Procès verbal des séances du Conseil général de la nation

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Title:
Procès verbal des séances du Conseil général de la nation
Physical Description:
1 online resource (20 p.) : ;
Language:
French
Creator:
Haiti -- Conseil général de la nation
Dauxion Lavaysse, J.-J ( Jean-J. ), ca. 1770-1826
Pétion, Alexandre, 1770-1818
Du Limbé
Publisher:
Chez P. Roux, imprimeur du Roi
Place of Publication:
Au Cap-Henry
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Foreign relations -- Haiti -- France   ( lcsh )
Foreign relations -- France -- Haiti   ( lcsh )
Relations extérieures -- Haïti -- France   ( ram )
Relations extérieures -- France -- Haïti   ( ram )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
non-fiction   ( marcgt )

Notes

Summary:
The proposal of General Dauxion Lavaysse, envoy of Louis XVIII, that Haiti should again become a French colony; and the reply of the Haitians.
Citation/Reference:
Bissainthe
General Note:
Title from PDF t.p. (LLMC Digital, viewed on Nov. 3, 2010)
General Note:
Caption title.
General Note:
At head of title: Liberté et indépendance. Royaume d'Hayti.
General Note:
Signed at end: Prince du Limbé, président. Comte de la Taste, vice-président. Comte d'Ennery et Baron de Dessalines, secrétaires.
General Note:
Includes: Copie de la lettre du général Dauxion Lavaysse au général Pétion.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 678588844
System ID:
AA00000743:00001


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Full Text
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flf J
lr I A
L-- --L --iJ* ^
CAP HENRY* CHEZ R. ROUK
1814


LIBERTE ei INDPENDANCE
O Y A U M E D H A Y
1
PROCES VERBAL
DesSancesduConseil gnral de la Nation
ejoURD'hui, vingt-unime du mois d'Octobre, mil huit cent quatorze, Pan onzime de l'indpendance d'Hayti, et la quatrime du rgne de Sa Majest.
Les grands Dignitaires, les Officiers civils, administratifs et militaires du royaume extraordinairement convoqus en conseil gnral de la Nation en vertu d'ordre de Sa Majest au palais du Conseil Sans-Souci l'effet de prendre -connaissance des pices qu'il plairait au Roi notre trs-auguste et trs-grcieux, Souverain de mettre leur dlibration* Lesdits officiers, en grande tenue ont t introduits et placs selon Jeurs rangs par M. le baron de Sicard grand matre des crmonies.
Sa Majest notre trs-auguste et trs- grceux Souverain, est apparue
ayant sa gauche S. A. R. Monseigneur le Prince Royal, et prcde, des grands officiers de la couronne.
Les acclamations zVive le Roi Vive le Prince Royal se sont1 lait entendre.
Sa Majest s'tant place sur son trne, a prononc le discours suivant *
HAYTIENS
Nous vous avons fait assembler et convoquer en Conseil gnral de la Nation, pour vous donner connaissance des Lettres et Papiers que bous avons reu du gnral franais Dauxion Lavaysse envoy d
Sa Majest LCUS XVIII.
Haytiens mditez ces crits avec calme et sagesse, tel qu'il convient / des hommes libres qui ont conquis leur indpendance au prix de
A


2
h
leur sang. Mditez-les tel qu'il convient enfin A des mandataires qui reprsentent |a nation, et qui, en cette qualit ont prononcer sur leuc sort et les intrts les plus chers de leurs concitoyens !
S. E. Mr le comte de Limonade, Secrtaire d'tat, Ministre des affaires trangres a donn lecture des pices ci-aprs :
Lettre du gnral Dauxion Lavaysse date de Kingston le ic* Octobre i8r4, portant pour suscription : A S. E. le gnral HENRY*
____ _________________ ___ n r 7
f suprme du Gouvernement du Nord
G & 1$ M R A L ;
r
Vous tes inform de la mission importante dont fal J> l'honneur d'tre charg auprs de V. E. et en arrivant ici mon intention tait de rn adresser simultanment V* E, et au gnral Ption; car je ne suis pas venu^vous ne Tignorez paSj
comme messager de discorde} mais comme le prcurseur de la
paix et de la rconciliation*.
Peu de jours aprs mon arrive ici, je payai le tribut au
climat, ainsi que mon compagnon de voyage M. Draveman 9 eb
. je n'ai trouv ici qu'un seul homme en qui faye pu placer ma-
confiance, pour m aider de sa plume comme secrtaire*.
Cependant j'ai communiqu avec des personnes estimables qu'on m'assure avoir votre confiance, et qui m'ont confirm ce quot
la renomme m'avait dj appris de vous*
Mais avant d'avoir t honneur de communiquer directement
+
avec Votre Excellence, f ai du prendre les renseignemens les plus certains sur vous et sur tout ce qu'il importe au succs de ma mission de connatre ; et je confesse, avec plaisir, V. E. 3
que tout ce que je sais aujourd'hui a beaucoup ajout mes esprances, et m encourage vous parler avec la franchise d'un, soldat3 et avec l'intrt que ne peuvent se refuser ceux qui on suivi la carrire militaire.
Jj&Roi vertueux qui est enfin rendu la France, ce Roi galement admirable par la fermet et la bont de son caractre P
par F tendue de ses lumiresj et par le i&pri

3
*> tout-prjug illibrai, Louis XVIII a gmi plus que personne- des mesures atroces qui furent employes contre le gnrai Toussaint la paix de 180Z. Ce chef loyal et clair/ avaitt avec la presque totalit des habitans d'Hayti pris les armes e/s faveur de la cause royale. Il t avait soutenue plusieurs annes ,avec nergie, et il avait rtabli l'ordre et les cultures Hayti r > au point le plus tonnant. Mais lorsque l'Europe entire fut courbe sous le joug de Bonaparte, il sentit qu'il fallait se sou-t mettre cet usurpateur reconnu. Aucun des actes du gnral X> Toussaint n'avait annonc V indpendance y cependant Bond* parte, soit pour sacrifier une partie des troupes [iQ immenses h qui F embarrassaient la paix, soit pour s'approprier des trsors
\
>> imaginaires, envoya une arme Saint-Domingue lorsqu'il ne
*> devait y envoyer que des rcompeises*
L'effet de cette barbare expdition futune seconde destruction
de la colonie et la perte du gnral Toussaint.
Le Roi regarderait cette perte irrparable, si Votre Excellence
r> n'avait pas succd la puissance de cet homme clbre ; et cou-* vaincu que vous tes parfaitement instruit de vos vritables
intrts ; et de tout ce qui s'est pass en Europe; certain que la *> bonheur de votre pays, le votre propre clui de votre famille, e
de vos ami s, servira de rgle votre conduite, Un a pas dout que
a? vous n'agissiez avec lui comme Toussaint et agi s'il et vcu.
Je viens donc-, Gnral', par les ordres de cet auguste Sou-> verain vous porter des] paroles de satisfaction et de paix. Et P lorsque du haut du trne le plus brillant de l'Europe il commande
$> une arme de cinq cents- mille hommesil m envoy seul traite^: P avec vous de vos intrts
Nous ne sommes plus au temps de Bonaparte,' tous les souve~ rains de l'Europe s'taient ligus pour faire tomber F usurpateur, tous restent runis, pour assurer la tranquillit de toutes les-

s> [i] Presque toutes ces troupes avaient servi sous Moreau qui elles restaient fc.ibrt attaches ; mais les Gnraux taient pour ia plupart du partide Bonaparte.



IAm
fi os prter leur appui ennemi de tordre et du repos du monde:,
ef est erifi nofesseron
'A
$> terribles ; ainsi tcpitquily aura un point de l'univers o tordre ne sera pas rtabli, les souverains allis ne poseront pa les armes} 4> ils resteront lis pour achever leur grand ouvrage.
Votre
fi
et ils vous attesteront ce que je viens de vous dire*
fidle
grande partie des fc se des forces des ail
amour ci
la France devenue t allie de F Angleterre? Et qui doute que
consomm uvre inft
'A
terre n et pas dclar la guerre la France, et rompu ainsi, par ses immenses /lottes Ici communication entre la France e Saint-Domingue ?
Tout a t prvu dans le trait de paix entre les souverains
Ne
Vot
la conduite que vous devez suivre, et on est convenu que pour remplacer la population d'Hayti, qui 3 dans ce cas, serait tota-lment anantie parles masses de forces quelle attirerait contre.
ifall
; la traite des africains, dans le douh bras attachs la culture, et d'en ft 'tation des anglais*
V II


5
w Il $sb sni "doute inutile d'entrer flans des dtails avec ur* b homme d'un esprit aussi suprieur que Votre Excellence, mais >5 il convient, peut-tre, que ces grandes considrations soient prsentes aux personnes que Votre excellence honore de s&
& confiance? K
Si Talliance des puissances de TEurope a eu pour but le rta* blissement de Tordre et la chute de usurpateur qui le troublait
sans cesse, les augustes monarques qui composent cette alliance, n'ont pas montr pour cela moins d'estime aux dignes supports de la gloire et de indpendance de la France; ces illustres y> militaires qui, pendant 25 ans de calamits nont jamais dsert le posle du pril, et ont sauv leur patrie, et les hor- r.ettrs de la guerre civile, et l'humiliation du dmembrement de la France. Le Roi le phs gnreux et le plus sage du monde le vertueux Louis XVIII, a plus vivement senti qu aucun de ses grands allis les titres qu avaient ces braves la munificence
e
royale, comme la gratitude publique ; ils sont aujourd'hui,
n-H-
combls d honneurs ils jouissent des fortunes immenses et ils bnissent les vnemens qui ont donn leur superbe existence> bi la stabilit que ne pouvait leur donner un usurpateur*
V
Suivez leur exemple, Gnral, proclamez Louis XVIII & Haypi, comme ils l'ont proclam en France, et non-seulement
r
des honneurs et des rcompenses vous seront prsentes, mais ceux que vous dsignerez, recevront des marques de la satis" faction de notre souverain, et de la reconnaissance de notre patrie ; et empire des prjugs qui est dtruit avec F ancien
rgime, ne mettra aucun obstacle ce que les rcompenses Yl soienp gales la grandeur des services rendus au Roi.
x> Sans doute si Bonaparte vous adressait du haut du trne de la v> France 9 les paroles que je vous porte, je vous plaindrais de vous ->-> y livrer. Ses succs en politique taient dus l'art de tromper, sa P perfidie galait la puissance de ses armes, et le gnral Toussaint n'est pas le seul qui en. ait fait la fatale et cruelle exprience^
33


6
53 mais le Roi lgitime de la France, f auguste successeur de tan$
i
33 de souverains illustres, le descendant de St-Louis et d'Henry IVf na sans doute pas besoin des moyens vils d'un Usurpateur;, sa
5 parole royale est sacre autant que sa race est antique et vn^ rable, et tel que un de ses magnanimes anctres, Louis XVIII

a a dit : que si la bonne foi tait bannie de la terre, elle devait s & retrouver dans le cur des Rois.
Ainsi donc ce qu'il vous promettra, Gnral, sera certain et & sera stable,- vous ne pouvez en douter.
; Mais je sens qu'il est peut tre parmi vos gnraux des pet> ^> sonnes qui craignent que les chefs envoys par le roi oubliant* les instructions quils en auront reu, et se laissant influencer parles croles et les migrs ne rtablissent peu peu le rgime 7> des prjugs. Mais croyez-moi, Gnral\ le rgne des prjugs est f> termin pour jamais. Il ne revivra pas plus dans les colonies franaises, qu'en France, et qui peut croire qu'il existe encore dans ce dernier pays? lorsqu' ct des Montmorency,des Rohan? des Prigord, etc. sont assis les Soult, les Suchet, les DessoleS p f> etc. lorsque des hommes d'origine si diffrentes ; mais galement illustre les iihs par leurs hauts faits les autres par ceux de leurs anctres sigent en consquence gaux dans la chambre ^ des Pairs et partagent galement les grandes dignits de l'tat ?,
___ y
p Le Roi qui veut que le bien se prenne partout o il peut se trouver, agira, n'en doutez pas comme les Monarques dEspagne et de. Portugal, qui par des lettres de blanc donnent un individu de quelle couleur, qu il soit ftat d'un individu blanc. Sa puis* satwe royale qui a gal les Ney, les Soult, les Sachet, les- Dessoles, etc. aux Montmorency, aux Rhan etc. par un acte de munificence et d quit auquel toute la France a applaudi peut galement rendre un homme noir ou jaune semblable devant le trne et la loi et dans les habitudes sociales ^ A honnfie le plus blond de la Picardie.
Vousnenous forcerez pas, Gnral, changer en soldats les
rbgres qibe lan, traite dans ce moment la cte d Afrique ; vous


(f y: )
**** nu nous'forcerez-pas user de tous les moyeu s de destructions po's~
# sibles ; cous ne vous exposerez pas voir dserter vos bataillons, qui seront bientt informs que la discipline franaise qui est la >> plus parfaite de l'univers n exige pas la svrit excessive que vous avez si souvent exerce; nous connaissons tous vos moyenss >f de dfenses; quand je dis vous, je veux dire les personnes qui sont sous vos ordres.
Car je vous crois la t te trop saine, un esprit trop clair et
# trop noble, pour ne pas tre satisfait de devenir un grand seignew et un officier gnral, sous cette antique dynastie des Bourbons 0
que la providence semble se plaire, en dpit de tous les calculs, humains, vouloir perptuer sur le trne de notre chre France f vous prfrerez devenir un illustre serviteur dugraudsouveradndes
# franais, au sort plus que prcaire de chef d'esclaves rvolts- Eu
s'il fallait des exemples pour vous engager imitation > voyez les & gnraux Murt et Bernadopte Chef s ou Rois depuis plusieurs >i annes des nations quils ont illustres par les armes des ce/t*
-m
dant noblement des trnes sur lesquels les avaient levs les suites de la rvolution franaise. Voyez-les, dis-je, descendant noble* ment et volontairement de ces trnes, pour devenir de grands et
d'illustres seigneurs, et prfrer des honneurs lgitimes et dura**
bles, pour eux et leur postrit, au titre odieux et prcaire ?> d'usurpateur*
*> Car ne vous faites pas illusion, Gnral, les souverains de l'Eu-h, rope, quoiqu'ils aientfait la paix, ils n'ont pas encore remis Tpe
dans le fourreau ; et sans doute vous n'ignorez pas ce que tout* ^ le monde sait en Europe, quoique la chose ne soit pas encore t- diplomatiquement publique, que le principalrticle du pacte que viennent designer tous les souverains europens, sur leur honneun m royal, est d'unir leurs armes, s'il en est besoin et de se donner & tous les secours ncessaires pour dtruire tous les gouvernement
qui se sontforms par suite de la rvolution franaise j soit eu* P Europe, soit dans le nouveau monde. N'ignorez pas que c'est
i\ Grande-Bretagne qui est le centre et la principale partie^da&s


( 8 )
Wntlon > laquelle il faudra quelques mots plutt o
plus tard, que tout gouvernement se soumette; et que tout gou-
A
V vernement ou chefs qui ne Se soumettront pas, seront faites >y comme des tratres et des brigands : tandis que ceux qui 3 volon* s> tairement et de bonne grce, seront assez raisonnables, et assez y* honntes gens pour adhrer ce principe } en contribuant faire rentrer les peuples qu ils gouvernent sous l'obissance des sou-5> vcrains lgitimes, obtiendront f de ces souverains y une existence &t des lablissemens aussi honorables que durables.
* *> La dernire considration que je prsenterai Wotre Excel-*> lence y c'est la moralit et la loyaut qui caractrisent le Ministre
m actuel de la Marine Tout le monde sait qu'au temps de As* semble constituante^ oh il fut constamment un des plus zls & dfenseurs de la cause du Roi > il insista sur la ncessit et la t justice d'amliorer le sort des noirs et des hommes de couleur & Prononcer le nom de M al ou etcest fappeller ide des plus *-> hautes vertus et de la bonne foi la plus inflexible. Tout ce qui
-
~w se m promis par un tel homme, sera aussi sacr et aussi certain, ^ que si c'tait ( je demande par don de expression ) la Divinit mme qui vous le promettaitf
TVeuiUlez agrer, Gnral 3 les senpimens de haute onsidp\ ration avec lesquels fai Thonneur d'tre s
E VOTRE EXCELLENCE,
\
Le trs-humble et trs-obissant, Serviteur,
Sign le gnral D AU X ION LAVAY SSE.
P> S, Le colonel Mdina9 qui est associ ma mission, doit se rendre auprs de Votre Excellence dont il mrite toute la ^ confiance.
Pour preuve de la loyaut avec laquelle j'agis > je joins ici la copie de la lettre que j'ai adresse au gnral Ptlon : A peine T avais-je crite que je tcfmbai malade t ce qui m empcha d'avoir > ThoTfpur d'crire Vtre Eqcellnce dans le mmv moment >v


9
Copie
Je la Lettre du gnral DAUXION
L AVAY S S E au enral P E T I O N.
Kingston, Jamaque, G Septembre 1S14*
ce
GNRAL,
y Une des personnes qui ont la confiance de Votre Excellence, et avec aquelle le gnral Hodgson eut la bont de m'a boucher Curaao vous a sans doute rendu compte du but de ma mission ainsi que des intentions paternelles et librales de notre roi hen-aim Louis XVHL 35 Vous tes trop clair Gnral et sans doute assez dpassionn pour ne pas concevoir et sentir toute la diffrence qui existe, entre Tordre de chose tabli, la restauration de Louis XVIII et ce qu'on appel 'ancien rgime ainsi que le gouvernement despotique et arbitraire que Bonaparte avait essay d'tablir en France.
^ Tromper pour asservir tait devenu depuis dix*ans, le grand s-fnret, et ^principal mobile de la politique du perfide et haineux usurpateur. Excr du monde entier, abandonn des compagnons de sa gloire militaire le sort de cet Energumne sera il faut l'esprer une
leon pouf-tous, ceux qui exercent un pouvoir illgitime et prcaire ont cependant la tte saine.
r
x> Il n'est pas besoin de grandes connaissances, en droit public pour apercevoir la diffrence qui existe entre la forme constitutionnelle du onvemement de France actuel, et celui qui existait avant 178g. Ce n'est pas ce que les migrs et les rpublicains appelaient une contre rvolution il y a quelques aimes qui a replac les Bout bons sur le trne de France. Les Rois de l'Europe n'ont point fait la guerre au peuple franais, leurs'armes n'ont point fait la conqute de la France. Le gnreux Alexandre et ses allies venus en France pour se venger d'un tyran en dlire., ont t le point de ralliement des franais, Sas depuis 'ion g-temps du. plus extravagant et du plus sanguinaire despotisme.


10
C'est auprs d'Alexandre que se sont rallies les hommes nergiques 9 sages et habiles qui ont Jou les premiers rles durant notre rvolution, Ce sont les Talleyrand Bnvent les Dessoles les Dupont les Marinant, les Ney, les Bournonville etc. etc. qui, aprs avoir travaill pendant plus de vingt ans durant les diverses variations de notre rvolution l'uvre de la libert' et de l'indpendance de la France ont t
2 a gens de notre patrie pour rdifier la monarchie franaise sur les bases d'une constitution libre et reprsentative ; et cette constitution c'est
Louis 5^ VIII qui en est Fauteur et le rdacteur principal ; combien cetie circonstance, Gnral f ne doit-elle pas rendre le nom de son royal auteur prcieux tous les vrais amis de la libert De quelle heureuse augure ne doit-elle pas tre pour nos frres de l'le d'Hayti !
3> Oui Gnral c'est un roi philosophe un nouveau Marc-Aure im nouvel Henry IV qui est assis sur le trne de France ; croyez m'en je ne parle pas le langage de la flatterie mais celui de la vrit celui de mes compatriotes.
Pour bien vous fixer sur l'esprit qui rgne aujourd'hui en France jetez les yeux sur la liste de la chambre des pairs, et des principales autorits de FEtat. L vous verrezxes antiques colonnes corinthiennes 3e la monarchie franaise, les Montmorencys, les Rohan, les Prigords, les La Rochefoucaut, etc. mles ces colonnes hroques d'ordre moderne les Neys, les Suchet 9 les Marmont les Bournonville les alpuet, les Dessoles, les Dupont, etc. les dfenseurs de la gloire et de l'indpendance de notre chre France.
Vous verrez tous ces hommes qui par leurs falens, leur gnie f ear vaillance et leurs vertus se sont illustrs pendant les orages et les-grandes scnes de notre rvolution ; vous les verrez dis-je dignement
acs enire le Roi et le peuple, galement soutiens de la Majest et de ance del couronne, des droits de la nation, et de la libert publique
9
3* Lisez la charte constitutionnelle et les actes du gouvernement actuel
* h '
vous verrez qu'au mpris des criailleries et des absurdits des partisans
veugles o intresss de l'ancien rgime tout ce que la rvolution a uit de bien de principes libraux compatibles avec nos habitudes
chiques a t religieusement conserv.


( 11
J
Rflchissez bien sur ces choses et difes vous je vous eh prie,
Gnral, Louis XV1T est un Roi philosophe qui fut avant et au commencement de la rvolution un des plus zls dfenseurs de la libert publique : les grands magistrats, les gnraux qui l'entourent, sont presque tous les enfans de la rvolution, consquemment les ennemis des anciens abus et des anciens prjugs.,.. Ces hommes se sont levs par la rvolution l'gal des premires familles de France Et nous ; comme eux, levs par les orages de la mme rvolution, et par les mmes causes, nous resterions dans l'avilissement...... Gela n'est
pas possible r>.
Dites-vous aussi : Bonaparte fut un despote perfide et cruel, qui n'employait gure en politique que des agens aussi immoraux et aussi perfides que lui mieux eut valu combattre jusques dans nos derniers retranchemens que de ne jamais faire aucun trait avec ce Corse qui ne respecta jamais ses promesses : mais Louis XVIII est un souverain lgitime1, le descendant de 'Saint-Louis et de Henry IV. Il n'emploie pour traiter avec nous que des hommes d'honneur des hommes sans prjugs peut-tre des hommes qui, sous un autre gouvernement, ont dfendu notre cause dans leurs crits, ou leurs discours... Ils n'couteront pas la voix d'hommes aveugls par leurs prjugs ou aigris par leurs malheurs, ...Il est le pre et l'arbitre commun de tous ses sujets... Prenons confiance en ce roi gnreux loyal, clair il nous fera partager les droits de sujets et de citoyens franais ce qui certes est prfrable au sort d'tre trait comme des sauvages mal faisans, ou traqus comme des
ngres marrons .
Faites ces rflexions, ce monologue Gnral; pntrez-en les ommes raisonnables qui mritent votre confiance et vous mriterez les marques les plus honorables de la satisfaction de votre souverain et la reconnaissance de votre patrie et des habitans d'Hayti que nous ne pouvons cesser de considrer comme franais.
Vous avez trop d'esprit, la tte trop saine, Gnral, vous connaisses trop bien la France pour prendre ce langage pour celui de ia faibless a faiblesse menace; l'homme fort et puissant frappe et crase lorsque
loti mconnat et que l'on ddaigne sa gnrosit.
Je suis etc.
Sign D AUXION LAVAYSSE,
Pour copie conforme,
DAUXION LAVA S" S S E.


12
Aprs, S. JE. a la au conseil le pamphlet d'un nomm H, Henry 9
imprim la Jamaque ayant pour titre : Considrations offertes aux
Habitans de Saint Domjngu e, sur leur sort actuel et sur le sort prsum qui les attend*
Ces lectures termines, Sa Majest a dit :
Je laisse la sagesse du Conseil gnral del Nation, de prendre les mesures et les rsolutions qu'il croira convenables pour le salut de notre pays.
3> Le rsultat de ses dlibrations toute fois qu'il ne compromettra point notre honneur et les intrts du peuple haytien sera la rgle invariable de noire conduite .
Sa Majest s'est retire aux mmes acclamations de Vive le Roi !
Le conseil s'est alors constitu sous la prsidence de S. A. S. Mr le prince du Limbe ministre de la guerre et de la marine de S. E. M1* le comte de la Taste, ministre des finances et de l'intrieur vice-prsident.
S. E, M. le comte d'Ennery, lieutenant gnra! et M. le baron de
Dessalnes major gnral secrtaire gnral du dpartement de la guerre, ont t nomms secrtaires,
Le Conseil gnral de la Nation dlibrant a l'unanimit, a dcid
j+
qu'il serait rdig, sance tenante, une Adresse au Roi, pour voter des vemercmens Sa Majest, sur l'honneur qu'EHe lui a fait de mettre sa dlibration, les communications importantes qu'elle lui a donn, manifeste S$ Majest les sentimens qui animent le conseil et la rsolution qu'elle a prise.
Aprs la rdaction S. A. S. Mr !e prince du Limbe prsident, a njmonc au conseil que l'adresse tait rdige que lecture en allait jBtre donne ; ce que S. E. M, le comte d\Ennery secrtaire s'et empress de faire.


i3
U
E,
f
C'est en vain que Ton chercherait dans les annales des nations l'exemple d'une ouverture de paix entrepris sous de plus affreux auspices, et accompagn de circonstances aussi dshonorantes que celle entame par le gnral franais Dauxion Lavaysse, au nom et Gomme agent de Sa Majest Louis XVIIL
Les peuples, les souverains les individus mme en particulier ft ont des droits qui sont respects parmi les nations les plus barbares ; t il n'est point permis qui que ce soit de les enfreindre; mais si les liommes en gnral sont convenus de respecter ces droits consacrs
par l'usage et l'honntet publics, combien plus forte raison, est-il odieux que l'envoy d'un roi, d'un peuple clair, ait os violer ouvertement ces droits sacrs ?
Quoi
quand
opprimer les peuples, en leur imposant le joug de la tyrannie, ont employ des moyens perfides et ont couvert de quelques prtextes spcieux leurs criminelles entreprises ( parce qu'ils n'osaient viole ouvertement ces droits des peuples ) ; mais l'envoy du roi des franais a tout viol impudemment; il a fait la plus cruelle injure qu'il soit possible de faire un peuple libre en lui proposant cette abominable alternative d'opter entre l'esclavage et la mort. A qui ce vil Agent ose-t-il s'adresser pour manifester les intentions atroces de son gouvernement? C'est "Votre Majest au vainqueur des franais, au dfenseur de la libert et de l'indpendance A vous, Sire, qui avez consacr votre vie
entire an maintien et la dfense des droits indestructibles et ternels
D


de l'homme votre Majest qui a toujours eu pour rgle de sa conduite et de ses actions, l'honneur et la gloire du peuple haytien On ose vous* proposer de descendre d'un trne o vous avez t plac par l'amour et la gratitude de vos concitoyens O comble d'audace et d'infamie Ou ose souponner votre grande me d'une insigne perfidie !... A qui ose-t-oa parler de matre et d'esclave ? A nous* un peuple libre et indpendant; des guerriers couverts de nobles cicatrices gagnes au champ d'honneur qui ont dtruit jusqnes dans ses dernires racines l'arbre antique des prjugs et de l'esclavage ; ces guerriers qui dans mille combats on fait mordre la poussire ees barbares colons dont les restes chapp, notre juste vengeance osent encore parler de rasseoir ici leur rgime abhorr que nous avons proscrit jamais! Non, jamais il n'existera de matre ni d'esclave Hayti t
Voire Majest se serait-elle attendue un tel excs d'indignit de la part d'un souverain que la renomme s'est plu nous prsente-comme un roi sage, bon et vertueux, instruit l'cole de l'adversit, ennemi des prjugs illibraux, enfin juste et humain ? Que la renomms Est mensongre, Sire, s'il faut comparer les effets avec ce qu'elle devance tant de fois? La premire Ouverture de paix, les premires paroles de conciliation qui nous sont adresses au nom de ce prince dont nous nous tions forms une s grande ide sont des insultes des outrages sariglans ; on ose proposer des hommes libres depuis vingt cinq ans, qui ont encore les armes la main de les dposer pour reprendre les chanes de l'ignominie et d'un barbare esclavage En nous insinuant ees horreurs, on les couvre du prtexte spcieux de paroles de pabe et de rconciliation On enveloppe, le poignard de la trahison et de la perfidie sous le manteau honorable et sduisant des sentimens libraux de justice et d'humanit du monarque des franais noire gard Mais soudain ce vil agent, ce monstre anlropophage changeant de langage prenant le ton et le caractre atroce de son odieuse mission nous menace d'anantir notre race, et de la subsistuer par une autre Quelle justice quelle libralit quelle humanit !
A cette dernire dmarche des franais, Sire, tout ne nous dmon* fre-t-il pas que la cause des haytiens est spare de celle des autres peuples?


( i.S
En effet quel peuple quel souverain aurait-on os proposer des conditions aussi viles que dshonorantes ? Ils nous mprisent, ils nous croyent stupides u point de supposer que nous sommes privs mme de cet instinct, qu'ont les animaux pour leur propre conservation ; quel dlire quel excs d'audace d'oser nous proposer de nous livrer aux franais, e nous soumettre leur odieuse domination Serait-ce pour les bienfaits que nous en avons reu que nous reprendrions les chanes de la servitude? Serait-ce pour un souverain qui nous es tout fait tranger, que nous ne connaissons pas, qui n'a jamais rien fait pour nous au nom duquel on vient nous outrager que nous irions changer de matre? Serait-ce enfin pour tre de nouveau livrs aux tortures et aux chiens dvorer que nous renoncerions au fruit de vingt-cinq ans de combats et de sang rpandu ? Qu'avons-nous donc encore de commun avec ce peuple? N'avons-nous pas bris tous les liens qui pouvaient nous unir lui ? Nous avons chang de nom, de vie, do
t
murs, notis ne ressemblons en rien aux franais ; ce peuple qu n'a cess de nous perscuter et que nous abhorrons. Pourquoi dono notre sort serait-il d'tre condamn gmir sous sa lyrannque oppression ? Ces barbares, ils osent nous mpriser Ils croyent que nous sommes
indignes des bienfaits de la libert et de l'indpendance Ils croyent que nous ne sommes pas susceptibles de ces sentimens sublimes, de ces* lans gnreux qui forment les hros et rendent les hommes matres de leurs destines ; ils le croyent mais ils se trompent l qu'ils connaissent bien peu la magnanimit, l'nergie et le courage de ce peuple qu'ils osent outrager Nous voulons tre libres et indpendans,. et nous le serons en dpit des tyrans 1
Ah Si jamais notre cause est se'pare de celle des autres peuples si Ton se croit en droit de nous menacer, de nous insulter, de nous rayev du nombre des vivansjsi l'injustice prvauj sur l'quit dans ce sicle de lumires; si nos tyrans enfin parvenaient triompher de nous du moin$r que la gloire du peuple haytien n'ait rien qui puisse l'galer dans les-annales des nations! Oui, nous y souscrivons, plutt que de renoncer la libert et l'indpendance, que notre race entire soye extermine Nous y souscrivons r mais avant que le franais poisse asseoir ici sa puissance ,


i6
qu'Hayti devienne un vaste dsert, que nos villes, nos manu Factures, nos maisons soyentla proie des flammes; que chacun de nous multiplie ses forces, redouble son nergie et son courage, en immolant dans notre juste fureur des milliers de ces tigres altrs de notre sang. QuHaytine reprsente qu'un monceau de ruines, que les regards effrays
ne rencontrent que l'aspect cle la mort, de la destruction et de la ven-
j'i
geance Que la postrit dise, en voyant ces dbris : Ici il existait un peuple libre et gnreux, des tyrans ont voulu lui ravir sa libert, il a prfr cesser d'exister]... La postrit applaudira cet acte de magnanimit. H quel est le mortel assez peu gnreux qui nous refuserait son admiration son estime et ses vux ?
Dans les guerres politiques, entre tats polics, les armes combattent et les peuples vivent en paix ; mais daas une guerre d'extermination comme celle dont on ose nous menacer lorsqu'il s'agit de dfendre ses foyers les tombeaux de ses pres, sa libert et son indpendance, Quedis-je?son existence, celle de ses femmes et de ses enfans; la guerre est d'homme homme ; les femmes les adolescens sont en guerre ; fout est en armes ; tout le mal que nous pourrons faire notre
il
ennemi est un devoir sacr ; tous les moyens de destruction nous seront lgitimes ; nous ferons revivre ces exemples terribles de l'exaspration des peuples qui ont pouvant la terre !
La postrit en frmira d'horreur ; mais loin de nous blmer,
elle ne les imputera qu' la perversit du sicle, aux tyrans tala
ncessit ......... Mas non cela ne sera pas, cela est
impossible Hayti est invincible, et la justice de sa cause la fera triompher*
de tous les obstacles Non, jamais cette excrable entreprise aura lieu, il
y va de l'honneur, de la gloire des souverains et des peuples de l'Europe ;
et la Grande-Bretagne, cette libratrice du monde, empchera une
pareille abomination !
Sire, l'insulte faite au peuple hayten pt son souverain, l'outrage
particulier fait l'auguste personne de Votre Majest, rjaillit sur nous
i
individuellement et sur la nation entire ; dans notre juste indignation s'il nons tait possible 9 la vengeance et gal l'offense.
Le


17
Le Conseil pntr des grandes choses que Votre Majest a faites pour le bonheur et la gloire du peuple haytien a l'honneur de prsenter Votre Majest au nom de ce peuple brave et gnreux sa rsolution de vivre libre et indpendant ou mourir et de tmoigner ses sentimens ie dvouement de fidlit et de reconnaissance l'auguste personne de Votre Majest et de la Famille royale ; vingt-cinq ans d'exprienc-et de services rendus au peuple haytien sont les srs garans que le bonheur et la flicit de Votre Majest sont intimement lis au salu de tous. Notre premier mouvement est donc de crier aux armes et ie second de porter nos regards sur Votre Majest qui le peuple a confi sa destine; nous vous offrons unanimement, Sire nos armes nos vies, nos biens pour le service de Votre Majest f de notre patrie de notre libert et de notre indpendance ; et nous renouvelions au pied de votre trne, ce serment sacr : Obissance aux Constitutions
du Royaume et fidlit au Roi !
.TJ ^m'
Le conseil a accueilli cette adresse aux acclamations de Vive le Roi Vive la Libert Indpendance ou la Mort A l'instant tous les
aiembres se sont empresss de se porter au bureau pour y apposer ieurs signatures.
Signs Leurs Altesses Royales, prince Noele prince Jean. Son Altesse Srnissime prince de Saint Marc. Leurs Grces duc de l'Anse duc' de Fort-Royal duc de FArtibonite duc de l'Avanc duc de la Marmelade duc du Dondon. Leurs Excellences les comtes de Yalire d'Ouanaminthe t de Laxavon, de Cahos deLimonade, duTrou, de Saint-Louis, du Terrier-Rouge du Gros-Morne, de Logane, de Richeplaine de Terre-Neuve de Thilorier,. de Mont-Rous. Les marchaux de camps, de Barthlmy Choisy, de Jean Josephg de L. Frgs, de Faraud ,de Dville, de Chevallier, de Raymond, de Joseph Jrme?
Les barons de Thabares de Henry Proix de Sicard de Dossou de Ferrier, de Bastien Fabien, de Cadet Antoine de P. Poux de C. Cap, de Eottex de Lo, de Montpoint, cle Dupuy deBliard, de Stanislas Latortue de Joseph Latorlue 9 rie P. A. Charrier, de J.B. Petit, de Delon, de Yastey, de J. Dessaliiies, de Lucas.
Les chevaliers de Lacroix, de Biaise de C. Leconte de C. Ptigny, de Dformes, de Przeau de Dupin.
U
Les colonels, de David, de Diacou deProphile, de Laurent Dsir, de Dagobert^ de P. Apollon, de P. Franois, d'Andr Le jeune Yincent Louis, de Grandmaison,
E


( 18 )
ce Hoban Ignace, de J. L. Louis, P. Paul Colin de P. Apollon de Dsobly^ de R. Sembl de T. Gabriel, de J. P. J.Baptiste, de Fidle, de Samson, de J.Gsairef de S. L. Alexandre,de Frontis, Lubin, de Yillarceux, L.Poux Jannitte ,Dariiel Carr* Les lieutenans colonels, d'Antoine Paul, Bien-aim Guillaume, Lubin, C. Augustin,
t
Leone!, de Jumeau, Christophe, de P. Hardy, Titus, de Fidle Franois, de Prophte* de Ste Fleur, de Marc fils, de Nord Alexis, deBelair, Prophte Augustin, Isidore, tic Csar Mineur de Manuel, d'Etienne Bazile deGuillemote G. Lafricain, Ulysse Ambrose Henry, Jante, deCorasrru'n,Gatabois, Joseph Bion, E. Guillaume, Crepin >. de Paul, Flix, Bardette, J.B.Gabriel ,dejyiichaux,Georges Franois, C.Duliard ,
Dossou,ChevrauLapointe, AntoineDouet, Monrose, Bernard,Franois,de Gourgues, Waret, de Titon Cleslin, Joachim, Svre, Boraux, Julien Pierre, Thoby,Phiiipe BigaiIle,deDamis,de Paul, d'Azor Elise, de Tinrent, Protte de Colas, A. Faraud, M. La fleur, L. Voltaire, d'Adonis ,Eustache de Paul, de Janvier, d'Etienne, Denis % Rn, de Janite, Abrican, Flix, J. P. c olin, de Bernard, Dauphin ,cle Silvain Pierre p Jean-Louis, de Georges, de Pierre, de Jacquet, de P. Philippe, de Jacques, de Nol, Eugne, de P. Charles, d'Honor Andr, de J.F. Champain, de Baine> Mouscardy.
Les officiers de l'administration, G.Dmangles, Diaquoy, AciilIe,Mnard ,Darmey5 Auguste jeune T. Gurinet, N Gaulard > Brvoltaire Gailo Biraine Dufresne > C. Warloppe.
Les conseillers, B.emoine, Hector, Mancelle,Gusot, Aurignac, Dubois, Jonka, Filiatre Sommereux, Bayron Heuraux an, P. Martin, Sangosse T. Domg^ P. Joseph Ulysse, J. Blain, Pierre Louis, SanonDraque, Penet, Tilton.
Les lieutenans djuges, Jacques Lallemand, Corasmin, A. Tollo, Eustache Aramy7 Mardy, J. Dville J. P. Jeanot, J. Grgoire J, B. Dessalnes, Robert, Grandjean 3.F. Danfour, Marcpre, Guillaume Joseph jj. P. Antoine, Thomas Pierre, T. Gilbert, PasteurBrisson Paul Rousseau JeanRemy J. Gaulard Michel Bess Louis Fierre^ Christophe Baptiste, Joseph ? Arnaclis J. B.Tony, JeanLavigne : Sui\e un grande nombre de signatures.
t
S. E. Mr le comte de a Taste vice-prsident proposa de nomme? une dpulaion pour apporter aux* pieds du Roi notre trs-auguste et h:s-grcieux Souverain l'adresse et la rsolution du conseil.
S. A. S. Mr le prince de Saint-Marc, Sa Grce Mr le duc de la Marmelade S. E. M. le comte cPEnnery, furent chargs de ce message.
La dputalion de retour, S. A. S. Mr le prince de Saint-Marc annona au conseil que Sa Majest avait accueilli favorablement l'adresse, e quelle allait se rendre en personne au conseil pour lui manifester* ds vive voix, ses sentiment


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M
au conseil l'arrive de Sa Majest; tous les membres se lvent Sa Majest debout, sur son trne a dit :
H A Y T I E N S !
-55 Vos sentimens votre gnreuse rsolution, sont dignes de Notisj Votre Roi sera toujours digne de Vous !
Notre indignation est son comble qu'Hayti, ds cet instant, ne soit qu'un vaste camp ; prparons-nous combattre ces tyrans, qui noua menacent de fers, de l'esclavage et la mort.
Haytiens l'univers entier a les yeux fixs sur nous ; notre conduite doit confondre nos dtracteurs et justifier l'opinion que les philantropes conoivent de nous. Rallions-nous n'ayons qu'un seul et mme vu 9 celui d'exterminer nos tyrans ; du concours unanime de notre union do-nos efforts, dpendra le prompt succs de notre cause. Donnons la postrit un grand acte de courage; combattons avec gloire; soyons effacs du rang des peuples plutt que de renoncer la libert et a l'indpendance. Roi nous saurons vivre et mourir en Roi; vous nous verrez*
toujours votre tte, partager vos prils et vos dangers. S'il arrivait que
ious cessassions d'tre, avant d'avoir consolid vos droits ressouvenez-vous de nos actions ; et si nos tyrans parvenaient mettre en danger votre libert et votre indpendance j exhumez mes os, ils vous guideront encore la victoire et vous feront triompher de nos implacables el ternels ennemis
Les cris mille fois rpts de Vive le Roi Vive le Prince Royal Vive l Indpendance Libert ou la Mort Guerre 'mort au.v Tyrans ont retenti dans l'enceinte de la salle et ont t rpts dans les avenues du conseil, par le concours du peuple et des troupes.
Sa Majest vivement mue, s'est rtire ; le Conseil l'a accompagn dans sotL palais au cris de Vive Henry Vive Indpendance 1 Viva le Dfenseur de la Libert !
La sance a t leve trois heures de l'aprs-midi et renvoye an lendemain sept heures*


0
Le vingt deuxime jour d mois d'Octobre des annes susdites^
sept heures du malin. Les membres du conseil runis ,
La sance a t ouverte^ux acclamations de Vive le Roi !
S. E. M. le comte d'Ennery donna lecture du procs verbal de In sance du jour d'hier, dont la rdaction a t unanimement approuv r>ar le conseil.
S. A. S. Mr le prince de Saint-Marc a demand que lecture soir lonne au Conseil des diffrens paragraphes de l'Ouvrage de M. Malouet, ninislre de S. M. Louis XVIII, concernant les vues de ce ministre sur e peuple haytien tant convaincu que ledit Malouet poursuit maintenant excution du plan qu'il avait alors propos. Cette demande ayant t iccneillie, S E. M. le comte d'Ennery a donn lecture des diffrens iaragraphes dont s'agit, lesquels sont consigns dans le IVe Volume les Collections de Mmoires sur les Colonies, et particulirement ur Saint-Domingue^ publi en l'an X, rpondant 1802.
Pendant cette lecture, des monvemens d'indignation se sont faits emarquer dans l'assemble.
S. E. M. le comte de Richeplaine a demand que le procs verbal des lances du Conseil gnral de la Nation l'adresse et la rsolution prise aient rendus publics par la voie de l'impression. Cette demande
t adopte.
Le prsident a lev la sance aux acclamations de Vive le Roit Tive la Libert l Vive Indpendance !
3?ait et pass en conseil, les jours, mois et an que dessus.
Prince du LIMBE, prsident.
Comte de la Taste vice-prsident.
Comte u'Ennery et baron de DesSalines, secrtaires.
lu Cap-Henry, chez P. Roux, imprimeur du R ok


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..)_-.0.-,:::'I1 1.,.T .#,., INDEPENDAN'CE .. LIBERTE E'IR.OYAUME? D'HAYT [, -----_ ___.-1 _.,_...,_, -_. P'RO, EERBAL,DesSeancesduConseil general delaNarion.IeEJ0 U RD' FI U T, vingt-uniemedumoisd'Octobre,mil hUlt Icent;quatorze,l'an onzifnne del'independanced'Hayti, et la qualrieme dll l'egne de Sa Majesle. Lesgl'ands Dignilaires lesOmeiers civils, administratifs et militairesdurQyaume,extl'aOrdi11airementconvoquesencODseil general de Ia. Nation,en vertu d'ordredeSaMajesle,aupalais du ConseilciSans. Souei ,a reffetdeprendre 'Connaissance des pieces qu'UplairailauRoi. ;notre Ires-auguste et Souveraindemettre a leur deliberation.. Lesdils officiers,engrande leDue ont ete introduits et placesSelOl} Jemsl'allgs par M. IebarondeSicard, gl'andmaitre des ceremonies. Sa ]\'1ajeste ,11oll'etres-al1gusteet tres:grllcieuxSouveraill, estapparueayant a sagaucheS.A.R.MonseigneUL' Ie PrinceRoyal, et precedee, des gl'ands officiel's de la conronne.Lesacclamalions de,f7ive IeRoi! Vive IePrince ROJ'al !se sont' fait entendre. SaMajeste placee sur sontrone,a prononce Ie discours suivant.; (cRAYTIENS! : NonsVOllSaVOl1Sfait assembler et eonvoqner en Conseil generalde laNation, pOUl'vous donner connaiss,a nce des Lettres et Papiers qne1ll0US avolls du gemh'al:pauxionLavaysse,envoyeSa lVlajesleLOUISXVIII. .:Haytiens medilez ces ecrits aveccalmeet.sagesse, tel qu'ilconvient des hornmes libres quiont conguis leur inuependallceau El.'ix. deI \.A

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(2) lellrsang.J\Tetliie;z-les telqu'it convientenfinlides manclatait'esqui l'P!Jresentent lanation,et qui, encelte qualite, Ollt itprononcersm' leucsort et lesintel'ets le5pluschersdeleurs concilOyens !S.E.MrIecomte deLimonade. SeCl'etait'e d'etat, lVlinistredes affail'esetl'atlgel'es IadOlltle lecturedespieces ci-apres : Leure du general DauxionLavaysse ..c1atee. de Kingston Ie Ie :.11 Oclohre18r4.pot'tant pOUI' suscriptioll:AS.E.le ,lJ'eneral HENRYCHRISl'OPHE, CluJsupremeclaGOltvemclJul,lltdu,NorcZd<.fHaJ'ti,) ainsi COIJ9ll0 : ,!;, FousCtes informe de la mission importante aontlatrtf.,; l'lwllnellr d'etrechargeaupresde V.E., et ellarril'ontici mon}) intention etaitdem' adresser simllltamfment(1T/. E.et at!>-,.,)gelZt}ral Petion,.carfenesuispas l'e/Utyl'ollS ne tignorezpas.J comme messagerde discordc)maiscommeIe precursellr de la" paixetdelareconciliation .. Peu 'fIe fours apres mon arril'ee iei)jepayaiIetribut aUr elimat,ainsi que moncompagnon devoyage M.Dral'eman, ef; je n'aitToul'eieiqu'un selll/zommeen quilayeplt placer ma conjiance) pOitrm/ aider desa plumecomme secreta ire .)} Cependant I ai communique al'ecdespersonnes estimablcs1z/Oil7lZ' assure alloiT l'otre cO!7fiance)et quim:ontcOllfirmecequolarenommeein' arait deFt apprisde FOUS. ,)Ma'isal'antd'avoi,.tltO/meur de communiqueI'directemenl(H.l1\'ec VotreExcellence)ftIi d/t prendrelesrenseignemensles :} pluscertainssurrousetsurloutee qu'il importe all succes de ma mission deconna/irejet je confcsse, avecplaisir,.av. E. 7,.)que toutce que jesais aujollTd'lmi) abeaucoup ajoutea llles esperances,etTn'encourage aVOltS parler avec lafranc1dse d'll/Ii ;>soldat, et avec I interetquenepel/Vellt se rifuscr ceux quiOil!; SUil'i lacarriere militaire ..)}Le'Roil'ertueuxqni estenfinrendit alaFra/lce, 00 .})egale711entadmirable par lafcrmeteet Ia bontd desoncaractere, parl'dtcru!uc descs lumieres,) etparIe 'In'ilprofe'ssePOu..,f.

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-3 ( ) l,.toutprejugeilliberal) LouisXVIII agem i plusqueperSOf1:fZe.,.,des mesw:es(ltroces qui furent employees contreIe BI!ruirai)) Toussaint ala paixde1802.Ce cht!:lo)'al et eclaire/tzI'aitr(!I'ec lapresquetotalitedes ltabitans d'Hayti, prisles a1'll1CSelt.,}ftzlJeur de la causeroyale.11 rm'aitsoutenuepltJ.Sieursal'llu!e:;" ,(ll'ecenergie, et if{waitretablil'ord/e etles cultw::es(l aupointIeplusetonnant. Mais.lorsqueI'Eul'opeentierefut)'courbeeSOltS Ie jougde Bonaparte,iZ selltitqi/illallaitsesou-,HmeUrea cet reconnu. Aucun desactes elltgeneralt' TOltssaint n'al'aiIJannoncetindependance) cependantBona parte)soitpoursacrifierune'partie des troupes[I]immenses qui-l' embarrassaient (tlapaix) soitpours' approprier destrewr$."" imaginaires)enFoya unearmeeaSaint-Dominguelorsqtt'if n6'S,deFaity envoy-erque des recompenses. L'ef/et decettebarbareexpeditionfutunesecondedestructiorlJ ,> deIacolonieetfaperte tiltgeneral Toussaint. Le Roi regarderait cette perte irreparable) siVotre Excellencen'avait pas succede;, ia puiss-allcede cet hommecelebre: et. COIlI'aincuqueFOllStiles parfaitementinstmitde redtable:;interets,. et detout ce qui s' estpasseenEUTOpf!;certainque10bon!wurde I'olre pays)IeI'otre propre) ct:lui de l'otrejamille)et>"61e I'OS amis,sen:irB de regieavol:re Gonduite)iln' apasdoutequeVOltSn'agissiezaveclui commeToussaint et15agi s'il elitVeCll.D Ie l'iensdollc)General,par lesordresde eetllll{Juste .sou('erail;,) VOliS porter.des:parolesdesatiifaetion etdepaix. Etlors-quedl{hautdntrone Ieplusbrillantdel'Europeil commande:;1'a une annee de einfj cents, lnille hommes} it 111-' elll'oye seuZ traiter.'avecFOUS deI'OS interets.H' Nousne SOfl],mes plus au temps de.!Jonaparte1 tousres. SOlll'e.. ,) rainsde l' Europe s)elaientliguespourjaire tomberl'usurpalenr, '>,1;01l srestent reullis)pour assurerla tranquillite detoutesles I [11Presque toutes cestroupesayaient servi sousMoreau, a' qui elies restaien t..foi'tattac!lces;111ai.s les GeneraJ,lxetaient IJourIa pluIJart dn IJarticle lilonarilrte.

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,,partiesdu;ru)ncle.J!fJm-1ScemomeltttAnglete1'rel'uttir!iti 1500lielles d'elle, les !itats-Unis def ATfu!rilflte,quiat'aient,1>osd ppeter leltr appui a f ennemide l' ordreetducreposdu monde:. ,:>dejalacapilalede cenOlwelempire aetdlivree(lu,']) flammes,.l) deja son chefesten juile,'ce neseraquelorsquecesnzeme$ Etats-Unis professeront lesprincipesdes sou(Jerains deI'Europe. que I'Angleterl'e ccssera11e les, eoraser dupoidsdeses (Jengeances terribles : Qinsi t{fnt qu: it yaura unpoint del'universOU rordre neserapas rlitabli, les JOlwcl'aiflS allies neposeront pas les armes,'J.>its restel'Ollt lies pOllr acllever leur grandouvrage.)) Si (JOll"Sddutez de cette"erite,General,queVotreE,rcellencc fasseconsulter pa,r ses agens, fesdispositionsdel'Angleterre jadislennemie defaPnmce, aujourd'}uti SOllplusjirleleallidi}) etils vous attestoront, ce que 1'e (Jiens de vousdil'e..))Gdneral, siBonaparte, allCCunegrande partie des forcesde fa p'rancc, a succombd SOltSla mq.sse desforeesdes allies,. qui. .,) pellt aujoltrcl'hui resister a ia Pranoe lmie a I'Europe entiere; laFrance delJenue r alliee defAngletel're?Et quidonte,:.) Bonaparte n' rapidement 6OnSOmme l'mu('re infemalede .)) destruction qlt'ilq.(Jaitcommenpden 1802, sien 1803,lAngle,H terre n'ellt pas deelard la guerrea la Pranc.fJ, etrompu ainsi, par -.}) sesimmensesflottes, facOTn17lunicatiOlzenlreLaPranceat.ojSaint-Domingue?.) Touta eteprevu dansIe traiM de entreles sourerain$del'Eumpe. Neconnaissant pas lasagesseatles principe8 de YotreExcellence,on awppose Iecommercedefatraitedes ofrica ins,dansIe double bub de ramplacer las bras atlacllesalacultureJetd'enformerdl.ls.soM'tI./;s.Jo.l'imitatiolJ,t4tsanglais.. II

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I I ( 5) ,:11estsailSClOZll'e"inutile d'entrer nons'des {letails("wec1I19; ;, lzomme auk espritaussi superieurfluePolre Excellence) )i1 convient I peutetre quecesgrandesconsiderationssoient )presenteesauxpersonne.squeVol1'e EclJcellence honorede S6tcoi7fit;lnce:.\l'alliancedespuissancesdel' Europe a eu. pourbutIe retablls-sement derordre la chutede l'usurpato,urqui Ietroub/ait sans los t'wgustes llwnarqucs flui cOTl?posent cettealliance, ,,. n'ontpas montre pourcelamoinsd'estime ClUXdi{JIZes supports de la gloireetde l'intMpendanoe de la Franco)' ,i ces illustres mUitaires qu.i.. pendant 25 ansde calamites,n' ontjamai $cleserte 1eposte duperil, eGont Salwea leur patrieeeles IlOr Hreurs dela guerie cil'ilel'lzumiliation dudemembrel7lcnt de la.France.LeRoiIe plusgem!reux etIe plussagedll> monde, 1e vertueu.1:; Louis XVII I, a plus (Jivement senti flU'aucun de SCI; )grands allies lestitres qzlavaient ces braves fa munijice!lreroyale)commfJa 1a gratitude [Jublique,. itssontaujollrd'lwi combles d'lzo!zneurs Usjouissentdesfortunesimmenses et u:;bdnissent les el'enemensqui ont donne21: leursuperbe exis.tence., ia stab.iliteque 11e pOlll'ait leurdonnerun usurpatelll-.SuilJez leur Geiu!ral proclamez LOllisX]7II1Hayti)comme ils Z'ontproclame enFrance et non-seulemene:>,des lwnneursetdes recompensesl'OUS seront pres.entees) 11lais. 'Hceu,xquereceFront des marques delasatisfaction de notre sOllverain etdela recOlzn(lissance denotre H patrie,.et l'empipe des prdjugdsfJui est detruitarec['ancienregime,1l6 meUra aucur" obstacle ,i,cefine lesrecompenses >tsoien!e...fJalecstt la grtUZdeuT des sen'icesrenelus az"Rol. SansdOl/tesiBonaparte FOltS adressait dl& lwut datrone dela"Fl'ance, les paroles quejevous porte je lJOUS plaindraisde ('OUS" Y livrer. Sessucees,en etaientdus a l'art desa)' Jlclfldie e.!Jalait lapuissance de ses et Ie genera.! Toussaint )n' estpasIe seulquien. aitfait 7a fataleetcmelle experience..: B

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(6) "mats Ie Boilegitimeere la France} tauguste aetan'))'de sOUl'erainsil/ustres, Iedescendantde St-Louis etd'Henry IP'f,,," n'asans doutepasbesoin des moyen,sd'uw'usurpat:eu1':}sa:parole royaleest sacn!e autant qlte sa race est antiqueetw!ne-,)) rable,ettel que luneIe ses'magnanimesancetres,LouisXPIIp,'::!:l'a lit: que siIabonne foietait banniedela terre} clle detJaitse:,)retrolu'er dansIe cmup desRois. ,) A insi done ce qit'i1VOltS promettra, GemJral} sera certain et;-. sera stable, lJOUS ne poltvez endouter. .,',;I) Maisjesens ql/if estpeutetre parmi lJO:rgemJraux des pel....." sonnes qui craignent que les clufsenvoyes parIeroi Joub/ianl; 'lesinstructions qu'ils en rer;u, etselaissant inflltenCerpparlescrt!oles etles emigresJ neretablissent pel&a peuIe regime'"iles prejugfis. Mais croye,Z-moi,General,leregne des prejuges est }> termimJpourjamais. II ne revicJra pasplusdansles colonies .,> franraises} qu' enFrance}et qui peutcroire qu'il existeencore, danscedernierpays?lorsqu: acotedes Montmorel]/cy} des Rohan"'desPerigord} etc.sontassis les SouIt} les Sltchet" les '>etc.lorsquelzomrnes d'originesidifferentes ,maisegalement,})illll>Stre'les'uh;,,,parleurslzautS faits" les azttres parcellX dft,) leursancetres" siegenli en consequenceegauxdans la clzambre :\): des Pairs, et partagentegalemerll les grazules lignites del' etat?:" LeRoi quiVelttque Iebiense 'prenne partout Ol}, itpeutse trouper,,',agiro"n'en doutezpas"commelesMonarquesd'Espagneet de.,.,) Portugal, qui" pardeslettresdeblanc,doltnent aW7,;incliFidll' ',)dequeUecouleur"qu'il soit l'ebattluninclividu blanc. Sa puis.sancel'oyalequiaegale lcs NeJ'} les Soult"les $ucltet,les.J> Dessoles, etc.auxMontmorency, ou.'vRohan" etc.par un acte )" de munificence et d'equite auquel tOut8 fa France aapplalldi peut egalqnent rendreunlzomme noir Oltjaune semblable ,,.[lfJ,Jant Ie trone etla loi etdansleshabitudessociales ;)It'.'>l'lwmrhe Ieplusblond ile laPicardie. '>rousne nousjorcerezpas" GcmJral"a changerensoldotsles J7J:gl'csqlIJCtarttraiteilanscomomenta la coted'.dfriqLZe /

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), / .H,z!tfJnOlis'fOl'cetIJ;z.pasauser'de tOtis ie'Smo)'cn scl c.deslT'/u;{ion;;po,:.HsiMes,. (JOltsne vous exposerezpas fivail' cMser'ter ('OS['ataiUolls quiserontbientdtiIi/ormesque[adiscipli;zeftmu;aise ,quiestla)plusparj'aitedel' uni(Jers, nf exigepasla severite excessiveque ...,. ).(JOltSalJezSl. SOU(Jent e.xercee; nouS oonnal.9sons tous ('OSmay-ens.).dedefenses,.quand}e dis (JousJ}eveux direles personnes qui,jo.sont.sousvas ordres. -. Car}e(Jous crois fa tete trop saiiteJ unesprit trQIJer.lairet.* trap noble J pour ne pas etre satisfait de de(lenir u1tgrandseigneUf4;... ).. et un oflicier generalJ souscette antique dynastiedes Bourbons* .Hque laprovidencesemble .JeplaireJ en dfjpit detaus les calcub",.)humains)a (Joulolr perpetuer surIetrone de notrecllere France 1':,) (Iousprefererezdevenirun illustre ,, ausortplus tfue prl!caire de chef d'esclaves revoltes-.Eli fallaitdes exemples pour vousengagerIttimitation,(Joyezles.,genlraux Muratet Emnadotte.1 Chefs ou Rois) depuis ,.)annees,des nations qu'ils ant illustreesparies armes, descent,., dantnoblementdes trones sur lesquels les avaientelew}s les suite6',.. dela revolutionjran!Jatse. VOJ'ez-Ies, dis1'e) descendant.mentet(Jolontairement deces tr0l1:es J pour de(!enir de grandset .H d'illustres seigneurs,ctpnifdrert.lesIlOntzeurs ld{Jittmes et durau ,})bles, poureuxee leur posteriteJau, titreadieuxet precaire,Hifusurpateur.)JGar ne ('ous faites pas.iIlulion,GeneralJ les souIJeralnsde l' Eu rope,q ltOiql/ ilsaientfaitla J i ls n' ont pC/$encoreremisTepee'2)dans ie fourreau,'et sans douteJ (Jousn'ignorezpas ce qu. etOllt' Iemonde saiten EuropeJ quoique la chosene soitpasencore, diplomatique'mentpublique,que Ie principalarticle ell/pacte que.:n I'iennentele sigizer tous lessouverainseur 9peens, Sur leur lionneu,.;). royal, est d'unir lew'sarmes, s'il en est besoin, etdese donne-r))lous les secours necessairespour detruire tous les goZlI'ernememJi"qui sesontformes par suitedela revolution!ranr;tfise" soit en,''t;lEttriJpe, soit dans Ie 1l0lweazt morule. N'ignorez pas que c' est].,. '. Grande-Bl'etagnee$tIt:centre et fa principale ptt-rtit:.datp!

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t 8 J:UCetl:eftlJI'ffJlJlu70nalaqualle il faudralJuelquM'11207$plui6toli plus tard, quetout goul/ernement$e soumette;et que tout ;>'vernement ou chefsqui ne se SOltmettront pas, serona t:raitescommedes trattresetdes tandisque ceu.xqui,volon .. tairementetdebonne grdce seront asse;:, raisonnables, eliassez:nhownetesgenspOlt1'ad/ufreraceprindipe,encOlltribu(ll1t a faire rentrel' les pellples (fl/ilsgOlwernent l'obeissance des sou,\'crains legitimes obtienclrol1t, de ces sOlJ,\'erains ; zwe existence ;''IJet des elablissemcns aussi honorables que durables, .<'" La dernlereconsiderationquejepresenteraiaYotreE..Teel lence Je' est lamoralitd etla Io}'autequiearaoterisent Ie lvlini.rtre,,'actuelde laMarine.ToutIe mondesaitql/au tempsde rsembleeconstituante,oft ilfittC012stamment tun desplus zelesdefenseurs de lacause duRoi,ilinsistasur la necessitt! et 10./) justice (fameliorer Iesortdesnoirsatdeslzommesdecouleur. Ienomde Malouet, c'eSIi'appeller /'idee des plus .Jz.autes(lertus atde 10. bonnefoi 10.plus inflexible,Tout ca qui, .. promisparuntal homme, sera au-ssi sacre etaussicertain, .,)que si c'etaitf je demandfJparclon delexfression)la Di\liniteme"meflui Ie ,,.>'agreer,Oemfral les senpimenself!,haute(:onsirlsi'"1>,rationapec lcsquels f ai [lwnneurd' DIE VOTRE EXCELLENCE, ;Letres-lmmble et tres-obeissant!Serviteur, \, SigneIegentfral1).dV X 0 1Yy4'Y SSE, : P.S.Lecolonel ftleclina,qui est associeIt ma 11lission, doit;?' sc rC,ndT'el,lupres deVotreExcellence Jdonfilmeritetoute la ; con/lanoe. 'Pourpneul'ede,lal,o,yaute apeo !aquelle f agis ,je joins ieilaH,copie dela/ettre quef aiadressee augeneml Petion:Apeine ),.l'avais-je ecnite'lucie tdmb(1i rnaladetee q,uim>empeclzad'avoirt}l'IIO!,17Zfrlll'cZ'eerh;e{tfl.:,;cr;llr;nce Ie l1uJmemoment"'-

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(9, ,f t'"'--"-" 71Ft'. .. Copiede 1a Lettre du general Dj\UXIONL.A.YAYSSEau general PETION. Kingston, Jama"iqnc, G 0cptcmbrc1811" G ENE RAL, ),rl1f>despersollnesqui ontJa conflance de Yotl'e Excellence, etilvec Ie w;nel'al Hodgson eutla hontede m'aboncher aCtll'D91nl la ttitesaine. IIn'est pas besoinde g"rtndes connaissallcesendroil puhlicPOlll.'Iilpercevoil' Ia difference qui existeentreJaformeCOl1stitulionnelle,da gonvernement deFranceaetuel etcel,ui(lui existait avant 1739->J Ce n'est pas ce qne les emigres etles republicainsappelaient nne ('on[re revolution.ilya f(llelql1esannees qui a replace IesBombans' stll'le[rone deFrance. Les[\ois del'Emopen'ont pointfail 1.1 guerl'e an peuple fran9Bis,n'ohtpointfaitJa dela li'ranct'.Le?;el1el'eux Alexancke etses allies",enlls en France rourse cJ\1l11)'l'i1nendelire ..ont Ie rointde ralliementdes 1;15dfj:uis'[ I11 1 1 ',!Jl1g[cmps(1np et UtlP'lUS5
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(10) )3 C'es! aupres d'Alexandrequese sontl'atlies les hommesenergic{ues, sages et habilesquiant jaue les premiel's rOles dmantnotre Cesonl les TaIleYl'and -,Benevent les Dessoles lesDupont, ]\Jfal'mQnt, lesNey,lesBournonville,etc.etc.qui, apl'es avail' Iravaille pendantplus de vingtansdurantles diverses variations de noll'e revo IUlion al'reuvre dela liberte etdel'independancede laFrance,ant ete, 1 'tlJensde notre patrie pour l'eedifier lamonarehie fl'anc;aisesm les hases d'uneconstitution libre etrepresentative;et celIeconstitution,c'est Louis4VIII quienest I'auteur et Ieredacteurprincipal;combien celIecirCol1slilnee, Genel'a I,ne doit-elle pasrendreIenomdeson royal aUletlCprecieuxa tous les vrais amisdelalibel,te Dequelleheureuse augur6 nedoit-elle pas etrepom nos friwes de l'ile, d'Ha j'li ; Qui, Genel'al c'estunroi philosophe ,unnouveau lVlarc-AUI'ele l1n nouvel IVquiestassissm'letronedeFrance;croyez-m'en,jene parle pasIelangagedeIa flaltel'ie, maisceluidela vel'ile ,celuidemes compatliotes.: Pourbienvous fixersurl'espt'itqui regne aujourd'huienFrance jetezlesyeuxsurlalistedela chambl'e despairs,etdes pl'incipaJes aulorites de }"Etat.La VOllS ven'ezeees antiquescolonnes cOl'inthiennes de lamonarchie frci'llaise, les l\!Ionlmorellcys, lesRohan,les Perigords, lesLaRochefoucaut, etc. meleesa cesco/annes herp'iques c1'ordremoderne,lesNeys,lesSnchet,lesMarmont,lesBomnonville,les Malouet, lesDessoles,lesDupont,etc. les defensems de 1.;1 gloire etderindependancedenotl'e chereFranee.: Vousverreztaus ceshommesquipal' lcm'stalens,leur geniet,... leur vaiHance etleursvertus,se sont ilIustl'es pendant lesoragesetlesgi'andes scenes denoll'erevolution;vanslesverrez,dis-je digne,ment placesentreIeRoiet Iepeuple,egalementsoutiens dela Majesl8 etdela puissancedeJacouronne, des droitsde Ianation,etdela Eberle puhlique. :Lisez la charteconstilutionnelle etles actesdugouvernementactuel,.'..' et vonsverrezqu'au mepris des cl'iaiIlel'iesetdes absurdites des partisans aveuglesouinteresses derancien regime,tou( ceqne1arevoll1liollaproduitde bien, deprincipes Iiberaux compatiblesavecnoshabitudes mouarcbiques a ete religieusementconserve.

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11) n,n'l' l'1 ,.,) nen"C'.llssez,)i811res C loses et Clilf':;VOUSJevousenprleGenet'al,LOllis XV IffunRoipbiloso!Jbe,quiflit(}\'i\Pt, clau (',OllUnenecment de la revolution, undes pluszelesdefenselllsdelaJiberte puhliql1e :les PT8nds magistralS,les gemh'auxqni l'cnlourent sont pl'esque tOilSles de la ei1l1ell1is d .Jd. ,', ('I .. I esanelBnsamsetes anCiens preluges., ...;(:;5lOlI1trleS se :;antCleVespal' la revolution,itl'egaldes!wernieresfamilies de France ....El n0l15; eux, cleves pal'le5 Ol'ages dela tlH'"merevoJuli,J11,elparIesmerne5causes, nOllS reslerions dansJ'avilissement.. Cda Ii'estpaspossible. Diles-vousaussi:c(Bonaparterutundespoteperfideetcl'llel,quin'employait guere enpolitiquequedesagensaussi iwmoraux et at1ssi pel'fidesquelui,mieuxelltvalu combattl'e jusquesdansnos del'l1iers l'elranchemens,quedenejamaisfaireaucun traile avecce Corsequi ne l'especta jamaisses prolllesses :maisLouisXYlIIestun SOl1vel.'ililllegitime', Iedescendantde'Saint-Louisetde Henry IV, Illl'ernploie pourtraiteravecnousquedeshomiliesd'hollnem',deshommes smnpreiuges,peut-etl'e deshommesqui,sousunautregouvernement,ant defendu notrecause dans lems ecrits, on lems discours...IIsll' ecouteront paslavoixd'hommesaveuglespat' 1ems prejl1ges. auaigris ral'leurs malhenrs,.,11est lepere et l'al'bitre comml1ndetons sessujers,., Pl'eliOnS fi 1I'1"'1 (' 1conanceence1'01gellereux,oya ec aIre. 1nous Ieraparlagel'e3dl"Oits desniets etdecitoyens franc;ais cequicertes,est preferableall so,'! d'(Hre tl'aile cammedessauvagesmalfaisans,ou tl'aques comme des, l1egl'eSmarl'ons Faitesces cemonologue, Genel'a!;pene:rez. enleshommes raisonnab\.es quillleritenlvatrec6nfianceetvous meciterezles marqueslesplushonorablesdelasatisfaetiondevotL'esouverainetlareconnaissancede votrepatl'ie etdeshabitans d'Ha.Yti, (rolenousnepouvonscessetde considerel' comme franc;ais, VotlSaveztropd'esprit,la tete lropsaine, General, vous connnissez trapbienlaFrance pour prendrecelangage pOUI' celuidelafaiblesse: la faiblessemenace;l'holllmefOl'tetpuissant frappe el ecrase,lOl'sclue l'on meconnait etqueron deJaigne sa generosilc.. Jesuis,etc.S ,Jgne DAUXIONLAV A Y SSE, Pourcapieconforme,DAUXIONLAVA Y SSE.

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( 12,:Apl'es, S. p. a Inau Iepamphlet d'un llamme H.Henry ..timprimea. la Jamai'que, ayantpOUl,titL'e: Consiqerations offertes au,-r:;.,RabitansdeSaint-Domjllgue" sur leur sort.actueletsurIesort prdsumequ,i lesattend Ces Ieclm'es terminees Sa J\fajeste? dit : J'e Iaisse it Ia sagesse du Conseil general de laNalion, de prendre les mesures et lesresolutions qu'jl croira convenables POUl' Iesalut denatl'epays. ;))Le l'esnltat desesdelibeeations tontefoisqu'ilnecompl'omelh'a point notl'e honnem etles intel',ets dupeuplehaytien,sera la regIe inval'iahle de110!l'econduite ". Sa ]\In'it serait redige,seance tejlante.nne Adressean ,pom'votel' desJ,'emel'clmemit Sa Mpjesle, surJ'honneurCIn'ElIe lui a faitde meltl'e a53les cOll1munlcations impOl'tantesqu'ellelui 11donne,.,'ll12nifesteit59rvrajesle lessentimenscjui an'ment IecOllSeilet resolutionqn 'elle aprise. Apres la redaction, S. A. S.Mf Iepl'inee duLimbe, president, a al1noncenllcc)'nseilqne l'adre5seetaitI'edigeeque lec,tlll'eenallllitfttredonnee;ce (IoeS. E.M. Ie comle (rEnnery, secretail'e empresse de faire. I

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SIRE, C'estellvain que l'on chel'chel'aitdans les annates des nations l'exempled'uneouverlure de paix entl'epl'is sous de plus affreux iBuspices,et accompagne de ckconstances aussi deshonorantesqueeelIe entamee pal' Ie general fl'anyais DauxionLavaysse aunom eloomme. agentdeSaMajeste LouisXVIII. Lespeuples, les souveraius,les individus meme enparliculier ontdes droits qui sont respectes parmi les nations les plusbarbares ; ot il point permis it qui clue ce soit de lesenfreindre;mais si les 110mmesen general sont convenus de respectel' cesdwits,consacrespar1'11sageet I'honnelete publics,combien a plus forteraison,est-il odieuxquel'envoyed'nnroi,d'unpeuple eclaire, ait ose violet' ouverte ment ces droits sacres ? -,) Quai les plus abominables des tyrans ,quandilsont vouIu ()pprimer lespeuples,enleurimposant Ie joug delatyrannie, ont employedes moyens per fides et ont couvert de quelques pretextes specieux leurs crimillelles entreprises ( parce qu'ils n'osaient violer ouvertement ces dl'Oits despeuples);mais l'envoyeduroi des fran<;ais a lout viole impudemmellt;ita fait la crueI1e injure qu'il soit possible de faire it unpeuplelibre,enlui ptoposant celteabominablealternative d'c;>ptel' entre I'esclavage etlamort.Aqui ce viiAgentose-t-iI s'adresser pour manifester les intentions at racesdeSOl1gouvernement '!C'estaVOll'e Majeste ,auvainquem' des au\defenseur de la.liberteeldel'independance !Avous,SIRE,quiavez consacre votre vie entrel'eau maintiellet ala defense des dl'oits indestl'llctibleset eternets. ,.D

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" (14) de I'homme!A voh'eMajestequi'a eu pour regIedE' saconduite et de sesaClions, I'honneUl'ellagloil'edupeuplehaytien Onose vous'pl'OpOsel' de descendl'e d'unll'oneau vousa.vez ele place pal'I"amoul'et la gl'atilude de vas cancifoyens !0comble d'audaceefd'illfamie!Ou eseS0l1p9onnel' vofl'e gl'ande dmed\me insigne pedidie ...A quiose-l-ol.1parleedemaitre etd'esclmJe?Anous, a un peuple Iibreelindependant; a des gueel'iel's couvel'fs de nobles cicatrices gagllees au champCl'honnelll' quiant defl'll.it jusql1esdans ses derniel'es r8cines l'al'hl'e antique des.pl'ejuges etdel'esclavage; acesguel'l'iel's qui dans mille combats ant faitl11ol'dl'ela poussiere blll'bal'es colons dont les restes a nofeejustevengeance,osentenCQl'e pat-Iel' de rasseoiL' lci lemregime abhol'l'c quenOllSavmisproscrit ajamais! Non,jamais il n'existerade maltL'eni d'esclave a Hayfi !..:: Volre Majeste se serail-elle attendl1eaun tel exces d'il1dignitl de 1apart d'un souvel'ain que la l'enommee s'est pIlla 110US com me un roisage,bon et verfueux instl'uit areeole de I'advel'site-, ellnemi des peejuges illibel'aux, enHnjuste et humain?Quela mensongeee,SIRE,s'il faut comparel']es ffefs avec c("qu'elle dev8nce tant de foist La premiel'e ()llVerture de paix, les premieres paroles de qui nOllSsont adressees au nom de ceprince,donf I1?U! 110U5 elions formes unesi gralldeidee,sont des insultes des oUfi'age&saIlglan5; on 05eptoposerel "des hommes libl'es de puis vingt cinq a-ns, qui ant encore les aL'mesit lamain.deles deposer pour l'epl'endre leg chaines de l'ignominie et d'tm barbare esclavage !En nousees hOl'l'eurs. on les couvre du pl'etexte specieux de pal'oles de paiX'6t de reconciliation!OnenveloppeIepoignard delatrahison et de Iapm'Hdie sousIemanteau honorable et seduisant des senti-mens liberaux de justiceef d'humanite dn monarque des a noIre egard!MaissouJain,ce viiagent.ce monsll'e anll'op'ophage challgeant de langage prenantIeton etIe caractere alpoce de son odieuse mission,nOllSmenace d'aneanlil' notre race,et deIasubsistuer par une aulre Quelle justice quelle libera1'ite! quelle humallite! .)) A eeHe derniel'e demarche des francais, SIRE.toutnenousd'emOli.. tr.e-tjtpus(rue 18 calIse deshaytiensest separeede celIedesau Irespeuples1.

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f ,15) En effet! a quelpeuple! it quel souverain aurail-on ose proposerdes conditions aussi viles que deshonoranles? lIs. nous mepl'isenl,ils nOllS croyeut slupides flU point de supposeI' que noussommespl'ives merne de cet inslinct, qu'ont les auimaux pour leur propre conser vationj quel deJire! quel exces d'alldace!d'osel'DOUS pl'0I..\Oser de nons livrer nux frall9ais, tie nous soumetfl'ea leur o.dieuse domillation!Serait-ce pour leshienfails que nous en avons re9u quenOllS repl'endl'ions les chaines de laservilude? Semit-ce pourUllsOllverain qui nous ese lout a fait elrangel', que nous ne coul1aissons pas, qui n'a jall1aisI,ieufaitpaUl'nallS, [lU nom duquel on vient nousoutl'agel' quenOllsitions changer demaitre?Sel'ait-ceenfin,POUL' etre de nouveau liVl'pstm'lures etauxchiens a.devoret', quel1qusrenonceriollsaufruit de vingt ciuq ans de combats et desang repnndu ?Qu'avons-nol1s done de commun avec ce peuple? N'avons-nous pas beise touslesliens qui pouvaient nousunir it lui?Nousavons change denorn,de vie,elernreUL'S,nOtlS ne ressemhlons en rien aux fran9ais ; it ce peuple qui' n'n cesse de nous persecuter et que nous abhol'I'ons. Pomqnoi dono !lotre sort sel'ait-il condamne@. gemil'sous sa Iyrannique oppression? Ces bal'bares, ils osent naus me priseI' lis cl'oyent que nous sommes. indignes des hienfairs dela liberte etde l'independance !lis cl'oyent (jue nous ne sOrQmes pas sl1sceplilJles de ces senlimens sublimes, de ccs. eJans genereux quifonnent les hewset rendent les hommes mallres de.leurs deslinees ;ilsIe cr0j'ell! tmaisilssetl'Ornpent qu'ils coonaissellt bien penla magllanimitct l'enet'gie etIecourage de ce peup!eCJl1 'ils useul outrageI'!Nous voulolls eIre lihL'eset imlependulls, et /lOUs.Ie scrons en depit des lyl'anS t)) Ah!Sijamais notre cause est sepal'lfede celle des nutl'es peuples tsi l'onsecroil en droit de nons mellaCl', de nous insulter,de nOllS laye!:du nombl'edesviv
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I qu'Haylj de vie nne un V
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, )' \17,LeConseil penetre des grandes ehoses que Vofre Majeste a failes pour'Ie bonheuretIa gloit'e dupeuple haytien ,a J'honneur de presenter a oIre Majeste ,aunom de ce peuple bl'a ve et genel'eUX sa resolutiondevivre libre et independantaumourir,et de temoigner ses sentimens cle devouement,de fid61ite et de reconnaissance it l'auguste personne de Vott'e Majeste et delaFamillel'oyale; vingt-cinq ans d'expel'ienc@ etde sel'vices rendusaupeuplehaytien,sont les surs garans que Iebonheuretla felicite de Votre Majesle sont ,intimement lies ausalutdetaus" Notre prerniel' mouvement est donc de criel' aux armes)et Ie second de porter nos regal'ds surVotre Majeste it quiIepeuple a confi6 sa destinee; nous vous offeollsunanimement,SIREnosarmes,nosvies,nosbiens, pour Ie service de VotreMajeste, de notre patrie,de notl'e et de notre independance ;' et nons renouvellonsaupied de volre tr6ne, ce sel'ment saCl'e:ObdissanceauxConstitutionsduRoyaumeet fiddlitd auB.0i!I,econseil a accueilIi celte aclresseaux: acclamations de Vive IeRoi !,' fa Libertd Inddpendanceou laMort!A l'installt taus lesmembresse sont empressesdese portel'aubureaupoury appose!: teurs signatures .BrGNES Leurs Altesses Royales,princeNoele prince Jean. Son Altesse Bert\nissime, prince de Saint Marc. Leurs Graces, duc del'Anse, duc'de Fort-Royal,duc de r Artibonite,duc de l'Avance duc de la Marmelade ,ducduDondon. Leurs Excellences les comtes deValiere d'Ouanaminthet --de Laxavon,de Cahos, de Limonade ,duTroll,de Saint-Louis, duTerrier-Rouge, du Gros-Morne,de Leogane, de Richeplaine, de Terre-Neuve,de de Mont-Rouls. Les marechaux de camps,de Barthelemy Choisy de JeanJoseph,deL. Fregis:de Faraml ,deDeville, de Chevallier, deRaymond,de Joseph Les baro'ns, de Thabares,deHenryProix,deSicard,de Dossou deFerrier, de BastienFabien,deCadetAntoine, de P. Poux deC.Cap, de Bottex,de Leo,. deMontpoint,deDupuy,de Beliard, de StanislasLatortue,deJosephLatortue tde P. A.Charrier,de J.n.Petit,deDelon,de Vastey > deJ.Dessalilles, de Lucas .. Leschevaliers,deLacroix. de lllais e ,de C.Leconte,deC.Petigny, deDbormes,dePrezeau, deDupin. Les colonels, de David, de Diacoue, deProphile,de LamentDesir, de (1'e P.ApoHon, deP. FriU'H;ois,d'Andrc Lejeune, Viflcent Louis, deGrandmaison, E

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(18 ) {le Hoban,Ignace,deJ.L.louis,P. Paul Colin, dedeDesoOly'"de R. Semble, deT.Gabriel}deJ. P. J.Baptiste, deFidele, deSamson,deJ. Cesaire" tIeS.L.Alexandre,deFrontis, 'uLin,de Yillarceaux, L.Poux,Jannine,Daniel Carre. Les lieutenanscolonels,d'AntoinePaul,Bien-aime (,uillaume, Lubin,C. A ugust ill) Leonel,deJumeau,Christophe,deP. Hardy, Titus,de FideIeFransois,deProphetc)tle SteFleur, Marc fils, deNordAlexis, de Belair,PropheteAugustin,Isidore, tieCesar Mineur,deManuel ,d'Etienne Bazile, de (;uiUemo te,G.Lafricain,Ul ysse.. AmbroiseHenry,Janite, deCorasm,in, Catabois,JosephBion,E.Guillaume, Crepin. de...Paul, Felix, Bardette,J. R Gabriel, Georges Fran<,;ois, C. Dullard, Dossou,ChevrauLapointe,AntoineDouet, 'A onrose,Bernard, Fran<;.ois, de Gourguest Maret,deTiton ,Celestin,Joachim,Severe, Boreaux,JulienPierre,Thoby,Philipe,33igaille, de D'llllis,dePaul,d'Azor Elise, deVincent, Perotte ,de Colas, A. Faraud,'M. Lafleur, L. Voltaire,d'Adonis,Eustachc,dePaul,deJanvier,d'Etienne,Denis f deIanite, A.brican, Felix,J.P. Colin, deBernard;Dauphin,de Silvain pierre Jean-Louis,deGeorges,dePierre,de Jacquet, deP.Philippe,deJacques,de Noel,Eugene, deP.Charles,d'Honore Andre) deJ.F.Champain,deBaine,Mouscardy.Les officiersdel'itdministration,G.Demangles,Diaquoy, Achille,MenarcI,Danney, Augustejeune,T.Guerinet,N.Gaward,Brevoltaire,GalloBirame, Dufresne/ C.Warloppe.Les conseillers,B.femoineIHector,Mancelle,Guisot, A urignac,Dubois,Jonka,Filiatre,Sommereux,Bayron, Heuraux.aine, P.MartinJSangosse,V. Domuge., ,P. Joseph,Ulysse,1.Blain, Pierre Louis,SanonDeruque,Penet,ViIton. Le,lieutenans de jllges,Jarques Lallemand,Corasmin,A.Tallo,EustacheAramYr Mardy, J. DhiHe ,J.P.Jeanot,J. Gregoire, J.B.Dessalines,Robert,Grandjean, 3. F.Danfour, Marcpere, GuillaumeJoseph,J.P.Antoine, Tholllils Pierre, T.Gilbert, -PasteurBrisson,PaulRousseau,JeanRemy,J.Gaulard, Michel Besse, Louis Fiene, ChristopheBaptiste,Joseph 1 Amaclis ,J.B.Tony,JeanLavigne; ,sui;eUTLgmll
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(19 ) S.E. M.Iecomle de Saint-Louis,maitl'ede ceremonies,qnnonea,'auconseilI'anivee de Sa lVIajeste ; tous lesmembresse Jevenl. Sal\fajeSle debout, sm'son lrone ,adi!: ccHAYTIENSl))Vossentimens, voll'e genel'euse resolution,sontdignesde Nons; RoiseratOlljoUl'sdignedeVOllS!))Notreindignationest a soncamble!qu'Hayti, des cetinstant,nesoilqu'ullvastecamp; a comhallreces lyml1S, qui 1l?U9Dlenarent defers,del'esclavageet la11Iort.;"Raytiens! I'ulliversenlieralesyeux fixes surnons;notreconduite doit confondre110Sdetractemset justifier I'opinion que les plJilalltropescOI1<{oivent denous.Ballions-nous,n'ayollsqu'unseul et memevreu celuid'extenninel'nos tyl'ans ;duCOllcomsunanimede1101l'eunion, da 110Sefforts,depeildraIepl'Omptsuccesde110trecanse.Donnons a Ja posterile un gl'illld actede cOlll'age; comballonsavecgloil'e;sayans effaces durangdes pen pies plutotquederenoncel' a Ia liberle et it J'independance.Hoi!nOlls saurOllSvivreelmouril'enRoi;vousnOllS verre2J tonjolll's a votl'e tete. pal'tagel'vas perils e[vosdangel's.S'il an'ivaitque. cessassions d'etl'(" avantd'avoil' consolieJe vasdl'oits, l'f>ssouvenez,'OUSde nos
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susditesi ,dessnnees 20J d'Octobl'e T:ec.Jeuxieme jour da rnois a sept heul'esdllmalin. Les membres dll conseil reunis "Laseance a eteouverteient l'endus publics par la voie de l'impression.Celtedemande ete adoptee.Le president a leve 1a seance auxacclamations de rive Ie Raj,r"Tive la Liberte l'lndependance! Fait at passe enconseil, les joms moiselan que dessus.,PrinceDULIMBE, CornteDELATASTE,vicepresident. IComted'ENNERYet baron de l' '..$1I'I lUCap-I-Ienry, chezP.Roux,ilnpr.in1cur duRo.i.