent qu'titie prohibition lorifquicllr
    i e!l tquii'ine itefire militaire ne doit pas s'lleiNlr-
    aii-dela des tet es nectflaiies pour empe Iher les appto-
    vifioinemenics des rm. gaalnin enemi. Eifin on propulc
    d'trendre la pruhibiiiiiu propocee, jilqu'a la ligic dc
    b1fa"ont oppol'ec an territoire de Porentru.
    Le proj, de dcret arec ce dernier amendment,
    Hfi auopie uinfi qu'il frit :
    7, L'Affemnblhe nationtle, confidlrant que la forma-
    tion des Imigafint des imulnitions de buoicha dans Its
    places et cintoiluemei de tioupes fur les frontiers diu
    ruy.ume necehite des precautions extraordir ires ct
    vuliliatl prh-elnir le (fuhautieinmet do prixt des deprnies
    qui pourraieut risultcr de Iour exportation decietr
    qu'il y a urgence.
    L'Affiembhlknatinaale ayart dsiet l'urgence, d irete
    cc qui tuii :
    Art. Ir. L'Affemblie national ajoute ;i la pro,!ibi-
    lion de lexportation des gramis a I'tranger drj or-
    donnee, clice des orges maomes ggcuailleC lIegumnas
    et tru1iage de route efpece.
    11. Cete prohibition arra lieu dans rous les ports
    de mcr do toyauime ei fIculment fnr les froietics
    coiniitrAriIts comrprifes entire la Manche et le Rhli ,
    lie Dulikerqir e :i la hauteurde Poucalad.
    Ill. La Ihbe circulation des denries mentionnuer i
    Iaaticle ci-delfus, pour routes les parties du royaninei
    et Ihs div:rfes poIelliuns lualraifes conutituneront
    J'ivoir lieu come par le pali conforintmcit laux lois
    tables.
    La Ifauce eft levei a 4 liheus.

    STANCE DU SAMEDI AU SOIR.

    Des Employes i la perception des ci-devant octrois
    de la ville de Douai. font admis i la bar e, et pC-
    lentent lnte peiiion puur folliciter a leur igard lexe-
    Lutiont de la loi du 3I jjillet 1791 qui accord ute
    gralification provifoiet aux dilfertns Employ4s.
    On denimn.'a le renvol au Comith de liquidation.
    l. LjoJfe. Ces citoyens fout dans ine extreme in-
    di;ence ltr demaude que i'Afleimblie prononce de fuite
    fur leur p6iitin. '.
    M. Protveur. Les plaintes qile vous venez d'entendre
    font communesa i ons Ics Employes des octrois du
    departeteacit dti Nord ; tout 1revoi Ieroit inutile la
    loi elt faite elc accoree on fecoursaunx employs des
    octrois qui tirnt'll petus au s prfit de I'Etat; et tel*
    ralcent tas ocntoi5 des villes du department du Nord :
    d,'eplis phrs de trois mrnis clh curn des deptil& de ce
    drpartretent bollicitAe cnv.in, du miniflre des contri-
    butions publiques l'rericuaion de cetie loi. Le miriltre
    elt arr6tr par le travail des conmriiflairce de la rrgie
    giuerale ; mnais ces nialheuiteox en proic la plus
    affreufe indigence nC peuvent atteridre ces retards
    inoui%. Toute, la dCputatiou du dipartement du Nord
    en a crit le .19 au ulnOiflre des contributions publi-
    quesi els au'e a pas trcuu de rupoifc;~ je dois vous


    _~__~


    ___ ~___ _-__ _.- --___-,,-2./




    rendre compete d'une dlihberationt que m'a a'renfs i
    lumaue fujet la'iunicipaiite de.Vaileoicnites.
    M. Prouiveur lit cette delibriarion o la maunicipa-
    lit eoxpolt fes.inqui6tudes fur le fort de ces coiuit ,
    et r clanme la vigilance et la juice de.l'Afinmblie
    Vatiotiale.
    Al. Pronieur. Vons voyez que Its motifs les plus
    p:iiffaius f reuniffeno pour iolliciter I'Afermblee natio.
    nale i pi'endre ine inefute prompted tt convenable,
    Je dhi C irle en corieqieuece que le tiinifire d:s conuii-
    britions publiques foit tenu de rendre compete datn
    trois jours de ce qu'il aura fait pour 1'executiou de
    cette loi.
    L Affemblie renvoie au Comite de liquidation pout
    fire le rapport mardi.
    Plhfieurs prtitiounaires introduits a la barre prifenr
    tent fucceffivement des peitions ; to pout exculer, aln
    inon du directuire du d6parrement dua t's-de-Calais,
    la conduite des adminiflrateurs, de ce qur'ils l'ot pas
    diployr tous let moyens de la force publique contre le
    lpcuple de Saint-Omer qui, par un amour intl-entendu
    de la conflitution, a viol. la conflitution en s'oppofant
    5 la libre circulation de graiiinrqu'il croyait ddltinue aun
    innelmis de la patrie; 2o pour demander une loi relative
    aut teflamenas; 30 pour propofer un travail fur les
    conditions d'iligibilite des commiffaires de la compta-
    bilitre.
    Toutes ces pilitions font renvoyecs aux divers Comites
    qu'elles concernent, et les pititionnaires font adtuis aux
    honneurs de la faance.
    Un-de MM. les feerl6aires fait, an nom des luifllers
    tie I'Affenblee lecture de la petition fyivante:
    Les htuifliers de l'Affemblc national out l'hona
    neur de v rus reprefenter, que depuis deux ans et demiu
    M. IBetliolct, frere de f'un d'eux, follicite la place
    d'liiiffirr la premiere vacant ; elle lui a rit promise
    par 1'Affeinblie conflituante. Aujourd'hui que M. Del.
    planque a declare qa'il Ie retirerait le llr janvier, nous
    vous ptions de P'accucillir. II eft au fait du service, et
    a coultamnment fuivi leas dances.
    L'Affemble fur la motion exprelfe d'nr de fes
    membres, accord la demand des huiffiers de ta fafle.
    M. Mofieroon, aitn, d-putr par le dtparteiment de
    Loire inifiriecre, relit, au naom des Comitis d'agrical-
    ture et de commerce, le projects d ddtciets fuivans:
    L'Affekmb!e national, aprci avoir entendu le rap-
    port die oes Culiltes d'agticulture et de commerce,
    erunis, filr les plaiites (orcernant les fubfiflances d'un
    grand rombre de citoyens, tant de la capital que des
    diffrens autres departemens, attend lea troubles qui
    le font l6evis dan pljuinrr's endroits rnlativement i cet
    objt ; le danger de les lailfcr fe piopager et s'accroilre,
    et la ncrllito d'en extirper promptement la caulfe, de-
    crete qu'ii y a rrgence.
    L'Affenillee national defiant approfondir I'objet
    des plaintes d'un grand nornbre de citoyens fir les
    fubfiHfances, et volant, en rImaintenant lh libre circula-
    tion des grains dmns le royautme, fortifier par de nou-
    velies pric.ations les obflarles mis i leur fortie dans lea
    pays it;itngnrs, ap, s avoir rendu le decret d'augence
    dei ree I'.s arriclistfuivans :
    Art. Ir. Le tminiftre tie 'intfrireu prfientcra i
    I'Affcnmbit nationuale dans le dtlai de quiuze jours.
    Ie compete que la municipality aura rendu au dlpar-
    tement de lnu adnminifrautiui relative aux fubfifances.
    vcec 'avis do directoiie du dipattemnent fur cet
    objet.
    II. Les nrritripaJlii des ports du royaume nomme-
    ount, dans clr cirfn, iin on r(denx cotmniffaires potr
    afliller, inrdepfedanmernt des pripofus aux donanrs, &
    lo it ler chagrnimeis et tdichargenmens de grains dclari
    pnmor dire tranjtportds d'un port a ur-autire. (ecs com-
    miffaires s'afircioilt des quanitiiEs mieniolnnes dans ICs
    acqnits ai caution; et ils n'en ce tificront I'arrivee
    qu'aprqs en avoir conflatfr la conftrnitd avec r1'tat du
    char Fement.
    III. II lera expof datns le lieu des fences des moinii-
    cipalite d'cr il ef cxpediL des grains par ac quits a
    cauat i.n, uou tableau des chargemeua d.e ees gtaiis qui
    conuiendra, par colotmnes, la quantity la deflination
    et la dbeharge des acquits A caution, a mefure qu'ils
    Ieront renvo eis.
    IV. Les mnlicipalitns enverrolit pu miniflre de I'inrl-
    rieur un duplicaia des actqit i caution dilivres poar
    le chargement des grains detinedsi paffer d'un port
    a un autre du iovaume ; et cc aluflitdt le chiargoen t
    cornplidt. Le minifire de l'inteiieur enverra ce duphcata
    aux mutricipalits des lieux de deflination le fuelles
    ferout tenues de I'inforner de I'arrivoce et du dichlrgo
    meot des quantits de graint knoncees dans lefdiis ac-
    quits; de manicie que, dans tons les tears, u e mtiifire
    pmilffe fair connaitre a l'Affcmblde aationale 1s qual-
    nites de graius, expcdits d'un port vun aurne, et c lies
    pouar lefquelles on u'aura pas juflifi6 du certificate
    d'arrivie.
    V. La faculthee aire parvenir des grain d'ta port
    doi royaume dans 1'irrimeur dir dpartenienr des Bouches-
    du-Rhne patr Mlarlcillef, el rvvoqu&, Les grais qui
    .u, ont deitt deftinaion epourront reutrer r parmer daus
    le royaume que par Toulon, la Ciotat, ou tout autre
    port qur c lui ie Marfille.
    VI. I (era bit une inflnruciionten pe, doe ots pour
    raTppeler au people lea priencipes rt le per Is ri
    ciarchtion des gtaius dans le royaumen, CI Q s meoure
    prifSe coated lenuri xlorratliont.l Iln,,la,.e. C',re ihr ,


    C






















    6efl feme ;oprhilec ,et il tn fera envoy? des cxenlph'iarcs
    t aans tOus Icdillhits. Lus directoire dedilthict la flnt rot
    afiicher daus les etdoiits les plrs alpparcti du'chel-!ieu,
    Ct lire dars Its prineiplates pn,,,iif toIus lea dinmachesI
    i 'iffus e de I. rI'.si'l-'i t'. .
    A., Ycrgnriad. Ce ticlt que ce martin qut'on a deinarida
    l'ajournementa de cette dilculiou i cefbir : or ,'il n'ftR
    pas de matieir qui cxige (inre cousaifiancit plus appro-
    toldie, ui e plus gaN.nde mnaturite de rClexions des
    1uniatci pillar fores. D'apt s cela, comnme ce plojet rae
    pat I nll .'.Ltulir difpofition urgent, je dmtande Ilajotur-
    S iireutLrn UIIL r anfce u mating.
    Cette proposition eft adopted.
    JDif-rTj'ionl elative auX fotldas du rigimentl do Cthileauvier x.
    M. Garran-Corulou. Dc tous les' maux qui peuvernt
    frapiper ure nati(ion fcltnible et gen~dreetl;, i nt'en ellt
    toint de plus. affliteatlt que de voir dd6tourlner (c glaive
    de Ia office de d it f. a I tit des grands coupables, et
    a'appe autir lt I'nt niL,, ce (faible et tiiia par. .,tion.
    C'Ei furloit datins tuiejulle diltibutioln des rcomnpefress
    ct des peoics, lque dolt cii nIt mui Iklr unbuon gouverife-
    rient. OQhel regret n'ecprouvcrnt pas les repraleittans de
    la nation, lorfqu'apres avoir et teimoins' d'ruuc grande
    iujuftice countuitui au milieu d'eill its out des doutes
    ufr lt droit de la rdparer quel bonlheur de vous appor-
    ter la pireve que ces domtes ue font pas foildks Oui ,
    je viens vous prouver quoe tins minqiuer aux traits ,
    vouts porvez voun liver 3 vote ghiilofiti. Vous avez
    Se droit d'&re thumaits ei jufles. J'ai cootminniqu sau
    Contite diplomatique lei raionUs qui tn'out a1nclji c i uln
    rdfulhat plus favorable qu e le lien : je ne ,'attachcrai
    priru a voaus convaincre de I'intocence des foldars du
    rlgiment de Chiteaoviecunt eile ell coihlirm&per par I'opi-'
    niont publitquie, qui'anicun pouvoir no peut cotormpupc
    elle elt coufiamee de ('un 1ue iere plus d cifive ercore ,
    par la trahilon poffisieure diu general Boui;la. 11 faut
    fe hliter de fdtrfaiie ces inforittunis a 'liorreur de leur
    itination. La loi d'amnillic ent la minfuie la plus conve-
    nable pace qi'elle ell la plus prompted. Peut-ere
    votre Com;i6 diplomatique a-t-il trop accucilli tine
    decifioi de Vofgel : cct h umni le plus i&lair lifr les
    privilrgses desSiffe's, qui s'en eii occupe le plus et leter-
    niner preiend que la Suiffee te fe d part jamais de fon
    d oit de juiidi Aioi fnor ils toppe qu'clle envoie ife vir
    'tni Fr nc; in.isT'amnif lie -ft n atire du pouvoir ligillatif,
    ct nout paus in exercise du pouvoir judiciire. Atlcun
    de tios trait avec la Suilfe, aucune capitulariulo, n'excepte
    les (oldati des ioitrinens tuifles de cette loi d'amniflie :
    aiu colntaire, it exile des ordonnitncts de nos io.i qui,
    jufqit'a prferat, avaient eu le pouvpir higilltif par
    .eltquellles is lesI y fbumorett1nt. En voici uoie, endcue pJr
    Louis XIV an inois de itlrs 1673 qui porte pariciu-
    lierement eI fas ur'dts Inld us udilcs, le paidon dii
    orine de d'ertion ; eile eli confinitce par uine aiite dc
    ai m me anuid : tiuies deux lint rapportic:. par Volgel.
    Une lettri adreifre cl 1716, aux regimeenrs trills ,
    par le due di Maliue, leur colone.l getnral atrele-
    sncozo l que la loi d'inamllle s'rten ialt en leur faveur ,
    et ,'x,6cutait d ans I'itir6rieur du royaumte.
    j'ai fouls Is yeulr une pictive plus forte que tones
    les autres ; c'tft une lettre du council di e iar gerrde
    adiefle en t 1 7 17I M. de Hefli., colonel d'au reginumnt
    fuiffe. Voici ceti lettre :
    ,, Le cun'eil de la Iuerre, inform qu'un fo.Lat
    di6erceur qui u'tlait rtntr6 cit Fiance qte 'oulls la fai
    de l'ar tillic a re mins djtis les prilons de Given, or-
    donne qu- cc old;ta, Ira clargi des pjions et reintrei
    dairs l.a cunpiaginie dotr iil aiv.t dieite- Cet e 1 nr
    arie p-iie r, quc la pOiongatiou de fervi e port&e pa
    fa loi d'amnttiHie mniAe. II n'el done pas vrai que 'ain-
    nilli tendae aiux (uldata tii(fes furaout iquand oil l
    boure :i ila (iitple gt:ice et a I'eldrgiffrcmnt faus le,
    Sfaire r trr da.us ler c gimeunt, foi t ute il fiattiorn ani
    p*ivileg,-t de la jultic des cantlons Suilfes. Toutes Its
    fti's'qu'il s'etl agi dce i6,is de figunalter-nt oai de lots
    d'amnliltie no tois y ut a:ffI.j-tti les negiinenq Suifrcs;
    ii qulquelqois ils les n onut exceptes, ce n'a ete que
    yat dtle'euce pour ls otfiricis gpieraux da ces regi-
    moens. D'aillcurs, les ufliciers luilfes n'avaient -yas I
    dtoit de condamnter lies flb lats de Chiteauvieux pui!-
    que le tems des capitulations elaut cxpire depuis fix
    iois its' ne fefaient en Franze qu'unt f~vice provr-
    II loire. Its ne dev;aient pas balancer i donner des oordres
    Sour les fire alargir lorlque la loi d'.nimdifie a atw
    pronuonc&e. L'amnillie geineiale eft fuffilfate pur les
    tirr, des galeres ; on n'a beloin pour cela de s'adeeffet
    iti a leur rdpublliquc n i l eurs officers. Lamnifiih
    cil 'cxcercice du pouvoir legillatif. auquel le (otIdats
    Sueiies ot toujours itk6 founis. Eu coulkquencc je
    tdeIstde que le pouvoir eicutif foit charge de ftite
    executer, B 1'Igard des q''arantc-un foldais de Chateau-,
    vieux dClenua dans es ls a!etes de Bre, le d&ctet d'aui-
    inillie du 4 feptetimbe denier. (On applaudit. )
    M. Lemnoncy. Je pcafe qu'ipax Sliffes appartient tontl:
    jnlidictiot sur leurs tginietq. Ce n'elt point un privi-
    lege c'ell un droit de louverailiet, Suns ce premier
    rapport, nons ne polvons reviler lejugemcut protlout(
    mountre les lbldats dc Chia;e.iIvieitx. Mais pouvous-nous
    (cudre a ces foldata la tri d'autuilie ? Les anoyens qui
    viois ont tie propotus par le pr6 oUa;in l ti nr m'ont tipniu
    panu fllilti..t. J'ai recouInt des aces d'autorite corttre
    lefuclis les ofliiers out fouvent rclianm. En admettaut
    doto la I']i,iti"nti dt jutvemenlt rendu purt ls olliiers
    ilfoia, je dois examiner fi 'exicutilor de ce jScugigen t
    Cli ute obligation. pour Ic ghbuveri,nient 'fr tyais. Je
    fouticns d'abord que danm Ics principles du droit de,
    geu, Cl1a a'cil pas admilffibic Us1 e ua1ion gent dveuitk


    l'illik 'unce autte nsai jarmais fa gpeoere. L'AffLm
    bCe colliirtuaitii avari rccouiu cette verie. La Suitfe
    tlt giar..tre teivers no6us de la tidelite et de la bone don-
    conduite de leS 'troupes. Nous devous tL.maipei.i, I
    foldat qC1i a bien fervi, nous devonu loignicr I:,. Iellla
    tIais tious teI devous pas tnoutrir et garder 3o ans le
    foldat puui par lu Suilfe i aioitls qu'it n'exilte uue
    convcui),t];tiarticuliere : ce fijet. Or, ets capitulation
    ni les traiies ne cootiennetn rien de feimblable. On lie,
    peut se'pecpher Ae trouver vraimuent nigmnatique la
    conduit dc I'Ailtmblte conflimatuta, qui, apris avoir
    misi en lhbrri au anois de mai tw go, des foldats
    ranges a pourtantr outfert que les foldats de Ch -
    teauvrcum fulfcut conduits aux galeres ctia'a pis
    trouve d'autre moyeu que de fire ,,'iocit leur grace
    uapues du corps helvetique. Mais il wte parait haufi
    qu'6artgir les foldats de Clhteauvieux, fans I'aveu des
    caonrs, c'eft expofer ces foldats ine pouvoir eIfpici
    aucuoi fecours de leur patrie a, erer toute ceur vie,
    comnmne tde talheureux bannis. ( On tmurmure. ) je
    fuli convaincu qu'en dfiiiidf,l'Afteblrm e ne pourra
    Irodifpcnfer de probioncer Itukr Blirgilnln,1tiii manI pou
    liuntiat de ces foldats, pour- l'intrer t de la naion
    frli-qaie, il funt prendre des mefuiices prudenltts. Vou.
    n'igtiortz pas que.par fa poftioin la Suifte ei une
    rfpuci de nianufacture militaire. ( On niurmure. ) La
    Suifle a uu grand idtkrgt de maintenir cette imuportation
    d mluoines qui Ic nourriffeut de tubfides rangersr. C'efl
    en queliue lone le effort de fon exiftence politique I
    nmas i eli pour Is em Cpires come pour les individus,
    ties principles de foctabilite auKquels on ne renouce pas
    impunltinent. 11 nOus imported, autfi, daris la crife ohi
    no ous nus trouvois, de ne nous tnettre pas dars lIi
    &ectlite de garnir les f'ontieres qui nous lepaient d avece
    la Suiffe. Vons n'ignorez pas que 1'Efpagne nugpcie
    fourdetaent pour nous eilever I'amitie de nos plus
    vieux de nos plus fidelles allied. Un 'minfire efti-
    roable et conciliateur fe rend en ce moment po,'l
    coufolider nos trails avc la Suiffe. Efphrona que ('am-
    uillie en deviendra uine des conditions et que none
    lhumanite n'auta plus a gimir. Unei brufque d&ciior
    cauferait a la nation luiffe un jufte inecontenremter .
    ( On murmure. ) Mais fi elle refuse la grace de rei
    mialheureux foldats, alols je foutiendrai qu'il eft de
    I'lonneur, de la dignity du people frangais de nre pa',
    pteEer nos galetes aunx e ranges. Je concls d'une
    part, en appiuyaut Ie project du Comit ; je demand
    en second lieu que Ie pouvoir executif foit charge de
    Itivre inflamment cette negociation ; et que lAffemblke
    ajourne i jour fixe la cflion giierale de favor fi la
    Finece pent reteir fu, s galeres des foldats strangers.
    ( On muruure.) I

    Al. Guadel. En rflLhiffant a la deplorable affaire
    qul .nous occupe en cc moment, on elt oblige de
    b'avoUer que i cette cndamnation tut port contire des
    ollicies aau licu'de porter fur des foldats, on nl'auraiit
    pus befoin de folliciter leur grike au milieu de cerit
    Atffnablie, parce que la court I'aurai t a corlee des long-
    teins. (On :,pplaudit. ) D'oA vient dotc cette itnju:te
    iliflerence ? Elle vient de co que I'egalite ine rit jamnais
    qIu'ilnc chimere pour le trrinilre que 1'Affemible conf-
    tituante charge, trop iilprudemnneot 'pe ut-etre, de
    nrgocier lcur grfice aupris des cantos fuilles. Ce Icllt
    done qu'au milieu de vous que les iufortluns fold.,ts de
    Clhteauvieux penvent trouver des proteetcurs. Si vou,
    lta abandoautiri. ils font perdns.( On applvdit. ) Eft-il
    irai que les traits avec la Suiffe nus inapolent I'ubli-
    gatiou de te pas changer lerr loIt ? Je tie dirai pau
    quils til.iient iunocens : je ie dirai pas qu'accufrs dn
    ctime de tle/-nanion la cotnittiot o, '1: France, la
    liberty etalent 'idole des foldats de Clhateauvieux ; je
    ne dirai pas que leur bhroique courage avail fervi la
    revuolrion a tull berceau; je ue diiai pas que 21 loldats
    iritent pecrdus, 3 rouos 42 cpvoyes aux galcres, pour
    avoir Vpis plus ou nooiiis Ie part de la couflitution.
    Les ofliciers qui les avaient jugis out publibeuu n e-
    inoie dans Icquel its ont enu 'impudpFce de dire que
    la gravire des tircontlances ne leur avait pas pelnuis
    TI'Oc 'er les f-jires. M.Iis cc que je dirai c'it qe
    ccs foldats out tt rial jugfs. It ell aife de voir que Ics
    capitulatious ne parleut pas des delits pour lelquels on
    lei a coudamnds. Le crinte de lelt-nation n'itait pas
    tonnu, et les rois b'eraieuit bien garid de parler d'unr
    attentat dout rux fculs keaient coupables. ( On applau-
    dit i plufieuis ,eprif'es.) De-li cette confiiquenpe que le
    jugemenrt de con laninatioo portE contre les Sui fes eft
    6videcnmenr t nul pour la nation. Mais Je me trompe ; i,
    If'on ne connailait pas de crime de lee- nation, il
    exiliait des crimes d'Etat, it exillait des crimes de lefe-
    majet1e. Or cae delits font fornellement excepts des
    tapitulatiois aec la Suilfe. La rnaioin fraunaife; u'a
    done pas dui permrtltre que Ies foldats de Chlceau-
    i Ctux ffllient coldamnei, pour cc drlit, par leur
    otficiers.
    Voris voyez combine la quefiou s'cclaire ct fe --
    plifi aj la lueur des principe.. Cc droit de la natilo
    a toujours tc 'maintenu confirmed foit par les ord6n-.
    nancus de nos rois foit par I'Aflemblie national clle-
    nmrine. M. Garan a cite pt!iieurs oldonnances., dt'oi
    it re(dlte qic les foldars fuilfes ont tonjours 6tC com-
    pr is dans les lois d'amniltle. Et moii, je vous citeiai
    le dNtcret di corps corflitiant. Vous favtz que des
    citoyens uiffes bien autrcmeant coupables que Its fol-
    dars de Cliateauvieux, avaient dtt t is fhI les galeres
    de France. L'Afferblie ne vonlant pas quy la nation
    frau aife sh bhat uornae I'a dit M. Lemontey, Ia geo-
    liere de 1'Europe ordonna t'elargiffell nttttie de ce
    eitoycns. Et la Suillt penia fi pen que les trails 6taicnt
    violBs, qu'clt e ta ruclamaa c aucuten manicre. Ainfi,


    vous voyet que letrincil.. he f ril a'ccordett tveeI
    hiuamainh, ona:r ljf i.t1l.". ehrgilleruer t de c t.ial-
    heIu c-ue olda )'jriC. mIIe i Ia poliiqut c lOtperaet
    duns cc imonltut, oun ulus avons inltdrt i manager plus
    quae amais tous ins11 liteb :. 'C connatue bien pen
    t'efptll des reginmeni fnufes, quedee peinlr, commnae ol ,
    Aifene de le fire que vous augme.nutte leur 'ardeur
    pour la conrliitution lianoaife., en retenant teurs eama. ,
    rades aux' aleres. Non I'eCprit qui auima les infor-
    tuttad diteuis dtlia ;le chasltes de Breft, elt lunacnmai
    a tous les. fildiat tliffl ab ;Qls. l regardent coinrse let
    martyrs de. aI liberty ; itu ls ieI laiticent a grand Cris
    retideA-leur retudez-lirur le8 toll.tLU de Chtiltauvi. ux.
    Si les cantons antincts; a liberty l s ih .nir Ir Ijtl"ice
    ils applaudiront au 'dicret par lequel vou~a fiscrez du
    front des foldits de Clhiteauvicux.ja Ialhe qni doit
    reletr inilriuies fur leurs p.',fl-uin.i Uil J,,ugemint
    d'abfolution de la part des canton., aurait fair, en
    futppofant qu'iis puilliet e rendre et.on a demoutre
    qu'ils ts le pouivaient pas, aura;,t iair d'approuver' 'ef-
    pece d'i.ilnt..,i ir.'uiro de lers' tronrpes; Iks cautous
    fiffes:tienuent beaucoup a lia flIJrdii,,'i ii. I'.,i din,.n-,
    tie que (ous les prinhipes I'ja t.rdt.ll nv... I'hlinamt llir
    pourn t edre au: fo!datd'.cl l tatruvieux lan loitd'am tiflie.
    J'ai demorntri q' itI uy a pas uu trait pAs une capi-
    tulhlion quai s'y oppolent. Je demainde qu'cn vettu de
    cette lo i vous ordoiniez quils foicut twis, en libertoi
    SOn aiiplaudit.)
    M.... Oni ne petrtvous parter des im ilteuredx fordat ',
    de Ch irrea.vieux fans vous r:ippeler t premier, deuil
    de la nation fiantaife.II elf trop vrai que I'f'poir dti'
    conlre -rvo'l uionnaires ,.le- fr-tiatre 'e paTirjCr Bouill& .
    .p:c.l.la (a otfliauce, de l'empire que pour mieux tle:
    r ilir. qu'il n'accepta le commandment destroupes'
    eiv.y, nnes, que pour ein tre lebourreau. Vous ignore
    qilr -. I.- .1'is r.cimis n'et.Aienl p.as Nanjcy'lori dIe l
    ir.llrlurcttl' Iourllnre qui arfevideprOeir it .1 iiurdondamn-.' :
    i,:iil.V. oVtut5 ignorez qu'on a inik atix ferC n chiftjs-
    nrici-trn |ir pour avoir eu de I'hpnimniti, pour avoir'
    dti: I i pn voir on Ita olrd.it'epupble duns in .u"n
    i1 ,i I Llcife. ( On applaudit. ) Pardolts ft je vou .' .
    retrace ce.douldureux' tableau.n ai vu les malheoreux
    don't -eI fort vous occupy je les at vus altendris et
    humilies, I'orfqu'une fcene touchante leur annoncait-
    qu'ils it'taient plus que I'objet de la pitie publiqtie.,
    ( Ou applaudit. ) Les foldats de Chatcauvieu out .i.:;
    jugsa; le jugemeut a etl poonnct p;r leurs juges na-
    turels ; il ne s'agit point de favoir fi leinr jugement
    a 4tl bien piroonot. Les lois de la Snillfe veulent que
    les toldats u'aient d'autres juges que lerrs juges natuaels.
    Nous ie pouvons porter la moindre atteinte a ce droit.
    Mais au droit de juger dolt fe border le privilege du'
    corps helvitique. Ofi finit le privilege, le droit pu-
    blic et national reprend fa force. Et voilia i'ffct qu'o-
    pere I'amniflie. I tie faut pas la confoudre avec les lettre.
    de rtneiffion. Ce n'eft point I'impunitk Ciig0e en lo i;
    c'eft le voile jetted fur I ta atuoe, et qu'ancine main
    etrangere ne doit.fe permretra'd'o(er lever. Pour favoir
    fi tout citoyen do1it ouir du bienfait de -amniftie, it
    n'tfl pas b d:loin de s'informer-s'il efitltranger, mais f
    le crime a etl commis itr le territbire. C'elt injuries
    le premier people de t'Europe qui ait contnu les droits
    de I'homme, que de croire qu'il ccflerait d'tre notre
    alli& fi nous etondons l'amniftie ~ ces nmalheurenix
    foldats. 11 ne ferait digue alors ni do note enfimo
    ni de nos regrets. ( On aplaudit.)
    L'Affemble ferine la difcution.
    Plufieurs membres pri!'entent des r6dacions dn docret
    A rendre.
    M. Maillh. Je demtnde que vous ne d&critiez pa
    en ce OnaiOit.t..... (/'On- murmure.)
    It s'Mleve une vive agilationi.
    M. Lemonley. Je demand que vous decreiecs feule-
    meut que les 41 foldats front mit en liberty, et quo
    vous icnvoyjez la e-l.e.,ioi arn Comnie.
    Plu/leurc s voi : Non, non.
    Apris d'afle longs debats, M. Paftoret propose une
    redaction que I'Affemblke adopted en ces terms :
    ', L'Affemblke national declare que les 41 foldats de
    Chbteauvieux font compris dans le deeret d'amniftie dt
    14 feptembre 1791; et decrete en confcquennce qu'ils
    front mis en liberty ( On applaudit ii plutiecus
    repnl~'. ) "


    La fiance eft lev6e 1o heures.

    SiANCE DU DIMANQHE 1 JANVIER 1x792
    IJN de MM..ldes fcerinie, fait lecture d'une lettre
    d'uu citoyen actif, qui euvoic un allignat de 3oo liv.
    pout concourir autx friis .de la guerre.
    f. Michelot, garden perruquo r,admis ,'barre,
    ohce de les epargnes, tt pour le nemme obje. quatre
    louis en or. 11 affure qu'l depofera chaque aianue la
    rumne offiaude, jufqu'al a fin de la guerre.
    L'Alfembl&e applaudit i piulieura reprifet. '- M. le
    pr6fident repond a M. Michelqt, et fui accord les hou.
    neurs de la feance. II traverse la flle ad'nilieu d'ap
    plaudifcemedis unAuinies.
    M. Audrein. Au nom de .la vertn sni5tri parcil ci-
    toyen et vertceux je detninde qe ue on adeeffe foit
    inufree au proces-verbal, et fa p&titon bhoorablmentt-
    mren ionnoe.
    Cctte propofitiio eft unaninmemnnt dicicatic.


    4' 1 '


    I







    ii


    - .~5 ~ ~


    Sn... c..oirt'.PI. hOa, i\. Boufftd, pilot de Dieppe,
    Ia 1.IC .e j i...n I(uint orqji:" et ol i'0 t frttnoronlnm le
    SI4usahomme ; des couquersnou oat portI le naom desI
    irovinces qu'ils avaitent conquifcs-: tin citoyen ver-
    tueux tlo -patriote igunreux, vietit de l'hOnrorer, ecn
    Shounorant la patrie je demnande qu'on lui decerne Ie
    * ..,-..Il oit d';iouter a fa faigosIIJ re, ces n6u ts G inedrcu pa-
    S' riolt. (On nilurniure.) L'Affemblte tie peut fe retufer
    i inu uace de juice qui engagerait d'autres citoyes is
    uniter celui que nous dcvous iriOn.,-I en ce moment.
    M. Becquet. t1 ne fau pasnfcilrterlil qiie nous enga-
    glonas s le i.ven'r.,s imiter M. Mi:lluhet itl ft aurg-
    menlter le iomb~rl dei examples, en oiontrant que nous
    te fimnmes point irfenfibles is celoi qu'il nious donne.
    Je ,Je ...ale que chacuil de uous ife une offre fimbla-
    Alea a lalienne.
    L'Affeblee paffe a ordre-du jour.
    La bare efl ouverte aux pitionnaires.
    Des citoyens fe .r rif nt.:i.i dans Firtention d'cxpri-
    aner leur vceu pour que la rtiileuce tdes ci-devaut
    gardes-frangif l s employes dans la troupe do centre,
    *loients definitivement fixee i Paris. L'AIfiublte
    tcnvoie cette petition au Comit6 miitaire.
    Des ciloyens vienrnent expoler lear opinion fur Ie
    *. Mel .
    Le prlfir ent leur announce qoe l'Aftfmblie a dd&crti
    de n'c'iut-tr dcs pititiontaires qute tor des object in-
    4i,,lu.-L,. Le ienvoi au CumitM de legitlaiion eft
    -rdouse. i
    M. Roulhiil. L7_i.ilIe lde Biziers a fait une petitiio
    poOur demander un lecours phittniaire, dotit elle a -r ,i
    befoin. Elle el privee par les dicrers de la porti. I-
    plus conlidirable de fon revetin ; elle ac'depenti 34
    atille lives pour I'armement de fit garden na'liotale: fi
    elle n'obtient point' un advance ftr ce qui lui revicnt
    dana, la verte dea biens nationaux qiu'elle a acquis et
    sevendus elte nepourra fournir i fes d6penls les plos
    v urgentrs. J'ai en mi~n la qllittalce des inmpofriions de
    Scettne muricipailih ponrl'annee 1790 et la mnirie de
    S 9. Je demande te renvoi de la petition au Coruilt de
    Si hquidation.
    M. Dorify. D'apis tin dcret de 1'Affembule conf-
    tituante, I ls rounicipalires qui ont atquis et vendu
    hei domaines nro;iolaux peivent fe prrlenter an, pie-
    mier janvier 1792. pos1 ieclamor le fixietue qui leur
    reviert. La trulicipalite de Beziers a acquis ct retendu
    des doroait'ls In-,ioiaux pour million elle ell en
    regle elle a pay) feC iipofitious it n'y a pas befoin
    dedeeciet pour q,'etlle ieuive cc quiui i dit di.
    L'Affemblie paffe .a 'ordre du jour.
    Une diputation de gardens nationales vient redeman-
    der des frrees en (ollicilant Ic retabiiffrticut des
    clrhaffs rs. Elle appnie fa demand de rhflexions fur la
    magic des noms et des exemples de discipline et de
    courage do nis particulierement par les gardens natio-
    nales qui portaient le Inoin de eiafturs. La diputation
    detiInsde la g I erre et un d4cret d'acclation centre Its
    clef, dts tebellCs. Son adrefi, fi&queoiment applau-
    die, eft revoyg e au Comi mrailitaire.
    Des ciloyens de la section de la Fontaine de Gre-
    nelle fe pr if ntert pour fire ine pitti,,n relative aux
    fciom, s ii donmnr aoitrpauvrts de la capital. -Cette
    ptitition Cft oinvo)ie au Coruite des fecours publics.
    .1 1. Pardailhar. Je detnaude qu' i 'infltant on ouvre la
    difculifo Iour le decret d'awsenaiiou. (On applaudit.)
    Sil nous refte du terms naus I'empluiroous a rece.oir
    lea pititionnaitet
    MA. dnfnol i. Votre Comitn diplomat;que, en adhi-
    rant 5a ':siltendeineCit de M. Brilfot, m'a charge de voOus
    piitsfeter fes vuesitA cei guard, et c d'enicr dis qitl-
    ques devcloppemeno. La queltioii e reduit i ceite imrnple
    prupolitton. Y a-t-il lieon i aaccufation ? Sur quedleb
    perfonnes, l'accirtation doit-elle por e D1)ji vuos
    avet accufE des homes colme com'omlices. Pouvez-
    vous gartler e lle ce i lor les principaux ageies de la
    coljuration ? Qncllte inisalit exilterait done encore
    panni les horuines Les princes feruicotl-ils moins couo-
    pbles parce que la. nation a plus fait pour erx. Vous
    '" t e pouvez fire rice vous n'avcz ni le dioit de pc nir,
    ni cslui d abfoudie. Vos foncdios fe burnent i acccfe, ;
    et quand la loi l'e\;iie, qiianid l'opinion le comrmande,
    qstand I'ex Ifleene dl crime a 'el pas' donteufe, vote
    -lilcenc ftrait line titlifen. La furct de I'Eiat eft-.ll
    compiomnile ? C'cll de la virifictiion d e fait que di-
    pc'nd le diecret d'accsfaiton. Eh biep ce faith, de cotce, t
    ader le roi, vous I'avci diclati i 'Europe cntiere. Vost
    artie s font prices a inm ch-s contre les princes qoli
    protigett les rebelles. La rebellion cRl done eviden te
    il.y a done lieu ai acculatioiM.
    "- Vo'ir;~Comith a perilS que daws les circonflanits
    aAuelit's vous deviez vouS border i mettre en itat
    1 -'


    d'acuefation lei der freres di rol, et MM; Cond&',
    Calonulc, Laqueille et Mirabeau, Le Comiti ferA fon
    rapport fur la I&quetion particulicre a M. le cardinal
    Rohan. Qojs; a MM. Bouilli, Danitichamp, Breteuil,
    et autsrcs plincipauix agents prehnsues de la conjuration,
    le Conili n'pa pu te procurer des reufeiguemens affez
    pofitifs fur les fai:s poltrieurs i la loi de I'amuiltie
    pour porter le dicret d'accufatlon. 11 propofera feule-
    ment une measure accflfuire tendamnce a fire deinander a
    tons nos mrinifires thez les pnifanrces e6rangeres, tontes
    les notes qu'ils pourront foutnir fur lea demnarches
    o(ficilles faith s au nom des prices pour folliejier des
    lecourircontre leurpatrie. Voici It project de decret que
    je luis chalrg& de vois prefeuter.
    i, L'Affeuoble national, confidirant que les repri-
    feui.aus du peuplI' fruatiais charges de pourfuivre en
    Ion nom Its atteutats co:tie la fuieut gteueraledel'Etdt,
    n'out pas la libeslc de fulpeudre ou de ihoderer i leur
    gir 'exeitice de c droit ; quit ne leur eft permits de
    pni irni d'abludre, que I'o gt.l. e irmpaffible de la voloute
    notiouale, ils trahiiaieut la coshOnece poblique, I coin-
    vaiiricts de t'exifleuce du 'cionl ils n'appelaieot pas fur
    toun les coupsbles iodlliiclcoieet les regards iwveres
    de la juftice et la vengeance de la loi ;
    ia Conlidianit que la notoiii publique et des actes
    texiticcis tontlus de I'Europe eutiere, ne perueittent
    plus de douter que les Francais fugitifs tie foient coupa-
    bles du project a'attaq.uer leur panie; quv les princes
    I ;itaits ftbt dclaie Its lea lcefs de cate counpitation;
    (i0it s ot calouniie i'VAflcnblce ationa'e les repre-
    touttans et foi roi, qu'ils 9nt ntite d'clever des doutrs ur
    ia fitnictit e de 'acccptaiion n juec Louis XVI a oIlennelle-
    tnclt proclamie ; qu'ils out appelt autour d'eux une
    loule de Fran ia faith des preparatifs holfiles, fitivi
    des niegociations aupres des puiilances i6rangeres, folli-
    .itC d'ellts des fecours eo lhomme, argent ouveremernt
    detlii s cotote la Fiance, fomonnte dati le fein du
    ;oy.unme des divisions funiitdes tents d'brauler la fide-
    lite dd. priUcipaux agens de la force publique'i qui la
    garde dcb froutietes ell confibe, faith eur6ler et tecruter
    jufques dans le t ino de la Fiance;
    Conili erant que les nefuies projetties par I'Affem-
    blee national au cofomencement du rois de novembre
    Jdciirri, et le dilai qu'elle avait accord, n'ont fait
    qu'accruiir e i'audace des rebelics, provoqui des re-
    puiol s inlleletts aux invitations fraternelles du roi;
    que ces dilpofitions neceffitent des armerniens confit&-
    rables, cutreiicnueut au milieu de I'Eu)pire des inquik-
    tudes luneft.s au credit, et une fermentation darge-
    treil la trauquuillite firanaie;
    Coufid&rant que cet etat de chlofe ayant port 1'Af-
    fenbllee national et le roi a prendre, de concert, des
    rin(ones dticives iponr faie ce fiu expliquet les princes
    tratngers qi favorifett ces ditpotfiios holtiles, que
    de ptlsi lungs menagrniens compomenttraicnt la dgiigiti
    de la nation, ct lenieot legalrdes ajulle trirc con"te une
    prevaticanlon coupable ;
    Conli ltant er;fiu qu'il ell de fon devoir de prendre
    des precautions indilpen abjes poor aflurer lt fs de
    ces demarches; que les agcns du pouvoir ex utlif lui
    doivent conmpte de toui les eclairciffemens qu'rls peu-
    veit avoir fur les circonltances qui out accompague ce
    complot, quils lui doiveit la aieliguation des psiuci-
    paux agtua et de leurt cumplices.
    Dtrete qu'il y a lie it accusation contie Louis-
    Siamifl s-Xaviet Charles-Philippe et I.ouis Jofeph, ci-
    devant Conde princes fianuai ; lea Iieurs C.lonne ,
    ci-drvant conti 6eur-geniral; Li,.qucille I'aine, ci-devant
    dput is I'altiiubiee conilituaute Riquetti cadet,
    conlne prevenus d'atinrtat ct de coinjratliou cootre
    la ituite g neilte de I Etai et la couftitution ; ordonue
    que dais le delai de tiois jours les Cornites diplo-
    inatilue et de IigiftItiou reunis lui petemteront uol
    projeL d'acte d'itculation contle eua.
    Ot.roune que le tninitlte des aftfires Ctrangeres fera
    tenu ufusA I telponfabilite, de reuiettre, dans le
    ti'mne dtaii, an comiie diplomitique toute Is lenotes
    et &c!iirciferimeis relatifs a I'exilitnce ct ai la poufiitce
    deldits co:irplols ; que les agents de la nation aupiio
    des paificecs eatiageres out dfi li taire parvenrir;
    o7ntiul aiulti de d&ioncer a I'Alcnmble irationale ceux
    d'enuetux qui fe feraient renidus coupables de couni-
    vence avec Ics rivolis, fruit en les favorifant ouver-
    teuneut s, fit en godandi le filence lur les demarches
    ctiniaulled qu'tls f fe out permniles tous ieurs yeux,
    a pciue d'en dnteuier pcifonnellenieut refponfablcs.

    ( La fiitie detain. )

    B. La difcutilon ra &t prolonged jitrqu'a la-isin
    -le la'fiance; tele a prtti uniquemsentt. ur la queftion
    de i'ajouritemient. Les decrees d' accifation contre les
    trois prices et cootre MM.,Laqucil, Calono ect Riquenli
    cadet, ont to rendousl UI'uanimiit. Les mefures accef-
    ioires A ce decret foat ajournkes domain.


    be, Paris.
    L'AssFMBILhE *tectorale vient dy nomirer prtile'nt
    du tribunal crimicne, M. Treilhard, dipute i 'Ailemru
    ble national coulliriante ; ct vice-prafidenr, M. Buzti,
    deput i ila meme affisibl&e.

    . Av i s.
    AVI S.
    ON;vient de mettre en vente chtt M. Plaffan, ip-t
    piinreur-libraire rue dir Cimetirre-Saint-Andir-des.
    Arcs 4 no o, i Paris;
    Le 5e et dernier volume du .oyage en t.Nbie et e*
    Abyfitnie, par M. James Bruce. Ce volume eli accom-
    pagun d'un atlas contenant 65 planches et caries; on a
    joint a ce volume 4 voyages daus la Caffrerie t cliez
    les Hottentots par le lieutenant Paterfodu, avec 19
    planches. Le prix eft de 4-5 liv. en feuilles et de
    46 liv. o f. broche.
    Les5S vol. avec t'atlas, broche, 0o6 liv. 1o f. -
    Les towi. 9 et io pour l'edition i.-8o ; ptix, 10 liv.
    Les 1o yol. ijr-80 broc., 50 liv.
    SL'atlas, pour l'edition in-80, fI vendra fhparimcnt
    au mois de tvricr prochain.


    AIlmanachs nouveaux avec de jolies gravures1
    Venus, ou la toilette desjoliesfiemnes.
    Lepfarterre de Flore, avec des complinens.
    Le chef d'seuvrc de l' amour.
    Le petit Albert ,avec les r ves pour gagner a la lotetie.
    Les jolies vendangeufes, avec lers petits paniers o
    L'amtujiment des vignes.
    La peiitefirmiere :l.,'je.oc. ou Les amours de RoSftet.
    Le plaifir champatre, ou Les amours villageoifes.
    Lajardiniere de Vincennes.
    Tous es almanacth fe trouvent chez madame vei.e,
    Tiger, place de Canmbrai, au Pillier-Litteraire ; et chte
    les uarcliands do nQuveauts.


    ,SPECTACLE S.
    AcAD&UIle ROVALE DE MUSIgUE. Dem. Caflor A,
    Pollux trag. lyr. en 5 actes.
    TnfiATRE DE LA NATION. Auj. Alzire, trag., fuiv.
    de la 3c repr. de Minuit ou L'Heure propice.
    Ttn ATRE ITALIEN. Auj. la Milomanie.; les Delts,
    et Philippe et Georgeite.
    TrtATRE FRAnAIS rue de Richelieu. Aujonrd'hni
    It Ligaraire univerfel com., en 5 aces fuiv. di
    Soldal i'ruifin. Ucin. Macbetlh, trag. en 5 actes.
    THnATRE de la rue Ycydrau ci-devant de Monfieur.
    Anj. la Pazza d'amore, op. ital.
    Dem. le Club des bonnes gens.
    TRHAW REDE M MONrANSIER at Ptlais Royal. Ant2
    le 1iebat des Mufes, ca uon acted ; le DefteJoir de Jocrife;
    Arlequinc ben rpee, et les Trois Freres ivaut,
    TIIsATRE DU MAtAIS rue Couture-Salint-Caltrinw.
    A'j. (Elipe, trag. uIiv. de la s repr. du Bouquet
    et lts Etrennes.
    En atteud. Richard et Derlet com. en 5 antes
    et le Mariage de Figaro ou la Folle Journie.
    AMBIc CoMiiue au Boulevard du Temple. Aul.
    la 20 repr. de Zilis, com. avec ies agien. pric. du
    Villageois a la vile op. conm., et des Bouquets, divert.
    melb de chants et de dan es.
    TirHATRE DE MOLIERE sre Saint- Martin. An'.
    la 4e repr. du Coureur deficceffions, com. en 5 actcs,
    fuiv. de Pauline el Linrofe.
    TnIATRE DE LA RUE DE LouvorI. Aijourrd'hli
    au profit de M. Ficher, mufiien qui a eu le malheur
    d'tre incendie Zilia, opora eu 3 actes prcddo6
    d'Adel el Edwin.
    Eu attei.d la I 0r repr. des Deux Freres, op corm.
    THfiATRE DU CIRQUE NATIONAL, an Palais-Royal. Au.i
    IAcleur -dibutant, com. cau acts, fuiv. de Jcannette Et
    Lycau, com. melke de vaudev., avec fon divert.
    En art. le Trois Confines, opkra, et d'Anier, d Paris.
    THEAfRE VRANAIS COMIQ.UE ET LYRIOUE. Aijourd.
    .les Elirenes patrioliques, divert. en un acte ; lalafsBille,
    et le Milicien, op. booff.
    SALLON DES ETRANGJRos, rue Saint-Thowmandu.
    Louvre, h6tel de Marigni no 17.


    St.biuonetlnot pour te Moinitur fe fait t FParis, h6t l de Thou, Tue ldes Poitcvins, a i, It fanu adreffer les lettred et I'argent franci do Por(, A M. rAubry, directeur de cejournal, qui p ata
    Iou Is i" e'Ir .e prix eft, pIoor Paris de t liv. poutr trois imis, 36 liv. pour fix mois, et de 2 iiv. pourr I'annde; ct por lel de'diartenmenrc3, de t liv. pour tois nmois, 4 liv, poutr x nlois, et 84
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    lI rsvp 't A' Losltres, rhlca M. JI'f de 0JIr 11 7, Gcratd-lirect, ct hlez M. ChubAr, Jiernyn Are'ct nt 4I9. ITout ce qsti cocersre la idatlion de cr t fruitle doit itr .;ie,'t dat riedaoteur, t nod
    o. o at'oed f d'el i d 'Avit' Anoi rmllD itc S 'Merotires, Motoins elt aibtles oblolt qitlco!ques pqurreot etire ifnis dans le 11fonittr an payant toss fo r p rchacrnta ds dit premirest lignes, Ct t"qrts pour lts an.-s.
    on cmntomtor4a tde e d iefnsr ariclsc', in Soyup imer) t particutler sdunv dimi-jetile a fJi : ps'i fltrantl en nombre fuaifant pour 1a remplit. Chaque article doit mtr# /gne er la demure e r a erfconne li purr-a
    ,, ;.,, i,, .. i..-* i ic, mtHai non points a'in dCacieur. C( derntir tdemriars ri de ard id t naif on d o f fdrie en fI de la ru dei trspeti. On tio Istouta tous leT joutes t od ttl, Ol dlimra lest fitfs .aitespr, dJpu
    d a.. e.ri.i u d .O, jsfqu'oi din htures dlt fair. ,


    'DE L'mlRIMu ltRIE J.)U Moms EUn -, avec le' characters de Ba kerville, rue des Poitevin, n? i3,


    F'


    I










    GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSELb


    No3.' MARDI 3 JANVIER t. g Traoime Annde de la liberi,


    AVIS A uMb. LLL ,UUbSLIK ILUlt,.
    M. / i.'~ ; r &ipleuAs dv Motiteur fJ'oWU prveitt' ne
    (fo, i, feL er., 1.r i I' *. sles joaJcription i,'aIn J ,,
    trgadu di la rue des PoiteVins, n n IS. Les JrI?/ .*.u-r qT.?
    t. vodronttJ pas s'y jranjorter Jtfr prides de i'Oiloir lbeie
    it donner avis, par la pojie de Paris, MAl. Aubry *direc-
    teur dtu bureau qui cuverra toucker chez ells e prix de
    pb'oniiefnsit 'pour ilru'di l ix neafnotis on pour faninie
    natierr an chuix de'AMM. les Jo:ifriJleurs.



    P 0 L I T I U E.

    S A L L EiM A G N E.

    POviuVot fatigner opinion publiq,'e en France
    des pieitndues inceritudes de L opold, -et de tant
    d'autres princes qui ontjo'ri la pette des Fwanaias douut
    is abhorrent la nouvelle audace, les vertus et le ma-
    ainmir! ?s.La coalition des course eft certain, et le project
    concert entir'clles de senverfcr dte fod eu comwb- iou
    la coultitniLounonl e royaume de France, n'eft plus dou-
    te s. 11 ferait d'une tauffufcience de calculer les efforts
    des monoqiues de 1'Europe, d'apis leara int&rSta recf-
    pectift bien counus ; de dire, d'apre!I ks ptincipces
    ordinaires de la politique voll cc qi'ils front, etl
    ce quits ne pourront piint faire. Cette erreur mentrail
    ia unie perte indubitable. Ces princes ventlent detruire
    et tout tenter pour detiuire. It1 n'ell ni figeffe ui pr6-
    voyance qui puifeft les art8ter. Perir ou rgnocr ;
    demenrer delpotes ou moutir rois; c'eft (cur feule ri-
    folution. It n'y a peut-etie pai un conwfil dins leg
    course de I'Ehrope od ce terrible fenrhnint ne prido-
    mine, et dans lequel la fageffe elle-n~ime pxtt as'lever
    centre cette ardeur d'egoiline et de vengeance, et faire
    entendre m&ne Ca voir. 11 y faut computer. C'eft du
    tein, ce n'elt qoe do tents que demandent les Attila
    de la raifon qu> s'evcillccet qui, pour la premiere fois
    a pour donnerforce djujlice, une nation toute entire
    arnmee.
    Aiufi done. tons fes principles prdeondus de la
    diplomatique fis ruln s fes dipi6mes fes manifeftes,
    les menaces ou lea proteflationi, tout ce vieux fyfleme ,
    ci le perfide a toujours ttiomphl du faible, va ( peut-
    etre pour la derriere fois ) s'eiiployer, fe perfectionner
    contre la France ; et deji Leopold, cet Agamemnoun
    cunctator, a pu donner a fee affocibs contemplant
    i'i erlic favorable d Jes vues qu'il enretient dans Ie mi-
    "ti~e frangais, un gage authentique des fues qu'oo
    lieu d'attendre de fa condnite profondement calcule
    ct li dignement exemplaire.
    Mais avant d'entter dans I'examen des tnefures que
    ik Jage LUopold a depuis long-tems adoptees et doe
    prouver par quels artifices les course coalifes font deji
    parveuues a leconder le chef de i'Empire qui eft leur
    chef, je vous euvoie le recit d'un ut fait qui fera
    connaitre aux Francais quelle eft la situation dame,
    quelle eit l'iteudue de lelprit clez les prices alle-
    uands.
    i De Gottingen.
    M. Kuhn biblioth6caire du landgrave de Heffe-
    Caffel 'stait toujoura montre ami ardent de la revo-
    lution franuaile. Un jour it recoit une lettre du ni'niftre,
    avec le diplome de profefHeur d'hilloire A I'univerfite de
    Marbourg. M. Kuhn reposnd a minilfftre, qu'il ne con-
    Soil pas comment it peanut tre appele A une place qu'il
    n'a ni defiree, ni demandee, et pour laquelle il ne |e
    fent ni lts tales ni les connaiffances uceffaires ; que
    Ie dipl6se teinble reutermer une punition plutbtqu'une
    grice pnifqu'au lieu de 700 rindallers qu'il a, combine
    bibliothicaire itl n'en aurait que 5oo conmme profeG-
    feur : mais que gtiace on punition il nepeut ('accep-
    ter, puifqu' l ne I'a pas mititce; quit faith blen que lui
    Icminitiro) ne peut offer fe permnettre de faire des reprt-
    fentations contre les volontis louveraines du landgrave,
    et que par confcquent il fe propose de dire la m mem
    chole au landgrave lui-meme. M. Kuhn renvoie done le
    dipl8me au landgrave,en le remerciant defes intentions.
    Li-delfos, ordre du landgrave A M. Kuhn de paraitre a
    audience le lendenain.
    M. Kuhn s'y rend. Voici la fubflance de Il.converfi-
    tion qui cut lieu.
    Felicitez vous dit le landgrave, de cc que je n'ai
    pas choifi une atre maoniere de, vous elo'igner de ma
    eapitale. D'apres les renfiignemens que j'ai fur votre
    compete je pouvais aufli-bicn vous fair conduire a la
    citadelle.
    M. Kuhln.Comme ma confidence ne me reproche ab-
    folument rien qui puiffe m'avoir attire la difgrice de
    V. A., je la prieral de vouloir bieu me dise en quoi je
    puts avoir en tot.
    Le landgrave. Vous avez repandu des lumiercs des
    lnmiercts uifibles et dangereults. Vous allez par-tout fai-
    lant l'longe- de la conflitution francaile.
    M. Kulm. Ce:a eflvrai j'ai parlk d'aprts ma convic-
    tion ilntime. Je crois la iouvellc conflitution frassaif1 la
    meillcure de toutes celles qui exiftent.
    Le landgrave. II y a plus. Vous ne ccffcz de preconilfe
    et infdanc Mirabeau....
    M. Auhj. 1t eft vrai que je crois Mirabeau la plus
    f 'tte te qui exile maintenant en ~Europe.


    1' lan.1 g.'e. uOi tice digiu: d'ti er fTtirl e l a
    veoirte.... :.
    M. Katiln. Au rfltei V. A, eft trop jufle pour me
    fire uu crime.des' opinions quie jai eidutces duns des
    couveifation's paiticelieres., et j'efpere'qu'elle voudi,
    bien me fire la gt ia de me coiltrvet.la place donmj'ai
    toujouts re ppli ets devoiis avec fidilit
    Le landgrave. Vous corntaiifez nes volontts. On biews
    vous irez A M'arbourg de bon grb,/ou-hieu je vouu y
    feral coiduire par des foldats.
    M. Kuhn. Dans alternativee criAle, ofit plait A V.A.
    de me reduire, it ne me refte d'autte confolaotin qu e
    l'opinion 'du public..,.. 1
    SLe landgrate'., Gardez-vous bies .d'y appiier elde rHn-
    duire en erreir. Encore une fois, rendez-vous A Marbourg,
    on bien je vous y ferai cooduire par des foldats. Quand
    vous y feret, foyes fer que je vons y feral observer
    irebrenentm, et je vous laurai arteir.dic partout. (If
    tire une lettre de Ia poche.) P,.ique voiii faiths I'in-
    noceut coniaiflez-vous la main quti a erit cette
    adreffei ?
    M. Kuhn. Je }a connais. C'eft lanatni do M. Mauvillon
    a Biunrwick. Maiije vois que:la tettre'ell a mons
    adrdffe, et je ne consois pas pr quiil hatfard elle pent
    fe trouver Jaians lea mains de V. A.
    Le landirave. L'Etta tile dioit de prendre desnmefores
    puir rCre infiieit des dangers fecrets que de mauvais ci-
    rloyens lii p'r parent. (11 ouvre la letre, et little paffage
    fniivarn. I R,. I, i"f .-vous la conflitution de France s'l tablit.
    LWld .. n, ..".' .;ut coceooir des efpirances ; encore quel.
    ques an iMes le cihejde note oidre aouri'dfe livrer d y'e.-
    cution de fes plans biejaijans. je fats maintenant pour-
    fuitle landgraveapres ia Ileciueu iquoijedois m'attendrte
    de la part des.fiancs-masons. 11 sie 'agit que de rceiverfer
    les tr6nes.
    Ml. Kuhdn Je ne puis ni ne dois rendre compete A V. A.
    du fens d'un paffage ifolb d'unc leiae que je n'ai pas lue.
    J'ofe feu!emenit garantir qu'it t ripoffible quil y ait
    rien decriniel dau les intentionsou dans les expreffions
    de moo ami.
    Enfin, apr/s des menaces et des irproches writers,
    le landsgrave fe retire.
    M. Kuhn de retour cher lni, envoie Tfr le champ
    on courier a M. S. A.Gottingen pour favor s'il pour-
    rait efpiter en s'y rendant, d'y vivre fous la protec-
    tion du gouvernemient, et d'tre a I'abri des poufuites
    du landgrave. M. S. envoie auffitt le courier a Hano-
    vre, au minifire, qui repond que M. Kuhn peut s'y
    rendre en touie faret6 ; ct que dans le cas of le land-
    grave s'adrefferait a Londres et que les difpofitions de
    la court parahraient d favorablt;i, it en fera iuftruit
    a terns. -
    Deb que M. Kuhn a requ la irepsluf' it envoie aul
    landgrave fa demiftion de la place de bibliothicaire et
    attendantt A ce qu'elle fe a accepted le e lendemain, il pre-
    pare fon depart. A onze heures du foir, on ami vieuit
    l'avertir que 1'ordre cit donni de le conduire le lende-
    main martin a cinq heuies, a la citadelle.
    M. Kuhn, fans peidie uon sulant fort des portes
    a pied, et arrive heureufeineut a Gottingen. La it
    v6cut tranquillement pendant qiclque terns, et main-
    tenant il efli Be;lin ou il eft employee dans le didpav-
    tement des affaires krangeres.
    M. le landgrave ne osen tint pas IA. Dans la lettre
    de M. de Mauvillou tait include une autie A M. de
    Knoblauch conifeiller de juflice A Dillenboutg. Le
    landgrave envoya copie des deux Icttres aux course de
    Brunfwick ct de Dillenbouig, avec une note officielle
    ou it peigeit M. de Mauvilon coumme un ennenati de
    toute autotitei lgltime et demauda qu'il fit deflitub
    de fa place. Quant A: M. Ksioblauch it voulut
    qu'on l'intesrogcat fi les principes de Ion correfpondait
    etaicnt les liens, et que, dans lecas ot il les avouat,
    on le renvoyat bgalement de fon pole. La cour de
    Brunfwick ne fit aucune reponfe, o, plutit tile el lit
    une qui fui fairt un honeur iunii. aQielques jours
    apies M. Muvillon fut invit iA la table ducale. La ,
    en prbfence d'un grand nombre d'ktraugers, le prince
    hirkditaire s'entretint long-tems avec hli, en plaifan-
    tant beaucoup fur fes principles dangercux, eonnemis
    de oute autorit6 lkgitimne. On ny fit pas plus d'atten-
    tion A Dillenbourg; et M. de Knoblauch fit infkrer
    dans le Mercure alletnand des rcflcxions fur le droit
    d'un Etat d'ouvrir et de fupprimcr des letires qui ne
    lui font pas adreffcs. Tout ceci -fe paffa an mois de
    mai 1791. Au relic, it eft de notoriety publique qu'a
    la pojie de Caffel on ouvre on-filement les lettres qui
    font adreffies a des perjoaroes du pays, mois memi quelh
    quefois celles qui y paffent pour das endroits rangers.
    Tous les mains on fait au landgrave le, rapport des
    dicouvertces qu'o a faites pendant la nuit et le pau-
    vre fire en eft devenu li orbraceux qu'it reffemrble
    beaucoup A cc vienx Denys de Sicile, et qu'on compete
    qu'a 6on exemple, il va fe faire baiir one tour oi it
    puiffe coucher a 'abtri des dangers. 11 y a quelque
    tems qu'il paffa par one petite ville de fes Etats, li il
    demand aux officers muuicipaux fi tout tait encore
    tranquille chez eux. Ccs pauvres gens, qui n'avaient
    jamaia penf6 A anal, en furcut fi tonns qu'ils no
    iurent que sbpondie.
    On connait la traits de foldats que fait ce land-
    grave ; mais il ne faut pas croire gu'cn attendant que
    Ics marchls foicnt avantagcufement conclus, il ne facihe
    pas los employer utiensacnt. Tanti& it s'cn fart pour


    Cnv.,his lei di.,,,,'ie. deo .nlteffes lodaiii- rc-s lIati
    pour fire efcut~er les ..r,.lrle, a Iturs puli ; .itd
    pour tcuever des belles. 11 avait ftllicit6 ute 'nadernoi-
    folk lSch... de devenir (a wlaitteffe. Madetnoifele kl.i...
    'eftluit. )De dpit, l'ainratit h'ouvttain eitatya des huiaids
    apre elle, qui la jkgnieut prefqHi'acx pot e ded Gottini
    gen i et li raenerent. 11 el( vrzt, que fon tort elot
    Aexpie, IIIa.lnaiemoiii.rll, b ..el, l 0itArriuitc fa niaitrOlfe
    en. i t. ... -
    Un prince alternand affifla dernilerment A nm ferorta'
    for la liberty chritienwe. Eu fortant it appelle Ie pridica,.'
    it ur: vous avez faitli, lui dit-il lntrfeimon fort dimo,',
    cratique ; dimauncheprochain prAchez centre, entendet-
    vous? -
    De Coblentz,
    DAN$s on bal donk idi pendant la ~erniiere prlfence d6
    M. de Copde, on trouva par tet re au milieu de la alle une
    COCAtRE NATIONAL rRAN.AISE_... Tout-A-coup la jole
    eft trouble.: Oin fetne le portes. M. de.Coindexantine"
    On ailait tenits confeil loilqu'uie jeune enfant de 14 ansi
    fille d n .6nligant fe prefeute toute emue avouant
    Sq,, c'e,' elle. Je Tavais portde dit la jtnie perfonne
    de d'autre cle ( du Rhian) etje l'ai oublite -dans ma poehl..o
    Le jdli lujet d'une petite conmdie pouts iu tiacri-pa-
    triotiqe .
    Ou pretend avoir arr&te i 'VdIrans tinq painiculiers ,
    dout fun eli chevalier de Malthi. On les l.u,.i 1me d'a-
    ir voulu attenter auxjours de M. de C..u-ie.
    On pr6pa fian ferment qui fora prat6 par tons lts
    emigrei, pO'rtant Jfdilid i ausx princes, devoienient eutier
    a icurs ordres i.r la gloirset 'in'trit de la tvourane 4te

    DDu a2 dic. M. Ic come de Verenuesa, miniftre di
    rtance, vieut de receoir fIA Iieirede rappel; I'lecteur
    lui a lur to chotip tiiL dire qu'il defitait Je le voir
    refter dans fes Etat; itl lui a envoyii fun portrait ea
    pied, iomrme temoignage d la colifidiration que ce
    minlifre s'eft acquife dans le coura die ta miffion, et lui
    a icit la lettre la plus flatteufe.
    Notre cour parait u'avoir aucune iinquirt',d des pre.
    paratifs qui fe font en France. Elle fi ailt failure d'etre
    defenduc par les troupes impbiialea.
    Du B3. Le prince de CotdkQ vieot d'arriver ici. Oa
    vent qu'it fait certain qu'uun fcelrat ait en le piojct
    de 'aaffaffiner avec un poiga4rd impfoione. Cet ihomme
    a, dit-on un free garden de M. d'trtois. On raconit
    que ce hfere matheureux s'eft jete fondant en launi, ,
    aun pieds du prince. Ne craiguitz p-oit, hIi ) di
    M. d'Artois, qua let foilait de ion e free pudl'c vous
    uitue daus mon efpuirt jo fris par expteience que I'on
    peat avoir un caerdroitt eetre le parents 4 n Jcel.rai.
    On fenmt en Atat de"defefise ddns I'Elec-.,iat, t1 l'oi
    a announce publiqueenit que ddei troupes iinpriales
    feraicnt incelamnment cantotnmes dans no's %illagtl i pour
    les inettre a 'abri d'nne ftiprife. Nous Aatterndujs
    fous deux jours les dragons de Cobourg. Depuia
    quelque tcns n nonmble de foldats venant de la
    BohAme, a filW de nos c6es fIous divers deguilemens;
    leurs armes et leurs habits les prchdaient fur des
    charettes. 11 pirait cependant que pour iter aux Fran-
    cais tout pritexte d'iivalion lea I.,inc et les nmigres
    le retireromtt daus le landgraviat de 14cife, et y raiffer-
    bWeront levis forces.
    L'avis arrive ien cc moment que 3ooo hommes do
    troupes de France, parvenus liur lekfrontiereS dc Fiance
    pr6s de Porcntru, attendant les ordres des princes qui
    vienlient de leur ecuvoyer 16,ooo caus pour qu'ils
    puillent fe rendre Ettenhieim.

    FRANCE.
    S D Paris.
    Proclamation du roi pour l'accelraion du recouvrement
    des roles d'd-compte fur les cowtribuliois Jontiere a
    mobiliaire du x5 dicembr 1791.
    SVo par le roi, la loi du 29 juin 1791 \ par laquelle
    it a eti ordonni que les contibuables paieraient fur lea
    contributions fonciere et mabiliaire de 179t, utn a-
    compte egal A la snoiti doe leur cotifatiou dains les
    rA6es des inmpofitions directes de 179o, que ceti -compte
    ferait payi ; favoir avant le 3t judlet 1791 A raifon
    dun quart de la cotitation de chaque <.oiibualili"
    anx r6loes de 1790 Il'n, li.biiirern avant le Jr a..j-t
    fiivant, et d'un autre hiAiernme aant le 30o (lepiianbr
    dertnieo t que pour la forinati6os de ces s6les d i-compte.
    les ffiitd i municipaux ct notables dc cliaque cbuaria
    nauit, affifles du collecteur porter desi it6s 4c )e9o -
    et en pr'fence des habitats affemblih coroitielfrraicyt
    paeiinfcrire leurs propres noma et le minrtat ic leas
    impofitions de 1790, et en paieraieut auflIn1"|e quart
    formaint ia moine de 1'a-compte ordonr ma qu- lhs
    autres contribles, itffrils a la fiitr, affieur.rni-ti
    affi leto paiement du quart de leurs imrr:.fitlsii de 1 90
    avant cl 31 juillot ,etl'autrequart dansales ddiUx 'q1AS
    fixes par article ItII que les iats ainri-r..mPli1 a
    feraicut rendcus ixicutoires par lei diectoinir de dif.
    tricts et que ceux des coutribu,blEe quri Tianier.t
    pas fattrait A Icur obligation daIts lcs iermcs prtfcrits,
    y feraient cnotfainta par les voies ordinaires, .ct par
    laquellc enfin it a e6t enjuint asu receveuia on d.po*
    litaires du produit de ccs r6tes d' X-compt, de vtefog
    B i













    touts"les qunime jou tsatre lea mains du difrict, les
    /fiommnes qu'ils auraient reques. LiutirEt de I'Etat ct
    hlloneour. de la nation exigeaut plus impirieufemeut
    que jamais la ltricte eectition de cette loi, le roi a
    ordonun et ordoilneace qui fuit:
    : xI. A la reception de la prtiente proclamation lea
    4- irtctoires de department cnjoitdrout par un arred,
    S tos les receveura de difrict.du diparteiment, de et
    L.iif')l linti ponctuellemCOt in ce qui les concern, a
    I1'rt. V de la Ioi du 29join 1791.
    'o. En conf&quence, dans toutes les municipalities
    AIu lea roles d'A-compte precerits par la loi du g9 juin
    1791, fou iform"s*et misa en recouvremerut, les rece-
    veurs de difricts decerneront faus ddlai des contraintes
    centre les contribuables en retard: enjoignant fa majefle
    aux directoires de dillricts de viler lefdites contraintes
    'fans aucun retardemtnt.
    3.A l'egard des officers municipaux et notables
    ui, naonubftant les dilpofitions de Farticle V de la loi
    du 29 juni 1791 auratent neglig de former les rSles
    d'i-compte de leur communauti et n'auraient pas
    d'eilleurs terming l6Isa,.matrices des r6les dea contribu-
    tious fonciere et mobiliaire de 1791; ordonne fa taa-
    jefl6 aux receveurs de diftricts de d&cerner contre eux
    uine contrainte folidaire pour le paiemeoit de la moiti6
    du total des roles de la cornmunaute en 79go, fauif le
    recours defdiia officers muuicipaux et notables centre
    la communaut conformiment f art. XXIV de la loi
    idu 24 novembre 1790o.
    -.4. Enjoiht fa majefie aux directoires de departe-
    ment, aux directoires de difirict et aux 'muniipalites,
    de tenir la main et s'employer chacun en droit foi a
    Pexicution de' la prefente proclamation come auffi
    aux ga idesnaionales et gendarmes nationaux dI- pti.rr.
    i la perception des contributions publiques loil1 ils,
    en auront Cet particulierement requis, tobit aide, con-
    tours, affillance et appui neceffaires conformtment i
    .ler fement et I'article X de la loi du 3 aoit 1791.
    50. La prelenie proclamation fera irnprimue publite
    et aflichei dans toutes Is villes et autres communautss
    Sdi royaume.
    Fait auconfeil d'Et6. tena i aParis, Ie 15 dicembre
    1791. Sign Louis. e plus has TAciA.
    Deplartement de la Moselle. De Metz, le
    28 d&cembre.

    M. Narbonne eft attend anjourd'hui en cette ville.
    11 doit avoir apres domain une conference avec MM. de
    Roclaambaau, Luckner et Lafayette, o& fera prepared
    le plan de champagne quclets circonflances peuvent ren-
    dre neceffaires. On cSoi'.qu'i .fera le 4 de janvier A
    Biefainon, et que Ie 6 pu le7 it partira de Dijon pour
    fe itndie i Paris.


    B:V IL 'T' r I N

    PE L'ASSEMBi E NATIONAL.
    PREMIERE LEGISLATURE.

    residence de M. Franfois de Neqfchiteau.

    3UIE DE LA SEANCE DO DIMANCHE I"r JANVIER.
    M. Grmageneuve. Dis Ie s novembre dernier voui
    'hvez decree que le Comite de surveillance vous prefen-
    ceait uin project de dicret fur la conjuration des princes
    iliigres deja elle tait certain ai cette poque. Depuis,
    Ic mieflage du roi, les prparatifs de guerre dent vous
    avcz vot les fonds, tout a rendo ce decret d'accuGtion
    niceffaire. Les projects de nos ennertis etant connus,
    'elt a vous A les loigner par tons eas moyens que la
    conltitutiou vous delgue. Le plus important, Ic plus
    jnfle, le plus nicelfaire, celui que vous devezr u people,
    c'ell le dcret d'accufatioi Vous ave decret le 8
    aoviebre dernier que les ralfemblemens dec imigris,
    .proloongs jufqu'au, 1" janvier les conflitceraient en
    itat coupable de conjuration contre la pattie, et qu'ils
    feraient punis de mort. Le chef du pouvoir ex&cutif a
    rctufl fon confentement au 'diret qui renfermait cette
    il'erve et cette declaration; mali la confitution, fi
    le done au roi le droit de fufpendle I'execution
    d'un decret, ne loi done pas celui de faire qu'uae
    declaration n'exifle pas; et I'Affemblie, pour uu mot
    qui ne dit rien centre la raifon ne fe mettra pas en
    contradiction avec elle-mAme. On connait aujourd'hui
    uoqu's qIcl point fe fbt accrues les forces de nos eune-
    is,par I'eflite cette longueimpunist, puifque s5o,ooo
    homess font nceffaires pour les combattre. Je fais que
    les Frangais leroiit bien loignks de regretter d'ere
    appel&s a dilfiper ces hordes de araltres, que tons facii-
    ;eront leur vie, s'il le faut pour la liberty de leur
    -npays ; awo dans le fecret de less families quelles
    crPyelltes'j.iCn ta des Et pour vous, qui voudriez fou-
    laWti' aletdean contributions publiques, quclle dou-
    loureu nibceffitC que celi de voter des fonds extraor-
    linaires i nous a reduits a ces fichul a extr6miti ?
    Cc font IE rebelles qui menacent d'intcedier ane patrie
    qui sI veit luuc la paix et ia libertC.Je ne vous rapptllerai
    "point A que vous difait, le a novembre le Comite
    dilola.iq'ite que les Francais AmigrCs rtOrutaient
    publiqiieCm nt, ct avoc uncaudace inouie, pour ce qu'ils
    appel2lti I' arfae des piinces ; qt'ils n'attendaient que
    le moment favorable pour fair une invasion. Les princes
    franiail font .videmmeint ia I the de cette conjuration,
    puifqs,'its font tunis'aux confpirateur ; el ils font rku-
    ,s aul oonfpairtO r., pu ifqu'il -a fonot pas doan leor


    patties. (11 s'eleve des snrmnures. ) Je fe prove. Solli-
    Scits par leur prapre gloire de renter cl France coa-
    dauntes par I'A{Iffmblic national en cas de tefus ,
    appeals par les plus vivei follicitations de leur ficte ,
    ou par lesordres qui'l leur a doanes coInue oi ,
    its fe font refurts a toutes lei invitations. Pouvait-on
    donner plils de preuves de lear audacicnale .rvolte ?
    Jamais ou u'a lutffert des inculpations du genre de
    celles qui leur out ilt faites i fan ksl avoir nerritees.
    L'honuceur devrait fuflire pour rappeler du bout du
    monde des Fiaauais fiffpecies de conjuration.
    Le dccret d'accufation eli done' miiti ; il eft djijt
    pornt dans vos ccturs ; mais il faut rdpondte a cci-
    taines oblervation. quui ont tit fites et .qui poutraient
    l'ire encore.
    Pourquoi ,a-t-on dkt, rendre uu decret inextcutable ?
    parce que indepepdaminent de toute autre confidi-
    ration, la juflice doit fe fire entendre aux homes ,
    fit6t qu'i exitie un forfait, parce que c'elt pour vous
    un devoir de rigueur dt: pourfiivre tons les crimes
    coutre la fureti de I'Etat. Suffirait-il que les coupables
    fe fulfent 6vad6s pour qgu la juflice fit muetts?
    Rappelez-vous qu'au 3o octobte M. Montmorin
    vous difait,, en pila.il ti d rafTenblemens formris au-
    deli des frontieres :i, Au furplus, cette Cmigration
    qui eft devenue une efpece d'epidemie, et fans doute
    il et important de finir 'le course, eft plus affligeaute
    qu'elfrayante ; le roi a fair ceffer les motifs qui pou-
    vaient hlerles puilfances etrangeres A Ia caufe des imi-
    gres., i Ainfi ie minaitre ne nigligeait lien pour vous
    diffuader -de prendre des mefures vigoureufes. Cepen-
    daut, au commencement de d4cenlbre, le eoi elt venu
    vous dire: Vous m'avez,inviti a preudre des meluies
    dicifives pour fire ceffer enfin ces raffemblemens ex-
    tirieurs qui enttetienneut, au fein de la France ulne
    inquietude, une fermentation funeite n ceffiteat unc'
    augmentation de ddpeufes qui nuus epuile, et coin-
    promettent plus dangeieufement la libertA qu'une guerre
    ouverte et diclaree.
    ij'ai penfe qu'il ne fallait nigliget a'cuns des moyeus
    qui pouvaient preferver la Frauce des mawix incalcu-
    lables de la guerre, Ce moyens ,je les ai tons employes.
    D'un cat j'ai tout fait pour rappeler les Frauais imi-
    graus dans le fein de leur patrie, et les ponler ai tio u-
    ,mettre aux nouvelles lois que la grande majority de la
    nation avait adoptees; de Plautre, j'ai employed les infi-
    nuations amicales, j'ai faith fire des requifitions tor-
    melles et pr6cifei pour d6tourner les princes voifios de
    leur preter un appui propre A flatter leurs efperance ,
    et a les enhardir dans leurs t6ereraires projects. Mes
    dimarches n'ont pas eu le meme Lfic&s aupris des
    princes : des irponfes pen mefirkes out kta faite a mes
    rcquifitions. Ces injultes refuse provoquent des ditermni-
    nations d'un autre genre. i
    Ainfi, les aaigrations que le 3o octobre M. Mont-
    morin reprkfentaitcomae plus affligeattes qu'effrayantes,
    fe font trouve un mojs apis Aire extrimement funeltfi
    Sla tranquillity publique et lorfque M. Montmorin
    vous difait que Its puiffances Atrangeres ne leur don-
    naient aucune protection quelconque, le roi vous a
    declare que toutes fes.riquilitions n'avaient obtenu que
    des reponfes iujurieufcs. 11 ef fans doute affreax pour
    des deliguts du people, uniquement charges de fa
    coofiance, d'tre dans la ntcefite de concourir avec
    des agents qui trompent tleurs efprances.
    Le mayen d'cviter les dangers de cet abus de con-
    fiance, eli de furveiller fans ceffe lea agents du pouvoir
    ex&cutif, d'Atre inacceffibles aux confidrations parti-
    culieres ct de ne jamais abandonner les principles. Le
    roi lui-mime nous a donned un example du danger
    d'icouter.plutot des confidirations particulieres que les
    regles ordinaites de la fageffe. It a refuf a fa action i
    deux de vos dicrcts ; il a voulu effayer li des invitations
    amicales pourraient ramener fes freres ai 'obUiffance ;
    it a fait une proclamation dans laquelle il ne nia hi
    la rialitu du delit, ni les preuves qui en indiquent
    les auteurs, mais dans laquelle it announce qu'il a
    pris des mefures elficaces pour le fire ceffer; et A quoi
    ces meclires ont-elles fervi ?
    Une vsrite bien effentielle devrait Atre fans ceffe
    pr(fente A tous les (eprits; et je ne dois pas craindre
    de la dire cette tribune: c'elt que le plus grand
    malheur dent le Cicl, dans fa colere, puiffe frapper
    un people libre, c'eft 'amour pour fes reprtfentans.
    (On applaudit.)
    Le gouvernement reprefentatif eft le feul bon,
    parcel qu'il eft celui de la confiance; mais lorfque de
    la confiance on paffe ai 'amour, a je ne fais quell atta-
    chement fervile que de bas courtifans cherchaient
    aut efoisi ainfpirer au i~euple pour le monarque qu'ils
    appetaient fon pere; lorlqu'euin on fe paffionne pour
    fes mandatairea alors autant vaut-il fe mettre a la
    merci de leurs volontla defpotiques. Le people doit
    furveiller fes reprifentans, te prononcer tur i'inalti-
    rabilit6 de leurs principles que lorfque la pierre de la
    tombe les fepare de 1 foci6t6 ; ila doivent trouver
    dan leur confidence la jouiffance anticipie d'uue re-
    compenfe plus durable: la polliriti leur rltte. Mais fi
    un people eft aflez infenf pour fe paflionner pour eux
    ilin rite 'efclavage.( On applaudit.')
    Rendez done fans inknagemeit le decret d'accufation
    centre les prices : vous le devez ADelWtre, A Varnier,
    i Mayer: vous le deves a vous-mni es depuis le 8 no-
    vembre depuis long-tcn- v'ous le devez an people qui
    fe laffe d'une inutile indulgence.
    Votre Comite de ftrveillance vous propofe pure-
    meat et implement le decret d'accuration, il croit qu'il
    ae convent d'y joindre aucune mefure 6trangere ,
    pas mmine de preambule; it vous dcmande done I'a-
    joutameat de t t uo tequi regarde lto s ompliccs des


    -I C~ C-- --'i-


    - TTI


    princes; pour Itfquels il pourrat. y avoir a d 1if ter ,
    et de tout cc qui regard e It hueltre'des birus, ( On
    applaudit, )
    Une pattie de I'Affenble deuiande que la difio.-
    lion foit ferme. --Ulune auote paut i a ,itiiouatiou
    'eli reclam e avce inflance.
    1O faith lecture de la lifle des oratearsi,
    Trois foot pifi its control ,fdecre d accufauon.
    L'Affemblice decide qu'ils feront eltteidus alhenati-
    venmet ay0c ceux qui fout inafiias pour aqpuyer It,
    decret.

    .M. Centil. Je n'entreprendrai point d'afhiblir le er;rie
    des princes tabelies. Le plus grad forahit ell de dichi-,
    ler le fein de la panic, de la euenacer lea atmea a la
    main, ct petfonine ne porte plus profond6ment quo,
    moi grave dan s on c~eur, I'horreur pour les parjures,
    les tyrans ct les traitres. LU.s pailce, qui font a lastate
    des rebelles out rompin iou, Ir liens qi lea atla-
    chaient a nous: uul nmenagement, nulle confi'diration
    tie femblerair devoir fufipedre la ventgeance.des loi. ,
    SCe n'e(l done point poor prendre la dtefnfe des
    prints tebelles que j'leve la 'vi c'elt pour voc 6
    entreteoir de voire iuner4e et de vo!re gloire.
    Le dcret d'accufation elt un grand reflort qne la
    contittitiou a mis en vos mains pour tauvor la chole
    pnblique daus des tens de troubles; mais bon pour
    quciques coufpirateur quu'il ne s'agit plus que de mettre
    tous le glaive de la loi, ce ielfort redoutable ne perd-il
    point de fon inergie quand il n'ef employ, que pour
    enfanter un vain broit ?
    L'Affemblee conflituante nous a donan un exemple
    de I'inconvenient de hafarder ienprudemmenn t ces grands
    remedies. Eile avait diclard Bouilli inflame, traitre a la
    patric ; elie avait chaig leI pouvoir executif de lommer
    le prince Conde de rentrer das le royaumne, fous
    peine de confiscation de fes bins. QOi'ont produit ces
    declarations que le vulgaire regardait coanme des coups
    d'autorite qui allaient fauver l'Empire ? Bouilli fait
    retentir I'Europe de fes bravades inatlentes ; i poulfe
    la dinencejufqu'a propolfr, pour ainfi dire, unl cartel
    a la nation. L'envoy6 aupres du prince Conde eft ref u
    par ce dedain cruel don't les princcs f vent falls le
    secret et don't feuls ils appreuinet I'art perfide dbs
    leur enfance. Et ces affronts intoleiables font refics
    impunis !
    Ces examples ne doivent-ild pas vous fire balancer
    un moment, et retenir encore la foudre daus vos
    mains ? Ne craiguez-vous pas de compromettre votre
    gloirr en exhalaut aux yeux de I'Europe un courroux
    impuiflant C Que le figne de la Ifouverainet ne devincne
    pas entire vos mains oun lige de tiblolcfe, et le dectct
    d'acculation un jouet mneptifable.
    D'un autre cite lea auteuis de ce project font-ils
    bien convaincus qu'il s'accorde avec Iea methres diji
    prices ? Ne kerait-il pas prudent d'attendre le delai fita(
    fixi par le roi ? Vout avcz fait eotendre des pardles
    d'une genereufe moderation ; vous avcz fia parler le
    ggla gage raifon uuivetle qui concilie la pcuptle :
    c'elt a la tnanifeflation franche et loyal de vusa aeni-
    mens qu'efl attache votre gloic e, et peut-Acrele Ifuccis
    de lecnteprife. Vos premieres demarches out eti cells
    de la douceur et de la juflice qui rangeront tot ou
    tard dans votre part tous les peuples. Ne craignez-vous,
    pas de defceudre de ces hautes defines, Ii vous vous
    abandonnez A des mefures de profiriptlon? Ne crai-
    gnoz-vous pas d'imprimer i la guerre tin caractere de
    berociti., i vous la comnmencie par des arrets de mort ,
    et d'inviter vos eonenmis a ufer de rprtiiailles ? Ne
    craignez-vous pas de fair gtisir I'liumaniti fur de
    nouveaux climes, en Cpirpy ant lei haines en aigriffant
    les efprils qu'iI falt adoucir 11b'eleve dcs nmu-
    mures. ) La gnurofit, laa lenteur a punir ne trainent.
    pas avec elc, come la precipitation les remords at
    la home.
    Vous ave appel6 a la liberty tous lea peoples jaloux
    de votre gloire ; c'eft ctte grande ct fublime idea
    i 'il faut lier vos dimarchest les deftinees peut-atre
    u genre human dependent de vos actions et de vos
    penlies. Serez vous plus grands, plus magnanimes ea
    faifant des lifles'de profcriptiol, qu'en vous contestant
    de diclarer : vo s enoemis one guerre franche et ou-
    verte, Vous devez par-deffus tout a la nation I'exemple
    dtes plus grades vernus ; la conquete de la liberty fera
    illufoire fi lea mceurs ne s'ipurent, fi les penchans
    ne s'ennobliffent, ii les ceurs ne s'lecvent aux grande
    actions et ne s'accoutument aux facrifices des ames fortes.
    C'eft aux itgiflateurs qu'il appartient de donner i'exemple
    de ces nouvelles yertus, c'cll d'eux que le people doi
    attendre ces premieres impuliona, ces grands mouve-
    mens de la liberty qui peuvent en fire un people nou-
    veau. Craiguez qu'il vous voye defcendre a des ven-
    geauccs fltriles, on vous exhaler dans un courroux
    impuifant feul sentiment des ames faibles. Cher-
    clhz chez lis Romains des examples ; voulce-vous leur
    reffembler Iorfqu'ils ont t6e libres ou lorfqu'ils oet
    pris lea fers ? A 1'epoque oa ih ont conquis Icur liberty
    par I'expulfion des tyraas, its out laiffl a ceux-cl
    enlever toutcs eurs richeffes quoqe'dlls fuffeut le
    fruit de f~curs du people. Lorlqu'ils aunt pafft fos
    I'empire des Cifars oni a vu les conlircations les pref-
    criptions, les tauumvirats. (11 s'l'eve des nmumnres.)
    M, Lemonfey. On cef ici pour parlor ou pour entendre;
    eeux qui nanquent A I'un od l'autre de ces devoirs
    doivent y 6tre rappcles par le prifident.
    M. Albitter Puifque tAffimblke muran re a c'eft une
    prcuve qu'odll ~Acoue.





    MA. Lual. Je couviema que i les princes n'ont pas
    reipli toutie le conditions qice vous lcur avez int-
    pofies, vuos devea le8 traiter avec la fivbriti qu'auto-
    rifent la juflice t les lois ; mais avr-vouis la prenve
    certaine que depuis Ie premier janvier, les rebclles ne
    fe font pas difperles on qu'ils nie fedifperferont pas avant
    Ie la? vous ne. le farz pas et vous nle pouvrz, fans
    tomber en contradiction avoc vos priticipes, prendre
    ae s nmfures anticipeis. Si vous rendez le d&cret d'ac-
    cufation Ie foul devoir que la force publiiue aura A
    Sremplir, fera d'ariicr ceux qui en front l'objet au
    conrairc aver-vous jamais vu que, lorfquc des chefs
    de ribelles etaientt a la ttec d'uue arme on coummenait
    par Icur faire leur procks ? non; on les combattait, et
    lorfqu'on lea hifait ptifonliers, on les punillait.
    Vous aurie peut-6tre des millicr de decrets d'accu-
    fation & rendre, car les procedures doivent ktre iudi.
    viduelles, pour que qhaque accufr ait lafacult de donner
    fes'moyens d ddfenfe. Je demand, d'apres cela4 I'ajour-
    Sacment du dacret d'accnfeaion.
    Ml. Je -nDelry. J'aurai fuflifamment rifutA les prio-
    pinans quand j'aurai prouv6 que le dicret d'accufaiion
    eft aufi fond en politique qu'en justice. C'et la lougue
    patience de la nation qui rehauffe ceux qui 'outragent ;
    leurs forces font dans votre indulgence. Fixez voa re-
    gards Iur les raffemblemens des emigres vous les verrez
    fair des rkglenaens militaires, des enr6lemens jufques
    dans le fein de la France, fire des plans d'attaque,
    cffayer de corrompre nos clithf; ii n'y a done ni point
    de droit a examiner, ni equivoque a lever, une maffe
    de faits les &crafe et quelle eft done cette nation
    nouvelle cette nation vagabondu qui s'leve centre
    la France ? Elle vent lui fire des lois, elle la me-
    sace, et d6ji peut-etre le patlement de Coblentz a
    condamn6 le relie de la nation. Ces bravades feraient
    ridicules i' elles n'inquitaicnt les citoyens, n'affai-
    bliffaient Ie credit, ne compromettaicnt I'autoriti des
    lois. La France entire attend un denouement et s'etonne
    que vous n'ayez pas encore frapp6 des traitres que
    rEurope entire dinonce. Examinons fi les mefures
    feveres qui vous font propofies jules an fond, font
    bonnet en politique. Aujourd'hui que to crime et la
    cupidite portent leurs regards fur la France fur cette
    proie riche que des confpirateurs fe partagent a l'ombre
    des lenteurs, des embarras affects du gouvernement, il
    eft de la dignity de la nation, come d'une faiue poli-
    tique que la loi frappe 1'etinemi qu'elle connait. II
    *'elf pas de bruit que f'aiflocratie n'imagine, et ne r-i
    pande pour augmenter nos craintes; mais en vain fup-
    poferait-on toutes ces hordes ennemieis seses a fondre
    iur nous; pour quo nous eufions i lea redouter, il
    faudrait croire que le matelot fulidois, que le payfan
    ruffe, que le montagnard Ihelvetique fulfeot difpofes i
    combittre pour I'orgucil des defpotes on pour les pri-
    vileges de la noblelle. Mais quand cela ferait, nous pie-
    fenterons I'excunple d'un people immnele qui fe pri-
    cipite fur les milleAites du defpotilmse.
    II faut done prendre routes les mefures de force nk-
    ceffaires pour foutenir le fimulacre de la loi. Peut-itre
    plus d'un coupable fera-t-il d6couvert par les proce-
    dures fiveres que vous ordonnerer, et peut-etre trou-
    v era-t-on laclef de ces chiffrcsequifervent a des negocia-
    tions mnylliesioe s. Je e parole que des chefs des r -
    belles ils doivent iare pourfuivis. La nation a jure la
    paix, mais elle I'a jure fur les armes on cas d'attaquc.
    Qnu'lle ferait cruelle, la pitia qui epargnerait quelques
    coupables pour expofer la nation entire! Brutus con-
    damna fes eufans.aux fupplices, et la patrie Ie confola.
    Nouis enous laifferons pas entrainer par des conufid-
    rations particulicres en faveur de la famille du roi.
    N'avee-vous pas d'ailleurs d&ja lfulfert aflle d'injures?
    Conbien de fois 'oubli a-t-il ieoffert aux rkvoltes et
    de'daign par eux ? Je ne vous parleraipas de ces demar-
    ohes, de coa contrc-marcles, de ces lenteurs affects,
    de ces dilais accords de-ces declarations fans effect
    miles ne font qite la fulte et la reprife d'un grand com-
    llot ichoue le sa join, i Varennes. (11 s'eleve quelques
    applaudiffmens et des mourmures.) Non, je ne folpecte
    point les intentions actuelles du roi. II eft convaincu de
    Is volontl de la France; mais fa conviction fa rifo-
    lution n'ont pas encore pu detruire les l'p&rauces de
    aos enneais. Un fiul mot pent enfin les aneantir c'eft
    It dicret"d'accfation ; car celuill n'cll pas fouunis au
    valo do toi.
    On dira fans doute quil faut encore des moyens de
    douceur quo peut-etre les imigres font difpofs i
    obCiranx requiictions du roi; mais A quoi bon i5o
    mille hiomaes pout les combattre. Ils fe repentent,
    dit-on.
    Elh bin qu'ils fe rendcnt OrIlans qu'ils jufti-
    fient cuts rreurs. ( On applaudit. I Qji'ils fe courbent
    devant laloi. Elle n'ef point defcendue du ciel pout
    flichir devant des rkbelles. Rendcz-donc fur le champ
    le decret d'accufation. Demaain, peut-sre it ne fera
    plus ters, parcel qu'il doit crre tendu avant tons lei
    Pdrpiratifs de guerre. Second difpofition que vous
    deve prndrre, fufpcnfion d' tout paiement. Troiicime
    difpofuion, fequelire des bitos appurtenant aux acce-
    fes, en gyge des indemnlits quo potrra n6ccffiter la
    p&doAidr bruyaante qu'ilt occAionlneroutc.


    4'


    t. Genlil. Je conclus en demandant t qa uelion
    prtialble oiu 'ajournement fur Ie dicret d'acculation ;
    il eft itutile, il pent conmpromelte votre gloire il
    ef, premature, il peanut dtre utn obstacle aurx hautcs
    delinces de la Praine : en y Iflychilfant, vous Ic
    jugertt irdigne e de ous.
    la. Lequilio l pirfi e la ridaction d'un decret d'ac-
    - curfaion et quelques articles fur le fiqueftre des bins
    des accul.s.


    - -----~---"----I--L_.~bLC


    ( 11)

    II ferait lct e encore une deniqre mefine que je
    pourraii vous offiir. Peut-tire vous praitrait-il jufte de
    prendre des nieltres d'un genre nouveau centre lea en-
    iitnis de I'itterieur, centre le fanatifine. Vous faver
    que l'lointre qui croir fervir dieu avec des crimes et
    I'enuemi te plhu firoce et le plus dangereux et ii ia
    loi dolt punir le climte en ratbon des dangers ,j oftrai
    vous dire: fuiveillez cette cllafe de rbelles. AjiuUtrz
    an code penal one lui contre lo faIatialme, et l.a tiui1
    du 4 aoit ell complottc.
    M. Moriceau. 11 faut peut-8tre quelque courage pour
    combattre uric opinion qui parait cre ceHle de la ties-
    gralde majority de I'Affemble mais fi dans des cir-
    cofltances graves je faifais d'autres calculus que ceux de
    l'itiirt. de la patrie, d'auties combinaifons que cells
    de la juflice, je ifeais indigne des functions de ligifla-
    lenr. D'abord nae nous Cgarous pas fur le viritkable hat
    de la queflion ; clle n'eft pas de favor fi le d&ret d'ac-
    cufation contre les princes eft jufte :- certes, aucon
    ennemi de la patties ne I'a mieau mritiC. Its ont laffA
    jufqu'd la clnmence de la nation ; enfin its out nairitA
    qu'elle apI.tla' tile fur eux toptesr'fe rigueurs. (Une
    parie do i'Allembble applaudit et demanded A aller aux
    voix. ) Mais... (On applaudit encore et on demand
    a aller aux voix. ) Mais.... ( La voix de I'orateur eft
    toauffie au milieu des aires et des Vurnmures. ) Mais ,
    Meffieurs,.... dans es conjonctures graves on nous
    fbmmeo, le corps lgiflatif a d'autres motif i fuivre ;
    il faut fair s'il eft utile, a'il eft nceffaire pour le
    falut de la nation, s'il eft politique de rendre le d6cret
    d'accufation ; li ce d6cret ne compromettrait 'pas la
    tranquillity publique et ne vous fufciterait pas de
    longs embarras. Je pole d'abord le principe. La nation ,
    qui pent toujours faire juloice, ne doit jamais exercer
    des vengeances, dile a des droits i dfendre; iele peut
    fire tout ce qui eft neceffaire A fa furet : mais je dis
    que le dcret d'accufation n'et pas nieeffaire i la defeAfe
    de 'Etat. Si on remarque l'incertitude des princes qui
    pourraient foutenir les emigres, on peut penfer qu'ils
    redouteront long-tems d'engager une querelle avec la
    France et que "rois millions d homes libres arnes
    font un genre de puiffance fi nouveau, qu'on hifitera
    peut-Atre long-terns a I'attaquer.
    Votre dicret d'accufation n'eR point utile en cas de
    guerre; et port des a prefent il peut rtre trrs-nui-
    lible a la paix fi la guerre fe declare, A I'infant tous les
    liens lont rompus alors le biens des princes font
    confifquis; leurs t&tes, a'il le faut miles A prix ahin
    que leur fang arrof le champ de bataille on I'echafaud.
    Si vous faites une declaration de guerre, alors reudez ,
    6i vous le voulez, Ie d&cret d'accufation parce qu'il (era
    poffible de 'executer, parce que le crime fera public
    et confomme s mais je dis que fi dt i a .prefect vous
    render Ie decret come un prBliminaire, comme une
    initiative fur la guerre vous ne faites rien pour la paix,
    vous ne pouves plus mouvoir fur lekgevolt sle ICvier
    de la crainte, vous n'aurez plus que la f-rce a employer,
    eux que le difefpoir. Ce n'et pas fous I'afpect de la
    crainte pour les princes, que je vous invite a fulpen-
    dre votre dicifion c'eft bus celui de la prudence.
    Au 15 janvier tous vos ennemuis fe front declares ct
    au 15 janvier auffi vous devez porter tous les coups.
    L'AfemblIe ferme la difcuffion.
    La proposition de l'ajournement el rejettle prefque
    A f'unanimiti et an bruit des applaudiffteens des tri-
    bunes.
    M. Genfonne fait une feconde lecture de fon project
    de d&cret. 11 obticn la priority fur celui du Comite
    defurvcillance.
    M. Lacroix. Je demand que le dedret foit reduit a
    une accusation pure et simple, que l'on n'yjoigue ail-
    cune autre mefure quelconque qui pourrait paraitre
    a d'autres perlonnes fulceptible de function, afin que
    nous n'ayons rien deimeler avec le roi et fes ageus..
    Ce n'eft pas queje ne fois perfuadi que le furplus des
    dilpofitions contenues dans le project de decret de
    M. Genfonnu n'a pas befoin de la formality de la
    function; mais il eft prudent de ne pas Ie joindre an
    dicret d'accufation, pour privenir toute equivoque et I
    touted difficult.
    M, Rebout. Leconfidsrant eft parfaitement bien re-
    dig6 ; mais il doit enter dans l'acte d'accufation, et
    ion pas dans le d6cret. Quant aux autres parties du
    project de docret, clies ne font nullement de nature a
    etre faactionnics; il ferait msmem ab.furde de t fup-.
    pofer ; ce ne font en effect quo de fimples iclairciffemens
    que vous demanded au mintiftre;, t vois avez Ie droit
    de les requirir.
    M. Lacretelle. Si jamais it elt une location. o6 I'Af-
    femble e doive proclamer les motifs de fes dicifioan.
    ceft celle d'un decret d'accufation centre les premiers
    fuppleans de la couronne. Vous faites un dicret qui
    va retentir dans toute I Europe. II eft bon de fire
    voir que les lgiflatcurs icastent toutes les palionsa ,
    pour ne finire que le fcntiment de letc confcicnce. Je
    dis qu'il eft de la jttfice et de la politique.de fire un r
    pramibule, et qae Ie dcicet d'accufation dellinC a ob-
    tenir la publicity d'une loi doit Stre motive, ct que d
    'eft feucement I'actc d'accufation dciun i a tre remis
    aun juges. j
    M. Cambon. Vous exercezen ce moment les functions' R
    de grands jurks : or, en cete quality, vous devez a
    rendr te t dcret d'accufation feulement, d'aprhs votre
    conviction intime, et fans le motiver. ,
    M. Pinera. Vouas ns dovez pas rendre votrc dicret al


    d'accufation futr des fi.s de notoeit& publique, ma l
    fun des pieces. 11i eta rtlte lue tous deroius ai loctrt
    celles qui vous out ti anntoncaes pai Ie rappurIle voa
    Colits. ,
    M. Ie prifident confulte I.femblnbe.
    'Les decrets d'acculation font fucceftivement ren du '
    en ces terrmes. '
    I, L'Affemble nationate d4crete qu'il y alien aaccu-
    fation contre Louis-Stanillas-Xavier, Charles-Philippa"
    et Louis-Jofeph princes franuais;'M. Calonne, ci*
    devaint coutr6lcur geutral M. Laqueille 'I.iic ci GJA-
    goire kiquetti, tons les deux ci-devaut dputis 4
    I'Afremblee national conflituante, come prevenus
    d'atteintats et de confiiration cgutre la forest geneiale
    de I'Etat et la cnfli:ution.,
    La deliberation fur le pranihule du dicreet t fit
    les niefures accelfoires ell ajou;ne i demain.
    La fiance cf levIe A 4 heures,. .

    StANCE DU LUNDI 2 JANVIER.'
    Ur-de MM. les fecretairea faith lecture de,laletthr
    fuiurniie :, ...
    s, Je prie l'Affemblie, dout j'ai loionrieur d'etre
    nrmibire, d'accepter on affignat de too liv. pour fouite
    nir une guerre entreprife en faveur de la liberib. Mt
    felicite lit le bonheur d ma parie et c ma jouiffance,
    cell de taire mon non. ( On applhudit.)
    L'Affemble ordonue mention honorable de cetta
    leitre au procis-vetbal.
    M. Debry, al nom du ConuailE de l'infruction pultli
    que, relit le project de decret fuivant:
    L'Affemblie nationrale confiderant qu'il ef utile i
    la propagation de I conrnaiffange:, de connalire exacao
    tement les rickefcfs liitarirctd du 1;-aumre, pour pou-
    voir y fire participer, autant qu'il.e IolLl,-o tons 1e "
    departments de I'enmpire, par urine juie distribution
    Confidanut qu'il imported de recueillir ce qui retle
    a recevoir de renfeignemiens i cet regard, pour ne point
    lalfer incomplete et inntil e travail commence par I'Af-
    Iemble conflituante dicrete qu'il y aurgence,
    L'Affemblie national, apris avoir decrete I'urgence,
    dicrete difiDniivemenim que Irs admiiifi diansi c didlrricc.
    front palmer au% adrmlnlhnaioi. de dcipajturena, Its tats,
    des frais occaliaonor pour le Iln(lport ct la gaide de,
    lives provenant de% mailons religitufrs cat Jitres ita-
    bliffemens (fpprimea, pour la',coafection des catalo-.
    gues et cares indicatives; *et qu'apris avoir vuifie et
    debattu leldits tats les adminilfrationtsde department
    font aulorifless i ls allouer Aconomiqutament, et I deli-
    vrcr des ordounances du m aontae Ity les recoveors do .
    diflricts.-
    Art. 1I. L'Affemble natiopale auoaifeo fn Comr t e
    d'infiruction publique, j iaic; conmullurr Juns foun en-
    ceine, par des perlonnes experlic, qut Icron payees en
    railon de leur emploi, le travail commence lur IJr c.Faes
    et catalogues envoys.
    M. Lacuie.Je demanded par amendment que le pre-
    mier article porte que les adminiftrateurs de diflrict
    front continue les travaux pour la confection des
    tataloguts.
    Le project eft adopt avec I'amendement de M-
    Lacuee.
    Une d&putation des gardens nationals du diparte.
    ment de la Correze, pr6fente la petition fuivante:
    Le bataillon des gardes nastonales d' dpartemenit d
    la Correte a cru fe former poqr marcher aux frontieres.
    Animes de cet efpoir nous avos quitter fans regree
    sos families, nos amis tout c que nous connaiffions
    de plus cher avant, de conuuitre une palrie.
    Perfuades que l'obcfrvaiion rigoureufe der regles
    militaires e la premiere qnalitC du foldat qui veuv
    vaincre nous avons euaqueleque forte priveou vos de-
    ;rets for lea gardes natioualte, en nops impofant une
    discipline active et fevere,
    Mais quels out atc nos regrets d'apprenilc en arri-
    vaut aux portes de la capital quc i. doit fe terminer -
    cette champagne, don't nous gofition dtji d'avance les
    atigoes et les dangers. D'alrems cIeillernt les lauriers
    aux champs de la victoire; peut-etre ais reviendroait
    :ouverts de geinreufes bleffures, plus envies ebcore
    que les lauries ; nous entendrons les chants des htecs
    triomphales qpe voas allez cqafacrer is 'hontitur de
    ceux qui auront bicn fervi IdIatrie; et tnoo, foldrst
    nutiles de cettc patrie, qui aurons paff le teams du'"
    peril dans une dooloureufe inaciiviit, nous n'oferois,'
    partager les tranfports de lajoie commune, nous ~liu f
    erons nos regards devant nos compagnons iastitOrsl'x
    Peres de la patrie, nous favons que notri pre IseF j
    devoir eft,de la fervir avec fiddlitc dans tous leI dfl
    id elle nous aura placCi. Mais pourquoi npous tonir
    iuprst de la capital ? O font les dangers qui 6 se-'
    iacent? Les vainqueurs de la batille refpirent inu msi
    ieu d'elle. N'a-t-clle pas dans fon Coin les rept icrian
    ol people francais, inVeflis de fa puiffnce otgane ,-,
    te fa volontl ? Les ennetmis de la paitie 1 a font pja
    craindre oh vouns tes, Mellicurs ; i Ia m .
    elt des lois fullit pour les accabler. C'eflau-deli dit
    Rhin qu I'honnaur appelle Is, loldiaI patriots. ( Ot
    pplaudit.)
    L'Afemblie accord aux petiti0onnaires l I honaoctr
    e la fiance. ct de~rete mention honoiabledtr I' drtffq
    u prae-vcserbal.


    '1, t"'"
    o-


    , e
    ."P*",













    ( 'i)


    I


    M. Labtergerie.Je dmenande qu'elle foit retlvoye tu
    pouvati eFiclif, pour Ipondre aux viCux des braves
    V Ahl i si fiationalux,
    Ce renvoei 4t dcr:t~..
    M. Marbol, L'Affemblie n'apprendra pas fans interEt
    qu'ill' viunt d'aduietnira.dans ison feiu un descornpagnons
    d'amies du brave'd'A(ias qIi a peri i Cloltercamb, vic-
    tims de Ion geniacuxi devoueucut; it a vu d'Afla tomr,
    'ber & -fes coelt.
    "Apis avoir fervi avec difinction' pendant 3a anri
    daus les troupes de ligne, ce brave foldat r stait retli
    daus Ti famille pour y jouir des douceurs du aepos.
    Lorl 'il a appris que la France ralliaii Its entans Tous
    les i6endards de la libctii if na coufuletsle qe fn cou-
    rage,it ii a conlacri denouveau les forces quii lui ref-
    tent au service de Lf4' ,,.i Ses concitoyces lui ont
    jendu la jultice qu'il aserile, en 1'lcvant au grade de
    capitaine dans le bataillon de la Correze.
    Mirs M effieurs, ce genereux citoyen N'etait' qu'un
    simple foldatet et gtlire eft rcftle ignore, 'comiale
    elle el reftee fans recoinpeinfe ;j'en dernaude, Mtfficuri.,
    une bien grande pour lui une ricomnpetfe qui Ie de-'
    dommageta de tout, el'ft que fon nom foit honorable-.
    snent inlcrit au procis-verbal.
    L'Affemblfe ordonnc cette mention honorable. ( On
    applaudit:-)
    SPlufieurs voix : Le no de ce brave militaire.
    M.... Q1il aille tui-meine au bureau le faire inf-
    trire,
    S Le capitaine du bataillon de la Correze traverfe la
    falle an milieu des applandiffemens, e declare qu'il fe
    s.om1t Junie R.oux.
    S M. Ginldul i foumet A la deliberation le priambule
    du deciei d'- un ition ridige tel qu'il fe trouve dans
    notre dernierr uiiiii'rJo, a l'exceptiou du premier para-
    graphle fuppriini dpj'is par le oinite.
    Al. Cambon. Je crai que le dicret d'accufalion que
    nous poltons doit fervir d'exemple pour tous ceux
    qui front portes par la fuite. It taut douc que nous
    obleraipons les, formes que la loi a indiquies, ou que
    nous enietablllfiias d'ivaiiablrs. Un jurkne pent porter
    d'acculatiou quee par I'ampulliou d'une conviction
    intime. Le diecteur du jute faith fur la declaration
    des jutds actede d'ieaculauin et it le motive;
    mais le juie declare puremenlt et fimplement qu'al y
    a lieu A a cufntiol. La loi a voslu que nous liffions
    d'abord les functions de jur en rendant le dicret
    d'a;cunfaionl, ent'uite celle de directeur de juris en
    ri.d:geant 'acte d'accufation;. e't done Iorfqne nnus
    porterons l'acle d accufation que nous devous libeller
    nos motifs; naintenauit it ne s'agit que du dcrer. Si
    nous mettons nos motifs dans un confidirant, au lieu
    de jurt d'acculation nous deviendrons, pour ainfi
    dire parties. N'atiaquons pas dans fa naiffance, la
    flme de juris, et rendons un dicret pur et simple.
    M..... L'acie d'accufation doit contenir le fats ;
    m-is un dedel d'accufation eft un acte beaucoup pins
    fole'inel qui doit coniclir 1'enoncialion generate dci
    motifs qui le ditermainent.
    L'Affminblie adopt e le preambule tel qu'il a ere lu
    .par M. Geifounne.
    Le mname rapporteur lit u autre project de d4cret qui
    eft adop!i en cei themes:
    1 L'Aff'mblie Inationale con(idirant qu'il imported
    a la tranquilliti de prende,, fans delai, les inefures les
    plus prop'es pour drjouer les piojets des confpirateuis,
    et later I'execution du dicret d'acculatiou quc'ell a
    retndl :
    SQuIe les agens du pouvoir exicutif lui doivent compete
    de tuus les iclaircilfemcns qu'ils ont dfi fe procurer
    fur les dimarches officitlles des rnvoltis nupris des
    course itrangeres fur les citconflances qui ont accom-
    pagni ci fuivi leurt complots la dfignation de leurs
    principaux agents 'itatt.et le nombre de leurs com-
    pllces ; *
    Decrete que fes Comitil diplomatique et de l1gifla-
    tion rulis lui priferntrnt, dins le dklai de trois jours,
    uo proj.t d'acte d'#ciufatio oncntre Louis-Staniflas-
    Xavier Chlarles-Philippeet Louis-Jofephl, princes fran-
    Sais; ct contre M. Caloune ci-devaut cont6rleur-
    ginCral M. Laqucille l'aini et M. Grngoire
    liqueti tous les deux ci-devant dbputis a l'Affemblic
    siationale conftituante; "
    Decrete quc eIs miniflre des affairs itrangeres feri
    tedu de remettre an .Coimiit diplomatique daus le
    t.i: ihe dilai touter les notes et tclaircifemens relatifs
    en ;,.l(h ii n.plis e t aux circonflauces qui les out
    S* '.. .i-,,c6(is a ojfvis qeC les agents de la natioti aupris
    .u. .(I: .piwllitcri ctlangerets out dfi lii fire paivenir ;
    o,.rnme ulfi di di noncer a I'Alfcmble national cetux
    * dedilias agents qui peuvent %'itre rendus conpablcs de


    connivence avec les r volthi, foit en avorifant ouver-
    tement leuls project foit en nlgligeaut d'inflruire Ic
    gouvetnuencnt des difpouiiious holliles qu'ils out mani-
    ,t(ires et drs ougociations qu'ils opt prdpaties et fui-
    vies fons I(urs yeux dans les cours itrangercs.
    M. Genfor'tn. Je fuis encore charg "par le ComitA
    diplomatique de vous demander I'aJournement des me-
    .ures accelfoires qti.oint e ptopolee psr M. Briflot
    et autres. 11 fera lait on rapport furites nmelires extlaor
    dinaites, iln lcdiL liroclhain en nmeic t emn que lin'
    I'offce de 'empcieur qui vous a t e counniiiiiq'll
    par le roi.
    M.... L'Affemblte congituante a ddcerne des mo-
    . numens aux grands homes. Vous avez envoy an
    Comnii d'intruction publique la motion de M. Vau-
    blaic tendante A crier, i'exemple des Romains, des
    ftes civiques, 'des pompes triomphalles: cd'ct a de pa-
    reilles iolIitution" que Rome a da -es hros ; c'eft par
    ,des moyens dela name nature qu'i' fant flAtir le crime.
    II.ne tulLfit pas d'aiscfer de pourtliivre les cliffs des
    rtbelles ii fuat les punir et 'ofe V'ous en propofer
    Ies 'mioyens: ce ferait de confacrer A la vindicte natio-
    iale tun edifice ot les noms des traitres i la patrie
    feriient graves ponr Ati tranfinis A la pofltrit4. ( lOn
    murmure.) Je demniiderais que 'les arts fe reIniffent pour
    rendie encore plus terrible lts images do crime qui
    ferait reprifente fur ce monument. ( Les murmures
    redoublent. )
    L'orateur iufifle, il demand dix minutes, cinq
    minutes. On paff e l'ordre du jour. .
    M....S'il fallait ajouter une preuve aux actei mul-
    tiplies de iivolte qui vous ont itk dinoncis, il me
    fuffitait de dire que quoique 'Alfen.blie coittituante
    ait fupprimb les ordies, Staniflas-Vraqiois-Xavier
    prince frangais, ci-devant grand-ma ire de l'ordre de
    Saint-Lazare, fait encore dts cheva'iers. Je demrande
    que vote Comiii des domains vou4 pielente inceffam-
    ment un project dg dicret fur administrationn des bins
    des ordres fupptimis, ainfi quc fur I'admitrifration
    des biens fiqueflis.
    Cette proposition ef adoptie.
    ( Laofuite remain. }
    '. B. Le refle d.r f1 rene a eii rrmpli par la ecntre
    d'un m6moi. jill. iiciii d.i niin(ire de la maine ,
    relatif anux dnorniatnons. des citoyens de B.reft et de
    Rochlefor de quelques m&lnoires do miniftre de la
    juflice, et par des deceits rclatifs anx finances ct aux
    fecours publics.

    SUITE DE LA POLITE QU E.
    FRANCE.
    Extrait d'une lettre de Metz.
    ILfaut rendre juflice a I'activiti de M. de Nar-
    boone. II eft arfivi i Metz, apris avoir paff fix ouits
    fans fe coucher : il eft tantit A cheval pour paffer la
    revue des troupes taui6t il &crit ce q,'ll a remarque ,
    on rapidement s'oecupe de cc qu'il va dire a ceux qu'il
    vent convaincre. C'eft pluficurs miunircs la fuis qu'un
    home capable de peer a tout, d'agir fans ccffe et
    d'&tre fans celffe parlant avec iloqucnrce onu agiffant
    avec dextePile. Voici pris etre les difcours qn'il a
    piononces et qui toun out eu un fncc;iprodigieux
    dans la garnifon, celui qu'il a adellfe aux braves
    gieneraux.
    Difcours adreffi par M. de Niarlonne A MM. de Luskner
    et Rochanbeau, i en les relevant mariclhaux de France,
    au nom dui roi, i4 la tfil de la garnifon de Metz.
    MESSIEU aR S
    LE roi vient de vous oommer marich3ux de France.
    L'Affemblie national en rendant un d&ret fur ceti
    objet a ajouti a crtte nomination une nouvelle gloire
    qu'aucun giniral n'avait pn connaltre avant le regue
    de la libetd. Le roi Mefficurs n'a pas fuivi cette
    politique pufillanime qui croit exciter l'emulation par
    Iefpoir des ricompenes ; it a fenti que Ia reconnaif-
    lance pour des hummes tels que vous, iiait un mobile
    bien plus puiffant que ianibition ; et fe fouvenant de
    vos fervicts paffi& en vous dCfigiant pour gienraux,
    it vous a deji viut viciorieut.
    Vous, Monfitur de Rochambeau, qsi avez fi cou-
    rageifcnment cocrbattu pour la liberty d'une parties du
    ronde, voiUs favez a quet point ce fentimepa multiple
    Ies forces ct Irs moycsi ; vous favez que dans l'hif-
    toire moderne nille guerre nin tat comtutande par la
    vulomni ginerate d'lni people, fans que It ficca s 'en
    ait Ce hcurentx et que tons lIs efforts de 'art 'et du
    gelie out toujonis i t repouffis par la fsele perfivirance
    de I'amonur de la liberty; vous le favce, Monficur, vous
    qui potf)dea i tapt de titles 'elfime des Frangais et
    touitcs les reffoottes de leur courage'vont tre confics A
    vos talns.


    Voos, M. Lucknir, qie ons, n'svions appis i
    conni ,r: autrefois que par n0to itvies, vous nous veCZ
    adoptrs ppur patiie; et,eu priv.aut ups ennemis d'on
    de lcups pricia.ie dfienfeurs, voil ,jous dounes popl
    gataut de voire divofirient, !i, clgix que your gveq
    fait de la France fur toute I'Europe, et Ie depot de
    votre gloire, qui ne pelt' fottir'tieS 'maitnt des Fan-

    N B. I. Tolotan s'&tait rendu i Metz pour calculkr
    fau Iks lieuxc; avec le giiiix i ;iI' le miniiiie les
    pr&cautions ,uceliaires' ptleddre pour cs aPppru ilioil
    nement de vivres.


    E R, A T A .
    No I, page 3, fco.ndE bolonne, au lieu d& cecl
    teur palatine lifrz liveque de Spiir. li. ai lieu de
    ke iinufire de Treves, lidc I i min jire de ilecterir j'alai'l.


    S P E C"T A C LE S.
    'AcAD*tr a ROYALE DE MltStIU;-E.Auj. Caflet e
    Pll~ix trag. lyr. en 5 actes.
    TIiTATRE DE LA NAT.ON. Auj. les mours de Bayard
    gerc. de la Jense Indienne.
    THtaTRE ITALIEN. A vj. Camtille on le Souterrai ,
    pric. des Evi)imenets imnprivuis.
    TiArT F.RANI AIt rue de Richelieu. Aujourd'hui
    Macbelh trag. en 5 accs', fuiv. du Marchand de
    Snmyrte, en iin'acte.
    Tti^ATRE de la rue Feydeatu, ci-devant de Monfiaeur,
    Ataj. Ia 3a2 rept. du Club def bones gens, folie e
    s acres, pr&c, de la Nait efpagnole.
    THiATRE OE MinE M'ONt ANSIER, an Palais-foyal. A0.
    Alix 'de Beacaire, op.'cn 3 actes, fuiv. de la Servanlt
    Maitreffe,op. en l actes.
    THIT'ATRE o MARAIS, rue Catlure-Sainte-Catherinue
    Auj. t'Avare (uiv. de I'Epreuve i'ouvelle;
    En attend. Richard et Derlet coin, en 5 acts,
    et le Fariage de Figate ou la Folle Jonrnd. l
    Amiic COMIQUE, alu Boulevard da Temple. 1,uj.
    la Fore'noire or le Fils naturel, pant.en 3 acts, preC.
    d'Alequin towjorrs Arlekuin, com. en 3 actes, et de
    l'Epreve ratijunnable.
    TunATsE oa MOILIERE, lue Saint Martin, Auj.
    le Suitfe de Chteautivieux pric. de Jerme poinu tt
    du Sulplur onu la Femme comlme itl y en a peit.
    TI*ATRE-DE LA RUE DE LouvoIs. Aujourd'hni
    la 1 erepr. de Geyevieve de Brabant, opera en i actes, et
    fa fuite en tn acte fiuiv. de ?Efpril de contradiction.
    En attend. la lere iepr. des Deux Freres op. coin.
    TuIATrE DUCIRQUENATIONAL, anPalais.Royal. Auj.
    la oee repr. de Raoil de Coucy pant. A grand fpect.
    prec. des Deuex Chajfeurs et la Laitiere term. par le
    ballet des Saboiliers.
    En an. les Trois Coujines, opera, et'dAniere d Paris.

    PAIEMENS DES RENTERS DE tL'HbTEL-DE-VILLE DE PARIS.
    Six premier mqol 1791. MM. le Payeurs font A toutes ettus.
    Cours des Changes strangers r 6o jours de date.
    Amfictdam.......... 36" Cadix....... 23 1. zo .
    Hambourg........ 288. (.ones ........ 141.
    Londres....... 181. a Llvoiurve .......... 151.
    Madrid..... 23 1. 1o I. Lyon, P. des Rois: s~.b.
    Bourfe du janvier.
    Act. nouv. des Ind. de 25oo liv.. ....... 365. 60.
    -de 125 mil. dc. 1784. 13, 2. 1.14. j. .i. I t. b.
    Srties.....................................
    de 8 millions avec bulletins..................
    Fans bulletin ............... ..............
    fort. ien viager........... ............. I. b.
    Act. nouv. des Indes. 154:. 33. 37.36. 35. 34. 33. 32.
    ... ...... .... ................. 3. 3o. 8.
    Caiffe d'cfc. 4110... 12. 15. 1t. Io. 6. 5. 1oo. 4095.
    Demi-Cai'fe.............. o5o. 53. 54. 53. 5s. o.
    Quitn. des Eaux de Paris......................
    Empr. de nov. 1787. a 5 p. ...................
    Idem............ 4 ....................
    de 8o mill.- d'aout i7l9.. ........... ... .
    Affur, colit,, les inc. 672. 71.70. 69. 68. 67. 66. 65.
    -a vie ..................... 745. 43. 49- 40.
    Actions de Ia Caiffe patriotique..................
    CONIRATS. i*1 celaffe A 5 p. ............. 95.
    SO idem A 5 p. fuj. I15e 89S......... 894.
    3* idem A 5 p. fij. au loc..,....... 85.
    4 idm a 5 p. fuj. an xo let I f. p. 1.....1


    ;' .aifnrd ncur, pour le Moniteur fc faith i Paris, th6tel de Thou, rue des Poitevirs, no 18. 11 faut adreffer'les Itttres et Il'argat franc de port a M. Aubry, directeur de ce Journal, qui parafl
    : Iqli. )rc Jo,.rt. Le prix ett, pour Paris, de 18 liv. ponu troil nmois, 36 liv. pour filx stoi, ct de 7 liv. pour lI'and ; t pour tes dtpattemens, de aa liv. pour troiR tnois, 42 liv. pour fix nois, et 84
    ii,: p ur l'Pamne, jrant ldefrt. L'on ne s'abonnequ'ai commencement de chaqlte tl nois. Onfoutcrit auii dche tous les libraites de France et les directurs des poftes sA Hambourg, chex M,. Ftruce,
    rbir t it I,-.n.lr chet M f.do die lf no, n 1 Gerard-flreet, et c'ie hMt. CAuer, Jernlyn-lreet, Ba 4. Tlut r qti mcotnit L rtidacetid de dce Fo euill(e ddit t careji i ridacteur, ir nt, r
    il'-,,, l, ,'rl t,'r d'Avis, Annonces,. Mmoires Mo:..n. rr ,., l. q ueltcrnaques pourrot tire mfiris damn le. Moniteur, is payavt vingi fjous four clacumn di di iaftrferes ligptn, sl -igre fou our si
    al, s e'i*. s ', if n des'difrt 'arti les, sn Suppldament p'n;ruli. I. I'*.iC .mijftilllt soffit qu'i front en ncoma t Jnofifat fipur t Iertsplir. CAque arrlkle doi tlirt igni, aiet la hdemurt dt'La pefmnnt, fti
    #~airra te fr rr n-u .r pubilt, rais Yltn pint as rdastesor, Ce derniar dementrrue du yardinet, ....~..Ji de M. Brule, (n fac d l rise dte 'Ef P rsn; on tle trU tra tsir i$t jouri ids ,h l br dhasadeajlet ie eitm
    Sdipulits dji Atr dramatin jufiq'd dig Atures du fJet,


    D)E LIM'ltRIMEInE tiu MoNiTEiit n, vec les caracteres de Baaketville,.rue des Poitevints, n*' l3


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    '"N


    MERCREDI 4 JANVIER 1792. Troteme Annie de la tiberti.


    AVe A nu. LuS SOUSCetrrEUs.
    MM. es fouftripleurs du Moniteur font privenus que
    ia na recsvra plus A I'avenir ls fouferiptionsl u'auj ul
    Iureau do la rue des Poitevins ns 18. Les perfonnes qui
    s voudrent pajus. sy anfJorter font prides de uouloir bies
    on dinner avis, Pr la pojfe de Paris, 4 M. Aubry direc-
    Itur du bureau, fui anetrra toucher shezclles le prix de
    fabsormnat pour trois, JiH, neuf mois, o pour Iannse
    unitre, au choix de MM. Its foufcripteurs.



    P 0 L I T I Q, U E.

    POLO G N E.

    Dc Varsovie, le to deicembre.

    LA fiance do Ia diete a WtA hier fi orageufe, que las
    Snracehaux de la diet out eu bien de la peine d'empe-
    cher qu'il y eft du fang rdpandu. Un diput6 voulut
    patler centre le dernier decret qui pronounce la peine de
    nors contre ceux qui fcraient des proteflations devant
    let tribunaux du pays centre la onflitution du 3 mai;
    mias les amis de la constitution s'eleverent centre ce
    diputi avec tant de chaleur, qu'il y eut lieu de crain-
    de qu'on n'en vint a des voics de fait. Mais it y en cut
    d'autres, mime parmi ceux qui font pour la conftitu-
    lion, qui reprbfenteent qeu ce ferait better le bouclier
    de la liberty que de difendre i qui que ce foit de mani-
    feller des fentimes contrairet A un dicret. Au milieu
    de ces altercations, quelquea dpputis fe couvrirent et
    avaieut deji A moitii trit 1'pic. Si le roi eot Eth pre-
    fent, cc bruit n'et jamait eu lieu. Ceux entire qui la
    querelle s'echauffa Ite plus, font Ic grand notaire Rzewuski
    at Is files du prince vaivode de Wolhynie. On dit au-
    jourd'hui qu'ils fe font bsttus n duel, et que le premier
    a t blefft au vifage et i la main. On remarque au refte
    que les ennemis de la confitution commencent i parler
    beaucoup plus haut qu'ils n'ons jamais fait. Leurt deux
    principaux chefs, le come Potorki et Rzewuky doi-
    vent encore tre aJalfy ; at fuivaot d'autres, tte deja
    parties pour Ptersbourg : d'autres encore pr&6endcut
    n'ils font aux frontiers de la Gallicie, pour arranger
    des project d'attaque centre lea partifans de Ia confti-
    totion.
    II y a des nouvelles certaines de l'Ukraint, qui
    difcnt que Ic toudon tuo 'fe.-.o--..'.tr.-j ... ,~e, rs'
    SuconfTquence de quoi Ie prince jofeph Poniasuw-ki,
    asevetldu roi, qui a lecommandement de notre armin
    dans cei quarter, dait I'aller joindre .inceltamment.
    -Le grand general Braniki va partir avec fon cpoufe
    pour Pitersboug.Son neven, le prince Sapieha, grand
    anaiechal de la diesta ,'tft post6 garadt, fur fa rate,
    que fon once n'a aucun itnautai deffeia centre la conf-
    titution. -
    La cour de ienne a fait a 1envoye de Pologne ,
    M. le com Cle Voyna ne riponfe dilatoire tou-
    chant -l nouvelle conflitution de ce royaume. On
    econnait, aux terms vages et gniraux don't s'eft fervi
    I'empereur, que la maifon d'Autriche a befoin, pour
    fe d6cider et s'expliquer clairement fur cet important
    objet, de favoir quelles font lea intentions de I'impe-
    warrice de Rufflie.
    La Ruffie fe rTferve toujours le pr&tendu droit de
    garantle qu'ele s'eft elle-mime donnt fur la corfli-
    tution de la Pologue, qu'elle-menic donuait en 1775,
    i ce royaume alors fi malheureux. L'fmpereur ton
    Sali lia fivra pas A pas daus lea demarches relatives
    i celto affaire.
    On ne pent concevoir l'inquiette et ambiticufe
    activity du cabinet de Petersbourg. L'Uvidence qu'il a
    prife tout A coup dans Its affairs de France 1'&lat
    u'il y jette ne met qb'au plus grand jour fes embar-
    Isa du cas de la Porte Ottomane. On faith qu e le mi-
    mifre de Conflantinople, qui a fign lea preliminaires
    i Galaca, -a &4 difgraci et que Ic grand feigneur
    parait en ce moment at depuis la mort de Potemkin,
    pen difpof i fubir les conditions aliecres que ce favor
    pnuiffanl t etictorieux avaitmifes a ia pais. Un autre
    objet doit encore, dans cette vafte intrigue, occuper
    Is Ruffle, c'eft le ritabliffement du prince Maurb-
    cordato dans la dignity d'hofpodar de la Moldavic.
    On apprend que M. Ie come de Stackelbcrg, ambalT
    fadear de Ruffie aupris de la court de Suede, vient de
    tecevoir i Stockolm, oh iti s'dait rendu depuis qiel-
    qne ttms fes cutres de criance de' la part de fa Jout-
    kine. Nous avons tout lieu decroire que, fi les difpo-
    .fitoaun do Catherine II ne nous fant point favorable,
    Guftave 111 fears difpofb par caractere i prifier, en ft
    dtclarant noire etnemi i'ocaion do nuire i no peiuple
    hbre (ce qu'il appelle fa gloire) A ce que toute 'Europe
    apprllea hle intirit de l a nation fuidoife.

    AN MEC DOTE &I US 8 E
    DIuxjounr avant I pfife d'lImailow, perfonUe 'en
    foupponniat encore Ia pofbilitiUe, d'autant que Ie grand-
    vfir, avee xoo,oo0 hommws 'en &iait qu'ai ue diflance
    de deuxsjournect et deatic. Uae princelfe polonaife fe
    trouitt alore au ,camp de Podtmkin. On parle devant
    ai d4 i difitcul do plandre Is vUill..0, 4 sn dout


    Fois 24 heures dit le prince, Ifmsilow appartiendra
    A ma fouveraitie; nais it faut ua pari de d4ae uin me
    arts kbolheur. s1 Vous pourrieavous en repentir rcpli-
    qua la princtfe vous y perdrits biuceoup de monde.,o
    Iy e a d'aulres it Rugfie, repartt vivement Potenm-
    kin... De galanterie ce hiroitnee, et d'blroi(itie en
    galanterij, on pariah. 7000 Ruffes tombercut devant
    Ifinailow S7,oo Turca futent maffacri dais fes
    murs....

    D AN NE MARC K.

    Extraitd'une lettre de Copenlaguc, 17 dicembre.

    Voie let divers points fur lefquel la compagnie
    iaatique a fait des reprtfenmatiots au prince de la
    couronne :
    10. Elle defre de choir elle-mai"e fon prifident;
    V. De le pourvoir elle-mime de L'argent niceffaire
    pour fon commerce avec la Chine
    5. La liberty aux particuliers de fire partir' L
    navires, pour la Chine lorfqui Ia eompaguie n'if
    pas des expeditions;
    40. D'admettre lea changemens propofk dans Ilnou-
    veau plan d'octroi, par rapport aUx recoguitiona ;
    o. Qoe la coinpagnie conferve un tribunal qui lut
    foit affect ;
    60. Qu'it foit faith on changement dans a. diflribu-
    tion des voix.
    L'examen de tons ces articles eft 1 prfenta entire les
    mains des divers dbpartemens, ct |'on,apprendra bien-
    tot jufqu'a quel point le roi acekdera aux e tux des
    intireffis.
    On a decouvert cos jours-ci quelques fabricateurs
    de faux billets de banque. Its ont tiC faifs.
    Plufieura navires ont dernirementt faith nanfrage pris
    d'Elteneur. Un antre, d'une cargaifon finguliere, a
    naifragi pabs de Catrop. It revenait d'flaude et allait
    a Roflock, charg~ de faucons pour le service de I'em-
    pereur. Les oifeaux ont it6 fauvs lea homes
    anlffi. Cec fouconniers font maintenant en route pour
    Vienue.

    SUED E.

    De Stockholm, le 9 decembre.

    Avaur-Hn a I'&ihang folennel des atifications do
    uint, *-.-arbr2rt-nlt-'li.- ~g r..a J .'.l3f'.' L..-leOdt. .
    cous.lct le 9 ctubse dernici Dw[Ioningholmn, (e fit
    dans 'hlatel du come de Wachtemeflei grand fnot-
    chal dn royaume. A cette occafione Icounte de Stackei-
    bcrg miniftre pluoipotentiaire ruffe, reut outre le
    present ardinaire de 3,ooo ducats en or i le portrait de
    S. M. le roi, entourA de bnrltans; tandis que lea com-
    mniffdires ( fdois forcnt gratifies, au nom de l'impera-
    trice de Ruffie, de tabatieres fort ,prlcieufes, et que
    M. le grand finchal aufli-bien qne le baron Taube,
    premier gentilhomme de la chambre obrinrent le por-
    trait de faugufle fouveraine de Ruffie. Du c6tS de la
    Suede ,-e trait a iC' figui par le grand fndchal le
    premier gentilhomme de la chambre, Ic fecritaire
    d'Etat Franck, enfin, le tonichal Haakanfon, et de
    la part de I'impkratiice, par le come de Stackelberg.
    On affIre que les articles deja connus flipulent
    entr'autres:
    ii i'. Un fecours reciproque de 12,ooo hommes de
    troupes et de 1r vaiffeaut de guerre; mais la Suede ,
    en vettu du Irait de 1745 ne fournira jamais ce fecoui s
    contre la Porte-Ottonanne.
    ao. La Ruffie promet de payer A la Suede uoe
    fonice confidirable en efpeces, et d'ailleirs un fubfide
    anouel pendant la durie du traits, fitCe 8 ans.
    3o. Eu cas de troubles domcftiques daps lea Etats
    de l'une on de 'autre des puitfauces contractantes, elles
    fe promettent toute affifance poffible, fin de lea
    riptimer.
    4*. Celte alliance fera plus troitehment refferrie en-
    core par un matiage entire le prince royal de Suede
    et une princeffe, fill* de fon alteff imnperiale Ic grand
    due de Ruffie. ,
    Quoiqu'it n'y sit encore aucune notification an fujet
    de 'affemblee des Etat, du loyaume, on coininue a
    fouteir plus que' jamtais en public, que lse Etats fc-
    rout infaillliblemnt convoquCs cc quo cette affemblie,
    aura lieu dans le courant du moLk prochain, A Gcfie,
    ville du Nordland.

    ANGLETE RR E.

    De Londres, le 7 dicembrt.

    Lt Morning-Ghrot li-e avail aaince que la 'baiffe
    exceffive du change entire Londres et Paris dcvait tour-
    ncr contre lea manufacturers et les marchands anglais,
    ct 8ire favorable en derniere andyfe A Ibtas vofitas, parec
    que tout manufacturer on marchand anglais qui envoid
    des objets d'exportation en France pour fon propre
    comptl, eft oblige d'avancer pr-a de 5o pour cent fur I
    prtx, pour fe garantir lui-.mne de perdret advance
    qu'on peut regarder come uquivalente A atne prohibi-
    tion dl t Ia te 4d at mtosarcbdifrl es t en ta ttea


    A une prirne d'encouragement pour les fabriques fratn-
    aiies.
    Mais, ajoute la m me feuille, it y i une autre clift
    de gens qui font de tris-gros profits vendre, au prix
    actuel do change, le ftonds qu'ils onut ftr te gouvernle
    ment britannique, et i replacer.enfuite leur cttapitcag .
    daus les fouds de la France. Voici l!e ctlcul quij 'e
    prove. .
    Le prix actuel des annuitis A trdii pour cent con-
    iolidis, cft de prles de go pour cent; cc qui produit
    3 liv. on 3 liv. 6 foun 8 den. ficl. pour ton liv. (leri
    - Le change for Paris &tait, ii ya hlui jour, d 'ehli-
    ton 18 pat.~cu de 3 liv,. tuwnois, pour ttl'-r prya-
    bles a deux mois de tetrme m'a) on le fluppofera do
    I8J. Le ptix des fonds de Fiance, con'uus fous le
    notm de 1t5 millions de, rnnieutt784, portant int&c4
    a 5 pour cent, gaguait, d'apris lea deirnitres nouvelt!e
    de la bourfe, 15 ~A I 6 pour ente. Or en comptant
    fur ce dernier prix, it en coftera pour acheter dix
    portions, dans cot emprunt-de 125 millions, tl,6oo I.
    ou 3,866 cicu6 et lives tournois, qui, 4 18 ~
    font.. : 3ool. lf.4d.flerd.
    Comnae leI obligations, billets ,
    ou lettres de change onit 2.mnoil '
    ia court, il faut ajouctr L'intict t
    de ces t mois 1
    Plus un demi pour cent de
    commiffion o1

    Prix de I'achat de 1o portions
    daua les fondsde France. 341. f, 4d.flerti
    SAn ti" janvier 1792, it y aura
    une ainc d'i ntirett payable qu'il
    tjudradelduis; clliemonile 5ool.
    ce qui, an m ee piln do change *
    fait ,..' 1t8

    :a91 I. af.8d. flRed.

    Voilt ce qu'il en coatt I'acqnureur, apris avoir
    reSu I'annei d'interAt de 4 liv. 9 fous par cent pour
    placer fes foods en France.
    Mais i y a .un advantage de plus A les mettre daps cet
    emprunt; on en rcmbourfe tons lea ans 5 millions,
    avec une addition de 25 pour too fur cette fommen, ce
    cc qui faith 6,a56,ooo liv.'pour les proprietaires des
    portions qui foihiront en rembonrfement par la voie dtu
    tirage dans lea anniesa 79, 1793 et 1794; et come
    -. r..rI pnl-,, I m.h a.-. .I'mp.anl fe trouvera rduite
    a g95 millions, la chance de foitir efl 'tacimesa c.,cenao
    t8 t. L'annie fuivante ellc fera de 17 a. i, et ainfi
    de fuite. En' 1795, t796 et 1797 les portions
    forties front payees fir le taux de 3uo pour sbo. Les
    trois annees fuivantes a 135, pis i 140 ; entin a i5o,
    puifqu'ii n.ereftera alors que 5 millions non remboutfiea
    qu'on acquittera au taux de soo pour 10io Indi-
    pcndamment des avantagcs tpi rMiultent pour le preteur
    de la maniere d'iceindte cct emprunt, nous avous vu
    que pour 991 liv. flerl. a fous 8 den., l'acqureur, as
    bas prix do change actniel, touileri 4 liv. Iterl. g0 ou
    pour too par tan; e et jimi I cs le ng chag eve ( cc qui
    fi aflez probable ) jlfqu i '24 den. parl'cu de 3 liv.,
    fon annuity fera alors de 16 tiv. fterl. 13 tous 4 den.,
    ou pt6s de 5 trois cinqeioemes pir an,
    Voyons maintenant ce que peuvent rapporter par
    an 291 liv. fled. places dans les annuitws a 3 pour too
    confolids au au t de go pour loo ob elles font
    aujourd'hui, A 3 liv. fier. 6 fous 8 den. pour too.
    Oette fomme produit une annuity de 9 liv. 14 focus par
    an: or, lia mime fdmme dansas eas i5 millioiu de
    France product 12a liv. (leri. 18 font 8 den. II eft
    done u vident que les copiitales qui ona faith etfIont In
    change, fe procurcnt un profit de plus de 35 pour
    too, proportion au-deffus dr cc que la chair et liefang
    peuvent supporter, ainli qu'n cononvi tdro lent gens
    les plus hbbiles a fire itravaillor leur argent: ij n''te
    done pas klonuant que ceax qui en ont Its noyens
    continent a fire baiffor te change autant qu'ils le
    pourront pour rrmplir leui bousfe ilts I.vent fort
    blen d'ailleura qu'ils' n coinren aucus rifque ; t tout
    hlomme infltoit rirait *u nes de eliri qui lui thaoi-
    gnerait des craintes. En cffit, 07 millions d'halm,,es
    libres poffedant 155 millions d'acres de terres qu'lis
    cultivent avec une indoltric qui n'ef infrtieure A-celloe
    d'anucn autre peupl' di :inmode ;:t que favorifert da
    plus un fol ct un clinma bien fupirieurs a ceaux de-la
    plupart des co~iiwe du globe ont diclhir, par leuf
    irpeftan1irr Ilrbmcli choitS, jque la foi naliSnale flierit ,
    invioblabment gardie.



    A V: S '

    tL vailithu I'Utndie ,doubl en citvre ,' troil ponts,
    etd'environ 700 tonneanx, partial de Bordeaux vers la
    fin de janvier prochain pout leta ies de France it aI
    cftc de Coromandel. I1 eft ctucllament en sharp a .
    prend du frtt ides paffsgcr poar credilfferenrcis called.
    S'adreffer i Paris MM. Jean-Thlodore Rivier et
    com agnic, sue MAlke, na t et a B,rdeanxm ,j .
    CoPbun, armnatear, ou a M.d Jude, courtier.
    D ** 134if *


    ---'1


    , 4.


    Go.
    .b.

    .. .I
    e. b.
    3.
    28.
    095.
    I. 0o.


    ....

    6.65.
    9g. 40-

    95.
    i. -




    qui para%
    )is, et 84
    I. laucAt,
    ut, rt mi.
    'our f'to
    fronui, fA
    s ustoil,


    _II.-~ ..I---.. -. -. II.- ..~,......~~.~_~_~_ __ _


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    ~_ I__F _I_ _I_ _~_ IY--i---LII_-s~LUIIY~LI __ __I-_ I_~ ~__ __


    _


    GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.










    12')r


    B U LLE T IN

    -AE L'ASSEMBLEE NATIONAL.
    PREMIERE LEGISLATURE.

    Presidence de M. Francois de Neufkchtuav..

    -SUITE tDE LA SEANtE .-DU LUFSOI JANVIBR.

    M. Dieudonn rapporteur du Comniti de 'ordiuaire
    es fitances, prfi ute lea projects de dicret fuivans ,
    douit lea difpofitionlsIb'tl'adoptees.
    L'Airembl&e national, aprjes avoir entendu le rap.
    port de fan Conmic de. lordinaire des finances" fur les
    -criances dues an trefor-public par les acquireurs de -'an-
    oiiet enclose des Q)inie-Vingts confijrant que la vente
    prochaine des itailbis acquifes par ces deniers,
    cexige que agent *ln 'utifi-palti I flffe les plus promp-.
    aes diligences pour all'uler Ic ralcoua cmcnt des fonmes
    dues q la nation, et affiectes par un privilege fpicial
    dur ces aaifons iet que cepeidant la march du mnme
    agent elt embarralfee t mme arrhae par la fautfe
    interpretation .dounee au decret rendu le 7 avril 1791
    for I'aduiniftration des Q(4inze-Vingts, decrete qu'il
    y a urgeice.
    L'AiffIeble national, aprcs avoir decretC I'urgence ,
    confidarant'qie I'arnt du confeil du 8 fevrier 1787 ,
    par tequel le r.ri s'fi charge de payer aux Genuos une
    fommne de quatre millions I la decharge du fieu; Scguin
    et compaguie, n'a en auctin rapport a l'adriniinration
    de l'h6pital de Quiinze-Vingts, declare qu'il u'a piu tre
    frapp t de la nulliti pronohced par I'art. Ill du decret
    'du 7 aviil 1791, centre les arrkts du confeil mentionnui
    audit article: en cola quence dicrete que 'agent du
    ltreor-pubiic fera valoir par-devant les tribunaux les
    droits ct privil eis qui ont ei affares fi 'Etal par cet
    Sarm& du confeila d 8 f ovrier 1787 et fern aufi toutes
    Sdiligences pour alfurer le recoutvrenment de c qui eft df
    au trsfoi-p'blie par-tfieur'Seguin et comnpagnie, .tawt
    par le m nea arret'que par d'autreci ritres.
    D create parcillement que les arrt s itu coitfeil rendus
    pofierieurement aux lettres-patentes du anois dez A d m-
    i' bre 1779 pour rigler lea difficulis furvenuces entire es
    acquiteurs de I'enclos ct leurs ouvriary conallrcteurs et
    entrepreneurs au fujet du priie des ouvrage;; fais dana
    les batimeits aaquis par le fieur Seguin et compagnie et
    qui n'ont4 eu acicue relation ai l'adminiiftiition des
    QOiuze-Vingts n'ont pu erer comprise dans La nullite
    prpitoncee par 'article III du d&ret du 7 avril l79,1.
    M. Granel, an tnom du Conite de marine, relit le
    paojet d d dcret fuivant.
    L'Affembllne national, fur le op l omp ui a hti
    rcndu de la diemadclu dc, IA...;.- a.-ir..i.i J.
    'toalon du 27 octobre derniern et de i a ettre du
    miaiflre de In marine, dn 21 novembre tfiv it con-
    Jidirant qu'il iniporte d'alfurer la fuoflitatnce dcs ou-
    vriers doet les falaires ue font payn s que de mois en
    mois ct quil ceftjulte d'etcndie aux ouvtiets du port
    de Toulon ta distribution dou pain hablie dans tles ports
    de Breft ct Rcheirt pout attached de plus en plus,
    aette claffe utile ti prcienfe a leurs travauk ct A leurs
    davoirs d&cr&te qu'il y a urgence,
    L'Affeuibfke national, apies avoir oui fon Ccmite
    de mniitre edlac.rete I' uggnct decrete cc qui fait
    Art. 1. 1I,ffera continue daiua es ports de Breft et
    tde Rohefort, et il fera etabli diasn celui de Toulon
    ulIe dillilition jouriialiere de pain aux ouvietrs de
    Iarifenal, proportionUilletnent a lauts beliini, et coto-
    tonrtiicnut a ce qui be pratique daus Icfditu ,orts de
    Brcf et edo Rochefort.
    It. Cttte difiribution'fera faite par le munilounaitel
    de la marine, fur rts bans figns par les cielsd de,
    ttavaux, et d'aprs ia Ics'iats diefles chaue nmais cl
    arrCtes parl'ordoivcateur.
    Il. La valeur du paili livr i cnehaqu oavrier fera
    eretenuc tous tes le ois f,Ir le montant de fon falaire.,
    4uitant la fxation qui en-fera faite ct arreahe c entire le
    tiounitionnaire ct lea lfficiirs d'admitiilRralion de la'
    tnarine d'apri I k ri c olrant das grains.
    Ce project de dcrtet eft adopted.
    M. Dumas. Lorfqiue fai l Ile preces-verbal i s'eft
    eleve une reclamation contre l'iafi.ipti,in I'an 4E de, la
    liberty. On a pitesidu que la ar.;ili, i-e uinfe de notre
    Are ne fiiiflait qt'ani 14J'uillet prola, ii. L'.\ff IT l'c a
    -retais cette dliicullaon au moment ou clIe (eriit cun-
    plette.
    M. Dorify. Le miniflte des contributions publiqnes
    itait priletut a un travail dtl Comitb des allign:.ts et
    mnoonna.ns-. s'agiffait de favoh fi pour tnettc t r len
    anqounieg I'infcription de l'an 1 2 ou 3 de la liberti..
    nous changerions le calendrier adoptb daibs tour c I'Eu-
    rope.' L rfntltat de nos observations a ait qiue, pourP
    Aviter les illncijbriciii I utd' tel cangmentU, nous;
    'toilpteliorn- I'ir~te I,;:-) pour une ainle eitiere,
    4iuoiqae nous ayons conlltuence dater du 14 juillet,Q
    S In cotulEquetce je.pjioliof A I'Allcmblee de dt.- n- i.
    ue bfit pour led monnaies, foit pour les procbi-ver-
    aux la cnapcn.p piltn dc I're 4 tc:ucen ,iEdiopefrait
    o(coirtvie e.t de dIi:Jare. 'que I'au 4?,dc, la libetiia
    *comtnrenim Ic Ir JapVier 179. ,. ,
    B.SnFtmerd". Je' fe(i d'aiaulntlt ptil- irv. atinciu q Ie.
    propiftiron de M. Dofify do;lt ru adoptee, qne pit-
    c iurs ipoques mmermlbtei de: la t'v:blution, celles
    a tmt qui l'nor driti*iuI; lot aultrie.uras au 1,3 iil


    let, tells que la formation Ades Etat.-Ginraux en
    AffrmblCe national, le ferment du juu de pauine, Sec.
    ( On applaudit, )
    M. Ronyer. La computation de '&re ne dolt avoir
    lieu que de la date de kio induction : or, cette induc-
    tion n'a coumencn6 que le 14 juillet 1789. (On ap-
    plaudit;)
    M. Bebl.l. L'pooque du 14juillet et fans doutela
    plus gloricule de notre revolution ; mais it me fembkle
    ties-dangereux de changer un calendrier qu'il a fall
    plus de deux cents aut pour faie adopter, .a toute
    I'Euraope.
    L'Afernblke ferme la difcuffion.
    L'Affemblfe adopted le project de d&cret de M. Dorify,
    et dicrete par amendment, que tous lea actes publics,
    civil, judiciaires et diplomatiques porteront I'inf-
    cription de t'ere de la liberty.
    Uii de MM. lea fecretaires faith lecture d'une lettre
    adretfle par M. Rochatnbeau a 1'Affemble national ,
    pour lui temoigner fa reconnajflance du decret qu'elle a
    reudu an fa faveur..
    M. DWperet, an noa n du Comite des fecours publics,.
    prluate le projet-de decret fiavaut:
    L'Affeablee national, apres avoir dicrlte qu'il y?
    a urgence, a diacrte cc qui fuit:
    Art. Ire II era fourni par la caiff de de'extraordi-
    naire au minifire de l'iaitrieur, et fur fa refponfabilli ,
    julqu'a la concurrence de i5 millions, pour tre era
    ploys ainfi quail fiil; A fubvellir aux d pecnfes des
    tecours habituels aux pauvres valides et iuvalidcs, aux
    eotiana-trouvas ahu maifous fde correction ei aur
    avinees et prets a fire aux hopitauxn du royaume.
    II. I1 (era affign unre fommne de d5 aillicos trois
    cents mille lives, pour ouvwir des comuna ications
    dans les difftrens epanremetis on pour autrcs ouvrages
    utiles ; les (euls iudigens ferot ad'nis a ces travaux
    lur les certificatess des municipaleta i. vifes par leb
    diftriets.
    Ill. II fera deAiule alx dipafeis des 34 depots de
    mendicili, la fomme de 03 cents mille lives.
    IV. Lea fouds pour l'eltietieu des enfans-trouves,
    front ports provitbirement la fonmme dce millions
    4 ceilts nille livrea.
    V. Les fecours accord s parl 'Affenblae conflituaute.
    aux hIpitaux du royauime auront letr entier effect;
    il leur (era oau tre afiigui nne fonmme de 6 millions .
    et ce a litre d'avace s fur les fous additionuels, et
    et le feiziemne d : bieus nationaui. Les rentes qu'ils
    avaient fur ces bieno ontinueront a leur ere payees
    juifqu'en 1793.
    VI. Toutcs les applications de fecours indiquecs
    par les articles ci-delfus pourroint eanmoins etre
    coiluftauces et lea befoin et d'aprs le comptc qui en
    fera rendu a i l'Alenblie national.
    VII. Les d6partetuens ne pourront toucher acunues
    fommes, qu'ils ni'atlent rempli tbutes les conditions
    preferites par les lois doa e5 juillet, 9 octobre der-
    nir ct autres auterieures.
    Vill. Le prlfent dacret fera porter, dans le jour, a
    la fanctiou du roi.
    MA.... Je demanded e e tos les projects de dti cret
    qui front prefentsi par quelques Coinites que ce foit,
    pour nan des objets de dpnlfes tbienit icuvoyes an
    Colnite dce 'odinaire des finances pour en preudis
    communication.
    L'Aeffcnbllc dacrete cette propofiainar at accord
    provifoileirient une foinme de 6oo0,000 liv. pour la
    coontectiou du casual ds Bourgogue.
    ''iM. le prtlident announce que le minilire de la ma-
    line ct celui de la juflice demandetit la pare o.
    AM. lee in de la marine. L'orgueil infparable
    d'uue confciicee fains reprochle ef le fentiment de
    I'leannete heao e tiduit a donner les-preuves dte foe
    i;nrnocence a dtls hornmes jufies; je me juflifierai avec
    le caractete doe ta etert qui ii'tffraii poinu les juies.
    Deun pittious des cityens de Breft, et une pe-
    S!iion des citoycus de Rochefprt, prefenuCes a I'Affem-
    hlie tiatiofiale, e rcuvoyaes A fon Comitd de ma-
    rilic contiennent plufieis iuculpations contre moi,
    toutes Ie tlituifent, a cinq fits principaux :
    to. J'ai o'dointi i Breit le dir.'iri ieCui tdoi vailf-
    feanx ct Les Ii n 'iires, fouist Ic lpiiei p'tlexte de
    la eoufervatiout des eCit ts i u j'i deiourtin 'emploi
    des fonds publics ei faveur des ci-tdevait nobles ,
    en tlur 'aiti nt --cavr de apppointemnuris qu'ils avaicot
    perdu pa r leatr Il''].:; 30''ai accordii dcs rappels
    d'a1poaitaemeatls I M. loiffy, lieutenant de vaiffeau
    ablfent, founs le pretextc, qua la fuite d'une nialadie,
    it av ,i tlie ,,l '.I;', ,lC rqfler pcndatit deix- asns aux eaux
    de Bilujitis On m'a fair une inculpatio nt de imenne
    nature A l'Ogatd dec M. Chlahdei, c qui I'ai fail obte-
    itir un -.plltl d'i.nila i irn .'de I,5oo liv.; 4 lies
    coughs avec appointemcns ont t6i accord& par moi A
    d'- i oficieri dq 11. 1iriace qui dtnigtraicun; j5' c 'ai
    p-4 rins a execultio I Ow | I[e .r *aj'tilelai.l de la

    Ainli on nw accurcf de :reliTrta et de delit grave,
    de d.t;1.ilitiia .I- f.,,d li, de clenteur danas l'execu-
    tion .l a.lois. j i,. '1,, rdvTpoude.A cit dif~ietls faits
    d'accuiaftiol -; pcrtctEz-imoi de limouigiler ma' iuipfilf
    lie cc que des dalits aiffi grave, tout A peisac ocope'
    ;lc ., ad4ina fbu. rapport tandii gqu'ils'fl fi fort
    etcudu fi4ir una ietpe dce tioi,, iAffp. ne tdAgs wue


    garette, at qu'l m'tinculpe dtan one eorrefpondaatee
    avec la municipality de Breit, dout je u'ai aucune
    connaifface.
    Je dols examiner d'abord les objets conteous daus
    les petitions. Le premier chef d'accufatiou concerns
    Ie defarmemnent des batteries et des vaiflcaux a Breft.
    Les armemuens de PAngleterre avaient detersmiwi .
    mettre en armement ine parties de nos forces uavales;
    mais cette caufe u'exiftant plas, on a voulu defarmer uue
    parties des vaifeaux pour ne pas prolonger des.di-
    pefdes trIs-cionfidrables, et afin do ne pus laifler dipiirt
    lis engrais.
    Ce dclarmemint a hte fufpendu le 5 octobre,
    A 'artivie des nouvelles de Saint Domingue, et
    quinze vaiffeaux out t6 conferv63 miths avec learns
    frigates; deuni out et defliues A I'expidition de Saint-
    Doaingue; ii en relte treize prets A parlir au pre-
    mier ordre, et on a eu foin d'en difpofer d'autres pour
    remplacer ceux qui font employs. Les vues pacifiques
    dc I'Augleterre, et ia mautvaife faiton out auffi de-
    termini a defarmer les batteries; nanis pour qu'on
    puilfe lea mettre en tat au premier ordrc, on y a
    laif6 des gardens ; les poudres font reflies dans des
    eutrepots auxquels on a mis des gaides. Ces dif.
    positions 'out procure ine t economic de 160,ooo liv.
    par mnois. Voila en quoi coufille la pr4tendue confpi.
    'tationt des dflarmemeus de Ia farce naval.
    La feconde inculpation porte fur la dilapidation des
    fonds. Ma l 'ipobe fera court et peremptoiie. Lei
    lois font precifes; les officises nc peuvent etre pays,
    uallgrk les ordres des miinifires que fur dcs eetificats
    de refidence. Ainfi, en fuppo(ant que des ordrea con-
    traites euffent t& furpris au miniflre, ils n'euffent point
    tc exPcutos, 8c. On ne paie que par quaitier, ct
    dcepuis nin cntr6e au minifetee, ii n'y a pas uu quar-
    lier kchu.
    La troifietae porte fur des rappels d'appointemens.
    Cctte inculpation lie pourrait itre faite qu'a mon pre-
    dceffeur : on peut le aoir par lea tieccs. Rclativemcut
    a; M. Bloify ma reponfe fern encore Ia mneme que ellf
    que j'Ji faite It 13 de ce niois; d'ailleurs, daun le
    dernier rapport du Comit6 on n'nfifte plus fur ce chef
    d'accufation.,
    40. Des conges avec appointemens out ete accords
    par moi a des officers qui paffaient en pays stranger.
    L'Ctat que j'ai remia A I'Affemble national, et dpant
    je garantis 1'exactitude, prouve que de'ceux qnu jat
    expedias, aucun ne I'a -te6 fans motifs que prelque
    tous font limits julqu'I la nouvelle organization. 11
    eft fchleux que la ComitA n'ait pas donnt d'attcntion
    a uae piece aufli effentielle je le 1raia pas oblige de
    1elever des errears graves dans fon rapport. On dit,
    dans ce rapport, que du 15 octobre au So decembre,
    1o6 conges out he delivrea, ce qui a fiti .:joutI i li
    nauuicipalitd deBreft que j'ei failais ei.p.diir j;Iqu'i-
    3o- p lo o. .oursa. Ccis alacrtioa lu.t pon (;vcv.
    Ehl bien! il n'y a pas un feul fait don't la fauffetA tie
    foit conitaiee par les 'tats de caugei que j'ai mis foua
    les yeux du rapporteur. Lea sats psouvent que, depuis
    le 15 novembre, je ni'i expedir quie 16 cough pour
    Breft, au lieu d'en fire paltir 3o par courier, ceft-
    a-dire, go par femaineS Le mime 6tat prove que,
    depuis le 15 nove:ibte ii n'ef a eth expedi en tout
    que 1.3, don't 93 5 des officers, et so a des levels.
    Paarni cou gess, it n'y en a que 42 pour Bret;
    *4 cJfcCiers feulemenlt oilt obtenu des prolongations, ct
    jaifis ne que parri ccs 4, aucui, n'tait parti fati
    conia. Si ce cong&s paraiaiaient trop nombreux, il m
    luflirait ie dire qu'ils onte at'accordAs a l'epoqua
    tie la maluvife failfo, ct avec un grand difcornement
    et qne la pIpa t de eceux qui Ies out obtenu revelaient
    de rner: d'auics out aulfi te~ accoades poulr aufe (fe
    nailadie, d'apris des certificass des gens de I'art. Enfia,
    on ne pt f r de pet r d rmiffions dans certaintas cii-
    conflances, par exranple, pour des affairs teconnues
    impottaaies. Ainfi plulieurs officers victimies des defaf
    tires d& Saint-Domingue, out denande des couges
    pour allcr recueildir les dAbris de leur fortune ; d'autres
    out ut6 d la-recherci.e de M. Lapeyroufe et cc motif
    d'ablelce tit pour eun une honorable exeufe J'en ai refu .
    au coutraire un affez grand noiubre follicites par d'au-
    tres motifs mnins graves.
    Q~,pat aux rappels d'appointemens qui out et6 accor-
    dis, j'obfervc que eilt motivoi que j'cn ai fourni, en
    reduit le nombre a dix; jceles ai accords pour des
    motifs que j'ai crus, at qie jacrois encore lgitiriici.
    Ma refponlabilit6 garantit le rembourft ment de cc
    qui- aurait tC payE pour des mnotifs que IAffemnble: iie
    jugerait pas valables.
    SJeviens i la dtrnitre acculfatiori laquellN on 'a
    attachlitant d'importnnce. On me ,ecrochc qie I6.
    ganifatioi) de la marine, qui devait ette faih'e" id c 5
    fept.'mbre, a toujours iW6 diffhrke fous le fp.'cienx
    pr6texte que le corps 1giflatif n'avait pas dterminD 1o
    nombre des officers qui devaient are en activity de
    service., aais birn plutst poinr donier aux i;gris Ie
    teams de renter. Ainti, quand on .e peut n,'.Iarcifr
    par desfaits, on accuse mes ineintiu'ns. 8j'avais voult
    donner aux officers tmigVsle trIcns de fe rbpcntir. f'
    reatrerdan leur patrie poir y templi Icu.s dicaoii
    de cit,)ens at de militiairvs j'crois qu'oa r t "uirait
    fariartucn t sm'cn fire uon reproch ; mais telle n'a pas
    niimae ia~r onl intentionr;t t j-.i riUj fait canuahre la
    ca fe de cc retard d'une maniere a claire, fi pricife
    qu'en n'r.uiiL pa> dG i'oibebisr.'Le 3x "octobfir p lcr
    nier, tt.. lre o ir.n eutit an nidiffere, je fi rern-
    qudti.A Allemblc t Ir inolnnient d'uane orianila, tl
    ,:attiee, je 'ui dis, 'qu'aua ~omrnt ont l, fi,:i:t
    de icTinie feiricnt mis (n aiLittitA', il i;, a lIfirr
    aje ht .feitviOe le, tI rappmrts n awP I'adrminifibfqtid


    *I I-~+-.j;ti r -~ C, _


    fofftel
    r glel
    lui, a
    devoi
    ect

    dues
    pror
    cont
    'prop
    '1ouv
    tobne
    des :
    xigU
    vin
    Cepi
    term
    office

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    'd
    'd









    fi
    ,P


    [j/












    fuofeift ditermiins. Je lai ai demand des lois pour
    r egler ces objets; je lui ai prefenti des memoirs; je
    lii idit que je penlais que forganifaiuin de la nmatiae
    devait rtre diferie julqu'au premier janvier parce que
    c croyais'que, jufqu'a cette dpoquc ,, leu lois don't
    Sav ails fait feutir I'iudifpenfable unceliit., Loraient rcn-
    dues. L'Affemblie a jufqu'i prilent paru adopter cette
    prorogation, puifqu'elle M'a pas mauifeflt nue opinion
    Ipontraire, puifqu'elle a ordoun' I'ajpournemenutde mres
    Ppropolitions. J'ai done hflit: A publier la life de la
    'aouvolle formation qui i&ait faite en paitie au 31 oc-
    tobre et qui a etc achevdee depuis. ,Qoiqu'aucnun
    des objets fur lefquels j'ai donna des menfoirbs n'ait iti
    reglk, je publierai cette liRe ii 'Affemblie lejuge con-
    venable, les ordres le itflructions fout prets i partir.
    SCependant, come I'Afemblke a remiss ces objets a un
    term tris-court, je me bornerai a donner A tous leo
    officers des ordres de rejoindre. J'obferverai feule-
    ment qu'il f ut le tecns iCeeffaire pour que les com-
    n madanrs dos ports resoivent ces ordres pour qu'ils
    Ies faffent parvenir aux officers qui peuvent fe trouver
    Ai t e autre extr~6ite de la France, et pour que ceux-ci
    faffent la voyage; je crois qua cela n6ceffite on d6lai de
    cinq A lix femnaines. It fumble d'ailleurs tres-couvenable
    de ne recevoir aucuue railon d'excufe de la part de ceux
    qui ne voudraicut pas obeir. Pour prevenir tons les
    doutes, touts les difficulits, it faut auffi determiner
    'quille fera la formule du ferment que priterout les
    officers de marine.
    Plufieurs de ceux qui font fur la liftc font difignes
    jpar I'opiniou publique come Cmigris; it m'eft impof-
    fible A prkfent de les connaitre. S'ils n'obeiffent pas
    ant ordres qui leur ferout donns s'ils n e fe rendent
    pas A leur polte, il fera impollible d'avoir pour eux
    aucun management et je les remplacerai ifans dAlai.
    En uu mot, je ne negligerai rien pour rendre biertt a
    ce corps toute fon activity et fon 6nergie.
    AprEi avoir ainfi carte toutes les inculpations faites
    tontre moi par les citoycns de Breft et de Rochefoit,
    il me refie a &claircir un dernier point auquel le Comite
    Sa donned beaucoup d'importaice ; c'ef une lettre que
    j'ai crite an radacteur dai Moniteur, pour reliever une
    .-rreur qui lui &tait chappee.
    ]'ai deji remarque que dans Ie renvoi fait aun Coriirt
    de marine, des accusations 6levies contre moi, il n'avait
    Sle fait aucune menfibof de oe fait; et je n'examiinerai
    pas fi, dans les former, lea Comitis peuvent fe confli-
    tuer eux-mrmea accufateurs it denonciateurs, et enfaite
    rapporteurs dans leur propre caufe. Quoi qu'il en foit,
    'je revcensa a la lettre qui faith' objet de ce dernier bell
    'acculation, et j'efpere que 'Alfemblee fera fatisfaite
    des 6clairciffenmeii que je vais lui donner. Voici dans
    cctte lettre la pliafe quifait 'objet de I'inculpation.
    as Le meffage don't nous, tions charges avair nniqui-
    ment pour objet les mefures que le roi a prices rela-
    tivement aux emigres ; mais j'ai 6ti fi pen dans le cas
    :de parter' des nefures, particulieres prices daus mon
    'd6paitem'ent, que Je puis affirmer qu'aucun officer de
    h marine n'elt ablent de fou pofte. s
    J'obferverai d'abord que cete affection pourrait etre
    finexacte fans qu'6tn pfit 'n'en faire le reproche; car je
    pourrais avoir eti induit en' crrur par les cinmnandaans
    Sides ports; 0o parce quelle cat pu, quoique fautive ,
    ,avliv e&A publiee par des motifs nosi-feulcment ekcu-
    fables, mais louables mime ,.fi jamais le eronfonge
    I pouvait meriter des Cloges. O it ell fi evident que
    Sette lettre n'a pss 6t0 publiee en mauvaife intention ,
    qu'elle n'a pas eu pour objet de fdfaire')'r des appoiin-
    tnienis anx ableins pulfqu'ils n'ont .: pies qte fur
    des certificates de prefence, fur les quittances des con-
    tributions patriotiques et autres. S'il pouvait jamais
    Str,e pcrmis d'accu(er les intentions, la psemniere regle
    de cc iginte d'iniquilition Icrait la vlaiferitblance..
    J'avais rendu compete au roi do cette lettre, or S. M.
    Pavait approuvie. Mon motif etai d'arriter I'emigra-
    -iidh 'en oppotfait des examples trp nombraeuxct des
    *xetmples contraires. II tait atfl intirrafrni que .ces
    migrations n'aflaiblilleit 'opiiiion que les puilfanices
    itrangeres pouvaicau avoir de.nos forces navales. Oni
    deit fans doute fouder de grades efpitances fur le tela
    'ds marius dedslaffes inferijures, t des officerss de la
    maninc mariclandc ; nalis d4;is non evolutionn ,uavale,
    Ic patrioilmc e orpen rcmplaccr de l-ingus cludisc
    de profonde, .-idiiatons ; Ia gloire l'iin,,.it., li lurcie,
    de la nation the me pcrmetttaient done pas de angliger
    aucun moyen pollible de confervoer, finon la ialiti ,
    an u woino Ii':pparence de nos forces navilt Je fuis per-
    fruad qu'il n'y -ura pias 'ni n'ane d'affezi ruivati .i-
    -*toyens pour me'leproci e de pells t monfliS. '
    Mais vous allc voir qie la Icttir en qulihonl noe
    contient atucune'hericiitude;. '
    J'ignore eS, q i,s'ef pallf fous mon ptidiceffeur; ce
    ue e fails, c'l que la lqi du premier j le dernierj
    'x'obligge i la ieCidens qe ler Ils.li~ ra en etiit6e, qde
    fervike ; dr j' fatrme encore nminr j I'a av aance dans,
    -s'a letue giqu0autuni A(lcier' eh activity de feferiee t na
    quite6 fon pofte. .Mai on pretend qtire lleauoaip de
    ceux obliges a une rifidence fins service fe fott abfentis.
    'O'teftl n fyftame qui a te bietiiSt abandouxibE, cue celui
    ,sui yiti(agnl~ a, ttque1ic ivifin de i:armi naval ul
    oraiett nqmbreicd''fo ers: obliges a residence: it a
    pranviv de. obichlsc 'iiformontables, et'oin c prend
    T irl' I'rimfr a rnie re l numb'e id'..ticirs (iritini.me
    n&celrireF ain belom n ati l ordlii,,ir di,, [f[rtvic.,AiJl(i
    Scn'tet qu'n r~ppelant ro onlir des choles qui, n'a
    jamail redlement cxife, qu'on eft parvenu a former
    etete derneire accuftion.Je dfie qu'on me cite un feul
    BfllETr 'do nt Ia'p'rftiice rfaiit pas t'c iitniiate parulra
    CMYVu dru O povembr@c, .ixl'rxsspion dco Epq noaeuoi.(


    :( iS)


    pour 'expedition de Saiii-lDouiingle, qui, ayastt ob- d
    tenti des congas pout fire des pripaiatifs de depart,
    tn ot pas cru 8tre tenius de fi trouver A cette revole
    extraordinaire.
    C'elt d'apres de tel fairs, qu'on a avance que j'avais
    tronmp le ioi, furpris la religion du corps ligiflatif, et
    trahi la confiance de la nation. N6n je ne 'ai point
    trabie celte confiance pircieule feule iCcompeufe des
    travaux des occupations derenlbarras de tout gerte
    qui occupant un miniltre.J'ai itc fidetle a la panic, au
    oi notre example et notre fouotiia, A mou d.voir ;
    lenrs eniinemia front toujours les lmiens, et jamais je ne
    meiiterai d'eu avoir d'autres. (On applaudit.)
    L'Affemnblie reiovoie ce m4mpirejulificatifan Comite
    de marine, et decide qu'il n'y a pas lieu dilibdrer ftur
    'rihpreflionl.
    M. Fauchel. Je demand a lire une lettre, par laquelle
    on nm'anonce que des ouvriers dnt eki pays pour ap-
    plaudir le minillre. (On murmdrt.)
    L'Affemble paffe I'ordre du jour.
    M. le miniftre de la omarino r6pondenfuiteia la dinon-
    ciation portne centre lui par lea lieurs Galet et Abadie ,
    ages dans nos ancient comptoirs de IInde. Ce mumoire
    eR reuvoye au Comite de marines.
    M. le miniflre de lajuflice foumet plufieurs objets laI
    d&cifion de 1'Affmblie, fur les bornes do la conmpktync
    des anciens tribunaux en matiere criminelle fur l'attri-
    bution desjurs et fur la r6unign des crimes de contre-
    faqon d'affignats en un feul tribunal.
    M..... Le Comnit des affignass prepare i ce fujet un
    travail qu'il prefetera bient6t 'Affemblee.
    L'Affemble ordonne que ces a apports foient faits
    inceffamment.
    La fiauce eft levee A 4 heures.

    SEANCE 'DU MARDI 3 JANVIER.

    M....Le iLeclet que vous aver rendu hier par
    Icquel vous avez ordonni que les actes civils porte-
    runt limfcription de I'ere de la liberty va devenir
    illufoire fi vous na prentz des precautions pour le
    fire executer. Je propofe en confiquencee A l'Aflem-
    lee de dicreter que les notaires greffiers et autres
    officers publics, don't les actes ne porteront point
    cette infcrption, paieront une amended gale une
    annie de leur contribution mobiliaire.
    Cette proposition eft renvoyke au ebmitE de legif-
    lation.
    M. -Lavigne, au noom dy Cawli, des affignats et mon-
    naies. Les coupons d'Alignats adapted aux allignats de
    la creation ies 400 preiieis millions decrtits les 19
    et g& d.cembre 179, 16,117 avril mai et Icr
    uin t790 etaient deflinms a faciliter le paiement
    annual des intetros 3 pour cent don't cersaffigtna s
    fureirt d'abord grkvis par Adcrct do 8 octobre 1790.
    L'intort des coupons a ete fj pprimie, A qumnptet di
    16 du mime mois. Ce dicret ordonue que les 3 cou-
    pons d'inteiet attaches a chaque affignat pourroot en
    ntce ( pareis, ct que, far la remife qui eol Itra faite ,
    les 6 Inois d'itrit, &clusa an 15 octobre, fcruont
    pays a bimeau ouvert, &c. Les iniruits des coupons
    aunncxes aux afliguats, s'ilcvaient alors a une fomme de
    6 millions. Cette criatiou de 400 millions itait lp&cia-
    leient dellinic a fervir d bchalge contre pareille.loni-
    tae de pomnlffes d'affignatset billets de caifle defconipte
    alois e circulation au lieu et place des aflignalsi
    'mais l'Affemblee fut force de diftraire de cente delli-
    nation les ficours a donner anutreforp'ilblio; don't' It
    trelboier de la cailfe de l'extraordinaire tit le paicanem t
    en afigniats galnis de lenrs coupons; ce qui prodiiiti
    nue bonification momentanic a la nation de 1,656,578.
    Cepondant il rlfultait de cette operation, qu'il leltait
    .:.e .u]iiii.. de promeffes d'alfignatls gale a celle d'ai-
    uin:tas Jdomnti an trfor public, rellante ia charger
    c(nllle dls .,tiligatsr de la fecoode creation qui tn e-
    talent 'point gainis de coupons, et'rdoit ls fotnds Te
    iuoi..itnii iurcllCenTlcnt di.i Ir s lG.,7S liv., don't
    Ic trelorier e l i ilnlik de I'extraordinaire' s'otait th iig.
    en recette ats prifit" de la nation. DepUis cse nmornent,
    I'c.lhige dre [c bille't on proincilei.tl d ithgn iis fe fii
    liucc. lfvcmnlt .ec It rembourfement des' inidrita qlui
    dt.llrtVii .trn clmtiilcesi comnme riature de rcuponul ,
    puilTi,'l tJ ii ia1 ici n l ieu. l .
    Dans I b lffeii.iis rembourfemerit qui ont'e ti ir's
    ijufi'ii dis ...p..ls 1 inttit it en a.6t et ii cp e ff
    tiet-ritquaimnnm' pi..lit.l' de faux driti IudclquChes-ui
    fonlt fi biell iiiti quoe f'eil le plus cx.:r. peut .1 p.iine
    les diltinguer. Ce genre de faux (e inlttiplie t0bos It1
    jours danm la ville de Patis ct lurtout dots les nrifaon
    du Clhtelet. DaUs cet alile delliud tiAt repentir et aux,
    remr.rd' des hodlries abrutis pt I'i .lhiudie du vice1
    attendant la vcrige ti ILc .,: a "i en l r i.,vant le crime
    qui les a places fous fon glaive. On a deja plufieurs fois'
    Tfifi drs fitux coupoiis dalffigoals, des papieos difpofas pour
    en faile, des cara-ttces ct des plancles eh cuivre ct
    en boits ;ous ces bjets out ete ports an tribunal dui
    deuxienie 1.-,u Iitll"I I fats qp'il n. ete ppfflble de
    fTvir centre le doupables qu'ou n'ajaraisa pi prxeudre
    tur le, it. .
    'La reuntee les (;oupoou refans eneoteen rcrculation,
    s'opere dnus ce r aoicnt avec la plus grande cntieur.
    On ne les apporte eu rremboutr(Inmnt q( un' ia n. pour
    avoir la ccttitude de n'eait Arre rmbourf qu'en m..ra.-
    isa g,,a ,e afigas 4 A, Zv st uoiu'it U'~a ttcitr


    dans la circulation qti p6at une fomme d'ua millifoe
    700 mille liv. il u'en et pa nmoins vrai de, dire qui
    jlilquas ce qu'on toit parvenu i us center rembousife-
    etout les faux fabricateurs pourrot eMacOe abuflr de la
    confiance ou de l'ignorahce du public.
    Pour parvenir a ce remibourfemetit total; pour pyir
    server lea citoyrns les moin aifis du lalhleur d'c i Ctr,
    les victims, votre Comiti des aflignats et moinnaes i '
    jug neceffaire de vous piopp.fer uti dicrct'qhi fi'c uli
    terme fatall pour le semboutfrnicmei de c upon; dAu-
    gnats palf lequel erinc ', il. n'auront plus dd
    valeur.
    Inftruit de l'exitilccee de Is contrefaciion par le
    adminifiratenrs de lextiaordinhOic et par la munici-
    eipalilt de Phris votrc Comiti ne fait qe mettle rods
    vos ycux.la mefore de ii'".,' oar: les ,alniniillta:Iors
    et la municipaliri folicitent yrtiorment au noisri jd l'in.6.
    rmt public. Mais quelque pit fl.. u'il aitpa iu de l ,icre
    cette imefure,votre Comre n'a pats cru q'l ffu de, l
    jullice de l'Aiftelrebil de prifc inede delais trop court (
    poar operer la renttei dits oiip.a.,siint. re iu circu-
    lation. Repandus dans loute l'etendue de i'empire,
    it lui a paru conveuable de rcitne par un deLii f'uli-
    fant, tous les citoyeus a portie de s'e~ procurer le rima
    bourfement. En confiqmcnce le ICoumidt.ouis.propof ,
    eo project de deret fuivant:, *
    L'Affeniblie natioaalj', iIfoirmee.qu'Il.. ii prelllnt
    au reniboutfeni'ent i la raille de I'r n i Udil.,iu dta r '
    (oupon' d'atfllkaj fum confidkrant qu'uti plus longuo
    citcu ilioun' dde, c.,up.n i .epdferait let citoyens a dovenit-
    victimes de cetic' oupable conutiefaction, dicrete qu'ily
    a urgence.
    L'Atfiee blienational: aprii avoil d&ila T l'urgence,
    decrete: .
    Art. ler. Les coupdis' d'tflignais conrais daris lea
    .almkni. d, 3 liv, 1. o I..ei 15 liv., ttLlci, ..t i.,l .r courl
    .Ln, 1 choumninaIt. a cunipier du' I'r in.iid piochaini
    II. Ce.ux defdits co:lpons quf .funtr encore en cireu-
    latioti ne front pays A bureau ouvert a la caiffe de
    1'extraordiuaire, que julqu'au n er vril 1792.
    IIt. Les coupons d'affignats qui ferout rgus dans le :s
    caiffes publiques en'paiementde contributions directed
    ou indirectes, ne front plu rrcn;i daus la circulation ,
    et feroni envoys au trefor public.
    IV. Les receveurs des contributions et autres droits,
    recevrout, jufqu'au 1r avril '792 feulement, les coufr
    pots d'atfignatsr qui lemu feromu prltf, i. ; its ies feroat
    parvenir a la triforerie national, qui tes fera rembouir
    fer a la caiffe de I'extraordinaire. '. "
    V. Pafe le Ier avril 1792 les coupons d'affigaats qui
    n'auront pas et6 prifentes au rembourfement;, firbont
    refufes dans trutes lis caitfes publiques ct particulieres.
    L'ATenmblee ordonne 'impreffion et 1'.journeiment
    du project de decret.

    Suito de la difcuj7ion fr la formation de la haute coum
    national. .

    M. Gorjon. Le Comitd de 14cilliti n ,-en vlns pro-
    polanitrit. decreter qu'une ha-te court national unie fois
    formee tera pernaniente pendant Ia' duree de ia I.,gin-
    ture ne vous propule rien moiis que de dtruire l or-
    ganifati6n des jures. La loi eft faite ; lle eft claire
    voici la marche que prefclit le d.,'tre du o 5 ri)ai. Lq
    corps Ibgiflatif fe portera c. aIl.i.:i, des delit; ae l1elit
    lition; auffiltt und ta hil ..li i lviLir.i fe ".isail ;
    24 juries ferout pris '-lirtui I;. rietnmbr s du utibunal de
    caillaiion ; leuts tonctiiona ternli;nlt, ls 'lntreoutl darts
    la ciaile des filuples citoyen'. Sit 'firvieut uie autre
    accuritioni ,i ife foriersa uo Ianr ir; ;,I ..-. Vous o ,yea
    quil petit i f." t.,rnr auitint de hi.u r, .ur i iationales,
    qu'il y astrait d'.accuatiotns. 011i m1niIuIec ) O., i v1oiii
    iu voldiez pas qu'ciles fe formlTa..al Ijnultneimalln, vou$
    pIurriez adopter unec marche fu.tciIve: ; rt.il, cler retar-
    dr:lit neceflairmenm t la c.tletciion des ji,,m, s id. II
    li'eft pas nucefaire de prievon ,vc v._.I, dornilti dea
    accufanroius lb..bl ,.pit ii i ; aifl J~ p'ropbft It q.cllion
    pri.tble ie fu Ie pirmier article du pirojf du Ciwiti'.
    flt. Mquyfel. Si vous: tiez obliges de renouvelletr..li
    juges de la haute court national a chI.juiie, acufhation
    il ep.rifulterait que vous aunie .-bic..il .i puif les:tat.
    bleaun.4eAe;membres du iribungiil delfTlSiosi parmi lefo
    quils vous devez les choir. Comnme il,; n'y a qu' un
    Alfembliq national, u'upn tribunal deo caffation, il nUe
    dotiy avoir non plui qIu'inme haic re courifal.,ini l ;cas
    ti vous mulipliez ees 6tabliffemens vous reploduir'kt r
    bisiunlt i iCnconvnicems des o'soutS fip-,icurie J'afpuie ."
    eln conlirqurie.L.-c )ltiJt. dyCoPnslth I.;
    M.Jfoufrey. Plufieurs memnbresontt ttaqilu e Ic p'c
    mier ariqkclud project du Cornite qui aunalrlf E lt haute
    cour iq.LjipIial c'unnwizia let aqulfativi'i filfhqfCentk.
    ll y 'out cru voin uin peni ,riini.e d..ngrrulke mim
    aujourd'hui que les h.dIi, de lIIidhnpe et dal ctoycnr
    font reconuius et ()nl .reii j'ai irop boiione opimLon l
    pi arilr,,.: It. l 'n..rionire publics, p oui iopountr
    q,'is1j.>, pi.aii f trays(lirde4jusfy;iLtn critminel*JSL.'ail .
    Icurs cetle olbjcion qui unell pas confi-teable co elle-
    inhtmeai diaiiai .a' iquil "oi'tiioh.'lirnt le. avnn!iign
    de la IIuw inur'iunl.iaale j:ig. ii pliilhfienis aicc(ationu,
    I (ouair.t ,arriver de. svislo(tlncces ctiiqeir. ,tCQmm
    oellc.o.l nous opus trouvons oat Ic cops legif.tiflten-
    drait-pltlieurs dicrets d'accofation. ,Alors s'il falfit
    'former Aitant die hautes ecour. n.lioinle; puur to Iu-
    get, le tibunal de' r ilfiin nc imiporit fourn.it ffis 'C
    jugeailt a.xirfalterait desolattts et-des dangers tldeja
    i.)It Ile 1ni mnilliiiliciic do tribunaux. Je poFec aon t
    4,00ji t ql,'lL vaIAt btasuoup mieui laiffer a lamii V i '


    I
    t


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    Stud,


    .. T ,- .-









    ~W rn m m m m m-1j


    I,


    Iaute cour national le t oin de terminr les infiructions
    ql'cie aura commences. La haute cour natiouale n'elt
    goiut ud tribunal du corps ligiflatif, niais de la nation
    Seticre.
    Relativeritent i la tiptition des functions de liaut-
    jurks, it eft clair d'aprs la loi du 5 mai, que ceclui
    qui aura one fois rempli ces functions fera exempt de
    ces remplir encore. La difficult n'eft done pas dans
    I'explicaion de la loi; mais feulcaent dans la queflion
    de oavoir vous pouves droger, aujourd'hui que I'ex-
    p6tieuceavous eclaire ai .ieloi quit 'eft point conflitu-
    tionnelle, et don't reocecutonr.anrait des mconviuiens.
    Voii d e confiquence lIs difpoitions queje propose de
    fubhitucr i cells du Coniit' ; to lorfqu'une haute cour
    Mationlae aura iii tonvoquiCe et formic en vertu d'un
    d&cret du corps ligiflatif,. toutes les autres accusations
    y front parties fans qu'il foit befoin de psoebder a une
    aouvelle convosationu i ;les ndnms des hauts-juris, qui
    auront rempli une foi e Cel onctions, ne ferunt point
    eayis de la life mais ila' concourront la composition
    des autres joges 1'Affemtlic dirogeant par cet article
    4 I la oi du 15 rnai.
    M. Ptiin. La cotnitution a voulu qu'il ne put
    vaitfer un tribunal plus puiffant en quclqueforte que
    1'AffIable' nationate, et c'efl cependant cee qui arri
    verait fi vous adoltic Ite plan qui vous eft propof' ct
    qui &tablit la. permanence de la haute cour national.
    En Cffet, ce n'de pas fur la tonfiance perfounelle que
    seiritent ceuxx qui font nommies la h3utc, court natio-
    iale actuelle que vous devez vous dicideir sais fur la
    snoralite humane; mais for l'oppofition decotie per-
    manence A la onflitution. Si jamais l'amoir de la li-
    berti pouvait s'atffiblit dana le conur dea Francais, f'
    le corps ligilatif don't la prifence ne fera pas toujour.
    fi nceffaire met un long initervalle entire fes feions ;
    psi voyez-vous pas de quel danger ferait pour la liberty
    SJublique, un corps comnpof des mimes 414mens que
    la reprblentation nationsae. Sans douie 1'Affembbie
    c'aufiituante.a.privu que la haute court national aurait
    i prononcer for plufieurs accusations A la fois. Mais
    A pris de la revolution, noes n'avons i combattre
    qu'une feule conjuration, celle don't vous aver mis
    hier les chefs en Etat d'accufation; s'iin'teiftait pas de raf-
    femblemens au-deli du Rhin, ceuo que vous avez dkert&i
    d'accuTation antirienrement ne feraieut pas coupables.
    II faut done que vous ordonnie: A votre Comiti de
    ligiflation de les comprendre tous dans le mime decret,
    alors ils ferons tous jjugis par la mime hate cour na-
    tionale. Je demands la queflion prialable fur les ar-
    ticles I IIet IIIdu project du Comiti.
    Pltieurs vdi'k : Fermez la difcaffion.
    .>J, ,--SDcajlet. C uCeusi qui demandent que la difcullion
    oit fermee n'entendent rien i la qtflion.
    M. Merlin. M. le prifident j demand que la
    a dicufion fbit fermde.
    L'Affemblie confultie decide que la difcufiou fera
    continue.
    SM.... Qu'eft-ce qn'une haute conr national ? un
    tribunal par qui duivent ktrejugs les crimes de life-
    sation. Les objections qui orit 6t faiths fe riduifent A
    dieux principles. La duree de la haute court national
    et les functions de haut Jurk. Toutes ces objections
    font incohireates. Les uns voudraient qu'il y ect plu-
    fieurs hautes course nationals, d'autres voudraiet quite
    I'exiltence de la haute court national fit piolongie
    d'uue ligiflature A I'atre.
    Votre Comite a tenu un fage milieu entire ces deux
    excis. Votre Comiti piopofe 'de riduire eo loi une
    conlequene'd ace aconfitutionnel. Leo t nibunaux
    Jie peuvent etre multiplies qunautant qu'on lea attache
    i un tcrritoire, ou qu'on leur done diffrentes attri-
    butions. Cet ainfi qu'il y a pluficurs tribuuaux de
    justice pluficurs tribuuaux de commerce; mais il
    i'y a qu'un tribunal de caffation. II no doit y avoir
    qu'une haute cour national. L'objcction relative aux
    nonctions des hauts-jurcs a tEi rffutie par les priopi-
    aalis, Je ne m'arreterai par non plus A la Vropofi-
    tibn qui vous a iti faite de r6unir les accufatlons to
    une ieule. II ie s'agit pasde diliberer for les accu-
    fations, mais fur la formation de la haute court natio-
    male. En confoquencc, je conclus i 'admillion du pro-
    jet do Comitl.
    L'Allemblic ferne la difcuillon fur lei trois premiers
    Aslicles.
    T Tout les articles do project font fuccelivement'shsmc
    sai" oix avec quclquce lhgercs modifications, et dCcritks
    en cea tesmis.:
    L'AfBemblt nnatinale, apr, s avoir entendu le rap&
    port de fon Comiit de lgiflation, et dcriti l'urgence,
    uftcrtte e qui fruit:
    Art. Ii. La haute court national former at convo.
    Quie pour juger uine premiere acculftion, conniatra


    De Paris.


    de tomes les aceufaiaont fubifquente qui front iortios
    par le corps ligiflatif, avaut qu'elle fe fepare et tant
    qu'eile fcira co .aciviti,
    II. Son existence ne pourra pEanooils itre prolonged
    au-deli de la ffiotn du corps l giflatif qui I'aura ita-
    blie, aux cas et cependant fi les accufatious portees par
    Ie' corps egiflatif n'out pu etre juge3t dans I'ntervalle
    de fa feffion, une nouvelle haute court tiationale fera
    former fans dklai par la lgill ture fuivante; et la pr.-
    micre coutinuera fee functions julqu'a fon replacement
    effectif. .
    III. Dans chaue accusation, la composition du haut.
    jur fe fera par le tirage au fort fur les 166 membres
    formant le tableau du haut-jur6.
    Ccux'qui auraient deiji it employes en cette qua.
    li ., no poutrout, pendant le coura de la I giflature,
    s'excufer par ce motif, d'entrer daus la compoliioun
    de nouveaux juris, fi le fort les y appelle.
    JV!.-Il fera remis aua grands procuraieurs, par les
    feeritaires de I'Affembll4 national et aux grands
    jugei, par la voie du siniftre de la justice ; des expe.
    ditions des acts repectifs conltatant leurs nominations.
    V. Les grands procurateurs communiqueront direc-
    tement avec I'Affemblie national, fans 'intermidiaire
    do pouvoir exicutif.
    VI. Les fouctions de commifaire do roi auprei de
    la haute court national; front exercees par le com-
    miffajre du roi aupres du tribunal criminal du dipar-
    tcment dane le territoire duquel elle 'affemblera.
    VII. Le minifir de la jIftice aura, avec le com-
    miffaire du roi aupris de la haute court national, la
    mime correfpondance qu'avcc lea commiffaires du roi
    aupris des autres tribunaux.
    VIII. Les grands procurateurs pourront agir, con-
    curremment on fipariment, dans cat d'une fufpen-
    fion momentanie et force des functions de 'un d'eux.
    Its auront une place diflinguie dans I'intirieur du
    parquet, a la dtoite ,du tribunal, en face de celle
    occupee par Ie commiffaire du roi.
    IX. Un greffier fera itabli aupres de la haute court
    national. It fera ige 'de vingt.ciuq ana an moins. Les
    grand juges le nommeront an fcrutin. II pourra choifir
    les commis ticeffaires pour le service do tribunal, et
    il. en fera civilcment rcfponfable. Ils preteront, ainfi
    que lui, centre lts mains des juges, avant d'entrer 'en
    functions, le ferment d'tre fidelles la nation, a la
    loi et an roi et d'exercer avec exactitude leurs fonc-
    tions.
    Le greffier ne fera rivo'cable que pour prevarication
    ingce; maias'ls fooctions cefferout avec cells du tri-
    buial. >
    Soi traitement, independamment det fraia de ceux-
    ci, don't le nombre fera fixi par les juges, fera de slo
    icus par mois.
    X. Quitre huifiers ferontt tablis aupris de las haute
    cour national ils front nti6mis par les grands judges,
    et preierout devant eux le It ne ferment que le greffier
    et fes commis : le traitement de chacun des huiffiers
    fera de 1S5 liv. par mois.
    XI. Les grands juges, le commiffaire du roi, te
    greffier et Its huifiters, auront le meme coflume que
    les juges, commiffaire dit ioi, greflers et huifiers des
    autres tribunaux. Les grands procurateurs n'auront au-
    cull coflume.
    XII. Dis que la haute court national fe fiparera,
    les pieces ct procedures es affairs jugees et terminies
    feront inceffamment transferees, a la diligence des
    grands procuratcurs aux archives de 1'Alfemiblee na-
    tionale.
    XII. La loi du i5 mai, concernant la haute court
    national fera ex6cutie dans routes les difpofilions
    auxquelles il u'a pas 6tc d3roge par e prnfent dicret.
    La fiane eift levee i 3 heures.


    La prochain itabliffment do jury auquel font appeals Ta. D az A sE Louvols. Au ourd'hd
    par la loi du 19 ndvenibre 1791, tous les citoytns la rp duafe de mtjiple amorou0 deon u,
    ayant leI qualities rquifes pour &re electeurs a fair lpa 7 dailre de mtfiurf aour dfoilt
    concevoir M. OffelTi, electeur de 789I 790, 1791, VI I difficult de apvoir fe procuer des fons
    Ct ancient reprifentant de I; commune, le project cdi fadminifiration a tE obligeo de porter te prix d par-
    tuable de deux moyens d'infruction fur cette matiere. A quet i sfion t ligeu de po4, Ct ctelu desfecon
    - Lun eft on livre lmentaire fous le titre d'Almanach u logesi A fousn n do u 4u de t elm ond
    ,l. jurifrianas. Cot slmanach'eft divift en deux parties: o o l de 48.
    la premiere et ute efpec e c catichiftne inflructif fur Tt atR DliCttatiR NATIONAI, auPdaisRoalAunJ
    tlus les devoirs droits et fonctions dep juris d'accufa. Auguflin 0t Balbst ou I Fils natural, com. en n acted
    tioa, de jugemons;et dis jaias (pciaux. fuiv. de Mcnfonge qffriiftx opera en 4 actes, et die
    La fecoande oft la copies Ilntrale de Ia ioi far la police IDeux Chafflurs i la Lairir,
    de foreti, la jiftice ciimindle et institutionn des jurIs. En a t. let rois CouJines, opira, et tunihre 4 Aaris.
    Chaque article de.a laoi correfpondant aux infiruc- Ti A o ,
    tions, rA indique de maniere A en rendre la verification T. met d ifaui s ousan l t' Rllar AOfourd.
    tria-facile. N ictditr dent la lums on la Rnvolutioid fraifide, pi
    L'auteur a cherchi i rendre affeisz milirres A tots feU lc coufia Jacques, t' e diert. des Etremne pariorigaa.
    concitoyeis les notions qu'on doit avoir fr le jurn SALL.N aDS ETRANGIRS, rte Saint -Thpmas da-
    pour que pefotine ne a;ife regarder celte magiflraturie Louvre, h6tel de Marigni,. no 17.


    L'sboinnemient pour le Moniteuc fe f it a Padil, i6(tel do Then, *ru des fPitevims, 18. I11 faut adreffet, h Itttres at 'argent rac de port k M. dusy, dietsr dcct Jounol pqua ri
    teur les jours. Le. prix el, pour Paris, do 8 liv. pogr trois mais, 36 liv. pour fix mots, etde 7 liv. pourt Vannoie etCpour es dipattemeo do ds iv. pourtttoi mois, t49 -l pIIt ox mon ', at 84
    liv. pour l'asie, franc de piri Lo ne si'bonnenqu'acoma n eom cnent de cla que moms. Ou frotrict ~ufTi che tou. 6 1 liriises dt .France etite directeuo des potesao, t tbouig, ciex M. Fa vks,
    *Xbragle et Londres, ,d.e M. 7,/. de lt~a no 7, Geratd -feet, et che M. Ckr.br, Jermyn-treet, no49. -T-. 'i rI- .r Isfl r. tarei tin A crtEst Fult11 dell tlo vaept u rJirtem, ,st pa
    iliks. 'I-Yi e # rs d'Avis ,Annonces, M5molesr Motions it arlrst sbjtts ltMls s riint lira i tiri dE ii L Mfil l eI p581s if l fans sl st e scu .fds ... rin .,Is,, ritr .w ts nAtl*f, st "-
    lrt. tas misrfis, o' s l $AJfirs l ariclt, u ,*as Suppllment psrtitculle d'.ire dtmi-femit#e .atl1 ('l>ront aS nren ao ffa rin our Teie rentmir. Capsil artle. itS UIn Kai, sat la dlrl. t* di, ie ru i
    Orrf incanue as aitc., matr a li t dits rAiuta. EC sltnier dtmrmcr4s, du r. si I, wlal s M. Etid nL asfa Ie a t Al R )nst a EIs I rav Ise s Js jsh his i aitss dimsaist fies enet L
    do pdir.tu Aeus doTmauils jfig'ddMd e stAwnh duJa .


    Du Ilp'I4mlMERI t MONIThlUU- "aeOc iC S 6at[Werc6 dc Bakc 'iTleS, 'reT d6 Poitcvins,- Ao '34


    --* -- ~-T---~-~ ;.--,---- --- -?


    a


    poptil;re come exigeant des connaiffaiccs difficiles i
    Icquirir. L'Alma4h;r duJuri fufira pour convaiucre I
    citoyen le moiar exerc6 dans cc genre d'tude que fi
    rie n'eft plus digne d'un people libre que 'itablife.
    meant desjurks, rien d'eit auli plus facile a ramplir quo
    lears functions.
    Cot alOmanach, formant un vol. in.-8, prix a f. bro.
    ch fe vend i Paris, chet I'auteur, rue de Boutboi ,
    fauxbourg St-Germain, ne 688; et chess MM. Rochette,
    imprimeur, rue St-Jean-dt-Bcauvais, ti1 38 ; Leprieur,
    librairc, quai de Voltaire, n. no ; Defenne, libraire,
    au Palais-Rbyal.
    Le second mnoye qu'a imagine M. Offelin pour rendre
    plus facile et plus commune la counaifauce des devoirs
    et des functions de jury, eft un ours public ct graluis
    cfintfruciotr-fur tljtry. Ce court fera compolt do
    quatre letouns II traitr dtns ie premier de tous lea ,
    articles'de la loi qui font relatif aux trois efpecea lo/J
    jtiars ; la feconde aura pour objet les jures d'accufation;
    la trotifeom, les juri de jugement; la quatrieme, les
    juras fptciaux; ha derniere p atic de chaque lefou fete
    deflince Ait pondre aux objections que lea citoyena
    auront a propofer, et a rCdoudre lIs difficulties par des
    examples. Ce course a di dire ouvert dans la grande
    (alle des ci-devant Jacobint Saiut-Dominique, rue du
    Bacq, le premier dimauche de janviqr 1792 i midi
    prcife. Le jour de l fiatice fubftquente fera toujoutr
    convene avant la culture de Is fiance tnantse. Leo
    eiwyens qui vondront y etre admit peuvent fe fair
    infcrire ches M. Oflllin.


    LIVES NOUVEAUX.
    La Morale univtrfeileIdris des ihres ferrh, ridigle pour
    la jeuneffe, avec des citations. A Paris, ches M. Proulle,
    libraire, quai des Auguftios, no 39.
    Quoique ce livre no foitas dans le genre des alma.
    nachs on pent nianmoias tl donuer pour itreunes anu
    jeunes gens, a qui ii doit deveoir tile par les fages con
    foils qu'il conlient, et on lear offrant un- tableau rapid
    des devoirs qu'ils out a remplir covers lur criateur t
    envers lcurn femblables.


    S P E C TACKLE S.
    SAcAoutmE ROYALIE DE iusiOSQ Dem. Colinlctl
    i la cour, opera.
    THiATRDIi La NATION. AuJ. Mddlt trag., ct 1
    4e repr. de Minuii on 'Heurn propice.
    TH*ATRE ITALIEN. Auj. RIa4u44 d'fl, ct Ftlixw oo
    ITEnfant rl ui.
    TiiATRE 'FRANsA9i, rue de Richelieu. Anjourd'hui
    les Faufes Cffidences on 3 access, at tl Midefr
    malgri lout le monde.
    i TuATRE de la rue Feydeau, ci-devant de Monfuslr.
    Auj. la 7e repr. de to Cofa rara op. ital.
    Dem. Lodoisha, ,op. fr.
    TutATRE 01o M11 MONTARSIER on Paleits-Rya. Auo.
    e Fou raifonnable ; les Eitnemes imprdvus optra et
    3 actes, et les Capelts.
    THaATRZ ou MARAIS, rue Cotire.-SainICe-COahLriog
    Anj. IAvare fuiv. d'e 'Epreuvs nosu ellc.
    En attend. Richard et Dertl com. en 5 aces,
    et le Mariage de Figaro ou la Follk ournie.
    A Auaimu CouM:qu, at Boultward do imple. Auj.
    nla F t nire ou It Fils nature, pant. en 3 actes, prec.
    du Ptintre amourtud de fen modee opera comique ',
    et de la Pupillh, en un acted.
    THEATRE DE MOLIERE rue Saint Martin, Auj;
    la 5erepr. duA Coureur defuecejions, aom. en 5 acts,
    Suiv. du Buel, n uun acte.


    ----------~i-l -
    ------------;- ~e~L~









    GAZETTE NATIONAL, ouLE MONITEtJR'UNIVERS .


    JEUDI 5 JANVIER 1792.


    Quatrieme Inn e de la .Liberte.


    AVIS A- MM. itk ousCRxtIMts. .' ,
    JMM. les jojiya 1ipMs dua Monileur fonal friveuts 'fle
    ton a, rrecevra p If 4 'niueir .lesjuif ; ripionr r. aiji J*ut
    bureau de la rite des Poileuins, n0 IS. Les perJbrnes iri
    ne vondront pas s'y ranjporier f iut ritl 1sa iJ uulir hien
    n donurer cer.i, fa I pajL 'flie I'ai. it ,11. A.bry dir -1
    frr du bureau qui c'tat'ral lotia.'r c/,r; elliI le Irj' de
    faboaneitM pour Iroii; fx,/i, neufiaoil, t oaurt' l'at;n
    ntlicre au chbix de MM. lesJ' ,,Jf riftrrIr ,



    P 0 I T I E,

    S E D E

    AItC quelle rapiite Ia notivelle des meflurrs que
    I' e.vaicat de pretndre aouX frontieres'deo Is racec, en
    a-telte devanc l'ektcution P Avant que lei tslcteurs
    des cercles fe foient rendus A de jfcaes terreots pour
    me pas dire encore A la juoiice. Avant que M. de Rohan
    ait ui', que M. de Cond, fe foit Aloiign qu' M. de-
    Mirabeau fe foit cach dq le rol dte Suede a change
    d'tvis, et ouvert enfin un paquet fcelli des armes de
    France, qu'il avait ofe, A la fade de I'Rrope,
    4&daigner de rervoir. Que ce prince fe hAte done de
    Swpaver, sil cl tpotfible, one injure que le roi des
    Fraujais doit i la nation de France de n- pas oublier
    IgCremet 'I
    De Stockholm, le 13 dicembre.
    Ox faith que fa majell a enfin ouvert Ie paqitet du
    charge des tfftires de France, dans feqnel fe trouve
    anotifi que Louis XVI avait accept la nouvelle conf-
    titutiont ctpendant le courier qui doit rapporter.Ia
    tAponfe, d elft'pas encore patti d'ic, puifque la court
    attend au ptOalible quelques avis ultbricurs dudit
    Sxoyaume. M. Gaufin-, cihaiga des affairs de S. M.T.C.,
    tait far le point de partir'ct fa voiture fe trourait
    djda churgie quand ii apprit que notre monarque
    voulait admettre la notification de facceptation royale.
    On dit mais fans en garantir authenticityd que I'inm-
    pratrice de Ruflie ait anufi agree cette notification de
    a part du roi des Frangais. /
    Lier (au foir ) Ic come de Saint-Priefl eft arrid de
    Pitersbourg, par Valfovie et Berlin, en cettlc pitale.
    7tirT do la gazlle d'Amfltrdam.)

    ALLEMAG N/.
    Du Riin, le .26 dMelcmbre.
    titPtlt le difcours du roi, iy a partout emigration
    des rmigres. M. de Rohan left tetirc A Saint-Alaife,
    giche couvent de Bni'dictins dans la For&-Noire. -
    XM. Miraheau auffi a du s'eloigner. M. de Conde a
    quitti Worms. On dit qu'il ira A Wilhelmsbad dans
    le comtiede Hanau. ... La nonvelle qui porte que 3L
    ou 5 Fsanvais avaient form le project de 'affafIiner ,
    au'ef point e,'ore d&mentie. Les Amigres tienn6nt beau-
    coup a ce bruit. L'Alecteur de Cologne d'cf em-
    prefl de revenir dans fes Etats et a paffR par Nurem-
    berg. Lei couriers envoys par les prices du Rhiin
    i I'empereur et I la diete, fe licccdent fans celfe. -
    L'electeur Palatin et le due de Wirtemberg fe (fo;t
    adrelTff an ginral Luckner, pour lui dire que i'ayant
    jamais favoriTf les imigrca, its elperent qu'en cas d'at-
    taque, leur territoire ferait refpect6. Le dernier parait
    en effet avoir ar rite I'efime de la nation franaile. -
    Le tiagiltrat de Worms a crit A la municipality de
    Strasbourg, en lui envoyant copie de la lettre qt 'il a
    adreffec at roi. Ce magiftrat Ctranger parole d'un ton
    trh-foumis de la nation franaife. Cet homage aurait
    eu plus dc marite s'il cut etc rendu plus t6t, C'eft
    ainfi que doivtnt parlor de cette nation gondreufe tous
    lea protecteurs imprudeus des chefs des rebelles.
    II efi da la diguit6 du roi des Frangais de ne point
    teller en dei de li nation qui I'a place, par la conf-
    . titution, fiur on t6ne qu'ilel (i facile de fire refpecter...
    UV (eul mot a fffi pour diffiper cct amas dilpendieux
    dei princes Agarks ct d'homnaes perdus ; maais ce n'e
    point affer pout la nation franoaife; il imported a fa
    dignia lains laquelle il n'eft point de furet6 pour elle,
    de ne point a'arerter all premier pas. -BientSt ce ferait a
    recommencer..*.. C'cfl Ltopold A donner I'exemple
    dt refpcct que fe doivent les nations entire elts. La
    revolution de France n'a tien change aux traits qui
    lient d'amiti Icts peuples de la domination de L opold,
    et Ia monarchie fr nNaife. C'ef done -L opold A
    seconnaltre la nation qui a maintain le feeptte dans
    ls mains de Louis XVI. Mais qut le roi des,Frangais
    regarde come .un devoir facr" de ne point lailfer
    pirir l'occafion d'impofer aux princes qui I'ont ofA
    ienaccr. Qa'il force cep princes a s'expliqier, et ne
    leur done point Ic teams de pourfuivre leurs deffeins
    vraiment hofliles. Le roi de Suede eft attend A
    Blruxelhes e 14 fevrier, cola el certain. QOie ce heros
    de 'AtiolRe ne trouve plus de fes chevaliers fransaii A
    5o lieuesa A ronde...... En mAme terns, tianiftre
    fian"ais, prelfe la diete de 'Empire d'accepter dec d-.
    4oommgemens offers avec ant dc bonne-foi, des de.
    do nmtgcmrens que Ic trait de Weftphalie ne fauverait
    Paint de la fvcee at promple quitaince dounke par an


    ftIl coup de canon. Allids t4a is ,lts Fianaisi venlent
    itre, gnarsiux es aenaiis, lIs tI'alpireroaI plus qiu'a
    comrlatli cat isequiter par la victoiie.


    De Brx els 3 I e 'mbr.'
    L s Ptii' de pabant foot en asaanjIeutcl rgle& avt
    le gouveuiement. La majeure pratte du people parait
    av9it perdu toute aflnme pour cua. On avait folt tiep
    conleilll'le cabinet autricthlei en luii; fuadat) de .~I
    perdre dans I tfpet du people: mail par qui afqre
    prtildre leur place dans I'opition publiqu P? l.e gou-
    vcnemriCt en compromlctnt ai r t.sI u'a pas.oublii
    de rendce fupecLs Al a mulitiace eC .Voutk.iflls ct pa-
    triotes, el tout Ce qg i ayliI eu q upouvant avAir Tun
    pari lup poraitl"ombrage. On a deploy beaucoup ie
    science dana la contre-rivbtluigt bhbnp onne ; c'c
    danS cc genre un module d'~'bit.... Le chlofcl
    en font au poiit' qne, mmfie en fuippofant unclac ip
    ptifflutc on tie couoit police I p c uple brabanjon
    pourrait donner de la lite a'il temait d; rfcmur Cn-
    cote. Lafftiude pai-tout ; defiance genrfale ; unive el
    befoin.de frommail :' I peuple llt retombi dans une forte
    de fcivitude et s'y iepolc.... Notus ne lui dironi point,
    come dit uii jonr le grand Mliabcau ( mni.s grand
    lots) 3 un depula de Liege, quii ls larhras aux yeat ,
    vrnaii l annfoncrr que fa patrie ,allit re 'imnmolke.
    El'bien requiefeia it pace '
    Le gouvcncimeent uife, pendlanl q '.i en en jeu, de
    fa dextirite poui obtetiir le cupfentemnuai t aux fubiides.
    On tf 4doute point que cctte ffiirche fe termine avec
    fucci. Les ordrtis oAt plfu nts refaus:A fairt avant quae
    'un d'eux ait 'donute i'b'emplt dte l fduaoillion., L'ar-
    mie ef ;partout,'et mime faus eli obbit eft devein
    nectffaire. / ..
    Les Etats de landre et an grand nombre de Fla-
    mands ont prieles gouverneurs gitnraux de-faire cOtf-
    truire un palais des taats a .Gand; is invited t leurs
    majellts y venir fair leut relidenee .et Ilur repye-
    feat'e t/lr-rtefpectueuficent .qu'il eft tens de punif
    le Drahant des d4goats que 'ero faith iprouver a teurs
    / RR. a .
    Un grand nombre de chariots (A peo p'eu 5o) ont
    paff par cette ville., venant d'Anuers; ili itaient chart-
    dei de munitions de guerte defliites pour Namur et
    Luxembourg, cattouches poudre et boulets. ...
    11 eft probable que l'on craintune irruption du c6ti de
    la France. Ntus nouscroyont ici dens u'n moment tte-
    critique a cet gaird. Pluficulst de nos Amigrts braban-
    sons rentien t.. Qid e tt ic nmori de cor(e emigria-
    ion je I'agnorc.
    P. S. Hier il eft arrive de Coblinti mti courier an
    minifire, M. de Metternich.... Les r belles Frangais
    refluent vers Coblentz. La defeition continue parmi
    les troupes autrichienues. La fameufe mademoiselle
    Theroigne de At|ricourt efl ici: jt ne fais quel role elle
    y joue, mail elle parait frequemment aux audiences du
    otuiflre.
    FRANCE.

    Extrait d'une lettre de Marseille, du aS
    dicembre.

    LA femaine derniere deux navires anglais arriverent
    ici. Quand its eirent jetta leurs acres a denii enca-
    blure de lentrf e du port, its faluerent la ville de plu-
    fieurs coups de canon. Auffitot les deux forts rkpon-
    dieent au falut. Un moment apris les dean navires fe
    pavoiferen ten fite, pour rdpoudre anx a dmountaliaons
    de joic de I'itmenfe, multitude qui les eutouralt fur
    tots les vaiffeaux et fur les quais ; sil alborerent, au
    grand mat, lc pavilion frangais aux couleurs nationals,
    et Ic faluerent a la maniere anglaife, par des hours mille
    f.is ripltis; I'elthoufiafme ,tait i fon comble. La
    municipality ean o charpe et un corps de marines au
    anombre de plus de deux niille allerent prendre les
    quipagedes de deux viffeaux et les conduilirent en
    triomplie I'lt6tl de la commune oa tout le refic de
    lajournse fe pafla en gala.
    Uae autre fAte non ruoins agrablle a 'et lieu quelques
    jours apr-: c'eft celle de i'inaugurani n des pavilions
    fianFair eitanglais rCuniis, dana leIparvis d'une alfemblic
    patriotique; if y avail pts de huilt mtlle perfonnes.
    Tout les Anglais qyi fe trouvaient dats la ville furent
    conduits bras deIffti, bras deffous par nos compatriots.
    Un citoyen faifit la circonflance pour lire i la tribune
    uin palfage totchant de I'cloge de Cook ,par M. Blanc-
    Gilli dans'lqucl il exptimait avec enthouliafme, il
    y a qiiatre ans des vceux pour une alliance tierntetf
    uenre le people anglais ct le pcuple franaisi ; quand le
    nom de lillultre et trop infortun6 Cook flit prononce ,
    toute I'affemblcee fe leva en figne d'hommage a la mA-
    tnoire de cc grand home. La lecture hiit., Ics fenti-
    mens de bicaveillance, les affections de fratirniti
    iclaterent par les plus vifs transports ; le braves anglais
    recevaient et rendaient I'envi cls canbiaffemens ; ont
    i entendat que des cris dc jubilation des applaidiffe-
    mens interminablces; les dames des tribunes ,feuillaient
    leurs bouquets et les jetaient for le.lstes ; les vival
    mille fois rciptis, les larmes de joie, tout annongait',
    Sle faint dilire d'une premiere amitiA fraternclle, entire
    dcux pueple qq4i, tiunis par leur liberty politiqde,


    NM 5.


    __ __ ~_~_~_~_~___ _____~IIYlii_~~_ ____ __ __ IL__~ I ~_


    1 II~ I I


    commenceut ftentir e't e taurderoni peaut-tre ps-d
    prouver qu'ils nie peuvent plus avoir d'ernimiis attturel
    qu- les tyrant t ct le efctaves.


    M L'A$X.GE S.

    Aux..utur diduJ journal. *f
    t.i paittiotes ott dJi ytrarqi, qu'il ne convient
    poliit i des tutiirs padrioltiues de e aitre apprlrA -
    commne des otl atonpatio m d,. manina. Q.'efcr e 'que
    des kiaiist dra iFourtllia'a Pouta iol pu. biltu8t des
    Miuis des Piqit-Prn, y 4,.7f~J A ii(u cir des 1J. -
    ranuiuM? Que veiUt-on qiuje ou i n pnle(; t ll. lI .rt ...
    itrangeretde c a titre ,ld1; res Jdenn.inations iili
    culeas t fauTo if? La gluetTlY v enir. OU veut djon. ,ll
    dani notare anlre Is bstaillons le dcfi4nent ci., ,1L-
    des inonallkcrts, ct que, par exemple, Gullave, /l gI,,,,
    Goflav. ilc utijour ji Ie SIutI is : ii l tons lei Jaio-
    binll, ici clmpera les Feuilla" i Q uelle virrr! Jc hiSlas
    bion que Fcuillans ct J.cobins cc. moinrei h ie bat"
    tronlcomme des heros miis n I'npn.le, quc. paitout '
    Ih)rn de nos naurs, damn no s nimri', I'eonermn ne l. ''.i e
    que des Franhgis. Atteodns lei e*mbaib eC cct 11 I
    de FrangiA, lie manqucie point de citebrne dans I'Eu-
    rope! J, lie voudiial pasanime qu'aul temsdres baiatilles
    il iubiffi line divifito nominale quclcoinque parmiAles
    patriotes. Toutl Iumiuc a ym, felaio fuce a 1'ennemi.
    prove cc quil cie s'il fuit, voila l'arilodralte. Alors'
    on non conualtrn poiui d'allumes. '
    Mals un mot encore fir les facilt s pilliotil-* a
    n'mmous-les pour la dtinieie fois par le nom qu''ell.
    voiut pobablcient quilitr. La falte des Fuillnts a et,.
    violet par itsJacobint, dit-on. Ccs drciirn' I s le iwa
    voila leur riponfe. Is en rougiraiint: voilj Irlr pr., c.
    OQte qielq..esatidrn. nourdis IC' rfirotris flir trne ;au ta rnt -
    blee don't iis i'efliment ni I'uriiite ni la a furrecti,, '
    a catfc ds piiiicipes q.i ont prtfil a I'uneo et al'autre .
    c'it tine afaire piaticulirae et de police. Laiue dc cts
    flocilts toute entire cohtre I'autre ,ce ferait une guerre
    civil. Elt.ce-lA ce que 'on demand, ou ce que I '*o
    defi ?
    Quant A I'opinion ti.iclr' r re, dtax (Ioc;i parmi
    tle patriots elle clt diffeartne t.Iil.lfli 8fl'llE dana
    ute minifon oh la pattiotifine d/finiscffi (le fioI Vrai)
    ne foit pat en hour, our, pour sa'ppea.cvolt que l'opi
    ation publique rend a chacrn felotn fes cetuvre.
    Mais Isc Jacobins font des reputlicains, dcis brilots,
    des IyraIn, qui one ,ippnrteri ni loit ni IfiOflteurd ces
    dinominalions taxnt d'iiijulice ceux qm ile emploicnt.'
    Certes, i -peut y avoir dans cette focidt dcs horames
    auprs' die qui, horse de ces terns de revolution ,:nul
    citoyen n'oferait if trotiver aflis, de ces homes artifani
    d'intrigues et confpirateurs a giant par jour, qe r 'ow
    hit d'autant plus qu'on aime la liberty et fa patrie ;:
    mais ces homes fouitt a on tois au plus depuis que,
    la fociaCl eft purg6e des vrais tyrans qui l'oIt taut de
    fois cbmpromife defrtie a l fin et qui font devenus
    aujouirdhui e a plus grands enuemis.

    NO U V LLE btIP LOMA T I E.

    LA piece qu'on va lire atablit, cc nous femble, It
    vrriiable etat de l queflion entire la France et )a diet
    de Ratisbonne. II imported, plus qu'on ne penf a nil
    pcuple libre, de e player tout de fuite fur la terrain
    de Ia raiobn de la verit, &d la juice, et de ne pas
    noyer fon laagage dtns les former Ic lchs et vagtie de
    la diplomatic odinaie. Nous voudrios bien qu',l (fit
    uiceffaite d'avertir quc cette lettro d'un uw,,veat ton ,:
    ne fe trouve pai dana Ic portefeuille des affairs atran-
    geres.
    n Louis XVI, ibi des Frangais,a Lkopold II, empe-
    reur d'Allemague.
    La nation fianlaife ie puife pas le litre de fa fouve-
    raineti dans les archives de Ilachancelleric impCriale :
    ella ef fouveraine parce qu'cle eft libre ; elle ef
    libre pace qu'elle eout I'tre, et qu'cllc i6 peut pas
    ceffer de let vouloir.
    Cette fiaprene voluoin coltvre (aalement auronR les
    portions de fon tcrritoirr. Nulle difference,aicetigard,
    centre les 83 departments. Tous ont con t nru i former
    la repr fntationi national : .Im fonti our au ithme' ..
    tlre,, parties intigrantes de ia meoarchic fra6ngife '.
    prLs de celtev4irit, qu'importeh'liltoitc dest mtati6nis ,
    varies de feb anciennes provinces. .V
    De tells principles ne peuvent 6prouver augune alter'
    ration aucune modification. Le people frtioais .'it*' I
    raiitil retire tous fes droits des minain de -furpateura'
    internes, pour lei liver liclhement a je nr fais quelle
    iupitmatie atraogere ? cht lui it ne connairt gi Is
    ficnne.
    Lerfque !'Affemble national a bien voutu offrir 4d
    indemnitis i quelques princes allciand<, tile a pins
    confulta fa gindraaiti que lcs egles de la juflice.ll eRf
    terns d'abattte cc dernier refte de feodaliti. De ce mo-*
    ment, il n'y atra plus ni privileges, hi favears.hr l
    du droit common, pour it strangers poffeflonnei-'o
    domiciliis en France.
    SCopiment n'avetvous pal vu qyf Ja fiddlit fransfaifte
    dans lle traits, devenait itebratnlble parnoire nonu
    velle conittutionT ? Si lentois oat foniat mang uti laurs ,
    AS


    I_ _
























    ft


    cgigaetmesa ceIt xeamplene fera point iruil par Ie emo-
    nasmqe d'une nation libre; die ne le foilhirait pas.
    La libertt des peoples dl la v iiuble cautiuo de l
    bonne fTii ile, p.itvrinriu IU
    A Pa. le -.t aa,mieif r;1gi

    jsa-=-==--~~__.____. ':t=S4

    B -U LL ET I N --,-T

    DE L'ASSEMB IEE NATIONAL.
    PREMIERE LEGISLATURE.
    Pr1'sidence de MI. Fraduois de N;.,f l, aiteau.

    SEANCE DU MARDI AU SOI .,
    M. Daverhoult occup It fjautcrnil.
    Le decret fuivant eft rendu
    ,, L'Affembl6e national, april avoir contend le
    inpplrii des commilLTires nfpCuCaeuirs, fIr les caufce de
    i'abience de M. V idallhr, clu cinquiitnie deput6 dgud.
    pjirtenitnt de I'Ardhclhe, deriti qu'l ya lieu d'.adueiaeC
    Ia place M. Garnon, premier luppl6ant ~ la d.putai
    tion du mnme dsparienit et pour la verification de
    fes pouvoirs le renvoie an Comiti d' division.
    pt de-MM. le fecretaires fait lecture de 'deiu
    adeffes des citoyens actifs de Marfeilte. Dans a pre-
    miere ; its deooncent le directoire du diparrement des
    Bounce du Rhlne ; pour avoir calffe' n arret8 pris
    par la municipality' de Marfeille, contre les agioteurs,
    C'cfl ainfi, difent-ils, que chaque directoire imitaut
    celui du dtpartement de Paris met a fon tour un vilo
    i la revolution. Ils.demaudent que la municipality. de
    Mhrfeille ait le-pouvoir de fixer le prix de loucs lea
    .ft iGances publiques.
    "". L'Affemblke renvoie cette premiere adreffe au ComitC
    'dc commerce et d'agriculture.
    Par la feconde ilt denoncent de nouvclles tentative
    faitcs pour la contie-revolition, A Avignon et dans
    le Comtat oh difent-ils, fon u tendard oft aibo; ,
    ainli qu'a Aries. Le gCinlal des troupes de line et les
    commiffaires civil font i la tee des complots. Le
    18 de ce nois 3o officers out quitti Toulon pour
    kmigrer.
    M. Dumps.Je viens d Ie le itmot de perfide general
    joint au nom de M. Clhol), J'attele t lus les deputies
    de, dtpattemens oi il a command je le atteDe tous,
    qu'ils rcndest justice A M. Choify; c'eft lui qui le
    premier des generanx franais demand Ai fervir notre
    revolunton apres avoir fcrvi efficaccment la revolution
    americainc.
    MA. Albitte. On demand juice pour M. Choify
    nwis I a-t-ou demanded pour M. Briffot lorfqu'a eetre
    barre il a ite calornnie par les colons de Saim-Domingue.
    Oun dit que M. Choify eft un ami de la cooflitution :
    mais BonillA aufli fe ddilit ami de la coufllitution. ( Les
    trabunes applaudiffent. )
    M. Merlin. Notre college M. Briffot fort de fa
    coufcience, n'avait pas befoin qu'on appelat en temoi-
    gnage, en fa faveur, la deputation de Paris, quand les
    calomniateurs americains declamrerent contre lui tant
    d'injures abfurdes et tidiculed. Mais des ablens officers
    iecore et qu'on accufe, out befoin que l'on citc lerts
    haunts fiis pour que I'on croye A leur pattiotifme. Ois
    Its dcnonce. DIji le Comite de furvcillance et inaoudA
    dejpieccs relatives i 'affaire tr8p malheoreufe d'Avignon.
    Je demand, poiir qiu la umiere pencire etlin tant de
    noirceurs, que lea Comitis de surveillance et des peti-
    tians riunis, fc mttettt en ta tl de laire on rapport dans
    ptu de jours.
    L'AffemblCe trnvoic la feccnde adreffe aux Comitis
    militairc et de furveillailre reunis
    Uu de MM. les fecretaires lit une lettre de M. Guil-
    lauume, citoyen de Saiute-Menehould, qui renvoie i
    I'Aflfmblee, pour'diftribuer i 'l'itel des l ivalides la
    foumne qu'il avait accept du corps conllituant. ( On
    applaudit. )
    L'AfftmblCe renvoic au C iomit militaire, et ordonne
    mention lonosable au procs-verbal.
    M. jouneau, au nom du ComitW militaire, fait un
    rapport fur le~svdinemens qui out en lieu a Perpignatn,
    les i ct 7 du anois dirnier. II lit plufieurs pieces qui
    coanienuent des ditaila fur ces viuemens. Prod's-ver-
    Sbaux de la monicipalitb, arriet du directoire du dipar-
    tement, adrtffc des toldata en garnifon dans la ville ,
    dCelaratiou et correfpondance de M. Clhollet, licutenatit
    general, commandant cettl division, tout fe rCunit pour
    e4ionctr M. Dufaillant, commandant le 1Ia rigineiait
    decalfleurs, et un grand nombre d'officiers du o0e dgii-
    inent d'inf.atirie, ci-devant. Cambrbfis ct quclquec
    ; itlyerts de Perpignan, come ayant forau le complot
    Si hvIarer Perpignin anx ennemis de la France.
    Dlnas il nuilt4u 6 dcecmbre, les officiets du sot rcgi-
    ranu ,fe portent chez M. Cihollet, le prllciat de fe
    aendrB A .ha citajdllc Ions prttsite qu'il u'eil pas en
    ifoae tc iez lui; ICt linciil el, or oan reius, de l'y con-
    duire de force, et parviuonent A le fire ekder A leurts
    inflances. Enfuiite is ourt travailler le 2to cRgimcat,
    1ui ordon etit de quitter le quarter SaintoJacques pour
    de rendre a la citadtllIe t y dbfkcndte M. Chollet. Les
    fl4tsn nce vreiltrn r;ariir que fir .Ip odrf de M. Chollet.
    SSi blout isc Quel"liti ialtta$, M. U abordct, lieutenant.


    colonel, bun paltiote, arrive avec cet ordre tu'il cmrd-
    ilet cea ltireav.ce ilrotio ti l ferget t I'6a litn rl toln
    tes fuldats .s'crirni qa'.f' rFltoier a t'ir (ria r
    qu'ilt veulent obeir"aux irquiliiions de'lrin.,'ii ia.'i e ,
    qli' lks y avaittit;conifigucr depuisAiletiseeqltlts idu"
    t3 s.ovyetiLrc. Ccpcnd.ul At. ClholeJ.wa iic ai decl.-
    ration an (litlil de dedep-r.scnienr. Dci -paltu.ilici dt
    gardens nationalesfont comntapd es et tftcnt, ayautn ut
    officer monipa eurte. .es ofitriers I irlferiici
    dana la citadpele. ,Le 7., lde, inlu.blrC dn rgiTiment te
    pIittrlea d(Iva.t'f. l l l.l htlpilai ,I "puur fv iirT ii ell
    ivaii acqui, I r diment de te rieilr e .; Ij iitaddic.
    Des coips, de'fl'uia litn airi, de la el .lle Ir 1 villc.
    Lea lades nal 'n.dle, la edramutmtc ilun a s
    Iotupies de liy, ie .s it Ml. cilhord, a Iitur lste ,,ur
    S13 uilliIC '[.'o p di ii rai ., nuti.alt ui
    ca1l.,eilc pirvichrlicui a letlalir I older. Uai oiffir.
    f.ifi par le pcuple, all it Cpiouvr il rllg eiingeacc i i
    I'airachent i laI mla ir'l'le, ahtiaiq que qilleaut j C.oylcn
    arritj, a la cla.Jid-le les un'eirt 'Ir aucetrs 'L I conduiii
    dltlls' prilons tilele, p.JIlr leur r'ui;e. Pri gaiai
    no'inbre dei cdnfpiratcurs c e airr&e. Le ptocIurur-
    ,.nii6al-fjndic dendnilc''.b Cliollci I'a.'cufatleur pu-
    blic pour anoir litne un ordre conttraire A li ,i.qifi-
    lion liLealt celiji de Il'ie marcter les Culil .ai la at..-
    delle e i '2ai reginitnL Clt l luagllgie d la I le c euvuye
    a Colli'muic :, 1 'u lc offiCfer. rcflans dilpar.iaiTcnt ; un
    d'cui fe tua&ed EIpagne i'ul coup de pi;lLt. AI Ga ile ,
    irde;-inagAji in, d-p1ole que M. Dufaill: .in ai a deiqandi
    Je, armncs, de la poudry~, ct r 5o piqueti de c rtouudl i
    dA !o ,alle, chacua. M. Pierre Auberit, foldatdu d oe
    regiment coiapigitie de Saitt-Amaud a dipufe a
    Tohloufe qu'il qtuijet, avec quelquis-uis de fe cinla-
    rades, fon etgimet, lans coige, pour ne point prendre
    part aux complots qu trama ict lei officers.
    Apres cet expofe., le rapporteur conclat ana dcret
    d'accufation contre..M. Chollet, parce que cet officer
    general n'a pas d ceder a la crainte ; 'evque d'aileurs ,
    s'il y a en un complot, come eon 'en pent douter
    il n'efl pas poffible qu'il n'cn ait pas eu quelque con-
    naiffante ; cbotre M. Dufaillant ofiftier an I2e regi-
    ment de chaffeurs; centre MM. FMlix Adhinar, Bon-
    joux. Poverol, Darroul, Gerard, Si6tham., Blachet,
    SLardiere, Francois Adhimar Laclhefai rie Mafelet,
    Defcoriat Dalin Lupe Mongon freres Franqois
    Mongugitt Durouxi i'Adhemar faine Lariviere,
    Pierrepont Saint-Marcoti, Barguin, Eftofaut, Dalfu ,
    Marchal', t tss officicts dni goe, rigimuan i 'coontre MM.
    Jofeph Bopapotre, honime de loi.; Pierre Gentilet I
    qi-devant procureur ; Vinlent Vauxalere,:Frangois Mo-
    ligny, Franois Bertraand, Francois Comeil, Laurent
    Pragrt Franaoi Vauaalere touo citoyens de Per-
    piguan. i. ....
    II propofe d'approuverdacondoite de M. Desbordes,
    lieutenant-colonel ainfi que telle des Qtld ls du 0o
    regimuent,de ceux du dtichement durigiment ci-devant
    la Ferre,d'approuver enlin cell du directoire du d6-
    partement e la munlcipalite t' de tous lea bons
    citoyens, qqi ont fauvK Perpignan de la conjuration.
    (On applaudit. )
    M. Beagnol. 11 me femnble que cette affaire mwrite un
    fericox examen. Or i je ne fais pas ii furla- simple lec-
    ture des pieces chacun de vous a pu lea mediter, les
    compare et en tirer une opinion certain. Je crois
    qu'il faut examen plus approfofadi. L'inlert public
    ne s'y oppofe point pifrque lea accules font en etat
    d'atreltation. D'aillenlrt, de que le complot eft dCcou-
    vert d&s que vous en aves lea details focus les yeux, il
    eft necel[airement avortC. Vous ave attend lung-trens
    avaltade rendre desdecrete d'accufatiou qui n'itaient pas
    ruoins graves. Ainfi, pour clairer la religion de tons,
    je demand que les pieces foient imptimees, ct la dif-
    cuffion ajouruee i lundi. ( On murmore. )
    M. Carnot, I'nai. Je fais la motion exprelfe d'or-
    donner la demolition de la ciladelie de Perpignan.
    ( On murmure.) Je u'aurais pas cru qu'en propolant
    des Francais, en 1792, la destruction d'nec Bafille ,
    j fffe auffi mal accueilli. II y a 21 ans quoe je fais le
    fcrvice smilitaire dans le genie; je ne parole point en
    avelgle fur eet object. Si jai appoilt quelqnes fcati-
    mens dans cette Aflemblee c'eft fur-tout I'amour de 13
    liberty, la haine des tyrans. Je demand done la def-
    truction de routes les uftfilles du royaume. (On omur-
    mure.) Les' Francais de 1c79 ne reffembleraient-ils pas
    aux Frangais 4c 1789 !
    M. Arina, corfe. 'Lapatrie eft menace, nos troupes
    font tons les jours mifes a i'preove de leur fileliti ,
    par qui? par des '.licieri qai leur doivent f'exemple
    des verti. Qitoi vous balanceries i remplir un devoir
    facrC, quand ori v:ent vous dinoncer quo les officers
    du regiment no0, et un commandant du regiment 1s e
    ont confpiic centre la ville de Perpignan, quand on
    vous dit que des canons, des cartouches odt CtW pre-
    parCs; qiland on vous dit que des citoyens ont couru
    lifilue de la vie! (On mururme.) Je m'exprime mal
    penut-re, mais je Ine fuis pas ne Fransais j'ai j
    bonheur de I'etre devenu. (On applaudit. ) I elt
    conflatt que lea officers out cherclhi a fcduire leurs
    Ibldats. On detmcande des peotves! Les prouves rcfultent
    d,' procbs-verbaux, des arreths des adreffes, des de-
    ilaritiolns, des dbpofitions qui vous out ctc lous.
    Certes, vous avye portC des derets d'aceufation fiar
    des preolves bien plus foibles que celles-l'. II y a
    aeiz !.l.-,-rn,,. quoe 1l gnirofiti franucile doit hite
    lnlfee ; i tant des exemples de 1~verite, de riiulcijr.
    Qu(ant A M. Cholletr, je ne roiss pas fa londulle f.il-
    ccptible du decret d'aceufation, et voici 'aees moaifi.
    t1 n'cft accufi ai par l diparmeaunt, ni par la mu-


    nicipalilt; ni par les foldata. 11 a C4i'fotr ; voit
    in' vit centre' li que (a declaratitmn la dcclaratiol
    'ell crele d'ul miltaie i)taoNIeILq..ui dit la. vcitC.
    JIfqu Ji ce que vous ayez de provese, vois ile port-
    vet, d'apr jJda dkclaraiion des- droits:a leptcjige cou-
    pable. ( On applaudit. ) D'ailleurs, par lea interroga-
    Io les'des dCtenusi il votia ierar'faite td'japrend.re 11
    ;NM. Cholll a naliique a bfoi devoir i ct alors it fca'
    t.:mnsda Ic puitii. .
    M, T.iaefte. f. Chlollt eli fin'.i 'ame:, an mnotiu
    [Illh iitrneieOII de la unllfalitAion. Ell -i luppolable qu'u*I
    tonimandalt I, ir .iueuIc ne ,iillia. aucun foupio(S
    dIe c qui fi p.ll' ? elr niiiU d Il 1.' 1 i.it pas I'iultiga-
    ttur du complot, il o'eu erait pas moIuo coupable ; il
    !a trajllni; a.c fa,,i d'ouis; il a 1d. & la raise. Ainfi,
    ou pour avoir conspire coutre I'Etat, ou pour avoir
    roanqi& A ~on devoir de alitiailt, M. Chollejidoit
    etre ,oimipri' dais le dicret d'acuifino'n.
    M. Dumas. Plus nous rempliffous uo miniflere rigon-
    reux ,( On murmure.) Plus nous rempliffons un
    niuifterc rigoureux plus tous devous I'oxercer avec
    calmte tc rillexion. ;Je vois auee doulrt, l e it) ferle'i de
    dtiitIs nuilitaires qui annonecnt unu co:mplot form .+et
    j e nehaanee pas a4-dire tona opinion fur ce point ,
    nlais, je crois que le commandant de la division ne penut
    6res accufl, Ma4me en examinauit fi nous devons porter
    le dereit d'acCeulation je rove 'beaucolip dididies ,
    ma-. point de preuves affe nraricis .( on mtirmure ),
    non ,pa de cells qui diterminteat!le,-jugement non
    je m'eoxpliqua ; mias de cells, qi d6terminent le degr,-
    de condition aneceffaire'pour ( On nurture, ) Je oe penfoe pas qu'acut n de aous
    puife d~pe queoiur une liceurtu rapide d'na grand
    nombre de pieces, la totality des officers qui y fout'
    nommas doive .itre mife ea eat d'accnfation. Ne
    concevez-vouis pas que dats cttie foul d'offiiers pll-
    fieurs aient pu trainer laurs jeunes camarades ? Nous
    n'avond~vuquie tro d'exemples de cette malheureu e,
    facilitteCanirainer dans le crime ceux qu'on a focus les
    ycux', ceux fur lefqucls, on a quelque commnandc-.
    unent. Er piaLl'iint notre jugement fria une affLie,
    douit les preuycesne peuventdeptrir, nous mantrerions
    moins de juflice que de pafion. 'Nous devons tout i la
    loi, lout A fEn execution rigoureuft nous no devoins
    ricn a nos paflious. (On mprmure.) Dans les circoof-
    tarces oi noul noui trouvons, sa moment oie nos
    rebellei nous flufitent dis ennemis de toumes parts ,
    au moment oa nous armois. la loi fie fes fondres ven-
    gearis, au moment ot i ous avons un tribunal impo-
    fant et refpectable aux yeun de L'Europe entice, Inols
    devons plus que jamais nous garder de la prtcipitation.u
    Je conclas done ai ce qhe le decret d'acculhtiou no fozi(
    point ports data la fence oo la lccstle a etC faite,
    qu'il foit ajournt i hoitaine, que jufques-l leas pieces
    demneurent dlpofles au Comite militaire, pour qeie
    chacun de nous puaiie en prendre connaifance. Je de-
    mande que M. Chollet foil, quant i pCriaint l par&
    de cette accusation et qu e le rojet de dicret foil im-
    primC, conformCment au rigletnmet. ( On mutnmure. )
    M. Albille. Lorfqu'il s'agit d'oficiers, on garde plus
    de mefitres que pour des fuldats. On vous dinotne
    un complot qui ne tendait i tien moins qu'a liver Per-
    pignan aun ecnemis. On vous demand des preuves!
    ne font-ce pas des preuves les pieces qu'on vieot devous
    lite ? Quand il etait quflion d'un mtalieureux tambour,
    vous avez paffe ute nuit pour favor fi vous le mettries
    en etat d'accufation et vous h6fitez A dicriter d aecu-
    fation des officers denoncas par un directoire, par ine
    municipality, par leurs foldais Quant a M. Cthllet ,
    il n'a pas du ignore ce qtui fc tiamait i Perpignan, it
    devait d'antant plus veillr qu'il y avail plus craindre.
    Je demande qu'il foit cortpris tdans le dcicat d'acenfa-
    tion, et je m'oppofe A ce que les pieces foient depofoes
    au Comit mnilitaire, parce que nous en avors une con-
    nailfaanc fuffifante. (Les tribunes applaudiffent.)
    M. Lacude. L.a lecture des pieces nous montre d'nne
    maniere bien evidence un complot fortnm, un coupable
    pivcenu des coopables prCfimsnC. Certainemenlt. M, Du-
    uaillantt paralt bien coupable. Une railon qui t'entgage
    a demanderique le d6cret d'accufaiioa foit fur le clramp
    portl centre lui, c'ef qu'il tft en hbert, qu'il pour-
    rait chapter aujufle chatiment defIon crime. M. Chollet
    devait tourir pour I'exkcution de la loi et ne pas
    s'abandotiner a utne pufillanimitl qui fuppofe la lcicetr
    ou la trahifon il dolt Cie livre A une cour martile.
    Qua at aux citoyens ttouvas dains la citadelleo Ic CnmuiC
    nl'a peut-ere pas afftlr examine la force ou la fibletff
    des iprfomptions conlte eux. D'aprCs ces rtflexions,
    je demanded que M. Du'aillant foit mis en Clat d'accu-
    itiion ; que M,. Chollet oit livrC une court martiale ;
    qut led pieces foient reoi6fes an Comit tnmilitaire, pour
    dire confulttcs, et que la dtfcuffion de cette affaire toil
    ajournee a buitaine.
    M.-Lacroix. Je m'oppofe i I'ajournement, parce quit
    ya alfez dc preuves contre les officers en etat d'artef-
    stion et il u'eft pe befoitu d'ci avoir davnutage pour
    mettre en etat d'acculpation que pour meiraete en (l(ar
    d'arreflation. ( On nmuriure.) Les moyens ilvoqui&
    e favepr de M. Chollet tie pelsvent Ctde adopts par
    I'AlTrmblr. On v.tn a dit qu'il n'y avait pas de
    prtve qi,'il in voanlut onfp!re:il y a plus, il a fivo-
    iife la cr.dlisr ,it.n. Dansa un faiitli.'nn-iir puli,. is
    I iblrlfc ell IN IcbC et !a la clhetc II .11 a ., (I ., ., l ,1,-
    rill. ) O I' 1 l' tce ii i 'Affemblie dirait i un officer nait
    enicipal qui refulfrait de fortir de che lni pour diffiper
    nue fidriipi, de publier.lI loi martial, patcque fue
    vie coirrait-des danger P Qui'efi-ct que vous diricz A
    un minifite qui aurait fignt uu *rdre contraire au bica


    ____ ____l ~ A'C












    , I1.i c rq- 'it a cux eeretair en difant qnuily a:(1 di e tuhiral, tI arij; 0o en ounfpirant coftrte cdel, U en
    lrpar ro ? Q"'left-e que (I nation vous di5ait i lc retplifilalt pis tle devoirl qu'1eie uoui intpof.. Si
    Vous.i> rittM attaquii~par des tAbellea, et des Ceh- in geceial d'rmtie n'olt ait fi.avautcer (is troupc
    nenis e trieurs vons ofies, pour conferver vos jours, cor ni parce qu'il auait pieur d'+tre lu du
    tcaldlier, cotofir avec eux ? (,On applaiudita plu- )prcmie, r boultr de canos,, it decttatide fi quelqu'Ltu
    lijer, trl,lrda..) M. Chollet ldvait usurir pluott qued de slcverait pour Ie dtfendre ? Si le c.-,.,11in, llnt dt'u1te
    *tdt. S'l rtAt donan6 de,.odrves, nbus aurii nspeut4ste place Hflidgde crpitctlaii avec f'enliumi', 1sfai faire de
    a ptdrer ifat notc; tnais nfs lui dntnerious des regdrts.I rfilfance i ti-litaht laville et venait v'6u dire qu'il
    3Lc otvoir d' ,i fu.Lliunui) .uFii lici lde vivid libre t'u y a i1 1C;.,tp pr quatre ou ciuq <.flt' i. 'q jti lui out
    tIonir. J~e Dtnclis doae aFm deittm J ajuicliciio 'iCn re, tltnu Ie jpilhct Ilua la gorget pour le I-irer fi,,r qtuel-
    l Coit oit. (Ouipplauaiir. ) i qti'di oferai'iilptende Ilca ypaole poor I j.,llher ?fJe
    di lat 'd;f.in I;.i fr,.-te ,l, h ~it i' xReclfede Mi Chlollet.- Mais il fati
    S L'Atlnl'e c(slultie cormin.e lllItii. ,- oi rofi ri"te'-figne de lui elt joitit atix pieces cr fi
    nous l 'ld'tDnos quei de fa 'poptr dclaratiori il
    Mp.;. Je ne puis oicevoir comiineitlt vous ba.ri-. i'raictrop ddr de ttous hppttyed r cdfeultvitea pour
    ct d I i cIr, p euv s aulfi ,itdnillesoj qcl cclles qui vous le condamunr. Ne foyons pas auffi fiveres que Ie code
    (unt .adellnci par in diret'ice i.t minucipalite, par bat'rare -qse onitsiv.s If y i pro du
    dres rosp adirillifralifl. Sb vou'iC 'pronoucict pas Ic Conlmencie dans inl autre tributial. 11 eftl-d principe
    dicrit d'arcculjiiu, fourtout ilusts ueil.ifl.;ie ut if; '.At;i quain tie lidut'Are jugi di,.s deux tribiluiuax la lois;
    de la fulcit;dci fitonil s ti (sciit de Vtrre (.nI unLm i I.,drait, dals fle es-oiA t'rd~i aurait te iemis';
    efpece de cminplicie. II n'y a rien .i .ijouriacux'bbfer- dr iulder a rr'nu ub~in lei pielcidu p'oces poor juger
    vat;ion ptecifes et forte; de M. Larlix relativrmeut fi M. CIhiollt'd Iiifrcrublei du dectct d'acefadnon .
    ai M. Clihleri, celptnd,'n je vrous pride de.recmarqler Qmiant ieti cilovynLs rones- dans Ii citadclle' j'appuie
    quete fera.au jure de ji.gemelrnt proonocer ii eitrime Lj.urimrnti ; II el' xifle ounrre isux qsdi des ftifpi
    deM. Cdhollet et excufable. 'Cela n'appartieut point cin'i ,u liiu qu'il" Ya'cntt e lfe officiers des preuves
    au jti&r d'accufatioa dont itoustrempliffols la- place en complettes.
    cc momentum. : .I
    S. I M. lIe rfpprlrr. L'ordre de iMCl ollct n'exfle point
    ; Af. Itopld. On a iram' a Pcrrlignalln u excrrable ici en original; mlais it eft rapport .dans :adreffe dd-
    oomplotr Le drcret d'acculation dolt porter' noninati- nonciative des foldats du viligtieme srgiualtur.


    velient, individuelllnenttlur pables. Or, je yous le dtemande qel eft partmi nous
    Ie iemcbre affez inlinlument persuade que chacun des
    suciues foit coupable d'un crime qui appellq tulitre lui
    le dieret d'accufation? II y en a un fur qui il i. refle
    aucun doute, mettez-lr en etat d'accufation je feral
    le premier A voter centre lui, parce que j'ai dans nia
    confidence la conviction intime de foIl crime. Mais
    lihfque je vois vote Comiie militaire n'tre pas d'ac-
    cotd lorfque je Ie vos metre tr oi femaines a noiu
    fire un rapport, it me fcmble que nous pouvous Lien
    pil edre trois jours pour examiner ce rapport ct les pieces
    don't it s'appqie....
    Mf. Delmal. Je demand la parole pour un fait.
    A. Leopold. Si jai erri fur un fait ,je une dnmande
    pas mieux que d'etre iclairi. Parlez, M. Delmas.
    M. Delpas. Le preopinant vient de dire que les
    membres du Comitl o''talent point d'accord: cepeti-
    da;nt ur feize membres, quatorze ont votb pour le d6-
    cret d'aceufatioi; les deux autres et noamment M. La-
    siiee, orit Ati d'avis que M. Chollet fit livte uine
    cour martiale. Le Comild n'a mis quetrois jours A faire
    fon rapport; et s'il parait fi tard, ce n'ef pas In fatame,
    puifqu'il a follicite-la parole long-tems avaut de l'ob-
    tenir.
    Voici maintenant.nine obfervation relative a M. Chol-
    let: II a declarA que c'etaient les officers qui I'avaient
    force de e rindre 8Aa citadelle; iune hcire napi iit
    gigne i'n contrc-ordre. Ce conte-ordiecft texcute. Cct
    hlomme qi n'itait pas libre, fe troinv affez libre pour
    fot tir, pour alter fire fa dec!araliui au direcroire. Q2iait
    aux citoyens de pertpii;nan, on enr a trouve dans la
    ciladelle, en vefle, avec des giberles et des briquets.
    M. L epold. J'ai dit que les membres-du Comite
    n'itaieut pas d'accord ; tout en me ritutant,. M. Delia5
    vient de vous I'avouer. J'ai dit quee e CIotii avail
    etA loing-teiinsl faire foiu rapport.' Les piece, fort
    dates du 7 d&cemtbre; le rapport vous efi prifent, un
    mois ap:is. Avai,-je f.graint tort? M. Lacroix a
    d&amottre la pufillanimit( de M. Chollet, mais il n'a
    pas pruuvC quei l pulillanimnitk ft tln crime. Je peuit
    avec M. Lacuce que M. Chlol.et doit iie foomis i Inite
    court niartiale. (On muninte. ) 1I y a une aure raibfo
    qui miltie en fa favcur; e'eft qu'oui ne peut etre pour-
    nivi damu deux tribuuaoux la fois. Or Et. Cholict e(l
    denoncu par le procurour gnulral fyndic a I'accufa-
    teur public do tribunal criniiicl. En me Afitnant,
    je dertiaude l'impreffion des pieces, 1'ajournemeut a
    buitiin et j'appuie le ddctrt d'acculation coutre
    MI. Dulaillant.
    M. Vergniaud. On a obtfrv! que nous eicxutions tin
    miniflere de rigueur et que nous devious nous ablienir
    de toute paffion. Si I'on a voulu dire que nous devious
    rious ablckhir de route paffiot haineufe et inidividuelle,
    on a dit line chofe inuteile car il n'efl aucon mlbre
    alfes indigne de fes Jonctions pour tire miu par de Iris
    fentimens. OOn app udit. r Mais it elt une antre paffion
    qui ne doit jtmain s'6teiodre en nous; c'et I'amour de
    la patric. i Ou applaudit. )
    Or, II E ft evident que 'ona a confpiikcontre la patrie.
    Notre devoir eft de dicouvrir .ous Ils comiplto, ct de
    ditiger, fails dMlai comme fans rsmifion,le toglaive de
    a loi centre tons ceux qui ou trempe dants ccs corn-
    plons, L'exiftence dit delit eft prouvec; pert'fonicen I'a
    ni,. Pour obtenir I'ajournement, on dit :" Le ctm-
    plo lt eavorti, il n'y a plus de dauger.; Je n'ecttcnds
    pas cete togique. Si Perpignan ltaic nttre feule ville
    frontiiee nous portions appoaret des dclais ;matis
    nons avons d'&atres villas frontietes qut Pe pii'on 11i
    importe d'effiayer les coufpirateurt par un example de:
    fvcriut. Ce ferait use blen mauvaife mefure pour les
    effrayer que de temporifer. J'avoue que je ne congsbi
    pa commntonent n it diffirer. On denmade des preinves
    n'en a-t-o0 pas dat s lec pieces qui nous out et lues ?
    11 faudrait nous rifoidre a ne jamais porter dc dCrret
    d'idccifti on; car ce dicret doit ptctder f'intructi-oi
    i~plOest ai O d, c'eft d-e fintifltction que dcetivnt tle
    preuvct. (adnt A M. Ckiollct,il y a dcu* wauijeclt


    i. ChiArbi. II xile ;un grand complot, it Faut un
    grand exemipli:'M. DufaillaIns fans dome eli coupable.!
    Les delits des offciers font c'oultatia par l\s procis-
    verbaux. Mais M. Vergniaui a fort bitn'dit, A i'gard
    de M. Chollet, que ious ne devious pas eire plus f~-
    veres qui les lois que nous avons abolies....
    L'Affemblee ferme la difcuffion.
    M. Dinias. Je demand a retablir un faith, et A lire
    un project de dicret le faith, le voidi':
    Plufieurs voix : La difcullion eft fernate.
    M. Dumas. QUoi! vous voulez rendre un decret d'ac-
    cufatiou fur uue simple lecture! Je veux difendre on
    accufW, et vous me refufee la parole !je dois elre en-
    tendu....
    Plufteurs voix: Non, non: la difcufion efi fermie.
    M. Dumas. Le delit de M.Choliet eft d'avoir quite
    fon qtartier pour aller a la citadelil. Car, du inoment,
    oa il elt horse de chbz lui tout devient on violence on
    erreur. Eft-ce par violence ? il faut en avoir la preuve
    elt-ce fpoutaniment? eh bien, aloris... .
    M... .M. Dumas u'a pas'r6tabli de- fait. M. le pre-
    fident, la dilcuffiot eli fermte. C'eRft op long-tems
    abufer de la patience de I'Aflemblu :
    M. Lacroix. Je demand quee le dcret d'aceufation
    fuit rendu ibdividuellenent contre chacun des pre-
    venus.
    Gette propofitioat eft adopthe,
    On met aux voix le decret d'accifation faccellive-
    ment contre tous les officers et les citoyeiss dji nori-
    Sis ;,le dcitet d'acciation eft adopt ainfi que lea
    autres difpofitions du project du Comiti.
    M. Lacroix.Je propose que le pouvoir exeicitif foit
    chargA d'expedier de ftite no courier extraordinaire
    pour fire mettre ent eat d'arreflation MM. Chollei et
    Ddafailtut.
    Cette proposition eft adoptie.
    La fenauce elt levie a minute.

    SEANCE DU MERCREDI 4 IANVIER.


    'Ie 11i IL '
    L'Aflkmlle oerdojnC urte neurtionti htioraors d cnrif a
    letitrc iau le pltocd -vet bial,
    M. Laffusn, vice-prjifident dut Comu io e i )ordinauir
    lies finances fait la fecontde lecrtirm-.d'au I~, tjt de
    diecrl ielarif a1, pV;ientitl dr la fiamte nicelfaiire i!'achieveutint du Plautioi fr:,uLtis, d'a uis
    letevisldu d dretoiredu idpartemrntu de Peir. .
    1La'itoliceme lecture deee pr. jt eit ajoursniec an t1.
    M. Camlwbtn. IIvous a dij k t fait' plificurs lectures
    4'un project de dicretdu Coijt, csr alfigliati ,* rel. if
    au imde d'cmifiion des ;fliRgati as detllhis dfi4,5' lv
    Votre intriiitttis ll Iun, d.utie qu'iis fbient echauge
    contre des afrign.is lt iplu, forte fmnune; iniis il Imsort
    qu'l li ie ftirnt roIna Ijne luiotfi'il y en aura Une sifftc
    grande quetaiti de fubtiqtis pontr su'ils .ie puiffear
    devenir la provide I'agiotage. Comeis iis fobnt defiihou
    A 'ervir aux befoili de 'la cl afe;Ja;tiaoius ~ifee il
    paqti, quelc let sfliniiais mide 5.i liv. doivent dtte
    reusl dans ces changes, noll pas pent-6re pour &tre
    anonu s coinme ceux de lituc"u valour, shais; pour ,tre
    reseiis en circulation. Nous, 'n'vqns ,pas, e cucependant
    devoir vous propufir I- lutiion de loutet cis. quel.
    tions dans un deret d'nrgd uce ; ec qui.ft urgent i. e'eft
    d'tmpichier que leo petils alfLffiguai. ne fi.irnt 'pas, mni
    feriille pir f,. ille en circulation: voici en conflquctce
    Ie ploje de ,dcret que nous ouametlons i votrrediti-
    bhration. "
    L'Affenmble rationale confilcant que hl dirpiruirllon
    niomehianae du numir eiie t .rel irnfllut It fbrication
    de peiites valeur.s, qu'il inmpolse idill. utl dc lemplaerr
    le plus t6t pollible, par des alligfnus liaiontUlllus r,.-dlLo,
    de i liv., lts tpapltrs artlellement cu tuculation qui
    bnt tei ~ mis par' des municipalibes ot' des particuliers
    pour ies fipplect, dJeLte e qu'il a uigetI.c dCedClibrer
    hir cet objet.
    L'A ffrrmtle national, aprts avoir deeritA l'iurgencet,
    de.lcie cc qii fui: ;
    'At. 'II era procaddde id fre fous la direction -e.;,
    et la relponfabiliiC du tninifle Jes coUnlniitlionS publi-
    ques et focus ia itstveillhice du Comiti des affignats et
    maonnaiesi, Ia ifabricatiou de 40 millions ,enm lfigai31s
    de o fous ; Go i.tlliri eCI :I(lffnats d a 15 I afosn; roo
    millions en alfiiit, Ice a5 fou ; et, oo imillionsieh ,
    ali fpiisn dr 5o fous..
    II. L'trnifion defdits affigbats ne pourra avoir lien
    que loifqu'iI y en aura pour 5o millions de fabriquas;
    ils ne pourro t atre employes qu'a 1'ochange des
    aflignats de plus foie f.tino.r aclderlcrncenr en cireula-
    Aiol fuivan Icl ruilde qui i.ra etabli par in dicret dia
    corps lgiflatif. .
    ;lI. Le miniflre des contributions rendra compete,
    tous let I5 jours, A i-Affemblie des progres de la
    fabicatio. '. :
    Ce project de dicret ift adopt.

    Suite de la difcrfiou des ,articles relaifs au corimlepst
    d. dt I'organtjation de la hault court national.

    M. Becqutt..Je crois ,qu'il manque, et i la loi di
    15 tnai, ct auxr articles que vous avez dkcrbt& hrier, tnlet
    difpoition bien intereffante pour l'humanite. Les acculrs
    arrt&rs conmme praveniu de crime de lele-uafio. foot
    gardes au fecrct jifilu'apiAs I'ilterrogatoire; its ont
    droit i ce que create rigucur ne foit exercee centre eux
    que pendant le dIlai firictement n&elfair6 pour le raf-
    femblement des juges, et d'ailleurs un long ddlai pour.
    rait faite evanusir tes preuves de leur innocence commae
    de Icur crime. Je ptopoferai done de fixer un dilai
    certain dani lequel Ite corps lIgifitif fera Ienu de o ,
    nommer les grntd prciuratelirs de Ihe t iie ls grande '
    jug-s, de LEie trj fnmler les juries. j'ai redije trosi
    articles a cet gard..


    N d M. Ir fera (i cre M. Becquet lit un project dde dicet,' qie l'Afrinblao
    UN de MM. les frcrcaires faith lecture des proces- ren oi Iexaen duComitIle leginlaii.
    verbasin des deux f6ances de la vcille.


    11 s'4lcve quclques riclmations tflr le dcret rendu
    pour le replacement, fi r caufe d'ablence,de M. Vala-
    dier, dipute par le d partement de 1Ard&che.
    M.... lit unC lettre par laquelle cc dpute announce
    que, d'aptis liereIus de l'atfemble Clectorale, illie
    defife de fa iniffaio. II observe que la conflitution
    n'autoiife le remplacemennt d'un depute qu'en cas de
    mort ou de deimifioj formelle et 'appliq~tion do
    I'amende qu'en cas de rcfus Ai ule rcquifition du corps
    l6giflatif.-- II demande en conulquence le rapport du
    deccrt.
    MM. Thoriot, Albitte, Grangeneve opponent
    qu'lne absence non notivee iquivaut a use d-.
    miIrfion.
    L'Affemblic coafuliAe prononce le rapport du
    decret.
    Un de, MMI..les fecritaires fait lecture de deux let-
    ires ; par l'une, M. Amelot, admitliilrateur de la caiffe
    de i'extraordinaire, envoi A I'Affemble l'etat dCtailli
    di, nuonbte d'affignats.de chaque coipure brlts jurf-
    qu'au .Ir jauvir.-C et eat ef renvoy~ au Conuit6
    es affignats; par I'autre, M. Milcent, creole, fe juf-
    tiie du reproche d'avoir fomenti l'iifurrection de
    Soint-Domingue par des certificats qui prouvent qua
    I'Apoque des premiers mouvemens itl tait en France
    oae i .ll.iiqleiper Fpiq gatdct nationaux tt fet deux fils,
    pd.n u. bsiillun de volontaires.
    M. Milceut envoic uu aflignat-de oo llv. dedti6 au
    BAinc cuploi.


    M. Albitt. Je prifente A fair ute. motion d'ordre I
    je demand qu'i I'avenir a, di tie puiffr rapporter
    dci dicrers qu'a f!ordred deux heures.. .. (On mnr-
    mure. \ Cefl alors iue Ja volont generall pourra
    s'exprimer.... ( Les murucs couvrent la voix de
    1'opinant. )
    M.... Je demand que la volonti general s'eapriin'
    A dix heureus...
    S. I. orif. C'el use hkbrfie conflitotionnelle de dit
    qittun d&cret d ft pas I'exprelifoa prkiumebe di la vo-
    lonto gnseiale lorfq!il u'eft pas rendu pair i'Affemblte
    unanime : il li fuffit poir avoir cc caractere d'Atr .
    rendu daus let fotmes legales, par plus de dnux cenllts *
    members. Je demande f'odre du jour.
    L'Affemblie paffe a I'ordre du ajor. ,
    Plufieurs memibres propoflnt decs asiricl adliri inneli
    fur les moyens de.caffatinn des j.iei,,ens de lta -liaot:
    cour,ou fur la qufllioa nmim defDvoir fISc jugeme sis
    en font ufccptibles.
    M. Ducaftel announce que le Comlit de Igis;itoin ,
    occeupd de L'cxamen de cette qurltijn u'a pi asentc
    pris de rofolution definitive.
    M. Grangeneuve renouvelle la motion de M. Albirtt
    it fait de longs effort poor obtenir la parole.
    L'Affemble paffe de nouvcat'i rordre dijouri"
    M. Dilmas a norw du Comit de l:g ;f.i.'i. te
    dicrets du corps ligissatif roncernant I'organifetinn ed
    ia hbate-coau; atsioaale et 1ordre jdieiuire qi doe ;i"









    5PL.. -


    S y ire 4'bftlrv doiveut-ils &re foumnis .a Itaction du
    oi ?
    Telle ef la queftioa que vous avez reuvoye Ai 'exa-
    men du Conite de ltgitlatioi ', opinion de cc Comite
    a it pronapte ct uinanime; affitmaive efl jugie par la
    conlitut ioi ligsmn2me.
    SLa conftitution frangaife eftl eprfectative. Lea repri-
    S fentans font Ie corps e plagifa et le roi ; lear concouts
    eli niceffaire'poar toutce lea lois. autrcs que cells lqli
    ne font pas formellenmett excepties par la constitution.
    Or, fi l'acte conftitutionnel a fait tne exception pour
    les dicrets d'aecufation 'it n'en content aucune pour
    ceux"q l concernent I'qdre judiciaire et les rigleettas
    4'organifatioln observer Foit par la haute cour nation
    Dale, foit par lea autres tribunaux. Lea premiers deciets
    relatifs ila lhau'te our,nationale.n'ont, a l vbritr, pasiti
    foumis a la fauet4on duroi ; mais ceft pace qu'ils avaient
    d'ibord iti regards come conltitutionnels. Depuis
    ils out ttc ranges dans la cl.fe de ceux que pent laite
    le corps Ilgillaiif nou c'o'nftiuant, avec la linction du
    Voi ,
    Quelle ferait en effect la garantie de liberty pnbli.
    que fi, 4 I'iifluence qu'eercce l corps ligiflatif par
    Ion droit d',culer, il pouvailajouter une autre influence
    qu'il exerctrait par fes riglemens fur Ics jugemens eux-
    i nmes.? II doit fe mettec en garden coitre fes propres
    vertus contre tout de qu'un movement d'indignation
    coenre des coupables pourrait lui intfpirr -d'itrngulier
    on d'injulke.
    Votre Comite vous propose done Il question prta-
    lable centre la proposition faite d'excepter de la for-
    tnalitl de la sanction lea dlcres rt elatifs a I'organifa-
    tion et an regime de la haute cour national.
    On applaudit. -'Dans'toutes lea parties de la fal!
    s'ileve la demanded d'aller aux voix fur la proposition
    du Comite.
    M. Couthon. Je demand que la difcbflion foit ou-
    vet te. Si Ie Contiti fe fft plus attach a chhercher dans
    ju conflituiion les principle que les mots ; s'il fe fia
    attachi & dicouviir le veritable fens de la Ilo plutot que
    . le apparuices j'aime a cioire qi'il ne vous. ar.it.
    ppas prfeCnt6 un project auffi mifignifiant aufti contraire
    a ce qti a ete ptatique par I'Affemblie conflituante. Je
    le demand aux partifans les plus chauds de la fanc-
    Stiaon royale, quel eft 'objet, quelle eft la nature de
    'infiitution de la haute court national ? C'elt un ita-
    bliffement qui n'ef qu'uoe fuite niceffaire et force
    des dcorets d'accufation. Or, n'eft-il pas abfitde de
    .dire -que vous ayve pu decriter lea principes, el que
    vous ae puiffie: pas decreer les confiquenccs ?
    M. Becquet. Ceft dn.l (i conflitution i u'il fait cher-
    cher la fl(haion de la ddficuleqii vous occupe aujour.
    d'hni, car telle eft maintenant l'ieureufe deftline de
    la France, que les premiers magiltrats du people les
    reprCfentans et le roi trouvent la regle de leurconduite
    cite dans cet acte memorable, qui trace d chacun
    des pouvoirs con(litur.s, fon itendue et ies limits,
    et qui, par cette division confervatrice des droits du
    pcuple ,leet garautit des nfurpations que les dipofitaires
    dc Lautoiti noe commettenujamnais faus un graud danger
    pour la chofe publique.
    On a demand fi les dcerets que voas aver rendus
    pour completter I'organifation de la haute cour tatio-
    nale ct ceux que vous pourrez rendre encore fur Ie
    mime fujet foot dans le cis d'etre revitis de la Ianc-
    tion du roi. Les opinionsi ont pu itre pattagies au pre-
    mier moment od cette quelliou fut propoCe, m.is la
    meditation des articles de Ia conlit'itiou relatils 4 cet
    objet me pareit devoir lever tous les doutcs. Je vais
    voua dire, Mlficeuri, Ie ro luhat de I'examecn atcutif
    que j'en ai fait.
    La regle comnuuAe affojettit to's les dterets 4 la
    function. 11 txille cependant quelques exceptions a cette
    regle geInirle; elle font rappelPes dans Iarticle VII
    ,de la fiction 111 du clapitre 111 de facte conflitution-
    ieli. Ces exceptions comprenneut tous les actes relatifs
    i Tinterieur de 'Affermblle. L'xercicc de la police
    conltituiionnelle fur le adminiflrateurs et les ofli:iers
    aiunitipaux, les quuftions d'iligibiliti les actes rela-
    tifg a la refponfabilitC des miniitrsa; les dicrets portant
    qu il y a lieu aaccufation et les dcrets concernaiit les
    impbts qui portent meme le nom et I'imitull de lois.
    Ainfi pour qu'un dtiret'puiffe tre confid&re
    come exempt de faction, it faut indifpenfablement
    qa'l faffe parties de ceux que je viens d'indiquer. Le
    drolt de sanction confi au roi, eft, commune tons let
    unncs, ttne propretik du people. C'cl pour le people ,
    'cft en (n unom, q4 lae roi ''exerce ; la conflitution
    P'a itabli poor l'inteei national, ce ferait la violer
    'que de fouflurire I' exercic de c drot e de dccrets
    S qu'ell n'aurait pas excepted clle-mimy; de Ia regle
    general.
    SOn ue trouve.pas dans la momenchlaitrc des actes
    Sl4gillatifs, difpcnft de function, ceux qni concertent
    la formation de la haute cour national, etj'en conclus
    4 qtUil font fojets a la function .
    On ne poorrvit pas tairionrablement confondre lea,
    d4crets pour l'organifation de la haute cotr niationale,
    "vetC les actts pariiculiers du corps Ig;flatif, relatits
    i 1 ,ieflponfabilile et les dacrets d'acculaion. Les pre-
    Aniers font des lois gnirales qui doivtnt r6gir let
    citoyens r comnue routes lea attres lois ; lea autres font
    de limples acts individnels dans lefquels Ic corps ligif-
    ltif tc rend ,pour aitfi dire, parnie au nom de la nation
    connte ccux qu'il accufe et pourfuit.
    On a dit que let miniffres pouvant itre traduhis a la
    Ismite court national pour I'exerciee de la rrepolna-
    hlit- I le o i pourtait its mcttre l'abri de lenr
    xrfpousfabili, en refulfais ifa faction i des digtrcs


    (ao)

    nkeflfaires pour meutre en activity I tribunal charge dt
    les juger. .
    II pent y avoir an etrs-grand inconvenient a cette
    fault du iefus de actionn a ce decrct fi nicetfairc et
    li preffant; mais j'obfcrve que ect inconvenient lft le
    rnmine pour totes les loil ituportantes et urgentes que
    vous hures a fire. J'ajoaue que la hbute court national
    n'eft pas feulement dcflin&e i juger les minilires, puil-
    qu'on y traduit tous les citoyeus pIlverniis d'alt'ntat
    contre la furet6 generale. Enfin, ce u'clit i I'utilite, mn
    la niccfiti de la lol qui la rend ou non fujette a la fanc-
    tion. La constitution a voutlu qt.e Ie pouvoir lIgiflitif
    fit exerci par l'Alfemblec national avec lIa action
    do roi ; ce concors oft indifpcnfable et lesfeuls dicrets
    nominativement exceptis pat la conflitutiou, en font
    atFranchip. ,
    Ou a-ditencore que. la loi du 15 mai n'avait pas
    iti' prifentFe la ta tctiou ,mais i acceptationn du
    ioi. Cette confidiation ne peut.iuluer fur la quef-
    tion;,car noun ne fommespas pouvoir coullituanI, ct
    nonu ne pouvons rich offrfr a I'acceptation du roi.
    Mait on explique faciliment cede difpofition .4e 4a loi
    du i5 mai. Preionne n'tgnore qu avant i la ravifiou de
    la conflitutiou et la formation de 'acte conllitution-
    nel, la plupart des lois riglementaires cclles, par
    exemple, fur lea contributions, fur 'atmice, our le clergy,
    et un grand nombre d'autres, avaieut iii ranges dans
    la claffe des lois confiitutionnelles et prifenties en
    confiquence I'acceptation do roi,au lieu d'tre fanc-
    tionnics. Mais leur absence actuelle de 'acte confi4u-
    tiuntiel lea place au nombec des lois ordinaires, ct
    tomles cells de ce genre que porteront l'avenir les
    ligiflatures, i'en ferontpas moins fiiettes A la actiono.
    J ai puift mi s motifade de cilion dans la constitution
    elle-inmle; ct je vais douner a mon opinion un nou-
    veau diveloppement. Ce ferait, felon rnoi un grand,
    vice datns la conflittion fi elle avait admis que des
    decrets de I'efpece done it s'agit fuffent exempts de
    fanction. La haute coor.natiouale eR une branch du.
    pouvoir jiidiciaire, ce tribunal extraordinaire pronounce
    hur les crimes d'Elat d'apiis I'acculation du corps lIgif-
    latif. Or j-dcemaude s'it n'y aurait pas dn danger 4
    revrtir ce. mnmee corps qui acctue de la facudl de
    changer foil gre Ics lois relatives a la formation du
    tribunal qui doit juger fes accusations. N'aurait-on pas
    a ctaindre que dans ce moment de crife o t les paflions
    agitent et fonvenu nemae dominent et o garent les
    elptits, on ne modifiji l'organilation.d'un partial tri-
    bunal tou aifon des citconflauces eu mime des perfonnes
    que 'ou y traduirait. Qi peat calculer I'cffet que peut
    produire dans certaines occasions fur une affemblee
    publique, I'apparence quclquefois trompeufe du bien
    public. Pour moi, s'it en hait ainfi, je ne verrais
    plus dans la haute court national qu'une efpece de
    commillion du corps ligiflatif, puilque Ion. xiftence
    et fa march fo trouvcraient abfolument dipendantes
    de fa volonti, et une tIlle iuflitution me paraitrait
    infinimeut alarmate pour la liberty civil; ce lerait un
    veritable monl(re en politique.
    Vous ne confacreret done pas uoe tdle maxime; car
    vous ne voulez ui violet I canfiitution, ni revotir le
    cops ligiflatit d'une autoritl qui pourrait unjour deve-
    nir 11 fiunele au people.
    Je pence done qu'il y a lieu de dleriter que les di.
    crets fur la haute court national lerout ports a la
    fatctlion.
    Plu lieurs membres demandent l'ajournement de la
    qurltion.
    Cttre propofition eli combattue par M. Girardin.
    L'A(lcmblie prononce ajouroement a famedi, et
    ordotne I'lmpreffion du project d de cret.
    On fait lecture d'une lente d'un Anglais qui offre an
    alfignat de looo liv. pour aider a fubvenir aux frais de
    (I guerre. II el prefent i la barre; it reoit les
    houncits de la fiance et traverfe la fall au milieu
    d'applaudiffeimns unainimes.
    M. Lacic. Monficur eit-il Franuais, ou ne I'efl-il pas?
    S'il ne I'rt pas, a quel titre donnicait-il, et a quel tie
    rccevritz-vons ?
    M...... L'Angleterte eft fa pattie, mais il a fes fonds
    dans la tontine national ; i paffe en France la plupart
    dcs hivers, et eft pour ainfi dire naturalifi Frangais.
    M. Pafloret. -Q,'importe s'il eft Fraonais on s'il ne
    I'efl pas ? 11 ef tmns que les homes libres reconnailfent
    qu'ils (ont ious de la mnme famille. Monfienr prefente
    one tofftande, nous devons la recevoir avec recon-
    nailfauce, et infcrire honorablement fon ntom au proces-
    vertBl.
    La proposition de M. Paforet elt adoptie.
    MM. Genfonnas, Goyer, Pafloret ct Ducaflel prifea-
    tent des articles iddiiioiinels i I'rganilation de la
    haute-cour n sibn.lck. L'Affemblce cn ordoinr I'im.
    preiffon et i .Jjutpineminri.
    M..... fair lecture d'une lettre" par laqoelle le
    dirtctoire du district de D681 amnonce que 40,000
    aipens de fon directoire font inoud6s, ct demapde un
    uno fecours provioire dc a5,ooo liv.
    S M.... J'obferve que celne omme ne pent e&re ac-
    cordee qnt fur la demand du dipartieent, ou fur celle
    du n mindhet de t'intCricur.
    L'Affecnble paffe a Iordre du jour,
    On faith lecture d'unc lettre de M. Am ott, qui
    folltcite des decrets pour fixer le mode do remboiou'c-
    ment dec la dette eligible.
    M. Dorify. -Le Com6it ef occupy ca te moment de
    cet ob,et.
    M. lc ptfident du Comiti militaire ptiftnte Ia rTdact-
    tion definitive dlu dicret d'accufaton aredu d sai Is
    litace d'hier ai, fair.


    L'Aftembl&e Fadopte et nomrme des comittairel peut
    port r lrIe champ lis decrees au roi, afin qu'ils foient
    expidies fans retard par un courier ex;taordinairc.
    Cette ridaction eit ainfi convue :
    L'Alfftblie national apies avoir entendu Ic tap.
    portde ole Comit niilitaire fur les cdvncimens qur ont
    ut lieu i Perpignau.es 6 et 7 du aois deuier et 'etre
    fair lire la letures t piroces-vesbaux qui y font rlatifs,
    dbcrctequ'il y a lieu i accusation centre trs fieurs Chol-
    let lieutenant ginirsl, commandant Ja toe ,divifiou
    Saillant, commandant duo i. bataillon des chalfeurt
    Felia Adhemar, Moufon. Pomgloule, Latoule ,Gerard,
    Siochamp, Blclihres, Lblinile, Ir.an~ois Ardhemlnr.
    Lachaffiece Marelegue Defcotbine Dulin, Lu.i,
    Moujon,Frangois Moujuflin Durou, Dadhemard anli,
    Lariviese, .Pierre, Put de Saint-Marcous, Pargade
    Hernauffen Dalun, Mongon, Marichal D hatte,
    officietr au o0 lAginmet d'infanterie 1 Chapoulard,
    fetgcnt audit regiment;,Jfelph Bonafos, homnme de loi;
    Piiere Blapdiitres, ci- devaiit procrurur; Vincent
    Royader, Franrois Molinier, Francois Bertrand Fra,-
    Soil Baxader Fratgolpi Couillts, Laurent Pat, Michel
    Autier et.Doc fill, tourteur, citoyens de Perpignan
    arsa&,s dans la iiadelle de, ladite vile, le7 dtcembre
    dernier, et ditenus dans les prifons lelquels obut
    privtnus d'attEntat contre la fureti genirale de I'Etat ,
    et priucipalement centre celle de ia ville de Perpignan ,
    et Ieront t consequence, par les ordres du pouvoir
    ex&cutif, trafnafres devant Ia haute cour national A
    Orleans.
    L' Afemrblienationale approve laconduitequ'a tenue,
    le 6 de c aniois, le ficuDebordes lieutenant-colonet
    du go* regiment, ainfi que celle des fous-ofliciers et fol-
    dats dudit regiment, qui ontrifift aux fuggeflions perfi-
    des et menlougerct de plufieurs de leurs officers ; ele
    approve igalement celle do 7ot irgiment d'infantcrie,
    et diu detachemmnt du regiment ci-devant la Fcre, artil-
    lerie, en garnifon u Perpignan et done des aloges at
    zele que les. membres'du confeildu d partemcnt des
    Pyrenees orientals le maire, la muaicipalitede Per-
    pignan ont dtploye pour prevenir ct arreter de plus
    grinds difordtes dans leur ville.
    M..... piflente un project de decret tendant a or-
    donner le recouvrement provifoire des deniers perSus
    ci-levant par les chambrea de commerce.
    L'Affemblie en ordonne l'imprelfion et I'ajourne-
    ment.
    M. Cherou fait lecture d'un project de diceet pour
    la conservation genirale des forces du royaume.
    L'Affemblie ordonne l'imprtfion et I'ajournement.1
    La fiance lit leve i trois heures et dcmie.

    S P E C T A C LE S.
    AcADo~MI ROVALE DE MUSIQUE. Auj. Colinslte
    a la court, qom. lyr. en 3 actes.
    THuATRE DE LA NATION. Anj. Ie Cid, trag., et la
    izre rep. de Paulin et Clairele, com. melCe de chants.
    THNATRE ITALtEN. Auj. la 6t reprif. d'Aguis et
    Olivier et Philippe et Georgetce.
    THla TRE FRANJAIS, rue de Richelieu. Ajourd'hui
    March trag. en 5 actes, fuiv. du Dedit.
    TuiATRE de la rue Feydeau, ci-devant de Monfiea.
    Auj. la Molinarela, op. ital.
    THEfATRE UE MI* MONTANSIER, an Palais-Royal. An;p
    le Marriages perfans, op. nouv. en 3 actes ,fuiv. toe
    Amans anglais dame en 3 actes.
    THfATRE DU MARAIS, rue Couture-Sainte-Calherii,, .
    Anj. Spect. demanded, le Frangais d Londres, fuiv. dn
    tarbier de Sivil.e.
    Amtiaco ComQlUE, du Boulevard du Temple. Auj.
    Zilis, com. en 3 actes avec fcs our., pr6c. des Supplians,
    ct du Duel comique, op boo f
    TnhATRE ,t MOLIERE rue Saint- Marlin, Anj.
    les Deux Amis ou le JNgociant de Lyon, drame do
    M. Beaumarchais, fuiv. de Iajournie d'Henri IV.
    THI*ATRZ DE LA RUE DE Louvots. Aujourd'hni
    la Pupille, cord. fuiv. de la Servan Maitreftf, et
    des Alchymnles, op. bouff.
    TIIATRE oDCIRQUE NATIONAL, autPalis-Royal. Auj
    Its Deux Frangais a .aples, fuiv. dcJeannsilt stt Lycas
    term. par le ballet des Sabotties.
    En ant. ls 'rois Coujines, opera, tet d'Anire t Paris.

    PAIEMENS DES RINTES Du L'HoTEL-DE.VILLE DE PAIIS.
    Six premiers moi s?791. MM. e Pkyeurs font I touetettets,
    Couts des Changes strangers (& o jours d date.
    Amflerdam....,.. 35. Gadix............ 4
    Hambourg........ a9. Ges.* ...... .... 45
    Londres...... 18. Iivour ........ 55.
    Madrid......... 4. Lyon, P. desRois. tf.p.
    Bourfe du 4jan'ier.
    Act. nouv. des Ind. de g5oo liv. aSgo. 40. 35. 7 k.
    Etmprunt d'oetobr de 500oo liv............ 464.
    Enp. de dic. 17a. $ Qjit. de ft i................
    Sort............................ ....
    -dtrSmil. die. 1784. lx ui lOt. .. j.' u. b.
    Act. neov. deslnde. 53 i.8. 3o. 98 8. 3 6. 85. 24:

    Caiffe d'cfc. 40o9. 9. go. 85. 88. 9g. 9o. 95. 8.95.
    Demni-Caite.... no45. 40. 38. 7.36. 338 40. 43
    Affor, contre les inc. 669. 61.60. 5. 58. 57. 56.55.
    .... .... 4.... 54. 53 54t 5. 55. 56. 57. 56. 55.
    - Vie .... 739. 3 I 8,2 a8i 9i. 0S.i t7. a. 30


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    GAZETTE NATIONAL, oo LE MONIT'EUR UNIVERSEtI


    VENDREDI 6JANVIER. 1792,. _iair nitme.An~I e e ie Lzberty.


    N0 6.


    SAvec lea Pays-Bat leltds, t:t l otikpllions en Souanb.,
    AViS A U)m. LES SOUSCfrTEUtnRS. a cour de Vitarne n'a pai pu idats e tlsc rtulh r ia aire
    M ic t pltrt ;'" il el vrAi quc Fy,'
    MM. is joufcripteurs du M leur jon! privei's dt.ic vhv.n.t tucrt olois s m$ r(ait chues ourFracul
    t"M. Irta pluts a ( avenir les ri;,t pioin, .,a'au~ l dric viv. it enot e remo mtos c r iitiages eourr.ceu,
    tn nti. rucet fdesPoievi o 'l faire pitu Ldcite:cnt, i on i avit t'Affte et a
    )uma dr La uL Irs Poilt' ier n o1 18ids peIrJunlt ""i 9 Lo'alue dent on pit difpojer : c'el pscimnKent i oa
    g Itioudo~l pas s'y sirtlgortcr, fi r prices de vouloir bic. ono vie. On ie trorhpersii beao.,toup c taiL de poli-
    a donner avs,. pr l4 pufic de Paris, i M, Aubry. diec- tque, i '.,iit accioe que fnpeteur a point
    ub da l ,hurea ,qti eu.er toucher chknlles I i dee 'imto h ,irte Ii gt e aciu i q Il.n, on, ilo irt.
    ifabotrn,,r.pour Irois nuel t:of uo i u iour 'ani calculi i a maniete, l ttuinitie it miis on trompe cc
    ddiere, as choix deMM. les Jofrivipitus. rite en loi failt cloTe qe le lSe de on e nu
    *I, prife eft a tf; ii conveu 'Ale et la Lori',nu poor
    .... '' J .. facilitcr fot project d&change et d'asiondlhdifrcini oSis
    P 0 L i I Q nv cette ctnvoititi pourna ui cofitt fa i, 'cier t ti tI
    SL I eU E a i econIoleie pcntaut qu ii en i'adieffe d'avoir
    tfrt 1onule iturile don Pouict L dovit aiournet a lui ,

    A L t E M A G N I lU Epens de I';zpiir gbmaniq*.


    De Vienne, Ie a2 dicembre.
    Uttorot mtanifefc le difir de fire couronaer I'atr'
    h;idu6c Fianuois, csomle roi des Romains,dans le cou.
    rit t def aunoe prochai e. 11 a diji fair fonder lea conrs
    iletcloales i cc fujet. Ces vcues, dit-oun, li impofent
    S 'obligation de beaucotlp d',gards envets les itLrteurs
    fd Maye ce et de f'rt~vs particulitfiment, Iandia que la
    uritelpoLdaucet des Tuileries chILeri.ell'ci'i filse adop-
    scr on ne flit quel anite plan. De-la lea irlifolutions,
    Ies verfatiiis et mi eie lea contradictions dans noire
    conduit polirique actuell-.
    Ua atttre couroanementn va bientOt nous occupet,
    c'etI celui de I'itmpiraalice come s ine de Hvnuglie
    qjooique Liopold air de lotus raifons pouu la d touiter
    .de cette cremonie difpendicufe it patsil que la cdremico-
    tie aura lieu dans Ic moiis de mai prochaic.
    Ceux quin s comnairlent pas la vinalii6 des fcrivaina
    de ce fitcle font tonnai di changmencit de Ilyle de
    l.. Efim inann, auetur du journal intitutl Wiener Uits-
    hrifft; it avail acquis fous Joeiplh 11 de la liputatiun
    yar f critique des pir4icateuias et ninle par *ccIle
    qu'il tf pesmnctai fur le optraiionsdu minillcre; ii
    eft ifft entatge de le voir ai prfent diclismer centre la
    librett de Ia prelfe, et fire apologies e e nos uouvnvll
    I'is fbr ceete matiere. 1I faunt favoit que M,. (Effimansi
    ttl devenu Ia trampenle politique ct littraiie de la
    court, qui s'en fert pour publier ce qui lun convient ct
    wor tlravailler I'efprit di people. La cotr a, par foa
    n oyen, cherciut a corriger Ie derpoiinie de fts minif-
    tre, partituii&reimet e Galliciet; ce mGyen a l'intcon-
    wh&ii nt de dltruire la colnflance du public, par les
    Ilnminlflrteurs mime.
    Liopold vient de dAonbtiern nouvalle pnrtve de
    ion catactere d'indulgeice ; it a'fait vcnir un confeillur
    f r lequel ii avait de grinds inotifs je nmotstcnteutc ent,
    et Iui monirant fon brevet de caffatiun, il s'fil content
    4c lui dire qu'it tait decide ac lc figner a li premiere
    ricidive.
    De Fraincfort, le 27 dicembre.
    LA conduite politiquc de Leopold fe developpe de
    plus en plus. Mais, fe demnadet-on, queue etA done
    la vl.irable politique de ce ononarque, fi avantageufe-
    nmeii colnun par la fagefl de fon adniiifltation en
    Teolcaune? La riponfe Ia plus vraie et Ia plus ptremp-
    toire, eft qu'it fuil fcrupuleufement I t ancient erremena
    de Ia politique dic fa naifon, polilique qtie M. de
    Hicrtiberg, mnifire d'Etat de Pruffe, a ft bien mile an
    jour lors de la conteflation diplomatique potr la der-
    wtiere fucceflion de Baviere. 'Le tis-ancien fyfteme de
    ctettec raifon a pour bare ftoudaintaie I'aggrandiffmetl,
    snsii cortne depuis long-tems cet, aggrandtifeteor t l
    parvnuu uon certain degrf de latitude alft confide-
    jabli, on a auntrmentt nuanci ce plincipe d'action et
    il n'tft plui qiteflion 'ue d'arrond9ifment, de caotlcnlra-
    lion. Le fiere det Iopoid feu TI'enpreur Jol'eph II,
    a pousfuivi re plan pcodbti t toute fit vie iliimaniate
    acive-; mais fon carbnlrels defpolique ; impi'eucox ,
    rtadu inutilse tonui fcs cforts ; Lo, .old plins metil'e,
    Splint oniljuecn, 'et pour cela nitme plus dangrecux
    piofile der I',u.n quo' ri se' loa trere er i aec I
    ftipUlation d'ui plinofusphe, d'un adntiflrateur (*gr
    f'ul paiiuc dfiut c(rfli, qui I'-,ifie tout a la pai et
    i"l jiulice, il manic lul.ilelleul I'. printpaux Ictbinri
    de I'Euiope, pourt Ir lallr tlicr daine fes vc e e
    fmrvi fes intiri'a. Son plan etl puoifoniuicnr midiii
    et combine avec toute' 'adreife de la politique It plu:
    tafiie ; if plaa avec la urtlr qli'il a ,rinCn, A. Itn11
    l'apparence du plu guand dfinadreffemenl ; mais lotr i
    avait d'alriresvura, il fufti le brtfoiniI de ie ra~oi
    It Proffe, de s'allier mnite avxc x:ele fans uitre ceptein
    danmi fon iuce" lubfilnte,. avea I:a Ruffie. diani"i
    fat ert pour nourrtr, coname ntertm4iiret lc conVoi
    lesit poliiq uc du cabintt de Brclin. Parvnu .ii pil,
    OAi (c fin rionar lis toi q lail irrtver, il Ie isis paic~rr pi
    'lea tasil igemsniqlUrs de cnii au ftcours de qclquerjr
    'tns dinitre cumx qui picelladni lite opplinles par I
    sllaeelt. C'et-lil iA il tilcdt. 'La r volulion de Flacue
    patait lui offrir une occaflin uniquee d'exiuicr le pro
    food plan dc- Fa mtrfii Ic. project avortabfou
    i'emruprtur fon frtere, VilI te virrittble motif de Cf.-
    actionl 'interit puilrin quii I'teinrirle Ai ( mile
    ceum pire, rtc affairei de Frtancci foni objetr ptiucipal n'*f vaii
    felublablemeast point d'y -pirer line contre-rdvoluiion
    MuIk itl e dhil t 'it(fa 1'n inirminlL di <4? fe"jf 'in


    P. S. Le dicret de rauSfcaiiob dC. 1'empereur, con-
    cernant ile iclamatioui des pnici a.llaFiu.nd. flil-
    fionnis en France, menite iqulq-.e dilcullihol. ,lil,-
    matique, jO cornpte vous fa ir 1aller liu~.ilammenia Ic
    fruit de es m ds tditaions fur ct objet. ,

    Dtr S. O mnande de Vienne, coainwe in fait pofitif, d
    quoiee tci de Suede a lait fire aupsiide I'tueperetr de t
    aiouviiles de4marches eu arrur dc r -i.ois. a.l',i' ,
    inuigtie et que iout miniftie a .joule a ceCte ocaaioi ll
    que fi S. M.I. fe trotivait eoin&ehec de coupcer a
    lialfiftace de cts pinices, le roiu lon matte, ccit avec l'impOtPatrice de Ruffie et le tfi diEftagne, ,
    empliirait touites s e-S fCes pour les lutruitir.
    11 a parT a Viennet oe unuellly broi.ln.'e qni y
    hfit grande fenlation ; lie elf itiuittrl Gane(rziir rjats
    concateanat l, noble e ek ctlei d e de IIon';Fie, Iiets dis
    atliatesde ce rtoyine ct l aiu.'ljillhlr i a ls w lnjdiai irt
    partict.iere de lt nation /ili.oioi C. l.'illacu de oct ec.ri
    tnet lois les yelui dui p abl de is ril,. e pefPonlie ne
    pcuo tevoqutr he douse, t it n o0 te ;vetc ine tnoblc
    frandiile tous Ira abuse doul c deiX ordr4s iL lo nt
    rtndus coipables dans cc royatiue. ,
    On ffute lqe le clevalier Keti, rminfite plinipo-
    teNtcidre de la cour de Loundis 4 clle de Vienne
    y ditluira inceffamment le caractere ,dambadfadeur
    extraosdi;nats ; on ajout qe u I'on travaille uit.i a une
    alliance centre routes les courts de Vlinnc. de Londrcs,
    de Stokhlolm de DInsriemak, de Portugal et Ies
    Etsta-generaux. a
    On igno e ablolument fi la tour de France a reprise
    quelq'ie actviti dan, li diplu,.aic iLrangeCe. Sint s
    doite f cs' Iiaiiilrs Eii pulniujur d.i..w.-n atechanges ;
    aisle ~t ltraiten lufl.'l m nia ii, ,ajihol fAnts it, ,potr
    la plupait, les.namles. A voir s'agieli les divers cabi-
    iets deif'Eirope pjclqtte tons ai' treouiture de Ia sationa
    fiangaile'I, luhroult t ivec pill, d'ardeur dcpi: I'acterp-
    lition reconnue de Louis i XVI, on ne rpolnoit poiul
    qu!:l penut ite le ptan du i'.l:.eau dies Trriines. Cciele
    I'.autitltiicit~ dc Ia hbouoe toi di roi des Flalnais sie
    tiendra point i des chaigestiesl de nomrs danJ lul coirp
    diplomnatique ni' del difcost piouonui, dam l'A(-
    feintblIe nasiojialt deo France ; otnas ccite authecnitici
    deteni dp'ltl laigage ilouvcau, tcrrtic, lceve ei tntil
    an par le prince lui-mt me, 'bO par ies nu'itiflres et
    ugei t Hi'X princess" tiatIgtlS tt dais "is ,cs auireC course
    dc.e'Europe. Jufqc-Li lcts en cnes de lta Ftntce aniront
    btaau jeu ripuandre quo I cutur. de Vieane agit d'dptse
    dia plans coiininniqus, et qu'ruenaitaqua rt ct fit'ant
    attaquer la Fiance ,.llefuit caoihlar.rtmnei le pirjet d<
    Snietic la maifonde BouiLoi friaitfae dails celie si;tr-
    .rive dcfidee ou de edctveuir pet-,,tes cc qo'cllre aitr,
    l elle ct Ja ns:lefe, Jlt Fraiftis itant vaincus., nu de
    rotecr cc qt,'eleo itl darts a cofllitutioa, cop'Jlitutionnlle
    ad a fal.sfa.lobsit ffi la nation fiaaicife lionmple te til'u-
    iringu ct de tac t etnm is.... Voilii n ,fret quelle
    r flI'oitniotu dce homcs eclairit dans l'Allcenagie..
    Dji la P~iincs (ialtvais s'dloigneni r ne doeivcult
    : pils irer un coup detc anon. Ou laiffera Fieire aux1po-
    tettas lii-,e. et dililget p i Uaprld. Mais il y fhut du
    ms, ct LCRf aufli dtu temr que L'on pliteSnd gagser ....
    SOctrK qui, rlmi nouns. font partifans de la Iaion
    a fiaraile fuoipirent ais le momntic oi Loirs XVL
    dijonlra i"us !No cOaiplots en tenant in parli tmlnle,
    It rcil digule de.fno aicceplalibo. Un larigage national,
    Iuigage inotii dana ils diplnloaique'de cou,-, coionvient
    Sau roi dri Frnnpit. Deas armtiy l(cirient ds mcdiocrcs
    ri ieptoiue.... Ce qou'ly a de certain ceft qu'l didtend
    ; dr Louis XVI,: ci de 1i ftul, d.c.ariminrr la ~iW.-l.
    Sous ell Fianice. La fultunt de f i-aisilin, tlcre eiitrc
    I a If noailr IranSiift', y ckl'attclie; e ct'll I'unicquc
    nioyci que ic pilie p-ilft ifvoir d recouvrer 'ptrlou-
    q cllkiin'ui ll'r, m e oirnad rioa'q, lil Ailerllr t ittll't que
    dilt crtlcilm pei'ycsi ctdli blullt peilJctid, hi ont faii
    i petidle au delhors, e.
    si ,P R.U S S E.
    D,e Btrlin, dirmbie.
    O i ON -)ut q'il foit vrifc'mlmbltble qte tla coqur d
    is lc'er'ail s it Fdes inffirirtiotns : Is cour de Saxe pour
    o. tii roiCi dc mar lgr trsi* a pr'itffe iutsanie de Po-
    i' logitt i.on ptinctt de la mraiifot de Braudtcbmsrg, ct
    -quo I* Pniffe, eu. ollvuitant ainfi k tr6na de PXagne
    pol.T I Cn cu idI" ilc fas maifon n' ai l tn eria qt'imi-
    Strr i Riflir dot Isa rfpculatiueu ft diclartc A 'ii d
    ;, d'du C do e Sudtinlair. 1


    G'U t done puur rtunir des ishit'r ti,.s iUveuixia que
    hI cotr de Berlin i'eft dlid'e j en foyer i Phe'rstiourl
    I'(n4ile nto;isteut, M. Bi!choffwcrier avec ds p.o-;
    p, fiuons que I'on dit fidrifaies potr It ctaiitift i6.
    Ruffl;e mis vo4idiait-nu fair croise que- i Ies co ae s
    de .PTiersli.uni eti de Bicrii vejtiiant a 'itii%,itdr .'li
    court de Vienne ti poourrait appotter d ;bil lca i cc
    qu'clltes tunrpre6draicint, frt. tratiVeitnelt 'it' ,t'ut
    quit, foil minaie par rapport a tOU aou iro objla s?
    A.N G L"ET: E. R,R E.
    ')e Lonidrec.


    S. M, B. a fai at lrer vel kemilitei do emois dtitier
    A1c de leilr don't on igauorlrrt lineicr au luod GoWeit
    on autbaalldeur a P.iia. IllI a uotnimm detnibit*
    Inelt MM. itieuil H .yLes A.W. t Gardiner leprtmiet
    lon ilvoye utxiordarltaie aupeis tl la courr de Co eptp
    iague, et le second ion irnifsVe plinip6tenltiare ain
    ries dt celle de Vaiolbvie.: ; 1,1 1
    II l alfG fl qi'flian d'une touvelic creation de pair*
    Ij prochIuniI. On d;(Iingie parmhi. 1 rIts ndidats 1I
    9r.d Lepox, ie I rd Audlanud ct iA. RDel e.
    Le prince de Galles et Ie duc-'Yo.k outm cenrilll
    Ie la nni re la pl-,s affable l'ncditpiaiionl des %illerl
    de ii'alneirdi,.t de 'WValltal et de \Wulethairmiorri
    et lui out promtisde re nets nDgliger. po.r rinicoer
    pat leur .tetmpIe et lrir ii tl-ltnLr la mode de b.i cls
    ic ouliectsr Ji de ijaiie. es actxqInelle on Ia ,libftlui '
    lejiisi quelquts nti> die crid'.rns dr l 're ; innovarioA'
    jui rCi dnaila i neInclndint l A I liru: nrillirrs d'utvileil
    :mployis dan, its laLbiqiea dles tiuis villfI quce i.ous
    veirons de nommeri.-- IBnimingham, ila plus'coifo-ii-
    rable, jouit dutri canal qui po:te'anflt le nonim d
    FaieletV: it a a6fii daill It t.ni- pini de Ioo,o0o liv. ft.
    conltrtiire; tcsiis-ot elltbien deounliiagi dr Lei avance '
    puiifque letiactions pourr ectte- entreptile qiri i'n vlaiit.t
    dans l'origine que 14o liv. ft. chatune, font o1aints
    aujourd'hui 1 plus de 1ooO en- railon do pruduit. Ce
    ruces ainfi quie ctlui des pompes a flen de la capitiI ,
    et be4acoup d'autres ont fait naitte et encouArt
    'idec de couper des canaux dans Ice mouniue,d i qu'l
    bordent la prin;ipajti de Gallet oi I'on liit quc le
    fer et le carbon fe trouvent dans la plus grande
    abondjnce.
    Le malgiave d'Aufpach, ipons de la c61ebre milady
    Craven, cunnuue par Is griics de fon elprit et de f
    figgie, va, dit-on, fe fixer en Angletcrre ct y -vivri
    d'uue manieic fomptucule. Le margrave qoitte fes Elats
    pour fam fmme.
    Voici ,nu aure eetniple de trndrtffe conjugale don't
    tout I'Thlnncur rtce a I'autie ftie. Unte tenrn,e dun le
    nart lot rtanlpoiia il'y a quetqe tc-.i s Botany-Bley
    pour avoir vol uat ibia'i .ayint fait i no h6ritagede
    plus 5o.ooo liv. 'ourtnois',; 'll deridir I paffer darl
    crute tsille Colonie po'tr aler .adontir It ol d'un
    home qur 6aiit au maoin bdn mali "il a ridarit
    cette murque d'ottshenit. ".
    ON autcindaitrpour les detniets johir do decembre on
    les pieinfil de jaairi t aul plus tla d, Ic olorei Siy)'ul
    eciteaire particulier de M. Adamns ct ci-devant aide de
    cmp du g6niil tWashington ; le congrisl a nomina
    cihoifre pliitipuo nstiire ppour.les ot-ts-Unis\ s aupr
    die la Graudc-Bltcague, enter clefquels it va, !in.on,
    rcclture ,n traiet'de coimm!ice. C'l iann des prrincipux
    objci-s de fa otifion ce ft aufli un aes premiers dou le
    paltlenimnl t'ocuptra, Lea iepref.ulins ddi people
    aigllais doivtent, dit-on, ircorder 'an due el a i a u-
    cleffe d'Yoak un cabhliTJBment nnuel de aS.odoliiv.
    Icerling, ( ou 6>oo,oti liv. toiiTrnil ) I I'Anglrtie ren
    paicra io,0oo0 e I lailnde Ies 7 aile mille. -Cr- quart,
    bonne e c ie, paranra vtsiftmblablrment a I'rlaade
    'un frdeau un peu lord furiuut fi I'on faith attention
    qi,'elle paic dji beaucoup e lquc le t 75,ooo livres
    qiu'dle forueira pour Ton contingel t en lorlironti 'ant
    epoir d'y renirer, puil'quil eit prrfque Eir, que luri'
    A. niront j'mait depeufer un fou dans t pays
    Cependaut lei tIdrndlis fupporteront cette nonvelte
    charge a'cc plsifir, pour .pe, qu'on leur done .oa
    eitr vende A cc prix Ies droits q,'ils rtclament. Leai
    I catholiquts romrins qui fornentlla t .gtfande majorili
    Idaus 1a population, et poffedknt en, uauifo do Ilrt
    nombre ,.p'ceoient pouvois demrtndet d4e privileges
    plus ttendus que ceux qa'on aitcordis Sux cooholiques
    roaimnint aIglas i; il infilenrt fur le droit de reprlfcuna-
    tion dan tIa ri smnbe des communes de Icr parlmesitia
    et etultnt "mime ro ir admit i y ourt. Cse dClem.deau '.
    dilbnt 6n ne farait conteller htjuflice ,font appuy j "r
    le 'olIunaire ct pat la pIrie Is plu[ fine dtie Ii jums
    commit eer fonti foi let dcclaradion doe eOlfafl c dil-u"
    blin. Oa afrure qu'it a' ttts dern4a recent der ent di t '
    capital un ,onfeil privti pourt-i'caimiq de Is lgiuimi&6
    des demrnadei dec catholiqsuea ,,"ei que elI cefidatde ae
    cprps y on ttiCtonfultlis.-Au ttle on feut danu 1
    Iro0 ryaunimelas niccTiti dt losiher I pluierurschbft.:
    lts homes tranquilles par caranctre ou par intietr,
    que let tchangemtns conftitutionnclm dnsu I'rglife 'oit
    dams ItEil padvantent, rkdulfatt lets rfortamilns
    points finivure I Amender lea lois iclativc auxs pausrci
    de tmaniere que clet chatitii phlique. n'aliementlrp
    plus I'aviditn finante ct celIrnC d'mniehit des o .
    ciers de paroiffe, adminiflleurs mfi.lelle.-- R6purlir
    I'imp&t territorial de iotte que Ic rIC.he porre ai iailoa
    de fet forces ct n'cstafe plus le pat e ei rejtrla ma
    fur lu p'tefq,)a tout le fardcau. Revier, ct luitotut
    F i *. 1i,


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    (Qn)


    argrFr It code penal. -Riglr les epict d-s avocats
    ,et des. procurers rt diminue le nomble de ces.
    inllieurs. Reudtre le jiis plus icipectables et plu
    sirk en n'appelant pas toijourrs les tuaise, Inais clhoi-
    4iLstsn a tour de rflc des citoyen hoonntes inflerits fir
    tiQe lite coniue. Mittce el vigiueur on plut&t o eer
    Vle police.,con tre la prollitution. Limiierle nombre
    des ecoles de dentoifelles; veilcr ai cc qu'otn ie puilfe
    Slvcwer de ces fortes de oiaiians, fans fair preuves de
    anours at de capacity, 8V.

    dxtrai t de la gazette de Bahama. --Nassau
    S1 ;. It dctobre 1791.
    TUt fchoouer cfpagnol, armi en guerre, a faifi dans
    ce port deux navivcs saglais, donm un appartenait au
    tapnaine Minors.: 'ici les ditatil qu'ii done A cc
    hujt. '- .
    Le floop t'IndufJrie drant occupy Ala pache dq la
    -tortue, prte le CJp-FltOid fit hIi06 en anglais, le o3
    soGt dernier, par n fchdoner armed, portant let cou-
    leurs c pagnoleb qu'on 4ili ordofina de faiter; come
    I effaya de fuist, le fCli&'cr fit fea fur lUi, Ie pour-
    fiivit, 'aboida.et Ie pat-. Ce qi dAterminait Ie capi-
    talne Minors ai b'loigner, c'eft qn'il fpvait qu< lea
    S pEfpagnols avaiet f.uvent pris de petit ntavires comme
    le fien qu'il avaieat envoyss dans leunr poffellions
    riculies et fit difparadtre. Sur Ie fehooner fe trou-
    vaient M. Micqueen et Ie capitaine Turner, tons deux
    dtablis antrefois dans la iaroline miridionale; inS
    Saegiu na en Amnrique et 24 Efpagnols. M.. Facqueetn
    part ant capitaine Minors avoir Ic comnmanldemiutl de
    cc fchooner, qi'il apprit d'ailleuts Are dleftin A la
    rechlrclie de M. Bowlea. Le fchooner fit route avec
    1lIdufltrie pour la Havannei tt prit en palfant tn autre
    mavire de .ahamra, cona fonus f nom de la Patience ,.
    capitaine' Sheerman. A leur arrivic, le gouverneur
    Ati6oigna beaicoup de mscontentement de cet acte de
    violence, fit mettre en liherti let deux vaiffeanx don't
    ili traita les maitres avec infiniment de pojiteffe ct
    d'egards; ii dit u 'lis avasient inconteflablement le droit
    ,di pchler. et de Ce fauver dn naufrage fur lea cotes
    apparterint i i'Efpagne ; il ajonta que taut qu'ils n'y
    cooperaient pas de bois et n'y feraient aucune forte de
    contrebande, on ne devait pas fe permettre de Ies
    molefler.
    '<' Nous avons crt devoir donner ces details parce
    quie le fai avait tte altiri, et qu'on avaci prktendu
    Sqie certe tfie srbitraite brouillerait infailliblenenet les
    deux puiffaaces : on voit qce la prudence du gouver-
    neur efp-gnol a privcrim oute rnuptre. Les d-dom-
    magemens pour I'aflaire de Nootka-Sountd font regls
    entire les commifflires des deux nations, et cEfpagne
    va les acquitter.

    SR A N C E,

    Extrait d'une lettre de Thionville.

    ON affure qu'jt n'y a plus que 4000 homes a
    Luteintbontg ; que iles Franaais n'y penvent arefter qne
    R4 lieures; on n'y fouffie que denx f amilles d'ed.-
    grsi celle Fouquet-Caloune et de Pouily ci-devant
    dipuis an corps conflituant. Deux cents honimes de
    la unak-r de tonss les migraas et y ont laiffe no dita-
    chement de 50 hommes pour empcher dit on,
    qu'il s'y en itabliffe.
    Un de mnes correfpondans de Luxembourg me made
    qut- Its Ttivirois font dans la plus grande isiquiiicnde ,.
    qnle f nos troupes fer p,,tlfenint.,ila Fe rinilront A elies.
    Les abbayes cenballcnt lettr buvtn. Rien d'aufli ridicule
    qoe la fable infrie dans le journal des Deux-Pouts,
    du vendre.di s3 lcrubll e Xg79 no l54, et rCpetee
    depuis dans dilff4tetes autres gazettes.


    AVIS.
    S1 a itC dipofA an greffe .di- dcuxieme tribunal 'cri-
    aninel feant an Palais, uine,;qua'tit de mnontres'd'or
    ct one tabaticre d'or, qul parailfeat,haoi Atc volies.
    Les perfonunes qun poutraient avoir des reclanations
    A fare, peu~tnt fe prefeoter au greffe de ce tribuiral,
    Ites lundi et ianmedi, depuia midi JuFfqu'i a heitres, el
    dclgr.antc d'unc manitreprecife l'objet quii laur eorar
    tCe ,yol. Ce 24 demstbre 1791.
    SB A A to, na..rjft.i.r public.


    Ls iclaiciriffemen demandeii uFr e piofpeltus de ta
    Caifgs d'ampunsi at de finli pdulits tfr lflribuen' ffatii
    Fpu bureau- de l'adaintiflratioi s rue des Boti Enflns,
    n0o4a '
    C, Ct elairciffrcens hfatisfteont pleinemnt toutes les
    perfonncs qui drdrent placer les plus pertifes came
    les plui forte fomrtei, d'unte iat iere aiilli rtre qIi'a-
    .van tage3ufe. CAmiINAD s-CasrTMS, admintftraleurprincipal.


    t Lensvire ls$qtatrereifrera, an armernent Nmni pour
    le Cap Franqaisa du port tde 400 onneaux ,' a ronis
    .matt, avec dunetie, comramode pour le paffigeralv
    tfrvanj aexpldier 'd'ic tall 5 janvitr prochai'; ii fail
    *'ldrefltr a Paris, a MM. J. J. Fria et comptiir,
    lainquii'r "ne Saiute-Anne n6 ; on aux tiamateurs
    Ai Nnue MM. D camp frercs, Eliat, c c9mpaguie.
    *:* i "- ~ ^ -' *


    BU U L L E T I N
    DE L'ASSEMBLEE NATIONAL.
    S PREMIERE LEGISLATURE.
    Presidence de M. Franfois de Netfdhteanu.

    SkANCE DU JEUDI r JANVIER.
    M. Ramond. LAffertable confiliante avait feti Iitn-
    convenient de s'occuper le foir d'ohjets t'nane impor-
    tance gCitrale, et elle dicreta qu'ils icaiCot tou rifer-
    vis pour les f dances du Imain. Je dematde 'que trous
    adlortiuns une mreftie dicibe par la fagelfe, et 'dout
    L'utilitj eAt cotirimec par l'espiience. En con!tiquetne,
    je propose A I'Affemblee de decrcter qu'elle Ine trairera
    aiix cfateits du foir que des objits d'ane nature moi'sI
    imporatite ; quie I'ordret du i oir fera tojuours afticl
    peunodt la fiance d maiain, afii que Ies wen eait i des
    Comitispilffent juger li (ear prIfence clplus utile aux
    Comtilrs qu' l'AllItmblc ; et qu'oui ne porter jamaisle
    lair de decret d'accufation. ( On murmure.)
    M. Laforce. La proposition du preopinant me parait
    dangereule; car ii pent arriver lqu'une dinonciation iti-
    finimnent orgente fe fafle A 'ouvertuse d'nave Iance du
    foif et niceffite des mefuresqui icnvoyies au lende-
    main, devincdraient,inutiles. En secondd liet, elle tend
    i reindre lea feances du foir encore plus dif'rtes.Jen ne
    vois pas pourquloi, lorfqite l'Affeiblie eft convoquy e,
    elle. 'aurait pas le foir les menes pouvoirs qite le
    i atan.
    M. Lacroix. Je demand a econtraire que 'Affem-
    bi e dlcrate d is ce momeait quie les Couimsi ne poor-
    ront s'affembler pendant les fAances, et qui'elle paffe
    i l'ordre du jour fur la proposition de M. Ramond.
    L'Affemblie paffe A I'ordredu jour.
    Un de MM. les fecritaires lit une letre de M. Daix,
    homnme de loi, qi, ne pouvant caller fitr les frontie-
    res defendre li patre envoie pour y fuppleer un alli-
    gnat de 3oo liv. On applaudit.) II announce auffi
    I qu'un d'puti du dipartemeut de la Drome a depol'
    3oo liv fur le bureau, de la part d'un franpai qui lia-
    bite ea paysa ranger et qui ne veut pas ctre conuu.
    ( On applaudit. )
    L'Affembnle ordonne qu'il foit faith mnrion hono-
    rable an prochs-verbal, de ces offres patriotiqu'es.
    A. Brrard. Dans la fanee de mardi foir vous ave
    renvoye aux Comitiis militaires et de legifl.tion les
    pieces q.i cnus fout arrives de Marfciile, relativement
    i la ville d'Avignon. Vos Comitec fe font raffembls
    et ont examine ces pieces, Ils out penfi qu'ils ne pou-
    vaient itidiquer la matche qne I'Affemble don't tctir
    en eette occaflitn, cependapt tout femble fire foiipron-
    ner qui'il y a encore un complot fotmi dans cette mal-
    heureufe ville contic la vie des citoycas. Je me bornerai
    a vous demianler execution n d'un dicret que vous avez
    rendu. En ordonn'ant qu'il ferait ctabli a Avignon un
    tribunal pour connaitte des dllin qoi s'y font commis,
    vous avez en m nme tems dicrtIc que le minillre de l'il-
    tihieur et le minilre de la jultice vous rendraictit coompe,
    oar qutnzainc, de I'itat des procedures. Je demnande en
    c nilquence que ces miniflres foient tenus de vous
    rendue dan le jour ces competes par &ecit.
    Ciete propofition lft adoptie.
    M. Fanchet. Vons a'es renvoy4 au Comnit de fiur.
    veillance I'examen des pieces qui vocs ont hAi adrtf-.
    f&ea contre M. Poulmi, ecdlIfiasfiqie atrrea Rena-
    nes, pour faith dmnibauchage. Le motif de I'arteflation
    el qic'il a donni 3 liv. A un foldat qui n'avait
    pai de qioi faire fa route. Le foldat a accull I'ecclI-
    iaflailice d'av',ir voulu. 'enroler, mais ii n'a donni au-
    cines, preives. Cct ecclifialtique hait chanoine i Sainit-
    Claude ; it a emportil 'eflime giluralede fes corci-
    toyvnu. Votre Comith de firveillance m'a charge de
    vous propofer de dacriter qu'il n'y a pas lieu A dbli-;
    rer tfir le dcret d'accufaion contreM. Poulmi et d'or-
    donner qu'il foit mis en libett6.
    Ml.... M. Fauchet a eIt induit en erreur, I'eccle-
    fiaflique don't il a'agit n'a point emportn de Sainl-Clatde
    I'telime g6nerale ; mais it y a nmis ast contraise le tropt.'
    ble, eten a etd ci cli par la municipalii. Je ne m'op-
    pole paa cependArit an project de dtcret qui voseft
    propoli, mais je crois que I'ecclfiaflique mtrite d'&te
    furveill. .
    ,L'Affemblc e adopted le project dt dcret prlfentti pir
    M. Fauchet. '
    M. Car.,nlmn & aio no du Cmifi e ic 'or Iia ;re dcs
    fiuanice, propoli lea project de dicrtc fulivas :
    n, L'Affemblie nalionatk, va la dilibiration du can-
    fell g6ltral de la commune d'Arubenas du '9 feptembre
    dernie, tendant a demanded 'nlmtorl'f'iati pour enit
    prunter io,ooo liv. delinics a l'achat des grains nLefl
    fires pour I'apprpvifionnernent de fes lihtianm ; vt.,
    lea avis des diroctoires de diffiict 'de Coirtn et di.
    d&paitement de l'Ardechc des et q octbre dernier t
    confiderant qu'i eCt infant de tnetreles officiers muiii
    cipeux en &tat d'exicntaerlea.i msfuras',,qiio,le conetil
    general a joiges ndceff'irct, et qu'un retard rdeaduit
    inutiles ou illultoris a c~ oe de 11 railloi avanter,
    dircete qu'il e nti i ut de dplibbtrr ur. cct objet.; s., I
    IAtlrlcirirle atiohalte ; ai .i s .aoir -cnricr.Ji le raji-
    pon d.r Iow Coni;i de I'oidinai;e tdlcsffiiadclesfi'r' l
    dtlibi&atin do 'cogfcil gcallral 'de Iv imirtni d'a il
    4. ~sc 11 -* .. ~ ..f


    bei)as tdu g eptembre dernier, et t leavis des edire
    toires du .dilthict do Coiron et du deparieellwt de.
    l'Ardeche drd s et 3 octobre dcraicer; apr'b avoir
    ; drtC I'i rgeunec, dcrete :
    ,Que la I ,uiiia.iipa d'Aubeoas eft antotrific a emi
    pruriter laIs ltinec de-lo,ooo liv. qui I rout employets,
    toui la furveillace dee eorpp ad uitfinrstifi, f I'achat
    Sdes grains ilccflaircs pour former un grenier d'nbon-
    dance,; A la charge. par dile, de les reimboaiser dsntu
    i'aIniee 1792, e capital et iaittrt, en y emnployant lea
    detiers provtnisut des venues deliita grains ; et en cas
    d'iuftifltani.e, par fuppl6ment de contribution en fmli
    additionnels i'r lea soles de contribution tfociere et
    molilitic de 179 ;i a Is charge aubi d'etn arndre compete
    an dircctoire de dipartetaent, qui y prononcCra fur
    I'avis du directoire de difi'r t.
    Le prielut decret liea portt dans le jour A la fano.
    tion.
    L'AffeTmble adopted ces projems de dicrets.
    M. Debray',- at nonjdu Comith de liquidation, relit
    le projst de decret pour contraindre. es proprietairec
    d'offices A prleitter, d'ici an 15 nars prochain leurs
    tires de ciiancts pour obtenir leur liquidation.
    M. Bsugnot. II efl du plus haut inutrel pour vots
    de fair a quooi nontie la dette eligible, et vous ne la
    conn itrez qu'apres avoir force les propraitairts d'Aofices
    A. pielc ter leurs etites. Le project du Comisl me parait
    trs-fage; je cous offiirai cepetidant quelqurs obf'rva-
    tiou tur ce proji. L'article II porte que lea titulaires
    ponrront remetue leirs tires aux directoires de diflricts
    on aux municipality. La plupart des rl6es des munici-
    paliris font abandoundes anux ecrtaires ; or, it ferait
    pilfible lue les'agets de ces porteusa de tiris (her-
    ctall"'tnt i circonveuir les fccrtaires, et parvinffent a lei
    iiduirc en erreur. Je ne vois pas d'incopvinienis a fup-
    primer cette option, et i refireindre les titulaitre aua
    feias directoires de difcicts. L'article III fixe le terme
    de rigueur an I5 mars; et cependant Iarticle IV dit
    quie les poitrurs.de orfance qui ne fe Icronit pas prj.
    fates dan ns c dclai pourront fe ponrvoit devant A'Af-
    femblec pour obtanir Ia conversion de.leur crdansce en
    in contract d'iniit A trois pour cent fauf Etat. Or ii
    n'y a pas on feui di ceux qui, par efprit de patti
    refulent de fe faire liquidcr, qui ne prifete a fa liqui-
    datin c cc contract i trois pour cenit. Vous ne dcvze pas
    leur laiffer une pAreille option ; ii fatit le forcer abfo;
    lumneat A prifenter an 15 mars, et ne plis la recce-
    voir paffa ce ternie. (On applaudit. ) I me rteic A fire
    one oblervation purtamenet litiArale. Ce mime article
    dit : font exceptis de la rignutr dn pirenti d&crer, 8cc.
    SComnine cenre nielure elt Cage t jufle, it mre femble
    qu'il faut fiblitiuer au mot rigucur, ceux-ci: font excep-
    t es des difpoJitions du prtifnt decier.
    'M. Cambou. Nous devons; le crancier a' un titre;
    nous voulosts payer; nmais tnou ns voulons pps qqu'it
    resarde noi operations. La nation, en fupprinbut leI
    charges a promise de aembourfrr aux titalaires le nmon-
    taut de leuas finances, on de leiir en payer l'intertl;
    s'il ne veut pas ie prilinecr, vous ponve bien lui dire:
    vbus ne jouirez pas de ia f.veur que vous accordait
    la nation ; nma isi u'tl pas de ia loyauth de-la nation
    de diie Ii vous ne'prfctiteep pas vos titr-s dans tel delai,
    voui peridrtz volrs crhice ; il kaut avart tout itre julfe.
    Votre Comite a oublie de vouis parler desdettes des com-
    munes que la natioti s'ef obligee d'acquitter. Je de-
    iaisnde quce ces comitencs loicult tenues d'envoyer
    I'ttat d'b leIita dettts au coiniiffaire liquidtecur que
    vous cIhaigiecz c ommiffaire de prefer lea liquidations,
    et que lea decreti de l'Alfemblie coanitiuante fitr ee
    objet, fotiIt ne ticutis la rlgueur, fais pouvoir itre
    rtputhe corneiniatoires.
    M. Beugnote. Je dois ajouter aux observations que
    je viaiis de pretenter, que ,,lorfqu'apirs avoir accordA
    a fis cranciers an delai de deun maois, l nation leur
    en accord un second de deux mnis bien loisnd'rete
    inju te a leur guard, elle ell indulgente t favorable.
    Lorfquc le debiteur fe prefeate pour payer, et que le
    cr ~atte ilputi qu'ace deruier,, feul 1fpulfAlc des fuies
    niceffaires d'ua caprice coupable.
    MA. Ltmontey. I1 peitt ite june dte dcidir iue I le
    capital du caiancier qui nIgligera de tentlttre fc, uitne
    au term prelkcii ne rodiira, a cylapartr dc cetre
    epoque, astcn i i rctl ,qli'il Iera IlInle, parcel qu'ea
    elfct Ic debiteur ue doit pas teller grivA d'bia. itatrt
    lorfqu'il offre de ft libbrer; snmais il feri;t'ab:urdeique
    1I nationt pft trouver dans' a fixatiocuId'uad dilai trop
    limiak un aloycndc liblcii. .
    M Lacrsix, Sans doume I'Afltsbile nshtiosiAie a mis
    iles dkites de I tsadibn foua t fauvegade de IH loysuit
    frnaoaife ; tmrioje demande s'it e f rice de ptus adyal
    aue de payer Afts dlttes; cat cd'e pour lea t I)yer .iCoi
    .-eand qtle que lestitre foicnt rcmti en 19l dflai quel-
    copqne. ( On applautdit.)
    'PPlufinr mcebra reprodauirna fucrai cv.nvs 1ka
    motifi 'dji inodncAs par MM. Camnu, it LerBonltey,
    et demandcnt qiu'il fil f.it une rtlerve pour la con-
    I.:rvalion dr drhoit dc ccoaunirr. dolt le c ricards,
    (,i, la r.-mile dca liirie. feaet ugds I i';,4,,e.
    .,SuZ, la proposition de M, BigotIPramctnCia; :T'Ar-
    .i6mblc, al,.rge I* Comiie dr liquidation i de pAlenter
    .iam.difpofiion addirionnrlle pou,r la dtlerninaroi daes
    .:as derxcpdion Irgtumne.
    -tLee.articles fann adopp~a ainfiq. ill nir.f ,
    Ait~. Ler; pL'priopri a ires dffica eat ,d s alonj-


    7---l


    ~










    ment ,'mph; s t de dimes inTodCes, rlupprinia par
    lts dijtjil t Aecats r ndiusti fur Oes bjets lasir I'Allmn-
    blie vauuioe coniftiraiinte, cI x qui out A rf:laincr
    d ri dris ~ciA-dtv lt fipeulmiain, etaitrIEs racltheables
    par la nation ; et etuhii tots autres proprialires de
    ceiates a la charge de la nation, pour 'tle caufi qte
    Ce loit qui t ont pas encore fait coinainte cltirs
    tires, (ont tenuu de Ics produire daua'le dilai port! i
    I'arlid Ill .
    '1II. Lea proprikaires de cliances fur I'arriri ceux
    des ofii es, ciatrei et catninounemens ifppritnC, four-
    rtiront -leaur' tite au .copritmalire du toi, directeur
    tgktaral de la liquidation ; Its proprietaites de criauces
    txi-iblts fur -le r ci-devant bicns, corps tc conlonil-
    aiittes ecclefiaftiques,, de dues infeodecs; cenit .deh
    dlffeltru ,drois f aodauix ot fonciers ds fior les
    domaines nationauix ott fippiimis avec indemnhit ,
    ks produiront aux directoires, de ler district fuivantt
    qi'il aura et~ pleflcit par les p icdclis deciets.
    Et il fern, A cct tffet, ouvert et Lcau lan journal
    d'etregllrrcuint parapll6 par les procurcurs-iyndics
    d l i t1ii~s, IeqiuelI a clot et arr&t par eux A I'Ax-
    piratiosi do dMlai ci-aple i.
    SliL. Le terne de tigueur pour la production def-
    dits liiresi, fera Ie 15 mais prochait ; et avant le3od i
    Ineice noais, les dIisectoires de dcpartemint front
    talus il'adilclfer audit cotllniiaire du roi, directeur-
    gir iral de a t liquidation un ,tat fommaire d'eux
    S cciatifie, da capital des fommes teclamees aux terms
    d es tilre qui auront ete ports fur let journaux d'elu-
    egiflieinent des difiricts kfqnels journaux reftetont
    d&pof's alx archives des dipamertnets.
    IV. Tous cecqx qqi, dain cesad~lais, 'aniront pas
    tefectiu leiditcs productions de titles, feroot cdeclih
    dl flait et de dreit de titte riptition fu tle trefor pu-
    bi c: ils li poUtroat tile adrulsI ous aucun prtexte ,
    .i ,damR aucuun tems, daus aucune clalf ni i tat de
    itebou retstnt.

    M. Ijfiard. Tanlis que nous nous laiffons come
    entrjiIer at courant des evnleamens etd es asffAie, et
    qe''1uanolu nigligeona trop peut-re les mAliiatioins de
    la prevoyance, fi necelfaises dans un terms de rivo-
    luIion, je viens fixer un iafiant vos regards fur Its
    dangeri qui menactent la patrie fur une des. mrfuies
    les pins piopres a lea privtnir fur la nicellite de
    rutiir dans i n nieabi efprit tous les citoycus de la
    France et tons les members de cette Af'lmeblc.
    S Une giuere eift piee a s'allumer gueire indifpen-
    Lble pour confommer la revolution,, maiis qui peut-itre
    ia inccnJier t'Europe entire. Un des oraturs qui oat
    paru a cette tribune; penfait qie tell eft la portion
    des puiftances trangeres qu'ii fulira de nous metire
    it aitttiade it let 'combattre, pour qu'clles n'ofent
    aooas attalquer..On votus a dit quce Leopti ld ne yveut
    41 e obioii Itfimider, que la poliiiqaie lui dffind la
    guerte.' ,Ah, Mieflifsir da premiere pt.iniqeil dle
    emPr Ir-., c 'en l,'rI l.... r l librae drs ip ieilcs.'asvsuce
    Sq'i. ciaer deis triO ftrait de nous lailfer cn p.ix,
    Sais. Iaorgoeil peat garer I s- rol ; nos ;inbaff-dArrs
    leo trooapent fulns celffe fur l'itatde la France; pilt-
    itr: a.su la IProvidence vent qu'ils contenti eux-nameis,
    Slear raline pouti hater la Iiberth des peoples. Qi.tirli
    Moi, je craims qie I'a~ipt acettel de 'lKtunope u itelf-
    feftale A la trauquillit6 menaeanct de F'lE ia. Le li:cuce
    legiar int.,la nmutagiuc mais enrrotuviez-la tout a''ctiiip
    et vvuls trouvctrz.I lI gouiffie de feul, le ltorrns die lave
    qui prparewnt- lei niiptiuns prochaince. De nmce Ii
    vot u d&chirie i I'ir(uant le voile i.ti Cas i: tois les
    coniploct des cobiuis de I'Ei.pe vous y vteric. utme
    caoditiou licrtctn de tous les grand eriiemis de la
    lilerti des peoples, des pl;anm d'itiiquiti qule I'o'i
    conmbine, de longucs guerts qjue i'on prparel et desc
    trahil'onus de tous les genrcs q'e l'oun idite ; nais
    qual~.que foinas Ic anonubre les projects, leSa noycns d.
    nors ttneuis nous.cn trionipheront Ii no11 parveno>ns
    S aviter -les dillentions ilefines-cs; Ic people FraolnaiuI
    eft-inviacible s.il relRe uni avec d t- I'uion it p,-'
    viendtait plut6t a rere e -tous -les auties penplis ihbl ,
    que aeux-ci ne parviendiaisent a Ie rlnaitie aux fcr'.
    IaLsthereufement celte union fi nicelfaire el alteti';
    el fur-.tott dans les dipartemens. ;C'cftR-I unie ve&il
    dorit it vaut beaucoupp iieuk s'occuper, pour enc prI-
    szenir lc fuitesa, que de fo la dillimuler plus loi,-
    itets..
    * Jetohbii nfia an n oup-d'oidl rflchi fur la fituati6n
    dei eifjrits-ewFhance; je1 dltingue ciaq claltes de el -
    aoyens. dotne les fantimens dillerent. Dansl 'une Tafnt
    pusm let e cntmis acharnis ide la revolution, tons'ls
    imigt'ih- kupias a Cobleinz fo s l'CtN dard de la rb-
    wiult, ct.tous les pietres (naitiquies. Cete troupe in-
    rfelra croit ai retourci defp i.firee ,' du clik dcs
    galemdein* mastS fe i chlfs f qui seconnaiffoltt que cc
    r~tuaur.o,*l' de l'alcen rigimea. fl irmpolfible n'DAlbi-
    tnionent lquel rit.bliflemeat de it nrobletr e lIt rlp-
    (iMtold'1Lme oO5dffiai.'ai a peu ppits coihlorne-. c'l,:' tde
    l'Abihtesrre. Sans doote lesIca tin'cea!ne foncigtA pas a
    itablit less palltmcns dot:ils 'edotit:retut toailoors
    J'rguedil.ar 1* ptuiffance, ni I'ordredi dcerge quti doiutiuait
    fa la itbhIblefe, et dont lea trifors font deveiuns sicef-
    faires Alol-a les parti pour-refltarer les finance et-
    , V.'i letfralis dela guerre. Une feconde claife qui con-
    ,iraei ayF ptl premiere et compofc de citoycos qui
    NOd'ouatai r 'ai ilt fon chi trt-peiit' noumbie, its ne forrtali
    Bpol 0 'in patli : i fe b..inut a tire des voeux,.u 11cl.
    IInAUE Ii.frme cl r i qui ,rb;a~lrfe .toile lees l k1 liars
    des Cltoyetus du'royaumer. C'e clle des aides patrio-
    tes, vrais amis de la liberty et de l'galilt. Leuras ini.
    Stat rtrlflnirfi a de In 'rivolti.u l~tils l luitiicti-
    ti


    dront an piili de lhetr vie; liais patmal eCi fei tr'alvnt
    qiltrihq, hiullnimane don't Ie pati tltlfl: c ;je I'avutic ,
    iiuquict, oUilblaageat inlUtor4nt. Uue qgratticni, cla!fe
    lit celle dei3 cinoyc i ludaois par curaoetlee t debonil-
    foi, Ltur nomubre clt gaal, leurs intetitionis fut pieAms,
    its veultit la coniialition. Misi lar priemier b (lial
    ell Id tratiquillit. Faibleset ltimidcs, i'dppaitence aiem
    du trouble ica alarnie, lets itenemis de I' patrie pro-
    litent de Ienr crainte pulillauime pour lts feparrl des
    patrioters ad.ll s iils leur pitelntitut tlas celi labitne
    de I'atarclic ientr'ouvert ; its leir diietit q'iil ctilte
    une faction ripubliAine qui vent boulevecfer laI France
    et Centre laqu.alle las boloa citoyenu doivent fe eillnir.
    Ce hommatn's ibiles et crCdulet fout. Jki ntpts u de ces
    iliotiluations polides. ls regat deit lesmcilleur citoyens
    comine des faciceux et par artour dul ben et de la
    paix, its fe reiuiffentavec ceCuxqix i n'ont quC ICe mafque
    de la tmuodration. Cette dernlieic claffe et la plus dan-
    gcrcil'e d: toutes ellte fe coroprf4 do b auyipap de per-
    lfotiune qni peldent a l.i rivuliuion ;i..nai, plus ellntieJ-
    licsent daule inlinit6 de gros propriilairesoa de aiace,
    negocians ; aeielin 4'une funuW d houcmes opulens et or-,
    gueilleoi, qui ne Iptevent pas fui ppoiter I'g.tlit, qili
    regreetenut lune nobleffd laqiielle ils afpiraient, qii ,
    places avantageudmeant dans I'arnphinilcale des coiuli-
    tionus focia.les, ne venlentt pas qu'oti en d, place' les
    fieges ; enfin, qui deiteltat la constitution nouvelle ,
    nmere de i'tgalitt, et en venient ilte qul confacve let
    dioits du patticiat. VoilA quelle eftje ocois la v&ritaible
    situation des elprits cn Frante.
    D'apris cet apperqu, tout home qui trflAlhit recon-
    nait que cc n'eft point pour ramnchr A plein I'ancien
    regime, ni pour iniroaduire un gonverlnnent republi-
    cain qua I'on cf ptEt a combattre; mais que not eintrmis
    veultitt eo venir a uti accommodemtnt, q'il b'agit d'une
    little qiii va-a s'ablir entire ie patriciat et I'fgaliti.
    L'egaiiti coulitutdonla'le a'etablira-t+ele en Fiance ona
    ne b'etablira-i-elle pas ? Voila lc pioblime a rtout Ire
    voili la feule manikre de, poler la grande qtiefun ;
    voil lat pomme de di'corde jet& dans le royamnie, et
    voici dins tous les cas s ce qi dit naturelleient en
    atiulter. Si cette deruiieie claK d'houilenes, euntutis de
    laconflltution, petiiile dan* flla ici'ifue danas I hitne
    pour les patriots; fi elle cierche ai entravcr a machine,
    i favoriler eni fectle Ie retour de la nobleffe, ct Itn
    changement quelconiqu.e dans la conflitution, alqrs je,
    crains que la guerre uivile ne s'allume.
    Les puiffduces etraugeCes eoli'dies par notre d~Cut-
    lion bfndront fur nouw, et on d6luge de uliux peut fnb-
    merger la France. Ma's ii cette claffe de citoyens aujouti
    d'hi nia'.-inteutionuee, effray&edes hor curs de laI ruN e,
    fi.ile ai i' allatrur de la pa.ii', oub(fant fiat orgueil
    poui Ic ra.1 prier de lt inilert, change de fyll8me, et
    fe I iat lincarement aiefte iris citoyeiaa pour, punir
    Iles ra ots ct lea prearets fatiiqes, alors npus.u'avons
    point le gtlrre ititellinc. Ls ifa'ni .r AisE li getr t
    tlienuti .itir I deftuive; i.. L r.i;-e. suntt vaincus
    t.inll sLt q i'itais; l.a rvolliun i i et etla' France vit
    hieurc ul. Vous voyez d'apr, cela, 74ceflicuis, que fi
    no0n votlons laulvc la parie notl ie.i..c Iboin
    hlll. 11 d'clfectuer La runioia des divers parties. Le
    InIIIi.;I Oia nou s allows tpublier la guerre, et o6 inora'
    ivtnous de fulminct un dCcret d'accudatiou colare les
    piiaice tf priciinx ai aifir. Le corps conltiiiht con-
    niflaiti-lc grand art de pi.fiter des. circounfltaces pou
    intfliencer toul-i ctbp laniatle des ciroyeus: c'cli aini
    'que la garden national frarnaifiC fortit tote l aitlic de
    la t&te diu lgillatcur, commre.. Minerve de cell de
    J pitet ; c ce oent ces grades iimpuoions dolnes .;
    props a I.mne ltoute eirtiere de la niatiolqui lonb It
    vtiunmpij e dc i'lhouns d'Etat,.-t qlui:, dani de's mno-
    incns dec ivoluiioi decadent d ut de i t u:pntre. Le
    fivc.t que1 no1us defironS n'ci pas iinipoffible; pour
    I'obtenir ; it fiut d';bord qne cette Aklcnblie'donne a
    li Fl'ance l'exemple folenuel de la reunie6i la plhis itn-
    cere et du sacrifice de routes I8 le ptiteA paflions ern
    favouri de la paufion fiublime qni' doit flule nbus erm-
    braler. l'amour de la patrie : il faut que l'poque de
    cette union lfit marquee par une fuite de lois jultes,
    nmtis cour:geulcs, qyi anuonctunt que nous vfiiltons
    imnphiieul'cuitct 'qie I'imp6t 'foi pay que la liJ
    frappe .tomles It's utes coupables, que Jces pouvirojr
    cotniituIs tllesnt lei d.v..ia, lous peiuc dl chliiiin an,
    qu 'd.icui ageltd L piilvuriolli il taill Et'taatsons
    pcitie de la vie e 1In C It coinltiti(Iuun I'.blialre dans
    tome i oni inttigriti. Oni .ipp illn. )
    'QIe n'ai-je, dans ce imoneliit une volx qui puiffe
    reteutir dans 'toue la Fiance, je tenterais d'inouvoir
    lets coire es de ratlier let elfpits I jo dirais;ia reux qtte
    top de inodieation reticent: O vous tpis de la tran-
    quillite, fig 'qiu'avant de jouir enh pathl, Ilfaut
    alfirier bon tlioimplhe, ct que'e I li6tite tie I'eft pas
    ericore A pine Iente de Ia'c.nuliialt.ri natveile
    a-t-ellc pais fur Ie utsne do I'ancienne', .eil dajt Vat.
    vondt iz alis at 1'ombre de ct arbre, en lavourer
    Ile' tliin, !' pine li libettc vient le naitre, et vous
    vdois '1"1.[.Iu..,l a foitfoire falls appeicevoir quite
    Slce ra-irii'a'e centoturent fosr bercacau, e lans lorigtr que
    tce enfarit I.ble encote, reclame 4e ffecbut' de vo're
    rotate i vo.,s vous ctdormnic daes les br-s de la (lct-
    rite, eveillcr-voll au a mniUns aul iriW-drta patrie len
    danger an bruit des clhiince qn'on vou. prfp..re!
    M'adrefflat encrluie i totn ceux qai cachant deb itn
    nutiolns perfites fons Ic tarque de Ia nm6daratioa ,jq
    'lar diris Ovpous qo i i detedlle lia' ,ofuil'uin uoai-
    velle. parce qie ,vous ate voullci pas flClir .devaot la
    flitie iialta, quel ell done. votre dalir ? vous voulez
    retablicrle patriclat... Q'oi vous croyez quc des hommtes
    devenis libres Ic !.,ifl nt fouler fous le pied de voire
    orgeuil Voas n'aeca pas coiaten de cc quo vos irailors


    vous doutant tant advantages tfr i le utteirtoytlai
    voyas voulliit enciorta des pddllictiblls lgalcri I
    Voui nte compeundrn dbnt jamais que la diffirenoe
    des ri'thelfes, des t.alltr et de laduCation p iarrni b
    liomqueti, ie dlAirilit pisi l*iglish do lear l elpeca e da t
    !luass lroits Ibciaux ; que u ;etie igaiti-Ili eft flcrte qllC
    Itc l'il.ifni,, it iselidt.ir emi jouilr que Ie tern s n ll ilusI

    ivaii lilfife; que le people connalt aujurd'hlii ft dignri'i ,
    qu'it fait que d'apais la couflituuion, (a devif. d< lout
    Franiiiisi doit tre celleci: Vivre libre', l'igd de tous s
    t mietmbre du fouvwraitr. Voil des vAiit bilttfpelle
    qu'il tiaut enitin recoillnaitie t iatlre eal prj~tquie
    parce qrie fas elles la conflitution, na ferait, qu'uni
    chimera, la rivoiuaion qn'iun jeu, la ltberti qu'uti
    toot; le peuplte a'iturait qu thatpg d'opptelffurs.
    OQje faut-it doing f(ire, ame ljdit-voius ? il fant abjurel
    tout lentilient d'itgnueil if f.iut llendre un hlminigei
    liuct:ie a 'igaiti des droit iablie par laconflitttion .
    il (aut &ice inojns (goifltst'et pllis cito)eust. il faut ps
    AuHr ; au f l'nblie. oldunniias par U li i onp applau-
    Sdii) ite pas dpiigric i ovury. trouver A c6td des ci*
    toye!s de totra ite s pi.(tLiUois a n'inporte I(tr tullliIuie
    y iadpecter les chiiix du p.euple, les nkiter c l ien ienn
    i tliat A la. .hole publiqucte., ab.iiLdoinr toutes s It
    Ai!iocissions ful'peltci;, vou's montrir daus ies, tfcitis
    .patrioiiques, ne fltt-cqe qpo pO' 'strptcher qu'on no
    s'y Acaite des bousi principles tliiiicr .les efptils 'vis
    Ie bien et dimsafqtur ceux qui vuaidiieint i garcr I
    pr-rdam l .. ..
    On vouls a peint ces fotitSds comme des volcaus
    qui.peuveat emnibtfer la Fane : cela n'eft pas Vtai; e;
    li cola ralit, cc fl alit use nouivele railoo pour Vru+'
    dieaider a voius y Kticdle ; oaui c'cft parce que Il Lfu
    du pstriotifinea' aurait allumie "1a nit iinccdic : qnl'il
    fta!lrahi y, ontutr Cir. foule pour ketindrte avec ta1
    ag-lle et la tiuiitr.iiijn. .
    i vous avet ia prlobiit- d'agir come je vous'le
    counleiII, j: vous riponfs qie l'Eat cli fauvu ,.et qA,'Ai
    liei de votn conier le fing tous let coir s front liv ics
    auk cfruliotsi de I'amour :flraier cl. Pourritz-voimi
    aililct an plailir d'opier tait.de bien, p.air ~louri I10
    rifque d'enfaintr nmille crimes ? Non vas c..l'si I'-, int
    toucliesj c'cfl la jutftce c' ftIl'iunmaniitA t'et' voire,
    utirei qiii vous preffent ; c'ell la pairie qui vous parole
    par mn bollche, et vous ne feres pas itfenlibles a. i.s
    voix., Aples avoir aini parlc le language .d la vertci &
    rtois lc, citObensa de la France, peyrmetteznoi Mof-
    fieurs, de le fire entendre'a vous rn mesa:. J'avout avea
    autant de plilir que de franchifc, qu'ayant tCuidia le
    veritable olprit de d 'ALffimbite, je crois qu'il'n\cxifle
    ici que des amia de la patrie ; noos defirons tots Il
    bonlahrv de la, France, nons vonlons tous la nlmonar
    chie d6creite parce quo fon unite conviets a uno
    notion de vingi-ciaq inillions d'hommes don't les nioetirs
    oIbt plus douual quie pure, et lqu ~Ians a e uiniorem-
    patible at tc Is libiirc ,elle (l ptefervatriceede T 'aiar-
    chie ; nouas y voulons 1'heirlihie du tr6oe, parce qu'elle
    ell t.e ili;.'i cotntre I'ln.mii,;iiaug de grands citoiyens et
    1'intrigue dtesu flieux ; rlais nous voulons talifi que tes
    rois et leuis ru:nifIres rCmplitffni levrs devoits, et q*d-
    'uor de la' adti3 lite ftrve j amais qiuc p'Iut ol'i utility
    et i fa fplitendcr; nous voulois, tonts a liberty' vtri-
    table, c'el-a-dire, cell qui ell foune Tfur I'egalite
    et iui clt fille des lois, et nou (a tisei de la licencelf
    ctlia niot s vouilons tons la corfithution joute. Per-
    f(tlie i.:i u'efl parjure; i ais nous lorus mi-OitsI ls s uns
    dis aairts nousa preiinos des difiirences d'oApinions'
    p[..,ir dcs Jti:;rences de principle, et it cllteur patriio-
    "'., e p'.,u dte .Iexaltltioi ; e, nfii l'intoltrace la"
    'dllb!io lr I'inqituude liabeilot ine cutcints o0u de-'
    rietni 'i';incr Ia col.filnce, I'eftime ci li pix:. Ctteto
    ai:eil:ieie deitre aie peuat qu'i.Ruer fir nllsl llos qui font
    I,....s ,le fi tier A traviss inos palfioln.
    'Ill.- le i s ti s des aumres, nious ne !frtusoni polnt.
    aunit
      giand ily f ,ite, ut liter tur I avnir prevoir les evine.
      nlltill, ei:brall'r des plaits vaties, executer une finite de
      projut bienl nt-liths et mriui.i ihardim.nt le I rnes de
      f'cii.ir e.
      Nouas readsns trop fouvelitaii milieAiu dm tulmte,
      'l .'i rels arbitres dei Jcillm de la nation et qune l
      S..rill devrat feule pronointer dans Ie receiilkmeni dte
      li .ii e .
      ' I ecft is que Ie movm t de cnlle Afeent d ee a blie
      .change ; il tati qtil'Cle Ie Ieldlir avce n.,j .Ik Jux yeux
      d's peoples qui.la regardent. Efle ofife die igrndes re-'
      furcUe de q'uetque c6tl que j jttic mec regard ,j'y
      ll t guie des hommis de o(iinere ert de talent il le'
      nuous manqel qi e din' fil'ince ot de Iunuili. Uliiffns-.
      rnui Mllieiura, ianl.t-.im-noits 'e erns prellel liI
      lFriince' liln tei fill It .l. d.e titter conite I Fiftips
      rl.lIve. Vhici l'inflaut quit, prul-. e, ldoit dhcid .
      ija tla; du ltort ds tiefpoties t tles aliin s ;I c ft' obA
      qule Ic ici re'lcI.,il pooar rcfi.ria' aes c rn IIs ihire.'
      ,Itris; ict l ..,rus .1, li Cau de vos ,ill ani e J '. '
      ,ini,.let a [. rran; e, aux rmaceC conmlrailli' el
      futhitue dft'a,htlerse huinamei Si (eI dtfpoits coalifit
      triolnpliitft'd'cile dlais ce moment, dix fi,.dcea'is';Qu
      leront avant qu'lle reparailIe fr Iln tterre ianis ~t clli
      tuii0 plie'-de la coasliion d e drfpet'i, je la vnil l '-
      lancer f'ir li globe ; et qui lait coi elle 'argtera ? lii.
      p. tie Cs .,anhs virites, potirioni-iousi diffiret plus'
      I.ng .ranu It a1n ,s rcumlir Le dicrcet ierrt!e que vous
      avez portc conire les princcs, v rsicouciller tou0s ons,
      enitiemni qsi nits douueavaient utffi ldct riwalihr ltrirearee",
      il lfall qut'il opere ftir tnoils u effri p.lril. Etlouilf.J
      cc fclrhil'i qut 'E t introdnii dant' l religilin ta p. '
      ! oi., uirn.e. f
      Pourquoi nous placer chitaue jour ftsr diax lignes ,


      ai

      .21 S


      --V


      ~-~ac--._rWr~L ~1 I











      (*4)


      I.

      ill















      I.


      Scomme i nou'ou u uliots nous cop~battre, lorfqu'il ie
      (ntdraitr que11nus ecldirer, nous ciocilier c nous irner..
      S ifouis nufin cette barrier qui tlou liepare, que dbs
      Sdemain lks patriots let plus atdenas, commr teu qui
      Sonirt l us plus climes, s'alltyeenttiditlincterient fitr les
      X ifegei `iout ItCrfnt les MiralsCtwou lesMaury. Agiffous
      concertt pour i river an mwume but ; que ts'lhonImes
      i talents ui fe talent rompent uo silence coupabe ;
      qn'its fongent que, devenug lgiflAtceurs, eur gueic
      tppjrit a la nation, et qu'ils font comnptablts de
      tout ic leo qu'its nigligent de fire. QOte cthacu de
      ious fe rappelle qle te premier laciiice que doit
      I'oratetr citoyen, tlf celit dic faon armoi-propre.
      Ceffous d'tre autli intoliran, quie nou le Ifoames ;
      que dans t utes difcrufinsilhnque o:aiccur difece quii
      I pliat1et que I'Atlemileid'ecoute touour. en filnce e
      Ie bruit toe la riticsion ; l'edrfautde silence, dnsi une
      aftemblie de legiflatcurt, prodtilt ie aiune effort que Ie
      isfaut de clarni dans on ateIft, d'artifis. EEfin. je le
      ripcte, ab deux preuiicti obsI, no% duix ptemiers
      befoiss. foiit leflScw st ofudiff. Si nou 'parvenons une
      uois A conferver 'un at Iautre dans cette Affemble,
      *lle (cia trembler tous fes ennetis, elle triorophera de
      tour, le obtaclte, elle xcci;tta l'admirAtion de l'uoi-
      t ers, Chacun de nous retuitllera les binidictions du
      people; i nous retourneront dnsi nos foyers avec une
      te,.lciecc pure, o n e rame fercine, des fouvcitirs qui
      fero t i chtarme de notl eiftence; enfin, nons vivrons
      heuretux du honhcar de la Ftance, qui fera. notre
      S ouvrag.. Mals je prCdis ai retret q. ue i no8s couti-
      ~ uons plus Inng-tems de dtlibterr en tmultte et de
      V.ivte dJ(tHiis, nous compromeottoi le falut de 'Empite,,
      I fort de ia libheor des Ftangais et des hommecs; nons
      ni'prouvetons dans Ie cours de la I gigature, que des
      reverse; dout ferns la rife de 'EMurope. En quiniAlrt
      otre p.le f noijs n'uferous plus repalaitre aux yeux
      S de nos tonellletads;; effrayts nousemkmes des tianx
      dots nous a'ltois ita la cafe; effrayant, par otre
      & aifect, cenx qnii en auront tei lea victims, nuas ne
      p* ourruns errer nulle part, fans y trOuver Ia vengeance,
      S e oniprei lia lnite, Ic remords.
      *i. Je vieis, Mellicurs, de n'rfforcer de riunir danso n
      r i mrme elprit tou Ics citoyens dc la France et tous lse
      m' nemnbrie de 1'Affemblie national. J'ait faith ce que j'ai
      c" u ce que j'ai pu; j'ai foulage mou nceur; j'ai acquit
      ma ton!cience c'eflt vous nmaintenant a acquitter la
      v6tre, en faifaot fructifier les viritis que j'ai faith en-
      tendre.
      Mals, Meffieurs aprks nous etre fincrement units
      it faut vou. hitter de prendre fouxes les gtanties mefures
      que nieifltlent le circonflances, et je vais en indiquer
      une de la plus hate importance,
      Nous allows entreprendre la guerre; je ne vois qne
      trop quels front nos divers enuemis; main oti font
      nos allies ? Etes-vous bien st6r quc Ie roi d'Efpagne et
      I'empereitr n'entreiont pas les premiers dans la coali-
      tion ennemic ; et le detnier miniftre qui devait prevoir
      OU craindre cet vlnemeont, n'a rien fait pour le pri-
      V verii ou el ditruire leffet en nous mn nageant
      d'autles reffources. Telle a itt (on impiritie et fa mau-
      vaide foi, qu'il n'aura pas tenu A lui que la France ne
      : :. ~f' i ifolie au milieu de I'Europe, enuturie d'enncnmis
      o ". dipourvue de toui e alliance, et comme uoe victimel
      Sd4vouie aux fuptimes voloteils d'un congrts d defpo-
      tis fecrtctement unis avec Its intrigans qui out faith tant
      de mail a da France. Voili le crime de M. Moutmorin;
      je pnrie que c4 ne tcia pas celui de fou fucccfefur; mais
      il imported de lui rappelcr quc la nation a lea yeux
      fur lui.
      La France porralt refler fans alli; ; mais il eft du
      devoir do 'calmet des Tuilerics de lui en downer; et
      pour y retiir, ii lAi fuffirt de le tenter. L'Autriche
      ofcraia-ellc nosu trahr, fi Louis XVIlui faifai cralidre
      feriernlcment de If' rapprokli:er de la Ptuffe Ah! fi
      idiric vivait, ce philofople roi aurait bien trouv6
      dans lia evolution franfaife de quoi confolider pour
      tojoursi a balince poliiique du JNord. Notre alliance
      DIc ptoU efir que oecherclhee des nations, parce que Its
      crgag|emcnc que contracre 9n people libre font tou1-
      jouii facsir, l lei troupes q'il foUrnit i fes amis foint
      ibvircible*. S'ii fe pquvait que leI Franjais ne troo-
      v'afcnt anjourd'hui point d'atlii ce leralt uic picuve
      qeto le rtis u.E negocicnt que pour .'iqi4ret dc
      leur defpotifme etnon pqur,rutiliti det peoples. Mai.
      alor n'y a iursiltil m'oycn pour que les nations
      comiimnnlquuffent cntr'cile, P Eit-il b;en vrai q'il leur
      faille abfuliument des iiterpritcs miniftiriels qui ne f
      rrientl qu'en ierrel ? EO.il bcin yrai qu n langagig
      national ne fe.ait entndu s dans aucune cqntrk ? Alh!
      Sin .dome, lea Anglas ferni.nt un people digne de
      'entendre. Et fi nnr fols ce lIngage I tabliffait, les
      ; siltions ne voudrairnt plus Cn parlor d'autres. 11 et
      ikfulterait de giandschangemens fur la fcene' d mondQ;
      pC je pen.fe que tf de ct entrrtien direct des peoples,
      SjpendI le bnlietr de la Ierre et la rdalifation du
      ,;,: fnlje conlolnsn de I .bbi de l .int-Pierre : maii Mef.
      "cur", je lie viycs point engager I'Affemblie national
      zl iinistl


      i nigocier elle-mnme dei :llances avec lei puiffances
      itrangeres, je fais que t'acte conffitutioutiel dilegue cc
      foin a, pouvoir ex cinif. 'aiine i croire que, dins la
      circonflanlce, teate difpotition de noire charge I'offre
      aticud danger ; mnais quuhtd timem elle tn offirair, it
      faut nous fouetttrt la loti nous devons refpccter
      chaque article de la conflitlaton, wiu e lorfqtu'l en
      ifrutte desinconvvnirns. come on doit rfpecctr la
      volonri divine, time lorfqu'tlle frappe.
      Je me borne done i demander que la nation t'informe
      fi e pouvoir extectif s'occupe a remplir fes devoirs
      dans rtort ce qui ell relatif aux alliances; et je fais la
      motion que I'Affembl6e appelle dons le jour te miniiure
      des affairs atrangees et que notre prelfient lui adrelle
      ces paroles, faff uine meilieure ddaction : c
      i Monflear, 1'Affietblic national me charge devout
      demander, fi, dans ce moment, o .la nation pirud
      lesarmes pour dlcndiaea li i hn conitr toui fesennemis,
      elle poent torpterflr kts anciennesa alliance, o.n Ieur
      delatt t vo" s vous nckupr, d'en former de nouvelles ?
      Nos av6dn' ttrp-d. dco nfruai. danrs es ftntimeni do
      riA, pour douter que, plus fenfible a I'inttrst national
      qu'a'x lieng du fang, il ne vods al alntorilk a nigocier
      avec touted les course trangees de la maniere la plus
      utile an people ftanaiis, et celui-ci attentif fur votre
      conduit, flura juftement rapprecicr. L'Affemblie vous
      invite a rkpondre.,
      Ces feuls molt, Melientrs, prononcds par le corps
      I cilaiifi ,au nona de la nation tappelleront au mi-
      miitre Ies devoirs et. fa refpoiflbiliti, dlonneroent
      renaicr I'nempereur ainfi qiu' la race des, Bouibons
      qui regne fur I'E'pagne, et previendront, s'il eft p:lfible
      a privenir, I'embrifement d'une guerre univerfllle.
      (On applaudit.)
      On demiande I'ipipr fton du dircours de M. Ifnard.
      Qudlqsc mnmbtes domauAdcnt la qunflion prdalable.
      - Etle fit rejettc. L'Affcable decide que I: dif-
      couS i(sra impisumi.
      M M. mis miifires de la justice et de 1'ifnileieur an-
      Snoncent qu'il n'ont irr t aucunes nouvelles de la ville
      d'Avignun, et que eI bilits ripandus ce jourt der-
      niers, leur psaiilflei dcdtui s de foudrmeut.
      La face eft levit i 4 heures.


      A S T t 6 NOMI E.
      SM. Mrrhain de l'raadimie des feiences a obrervA,
      Ie 25 dccembre A 7 hetres dii foir, ane petite comete
      d&converte te 15, par Miff Caroline Hertchel elle eft
      for la j..mbe de Pigifc ,a 339 denrds d'afccnfion droite,
      ct 27 de dicliutifoa bosialt elle page an miridien a
      4 lhetres et tin quart. 4t on peut la voir jufqu'a mrinitit,
      avec de bones I nuettesc. C'efl la ciquieme que made-
      moifelle Her chel-itt dicooverte depuis qt'elle s'en
      occupe a I'exetpole deM. Mflier ct de de i Mcchain
      qui en oat dicouveit pltfieurs.


      THiATRE DE MOLIERE.
      UN pere de famille eft.appelk en duel; il invite
      fon adverfaire a dejentner, it Ifi fait voir fa femme
      et fes eofins, et lui dit : Quand vous me m'aontrfrerz
      auault nous nos- battlons enfnmble. L'adverfaire qui ('e
      trouive aufi, 'on ne fait trop comment, avoir un
      rendet-vot pris pour fe battle avec Ie fils, rentre en
      lti-mme renonce A-fes projects de combats, et devient
      I'ani de la famille. Telelll le fijet de la piece jonie A
      ce theatre found le litre des Duels. On volt qu'elle a
      Spour but 4'aiaqner on prejugh ridicule et cruel. L'in-
      tention e affuitment tris-bonue ; mais left fachcux
      de n'avoir A louar dasa'i e piece que l'intention.


      A L h A NA C H S.
      Etreitfes aux armseuri de la proptelt et de la cnferva-.
      lion des dens :: aliminch nouveau par M. Lat~gu ,
      deliftte. A P.il cheg Iutur rue 'des Folffi Siint-
      Gernain des Prts, pi le Ic cadcfour de Buffy.


      L IVRES NOUVEAU X.
      I(E rest oampttiilel drrBn ulaleigr i vol petit in-si
      d 4 a 5*io pg. ehacmn. A P'eri, ches M, Garnery ,
      libraire tinSerptae ,o n t17 ; prix, i5 liv., t 18 liv.
      Iranc de pout partoutt e royaume.

      SFalet de Lifontaine, miles en thanfons vaudeville
      ct pots-pourris, par M. Nau:.nouvelle Adition ; prix,
      I liv. 4 f. A Paris chei madame veuve Ducherne,
      libraire rue Saint-Jacques, ar Temple du gofit.


      S'ahboonrnment pour le Motniut fT faith f Padit hitei de Thou, rue des Poite inus, la i. It faun adrtfftr It littres et 1'ratafr de t, H. 4k, lrecteur de eeJSuril- qu pa.q.
      aus les ours. Leprix ft, pour PalNs, de t8lir. pour trols mois 36liv. pour fix raois, et ltde liv. pour VnI'Ad; et pour le dipart ueenr, d ed1i. pout ol mo4ro 4it pou hr rilmI, qu 1 t
      lv. pour I'annie, fra nc defr .L'n he s'abonne qu'aucowmmncerent de chaque mols. On fourcrit uffi che tou its libralres de PFrnce et Its directera n n...to, ra; mH4l.oi, lv e P*. mo i t
      *.Al ,e at i Londres, chie IA. J} de fe, d n B Getad-flrett, et chir M. fubar, J.ryn iheat no 49. -T ,1ut aful Uerrne tI rided tl d 4 as fJ olt ; r ar t ra*N' cre t er. At ,
      alHtifrs. -. iltr fri fe d'Avis, Annmnirre, Meamoites, Motions et atrts objfl it nues pO.rv.t ftt inr.fis dams i ifnitter t payet a f ast. r daw d... l Iel of fas Pr itst n
      ..n .p/ar* as d ifir clt aftcht, an SuppliCaent particuher d4m, dimi-femill a t xtF, a',ll f rrt an mtnmkr ffS/af trPr ,t reatlh. Ckie, l avi rtilelh dftr Inel .ar Id t i ofaIns j r t' p*tn*
      ,4I4rr In cMr Na pUSl! ., ,le s 1.t a ,dax er. Ce deraIer d nW e d rte rue dur inet r saf faln t ma r i dA Is Br-Oxa" t 4 ace d4 I aus d4t0 a tS, d,5OAs r hit asasrr t S ktjxr &a*, alltih s i rrt d awrkyi a ire
      .di Are. d.. ma.tlaja.l'A di- AS.. da f.ir.h


      D1 L'IMrnihAtm e u[ Motni its, avec Is ciracatres dc Baskervill, rue dis Poitctnst, i' 3S.


      47-


      I


      SPE CTA C LE ,S.

      ACAoArD i RovALt be utuslust. Auj. CJler at
      Pollux, trag. lyr. en 5 actes.
      TI*ATit utI LA NAT-O. Ail. ltealou.fans amoir'
      fuiv. de Paulin a# Clairerte on Its dex Ejpiegies.
      THtATE ITALte. AUJ. I* 6 reprif. de Philipps t
      Georgestt, pric. du foaneliar t des tEourdis.
      TlieATRh FlANVAgt, rue de Ricelieu. Aujourd'h ui
      les Deus Figaro, com. o 5 acts, fuiv. des Fea6ederi
      de Scafin. en 3 acts.
      SDem. i 1 "e rtepr de "a Jeuft Hoiret, corn. smuou.
      STuiATRa doe l rte Feydeau, ti-lieant de Moi/Flur,
      Auj. la 533 tecr. di Club des bonne gms flier ea
      Sactes, pirc. de I'Hiftoirs univurfelt
      Dem. Ladoisa, op. ital.
      TtATA 1 RE t Mi' MbMtTANSIrtl, a4 Pdk4iRf4il..Au.
      les Mamiasgn tirfans, op. noear. tn 3 acted, fuiv. ,di
      Dibat des Mufes.
      TH*ATRt DU MARAS, fIru Couiure.SaiSt-CalAeriue.
      Auj. Eugnic, drmen fuiv. du Legs.
      En attend.- Richard tt Dsll, cr co. n acres,
      et Ik Mariage sc Figare ou la Folle Jouritde
      AnMUU CoarIQUE, aU Beuleuard dir TemwPie. AuJ.
      la Forrt noire ou le Fils nalurel, pant.en 3 actes, pric.
      du Forgeron, op. com. ct des Supplans com.
      TufiATRat 12 Mot.tea rue Stint Marlin, Auj.
      It Suiffe de Chilianvieu pile. d4 Jeannoi, de J trme
      poinu et du 'Pere Gerard.
      Tn*ATRI DE LA RUE De LouvoIs. Aojonrd'hui
      la '4V repref. de iilia, 'opera en 3 actes, psPe. di
      1'Epreuvr nouille com. en on acte.
      En attend. la ir tcpr. des Deux Frere, op. com.
      TtATRE DuCQlItO. NATIONAL, aa Paleis-Royal. Auj.
      I 11 ispr. de Raonl de Coury ,' pant. A gr. fpect.,
      prec. du Manage di'Arlequi, com. en o actes.
      Eo an. ks Trois Coufines, o ira, ta d'Aiiere d Paris.
      THEATRE FRANAIS COMIqU EXT LYRFt9gE. Aujourd.
      Jtofir.e dons la Inns on la Bhvplution pacififue, par
      le coufinJacques, ct le divert. des Etrennespatrio siuags
      SALLON DES ETRANGF.cS, rue Saint Thomas du -
      Louvre, h6tel de Marigni, no 17.
      .' ...... .. iI[ Illl _

      PAIEMENS DES RENTS DX I.'H8Tt4tt-t.VIllI OD PARIi
      Six premiers mail 1791 MS. lt Payeurs font A toutel lttrs.
      Court des Changes ifrongert d4' ojir ddite.
      Amfl damn....... 344. Cadia........... a4
      Hambourg........ 8. Genes........ .... 142.
      Londres............ Livourne.......... 55.
      Madrid ......... s41. Lyon, P. desr is.xf.p.
      Bourfe du 5 janaier.
      Act. nouv. des Ind. de o5oo liv................,
      Portion, de 1600 liv............... ...
      de 3z1 liv. to f...........................
      de too liv.......................
      Emprunt d'octobte de 5oo liv ................. :
      Eomp. de dec. 1782. Quit. de fin................
      Sort...................... .... ... ....*,
      de a5 mil. dec. 1784. to.9 .t. f t..' to. 9j. b.
      Sorties..........................
      de 80 millions avec bulletin .................
      fans bulletin............ ...............
      fort. eu viager......................
      Bulleti ......................
      fort ......................... ........, ..
      Reconnaiflance de bullietis ............ ..
      -Sortie.................. .....
      Emprunt di Domaine de Is ville, ftrie foite,,....
      Bordereaux provtnant do f(riec non forties. ....
      Act. neuv. de. lude. iSao. 18. 6, Ia. jo0,5.. a,.
      S. .................. iSe. s.3. .6.5
      Ctiffe dEyr................... 405o. 53 58.
      fmiCRi-Caiffe......... seto. 957. 5. So. a8.3o. ag,
      Quit. des Eaux de Pri............... ... ...

      -Idm...... 4. p. .......... .....,..,...,
      -4 dc8o ill. d'aof ;...8.......... .....
      Affor. tntsrlt inc.r 644. 43.49.4a. 38. 35. 3s, 39e
      ... vie.............,........ 8 .34. 3 ,

      Actions doe I Csife pltrioique. ....... ,. .4,
      Coura~i.T'r? d ,affeA $-; o .
      CONTAT. i cljte .. I .... ..... 95.
      -te id 5 p. S.O. ao ti .... ..... 89*..
      3 kide iS p. fuj. an o* ....,... 85 8.
      4* tidm i 5 p. fuj.' l Lo et f p.1...r.


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      GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSE E i

      4 7. SAMN UI 7 JANV'IER 1792. Q~iati .ct Auee de la Libtlier.
      ae L ,alul', o n ia ;iu ti pa ,us ant;r kI dno i dC de i d hla de JU i llle..... M.'le come S.im., S l'I 'i
      AVS A MM. LES SOUtSCR IPrTEtS. bourgeoL contrle hle ufurpatioas de la Inobleffe, qui ici, revernt ddc erlin, vonanlde iAlova resrt L
      MM. es oufripters du Monitcur fJut privtnts que pent eIore les cilr da tel degre d'.irtjeitfemntn de Ptesbourg. 11 fait, dfitt, refait, ,at .m 'T
      MN. les ora ufripvteis fo onfu pti piu jeui qu'il iui ph. Enfii, dals, toastes let rIvolutious, range tlaitis et alliances, entretueis e. pouli-pprll. "
      an d reetlta plu d lavteir lea .fos riptio. s qu'aruetui ( tmoin fianraife ) c'f! danrs I'excttion que it come un pltuipotentiaire univerfdc... No. .niatten
      bureau de da rue des Poirroins, nU 18, Les peufonnes qtri trove la dieal Eu PologP2 ,,i tout le Woude yon- 1
      ou lass' nfrtr,fo riesde oulies Irouve IA difultetii. El Polog 4out le Mondc dios madame la marquife de Sabtrn ie i .dn
      qdonuer ais, r la prer res de orarr. A ir, dicr ui tre altutre, oitl ordle itait r egArde ncome I ffet arrive f Eilfenlrlbn, maistlie a bruLtolfe ciri
      et d onnr evis, u' a pfle de Parisc d Al. A bry, lirec- tomtc ti de la liberty, on ponvakt ditibrter de t1s- fans qu'on en fache la tuion, kc.
      tnt dlu buretu, qui etverra lorcher hlez elles le frix g e bones chofes ; mai le moyeil de let txlcuter! Comn-
      Sabosnm^,ent ,our frii, neuf mois, onhou or annde oe i 'u ALLE"',AGNE *
      abarnerm au jerl de lcftoifriter a metd uAeric villa ou Ion dnuagiflet Varvcriont i s A L L E 'I A C N E. ., ,
      (Uiier a ChOn de i .n le So pr. contraindre ua noble qui aefule obflttnment de fe (or-
      a tiet nct c as novel ordre des colies ? La loi if faiti, et De Worms ,. t'l embre.
      i.r=-.'L voll u:vbioi oe foutce abondante de trotblca doumoin s au .T m n '.,
      O L i To r U E. ol cm nt. Toute la Pologue, la capital mene, Nos fommes ici dan. l'emhiarrass on nou fair d
      P 0 L I U E. teitifait des plaintei les plus amee-fur r t eprohe de la ctO.ataili. e nlis avous;e pour
      d'aviliffemnit o la nobleffe tenait oi s'du8ffrait de tenir leL h-igts. E e -pen tire dsle. "Lagifilcati i'eli-il I p
      P O L O G N E. les bourgeois o nie les plus iconlid]eis. Apis stot-a-t.it exempt de. bme. .L'ariflocratic elt une
      lel8 avril et l 3 nain le bovunigeoia lc rifte,en Po- maladie fi inv6teiee dtetout leets fcictis, q'il u'y a '
      Relexions sur, la constitution polonaise. Igle, i t aro pollitiqie, et plaitfits Juifs out dfs pas fi petite i pnblique qui ne compuc des malades da o et
      refArd de fe faire bourg:ois, d'aprs le nouveau fylblme, ce gepe. Aureice, ii e ti us-vrai qup ce Wi'fl que la 4
      IL. faut bin connaitre l'tat de dgradlttoi ori e pertiadesqu'is 'is fei: touvraienit Iieutx dans -a quality dlttfice que nous avOtihs fdotci d'avyir pour note
      riouviaent en Pologue let habitans des villes, pour de piotueg. tsii-gracieux p trotter, vel'eitqe de M' yeInc q"uii ,
      apticrier lea avantaget qie la Inocelle conflitution lear Le bourgeois a maintetant la facutt& d'acheter des "out a mIs dan 1 atlard anxitb od nou s HuL, Irouvon. "
      a records, Sous ce rapport on doit convenif qu'on a biisn nobles; m.is alors ilelflbumns, leur egard, atx On vondnrait que nou nous dlivraffions dCe adrts 4
      beaiuoup faith. C'efi le premier pas vers les lumierea tribunaux nobles. 11 peat achtctr pour lui t I'c ltibrier crates; msi qoiequl e inoi u ne s tic ctoyiotls pas iii-n i ..1.,
      ceftl--dire vers la vuiitable profp(rit4 de t'emnpire. uu village onu i ue ville entire, et alors il et anobli leurl teoffme i fautdait cependanut pour y ieifir ,
      Autrdfois lea bourgeois des villes n'etalitt pas libres, par 1i diete fuivnte. Dais t'armlse, la cavalerie natio. quelques. houoines de pIlus qi-e Ite -*dii inujli.Jhs qui
      et I'our faise que c'eR qle.de n'etre pas libre en Po- nale cxeeptke, it peut mouter par degree j;,fqn'au grade gardent nos potes. Notre magifirat s' eft;n l ri adAl, e "
      I eur. It ni'y aait point de vraie propriety pour en d'officter, et cenains grades lii dotien1t It noblilc a la coul dt M l.,nalim pour ndcmander des troupes *
      tpuiqan'is ite pouvalcut tranfetire leurs biaes a leurs a:nfi qu'a fa poteritc, fans qu'il fit obluge de payer les afi de vtnir a bout de le fire obeir. Mais on lu a
      hlitlers. L'accs de prefque toutes les places impor- droits ardinaire. 11 petit travaiter dat, m diffirnctes rtpondu ne pi;fl.l.'il avail mernclnilp.:. ans; demon.
      tanstt ou lucrative lkur itali ferm: is ne pouvaient branches de I'adminiflration, et d~is qn'il ef parvenu .a dir col,, i l pouvait llan Ir l.iei.e pirtir lais
      ira admis dins les tribunaux meme itiRricurs, ils ceraines places, itl devinrt noble. Eifin chliaque diete demnldr du tecours. E'it ateodant, non t;achous;, .
      iiaiiet xclacus des aacca davocats, dts cliaiies publi- doilera la nobnleffe trete borirgeoi diftinguas par de dilicl nmi ni.rifitre.i,'dp nonus in ire A couvert de tA
      s, et des Canonicats graduns. leuis lfteices on par leur mritite; maist i tillqtes hdi- I'i"vaflon d.,ii on nous dit meinacs. Les uns ont comy ,
      Stanifas-Augufie nberitef ls dome Ies plus granuds vidus y gagnent, la claffe entire y. perd. On croirait nanda a Sila.bour des cocardes tricolor qu'ili
      iloges ,aini que les piinidpaux de la I Ioblife qui diflicilemen tqes relhi qui propofro riiade.ftiite bchttien, reardent come uu tlifmuat prqpre a Iiror e f r le Its ,
      oet fi fllicacemecn concoura a la rtforme des lois de de tens en temo Ies ils lea I plus dirlinguus par leurs *cchans et -gagier la faveur dies paiiotes: d'itres ,
      rEtai. Mais come ii ne s'agit point de peler les tales, par leur foitune ou par lear conduit, auralit mms confiant cherchint a .metre leuris ffeBt sbhots faites a la blauce fantive dun home d'Eta t6iolu le probldme de I'amilioratioa dau bfoi de ce FUe.... eft tres-fur quon fC prepare a tirtr un
      a lieu d'examiner en 4Iifhteur ce qui rele l f irie, eupe. to. rdoo e long du Rhin. Les ius difent que e'et pourj
      if:fl bon et tile de pi.:crver I'Euroje i I'egand de Noau ajoutons, que la nation en Pologne n'eft encore; ftirs pattir de force les aiifocrates, :'ils ne veuleok .
      la revolution de Pologne, de l'entlhoulialme qui tie qce la uobleff, et qu'it parait que e tiers-dtat de partir de gr. Mais ceux-ci interprten: ces ptparatifs ..
      in;gdsue ni le pidfen de I'aveinir ii la i aliie des Fra,.ce, dio tens de Phiippe-le-Bel, a t li politiqne- 'iune manire bien plus favorable a letirt efperances.
      flu(iotis, enthoufiatmequi, relativemcnt a la Polognie, miet mieux apartagd que nie I'elt prelent, meme le M. Makau, envoy de France i Stutgard, eft part
      deveaont un mode de dopseciation par rapport i la bourgeois en Pologue. co grande hite pour Carlfruit. 'On 'dit que c'rft fur
      celeibe tvolution franaifc fe communique a Etiti. la ri.qtifitio du mroar;gave, ou n:inte do circle de
      ue t, e t W duit d'ibord tons ls e hommes nie Extrait d'une lettre de Varovie du 14 So.rbe,po!i, fe coavaincre de fe, ptopres yeux que .
      TpOur la midiocrit i dant leurs pefies come dans dicenbre, lei Etats de Souabe ne rniritent auctn reprocli dte la
      i r i s pait de la nation frtaniait. Comme on ne cuoit pa,
      ScfP i ra nce' Le rcdacteur de (a Gazette frafnSaife M. Glave tris-fetmemtnt au patsioifrnice deI MI:kk on peille ,
      Oti a tort d'elever jufqu'aut.nuces la loi du 3m'riia : avait iutir l 9 de c mc mois dais foo 48; lcll^,tro uit levait hrmmne i former les yeLux, co es do A :
      car on peut demontrer q,'il n'eifle point enccore, en ou alsicle toln.ciant 'Eipogne tre probdblement d'ure belhin.
      Pologne, de coalitionn liable ct raainenrt libie et gazette frai.if. II y tait it qule o lfpagne'etait pas
      u ain'lsAll Allemalds on d'amilr.Eumtit sia, n' int ie l otn d'pruverr n- .ell,, Ien.bl.lh: -a-llO~ -- ,De :e lg, Dlc 2.6 d.cembre. -.i .... "6 ;
      pontmiencire-der.ufAn.onipourengrier dance royauwe, de France. L'envoy: d'Elpagne.a pt6tenditque c'ae t i. r t a ; -
      D'abord Ia dilit.io.ldeci hbetl telle q'ette (l aire wie atLaque centre facour et mc roi fo maitte. 1 f r.opeA lsav bbe ct for le de feiocn e per rar
      me s'etend point fur lecs ampagncs. Lefort des pyfns, pore s plaintrs as roei, et a Au des dbmarcl e a roupes b s, l n..ln e de cldn ,
      qun forment partout if galde cI0lfe d'ai pepiplc, (apre upriner Ia gazette de GId.ve. lit en t rtc flie quI dipcricnit de untie rnT .ire. \' ls.. co'i m- c x-
      pend toujouls do hafrrd, qui leur dotnne un ,na uri n r ocao que ,'o a ric ltlec e prim e mt ire q i not avun a ln.i, sa chanlibre
      liumain o, n maitre tyratniquee. Enfiite, la loi 1hbi- dav nittge la gazeutle foancioe que'o a fait precfqrci de Wetlar "qPo i pondre aux alllgaitions de not te
      davstinage Ia gazette ifian~iifc qu'oi a faith pre itopo in :r
      atie des villes ne s' ted point celles qcii appat- des editions de cc numtro, qinoe la noulle a co a oi ap de 'Empire po de e ter.
      titnnecut i la nobLifCe. Cdle-.i reflenti abandounc. e quae i a int nme fait, )I i nation efpagole h o- 1 Con.bit d Efts del Empir pofr.deut de rre
      leur rife fervitude, feultment il eft perutls ma let cig.curr d' cto 're. ii f unret uitefeai Ih Npopritak d'6utrsIi aailonis ?
      Sde donner la libelu a f es pyrant, ol de d~da,r fes La vente des flaroflies eft note grande affaire.. on fiit qe mre fo i ni eace" flatten
      Ville dibres. M dit-on.t tons, qne er h lc clilfio,, qllefclute.
      aile libres. Mals, di-onla n.,bile ff ia force de.tc va-la -rin pportr avec one nouvelle ardenr. Les parties dei torrs, quvle hosrilfu e conaftE.ioi, qelllie feg cce
      S faire, fi elle veut coiferver fes homniles, autrenmict fott tr -aniio pour et contuc. je penfe qu'on rena- di gUerres ciiles an fi Iar b E.u ..- gnemnqet .
      oS e mone freiteit dans le Mais ie failed oah- sira b T.. ..,I, Cev It
      tout emotnle retiterait dans les viles royal. Mis portera d'alaut en aBirmative. Geci poura nous cau- Mai te ,faile bon dltaura beaut dt le ,pn t, fciet t a
      ce ferait lc final d'un peni.cieux efptit de pan.i de lr d:s no bles et ouspoprronsnavoir naods autres, d terrt le icboo dprot eabl dntie le tut.on : tri fltou
      S troubles comntiuui et pent-etre m-neie de la.;uete notre stvelation apres la conltitutiou Scc. t dis notre ino tte pable conititdtitso: c ltq d rm n-d : m
      civil; et c'et c qce la loi a prevui, pui!q.'elle a a longoe Ilte t e ja pronon-
      ve t Ut qu'on e p iiTf r cevoir que des homliues lltrs E cerait en noire faveUir 1o aim'ions en i..;-: Itri .it
      S et quai nlappartienoentia peifonne.. Let juifs d'ailiearn S de nous tuiner et nouns t n'aniiot s peti'-&.l ei.. .l:erv
      fo t formellenent exclus, puifque Ia lI ne i me Extrait dune lettre de Stockholm, du 13 e atie de nos tpropriets que par It de de
      qrue ies chrittens. Eu gneiial .cite n a pas cicote pecnie autnie
      a ces non-chritiens qui, d'apris les nieilleures eftiua- dicembre. Les- temts ne font plus oi~ I',cla de nos Itse6tr de
      tons font a peu ptis l qiart de ia population du LA isfhltion du roi do'anlebler la diete n'eif point Vill effa ai c:lu' des I lai. de p* .ltes lne vnilins .
      .1ifllind o ri oi At lous tes pays d'al m"or aolt it les tlibutaires de
      S Q. unt aux privileges qui ont it accords aux bour- ecr pru fi. a ldte jU note induthieit ou notre pofrerlit6 Ctait Iobj,-t de
      teo, Uyen a qoi fott trs-irmportLa. n L'extenon ar et ut liftq ma ors ay detr .'termine, n cll'e i leubr jlouie o. mnotle- puifTmn.e blait i'objet de leirr
      S0 la giinemscajtiranius, juafq'i Cox, a lac lnc sua toot difjsPof poor frs aval fs. L'opinion coil ertcur II ij, Ctu l'injufe epprtcilon qne nous ptou-i
      )- ',ia oi n~raineat caillah~us, Ir jufqu'i eax, la tacuhde munene lai eti points favorable. Le pacltrel dcM. Gaulfin i s terreur S, faI'inllee ppp rdiotone Le p. to
      'li tte eux-mienes leurs magifratt ct d'tire eligible ( comme on dit la oura fi et dc i vons nous ftiolnsavecefifroi les piogrs de notr
      fans distinction, celle de fairerdes ri lemcus de police ( rcotnme am die i s la c dour a le f. Mai on n'imagie poiar I dcadence. Nonu avions a srpliiL flenmpe d alluier It'
      oa pco ticaom 'otcpolice, etoie roi de Suede ci de Cot-lernz. Mais on nimaginc point an fardea te iio uritiio, aI tice i no
      fo. as inspection de la commitllon de police, et dtieni si que ette derniee couronne s'dchappe li vite dcs refli doi ldem de la profpnsitk le mnn a.t.m. Lcs
      r erno do la prOFpariti'd ea nin e~r- l e i
      I Man le vrlexi cuattere de la liber mnqi e en- ais de Gu lvli t 1 re.ira a.m in ce price le t- ipoit de notre 1ileot ler i -
      Score. Lea viitles ne aont pta reprfeties ia dicc. Lne In- deinarnlia t de la France e lxrieure avec une m peains, n iaustoefois apa boire oil ftnle tdes cttuyen al e 'i
      S'elle lent des t, d a ct difent avec une frte d'indcnce lesgens malins urla fi prompt ct fi abondant, loilmi: a icrlhui a n rn
      ntes -unt dans les commiffons du trifor ct de la police, l d d lote. traite, ne fulfrialent plos is no, beuios. QCiall (l-.
      i; t danu lIc\ollege affellboial. (ll a dueuk d dpucts de Ort d.t ici que 'iirptratrice direlffic a partilltment nols devenir m.irntenanat q'',ipinc tai;n de ,scn.hartl
      S chAque- province datis Its dtux ptemicies, et trois de accept ls notification d itaic6ption.de LouiX'lXI. Plne n talies on menace nlt iloots entv'ur i, laelts Li1 i qru '
      Sshacune dasc le detnier. ) Mais ces deputis n'y out de gsaade piinceffe, la fermiI la plus t6kbre de b loi lie- no's avii.l" cru cxtnmpt dcs r2vvobltions du naLlnimlt., '
      eoix dtlibfrative que dans les affalcis qui concernent clc, ne devait point s'oppofer. 4l s vilemeiLs qui foisI nos pofI.liiots retritorial s. H, lilas i pinnll uIt ,-
      queaque ville en particulier on le contmerce. II eft vrai plus d louneur a un Ilecle que lea reguea des pl us not caE"i.i ,l lotuo lie sai d I :aj tucrrtiet ni.i a ill .'
      elcore que ces d6puths, loffque lea vi:lus l croient grands rous. ichll; Jk .l ,n I &.Cs d II. I nhi, ntu I .i 1 .. ,n-l i ji:
      mnceffair cpeuvent demauder au mnrichal de la diec l, iil.,.c inlai t I linl let ern
      I la permiiona de propofer a la diee le vce u des viiles. C'lST I'empereiar affor-t-on, qui a dbtermins le) geoil: d noo, pl re. .v uil l Mais ily a loin de-li lit veritableoualiht dderecpri- deux couis a ne point pour(uivre leur diraitgj; obina- ____
      fAntant et A I'exercicee de tons les droll que cette qua- nation envers la prolfpiri dc la Fiance. D'autrcs Ion-
      liti fuippofe. C'f une rcprcfentation pliniere que las tieunentatucontacirqe c les course de Suede ct de Rufflc A V :I S.
      vnais paitiotes bourgeois avaient defitie. Un d'euitr'eux ien foot pas moins oubilines a poullfr l'emlpeeur i i- l
      ctrvi publiqulemint le 3o0octobre 1790: fitndjfappris mrine dans la lignte ceraine de plufieuts mninarc()te MM. les actionat4r.s de la Caiffe d'Efcomnpte font
      li nwouvtle de cttle Jeance oai ilfL declare conjlitiutionnmel- coitre la revolution tranvaiie... .. Le cabinet efpagno averts qiu ct Ce iicctiiol dau rigiegnueit gsenral du i 8 fS p--
      fmirnt qte Iilroiril de gigflaliotn e rejidait qiu dans la 1itravalle dans le miene fens avec une itieoyable et tetbre i185 Afaemble ginera lk ( tiienltia fAneudi
      blefft,je enlis profonddmenit pambie ntus pouvions lata activity ici, aiepts, par-toot. C'et fait'e bicn 14 du pi6letit mois de jtnvier 1792, A onme hcercs dw
      Urc si u de shqf des llibitations aitllc, 5 cytltclment pour I u antoi faiaitfe. cto .J onuaurs 'soati, eu fen hoiel, re Vivkoanc.
      \i hi.

      0" G *-j


      I- -~Yluu~a~
















































      IY


      PoiF01f4lGnr rt avoir-voix a8isbrativ, onfolbr
      -atent l'artiole XXIX dudit riglement, MM. les
      actionnaires flot priventis qie M. Picard, directeur,
      cliargei d dep6t des actions., lenr delivrera leur certi-
      icat di c p6pot jufquau vitndredi i$ dudii mois, fi
      SL, 1 ci du fuir.


      nW ,e nntirr I Sainl-Niolas, de Bordeaux fin voilier,
      Cbi cn cuivre, partira de Brrft du to an S5 de
      S invier pour la Mrionique. 11 ee ft i-conmmode pour
      Is (I..,lLrc, ayat uone dunette ct gsande chambre.
      S'.al heffe pour y avoir paffae i Paris, a M. Bullot,
      ar..quieir rue Fcydeau, no 8; et A Brclt, a M. Biuatd,
      figociant.



      B U L LE T I'N

      DE L'ASSEMBLtE NATIONAL.
      PREMIERE LEGISLATURE.
      Prisidence de M. Frangois de .euifcktteau.

      L SINCE DO JEUDI AU SOIR.
      SM. Goff iiin li, au nom du Comitd des petitions, a.
      nctlice d'un tcrs-grantd rombre d'adreffes.
      Le directoire-du d&parttment des Landes follicite de
      .nouveaux derelrs coutre les prreirs ct lea imjigits, im-
      prouve l'adrcffe au roi, publiCe par les adminitlatenrs
      de Paris.
      Le .directoire du department de I'Herault d.mande
      l'exriutiln des mefores de rigueur prices contre let
      pritres finaOiqips et rebelles, et anuonce qu'en coa-
      itqiience il ctit an roi pour le prier de lever la Cn .
      S penlion do ddcr: dou g novembre.
      Le directoire du ddpartement de la Mofelle prie
      ...; Alffimblbte e ne pus croire auin inculpations on aux
      t. foupons repandils centre fa conduits, et protelle d&
      faon devouement, ainfi qte de celiii de tous les habitano
      udliarntement, i la oaIfe de la conflitution.
      Un grand nombre de citoyen de Grenoble, Mar-
      feille Romans Toulofe Alby Montpellier &c.
      fe plaignent de exercisee da veto fur Ics dCicets dt
      mois de novembre demaodent la plus pronpire exbcu-
      tion des merfircs prices concte les princes allemands.
      Les auttes adreffe,, des c6rps municipaux des indi-
      vidus fout outeCs writes dans le mnme fecn et filr
      le mni'ne oljet. Elles fonu accueillies par de noutbrux

      M. Thuriot. Je demand qu'il o f fai tine mention
      honorable de routes ces adreffesdans le procis-verbal ,
      avec I'expreflion inergique de l'opinion des departc-
      mens, elles'contiennent des preuves at des proteltationst
      de patriotilne que I'Alfemb'Ae doit enconrager.
      S M. Rfgnauti. Je fuis tris eloigni d'improuver led
      adefles qui vots font fsites mais je vous avoic que
      'je t ne pois voir de fang-froid 1'AiTemblie national
      a horr de ftic approbation celle du dipartenment de
      1I'H auhlt, qui, felon moi content des principles
      anti-cooufitutionnels A I'tard dou vito, mIles des
      expreffions tits civiquro la veriti. Je dernande done
      Sque I'adelffe de e dipariement foit exceptic de ctlte
      Italncion honorable. i Oil murmure. )
      : M. Gratgeneuve. Non feulernent j'appuie la propo-
      lition de la mention honorable de ces adreffes au pro-
      ices-velbal, riis je drmande qu'a lavenir tons les
      rapports du Gotiitj des petitions foient inr res n e center
      Afiu que notne,proci-verbal devienne le regiltre des
      v;r x Ix. I nation I.' qui nous puitfions dans cctte
      Sftorc pure, lire nos devoirs, et puifer les motifs de
      sdos Loii. ( On applaudit. }
      SLet dcu' pInpofiiisnl de M. Grangeneuve fontadop.
      tie. aunbruit des applaudiffemen, die aribuneo.
      M. Rolhies fait, aunorm du ComitI de marine, one
      feconde lecuire d'un project de d6ciet relatit aIs veri-
      bcatioun des emplacemetns que pluticurs adiefle de corps
      adminiftratifs on de citoyens ont annoncis commru
      propreos la coltlruction d'un port A Montmaran.
      Quseques difficulties s'6levent fur le deret d'urgence.
      L'Afftmble ordonne le reovoi pur et simple de
      .rtte affaire au pouvoir exicutif.
      Une dfputation des diputAt fopplCans eft introduite
      ilas batro.
      SAl. Kerfaintl, orateur de la diputation. Vobs voye les
      : pudts (uppliana de I'Affemblee natioiatle qui (e pri-
      ,. 4fk intent devant voas, parce que leor position leur airt
      nn dItvor, de vous faire la declaration publique de leurs
      S fntimieus. Pins parlictlie)emnt appe'les a jl.ir de voa
      tJrr.pliChe, ils doivett devancer la reconnaiffanee pu-
      iliqc.. 5'dl txife quelques dangers pour la furet de
      i'Aitcmblee national, nous les partagerons ; niots ve-
      nons vous offiir le ferment de vivre libre on mourir,
      at de nous rallieurautoir do vous pour combattre et
      vaincre les ennentis do none conflitution.
      M. le president rlpond i la deputation, et 'admet A
      Ia feance. Elle cl reque par de nombreux applnodif-
      f.mess. L'Affembtle ordoune mention honorable de
      l'drlrffe au pro(a-virs.al


      -C ..--UUC:.I IC1LIIJa~~u~i --~L 3lb~L~lrr~_L;--S;~i~ -----^--


      *( 6)
      M. Caminet fa t, au nom du Comith de commerce,
      im rapport fir la proposition faite par la ripublique
      de Miltiaufcn, d'uW aboinsement de to,oan lives et-
      remplacemeut 4a droita de traites auxquels elk ferait
      foumife conmle euelavic dana le department du
      THaat-Rlin. Sans enter dansm r valuation de ces
      droita, il propose, commeu n acte propre a maintenir
      avec on alliA fintice lct ancient rapports de commerce
      et de bon uoilinage la ratification du traitC arrtic a
      cet Agard,le 29 fepiembra 179! entire les commiffaires
      du roi et ccox de la rIpublique.
      L'Aftemblie ordonne I'impreflion de ce rapport et
      I'ajouruienent du psojet de dcret.
      Un citoyen, admis a la barre, prie I'Affembiei di
      rendre une prompted dicilion fur la question de favoir
      ii les mluncipalits qui n'ont pas d'abord foufcrit pour
      l'acqi4ifi'--n de biens nitionaux peuvent tre admires,
      en ionfcrivant aujoutl'hui, an beinficc du-feizienme,
      accord par la loi do 14 mai 1791. II announce que
      depnui que cette dcdioQ pt a.i provoqube par M. Par-
      dailan un grand' uonibre do .nunicipalitis out fuf-
      pendu leurs ophratioJs.
      Le phitiionnaire dipoe un mimoire fur le bureau.
      L'Afemblie ordonne e renvoi au ComitC des
      domuairns.
      M...., an nom du Ctmit.i di division. Le directoire
      du department du Haut-Rhin, vons a fait connaitre
      I'embarras oh it fe trouve pour tle emplacement de
      70 cines vaantes : il vots a demand la prorogation a
      I'igard de ca dipaitenient du nmode ptovilbile ordouni
      par les derets des 27 janvier at 4 avril 1791 qui
      autodifent les electetr a choifir parmi tons sle prires
      eligibles du royaumc. Voire Comite penfe que cette
      prorogation eft non-fculemsct jfte et neceflaire, mais
      qu'elle doit adre cthldue a toun les dipartemens qui Ie
      trouvIraient dans Ic ueine cas: it vous propofe en con-
      ftqueuce le project d de-dcret luivant:
      L'Affemnbi e national, api~i avoir entendu le rap.
      poet de fatb Comite de division fur la naceffite de pour-
      voir icctralinnicct aux cures vacantes dans le diparte-
      nment do Hlaut-Rhin, ainfi que fur let mefures a prendre
      pour fatiliter, dans tous les departemens du royaume,
      les nominatioiw aux binificesqui pourront vaquer dans
      le couns de l'anuie 1192, .et pour privetiir en memn
      terms les obflacles qui pourraient rfiilter du refus on
      de la trgligtnce que les nouveau lusa apporteraient
      ai i fair itflaller apres leur nomination ; confidirant
      que le mainticu de lordre et de la tranquillity pubti-
      qie exige qu'ol pourvoye sux mefures i prendre
      dans le plus court dilai poffible decrete qu'il y a
      urgence.
      L'Aflemblia national apes avoir enndu le rap-
      port de fon Comitic de division. .t decrte l'urgence ,
      d6ereie ce qui fruit.
      Art. Ier. Dans le mois, i computer do jour de la
      publication di prAient decret, les A'ecteurs &l d dpar
      tement du Haut-Rlin front convoques extraordinai-
      reinoit dans le chef-lieude leur difirict refpectif, a
      I'effet de procider la I pmination aux cares vacantes
      dans cc department, par mort on dimiflion, difaut
      de prefation, retractation de ferment ; ainfi que cells
      don't les nouveau pourvus par les pricidentes elec-
      tious n'aurout pas pris poffleion dans la quinzaine qui
      nlivra la promulgation du present deciet dans lea
      chefs -lieu de difisict o les nominations ont ete
      (dites.
      II. A I'avenir les cnres snoveaux elus front tenut
      de fe fair inflaller dans la quinzaine, A computer du
      jour qu'ils auront obtenu I'inflitution canonique, a
      I'cffct de quoi its front obliges de fe prkfenter i
      I',veque dans la premiere quinsaine qui foivra la noti-
      fication que te procueour fyndic du difirict oh ilsauront
      ite klus, fera teun delear donner par crit ainfi qu I'eu-
      voi de F'etrait du procds-verbal de leur electionn doan
      les 3 jours de la promulgation qui en aura eti faite, aux
      times de ('article 1 du titre de la loi do 24 aoat
      790o; ct a rklfaut par'les nouveau pourvus d'avoir
      fatlisfit aux difpoftions ci-deffus dana Ie delai prefrit,
      ou d'avoir jilllifti d'Un empichement ligitime, leI
      cures auxqueltlc its auront cte nommrei front dis-
      lors tiputecs vacantes, ct it y (era pourvu come ell
      cas de vacancies par mort, dimiflion anntrement.
      Ill. Lesexceptions porties par le articles I 3
      ct 4 de la loi du 9 janvier 179i ct cell du 6 avril
      iMAivant, par rapport aux qualitis requires pour tre
      tligibles atix kvechcs cures et vicariats, foitdeos .glifes
      cathidrates on aitres qui pourraicut vaquer danas Ir
      tours de V'annce t79s fot ct demeureront prorogis
      julqu'au cr'jalnvici 1793.
      IV. Jufilu' a s m inme Apoque du I"e janvier 1793,
      les prtires eirangers front Cligibles aux places de cure
      ct d,.visaires a I otibmitatibii 'et an replacement
      defquelles it y aura lieuide procider, fadfl fe coofor-
      rues eCnLlito c qui-eftprefcripat pir 'aticle 4 do titre t
      dela c6ilitution t parles lois anretieures.
      V. Les difpofitions du prirent d cret font diclar&es
      communes a tons les dipartemcns qui fe trouveroul
      dana Iun on l'autre des cas qui y font exprimcs.
      M. Rtgnaul. Je nC fais c e que 'on vent dire quand
      on parole ifs clfle de pietres conflitiutionnels on
      inconflitutionnels. Je ne counais moi que des pi&tre
      ferments on infermentae. 11 eft fort inutile impoli-
      tique ms me de dicieier le raffemblement des corps
      lecctoraux pour proceder an replacement des cores
      vacantes, car A quoi bon agiter les tlecteurs don't les
      fonctions politiqure o font peutMi4qe qu tcrop mnulti


      ___5I


      plie<'? Les Wvequts ne font-itl pas dana le ets de nom-
      mer etx-mtentes des dtclervans pour reauplir Ies fotictiou
      ecclifialiques dans les cures vacant jufqu'a l'paoque
      ixae par les dic&re pour le rallemblemeut des corps
      tlectoraux?Je demand done la question prialable lur
      le project du Conite.
      M. Moutffsi. Le priopinant propose done d'accorder
      aux ievques la faculty de placer dank les cures vacantes
      des prrtres qui n'ont pas priti le ferment POr il falit
      au centiaire pour la tranquillity publique et la furetj
      des frontieres chaffer prompteien t touls let curs anti-
      confiitutionnels. ( On applaudit.) 11 faut misme que let
      paroiffes foient autorifies A chafer tons ceux qui trou-
      blent I'ordre public. ( Nouveauc applaudiffemens dana
      une parties de 'Affemblee ct dans tse tribunes.)
      L'Affenmblte decide qu'il y a lieu o ddlibrer for lI
      project de. dcrot, et en adopted fucceffivement tous leI
      articles tells qu'ils out ite presents.
      M.Ca4rnoi hjeune. L'AffemblBe national conlituante
      terminal, le I6 janvier 1791, Ies dicrets relatifs A Ior-
      ganifaion de la gendarmerie.,naaiouale. Gcs dicres ,
      articles VI et Vii du!tilr e"r s'expriment aifi :
      Le nombre moyen des brigades de gendarmerie natio-
      nale fema de quinze.
      Et naanmois il y aura des diparenmens trduits A
      doute ,'it d'autres qui en auront dix-hit felon les
      localiths et les befoins du service.
      Et article XI do titre VII: La gendarmerie natio.
      sale fera formse provifoirneent dans chacun des d6par-
      temnses, aures que ceux de Paris, Seine et Oife, et
      Seine et Marne, fur le pied de quinze brigades, fauf i
      faire enfuite les diflributions dAfinitives, conlfdtmcment
      aux articles ci-deffus. is
      D'apr es c dicrets fanctionnes le t6 f1vrier ,chaque
      d4partlement devait organizer quiuie bigades; et aucune
      loi poftieriere n'y ayant ddrogi, I'on ne pent qu'etre
      konntno ucte organization no fit point encore ache-
      ve. II s'eft, a la veritC, prefent quelqucs difficultAs,
      mais aucune d'elles n'out paru votre Comit miili-
      taire de nature A emp&chcr I'organitation provif!ire
      de quinze brigades pour chaque department; et s'il
      y avait befoin de preuves A cet egard, elles feralent
      lournies par les departemens qui fe font portes A ce
      nombre de brigades; tells que ceux do Tarn, de 'Ar-
      riege et quelques autres; ''on ne pent done attribuer
      qu'a une indifference reprkhenfible, ou des travaun
      forces d'un autre genre, le pen d'activit qu'ont mis
      i Vexecution de cette loi quciqocs dCpartemens do
      royanme.
      L'Affemble national conflituante, depuis le dicret
      giniral fur l'organifation de la gendarmerie-, en a
      rendu, A differeoies poques, quelques autres pour
      accilerer le travail des dipartemens et notamment le
      18 feptembre dernier elle dcirita, article VI, gs que
      faulte par lea directoires d'exicuter cc qui leur taitprec.
      crit, dans le delai de trois femaines, le minifire de la
      guerre Csait autorife A prkfentcr un itat do nombre
      des brigades dans les dipartemens, don't le sdirec-
      toires ne fe feraient pas conforn s au dicret, ainfi
      que des augmentations et des placemens qu'ii juge-
      rait plus convenabks au bien do service, fur ['avia des
      colonels. 11
      D'apres cee dicrets fucceffifs etl'intiret qu'attachait
      I'Affemblie national A l'organifation do la gendarmerie,
      elle devait fans doute s'attendre a voir enfn ce corps
      organir- difinitivement, foit par I'interms diaire des
      dipartmcns foit par celui des colonels de la gender-
      merie national. Mais aujourd'hui an contraire, non-
      feulement Ie travail definitif n'efi pas prt A &tre mis
      fous les yenx de I'Affemble national mais mmtne les
      quinte brigades provifoirement d6crities depuia le 16
      janvier, ne font point encore routes, A beaucoup pr s.,
      formecs.
      Le zo novembre, le mipilre de la guerre eft venu vouo
      propofer derendre un d&cret pour autorifer cette forma-
      tion provifoire.
      Mais, que fignifierait un' dcret qui en ordonnant
      'execution d'un autre dicret abfolument femnblable,
      rendu un an auparavant ne ferait que fanctionner
      Its negligence qu'ont mife quelques departments dans
      I'excnution du premier, et Ics inviterait, pour ainfa'
      dire, iA mcttre la mard e indifference danas executionn da
      second?
      Vorre Comiti militaire a penf, que ce ne ferait point
      ainfi que vous riuffiriet A fair executer la loi. Pour &tre
      certain d'y parvenir, il a cru devoir rehechere la caufe
      d cette inaction ,t vous propofer des moyens prompts
      de Is fare coffer, et d'organifer eni dfinitivecant la
      gendarmerie national.
      Mais il s'eft present de rtis-grand embarrass dans la
      difribution des ci-devant cavaliers de mar&chauffe,
      chaque department syant nomm6 des gendarmes en
      remplacement de cenx qui manquaient dans fon arron-
      diffemeunt tant pour completter Ies brigades exif-
      .tites, que pour former cells d'augmentation; quel-
      que-unns aimes d'enti'eux fe fout permits de nommer
      mra nhmbrre de gendarmes, fupirieur a cBlui qui lenu
      etait fixs par les dicrets de I'Affembibe national, et
      de deftiter arbitrairement quclques acieous cavaliers
      de marachauff&l fons divers prtextesx e notam-
      ment fois.celui 'q'ils ne favaient oi lire ni ;rire,
      taodi quce les decrets affurent Ietat de. tons ces Eava-
      liers, et te permoenent aucue.delitution que felon Is
      former, et deI a imanicte iablie pour l'armie, article X7,
      titre III.
      II imported de lever touted ces difficaltes; et ii a
      m, me paru n&effair d'aprei les aclamations nom-
      breufes des dparstmenssn, d'sugmentir to n ra bre dte
      brigadess' -










      M. Caitrt lit un projt' da d&Cret;
      M. Danthos. L'orgrailf.tion de la getidar.ir-rre lti;o-
      nale eft impaiienmneat attcndne par tous -lz botis ci-
      toyena; elle effraie les nauvnis : antil a-t-elle ta retar-
      dii. I! eli certaIn queo taut que la tranquillit, pAbliqiu
      ie fela pas alffur part e service actif de la force pbtli-
      que iatericure, le recouvretcent des impolitotiun !oil-
      girlra, et N'o verra s'accroitre audace dest aeon-
      einl, Le fetvice de la gendarmerie national eli le plus
      utile, parc qu'il eft civil autant que militaire t celuc
      des troupes de ligne do ne de l'empire au defpotifac ;
      tclui des citoyens arms centre let citoyens aitroup&s
      eft un commencement de guerre civile. Mfai tlorgani-
      fation actuelle de la gendarmerie eft vicienfe, pnif-
      qu'lle ne pent aglr que par division de 4ou S horns,
      piifqu'clle-mime n'eft pas affes.contenue, puifqu'il
      i1'y a pas -dans fon service affei d'enfemble, ct trop
      d:arbitraire. Elle doit fervir nou-feulemont i la.rCpref-
      oin des delits privs mais A ia riprellion des delits
      publics : dans I ordre ordioaire, dans l'rat dce cline,
      clle me parait trop nombreufc, lle eit, entree lea mains
      S de l'actoiit- une aime trop puilrante et trop dange-
      reufe ; au co6tiiaiee lle'ise' pa uis tout fait iimpuif-
      S ainte pour les teas do troubles. Je dinmade done que
      cette force foit augmentee, mais que tant que la paix
      intiricure r gnera, la moitie feulement foil aletuati-
      vement employee la ripreflion des dilits privis; que
      I'autte moitii concoure avec la troupe de ligneau service
      des garoifous qu'elle foit toujours pree a tre em-
      ploy~e dana le cas o la tranquillity publiquc feraii
      truubl[e ou feulesreut meuacC foit i renforccr les
      S poftes onui fire un corps de riferve foit A former
      ine' armie d'excution pour fe porter dans les lictu
      i o les troubles fe manifefteraient avec le plus de vio-
      lence. Ccs corps pourraient mame fervir centre lea
      aunemis do dehors, quand on n'aurait idon i craiodre
      pour-lc dedans, &c.
      h Jppinant done de longs diveloppemens A fon
      3R Die.
      On obferve que cette difeuffion eft trangere aux
      moyens d'exicution d'une organization purement pro-
      vifoire.
      L'Affemble renvoie ce difeours anCu ilt miliaire,
      pour fervit de misnoire daus kl travail de l'organifa-
      tion definitive.
      Pinfeurs mtmbres propofeut de fixer i 34 le maximum
      des brigades de chaque dipartement.

      tauffee et je crois que nous oe devons pas mettre
      entire les mains d'une autoritA quelconque on moyeii
      fi puiant d'opprimer la liberty. ( On msurmure. ) La
      on 'a liberit individuelle eft plus refpecte Ii od la
      police n'elt pas confie au defpotifme miilitaire, IA auili
      S (ft plus grand le respect des lois.'Nous devons efpkrer
      ' que bietibe de bonnes lois front plus que I'appareil
      S de la force- er J crois que nos gardens natiotiales,
      ripandus fur touted la surface du royaume, font plus
      que fuilifans pour le maintien de I'ordre. ( Les mur-
      Smonres recommeneent et augmentent. ) Je demande douc
      la question prialable contre toutes les propoliions re-
      hItives A une agmenirttion dans-le nombre des bri-
      gades ; je dis mime que ce n'eit pas fans peine que je
      verrai paffer le dicret propo(f par le Comitb ; et fi je
      ae voyaia les minifires, les corps adminiflratifs plus
      dirpofis a ufot de cc moyen de r6preffion que 4e ceux
      de la loi, de ceux de la populaiitr et du devoir fi
      je an'iiis.forc de cider t la volonta ginrale je
      demandetais la qeftlion prialable centre tous les
      projects.
      L'Affemblk e decide qu'il n'y a pas lieu a dilibbrer
      fur les aunmentations propofrcs, et, apris'quelques
      S lgetes difetlfons, adopted le project do decret du ComitC
      militaire ainfi qu'il luit:
      L'Affemblie national aptis avoir entendu le rap.
      T port de fon Cornite militaire fir I'organifation et aI
      fitaliaion actuelle de la gendarmerie national, con i-.
      draut que lu beloin indilpenrable duo service, dan, lea
      c:rconflances prifenite, nceffite une augmentation pro-
      vi'bire de brigades, ct que lieu n'eft plus intlnit qiue
      Se fire cefer les obstacles qui jufqu'ici out empAeir
      ;-' la formniaondifiniiive de cc corps, dcrete qul y a
      Argence.
      L'Affeitble national aprAs avoir decrkti preala.
      blemcni l'urgence, dicrete dCfinitlvenent ie qui fuit :
      Ar. Itr. Le nonmbre des brigades de la geadairmneie
      rationale fi par diffircns d6crets A r,293, fera porci
      i c lui de ,56o: chaquc brigade, foit a pied, foit
      ichtval, demcurera compofRe d'un martcial-des-logis
      un briladier.et quatre gendarmes.
      II. Quince cents brigades ffrout reparlies entire tons
      lts d sparsemens, densianicre qu'il n'en foit pas etabli
      S Roins de quinze, ni plus de vingtsune dans chaquec
      department, I la' tIferve de ex de Cotfe, Pais ,
      S'-e et Oife et Seine et Marne, exceptis par tes
      d dtrels antirieurs.
      Le foixante briades reflantes front divirces par
      Ie corps igiflatif, lors du travail gerstal cntre les
      depar(terens don't it jugera que lec localities, la popu-
      S Lion on lea circonflances pourront I'exiger.
      :Il, En attendant d oorganifation genrale et definitive,
      I miniifire de la guerre donnera des ordres pour quc,
      Sfurt'le ombre de brigades exifantca daus chaque
      dipanemecnt, il y en ait une jiceffammeut Aiablie
      Sdan tous ets lieux od fe trouvent une adminiftra-
      tion at un tribunal de diftrcti-e I'AffmIabl4 natio-
      K


      a nte IPatoritant A Eitholr provifo;utment dans t'etei-
      doe h t4 dipartetnent, I brigades qu'il devra placer en
      vertd du prfrent attiile .
      IV. Les brigades actuclletai-pt etkifantes dana les
      ches-lieux d ddipartcaent, eit don't quelque "dirze-
      toires ont -demand la iranflation afiu qu'eltes fuffent
      .plus utilemcte employeCs iroitt four Its ordres dui
      minifire de ta guerre', transfires, Ie plus t6t poflible,
      daa Ics licux indiquis par lea directoires de dipar-
      tement, et conformiment arus nimoires et tableaux
      qui tui ont &t adrelffa par eux, ien vcert de 'article
      III d d&cret du 18 feptembre dernier.
      V. Las dirtctoires de department ne pourront
      nommer de gendaries que le nombre niceffiire pour
      completter les brigades qui leur aurott etC affectees ,
      et d'apsts la connaiffance qui leur aura (ih dotnn6e
      par Ie mtinifre de la gueire, du no ibre d'anciens
      fous -offiiers et caviliers de mar&chauffie, ct focus
      officers cavaliers et garden des companies incorpo-
      rats en vertu de la loi do 16 fieyier 1791 qui
      doivcnt ttre eiaploys daii letus depadiemdus.
      VI. Le mitniftre difribuera anfi comme gendarmes
      dans les diffirentes bnigadea es furnumieraires de
      It ci-devant marochailffwciqui y out faith un service
      actif avant la formation de la gendamerie uationale.
      VlI. La diflribution des ci-devant cavaliers de
      marichauffie, et companies incorpories, fe fera de
      maniere qu'il y ait au moiis un de ces cavaliers place
      dans chaque brigade.
      VIII. Les cficiers, fous-officierset gendarmes noimmes
      en vertu des dicrcts for 'orgunilatiou de la gendarmerie
      i3tionale, et qoi ne faifaient poiut parties de la ci-
      devaut marechaffie front pays, A dater du jour de
      leur prelatiou de (erment, de leurs appointemens, cou-
      formimneut au titre IV de la loi du 16 fevrier detriier.
      QOnaut aux (bus-officiers ct gendarmes qui, par I'effet
      ds circoliances out pu &tre mis en active par les
      drectoires de dkpartemeot,-et qui n'suraient pas it
      encore brivetes, its (eront pays du jour on ils auront
      tr6 mis en activitA fur les cerificats de ces directoires.
      Geux de la ci-devant rnarichiaule lerout pays confor-
      meienr aux lois do 18 fvirier et so juillet 1791 Lites
      fur cet objet, fans quon puiffel.durenavant apporter
      aucun retard dans leur paicment.
      IX. Les leItes de paffe autorifi.s dans la endar-
      merie natiouale par I'aticle VII de la loi du S8 juillct
      1791, ne pouroni avoir lieu pour les gendaimes que
      dans les, rifidemnes de leur ddpatenmeut et pour tales
      fous-ofliciers dans celles de leur division umoius que
      fur les demanded des dipartemens refpectifs, et fur lea
      propolitions des colonels it eno foit decide autrement.
      Daus tons les cas aucune lettre de paife e d fera donned
      tant aux officers qu'aux fobs-ofiui'rMs et gendarmes,
      quie (r les demaudes precifts et mutivEes des directoires
      de department.
      X. Les mar&chaux des togis de la ci-devant mare-
      chauffee, en acst.ite de service, qui out obteuu des
      brivets de fo.us-lieutenans daas ce corps avait la forma-
      tion actuclle de la gendarierie national, aurotnt dtoit,
      dana leur division, a one place de lieutenant, salertna-
      tivement avec les marechaux des logis choifis couformn-
      ment A I'article VII du titre It ; la premiere place
      vacant dans chaque division fera donuic au plus ancient
      marechat des logis, breveit de flus-hIcuteuant; la
      deuxiene au choli, et ainfi de fuite.
      La fiance et levee a dix heutes et demie.

      SEANCE DU VENDREDI 6 JANVIER.
      AM..... Je r&came de la ijfaice de l'Affelmble un
      article additionnel A la loi, fur I'organiliation de la
      geilearmeiie national, en favenr d'nn efpace de terri-
      toire de So liresdee longueur, fur 15 de laigeur, ha-
      bite ar ISo mill Baques qpi n'entndent pas la lan-
      gue, et qui tc puurraient prufiter de vos dicrets, ni leb
      muetire a execution.
      M ... C'i aux directoires dc-departemens A mettre
      a ex&cutioa les decrets fur la gndartelie national;
      e'ef done i tux aK sarranger pour le choix des fujets
      couvtnables.
      L'Afftolble renvoie au Cotmitk militaire.
      M.... P).ofiters departemens fe trouvrnt actuelle-
      inent privCs d'uflicers de la gendarnmeie national,
      par I'e-ligratioo de ceux qui avaient ,tC nommns et qui
      lont allis fe joindre aux rbelle a Coblealz ; il elt
      urgent de proceder an remplcctment de ces officers
      Je demrande que i'Aflembte charge fon Comitr mini-
      taire de lui fair incffamtmeit on rapport fur cct
      objet.
      M. Guiton-Morvyaun fiJi,al nom du Comite de la
      treforerie natiouale, a feconde, lecture d'un project de
      decicl fur I'iabliT;f.nf;me d'un bureau -dian la trfforerie
      national, pour la liquidation des offices fupplrimns avant
      le premier muai 1789, la retification des cerrre~u dans
      les tires des Ienstes ce peitons, et la conservation des
      families ct oppofitions.
      L'Affemblke ajourne la difcuffion spres la troifime
      lecture.
      M...., au nonm di Confii6 des affignatr et mon-
      naic fait un rapport fur lea affignats faux que plufieurs
      reccveurs de difirict out fait parveuir a M. Amelot. II
      propose un project de d6cret pour ordonuer la vrifica-
      tiou de ccs aflignats qui feront pays aug receivers,
      de maniere qu'ils ne perdent rien.
      L'Affemblie ordonna lIimprcfion et I'ajournCacmnt
      du proet d9 derect.


      C IBErr~c~----
      d!


      -~ S


      M.- lmtetiy ,tu ,am du Comi"t d'retAtiuttte rde
      Contrierce, prifente le project de decrc tii ant .
      'lAffemble nttionalc, pour r, pon)u e rai rrrlr'
      imatious des citoyeas de Parns tel mvrement anc fuhif-
      lances et apres avoir dicriti l',rgeuice decitte que.c W,
      miniftre de I'iutrieur fiet era endre coiupte pir '
      .nicipaliti de Paris des mefures qu'elle a prldesI
      ]fujet, et neottra cc conpte focus les ycux de I'Aff:
      dans it delai de quinzc jaurs,
      L'Affemble adopted ce project de d cret.
      M. Mbofieron 'aini au nom des Comi ts 'd'irirul-
      ture et de commerce, relit le project de dcret lliv.an I :
      L'Affemblie natiioale, aprts avoir entendu le rap-
      port de fes Conmits d'agriculture et de comnmrce
      rauilis fur lcs plaintes coucebrtant lec fubfiltances d'au.
      grand nomb'ie de citoyens:,'tant de la capital que des
      diffirens antres departemeo s atteudu les troubles qui
      fe font alevis datu plutiAirs eudroits relativeaent a
      cet objet, le danger de les laiffr fe propager ct s'ac-
      croitre, et la naceflith d'en extirper promptemenlt la .. :
      cauft, dicrete qui.:-y a targence.
      L'Affemblee natioutle dtfimant approfondir I'objet
      des plaintes d'un grand nombre de citoyeus for les fib-
      fiftauces, et volant, en maintenantIa libre circulation -
      des grains dans le ioyausne, fortifier par de nouvell~a,
      prc&autiuns les oblacles mis a leur fortie dawn Its pays
      6trangera, apies avoir rendu -le decret.d'urgene 4d* ."
      Sctele les articles finivans: '
      Art. Ist. Le iniflte doe intericur prifentcra atIAf-
      femble' natiunale, dits le dMlai de quinze jours, Is .
      colnpte que is muincipatiim aura rendu' au dcparre-
      meut de fon adninifraution relative aus fublltaunces,
      avec l'ayis du directbire dot dpanteent fur cet
      objet."
      II. Les:mtunicipatitis des ports du royaume nom-
      meront dansa lour fein ; unt o0u deut conimifTairc
      pour alfifter, i adrpendammenn des prcpofi iaux douanes '
      A tools les, chargemens et. d&chargamens de grail,"a
      declares pour itre tranfportis d'un port a- ut aut7e.
      Ces commilfaires s'affurcront des quantitls memchiarlsr,'r
      ddns les acquits i caution ; et its n'en certifieront t'.r-
      rivie qu'apiis en avoir conlatu la conformity avec l'itai
      du chargement.
      III. II fera expofe dnam le'lieu des feances desmu-
      nicipalits' d'os il ef f x'pdii'das gratns par acquits A .
      cautious un tableau des chargemcns de ces grains ,
      qui contiendra par coloues, la quantities la ddtIi-
      nation ct la dIcharge des acquit' A caution, A mefure
      qu'ils front renvoy6ys. -
      IV. Les municipalitis enverroittau minifre de 'intl&
      rieur un duplicate des acquits a caution delivrls pour
      le chargement des grains deflinis a pallor d'un pr s.
      A un autre, du rcyaume; et ce aufl6t le chargement "-
      completti. Lee-Biiilfre del'intrieir etivefta t dalI.I.tic..ia
      atix municipalitas ties lieux de eftciinatioi Ieq,'rtles
      feront tenuaes de .t'infornlery de i 'ari'eo i et di d4char-
      gement dos quantitls de giatiri anasncios -dansa ifdits
      acquits ; de maniere que, dans tons Ir itrli le mi- "-
      niffte puiffe faire connaltre a I '.lrntlblee naiol..lile tes
      quantitie de graius exfiidi6s d'un. port i i aut s ",
      et cells pour leequcllees 9 n 'aua pas jjtifiN t du ceti- .
      ficat d'arrivit.
      M.... Les difpofnibns qui vous font prefentes par
      'e Comine, me parailfnt iunlffi'anted: Piuflirus niembres
      Iunt convainces que les fabfillanceis m iquent dans leI
      diepritemens maiidiounax.j'e dcmande ett coInfequenea
      qce le project du Coiii & foit adopt qie vons 1 ,
      chirgiez de vous prifenter des inie!'clre ga-nrales tfu ;''"*
      les befoins des'dparitemnnir m idionanx, 't de vous -.
      initruire des reffources qu'ila ont pu et poutrout ie pro-
      curer pour y fubvenir.
      Al. Ducos> Les mefutes gencrales doivent etre dif-
      cnties avant lea inefures puticuliines. C'i11 fil tulut fu
      la ligiflltion en matiere de fuoblill.nie, que loues lea'
      idecs doivent ctre des unmiee.. D'allleur., la plupuir
      des orateurs intrits, nes e font pas p!elentU., Jc dc-
      maude I'ijournement du lout i buitaine.
      M. Labergerie. Voila dijA plufieurs fois queo I
      project du Conmiti eft ajouri.. Les troubles airrivs
      dJ& s plufieurs d6partemens en reudert pourtant les
      dilpolitions bicn urgentes. 11 faut que le project dt
      Conlite loit difcuti article par article, pace que, dana
      Ic cours de la dilcuffion, les memnbres pourront pr..
      feuter leurs vues et ctairer I'Affenmble.Je demand
      la question irialable fur toute efpece d'ajoutnement.
      M. Ducos. Je prie l'Affemble d'obferver que lea
      troubles qui le. fnt elevis dans les dipartcnmns,
      n'ont e l Iurs foorces'que dans linexicution des loi)
      faites fur .a circulation des grains; il 'ne s'agit -do'na
      pas de lendre des lois nofivelles, mais do ienir la maia, .
      iA L'icution des.'ancienes. .
      L'Affemblic ee create qu'il n'y apas lieu i delibirer tfu
      I'ajournement. *
      AI.... II exifle un mal riel aciquel je ne eodiai
      qu'un remedy, 'eft d'tcablir a Paris uU bureau clfi
      de fubfiftances. (On murinure.)
      L'Affemble farme la difcollioou
      Apris quelques ligers dbstsr, let trois premiers ar-
      ticles du project de dicret du Comiln found aduptis, e
      I'Affemblic ajourne lea autres,. ,
      M. le min/ire des affairs c rangetrs. M. tie Sainte-
      Croix, envoy attprs de M. 1'ilecteur de Ttrves, m's
      adrlfli diffircates depeches dout le roi m'a hargi de


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      A la f nce dAl flir, l 3 de ce mois, jr vos po-
      pouai la dellcfrion .d'ue ci.ad'el:e ii asail metnce
      a liberty des cito~'S, mais tes nte rtutc9s qui In'rtn-
      iYheeicutd de die.loppcr 1mon opinlitiI, nI'a)ppmeit
      .*. e ccux q'ii rechchlient la ilv6it avec I"e ph4 d'aal-
      Li u, lit fot!t pa O lojous cetix qui lat'ont Ie mtietx
      i a ecbon:autoe qiaondA le lfe pr'rtite. V,,o it tiles pa3
      Vol lisks nrs Collgutes, *de favor ce qu.' 'rt qju',ite
      cItdile cas I;1 leai tiop Iboateusx poutr des tjptilelt-
      ta's de la naiio',, le LBlffcir i'c. ision t flitifihli au
      11.ili-u d'e! ci einqtianc e Ba!tilles fint bl;ihda c le l st
      I, <.Ihfte a 6cia'e le defpotifilu, et I's I'ere de i,
      Siet frayti aifc. Uue citadeile ct ta I toic l.ortific press
      ,d'si.e ville, qu'i l omnaaislde, qu'il pcut foa'dioyer iI
      l "i'.'e idiati at qtpi, blec luin den ire ans enuss.nis
      doi thb;rs tli peiit ir:e .lvoriLer leuirs pet idles prcjts :
      car, 1i vus nie'cltz pcermis d'eKplig-ter arun prolpoi-
      tion v.ous uirisz c,.i:))lsp qee je ie dcipand.nis p;,s le
      ). cirne.t total des citadcilei, ralsi feulenerst de dL-
      wa'rtlitelr a I patic de hurso remparls qui elf tournet
      cuoin:c linloticur dcs vilsa : or, cette patie des ieml-
      s It ni pent uiu e qu'Ianx villisr mrnie, it nulittmet il.
      ce q e i a vimient ilatt:t.oue.
      COn objecce eile la ditadelle fert de tetraite dans Ie
      Ci iri lIa vlla itait prife aval ritlie. Ce!a elt vrai, At
      ajouttp qp'aantiao lea citadelles ifoit tran'reffes autant
      Iti vsilles fortes fpnt miles an falht de la libcrtet, inais
      cla tle prove pas t qi'il fa le confertver en lelnms ,e
      ,iix. lesarcvpparts qui ki':divifenit. .C l pendant le fIre
      l e. je ta 'il'i ql 'il Fin les reliever, 'ils ftnt tiill
      ai i, difmife, ct la siege die la mnoindie bicoqei dtnne
      i(u -c fui i.s de telen qiil n'eitel fant pout cela.Je ne
      S'.;s 'oilnt iii oun tat de fotlificatiotl, el ce que je vietis
      ri v'ms d'le litffi i fi vous vonlez des astoritos fi v .5
      (t. i: z en favoir d'avantage, lifez Vauban, etplis ".o.
      Su, i ;liserez dans Its ou'rages de ce grant I.:omorn
      j I'.s '. oils apprrindrcz i che6i:,la libclte *, ct plIus t i1,
      It:lez tonv.iincus qu'uc ne aleiae fle e uci motnluoit(i
      .'.rs nit pays itbre., un repair de tyTwro.lie conitre lequ'l
      d,;t s'lItecr toute Itiudignation d.s p:uples ut la colere
      tle, !.'rirs citovet.
      Sn.ez es coltiegese qu'une cit;l~tl'e n'eR et tIo
      ti'ln tti e boone qr'U aF os ietncettte d.*is Ic fet, ; que
      I 'Ins flutillante des citis penti ue a chaqu e iiorenclit
      :..*' "a' c.t)ltF On ellutrer at, caprice d'r n t rt o rorandlant dL
      S, ..cit l;' h i sti du litnon feodal Iet inipte 'dans la pl~u
      t;.' i.r..'i.l. et la plus incorrigible arillo;iatie.


      Sii.it: avec toss ICS IgatCrd duos tlk catactere
      i hli a th t 'aifenller l defir dr de vivc etu bone in-
      tlhtl l s' : ,vetc la aiOt'tn ii au.ife; 'et ciuis no entretici
      l 1.0,it.lli it lui a ttrouvtell: l a Ilatne aliurance con"-
      It d,,sit ofilce re, reius le jour de I'.il par fon mi-
      jil vais vuus te duoser hcture.
      *le Je fobnllgui ninitflie de fno a!terfe electorale,
      i C in excollinLe M. lie S.itc-Cioix (q l M.
      ireteeeur eft ienbblie anx omaqluts de cotifiance mtnti-
      f i.: dau' i'efile tie ft inajelt: ei-ct h icnrien. Coiume
      f. ti. Ctrle olale oltlh a l'afl'urtacc tqt.e qu ll'nperur de-
      f thira IEleci tat centre totuw-h'ofi i. La diclara-
      l oiU h'inval tct f lte i rmarque de Ion delir fincere de
      ~irolcrvr I'ii.nooctie esure la Fiance et I'Elecarat.
      l". Soui aitllifc 'enar.ge :t,(~irequittier dant 8 jJurs ,
      d.. s its Etals, tout ce qui poite. la a iromiunation de
      cu.rp, inilitaire,
      s' o. Ceuxt ui drogrogront ,:'Cet ordie front tenus de
      tier dans 3 joint les lesatsde I'ilecteur.
      S 3o. Les racruteuts autres qye ceix'de 1'empereur,
      n:i n61eraeil't d;sr I'Electorat ; front arrettes et
      i.(il3Vtinnes aux travaux pudblics et i a fortesiev pour
      S blc(es; ad s.
      o ". L fera difepdo ftus peine d desux ans de Ira-
      .:, "' x public t defournir aucines a s nuitiuis de gguerre
      .';O I 1r,' Iitt l n IIa' S.
      e '. : Oi1 dtfldi.al I'entsie dans lea Etats de Ilecteur
      :. .' c'lva'iK de remote pour les Fr'anlais CmigrTe;
      la' L. I. tiigles cantounes ptes de Tteves, lecureront
      I ji1... mill JrI d)us la ville; on difendra les raffem-
      lin l iem s i 4 ,lioues de la vill,..
      r 70 LCe(s ei,,., lf(eet ltraitis foivans les riglemens
      e ?e police pIblics da.ts hts Etats de, 1'empereur.
      S",Al altefle clectotale fe flitte qicie S. M, T. C. fera
      uo'ttu'mncoa de ion delir de conferv.r la bonuw harmo-
      ni. eentre la France et l'E!ectorat., et elle 'k flatte en,
      r.. e tcims d'av,'ir empli fes vuis.


      (s8)

      Voilai e que c'tell q'uae cia
      nave' pas voulu etendre. Elh
      appuyi? Je fuis uilitaire je
      d'aucuu pard.
      J'erpere cependsnt, mes collU
      velrez pas a vos luccelleus la
      vutec pays de cees rdes de barba
      vous y apporterci, a la veille d'
      tit I'atme priucipile de vos eu
      vos regrets.



      A N NON


      SC E S.
      i


      L'Ami des citoysns; c'eft l texte et le titae d'unjourtua
      deja alunoncC dians ceie fenaile, %t que nous rappeleO s
      amec int uotiuel ilntiCi is l'attention pubjique.
      Son aulcur (M. Tlliesn) counu par ton ele civique,
      Set a diOfetfe offiiccilfe de plnfieur victims de l'auturie,
      efl r1o prtnier qlui ilit empltoy';,a 'l'avautage de la revo-
      lutiton, I'ancien fyfItmen des fondatiost religieoices en
      I'appliquiant i l'illituctioi politiqlie dui people. Dja
      foanotreur d'une locidbi fraterndle, :d'ui, de ces ptiuesI
      Sciiques o t, dans .lc.jours cofacres r au repos, il en-
      Irig te r eg.,lietcentnt aux itoyeus peu inlltuits turs
      diolp s ei Ilrus devoirb ; ii a depuis oaivlrt au people de
      inoiveausx c;naox d'ilfttucliojn, par l'f ablilfement d'uue
      ffifihe hcbdomadaire qu'on a bienltl diltinguce d'uu
      autte placard redige par la mauvaile toi, et ceostlmpo-
      jait, des intrigues q li oitt agiil les drtieres operations
      de I'AffeinblC contituranite.
      L'aftiche que M Talliec putblei depitis cinq moi ai
      Pa.is a 'ortvtni tonttibuo au sinuaineu tde la tiaiquillitt
      pthbl;qie. Soni ojet el ti de faire coanaitre au people ,
      Sde rLcoiltunander a (on telpect tonuts Its lois, fuitout
      cellss don't I'cx&cuiiot l'itiirei;e plus patliculierement,
      et que Iler promulgation tardive foulirait long-tcms a
      fa connaiflantce.
      Elle nousr a paru remplte encore un autre but coura-
      geo 'em nt fuivi par It r'daeteur ceiui d'eclairer lea
      catles del agitations populaires, de privenir par I'infi-
      nuation de la vitiii et les cot.feils de la raitou des
      mouvemcns fiditieux toujours funeftes au bonheur do
      people et'f I'iui&tLi de la libert ; efin de provoquer
      usile et jufle farveillance des citoyens a Iegard ides
      operations de fts adminitrateuir, et des mtanltnatioins
      de les einemis.
      P;ufieurs corps adminiflfraifs et municipolitio ont dij:i
      iouflit pour ceite feiulle qu'ils font afticher dans lcute
      e(iorts tefpectits ; ct nbous devons bhlvercr que celte
      ccinfute libre des antohiis toniuflites fur des feuille,
      qt''eces publient cl:el-mmeies, garatnit qu'ells ne tfeiont
      point eCployees igattrr le people. Nous ajouterotis
      (que Icur aulaihe ler intervention donnies a cete
      t::ille I deja connue par ta puretc de fes principles, eft
      utilre cicuror pour prfvenir Irs mauvais effect, que Ie nan-i
      quciait pas te prduite la publicaliun particulitrc et
      libre d'autits j, uruaux par' afclhera diceCs par un zrle
      exag t on par dcs motifls coupnbles, deguifes fous
      Sajppa rence du patrioltimer
      La focite centiale des' anmis de la conflitution ce
      hycCe politique dout les plix d'tmulation oitt fdit clote
      pluticurs aotvrages rltitis a couroune celtici enl cn-
      ttibllwati aix faitht de I'ettteprile par t\iI), foulcriptiou
      v,.lonut.ire e c acute de fes members; et ce Icta une
      preuve de l'e!prit public, dontee par ls departmenus ,
      qoe de voir tous les corps ad niitiliattifs deveitir action-
      naires de cette fpicultion, et procurer ainli aux habitats
      des villes et des caLnpl;,agne ies de lous ftivies qui les
      Miapelle.t fans selfe a 1 ob llvatiunl des lois Ct au cult
      de la libetii.
      Poor fc convaincre de hla viraiti de celte notice il
      (ftilioit ide lireeIc 1. 23 de I'Ami des cit)iyns reiatif au
      .paiient dto coonribauiotid; o n fera frappe du ton de-
      lim;ll hiti, d e fagetle Ct de pefualiol qtui y regne, et quli
      tcots par.i ttlis-propre a deierminer la negligence, ou
      i'hilitation des contnibuables.
      Un autrcjournall, redig par lemtime auteur, et fous
      Ic mninse titte mati dals le format d'une feuille m-80
      pareit dtux lois par (tinine, depuis Ie sIr octobre ; et
      init croyons qu'il eft top peln county. L'objet ordinaire
      .r; joutsautx de iette nature tit de fatifaite, a pen de
      I t. ,ct flins le fatigue, la culituGt do lecteur, flir les
      nouvelles do jour; de 1lii en donner, pour ainfi dire ,
      SIt qtuil-rf.etce, e ce qu'il tft bon de fair estrer d:as
      Sla c4rculaor(t dts id.cI : crluii-ci parait avoir itlfez bien
      Si( ifi ce ;: i.e tnip pen iultivC ; principtlement deft-
      linS anr? I .~ilns des miip itncn par la fimpliciti du
      (tylc, il rtniesrme encore de q:oi intiercfer le lecteur
      e i ai.. 1; a I'avantante de dollroi- textutlittlnent les dC-
      I r':i fe inenle- tciift qu 'i lePpublie avec beaucoup de
      t C l ie. ..
      e le prinx d journl format int-8 efl de 5 liv. pour
      s 3 urtiu 9 liv. port 6 ftiHi et'(8 liv. pour I'aniie,
      Itratii de port dans tout Ic'royaume.


      Le prix de 'affiche qui pinh utne fois pat femaiue ;
      eft de 7 liv. to f. par an, rendue fraun.e de port dans
      tous les dbpartemens. Les citoycus focietts on corps
      idmiiuifratifs qul defireraient avoir plufietirs placards
      de chaque nurmro, pour lea fire afficlher, pourrout fe
      le procurer, moyennaot 12 liv. pour cent cxemplaircs.
      S'adreffer & Paris, ches M. J. L. Tallien rue de
      la Perle, u:,17 ; ches M. Pichard jeCue libraire, rue
      Daipitiice, no a ;e et he tons les principaux libaires,
      et directeurs des poftes dans Ie department. Les lettres,
      paquets et argent, relatif,ia ces deux joutnaux, doivent
      etre adrcffis, franc de- pot A M. J. L. Tallien, ridac-
      tcur.


      LIVES NOUVEAUX.


      Hfloire dupetitj ehan de Saintre el do la Dame des beller
      confines, extraite de la vicille chronique de ce nom ; par
      M. de Treffan: idiion ornke de 4 figures ea taille-
      douce, deflinuesapar M. Moreau Ie june.
      Ce tis-joli et trIe-ancien roman a ~cee ajeani par la
      plume Cqica(ant de M. de Treffla. Ce Ifont le amours do
      Ia chelecei; cc font les amours hin naivies e, ben ictdes,
      bicn myllerieitfes, et turtout biean conflatnea du petit
      jchau de Sainti. ; ce font fes beaux fails d'armes en I'hon-
      neatr d- la dame dejes penitfes Saiitrlci s'ablente., et Ii
      dame lui devient inlidelle; ii efl vrii que. cc ta'ct qu'a-
      pt is qliinze ans debolheur; auffliSaiitrd loi patdonne-t-il.
      Les !ectlers et lea lectrices dans le fiecle oi nous
      fbmioees, ne front pas fans doume plus ftveres.
      Cet ouvrage forme on charmant petit volume in-IS,
      et ii parait tres-i-propos, dans le teams du jour de I'an,
      pour devenir use etrenne galante agreable et- peu dif-
      pendieu!e. 11fe vCend chez M. Didot jeune, imprimeur,
      cuai des Auguflins ; et ohes M. Saugrain rue da
      Jardinet-Saint-Andri-des-Ascs, n0 9; prix 5 livres,
      broch6.

      e'l, firit of the french cotnitution or the almanaclh of
      goodman Gerard by J. M. Collet d'Herbois, tran/flter by,
      J. Owoald. A Paris, chez les directeuri de 1rmprimrctic
      du Cercle facial ; prix, x5 f.
      L'antrur de cette traduction a donn6 quelques-uns de
      fes momnens pour donner au people anglais une idie
      exact de la tevliution Erangaife. On trouve dans fama-
      nic re neirgique l'empreiute de fon amo'fr pour la libcrtC.
      Le n direcicsus de I'inprimerie du Cercle facial out rejta
      de Hollande quelques exemplaires de L'&dition original
      de V'ouvktage de Camper, (ur ecs phifionomies; pris,
      to liv.



      SPE C TA C.LE S.

      TnfATRE DE LA NATION. Auj. la Coqutile corrig et
      Minuit ou I'Heurepropice.
      THIIAWRE ITAtLEN. Aj. 'Amant Statue, l'lUnertitude
      maternelle et A dmia.
      I' hrATRK FRANdAIS, ruet de Richelieu. Aujourd'hui
      la Gouvernante, et la iare repr. de la Jeune Hjijfe,
      com. eo 3 actes.
      'rltArH. E de la rue eydeau ci-devant de Modnieur.
      Auj. Lodoiska, op. fr.
      TH ATa E DU MARAIS rue Couture-Sajlte-Catherint.
      A'ej. Dupuis et Defronais fuivi de 1'Ecole des Maris.
      En attend. Richard et Derlet com. cn 5 actes,
      et e/ Mariage de Iigaro on la Folil Journie.
      Arl alo COMsqUE, au Boulevard du Temple. Auj.
      la 13e repr. des Bouquets divertr. mnil de chanlls eltde
      dailies fuiv. des VIllageois1 la ville, term, par Zlis ,
      com. cn 3 acics.
      THt ATRE DE MOItIIEt rie Saint Martin, Auj.
      le Fou raifomnable, fuivi de la aFemme come iy en apeu,
      t les Clhaijurs e la Laitiere.
      TtAlate or LtA I)bE DE Louvos.. Anjonrd'hui
      le Roman, com. en t acre fuiv. de i'Ecole des jeunes'
      gens et Adele c Edwin, op en on aste.
      Eunattend. la 1i"r rept. des Deux Freres, op. comr
      TucATREE DUCtRlUt NATIONAL, au Palais-Royal. Au;d
      la Jolie Gouvernante on A'dmour cid 'Etude, com. pric.
      d(i Directeur villageois et d'Augijlin et Babel ou le Fits
      naturel.
      En att. ls Trois Co fines, opira, et d'Aniere d Paris.
      THuATRFE FRANAISS COMIQ.UE ET IYRtUE. Aujourd.
      le Render-vous op. en actes, et le Berceau d'Henri
      IV, op. en C atce.
      SALi.ON ES ETrANQiRS rue Saint Thomas du-
      Louvre ,- h6tel de Marigni, n X17t


      b-p utonnernt pour Ie Moniteur fc faith Plaris, hitel de Ttou rue des Poitcviins, ri 18.; GI faut adreffer Is lettres et I'argent ftanc de port a M. Aubrly, director de ce Journal, qui parait
      i 4 Ic' J.our.. Ie piix eft, poulr FPis,, de iF liv. pour troie Inois 36 liv. Ipour fix mIis, ct ,J 7 12 li. pour rlaitde ; et pour Its dIpatteuCtes, de liv. pour trois moits, 42 liv. 'pour fix iAols, et 84
      tij. fnllr I'anirt rant dt -ofrt. L'on fit s'atoffli lutl'acou tol encemitet de cluiqueo nls.. Or. foulcrit aul. chez tous les libraiies de rance et les directors des poles, A HIanbourg, chess M. Father,
      li r ic e oi LonNres, lt.z e M. c of. t Bfo n 7, Gerard-fteet, ct cdiez M. Chllber, Jrsll yn-frect, n Ti9. -- l 'out ce qui eonrrre 1r tdorctitder cettce bruille dIt lre bars3ai au redectdur, il ln
      ,i iorM te / piece .'Avis Anrences Mcioire Motions et outres o, jets quelonqusr purroint Le infais danr s e MiAfitea ri payatnst inl fou pour trsune des dia premiereS lign"e, et uintn for ourl lsr h
      nlrc : en cormtoJfrtr, de Cr viirors mtiites Su Suppleant prartic lier d'ti.e den:i-jetille o'it/t ,u'ils jront eL lombre fufficfaon iur 1o rtmplir. Cheque article dolt trl ligni, adre la demeur, di la parPonnB, ul
      arsra freJlr intlcolnl os trl: mi tlan point as ridasliur. Ce dernier dentelerue dau jardinet i mayon de M. Brule, iacjde de la rut de f' leron; c t t Iruvera aluls joun tidls til, j t sjimer e ld iar ftles frceli
      ' I, .'. rhies A ., .C" j j a 'd dig tat r s frjfoir.


      oE t.'MRvtu-I ,itar E c MoNIms lt aecc les catacCeros de IBpkeivi.ie, ruede. Poiteinsh ,.a 1,s


      . '. --


      F'


      ddle, voili ce que vous
      ! comaltent aurais-je te
      parle peu, etje ne fuis

      :gues, que vots se ten-
      gloile d'avoir affranchi
      irie. Puiflc le dlai que
      une guerre o6 la tralhibon
      ernia ne jamais exciter


      L'Af!elmblie ordonere le rcnvoi Je cette piece a fon
      '! Cor. i:e diplomatiquc,.
      SLa Icauce alt levie A 3 heures.


      A V A R I E T E S.
      CA N oT, I ai,. diJptl d du department du Pas-de-
      Calais, el capilaingl au corps dlu OAnie, a fcs
      c'lllgui s.


      t
      i


      Op
      voulg
      Fran!



      Lou



      crn

      foi
      Cil



      ait




      t(o
      S par
      tla
      dr




      fle

      di
      ati


      d>




      'V


      "- I I M--~`~----LazzodIar ui~al~tli


      I'ol ne
      Iurecau
      Ile 1o101,
      r4 do,
      'St de
      t'lliere

      VliI
      a*-ie


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      I










      GAZETTE NATIONAL, o LE MONITEUR UNtVERS'f

      N S. DIMANCHE 8 JANV\IER -172 lr 'e lc de la ibe-rLe. P


      AVIS A MM. LES SOUSCRIPTEURS.
      JIM. Its : f iij'll'r du Monitlur font priuvefs que
      'ota ne re svra .ilus a 1 acedir les J ffcriptiou. qtuau Jfcul
      bureau de la rue de;f oilevins, n, 18. Le perjonnes qui
      ie voudrout pas s'y tranporter font prides de vouloir hien
      M donner ais par la pofle de Paris, a M. A lbry, direc-
      byt dun bureaus, qg i enverar toucher chez elles 'e' prix 'de
      Ilabounentnf pour trois, fix neif mois, o pour l'annie
      Sraiere, au choix de IM. les foufiripteurn.
      ... j .. .

      P 0 L I T I qU E.

      ALLEMAGNE.

      De Francfortt le 31 dsenmbre.-
      ON nous made de Vienne que I'empereur parait
      vouloir changer de fyfltme dans fa conduite avec la
      France, et qu'it a adrcffe utie letire mcnaeante i
      Louis XVI, i l'octalioud de la declaration que cliui-
      a faite I't lecteur de Treves. On nous dit qu'il Ift
      q'iietun d'ordres donors an general Bender de pro-
      tiger le territoire gerfmanique, et que les menaces fem-
      blent toutes a'adrelfer pinlti i a nation qu'au roi, que
      1'tl'pit de Leopold affected dt ne pas confondri...
      Si nous jugeons bien des monarques, et du inodarque
      LCopoid en particulier, nul doute qio ce prince nait
      cru faite ui effort incroyable de' gCnerofitc en recon-
      nailfant I'acceptiion de fon beau-frere : on voit.mnme
      par fia ripoie A la notffication qu'il a cru fare grice
      A la nation francaile et qu'il a bien v'oulu lui accor-
      dtr cotnee ne el'pece d'atnuiflie, en 'aveltiffant tou-
      tefois qu'il ne lu pardonnerait point de nouvelles
      fridaines.
      Eh Oi les aurait-il acquis ? Le too qu'il preud efl done
      fonde fur l'lgnorance dats laquelle tout mnonarque eft
      ilcevi, docc quo c' ju'une nation, et de ce que pent
      etre unte sffbli' nationals. Main come on t's point
      d'idees faufts dains le tens philofophique et que I'on
      nl'erre que par le jugement, ii faut que 1'emperenr ait
      ine idie quelconque de ces mots et ii parait que la
      d4finiion qu'il ten eft faite eft i peu prks celle-ci -
      es QlI'une nation aftt une multitude de fujets loumnis de
      droit divin i tel on tel hommem, i lui et A fes hoirs, A
      perpmtuirt; et quant a une affemblie national, ii
      definit fans done celle de France, un viltemblement
      d'hommes fans ties ni qualities rtccOnus par le jouve-
      rain ldgitim on tlroi, ce qui doit neceflaircmeat ri-
      veiller dans fon efprit I'ide defactieitu. i
      Ce n'cf pas alfc de l'ignoranice pour fonder le ton
      teit e de I'cmpereur envers la nation de Trance, quand
      it crit 4 ion parent roi librtment confervi par cette
      nation i et iol qui vealit de faire part l la c6ur de
      Vienne de oun acceptation de la couronne des Francais :
      n'y aurait-il pas etcore de la part de Loopold le fenii
      meut profound do poids inorme qu'il pent metire dan;
      la balance o6 fe pefent en ce moment les defni' tce de
      la Fraotce ? N'y aurait-il pas encore de la part de Lio
      pold une conviction intime de importance que la na-
      tion Eranpaife doit attlcher au parii quece prince pour
      ,n p dre ?
      En effect, la nouvelle lettre de ce prince an roi de:
      ; Ftaniais eft ivdermment la fuite de l'erreur dan
      laqnelle il eft dejA tomb,, et come une elpece d
      S; rcchfte daes cet access de colere qui le prit a Padoue
      S lorfqu'il y rebut la nouvelle de I'arrelation de lfo
      S beat-frcre.r
      S: i Cett remarque nons rameihe, fans carts, la con
      S eviction oed nous formmes depuis cette poque, qu
      L.opold a continuetlement iti d'accord avec la cou
      de France. Si los dffenfies partielles faites a Bruselle
      et daus ltC Pays-Bas autrichiens, ainfi que le laugag
      pacificateur renu d'abord A la dicte de Ratisbonne, ifen
      blaiceit a quelqiies perCfunnes cOntradter notre affuranc
      i ce fijet, les iclats menayns du roi de Suede', t l
      Sbruyante protection de I'tmpiratrice de Rulie, qu'on
      S eft.li clercher fi loin 'un et I'autre pendant qu'o
      Savait Pair de tenir une conduite oppof0e vera let feti
      tieres fransaifes, et la fuipeniion foudaine de ces ter
      orurs uft&s du Nord ds que I'on fe croit prpare poll
      Ilutr fuccder dans le Midi, toutcs cos mdr.es pe
      nattuelles noua annonccint qu'il exifte 1n plan fatal
      dirigi centre les instits de'la nation franSaife.
      Revenons i 'Lopold. Qpi le dirige dans cette centre
      p'rik? en eltf-il le directeur ? La f(cuc chofe qui not
      Itttkigue maintenint c'ef de favoir fi, cmane aujout
      d'Wiui, it ft d'accord avec la court de Irance, fait qu'cl(
      sit tn pari pris in petto, foit que troit olt quitre intt
      S' glns prftendent 'igarcr jufqu'au deinler jour.
      Voici ce que nous penlons ici a cet Agird. No!
      S ttyons q'il eft arrive a Vienne des plaintes de
      Part de vdtre coUr fur quelques Cvkinemicu- rcuens qi
      S nut en liiu these tvois. Nuas crbyons que la dltnarcl
      que Louis XVI a faite, le 14 du mnois de decembr
      isa pas 6tW du goft de Ltopold, et qugil ne la p
      C tt volonlaire. De-li la lettre de Icempencut fins avo
      ,t (C ni ptCvue, ni provoqltte.
      SC'ft done A Ia nation lrangaife qe I ipold falit
      leon foit q1'il ne trouve pas encore A !a conveoau
      de commenter la guetr foir qu'il ait eo .iifet le de
      d, ltveitrr,


      J


      6.-- &


      M ais ipfic rd ulh -1-il c 1 ,, i .'" il 1 "' iti a I A
      une feule deinari.be dx la Ipat de. Jfouverains qui tie I '
      toit une iinfule pour'la nation ( i.niife, t qn'on ut' ia
      voit qu'unle feule rbpatation triger fy rton'lteilt que la It
      nation franai fobi i nomnoie t tl eic6e. d.tUs let letties
      des princes trangers adrellsa auroi tces Ftainis on ji
      ia igdrrc. Certes, ii la nat1in frdanilafe tiouffte qt'nu- vi
      'avilif'e par uno lence oflh(llst gatdi eb fie tcs oils et
      et fur 1'exercice qi'il I'appadtienc qu'i elle d'ein faire ; d
      c'en eft faith, ut pCu plus ltt, un itn pils tlatd, de fa
      libeit ; c'en eit fait de ceite igatiit qi'elle a aitablir ci
      et qui doit lhi afirner uin jour la iccoiiiiill'itre de q
      i'efpece humane. EIic conlfrve en dip&t ccs deux tr&- A
      fdos du genre humain, la rliberld i Cegalitd, et les u
      conserve au boAn de tous led peoples de la ettre.. .
      E!i avc de pareils titres aiuplae. ic nations, croirait- t
      cle' vitcr long-tems les cIfrit de la ligue des roi? g
      quila rtt&aaceut deja, et ne ui pardoineront jamiis ? a
      Qniellcs mefures la nation fiat:aife aurait-elle 6 n
      garder, qiaud LCopold invoqte, cconmme nempeirur, v
      les principle du dtoit des genst, tle ituets que deux d
      electeurs de I'lIupire ont viols et violunt encore a
      I'igard de la France, et qu'il fcit eu nsnime-temis muar-
      cher des troupes, come chef de la mailon d'Aulricht S
      Ce prince ell on deux peilonnet dana la politique de d
      I'Europe; il avtrtit le premier Ia Fratice qiil u'en fait
      plus qu'une (eule pour eile, tc qui, d'.aillet ,(4l l
      beaucoop, plus commode pour use politique ill ;
      franche, atli lfimple que doit.d-formais tetre celle du ,
      roi des Fraiilais et de I'Affcmiblie nationtale de France. d

      Ronarque qui tfest !bir t gralnaiilicialle sur Sen
      mot alleianid. l
      I. eft no mot allemand ( aufkltrung) qui ne pent fe
      traduite en trancais que par le nmt lmienares auquel ii
      -rpond. Cette expreflion eft devenuc)depuis quelques
      aunncs en Allemagne un objet de fcandale, un vrai
      final de guerrse La rivolutiont fancaife n'ttait point
      commence ni maine privue, qu'upe grade ferret -
      tation avait lieu chez les allemands.... En chologie,
      en philofopbic, en jurifprudenice, en admitiftrationi
      At politique mime, on no parlait que des itieres ,
      S(ufkltrung. ) Ce motet vague en li.n-mme et fouverf
      on en a abufi. Mais ine certaine claff d'hommes qui
      craint les lumieres, (auftkltrung) fit 'tout tes efforts
      pofflblespour bannir d'abord le mot et enuilte la cltrofe
      Ces homes arms centre la raifon agirent conime
      c'etait lots ct pour caule la mode en France. Ils
      enutrpireint de lui donner une emprci~ie de ridicule
      et mime de la rendie odieuof. Un homime lumicres
      etait tn Allernagne, avant la revolution fran-i(e ,
      a peu-prts ce qu'cft maintrrant nc France uu dimro-
      crate.
      Mais I'aufkltrung des allemands eft defline h avoir
      Sle mme lort que les lumieres en France; Ce mot etl
      fixe les allemauds difent d'excellentes choaes tur la
      Snature des lumieres les moyens, la niceffitd de let
      Srpandre, et f'anfkhk rung confund de plus en plus let
      s fiipous et les fotv.
      FRANCE.
      De Paris.

      M U N IC I P A L I T E.
      s L'ORCANISATION des pouvoirs municipaux et P'cti-
      e vitl des fins de police nt'ont point ee tiufpendus par
      , les difficulties leveca fur la lig.lii des droits de cit>
      n do procufeur de la commune lu. C'clt qu'il s'eft trouv
      nn home A la tAte des affailes munuiipiles qui a des
      - contailfances poflitivs joint le dceir d'tre utile et les
      e qualitls qui y font nccffaires. Anfi done lts divers
      r reglemens et arraugemens propres an maiutien de la
      S fauretl de la tranquillity de tordre public out iti
      o mis fons les yeux do corps natuicipal, arritks et publics
      - avec une fucceffion rapid et nimr cependantt.
      e C'eft irtoutl 'etabliffement di tribunal de police
      a correctionnetlc, qu'on doit regtader come une chore
      n tli intreffaute, et don't le defaut fe fLifait fenrir dans
      uI unc multitude de cas pirticuliers oad 'oflitier de police
      - ne pouvait le fipp!lir.
      S L'ouverture s'e' ef fate le a janvier de certe annke,
      Ir datis les bitimens dbpendant du palais de la- jullice ;
      u c'eft I que fe tiendra igalement le bureau ctenial des
      al juges de pair des. quarante-huit factions ; le coxpA
      municipal eon nouianu t I'ouverxure de ce libuin,l ,
      e- rappelle que conformsecnt iI la loitde fort Cabliffiti ent,
      its les ois de police municipal Corttctionnelle et de
      - furet front, dai c cc moment, IOuess to vtgiueur,
      le pulfqu'it exile une magifirratuite igie par Ia'lti pour
      r- en aiuntenir Itexcution.
      ,Cc cotpieiment de I'organifation de la police a en
      is name tems fait fenlir 1'utiliit d'n rappeler routes les
      la difo(fitions au public ct aux ofiiciers charges d'affurer
      ui la tranqtillitk de la capital. Le crtps municipal, fur
      ie les obfervations du mtme mangillyat, M. Defruotlfeaux,
      :, a done, coimme nous l'avons dt, arrvti que les rCglet
      as itens it lois de police en viguenr feraieot recoeillti
      )ir iniehodiq'uenemet accompagnis .l'ii.fltri:.i. hiflori-
      ques, et rendus publics par pattie d'abord ,et enfuite
      la en corps de lois de police.
      ce Le corps muniipal encore rendnw un autre arrf
      lir accelfirer fi 'ouveltture du tliblJlual de puliO. En voici


      ,t A c. inetr ilt 3 jaiavicr 1191 ji.i.r a l Ire
      o p 1.0. cu inism ri., tin la I lt:e d1 fL irCle 11 iCar l tA '.
      tiunhle c oialuira iois Cxtlx qu'elle alieler deran ,
      jutuy de paix It pluy voifin du J)ru d eu di o bu d ~
      iretlatiou et en cas d'bflence, aci bureau central dil
      ges de paix iiiaili au Palhis. 'il y avai iet nruiir e
      violence, vol, Soc.. la gtrde conduira It'e topabUfprti
      n flagrant dilit devant le t omnifs aire de police, atvut
      in l monet devant I,' jge dt paiii s '
      Nous fironits es. dials futr les' fois que prond 16
      oart multicip4a pour li.firet do4 Pari parrappeere'
      uaclques asies qui out I ni am objei et qiii rApondentik
      dte pliplcre que Ic public a flites fur ce qu'il ,pcltit'
      n difaut de vigilance.
      Un grand n.,Imbice d'hommes, femmes et enfani d',
      out itat, a'fftrbl.,ient fur Is place de la rue Vivienne ,
      nalieut ia voie publique, et dounaient lieu a des
      ttroupemcns defarbiblcs Le prmcurrer de la. comn -,
      illas ( M. Dcnin utsra.nx), chliga drt intirct de I *. .
      'ile, a LimrI p1ti.f'r QAe Id Dli p errocilntr f commerce oc
      i'argeit l n'appaitenait a perlouno de Ilutordire, ,et, : -"4
      tu's cot ggard il fallait laiffet argumntetir cet- qut .
      'eulent qu'on arrive on puniffe quiconthqu.e t fai ptbli-' .
      quemt, r; mais, ctte libeitli n doit point eire i tujet
      le.lroubles; etle nagiltrat doit empicher i.' (:divi-
      lus de s'eisparee de la voice publique pour .... aleire' '
      Iui n'e(l point public t en conflquence i1 a iee rit
      que, contformument laIletire diu uc l tii.cC d ri derp.-.iie.
      ment, les adminifiratetirs de polite I- r.aonl tbl lu-
      levant de la rue. Vivi'entie nne garde fuffifate pour
      fare ceffer les attroupemens et raffenblemens qui ,'y
      omiinuent fous plAtete r'y fire le comnlnece d U
      'argent.',
      L'illuminsition'de Paris a ite depuis long-tems u~
      objet de plaintes : on a plufieuss fois reprfet6 lea
      danger.de lailfer de petites rues fans etre &iirdt on
      de 1Atre natl. Pour y onmindier, ii a etc arrt it cet '
      arrth& a Cte mis 1'ordre t 1i qne Its adiinillraieurs
      de police randeront los intpectenos des illuminaa 'n
      tions, et leur njoindront ddi veiller avec eaciltutled '-
      a l'execution des claufes du marchii des eutrepre-
      neurs des tvverberes ; s quo le conmmiflaires daole ,
      police fetont charges d'une surveillance fpeciale a cet
      igard ; 3 que lts infpecteors fetont teous d'eitrer
      dans les corps de gardens ituns dans I Cendue de leur
      ifpectionr, pour y conflater fur les iegifites l'iieure A
      laquelle ils auront fait lurs tourneeas ; 46 que les com-
      miltaires fe front prifenter cos regiftres, et enverront
      i la police les procis-verbaux des coutraventiisi. a .
      La tranquillied des fpectacles eft une des jouillancr "
      qu'on y cherche, la bitatliti y ft auni odiefIe que la
      liberty dlcente y plait; on doit done (avoir gre auo ,
      ofliciers de police ct etrtoorager los rtnaiflrat lorifqit
      les utis et les autires repriment iL licence que pourraileo
      y entreterir des homnies (roces ou grofiiers. C'eft ec
      que'le tribunal de police municipal vient de- fire par'
      un jugement contradictoire, q,'i faith dfenlie au lieur
      Fremin et a tous auites de plus a 'avenir trouble
      l'otdre public dans leI, fpectaclea, enjoint de porter
      hIonneur et revicnce Ai l gatde nation:de ct potr y
      avoir manque, condamne le fieur Fremin et par cot ps "
      a 5o livres d'amende; ordonnc I'lipreffion du juge
      ment et 'affiche A fes fiais. P.

      Proclamation du roi, ,concernant le maintican
      du bon ordre sur lcs frontiers du 4 jan v
      vier 1792. '
      LE roi a donnA connaiffance a 1'Affmebl national:
      dt Office remiss le at dgcembre dtenier a l'anmbiffa
      deur de France, piss de fa niajefl impiriales
      Cet tafice exprime la crainte, qis'avant la manifella-
      tion de la volontenationale et mcific c.nire I vwcu de
      la nation t le territoire de llEmpire gerniaique ic rict
      infulte par des Fratl;is. .
      C'eLf par ce motif quoe l'empereur a ordorini a fes
      ghaCtrux, dans les Pays-Bas de marcher au fecouts de
      I'elecceur de Tiuves,
      Le roi a leuti ce qu'une telle in'quitudepouvait avoit
      d'offenfant pour le people frati ais,
      L'Europe eft en paix et certes cc ne fera point aux
      Franuais rftls fidelles A leur patriecet i leur roi qu'n on
      potsia reprocher d'avoir trolubl ton repos.
      Quli pourrait etoire, d'ailleurt, que des Franqail
      vouluffent violer Ie droit des gcus et la foi des, tral:ei
      on confidrant come ennemis r des homes ausquels
      la gterre n'aurant pas rie foletneillemnint declaie i La
      loyauti franiaife repouffe avec itidigiatiou un nfoupson i '
      outrageant. '.
      1 Ilepourrait nianmoins que des foggefioni pertides,
      quq des m;naoea.vrjes ,adritement conceities filcnit nalt '..;
      quelques differeods entre les hibitatis et los troupeia'''
      des frootieres rlfpectives, ct qug des provocations in,,'*
      confiderces produii(fent des actes vCiitablrmemn h.,floU Y
      Mais pour d6joiir ces lanetsure s, it fullici eI I I' it,
      connaitre. Le roi recommande docteauxcorpis dminlnfl t-
      tifl et nux gnitranx d'employer tous letrs efforts pour
      priveoirc les tffctt des moycns qui pourtaient tAre elne
      ploycs pour irriter I'itpatiente du people et I'ardcur di:
      I'armte.
      Francais, dans la grande circonfance o0 nous noui
      trouvous il depend dce vois de dotiarer tin exemple
      tnmnorable i al'iErope; Torts de la bousiC de Votte cnutej
      fiers de votre liberty j qtue.votne nioderation ct vot:e
      founmiflion A la lai, vonus 'faflent rerfperct par vosieniia
      H- r

















































































      C


      mis. Sacheiqus'attutdre le signal delay o16,eli pour vous
      tn devoir, que le privenir ferait ua crile.
      Le roi pourfuit au nom de la nation franualfe une
      fatisfction que re&lament igalement la justice le droit
      de! gt s ct I'iitdret de 'Europe entieoe. Si le roi a fait
      dsc pIpiiauils militaires, c'efI parce qu'il a ptivu la
      potfiblie d'nu refus, tt il a dul f meltre en etat de
      valncre une iijulltik aiftence; mnais fi majrlte ne. defef-
      *pere point encore du fuccAs de es infltacea cel le s a
      enouvelsca elle les fuit avoc aativit et elle a lieu de
      croire que des explications plun precifes fetont naitre
      des. difpolitious plus juftes. Ceux done qui oferaient
      trouble le course des negotiations par des gimcarches
      precip.iitc par des attiques patticulicres feraieut des
      euneunis publics, odienx a tons les peoples, et condam-
      nables par toues les luis. En confiqutnce:
      Le roi made et ordonne aun corps adminiflratifs,
      aux officers georaux et coommandans des troupes natio-
      niale et de ligne, de veiller avec la plus grade atten-
      tion' ce que tout le territoire stranger foit inviola-
      blement refpecti, de veiller igalement A cc que tous les
      rangers qui peuvent fe trouver e Franue, de quelque
      nation qu'ila toients, y jouiffcnt .de tous .les guards de
      'hofpitalit et de la protection des Qlis, en s'y confor-
      i mant ; eib de prendre les mefires les plus efficaces,
      pour que nulle altercation ne poifie as'lever entire les
      habitans ou les troupes des frontieres refpectives, et
      pour qu'elle foit promptement appaifte.
      ENooirt fa majetfl a tons les corps adminifiratifs, de
      repnrtier de tout leur pouvoir et de fire pourfuivre
      tosurtenx qni pourraient contrevenir aux difpoitions
      des lois, et trouble l'ordre public, Ordonne en outre
      fa mr.ifl q, e I prffenteprroclamation fera imprimae ,
      plll.ce et lallildce dans tout le royaume.
      It jau coni il d'Etat tenu aaris le 4 janviet 1792.
      .'ic' Louis. Et plus bas : B. C. CAHIER.



      S BULLETIN

      S IL'ASSEMBLEE NATIONAL.
      PREMIERE LEGISLATURE.

      Presidence de M. Franfois de Neufchateau.

      STANCE DU SAMEDI 7 JANVIER.
      M. Caminel. Je propofe i'Affembcie de fe fair
      rendre compete par la minifire des contributions pIbli-
      ques de Iitat des employes de la rigie gherale, afin de
      fupprimer des emplois et des depenfes inutiles.
      Cette proposition elf renvoyee au Comitn de l'examen
      dcs complies. p
      M. Je.prifident announce que la gendarmerie natio-
      nale employee au lirvice de 'Affemblie, lui adteffe
      une puitiou pour lui reprefenlcr que le ditachement
      a'etf pas affez nombreux.
      L'AITemblbe renvole aux commilfaires-infpecteurs de
      la fall. Un de MM. le fecretaires lit une lettre de
      M. Merlin, dputm A l'Aiemnblie conflituante, et pre-
      fident du tribunal criminal du department du Nord,
      qui announce que ce tribunal eft en activity. ( On ap-
      plaudit. )
      L'Affenmhle ordonne I'infertion de cette lettre avec
      mention honorable an proc6i-verbal.
      M. Baignoux fair, ai nom du Comite de l'ordinaire
      des finances, un rapport et propose un project de
      dicret relativenmnt aux Scrtificats de rifidence A tournir
      par les rentiets pour recovoir le paiement de leuts
      S rents far I'litel-dc-ville de Paris.
      L'Affcmb!Ce ordonne l'imprcffion et l'ajournement.
      du project de d6cret A lundi.
      M. Crefiln. A la vie des nombreux et profonds di-
      crets rendus par I'Affembl&c' ationalc conflituanie pour
      ditruirejulfqu'A la pl.h Ivtcre trace de la feodalit6 il
      tfemble qp'ellei ait entirrancmit coufoummi cette deltruc-
      tion. L'on dirait fnrtaut a la lecture de fol dicret du
      I5 mars x790 concernant les droits feigneuiiaux rache-
      tables, qu'etle a embraffi ct fcruto tons les cas of le
      ragine teodal avait frappi de fon oppiellion les mal-
      leurtux cilhivateura attachCs ta uee glebe que les lei-
      gceurs avaieut ufurpse fur cu: et don't ils ne leur
      laillfclnt qu'tne culture prectire.
      Cependat& de cce lois fi partaites en apparence, il elt
      forti ds pritentions nonvelles de la part de plficurs
      ci-devant (eignturs., contre lelquelles une grande quan-
      litd de communaates dbabitans des provinces oh la
      main-morte itait ltablic, rdclament la justice ct l'autoritl
      de I'Alfeumblte rationale legilsive. e vais en expoler
      le fujet tr-s-fuccinctement, ct aprt avoir pofR l'etat de
      la q:eieion, je me boinerai A en demander le renvoi
      an Comiti feudal, pour qu'il en fa{fe con rapport ,et
      .' .;'il vnus prefente un project de d&ret propre a calmer
      t '' tuniiimiiides d'urt multitude de families victims
      d. dne i.joftice, qti centre I'ittention de vos pride-
      'crlfc r.. repple fur une contradiction on une 6quivoque
      Xicllc dans on de lears decrets.
      La main mnorte, ce fliau qui difolait la Franche-
      Coante ,comnc le Idomaine cotughble dlfolait la Bre-
      tagne, ce rafinceent de fervitude ct d'inhmhunit6 qui,
      en railou des hibiitaus du Jura, a exerc6 long-terns la
      plumc, ct excite Ics follicitudes philolophiques de
      Voltaire; la maill-morte ntait t ellc, mixte ct perfon-
      celle : ces trois cfpeces aiaient des characters abolu-
      meat Uiffieus. On ae connailfait point en Franch-a.


      (3o)

      Conite Il main-toorte lmixte; maistk r&muiou ae la
      main-tmor te ielle et de la maii-morte pertounuelle elait,
      pour aivf dire gnier;ile. Plufieurs "omumunolaute s''ei
      iraientaffraaichies par dJs traitis, mtoyennaat des dimes
      confid&rables vn grains et en vins et d'autres redevances
      ev argent. Ces talet itaient les uns auciens, les auuei
      extranenmcnt rceis A l'6poque Ajamlais memorable des
      dtcrets des 4 aott 1789 et jours fuivais qui frappe-
      rent le coloffe feodal, et ~ctblirent lit egie de la liberty
      en fupplimant toute efpece de fervitude petlbnnelle.
      CVtait le priacipe ; l'Ai'etnblie national cofltituante
      en dcveloppa les conioqunceti par fob dicret do....
      Elle abolit tiss-exprelfimenit route maini-morte rlelle ,
      perfounelle ct nmixte encoie exiflante. Par 'article V
      elde abolit encore tcus les droits, charges ct redevances
      representatives de fervitude perfonlclle.
      Par 'article IV dou tire I1, elle veut que les traits
      d"affranchiffeomet ct les redevances itablies pour rachat
      de la main-morte relle et mixte foient exicute6. En-
      forte que par la plus bifarre injurfice par Pin-
      e6nfiquence la plus extraordinaire, cenx des main-
      mortables qui n'av;ient point penfi a s'affranclir, ft
      font iroiuvisfraiacs de touted efpece de main-morles, fans
      aticuite indeniiti tandis que ceox qui s'en etaient ra-
      cletts, inme rwcemment pour des dime et redevances,
      reflent affujettis :ices dimes et redevances, et ne peuvent
      s,'en librer qa'en lcs racheiant. L'affranchiffemeut eli
      devenu par cc moyen un malbeur pour eux quuiqu'il
      ne dat y avoir aucune difference entreux et ceux qui
      tie s'itaient pas affranchis, quoiqu'eufin le figne repr6-
      fentatif et onereix de la main-morte, dat, aux terms
      des decrets du 4 aoft 1789 ere brif6 comme unjoug
      odieux que les ci-devant feigneurs n'avaient pu impofer
      fans oflefer la dignity de l'homme. Elt-ce faiblefle ?
      efl-ce retour fur foi-mnme ? eft-re difiraction de I'Affem-
      blee conflituante ? II me fuffit de montrer que c'eft une
      infuite rivoltante de la difpofition de I'article IV du
      titre II de la loi do...., fi contraltant avec article
      Fer, et c'ef centre' cette contradiction que je viens
      reclamtr. Ce font lea cris de pent-Alre deux cent nmille
      families intereffantes de cultivateurs, ripandus dans les
      dipartemens ci-devant affects de la main-morte que
      je viens vous fire entendre.
      Je fais avec quel respect religieux on doit border
      les lois faites par I'Affemblie conflituante. Perfonne
      n'en eft plus pinhtri que moi; ,mais elle-maie ne s'eft
      pas difimulh q quqquelus-unes, et celle queje di-
      nonce entire auttes, talentt fufceptibles de corrections.
      Je n'ai que faire d'intireffer vote lfnfibiliti pour vous
      convaincre de 'urgente niceffiti de la correction que
      je propose. II me ftffitde la montrer a vote m iqit
      faptsme. Et quand les dimes et redevances conflituies
      avant 1789, poor rachat de main-mnorte rielle et per-
      founelle tout i la fois,. pourraient etre lgitimies du
      moins ce ne ferait qu'cn cc qii concern la main-morte
      rclle ; mais en ce qui regarded la parties de la redevahce
      relative A la main-norte prrfonnelle elte ne pourrait
      fubfificr, puifque tout droil reprfeintalif de etlefervitude
      eft textuellcmenat fipprine fans indemnit&. Je demanded
      done la revocation ab.olue, de I'article IV du titre II
      de la loi do.... Je dimande la fuppreffion entire de
      tons drbits et redevances representatives de la main-
      morte rielle et perfonnelle ct mixte, fans indemnity ,
      come cette fuppreffion a tki prononcie de ces trois
      efpeces de main-morte dans lesa lieux 6h elles Ataient
      encore exiRautes en nature a I'ipoque du 4 arott 1789.
      Je demand que cette fupprtdflon ait lieu par quelques
      titres que ces droits dimes et redevances aient ctC
      e'ablis ct conftitu6s par les communaute d'habitans ou
      par lIs particuliers, envers Icurs ci -devant fei-
      ineurs. Vous ne voudrez pas qu'il exifle de nombreux
      Frautais encore charges des chaines de la fiodalit ,
      encore ttibutaires de leurs anciens tyrans. C'ell de la
      nation, c'eft de vous et non pas de ces tyrains qu'ils
      doivent ct qu'ils veulent tenir le compliment de leur
      libertC.
      M. le prefidpnt announce que madame Aelders, Ihol-
      landaife ade naiffance, franuaife d'adoption, fait hom-
      mage ai 'AffemblCe d'tine traduction qu'elle a aite en
      langue hollandaife de la declaration de M. Cond6rcet.
      ( On applaudit. )
      M.... II y a dji long-tems qu'on preffe le Comitn
      de legislation de vous prelinter un project de loi fur la
      maniere de conflater les naiffances, marriages et dci ,
      ce project n'arrive jamais, et cependant lobjet en eft
      tris-urgent.Je demand que pour tout d lai, le Comith
      vous faife bfn tapport fous trois jours.
      M...... Le Cormite eo furcharge d'occupations. Les
      menbres paffent jufqu'i onze heuresa lear travail. II
      eft impoffible, que dans trois jours on vous fiffe un
      rapport fur une maticre qui exige tant de r flexion.
      IM. Ramoud. Je crois que fi I'Affemblie voulait or-
      doinner.au Comnit de divifer fon travail, ct de luo
      prefentcr fucceffiveneant un project de decret fur chacune
      Sds parties qui le compofent, le Comit6 ferait plus A
      potce de fatiifaire A 'impatience de 'Affeiiblic.
      M. Labergerie. Le ComihC de Ikgiflation a &t6 6tabli
      pour volis pre(fnier nn travail g6noral tur les lois cviles
      et crininelles; cependant vous lui renvoyez chaque jour
      tout ce qni a rapport A la conflitution. 11ne pent fuffire
      a tant d'occupations. Comuicil eft comnpof de 48 mem-
      bres, je demand que vous le divifiez tn deux grades
      fcctioau dc 24 membres chacune, don't l'une s'occupera
      ecicufivement de la lagiflation civil et criminelle ; t
      l'atre des objets journaliers que I'Affemblie renvoie au
      Comit ; fatra que le travail de ces 24 derniers mcm-
      bres ait befofa d'etre foumis au jugement des 48.
      Cotte proposition It d4crittie.


      i
      'Q i ,~..


      I


      li I :



      MA. le firifidet. L'o dre du joiar unene Is direulfoa
      fur la queldio, de lavuir l lles d&trcts rclatifs au com.
      pliment de I'organiilftion de la haute cuur national
      ferout flounmi [ la tanction du roi.
      M..... L'Affentbl tine peut ovriir la difcaflodu fir
      une quellion don't la solutionn te lui appattieut pas. La
      coluiitution u'a point pronuoncC d'exemption en faveur
      des dCi'cts thr Il haute cour national ; aitfi iil duivent
      y ite fuijets. Decider Ie contraire, c'efl fire un article
      Sconflitutionnel, c'eft porter atteinte a la constitution.
      M. Lacipede. Je parlerai fur cette quueion, lorfque
      mon tour pour la parole arrive. EL attendant, je rppou-
      drai au preopinant, que je ne crois pas qu'il y ait dals
      ccitt Aff(eblle un luembre qui veuille propolfr as
      article edoflitationael, et Iar confilueut couni la coat-
      tiution.
      M. Coution. L'Affembhie, fur ma proportion, a con-
      fervk la liftledes membres infcrits pour la parole.Je fuis
      Ie premier inflict : je demand A itre tntendu.
      M. Ddmas-, au nora du Comit de igi/latioan. La
      queflion que vous allez examiner ccltc de lavoir fi les
      .derets relatifs a la composition de la hluie cour na-
      tionale, doivent dtre lanctiounn a patu a votne
      Comith etre one quellion conllitutionnelle et fots cc
      rapport, ne pouvoir &tra agitee que pour tire ecarlC e
      par lu question prialable. Nons ne fornmes point pou-
      voir couflituant: ious les ponvoirs publics ifop orga-
      nif(s. Le people nous a envoys pour defendre la cont-
      titution, et nous ferions parjures, fi nous lions y
      ajouter aucun article. La quellion fe rdduit a des
      termed fimples. Le principle trace par la conlitution eft
      que tous lea dictets du corps ligiflatif font foumis A la
      faction du roi qui exerce ce-droit au noma du people.
      Qlielques exceptions font fites i cette regle ginrale;,
      favoir, les aces relatifs a la refponfabiliti des minif-
      tres et les acts d'aciefation, dans lei cas' oi ils font
      divolus as corps ligillatlfs ces exceptions-l font Its
      feules. De-la une premiere r6ponfe; tout ce qui n'eft
      pas except, eft comprise dans la retge ginerale: ainfi
      lea riglemens relatifs A la haute cour doivn.t etre
      fauctionnes. Vons avea Ic droit, a-t-on dit, de porter
      les d&rcts d'accufatiot ind6pendammeut du coufen-
      ment du roi. Vous devez done avoir auffi celui de
      itettre la haute cour en activity fans affijenir vos rgle-
      mens a cet Igard A la function. Votre Comit6 a dUja r-,
      pondu A cette objection.
      Les acts d'accufaiion la pouifuite des mianiirea,
      ne font pas des lois, et font conriquenmmet par leur.
      nature mmemaffranchies de la faction. Dansales rigle-.
      mens que peut fair le corps igiflatif relativement A
      la haute.cour national, il exercele pouvoir ligiflatif,
      et ii ne peut l'exercer qu'avec le contours du ro ;
      da3s lea actes d'accufaton a contaire it xerce le
      pouvoir judiciaire Its functions de jur6, et ii en a,
      reru la diligatin fans le contours du roi; cesymi
      voirs font regis par des lois diffiretes. l lls difrein
      par leur nature, ct I'on ne peut rien couclure de I'un
      fur I'exercice de I'autre. On me dit que fi ces regle-
      nlens ataieut fujets A la function, it pourrait 6are im-
      poffible aucorps Iegiflatif demettre la haute court natio-
      nale en activite,et qu'alors les crimes d'Etat refteraieot
      impunis. Ma reponlfe ll que cette observation pourrait
      &re appliquee a routes les inflitutions don't la confli-,
      tuiOtti nc contitet que lea priucipea, teltes que I'kta-
      bliffement des fecours publics, de I'Iducalion natio-
      nale, des contributions. Or, perfonne n'a encore dit
      que les r6glemens relatifs csa objets, duffent ete
      exempts de la faction. go. La coftituoion et la loi du
      65 mai renfermeilt tout ce qui ell indifpenfable pour la
      formation de la haute cour national; ct comme elle
      peut agir indipendamnment des articles explicatifs que
      vous avez d~crtis il ne a'enfuit pas que ces nimrs e
      articles purement reglNmentaires foiunt une conle-
      quence neceffaire du dicret d'accuiftion. Sil y a on
      vide dans la conflitution i ne peut tre rempli par
      une dkcifi6n do corps., ICgilalif feail, parce qu'il n'cf
      pas le feul rcprfentanit du peule ; parc qu'il na pas
      le pouvoir cunflituant. D'aillcrs quandd mrme cce
      teglemens feraient ticetffaires, quand mmree c ioi leur
      refulerait fa fanction, les crimes d'Etat n'cn feraient
      pas moins putlis its le feraiiet par les tritunaux ordi-
      natres.
      Nous ne pouvons terminer ces obfervations fans
      appuyer fur les inconvknicns mmne du lyfline qui
      exempterait de la faction les riglemens Iur Iordre
      judiciaire A observer duns la haute-cour national. 11
      rtfislhrait de cc fyflitm que le corps I1giflatif ferait
      accufateur t juge; car c'efl Are juge que de rcgler i
      volonti la hiaisch do tribunal. Il pourrait el vcuit
      ai lire lui-mine les juges, A fire du tribunal natio-
      nal une commiflIoil a fair revivre pcut-etre cene
      maxime barbare qu'il ne faut pas de preuve poor les
      grands crimes. Les pafllions, tle versus mime don't Ia
      lev&rite eft fouvent plus dangrecue encore, pourraient
      porter le corps 16giflatif a4culaietur d'un grand clime
      A itablir des former telles que routes lJ prevention
      feraieut centre l'innocence. La libert- ct la jiftice
      s'indignent de toumes les conflquences poffibles d'un
      paril fyfl)me. Je vous propose done at nom du
      Comit de legiflation, de decider qi'il n'y a pas lieu
      A delibbrer. ya
      M. Coethon. Je ne fois pas incrit fur la inobrcufe
      life des orateurs, qui doivent parler for ccete cfle
      tion; rtais come c'elt moi qui ai cmpech de la
      dcider fans examen ct qui en ai daermiac .I'ajournc-
      ment, je prie 'Affe.mblic de me ptermnett de dive-
      lopper mrs observations.
      'Affemblic decide que M. Couthon ftacentendo.











      M. CouthoA. Vaous avt renvoy, A vote Comsrie de
      1, jilalion l'exatren de la queRion de favor ii lea dierets
      re atif a 'orgsailiation de Ia h aute cour inatioualc doi-
      vent itre folmius a la auction. Un rapport vorus a tii
      faith au noim de ce Com6it, ct on volts a dit que tous
      tel meinbres qui avaient afille i l a dilcullion, iegletnelnt
      pin6tter d'au faint iefpect pour la coullitution, ont
      ertr iqf e I fasctionsu Itit tecet'arc. Mot premicti
      no uveloent fut de om'ilevcr contre ce ylme maisls It
      teais tie m'ayant penis de pt rfienter que ds idiues ge-
      nraltes, j fentis tl befoin de leur dou"er deplus longs
      d6vvlopptm'c"s.
      i'lourilement qua vous ivtr pronounc m'a donnuj
      le ses de me convaitcre de plus ell plus de l'im-
      moralith d6 e e fyflme pui(q'il tend a ktablir tons
      le pouvoirs daus lei lmaius d'un feul hou* me. De routes
      les propofitos qui auraieut pu ere faites, il me para;it
      la plus dangereufe, la plus attentatoire aux dr0ios do
      people et la plus favorable au defpotifine. (11 i'eleve
      des applaudiffemens daus I'Alfemblc el dans les tri-
      bones.)
      La formality de la function dit. le. Comit6 eft ne
      formualit& de droit, et dan la regle gii6rale tons le act es
      du corps IBgiflatifdoivent y tre affiietis. Que l'on pal-
      coure touic la conflitution ,'ajoutt-iil, on ne volt pas
      que les dcrets relaifs i la haute court national foitui
      ctceptis dc la regle gkerate done its y font coin-
      ptis. Ce raiobnnement purement maitriel efl littijale-
      nent exacedans if premiere parties mais it rentfeme
      dans la feeconde une errear qu'il imiporte de reliever.
      Je crois que dans la regle ordinaire et conflitution-
      siellsmeut parlant, tous les dicrets du corps lkgiflitif
      font fumis la f.ncltion; mais je nie que ceux qui
      donnent le mnouvement a la couiffitutiou n'cn foient
      pas exempr;-,s le font par la nature dos chores et
      par la coliitution elle-meme. Mais j'ai pout-etre tort
      d'entrer danis clte diluflioln gs dtrle d'apres les prin-
      cipes qu'on a affect de iepauldt iefr la fanetion. Je
      nme boineri A dilcuter la qlefltion particuliere dorit
      it 'agir. Jo refpecte la confitution et les autoriris conf-
      tituies, etja fuis bien aife detronver cette occafiot de
      dire que rian au monde ne nm'eu arracls le Ifement
      de la maintenir fi ma confidence l'ame de mes opi-
      I ions ne me I'fit initir4.
      SQ Le fait le corps Iggiflatif quand il dcreto I'activiie
      de Ja haute court national, quand it piefcrit le regles
      fur les difpolitions de detail de o(il orgmiriatiun ? il ne
      fait autre chofe que donner do actionn a un corps crCe par
      la conflitution, qu'cx&cuter a confttution en donnant du
      m Iouvemeniit a ue i0niitutioni qu'ell a d-clarke indkpen-
      dante du pouvoir excutif. N'eft-il pas evident, qu'en
      affujcttilfant laformalitk de la lainction ces dilpofitions
      de dktail, vouscompromettez de la maniere plus dange-
      reufe I'execution de la conftitution siimee que vous ac-
      cordet au roi le droit que la conflitutiou lui rtefluf, d'fm-
      prThor I'xecutioln et la fuite des d&ctets d'accufation, dc
      S di iger 4 aon gri lI march de la haute cour national,
      qui doit tire indkpendaite de fon action ? Or s'il pcut
      S aretcr lansarclie du tribunal,, il peut par cela m so
      faire griAe i ceux qui tenteit dercenverfer la cif-
      titution, par des moyens de fang, ct la coltre-rivolu-
      S ion dans ce fyflmeo immoral d'irmunilte feiait evidern-
      ment miife dans les mains du, roi ; ein 'n mot, vous
      trahiriez tle erment que vous avez fait de ne porter
      S aucune atteinte i llaconftitution.
      On dit que ce d&cret d'accifation feal determine
      l'cctiviti de la haute cour national, et que par confe-
      quent e fel it doit utre exempt de la factiiont. Ma
      r7ponfe efn fimple: las skglemnis d'organilation de la
      liaute court national ntant niceffairqs a fobt activite, fant
      line coilftqucnce da 4 cret d'.lccuftitao. Ce dkcret efl
      la caufe, les Isglemens font I'effet : or tll-il raifowlnable
      de priteudre que la contlequ(uice foir foumife a otne
      condition A laqIuelle oe tesait pas ftmnis le principe ,
      S et que uqjiand li cotiliitntion a voult que la chofe tcle-
      i mine fit indipendaiitc di pouvoir royal, elle ail
      livre a ton iLnflucnce lea moyens d'exicution indi-
      penfables.
      Dais articlee XXIII du chapitre V de la connlitu-
      tiod, il ell dit que la hate court natiotiale ntie fe af-
      femblera que fur unte convocation du corps lIgiflatif.
      'Reinarqucz cette attention de I'acte conlliiutionnel de
      defigner exclifivement le corps lP'iflatif; pourquo"i ?
      C'elt pour eviter toute&iffcul6e pour que let preteull
      S iions du roi a line influence quelcoinque fur cc tribunal
      ie pnilient jamais avoir lieu. Nc ferair-ilipas abfrde
      de foumettre ai Iafiiction les pourfuites diicigkes centre
      i'u-miie dans la perlbune de es aagens ? Si vwus pron-
      viez quie cete monltrnofitki exille dans la conflitution,
      vous forceriez le peuule franais a matdir la rbvolu-
      iion, qui n'anrait briif qu'eu apparence (fi clhaies ,
      qui ne lui aurait fait goater l 1 douceurs de la l lberi
      S que pour lui fair mieux ientir lea cruautks de la
      tyrannic.
      M. Bigot-Priaunonu. Je vois dans cette pattie de la
      contllitution tonimne dans toutes les autres, que les
      principes font ktablis, tmais que Ied articles reglemcn-
      taires font abandonnis au jiigement de 1'expirience. On
      y volt, par example qe'il n'y a qu'ua feul tribunal
      Sdo calration dans le royaume ; mais on ny trouve
      S aucun article fur la formation de ce tribunal ; ainfi elle
      lie tenfetme que Ic principle de I'iulituionui des jures;
      nais it i'el aucunte parties de I'ordre jidiciaire dout
      )i la compofliion ait tik except&e de la nature des difpo-
      fition reglementaircs qui font fujeltes a la fanctiun.
      Auait-on oubli6'1qu'il a kt reconnu par Ie corps conf-
      tituant lui-n8me quo ccs reglmcns doivesit .tre fo.i-
      mis A la fanition ptifque les ayint d'abord d&crCtks
      commeconltiituionnes, ilt les a a puis exclus formdl-
      (I


      ,,nent de la confltution ? Ainfi Ia qUellion etl decir
      tlde par 'AlfesiblIe conflituante lle-mimne. S'agit'il
      dune inelrprstilion de la conutitution ? Je dirai qtie
      le corps lIgiflatif u'eft pas Ie oul garienr de la conlti-
      ttio naini qu'clic el'aull confite A la garden do roi.
      Coniunent a-to-u pu crolre i une diftiucion inmpollible
      cu elle-nire, et qui ferait une force d'ainrcltie ?
      Vos ine devez pas decIder que la nation feta rcprk-
      feut&e par vous luls, quand la conflitulion lui done
      un autre reprfisntani. ( II s'elete des murmures. )
      -ua. Je demand fi nods fomises envoyCs par
      les departemens pour ctre foumi.s aux hues des til-
      butles.
      M...... Je demand, M. le prifident, que vous
      douniez des ordres pour fire evacucr les tribunes ; i
      ells It pernmetent des marques d'imoprtbatiou.
      M. Bigot. 11 s'agit d'une queflion de divifiin de pou-
      vois ; il eft pofible que I'on prenne par induction tin
      droit qu'nn autre i'a pass nmais prendre un drqit
      qu'un autre a, c'eft u e uofurpatiosn. Ccux-qui veulenit
      que les riglenens de la bl;uie-cour national ne foient
      pas founis aux fortunes confitntioisnelles, ne violent-ils
      pas le droit des accufeis; qui toI doivent etre fouMis
      a un jugement egil a I'ataoriti des mames lois ? La
      justice qtii frappe un home defarmi doit atre dirig&c
      par des regles invariables et ind6pendautes des circonf-
      tances. Le confpirateur lui-m6ime a drojt a n'Are pas
      jugk par des regles qui dpoendraicnt uniqueiuent dc la
      volonts de foI acculateur.
      J'appuie done la queflion prealable propofke par le
      Comitd de Idgifiaion.
      M. Lecointre-Pu)raveau. Le corps legiflatif a le droit
      inon-feulement d'acculer maies de ourfuiwre, indipen-
      damment de la fiction du roi !cs crimiiuels d'Etat.
      Or li le roi pouvait refufer t faanction auxt riglemens
      Fur la haute court national, il exercerait one influence
      fiGon fir I'accufation, au moins frt la pourfuite de
      'accufation. II faut done, d'apris la coufltftion meime,
      que ces reglemens ne foicnt pas foun:is ii Ja function.
      A qnoi fervirait en effect que les decrets d'accufation
      eu fuifent exempts l le roi ; par nn laconique veto ,
      pouvait emp&cher les juges de protonccer ? Les
      accufes feraieni-ils r.doits a attendre qi une troifieme
      legislature efit mis fon voeux ? C. aces de rigueur
      peuvent-ils ette prolongs par la voldnor incertaine
      d'un feel home ? Depuis quad a-t-ou pi appeler
      dangereufe f'iuflaence des d&crete du corps lCgillalif?
      En admettaut qu'il y eiet use influence de la part de
      celui qui aurait le droit de fire ces rigleitens, laquelle
      fersnt plus redoitable, celle de I'Affemblie national
      ou cdle du roi ? Je demande, come M. Couthon,
      queles dcrets relatifsa la compofition de la haute cour
      national no foienit pas iobnis A la function.
      M. Nwier. La quellion fur laquelle I'Affemble
      natinale va pronoiicer, n te me femble pas devoir pre-
      (eiter le plus leger donte a ceux qui ont htudie avec
      quelque attention la atutse oi;ls pouvuisl dilegues au
      corps Igiflatif..
      Je ne trpe erai point ce qii a dtji tC dit, que la
      coutttitauion veut que tous leo diecros reidas par le
      corps lgiflatif pour qu'ils aicnt .e caractere et la
      force de lois foielut revtus de la fanctioin; qu'a ce
      grand pilncipe conftitutionnel, ii n'a eti admits qit'ui
      petit nombre d'exceptious bien tnotivees, biun pricifes ;
      et que cl dteret defllina completter I'ogganifation de
      ta haute-cout national te fe trove point daus ces
      exceptions; Ces obfeivations doivent officee A tous ccux
      quii ne cherchent que la verit ,, ct .qubni *fprit de
      privenatior et d'inuquiiude ne pouffe pas a depaffer la
      ligne qne la conftitbtion a tracee. N'oublions pas que
      Ii l'efclvage et la honte font en dera de cette ligue
      au-deli I'anirchie nous attend', et. tous les snaux
      qu'titc etiraine A fa fisite.
      Lorfquie la conflitution S'eft exprimee d'une nmaniere
      fi pofitiv quels font doue ole prisextes dout oul
      colored infriltion qu'on p opole. Oln nous dit,:
      is La conliitution, a affranchi de la function lea de-
      crets relaifs la refponfabilitk des minifires et les
      decrets portant accusation ; la conllitrtion a inflitue la
      hante-cour national pour prnonocer fur ces dicrets a
      done l'eabliffemuent de la haute-cour n'efl qu'uno con-
      f6quence des accouations ; done lIs derets rendus
      pout organizer cet 6tabliffement ne font pas fujets A
      la faction. s,
      II eft a cetre objection une rkponfe facile et julRe.
      D'Lbord, c'cft one erreur de -prbtenerd queT ti 6blif-
      fement de la haute cour nc foit qu'une confiiqletincc
      don't le dicret d'accufauion cft le plincipe. La haute
      court cio bien convoqitec A I'accatfion du dkeict d'accu-
      fation; mais fon infiitotion eft aontiricure A ce dkect ;
      fa compofiiion, les forrmes de fun eiifnece fonit rCgl[es
      avant lsaccufation ; elles on foiUsenteiirement ind4pen-
      dantes. L'eabliffemeilt exifle ; le dcret d'accufation le
      mei en movement. II efi l moteur, mais non pas le
      crat"teor, non pas It psincipe.
      Enflite les dCcrers td'acaneallion, sinfi que ceux fir la
      refponfabilitC des minittres, n'oc l ien de common
      avec les dkcr:ct qui rrgliet a compofition de la haute
      court national. Ces dkcrcts, d'une nature tsute diffi-
      rente; font reudus par des pouvoirs different. Q,,and
      I'Affmcblie national a ddcitE les articles fur la haute
      cour elle a orgauif on tribunal ele a faith un acte
      de lsgillation elle a exerct le pouvoir legiflatii. An
      contraire, lorfque I'Aff'mbtie national proonnce for
      'a relponfabilite des uinintres, ou rend des decret's
      d'acculatiou etie exerce une portion do pouvoir judi-
      ciaire; elle faith functions de jurCs, et non plus founc-
      tions -1giflativca. Les diqcetsg qu'clle porter dans ces


      e;rcouftanees n ifont psa fujeos a It faihcitoni t" it
      qu'a etel 4ard ,elle a rcna de Ia conflittion unrt i*
      gallon que i roi ne pat1ag point, utspin'l pk uiid
      puilfance i tandis qu'cn tnattiere de ligillatiin ( a It
      ception des cas qii, lui fot noiniastivett rnt llir elvis'sl
      fl puilfauce, an lire d'etre entire, eli combine aVCu
      coll du rui, et tcnmprtie par ile. .
      Selait i quclqu'Nu qui portin l'Pgaremeort jufqiu' ,,
      prktendre .que le dicret qule n vo -vous rr iITur I'
      haute cour n'eft pas purement fgitllif, qu'il fi leve ,
      atin que l'Affenblec eritieu le dioiente. Ce dic~ t, cui
      cfict, Ine co raict autre cllofe quo del ddipofliionui rFi
      glientlltaires fur la compofitiosn d'Wn tribunal. Celt a
      pol c'el done un dicret ligi(latift et dds lbts ii doit
      ctre port A la fanctionn fans quoi.la confitution fct '
      violCe.
      On a fait une fecotde objection. i, Lt confitutIotin
      a-t-out dit a ordonni i'utibliffement de la haute court
      national. En confequence., on doit tenir pour certain
      qu'elle a voulu fouflrire A la fanctionu is deirets tela-
      atfs A foor ganifaion; ar 'autrenhent learoi par fon
      veto ferait le naitre de s'oppofer. A lexillence dt ec trc i I
      b"nal, garden dels libetie publiijue?
      Cece objection 0ll fpt.ireure I; ll ddoil plale iurtourt a
      pa ce qu'elletdl infpiire, par un fentinicie lovable, tl
      craitte de voir Ie fait du people cjinpromuis. Mais el-
      elle jufne?
      J'obfeive en premier lieu a ceux qui la font ;.qu'is
      font forces d'avouer que la conalitution ne o 'alt pas
      littiralement expliquee en leur favcur, et qute piur
      fire triomplier leui- fyfitne ils fisnt rCduhaii prfru-.
      mer, dans lfacte coilltituonne une dilpa'loiou qui
      n'y fti pas. : .
      Or, je ledemandeai tons lcs mermbres du cotps Igiflih-
      tif nous elt-il pernis d'adtmeltre une lupI.olision de
      cc genre? nous ell-il pertoi de fupplkler ce qui u'tit
      pas tcrit ? Avons-uous resi la mniltion de completter
      I'acte conflitutionnel et de rkparer ion filence ?
      Et quelles font, Meffieurs ls conifcqueinces dlu
      fyfl8tne qu'on ofe nous prefeinterii Telle dJifilfitiot l
      elt dans l'cfpit de la constitution ; ii eft scai qdille'
      n'y ell pas ecrite ; mais n'inporte nous la jui ous
      inecffaire nous devons I'y fuppofer, et die's lois di-
      creter fans function. ~ Si trn tel priincipe pouvait S'i;stn
      trodluire dans le corps lIgill tif, ne volt-on pas qua
      I'inflaut mae i il fe revikira;iwtdu pouviir conflituant "
      Ne voit-on pas que ricn n'etxht plus vague et plus
      illimitl que les inductions qu'ou, pent tirer de 'e('prit
      de f'acte conflitutionnel, i nu'y aurait plus de term
      aux entreptifes fur la confittition et que dans petl
      d'annies- notre gouvetnement pourtait sire chang eC
      la liberty compromise on tout A' fait perdue?
      Toutes fois on ne nianquera pas d'inrfifei: on dira
      que la coillitution ayant ordonbi uun tabliffeeent Id
      veto du roi ne peut pas euipecher l xiftence de cct
      etablilfement.
      Sans doute un tabliffement ordonna par I'acte codifti*
      tutionnel, ne peut pas atre eimpclih par le veto du roi.
      Ainf le toi.ruepeut pa,.etaaplcheit que le tribunal de
      caffa4tio exifle que les juiss foien s kabliYs, qu'il y ait
      des adininiflratious de depattemenus ct de diflticts. Mais
      la cotfittution u'ayant pas d&termuin les fonues flus
      Icfquelles ts diffdrcates branches de notre tyflme ufcial ,
      exilteraient, elle a confiquemmnent lailff an pouvoir
      legillftif le fuin- de riglcr'cei frtnes, de les modifier
      ftlon que les reflulats de I'expeieince e cominmande-
      raient. Or, le pouvoir lUginatif cuifik a V'A(lembleid
      nationjale nee peut-etre exerc par tile, qu'avec I li te-
      tion (iu roi. I! s'el fruit done qiie toltes eCk lois regle
      mrnntaires one niccifailement bcldins pour leur formation
      do conftntement reuni des reprfblenans elis rt du t1erbi'
      feotant hitediiaire; et c eft ainfi qu'on nd fera pas dare.
      fans doute qe le tqu lqu tles Affctblles usatior
      nales rendront fur les tribtinansu, les jur s, on les corps
      adminiflratifs, fetont exempts de. la fnatction.
      Poutquoi done el fer.itail ;,tiltIsr.nme pout la thate'R.C
      court national ?(C'c autfiu n ilablilf,.ar nt po1liqtijuP '
      don't la conflitution', it eft vrni, a I~nsonnet I'r 4l-
      tence ; m-ais dout elle a laiffe ia poUvJ.r .ligl tit a
      ordonner la compoititon, contme de tou. Is ad'trs. l.u
      conflitution n'a point faith. d'esception pour la hautd
      court, elle u'a point dit qu'a I'Affimblee national feuld
      appartiendrail le foin de I'organifer fats le concours de
      la faction. Elle ie l'a point dit, t, je l'ixtlrle,
      Muffieurs, elle n'a pas dfi le dire ; car yant rtendu l
      corps lgiflalif acculateur il eot eie anonfruneux qu
      Laccufateur eiut eu I pouvoir d'organifer a fon gr6 I f
      tribunal juge' de I'accufation. Lds iticonvnienas qui
      feraient r&fultes d'une fi rtrange confuflon de pouvoirs
      et pour la liberty publique ct pour la liberty indivi-'
      duelle, ont sk parfaitemnent dtivloppks par un des vos
      oratetrs. Quiconque n'en a pas esi frappe, 11'a pas 1i
      fcntiment de la vraie liberty.
      Mais quoi! s'kcrieront encore les pardtilus du fy)limn
      que je combats; eft-ilIdunc puhibli que la iconnlitusl'in
      air eompromis la liberty national s ce point, *1 ,lioinar
      an pouvoir exucetif, on pluttot A es miuiflrc., h ficul
      de paralyfer par le veto, Iacliviti du tribunal denfin6.,
      punir leurs attentats ? r
      Je l'avouerai : fi la lo du 1 ma5 reitatlive i Iorga-
      nilation de la haaut-cour n'cxif(ait pas, Ic Ifant public ,,
      ferait fortement compromise car le roi en apl.ofinc ,
      luccecfivermeot foon veto a tus les disrets que nloun
      poutnions I li pril(nter fur cete orgAnit'tioi pounrtait
      arrser fans ceffe le course de la jutlice iationilrel. Mais
      fuffions-nous dans celle poflhiosn difficife, je nu'hiitcrai
      point A te dite, parce que mon terminttnee le pref-
      crit, nons i'cri aurions pas davantage le dtoit d'orga-
      nifer la haste-cour fans la function da roti. Agir autre-
      mcnt, ce ferait cexcder les bones de noire pouvoir ,


      i
      I1

      t
      ^


      r~



      Yr


      5;





      *1.

      e Irt nouit vl revtir do pouvoir eoniitcuant, ce ferait
      tefitu iius rendie parjnres. Qdelle ferait done alors la
      rc(Cottce de la nation ? Je t'ignore, et je se veux pas
      mfnruce la prIvoir. Sans doute le roi c o'oublierait pas
      qbe la nation eft foiveraine ; qe lolrfq1 e f,"n vosu fe
      prioonce, il doit obeir c je jette un voile fur tout le
      ,t le.
      'Maia henrcufertnent nous ne fommes point expofes i
      des ecotjotctures Ii difficiles et fi dfatilreuifee. La loi
      relative a la fl mation de la haute-cour cxile; t quel-
      i qu'incomplette qu'elle Ioit ,lors mmne que (e aoi re-
      S poullciiti par un veto les articles additio~t.etls que nous
      S/ venois de dicrCter, la hante-cour pourrait encore ri-
      pondie a l'atteute de la nation, et itnpirer une lfalu-
      taire. tereur ais eunemis de: la liberty. Sa marche il
      elft vrai, ferait peut-etre plus embarralfe plus iucer-
      ltane et plus lnte; mais ii eti inconteflable; ei je t'ea
      vetu pour preuve que la lecture des articles additiou-
      anls, it.ef incontettable que dans le moment actual
      S et falst es articles, la liatei-cour pent s'organifer,
      infiruire.les accufations. prononcees et jger. Le fsul
      Sobjet qui fTmblerait devoir faire iialtre quelques diffi-
      -sultis, enLe flence de li lot du 15 maai fur li nomi-
      haidnon d'i i gretfier. Mais tet obtRacle'ferait nul, cai
      6in fai bien qui'un tribunal ne pent pas agir fans gref-
      Se .fir, et que.torfqu'il n'cu a pas le droit commuon au-
      torite lts judges a en conmmettre irn.
      AinS que Iapprehenfinn du vti ne vous faffe pas
      'viuie [I conRitction. Qland bien meme le toi ne
      frnlltiiinm.li. pas inotre decret,il ie pouirait pas arrei
      ter lecouis des operations de la haute court natiottale;
      cela ftii dAit inous raifurcr, poifqne teo l feul.prouve.
      Squ'l n'l auciai iutieit a refulcr Ion confentement au
      decree que nous avoas rendu. Si nous adoptions at
      c! .ri ilce-lrfyUllie e nos adverfaires, un danger bien
      ylus inmitient metnacerait la chofe publique. Je fup-
      Spoe que I'AiT:mblie gardieune de'la constitution,
      p rgpne de'la volonti natiouale, piriende que fLiar vioter
      la tZotnfttiou tcle ine peut pas liver an wlto du roi le
      d c i~t dchiun A complettcr l'organifation de la haute
      S e tu ;'Let tqu'en confequcnte elle dicrte qu'il ue fera
      pa:' !ct .t la fanclion ; le roi, de fon c6t ne pett-
      il lpas dire: Et moi n t ai, je jfiis garden de Ja confli-
      tltion ; et moi autli je fuis I'organe de la volntiei du
      pCcuple. Je lfutlcus qte ce dicret doit htre foumis i ma
      fan-ction :-en voulant I'y louflraire, vous violet la
      i coDflitantioo ; je vous declare cn confiquence qe je
      nie ie tfeai point executed. QCiel fera n e ifultat d'une
      lutte de cclte nature ? -Quli proonncera ontre i'Affim.
      blce national ct le roi P Je fais bien que le people fcutl
      a-le droit de prioonoer. Mais dans ce cas imprivu par
      S la confiitAtion, quels moyens avez-vous d'interroger la
      v' .,voloute du people ? Quel peril mime dans le mouve-
      ".. :,, m-.pt n'ctffaire pour la fare matileller?
      Gardtrsw-noos de nous mettre dans une pofiotin fi
      harardeufe it qui pourrait ebranler jufques dans fe,
      foudcnseus note oldre politique. It n'y aurait que le
      grand inirit de la liberti national de l'egalit, qui
      pourrait nous determiner a nous y placer. Mais ici,
      ni la libeite, ni les droits pricicox qu'elle nous affore
      ne blout ompromis. En envoyaDt note d&crt la (anc-
      lion, noes prtvienitons des divisions fuunftes, et nous
      S retcrons fidelles' a notre ferhn~nt. Nos ennetis onit
      I'cil attentif A la dicifion que nous allows porter. Fou-
      ler anx pieds les pritcipes, cc ferait leur donner une,
      grande victoire. Elie pent hire renverlee, diraieut-ilt,
      ceete coutlitittion (pulf:ue ia',ffeblek nation le ell,-
      mime ea prtpare la ruieue. Nut leur Effrrue efpsi-
      rance fcra dciue. Ceux mine qui noos propolaienti
      une emciire incontfitutionnelle, reveous de leu erreur,
      'et comime nouti vrais anis de la patrie coruiue nous
      convaiucis que fur la conftitutiou feule sepolent le
      osihelur et la liberri des Fiancais, fe reuniront a lnous
      pour taie ditparahre ul fynen fyle quti a jte 'alartne
      danse le ccenr de tous Is bons citoyens.
      SJ'tppuie done In qieflion prealable propofee par le
      Cdmiti; mais je dcmandie qie les articles 4 5 et 8 q:pe
      lOtis avonis di.-rt(a ct qui tie cuncirneut que Its grainds
      ptocutateurs. Icalrn liltsd du re(te du .dtcret qui lera
      porter n la fanceion. Ces articles fint ,elatifs a deux
      anmmbe- d& I'Afficnbie, aux relations qu'is doivwint
      cotflervr ave cllte ec. It elt evident que cc font des
      dilpofitions de pure police, ct la conflitution difpenfe
      de les piciiter i la fla action.
      ( La file demnain. )
      N. B. La d;fcuflion prolonged jufqu'a Il fin de la
      fiauce par MM. Vergniaud, Goujon, Lacepede,
      Voifin a ti ajourane A lundi.


      ACADEaMIE ROYALE DE MUSIQOUE.
      L'QPERA. d'Ediif d T/ieles, donnd vendredi, 3o
      d'tceimbire, urt ce theatre, a obtetn tn tfiiCes cornplkt.
      '1" .u e ne erns qu'uret course analyfe d'un fnjtt aufli
      S c-Atnnou de t out e monde, et qui a cit trait par
      Voltaire fur le ihcltre tragiquc. L'auteur di, poelBie


      (32)

      lyiquet a hcare tous lee ppifodes, t elt t'ef de 'dipe
      e Sopiocle qia'il a'clt te plus rappiochl. Le premier
      acte nle contieit qie les voeux du people de Thebes,
      frappF de la pefle, tour sere dblivrb de cc fliau ; et
      un oracle d'Apollou qii commander de iccheocl er
      laalfiati de Layus. Au second acte ce people, qui
      u'a encore qie 'efpitance detre dtlivri d fets malux,
      le livre A la ljoie, t v'on pet etre un pen furpris, de
      voir nn billet au milieu d'aue place publiqtue, rein-
      pliu nagueresi de pellhfris. Un untie oracle, prononch
      par ie grand piete declare (Edipe l'aff.fii. Un
      tinoin gard: en priloa confirm cc fait fi Ltoluantn
      pour tout le mode et pour (Edipe lul-mnlie. -Au
      troifieme acte, le roi prit A s'exiler voloniait ent,
      aporendqie celui qu'il avait cru fon pere, qie Po-
      lybe fel mort. 11 cherche a counn.are le fecret de (a
      taiflance; ct commne dais Soplnoclele coufilient de
      Layus interpelle par celui de Polybe, roi de Co-
      rimthe, declare qu'C(Eipe, livr par lsi jadis Icart
      fur le nmout Cithieron, ed (its de Jocafte et de Layus ;
      iinfi" ce nmal)heuoru prinsee a tu( Ibn pere. et ipoufe
      fa mere. A cetie'aftteiie uooivelle (E lipe fe dt6ble,
      et 'ophia finit par un battet de fillies qui tourentieunt
      (dipe it Jocafte et pat l'inceaitle.de leur palais.
      La maiche de l'acti3n ell inygale dans cet outrage:
      trop lente du premier au second acte, elle eft top
      ~pi'clit&e vers la fin. On y trouve anfli ph.fieurs in-
      convenances, et le flyle n's pas paru piopre a rachcter
      ces difauts; mais la rapidilt de plufieurs fcenes et le
      vif intrtt attach au fujet les ont fait lacilemnent ooblier.
      La mufique a paru dramatique plaine de chaleur et
      d'(6ergie. Pluiiers morceaux ont C6t applaudis avec
      tsanfport. Elle eft de M. Dtmreaux don't lte talent
      n'avaicut c jufq,'ici bien apptCie que par les com-
      poiteurs ; mait qui, eu tsailant nit fojet plus heureus,
      vielt enfin d'obtenir la juflice q.'it l niite. It a Crt
      demanded A grands ctik, et il a paru deux fois, la fe-
      conde co ameanam M. Laini qu'on avait aufli demand.


      A R T S.

      G R AVU URE S.

      Pileinaige a Saiint-Niculas, gravs par M. J. Mathieu,
      d'aps le tableau peint par M. Delauney de Bayeux.
      Cete flampe de min;ec grandeur que cells de la fuite
      d'Elller, fe vend a P.,ris, cher MM. Toulouze et
      .Nicolas, peintres, doreurs ct marchands d'eflampes,
      cloitre Sdint Germnin I'Auxerrois; et chez I'auteur, rue
      Saint-Jacques, pret Saiot-Beuoit, no 191: prix, Iz liv.


      LIVES N'OUVEAUX.
      CATALOCUE des lives de labibliotheque de feu Mi.
      beau LI'iue, dipute et ex-prelident de I'Affemblle
      ia'ionale conflituante,dont la vente fe fera en I'une des
      flles de i'6&tel de Bullion rueJ. J. Rouffeau, le lundi
      gjanvier 1792 et joura fiivaus, a 4 heures de relevee.
      Ou trouv.eta ce catalogue a Paris, chez MM. Rofet,
      libraire, rue Saint-Sauveur iet Belin junior, libraiie ,
      quai des Augulltids.

      Gsntiaue de Cord!ose ou Grenade recantquife par M.
      DAl irian,o de i acaieinie fratiaifc, de cells deMlarii ,
      Florence 8ec. : 2 vol. in-8 ; iprix 12 liv. brochl ,
      paper velin ; 6 liv. paper otdioaire.
      L'dition i -18 avec figures, paraitra an moist de
      fivier. PliK 3 vol. brocllts, paper velin. 18 liv.;
      paper ordin *ire, 12 liv. A Paris an magafin des oo-
      .viages de I'auceiur; clhe MM. Giold et Tellier, rue de
      la H Irpe, au coln de celle des Decu-Portes no 16 ;
      ct Dcbuitre, sue Serpeute h6tdt Ferrand.

      'Horlooge du laboureur on Mlithode ire'sfacile de con-
      naitre I'heure de la suit i fafpcct des s tiles, dhdie i
      M. Gerald labouireir d6putie a 'Affiemblee nstiouale.
      A Paris, de 'ituprinieric de M. Pellier, rue des Prou-
      veites, u6 61; 14 pag- in-4', avec une planchc.
      Uu amateur d'aftonomie a faith graver un petit planif-
      phe e avec le developpcment an delfous par le moyen
      duqiel on apprenui tiee-aifinmeut connaltre les coftel-
      latioll et oi I'o01 voit l'heure ou teIes outr vifibles dans
      les dif-rentes failons de I'aene&. Ita f.,italR llnumidaillon
      propre a mettrt iur une tabatiere, et que 'ol peiut monter
      en forne d'annean ; ;a boucle &t tiet initfe irt le jour du
      muois, monoite toutes as itoiles quti font au miridiin A hluit
      lihies, ;la ligne fuivancte et pour ne-if li-ures.et ainG
      de fuite. 11 eit A defirer que des moyens alli fitnples
      mins cntre let mal'us d., p..Lb:;, Ifrvent a riptndre le
      gu t et la c6nnaifllaiee de I'atronoimit.

      Etrennes d la jetUefi de fun a I'Ntutfetse, utites et
      ag!dliesr poIir former Ie jugemt nt, corner I'fprit, et


      petfecionner Ie corp. Pit 1i. 4 L A Paris, tlr a
      madame la veuve Duchifue, ue S4iut-acqute, au
      Teniple du Gout.


      S P E C. TA CLE S.
      AcADoM' R ^OYALi DE "8i QUE. Aj.lcAcJle
      opea fuiv. du ballet de lat Roiere.
      TlEAT.REt OE LA NATION. Auj. Iigtnie e n Alid ,
      trag., luiv. de inuit ou Il'eure proptce.
      Tu FATRE ITALIEN. Auj. Camille ou kl Sotferrain
      prec die Fafain ei Colas.
      'TiATI~ru FIRANeAIS, rue de licheliu. Anjourd'hui
      Calas ou t'Ecu', des Juges, trag. de M. Chlicer, ihiv.
      de la Coupe entuanmie.
      TjIAA1TRE de la rue Feydean ci-devant de Mofeur.
      Auj. les I'oteFeuilles ; e Souper d'lHle'i IV, ct l
      Club des bounds gens.
      TnAimTE 'E M'Mil MONTANSIER, aU Palai.-Roya. A of.
      Ifabelle de e Salsbury op. Ce 3 actes fuiv. du Dibat dies
      Aujes, un U aUcte.
      Tf6ATRE DU MARAIS ,. rt Coulurt-Sainlt-Cadlhtrin,
      Auj. la ge repr. de Trafime elt tmagene trag. nouv.
      fuiv. du Conit4fionnaire t le Jotfki.
      ARntcIv Co1O.MQE, au Boulevard du Temple. Auj.
      la Fort inoire oo) le Fils natural,. pant. en 3 adtes, prec.
      des Deux Chaffeurs et la Laitire, opera corniqui, et
      de la Femme qui a raoibn.
      THnATRE OD MoU.IERl rle. Saint Martin, Auj.
      leSuffe de Chdteauvietui, fuiv. de I'nmendant eomldis,
      et du Pere Gerard.
      THtATRE DEf tA UEv DE Louvois. Aujourd'hni
      I'imbairas du choin, op. bouff. en 3 actes fuiv. de;
      Jmanhiile *t Baftien op. bouff.
      En attend. la I C repr. ds Deus Freres, op. com.
      TH ATRE .D CIRQUE NATIONAL, ai Palais-Royal. Auj.
      la 1a* repr. de Raoul de Coucy pant. A gr. fpect.,
      pric. de laJolie Gouvern-ante on IAAmour d 4'Elude, team.
      par le ballet tie la File d'amour.
      En att. Its Trois CotJines, opira, et d'Aniere A Paris.
      THnATRE FRANsAIS COMIQUE ET tLYRJ)QE. Aujourd.,
      les Derx Chaflurs e la Laitiere op. bou:n.; la Baflille,
      drame en 3 actes, et le divert. des Etrennes patriotiques.


      PAIEMENS DES RENTERS DE L'H6TEL-fDE-VILLE DE PARIS.
      Six derniers niois 1791. MM. lea Payears font k Is letter A.
      Course des Changes hrrangers 60 jours de date.
      Amnferdam........ 34 Cadi.......... 4 ;
      Hambourg........ .28. Ganes............. 46.
      LonIdres.......... 18 Livourne.......... 156.
      Madrid.......... 24 Lyoh, P. des Rois. 1I. p.
      Bourfe du 7 jandier.
      Act. des Indes de 25oo liv....... Q15, 3o. 40. 37 ..
      Portions de i60o liv. ............... ...
      d 3t1 liv. o1 f...........................
      de too liv. ..... ...... .. ... .............
      Emprunt d'octobre de 5oo liv .......... 464. 65.
      'rnp. de dkc. 1782 Quit. de fin.....,...........
      Sorties... .... .................... ..,... .
      de 125mill. dic. 1784. II. to 1. 2 3.2.. .-j. b.
      Sorties...................... ... .........
      -de 8o millions avec bulletins.................. .1
      a- s bulletin ..... ... ........... ........
      f- ort. en viager ..............................
      Bulletin.. ...... ..... ..... .. ... I
      foils ......................... ............1
      SRcotiuaiffance de bulletins ...................
      Sorties ....................... ... .. .
      Emptunt du Domaine de la ville, fric forte .... .
      Bordereaux provenant de Afriea non forties......
      Act. nouv. des Iudes. 15t'. I5. 14. 1t. to. 8. to. 19.
      ......................... ........... 13. 14 ,
      Caiffe d'Efc .... 410o. 4095 90. 9 85. 9o.95. 1oo. 5.
      Deti-Caife....... o45. 40. 49. 45. 48. 47. 46. 5o.
      QOuitt. dCes Eaux de Pars. .....................
      Enipr. de nov. 1787. i 5 p. -~ ......... .......
      Idem............. 4 p. .....................
      de 8o mill. d'aola 1789 .................... .
      Aflur. centre les inc. 655. 58. 56. 55. 54. 53. 5a. 51.
      .... 50 44. 43. 44. 45. 46, 47- 48- 49. 4. 48. 47-
      vie 75.. 10. 9. 8. o1. 12. 14. 15. i6. 18. 17-. 1.
      Action de la Cailfe patriotique ............. 6o.
      CONTRATS. I"e claffc i 5 p. .......... 944. f t.'
      ae idem A 5 p. .-fuj. au 5I......... 89 .*.
      3o idem a 5 p. fuj. au to0.......... 85.
      4c idem a 5 p. Q-. fuj. oau loit .. p. 1.....


      Viabonrnment Aour le Moniteiu fe fait i Paris, h6tel de Tho, rue des Poitevinsa nO 1t. Il.faut adteffer les lettres dt l'atrgnt frttc de port, A M. Aubry, d9ectear de ce Jollrnil', qui plaril
      it I.,i jOura. I. prtx eft, pour aris, de iH liv. pour troop thoia, 36 liv. pour fix tmois et de 1 liv. pour l'aqnde; et pour les department, de.an liv. pour trois muds, 42 liv. pour fix msois, et 6
      .. 1..iur I':lude, IJranc di part. L'on ne s'abonncql'au conmmeicement de cnhaque noise. Or, foucrltt saufi cher to t Its le libnite de France et ets directeurt des pofles, I Kaambourg, chess M. FauC, A
      JibrAire, et a l.onres, chet M. Ji. M de l.:sf., no 7, G7, ra d-Gredt, ct ch c Me ;. Cubr, Jermyn.tyn reet, na 49. Tlat O e Ui reonern ti tidaclic, die cette tiilNl doill lir aldrsli aun rid4ltur, 01 .r"
      oilcCers. -- l'rlte ftert 'Atvi Annonties, Memoires, Motionset outres objlets sitetcnquesp fburrlt Irf i~firis dans le Aonmlteur en pfyanst wingt ful pe r chaicsmit d is dprtmires lignet, #l quitlz fst at Pour k
      seitres: n c opfein, dr ues i. es0,,te, namilcs, ten Siupplmnt ent particulier d'ine destl-fi-tllt, aufrt ttiot f'll at ro n namtffifant er It imPit. CA lifitl, dolt ten it t, ores la itdetrit det Is petrfn e, l1
      ., herra el/inr iicoi.nte afu nfi Hic, ma isan poirft a e'edatter. Ce drinier dmtture rse d itJadnett, ist afn M. BruI6, net sfae dt I rt dr I sttar; on It trnoutra t(s let jours (liz lu l, tdslmarishett tfltetl ru tf(I
      d~iis dsit hAeuts dmhatin jtfjfu'd din Atsret dujoiro


      , I1 'tIMZu1.IE DI bMoxsIrEil ayc tes catactcrec de Buclstille ,,ruedes-Boeisviesi,' 1,


      - IC re


      - i '1i


      ~___ _Il~l~s ~ _sl~~l ~ _p~ _I~ _~1_ C_


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      ...ne


      sr~




      I


      r


      kc'.LiCie" 1,4 r" ."- Id-- i w 4- .....
      ;:. u.auJrLLos pa s' tafporter ,fjonl ries de voIltoir biMe n
      F'u .(onuir aL.s il I 4lie re Paris, d Ar. Auby direc-
      g,,i Ju bureauu. rui civerra touheser chez x lls. l pri die
      J'ibuta melnl P,7,r 1r In fin ,tmufantois on pour l'atfuae
      e,,uerc ,d ai"s chn die M.. les foufiripleurs.


      P 0 L 5 T I Q, U E.

      ESPAG N E.

      Xxtrait ld',ne Ii tie de Madrid, du so dicembre.
      No r E minilerte red folidement inquiet d'un patti
      cajhl ui dortine 6 lu eour, et qui dji ps est I'avoir
      enrag.ee, ipr lapport la Prance, dans des mefurea
      Iflu a I;L~rt mpolhtil)ue. M. Blorido Blaca avait
      iir ncie ot d'r)valder la rlvoluaion franfaife bien
      ditlvotce dle I'opinlou qua ie roi d'Elpagne en a pro.
      t.bl:'uemirl ajujurd'llu. II y avail fans doue encor bien
      Slae I vieille politique daosla fafon de voir du miniflre ;
      u)>ais do rnoins la cole ntait jugke: etje penfe que ians
      lje co~sit fecret plus BgurOsa qe'efpagnol le miniftre
      eft runfli i micox ditiger la cour. Miis comment tenir
      a ea intrigues d'ati-chaombre oi es alels iout Louj'ioTs
      'plus de moyens de gouverner leur maitee, qlet des
      tmnieifres hibilts n'en ont, an confeil pour dirig,'r les
      pincesa? La roib out de I'amoar-prome, an nmoins au-
      ant qie les altois homnmes. Voici de st ele maniele
      fAue dimigris fras,it 'y font pris, dit-ou pour inf-
      truire It roi d'Elpagne fur la revolution de France et
      i'aigrir contre la nation frauaife. ls out fait veunir de
      I'aris toUs les joutnau ., lcuillce, panspstdes oil Its
      fouverains font Ie plus. raltraitA, et o lu-in-out 1; mo-
      uarque efpagnol eft Lsaitl avec le moins de decence et
      d'cgards. Ces ballots nt lt refus avec Irs pr&eautions
      q)'q(? e"tplo'raii puor des rqarthandifs dAu Levant, qui
      psauraient point fait qoarantaine. Si c'tait )a Ie raruac-
      tere de la nobleffc frauoife, il faudrait couvenir que
      r'emigrasioln a e cta bommite frait heureufe pour veos.
      M. oDavrs r ( ci-devant due ) qt M. ie ci-deniat
      Sv que d'Atrars, font ici.
      A. N G L ETERR e.

      P.e i doidrea.
      Ia bureau dou oistrsle a tenu dessliirelent pl.iefenor
      feanest reativsen)fent aug i atragen tne a peeodre en
      consqueaice de I'expiratiou du privilege de Ia ansm-
      poguie des luaidcs.
      Les habitanm de Shrewsbuly ont donnb 4u refle du
      royaume .6in oueimple tlutl ferait a fob iter de voir
      fuivre partout. lls out acquis tin vate idifice Qrigi-
      aniretaent deflin6 a flie tin Br6pital d'enfn-.trouvis.
      11 e irouve heureiuleaicot a la port e de li vil le t dana
      1nue exposition tke -fAine; on y emploic lea pauvresa
      divers travaus tells qne tricotr, filer tiler du chan-
      e t de La line, faire desa fbuliers des vatemena
      groffiers pour les valets de chars io, des fouq3enilles
      4e charretiers des fouta pet uoe foule d'autres articles
      d'au ulage indilpeu'able. IDldipendaa aent de ce quc
      la meaion donne ai ces pauvres, on leur pale encore,
      p ig.nr aiguillpner leur indulrie, denir foius fur claque
      cl tiling qu'ils peuvcnt gagner ; en cotfequence, ils fe
      rfpuvept finienimcnt pieur entrstenus que lea pauvres
      dl'aucune autre parontff ; I'agent de lcur travail eIur
      p~rocult des douoeurm et l ville y gagne aufli beu-
      )pt car aI tasxe des pauvree eft reduit e a ua liic au
      Stpa de cce qu'cllk Etcajs.
      P A Y S- B A S.

      S Ex trait une lere l de Bruxelles dt l janvier.
      A Ia fin, lea fransais come je loua I'ali annonce,
      digauerpilfeot d'iei. On vicnt de leur" payer le viatilie
      S pour aler et Allemrn gne ; que Iboa lJieu lei t coo-
      duai/, apr~a qn'ils auorat pda' leuir dettes Le viatique
      Se monte a trente et suelques mille livres pour l'armee
      thcvalcrefqne ripariie dn* ae..kaya-Baa; dans a Fisp-
      i position qu'elle ne fil compofe q'ic dc mille hiros ,
      i1U91iU'o0 asit feCCi4 ;c ;aporter A 'a ou 3 3iille )
      e3, o livrec pour chacui,. Voua Iernte qu'll n'y a
      Sps rinoyes de fire le'voyige d'Alelnicrane eu pole;
      pas tnmie en 'diligence. Do refte conrtae c'eli pour la
      ' l)'ligioit qu'ils cormbattent ihs peuvent fire un peleri-
      sage a pied A leur denination. Ce fera on acte ieii-
      loire a comtpte fur leurs Ilauts faits a venir.
      Les bruins d'iuvaliosn des francaia out r6palndu
      l, 'alaraame tt la firmentation dans nos conltrac. Du refie,
      je "C 'aoi ricn a craindre vu qu'oo patait ici fut
      Sranquille dans ae government f(tr ce article.
      Let affirec fe brouillent tojours ici. Rictl de ler-
      ain relativement aun Etats de Brabtut dent qutlqnea
      imaImbres font la petite guerre avec quelques iudividus
      l fdi ouvernemtnt.
      parait qn trait -du regifre des Etats qi eft mni
      grand fcaudala. l18 avaient aufi leur liVe ios1;.c Cet


      OnDONNA.NC de paierssnt A MM, les abbis de
      Vlircbeck de Vitle, deSaint-Bernard, de Giutiberg,
      de Ftpck, de Hdeyltiffem Sde Totgeluo, d'Evelbootde
      et de SaiutceGirtrude pout saionritule tt auttes frtis
      faSit penjdant leut r uijur a B~s641a; fu quittance ft.
      69933. 181obus 6 d.
      Ide4s, a M. le baron VaI-Hove, poor fa nourriture
      et autrcs frais pendant fon Rijour a br6da 1. 05,120.
      t19 falos.
      Idea, a M. Ie comte du Duras, fl. 13,140. 7 f. 6 d.
      da t MI. Ie come 4~' Litnumnght n, iL 14,70.,
      A3 fous 3 den.
      Idenm, a M. le baron Vai-Hooghvorfi ,fl. 12,832.
      a loua 6 den.
      ldecm,A Ie baron deRomerfwal, f. 1t,999. 9g 9d.
      Idem, a M4. Van-delr-Noot, (1) fl. 12 02. 1 1. 6. d.
      Ordonut de remboutfer a M. I'abbl de Tougerloo
      les fonrocs q11'il auait petles avant I'infurrectiol,. et
      penant ioou fjoui a Brkda firtaffit matiorn, f. 234,000
      Idinm, A M. I'abbi de Vlieibeck fl. S32ooo.
      Idem, A M. I'abbC de Saiuit-Beinari, ft. 10o,000.
      Idtm, i M. I'abbt de Viller a, ft.. 58,000.
      Idem, i M. l'abbe de Grimbergeu. fl. 42,000.
      liden, a M. 1'abbti e d Prck, t. 58,0oo.
      Idem, a M. l'abbe d'Everbeode, f. 6e,ooo.
      liton, a M. l'abbe de Heyliffeirn il. o,ooo.
      Idem, a M l'abbe de Saintse-Geltuude. ft. 2,0ooo.
      Idert, i M. I'Jbbi de Gabiouux, fl. 3o,ooo.
      Idtlm i M. I'adbcb de SSiust-Miihel, f. 5,.ooo.
      Idem, a M. 'abbe de Diliimbgren, (a.s 5,ooo.
      Ordonns de rembourfer foasOadailmce di Maun. pour
      pareille fommeprtee apr an Goni e de Breda a vue de
      l'obligation, fl. 3.ooo.
      Ideim, madame la comtieff d'Yde (3; f. ig,ooo.
      Otdonnu de payer I'inetes dant dre (a piu lceffe
      dOrtage, pour (a protection, fl. oo,ooc0.
      14,u A ia feum de slebhatubre d laIdite princeffe, (4)
      R. a15,00.
      Oldunni tcn differentes fois d'avancer i mbnfei-
      gnenr I'arr'heveque de Maline ; p(,ur payer de afiaircs
      Tecrertea, fl. 488,000.
      Idem, i monfesignur I'uveque d'Avcer (5 )
      fl. s6a,ooo.
      Ordonno de payer anx Elats de Liege pour le libre
      paffage des troupes f. 6o,o00.
      Ide t, A M. Ie baLo rguic i de Lige, Fabri, ri, pour fa
      protection, (6) fl. 3 2 oo.
      Total ...... 1,844,756.... 05 f.
      Peftfcriptum.t Les troupes attenudues d'Allemagne
      appro, lrem. II eft decide que I empcreur nae fc ntelia
      onllement des affrres intei ues. Mais ce prince itfilterr
      ftr I'r ecutiou des sr.ites uu lnom du corps gerunauiqte.
      Pa cola va-t-il ? off Ic fiaosaii Ie ,o"ils Ielt Ii, rtnse
      je Ie penfe Louis XVI cl tie bonne loi etr i (a cou-
      ronne loi ell auffi chere que I aicctiou des framsiais.
      11 y a eu beaucoup de rumieu r t de i mcontitnte-
      mest dana ie pays de Tievrs de la pa4 t des ibit~ ls ,
      an fujet de la proteccio de ficlecteur uacoid e aux
      4011gfes.
      A Liege les affires Cont bicn loignoes du calie. En
      nn mot nous fornies g6e)uraleneutt daut uite c tic
      alatmntee. Lee officicts aoutichirns dans les P.iy.-Bas ,
      qui font, depuia la coisue-revolution fur Iet pie de
      goerre, ott ordre de (e procurer il'Coipagt e (lde antpa-
      gue. On a tranfportc beaucoup de rcminion d'ariillel c
      vers Luaeaeboairg.

      (S) IO volt par cet apperd u de o49 756 flor. 15 nlo.,
      pour la nourriture de ioeuf abbt a ct de (fi noble-,
      membres des Etats, pendant trois nioia, que ces n ai-
      feigneursa e fe font pas amufes a p litre dans Is br,,ycres
      de Br6da, et que I'air noaru6agreux de la Holldade n'a
      pas otd contraire a leur appetit. Deja ils vivaeiut en fop,-
      vetiina, pendant leur t cgne its n'ont rien perdu de leur
      appeit-i et ails avaient encore regnc uan la, il elit
      prelfumer que ees glomnons auraiaen fisi par nous mrnger
      Cufl. All qn'ils na ritent bies nsainteuant de t aire
      abfltience et d'e e reduits I 1'ecu. (.NVote de Idextrai .)
      (t) a1 elt tris-jfle de- tcdre si msue fur affis ation ,
      ce qui a tie prutp loyements, mais. on doit atlniirer la
      prudence de cei genurcux moines o'qoi out eu I'atten-
      tion de fc faie rimbourfet de leira avaiuces dans un
      moment od I 'E tat tait fi ob&r, qi'on refulait le falaire"
      A des mallicuieuit qui foufficent encore ldi read de
      [cuas Foods. [I n'ya point d'argent, criait-on, et eepen-
      dent on rembouaoait, on gafpillait. Mais qui renubour-
      lait-on ? leg meinres de Etats: eeci ell-il Cltotllant
      Ces moiues etaient membres de EI'lEal; I'Etat rr'cevait
      depenfai ct ne rendait cuiapic qcu'a lui-rinkte : cca Lotverains aclcant parfauitement liin que Itur iegnc
      taniat expilt, on ue les aurait j as icibontfcs 'ur loeur
      affirmnatiou out pris lcurs precaution.-. O Belge, ietcz-
      vous eIICOTc dupes die 1'aluce de ,''s saolnet., et croirez-
      vous Icurs aacritfioe gnensrux? So.,venrz-vous cdoue
      que quandrl n eniuic diaace donue main il reroit de
      I anut,, ( Idtem. )
      13) Cci 'er;>i'esblablemnent pour la difenfe de la
      religion, et dti la patlie que crs zls patirioles avaient
      fail I'avancc tics loumtcae ci-dclfus i mais cuioIec on leur


      AVI &a t.I. s M .auer. elLtrait eCi euticlii de notet. t l i 11 t ptn long a nmais
      i el, pour les gopunetS, Itiltoriqje et curieux.
      Mf,. Ie fojeripiaurs du Moiepir fout prdt.nus Que raiE t du regifje des latI 'te Bralbat. An,ies t789
      tore r secupsa lts a I'avenIir is foufitCilion 'au afeul s
      S....d. .,,e .Le PI'ituinSes.t0 8. Les erfoanen aui


      AVIS.
      *" @ "
      J'Ar regupar la pofle lun meiloire de la plus fiaais
      importance, intitul ; Jolice fur I tat de lajrontier., &fe.
      Ne fachint A qui je duis les obletva ions tntercffana!s
      qu'i1 renferme, et defirant obteoir de nouveaux seCu-,
      fitgnueaens de la perfonse de qui je ties cette prem i. I
      marque de confiance jofe inviter a me fire con.
      nastre fon nom; et fi lie veut le cacher, A vouloir
      bien continue m'inflruire de tout ce qo'ecle croit
      utile A la chole pub!ique. NoAILLES.

      THIAATRE DE MOLIER E.
      Le Courewr de feccffions comidie en cil;q acres "
      profe. .
      C'efl une grande t diffdileentreprife qu'une comddie d '
      en cinq actes. Lauleur de eClle-ci a eu urle ide oriag
      nale et conuique, en voulant mettre an tlhrtre ae "
      hlomis e qi raifemble ches lui des vitllards, des inSfi'
      mes d&a-gouiteua, quii chla.ge ft manifn en nu liapital
      d'incurables du lepor i I d'h'r ter de tous fes 1jict
      laires, auxquels it fit baffemcut (a court. Le fond, de
      I'iutrigue elf faible ei peu vtaiferliable. Le h6ros de
      la priee, Damon, plaide contre le coAlit d'un lbolme
      qa'dl a eu Iart de faire tefter en f faaveur. E,,nu *
      torce de rule et de .fauffetas, il iavieut Aobteitr Ie
      defilement du coufiti,,et ddjA it if croit msaite ablolu
      de I L6itage quand revient de l'autre monde, onupour
      part fasus figures, frt d'one prifon d'Etat oA it lan.
      guiffait dcplis quitize ans par u ordre arbitraire e
      puipre free du teftateur, que Con croyait mort, mals
      qui etait inflitu le premier d, tis le leflamnt, au cas
      o,) il ssp,rairair. Ainfi (i'h0)nme aux fuir .flocsi
      Uonve pour lette foi n'eire pas habile a luctcde t.
      Malgue des intentions coni;ques, qcelque (icnes bell
      tuks lt eu ReIedl \I) dialogue uatiuels cei forent
      siaqu Itr d feut abfolu d'iintrs f(era ceaue quie et
      Coreur de fuccrifons ne fera pa.i coutu des fpeclateurr.

      en a ait le rensbourfement, pour prouver qu'jls recon-
      naileuft reur erreur, ne devraient-ile pds e aure fce tcri-
      fice de cette mAme fomme en faveur dces vtuves et
      orplelins victims de leur aveuglenmcn et de lenr
      fsail'm". ( Idssm. )
      (4 ) 11 -ft vai que I'on a fouvent obtenn de grande
      avantagrs par le canal des femmes, et de totiles furtes
      de femnme aiuli que par 'eAntreanide d'lu 1.aqisa ott
      d'un valet de clanmbre; mais que petlfer de la polj
      siqiue de ces ea-fouverains, cardi,,aux, prilats, nobil(
      eC favetiers, qui, apres avoir achetu au poids de for
      quelques prouseffrs favorable d'ohe femme de chamber s
      et d'uu valet de chambre, venaient protefler i fa natio'
      qu'iis atairnt affinis de i'allianch de la Hollande, 8c.
      O Belg,, quels faoit voareprilentanis I icr inepti egial.
      leu I iurbctbie. (Idelm.)
      (5) Ces picox pyruts font trop i reuitecouilpte inceflamment de le.,i.l..i id cc I tnd
      ct quels ount e6. ces paieenmens fecric: On prffimne hbn
      qu'untm I rat a -rvi falricr les f.,ll. I. Olr resef-ju i',
      tea Brofns, Feller, Dautvier eta i,, yr.(s c'r '. l,
      out Ii (aintemlen ptdche la croifate; mA ,650o.n0o,
      O Melfeigneurs la fomme elf ifnn-ilfe, et tnul,. attr'i.
      dtrons avee impatience vos compies, fi tel cft votre boe
      plailir. (Idem. )
      (6) O, tiouvera dans le fecondextrait dtt regifre des
      Etat, le uombre des canons de metil que ces foiveraing
      out volAs a S. M., et dout is oi t fait prtfent Oan Lik-
      geois, pour avoir je pallage pour leurs troupes, et
      pour lecr avoir accord un rale lrs do leur ietwite
      d'Herve, &c. ( Ildea.)
      It


      i


      F rz, A J C1' E. :
      De Paris .le s janvier.

      JLOoaKS S Volteire contait quelquti hifloiree fFit
      hetit loojours piiquant et curieox ;'et i par hafard ilf c
      tiouvait hi qudllque inipottur ds tulisI: ofulaile
      qui voulit raconter le fait autrement Avou-i ,
      difait Voltaire, que mobi conte vanut aietx que voire '.
      hiltoire -... Or, voici, d'aprs dea letres partieulie.,'.
      res de Rome, comune on raconte arrivee Je M. l'abb ,
      MAury daln la capitaledu pape.
      Le cardinal i pet o tarrivasit plus tat qu'on ne 'atten-
      dais, fe tenait, dans fa voiture, droit devant unelnpece de
      bureau convert de livrcs et de papers. et lifant; it pa-
      raillait abrfobe dans uae lecture grave. Cet iquipage .
      foudain attir les regards du people et fa rifi. On ajoute -
      au recit que M. L'abbt deP ifre, les yeuxfr fet n livre .
      ne s'ct point dtouraob, et qu'au bruit du ltffles ii eft .
      arrive touijoun a lifrn t, jufqua'd hStel o0 1il a & i iccu
      en triomnplhe par des valets.
      La v6tii e t peut-Atre que M. I'abb MAfJray a r
      regu avec tous les houneuri convenableC i lI'mtilc d.s
      feu ptelats fran5ais qui joueht de lcr sele e.tele c "
      casuaval, qui ua poiat certaiiiUoent Ba' a a.k i rti c
      poor M. I'abb6 Malury, n'a point permit a1 rpl Rr
      romaine de Ic prendre pour un nIafque. Au ti ,il c(l
      certain qau Ininporiaut abbe n'u point vs's- pAp ct
      que Ie St pere elt dangerenfement nrilade d'unr u.iqu.e
      d'apoplexie provenaut d'uit atcco de culeri..Cc.flnm ,
      conmnee on fait, d'prdslesdoalteurs et It, Sai'ns'peiec I
      deut pkch

      GAZErTE NATIONAL, ou lE MONITEUR UNIVERSE?

      ,9^ LUNDI 9 JANVIER 1 792. uatriemef Annie de la Liberte.


      N


      ~


      Is~~r-


      --CIL~LIII~BIIIIBIICls~l~s3~ll ~1--


      I
      It





      'i















      U L E T I N

      DE L'ASSEMBLEE NATIONAL.
      PREMIERE LEGISLATURE.

      Prisidenee de ItL Fran:ois de JVeufchiteau.
      ill's DE LA SEANCE DU SAMEDI 7 JANVIRt.
      M. I'"I ,':.,,.l. Diji les minifinres pit levkd des dif-
      Ciollio, li le muode de la correLomondauce.de 1'Affem-
      bite et du roi ; dcja ilh out public dans one proclamation
      qu'un de vos decrets celui fur leas eungrans, stait con-
      traire a la conflitution ; dija ils out donnu lieu A nne
      dilculfion non moins grave par la conduite qu'ils out
      teaue, lorLqu'.l s'ct agi d'un mandat.d'ex6cution a
      ionuer un d6cret fur le recouvrement des imp6ts. 1s
      oult ludb onuoublik cette loi pendant plufieuts mois
      dians lturs bureau ; et efit il tfont venos difputer
      iur fon execution en aflirmant qu'il n'btair pas rendu
      dans tls forces conflitutiounelles ; ainfi ils oat exercl
      iai veritable veto fur un decret qui ne devait pas y tite
      'foumis.
      Lears motifs ne me paraiffent pas douteux. A force
      par dire que ion execution cli impofible; on pourra
      iotus .- liililirin i avec la niecfitS d'un cliangcment, ct
      Si'inS arcouuiumei a uetendre parler fans indignation des
      mooy) us de ,o,(it...i.n q que quelques congies rangers
      piPat. (OnO applaudii. )
      IJ' nie duie pas qte touuts ces intrigues echoueronm
      d. `.i vutlr fermneri ; mais l'on ofe elperer que cei
      dijfculions parviendroot A exciter des dcbats ficheux
      en .'goua et le pouvoir executif fitr dea i ierpepta-
      ti on~te la conflituition. On intrigue pour les repri-
      e" fit.-ir d'avance coinme des ufurpations de pouvoir;
      , colline des actes par lefquels vous cherchez a reftreindi e
      J le p:,uioir royal. Qii fair nmme fi crtte difcuffion n'a
      pai ic clevee pourrjcter des germes de mefiance dans
      fou c ,ur pour ebranlcr fa fidilite an ferment qu'il
      a prete de foueiir, la caufe de la coufllitution hd-
      iile or laquelle repofe le bonhenr de 1'empire.Je pr--
      ftnte ces Ale-s non que je croye que vous pilffitz
      fc.ificr les principles A dcs confideiations parliculieres:
      ce lerait une li hett infigne qui vous rendrait coup.
      bles de tralifon ; ( On applaudit. ) mais je les prifeme
      pace que j'aur;is dthie qlue ces diLcuffifons e f ffctil
      li, &es dans dCs teans phls catmes lorfque des paffiuns
      n'auIaient pas pu les influence et lortque les calom-
      tiies n'auraient pas pu venir a I'appui des plus petfides
      deffeins.
      Je'prefLete ces confidtrations, parce qu'elles pronvent
      importancee de la qucftion, parce quelles prouvent
      que vous ne fauriez trop prolonger la disfeulion ct
      que taut que la promulgation des decrets reglimen-
      Saires que vous avez rendus, ne fera pas necelaire,
      vous ne pouvce mienx employer votre teams qu'a
      l'exIamiuer profondement. Si vous prifeutez ces d.crets
      A lI faction it faut que dans cette difpofition le
      people ne voye point one attcite a fes droits. Si au
      contraite vous d6cidez qu'ils n'y font point foumis,
      il faut uie la nation entire, vos detiacteurs et le roi,
      foient bien couvaincus que vous n'avez pas viole la
      constitution; il taut que tous, egalement fubjuguis
      par I'afecn'knt de la raifon refpecteut votre decret,
      et le prient a fon execution.
      Api:. cea oblrtvations preliminaires, j'entre danm le
      fond dc la queflion. Je n'exanmine pas Li le roi fanctiou-
      n:Da t ou non lea decr te don't i s'agit ; ils ne con-
      tiennent que des difpofitions reglfmentaires, qui ne
      font point fifccptibles de la moindre improbation;
      lear refuler la fantiion, cC ferait de la part di roi ,
      imanifelier lavolonte bicu formelle d'exciter des dil-
      cordes et des troIube! dofer cloifir centre la France et
      Coblent et de p1,ilctr Coblecmz. ( On appl.udit. )
      Or, depuis I(n aiL.epatiun donnie i la conflitlion, et
      les principles qt'il_ a ulthricurcment manifelts, le
      foupgonner d'un pareil retour, ce ferait fire injure i
      fa probib. Je ne doute done pas qu'il ue fanctionaie ces
      direi'.
      Mais rpimons qu'il ne s'agit pas de favor cc qu'il
      fera on ce qn'il ne fera pas. II s'agit reellement de
      favoir s'il ale droit de refufer la faction i ces decires ,
      cc qui ti la mmne chole que de favoir s'tls doivent Aire
      prleutcs ia a auction.
      Or, ceci eft menett en queflion 'il a le droit de
      paralifer le bras de la juilice national, de reande la
      fondre entre lea mains des reprifectans du people
      inpuiffant e, d'encourager par I'iminPrniti les crintes
      coutre la libertS, de coucourir en qJdiqufe forte aux
      toninpots tramas contre la patric en readant illutoires
      les mefures prife centre leurs auteurs. Je demand,
      i'i eft quclqu'un qui refpecte affcz pen fa railon, poor
      voter pour l'affirmative ; fi 'on difait que touics ces
      f confiquencea, quoique dangcreaues derivent de la
      loi coiltmltiouinnll cc ferait, lobu ptrtexte de rel-
      .peelrr I,. Cuul(tiuniimo, la calomnier etjo le prouve.
      dcpiia jIlui-l:urii fiecles Ie defpoutilme puniffait de)
      pi W'.I los plis feveres leas ristes de Ickf-mnajdfl. l.a
      : I .tion a enlin brifC fes fers; elle s'efR i tgenhlA; ellc
      a da Stablir one haute conu pour juger les crimes
      contre fa Cfret6. Si la couftitution avait voelu qu'une
      autoritc quelconque pit fhuver Its coupables, r.e ferait-
      clle pas tombbe dans une contradiction abfolue? La
      nation a encore &iabli priucipaleacent la haute court
      Sour' juger les abuse de pouvoir cournis par les agens
      du pouvoir executif on de Iadmiuniftration, parce que
      cc ount les attentatn les plus redoutables centre la libcei ,
      Or i Ics dcrects siilatifs A la haute cour nationals


      font rujets a Ia faction, il faut que cette faction rfe
      delibere d'ptis l'avia dts agtna niment do pouvoir-
      exicnif qui peuvent re. pccufes. Voos mettez done
      la tribunal daus la d&pendance de ceux fur la tale
      defquels doit porter lejugeteut. Je demaude (i Ion
      pent fippofer une taJe abfueditt dans la conflitutiou.
      L'iudopeudance au contraire de e tribunal eft pro-
      noncee par la conltitulion m nme, oun tuiftence a c et
      declhri indepcudante de la volontd du pouvoir exicu-
      tit ; aifi tout ce qui tiefit ccte exiflence, ne doit pas
      y Cie fourmis. Ceue indspendance ell telle qu'elle ne
      ptut &re mife en action quo par le pouvoin l.giflaif.
      Q2ui et-ce eu effc t qui fit la convocation de la haute
      \ "our, convocatiou qui eft une function executive? Ce
      n'clt point le pouvoir eiicutif; et quelqu'un a-t-il pie-
      tendu que lesactes de convocation dnffenttrofoumis a la,
      fancion du roi ? Oan apasy,vu la moindre difflcutlke
      cet regard; on a reconitiau orps l6giflaif le droit' de
      mrttre la baute cour en':ar ivitk. Cornmeint lui toti-
      t0trait-on celui de determiner les ftmens d'inftruc-
      lion ? Ces foimes ne font-,llet pas indilpenfables a
      I'activith du tribunal ?
      Qjlatue cholfe fnt nrceffaires: la convocation tl
      dkcret d'acculation l'inflruction le jutgement. On
      couvient que le d4cret de convocation l'ate d'accu-
      tation, ne font pas I'ijets i la function ; on n'a pas mis
      En queflion fi le jugemlent devait etre foumnis I'in-
      l,,encte de la faction ; pourquoi voudraii-on afihjettit
      'inflruttion a sette lormalite? Lorfque t'efpvit de la
      loi eft clair, que (a letter done lieu a deux interpri-
      la ions, l'nne ividcnte, I'autre abtfude, I'une pro-
      (ccttice des droits du people, l'autre dangereufe,
      laum-il balance ?
      Le decret de convocation -n'fl pas comprise nommb-
      nmnt patni ccux qui ne font pas fujets i la function.
      Pourquoi? parce que foo indkpendance eft one conf-
      quence nicellaire de lindipendance di tribunal. 11 doit
      cn ire de mmie A I'egard de tous lea dicrets neccf-
      laires pour le mere en acriviti.
      Done tous les decrets relatifa a I'organifation 4e la
      haute gour national, a la former de prpcider, doivent
      tre afftanchlis de la function. Ainf le veultnt cl'prit,
      la leitte de la loi le Lalut du people.
      Mais. je reviews a ce quej'ai dit an commencement,
      c'efl qu'on nc faurait donner trop d'ktendue cette
      queflion delicate : c'e qile tant qu ii ne fera pas urgent
      de la decider, vous ferezbieu de la mitrefacut examiner;
      c'elt a quoi je conclus. On applaudit. )
      M. Goujon. Je ne ripCterai pas que la loi du 15 mai ,
      relative a 'organifatioo de la haute-cour national, a
      tie fanctionni ; ce qui eft evident, puifqu'elle a ttc
      publiie avec ces mots: L'Affiimtd e nalionate a dicrtl ,
      nous voulons et orduonuoii ce i qui J et que vous no
      pouvet pa par des formeidodelpendantes de la (auction ,
      txphiqtr, complctter une joi qui a rr u la fanctiog. Cei
      n'cl pas par des fils de non-recevoir que je veundt'kci-
      der de la queflion c'cl par la conflitution mtIme. Le
      pouvoir liiflaif ti'cf dIlegue I'Affembtbe nationsle
      que pour itre exercs avec la fanclion du rot : le dicret
      d'accufation n'elt pas un arte Ilgiflatif, c'efl pour cela
      qu'il en eft exempt. Mais lsa reglemens de la haute-
      cour font des lois, et ne peuvent trre porties que dana
      les former prefeitcs par la onflitution. Mais', dit-on,
      d'autres confiderations s'y opponent. On en a en effet
      fait valoir de plus d'un genre ; je les rFcufe totes ,
      parce qu'elles tendent A interpreter la conflitution la
      ori elle eft prcife; parce qu'elles tendraient A vous
      attribuer le droit de fuppleer a la conilitutio&n.
      M. Mailhe. Le decret du to mai 791 relatif A la
      formation de la haute court national fut pr6fcnte ,
      uon pas a la faction, mais ai acceptationn do roi.
      L'ATffcmblc conflituante d&cida done des lors qu'il Cait
      de 'effence de cet Atablifcmuent d'tre indkpendant de
      la volonte du pouvoir eCctirif.
      D'un cotb, la haute cour national ne peut eon-
      naitre, d'aptis cet acte, qie des crimes A raifon def-
      qucls le corps legiflatifa rendu on decret d'accufation ;
      d'un autre, ce mime acte a foufirait A la function tons
      les decrets d'accufation rendus par le corps Igiflatif.
      11 eft dnec evident que, par la nature de fon objet ,
      la haute cour national elf entiremnent horse delautorite
      du roi,
      L'Affemble conflituante ne fit que pour les bafes de
      ce tribunal, et laiffa an corps ligiflatif le foin de corn-
      lletter fon organifition et d'affurer fon activity. Ce
      travail ultricur no doit, ni ne peut fe fire avec le
      concoums du pouvoir exaoutif : at fti les d&crets
      ielatifea l'organifatin ectiDl'aclivit& de Ia haute court
      national ,pouvralent dependte du confentement do
      roi, it en rifalterait quaye-.l rbi pouitr~it A foa gr I
      ariter la narche de ce ubthlbin. II en rlfultcrait que
      lea dkcrets d'acculation dkcla-rs exempts de la function
      par Iacte conlitutionnel, y feraient oumis parole faith,
      puifque le tribunal qui doit prononcer for ces decret ,
      ue portrait entrer en activity quo par la volonte du
      rol. IIen rfaultcraii eniin que la constitution, que la
      libertY fe trouverait elle-miee ia a merci du pouvoir
      edccutif.
      II eft conflat,, en ffet, que la refponfabiliti des
      niniltecs eli la principal des bafsI fur lelquelles repo-
      fent la coultitution et la libetn. Or, uu minflre en
      place on horse place, nepot &tre pouirnivi pour fait
      de dfoa a:lminifration, que devant la haute coi.r natio-
      Snale et cn vertu d'i n d.&irb du corps ligillaif. Q11
      ieviendra done la loi ld la rcfponlfabilite, li lea dbcreis
      unceLfaites pour i'activit6 du'tribunal qui dolt juger le
      mioifre prevaricateir penveut etre arrati par lc veto?
      Q)e- deviondra Iarticli do a conlliutioin, qui porte
      Iue 'i DanCs auei cs I'ordre du r, verbal eu far crit,


      tie pei fimtelrais 'tin itr< i.a to reffisefabili{d ? Et fi
      cet article fondanoeuntl tt confervateur de la liberty,
      peut dtte Aludi, ue voyet-vous pas tonl IQs pouvoirs
      prits a reutler dans la main du roi ? Ne voyet-vous
      pasi e dfpotifme to relevcr fans obflacle, ou unir in-
      puundieut Lh caoue A cell de tant des rois inite.lf s a
      effacer votre cofltitution du fouvenir des holmines ?
      Je veux croire qua le roi fauctionetrait lea decrets
      relatifo A l'activitS de la haute cour national; ;uais qui
      oferat fire valoir cette confideration ? Eft-il permits de
      composer avec lea principles de la liberty ? Je fuppoe ,
      d'ailleurs, que nous ayons un roi maoins attache a la
      conflitution que no Ieft Louis XVI; je fuppole que ce
      roi forte du royaume dans I'iniention d'y rentrer i
      main armee, et qu'il encoure l'abdicatiou iegale, Ia
      conflitution ne dit-elle pas que, dans ce cas, lea minif.
      tree feront tenus, Cous leur refpoufabilite de fire tous
      les actes dit pouvoir exacutif, don't 1'exerciee lera fuf-
      pendu dans la main du roi ablett? Or, je fuppofq
      encore qu'alors il lfit nceffaiire de fair une loi poutl
      alfurer la march ou I'activiti de la haute court national:
      Croyez-vous que I'lexcution de cete loi execution fi
      urgent en pareille circonllance, pit etre arr8tee par lps
      minifRes ? Et s'ila pouvaieut l'arreter, ne dilpoferaient.
      ils pas par cela mmne et de leur propre refponlbilit6,
      ct du fort de la notion eniere ?
      M..... Je fuppofe que le roi forte do royaume, alors
      d'apits la conflitution les miniiites front tenus de
      faite fes functions, et deviendront ainfi depofitaires do
      leur propre refpoanfbilith et du fort de la nation. Ce
      n'elt done pas attaquet la conltitution que de demander
      que les d6crets don't it s'agit ne foient point foumis A la
      function ; rmais c'eft la garantir cootre les atteiutss do
      pouvoir executif.
      M. Lacombe-Sain-Michel, Je demanded qu'on ferme la
      difcauiion fur les difcours ectits, et qu'on ouvre la
      difcuffion oraie.
      M. Emmery. Sion conte les motions d'ordre, j'efpere
      qu'on adopters la mienne ; je demanded le rapport dt
      decret du Comiti de l1giflation.
      M. Lacroix. Ce ne fern pas juger Ia question.
      On demande I'ordre du jour.
      L'Afemblie paffe l'ordre du jour.
      M. Lacifede. C'eft pour remplir mon ferment di
      maintenir la conflitution que je monte a la tribune; sl
      queflion prtalable propofte par le ComitA de 14gifla.
      lion, me parait I'attaquer dans fe fondemens ; je no
      veut cependant esiempter de la' function que lea me-
      fures niceffaites I'activite reclle de la haute court na-
      tionale, et y founmettte les autres: ainfi je demanded
      que lea s riles adopt foiernt divifis en deu' dcreti,.
      L'in reufermera lea articles indifpenfables A I'activit6
      de la haute court nationatle; l second, les melurcs
      moins.effeutielles qui front fujettea a function.
      La difcufion eft ajournoe a lundi.
      La fiance eft levee A 4 heures.

      SiANCE DU SAMEDI AU SOIR.

      M..., an nom du Comitb des domaines, fait on
      rapport, et prufeute un project de decret pour ordonner
      la tufpcnfion de la vented de forges fitutes dans Ia ci-
      devanti province de Lorraine, parce que ces forges peun
      vent ire de la plus grande utility pour le service de
      I'artillerie.
      L'Affemblee ajourne a huitaine la fecondo lecture do,
      ce project de decret.
      M. Calvel. La loi dpu 3 novembre 170 ports
      qu'une administration de d6partement fondce a rAclamer
      en matiere de contributions, doit s'adreffer i la igif
      laiure. En vertu de cette difpofition je viens vous fou-
      mettre la jufe rclamaation do department de 'Arriige.
      Quaire communautes comprifes dana cc dipartement,
      lors de la division du royaume, en out t'1 difraites un
      an aprel, et r6unies au dipartement de is Haute-
      Garonne. Avant cette reunion, la quote part des con-
      tributions que devait fapporter le dCpartement do
      'Arri6ge dans la Inaffe ginbrale, avait t6( dsierminie.
      ( On demand I'ordre du jour.) Ainfi lo dipartement
      fe troupe grevy pour l'annde 1791 t 179t, de la qoo.-
      titC de contributions qu'auraient fupportCe les quatre
      communes aujourd'hui diftraites de fon arrondiffement,
      it me fera ai de prouver quoe Affemsabie ferai in julft
      b elle ne dcrltai s pas tf.4 y a lieu a on degrevemnin
      pour le department de Arrtige. En effet...
      M. Lacroix. L'ordre du jour, et le renvoi au Comiti
      des petitions.
      M. Ca4lvt. Je ne connais point le Comit des p6tid
      lions ,je ne connais que PAffcmblee national. M. to
      prkldent a jug mes motifs affe preffans, puifq'ii a's
      accord la parole. r ,
      M. Lacroix. Je demand que Monfienr foil rappeli
      'ordre M. te prifident obit A I'Affembl6, et 1 Afffe
      blie n'obeit pas A M. le president.
      M. Calvl. L'Affembbie eft jufte, ct ma reclamation
      tigitime.... .
      M. letprdlidet. XMontfien, je vous rappelle a Iordre.
      M. Calvet continue i patler. L'Affemblie lr
      Force a filoence. 1I defend de la tribune ci mcna.
      Oaut de gpe i rie a fes commetan. ( On rit : Oa.
      UsnarlnUE.)


      P"
      A, c

      a il


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      I i
      I I












      L'AffT-uLt~re reuavo fan Comite des eontribMuousi
      publiqut's la ti.at ationi u du dparteimntt de I'Ai'riage.
      On introduit a la barre une dfputation de la garden
      iaionuale de Chatitilly qui ne voulant pas 4tre cou-
      fodle aivcc ce ,ju'elle appelle lee valets do prince Condi,
      adcffe ine t pititinon pour que routes lcs perfouned inf-
      ticlines du tableau de la nouvelle garde national, el ne
      puiflent priteudre i eare admnies auw places de la muni-
      | fpaliti"
      SAl. Le.qidio. Cctte demand me parait anff iudifcrette
      qt'iutslitante. Eh quoi pace qu'ils auroient des pen-
      lions de M. Condi d'tonnites gens, de bons citoyens
      icraicnt exclus des places o lea appellerait la confiance
      publique '
      L'Aflcnmblce admet lea ptititonnaires A la fancee et
      re ivoie au Gomite de p ns oje de pition o d leur de-
      S aon de.
      M. Dhcos. Depuis long-tems je follicite. a parole
      pour fire a I'Affemiblie un rapport don't m'a charge
      le Comit. d'agriculture et de commerce. Je ne vois
      point ce rapport a 1'ordre du jour. Je demande acte a
      Ii 'Afemblee de ce que j'ai encore aujourd'hui reclame
      Is parole.
      iM.... Je demand que I'Alfembl!e Gtabliffe un
      Comith central pour filer uu ordre aux rapports des
      diffirens Comitis.
      A..... Et moi je demand que I'Alrenmblee determine
      un jour pour f reirer dans fcs bureau ct y rcnouveller
      lo m wmbies ds e Comits.
      L'Affemble paffe A l'ordre du jour fur ces deua
      propositions.
      Un de MIM. les lecretaires announce les decrets fanc-
      tionnes par le roi, et don't le miniftre de la julitre
      envoie la note i I'Alfemblie.
      M ..... a norm du Comili mniilaire. Lorfqoe I'Affem-
      blee en dcr6tant I'organilation de la girde national
      pariGienne ,-a conferv les companies de grenadiers,
      t les bataillons de veterans ct d'ctfans cde ne s'eft
      point expliquie fur lea chafenrrs. Cependant le. fonds
      des aitres companies, contpofes la plupart de peres
      de famille, d'hommes occnpe d fas d in de Icurs alaires,
      tie prefeite point-une maffe de forces dout on piiiffc
      dilpoler a tous les inflans, come le corps des chaf-
      feuras, toujours prts a marcher, i braver I'iNutemprie
      des faifobn, remplis d'ardeur autant que de patriotifre.
      (On applaudit.) Lorfqu'on propola a M. Lafa~vete de
      r derr des grenadiers il voulut au(i qu'l f it cree
      des compaguiie de clhafeurs. 11s out rendu les plus
      S glands fervicet a la choc publique; its no dcmandeut
      d'autie ricompenfe que d'etre autotifA a les continner.
      Sais dote one emulation auffi louable, qui tourney
      toute entiere au profit de li patrie, et da genre de
      cells qn'il fant encourager. Le corps des gretadiers
      e(i confrve. Celui des chaffeurs denianle I' ere. Alors
      fe former dans la capital une addition i la force ptu-
      blique, de 38oo hoommes actifs et intripides. Ce n'cfl
      point un privilege que deinandent les chaffets. Faire
      lear fetvice peifonnel ; ne fe fair jamais renmplacer
      qu'en cas de maladie, voilA leur voeu; vivie libres ou
      anourir, voilA leur devife. ( OQ applaudit.)
      En confequece je propose le project de dkcret
      fuivant
      i; L'Affemblhe national, apris avoir entendu le
      rapport de (on Comite militaite voulant douner aux
      S chaifurs de la garde national volontaire parifienne.
      S ine preuve de la faiisfaciion qu'elle a de Icur service;
      coi odirant qu'il importe de ne pas feparer des freres
      d'artues uis pour le maintien de la tranquillil pii-
      hlibque ; confitrant en outre que l'organilation de la
      garden national de Paris ne pent tre a ralfou de
      l'immenfe population de cette vile affimil5e a celle
      des autres villes di royaume dcrtc que les chalfeurs
      I olc'ntaires de la garde national parifienne ferolt
      fornis en fix hat.illons, fous la denomination d'in-
      fanterie tigere. 1ls ferout dans Paris Il fetvice qui letar
      fera command par le 'clef de division; ils front
      foumis aux mmnis regles, i la maeme discipline, que
      le tefle de la garde national. is( On applaudit.
      L'Affemblee ajourne A huitaine la feconde lecture de
      foa ptojet de deret.
      M. Haofli-Robecourt au nom des commiffaires-
      S infpecteurs de la falle, fait on raptoort relativement A
      la ptition qniont adieffie A I'Affelfile a-tuelle les
      fecrAtaires commis enmployis pir6 I'Aflcniblte confi-
      toante pour fe plaindre que de nouveaut commlis aient
      S t placeC I eur prujutlice. M. le rapporteur propofe
      de de crter qu'd n'y a pas lieu a dclibetcr fur I'objet de
      ceite reclamation.
      L 'Affembli dcrete cettepropofition.
      SM. Chiron lit, au nom du ComiW des domains ,
      ntl project de decret ajournb a cecle fcancc ayant pour
      r objet I'organifation des bureaux de la confervatioo gnc6-
      rale d M. T~iuriof. Je demand pourquoi, au lieu de im.
      p lifir 'adiltnilfrastin forefliee, on trouve le nioyou
      d'en multiplier et d'en'compliqner les reTforts? P our-
      qtoi, an liet de diinuuer lea frais dijA exceffifs de
      I'adminiftration g6nhrale, on vent employer des com-
      .i. miairet pour l'honneur, et en payer dautres pour le
      S travail?Je piopofe la question ptralable fur le project
      u Go6iti, iat je dc}adle gqi 1'on 4onfcrve 1'andoes


      (35)
      bureau dets tau tt ftr&s, qui elt beMauotup plus
      econiomiqule.
      SM.... J'appuie ai quefion prialalle : car d'aprtk le
      project du coitit on peut avalueft .S,3no.ou o liv.
      leta fais qie cofterait I'adtiiniftratin forelliele. D.i ,
      plus d'ule fois I'Affenble conflituiant a rejett6 cette
      idee. 11 ait de la politique alort de le taire; vus ,
      c'ell aujourd'hui vote devoir.
      M. Cambon. Les Comits dse PeI'traordiiiaire des.
      finances et des domnaines runis, Asoccupent en ce mo-
      ment d'un travail fur lu vente des for&s. En attendaut
      qne leur rapport vousT ot prlfetli, j' ptpie la propo-
      fition de M. Tluriol.
      Plutieur meihebres demandent que la difcufion foil
      fermnre.
      SM. Dorify. Je ne monte a latribune que pour
      vous prier de ie pas fernibr la difc'fion avan i une
      mure rdflexion. 11 ett quefion die (foir fi vous aliete-
      rfe ou fi vous n'ali4netet pas los :or'i' nationals ; fi,
      en organifant I'adininillration foireliere, on.ne f(it pas
      une p denle inumile, li, pn ve I'o ..nilj ,i pas, otn neo
      court polt quelques rifques. Je demande qu'on fca te
      la question prbalable, ct. que, puifque vos Cormi",s
      doivent vons faire un rapport frr cet objet, la diflcuf-
      fiOa acioelle bit ajournee juf'qu'( ce moment.
      Cette proposition eft adoptie.
      M. Doriy. Laloi doi 29 feptemlrbre dernier ordonne
      que les officicrt des taux ct foitis ctlfnt lers Inuc-
      lions au premier jinvier 1792 : aidfi neus n'avois plus
      d'o.flcrs drs ezinx et foitis. 11 faut pourtant, avant uioc
      determination fixe prendie au mnitns une mnu!re pro-
      vifoire; et a freule mtufure tile eft lde confirr aux pro-
      curerts --fyndics de difirics les mnmes fonctiucts
      qL'exrrsaient les procureuis du ioi pour tcs eaux et
      turcts.
      M. Gojfuin. Ces procutrees fyndirs ann dtployi'
      beatecoup d'activiel pota tifrveiller cetoe adoiniflration.
      Je demoande que la proposition de M. Dorify foit mile
      aux voix.
      M.... C'ell attibuer aux procureurs-fj ndics des
      fonctions autquelles ils n'enlendntl rien. '
      M. Gofubn. Je vous riponds an contra;re qu'ils font
      Iat an faith de cette part. At furpios, fi I'Afftniblee
      ne dicrete pas fuo le champ la motion de M. Dorify,
      j'en demar:de le renvot au Comiti des domains, pour
      en faire fot rapport mardi.
      Cettepropofition lft decretie.
      N.... fait tn rapport relativement a la petition que
      M. Barthelemy a adiefee a l'Aflfchile pour lui fare
      horr.mae d'ine diconvette aunant u e coinme deviant
      petfcciuonoer la fabrication dep poudres. II propose
      le prcjet de dcret Iuivant :
      L'Affemblae national, ap'Cs avoir entendu foi Cc-
      milt miliaire, dicrete que Ie niini fe de la guere
      feta procider a de nouvelles experieucrs de la fabri-
      cation des ponidres inventies par M. Bartlhilcny et
      fivant le< mnoyels qu'il a decouveits. It fera fouari
      a cet effect M. Bartheirmy les eiuplactmens niecctfires.
      Le rifultat de tce e'ppicnces, conflatt par des procd-
      veibaux, fera mis fons les yeux de l'Allknitke
      tiationale, par le Comiie militailo qui lui ci frs Ilon
      rapport.
      L'Affemblie ordonne l'irupreffion et 'ajournement
      A jeudi.
      M. Laccui an nom du Coinite miitlairc, fait la
      (cconde lecture d'un project de dicret ccncernaut les
      invalides.
      La troifieme lecture eft ajonrnee i luitaine.
      M. Moulin. De tons les departemens il arrive des
      plilutes colitie les brigandages qui s'y conpetentt,
      fuitont deptis la fupptellion des pallepotts. II n'y a
      point U'loinme dans les campagnies, di qu'il a la
      reputation d'&tre a fon aife, qui ine foil expofi ainn
      inciirfons des bandils. Dan 250 adcliffes qui nous font
      parvenures, je puts vous alfiter qo'il y en 18o qui de-
      mandent le retabliffemtnt de' paffeports. L'Affcnilb)le
      avail decret6 qu'il lui frrait fait on rapport i ce fuj r.
      Ce rapport ell pret depuis 5 jours. Je deminde qu'i(
      foit ajouirn6 a mardi apris la lecture du prouis-verbal.
      Gerte proposition eli adopted.
      M.Jorunu, au nom di Coruite colonial, fait in rap-
      port dans lequel it expofe les tcifordtrs ct les troubles
      arrive i aI'ile de Fiance, de Bourbon, etidans toius
      nos &abliffemens au-deli do Gap de Boniut-CtEpirane,
      occa(iouihs par Ie fylIUme dricdabli des. ages miinif-
      tiiiels places dans ceete pertie de nos Colonies la
      tnecffiti d'augmenter le oombre tdes commiiffires civil
      que l'Affemble a ddja decrhis et qui'ne font ras encore
      parties; celle de les fire imbarquer prompterent pour
      alter dans ces pays ritablir Je calme et organizer Ies
      pouvoil. It faith fentir les avantges qti'il v anrail a
      Its charger de nous y mienager do nouveux ctabliffe-
      mens urtout Madagafcar, lie d'utse immense iteu-
      due, fituce dans le plus beau climate du monde ,
      riche en or, en fer on matriaux de toute. efpece.
      II dimontre que fi iintolkrance donot ancient miifion-
      naire, I'avidit6 de s'enrichir, ont djdi fait nmaiquer
      nos relations avee cette ile, aujourd'hti que la liberic
      a fait de nous on people nouveau qut nous porteoons
      cher ces iufulaircs des vues branches ct dest umnires,
      noas lea rendrous heurein nous nonel en ferons binir
      et nous jotirons de leur boulieur; II teprfente que fij
      aos cowmifaiitcs divetoppunt ua caratcts digne de h t


      nation don't its recent lea egent s, llsa stinot tnt et f
      nmldtrent toujouts fideltes a leurs promr(ies, iisfeioni
      par opposition A ce people ancieit diont l'tuivei rtiTit
      la pefidie, citer aujutrd'liai dims I'ouivetr miodiel
      la candeur et Ia bonie-foi di people fiaclsu.is. II coa
      clut en propofai ile projetdt decrct fuivunt t
      SArt.le1. Le hornbre des coniill res ci vil iunonPa
      pour leas ltlI-de-France et de Burirbuo f'ra pr1y a 4,
      Icur million s'itendra fur tous nos ,iablifenirns cduis .
      au-dali du Cap de Btonne-Efplrince. -
      It. [Is front chargts de vifiier totes les lise avec
      le(quelles uous pounilions nous procurer des relations
      avantagenfea : notre commerce.
      111 Le minifire de la marine dentlure charge db '
      preadre des mnfures pour reiablir !iuet gailfoin rei-
      pectable a Pondiel.4ry et d'en rendire cUlapte A
      I'Alfclib!Me. (Od( applaudit.)
      L'Affenbib e oddonnei'imnprclion du rapport ett 4o
      pr.jit *;c dicret.
      La lilace efR levCe to heutres.
      SLAMN:E nU DIMANCHE 8 J.lNVrR.
      SUn de MM. les fecretai.es fail lct,'ire d'uti procis.
      verbal de la naunicipalith de Saiit-Omer tranl'thi an
      prifidont par leIc sniifir de 'itiirier. Ce p.iuirip-vbal
      annonce de nouvaul ti oubles art-i's A 'irii n de
      chargcinens'de bi. ,
      M..,. II eft cl: plus grande inpoitarnce de pour-
      voir a la l tIurirte dea .li q i aieio a i-!fii. ,5 aim-,i_ -
      Onier ; cl.s fuot itenicees par le priuplejr1j 1 *,k
      inqijitildec s fur Ifs fulililtances, rt qutl la n.larii e fIr
      le etlicrltrifflrment d. piix des denrdes: Iha, ddlruar-
      onu produirzit I'itaodation du pays, et d c'iS fAs
      notimes. -.
      Je demand qu1'il foit faith ine mention honorable al
      procee-veibai de la condulte de la mtnuicipalihe et de .*
      la gaide nationale'
      M.....L'excubion des lois fur la liberty iec'* a cir-
      culatioi initricure, 1;a fiatel des iciulis, f irt des objets
      confis i la forvsillance du ponvoir executif; je demanded
      que le pIoces-vcrbal lui oilt renvoy.
      L'Affemblee ordonne e renvoi an pouvoir'ex6eitif.
      M. Jauco:rt. 0'.i demnde qi'oi fait faitnne mention
      honorable all proci-verbal de la cotidoite de,.ia sufnii-
      cipalitA et de la garden national. II parait quoe la sittni-
      cipalite a montre dans cettr circotlRa;ce one gtande
      prlfeoced'efprit; je veux croire que la garden ianotiale.
      ait exCcuit fes ordres avre le plus grand zere, aveele
      plus grand courage ; mats je .ois par le proc:s-veibal
      Aieme ,que des coupon de fold out Cti tiri.fans requi-
      fition. 11 fl peut que Its troupes aicut 'ti fotcjes par..
      Is aiffaillans a cette /Ili ife extrhmih6; mais it 'u".,'..
      faut pas approuver lein 'tCilid.i.ie fans I'avoir examinite; '.
      je demande, eu coifeliqttqrice, I'ajoutiueienutde la pro'- -'
      puffiiou.
      L'Aflei ble oTdonne, Jjourcent r.
      M.l. Lopold. *Le dcret de I'Afl`fcrible conf, l;unte,'
      qni petmet aux teliirtiu cs de irefir dans leas itct a
      motaletes jTqiu'a etincti6n des conmmuiidants eft
      de;uis long-tenrs tine foturce de ioub's et cm-
      peIhie les veutes d'un grai.d hombie die ddmraines. 11
      n'ell refl dani les ecsuvens quee elletI qua lte p.ibj gr
      a Ieteniies. D'ux on trois l fqmnes halbi ent foivenl d( ,
      nmaifons imiwmetres ot elles itabliffent des' oi'cili.lIable
      ariflocratiquces; le aunm6niers font, ddidnairement les
      prtlidens de ces affemblecs fecrettes qui 'trouhilet la
      tranqtiillitA des (ampagirs. Cet oldre de chlfes ell done
      di.peodieux inutile ind iectu et dangereit. Jei de.
      made done que le noinbre des maiifos trligitiu'r
      acco dies aux femmes foil rCduit, lin qi,'il y en ait am
      nroins doune daos chacune ; e it LI' .. cut qw cente
      tdcifion puiffi lever qucl que difficulis, j'en demands
      inoi-mnme l'ajournmentiel.
      L'AffembIe ordonne I'tjouirnement.
      Un vieux guerrir eft admis a la barre.- M. Do-
      tily announce que c'eft le carabinicr qui, A la lataille
      de Lawflt a fait prifonnitr le general Ligrnier, et
      que fon grand Age ne lui permit pas de lire lui-tinme
      (a petition. M. le prifident le fait introduire dasi
      I'intrieur de la falle, od it prend place fur Iun des
      lieges des minillres. M. Dotify fait lecture de la
      p&titibn; elle ell ainfi conue:
      it Vous voyez deviant vous Mdfieurst, le vient
      Guillaume Svire, dit Saint-Marlin, il ell counbA fetis
      le polds des an''et'de la mifrre. J'ai fervi-aptieto ais
      pendant quintre ans; daibs le regiment des corabiniers.
      J'ai fait toute Is grierres de 174o ; je me fias trooue
      et je me fuis bsttu vaillamment auf'fiee de Tourna, i,
      la bataille de Fontenoi, A cell de Rocoux enlin i
      ceJle de Lawflt et au fiege de Maciriciht' A l6 hawi\lle
      de Law.felt, notre 4tgimtr.t des i ,iiliiniers renverfa
      un corps de cavalctic'ennemic de .6o liommes, ,'m e
      mit a la pourfuite de ceud qui; n'ayant pas fucra ibb"
      dans le premier choc fuyaicnt, Un de men cjmrnsades' -
      le fieur Hode et moi, nous fires dctatlhs pour rtiller .
      en pieces quolques fnyards kcartls. Nous nouas enf.n- ,n
      cimes dant un vallon oti nous apperfP^t cs denx enne-
      mis. Nous le- pourfuivimes : c'tait le due de Cutmi
      herland et le geueral Ligonier. Le due de Qumaberaind
      dit fon lalut a la vliteffe'de Ion courfier. Le ginaral
      Ligonier tendit les armesi ii fe nomma il nous offnit
      fon portefeuille, fes diamans et d'amples recompniles
      finous vouliona ne pas le retenir prifotnier : nous re-
      jetmnes avec indignation une proposition quc I'hoancur
      reprouvra.


      its

      ti

      la




      tioan

      dre
      a lei
      ens-
      Ona-
      Oa


      ~


      ~i~










      .a.11
      i MI


      SoIte centduitiom enttr anous le gsnaral; trois en-
      Sitemia dous attaqucrtnt pour fe tire de nots msias.
      YPour e pas pordre noire ptife, Hode, aion camarade,
      faiit la brije du cheltal du general, et pouffe en avant,
      lmaporte le gkairal. Mi:je tefle coutre les trois enne-
      mias, je le arrtte je les cosmbats, deux tomlbent foui
      mSn foups, et le trofiemie fait. Je rejoins Hode et le
      gk -l et c u ou nrivous avec notie prilounicr an
      ,qua 4 le general.
      Apris cette action, j reflai encore fept ans dans It
      g teiifimcult,di C .iabinicr-, A la pait de 1754, fatigue
      de me ,uir oi,bla je deattn.nii mon conge ; je l'ob-
      tins onme fit, pour Ie icfte de ties jours, Uone pen-
      S ton de i5o livres: voili coinmeot on rcompeonfait
      alors. Ce n'etait pus fiis railbon que le gtrrieal Lig(,-iri
      difait a cette epoqaue:Coni ment t ouve-t-on en Fratncs
      de braves (oldat tn les rkcomnpenfant fi ral ?S'il vi-
      tit, il dirait : comment ce li i qqui j'olfiis une grande
      fortune, manuque--il de pain ? Moi compagnon de
      go, tre M. Hade, s't f iet eate i 'Affemblie natio-,
      n at!e, a pension a eti anginent.e; je vous demand la'
      mnme j-alice. La pr ile de Liganier m'appartient comine
      A. luin. Ls talents de Ligoniir atteflent 'rinportance du
      ferivice qIe nous avont rendu A notre patrie. Tant que
      SIr.avail de nme bras a pu fouroir, avoe ma petfion de
      'o li res, ia fia fbfilance, ai gem n flencede I'mn-
      g, a Ivdcr lat corruption de .'ancicn gouvernement:
      a. aus, DlrtlaLura mres forcees m'abandoaneat; j'ai 71
      .i a, rude'z-m..Ai juflice. Le fecours que I'ot me don-
      leraotie fera pas long-tems a charge; je defends dans
      .le ombeai -;t imn regret en mourant, fera de nc pas
      L't.rcrle r mnlout fang en difendjnt la France ma patrie.
      L'AiuFcIbl e accueille avee honaeur et respect ce
      i eux gucrrier elle change fon Comits des peulions
      - J abll r a l'iunfant pour examiner la petition.
      a r .. Je renarque avec furprife que M. Svirce
      Ji all'e.n quede Iou epe; i luJi efl dui une marque-
      S ncxtcrieuce de la reconuaiffance national et du refpect
      t4ui dgit l'cuvironner.
      S" *4ite "itinn ci renvoy1e au Comit militaire.
      ..Uue deputation de Verfailles eft introduite.
      L'orrleur. Deputis de la garde national de Verfailles,
      admitatturs de vottecourage, an iomntoio nous allows
      foiutenir la guerre la plus jote, nous venous des-pre-
      mtiers preter dans vos mains le fornment des guerriers ,
      nous vots dirons peu de mots; nous u'avons appris dco
      Ia liberi qu'a comrbattre.
      Noi amis, noa frets, nos enfains, fe font pricipites
      onu foule dans les bataillonis q1e la patrie vieent d'en-
      voyero fr les froutieets poter repo.ifflrr fes ennemis.
      a, On moats on vainqueutrs.s voila les adicutx Qu'ils
      noun out fai s.
      SNos u 'avouospu les -fuivre isugr. de notre ardenr ;
      ia patrie rclamait dos bras pour aff)rer la paix inite-
      tieter-,n avait btfoin pour enchiainr les mihans
      Qui voulaietit 3ichiret foe fain. Nous avons court (a
      voix nous avoits fait on factifice, penible pour tdes
      .homnmes qui fe difputent I'lwhineur de verfr lentr faug
      ; por L libcrtiS.
      MAis, nouts I'avons jpr dans nos co nr fi nos freres
      F iiffent fi nos enfans .tombent focus le ter des def-
      JAtes nous partirons a notre tour; nous irons les
      rebnplacer, t les venger : au foldatimnol, un autre fuc-
      cadera bienstt I for le pas d'nn btail:on renvesfe uu
      awtic bataillon s'eieveara, et les drapeasx de la L.berte
      ne f-io-y t deferts que torque le dernier d'entre nous aura
      peli en Its dif n iant. Qne lemigchans regunt alors ,
      ioals ,ie craindrous plu Icur forfait.
      S Voili nos vctxr, voila nos fermaens.
      Un it ,yen de Luberzac,d6partemewo de le Corrcze,
      fe plaint de ce que le tribunal dUzerche a applique la
      oi e t'amniffi,. i des delits qui portet un caracltee
      particuliar des citoypus format uue aff mbie pa-
      ttiotique, (onu ii ,rll par 4o autres citoyens armies
      dc t;sfils; plai(..us font blffSs par des colups de fcu ; le
      department euvoica O garden nationates avec deu' com-
      inifaitres qtgi mettent en artellation duiae des aalffisiut
      parmi lefqutls ni prtre non-afflctmeute et on agent de
      Mt. Lambefc.


      SCette alfaire ell renvoybe au Comitk de lbgiflation.
      Des membres du college de chiratgie de Paris pro-
      0ofeat ces trois questions : Lea cliturgiens f.,it-ils affu-
      jettis au droit de patenwe ? Dana ce cas doit-dn les
      ded.mmagert dc la finance de lears maittife ? Suffit-il
      de prendt des patients poor exercer la chirurgie ? -
      Elecs fout renvoyiet au Comit4 de l'ordinairc des
      finances.
      1) s citoyens avigqonais etcomtainns,attelltnt que leI
      patriotes de ce pays font victims des plu.s peidets tna-
      hiltaions ; qu'on prepare des aWlo-da-fi; ils implorent
      1.. jfulice et huinaniti de I'Affemblee, et demandent
      SfIoignemenet des troupes de ligne qui fonit Avigauu,
      i 1'eccpiua du riginent de Ijoulounais. ,


      (35)

      Lpacroix. faith a iuant des Crsitatis militaire et
      de liquidation. le rappot tde la petition dio fldat iuiva-
      lideadmid ai la bare. 11 propole de lui accordtr une
      Cl ..li i.,i de 7,000 liv., avec la contiuuatiou de fa
      pension d 15o liv.
      Cette plopofitiou ne dltreile.
      M. le prifident aononce que le refultat du fcrutin,
      pour la prifidence, a doune la anajuoite i M. Daverlhoult.
      I1 preod le fauteuil.


      M......, adis a la barre. Je viens au nom de M. Def-
      vallos vons fire Ilihonimge de phtfieurs invenlions
      en mncatique ; et Je sne hate de vous privenir qu'ellcs
      ont i tfoutntfe par I'ordre du conleil ct du miniIfre
      dt la rina A'des 4preuves rigourcufes. Lts procis-
      verbaux qui' eni cerifielt le plein fancci vont etre
      dipofis for le bureau. Ainfi, M. Dcfvallons a rempli
      !es conditions, prefdoites par les decrets du 3 aouit
      g790,.: oatnfon e pei de forttne et fa qualitS d'Spoux
      ', lte pete Ini font un devoir de reclamcr aupres de vons
      l'esicution .
      Mlelieurs vos moment font trop precieux pour que
      je Ibis tent d'en abufer, en vous faifant la deferip-
      ioi'des inventions de M. Defvallons. Je me reftreins
      aan firple Snonti des objets. Leur utility ne pent vous
      ichapper.
      11 s'agit, 1 d'nn cabeflan le plus simple poffible,
      au moyen diiqael l'ouvrage va le double plus vite
      qu'avec les rabeflans ordinaires, et fans aucun de leurs
      graves inconveniens.
      2o, D un nouveau levier avec lequel un fcul home
      leve et rabat avec une facility et une viteffe gales le
      mantelet du labor: operation qui occupe jufqu'a fix
      homes daus la mancerure actuelle, et don't lcs incon'
      viniens out fait perir de noe jours des vaiffeaux du
      premier rang.
      3P. D'un autre levier qu'on dolt regarder come un
      des plus ingeicupx prefers don't on sit 'nrichi la meca-
      nique. A I'uide de ce levier deux hapmnes out fait
      mouvoir avec alliance une maffe pefant fi mille lives ;
      tandis que fouvent, a boid des vaiffeanu plus de vingt
      hofmeass'Spuifent pour y parveuir avec les iftiutrmeus
      ordinaircs..
      40. i'n novel afft marin, don't les acceffoires font
      tells que les canolnier~'ne 'fout plus expofis aux dangers
      de touted efpece qni accompagnent I'afffit actuelltmnt
      en ufage fur les vaiffeaux et que cinq homes font ,
      avec nn travail moins penible le service d'un canon de
      trentte-fix, qui exige actuellement douse homes.
      Meflieurs, ces avants.ges ne font point exageres, je
      ne parle que-d'apris les proc&s verbaux et je ne Its
      rapport pas tous ; mais ee que j'ai dit fuffit faIs doute
      pour attiier vote attention; car vous voyez clairemnent
      qti'en diminuinanttI travail, en mtnageant le Iang dce
      cituyeiss les inventions de M. Defvallons donnrnt en
      outre la f.cilite de reduire confidieablement I'equipagr
      des vaiffeaux. It ne me paidonnerait pas de lui fire un
      mhaits aspies de y.aus, d'avoir rejtte fans examen les
      advances que hii out faiths des officers d'une nation
      tivale ; mnais je ftis bien (fr, et vote ze(e pour le
      bien public m'er. eft garant, que pour vous potter a
      recounaitre digoement les services; il n'el pas befoin
      de vous fire pefer corabien Con affit marin cdt tk6
      preciru ai cette nation, don't la marine marchande et
      imilitaire ci fort al-drffus de fa population.
      L'Afflmbice renvoie cctte petition au Comnit de
      nmaia.ne
      M. le pre fi leni fait lecture d'une fettre do miniilre
      de la guerre.
      ,, M. le psifident,je fuis arrive celte nuit dcs fron-
      tieres, ap1es un voyage que je croia utile tt cutrcux.
      J'auai Ilhouneur de faire a l'Atleiblee au plus tard
      mercredi le rapport des ob:erv.atiotis que j'y ai ie-
      cucilliea.
      Oa fait lecture d'une adreffe des officers nmnicipaux
      -de Ch,'abouig, qui'seclament des fecours pour la con-
      tinuation des travaux du port.
      L'Affemtblie charge Con Comith de lui fair incef-
      famment un rapport fur cct objet.
      M. le miniftre des atlaires trangeres rend compete de
      la part du roi d'an uouvel ollice de M. l'ilecteur de
      Trcves, remis le S3janvier d M. Sainie-Croix, miuiftrc
      pldCnipo0eutlisire de France. Cet office pore que Its
      reglcamens renius par 'empereur relativement aux
      fr.nf is imigres fot phbli s dans les Etats de i'S-
      lectotr.
      L'AffemnbleS oarontet to retvoi de cet office a fon
      Conmit6 diplomatLardiu.
      M.... fait un rapport relatif I arreflation d'on
      chargemrnt 'argent, et de divers autres effets deftioi
      autx franpais emigrts.
      L'Affemblee en ordonne I'ajournement.
      La fsance eft levee i trois heurcs et demise.


      A R T S.

      M v S I Q. U E.

      IVo fonate e fc rte-piano, arcompagnie d'un violoa,
      cunpuf/e par M. L. A. M. Thub.; luvre 2-; prix,
      3 liv. A Paris, chex l'auteur, rue de la Lune, no 3 ;a
      chbez MM. Leduc, rue du Roule., no 16; Imbailt, rue
      Saint-HonoiS no 6 7 Detoulede, rue Saitt-HonorS,
      no 614 ; etBoyer, rue de Richelieu, i la Clef d'or ,
      paffage de L'ancicn cafe de Foi.
      X. B. Lc rondeau de ctlte fonate ne pouvant fejoner
      fans la paitie de violon, attend qu'elle y eft prcfque
      toujours obligee, on l'a gravi a la fuite, ariangi pour
      ettc ercutiL feul. '


      GRAVU It ES.


      PORTRAIT de M. I. A. N. Cdndorcet, na le 17 ftp.
      tembie 1743 diput6 de Paris,, i 'Affemble nation
      nale, en 1791, fI' 3e de la liberty. Piix so ious,
      A Paris, an bureau del'impritnerie du Cercle facial j
      rue du Tht&iet-Frangiis, n1 4; ct chez tons le matr
      chanda d'cetampes de France.
      Ce portrait a ktd ddefin d'apris nature ,.par 3. B.
      Lemort, et grave par Auguile Saint-Aubin don't les
      talent font aflis conns pour nous dilpenfer d'en fair
      I'loge. Les artateura reconnaitront le caractere antique
      que le definateur a fu donner a ce portrait, fans nuire
      A la rclfemblance, qui eft frappante; ile reconnattront
      auffi le burin ferme et hard d'un graveno qui gale Its
      plus grands maitres.


      LIVRES NOUVEAUX.

      Code ~etfifqle de (a rance on Collection des dicrefs
      de I'Affemble natinale conjtituanlf. Tom. 16 t 17 ; i
      Paris, chief MM. Nyon, rue du Jardinct; et allard,
      rue des Mathurins.

      Melanie, drame en 3 acets et en vers, par M. Dels.
      harper s prix 3o A Paris chet madame veuve
      Duchefbe, libraire, t'ue Saint-Jacques, no 47.
      On trouve i la meme adreffe le Calendrier ricriatlf,
      on Chioix d'anecdoles curieujes tf de bons mots. Prix
      1 liv. 41.


      SPECTACLES.

      'PIfATRE DE LA NATION. Anu. la 30 rep. de Paulia
      el Clairele prec. de I'Amant lourru.
      TH*ATRE ITALUEN. Auj. la 7e repr. de Philippe at
      Georgette, prc. du Droit du Seigneur.
      Eu attend, la Iro repr. de la Fille naturelle con.
      Sonu. en un acte.
      * THAATRE FRANAIS rue de Rishelieu. Aujourd'hui
      la st repr. de la Jeune HJtefi, com. en 3 'aCtes,
      prec. du Taruiffe.
      Tu*ATRE de la rue Feydeau, ci-devant de Monfieur.
      Auj. la 8e repr. de la Cofa rara op. ital.
      Dcm. Lodoika, op. fr.
      TH A7Re DE M"ilMONTANSTER au Palois Royal. Aof.
      Ali. de Beaucaire, op. en 3 acts fuiv. du Defpoir
      de Jocri~e comidie-folic en 2 acres.
      TufATRE DU MARAIS, rue Cotllre-Sainlt.Catherine.
      Auj. la Mere jaloufe, fuiv. des Plaideurs.
      En attend. Richard el Derlet, coni. en 5 actes
      et le Mariage de Figaro ou la Folle Journie.
      AMnist CoMIQUE a Boulevard du Temple. Auj.
      Gcorges 4andin, cor. en 3 actes, fuiv. de l'Ereuvw
      raijontable t du Sultan gendrerux corn. avec lfe agr.
      TIAATRE DE LA RUE DE LOUVOIS. Anjourd'hui
      Genrevie de Brabant, op. en a actes, et fa fite en acte,
      prec. ties Trois Freres rivwaM.
      Dem. la Iler repr. des Deux Frere op comiqui.
      TutiATRE DU CIRtUE NATIONAL, aut Palais.Royfal. Auj.
      Jeannette et Lycas ou les Caurs ginireux corn. mele de
      vaudev. pr6c. du Menfonge oficieux, op. en a ctes,
      term. par le ballet des Sabotliers.
      En att. le Troi Ctfines opira et 4Aniere a Paris.
      THlATRE FRAN1AIS OQMIQ.E ET rIRIQtl e. Aijourd.
      Nicodime dans la lune o0 la Rdvointion pacifique, par
      Ie coufin Jacques, ct Ie divert. des Eirenmes patrniotique.
      SALLON DES ETRANCERS, rue Saint Thomas -du-
      Louvre, h6tel de Marigni, no 17.


      . 1 .'nlnmnctentt our le-M toniteur fe aft C Pails, lotel de Thou, run des I'oiteviav, tO i8. 11 faun career eIo letter et largent ; fancs d o ort, A M. bt dieteurdecounlqu
      oal lrp joUrs. Leprix elt, pour 3aris, dte 81iv. pour trois mois iiv. pour tix nnaio, et a,. 2 liv. pour I'a.nde ; etpour les dApartmerns, de 2 liv.p ur nurte cis liv. pour f x moil, ct
      aiv. pour t'nanee, f anc de aort. Lon le 'tabonnaqu'atcotroneneimelt dechaque rnois. n'foildct auffi cihe touns tlelibraires do FPrtce ct e dirs d teu ct des roln s m 2 pour fix mich s, M t 84a
      lirtre cet A Londtes, chez M. Jo d DeB ,no 7, Gerard-fret, et clez M. Chub r, Jcrwryn reet no 49. ToRt e i ertnror A ritdolion dt er JI ra lt doll 0 rt adrffi60 art icNeior, I Far"
      miller, rutt e/fpte d'Avis, Annonmcs s Mmoires, Motions tr a orer obj ts ulcouri t ,esroutrnt tre inflrit da nt Mt oniteur ta payanl so sorts putr tkocrn, d die tatiere gnitres adrt fJ a rpfoidacttr et
      Mn conmpfear, .d cea difieo arnikIne, am Suppldment psrticliTer d'anut demi-fall o6E8,6, 5 y;'ls Jraont t nonbro fo J nJ f of r Jo remplit. Chague article dolt dhr ,gro' daer n danot di Ia pfotren, 'le apo"t
      rt/efleincnnt r a pus i ,. aals t* pt nu aidact)r Co deraier deanur ct erd Jardinet, mai~f a< M. Brrile, enace d) la ris del'pdo., On O is trounced toS "jrN ul di aue lar dOemote denla tlt etn, dftorU
      4ia h1erts da motinJujgu'A dx Aslres do foar. u u l dits 4mche st itts excoti, defi


      DE L'tltrntItlltE ti MONITrau avet les caracteres de Baskerville, rue des Poitevinr, nO 3.


      -. -


      tx^ ;-i











      GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


      MARDI jo JANV\IlR 1792.


      No 10.


      .uiiiie AJinet' dc la Lbartc.


      P O L I T I Q, U E.

      POLO GNE.

      De Varsovie, le 21 dicembre.

      L a pard favorable dans la diete in project de la
      veate des larnflitcs a acquis de nonmbtex partifana. Ce
      plan former a 'avatce dans le comiiti fecrett t patrioq-
      tique des pttniers hormlcs qui ont habilement tra-
      vaille A notte coullitution nouvclle, a d'abotd itc
      communtliqut i d'autres lomnmes capablbs de le fourenir;
      actiquce liherecnue indifpeulible dans le choix qu'il
      faut lfaie des moyens d'operer le bien et d'y aumener
      la voloutm gknkralc otn Ia majlriti des liffrages an fcin
      d'une grande atemblte. Voici les difpofitions de la loi
      telles qu'clles ont iti pIlenties daus la iiauce du 19 de
      cc mois.
      Difpofitions gindrales pour fervir de bafe a la loi fir ia
      vented desjiaroflies, adoptees Jelor le project de M. Sol-
      yk nonce de Cracvie le 19 november 1791.
      Art. Ir. Toutes lea flarofties, de quelque nature
      qu'ellcs fuieut front vendues en bir6diti aprts
      avoir iti divifies de maniere A en rendre I'acquilitionl
      plus facile.
      II. Cette vtnt e ffera par licitation, et le plus offrant
      reflera hi rditairement eu poytrflion du bien qu'il aura
      acqiis.
      Il1. Nous garantiffons les droits des poffeffeurs pri-
      viltiies actuicl des flarolies et de ceux a qui ils attraient
      tranimis lets droits, de la maniere (nivante. 11 fera
      con'eiv saux polfelfeurs a vie la nmoitii ; : ceux par
      furvivance, trois huitiemes, et aux emphytlotes, tin
      huitieme du revenue, Avalu d'apis le produit de la
      vente du bien. Ceux qui s'en trouveiaieut en poffeifion
      en vertu des fomnmes qui lcur autaieut ite attributes
      "fur ces flarofles, jouiront de neime, jutfqu'i I'txpira-
      tion du tctme auquel ces flatoffies doivent reutrer an
      S trefor, de la moitli du revenue.
      IV. Les befoins do trifor public demandant des
      . fecours prompts, et la r publique ayant le droit iocon-
      teftble d'exiger que les revenues qu'clle s'eft r fervks
      fur ces Ilarofties foieut pays felon la plus rigoureufe
      evaluation nous ordounons que les poffeffeurs actuels
      patient, de le umois de mats 1792 les trois-quarts du
      reveiui; ceux par firvivance fept-huitiemes et Its
      emplyteotes, le revenue cntier felon r'valuation de
      1789 jufqu'au moment de la vente de la Itarofi ,
      f.ul af rititrer le surplus A ceux des poffeffeurt qui
      auraient prouvt par la nouvelle evaluation qu'en
      payant cette augmentation ils payaient plus qu'ils n'au-
      raient d leI faire d'aptis le revenue rrel ; mais s'it ap-
      pect, par cette i nie t av-liuntion, que le poffeffeur a
      pay) mnoif's, ii fera teou de remettre au trifor le mon-
      F taut de ce qui aurait manqui a clhaque pavement. Si
      quelque poilfffeur voulait itre acquitti de fes droits a
      la mnuitit du revtnu, i lui lera pay iauffitlt apres la
      vente, dix ou fept antiies de revenue, felon Ia natcui
      di privilege cn vertu duquel il poiffdait te bien.
      V. Les blarlntics qt dapius les lois anutieurcs, fe
      trouveraieut dija vendues pour 50 ans, peuveut rtri
      veuducs en tlieditk aux me&es potlffeurs, moyennain
      le dixicme de la fomme pour laquelle ils lea auraien
      prtcedeimment achctes ; mais fi un- tel poffefferr ne veo
      pas accder A ces propositions, nous lui afurous alour
      la jouiflance imperturbAble du bien qu'il a acquis re
      gardant les propriites counnue facrics et inviolables.
      VI. Afin d'avoir evaluationn exacte des revetius de
      flaroffies, chaque dillrict qui envoie des nonces A l
      dcrte notuimera, dans lea pioctdtines dictines, a ce
      eifet, otn countillaire. La comuullion du trifor part
      geia ces comnuiltfairec en fix parties, i hacune delque!le
      Slle en ajoutera un don't la nomination lui eR colnfie
      S et aptri avoir partag6 en autant de parties touct le
      flarofties, elle fer par la voice du fort, ia difiributiot
      du travail parttl les coinmnifaircs, leur en prefecira I
      mode, et ordonnera de levcr les plans des terres ct d'et
      dreller lea cares. Auffirot qeic livaluation fero achevi
      dAns dix flarollies pour la couronne, ct dans dix eo
      Lithanic, la comnmiffionr atnonccra par des univerfau:
      qilte ventedes flaroft es va commencer, et indiquer
      Ic jour de la limitation t procdcera la vetlte tdes :atre
      I' parties A merfire qu'clle recevia les tableaq_ de Il'valua
      "* iI, avatint toutcfois 6gard que la trip gruideq'intiit
      de llaorcsies en vente A la fois 'eu faffe biilleur le prix
      VII. Les jugetnens affelloriaux terriincrolnt tois le
      Spruos Centre les polfcefurs actuels ct lIenstfermiers, e
      confitmerout a ceux-ci les privileges qui leir auton
      tie accords.
      VIII. L'acheteur ne fera tenui qu'i depofer le citl
      quiinem de la valerr du bien aln moment de la vente, e
      rctie fomme doit fervir a camuionts r le paiii;nt d(
      itiutAts du capital qui refeia toujours clicz 'acqtleur
      ..i ccix ueanmoins qui acheteraieut des fofos sfont except
      de In prCfente dilpofition, et front tetnu de payer auffl
      16t le capital e en tier. La mnitiA du cirquicmc de I
      S valcur que I'aqhtecur aura dipofie, apparticilt au ti el
      S public, et 'a tie moitie doit etre payve a I'uicien po
      fetl"'ur, apiA qu'il aura prnfenti unc caution Cquiv
      S lenle et aprt fa mort, la Ibonme rrtoturne an trifo
      Si I'acheteurr manque an premier term du paiemeut
      S ct ne I'ffectue pas avaut c'expiration du fecud, il cer


      alors fou droit de propriiet, et le citquirme qu'il avait
      depolf, dout la ooitie qui avait Mti donned a i'ancien
      poll ffeur devient 1h propridt ; le bien fera mis en
      vente une ecoule fois aux nu mies conditions. Les let-
      rues des paiemens des innits Ifront fixs& dt trois mois
      en trois unois, c'el-.i-dite, en j,,,viier, avil jutilet
      et octobre. La parties des inmiti&s qni appaltiect i lt'ai-
      cien polffffenr, doit &re depou~ie par iq nouveau a la
      commifions du diilict'dau t lcnel lft itue lai ftarofie ;
      il y recevra une quittance qu'ilffra oblige de produite
      lors do paiement au ttiH'r publi- ; et faiite de produiite
      le certificate de s'lre acquiti envets l'ancien poflefeur,
      la commiffion du tttfor ne pouria pas lui doiuer de
      quittance. Si qqelqu'una des ancient pollffoeprs ne von-
      lait point recevoir le cinquierne du capital qui lti appar-
      tient, ou s'il ne vo:llait pas prtfenter uo aiinliotiltenunt,
      le trelor public ke chargera d ete lcee foi e, et lui en
      paicra lea intiresa A 5 pour cent..
      IX. Nous garantiffous de la manters laplhs fuilet-
      nel le e drolts des nouveaux acqtiueurs ct les aliini-
      Ions en tout i crux des autres pultelfeuro des biens ht-
      reditaires.
      X. Les flarollies fitmes fur les.bords de la tner, et
      dont la position oflitait quelque pofllbiliti d'y aitie
      dec ports, te front pas mifs en vente.
      XI. Chaque acqutieur de (laronies fera tenu en outre
      de dppofer i8 floiins pour chaqice miille de lh valeur dui
      bien achete; et la fotnme qui ptoviendra de cette rkiti-
      bution, fera denlince a ric&mptil'cr les comnmiffaired
      employAs A Iellimation des Ilac ollies, aux giometres
      et ingiuieurrs etc era ripartie entr'eux en raifon de leur
      travail, pat la commillion du trinor, qui fera tenue eo
      mime tens de rendie compete a chaque diete des de-
      pen!es que nuccfliteraitnt ces difpufitioas jufqu' I'a-
      chevenicit de la vente des flarofties.
      XII. Les commiffaires ferout obliges de tirer trois
      exemplaires de letr travail d'ivaltation drot iis en
      dipoltront tin llr les lietx, le second A la couiimiifion
      du diflrict, et le troifieme i la comniiffion .du tielor.
      XIII. Nous garantiffons Ie la maniiiier la plus foit-
      melle, que ni les tomnes dipofecs au moment de la
      veute des flatoftics, ni cells provnaittes du paieoeiut
      des iutiets ne poirront jad ais fervir A ancuns dons
      on gratifications, mtais ferotit tniqicmnint employees au
      fcrvice de t'armte. Dans le cas neainoins de glerre deja
      diclarec, il ferapermist la dirie d'ordotner le recou-
      vrement d'uue parties des tbuids attaches auxdits biens,
      et cela d'apris des reglemns particuliers.

      Extrait d'une lettre de Varsovie du 21
      decembre.

      Le nonibre da infurgens n'augmenle point, mais
      leur activity flimble les multiplier. Leur chef-lieu itibli
      a Jiffy ne peut en imupolei. L'hoinmec que leur haiuie
      pour la patrie fe plairit :i y rencontrer, n'etl plus....
      Qwoiqu'il foit probable que I'imperatrice de Rufic a
      eti lition coufultee dii nioins plevenuie thr le project de
      la loi du 3 mai qui clihnge cle d fltinrcs de la Polo-
      gne ; cepcndant la nation i'a point de gage qui lui
      Salfure la faveur politique dc S. M..I. P'rYrotic tic
      douten c Europe que i Cathlliine II l.ilre culin les Po-
      : lonais dtre lesmaitree c8zhez coi, fa coniduite a ct igairt
      e n'eft point ct ne peut itre une gineiruli nmnis nlu tr'et
      t naturel de empire des cilconllauces, ct niame de l'am-
      t bitiao de celte princeffe qui depisb loui,-tems a dauties
      t vues. Le foiuvenir des tens paJis et l'hilloire dit tents
      s pr6fent ne fonti, ni l'ul ni I autre, ciijectiir raifui-
      SnablItieut que la court tie Rulle p.ice qu'elle agit
      envets inus .fous des d-hois plus quitales ait en
      s g&I ral clhang de priuciprs poliiiqins.
      a On a vivrnieut applaudi, dans le dernier difcouts
      Sdu t i ,celte phrase : tiLa trite expi:icire de nottrr
      patrie nous itltruit alffz que toutes les fois quie Ils
      S forces etiangercs lont entties dalis notre piys,, fous
      ; pitexte de fccourir lts oppiqis de rnaintenir la tonf-
      s tituiont ct de d fendre la liberal, elles out toujouis
      Sitnpofi le jg die la tflvitude (ogueiale. i1
      e Quant i I'iirelolutiou de t lec!eur de SAxe on eft
      n folnds a.croire qu'clle nelt euiietelu e que par les mu-
      e Inarques Ctrangers, qii iegaadent elcote au course tlcs
      n cveneimteus s'iis feront lottAOs.de pernietlre o s'i's
      x pourront rlevetrler tell ou lelle revolution trop favo-
      a able a Icfpece Ihunaine.
      s 3
      S ANGLETERRE.

      Dc Londrcs.

      t ON atlimente les garnifoin de Jnfeiy et de Gernefey
      it d'un regieiiit de pls. Le ttcnte-qi.atricme, c lutoinIu
      tdaqs le pays de Comouailles, a renu l'otdie de s'embar-
      t quer pour ces miles ; le dix-liptliene le remplaccra.
      Cs La legifnture fidetative d- I'Amriqucea propolf qu'a
      : l'aveiir le contis (oit comnpofd de 2orn uiembltes lau
      6s lieu de oo: I 'accroil'inment prodipietx d- popnlibtiou
      + a fclable niccfitler ce iolblcictnt fans lequIrl le
      la gouvernms n'auiaieut pas ine rcprelintaiion bnfllitllte.
      or
      f- XL'inttirt diil ommercre nious a paru exiicr que snous
      a- billions conniaitre Is noms deslrecteur de la bauiqie
      r. des Etais-Unis de I'Amiriqie. La meilleure preuve de
      la bont6 d, lhoix, ce ll qu le i effects publics ont lillgu-
      rd liecmutet bhafle.


      Directesrs de la banque.
      E14at$ ,1deM 'E1


      L'honotable George Cabot; I'ionorabile Fiser A mrs
      onatlia Ma h n junior ; Joteph Barre i l'honlui.bll
      1. Wadwortli. .
      JYeVro. rck.
      L'honorable John Lawrence, I'honorable Johnt
      Watts, I'honiorable Rufus King Philippe Livingaion,
      Nicolat LoW, Herman te Roi, James Watfou.
      ,, Psufylyanie.
      L'honorable William Bingham, l'honorable Tltomas
      Willing', Jofeph Anthouy, Joteph Ball Jaiesi ole-
      Fisher, John Me Nesbitt Robert Smith, Artchibald
      Ma Gall, Charles Pettit. '
      Etalt du Sud.
      L'honorable Charlas Carrol, lI'htnourb $ ,,nnel
      Johfon I'honotable Willrsat Smiih I'li1h sIi
      James Mi Clute.


      AM L A N G E S.' .

      Coice exacte'de la note lue par M. let e ".'
      des afaires itrangeres d a ;la 6"
      janvier. '
      La fouffign6 miniftre dirigeant d'Etat et du c binl
      de S. A. S. electorale, a 'honicur de ripondp par
      ordre exptss, A la note officielle de S U.M.if ;li4 de ''
      Sainte-Croix, minifire plnipotentiaire de S. M. T. C.,
      que S. A. S. lectorale tit infiniment fenfibie anx iIerli
      mens de bont de confiance et d'amitic du roi tencers
      dile, knoucis dans cette noe ; et come elle a I'affu-,.
      rauce positive que fa majcfid l'empereur difendra 1'Elet-
      torat conte les hoflilites menaces, ct que la court de
      Vienne a fait connaitre depuis fes fentimens A la court
      de France, la declaration fuivante eft ni'lqtuiiel. t fou-
      dec fur le defir (incere de I'olecterr de donner ine
      marque de fol refpectet defonattaclitment i S. M.T. C,
      et de fou emprcifementd de confirver la bonne hlartroiie
      entue la France et I'Electorai, et de fou ddfir d'evitet
      tout ce qui pourrait compromertre la uajefle l'ernpercur
      avec le roi, de cooper ainli tout ce qtm pourait toutnirc, :'
      on prktexte a des hoflilites envers I'Elcctorat, combine .
      S. A. S. lectorale 1'a dcij fait declarer d'avance tt di
      propre movement par la note du x de ce mois ; ei
      conulquence de ces plincipes, 3. A. S. electorale s'e c
      gage :
      10. De fire quitter l'Electorat dins huit jours d'ici,
      ou dilperkfr tous ceux qui porteut la denomiuinaiion
      'd'untco ps militaire.
      2. Toute elpece d'exercice militaire fera difenhiuei
      itrativement ct ceux qui agiront contre 'oidoni'
      nance front tenus de quite I'Electorat dans tro:e
      jours ; et a cette fin, on leur d'nonccra les lIgenos. n
      30. Tonus les recrueurs trangets, A exception de
      cerx de (a maj flA iU'empereur roi ; tous les ti uters et
      affocies des recruteurs ectrangers, front arnit& et coiin-
      damtnis fuivant uine odonnance imatuie depuis dou ,
      mois a la fottrtrerf et aux travaux publics pour dentx
      ans ; et fi es fujets de S. A. S. lectorale f: laifferaicnt
      engiger, ils front punid de nidm e.
      4. Suivant une ordonuance parcille, publike itera- ;'
      liverlitnt, il feta ddfendu fi.u pe;ue de deux atis d
      travauix publics et de la ticielrle, de fournir anx
      strangers des canons fulils pu.ii.le i tire, hanriu(t
      de mnulitions, et tout ce qn'op pent comnpter, avet
      raifun entire les unillntious de gueire. Ceux qui cache-
      ront on qui aidcronti c-cher lea fourniteiis mii.ioin-
      niOes, tfetiot piunis de merne ; on airrtera ct liviia a
      la forterefle crs firtes dc imona it;)ns, f on en detirtL
      poor eni)elt hr uno rge qtiilrcounqe.
      15. On dlfendra l'entree d4ans FElectorat aux clhevanl
      de remonte pour la cavalciei ou l'artilleiie qui pour-
      raient (hte deflinls anx franui is Anigtrs.
      6. 0t nlie vecevra dana la ville de Treves que des
      particuiiers, et oi n'y peinettra pas un Iralcmblcmt nt
      qui portait faile leImoindre ombrageI
      70- Pour 6 er davatiage tout ombrage, lea cmintgt
      catitc lnt i. ptes de Tnvcs, qiillcrunt cos catltoonemcnur
      dans I'clpace de huit joiur, rcnileroiif~uts lt'iitricunt
      du pays et a quatte lieues de T yvtsa on defcndia lqt*s
      les canittltte e nt .

      tranlea pecilftmntt Iivant les jtinciple. r 11-
      's pn lea rrn"i;gr" d"etnurant dons Iu tIo inraFl~l *

      rei'ltcmens preIcrits de la p,,rt de fa inajefle I'Freltui ,, c
      roi dtnc leI P,,s.-Ba> autlicmliesi, et a Cet ard ft.( .
      alttllc'IreruifIinc ilhcc.rale a dermanud ces iggleranct a
      an tolnvercntieielt genOral : on compete qu'on It. rece .i
      d .s t)o jUours, et on his publiera incefrmnment.
      9. Son alllllef firililue Ieccorale ciargcra, par tin
      or ire p' ubic fa reeince clectotilc, le contiandailnt gi-
      indal de fes troupes, le gouverncir de la ville de
      ,Trves les comm undaias dis garuifr.ns ,.esb illis et hia
      niagillrats des vlle> d:e tnir fticrtl ent, fur les poinia
      cnilnces ci-de-fis, ct cerux qii feront coltrin:is dans Its
      rbglcnens itablis dans les PIys-B.,s auteiclicius et de
      irpotndie de I'exkcuoon.
      Son alhelle fr&cilline lectorale fe flutte que ft M -
      jltl ti~-cair&iienlue r-,i conl'ainsue par eerie dilata.
      & I -


      ___I __ ~_~_I_ r ~ _L ----~-ll~---iLi---


      ..~._..--.-.~i-surylrrurru~LrrPm~l*l ...~.. ._ .... .....~ .~.~ I.~.....L...~,il~.~.. .~ ...,.,r ..-r-^--*-x^r_;-L YLt;L


      - ---~ ebr~PP


      _~


      t*


      V-





      1 9- .;.
      i


      tion de fes tentimens derecpecet t d'gac1iement envera
      elle et de fou dcir d'cntrctenir et de coaferver la
      bone harmonic emre la France et I'Electorat, ct elle
      e flitte d'avoir rerscontre et faiistit parfaitementt lea
      intentiolsa de fa majeltC tlie-chretienne.
      AfCobleutz, le 3t dicembre 179t.
      SSignE, LE BARON BE DUMINIQVUE.


      Au Ridacteur.
      DANS Il'nalyfe que vous avez faite de mon opinion
      S fur la question qui 6tait famed i !'ordre di jour vous
      place daus npa.bouche ces rots : On poM'ra niourffaii-
      i arifer avec Tidke de la n&efiti dun chanrgement. j'ai
      dit: On VOU0tAIT nous familiarifer. 11 u'y a que la
      diffirehce dun emot; mnis ce mot eft li important, que
      je ciois devoii rlever cette erreurr.
      SVEkC GN AU X, dipuld.


      dA S1 SE PATR OT I QU E.
      SI y aura, i* oiardi, 17 du coutant, i einq pour Gfi
      Shecute de relevie, Iffemblie generale des actionnaires.
      1 fiut tire propriralire de cinruante frtions d'inurit
      lour avOir enlie Ce voil dblihbrative. *
      Le diatieur'de livess donnera jufqn'au 16 inclulive-
      * m nt des billets d'entree. BUCq T.



      -;B UJ L L E T'I N

      ''DE' LXSMBLtE NATIONAL.
      PREMIERE LEGISLATURE.

      SPtesidence de M. Daverhoult.

      .SiANCE DU LUNDI 9 JANVIER.
      i. Lf. Grlelier. II eft tens que lAflcmblie national
      S u iavrle lea yeux ct fire fou attention fur touts eIs eve-
      lecmens de la ville d'Avignou' et du Corntat, oA it te
      fait une vtritable contre-rivolution furtout depuis
      r'poque dt la prifence des commiffaires civil dans ces
      irop infortunies contrecs. 11 y a trois mois et plus que
      des deionciations, des plaintcs vous ontrta faires contre
      ces agens du pouvoir exkcutif; i y a trois mois que
      'i ous fommes inondes de pamphlets de Ilbelles nrEme
      inujrrieux a i'Affemblie national d'&rits de torte
      stature, dnt les uos extoilent M. Valentin Mulot au
      *troiLmne ciel, ct les autres le trainent dans la fange.
      Le 26 octobre dernier, iT y a eu une deoonciation
      dirjge centre M. Valentin Mulot, q,'on a accuf i la
      basre d'avoir violin les droits les plus facres de la.
      liberty ; d'avoir cdt le principal moieur des troubles ,
      des scenes de fan;: qui out jewt les avignonais danm le
      *deffpoir et daus la cutiftetuation; d'avoir enfiu abufi
      de fes pouvoirs pour cotifannaer impuuomeut touted
      fortes de crimes.
      Le 5 tiovembre fuivant, il y a tll un rapport du
      ComitA des petitions et d'aprts lequel il a etc dcriet
      1t qun M. Valentin Mulpt letait mand i laI birre pour
      y rendre compete de la-conuduite ; 2o qu'il ferait fait nui
      smefflge au roi pour Ie prC6vnir des demands faitea
      par'les citoyens d'Avignon relaticmenut a M. Lefcene,
      commnaiaire civil, don't ils defirent le rappel et rela-
      tivement encore i I directrice ct aux employes de,
      jpotes ; 34 enifin>, qu'ol: mctrait fous lea yeux du roi
      lea pieces o. fe trouvetit conticalis le faits et les motifs
      ui fembleit'folliciter le rappel des troupes de line
      netuelPenetit'dadts le Cont'at, et leur remplacemeiit
      'par d'autrejs t par des gardens nationals. Ccs deux der-
      aniets a rica ot iti aj -urnis jurqu'a cc que M. Vdlern-
      tin Mulot ait ~ed ecnenda.
      Le 9t novembre deruier M. Valentin Mulot s'etf
      prefenti a la barre il y a &it entendu. Eh bien depuis
      cetre poque deux mois fe font icouli, et lea deux
      articles ajournis rout reftls fals execution 'quelconque.
      Je d.:minde done que 'Aiteminbl e nntionale vetille bieni
      preudre dans la plus haute cotnfiiration I'affaire d'Avi-
      gnon, qii pourra cntraiter aprib eli les faites les plus
      d lfareufsa, iidipendsmmernt de routes cells qui ont
      a en lieu jnfqu'a cc joui; qu'elle orduuue a les Cotnitis
      de petition ct de surveillance riunis de fire A ce Lujet,
      fousile plus court dtlai, un rapport don't le rifultat
      Jpilffe meutrc a port e l'Alfenlibc natiouale de prendre
      des mefures-lAges, mois liveres, pour etilndre un feur
      qii ne fcimbli convert fous la ccudre daus ce montrni-
      Sc, que pour pptter plus Luremenlt 'iccndie dais toutes
      les parties du Midi ; errultat qui la nmttrairt galcaement
      i portic de proncnacr aflirtmativemcnt fur 'liutoccnce
      de M. Valetin~ Mulot.
      Je prie done l'Affnmible d'ajourner cc rapport i un
      'jour fire, et de ne point dfferer plus long-lens, parce
      .quie pendant que nuns procralPirtos ici, o, lair Ii-bas
      Je protas ) la rvwlutiou d'Avignou ; I'on y perlfecrte
      Its vrais padTiotes pqui Yoat opeIee. C'eft ine viri;r
      doni I'AUliabliec ationaile re puInItra obicir la co.lit-
      isation qJue p.r deO coirnillanes pris d(ans on tlein
      autr ctlcrt cie (fr.O ctulilfamrtient tiomlpee counme cile
      a tonjouas Ce: junqi'.Si cc momrren-ci.
      Ml. MAfyf -i Jc eris q:e i'imntriio i de I'Affcnblf e
      -n'ell pas 'c 'pmotiuent r fr cetle affaire tfns si're pro-
      4ur* d'. ilf.,irthaious I64;ates. Nuns toiuchons an mo-
      ient d'cn avoir. It fcrait done imprudent de prendre
      suparavaul uihe dliifiou. Jo destande qie I'ou pale ,
      0


      quantt parent, a I'ordre du jour fur la proposition
      denvoyer des comtuillaircs pris daus le 1'ci de
      l'Affemblie.
      L'Affemblie paffe i l'ordre du jour.
      M. Lecainulr-Prraveaux. La confllittion a ditruit
      touo les offices de vbralit&. Cependant it exifle encore
      des greflicrs experts qui pritendent avoir le privilege
      de conferver le charges de q leu cargle Coiniti
      de ligillation, auqiel it eli dkji parvenu des pieces
      concernant cet objet, vous talfe inccffamment fort
      rapport.
      M. Dorify. Je demand qu'on y joigno aulli le archi-
      tectes-experts-jures qui font aulfi 'fuppsiris, et, qui
      cependant I trouvent encore cette atnee dans I'Almra*
      nach royal.
      V'Affemblee renvoie au Comiti de ligilation la
      queflon de toutes les charges vinales.
      .M..... Un foldat du 84e rgiment, en gamnifo ia
      Clilons, a obtenu i- conmme une marque d'encourage-
      ment, de la part du diriettoire, one place vacate. a
      la difptfiiiot- an foldat to mcontentCrtent de fun chef qui a chercbi
      tous lea petcxt-ts pour ladui fire quitter. It eft maiu-
      tenant en prison, t c'eft do fuod de ia prison qu'il
      m'a adreffi plufieurs lettres pour riclamer la jullice de
      l'Affemble. Je demands le renvoi de cette affaire an
      Comite militaiie.
      Merlin. Je demand que vous renvoyiez anparavant
      an pouvoir executifiui doit d'abord connaitre de cette
      affaire. S'i ne faith pas jnflic alors vous chargeret
      votre Cornit militaire de vous prilenter fon rapport.
      L'Affemblie renvoie au peuvoir excutif, pour en
      rendre compete dans huitaine.
      Un de'M'M les fecretaires announce nne lettre des
      adminiftateurs compofAnt le dipartement de.la Somme,
      pour obituir la prorogation du dilai relatif I'iablif-
      I ntient 4tes jures.
      l/Affemblie renvoit .au Comit6 de ligi'lation.
      Une lettre cctite par la municipality de S' Serveot
      announce qu'il y a des enbaticbenrsa rangers it Sait-
      Milo, *'Vanncs et i Saint-Brienx, et follicitela fur-
      vOillauce e 'Affemblie fur cet objet.
      L'Afemblie renvoie.au Comiti de surveillance.
      M. le prfident announce que le colonel de I'armie
      patriatique brabaononne, faith homage i i'Affemblie
      de deux memoircs qu'il a compofes I'un fur ameliora-
      tion de la culture des chanvrcs; l'aulre fur les moyens
      d'encourager la propagation des chevaux en France.
      Cet homage eft renvoye an Comit6 d'agriculture et
      decommerce et obtict mention honorable an procks-
      verbal. .
      M...., au nom du Cbmti des infpecteurs de la
      fall fait un rapport et pri lnte on project de dicret,
      relatiemnent I'ordre i mettre damn lea dlibdrations
      de I'Affembile. L'impreion et i'ajournemecht font
      dicr6trs.
      Un de MM. le fecretaires lit ane lettte, par laquelle
      le minifte de la marine announce que I'affemble colo-
      niale de Cayenne parait &tre dins i'intention de ne pas
      laiffer dibarqucr les troupes qui doiveot accompa-
      gner les commniffaires du roi qu'on y envoie, et de faire
      d6cacheter, par Ie commandant geunral, tons lea pa-
      quets et leslcttress minifitrielles. It croit niceffaire
      qu'avant le depart des 'commiffaires du roi, 1'Affem-
      blie fe fffe rtedre compete des troubles de Cayenne.,
      M.... Je demand que 'rAffemble fine un jour ot
      elle soccupeta uniquement des Colonies.
      L'Aftemblie renvoie la lettre du minifirede la marine
      au Comite colonial, ct ajourne merciedi Ia difcufliou
      fur les Colonies.
      M. Hiraull. La circonflance urgente ot nous fnmmes
      exige que I'Affernble natiouale inttrroge le mininfre
      des affaiies etrangeres, pour favoir de Ini i, depuis le
      dicret d'aculation pointt costre lea princes, ii a de-
      manda a 'eiupereur, jsfqu'ici notre allied, que la cocarde
      blanche fli defendue dans lcs Pays-Bas. C'fit le devoir
      d'ui allii de profcrtre, a la premiere rtquifition ce
      figue de la niellion des Francais qui le portent, et
      doet la nation ne peut fouffiir I'xtiflence dans tne
      conri'r aulffioifiie. Si cette cocarde fublifce encore en
      Br.bant, Iu'en accufous quela leat neur des agents de
      inoetr oluvoi' exeirtif. Telle eci note position unique
      dawns lhif'loirt, qu'en mime terns qu'il faut nous pr&
      leter aux nation ritaagerci dans ratttitude convenable,
      nous lonmmuc condtanfis fi ire marcher un pouvoir
      exicutif, qut nous devons fauver de fa ruined en It fau-
      vaut de fa faibleffe; de cette faibleffe que dans tes
      pays &rangers on prend pour la n8tre; difoas-le han.-
      temnct, note patience etonne I'Allemagne elle-tnme.
      Croyqt c que LUopold ell tromp6; c'c a votre nergie
      de lii ouvir Ies yeux, de le folflraire a cc fyflime
      d'illulions dout Iecuvirounent des intrigans, des inti-
      gans franoais. L'empereur, plac( trop loin de la veriti,
      comme tous les monarques, eft port come eux par
      (ls habitude i def6err aux opinions fantafliques de
      cettt claffe qui fe trouve entire le people ct lui, et qui
      .prend aun 6migris on intrtit qu'clte regarded come
      fintirek de tons lc priviligis de l'Europe. Montrons-
      lui en opposition i caetwctle-une nation, et Liopold
      verra que Ialliance de ette nation vaut miieux pour
      lui que les A loge de cette caft. II xenonctra aux


      vaine complairttncs qu'il a pour ele; dji la ta celifi
      d'affecter une apparernce d'inttte pour fcs (sllicitutions,
      loi pefe et Ic fatigue. II s'atonne, fans domuie, que l
      France n lee dIivrt pas de cc rtle giant et lfore.
      Oui, je voua le prtdis, in tics-court intervalle de
      teams doit convertir en certitude la prubrbilit que je
      vous prilente, et jofe ici garantir I'effet de na pro-
      melfe. Dans tous lea cas, fi Lopold ne fait pas ce lque
      Con intirt lui ordonne, vous aurez fait cc que vous
      ordonne l'houneur de la nation franaaife. (On ap-
      plaudit.)
      Je fais la motion que le miniftre des affairs trane-
      geres foit man d A I'iiiflant, pour favoir de lui s'il a
      req6is fa majefl impiriale de defendre la cocarde blan-
      clc dans lea Pays-BaE autrichiens.
      M. Ramond. Vous auret faith bien peu de chores en
      vous bornant i difendre des cocardes d'une certain
      facon. Votre Centiin diplomatique doit vour fair incef-
      lamrtent un rapport, et j'ofe dire que ce rapport con-
      tiendra des vus -et des dilpolitions d'une plus grande
      itendue. Je' daiande douc que I'AlCembiee pale i
      Iotdre du joudir La proposition de M. Herault.
      M..Deperetit i ne feconde lecture d'un project do
      dicret relatif aux fecontr provifoires accorder aux
      departemens. du royaumo pour lei pauvres valides et
      invalids.
      Al. Labergerie. Dana tons les dIpartemtns lea foomme
      defecous qui ont iti accordies ont iti employees i des
      traviux d'art, et don't l'objet intireffait principalement
      les villes. Voulez-vous employer utilement pour le
      pecple-, pour l'indigeut, pour I'agricultenr, et votre
      argent et vos ouviiers faites les fervir i la confection
      et a l'amilioration des routes. C'eftl la fois eocourager
      l'agriculture et le commerce, fatisfaire i la bieafdifance
      et a la juflice. L'economie rurale n'eft jamais plus active,
      que lorfilu'il y a des communications multiplies et des
      diebouchis facites. Ils ipargnent au culrivateur les frais
      de pilfieurs chevaux et de plufieurs boeufs de trait, et
      cette diminution de frais tourne au profit de la culture.
      L'opinant propose par addition au project de dicret
      ddu Comiti des f course publics pluficurs dilpofitiona
      relatives i la confection des roruts, ct i une addition
      de fecours de 5 millions o50 mille livres.
      L'Affemblie applaudit, et ordonne l'impreffion dl
      difcours de M. Labergerie.
      M.... Puique 'Affemblee a decreti I'im reffion do
      project de M. Labergerie, je crois que pour mettre do
      I'enfemble dans la deliberation, ii faut ajourner la dif.
      cuffion fur le project du Comite.
      M.....II n'y a point d'inconveniens a njourner a
      trois jours cette difcuffion, d'autant mnieux que je me
      charge de dimontrer aritmithiquement qu'il y a encore
      A la triforerie national 6 millions de difponibisp pour
      lea fecours.
      M. Deperet. Je m'oppore i l'ajournement. J'ai dec
      lettres des dipartemens du Nord qui m annoincent que
      les hspitaux font dans l'impuiffance de costinuer lear
      adminiflration. Craignez en ajournant d'exciter des mou-
      vemens dangercux dans ces dipartemeus.a
      L'Affemblie ajourne la difcuffion ajeudi.
      Un de MM. les fecritaires faith lecture d'une letter
      da general Luckner coniiue i peu piae en eca
      terms :
      ,s Je vous prie, M. le prifidcnt d'etre I'interpTrte
      de mes fentimens aupres de I'Afemblie. En un'accor-
      dant la conronne du triomphe avant la victoire, lie
      a efp4ri qne le general d'ine armic de citoyens librei
      ne pourrait etre vaincu. Le general Luckner deveut
      franiais n'oubliera jamais le ferment que le miniiftre
      de la guerre a fait graver fur le biton de marCchal,
      et fon rpe ne fera tire que pour defendre la nation ,
      la loi et le roi., t (On applaudit.)
      L'Affemblie ordonne la mention honorable de cette
      lettre au procis-verbal.
      On faith lecture d'une lettre de M. Amelot, adiinfl-
      trateur de la caiffe de 1'extraordinaire, ainfi connue :
      as M. le pryfident j'ai I'honneur de vous adreffer
      les releves des atat approximatifs de la valour des do-
      maines nationaux, qui m'ont itC envoys depuis le
      3t dicemb're, par 17 diflricts ; ces tats montent i la
      (bmme de 31,115,799 liS., lefquelles joints a cello
      de 1,818,649,564 liv. qui rifultent des lats pric-
      demment fournis par 4o3 districts, font la fomnme totale
      de x,849,7A363 liv.,,,
      M. tl frijfidtn. L'ordre du.jonr amene la fuite de Il
      difcuffion fur la qucllion de favoir files dicrets relatifs
      la baute cour rationale doivcut etre affujettis t a
      sanction du roi.
      M. Gohier. Vos dicrets fur la haute cour national
      doivent-ilas tre exempts de la function, par ecla feul
      que le, actes d'accufation n'y font point affujetli ?
      Cette raifon ne me parait pas julle. Les acts d'accu-
      fation font des actes judiciaires. Lea rbglemenspour let
      juges font an contraire des lois, et des lois tris-im-
      portantes. Toutes lea forces de cet argument confiflent
      dans une iquivoque facile alevetr. 11 femblerait, d'aptis
      cenx qui 'Iont prefente que let jugernsen de la haute
      court national feraient livris i la volontC du roi; q.e
      lea crimes d'Etat rcfleraient impouis. Quand celn ferait,
      on ne pourrait pas en inditire qu'dne difpolition util
      dfit etre prfiirF aux difpoltiont pricifes de la loi; el
      ce n'cft pas A cenux qi xipetent tujour la conanlIUtt


      -*~-o9C '**1-.


      I'l











      lionon n l mort, i dire, la vengeance on point de cont-
      Stitution. Li our la cofltitution s'efl araetia ii foat autli
      anerster, Si, centre P'autori i d'une loi, on n'argu-
      iacnte point d'un article A un autle, la couflitutioai
      tl bieu moins fufceptible de ces interpretations arbi-
      traies.
      On adit: les actes d'accuration font le principle,
      1'otganifation de la haute cour national en eft la con-
      fiquence, et doit par coofiquent participer a la meme
      exemption. Si un parcil iailfbntneletnt pouvait dtre
      adnis,i1 ii n',) a pas ut article de la conflitution qa'on
      ic put dAtruime par des inductions. Les actes du corps
      ligiflatif concernant la convocation des affemb:des.pri-
      inaires en retard ne font pas foumis a la tfnction ; en
      conielfra-t-on quie l lois fur la tenoe de ces affeniblCes
      en fontexemptes aufi ? Les actes de la police correction-
      nelle fur les corps adminiflratifi fe font par fe corps
      ligiflatif, fans qu'aucunv velo poife en cmistcltr .'eli-
      cuudon ; en couclura-t-on que les lois fur ia marched do
      'orgauifation ne doivent pas trefanctionues ? Perfoune
      n 'olrait fou.enir d'aufli ridictiui confiquences: d'ail-
      letur, Porganifalion de la lias1jcour national, non-
      feulement n'et pas la confiquqnmi des ddcrets d'acdun-
      fation, mais elle en eft ntcfflairement indapendante ,
      puifqise ny iit-il pas d'actes d'accuftion, it faudrait
      'tiknaitoins que la haute cour national ffit organifle,
      puifque vous aurics da rendre votre dicret lorfque
      vous n'aurier eu aucun coupable i accufer. L'Affeublie
      conflituante a reconuu qu'3 I'cxception des articles ton-
      dameutaux fur la haute cour natiounle, toutes lee autres
      lois qui la concernent doivent &tre ranges dans la clale
      des lois qui font fites pour les autrca tribunaux ; elle
      a comprisces articles fondamentaux et differrctiets dafs
      la conflitution, patcs qu'elle n'a pas plut8t-voulu les
      liver d la ditllcuion do, crps lIgiflatif qu'a celle du
      roi. Qii oferait d'aillcurs fobuenir qu le corps I1gifla-
      tif, accufateur-nP des climes d'Etat, dolt avoir le droit
      de tracer arbitraircmentt a cc tribunal les regles d'apis
      SIefquelles les accufC i feCnot couvaincus. 11 doit etre ai
      contraire plus circonfpect en cette ciiconftance que
      dans toute autre : on eft frapp6 de la crainte de lailler
      &chapper des criminals au glaive de la loi ; on n'eft pas
      ffii d'on autre danger bien plus grave, celni de faciifier
      l'innocence aux preventions de la verti meite. Etifilt,
      le tribunal ell forue vote d6cret n'eft deftint qu'i
      Lciliter les operations, et le refuse de la fanctiou dai
      roi ne pourrait que les ralentir, fans les artiter. Ie rot
      .ne parviendrait, par fon veto qu'A en rendre l'exer-
      cice odieux. D'aprls ces diffdrentes confiderations.
      j'ippuie la queftion prialable propolee par votre Comiti
      de ligiflation.
      M. Lagrivole.e foutiens que la conflitution dans fa
      lettre etdans (on efprit aenxmpte de lafanction les dicrets
      rclatifs A la hautc-cour national ; elle n a ctceptl tous
      les actes for la refponfabilit des msinifites. A-t-elle pu
      donner au roi le pouvoir de foulftaire Ies agents A la
      rerporifabiilit ? et a-t-cite pis donuer auox miuifres le
      droit de dilibrer f r leutr propre cauiife (On applaudit.)
      .Elle a-decret- queles dictres d'acculatioun ne-feraient
      .pas fujets la faittion done ltle a voinlu que tous les
      amoyens d'exicution on fuflent indipecdans.
      M. Girardin. Les declets que vons avez rendus fiur
      la haute-co r national out fait naltie i M. Ganfonn4
      des doutes fur la qutcftion de favoir fi ces dicrets fe-
      raient foumis A la function ; il a knonce une opinion
      niga:ive, et celte opinion ouverte par un bon efprit,
      devait cautainer tons ceux qui u'avaient pas encore me-
      dilt fur la queflion. On a dit que le roi pourrait par
      fon veto paralyfer la haute-cour national, affurer 'iim.
      pun;it alx coupables. 11 fuflit de lire avec attention
      la loi du 15 enia, pour fe .convaiucre qu'elle fuilit a
      1'jctivit dle ce tribunal : cependant la qteftion qii
      s'agatie prove qu lei: coups conflittant t'a pas laifl, lur
      ce. point, de latitude A la IIgiflature, ct qu'elle fe
      trouve daki dei bornes fi dtroitcp, que cltacun de nous
      craint d'eire force d'opter entree i falut du people et fun
      fermtnt. Ici nous avons ua choix mains difficile A fair
      puilq6'il en convene qu'e les articles (upplemeitaires A
      la loi id 15 mai ne font pas.-idifpenlablemtnt necef-
      faires :ia n execution. Je parfe A la question e eclli-
      mime. Les amis de la coiftitution conioivent difficile-
      an.ut qIi'u'ne femblable difficoiln foit revenue l'obje: de
      la dClibCration d'une Affcmblie ligiflative. La reptr-
      f:tsation national et les bornes des pouvoirs out Ati
      t:llement ddterm:nis que ce fetait de la part de
      lAifemiblte natiouale,' s'tablir corps conflituant, que
      'de ouloir fouflfraire fcs d(crets A la faction et cell
      diji avoir viol la conflitution qued'avoir difcute une
      areille question. I n'eft pai en la puoiffance d'augme.n
      Utr on de diminner les cxtEc2lions que la conflitulion
      a fitcs i la regle gindrale dd-qa faction.
      ,Malgri ces diveloppemterc iloinnis mnon opinion
      qui me parait inattaquable iurtcc point, je vous avouc
      cependant que mes inquietudes ne font point calmes ;
      je rains i't If't que peut produire un oratcur eloqiueni
      avec des phrases plus propres A fiduire qu'd convailicre
      ( O1 inutrmutc.) Qu'arriverait-il alors? le rol, qu
      eft garden de la conllitutiot, ne pourrait uauqlner i
      fun fecment, parce qui vous auri z tralhi Ic vtre. Le:
      citoycns elair.s, les viritables amnis de la conflitution
      Serraicut dana la cosdiduie du pouvoir eticutit cell
      id'un magifrat qui defendrait la conflitutiun tandis quo
      peut-ettr ne epartic du people ne verrait dans la r6
      Liftance du toi, que le deffein de fouflraire les conpa
      bles A la v engeauce des lois. Calcultez 'cffet d'oun
      'emblable di-ilion; voyez les Frantais fe partager ec
      de x claoIes, dout 1'uie fuiviait le pouvoir executif, e
      i'autre le corps le*ifitifa voycz k:s citoycos fe menacer
      5ltaqtuer, fe combattre, ; (II s'Aeky des muriures.'
      I


      (39)
      oppoer le crt de I liberty i celi; de la confitution.
      Ce ti'ef pas an moment oA la France ell menac&e de 1
      toules parts (u'il faut difunuir le citoyens; noii-feuie- i
      menti uuoe fublable diviliou faveriftiait les projects des 1
      coulpirateurs d'otre-Rhliu, imainsl dangereux pour la i
      !ibert, en ce qu'ils la lmenacent Ouveltetuent, que ces c
      lhomues pervers et profondeient corrompus, qui i
      veulent ntous preparer a fouffiir des modificatiotis a la
      conflitution, dans I'efptranite de I'aCantir.lls irilpriimett, a
      liguent et loudo)ycot pour 6tablir entre vous ct le roi d
      I'autorit6 d'une chainmbie haute et cc fylidme deflruc- J
      teur de la fainte ~galit a fait affez de progtis pour \
      miriter enfn de fixer vws regards. I
      Les plus peifides nmancevres font employees pour v
      vons eutrainer dans cette dilcuffi n impolitique don't a
      i'ff.t inevitable fesait de ditruire cette union et ce cou- I
      ce t de volont6 d'od d pend le falut de P'empire. R.p- a
      ptiez-vous de la letre que le miniftre a adrtffRe le !4 fi
      novembre, I'Affcmblic national ; elleavait ividemr- n
      ment pour but de diviltr les pouvoir.' Voub avez .vu
      que le questions leves et fur le nmode de correfpon-
      dauce, et fur I'un deivos :dcrets telatif aux conttibu-
      tions, taintt conftitutionnellIo vct voua le ave s.aill'tes
      .ildicifes. Vous les avet renvoyoes au Contis de I
      ligiflation, c'eait pour ainfi dire., prendre Ie parti
      d'un ajouruement inditiin. C'eft ce parii qu'il faut 1
      prendre dans tones les quoflions de la mime .nature, i
      qui ferontileves. La majoiitv eft compof'e d'homines
      blen itntlntionnc, qui vealcuts Ie flut do la patrie, ,
      le defpotiftne des lois, le retour del'ordre, le ritablif-
      fement du credit. L'Affemblie national pent foele ada-
      lifer toutes ces fp&rances refiller aux entceprifei do c
      pouvoir execurif, a'armer de toute la force de i'opi-
      nion, dijoucr les ennemis extirieurs et inttrieurs de la
      conflitution. Sijarnais elle voulait s'affranchir des borr
      nes quo la conflitution lui a prefcrites nous ne de-
      vrions attendre qu'anarchie et confusion. Telle eft la
      propeulion de soute antorit it nue ufurpatiou de pou-
      voir que les vertus morales ne fuffifent pas i une grande
      Aflemblie, il i u ut une voloali inviolable et foute-
      nue de chacun de fes membres, de ne janqis s'ctarter
      do but preflrit. Montrons cette ferme volanti de ne
      jamais iou s carter de la ligne conflitntioiutellit que,
      notre decret prouve Iinaltibable voloitl od uous fam-
      mes de ne jjmais porter aucuae atteinte a la conflitu-
      tionn. Je ne vois done pas poutqnoi cette difculfion f;
      prolongerait plus long-tenms; je demand I'ajourncment
      de la queflion, et pour foppler aux articles que vous
      avez dicriths, je propose que le minifire de la justice
      foit tenu de rendre compete fous troisjours des me-
      fores qu'il aura pifes en vertu de la loi.du s5 mai,
      et qu'il foit tenude mettre la haute cour national en
      activity, dana I'cfpace de i5jous.
      M.ouiisM. Rou ile pItdfiiten ous detpaudons que la
      difcuiouoi foit termee. Cette mAtion eft.appuyee.
      M. Ifnard. I1 vient d'eitre fail. une proposition d'ajour-
      nement. Avant de ont inuer la difcufiion furi e fond,
      il faut I'ouvrir fur I'ajoutnemenet.
      M.... Je fuis de I'avis dte ajournement .mais je dis
      que cet ajou~inieent-la tqulivat on rapport iu'dcret;
      aini c'efl pour te rapport du decret queje dcauande la
      parole.
      M. LOeifonnl. Je demand la parole pour itablir l'rtat
      de la queflion; if ne s'agil point de dlibercr fur le
      rapport du deret, la motion d'ajoiurnnent a atc faite
      uniquementt en ce fens; que la difkullion de toute
      I& queflion fut ajournae. Votre diltuffon pcut-4tre
      ajouirne indhfiiiment, et votre decret tonjours labfifler.
      Je demaude done qu'on nille aux voix fur cete queliion.
      Ajournera-t-on la dilcuflion 'iudiinimint ? Je demian--
      derai enlfite qu'oo aille aux voix conforrminTeot A la
      motion fate par M. Girardin fur cetne propolition-ci,
      le minifire lera ienu de prcndre focus fa refponfabilitl
      tomes les mefures nicefairesjouor mettre la haute cour
      natiouale en activity. ( O applaudit, et on demand
      aller aux voix. )
      Plufieurs memnbres rclament la parole contre l'ajour-
      neuient, d'autres demautldet que la difcuflion foit
      fermee.
      M. Dumas. La difcuflion eft ouverte de droit et de
      fait fur l ajournernent, puifque nous ne favors pas
      encore en quoi confine t'ajouruement.
      M. Camion. Je demand qlui I'on dictete I'ajourne-
      ment pur ct simple. ( On applaudit. On murmurc.
      S- Un lung iitervalle fe paffe dans I'agitation. )
      M. Ducos. M. Ie prAliduet, je demand la parole
      Scourtre vous. Une motion a Cte faite, cell de I'ajbur-
      nemocunt; ea tout tatdt de cauf c,~ ne motion d'ajourne-
      ment dolt iTre, toajours nile aWtx voix; la queflion eft
      Simnpo:_tate: la majoritti de 1I:ffembile fe reunit evi-
      demmet pour l'ajoutrnemcnt, ( On applaudit.) et je
      ne fais pas ponrqsoii cc vwu eta& fi fortemeilt prononc6
      Svous ne I'avez pas mis aux voix; je dneminde done,
      i M. It prClilenllt que ous falli z vote devoir, et que
      Svous coufuidez I'Affemble pour favoir ii la difcuffion
      S doit ire fernire fur I'ajournemicnt.
      S M. Ie president. Je fais que lorfqile I'ajoiurnement eft
      Sdernanude je dois Ic mtctre atx voix; mais la quclfion
      e prealable ell drmandie fIr I'ajourtieminct, et on de-
      a mandoe lamotiver; je ne pois m'ecmpjtl-r de doner
      la parole f.r la queflion praalab!e.
      S L'Affemble decide que iM. Bccqiuet fcra entendu.
      t M. Beqauet. Toute Ia Frcnce faith que vons difcuter
      Suue que(lioni de conlfitution. Or, je demand fi qiand
      ) vous aves porter votrc dcret fur la haute court natio-


      U L-


      It

      ra


      4 .. *





      nale, vous Iavez crat par conf0quent ceifaile; qu ,nd
      e litinille de la jullice vous a aunonce que eCs dtcrtst
      baieut inidifpenltables pour l'execution 'de la ioi da
      5 imai, pouvez-vous oldonner un arjoilnemrjnt q,'and
      nile foule d'accufas fout detenus ? Qiand I'incetitude *
      du pouvoir ex4cutif peut fe prolonger, ne devieanit-i
      pas infltant de lever touts Ie diflicuhs ? Si vos ;'-
      sets doivent etre founiis i la lauttion, ii f.it Ie direfj-
      u coutraire ils ne doivent pas y etre foiuli, iil fau le
      6lecarer avec la rmane loyauti et la nmime fanchilc.
      e dis done qu'il y aurait du danger a ajourner. Vou
      roulce fire on grand example (ffiayer le coupables
      e pouvoir executif trouverait dans a ljorntmtment qud
      rous prooncerice des motifs bin plus puilfans de tour .
      accorderl'impunil6, en vots difant :je-ne pois extcutei
      a loi du 5 Mma vous Paves recoonuo, pulque vou. ';*'"e'V
      avez dicr&i des articles explicatifE. D'fpiAs ces con-
      idarations, je demanded la queliioa prialablh tur l'jout-
      tleoaient..
      Al. Mtrlin. Jo demandel'ajournement indifni, noo
      par faiblcfle iota par la craiute de voir des accilfs .
      oullraits i la 'vigeance de lsoit s mais je demand
      'ajournement parce que je perie que le d4tq qui a
      donn lieu i ceti'diilcnibon u'cpt point necelfllire
      'execution de I al idu d 5 mli. Cete loia tont prievt
      i l'exceptionm t Jairminatiuu du grrffier et dea Ltsifitr.
      Elle a decide Ia diurer ds ofunctions des.juio, celle a
      nem e impliciternent decide qucl feitat I'.jrdrp de Ia .
      :orrefpondance des grands prpcur urcifqUIr ui u'lle a
      dit qu'ils ne feriient que Its acns'du pboavoir cex-. '
      :utif.
      M. Ducafel. Je fouticns que l'.journement eft int.-
      tile. En effect, lur qubi le fondez-voua ? fri C aJo e oe .rS,
      la quefllon n'eft pas affez &lAircie ? Elle fl5dejrcoule "
      i fond. Si l'on ctoit qul ele n'cft rnp atrt dilute '
      difcutons quelques heures d 'plus.pour fiair. .
      M. Grangeneruvc. Jecrois que les priopinans fe foni "E .
      ecartie du veritable rita de la, quellioun. Qpand on
      propose I'ajournement, on a deux motifs; le premier
      eft que la qneftion u'a.pas 6ti fuflifammeut examine ;
      le fecotnd, beaucoup plus important Af tirCi '
      circonflances oi 6'o0 fe troupe, circonflances q '' ,'
      prmettraient pas d'agiter t r lbrdment de er I l a f- ? .I
      tion qui vous ellt fumife. Touteo les .fois q I y a
      dans Ies efpiits une pieveution julle niu(Irc rt
      qu'il faut dicider fans prevention, c'efi ni ootif
      d'ajournement : or dans cc momen-il y a nreclfain-
      met ,et e lle s'eRfmanifftlie d'une maniere pronon*
      cee, one forte et jufte priveution qui ne vous pcrmet" ,
      pas de dalib6rer fur la quellion.
      An premier abord, noas nous fommes tons de-
      mandd ii Ie roi fanctionnerait on non .Ic dicret qio
      vous avez reudu fur I haute cour national ; ia crainti
      duveto eft dans tous !.4 ccc,~rs. (Les tilbunes .ppllau-
      diffent.) Le roi n'cf pas i&i dana, e. ca du ponvoir '
      extcutif ordinaire. (Mdnies applatidiffruins;) Les. pr'c :
      mieres perfonties fur lefquelles frapterta le t .cret qui
      mettra en activity la haute cour natliuale. ces pr- ..
      miercs perfonues font les fees daroi .ilbrique lai
      conflitution a dMclark en termed formeli, qt les acts
      d'accuation du corps ligiflatif ne foa n pas fujets a la
      function clle n'a pas voulu que cette fanction pitt etre
      refufae aux dicrets fans lefquels los actes d'accufation
      feraient illufoires par une volonti vcuifable. 11 ne puet
      y avoir 'eu d'autre raifon d'affrtaachir de la function le t
      actes d'accufation. Cete uneme raifon doii'vous fair
      regarder aujourd'hli l pouvoir executif comnoe ffblpt,
      et le roi lui-idm e come riculable, parce qu c,fes
      fierce front les premieres victims. Telle font les
      conifequences .nceffireb de la conflitutin.-Je demand
      fi vous ne devez pas avoir la craipte iuele roi ayanti A
      douner la fanctioin A des dcdres i quli crcdipiomettt u la
      lte de d ea freres, ae fe d&ermrine .la Ieafler i car
      djia I'homme trop fenfible s'efl nionre as ou i'on ie
      devait voir qiue le reprifebtaut impaffible de la us-
      tion. (On applaudit.) Ddji vous aveer rendu tan premicr
      decret contre les nmigrans cre decrtt n' "inas eu de
      fancdon et la proclamation qui tAt vlnue a Ifa fiit
      vous a dit affes que Ie frcoe des princes avait; t plus
      fort qu' le roi des Franiias. ( On applaudit.) II doix
      done- nieceffirement exilter dadnsa l cmr de tous les
      membres de i'Affemblib la crainte de voir le velo ap-
      po~i a voire dernier decret.
      Mais.s'il efl(rai que vous aves celte crainte fi jufle
      et fi ncelfaire, pouvez-vous avoir ia liberty d'opiuious,
      pour juger avec impattialit unne quelftion e cette im-
      potanice, Un second motif il'ajonrurnenc fe psend, do
      cc que Ii Ic veto tait appolu6, votre deret, il fkrtic
      pect-etre abfolument impOaifble que la halte-cour Pt-
      tionale a'organiifat, au licin' he lons ccs articles, elt.a
      pourrait s'orgalifer. Le deidci'U i15 mati fIht teffnie Ic-
      ment a fa formation. Q Ie '(.ut-it en ,loct pour qne le
      tribunal fe compare, is faut qie'les juges foieut nom-
      tias qu'ils puiffent fe aia nbliferb que. leur co mp,.
      tence foit bien d6terminie; or, c'elt cc qui a iae flt
      par le dicret du x5 mai. Les juges out Ie droil 4 r1i
      peler auprds du tribunal tous les gens nceffaires ail t-
      fervice. Si an contraire vous prtfcntez voe articles Ii -'.
      faction et que le roi la leur refufe, alors la hatire'-.
      cour national qui aurait troupe d'elle-miemlse Ie raoyans
      de s'organifer, fe trouveFa genec ( On Applaudit. )
      independantc du pouvoir exicatifL, quand lea balsi de
      I'organifation fout fixdes, quaind tcle cl' fornic etle
      peut elle-mrtmeu fipplker ocs articles de detail ; msit
      fi ces articles avaient ttC d'vance proferits par un veto,
      elite ne pourrait leur donterI sucuneifutte fins oppoler
      un veto particulicr i celui du roi; par confiquent ce)e
      fctait paralyfce. J'appuic done I'ajourneme.nt.









      (40-)


      M1. Ramotnd. 11 eft peut-.re Itonnattt que I'ajour-
      lsement loit dcuiandi par ceux-lh m&ntie qui out parl
      avec le plus dd chaleur fur la q]uttion qu'il s'agiiait
      d'iluiguer ; on vous a pi`fetti des confiderations am-
      biatmts s'il ctit queflion de conuiderations itaugeres
      vous n'auriez pas befoin d e fianclir tout le jardin des
      Tuileries pour en trouver autour de vous du nombre
      de cells qu'on appelle de circonflante. { 11 s'ilcve
      des ininmures. )
      M. le prifideut. L'opinant a la parole, et je la lui
      mainticndrai inviolablement.
      M. Ramoned. II eft d'une extreme indencee de pro-
      fcffer dahs le cops lcgiflatif, en quelque circontlluce
      que ce poitfe etre, qnil n'clt pas libre ; mai il faut
      txatniiiet la queflion en elle-mIme, et l'on trouvera
      I'ajournement ablhrde. Eft-ce l'ajoutrnement indifiii que
      I'on prop6le ? L' onionciat de a proposition fait
      riieindrtc rue r'eflt la continuation de la dilcuflion que
      1 o0n a ltrr,,.,llde. PcmiIi., le couis de cet ajoitlnement,
      e.. ar'.e, d, den:,. Q ciis la y I-,ugiront-i-s, oui ou
      ason ? ( Plujieurs s'rtA. Nn -noa. ) Vous organifirez
      doiele i tribunal du i5 mai; done la loi du 15 mai etl
      I.fl;lt.,i ; done voans ne devez as craindre utn refuse
      d" dC. .ioln ;s dmnc Ilnrgnifiilon de la haute cour eft
      corlplttjl, ou a ped pics; done votre dernier decret
      L 11 pItenrlntL rit;lnmnntiie ou legiflatif; done ii faut
      dtlc'.eir aljouie n hii qu'dll Ie'ginl..if, et nie pas dif-
      Sft e, tine d&i fion ilnr laquelle il ne peut plus exifler de
      done riel. (M.Ramond fe tourne du c6te des Ttile-
      ries, d oi I'o.n tutrid le ptuple affetbli: et cesctis :
      Point dec jartie flvi: t .1, janlion.
      .' *Par'in Itn i trIil .le.tlou de circonftances qui vous
      font pifeontles, la principal elit h. ( De nonobtie,x
      o'|.1laidirlntri. s'ilevent dans ine pat tie de P'Atlcnblee
      pQ Iq"l iueI n,,rniircs dans 'autte. ) Ces cldameurs no
      S.P' 'T1 lleit p.,, et j'avance dans la qiueflion. D'aprcs ce
      r q. '' .... p.i pole M. Gilardii de rendiee lminitilhe
      4' d j.t ,,Iic efponlable des moyens qu'il anrait a
      S rcuwire pour mettle la haitecour national en activity,
      '. il 'eofiuivt.,it que la haute court national ellecm&ie
      jugqrait lei Ipis faites pour fon oganilation. Elle ftule
      xiAiridait alois la grande queflion de favoir fi le mi-
      ' it uiftihe pouvait. rcrfrir f'exCcution de votre dCcret. C'cfl
      done on circle vicieux. Je dcrimande done la qucflion
      prte..Ale fur 'atjourncametnt pice que je ti favoriferai
      ". j:n'.. des mochiuations fecreties que nous abhotroint
      tous. ( Une parties Ie I'AI.tntr i1Ie applaudit. )
      Al. Dt bayet. Je voterai pou'.l'.ajaincr, litr matis je
      fuis prtounuidmrnt itudln.o qu'on ait berct: ia nous
      intiulidier par dates qoufidiadtiohs particulieres.
      lM. Lafource. Je me firai ui devoir de ne cherchel
      i n ms mouti que dans le fond de la quellion. Je ne liis
      point di nninbre de ceinl qui ontpris avcc chaleur
      eI part de la negative, mais je fnis d'avis de I'ajour-
      Sin, ncm et, par I'oilI6 f upiime-du falut public. Je dis
      qtile f nous Jijourlons la haute court national peut
      fuo le cih:ulp sorgatlifer. Si, an contraire vous pre-
      feInlC. vote decret i la function, vous devez craindre
      qu'cll e noe s'rganiie pas de long-tems. Car vous favez
      Squela itnction pent .tre diffirce pendant deux nmois.
      All. contraite dana le ljfime que vous a pi lcntic
      M. Girardin le initiRle ferait relponlable de tous le,
      ddilai..Je regarde aan tdie touted cetie di:culTion coimmle un
      pi ge ; ont poiurait dude que ce pi6ge vous a iteapporte
      par lI tau;iilire lui-im&nalt n ai je uti lui terai pas I lion-
      neur de I'en itculper.
      'Affeniblec ferme la difcunlion ; elle Ac'rete qu'it
      S y a lieu a da ibrct fur I'ajournernint et adopie i'ajour-
      Stlrtiteou i-meue a uue nOet-giande mlajorite.
      La feconde partic de la propofi ion de M. Giraidin
      c loptle nl cte tternes:
      'Alf I;,Cllc rationale charge Ie tinifie de la jjuftice
      de lui rnde lic coite' fous huitaiue ds imelureb qu'il a
      jpife< pour nettle la haute court natiouale cu actr.it&.
      : La face el leyve a 4 heures.

      ADMINISTRATION.
      Proc~s-vembal des flignes caracAoiffliues auxqmuels' 'Peut
      c6mnare laj iiifi/I,a.l'It '. lnats de cinq cents iivres,
      doin quec!qmniIs. i, ,mt *a' tenl' paraiirc dau la circulation.
      L'AN 1791, le 26 dicembre, A une here aprts-
      n idi, uo tous t.unllf.,ii du roi, admiriflrateur de It
      aille de l'extraordinaire, apris avoir rluni MM. Le-
      routleitlx, tritoiier de la ctiffe de F'cxtraordilaire,
      Fritier, dirccteur de la'fabrication des aflTgnats Gat-
      i..ttuc graveir ct.Didlott impiinicur, ia l'effet de
      vhrlticr et contlater les marques caiactirilliques de fal-
      SI i .vi.)i d',llignats de cinq cents lives qui vicnnent ce
      Iaraltre ; apaie avoi lapprochi et compare uon affignat
      taux d'ut vlai, no n' avrtis reconntl quiie dans le lir':
      affigliat, les muls .~,o .1 de la cicatiuvtl du ,lix-nlcfj'i: I


      1791 iinflis dans la bordure pour d/ligner.la date de
      la critilon, font plus gtos que dans leI vrais affiguatPu
      IQue fitrtout la lettre in, du nrot creation commuence
      par une pointe fine, an lieu de commencer par uu
      trait tranfetifl.
      QOle cette luttren differe eu cela de celles renfcrmnes
      aux mots Affignat etJruin. '
      Que les des mots du etjuini, an lieu de commencer
      par un plcin et de foiir par Inl d liH, commenucct par
      un d6lio el filiffoent par u.nplcinl.
      QOre loe pit 1quli eft aprbs le millfitne 179 n'aligne
      pas ;e bas du chiffie.
      QOl'au mot LDsiaines don't les lettres font.fleurounies,
      la pointe du milieu de la lettre m ne defceud pasjul-
      qu'iu baa de 1a lettte.
      Qe dans e mot nationauX la fitl de la lettre n fe Ter
      "rmine par un blanc au lieu de ife tetminer par u ti
      noir. y'
      Qle dans la tro;fieme ligne, au mot Rembourfement,
      les Lttres B et 0 font plus petites que leo autrcs
      lettres.
      Que dans la mlnie ligne, la lettre A du mot AJfignats
      imprimi en petites capitals, eft tris-graude.
      QOio dana la ligne fuivante an mot Dicret, 'accent
      aigu de I' touchie di la lettre, tantds qu'il doit y avoir
      une diflance.
      Que dans la maime ligne la pointe de la lettre m du
      mot Ajffoiile, imprime eu petites capitals, ne delcetnd
      point jufqu'au bas.
      Q.>e dans le mme mot Affemblee, le premier des
      dcux n e l plus haut et plws6troit que le dernier.
      Qje dans la line fuivante le mot des qui la com-
      mence avant les dates 16 et 17 avril, les trois lettres
      do mot des vont en anugmfietant au lieu d'etre egales.
      Q-le dans la unCme ligne, au mot Sanctionni en
      letircs italiques le c eft trop tort, it que des deux
      lettres I qui tenminctt le mot la premiere eft plus
      petile que la feconde.
      Qu'aut mots AJignat d de cing cents liores, dans la
      lett e A du mot jfignat qui polte loa lot t e roi, Ic
      prieniir jambage ilt plus court que le fecoud.
      Qlie n ti la laligne fuivante commetoant par ces
      motsn.Ilflra payld, Sc. les ldeux leltres L des deux arti-
      ileS.wa qui s'y rcncountrent ein Iletr italiques, font plus
      baifes que les a, et cqe I'a du premier article eft plus
      petit que celoi du fecond.
      Q de dens la mrone line le mot Po:teur eft d'un
      caractere plus grand que lea autres mots de la mime
      line, imprimns de m&n e en letres ialiques.
      Q. e dans le mot coupe Extraordinaire, qui termine
      eette mnemie liigie, I E capital eli tres-troit 'x beau-
      coup plus grande que les autres lettres, et Ie d petit.
      Que dans ce' meme mot coupe Extraordinaire, les
      fyllabes Extraordi- vent on diminuant, ct que les fylla-
      bes finales .naire ne font point d'accord.
      QOie dans la line fuivantea dans le mot conformimenet,
      l'accect de I e tiA grave au lieu d'tre aigu.
      Qie dans le mnot anx qui fruit celui conformiment,
      In oft plus incline ct plus etroit que les deux autres
      lettres.
      Que dans la m me line, dans le mot Dieres ,
      'ac, ent ailgu elt nti-gros et que la tIte de la lettre
      r n'trf1 ormue que par un point au lien de fe lier par
      un dtiie.
      Qu'au mot Scjtcmbtre, toujours dans la mime ligne
      la Irtme p tit tioop giolle.
      Qtl'au root Jvhin, toujours dans la mmne ligue, I'u
      Set grand et l't petit-.
      Q.ie dans le noilltfime 1791 qui termnine la line
      en luivant It mot Jmimt, le clmilfie 7 eft plus dolev que
      celli 9.
      Q,'e dans la lettre Nxtlji indique le nudrito, le pre-
      iiticr jambage defeued pnlu bas que le fecotd.
      (Qe daus l'icuflon qi ponte I efigie du toi, la chute
      de L; ilivelure etl tenroin tion au lieu toif lcs elieveux en tombant ineirrompent
      par on blauc le fond de la gravure, et foruent une
      echluciiire dins les vrais alligiats.
      Au surplus, qu'eui gelmial les caracteres des faux
      aflignats n'oit ni l'ordre ni lau puirete de ceux des
      vrais ; qne plufieurs ntnole o1tt d'n1te plus grande dimen-
      fion tcls que ceux qii foirment la difignatioh de la
      creation, ifnfite dans la boidure, et ceuxd de cinq cents
      litres quli fot comprise dans la ligne commencaut par
      ces ulols o: 11 Jia pyi &Sc.
      De tout quci nous ayons dreffl le prefent procrs-
      verbal, pour itre adrclfet ct commuuiqui par-tout oti
      beli'in le(a. Et oult fi;nl avec nous, les dinommis ci-
      tldius le, joir et an quo dellts.
      Sigun&, lhrre Didotl ai, ; Gatteaux ; Ferrier, direc-
      teur de la colecuctloi des alii~nat ; Lecoutedul triforier
      de I'fextaodiutaie; ct Amelot, adminiftrateur de la
      caille dt I'cxtraordiiiare."
      Nwia,. Qtdrques particaliers out cherchie A contrefaire
      let aflmtiats de cinq cents lives fa I main, mais its font
      fi grofliienemet taits qute 'coil le moins exerct ne peut


      1


      pa sO'y mnprendre : ILaque if6goat trant vati dans fa
      contextuoe, ii eli itnpoflible d-indiquer Ilea igtcs de
      faux.

      SPECTACLE S.
      ACADEMvI ROVALt E o MUSIqE. Au j A. ys traIg.
      lytiqui cti 3 acts.
      TItBATRE OE LA NATION. Auj. I'Ecole des 'eres,
      fuiv. de T'Ecole des Maris.
      TH~AATRE ITALIEN. Auj. Raoul Sire de Crqui, pric.
      des Doiux -uteurs.
      Dern. la ic' repr. de la Fille naturelle, com.
      -'TI'tfARE FRANIIS, rue de Richelieu. Atjourd'hui
      les Jeutx-de I'amour e du hafird corn. en 3 actt,
      fuiv. de Guerre ouverte. Dern. Mdianie.
      THEATRE de la rue Feydeau ci-devant de Moiifier.
      Auj. !a 31 repr. de Lodoiika, opera franc. en 3 acteb,
      damts laquclle Mile ItW'ladeau continuera fon debut.
      En attend, la i'c re'ir.e de l'Ain et le Cadet, cam.
      TzItATRE UE M'il MON rANSIER, an Palais-loyal. Aun.
      le Sourd com. en 3 actes, et lt Comte de Waltron ,
      drame en 5 actes.
      THtiATRE DU MARAls,,.rie Couture-Sainle-Catherin,,
      Auj. reliache. Dem.,o Pere de famille Iuiv. du
      Tiple Mariage. Inceffasumnnt le Mali e de Figaro.
      AnlBIuc COmSIwooE an Boulevard du Temple. Auj.
      les Amns far vengeance, fuiv; de la Servante MaitrJffe,
      et de 1'fliroJn amirntcane, pant. en 3 actes.
      T KrVt. 1l' MOLIERE re Saint Marin. Aot.
      1u Sinfpe dle Chdiiteviex price. du Soldal ginireux ,
      et de On faith ce qu'on peit.
      TtnATRme DE LA R E DE Louvois. Aujonrd'Iui
      la lererpr. des Deux Freres op. nouv. en 3 actes ,
      plec. du Grondeur com. ue 3 naces.
      THIATRE DUCIRtVE NATIONAL, a Palais-Royal.Auj.
      les Deux Francais ai Japles ,. corn; en 3 actes, fuiv.
      des Deux Chaffers et la Laitiere, term. par un diveet.
      En att. les Tiois Conjines, opira, et d'Aniere d Paris.
      THEATRE FRANAIS COMIQUIE ET LYRIQUE. Aujotrd.
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      Demi-Caiffe...... 256. 57. 58. 56. 54. 51. 50. 52.
      Qjzitt. des Eaux dc Pa is.....................
      Empr. de nov. 1787. i 5 po. ...... .........i
      Idem............ 4 p. ..................I
      de 80 mill. d'aoflt 1789.....................
      Allir. contre les inc. 651. 52. 51i 50. 49. 48. 47. 46.
      ......... ......... ... 46 y 46.
      avie... 78. i6. o'. 9.o1. 1. o1. 8. 9. 10.
      Actions d& la Caiffe palidtiqtue............. 6So.
      - 4c idem a 5 p. fuj. au toe cet 2 f. p; 1.....)
      CONTRATS. xIr claile i 5 p. ..........9. 92 2. .
      R- a idem A 5 p. fuj. an 15C ........... 89.
      - 3c idem A 5 p. fuj. anu oe............ 8


      , :1,'aonnCmient pour Ie Moiutc ur f faith Paris, hItol do Thou, rue des Poitevins, n 18. II faut adreffer les lettree et 'argent franc de port a M. Abry, direeteur de cc Journal qui pa
      I o. le jous. Le prii cit, pour Paris, de s8 liv. pou troois noi 3f. liv. pour tix Iois, et Id 72 liv. poour l'annde ; t pour es dCpartemnens, de 2' liv. bour troia mo rc 4t2 liv. pour tni oris, t 84
      s po iml Patrde;,frercdeport. L'on nea 'abonnequ'aucomris etceeuo it de cll qucnmlois. Or. fotlctit .afli chez tousles libraiTe de France et les directeurs des pofits, a Hlbourtg, chez M. r, ta
      Miimitr, ot a, ondres, chez M. Jof. de Btfe no 7, Gerard-treet, et clhez M. Chuber Jernmynoreet, no 49. Taut e qui cone unt la ridactio i de 'ett r1 1 d l lirea odr, r il M c ra
      hiilemrs. *-. TrOite tfpece dAvis Aounrote, Meooijres Motion. et autresr objeti qtelconq ues pourrnat te tifiris dacm ue lfonituril, en paiyntl vinlt f,( pour tlsc/ Idtte. dix, tire alirie a, ridac te ur et les
      a1ire : on cottpofia, de ces diff#etlts aitrs an Supplement partitimlite d'*,le demi-jteuille atFitl pU'itl flont en nombrel fufiant pour rl renmplt. Chaqm u article doit 'treie fgn, ivece ta ndemure e 4 sa pifonne, ui
      porra rj)ir incoltu ,l a pul, mlntail, nis nn point au rldaieur. GoC ddrijir demeterue du Jardinet m, maifdo d r u M. de C i d I 'Irultor, cifatd)t ruic d era tois I jsurs1 s Jla tli tditl modla tIt roseplm
      de',uts di oiAcures dimatil jifiu' dix -eures dor. lra ou J dMnchekt ture Sti tJtir

      D'E L'Ml'niiMEi1E Dn MOI NIITEI R avec les caracteres de Backeiille,rue deo Poitevins n 13,



      "+ : :--- ...- ..- ---" *" --= ...... .......... ... *


      :










      GAZETrE NATIONAL, ou L'E MONITEUR UNIVERSAL.
      -H f J "1 n -' ^ r -.. '. -' ^ ^ t 1' ^ -t i ^ ^ t iin .i.. ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^U N I V E R S E L ^ ^ ^ ^ t ^ .. ^ ^ ^ ^ ,. ,


      MERCERDI li JANVIER x70s.


      o: 11.


      Quatricme Annie de lea I.ihrb-rv


      PO L I T I Q U E.

      ALLEMAG N E.

      De Vienne, le a7 dicembre.

      AUSSITT que la rIvtolution de Pologne fiut ornnie ,
      oo fe rappellc quc Leopold sc'mprefl'a de plendre des
      mcarfte pour que fes fijets de la Galicie autristieiinc,.
      en portant envie auK Galicicas Polorais, ne icgretaf-
      fent lehurt cienne patrie. II donna des ordie i la
      Ctlncellerie, lui demand un plan nouveau de l'admi-
      nilration la plus favorable et la plus femblable atix
      lois de la pattie polbinife. Avant cctte epoque, et
      fouls 1 fen mcrpereur lea Galaciens Autrichinas avaient
      euvioy des diputes i Vienna cha gis de folliciter
      ppur leur province le redreffenetnt de plufieurs grirfs,.
      tt un fart plus doux. L'tiptcreur Jofeph avalt des
      lors tmaoigni le defir de fao'e droit A leur requte it
      avail mn&me en confiqueence envoy des.ordrcs dant la
      Galicie; mais les adminifirateurs corrompus, lea trai-
      tans de celtO province, avaient is tant d'obllactes a
      la banne, volonte du police, que les chores en itaient
      seflCes lA et que la Galircie 'utrichienne ne fut point
      foulagie.
      Mainteaant que les circonflances font different, et
      que les Galiciens n'ignorcen point la prudene n tniprcf-
      ie. de Liopold en leur faveur, ce poupl'.oefl'revenu
      i la charge ;'il a renouvelli les itnfllaces a p.,ilf un
      pen plus haut, et avcc plus de libel tl dte admuiniflra-
      tours qui tes perficuaent.
      Liopold b'ft done determine envoyer en Galicie,
      non pas fetilement des ordrcs, mais un coiniiiifftire
      cxtraosdinaire qui doit examiner fur Ies lixen minme
      I'iat des choles en en fire dilectemcnt lon rapptoni.
      Les deruieres letties de Jafly affirment pofiivensent
      que la Ruffle perille i obtenir la rIriufiAtlation du prince
      bMlurocordato en Moldevie et : no point r cour,aitre
      M.,Moiofi que la Porte avait prial;bblement' decla&6
      lIofpodar, de cctte province. Ce different s'engage de
      maniere a fire fulpendre les negociitons. La Porte
      eit d'ailleurs tourmentAe par les tivoltes qui iclatent
      en ce momnrou dans les provinces aliatiques. Les let-
      tres qui arrivcnt coutinuellametnt par lat voice de Bucha-
      sel, confi ment ceite tifle nouvelle par les details les
      plus alalimans.
      Extrait d'une lettre de Vienne, du 27 decembrc.
      S1 l'empereur n'eft pas trirmpA fur les affairs de
      France, je fis bice! tromp moi-mame.... C'ell du
      noilus, je n'cn doute pus I'avis de oM. de Noailles,
      jIui d'ua courier a l'autre ne faith. qutlquefois plus ou
      ii en l...:. Ce miniflre i d' expedier avant-hitr un
      couticr extraordinaireau roi et ail Cotniti diplomatique
      il ll'Affemnbie nationall. On a cru,ici que cette dl-:
      peche pouiraittire relative i d'uatresdip~ helst dBerlin,
      arlivies quclques jours avant. Je ne le ciois point. Lc
      movement qae I'on a remarqud ces joursn-I dans la
      clihncelleie, mc feinlle tenir aux affairs dIs Pays-
      )3:s a .niuhiins,... Le prince de Kaunitz 'a point
      change davis, Liopold a mains comme chef de la,
      hiaifon d'Auttiche, aura bien de la pine i prendre
      en tout ceci d'autres confeils que ceux de ce smiiifire
      contormnnl... La Pruffe n'~apas encore fait un fliul
      Smouvmnent ; je vols en ,iponds..... Birtn des girns
      eifennt que 10 Pri.ffe s'atend a dcs evinelucnus qui ne
      feLaient point du Roat de I'empereur, auffi ce dernier
      tlf-il dans un embarras.dont nous penfons que lui-
      mime doit difirer qu'o I'aide a fbotir.... II n'ell point
      tencore pari d'ici directement d'ordres qui doivent lien
      hanger A nos rapports avec lea Ftaq;ais....

      De Francfort., te 31 dicembre.
      L'EUtRoP eft dans I'attente de grands evenemens;
      i la revolution frangaife met en mouvement tous les
      cabinet jamais la politique n'a cit plus active, auffi
      janmiais inuerts n'ont Cie plus grand quo ceux que 'oit
      S agite aujord'hui. L'Cmpereur a fait ceterndte on lad-
      S tgage co)fme chef de I'Epire d'Allemigne ; ii refte a
      voir quel r6:e ii jouera come chef de la maifon
      'i d'Aitielle romrne allied de 4h France.
      'On eft totijours pdrpu C croire qte le cabinet aulti-
      t ine qt i .' evcns' e r lertemne!t, etnlarrafli qu'il cf,
      de 1lians-nucions, de vues fecteltes et de ces enigmes
      diplomrtiques dont le mot no fe donne jamais que
      lyllabt i fyllabe, eft dana ce moment gmen,.contratnt
      ct ommii emmaillote de convenances, quand it aurait
      hefli ih". n'alir que felon de grands rapports ct avec
      a plus entiee liberty.
      La Liithe quo l'cnpereor a ofI prendre fur lui eft
      beitn difficile remplir. II s'ef fair 1'Atlas d'une grande
      machine. 11 s'y tirove avec do doubles rapports. De
      lcaqie c6ti il y a des m inagenencs A obferver pour nie
      pas hcurter de front les propres interts. La conlerva-
      tion de l'alliince avc la France,doit lui cAre chere, et
      fon alliance avec la Proufe la rival e encore trop
      teuve pour qn'clle puiffe tre rralforate ct parfaitc-
      ment fnccre. Leopold, s'il fe m le f&iicufemeu t des
      lfairei de France, s'll prend les arnis foit pour Ics
      princes alleiands poffelliontais en France, foit pour leg
      m* grts fran~ais qui vifiblement .veulent lier leur
      S canul A cell de ces ptiuccs,joue gros jon ii court le


      erfi]ue d'auiantir flot, taite tuile avet la Frauce et les
      chamnes de la pulitiqu.,u poutront lti eultver Iu totla-
      vtl allied Ilr lequtelil p-niait folderIt le iit de fa leln-
      tative. Eni tffc, anl p.rnnser A iLud o0, a lien d'trce fut-
      pris de I'alliantc enute I.opold .e Fridudic-Guillaume,
      car lours inihits t..ietln f 'jinpr piferut confidtlsr
      coinme abfolumcnrt oppoilcs NIr uns aux autes, et ils
      le font aanffi -liar la. nature des chulifa time. Mai&
      .'anlitii finctre, le nr.pr'otltentcu et la ceni'liation tides
      veiitables initials orit-ila firvi de bale i ceite nocuvelle
      altitire ? 11 y a lii d'etn doutcr; Leopold u'oubliera
      p4, L: r6le ilr'a u iijl: FridciciGuillatinle dans les trou-
      bles des Pays-lus ii ii'oiublicra las,:tnon1 plus les
      frvices.figlales que ce itrailarqur par fa pacifique in-
      tervention a reidus aux Tiric.. Un befoin a, parrut a
      rapproche ces monarques iUs f f[event fun de I'autre
      pour parvenir chacun A fe s vucts
      Mais Fridiric-Guillaunro mn s'efl pas encore expli-
      qui cathlgotiquimnent fur le'aiffaires de France; it laiffsl
      Ai Iempereur le foiti de faii les frais d'avances, et fe
      tieni prnderrtniit fur la rIferve pour writer efdilte tount
      le pari poffiblc des cirohinances. Depuis log-tenar la
      polition politique de la Pruffe eft g me ;. I'ttupereur
      Jofeph 11 IIt enleva l'allianve de la Ruffle; alors le
      ginie du grand F idric iri.puifble en reffourcrs ceia
      la ligue germninque poor lui fCrvir de contre-polds a la
      pripondiranee de la maiftond'Autricbe; ce.e ligue,
      plus impolate en apparence que duns la rCalhi, pou-
      vai fuffire a Frederic, dant le' noin fenl valait une
      armie, mais elle n'ifl'ait plus la mxuie fureut A Ifon
      fucceffenr. FiedAlic Guillaume feoit la necefimto
      de fe donner de tonveaux allies ;*if les trouva dans
      I'Angleterre et la Hollande. Mais ce ne ifotr pas les
      veiiables allies qui lui convieinueit, qui puiff.nt fou-
      tenir la morianrtie prufiicnne das le rang qu'tlle apris
      parmi les pIiffances de IE.urope et la garantir desc
      atteintes d:e fia liale; Its fculs allies viitablMieit itn
      itat, et appcls, pour ainF dire, par'la Line politiqan,
      qui pefe, qui caltule tout, de la foutenir tell qn elli
      efl fot ou la Riflie, on la Fiance, A moitsi cepen-
      dant quoe le fyf-ine politiquce de I'Europe, et furtout
      celui de l'Em;iirc grrninique, ne clihatget entitirAlenlt.
      Mais dans ce moment la RTlfc eft bieu el oigue de
      renouer fes ancienres liatfans avec la Prufe et de
      renoucer a cells qu'elle a contracties avec le cabinet
      de Vienne; des vues anmbliienfes fafcinent les yeux do
      Catherine II; elle tie volt que I'aucie empire Gcec ,
      le u16ne de Bvyanice ; ct pyur y parvenir elle croit
      avoir befoin de j.itndre a les forces colHfales ceilcs d:
      la mnaifon d'Atltiche. Ainli .quait ia present, la Pruffe
      n'a rien a efpcl er du co.i de la RIflic ; fa .politique
      tie peut point Ie tourner i', nt elle doit ieccflairement
      refter dans un eta, d'incett'itude et de'fluctuation, puif-
      que la France eflt auffi dans.d'antres litns ;.m-its d'un
      moment a I'autre l. face des affairej pent changer, et
      c'elt ce qui parait ette le rrguilatcur actuel do cabinet de
      Berlin, qui obferve et nefe dei:de fuir rien. La France
      exantincra pcut-lie 6'i eft plus tsil-: les inimrats de
      continue fon alliance avec la nmaion d'Autiiche s'il
      peut lui convenir actuellement de trouver dans cette
      naifron le chef de 1'empire d'Athlm.gue et le monar-
      qe des polieffions aiutlicluietnes reunisedans la mnmer
      perfonne ou bicun 'il vaut mieux pour elle de trouvei
      bn outre alli.. 11 eft probable qie le cabinet de Berlin
      attend la folutioti de ce problimc ; car jufqu'. ce
      moment on tne lai a vu fire aucun niouv.ementa dns
      fan armic qui puiffe indiq'ler qu'il a rellcement cnvie
      de patnager les projects du cabinet de Vieunei d'aillcuis
      -le calactere coliau du monarque pruflicn elt plutot pour
      la paix que pour la gnerre ; et certes cette counaiffluce
      eft un point effeitiel don't days les circonflances
      actuclles, on petr tircr tin tlA-grand part.
      CE fr ont en Allemagne oIs plus petils Etats qui
      dotiieronut 'exemple de montier quelque Anergic. als
      y prcndront furement des former refpectueufes. Mais
      les chefs alarms prendrout jufqu'au rcfpect pour un
      attentat; les uns ouvcrtemcnt, dautres avec artifice,
      et nui o'olera peut-utre fire droit une demand equi.
      table ct fe eindre jullica i foi-mnme. Le due rignant
      de Deux-Ponta viaet do recevoir des hlbitans de Berg-
      raben une reqitite on fupplique daas laquelle ces
      honnetcs allemands expofent lerur mifere ct paraiffent
      iaffz infltrits pour trouver la cafe de Iculs maux dans
      la conduit diriglde do due rignant, dans fan luxe et
      fes dettes. Ce prince ayant, dit-on, parn touched de
      la d6marche des pauvres habitans de Bergzben a fait
      une prompt riforme 'dns fa vetnriwr, et a donned aux
      gens de' la cetihpague du bois pour le doialler. Mais
      il a aaffi augnieulim l noimbidre. fc, gardas et dotnnu
      des ordreg fcccets, fes baillis pour .arrcter lei holao-
      rables membres de I! 1,' putation q i a'ell avifee d'ap-
      porter la requite intendiaire.

      Du 5 janvier.
      Las prince 'du dRhin fauvent leurs effect en atten-
      datlt qi.'il floint oblige die fanver leurs pcrl'onnes.
      Tout cc qu'il v a de prcride.: dans Ils chbieax de
      Worms et de Maycuce eft tranflporte aillelrs. A Worms
      on vtden mAme ie greniers ai b1. Au relic, que rifquent-
      ils ces peres de la pairic? Suppofons q'e I'aoine e fran-
      ai'e entre tdans leur pays qu'il y ait deiat aux bati-
      meusm de leurs aleffes, qu'elles perdeut quielques clfits,
      rque les impofitions foient retardees, eft-ce qu'ils ne
      Strouveront pas toujours leur didomwnagement dains la


      burfe du bourgeois et dk paylan ?E qi-c- quolea n aln,
      heurs de la guerre peuvenu ji.naisis attaindlt aioinitel.
      (qai out troujours IApard leus irntiers tie ccux de l~I'.s
      injets ? Ne croyez pas cepe ndant qu'on b'alasie rop ,p
      de ces mtnaces de yotte colr. Les meurrel qii'o prond ,'d
      p4r:iltelt pluot6 fe rappoiter i la crainte d'nno nva-
      lion fibite et ill-gale que pourrait aire par une ardenr .r
      ial-cntIendue et par I'exs d''un tI op j lle rclle lnnfir .
      lea habttans, des d parteneiil des froniieres qi'a l .
      .ctainte d'une giterre vritable et rCgulhere. Il y a dr
      patis a Ma.yence que pas en Ircl Jc vOs 100,o0Xd htlnmes
      ne mcttra I pied lr le trritoite al.emas.d', _quln4
      nieme on continuerait d'cxercer envcrs os 'nipgrs ,
      dtans toute oun ~ttndue (cne g6r rcufae hlofpirn l6 'i. .
      rappelle ii LienTaig' d'..r de I. i hiilenic. II ev .
      qu'i y a beancoup d'ernigi qui comronen ce perdrd.,
      courage; n Ini cenx-ci jl Intraffinri par ine aunte ver. '
      fioh -on Irur dit que i'cntrir ds troupes fIrtnjll' ti' ';
      coicertie avec Ies princes ponu Ihur aoierer plhi, nn.
      modILCent on reufi,tlrt dei 30,oo ) Inmne,, qiiu ue m,1, .
      queront pas de e l iclarnr colnnir leur pairlr.
      Q'inrit inmoi, ltoil Licn ConGfilkr&, je nae croits i
      que le toi piopofe la guene: l'elrclc e de T vcTes ?e, I ,
      feul quee vtre cabinet air pieffe aiec iiuecur, f.it rn 1
      blant dee ic oun.eitre, land, que crlui de lMa)entc ,
      nmenage on ne lait porquao .piouve flon. .ilun- I
      .cence. pr la raifon imme que Ic ici de France in'a a *
      fit aucule dirnarche aupuib de lii. 11 efl vrai.que ce'
      fine de vie qu'apris fa longue inac'i'n voile nhlion a
      donni a ddija couinnc i A. rauiicn I l, rfarrin.eA 'de
      tonusles amnis de la liberty h rs de la France. L.s p.-U p .
      triotes hollandaise brab.onacs et li:g' isa*ian rIeoin-
      mence a lever la ot&e, etje fruis ptriliadiiile dains '
      countries, vbtre premiere victoire raill e final d'unei-'.'
      firnection gin iaie. Le terrible Bender faurat-tl itre pri.,:'' '
      fent enumeme temi ATlreves, A Lnuxembonrg et Bruxel-
      less et les troupes qu'on cbngidieen Hcllande,moiii par
      n1 -eflnil, moitic par des motifa perfiies pour laFrance ,- :
      fi clies font employy&s coritre vos b;aillons naiionaux .
      ne .ctferont-etles pas d'arlerer I'tfior du pattioii'me
      qui s'indigue de plus i .plus du defipotirme flahou- '.'
      dirien ? Eliafi toute votrero.loi;ion intcrieure et exti-
      ricure me prove qu'il ny', pour vous ni gloite, ni -
      repos, ii furete que dan'Ila guerst. Je fhppofe que les
      imigris fe rcuircnt a fi, i a .di a vlogt lieues de
      vos fronfieres, .que Ies talffl ileimenparmis ceffet.t en
      apparence, et je vous demana.c fi vous cefferez pour
      ctla vos pripiraiif de guente ? DI2 lots nc creffrout '
      ni hst dedptifeC cxtraordiUaait e qui vousruinent ni lcs
      imquietudca qui vaout faig,ent, ni le difcridit qui en
      eft lafuite.
      D'un autre cote, les eCphances de voa etinemis dir:
      dedans conferveropt toute leurfoirce ; lets correfpon- :
      dances peofi4es,: route leur activity; les nauu'rvie l .s
      les iirnigure, tout Icur-ieffort; et, en votis dl-honb-."
      rant par votre languor puflitifiime, vots aor iz iendul
      tous vos s enemies l.s railtrs de clhdoiir le moment le -
      plus favorable pour vous attaquer. Je ne piononcerat
      pas encore eutierenmeat fur la conduite deLiopold. .
      crois'qu'il fant attendre fes demarches ulttrieures aprt
      la tiponfe de Louis XVI dont je viens d'tre'inafruit
      i I'inflarn mime. En attiendant, ii eft evident qu'il'a
      infult qu'il a batrs la nations. il tif evident encore
      qule fol Frete la btave cruellement, en pctmentint A fei. .
      fijets tie lecevoir autant d'it igres qu'l s'en prefenleta,
      pricifcnient apres fun .retor de Vienn prciifer,
      ap~is la dm.rrIhe incigique do roi des Franpais. Efl-il
      vrai que lorfque Louis XVI a'adrelc i, Pmnarc lr u lour *
      obtenir par fun intervention, I! ;pelf.an de, i n'idi .
      gris, celui-ci I'ait renvoye aux psincis al:rmsniln e'"x- ;*
      mnmes ? Et Louis XVI ss'adrcffant bun priment a!lc- '
      nands ferait maintceant mcnatr.' par te maime Lno-.
      pold Pent-on fe jouer plis ind;gntment d'urft gridoe
      nation ? Q i ignore que I'empercur efl 'arbitte'de la
      diet ? Cqire diete vous mnu i.ce core c'el--da-ire,
      Lioppld vots menace par la diete. Alh! s'il no vent pan
      la guctre, il vent votre avilifemeint, et des-lors c'tA
      a vounska vouloir.
      P R U S S E
      De Berlin le 24 decembre.
      LU roi eft de retour dans cette vitle depuis le ,t do g
      ce mnoi. II ell deja allt vifiter la niaiton d'exertice
      dans la Frideiicftladt et it a affilli i Is parade des
      regimens du prince Fiiddlic de Brunfwick ct dd
      Pful.
      11y a eu hier chez S. M. un grand diner ,e ai-
      quel to les gcn6raux et i>niiflics d"Etat ont o t6
      hvitnv ...... i .
      /e nouveau minifie d'Etst, MA. de Strnienfue ,-rd-
      ond parfaiement aux efptances que 'on a d'abor4
      conueos de la pinc'ration de fun efprit, et de 'act i-
      vitd de fon caractere. Se premieres ophasions rur le '
      commerce et les fabriques lui ont obtenur I'iprobal
      lion ginirale. On lone furtout la juflelfe amec laqisella
      il a faii entire l1 commerpant et le fabriquant let ,'?
      vrais rapports, defquels fun admrinifiraion lie a'icate
      jamais. On en efpere bcancoiup pour ileier notre
      induliic national a toute la valur don't elle eli fulcep'
      tiblc.
      On s'occupe cuaieufement des fentimen tide notr,
      court fur les affairs de France et de Pologhe. Q0aoi-
      que lea deux revolutions foient diff:rleuits, elles out to
      mAwmes artifans comm les naines $naueuit.
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      1-


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      (4"a)


      11 nI paiit point encore que le roi ait piis ne di-
      tesrinatiou xe et relative a crs deux grands vitce-
      isient. Pour cc qui regard la France, on ne counait
      que Its trois decliratiuits trvs-mefiucres qet S. M. a tait
      faie. L'une ily a dja .i'lque trtis, i l ville de Neuf-
      cl tei tn Suiffe, qui I'avail conlflter; l'aute ea Iim-
      iesatice de Rffile, et la troifieme; i la diete de Ratis-
      bonie. Le roi, en rapelatt daui cs dcntx dernieres les
      conferences et fpoi alliance a Pilnirts, potefle que font
      objti unique eft de concourir au maintien de la corif-
      titulion germarnique. S. M. in'a rien laiffi pnltrer de
      fes i mentions a I'igard de la Pologne dout les iintk-
      J5- rits Lout pourtant occupy ferieufemrent dans cette tnme i
      eturevue de Piloiiz, o0 I'electeur de Saxe ne s'ft point
      S touve pour un autre objet.
      M. te baron jiabi, luntre envoy i Vienne dolt
      y tre itmrjil.a.i p.i M. Hamikewit gentiihuunue de
      Sillie. .
      SF ,: R AN C E.

      De Paris,

      SCASIS SEE IE EXTRAORDINAIRE.
      : SA^ictI 7 jilivier 1179 a dix heires du nimari, il
      a uie bruitl 1 hirl dc la cailfe de 1'extraordinaire, rue
      Vitirt'ine art' fomni de S millions ei affignats, Ilaqielle
      ju.le ".ix 309 agiiilIIniai diji bdfils, fomunc celle de 372
      milliotis.
      Ai. citoyens de Colmar.
      Esr-il irAi qu'i Colmar on n'.ait pas encore ktahli
      la police muuiicipa'e ni la police corrtceionuelle ? que
      vote jluge dc paix' f.fe emprifutini q'i ii vent fans
      tl% initcrToger dins leIs 34 heiresfqute vois n'ayez encore
      paye .ji ler..'llit ibioiluI de 1791 ni mime cclics de
      S 179 0? :.'r:lr to,ooo liv. eu gros bous envoyles par
      le-tair.iitre de 'l'inteiieur pour levir dans le bueuau
      des ichangeq, aient eit di!hib'lle aita nimembres du
      *.'* conffril de voiie departctent ? que Ie prntident du
      coufeil s'y f.it fult oppole ? et que M. Rewb cl f fit
      .to ? Si te fo't 1a des colonies parl:z. Eiles foul
      p. ntpduies p:ittout. II y va de vo:re honneur. Si cc
      ( '1t des viri s, accuf 2z les mauviis ciloyvns qui ft
      ,uontrent ti i idigris de la libcrti. ( Extrail u le gaizelte
      allenmande de Srasbourg.)


      M t L AN G E S.

      PROJfr d'adresse au people franjais prJsent
      ': ac l'Astsemblee national, le 27 dcenmbre 1791,
      S par MA. Vergitux.u.
      FRANSAIS I'appareil de la guerre fe diplo.ie fur
      vos ftonminies; on palle de complots contre la liberi;
      vs arm-es fe raffemblent; de gandls mouvemeni s agi-
      tent -cumpire. Dan's ces conijonctrces, don't la nmalveil-
      lance ponrrait ou dliffimuier ou exag&rer les dangers,
      vos tcpriufe'aris vont vous dire avec cotiifimce et frau-
      Shi ;- quels elffarts la panie attend dc volic amour pou
      elie lt de vote courage.
      )Des pr&tres fditien, x (prparaient dans le ferret dcs
      confdeinces et jufiles dans la piblicit6 de la t.haire,
      un foulevemernt ciintre la cunlhllition ; is anlillaislln
      des derrieres torches dn foatifmin des lois qti deKuii-
      fent fa poiflanice. D'au.lacienx fatelfites du dclpotifine,
      p-iitani qriis e liecls d'oigueil'et de barbaric djns learsa
      ames feodaiea deuiandaient is toute la terte a toija
      ics uttaes, de I'or et des loldits pour lui reconque-
      i ri le ictptie de la France.
      Decix lois mrIl.tri.tes nous parirrent nicrffaires pour
      Gfuver la pat,ie de cis. detix factions conjurees. l)s.
      lors ell.'es now fhnilcer nt juofes: cependaut nos ceft.rts
      t'oat aboutai q'ia fire brill:r inr i(ftlrnt la foudre anx
      yei de la rebellion ; une main climerle en a fuf-
      pendu les coups : la faction a a ti refufre a nos
      dicrets.
      Une autre mefute tait commander par 11 dign'ti
      nationile. O~eqques princes du corps gertranaiqrue
      fails les dehois de d 'hofpitaliti ot ait it de leor terri-
      toire no repair de coinpiralters ; ils ont accuilli Ics
      Flauais imigres, et duani protection n leurs coin-
      loss; ils leur ont fouirni d's lecours d'ibonnmes et dc
      hevaux il, leur out pertlis de fe former en corps
      d'armee: Ic droit des gcus a itr violL. Des prypatatihs
      holliles font dirigs Contre vbus ; on vous oblige a
      coinumer en mrefures disenfirvc uneo iche portion de
      'olte trcfjr national.
      'Pou iez-vols garder It filence fir tant d'injuires, rt
      affecter une irnpaflibiliti ablolue dans lne fituatioin
      nuffi psnible? FallVit-il avec title patience suicide ,
      'vJan lalfter cunduire i cc dicgt de fabletfe, oa la viL-
      oiset n'aurlit pai minem c totn a vos enunmis les ha-
      far s du combat ?
      Ah i faus doute la gloire et le falut de la pattri
      vOtis font ttojours chers. Voas avrz renoncr anx cor-
      qurttsM, nrais vuls ne promnitis point d'nidurer d'infu-
      lent s provocations. Vous avez fecouk le joug de vos
      S del'otrs; cc n'ed pas pour tflchir iguominicufement
      res genoux devaut quelqses deflrots trgaugers. Ami,
      de l'hluganite, vous ne troublever ja mois, par I s
      Ilfreurs d'nne deplorable amnbtiion, Ie bonheur du
      nimide. Amis de la libcr6, vous en, aurez toute
      1'nergie pout riprinmer I'audace qui tenterait de trou-
      b er la votrc.
      Vo.ila leI (iultimens qi e nousavons trouve s daus nos
      ('cPrs ; voilt- ceux qurl nroui avonri crls vraintcnt idiguts
      te vuus. Nous avous pti le t oi de lea manitlditr a


      l'Europe. Dtjd il nous a annotne qu'il avait difenr e
      nos ivcex; le relle tera collie i votre valeur ; I fuccis
      eli-il inceltain?
      Prenez ga'de cependant; vous tes environnes de pie-
      ges; ou helcrclhe i vous amener, par digofit ou lafitude,
      a ur itat de langueur qni ieneve votre courage : bieu-
      t6t pent-i4re, on tentera de J'cgarer.
      Isi I'mtlrigue entrave la march des corps adminif-
      tratifs dans e rC1paricanent de I'iimpbt ; la, celle des
      tribniatix dans la iprelfion des ddlits conlre la conf-
      titution.
      Surtout on fait avec une activity perfide un plan de
      calomnie form contre l'Alfemblke national, mime
      avint fa' linion. Oni fait que li I'ou parvenait i lui ravir
      votre confiance, c'en ferait fait de la liberty. Mais
      tile anarchera, fans s'itoiuncr, i tiavers les tempictes
      elle enctendra tranquillement, de la hauicur du polfle
      oii vous I'aves place, !es clameuts leditieiifes de fes
      enieni.;. Elle ne iler ripondra qi'en dijonant leurs
      complotss, et en sunitlaut i vous pour laver la ptrie.
      D'lne autre part, on lance le monfire de l'agiotage,
      non-felemenict for ves changes avec I'tranger qui
      ont une ii grande infl.tenet fur vos rapports commer-
      ciaix mais encore fur vos afignats d'oi dipendtnit
      routes les fortune individnalles et la fortune publique.
      Des cfcSrats font flipendies dans (es principles villes
      de commerce pour kgarer l'opinion, ripandre la ter-
      uear, et peifuader, s'il ilait poffible, qne tout eli
      dilelp&is parmi vous conftitiuion, finances, affignats,
      comnielce, et jufqnu' la terre, don't la fecondite feule
      ILffit pour faire echouer leurs manoeuvres.
      Serait il i craindle qu'une aveugle cr tlulith vous
      rendit les victirnes de fi grolfieres inipollures? Eh'
      dians quel tens 1iffciliet-vous done attinuer vote con-
      fiance eii vus a(figiats, don't Ic gage elt fous vos yeux
      ct en vos uains?
      Lorique 600 millions de criances deji rembourfis
      petnmettut d'ecurevoir le terume o la loyauib franoaife
      aura gitisrnieenent expie toutces las dilapidations du
      golnveraement defpotique.
      Loifqte votre zele permet de regarder comrae pro-
      chaine la rcntre des impbts arriires.
      Larfque ctte renttie fournira des fonds beaucoup
      au-defius des nouvelles inifiions d'affignats, que le re-
      tard patliger ct inevitable dtas les perceptions arendues
      n&celeiires.
      Lorlfqie les divifions de ces aflfgnals en modiqutie
      fracti urs vont faciliter leur introduction danls la clhau-
      mnieei du pauvre, etle foultraie aux combinaifonu divo-
      iantes des agioteurs.
      Lorfqiue la valour des biens nationaux fixe au-
      jourd'hui dans I'opinion publique par des c.limations
      &clairies eft vidmmcnt double de cell des affignats.
      Ali dclenidcz-vous de cs .terreurs paniques qui
      font A l'emin ire uIe plaiecruelle, et ne laifferaient dana
      vos ames que l'inuntile regret d'avoir et: vous-mrines
      les iifilrumens de vos tnalheurs. QOte vous imported le
      pix ridicule anqucl on achete ainjourd'hui vote or?
      L'exp6riince nle vous a-t-elle pas appris qu'il itait poffi-'
      ble de fe paffer de mntaiux; que vous pouvies mnme les
      unlpriter tadt que leur acquilitiou ne fervirait qu'i vous
      appauniir.
      Q2ic fi les gonvernemens strangers et I'tgiotase ont
      tiuui leuts combliailo:ns poir fire tomber vos chan-
      gva a un taux aliurde ; ngoc;ans au lieu de vous
      dicoumia cr, rendia gr4e au giiie tutilaire de la pa-
      trie. C'el unte occalfion qu'il yous olfre de donner un
      noruvel effort A l'inidufitie natinale de re fir eurir
      vos manufactures et de cultiver aves plus de. foiu les
      biftifaits que la nature liberal prodigue a notre fol.
      Saifi.fft-la avec une ardenr civique, ct bleuntt vous
      verrez, le commerce des autres nations diplorer I'illu-
      foire f iptioiitr de foil credit; Lientit vous le vertea
      folliciter lui-mime, fous la loi de I'egalits, la faxeur
      de s'almenter de vos richlcffs territoriales ,et deslfruits
      de vote travail.
      Vois avez i vonu prisrerer encore dun dernier arti-
      fice, groflier en appearance, et naanimoins dngereux.
      Vons rencontrrer dans vos dipartemcns des homtmes
      qui ne pronoucent qu'en finmillant le mot de conifjit-
      tien mais qui fe proclament,.avec une affectation ly-
      ourrite les amis de la monarchic; qui, dans leurs
      dilcours ct Icurs ecrits, no parent que de la moner-
      chic. Et fi vous ninifefiez i !urs yeux un civiilme
      ardent ; ri vois Voui montile les amis de la liberty,
      lu ntout eux de Il'galiis, aufit6ti ils vdus dtnonceront
      tommrie idc tfacticux qui veulent bouleverfer I'empire.
      C eft aiili qtu'i!s remipliffent la France de foupyons,
      q, dils lunenr net des haities et lirment la difcorde.
      Alh ieplolliez avec iitdignation ces prCdicans impef-
      iut.s. Dig'es r iml;faires de Wolmas tt de Coblcnt ,
      dignes allies dcs prtrer fdildienx dignes footliens
      d'aine conlpitaniron infernate, ils veulent vous divifor
      uor vo.sn a.tiiblir. La no'Msrahi, pour eus c'flt la
      ontr)e-recvruolutin ; la motnarcie pour cux c'eft la
      nolr,'ife.
      La it nnre-r.volution c'efl-i-dite, la dime', la fko.
      da.in la gabellc', des balllies, des fers des bolrreaux
      pouir Ipl'ir leas lats fC.blimns de la liberty des armbes
      itrangeres dans I'inttrieur de 1'Etat, Ihorrible bin-
      queror te, cngloutiffant, avec vos aflignats, vos for.
      lunes particulicere et les ricrleffes nationals ; Ies fureurs
      du falicatifine, cells de la vengeance, les alluffioats I
      pllage, 'iuceidie, etufi le defpotifme ct la mort,
      fe di:pultant, dans ties riiffeaux de tlfag et fur des mota-
      cearx de cadavres, 'ciapire de votre. malheureufe
      parit.
      La noblcffc! c'cl-a-ditc, deux clal(Ft dhommes;
      'unie pour la grandeur, l'autre pour la baffife ; l'une
      pour lI tyrantlie, I'antre peou la f'rvitud'.


      _C'etait elle dit-on qui faaiat tiavailler Ie psvre ,
      et lui fous.iffAit des moyens do fubiilhtice. Alntirbuge
      audacieuxl ce n'eft point parce quil ntaiceut nobles
      que vos iittrapes fiigitife falariaiant 'indigence labo-
      rieule, mais parce qu ils avaient de or parce que
      leir aviditd puifait ifon gri dan le trifor national. Le
      prix des trlvauxK comandids par leur luxeou letura ca.
      prices, ne fut, le plus fiuveut, qiu'inte portion voik
      de la lubltance dir people, qu'ils lui faifaient rachetel
      i las feiur de fo front. Cet or, coulant deformais par
      det canaux plus purse porters one henreu feconditJ
      dan touted les parties de I'empire ct des fecoura effi.
      caces.i tonusis ienfortunis.
      La nobleffe Ah ce mot feut eft une injure pour
      I'efpece husmaine. Qjuel autre d'aiilurs rappellera d6for-
      mais i la France des parjures "plus rillchis, des defer-
      tions plus hontulses, de trahifons plus petides des
      confpirations phis alroces ?
      Et ccpendant c'eft pour affurer It fuers de ces conf-
      pirations, pour preparer one couroaue i ces perfidies
      qu'une parties du midi q'agite, et que le nord menace
      d'ctvoyer des armnie centre nous. L'appareil de la
      force, ct I'aftuce des iagociarions font tour-ttonr emon
      ployea pour reliever lie faiu dieur que nots, avons
      abaitiu. Una abfurde idolitai fit le malheur et i'op
      probre des generationsa coulces. On aente de mettre
      oute I'Europe cnimoivement, pour y fire condamner
      fans detour, es gineratious Itures : craignant qu'il no
      lui &chappe, le dcfpotifae vouhrait, d'avance dvoret
      r'avenir I
      Eli biend ii faut dtruire fes coupables efplrances pat
      ine dielaration ftlennclle. Oui, route ide d'autie difl-
      tinction entire les citoyens, quo celle des talons et des
      venus, fera conftamment rejetie avec horreur par la
      France libre. La France libre ne patlera plus do
      sobldsfe, qu'avec le mipris qn'on dolt aux prijugis, et
      la haioe que mr&rient la tyrannic et la trahibon. Oui i
      les reprilentans de la France libre, inebranlablenent
      attaches i la conflitution, front enfovelis fous lea
      ruines de fon temple, avant qu'on ofe vous propofes
      une capitulation indigne d'eux et de vous.
      Frati.ais, vous touched i l'poque de la revolution,
      oA votre fort va fe decider pour jamais. Le livre des
      dtfins eft ouvert, et vous allce y prcndre une 'place
      que vons ne quitterez plus.
      Des divisions imprudentes, des mfiianees fans foua
      dement, des craintes ridicules, un relichement funclle
      dana vote zele, peuvent vous ravir le fruit de tois
      annies de courage et de travaux, vous livrer c tous les
      maux de I'anarchie, anu angoiffes de la mifere, aun
      fureurs de la guerre civil, et vous rendre le meprisi
      ct peut-itre la proie des nations qui vous entourent.
      Rappeltz-voaus, au contraire, la journey immortelle
      du 14 juillet. Qjae ce grand fouvenir efface celui de vos
      diffentions particulieres, et ranime votre inergie! c'eft
      du lalut de tons qu'il s'agit aujourd'hui. Hitez-vous do
      relcver le credit national, et de vous affurer des moyenc
      de difenfe par votre emprclfement i payer les impoi-
      tions. Si vous 8tes fonctionnaires public, redoubles
      d'activiti pour acc6ltter la marche encore trop lente de
      note nouvclle organifation politique ; que I'ccil de la
      juflice fiiirttouj sour-s oer frles intrigueti du fanatifim
      religieux on uobiliere. Suives tranquillteent, dans le
      choix de votre culte, et fans fire violence i perforrun
      fur le choix du fien l'impullion de vos coufciences;'
      laiffe laiffcz a I'Etre fupreme le foin de jrger vos
      eneurs. Si quclquefois vos opinions different, efl-ce
      done un motif pour vous divif r ? II eft un cri auqutl
      fe reconnatront arf ment les bonds citoyens, LA cowS-
      TITUT 1n.
      Rallicz-vous tous a ce nom facr,, unis par une
      tendre fraternity et par des perils oomnuns brilant
      de I'amour decla patrie, et fiddelles la device gkni.-
      reafe que vous avcz choifie, vivre libres, on mourir.
      Ainfi conduits par les paflious les plus fublimes fou)
      le drapeau tricolor que vous avez fi heurcufement at-
      boir fur les mines de la baltille, quel ennemi oferi
      voun attaquer, on quels triomples ne vous prTparent
      pas des confpirateurs ioufeqCs ? On tente de foulever
      des nations contre .vous; on e' foulevera que des
      princes. La nature vous manage dans le cocur des peu-
      pie es s intelligence fecrettes qusi chappent a l'inqui4
      fition de la plus redoubtable tyrannie.
      C'efl aufi leur cafe que vous embraaffz en. defendant
      la v6tre; c'efd auffi pour eux qu'efl crite la .dclaratiotn
      des droits. Refpectes les gouvernemens strangers; mais
      faites refpecter le vitre. Abhorrez la guetre ; lle ct
      le plus grand crime des hommes et le plus terrible flat
      de 'lhumaniti. Mais enfin, fi I'on vous y force fans
      vous effrayer des revers, fans vous enorgucillir die
      fuccis, fuivez le course de vos grande deflinies. Eh I
      qui peut privoir jufqu'o6 elles ctendront la puniition
      des tyrans qui vous autont sia s s armes A la main f
      T6t on tard !a justice iernrllc dfigne un term aUrt
      victoires du defpotifme ; elle n'en digne aucun audit
      victoires dea laibcrti. Union et courage: fa gloire ouq
      attend. Jadis let rois ambitionnaicnt le titre de citoyuet
      remains; il depend de vous de leur fire envier Is titrt
      de citoyens frangais.


      T H t ATRE It t A t t N,
      TOut le monde a lu avec intret dans leI papteri
      publics, t'anecdote d'un foldar de ChdttaMnuiie ,. qui,
      apris les troubles de Nancy, condamni la more aved
      fee camarades, trouva le moyen de s'chiapper en mar*
      chant sa fopplice. 11 fe rifugie ches une jeune fill
      qu'il smait, et qui parvient aile foufiraire a touted let
      recherches. Le pere du jeuns home luni.m~me, atlixt




      , RA~e

      *~~ a


      dai le pays par ia nouvelle de cet evunement, s'adreffe
      ,i cle, Lans pouvoir lui arracher utn secret qmi poum-
      tai comlpromettre fon amant. Mais enfin 'amniiltie
      gCiirale proclamee dana Nancy la rend moini train-
      tive, et It tenure pere retrouve fun fits fauvA d une mort
      cruelle par les miins de I'aounr. Lear union, Opplou-
      vie par le pere, fat, dit-on, le prix de cet important
      service. On a dimenti cette anecdote matis Il plaifi
      qu'on avait eu, en Ia lifanit n'a point &e dliruit. Plu-
      ieurs auteurs a'en font emprics pour la fcene.'M.
      Monvel, Ifetond par Its, talent de M, Dalayrtac, vient
      de Is pr!cnter ,avec Ie plus grand fiacces, fur Ic theatre
      italicu, lous lie re de Philippe t Georgalte. L'auteur a
      lire tout le part puffible de ce fujet, par lui-meme fi
      intirelffnt. L'exttirie vrlite d'une foule de details que
      jlifourniffiitla vie bourgeoife des habitans d'une petite
      ville, details qua prilent1s avec ioins d'art, pour-
      raient paraitre uinutieunt: les aracteres bien prononces
      et toujours honantes des ietronnages, Ic cotnique des
      situations fi bieln lenage qu'il 'ene ditruit pas I'interet,
      It talent prodig4fle des acteurs dans ce genre naturel
      et fiinpli; tout cela forme n enfenlable auffi varied que
      piquagt. Le tire et les pleura s'y ficcedent et fe mijlan-
      gent fans ft contrarier, parce-q*e I'un et 1'autre y font
      amens fais. contrainte et par eI fond inAme do fujet.
      Dire que la muaique ell de M. )alaytac, c'ef dire affer
      qi'elle lft vraic, fpirituelle, ilggante et daiamatique ;
      wais il faut ajouter qu'oo y trouve encore plus de
      verve et d'origiialiti que dana les autres productions de
      Cet auteiur. On le a demands Iun et I'autle et
      Monlvl a pain, ainfi qu Al balayrac.



      B L L'E T I N

      DE L'ASSEMBLtE ONTIONALE.
      PREMIERE LEGISLATURE.

      S Presidence de M. Daverholtt.

      SicANCE DD .MARDI 10 JANVIER.
      M. Dotify au notr du ComitA des affiguats et
      tinaunaics, prbpofc le project de decret fuivat :
      L'Affemblde national, aprrs avoir entendu fan
      Comita des'alignatl et monnaits, decree que 1'archi.-
      Svifte elf autorif i tier des archives le poingtid original
      des affignatr de 5 liv. pour Ie remettre a M. Gatteaux,
      qui fera charge de faire de nouveaux coins pour acc&-
      icrer la fabrication de cces affignats.
      L'Aftemblie national dcrete en outre quo le poingoo
      original fera imttndiatemint apris la, fabrication des
      coins, rdiantgr6 aux archives nationals. ,
      Ce project de decret eft adopt .
      M. Carer. M. Johannot vons a remis un tableau, par
      sequel il a prouvi que la preference accord6e A madame
      Lagarde, pour la fabrication du paper d'affignats,
      tofte a la nation 400,000ooo, lives. Cette dnociation
      asait peut-atre dli avoir quelqu'influence fur les mar-
      cls a faiire avec madame Lagarde: Ccpendint on I'a
      tliargie de la.fabricationde -3oo millions nouvelletnefi
      dicr6tis. Oa n'a faith, auoun warchi aVec elle. Madiiatne
      Lagarde pretend etre payee lir le pied do premier
      marchb, Or, je denande fi, Itlfqe plufifeurs papetiter
      font des offresavantagenulesA ia uatioia ii n'y a pas uue
      negligence coupable a ce pan s'en occuper furtout daus
      tn moment ioutl ua devous plus que jamais nmetttre de
      I'ordre et de I'iconomic dans lea finances. Je demand
      on confiquence que le commiffaire dn roi, charge de
      ccs march foit l'inflant mandii la barre pour
      uendro coropte de fa conduite; que M. le minilire des
      S .contribuiions- publiqes-uous fate part des mefures
      S q''il a prifes pour la fabrication du paper; qut'i foit
      riotmn des .commiffaires pour affiter aux marches, et
      que la prifirence foit donned aux entrepreneurs qui
      S ofriront les mcilleutes conditions.
      S1.f.rLix. II me fumble que le ComitC des affi-
      nats rdli 4...% i a abri de toute efpe e de reproches,.
      tir ii a fault paivenir fon avis au iramnifre de contribu-
      lo ns ptibliques; en cela, it a outre-pafft fee pouvoirs.
      L'Alteriiblie doit rappeler fouvent i fes Comitis qu'ils
      i' i'otnljanais It droir de douner de d6itfion. Si l'intiret
      Ul.pic fe trouvait compromise, le Coriit6 devrait par-
      taI, Lt la refponfabilit6 des manisilies.( Les tribunes ap-
      upluldalfen.)
      SM... Le CaShini a confidier qkte ma'adamte La arde
      tuit k it fire' d4s bitimran'l imnirrnfce dob t eile fe
      tain ipairgni- l' dipefe fi elle n'avail.pas Cte W ure
      d'Alr rhargcc de la fabrication. (On murinre. ) Vous
      lie veulner a. tenirle nlarchei; i la bone here, vous
      e it le'slr maitres, mait vout apportere ttn retarda
      Smnlidtable dans voite'fabrication et vous lerti bbligdi
      d'accorder a madame Lagar4a une indemnity.
      M, Dori-f. J'ai vn avec peine un membre de cette
      AT fnibleir sattifefter' desniiqui6tudes fur la conduit
      t I dclibrationsa intCricures du Comit des aflignats
      it monnaiea ; j'ai vu avec chagrin les tribunes prendre
      part A I'opinion de ce membte. J'ai regard commae un
      tsche pour met collegita it pour moi iin. ulp.ii.-n
      faitr auComitt. Je demrinde qu'il lbit autorifd i pon-
      dre et charge de vous prkfenter un rapport detailli
      qui lhette 'Alfemblic i pbrtie dejuger ii fa condaite,
      ficelle du minitre et des commiffaires du roi out it4
      ligles et conforrme aux dctects. Vots verres que it
      Comiti des allignats a toujours tt guidi par l'alour
      0


      (43)
      di bier public ; vous verrez q ie fouvent l'intkrit par-
      ticulier a retard I'etfet des telintTre qtIil a prices.'
      On vous a prefente M. Joliannot c'ell nt excellent
      fabricateur de paper fans doute mais ii ale eial-
      heur de demeuter ai 5o licues de vous. Je perfilte
      dans lamotion que j'ai faite, etj'eClele qe les teibunes
      n'applaudiront plus quaud on iuculpeca lea Cowites
      on lea membres de cette Affet ue,_,
      AM. Lacroix. Je denmande par amendement i la motion
      de M. Dorify que lea commilfairet do roi Ibient teaus
      de vous prilieuter leas mrntoirs ct pieces de Icur
      march.
      L'Affemblie decrete la proposition de M. Dotify
      avec l'amendement de M. Lactoix, ainli qu'il fruit :
      L'Affemblie national dicrete que let niniiire des
      contributions publiques et le coumniffaire du soi ren-
      dront compete chacun i leur t guard A I'Affemblec
      national des marchea faits pour la fabrication des
      30oooo,ooo d'alfignats de 5 liv.
      L'Alfemblie national fe ar'frve de flatuer for ce
      compete, apres le rapport qui lui en fern fail par fon
      Conoit des affignats et monoinre, qui fera tenu de
      I'iifluite de oc qu'il a arrit6 fur ette fabrication.
      M. le prifident aanonce que miadame Sainte-Croix
      venve d'un adminiflrateur dcs LhpitauKs nailitaires, tait
      homsiage i I'Affemblie de manufcrits laifiis par fon
      mari, et demand une pension.
      L'Affembble renvpie au oComit6 de petition.
      M. .., au nom du Comite des domaines, fait un
      rapport relatif A 'emplacement dn directoite du diltrict
      de Beauvais, dipartement de I'Oife, et pr e'ente It
      project de dicret fuivant :
      L'Affemble national, oui'le rapport de fon Comite
      des domaines, et fur I'avis du miniflre de 'intietiur,
      spres avoir prialablement decret luargence, autorife
      le directoire du diflrict de Beauvais, department de
      'Oif', 'A loner, pour y tranfporter f on tabliffement,
      la maifon ci-devant occupie pat l'tat-major des garden
      do roi, pour le moutant de la location, ainfi que les
      frais d'adminiflration ire fupports -par les admi-
      ntiltes.
      Autorife pareillement le directoire A iaire proetder
      a l'adjudicaiion, at rabais, des ouvrages et arrangement
      neceflaires dans I'inttieur de ladite maifon pour le
      placement des bureaux, fans que neanmoins ''adjtudi-
      cation puiffe excder la fomnme de oteo liv., fuivant
      l'itat eflimatif dreff par le fieur Rolland architect;
      pour le montant de ladite adjudication, aidfi qne le
      prix de 'a location, etre fupportes par les adminifris.
      Le prifent dicret ne fera envoy que dans le dipar-
      tement de I'Oife, et en.manufcrit feulenent, confor-
      mtment i lI lIoi du so juillet 1791.
      Ce project de dbcret eft adopt,
      L'Affrmble fur 'itivitaiion du pifCident fe retire
      dans fes btireaua, pour nonmmer n vice-preident et
      trois fecritaires.
      M. le pridlent announce' que Ie rifultat du fcratin,
      pour la nomination d'on vicc-prifident,- a done l
      majority a M. Guadet. ( Onapplaudit. )
      U.i de MM. lea fecritaires faith lecture d'ine Ictre
      de M. Amelot, qui announce qu'il fera btfile i la caifte
      de l'extraordinaire pour 5 millions d'affignats leiquels,
      joints aux 372 millions deji brils forment une fomme
      de 377 millions.
      M. Lamarque fait, au nom da Comit4 de letiflation,
      one feconde lecture de quelques aiticles additionnels
      tendant a accelirer rIinfluction et le jogement des
      affaire crimianelles fuivant la loi du juror. II prifente
      eufuite deux articles nouveaux don't l'objet eli da
      degager enticement ces lortes de procedure des tormos
      ancininess.
      La difcuflion elf ouverte.
      M. Lainontey. Vous ne .ponvez vous diffimuler
      lea obflacles qui s'oppofent a fage inflitution des
      jur, et ccependant vous n'avel encore rien faith pour
      preparer les efprits i la recevoir; il eft done im-
      portant que le Comiti de lIgiflation nous pitlete
      lne instruction qui apprenne anx jari quel doit &tre
      leur efprit et Icur morale, qui letr apprennet qu'ils
      doivent s'kloigner des affeciions publiques et privies,
      et furtout mettre a l'ecat tourte-ppinion politiqu'e. Si
      cette inflitution allait somher d'abord entre-les mains
      de quelques miconteus cgoifles, .ou de perfounen exal-
      sti en felis contraire; fi elle fe teiut des cotlears idbn
      part ,elle eft perdute poor toujours. Je ne ferai queo
      deux tifexions ginrale C fur les articles qui nous font
      propolts. D'abbrd le ferment nbuveal exigi des jog'es
      de dilirict, me parait injurieiuk pour eux, et ena ginlal
      tondrait A faire croire qu'un fermet a beroin d'etc
      renouvelli. Qarut aux nouveaux articles qui tendeni a
      kcarer le monltueux melange des forces ancienncu
      at nouvelles je les appuie de tout mou pouvoir.
      M. Hlraull. Je dernatlderais qu'avant de rice flatoet
      fur cet important objfet, le Comiti de lgiflation 1non1
      falfe un rapport fir I'anbulance des juges criminals.
      M. CondAdrce. J'ai demand .laparole pour ulne simple
      obfcrvation, la conlitcation vent qite les juris foient
      ptis dans la mare des citoyens; et ccpendaat la loi du
      jurn port qu'ils fCront nomml4s par les procureurs-
      fyndics d ddipattemens. Ces officers du people occu-
      pent dans I'ordre politique on rang trn, dillir-pi pour
      pouvoir remplir cette foneiion fins inconviniens. Je
      propoferai doan de faire nommcr lesjuris par les jtuges


      de paix, c'efl--dite par ceux doet l'opilion politiqus
      t I la moins connue, et dunt 'efprit eft par devoir utn
      edprit de conciliation et de paix. ( On applaudi)
      a. Cuadtt. Je ie proite de la parole que. pour up-
      payer la proposition de FI, Coudorcet. Je ne voi que
      des avautges a dil6guer aux juges de paix Ic choix des
      jurs.
      M. Lamdrque. La remarqe ie M. Cdndorrc t a ILL S
      Irntie par Ie Conaiti ; mais ii n'a eu intention qUe do
      vous prifeaiter d'abord des articles ikeldtife au jugcrme t
      et ai 'iiflruttion des affaiees t que vous jugerec inrif-
      penlablesa A activity de la Ige inititution desjurie; i
      propofera enfuite de 'riformier lea vice qu'etle rcnt-
      tfrane.
      M. Pajforer. J'ai auffi iafaire des propositions addi-
      tionnelles, mai je defire comme le priopinani, ql'ont
      mete d'abord aux voix les articles p irfentis ar le
      ComiCi.
      Cette propofitioi eft adoptee.
      L'Affemblde decide que .a difcuffioa fera Qonveite
      article par article.
      M, Lamarqle ait lecture du projetd'urgence qiii eC
      adopted en c tc mei. .
      ,, L'Affembl6e natioinsle, apir av.aii eritindli foh
      Comitede ligillation cunlidirant quit impoi e elient
      tiellement que leas ibinaux criminals etirbls dant
      chaquedidpartement entrent en activity et qu'il :l'it
      procidd fans aucon dMai, A I'inflrullon et au jug'e
      ment dessaffdires criminelles fuivant la loi du juri, di.
      create qu'il y a urgence. i
      M. Lamarque lit i'article premier du "dlcret dt-
      finitif. '.
      Art. It. Les tribnnaux criminelil qi, a l'poqne de
      la publication du prilent dicret, n'jusont poiut t6
      inflallCs, Ie front fans dMlai par les confeils gineraut
      des communes des lieux oh ils doivent finger et if'r.
      commenceront lour service immidiatetnetit aprts lcur
      inflalation.
      L'article premier cft decr&th. -' .
      UM. Lamarque fait lecture de. article.Ij
      II. L'nftallation fe.fera dana la forme qui a &tA prcf-
      crite par la loi du 44 aolt 17go, pour lcs tribunaux
      de difirict.
      L'article II eft dicreti.
      M, Lamarque faith lecture de l'article IIIL
      III. Le pltfident, le juges, 'accufateur public et
      te greffier, prteront, devant Ic confeil ge nral de Is
      commune 1e ferment civique prefcrit par la conflitu-
      tion, et ils jureront en outre de remplir avec erxai-.
      tude et impartialiti les fonctions de leurs offices. i
      Cet article eft icarti par la queflion prialable.
      Les articles fuivans font decriths fans dircaQoon .
      IV. Le prfident et les trois juges compofant le tric'r
      bunal, procederont A la nomination de deux hriffiers,
      conformiment i la loi du mois de juin t791; et Ie
      traitement de ces huifliers fera inceffatmentt fix patr
      'Aflemblee national.
      V. Dans lese dpariemens o4 le pr6fident du tiih.insl
      criminal,; ou 'accufateur public, on 1'un 't I'autre Ai
      la ffoi, fbnt ablenas fot-parce qu'ils ont t-ddpilp 'ite
      'Affemblie nationale,,fott pour toute autre cafe lgi,-
      time, itl era pourvu i leur-remplacement provifoire,
      de la maniere qui.fuit.
      VI. Dans le cas oi le prdfident et:acidufatedr public .
      manquereient a la fois dals le mIme dipattement, i
      feri pris dans lestribunaux de diflrict, fuivantle'mode
      indiqn- par la loi du moil de janvier denier, pour i,
      formation d9 tribunal, cinq judges atn lieu de tiois, Icf-
      quels nommeront an fiutin cFlui d'entr'eux qui devra
      remplacer provifoiremeut le piifident dn tribunal, ct
      celui qui devra etre charge sulfi pravifoirement, des
      fonetious de I'aacufateur public.-
      VII.: Sil fe trouve feulement I'un de ces deux-fonc
      tionnaires, foit le prifident, foit I'aeeufatettr public,
      absent pour les caufes expritnm t dana IPaeticle VI du
      prifent decret, il fera pris dans les tribunaux de diff.
      trict, fuivant le meme mode, quatre juges ; qui non,'
      meront auffi au fcrntin telui d'entr'eux qui devra rem.. I
      placer le fonctionnaire absent; et en cas de partage, 1 "
      plus age des candidates fera prifire.
      M. le prilident announce que les ecritaires de teM.
      placement lont MM.- Anionclie Broufuet at
      Girardin.
      M. Lamarque prifente in article' addltionnel, par
      lequel il propose que les caufes criminelles portico
      aux iribunaun ancitns foicnt inolruites par-cux.
      QO elques imembres demandent que dans les e parte-
      mcns o0 il exile un trop grand nombie de causes
      arrireas il foit provifuirement cotvoque6 dt joIh A
      pour en connaitre. .
      La difcuffion de ces propositions etR ajot4A .
      detain. *
      La fiance eft lev6e i 3 heures.

      DCpartement de la Chai entc infirieure. .De-
      la Rochelle.
      ON vient de publier. ici.un tat de compataifon desa
      imp8ts que cc diflrict a pays en 1788 avec celx qui
      doivent dtt pays ea x79g. 11 en tildlte que pour ca


      I-


      -j






      i;
      1




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      l





      '-







      4 I'.


      ( 40)


      -flnlict Itmeffe de nouvellts conutibutions de 1791 eft Adree au roi, par les admit:,qrateurs duu dirctoire it
      intericure a celic de 1788 de Is foiumm do 551,ta6 liv.' difartement de la eujie.


      En 1788.
      La taille, capitation et acceffoires..
      Le dixieme ct fous pour ivre,
      La prtfation des tlceins, ..
      La capitation des nobles, exempts,
      priviligies et officers de juf-

      Les dimes territoriale, .
      ' ,Les diunes. .. .......
      Pcs aides, ..... .. ....
      1r de
      'Pour excident fur le prior du
      tabac .. ..
      Octrois delailic .
      Pour francs fiefs, proces-verbaux
      .et cCutnimodemens telaifs aux
      aides ct traites, ci, .


      359,78o 1. f.6d.
      946,458 6
      52,677.


      5,925
      123,229
      3o0,0oo
      544,47

      71,642
      95,t13

      6,o6oo


      i



      19 6


      i
      1
      r


      Total de ce que ie district a
      S4 pay/en I78., ... .,49eb 8 1,
      litipslrtion lonciee et ,mobi-
      ls' ire punu x791z .. 944,0o8

      ..Le diflict paiera, en 1791 ,
      S nWuns qu'en 1788, .551,l16 1.
      S.* -----------
      SOn neporte point ici le produit du droit d'rnregif-
      trement, non plus que celui du tirmbre ct des patents ,
      pas meme les fous additionnels; parce que ces divers
      obiets oiun plus- que compenfis par- 'abolition des
      aures droits don't on verra la denomination dans
      Tinftruction pubilie par la locielt des amis de la conf-
      titution de cette ville. 11 ferait. A defirer que lea vrai
      amis de la coaifitution s'occupaffent dans tons les dif-
      r- r rlcts de former des tableaux femblables, come quel-
      .'quei peln'uinetn'J'ont diji execute dans differentei par-
      tr ties din royamum,. C fcrait une des eoilleures sipoiles i
      fai re. crox qui, chaqie jour, demandent, avec tantde
      bonne-foi, conuutent le nouveau regime tend au foula-
      geramnt du people.

      Dipartement de la Meuse. Bar-le-Duc.

      S rrit du directoire du dipartement de la Meuie. Du 4
      j janvier 179g.
      :I '.'AsSEMlBBE former, et oui" le procureur-g/neral-
      ynodic;
      Le directoite confi&erant que le civifme des citoyens
      du d6partement de la Maufe ne permet point A ton
      S adm.itlfration de garder on filence coupable fur les
      ? ti iettrcs de 1'empereurani roi, et fur les menaces du rctour
      au tgiine feodal danrs fon effort, arrite:
      S Qyc I'adreffe de ce jour au roi et le present arret ,
      fe'ront envoys A chaqae muuicip.ilit dn dtpaitem ent,
      pour y itre lus et publi/s A la diligeuce des procureurs-
      fyndics des difiricts.
      Le directoire rappel'e tous Ics citoyens au ferment
      .qu'ilJ out pret -d'ttre fidelles A la nation a laloi et
      ul roi, et de maintenir de tout !eur pouvoir la counli-
      tulion dicride par l'Affcmblie national conflituanto
      aux annes 1789 1790 et 1791 acceptic par le roi;
      il les invite a to rdlter aux venitables inter&ts de la
      patrie, par le respect de la libertr individuelle et des
      nr'opriies., par le plus prompt acquit de l'impt i il
      vrepqAltec A tous, q4ic, qut:lcs qre foicut lea menaces
      dis enncemis de la contitution les Fraunais leont
      invincibles quand iis enoutt nis, ei vaincus quand ils
      front divilts ; qre tout cc qui ell unle violation de
      ta liberiA individuelle, tout ce qui eft outrage a un
      i itoyen quetle que foit d'ailleurs ton opinion
      forment autant'de trionphes pour les ennemia de la
      patric, pour ccux-li fur-toul qui, par uue adreffe
      pefide e provoquent ls patriots a des excess, pour
      en accuser le patriotifme; que le moyeu le plus siar
      "d'ecaouvoir I'Europe, de 'iutreffer A la conflitution
      Tfiang1ift, confif(le dployer la plus grande magnani-
      aniti, ei accordant non feulement la furete, mals mme
      asne protection gniinreufe a curt qui tenaient aux ci-
      levant privileges, aua prkrogativas aux anciennes
      corporations, fauf A les denoncer aux autoritis couni-
      tuics lorfqu'ils troubleut la foci/tC ou lorlqu'ils
      violent les loia; que la grandeur de la caufe du pecnple
      S ia befoiin que de grandes mnefures poor fon fucct s ;
      ,qne Its petites perlicutions Ih dishonorent et la ddna-
      turent, et que la liberty politique et civil ne pout
      fe confolider que par le refpect de la libertenAatu.
      relle, pour tout ce qui n'cft pas dfendu par la volonti

      Le directoire lI invite A fe d fier de toute filggef-
      tiOns enemies a fe pnitrer chaque jonr davaarage
      de I'amour de la patric, par l'amour de 'ordre, it I ur
      -promct ,folennellenment de recramer dims toutes les
      occafions. qui I'exigeront, leur courage et leur de-
      S vofiment.


      SIRE, Ie respect a retenu les adminiflrateursa d d -
      paitemcnt de la Mufe dans 1'expreflion de ce que lear
      a fait iprouver la lecture de la lettre de 1'empercur A
      vote majeftl ils out fenti qu'ils devaient antendre la
      determination que la grandeur de la nation fiaigilfe, le
      lfin de for bonuheAur,' 'iutrit de fa gloire c tde la
      v6tre vous dicteronlt."
      Sir, jamais lea circonflances ne forent plus graves,
      mail en fuidl jamais de plus dignes d'un roi qui,
      aprs avoir vu ecrouler Ic tine du defpotifine, s'eft
      anis for colui que lul out ileve la liberty publique et la
      dignity national.
      ie falnt d'un grand people eft actuellement encore
      I'objet de volre follicitude, et fi les nefures qui pen-
      vent I'affurer doivent hce prices avec maturity il faut
      aufli que votre mnjefl foit certain di concourse de
      routes los forces du people pour lenr fucii.
      Sire, nots fobmmes preffes par- 1'uncrgic de nos con-
      citoyens ; mais nous vous prions d'etre fr de leur dC-
      voument an fouien de la volonte national, quand vous
      la nmanifefierez pour fa gloine, pour le mainlitie de la
      conflitution et de la monarchic. Nons les verrons unir
      amour de la libeit i1ivee l'attachement pour le prince
      qui la dfoendra.
      Sire, rachetez, rachetez par des facrifices pcuniaires
      les relates de la feivitude fiodale que l'ot r&clame ; mais
      que lJe puaiflance' qui nous menaceut de la perpituer
      partmi nous ihiutt ql'etle ne pcut plus fouiller notre
      patrie ; "qu'elles lachent qute le iriomphe d'une fi grande
      caufe fera protig6 par i'hmaniti entered, et quelle ven-
      gera avec eclat lea anciens et nouveau attentats que
      tfs ennemis out ,commni centre elle.
      Les adminiftrateurs du directoire et procureur-glnal-
      fyndic du department de la Meufe.
      Signs 7ernaux, prkfident; Lanthonnel, ChrflophL ,
      Collas, Arnould, Latixerand Lenfawt Goffin procu-
      reur-guinral-fyndic et Aibry fecrtaire-general.
      SPourexpidition. Signi Ternaux, president, et Aubry,
      focr/taire-geinu/ al


      LIVES NOUVEAUX.
      Elimens de Fortification, renfermant ce qu'il tait ni-
      ceffaire de confeiver des ouvrages de Leblond, de Dei-
      dier et autres auteurs; on y a joint I'examuen.raifonn
      des principles fur F'art des fortifications du marichal de
      Saxe, de Cos mouagne de Robins, de Cugnot de
      Tiekke, de Landsberghen, de Trincano, de Fallois,
      de Sofard de Coihorn de Montalembert, et de
      plofieurs- autres inginicurs ancicus et modernes ,
      frauais et strangers, fuivis d'nn dictionnaire mili-
      taire oi l'on trouvcra des definitions et des ren-
      leignemens qui n'exillet dans aucun ouvrage, et d'une
      explication raifonuie de trente belles plancihs, don't
      Io dix-huit dernieres contiennent beaucoup de details
      ueufs ou ti/r-peu connus, fur les fortifications, per-
      manentes on provifiounciles qu'ou rige ou qu'on
      Ipropole d'6iiger en ce moment i par A. P. Julienne
      de Belair, ancen capitaine d'artillerie au service de
      Holande. A .Prisl chess. Firmin Didot, libraire pour
      I'art militaire, le genie Iartilleric't les mathmiatiques.
      Plix 9 liv. broche.
      Le plan de cet ouvrage et la maniere don't il eft
      ex/cuti, annoncent des connaiffances tris-etendues, et
      prouvent que M. de Belair u'eft Atranger A aucune des
      parties de I'art militairt.
      Des definitions fiictenment exactes, des divisions
      claires ct naturelles, des difcuffions profondes et pref-
      que toujours ktaybes d'expiriences faites par I'auteur ;
      enfin, une comparaifou neuve jufqu'o prifent, des
      diffCrens fynfmes connus de fortification doivent ren-
      dre cet ouvrage initeffTant a tous les militaires, foit
      qu'ils Ic confidercnt come ouvrage leinentaire, foit
      qu'ils I'enviligent come tin recueil d'oblervatious aux-
      quelles le progits des connaiffances a donnu lieu, et
      qui a leur tour, pourront donner nisffatce des idies
      nouvelles.
      Peut-6tre quelques cenfeurs fevcres trohveront-ils
      ql'e M. de Belair s'eRf quelquefois livri, ct notam-
      ennt dans fon dictionnaire, a des difcufions etran-
      geres A fon fujet, qu'il a anticip6 fur let different on-
      vrages qu'il fe propofe dedonner au public; mais ce
      ferait pcu connaitre rI'illimito qui unit tones le
      sciences, quc de ne pas-pardooner a un auteur, pclin
      de fon objet, d'y rapporier tout cc quifembleyavoir
      trait, cc fc ait fur-tout. e river de riflexions miles,
      dicties par f'amotr du bitn public, dunt l'autcar parait
      fortrement antimC.

      De l'lta! de finances de France an uer jaaier-j179a,
      par un doputi luppliant a I'Alfemoblie natiinale coufti-
      ItusnIe. A Pr i chei M. i)l.punnt bh6el de Breto- n
      villiers, ile Saint-Louis, tci le de Richelitu, n0 14.


      'nl.niemnt p ouile Monitcur fe fait A Paris hotel de Thou, rue des Poitevias, n" 18. 1I fau, adreffer les letters t J'argent francs de port, A M. Aubry, di rcteur de ce ournal, qui pati
      tau lis j % i. Leprix oft, pour Paris, de i8liv. pour trols muis,3liv. pou i lix nuois, ct d e 72 liv. pour i'anne; et pour lee dipartemens, de 2 liv.pou trois mois, 4 liv. pour fix molr et 84
      ,i. I. m,,a'nncr franc dte pert. L'on ne s'abonne qu'aucoummencltnent de cliaque ulois. On fouftrit au chez tous Icalibraire 'de trance et lea directeurs des polites Ai HfInbosJ rg, cher' M. Fanlth
      , It ir i 1 I ondres, d-z M. of de Bofe n7 7, Gerard-itreet, et chezM. 5. hub er Jtrryn a-ret no49. "ilbt ce qil oncere la rIn idaction o* ctort ftille dolt lire atdrfe as ridactsur, ct non
      e. ..-.. I,.re tfOw d'.Ayi.s, Antir nccs Mcmoires, Motions el antres objets trlconiques purront tire infirils dan le Moilltr in payant so fus pour c Lacu i do, dia fprjmiters lines, et ir f'JI pr lis r :
      on cotnpofea, de eas dfiq'ren arSticles, nl Supplicment partictiher d'ane derni-jnille aj/itd; qr'Its ftront n Mf onmre /uffiant pour Io rempli. Chaqi article dolt tr r ignt avec i demrure de In perfJnno, qJi polrram
      ,- ;A.san.r par public, als ton point as ifdactewr. Ce dormer dmture rue du ardiOt in, mraion de M. Irt6le, l fjace do la rut dAl'Epsr. On I. trtouvra tout I, jorn siin .luti lit dimsancls t fitls excoosw)is dtui
      4,. Ai',,l .,, mvnatinjffe 4 dir t curts d fi ir.,


      rU 'i r .trMLIMUn DU MONITEUR, avCc I1c cracteres de Baskrville, rue des Poitevims, n '13.


      r


      II


      I~ C --


      ~jl~W~ __ __1 __


      S P E C 'TA CL t S.

      ACADRonI RoYAV. t D lSlUE. st.. Dm C. afler et
      SPollux trag. lyr. en 5 acts.
      TalATRE UE LA NATION. Auj. les Amours de Bayard,
      pr&e. de oI Comlteff d Lj(arlJasrj .
      TtlIATRE ITALIEN. Auj. Luctite et Lucas ; Ia Iere
      reprfl'. de la Fille naturele com. cun un acte, et la
      23a de Lodoiska.
      Tib*A't FRAN(AIs rue de Richslies. Aujourd'huL
      la g9 repr. de Melanie draine en v8 actes fuiv.
      de I'Avocal patelin, com. te 3 actes.
      TlhATRE de la rne Feydeau, ci-devant de MonJfier.
      At.j. la reprife de It Gelofe oillane, op. ital.
      Mde Morichelli remplira le r6le de Giannina.
      En attend. la ire repr. de I'Ain a t l Cadet, com.
      TniiATRE OE Ml MONTANSIER, ats Palais-Royal. Auj.
      Meide i trag. dans laquelle MIle Sainval i'ainree rctplira
      le l61e de Mdie, fuiv. du Fou raffounable c m., et
      du D/bat des Mufes.
      THfATRE oDU MARAI s, rue Couture-Sainte-Calheriit,
      Aij. le Pere de jamille fuiv. du Tfiple Mariage.
      InccLfamment e Mariage de Figaro.
      En attend. Richard et Derlet, com. en 5 actes.
      AmsBlo COMIOUE, au Boulevard du Teimfro,-Auj.
      I'Auto-da-fe on e Tfribuiala de Hingqutition divoile piece
      a fpect., fuiv. des Bons et des Medhans pantom.
      THAtATRE DE MOLIERE ru Saint Martin. Ant.
      la 28e repvrfent. du Pere Gerard prc. de la Journt
      d'Henri IV, et de 'dveugle clairvoyant.
      itAATRK D DE LA iE DE Louvois. Aujourd'hui
      la ag repr. des Deux Freres, op. comrique en 3 actc,
      pric. des Folios amoureufes. Dem. Zilia.
      TTn4TRE DU CIRQUE NATIONAL, a Palais-Royal. Aun.
      la Jolie Gouvernanle, com. melie d'ariettes fuiv. de
      Jeannltte el Lycas corn. en actes et en vaudev. ,
      term. par le ballet des Saboltiers.
      En att. les 'ois Cotfines, op&ra et d'Aniere a Paris.
      THiFATRE FRAN^AIS COMIQUE ET LYRIQUE. Aujourd.
      Ie'Stratag/me fiptrjfiu ,com. en 3 actes; les Deus Con-
      trats, et les Parens rdunis op. en un acte.
      SALLON DES ETRANGER rue Saint-Thomas-di-
      Louvre h8tel de Marigni n 17.


      PAIEMENS DES RENTERS DIE L'HATEL-DE-VILLE DE PARIS.
      Sixderniers mois.tvgi. MM. les Payeurs font a It lettre A.
      Course des -Changes rangers 6o jours de date.
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      o de 312 liv. Io f..........................
      de too liv...............................I
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      IEmp. de dCc. 1782. Qiit. de fin.."......... ...
      Sort.................... ..............
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      Sorties............. ...... .. ........... ...
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      fans bulletin............ ..................
      -foit. en viager............. ................
      Bulletin. ...................................
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      Reconnaiffance de bulletins ..................
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      Fmptunt dn Domaine de la ville, filie fortie.......
      Bordereaux provenant de fries non forties......
      Act. annv. des indcs. 1492. 87. 88. 9o. 9o. 90. 89.
      87. 87. 85. 84. 8o0 78. 75. 70. 73. 75. 76. 77. 78. 79-
      Caill d'efc... ...... 4110. 8. 5. 100. o4095. zoo.
      Demi-Catie .............. o5o. 48. 47. 45. 48. 45-
      Quitt. des Eaux de Paris........................
      Empr. de nov. 1787. a 5. p. i...................
      --Idem ........ 4. p. .... ... ..............!
      de 80 mill. d'aoot 1789............ .........
      Afflr.contre les inc. 642. 41. 40O 441 40. 39. 381.
      ............ .......... 38. 37. 36. 37:38. 37 b
      vie........... 700. 5. 3. 5. 4. 700- -. 5.
      Actions deo la Caiffe patriotique....... ..... 680o
      CONTRATS. 5ere clalffc' 5 p ,... ........ g a .
      --2 s idernt 5 p. fuij aS IXS............. 89.
      3. idem A 5 p. f. fj. a xo........... 8a t
      4c idem a 5 p. fuj. an xo* Ct a f. p, 1.....


      ;~;---------;1;-~1_----
      ---^---~











      GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UJNIVERSEL.
      " .- -.. .... .. .. .....-. .. ... .. ,-.,, . -. ,


      JEUDI 12 JANVIER 1792.


      Quatricme Annee de la Liberte.


      p O L I T I Q U E.

      AN GLETE R RE.

      De Londr es.

      T ous les catholiques d'lrlande ne font pas a beau-
      coup pit aufli rsfiggis Ai finufrir l'vti d'abjection et
      de nullita qeii Its flitnit dans une contrie ou isl for-
      Inteit ioicontellablenleit la grande malfe de la population,
      que cenx d'un petit cartton don't nous avons faith col-
      saitre il y a quclques jours s les llamtions coutre
      la declaration des lilandois-Unit de Dublin. 11 fuffit
      your fe convaincee qu'cn elct tes deridiers avaieot it16
      les fidellte iieiiprtes du voia de la majority de ecurs
      concitoyens, de lire qquelues palLges de la declaration
      de la tfcict catholique irlandoife. L'tendue de ce
      iorceau ne onus permettant pas de I'infirer en enter
      lions allows le fire connaltre par uut aoalyfe rapid,
      acconpaguoe de quelqugs citations.
      Aprts avoir pale de leurs droits, dout la ptiva-
      tiot eft une eipece' de chatiment referiv pour les
      offenfes les plus graves ,'et remercid leus concatoytisa
      d'une autre fecte du vif intslAt qu'ila out pris a leur
      position facheufe, les catholiques idlandais annoncent
      qu'ili choililfent 'de priefcence, pour fe plaindre le
      moment os la difcuffiou peut avoir le moins de danger,
      celui ou I'on voit les trois royaumes dans un etat de
      tranquillity ct de fpleudeur ; ils fe regarderaient comnme
      coiupablcs envers la patrie, la poflleit et eux-menes ,
      a'ils refervaient leuts protellations pour des tens de
      .rife 'ils nagigleaient de profiler de la faveur de
      I'opinioni et du progris des lumieres, et cufin s'lls
      unctiontnaient en quclque manicre la degradation our on
      Ies ticnt en fe foumcttanlt au joug fans ic plaindic.
      ns En conf6qu:nce difent-ils, nous avons unanime-
      rnelit refolu.
      QRt nous ferons tous les efforts qui font en notre
      pouvoil, ct que nous eimploironts toun les raoyens couf-
      titutionnels et clgana pour arriveri la revocation des lois
      qui nons grevent, cui notre qualitL de catholiquet
      ronainas.
      Qt'a cet effit nous nous ddrefferons a toutes lei
      branches de la ligiflature et que nous foutiendron
      ces demarches par tous les moyens d'influecce lgall
      qu'il nous lera pofllible do mettle en c:uvre, en quelqu,
      terns que ce foit. s
      Les griefs des petitiounaires, firangers dans leu
      pattie, dn moius ai fs avant:iges, font qu'is ne parali
      jentl are coferves fur cette terie que contme unc joutce d
      sevenus, puilque tout le pouvoir legiflatif, tout I'execu
      tif t le judiciaire,fe trouvent dan les r tins d'homme
      lur lelquel. ils i'omntaucun droit de rfrveillance, qu'il
      font getls dans I'exercice de leur indulthi, et relltiren
      darns I'iducation qu'lls veulent donner a leurs cntfis
      La liberrd de 1rlande eft une calamity pour ceux de tlet
      colinunruioi, puifqu'ils s'ea out que lts fotr:es ouiiirtilt
      ians jutor tie fes biclaait% ; et qu'on leiur piefere conl
      tmmeniit pour les piacts les prouitlans les mtins dignses
      anathiue dans leuyel fout fgalement enveloppesr l
      tptoltllus independans: ii n'exi/ie en leur faveur attic
      conlotleffur lepouvoir; tuille verte prouvec par pliihiu-
      itouvelleh iui, p6eniles, postee centre eux dins cc fiee
      de luniere.- ct de tolerance of' iimpt general et pal
      ticulier pele niearitoium fur cux plus que 1fur
      aultres.
      Los citholiques ilandais font perfit ads que la tiv
      cati au puie etl inipic des lois don't ils eI plai:necul
      ne fetait que af.iblcneint avantigeule, nmoiil, qj
      Ia concurrence de les eres fi proteltans lie doins
      A cct acre touse I'infllence bientaiailte qu'ils out dro
      d'en atlcndie. II elt tens difenlt-ils, que nots ct
      lions d'!ere des nations diliuctes, forciroeunt renfter i
      dans lea limits d'une ile. Notre coultitultiun aura po
      but pritcipa! d'eticowlagcr cet eipjiit d'hatmonioe,
      ces fentimens'd'atlitic que ies liens d'un iticdi counitn
      et d'une pattie commune auraicnt dfi inlpirer ii y
      loni-unis. A la fuite d'une tis-belle adreffe i let
      .freres vient uu tableau vigoureux du futnefle effect d
      reflrictions : is prouvent que I'iintdrft de la couropnr
      des grands, des claflls ruitoyennes ct inferieures eft
      Jes abolir; its rfittent ce deteflable argument duo m
      chiavclilme, ql'ils font trop nombreux pour que
      prudence rpetcette de les foulager fur le champ (
      antax t onils g6miffent et allignant lenr longue p
      tienceen prcuve de leur fidClit e, its d;tnorntrent q
      I e difference d'opinions religietfies u'elmpIcle poi
      ceur attachemont inviolable a la conflitution dans
      quelle lds ne demandent qu'a entrcr davantage. Exigi
      vous un autre ferment de notre part, ajoutent-ils, un
      Ce arons uo dans notre coeur qui vaut mieux qu'
      volume d'abjurations ? Nous efpirons de devenir libri
      t1 nolls idcerons d' lre unis. Exigez-vous de snouvel
      preuves de notre linlcit6 ? Ne nous fommens-nous 1
      ,tctusi vos c6ts quandr notrt pays a en beloin de vo
      fecours. Nots Ciendtis nis maiii ceinmme itt g,.se
      cordialitl. Qui eft celii qii fe dit i'aIiti de l'Irlande,
      qui refufera de nous donnr lafienne .i? II- jultifi-sh I
      al|I. l .lti par l'apptcli de la ieiioni dus pa liine
      aqcuel ils vullent s'adretlcr de rouvcert; ils repoufl
      I'ilfinilation perfile .que sequel qus-uns dei protdel
      aoppofent a ce qu'ils foient imancips'.. Its prouv
      qu' l n'y a oiut de foulcvesncs a craildrei, ni di


      claffe rice, intertdic au maintien de l'ordre ni de lin
      l1 clatle pauvte, Inais indullierulic, qi'uueanuiec d'anar- of
      clhie ploigerait dall la miifere. Its demandent inflarn- to
      lient qu'on,examine leurs liiliipes et fur-tout leur de
      coundoite trop calomniie ils 'f recommandent aux
      a'nis de la patrie etptincipalermnt aux gens de lettres
      doqt les e&its propaguet Ia raifon et la philantropie, fai
      et crtninent ainli ce beau norceau plein de force ct ce
      de Ienfibilit6: ,s Si le refpect que nous avous pour une ce
      conflitution douet lapproche nous eft interdite dana p
      note pays natal, ne fufii pas pour &arler de nous q
      d'iniuftes fouppons et pour nous sittiler l'amitsi et la p
      cotdiance de nos freres, on pent au mosii nous ap- I'
      prcudre comllnent nous pouvons expier les erreuls po- cc
      liti ues ou les mnaleurs. de nos ancetres, crimes -que co
      nous ne pouvens pas regarder colmme iuexpiables. n
      Par ordre de la focite6 THEOBALD Me KIENN,
      fccrilair. d
      da

      FRANC E. c

      De Paris.

      CAISSE DE L'EXT RAORDINAI. RE.
      VENDREDI, l3janvier e,792,a Ad heures da ratin, ii c
      feta bril, a I'b6tel de lacaifle de I'xtieaordinaire, rue f
      Vivienne, la fonme de 5 stillions en aflignats, laquelle e
      jointe aux 372 millions dBji brfils, foiume cell de 377
      millions.
      Dipartemcnt de Paris.

      SEtal des revenues et charges des colleges de Paris.
      Les revenues des dix colleges de Paris confiflant en
      rentes, loyers de mailons et fermages de biens de camu-
      pague, montent A la fomrnpe de 844,010 1. 14 f. lo d.
      favoir .
      En rents, 285,293 I. 19 f. 9 d.
      S En loyers de snailons fitue& dans Paris, 398,480 1.
      S10 f. d.
      S .Les charges ordinaires de ces dix colleges moment
      SA 749004 1. 4 f. 4 d.
      L'excedest des revenues eft par confequent de 96,0061.
      s to f. 6 d.
      s Qliant Ai l'tniverfit de Paris coofid6ie come corps,
      e fesfacullis el nations, les mairons et focieths de Sorbonne
      e et dr Navarre, et Ie college royal de France, I'tat
      des revenues eft de 492.164 1. 12 1. 8 d. ; favor :
      r En reutes, 351,498 I. It'. 3 d.;
      S En fermages 2,919 1.5 f.
      e En layers de maitilons..J37,747 liv.
      - les charges monent i 451,538 1. 8 f.g d.
      Is L'exc etnit des reveu.is elt par confiquent de 40,66 1.
      Is' 3 f. ld.
      :s Ies revenns des biens appartenant ai 'univerfit A
      s. fesfaculls cl nations, doivent etre confidirts comme
      'r uliquttramnt dftliUs aux Urais de 1Iinlfruction publique
      :s et an paitment des honoraites des ptofeffeurs dans leI
      I- differ.ntes facultis. Les revenues des biens appartcnant
      , aux colleges ofut deflMins A payer les pensions des
      es bourfes qui out et6 fondles dans ces colleges; il en exile
      St 790 don't 694 font templies.
      Le rifultat ginral eli que les revenues employs on
      e delin&e a I'~edncion ptblique des colleges de Paris
      nr content a 1,336,175 7 f. 6d.
      es Lescharges oidinaires actuelles moitent i ,20oo,5421.
      13 f. I d.
      - 11 relte parconfiquent un exc4dent annual de 135,6321.
      ' 141. 5d. '
      at Dipartement diu Nord. Lille, 7 janvier.
      it
      c- HIeR les diffNreis rgimens qui forment notre
      es garifoni et les volon'aires oulRss, ont pafl6 la revue
      ur gi.qale des commiffaites, en pircence du corps rouni-
      et cipal ppididW par M. le raire. Les officers emigrs ,
      un on ablens fans une julfification plausible de leur dloi-
      a glement, out ete rays de leurs corps, et ceux quii les
      irs renlplaccnt out pttiA le Ierment d6crti ct en ont fign6
      lei la formula. Ce devoir civique a. et rempli avec une
      e, fatisfaction univeifelle ct la cCrimonie a en lien fur
      de la grade place, ofu la municipalitA avait faith drffer une
      ,a- vafic tente.


      M t L A N G E S.
      M. Montefquiou vicnt de publier imne iponfe i la
      riplique de M. Bergafte.-A la clartc de1 cornples de
      M. Mouterquiou, A I'autorite des Comites I affeni-
      timent de tous lea agents di puvoir execuiif, don't aucun
      n'a contelT1 des calculs o laI moindre erreur cependaiit
      aggraverait clur refponfabilite, M. Bergaffe a oppolifes
      affirmations ct Ion autotit perfonnglle. Avec des
      uovaes de ceeie nature, on fent bien qu'il n'eft plus
      pofiible de difcuter le paff6 ; il faut aller tout de fuite,
      pour I'avenir, au point de ralihment convecltn ettre nos
      ens nlmis:: NA7us nc jouvons plus atllaqter les compfes, atta-
      quons ls eJperanCts; el c'cft auffi vers cc,but qucM. Ber.
      'gUile a dinit;e icr princiliaux efforts.
      I- I pilude d'abord par x3 pages d'invvectivescontre fon
      adverliirc. On en peut conclure que M. Bergaffe fait dire
      des Injores ; on en peut conclure auffi que M. Montef-
      qyiou a du r'6pondre Accs 13 page, par cs dcun ligues


      iivauts t I Quimspotte au public 'aminour pro. rd
      Ifeniu de M. Betglffe et les petites vtclge.ances e
      ons ces ridicules combats de vanit~ i lolfqu'il 'agit d o
      eftines de I'empire I
      Et de fuite ii eutre en mnatiere.
      M. M.... rappelled ce qu'ou voudrait bien ntou
      lire oublier, c'ct qise ce tie ont uli fes conrptes I at
      eux de 1'Aflfemblee natlonale qu'il a produitu., mai
      rlix dea ordonnaitetur du trtfor public, uppuyls de
      iecet qui conflatent tout ce iqi y tfl ntri et Lout ct -
      ui en en forti depuis Ie premier mai 1789. Ces eonrn es
      leienticiila I elpoiilbilis de ces ordosnnteais, rle
      oidoianclr de haul.e dipuitement enfn de anons In
      omopiubli; el,.quis.d Ipi s cola ou detpande encore des
      onptres on prove feulement quil a'y a pas d'efprit
      i pouffer la mauvaire 'ol trop loin,
      lJ'ai trouv6 dit M. Muonefquiou, une correfont-
      Iapce a pru p.sa exact ueq I' cuF it ie pafIift j'.,i cru
      levoir prifaslter A Ij nation ce taLlciu cofolant je id
      :rois vrai. J'ai dit d' prsi quelles donnies, lea snes
      iertaines, le. autres infiiriment ptobables, je Ic croy:..i '
      el. M. Beigacle ne veut pda ablu.lument qile cela If-it.
      A clhequei asitlc de I'acti il i dii qu'il et trop fuort
      i chaque anirle du Ipjlf qu'l cli t rop fuble. II
      exige imupiicufcment de moi iloues leh. pigrvec, *ct le
      :roit difpenl' de produite les f3nners. II lti a don ic6
      facile, de cette maniere, de trouver entire fes cOILsilI
      et les miens one difference de pris de deux milliard,.n,
      -Telle e Ia wedithodtde NIM. Brg..Ife.
      M. Bergaffe a 1u dan Ile raipotl de M. 'Montef"..'
      quiou que malgri toui lea fo;uls qtu's p\\ Ie' Comith ,
      d'alienation, il n'avait pu fe proc.res lIr ren)lictte-
      mens don't on avait befoin pour tlietnieisl le moini.ut
      de la dette eligible ,;et que Ie sal1'nur ii y.ait
      m&ne le nouveau corps legiflatif A tnpyer des ,con- ..
      niffairet dans les dipartemens, pour raffembler des inf-
      tructions: et voila M. Birgaffe qui fomme M'i, b*M6tef-
      quiou de produire precifement toutes-les loInieres qu'il .
      a declare manquer i I'Affemhble couflituante.-- Telre
      eft la bonne foi de M. Bergaffe.
      M. Montefquiou a donned i'ivaluation total des
      biens nationaux en calculant la va~cur. pour 13
      diflriets.non-eflimis par la valeur de 414 d~ja values :
      M. Bergafle y oppose d'anciennes eftmations fournies
      par le clergy, fes agens et les miuifires.
      Tout le monde fait cependant que les anciennes eva-
      luations des biens du clergy postaieiet principalenene
      fur les baux, ct que ces baux itaient generalement fort
      au-deflous de la valeur des biens. Auffi 'eftioration
      des municipalities fLite felon cette m6thode a-t-ella .
      prefque double dans toutes les ventes: mais cette con-
      fid6ealion n'arrite pas M. Bergaffe, il arbitie Its pro'
      duits d'apris les baux, et trove le capital des. venrcs
      en pregnant 25 fois ce products. Tels font les
      moyvensde M. Ilergaffe.
      Le Comiti des domaines a fourni A M. Moniterqniotl
      I'eftimation des objets dotnasniaihux posite i Soo rrtillh.n,.
      M. Bergaffe les-a iiduiss a 113 de fol autotrii privie, et
      fon atoaitie doilt videmmncnt ditruire celle di cc Comitis;
      car quand In hommne tel queM. Bergaffe d.igne alirnuTr
      u n fait, ily aurait quelque ridicule a 6tre dtlieltlc fur I
      preuve. Son eloquence fur la dette eligible eft dais
      le mnte elprit, Idis il ylnet quelqutefuis plus d'adtcffe.
      M. Montclquion avait eflinm 800 millions les offices
      de magiltrature ct de municipality. M. Bergaffe'avane
      qu'ur des chefs de la liquidation de cette parties, cal-
      culant lituconnu par le connn, trouvait que le quart
      de cette liquidation n'itait- pas encore fait, ct qnt'il
      Inonaait A 254 millions, d'oA M. Blrg.ff couclot que
      la tutalltl montera au niois Ai n t;il tii sd 16 millions ;
      mais ce qlte M. Bergaffe ft glrdait bicl de nous dire,
      c'eft que fi les offices font liquids an quart en nosmbra,
      ils le font au tiers en valenur, ct ii refulte dc-!. quie
      Ieflimation de M. Montefquioni, an lieu d'etre trop
      faible, eft encore trop forte de 38 milloul .
      Dans utn autre eudroit il footient que lea alignat
      ne valent plus ritn. et cependatt c'eft avec ces memes
      aflignats fans valour qu'il veuqt-q'on n'achete les biena
      nationaux que fur le pied du denier 25: ii y a 1A una
      faute d'aritlmrntique affect grave pdulr un calculateur
      en finances;
      On fe tappelle que M. Bergaffe difait, il y a pen
      d'annees : I me fera donni de porter t'loquence humaine
      jufquoti ellepenla aller; ii dit niainteuatnct e diclar que je
      dmointrerai...
      On pent ciaindre pour M.Bergaffe, qua lorfqu'il foin
      gera tout de bon a prnfenter r la terre ce double chief.
      d'oeuvre d'cloqtience et de dienonflraion, quielques
      cfprits fevers difent commoe Monttiqulion : as Voils oil
      font r duits ceux qui, ayant beaucoup de faibleffe Iour
      railoviucr, out beaucoup de force pour declamer. I


      Au Rfdacteur.

      Paris, t c 8 dicembre 179 1*.'

      M. Tarb dans fon dernier rapport, n'a fait joU'ei
      nn ts6e dans les troubles de S .i. flori.;i.sue. L'inni.
      que rhpotile que j'aye A fire hfr eet r ljet pit dant
      Ic certificat fuivant, de la compaguic o je frt:.
      s, Nors fouffignCs commatmdant en clhf du batait-
      Ion de Saint-Getmain-des-Pis, certifions et attlltoits
      que le paragraph dc la page vingt-jeuxn et vingr-
      Ma


      No 12.


      kt


      I ci


      ~I~__ __


      ,





      trois du rapport de Saiiit-Dorinugue, du oi decembre
      17y9 coitunenaiit pir ces tnots : Og a ietjugl; et
      finidall par ce complot albominatle ell abfolnment faux
      et coutrouve, du noiias quant an ficur Fleury don't
      il eft qullion que ledit fieur leit depuis ,le premiers
      joo!rs de la sdvolutiou depuis lequel tteni ii a conti-
      nu flo felrvice de bun et loyal citoyeu fans inter-
      tuption ni absence t ce que je certiie en mon aune et
      confietice. En foi de quoi j'ai fignd. Signds VINCENT,
      roRlmandiant en clhf, et NQLLET capitaine des grena-
      diers de la compagnie ou a icivi 1 ifert encore le Iieuir
      Fleury. .
      S'il en fallait davantage, je prouverais que le 15
      janvier lorfque Ie people fe portrait chel I'aicien
      cure de SaiitlSuflpice, je rccus un coup de baionnette
      daan la jambe, par un grenadier courant apris fion
      bonnet qu'il avait laiflf tomber. Celle blelfure m'a
      irsenu clez i'mi pendaju fix females ct depuis man
      r llrabliLtrc-me, je n'di pai qiliie Paris, come on le
      volt par le c.ilficat ci-drilus, et cpmrle je pourrai
      Ceicoie le proFiivr par mille autres ccrtificats. Sigih
      ILEUkV. .
      P. S. Q.anit i Lhirondelle je jure que j- ne I'ai
      jamais coniu, ni omtne diplt des homes de cou-
      lear aupse de I'Allemlrt e nationals Ii comhne simple
      particulier.


      B L L T I N


      DE L'ASSEMBLfE NATIONAL.
      PREMIERE LEGISLATURE.

      'I', idence de M. Dauerhoult.
      SsANcfE DU MAIDI AU SOIR.
      SM.lepriident. 11 y a une centaine de rapports arrit-
      rki. Le prelhdtl ent pas le maitre de donner arbitrai-
      remnclt 14 parole. 11 feait i delirer que i'Aflemblke
      ploit urn myru pour degager les Comitis.
      Plufieurs membres riclament la parole.
      M. Regnault. On rcamue de routes parts for la ma-
      viere dout l'Affemblie national fuit I'otdre du jour.
      Je fuis d'un Comitd qui tient de prt i a 'iti iet du
      people du Cornit fdedal. Certes il a a a difpoli-
      tion une artilletie auffi redoutable pour les ci-devant
      puiffances enmigrees que celle qui repofe en la main
      de vos Comits mrilitaiie et diplomatique auxquels
      on ne refufe j iai, la parole. Eli bicn jufqu'ici vous
      I'avtz paralyfe. Je detiaude done de il.g choles
      I'uoce, on que Ion fupprine le. Commit ftodal doun
      I'entetiep il anfOi difpendieux que celui de vos auttes
      ComitCs on que I'on admeite a leur tour les rapports
      de ce Comiie. On applaudit.)
      M. Mulat. Je demande la parole. Je crois qu'il ne
      pent pas &ie imlilfferent a l'AffemblIe qiu'n de fes
      membrcs incilpes cherche a pieffer Ie moment de fa
      j: otfication. Je n'.i qu'un mot a dire.
      L'Affenblee decide que M. Mulot fera entendu.
      M. Mulof. J'ai appris avec aitaint de peine que de
      reconnaiffance, qu'hitr mintin vous avez ddcri e de
      paffe I 'ordre du jour f It la motion d'un de nmes col-
      'lgues qui vous propofa de nommer des commiffoires
      pris dans vote rein pour fe rendre a Avignon, et s'y
      procurer tous les reinfignemeins necelfaires fur la caufe
      dts troubles de ce mnallhereux pays. Ma reconnailfance
      eft folidet for eette bafo que vous n'avez pas vou!u
      renidre une drcilion ,.fans avoir atpatavant de lnuieies
      stitaines. Ma pine ,unt de l'ineertitu.le qui ielle-
      encoie fur moi dans oI'pinion publique. Sans doute
      vous ne pouvez qu'approuver la demand que je
      fais dans ce moment, que vous ordonniez an CGmitb
      dc legislation de vous piefenter un rapport lfr cc qui
      me concern. Dicilre que votre confiaucec ne m'tt pas
      cnleve ? iendez-moi mon houneur...
      M. Lecointre PAyravlux. On peut rcpondre a M.
      Mulot: Une pteuve que vous n'avez pas perdu la
      coifiance de I'AfemblCi, c'efl qne vous lidg, parmi
      fes .mubtses. Mais l'Alrembl6e a pris hier une dterr-
      a miuation lage tn dicidaut qu'clle attendrait le riCl.-
      tat des inlormations qui fe pourfuivelt A Avignon. Je
      demaude q e vous excutiez le dcret d'hier.
      L'Afferblye paffe A lordre du jour.
      M. Depcre, a ntorn du Comit de i'extraordinaire
      dates finances, relit le project de dicret fiivant :
      t'Aiffmbltc national confiderant que I'adminiflra-
      tionl du dpartement des Arlennses, force d'abandon-
      gser inceffanmment le local qu'elle occtpait provifoii-e
      ment danus la citaldlle de Mizieres, ell obligfc de fe
      p3urvoir d'un aunte mplacenmect, dicrete qu'll y 4

      'Alfemiblbe national, oui le rapport de foil Comii
      I'crtraoitdinaire des finances, ct spiTs avoir prdata-
      'blem'rnt drctt I'ef greuee, autorife Ie dircctoite du
      s'epartemenit dev Ardennes a acqu'irir aux frai des ad-
      maimni(hlrs la maifon de feu M. Fuoaean ci-devant
      -,mmilfaire-ordonnatcur des gucrrecs, pour la fommi
      de 40,000 livres, coinforincemcnt au project de convern-
      tion Inquelleleera payable etn deni terms, ct impose
      i lout additlonnals aux conotiibutions fociere ct mo-
      h,:,,i.i moiti fiTr les i, le de l'aneN 1792, et moitik
      fir cuK d9e 1'anne t1793.


      (46)

      L'autorife en outre A fire daus ladite mnaifon, juf-
      qu'i concurrence de 3ooo livres, lea arraugeanens eon*
      veiables pour v Ctablir Ion administration et Ic tribunal
      eriminel fuivant les devis eftimatifs qui feront drelfGA
      a eti tffit, et I'adjudication au rabais qui en lera liga-
      lenient tfaie, A la charge nsautnoins qu'aucun des ad-
      iiniiflratetns, commits ou fecr~taines, ne poutra y etre
      loge, aox tremes des d6crets.
      A...... Je demaude la quellion prialable fui le decret
      d'orgence, etje la motive. Vous ne pouvez rendre un
      decret d'urgence pour autoriler ain diparttment i ac-
      querir, parce que pour qu'il acquire ,il faut qu'il
      impofe, et la confltition vons defeud de renire des
      decrets en matiere d'impofition, fans exiger lea trois
      lectures. Une imposition de 43.ooo livres efl une im-
      polition cor.fidirable pour un departemeit dijA fur-
      charge. Ainfi, j'infifle pour la queflion prtalable fur le
      decet d'urgesce.
      M. hl rapporteur. 81 I'kffetnblee rejette Ie project du
      Cotnits, il'faut au moin qui'elle autolite la directqire
      a tenir fts feaices anu ieud 0o i fe trove actuellenimett.
      L'Affemblie ajourne a huiiaine le project du ComitA,
      et autorife provifoirement IcA dparlement des Ardennes
      A tenir fes ieances dana fon emplacement actual.
      M. Depere au horm du meme Comiti de I'ex-
      tiaordiuaite des finances relit le project de dicret
      fuivant :
      L'Affeniblie national confid&rant la nceflit de
      pourvoir an prompt tabliffemnent du tribunal climi-
      nel du department de FYonne, decree qu'il y a
      urgence.
      L'Affemblde national, apres avoir etendu le rap-
      port de ion Comiti de l'ectraordiuaire des finances,
      et prtalib!ement dictite I'urgence, autorife Ie direc-
      toir.ed dud partem lnt de Youne a placer le tribunal
      ctimiintl au ci-devant palais d'Auxerre ot font deja
      ltablis le tribunal du dithict ct le psifons, et faiie,
      dai l'efpace de quatre ans aux frais des adminiiria,
      lea reparations et aineublemenrs necelfaites, jufqru'd con-
      currence d'une foinme de gooo.liv. fiivant les dcvis
      flinmaliif qui feront'dreffs a cct eff. t, clt adjudication
      au rabaia qui en fera ligalemcin t faite.
      M. Je crois que I'Affemblie ne peut adopter cee
      proj; d ddecret, avant d'avoir d&cidi la quefthon de
      Ian sbulauce; car it poutrait fe fair que ce tribunal ffit
      ambulant....
      M. Laureau. J'tais adminiflrateur du dipartement
      de Yonne et je puis affurer 1'Affemblee que I'cono-
      nie la plus (fricte a iet confulth dans les ouvrages qu'on
      vous propole, et vous pouvez en juger A la modicite
      du prix; quant l'oppofition qu'on forme A l'exacution
      du plan, fur le motif que le tribunal criminal peut
      tre declare ambulant, voas devez paffer outte fats
      diffitulti : car, en admettant quie ce tribunal, contre
      touted attente foit declare mobile, il aura toajoals
      ,ii point fixe uu lieu central, dans lequlc il tiendra
      Ifes ldirices ; ainfi de qrelque maniere qtu'on envilage
      Ic fort dii tlibunial crimiiicl ,A Auxerre, il tft indifpen-
      fadle qu'il y ait un lieu propre A le recevoir pour
      rtndre fes (eotences, et je demand que le piojet du
      Comiti foit decri&t.
      L'Affemblie regarde ce project come n ne premiere
      lecture et ajouine la feconde huitaine.
      Un de MM. les fecritaires lit une lettre de M. u-
      frefne-Saint-Loni, commiffaire du roi, directeur de la
      liii',lation, par laquelle il announce A I'Affemblie que
      l'it:eindant de la lile civil lii a renvoyd une penfiou
      pour en payer le montant. 11 fupplie l'Afftemble de
      dicider as'd doit diflincuer entire Its peufions civiles et
      les pet.fisns militaires de la maifon da roi.
      L'Affemblee renvoie cette lettre au ComitA de
      liquidation.
      M. It prfitdent. Je viens de recevoir one lettre adreffe
      au ioi des Frangais, Pt i l'Affeublic national; avec
      cette frfcripti',n au dos: s On prie le MM. de la
      grande pate de f.,ire parvenir tout prrfentcment ectte
      lettre. On en rentettta le pott aux facteurs. Je de-
      minde a l'Affemblee cc qu'lle vcut que je faffe de cette
      lettre.
      M. Lacroin. Je propofe d'envoyer des coramiffairer
      de cette AffeCmbie anu oi, qui ouvrira la lectte en
      laur prefeuce.
      L'Affemblse, apils quelques dabats, palte A Iordre
      du jour.
      M. le pr4fident ainonce qe q l o niluicipalit, de
      Clihnx demand A ere ldtnife a la barsi pour fe
      jutlifier.
      L'AITcnb'Ae decide qu'elle foit adtnifejeudi foir.
      M.,le preideut accord la parole au rapporteur dui
      C,,mite d'agiculure poor prl;:ntcr des articles addi-
      ionnels au dberet fur les fobfiflances.
      M. Brorffonnet. Comme la ditcufifiot de ees articles
      adlitionucita entrainerait des longuetir, pace qu'clle
      rft liee celle de I'inflrucioon a envoyer au people
      relativenent Ai la libre circulation des grains, jen
      eiemaude l'ijoouinctact i utne ifance duinmatin, avec
      d atant plus raiban que o tc objet eft de la plus haute
      i;aiportance.
      M. Lcquninio. Je demand que toute lei fois qu'il y
      aura des inflructions i acriter fur quclque objet que


      2U


      ce foit, elles folent renvoytes su Comit6 de I'infrue.
      tlon publique, qui vous en fera le rapport, pour
      Apargner Ic tens de I'Affemblee. D'ailleurs, je vous
      d4fic de fire une fettle ifitruction qui convienne i
      tous let Franuais II y en a de deux fortes encore, ceux
      qui out It.bunhieur d'avoir requ de l'iducation t
      ceux qui n'en out recu aucune.
      M. Broffonnet. Je crois que c'ft par fyioninale on
      par unt jeu de mots que M. Lequinio demand qua
      tous les projects d'inlhuction (oiict iesuvoyes au Co.
      mitC d'irilluctiou publique. Mais je rappelle a M. Le-
      quinio que les psojets d'infiruction ne peuvent &tro
      founis qu'au jugement de I'Affimblee, ct non a celui
      des Cornitea.
      L'A(flembi e dicrete que M. le rapporteur aura la
      parole pour propoter des articles additionnets, mais
      ajourne la dicuffion de ces a ticles, ainfi que cell
      des projects d'iotuction a jeudi matin.
      M. le fprefstnt. Le Comit de furveillance demand
      la parole pour un objet tias-urgent.
      L'Affemble ordonne qu'il foit entendu i Pinflant
      mime.
      M. Grangeneurte au noir du Comitl de furveillanie.
      Je tairai le ornu de la perfonle compromise daus le fait
      donitjc vais voun rendae compete jufqu'A ce que I'Af-
      femnblee ait ouvert la difcuflion for le rapport. Un
      jenne horome, natif de Lyon actuellemnent i Paris
      qui a regu une bonne education et qui appartient 9
      une bonne famille dIe nsgocians, s'eft trouve avec au
      M. Salvat, capitaiue d'drtillerie. II a demand A cc
      jeune home quelles ataient fes rellorces. Le jeune
      home a i ppondu qu'elles ttaient tris-bornies. Le ca-
      pitaine lui a propol decs adoucilfrmens, et lui a olilrt
      de I'engager pour Cobleutz. Le jeune homme a eccepte.
      M. Salvsa Ia envoy i M. Desbroffes, qui lui a pro-
      po~a une place de gendarme dans les troupes rebelled.
      II lui a donn la lettre que voici : i le jeone homnme
      qui vous temettra cette lettre eft de Lyon. II vent
      Iervir dans la gendarmerie.Je connaas fa familli. II a let
      meilleures intentions. I part chairgi de reconimanda-
      tions pour Cobltntz; ce (era un bon etjoli gendarme.n
      Le roi vicnt de demanderi o millions en argent pour
      la guerie. Le clib des Feuillans vient de reparaitre,
      il eft en opposition avec le Jicobin ( on rit et oa
      applaudit) on veut la guerre. Nous l'aurons, j'efpere;
      on craint qu'. Paris, il n'arrive quelque affaire ferienfe.
      On n'ofe fortir le foir un peu tard : kcris-moi plut6t
      trois fois que deox pdr feminine. La fiance d'hier a &l
      occupce A connaitre les effeis de la rhubarbe. On ne
      nomme plus lea gens que par abbreviation. To t'appel-
      leras Albon. Le roi a rmis fun veto au dictre des pie-
      tres ; je e conoois rien i fa naarche. Adieu je
      t'embraffe...
      Le jeuue bomme s'eft confi i u onparticulier auquel
      il a monitr et remis cette lettre. Le particnlier efl alli
      trouver M. Devbrnffes, et lui a dit: is Comment pou-
      vez-vous commettie une pareille leltre aux mains d'aa
      jenue home. s. M. Desbroffes a sApondu q.'il donne-
      rait Sod lives pour'la ravoir. Mais le particulier tI
      veoiu uois l'apporter....
      M. Becquet. II n'y a tien de conflant dans tout cells.
      Occuper I Aftmblee de parcilles raicres, c'efl tout-
      A-Il-tois, ct lui fire perdre on tens pricieux at
      conpromette fa diguite. Je demande qu'oun prlfe A
      I'ordei du jour.
      M..... Jc me troeive par hafard logk dans le meme
      h6iel que M. Desbroffes, rue de Chartres, nO 7 chte
      M. Fleury. Dinmanche, etn rentrant, on m'avettit que
      M. Fleury votlait me patler. II me raconte qu'ua
      lomme a f.rcC pour ainfi dire, la porte, et eli eutA
      chez M. Desbrofles, qui eft malade, attaqut de la
      poitrine. 11 lui a diclati qu'il venait lii dernaiider drA
      moyeis pour fe procuer on itat. M. DesbrufTes lui a
      donnt uil lettre qui eft fans doute celle qu on vient
      de vous lire. Alors cet Ilomame a dit 5 M. Debbroffs'
      que s'il ne lui dounait pas aoo liv. on denoucerait fa
      letre ao Comite de luiveillance. .- Je ne pr',teins ni
      blimer ni excufer cette lettre; mats j'ai voulu dire la
      vkrilt
      M. Caminet. Le jeune home don't ii s'agit eft de
      Lyoo; il fe nomme Chain i a 20 an,. II cif venu
      chez moi, m'a dit a peu-prAs les nmencs chores qu'i
      M. Desbroffes. J'avais eonnu fon pere, c'etait nt otigo-
      ciant de Lyon, qui ell mort dans la clilere et iifolvable.
      11 ni'a inticille Je lui ai donn6 des fecours. 11 m'a dit
      qu'il en atteudait de fa famille. Je lui ai promise mcs
      bons oflices, a'il n'en recevait pas. Trois jours aprh,.
      ii efl velt a l'Affemblie me trouver avant l'ouvertura
      de la face ct fous pri6exte qu'on lui avail volb fon
      portefeuille fur one table, dan ton tcaaf du Palie-
      oyal, il me demand encore de l'argeni. A quelque
      ters dedi un home age mi'apporte une lettre de fa
      part, u ii 'ausnon ait qu'il n'avit point rltu de
      recoirs de fr famille. II me priait dc ne point fair
      conniltre au porter I'objet de fa lettre. Je quefliot-
      nai I'inconnu. J'apprts que depnis plufieurs jour it
      logeait le jeone lomrne et le nourriifaitO nous rccot0,
      aiimes aloer qu'il nons avail trompki toun les deu. '
      L'Affenblke paffe A l'ordre du jour.
      Un de MM. Its fecrtaires lit la lettre uivante:
      ,x M. le prkfidcnt, noun recevon a lI'in i ant tine lattro
      officielle de Lalfemblie gionrale, fMante auo Cap. Cteto
      lettre content let details les plus affligeand fur ia litlut
      tion de Ia partie du Nord. Tons let quarticrs fof;t
      devaelus Is profit des flamncs, Cgete belle portion do


      I
      I
      ~
      I~
      r'
      illn ~












      1: I

      .r




      I-


      I'empire fraii4 eln vduite tll cendres. Nous pionus
      I'Afemblkee de dcider i elle vent que lfme-.i ious
      lui fations lecture de ctere lettre. Sign, les Cominffai-
      r s dt l'ajfthMblde gen6rale dJ Saint-Domingue.
      pl Jears membres. L'otdre du jour I'ordre du jour.
      M .... Vous avet dejA paffe plufitcrs fois A I'ordre
      du jour fur de pareilles leltres. Vous favec I'inprelfion
      fi.heufe que cela jette dans nos ports.....
      M. Bazirt. 11 fant renvoyer an Comite colonial toutes
      les pieces qui vous arrivent des Colonies parce que
      ceux qui s'eutendent avec les accapareurs et les malveil-
      ions, viendraient-fatl ceffe vous apporter de ces uon-
      velles pour fair hauffer le prix des deorces.
      M. Lafource. C'eft aujourd'hui la veille du jour 6o&
      doit vous itre prifetO le Icrapport du Comite colonial.
      Si de huitaine en huijaine on venait voius antoncer de
      nouvelles pieces, que vous renvoyffies tolljours an
      Comit ,itl en rIefulterait quo vous n'autcz jamais ce
      rapport. Je dctninde done qu'il foit fait demain fans
      plus de delai.
      M. Tarie. II y a trois femaines qne ce rapport eft
      re. II y a trtls femaines que je follicite la parole,
      fans panvoir I'obtenir. Au lfrplus, je dois vous ob-
      ferver que lc Comit n'a raifonid que dans I'hypo-"
      thefe des faits arrives jufqu'au 95 feptemubre; fi A
      prCfent que nous avons des faicjjufqu'au as novnembre,;
      ousl vouler les joindie aux premiers altis vods aurcez
      une fuitt de dfaits qii vous donneIrot bien plus de lu-
      mieres. Je demande qie les commiffaires foicnt mandes
      remain', { te voix: Non, no. ) pour rendre compete
      des nouvelles qu'ils out reOues, que toutes les pieces
      .foient leuiifes au Comite ct que vous fiticz uon jour
      pour le rapport.
      Plhifeurs membres: Non, non ; demain remain.
      M. Tarbi. Si on vent I'entendre domain apris le
      lpocsi-verbal, je le ferai.
      SPlufieurs voix: Oui oui.
      M.... Elh bien qne deiderez-vous for tun rapport
      incomplete? ( Ou murmure. )
      M. Ducaflel. Le rapporteur vous dit'quil n'a des faits
      A vous prelenter que jufqu'au -25 feptembre ; or, il y
      S n a de nouveau. Si vous cxiges qu'on vous faffe le
      rapport fans ces faits la, vous n'aurcr pas d'enfemble.
      On regarded les commilfaires come fufpects. Mais its
      viennent vous dire *qu'ils out des renfcignemens sturs.
      $i leurs renleignemens font bonds vous devez les en-
      tendre..... ( One oix : Non. )Je demand que le rap-
      port du Comite ne fe faffe pas demain,'et quel les
      commiffaites foient admis a la barre.
      Une voi : Non, non.
      M. Bigot. L'Europe entire a les yeux fixes for I'Af-
      femblee, relativement aux Colonies. 11 fufflt que les
      commiffaires folent inculpes, pour qu'il foil de notre
      devoir de les entendre. Songer que vous aver A dtci-
      dor d'une affaire fur laquelle vous devez regretter de
      a'avoir pas affle de lumierts. Les Colonies n'ont point
      de reprdfentans parri nous mais elles ont des com-
      wiffaires. Vous violet le droit des gens, fi'vou lrefufie
      .de les entende ; non-feulement ils out le'drolt de
      remettre leurs pieces A un Comit6 mais its ot droit
      de fire entendre des p6titions."lls ot, le droit de
      venir ici vous expoler les msalhers de leurs coiani t-
      tsns.
      M. Bazire. Q ielle confiance ponvez-vousavoir en ces
      pieces ? les commiffaires ne font pas refpoufables. I
      faudrait, pour avoir une refponfabilil s i cercer, qu<
      M. Montmotin vous apporlkt a correfpondance avec
      M. Blanchelandc. Les commiffaires ne lont que Ih,
      chef d'un part, puilqu'ou ne peut pas dire qu'ilb
      font les reprdrentans des blans et des hoinmes de co-
      leur. Si vous les ecouttz il faudra que vous attendiez
      de nouveau retfeignemcens pour confirmed ceux qu'il
      vous aurout doonne on pour favoir s'ils n'ont pas dt
      fabriques A I'h6tel Mafiac. D'ailleurs les troupes fon
      en route. I1 eft infant que vous prononcier fur leun
      roit, ct que vous leur faffiez parvenir des iutfruc-
      tions. Je dteande que Ic rapport foit faith domain,
      M. Lamarque. II n'y a ac-un inconvdenie e A ntendr
      demain le rapport du Comit'. I1 vous prfkentera de
      Vues ginraelcs. S'il y-a des articles additiotillels a pro'
      S pofer, alors que vous connaitret les fits et d'apri
      le rapport et 'apres I'expor& des commiffaires vou
      pourrez juger avec plus de certitude. Je dematde don
      i qe le Comite faffe fon rapport remain martin e
      , qu'aiulft6t apris on entend* les conhinilaires.Par lI on
      ne retardera point la fatisfaction de l'Affemblee o
      Su e nuira point la caufe des Colonties,

      M.J1goe. U y a un dccret qui fise ti dmain le rap
      port dr Gorsit colonial. A moins que vous n nfatie
      S rapporter ce ddcret, vous n'en pouver rendre nu fccond
      flr le Ytnme object. Je demand done la division lir I
      proportion de M. Lamarque etje couclus a 'admiffio
      Ce la feconde parties.
      L'A'Femble deerete que les commiffaires de i1'len
      a i" colonial, front entendus domain A la barre
      pits le rapport du Comit,. I
      M. Dtmas.Je demand que M. le prfident foit charge
      d'ecrire an miuifre de la marine, pour favoir s'it
      rteu des nouvelles officielles de M. Blanchelande. i
      ft storinant que les commiffaircs en aient rqcu ct qu
      It matuitrt Un nous announce aucumn ( On applaudit.


      (47)
      M. tecontre-Puyravaux. Je demanded qu'au lieu de
      charger M. le president d'crire an ninilhre V,'Alfcmi
      ble decrete que le miuilire de la utaine fcra tenu de
      lui rendie corupte remain fence teuante, des lettes
      qu'il Pput avoir rceues de Saint-Dominguo.
      Cette proposition eft decr&te.
      M. Gouviou, au nom du Comiti niilitaire, Telit un
      project de dicret relatif la petition des gardens na-
      tionales du fccond bataillou do department de la
      Manche,
      L'Affimblce l'adopte en ces termnes
      L'Alrfeblte national confidirant que le hieo du
      service exige qu'on fixe le fort de la dixieme compagmie
      du second bataillon de gardes tiationales volontaires
      du ddpartement de la Manche dicrete qu'il y a
      urgence.
      L'Affemble national, confidirant que le fecond
      bataillon de garden nationals vglontairea du deprlIe-
      ment de la Manche ,'a ete pr6vifoircment formni de
      dix conmpgnies, attt~du que la'loi du 1 aoAt 179r
      autorifait I'admiflion d'excedens ; confiddrant atufi qu'il
      eft intieiffant au bien du service que tous tes bataillous
      de gardes nationals volontaires, dflinis a la d fenfe des
      frontiers ,aient la mme force ct la m&me compfi-
      ti'on, fais cependant privet 1'tat de citoyens qi!i fe
      font enr6lhs volontairement, et qui fe trouveut en
      excsdent decrete ce qui fuit :
      Aht. Ie. Le second bataillon de gardens nationals
      volontaires du tdepartement de la Manche fera.rlduit
      ai niif conpagnies, conformine nt A la loi du 12
      aout 1791.
      Il. La dixierue compagnie fera ditachte dudit batail-
      Ion ; mair ele fera coufervte ea acttv'it et en paie,
      pour-etre employee partout c leI bieu du service
      l'exigera.
      Ill. Ladite compagnie fera rappele de fa foldte,
      dater du jour ou elle eu a dte fufpeendte 'par la lettre
      du miniflre de la guerre, en date du t 27 noa;mbre.
      IV. Dans le cas oa le corps legiflatif ordonntrait la
      formation d'un troilieme bataillon a fooinir par Ic
      d npartement de la Manche, ladite comipa'rnie en fera
      parties en forte tqble le dpartement n'en aura que
      huit A fournir pour conpletter it troiieme biaiilluu.
      S La fance eft levie i so heures.

      SEANCE DU MERGREDI 1I 1 ANVIER.

      UN de MM. lea fecrhtaires faith lecture d'une lettre
      du prdfident du tribunal de Longwi qui announce
      I'arreflation de M. Henry pretre privenu d'em-
      bauchage.
      Cette lettre eft renvoyde au G9mitC de ligiflation et
      de surveillance.
      M. Tarbi. Je viens, au nom du Comite colonial,
      vous founiettre la fuite de fon rapport. Cette feconde
      parties deflin& i vots eire prelentde immddiatement
      apryi la premiere don't ile eit la conlequeuce a 6ti
      redigee faivont I'expofition des fairs don't nous avions
      coundaifdauce an lo dccinbre. Nous croyons cepen-
      dant devoir la fire priceder de la notice des lettres
      oficielles altivees depuis. C'ell une lettre en date do
      29 octobie detuier qui vouss a 61 iranfmiife par le
      mnllifhe de la marine ; par cette dipche M. Blanche-
      lande annon.lit que les negres chaffds des habitation
      de Davoue et Galifet, s'etaient retires au bas des
      moutagnes des qualities de la Grande-Riviere et du
      a Dondon ; qu'on l'aaait pa ps pules combattre,dans la
      crainte de lrs fair rcf.gier das 'les paroiffes'de l'Eft ;
      e qu'une compagiie entice des gens de cooleut avait etc
      c entourie et ellevee fans que I'on put favoir fi c'etjit
      s de grk ou de force ; qu'il y avait des divisions biea
      " dangercufe eintre les blancs relativement a u concordat;
      Smais que des commilftires taintt charges den fire
      un nouveau; quc les citoyens de couleur do q(i,,rui
      S de Lcogane et du grand et Patit-Ooart avail exig6 que
      les municipalitds fuffent diffoutes, et qu'en confdquence
      t leI comonandans pour Ie roi dans ces quatiers ,
      r devaient jouir des mndmes pouvoirs qu'ils avaient avant
      Sla revolution ; que lea citoyens de couleur. de la Croix-
      des-Boluquets avaitt ,fait lea ndmes riclamations et
      e qu'ils aiaitent htabli I'ancien regime au Purt-au-Pituce
      s fans la rdliflance do pcuple et des loldats de Normandic
      . et d'Arrtia.
      S Ces details tie elatgeant rten i la difpolition des
      s chofe, il nous a paru que nous ne devious nien chan-
      c ger au rapport.
      t La premiere partic de ce rapport vous a prefentc la
      n chain des evelemies qui fe o nlot fitc,:edds_ a, ,int-
      n Doniintue depuis la revolvutioi. La premiere dpoque
      de ces ev6duinena eft correlative 'aux premieis dicrets
      que vos ptidcellreurs out rendus fur les Colonies. La
      S feconde ell relative aox arreCs do la premiere affemblde
      Scbloniale A fes divitiuus avec le gouvernelr A fes
      d projects d'iludipeidance, au licencienientdes troupes, &c.
      a La trolfiene office One fuite d'evknemens inc- ,ircins.
      n Les paroilfes fe rclniffent pourrtielire cette Affelmble
      colonial. Les follats immolent un colonel A leur ven-
      geance. La quatricime epoque ell celle do de deiers
      t doubles des colons, de la rmvuolte gdorale des noirs daus
      la parties du Niod, de-s ticlamations armnea des horm-
      mrs de couleur dans la parties de l'Oiue. Tel eft enl
      Spend de mnots, le rflniud des fits. Eu nous livrantau
      a travail que vous nous aves coulie, nous avons clierchi
      II la canfc du mnal ct les moyens d'y remediei. Los caufes
      ue font de deux fortes, Ic ulnes gBudrales, tes autres par-
      S1ticuliercs les caufes gdifales font la ri'olution opirde


      das le gouvekaner ent frangui: la verfatiltdi des lots
      iendues paI le corps cotflituant: de-l elt rbieltCd 'iur.
      certitude des colons fur les intentions de la tlntopole
      de-l dts ilnquietudes ct des delialces de toute ocpecet
      di-li f'inactiviiC des pouvoirs et I'iiexieution des lois,
      Les causes pariculierts font plus dificil les a illligl.rll
      pace que la revolte durait encoue i l'epoqtle des der,
      aiers avis officials et ce n'eft qu'en embiafflnilt l'en
      limble des eviniemeus qu'ou pourra les faifir. Dans'le'
      grand 'rnomnbe de pieces renvoy4cs' a votre Coinlni
      pluficurs conttier nent des plaiutes ttes-graves centre
      L'affimnblde coloniate. Nous allils en tappeter les motifs
      pour rendre troople dc cette parties ingaate de notit
      travail. Les colons blatae fe font plaintl des outrage ,'
      et des calomnies ippandus contle cuK par di eeuiii d' -s
      amis des noir; II eft diffidc de r.lcu er qutlle a itd
      I'influence morale de.ces outrages; matsi julqu'ici aut
      cune piece ne proute qne les ai.is, des noni I r.i lr Ic.iie
      les troubles; et nous .vons tirolvC ious le. epochlirs
      faits conre eCIx itri-halaidei. Pour juger Jlc Ia c onduilt '
      de M. blholielaide., Dons avoni bcloin de coniiaiare
      i'ttat des troupes qn'd avail a fes nrdres le nonrbre
      des noirs, et lea dilp.-lilioi lie, eipiils dans Ia .ioviIce
      do Nord; ii faudrali favoir le noyau de la tiolte
      n'dtait pas dans le Cap menir; ii f.au.han ,voir. des
      renieignemens politif qui peutI.cre jullhti.iail hits t
      dewmrches.
      L'affembl e colonial e cu aculce davoir deii la
      revotle, d'eu avoir'ite l'iiifligiiri., d'avoir eni tidli lea
      la colonies A l'Angleitrre d'avuir correfpmundu av,. leI
      gouverneur de laJ .olique. La vtiiie cli que 1 s incul-
      patious ne font pas appuydes d'une fule piiL. Oin
      volt an contraire que la r lvolte a colminciti iv.nu la
      reunion de I'affemnblee coldniale an Cap, qi, i- I |a urs
      avant, i Lkogane, elle avait proclaru. Lt I ....c .i;,,,I .i 'j
      de la France, qu'i la mrnropole (eula. appaiitn -it 1 1.
      diterminer les rapports coumer.ijux. Oup vr i u. .
      confiamment, elle a agi dana les principes de l'lco- "
      blee national et en vertu dte fes decrets fanctionuds .
      par le roi; Coneoit-on comment les membrep qui:.avie.l
      a Saint-Domingue leurs proprietds leurs ftrirnsi et
      fInrs enfans, duraient pu avoir intdrdt a allumier dans
      lear pays letflambeau de la guertre civil ? couoit-0ot -' .
      comment quatre d'entre-eux auraient et6 6gorgea s'il
      euffent tdi dans e licret de la rivolte? Non, tanu da \ *
      contradictions et d'imprevoyance font incroyables.
      .Comment les arriesd de cete alfemblie out-ils eie 'eprc .
      feit6s comme tls caufes des m8ies troubles, lorlqu'ils
      leur font pofliieurs ? On accufe I'affablee coldnialo
      de n'avoir pas prdvenu lea parties dt Slid et de l'Oudt
      du danger qui les menagait. Ce reproche' ell formel-
      lement dimenti par I1 correfpbndance du gouverneur
      ct par le procls-verbal de I'Affemible coloniale. Voici r
      la lettre qu'clle a kcrite aux affemblees coloniales.
      a Au Cap, le 23 avril 1791. Nous nous empreffofis,
      de vous faire part des defaflres auxquels nous fonmmeis
      en proic depuis quelques jours. Les negres attroupes
      6gorgtet tous les blancs qu'ils rencontreut et failiffent
      le.ors armes. Par diffcrentes ddpofitions quiont did faites a
      il parait qu'il a &be form un complot g&nLral. Vous tie
      pouver en prevenir les tffcts que par la turvdillatce la ''-
      plus active. Le teams ne nots permet pas d'iiulhuirf
      toutes les paroiffes de ces venemenu, nous vouis piioi i
      de letr communiqiler celte letter. > Sign,, les mcminief
      de l'affemblie colonial.
      L'embargo general qu'elle a mis (i tous les vaiff.aux
      et fon retard d'euvoyer un avilo A la matropolc, out
      eie un autre objet de plainte. L'affombl6e i..u~hrle 'i
      ripoodu qu'elle voulait, avant d'critre connaitre-le
      veritable elat des chores, parce qu'il eft.ariv6 loutvckl:
      que de Iegers troubles dout la nouvelle avait &t4 ea-
      gerie, avalent alarm les armateu'rs et expof la Calonie
      a manquer de e dnrtes de prenimere nicefliit ; que loir
      de Iuiurnectiou d'Og6 et 'diisi pinfieuts titres occa-
      fions on avait parcillemeni mis tn embargo ; que
      d'ailleurs cecte mefore avait patr iudifpencible poor
      pouvoir foultraire, en cas de n6ctflite les .fear es ,
      les enfans a la fitociii des rebelles. Quoiqtie ces obles-
      vatious foient fondecs le Comiti n'ec eft pas mtoil
      perfuadi qu'elle i'alirait pas dii retarder fi long-tems le
      d6part d'un avifo pour la France.
      Le reproche d'avoir exerce des acres de lfbverainetd '
      ne nols a pas paru mieux foudl. Je vais vouslot mettte *
      la deliberation par laqniclle Ialfemnblee colonial a de-
      mand6 des fecours aux Colonies voifines.
      Extrait di procks-verbal. s 11 a 6to propofd de deman-
      der des tecoui, aK gouverneiirs des poilfanccs voilines.
      L'affemblc a arreti que M. le general eIul ttaitera cettx
      affaire importance avec les commanadans' des'poleflious
      efpagnoles; mais que pour trailer avec les autres puil;
      fAiuces', M. le general et I'aiffcblCe front les rdquili-
      tions en common.
      Arriie en outre que ees rlnilifitions feront priecd.
      dies d'une proclamation de I'allemblle gindrale, qui
      conflate l'urgente n6ceffid de lecourir ai ccii reio loe '
      extraordinairc. r '
      Voili un autre arret& du mime jour, pl a el
      M. Routfan a ite charge d'implurer des i,.Iuus uu is
      des EtatsaUnis d'Amerique.
      SM. le rapporteur lit cet arrdte, qui porter que
      M. Rouflau piritera, avtant de lecevoir lea poitvoir4
      de I'Affctnblcc, le fletnirnt de tfidlitid a a taition i la
      loi et an toi. ) ,
      Voici encore la lettro 6crite par le pidfidei.t de I'allne-
      blie colouiale, uu prcfident deh Etati-Uuis:
      s, Tta-Ihonotable membre, lea maux de Saint-
      Doruingue font A leur romble bicnt6t cetu Colouie


      a;;51. -

      as.~ ft


      i.~-I






      'I


      (.48)


      n feia qu'nn mouceau de ceudres; daji un grad
      ,lonmbre de planteurs ont teilt de leur fiwn cette terre
      quc'il avaient ficoidie. Des plincipes dceliucteurs de
      tone prprriete, out porter cliez nous la flannel et la
      dcltuction et out atrm contre nous nos propres
      ecldves. Comptant fur vote inviolable attachemnent,
      I'ffeinble coluniale n'a pas bdlance de deputer vers
      vous pour vous cugager Ai nous fournir des course
      proripis taut on honuics qu'en arms et muni-
      tiotts 8c. n
      Obfervez que la proclamation qui a prvcCdi ces rt-
      quifitiolns, port que Saint-Doniingue fait parties deo
      I'Empire franis qu'a l'Affetmbll e national feule
      oppartient de fixer les lois commercials. l.es lettres
      de criance de M. Rouflan portaictit expreff6ment
      qi'il gilfit en quality de commiffaire d'utie pantie
      iutegrante de 1'Empire filg.aii.
      Voici la proclamation:
      i, Li i')iie frni.:aile de Saintl-romingue eft dans la
      plus grani.'e d l'10olion : le altliert loult foulevs ;. lea
      blancs fmfntr cr.lrog, at cou qui-ofit pu e f fouf-
      traite au fer dr i offaffins font obliges de auir danns
      'Ia ville en iabaiido,,iiini leors ptoptiets. L'afemblie
      oinerale confd&aunt que cette revolte. qni pent pro-
      duire ,'.inntiitlorutit ode'In plus importance des
      putii.lluni fi i r~ il menace tones les Colonies qui
      lViailiIeIiin, Di le I, eft pronriplemiiet treprimee, a
      arreUt que tous lei gi..vcitrneir des plmffancea voifines
      feraient inviies, atll ii.nu de Ilhuianiter et de l'intiret
      celfi..tif de leur natioii, doonner Sait-Domingue
      des ecotits en troupes de ligne, et munitions de guerre
      et de boiuche, a ar:&6 enl outre que M. Blanchelande
      Lit ,it invist A fire ces rnquifitions, Sec. )i
      It Blantiel..Aule, A qui les gens de couleur s'ktaient
      alreffis pon,fait e des actufations du mime genre, leur
      repondit :., Penfez-vous que jc ne forveille pas touted
      les opiratiog0s..de votre affeeblie colonial ; nous agif-
      fons de coitcert, et croyez-vous qu'un vieux militaire
      come moi puilfe tolerer une pareille trahifon taut
      qu'uine 4qutte de fang circulera daus fes veines?n
      Is flot.pdone au moins hafardis ces foupoons qu'on
      ' -a repasuus centree l'afftoblee colonial; elle et e6t
      repiehenfible fi, lotfque Ie fer et le feu menacaient de
      Sdtruire la Colonie entire, elle n''ert pas demanded
      afliflance aux piiffances qui l'environnaient.
      Ici fe prifente une inculpation d'un autre genre. On
      accufe I'affemblie colonial d'uno dilapidation de deniers.
      11 exiflait dans la Colonie deux caiffes, cell de la marine
      pour les fiais de elation et celle des octrois pour les
      frais de l'adinifiration. Elle n'a pas touch a la pre-
      nriere et elle u'a fait que des proces-veibaux des
      f nines continues dans la feconde. 11 n'cft aucuine
      preuve qu'elle en ait dilapide les deniers et cc n'efl
      pas f( r des foupgons hafardes qu'ou peut inculper une
      aduiniflration.
      S I1 eft ue autre inculpation don't nous devons rendre
      comptc; ell et ulative aux droits mis fur la fortic
      dca lucres et calts. Pour ripondie A cette inculpation,
      il fufit de lie I'arri:i fivant.
      s, L'Affembleo fentant la niceflit de balancer les
      recettes e Its dpenfcs coufitrtaut que toutes les
      psoptietts doivent payer le prix de la protection extraor-
      dliiaire de la force pul.lique, arrete de doubler le
      droit de forte fur lee tcre ct I: cafe. Sera le piefcut
      arrite pifentk a l'approbation du gouverneur. 1,
      Vous voyez que cette augromntition itait exigie par
      Ies circonliauccs; elle a obtenu l'approbition du gou-
      Sverocur, ct que I'aflemblie colonial en a moime initruit
      'leas Ilatt de commerce de France.
      La dhlberation qu'elle a prile pour empcher eI
      debarquenient des mniachandiles venant d'Europe a
      c" euce excite des reclamaious tris-vives. Voici les
      uotifs de cet arrsti ed date du o2 feptenbre.
      vs L'alfemble genirale de Saint-Doningse confide-
      rat la itceffitcle prA irlepri ilei progress de 'infurrection
      k!evie ftns la patlie du Nord; contiderant que dans
      le grand nombre d'sinigrans d'Europe il pourrait s'en
      trouvet qui appnotallent daus la Coloiiec des principles
      conStrircs A fou Alat politique et dci r rs dealers s pro-
      priiueis ; confiderant quo d'ipris plufieuis avis de France
      ifs pout fulpccis tc d'anitant plus dangereu't, qu'ils ne
      fe prlenteot pas le sarnmes a a mailain sais dons de
      S vucs cac)is et que Ie falut de lh Colonie cxiga que
      ''o li e fouftie le dobat iquemeut d'autun de- etrasigers
      ct geils fans aveu qui pourraient exciter des troubles.
      A t' Acte qule tout parciculier artivant dans la parties
      fi.,iIs lii de Saint-iDoniOgue qui n'aura pas do pro-
      pI iit dafas te pays o oqui ie lera pas adrelf cet 'qui
      ic potrda fe laire reclaier de pacna tels que pere,
      fils, frerec cle ct neveu propiietaires ou citoyciis
      domiciliks et connus, nie pourra tret debarqnu et
      relie, a collfignl, foit a bord du navit e qui I'aura amen6,
      foit a burd du naviei de I nation qui fe tiouvera danso
      ia rade oi leto naviie aa ruouilli ; que les pcifuunes
      qui tic front pas dllbarquies i etontt icenvoyykes en France
      aux iraix de la parties franai(ec de Saint-Domuiugue d'ici


      t trois mois et efuite aux frals des armtateurs. i
      Les paroilfes du Nord unanquaienit de fulbfillaiues. M.
      touruier ,commandant le Triton de Bordeaux, refu'ait
      de fournir de la marine aux habitans d" Blogres,
      parce que ceux ei fpuiles en ce monlent, tne
      pouvaient le payer comptant. En vain lui avaient-ils
      remtontr6 que fon refuse de fournir des farites alliit leb
      expoler aux plus affreux befoins. L'al'fembulc ib i ta
      qu'eu igard A la circonltance, ce capitaine ferait tenu
      de fournir des vivres aux commifnib ir es d habitans de
      Bongres, jufqu'a la concurrence de G6.oo lives,
      payables en trois mois, fous la folidlit de tous les geui
      de la paroilfe. Cet ari& a tAe lobjet d'unie d4noncia-
      tion do M. Fouriier. Vous examinerez fi fon refuse
      iuhbumain, incivique, ne foufit pas pour ligitimer t'arn ls
      de I'allfcnblie coloniale.
      Ot l'aceufe encore d'avoir taxe lea fucres et les cafs
      embarquis pour France. Cet arrti n'cft pas fon ouvrage,
      mais celui de I'affenmble adminiiirative du Nord. Au
      refte cettetaxe tait de dix pour cent, moindre qu'avant
      la rivolte. On fe ricn e recome fur ce qu'elle a difendn
      la diltribition des 'crits relatifs aux affairef politiques,
      et A la revolution friat(aifc. 11 ft certain cependant
      que lea abus quie I'9 fait de la liberty de la prefie, n6-
      ceffiteut fouvent des mefures pour les riprimer, et
      que c'ef quclquefois le feul uioyen de prveniir les
      revoltes.
      On I'a encore vivement inculpie d'avoir pris des
      marques diltinctives. L'arr&ti pris A cet regard eft
      du 28 aoit. Le pr6ambule en content les motifs.
      Sur la motion faite par un membre pour qu'll fut
      ptis des meluras pour que 'affemblee g6neuale fit tou-
      jours recounue, et que dans le trouble des armes, en
      cas d'attaque elle put partager les perils des ci-
      toyens, ranimer leur zele et conferver l'ordre ; confi-
      derant que l'osdre dans les attaques,augmeute la force;
      confiderant que des marques extreienres font niceffaires
      pour fervir de fignes de reconiaiffance et de rallie-
      meut ; voulant d!le meme piendre lea armes et
      prouver A fes concitoyens que tous fei membres fauront
      mourir pour le fahit de la Colonie confidirant qua
      I'altemblee provincial doit aufii coniferver meme dans
      'attaque, fon adnuinifiration arrte queies membres
      dee I'affemglie ginrale porteront en lance, et fbus
      les annes, uue echarpe de cripe noir, et les membres
      de s'affemblie provincial une echarpo rouge, image
      du fang don't leur territoire itait arrofe ; decrete en
      ioutre que la prifident porter, pour &ire reconnu,
      et pour quon obeiffe a fi voix une Acharpe rouge
      et noire ; arr&te enfin, que ces kcharpes ne front
      porties que durant I'etat de guerre oi fe trouve la
      Colonie. ,,
      Le preambule de cet arr&te parait exculer fuffifam-
      nient I'affemblee colonial, nous n'y ajouterons aucune
      reflcxion. On lui a repiochi d avoir permis qu'on effagit
      dlans le lieu de fes leances les mots facrs : La nation et
      le roi. Vous favez ce quc les commilfaires de l'affem-
      blec ge6nirale vous ont dit a ce fhijet. Elle n'tcitapas
      raffcmblee lorfque ces dtfordres furent commis. lts
      repoulfent aufli par nn dmenuti fontel le reproche
      d'avoir mis la cocarde noire, et d'avoir fait printer aux
      troupes le ferment de ne pas executer le decret du f5
      mai. 11 cat ein prudent de ne pas hafarder tant d'in-
      culpations puifqu'on ne pouvait lea prouver.
      Mais le reproche leplus common porte fur ce qu'elle
      aunait voulu fe fouliraire A la domination franmaile. 11
      n'exifle aucune preuve de cette affertion. Lorfque les
      liens du fang lotque mime un puiffant intiret
      l'invitait A ne pas defirer une indipendance qui la mit
      A la nerci de 'ambition des puiffances trangeres et qui
      tit de la Colonie le tblatre d'une guerre fanglante, a la
      fuiile de laquelle elle deviendrait uceffairement la proie
      du plu, fo t, a-t-elIepu avoir un pareil deffein ? nous
      ne pouvons croire A des projects auffi ablurdes.
      Tel etit le rfultat de nos recherches fur les foup-
      1ons, Ils reproehes et les acculations elevrs conlre I'af-
      emnibtie giiuerale de Sjint-Domingue.
      Pour vous, avant d'affeoir vote opinion, vous re-
      marquerez les circonflances dans lefquelles ces diftsren-
      aretes ont etk ptis. Vous fonltire que lorfque c'et i
      la lucur des flaurntms et au milieu des dangers que
      cette multitude d d'aretis r d riglcinens on t cte pris,
      il y aurait peu de gnarofite peu de loyaute a les
      juger avec rigueur.
      L( na file demain. )
      N. B. M. Tarbi a terming fon rapport par un project
      d ddcret ayant, pour objet un envoi de ftcours en
      munitions mateiiaux ct de 3oo ouviiers conltruc-
      teurs, Ic reject de la proposition d la ratification do
      'concordat et i'ajournement des mefures defluitives.
      L'Affemblie a ordonnue 'impreflionl des pieces ct
      I'ajoursncment de. a dilcuflioan a quinzainc.
      M. iztillifle de la guerre a rendu comptc de fou
      voyage. Apres avoir dourn des logs an tele des per-
      lounes qui l'oht accompagne, il a prfecnti le tableau
      de la situation de I'almec et des places de guerre. Tout
      elt en fort bon tata; ct le minilitre annouce qu'il n'a


      inement poe le olMoniteur fe fait A Paris, hitel de Thlou rue des Poitevins, n 18B. 1 faut adreffer les lettres et 'rgt,gni ,francs de fort, A M. Autbry direteur d ccJorna, u l
      t a jou Lepri-e lt i, por p"ois ti d, Iliv. pistJtur trois "ois 3S liv. pour fiO x Innis et de a liv. pour I'anniec; ct pour les deprten1eas, de it liv repourrr e c4 liv. pour nix, qui pr84
      lii ir I'annec, franc de prt. L'on ne s'aboine l'lu'iucolllr n elllnicut ibtie, et a L.towres, thez MI. Jo[ de Bof I' "7, Gcrard-ltreet, ct clhcz Chuber, ,Jeryn irect no 49. 'lt ro e qui cocern, In ridaction de cl ealle, doit ito, urb e he ,co'Frr, t auon
      4tieurs. 'ortt 1- is, Annu,, co meolsI s, MotlSons as objets qus iconques Pourrto IR ibee ijris dans le Mn iteusr cn payant aoJors, pour .ac.n. do di i Pr ures adrli j e l pou dctr, oet a
      an compsfra, r e ce i. .' imlos an' bup lplr itnt Iparti l lther e demieuille a ',; gq'ils front en nombre fJiffifant pourt Ile femph. GbCle article dow t rt /ifigbe acs I. .d.neure l I pfons trlip'' ourr
      rfler incolnnf r as puiB, 1iA,; nr 1i ,inait a ctor. a etu u de niur demenme tu du a ardin mafon deAft. BIrdild facs di la ru dliAe Ol'p ton. Onuvera toius os es jourthezi lut lei dimanchr edltes excsfoeis d qdU
      dit. Ahe,res du tmatins Jjqu:s dix AhCres d fair. an s jte except de


      DE LtM'ahRIMERIE t)U MONITUR avec les caracteres de Baskerville, rue des Poitevins, n' 3,




      z-7 -


      u'A fe feliciter des dilfreutes oblervatioit ql'il ia
      itcueilliei.
      L'Affenblie ordontj'limnpretllon de fon difeours et
      l'envoi au 83 dipa teticns.

      E ItR AAT A.
      N* 2, page 8, premiere cdronne ligne 63, au lieu
      de M. Pardailhan lifer M. Debry.

      SPECTACLE S.
      ACADatIE ROVALEE E MUSIQUE. Aujourd. Plisdre,
      trag. lyr. en 3 actes.
      Dem. la 3c repr. de Jocafe et dJile trag. lyr.
      en 3 actes, fuiv. du ballet de Bacchus el Ariane.
      THAATRE DE LA NATION. Auj. aire trag., fuiv.
      du Somnambule.
      THI *ATRE ITALIEN. Auj.' a Bonne Mere ; la 6e rep.
      d'Elfidia, et Philippe et Georgette.
      ItiATRE FRANAIS rue de Richelieu. Aujourd'hlui
      Ttrcaret, com. en 5 actes, fuiv. du Soldat pfrfiten ,
      en 3 actes. Dem. Macbeth trag.
      THltATRE de la rue Feydeau c;-devant de Motieur.
      Auj. 11 Barbiere di Siviglia, op. ital. (Spect. dem.J
      Dem. le Club des bonees gens.
      En attend. la Ixr rep. de I'Ain et le Cadet, com.
      TnfA RE DE EMll MONTAINSIER, at Palais Royal. AuJ.
      la 2c repr. des Mariages perfans opera nouv. avec des
      corrections ;, les Deux Billets, et le Difefpoir de Jocrife.
      THFATRE DU MAAAIS ,. rue Couture-Sainle-Calherine.
      Auj. (Edipe, trag. fuiv. du Florentin.
      Inceffamment le Marage de Figaro,
      AmBsGo COMtQUE an Boulevard du Temple. Auj.
      les Amtans par vengeance, fuiv. des Trois Liandre, et du
      du Forgeron, op. cor. avec es agrem.
      THATRE D MOLIERE we Saint Martin. Auj.
      'le Barbier de Siville, com, de M. Beaumarchais, prec.
      du Piijugi vaiancu.
      THItATRE DE IA RUE DB LOUVOIS. Aujourd'hloi
      la 25e reprif.. de Zilia opera en 3 actes, ptic. do
      1'Efprit de contradiction com. en uu acte.
      THEATRE DU CIRQUE NATIONAL, ao Pafais-.Royal. Anj.
      les Deux Frangais d iNaples corn. en 3 actes, fuiv,
      des Deux Chau'-urs et la Laitiere, term. par un divert.
      En atl. les Trois Confincs, opra et d'Aniere t Paris.
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      - Sorties ..................................
      -de 125 mill. dec.7. 1784.. 8. fi. 8 o1 8 b..
      - Sorties ........ ................. .......
      - de 8o millions avec bulletins................
      - fans bulletin...............................
      - fort. en viager .................. ..........
      Bulletin................................. ..
      - fortis ...:... ........... ...........
      Reconnaiflance de bulletins...................
      - Sorties. .. ......... ................ .
      Emprunt do Domaine de la ville, frie fottie........
      - Bordereaux provcnant de frick non forlies......1
      Act.. onov. des Indes. 142 84. 85. 87 86. 87. 8. 88
      ..................................... 89. 90.
      Calfe d'le............... 4O105. 78. 6. 5. 7. 8.
      Demi-Caille................... o. .53. 52. 51.
      Quilt. des Eaux de Patis......................
      Erapr. de nov. 1787. 5 p. -...........
      - Ider.... ... ...... P .........
      - do 80 mill. d'aout 71789....................
      Affur. centre lea inc. L642. 41. 49. 13. 3.44. 45.
      ........... : ........ 46, 46O k 47 -. 48. 49 -- 49-
      -. ivie .................. 710. 1. I14. iS. 0o.
      Actions de la Caiffe patriotique.. ............ 6o.


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      1-


      GAZETTE NATIONAL, ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


      VENDREDI 3 JANVIER 179I.


      ..Quatrieme Ancc: de la Liberli.


      P O L I' T I Q U E.

      TURQUIE.

      De Constantinofle, le 26 novembre.

      L 3 de ce mois, '. Ie baron de Herbert, inter-
      nonce imperial aux cdafrences deJalfy, et lc eis-effendi,
      fe fout long-tcmn eoatratnus de I'cxcution de plulicurs
      aiticles dela paix de Sillowe. L'exicution de celui qui
      concerned la reflitution des prifooicrs, a Cprotiv6 et
      iprouve encore lea plus grands oblacles, non de la
      part du gouverntfmfet tare qui a donzu le ordresl lI
      plus fiveres, male l'indenmitsi q'il accord n'eft que
      de too. piafires par tie ; et la plupart de ces prifou-
      niers autrichices, devenus efelaves, ont tii vendus
      plus cher, 3, 4, et jufqu'a 5oo piaflres. Des femmes
      furtout, rtnfermies aujourd'hui dans le harem de lenrs
      railares, out tle cherement phayes. Les prifouniers
      doivent Wre an nombrt de Isooo. Le ture ropritlaire,
      au lien de courier apres i'indemniti, ne dctlare point fon
      enclave, et le cache au contraire comme un bien ligitime
      qu'on veut-lui ravir. Cependant le rachat s'extcute fur
      le taux de.la loi, avec des recherches et des peincs
      infinics.... Parmi ces prilonniers de I'un et de l'autre
      fexe quelques-uns ont embraffl la religion maho-
      mtane..
      M. le come de Potocki, ambaffadeur de Pologne,
      va quitter cette rifidence. 11 a ichouo dans Ie project
      d'un trait d'alliancc, ct mime dans celui d'un trait6 de
      commerce avec liPorte.
      Madame de Choifeul-Gouffier, avec fCe enfans,
      vient d'arriver ici aupres de fon kpoux, ambaffadeur de
      France.
      SUEDE.

      De Stockholm le go dicembre.
      ON eiten nouvellesnegociatinns avec la cour de Ruffie
      coneernant quclques points du nouveau traits conclu
      avec ile. Voili done dija un effect de la priciphation.
      On penfe que fe negotiations ont pour objet lea fIb-
      fides promls, et c'avance que notre conur ea trui-em-
      preffe d'en obtenir. Les fonds nous manquent a pen
      'ftes; et fur Ie point de fe jeter daris des entre-
      prifcs extraordinaire, que pourra-t-on mwme tenter ?
      M. Skoldebrand fe rend a Alger pour traitor avec
      le dey qui demand pour la conservation de Ia paix un
      -ributt annual de 40,000 ducats.
      L'epoque de la renue des Eatst n'eft point encore
      fixie. 11 tl probable que la determination eft labor-
      donnie au refultat des nigodiatious actuelles pour les
      fubfides promiv par la Ruffie, foit que I'on fe fcrve des
      avances de Catherine II pour fe pafter des Etats en
      Suede, foir qu'avec un pareil fecours le roi fe trouve
      en mcfure de diriger lefdits Etats affeinbles, et d'en
      cbtenir plus aifinment do plus riches tomuplailances.
      M. Anfelne etl part d'ci, en courier, pour Paris a
      it, pore au roi des Fr niais ia reponfe de notre conts,
      relativcment a l'acccplation dela constitution nouvette
      .de rance.

      AL L E MA G N E.

      De Vienne, le 28 decembre.
      ELLt fe confirmed de plus en plus, et chaque jour la
      propage cette opinion, que fi la court de Vienne n'a
      point encore, A I'exemple d'autrcs gouvernemen.s, pris
      A dicouvert le parti des princes firanais, ce 'eftl pninl
      fate de bonne volontt, mais impuitlance prefque ab-
      folue de leur porter des fccours effectifs. Autremeni
      il eat mieux value difabulfer ces pincces, et tkmoigner
      ainfi i la nation frangaile qua la malfon d'Attriclic
      avait franchement le delir de derneurer tit allite fitellel
      L'empercur a-t-il craint de bleffer les princes allemand.
      tofeflionnis fn France ? Tout le monde fait an con-
      traire que, fans althrer en rien la confitution germa
      unique, I'empereur eft pu, d'un fcul mot, par un feni
      confeil, nDpiecher les ilectrurs de M.ayece ct de Trive:
      dexercer leur impolitiquc ct dangereufe ginerofiti
      Lempereur a-t-il craint de.choquer les deux course di
      Nord, qui fe. font publiqouement declares pour It
      caufe des Franais rifugis ? Non fans douce, puifqut
      t'eft deputy les confericncecs de Pilniti que ces cour
      out diploye leur plus grande activity ;.e c'ela depui
      ete poqc qu'cllcs ont en des efpeces d'ambaffedcut
      Coblesn', cc.
      Mais revenous a faire connaitre le pen de moyen
      que I'empereur fe trouve avoir dans ce moment. Son
      artme elt fur le pied de pain. Dans fcs finances il y
      un deficit de huit tnillioss de flrins pour repondre aux
      beGrins Oldinaires d e 'anne 1790 on ne faith fmst dout
      oh les prntidre; et I'on eft encore plus frappi de cett
      putirie, quand on fonge aux belbins inmptvus e
      extiaordinaites que I'on pent evaluer a 5 ou 6 millions
      t peut-8tre i utle foineit plus forte fi Ics nouveaux cou
      ronnemens doivcnt avoir lieu.
      11 ierait fupeiflu de r6piter les mimes obfervation
      tant de fois prifenties fur I'tat de crifte des Pays-Ba
      auctichiens, centre lequel ce fera in faible fecouis qu
      I'a ouvelle ct strange alliance des Etats-Gaeoraux Hol
      lindais, come il eft aiiA dle Ic rBvoir. Redire enour


      lea tniCes chores agitio de ag ion t la fermentation f
      reiute qui couve en Hongrie ferait inuile : mais 6n p
      peut en ce moment fair rcmatquer lacrife qi s'aunonce i
      dans la Styrie. r
      Les pritentions des payrans de la Styrie ne font pas a
      fi deraifonnables qu'on voudrait le fair croire. Cette I
      province a des Etats, qui repartiflent lea inipasa, et i
      adminiftrent let biens patrimoniaux ; mais ces Etats ne I.
      font compofs que tlu clerg6 et de la noblelfe qui
      jouillfet de grades prhrogalives. Les payfaus qui fup-
      portent I majeure parlic des charges publiques ne font
      ,point reprifcnis dans I'affeambli de ces Elats, qui
      difpofe cependant d'ute grande partie de leur fortune. i
      Leurs pretentious n'out pour objet quie d'etre repcr-
      fentis dans cette affembllic. Ils oci tit rdiger en con- t
      iquence an rnhmoire bies ditailli et ils out charge
      des diputes de le pr6fentirr AI'empereur. Ces diputes t
      font ici; ona e curieux d'apprendre 'iffue de cette t
      affaire. .
      OaI fe rappelle que feu 1'empeteur Jofepl II a fait
      rddiger un fyflnme d'imp6t qu'dl ,f propofait d'itablir
      dans tous lea Etats de la domination; c fyltme lavo-
      .rifait ce que 'on appelle la return; il etait done tout
      natiurel qu'il dtplft aui hasles cld es, auxz privilkgils
      nobles ou autres; aufli fon exicution rencontra-t-elle
      mille entiaves. L'empereur actual a i t mnime oblige
      de renoncer i I'Ntablifflnment de cc fyflUme dans plu-
      fieura provinces, et de remettre les chofes fur lancien
      pied. Ce yflmt e a Al auffli introduit dan a a Bohame ,
      an grand diplaili des liuties calls. On cherche A le
      fire profcrire', lais tous les paylans du royaume en
      derandent la conlervantin. Le miniflere doit piononccr
      fur cette conteilation.
      Nous n'ajoutcrons plus qu'une observation fur la
      position pretente de t'empereur. Cette obfervation cou-
      cerne tons les nouveaux trail's Ou alliances fi nou-
      velles, fi liugulieres, fi oppofCes aux principles com-
      mous de la poliiqiue ufuelle. On affure qu'il eli queftion
      d'ajouter de nouvelles fortications A la forterelfe d'Egra:
      on ne penetre point les vues de cette precaution; mais
      on a tl droit de s'en etonner a usne poque o Leopold
      vient de fe lier fi itroitement avec le roi de Pruffe.
      II y a dans cette nouvelle de quoi reflichir, non pas
      pour fe convaintcre que I'allian;e de ces deux mailons
      eft, conmme nons.l'avons dit, one monflruofit&, un
      inctfte fjlitique, (cela etl ail ) mais pour prejuger de
      boone heureju'qu'oA pourra aller nne pareille alliance
      et de quelle maumere eie potir> teuir.
      It cl arrive ici le baron de 'Wefphaten, qui a quit.
      it service de Iilecteur de Mayence, pour chercher de
      t'emploi A la court de Vienne. Ce qtue 'on remarque ici
      par ce qu'il fera nommi dit-on ,minifire an cercle
      du Bas-Rhin et de Wellphalie, i la place du come de
      Metternich, quoiqute le thangement de ce dernier ne
      nous paraiffe point probable.
      Le prince Philippe Lichienflein, a icrit de Paris
      qu'ayant embrafa leA principes de la revolution fran-
      caife, it rilignait fa place de lieutenant -colouel de
      fempereir, et que, ne devant plus metourner i Vienne,
      il demandait qu'on lui fit paffer defotnais Pat is fe
      appaniges en 24,000 forins.
      On preend ici aviir renu I'avis que M. de Besbo-
      rodko, miniltre de Ruffle, et fucceffeur de Potemnkin ,
      ne tardera pointt a fgner le trait dfinitif de paix avec
      les comrniffaires lures, tant deja d'accord avec eux en
      tout ce qu'on peut regrder come articles principaux,
      et pour lefiduels, ajoute-t-on on a ptis en grande
      parties pour bale le trait de Kainardgi: nouvelle qui
      a parail bien ptimaturee, et que les lcrdererec lettres de
      SConflntinople femblent contrarier fur prefque tous les
      Points.
      At dmini)Jrafion. S. M. I. vient d'abolir l'adminifra-
      tion cameirale des tabacs, et. vent que cette branch de
      t revenues publics foit dlbormais adiiniftrie par !es capi-
      S taincs des cercles des provinces. L'empereur vient
      e aunfi de niodtrer de o6 a lo.popr cent lea dioits d'en-
      Strie fur les liqueurs et eaun fpilitueifes de i'etranger...
      s Des objets plus itportans d'adminiflration out encore
      " ixC attention de S. M. Apts s'etre occupied des pri-
      t funs et des abuse divers qui lea concernent, dlle a pris
      lea mooyens d'affurer I'ttat des non catholiqucs ; elle
      Sa, en confluence, ordonni aux curis de publier
      Sdans leurs paroiffes les bans de marriage des non catho-
      liques qui y font domicilits, et de defndro en nieme
      S tons aux minifires de tous les c tch diflidens d'esercei
      e aucun acte de religion horesd leurstwatOires, except
      Sdans le cas de maladies des members do leur com-
      imunion.
      S L'empereur a le deffein d'tablir un confeil central,
      chatg6 de l'examen et de la difcuflion do totes lea
      affairec iintirieures et extericures de la monarchic au-
      n trichienne, et auquel ii affiferait rigulircement. II fe
      a propose mrme, pour etre plus en etat de determiner la
      m rnalie legiflativc ct d'affurer davantage 1'cffet de
      e touts fcs dilpolitions de fair an ptintems prochain
      e la turnic de fs values Etats.
      t Voici les terms d'un refcript que S. M. T. a adreffi
      le 12 de ce mois la chancellelii auliquc de Bohucme
      ct d Autriche.
      ,s Regardant comime nn devoir rigoureux, attach6i
      as l 'excrcice de l'autoriti Itprpnie, Ique nous tenons det
      ae Dieu fcul, d'tre infotam en dtliat ct avec pricifion de
      I- tout ce qui fe pale d'uu pen important dars nos Etats
      .e hsrdiitaiic, tsnt pour venir auffi prompterment que


      aire fe pourra, au fecours de ceux de nos fujets qui'
      tourraient s tre lif e, que pour append-re a couilahre
      udividuellcment les citoyens ei les agents publics ct
      pouvoir ricompenfer avec difceremcut leur ttliiAble
      amour de la patrie, qui fe confond avec la fidtliti, le
      tele ct I'amour pour note petfonne, et noire fervie .
      oyal, ,nous avons trouv6 bon d'ordonucr, et notrevo*
      on6c fiprme eft :
      ,iue lea gouverneora let te p erifdestl d canftil do
      rgence, de chacun de nos ElasI hCliditaires d'Allec-
      ntagne nous tranfinetcienI tous lea moil, i'expfK6 cir-
      *onfidncie de tous les ene nemes furveuus pendant oet
      irtervalle, dans lei pays door Iadminifration leur eft
      :onIhe, c meltent fous nos yeus des informations par-
      iculicres et irconflanic c fur lea objets fuivans I
      Le plaintes cl grief. du public, coafidhler en maffe ,
      .t le plaintes parilculieres des communaut.s, des
      :orps, des divcrfes claiftr des citoyena te des indi-
      vidua.
      Les incendies, lea dibordemenaiet lea calamilea i {
      tienneut aux filfoos.
      Les muladics epidmiques cet ipizootiquesa a bhuffe
      et la bail c du pria dci denuris de plomiere 'ne-
      celit ..
      L'itat et rapparence des r&catte' danqsa t mbii
      courant. .
      Lea degris de fuiecs ct tons lesieffer des difpolltiouo
      politiques, civiles c eecclbGafliques. :
      Toutec lea circonflances relatives au d difices.-pu*
      blics.
      Les details fur la mort des pefonnes.n6otables ct dCes
      employs. ,.'.
      L'arrivce, le fjour et la conduite des caratgers.
      Les noms de ceux des employs qui fe diflinguenC
      par leur habileto on leur sele, et vice vcrfa, '.
      Les noms des feincurs et d: lours balfli't qui Co
      rendent recommandables par leur conduitrevrtsa leurs.
      vaffaux par leur fageffe dans I'adminiltration de leura
      terres par letirs connaiffances en agriculture, et iki
      verfa.
      Tout ce qui eft relatif aux tabtiffemens exiflans de
      commerce it de manufactures, et a ceux qu'oo pourrait
      ou quon voudrait clever.
      #a(h appercugeneral de la condpite des fentimens
      . des difpofitions de ceux des habitani qui peuvent
      Cveiller I'attention du government.
      Enfin tout ccequi peut. avoi rapport oa bien du pays
      et de fes habitans, et procurer fecours, adouciffement,
      changement etrecompenfe, et, par-l itre digne de la
      follicitude de S. M.
      Dans le cas oi leas Avnemens exigeraient des mic
      fures prompts, les difpofitions faites on i fire feront
      mies fobus les yeux de S. M. On meltra pareillemeng
      focus fes yenx, de m)ii en moil, le precis de roouis lea
      rcquetes et propositions quiauiont r c 6faites i la rigence"
      du pays.
      Extrait d'une lettre de Manheim, da 33janvier
      a, HIER, vers les deux hberes et dcmie de 'apris-
      midi, lc prince de Conde les dues de Boumbon et
      d'Enghien font arrives ici avec uue fuits nombreafe
      ils fe font d'abord rcndois cdie eI prince Maximilicn
      des Deuc-Ponts, avec lequcl ils ont din. Le foir iln
      out affiiBf an bal qui deft donna, i la counce C martin ,
      ils out contiriue leur route pour Ettenheim, difitict
      de I'ievchA de Strasbourg. La princeffe Louife, fille
      du price de Cood ( ci devant abbelle de
      Remiremout ) efl arrivee aujourd'hui avec fa fuite,
      et a pourfuivi fa route vers la m me deftinationo
      La plupart des Amigr~s franais q i jufqu'a prc fent
      baient refCs f Worms et dans les environs out pris
      la mnme route ; et tous les jours it en palfe d'autres,
      tant A pied qu'a cheval et en voiture, lefquels fe ren-
      dent aufli a Ettenheim avec des bagages confidtrablcs.o


      M LAN G E S.
      M. Becquet dCpuh a V'Affemblie national, vient
      de publier une lettre i M. Bazire fon collcgue, fur la
      dCnonciation de ce dernier relative a MM. Varnictr
      Noirot et Tardy, decrils d'accufation, Ctice lettre
      former u imprimA de 16 pages in-80. Nous en cite-
      tons ici qualques morceaux ; nous renvoyons A 'ou-
      vrage meime pour' I'etier diveloppement des proves.
      ?, Vous aves dinonci, dit M. Becquet a M. BJirre,
      come coupablis d'un crime de eIfe-nation Irois ci-
      toyens qui gemiffint dans ine douloureule capliviti.....
      Ill font innoccus..... Vous avez voulu appeler la ven-
      geance des lois filr des tces coupables ; mais vous avez
      commis une funefte erreur. Vous aves affirm I'authcn-
      ticith d'une letre qui a wt6 mechamment f.bjiqs~e.
      Vous avez d&oonce un delit qui "'a jamais cxifelij
      J'ai examinC avec beaucoup d'altention 1'om A
      mdme dela lettre attribute a M. Varnier, e en ia cn *
      fiddrant, foit fous un rapport matCricl, foln daci. '*
      exprelions, j'ai etc faifi d'effroi de voir une tclle plcre
      fervir de bale A uen denonciation. D'abord I'Ncriture
      et la signature font Cvidemment contiefaires. 11 ne faug
      quie des ycpx por s'eu afftrer, MAais fi le fauflaile a
      effty d'imnter la fignaturo en quelque chofe. ii n'a pa*
      mime pris la pine de chercher la rcfemblance dana
      I'&critute du corps de la lettre; clie differ ablolumnetac
      de cell de M. Varnier. 1
      Ns*+


      1>') "'. '
      ,' "


      NQ 13.


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      "'































































































      j


      M. Becquet, apt6 avoir rapport cette lettre en dii-
      cute lepspiticipatux articles. Nous n'ecn citerons qu'tn.
      On lit dans la lettre ddtou~t e par M. Ba.cie : qu 'ui
      M. Tardy place aux froAtierres, tait palmer avec beau-
      coup d'adrelfe, chesz strangerr les employes de Dijon
      et des environs, loifqu'ils arrivent fur lea frontieres,
      et que 63 de ces employes font deji arrives a CAblenitz.,,
      Voici fuivant M. Becquet, la verii6 du faith. 1.1
      n'exifte aucua Tardy aux fioutieres, et loin que 63 em-
      ployes de la direction de Dijon aient ,t U feduits et
      cnr6lis, loin qu'ils foient allis groffir l'arnme des
      princes ancin A; 'exception de deur., n'a abaudount6
      fa fi'jr.lc.:; et ces deux employs lne fe fout ablenuts
      que pour entrer lte n, Ii batill.,an des volontaires du
      department de' l C6ts-.'Or. L'ilat ginaral de tous ces
      employs atte(fa par le diectr.ur de Dijon", ct les cer-
      tificats des inauip.iiltsb iqu'il lbilict, conflatent cc
      fil: eriini,' l d iulne nmauiete legally ; et lures cos pieces
      qui t.in i il.ii jd'qu'ji.x a n.-.Ttia dun dail, foot
      dCputl, .i.ir: lclliVuts u t]:liu l lL It
      11 eII dil le J' an .iiner quiille eipoiiic on pent faire
      a des objections de cete natture. Un aitte lait uu pen
      eiubarrafalnt, efl.le difaven formel de M. Vollon, Ite-
      lativeinent fa ar ierCnduIe .Iure cite par M. Bazite.
      1. B:cquet dit i Mi. Bazire, que dans de lelles -cir-
      conflauct.s, I'uniqe urnyen, quilui refte pour repater
      ion eretur il tie f .ire a'.cl rrl lja rili At des hauts ju-
      res qui brafeiont les tears de ces malheueurux. i Deman-
      de.-, .li.11 il *fol o'lee c qu'ls foient .efin delives
      dii pL;ible lcret oi on Its retient. Dites a I'Ajfemblie
      national qte, vous Uwez il cruellement IroampE. Un tele eu
      et I deidoir td'un honmme .de -bie. .C'ell enivaio qne
      pin''it'li i.:r de tclles flutes on o vondrait s'appuyer fur
      1. d.fh l.te des circonflanmues c'ePf en vain qu'on vou-
      drait in't.,quIer 'u,: maxime fi fublime lorlqu'oi l'ap-
      Spliq. Ia, I foni ol veitable fenst mais fi fala!e ioifqu',n
      en abuie, le'ianlt ,i peuiple. Lefalut du people, Monfieur,
      l, epctid dans tosus les terns du reipetc reiigicux de
      tontes les a'ttpriis col[tlituces, de tous its citoyens ,
      pouria .iberte etlajuftce. '0ii, la liberal et l.iju.Hic ,
      "ces db Ypagjpes fidel:es ci&ecs pour le bonhleur des
      r hpuies lout conllamment inf(paiablis. Ce ne fersai
      S.pt)s impuntmient q1'tine nation aentetait de facrificr
      li'one i l'alte btenti't elks difparaitraieut enfcenble
      ,d'mue terre iiii. ._e dt les polleder. a,


      B L UBUL L E T IN ,
      DE L'ASSEMSLBLEE NATIONAL.
      ,< PREMIERE LEGISLATURE.
      'Prcsidcnce de M. Daverhoult.
      SUITE DE LA SEANCE DU MERCREDI II JANVIER.
      Suite du rapport de M. Tarbi fur les Colonies.
      Nous croyons ali refic, qu'il y aurait incouivenaaice,
      prtcipitatioli, iijfatice ai ij'uer fans le plus mi. ex'a-
      S men, ces fits eicta inculpatious. Dcs lettres pirtictlieres
      annorcent que plidiieurs des anteurs vieutnent dletic
      arrtis au Cap; qi'mte correfpoantllce a cte decou-
      vertc centre dzs inallAies ct Its noirs rivolti avec l's
      li'i; .':,, : ces faits quaiqu'i's ne foieut pas prou-
      ves, tllhitent pour fufpcJdre vote idecifion.
      ..Ua feul objet vous int:tcie ea cc moment c'et de
      Schoilir des nmoytcis pour ritab:ifr ,'olrie. Nui-o croons
      que voos 'avez pas de reqfeigneuiens all- z politics pomu
      prenlde des aefalres ditiuitives; cepeodamit quelquea
      peifonnes ont piopofe de prcidre la niforre pro-
      vifoiie de ratliier' Ie concordat. Nuts ii examine-
      Srolls I:pa enl quelles circoultances ii a 6i (it ,.et c 'it
      eli jiltf.-G.'clt uin acte par leqnel les citoyensi du Pori-
      'an-Prince out cotneuti A recrnnahre les droits poli-
      tiqucs des gens de couleutr. Recounahie cct acte, le
      r:;tilfer ct I'lterlire 4 toute la colonic, cc ferait failed
      trne loi fur I'ntat des perfbones, et nous n'cn avons pas
      le droit. La loi du 24 feptemrbieportetque miless lois coin-
      crinatl I'tat des pttfiluncs non libre>, et I'ttit politi-
      que des hom, neS de couleur negres libres, ainfi que
      les ti-gleies relaifs a l'exicution de cea niteces luis,
      feront faits par les affembl-cs coloniales, s'txecute-
      rout piovliii;iemenit avcc I'approbation des gourver-
      iteurs des culonics. a, Nous tie voulons pas uous ren-
      tire juges de cetle loi. Nous n'examnineions pas li elle
      cft convenable on politiq-e car nols n'avous pas le
      droit d'y potter attcinte puifql'clle eft conflittti.o--
      welle. ( It s'leve des mutnmae dAns utne parties d.:
      .'AfTcmble.) ..
      Nons favors qu'on a nis en qneflion fi ce dicret eft
      on nt co allitutionnel ; mais nous croyous que pour
      toites peifoiuesi de bone foi la quefion i'eft pa;,
      tl i'eft celui quli dllegoe et lituite le pouvoir de fire d.-
      ldis ; et qmi pent dtil guer el celet, et conflitucr ten
      g vloir Ugil il, i ce it'elI uu pouvoir confltiuant?
      '. AelF dome inup:llible de contcllcr fericulftrcnt que cc
      d' a t..a ttoll counlitutiotnelc a noinos qu'oa uie puifi!
      4t li.Aii q'e le corps coullituant n'avait pas qualiit pour
      Ie readlr. Ce secret diu 24 feptembre, que les Colonies
      frnit pa tie inlt graoIte de L'Empire franuais, que la conf-
      tilti.in dilolnnrg la nitropole tie coinprenaut pas les
      Colouiei le corps conftlctanat a dla el pA leutr dolnner
      uae conflitution particuliere ; I'Affemblie conflituantc
      avait dkilab ettie relerve ptefqu'i la fin de fes tlavaux,
      t cllie I'a t ,,illl :i la filn de l a tlflon. ElE dicaraout
      qa'cllc'ut voulbit pas v iler ile convenanceg tsocales,
      cile u'a pu s'Jitkancthit d' dioit et de fro igationi de
      "V


      donner utte conltutlio iaux Colonies. Qate ferions-nous I
      Ii les rapports ptincipaiux de la tuetropole avec laColonic
      o'etaient pas encore determines. Suppofons que la I(i a
      du 24 fcpteMnbre u'exililt pas, et qu'aucune loi n'el l
      trbgl la manaere dout le puuvoir legiflatif s'exercerait.
      Qui pourniit le d6terminer, quel ferait le tenme de ic
      notre autorit4 et de cllee de 'l'feliblie colldiiale.
      Pouvous-nous counittuer u i pouvoir legif.itifl, nous
      quti Iommies noas-imaiine s n pouvoir conllitule, nous f
      qui avons jurt de i'aeercer quie Ie pouvoir ligiflatifi e
      nous qui n'avonsi pas ici un heul Corniti dis Culonies. ,
      (11 s'eleve des applaudilfenrens ct des murmures,.) Nous
      i'avons pas druitui le defpatiline c4es roi pour btablir l
      le del'potifime drs nations. Shila loi du 24 n'exiltait pas, *
      quil lien attaherlait les 'Colonies A la mitropole ? Si ,
      leuis droits n'etaient pas garantis inviolablenent par h
      lit acte conltitutionnel, lur quclle bile repolcraielat les l
      uiAtres ; i nuus n'etions pas reaetaiu par cette garantie,
      qui nous ripondraitrde leur fidlit&i. Si nous leIr con- f
      tiltois l droit ittpreferiptible qu'elels out de faire
      leurs lois initerieures, de siAgler l'eat des petfontes, p
      elcs nous contefteroat celui de rigler les rapports conI- t
      me ciaux. En Jeur contatlant letters droits, ne les auto- f
      ritons-uous pas a s'affrancliir des liens qui lec attachment
      i nous ? LA ofi la garantie des droits n'exitie pas ii
      a'y a pas de condition, il n'y a pas de focietA i aiitl, f
      poi!qrqe par fa nature et fan objet le dtcret dsl.24 lep- t
      tenlbre ell conflitutionnel, uous ne potvons ni le
      moditier ni le rtvoqiuer ; par confequent ii ne vous eft a
      pas permis de coufirger le concordat qui eft une viola-
      tion de ce deciet.
      Obferv-z d'ailleurs que les commiffaires civils parts
      d'ici le 12 octobre. font arrives A Saint-Domiilgue 0
      depiis fix !eiuaines, quils font arrimvs trop tard pour
      ere fiupectes d'avoil tImb al acucti p rti qu'ilh auront
      la confiance ganirale ils coucourront au rapproche-
      ment defitable que les deinieves aouvelles du Port-au-
      Prince font elpeter. S'il etait befoin d'antres confidi-
      rations pour vous 'diterminer nous vous dirions que
      I'iantiit des blancs et des hommies de couleur leur faith
      on devoir de reunjir leurs forces pour reilfler A i'ennetni
      communn. Nous vous dirions qne dls le mois de novembre
      dernier ils Ie font donni des marques mutuelies de
      coifiance, et que s'ils n'aqaient.pas teconau leur union
      curnm e intdifoluble certes, its tn'auraient pas delibcre,
      unaiuiiement I'exportation de ceux qui se'aient runili
      aux -efclaves; ainfi done, puifque tout promet qu'ils
      fe (erout loyaletmeut, tranchcnlent ritois, et que nous
      ai:rons (bus tres.peu de jours des connaiftances plus
      exactes des faits, n'cll-il pas evident qu'il y aurait .un
      extreme danger A prendre des mefures prkcipiters qui'
      pourraient acchlr ert la ruine de ia Colonie, et a anbgligerr
      des fccours iudifpenifablts A fon falut? Nos departemense
      nai.titinms ont fait et pourraient faire des pcrtes immen-
      Its, et feuls its pieut sin tiers des conutibutions publi-.
      ques. Le commerce des Colonies fit fublifler plufieurs
      millions d'individur., et dans la capital mime up grand
      uomnbre de citoyeas vivent du commerce des fucics et
      des drpen'es des colons. Sonvenez-vous que vous etes
      apples au polite honorable de iurveillans de I'empire;
      qn ii ne vous cit pas permits de potter la moindre atteinte
      a ce depot acie quie vous dcvez une protection gale
      a totes les patties de I'empite, ct que vous devez
      relnettre vote liotitur intact A vos fuccelfenrs. Anuoincez
      aix Coionies que vous tie nLgIiecz rieu pour retablir
      I'or ie et la toutr ifion auxe lois ; ct croyez affc. fur le
      pattiotilme des colona pour efpeicra q,'iit abjireront
      des laines,de prjities don't linttr, t particulitr com-
      nmaide cofi' le 1lcrifice al bien gienral.
      Le CJomiitce penie qu'il eIt iiupolhble de determiner
      en ce -moment la male total de ccs eccoitrs. Ceux qui
      ont ete etivoycs jufqud'a pietelt fott inulififanu. 11 fant
      turnout des ouviiers; pluiieuis out pei dans Les.diffe-
      rentes actions. 11 ous a palu niaccflaire d'cnvoyer trois
      cents oovriers counl cteura, el.alipentliers et autres et
      ce lecours dounera. de, Inmoyins. de ifubfiltaice a des gens
      de bonoe volout6, et : fetrmira entire la France et les,
      Colonies Its liens de l'itiit6 et de la reconnaiflance.
      Nuis propoltas que le intine navie tranfporte ders
      imateriaux des iullihmiuens de coitlruction. La valeur
      de ce clh.gementl ferait partic du ptrt qae vous ferez
      frns dute a la Colonie. Et les conimfllaires civil nous
      nai.Lifciuct rdvuii tre autorilcs a e llaire la dillribution,
      En Voilat ces courses pioviloircs quoe 'hunmaaitc et l'in-
      ret rde la Franle ikulianentt, vouis clhargere fZins doutr
      lc muinifie de la m eitn de pretdre des rtnlaLgilentei
      dAtailis fur la natiue des fetours plus 4tendiu~ qu'il
      convittilra d'accord4r, cl de voius prefenter fes vues fur
      ;es imoyemu de difiRibution et tie rer4ourfement. Vous
      cuicevcz qie la f.IIiCe d'un grand nomtbre de plan-
      tetlrseft rtt. .ci fc. V.'iv i ,.i Ii itl .rz docn A appeler
      A I'unis liours le plus gitad nomnbie de fourniifleurs
      p iabble. Vouls vous o:cctpetez dans cctte vue a revoir
      tes luis cotnm rciares, A re'tnre plls facile et moins
      difpendtietix le rerco:rvetm init die ciaances. Enflite en
      ittldhiffant fur Ics prilcipalCs aniles drs troubles vous
      penfcat z qi'un des nloyens Its plus rs de r6tablir
      i',rdei, feta d'acchier I'ortgaiifation definitive des
      ,noivenaux corps a lininitratifs et des tribunux.r ct vous
      xamninerez entores'il ne efrait pas conveiablede fii er n
      dblai dans sequel elles feroutt teiues d't retire leur vaen
      fur Lorganifation inttrieure conformineiniat i 'organi-
      fition dui 15 jtin.i
      Nous vous avous donna notre avis fur les cautfes
      lqu'ou avait afignees auo x troubles de Saint-Doringue ;
      nous votas avous iodiqu6 les irncedes que l bs croyoIs
      les plus propres les fire etler ? Nous avous rempli
      tiotrei' tl'.h. Pour vous, 'clairis for ees allieurs ,
      vouts Ititirez l a tn ifliti d'envoyer des. fecours ; mais
      de he pus pcundic .des macurcs qui, ea violaat lea


      prome(fes antrienres feraient nne source de not,
      vraux difordres ,* et vous ne fCparerez point volir
      murour pout la patrie de votre amour pour ilhu-
      nanitir.
      Voici le project de dicret que votre Comnite m'a
      chargee de vous prfeiutr :
      L'AlTrcable inationale dicrete:
      to. Qie le roi fera connaihre aux Colons que l'Af.
      enlblie national eft fatisfaites es arrtis des 5 6, 11
      It 2O Jeptembre de I'ulCuemblee colonial, relatifs aun
      lonnmes de couleur.
      0o. QOe le roi fcrp prii de continue fes foint pout
      e reaablliifiemunt e 1'ordre et de I'union a Saint-Do-
      ningue, et d'y faire paffer inceffamment 3oo ouvriers
      onfiructeurs et les materiaux les plus nicelfaires pour
      e prompt iraltt ilftiimei des edilicr d6truits pendanut
      a aivolte.
      30. Que Ie ominifire de la marine prfentera incef-
      antpment le tableau gnhirail des pertes Aprouvees par tes
      labitans de Saiint-Domingue, poor que le corps legiflatif
      uiffe dsoccuper ellicacement du ritabliffement des hlbi-
      atious devaflles, deciter le prit des fommes necel-
      f.ires A cet effect rcgler le 'mode des diftributions, et
      ixer les terms des rembourfemens.
      4. Les Comiilds de l, illition et des Colonies pr.-
      entcront, dans huitaine un project de lei fur la fixa-
      ion des d lais A accorder aux diverfes Colonies fran-
      :lfes pour Amettre leur voeu fur leur organization
      nteieure ct definitive.
      5o. Les ComitCs de 16giflation, de commerce et des
      Colonies b'iiccuperotut lais dklai de la ridaction d'un
      piojet de loi, pour afft-rer aux cianciers une hypo-
      h:lieuye fur les biens de leIrs debiteurs dans les Co-
      lones.
      60. Qtie l'Affemblie national vote des remercimens
      aax Eiats-Unis d'Amniiq'ie, ct toales iommes qui,
      au milieu des defurdres de Saint-Domingue, fe font
      devoues pour le falut tie cette Colonie.
      On demand I'inmpcflion de cc rapport.
      AM. Lacroir Je dematnade 'imrpreffion de toutes lea
      pieces, car la diffettation qu'on vous a lue eft moins
      un rappor'qu'ust plaidoyr.. II eft,important de con-
      natre les pieces pour pouvoir reliever toutes les omif.
      lions -qui ot ,te faiths, je crois, a delfei ,, dans cc
      pr6tendu rapport. ( On eantend ;quelques applaudiffe.
      mens.) It ef important auffi que le rapport fdit impri.
      me pour que I'on puiffe lifutcr toutn le faux principes
      qui s'y tiouvect.
      M. Ducos. J'appuie la demand de l'impreffion des
      pieces, pare qu ei effect le rapport ne jette aucun jour
      fur I'affaire, qu'on n'y entifage qu un ct de i la
      quefiou, et qu'il efi en parte I'ouvrage de M. Tarlb
      leul. Je demand qae I'on itmprine Ies pieces et non te
      rappoIt.
      1M. ergniaaix. J'ai entendu fair au Comith colonial
      la lecture du rapport; mais il n'y avait pas tin mot do
      cette lotgue di[ffttationl fur le decret du 24 feptebre.
      11 ne peut avoir et t eln que -dans one aflemblhe pat-
      tielle; ce n'efi done point veritablemeut opinionsd du
      Comitl colonial que I'un-vous a prlfentie. J'appuirdi
      done la demand deTlinpreffion des pieces; mais il
      ell une observation qui nm'ariet. Ces pieces font ex-
      iitnelment volumiinccfts; leur imprffilon occafiontne-
      rait des frais tres-cotifidetables ; et peut-6tre P'Alfetl-
      blhe trouvera-t-elle plus convenable qu'on aille en pictt-
      dre communication auCoruiti.
      M. BIl ot. ]'appuia la demand faite de I'impreffioa
      des divitles pieces relatives A t'affaite des colonies. Jo
      demlaude qu'aan y joigue I'imprelion de tous les prockst
      vebaux des feaucts de l'alfemblee colonial ; ils con-
      irunaent une foule de faits unportans, qui decouvrent
      I'fprit qui a animr cette allemblee; car j'ai I'honneur
      de vous aflurer qu e lCo niiti, dans fun rapport a
      omnis un grand nonibree e faits qu'il en a diguilE
      d'autues. Je nme propofe de etiablir les uns, de plt-
      fearer les autreso fus leur vaai jour ; et j'cfpere qu'avte
      l'appui dea oratetrs que I'humaniita et la bonne-foi
      jecteront dans cctte cairiere, je parviendrai a Aclairer
      vote humanity Qu'eit-ce en effet que nos adverfaires
      nous opponent? dts placaids, de 'or et du fang.
      Je demanded que la question foit ajournic a hltit
      jours apuis l'inpreffion des pieces. Et fi 'on s'op-
      pole nma deniande en ajournement, j'aurai bicntot
      dtcompola le rapport que vous venez d'entendre.
      M. TarU.Je ne m'oppol' point i l'imprefion des
      pieces ; je crois- ntrue qu'il cl d'un in'ter&t geural
      que cete affaittt foit connuce i fond ; mais j'obferve
      a ceux qui m'ant accufe d'avoir omis des fails, que
      c'lt la premiere pattie de mon rapport quli tait
      defiinic A I'cxpofition des fair', e t qucje r6pandsdo
      leur exactitude.
      M. Vaulbtac. J'appuie, comme les priopinans, Is
      demand de fimprellion: je fuis convaincu quoe nous
      examinerons,que nods lions tous totes les pieces avec
      un cfprit entielemcnt exempt de paffions fur-tout fi
      nous cobmmeo~ons par nous pinhtrer dc cette viriti i
      Squ ii elt impolable que dans 'Aflembrie il exile ut
      Ieul depputc qui veoille coutefter aux citoyens de cou-
      Icur Ies droits que les lois civiles et aaturelles ricla-
      ment en leur faveur. Dans cec infant, Meffieurs, les
      prop ikes qui foutiennent ma famille font la proi'
      des flames et cet cct infant quc je failis pour rcn-
      dre hoBmeage anx Ibis de I'Agaliti. Je declare que ji
      voudrais voir, dans le feio du corps legiflatif,, deug
      anulAtres, honnctes et bons citoyeus, affis a mnes ca6t.
      Mais an noue s garons point fur Ie moyins de uosnler


      a'-;






      I'


      I












      'er la 'colonic de Saint-Domitgne; ; Il 'en ent ra jamais
      pritfeia til ul diuis cetti Aili,.rblitu, qui ne foit d'ac-
      or avec la vAiita* et galil Banniffons done toute
      defiance, et nous nous &cotecoulcs Intuuellcnient ,
      tranquilleaient comtme des amis et commune des freres.
      Al. Dlulyet. Tout hounme qui porte un eoeur
      fcirible ditl parler dans le fens du pipopinant. Ji
      tJo ilis crol coluie ni et comine lai j'ai perdu iues
      proprits pifque le'quarticr geineal des uegres eli
      ur aiou lhabiltiton. Mais je e eroirais indigne du
      caracterc de rep6teuctant de nation li je rnilais daus
      crttic ffaire auculle pricveition et li I'cfpiit de ppo-
      pri it poiuvait iinflueniicer tlonopinion. (On applaudit. )
      Ioce le dire, ces peries n'ont icdn fait fur inon ccenr.
      .Mais le moment oa I fcr et la flsnmae delfolent notre
      coloilie, o It l Is hoilnes qui aiinent le plus la patrie,
      pcuvent confeiver encore trop fortement Ic founeair
      de Ieurs pcrtes, ct. Ie dcfir de 11 veiigeaunc;; ce moment
      tie me parait pas devoir Itre/celui de la difcufion. Je
      demanded done I'.jourtmentt au premier mai. ( 1 s'i-
      levc quelques murnures. )
      M.a irt.. On. ne cherchil que des moyens dila-
      toires andis que le decret.du 24 ptenmbre n'elf pas
      abroIe ; on pent i'exbcuter, et la contre-rivolution fe
      fera pe'ndaint c temus-li.
      M. Garran-Couloni.. Nous ne taurons jamais quel fera
      1'etat des choles dans les Colonies, pendant I'6poque
      name oil ttos nous en occuperons ; d'ailleurs il a'agit
      ani iiuement de favoir fi le d6cret d 24 feptembre eit
      coi tiitutionnel. Or, pour cela il fuffit, je crois, d'un
      ajournemenit a quirizaine.
      S Apts quelques dMbats, I'Alfmble ordnne l'im-
      preffion du rapport et des pieces, et l'ajournement de
      la difcuffiona i quinzaine.
      SLes-commiflaites de I'Affeiblle g&ntrale de Saint-
      Domingue fe preflntenti, la barre, en vertu du deret de
      la veille an foir. 11s annoncaent que le tems ne leur
      a pas permits de fair le riumt des pieces.
      SQ.elques membres demandent le renvoi de ces pieces
      ai Comiti colonial; d'autres qu'eles foient laifecs juf-
      qu', diananclit ente les mains des dtputie qui en font
      porteuns, atin q'ils pjiiffentt en fair 1e reifume pour
      lequel it avaient demanded la parole.
      M. Raimond. Je demand que, quoique colon, its
      puifent prendre connaiffance des pieces.
      On demand que la difcufflon foit fermee.
      M. le prefdident. Une grande parties de 1'Affembile
      demand que la difcuffion foit fermie. ( Uunvoix sileve:
      C'ef le c6te droit.)
      SL'Affemblie decide a la prefque unanimit, que la
      difcullion eft fermee.
      M. Vergniaux et plufieurs autres membres demanded
      la parole.
      L'Affcnblee el dans une affe grande agitation.
      M. le prie/dent. Qite cenx qui font d'avis qpie MM
      les comnmiffaires de Iaffemblee ginerale de Saint-Do'
      iningie foient ad-nis, dimancihe, fe levent.
      On riclame la quellion prtalable..
      M." Vergniaux. J'obferve fur la premiere propolition
      que les cobintiffaites peuvent bien avoir le droit di
      petition, mais nton pas celui de dilcuffion; fur l
      ficonde, j'obferve que I'Affemblie ne pcut dilpofer dc
      letirs propriuets, et que quand on dtniande le renvo
      au Comite des pieces don't ils font porteurs, on fous
      extend qu'ils voudront bicr les reniettre.
      M. YaVualanc. Ces commiffaires font ici come ci
      toyens ; et dans cc cas, ils doivent en avoir tons le
      droits. Ils iont en outre revetus d'un caraeesee rel
      S pectable.
      M. Bazire. Ou ils font diputes par une faction.
      L'AffemblIe decide que MM. les commiffaires feron
      entendus 1.,m-idi pqur pr6lCntcr leur petition.
      M. le minifire de la guerre fait fon rapport fur I'et
      des froticeres, et fur les diffirentes obfervations.qqt'i.
      S recueillies dans fon voyage. L'Affemble en ordonn
      I'lmprefion, et 1'envoi aux 83 dipartermens.
      N B. Nous donnerons textuellement cc m6moire
      dal. nuos-plrocbains num&tos.
      SLa fcance et lev6e a 4 hcures.

      SiA" SA UNCE DU JUDL L2. JANVIER.
      M..' orfque le Comite militaire vous a prefenl
      nat rapport relativeincilt A I'lat des frontiers, on
      idemattd I'Pinprellion et I'cnvoi du rapport aux 8
      dcparlemens aux garden natiotales et auK troupes (
      ligie. L'inpreflion a etA decriete. A l'Agard de I'envoi
      vous Iavez ajourui jufqu'apres le cornmpte du minifi
      de la g pcrre, 1l'ef vein le rendre hier; it volIsa d
      que Ic rapport Itait exact, et plhit6c fClJle qu'exagi
      En conf6quence, je derhiande que pour faiie un ci
      femble complete, atn mcmoire dl miinif re don't vo
      avcs ordoune l'civoi foit joint le rapport du Comi
      aniiltaire.
      Celte proposition elt adopted.
      Un-de MM. lea fecr6taires announce diffCrens mmoil
      adreffls i I'Allemblie, qui, les renvoie aux Cotni
      Echrgte d'en con).mtc,
      t


      Mi. Caiiltet. L'AflcuAblce ia:ion;le pr un de te
      dtcrets, a ordoinn la vtIne ties taba s et des fels. I.e1
      tabacs en catarite out eti vtiud'i au plix fiCi :, mais les
      ibacis en poudre W'ont pu If vendre, parce que Ie
      ptix en a fcmble tiop fort. Le prix du fel a anlii pariu
      tioplhier, et if nes'et pas maieux vendio. Le dpartenenit
      de Rhtic e t Loire a pris uU arri' pour detmaiader
      A I'Alletrnble national ii eai pouivail vehidite lea tbi.c,
      en poudre et les fels, au ptls olfiitt et dernier enicli&-
      riffler.11 n'y a point de lisi a i e fujet mais il eit
      nLcellfire d'eln faire ane. Je demand t e iceivoi au
      Conilt de I'oidinaiie dts finances pour cti faite iu-
      cefnatnment fon rapport.
      Ce renvoi ell deiith.
      M. Canminel. Le miine dtpartement de Rhbne et
      Loire demtande que l'Affemblee s'occupe piomipteument
      de la circonfcrjption geueralede touted tks paroifles,
      afin d'iablir un ordre unifoaunt pour tout ie royaume.
      L'Affembl&e renvoie cene 'demande an Comiit de
      division.
      l. Boirol. Je r&clame la juflice de I'Affemble en
      favcur d'uu vienx militaire qui a fit plufieurs ca.iS-
      pagnes de.guerre, qui As'lt diilingue par la pile d'un
      general nuetmni, qui a (ervi .juafqi' pifeiet duans la
      rharecthauffee, et qui n'a jamais obteuu de ricompenles
      de l'Etat.
      L'Affemble renvoie cette reclamation an Comite
      militaire.
      M. Chiron. Je prie 1'Affemb!Ce de s'occuper tris-
      prompIement de lorganilation de la garde national
      interieure parce que, dans beaucup de paruiffes ce
      Lout de.ci-devant- lelgneurs qui en font les comnmau-
      dans ou actuels on honoraires, ct qu'dl peut en rfulter
      beaucoup d'inconvinieus.
      M. Lacroix. Tous ceux de ces ci-devant feigneurs quli
      fe trouve t A la aete de la garden rationale y out et1
      appeals par leur pattiilfine par le vceu de leurs con-
      citoyens. On a chalf6 tons ceux qu'on connaiffait pour
      ette cmernis de la revolution. Je deman le qu'on faffe
      exhcuter les lois deja iendues lur l'organifation de .la
      garden national.
      M.-Girardin. Je demand executionn d'un article
      de la coullitution qni pore quie ies min'ifiles rendrolt
      compte-a i'AfTeniblee de I'euvoi dti iois. Je contfais
      beaucoup de dtltricts ol iit 'efl pas encore parvenu
      une feule loi du corps legiflatif. II faut'favoir qui' des
      miniftres on des corps adminifiratifs eft coupable de
      e cette ngligence.
      M... 11 y a djai long-tems que j'ai demand qui
      le minifire des contributions pubiiques mit fous le;
      yeux:de 'Affemhlee I'etat et 1'emploi' de l'argenterie dec
      eglifes fupprimecs.
      t M... Le Comitd des monnaies ell prt a fire ua
      rapport fur la remife de cette argentirle, f .convcrfiol
      en numnraire et l'cmploi de cette inahiale.
      S M. Labergerie. Je demand auffi que le miniftre de:
      - contributions publiques rende conmple, dans hlitaiui
      de I'etat ou fe trouve la perccptio,.
      M... Je demand qne le Comitc de lgiflation vouw
      faffe un rapport fur la queflion de favoir i les mi-
      niflres peuvent comme I'a fait celui de la juftice
      e 1'egard de la loi fur les contributions publiqulea
      a arriter 'execution de vos dtciets focus paieexte qu
      e vous n'avez pas obfcrv6 les forms conflitutionelles
      SCe principle mis en avant par les miniftres pourrai
      Savoir les plus dangeteufes confequences.
      L'AfftmbIle ajourne a demaii le rapport du Gomitt
      Sde ligiflation fur cene qiallion, a lain'di ceclii d'
      ? Comi6e des mAonnaies, relativement a I'aigentelie de
      - iglifes, et dkerrte que les minitlres rendrotit compt
      foul huitaine et de l'eavoi des d6cres ct de I'Ctat de
      perceptions.
      it Un de MM. les fecrtlaires fait lecture d'ine lettr
      de M. Duport qui anuonce quce le premier ttibuni
      a criulinel provifoi e de la ville de P.aiii tcl f.dfen ci
      ainflant dune procedure contie ine voice de fait con
      I mife par M. Dubreniil, miembre de I'Affembeeconnfl
      tuaulte dans i'enceiite de cette Affcmblec, asa unilie
      d'un de fes Comitba ci que l'accuftcnur pblfic preq c
      tribunal n'a point voulu ponifuiete Its inaoitintions
      fans y itre autorife par I'Allrsable legislative,
      M. .La quetlintn c"nlfille i favoir fi I'Aticnili
      actuelle pent connhitre d'une faume commie per iu
      deputy de I'Affemblie precdente. Les d6putes for
      nvitolables, its ne. pceivent eirc rusi en that d'accufa
      te lion pa un decet dte I'Alfembl&e, que pour des dli
      a relatifs i lIear quality de reprifentans de la natius
      33 Comme M. Dubreuil n'We point un de vos colleagues
      Id devez-vous coinailre de fon delit ? Ce doite me pata
      i. fuifilant pour exiger le renvol an Comitd de lfgiflatic
      re qui examineracettce qeueflion.
      i. L'Affemblie renvole au Comit& de legislation.
      n- M, Albile. On vous a fait hier le rapport for 1
      us Colonies Ic minifire de la inltine doit, a ce fijce
      it vous doiner degt clairciffrlerctis cependant il a i
      accufe. Le Conmitd de marine vous a propofd de d
      crater que ce minifire avait perdi la confiance de
      nation je demand e que cc prujet ti de dicreft fi n
      res incelfanriment a 'Podre du jour : car i les niotifs de
      tis dciret font juflts, vous ne poatvep.,pas entendre i
      'hoinm e qui a prdus la cofiance dk la naliolu


      -I ----


      Reclerchies fir les coflumes et fur les thliTres de touter
      les nations, tant anciennes que moideaies; ouvrage utile
      aux pemtics itatuaires, archirctes, decorateus co;"
      nmedieis coftiuniers, en un root aux artilles .de tons
      les genres on moins utile pourn itude dc I'hilioire
      des tens reculeis, des naonrs, des peoples antiques, deC
      leurs aes e lrs ae e s lis ; et o; elfa i, e a I education
      des adolecens, avec des eltampes en coulenr et au lavis,
      deffinies par M. Chory,, et grave' par MA Alix. A
      Paris, chez M. Dronhin ditmur dudit ouvrage rnd
      Chriltinte, no 2. Ex auloritatl libetatiS. Six livraitons
      format le second Volume in-40.
      Nous avous announce avec les eloges dou anx ridaci
      teurs eta au artiflesle premier volume de ces Reticrtlh< s
      fi interellantes pour tous ceux qui prolfefent oi aininit
      les arts. Le second n'eu man te pas moilns Les notices,
      les gravures le paper les caiactescs tout fe foutient,
      tout doit obteiii le tanine fficcs;
      Les. tragedies de Britautinicis ide Berinice et d'lhli-
      gune, y Ibout diiillkts nriu feulelert biiuait all couf
      tune, mais qulanit a l'clprit des r uls), d'otne maniere
      qui prove ddans les redacteurs une cosiuaiffatnce igali
      diu tlZetrie de l'laifoite et deS ufages atiliques
      Agrippitle tft ic reprlfettie foins la forne avec les
      briles drape ies, et dans la pofiiont oA ell la (fitua
      place a Mily, au lien qn'oi appille les bains d Agrip-
      pine. Elle keirble reflei-hir aux degouts qne Ne lon corn-
      mencait A dotliner a La niere, ct peIt feritir d'eude1
      I'actricc, non feulentet pour le coflime, nmi.s pour
      I'attitude, d.as la fcene oi elle dit, en s'dafcyant: Appro-
      cherlvous, Npron ,, ct prteie vote place.
      La toge prteit e de BritannicuIs,I, ltunique et le simple
      manteatt on pala don't ell revtiuei la .nodelle Jiaiiie,
      et tous les accefloirrs de leur ajufteruent. et le viai dcar:T;-
      tere de leurs raSles, fout analylas et iepirfeities avec in
      goit pir et fait ppor fervir dc correcilf aix icaris
      qua'on fe permer t ,rn p fouveilt dtiata cesdeu r.,le didi'
      ciles par- let fimlpl itit rut me. ''a'.
      thUe excettenie diff.ration fur delil doe lron 'urio .
      veritable phylionurrde quiil doit avoir au tlhiire 1r .
      dcs riflexiois jufles far Ics fautls qie le fublime lt,. Ijlh
      y comneitait malgi lni insis d- ILn propre a eu ip -
      cedent le detail de lfoi cot cti; cellhi-ici, felon la rc-
      marque des antetirs tne doit po;tit av.ir la noblqllfe tL
      la dignity qu'obfcrvaient ordiiairement les enprncutt;
      II dott rappcler, aulntt que la dIt nce dut ti, ere 1i
      pentper.i.cttreC ce que IcB lhiftf.riens difittt du diltfdre
      habitue! de l'habilculeiti di Ni oni analogue ai cel.i
      de fa conduct'.
      Les i cles de Dunh us ct de Narciffe offetnt tstoid


      Ai. id.criki. i;appnie Ia propoli.ioln ct je dermnlitd
      qe cctte a!iliuliuii foit ajoutilr ie i iedi fui.. Le niiI
      i.illre a inculp"e Ie Conite di liaine de neidiiCacue ,
      d'infi ,li6 j de tcalopiiiie il tfat favoir qui .ill mi-
      niiie ou diu Conite a voiuln truim r l'AfK.itible.
      Al ; J Je mdende que ctte difec ;ir'tIt f (t mi'r
      i 'ordre du jour d&s demiainu iuini api's l'alhi e d6'
      Cacn.
      Cc dernier ajouriemeit ell dieci" .
      M. So re, rlit, au nom dt Conliti d lii illtt;iolil I
      tll project d dedciet conerenarit Its ci-devaint eiup!ioy,
      de la r'igie des doihaineiis t de I'intendahce d: 1 lie
      de Core;
      La difcullion efl ajoutrtiee a mn ed fdi fir
      M. Soret ifat, au noan du mitiue Clh4itc, lcctnr
      d'un project de dkcret relatif i 1, I coriflnuiiit... dia pent
      fions accoid&s lcdes per(onnes riiiaavanlt z iy t
      L'Affemible oirdonne I'jo,-ariieritit.
      Un de MMl. les fecritaires fait lecetni` d'hne *Ictir
      de MM. Ic. i conmilkaires de Id comptabilite qti
      flipplieit I'Affemiblde de prendre en Fi'll.r.licr',il I .d
      inconveniens ql.i pourraient rTfulter du diecet qui Jleu
      accord un benilice Aventuel fur I .rrii d des ci:inpte;'
      M. Laniarque prd .iie la fuite des articles addil'on*
      vels tendau3 a actIl.rIr [i,! lll'biT-uill du jur6. lit
      font adopts ,nli qi,'Ila lIivent:
      Art. le. Toutes les plaintes on accnations f'"i ies
      d'informatitins anteienmes ai l'epote de I minlljdia-n
      des tiibunaux crimiinels, front jTgies parties tribiuhati
      qui s'en trouveront faili& foit en premiere iill.min., fiAt
      par appel, et l'inflruction de la p ... rd- (cri. 4 .i';"
      inuse fuivant les lois qui otit prei,,l Ii'nllitii,.iin des
      juries. .
      Les accufateurs publics ne potirrbot, en aucun cas,
      attaquer par la voi e de 'appd les jugemens dte tri-.
      bunaux criminals, les accufis auront eulS 'tette fail.
      cult.
      II. Ces niames tribunaux ferant ienps de renvoyer
      devant les juges de la police correctionnelle, totles
      lea affairs qui d'aprbs la loi front de la conip&-
      tence de ces juges.
      III. Le midifire de la juflice eft cliarg# de fe fire
      rendre compete tous Is mois par les comnmtilfrres diu
      roi, pr~e leI tribunaun de difliict, de Tlait d-s piruc&
      dres criniinelles qui devront continue d'itre itilliuitc
      et jugees, conforminment ia 'article.... a I'cffet de
      faire ceffer les fonetions des acciuateurs publics itablis
      proviloiretnent prie lefJits tribunaux, a I'intlanlt ot
      Selles.ne front plus neceffaires,
      s La fiance eft levee a 3 heurcs.


      LI T.T R A T U RE.


      I. I




      si..













      9l
      $l '


      a_
      S' '






      fC' ~ .


      5. 4





      AV I S.

      L'AUTrtU du Code de la jullice do pai qni avait
      aunouse a tfe fonfcripteuts une fuite eu trois callers ,
      ( i'l devait tre principalement trait des fouctions d(
      police, conflkcs aux judges de paix, s'elf d&terminu A n'ec
      foinir qu'un ifeu volume qui fonmera un code et tr'it
      complet de la police, lequtel parrara dans le pi emiera jour!
      de jsntilcr 1792 ; it era aufit6t envoy par la pofte aut
      fufoctiptecrs, et cf trouvera cihez Iateur fetul, place
      Datihilne, no I a; priic, 3 liv., ct 4 liv. franc de port


      A R T S.

      G R A V U R E S.
      Le Contral grave d'apres l tableau de M. H. Frsgo
      sard, pciutie du roi, par M. Blot;prix,g I. Cette cflamp
      tli dI la mime main que ctllc don Vrron a laquelle ell


      ies u'lrxi,' trb.s-jiidirciufes et lenr collume fert fur-
      .toIutt iehpliq.cr a toid toultce q(I'i concerne la furine,
      la coulci., les plis et les dimenlions de la toge romaine.
      Lets ardes de Niron douineut de reine occasion de
      arech!ietlhr lout ce qui daua les nirilleurs auteurs, a
      rapilott a'.x ildats pritoiLins, ii cos coortes q1ui fini-
      isclt lb;nuttt par tonis citre Iurs mains le deflin de
      'eripiire.
      C'erl encore en partie le coftume ronain qui doinine
      datus biCltice ; oaiis 'it8us, plus decent que Niron
      v parast couvert de la toge civil. BrFnice dft revCtue
      d'un coflumuc afiatique, mnodtiA, a quelques cgards, par
      nill) nilange des nodti romaines, que rend vrailembla-
      ble et tnaine neccflaire le fIjour de cctte reine a tRome
      et qui produit un enfembli auffi riche qu'.agrable.
      L'babir et le manteau ly)icr tfotrment le v8tement
      d'Antiochus. Dana s Ilets es accelfoires oont d&veloppes
      tous let details do colinme tant remain qu'oriental et
      'articic de cette tragbdie fe termine par des clairciffe-
      mleis approfondis et ti,-fatisfaifaiu fur les licteuts.
      Le costume gre au terns d fiege de Troyes djji
      tmployd pour Andromaque, revient avec de nouvelles
      explications et de nouvelles circonflances dans 1'exa-
      men d Iphigeiie. 11 fait en Itudier chaque pattie Ii
      'ou veut couniatre parfaitement ct les habits et les
      Safages de cas teams hiroiques. Cette piece admirable,
      reprelintee come elle 'ell dans les notices et les
      eflampts qui la concernent ici, aurait, pour aiii dire,
      a theatre le piquant de la nouveaute, et c'dt ce qui
      arriverait, come nous croyons l'avoir dcji oblervA A
      la plipart des autres pieces de nos grands juaitres.
      Ce qu'on y verrait de plus neuf et peut-Atre de plus
      fingulier, ce ferait Achille en long habit civil pendant
      les quatr,e premiers access, et ne fe couvrant qu'au cin-
      luiieme -de fes armes redoutables. Nous penfons come
      les auteirt, que cela ferait en mime teams et d'uu bel
      Sffet an "thi&are, et parfaitement conform anx ufages
      des ancient horos,
      Cet ouvrage important, entrepris dans des circonf-
      tances dfficiles, ne Dsen pourluit pas avec moins de zele
      ai nioins de fucccs.
      -Le prix de la foufcriptiou pour I'annie, compofee de
      .' 48 feuil'bs d'impreffion et de 48 eflampes en couleur,
      Stit de 48 liv. pour Paris, et 54 liv. franc de port par
      - / "tbut le royaumne. L'affranchiffement des lettric et de
      1a igeut ell de rigueur.


      Socidit des Amis des Arts.

      CETTE foci&et former dana la vue de foutenitea
      Fiance l'eclat des arts, touche au moment de fair jouir
      les amateurs qui out concouru A is vues, du fruit de
      leur aele; elle a convoqu le mnardi 24 janvier i dis
      heures, pour oncte hnucs tris-prceifes du matin, une
      aTTmblie do tous les foudateurs, pour arreter deflli-
      tivemtint Il'tat des too lots don't Ic tirage tris-pro-
      bhain, fera auffi fixe dans cette affemblee, MM. les
      foufcripteurs y front admits en reptilentant leur foul-
      cription.
      Les pfonnes qui n'auralent pas foufcrit et voidraient
      founcrire peuvent encore d'icin u 2t, Ie procurer des
      ftifcription, aux lalles de t'cxpofition des porcelaines au
      Lotvre.
      Les lots de peinture, fulpture ct deffins, font expofis
      anx porcelaines uone vitgtaine d'objcts pres qui font
      auf1 fairs pour plaire.
      .Nota. Les petlotnnes qui n'auroit aucun des loo lots,
      recevrontl n6inmoils trois eftampes.
      Une d'hilloire, glrntle par M. Avijl.
      Une de genre, par M. Gerard.
      Ue e ariane d'ajpes MM. Lemay.
      S Ces gravures font aulti hxpolfcs dans les falles des
      porcelaines.


      (52 )

      ftit pendant. Le niene artilfi doit fair parAhir inc((-
      famiIieut uine antre eflaimpe d;t'a}ies lOll iabliau tiN-c.tli-
      me du dlevalier V.n-dcr-W"ctt0, et qui rrepicetite le
      Jugetnent de f ails.


      LIVES NOUVEAUX.

      (Euvreo comtlettes d'Homere traduction nc",relle,
      avec des reimarqueo ; pricedie de retlexion.s fir Hn,,iure,
      ct lur la traduction des pccces. Par M. Bitanube, de 'I :a-
      drmie royale e Berlin, et de cell des inlcriptious belles-lettres de Paris, troifieine addition. A Patis, chedt
      M. Varin, libraire rue do Petit- Pout, au bas de la
      rue StJacqiles, ts 22.
      Cette edition de M. Didot l'Fini .ornee du portrait
      d'Humere, de celui de M. Bitaub et d'uue eflampe

      vol. in-t8 qui fe vendent, broclie s 27 liv., carrAe li
      d'Angouleme ; paiier vilin, ,& liv.; relies en veau
      ecailli ou fauve dore far tranche filet, 36 liv.; meme
      reliure, 78 liv. ; vilio, maroquin, 96 liv.
      M. Varin, feul poffeffeur des ouvrages de M. Bitaubb,
      croit devoir prevenir le public que la modicite do prix
      de Jajolic edition qu'il annonce ( tire a petit nombre )
      ayant deji facility le dibit d'un grand nombre d'exem-
      plaires elle fera inceffatmment augmentec do prix.
      Le mime libraire privient aufll qu'illui refie encore
      quelques ieemplaires de la deuxieme iditiou du tinme
      ootvrage en 6 vol. iu-80, qui fe vendent: broches
      24 liv.; reliure ordiaire 3o liv.; en paper fia cyliu-
      drt, et brochis en cal tou, 42 liv. rcli*s en vcau, does
      fur tranche, 54 liv.
      L"Odyffie tant plus r&ecmment impriine on la
      fApare encore en favour des perfonnae qui n'ont n uque
      I" liade. Ces deux iditiona fuccefives depoifnt en favour
      de cet oivrage qui reud dans notre langue, avec nne
      tis -exacte fidelit le pete de le poElie.
      Franc de port, 6 f. de plus par vol. pour l'in-18, et
      o10 f. pour l'iu-80, brochea.


      THEATRE FRANAIS, RUE DE RICHELIEU.
      Lajeune Hiefft, eft one piece tire do thietre de
      M. Goldoni.
      Une eune fille apras la mort de fon pere, conti-
      nue de tenir fon auberge, aidee par un june hownre
      qu'elle doit Apoifer; premiere violation de bienftance,
      qui aurait dfi tre Avitee par l'imitateur franSais. Cette
      fille, qui a de l'efprit et de l'iniruction, eft exceffive-
      meitt coquette, et c'eft mime la flatter que de la qua.
      lifier aiufi. Elle prend' tIfche de rendre amoureux
      d'elle tois les homes qui friqnentret fa maifon, au
      grand tourment de fon pauvre pritendu qui a le mal.
      hcur d'etre jaloux. Partni les reproches qu'il lui fait, il
      parole d'un baron (la fcene fe paffe en Allemagne) qui,
      tromp6 toute fa vie par des femmes, a pris tout Ic fexe
      en horrcar. C'en eft affez pour Caroline, (c'eft I'liSteffe)
      clle irenrcie fon amant de lui en avoir donn l'idec,
      et la voila qui dreffe routes fes batteries pour fire torn
      bet ce mialheueux barou dans fes filets. It n'y a point
      de fauilttes qui lui content. Elle parvient non-feulemen
      A vaiucre fa haine, et A lui infpirer de I'armoir, mai
      die I'amene au point de l'Apoufcr malgrt la difiancc
      qi, le, flpare, resolution que Ies prejoghs nationaux
      rendnt eiucore plus invrailcmiblable en Allemagne
      qu'elle ne l'cit etc en France autrefois. Enfin, qnuall
      elle eft bien fflre dc l'avoir feduit, de lui avoir inlpir
      tue pallion violence, et qu'elle en a obtenu la preuiv
      en 'obligeant de ligner deux ictits fans lea lire c'el
      alosa qu'clle fe determine froidement a le rendre mal
      heureux toume fa vie, a lui avouer qu'elle I'a tromp
      lichelment, et i donner la main ia lon amant fous fe
      yeux. Celui-ci hit ione critique fanglante de la piece
      et du principal caractere, en lefitaut d'epoufer un
      pareille feuime. On pretend que l'auteurprojitte d'effec
      tuer cette menace, et que Caroline lie fe tuariera plus
      Le but moral fera mieux maarqu, mais le dinonemen
      de la piece ne lera pas fatisfaitant, puifqu'il laiffera tou
      les per!oonages mnalhenreux.
      I Des details charmans pleins d'efprit ct de grice
      ont foutenu cette mauvaife intrigue jufqu' la fin. Ce
      s pendant le troifieme acte a Ate reo froidement, quoi
      Squ'on alt demaitid 'auteur fuivant un ufage qui n
      e prove plus du tout le fucc6s. La piece a Ati parfaite
      i ment jouee par mademoifelle Candeille, qui remplit I
      rle de la jeoule liteffe avec Uoie grice infinie et qui
      I'occafion d'y developpe*i tons fes talns. Le baron el
      jouI par M. Graudrnfnli', avec la verit, la profound
      intelligence, ct I'rnergie qui diflinguet toujours cc
      excellCnt acteur.
      L'auteur eft M. Deltns, A qui l'oor dolt le Rivei
      d'Epimlnide ; et d'autres jolis ouvrages oit it a prouv
      e u talent pour le ftyle, qui n'a befoin que d'atre appli
      e qu6 a des fujets plushlureux.


      L'abonnement pour le Moniteur fe fit i Paris, h0tel de Thou, rue des I'otcvins, no 1. 11 faut aldrctfer les lettres t I'argent franc de port Ai M. Aiubry, directeur de cc Joiiiial qui paralt
      t cui I 1 juue. Le prix ecl, pour Paris, te I 1 liv. pour trols nmois, 36 liv. pour fix 11i.oi et tli 72 liv. pour 'Iannde; et pour les diipartcllens, td a2 liv. pour trots niois 42 liv. Iour fix imui, It 'Lt
      i or. ponr 1'annee, range de part. L'on nte 'abonneq.u'au conmietrncement de it lcllquemo;i. (. Or foiucrit iuilti cdez touls les libries de Irance et les directeura des poRes a Haiolri(n, tlr11o Itai.ri,
      litrir, et 't Lonudlrs, cluz M. Jef. de BIf,. n" 7, Gerrtd-ftrFet, ct chcz M. t. l0 er, Jer.iyiy-Brert, n" 49. .- 'lio e qui eonternme l rtrdacti, de cette rtlstet dol it l, t .:,ie ,r's ,,iedactelur, et tr1
      rii *, s -'oite eJpece rd'A-vis,. Annonces Mluireb Motions et autret objetl qieltoai ues oln at ire itt eri dans d t Msnitnir, i n piatl viet ng fnori pf r chain del dids ptramiores linej', l in'e eontI poiir iti
      ours ,* on rornpofera, de ri difitren aritt cl, st bupplCment particular d',ne dlmi- jullle atJfiltt qu'il front en nombref jffanl our le rtmplr. Caque artitlle doit (r li hi, aoc la ldetlm e de la perfonute, li
      p~ .n trefirr irconaue at public mai non point au riedatieur. Ce dirnier dome ure d eu Jardinet milon de M. Brulc, etnace ie la rit tie I'leprain oan le Iroiuvira touis l jo usu ti lui, Ies*ilmanh.si et fles lxc.ptit
      deopis dig Aheurei du main jt gu'd die Aheures dufiar.


      DE L'MIRRIn LIM E DU Mo7,lTr.I'li avec les caracteres de Baukerville rue des Poitevifis, n" S3,


      -~ -. -- .- -- I


      V


      S P E C TA C 1 E S.

      ActDuEMt.R ROVALEC Dor MUSit.uI. Auj. l 3c r-pr,
      lphiginie elcn i auride tag. lyr. ci 3 actes, luiv. du
      ballet de Baczchs et Ariane.
      TutarTi RE LA NATION. Auj. la 43 reprfeknt. de
      Paulin el C6lairete pr6c. de la Gouvernsatte.
      THnfATit ITALIEN. Auj. Aucaflin eJ icoleste et
      'JAinoureut.' ie quite ai5s.
      En art. nla 1' repr. de Cicile et i'Enran. coin.
      nouv. en 3 actes, mluie d'aliette>.
      Tu1ATRE FRAN(AIS rve dd i RitdlCe. Aunloirdf'hIi
      la 30 rpri. de Macbeth, trag. tu 5 aces fluiv. dc l
      Coupe enclhane, eu un acie.
      THAT d de la rue Feydcau, ci-dvwt de MAloieor.
      Auj. la 35C repr. dti Club des boines gens ft~ol cu
      2 actes prec. de la JNuit eJfpgnlole.
      Dem. la 8g repr. de loa Coija raa op. ial.
      Lundi, la t"' repr. de l'Aodn et le Cadet, coin.
      THtATRE VE MII MONTANSIER, ae Palais-Rloyal. Aol.
      Ifabelle de Salisbury op. et 3 actes fuiv. d'Arleqtjui
      bon plre con. en un acte.
      TNiATRE DU MARAIS rie Couture-Sainte-Calhtriw,
      Auj. le Tartuff com. en 5 actes fuiv. du lari
      remtroo corn. etu u acte.
      Inceliaroment le Mariage de Figaro.
      AMBIGUn COMIQ.UE, at Boulevard dui Temple. Ati.
      Zilis op. en 3 actes pr,. des Deux ChJafJiurs et la
      Lailiere, et de la FauIf Lortejpondance.
      TutATRE DE MOLIERE rue Sain Martin. Ant.
      la 3o0 repr. de Louis XIV el It Mafque de fer, fuiv,
      de 'l'ntendant comedien.
      TnAATRE LE LA RUE DE LOUvois. Aujourd'hui
      fa Se repr. du Maitre de muJique amoureux de Jon ileve,
      op. boufl en 2 actes, pric. de la Feinte par amour,
      com. en 3 acts.
      TItDATRE DU CIRQUE NATIONAL, an Palais-Royal. Aut,
      les Deux Franfais d Naples, com. en 3 actes liiv. des
      Deux Chafeurs et la Laitiere, term. par un divert.
      THeATREFBANCAIS COMIQUE ET LYRIQUE. Aujourd.
      Nicodtme dans la lune on la RIvolution pacifique, par
      lecoufinjacques, et les Deux Chaffeurs el la Laitiere.
      'THtATR DU VAUDEVILLE rie de Chartres. Auj.
      la lr* parties de l'Inauguration fuiv. du Printems,
      divertillement ce un acts,


      PAIEMENS DES RENTES DE L'HbTEL-DE-VILLE DE PARIS,
      Six detniera moist 1791. MM. leu Payeurs font 5 la clltre A.
      Cours des Changes strangers d 6ojours de date.
      SAmnfiedam........ 34. Cadix... 24 5 23 1. 18 .
      Hambourg......... 3o2. (Gnes....... .... i45.
      S Londres....... 18L. a Livourice....i..... S56.
      -Madrid... 24 23 1. 18 f. Lyon, P. des Rois, .I .
      t Boufe du 12 janvier.
      s Act. nouv. des Ind. de s5oo liv......... 2227 2. 25,
      e Portions de 16oo liv .......................
      x de 312 liv. o f....................... 278
      S- de too liv........ ...... .............
      d Emprunt d'octobre de 5oo liv............. 460.58.
      6 Emp. de dec. 1782. Q.iit. de fin................
      e Sort.................... ...............
      t de ia5 mil. dec. 1784 ....... 9. 8.- i.hb.
      - Sorties..... ............ .......... 1 .p.
      S- de So millions avec bulletin ..................
      s fans bulletin ....... ..................
      , -. fott. eu viager ..............................
      e Bulletin. ........ ........... .. ........
      - bort. ........... ................. ........
      . Reconnaiffance de bulletins......................
      t -Sorties...................................,
      i Emprunt du Domaine de la ville frie frtie........
      Bordereaux provenaut ac fcrie.s non forties......
      Act. nouv. des Indes. 1495. 86. 85. 82. So. 79. 78.
      .......................... 75. 76, 77. 78. 79-
      Caiffe d'efc..... 4110. 6. 5. 2. oo0. o405. 97. 98-. 95
      e Demi-Caitfe.... 2055. 53. 5a. 5o. 48. 46. 45. 44. 45.
      .- Qiitt. des Eaux de Paris.......................
      e Empr. de nov. 1787. a 5. p. ..................;
      a Idem ....... p4. ... ............ ......
      ft de 80 mill. d'ofit 789............. ........
      e Affur. contre lea inc 8. 648. 47.. 6.5 4. 42 45. 46.
      et i vie...........,...... 716. 15. 14. 13. 1%. I3.
      Actions de la Ctaife patriotique .............. 680.
      'il CONTRATS. I"r clalfie 5 p. O.............. gl 2.
      ; 2g idem a 5 p. fj. aun i5........ 87. 86.
      i; 3' idenm 5 p, -. ftj. au lto........ s t.
      4 idem a 5 p. fuj. an oo ct 2 I p, 1.....


      Ir
      -~7 --- C ~ C IIL- C -


      t











      i






      r .
      )









      GAZETTE NATIONAL, ou LE MONIT UR UNIVERSEL.4


      N .1. SAMIEDI i.4 JANVIER 1792. (uYtrdime Annre de la Liberte.
      No, ----------- ------


      "W. T TL I "' trait non pour capitulr mnais peou donuer Ic tens
      u ;B d etic ovrer tons let av"ntages qqe la t ature desc oljes
      St. rait fait petdre dans' lesastaetqus de4a place. Cette
      SL'ASS L hi I ILEl NAT ONAL E. ubl. I aiiu doit caitertoepte cfphce d'ouibragc Fur les
      .. i citadclles, qlae tlqul(uesrpuis ptctendet, .a enac~r la,
      S PR MIERE L'. kIJSULATURluE. i .. iibeltre .1,, titoycus. J'.ftippelle a cc igatrdl la rvo-
      i luaul,.. 11 well pas une citadelle las, un feti riduit
      )!aidci.e de .. Davu Ihtul tqui ait leileiuent effcayinipu ,fciayer d'oppotfr la plus
      S i iu i i t I iiE fillauce t 'la vulii proniuVlnri dl, citoyrl...
      /it' JI la gulerr ,fail A tlAfflmbLUe iliun 1)ie produirit eu tcflcI le I udtraticiunt luppole dec
      I,,t, ,,; :;.q- ,,j.v l.: iqvldqucs amilous qui ic LioIVI.nI b.i'tel au feln des
      i Ij T i* t uij Ici ? La uirifsc dJr, hi Lisian [,'1| IT i i ? a0o101a
      d si va das ie parlaiie fuire ii. i ,r- nt ,'verti de ,ricluiets
      SAVANI'devou at pailer d, unlintii de mo.n voyage i; paItdre et qui nti priwu/t Irur iit0lppL;. Cts intl..lI,
      fur I'deat des lIII'ilti cI Iet CLe dilprfAiiiui, de larmtc, ooClhllit. a l 'jaapl.ii(if'IIIue IC, tlJn.JlLti enl vivIL il1-
      'ai befoil derectlrc ,. ean pi~ence des rep: eeneans de iprer lf, iiai..IJ de la ,ilfv. et aiu rnluiilne milne uUI
      la ualit un (tl6toignage.eclatauat t a coiuragCe st"ni tO c'. e.tlalc'ic dVivCnit lao iencet a tir itile. '
      tiotline des garnialouv qte jai vifitcrs; et cette iiiic it' Lille doit eticore ele,t coofiderfelbf u.les rappoIm
      de u,.i.iicit.tIr L C.pte que je,vo0n dois, dcjouc deja 'll.Ill. C s ds ce vafle dep6t de tnor foicea ii.
      bie. Jd eper.incta. ..... e les plus iinpoateanc eies iretfoues .la luctre des
      Y ',i tie oblige de voyageWr rapidement; rais l'cr'i- .ii.li,., ci des ustitiins de tout'genre, ilp appui
      pr'cmeinit qil'olt tous les chefs ntilliaires a en. ie....ut ,t;e dais Is pofitidons d'atteine iuil ahlit l.iiI
      donindr reidtclairciffemeti don't '.avai, befoin a lu, le i v r, (qi'il fauS prvoir, rais don t4as fuites'leraient
      plf ie a iddirpenlale caElriii de i.h-n voyage. Ja i lu i d':iiin! t molus a. tiaindre, que Ics d hris'd'une armec
      me cteecrter avec les lus du peupic, dans tout ce qui Ia tie y fteaietit encore invincible. 11a le r eaient par
      exigeait f(aconfiapce. Les cotps adnniiilfratifa m'ont fe- jl.' Icule proportion anumiique des Jlieerai .q nx (a l-it-
      ont it .,ve uine bientiillauce don't je ic peux etre trop t Ie; piiportioo qui, cotmme -on lait, dan's tune place
      recniiianit; et j'ai pu remarquer que le miuillre di fdde cee ordie, doit dire au moinsd de lix a tin. A.lini
      rot dela ttoilftiutido trouvait' daans les agents du pons- o .oqo hoianies dans, Lille ieraicnt encpr. forts contne
      1ir exicdtif, les irlhnes egards et plus de z.le quie il -o ooo aqttiqans.
      daati Ile tena o 'la faveur oubsen it cc qui'anjoiurd'lui eG iCe Iqe nos venous dappercevuirfir les propritesI
      pilitit- public ct6mitnde. J'i trouvd de grzids fecours I .. 1? place de Lille, eli applicable ave plus oa nioins
      aufli dalis me> comtpaginns de voyage; M: Daroin ad'a iatages, aux places de Douai, Valcncitlennes, vlanu-
      1'nii der plusltar abiles otli;iers du gnllie, et don't vous b:.usge, Uharlimoint, Sedan, Mciz, Landanu, Str.ibouirg,
      seconnaitie fs fadi pine le avail d.,ns lea ohl'iva.isolis IBeti.atoon et nlie prtic de celeei don't le Coniite mili-
      qte je vais vous l.-unettre; M. Dairblai ouficir 'at- .taite vous a pifeute e l rappoit. J'en adopt Iles .lul-.
      urlIie, 'quii dija conunu dans ce corps d'uire tianliete I i,, et je ne iaisa ica que vous en rappeler les con-
      avantageale, s'elt diltingtu par feb services qu'il a retn- sequences.
      4us dpuits dans la tevoo!ution M. Deliotec, aide de S0.iI cc point de vue,, le canp telrancB lifous Miau-
      camp ct ami de M. Lafayetti:. pris de qui it ieltl ,ce beite, piopofa par M. Rochanibeu, ct exccut ji.ar
      i Met ; M. Dedclay-Dgi:r don't Il'Aflcnib'e coil- I tliciers du gIuic, mn'a paiu fupplier an ddfaut d'.l-
      tinuiae a connu et eflirme le muirite; et M. Matnhileu pace de cetre place. UI e atmnhe occkipe luAr no gland
      de Montmoiency qu'il /lait heuesux pour noi de developpernent doit avoir nicrffailtement des'intllus de
      moutrer aux otficiers de I'aanic quand la pil'ence faiblteie; ii faut donc lai manager des moyens de les
      frvti de rteponfe a totsl les prejuges. j'avais foutenir, de rcprendre lialeine, de le mainteiir par
      dotan ordre i M. Tolozan, donrt I'iatigilti clf con- des communications (ires, et d'ettendre le moment de
      nue de Ie sendre i Metz et i Stiasbouig pour reprendre le ton offeafif. Stir ce qui concerned la detente
      nlons ialai,%r de fou expb6ience daus la parties des propre de la place de Maubeuge nous n'avon, pu
      vivtre. r qu'en approuvcr les difpofitions.
      II m' tait ordonae de refireindre Iobjet de ma tonr- Cuharlmout eft dans le meilleur lat de' dfeafeli: le
      nie,pour la teinre plus utile. Les Iffaires du departe- Gives et Ic Mont-d'Haure qui ii'tn lont qte des
      snent quil m'cl cotfiti ne eme permiettaicnl point de m'cn acceffolres, nie paraifliet pas tipondilre au point capital;
      iloigrntr lung-tcrnt. Le b it quei je nim'da:s:propofi ct mais en les conlidirant come des cxtenlious proprcs a
      l Iu je crois avoit atteint, lait de ni'allnarcr des dilpe- divers tabliffemens niceffaiies, its prcunent le curac-
      "Iouns des troupes. Le roui mavait peluais, t'avait nrte de camp rctrainchC i et, fous ce tappolt, o a pa
      todonaii d'eiployir foi nori1 de routes let maniects fe bother aux precautions qui out eit pril'k.
      que je croiriia los plue, a s ulilc Les pitojet flr Mizieea fout -xcelitns. On donl
      'ai ajoute al iclpect que I'armne doit A I'Affembie cepeudnt ics buornir pour 'le rmniuitnt 5 I'aclievenicnt
      rationale ct au roi eta piotellant de la reainioa de de la curoiune de Ch.iup;agnr Le grand dilaait de la
      lesis iiteutionis et de d leuradleins. place ec Sedan ell d'tlre obllrrte par des maifons cumu-
      Je vais loumene a l,'Aflferble tons les de tails qiui les pour icottenir des manfalfactures pricieulcs ct usne
      inmporteunt. A la contailil;ace de I'exascte fituation poputinion j.roportion uate. J'ai etr frappe de l'utilite
      de no forces, et je garantiai I'ai lh'a nticite de ceux d'un proje t qui ferai difpasaitre cc difaut cllciniel,
      qle je n'at pu olle cver inoi m1inne. 11 icrait ;uffi en dontant a cette ville des cmplacemeos d'utic grande
      ulmeraire qu'iiutile de vouloir fire liir let fortilica- tendue. par une extenlion ce I'eiccinte dui cote de
      tions du iuyatuie on it aviail dilkfctit de cciui que la prairie. Cete parties deja garantie par utne inlada-
      Vaubani, et aptcs lui le plus grads. iugaicunss, onet ionli'fre, cxigerait pen de depenti, et nous procure-
      couifacis. rait sne place do grand ordre. Comnne ce n 'clt past i'
      SLes fortifications des places don't j' a pu juger par le mnonicnt de s'occuper de cc project M. le mnarelhat
      snoi-me ne, airli que cells don't jai icutil:1 et corn- Rolhamrbeau y a ftuppl par I'adoption d'au can!p
      p.lrI les keata de fitultiont, pleinitiit gi aralemenlt des retnaucle fur la hauler de la Gaiesne. Cette position
      dil'pofildois atisiifaiutes. 11 in'a ht p)ecieux de n'avoir en nn diminutif d'uane autre beautcoup plus Ctendue etl
      fur cete partic interellaiite e ulos lorce, qu'a applaudir avant. Ceile-ci eft fortifiie par la nature; mais, comome
      aux nmefures qui olit Ci prices, ct prclqce tojours a elle exigerait de ties-grandes forces, jai fail, d'aptes
      confirmed cells qii etaicot qiie puojetecs et duot le Its oldies d(u roi, travaillcr fir le champ aux ouvtagesc
      Yoi m'avaicexprelleanent ordo&.* de prtffer I'executiut. du camp le plus rapproch' fans renoncer a pritjicr
      J:ai trouvi i aet agaid de tuA g.ands fecours dans Ic ri- de la grande poflitio lorlque la proportion des forces
      ultat des competes tendus au mois d'octob.e detuier por a la dilpolition des getiAaux Icur peitmetrait de Poc-
      Its commilfaires infpecietms dk l'attilcleiic et du ggenie, cuper.
      lommis en vertu des dcrets de I'Affembc e coultituarite. Ja paffe fur les places ct poles iintermidiaitrs fiur
      Ma confiance a du fe raffermir encore, loftilu'di mon lefque-s on a fixed d'une maniere furt exacte l'acttition
      retour, j'ai recotnu que la plupart de ces vues &tnitnt de l'AffcnmblAe.
      confirmnes dans 'excellent apport qii vicnt de vous La place de Metz eft dans i'Ctat le plus refpccable,
      ttre prifentt par votre Comitc tailitaire lnr 'etat des par I'etandue dei politions qi'cnlhalfrafcn de grands
      frontiers du royaunie. i f'rotsa. d'uie dilpoiliio'h favanic et d'une xcncuotion
      ..Jo me boinerai done aux confidtrations relatives anx achieve: atilfi cctte place eft lle rtgasdAe comince 'un
      points capitaux qui pr leur rapport avec lcs positions des boulcvarts de I'empire," comuce itn centre de force.
      dtttrrmis, peuvcnt itnfluer Ie plus puillam cnt dalns propre a fournir a tous lcs moyensi;iune guerre offen-
      It llnce de nos forces. live dans ccte partie, et comnie 'afil le plus ffir et Ic
      La place de Lille par example, nous a montra de poini de reunion Ic plus uttle en cas de oevers.
      plus giandes rlefoutces que I'opini,n ne lui en attribie Ce grand appareil de moyens fortifians prtfcnte
      mrtaiia.emhr C'elf acc des montumesya de cegenre que cependant encoo un dit aut d'Cquiilibre feniblc. Les
      ious pourrons adopter.lI maxime que les bons feerets gratids fronts de la Moielle ct de Belle-Croix paral-
      0 matirt mliait, ot cCuI dntl on peurifaire confidesie traient len clfet d'une force furabondante, auts qiue
      a t erntitnthis. Ie' taclm aurait la liberty de fe porter a Ion grb fur des
      Nous ne craindrons done pas de dire qcue, malgri parties fails on nogligies. Tel ell le front de la place
      l'tat de perfection et d'achcvcmcnt complete des on- qui cornrepond a la htuteur de Montigny. Ccll par
      rages de cette place, it exifle ccpendant une partic cette railou qu'on avail project depuis long-tens de
      bible et il le faut bien loIqu'on en vient le appri- couronner ccte hauteur par un grand onurage en avant
      cter comparativemcnt ; mais cett e parties faible qu'un de celui de la B lic.qroix mais ict dCapenfes confi-
      sttaquant portrait bien ne pas faiir, eil encore bien durables d'unie pareille entreprife en ont loujours dif-
      forte par 'obligation de fair quatre operations majcures fiet I' excution. 11 t'ait done aujourd'hui de corriger
      it fueciives-avaai t'de pa tveinr an term d6fiuitif de cc dbfaut; ii s'agict ,frtout d'cn fanver les d6penles
      tousles fieges.La citadelle qcineft'it vcritablemeint atta-. normes, aioli quc Is prte do temrs qu'exigerait un fi
      u able ue du cat delay vilkl, etvirait' ctifuie de i gtamd Atalage.
      : i


      I -


      A.'


      *Cla 'el'l d'autatit plus unielliire cittire quite l't
      s'edt ouvib dans I'obligatiou' de relcver le corps de la
      place en ceite parties, en le repiiernai depuis fres Ani-
      dationt. Cetsee operation ne pent 'eae que tris-lente, et
      femblel I.ne if r ine porte o euvrie qui a dj.i Cdauf des'
      :in'qiitudcr.'Il m'a paru qu'il tie fulliliit pas de bouti-
      Iier.rouvrage cornes quji ouvre cette parie dAfcc-'
      tucule v ottre que tcette bonilication ajociterait'"ceu
      aux moynile de la dFfenle, elfletlatraintait des bou-
      'Irveilcimrns long A reparer', cr petterait pent-tre A
      I'dpece de fcandale'ede difliie pour re'faire: 'rflt dotic'
      ici Is rCs de aempatep r promptementl de la haitenr de
      Mo-,tigny par Itn' ouvrage liramn f dAtfcnle de' iui-
      inc.ie. Par ct.i. pflition on dhlouvre touts les poiti"
      co0uhriilui pouirasient tfvorirer lei approclars de 'ien-
      nemi daus oLte partic. Qtui ique pen coulilliant en appa-
      .lCace., lUi oultalge de ce genrIe foJ crait I'.altig ient
      anIx dItails Iqngas c merCrineri d'nlne all.,que rdinlitre.
      C r le dipolilion inpofe;ait ds'ailoirt forteicnut a I opi-
      nion: elle deroberait le fablir actan dte a ''place; Aete
      dominant le terns d'en rclevrr les il tebvmilsac ,.e'
      remipliait: le but d'taie rilifanace riclle, par leC dilhi
      loppenent eii ti lteis le reffoirces de la gucerte fooute-l
      rain lavorilantI les retoturst tll -If, pour leCqlti ehdei
      genre drouvrage ell fMrtout"diioffl '
      La n6ticciti indifpenltab d'un prompt reiouo i Par;s
      in'a fore de mte faire rendre conptee de la place de
      Bit.che. Ce pole confiAddr individiellement *tit
      excellent ,, e il et dans le meilleur ta t'; mali le
      geinhtaix m'ayanit faith observer l'importannfe de fa filatit
      tiot relativenietit au coiamminuica.ions de-'la l. i- .
      raine avec la premiere tie de nos fronticres a iLan-
      dat, nous avouls regretted que Ie teams tie pertilt1 ps .s
      td'yconpletter les difpolitions d' tn camp *renlnche ,
      propre a couvrir des troupes, des mnnitionis et des
      grands nsagallts de tout geure. J'ai cependaut ordosunl
      anx offilieis du gentic de aoccuper promptcment de cee
      objet, et de propcf:r les moyens les plus rapids de
      perfectiouner ceite pofiion.
      Eg.dement condamnui A tie pas voir Landau, je me '
      filis affurb qil e c chet-d'ceuvre de Vauiant prunei ire 1
      rfiflance prolonged au-dela du tertne d'uie camtnpanre,' '.
      et c'eft bien plus que n'en exigee I tens dc raffenthler dea'
      forces fuflifintes pour eu faire lever lfi t ge.'
      On retrouve de nouveau motifs de confiance dans la
      place de Strasbourg. On y voit mne arie' rretrantihbe;
      ec m6mie fi bien fiotifie, qoue l'aatta(.,ai eralr.ait tanimt.
      a concentrer fes dilpofitioins fr la Icule elplaniadT des,
      fionts attaquables. On a renforcces fotnts pardesb gnle- -
      ties de d inics et par diff6renies meleres; oin a piop,)lf ,
      ea outte, de porter un ouvrageen avant p..u attirer a
      lni fehl tout les efforts des affiigean, ct pour 6luigncr
      ~'autant felt attaques. Comme OU halilait d'etntreprendei
      ctt ouvrage avanc,, dans la crailte qu'il te piut pas ,tre
      prt ptur le montent utile j'ai cro devoir rancher.
      crete quefion eU adoptant des mtnnyers d'indnifrie qui ,
      pei nnitetit la plus grande celeritl ; me foid..nt d'a.illeurs
      lur doncueti aux oparatior!s d6fenilives tout le teams qu'ellcs
      exigeent.
      Sur ce qui concern les places de Lauterhoitg., ort-
      Louis, Schelellat, Brifach, Hiniingue, BMlort, Bla-
      moint, Be(Jiaoi), ec. je n'ai lien trouv i changer
      anx mecures qui out it ptiles ; on en va pourdiivre
      'exriution avec d'atatant plus de coifisnce quelles
      fe trouvent en tout conformes A cells qu:i vous outi
      etC prilenties dans Ie rapport de vote Comite mili-
      lairc.
      DaUs toutes tes places queje viens de-pafer en revue,
      I'artilleric eli danls I'at le plus iefpectable. Je mne ltil
      allurb de l'x, cution des orders donias par les comnmit-
      faires du ginie et de i'artilleric; et lea coinptes que je
      me iis faith rendre, m'ont prouve que ce qu'il relie c
      fire nie fouffiit aucun ietard.
      Dans ccs places, prefque tottes les touches a feu,
      dcj:ii ifes ent batelice, font expofles A to'tes. les injures
      de l'air.Je m'occupe des moycns de teuadre tmoits dcflaa-
      tivc pour les afusts cette rnefire, uniquotcint commtn.ndte
      par Ic belbin de calmer des inquitaiudctis.
      Les fondcries et Ies arfenaux Iont tn pleinle activity,
      et de noiitvelles dicouve rates ou des applications ing1 -
      nicufes de celles dues' aux poilfances voilinirue, font
      la lucilleure preuve du patriotifme eclaitr d'un corps,
      qui ,jufqu'A prttlet a fetvidie modele tous les autres..
      Au nomnbre des inventions utiles f cfLlc qui, fansi
      avoir aucnn les iinconvaiient julIem!ent, reprochis aus
      couvte-pla(ipe .i,i teunit tous3 lens avanltagec. J'ai donnut
      I'ordre ld'encnvoyet fur le champ de mnodeles dans let
      manpfactulre, 4',arrmes A feu.
      Je dois auffi les plus grands l.oges A I'activitA qie Ie
      corps de fattillcrie a mile daies d es !afis posar perlik-
      tionner le fyltenie d'une artilleri volatite dijA adoptee,
      par les Prufficns et les Autiiclhies: ces ellais, doai'
      j'ai moi-rmemnr tc timoin, ne laitl'et ri.n a defltr
      fur I'uiliti doot pcut trte cecte maniere nouvelle de'
      fervir utte arne don't la prodigieult influence A la guerre
      eli djia fi connue. Cette artillerie a dailleiars pour clle,
      Ic fufrage impofant des g611rauxq qui la regardentI
      conmmeindifpenfablement niceflaire danw les circonflances
      aceielles.
      Soumnife i une difrctffion &clairee, elle fera I'objet
      d'un maumoire particulier que jc mettrai incefamment
      Sfou.i let yeux de I'AlfemblC en lui piropofiat foa
      organita.ioon.
      O a


      )





















      v-.,



      I



      :z *









      (54)


      Je ctoib inutile d'tntrer dans des details fur les muni-
      tions de gurce ; je eow botierai done i dire que I'ex-
      po(e qu'cu a f it voItre (onj it li l, luit alaibll qu'exa-
      gre.
      A 1'gard des vivres et qutres effects de campemeot
      et d'h6pital de tout getre, les piecautious out etc
      prife pour que celloe des places qui, daus l'itat actuel
      des cholos, pourraiuet ete inivelties, foitnt approvi-
      l ionuies complettement. On iift bornis pour le autres
      i dilpofer tellemenlt ets gtands dipas, qute 'on fuit
      Lt9ujours'en mefurg dt lea pourvoir asu moment utile.
      Vous voyez, Mefficuts couhbiet lont impofdais0 nos
      saoyens de difcnfe contre loutse ;uaque itrangeie, tde
      qucelque maniere qu'elle foit coambinec. Mais en rjtiwot
      toujours fidelles au plincipe qui vous interdit toute
      coouquite, a ce priacipe qvi et un ties plus beaux
      litre de la conftiiution ai i'ainour des peoples, lts
      vircoiflances doivent i ous fo0icer po r nos troupes
      for le territoile ennemi, finous nous voyona condarmuis
      Sune guerre qui provoIjI commue IoQu I bommes,
      e peut plus etre, depuis long-terns, pour mous qu'une.
      tgueie dfcnfiie; esc 'tlt d'.aplrcs cuee idei quej'ai dirig6
      S. obletvatioqs de mon vnyage.
      L L'itr e 4d Nord, dani Iea garnifons don't il vieot
      de vous eire :rendu comptc tit la premiere que jai
      v.ue;"et je dois dire I'linmneur de M. Rochainbeau,
      qu'clle eft dans an &6at bieu Iuopiieur A celuiqqu'on
      pouvait autendre des circonltances oragetfes qui 'ont
      trouble., et que cc general a fu trouver,, dans la
      confiaace q i'intpire' fon amour pour la liberty, Its
      TI)0e)s de aire exccuter les ordres nuceffaires au maisn-
      sel' de la difcipliln. Pasmi lea ofliciers q,,i out puil-
      famenll feconde ce general, qu'il me loi( permits de
      citer M. Bison come un des homines les plus
      digftes de I'amour dcs 'oldats et de 1'efime des pa-
      triootes..
      o A di j'ai reSu la lettre do roi ct le decret de
      S l'Atlefa eie, qui petmettait de nonucer marechaux de
      S France MM. ,Rochambeau et Lucknei. Je me filicite
      d'avoir defire ce dicret; il alocie I'Affemblie natio-
      nale a la ftveur qu'accotde le roi et lui donne des
      droits pelounnels fir la reconnailfance des g6neraux de
      Iaranee. Je les ai proclamns marichaux de France A la
      tee de la garnifon, en presence des corps adminillratifs
      et de la garde national. Les troupes m'ont paru fieces
      ; de la racompenfe de leurs chefs. C'eltl Metz dans
      inue conference Ie fq a ma)c(tfe n'avait ordonnE d'avoir
      avec MM. Luckner, Rochlanbean et Lafayette, que
      des plans de canmpagne, d'apis differentes hypothefes,
      ont ite propofls. Le feciet eft n6ceffaire A tons ces
      plans ;mais ce qui .peur, ce qui doit etre dit ia 'Affem-
      blee national c'elt la force actuelle.de nos tiois ar ies
      <4 la certituide e leurs approvilionnemens.
      Depuis Dunkerque jufqu'a Befancon I'armie pr4-
      S feute unei maffe de 240 baaillons et 16o fcadions ,
      avec I'artillclie nceffaise poulr 200o ille hommes. Les
      mnagafins, taut en vivres qs'tf tourrages, affurent la
      fubliflunce de 230 nille homes et 22 mille chevaux
      pendaut 6 muis. On travaille avec la plus grande activity
      4 les augmenter encore.
      Ind6penslamment des effects de campemens qui fe
      trouvent daus les places frontiees, it en feisa incelfan-
      manet rendu dans les magalins de feconde ligue pour
      0o,0ooo hommes.
      Six miille chlevaux font deji raffembl!s poor le fer-
      vice de I'artillerie et des vivror. On travaille an raffem-
      blement de fix iille atircs. J'ai pris des amefures pour
      completter le nombre ncelfaile aux difeens services
      4e I'armie- et la conlibuction des caiffous et attirails
      qSa'ils entrainent e(t eu grande parties tei uitee.
      Le device des h6pita;'n amnbulans ell egalement affure
      povr cent cinqnanme mille hommer.
      Enifin, t.,us les appioviionnnemens out ite prvus, et
      ies nreflures out tsl prifes pour I'activite qu'exigeraient
      leI camnpagnes.
      Un d"s objets fur lequelsCdevait furtout porter man
      attention ltait le dept des remontes generalts. Cc
      nouovel riabliffement qii doit preparer et foutinir en
      tout tents a la cavalerie de prompted retlources pour la
      porter au complex a dija vaincu les piritidpaux obfla-
      tsIs a fa patfaite organifauiou, cclui de l'ciplacemc nt et
      cclii fi d lical d'une ditlibution impaisiale des tlevaux
      aux divers rgimens. Jee me luis aliure que les regles
      itablies au d p6t giAnial pour cette reparfition prevc-
      tiaient juftli'au fouponi de la plus ligere favitr.
      Luniville, cernte de ce dip6t, offre de vafles clirics
      pour denx mille chevaux. Des licux tris-rapprochsi ,
      et qu'un ineme chefforveille, penvent ajouter une Inou-
      velle reffource de douze cents places. A de fi grands
      moyens pour les logemens, fe joiguent encore l'abon-
      dance des fourrages a un prix ttis-modClt, etl hecurei
      advantage de fe trouver tout i la fois i portCe et des
      armies qui doivent.s'y recruiter, ct des pays om nous
      front condaunms long-tems, fans douec, A acheter la
      majcure parlie de nos remotes.
      Cc u'elf pas ici le lieu de vous prlfenter, Meffieurs,
      les encouragement que vous deves a une mefure aulfi
      Ccouomique que politique, don't la Prufnie prouve I'uti-
      lit t c A laquelle elle dolt en grade parties la fuptrio-
      rit de a fd cavaleric.
      Mats je ne puis me.difpenfer de vous observer que ,
      6i Lous le regirne fvere de cc gouvcrnemetn it a lallu
      tine efpece de courage pour Iuter avec Ihucis contre tous
      Ics interAt individuals, les ,onmbats de l'anmo'ur propre,
      difons m me 1'exces du zle de certalis regimens que ec
      pouvaiutt plus a dlhilir du pretend datroi de fire par-
      ticllement (curs remotes, vous deve vyous amtendce,
      d4os le circonflnanes actuiclles, a dcs ricla.otaious don't
      vous U aurte appricier Ics lnotlfi.
      ( Lasaifs intcifamment.)


      SEANCE DU JEUDI AU OIHR.
      M. Guadet, vice-praifident occupy le fauteuil.
      Oil ittroduit i la barre une d putation dtes offers
      inunicipaux de Cloux ; its combatilaut L'inmptir tton
      tiu'in leur a fAire d'avoir voulu ditruirle Idillhctde
      Moitdoublcau e ritablr I'anciei raginie. lis avaient
      cu des iltqniiltude fur Ina .uppretfion projetie de leur
      patoille ils aval.nt offer detipayer I irupulitioi lir le
      pied de 1790 pacee qu'ils la:croyliirn tLilfe .doptable.
      lis avaient demand It hfpprefHiooinu dilrlie manit
      noin pas conatune on anl de ileur volooti. lls finilletlt
      par protester de leIr pairiolfkhe, et par reilmtier laI
      liberty de qe e-u e lcqrs eoauoitoyens.
      AM l. r Ji..'le. Vo ,s avez oul4i Ic refpect que yous
      dev.z i a ]IIc..'LAffictiiM ne iondui iait 61c qct'ilt iul
      pardoimer i I'.g'ie)-utrrlir Lnlr f'llie It i punir lea
      oni evaiils int.miiiii1. Eli. fe fen i rdi iae ,ski ci mlpie
      dctaille d voir .itIi ; elle d:,ii que la ev triat
      puiffe faie.place a J icltme.uce, ( On appladit.) ,
      Un peitionnair'edemande an non du dil dpartement
      de la Nievre, la modi.ieation di l'impolition de 1792.
      M. DorifY. Nul detiarcement a's plus de droit qia'uti;
      auite ia la juflice d I'llAtlebde c; mais I'Afileibl'ec
      s'expoferait d Ces icaiation,,s continue!(es 6i ell
      ecoutait uue pareille demandid. j'ai refipcidpour mian
      departnemnt quoiqtie iss-fiiclhargi les tmomen s l du
      corpsa :gifltiif. Je propolf que tonlet ies pititions do
      ce genre foienit stclvo)eis aux Cosmitis des fiuauces
      clharges d'en connaille.
      M. Thuriot. A obifevation dt priopinaintj'ajoutsrai
      que le peiiiionnaire n'i p s fisivi I ruatchlle indiqulie
      par la loi. II devait, avant dee v-nir aoiples de I'Affem-
      blee, s'adrelder aux ditectoires de difriet et de diparte-
      ment.
      La petition ef renvoyke au Comiti des contributions
      publiques, ct le piptiioniaire adnisii a la liaicc.
      Une deputation des gardens inaionates volontaires du
      d6partement'de 'Eiure, follicile I'Atiembli de c preidre
      des mefuses pour qte la ftvuiiituic des habillemens des
      gardes nationaun tuit.acceleree.
      M. Dorjsy. Pour fire celler les plaintes qni vous
      arrivaicut de routes parts cc fujet, M. Grararlin vous
      avait propofd de remnete au po: voir cxecutif la loi .
      de pourvoir a I'habillenLsit des guard a naltiousls ,
      confi6 par lea dicrets aux corps aduinihll.ttf. Sa pro-
      pofition ne fut pas adoptie. J'ofe auijouid'hui la repro-
      duire; ou Ii vous ne voulez p.to la dicrdter j deunatitd
      au moins que vous chasicz le Contite de li;gill.tiuln
      de 1'cxamincr.
      M. Lacroix. Je crois que dnsa cette citconflatce
      l'AfFineble fuivra la marclhe iiidiq-C.e et qu'elle a diji
      fuivie ; c'eft de charger le ntmiilre de la guerre de
      s'iniliuire, aupres des coftp a linlnillhaits des caufes
      du retard apportl danss I'lhbillicint dles gardens tia-
      tionales, ct do vous eu rendle coluptc inctifaltnlment.
      M. Leroiinrt-Ptuyravaus. Le dlpartcment de i'liabillc-
      inent des troupes lait couuiis a u ci-devant marquis
      dc Bouthilier, qui elif utlletanrnt a Cobltetlst. Cttte
      parole a manque totalemunt ccute aimin iil iut favor
      dl'o provilet cette negligence.
      L'Affemblke decrete la proposition de M. Lacroi.
      Une deputation des gardes nationals volontaires du
      dipartement de Charentie, prifentic i 'Alftlnblie des
      lemoignaget de refpect pour elle, d'anmoir pour la
      coinftitution, et de haine pour le dcfpotilse. ( On ap-
      plaudit, )
      M. le prifident. Soldats-citoyens vous etes arms
      poni lis plus belle de troutes le cafes la cafe de
      I'Cgatite et de la liberti. Vous n'ignorez pas que pour
      vaicire ,. il faut Lavoir obeir a la di cipliie. Vous nl'etcs
      plu s tons les tois du dc(poi.nme. C'eft la patsic qui
      vosib coimmani ile. Ell cfera obaie. Ellettura rfconmpcefer
      voire zle. ( On applaudit. )
      M.... fait lne troilieme lecture du project do dicret
      qui osidoaie qtuS lea frais des funrrailles de Gabriel.
      Honore-Riqu:tti Mirabeau front acquitti& par ie treilo
      public.
      Ce project d tr eft adopt a Iunanimitd. ( On
      applaudit. )
      M. Chlron, au nom w n Comite des domaines pro,
      pore le project dc decret fuivant:
      L'AITemblie nati6nale, cbnfidlrant, qu'aux term"e
      de !a loi du ag feplembre dernerr, les anciens .Alticier
      de tmaitdife des caux ct forest doivent cbntinuer Icuos
      fonctioins jufqu'aprts la dil'tffion ajourne a un meois ;
      lelativellment i la vente des fordis rationales, d&aliiee
      qu'iI n'y a pas lieN a del.lbcrcr fur la proportion de
      clh.rger les pnocureurs-fyndies de difricts des foiictionas
      qui lout entore provifoiremei t remplics par les ci-dtcvan
      procuteurs du ro det ecaux et forces.
      M. Dorify. C'tlfur nma motinio que catea quteftiots a
      tal renvoyee au Comiti. Le rapportveur avai dit qihe
      les funacious des oltcimrs de maitrife dis eanx ett forttr
      &taient expires deplis le i'e janvidr 1792. Jentsaivaii
      point la oi fous le yeux : pour que L'admiinisi iatiat
      tne fit point en ffipends, je fis cire proposition. J'ai
      lepuis rein -le dtteft. J'ai reconnou que je imn'tair
      ttonpip. I'ai Ecru de mon devoir de vous explipqutr 'par
      ,q1els motifs je fislatnoliot, par quch smotiije dctstads
      lui cllc Ia qucAion p railble.


      Ah BroffJnal. Je demand A fare une otb'evstioa
      qiti pe,.t-cte aura plus d'uoe fboi fou application lI1,,
      tetel Atincblic. I! y a dijai plufieuti cunierv.atetr diai
      caux ct foirAs nommnri Ict je faia que ptlficeur utieombres
      du coap, legi!htif oAlg dojlicile aupay, dties gein du,
      pouvois eiecutif pourtie1obl~rIi1 uo places. Siles olli.
      ,citations n out pas tonujuois ae dircctes, des deputatiouin
      :de dpartteaus ot ..i.rllef des unilir.Ja e.n ti ut ,.c
      tell ou telle perionue. It eft eonant que I'on oubiie
      aitfi la loi du 8 vsil 1791 qui defend aul oenabrte
      *de lAlliemblie national de lolliciter pour cuK ou
      pour peroiune aunpisates uiuilltts pourt obteiir des
      placess penfions ou grutifications. ( On aplpl.uli. )
      Maintenant je propof oun arendementcn nu cuiir.lile
      lufpendre lrc'ur niliotua de I'admiiiiftraton fortltiere
      jutilu'apsia I'enticre deciiou du fond de la question.
      M.... Je fais la motion expreffe qu'il f(oi interdit
      aux mtulhrec de 'Alleinble de fire aucune iullit.1'.
      tion aupire dev nliifirce. ( On applaudit. )
      M.... Ni de donner aucua certificate ( On, ap
      plaudit.
      Al. Lagrevol. Vohii voule: empecher les dkputas de
      lollitcilt alupsi~ de4 iiiii. ci. La loi exifte ili el iu.
      tile d'cli fitc une' nouvelle. Vous voultz lea crnpehter
      dte diunei des ccitifiars lirn 'ds tiais dout ils ou1 coun-
      naillJiae: ce a, n'll ji, poffible vousn ti'e aver pas le
      drovi. Je jtinade ai qu 'i palfe a l'ordre do jour,
      SL'Affemblee pcAie a t'oidre du jour.
      M.... Je propose de dicreer,, per foist1-anmcrd
      nmeu t, qu'il poura eitre proeile a la Inomiation, dcti
      nouveaux adimiuillsateut des esux ct foias mais qu'il(
      'erulciroilt en functions que lorfque la difcullion
      Iera terrmine fur la question de l'alieiation des forits
      uationaleJ.
      'Ce 'ous-amendement elf cart par la quelioft
      pralablt.
      L'Affeioblie decide qn'il y a lieu a 44libirer for
      I'ameildenment dp M. Brouffonnet.
      M..... Je demand que vous dicrities Iurgente
      avaut d'adopter cet amendment.
      M. Girardin. On n'a jamais propofe I'urgence pour
      tin anicuidmen.tr St vous vuultz le convertir en motion
      ptincipale alors vous pourct deCtcriter Iurgence.(Oa
      muminmire.) 11 eft impollible de dilibirer au. milieu de
      ccs anouvemens ct de ceue loquaciti torbuletse. ( On
      lulMmure. )
      M. Lafource. Je m'oppofe i la proposition de con-
      vertir I'amendement en motion piancipale, et malgri
      Ic I,~roche de loquacitl je demand qu'on d&crte
      I'urgence.
      M. Chiron. Aux terms des dlcrets, aux terms du
      teglement, tout s'oppofe a cc que vous rendies aujour-
      d'lhui in dicret d'urgence qui ie vous a 1bi propof6
      par perfonne. Je demand le renvoi de l'amendemeat
      au ComitA des domaiues pour qu'il vous en ifffe la s
      rapport.
      Ce renvoi ef de&rdth.
      M.... Je demanded la jonction do project do Comite,
      pour que le tout foit reprefentAe I'Affemblea.
      Ctte proposition eft adoptie.
      M. Journu-Aubcr,au nom du Comit6 des Colonies,
      relit leI projects de d6cre:s Luivans ;
      L'AffIcmble national, oui le rapport de Con Comite
      des Colonies, infoimde des troubles et des diffentioni
      qui out iclalt dans lets labliffemens franSais de Coro-
      maudel ct du Bengale; confidant qu'il eft nceffaire
      d'y envoyer inceffamr eut des commiffaires revitus dd
      pouvoira tilffifans potr y r6tablir la concorde, aflurer
      la paix entie les citoyens, et y organizer les pouvoirt
      fur le bafee conilitutionnielles;
      Conlidirant que l'Apoqne prochaine du depart dei
      vaiffeaux deflinai adoubtr le Cap de Bonne-Efpirance,
      ne pcrmet pas de difierer la nomination de ces commit.
      faires dcicte qu'il y a urgence.
      L'Affemblie national, apris avoir phrlablement
      decrt&6 l'urgence, dretrce ce qui iuit i:
      Art. Icr. Le nombre de commiffaires civil nommis
      pour les lies de France et de Bourbon, en etxicution
      de la loi du 18 soit drernier, fera port a quatre, el
      leur million s'tendra avec les mrmes pouvoirs A to s
      tls ktabliffemelsx frauiais au-dela du Cap de Bonne-
      Efprance. .
      II. lIs front uflfi harghs de vifiter toutes let kIts
      et tous lea comptoirs fianiaisi de I'lnde, et de fair
      des tapports esiact fiuf les cooceflions, les r6formfn
      it lea a.nlihoratlons don't ils foot fufceptibles, t di
      prfernter aulli die vues ct des project fur lea tcrti
      olres qui pourraient y etre ajoutes par ceffion flbre
      ct anitcate e curl ligiiimcs poffefcurs, et non astrte
      meant.
      Ill. Le minifire de la marine demcore charge d
      propofer un plan pour ritablir Pondichry avec Mon
      galit.on propdrtionrice A 'importance de cett place,
      ci pour dtcrialiner, ainfi qu'il convienda, des admi-
      nifteaions dillinctes, de toutes lea polfeflios franqaife
      dazs 'Inde, fans sousetuit augmenter Il nombre dct
      oficiets g6niraux dterminaCs pour ccs Colosiec par
      a'Affinbl.c ctonfianarsce.
      L'urgCnce et les deux premiers articles foot dacrfis.
      M. Dmass. 11 a'ilcve 'uo grande qucdtion fur laqutlle


      J S -a..

      \II
      *"* 1


      -~a ---II I--- __











      on va ponopletr paC pijt gi. Faut-il reliever ou n0o
      les fouril' i iAnis de Pondiiichily Si on tes releve,
      'etl r tiit el. velopie t'i -afi(e,, qll i (,e11 4 s a pl, s5 i
      inilliod. J *i- is qit tl. ,lili ,

      duil-i'ctc li' d *l i'ltiiets pl,,r'i l ta ilfe .qucit u itm oirii,
      aiires de 1l'lde la qunetin ,.de avoir 'il nous sait
      _viagci.x d'y avoir ine place, hd.il j i lijs i r b.
      qute cities la 0 'fil quin'l a ~9uluftlfiiifi Pot d,.lfy,.
      fn iij que des dpeufcF ini/ill,.. ]e dctln.nldc Ic
      tin6 t dr et aiticl'l 11 al Cuinite. 1oilttTat te'uini k'iu-
      el e irn.c l'une dilt1ppitionqui p1t ilii iin.q n.q, rap-
      pont piu]iirTiai.x ft polidij.-a diat i's luidt. !
      SM.... Je price l'Affembltc'd. bfMertri i c lesI fritl
      i6. i.d de Pondiciteryula.it;, elf4ie4l,.,gue, Jtdscq es
      loni tienllil. Ec1II i'l ll tlrecnliu #,V .Tlppolt ,ont.llJ
      plIojet de dicret eft precede+i o api~ P gaql (e CG Qite
      ni propoee ql)' da relablit I garnifqui ia iquell .le pii-
      sidr e a tapt ordre d'evacuer li place.
      M,. Dia.ij,. Dans le romecnti ol un conIrrreFn
      J1allgeit;llln pqey conlertlec AugIl..i ,.o'ft tiu-iger
      sneibt c'cl d'ne nasat!iire( papo!F ,lu is4,n( vue, t ,g
      Comite vois propoli d erablir uon .ouvernement dans
      f'ltnl. QOie cc goveointeriet't -'fdifit'fle I'liiloire
      p.juve putanit qu'il peti totijoitsprailftereuntne dine
      redontable aux ntAilais. 'Le corinerce deri'lndi ell
      c.i-'.egligi-'. ili t gi ,gige hbliitnltmer t poist'la liiition
      fa,,.iie. Abandouicr Pyiudi4chlty ce fI'cia l iili
      uio, plincilpi c0 :tleilt pianquer a pitre nraiitdfft..
      coiu que Aflf i corblic i rt tfe difpen!cr d'ad'i.pitr
      I'atiicle do Cuouixe. i O anappliauJli.)
      M.Taillefer.jc croai av conjaire que les places fortes
      folls tuie du do ommnirc. D'ai;liors, jairais Pondi
      chbiy 'ne'l er uile botne iplrce.11 ne lerait doun pai
      fage d d6criter d'cniblIkc: t pirjet qui tend a tdoner
      grainivertieit giin de cu'e :;it'drl dr idu criuire. J'appuie
      In propofition de M. Dumas.
      M. Ducos. It ne s'agit pal de dircuier en ce moment
      aOn plan de fortlficatil, pyou Plindihely nmai. ferle-
      tent de charger le mniniflre d'en proofler utn fir Iciliel
      les membres qui ne vordront pas i'adopter pourioni
      deithnder la quellion picalablc.
      L'Affenblee renvoie I'aati;le III aux Comites mili-
      tiire.,diplomatique et des coloniea.
      M. ure D J'Ai demand( la parole pour prifenter un
      article additionnel, qui tient inmndi'atement a la prof-
      S pliti du commerce tran.ais, dans leas ldes oricotales.
      to dycret rendu par 1'Affeiblie conltinlante, circoslf-
      caiS dans Iesaports de iFOrient et de Toulon les retoours
      S des ailfeaux de I'lide. Cc fut un victoire iemportke
      pair it glnicdo monopole fil'cal, fir les viritables prin-
      S cipes de. la liberty du commerce ; ce fut iso privilege
      accotdi a deux ports d .royaumc, par I'AITtmblce,
      qni avait aoli tons Ies privileges vous lie vous en
      iifftsita potni imupofet par des coufidrationis li.ci..lil-
      tiles, t vols envirfagerz Li i'avatitage do connrllce da
      lIude, que tant de grands intirts volns porttnt A favo-
      lifer n'xiggnt point qie vous lendiez honmunage dnsr
      ctite occasion axc pliucipes de liberty ct d' galihi conm-
      merciales. Ce n,'cl point le moniet d'entamer cetlc
      impoitante queflion ; nais je deisnaude que I'afftieble
      Snationals re 'voye i fe Comitei colonial et de coitinlerce,
      la motion que je fls de l endre i tons les vaiffeaux ve-
      Snantde l'lnde laliberiti de fire Li.us retours dans toins
      Ics ports du ruyaumtc, pour en sindei compete fuus un

      Ca renvoi eft dcrt&e.
      M. le prhfident announce que IW Didot I'aiink fail
      S' ommage i I'Affemblie d un exemplaire de I'acte conitij
      tutionncl forti dc fj'is t el!cs.
      L'Affemblee en ordonne mention honorable auprocas-
      verbal.
      M. Lecointre, au nora du Comir de surveillance
      propofc de dictiter que M. Wirpfi.n marilkthal de
      camp, fera tenu de d&clater fans dilai an direcioire du
      diplsteient do Haut-Rhin le noto de la prEfionue qui
      St lent d'rbranler la fiddlit ; que ce ditectoire eu inlull-
      Amera I'Affembile qui prendra fur ce dfuje le parti que !
      S .gaqi Iii' fiuggntita.
      SL'Afetihlb e pafk t'rordre du Jour.,
      Un.de MM. IPs feeriHires fait Icclure d'une Icttre de
      S. Laniadr, qui.demaude a ctre entendu as noin de -la
      .ville de tibourne.c
      SI:Affle bite dicrete qu'il fera enitendu famCdi fLir.
      Ml.!roi., an toms du Comnlh militaire, propofe
      ."n prtjet de.d tet. relatif aux, cavaliers firnumniraires
      a cl onpagnitc e ta ci-devant prit6ides monasiecs.
      L'itiptlfftibo t Iajournement font dfcite6s.
      i at fance eft levic i t liheures.

      SANCE DU VEN'DRtEFI 13 JANVIER.

      M. ij prlfident. Je croi; devoir rendre compete a
      'l'Affnibtl i o'ule virle que j'ai iegue ce martin. II eft
      'venu itkn too M Rolland qui, depuis vingt on trente
      tis, k lit lea affairs dtiel'vque de Sens ci-devaint
      cardinal de Lomtnic; il m'a donn6 une Ictlet adreffee
      a 'pdlidlnt 4d. I'Afflmbbie.- ntiorale, et one *iute
      datit de Rome et fignie Gourcellcc, adratffic 4 l'vqte.
      4. $S1", a6i conjsue' ,


      t

      SA(kqI b;"<-,( jc ("rt'.l s iu( .i",, et.F yrp,e 'dun i.I de
      SI l ir is-jiyellll foI. le It sycu, du. ptli4rt
      I'All ellI: naiogal, ? p.,
      ....i'Aff,..i 'c .eu,-lir ife ...h I. Icth 'i^ dt'lji lie ?
      ( 'l /tiitri t,.t"' O tui; t utj!, d'izfi~es i t A l'.dfi d u
      or '; *. '

      itue dc CarC Illu., qiiil 9quItl .l.llp[;ti:,, ...
      "'.' ,jr vitupl i f t ( i.'lf'ptribl.t, ;:lr i o, ulibh ta II' ,lir .
      conaiitre le fats liivans a I'Allfenbleli ationaf i';'J
      V'", ilInntld," i tre lh e ,' ali nun tie r il'i vdldjl l ut ..
      d,'pljoi4 cher jit I'jle.ds de'-"'oktd j,1lllfc t-ik : r *,atlrr

      Spiobve lI Pllus 'ghilddUtheffe':' inon:uit-encni hl- i j'iir' t
      fin ish La tndije6 re';utrtik1 d-, "i.iIs,,' dc' si Fr

      'illiuer de reotiifulitt tkVeq cnt 'Ti'ii9 'cr''qr"i Millrc'lr'l
      t bplettei lI',nfnit'itic' d~ ni. finanji.n, t' yiti i 't qu'on ne r,' a 'ilne tt jn q j'T fvafi foi .loi "
      Zk4t'ot 'ete ponUtalh areait'' .'rber4, is m'ltle'n 1jhp (.1.ur )
      iArme"ne in'aVahjtdlu' 1 Jif;l.t e de 'hnli 'I:l..-KR Ili
      ai' I dilrniete r ,ti'bhi I n.e flais 1id* f'i' "M.")e
      ot"ite d'Artotis 'ji' fai p ii de sen' cruyer I'ar1en I
      ticrffaiie pour reveitr ppi'ddelui. 'jent- fa l'ul nolo tif
      'ta'pi entn:ier le p',itne j iti rflti'relfa bii nwVllfiice ,
      thais je n'ai requ au.ne Iwpopurifr e litenle a Ilfli pt, i
      me'dtgl]er d ur, parii'ainqiptl ie one'.'inis depuin lung-
      i:n.Ie p:r rI, *''nf.N l.ior d. fal'iHe t 'j'pl i-
      peet liumslii jau i.'h tj'r pl,. rt la lnmBarchie que je
      haIsrde auji'uttdifsT rfi, ess li lnts ne r hi' jaicrt'rcteni i.
      Adinirtiteor fiice'r de i'diT+-tsti e l'AITtimbl'e n..iinnlr,
      et tie.-patiote, j'aurtis' onltfiti volondiths A' jurr Ie
      aintitln des lois; niaisje ois 'avouer, outre I'aiea
      tiiltment de la' tobltffe, j'tais rkvittI d'l decret'qni
      donne atix jIfit I 'at e dci il.. ( Des munrtures d'in-
      ,patience' editent datis diti tieriies parties de I la lle. -
      On dematide f'ordre du n. j
      M. le prqi4den(Je ciaisqulq'il ftut lire la Iltrt jufqu'A
      Ia fin ;ell coltienti d'. nr t fait.s.
      M, Ic fe.ritaire co'nItiinee : S'il y avaitici cuni mi-
      ntiflre de Ia taiion cfanasife je pretefais entire fe.
      mains Ic ferment iVpirqe, tt le plie. als. de m'atances
      les fonda neceffairep pour revetor eft, France. ( Let
      millnure4 Accomtlmenrcft. ,M. le prhfi4dnt oadonne
      la conitiuitiou dA It lectirre. ) J'efpete que I'Afleniblie
      ne me eflifera pa.. Ie t.oyen d' ller. Ini.jlurr mon selc
      ct mon devoumesnt. Je Iai qune cette dimarche me
      rendia iniconciliabloavec ma famille, et fur tout avec
      moi, prre, determnintariflcratc... (Les riumceurn clatent
      ;wec plus dr fqt:e. -V-ne granlen pattie de 1'Afletnbll e
      Ie fouleve contre it: pr6lident. Des ilrucmbrs demandent
      la parole contrec ui.)J ,
      AI. VE.rJirac. 1I mne feniLrtle qi-'Affemblke fe doit elle-
      mnme de palfer a 'ordre du'o jui, lorcqu'oni li fait I.
      lecture de la dinonciation d'uu fils contre fon per.
      j On applaudi:. ,
      L'Allreiblie pifre a3 ordre di jour.
      Ml...... Je dtmandela prinifllon de prdfenter a-
      I'Aflleib~e une petition qui f..ns diote l'iniltreffea
      plus qie celle qu'tlle viitle d'cntendre. Un ria'hetteux'
      journalier, dans le department de la Dronme, a',ilt
      alnafle a It nueur de oon front tine frnie de 50 livres,
      que pleii de coniiince datis la filiditid du ptpier ita-
      tional ii avait converti eiiin afiiguat de o livrcs. Voii-
      lant s'en fervir pour un ai.hat, ii lot ttles-i.chI de voir
      qute fb petit trdforavait4t6 rongi par leas ats. L'Affcm
      bliejigeia faus 'aliteconvenabled'ordonnerle rembour-
      fcinent de cet illignii.
      M. Girardin. II ne convent pas d'introdbire I'urage
      de rcnibonrier les veliges d'allignats, lorfqu'on ne peut
      plus recounaitre s'ils f.,nt viaia on fin pas plus qiu'on
      tie lembdui l;it autit fis des mni1ill.ieS altrce, s ,c C e
      fuis tloln6 q'uon L iffe une paceille I roptofiti.n A I'AI-
      fetrbl'c pour uiie valeus qu'ouopourratt rembourfer fi
      fatileincnt fui nimtme.
      M. Dorify. ll a t6 itabli par l'AffmhIle confli-
      tutinre des regies pour ces I(oes de rrmboIfeiles .,
      lorl'qu'on pr6fente a la caifle de I'extiartdinaire dei
      d tebis d'..iignlats d ns 1 fqcli i all ft eiice poffible de
      reconnaie la iaaliitc ils font remib.siires Iains difli-
      cutl; ct an cas de efusA du caiflier de 'extirordinaire,
      c'eft I4e Crmnit des affiit trLs el moiituieuC qti dfci'le.
      Je demanded do uc quc Ie dcputlr qui viint de vous fir-i
      rsettie crtte petition Ic prieoetc au Comlite de affi-
      gnats.
      L'Aifemblke ordonne Ic renvoi au Conmit.
      A.. Koch. La ville de Sirasbourg eft dafs ulne grande
      d6tecfle., cattle pas Ic conco'ttr de differeites circonif
      dances relatives a la revolution. Elle a fLllicite ntee
      avante fur les indermites qili lu fout dues. Deplis
      Ideux ou trois mois le rapport (nr cette sffirt eln a
      I'ordre di jour,' et je ne fail par quellle fatalilt il a
      to'jours rtie eartl. Vous connallffc tons I'importance
      de cetie ville frontier. Vous avec extends les temoi-
      goagea cclatans que le minitire a rend's a foni partio-
      til' e; et pourriez-vots douter du danger qu'il y anrait
      a laffer cette vifle tin feil infant dants 'impoffibiliti dte
      faire face a fes affairs ct de potivoir A Ia furnie?Je
      demanile que ce rapport foit invariablmcent lasf a
      demaini au fuir.
      La proposition de M. Koch eft adopted.
      Pluricurs membres 6levent d'autris' sclamations
      relatives i 'otdrs de m eaticrs infcrites pour la di!.
      I culioe.


      Li'AOi.twrbit laiie d. fCulrc'fordec AR .ttl.itir,
      AM.... ..., Ai tib a idu Comit i teit i esne publiqttC Lt
      I l'dkW29 rtfeptiibrie rt790 a eiaIbli tburticalI de complyl
      Iabti qi iluiitttit'coinpofd de ipilin memsabies, celne
      lii a dereriuin' lec dl, e l'olgainflattio de ct blicuu ta
      i tlsr el.' a'nfl'etite dans aucueu dtaiil ui fr iC loilcat,
      ihi r i l i.rJtAieiti.i 'c LotuiiiiOll ,iIei. ,I, fIur Ie notmbre
      des coMaili,h t. &c.: Sc. 11 e!ft liinpo.ait iue ce Ibulrta
      fiht proiftpteniue t mis en activii6; II vous a t& dilthibn
      'utn Proje't ddeseti ce fujet., qui"conriedt uil atfl
      g a.id noablrt d'UlaitI,,ei.Je vitls t'oud expoler le I notifs
      da odini .
      d u te o 'tt i 'te '; i ; -' : ...1 "
      Lt roppQrtyet.entre dans difitreas details flr t'orga-
      nif(,'!, i.imiejw,; d,. b'trrru t dconmptbilitei ct fit
      GO,|J:Ac 4ia lUri#lllit dult y tice obeivi &il. ic. S
      L'Afl cnblt"reud Ic Jcret d'ugtnce.
      .I J,<. ,oslVopirc CQ.,niith wols propaof d'i.tablr propvi
      Fii ut lbU o Imatide rcomptabiliia i l'ittcl Serilly.
      ,(~,,: eblre,que cc local place ai une denmi tliee de. '
      cclui de vos Comnits ne pent pasoAnvtenir ano b;eii ida
      icrtce. Lts curtmillfires de la ctmrpt.bJ!iie (4oqt let
      dg ns d ) Aifeniblee uation:le pluict qjue du p.iivot
      CAiNl';I 'il"doit rxiflrr enir'rux e"i'ouic Cucmln une
      '(cocfIr1,6darce liabiiellle er jurnilici e, I l ci ii r
      mue'ntl' ni incomrniude et lie,-dirperili:ut dedepfla les'"leces II eft' tel o'..piLe dolii ni dte ro C.iiiuL nt .
      poutii llpas 6nteiei tons le, p .pIp. d taillc ,. s os
      nCricbulct p.i ali' tt:iec qucc? piou C( fitnt tolls I l
      jri, tIriiner.'i en brn Jr dWaiJe dtii'c que I'on pbct, lc butcauo dc. co.nqie
      dans le ouveit lic I'Affunltioi. '
      M..... II faudllrit aupnia ,i'tll cicra Ia qleijon de
      favoi ii' tnous rdvoq'.eecz le dtcret qlsi a icphfer.vs aunt '
      (oriciiir.iig s de fInunies Iciurs naiforis. *
      .
      PI,'lieturs membres appnient oi ontbatteri cette der-
      ,,iere propofitionu, d'autre propofent de nouveaux em- t:
      placrmetns. '
      Aprek des dibats long-tems prolongs 'Affemblie -
      'lh:ire LS coimiiTairr-inlrpecteuis de la falie de i id' -
      teriiinatii'on du local, et ajourne le fuiplus du project
      A domain. .
      Un de MM. les fecr&aires faith lecture d'une lettre dt'
      miniftre de Iintitrieur ainfi conue:
      ,i Du 1i jadivier. M. Ie prfieient, fur le rapportfit f
      I'Affemble., dans la efance du 8 octobse dtrnier rela-
      tivement a ta lite di lecl6taire gelnral du dipartement
      de Rhlne et Loire, I'Aifembie a ftitu que le jiige-
      ment de cete altli:e ferait poutfiivi par le poukoir
      exicntil 6l qu il enirait corpte des Snll-fairs prti!ta
      poot le ictablifftLmcnt des (tommen s eno!cvs i la csiif:
      dii diflrit ; la fimni e t 246.700o iv. ql e cet adnaiaif- '
      til.err avail einl, 't, ,i t ievoy)e de.,ChaaQlmby, o&
      elle asai t. ete dtepte a ,vriique dte l'Ir:elLtiort
      du olpablC. et i ,,:i; i d:'!a sille ili iic! dciLyon;
      par ce nioyen I. ri.,e,,t. i'eti tri,,iv6 avuii' dins I
      cail- cecte Iimmne ctn n euie tmtes qute elle qe Ic r-
      for public lui avait avacice ci rntuplacremnlt. Pour
      cviter leS fiais de transport on fait Icr.ir cltte fomme
      ton.me un a-comlpte lur le ptoctlain lineflrec.
      AM..... au notdu Comiii die marine. Votre Coomit
      va vous ttleltt6e1 aigenuent q'a'l a potid! fur I- der-
      nierm mnoire de M ,B1titancl. 11 a repondu au rapport
      de votre Conish, dc dldmnation,. Je n'oppofcrai que
      des fails.j'oble!'verai d'abord qie le Iuitiflre s'cil fait
      des 'Lbj-tio.s pour le fetl plaiirr de lea relifdre et
      q,,'il a fix& i'atieition de t'Affemblce fur des objes in-
      stiff ienA pour I'emeC&lher d'approfondir d'antres incul-
      pations plus graves. J'obferverai que le Comil en'a ea
      daus fes prelnicis rapport d'autre objt qude c parler
      des drfertions ct de, nligrations qIui fe fout fites datns
      le corps de la matiutc. II n'a pas parli duans fon der-
      nier rapport du dltmarmement des baterits prrce que
      setre aff.ire ainfi que cell du rappel d'appoiniltcmeit
      aceoide a M. Chavart, lui paraiffi.it termi'ale.
      I eP dex ptiloipales ohjectois font relatives antc
      prorngations du coms-, et a l'affertioti intfiec var le
      mitifire dans uine fettle publiqus, ay.an pour ubjet id
      faire eroile qil'uct.n des officiets de la Isi-rinel n'.vait
      dcfeit Ion pole alors que i ttte d(i:trtion, etiit tie
      ni.toitl6 publique. Nous avons d j.i dit que MM. Hec-
      tor Vaudreliil, Volange .ec. itaicnt cu pays stranger
      lortque leidr prfelnce itait explicitemnct conflatee par l
      lettre do minitfre; ii di< qu'auceni de ceux. qi tnaiten
      en activil6 de f vice i'avait quhtt f(,n polk, On Ie
      force, dui cc deriier retranchement, en lut difaut
      qu*au lieu! de to capiraines de vailleaux qu'il devait y
      avoir ai lreCi, fuivant les ordonuances it 'ty en avatt
      que 5; an lien de 5 chefs d'efcadre if n'y ent avait
      que 2 ; au iici de go8 lieutenasl de vaiftlaux, que
      2o3. Le mtaiflre 6i-fit, tergivelle et s'exenfe du fruit.
      Toit en convenaltl de fa rialith, ii dit qce I'ordion-
      nance qii exigeait la I6fidence d'un celain normbre
      d'officicrs dans tlihaTle port n'avait jamais IC ex.-
      cusc et qu'il n'avit pas cru devoir la rtffulcitr on
      rmomencl ou allait mitlle en excutlioti une tl:i ou-
      velli. it dit one iblirdiur, car une loi oe rneurt jiamai
      avant qu'ellie ni ett fotnuellenle'nt abrogte.
      J1 li ca'lemecnt smpoflible qui'il I jitl;fie d'avoir
      dilivr6 113 conges daus deun ruois. II n'et pas poffible
      de Iuppoltr que tout ecs congiec. ieClt ti dotl stu la fuis.
      II en clair que ce Ininflre a prAlongg des conggis qui
      u'existaiein pa. ou qui taint estpirAs, pour fire ctoire
      qne reellementi aiucin offi.icr ne 'etait abihtnt lans
      congk. Cotmonailt a--il capedi cct congis dans les moist


      -~ur~c~ I;-- -;----------~i-~~ -- ------------------- ----










      ( A6)


      Z'octobre et de oumabre, landia que You idcccerfr
      les avait fulpnIjrii.t 1. I 1.5 aoit, et qu'il avait dounli
      aes oldies pour r.1I.pel.- cenu don't let .,,,it ealicti
      bxpiis ? 11 a ssnoncme e les avoir dqopnn-qe fui; des
      cettificats de i1 .dic ; mnai tris-peu ittaietn daunsce
      was;, on bien it .Ifi. n,.e u'il ri,; let a d(.itr i e qe pour
      des iffaires imnportaistep. If eft clair quq. qi, p pt paye'i
      pr6texte tous le' u* icrs de la dmariue pyouaignagaler
      alantonner a Colltcspt.s. Le linifire a snyoce cru poovoir
      a'.:pondre, par line note Ilbl-n.l.re a'nthetiqpe e,. un
      certificate de itn.,e I't..re dans le MoluMuPir. Jelq'is
      obfcrver que cette picce ift exacte, parce qy! '0 d ^u
      regarder c tunite ablrns tous celx qui .taieut en mer,
      -OU qui avaie rt ul des corip.:s qii truvac,,t. pA. i 'iW
      euregilnres au iinniiu 'Ju Co ioti a peune qi le mc ic iijille ayiti prhbll q,'i,,u111n
      offieier de la naiiinei n'.vasit ql-tL fl~i pAl-fc, :tanldi
      qu'il et notofie que plufiecus 'fe font abfentis fans
      congi, et ont m' nqueaiiuo reves perfilte dann let
      project ql'i o voas $'pt6efnt, e, t vos ptropesfe de dL-
      clArer as roi que le m inifte de la nmaine t perdu 'is
      confiance de la nation i "
      M; Seugnot; Toou Iles tiniflre qi fc fonu fi;e idi'
      jnlqu'ici oat ell -ietis'a etette de[.loible null lt, rqu' I
      fl i- poflible dce r-pticvotir du moment od its ont
      pris ou q.quitte le min ftere; ils out p ro.l- qi uil n'y
      avail p6ur enx'autull milieu entire le 1lc d4e tyran etr
      eelui d'efclave. Cependant lesa minifres, quoique
      aommn s par le roi, appartiennent a la nation., *t font
      S'1a p1iopli''. 'Ce frrait comproinettre la nation elle
      Tsnese, ipqu de res environner de tant d'inquieudes ,
      qtit k tlutt ftt impoffible de reanplir leur place. Votre
      Comniti vous piopoe e d dclarer que le tminirre de la
      roatisie a perdu la ;confitciie de la nation. Vous etes
      S ju l-sL. yous votlez qui lets fails foient ptonvbi, et que
      S I calint dt vos delib, ration, en garantiile i'impartid-
      ji, le. Je va'sIAtlnc me liver cetle difcuffion, fans par-
      -tat;r aricnes s des priventioni de otre Cuinie de na-
      4 -rine. Tro. s n siltajioiso -iruw ieb faitei contret cc iniftre;
      S I'nute par Ie, cil. ytis d- Rochifor ; ies a.trres par lIs
      S citoy ins de Birrl. La premiere n'a pour s:biet que le
      rea rd affe t que le Imiiilhre eli accui't di'aivir appoint
      a i)a novtlle o g,inislati--n tie la mainic. Les deux
      autrcs foot tiel.ii s foilt i dei isppels d'appsointreens
      Sacrordes a des officers foil i des conges. Voil eIts
      rxityens de Brefl t le minitlre de la toirlue en conitra-
      diction fur un pouit eflit'tiel. Je ne doite pas que le
      Comit ne e I'it examine avec foin. Ma, je paife :au
      faith le plus important c'e(t lFaf{rtion itertce par le
      s-iiliflre, dans le Moniteur. Certsinement oii ne doit
      Spas voir avec indifference cette alrcrtion ; car nous tie
      pouvons voir qie pir Its yux lAn miniftre, et i fcra.it
      conpa;le s'il clerchlait a vous eudornir dats une faullf
      "feiri-C.
      I (lit abijonrl'hui qu'il y availdin pasi'itifine a publi-r
      qn'ihncin offcirrdc la marine n'aiait quite iou polf .'1
      S -foutient qu'on ne pouvair confidrer'o.mmae 'etant ps i
      eur pole quc ceux qli Alant de ferv'ficacif, foitl fr n er,
      foil fur les ports, s'eni etaient aifintes; ct it affirmec
      qu'aucun oflicier de cette clale n'a quit bCon polte.
      Vois favaz q,,'il y a trois claffes parrni le officitrs de la
      Inarine : I premiere ell celle qui ell en ac;vith de
      fervicc; la fecond'e eft celle qui eft tenue i une rl i-
      dence fans service la troifierne, qui pnt i' 'ab!lenter fats
      congi. A laquelle de ces trois claffe, pout-on rigou-
      reulement appliquer le principle ? S'il fdat I'appli-
      quer aux taois inidiPiiictement e mnininle a evi.tcul-
      3neut avancr un fait faux; mais fi l'ot ne pent I'ap-
      pliquer qn')a ceux qii font cn activity de service foit
      A )a met foit dans les ports, on no peut pas dise qu'il
      fbit coup;able.
      Le Cotniie pond a create objection par la loi de
      1786, qui fixe le nombre des ufEcicrs lenis a tifi-
      dence dans sle ports, A ul ntomble beaucoup plus
      grand que celi qi q cf neceifaiiie au service etffctif.
      A cela le minillrc rapond que cette Ioi n'a jamais ete
      exeeutiec.
      Je p'ourrais ajonter que votre Comit6 ne vous pre.
      tenwe pas Ie trfultat d'une verification exacte; mais fei-
      lement ine litle de revye, faite par une (ocict~ des amis
      de la conf ltution de Bren. Sil en itair de I'armie
      savale comment de I'ariei de terr e cette life pourrait
      itre une preuve, parcel qu'elle elt figure de plufieurs
      cotnmilfaires des guerres ; ais vous ne pouvrz pas
      prendre Ic mode de revue de farm te e terre, ou per-
      fonne n pesit r' re abrent Cans conge, poor rcg!e des
      revues dtie I'ltnie naval, oil les oT',iirs penivent faie
      des : abfentCe de droit, fans a t i btebill de cong. Ainfi
      absencee de oq'-elq:;es officicrs n:e contrrdit pas I'affer-
      tion da, sintire, jfqu'a ce qn'it fuit pro:veA qu'uu
      oal f ier en activity de service ait quit'b for po'e.
      On ne peint fiippofer-qu'il ait public cette letter dan
      le mntif de fire payer des appointemenso aux officcIr
      ab !ns on de lear mtc6ager la fatulht de rlirtre d.ns
      Icun corps; car il vouts a rtpondu en vous rappelant la
      loi qUi intlerdt ai lout payer d'acquitter aucon app.iin-
      tementt fans on certificat de rkfidneee. Aurait-il publii


      utne letite," dani 'oui j talivi pIllp r 'or. irvenl curs pldtid
      A des lflier'ti I ;)'riPss? 1Jte letoire min ilieijrlle pultrll-
      tle ptllive, cbnire iie Aibfei'sio 'eijIii'a o l part I nlno-
      rite pibliqunej ? Je c rois pas d'ailltaeti'ii e ld intlillt
      foil refpouiabIl d'ictits privts. ),seP.it'j'ln'y ava~trven
      * '..llr; I ,1l s i letltre, ql1).ind nr!i : el.lV flait falAIq(
      iele ie juItiliteraias t e a patti extlrue que vout prTfP
      pole le Comitl. A a'ig.n d des coupgs, le mininre vou8
      aa-ritistnd.i itia's qm !colitilef'it tea' lrhbifs de'dous
      ceeux qual"bitr tA dillivlts'~ 'ilU petlVt lt pi'iatralhitf i
      breuIPxnaji i\ fa.i1 iii difitpr ,cs catfes de chunu
      i M.aiten ai.t uf ifi lqs c;jrc ,slanp,;font aleUIgrs eas
      t poi.'l JiIII..tIILI .u roi que.ileWijt)-4BtrF perd laiitA, o7
      fiance de I a,uatioi>, et fi vios..lne,dtve' pas t,, gyritr
      cltte mrlntrj, spi! 1.": p01" t, .'p1P1nt lt.U I'uoipipniofPr T
      plus iforttemnt piunlln er -, \ ,llt ,| lflnuelu ,siCe q
      tiaible ,.It oi le cirj- legIrI tilpiC dii,;, i!er qIsia.syc W
      I n ii.nc p..,dtietr. It el 1iollble que i ^ioi .vousi iT,
      i pqpnde; Vin,, Uv, ; cri, ap'percgyfQir I yI n .e deala n atitl,
      ,daps la p'r;li, id., cio.) rs I., u.Bsl I(.,(.I s'leyve-,,q*tf
      qifm;;isniriiiu;.. ) Le uisiffircr j Cqfspityyf niA confiaqc.,
      Vou-voez quee1ota rupptnf i qj4 f"ieart ,it -iC'.ni-fl
      I ,il rIn.lel v', v, -i.p'oferaik ,4. up copfli' t l e, pa\lvirl
      trse-,danyret up. 1Ltroi ne poutrait, facifier l isiem t gil
      iperal i. n caprig ql. a des pnvs IIIli. p..liqsiCecI .
      En liiiil, .eii nefure, tie do t ,ee miIIe en i (;lt qi,
      polir..tou s l I, iiiiflrcs en gnfiral. Je crois n'll eit.io?
      po(itlle d*,l, 'feppar4hr d i acte d'acufaiipn. I( it
      s'itablir; prnre tops les ages du ,pomtpir, exicutif,,une
      alrpce 4g foiidariti, tells quetons fbieont-obligAs de ft
      irtirer, ou rq to.j', reflet en place, 11 el f niceffaie
      de ne pas lea feparer aill de no pas faiie croite qpi
      le.corps lIgiflaiifIncouite que des pafTious particulieels
      erf frappant fur un ieul indivi4ti. .II fant aili que la
      nation ronve dilips clhacun dey agenS iiu pouvoir excn-
      tif tin grant de plusd'e la fidiliti de(lea collergues,.(.Q i
      murnmnrC.)
      Voyez Ie danger qu';l y aurait a ifoler chaque mi-
      nifi re, en appliquasit a clhacun des ineulpations ditit
      Il confell entier fcrait coupable. Lt declaration qu'nin
      minsftre aurait perdu la conifianc'e de',la'talion s'appliqne
      principalement aux acres qui potteraient atteinte a 'la
      liherti pnblique : cette declatation'dcdit done s'a',pli-
      quer collectivement i tons les mnetbres du confeil du
      roi ; c'ef le fcul mode qii a'alo ie aux reglea de la
      juffice ct 6 la forme partiiculicre de votre gouvernementl.
      Cependant, pourque Ie miinifile-ne 'piffe achlapper A
      la refponfabilit je demande'qu'il'foit man.6 i l'Af-
      imblbie, pour reprsfenter les' Atits' des officers de
      marine quit ita;int de fervie bin-15 ortobt jiflifieis
      d'.spi Its l;les officielles qui lui out &tI envoyies
      i la mmce epoque, par les commiadisus tder ports.
      ( ffi f dii Ianltn. )

      N. B. April~ de ltes-lohgs et de tres-vrifi ddbats ,
      1'A,\fcrblie a aiotmn l'aff.ire du miniftre de la marine
      i vendredi prochain, et a o0dounn l'impreffion des
      pieces fuir lefqnelles le Coniit6 fonde fon opinion.
      La f(auce a bil levee a fix heures.



      A LM AN A CH S.

      Almanach gindral de tous les fpeclacles de 1'rmpire fian-
      Iais pour fannee 1792 par uIle f ciekt de te ns d!e
      lettrcs. A Paris, thcz M. Froull, impriimeur libraire,
      qaii des Aigul:ins ui 39.
      'c'Ift lonis les recuelt de ce genre, t moins ride
      ct ke plus piquant par I'extrn gie gail qrui y rgne, par
      let filliess dont it fourmille par la varidt r du tnn ds
      iautelit et par la mnulitude d'ohijcs qu'ou y traite. Ctt
      ulm.ainchl content I'analyle de 36 iheAtrie de Pasis ct
      de .28 d-&, antres dIpartenicts. Le preiirr volunie qui a
      pati I'a,, paUi a eu du facces; celui-ci eft fait pour
      en obtenir enoore plus.



      LIVES NOUVEAUX.

      AJosvelles, on Annales de I'art de gurir recneil rai-
      fosnnl de lout ce qu'il itniorte d'appieudrc pour ttrt au
      coilrant des connaitfaaucct et a I'abri des errncrs rcla-
      tives .i la mnidecinc, 4 la thiruglie ct A lan pharmacie ;
      par Ie dincteir Relz: tome VII. A Paris au bureau des
      Annales de I'art de gtirir rue SainI-Honor prCs celld
      dlei Frundcurs ,0 93S.; ct -clh M. MiNqignon l'anle ,
      libraire, rue des CoGdcliers, pris Saint-CGme.
      Uti emcniplaire dh voltime que nons annongong, a ith
      preltuirs I 2o dAcembre A i'Affemiblie national qii en a
      agree I'ommage, et a rcnvoye l'ouvrage au Comit61
      d itlruction publiquc.


      t' spO t TAC ES.
      'Al;A0MNlr RIYA^~ r D~t.ISlL QUt in. Ies 'lsPrlct.,
      dn" 2 :ctes, iiiv, d! bidft de fl,.:r utr it Adaue.
      Tiiiru oE UvA 14ArtidN. Aui; BL'jazei ,trag. ,'fiiiv;
      de lai7% repr. de JlMintil(Ou Ion 'leri propiteC. i '
      i i"fiAlt Irr,\l| Iri. Altj), Is Deux Setinellel i // 1^ 2
      re|. lc ld F111 4 tuIell, el ,LLS oi 10 Folle par u, ,,
      Lpndi, la itl in pr. d (. .rlc let dJEr nancd con,
      nfQUg. 3ll 3 actle, nlret d'aieitre .
      jlqttifrkA 'FR.4AI. S, rs..r tie htdeHi itW AAujo'urdl'hn
      Ia 34 repr. 3de la Jeu e Hi'JfJ i cdid. ei'-3 actes ,
      iy de I'041r in .._c;: m en 3 actri.
      1Tl'lATar de la rnePe idetdu,' tiidevast de Mdiieaur.
      Auj.,"a ge Iipt. dt le Vedemie', op. ital.
      6iUDih. Ilodoiki 4'op; ft.'
      itL~dtdi, la: Io rep'. de ItAiud t lk Cadet, c6m.
      STnukAl MDE M lMONTANIlER at Palau Royal. Al.
      lutwflep u'pd'E&plhiaie dratne et s3 acts avec des
      loEarctlionv i'2"ppirele Irompeufe com., et Ie Dijiftoij
      Ai juri fl n, coidie4dliLt el ct e ,
      tiTRE DU I^^MAASl..rue Couture-ainmte-Ca!thrine,
      A,j. .Eugnie finiv.,4u Legs. Dem. Simiramis.
      _. hlhan.menit le'Iiaitge de Figaro.
      ,, F attend. ,,fhar ft Derlel coin. en, 5 acted.
      As-'ivU Co rc .Lue an Boulevard dn Temple. Anj.
      lIs Vaiaca's des Procnrenrs, con. cn tIn acte avec fe
      ,gdtA:, 'iiv'de Ma'zet, op. coin., ct du Mlarlchal
      des Logis, pantomime, pric. d'un divert.
      -'T AATRE Di MOlERE rae Sainl'- Martn. Auj.
      li Sculpteter on la Femhme nomme ily en a enu fuiv. da
      Oidntife et du Proldretr arbitre.
      STIAAATRE De LA RUE DE LouvoIS. Aujourd'lli
      la i ropr. dtu Marifopfjouneux, opera bouffon ct
      3 acres prec. de i'Amant auleur et valet.
      *TBiAThRE DU VAUDEVILLE rtr de Chartres. AUj.
      la jer parties de f nauguratio, coin. en un acte, iiiv.
      de Cajiandre oclIIe parade et un acted.
      Demn. Is Etrennes de.Mertur, .op. con. en 3 actl,
      THAiTRE FRANSAIS COMI.UE ET LVRIlU.E. Awjouid.
      la Folle Gageure op. bouff.; Is lBalille drame; Is
      Milicici op. bouff.


      PAIEMENS DES RENTERS DK LIHT1eEL-DE-VILLR D, PARIS.
      Six deriern mnois 1791. MM. les Payeurs font A~ la telle A.
      Cours des Changes ilrangers d 6o jours de dale.
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      Boutfi du 13 janvwir.
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      Sort ............ ........ ...
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      Reconnaiffince de bulletins. .....................
      -, oro ies .............................. .....
      Eniprunt du Domaine de la ville, frie fortic.......
      Bordereaux provienant de fIries non forties......
      Act. noov. des slides. 1465. 63. 62. 61.6. 59. 6.
      ............... ............ ... 57. 57 .
      Cable d'efc. 4080.75. o7 65. 60. 6. 63. 65. 68. 65.
      .................... 6o. 56. 58. 6o. 65. 62. 64.
      Dcni-Cai(e.... o3o. 5. 3o31. 3!. 34. 33. 3o, u g.
      Quint. des Eaux de Pris.................. ..
      i mpr. dc nuv. 1787. a 5. p. .................
      lrm ....... 4. p ............. ......I
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      Affpr. contrc les inc. 637. 33 34. 36 35 b 35. 34.
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      vie.......... 700 45. 5. a. 7o00. 699. 98- 99
      Actions de la Caild patriotiquc.............. 680.
      CONTRATS. 1"er clalle i 5 p. -............ 9g2
      2~ idem i 5 p. a. fuj. au i5e................
      3* idem A 5 p. fuj. au o100.......... 821.
      -4. idem a 5 p. fuj. an 10 et 2 p. 1.....


      L'abonnement pour le Moniteur fe fait i Paris, h1tel de Thon, rue des Poitcvins, no 18. 11 faut adreffer Ids lettres et argent franc de port M. uAibr, iirecteur d de i oirnal qi. par.it
      tous lea jours. Le prix ell, pour Paris, de it liv. pour ttols tnois, 36 liv. pout fix mot ett d 72 liv. pour 'annde ; et pour lets dpartemens, de 22 liv. pour trois nis, liv. po fix is, c 84
      tiv. pout ltannie, franc deport. L'on eo s'aboune qu'au toummiencement dI clinque moits. Or. tortrii aui thez tous les libraries de France et les directeurs des police, A Ha bourg, chl M. truht,
      tibraire, ct a Londrec, chez Mi. Jf0. de off, n 7, Gerard-llret, .ct chei M. Chlsber-, Ilermyn-freet, n 40. Tout t 1i conicee la ridactio.. de cete Ftitl dit, Ire a['roi a' ri'lachitsr. n'o"s
      killers. 'att. .fLet d'Avis Annonces, MAnsnires Motiotn el autrres objet. quekonques pourront lir infiris dans It Monliuur i in aydsit ving fot Pour cdacnt e des lx .reyniesre lines t rdnze fL Pouar
      Antires : on compoerja, dO tes diritus1 oritlrsT tn rSuplr:ient partcuierr d'enie ernii-jeille oaijtdI u'lis front en nomnre J jantea1r a rtpiir. Chague arrcle da Si 6 lgni, Im14. i de serIo fet l a -per/osnne fl
      pourra refier icon1Ine an ptlic Imais non point a r ndaeAtte. Ci rnir rdemetre re d Jardinta tr iaifon de M. Brulc, # n fat de la w, e t 'r liarn, o r# CI ieora toks kle~"- i Pu, ... u. rie. cpr -P
      A falsdif hicr s du martin jufqiu'd din keAtnre dufir, m y seai lx e u ,, ., t l etim


      DE L'IMPRNaIMEt E )U MONIlEt-it, avec Ies camtoi't's de' ia keviUle. ,rtieCdcs P'oitcvins, n ,.






      rv UC;YII .( -.
      ; 'I i ^


      ~




      0


      0


      Quatrieme Annee de la Liberte.


      O ,IT I T I Q U E.

      SUED E.

      De $Sl ht, ha i n, le k o20 ,<' ,dl, r.

      ic les articles du traiet copciu entre notre court et
      cell de Saint.Piteitbourg.
      Art. l'. Le traith conclu A Vercia, elt confilma et
      fanctiotini de notivenu pas celoi-ci.
      11. Les decx paiflances fe garantiffcut lenrs pays et
      Elit, en Etuirop, fur le pied auqul la .Suede poffede
      auuid htni. et put la Ruffie, lur le pied anquel fes
      poTff.ins ferout reglies par la paix avec le Ture.
      11l.-Les deux puillances s'avertiiont ricipioquemnent
      t anicailtrmnt des dangers, foit deloulevemens intit
      -ieurs, foit d'erlitp'ife, du delhos, dout I'une on
      i'aumit ptaai I l ire menace, afin de prendre lIs mne-
      f'ire nlctFlures poor en privenir les lfiltes. A qutilli
      fin ,1il3 minliliti refpectifs doivent vivre dats la miil-
      leur intelligence.
      IV. L'ltnedes piliffances vieni-elle, contre Con at-
      ten'e,.ittec attaquie dans les polllffions europ&iaes,
      'aUire ttC llt.1irr Isea bons offices pour fire ceffer les
      holitiUis, t; prcCure" r a tn alliue un satisfaction con.t
      vrnable. S'll-cllc ainli emtployee fans lucci ; la piif.
      fance nqui en fera rquife doit incondnent fournitr
      l'aulre le nointbre dt troupes et de vaiffIaux determinti ,
      danas le lieu deite, ct cela das i'efpace de d 3 o 4
      mois au pli i fluivant l'eloignenent des lieux ou qtte
      le teams pour le transport des troupes ou des vailfeaux
      fra pln olu moios favorable.
      V. Le c:a de Ialliance venant A avoir lieu, la Suede
      livrera 8,ooo homes d'itf:nterie 2,ooo honiuvss de
      avalerie tu de dragons 6 v lilrtaiux dre li,.' oe 6o i
      70 canons, et 2 ei.ater de 3o clinS s : la iRufie i fun
      tour dilivrera 12,ooo honi mes d'inll'atelic, 4;000 Iholi-
      mes de cavalesie ono de dagonts, 9 vaiffeaux de ligtle ec
      0o jitlu'a 70 canons., et 3 frigates de 3o canons. Les
      (loupes doivent etre fouilries (tes nitl.iii-.m,i neceflaiies
      it de l'artilerie de champagne, ct lea naiiallS et fiigatew
      quips i I'ulage de la gterre.
      VI. Lap uifance ree qie u'doiflera Ie troupes d
      ie'ctirai: a pinilfance requirante leur fournira les ra-
      lions et le forage ufitis.
      Vil. Les navirep doivent etre & uips-. et approve
      Sitanias pour'4mois, -a computer du jour qiiils meoten
      on ner. Les circonflances vienuent-clles a exiger qu
      hapuilfance requorante- les *gaide plus, long-tecns, i
      faudra qu'elle les entretieitme ai.is iFis et la puiffalc
      require sl5iij VI1. Cliaquc afli r C. ol're ve l tirnian'lenelnt dt
      ouipesde fecoursiouns 's ordree : mails le command.
      tent general des tiiutpcs taibli.esi de ctere et de tu
      appartiendra a'celui a quia t aiua tne iOtalii par la poi'
      face requbrante. Touies Ics opfraions et expedition
      d'importa'nce, erordctiellbariks et- conclucs en coiltnit
      dans un;confeil de guerre en patfrnce du comrnaudnt
      general et des officiirs commnandans. Le fuverain y eft
      it en perfoone, la d6termiuation depend de lui ct
      l'ell pas allreitt i la plurality:
      IX. Pour privenir les altercations de rang entire le
      officierscommandans le fobverain requerant, quat
      il ne commatidera pas en perlontie, diclarera i bound
      here i qui il veut dotner le comanotndenetit alin qr
      a puiffauce require puiffe rigler ep oonfiafqence le rai
      de celui qui commander les troupes da fecours ou I
      vailfeauxs de ligne.
      X. Les troupes de ccours auront leur propre aum
      nieret le libre cxercice de tIcur fcivice divia. Elles feros
      jugies par Ieurs propres 6fficiora, Fuivant leurs lois
      on ne mettra aucun emp&chcment i leur cotrelpondat
      dans leur pays. .
      XI. Les troupes doivent obeir aux ordies du giner
      commandant; mais dans la marcie Ica corps de troup
      ni les vaiffeaux tie feroiLt pas trop eloignes les uns d
      sittris, 'i' plus' expofsi que ceux de la puiffin
      arqutnlte. ,
      -' XII. Lr piffance requfie doncera au command
      idt ttrohps dc feouir les ordrts les pils expars pour
      mainanten du bon ordte et de l' difeipline.
      XIII. Si leo trnI pce de Idco s opu effi)ty penda
      1a camsgn e ne ditminutiion confitrable couinne
      i.4oo timit i misit s, fahs conriptser I is tualades
      Ir blllfTh, la puiffance requife"tlra foin de Ics recoup
      -pletjetiCf fe raise, et t c omiplettjetmet aura lieu da
      il fpsce de tiex mnri. a tlan le port le plus voifin
      tthjitrt ce, i guerre. Le remplacement d'.n vaiffeau
      -ligntperdue, offers par un auite de la mnme force da
      lefpice de fix femaines. Mai fi le conplettement (
      .,trptes ctt le remplacement des vaiirfauxu' .e peuva
      ItrVtentr i 'Ilur cqrps avant la fin de la champagne,
      fftotf fencOdul. I
      SXIV. i le fconrn s dicrmin4 dani le cinquieme
      ticle ,n'~lait Pas fhiAfl i pour la (dfeufe de l'unae
      deux palie t attquics, elle pourra recevoir un p
      gtrad nnmible de irouprs ct de vailfreax d'aptis
      denton fe(ra etnv4au auptavant, fi la' situation
      1afl', It plrmer. -
      XV. It fera permits i rIune des parties coutractant
      plianti qoIe I'nol t l.,n i tllgic de tier des Etats
      I atre, tIs Is articles propres i la guecre, au p
      -r 1 .


      XVI. Si la puilfance tequife vieit a fe trouver atta-.
      que, furtout i caufe du fecours accord, et qu'ainfi les
      eux parties contiactantes te trouvaffent impliquitedans
      ulte ieirtre coming une, elles n'entrerout r'une ians I'autre
      datis aucune negiciation, encore molus cotviendront-
      tlles d'one treve ou concluerofit-elles la paix fatli le
      coufentement et la participation des deux paries, et
      avant.ique celle qni a ie lefe ait obtenu uu dbdomma-
      gement proportionrni.
      XVII. b'abao d apres la ratification de ce trait les
      deux parties contractantes entreront en conference fur
      lh conclhiiou d'un trait de commerce : et come ii
      pouritit itre amene i fafin pendant I'annee 179 leurs
      lujts jouiront jufp.'.iI Ir jaitvier 1793 i:de tous
      es avatitages 'Jone t jouiifaclnt avant la derriere
      uptipre., .
      Vi XVHII'. On rigletra auff immdititement aptes la
      ratification dV ce traiti, tout ce qui ett a dictrminer tou-
      ch int le fa'lut des navires, dout it elt parle dans le cin-
      qsiie article du traite de: VtI r Ia.
      I XIX. De Ie commencement du printems, il fera
      enroy. des commiflaires en Fiolaude, pour fixer lea
      lunlttes an311 e et i la convenance des deux parties.
      XX. C tte alliance'doit durer ptndint huit An-
      nees. Chaqute parties s'engage a fe di-olarer fix mois
      Seant Ifexpiration de ce tetme fur fa prolongation.
      XXI. La ratifcation aura lieu dans fix fetnaines,
      ou plus t6t s'il eltpoluible.

      ALLEM A GN E.

      S De Ratishio7ne e 1se dicembre.
      O0 pent affurer avec c-rtitude que Ie roi de Priffe
      fjit diciarer d 'il,. nii i. e de Ruflie qu'il ti fek rOd-
      le a, ni directement ,ti indhectem;nt d-es afiaires
      de France. On faith de plus d'a"ltie bsn:ae patt quc
      cc monat que delapprotave la conduite qe tiennent
      pl.fiCie. princes it I'Eumpire a I'egard de. Fi.anli,
      tnigrise, et qn'il blame hlatitment qiue, centre tones
      les regRes de la prudence ct d'u'le fitie politique, its
      tolercttt ct proiegsnt chez eux des raffemblcinens mili-
      taiies de ceo Fra :,iis.
      O eft enibatraff de porter tin judgment fur la con-
      Sdiitc du cabinet de Belin, Ii cc't nell qu e cabinet
      e et indeis, el cqu'il veut' I manager phlfeurs ilffues ,
      Sfeon ia t o.urnore de< chlores. O nte doit point onbli.r
      ce qui s'el it A Pilintz, et on ne doit pas non p1is
      Soublicr q .il vitt de fe conclure nn traits encte Ie
      e moitnasqu priuffien et I'empetc;tr; ces dcex actes doin-
      Sni.. de rc 1'ombage ; masis lorfque d'uut autre c6:e on
      e rtflichit quIe Ic oi e Prulle i'a julqu'* piefent ricm
      e ai.rde atix lmigrh fransais qu'i t' e f nitlnu tu e danst
      Sleur affaire, que Ics chefs de cc- einigcs n le I noin-
      ws etit dimisaaucun s de laurs attes ou0 lecttes, qnil tne
      St'e.fait chiz lui aucnnr mouvemeut ruilitaiie pJtpara-
      r toire, on eft polls que telnte de croire que te puitce
      n'a cu rechlment el vue que les a(l'ites de .Polognt ,
      s ct la conlervatiou de la pain CI Allcmae-c, ct Ique
      It ls affairs de Fiance ,donit itl t.tit qclliun a Pidnitz,
      Sn'tiaiclt que tie pure forne. On devrait tailir ceite
      ide, et la fare fervir de bate, pour pa.renir a de:
      riidfitars cetains. D'aptri routes Ies difpfiiions qui
      I'ot counait, la court de Betlin n's datis le fcit, at
      s momen t aciael,'aucnn ernaugannte' pvemptoire ; lli
      S vent fonder lc tcirain ; on d ,it la lorier it ion tou
      avec dexsktite ; it ne pent en refitter qu'unt i
      e grand bicn, favoir,.la conservation de la paix en En
      g 0ope ; ce granl avantage nticcffaie A I'ailTfrifflcmenit d
      s la conflitutlon frauaile dotat on admire ict bales e
      lesvuts falutaiies, te' peunt tre attcint que par le jull
      b balaiiccmeuti des iniiits politiques : et le plus prell'an
      t intiict de la Prudle etl de trouver qielque part u
      ce appui folide pour I'exillence politique que li a dut
      nee FiCderic-le-Giand.
      al Des boards du Rhin.
      )esR
      e, Lss mi gres iravaillent en paperie comme dit Rabh
      ce lais. lepcuplc Belgique ct lurtout les Biabasiionts. Lt
      p Ipinces frtanais ount pris l patti de fe dire ies sdelenfeIu
      at de la religion catholique. Ce ie nfont plis ni leuis titles
      le ui les pi ivileges de la fodaliit qnejobutienntic( les not
      veaux croiJe ; mais le paper, la vierge, ct Ics fept faclr
      ant mens. Cc te ferait point une folie que de donier, dan
      de ce cas, Ia bitone de marechal dr la France exliriesre
      e' M. I'abb Maury.... Les Flamands commenescnt a a'a
      T- tendrir pour ces dfeuifeurs de la foi. Its leurlemt pton
      ns afffifant:e et dvoftment. Le bruit court, quc fi la igler
      du fe fait, it y a des cilies falnatndes qui foturniront d
      de totiilhlgl$., Ltine, 5oo00 iothacs d'aittres 3 o 400;
      ans .qu'il y a e ense des villages qai out promise de furti
      les: affli des homnaes 4aec croix ait baniere. Cet avis n'r
      iIt poi nt nCglirgr. Les Fraajais atiraieit dans une gue'
      Uils gierale i combattre les prepige de plus dun people
      Sen m6me tems que les foldalt dies princes tratigers :
      ar' qui ne dointoit aut uicnter i'inquiitudded la ia tit
      les lran aife, qui pCi t fi ele recule ; mais I'cngager
      lis6 predre toutes Ics precantions, at contre les armies d
      ce rs el coaltrte les erretrs des peoples.
      des' P R V S S E.

      tes De Berlin le a5 decembre.
      de
      Pri II a pari cheis tionu un memoire ttrs*tendu oo I'.
      iht itclthe ptrroutr que la souvelle conflitutio r poi


      nailed ruinerait Ie cointmcree pruflien. 11i fmble que
      notre gouveinetnent it adqptp cepe fviloi de penfer;
      ou du moins, on s'attend a le voir bietnitt prendre
      parti dans les aftfires de Pologne.
      Notre court ne faith aucun pieparaiif'qui puiffe don-
      ner i penter qu'elle ait des deffeins holtlrss contre. la
      Prance. On remarqie en effect que les mandais font
      donnes pour le fouds de conftruction de maifoiitns IUs
      la capitale,'fonds que 'oun ne done jainais lorfqiu'la y
      a apparence de guer. t ,
      Le nouveau trait d'alliance que L. H. P. vienacnt
      de conclItr avec 'empereur, a 'ri notfin i hotrecour,,,
      don't voicila irponfle.
      Note verbal remiftJp r It eab.inet d PruJf ,e ra rianfe A
      edlle qui liti aioa elE remiC e pam ,M, le- talin Jd l, tRde e
      envoy. di dL. W P..
      Nous avoni rmis ous les yeux di rol a note vyer-
      bale que M. lebaron de Rhed, "etivnv extraordinaire
      qtl ainialtlre plhnipnlitiiaii.ei de L; H. P'.., Its tlais-gnt-'
      ialau nous a adreffic ei) date d'hlie. avec tes picels,
      relatives la Ine~joi.aton de la (onelniiaii lorncIilre
      entire la court de Vieitne e ia republique de. Province