Bulletin officiel du Departement des relations extèrieures; bi-monthly, with exception of some doubled-up issues, 1926-31

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Material Information

Title:
Bulletin officiel du Departement des relations extèrieures; bi-monthly, with exception of some doubled-up issues, 1926-31
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-P. Impr. A. A. Héraux

Notes

General Note:
2b-L/E- 1926-
General Note:
Haiti. Départment des relations extèrieures

Record Information

Source Institution:
Columbia Law Library
Holding Location:
Columbia Law Library
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Resource Identifier:
LLMC31704
System ID:
AA00000766:00007


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REPUBLIQUE D'HAITI


BULLETIN OFFICIAL


DUPT


DEPARTMENT DES RELATIONS EXTEhiEURES


OCTOBRE-NOVEMBRE 1927
NUMERO V1


Imp. Auc. A. HfiRAUX
PORT-AU-PRINCE.
















SOMMAIRE.


Convention Radio-T616graphique Internationale de Londres.
- DEcret de sanction du Conseil d'Etat.
- Rapport du Consulat-g6nfral d'Haiti a Amsterdam.
- Rapport du Ministre d'Haiti a Paris, relatif A sa mission aux
CrC&monies du Centenaire de Marcelin Berthelot.
Discours de Monsieur Nemours.
- Rapport de la D616gation d'Haiti A la 8eme Conference Sanitaire
Panam6ricaine reunie a Lima.
- Memorandum y annex ( Acte final de la Conference).
- Personnel Consulaire d'Haiti A l'Etranger.
- Personnel Consulaire stranger en Haiti.
- Service du Protocole : Remise de Lettres de cr6ance, receptions
au Palais National.






OCTOBRE-NOVEMBRE 1927


RhlIetin Officiel
DU

DEPARTMENT DES RELATIONS EXTERIEURES



Convention

Radio-Telegraphique Internationale
Signee ai Londres le 5 Juillet 1912


Convention Radiotel6graphique Internationale conclue entire la
Grande Bretagne et diverse Colonies et Protectorats Britanniques,
I'Union de l'Afrique du Sud, la F6d6ration Australienne, le Canada,
les Indes Britanniques, la Nouvelle Z61ande, I'Allemagne et les
Protectorats Allemands les Etats-Unis d'Am6rique, la R6publique
Argentine, l'Autriche,la Hongrie, la Bosnie Herz6govine, la Belgique,
le Congo Beige, le Br6sil, la Bulgarie, le Chili, le Danemark, l'Egypte,
I'Espagne et les Colonies Espagnoles, la France et I'Alg6rie, I'Afri-
que Occidentale Francaise, I'Afrioue Equatoriale Franqaise, l'Indo-
Chine, le Madagascar, la Tunisie, la Grace, I Italie et les Colonies
Italiennes, le Japon et Chosen, Formose, Sakhalin Japonais et le
territoire louP de Kwantoung, le Maroc, le Monaco, la Norvege, les
Pays B"as, les Indes Neerlandaises et la Colonie de Curaqao, la Perse
ie Portugal et les Colonies Portugaises, la Rounianie, la Russie et
tes Possessions et Protectorats Russes, la Republique de Saint Marin
Te Siam, la Suede, le Turquie et I'Urluguay.
Les soussign6s, Pl1nipotentiaires des Gouvernements des Pays ci-


PREMIERE ANNEE NQ 7






- 2-


dessus enum6r6s, s'6tant r6unis en Conf&rence 'i Londres ont, d'un
cormnun accord et sous reserve de ratification, arrat la Convention
suivante :
Art. ler, Les Hautes Partie; Cmntra:tant?3 s'eagagnt ap)l.quer
les dispositions de la prisente Convention dans toutes les stations
radiot6legraphiques ( stations c5tieres et stations de bhrl j q i sInt
ktablies et exploiteis par ley parties cntra-tantes et o.i,ertes au
service de la correspondence publique entire la terre et leis navires
en mer.
Elles s'engagent, en outre, a imposer I'observation de ces dispo-
sitions aux exploitations prives autorisees, soit a Otablir ou A exploit
ter des stations cotibres radiotClIgraphiques ouvertes au service de
la correspondence publique entire la terre et les navires en mer, soit
a ctablir ou A exploiter des sections radiot616graphiques ouvertes ou
non au service de la correspondence publique A bord des navires
qui portent leur papillon.
Art 2. Est appelee station c3tibre toute station. ra liotiligraphique
6tablie sur terre ferme oa A bord d'un navire ancr6 a de.neure et
utilisfe pour l'6change de la corres>onaance ave: le; niires en mer.
Toute station radiot6elgrahique &tablie sur un na/ire autre qu'ua
bateau fixe est appel6e station de bord.

Art.3. Les stations c5tire3 et les stations de bhrd s3at tautes tenues
d'kchanger reciproquement les radiot6lgrammes sans distinction
du systeme radiot6elgarphique adopt par ces stations
Chaque station de bord est tenue d'echanger les radiotel6grammes
avec toute autre station de bord sans distinction du system radio-
tel6graphique adopt par ces stations.

Toutefois, afin de ne pas entraver les progres scientifiques, les
dispositions du present article n'empechent pas 1'emploi 6ventuel
d'un system radiot6elgraphique incapable de communiquer avec
d'autres systmies, pourvu que cette incapacity soit due A la nature
specifique de ce systeme et qu'elle ne soit pas l'effet de dispositifs
adopts uniquement en vue d'e n )3che:r 'interco.n-unication.
Art. 4 Non.)bstant les dispositions de l'article 3, une station peut
etre affected A un service de crr2espa ance pablique re;treinte







-3- -


d&termini par le but de la correspondence ou par d'autres circons-
tances indtpendanles du systeme employee.
Art. 5. Chiacune des hautes parties c3.itractantes s'engage a fail;-
relier les stations cotieres au rpseau telegraphique par des fils spe-
ciaux ou, tout au moins a prendre d'autres measures assurant ua
change rapide entire les stations cotieres etle r6seau t6~lgraphique,
Art. 6. Les hautes parties contractaates se donnent mutuellement
connaissance des noms des stations cotieres et des stations de bord
vis6es a Particle 1, ainsi que de toutes les indications propres A faci-
ter et'a acc6lrerles 6chinges radiat6l6graphiques quiseront specifies
dans le reglement.
Art, 7. Chacuie des Hautes Parties Contractantes se reserve la
faculty de prescrire ou d'admettre que dans les stations visees A
Particle 1, ind4pendamnment de 1'installation don't les indications
sont publides conformement A I'article 6, d'autres dispositifs soient
ttablis et exploits en vue d'une transmission radiot6l6graphique
speciale sans que les details de ces dispositifs soient publids.
Art. 8. l.'exploitation des stations radliot6l6graphiques est organi-
sae, autant que possible, de nmni-re a ne pas trouble le service
d'autres stations de I'espece.
Art. 9. Les stations radioteligraphiques sont obliges d'accepter
par priorit6absolueles appels de d6tresse qu'elle qu'en soit la pro-
venance, de repondre de mrnme A ces appeals et d'y donner ia suite
qu'ils comportent,
Art. 10. La taxe d'un radiot6l6gramme comprend selon le cas :
1. a) La taxe cotiere qui appartient A la station c6tiere:
b) La taxe du bord qui appartient A la station du bord ;
2. La taxe pour la transmission sur les lignes telegraphiques, cal-
culee d'apres Ie-, riegles ordinaires:
3. Les taxes de transit des stations c6tieres ou de b.,rd interme-
diaires et les taxes aff'rentes aux services sp6ciaux demands par
I'expiditeur.
Le tauxde la taxe cotiere est soumis A Papprobation du Gouver-
nement don't depend la station cotiere; celui de la taxe de bord,A l'ap-
probation du Gonvernement don't dUpend le navire.
Art. 11. Les dispositions de la pr senate Convention sont compl6tees




--4 -


par un Reglement qui a la meme valeur et entire e: vigueur e.r
meme temps que la Convention.
Les prescriptions de la presente Convention et di Rilen'eit v
relatif peuvent &tre A toute 6poque modifines d'ul con nun accord
par les Hautes Parties Contractantes. Des conferences de plInipo-
tentiaires ayant Ie pouvoir de modifier la Convention et le R~zle-
ment auront lieu periodiquament; chaque conference fixera elle-
menie le lieu et 1'6poque de la reunion suivante.
Art. 12. Les conferences sont co npos!es de delegu -s des Gouver
nements des pays contractants.
Dans les d6!iblrations, chaque pays dispose d'une seule voix.
Si un Gouvernement adhere A la Convention pour les colonies,
possessions ou protectorats, les conferences ult6rieures peuvent
decider que l'ensemble ou une parties de ces colonies, possessions ou
protectorats est consider comme formant un pays pour I'applica
tion de l'alinea pr&c6dent. Toutefois le nombre des voix don't
dispose un Gouvernement, y compris ses colonies, possessions on
protectorats, ne peut depasser six.
Sont consid6r6s comme formant un seul pays pour I'applicatior.
du present article.
L'Afrique Orientale Allemande;
L'Afrique Allemande du Sud Ouest;
Le Togo;
Des Protectorats Allemands du Pacifique;
L'Alaska;
IIawai et les autres possessions Americaines de la Polyn6sie;
Les liles Philippines ;'
Porto Rico et les possessions amrricaines dans les Antilles;
La zone do canal de Panama;
Le Congo Belge;
La colonie espagnole du Golfe de Guine ;
L'Afrique occidentale franvaise ;
L'Afrique 6quatoriale frangaise;
L'indo-Chine;
Madagascar;
La Tunisie :
L'union de l'Afrique du Sud:
La Federation australienne;





-5-


Le Canada;
Les Indes Britanniques;
La Nouvelle Z.lande;
L Erythree ;
La Somalie Italienne;
Chosen, Formose, le Sakhalin Japonais et le terri-
loire lou6 ce Kwantoung;
Les Indes N6erlandaises;
La Colonie de CuraQao ;
L'Afrique occidentale Portugaise;
L'Afrique Orientale Portugaise et les possessions
Portugaises Asiatiques,
L Asie Centrale Russe [littoral de la mer Caspienne]
Boukhara;
Khiva;
La Sibrrie occidentale (littoral de l'Oc6an glacial);
La Sib6rie orientale (littoral de I'Oc6an Pacifique;]
Art. 13. Le Bureau international de l'Union telegraphique est char
g6 de r6unir, de coordonner et de publier les renseignements de
toute nature relalifs A la radiotleqgraphie, d'instruire les demandles
de modification A la Convention et au RWglement, de faire prornul-
guer les change:nents adoptIs et. en general, de proc6der A tous
travaux administratifs don't il serait saisi dansl'interet de la radio-
telegraphie international.
Les frais de cette institution sont supports par tous les pays
contractants.
Art. 14. Chacune des Hautes Parties contractantes se reserve la
faculty de fixer les conditions dans lesquelles elle admet les radio-
t616grammes en provenance ou A destination d'une station soit de
board, soit cotiere, qui n'est pas soumise aux dispositions de la prn-
sente Convention.
Si un radiot6~lgramme est admis, les taxes ordinaires 'doivent lui
etre appliques.
II1 est donna course A tout radiot6legramme provenant d'une station
de bord et requ par une station c6tiere d'un pays contractant ou
accept- en transit par l'ad.ninistration d'un pays contractant.
II1 est 6galement donn6 course A tout radiotelegramme A destination
t'unnavire. si administration d'un pays contractant en a accepc6 le







6 -

dIp6t ou si administration d'un pays contractant I'a accept en
transit d'un pays contractant, sous reserve du droit de la station
c6tiere de refuser la transmission a une station de bord recevant
d'un pays non contractant.
Art. f5. Les dispositions des articles 8 et 9 decette Convention sont
6galement applicables aux installations radiot616graphiques autres
icue celles visees a l'article premier.
Art. 16. Les Gouvernements qui n'ont point pris part a la pr6sente
Convention sont admis A y adh6rer sur leur demand.
Cette adhesion est notifiee par la voie diplomatique A celui des
Gouvernements contractants au sein duquel la derniere conference A
etl tenue et par celui-ci A tous les autres.
El!e emporte de plein droit accession a toutes les clauses de la
present Convention et admission A tous les avantages y stipules
L'adhesion A la Convention du Gouvernement d'un pays ayant des
colonies, possessions ou protectorats ne comporte pas l'adhesion de
ses colonies, possessions ou protectorats, A moins d'une declaration
a cet effet de la part de ce Gouvernement. L'ensemble de ces colonies
possessions ou protectorats, ou chacun d'eux s4parement peut faire
l'objet d'une adhesion distinct ou d'une d6nonciation distinct dans
l,-s conditions privues au present article et A l'article 22.
Art. 17. Les dispositions des articles ler. 2, 3,5, 6, 7, 8, 11, 12 et 17
de la Convention T616grahhique internationalede Saint Petersborurg
cu 10 [??2 Juillet, 1875, sont applicables A la radiot61lgraphie interna-
'ionale.
Art. 18. En cas de dissentimen* entire deux ou plusieurs Gouverne-
ments contractantsrelativement A l'interpretation ou A l'ex6cution
de la present Convention, soit du Reglement pr&vu par 'article. 11,
ia question en litige peut, d'un commun accord, ktre soumise a un
jugement arbitral. Dans ce cas, chacun des Gouvernemmnts en cause
en choisit un autre non interess6 dans la question.
La decision des arbitres est prise a la majority absolue des voix.
En cas de partage des voix, les arbitres choisissent pour trancher
le different, un autr, Gouveinement contractant 6galement desinte-
-ess6 dans ce litige. A d6faut d'une entente concernant ce choix,
Thaque atbitre propose un Gouvernement contraoctant desinteresse:





-7 -


il est tire au sort entire les Gouvernements proposes. Le tirage aa
sort appartient au Gouvernement sur le territoire duquel fonctionne
le Bureau international prevu A l'article 13.
Art. 19. Les Hautes Parties Contractanter s'engagent A prendre ou
A proposer A leurs Legislatures respective les measures necessaires
pour assurer l'exdcution de la presente Convention.
Art. 20. Les Hautes Parties contractantes se communiquent les
les lois qui auraient dejA 6tr rendues ou qui viendraient a l'etre dans
leurs pays relativement A l'objet de la present Convention.
Art. 21. Les Hautes Parties contractantes conservent leur entic're
liberty relativement aux installations radiot6l6graphiques non prd-
vues A l'article premier et, notamment aux installations navales et
militaires ainsi qu'aux stations assurant des communications entire
points fixes. Toutes ces installations et stations restent soumises
uniquement aux obligations prevues aux articles 8 et 9 de la presente
Convention.
Toutefois lorsque ces installations et stations font un change de
correspondence publique maritime, elles se conforment pour l'ex6-
cution de ce service, aux prescriptions du R&glement en ce qui
concern le mode de transmission et la comptabilit6.
Si, d'autre part, des stations c6tiares assurent en meme temps que
la correspondance publique avec les navires en mer des communica-
tions entire points fixes elles ne sont pas soumises pour 1'execution
de ce service, aux dispositions de la Convention, sous reserve de
l'observation des articles 8 et 9 de cette Convention.
Cependant les stations fixes qui font de la correspondence entire
terre et terre ne doivent pas refuser l'dchange de radiot6l6grammes
avec une autre station fixe A cause du systeme adopt par cette
station; toutefois la liberty de chaque pays reste entire en ce qui
concern l'organisation du service de la corr.espondance entire points
fixes et la determination ides correspondances faites par les stations
affect&es A ce service.
Art. 22. La present Convention sera mise a execution A partir du
ler. Juillet 1913, et demeurera en vigueur pendant un temps ind6ter-
min6 etjusqu'a l'expiration d'une annde A partir du jour out la d6
r.onciaticn en eera faite.







-8-


La d6nonciation ne produit son effet qu'A 1'6gard du Gouvernement
au nom duquel elle a Wt, faite, Pour les autres Parties Contractantes.
la Convention reste en vigueur.
Art. 23. La presente Convention sera ratifiee, et les ratifications en
,eront deposies A Londres dans le plus bref dMlai possible.
Dans le cas ou~ une ou plusieurs des Hautes Parties Contractantes
ne ratifieraicnt pas la Convention, celle-ci n'en rera pas moins valuable
pour les parties qui I'auront ratifi6e.
Fn foi de quoi les pl6nipotentiaires respectifs ont signed la Conven-
tion en un exemplaire, qui restera d6pos6 aux archives du Gouverne-
ment britannique et don't une copie sera remise A chaque parties.
Fait a Londres, le 5 Juillet 1912.
Pour copie conforme :
Le Ch efde Division au D&partemenl des Relations ExMri ures :
F' COURTOIS


PROTOCOLE FINAL

Au moment de proc6der A la signature de la Convention arretce
par la Conference radiot616graphique international de Londres, les
pienipotentiaires soussignes sont convenus cequi suit :
I

La nature exacte de l'adh6sion notifiee de la past de la Bosnie Her-
z-6govine n'6tant pas encore d6terminde, il est est reconnu qu'une voix
est attribute a la Bosnie Herzegovine, une d6cicion devant intervenir
ult6rieurement sur le point de savoir si cette voix lui appartient en
vertu du second paragraphe de P'article 12 de la Convention, ou si cette
vcix lui est accordee conformement aux dispositions du troisimre pa-
ragraphe de cet article.
II
II est pris acte de la declaration suivante :
La del6gation des Etats-Unis declare que son Gouvernement se
trouve dans la n6cessit6 de s'abstenir de toute action concernant les
tarifs, parce que la transmission des radiotli'grammes ainsi que celle







des t1l.,rammrs dans les Etats-Unis est exploited, solt enti-rement,
3oit en parties, par des companies commercials ou particuli6 es.

III

II est 6galement pris acte de la declaration suivante:
Le Gouvernement du Canada se reserve la faculty de fixer sepa-
rement, pour chacune de ses stations c6tieres, une taxe maritime to'
tale pour les ra liot6lgramm s originaires de l'Am6rique du Nord et.
destines A un navire quelconque, la taxe cotiere s'6levant aux trois
cinquiemes et la taxe de bord aux deux cinquiemes de cette taxe to-
tale.
-, En foi de quoi les plenipotentiaires respectifs ount dress le present
Protocole final, qui aura la meme force et la mrme valeur que si ses
dispositions 6taient inserees dans le texte meme de la Convention A
iaquelle il se rapporte, et its Font sign en un exemplaire qui restera
d6pos6 aux archives du Gouvernement Britannique et don't une copies
sera remise A chaque Partie.
Fait A Londres, le 5 Juillet 1912.

Pour copie conforme:
Le Chef de Division au Deparlemenl des Relations ExtIrieures :

F. COURTOIS.


- Q _











DECRET


LI; CONSEIL D'ETAT
Exergant les Pouvoirs de I'Assemblie Nationalte
Vu 1'article 42 de la Constitution,
Considerant qu'il y lieu d'approuver la Convention Radiot&l6gra-
phique Internationale sign6e A Londres le 5 Juillet 1912 A laquelle Ie
Gouvernement Haitien donne son adhesion dans sa forme,
DECRETE ;
Art. ler.Est et demeure sanctionnee pour sortir son plein et entier
effet, la Convention Radiote6lgraphique international, sign6e A
Londres le 5 Juillet 1912.
Art. 2. Le present Decret auquel est annex6e copie de la dite Con-
vention sera public et ex6cut6 A la diligence des Secrtaires d'Etat
des Relations Exterieures et de l'Interieur.
Donn6 au Palais L6gislatif, A Port-au-Prince, le 3 Octobre 1927, an
1246me, de l'Ind6pendance.
Le President: EM. J. THOMAS.
Les Secr6taires; JosEPH LANOUE EM. S. TRIBIE.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le President de la R6publique ordonne que le Decret ci-dessus
du Conseil d'Etat soit revetu du Sceau de la Republique, imprimn,
public et execute.
Donn6 au Palais National, A Port-au-Prince, le 3 Octobre 1927,
an 124eme. de l'Ind6pendance.
BORNO.
Par le Pr4sident :
Le Secr6taire d'Etat des Relations Extdrieures.
CAMILLE J. LEON.
.,e Secretaire d'Etat de l'Interieur.
FOMBRUN.







-11-

CONSULAT GENERAL D'HAITI A AMSTERDAM
AMSTERDAM le 3 Octobre 1927
Excellence,
Ci-inclas j'ai l'honneur de vous fire parvenir mon rapport trimes-
teriel d'Avril-Juin 1927 concernant le commerce entire Haiti et leg
Pays-Bas.
Veuillez agr6er Monsieur le Secr6taire d'Etat, 1'assurance de mes
*sentiments devous.,
JIl. SCHERMER
Vice-Consul ]
A S. E. Mr le Secr6taire d'Etat des Relations Exterieures
Port-au-Prince,


Rapport et Statistique
DE LA MARCH DES AFFAIRES COMMERCIAEES
ET INDUSTRIELLES DES PAYS-BAS
PENDANT LE TRIMESTRE D'AVRIL-JUIN 1927



L'importation a Wte comme suit:
Caf6 911 Balles 68 440 K. G.
Pour l'exportation des marchandises de Hollande, veutllez trouvet
ci-dessous la liste detaill6e:
Acide carbonique ............... 5 cylindres............375 K.G
Allum ettes.................... .10 colis................ ...381 "
Articles religieux... ............4 "....... ... .... ... .605 "
Beurre......................... 3 ".. ............... 170 "
Biere........... .............. 331 ".......... ...... 12219 "
Bonbons & Biscuits............11 ......... ..........623 "
Bougies........................42 ".................... 1962 "
Boule en fer, chaines & Ancres..5 ".............. ....8715 "
Cacao en poudre.................26 ".......................392 "
Ciment ... ...... ...........300 "......... .......... 36673 "
Conserves............... ... ".......................30 "








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Corde........................11 colis...1. ............. 328 K.G.
Dames jeannes ...............169 pieces.................. 357 "
Essences .......... .............6 colis ...... ............202 "


Eau minerale................... .75
Eerreries, et t6les en fer,..........
clous en fer, et 6mailles....... 1054
Fil de coton et ficelles.........26
Fromage .... ................262
Genievre....... .... .... ...... 10
Huile de lin .................. .59
de terebenthine ............ 6

Lard ...................... 1.. 13
Machines A coudre..... .....11
M argarine................ ... 646
Microscopes.................. 1
Oignons ..... ............ 132
Papier ...................... 30
Produits pharmaceutiques.... .. 2
Peinture ..... ......... ..... 60
Riz............................ 3240
Quincailleries .................. 1
Sacs vides ...................117
Savon ............ .... .. .....1


"................ .. 2887 "
........ ......79i72 "
"....... ........... 6323 "
". ............. ..... 5898 "
". ...... .. ... .289 "
". .......... ....... 2047 "
.. ........ .......180 "
". ............... 78829 L.A.
"....... ................2761 "
I ................275 "
"............. ..... .. 36435 "
"............. .... .... 112"
....................3157 "
".... ... ..........4569 "
"...................... 281/2"
...................... 707 "
".. ... .... .....176013 "
............ ...... .... 23
" ................ 29989 "
"............. ... .77 "


Les statistiques officielles du movement du commerce des PAYS-
Bas donnent pour ie deuxieme trimestre de 1927 les renseignements
suivants:
IMPORT TION

CAFE Les importations des INDES oRIENTALES NEERLANDAISeS ont
Wte de 1728 tonnes de mille kilogrammes d'une valeur, en milliers de
florins de 1533. Quant du caf6 du Brasil nous trouvons les chiffres
suivants: quantity 5482, valeur 5777. Pour les autres cafes americqajns
le total a 6te de 4111 tonnes d'une valeur de 5975. HAITI en a fourni
33 tonnes d'une valeur de 35. Les livraisons des Etats-Unis ont &t6
de 124 tonnes, valeur 164; Guatemala a fourni 1625 tonnes d'une va-
leur de 2469, Colombie 1102 tonnes, valeur 1479, Costarica 102 tonnes
valeur 158, Mexique 104 tonnes, valeur 146; Possessions britanniqueq,







-13 -

en Amfrique 2 tonnes, valear 2, Salvador 508 tonnes valeur 743. Ven&-
zuela 2.12 tonnas valeur 333.
Cotoa brut Les importations totales ont 6t6 de 9759 tonnes de
10J3 K. G. d'une valeur en milliers de florins de 9393.
F&ves de cacao Les Pays-Bas ont imported pendant le deuxieme
trimnestre de 1927 10322 tonnes, d'une valear de 8351.
Les Etats-Unis en ont fourai 105 tonnes, valeur 92, Le Br6sil 281
tonnes, valeur 257, L'Equateur .393 tonnes, valeur 437, Les Possessions
britanniques en Amnrique 590 tonnes, valeur 533, V6n zuela 202
tonnes, valeur 19,.
Sucre de canne brut Ont ete importees pendant le deuxieme tri-
me3tre 67942 tonnes, d'une valeur de 11973.
Cuba en a fourai 43161 tonnes, valeur 84160, la R6publique Domini-
caine 18080 tonnes, valeur 3303, Le P.rou 11 tonnes. valeur 2, Salva-
dor 297 tonnes, valeur 63, Surinam 978, tonnes, valeur 173.
Arac et Rhum Les importations d'arac ont &t6 de 1000 litres de 50.
% d'une valeur de 1000 florins, celles de rhum de 7000 litres de 50 9o
valeur 6000 florins.
EXPORT TION
Sacs de jute Les exportations A Haiti ont 6t6 de 29 tonnes, d'une
valeur de 20000 florins.
Pour votre information j'ai en mnme temps l'honneur de vous faire.
parvenir un livre intitul6 Statistique de la Navigation avec les Pays
Etrangers et dans lequel j'ai soulign6 les renseignements concernant
Haiti.
Je termine mon rapport dans l'espoir, que le Gouvernement lui re-
servera un bon accueil et qu'il pourra etre utile au D6partement des
Relations Ext&ieures, afin de pouvoir 6tendre le commerce entpe.
Haiti et les Pays-Bas.
JH. SCHERMER
Vice-Consul













Rapport du Ministre d'Haiti A Paris



LEGATION DE LA REPUBLIQUE DHAITI.

Paris, le 28 Octobre 1927.
Monsieur le Secr6taire d'Etat :-
J'ai l'honneur de vous envoyer sous ce couvert le rapport de la mis-
sion que vous avez bien voulu me confier A l'occasion des c6r6monies
du centenaire de Marcelin BERTHELOT, pendant lesquelles j'ai eu
l'honneur de representer notre Gouvernement et la ville de Port au-
Prince.
J'ai 6galement eu 1'honneur de repr6senter notre Pays au Congres
de la Chimie Industrielle don't les cr6mronies s'ktaient deroulees quel"
ques jours auparavant. Ainsi que vous enavez eu connaissance par
le Figaro du 23 Oztobre queje vous ai fait parveiir, j'ai pris la pa-
role au banquet offer le 19 Octobre au Cercle Interalli6, par le Pr6-
sident de la Soci6t6 de Chimie Industrielle et Madame Donat Agache.
Je pense qu'il faut que notre Pays soit present partout et affirme
que dans les diff6rentes branches de l'activit6 humaine, nous avons
fait des incursions glorieuses. C'e3t ainsi que je cornrends mon role
Ministre, Repr6sentant de notre Gouvernement et du Chef de l'Etat,
d6fenseur des interets de notice Pays, ambassadeur des lettres, des
sciences, des arts, de la pens6e haitienne.
Apres avoir remerci6 lp Pr6sident et Mme. Agache de leur aimable
invitation, j'ai d6clar, qu'en se faisant repr6senter A ce Congres,
mon Pays avait vowlu prouver l'int&r&t qu'il attache au d6veloppement
de la Chimie Industrielle. Pays en grande parties agricole, mais qui, de
-jlus en plus, d6veloppe son industries, il'sait tout le bien que peut reti-
rer 1'industrie de ctte alliance intime avec la science.
J'ai inliqua que 1'orientation de la Science vers c! but pratique
d )it aider 1'homnie A tirer le meilliur parti des richessesde la nature.





-15-


A ce sujet, j'ai tenu A saluer la grande m6moire de Marcelin Berthelot,
que des ceremonies solennelles, auxquelles toutes les nations civilisses
ont voulu participer, vont dans quelques jours c6l6brer.
J'ai rappele que c'est l'6te'nel honneur des savants frangais d'avoir'
voulu mettre au service de l'humanite une science don't ils ne pr-'
tendent developper que les bienfaisants effects.
J'ai assur. le Prsiient du souvenir que je garderai de son bienveil-
lant accueil et des travaux du Congras que j'ai suivis avec la plus
grande attention et qu'il a preside avec tant de tact et d'autorit6. Je
l'ai enfin pria de me permnttre de deposer mes respectueux homma-
ges aux pieds de M. n. Agache qui avait bien voulu apporter A notre
fete, le charme de son sourire et de sa grace.
C'est la Soci6te de Chimie Industrielle qui a organism les c6r6monies"
en l'honneur de Marcelin Berthelot. Le Pr6sident de la Soci6te de Chi-'
mie Industrielle, Mr. Donat Agache, est en effet le Premier Vice-Pr6si-'
dent du Bureau du Comit6 d'Organisation Marcelin Berthelot et Mr.
Jean G6rard, de la Soci6te, est le Secr6taire Gen6ral du Comit6 d'Orga-
nisation.
Tous les d616gues strangers aux c6r6monies du Congres de la Chi-
mie Industrielle 6taient 6galement d61lgu6s aux c6r6monies du Cen-
tenaire de Berthelot. Les premieres 6taient les pr61ludes des seconds.
Notre Pays ayant fait entendre sa voix au Congres de Chimie, &tait
d'autant plus d6sign6 pour participer A la commemoration du Cen-
tenaire de Marcelin Berthelot.
J'ai tenu A prendre part A toutes les manifestations qui ont eu lieu
en son honneur.
Tres touches de cette assiduit6, des paroles que j'avais prononcees,
de l'adresse que j'ai d6pos6e et don't j'avais envoyecopie & Mr. Phi-
lippe Berthelot, Mr. & Mine. Berthelot ont bien voulu nous remercier,
ma femme et moi, d'avoir assist ia toutes les c6r6monies cel6br6es en
l'honneur de leur regrett6 pere.
Ils nou? ont dit combien ils ont Wte touches de l'hommage de notre
Pays et de sa capital. Je vous transmets avec plaisir ces remerci-
ments du fils meme de Marcelin Berthelot.
Pour donner plus d'importance A la participation d'Haiti et bien
marquer en quelle particuliere estime nous tenons le grand savant,.






16'_
j'avais constitu6 deux Comitis.I!s formnaient le Groupe rde Paris ";.
Le Comite de Patronage et le Comite de Participati'n." Je ptc-
sidais le premier qui avait come membres : Mr. Raphael Brouard, et
Mr. Maurice Nemours, notre ancien Charg6 d'Affaires. Le Dr. Geor-
ges Audain, Chirurgien de l'Hopital Steel, pr6sidait le Comite de par-
ticipation qni Ee composait du Dr. Nemours, radiologiste de 1 'H6pital
Britannique et Mr. Max S6journ6, Interne des H6pitaux de Paris.
Les c6r6monies en l'honneur du Grand chimiste. pendant quatre
jours d6roulerent leurs pompes grandioses.
Le Dimanche 23 Octobre, au soir, dans les salons de 1-i Sorbonne. eut
lieu la reception des Del1gu6s et de leurs families. Le lundi 24 Octobre,
le matin, t la Facult6 de Pharmacie, Exposition des souvenirs de Ber-
thelot, au College de France visit de son Laboratoire & du monument
qui lui a Wte elev6; A la Rue St. Martin inauguration d'une plaque com'
m6morative appos6e sur la maison of' il demeura. L'apres midi : Re'
ception A I'Hotel de Ville. Le soir Seance solennelle A la Sorbonne en
presence du Pr6sident de la Republique et sous laPresidence de Mr
Painlev6. Au course de cette Seance, au nom de notre Gouvernement
et de la Ville de Port-au-Prince, j'ai iemis l'adresse dontje vou s envoie
copie.
Le Mardi 25; le matin : C6remonie commemorative au Panth6on
sous la Pr6sidence de Mr. Poincard, l'apres midi, Banquet official au
Palais de Versa illes, sous la Presidence de M. Herriot, le soir, soi -
ree de Gala A l'Op6ra,
Le Mercredi 26 Octobre; le matin : Pose de la premiere pierre de la
maison de la Chimie par M. Herriot, l'apres-midi : Reception par;
l'Institut de France au Chateau de Chantilly, le soir, Reception A
I'Elysde par le Prisident de la R6publique.
Dans cette fete de la science qui avait r6uni les Envoyds et les Sa-
vants de toutes les nations, j'ai &t6 tres fier de repr6senter Notre
Pays et sa Capitale.
Cet hommage que nous avons rendu A l'un des plus nobles coeurs,
A l'un des cerveaux les plus puissants, les plus feconds, don't l'Hu-
manit6 se glorifie avec raison, nous honore et nousgrandit. '
[,rous croyons, nous aussi, A la haute vertu de la science. Nous ad-
-- rfron. le travail de la pensde qui el6ve et moralise, fait la vie plus






.... 17-


dance et plus bA.ll et p, ". a pa c .iduit I'hn.nne a soa :..ffr.mi :iv.
snme-nt; qui leant,.nent 6. life ca Moine Futur, rave lointain de Mar-
celin Berthelot oci il fera bien meilleur de vivre; Immense Cath6drale
hirmn )iies,si o e t2 ni: prop)rti.a -ea,of plus heureuse s'abritera
l'Humanit6
Ma presence au Congris de Chimie IndustriAlle et A la C616bration
du Centenaire de B1rthel it, pro-vait que riea de ce qui touche anx
conn iissances huniiins, 1,s plus hautes canine les plus pratiques,
ne nous a jamais laissis i idiff-4rents. Elle prouvait que ces hautes
spic'alations ne nous sont pas ktrangeres et que nous aussi nous
nous passionnons pour tous ces grands problames.
Veuillez agr6er, Monsieur le Secretaire d'Etat, ler assurances de
ma haute consideration,
NEMOURS

DISCOURS DE MONSIEUR NEMOURS
Je me f6licite d'avoir 6t' choisi par le gouvernement de la R6pu-
blique d'Haiti et par la ville de Port-au-Prince pour apporter A la m6
moire de Marcelin Berthelot le tribut d'hommage et d'admiration de
mon Pays et de sa capital.
Qu'il m2 soit permis d'6voquer un souvenir personnel; J'ai 6t6 6le-
v6 dans l'amour et dans l'admiration de Marcelin Bertholot. Mon
pere a plac6 le livre ouf il d6fendait et pronait la culture et la doctri-
ne franqaises, livre qu'il a intitule "Sur le choix d'une discipline: P'an-
glo-saxonne ou la Frangaise" sous l'6gide de cette pens6e de Marcelin
Berthelot" :Celui qui abaisse son id6al ne tardera pas A perdre le
g6nie n6cessaire pour le poursuivre. La vie humaine n'a pas pour
fin la recherche du bonheur. "
II avait fait de cette pens6e la regle de sa vie. 1 me l'avait donn6e
en example. C'est elle qui m'a inspire danstoutes mes actions et qui
les a toutes tendues vers des buts lev6s.
Mais mon pore qui s'inspirait des pr6ceptes du philosophy, com-
ment n'aurait-il pas aim6 et magnifi6 le savant ?
Dans la conclusion de son ouvrage, pour prouver la sup6riorit6 de
la Science et de I'enseignement frangais, il avait pris comme exemn
pie la Chimie. II avait expos le role magnifique de Berthe!ot. II nous







- 18-


conviait a admirer en lui, 1'esprit qui'aimin li s- ie: i Fr-i '1i3-. Et
il terminait par cette phrase, prononc6e il y a vingt ans par Mr
Groebe, '- la c6l6bration du Cinquantenaire de' la S.ci4t6 Chimique
de France, phrase qui grace 5 Marcelin Berthelot, est toujours exacte
et 'a laquelle legrand savant a donn6 une nouvelle force: Si l'on
considere les travaux accomplish dans le domaine de la chimie depuis
La'oisier jusqu'?a nous, on retrouve partout le g6nie national francais.
On y retr ouve 6galement le g6nie de Berthelot. Mon pere preten -
dait aue cette phrase, avec 1'addition qui lui donne sa jusle valeur,
s'appliquait exactement a Marcelin Berthelot. C'est le plus bel-e loge,
il me, semble, que l'on puisse faire de son activity creatrice, de sa
science universelle, de son gnie. G race a Berthelot, nous ne pou-
vons plus s6parer la chimie de l'activit6 humaine clans tons les do.
maines. II n'y a pas uns bra'c'>e de cette activity dans laquelle, grace
au grand savant, la chimie n'ait fait s;atir ses bienfaisants effects. Et
il n'v a 'as n, n p ,c, ns l -- ....,t- .. ... c 'ctiM !e c tte
science, un coin que sa curiosity ait laiss6 inexplord.
Afin de-,parmettre la rapide et. facile utilisation de ses d&couver-
tes, il refusal de prendre tn seul brevet. Ce sera lY'ternel. honneur
de la Science Frangaise d'avoir ainsi tro-'v. de3 e; )rits desintcres-
s6s et descoeurs genereux, aiinnt la science pAir Alle-mime, pour
la satisfaction in time que donne la recherche de la verite; aimant
la science pour tout le bien qu'elle peut faire a la pauvre humanity
.C'est par IA que ces grands esprits rencontrent les grands coeurs
qui se sont-.efforc6s. d'apporter aussi !es soulagem rents de leurs cro-
yances a nos ames inquietes.
Marcelin Berthelot nous a prouv6 que la morale ia plus haute. n'a
besoin, pour s'l1ever et se soutenir, d'aucune base religious ; mais
aa tolerance acceptait les opinions qui les voulaient, morale et reli-
gion. lier d'un lien puissant
Et ainsi. comme philosophy et'comme savant, jusque dans notre ile
lointaine, qu'il a pu faire du bien.
Sa pens6e est vQeue enrichir d'autres pnases.sa'n coeur y rechauf-
for d'autres coeurs enthousiaste-s.
Ses d6couvertes sur l'azote, en reno.ivelant la chinie agricole, nous.
ont aides a dtvelopper notrs agriculture.






-- 19-


Ses travaux sur les sucres ont permis A notre industries sucriere,
notre principal in-lustrie, de prendre un vigoureux essor.
II a ainsi c.,a, 1:, i A l'enrichissement materiel, intellectual et mo-
ral de mon pays.
Qu'il soit permis A l'un de ses enfants, 6lev6 dans l'intimit6 de cet"
te grande pensde et dans le culte de cette memoire, de lut apporter
ici, toute sa reconnaissance 6mue.
Et s'il peut etre utile, pour stimuler les plus nobles sentiments-,
encourager les plus g6nereux efforts, de rechercher un home diglie
d'etre un module pour I'horine ; ceux qui,en Marcelin Berthelot,ont
pratiqu6 l'ecrivain, aimed le philosophy, admire le savant, serappelait
la s6renit6 de cette conscience, la fermet6 de cet esprit, la bont6 de
ce caeur, trouvent en Iui ce module et saluent en lui la meilleure et
la plus pure synthese des qualities les plus nobles et les hautes de
1'hornme.
Marcelin Bertholet est assure d'avoir un autel digne-de lui dans
le Pantheon de nos coeurs reconnaissants.
















1'*


.' ,*\







-20 -

La VIlleme Conf6rence Sanitaire Panamericaine

Lima, le 30 Octobre 1927.
Monsieur le Ministre.
Par une lettre en date du 8 Septembre dernier, Votre Exceilence a
bien voulu me faire savoir que le Goniernmnent Haitien avait (Icidt
de me nommer son d616gu6 A la Conference Sanitaire Panamricaine.
J'ai l'honneur de rendre compete a Votre Excellence de la mission
qu'elle a bien voulu me confier.
Tout d'abord, j'ai cru devoir proposer A Votre Excellence la nomi-
nation d'un autre D616gu6, choisi parmi les membres du Corps M di-
cal de Lima.- Le Docteur Guillermo Angulo y Paente Arnao 6tait
le plus qualifi6 pour remplir ces functions. C'est un des praticiens des
plusrenomm6s du Perou: il a perfectionn6 ses etude3 en France et en
Italie et jouit A Lima, d'une ecellente reputatio-.- Je re:nercie
done bienvivement Votre Ecellence d'avoir accusi'li favorable n.at
la proposition que i'avais cru drvair s-u n ttre A :t bie raillante
appreciation.
Le Docteur Guillermo Angulo y Puente-Arnaa a fait, dane l'es-
pace de dix jours, sur le vu des documents et renseignements que je
lui avais re:nis, A cet effet, un interessant rapport, d'environ 40
pages, sur la climatologie, l'etat sanitaire et l'organisation des
services d'Hygi4ne de la R4publique d'Haiti. Ce rapport, qui a
imprim6, a 6t6 pr6sent6, par lui, au Congres Sanitaire, oct il a
obtenu un grand succes, aucune autre d6elgation n'ayant fait un
travail semblable.
Les pays reprisent6s A la Conference Sanitaireetaient au nombre de 17
La Dsl6gation Pruvienne 6tait presid6e par Mr. le Dr. Sebastian
Lorente, Directeur du Service de Sant6, et avait pour membres MM_
les Docteurs Carlos-Enrique Paz-Soldan, President de la Commission
Organisatrice de la Conference, hygieniste distingu6 et brilliant ora-
tour, Daniel Lavorerla, Sous-Directeur du Service de Sant6 Publique:
Julio C. Castiaburi, Directeur de I'Institut d'Hvyiene, et Baltazar
Caravedo, ali6niste.
A Son Excellence Monsieur CAMILLE LEON.
Ministre des Relations Ext6rieures,
Port-au-Prince.







21 -

La Delegation Argentine 6tait presidee par le Ministre Argentin A
Lima, Mr. le Dr. Laurentino Olascoaga, et avait pour membres Mr.
le Dr.Gregorio Araoz-Alfaro [ qui n'a pas pu venir A Linia ], Mr. le
Dr. Nicolas Lozanodt Mr. le Dr. Alfredo Sordelli.
La Bolivie etait representee par MM. les Docteurs Adolfo Flores et
Adolfo Duran, Consul General A Lima ; La Colombie avait pour
Del1gue Mr. le Dr. Jul io A-aricic ; la Rioubliaus du Costa-Rica etait
representee par le Mr. Dr. Solon Nunez, Ministre d'Hygiene, et par
le Dr. Jaime Benett.
L'Equateur avait en': cominie D-',gu6 la Conference, Mr. le
Dr. Luis M. Cueva, Directeur de la Sant6 Publique de la province de
Guayaquil ; la Rdpublique de Guatemala, son consul G6ndral A Lima,
Mr. Pablo EmilioGuedes; le Honduras, Mr. le Dr. Jos6 J. Callejas,
Directeur du Service de Sante Publique.
Les 1utres Delegations 6taient composes de la faqon suivante: Etats
Unis: MM.les Docteurs Hugh S.Cumming,Bolivar Loyd te John Long;
Cuba MM. 7 le Doclcuis Fetiadu Renolii et Mario G. Lebredo;
Etats-Unis du Mexique: le Dr. Manuel G. Gonzalez n'avait pu re-
joindre A temps Lima,pour prendre part aux travaux de la conference
Panama : Docteur Luis Guillermo Lewis.
Le Paraguay. Mr. le Dr. Isidro Ramirez, Ministre du Paraguay
A Lima: Mr. le Dr. Andres Gubetich 6galement nomm6 DeltguO A la
la conference s'dtait trouv6 au dernier moment dans I'impossibilite
de venir a Lima.
La Rfpublique Dominicaine: MM. les Docteurs Tulio M. Cesterog
prIc6demment Dl66gu6 de son pays au Congres scientifique Pana-
miricain reuni A Lima en 1924 ; Mr. le Dr. Ramon Baez Soler, le Dr.
Ramon de Lara et le Dr. Alejandro Busalleu, Consul Generel A Lima;
Le Br6sil : MM. les Docteurs Joao Pedro de Albuquerque et Bento
Oswaldo Cruz ;
L'Uruguay: Mr. le Docteur Justo P. Gonzalez;
Le Venezuela : Mr. le Docteur Emilio Ochoa, Ministre A Lima:
La Conference fut inaugurrie, avec grande solennit6, au Th6 tre
Forero, le 12 Octobre, A 5 hrs. du soir sons la pr6sidence du Ministre
des Relations Exterieures, Mr. le Dr. Pedro-Jos6 Rada -y-Caniio.
Le mime jour, dans la matinee, les deldguas A la Conf6rence avaient
rendu visit au President de la Republique et aux Ministres des Rela
tions Extdrieures et du Fomento.






22 -

LeJeudi, 20 Octobre, fut inaugu' 16piil i:rct:r cnfants "Julia
Swayne de Leguia ".
Le Foir, a 6 .hures 30, eut lieu la session de cloui--, dela Con'6rence,
A 9 heures p. m., le Presileant-de la RWpublique offrait, en l'honneur
des Delegues a la Conference, un ;omptueux banquet au Palais Na-
tional.
Le Vendredi, 21 Oztobre, l'A-adeanie de M6decinetenaitune s'a-ice
speciale, au course de laquelle les d6l6gues strangers furent 6lug
Membres-correspon plants de I'Acal-mie de M6decine de Lima.- Le
matin, les de16gues se rendirent au Palais National et remirent, en
grande solennite, une carte en or au President LEGUIA, portant la
signature derchacun d'eux.
Telles sont, en d-tail, les fetes et receptions auxquelles la VII6me
Conference Sanitaire Pan Americaine a donned lieu.
.LaCa.if rea. a te2i s s s' 1: 3 t-a; l; jn'rs, du.12 au 20 Octobre-
a 10 heures3et A 4 hcures a l'HItel B3livar sauf le Dimanche 16 et- le
Mardi 18 Octobre.
,D'accord avec Mr., le Dr. Guillermno Y PUENTE-ARNAO, j'ai cr0,
devoir offrir un banquet, au Consulat G6n6ral, en l'honneur du Mi-
nistre du Fomeinto, Mr. le Dr. Ernesto SOUSA, et des Membres de la
D61lgation P6ruvienne, a la Conference.
Ce banquet eut lieu le lundi 24, obtint le plus grand succes. Votre
Excellence pourra se renIre co.npte, par les coupures de journaux
les photographies et les pieces annexes, des r6sultats de cette fete.
J'espere que ta participation de la DlM6gation Haitienne A la VIIIe
Cbnference Sanitaire Pan-Americaine, meritera l'approbatioir' de
Votre Excellence hA qui nous assurons que nous avons fait tout ce qui
ktait possible pour que la R6publique Haitienne soit dignement repr6-
sentde et je suis convaincu que ce rdsultat a 6te obtenu.
En terminant je me permets, a nouveau, de signaler a Votre Excel-
lence l'empressement avec lequel Mr. le Docteur Guillermo ANGULO
Y PUENTE-ARNAO a accueilli la nomination dontil avait,6t. l'obh
iet de la part du Gouvernement.de la Republique et le travail consid,.
rablequ'il a fait a cetteoccasion. Je serais trOs reconnaissant A Votre
Excellence, si Elle consentait la hii donner un t moignage de Sa Hate







--23 -


Bienveillance, reconnais3ant ainsi l'ceuvre qu'il a entreprise comme,
Dalegu6 du Gouvernement de la R6publique. VoLre Excellence voudra
bien trouver ci-inclus le texte du Memorandum approuvy par la Con-
ference, ainsi qu'un exenmplaire de la brochure de Mr. le Dr Guiller.mo.
ANGULO Y PUENTE-ARNAO.
Je ne veux pas terminer sans avoir remerci6 Votre Excellence du
nouveau temoignage de confiance que le Gouvernement de la R6pu-
blique a bien vouloir me donner, en me nommant Son dWiegu4_ A la
ViTelme Conference Sinitaire Pan-AmAricaine.
Veulllez agreer, Monsieur le Ministre, les assurances de ma tres
respectueuse consideration. "
V. KIEFER MARCHAND.
Consul General d'Haiti




Memorandum approuve par la VIlleme Conference reunie i Lima.
du 12 au 20 Octobre 1927



Ontt 6t appirouves les vceux et ies recommendations de la Conf6 -
rence.
Buenos Aires a 0t6 d6signe comme siege de la prochaine Conference.
Le Docteur Gregorio Araoz est prcclam6 Pr6sident du Comit6
Organisateur de la IXe. Conference Sanitaire.
Hier matin, sousb la pr6sidence du Docteur Carlos Enrique Paz.
Soldan a' eu lieu la quatrieme reunion pleniere de la VIlle. Conf,
rence Panamiricaine.
Le r6le de Secr6taire 6tait tenu par le Serktaire general, le
Docteur Baltasar Caravedo.
Par accord unanime, il a Wtd convenu de n'avoir seulement qu'une
deule s6ance pllniere;
Ii a ete donn6, lecture de deux cables' don't :1' i envoy par le,
President de la R.publique Argentine et I'autre par le Pr6sident de,
Colombie par ,esquels ils. rermercientd'avoiri'9te .fignes.comme
Presidents d'honneur de ia Conf6rence.






--, 24 --


Communication a 0t6 6galement donn6e d'une note envoyee par
la legation du Bresil exprimant des felicitations A la Conf6rence.
Puis, les voeux suivants ont ete lus et approuv6s, savoir :
Les delegations americaines r6unies A Lima A l'occasion de la VIIIe
Conference Sanitaire Panam6ricaine experiment leur gratitude et leur
approbation au President de la Republique du PNrou Mr. Augusto
B, Leguia, pour la grandiose hospitality qui leur a W6t accordie et
pour les progres extraordinaires realises dans ce pays, sous son
administration, dans Ie service d'hygiene et d'assain.issemenc.
Les delegations americaines reunies A Lima a l'occasion dela VII i[.
Conference Sanitaire Panamericaine accord un vote d'approbation
au President de la Conference, le Professeur Carlos Enriqne Paz
Soldan pour la parfaite direction imprimec aux d6bats et travaux
de la Conference et au Comite organisateur pour la magnifique or-
ganisation de cette huitieme manifestation de l'hygiene arfnricaine.
Et demandent que le vote soit transmis A la Chancellerie du Perou
La VIIIe. Conference Sanitaire Panamericaine approve le m6mo-
randum interpretatif suivant du Code Sanitaire Panambricain :
Qu'on entend par maladie dangereuse ou contagieuse mentionnie
dans la derniere parties de Particle 4 du Code, toutes les maladies qui
se presentent avec le caractare 6pid6mique.
Qu'il est entendu que l'obligation d'en donner notification aux
pays adjacent soit 6tendue aussi h tous les pays americains.
En ce qui concern l'article 9, les measures sanitaires pr6vues par
Cet article seront appliques d tout ce qui provient de la zone infectee.
Pour l'interpretation des articles 11 et 30, il doit ktre entendu que
l'article 11 se refere a la classification d'une zone infectee; et l'article
30, A la regle que doivent suivre les autorit6s sanitaires dans l'ap-
plication des measures prescrites par le code sanitaire.
- A l'article 19 relatif aux cas dits autochtones, il doit etre entendu
un ou plusieurs cas.
Que pour l'interpr6tation de 1'articie 35, il doit etre entendu que
sera denomm6 navire indemne celui qui provient d'un port indemne
de la classes A ou B et qui, durant son voyage, n' a eu a bord aucun
casde peste bubonique, de cholera, de fievre jaune, de variole, de
typhus exanthematique, ou tout autre maladie de ;caractere 6pidemi-








25 --

que, et qui ait rempli strictement les prescriptions continues dans
ce code.
Pour les articles 41 paragraphe 5 et 44 paragraphe 3 reiatifs a L i
peste dite Humane ou mntina et a la variole, respectivement, it est
entendu qu'il n'y a pas d'opposition A 1'application des measures que
1, a.toritcs sanitaires locales d(cident en chaque cas, en v6e Ces
circonstances supciales.
Que, dans le cas d'interprktation douteuse des articles de ce code
et relatiLs a i'application debs iIIares sanitaires aux naihes, on
se basera plut6t sur les conditions actuelles du navire que sur les
conditions au moment du depart.
La VIlle- Conference Sanitaire Panamericaine rappelle tous les
pays signataires l'obligation oa ils se trouvent d'accepter les mod&-
les de patentes de sant6 pr6vus a l'article 16 du code.
La VIlle. Conference Sanitaire Panamericain! suggere aux nations
signataires ou adherents l'utilit6 d'organiser dans les bureaux d'hy-
giene des ports un service medical pour diagnostics officials des
maladies contagieuses.

La VIIIlle. Conference Sanitaire Panamericaine recommande A l'Offlce
Sanitaire panam-ricain de sugg6rer aux architects navals et
companies de navigation construisant des bateaux, ou simpiement
d' trafi:. d( constrair3 poar leur convenance propre A l'avenir,
des bateaux a 1'preuve des rats.
La VlIIe. Conference Sanitaire Panamniricaine recommande aux
gouvernements des pays americains de construire des quais A l'e-
preuve des rats, c'est-a-dire, en acier et en ciment; et de decider aussi
que les d6epts seront 6leves au dessus du sol A un pied de hauteur
et places sur des blocs disposes A distance afia de laisser des
spaces libres pour la surveillance facile des rongeurs.
La VIIIe. Conference Sanitaire panam6ricaine, considerant que la
statistique de mortality est la base fondamentale pour connaitre l'6tat
sanitaire des peuples de l'AmRrique, recommande sp6cialement A
l'Office Sanitaire panam6ricain de donner suite dans le plus bref
dMlai possible, aux recommendations faites au congres scientifique
panam6ricain reuni a Lima en 1924, consistent en ce qui suit:
De faire les demarches n6cessaires pour que soit adoptee, dans








26 -

tous les pays de I'Am6rique, qui ne l'ont pas encore fait, la nomen-
clature des causes de mortality en vigueur aux Etats Unis d'Ami-
rique du Nord [ Convention de Paris de 1920 ), avec les m6thodes et
* proc6d6s dans la confection des statistiques afin de pouvoir connaitre
d'une mnaiakre syst6matique la mortality dans Ies differents pnys.
La VIlle. Conference Sanitaire pana n.ricaine, coa.id.rant que
l'institution des inspecteurs sanitaires a bord des bateaux, a fte
realis6e ta:-t dans l'Atlantique que da-.; i- P-a~ ye avc: le plus,
grand succes, pour faciliter les mtsures de prophylaxie aus quelles
se soumettent les d6pendances des pays ofu regnent les maladies de
la nature de celles pr6vues dans ce code, recommande aux nations
americainesqui d6sirent etablir cette institution ou la faire valoir,
de la faire dans la forme per mise dans leurs reglements sanitaires.
La VIIIe. Conference Sanitaire panamnricaine demanie tres respect -
tueusement aux gouverne(nents signataires l'ex4cution fid.ele des
articles 3, 4 et 5 du code sanitaire panamnricain, articles qui consti-
t"ent la base de la defense international contre les maladies Rpiei-
miques de caractere grave.
La VIIIe. Conference Sanitaire panain ricaine declare;
Que les toxicomanies constituent un grave danger pour I'a.v.:
des pays du continent am6ricain par leur facile diffusion et par !es
eflets pernicieux sur la race, etreco.n.nande aux gouvernemen.si des
des divers Etats i'organisation de la defense social contre les toxi-
comanies en 6tablissant des nesures fiscales, repressives, therapeu-
tiques et prophylactiques sr.les bis; suivante.s:
a) Rduction de la culture, de la fabrication et de la vente les
toxiques en les limitant a des fins th',:apeutiques, et suivant regle-
ment de l'autorit6 sanitaire de chaque pays, laquelle 6tablira des
penalites attachees A chaque infraction ;
b ] DSclaration ct assis:'ince obligatoire, dans des 6tablissementz
spiciaux d6pendant de l'Etat, de type ferm6, sous la direction de
midecins specialistes : et
c J La prophylaxie devra tre r6alis6e par I'Mducation et la prona
gande antitoxique.
La VIIle. Conference Sanitaire panamnricaine reitere son adhesion
a la reforme de l'Etat pour la preparation d'une oase politique fi
donner au service d'hygiene ; et declare que seul le fonctionnement






-J- 27-
d'un ministere consacrC specialenent aux affairs rndico-social.s,
pe"it rendre p:-*sible 1a nleino exacntion d'Qnq ,iaii;smf sanitaire
nacionale et international. Ena consequence, recommanale aux gou-
vernements, qui ne l'ont pas encore fait, de cr&er ce nouveau- Minis-
tere d'Etat,
La V UeL. C cic.Cec d.iaitan panaiieiicaiue ryean nifme, uie 1ois de
plus, que pour enrayer la pestcbubonique, il est nicessaire dc I;rocC-
der A 1'6tude des problmes locaux complexes que pr_.sente son ende-
m, tpidemicite afin de preciser es facteurs qui interiennent dans
son endemo6pidemiog6n6sie.
Que, en attendant que ces etudes soient rdalises. la lutte deit
consister A prendre des measures de s4curite contre les rongeurs,
en mettant A l'6preuve des rats (rat proof) les habitations, les navi-
res et en general tous les lieux de residence accidentelle ou per-
manente de l'homme.
Reconnait que la ddratisation peut et doit 6tre poursuivie sans
repos avec l'espoir de r6duire le nomnbre des rats en soumettant ies
rongeu.s au con'.rle 6pizootique.
Que, pour prot6ger 1'homme contre la diffusion de la peste de forme
ganglionnaire, bubonique, la prevention biologique peut etre utile
meat employee: et que cette oeuvre doit etre accomplie par un organis-
me superieur central.
La VIIIe .Conf6rence sanitaire panamericaine,dans le but de con-
naitre le d6veloppement et 1'extension de la parasilosis intestinale sur
le continent, reco:nmande aux institutions sanitaires des pays de
I'u.ion panam&ricaine decommuniquer leurs travaux reconnus ofii-
ciellement come important pour les buts indiques, a l'Office sani-
tair ,'an-inmricain ofi ceprobleme sera soumis Auneetude speciale en
vue de former la geographie de la paiasitosis en Amerique.
La VIIIe. Conference Sanitaire panam6ricaine recommande aux,
Gouvernements Amnricain. de coop6rer au moyen delois, d6crets
accords a la r6alisation de la champagne sanitaire qui est entreprise
centre les maladies v6anriennes dans tout le continent, et elle le
demand dela maniere la plus respectueuse aux ditsGouvernementa
afin que par ces mnesures la prostitution diminue.
Elle leurdemanJe d'dtablir des cliniques officielles gratuites pour
les maladies v ndriennes, cliniques pourvues de tous les medical







ments. LA, le public trouvera les rerndes au developpement de teller
maladies et leur propagation de cette fagon pourra se restreindre.
La VITle. Conference Sanit-aire Panamnrricaine tenant comptc d la
participation des Gouvernements des R6publiques Americaines A la
Conference Internationale Sanitaire r6unie A Paris, en Juin 1926
pour la revision de la Convention Internationale de 1912,. estd'avis que
l'OTice Sanitaire Paname&icain doit assumer et accomplir ses
devoirs et obligations d'organiaation regionale, comme il a eue deci de
dans cette Convention, en ce qui a trait A la reception et a la trans-
mission des informations aux Gouvernements et A l'Office Interna-
tional d'Hygiene publique.
La VIIIe. Conference Sanitaire Panamnricaine considerant les
progres r6alis6s, dans la lutte centre la tuberculose, dans les dif-
ferents pays et les nouvelles "mnthodes d'immunit6 actuellement
emplo6-es, recommande aux Gouvernements qu'au moyen de leurg
institutions sanitaires ils commaniquent reguliirement A l'Office
Sanitaire panam6ricain tous les faits relatifs A Ia vaccination anti
tuberculeuse,cet office devant fournirles informations sur les resultats
obtenus dans le continent amnricain a la prochaine reunion.
La VIIIe. Conference Sanitaire Panamericaine suggere aux Gou-
vernements ambricains qu'ils considerent la question de 1'examen
prenuptial comme un complement A la prophylaxie des maladies
xv6nriennnes.
La VIIIe. Conference Sanitaire Panamericaine declare: que la
sant6 et le bien-6tre de la classes ouvriere sont intimement lies A la
sant6 publique et au progres 6conomique d'un pays, et que les torts
provenant de l'industriecofitent aux nations de graves prejudices,
diminuent le rendement social, et surtout le rendement future de la
population, en alterant sa sante. A cet effet, elle recommande aux
differents pays amtricains la n6cessit6 d'6tablir des organismes sp6-
ciaux dans I'Administration Sanitaire, organismes charges de tout ce
qui se refere au travail,eu 6gard aux aptitudes physiques et mentales.
La VIlle Conference Sanitaire Panamniricaine considere que
l'Alastriim doit etre consid&re-- quoi qu'on ne soit pas fix6 sur sa
nature d6finitive,-- en tenant compete d'une measure d'ordre interna-
tional sanitaire, come un 6quivalant de la variole
La Vlle. Coifr-rence Sanitaire Pasanmiricaine re':a.n nan-le aux







pays arftricains d'6tablir entire eux l'6change rcliptoque de toh
les reglements, lois et dispositions sanitaires, et de toutes les infor-
mations exactes qui peuvent offrir de l'inter.t pour les autres pays,
en les leur adressant ainsi qu'au Bureau Sanitaire Panam6ricain,
La Vile, Conference Sanitaire Panamiricaine decide :
En v'e de donner suite au desir Evident d'avoir des reunions dOl
Comite, directeur de l'Office panam6ricain d'Hygiene le plus souvent
possible selon que le requierent les nrcesits :
1. Que les reunions du Comite Directeur auront lieu A Washinigton
sur la de .nandedu Directeur et dans des intervalles d'une annie, oi
IS mois, selon que les circonstances l'exigent, et qu'il sera arrt6(
auparavant que les frais actuels et de voyage, des membres du Comite
directeur seront tirds des fonds du Bureau Sanitaire Panamrricain y
cornpris les frais journaliers durant le temps de la Conference, frais
qui ne doivent pas exeder 10 or am6ricain par jour,
2. Quand, a la discretion du Directeur, un membre ou rexresentant
du Comite firecteur, doit accomplir quelque mission o-ficielle, hors
du lieu de sa residence, le Directeur est autoris6 a tirer des fonds du
Bureau, les frais nrcessaires et de voyage de ce menmbre dMlgu6 y
compris les frais journaliers, commeil est dispose dans le paragraphe
1, qui precede, pour le temps que ce delegu6 ne passe pas en mer.
II est entendu que le solde sera pay6 par le Gouvetnement auquel
appartient ce membre ou d6l6gu6.
La VIlle. Conference Sanitaire Panamericaine decide que come
necessite 6vidente d'un contact plus grand et d'un change d'infor-
mations plus parfait entire les autorit6s sanitaires des Republiques
americaines, on doit creer et il est cre6 actuiellement le poste de
Commissaire voyageur, qui doit Wtre ex officio. un menibre du
Comite Directeur du Bureau Sanitaire Panamericain lequel sera
design( par le Directeur, parmiles membres des services sanitaires
des diff6rentes Republiques pour le temps qu'il jugeta necessaire
pour le service du Bureau.
La VIIIe Conference Sanitaire Pan Americaine recommande a l'6-
tude et A la decision de la iXe le problnme de l'organisation des
h6pitaux selon le criterium sanitaire en Amerique, et 'a l'Office
Sanitaire Pan Amcricain, la reunion en recueil des informations sUi








la situation des h6pitaux dans le Continent, informations obtenues
des Autorit6s Sanitaires.
La VIlle Conference Sanitaire Pananiricaina va l'inpoortae,
les resultats favorables obtenus dans les pays ou a 6t6 r.sulu le
problemede l'hygisnisationdu lait et s)cialem- at ei c qui s? ra )-
poi.e A la pasieurisation die ce proiuit aliientcaire et ia 'ia i, rutio.n
observe du point de vue de la mortality infantile ct de la ,;rora-
phie g6nerale, .recommande aux Gouverne'ents qu'ils prcile.,i. la
plus grande attention aux mnthojes scientifiq-ies et aai pr:.i.
adopts dans plusieurs pays, pour obtenir dans le d-lai le plus cj irtr,
la diminution d'un grand nombre de maladies qui peuvent &tra Ei-
tees; et indique comme theme de la 9e Conference I'elaboratio.-
d'une Loi ou Ordonnance module sur l'Hygi6nisation du lait de con-
sommation.

La VIIIe Conference Sanitaire Panameri:aine a pris connaissance
du orojet de loi sur l'hygidnisation du lait formula, par la Co.immission
sp6ciale d&signee par le gouvernement du PNrou, et prend plaisir A
declarer que ce project au point de vue scientifique, satisfait aux exi
gences de l'Hygitne.
La VIIIe Conference Sanitaire Panamfricaine demand A nouveau
que sefvrme ui personnel sanitaire, sur la base de la plus grande
capacity e: are; le stimulant de l'avancement l6gitime .et graduel
dans la dite carriere, et ea m-nme temas recommande la creation
d'Instituts d'Hygidne et de Mdlecine Sociale pour rendre cette pro-
position effective.
La VIlle Conference Sanitaire Panamr..icaine insisted, en attirant
attention des Gouvernaments americais, sur l'utilit6 de ponrsuivre
la lutta centre l'a!cooUsmne, suivant les caracteristiques propres de
chaque pays.
* La VIIIe Conference San'taire Panamericaine suggere que pour
l.s futures Confdrences le Bureau Sanitaire Panamericain sollicite
des Gouvernements des pays signataires une liste de questions sur
lesquelles ce- pays ont un interet special, liste qui doit etre reque
-par le Bureau -Sanitaire Panam6ricain 18 mois au moins avant l'ou-
verture de la prochaine Conference.
Le dit Bureau examiner les questions proposees, et fera un choix







-'- 31 -


en vue de preparer un programme comportant les points les plus
importaits d'aprcs le nombre des pays qui les auront proposes.
Ce progTa'nmesera envoy( aux different Gou-crnemrients pour
leur 6tude, ui an au moins avant la IXe conference. A l'ouverture de
la IXe Coiafre ice, chaque De16gu6 lira un resume de deux pages
au plus s- paper courant, sur les propositions qui dans le program
me l'intiresse.it sains prjucdice dala presentation d'6tudes complete-
sur les mine~ qL-estiaas, 1esquelles etudes serouat reialoc-s A la Direc-
tion de la Conference.
La VIlle Conf6rence Sanitaire Panam-ricaine considerant que
certain pays de l'Amerique se preoccupe de 1'enseignement scolaire,
et les conditions p dagogiques dans lesquelles il se realise tant en ce-
qui se rapporte A l'&difice scolaire qu'aux m6thodes d'enseignement,
surveillance sanitaire etc. recommande A tous les Gouvernements
d'accorder leur attention A ces problemes d'hygiene scolaire, vu leur
importance social et iconomique, et d'envoyer les instructions respec-
tives, une annoe avant Ia prochaine reunion, au Bureau Sanitaire Pan-
americain, avec les informations qu'ils jugeront convenables pour
I'adoption de methodes ou procedMs de reforme relative A cette im.
portante question, ce sujet devant figurer au programme de la IXe.
Conference.

PROTOCOL ADDITIONNSL A??ROUVE AD REFERENDUM
PAR LA CONFERENCE
Les ratifications du Code Sanitaire seront deposees A la Secr6tairerie
d'Etat de la Republique de Cuba,et le gouvernement cubain com-
muniquera ces ratifications aux autres Etats signataires, communica-
tionsqui produiront I'effet de I'dchange des ratifications.
La Convention commencera A regir chacun des Etats signataires A
la date de la ratification par le dit Etat. et restera en vigueur sans li-
mite de la duree, chacun des Etats signataires ou adherents se r6ser-
vant le droit de se retire de la Convention moyennant un avis donn6
en due forme au gouvernement de la R6publique de Cuba une ann6e
A l'avance.














Personnel Consulaire d'Haiti a I'Etra, ger



,Des lettres Patentes ont kt6 dilivrdes du 4 au 18 Ootobre 1927 a
Messieurs :
Auguste Van Nylen, Consul Honoraire d'Haiti a Malines [Belgique].
le 4 Octobre 1927.
Leon R. Th6baud, Consul Gineral d'Haiti i1 Marseille (France). le
13 Octobre 1927.
Alfred F. Joseph, Vice-Consul d'Haiti A Port Antoni' [ Jamaique ],
le 18 Octobre 1927.




Personnel Consulaire 'tranger en Haiti



'L'Ex6quatur a &t6 d6livr6 du 20 Octobre au 29 Novembre 1927 A
Messieurs :
""Walter Oloffson, Consul Honoraire de Grace A Port-au-Prince: le
20 Octobre 1927;
Georges D. La Mont, Vice Consul Am6ricain A Port- au-Prince le
17 Novembre 1927:
Charles Victor Comeau Montasse, Consul de la Principaut6 de
Monaco, le 29 Novembre 1927,














Service du Protocole



SLe sa:neii 8 0:to) ciraat. 1 Prasi:dnt de la R-publique a
requ en audieanc saleia1ll1 au Palais Nitioaal Lears Excellences
Messieurs Raoul Masvid 1 et Michel Angel Carbonell. Monsieur
Masvidal remit. a So Ex cellenaC le Pr.isilent de la R-pualique les
Iettres par lesauelles Moisieur GararJo Michado, Presilent de !a
Republique de Cuba l'aczredite aupres de lui en quality d'Envoye
Extraordinaire et Ministre Plthipotentiaire de la Ripublique de C-ba
A Port-au-Prince, et Monsieur Carbonell fit remise de celles par les-
quelles Monsieur le Presidlent Machado l'accradite en quality d'En-
voye Extraordinaiie en mission sp.iciale aupres du Gouvernement.
Le nouveau Ministre et,, Monsieur Carbonell accomnpagas. du
Charge d'Affaires de Ctba. Port an Prin :.e.. Monsieur. Celestino
Bencomo, ont t-. conduits par le chef du Protocole dans une voiture
de la Presidence, escortee d'un piquet d'aides de camp.
SIls' fuirent regus au PIristyle- du'. Palais, par le Chef de la Maison
Militaire de Son Excellence le Prsident de la Reoub!ique.
bn bataillon de la garden du 'Palais leur rendit les honneurs,; et A
I'arriv6e et a leur depart, la musique militaire joua la Dessalinienne'
et I'hymne national Cubain.


DISCOURS DE'SON EXCELLENCE Mr. RAOULVMASVIDAi :
TRADUCTION :
-t Monsieur le. President;
-Au moment n ii.'j'ai 1'hohnneur' de remnettre entire vos- mainis les'
l dte'autographes 'qui it'accr&ditent en quality d'Envoyt Extraordi-'
narie et Ministre"Pl'.io6tentiaireedle laRipubiliqueu de Cuba .pr& Ile
Goiuvernement de Vote-Excletich, j'prouve la 3ri;l' -i:tion' de savoir!







- 34 -


qfue. venant dans un pays uni au n6tre par la communaut6 des
aspirations dans ce Continr-t q.li a 6t1 et ser-a 1e refuge de la Dnmo-
tratie et de la liber ., cela devra facili er au supreme degr6 la
mission que mon Coavernern-t m'a fai I'hoineur de me cinfier.
Les relations entire la R pablique d'Ha;ti et celle de Cuba reposent
sur une base indbranlable de r6ciprocit6 et de solidarity quant a'
I'appreciation des problemes du panam&ricanisme; et c'est le d&sir de
mon Gouvernement de res erre: davantage, si possible, ces bonnes
relations de fagon a servir avec une plus grande efficacit6 ies id6als
tontinentaux.
Pour les fins indiqu6cs, je cor.pte principalement sur les bonnes
dispositions qui ont 6t6 de tout temps la caract6ristique du Djpar-
,tement d'Etat de cette RWpublique dans ses relations internationales.
En reaffirmant en cette occasion solennelle les sentiments d'adh6-
sion cordiale da Gouvernement et du Peuple Cubains, Je forme des
vceux pour la f6licit6 du Gouvernement et du Peuple de la RWpubli-
que d'Haiti et pour le bonheur prsonnet de Votre Excellence.


DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Monsieur le Ministre,
J'6prouve un extreme plaisir A recevoir les lettres autographed
par lesquelles Votre Excellence est accredit6e pros mon Gouverne-
ment en la haute quality d'Envoy6 Extraordinaire et Ministre Pl6ni-
potentiaire de la R6publique de Cuba. J'y vois une nouvelle attesta-
tion des rapports heureux qui existent entire nos Republiques voisines:
Comment ces rapports doivent s'affirmer et s'6tendre de plus en
plus, vous le faites entendre suffisamment. Nnus ne saurions certes
r6aliser trop d'efforts pour assurer entire nos deux Peuples une
favorable et cordiale r6ciprocit6 de traitement et pour que nos
deux Gouvernements s'uniss2nt le plus 6troitement possible dans la
conception et la solution des problemes panamericains afin de fair
triompher sur notre continent une politique international inspire
de l'id6al le plus eminent qui ait jamais et6 offert A l'humanit6, I'idbal.
chretien. La fraternity des homes en Dieu doit se complete par
la fraternity des peuples en Dieu ; I'amour entire les hommes doit






35 --

s'eleverjusqu'5 l'amour Pntre les peuples; et cet amour se traduira
en resultats concrete: une comprehension plus juste des dev6dif
interieurs et extdrieurs qu'impose la veritable notion des int6rets
p'opulaires, de la democratieet de la liberty, P'abolition de la guerre,
l'arbitrage obligatoire, le respect des ind6pendances nationale,
l'entr'aide pratique volontairement consentie pour la suppression de
Panarchie, pour la paix et la prospdrit6 communes.
C'est dang de tels sentiments, Monsieur le Ministre, que je vous
souhaite la plus amicale bienvenue parmi nous et que je formule au
nom du Gouvernement et du people haitiens, les voeux de f6licit6 et
de grandeur pour la noble et glorieuse R~publique de Cuba et des
voeux de bonheur personnel pour son Chef illustre.


DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR MIGUEL ANGEL CARBONELL
TRADUCTION:
Monsieur le Pr6sident de la Republique:
Comme une just reponse A la- cordiale resolution du Gouverne-
ment de Votre Excellence d'envoyer une mission sp6ciale i l'acte
solennel .de transmission des pouvoirs dans mon pays, acte par
lequel fut 6lev6 A la fonetion executive de l'Etat le President actuel
de la Republique de Cuba, celui ci maintenant une politique de fran-
che cordiality entire les peuples qui, selon sa just expression, regar-
dent vers le golfe et garden 1'entrde de la MWditerran6e Americaine,
qu'il desire voir ardemment devenir 1'asile d'une paix garantie par la
volont6 fraternelle de toutes les nations qui s'dlevent dans ses eaux,
a voulu exprimer, par mon interm6diaire, au Gouvernement et au.
people de la Republique d'Haiti le t6moignage du sentiment affec-
tueuK du Gouvernement de Cuba, aussi bien que de son people, de
tout temps uni a celui de Votre Excellence par les relations les plus
amicales et aussi par ce souvenir que notre Jos6 Marty, dans les
jours de son pelerinage revolutionnaire, trouva ici des coeurs amis. *
Le rapprochement entire les Republiques de l'Amerique, d'accord
avecl'ideal panamericain qui afflrme les aspirations communes stiur
un pied de parfaite 6galit6 constitute la plus chore aspiration du
mandataire supreme de mon pays, et ma presence en votre Pays







--36 -

avec le caractere d'Envoy6 Extraordinaire en Mission speciale, selon
;,tue m accrdditent les lettres aucograplies que j ai I lnoaner de remnet
tre A Votre Excellence, est precisiment la pleine confirmation de
,kette politique de cordial rapprochement qui presidIe aux vues de man
Gouvernement et qui est assur';in.t la m&:ne qui preside aux d ,er-
minations du Gcuverne nent de Votre Excellence.
En repondant avec gratitude aux attentions accordies par la Re-
publiqued'Haiti A sa voisine de la mer des Caraib s, je suis heureux
de tdmoigner ft Votre ExcellencA les se.itimneits de cordialse ri-pro-
..cit6de la Ripubliq'e :-e Cuba, et interpratant Ie sentiment de s3n
honorable Prisi!ent que je represent, je formula des vceux p)ur
la prosperity de la Rtpublique d'Haiti, pour le bonheur de san people
et en particulier pour celui de Votre Excellence.


DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQU'.

Monsieur le Ministre,
Rien ne pouvait m'ktre plus agreable que la demarche courtoise
d.ont vous charge aupres de moi Son Excellence Monsieur le Presi-
dent de la RWpublique de Cuba.
Monsieur le Pr6sident Machado a marqut dans les Annales de;
t'AmArique comme F'un des plus grands homines d'Etat doat Cuba
se .glorifie.- Sa politique de franche a -niti. et l'actioa fraternelle,
qntre les R6publiques Antiliennes temoigne 6loqueamment de'ses
vues 'lev6es et de la noblesse de ses sentiments. Cette politique
haute et feconde, jetiens a y- donner ma complete et enthousiaste
adh.ssion. Quel Haitien pourrait, 'd'ailleurs, oublier les puissants sou-
venirs communs qui lient d-jia nos deux pays ?
Le plus cheyr de ces souvenirs, c'est bie.i celui de cet Ap3tre de la
Lib'ert6 Cubaine'dont vous 6voquez la mImoire sacree; du h6ros:
imimortel,. de Josi Marty, qui emflamna pour la cause de CubA tanti
de coeurs haitieas et quifut, hanneur glorieux pour m)i et qL?'- votis
me permettez de rappeler, mon hate et mon ami.
'En ce quiest du rapproch.nmeat si arde'nmamnt deiirt eatre toutes
!'s R6publiques de I'Amerique, je viens de dire commennt je le com-







prends. /id6al panambricain, pour s'6panouir pleinement en paix
perp6tuelle, en respect reciproque en dignity et en honneur, doit
s'inspirer du veritable sentiment chr6tien qui est l'affirmation positive
de tous les grands devoirs internationaux.
Nos deux pays communient dans ce meme ideal fraternel. Mr. le
President Machado m'en donne une garantie sp6ciale par le message
d'un caractere si cordial que constitute votre double mission a Santo-
Domingo et A Port-au-Prince. iill bien, Monsieur le Ministre,
recevoir mes chaudes felicitations pour cette mission de choix, et
transmettre au President Machado mes souhaits fervents pour sa
fl.citL personnelle et pour celle de Cuba.

Peu apres, le President de la Republique et Madame Borno of-
fraient A ces hauts et distingues personnages une reception empreinte
de franche cf'rdialit6 A laquelle prenaient part de nombreuses per-
sonaalit s du monde politique et de la soci6t6 Port-au-Pricierne.