Bulletin officiel du Departement des relations extèrieures; bi-monthly, with exception of some doubled-up issues, 1926-31

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Material Information

Title:
Bulletin officiel du Departement des relations extèrieures; bi-monthly, with exception of some doubled-up issues, 1926-31
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
Port-au-P. Impr. A. A. Héraux

Notes

General Note:
2b-L/E- 1926-
General Note:
Haiti. Départment des relations extèrieures

Record Information

Source Institution:
Columbia Law Library
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Columbia Law Library
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Resource Identifier:
LLMC31704
System ID:
AA00000766:00005


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REPUBLIQUE D'HAITI






BULLETIN OFFICIAL


DU


DEPARTMENT DES RELATIONS EXTERIEURES


F OPER0TY


JUIN-JUILLET 1927
- NWMERO V.


,Imp. AUG. A. HERAUX
PORT-AU-PRINCE.


.1. :













SOMMAIRE


- Accord relatif a la circulation des Automobiles entire Haiti et la
R6publique Dominicaine.
- Decret de sanction
- Correspondance 6changee entire le D'partement des Relations
Ext6rieures et la L6gation de la Repualique Dominicaine, A Port-
au-Prince.
- Loi modifiant le cadre et le traitement du perso inel du D6parte-
ment des Relations Ext6rieures,
- Convention T616graphique Internationale de Saint-P6tersbourg;
- D6cret de sanction.
- Rapport du Consulat General d'Haiti A Amsterdam.
- Rapport du Consulat d'Haiti A Leipzig.
- Rapport du D616gu6 d'Haiti A la 7eme:session (1926) de I'AssemblIe
de la Soci6t6 des Nations. [Extraits]
- Personnel consulaire d'Haiti 5 l'Etranger.
- Personnel consulaire stranger en Haiti.
- Service du Protocole: Te16grammes changes; Reception au Pa-
lais National.
- Publications reques par le Dspartement des Relations Extirieu-
res durant les mois de Juin et Juillet 1927.





PREMIERE ANNEE No 5


Bulletin Officiel
DU

DEPARTMENT DES RELATIONS EXTERIEURES


ACCORD
RELATIF A LA CIRCULATION DES AUTOMOBILES
ENTIRE
HAITI ET LA REPUBLIQUE DOMINICAINE


Son Excellence le Pr6si-
dent de la Republique d'Haiti
et Son Excellence lePr6sident
de la Rdpublique Dominicai-
ne en vue de r6glementer la
circulation des automobiles
entire les deux Pays, ont dd-
cid6 de conclure un Accord A
cet effet, et ont nommn pour
leurs Plenipotentiaires res-
pectifs :
Le President de la R6publi
que d'Haiti:Monsieur Camille
J. L6on, Secr6taire d'Etat des
Relations Exterieures;
Le President de la Republi-
que Dominicaine:Monsieur le
Licenci6 Ramon 0. Lovaton,
Envoy6 Extraordinaire et Mi-


Su Excelencia el Presiden-
te de la Republica de Haiti
y su Excelencia el Presiden-
te de la Republica Domini-
cana, con el proposito de
reglementar el transit de
Automoviles entire los dos
Paises, han decidido concluir
un Acuerdo al efecto y han
nombradosus respectivos ple-
nipotenciarios:
El President de la Republi.
ca de Haiti al senor Camille
J. Leon, Secretario de Estado
de Relaciones Exteriores;
El President de la Repu-
blica Dominicana: a! senor
Lie. Ramon 0. Lovaton, En-
viado Extraordinario y Mi-


JUIN JUILLET 1927






-2--


nistre Pl6nipotentiaire de la
R6publique D3minicaine,avec
mission spaciale de n5goeier
ledit Accord, ,
Lesquels, apr6s s'etre com-
muniqe6 leurs pleins pauvoirs
trouv6s en b)nne et due
forme,, sant convenus de cee
qui suit :

Art. 1. L3; automobiles
autoris&s a circulersur le ter-
ritoire de la Rpublique Domi
nicaine, ainsi que les Chauf-
feurs munis de leur licence,
voyageront sue le territoire
de la RApublique d' H a i t i
litres de toutes taxes ou im-
p6ts existantssur les automo-
biles et les chauffeurs.


Art. 2.Les automobiles au-
toris6s A circuler sur le terri-
toire de la Republique d'Haiti
ainsi que les Chauffeurs mu-
nis de leur licence, voyage-
ront sur le territoire de la
Republique Dominicaine li-
bres de toutes taxes ou im-
p6ts existants sur les automo
biles et les chauffeurs.

Art. 3. Les autorit6s d6-
signees par les deux Gouve,-
nements sur les points de la
frontiere, par ouf s'effectue
l'entrde des automobiles de
I'une des deux Republiques
sur le territoire de l'autre


nistro Plenipotenciario de la
Republica Dominica, con mis-
ion especial para negociar
este Acuerdo.
Los cuales despues de ha-
berse communicado sus ple-
nos poderes y hab endolos en-
dolos encontrado en brena y
debida formal, han oonvenida
el siguinte Acuerdo.
Articulo. 1. Los automovi-
les autorizados a circular
sobre el territorio de leRepu
blica Dominicana si co.no los
chauffers conductores de los
mismos que tangan la corres-
pondiente !icencia, viajaran
en el territorio da la Repu-
blica de Haiti libre de toda
tasa o impuesto existentes
sobre los automobiles y los
chauffers.
Articulo II. Los automovi-
les autorizados a circular so-
bre el territorio de la Repu-
b!ica de Haiti, asi como los
chauffers de los mismos que
tengan licencia para condu-
cirlos viajaran en territorio
de la Republica Dominicana,
libre de toda tasa o impuesto
existentes sobre automobiles
y chauffers.
Articulo III. Las autorida-
des designadas par los respee
tivos Gobiernos en los pun-
tos fronterizos por donde se
efectue la entrada de auto-
moviles de una de las dog
Republicas al territorio de la






-3-


ddlivreront, sans frais un per-
mis spical aux chauffeurs,
sur le vu de ieur licence et
de la patente de la voiture.

Art. 4. Le permis ddlivrd
indiquera le nom, la r6siden-
ce et la nationality du chauf-
feur, le num6ro de sa licence,
le numdro de la patente de la
voiture, sa marque de fabri -
que, son module, sa puissance
motrice, le num6ro du mo-
teur, la couleur de la voiture.
Le dit permis sera valuable
pour deux mois et devra
comporter la photographic du
chauffeur; il sera inscrit sur
un registre special, datd et
vis6 par les autorit6s sus-
mentionnees,
Art. 5. Le permis special
indiqud dan s les articles
pr6eddnts, ne dispense en
aucune maniere de l'obliga-
tion de se conformer aux lois
et reglements en vigueur
dans les deux pays, relative-
ment A la circulation des
automobiles
Art. 6. Le present Accord
sera ratified par les Pouvoirs
compktents des deux Pays
aussitOt que faire se pourra
et les ratifications seront
6chang6es & Port-au-Prince.

Il restera en vigueurjus-
qu'A ce qu'il soit denonce; il
cessera de lier les Hautes


otra, expediran, sin gastos, a
los chauffers, un permiso espe
cial, despues de haber exa-
minado la licencia del chauf-
fer y la patente del vehiculo
Articulo 4. El permiso li-.
brado indicara el nombre, la.
residencia y nacionalidad del
chauffer, el inumero de su li-
cencia, el numero de la paten
te del automovil, su marca
de fabric, su modelo, su
potencia motriz, el numero de
su motor y el color del carro.
El referido permiso sera
valido per dos meses y de
bera llevar anexo la fotogra-
phia del chauffer,sesa inscrito
en un registro especial,fecha-
do y visado por las mencio-
nadas autoridades.
Artculo 5. El permiso es-
pecial de que hablan los arti-
culos autosiores, no redime
en forma alguna,de la obliga-
cion de actuar y complir Jas
leyes y reelamentos en vigor
en los dos paises,relativos a la
circulacion de automobiles.

Articulo 6.El present Acuer-
do sera ratificado par los Po-
deros correspondientes de los
dos paises, tan pronto como
sea posible'y el cambio de ra-
tificaciones se efectuara en es-
tacuidad de Port-au-Prince.
Este Acuerdo estara en vi-
gor hasta que sea denunciado;
y dejara de ligar las Altas





-4 --


Parties Contractantes s i x
mois apres que l'une d'eiles
aura notifi6 A l'autre son in-
tention d'y metre fin.
Fait en double original, en
franqais et en espagnol, le
21Mai 1927.


CAMILLE J. LEON.
RAMON 0. LOVATON


Partes contratantes seis me-
ses despues que una de las
dos haya notificado a la otra
su intencion de terminarlo.
Hecho en double original, uno
en frances y otro en espa
gnol en la cuidad de Port-au-
au-Prince, a los 21 dias del
mes de Mayo de 1927.
CAMILLE J. LEON
RAMON 0. LOVAT.ON


Pour copie conforme:
Le Chef de Division au D.partement des Relations Exterieures.
F. COURTOIS


DECRET


LE CONSEIL D'ETAT
Exercant les pouvoirs de l'Assemblke Nationale
Vu l'vrticle 42 de la Constitution;
Consid6rant qu'il y a lieu d'approuver l'Accord conclu A
Port-au-Prince, le 21 Mai 1927, entire Son Excellence le
President de la Republique d'Haiti, represented par Mon-
sieur Camille J. Leon, Secr6taire d'Etat des Relations Ext&-
rieures et Son Excellence le President de la Republique
Dominicaine repr6sent6 par Monsieur le Licencid Ramon 0.
Lovaton, Envoy6 Extraordinaire et Ministre Pldnipoten-
tiaire de la Repubjique Dominicaine, avec mission sp6ciale
de negocier le dit Accord ;
DECRETE :
Art. ler. Est et demeure sanctionn6, pour sortir son plein
et entier effet, l'Accord sign A Port-au-Prince, le 21 Mai
1927 entire Monsieur Camille J. Leon, Secr6taire d'Etat des





-5-


Relations Exterieures, repr6sentant Son Excellence le Pre-
sident de la R6publique d'Haiti, et Monsieur Ramon 0. Lo-
vaton, Envoy6 Extraordinaire et Ministre Plenipotentiaire
de la R6publique Dominicaine. representant Son Excellence
le President de la R6publiqae Dominicaine, relatif a la
circulation des automobiles entire les deux Pays.
Art. 2. Le present 06cret auquel est annexee copie du
dit Accord sera public et sxecut6 A la diligence des Secr6-
taires d'Etat des Relations Exterieures et de l'Interieur.
Donned au Palais LUgislatif a Port-au-Prince, le 3 Juin 1927
an 124eme de l'Ind6pendance.
Le President:
EM. J. THOMAS
Les Secretaires :
EM. DESTIN, ED. TH. MANIGAT.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le President de la RWpublique, ordonne que le d6cret ci-dessus
soit revetu du Sceau de la Republique, imprim6, pubhli et ex&cute.
Donn6 au Palais National, A Port-au-Prince, le 23 Juin 1927 an,
124eme. de l'Ind6pendance,
BORNO.
Par le President:
Le Secr6taire d'Etat des Relations Exterieures,
CAMILLE J. LEON.
Le Secr6taire d'Etat de l'Int6rieur,
FOMBRUN.




SECRfTAIRERIE D'ETAT
DES RELATIONS. EXTERIEURES
Port-au-Prince le 21 Mai 1927,
Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur de vous informer que le Gouvernement
Haitien est d'accord avec le Gouvernement Dominicain pour
que l'accord que nous avons signed aujourd'hui, A l'effet de






-6 -


r6glementer la circulation des Automobiles entire Haiti et
la Republique Dominicaine. entire en application A partir de
cette date et en attendant l'dchange des ratifications.
Veuillez agreer, Monsieur le Ministre, les assurances de
ma haute consideration.
CAMILLE J. LEON
S. Ex. Monsieur le Licenci6 Ramon O. Lovaton,
Envoye Extraordinaire et Ministre Pl1nipotentiaire
de la R6publique Dominicaine, Port-au-Prince.
TRADUCTION
LEGATION Port-au-Prince, ler Juin 1927
DE LA
REPUBLIQUE DOMINICAINE
PORT-AU-PRINCE.
Monsieur le Secr6taire d'Etat,
J'ai l'honneur de m'adresser A votre Excellence, en r6pon-
se A sa bienveillante note date du 21 Mai could, pour ('in-
former que le Couvernement Dominicain accepted la propo-
sition du Gouvernement Haitien tendant A ce que l'Accord
qui reglemente la circulation des autonmbiles entire la R3-
publique d'Haiti et la R.epublique Dominicaine soit mis
vigueur immediatement, A partir de cette date avant 1'6-
change des ratifications.
Recevez. Monsieur le Secr6taire d'Etat, les assurances de
ma consideration la plus distingu6e.
Lic. RAMON 0. LOVATON,
Envoye Extraordinaire et Ministre Plenipo-
tiaire de la R6publique Dominicaine
en la R6publique d'Haiti.
S. Ex. M. CAMILLE. J. LEON,
Secretaire d'Etat
des Relations Et6rieures,
Port-au-Prince.











LOI



BORNO
President de la R6publique.
Vu l'article 55 de la Constitution;
Vu la loi du 27 Juin 1925, relative aux appointments et
frais du personnel du D-partement des Relations Ext6-
rieures ;
Vu la loi du 28 Juillet 1926 portant fixation des d6penses
de l'Exercice 1926-1927 :
Consid6rant qu'il y a lieu de modifier le cadre et la repar-
tition des appointments du personnel du D6partement des
Relations Exterieurez en vue d'une plus grande efficacit6
des services ;
Sur le rapport du Secretaire d'Etat des Relations Exte-
rieures,
Et de l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat,
A PROPOSE,
Et le Conseil d'Etat a vot6 d'urgence la loi suivante :
Art. ler. Le cadre, les appointments et frais du person-
nel du D6partement des Relations Ext6rieures sont fix6s, A
partir du ler Juillet 1927, conformrment au Tableau anne-
x6 A la prdsente loi.
Art. 2 Le credit alloud au Chapitre II. Article 51, du Bud-
get du vupartement des Relations Exterieures sera disponi-
ble et affect, A partir du ler Juillet 1927, au paiement
des allocations pr6vues A l'article precedent.
Art. 3. La pr6sente loi abroge toutes lois, ou dispositions
de loi qui luisont contraires et sera publi6e et execut6e a la
diligence des Secr6taires d'Etat des Relations Extdrieures
et des Finances,.






-8-


Donn6 au Palais LUgislatif, A Port-au-Prince, le 29 juin
1927, an 124eme. de l'Ind6pendance.
Le President:
EM. JAMES THOMAS.
Les Secr6taires :
DR. G. BEAUVOIR, ler Sec.ad hoc, DIEUDONNI CHARLES,
26me Sec. ad hoc.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le President de la Republique ordonne que la Loi ci-dessus soit
revktue du Sceau de la Republique, imprimee, publi6e et executee.
Donn6 au Palais National, A Port-au-Prince, le ler Juillet 1.927,
an 124eme. de l'Ind6pendance.
BORNO.
Par le President:
Le Secr6taire d'Etat des Relations Ext6rieures.
CAMILLE J. LEON,
Le Secr6taire d'Etat des Finances:
CHARLES ROUZIER
PERSONNEL DU DEPARTMENT DES RELATIONS EXTERIEURES
ARTICLE 51
a- DIRECTION GENERAL
1 Chef de Division.................... G. 675
1 Chef de Bureau ..................... 500 1.175
b--- CEREMONIAL
1 Chef du Protocole ................ G. 625
Frais de representation du Chef du Pro-
tocole ..................................G 100
1 Attache au Protocole .................. 150
1 Dactylographe ............ .......... 100
1 Calligraphe ............................. 80 1.055
c-- SERVICE DIPLOMATIQUE ET CONbULAIRE
1 Chef de Service........................ G. 400
1 Sous-Chef de Service .................. 200
1 Employed .......... ................. 125
1 Dactylographe ....... .. ........... 100
1 Dactylographe-adjcint .................. 80 905





- 9-


d--SERVICE D'INFORMATION ET DE PROPAGANDA
1 Chef de Service ...................... G. 400
1 Dactylographe ........................ 100
1 Traducteur d'Anglais................... 200
1 Traducteur d'Espagnol ................ 140
1 Employ ........ ........ ........ 60 900
e SERVICE DE LA COMPTABILITE
1 Chef de Service.................. -- G. 320
1 Com ptable ............ ............... 150
1 Em ploy6 ............................. 60 530
SERVICE DES ARCHIVES
1 Archiviste-Bibliothecaire.............. G. 250
1 Dactylographe ........................ 125
1 E m ployd ............................ 60
2 Garqons A G. 50 .................... 100
1 M 6nag6re............. .............. 30 565
5.130
Le Secretaire d'Etat des Relations Exterieures
CAMILLE J. LEON
Pour copie conforme:
Le Secretaire G6neral du Conseil d'Etat :
EM. LAMAUTE.




Convention Tdlegraphique Internationale


Article premier.
Les hautes parties contractantes reconnaissent A toutes personnel
le droit de correspondre au moyen des t6l6graphes internationaux
Article 2.
Elles s'engagent A prendre toutes les measures pour assurer le se-
cret des correspondances et leur bonne expedition.
Article 3.
Toutefois, elles declarent n'accepter a raison du service de la t616-
graphie international, aucune responsabilit63







- 10 -


Article 4.
Chaque Gouvernement s'engage A affected au service telegraphl-
que international des fils spkciaux en nombre suffisant pour assurer
une rapide transmission des telegrammes.
Ces fils seront etablis et desservis Jans les meilleures conditions
que la pratique du service aura fait connaitre.

Article 5.
Les t6l6grammes sont classes en trois categories.
1 T616grammes d'Etat : ceux qui 6manent du Chef de l'Etat, des
Ministres, des Commandants en Chef des forces de terre et de mer
et des Agents diplomatiques ou consulaires des Gouvernements con-
tractants, ainsi que les reponses A ces memes t6lCgrammes;
2. T616grammes de service : ceux qui emanent des Administra-
tions tel.graphiques des Etats contractants et qui sont relatifs, soit
au service de la telegraphie international, soit A des objets d'int6-
ret public determines de concert par les dites Administrations;
3.T6elgrammes prives
Dans la ta transmission, les telegrammes d'Etat jouiront de la
priority sur les autres t6l6grammes.

Article 6.
Les telsgrammes d'Etat et de service peuvent etre emis en language
secret dans toutes les relations
Les tel6grammes prives peuvent etre changes en language secret
entire deux Etats qui admettent ce mode de correspondence.
Les Etats qui n'admettent pas les telegrammes priv6s en language
secret au depart et A l'arriv6e, doivent les laisser circuler en transit;
sauf le cas de suspension d6fini Al'article 8-
Article 7.
Les hautes parties contractantes se reserve la faculty d'arreter la
transmission de tout t6elgramme priv6 qui paraitrait dangereux
pour la security de I'Etat ou qui serait contraire aux lois du Pays, A
l'ordre public ou aux bonnes moeurs.
Article 8.
Chaque Gouvernement se r6servent aussi la faculty de suspendre le
service de la telegraphie international pour un temps ind terminC,
s'il le juge necessaire, soit d'une maniere gendrale, soit seulement
su" certaines lignes et pour certaines natures de correspondances, A
charger par lui d'en aviser immn diatement chacun des autres Gou-
vernements contractants.
Article 9.
Les Hautes Parties contractantes s'engagent A faire jouir tout exp6-
diteur des diff6rentes combinaisons arretees de concert par les Admi-
nistrations telegraphiques des Etats contractants, en vue de donner






-11-


plus de garanties et de facilities A la transmission et a la remise des
correspondances.
Elle s engagent 6galement a le mettre a meme de profiter des dis-
positions prises et notifiees par I'un quelconque des autres Etats pour
l'emploi de moyens spkciaux de transmission et de remise.
Article 10,
Les Hautes Parties contractantes dJclarent adopter pour la forma
tion des tarifs internationaux, les bases ci apres:
La taxe applicable A toutes les correspondances, par la meme
voie. entire les bureaux de deux quelconques des Etats contractants
sera uniform. Un mime Etat pourra toutefois en Europe, etre sub-
divis6, pour application de la taxe uniform, en deux grandes
divisions territoriales au plus.
Le taux de la taxe est 6tabli d'Etat a Etat de concert entire les Gou-
vernements extremes et les Gouvernements intermediaires.
Les taxes des tarifs applicables aux correspondances 6changees
entire les Etats contractants pourront etre a toute 6poque modifies
d'un commun accord.
Le franc est 1'unite monetaire qui sert a la composition des tarifs
internationaux.
Article 11.
Les teltgrammes relatifs au service des tel6graphes internationaux
des Etats contractants sont transmis sur tout le r6seau des dits
Etats.
Article 12.
Les Hautes Parties contractantes se doivent reciproquement comp-
te des taxes percues par chacune d'elle.
Article 13.
Les dispositions de la pr6sente Convention sont complkt6es par un
Reglement don't les presct options peuvent etre a toute epoque, modi--
fiees d'un common accord par les Administrations des Etats contrac-
tants.
Article 14.
Un organe central, place sous la haute autorit6 de l'Administration
superieure de l'un desGouvernements contractants d6sign6, a cet effet
par le Reglement, est charge de reunir, de coordonner et de publier
les renseignements de toute nature,relatifs a la tel6graphie internatio-
nale, d'instruire les demandesde modifications au Tarif et au R,'gle-
ment de service, de faire promulguer les changements adopts, et,
en general de proceder a toutes les etudes et d'ex&cuter tous les tra-
vaux don't ii sera saisi dans i'interft de la telegraphie international.
Les frais auxquels donne lieu cette institution sont supports par
toutes les Admininstratins des Etats contractants.
Article 15.
LeTarif et le Reglement prevus par les Articles 10 et 13 sont anne-







-12-


xis A la prIsente Convention. Ils ont la meme valeur et entrent en
vigueur en meme temps qu'elle.
Ils seront soumis a des revisions ofi tous les Etats qui y ont pris
part pourront se faire representer.
A cet effet, des Conferences administrative auront lieu periodique-
ment, chaque Conf6rence fixant elle-meme le lieu et 1'6poque de la
reunion suivante.
Article 16
Ces Conferences sont composes des d6elgues representant les
Administrations des Etats contractants.
Dans les deliberations, chaque Administration a droit A une voix,
sous reserve, s'il s'agit d'Administrations diffsrentes d'un meme Gou-
vernement, que la demand en ait &t6 faite par voie diplomatique au
Gouvernement du Pays oa doit se r6unir la Conf6rence, avant la date
fixee pour son ouverture, et que chacune d'entre elles ait une repre-
sentation sp6ciale et distinct.
Les revisions resultant des deliberations des Conferences ne sont
ex6cutoires qu'apres avoir regu 1'approbation de tous les Gouverne-
ments des Etats contractants.

Article 17
Les hautes Parties contractantes se reservent respectivement le
droit de prendre s6par6ment, entire elles, des arrangements particuliers
de toute nature sur les points du service qui n'interessent pas la g6-
neralit6 des Etats.
Article 17
Les Etats qui n'ont point pris part A la prisente Convention seront
admis A y adh6rer sur leur demand.
Cette adhesion sera notifi6 par la voie diplomatique A celui des Etats
contractants au sein duquel la derniere Conference aura 6t6 tenue, et
par cet Etat A tous les autres.
Elle emportera, de plein droit. accession A toutes les clauses et ad-
mission A tous les avantages stipules par la present Conveniton.
Article )9
Les relations telegraphiques avec des Ftats non adherents ou avec
les exploitations priv6es sont regl6es dans l'interet general du d6ve--
loppement progressif des communications, par le RWglemeat prevu
A l'Article 13 de la pr6sente Convention.
Article 20
La pr6sente Convention sera mise A execution A partir du ler. Jan-
vier 1876, Douveau style et demeura en vigueur pendant un temps
ind6termine et jusqu'A l'ex piration d'une annee A partir du jour ou la
denonciation en sera faite.
La denonciation ne produit son effet qu'A 1'egard de I'Etat qui l'a
faite. Pour les autres Parties contractantes, la Convention reste en
vigueur.






-13-


Article 21 et dernier
La pr6sente Convention sera ratifi6e et les ratifications en seront
6changees A Saint-P6tersbourg dans le plus bref delai possible.
Fait a Saint-P6tersbourg le 10-22 Juillet 1875,
Pour copie conform ;
Le Chef de Division au D6partement des Relations Extirieures :
F. COURTOIS




DECRET



LE CONSEIL D'ETAT
Exergant les pouvoirs de l'Assemblke Nationale

Vu l'article 42 de la Constitution;
Consid6rant qu'il y a lieu de ratifier la Convention T616-
graphique Internationale de Saint Petersbourg du 10-'2
Juillet 1875, revise A Paris le 29 Octobre 1925. et A laquelle
le Gouvernement Haitien donne son adhesion dans sa foi'me
et teneur:
DECRETE :
Art. ler. Est et demeure sanctionn6e pour sortir son plein
et entier effet la Convention T616graphique Internationale
de Saint Petersborug du 10-22 Juillet revisee A Paris le 29
Octobre 1925.
Art. 2. Le present Dectet auquel est annex6e copie du
dit Accord sera public et execute A la diligence des Secre-
taires d'Etat des Relations Exterieures et de l'Int6rieur.
Donn6 au Palais LUgislatif a Port-au-Prince, le 3 Juin 1927
an 1246me de l'Independance.
Le President :
EM. J. THOMAS
Les Secr6taires :
EM. DESTIN, ED. TH. MANIGAT.






-14 -


AU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le Pr.sidaent de la Reublique, ordonn. que le d6cret ci-dassus
soit revetu du Sceau de la R6publique, imprim6, public etex6cute.
Donn6 au Palais National, a Port-au-Prince, le'25 Juillet 1927 an,
124eme. de I'Indfpendance,
BORNO.
Par le Pr6sident
Le Secr6taire d'Etat des Relations Exterieures,
CAMILLE J. LEON.




CONSUL4,T GENERAL
D'HAITI
A AMSTERDAM
Te16phone No. 1045. Amsterdam, le 25 Juin 1927.
KEIZERSGRACHT 167.
Excellence,
Par la present j'ai l'honneur de vous faire parvenir mon
rapport trimestriel de Janvier-Mars 1927 qui vous permettra
de constater que le commerce, entire les daux Pays se d6ve-
loppe de plus en plus.
En meme temps, je prends la liberty de priar Votre Ex-
cellence, de bien vouloir me faire parvenir une liste des
grandes maisons d'exportation en Haiti de caf6, cacao
miel etc, afin de pouvoir en informer quelques grandes mai-
sons aux Pays-bas, qui m'ont fait cette demand.
Dans I'espoir que vous daignerez accorder votre attention
habituelle a ce rapport, je vous prie d'agrder, Monsieur le
Ministre, I'assurance de mes sentiments devou6e.
SH. JH. SCHERMER
Vice-Consul.
A S. Ex. M. le Secretaire d'Etat
des Relations Exterieures
Port-au-Prince.






- 15-


Amsterdam, le 23 Juin 1927

Rapport et Statistique
DE LA MARCH DES AFFAIRES COMMERCIALS
ET INDUSTRIELLES DES PAYS-BAS
PENDANT LE TRIMESTRE JANVIER- MARS 1927:


L'Importation a Wte comme suit:
Cacao 135 balles 9137 K. G
Caf' 9714 137440 "
Drums vides 22 pieces 1000 "
Pour I'exportation des marchandises de Hollande, veuillez
trouver ci-dessous la liste d6taill]e :


Acides
Allumettes
Beurre
Bikre
Bonbons, chocolats etc.
Bouoies
Cacao en poudre
Chapeaux
Chemicals
Ciment
Conserves
Corde Sisal
Eau Minerale
Essences
Ferrails
.Fil de coton et ficelles
Fromage
Huile de lin
Instruments de musique
Lampes 6lectriques
Lard
Machines A coudre
Margarine
Marbre
Mercerie


8 Colis
10 '"
11 "
100 "
3. "
48 "
51 "
1 "'
2 "
900 "
12 "
11 "
25 "
3 "
979 "
2 "
304 "
101 "
3 "
3 "
35 "
9 "
298
1 "
1 "


608 K. G-
1177 "
748 "
7555 "
180 "
2749 '
1009 *
155 "
80 "
81600 "
421 "
697 "
962 "
116 '
61610 '
319 "
9124 "
2995 "
685 "
87 "
2428 "
293 "
18113 "
9 "
86 "






- 16 -


Oignons 97 2666 "
Papier 61 9694 "
Poisson fum6 5 108 "
Pommes de terre 575 21904 "
Riz 1090 59954 "
Sacs vides 156 41592 "
Savons 3 153 "
Tapis 2 90 "
Verrerie 2 120 "
Vinaigre 35 337 "
DETAILS RELATIFS A L'IMPORTATION
Les statistiques officielles du movement du Commerce
des Pays-Bas .donnent pour le premier trimestre 1927 les
renseignements suivants :
CAFES.-- Les importations du caf6 de3 Indes orientales
neerlandaises ont 6t6 de 2749 tonnes de mille kilogrammes,
d'une valeur dc 2809 en milliers de florins Ont 6t6 imports
5384 tonnes de cafe du Br6sil, d'une valeur de 6098; pour les
autres caf6s americains les importations ont atteint 2315
tonnes, d'une valeur de 3433. Haiti en a fourni 195 tonnes,
d'une valeur en milliers de florins de 216.
Les Etats-Unis cnt envoy, 109 tonnes, valeur 183; Gua-
t6mala 1068 tonnes, valeur 1635; Colombie 399 tonnes,
valeur 586; le Mexiqne 70 tonnes, valeur 120; les Possessions
Britanniques 46 tonnes, valeur 74 ;Salvador 158 tonnes,
valeur 236; V4nezuela 121 tonnes valeur 176.
COTON BRUT : -- Les importations globales de coton
brut ont 6te de 12983 tonnes, d'une valeur en milliers de flo-
rins de 10809. II n'y a pas eu d'importation d'Haiti.
FEVES DE CACAO:-, Ont 6te importees 19355 tonnes de
feves de cacao, d'une valeur en milliers de florins de 13279.
Le Br6sil en a fourni 635 tonnes, d'une valeur de 470:
L'Equateur 140 tonnes, valeur 138, les Possessions Britan-
niqies en Amerique 341 tonnes, valeur 298.
II n'y a pas eu d'importation d'Haiti.
SUCRE DE CANNE BRUT,-- Les importations de sucre
de canne brut ont t6 de 17510 tonnes, d'une valeur en mil-
liers de florins de 3108,






-17-


Cuba en a fourni 9268 tonnes, d'une valeur d'e 1568 ;
La Republique Dominicaine 2815 tonnes, valeur' 526. Le
Pdrou 515 tonnes, valeur 83; Surinam 363 tonnes, valeur 66;
VenezulIa 270 tonnes, valeur 45..
ARAC ET RHUM.- La valeur des importations d'arac
.a &te de 1000 florins, ]a quantity n'est pas indiqude; les
importations de rhum ont 6t6 de 9000 litres ad 5o0% d'une
valeur de 10000 florins.

DETAILS RELATIFS A L'EXPORTATION
Sacs neufs en Jutes.-- Les exportationm Haiti de sacs neufs
,en jutes ont 6t6 de 35 tonnes, d'une valeur en milliers de
florins de 24.
Je termine mon rapport dans l'espoir que le Gouverne-
ment Ini r4servera un bon accueil et qu'il pourra 6tre utile
au DNpartement des Relations Exterieures, afin de pouvoir
4tendre le commerce entire Haiti et led. Pays-Bas.
S. JH. SCHERMER-
Vice-Consu!.



CONSULATE
DE LA
REPUBLIQUE D'HAITI
T616phone No. 32.407 1 eipzig, le 23 Juin 1927.
ZEITZERSTR 6.


Monsieur le Secretaire d'Etat,
Je me permets de vous faire parvenir ci-j hint un rapport sur le
march du caf6, et du cacao.
Dans l'attente que le contenu vous int ;:se, je vous presente,
Monsieur le Secretaire d'Etat, mes salutation.. bien distinguees.

CARL BRUGMANN.


A la Secr6taireried'Etat des Relations Exttieures
Port-au-Prince.






-18--

CAFE
Dans 1'annee 1926 la consommation du cafe en Allernagne etait
environ 20 A 25% plus grande que celle de l'annee 1925. La Saxe,
sp6cialement Leipzig, est un des plus grands territoires pour le d6,
bit du caf6 en Allemagne. On croit bien que la consommation tel-
lement augment6e depend de la situation g6n6rale, qui s'est bien
am~lioree, et 6galement de la baisse de prix, qui 6tait necessaire
pour cet article, 11 sera trop de parler ici des different motifs de la
baisse de prix. Le fait est que les qualities moyennes du Santos-Ca-
f6 avait marqu6 une baisse de prix de environ 15% et les cafes or-
dinaires encore plus; le march avait de temps en temps des varia-
tions qui permettaient d'acheter A des prix mod6res. La consomma-
tion dans notre district a pris environ 40% de Santos-Caf6 et 60%
milds ( caf6 de 1'Amerique Centrale, des Indes Orientales et de Java),
A Leipzig on achete A environ 80% des qualit6s meilleures pendant
que les esppces ordinairea sont bien negligees. 11 n'y a ici que deux
maisons bien importantes qui s'occupent de la consommation de
-toute l'Allemagne, pendant que les autres s'occupent seulement de
la R6publique de Saxe. Comme la ligne des prix avait une baisse
dans l'ann6e 1926 dans le commerce mondial, et que-les.prix de d6-
tails etaient rests les memes,- les maisons qui ont vendu speciale-
ment en detail etaient A meme d'en profiter. Cette situation s'est
encore bien developpee jusqu'aujourd'hui. II vous interessera sans
doute, d'apprendreque les caf6s de la Republique d'Haiti, paraissant
peu convenables,ne sont achetes qu'en petites quantities.
L'importation du cafe cra de l'Allemagne s'6levait A 469 dz. dang
les quatre premiers mois de 1'an. Ont ete imports de l'Afrique Orien-
tale Britannique 1.312 dz., de l'Afrique Britannique 302 dz., des Man-
dats l'Afrique Orientale Allemande 251 dz., de l'Afrique Portugaise
667 dz., des Indes Britanniques 5.241 dz., des Indes Neerlandaises 14.
319 dz., de l'Asie 637 dz., du Br6zil 198,616 dz., de la Colombie 13.881
dz., de Costa Rica 26,569 dz., du Guatemala 100.622 dz., de Hondu-
ras 1.049 dz., du :Mexique 27.567 dz., de Terre-Neuve 224 dz., de
Nicaragua 6.076 dz., de Haiti 769 dz., de Salvador 39.934 dz., de Ve-
nezuela 20.549 dz., et de 1'Am6rique 9.812 dz.En comparison de l'an-
n6e derniere, l'importation s'est augmentee de 77,889 dz.
UNE STATISTIQUE DE BREME SUR LE CAFE
POUR LE MOIS DE MAI
22.000 sacs de caf6 br6silien ont 6t6 imports et 20.000 sacs furent
hvr6s A la consommation. Les cafes bresiliens s'6levaient & 32.000
sacs le ler Juin. L'imporlation de caf6 north bresilien s'l1evait a 50.000
sacs don't 14.000 ont &t livres A la consommation. Les cafes non-
bresiliens s'l1evaient A 91,000 sacs le ler Juin.
La prochaine production de caf6 br6silien montrera une ligne mon-
tante. Depuis 1919-20 la surface pour Ia culture s'est augmentee de
2.215.658 A 2.438,000 ha., alors de 10%, la production de 13,1 A 14 1
millions sacs, alors de 8%, et le nombre des cafriers de 1.708 mil'
lions soit environ 18%. Vu l'augmentation de 18% des cafeiers, on





-19-


peut esperer dans les prochaines annees, s'ily a un developpement
normal, une augmentation de la production du caf6 br6silien.
Ci-joint les districts bresiliens de la culture ranges d'apres l'impor-
tation pour la production du cafe : Sao Paulo : 1.162.603; Minas Ge-
raes : 369.296.476; Rio de Janeiro : 146 219,775; Espirato Santo : 129.
450.000; Bahia : 71.097.700: Pernambuco: 55.000.000; Geara: 24.352.000-
Parana : 18.750.000; Parahyba : 14.4C0.000; Goyaz: 12.233.500; Santa-
Catharina : 3.520.000; Magoas: 2.433,100; Sergiye: 1.353.000; Matto
Crosso : 427.600.
CACAO
Comme nous n'achetons pas beaucoup cet article,il ne nous est pas
possible de vous donner un rapport exact. C'est 'a maison Riquet et
Co, Gutzsch, qui a l'importation de Cacao crfi et qui en fait du
chocolate et de la poudre de cacao, etc.D'apres notre jugement, tou
tes les maisons en question ont de l'occupation suffisante par la
bonne demand de la part de la consommation. II n'est pas possible
de donner un renseignement sur le march( de la graine de cacao. Le
march allemand pour la poudre de cacao a marqu6 une hausse dans
les premiers mois de cette annde, mais la consommation est rest6e
la meme.



La Question de l'Esclavage*



Extrait du rapport de M. A. NEMOURS, Ministre d'Haiti A Paris,
DelIgu6 du Gouvernement A la 7me session de l'Assembl~e
de la Societh des Nations [1926]



La sixieme commission fut charge de l'6tude de la ques-
tion de l'Esclavage et des Mandats. La premiere stance de
cette commission eut lieu le 7 Septembre sous la prdsidence
de Monsieur de Brouckere, d6legu6 de la Belgique. Le pre-
mier soin de cette commission fut de proelder A la nomina-
tion de son Vice-Pr6sident.
Sur la proposition du Chef de la D616gation cubaine, le S6-
La Convention relative h l'Esclavage a Wt6 ratifide recemment par
e Gouvernement.





--20-
nateur J. M. Cortino, ma candidature fut produite pour IaVi-
ce-Presidence.
Elle fut appuyee par les Dl66gations de l'Am6rique Lati-
ne, auxquelles les D1e6gations de France et de Liberia avaint
tenu A se joindre. Elle fut accueillie par la Commission A l'u-
nanimit6. (Voir conpte rendu provisoire de la lre Ssance
de la 6e Commission. )
Sur la proposition de Lord Robert Cecil, d616gu6 de l'Em-
pire Britannique, la Commission' ddcida de proceder d&s la
prochaine seance a l'examen du project de Convention sur
i'esclavage [Voir annexe : journal de la Septieme Assembl6e
No 4 compete rendu de la lore seance de la Sixieme Com--
mission.]
Une sous commission tire de la Commission fut nommee
pour discuter et presenter un project de convention sur V'es
clavage.A l'unanimit6 des membres,je fus 6galement nomm6
Vice-President de cette sous-Commssion. Et come le Presi-
dent de la 66me Commission et de la sous-commission,Mr.de
Brouckere, le d6l6gu6 beige, tenait A assister aux s6ances de
la 4e Commission qui s'oeccupait de 1'armement, j'ai eu A le
remplacer plusieurs fois au fauteuil pr6sidentiel. Et j'ai ain-
si souvent eu I'honneur de presider la Commission et la sous
co mission, qui a 6labor6 le Projet de Convention.
La sous-commission consacra de nombreuses s6ances a
l'examen de cette convention don't le texte definitif fut
soumis A I'assembl4e qui I'adopta au course de sa dix-hui-
tie ne seance pleniera. ( Voir annexe : Journal de l'Assembles
No 15, 16 et 17. Cunform ment aux reglements de la S. D.
N. la texte de cette convention a 6t envoy, par les soins
du Secretariat G4neral aux Gouvernements de tous les
Etats Membres ou non de la S. D. N.en vue d'en obtenir la
ratification. [ Voirannexe : Journal de la 76m3 Asse mbiie
Nos 4, 9, 11, 14, 16, 17 et 18.]
J'ai eu l'occasion l'intervenir plusieurs fois dan3 les dis-
cussions.
LVs amenderhents qie j'ai proposes se rapportent : le pre-
mier ( art. 2 aliena b ) A totes les suj6tions : il a done un
int6cit general; le second ) art. 2, proposition allemande re-
jet4 ) a un int4crt p irticulier et se refere A la manumission
de 1'esclave,






-21-
Tous ces amendments, de mg ne que celui que j'ai pr6-
sent6 en faveur des femmes et des enfants, (art. 6 pro,)
sition allemande rejet&e) procedent d'une meme id&e : com-
batre tous les esclavages, toutes les suj6tions; faciliter la
liberation des eselaves.Ils auront comme consequence d'a-
meliorer les conJitions de vie des populations indigenes.
J'ai propose A l'art. 2 paragraphe b l'a nnriJ nant siivan.:
" A poursuivre, aussitot q'e possible, la disparition d toi-
tes les sujetions involontaires ou volontaires."
Pour combattre l'esclavaze vaolntaire, qui est e. O r' pra-
tiqu6 en Afrique du Sud, j'ai rappale qu'au 173 si&-le, il
existait deja sous la forme de contract d'enage n-nt. D s
malheureux signaient un contract d3 travail spciil, qui,
pour un temps les mettait A l'entiere disposition de leur em-
ployeur. Par example, ceux qui voulaient aller travailler
aux iles d'Am6rique, s'obligeaient en retour de leur trans-
port, A servir la compagnie qui les y avaient a'm!nes pen-
dant 3 ans. Ces contracts 6taient de vAitables contracts d'es-
elavage temporaire.
Cet esclavage 6tait reglement6 : le recrutement, Ie sort,
les punitions des engages, tout cela etait privu par de
nombreux arrats et r6glements. Et les engagi~s talent, A ce
point, assimiles A des esciaves, qu'en certain cas les 6pou-
vantables punitions reservees A ces derniers, leur etaient
appliques. La Revolution Francaise de 1789 a fait justice
de cette iniquitM et aujourd'hui elle a complitement d:spi-
ru des colonies franchises. J'ai demand que la Convention
que nous discutions enregistre le ms ne progre et que la S.
D. N. en 1927, se montre aussi ge'nereuseq-e la Revolution
Franqaise en 1789.
Mais ii y a une autre raison aussi puisiants, qui m'obliga,
ai -je continue A combattre l'esclavage volontaire.

Dans 1'6tat actuel du droit, nous ne pouvons plus conce-
voir cettesorte de dUpendance. La loi ne permet pas A une
personnel de se d6pouiller, au profit d'un autre, des droits
qu'elle lui accord. II est vrai que le code declare que les
conventions librement consenties tiennent lieu de loi et obli-
gent les contractants. Mais faut-il que ces conventions res-
pectent les principles generaux sur lesquels les lois sont







--22-


bases. Et aujourd'hui, dans tous es Pays que nous avons
l'honneur de representer, un contract d'esclavage volontaire
qui rappellerait les contracts d'engagement, serait certaine-
ment n ul.
Pour demander Ia disparition de toutes les suj6tions invo-
lontaires -- 1'esclavage sous toutes ses formes -- j'ai prie les
honorables membres de la Commission de ne pas oublier
que notre civilisation, qui avait rejete la civilisation anti-
que basee sur l'esclavage, n'avait que de l'horreur pour cet-
te institution du passe qui aurait du mourir avec lui.
II y a deux mille ans, ai-je ajout6 -- une parole divine
declarait que tous les homes 4taient 6gaux. En 1789,
le people francai, avait fait entendre cette meme parole de
liberty. Comment la S, D. N. aujourd'hui, dans une Conven-
tion signde sous ces! auspices, refuserait-elle de conserver
ce grand principle ? Faudra -t-il plus de deux mille ans A
l'homme pour obbir A ce precepte du Christ pour realiser,
enfin, ce grand progres.

J'ai rappeld, pour conclure, que les craintes exprimees par
ceux et surtout par l'honorable lord Cecil, qui redoutaient,
que l'abolition immediate de l'esclavage n'entrainat des
troubles &cnomiques, I'avaient 6ee, deja, il y a pres de deux
siecles. Tous ceux qui, alors croyaient le maintien de l'es-
clavage utile A leurs interets pr4disaient que son abolition
causerait la perte des colonies et la ruine du commerce ext6-
rieur. Les esclaves ont Wt6 lib6res, les colonies se sont con-
sid6rablement d6veloppees et leur progres ont largement
aid6 au d6veloppement du commerce de la M6tropole. Les
apprehensions que nous entendons exprimer aujourdhui
seront aussi vaines. Lorsqu'il s'agit de politique colonial, le
mot qui est vrai est celui que dans le Conseil Colonial institud
en 1802 A St-Domingue par le Chef de l'arm6e exp6dition-
naire, poussait celui qui plus tard, devait itre le souverain
du nouvel Etat: -'Sans liberty point de colonie". Nous pour-
rions le repeter aujourd'hui, il est toujours aussi vrai.
Ajoutez-y celui-ci qui, lui aussi, a Wte si souvent v6rifi6: le
travail libre est autrement productif que le travail servile.
La Del1gation allemande,dont l'un des membres, Mr. Gohr
President de la Commission temporaire de l'esclavage, avait
6t6 prie de s'associer A notre travail, avait propose un






-283-
trolsieme alinea a Particle 2. II 6tait ainsi concu : "Les
Parties contractantes veilleront A ce que ceux des propri6-
taires d'esclaves qui sont de bonne foi soient convenable-
ment indemnises de la porte de la mni-.d'caivre represent6e
par leurs esclaves. L'indemnit6 sera a la charge des fonds
publics et pourra etre recupgree sur l'esclave si celui-ci -.os-
sdde de la fortune, Sur leur demand, les eselaves 6manci-
pds seront rapatrids, sinon ils doivent 8tre 6tablis comme
colons sous la surveillance du Gouvernemnent, les frais
6tant A la charge du Gouvernement dmancipateNr. "
J'ai proposed un sous-amendement et demanded que le
membre de phrase et pourra etre r6cup6r- sur l'esclave
si celui-ci possdle de la fortune soit supprimi. J'ai declard
que les Conventions de la S. D. N. doivent etre plus gend-
reuses que les lois Romaines d'avant 1'6re chr6tienne. Il faut
accorder aux esclaves leur liberty, comme un droit non com-
me une faveur. 11 faut la leur donner, et ne pas la leur faire
payer. L'amendement allemand a d'ailleurs 6td rejet6.
A l'art. 6. devenu 8, la Dl66gation allemande avait
donn6 lecture d'un long amendment qui ne fut pas non plus
p, accept.
Entre autres choses il declarait" Pour les femmes et les
infants au-dessous de I'Age de puberty, le travail force est
restreint A un rayon ne depassant pas 15 kilometres de dis-
tance de leur residence. J'avais present une centre pro-
f position ainsi concue:" Les femmes et les enfants meme
pour des fins publiques, sont exempts de toutes prestations
en nature et de tout travail force. Mais la proposition
allemandene fut pas admise, mon sous-amendement n'eut
done pas A jouer.


La Question des Mandats"

Sur la proposition du Docteur Nansen, del6gu6 de la Not-
vege, PlAssemblee de la S. D. N,, lors de sa Septieme Session,
adopta le 15 Septembre 1926 la resolution suivante : L'as-
semblde, se conformant au pr6c6dent dejAi tabli au course
Extrait du meme rapport.





- 24 --


de plusieurs annees, decide de renvoyer A la sixi6me Com-
mission les rappoits annuels des Puissaices mandataires,
les rapports de la Commission permanent des Mandats, et
tous autres documents relatifs A la question des mandates.
qui ont 6t6 distributes aux membres de la Societ6 depuis la
sixieme Assemblke "
Pout so conformer a catte resolution, la question des
Mandnts fut port6e a l'ordre du jour de la quatrieme stance
de la sixieme Commission. La discussion fut longue et d6li-
cate. Elle necessita de nombreuses seances. J'eus l'honneur
d'en presider plusieurs.
La question des Mandats est I'une des plus difficiles qui
soit traitee A Geneve. L'institution des Mandats donne A
une Commission perrranente de la S, D. N. un droit de
regard de contiole sur certain territoires don't I'adminis-
tration a 6te donr.ee a certaines puissances. L'on corgoit
que, naturellement, la Commission essaie d'appliquer, dans
toute son ampleur, ce conti6ie et que les Puissances essaient
de la iestieir.dre le plus possible. De cette difference dans
la comprehension du 161e et de I'action de la Commission
permanent des mandates, des int&rets diff6rents de la
Commission et des Puissances Mandataires, naissent de nom
breuses difficulties.
Je me felicite que les 6tudes sur l'histoire de notre pays
m'aient amend a m'occuper sp6cialement des questions qui
ont trait aux relations entire les Metropoles et leurs colonies.
J'ai pu ainsi me rendre compete comment et combien, en cer-
tains cas, ces relations au course des deux derniers siecles,
s'etaient modifies. Et c'est avee le plus grand intdret que
j'avais 6tudi6 l'institution des Mandats, nouvelle forme nde
de la guerre, des relations entire Etats protecteurs et Etats
proteges, Grandes Puissances et Pays non encore suffisam-
ment 6volues, selon la nouvelle formule.
Qu'il me soit permis de rappeler que, deja A une 6poque
ot I1'esclavage avec toutes ses horreurs et ses iniquit6s flo-
rissait; ot les relations entire M6tropoles et Colonies duaient
r6gies par le principle de "l'Exclusif Toussaint-Louverture
le premier, pour r6gler les rapports entire la France et St'-
Domingue avait trouv6 une nouvelle forme d'administra-
tion. II1 s'inspirait de principles nouveaux, de methodes






jusqu'alors inconnues. En cette matiere a'usi, il etait bien
vraiment un Precurseur. C'est un titre de gloire pour notre
Pays et pour notre Race que nous sommes fiers de reven-
diquer.
Dansson rapport soumis au Conseil de la S. D. N. lors
de sa neuvieme Session, la Commission Permanente des
Mandats avait 6mis deux voeux. Elle declarait d'abord :
La Commission a fait une nouvelle etude approfondie de
la procedure en vigueur en matiere de petitions. L'exp6-
rience ayant montr6 que, parfois, iti ui a 6td impossible de
se faire une opinion definitive sur le bien fond6 de cer-
taines petitions, it a sembl6 h la Commission que, dans ce cas
il pourrait apparaitre indispensable de permettre aux p6-
titionnaires d'etre entendus par elle. La Commission ne vou-
drait cependant pas formuler une recommendation express
A ce sujet avant d'etre inform6e, de la manikre de voir du
Conseil."
Le second vceu etait ainsi congu : La Commission a
1'honneur de soumettre A l'approbation du Conseil un docu-
ment annexe qui content une liste de questions qu'elle
desirerait voir traiter dans les rapports annuels des Puissan-
ces mandataires sur les territories sous mandates B et C. Ce
document, don't l'dlaboration s'est poursuivie au course de
plusieurs Sessiais, est destine A ramplazer le3 questionnaires
pour ces territoires adopts a la premiere Sassion de la Com-
mission et approuvds par le Conseil le 10 Octobre 1921 "
La Commission Permanente dans ses Questions Ganera-
les faisait observer qua les rapports annuels des Puis-
sances mandataires ne contiennent pas tous les l66ments
necessaires A l'dtablissement de ces travaux pour certain
renseignements statistiques et. toujours prudent cependant
elle "se permettait de prop) sr au Con;eil de charger le
Secretaire Ghneral d'obtenir directement des puissances man
dataires les renseignements et explications compl6mentaires
qu'elles voudraient bien obtenir ".
Ces deux desiderata de la Commission, V'audition des pd-
titionnaires la liste de questions furent le sujet de
braiantes et passionn6es controversies.
Los puissances Mandataires no voulurent point les accep-
ter. Lmur utility est cependant bien comprehensible.





- 26 -


Les rapports qui doivent itre presents annuellement
par les Puissances mandataires, ainsi que I'a fait remarquer
la Commission des Mandats, ne sont pas complete ; ni
envoys dans le delai pr6vu, ni A date fixe. Certains rap-
ports ne lui sont meme pas envoys.
Dans ces conditions, la Commission declare qu'elle ne peut
distance juger avec assurance des affaires compliqu6es.
Les renseignements ecrits sont insuffisants : rapports ou pC-
titions. C'est pourquoi elle desirerait, dans des conditions
specials et restrictive, entendre elle-meme les signatures
des petitions.
Afin de faciliter '61la'oration des rapports annuels, qu'aux
terms de l'article 22 du Pacte, les Puissances Mandataires
doivetit adresser au Conseil de la S. D. N., la Commission
des Mandats avait dress une nouvelle liste des questions
qu'elle d6sirerait voir traiter dans les rapports annuels. La
Commission des Mandats ne demandait pas que ces ques-
tions fussent n6cessairement reproduites dans les rapports,
mais simplement que ceux-ci, 6tablis suivant le cadre que
constitute leur ensemble, continssent certaines informations
essentielles.
Afin de se faire une opinion sur la discussion qui eut lieu
entire le Vice-President de la Commission des Mandats et
les Representants des Puissances Mandataires qui refusaient
de donner A la Commission des Mandats satisfaction sur
ces deux points, ii faut se demander si cette derniere avait
le droit de les formuler.
La Commission avait-elle competence pour exprimer de
pareils desiderata?
Les limits de 1'action de la Commission, son role et son
but, sont indiques et d6finis dans le rapport present lors
de sa creation par Mr. HYMANS, l'ancien di6gu6 Beige.
Or, d'apr&s ce rapport le controle de la Commission s'6tend
sur toute administration de la puissance mandataire et la
Commission des Mandats peut presenter au Conseil de la
S. D. N. toutes questions regardant administration des
territoires sous mandate
En droit qui dit mandate dit, implicitement, reddition de
comptes. La reddition de comptes pr6sent6e au mandant doit
6tre complete et n3 peut 6tre limit4e par le mandataire.







Les discussions qui eurent lieu furent tres serrees. Les
Representants des Puissances Mandataires: Belgique, (Lou-
wers ; France (de Jouvenel ); Empire Britannique [ vicomte
Cecil]: Japon [ Joshida ); Afrique du Sud ( Smit ); Australie
( Latham ] : d6fendaient le point de vue de leurs gouver-
nements afin de limiter le role de la commission des Man-
dats et ne pas accepter ses deux. propositions. Les Repre-
sentants de la Norvege ( Dr. Nansen); du Portugal ( Freire
d'Andrade): de la Suede [ Mine Bugge-Wicksell ) et d Haiti,
d6fendaient le point de vue de la Commission.
Je pris la parole aprks le plus redoutable interlocuteur,
Lord Robert Cecil.
Je fis tout d'abord remarquer que l'eloignement de notre
Pays qui appartient A un autre continent que les Puissan-
ces Mandataires, et les territoires sous-mandat, le peu d'e-
tendue de son territoire et de ses forces, lui permettent de
juger plus objectivement et plus impartialement. II n'a
d'autre intiret, dans le d6tat en question, que celui de la
plus grande justice. Mon Gouvernement accepted l'institu-
tion des Mandats qui n'est ni un protectorat, encore moins
une colonisation. Mon Gouvernement y voit une forme
evolude- elle aussi- la meilleure jusqu'ici de l'admi-
nistration des populations encore attard6es.
Les Puissances Mandataires, ainsi que le nom l'indique,
ont recu de la S. D. N. un Mandat. La S. D. N. a done un
droit de regard sur les territoires don't elle a confi lI'admi-
nistration. Elle exerce ce droit de regard par la Commission
Permanente des Mandats.Et c'est ce qui justement differen-
cie les relations entire Dirigeants et Dirig&s, de ce qu'elles
-taient auparavant.
Afin de conserver A l'institution son espric, lui permettre
d'etre feconde, de remplir son r6le-- un role d'6ducation, de
relvement -- il faut que la Commission des Mandats ait des
pouvoirs de control. Restreindre ce control qui est l'une
des bases de l'institution des Mandats, c'est en changer le
caractere. Ce droit de regard d'ailleurs est deja limits, puis-
qu'il s'exerce avec la collaboration de la Puissance Manda-
taire.
Puisj'ai pass en revue les reproches qui avaient t60
adressees par le Conseil A la Commission. J'ai kcart6 tout






-28--
d'abord, le plus important: abus de pouvoir. J'ai prouv6,
par le rapport de Mr. Hymans, "sur la constitution de la
Commission des Mandats, rapport approuv6 par le Conseil,
que les questions don't s'est occupee la Commission, les
vccux qu'elle a formulas, elle avait absolument le droit de
le faire. Son rapport don't j'ai IA quelques extraits, est
aussi complete qu'impartial : de nombreux 6loges y sont
adress6s aux puissances mandataires. Cette impartiality ne
nous 6tonne pas : les homes eminents qui composent la
Commission nous donnent toute assurance A ce sujet.
Le Rapport de la Commission, entire autres choses, content
deux vceux : une liste de questions auxquelles elle desire"
rait voir r6pondre par les puissances mandataires ; 1'audi-
tion par elle-meme de quelques p6titionnaires. En mrme
temps qu'elle expliquait les raisons de ces vceux, la Commis-
sion avait indiqu6, dans son rapport, comment et dans quel-
les limits elle d6sirait assurer leur r6alisation.
La liste des questions aura pour but de faciliter l'61abora-
tion des rapports annuels. Mais toutes les questions ne seront
pas nrcessairement reproduites dans les rapports. Cette liste
des questions servira A 6tablir le cadre dans lequel se d6ve-
loppera le rapport. Voila done un premier apaisement donn6
a ceux qui parlaient dejiA d'inquisiticn. Un second leur est
dgalement apport6 au sujet de 1'audition des p6titionnaires.
La Commission a expliqu6 que les seuls renseignements
6crits ne peuvent lui suffire pour, de si loin, se faire une
opinion dans des affaires difficiles. Et elle desire, dans des
cas tout A fait exceptionnels et dans des conditions restric-
tives, pouvoir entendre certain p6titionnaires. VoilA qui
camera les apprehension de ceux qui craignaient un d6fil6
de m6contents A la barre de la Commission. Avec ces expli-
cations et dans ces limits, les veux de la Commission.me
paraissent tres sages. Je les ai recommand6s a l'assembl6e.
J'ai repWte les 6mouvantes paroles qui nous ont 6td
adressies par Mr. Van Rees, le Vice-pr6sident de la Com-
mission des Mandats. II avait fait appel A notre sentiment
de Justice qui serait certainement froiss6 si, la Commission
n'obtenait pas que ses voeux fussent realis6s.
J'ai dkelare que, si ce pouvoir de control, limit ainsi
que je l'ai explique, n'est pas accord A la Commission,






-29-


comment peut--elle remplir son r61le ? Et si elle ne peut le
remplir, que devient l'institution des mandates? Nous aurions
alors l'impression que les faibles n'ont pas de garanties et
que la defense des mandates est rendue impossible.
J'ai conclu m)n intervention en declarant qu'il fallait
eviter de froisser le sentiment inn6 de la Justice que cha-
que homme porte en lui. La S. D. N. qui a fait naitre dans
le monde de grands espoirs, se doit, non de les aneantir,
mais de les r6aliser. Par ses measures de Libert6 et de Jus-
tice, il faut que 1'Ar6opage de Geneve demeure la plus hau-
te expression humaine de nos idWes d'id6al.
Lorsque, dans le course de la discussion, le Dr. Nansen a
pris la parole, il a bien voulu appuyer mes declarations.
La discussion menaqait de ne pas aboutir et d'accuser
do graves divergences de vues.
Mr. de Brouckere ne pjuvait pas ne pas prendre le fait
de Mr. Louwers, D616gu6de la Belgique, Puissance Manda-
taire. II declara que cette intiressante discussion ne devait
pas donner l'impression d'un conflict quelconque entire la
Commission des Mandats et certain membres de la Sixie-
me Commission, tous les membres de cette Commission te-
nant A rendre hornmage l'oeuvie de la Commission des
Mandats." II 6mit le voeu qu'il serait possible aux membres
de la 6e Commission de se mettre tous d'accord sur une re-
solution. II forma une sous-Commission charge de soumet-
tre un texte de resolution. Sur les 6 membres de cette sous-
Commission, cinq reprssentaient les principles Puissances
Mandataires. Ils prcsenterent un project ainsi concu : L'As-
semblee, ayant pris connaissance du rapport au Conseil re-
latif aux territoires sous mandate et des debats auxquels ce
rapport a donn6 lieu au sein du Conseil ; le Vice-Pr6sident
de la Commission Permanente des mandates entendu, re-
mercie la Commission permanent des mandates du devoue-
ment et du zele qu'elle apporte A l'accomplissement de sa
mission delicate ; fait confiance tant aux membres de cette
commission qu'b. ceux du Conseil pour assurer, dans un es-
prit cordial de collaboration avec les puissances mandatai-
res, I'application de l'article 22 du Pacte. "
Ce project qui respectait toutes les opinions et n'en rejetait
aucune, fat accept par la Commission. Project transaction-
nel qui ne donnait, entierement, satisfaction a personne, et
n'osait rien trancher.





-30-


Personnel Consulaire d'Haiti a l'Etranger
Des Lettres Patentes ont 6td d6livrees :
Du ler Juin au 31 Juillet 1927 A Mr.
Gerard Woorhave, Consul Gnd6ral d'Haiti A Rotterdam
( Hollande ), le 20 Juin 1927



Personnel Consulaire Etranger en Haiti
L'Exequatur a Rt6 delivr6 du ler Juin au 31 Juillet 1927
A Mrs : Alphonse Haynes, Consul Gnd6ral du P6rou a Port-
au-Prince, le 2 juillet 1927 ;
Foucard Pierre, Agent Consulaire de France L! Port-de-
Paix, le 15 Juillet 1927.




Service du Protocole


Son Excellence le Pr6sident Vasquez, Santo-Domingo
Port-au-Prince, 27 Mai 1927.

J'6prouve le plus vif plaisir a profiter de la nouvelle occa-
sion qui m'est offerte aujourd'hui pour adresser au Gouver-
nement et au Peuple Dominicains mon tres cordial salut, mes
vceux fervents pour leur plus grande prosperity et mes
chaudes felicitations pour l'eclatant succ6s de la belle
Exposition de Santiago de Los Caballeros
BORNO
President d'Haiti.






-31-
TRADUCTION
*
Santo-Domingo, 28 Mai 1927
Son Excellence le President Borno
Port-au-Prince.
Je remercie vivement Votre Excellence des voeux qu'elle
a exprim6s en faveur du Peuple et du Gouvernement Domi-
nicains dans sa courtoise d6peche en date d'hier ainsi que
des felicitations qui y sont continues pour le brilliant succes
de l'Exposition. Je saisis cette heureuse occasion pour lui
envoyer, tant au nom du Peuple Dominicain qu'en mon nom
personnel, les salutations les plus cordiales.
President VASQUEZ.




RECEPTION AU PALAIS NATIONAL
Le vendredi 27 Mai courant, Son Excellence Monsieur le
President de ]a Republique a requ en audience solennelle,
au Palais National, Monsieur Elie Alb6ric Neton, Officier de
l'Ordre de la L6gion d'Honneur, qui lui a remis, avec les
lettres de rappel de son pfrd6cesseur, les lettres par les-
quelles Monsieur Gaston Doumergue, Pr6sident de la Rpti-
blique Francaise, I'accredite en quality d'Envoy6 Extraordi-
naire et Ministre Plenipotentiaire de la Republique Francai-
se A Port-au-Prince.
Le nouveau Ministre, accompagn6 du Chancellier de la
Ligation, Monsieur Joseph Salles a Wt. conduit par le Ghef
du Protocole dans une voiture de la Presidence, escort d'un
piquet d'aides de camp.
II fut recu au p6ristyle du Palais par le Chef de la Maison
Militaire de Son Excellence le Pr6sident de la Republique.
Un bataillon de la garde du Palais lui rendit les honneurs
et, A l'arrivde et A son depart, la musique militaire joua l'hy-
me National et la Marseillaise.
Les discours suivants ont 6td prononces A cette occasion:






-32-
DISCOURS de Son Excellence Monsieur ALBEtIC NETON.
Monsieur le President,
J'ai l'honneur de remettre entire les mains de Votre Ex-
cellence, en meme temps que les lettres par lesquelles Mr.
Gaston Doumergue, President de la R6publique Francaise,
met fin ala mission de mon pr6d6cesseur, Mr. Velten, qu'il a
retenu pour une autre destination, celles qui m'accreditent A
mon tour en ma quality d'Envoy6 Extraordinaire et Ministre
Plenipotentiaire de la Republique Franeaise aupr&s de
Votre Excellence.
Grande est ma joie, com-ne douce aussi mon motion, de
me trouver dans un pays o' l'on parole, en d6pit de l'espace
et et du temps, la langue toute faite de elart4 de ma pro-
ore patrie et oa les esprits et les coeurs, farms aux memes
sources, sont attach~ aux notres par tant de liens et d'affi-
nitfs. J'y vois comma un des plus beaux patrimoines mo-
raux et comme un de ces sortiilges de ia pensee don't a
raison s'enorgueillit mon pays.
Et n'esl-ce pas cette communaut6 de sentiments qui a fait
que votre Patrie au grand coeur, noblement 6prise de liberty,
s'est trouvee, le jour venu, aux cot&s de ceux qui se sont
dresses pour d6fendre d'abord et sauver ensuite la liberty
en peril, et a ainsi partag6 avec eux l'orgueil 16gitime du
droit veng6 ? Et n'est-ce pas cette meme communautd de
sentiments aussiqui 1'a conduite A s'asseoir dans cet areopa-
ge sans precedent encore dans l'Histoire et destine A devenir
comme le phare de l'humanit6 ?
Je sais, d'autre part, combien la prosp6ritd de ce pays,
privildgi6 entire tous, et qui a si heureusement grand sous
administration 6clair6e de Votre Excellence, a rendu et
rendra chaque jour plus dtroits lea rapports commerciaux
entire nos deux nations.
C'est A developper encore davantage s'il est possible ces
relations et A resserrer cas liens que j'aurai l'agedable de-
voir de me consacrer et je ne doute pas que mon activitO
trouvera pleine satisfaction si Votre Excellence don't je
connais les traditions, veut bien ma continuar le concourse
qu'elle a accord avec tant de bienveillance a mes prddeces-
seurs.






-33-


En lui apportant I'hommage des souhaits sinceres que je
forme pour votre Personne et pour la nation haitierne, je
prie Votre Excellence de vouloir bien me mettre aux pieds
de Madame Borno et de me laisser lui exprimer mes vceux
pour la prospdrit6 de sa chore famille qu'il nous a Wte si
agreable a ma femme et a moi, de recevoir dans notre inti-
mit6 a Paris ofi elle a apport6 son rayon de fraicheur et de
grace.


DISCOURSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Ministre,
Je suis vraiment heureux de recevoir de vos mains les
lettres par lesquelles S. E. Mr. le President Gaston Dou-
mergue vous accredite aupres de moi en quality d'Envoyd
Extraordinaire et Ministre Plenipotentiaire de la R6publi-
que Francaise. J'y 6prouve un double plaisir, celui, de souhai-
ter une cordiale bienvenue au Reoprsentant de la France
glorieuse, et celui d'accueillir en meme temps parmi nous
un diplomat distingue, sine rement ami d'Haiti et de son
Gouvernement.
La France a jou6 dans le monde un role considerable ;
et rien ne permet de penser qu'elle puisse jamais cesser de
le remplir, tant que son ideal superieur de Droit, de Science,
d'Art, d'Altruisme g6nereux demeurera ce qu'il est dans
I'Histoire, c'est a-dire l'ideal immortel de la Civilisation chre-
tienne. Par le souci veritablement human qui domine ses
grands savants, ses mailleurs artistes, ses lettr6s 6minents,
par :e zbla apostolique de ses missionnaires admirables, par
le ddvouement hitoique de ses Religieuses, au chevet des
malades, a l'Ecole, la France envelope l'humanit6 entire
d'un rayonnement splendid, d'un charme victorieux. Et
d'un tel spectacle de noblesse et de beauty, notre jeune R&-
publique d'Haiti, riche de la langue lumineuse et des tra-
ditions idealistes de la France, ne peut qu'etre fiUre et heu-
reuse.
Est-il necessaire, apres cela, de vous "donner 1'assurance,
Monsieur le Ministre, que votre mission parmi nous ne





-34--
peut que rencontrer la sympathie de tous, du Peuple et du
Gouvernement. Quant A la mienne, elle vous est acquise
pcur une raison de plus, qui tcuche A l'ordre intime de la
amille. Laisse moi, A cet 'gaid, ,u r(m de MedErre Ecrno
et au mien, vous remercier vivement, vous et Madame Ne-
ton, de la gracieuse bienveillance que dans votre foyer, vous
avez t6moignee A des 6tres qui nous tiennent au coeur.
En terminant, je ne peux manquer de vous dire combien
j'apprecierais votre bondt, si vous vouliez bien transmettre a
Mr. et Mme. VELTEN nos souvenirs amicaux en leur ex-
primant que; si leur absence nous cause des regrets, nous
sommes consoles par la pensee que les belles qualit6s qui les
distinguent leur reserve les satisfactions les plus grandes.













Publications recues de l'Etranger
PAR LE
DEPARTMENT DES RELATIONS EXTERIEURES

DURANT LES MOIS DE JUIN ET JUILLET 1927




SOCIETY DES NATIONS

Annuaire Statistique International 1926.
Caracteres et causes de l'appauvrissement des Nations, par G.
Cassel.
Conference economique international -Taux Indices des Tarifs.
Rapport sur 1'oeuvre de la S. D. N. dans le domaine Economique.
Principaux aspects et problemes de la Situation Economique Mon
diale au point de vue des diff6rents Pays. Serie III et IV.
L'Agriculture et la Crise Economique Internationale. Par Mr.
JULES GAUTIER, Dr. ANDREAS HERMES et M. A. F. LINDSAY.
Rapport sur les niveaux de vie des ouvriers dans diff6rents pays.
Guide des documents preparatoirss de la Conference.
Les Questions Agricoles au point de vue international.
Memorandum sur les Balances des Paiements et sur les Balances
du Commerce Extfrieur. 1911-1925. Vol. II.
Recueil des Trait6s et des engagements Internationaux enregistr6s
par le Secretariat de la Soci6t6 des Nations. Vol, LI. 1926-1927.
Commission d'Enquete sur la Production de I'Opium en Perse.-
Rapport au Conseil.
Observations du Gouvernement Persan sur le Rapport de la sus dite
Commission.
Ordre du jour de la Huitieme Session ordinaire de l'Assembl6e.
Rapport duComit6 Technique pour le Balisage .et 1'6clairage des
Cotes et documents Connexes.
Rapport 6pid6miologiqne Mensuel, de la section d'Hygiene du Se-
cr6tariat No 4. 6eme ann6e, 15 Avril 1627.
Enregistrement des Traites. No : 67, Avril 1927,
Bulletin Hydrographique No. 4. Les Eaux de Surface. "
Conference Economique Internationale, Geneve, Mai 1927; 16re
Edition. Rapport d&finitif.
Principaux aspects et problemes de la Situation Economique Mon






-36-


diale au point de va2 des diffsrents pys3: Balgiua Bresil, Colo m-
bie Gr ze, Pologne et Union de I'Amrrique du Sud.
Rapport 6piiemiologique Mensuel de la Section d'Hygiene du Se-
cr6 iriat, 61ns annse, N) :5. Genave, le 15MVai 1927.
R6sums Mensuel des Travaux de la Societ6 des Nations. Vol. VII.
No 4. Commission preparatoire de la Conf6rencedu Dasarmement.
Adhesion a des Conventions Internationales sous reserve de rati
fiction. Note du Secr6taire G6n6ral.
Convention relative A l'Esclavage. Geneve, le 25 Septembre 1926.
Ordre du Jour Provisoire de la 45eme Session du Conseil. Liste
suopl6mentaire de questions.
Repertoire analytiqueNo : 71 des Documents distributes au Conseil
Liste suppl6mentaire de questions.
Repertoire analytique No: 71 des Documents distribute au Conseil.
et aux Membres de la Soci6te des Nations au course du mois de Mars
1927.
COMITE D'EXPERTS POUR LA MODIFICATION PROGRESSIVE
DU DROIT INTERNATIONAL
Lettre adress6e en date du 2 Avril 1927 au Secretaire Gnd6ral par
le President du Comit6 et relative aux travaux de la 31me Session
du Comit6, tenue en Avril 1927.
Questionnaire No 8,-( Clause ) Communication d'actes Judiciaires
et Extra judiciaires en matiere penale et Commissions rogatoires en
matiere p6nal
Questionnaire No 9.-(Clause ] Situation juridique etfonctions des
Consuls.
Questionnaire No 10.-[ Clause ] La Revision du Classement des
Agents Diplomatiques,
Questionnaire No 11.-[ Clause ] La Comp6tence des Tribunaux a
l'gard des Etats Etrangers.
Clause ;.-La Clause de la Nation la plus favorisde.
Offre du Gouvernement de l'Union Sud Africaine, comme Dons desti
n6s A l'Ameublement et A la Decoration des Nouveaux Batiments
projects pour la Societ& des Nations.
Commission de Controle.-Rapport concernant l'institution d'un
Tribunal Administratif.
Bulletin Trimestrielde renseignements sur l'oeuvre des Organisa
tions Internationales.
Baidget pour le Dixia.-ae exercise 1923
C.E.F. Docu-nentation-Population et Ressources Naturelles.
Secretariat et Organisations spsciales. Organisation Internationale
du Travail. Cour Permanente de Justice Internationale.
Caissede Prevoyancedu Personnel.-Comptes v6rifi!s du Huitieme
Exercice 1926] et Rapports y relatifs de M. A.CERESA, Commissaire
aux.Comptes.
Commission de Contr61le.--Rapport sur les Travaux de ses 22eme
et 23eme Session.
Budget du 10.0me Exercice 1928 1lre Partie, Secr6tariat et Orga-








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nisations Speciales de la Societ&.- -3me Partie, Cour permanent de
Justice Internationale.
Comit6 de la Protection de 1'Enfance.-Rapport sur les Travaux
de la 3eme Session.
Concours d'Architecture pour 1'6dification d'un Palais de la S.D. N.
Rapport du Jury.
Situation Juridique des Etats qui ne s'acquittent pas de leurs con-
tributions A la Societ6 des Nations.
Comite d'Hygiene.-9eme Session.
Rapport sur la Commission de la Variole et la Vaccination. R6u-
nion des Experts hygienistes en matiere de protection de l'enfance.
Rapport Epid6miologique de la Session d'Hygiene; No 6 -15 Janv.
1927.
Comite Economique : Projet de protocole relatif A l'ex6cution des
sentences Arbitrales Etrangeres.
Lettre de Monsieur le Docteur BERNRAD N. ALLEN, de Londres, re-
lative A l'Arneubtement et A la Decoration du nouveau batiment de
la S. D. N.
Commission Consultative du Trait6 de l'Opium et autres Drogues
nuisibles. Proces-verbal de la 9eme Session.
Lettre du Pr-.sident de la Commission d'Enqukte sur la Produc-
tion de l'Opium en Perse.
Proces-verbaux, Rapports et Lettres relatifs A la 456me Session
du Conseil.
Bulletin Mensuel de Statistique; No. 5. Mai 1927
Commission Cons.ltative et Technique des Communcations et du
Transit; -Classification et Resume des Projets de Reforme du ca-
lendrier, requs jusqu'au ler Juillet 1926,
Requete Introductive d'Instance concernant la r6adaptation des
Concessions mavromatis.
Rapport du Comit6 d'Experts sur la propaganda d'6tablissement
des Voies Navigables en Pologne, etc.
Note du Comit' d'Experts sur l'Assechement des Marais de la Po-
lsie.
DIVERS
Bulletin du Ministare des Relations Exterieures du Perou; Juillt,
Aofit. Septembre, Octobre, Novembre et Dkcembre 1926.
Di mnme: Janvier, F6vrier et Mars 1927.
Bulletin Officiel de la Secretairerie de Cuba : Fev. et Mars 1927.
Bulletin du Ministere des Relations Exterieures El Salvador: Avril
Mai, Juin, Juillet, Aoft; Septembre, Octobre, Novembre et Decembre
1025.
Du meme : Janvier A Septembre incl. 1926.
Bulletin de I'Union Panamericaine; Juillet 1927.
Bulletin Mensuel du Commerce special de la Grace avec Ics pays
strangers; Septembre. Octobre, Novembre et d6cembre 1925.
La Hacienda; Juillet 1927.
Federal Council Bulletin, June, 1927.
Boletin de la Officina Sanitaria Panamericana, Julio de 1927.