Enquête parlementaire sur les emprunts du gouvernement Domingue à l'etranger (parl. investigation into floating of massi...

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Enquête parlementaire sur les emprunts du gouvernement Domingue à l'etranger (parl. investigation into floating of massive governemnt loan, composite title)
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
NY, Sears et Cole, 1877

Notes

General Note:
2b-L/E- 1877
General Note:
http://www.llmcdigital.org/default.aspx?redir=31770
General Note:
Haiti. A. Nat.. Commission d'enquête sur les emprunts …

Record Information

Source Institution:
Columbia Law Library
Holding Location:
Columbia Law Library
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
LLMC31770
oclc - 685362344
System ID:
AA00000746:00008


This item is only available as the following downloads:


Full Text
This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and for purposes of long-term prservation by
Columbia University Law Library


troi*e*::!Ii; imume:. n.
No. 1. Port-au-Prince, le 10 Mai 1875.
Le Secrtiire d'Etat des Finances, du Commre*- et des Relations Extrieures au Gnral 0. Rameau, dlgu du Gouvernement d'Hati Paris.
Mon cher concitoyen.
Je vous remets, avec la prsente, au nom du Conseil, une note des dpenses qu'il importe d'effectuer Paris pour compte de la Rpublique, s'levant deux millions huit-cent-vingt-qua-Ire mille neuf-cent-fjuatre-vingl-quatorze piastres 3i centimes.
Pour vous mettre mme d'y pourvoir, je vous remets galement trois bons que j'ai t autoris vous souscrire pourcetto valeur, lesquels bons vous tes autoris transfrer et ngocier au nom du Gouvernement d'Hati qui les remboursera au porteur; du reste, le vice-prsident du Conseil vous donnera cet gard une note explicative et complmentaire.
Agrez, etc. 1 .
EXCELLENT.
No. 2. NOTE REMISE AU GNRAL 0. RAMEAU, Dlgu du Gouvernement Paris, h 10 Mai 1875.
Notre charg d'Affaires Paris, ne nous ayant pas annona avoir reu d'autre valeur que celle lui expdie fuir le gnral S. Rameau, vice-prsident du Conseil ( fs. 1,066,666 ) et pour laquelle des comptes lui ont t fournis, notre charg d'Affaires se trouve donc dcouvert pour les valeurs suivantes :
90 jours de vue, packet du 8 Avril. Double
dette. is. 400,975-65
120 jours do vue, packet du 8 Avril. A. Dfly. 300,000
A reporter. ,......... fe. 700,975-65


2. TROISIME TAPiTIE. II.
Report. :.......... fs. 70.0,975-65
120 jours de vue, packet du 8 Avril. Abb
Thouvenot. .......... 1,200
120 jours de vue, packet du 8 Avril, L.
Adam. ......... 2,000
120 jours de vue, packet du 8 Avril, M.-
Steven. 192,000 Echances suivantes, d'aprs notes de G. Laforestrie.
20 Juin prochain. Gment. Dominicain. 266,660-66
28 Miot, Scott et Go. 266,666-66
15 Juillet. Gouvernement Dominicain. 5-13,333-33
Miot, Scott et Go. 266,666-66
Montant d'un effet tir sur le Trsor par
G. Laforestrie non encore pay. 100,000
Affaire Lemale, traite accepte par Lafo-
res'rie......... 17,708-21
Terme de la dette franaise choir 30
Juin prochain.......... 469,932-08
Montant des frais dus M. Andr et Go. et relatif aux fs. 1,066,666-66 expdis par le
vice-prsideut au charg d'Affaires A) 7,845-09
Total.....fs. 2.824,994-34
' (Note.) Ces bons" ont t souscrits le 10 Mai, comme suit ; No. 1er 1 bon de 1,000,000
2 1,000.000
3 824,994-34fs. 2,824,994-34
avec cette dpche au gnral O. Rameau, dlgu du Gouvernement d'Hati Paris parles relations extrieures. ( Voir lettre No. 1. )
_ (Note). Par packet du 11 Juillet, il a t mis 300 coupons d'Effets l'ordre du gnral 0. Rameau, dlgu, comme suit : 200 No. i au No 203 de fs. 5,000 fs. 1,000,000 100 204 303 ds 10,000 1,000,000
fs. 2,000,000
(I) (Note du vioe-prsidcnt ) : Il faudra remettre l'Enrov du Gouvernement pour l'aire face toutes les chances de Juin un o deux bons du Gouvernement escompter Paris.


troisime partie. II.
Les quels ont t achemins aux Relations Extre ires pour lra expdis au dlgu du gouvernement contre Us deux coupons No. 1 et 2 de frs. 1,000,000 chacun retourner tant d'un trop fort chiffre.
Le gnral O. Rameau a retourn les deux premiers coupons de 1.000,000 qui lui avaient t remis en mai et a gard en leur lieu et place les 300 coupons,
No. 3. Poriau-Pi'ince, 10 juil'et 1875.
Au gnral de division 0. Hameau, dlgu spcial du gouverne-
neinent Pans,
Gnral,
J'ai reu la lettre que vous m'avez adresse le 8 juin dernier. Conformment votre communication et votre demande, je vous remets sous ce pli la commission que j'adresse Mr. Simonise, sur l'invilation de S. Exc. le Prsident d'Hati, qui nomme Mr. llred Simonise secrtaire de la Lgation dHati Paris.
Le gouvernement se flicite de ce choix du chef de l'Etat dont il aime esprer que Mr. Simonise justifiera pleinement la confiance.
Il n'est pas question dans votre lettre du chiffre convenu avec Mr. A. Simonise pour appointements et des instructions du gouvernement ne me fixent pas jusqu'ici sur ce sujet. Toutefois il ne sera peut-tre pas inutile de vous dire' que, jusqu'au dernier moment, le secrtaire de la Lgation de Paris touchait annuellement deux mille piastres d'appointements.
D'aprs les avis que m'a transmis Mr. Laforestrie, relativement la difficult de ngociation des valeurs que vous avez reues le 10 mai, je vous transmets, sous ce couvert, conformment la dcision du gouvernement, des bons pour une somme de deux millions de francs, en change de pareil chiliVe que vous voudrez bien me retourner prochainement, en deux coupons primitifs. Restera le troisime, soit frs 824,994.34.
Voici le dtail de ma remise de ce jour :
200 titres de frs. 5000, aux Nos. 4 203
s'levant un million de francs 1,000,000 100 litres de frs. 10,000 aux Nos. 204
303, montant un million de francs 1,000,000
Ensemble
frs. 2,000,000


4.
TROISIME l'AItl'I.' Il,
Soit deux millions de francs, valeur applicable d'aprs les instructions que vous avez reues le 10 mai et suivant la n ote de dpenses que je vous ai fournie cette date.
Je vous informe, afin que vous dduisiez cette valeur de la dite note, que la somme formant le chiffre du terme de la dette franaise chu le 30 juin expir, a t paye au Port-au-Prince au Charg d'affaires de la Lgation de France par une traite, No. 1301, de Emile Sievers et Co. sur le directeur du Crdit Gnral Franais Paris.
Veuillez vous entendre avec Mr. Laforestrie pour que le bon dcent mille francs 100,000-- qu'il avait fourni sur le trsor et qui a t pay ia maison Hartmann, me soit prochainement retourn, par rapport la comptabilit.
Veuillez agrer, etc.
Le Secrtaire d'Etat des Finances, du Commerce et des Relations
Extrieures,
EXCELLENT.
V. S. Je vous remets, sous ce couvert, une somme de fr. 50,000 (cinquante mille francs) en dix coupons de fr. 5,000 chacun, par 1re, de change, tires par Emile Sievers et Co. sur Mr. le directeur du Crdit Gnral Franais, Parisj payable au 10 octobre 1875.
Veuillez appliquer cette somme au service du gouvernement,
No. 4. Port-au-Prince, le 24 Juillet 1875.
Au Gnral O. Rameau, Dlgu spcial dit, Gouvernement d'Hati,
Paris.
Honorable concitoyen.
J'ai l'avantage de vous remettre sous es couvert les secondes de change des dix coupons de traites que je vous ai fournis par le jpacket du 10 courant, s'levant ensemble la somme de frs. 50,000, applicables au service du gouvernement.
Veuillez agrer, etc.
EXCELLENT.
P.-S. Mon collgue, le Vice-Prsident du Couseil, m'affirme que des instructions vous ont t donnes pour rgler


TROISIME PARTIE, II,
5.
tout e qui tait d nos diverses Lgations. Il pense mme que vous avez compt rcemment Mr. Jules Villevaleix, ancien Secrtaire de la Lgation de Paris, les fs. 19,004,70,, solde d'un arrir de 29004.70 sur lequel mon prdcesseur lui avait dj pay fs. 10,000.
Je ne fais donc qu'appeler votre attention sur ce point,, afin que vous lui comptiez ce solde, si dj ce n'tait pas fait.. Veuillez, etc. etc.
No. 5. Paris, ce 30 Juillet 1875.
Au Secrtaire d'Etat des Finances etc., etc.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
Je m'empresse de vous annoncer que les obligations qui avaient t signes, en faveur de Messieurs St.-Aude pre et fils, par le gnral Brice an, ancien Ministre du. gouvernement Paris, se trouvent en la possession de Monsieur See, banquier Paris, qui a fait- opposition'au Crdit Gnral Franais. Monsieur le Charg d'affaires en. a. eu connaissance et il va prendre; m'a-t.il dU, des mesures en consquence. Je vous en. donne toutefois avis.
Agrez etc.
Le Commissaire extraordinaire, dlgu du gouvernement'..
O. RAMEAU.
No; 6. Paris, le 30 juillet 1875.,
A. Monsieur le Secrtaire d'Etat, des Finances, etc., etc.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai l'avantage de porter votre connaissance que, par sa letfre du 1G juin dernier. Monsieur Jules Villevaleix, prtend avoir reu de vous une autorisation en vertu de laquelle il s'est adres--s moi pour solde d'un compte de frs. 19004-70 c. lui d par le gouvernement, depuis, l'poque o il tait Secrtaire de la Lgation.hatienne Paris.
N'ayant jamais reu, de mon ct, aucunes, instructions da cette nature, je vous prie, Monsieur le Secrtaire d'Etat, de me faire avoir des renseignements ce. sujet. Dans touts, ls-cas, je doi?: vous, pr venir, Monsieur le Secrtaire d'Etat, que je regrette beaucoup de ne pas pouvoir satisfairo la rclamation de Mon-


6.
Tnoisiva. PAnTjS. IL
sieur Jules Villevaleix, attendu que je ne suis pas en droit de-disposer jusqu'ici des sommes du gouvernement, relatives l'emprunt.
Je suis en possession d'une pareille lettre du Charg d'affaires Londres, Monsieur Charles Villevaleix, autoris aussi, dit-il, recevoir sur les fonds en mou pouvoir, une somme de mille piastres, au nom et pour compte du gouvernement.
Agrez, Monsieur le Secrtaire d'Etat, etc.
Le Commissaire extraordinaire, dlgu du gouvernement,
0. RAMEAU.
No. 7. Pari, le 31 juillet 1875.
A Monsieur le Secrtaire d'Etat des Finances etc., etc. Monsieur le Secrtaire d'Elat,
L3s lettres de la Malle ayant t remises aujourd'hui trs-tard, et demain tant dimanche, dans la crainte d'un retard en An-gletere, je vous fais ces quelques lignes pour vous accuser simplement rception de votre dpche du 10 courant.
Ainsi, j'ai reu les cinq paquets contenant les effets du gouvernement que vous m'avez annoncs pour une valeur de deux millions de francs. J'ai aussi reu dix coupons formant ensemble cinquante mille francs, en traites mises par Emile Sievers et Co. sur le Crdit gnral franais, que vous avez passs mes ordres.
Dans la pense de vous crire plus amplement par la plus prochaine occasion, je vous prie d'agrer elc,. etc.
RAMEAU.
No. 5. Fort-mi-I'iiiice, le 24 aoilt 1875.
L Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures
A Mr. le gnral 0. Rameau, Commissaire extraordinaire, dlgu du gouvernement Pari*,
Monsieur le Commissaire, J'ai l'avantage de vous accuser rceplion de vos trois dpches des 30 et 31 juillet dernier que je me.suis empress de com-


TROISIME PARTIE. IL
7.
muniquer au gouvernement, en y appelant sa trs srieuse attention.
Le gouvernement, partageant l'avis du Vice-Prsident du conseil, pense qu'il est mutile de vous servir des bons du trsor que vous aviez apports et, qui ont t changs plus tard contre les coupons de petite valeur. L'emprunt ayant en ce moment russi, la mise en circulation de ces bons peut offrir des inconvnients. Ces effets taient destins la liquidation des dettes del lgation, en cas d'insuccs de l'emprunt, et il vous tait prescrit par le Vice-Prsident du Conseil de ne vous en servir qu'en cas imprvu, c'est--dire txtra ordinaire.
Relativement aux obligations mises dans le temps par Is gnral Brice an en faveur de Mrs. St.-Aude pre et fils et dont est porteur Mr. Se, le gouvernement admet la pense que vous avez mise d'changer ces obligations contre de nouveaux titres et de les renvoyer au gouvernement, afin que des poursuites soient diriges contre MM. St.-Aude.
Mr. Charles Villevaleix, notre charg d'affaires Londres, a reu de moi par l'un des packets prcdents, une traite de celles tires par Mr. E. Sievers, laquelle excdait le montant de sa crance qui se trouve donc aujourd'hui parfaitement rgle.
Quant la crance de Mr. Jules Villevaleix, le Vice-Prsident du Conseil avait eu, en effet, l'intention de vous en prescrire le paiement ; peu aprs voire dpart, et, dans cette pense, j'avais d crire Monsieur Jules Villevaleix que des ordres vous avaient t donns en consquence. Mais mon collgue ayant jug ncessaire d'ajourner ce paiement, par rapport certains ren-seignementsqui lui manquent sur cette affaire, nous reviendrons sans retard sur cette question.
Agrez, etc., etc.
EXCELLENT.
No. 9. Port-an Pince, 10 septembre 1375.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures au gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement d'Hati,
Paris
Monsieur le Commissaire, Je vous accuse rception des lettres que vous m'avez adresses les 7 et 14 aot dernier, accompagnant duplicata de celle du 31 juillet, J'ai bien not la teneur de ces divers documents-


8.
TnOISi-VK PARTIK. If.
l'gard des lions que le gouvernement vous a- remis et. de la crance Jules Villevaleix, je vous confirme ce que je vous ai crit par le dernier packet. D'aprs les avis du Vice-Prsiderit du Conseil et du gouvernement, j'espre que vous n'avez d vous servir de ces obligations que pour rgler les conditions de l'expdition d'armes laite par Mr. ffelbronner pour compte du dpartement de la Guerre. Sauf la distraction qui a pu tre ncessaire cet effet, je conserve l'espoir que vo is l'apporterez ces bons, car je sms d'accord avec le Vice-Prside'ii. du Conseil que ces obligations ont manqu leur but qui. tait de payer les dettes de la Lgation, gnralement.
Je prends noie que vous avez d disposer sur les fonds de l'emprunt, et pour faire face aux chances de la Lgation1, d'une* sommvde frs. 2,571,041,33, y compris un million cent mille francs de la traite Dbrosse. Veuillez m'expdier la note y relative, qui ne. s'est pas trouve sous votre pli, sans doute par omission.
Veuillez agrer, etc.. etc.
EXCELLENT.
No 10. P:iri=, !e 15 septembre 1875.
A u. Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures,
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai eu l'honneur de recevoir la dpche que vous m'avez adresse le 24 aot dernier, laquelle j'ai donn foute mon attention.
Je vous confirme ma prcdenleletfreen date du 14 aot responsivo vos dpches des 22 et 24 Juillet dernier, o je vous annonais le paiement de la somme de dix-neuf mille quatre francs, soixante-dix centimes (19004,70) que vous m'avez expressment mand de faire Monsieur Jules Villevaleix, anciep Secrtaire de la*Lgation hatienne Paris.
J'crirai au dpartement des Finances relativement aux bons-d Irsor. Quant aux obligations souscrites par Monsieur Je gnral Brice, faveur de la maison St.-Aude, je m'entendrai pour les retirer le plus avantageusement possible, des mains-des por-toursactuels;.Mrs Se et Co;
Agrez, etc.
O. RAMEAU.


TROISIME PARTIE. II. 9.
No. II. Pari*, 15 Septembre 1875.
Le gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du {foUVete-rnent d'Hati, au Secrtaire d'Etat des Finances,' t.
Monsieur le Secrtaire d'Klat,
Sans aucune de vos dpches laquelle rpondre, depuis les dernires communications' que j'ai eu l'honneur de vous i'air la date du 14 aot, je vous adresse cette lettre pour vous dira que rien de saillant ne s'est produit dans la suite de ma mission-
Le Dpartement del Guerre'ni demandant instamment l'excution de sa commande d'habillement pour les troupes et Sou Excellence le Prsident lui-mme ayant bien voulu me prescrire des ordres ace sujet', j'ai d contracter cet effet avec la maison Helbronner et Go., de cette place, qui s'est engage me fournir les dits habillements et recevoir en paiement des bonsdh trsor aux conditions que j'aurai l'honneur de vous.faire connatre ultrieurement. Ges bons n'ayant pas pu tre affeet" leur destination primitive, savoir le paiement des chances del Lgation, couvertes par les fonds de l'emprunt, j'ai d en user'comme le seul moyen de contracter' pour' la fourniture des vtements. Antrieurement', l'a base de cette fourniture avait t tablie sur ce genre de paiement,, au- mieuK des'garanti es"exi-ges. 11 n'y avait donc pas d'inconvnient en user, n'ayant pas eu d'ailleurs d'autres, moyens ma disposition de satisfaire lesconlractanls'et la demande' pressante du gouvernement.
Je m'occupe des titres1 dont Messieurs1 Se et Co. sont porteurs, titres- signs du gnral Rrice, alors'Ministre plnipotentiaire d'Hati, rpudis par le gouvernement d gnral Nibsage' S'aget, niais'que'c-3ltii du gnrt Domin'gue a cr devoir retirer et payer pour l'honneur'du pays ; titres1 dj pavs, Mr' St. Aude et rests'aux-mains de Messieurs Sec't Co., eh'raison de l-distance ou par excs de confiance, et que le gouvernement est' oblig de payer une fis; encore,-sous toute rserv toutefois.
Quant au paiement de la somme de frs. 19004.70 que j'ai fait-'Monsieur Jules Villevaleix, je crois inutile de vous rappeler qlieje l'ai fait.en vertu-d-'ordres prcis. Agrez, etc., etc.
0. RAMEAU*


10.
TROISIME PARTIE. II.
No. 12.
Paris, le 21 Septembre 1875
0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement d'Hati. Au Secrtaire d'Etat au Dpartement des Finances etc.
Monsieur
J'ai l'avantage de vous envoyer copie de la roonse que j'ai reue de Mr. Charles Villevaleix, relative la lettre que je lui ai adresse pour lui demander de me retourner, pour besoin du service, tout surplus de valeur rsultant de la double remise qui lui a t faite tant par vous que par moi, en paiement de sa note.
Esprant que vous prendrez ce sujet telle dcision que vous jugerez, la meilleure,- je vous prie d'agrer etc., etc.
fie Secrtaire d'Etat au Dpartement des Relations Extrieures,
A Monseur le gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement Paris.
Monsieur le Commissaire,
J'ai bien reu vos lettres des 13 aot dernier et 1er. courant, La premire est une lettre de recommandation en faveur de M. le commandant Multzer, reprsentant du Crdit Gnral Franais. Il me l'a prsente ce matin et a eu de moi la rception qu'il mritait. Je n'ai pas manqu de rfuter ses yeux les bruits malveillants qui ont circul dans le but de nuire" la russite de notre emprunt, en lui donnant l'assurance positive de la vive sollicitude du gouvernement remplir ponctuellement tous ses engagements. Mr. Multzer m'a paru satisfait de mes dclarations, fl revenait du Palais o il avait vu le Prsident d'Hati.
Je suis heureux d'apprendre par la seconde que la crance de Mr. J. Villevaleix de frs. 19.004^.70 lui a t paye, ce qu'il m'a aussi annonc. J'ai trouv son reu sous votre pli.
Veuillez agrer, e!e, elc.
O. RAMEAU.
No. 13.
Port-au-Prince, 23 Septembre 1875.
EXCELLENT,


TROrSIKlH PARTIE. II.
IL
No. 14.
Port-au-Princs, le 10 novembre 1873
Le Secrtaire d'Etat desjinances, ele., etc.
A Monsieur le gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, 'dlgu du gouvernement d'Hati, Paris.
Monsieur le Commissaire,
J'ai l'avantage de vous donner avis que le gouvernement d'Hati, plein de confiance dans voire intelligence, votre zle et votre patriotisme, a t'ait choix de vous et vous a nomm son dlgu, charg de contracter avec toute-compagnie, ou tout particulier de compteoce prouve et qui y consentira, pour l'exploitation des mines de la Rpublique, particulirement celle de bouille.
A cet effet, je vous remets, avec ma prsente, les pleins-pouvoirs du Prsident d'Hati.
Je crois pouvoir me dispenser de vous donner de longues instructions dans la circonstance, car connaissant, d'un ct, la vive sollicitude du gouvernement pour la prosprit du pays, de l'autre, ce qu'il importe, dans des contrats de cette nature, de se mnager, relativement au revenu de l'Etat ella participation du travail national, vous tes en mesure de juger dans quelles conditions vous devrez contracter. Il me suffit de vous dire que je serais heureux, ainsi que le gouvernement, que la prsenta mission dont vous tes charg pt tre promptement mene bonne fin. A cet gard, nous comptons entirement sur vos soins.
Veuillez agrer, etc., etc.
Le Commissaire spcial, dlgu du gouvernement d'Hati Paris, au Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai l'honneur d'accuser rception vos dpches du 24 aot, 9, 10 et 24 Septembre dernier. Elles ont eu.toute mon attention et feront de ma part l'objet d'une lettre plusample aussitt qu'il me sera possible de m'occuper plus srieusement de la question, dont vous m'entretenez.
Pour ce qui concerte l'affaire des bons, j'ai dj donn lou*
EXCELLENT.
No. 15;
Paris, le 1er. novembre 1875.


12. TROISIME PARTIE. If.
les renseignements voulus au Vice-Prsident. Vous pouvez tre tranquille l dessus. Agrez, etc., etc.
0. RAMEAU.
No. 16. Port-au-Prince, 24 Novembre 1875.
Le. Secrtaire d'Etat des Finances, etc.
Au gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement
Paris.
Monsieur le Dlgu,,
J'ai l'honneur de vous remettre sous ce couvert 15 traites dont cinq tires 90joursdevue par Messieurs White Hartmann et Co. d'ici sur les mmes du Havre, numrotes de 8923 8927, montant chacune frs. 25,000 et formant ensemble cent vingt-cinq mil'e francs.; et les dix autres, tires 90 jours de vue par Mr. Th. Lahens sur Mr. Th.. Breckenridge, du Havre, numrotes de 100 109, montant chacune frs 13,333,33, formant ensemble une somme de cent trente trois mille (rois cent trente trois francs, trente centimes.
Je vous avise en mme temps que Messieurs F. Perquer et ses fils, du Havre, ont t invits mettre votre disposition deux, cent quarante-un mille six cent soixante-dix francs.
Vous aurez ainsi en mains, pour le service public, une valeur de cinq cent mille trois francs, trente centimes.
Veuillez agrer, etc., etc.
EXCELLENT;
P. S. Au lieu de frs. 241,670, c'est une somme de deux cent quarante-un mille six cent soixante six francs et 70 centimes que vous paieront M, F, Perquer et ses fils.
No. 17. Port-au-Prince, le 10Dcembre S75.
Le Secrtaire d'Etal des Finances, etc.
Au gnral 0, Rameau, Commissaire spcial, dlgu.dit, gouvernement
d'Hati Paris.
Monsieur le dlgu, Youaconfirmant ma dpche du 24, Novembre dernier par la


TROISIEME PAllTIE. II.
13
quelle il a t ouvert un crdit de : fr. 241,666, 70
sur Mil. Perquer et ses fils ...
et remis eh traites 258,333,30
frs. 500,000, 00
Cinq cent mille francs, j'ai le plaisir de vous annoncer que Mr. F. Perquer et ses fils ont t invits, par ce packet, mettre votre disposition, pour les besoins du service public, etc. sur toutes les valeurs qu'ils ont recouvrer pour le compte de notre gouvernement la somme de frs 125,000, cent vingt-cinq millefrancs.
Veuillez trouver, sous ce couvert, les secondes des traites Th. Lahens et Go, montant frs. 133,333,30 et agrer etc.
EXCELLENT.
No. 18. Paris, le 30 novembre 1875.
AuSccrtaire d'Etat des Relations Extrieures,
Monsieur le Secrtaire d'Etat, J'ai l'honneur d'accuser rception votre lettre du 10 novembre courant accompagnant l'acte par lequel Son Excellence le Prsident de la Rpublique a daign me confrer les pleins-pouvoirs de traiter avec toute compagnie ou tout particulier pour l'exploitation des mines d'Hati et particulirement celle de houille.
Je vous prie de croire, Mr. le Secrtaire d'Etat,' que je ferai tous mes efforts pour justifier la confiance que le gouvernement a bien voulu placer en moi, dans cette nouvelle circonstance et mener celte entreprise bonne lin.
Agrez, etc. etc.
O. HAMEAU.
No. 19. Paris, le 10 dcembre 1875. '
O Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement au Secrtaire 'd'Etat des Finances et du Commerce,
Monsieur le Secrtaire d'Etat, J'ai l'honneur d'accuser rception votre dpche du 24 du mois dernier, laquelle accompagnait quinze traites, dont cinq tires 90 jours de vue par Mc&ieurs White Hartmann et Co.


.41
TROISIME PARTIE, II.
du Port<*au-Prinee, sur les mmes du Havre, riurcroles de 8023 8927, montant, chacune frs. 25,000 et formant ensemble cent vingt-cinq mille francs ; et les dix antres, tires 90 jours de vue par MM. T. Lahens et Go. sur Th. Breckenridge, du Havre, numrotes de 100 109, montant, chacune, f. 13333.33 et formant ensemble une somme de cent trente-trois mille trois cent trente trois francs trente centimes (133.333.30). Je prends note, M. le Secrtaire d'Etat, que vous avez autoris MM. Perquer et ses lils, du Havre, mettre ma disposition deux cent quarante-ui.! mille six cent soixante-six francs soixante-dix centimes 241,666.78 les (quelles sommes runies doivent tre affectes au service public, soit cinq cent, mille trois francs, trente ctimes. Agrez, etc., etc.
0. Rameau.
No. 20. Paris, le 15 janvier 1876
0. Panneau, Commissaire sp ici. dlgue du gouvcrncmen d'Hati Paris, au Secrtaire d'Etal des Finances,
Monsieur le Secrtaire d'Etat, Monsieur Laforestrie, charg d'affaires d'Hati, m'ayant fait connatre sonimpossibilit et son impuissance faire face l'chance d'une traite de fr. 217.226.05 c. mise par vous sur sa Lgation, j'ai d intervenir et mettre couvert votre honorable signature. En consquence, j'ai fourni M. le charg d'affaires la sus-dite valeur que m'a procure M. P. Simmonds et Co. qui j'ai souscrit un effet 90 jours, lequel effet a t accept par Mr. Laforestrie, Celui-ci a ainsi retir celui que vous aviez mis sur lui. Cette opration a cot, en frais et, commission, une valeur de iVs. 10,877,80, pour laquelle j'ai remisa .Monsieur J. P. Simmoads une traite 20 jours de vue pour compte du.gouver-nement.
Dans l'espoir que vous approuverez la prsente, je vous prie ; etc.
' 0. RAMEAU.
No. 21. Paris, le 15 janvier 1870.
0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du. Gouvernement d'Hati, Au Secrtaire d'Etat des Finances.
Monsieur le Secrtaire d'Etat, J'ai l'honneur de vous aviser que, pour le besoin du service


TROISIME PARTIE. II.
15.
-de la Lgation, j'ai fait traite sur vous, pour compte du gouvernement et faveur de Mr. J. P. Simmonds de Paris, pour la somme de frs 10. 877. 80 20 jours de vue, ce que vous confirme ma'lettre de ce jour. Agrez, M, le Secrtaire d'Etat, mes sentiments les plus dgus.
Le Commissaire spcial, dlgu du gouvernement.i
0. RAMEAU-
Ko. 22. Paris, le 20 Janvier 1876.
Au Secrtaire d'Etat des Finances.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai l'honneur d'accuser rception votre .lettre du 23 Dcembre dernier, sous le couvert de laquelle j'ai trouv copie de celle que vous m'avez adresse la date du 10 du marne mois.
J'ai galement reu les premires de cinq traites tires 90 jours de vue, lesquelles me sont expdies en vue du remplacement des effets Dbrosse, Malary et Gie sur Ddbrosse an, non accepts, et se trouvent dans l'ordre suivant;
No. 192 par Pouget et Laraque sur Miot Rivire et Go', du Havre,
frs. 50,000
No. 676 par L. Vincent et Co. sur E. Dev, F. Dela-
murre fils et Cie. 50,000
No. 2016 par Sievers et Tippenhaner sur A. L. Sievers, Hambourg, 50,000
No. 75 par Lyon Luders et Co. de Hambourg, sur
Notlebohm frre, Anvers, 100 000
No. 77 par H. E'ienne et Co. sur Miot, Rivire et '
Co. Havre 100,000
Total frs. 350,000
Valeur qui a t remise sa destination. Quant l'affaire Dbrosse, j'ai remis M. Laforestrie, charg d'Affaires de la Rpublique, les traites mises par vous, afin d'en faire l'change dans les conditions que vous indiquez. Cependant cette.transaction n'est pas encore paracheve en ee sens


1.6
TROISIME PARTIE. If.
que M. Dbrosse ne cousent pas accepter la charge de sa partie }es frais de prott qui oqt t laits cette occasion. Agrez, etc.
Le commissaire spcial et Dlgu du gouvernement.
0. HAMEAU.
Ko. 23. Paris, le 22 janvier 1876.
Au Secrtaire d'Etal des Finances, etc.
Monsieur Je Secrtaire d'Etat, J'ai l'honneur d'accuser rception votre lette du 29 dcembre dernier, par laquelle vous me remettez une traite de cinquante mille francs (frs. 50,000) mise a.u Np. 497 90 jours de vue, par MM. T. Dupuy et o. du Cap-Hatien, sur MM. Quesnel frres et Co, du Havre. Je prends note, Monsieur Je Secrtaire d'Etat, que cette valeur doit tre encaisse et alfecle spcialement aux besoins de la Lgation de Paris,
Agrez etc.
O. RAMEAU.
Np. 24? Pari?, le 24 janvier 1876.
Ail Secrtaire d'Elat des Finances, etc.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
En conformit de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser la date du 23 Dcembre dernier, je vous retourne au nombre de dix, les traites brosse Malary et Co.
J'ai fait changer, selon votre dsir, les dits effets contre les. premires de cinq traites que vous, m'ayez expdies parle courrier prcdent.
Ci-inclus vous trouverez copie de la lettre que j'ai adresse M. le Charg d'Affaires d'Hati, Paris, relativement cette opration.
Agrez, etc.
Le Gommissairc spcial et dlgu du gouvernement,
O, RAMEAU.


TROIlMS PARTES. IL 1T. No. 5 Paris, le 24 janvier 18*6.
Monsieur le Charg d'Affaires d'Hati Paris: Monsieur le Charg d'Affaires,
Je vous retourne les traites Dbrosse, Malry et Cie. avec, mon endos en votre faveur, afin que vous en fassiez l'change, convenu.
Sur la demande de M. Dbro^se et sur vos observations, quant aux frais de prott et autres faits par la Socit du Grdit Gnral Franais, je consens ce que ces frais, liquids, montant, dites-vous, 3000 ou 3600 francs, restent la charge du gouvernement, en compte la dite Socit, Monsieur Dbrosse gardant aussi sa charge les frais gnralement quelconques qu'il aura pu faire de'son ct.
Vous voudrez bien me remettre les traites mises sur vous par M. le Secrtaire d'Etat des Finances, et que vous dlivrera Mou-sieur Dbrosse an, afin que je puisse les envoyer ce grand, fonctionnaire ainsi qu'il le demande prcisment.
Agrez etc,. etc.
Le Commissaire spcial dlgu du Gouvernement^
G. HAMEAU.
Pour copie conforme, LAUnOIlE NAU,
No. 26. Port-au-Prince, 10 Fvrier 1876.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures Au gnral O. Rameau, dlgu spcial du gouvernement d'Hati, ,
Paris.
Honorable Concitoyen,
, Nous avions pens qu'avec les produits du dernier emprunt nousaurions pu payer l'emprunt Marcuard Andr et Cie., le sold de la double dette Franaise, et qu'il nous resterait, en outre, certaines valeurs au moyen desquelles les obligations pressantes de Ja Lgation pourraient tre couvertes. Nous apprenons, jar les dpches du Charg d'Affaires d'Hati Paris, des 1er- et 15 Janvier dernier, qu'il tait dcouvert pour toutes les traites tires sur lui et choir aprs le 31 Dcembre; que mme la


18.
TKOlSIEME PAIlTt. ,
dette Franaise n'iait pas paye et que, pourtant, le Crdit Gnral Franais avait suspendu ses paiements.
En prsence de ces circonstances, du dfaut de lettres de votre part mon dpartement et de la rclamation que m'a faite le Ministre de France au Port-au-Prince du terme du 31 Dcembre de la dette, je vous pri de me faire "parvenir un tat de notre situation, relativement l'emprunt dernier. La rclamation du Minisire de France lait infiniment regrettable ce moment et elle le devient d'auiant plus aujourd'hui que je lui avais donn l'assurance que le solde de la dette, y compris le terme de-Dcembre, devait tre dj pay, d'aprs les avis qui nous taient parvenus. Mr. de Vorgcs ne m'a fait depuis aucune communication cet gard,;n'ayant pas, sans doute^ reu ce sujet de nouvelles de son Gouvernement -
Mais je n'espre pas moins, en raison du non-paicmenlj qu'il m'adressera bientt quelque nouvelle dpche sur eettequeslion.
Je serais donc trs heureux de recevoir prochainement de vous l'tat sus-indiqu, accompagn de vos avis.
La situation du Pays est satisfaisante-, la tranquillit se maintient partout. S. Excellence le Prsident 'd'Hati a t chaleureusement acceuillie par toutes les populations qu'il a jusqu'ici visites dans sa tourne.
Veuillez agrer, etc*
EXCELLENT.
Ko. 27. Paris, le 6 Mars 187&
Au Secrdlairc d'Etal des Finances cic, clc.
Monsieur le Secrtaire d'Etaf,
J'ai l'honneur d vous accuser rception de votre dpche en date du 10 fvrier dernier, par laquelle vous avez bien voulu me faire part de vos esprances sur le rsultat do noire emprunt, et de l'applicationde son produit auxdiilrentsbesoins du service.
De mon ct, il y a bien longtemps, je n'ai pas manqu de tenir le gouvernement inform de la fcheuse situation faite cette opration par Messieurs Sievers et Silvic et leurs concessionnaires, lesquels tmoignent, les uns et les autres, d'une impuissance ou d'un mauvais vouloir qui paralysent entirement cette opration.
J'ai loagucaiGu! cr.' ce cuje-t II. le 3.-<: airs d'Etat, Vice-


TROISIME PARTIS*, il, 13.
Prsident du Conseil et vous rfre vous-mnie, M. le Secrtaire d'Etat, la dpche que j'ai eu l'honneur de vous adresser la dale du 1er fvrier dernier.
* Je Vous remets ci-inclus une situation sommaire d^ l'emprunt, en attendant que je vous envoie desdocuments dfinitifs.
Toutefois, M. le Secrtaire d'Etal, vous voudrez bien prendra note que des prlvements injustes et exorbitants ont t faits au dtriment du Gouvernement d'Hati pour intrts et commissions. J'ai d passer outre, mais avec la rserve de rclamer le retour contre MM. Sievers et Silvie qui, par, leur impuissance, m'ont mis dans la ncessit de ne pas insister avec le Crdit Gnral Franais, Dj, il y avait urgence afin de ne pas laisser en souffrance la signature du Gouvernement.
Il y a lied de rectifier aussi la somme de 38.868.53 montant des deux effets No: 1232 et 1265 figurant fort dans le compte du Crdit Gnral Franais. Je pense, M. le Secrtaire d'Etat, que, de votre ct, vous devez fortement insister et exiger lo remboursement de ces sommes ainsi que je loferai nergique-ment.
Si jusqu'ici l'opration d l'emprunt n'aboutit pas, la faute en esta MM. Sievers et Silvie et leurs concessionnaires, Messieurs du Crdit Gnral Franais.
Des propositions insolites, ruineuses pour le Gouvernement sont les seules qui me soient faites, et j'ai d ne pas les couter, ne pouvant pas sacrifier davantage les intrts que je dois dfendre. C'est en s'appuyant sur la prtendue ncesssit do payer la France qu'on entend amener le Gouvernement d'Hati des oprations quivoques et dangereuses. Dans cette alternative, je pense que le Gouvernement ferait mieux de s'entendre avec le. Gouvernement franais qui reste le crancier privilgi de la Rpublique ; suivre l double dette purement et simplement et arrter l l'emprunt. On pourrait mme faire des sacrifices et donner quelques satisfactions la France par des paiements anticips.
Ci-inclus trois pices cotes ABC comportant la situation do l'emprunt et l'affectation des sommes qui en proviennent, ainsi que la base arrte par M. Laforestrie pour servir au rglement de la double delte envers la France, dan* le ca-3 o l'emprunt en fournirait lts moyens.


!t. TROISIME PARTIE.
Mce A Situation stmmaire deremprunt.
B Compte des valeurs fournies la Lgation Rglement approximatif et sommaiiede la.dottble dette Agrez etc. .
Le Commissaire spcial, dlgu du gouvsrnime iU
0. RAMEAU*


SITUATION SOMMAIRE DE L'EMPRUNT A LA DATE DU 6 MAR^
1876.
Produit de 72,929 obligations frs. 299. 50 ........ ." frs 21.842.233. 50
lo. Remboursement Monsieur Marcuard Andr pour rachat du 1er emprunt
14,528,935,55
2o. Espces comptes Mr. Laforestrie, Charg d'Affaires pour paiement des traites mises par le Gouvernement ....... 4,018,913,30
3o. Acceptation des traites du Gouvernement. ....... 2,469,932,08
4o. Un tlgramme................, 132,30
5o. Prlvement d'une Commission de I 1/2 0/0 sur les
21,842,235, 50 frs. r ( frs 327,633,50 6o Gommission de Banque sur 5,925,012 pour avance dcouvert frs. 59,250,l 7olntfcfls6o/o etbalanced'intrs 40,356,25 frs 99,606,37-427,239,87 21,445,153.10
BALANCE FAVEUR DU GOUVERNEMENT D'HATI, A LA DATE DU G MARS 1875. F. 397,08^,40
Laisss en paiement el valoir sur le coupon du 31 Dcembre 1875 des 72,929 obligations.
Depuis, il a t compt M. Ghs. Laforestrie mar le Crdit Gnral Franais 30,000 francs, pour le service de la Lgation, ai. si que vous le constaterez sur l'aperu du compte (pice ct 13.)
A moi-mme une certaine somme pour le service de la Rpublique, valeur justifie?. Paris, le 6 Mars 1876.
Le Commissaire spcial etc.
O. RAMEAU.


52. troisime partie. II.
No 2<). Paris, le 24 Fvrier 187G.
COMPTE DES VALEURS FOURNIES A LA LGATION.
Nous,, soussign, Charg d'Affaires de la Rpublique prs le Gouvernement Franais,
Reconnaissons avoir reu, de Monsieur le gnral 0. Rameau, commissaire spcial et Dlgu du Gouvernement, les sommes suivantes *
1875 lOJia : 1100,000,
,, 21 . 260,666, 6a
" ,28 266,666, 6a
" 13. Juillet '. '. 128,000,
'' 14 689,708,0^
" 4 Aot ; 20.0O0,
"il 400,975,65
" 27 .':, 32,000,
" 28 .' ." 6 000,
" 30 .. 163,000,
" 5 Septembre 262,000,
" 9 .... 10,000,
15 192,000,
'' 17 1.200,
- 23 1,000,
".'15 Octobre 1,000,
-' 16 Dcembre 137,101,65,
" 18 ; 251,591,65
. 31 V 20,000,
Quatre millions, quarante huit mille, neuf cent 4,048,913, 3Q treize francs, trente centimes.
Cbs. LAFORESTRIR.


ts0is1.m3 i'aptis. If. 2').
Ntf. 30. ^ Paris, le 22: Fvrier 1876.
REGLEMENT A PP RO X MA TFF ET SOMMAIRE DE LA DOUBLE, DETTE DA/ATTI.
Le nombre les obligations de l'emprunt
de 1823 res'ant amortir est de 5529 .....frs. 5,529.000
Intrts pour un semestre .... ...... 82,935
Intrts de retard (environ) 14,0,000
Il reste payer sur le montant de l'in-
demnitdeux annuits d'environ 1,650,000 cbacune 3,300,000
9,051,935
. dduire versement fait par-anticipation le 2i Fvrier 1872 (chiffre rond), .... 1.300,000
7,751.935
No. 31. Paris, 6Mars'l87ft.
0. Rameau, Commissaire spcia-i, dlgue du gouvernement, Au Secrtaire d'Etal des Relations Extrieures.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
Mr. Charles Laforestrie, notre Charg d'Affaires, m'ayant crit pour m'int'ormer que la maison F. Weber et Cie. d'Anvers, lui a adress une lettre par laquelle cette maison affirmait que le Gouvernement lui annonce que des fonds avaient t faits chez Messieurs Perquer et ses fils, aux fins du paiement des traites tires en leur faveur, j'ai d faire un voyage au Havre, bien nue j'tais certain que le fait tait au moins cantrouv : MM. Perquer et fils m'en ont donn l'assurance.
Depuis, j'ai eu l'honneur de recevoir votre dpche en data du 10 fvrier responsive la mienne du 15 janvier dernier.
Je me suis empress, ds la rception de yotre sus-dite- dpche, de me mettre en rapport avec la maison Perquer pour savoir si je pouvais mettre des traites sur elle. La rponse de MM. Perquer a t, ainsi que je m'attendais la recevoir, absolument ngative
Dj, par suite de la conversation que j'avais eue avec ces Messieurs, ^e savais qu'ils n'taient pas disposs recevoir aucune mission qu'aprs l'encaissement de vos consignations.


24.
TRIilME PARTIE. II.
C'est doncben tort que vous vous berciez de cette assurance. La confiance de MM. Perquer dans les effets que vous lui "remettiez, de mmeque la rgle qu'ils entendent suivre avec le gouvernement, ne doivent vous .laisser aucun doule ce sujet, Ces Messieurs m'ayanl dclar qu'ils ne feraient point de dcouvert.
Je ne suis donc pas sans quelque inquitude sur le paiement de la lp.;ite que j'ai souscrite, faveur Simmonds, si vous comptez sur la maison Per.juer pour m'en fournir les moyens.
En somme, M. le Secrtaire d'Etat, permettez-moi d'appeler votre attention sur la situation du crdit du Gouvernement en Europe, crdit plus qu'branl en ce moment tant par les imprvoyances de l'administration que par la malveillance des ennemis de la Rpublique (ennemis politiques et financiers). Cependant le Gouvernement est reprsent dans presque toutes les grandes Capitales du monde, mais la voix de ses agents se fut-elle-entendre nulle part pour nous dfendre? Le Dpartement des Relations Extrieures semblerait ne pas exister s'il fallait ne considrer que le statu quo de nos .Lgations en prsence des atlaques.vioienles dont le pays est l'objet, dans les journaux, Vous excuserez la libert que je prends, M le Secrtaire d'Etat, de vous parler ainsi, mais j'accomplis un devoir qu'exige ma prsence l'Etranger, bien que n'tant que simple agent spcial du Gouvernement*
Agrez, etc..
-Ko. 32. Port-au-Princs, le 28 Mars f 870.
- Le Secrtaire d'Etat des Relations Ext Heures Au gnral O. Rameau, dlgu du Gouvernement d'Hati, Paris. -
Mon cher concitoyen, '
En vous confirmant ma dpche du 12 courant, dont je vous remets duplicata par co packet, je vous accuse rception de votre lettre du 6. mmo mois, non signe, q ii a eu toute mon attention et a t communique au Conseil.
Relativement au point financier dont voire lettre fait mention, le Dpartement des Finances ou le Vice-Prsident du Conseil vous fera une rponse prcise, soit par ce packet, soit trs jirochainement. Mais, je ne puis manquer de vous exprimer ma surprise de l'illusion que vous vous tes faite dans l'apprciation de l'administration du Dpartement des Relations Extrieures*


troisime partie. II.
25
Si vous tiez la Capitale, vous seriez en mesure de vous cor-vaincre que j'ai fait, en toutes circonstances, et avec un dvoue-' ment que nul ne peut contester, tout, ce que me commandent mis attributions comme chef de ce Dpartement, ma loyaut et mon honneur,
Il n'en pouvait tre, d'ailleurs, autrement ; rth meilleure attestation que je puisse prsenter d'tre constamment rest l hauteur de ma tche, c'est l'estime du Chef de l'Etat, dont je suis l'ami et qui, certes, n'est pas inconsidr. Veuillez agrer, mon cher concitoyen, les nouvelles assurances de ma trs haute considration,
Le Secrtaire d'Etat des Relation sExtriurc's,
EXCELLENT.
No. -33.. rort-au-Pfince, 29 Mars 1876.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures Au gnral 0. Rameau, Commissaire spcial, dlgu du gouvernement
Honoiable concitoyen,
Dans votre lettre du 6 Mars, adresse au dpartement des Finances et dont je vous ai accus rception par une autre dpche de ce jour, vous medbes :
De mon ct, il y a bien longtemps je n'ai pas manqu de tenir le Gouvernement inform de la fcheuse situation laite cette opration par Mrs. Sievers et Silvie,et leur concession^ naires, lesquels tmoignent, les uns et les autres, d'une im*-puissance ou d'un mauvais vouloir qui piralv entirement cette opration. J'ai longuement crit ce sujet Mr. l Vice-Pr3v-dent du conseil ele .
Pour rpondre aux communications que Vous avez faites cet gard au Vice-Prsident du Conseil, je vous annonce que mon collgue pense que les Chambres n'ont plus rien voir dans la question de l'emprunt vot.
C'est l'excu ion du contrat, pass entra le Gouvernement et Mrs. Silvie et Sievers (contrat dans lequel l Crdit Gnral Frn* ais ne figure que comme intermdiaire de ces Messieurs) qu'il faut aujourd'hui envisager.
Or, Sirs. Silvie et Sievers, qui avaient pris ferme l'engagement de solder cet emprunt, se trouvant aujourd'hui dans l'impuissance la )u complote d'y faire face, le dt contrat devient forcnront


26,
ritfSliblE PARTIE.. IL
nul et sa non-excution donne lieu des dommages en faveu du Gouvernement. ,
Ainsi, et selon toujours la pensie du Vice-Prsident, 1 Gouvernement charg, pour ce qui le concerne, de veiller Tex-culionde ce contrat, ne peut nullement attendre une dcision lgislative pour un fait purement administratif et dont la responsabilit lui incombe. Le Vice-Prsident du Conseil est donc d'avis que vous pourriez tre parfaitement autoris faire tous, les actes de droit ncessaires dans le but de signifier ces Mes* sieurs, ou qui de droit, dans la circonstance, la nullit du dit contrat, et ce pour les motifs ci-dessus indiqus, sauf rserves.
Veuillez agrer, mon cher concitoyen, l'assurance de ma haute considralion,
Le Sec'-ciaire d'Etat des Relations Extrieures,
EXCELLENT.
No. 31. Port-au-Prince, le 29 Mats 1875,
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures Au gnral 0. Rameau, dlayai-spcial du gouvernements
Mon cher concitoyen,
Conformment aux lettres des 20 et 22 fvrier dernier que 'vous avez adresses au Vice-Prsident du Conseil, il est d'avis que vous pouvez agir dans le sens que vous y avez indiqu c'est- dire,, dlivrer d6s titres jusqu' concurrence de six millions et demi de francs, et recevoir les sept mille environ restanl que le Gouvernement maintiendra et placera saguise ou qu'il dtruira en arrtant l'emprunt trente millions. Mon collgue ost, en outre, d'avis que, le terrain ainsi dblay, vous pour-
rezremetlre la suito de cette affaire et de toutes autres qui
eslftatureliement appel vous remplacer. AiDsi, d'un ct, je vous ai transmis par lo dernier packet l'ordre formel du Prsident d'Hati de retournera Port-au-Prince, aprs avoir charg M. Laforestrie de ce qu'il vous restera faire pour accomplir votre mission; d'un autre ct, je vous transmets aujourd'hui par deux dpches l'opinion du Vice-Prsident du Cjnseil sur l'utilit de -voire prsence Paris pour parfaire \'0 tre mission.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures,
EXCELLENT.


TROISIEME PARTIE. II. 27,
No,-35, Paris, le 22 Mars 1876.
0. Rameau au Secrtaire d'Etat, Vice-Prsident, du Conseil^
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai l'honneur de vous accuser rception de vos dpches des 19-et 22 Fvrier courant. Nos. 280 et 312. A l'gard: des propositions-que vous aurait faites le Crdit Gnral Franais de-rgler le solde de notre Emprunt h 250 francs, je pe me croirais pas autoris les accepter si elles m'avaient t faites.
Si de par mes pouvoirs je me serais cru autoris modifier le contrat de l'Emprunt, dans la question de temps et autres d'excution, je ne me crois pas le pouvoir de le faire quant aux conditions qui forment l'conomie de la loi autorisant celte opration. Au surplus je suis d'opinion quev mis en demeure le Crdit Gnral ne' s'excuterait pas.
Le but visible est de spculer outrance.
Je regrette d'tre sans nouvelles des vnements qui se passent mainlemcnt en Hati ; ce qui contribue beaucoup puloriser les intresss l'Emprunt me faire des propositions de rglement inacceptables.
Agrez M, le Secrtaire d'Etat, mes sentiments les plus distingus.
Le Commissaire spcial et Dlgu du Gouvernement,
O. RAMEAU,
No. 36,. Paris, le 15 Avril 87G.
Le Gnral 0. Rameau, au Secrtaire.d'Etat des Finances, etc., etc. Monsieur le Secrtaire d'Etat ,
J'ai l'honneur de vous accuser rception de vos dpches des 12 et 29 Mars dernier en conformit desquelles je me suis empress de transmettre M. Cbs. Laforeslrjo, Charg d'Affaires de la Rpublique les pouvoirs dont j'tais investi comme Commissaire spcial et Dlgu du Gouvernement.
Je ne tarderai pas me rendre en Hati ma mission tant termine.
Veuillez agrer, M. le Secrtaire d'Etat, mes respectueuses, salutations,
. .. O, RAMEAU, .


28.
ThOISJME PAItlE. If.
N6. 37 Paris, le 1er. Aot 1875
.Lgation d'Btt Paris Monsieur le gnral S. Rameau,- Vice-Prsident du Conseil et*, etc. au Port-au-Prince,
Monsieur le Vice-Prsident,
Le courrier, arriv hier, ne m'a apport aucune lettre de vous fit M. le gnral 0. Rameau m'a inform que, de son cte, il est priv d toute, communication manant de la Vice-Prsidence du Conseil ; de telle sorte qu'if se croit oblig de laisser protes.-ler la plupart des traites tires sur le Crdit Gnral Franais par MM. E. Sievers et Cie. '
Par suite, la baisse que je vous ai signile dans ma let*re du 30 du mois dernier, s'est encore accentue hier, et, comme je le craignais, elle menace de prendre les proportions d'une dbcle. La Lga-ion est assige de personnes qui viennent'm prier d'intervenir ; mai*, en l'absence de tout ordre de vous, alors qu'il s'est coul un dlai plus que suffisant pour que vous ayez pu faire connatre vos intentions par le tlgraphe, je no puis qu'assister, avec une profonde douleur, la ruine de noire crdit.
: Veuillez agrer, elc.ec.
LAFORESTRIE.
No. 33. Paris, le 8 Aot 1875.
Lgation d'Hati Paris,
Honneur le gnrais Rameau, Vice-Prsident du Conseil ete. au Port au Prince.
Monsieur le Vice-Prsident,
'Conformment, l'autorisation qui lui a t accorde par M. 1 gnral 0. Rameau, la Socit du Crdit Gnral Franais a choisi pour son dlgu au Port-au-Prince Monsieur Armand Emile Multzer qui aura l'honneur do vous remettre cette lettre.
M. Multzer, qui est chef d'escadron d'Elatmajor, officier do la Lgion d'honneur etattach au Ministre de la Guerre de Franco, est non seulement un Roanne distingu, mais un homme parfaitement honorable.
Il aura pour mission spciale d'en ;aisser les 45 pO de nos droits de douane qui sont affects au paiement de l'annuit du deraier emprunt. Il compte surtout sur votre bienveillant appui


TROISlE-UE PtlTI. I. 28.
{tour lui faciliter sa tchej et j'ose esprer que vous ne le luire userez pas.
Veuillez agrer, e!c.
LAFORESTRIE.
No. 39. PurU, le 31 Aot 1875,
Lgation d'Hati Paris.
Monsieur le gni a'.. S. Rameau, Vice-Trsideht du Conseil etc.
au Port-au Prince.
- Veuillez me permettre d'appeler votre attention sur une erreur qui s'est'glisse dans Votre remarquable dpche du 10 de ce mois. La Socit du Crdit Gnral Franais n'a pris ferme que 20 millions ; les 30 millions reslants sont en option.
Pans de telles conditions, il et t peu avantageux d'admettre que Messieurs Sievers et Silvie furent dgags envers nous.
Je n'ai pas cru devoir, en ce qui me concerne, accepter aucune transaction sur ce point. .
Je continue donc considrer ces Messieurs comme tenus de nous verser, aux poques dtermines, le solde de l'emprunt. Il est vrai que, vu les difficults prouves par eux et dont quelques-unes nous sont imputables, nous avons le devoir de nous montrer trs coulants; mais je regarde comme un droit pour nous de maintenir intacts les termes du contrat originaire jusqu' son entier accomplissement.
J'ose esprer, Monsieur le Vice-Prsident, que vous voudrez bien donner votre approbation cette manire de voir, et, dans cet espoir, je saisis, avec le plus vif empressement, l'occasion do vous renouveler les assurances de la trs-haute considration avec lamelle j'ai l'honneur d'tre, Monsieur le Vice-Prsident, votre trs humble et trs obissant serviteur,
Chs. LAFORESTRIE.
Ko. 40. Paris, le 14 Septembre 1875.
Lgation d'Hati Paris.
. Monsieur le gnral S. Rameau, Vice-Prsident du Conseil etc. au Port-au-Prince,
Monsieur le Vice-Prsident, A plusieurs-reprises, je me suis trouv dans l'impossibilil i


3i troisime partie, Il,
Vous adresser des. tlgrammes que j considrais comme urgents, par suite du manque d'un chjffr. Il me paratrait trs-prjudiciable de laisser subsister un pareil tat de choses,
J'aij en consquence, cru devoir vous expdier un exemplaire du dictionnaire tlgraphique et secret, et j'ai l'honneur de vous demander la permission de m'en servir pour les tlgrammes que je pourrais avoir vous faire parvenir*
En attendant vos ordrc3> je composerai ces tlgrammes ainsi qu'il suit :
J'emploierai, eh le renversant, le ternaire immdiatement infrieur celui qui devra tre lu. Exemple (page 39 du Dictionnaire), voulant employer le'mot coupon (eph) je tlgraphierai coupure (ipe). Il suffira donc au traducteur, aprs avoir renvers le ternaire, dlire le mot immdiatemeut suprieur celui contenu dans la dpche. '
J'ai l'honneur de vous adresser ci-joinle, a titre d'exemple, une dpche avec sa traduction.
Je vous serai oblig, Monsieur le Vice-Prsident, do vouloir bien employer le mme systme, jusqu' ce que vous m'ayez prescrit un autre mode de procder.
Veuillez agrer lesassurancisde la trs-haute considration avec laquelle j'ai-l'honneur -d'tre, Monsieur le Vice-Prsident, votre trs-humble et trs-obissant serviteur. ,
Ghs. LAFORESTRIE.
DPCHE
Vice-Prsident, Port-au-Prince, pos'.e Kingston. Rio mis pas ede mgo.
LAFORESTRIE.
TRADUCTION
Vice-Prsident, Port-au-Prince, poste Kingston, Pnre transmettre hommages au Prsident:
LAFORESTP12.
N.B. Le Iraduclcur cherchera dans le dictionnaire les mots Oir, Sim, Sap, ede Oijnx. Los mots vrais sont ceux qui son! im.n-diateroent suprieurs ceux oaiploys.


TROISIME PARTIE' II.
No. 41. Paris, le 16 ; eptembi 1175.
Lgation d'IIaili Paris.
Monsieur le gnral S. Rameau, Yice-Prsident du Conseil des Shr.'talres d'Etat, au Port au-Prince.
Monsieur le Vice-Prsident -,
Monsieur Blanchard, l'un des principaux chefs de la Socit du Crdit Gnral Franais, qui tait en voyage au moment de l'arrive de votre lettre du 10 Aot dernier, ayant eu connaissance par ses associs du contenu de ce remarquable doc iment, vient l'instant de m'en demander communication,
Cette lecture lui a caus une vive satisfaction, et il m'a pri de vous remercier des dclarations si nettes et si prcise qu'elle contient, en m'affirmant que si Je service des 45 0/0 est fait rgulirement comme vous l'annoncez, le Gouvernement trouvera emprunter de nouveau toutes les ^sommes qui lui seront ncessaires. '
Je saisis cette occasion pour vous annoncer que le journal l'Illustration doit publier une notice, accompagne de dessins et de plans, sur les grands travaux l'lude en ce moment. Ce journal dsirerait faire prcder cette notice de quelques dtails biogranhiques et sur le Prsident et sur vous, comme tant les promolcurs de ces grands travaux.
Je vous serai donc oblig, Monsieur l vice-Prsi lent, de vouloir bien me faire parvenir ces dtails biographiques accompagns de la photographia du Prsident et de la votre.
En attendant celte nurque de votre obligeance, je vous prio d'agrer les assurances de la trs-haute considration avec laquelle j'ai l'honneur d'tre,
Monsieur h Vice-Prsident, votre trs-humble ci Irsobcisanl serviteur,
C. LAFIIESTR'E. No. 42. Paris, le iG septembre (875. .
Lgation d'Hati Paria.
Monsieur le gnral S- Rameau, Vice-Prsident du conseil etc. Au Port-au-Prince.
' Monsieur le Vice-Prsident,
Le courrier, arriv ici avant hier. u.' m'a point appod do


TROISIME PARTIE. L.
lettres de vous, et M. le gnral Os Rameau m'a inform qu'il est galement priv de vos communications.
Grce aUx sages mesures prises, conformment vos instructions, par M. le dlgu du Gouvernement, la situation qu'il y 'a deux mois, tait gravement compromise, tend s'amliorer Un seul point noir cause encore aujourd'hui quelque anxit : Je veux parler de la" Banque de M. Lazare.
Mon collgue de Londres a fait counaitre au Gouvernement que la maison Kerfert deLiverpool, chez laquelle M. Lazare prtend avoir un crdit considrable, a laiss protester une traite de fr. 12,500, tire sur elle par le directeur de la Banque Nationale d'Hati Ce fait, qui est aujourd'hui de notorit publique, n prouvant jusqu' l'vidence le peu de surface qu'offre M. Lazare, a caus une assez vive motion tous ceux qui ont irit- rt au maintien de notre crdit.
La Socit du Crdit Gnral Franais, notamment, effraye par le retentissement qu'a eu ici le prott dress Liverpool, m'a fait, offrir de mettre notre disposition un capital de dix millions de francs, pour la fondation de la Banque Nationale, en me demandant de vous supplier de ne pas vous laisser entraner par M. Lazare crer un banque qui ne sera rien autre chose qu'une fabriquede papier-monnaie.
En ce qui concerne l'emprunt, il est aujourd'hui srieusement question de la formation! d'une socit ayant pour objet l'excution des grands travaux stipuls dans la convention du 11 mai. Cette socit prendrait ferme une douzaine de millions qui seraient consacrs 'ces grands travaux. De son cot, le Crdit. Unral iranais prendrait ferme le solde de l'emprunt, et, par suite, la grande conception dont tout l'honneur vous revient, se trouverait malgr tous les obstacles, entirement ralise dans quelques semaines.
MM. L. Se fils et Cie m'assignent devant le tribunal de com* merce en paiement des trai.es souscrites par M. le gnral Brice l'ordre de MM. St.-Aude fils et Cie., traites dj 2^ayes, ainsi que Ml Lopold Se m'en a fait l'aveu.
D'autre part, MM. Fauchet lrres et Guynet, qui sont porteurs des bons de MM. St.-Aude fils et Ce., m'ont lait connatre, dans un langage peu convenable, qu'ils vont procder contre le Gouvernement. J'attends les pleins pouvoirs, que j'ai demands, pour rpondre ces provocations. Veuillez agrer, etc.
Ch?, LAFORESTRIE,


TROISIME PARTIE. If.
33
Ko. 4$.-' ; Paris, le J5 Octobre 1075. "
Lgation d'Hati Paris. Monsieur lejnral' S. Hameau, Vice-Prsidenl du Conseil etcy.
Monsieur le Vice-Prsident,
J'ai reu la lettre, en date du 29 Aot dernier, que vous m'avez fait l'honneur de m'crire, et par laquelle vous m'exposez votre manire de voir l'gard du malentendu qui a retard l'acceptation des traites tires par MM. E. Sievers et Cie sur le Crdit Gnral Franais. Ce regrettable incident vous parat imputable M. Sievers lui-mme, et vous trouvez injuste la responsabilit qu'on veut faire peser sur M. le gnral O. Rameau.
En vous remerciant de cette communication, je me flicite vivement, Monsieur le Vice-Prsident, que l'examende cette question soit devenu inutile. En effet, grce l'apaisement des conflits qui ont surgi cet gard et dont j'ai eu l'honneur de vous entretenir, il n'y a plus lieu de rechercher la part de responsabilit qui peut revenir chacun dans les fautes et les erreurs commises. Il ne m'appartient pas, du reste, de nie prononcer cet gard.
Ce qui importe aujourd'hui, et dans.votre haute sagesse, vous le comprenez mieux que moi, c'est d'pargner au crdit si gravement branl de notre pays de nouvelles secousses dont il deviendrait impossible d'arrter les consquences.
Et permettez-moi de le dire, il serait si facile de rtablir et et de consolider notre crdit, les mesures prendre sont si simples, que nous nous ferions accuser, avec raison, d'une irrmdiable impuissance, si nous laissions pricliter l'uvre qui nous est confie.
Je me repose avec conGance, Monsieur le Vice-Prsident, sur votre habilet et sur votre comptence, et je suis convaincu qua vous saurez viter les cueils et surmonter les obstacles.
Veuillez agrer, etc. elc,
dis, LAFORESTRIE.


34.
troisime partie. II.
Ko. 44. Paris, le 15 Octobre 18/5.
Lgation d'Hati Paris.
Monsieur le gnrais. Rameau, Vice-Prsident du Conseil des Secrtaires d'Etal au Port-au-Prince.
Monsieur le Vice-Prsident,
Par suite de l'accident survenu au Shannon, le dernier cour--rier est arriv sans lettre d'Hati, et jusqu' ce moment, le paquebot apportant les dpches du 24 Septembre, n'est mme pas signal ; de sorte que, depuis plus d'un mois, nous sommes absolument privs de toute nouvelle de noire pays.
Monsieur le gnral 0. Rameaa vous fera pari du regrettable incident qui a retard l'mission des titres dfinitifs de l'emprun t et qui, par suite, a empch le rglement de notre double dette envers la France. Un malentendu non moins regrettable, au sujet duquel j'ai l'honneur d'adresser un rapport Son Excellence le Prsident, adonn lieu des difficults graves que je m'efforce d'aplanir.
Il est peine besoin de vous dire, Monsieur le Vice-Prsident, que je n'interviens dans ces questions que sur la demande' formelle de l'honorable dlgu du Gouvernement qui, la suite do dbats irritants, a cru devoir cesser de traiter directement avec les concessionnaires de l'emprunt.
C'est cette situation qui a amen le regrettable malentendu que j'ai l'honneur d'exposer au Prsident,
Monsieur le gnral 0. Rameau, en m'autorisant traiter en son nom, sur les bases qu'il m'avait indiques, n'avait donn, dans sa pense, qu'un sens restnint au mol traiter que j'avais, au contraire, pris dans une acception littrale. J'ai t malheureusement confirm dans mon erreur par ce fait qu'ayant prsent la convention M. le dlgu du gouvernement, il m'avait dclar tre dispos l'accepter la condition qu'il y ft introduit certaines modifications qu'il m'indiqua. Ces modifications ayant t admises j'tais persuad d'avoir atteint le but que poursuivait M. le gnral 0. Rameau, but qu'il semblait d'autant plus urgent d'atteindre que M. le dlgu du Gouvernement y subordonnait ra dlivrance des litres dfinitifs de l'emprunt.
J'ai donc t aussi surpris que pein en recevant la protestation formule en termes si durs que m'a adresse l'honorable commissaire spcial.


troisibmjs partie. IL
35,
Pour peu que vous preniez la peine de vous rappeler que mon jeune frre a t charg par MM. Silvie et Sievers de la direction des travaux excuter, il vous paratra de la dernire vidence, Monsieur le Vice-Prsident, que l'annulation de la convention annexe qui froissait et lsait des inlrls qui me sont plus chers que mes propres intrts, ne pouvait provenir de mon initiative personnelle.
Intermdiaire officieux entre M, le gnral O. Rameau et les concessionnaires de l'emprunt, je n'ai transmis celte proposition et je ne l'ai appuye que parce que l'honneur du pays tait en pril et qu'en prsence d'un pareil intrt tous lesaulresde-vaient cder.
J'ose esprer que ces explications vous satisferont et que vous voudrez bien prendre en considration la situation pnible et difficile dans laquelle'me place le malentendu dont j'ai t victime.
Dans cet espoir, j vous prie d'agrer etc., etc.
Ghs. LAFORESTRIE..
No. 45.. Parh, le 16 Fvrier 1876.
Lgation d'Hati Paris.
Monshiir le gnral S. Rameau, Vice-Prsident du Conseil des Secrtaires d'Etat, au Portait-Prince.
Monsieur le Vice-Prsident,
La crise actuelle a atteint un tel degr d'intensit que je n'ai pas eu m'occuper des dtails d la Convention du 22 Octobre dernier. Bien que tous les points que vous m'avez signals soient rgls conformment vos insiructions, le point capital, la prise ferme dti solde par le Crdit Gnral Franais, n'tant pas ralis, il n'y a pas lieu de signer quant prsent une nouvelle convention. -
Il ne faut pas perdre de vue, Monsieur le Vice-Prsident, ce qui a eu lieu au mois d'octobre, M. le gnral 0. Rameau subordonnait la dlivrance des titres dfinitifs de l'emprunt la renonciation de MM. Sievers et Silvie au bnfice de la convention annexe. Je profitai de cette situation pour faire rduire l'emprunt de 15 millions.
Ayant maintenu toutes les clauses des contra's antrieurs, je ne dgageai nullement les concessionnaires de l'obligation contracte par eux de prendre ferme ; en un mot, j'eus soin de ne rien modifier en dehors de la rduction du chiffre de l'emprunt.


36.
troisieme "partie. II.
Quant au Crdit Gnral Franais, qui avait le droit d'option jusqu'au 31 dcembre, il dclarait formellement ne pas pouvoir renoncer ce droit, tant que le Gouvernement n'aurait pas, de son ct, rempli ses engagements en expdiant le montant du coupon. Or, je ne pouvais admettre que, dans un document officiel portant ma signature, il ft introduit une rserve pour le cas o le Gouvernement no remplirait pas ses engagements. U'fut donc convenu que le Crdit Gnral Franais s'engagerait vis--vis de MM. Sievers et Silvie prendre ferme ds que le Gouvernement aurait expdi le coupon.
Tel est, en dehors de la question de moralit, le motif principal pour lequel je n'ai pas approuv le projet mis en avant d'exclure MM, Sievers et Silvie. J'y ai vu et j'y vois encore un pige. C'est en effet par eux et par eux seuls que nous tenons le Crdit Gnral Franais. Cala est si vrai qu'il a suffi MM. Sievers et Silvie d'adresser une sommation cette Socit pour qu'elle s'empresst d'essayer de s'entendre l'amiable avec eux.
Malheureusement la formation d'un syndicat, dans lequel entreraient MM. Mrcuard Andr, White Hatmann et le Crdit Industriel, a t entrave par la volonL nettement "exprime par Louis Hartmann de ne rien faire tant que la dchance de MM. Sievers et Silvie n'aura pas t publiquement prononces
Or, la dchance de MM. Sievers et Silvie, en nous obligeant revenir devant les Chambres pour obtenir l'autorisation do traiter dans des conditions moins avantageuses, constituerait pour vous un chec. Je m'y suis oppos avec la plus grande nergie, comme c'tait mon "devoir.
Aujourd'hui, les concessionnaires ont adress M. le gnral D. Rameau une proposition qu'il vous fera parvenir. Cette proposition n'est pas sans inconvnient ; mais mon opinion est qu'il convient de l'accepter, car tout est prfrable la situation actuelle. C'est galement l'opinion de M. C. Nol dont la comptence est indiscutable. Je me plais donc esprer que M. le dlgu du Gouvernement ne repoussera pas cette proposition.
Veuillez agrer les assurances de la trs haute considration avec laquelle j'ai l'honneur d'tre,
Monsieur le Vice-Prsident, Votre trs-humble et tres-obissani serviteur,
Uis, LAFORESTRIE.


TROISIME PARTIE. II'..
3%-
No. 45. ( Bis )
Proposition mentionne clans la dpche du 16 fvrier de la-Lgation de Paris.
Proposition soumise et accepte par Mrs G- Laforestrie et Charles Nol.
Versement immdiat d quatre millions au Gouvernement franais et engagement par le Crdit envers Mr. le duc Decazes de continuer les versements au fur et mesure du placement des obligations jusqu'au paiement intgral de la double dette d'Hati envers la.Fr.ance. A' cette condition la -cote sera accorde.
Versement, galement immdiat, de cinq cent mille francs pour les besoins de la Lgation.
Dpt des quatre mille, litres en garantie du prt des quatre millions et demi ci-dessus au Crdit industriel.et commercial" jusqu'au 31 Juillet 1877.
Intrts et commission sur lo prt raison d lin pour cent par mois.
Le Crdit gnral prendra option les 44 mille titres jusqu'au terme du 31,. Juillet 187.7 et aura la facult de retirer les tilres au fur et mesure de luf placement raison de F.. 280 par obligation, coupon janvier dernier dtach.
Dans le cas o l'intgralit des 44. mille obligations ne serait pas place pour le- 1er. Juillet 1877, les coupons des obligations non places resteraient au profit du Gouvernement d'Hati.
. Aussitt l'acceptation de la prsente convention, les parties intr&sses s'engagent en excuter les clauses.
Z ( Note remise par Mr. Silvie )
Paris le 22 Mar3 1876.
Lgation ;d'Hati Paris.. No. 46..
A Monsieur le Gnral S. Rameau, vice-Lyrsident du Conseil des Secrtaires d'Etat au Port-au-Prince.
Monsieur le Vice-Prsident.
Monsieur le Gnral O. Rameau ayant repouss la combinaison qui lui avait t offerte pour le placement du solde de-


38
"FHOISliiE R/uu1e. II,
l'Emprunt et le rglement de notre double dette, de nouveaux pourparlers se poursuivaient lorsque la nouvelle d'une prise d'armes et Jacmel et la Croix-des-bouquets <-sl parvenue ici.
Celle nouvelle a tout paralys. On manifeste des inquitudes 1res-vives au sujet du paiement du prochain coupon, et le l'ail que la clause du contrat relative au paiement mensuel des intrts n'est pas excute, est exploit ici contre nous.
Nos obligaiions, mises 430 francs, sont tombes 150 francs. Le Cours est, du reste, la merci du premier courtier venu qui jette sur le march dis obligations qu'il est le plus souvent incapable de livrer. C'est ce qui fut l'importance de la cote officielle ; car elle rend impossibles de pareilles manuvres.
M.M.Alphonse Helbronner et G", ont adress conjomtement M, le Gnral 0. Rameau et moi, par l'intermdiaire du ministre des affaires Etrangres, une sommation dont je fus parvenir une copie M. le Secrtaire d Etat des Relations Extrieures. En ce.qui me concerne, je me bornerai dcliner la comptence des tribunaux franais; mais je doute que M. le Gnral 0. Rameau puisse invoquer le mme privilge ; car, ayant lui-mme adress des actes M.M. Helbronner et C0., il semble avoir implicitement aJm s la juridiction franaise.
Je persiste penser, Monsieur le Vice-Prsident, qu'il serait dsirer que ce procs ft vit. Je suis d'ailleurs con-vaircu que M.M. Helbronner et Co. ne demanderaient pas mieux que de tout terminer l'amiable.
En prsence des bruits injurieux pour notre pays sans cesse rpandus ici, j'ai cru devoir organiser un service d'informations pour la presse parisienne. Je me suis entendu cet effet avec Mr. V. Cochinat qui, dins d'autres temps nous a rendu des services. Je lui ai allou provisoirement et jusqu' ce que vous ayez pris une dcision son gard, une somme mensuelle de trois onts francs. Il jouissait autrefois d'une allocation ..de cinq cents francs par mois, et je crois qu'il serait* bon qu'une dcision de voire part lui accordt cette somme.
Veuillez agrer, etc. etc.
Sign ;
Cu. LAFORESTRIE.


Paris, le 8 Avril 1876.
Lgation d'Hati Paris.. No. 47.
A Monsieur le Gnral S. Rameau, Vice-Prsident du Conseil-ds Secrtaire?, d'Etat..
Monsieur le Vice-Prsident,.
Conformment aux instructions contenues dans votre Dpche du 11 mars dernier, je me suis empress dfaire les dmarches ncessaires TetK;t d'arrter les consquences do-la protestation de M. le Ministre de France-et d'obtenir dur Gouvernement Franais le dlai qui nous est indispensable.
Mais sachant poMtivementque je me heurterais contre un refus formel si" je demandais un sursis pur et simple,, jo nie suis tout d'abord proccup de trouver le moyen d'offrir au Gouvernement Franais une compensation en retour de l'avantage que 'nous lui demandons.
cet effet, j'ai repris les ngociations pour arriver la ralisa ion du solde de l'Emprunt sur les bases que vous-co.m ussez dj, mars en maintenant le chiffre de 300 francs par obligation. Les bases du contrat sont ds prsent arrtes. La discussion ne porte plus que sur un point. Il me parait in.lis; ensable qu<\ du jour o le Crdit Industriel et Commercial sera intgralement rembours des quatre millions et demi de francs qu'il offre de nous avancer, le Gouvernement reprenne immdiatement la libre disposition de ses titres.
Jo refuse donc d'accorder une option qui se prolongerait pendant dix-huit mois et qui permettrait aux contractants,, une fois rembourss de leurs avances, de nous tenir leur merci. C'est le seul point qui reste a rgler.-
Si, couraio je l'espre, nous- arrivons un accord sur ce point,je signerai immdiatement le contrat et, arm de ce document, je mettrai tout en uvre pour'obtenir que M. le Ministre de France soit invit retirer sa protestation.
Dans tous les cis, veuillez trepersuad, Monsieur le Vice-Prsident, que je ne ngligerai rien pour essayer de justifier la-confiance que vous voulez bien mettre en moi et dont je, vous suis particulirement reconnaissant.
Veuillez agrer etc. etc.
Sign :
Ca. LAFORESTRIE.


-10.
troisikmk J'artie.. II.
.. Ko. il). Paii, le 10 Avril 18:6.
Le Secrtaire d'Etat, Vice-Prsident du Conseil des Secrtaires
d'Etat,
A Monsieur C. La fore strie, charg d'affaires d'Hati Parts.
Monsieur le Charg d'Affaires, Depuis voire dpche du 8 du mois coul -je suis priv de vos communications, attendues avec anxit, puisque vos prochaines, selon toute apprhension doivent annoncer au Gouvernement la solution de cette triste opration de l'Emprunt, dont je ne parle, en passant,qu' regret, n'ayant jamais rien mnag pour la rendre profitable. Poursuivant la mme ide que, de cette mauvaise affaire, on peut en faire une bonne la fin, qui rtablisse le crdit branl chez nous, j'ai apprci, avec toute l'attention qu'ils mritent, les conseils de Mr. C. Nol contenus dans sa dpche du ... dont vous avez bien voulu m'envoyer un extrait. Les rflexions de Mr. Nol semblent avoir servi de boussole la note du 15 fvrier transmise par vous Monsieur le Dlgu, commissaire spcial et dont vous m'avez aussi envoy* copie.
La lettre et la note ci-dessus sont parfaitement enharmonie avec la situation ; seulement je ne vois pas pourquoi vous laissez au Crdit gnral, qui ne fait pas d'avances ( il s'agit du Crdit industriel ) la facult de reprendre les titres 280 francs etc." etc lorsqu'avec la cote de la Banque, le Gouvernement a la certitude d'en raliser la valeur. Si vous le pouvez, changez cette disposition. Les 12 / d'intrts sont lourds. Je vous ai prescrit de renouveler les chances do certaines traites chues, j'espre que vous avez agi ainsi, avant mon avis. Ainsi avec la transaction sur les titres de l'Emprunt, vous avez d donner satisfaction au Gouvernement franais et recueillir votre signature proteste.
Toutefois, notre traite des Etats-Unis, faveur MM. Heuvelmar Ilaven et Co. nous reviendra ; vous attendrez les ordres du Secrtaire d'Etat des finances avant de disposer de la totalit des 500.000 francs qui doivent tre mis au service de la L-galion et si vous, tiez forc d'y mettre la main, vous le feriez avec le plus de rserve possible. .;
Selon la logique des vnements, le mouvement traDga qui s'accomplit au Cap-Haitien, n'a pas sa raison d'tre; il ne constitue qu'un escamotage politique dont le bon sens


TROISIEME I'AR'iTE' II.
il.
du peuple et l'nergie du Gouvernement ne larderont pus se faire justice.
Jacmel est serr et ne tardera pas tomber J'espre vous crire avec plus de dtails, quant la situation intrieure. Mais pour tout ce qui s'agit de l'Emprunt, votre note du 15 fvrier est accepte par le Gouvernement avec ou sans les remarques faites propos du privilge laiss au Crdit gnral de reprendre les titres 280 francs et des 12 % d'intrts. Concluez donc. En l'absence des pouvoirs du Secrtaires d'Etat des finances, ceux-ci vous suffisent, attendu que, dlgu parle Prsident d'Hati pour l'Emprunt, je suis autoris en poursuivre la ralisation et la fin.
Agrez, Monsieur le charg d'affaires, etc
S. HAMEAU,
Port-au-Prince, le 10 Juillet 1875. A Monsieur Ch. Laforestrie, Charg a"Affaires d'Hati Paris. Monsieur le Charg d'Affaires,
J'ai reu les lettres que vous m'avez adresses les 29 Mai, 8 et 16 Juin derniers, et j'ai bien not les diverses communications qu'elles contiennent.
Le compte de la Lgation avec mon Dpartement que couvrait celle du 29 mai et qui balance au 30 avril dernier pour frs 78.256.33 au crdit de laLgalion, sera examin, et je vous en accuserai ultrieurement le bien trouv.
Conformment vos avis joints ceux du Gnral O, Rameau, et, d'aprs les instructions du Prsident d'Hati, j'ai annonc Mr. Simonise s'a nomination par S. Ex. au poste de Secrtaire de la Lgation de Paris. J'ignore ce qui sera convenu avec Mr. Simonise pour ses appointements on la susdite qualit; la question sera prochainement rgle, sur les informations que je vous prie de me transmettre ,ce sujet.
En prsnee de la difficult dont vous n'entretenez de la ngociation des valeurs fournies le 10 Mai au Gnral O. Rameau, je lui fais parvenir par ce packet des titres, dtaills comme ci-aprs, pour une somme de deux millions de francs, en change d'un chiffre gal que je le prie de me retourner sur les valeurs primitives.


4'i.. W"SIK.H ?AR-f!K. II
' 200 litres de.5,000 francs aux No 4 203
s'levant un million de francs F. 1,000,000 100 titres de 10.000, aux No 204 303
montant un million de francs ,000,000
Ensemble: frs. 2.00.00O Soit deux millions de francs, valeur applicable suivant les instructions fournies au Gnral CL Rameau et conformment la note de dpenses qu'il a ieue.. "Il y a donc tout lieu d'esprer que les embarras de la Lgation seront bientt entirement dissips. ....
Je rappelle votre souvenir que vous tes en. ret:irl avec mon Dpartement de la premire quiniine de juin. Veuillez agrer, M^isieur le Charge d'Affaires, les nouvelles-* assurances de- ma haute considration.
EXCELLENT.
P.S. Veuillez, pour les besoins de ma haute comptabilit,- me retourner vo:ro hou de 100,000 frs. sur le Trsor, pay lu. maison White Hartmann de cette place.
Porl-au-Piince, le 10 Aot 1875. Le Secrtaire d'Etat des Finances et des Relations Extrieures?,.
A Mr. Ch. La/oreslrie, Charg d'A flaires d'Hati, Paris. No. 51. ;
Monsieur le Charg d'Affaires, Agissant en vertu d'une dcision du Conseil des Secrtaires d'Etat, je vous donne pouvoir pur, simple et spc'al de ngocier, pour et ce,au nom del a Rpublique d'IIaVu, te paiement par.anticipation de la double; dette franaise jusqu' l'anne mil-huit cent quatre-ving-trois; d'obtenir, en consquence dequi de droit, tout boni; ou retour d'intrt au profil du Gouvernement de la Rpublique d'Haiti ; et gnralement f dre tout ce qui est ncessaire, quoique non ici prvu, pour, pirveuir 1 entier accomplissement de la ngociation dont s'agit. -Agrez, Monsieur le Charg d'Affaires -, l'assurance de ma haute considration.
Le Secrtaire d'Etat des Finances, du Commerce et des Relations Extrieures.
EXCELLENT.


TR0IS1MS PAr-.TIS. If.-
No. 52. Port-au-Prince, Te 23 Septembre 1875.
Le Secrtaire d'Etat au Dpartement des Relations Extrieures, A Mr. Cli. Laforestrie, Charg d'Affaires d'Hati Paris
Monsieur le Charg d'Affaires,
Je vous accuse rception des lettres que vous avez adresses au Dpartement des Finances et du Commerce et celui des: R dations Extrieures, les 30 et 31 Aot dernier et 1er courant. J'ai bien not les diffrentes communications que vous m'y avez faites et je les ai soumises l'attention du Conseil des Secrtaires d'Etat. '
Mou Collgue le Vice-Prsident du Conseil vous crira avec dtails relativement aux questions du solde de la double dette franaisp, des hillets de Mrs. Helbronner et Co. et des obligations en faveur de Mr. L. Se et fils. En attendant, je ne puis qu'approuver la dtermination, que vous vous rserviez, de vous plaindre au Gouvernement Fianais, dans le cas o une assigna'ion, l'gard de l'affaire Se no vous parviendrait pas dans les formes voulues.'S'il y a moyen de le faire par ce packet, je vous transmettrai par une autre dpche les pouvoirs ncessaires pour rpondre aux poursuites qui pourraient dans la circonstance tre diriges contre le Gouvernement, aussi bien pour mettre fin, comme vous le dites, ce systme de chantage et d'escroquerie intolrable dont nous sommes victimes.- C'est une coutume dloyablo que dans l'intrt du Pays, il importe, en effet,- de faire cesser, en demandant aux tribunaux comptents la rpression de tous les actes qui en seraient la consquence. S'il ne m'tait pas possible de vous faire parvenir ces pouvoirs par cette occasion, je vous les expdierais, trs-prochainement.
Ainsi que je vous l'ai prcdemment annonc, et pour vous mettre en mesure d'accomplir la mission financire dont le Gouvernement vient de vous charger, je vous expdie avec ma prsente, copies des conventions de 1870 et 1872 relatives la dette Franaise, et de l'tat annex la convention 1870. Ce sont les seules pices qui m'ont t communiques par la Lgation de France; mais il manque le tableau du rglement de l'arrir 1870-1871, dont parle la convention 1872etovous trouveriez, sansdoute, des renseignements utiles. Si vous jugez ncessaire d'en avoir communication, adressez-vous I cet gawi au Ministre des Affaires Etrangres de Franco,


41.
THOISIMS PARTIE, II.
Quoi qu'il eu ?ot., je ne doute pas que vous ne fassiez de votre mieux pour nous pargner la dpense de la diffrence de plus de deux millions de francs, rsultant du point de vue du Gouvernement Franais et du vtre, que nous approuvons, dans le rglement du solde de la dette. Je compte sur tous vos soins bien faire aboutir votre missioD.
Notre situation intrieure n'a offert, depuis la dernire quinzaine, rien de particulirement remarquable qui doive tre signal votre attention. La tranquillit se maintient partout.
Le Prsident d'Hati va faire une tourne de quelques jours dans certains arrondissements du Sud. Il partira, s'il ne survient pas de contrarit, le 26 ou le 27 de ce mois. Dj le Vice-Prsident du conseil l'a prcd dans ce voyage, ayant s'occuper, en mme temps, d'affaires spciales.
J'ai reu, ce matin, Monsieur le commandant Multzer, reprsentant du Crdit Gnral Franais pour la perception des 45 0/'} de nos droits de douane, ainsi qn'il a t prvu a notre contrat l'emprunt. En raison des obstacles que l'on s'est constamment efforc de mettre la russite de cet emprunt et en vue du maintien du crdit national, j'ai t l'interprte du Gouvernement en donnant cet agent les assurances que j'ai cra le* plus suffisantes, relativement notre ferme disposition de remplir nos obligations dans la circonstance, comme dans toutes autres, ce dont, d'ailleurs, on ne pouvait srieusement douter. M. Multzer m'a paru satisfait de mes paroles.
Je vous remets avec ma prsente les derniers Nos. du Moniteur, o vous pourrez lire des actes de l'administration qui no sont pas sans intrt, .
Je note l'entre de Mr. Simonise en. fonctions la Lgation; J'ai le ferme espoir qn'il en rsultera du bien-tre pour le ser-vico de la Lgation et pour votre sant.
Veuillez agrer, Monsieur le Charg d'Affaires, l'assurance de ma trs haute considration.
EXCELLENT. .
53. Tort-au-Prince, le 27 Septembre 1875.
Monsieur le Charg d'Affaires,
Les procds de Mrs. St.-Aude fils et Cie, de Paris, constituant de leur part, un abus de confiance dans l'affaire L. Se fils et Cie, je vous donne pouvoir de, au nom du Gouvernement, faire


TROISIME PARTIE. If,
45.
cesser l'opposition qui a t faite au Crait Gnral Franais par Messieurs L. Se fils et Cie, banquiers, Paris, qui se trouvent en possession des obligations qui avaient t signes en faveur de Messieurs St.-Aude fils et Cie par le gnral Brice, ancien Ministre d'Hati, Paris, attendu que MM, St,-Aude fils et Cie ont t pays au Port-au-Prince du montant de ces obligations, ainsi que le constatent lo. deux copies des lettres du Secrtaire d'Etat des Finances, en date des iG et 17 Novembre 1874, aux Nos 518, au trsorier particulier du Port-au-Prince;
2o. Une Copie du compte courant de MM. St.-Aude fils et Cie avec le Gouvernement d'Hati ;
3o. Un extrait de la lettre du dpartement des Relations Extrieures^ vous adresse le 23 Novembre 1874.
En cas de difficults quelconques, exercer toutes les poursuites, contraintes et diligences ncessaires, mme uu criminel ; citer el comparatre' devant tous juges de paix, se concilier, et, dfaut de conciliation, assigner et dfendre devant tous tribu^ naux et cours comptents; constituer tous avous et dfenseurs, les rvoquer et remplacer, obtenir tous jugements et arrts, les faire mettre excution par toutes les voies et moyens de droit;
Aux effets ci-dessus, passer et signer tous actes et procs-verbaux; lire domicile, et gnralement faire tout ce qui sera ncessaire et tout ce que les circonstances exigeront, quoique ngn prvu par cesprsentes, pour parvenir lever l'opposition sus-dita qui a t faite au Crdit Gnral Franais par Messieurs L. Se fils et Cie. sus-nomms et dsigns, et diriger les poursuites contre MM. St.-Aude fils et Cie, qui dj, comme il est tabli ci-dessus, ont louch le montant des crances sur l'Etat d'Hati, qui sont en la possession de MM. Se fils et Cie.
Je promets de tout ratifier au besoin.
J'aime me reporer sur votre diligence el vos soins intelligents pour mener cette affaire bonne fin;
Veuillez, agrer etc.
EXCELLENT,


46.
TROISIEME PARTI!!. II.
No. 54. Port-au-Prince, le 9 Octobre 1875.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures A Mr. Ch, Laforestrie, Charg d'Affaires d'Hati Paris. ,
Monsieur le Charg d'Affaires,
J'ai reu vos lettres des 8 et 15 Septembre dernier qui ont eu toute mon attention.
Conformment ce qui a nrr entre vous e le Gr lit Gnerai Franais, relativement au paiement du troisime terme de cette anne de notre double dette envers la France, j'ai remis ce jour-au Charg d'Affaires, grant la Lgation Franaise, une traite, 90 jours de vue, que j'ai fournie sur vous, cet effet, en faveur du Gouvernement Franais. J'espre, d'aprs ce que vous m'annoncez, que cette traite sera paye l'chance et que le montant eu figurera dans le rglement du solde de la double dette.
Je vous flicite des considrations en vue desquelles vous avez d prendre les dispositions qui ont donn suite au prsent tirage.
J'ai pris bonne note de l'tat, au 15 Septembre coul, de la question de bons faveur Mis. Helbronner et Cie. Si le Vice-Prsident du conseil vous a dj crit l'gard de cette affaire, ainsi qu'il m'en avait exprim le dsir au dpart du packet du 23 du mois dernier, sa communication ne contient, sans doute, rien de contraire aux dernires dispositions auxquelles vous vous tes arrt, d'accord avec le gnral 0. Hameau, vis--vis de ces Messieurs et le Crdit Gnral Franais. : Quant aux questions du solde de la do ible dette Franaise et L. Se et Cie. qui devaient aussi faire l'objet de la communication du Vice-Prsident du conseil, les vues de mon collgue "ne manqueront pas, probablement, de tomber d'accord avec les vtres et celles du gnral 0. Hameau. J'apprends par ce packet du dlgu du Gouvernement qu'il prendra des mesures pour retirer le plus avanlaguesement possible les bons Se...
Jusqu'ici, vous ne m'avez pas accus rception des Iridis, ensemble frs. 10,709,34 que je vous ai expdies, le 10 Mai dernier, par l'occasion du gnral 0. Hameau et dont les du-p.icalas vous ont t remis par le packet suivant.
Ces traites, comme je vous le disais, taient applicables au service du dpartement de l'Instruction publique. Mon collgue m'ayant annonc que jusqu' prsent il n'a reu de vous au-


TOlS'Mfc* l'AKTIE. II.
47.
une communication Ct3t gard, je vous prie de nous fixer tlans la circonslance.
J'attends la note dont vous m'annoncez l'envoi par le prochain packet, des dpenses que, conformment mes instructions, vous avez effectues au moyen du bon de 1rs. 100,000.
Agrez etc,. etc.
EXCELLENT.
Ko. 55. Purt-!n.-Prince, 10 Novembre 1875.
A Mr. Ch. La'fort strie, Charg d'Affaires d'Hati Paris.
Monsieur le Charg d'Affaires,
J'ai reu vos le'tres des 14-et 15 Octobre dernier.
Je [.rends note du retar-d qu'a prouv le rgiemenl de la double dette Franaise, par suite del suspension des oprations de l'emprunt.
Je dsire vivement, ainsi que le Gouvernement, que, les difficults ayant t aplanies, la mission dont vous tes charg l'gard de cette dette soit eu ce moment entirement accomplie ou la veille de l'tre.
Je regrette infiniment de constater que vous ayez t conduit me rpter que, par suite de l'imposibilii d'obtenir du Gouvernement les pleins-pouvoirs ncessaires pour la signature d'une convention, c'est--dire d'un acte manant du Chef de l'Etal et contre-signe par moi, vous ne pouvez vous exposera en'amer aucune ngociation spciale et particulire avec le Gou- vernemenl Franais.
Les pleins-pouvoirs, comme vousne l'ignorez pas, manent du cab net du Prsident d'Hati ; et, bien que j'aie eu l'intention, sans attendre le projet de traiLo postal que je vous demandais le 28 Aot dernier, de vous expdier par le packet suivant les pouvoirs ncessaires pour le conclure, ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai pu le faire.
Le cabinet du Prsident ajourne souvent des questions pressantes pour la satisfaction d'autres plus pressantes encore.
Vous recevrez donc avec ma prsente, les pleins-pouvoirs du Prsident d'Hati, d'aprs lesquels vous tes appel, comme commissaire de la Itpublique, faire co trait avec le Gouvernement Franais. Me reposant, ainsi que le Gouvernement, sur vos lumires et votre patriotisme, je vous donne pour toutes instruc-


TROISIME PARTIE II.
lions, dans la circonstance, d'laborer cet acte, sur la base'd'un trait de poste complet, conformment aux dispositions exprimes cet gard par Mr. S. Buffet.
Je me persuade que, par les conditions du trait, des avantages rciproques seront mnags aux deux pays,
Je serai heureux de recevoir, par le prochain packet, votre rponse ma lettre du 27 Septembre dernier par laquelle je vous ai transmis les pouvoirs ncessaires pour lever l'opposition de Mr. L. Se et Cie. faite aux mains du Crdit Gnral Franais et poursuivre M. St.-Aude fils. Je vous ai crit plus tard, que le gnral 0. Rameau m'avait annonc qu'il allait retirer les effets Se, en payant ces Messieurs. Je vous saurai gr de me fixer sur l'tat actuel de cette double question.
Notre situation gnrale est toujours la mme ; l'intrieur, la tranquillit continue se faire sentir partout.
Je vous expdie avec ma prsente les derniers Nos. du Moniteur. Vous y pourrez lire, entre autres actes, des mesures administratives dignes d'intrt.
Veuillez agrer, etc.
EXCELLENT.
No. 56. Port-au-Prince, le 23 Novembre 1875.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures A M. Laforestrie, Charg d'Affaires d'Hati, Paris.
Monsieur le Charg d'Affaires,
Je vous accuse rception de vos trois lettres des 30 Octobre expir et 1er courant, dont une confidentielle.
La substance importante de votre correspondance a t communique au Gouvernement qui ne manquera pas d'en tirer le meilleur parti, quant au point de situation et d'administration financire du pays dont vous m'entretenez.
Vous avez d remarquer, aux termes du premier paragraphe de ma lettre du 10 du courant, relatif la suspension des oprations de l'emprunt, qui j'ai sembl faire allusion d'autres difficults financires que celles que vous me prcisez en quelque sorte, par votre dernire' correspondance.
Vous m'avez, sans doute, excus une erreur que vous avez vous-mme provoque, par la brivet de votre corespoudanca primitive et subsquente ce sujet.


InbiSliS PARTIS; IL
45.
feuo qu'il en soit, l'emprunt ayant t rduit frs. 35,000,000 "et lo Gouvernement ayant commenc remiser pour en quilibrer le service, je vour crirai plus amplement par le packet du 28 courant, ou du 10 Dcembre. Toutefois, il est vident que ce Service ne peut pas se faire sur la garantie de 45 0/0, rduira en proportion, puisqu'il ne sagit plus ni de 50, ni deG0 millions.
Un nouvel envoi de frs. 500,000 est fait par ce prsent pac- -ket et directement au gnral O. Rameau.
Je serais heureux que le rglement de la double dette pt tre ht. A cet gara j'apprcie, ainsi que le Gouvernement, lea considrations que vous m'avez soumises, et je vbi's laissa libre, en son nom* vos pouvoirs tant, d'ailleurs, suffisants cet effet, de fatrj tout c Notre situation intrieure n'a pas chang: la tranquillit sa maintient toujours partout.
Vous recevrez avec ma prsente los derniers numros du Moniteur faisant suite mon prcdent envoi.
Agrez etc. ,
EXCELLENT.
Ko. 57; Port-au-Prince, le 10 Dcembre '875.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures, A M. Ch. La forestfic, Charg d'Affaires Paris^.
Monsieur le Charg d'Affaires,
J'ai reu les lettres que vous m'avez adresses les 8 et 15 Novembre dernier. Los communications que vous m'y avez faites ont eu toute mon attention et ont t soumises celle d Conseii.
Si l'ajournement des poursuites exercer, d'aprs vos instructions, contre Mr. A. St.-Aude, devait tre prjudiciable, dans ses consquences, la confiance que doit inspirer le Gouvernement et au crdit national, vous avez d, nul doute, aprs vous tre entendu avec le ginr-il 0. Rameau, effectuer c? poursuites. L'opposition So.alors lev:*, vous serez, comme vous me l'annoncez, ea mesur do Lire j'aca au paiement des traites qua j'ai fournies sur vous.
Je prends note qua vous avez rocade notre Ministre Y/a-


Troisime partt IL/
-shington un mmorandum relatif au droit d'asile des Lgations Etrangres en Hati. Je ne fais que vous approuver de vous tre abstenu, en l'absence d'instrutions prcises d ma part wt gard, de communiquer cette pice au cabinet franais.
L'affaire Canal ayant inspir au Gouvernement des craintes pour b'avenir des institutions du pays, Mr. Preston -avait t charg de faire des ouvertures au Cabinet Amricain dans le but d'arriver conclure au Port-au-Prince une convention qui limitt ce droit d'asile, ou, dans le cas d'impossibilit> l'abolit entirement. C'est ainsi qu'il a t amen, dans la vue d'une prompte solution de la question, soumettre Mr. Fisli le mmorandum dont il vous a expdi copie, ainsi qu' votre collgue de Londres, m'a-t-il dit { bien que celui-ci ne m'en ait rien crit par ce packet). Il m'a aussi fait parvenir une copie de ce document, en me priant de vous donner dans la circonstance les instructions pralables. Mais le Gouvernement, se rservant un nouvel examen, qui n'a pu avoir lieu jnsqu'ici, de cette pice qui vise u objet si important, je vous criiai plus tard ce sujet.
En raison des instructions transmises au gnral O. Rameau, il y avait lieu d'esprer que vous seriez mis en mesure de faire face aux dpenses ncessaires et indispensables d la Lgation et au paiement de la traite de frs, 13,387,50, mais, un regrettable malentendu s'tant produit cet gard, j'approuve l'emprunt que vous avez t oblig de faire pour rpondre aux pressants engagements de la Lgation.
Rien de particulirement saillant vous mander quant notre situation gnrale. A l'intrieur la tranquilit et l'ordre se maintiennent toujours sur tous les points.
Le Vice-Prsident du conseil est parti ces jours derniers pour le Nord, d'o il sera de retour avant longtemps, moins do circonstances inattendues et y exigeant la prolongation de son sjour.
Des nouvelles de St. Thomas, par ce packet, annoncent une autre insurrection Bazisle qui a clat dans l'Est d'Hati, mais le Gouvernement l'a immdiatement rprim et les chefs da celte tmraire entreprise sont en fuite.
Je vous remets avec ma prsenta les derniers Nos, du Mont* tsur faisant suite mon procdent envoi.
Agrez, etc, etc.
. EXCELLENT.


tr'dls'lME pitie. 1I>
s''o 58/ Port-au-Prince, 10 Fvrier 1670.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures A Mr. Laforestrie, Charg d'Affaires i'Hati d Paris.
Monsieur le Charg d'Affaires, .
J'ai reu votre lettre du 15 Janvier dernier qui eu lute mon attention.
Le 10 du mme mois je vous crivais que, sur la demande que le Ministre de France m'avait faite du paiement du terme d 31 Dcembre de M double dette Franaise, je lui avais rpondu que le solde de la dette, y compris le terme en question, devait avoir t pay le 16 Dcembre, conformment aux dpches, que vous m'avez adresses.
Vous comprendrez donc combien je me suis trouv dsappoin t, en apprenant que, jusqu'au jour de votre dernire lettre, la dette n'tait pas encore servie. En prsence de cette circonstance et de celle tout aussi regrettable du dcouvert en face duquel vous vous trouviez, pour toutes les traites tires sur vous et choir aprs le 31 Dcembre, j'ai d demander au gnral O. Rameau un tat de notre situation, relativement au der-ner emprunt.
J'apprends avec satisfaction que, grce au concours du gnral 0. Rameau, vous avez d payer l'chance du 13 Janvier expir, en faveurs de Messieurs P. Rivire et Co de f. 217,226,03, au moyen d'une opration d'gale valeur, faite avec Mr, J. P. Simmonds et dont il y aura couvrir la Lgation vers les premiers jours d'Avril^ en mme temps que de frs'. 10,000 emprunts Messieurs Laforestrie pour payer l'escompte des traites fournies par Mrs. Ji P.. Simmonds. Je serais heureux d'apprendre bientt de vous que la Lgation a pu, depuis, faire'face aussi ses autres engagements.
Notre situation intrieure n'a pas' chang depuis la dernire quainzains ; la tranquillit se maintient partout. Le Prsident d'Hati a t chaleureusesement'accuiili par toutes les populations qu'il a jusqu'ici visites, ,.,.''
Veuillez agrer Ole. etc. ;
EXCELLENT. : ::, ',.;_


m
TOOisMfe PirnE. II*
Ko. 59- Paria, le 28 Fvrier 1876.
Lgatbtvd'Hoti 'PaAs
A Monsieur le gnrai Excellent, Secrtaire 'Etal des Relations Extrieures, au Fort-ati-Pince.
Monsicar le Secrtaire d'Etat .
Comme j'ai eu l'honneur d vous en informer, je n'ai t mis en) mesure ni par les-concessionnaires de l'emprunt, ni par la gnral 0. Raniean de payer les traites tires par vous sur 1* Lgat ioii.
Dans: celte pnible situation, j'ai fait tout ce qui dpendrait de moi pour nou3 pargner un prott.
Messieurs TVeber et de, qui ont fait preuve de la plus grande courtoisie, ont consenti accepter comme quivalent au prott un acte que je leur ai remis et par lequel je le3 relve, au nom. d Gouvernement, de toute dchance quelconque.
Malheureusement ces Messieurs prtendent avoir reu de Monsieur le Vice-Prsident une lettre dans laquelle par suite da ja no sais quel malentendu, il est dit que les fonds pour le paiement de ces traites ont t remis la Lgation :
En mme temps, on rpandait partout le bruit que le Gouvernement avait, en effet, expdi ces fonds et que, tandis que nous laissions protester votre signature, des sommes considrables restaient dposes sans emploi ch3z Messieurs F; Perquer et ses fils du Havre.
.11 est peine besoin de vous dire, Monsieur lo Secrtaire d'Etat, quelle impression la lettre do Monsieur le Vice-Prsident et le3 bruits indiqus ci-dessus ont produite sur Messieurs Weber et Cief. Ils m'ont immdiatement ent une lettre trs-vive dans laquelle ils vont jusqu mettre en doute ma loyaut.
Dsireux, vous le comprendrez sans peine, de faire la lumire sur tous ce3 feits, ja ma suis empress d'adresser Monsieur le gnral 0. Rameau la lettre ci-jointe en copie qui est reste, jusqu' ce jour^ Sans rponse.
Vous ne trouverez pas mauvais, j'ose l'esprer, qua je constate que j'ai fait tout ce qui dpendait do moi pour sauvegadar la dignit et l'honneur du pays, si tr.stemat compromis, et qna je dcline; de la maniera la plus formelle, toute part de responsabilit dans la pnible situation qui noua est faite.
Veuillez agrer, itc.etc,
Chs. LAFORESTRIE.


troisieme partis. II,
No. 59. (bis) Paris la 25 Ffrrer
Lgation d'IIati & Pari.
Monsieur le gnral O. Rameau, Commissaire Spcial et Dlguf du Gouvernement, Paris,
Gnral,
Par une lettre, en date d'hier, Messieurs Ed. Weber et Co. m'ont fait connatre qu'ils venaient do recevoir une lettre de Monsieur le Vice-Prsident du Conseil qui leur annonce que l@ Gouvernement a ft parvenir ici les fonds ncessaires pour le
'paiement des irai'cs tires en leur faveur. G;tte asser.ioa de Monsieur le Vice Prsident est corrobore
par le bruit rpandu partout que des fonds suffisants pour faire face aux chances de la Lgation sont actuellement dposs et restent sans emploi chez Messieurs F. Perquer et ses fils du Havre. On cite mme les mauons de commerce sur lesquelles sont tires les traites remisas au Gouveruemant en paiement de droits de' douane. '
Il est peine besoin de vous dire quel tort immense un pareil bruit fuit au Gouvernement.
Il serait, en effet, inqualifiable qu'ayant dos fonds disponible, nous puissions laisser protester; la signature do Monsieur \& Secrtaire d'Etat des Finances.
Il importe donc, gnral, qu'il soit promptement fait justice d'une aussi odieuse calomnie, et je regarde comme un dovoir de vous prier de vouloir bien me mettre en mesure, par une dclaration officielle, do dmentir des bruits qui portent atteinte l'honneur de notre pays.
A&rez, oie,
Chs. LAFORESTRIE.


Tlr31f:M2 TAP.T1E. II.
Ko. 60'.'' Paris, le 7 Mars 1876,
Lgation d'H'ii Paris.
Monsieur le gnral Excellent, Secrtaire d'Etat des Relations Eje'.~ Heures, au Port-au-Prince.
4 Monsieur le Secr!*ire d'Etat,
' .Te suis oblig de vous faire part d'un incident regrettable qui 'vient do' se produire et qui me semble exiger quelques explications. ,.
' Monsieur le gnral 0. Rameau, dsirant traiter directement' avec Monsieur le Ministre des Affaires Etrangres, du rglement de notre double dette, a crit, mon insu, Monsieur le directeur du Protocole pour demander une audience. M;. Mollard, m'a immdiatement inform, par tlgraphe, de cette dmarche, en me priant d'intervenir pour la rgulariser.
Vous ne l'ignorez, en effet, pas, Monsieur le Secrtaire d'dtat, le droit des gens interdit un Gouvernement tranger de n-
focier avec un agent autre que celui accrdit'auprs de lui. 'oute ngociation poursuivie l'insu et en dehors de l'ageat rgulirement accrdit n'est qu'une intrigue. Je m'empressai d'intervenir et d'attribuer la dmarche faite par Monsieur le dlgu du Gouvernement une connaissance imparfaite des usages diplomatiques qu'en sa qualit de militaire il n'est nullement tenu de connatre ; et je me mis la disposition de M-le gnral Rameau pour lui faire obtenir l'audience qu'il a demande.
Malheureusement, M. le dlgu du. Gouvernement, persistant dans sa volont de ngocier directement avec le Gouvernement franais sans ma paticipation, n'a pas accept mon intervention ; et, comme j'ignore quelles sont les communications qu'il dsire faire M. le Duo Decazes, je me trouve dans l'impossibilit de transmettre moi-mme ces communications et d'aplanir les graves difficults avec lesquelles nous sommes aux prises.
Vous comprendrez, sans que j'aie besoin, d'insister, l'impression produite par un incident aussi extraordinaire. Dj l'or pinion aviit t unanime considrer l'insertion de l'avis publi dans las journaux le 10 Fvrier dernier comme une injure publique faite la Lgation qui est le dpositaire des titres de l'emprunt. Aujourd'hui, la prtention, contraire au droit des cens, de M. le dlgu du. Gouvememeni de ngocier directe-


TROISIME PAKTA* II,
55.
meut et en dehors del Lgation avec le Gouvernement ^franais, achve do rendre la situation insoutenable.
Je n'aurais pas hsit, Monsieur le Secrtaire d'Etat, pour mettre fia ces difficults sans cesse renaissantes, prier son Excellence le Prsident de la Rpublique de vouloir bien m'au* loriser rentrer dans- la vie prive, si ma retraite en ce moment ne constituait un acte de faiblesse que je ne veux point commettre, et si surtout la.lettre si particulirement bienvail-lante, que son Excellence le Prsident a daign m'crire le 10 Janvier dernier, ne m'imposait le devoir de rester mon poste.
Je suis donc oblig de me borner vous faire connatre les faits comme c'est le devoir de ma charge, en vous priant do vouloir bien les porter la connaissance du. Conseil.
Veuillez agrer, etc. etc. .
dis. LAFORESTRIE.
No. 61.. Paris, le 15 Mars 187.6.
Tigation d'Hati Paris.
Monsieur le gnral Excellent Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures,.
au Port-au-Prince. ^
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
J'ai vivement prouv moi-mme et j'prouve encore le dsappointement que vous m'exprimiez dans votre lettre du 10 Fvrier, en apprenant que la dlgition qui devait tre remise, ainsi qu'il avait t convenu, au Gouvernement franais, ne m'avait pas t dlivre par M. le gnral O. Rameau. Je ne puis que m'associer votre regret.
En ce qui concerne la nouvelle combinaison qui consisterait raliser un emprunt de cinq millions de francs sur dpt de titres, je ne sais point encore si M. le dlgu du Gouvernement se dcidera l'accepter. Pour moi qui crois tout prfrable la situation actuelle, jo considrerais "comme une faute de repousser cette offre.
Dans l'tat de notre crdit, une pareille proposition-est presque inespre. Aussi les banquiers, qui nous la font, n'agissent-ils que sous la pression du Gouvernement franais, et semblent-Us dsireux de provoquer un refus de M, le gcural 0. lia-


56; =} TROiarME RAJRrE" ; IL
rncau, afin de rejeter sur nous la responsabilit des graves difficults qui nous: menacent.
Veuillez agrer etc.
Ch. LAFORESTRIE.
Ko. fg. PoitraurPrincc, le 29 Mars 1S7S,
Lgation d'Hati Paris. Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures, A 3Jr. C. Delinois, Consul d'Hati St. Thomas.
Monsieur le Consul,
Ds la rception de ma prsente, faites parvenir Mr. Chs. Laforestrie, notre Charg d'Affaires, Paris, le tlgramme ci-, dessous dont l'expdition est considre urgente par le Gouvernement.
Pour lrai!es Sievers pro'eses opposez sms re!ard saisie-arrt sur titres emprunt lui revenant et en mains Silvie, Paris.
Agrez, Monsieur le Consul, l'assurance de nia considration, distingue.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures.
EXCELLENT.
Port-au-Prince, le 29 Mars 1876
Ko. 63.
Le Secrtaire d'Etat au Dpartement des Relations Extrieures,
A Mr. Ch. Laforestrie, Charg d'Affaires d'Hati a Paris. Monsieur le Charg d'Affaires,-
J3 vous confirme ma lettre du il conranf, dont ci joint duplicata, et vous accuse rception des vtres des 29 fvrier dernier et 7 du prsent mois la dernire couvrant copie de celle que vous avez adresse le 25 fvrier au Gnral O,- Rameau,


tboisj&me partie. II.
J'ai pris bonne note, ainsi que le Conseil, de la situation
financire de la lgation et de l'Etat des questions de VEva-, Cirant et de la double Det'c Franaise, ces dates.
Votre fotiro du 7 a eu. ratlentio.'a.qu'elja mritait du Prsident d'Ha.i ot des membres du Conseil.
Il est inliniment regrettable que lu. Gnral 0. Rameau dlgu du Gouvernenvnt d'Ha i et commissaire spcial, ait fait, auprs du Directeur du Protocole aux affaires Etran- gres, la dmarche que. vo is m'avez annonce, sans qu'au-prea'ald' il.se lt entendu avec vous, en votre qualit de Chang d'AOaTes d'Ha.i. Ce:te manire de procder, a d na-turd meut empcher le siccs do l'entreprise du Gnral. 0. llimeuj.. Mais je crois po ivoir cspier, ainsi que le Gou-vor.-teitvm qu'une, etiten'e ultrieure ayant eu lieu entra le Dlgu et vous, les affaires ont t menes, de. telle faon que des difficults ont. pu tre leves depuis.
L'i.me des plus srieuses qu/'siions et qui proccupe vi. ventent le Gouvernement, le fjde de la double Dette, parait malhfurescment devoir subir du retard, en raison du temps d'arrt survenu dans l'emprunt. Aussi, le Gouvernement vous recommande-til, par mon organe, do faire do votre mieux, tant officieusement qu'officiellement, pour arriver obtenir le sursis qui, par rapport aux circonstances de gno et de troubles que nous traversons, nous est indispensable afin do payer les termes chus et choir au 31 Mars courant de la susdite da!e. Je laisse votre s^ge prvoyance le ferme de ce surss, vous conseillant, toutefois, de vous arrter ce qui vous paratrait ncessaire en prenant pour base de proportion le dlai qui nous avait laccord en 1874.
A ct de l'ordre formel du Prsident d'Hati que j'ai, transmis par le'dernier packet au Gnral 0. Rameau do retourner au Port-au-Prince, aprs vous avoir charg du reste de sa mission, je communique par ce packet au Dlgu du Gouvernement l'opinion du Vice-Prsident du Conseil sur l.i ncessit pour le Gnral 0. Rameau de rester encore Paris, ifiu do continuer sa mission. S'il se dcide rotourner en Hati, vous vous chargerez donc du reste de sa missien et prendrez sans relard toutos les mesures propres mener bonne fin les questions entames jusqu'ici.
Je vous fais aujourd'hui, par la voie de St.-Thomas, un tlgramme pour vous prescrire de saisir-arrter des mains do Ux. Silvie Paris, les titres de l'Eropruat qui reviennent


..TROISIME PARTIE.; H..
Mr Sievers,. afin de couvrir le Gouvernement des.traile& protestes de celui-ci selevant fcs.. 336,000, environ frais, compris. Je vous autorise faire pardevant les tribunaux comptents et par l'intermdiaire d'avocats constitus, ou autres, tous, les actes ncessaires pour arriver celte, saisie-arrt et au paiement de la. crance de 'l'administration. Je vous remets avec ma prsente les derniers numros du "Moniteur. Vous, y pourrez remarquer les diffrentes faces qu'ont prsentes les vnements arrivs dans le Pays., Tou-. tes les mesures prises par le Gouvernement et qui. peuvent toucher les intrts trangers ont t communiques aux. agents diplomatiques et mme aux agents consulaires.
Veuillez agrer ctc, etc
EXCELLENT,


TABLE DES MATIERES
TROISIEME PARTIE II.
ce
' -'* Page,
N<*. i. Secrtaire d'Etat des Finances'
O. Rameau, 10 Mai 15 i
?c 2. Note remise 0. Rameau, le 10 Mai 1875, 3. Secrtaire d'Etat des Finances
O. Rameau, 10 Juil, 1875 3
<' 4. La mme au mme 24 Juil. 4
" 5. Q. Rameau,
au Secrtaire d'Etat des Finances 30 Juil. 5
6, Le mme au mme 30" 7. Le mme au mme 31 6
" 8. Le Secrtaire d'Etat des Relations Ext.
O. Rameau 24 Aot
" 9. Le mme au mme 10 Sept. 7
" 10. O. Rameau,
Au Secrtaire d'Etat des. Rel. Ext. 15 Sept. 8 11. Le mme au mme ci c 9
12. Le mme au mme 21 M 10
13. Le Secrtaire d'Etat, O. Rameau, 23 "
14. Le mme au mme 10 Novembre, 11
15. O'. Rameau, au Secrtaire d'Etat, 1er, Nbre. 16,. Le Secrtaire d'Etat,
O. Rameau, 24 12
17 Le mme au mme 10 Dbro, "
" 18. O. Rameau, au Secrtaire d'Etal, 30 Nbre. 13
" 19 Le mme au mme, l6Dbre. "
:f 20 Le mme au mme, 15janv. 14
21 Le mme au mme "'
22 Le mme au mme 20 15
23 Le mme au mme 22 16
24 Le mme au mme 24 "
25 Le mme Ch. Laforestrie, 1?
26 Le Secrtaire d'Etat, 0. Rameau 10 Fvrier "
27 0. Rameau, au Secrtaire d'Etat, 6 Mars 18
28 Situation de l'Emprunt, au 6 Mars, 21
29 Comptes des valeurs f .urne-, la Lgation de Paris 22


JBJ). Table. d;&s Matires,
TROISIEME TART1E. II.

H 30 Rglement approximatif de la dette
franaise. 23
31 0. Rameau au Secrtaire d'Etat, 6 Mara te
32 Le Secrtaire d'Etat.
h 0. Rameau, 28 24
Il 33 Le mme au mme 29 25
34 Le mme au mmo <.' 2o
35 0, Rameau.
au Vice-Prsident du Conseil 25 Avril, 27
<( 36 Le mme ce
au Secrtaire d'E'at des Fnces, 25 Aot
l( 37 Ch. Laforestrie S. Rameau, 5 28
<. 38 Le mme au mme, 8 <
.( 39 Le mme au mme, 31 29
CI 40 Le mmo au mme, 14 Sept. 16. (C
<( 41 I^e mme au mme, 31
te 42 Le mme au mme. u
II 43 Le mme au mme, J5 Obre. 33
II 44 Le mme au mme << < 34
et 45 Le mme au mme, 18 Fvrier. 35
c bis Proposition de solution, ii 46 Chs. Lnfores'rie,
S. Rameau 22 Mars, 8 Avril tt 47 Le mme au mme 33
u 49 L3 Vice-Prsident du Conseil,
Chs. Lafores!rio 10 Juil. 40
a 50. Le Secrtaire d'Etat des Finances,
Chs. Laforoslric, 10 41
(C 51 La mme au mmo 10 Aot 42
( 52 Le mme au mme, 23 Sept. 43
<( 53 Le mme au mme, i'7 << 44
(C 54 Le mme au mme, 9 Obre. 46
<( 55 Le mme au mme, 10 Nbre, 47
I 56 Le mme au mme, 23 48
(( 57 Le mme au mme, 10 Dbre. 49
? 58 Le mme au mm3 10 Fvrier. 1876 51
I 59 Cas. Laforestrie, au Secrtaire d'Etat,
23 52
(( bis Chs. Laforeslrie^
0. Rameau, P "m S*


TR0I3leM.fi PARTIE II.
61.-
table des matieres.
u 60 hs. Laforestrie,
au Secrtaire d'Etat 6i Le mme au mme, 62 Le mme au mme, *l 63 Le Secrtaire d'Etat, Ghs. Laforestrie,
Pages.
7 Mars,. 53
15 55
29 56
< fin de la table.


SUPPLEMENT : TROISIME PARTIE If.
I.
Nz 7 bis : Paris le 31 Juillet 1875
Monsieur le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures
Monsieur le Secrtaire d'Etat, Los lettres de la Malle ayant t remises aujourd'hui trs lard et domain tant dimanche, dans la crainte d'un retard en Angleterre, je yous fais ces quelques lignes pour vous accuser simplement rception de votre dpche du 10 Juillet courant.
Ainsi, j'ai reu les cinq paquets contenant les effets du Gouvernement que vous m'avez annoncs pour une valeur de Deux millions de francs. J'ai aussi reu les dix coupons formant ensemble cinquante mille francs, en traites mises par Emile Sievers-et G sur le Crdit Gnral Franais, que vous avez passs mes ordres. Dans la pense de vous crire plus amplement par la plus prochaine occasion, je vous prie d'agrer, Monsieur le Secrtaire d'Etat, l'assurance de ma haute considration.
Le Commissaire spcial, Dlgu du Gouvernement,
- 0. RAMEAU.
N 7 ter. Paris, le 13 Aot 1875.
Monsieur le Secrtaire d'Etat des Finances, du Commerce et des Relations Extrieures.
Monsieur le Secrtaire d'Etat,
Monsieur le Commandant Multzer ayant t dsign par Messieurs du Crdit Gnral Franais comme leur agent pour la perception des 45 o/o des droits de Douane au terme de notre Contrat d'Emprunt, je me suis empress de lui remettre la prsente vous adresse et de lui donner l'assurance d'un accueil favorable.
Dans cette pense, je vous prie d'agrer, Monsieur le Secrtaire d'Etat, l'expression de mes sentiments les plus distingus.
Le Commissaire spcial, Dlgu du Gouvernement,
.0. RAMEAU.


II.
SUPPLMENT : TROISIME PARTIE, II.
N7quaier. Paris,- le 14 Aot 1875.
Mohsieur le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures.
Monsieur le Secrtaire .d'Etat,
J'ai l'honneur de vous accuser rception de vos dpches en date des 22 et 2i Juillet dernier. La premire me confirme votre envoi de coupons de cinq et dj dix mille francs. Je vous rfre cet gard la dpche que je. vous ai adresse la date du courant, relative ces coupons.
Vous avez bien voulu, par voire seconde dpche du 24 Juillet, me mettre en possession des secondes de change des cinquante mille francs qui doivent tre appliqus au service du Gouvernement. Je prends note que j'aurai payer Monsieur Jules Villevaleix, ancien Secrtaire de la Lgation de Paris, la somme de dix neuf mille quatre francs, soixante dix centimes, pour solde d'un arrir d Monsieur Villevaleix. Je vous prie d'observer toutefois, Monsieur le Secrtaire d'Etat, que cette valeur payer ne figure point sur la note qui m'a t fournie mon dpart itu Port-au-Prince.; '
Agrez, Monsieur le Secrtaire d'Etat, les sentiments respectueux avec lesquels je demeure votre dvou serviteur, Lj Dlgu spcial du Gouvernement d'Hati. 0. RAMEAU.
No. 51 bis. Port-au-Prince, 2 i aot 18 75.
Le Secrtaire d'Etat au Dpartement, des Relations Extrieures
A Monsieur Charles Laforeslrie, Charg d'Affaires d'IIatii Paris.
Monsieur le Charg d'Affaires,
Je vous confirme mes lettres du dernier pasket, dont l'une est un plein pouvoir spcial qui vous est transmis l'effet de la ngociation du paiement par anticipation du solde de la double dette Franaise, et vous accuse rception de- vo're lettre du 31 Juillet dernier, qui a eu tonte mon attention ainsi que celle du Gouvernement.
fy'aprs la communication que vous m'avez faite et les" avis du Gai. 0. Hameau, relativement aux 2,000.000 de franc*


SUPPfcMENT : TROISIME PARTIE II.
III.
de titres qui lui ont t prcdemment expdis, j'ai, crit par ce packet au Dlgu du Gouvernement d'avoir ne pas se servir de ces bons, puisque, l'emprunt ayant russi, il y aurait inconvnient les mettre, pour le moment, en circulation. D'ailleurs, il avait t prescrit au Gai. 0. Rameau de n'user de ces effets, mis pour la liquidation des dettes de la Lgation, qu'en cas d'insuccs de l'Emprunt.
Je prends bonne note de votre communication concernant votre abstention de toute dcision relativement aux appointements de Mr Simonise.
En consquence de vos observations sur l'insuffisance de votre traitement et de celui du Secrtaire de la Lgation, je ferai de mon mieux pour que les Chambres prochaines remdient cet inconvnient ainsi qu' celui relatif l'indemnit de logement dont vous tes priv.
Le Gouvernement fera en sorte de remdier sans retard aux embarras financiers de la Lgation que vous me signalez.
Veuillez agrer, Mr le Charg d'Affaires, les nouvelles assurances de ma haute estime.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures,
EXCELLENT.
P. S. J'ai bien reu, sous le Couvert de votre susdite lettre, le Bon defs. 100,000 et le Reu en duplicata, de P. 5,000 de Mr Garrido, Secrtaire d'Etat des relations Extrieures dominicain.
Veuillez m'envoyer, comme, d'ailleurs, je vous l'a idemand dj, un compt dtaill de l'emploi des fs. 100,000 dont il est question plus haut.
No. 6i. Port-au-Prince, le li Avril 187G.
Setrtairerie d'Etat des Relations Extrieures
Monsieu Ch. Laforestrie, Charg d'Affaires d'Hati Paris,
Monsieur le Charg d'Affaires, La note du 15 fvrier que vous avez transmise au Dlgu et Commissaire spcial del Rpublique Paris, pour le r-gemmt des titres restant de l'Emprunt est approuve par k Gouvernement.


IV.
SUPPLMENT i TROISIEME PARTIE II'
En consquence d cette approbation, je vous donne, par la prsente, d'aprs la volont du Gouvernement, et en son nom, pleins pouvoirs de tout faire pour tout conclure, dans la forme et teneur de votre susdite note, s'il n'avait t fait rien de contraire l'opration dont il s'agit avant la rception du tlgramme qui vous a t adress dans la circonstance.
J'aime esprer que vous ferez de votre mieux pour clore cette affaire au plus tt possible. ]
Veuillez etc.
Le Secrtaire d'Etat des Relations Extrieures,
EXCELLENT,