La législation de l'hygiène, de l'assistance publique, de l'enseignement et de l'exercice de la médecine en Haïti

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Title:
La législation de l'hygiène, de l'assistance publique, de l'enseignement et de l'exercice de la médecine en Haïti
Physical Description:
1 online resource ( v.) : ;
Language:
French
Creator:
Haiti
Haiti -- Service national d'hygiène et d'assistance publique. -- Bibliothèque
Publisher:
Impr. de l'État
Place of Publication:
Port-au-Prince, Haïti
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Public health -- Haiti   ( lcsh )
Medical laws and legislation -- Haiti   ( lcsh )
Public welfare -- Haiti   ( lcsh )
Santé publique -- Haïti   ( ram )
Médecine -- Droit -- Haïti   ( ram )
Aide sociale -- Haïti   ( ram )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
legislation   ( marcgt )
non-fiction   ( marcgt )

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Source Institution:
Library of Congress Law
Holding Location:
Library of Congress Law
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oclc - 660034338
System ID:
AA00000466:00001

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Library of Congress


I






I HiJOT l lii 11: I)DU 1, VICE
"AT O A I D 'HYGIE(-, Er
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RULX LEON
DIRECTEUR GENERAL




LA LEGISLATION
DE L'HYGIENE, DE
ASSISTANCE PUBLIQUE,
DE L'ENSEIGNEMENT ET
DE L'EXERCICE DE
LA MEDICINE EN HAITI





F~ .sCCUL.E TI








S A F N IA 1 I I























LA LEGISL \TION
DE L'HYGIENE, DE
L'ASSISTANCE PUBLIQUE,
DE L'ENSEIGNEMENT ET
DE L'EXERCICE DE
LA MEDICINE EN HAITI







BIBLIOTHEQUE DU -zEIVICE
NATIONAL D'HYGIENE
ET D'ASSISTANCE PUBLIQUE



RULX LEON
DIRECTEUR GENERAL





LA LEGISLATION
DE L'HYGIENE, DE
L'ASSISTANCE PUBLIQUE,
DE L'ENSEIGNEMENT ET
DE L'EXERCICE DE
LA MEDICINE EN HAITI






FA\SCICULE ITT

1863-1888


S RUE
'" 1 .T-AU


.( E I F. L'ETAT
DU CENTRE -
-rl W \CE, HAITI












SOMMAIRE (1)



1. Loi du 19 Octobre 1863 sur le Service de Sant.......................... 1
"2. Extrait de la Seance du Senat du ler Octobre 1863 relatif au vote
de ce project de loi............................................ .......................... 1
3. Extrait des s6ances de la Chambre des Representants des 5 et 19
Octobre 1863 relatif au vote de ce project de loi............................... 4, 6
4. Loi du 23 Octobre 1863 sur l'Ecole de MXdecine........................... 9
5. Extraits des seances du S6nat des 24 et 29 Septembre relatifs au
vote de ce project de loi................................................................. 9, 14
6. Extrait des s6ances de la Chambre des 5 et 21 Octobre 1863, relatif
au vote de ce project de loi........................................ ................. 15
7. Lettre du President d'llaiti du 5 Janvier 1864 au Secr6taire d'Etat
de l'Int&rieur concernant les certificates de decs ............................... 18
8. Arrete du Conseil Communal de Port-au-Prince du 28 Juillet 1864
concernant I'inspection sanitaire des maisons et la circulation des
anim aux ..................................................... ............................... 18
9. Avis du Conseil Communal de Port-au-Prince du 4 Octobre 1864
concernant I'enlivement des detritus......................................... 19
10. Avis de 1'Administration Communale du 21 Janvier 1865, prohi-
bant de garder dans les course des objets inflammables................... 20
11. Avis du Conseil Communal de Port-au-Prince du 24 Janvier 1865
relatif A l'entretien des rigoles.................................................. 20
12. Avis du Conscil Communal de Port-au-Prince du 6 Janvier 1866
enoncant les measures a prendre centre la menace de chol&ra........... 21
13. Cahier de charges soumis par le Conseil Communal de Port-au-
Prince le 7 Fevrier 1866 Ii-,ur Ic nettoiement des rues de la ville
de Port-au-Prince ........................................... ......................... 22
14. Arrete du Conseil Communal de Port-au-Prince du 5 Septembre
1866 relatif aux measures a prendre centre l'invasion du cholera.... 23
15. Avis du Conseil Communal de Port-au-Prince du 5 Septembre
1866 sur l'encombrement des rues par les remblais....................... 24
16. Arrete du Conseil Communal de Port-au-Prince du 22 Decembre
1866 sur le service de la voirie.......................................... ....... 25
17. Avis du Conseil Communal de St. Marc du 20 FIvrier 1868 re-
commandant des measures sanitaires contre le cholera...................... 27
18. Avis du Conseil Communal de Port-au-Prince du 17 Octobre 1868
concernant les chiefs errants............................. ........................... 28
19. Proforma en date du 11 Septembre 1869 devant servir de base A
l'eintreprt ii nr des travaux de nettoiement de la ville de Port-au-
Prince ........................ ........................................................ 28
20. Arrete du Conseil Communal de Port-au-Prince du 22 Mars 1870
sur la voirie ..................................................... ....................... 30
21. Loi du 23 Septembre 1870 portant reorganisation de l'Ecole de
Medecine, de Chirurgie et de Pharmacic..................................... 32
22. Extraits des seances de la I ni.' r, des r(. ir'r il.-niiii. des 21 Juil-
let et 29 Aoiut 1870 relatifs a ce project de loi................................... 30, 37
23. Extraits de la seance du S6nat du 13 Septembre 1870 relatifs au
vote de ce project de loi..................................... .......................... 41
24. Loi du 5 Juin 1872 modifiant les appointments des officers de
saute et pharmacies des hopitaux militaires de la Republique........ 46


(1) Ces lois, arrites et rcglementr ont et tous abrogs. ....








25. Extraits de la seance de la Chambre des Representants du 28 Juil-
let 1871 relatifs a ce project de loi................................... .......... 46
26. Extraits des s6ances du Senat des 3 et 10 Mai 1872 relatifs au vote
de ce project de loi........................................................................ 48, 49
27. Extraits de la seance de la Chambre des Repr6sentants du 5 Juin
1872, relatifs au vote de ce project de loi........................................... 51
28. Loi du 21 Juin 1872 sur les Conseils Communaux.......................... 54
29. Loi du 22 Septembre 1874 modifiant la taxes a payer aux mkdecins
des ports........................................................................................ 55
30. Extrait de la stance du 22 Septembre 1874 de l'Assembl6e Nationale
Legislative relatif au vote de ce project de loi................................... 55
31. Loi du 9 Novembre 1876 sur le droit de visit du m6decin du Port.. 57
32. Extrait de la Seance du 23 Aofit 1876 de la Chambre des Repre-
sentants relatif au dip6t de ce project de loi...................................... 57
33. Extraits de la stance du 8 Novembre 1876 de la Chambre des Re-
pr6sentants et de celle du 9 Novembre 1876 du Senat relatifs au
vote de ce project de loi.......................................... ................... 59
34. Loi du 28 Septembre 1880 portant A vingt gourdes la retribution des
officers de sante attaches aux diff6rents corps de 1'arm6e................ 60
35. Extrait de la stance de la Chambre du 17 Septembre et de celle du
Senat du 28 Septembre relatifs au vote de ce project de loi............... 60, 62
36. Loi du 5 Octobre 1880 sur le Service de Sante............................. 64
37. Extrait de la stance de la Chambre du 24 Septembre et de celle I
du S6nat du 5 Octobre relatifs au vote de ce project de loi............... 64, 67
38. Riglements du 30 Octobre 1880 sur le Service de Sant............... 68
39. Loi du 5 Octobre 1880 organisant l'arm6e de terre et fixant le
chiffre du personnel des h6pitaux................................................. 84
40. Extraits de la stance de la Chambre du 29 Septembre et de celle
du Senat du 5 Octobre relatifs au vote de ce project de loi............... 84, 85
41. Avis du Conseil Communal de Port-au-Prince en date du 13 Janvier
1881 sur le nettoiem ent des rues................................................ .... 86
42. Arret6 du 19 Septembre 1885 prevoyant des riglements de police
m aritim e ......................................................................................... 88
43. Loi du 30 Juillet 1886 sur la police sanitaire......................... ...... 89
44. Extraits de la stance du Senat du 27 Juillet 1886 relatifs A ce pro-
jet de loi........................................................ ................................ 8 9
45. Extraits de la seance de la Chambre du 30 Juillet 1886 relatifs A
ce project de loi................................................................................. 102
46. Arret6 de la Commune de Port-au-Prince du 22 Novembre 1887
sur le nettoiement des rues................................... ......................... 103









LOI
Du 19 Octobre 1863

SUR LE SERVICE DE SANTE

IFABRE GEFFRARD
PRESIDENT D'HAITI


Consid6rant qu'il est necessaire d'organiser definitivement le service
de sante des hopitaux militaires. des corps de troupe et d(e la marine;
Sur la proposition du Secr6taire d'Etat de la Guerre et de la Marine,
Et de l'Avis des Secretaires d'Etat.

A PROPOSE,

Et le Corps Legislatif a rendu la loi suivante:

TITRE ler

Bases g6nerales du Service de Sant6 des H6pitaux Militaires
de la R6publique.
Art. ler.-Le Service des h6pitaux militaires a pour objet, en gn&-
ral, le traitement des militaires et individus employ s au service des
armies, malades ou blesses, en activity de service.
Art. 2.-Les etablissenients du Service des Hopitaux sont:
1l-Les hopitaux permanent, temporaires.
2-Les ambulances.
30-Les magasins de mobilier, de ii,'d.-,';. i;.


SENT

Seance du ler. Octobre 1863
Prisidence du Senateur J. E. CELESTIN
L'Assembile passe a la ;a i. du ir...i de loi sur la -',.r .,.i-.lt, i du
service de sante des hopitaux de la ,i.. .u'iiii
Le principle est .!, 1', l unanimitye. Les 30 ,r.- .ii i -, articles de ce project
sont alternativement i..i ''
L'article 31 est mis en i :sion.
Apres avoir obtenu la i.k !, le Senateur MENDOZA fait observer que
l'article 123 de la Constitution attribue au chef du Pouvoir Executif le droit
de faire tous les r,-.l. 1 i' necessaires A I'ex6cution des lois, ce qui est pra-
tiqu6 d'ailleurs chez tous les ), uil,., civilis6s.
L'article 32 du project en d6bat consacre qu'un r~i.len,-ti viendra fixer les
divers ob.ets qu'il 6numere.






La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Art. 3.-Les nopitaux permanent sont ceux qui sont forms dans
1'interieur de la R6publique pour etre maintenus en temps de paix
come en temps de guerre et out ne sont traits que les militaires at-
teints de maladies aigues on de maladies non incurables. Ces hopitaux
sont ceux du Port-au-Prince, du Cap-Haitien, des Cayes, de Jacmel
et de Saint-Marc.
Art. 4.-L'H6pital de Port-au-Prince est de cent lits.
Celui du Cap-Haitien de soixante.
Celui de Jacmel, de cinquante.
Celui de Saint-Marc, de quarante.
En temps de guerre on d'epidmiie, le nombre de lits pent etre aug-
ment6.
Art. 5.-Les hopitaux temporaires sont ceux qui sont forms extra-
ordinairement en cas de guerre ou de rassemblement te troupes et
pour toute autre cause passagere.
Art. 6.-Les ambulances sont formies aupres des corps ou des
divisions d'armies pour en suivre les movements et pour administer
les premiers secours aux blesses et aux maladies.
Art. 7.-Les hopitaux militaires dans lesquels il sera ouvert des
course pour l'enseignement des differentes branches de l'art de gu6rir
prendront la denomination d'h6pitaux d'Instruction.
L,'Hopital militaire du Port-au-Prince seul est, quant a present,
erige en hopital d'Instruction.

TITRE II
Conseil de Sant6 et de Surveillance.
Art. 8.-11 est institute un conseil de Sante et de Surveillance com-
pos6 de ciuq membres qui seront nommes par le Pr6sident d'Haiti sur
la proposition du Secr6taire d'Etat de la Guerre.


L'orateur voudrait que le costume determine par l'article 31 en discussion
fut 6tabli par un riglement. Ce soin serait laiss6 au Chef du Pouvoir Ex&cutif
conformn6ment A l'article 123 sus-6nonc6. Ce serait donner au Gouvernement
la latitude de changer ce costume quand bon lui semblerait. II y a, dit-il, de
ces matieres qui ne doivent pas entrer dans une loi, mais bien dans un reglement.
Tel est le cas, ajoute-t-il, de l'objet consacre par cet article 31, don't il deman-
dcrait la suppression ainsi que celle de tous les articles du present objet oii il
est question de costume.
Le Senateur LAFOREST obtient la parole et declare approuver l'observation
du preopinant.
Apris avoir expose le peu de confiance qu'il a en lui-mnime depuis quelque
temps, le Sinateur MENDOZA arrive A dire que, puisque le Senateur LAFO-
REST a bien voulu appuyer son observation, il est port A en faire l'objet d'une
proposition.







de l'Enseignement et de I'Exercice de la Ahideccne en Iftal


Art. 9.-Ce Conseil s'occupe de toutes les questions qui peuvent se
rattacher a la sant6 de 1'arnime, et surveille et contr6le I'Administration
des hopitaux nlilitaires de la Rlt '-,ii, liuIn.

TITRE III
Personnel du Service des H6pitaux et des Corps de Troupe.
Art. 10.-Les officers de sant6 de 'arnme de terre et de mer foriment
un corps distinct sous le titre de Corps des officers de sant6 militaires.
Art. 11.-Le Personnel du Service de Sante des IIopitaux comprend
les officers de sante militaires, les officers administration et les in-
firiniers militaires.
Art. 12.-Le personnel ld Service de Sante dans les Corps de troupe
et dans la marine c oin !r. '.1 un ou deux officers de sant6 par regiment
selon la force du corps on baitiment de guerre.
Un on deux officers de sante et un pharmacien forment le personnel
sanitaire de chaque arrondissement.
Art. 13.-Le Corps des officers de sante miilitaires est divis6 en trois
sections, savoir: La medecine, la chirurgie et la pharmacie.
Art. 14.-Les officers de santc sont tous brevetes par le President
de la Republique, apres avoir obtenu le titre de Docteur en Medecine
ou de Pharmacien, et sur la presentation du Secr6taire d'Etat de la
Guerre.
Art. 15.-La hierarchie du Corps des officers de sante comprend
dans les trois branches de service les grades ci-apris:
i -;i. -, de sante en chef.
O(ln., r, de sant e dc 1re. Classe
Officers de sante de 2eme. Classes
Officers de sante de 3*me. Classes
Eleves.

II r6dige et d6pose sa proposition, don't la tencur suit: cArt. 31. Un riglc-
ment d'administration publique determinera I'uniforme des officers de sante et
des directeurs des h6pitaux militaires signn) J. J. MENDOZA, D. ST. PREUX.
F. BOX, POISSON, J. P. DAUPHIN.>
Etant decide que cette ..r.,,].,iin sera discutee immndiatement, le sunateur
P. F. TOUSSAINT obtient la parole pour l'appuyer et faire observer, si elle
est admise, qu'il former l'article uniiiin du titre 5 du pr.:cil.
Mise aux voix, cette proposition est accueillie A l'unanimite.
Peu apres, les articles 32 A 35 inclusivement sotu successivement adopts
sans modification.
Le Senateur P. F. TOUSSAINT propose l'article additionnel suivant, don't
il fait remarquer l'omission dans le project.
<< La pr6sente loi sera executee A la Ilil., nee du Secretaire d'Etat de la
Guerre. >
Cet article 6tant agree pour etre port sons le No. 36, l'ensemble du project
est mis aux voix et adopted a l'unanimit.






La Legislation de I'Hygibne, de I'Assistance Publique,


Art. 16.-Les grades dans le corps des officers de sant6 militaires
sont assimiles comme il suit aux grades des officers des autres corps
de l'armee:
1-Officier de saint en chef,--Colonel.
2-Offici r de sante de 16re. classe,-Chef de hataillon.
3-Officier de sant6 de i classe,-Capitaine.
4-Officier de sante de 36ine. classe,-Lieutenant.
5 -I-leve,-Sergent-M major.
Art. 17.-Le personnel du Service de Sante des h6pitaux militaires
est subordonne au conseil de sante don't les nouvelles attributions sont
ktablies au reglement sur le service des hopitaux militaires.
Art. 18.-Le personnel du Service de Sante des corps de troupe, de
la marine et des arrondissements militaires est subordonne au medecin
en chef de I'armie de terre et de mer, qui sera choisi parmi les officers
de sant6 en chef.
Art. 19.-Le cadre du personnel des hopitaux militaires est fix6
ainsi qu'il suit:

1 l6pital du Port-au-Prince:
3 officers de sant6 en chef:
1 m6decin, 1 chirurgien et 1 pharmacien;
3 officers de sant6 de 2eme classes:
1 m6decin, 1 chirurgien et 1 pharmacien;
3 officers de sant6 de 3eme. classes:
1 m6decin, 1 chirurgien et 1 pharmacien;
Elves: mndecins, chirurgiens, pharmaciens;
1 Directeur;
1 Secr6taire;
1 Infirmier-major;
10 Infirmiers et servants.



CHAMBRE DES REPRESENTANTS
Seance du 19 Octobre 1863

PRESIDENCY DU DEPUTE HEURTELOU



Le rapporteur du Comite de la guerre lit un rapport sur 'organisation des
h6pitaux civils et militaires ainsi concu:
< Rapport fait a la Chambre des Reprisentants par le Comiti de la Guerre et de
la Marine.

Messieurs les deputes,
< Votre ComitC a I'honneur de vous presenter son rapport sur le project de loi sur
les bases gin&rales du service de sante des h6pitaux militaires de la Republique.





de I'Enseignement et de I'Exercice de la AMdecine en Haiti


20 Hopitaux des Cayes et du Cap-flaitien. chacun:
1 officer de sante de l1re classes: medecin ou chirurgien
faisant Ic service en chef:
1 officer de sant6 de 2eme. classes: medecin ou chirurgien;
3 officers de sant6 de 3eme. classes: medecin. chirura:i'ii
et pharmacies;
1 Directeur;
1 Secretaire;
1 Infirmier-Major;
6 Infirmiers et Servants.
30 Ilopitaux de Jacmel et de Saint-Marc, chacun:
1 officer de sant6 de 1lre. classes, charge du service en chef;
1 officer de sante de 2eme. classes, midecin ou chirurgien
2 officers de sant6 de 35me. classes, m6decin, chirurgien
ou pharmacien
1 Directeur;
1 Secr6taire;
1 Infirmier-Major;
3 Infirmiers et Servants.
Art. 20.-Apres cette nouvelle organisation, l'excedent des officers
de sante des hopitaux sera place dans les corps de troupe, ou licencie.
Art. 21.-L'avancement aura lieu au choix et dans I'ordre hiirar-
chique des grades, apres que l'aptitude des officers de sante a remplir
les functions du grade superieur aura 6t6 reconnue.
Art. 22.-Un r6glement determinera, conformnment aux bases po-
sees par la present loi. les attributions et les functions du conseil de
sante, du medecin en chef de l'armne, des officers de sante, des direc-
teurs d'h6pitaux et des i:irili r-, les rcgles de detail a suivre pour
l'admission et la sortie des malades, le mode de administration inte-
rieure des 6tablissements du service des hopitaux.

TITRE IV

De la Police G6n6rale et de la Subordination.

Art. 23.-En ce qui concern l'exercice et I'execution du service,
1'autorite et 1'action du grade sulprieur sur le grade inferieur dans


SCe de Iol, Messieurs, a ;t diumnt examiunm par 'otre compi. Apres avoir
murement rtflichi sur Ie bienfait que doit ,,. .' ; une loi en i ... dpuis
I, .na manquait pour compl;ter I ',ucre de I uummanie, tentn il a tcW destine au
Goucernement du 22 -. 'e de I'/ accomplir.
< Par consequent, 'otr comitm cous propose 'adoption de ce proiet, dans toute
sa forme et teneur.
< Port-au-Prince, le 3 Octobre 1863, an -.-a, de 'lndependance.
SV'. St-Louis, A. Ambrotse. ... t tlils. le president, Dr. Dufresne.





La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


chaque profession doivent etre olservees par tous les officers de sante
Sina'... >'. enseml)le soit dans les corps de troupe, soit dans les etablis-
sements du service des hopitaux.
Art. 24.-En l'absence de l'officier de sante en chef, la surveillance
el ce qui concern l'exercice de P'art et I'autorit6 immediate en ce
qui est relatif au service et a la discipline, appartiennent de droit A
l'officier de sante de lere. classes le plus ancien en grade.
Art. 25.-Les officers de sante de tous les grades dependent de
l'triiti,'i militaire sous les rapports de l'ordre public et de la disci-
,.liin come tous les officers des corps de troupe. Ceux qui sont
places dans les e tablissements (lpeiindent du conseil de sante sous le
rapport de la discipline pour tout ce qui est relatif A 1'ex6cution du
service des reglements.
Art. 26.-Les officers de sante des corps de troupe sont subordonnes
aux colonels ou officers commandant le corps en leur absence et au
medecin en chef de I'armee.
Art. 27.-Les peines de discipline a infliger aux officers de sante
soit par les officers generaux, soit par les officers superieurs des corps
de troupe, soit par leurs chefs immediats sont:
1-Les tours de garde extraordinaires pour les chirurgiens et les phar-
maciens de 3~me. classes;
2-Les arrets simples et les arrets forces pour tous les officers de sante
Les tours de garde peuvent etre ports au double, au triple de ceux
ordinaires.
Les arrets simples et forces ne peuvent exceder dix jours.
Pour les fautes graves, les officers de sante peuvent etre suspendus
temporairement par le Secr6taire d'Etat de la Guerre.
Art. 28.-Les punitions sont infligees autant que possible aux of-
ficiers de sant6 par la voie hierarchique et par l'intermediaire du chef
immediat de chacun d'eux.



CHAMBRE DES REPRESENTANTS
Seance du 19 Octobre 1865
PRESIDENCY DU DEPUTE HEURTELOU
Le President met aux voix l'esprit de la loi concernant 1'organisation des
hopitaux civils et militaires.
L'esprit est adopt.
Les articles 1, 2, 3, 4, a 19 sont adopts.
Le Deput6 DUBUISSON propose 1'amendement suivant A 1'article 20.
Je propose d'ajouter a l'art. 20 de la loi touchant les officers de sant6.





de 'Enseignement et de I'Exercice de la AMdecine en Haiti


Pour ceux qui sont emplloyes clans les h6pitaux, les munitionss sont
inscrites sur un registre tenu slpcialement a cet effect dans chaque iho-
pital, lequel est cote et paraphe par l'officier de sant6 en chef ct le
directeur de I'hopital.
'Art. 29.-Tout officer de sante attach ai un corps de troupe qui a
a se plaindre d'un abus d'autorite de la part u commandant cldu corps
peut adrcsser ses r6clamations an commandant de la division militaire
dans laquelle il se trouve, ou au medecin en chef des arm&cs qui soumet
la plainte au Secr6taire d'Etat de la Guerre. Si sa p'-iinit est firlnlIC..
centre le medecin en chef de l'arnme, il s'acressera directeient au
Secretaire d'Etat de la Guerre.
Art. 30.-Tout officer de sant6 employ dlans un etablissement mili-
taire qui a A se plaindre d'un abus d'autorite aIdrcsst ses reclamations
A I'officier de sant6 en chef de cet etablissement. Il s'adresse directe-
ment au conseil de sante. si I'abus vient de l'officier de sante en chef;
au Secretaire d'Etat de la Guerre, si i'abus vient du conseil de sante.

TITRE V

Art. 31.-Un reglement d'administration publique determinera I'uni-
forme des officers de sante et des directeurs des h6pitaux militaires.

TITRE VI

Des Honneurs Militaires Attribues aux Officiers de Sant6.
Art. 32.-Les officers de sante militaires de tous grades recoivent
le salut des sentinelles par le port de I'arme.
Ils recoivent en outre selon I'assimilation de leurs grades les nmemes
honneurs funibres que ceux rendus aux officers des autres corps.



< N\'aniioinii les .ltiKier, de sante qui sont sur tls places frontieres et don't
le service est reconnu n6cessaire, indil i..ii, abl seront conserves et conne par
le passe pays jusqu'a ce qu'il y soit ulterieurement deroge. >
Port-au-Prince, 19 Octobre 1863.
M. DUBUISSON, J. FAIQUIERE. MIDOUIN, BAZIN, P. C. TELE-
M.AQUE.
La proposition du depute DUI;. I.-'( )N est appuyee et mise aux voix.
Le d6pute BAZILE FILS ,in.u. la amendmentt en soutenant que la loi en
discussion a dejA 6tabli le cadre des itn.i,.r-, de sante, que par consequent il n'y
a pas motif a l'agrandir.
Le d6pute LHERISSON: cLe Secretaire d'Etat de la Guerre explique que
la proposition du d6put6 DUBUISSON sort du domaine legislatif pour rentrer
dans les droits administrations du Gouvernement, qui peut passer sur les fron-




La Legislation de I'Hygine, de l'Assistance Publique,


TITRE VII

Du Traitement du Personnel des H6pitaux Militaires
et des Officiers de Sant6 des Corps de Troupe.

Art. 33.-Le Personnel des hopitaux militaires et les officers -de
sante des corps de troupe jouiront du traitement qui sera ult6rieure-
ment fixe.
Art. 34.-La solde des officers de sant6 employes aux armies en
c1:Lnp:itg~e. soit dans les ambulances, soit dans les corps de troupe, est
aug'HWentee d'un huiti6me en sus du traitement fixed pour chaque grade,
independamment des rations auxquelles les officers de sant6 ont droit.
Art. 35.-La retraite des officers de sante est reglee conformiment
a celle des officers des autres corps de l'arm6e.
Art. 36.-La present loi sera ex6cut6e a la diligence du Secr6taire
d'Etat de la Guerre et de la Marine.

Donn6 a la Maison Nationale, a Port-au-Prince, le ler. Octobre
1865, an 60eme de 1'Ind6pendance.
Le Pr6sidcint du Sena': CELESTIN
Les Secretaires: AUG. ELIE, P. F. TOUSSAINT

Doinne a la Chambre des Representants, a Port-au-Prince, le 19
Octobre 1863, an 60eme de l'Independance.
Le President de la Chambre: E. HIEURTELOU
Les Secritaires: EM. M. A. GUTIERREZ, BAZIN

AU NOM DE LA REPUBLIQUE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps L6gis-
latif soit revetue du sceau de la Republique, publiee et executee.
Donin au Palais National du Port-au-Prince, le 22 Octobre 1863, an
60eme. de l'Ind6pendance.
GEFFRARD
Par le Pr6sident:
Le Secr6taire d'Etat de la Guerre et de la Marine: PHILIPEAUX


tires un nombre plus ou moins grand d'officiers de sante pour le bien du service
suivant les circonstances. Je suis de l'avis du Secr6taire d'Etat de la Guerre
dans tout ce qui touchera le service militaire. I1 y a des d6penses a faire et des
dispositions A prendre, le ministry de la Guerre le fera. Mais quant A nous,
Chambre, je crois que nous n'avons pas le droit de nous immiscer dans ces
i~ir -ti ni purement administratives.>
L'amendement du depute DUBUISSON mis aux voix est rejet6.
Les articles 20, 21, 23 A 36 sont adopts.
L'ensemble de la loi l'est aussi.





de I'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Haiti


LOI
du 23 Octobre 1863

SUR L'ECOLE DE MEDICINE

FARE, GEFFRARD
PRESIDENT D'HAITI

Considerant qu'il est necessaire de pourvoir, aussi economiquement
que possible pour l'Etat, aux moyens de former les sujets reclames
par le Service de Sant6 tant civil que militaire;
Sur la proposition du Secretaire d'Etat de la Guerre et de la Marine
et de celui de l'Instruction Publique;
De l'avis du Conseil des Secretaires d'Etat,

A PROPOSE,
Et le Corps Legislatif a rendu la loi suivante:
Art. ler.-L'Ecole de Mtdccice, de Chirurgie et de Pharmacie, djai
institute a la Capitale et annexee i l'JH6pital militaire de cette ville,
sera organis6e sur les bases et conditions ci-apres indiqu6es, en vue de
preparer pour le Service de Sante de toute la R6publique.


Seance du 24 Septembre 1863
PRESI)ENCE DU SENATEUR J. E. CELESTIN




Immediatement apres, le President declare que l'ordrc du jour appelle la
discussion du project de loi sur une Ecole de MAdecine, de chirurgie et de Phar-
macie.
Lecture est donnee du rapport fait sur cc project ainsi que du project lui-
meme.



En consequence de ce que dessus, le principle du project de loi sur 1'Ecole de
Medecine, de Chirurgie et de Pharmacie est mis aux voix.



Messieurs,
< J'ai 'hbonneur de cous presenter mes observations sur l'organisation de 'Ecole
de AMdecine, de Chirurgie et de Pharmacie. Cette reuvre est d'une utility incontes-
table. C'est pourquoi cous avez adopt al loi presentee par le Gouvernement.




La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Art. 2.-Cet etablissement sera sous la surveillance de la Commis-
sion central de l'Instruction Publique, a laquelile seront aidjoints, a cet
~i, 1. les nmembres du Jury medical et du Conseil de sant mnilitaire
designs par le Gouvernement.
Art. 3.-L'Enseignement de l'Ecole comprendra:
1) Des Cours sur l'Anatomie et la physiologie. la pathologies in-
terne et l'hygiene, la pathologies externe et la meidecine op6ratoire, la
matiere medical, la therapeutique et la medecine legal, la physique, la
botanique et la pharmacies;


< conseil de santi militaire qui exercerait un contr6le sir l'Ecole de Mddecine. Cette
mmre idee pourrait se generaliser dans la creation d'un Conseil de surveillance qui
exercerait un contr6le sur tous les h6pitaux de la Republique. ferait des tournces dans
les diffdrentes villes et dresserait des raoports au Secretaire d'Etat de la Guerre; ca
serait pour les h6pitaux ce que la Commission Centrale de ['Instruction Publique est
pour les Lyctes. Je vous propose done l'amendement suivant:
< Le conseil de surveillance s'occupera du contr6le general a exercer sur l'Ecole de
Medecine et les h6pitaux militaires de la Ripublique; il pourra etre compose do
directeur, des professeurs de l'Ecole et du Chirurgien en chef des armies. >

Cet amendment additionnel, relatif a l'article 2, est appuy6 par les Sina-
teurs LABONTE et TROUILLOT.
\M ti il est combattu par les senateurs AUG. ELIE, D. ST-PREUX
Le premier fait observer que 1'inspection des h6pitaux n'est pas en question
ici, et que l'article 2 en d6bat ayant cri6 un conseil de surveillance don't font
parties les homes sp6ciaux disign6s par l'amendement, ces hommes ne sau-
raient occuper simultanement deux functions incompatible: ils ne pourraient
etre A la fois directeur, professeurs de l'Ecole et membres du Conseil de sur-
veillance de cette Ecole. II declare donc, pour ces motifs, voter en faveur de la
disposition du Gouvernement, qui lui parait suffisante.
Le second croit reconnaitre que le sinateur LACRUZ voudrait d'un conseil
organism et salari6, mais l'opinant fait remarquer que 1'article indique que le
Gouvernement choisira des hommes sp6ciaux toutes les fois qu'il voudra faire
exercer l'inspection don't s'agit.
Reprenant la parole, le senateur LACRUZ prie ses colleagues de consid6rer
que l'art. 2 n'a pas le meme d6veloppement que son amendment. Cet article
place l'Ecole en question sous la surveillance de la commission central de
l'Instruction Publique, A laquelle seront adjoints les membres du Jury Medical;
et son amendment, dit-il, implique l'institution, par le Gouvernement, d'un
conseil de surveillance sp6ciale. Il trouve que le preopinant a mal saisi sa pensee.
Le s6nateur T. RAMEAU explique que l'article du project dispose que la
commission central de l'Instruction publique, ainsi que le Jury M6dical exercent
leur surveillance sur cette ecole; que ce contr6le ne pouvant etre exerc6 ailleurs
qu'au Port-au-Prince, la pens6e du Gouvernement est suffisamment remplie;
tandis que l'amendement propose demand un conseil de surveillance pour tous
les h6pitaux de la Republique; ce qui est incompatible avec le but de l'article
en d6bat.






de I'Enseignement et de l'Exerctce de la .Aldecine en Haiti


20) l)es course de clinique nedicale et chirurgicale a F ol6pital mili-
taire, don't les inalades seront divises en services confiCs it des profes-
seurs de I'Ecole.
Art. 4.-Les professeurs de 1'Ecole dunt le nonmbre scra idetermin
selon les lesoins de i'enseigcnement, seront, ainsi que le directeur qui
sera choisi i)armi eux. nomines par le President d'Ha'iti, sur la propo-
sition des Secretaires d'Etat de la Guerre et de instruction Publique.
Art. 5.-L'allocation due au Directeur. aux Professeurs chefs de
service it 1'H6opital et aux Professeurs et Employes' de I'Ecole de Mede-
cine. est fixee par la loi.


Le President du Senat resuie le s debals et met aux voix la lnti: <(u ISe 'a-
teur LACRUZ, qui nest pas accucillie.
Le Senateur J. A. M IRAMIBEAU propose de qualifier de mixtv la coni~ission
charge de la surveillance de lEcole de Mledecine.
Cette proposition est repoussec par le senateur AUG. ELIE. qui fait consi-
direr que cette commission (ui est la commission central de l'Inst-uction Pu-
blique, charge de surveiller toutes les 6coles de la Republique, et a laquelle le
Gouvernement ne faith qu'adjoindre des homes speciaux, doit conserver la po-
sition que la loi lui a faite et la denomination qu'elle lui a donnme.
Le sinateur MIRAMBEAL reprend la parole pour declarer qu'en presence
de observation du precedent orateur, il retire sa proposition.
Apres ce, I'article 2 est vote sans modification, ainsi que les articles ;1 et 4.
Au sujet de l'art. 5, mis en discussion, le senateur LABONTE prend la pa-
role pour demander le sursis du vote de cet article, jusqu'a ce que la loi sur les
appointments des fonctionnaires publics ait 6et votee, attend, dit-il qu'aux
termes de I'article 87 de la Constitution toute loi de depenses doit etre preala-
blement votee par la Chambre des Representants.
Le senateur DAVID SAINT-PREUX rappelle qu'il y avait un tarif annexed
a cette loi lors de sa presentation et que sur des observations presenties a cet
6gard au Secr6taire d'Etat de la Guerre, celui-ci a retranche cc tarif pour en
introduire les chiffres dans la loi sur les appointments des fonctionnaires pu-
blics.
Le s&nateur AUGUSTE ELIE estime qu'en presence de I'article 87 sus-
invoque, il conviendrait de modifier ainsi I'article 5: < recteur, aux professeurs, chefs de service a l'Ho1pital et aux autres professeurs
et employes de l'Ecole de M1decine, est fixec par la loi.>>
II ajoute qu'il a lieu de croire que le Secretaire d'Etat de la Guerre ne serait
pas eloigne d'adopter une pareille modification.
Etant d6cid6 que l'amendcment propose sera discute sur le champ, le senateur
LABONTE rappelle l'assertion sus-enoncee du senateur DAVID ST-PREUX,
et soutient qu'il n'y a pas d'amendement a faire, que le mieux est de s'arretcr
aux presentes qui vont consigner le dire du senateur DAVID ST-PREUX.
Le senateur J. P. DAUPIIIN s'exprime dans le sens de la premiere opinion
du senateur LABONTE, qu'il declare appuyer.
On doit, dit-il, respecter 'article 87 de la Constitution; le Secretaire d'Etat
de la Guerre l'a fait lui-micme. 11 convent de supprimer cet article, en attendant
que la Chambre ait vote la loi sur les appointments.





La Legislation de I'Jluuia nt de I'Assistance Publique,


Art. 6.-Ies ..' ur, de 1'Ecole seront publics.
Art. 7.--Pour etre admis a les suivre en quality d'Elve, il faudra
remplir les conditions suivantes:
1) Avoir atteint sa seizieme annee;
2) Etre muni d'un certificate d'etudes faites dans un ktablissement
secondaire, en attendant la possibility d'executer les prescriptions de
1'art. 43 de la loi sur 1'Instruction Publique;
30) Satisfaire a un examen d'admission a 1'Ecole de Medecine don't
le pr' ii.ignl et le mode seront ulterieurement fixes.
Art. 8.--I sera pourvu par reglement d'Administration publique a
la fixation des frais d'etudes et d'examens.


Le Senateur A. LAFOREST est d'opinion que 'article 87 sus-invoqu6 soit
respect, mais il fait rappeler qu'il a et6 d6ja reconnu que le S6nat peut voter
pr6alablement des lois d'appointements, ainsi que cela s'est d6ja pratiqu6 depuis
longtemps.
I1 convient, dit-il, que le S6nat se maintienne dans cette position.
Le Senateur ELIE propose de laisser une lacune dans la loi. L'orateur lui-
meme propose de fixer d6s aujourd'hui les appointments don't s'agit en l'article
5. II announce la r6daction de sa motion. Peu apres, sur des observations A lui
faites par plusieurs de ses colleagues, il declare retire sa proposition.
Dans l'opinion du s6nateur MENDOZA qui rappelle aussi ce qui a et6 enten-
du entire le Senat et le Secr6taire d'Etat de la Guerre dans une des prec6dentes
seances, 11 faudrait passer A l'article 6, ou combler la lacune par la motion du
S6nateur ELIE qu'il a appuyve, fait-il remarquer. On ne saurait r6server l'ar-
ticle 5 du project, en presence de l'article 87 de la Constitution: il faudrait que
le project revint au S6nat. I1 est de l'avis d'adopter la proposition du s6nateur
A. ELIE. Puis il ajoute que les appointments du corps medical font parties de
la loi sur les appointments des fonctionnaires publics, laquelle, A ce qu'il en
sait, doit etre pr6sent6e demain A la Chambre des Repr6sentants.
Le senateur P. F. TOUSSAINT declare que, pour tout concilier, il adopted
aussi la motion du sinateur AUGUSTE ELIE attend qu'elle ne viole ni la
Constitution ni la prerogative de la Chambre.
L'amendement du s6nateur AUG. ELIE est mis aux voix et agr66 par l'As-
sembl6e, qui vote alternativement les articles 6, 7, 8, 9, 10 et 11.
Le s6nateur DAVID SAINT-PREUX, remarque que l'article 12, mis en
discussion, comporte une lacune qu'il imported de remplir. L'art. 13 fixant
A 5 annies la fin des 6tudes du boursier, on peut porter a 8 ann6es, tout com-
pris, le temps qu'il passera dans l'6cole et dans le service public.
Le senateur AUG. ELIE ne voit pas pourquoi un boursier qui a kt6 instruit
gratuitement, aux frais de l'Etat, passerait moins de temps dans le service
public, qu'un 6tudiant libre qui aurait tout acquis A ses d6pens. Comme citoyen,
le boursier ne saurait etre dispense des obligations ordinaires. A son avis, le
boursier doit subir la rIgle commune.
Il est appuy6 par le senateur DAVID SAINT-PREUX qui voudrait voir
fixer le temps A sept ann6es.





de l'Enseignement et de l'Exercice de la Mcdeccne en Haiti


Art. 9.-Le Gou\veruneent aura la faculty de career pour le service
de sante des hopitaux ct de l'arnee un nombre suffisant de I)ourses qui
seront accord6es par le concourse.
Art. 10.-11 fournira aux '),,ursi-rs tous les objets necessaires A leur
instruction, livres, instruments, materiel, et pourvoira A leurs frais
d'etudes et d'examens a l'Ecole.
Art. 11.-Tout boursier qui voudra quitter I'Ecole avant d'avoir
termini ses etudes sera tenu de rembourser le double des expenses
faites pour lui.
Art. 12.-Le boursier. aprcs avoir termine ses etudes et satisfait
aux examens, sera tenu de servir cinq annees dans les hopitaux ou
dans l'arm6e. conformnment aux dispositions des lois relatives A ce
service.


Le senateur B. INGIAC se )ruiiononce en favcur de l'opinion du senateur
LAFOREST, qui n'est pas d'avis qu'on exige d'un boursier, apres ses 6tudes
faites, un trop long temps de service, parce que, dit-il, si i'etudiant ie se sentait
pas dispose A servir trop Il.ngl, mp-. ct qu'il ffit persuade qu'on l'y obligerait en
vertu de cet article, il arrivcrait A se decider a cesser ses etudes. faculty que
lui accord indirectenent l'art. 11 de la present loi en payant le double des
frais faits pour lui par 1'Etat.
L'orateur est d'avis de n'exiger de l'elevc, apres ses 6tudes, qu'un service de
trois annees. 11 pense que c'est admissible. parce qu'il est necessaire que le pays
ait autant de medecius que possible pour le service de la Republique, et dans
l'int6ert de la Soci 6te.
Le senateur MENI)DOZA trouve que c'est trop d'cxiger huit annces de ser-
vice, apres les cinq annees d'Ctudes. II prie d'observer que si I'live entire A
l'icole a l'i'ge de 16 ans pour y rester cinq ans et pour ensuite passer huit ans
dans le service public, il en sortira djai vicux. Deja. dit-il. a l'i,. de 16 ans,
('kli. e commence a servir son pays, il se prepare a etre utile.
i,' iiin i estimee que 'on doit tcnir coimpte de tout cela; puis il declare qu'il
appuie I'amendement du senateur I\AI(OREIST.
Repondant au dernier r. ii t du ipreccdent orateur, le senateur AUG.
ELIIE dit qu'il ne le trouve pas determinant. A son avis, de minele qu'on ne
tient pas compete de lemr i d'.i .i- .r, aux artisans, aux ecoliers et
autres, il nest pas rationnel qu'on fasse, sous ce rapport, exception en faveur
des boursiers don't s'a':. ici.
Le senateur T. R.IAMI : pregnant la *i..! dit io'il a souvent remarque que
des ainendements proposes dans la clialeur des discussions etaient susceptilbles
de t~ih r l'colmi ie (d'uii .r ; ': En consequence, il propose de renvoyer a
mardi prochain le vote de I'article en debat, afin (que le Secretaire d'Etat de la
Guerre ait le temps de combler lui-m eme le vide rested dans le dit article.
Mlise aux voix, cctte motion demeure agreee.
Aussitot apris. 'article 13 est adopted sans modification, ainsi que les articles
14. 15 et 16.
Le vote de l'ensemble est remis i la prochaine stance.





La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Art. 13.-La duree des etudes a 1'Ecole sera de cinq annees. II y
aura a a ln de cdlaqmue annee un examcn public avant I'admission de
'eleve a l'annee suivante.
Art. 14.-A la fin des etudes, apres la cillquiniCm annee, les candidates
au Doctorate seront examines a l'effet de recevoir, s'ils sont reconnus
capable, le dipl)me de Docteur en MAdecine.
Les Eleves en Pharmacie, recevront aux memes conditions, un di-
plome qui leur conferera le titre de Pharmacien.



SEAT
Seance du 29 Septembre 1863
PRESIDF- CE DU SENATEUR J. E. CELESTIN




Im6mdiatement apres, le president du Senat declare que l'ordre du jour ap-
pelle la discussion de l'article 12 du project de loi sur l'Ecole de M-decine, de
chirurgie et de Pharmacie.
Le Secr6taire d'Etat de la Guerre prend la parole pour expliquer la pensee
du Gouvernement au sujet de la duree du service des boursiers, apr&s leurs
6tudes. Le Gouvernement, dit-il, apres avoir tout bien considdr6, a trouv6 con-
venable d'etablir une ann6e de service pour chaque annie d'ktudes. En conse-
quence, le vide qui existe dans 'article 12 don't s'agit peut etre rempli en assi-
gnant 5 ann6es pour la dur6e du service des boursiers, soit dans l'arm6e, soit
dans les hopitaux.
Puis, ce haut fonctionnaire fait savoir qu'il vient deposer un project de loi
sur la r..r:nllisati,,', du service de sant6 des h6pitaux militaires de la Rbpu-
blique. En organisant ;'i L..Ic de M6decine, le Gouvernenient a cru nbcessaire
de ririiani-,r le service de sant6, afin de le mettre en harmonies avec le systPme
nouveau auquel il se rattacle.
II remet le project et recoit acte de ce d6pot.
Le president du Senat declare que la discussion est ouverte sur 'article 12
sus-enonce.
La parole est accord6e au sbnateur A. LAFOREST qui declare maintenir
son opinion consignee dans le dernier procbs verbal. II fait observer qu'il est
just d'appliquer au boursier la meme duree de service que celle relative au
service militaire, qui est de huit alnnes.
A son avis, le boursier commence le service des le jour de son entree dans
l'cile, puisque, dis lors, ou pen apris, il est susceptible de monster la garde dans
l'h6pital, de faire les marches avec l'arm6e, la garnison, ou d'etre assujetti a
tout autre service actif.
Le Secretaire d'Etat de la Guerre trouve qu'on ne saurait compare le mili-
taire au boursier: le prevtier fait le service et un service actif qui l'astreint A
hien des privations et a s'abstenir de toutes occupations lucratives, tandis que
le second est I'objet de la sollicitude du Gouvernement qui lui fait enseigner un
art don't il va un jour retire un profit et inmne son existence. L'Etat fait pour
lui des d6penses notables et lui accord, en sa quality d'officier de santi, un





de lEnseignement et de I'EAercice de la Medecrie en Ha'it


Art. 15.-I1 sera ultericurenment determine par reglement d'adminis-
tration publique: le mode d'ensciSgncinent t des course, la forme et le
nombre des inscriptions A prerndre par les etudiants, la forme et la
duree des examens. I'uniforie des eleves. la discipline, I'organisation
et administration intericures de I'Ecole, Ic nombre des professeurs.


emolument mensuel dout Ie chlifre ne strait pas moiidre que celui ..,'il lui
faudrait dcpenser pour s 6s etudes a 1Y 'i. i ;.
Le Secretaire d'Etat declare anisi qu'il mainitieii la pensee du (Gonvernement.
Le s6nateur I)AVII) S\INT-PRtEUX .e rage ai 'opinioii du pirececdelt ora-
teur.
Le President du Sniat met aux v\ix la proposition du Selateur A. LAFO-
REST, qui u'est pas accueillic. En consequence, le I Ii T, de 5 anuies preslnte
par le Gouvernement est adopt.
L'enscmble du project est mis en deliberation et agr66 par le Senat.

CHIAMBRIE DES IRE PRESENTA\NTS
Seance du 5 Octobre 1863.
PRESI)DENCE DU I)EPUTE IE. -HEURTELOU
des Representants, sur I'Ecole de JlMdecine.
< < de Melecine, envoy i la Chambre des rcpr6sentants par le Pouvoir Ex6cutif,
apprecie utilitye de cette loi, qui a pour base essentielle de preparer des sujets
pour le service de saute tant civil que militaire, et qui seront un jour aptes a
ginirali-er des bienfaits dans toute la Republique.
pr6cier les motifs.
< BARTHELEMY, GAETAN. MIDOUIN. C. M. A. GUTIERREZ.


CHAMBIRE DEIS REPREISEINTANTS
Stance du 21 Octobre 1863.


Le President sonne et announce qu'on va passer a la discussion de la loi sur
1'Ecole de Medecine, qui est I'ordre du jour.
L'esprit de la loi est adopted.
Le depute GUTIERREZ. inudecine Ieg ale: c'et une simple faute d'impression a rectifier, dit-il.>>
La rectification a lieu.
Les arts. 3. 4, 5, 6. 7, 8. 9, 10, 11 sont adopts.
Le President fait observer que le terne de 5 annies fixed par i'art. 12, coimei
temps que les 6tudiants doivent servir dans les hopitaux mo dans iarmii e apres
leur sortie de 1'ecole, est une 'r t longue period.
Le Secr6taire d'Etat de l'Instruction Publique:




La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publique.


Art. 16.-Les Secretaires d'Etat de la Guerre et de l'Instruction
Publique demeurent charges de l'execution de la present loi, qui
.,.1,,,. toutes les dispositions de lois, d'arretes. qui lui seraient con-
traires.
Donne a la MaIi,in Nationale, au Port-au-Prince, le 29 Septembre
1863, an 60e. de 1'Independance.

Le President du Senat: CELESTIN
Les Secretaires: AUG. ELIE, P. F. TOUSSAINT

Donne a la Chambre des Representants, au Port-au-Prince, le 21
Octobre 1863, an 60e. de 1'Ind6pendance.
Le President de la Chambre: E. HEURTELOU
Les Secr6taires: EM. M. A. GUTIERREZ, BAZIN


amendment que le president propose A l'art. 12 ou si c'est une observation
qu'il fait A la Chambre.
a fait des frais pour donner des connaissances en medecine A un jeune homme,
ne fait que r6clamer une faible compensation de ses debours.
est nullement d6fendu de se crier une clientele, et apris les 5 annees il est
libre- de tout service militaire s'il n'aime pas la carriere des armes.
Le d6put6 IHENRIQUEZ: jeune homme qui entire A 16 ans A l'ecole en sort a 21 ans. II faut encore passer
5 ans a l'6cole, ce qui lui donne 26 ans.

Le Secretaire d'Etat de l'Instruction Publique: docteur aura 26 ans, c'est un age raisonnable. Le d6butant ne peut trouver de
meilleur endroit pour pratiquer qu'un h6pital ou un regiment. Il est de m&me
du medecin et de l'avocat; come il faut que celui-ci perde souvent beaucoup
de proc6s avant de devenir bon avocat, de meme il faut que l'autre fasse son
experience sur beaucoup de malades avant d'en sauver quelques-uns.
art dans un h6pital ou dans un regiment et a 26 ans, apres 5 ans de pratique, il
inspirera plus de confiance au public.>
Le repr6sentant DULIEVRE: a 16 ans, en sorte a.21 et passe 5 an:; dans les '. 'it ';. Je crois que la dur6e
de 5 ann6es n'est pas trop lonigne, et si ,I' ;l 'i de I'*i,.,h:l. it est vive, il
pourra acquerir 1cs connaissances voulucs en 2 ans au lieu de 5 ans.

Le d6pute VALCIN: < ment service a I'hopital, mais A I'humanit6, et c'est ce que vous devez considered,
messieurs. NVous voyez que les sceurs de charity se d6vouent au service des
maladies, et comment pouvez-vous parlor de temps quand il s'agit de 1'humanit ?>>
Le d6put6 HENRIQUEZ: < naissances par la pratique. II en acquiert certainemcnt, mais ne pourra-t-il
pas acquerir ces connaissances dans un temps moins long, de 3 ans enfin. C'est
ce que nous voulons dire et nous ne pensions nullement qu'on doive mettre en






de l'Enseignement et de l'Exercice de la MX!dectne en Haint


AU NOM DE LA REPIUBLIQLE

Le President d'laiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps Legis-
latif soit revetue du sceant de la Repulblique, publi6e et exccutee.
Donne au Palais National, anu Port-au-Prince, le 23 Octobre 1863,
an 60e. de 'Ilnd6pendance.
GEIFRARD
Par le IPrsident:
Le Secr6taire d'Etat de la Guerre ct de la Marine: PHILIPEA.UX
Le Secretairc d'ltat de I'Instruction Publique: DAMIER


cause I'huanite quand il s'agit d'un delai plus ou moins long pour lc service
impose aux jeunes docteurs par le Gouvernement.>>
Le representant ST-AMANI): < demanded 3. I1 s'ensuit quc pendant deux ans nous nc tircrons aucun benefice
de la loi. Vous aurez une lacune, si les 6elves doivent rester cinq ans a I'6cole
et trois dans les hopitaux. Le pain gratuitement spiritual, la patrie doit le donner
a tous les enfants.>
< pouvons faire autrement.
l'Etat le double des frais qu'il aura faits pour lui.
faute de discipline.>>
Le repr6sentant BAZIN:
taires d'Etat pour leur demander si pendant les 5 ans les 6tudiants seront payes
come officers de santi.>>
Le Secr6taire d'Etat de l'Instruction Publique lui r6pond qu'il va sans dire
qu'ils ne travaillent pas pour rien.
L'art. 12 est adopted.
Le representant LIIERISSON: <<1 est dit a l'art. 13 que des examens auront
lieu a chaque fin d'annee, mais la loi n'a pas prevu que les hleves peuvent etre
refuses a leurs examens et dans ce cas, ils seraient forces, come en France, de
redoubler la meme annee. On ne parole pas de cela.>
Le repr&sentant LARAQUE:
annies d'6tudes ne sont pas trop pour fair un bon medecin. II faudrait plutot
allonger le temps que de le diiniuer.,
Le representant B. JUDA: <<(: n'a pas besoin de parler de cela. II va sans
dire que s'ils ne sont pas requs, ils resteront ce qu'ils sont. Ils sortiront fruits
secs.>s
Le Secritaire d'Etat de l'Instruction Publique: <11 y a dans les etablissements
publics des 6lIves qui ne se soucient pas de travailler. II faut mettre un obstacle
a cc mauvais vouloir et je crois que I'art. 12 est tres propre a cela. Si 'eli1ve
travaille bien et qu'il n'a subi qu'un simple chiec. il restera; mais si c'est un
paresseux, il sera renvovye.
Les articles 13, 14, 15 et 16 sont adopts.
L'ensemble de la lui l'est aussi.





La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance PubliquC


Port-au-Prince, le 5 Janvier 1864, an 61e. de 1'Independance.

FABRE GEFFRARD
PRESIDENT D'HAITI

Au Secretaire d'Etat de l'Intericur et de l'Agriculture, etc...

Monsieur le Secr6taire d'Etat,

Ces jours derniers, plusieurs habitants de la Capitale out succombi
a des morts subites, et, seloin l'1age, ils ont iet inhum6s dans les 24
heures, sans iqu'aucune formality prealable ait constat6 la cause de ces
deces imprevus. Cet usage a de graves inconvenients qu'il est urgent de
faire cesser.
D'abord il permiet la circulation de bruits alarmants sur 1'6tat sani-
taire de la ville, ensuite il peut etre un obstacle a la surveillance juri-
dique que, dans certain cas, heureusement tries rares. les magistrates
charges de la s6curite publique jugeraient i propos d'exercer.
Veui'llez donc, apres avoir pris l'avis du Jury Mfdical, adopter des
measures de police pour faire cesser cet usage sur les consequences du-
quel j'appelle votre attention.
Ne pourrait-on pas, par example, prescrire aux conseils communaux,
dans les villes, de ne delivrer des concessions de terrain pour s6pulture,
que sur demand accompagnee d'un certificate de medecin ou de l'attes-
tation de deux citoyens notables constatant la cause du deces ?
Je vous salue avec une affectueuse consideration.
GEFFRARD



CONSEIL COMMUNAL

Port-au-Prince, le 28 Juillet 1864.

Consid&rant qu'il est urgent de prevenir les accidents trop frequents
occasionnes par la negligence des particuliers;
Considerant qu'il imported de soulager le sort des animaux dans 1'in-
t6ret meme de leurs propri&taires;

ARRETE:

Tout chien libre le jour dans quelques lieux que ce soit doit etre
musel.; des measures rigoureuses seront prises pour la saisie et au be-
soin pour la destruction des chiens errants ou atteints de maladie.
Il est enjoint a tout occupant de maison, a tout boulanger de faire
nettover leurs chemin6es tous les mois.






de l'Enseignement et de l'Exercice de la Mddecine en Haitz 19

Les coninissaires d'ilets visiteront dans les trois p-lrinivr, jours de
chaque mois les cheminiies et les course de leurs ilets afin de s'assurer si
les course sont propres et les cheminees nettoyees; ils en front au
conmmissaire de police en chef de leur section un rapport circonstanciel.
Il est defend de fire courier les cabrouets dans les rues surtout le soir,
les jours de fete et de march.
Quiconque maltraitera un animal ou se servira d'un animal malade,
sera tenu de le deteler, s'il est au cabrouet a !a requisition du premier
commissaire de police ou d'ilet qui l'aura surprise en contravention avec
le present.
II est 6galement defendu de faire courier des chevaux dans les rues
surtout le soir, les contrevenants aux dispositions de la present seront
passibles de toutes les peines portees au code penal.
Les commissaires et :tgellt. de police demeureront specialement
charges de l'execution du present arrete qui sera public et imprimle.
Donne en i'Hotel Communal de cette ville, les jour. mois et an que
dessus.
Le Magistrat: PERPIGNAND


Port-au-Prince, le 4 Octobre 1864, an 61e de I'Independance.

LE CONSEIL COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE
Le public de cette ville est pour une derniere fois prevenu que les
dipi, .it1ion, des arretes de police sur le nettoiement des rues leur font
defense express d'entasser des immondices devant !es portes.
Les inimondices doivent etre ,lt;..i.-'. dans des caisses ou paniers
portatifs, et deposees le long des ri.-!h .. afin que les cabrouets affects
a ce service, les enlevent en i ,-aant.
Les cabrouets ne circulant pas les dimanches, il est defend d'y rien
dep'. .i r ce jour.
Les iiiiondices balavyes sernt entassees dans des caisses plour etre
enlevees les lundis matins.
Les conmnissaires de I1, ,. sont tenus de rendre responsables tous
ceux devant la porte desquels ils Il\\~. r lunt des inimondices quel-
conques. le jour de iln ,.iclh. ils les denonceront au juge-de-Paix
conine contrevenants et front fril.j' r contre eux l'amende prevue
par la loi, en cas de recidive ils les front d&poser en prison.
Ils sont tens sous peine de destitution de veiller a l'execution du
present avis.
Donne en l'Hotel C .1niililn,..1 les jour, mois et an que dessus.
Le Magistrate: PERPIGNAND






La Legislation de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Port-au-Prince. le 21 Janvier 1865 an 62e de 1'Independance.

AVIS DE POLICE

Cll'i~dr'; it lqu'il imported de nettoyer les fours, chemindes ou usines
oil 1'on fait usage du feu et de retire les immondices, pailles ou tous
autres objets inflamnmables qui sont entasses dans les course, les pro-
prietaires et les locataires sont prevenus qu'il leur est accord 48
heures pour se conformer aux presentes dispositions.
Passed ce delai des visits domiciliaires auront lieu, ceux trouves en
contravention seront punis conformement au code penal et responsables
de tous les accidents qui pourront arriver.
Les Juges de Paix, commissaires et agents de police sont tenus de
veiller a l'execution du present avis.
Donn6 a 1'Hotel Communal les jour, mois et an que dessus.
Le Magistrat: PERPIGNAND


Port-au-Prince, le 24 Janvier 1865 an 62e de l'Independance.

LE CONSEIL COMMUNAL

Consid6rant qu'il imported de r6parer les rigoles pour laisser un libre
course a la circulation des eaux.
Consid6rant que la loi fait obligation aux propri6taires d'arranger et
d'entretenir les rigoles qui longent le devant de leurs proiprietis;
Considerant que ces rigoles par leur mauvais etat deversent leurs
eaux dans les rues et contribuent, par la, a les fouiller et a faire naitre
des miasmes dans la ville;
Le Conseil Communal donne avis au public, que devant faire reparer
les rues, qu'il va commencer A r6parer immndiatement les rigoles des
encoignures avant I'arriv6e des pluies.
Les propriitaires sont done invites a faire arranger celles qui se
trouvent devant leurs maisons.
Un d6lai de huit jours leur est accord&, pour se conformer aux pre-
sentes dispositions, passe lequel le Conseil les fera arranger a ses frais,
en exigeant d'eux le remboursement des frais qu'elles auront occasion-
nes et en les frappant de l'amende prevue par le code penal.
Les commissaires et agents ,de police sont tenus de veiller a l'ex&cu-
tion du present qui sera public et imprimi.
Donna A l'Hotel Communal les jour, mois et an que dessus.
Le Magistrat: PERPIGNAND







de I'Enseignement et de I'Exercice de la MWdecine en Haiti


Port-au-Prince, le 6 Janvier 1866, an 63e de l'Ind6pendance.


LE CONSEIL COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE


AVIS

Considerant que le cholera apres avoir exerce ses ravages dans plu-
sieurs contr6es de 1'Europe sevit maintenant dans les colonies voisines;
Consid6rant qu'il imported de prendre des measures de salubrite pu-
blique, en vue de prevenir les effects desastreux de ce fleau qui menace
notre population
Vu la loi du 28 Novembre 1846 determinant les attributions des
conseils communaux;

Il est ARRETE ce qui suit:
Art. ler.-Les places et les marches publics seront immediatement
nettoyes et les immondices transportbes hors de la ville dans les en-
droits designs et ensuite brfiles.
Art. 2.-I1 sera procede au dessechement des lieu humides, des bas-
sins d'eau croupie, au lt-ihl,. tt des egouts et des ruisseaux.
Art. 3.-Une surveillance active sera exercee sur les comestibles
recus en magasin menaces de deterioration.
Art. 4.--Les proprietaires et locataires sont tenus de faire nettoyer
et desinfecter les fosses d'aisance en y introduisant de la chaux. ils
sont aussi tens de faire blanchir leurs proprietes et les dependances
dans le plus bref delai. balayer tons les matins la facade de la rue
longeant le devant de leurs maisons et de deposer les immondices pro-
venant de ce I.Lila:ig (l dans des caisses ou paniers portatifs: les im-
mondices des course ne devront etre mises dehors qu'au passage des
cabrouets affects au nettoiement des rues.
Art. 5.-Les pIrscril.tini' contre la maladie c'est-a-dire la medica-
tion preventive, la medication curative, le rC./iin, hygienique it suivre
apres la guerison sont publies par le Jury Medical de cette vil-le.
Art. 6.-Les Juges de Paix, commissaires et agents de Police sont
charges sur leur rc-I !- dlilit' p)ersonnelle de I'execution du present
avis qui sera public et (l it: .


Le M\,a.' -;rl: PERPIGNAND






La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Port-au-Prince, le 7 F6vrier 1866, an 63e de l'Independance.

LE CONSEIL COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE

CAHIER des charges pour le nettoiement des rues de la ville du
Port-au-Prince don't les conditions suivent;

SAVOIR:

Art. ler.-L'entrepreneur s'engage a mettre en circulation tous les
jours autant de cabrouets n.cessaires pour le nettoiement *de la ville dut
Port-au-Prince.
Art. 2.-Ces cabrouets circuleront dans toutes les parties de la ville,
chaque jour depuis six heures tres precises du matin jusqu'au coucher
du soleil.
Art. 3.--Ie nettoiement de la ville consiste: 1 dans la propret6 des
rues, des marches, des places publiques: 20 dans celle de toutes les
parties de la ville oui ce travail merite d'etre fait; 3 dans l'enleve-
ment immidiat de tous les debris qui encombrent les rues, de toutes
les immondices entass6es dans les rues, places publiques ou marches,
ainsi que dans celles d6posees devant chaque propriety dans des barils,
caisses ou paniers.
Art. 4.-Sont exceptees de cette disposition les immondices d'6curies
et les pailles provenant du d6ballage des faiences qui devront ktre en-
levees aux frais des occupants de chaque maison.
Art. 5.-Une fois que les cabrouets circulent dans la ville, ils sont
sous la surveillance immediate des officers et agents de police qui les
requierent oil le besoin se fait sentir. L'entrepreneur du nettoiement
des rues est tenu de se conformer a cette present disposition.
Art. 6.-L'entrepreneur est tenu de parcourir toutes les rues, de faire
nettoyer celles qui sont sales et enlever les immondices, afin que la
police, en faisant sa tournee, trouve la ville dans un parfait etat de
proprete.
Art. 7.-Si les agents de l'autorite remarquent que les cabrouets ne
passent pas regulirement dans chaque rue, ils en front le rapport au
magistrate communal qui pour la premiere fois, fera un avertissement
a l'entrepreneur.
Art. 8.-En cas de recidive, il sera retire sur le prix du march et a
la fin du mois un trentieme sur le paiement mensuel pour chaque jour
de negligence d(iment constate.
Art. 9.-Il est obligatoire que la ville soit nettoyee les jours de fete
et les dimanches avant jour sous peine d'une retenue de cinq cents
gourdes et meme sous peine de resiliation du contract.







de I'Enseignement et de l'Exercice de la Medecine en Haiti


Art. 10.-S'il y a des remblais a enlever d'un endroit pour etre trans-
portes cans un autre, I'entrepreneur est oblige le les faire enlever et
les apporter 1a oil il lui sera designed.
Art. 1.-L'ingenieur civil est tenu sous sa responsabilite person-
nelle de surveiller le service des cabrouets et de s'assurer du nombre
qui y circle chaque jour et de l'heure A laquelle l'entrepreneur com-
mence et quite le travail. II est tenu de faire son rapport au magistrate
communal de la proprete des rues.
Art. 12.-L'entrepreneur est tenu d'obtemperer a la premiere requi-
sition du Magistrat Communal ou de l'autorite competente pour mettre
ses cabrouets en activity les jours de fetes nationals ou communales
sans pr6tendre a aucune indemnity.
Art. 13.-L'entreprise est pour un an A partir du jour que commence
le travail.
Art. 14.-Le Conseil Communal s'engage a computer pour ce travail
a la fin de chaque mois a monsieur.......... la some de............
Art. 15.-Le present contract sera resilie de plein droit si les condi-
tions stipulees plus haut ne sont pas exactement replies.
Art. 16.-L'entrepreneur en cas d'inex6cution du dit contract sera
tenu de payer six mille gourdes en forme de dommages-interets au
Conseil Communal.
Donn6 en l'Hotel Communal les jour, mois et an que dessus.

Le M.lai~r. : PERPIGNANDI



Port-au-Prince, le 5 S~Ilemlnir l irc an 63e de I'Indepenldance.


LE CONSEI I COMMlUNAL DU PORT-AU-PRINCE

Le Conseil Communal de cette ville ayant et6 avise par I'Adminis-
tration ulltrictIr' que le cholera sevit avec la derniere rigueur en
Europe et aux Etats-Unis:
Considerant qu'il imported dans une situation pareille de prendre
toutes les measures de salubrite pil ii iu en vue de prevenir les effects
desastreux de ce flau, si par malheur il faisait invasion chez nous:

ARRETE ce qui suit:

Les rues, places, quais et marches publics seront immediatement
nettoyes, les immondices transporters hors de la ville, dans un endroit
qui sera design et ensuite brulles.






La Legislation de l'Hygikne, de ('Assistance Publique.


Il sera aussi procede au dess&chement des lieux humides, des bassins
d'eau croupie, au nettoyage des egouts et des ruisseaux.
Une surveillance active sera exerc&e sur les comestibles requs en
magasin, menaces de deterioration.
Les proprietaires et locataires sont tenus de faire nettoyer leurs
course, chemindes, fours, etc., et de desinfecter leurs fosses d'aisance.
Les autorites charges de la surveillance des h6pitaux et des prisons
devront se conformer aux pr&sentes dispositions, faire blanchir ces
etablissements et les tenir dans un 6tat convenable et sanitaire.
Les navires arrives de l'Etranger seront assujettis A uine quarantine
avant d'entrer dans le port. L'ordre leur sera signifi6 au delay de la
grande rade.
Le medecin de la rade, sur sa responsabilite personnelle, exigera de
chaque capitaine sa carte sanitaire, fera la visit des homes de 1'6qui-
lp;ig et des passagers.
Cet examen decidera de la duree de la quarantine du navire, lequel
devra subir une fumigation ou toute autre operation d'assainissement
avant le debarquement de ses marchandises.
Le medecin de la rade et le chef des movements du port adresseront
chaque jour au Secr6taire d'Etat de l'Interieur et de l'Agriculture un
rapport circonstanci6 sur les navires arrives de l'Etranger.
Le present avis sera public, imprimi et l'ex6cution est confine aux
agents de la force publique.
Donne en I'Hotel Communal, les jour, mois et an que dessus.

Le Ma-.i-trat Communal: PERPIGNANDI



Port-au-Prince, le 5 Septembre 1866 an 63e de l'Ind6pendance.

LE CONSEIL COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE

AVIS

Le Conseil Communal de cette ville, previent les proprietaires d'em-
placements vides qui font batir, qu'ils doivent sans retard faire tasser
les debris de magonnerie qui se trouvent devant leur emplacement,
obstruent la voice publique, encombrent les ruisseaux, et emp&chent
la circulation des eaux.
Les residus de ces debris devront itre entasses pour servir au rem-
blai des rues en reparation et le sable pouvant servir aux proprietaires
doit &tre retire de la voie publique.






de I'Enseignement et de I'Exercice de la Mddecine en Haiti


II leur accord jusq('au lundi, dix septembre, pour se conformer a
cette prescription, pass ce dlelai, les calirii,-t, affects au service de
salubrite publique et at remblai, les enlvcront Ai leur passage, pour les
transporter partout oni le besoin se fait sentir. 11 est aussi defendu de
faire taller les maisons et de faire battre le mortier dans les rues, de
deposer devant les maisons en construction, des roches, potcaux et ma-
teriaux gdneralement i( rloI nt(IlueL, sous les pines prcvues au code
penal: ces mat6riaux doivent etre deposes sur les emplacements des
proprietaires. Le Conseil devant s'occuper de l'arra;-igini-nt des rues,
faire fouiller, et arranger les ruisseaux de cette ville, prevent le public
qu'il est aussi d6fendu de jeter des inmmondices n'importe lesquelles
dans les rues et dans les ruisseaux. Ces immondices doivent etre enle-
vees par les cabroucts de la commune.
Les chevaux entretenus sur les galleries seront pris et conduits aux
paves et les proprietaires paieront l'amende privue au code p6nal.
Le present avis sera public, iumprim et I'execution est confine aux
agents de la force publique.

Donne en I'H6tel Communal les jour, mois et an que dessus.

Le Magistrat: PERPIGXANI)



Port-au-Prince, le 22 Decembre 1866, an 63e de I'Independance.


LE CONSEIL COMMUNAL DUI PORT-AU-PRINCE

Considerant que l'entretien et la propret6 des rues. quais et places
publics sont les premieres conditions de salubrite publique,

ARRETE ce qui suit:

Art. ler.-Tous ,l'lpnriji iiri.- ou locataires sont tenus de nettoyer,
halayer et arroser une fois par jour la portion de la rue qui se trouve
devant leurs maisons et r6unir en un tas les bones et immondices pro-
venant de cette portion de la rue et des rigoles. Quant aux immondices
provenant des manages, elles seront conservees dans l'int6rieur des
maisons jusqu'a l'heure du passage des voitures destinies a les enlever.
Art. 2.-L'enlevement des immondices d'ecurics reste t la charge des
proprietaires d'animaux, toutefois leur enlevement peut, au moyen d'un
contract particulier. s'effectuer par le service des voitures communales.






La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique.


Art. 3.-Les votures divisdes en six services et affect6es aux dif-
ferents quarters de la ville y circuleront a partir de la semaine pro-
chaine depuis sept heures jusqu'A midi et depuis deux heures jusqu'ai
cinq heures.
Art. 4.-Une clochette sera attachee au cou des animaux de chaque
cabrouet afin d'annoncer au loin son approche.
Art. 5.-Les propri6taires d'emplacements vides sont invites a les
cl6turer dans le delai de deux mois a partir de la publication, pour
eviter que ces dits emplacements ne deviennent des lieux de d6p6ts
d'immondices.
Art. 6.-L'entretien des quais et places publiques est aux frais de la
Comnmune.
Art. 7.-Il est defendu de laisser libres dans les rues et sur les places
publiques, les chevaux, mulets, anes, brebis, pourceaux, cabrits et mou-
tons. S'ils y sont trouves, ils seront pris et conduits aux paves de la
Commune.
Art. 8.-II est d6fendu de nourrir devant les portes, sur la rue ou
sous les galleries, aucun de ces animaux sus-mentionnes sous peine
d'une amende prevue par le code p6nal. Ne sont point compris dans la
pr6sente disposition les animaux qui ne sont attaches sur la voie pu-
blique que momentanement.
Art. 9.-Seront aussi punis d'amendes selon le Code Penal:
10 Ceux qui jetteront ou front jeter dans les rues des immondices,
paille, ripes, fumiers ou quelques autres ordures que ce soit capable de
repandre l'infection et de vicier l'air.
2 Ceux qui jetteront dans les rues les verres et les bouteilles casses,
les morceaux de poterie et de faience.
3 Ceux qui imprudemment auront jet6 par les fenetres et crois6es
des eaux, immondices ou ordures sur des passants.
Art. 10.-Le present arr&et sera public pendant trois jours consecu-
tifs dans toutes les encoignures de la ville.
Art. 11.-Les Commissaires de police, chefs, sous-chefs de section
et agents de police doivent, sous peine de destitution, tenir strictement
la main a l'ex6cution du present arret6.

Donni en I'H6tel Communal, les jour, mois et an que dessus.


Le Magistrat Communal: MYRTHIL BRUNO





de l'Enseignement et de I'Exercice de la MIdecine en Haiti


St-Marc.-20 F6vrier 1868

AVIS

LE CONSEIL COMMUNAL DE ST-MARC

Vu le 17c paragraph de l'article 43 de la loi sur les conseils com-
ninllaUX :
\u que la population n'a pris aucun cas de notre publication du 12
du courant; et considerant qu'il imported de prendre, sans retard, des
iiesures sanitaires pour prevenir l cholera qui sevit en ce moment
A Sto-Domingo:

ARIETE ce qui suit:

Art. ler.-II est df.lfn w11u, sous peine d'une amende de dix gourdes,
pour la premiere fois. et du double, en cas de recidive, des que la ri-
viere aura &et nettoyee, de laver plus haut que le Pont-Pierre; 20 De
jeter dans la riviere, dans les emplacements vides et dans les rues, au-
cun animal mort. fumier d'ecurie ou immondices quelconques.
Les endroits d6signes pour recevoir de pareils d6pots sont derriere
la batterie des guepes et le Fort Saint-Charles, hors des omurs, ou ces
immondices seront brIil6es; 3 De garder des porcs dans des parcs, a
moins que ces parcs ne soient tenus dans un 6tat de proprete rigou-
reuse; 40 De garder dans les cours et dans l'interieur des maisons des
substances pouvant degager des gaz nuisibles a la sante.
Art. 2.-I1 est recommande aux proprietaires de faire blanchir a la
chaux, leurs maisons, si elles sont susceptibles d'etre halige ndne .
Art. 3.-Il est irg:liii' une commission de salubrite publique, char-
gee de faire deux fois par semaine, s'il y a lieu. des visits domici-
liaires pour s'assurer de l'etat de proprete des course et des maisons;
de visitor l'h6opital, I'hospice, ia prison, les etablissements d'instruction
publique et les ateliers: de proposer au cunseil toutes measures, toutes
ameliorations i prendre et a faire dans l'intret de la salubrite pu-
blique.
Art. 4.-La Commission tiendra ses s6ances au conseil communal
sons la presidency du medecin en chef du department de 1'Artibonite.
Art. 5.-L'ex&cution du present est confide a la diligence du com-
missaire en chef de la police communal.

Fait en l'li6tel Communal de cette ville. les jour. mois et an que
dessus.


Le Magistrat Communal: EVAN LLOYD





La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique


Port-au-Prince, le 17 Octobre 1868, an 64e de l'Independance.

LE M.\1GISTRAT COMMIUNAL DU PORT-AU-PRINCE

Attend que depuis quelques jours plusieurs chiens errants ont kt6
abattus come atteints d'hydrophobie;
Dninlli avis au public qu'il est acconde un d6lai de huit jours pour
que les chiens soient museles ou tenus a 1'attache.
Passe ce delai, les measures seront prises avec les autres autorites de
la Ville, pour la destruction des chiens errants.

Donn a l 'H6tel Communal, les jour, mois et an que dessus.

Le ler Suppliant du Magistrat Communal: DUFORT




Port-au-Prince, le 11 Septembre 1869, an 66e de l'Ind6pendance.

LE CONSEIL COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE

Proforma devant servir de base A l'cntrepreneur des travaux de nettoiement
de la ville.
Le soussign6, entrepreneur du nettoiement de la ville, allant du Nord au
Sud y compris les deux portails de l'Est A l'Ouest, A toucher la mer, ainsi que
les rigoles qui bordent les rues.

S'ENG-\GE A:
Art. ler.-Nettoyer d'une maniere propre les rues, quais, places publiques,
marches, rigoles, etc., sus-indiques. Et pour ce;
A) Avoir le droit d'employer au travail le nombre de cabrouets n6cessaires
sans que, jamais cependant ce nombre puisse etre moindre de............... par jour.
B) Employer un nombre suffisant d'hommes a balayer et nettoyer les rues,
places publiques, quais, marches, rigoles etc..., sans que jamais ce nombre
d'Hommes puisse etre moindre de,................... par jour.
C) Enlever jusqu'au niveau du sol qui lui sera donned par l'ing6nieur de la
Commune tout ce qui salit et encombre actuellement les rues, quais, marches,
etc., tels que fatras de toutes sortes, immondices de course et d'6curies, debris de
maisons incendides ou en construction.
D) D6poser les sus-dites matieres aux lieux qui lui seront indiques.
E) Fouiller et enlever d'une maniere sp6ciale, quand il y aura lieu, ceux
des debris des maisons qui peuvent servir a remblayer certain quarters de la
ville, et faire le transport de ces remblais aux lieux qui lui seront indiquis par
l'ingenieur de la Commune.
F) Enlever 6galement les products du nettoiement des rigoles ainsi que tous
ceux des travaux particuliers qui pourront y etre effectues par les travailleurs
de la Commune A la charge seulement par ces derniers de les rassembler et de
les mettre en tas.








de l'Enseignement et de I'Exercice de la Ml;decine en Haiti


G) Remettre constaminent en c:at d( !.-, '. leis lieux salis par contraven-
tion, alors meme que les contraventions ne seraient pas legalement prouvces.
H1) Profiter des amends legalmiiiet pronoiicces centre lcs auteurs des con-
traventions reprouvees.
I) Rendre proprc. i lih.i jour, la ville.
J) Faire circular ses cabrouets de 6 hIures du martin ii six hcures du ioir
(les heures de repos exceptees.)
K) Faire travailler scs balaveurs 6ealnment de six heures du matin a six
heures du soir (les heures de repos exceptees).
1) Profiter, pour le nettoienm.:et des marches, des hcures ou des jours qui
ne pourraient pas g6ner l'i' .la .-. des vendeurs.
M) Attacher une clochette au cou des aniraux de chacun de ses cabrouets.
N) Recevoir directement dans les cabrouets et enlever tout depot de fatras
et autres matieres des course. qui ne scraient pas des contraventions dc police
prIvues par la loi et qui pourraient ctre mis sous la voie publique.
O) Enlever des matieres dlposces sur la voie publicue par contravention aux
lois de police, que ces contravnt tions oient prouvces oiu non.
P) Par centre et en consequence du paragraph precedent, jouir des amends
pronounces contre les contrevenants.
Q) Art. 2.-Pour observer fiddlement les clauses et conditions formulCes
come ci-dessus dans l'article ler. le soussigne declare:
R) Reconnaitre au M~l:i-t,--- Communal droit et pouvoir, sur le rapport de
I'ingenieur de la commune concluant a la non-execution ou a l'execution non
parfaite des dites clauses ou conditions, de rompre par simple acte le present
contract.
S) Accepter u. ur le cas oil le present contract viendrait Ai ctre ronmpu pour
motifs come ci-dessus et simple acte du \1 L' i Communal d(1 .
it la Commune, a titrc de doimmiages-i ntr.ts, une s.ommcT qui demure fixie d's
a present a........................ id la valcur mensuolle de l'enitreprise.
T) Art. 3.-Le Conscil Communal sc reserve, s'il y a lieu, et pour cause
extraordinaire, le droit de suspendre iidelfniment I', i. du present contract.
et ce. par simple declaration faite a I'entrepreneur.
U) La reprise ulterieure des travaux du nettoiement de la ville sera -ii:ifitc
a I'entrepreneur qui sera tenu de les ex6cuter d'apres les clauses et conditions
du present contract.
V) Cette reprise des travaux pourra avoir lieu ou pour ce qui restait i. courir
pour parfaire le temps de I'entreprise, ou tout autre temps sp6cifi6.
X) Art. 4.-Le soussigni et le conseil Communal ddclarent indel(,pendamlment
des cas prevus dans I'article 2, que le contract pourra etre resili6 par consen-
tement mutual. Dans cc cas l'entreprcneur devra dresser au Conseil Communal
une lettre contenant les motifs de la demand de resiliation. Le Conseil Com-
munal acceptera ou rej.tt. la demand. sans que son refuse puisse donicr lieu
a une action judiciaire centre la commune.
La demand de resiliation admise par la commune ne pourra avoir son effect
qu'un mois apres la dat e de 'admission.
Y) En dehors des cas prIvus par I'article 2 ct le present article 4. Ics parties
contractantes restent soumises au droit common.






La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publiqu,


Z) Art. II est exclusivement facultati f a 1%', .- '....: des travaux du
nctteii ment de la ville, de s'entendre avec les ; qui ',::1 des chevaux
a i aI ux fins de faire i'.-.1l. i I" le nettoiement des ditcs ecuries; moyen-
nantl la Commune lui abandonne en sus du prix de son i ]. :i--.; la totality
que chaque curie lui verscra.
Sauf trreur, omission ou rectification.

Le ler SupplDant du Magistrat Communal: I)UFORT

N. r. Le Conseil Communal, dans sa sollicitude pour ses administres et en
raison de leurs I'-itini '- aspirations, a resolu, dans sa derniere seance, de :.-
ceder imnimdiatement, non seulement au nettoiement integral de la ville. mais
aussi aux different travaux d'urgence qui sont aux inmes titres.-Pour ce, le
Conseil a declare sa permanence.


LE MAGISTRAT COMMUNAL DU PORT-AU-PRINCE

Consid6rant qu'il y a lieu d'arriver a un nettoiement complete et
regulier de la ville;
Attend qu'il imported que les entrepreneurs de ces travaux de net-
toiement ne soient point entraves dans leurs operations, et qu'ils rem-
plissent rigoureusement les conditions stipul6es au cahier des charges;

ARRETE:

Art. ler.-I1 est d6fendu d'entasser sur la voie publique des im-
mondices quelles qu'elles soient, des maintenant et surtout apres que
le service des cabrouets aura commence.
Art. 2.-Les proprietaires ou locataires sont tenus de nettoyer la
parties des rigoles qui longent leurs maisons, afin de faciliter l'6coule-
ment des eaux pluviales et autres, et d'empecher, par la, que les rues
ne soient d6fonc6es.
Art. 3.-Les immondices, quelles qu'elles soient, provenant actuel-
lement de 1'int6rieur des maisons et course, seront transportees aux
frais des propri6taires ou locataires aux endroits qui seront indiqu6s
plus loin.
Art. 4.-Les propri6taires d'emplacements vides sont invites A les
faire cl6turer dans le dl6ai de trois mois. Passed ce delai qui expirera
au 30 Juin prochain, ils seront contraints par toutes les voies 16gales
et seront, en outre, condamn6s A faire enlever les immondices qui au-
raient kt6 jetees dans les dits emplacements.
Art. 5.-I est d6fendu d'attacher d'une maniere permanent, sous
les galleries des maisons, dans les marches et sur la voie publique, des
animaux, tels que chevaux, mulets, anes, bceufs, pourceaux et autres.







de l'Enseignement et de I'Exerctce de la M~decne en la'iti


Les dits aninaux qui y seront ainsi rencontres, seront captures par
la Police Communale et depos6s aux paves.
Art. 6.-ILes propriitaires d'ecuries qui voudront s'entendrc avec
la Commune, le Ipourront fire de(s 'i )prselnt: et mIoennant une retri-
bution fixec et payee d'avance, les entrepreneur es des travaux des rues
front eniever, a jours fixes, les imminndices des dites ecuries.
Art. 7.-Les immondices ]provenant des maisons et des travaux des
rues de la premiere portion de la ville seroit transporters et dlposees
au delay du Fort Thouron, pres des rives de la mer.
Celles provenant des maisons et des rues de la deuxiemie portion
seront de)osees au delta du Fort Per pr)s du rivage de la Mer.
Celles provenant de la troisieme portion seront jetees au delay de
l'ancienne Scierie micanique, pres du rivage de la mer.
Art. 8.-Les dispositions du present \rrete seront executees par les
agents de la Police Communale. sous le haut control de l'Ing3nicur
de la Cmmune et de toutes les autorites locales.

Donne en l'llotel Communal, au Port-au-Prince, le 22 Mars 1870,
an 67e de I'Independance.

M. ADAM






La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique


LOI
du 23 Septembre 1870

Portant r6organisation de 1'Ecole de M6decine,

De Chirurgie et de Pharmacie.

LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Usant de son initiative et en vertu de 'article 82 de la Constitution,

A PROPOSE,

Et le Corps LIgislatif,
Consid6rant que la plupart des villes et bourgs sont priv6s de mede-
cins, et qu'il imported de donner satisfaction aux besoins de ces diverse
localit6s;
Considerant que le plus stir moyen de pourvoir ces localities de mn-
decins qui y fixent leur demeure, c'est d'en tirer des jeunes gens suf-
fisamment eclairs qui seront instruits aux frais de la Rpublique et
renvoyes dans leurs foyers, apris leurs 6tudes;


CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance extraordinaire du 21 Juillet 1870.
Votre Comite de l'Instruction Publique, par la voix de son President et rap-
porteur, veut vous donner lecture d'une loi modifiee.
Il s'agit, en effet, non d'une loi nouvelle, mais d'une loi dUja existante qui
avait kt6 remplac6e par une loi, a son avis, moins bonne, d'une loi avant trait A
l'Ecole de Medecine, et que l'honorable d6put6 Fs. IIIPPOLYTE est venu de-
mander A la Chambre de faire revivre. Cette loi, Messieurs, est du 20 Aor t
1862.
duit un petit nombre d'additions utiles que le rapporteur vous indiquera dans
le course de sa lecture. Sans contredit, la disposition la plus saillante de la loi
en question est celle qui, en vue de faciliter 1'6tude de la m6decine aux jeunes
gens de nos Provinces, accordent a ceux qui s'y veulent adonner, une Bourse
mensuelle.
Votre Comite vous supplies d'inscrire, sans hesitation, cette nouvelle d6pense
au Budget. II la considere comme htant d'une nature essentiellement humani-
taire et nulle raison financiere ne doit, ce lui semble, vous porter A la rejeter.
N,,' dernieres luttes intestines ont precipit6 dans la misere, la plupart des fa-
milies, jadis ais6es, de nos diverse provinces, et, d'autre part, pendant le course
de ces memes 6venements, le manque d'assistance m6dicale ne s'est que trop
cruellement fait sentir parmi nos malheureux blesses. Votre rapporteur se sent
emu A la seule pensee qu'une foule d'existences pr&cieuses ont dii se perdre,






de l'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Hai't


Considerant que. pour atteindre cc but, il est d'urgente neccssit6 que
1'Ecole de Aledecine du Port-au-Prince soit reorganisec sur des bases
serieuses, qui permettent d'obtenir des resultats plus ctifcacc-, que ceux
constates jusqu'a ce jour:
A rendu la loi suivante:

TITRE I

Art. ler.-L'Ecole de MIdecin., de Chirurgie et de Pharmacie, ac-
tuellement etablie a 1'topital militaire du Port-au-Prince, devra etre
reorganisee de maniere a recevoir, non seulement les etudiants du de-
partement de l'Ouest, mais encore ceux des autres departements de la
R6lpublique.


faute de secours suffisants.-iEn aucun cas. Messieurs. le sentiment d'humanite
ne doit composer avec le calcul de l'economie. Bien loin de nous montrer par-
cimonieux, manifestons nos plus vives sympathies aux parties souffrantes de
notre Communaut6 et gardons-nous de regretter un peu d'argent pour beau-
coup de biens.
(Signe): HIPPOLYTE. F. ROCHE, CORNEILLE, MERCIER. C. A. SAM-
SON, BLAIN, EUG. MARGRON, L. LABOSSIERE fils, DR. LOUIS AU-
DAIX, president rapporteur.

LOI

Qui institute une Ecole de M6decine et de Pharmacie
La Chambre des Repr6sentants. usant de son initiative, et en vertu de l'art.
82 de la Constitution,
Considerant que la plupart des villes et bourgs de la Republique sont priv&s
de medecins, et qu'il imported de donner satisfaction aux besoins de ces diverse
localit6s:
Considerant que le plus sur moyen de pourvoir ces localities de meldcins qui
y fixent leur demeure. c'est d'en tirer des jeunes gens suffisamment 6clairds. qui
seront instruits aux frais de la Republique. et renvoyes dans leurs foyers, aprrs
leurs etudes;
Considerant que l'institution d'une Ecole de MlIdecine sur des bases serieuses
doit 'rlduir, un :r;iiIl bien pour le- dliffcrentes populations du Pays et se
montre come uni urgente necessity:
A rendu la Loi suivante:
TITRE ler.
Art. ler.-Une Ecole de M6decine, de Chirurgie et de Pharmacic est ins-
titu6e au Port-au-Prince pour toute la Republique.-Le siege de cette Ecole
se trouve A l'flopital Militaire.
Art. 2.-Des jeunes gens examines ct recommand6s par la Commission de
l'Instruction Publique assisted du Conseil Communal de leurs communes, seront
pris en numbre 6gal dans les divers D6partements. leur vocation pr6alablement
consulted, pour recevoir, aux frais du Gouvernement 'Instruction medicale.





La I/.;,i.diirnr de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Art. 2.-Des jeunes .-."I examine s et reconmmandes par la Commis-
sion die 'Instruction Publique, assisted du Conseil Communal de leurs
coimiunes, seront pris en nombre 6gal dans les divers d6partements,
leur vocation pr6alablement consultee, pour recevoir aux frais du Gou-
vernmirent instruction lmdicale.
Art. 8.-Ces jeunes gens, ainsi choisis, seront expedi6s, aux frais
du Giouvernieent,au iPort-au-Prince,of ils subiront un novel examen
de la Commission Centrale de instruction publique, d'apres un pro-
gramme qui sera rendu public par la voie du journal official. Leur
admission devra &tre agr66e par le Secr6taire d'Etat de l'Instruction
Publique.
Art. 4.-Pour ctre admis a Il'Ecole de 'ledecine, et de Pharmacie,
il faut etre agi de seize ans au moins et justifier d'un certificate de
l)onne vie et mceurs delivre par le Conseil communal de l'endroit d'oil
l'on vient.

Art. 3.-Ces jeunes gens, ainsi choisis, seront exp6dies aux frais du Gou-
vernement au Port-au-Prince, oin ils subiront un novel examen de la commis-
sion eentrale de 1'lnstruction Publique.
Art. 4.-Pour Stre admis A l'Ecole de Me(leeine et de Pharmacie, il faut
etre i .' de seize ans au moins, et justifier d'un certificate de bonne vie et mceurs,
delivre par le Conseil Communal de l'endroit d'oil il vient.
Art. 5.-La duree des 6tudes est fix6e a cinq annees.
Le Gouvernement fournira tous les objets n6cessaires A l'enseignement, tels
que livres, instruments, materiel. Les livres d'6tudes et la lre trousse serout
abandonnes en toute propriete aux eleves.
En cas de d6ces pendant le course des 6tudes, ces objets rentreront a l'Ecole.
Art. 6.-Aucun 6leve admis a l'Ecole ne peut quitter avant d'avoir terminI
ses etudes. L'61cve qui abandonnerait l'Ecole avant le temps r6glementaire se-
rait, par cc seul fait, acquis au cadre d'un rl'.iiiim t.

TITRE II
SECTION lere
Personnel et Etudes
Art. 7.-II y aura pour l'Ecole de M6decine proprement dite: un Directeur
proiessant, deux professeurs pour les diverse branches de la MXdecine et de la
C'lirur-'ie et deux r6petiteurs: et pour l'Ecole de Pharmacie: deux professeurs,
un pr6parateur et un aide-pr6parateur. Il sera admis, en outre, un hoqueton
ou ;ai!.iritlur charge de l'entretien du materiel de 'IEcole.
Art. 8.-Les course suivants seront professes A l'Ecole: Anatomic Physio-
lh-i> -Parthllllie medical Pathlillic chirurgicale M6decine op6ra-
toire Hygiene Mati6re medicale M6decine legale Toxicologie.
Art. 9.-Pour complete l'instruction mudicale, un service de chirurgie est
institu& A l'll6pital, come annexe indispensable de I'Ecole de MNdecine; ce
service se recrute parmi les malades de I'6tablissement, et au choix du Directeur
de l'Ecole qui, dans I'interet de son enseignement pratiqu6 renouvelle a son gr6
les malades de ce service. Le soin lui en est entierement confi6, et tout ce qui
concern cc service relive specialement de son autorit6.







de l'Enseignement et de I'Exercice de la Mldecine en Haiti


Un acte authentique sera drcsse constatant l'engagement pris par
les parents (Id candidate, on par son tuteur, de se souiettre aux restric-
tions edictes et Iprvues en l'article 6 de la pr6sente loi.
Art. 5.-La durce dates etudes est ixee a cinq annees.
Le Gouvernement fournira tous les objets necessaires a I'enscigne-
ment, tels que livres, instruments. inateriel. Les lives d'ittides ct la
premiere trousse seront abandoniies en toute pi)opriete aux eleves.
En cas de deces pendant le course des 6tudes, ces objets resteront a
I'ecole.
Art. b.-Aucuin elve admis a 1'ecole ne peut quitter avant d'avoir
termine ses etudes. L'eleve qui abandonnera 'ccole avant le temnip rd-
glementaire, perdra tout bene6fce a l'exemption du service militaire et
sera de plus tenu de restituer les frais faits jusque li pour ses etudes.



Art. 10.- Ln Phlarima i; i. est ilj .1 t it cc .crice, pour Icxeccution dc t routes
les prescriptions qui y sont faites. I1 reqoit pour ses pines ueic remuniration de
quatre-vingts piastres par mois.
Les deux professcurs de l'Ecole de Phariacie se partagent les course sui-
vants: La Chimi e, la Botanique, la l ri,trnaLi i.'i tliorique et pratique. Les I .
en Medecine sont tenus de suivre le course theorique de Pharmacie.

SECTION II

Conseil de surveillance

Art. 11.-il est institute un conseil de surveillance compose du Directeur et
des quatre professeurs de l'Ecole (Mledecine et Pharmacie) et du Pr6sident du
Jury Medical. Ce conscil sigge a l'Ecole. 11 se reunit d'obligation tons Ics
trois mnois, pour proceder a un examen interieur de I'Administration de la
Police de l'Ecole, ct constater les progress des IEleves.
Le Conseil de surveillance pourra, nainnioins, etre convoque par le Directcur,
toutes les fois que ce sera nlcessaire.
Art. 12.-Toutes defenses reconnues necessaires par le Conseil de surveil-
lance sont controlees par Ic Secretaire d'Etat dc l'Initruction Publique.
Art. 13.-Toute demand d'adinissioni la 'Ecole doit aboutir au conseil de
surveillance, qui fera en sorte it ce que les nouvelles admissions ne puissent cn
rien trouble la marclhe des etudes. Cette disposition ne concern que les (1 .. ,
de la capital, ceux des autres villes de la Republique n'etant cnvoyds ai I Ecoul
qu'apres la sortie d'une series precedent, au bout des cinq annees d'etudes: mais
nul ne peut etre recu a I'Ecole qu'il ne soit porteur d'un certificate d'ltudes
dWlivre par la Commission Centrale de I'lnstruction publique, et l'admisi-ion
devra de plus etre agree par le Secretaire d'Etat de I'Instruction Publique.

EXAM ENS ET DIPLO)MES
Art. 14.-A la fin de i: : aiinee. il y aura des exanens publics, conduits
par la Commission central de I'lustruction publique assisted de mnldecini requis
par elle.







La L.,'si iawla i de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


TITRE II

SECTION lire

Personnel et Etude

Art. 7.-I1 y aura pour 1'Ecole de M&decine proprement elite: un
directeur professant, deux lprfc:ciirs pour les diverse branches de
la medicine et de la irr et da t eux rep6titeurs; et pour 1'Ecole de
Pharmacie: deux professeurs, tin repetiteur et un aide-pr6parateur.
Il y sera admis, en outre, un hoqueton ou appariteur charge de l'en-
tretien du materiel de 1'Ecole.
Art. 8.-Les course suivants seront professes A l'Ecole: Anatomie -
Phl silog'ic Pathologie medical Medecine op6ratoire Patho-
logie chirurgicale Hiygiene Matiere medical Medecine legale
Toxicologie et Accouchement.


Art. 15.-A la fin de leurs 6tudes, apres la cinquieme ann6e, les candidates
au doctorate seront examines par le conseil de surveillance, uni & la Commission
Central de l'Instruction Publique, et, si leurs capacit6s sont reconnues, un
dipl6me leur confCrera le titre de Docteur en M1decine. Le candidate qui, dans
cet examen, n'aura pas justifi6 de connaissances suffisantes, redoublera sa
cinquieme ann6e.
Art. 16.-Le dipl6me delivr6 sur parchemin, sera signed par les membres du
conseil de surveillance, le Pr6sident de la Commission central de l'Instruction
Publique, puis vise et sign du ministry de l'Instruction Publique, qui y appo-
sera le sceau de son minister.
Art. 17.-Les Eleves de province, requs Docteurs, sont tenus, en compensa-
tion de l'Instruction qu'ils auront reque aux frais de l'Etat, de pratiquer leur
art, pendant cinq annees, dans la locality d'ou ils proviennent. Pass6 ce temps,
ils sont libres de se fixer ou ils le jugent convenable.
Art. 18.-Les Elkves en pharmacie, avant de se presenter A l'examen, de-
vront justifier d'un stage de trois ann6es dans l'une des meilleures pharmacies
legalement 6tablies, et fait simultanement avec les course de l'Ecole.
Art. 19.-Tout ce qui concern 1'inscription des Eleves, 1'uniforme et la
discipline sera r6gl- par le Conseil de surveillance. Le reglement de tout ce
qui a trait aux course est laiss6 au Directeur de l'Ecole de Medecine.
Art. 20.-Les appointments du personnel de l'Ecole sont fix6s ainsi qu'il
suit:
P. F.
Au Directeur charge6 de professor) par mois........................... 125
A chacun des quatre professeurs........................... ........... 90
A chacun des deux r6p6titeurs de 1'Ecole de M6decine.............. 40
Au pr6parateur de l'Ecole de Pharmacie................................. 50
A I'aide-pr6parateur....................... ...................... 30
A l'hoqueton-appariteur.............. .. ...... .................... 15
A chacun des 6leves de province................................................ 15
Art. 21.-La pr6sente loi abroge toutes lois, dispositions de lois et r&gle-
ments g&nbralement quelconques, qui lui sont contraires.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la A1edecine en Haiti


Art. 9.-Les deux professeurs de l'Ecole de Pharmacie se partagent
les course suivants:
La Chimie la Botanique medical la Pharmacic theorique et
pratique.
Les eleves en medicine sont tens de suivre les course theoriques de
pharmacie.
SECTION II

Conseil de surveillance

Art. 10.-I1 est institute un Conseil de surveillance, conpose de la
Commission central de l'Instruction Pulblique, assisted du president ou
d'un memblre du Jury medical et de tous les autres homes de Fart
qui seraient par elle requis.


Art. 22.-Le Secr6taire d'Etat de l'Instructions Publique est charge de I'exc-
cution de la prisente loi.
Doinni6 la Chambre des Repr6seitants, le 20 Juillet 1870.
Sign6: -IIPPOLYTE, A. INSTANT PRADINE, F. ROCIIE, C. A. SAM-
SON, BLAIN, L. LABOSSIERE fils, EUG. MARGRON, CORNEILLE MER-
CIER, Dr. LOUIS AUIAIN, rapporteur.
Les conclusions du rapport sont adopties.

CI AMBRE DES REPRESENTANTS

Seance publique du 29 Aoft 1870

L'ordre du jour amene la discussion du project de loi sur l'Ecole de Mldecine.
Le second secr6taire done lecture de cctte loi: (Voir le Moniteur du 8
Octobre, No. 41, Proces-Verbal du 21 Juillet 1S70).
Les trois considerants ainsi que 1'art, ler. de la loi sont votes.
Les arts, 2 ct 3) sont vot6s sans discussion.
L'art. 4 est m is en .1 lit, ., i.
Le d6puti HItPPOLYTET: J c ne trends pas la parole i uir combattre cet
article. Au contraire, je le reconnande A l'Asscmiblee. A 1'age de trente ans.
je demnandai, sous i' er, a fair partic dte l'cole de M6decine: cette faveur
m'a ete ii'- I,i. refuse, ct l1. tard. a l 'aS e d quarante deux ans,
j'ai fait la nicuc dlemande a Paris, les ports de l'Ecole m'ont et6 ouvertes,
sans di i; eli Ne vous tenez pas a l'age, Messieurs, car vous nc l' nir.:
pas, le Pays est pauvre en sujets capable.
Le IDput6 P. MICHIEL.: Mettons dans article vingt ans au plus.
Cette demanded est combattue par le d6pute AUDAIN qui fait observer qu'il
n'y a pas de limited i et qu'un home de 50 ans pourra fort bien etre recu
A l'Ecole de Ml6decine.
L'amendement du d(pute P. MICIIHEL est rejcti, et I'art. 4 est vote tel qu'il
est redige dans le project.
L'article 5 est vote.
L'article 6 est mis en discussion.





La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Cc conseil siege a l'6cole. 11 se rtunit d'obligation tous les trois mois
pour proceder a un examen interieur de l'Administration et de la Po-
lice de 1'Ecole et de constater les progress des 61eves.
Ce Conseil de surveillance pourra, n6anmoins, &tre convoqu6 par le
directeur, toutes les fois que ce sera necessaire.
Art. 11.-Toutes defenses reconnues n6cessaires par le Conseil de
surveillance sont contr6oles par le Secr6taire d'Etat de 1'Instruction
Publique.



Le d6put6 AUDAIN: Cette disposition est trop dure. Je propose de dire
dans cet article que ,I c' sera astreint a rembo:irser le double des d6penses
qui auront 6t6 faites pour lui.
Le d6put6 HIPPOLYTE combat cette facon de voir de son collggue AUDAIN
et vote pour le maintien de I'art.
Le d6put6 DAGUERRE: Je vote dans le sens du colligue AUDAIN. Nous,
d6putes de la Nation, nous ne pouvons pas infliger le m6tier militaire come
une punition.
Le d6put6 CAMILLE NAU: Je propose qu'on dise que ces jeunes gens se-
ront susceptibles d'6tre reerutos; car il se peut que quelqu'un, en vue de se
soustraire A la conscription, se fasse recevoir A l'Ecole de M6decine, et re-
tourne dans le monde du moment qu'il ne court plus le danger d'&tre fait soldat.
Le dbput6 JASTRAM: Je suis d'avis que le pbre du jeune home qui est
requ a l'Ecole de Mkdecine donne une de ses proprite6s en garantie.
Le deputy LINSTANT PRADINE: Je declare voter et contre 1'art. du pro-
jet et contre l'amendement propose par le d6pute AUDAIN. Il serait mieux de
faire rentrer la famille de l'6tudiant en m6decine, dans quelques frais; mais
il est ridicule de tout laisser A la charge du Gouvernement. Ce qui ne se volt
dans aucun pays civilise.
Le d6put6 AUDAIN: Cette loi est pour l'actualite. I1 est possible que dans
4 ou 5 ans elle soit rapport6e.
Nous devons consid6rer que la plupart des families haitiennes sont ruinses
et qu'il est du devoir du Gouvernement de les aider.
Le d6pute HIPPOLYTE: Cette loi sur l'Ecole de m6decine est une loi ex-
ceptionnelle. Je tiens la liste des lives qui font parties de cet etablissement.
Elle est de trente jeunes gens: vingt trois sont du Port-au-Prince et huit seule-
ment sont de quelques autres localit6s. Les gens des provinces ne songent pas
A faire des mbdecins de leurs enfants. Un grand nombre de charlatans par-
courent le pays en y semant la mort. En nous iiposant des d6penses pour
reliever l'Ecole de M6deeine en Haiti, c'est un grand sacrifice que uous faisons,
il est vrai; mais nous devons songer aux r6sultats satisfaisants que nous pour-
rons un jour retire de ce sacrifice.
Le d6pute CAMILLE NAU: Je propose l'amendement suivant a l'art. 6.
L'61eve qui abandonnera l'Ecole avant le temps reglementaire perdra tout
'.1 in.fi, l'exemption du service militaire et sera de plus tenu de restituer les
frais faits jusqu'ici pour ses 6tudes.
Le deputy B. BAZELAIS: La loi, dans 1'int6rkt du d6veloppement de l'ins-
truction publique, dispense en g6enral les 6leves des ecoles de la conscription
militaire. Cette faveur doit cesser pour l'l6vve qui, entr6 A l'6cole de M6decine,






de l'Enseignement et de I'Exercice de la Aidecine en Haiti


Art. 12.-Totte demand d'admission a 1'Ecole doit abotitir at Con-
seil de surveillance qui fera en sorte que les nouvelles admissions ne
puissent en rien trouble la march des etudes. Cette disposition lie
concern que les 6leves de la capital, cetix des autres villes de la Repu-
blique n'etant envoys a l'ecole qu'apres la sortie d'une s6rie precedente,
aul bout de cinq annees d'ctudes.



en sortira avant le t.i,, voulu. Des lors il tombera dans le droit coinnun.
Mais on ie peut pas dire qu'il sera enrol6 d'emblee, car c'est fair du service
militaire une PUNITION, ce qui est mauvais come l'a fait remarquer le
collgue DAGUERRE. 11 faut dire que I'elv\e sorti de 1'Ecole avant Ic temps
voulu tirera au sort, et alors il courra la chance d'obtenir un bon ou un mauvais
numero, puisque le contingent a voter chaque annee ne saurait comprendre
tous les jeunes gens qui sont appeles a tirer au sort. Privez celui qui sortira de
l'ecole, du b6enfice de defense du service militaire, sans chercher Icl punir,
car il peut arriver qu'il soit force de quitter les course pour des motifs tres
legitimes.
Le deput6 AUDAIX: II est tile que nous maintcnions aus.-i le principe de
remboursement des frais faits pour l'l6lve.
L'amendement propose par le d6put6 CAMILLE NAU est mis aux voix et
demeure accept par l'A\semblee.
L'article 7 est mis en discussion.
Le d6put6 T. PARET: Je price le depute AUI)AIN qui est medecin, de me
fire savoir si un personnel dc trois professeurs suffit pour la march regu-
liere de l'Ecole de Medecine.
Le d6put6 AUDXAI: Je ne ni'oppose nullement a l'augmentation du per-
sonnel; mais pour le moment trois professeurs suffisent.
Le deput, HlIPPOLYTE: Dans trois ou quatre ans, si le nombre des lives
s'augmente. d'autres profeseurs tout naturellement seront nommes. Mais pour
le moment c'et inutile. II se peut nmeme qu'a un moment donn6 nous fassions
venir de l'Etranger quequues professeurs honnutes et capable.
Le depute L. PRADINE fils: Mon collogue Hippolyte se trompe. Aucun
stranger instruit et homnnete ne voudra quitter son pays pour venir en l6aiti.
L'art. 7, mis aux voix est adopted.
Les arts. 8 et 9 sont adopts sans discussion.
L'art. 1U est mis en deliberation.
Le deputy BRA\S: Nou o somnms Ir. pauvres pour I.r.,li; i, autant de
piastres. Le chef de 1'7"^; i de Kingston nte .-a-,i que P. S00 par al.
Le .i:;Iil' AUDAlN: Celui don't vous parlez est deja riche; il a une clien-
tele qui lui rapporte beaucoup par an. Considerez. Messieurs, que le pays man-
que de sujets et qu'il est de notre devoir d'encourager ceux qui pteu\vet nous
rendre quelques services.
Le d6pute HIPPOLYTE Ir P. 60 au lieu de 80.
Cette proposition est ..1 -',. I'art. est vote.
L'art. 12 est mis en discussion.
II est mis aux voix et vote ainsi que les arts: 13, 14. 15, 16, 17, 18, 19 et 20.
L'art. 21 est mis en discussion.
Le deputy BRAS propose P. 80 au lieu de 125.





La Lji'ldatiovr de I'Hygi&ne, de l'Assistance Publique,


Examens et Diplomes

Art. 13.-A la fin de chaque annee, il y aura des examens publics,
conduits par la Commission de l'Instruction publique assistee de m&-
decins requis par elle.
Art. 14.-A la fin de leurs etudes, apris la cinquieme annie, les can-
didats au doctorate seront examines par le Conseil de surveillance, uni
a la Commission Centrale de ]'Instruction publique, et si leurs capacities
sont reconnues, un diplome leur conferera le titre de docteur en mede-
cine, et mention en sera faite au journal official.


Le d6pute AUDAIN: Pour raison (d' "i.I.,innlie je suis d'avis qu'on accord
P. 100 les appointments du directeur de l'Ecole de M6decine. Les appointe-
ments des professeurs sont fixes A P.80; ceux des rpe6titeurs a P. 40, ceux du
pr6parateur de l'Ecole de Pharmacie A P. 50: ceux de l'aide-pr6paratcur A 30
et ceux de l'Hoqueton A P. 15.
La Chambre vote aussi une indemnity de P. 15 pour chaque 6l1ve de Province
qui sera requ A l'Ecole de M1decine.
L'art. 22 est vote.
L'ensemble de la loi est mis en discussion.
Le deputy CAMILLE NAU: Je sais, Messieurs, qu'il n'est pas toujours facile
de porter une Assembl6e A revenir immediatement sur un vote dejA donn6; mais
je suis poussD par de fortes considerations. Vous venez de fixer les appointe-
ments du directeur de l'Ecole de M6decine A P. 100 et vous avez vot6 P. 80
pour chaque professeur. Je vous prie de considered que le directeur de cet
6tablissement est A la fois directeur et professeur. Comme professeur, vous
lui donnez P. 80 et seulement vingt piastres pour la part lourde de responsabilit6
qui psse sur lui comme directeur. Ce n'est pas raisonnable.
Je propose que nous accordions au directeur de l'Ecole de M6decine P. 120
par mois.
Le d6pute AUDAIN: J'appuie mon collogue CAMILLE NAU. J'allais moi-
mneme parler dans le mnme sens. J'ai et6 devanc6; seulement j'ajouterai que le
directeur du Lycee gagne P. 125 par mois et est en outre log6, lui qui n'est
pas tenu come le directeur de l'Ecole de M6decine, d'avoir des connaissances
specials.
Le d6put6 B. BAZELAIS: Messieurs, il est une autre consideration, don't on
doit tenir compete, afin de ne pas se montrer trop avare, en fixant les appointe-
ments des citoyens qui se vouent A l'enseignement, surtout pour des branches
elev6es et sp6ciales comme la midecine. C'est le capital considerable qu'ils
out du consommer pendant le temps prolonged consacr6 A leurs etudes, pour
acquerir les connaissances, qui rendent leurs services si utiles.
Le deputy HYPPOLITE: J'approuve cc que viennent de dire ces Messieurs.
Ne lsinons pas; ne nous montrons pas chiches pour l'Instruction Publique.
Le ddput6 I.INSTANT PRADINE: J'aurais approuv6 mes colleagues si
I'Etat n'avait pas tant de frais A sa charge.
Le d6put6 E. PAUL: Vous accepterez, Messieurs, ce chiffre de P. 120; car,
iu.,id il s'agit de l'Instruction Publique, ne l6sinons pas. Cette depense que va
faire le Pays pour ces 6tudiants en medecine, ne sera pas perdue. Songeons an







de I'Enseignement et de l'Exercice de la Mldecine en II,


Le candidate (qui, dans cet examen, n'aura pas justific de connais-
sances suffisantes, redoublera sa cinquieme anuee, sur la demand de
ses professeurs. approuv6s du directeur.
Art. 15.-Le dipl6mie, delivre stir parchemin, sera signed par les
membres (dn Conseil de surveillance, le president de la Comminssion
Central de 1'Instruction 'Publique, puis vise et sign (Id Ministre de
I'Instruction Publlique qui y apposera le sceau de soin ministire.
Art. 16.-Les eleves des autres localit6s, recus docteurs, sont tenus,
en compensation de l'Instruction qu'ils auront reue aux frais de
I'Etat, de pratiquer leur art, pendant cinq annees dans la locality d'ofi


bienfait qui en r6sultera pour I'hunmanite quand tout le developpement possible
sera dolnne l'inltellipgt_. l
Le d6put6 ST. M. IDUPUY: La Chambre, pour le principle, nc reviendra pas
sur son vote. Je suis contre cettc proposition.
Le d6put6 CAMILLE NAU: La Chambre en revenant sur ce vote ne frois-
sera aucun principle; clle aura rendu tout implement lih -uina.e A ce principle
parlenentaire qui permet, au vot, de l'ensemble d'une loi, de revenir sur telle
ou telle parties d6ej vote.
Le president: Au moment de voter I'ensemble d'une loi, il est facultatif a
chaque d6pute d'y porter des modifications.
La proposition faite par le d6pute CAM\ILLE NAU, mise aux voix, est
agr66e par la Chambre.
L'ensemble de la loi est vot&.

SENATE
Seance du 13 Septembre 1870
PRESIDENICE DU SENATEUR DUPONT
Le Senateur BOURJOILLY, rapporteur du comite de instructionn Publique,
lit le rapport suivant:
<
Le Comit6 de l'Instruction Publique que vous avez charge d'examiner la loi
vote le 20 Aout dernier, par la Chambre des communes, a I'honneur de vous
soumettre les observations quc lui a -u1,0r-'e l'examen approfondi de cet acte
16gislatif.
Le titre de cette loi devrait etre ainsi conqu: Loi portant r6organisatlili de
l'Ecol te de decline, de Chirurgie ct de Pharmacie, et non loi (qui etc.... < organisation de cet 6tablissement national, I)recedemment institute A la Capitale:
en consequence, puisque cette ecole n'est pas de foundation nouvelle, le 3e. con-
siderant et I'article ler. de la loi proposed doivent etre modifies en ces terme:
<<3. c. Consid6rant o pour atteindre cc but, il est d'urgente n6cessite que
l'Ecole de Me1decine de la Capitale soit reorganis6e sur des bases srieises, q(ui
permettent d'obtenir des resultats plus efficaces que ceux constates jusqu'a
ce jour;
ment etablie en I'Hopital Militaire du Port-au-Prince, devra etre r6organis6e






La Legislation de l'Hygine, de l'Assistance Publique,


ils proviennent. Passe ce temps, ils sont libres de se fixer ou ils le
jugent convenable.
Art. 17.-Les 6lves en pharmacies, avant de se presenter a l'examen,
devront justifier d'un stage de trois annees dans l'une des meilleures
pharmacies legalement ktablies, fait simultanement avec les course de
colel.
Art. 18.-Tout ce qui concern l'inscription des eleves, 1'uniforme et
la liscilplini, sera regld par le Conseil de surveillance. Le reglement
de tout ce qui a trait aux course est laisse au directeur de l'Ecole de
M.ldecine, sous 1'approbation du Secretaire d'Etat de l'instruction
Publique.


de maniere A recevoir, non seulemcnt les etudiants du d6partement de I'Ouest,
mais ceux encore des autres ddpartements de la Republiquk.
> au lieu de
>.
voie du Journal Officiel. Leur admission devra etre agr66e par le Secr6taire
d'Etat de 1'Instruction Publique.
< du candidate, ou par son tuteur, de se soumettre aux restitutions 6dict6es et
pr6vues en l'article 6 de la pr6sente loi.
Art. 7.-Au lieu d'un hoqueton ou appointeur c'est > qu'il faut
mettre. Ce mot est synonyme d'huissier.>
Art. 8.-Ce programme d'Etudes est le meme que celui des 6coles pr6para-
toires de m6decine en France, a part la chaire d'accouchements qui a et6 sup-
primee. Le Comit6 est d'avis que cette chaire soit r6tablie come par le passe.
Art. 9.-Le service de clinique medical et chirurgicale don't il est fait men-
tion en cet article, est d6ji confi6 au m6decin en chef et an chirurgien en chef
de l'h6pital militaire, auquel est annexee 1'Ecole de M6decine. S'il fallait adopter
cet article tel qu'il est r6dig6, ce serait 6tablir deux services de clinique dans
le meme 6tablissement, double emploi qui, indubitablement, contrarierait la
march du service, en suscitant des conflicts journaliers entire les officers de
sante en chef de l'HIpital militaire et le Directeur de l'Ecole de Medecine.
Art. 10.-I1 est inutile d'avoir le pharmacien don't s'agit au traitement de
G. 60 par mois, attend que le pharmacien de l'Hopital militaire est tenu d'ex&-
cuter toutes les prescriptions qui sont ordonnies pour les chefs de service de
clinique.
Art. 11.-A ajouter m6dicale au mot botanique attend que cette science se
divise en plusieurs parties; botanique agricole, forestiere, industrielle, horti-
culturale, etc.... et que la parties don't il est question en l'article vise s'occupe
sp6cialement a rechercher les propri6tes des v6getaux, leur action sur 1'eco-
nomie animal, soit comme aliments, soit comme remedes. etc...
Art. 12.-Le Directeur et les Professeurs de l'Ecole de M6decine ne devraient
point fair parties du conseil de surveillance, lequel, au contraire est speciale-
ment charge de contr6ler leur administration et toutes les branches de leur
enseignement.







de l'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Haiti


Art. 19.-Les appointeinents du personnel de 1'Ecole sont fixes ainsi
qu'il suit:
P.
Au D)irecteur charge de professer par ois.............................. .............. 120
A chacun des quatre profe-seurs................................................. o
A chacun des repetiteurs de l'Ecole de M ddecine..................... ............... 40
Au pr6parateur de l'Ecole de Pharmacic.................. .. .............. 50
A l'A ide pr parateur.... .......... .............. .......................... ................. .
A l'hoqueton ou appariteur....... .......................... .......................... 15
A chacun des elves des autres localits...................... ................ 15


La Commission Centrale de l'lnstruction Publique assistee du Prisident du
Jury Medical et de tous les autres hommnes de I'Art., qu'elle I '
cet effet, serait plus apte a proc6der s6rieusement a l'examen interieur de l'Ecole,
A chaque trimestre, composition qui d'ailleurs se rencontre en partic danls lar-
ticle 15 de la loi projetee.
Art. 14.-A supprimer le rest de l'Article A partir des mots peut etc....
Art. 16.-L'examen don't il s'agit pour le Doctorat aura lieu en presence de
la Commission Centrale de l'lnstruction Publique dans la composition pres-
crite en I'article 12.
A part que ces modifications sus-indiquees, le Comite de l'Instruction Pu-
blique est d'opinion que le Sniat adopted le project de la Chambre.
Ce 13 Septembre 1870.
(Signe): MEGIE ain6, E. ST. AUDE, LAMOUR, LISSADE et EUGENE
BOURJOLLY.

Le 2e Secr6taire donne lecture du project de loi sur I'Ecole de Mldecine.
Le comity d'Instruction Publique Pr' ". au lieu de loi sur 1, r: .iii -
d'une Ecole de Aldecine etc... de dire: Loi portant la r..r_:- li-;lion de i'Ecole
de M6decine, de Chirurgie et de Pharniacie.
La proposition du Comiti mise aux voix est adoptee par l'Assenblee.
Les deux premiers considerants mis en discussion, en deliberation et aux
voix sont adopts sans modification.
Le 3e considerant est, sur la proposition du Comite. replace par un autre.
L'article ler, est mis en discussion.
Le Coinit6 propose de le remplacer par l'article suivant: l'Ecole de Medecine,
de Chirurgie et de Pharmacie actuellement 6tablie en 1'll6pital Militaire du
Port-au-Prince, devra etre organisde de maniare a recevoir, non sculement les
6tudiants du department de l'Oucst, mais encore ceux des autres departments
de la R6publique.
La proposition du Comite, mise aux voix, est adoptee par l'A.sseimle.
L'article 2 est accept, sans modification.
L'article 3 mis en discussion, est accepted avec une addition .,r .,,.,. par
le Comite.
L'article 4 est aussi accepted avec I'addition suivante propose par le comite:
Un acte authentique, etc....
Les article 5 et 6, mis en discussion, en delib6ration et aux voix, sont adopts
sans modification.







La Legislation de I'Hygibne, de l'Assistance Publique,


Art. 20.-La present loi ;l1'i ,gi. toutes lois, dispositions de lois et
reglements giin'ralement quelconques qui lui sont contraires.
Art. 21.-Le Scrittair, d'Etat de l'Instruction Publique est charge
de l'execution de la present loi.

Donne i la nmaison Nationale, au Port-au-Prince, le 15 Septembre
1870, an 67e de I'Independance.
Le President du Senat: DUPONT
Les Secr6taires: CAl \IN, ST LS. ALEXANDRE

Donne i la Chambre des Representants, au Port-au-Prince, le 19
Septembre 1870, an 676me de l'Independance.
Le President de la Chambre: T. CHALVIRE
Les Secr6taires: EUG. MARGRON, P. MICHEL


L'article 7 est vot6 avec la substitution du mot appariteur a celui de ap-
pointeur.
L'article 8 est mis en discussion.
Le Comite propose, dans l'enumeration des course, d'ajouter le course d'ac-
couchement.
La proposition du comit6, mise aux voix est vote.
L'article 9 est supprim6 sur la demand du comit6. L'article 10 est aussi
supprim6 pour les memes raisons qui sont mnumnr6es dans le rapport du Comit6.
L'article 11 est accepted avec l'addition du mot M6dicale au mot botanique.
L'article 12 est vote avec les modifications proposes par le Comite.
L'article 13 est accepted sans modification.
L'article 14 est aussi adopted avec la suppression de sa fin, depuis: Nul ne
peut ktre.
L'article 15, mis en discussion, est adopted avec l'addition suivante propose
par le S&nateur S. LAMOUR: l'examen des 6lves>>.
L'article 16 est accepted avec l'admission proposed par le Comit&.
L'article 17, mis en discussion, est accepted sans changement.
L'article 18 est mis en discussion.
Le Senateur CAUVIN demand la substitution du mot province A celui de
locality.
Cette proposition, mise aux voix, est adopt6e.
L'article 18 est done vote avec cette substitution.
L'article 19 est accepted.
L'article 20 est accepted avec cette addition propose par le Comite: l'approbation du Ministre de 1'Instruction Publique.>>
Les articles 21, 22 et 23 sont accepts sans aucune modification.
Le Senateur BOISROND CANAL propose de dire dans un article additionnel
qui serait redig6 a peu pres dans ce senls:
Lorsqu'il y aura trop de m6decins dans une locality et qu'une n'en aurait pas,
il est laiss6 la faculty au Gouvernement d'en prendre un ou deux dans la loca-
lite pourvue de les envoyer dans une locality privee.
Le S&nateur CAUVIN appuie la proposition et dit qu'a 2, 3 lieues de la
ville, les habitants sont en quelque sorte assassins, faute de medecin; qu'on





de l'Enseignement et de I'Exercice de la Afldecine en laiYti


AC NOM DE IL REP I~ LIQ(UE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus soit revtue du
sccau de la Republique, imprimee, public et executee.

Donne au Palais National, au Port-au-Prince, le 23 Septembre 1870,
an 67e. de I'Independance.
NISSAGE S\AGET
Par le Pr6sident:
Le Secr6taire d'Etat de I'Instruction Publique, etc.: B. LALLEI\MANI)


voit de pauvres femmes, an moment de l'accoucheiment. succomber sous les
mauvais traitcments des saIe-.-fnemies, et les maladies traitces par l'clmpirisme
et le f6tichisme aboutir fatalement A la mort.
Le S6na:cur D. LAMOUR n.e partage pas cette opinion et dit, qu'en inserant
une telle disposition dans la loi, c'est attaquer la liberty individuelle. par con-
sequent violer la Constitution. Accordez-leur une licence. (lit l'orateur, et ils
pourront aller dans telle locality oil ils seront appelds.
Le Senateur CAUVIN: Que propose le S6nateur BOISRONI) CANAL?
Qu'est-ce donc, appuie le SENATEUR CAUVIN? L'insertion dans la loi d'une
clause du contract a intervenir entire la Societe representde par le Gouvernc-
nent, et le pare ou la mere ou le tuteur du jeune postulant d'une place a l'1.1I,
de MNdecine. En quoi cette clause serait-elle une atteinte a la liberty indivi-
duelle. Eh quoi La society, en vue de se soustraire A I'effroyable consomma-
tion de ses mcimbres par les feaux devorateurs de l'einpirisme et du fetichisme
conjures, s'impose les frais de l'instruction mndicaie d'ui certain nombre de
jcunes gens, sous la condition qui leur est facultatif d'accepter ou de refuser
de donner, cette instruction une fois acquise, temporairement des soins, non
gratuits de leur art ici oil elle n'en aurait besoin plut6t que IA oii elle n'en
aurait que faire. Cette clause accepted et la society avant rempli ses obligations
volontaires, il lui serait interdit de gener la liberty d'empecher I'execution
de la clause, seule compensation demandee et promise en &change des frais
qu'il lui en aurait coiut6s. Vous lui imposeriez la bonhomie de donner
sans recevoir de retour, quand, suppose mine qu'elle doive I'instruction medi-
cale, la donner A qui se presente le premier et non A celui qui arrive, la listed
d'adnission ferm6e constituerait, si l'i\:r t:i., accord etait gratuit, un privi-
lIge a l'un a l'exclusion de l'autre, au mepris du droit de tous aux faveurs de la
society. Et le Gouvernement, soin repr6sentant, A la condition que l'exercice
du pouvoir ddelgue par elle s'arrete IA oil son iuteret s'est borne, serait admits.
pour 6chapper A l'accusation de .:lii la liberty, a faire bolln march de son
interest en le sacrifiant doublement par l'emploi illin-tifi.tlil de ses deniers et
par son abandon a des Ii Loi dlestructeurs! La doctrine professee par le Siia-
teur BOISROND CANAL a done let appuyce par le Sinateur CAUVIN cominle
conforine aux plus saines Il .i :d du bon sens.
La proposition du Sd6atcur BOISRONI) CANAL, inise aux voix. est rejelie
par l'Assembl6e.

II a 6te omis au proces-verbal de la seance du -. ant du 15 Septembre 1S70,
la mention que l'ensemble d la loi a etc vote.





La Legislation de l'Hygibne, de I'Assistance Publique,


LOI
Du 5 Juin 1872

.\l Ii:InL) celle du 22 Octobre 1863 sur les appointments des offi-
ciers de sante et pharmaciens des h6pitaux militaires de la R6publique.

LE CORPS LEGISLATIF

Usant de l'initiative que lui accord 1'article 82 de la Constitution,
sur la proposition de la Chambre des Communes.

A rendu la Loi suivante:

Art. ler.-Les appointments des officers de sant6 et pharmaciens
des h6pitaux de la R6publique sont fix6s come suit:
Piastres
M\Idecin, chirurgien et [li ir!li.nci. en clief de l'HIpital du Port-au-Prince.... 60
Medecin, chirurgien et pharmacien de l1re Classe tant du Port-au-Prince
que des autres localit s........................... ......... .......... ....................... 40
M'decin. chirurgien et pharmacien de 2eme Classe tant du Port-au-Prince
que des autres localitbs................................. .. ..... ....................... 30
Mild.-Lciii, chirurgien et pharmacien de 3&me Classe tant du Port-au-Prince
que des autres localit s................................................... ..................... 20



CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance publique du Mercredi 28 Juillet 1871

PRESIDIENCE DU DEPUTE BOYER BAZELAIS

Le depute THOBY, rapporteur du comit6 de la guerre, donne lecture du
rapport suivant:
<
<>,
Le Comite de la Guerre et de la Marine a examinA avec toute l'attention
qu'il mnritait le project de loi pr6sente par le d6put6 LS. AUDAIN, sur l'aug-
mentation A faire aux appointments des officers de sant6 de l'Hopital Mili-
taire du Port-au-Prince.
Le Comit6 s'empresse de d6clarer qu'au point de vue des services que rend
1'Hoipital militaire du Port-au-Prince, une augmentation d'appointements est
de toute justice, mais A cause du caract&re purement local du project de loi,
la Chambre ferait acte de sagesse de l'ajournement jusqu'A ce qu'une loi plus
.InA ralI- fut present6e par le d6pute AUDAIN, sur la reorganisation de tous les
h6pitaux militaires de la R6publique. Outre l'Hopital militaire du Port-au-
Prince, il existe cinq autres h6pitaux qui de l'aveu de tout le monde ne fonc-
tionnent pas rbgulierement et par consequent sont loin de r6pondre au but de
leur creation.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Haiti


Art. 2.-La presente loi abrog- touted di -iii. nI, l6eislatives qui
lui sont contraires, scra publliee et executed a ia lilii4nco. dn Secre-
taire d'Etat de la Guerre, A partir du ler Octobre prochain.

Donne a la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le 16 Mai 1872,
an 09e de 1'Independance.
Lc PrIsident du Scnat: DUPONT
Les Secretaires: (IGRANVILLE. M G1E ain.
Donne a la Chambre des Representants, au Port-au-Prince, le 5
Juin 1872, an 69e de 'lndependance.
Le President de la Chambre: BOYER BAZELAIS
Les Secr6taires: FELX MALEBRANCH E, P. MICHI1EL


Lcs houines de l'art, par une enquete severe, penvent seuls r..), r avec
clarte les vraies causes de I'etat deplorable de ces hopitaux et y proposer tels
changenients ou modifications qui satisfassent A la fois l'humanite et l'interct
social bien entendu. Avant cette enquite que Ic Coniite propose a la Chambre
de demander au Secretaire d'Etat de la guerre la nouvelle retribution qui est
demanded pour Ics officers de sant6 du Port-au-Prince seulement, etant hours
de touted proportion avec les appointments de leurs colleagues des autrcs h6pi-
taux, pourrait leur sembler un acte de complaisance plut6t que de justice. Le
Comit6 se resume done dans ces deux propositions deja enoncees.
L'ajouirnement du project de loi.
Une enquete sur les hopitaux militaires.
Ce 28 Juillet 1871.
(Signe): IH. PIQUANT, G. OUAXCE, BLAIN. BRIERIER. J. A. IUMBIAR,
GRANDOIT, JOSEPIH NOROY. V. JN. LOUIS. D. BRAS. President, A.
THOBY. rapporteur.
Le depute HIPPOLYTE: Le Comit6 de la Guerre a cru devoir demander
I'ajournement du project de loi i.i'-, !i(t par le Coll&gue AUDAIlN. afin de ne
pas pouvoir s attirer le reproche des officers de sante des autres localit6s.
La Chambre rejettcra les conclusions de ce r.ipi rt. Les officers de sante
attachies I'li6pital Militaire du Port-au-Prince travailleni avec assiduite;
ils meritent done d'etre bien pays. Et si l'Administration supericure 6tait
bonne, je mets en fait qu'ils travailleraient advantage. Dans les autres localit&s,
le travail des h6pitaux n'est pas le mnme. Le manque de mndecin joint i une
niauvaise administration, rend cc travail presque nul. Je price la Chambre de
prendre en consideration le pi .*'t de loi du I)epute AUI).lN.
Le deputy LAFONTANT: I, crois qu'il y a lieu de voter le project de loi
du dmpute AUDAI N. II tend A faire disparaitre une anomalies que nous ne de-
vons pas tolerer.
Le d6put6 AUIDAIX: Nous avons 'i l'liopital de cette ville des officers de
sante de troisieme classes qui per ioivent moins d' ..i, l ,,t que des ho-
quetons.
La Chambre consulted rejette la premiere partic des conclusions du rapport
et vote la second.





La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


AU NOM DE LA REPUBLIQUE

Le President d'lHaiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps Legisla-
tif soit rev&tue du sceau de la Republique, imprimee, publiee et ex4-
cutee.

Donne au Palais National du Port-au-Prince, le 7 Juin 1872, an 69e
de I'Independance.
NISSAGE SAGET
Par le Pr6sident:
Le Secretaire d'Etat de la Guerre et de la Marine: S. LIAUTAUD



SENATE

Sdance du 3 Mai 1872

PRESIDENCY DU SENATEUR DUPONT

RAPPORT DU COMITE DE LA GUERRE

<
des officers de santi et pharmaciens des cinq h6pitaux de la R6publique:
Piastres
M6decin, chirurgien et pharmacien en chef.................................. 40
M6decin, chirurgien et pharmacien de 1l re cl................................ 27
M6decin, chirurgien et pharmacien de 2e. cl................................ 14
M6decin, chirurgien et pharmacien de 3e. cl................................ 10

le 2 Aofit 1871, d'au:-iia.n-ttr seulement le traitement du personnel de sant6 de
l'Hopital militaire du Port-au-Prince et cela dans les proportions suivantes:
Piastres
M1decin, chirurgien et pharmacies en chef................................ 50
M6decin, chirurgien et pharmacien de 1 re cl............................ 35
Medecin, chirurgien et pharmacien de 2e. cl................................ 25
M 6decin, chirurgien et pharmacien de 3e. cl................................ 29

Sans vouloir diminuer en rien ni le merite ni les services du corps de sant6
de 1'H6pital de la Capitale, nous pensions qu'il serait plus equitable et plus sage
a la fois, au lieu de border la measure uniquement A l'I6pital de Port-au-Prince,
de l'Xtendre A tous nos autres h6pitaux. Le corps de sant6 de ces 6tablissements
a droit tout entier a cette just r6mun6ration: ce sont des fonctionnaires qui
ne connaissent pas le cl,,iima;- et qui se d6vouent, nuit et jour, a toute heure
au niulan:-tmn, 't et a la guerison de leurs semblables.
< parait insuffisante, nous soumettons a i'Assembl6e le contre-projet suivant, tout
en exprimant le rc r. t quc les charges de 1'Etat le nous permettent pas de pro-
poser des chiffres plus r6munnrateurs.







de I'Enseignement et de I'Exercice de la Aedecine en Haiti


CONTRE-PROJET

Loi portant modification a celle du 23 Octobre sur lcs appointemcllnts des of-
ficiers de sante des hiopitatux militaires de la JI'pi l i.i,
Le Corps Legislatif, reconnaissant la nccssit6 d'augmentcr le traitement des
officers de sant6 des hopitaux militaires de la lRpublique.
Usant (du droit que lui confere I'article 82 de la Constitution.
Sur la proposition dc la Chambrc des Communes a vot la Ini suiv\nte:
Art. ler.- Les appoiittcments ldes; liltC r,.. i-. ordres d''fficiers de a'ite des
hopitaux militaires sont fixis coiine suit:
Piastres
M Cdecin. chirurgien et pharmacies en cihef.................................. G
Ml decin, chirurgien et pharmacicn de lre cl........................ 40
MA decin, chirurgien et phariiiacien de 2e. cl...........................
M~ decin. chirurgien et pharinacien de 3e. cl................................ 20
Art. 2.-La pr6sente loi abroge toutes dispositions legislative qui lui sont
contraires. Elle sera execute a la diligence du Secr6taire d'Etat de la Guerre.>
Signed: FURCY V. IIERNE, P. MOXPLAISIR PIERRE, W. ClIANLAT-
TE, GRANVILLE rapporteur, LAGEROY, Pr6sident.
II est d6cid( que ce dernier rapport sera copies et distribui aux senatcurs.

SENATE

Seance du 10 Mai 1872

PRESIDENCY DU SENATEUR DUPONT

L'ordre du jour appelle la reprise dc la discussion du project de loi de la
Chambre portant au liil nt iin i du traitement des officers de sante de I'ho-
pital militaire du Port-au-Prince.
Le President fait observer A ses .11; -uc que le ComitC de la n.'vrr,, a con-
clu A 1'extension de la measure en faveur des officers de sant6 de tous les ho-
pitaux de la Ripublique.
II soumet cette proposition a 1'appreciation de l'assemblee.
Le Sinateur SAUVEUR FAUBERT a eu, dit-il, occasion de causer du pro-
jet de loi avec plusieurs d4putes. Ils lui out dit que la Chambre, en n'accordant
une augmentation de traitement qu'aux officers de sant6 de I'hlpital du Port-
au-Prince, a ete dominee par cette consideration que les hopitaux militaires
des autres localities, n''tant pas encore reorganises, les officers de sante qui y
sont attaches percoivent leur traitement sans qu'ils soient astrcints a aucun
service actif; que bien des deputies, avaient, eux aussi, r4clamn6 'extension de
la measure aux officers de sante des hopitaux de toutes les localities: mais on
leur a repondu que, dans I'6tat de gene ou se trouve la caisse publique, il con-
vient, quant present, de n'auiin-llli. r qu( le traitement de ceux qui out de la
besogne.-Et cette opinion a pr6valu A la Chambre.
Le Senateur MEGIE aind declare que les deputies, qu'il a cu occasion de voir,
lui out tenu le meme language; mais il a combattu leur raisonneiment en leur
faisant remarquer qu'une loi doit etre genirale ct non applicable A une seule
locality; que, d'ailleurs, il n'est pas exact de dire que les officers de sante des
villes autres que la Capitale, n'ont pas de besogne. Car il peut affirmer que I'ho-
pital de Jacmel content des malades pour lesquels il se fait journellement des







La Legislation de l'Hyqgine, de l'Assistance Publique,


fournitures de midicaments, de pain et de viande. Il est done d'avis que le
project de loi soit ajourne jusqlu'a cc qu'il soit possible de rendre la measure
g6nbrale.
Le S6nateur MONPLAISIR PIERRE rappelle A son college S. FAUBERT
qu'a une 6poque, qui n'est pas bien reculde, tous les hdpitaux militaires de la
R/p;lli'ui fonctionnaient rL'-.lii-r, linut, et recevaient des nmdicaments pour
le service de sant6. II ajoute que, dernibrement, se trouvant aux Cayes, il s'est
fait un devoir d'aller visitor i'hopital militaire de cette ville, qu'il y a constat6
la presence d'un bon nombre de malades. Il ne comprend done pas qu'on dise
que tous les lih-^itaux. A 1'exception de celui de Port-au-Prince, ne fonctionnent
pas. 11 croit que ce serait dcnura''-r les officers de sant6 des autres villes
que de ne pas les faire participer a 1'augmentation de traitement qu'on veut
accorder a ceux du Port-au-Prince. II demand done: on que la measure soit
6tendue aux officers de santl de toutes les localitis, ou qu'elle soit ajournbe,
si l'btat de nos finances ne nous permit pas de la g6neraliser.
Le Senateur WILLIAM CIANLATTE appuie fortement cette opinion.
Le Senateur DUPONT assure a ses collogues que la direction du service de
sant6 des Cayes et du Cap est confine a des m6decins habiles, intelligent, que
ces hopitaux contiennent bon nombre de malades. Il y a, continue l'orateur, une
autre consideration don't il faut tenir compete, c'est que, si l'on ne fait pas une
just repartition des revenues de l'Etat entire la Capitale et les autres villes de
la R6publique, il peut arriver un jour que celles-ci demandent la d6centralisa-
tion administrative pour ne laisser A la Capitale que la centralisation politique.
Le S6nateur DUPONT se range done A l'opinion de generaliser l'augmentation
propose, ou d'aiourner le project de loi.
Le Sbnateur A. MONTAS pense, comme les preopinants, que tous les hopi-
taux de la R6publique ont droit A une gale sollicitude de la part du Corps
Legislatif. Car le service que font les officers de sante est relativement le
mbme dans les autres villes que celui qui est reclam6 des officers de sant6 du
Port-au-Prince. Il estime done que ce serait faire un acte de justice que d'6ten-
dre la measure A toutes les localities.
Le Senateur FAUBERT est, dit-il, persuade qu'aucun sbnateur ici present
n'a l'intention de consacrer une injustice, de faire un acte de partiality, en
accordant A certain fonctionnaires, parce qu'ils seraient du Port-au-Prince,
des avantages qu'on refuserait A d'autres, parce qu'ils seraient de villes secon-
daires. Il rappelle A ses colleagues qu'il a ktC envoy au Senat par une ville qui
n'est pas la Capitale, que, d'ailleurs, quoique du Port-au-Prince, il a toujours
discute en faveur des autres villes, car il sait que l'union ne peut exister entire
les diff6rentes parties du pays, qu'a condition qu'il y ait entire elles une just
repartition de tous les avantages. Apprbciant les observations faites par des
s6nateurs de localities diverse, l'orateur se range A l'opinion d'adopter les
chiffres proposes par la Chambre, moyennant qu'ils soient accords aux officers
de sant6 de toutes les localitbs.
Le Senat a consult sur la question de savoir si l'augmentation proposed
doit etre accord6e aux officers de sante de toutes les localitbs, se prononce en
faveur de cette opinion.
L'assembl6e passe ensuite A la fixation des chiffres a accorder.
Le S6nateur FERRUS maintient les chiffres qu'il a proposes et qui sont
moyens entire ceux ports dans le project de loi de la Chambre et ceux don't le
comit6 du Senat demand l'adoption.






de I'Enseignement et de I'Exercice de la Midecine en Ilaiti


Le Senateur Mcy )AGUEFRRE vote luant A lui, pour les chiffres du coinite.
Si, ajoute l'orateur, il nous imported de fair de l'econoniie, nous ne devons pas
aller jusqu'a la parcimo-'ie. Les officers de sante riemplissent une tache dIli-
cate, ils doivect 6tre remuniirs convenablement. Lcs hlllin du comit6 nc sont
pas trop l6eves pour des homnmes qui se devouent au -.uila. ,- i e t a la gu'-
rison de leurs semblables.
Le S6nateur A. M1OXTAS est pour les chiffres ports dans sa proposition,
lesquels sont a peu pre Ics les lines que ceux du conit6. 11 croit. en effect, qu'on
ne doit hien remunerer que le service important que font les officers.
Le Senateur SAU\VEUR FAULIBERT prie scs colllgues d'observer que la
loi du 23 Octobre 1863 n'accorde que P. 40 au m6decin en chef. Aujourd'hui
on voudrait allouer a ce mine fonctionnaire P. 80, c'est-A-dire doubler son
traitement. Mlais qu'on prenne garden aux consequences de cette manicre de
faire. II est bien certain que tous les arguments qu'on a fait valoir en faveur
des officers de santi pourraient etre aussi presents en favour de bien d'autres
fonctionnaires. Est-on dispose doubler les appointments de tous les servi-
teurs de l'Etat qui sont dans le mine cas que les officers de saiint! Mais com-
ment le pourrait-on en presence de la n&cessit6 oi I'on est de faire des 6co-
nomies !
Le Senateur DUPONT rappelle A ses colleagues que, dans l'expos( de la si-
tuation, qui a kt lu hier A l'Assemblec Nationale, Mr. le Secretaire d'Etat des
Finances a declare qu'il 6tait encore dii, dans les arrondissements financiers
de J6r6mie et de Nippes, des mois d'appointements A des fonctioinaires hono-
rables, attaches A leurs devoirs et qui consacrent tout leur temps au service
public. II croit que ce fait prouve hautement la justesse des observations quc
vient de presenter le Senateur FAUBERT
L'assemblee, consulate, vote successivement:
Piastres
Pour les medecin, chirurgien et pharmacien (en chef)............... 60
Pour l'Officier de sant6 de l&re classe..................................... 40
Pour I'O fficier de sante de 2e classe...................... ................... 30
Pour l'Officier de sant6 de 3e classe..................... ................... 20
L'article 2 du project est ensuite admis sans modification.
Le vote de I'ensemble de la loi est remis a la stance de mardi prochain.
A la seance du S6nat du 16 Mai 1872. I'Assembl6e a vote l'ensemble de la
loi sur les appointments des officers du service de sante.



Seance publique du 5 Juin 1872

PRESIl)ENCE 1)U I)EPUTE BOYER BAZELAIS

Le President: Nous pouvons maintenant nous occuper du project de loi con-
cernant les officers de saite qui nous a 6te retourne par le S6nat avec des mo-
difications. Nous attendons en vain l'enquete demanded I'ann6e derniere au
Secr6taire d'Etat sur les hopitaux de la Rlpublique. Je crois que le dernier
paragraphe de la dipeche qu'il nons a exp6di6e ce matin constitue tout le r6-
sultat de I'enquete en question.
Le deputy L. AUDAIN: II imported qu'a propos de cette enquete, nous adres-
sions une requete au Secrtaire d'Etat pour l'inviter A nous faire tenir, dorena-
vant, des pieces un peu plus s6rieuscs que celle en question.





La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Le President: I1 est n6cessaire que nous votions cette loi une bonne fois.
L'annee derniere, la Chambre avait invite le Secretaire d'Etat de la Guerre A
ordonner une enquite sur l'6tat des hopitaux.
En attendant ce travail, nous avions vote une augmentation d'appointements
pour les officers de sante de l'h6pital militaire du Port-au-Prince, nous reser-
vant plus tard, lorsque l'enquete nous aurait 6te present6e, d'(tendre la measure
a tous les autres officers de sant6 des hopitaux de la R6publique. Le Senat,
sans attendre les r6sultats de l'enquete, a gendralise la measure et a aussi aug-
mente les chiffres que nous avons votes.
Tel est 1'Ftat de la question en ce moment.
Le premier secretaire done lecture de ce project de loi.
Le d6put6 AUIAIN: La some de soixante piastres par mois ne suffit pas
pour le chirurgien en chef. Je propose A la Chambre de lui voter quatre-vingts
piastres.
Le President: Renvoyons alors la loi A un comit6 qui sera charge de l'exa-
miner de nouveau.
Le d6put6 MALEBRANCHE: Nous ferons bien d'accepter ce chiffre de P. 60.
Le d6put6 CHABAUD: Je suis centre l'augmentation proposee par le d6-
pute AUDAIN. Le S6nat a augment les chiffres que nous avons votes l'ann6e
derniere. Acceptons.
Le d6pute AUDAIN: En accordant P. 60 au chirurgien en chef, ce sera lui
donner seulement de quoi payer ses loyers. Comment fera-t-il done pour vivre?
Le d6put6 CHABAUD: Les chiffres vot6s l'annie derniere par la Chambre
ont et6 augments par le Senat. La loi nous est retourn6e par ce grand Corps,
il n'est pas logique que nous fassions aujourd'hui une nouvelle augmentation.
Le d6pute AUDAIN: Je crois avoir fait une proposition tres just A la
Chambre. Ces officers de sant6 n'ont pas de clientele. Ne faut-il pas que vous
leur donniez de quoi vivre?
Le d6pute HIPPOLYTE: Messieurs, s'il me fallait seulement consid6rer les
services rendus par les officers de santi, je serais le premier a proposer A la
Chambre de les annuler tous. Vous n'avez qu'a visiter 1'H6pital militaire du
Port-au-Prince pour vous faire une just idWe des autres h6pitaux de la R6pu-
blique. Si un officer de sante n'arrive pas a se faire une clientele, c'est tout
simplement parce qu'en r6alit6, il est sans capacity; car tout le monde le sait,
un officer de sant6 qui, a l'h6pital, soigne ses malades avec soin et intelligence,
peut facilement se faire une bonne clientele. Les chiffres votes par le Senat sont
d6ja trop 6lev6s. Pouvons-nous encore les augmenter? Rappelez-vous le, Mes-
sieurs, ce ne sont que les incurables qui sont dans les h6pitaux.
Le d6put6 MOREAU: J'appuie fortement ce que vient de dire mon collkgue
HIPPOLYTE. A l'h6pital du Cap-Haitien, par example, il n'y a presque pas
de malades. Les pharmaciens et les officers de sante n'ont rien A faire. Nous
n'augmenterons pas ses chiffres votes par le Senat, car ils sont deja trop 6lev6s.
Le d6put6 BERNIER: Le Secr6taire d'Etat de la Guerre nous a promise une
enquite sur les h6pitaux; ajournons le vote de cette loi jusqu'A la presentation
de ce document.
Le d6put6 CHABAUD: Adoptons les chiffres proposes par le Senat, nous
n'avons pas besoin d'ajourner le vote d6finitif de ce project de loi.
Le deputy MODE: La Chambre n'a qu'a accepter ou rejeter les modifica-
tions faites par le Senat.







de I'Enseignement et de I'Exercice de la Mddecine en Haiti


La Chambre, consulted, decide (qu'il y a lieu de s'occuper inmediatemcnt du
project de loi en question.
L'article ler est lu et vot6 sans discussion.
A l'article 2 ]e d6pute AUDAIN propose d'aiugimlntu.r Ic chiffre fixed pour les
officers de sant6 des autrcs localities.
Le d6put6 MODE: Messieurs, ce project de loi a tC vot6 par vous. I'annee
derniere, et exp6die au Senat. Ce grand corps l'a remanie en gdneralisant la
measure que nous avions prise et en augmentant aussi les chiffrcs (Uu. nous
avions proposes. Si le collogue AUDAIN propose une nouvelle ;IaIL11ume.illin,
je prierai l'Assembl6e d'ajourner le vote de cette loi, afin qu'un autre prjic soit
l6abor6.
Le deputy AUDAIN retire sa proposition: Les autres articles et I'ensemble
de la Loi sont votes sans discussion.
Le d6pute THOBY: Nous venons de voter une loi qui augmente les ap-
pointements des officers de sant6. Nous avons maintenant A examiner la ques-
tion de savoir si le Gouvernement peut, come cela se fait d'ordinaire, nommer.
A sa guise, des officers de sante pour les h6pitaux ou il en manque. II est de
notre devoir de faire une loi pour empecher qu'un officer de sant6 passe d'une
classes A une autre sans etre examine. Nous ne devons pas laisser cette initia-
tive A 1'Ex6cutif.
Le d6pute AUDAIN: Messieurs. la loi que r6clame mon collogue TIO()BY
n'est point A faire; notre legislation y a pourvu. Seulement, I'Executif, relative-
ment A son execution comee du reste A 1'gard de beaucoup d'autres). se
livre, selon ses mauvaises habitudes, A des enjamb6es illicites.






La L'ailati.ro de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


LOI DU 21 JUIN 1872 SUR LES CONSEILS COMMUNAUX


Art. 42.-Sont ldans les attributions g6nerales ldes Conseils Commu-
niaux les objets suivants:
1: Toute s les mesures a pr(ienre pour !e mainticn de la svirete et de
la ii, itllii ii i .
Art. 60.-- es dec6penses obligatoires des communes sont cells qui
suivent :
17e: Les -L iiiur i donner aux indigentc et les frais pour leurs fu-
nerailles.
Art. 87.-La Ipr>-. 1i1 loi abroge la loi transitoire de 1870 et toutes
autres dispositions de lois, d6crets on arrkts antericurs qui lui sont
contraires, et sera ex6cutee A la diligence du Secretaire d'Etat de 1'In-
terieur et de I'Agriculture.

Donn6 A la MIIais-ii Na;tilnalc, au Port-au-Prince, le 14 Juin 1872,
an 69e de I'Independance.
Le President du Senat: D!UPONT
Les Secrttaires: GRANVILLE, MEGIE ain6.

Donne a la Chambre des Commnunes, au Port-au-IPrince, le 21 Juin
1872, an 69e de 1'Ind6pendance.
Le President de la Chambre: BOYER BAZELAIS
Les Secr6taires: P. MICHEL, M. DOUYON


AU NOM DE LA REPUBLIQUE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps Legisla-
tif soit revetue du sceau de Ia RWpublique, imprimee, publi6e et ex&-
cut6e.

Donn6 au Palais National du Port-au-Prince, le 4 Juillet 1872, an
60e de l'Ind6pendance.

NISSAGE SAGET
Par le President:
Le Secretaire d'Etat au D6partement de 1'Int6rieur et de 1'Agriculture:
DAMIER







de I'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Haiti


LOI DU 22 SEPTEMBRE 1874

1Portant modification a l'art. 6 de la loi du 5 1)ecemIbre 180.


MICIEL DOMINGLE
PRESIDENT D'HAITI

De I'avis du conseil des Secretaires d'Etat,

A P1ROP1OSE.

Et l'Assembl6e Natin na!e !Ceislativc apres avoir recoi u t d- cl ar
I'urgence, a rendu la loi suivante:
Art. ler.-Les mldecins nommes dans les divers .,. \ u" visited
les equipages des navires arrives de l'Etranger et ir x\ ta ce iI
les r elements enianes du Secretaire d'Etat de la Ilclice (Generale,
soient rigoureusement observes recevront par navire arrivant seize
piastres pour ceux de 301 tonneaux et au-dessus, douze i'i-i i, ,, pour
ceux de 201 a 300 tonneaux, huit piastres pour tous ceux d'un moindre
tonnage.
Les dits medecins recevront par chaque steamer quel que soit le ton-
nage vingt-cinq piastres.
Art. 2.-La present loi sera executee it la diligunlc., du Secretaire
d'Etat des Finances et du Commerce et du Secr6taire d'Etat de la
Police G&nerale.

Donne au Palais de l'Assemblee Nationale legislative, au Port-au-
Prince, le 22 Septembre 1874. an 71e de 'Independance.
Le President de l'Assemblec: J. TIIEBAUD
Les Secr6taires: L. BASTIEN, BLAIN


ASSEMBLE NATIONAI.E ET LEGISLATIVE

S6ance Publioue du 22 Septembre 1874

PRESIDENCY D)U CONSTITUENT JACQUES TIIEB.\UD
M. BLAIN, 2c. secretaire, done lecture du project de loi portant modifica-
tion A l'article 6 de la loi du 5 D6cembre 1S70.
Le principle et les deux articles du .r.,', t Font votes. L'eiisemble est en dis-
cussion.
MR. PAPILLON: Je troupe ces chiffres trop Mleves. P. 25 pour la visit
de chaque steamer, c'est exorbitant. L'assemblee ferait bien de r&duire ces
chiffres de moitie







La Legislation de l'Hygibne, de l'Assistance Publique,


AU NO.\ DE LA REPUBLIQUE

Le President d'Haiti, ordonne que la loi ci-dessus de I'Assemblee
Natiliialc Legislative soit revetue du sceau de la tRepublique, public
et execute.

Donn6 au Palais NX:tiion;l du Port-au-Prince, le 23 Septembre 1874,
an 71e de 1'Ind6pendance.

DOMINGUE

Par le Pr6sident:

Le Secr6taire d'Etat, vice-Pr6sident du Conseil:
S. RAMEAU

Le Secr6taire d'Etat de la Police G&nerale, charge par interim
du portefeuille de l'Int6rieur, etc...
C. HEURTELOU

Le Secretaire d'Etat des Finances et du Commerce:
EXCELLENT




M. le Secr6taire d'Etat de l'Interieur: Les observations du constituent sont
venues trop tard. Les articles du project sont deji vot6s. On ne peut revenir que
sur leur redaction.
Mr. ARMAND (JOSEPH): Je ne suis pas de l'avis du collggue PAPIL-
LOX. Les steamers appauvrissent nos nationaux. Les m6decins retireront
quelque chose de ce que l'on nous prend.
Mr. PAPILLON: Je rbpondrai au Secr6taire d'Etat de l'Interieur qu'on
pent bien, au vote de l'ensemble d'un project, proposer telles modifications que
l'on juge convenables, et au collkgue ARMAND JOSEPH que je serais de son
avis si les sommes allou6es dcvaient aboutir au Trbsor. Mais il n'en est rien.
Elles ne doivent contribuer qu'A enrichir des particuliers. Je comprendrais
encore le chiffre propose pour la visit des steamers qui ne patient pas de droit
de tonnage, mais pour les navires A voiles qui patient tous les droits, les chiffres
proposes sont trop 6lev6s.






de I'Enseignement et de I'Exercice de la Aldecine en Haiti


LOI
Du 9 Novembre 1876

SUR LE DROIT DE VISIT DU MEDECIN DU PORT

BOISR(ND CANAL
PRESIWDN7 DF LA REPUI I l.' A D'HAITI

Sur la )proposition du ecrtaire u S ird'Etat des Finances et du Com-
merce.
De 1'Avis du Conseil des Secretaires d'Etat.

A PROPOSE,

Et le Corps Legislatif a vote la loi suivante:
Art. ler.-A partir du ler Dccmbre prochain. un droit de visit,
don't la moitie irester au Tresor Public et Iautre moitie a payer di-


CHAMBRE DES REPRESENTANTS

S6ance du 23 Aofit 1876

PRESIDENCY DU DEPUTE AUG. MARGRON

M. le Secr6taire d'Etat des Finances:
Messieurs, en 1S74, une loi que je puis qualifier de loi personnelle a ete
vote en faveur du medecin du Port accordant A celui du Port-au-Prince 25
piastres pour les visits faites a chaque steamer. J'ai constate que cette charge
rapporte en moyenne 600 piastres par mois, il arrive meme que cela donne
quelquefois 900 piastres.
II est de toute n6cessite que la moindre de cette some soit recueillie par le
Tresor Public.
VoilA les motifs de cc project de loi que je d6pose:

LOI

BOISROND CANAL
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE D'HAITI

Sur la proposition du Secr6taire d'Etat des Finances et du Commerce, etc...
De l'avis du Conseil des Secretaires d'Etat.

\ I': iPOSE.
Et le Corps Le.ilatii
A rendu la loi suivante:
Art. ler.-A partir du ler. Octobre prochain. un droit de visit, don't la
moitie A rester au Trdsor Public et I'autre A payer directement aux m6decins





La La;jslatin de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


rectement aux nmedecins dans les diver:; ports de la l',ilublli ,i. pour
visitor Iles >-iuiiiagv. et pour veiller a l'execution des reglements ema-
nes de la Secretairerie d'Etat de l'Tiiit'.-riir, est 6tabli comme suit:
S:'res pour tout navire de '.'1. tonneaux et au-dessus;
Iouze .' -' pu.r tout navire de 201 tonneaux A 300;
Huit piastres pour tous ceux de moindre tonnage.
.Les steamers, quel que soit leur tonnage, paieront \ ingt-cinq piastres
pour tous droits de visit.
Art. 2.-La moitie revenant i l'Etat fera l'objet d'une branch sp&-
ciale de recette et sera verse au Tresor Public d'apres ordonnances A
classer au Chap. ler. Sect. 10 <.
Art. 3.-La pr6sente loi aln.ge toutes dispositions de lois qui lui
sont contraires; elle sera imprimee, publice et ex6cutee a la diligence
des Secretaires d'Etat des Finances et de 1'Interieur, chacun en ce qui
le concern.

Donn6 ii la Ghambre des Representants, au Port-au-Prince, le 8
Nveiinlllr 1876, an 73e de 1'Independance.
Le President de la Chambre: S. M. DUPUY
Les Secr6taires: D. PIERRE, T. SUIRE
Donne A la 'laMai, n Natir-'nale du Port-au-Prince, le 9 Novembre
1876. an 73e de l'Independance.
Le President du S&nat: Dr. Ls. AUDAIN
Les Secr6taires: PIERRE ETIEART, D. LAMOUR


nomm6s dans les divers ports de la R6publique, pour visiter les 6quipages et
pour veiller A l'ex6cution des r6glements 6manes de la Secr6tairerie d'Etat de
l'Int6rieur. est etabli comme suit:
Seize piastres pour tout navire de 301 tonneaux et au-dessus;
Douze piastres pour tout navire de 201 tonneaux A 300 et audessus:
Huit piastres pour tous ceux de moindre tonnage.
Les steamers, quel que soit leur tonnage, paieront vingt-cinq piastres pour
tous droits de visit.
Art. 2.-La moiti6 revenant A l'Etat fera l'objet d'une branch sp6ciale de
recette et sera verse au Tr6sor Public, d'apres ordonnances A classer au
Chap. ler. Sect. 10 Art. 3.-La pr6sente loi abroge toutes dispositions de lois qui lui sont con-
traires: elle sera imprimee, publi&e et ex6cut6e a la diligence des Secr6taires
d'Etat des Finances et de l'Int6rieur, chacun en ce qui le concern.
Donn6 au Palais National du Port-au-Prince, ce 23 Aofit 1876, an 73e de
l'Ind6pendance.
BOISROND CANAL
Par le President:
Le Secr6taire d'Etat des Finances et du Commerce: L. ETHEART
Le Secr6taire d'Etat de l'Int6rieur: AUGUSTE MONTAS






de 'Enseignement et de I'Exercice de la Medecine en Haiti


A\L N O)A I) LA IRE'I'LULI()liE

Le lPrsident (d'Haiti ordonne que la loi ci-dess;is soit rcvertue tdu
sceau de la Rep)ullique, iCil rinlit. 'ul.'ice ct execute.

Donne au Palais National, au Port-au-Prince. le 14 Novenbre 1876,
an 73e de l'Tndcpendance.
BOISOl )ND CANAL
Par le President:

Le Secr6taire d'ltat des Finances, du Commerce et des Relations Exterieures:
IL. ETI 1EART

Le Secretaire d'Etat de 1'Interieur, etc...:
AUGUSTE MONTHS



CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance Publique du 8 Novembre 1876

PRESIDENCY DU DEPUTE ST. M. DUPUY

Nous pouvons cependant nous occuper d'un project de loi de l'Executif, don't
le principle a 6t6 d6ja accept par la Chambre. Nous allows finir une bonne fois
avec cc project.
Le ler. Secretaire lit la loi relative au m6decin du Port.
Mr. le Pr6sident: Le principle de ce project de loi a 6te d6j, vote par 1'As-
semblee.
Mr. Ferd. DUVIVIER: Je demand la parole sur le principle de ce project.
Je pense que l'esprit de in-tici. doit se trouver dans un home come dans un
Gouvcrnement. La mddecine est une profession lib6rale qui, commune le barreau,
est rigl6e par une loi: la nature de cette profession est connue et elle doit s'exer-
cer librement, dans un pays.
Est-il just alors que le m6decin du port aille dans un navire, au peril mcme
de sa vie, pour renplir son devoir et que vous lui demandiez ensuite de partager
avec 1'Etat la moiti6 de son salaire? Dans ce cas, l'on dira aussi i l'arpenteur:
II en serait de meme pour les frais d'un avocat. C'cst pour ces motifs que je
vote contre le fir. j, de loi en discussion, parce qu'il manque de justice et
d'equit6.
Mr. E. T. LARO)CIHE: Je r. qu'un salaire soit fixed au m6decin du
port, en raison des soimes qu'il touche dans la visit des navires.
Mr. le President: C'est justement cc que prescrit ce project de loi.


Seance du Senat du 9 Novembre 1876

Le principle. les articles et I'ensemble du project de loi sur les visits i bord
des navires demeurent ensuite successivement votes par I'Assembl6e.





La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


LOI

SALOMON
PRESIDENT D'HAITI

VLu 'article 79 de la Constitution:
Consid6rant qu'il imported que les officers de sante attaches aux dif-
ferents corps de I'arm6e soient proportionnellement retribues au service
qu'ils sont appeles a rendre:
Ie l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat,

A PROPOSE,

Et le Corps Legislatif, apris en avoir reconnu I'urgence,
A vot6 la loi suivante:
Article ler.-Les officers de sante, attaches aux different corps de
l'armee percevront mensuellement une allocation de vingt piastres
quel que soit leur grade ou la classes a laquelle ils appartiennent.



CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance publique du 17 Septembre 1880
PRESIDENCY DU DEPUTE G. MANIGAT
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: Je profit de ma presence dans cette
enceinte pour avoir I'honneur de d6poser sur le bureau de la Chambre le pro-
jet de loi suivant que je n'aurais pas eu besoin de presenter A la sanction du
Corps Legislatif sans la loi sur la rtorganisation de l'arnie.

LOI

SALOMON
PRESIDENT D'HAITI
Vu l'article 79 de la Constitution;
Considerant qu'il imported que les officers de sante attaches soient r6tribues
proportionnellement au service qu'ils sont appel6s a remplir;
De l'avis des Secr6taires d'Etat,

A PROPOSE,
Et le Corps Ligislatif apres en avoir reconnu l'urgence, a vot6 la loi suivante:
Article ler.-Les officers de sant6 attaches aux different corps de l'arm6e
percevront mensuellement une allocation de vingt piastres quel que soit leur
grade ou la classes A laquelle ils appartiennent.







de I'Enseignement et de I'Exercice de la MCdecine en Haiti


Art. 2.-Le Secretaire d'.tat de la Guerre et celui des Finances sont
charges. chacun en cc qui Ic concern, de I'execution de la present loi.

Donna a' la Chambre des R..lpr'miitantll an Port-au-Prince. le 17
Septembre 1880, an 77e de l'Independance.
Le President de la Chambre: G. MANIGAT
Les Secr6taires: S. PAILLERE. D. THEODORE

Fait it la Maison Nationale, le 28 Septembre 1880, an 77e de '11-
dependance.
Le President du S&nat: INNOCENT COCO
Les Secretaires: E. PINKCOMBE, Desinor ST. LOUIS ALEXANDRE


Art. 2.-Le Secretaire d'Etat de la Guerre et celui des Finances sont charges
chacun. en ce qui le concern, de I'execution de la pr6sente loi.

Donned au Palais National, au Port-au-Prince, le 15 Septembre 1880, an 77e
de l'Independance.
SALOMON
Par le President:

Le Secretaire d'Etat de la Guerre et de la Marine:
H. PIQUANT

Le Secr6taire d'Etat de l'Intericur et de l'Agriculture, charge
du portefeuille des finances:
E. LAROCIIE

M. le Pr6sident: M. le Secretaire d'Etat, le bureau, au nom de la Chambre,
vous done acte du d6pot de ce project de loi qui sera comme tous les autres
projects de loi de l'Ex6cutif, soumis a I xamen s6rieux de la Chambre.
M. le Secretaire d'Etat de la Guerre: i'iii:l u I ce project de loi doit &tre sou-
mis i I'examen soit d'un comite on d'une conrmission special. je price le bureau
de supprimer ces mots qui .ont consignes dans la Loi: Et le Corps Legislatif
apres en avoir reconnu l'urgence, etc, etc...
M Garescher: Je I .. ... a la Chambre de voter ce project de loi d'ur-
gence d'autant qu'il ne donnera lieu a aucune discussion.
Mise aux voix la proposition du depute Garescher est vote A l'unanimite.
Mis en liberation et aux voix le principle et le consid6rant du project de
loi sur les offices de sant6 sont votes.
L'article ler. est mis en .1-' u--i. L
MI. Poisson: Je ,iri.- que I'allocation A accorder aux officers de sante
soit fixee A P. 30 in l, I il int au lieu de P. 20.
M. le President: La proposition du dlput6 Poisson est mise en discussion.
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: loi qui suis charge de la direction
du Departement de la Guerre je crois que la Chambre peut voter le chiffre de
P. 20 demanded par I'Ex6cutif.
II faut eiivi.ager I'etat actuel des resources du pays. Nous ne voulons pas
aller trop vite et pour nous arreter en chemin.






La Legislation de l'Hugiene, de I'Assistance Publique,


AU NOM DE LA REPUBLIOUE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps Legis-
latif soit revetue du sceau de la R6publique, imiprimee, publiee et
ex6cutee.

Donn6 au Palais Na;timil du Port-au-Prince, le 29 Septembre 1880,
an 77eme de l'Independance.
SALOMON
Par le President:

Le Secr6taire d'Etat de la Guerre etc., etc...: H. PIQUANT
Le Secr6taire d'Etat par interim des Finances: EVARISTE LAROCHE



Pour que le budget ne soit pas chaque annee en deficit, je prie la Chambre
tout en remerciant l'honorable d6put6 Poisson de voter le chiffre P. 20 port
dans la loi. Si plus tard, les resources nous permettent de faire une nouvelle
augmentation, nous le ferons volontiers avec l'assentiment du Corps L6gislatif.
h. Poisson: Je retire mon amendment.
M. Franqois Maniigat: J'allais dire A l'Assemblee que tout en reconnaissant
la justesse de l'amendement propose par notre honorable collkgue Poisson, nous
devons nous rapporter aux chiffres fix6s par l'Ex6cutif parce que la Chambre
aura d'autres augmentations a faire. II fait bien de s'en tenir aux chiffres de
l'Executif.
L'article 2 de la loi est vote.
L'ensemble est mis en discussion.
M. Francois Manigat: Je propose qu'il soit dit au consid6rant de la loi:
II imported que les officers de sant6 soient r6tribues proportionnellement aux
services qu'ils sont appeles a rendre au lieu de: services qu'ils sont appeles A
remplir.
On ne remplit pas un service, on rend un service A son Pays.
L'ensemble de la loi est vot6 avec la modification propose par le depute
Francois Manigat.

SENATE

Seance publique du 28 Septembre 1880

PRESIDENCY DU SENATEUR INNOCENT COCO

M. le Secretaire d'Etat de la Guerre: Je vais avoir l'honneur de demander
au Senat, puisqu'il est encore en stance, d'accepter l'urgence et le vote imm6-
diat de la loi qui fixe les appointments des officers de sante. M M. vous n'avez
encore que quelques jours A rester ici, et le Gouvernement serait heureux de
vous voir voter cette loi avant la fermeture de la session.
M. le Senateur Claude: Monsieur le president voudra-t-il nous dire si 1'ordre
du jour est 6puisA?
M. le President: Oui, mon college, j'allais le d6clarer A 1'Assemblee.







de l'Enseignement et de I'Exercice de la MWdecine en Haiti


La demand d'urgence ct Ic vote immdiniat demanded par le Secretaire d'Etat
est ensuite vote.
Une nouvelle lecture est donnee du rapport relatif au project de loi don't il
vient d'etre question.


M. le Secretaire d'Etat de la Guerre: Je lis dans cc rapport. C'cst bien rai-
sonnable qu'un home de l'art appcli a donner les soins a tout un regiment
gagne au moins 20 piastres par mois. C'est une erreur: les officers de saunt
assimil6s aux capitaines, ne gagnaient que cinq piastres; c'est pourquoi nous
les avons portes A 20 piastres dans le Budget de cette annie. Le comit6 ne doit
pas croire quc cette ;ui-i;, .I ili,-ii avait d6ja ktO consacr6e.
M. le Senateur L. Barrau: C'cst bien cc qui a kt6 vote en 1878, come je
viens de le prouver par la lecture du Budget. Le comit6 reconnait que cette
valeur qui figurait aussi dans la loi sur l',rganisati,. ii de I'armn e est raison-
nable et la recommande au SLnat.
(L'orateur donne lecture du chapitre 4, section 3 du budget 1878-1879).
M1. le President: Mais c'est pour les officers de sante de la garden!
M. le Senateur L. Barrau: Tous les corps sont sur le meme pied.
MI. le SecrOtaire d'Etat de la Guerre: L'ex-Prisident Boisrond Canal n'avait
pas pu mettre A execution le 1-Itolc de l'exercice 1878-1879 ainsi que la loi sur
'organisation de l'armne, et les officers de sante continuaient A recevoir cinq
piastres. Voila pourquoi nous venons vous demander de consacrer par une
nouvelle loi l'allocation de 20 piastres.
Le premier point du rapport est vote.






La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publique,


LOI

Portant modification a celle du mois d'Octobre 1863, sur le Service de
Sant6.

SALOMON
PRESIDENT D'HAITI
Vu l'article 79 de la Constitution;
Consid6rant que le Conseil de Sant6 et de surveillance etabli au
titre II de la loi du mois d'Octobre 1863, n'a jamais existed, que les at-
tributions donnees a ce Conseil sont celles de 1'ancienne inspection
g-enrale du service de sant6 des h6pitaux militaires de la R6publique
qui a et suppIrimee.
Sur la proposition du Secr6taire d'Etat de la Guerre et de la Marine,
Et de l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat,

A PROPOSE,
Et le Corps L6gislatif a rendu la loi suivante:
Article ler.-Le Conseil de sante et de surveillance etabli au titre II
de la loi du mois d'Octobre 1863, n'ayant jamais existed, ni fonctionne,
demeure annul.


CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance publique du 24 Septembre 1880
PRESIDENCY DU DEPUTE G. MANIGAT
Le principle du project de loi portant modification A celle du mois d'Octobre
1863 sur le service de sant6 est mis en discussion.
M. L. L. Montas: Le Comit6 a accept la r6daction du project de loi pr6sent6
par le Pouvoir Ex6cutif A la condition qu'il n'y ait pas de cumul.
Si le Directeur de 1'Ecole de Medecine doit etre inspecteur des H6pitaux
militaires de la R6publique il ne doit jouir que d'un seul appointment. II
prendra le titre de Directeur-Inspecteur; mais, je ne desire pas pour ma part,
que 1'inspecteur ge6nral des H6pitaux soit directeur de 1'Ecole de MXdecine;
car ces deux functions sont incompatible entire elles.
Il me semble que l'inspecteur general des H6pitaux de la Republique doit
etre tant6t au Cap-Haitien, tant6t aux Cayes et tant6t A Jacmel; comment con-
cilier les choses? Pour diriger, il faut etre present et pour contr6ler il faut
voyager.
Comment peut-on etre directeur et inspecteur A la fois? C'est pourquoi je
Irpl,-,e A la Chambre de supprimer ces mots: 1'Inspecteur g6n6ral sera aussi
directeur de 1'Ecole de M6decine.
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: Le cumul des functions publiques
salaries par 1'Etat est formellement interdit, except celles dans 1'enseignement
secondaire et sup6rieur.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la Mddecine en Haiti


Article 2.-L'Inspection g6nerale d(1 -, r-icE de sante des hopitaux
militaires de la Republique est r6tablie, et il sera noimme a cet effect
un Inspecteur General pour ce service leqIuel perccvra des appointe-
ments fixes a cent cinquante piastres par mois.
Article 3.-II sera cree un Conseil de Sant6 et de Snr.rill.iiin com-
pose de trois membres nommes par Ie President d'lIaiti et don't I'Ins-
pecteur g-ienral, membre aussi, sera de droit le president.
Art. 4.-Un rbglement sur le service de sant6 des hopitaux militaires
de la Republique sera presented a l'approbation du Secr6taire d'Etat de
la Guerre par le Conseil de Sant6 et de Surveillance.


Aussi un professeur peut dloiner des lemons dans deux etablissements dif-
ferents sans pourtant qu'il y ait cumul.
Le d6put6 Mlontas declare qu'il y a incompatibility entire des functions de
directeur de 1'Ecole de M6decine et celle d'inspecteur general des h6pitaux de
la Republique.
Je suis parfaitement d'accord avec lui sur cc point.
M. D. Pierre: Je propose A la Chambre de maintenir I'article tel qu'il est
redig6 dans le project de loi de l'Ex6cutif.
Je ne vois pas plus de cumul dans les functions de directeur de l'ecole de
M~decine et inspecteur-general des h6pitaux de la R6publique que dans celle
d'un professeur donnant des lemons dans deux etablissements diff6rents.
L'inscription au budget de l'Instruction Publique de la charge de directeur
de l'Ecole de M6decine implique, par ce fait que la charge relve directement du
d6partement de l'Instruction publique. J'ai en ce moment en porte-feuille un
project de loi sur le domain National. Bien que administration des domaines
reside a la Capitale, ne faut-il pas qu'il fasse des tourn6es afin de s'assurer du
nombre des terrains appartenant au domaine national, en son absence son chef
de bureau ne le remplace-t-il pas?
II en est de meme du directeur de l'Ecole de M6decine nomm6 inspecteur
general des h6pitaux de la Ripublique.
M. L. L. Montas: Je ferai observer au collgue Dujour Pierre qu'il y a une
grande difference entire les functions d'un administrateur des domaines, et celle
d'un directeur de l'6cole de MIdecine nommn inspecteur-giniral des h6pitaux
de la R6publique.
L'Administrateur des domaines est toujours dans l'exercice de ses functions
il n'a pas deux functions entire l'Administrateur assis et l'Administrateur voya-
geant; dans le cas oi l'Administrateur soit oblige de voyager, il a son chef
de Bureau qui fait aller le service, il n'en est pas de meme du directeur de
l'Ecole de Mldecine nonnme inspecteur.
Je sais qu'en ce moment le personnel de l'Ecole de MNdecine n'est pas au
complete: le docteur Aubry est oblige de faire un course d'Anatomie et de patho-
logie interne. S'il est oblige de \. ,r:r, qui fera les course? Un bureau de do-
maine et une cole de M~decine ne se ressemblent pas du tout.
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: Si l'Inspecteur ne devait r6sider qu'a
la Capital seulement, le directeur de I'Ecole de Mldecine pourrait etre nomini
come inspecteur, mais come l'Inspecteur doit visiter tous les h6pitaux de la
Ripublique, il y aura un inspecteur et un directeur de l'6cole de medicine.





La I.,'llail'Tr de l'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Article 5.-La present loi ;,1v.1', toutes lois ou dispositions de loi
qui lui sont contraires. EIlles sera execute a la dili.iKnc' du Secretaire
d'Etat de la Guerre et de la .iarini., de celui de 1'Instruction Publique
et de cclui des Finances, chactu en ce qui le coincernl.

Donne6 la Chambrl, des Representants, au Port-au-Prince, le 24
St ph mil r 1880, an 77e de l'Independance.
Le President de la Chambre: G. MANIGAT
Les Secretaires: S. PAILLERE, I). THEODORE
Donne ai la Nl.ti'ii, Nationale, au Port-au-Prince, le 5 Octobre 1880,
an 77e de l'In(dpcendance.
Le President du S&nat: 1NNO)CENT COCO
Les Secretaires: El). P[NCKCOMBE, DESINOR ST. LOUIS ALEXANDRE


M. I). Pierre: Pour tout concilier, je propose la redaction suivante:
L'orateur ajoute: II est dans la pensee sans nul doute, de l'Ex6cutif de
nommer quelqu'un de sa confiance directeur de l'Ecole de MAdecine et ins-
pecteur general des hopitaux de la R6publique. C'est pourquoi je viens vous
proposer de laisser A l'Ex6cutif la faculty de nommer le directeur de 1'Ecole
de Medicine s'il a sa confiance, inspecteur-general des h6pitaux de la R6pu-
blique. Je crois que le Secr6taire d'Etat de la Guerre sera avec moi.
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: J'abonde au contraire dans la propo-
sition du deputy Leveque Montas.
Le sous-amendement du d6put6 D.I Pierre est rejet6.
L'article 2 amended par le d6pute Montas.
L'article 3 est mis en discussion.
M. I. L. Montas: Je propose uine addition A cet article:
Je propose de dire: Le conseil de sant6 et de surveillance sera compose de 3
membres noimms par le Prisident d'Haiti sur une liste present6e par le Jury
medical central.
M. le Secr6taire d'Etat de la Guerre: Je combats cette addition. Si l'ins-
pecteur general est A la nomination du President d'Haiti, je declare que les
membres du Conseil ne doivent tre choisis que parmi ceux qui out la confiance
du Chef de l'Etat. Je prie la Chambre de voter article 3 tel qu'il est redige.
MN. le Pr6sident: Je ferai remarquer A I'honorable d6puti Montas qu'il nest
pas toujours bon de delier le chef de 1'Etat.
Voyez ce qui est arrive pour la Chanibre des Comptes: la loi donne au Chef
de l'Etat le droit de nommer le chef de Bureau de la statistique sur une liste
de trois candidates pr6sentes par la Chambre des Comptes. Parmi les trois can-
didats mnme s'il ne s'cn trouve un seul qui m6rite la confiance du Gouvernement,
le President est oblige de nommer A cette charge l'un des trois candidates qui
lui sont pr6sentes.
11 est bon de laisser A I'Executif la faculty de choisir les membres du conseil
de sante et de surveillance.
M. L. L. Montas: Je ne tiens pas beaucoup a cet amendment.
Je suis pret A le retire s'il est inutile.
L'article 3 est vote.
Les articles 4 et 5 ainsi que l'ensemble de la loi sont votes.







de l'Ensewgnement et de I'Exercice de la A~dectne en lHaiti


AL NOM) DE LA RIU'L1 ULIL

Le President d'laiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps L6gislatif
soit revctue du sceau de la Republique inlprinime, publide et ex6cuitee.
Donn& an P'alais National du Port-au-Prince, le 6 Octobre S18 an
77e de l'Independance.
SALOMON
Par le Pr6sident:
Le Secretaire d'Etat de la Marine et de la Guerre:
II. PIQUANT
Le Secr6taire d'Etat de I'Interieur. etc. charge des Finances et du Commerce:
EVARISTE LAROCIIE


SEN AT
Seance du 5 Octobre 1880
PRESI NCE DU SENATEUR I. COCO
RAPPORT
Du Comite de la Guerre au S6nat de la R6publique
Messieurs les Senateurs,
Apres avoir etudie avec uine serieuse attention les diff6rents projects de loi
soumis i son examen le comit6 de la Gucrre vous propose par le present rapport
d'adopter dans leur teneur:
1 Le project de loi qui cr6e les deux regiments de ligne dans les arrondisse-
ments des C6teaux et de Limb6 aux Nos. 33 et 34.
2 Le project de loi qui nomme un Inspecteur general aux h6pitaux de la
R6publique.
3 Le project de loi qui organise l'armne de terre et de mer. Qui fixe le con-
tingent d'hommes a recrutcr pour I'annie 1881 et qui ktablit le personnel des
arsenaux, du genie militaire, des h6pitaux et des bureaux de port.
4 Le project de loi qui rapport la loi du 4 Novembre 1876 project qui de-
mande le r6tablissement du Corps du genie militaire.
Fait au Senat, 4 Octobre 1880.
P. CLAUDE, President.
Jn. Cine. Ulysse, L. (;Cil'i.irl rI onpoint jne., L. Barran.
M. le rapporteur ajoute:
V'u le peu de temps qui nous rest pour clore la session le comit6 vous de-
mande 111. I'urgence ct le vote immlediat des conclusions de ce rapport.
Mise aux voix, cette demand est agr 6e par I'Asseinbl6e.

Lecture est donnee ldu project de loi portant creation de deux regiments
d'infanterie de ligne dans les arrondissements des C6teaux et du Limbe aux
no. 33 et 34.
Les deux considerants du project, les articles ler, 2 et 3 et 1'ensemble sont
regulierement votes par I'Assembl6e.
II en est de meme du project de loi portant modification a la loi du mois
d'Octobre 1863 sur le service de sante.






La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique.


REGLEMENTS
Du 30 Octobre 1880
SUR LE SERVICE DE SANTE

I

DES ATTRIBUTIONS DE L'INSPECTEUR GENERAL
I)D SERVICE )DE SANTE

Art. ler.-L'Inspecteur du service de sante, charge de surveiller
toutes les branches du service de sante et de l'enseignement dans les
hopitaux instructions, entretient:
1 Une correspondence suivie avec les officers de saite en chef de
tous les hopitaux et des corps de troupes pour ce qui a rapport A l'art
exerce par chacun d'eux.
20 I1 surveille la methode suivie pour le traitement des maladies dans
les hopitaux militaires.
3 II propose les moyens qu'il juge convenables pour l'amelioration
du service de sante, de m&me que ceux propres i 6tendre les progress
(le l'art de guirir.
I4 Il examine les remodes don't on propose l'enploi, et analyse ceux
qui en sont susceptible.
50 I1 visit dans les cas privus suivant les formes prescrites, les mi-
litaires nouvellement engages, et ceux proposes pour la reform.
Art. 2.-L'Inspecteur general du service de sante est consulted sur
les modifications proposees dans le traitement des militaires, sur les
precautions a prendre contre les 6pidemies, et sur les moyens d'en
arrkter les progr&s sur les measures generales de salubrit6 en temps de
paix come en temps de guerre, et sur l'introduction de toute prabtique
nouvelle.
Art. 3.-L'Inspecteur general du service de sant6 doit ktre egalement
consulted stir totes les questions d'hygiene et sur le regime alimentaire
dles troupes. 1I concourt en outre a la r6daction de toutes instructions
reconnues n6cessaires an service de sante.
Art. 4.-L'Inspecteur general du service de sant6 tient un contr6le
du personnel des officers de sant6 et y inscrit toutes les notes qu'il
est dans le cas de recueillir sur leur morality, leurs capacit6s, leur ins-
truction et leurs talents, afin d'&tre toujours en etat de fournir les ren-
seignements que le Secretaire d'Etat de la Guerre peut lui demander a
cet t'-garnl.






de l'Enseignement el de I Exercicv de la Aledecme en luitli


Art. 5.-Tous les senestres. o. quand il Il juge coinvenalle, l'lns-
pecteur Ge6nral fait uine tournce d'1nspection dans lcs lilT'i,'ii, hlopi-
taux de la R6publique. C's inpllections auront pour objet de s'assurer
de I'execution du reg-lement du service sanitaire, de juger de l'ctat des
diverse parties du materiel, ainsi (lie de is soils dnnes aux maladies,
et. d'aplrdcier les praticiens it I' 'uvre.
Art. 6.-L'Inspecteur general est le controleur ne de tous les i it ,
hospitaliers et vise tous les actes y relatifs.
Un secr6taire d6signe par le Secr6taire d'Etat de Ia Guerre sur la
presentation de l'lispecteur general, est charge de la garden des pa-
piers ct tient les registreesdes d6liberations ainsi que le control men-
tionn6 en l'art. 4 de 1'lnspection.


II

DES ATTRIBUTIONS ET FUNCTIONS DES OFFICII ERS
DE SANTE ET DES ELEVES

Art. 7.-Les officers de sante en chef donneront des ordres en ce qui
concern les soins a prodiguer aux malades, au directeur et aux infir-
miers de chaque hospital oil ils sent employs.
Art. 8.-Les officers de sante n'ont droit de tirer des hopitaux au-
cun aliment, objet de consommation, ni meldicament, saul le cas prevu
pour les officers de saint de garden et ceux des Corps de troupes pour
les militaires traits it la Chambree.
Art. 9.-Les officers de sante attaches it un h6pital sont tenus, en
cas de changement de destination, et avant de quitter l'etablissement.
de faire la remise a son r, I', n1;C Mi ou au directeur de l'etablissement.
des objets du materiel qui sont a leur disposition, et de mettre au
courant toutes les 6critures (Iui sont dans leurs attributions.
Art. 10.-Les officers de santc en chef d'un h6pital (melecin. chi-
rurgien et pharmacies), les professeurs de clinique, se ', -'ii rItin'
entire eux pour la r('ip:,rtil du service, ainsi que pour la designation
des chlirurgicnll et pharmaciens (qui doivent suivre le visits et les pan-
sements, de maniere qu'ils puissent s'instruire, se supplier et alterner
au besoin dans les divcrses parties de leur service respectif.
Art. 11.-Les officers de ,ant6 en chef et les professeurs de clinique
surve'illcnlt ett tirigent les .qiratinCi de leurs subordonnes; ils con-
ferent entire eux sur les cas difficiles et compliques que presentent les
maladies et en general sur tout ce qui a rapport au service de sante et
A la salubrit6.





La Legislation de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Art. 12.-Les officers de sante en chef et les professeurs de clinique
communiquent a l'Inspecteur general dans 1'int6ret des malades, tout
ce qui a trait a la police et a administration de leurs etablissements;
ils executent par eux-memes ou font pratiquer sous leur direction par
leurs subordonnes les autopsies. les dissections anatomiques, toutes
les fois qu'ils out des conjectures a v6rifier ou des observations a re-
cueillir.-Ils tiennent note des faits rares et interessants, en font men-
tion dans leur correspondence a 1'Inspecteur general.
Art. 13.-Le medecin en chef et le professeur de clinique medical
d'un h6pital, sont specialement charges du traitement des malades in-
ternes. Ils en forment des divisions don't ils repartissent le service
entire eux et les subordonnes.
Ils donnent des conseils aux medecins places sous leurs ordres sur-
tout ce qui a trait A l'art de guerir en general et pour les traitemnents
individuals.
Ils veillent a ce qu'il ne soit place dans les sales des fievreux aucun
blessed, galeux, venerien et fait isoler soigneusement les maladies con-
tagieuses et gangreneuses.
Art. 14.-Le chirurgien en chef et le professeur de clinique chirur-
gicale font par eux-memes et par leurs subordonnis le service dans
les sales des blesses, des veneriens et des galeux don't ils forment des
divisions qu'ils repartissent ainsi qu'il est prescrit en I'article precedent.
Ils dirigent leurs subordonnes, surveillent les pansements quand ils
ne les font pas eux-memes et executent les grandes operations ou les
font executer sous leurs yeux.
Ils ordonnent et dirigent les operations chirurgi.'. il n6cessaires a
instruction des eleves; ils veillent a ce que les dissections soient faites
avec la circonspection et la decence convenables.
Ils font preparer sous leur direction et par leurs u'lbrdr.l-1nns le line
a pansements et tiennent la main a ce qu'il y ait toujours un certain
nombre d'appareils pr6par6s pour les cas de fractures. luxations et
autres accidents qui donnent lieu a de graiilIe. operations.
Ils veillent A ce qu'il ne soit plac6 dans les sales des blesses aucun
fievreux, v6nerien ou galeux et font isoler ces deux derniers genres
de maladies.
Art. 15.-Le chirurgien en chef et le professeur de clinique d6signent
chaque semaine des chirurgiens de 2eme et de 3eme classes pour etre de
iri..; dans les h6pitaux d'instruction un ou plusieurs 61lves sont
oljiiilt au chirurgien de garde.





de I'Enseignement et de l'Exercice de la Midecine en Hai't


Lcs chirurgiens de garden restent constamment a 1'hopital. afin de
recevoir et de visiter les entrants, de remplir les iiilicatijoii, les plus
urgentes qu'offre leur tat; d'executer les pansements et operations
legercs que ces chefs de service ont prescrits pour la journey et de
reniedier A tous les cas impr6vus.
Ils tiennent les cahiers de visits et recueillent avec exactitude les
observations.
Art. 16.-Le pharmacien en chef d'un hospital militaire est comptable
des medicaments et des objets de consommation qui lui sont confiOes
il est en outre responsible des ustensiles mis a sa disposition.
II dirige et assure par lui-enime et par ses subordonnes la conserva-
tion, la preparation et la distribution des medicaments.
II veille a ce que la pharmacies soit toujours convenablement appro-
visionn0e.
11 s'assure souvent que les balances et poids soient parfaitement
justes, que les contenants des medicaments soient exactement eti-
quetes, etc., etc..
De concert avec le professeur de Botanique et les pharmaciens sous
ses ordres, il fait avec les eleves en pharmacie des iherborisations di-
righes par le professeur de Botanique ainsi que les r6coltes soit dans
le jardin botanique soit a l'exterieur.
II distribute le service entire ses subordonnes: il veille a ce que ses
collaborateurs ne s'absentent point pendant le temps des visits, des
preparations et des distributions. I1 tient la main a ce que les prepa-
rations prescrites soient faites a temps et avec precision.
II veille a ce que les p.l:irmllacitli d L ,ign'I pour suivre les visits et
fire les distributions, s'acquittent avec exactitude des devoirs qui leur
sont prescrits.
Le pharmacien en chef nomine toutes les semaines un pharmacien
de garde. Un ou deux pharmaciens eleves sont adjoints au pharma-
cien de garden.
Art. 17.-Les officers de sante de lere, 2&ee et 3eme classes ainsi
que les eleves. concourent tous a l'execution du service, aux visits, aux
pausements et aux distributions, suivant la repartition du service arrete
par les officers de sante en chef auxquels ils sont tenus d'oblir en cc
qui concern le service dans i'ordre hierarchique.
.\rt. 18.-Les lev es et les officers de sante e 3eme et de 2(eme
classes font iiii'i: I .i'm,.nt un mois dans la section de chirurgie.
les eleves et les ,iimier. de sante de 3eme clause peuvent etre em-
pl], Iys faire les operations qui sont du domaine de la petite chirurg.
Ils suivent Ia clinique et assistant aux course th6oriques et pratiques
que font les professeurs de clinique apres la visit des malades.





La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,


Art. 19.-Les chirurgiens et les pharmnaciens de garde doivent etre
en uniform. Les chirurgiens regoivent et font placer les malades lors
de leur rentree a l'h6pital.
lls doivent &tre toujours prets a porter secours o6 il est necessaire.
Les pharmaciens de garde ne peuvent s'eloigner de la pharmacie
pendant le temps de leur garde; ils doivent satisfaire aux demands
imprevues qui leur sont faites par les midecins et les chirurgiens, ou
fire prevenir le pharmacien en chef afin qu'il y soit pourvu sans
retard.
Les pharmaciens et les chirurgiens de garde sont nourris aux frais
de I'etablissement; ils percoivent dans ce cas une ration de pain, de
viande, de 16gumes et de vin.
Art. 20.--Les officers de sante des corps de troupes, ceux des arron-
dissements et de la Marine sont charges: 10 de veiller sur la sant6 des
militaires et des marines; 2 de traiter a la caserne ou A bord, les
homiies attaqu6s de maladies 16geres qui n'exigent pas un traitement
d'hopital; 30 de provoquer l'envoi aux h6pitaux de ceux qui sont
atteints de maladies graves en se conformant toutefois aux dispositions
du present reglement et a cells du service interieur des corps de
troupes.
Art. 21.-Le m6decin en chef de l'armne concourt a la redaction des
instructions pour les officers de sante des corps de troupes, des ar-
rondissements et de la marine.
II s'assure:
1 Que les officers de sante sous ses ordres visitent journellement
les prisons renfermant des militaires et des marines d6tenus, et ce, con-
formenient a ce qui est prescrit par les ordonnances sur le service des
prisons.
2 Que ces officers de sante se rendent au moins trois fois par
semaine aux h6pitaux militaires de leur locality pour assister aux
pansemenIts et aux visits des malades de leurs regiments, de leurs na-
vires ou de leurs arrondissements.
Art. 22.-Le m6decin en chef de I'arm6e organise le service sani-
taire des armees en champagne et cree, sur l'ordre du Secretaire d'Etat
de la Guerre, les ambulances et les h6pitaux temporaires, quand ils
sont jug6s necessaires. II se charge dans ce cas specialement du trai-
tement des maladies internes et externes, et r6partit le service entire lui
et ses subordonn6s. II donne des conseils aux officers de sante places
sous ses ordres, sur tout ce qui a trait l'a:rt de gu6rir, et correspond
directement avec le Secretaire d'Etat de la Guerre et l'Inspecteur ge-
neral du service de sant,.






de I'Enseignement et de I'Exercice de la 1ledecine en tHa7t 7i

Art. 23.-Le medecin en chef de 1'arnme ,rrp -i !.id avec les chefs
de corps, les commandants de navires et les commandants d'arrondis-
sements, pour avoir des notes sur les talents et la conduite des ol i '
de sante des corps de troupe, de la marine et des arrondissement.
11 adresse deux fois 1 ii an it I'nspecteur g6enral dn service de sante
un etat conform des officers de santc sous ses ordres.
Art. 24.-Tous les eleves de I'Ecole de MIlldeinc et de Pharnmacie
sont eleves du service de sante et independamment de leurs devoxirs
come eleves. ils sont tens de remplir pour le service des hopitaux,
les functions particulicres qui leur sont assignees par les officers de
sante.

III

ATTRIBUTIONS DIES DIRECTEURS, DES SIECIRETAIRES IET
DES INFIRMIERS

Art. 25.-Les directeurs. les secr6taires et les infirmiers forment le
personnel administratif des hopitaux militaires et sont places sous les
ordres imm&diats de l'Administrateur principal des finances, pour ce
qui est du service administratif. Un propose administration a le
control de ce service, et en rend compete a l'A\dministrateur; a cet
effet. il se fait repr6senter par les directeurs, les registres et pieces de
comptabilit6.
Les directeurs, etc., obeissent aux officers de sante en chef des
hopitaux on ils sont employes.
Art. 26.-Les directeurs des hopitaux militaires sont responsables
de l'execution du service administratif; ils assistant le plus souvent
possible aux visits, aux pansements et aux distributions.
Ils surveillent particulierement le service des infirmiers relativement
aux soins a donner aux malades et A la proprete tant des sales que des
dependances de l'etablissement. Ils surveillent la quality des aliments
et objets de consommnation.
Ils s'assurent que les malades recoivent tous les soins qui leur
etaient exig6s; mais ils veillent en meme temps A ce que l'ordre inte-
rieur ne soit trouble par aucun d'eux.
Ils veillent aussi:
1 A ce que les -ail soient convenallement tenues;
2 A ce que les ustensiles des maladies soient dans un 6tat habituel
de propret6;
30 A ce que ceux qui servent aux distributions ne sejournent pas
inutilement dans les sales;
4 Ils visitent touted les dles t;pilacs des hopitaux et les font en-
tretenir dans la plus grande proprete.





La Legislation de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Enfin, ils veillent a ce que ne se forme, ni dans les course, ni )prs de
1'enceinte des hopitaux aucun foyer de putrefaction.
Art. 27.-Les Directeurs repartissent entire ses subordonnes (secr6-
taires, infirmiers) les details du service d'apres leurs emplois et leur
capacity. Les secretaires sont ch:arg6s du service des (critures et de la
tenue des registres d'entree, de sortie, de deces, etc., des diff6rents 6tats
i etablir conformement aux models fournis par I'inspection gen&rale.
Les infirmiers, majors et ordinaires sont charges des details interieurs
des etablissements du service des hopitaux auxquels ils sont employs
d'apres la repartition qui en est faite par les Directeurs de ces etablis-
sements.
Art. 28.-Les infirmiers majors et ordinaires attaches aux h6pitaux
militaires sont aux ordres des Directeurs et sont tennis d'obeir aux of-
ficiers de sante, en ce qui concern les soins a donner aux maladies,
et sont subordonnes entire eux, a raison des functions que les Directeurs
leur confident.
Art. 29.-Les infirmiers majors, charges du service des maladies
tiennent la main a ce que les infirmiers ordinaires remplissent exacte-
ment leurs devoirs; ils font balayer les sales et y font maintenir la
propret6; ils sont tens d'etre presents a la visit des officers de sante,
assistant aux distributions et font de fr6quentes tournees dans les
sales, tant de jour que de nuit, afin de faire pourvoir sur le champ a
tous les besoins des malades. Lls font tons les matins aux officers de
sant6 en chef et aux Directeurs un rapport sur l'etat des malades pen-
dant la nuit; ils sont sp6cialement charges de distribuer aux infirmiers
sous leurs ordres, le linge de corps et de lit destine a renouveler celui
des malades, et de veiller a ila remise exacte idu ,linge sale. Ils sont res-
ponsables envers les Directeurs de tous les effects qui leur sont confines.
Les infirmiers ordinaires, d'apres 1'avis du Medecin et du chirurgien
en chef, commands chaque jour pour etre de garde dans les sales et
les infirmiers majors s'assurent de leur presence a leur poste. Ils
sont aussi affects au blanchissage du linge des hopitaux, un d'entre
eux est sp6cialement charge de la cuisine. Ceux attaches a la Phar-
macie pr6parent les bains, les tisanes,. etc.. Les infirnmiers-majors font
allumer des lampes dans chaque salle avant la nuit, et les font entre-
tenir sans interruption jusqu'au jour.
Art. 30.-Aux armies en champagne, les infirmiers sont pri's parmi
les soldats volontaires, et forment un corps sous la denomination de
< et don't les sous-officiers remplissent les fonc-
tions d'infirmiers-majors.
Les infirmiers-majors dans les h6pitaux et aux armies doivent sa-
voir lire et ecrire.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la MeAdecne en Haiti


Apres chaque champagne, les soldats d'ambulance rentrent dans leurs
regiments.
Art. 31.-Chaque directeur d'h6pital fournit un innll,, l I. n: journa-
lier de son h6pital an Commandant de la place et i I'Administrateur
et un 6tat mensuel du mouvenment des maladies, des ,I'i i, et objets dc
consommation pendant le mois a l'inspecteur general qui en rend
compete au Secretaire d'Etat de la Guerre.
Ces 6tats seront conformes aux in'diksi;. annexes au pni .. i r
ment.

IV

ADMISSION ET SORTIE DES MALADIES.

Art. 32.-Aucun militaire ou autre individu malade on blk. atta-
ch6 a l'armee ou a la marine, ne sera regu dans les h6pitaux qu'apres
avoir 6et visited par l'officier de sante de son corps, et sans un billet
contenant ses nom et prenom, son grade ou son emploi, le No. de sa
compagnie, celui de son bataillon.
Art. 33.-Ce billet sera ecrit sur un cartoucle imprime (pareil au
module annexed au present riglemenit) et sign par le medecin en chef
du corps, le commandant de la c mll.pa1nie et le q(artier-maitre, au
bureau duquel il sera enregistre, ensuite vise par I'Administrateur.
Pour les officers sans troupes et les militaires isole-s. le billet sera
sign par le commandant de place avant d'etre vise par l'Adnministra-
teur. Les chefs d'etablissements militaires signent les billets des indi-
vidus employes dans ces etabllissements.
Art. 34.-Les formalities precedentes remplies. le malade se present
a I'hopital militaire avec son billet ofi il est visited par le chirurgien de
garde qui timbre le billet d'entre, suivant le genre de nalalie don't le
militaire est atteint. le remet au Directeur d'hiptital. leque! en fait de
suite inscription sur un registre affected it cet effet.
Ce billet d'entree est signed dans le jour par le medecin ou 'hirurgien
en chef.
Art. 35.-Le malade entrant, apres avoir et6 visited et inr.gi-tr,', est
conduit dans la salle et au lit que le chirurgien design d'apres la na-
ture de sa maladie.
Art. 36.-Les lits dans chacune des sales seront numi rotes pour la
facility des visits et pour prevenir toute equivoque dans la distribution
des aliments et des remedes.
Art. 37.-En canlll:ii, les inlit:iiiri recus sans billet dans les am-
bulances qui seront destinies Ai fournir les premiers secours aux ina-
lades ou blesses, seront evacuts sur I'lhpital temporaire ou permanent
le plus voisin.







La Legislation de l'Hygine, de l'Assistance Publiqu,


Art. 38.-A chaque evacuation de maladies ou blesses, on dressera un
etat nominatif qui sera signed par l'officier de sante en chef et vise du
propose d'Administration avant qu'aucun malade evacue d'une ambu-
lance puisse etre requ dans un hospital.
L'officier de sante en chef dlsigne ceux des malades qui out besoin
de moyens de transport.
Art. 39.-Chaque officer de Sante en chef design dans la visit du
matin les maladies de son service don't la guerison est achevee et qui
doivent en consequence sortir le lendemain d:e l'h6pital. Ceux qui au-
ront et6 designs par l'officier de Sante en chef recevront le jour de
leur sortie un billet de sortie renfermant toutes les indications portees
au module annexe au present, signed du directeur et du chirurgien en
chef et vise de 1'administrateur.
Art. 40.-Le 1illct de sortie est timbre du genre de marladie don't
celui qui en est porter a 6et trait. Les officers de Sante ont soin
d'indiquer sur ce billet si l'6tat du militaire sortant exige qu'on lui
accord une exemption de service, et le nombre de jours pendant lequel
il estime que ce militaire doit etre exenpte.
Art. 41.-Les billets de sortie come les billets d'entr6e sont ins-
crits sur le registre tenu A cet effet.
Art. 42.-Quand les officers de Sant6 en chef reconnaissent que la
maladie don't un millitaire est atteint n'est pas susceptible de guerison et
que son 6tat le met dans I'impossiilite de reprendre du service, ils le
constatent par un certificate indiquant d'une maniire precise la nature
des infirmities ou des blessures, et adressent ce certificate au Secr.taire
d'Etat de la Guerre qui determine les measures A prendre A l'egard d.u
militaire d6clare incurable.


DU TRAITEMENT DES MALADIES ET DU SERVICE
INTERIEUR DES HOPITAUX MILITAIRES

Art. 43.-Les officers de Sante et les professeurs de clinique char-
ges du traitement des malades ont seuls le droit d'ordonner chacun en
ce qui le concern, les renmdes et le regime alimentaire; il est expres-
sement d(fendtu toute autre personnel, quels que soient son grade et
ses attributions, de s'opposer a l'ex&cution de leurs ordonnances, ni
de rien prescrire sur cette parties de service.
Art. 44.-Les officers de Sant6 charges du traitement des maladies
doivent faire chaque jour deux visits dans leurs divisions respective,
l'une le matin et l'autre le soir.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la ,\ldec:ne en Hai';


Art. 45.-Les visits dlu matin coIlnmeicent a six ieures et demie;
elles out lieu plts tot si le nombre des maladies l'exige. de manierec que
la distribution des medicaments soit toujours terminee an moins ieic
heure avant colle des aliments, et que celle-ci n'lprouve aucun retard.
Les visits du soir sont faites aux heures jug es convenables par les
officers de sante en chef.
Art. 46.-Les prescriptions de medicaments sont faites a la visit
du matin pour toute la journey, sauf les modifications qui pourraient
etre jugees necessaires lors de la visit du soir.
Art. 47.-Independammient des visits du martin et du soir. les mdle-
cins et chirurgiens de garde en font d'autres, toutes les fois que la
gravity des maladies ou des blessures l'exige: en consequence, il est
enjoint aux chirurgiens de garde, dans tous les cas urgent, de faire
avertir l'officier de Sante en chef qui est tenu de se rendre sans retard
a l'h6pital, afin de donner les secours don't I'application ne saurait etre
differee sans danger.
Art. 48.-Dans les cas graves qui exigent le concours des connais-
sances de medecin et du chirurgien en chef, ces officers de sante ainsi
que les professeurs de clinique doivent s'appeler reciproquement en
consultation pour determiner le traitement on operation i faire; dans
ce cas le r6sultat de consultation est porter dans la colonne d'observa-
tions du cashier des visits, don't la tenue est prescrite ci-dessous, et il
est signed par les consultants.
Art. 49.-A V'hopital militaire de Port-au-Prince. aucune operation
grave ne sera executed sans qu'avis pl)ralalle n'en soit doilne a l'Ins-
pecteur general qui decide sur l'opl>ortunite de I'operation.
Art. 50.-Les officers de Sante en chef sont suivis dans leurs visits
par les chirurgiens et pharmaciens de garde qui leur donlent les ren-
seignements qu'ils p)euvent demander, et par tous les el\ves et autres
officers de sante attaches aux diffCrentes sales.
Art. 51.-L'Infirmier-major et les infirmiers de garde sont present
a la visit. pour rendre compete aux officers de Sante de ce qu'ils onu
remarqu6 concernant 1'etat des maladies. et pour recevoir leurs ordr-es
sur les soins a leur donner.
Art. 52.-Ln sous- *ffiitu r de ,Il.iiil. et meilme an besoin l'officier
commandant la garden de I'hopital. quand la dlnmande lui est faite par
le directeur ou l'1iti,.. I de Sante en chef, assisted aux visits. pour
faire observer I'ordre et le silence parmi les maladies.
Art. 53.-La pr. -, rii till du regime alimentaire est ..*Luj -iirs a ei
a haute voix. afin (lue chaque malade sache cc qui dolt lui etre donrl
en aliments.





La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publique.

Art. 54.-Les r' c .rilptiin, soit de medicaments, soit d'aliments
faites par les officers de Sante on les professeurs de clinique pendant
les visits, sont inscrites immediatement et sons leur dictee, sur deux
cahiers de visit pareils aux models annexes au present, tenus !'un
par le chirurgien et l'autre par le pharmacien charge de suivre !a
visit.
Art. 55.-Chacun des deux cahiers de visit prescrits en l'article pre-
cedent est divise en deux parties, don't 1'une sert A 1'inscription pour
les jours impairs, et l'autre pour les jours pairs, de maniere que 1'ot-
cier de sante qui fait la visit puisse avoir en main le cahier de !a
veillie.
Art. 56.-Les cahiers sont composes d'un nombre de feuilles pre-
sume n6cessaire pour le service pendant un mois; il est enjoint aux of-
ficiers de Sant6 de tenir le cahier des visits proprement et lisiblement.
Art. 57.-Les cahiers de visits comprennent tous lies malades d'un
service, traits par le meme officer d.e Sante: ces mailades y sont dr6-
signes par leurs noms et par les numerous des lits qu'il. occupent.
Art. 58.-Les professeurs de clinique font tenir des feuilles d'obser-
vations qutotidiennes par chaque l6ve.
Art. 59.-Les pharmaciens et les chirurgiens d.signls pour suivre
les visits se rendent a 1'h6pital avant les pansenents du matin pour
preparer les cahiers de la visit du jour.
Art. 60.-Les cahiers de visits sont col-lationnes tous les jours par
les officers de sant6 qui rectifient les erreurs qui auraient pu s'y glisser.
Ils sont signs par l'officier de sante qui a fait 1a visit.
Art. 61.-Immediatement apris la visit, le chirurgien qui 1'a suivie
dans chaque service fait le relieve des prescriptions concernan.t le re-
gime alimentaire. Ce releve (moidle annexed au present) doit ktre
date et sign par 1'officier de sante qui a fait les prescriptions; il est
remis au Directeur au moins une here avant la distribution.
Art. 62.-Le pharmacien qui a suivi la visit dans chaque service,
fait immediatement un semblable (pareil au modi~e) pour les m6dica-
ments prescrits, et le remet au pharmacien en chef qui fait pourvoir a
leur preparation et a leur distribution.
Les mndicaments prescrits la veille aux entrants et aux autres mala-
dies dans le cas d'urgence par le chirurgien de garden. sont portes sur
le relieve.
Art. 63.-Les officers de sant6 en chef et les professeurs de clinique
sont responsables de l'ex6cution de toutes les dispositions qui pr&-
cident sur la tenue des cahiers de visits et feuilles d'observations, et
de l'exactitude des relev6s. Ces cashiers, a la fin de chaque mois, sont
d6poses aux archives du directeur de chaque h6pital qui les exp6die
chaque trimestre A 1'Inspection g&nerale.





de I'Enseignement et de I'Exercice de la Medectne en Haiti


Art. 64.-La pharmacie central ktablie a l'hopital militaire du Port-
au-Prince, etant le seul magasin dc mleicaments, fournira au l1)sciin
des autres hopitaux de la Republique.
Art. 65.--Aucuin medicament simple on comipos ne sera rcu :a la
pharmacie central, sans avoir etC prealablenlent examine par l'Ins-
pecteur general du service de san t et les officers de sante en chef de
I'hopital militaire du Port-au-Prince. en pr nci ( de '.\dmini.strateur
principal des finances, et il .sera en c..Ilseque2nce dres. e procn -verlal
des articles reconnus defectueux.
\rt. 66.-Pour les besoins des hopitaux, dte la Marine et de l'ariiie.
les demands de medicaments sont faites par les ofticiers de sante en
chef a l'Inspecteur general, visees par 1'Administrateur et delivrees
par la pharmacies central.
Art. 67.-Le pharmacien en chef d'un h6pital peut, sur des bons par-
ticuliers d'un officicr de santi, deliver les mediicanients prescrits pour
les mnalades a la chambree.
Art. 68.-Les objets de pansements, les bandages herniaires, donn;e
aux militaires qui sont traits dans les h6pitaux ou qui sont delivres
aux militaires vcnus du dehors, ne sont indiques sur les cahiers de
visit que pour memoire; ils sont portes sur des bons particuliers
donmes par les officers de sante (ui les out prescrits.
Art. 69.-A la fin de chaque mois, tous les bons sont remis et rap-
portes sur un releve etalli par le pharmacien en chef et sigine par le
chirurgien en chef pour etre represents sur son releve general mensuel
des imdicaments et autres objets de pansements.
Art. 70.-Dans les hopitaux, la distribution des melicamlents est
faite, le cahier a la main, par le pharmacien qui a suivi la visit. Elle
a lieu deux fois par jour le martin, ininediatement apres Ia visit. ulne
lhur, avant la dlistrilitinii des aliments, pour les miedicuamelits a
plr'ndlre dans la journey: le soir, apres la distribution des alimenits i
prendre dans la soiree.
Art. 71.-Le pharmacies fait ',,icillre au imalade en sa presence, les
medicamenits qui s'administrent en une seule dose: il indique au malade
ou a l'infirmier qui en a soin, la maniere don't il faut prendre ceux qui
doivent etre administres en plusieurs fois.
Les medicaments, listribues dans des capsules de !-, i (dans des
pots ou dans des bouteilles, selon leur nature, portent une etiquette
ind.iquan leur d61.1 iinatiii et le numero du lit du malade auquel
ils sont destines.





-i La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publique,

Art. 72.--En cas de refus de la part du malade de prendre le medica-
ment ordonne, le pharmacien en tient note et en instruit l'officier de
sant6 a la premiere visit: il est proc6ed de m&me dans 1le cas ou quel-
que accident inattendu determine le pharmacien a suspendre, de con-
cert avec le chirurgien de garde, administration du rem6de prescrit.
Art. 73.-Les pansements doivent toujours etre faits avant la visit
du matin. Us sont renouvels aussi souvent que Ie chirurgien en chef
le juge convenable, mais. autant que possible, die maniere a ne pas
gener les distributions.
Art. 74.-Les pansements sont executes par les chirurgiens charges
du service des divisions de mal.ades, sauf l'es cas d'op6rations majeures
qui doivent etre faites par le chirurgien en chef ou le professeur de
clinique.
Art. 75.-Le chirurgien en chef tient la main a ce que les panse-
ments ne soient commences que lorsque tous les appareils sont prets,
afin que les plaies ne restent pas exposees a l'impression de l'air. A
cet effet, les chirurgiens de garde ont soin de tenir des la veille, les
lppareils prepares et suffisaniment garnis de bandes, conmlpresses et
onguent.
Art. 76.-Dans les s'alles des fi6vreux, les chirurgiens sont speciale-
ment charges de ce qui concede le service de la chirurgie. Ils veildent
a ce que les saignees et les ventouses scarrifices soient faites, et les to-
piques appliques aux heures prescrites. Is sont a cet 6gard aux ordres
des medecins charges du service, et ils leur rendent compete de tous
les cas extraordinaires.
Art. 77.-Les infirmiers qui suivent les pansements ont le soin de
recueil'lir dans des paniers de line les bandes et les compresses qui
ont servi au pansement pr6ecdent. Ils les delivrent au servant charge
de la lessive qui les prepare de nouveau pour etre remis au service.
Art. 78.-La portion d'aliment pour chaque malade est de vingt
onces de pain par jour et de douze onces de viande; du lait, des ceufs
et des legumes, selon prescription sp6cia'le, peuvent etre ordonn-es dans
certaines m;ail;lict. Le pain et la viande doivent etre de bonne quality.
La quantity d'aliments a donner a chaque mailade sera determinee par
le medecin, le chirurgien en chef ou des prif-sedurs de clinique.
Art. 79.-Les alimentm sont les memes pour les officers, les sous-
officiers et -,ldats: mais il pent 6tre ordonn, aux officers des aliments
particuliers selon la prescription du medrecin et chirurgien en chef ou
des professeurs de clinique.
Dans ce cas, il sera fourni par l'adcministration des 16gumes, des ceufs
frais, du riz, des bouillies, du lait, des panades. des confitures, du vin,
etc.






de I'Enseignement et de l'Exercice de la MVdecine en Hain


Art. 80.-11 scra fait deux dist-ributions I r jour: ce lle du martin aura
lieu A dlix heures et celle du soir A cinq. Neanmoins, Ie Directeur,
.d'apres l'avis de l'officier de sante en chef pourra pour certain ma-
lades, changer les heures de distributions.
Art. 81.- Le pain, la viande et lcs 1' iiI sont .. "its ncisemll bl
)0por chlaque malade Ct )our chaIue reICas (du martin et du s)ir '
portion, trois quarts de portion, demi-portion, quart (e portion. Le
bouillon est toujours implicitic'ment comipris dainsi l:a p i ii ld'u:i
demi-litre par home et par repas, dans la prescription des aliments
ordinaires qu'elle qu'en soit la tencur. Le pain pour la sotpe est
preleve\ sur la quantity comprise dans la prescription.
Art. 82.-Le vin et les aliments legers, tels (que riz, ceurs frais etc,
sont prescrits separement quand l'offcier en chef le judge necessaire,
par portion, /4 de portion, demi-p)ortion, quart de portion.
Art. 83.-L'officier de sante en chef ou le professeur de clinique
etablit la distinction entire le regime gras, le regime maigre et la diete
a prescrire selon I'etat de gravity des maladies.
Art. 84.-A moins de circonstance extraordinaire, don't il doit etre
rendu compete a i'administrateur, les officers de sante en chef ne
doivent pas prescrire a un malade la portion entire d'aliments ordi-
naires pendant plus de six jours, sans lui donner son exeat.
Art. 85.-Un employee administration conmis a cet effet, I'officier
de sante en chef et le Directeur de 1'hopital, se rendront le plus sou-
vent qu'ils pourront, soit a la cuisine, soit dans les sales, aux henres
de distribution pour d qualit6s et s'assurer si chaque malade reQoit exactement cc (qui lui est
prescrit.
Art. 86.-Le chirurgien de garden, ainsi que l'officier de garde ou un
planton, seront toujours presents A la distribution. Le chirurgien de
garde tiendra la main A ce que chaque malade receive exactement ce
qui lui aura &te prescrit par I'officier de sante en chef. observant d'in-
terdire les aliments slides aux malades a qui la fievre serait survenue
depuis la visit, et d'en instruire l'officier de sante en chef.

VI

DE LA POLICE DANS L'INTERIEUR DES HOPITAUX

Art. 87.-Tout militaire malade ou bless trait dans un hopital
militaire, est sous la police des officicrs de sant6 et du Directeur de
I'hopital. II doit obeir aux injunctions qui lui sont faites en tout ce qui
concern son traitement etle bon ordre de I'etablissement.






La Legislation de l'Hygiene, de l'Assistance Publiqu,


Art. i;".--I1 est expressement recomnmande aux officicrs de santi en
chef ct au Directeur de I'hopital de veiller a ce que leurs subordonnes
traitent les malades avec douceur et bienveillanice.
Art. 89.-II est expressement d6fendu aux malades et blesses de fu-
iner dans les sales et d'avoir ni armes, ni cartes a jouer, ni d6s, de ne
rien faire de contraire i la la pr'pl'rct des sales. Enfin ils ne doivent se
permettre aucun cri. chants ou r6cits qui puissent trouble le bon ordre
ou nuire au repos de leurs camarades.
Art. 90.-Aucun malade ne pett, sous que!que pretexte que ce soit,
entrer dans les cuisines, depenses, pharmlacie. magasin, de I'h6pital
et autres talblisscmnints_ accessoires oil leur presence n'est pas neces-
saire, ni d'y trouble le service a peine de punition.
Art. 91.-Nul malade ne pourra sortir, decoucher ou s'absenter pour
un terimps quelconque de I'hopital, sans une permission de l'officier de
sant6 en chef.
Art. 92.-Toutt malade qui ne se trouvera pas a son lit lors de la dis-
tribution des aliments en sera prive; et celui qui aura ete deux jours
absent des visits de l'officier de sante, sera oonsidere conmme avart
desert l'hopital. Le Directeur de l'hopital en ce cas fera un rapport
au Commandant de la Plaice afin qu'avis soit donned au chef du corps
d'oii dependra le malade.
Art. 93.-Les malades qui commettent quelque fate sont mis a la
salle de police par ordre du Directeur, des que 1'officier de sante en
chef juge que I'etat de leur sant6 le permit; ils peuvent en outre etre
punis par la privation des aliments et des boissons quie les officers de
sant6 indiquent come pouvant leur n tre retranches sans inconvenient.
Art. 94.-Lorsqu'il y a plusieurs portes d'entree dans un hospital,
il n'en est tenu qu'une seule ouverte, et il y est place une barrieri2 pour
faciliter la surveillance d'un portier ou d'une sentinelle.
Art. 95.-Le portier ou la sentinelle ne laisse entrer qui que ce ,oit
dans I'hipital pour visiter les malades qu'en vertu d'une permission du
Iirecteur ou de 1'officier de sante. I1 ne laisse sortir aucun malade,
que celui-ci ne soit muni d'une autorisation ou d'un billet de sortie

VII

UNIFORM DES OFFICERS DE SANTE MILITAIRES
DES DIRECTEURS D'HOPITAUX, DES ELEVES
ET DES INFIRMIERS

Art. 96.-Le fond de l'habit-uniforme des officers de sant6 militaires
est de drap bleu fonce. Le pantalon est de drap de meme couleur.





de I'Enseignement et de I'Exercice de la Midecine en Haiti


Les professions sont distingtuesc parr a oeur du parecnilt t t du
collet de I'habit. Le collet et le parement sont en velours Ileu celeste
pour les imedocins; cramoisi, pour les chirurgiens, vert-fonce pour les
pharniaciens. Sur chaque epaule de l'habit et pour tons les grades est
une patte en drap bleu foncd double de mcme, large de 45 miiillinitres,
cousue au bord de I'cmnanchure et arretee pres du c.(-1ci par un petit
bouton d'uniforme: cette patte est ornee d'une broderie i:i'.L-gii a
celle du grade.
Les marques distinctive des grades et autres details de I'nifornme
restent les memnes que ceux prescrits par l'ordonnance du 12 DIceulbre
1850, A I'exception des boutons qui porteront un caduce avec les
mots: kepublique d'llaiti.
Les officers de sante des corps de troupes et des hlpitaux militairec
ainsi que les eleves sont obliges d'etre en tenue dans le service soit
int6rieur, soit ext6rieur.
Le kepi et la tunique du im&me drap que l'habit forment la petite te-
nue des officers de sante et des eleves.
Art. 97.-Les directeurs d'hopitaux porteront habit carre de dral
bleu fonce sans aucune couleur distinctive ni au collet ni aux pare-
ments, et pantalon de drap de meme couleur.


Port-au-Prince, le 30 Octobre 1880.

AUBRY

Vu et a)pprouve par le Secr6taire d'Etat de l Guerre, etc..:H. PIQUANT





La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


LOI
Organisant l'arm6e de terre et la Marine de Guerre, fixant le contin-
gent d'hommes a recruter pour Plann6e 1831, 6tablissant le personnel
des Arsenaux, du G6nie, des H6pitaux et des Bureaux de Port.

SALOM'ON
PRESIDENT D'HAITI
Vu 1'article 79 de la Constitution;
Consid6rant que par suite des evenements survenus dans le Pays la
d6sorganisation la plus complete s'est introduite dans les diff6rents
Corps de troupes, et qu'ill imported d'augmenter le cadre de 1'Arm&e.
Consid6rant en outre que cette augmentation ne peut en aucune ma-
niere nuire aux inter&ts du fisc et qu'elle a pour but d'asseoir d'une ma-
ni&re solide la security publique;
Sur la proposition du Secr6taire d'Etat de la Guerre et de la Marine
et de l'Avis du Conseil des Secr6taires d'Etat,

A PROPOSE,
Et Ie Corps Legislatif a rendu la loi suivante:

Art. 14.-Le personnel des Hpitaux militaires et du service de
sant6 est fixed a quatre-vingt seize homes.



CHAMBRE DES REPRESENTANTS

Seance du 29 Sentembre 1880

Mr. le G6n6ral H. PIQUANT, Secretaire d'Etat de la Guerre, etc...: Je viens
ici pour la discussion du project de loi sur l',rt4aiiati1in de l'arm6e.
Le ler. Secr6taire donne lecture de ce project de loi et dn rapport de la Com-
mission sp6ciale charge de l'examiner.
Mis en discussion, puis aux voix, le principle du project de loi est vot6.
Mr. le Secretaire d'Etat de la Guerre: Le project de loi en discussion n'est
que la loi du 21 Septembre 1870 modified.
En raison de l'6tat du pays, le pouvoir Ex6cutif n'a pas cru devoir vous de-
mander de voter une loi organisant l'armee comme il l'aurait voulu; il se r6-
serve de presenter cette loi quand les resources du pays permettront de le faire.
Les deux consid&rants de l'article ler. sont vot6s sans discussion.

Les articles 10, 11, 12, 13, 14 sont vot6s sans discussion.

Puis aux voix, l'ensemble est vot6 avec la rectification faite par le Secr6taire
d'Etat.






de I'Enseignement et de I'Exercice de la Mddecine en Haiti


Donned a la Chambre des Ret-prcnt-imni, au Port-an-P'rince. le 29
Septembre 1880. an 77e dce l'Indbpendance.
Le President de la Chambre: G. MANIG.AT
Les Secr6taires: S. PAILLERE, I). THEODORE

Fait a la Maison Nat iiinal, au Port-au-Prince, le 5 Octobre 1880,
an 77ee de 1'Idependance.
Le President du Senat: INNOCENT COCO
Les Secretaires: E. PINKCOIMBE, DESINOR ST. LS. ALEXANDRE


AU NO)M DE LA REPUBLIQUE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps ,Lgis-
latif soit revitue du sceau de la Republique. imprimee. public et
executee.

Donned au Palais National du I~ort-au-lPrince, le ( Octobre 1880.
an 77e de l'Independance.
SALOMON
Par le Pr6sident:

Le Secr6taire d'Etat de la Guerre ct de la Marine:
H. PIQUANT
Le Secretaire d'Etat de l'Interieur etc.. charge du portefeuille des
Finances et du Commerce:
EVA\RSTE LAROCHE



SEN.\T

Seance du 5 Octobre 1880


Sont aussi adopts, apres lecture, les eonsid6rants et les deux premiers ar-
ticles de la loi ,r_:aii- !ii l'arm e de terre et la marine de guerre fixant le per-
sonnel des arsenaux du genie, des h6pitaux et des bureau de ports.

L'Assembl6e r6gulieremcnt consulate adopted suceessivement les articles 4, 5,
6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16. 17, 18, 19, 20, 21. 22, 23 et I'ensemble
du proiet de loi.





La Legislation de l'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Port-au-Prince, le 13 Janvier 1881, an 78e de l'Indle6pendance.

AVIS
LE CONSEIL COMMINL'NAL DU PORT-AU-PRINCE

Vu 1'article 42 de la Loi sur les conseils communaux, et les ordon-
nances de police en vigueur;
Avise ce qui suit:
Ie service du nettoiement des rues, rigoles et places publiques de la
ville, repris ,par la nouvelle administration, se fera de la mani&re et aux
conditions oi-apr&s.
1 Les tombereaux de la commune, munis chacun d'une clochette,
circuleront tons les jours, le dimanche except, de 7 heures du matin a
midi; 1'apres-midi de 2 heures a 5 heures.
20 Les tombereaux enleveront les detritus de menage qui seront ex-
poses devant chaque maison dans des barils, caisses, ou paniers, mais
ces barils, caisses, ou paniers ne seront deposes sur la voie publique
qu'au moment oil la clochette tie chaque cabrouet annoncera leur'

3 La rue devra etre libre de tout depot quelconque, et tenue en par-
fait .tat de proprete.
4 Les pourceaux, don't la circulation en ville est d6ja formelllement
interdite sont r6put6s bonne prise pour quiconque les capturera dans
les rues ou sur les places publiques.
5 Il est rappel6 aux proprietaires d'animaux, tels que chevaux,
anes et bceufs qu'il est formellement d6fendu de les laisser errants, ou
de les tenir attaches sur les galleries, et ce sous peine d'amende.
6 Un service special de cabrouets sera bient6t organism pour l'en-
levement des immondices d'6curies et ripes des chantiers ou maisons
en construction.
En attendant, les proprietaires de chevaux, les maitres-charpentiers,
6benistes, menuisiers et autres devront, a leurs frais, faire transporter
leurs immondices et ripes derriere le fort <> co6t Ouest, oil s'ef-
fectue actuellement un remblai et oi une ligne de pilots va etre inces-
samiment etablie pour eimpicher 1'encom'brement de la rade.
7 Afin de preserver la salu.brit6 publique et de privenir les cas d'in-
cendie et tous autres accidents pouvant en prevenir, les emplacements
vides devront etre d6finitivement cl6tures, conformiment aux ordon-
nances de police deja existantes; et ce, sous toutes les peines et respon-
sabilit6 de droit contre les proprietaires des dits emplacements.






de l'Enseignement et de I'Exercice de la MWdecine en Haiti


8 Tout individu qui sera surprise a deposer on a fire deposer, au-
trement que de la maniere et aux heures indiquees plus haut, des im-
mondices et ordures sur la voice publique, ou qui les jettera ou les fera
jeter dans les emplacements vides, sera arrete et livr6 i a Justice de
paix, pour etre condamn6 a l'amende ct aux autres peincs de droit.
90 II est iegalement defendu de mettre le feu aux pailles et autres
matieres seches, sous le pretexte de s'en dtbarrasser-ces detritus de-
vant etre acheminds derriere le fort come il est (lit en l'article
5 ci-dessus.
100 Les contrevenants aux dispositions de I'article precedent seront
arretis et livres a la Justice.
110 L'Administration Communale sollicite et rclami e le concours
des bons citoyens pour I'aider a accomplir I'ceuvre de transformation
de notre voirie, ceuvre qu'elle serait imipuissante a realiser sans ce
concours patriotiquement donn6 a la bonne volonte de tous les contri-
buables.
120 Le present Avis sera public et placard. il sera execute la
diligence des commissaires et de tons les agents de la Commune.

Donne a 1'Hottel Conmmunal les jour, mois et an que de I'autre part.
Le AMagistrat Communal: Jules St. IMACARY





La Legislation de l'Hggiene, de I'Assistance Publique,


ARRETE
Du 19 Septembre 1885
PREVOYANT DES REGLEMENTS DE POLICE MARITIME

SALOMON
PRESIDENT D'HAITI
Consid6rant qu'en presence de I'extension progressive ces rapports
de la Republique avec les Etats Etrangers, i imnporte que des regle-
ments sur le service et la surveillance de nos rades, ports et wharfs,
ainsi que sur 1'eclairage ces navires soient etablis afin c'eviter tout
contrle et assurer l'ordre dans les dits ports et wharfs;
Et vu l'art. 108 de la Constitution et la loi du 9 Octobre 1884;
Sur la proposition du Secretaire d'Etat de la Guerre et de la Marine,
Et de 1'avis du Conseil des Secretaires d'Etat,

ARRETE:
Art. Ier.-Les reglements ci-apres, sur le service et la surveillance
des rades, ports et wharfs de la R6publique, ainsi que ceux sur 1'rclai-
rage des navires seront mis en vigueur des la promulgation du present
arrete.
Art. 2.-Le Secr6taire d'Etat de la Guerre et de la Marine est charge
de l'execution du present arret6.
Donne au Palais National de Port-au-Prince, le 19 Septembre 1885,
an 82e de l'Independance.
SALOMON
Par le President.
Le Secr6taire d'Etat de 1'Int6rieur, etc., charge par interim du portefeuille
de la Guerre et de la Marine:
FRANCOIS MANIGAT

REGI EVENTS DE POLICE MARITIME

Art. ler.-Tout navire, stranger ou Haitien, a voiles ou a vapeur,
qui navigue sur la mer territorial, qui rentre sur une rade ou dans un
Port de la Rpublique, est sonmis aux Reglements gen6raux et locaux
de police de sant, et ai l'autorit6 maritime.
Art. 6.-Atcune communication ne pourra etre 6tablie avant que
1'autorit6 sanitaire se soit prononcee.
Les droits de pilotage, ainsi que tous autres droits, seront pays en
,n lfrmlnit des tarifs 6tablis par les lois en vigueur.






de 'Enseignement et de I'Exercice de la Alidecine en Haitl


LOI
SUR LA POLICE SANITAIRE

SA LOMON
PRESIDENT D'HAITI

Considerant qu'il est urgent et indispensable de reg'ler la police sa-
nitaire. en presence des epid(mies qui envahissent dc-'iii quelque
temps les contrees avec lesquelles la Relpublique entretient des rela-
tions, afin de sauvegarder la sante pubilique
Vu la loi du 9 Octolre 1884 et 'article 138, premier alinea de la
Constitution;
Vu le rapport du Secretaire d'Etat de la Marine, et de l'avis du Con-
seil des Secretaires d'Etat;

A PROPOSE.
Et le Corps Legislatif a rendu la loi suivante:

PREMIERE PARTIES

TITRE ler

Des maladies qui sont l'objet principal de la police sanitaire ma-
ritime.
Article ler.-Le cholera, la fievre jaune et la peste sont les seules
maladies pestilentielles exotiques qui at Haiti, d6terminent l'applica-
tion de measures sanitaires permanentes contre les provenances par mer
des pays oil regnent ces maladies.
Art. 2.-D'autres maladies graves, transmissibles et importables.
notanmment le typhus, la variole, eeuivent toutefois 6tre l'objet de pre-
c::utii-ns ix : .'iti'iinl:I. : mais. dans ce cas, les measures rises ne sont
applicable qu' Ia l provenance contaminee.


S6ance publique du 27 Juillet 1886
PRESIDENCY DE MONSIEUR LE SENATEUR B. MAIGNAN
Aucun rapporteur n'ayant r6clame la parole, Mr. le President pursuit I'or-
dre du jour: discussion du project de loi sur la police sanitaire.
Mr. le Senateur N. I r. ler secr6taire du bureau, done lecture du rap-
port des comites r6unis de l'lnterieur et de la Marine sur le dit project de loi.
M. le President: Les comit6s de l'int6rieur et de la marine rdunis proposent
de sanctionner le project de Ini sur la police sanitaire, avec les modifications
qu'ils y out apporties. Au fur et a measure de la discussion, nous soumettrons
ces modifications A I'Assembl&e.




"II La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,

Art. 3.-Des measures de precaution peuvent toujours etre prises
centre un navire don't les conditions hygi6niques sont jugies dange-
reuses. quelle que soit la provenance de ce navire.

TITRE II

De la rc'.i ,naic.iic et de l'arrai ,lnnll nimnt des navires des leur
arrivee.
Art. 4.-Tout navire qui arrive sur une rade ou dans un port de la
R6publique doit, avant toute communication, etre reconnu par l'au-
torite sanitaire representee par le m6decin du port.
Celui-ci, sous sa responsabilite personnelle, sans prejudice de pena-
lite, devra etre rendu le long du board, avant que le navire arrivant ait
pu etablir des communications.
Le commandant du port est tenu d'aviser immn'diatement l'autorit6
superieure, au cas oil cette prescription ne serait pas suivie rigou-
reusement.
Art. 5.-La reconnaissance est une formality obligatoire qui a pour
objet de constater la provenance ,du navire et les conditions sanitaires
dans lesquelles il se pr6sente.
Elle consiste dans un interrogatoire come suit:
10 D'oii venez-vous?
20 Avez-vous une patente de sante?
3 Quels sont vos nom, prenoam et quality ?
4 Quel est le nom, le pavilion et le tonnage de votre navire?
5 De quoi se compose votre cargaison?
6 Quel jour etes-vous part?
7 Quel 6tait l'6tat de la sante publique a l'epoque de votre depart?
8 Avez-vous le meme nombre de passages et d'homimes d'equi-
pages que vous aviez au depart, et sont-ce les memnes personnel?
9 Avez-vous eu pendant la traverse des males al s a board? En
avez-vous actuellement ?
100 Est-il mort quelqu'un a bord pendant la traversee?
110 Avez-vous relach6 quelque part? of ? A quelle 6poque?


Mises en discussion et aux voix, les conclusions du rapport, les modifications
reserves sont adopt6es par le Senat.-Le principle du project de loi demeure vote.
Le consid6rant, les articles 1, 2, 3, 4, successivement mis en discussion et
aux voix, sont admis.
L'article 5 est en discussion.
Mr. le S&nateur Aubry fait observer que, dans le rapport des comit6s, il est
propose de supprimer a la 9eme question les mots: pendant votre sejour, et
dans la 10me question de substituer les mots: pendant votre sejour a ceux....
pendant votre traverse.






de l'Enseignement et de 'Exercice de la Medecine en Haiti


120 Avez-vous eu quelquc colmunlication pendant la traverse?
N'avez vous rien recueilli en mer?
NOTA.-Dans la pratique cet interrogatoire peut ctre .l,r-,. pour
les navires venant d'un port notoirement sain; mais dans le cas de
suspicion, les autorites sanitaires peuvent faire, independanmment des
questions ci-dessus .s'D ifihes, toutes les autres interr,:gatiln, qu'elles
jugeroit necessaires pour s'eclairer sur les conditions sanitaires du
navire notamment celles relatives aux cas de maladie ou de mort ob-
serves pendant la traversee.-Elles peuvent exiger l'exhibition du role
de 1'6quipage et des passages, ainsi que les documents qui permettent
de controler le nombre de personnel lprsentes a bord au moment de
1'arrivee.
Cet interrogatoire termine. la patent de sante sera demandee.
Dans les cas qui exigent un examen plus approfondi, cette formality
prend le nom d'arraisonnement et comporte alors, quand l'autorite
competente le juge n&cessaire, des investigations prescrites au titre
IV. (sur les measures sanitaires a l'arrivee).
Art. 6.-Sont dispenses de la reconnaissance les bateaux picheurs
sur les c6tes d'Haiti, et les embarcations faisant le cabotage le long
du littoral de la Republique, si toutefois les caboteurs n'arrivent d'un
port du littoral of il existe une epid6mie.
Art. 7.-La reconnaissance et l'arraissonnnement seont faits par
l'agent que l'autorite sanitaire d6l~gue a cet effet.

TITRE III

De la Patente de Sant6

Art. 8.-La presentation d'une patente de sante, a l'arrivee sur une
rade ou dans un port de la R-:1ulliiij., est obligatoire en tout temps;
et doit etre rigoureusement obligatoire si le navire arrive d'un pays
contained.
Art. 9.-La patente de sante ne sera considree come valuable que si
elle a ete delivree dans les quarante huit heures qui ont prcede6 Ie
depart.


Mr. le Pr6sident: C'est un soin laiss6 au bureau de faire observer les modi-
fications proposees par les comit6s aux projects de loi souinis A leur examen.
A I'art. 5, continue M. le President. les comit6s proposent de supprimer i la
9nme question les mots: pendant votre sejour.
Cette suppression, mise en discussion et aux voix, est agr6ec.
Is proposent ensuite. pursuit Mr. le President, de remplacer A la 10me
question: Est-il mort quelqu'un pendant votre sejour par: Est-il mort quelqu'un
pendant votre traversee?





La Legislation de I'Hygiene, de I'Assistance Publique,


Si le depart est r.tanrrl, la patente devra itre vis6e par l'autorit6
qui l'a d6livree, laquelle mentionnera si l'tat sanitaire est rested le
nmeme ou s'il a eprouv6 quelque changement.
Art. 10.-Tout capitaine ou patron qui relichera dans un port et y
entrera en communication, sera tenu de faire reviser sa patente de sant6
par l'autorite sanitaire, et i defaut de celle-ci par I'administration
charge de la police locale.
Art. 11.-A defaut de patente de sante, la reconnaissance est faite et
I'arraisonnement pratique.
Art. 12.-La patente de sant6 doit mentionner, dans une formule
precise, l'etat sanitaire du pays de provenance, et particuilierement la
presence et I'absence des maladies qui motivent des precautions sani-
taires. Eile doit, en outre, donner le nom du navire, celui du capitaine,
et des renseignements exacts relatifs au tonnage, a la nature de la car-
gaison, A I'effectif de l'6quipage et au nombre des passagers, ainsi qu'a
1'Ftat hygi6nique et sanitaire du bord au moment du depart.
Art. 13.-Un navire ne doit avoir qu'une seule patente de sante.
Art. 14.-La patente de sant6 n'est vadable que si elle a hti dl6ivree
dans les quarante huit heures qui ont prec&de le depart du navire.
La patente d'un navire stranger, a destination d'un port de la Repu-
blique, doit tottjours etre vis6e dans sa teneur par le consul d'Ha'iti.
Art. 15.-Le capitaine d'un navire depourvu de patente de sant6
alors qu'a raison de sa provenance il devrait en etre muni, ou, ayant
une patente irrr-gulitre a son arrivee sur une rade ou dans un port
d'Haiti, sera de droit soumis a la quarantine d'observation, sans pre-
judice des poursuites qui pourraient etre exercees en cas de fraud.
Art. 16.-La patente de sant6 est nette ou brute. Elle est nette,
quand elle constate I'absence de toute maladie pestilentielle dans le
pays ou les pays d'oii vient le navire;-elle est brute, quand la presence
d'une maladie de cette nature est signalee.
Le caract&re net on brut de la patente est apprkci6 par I'autorit6
sanitaire du port d'arrivee.


Cette substitution, mise en discussion et aux voix, est vote.
Les comitbs proposent aussi, reprend Mr. le Pr6sident, de remplacer la
phrase: lieu, sa patente de sant6 par celle-ci: cet interrogatoire termine, la patent de
sant6 sera demanded.
Cette nouvelle modification mise en discussion et aux voix, est adopt6e.
L'art. 5 avec ces modifications mis ensuite en discussion et aux voix est vote.
L'art. 6 est en discussion.
Mr. le Senateur Aubry fait observer que le comit6 a propose une addition a
cet article ainsi concue: si toutefois les caboteurs n'arrivent d'un port du lit-
toral ofi il existe une 6pid6mie.






de l'Enseignemen t tde l'Exercice de la Mldecine en Haiti


TITRIF1- IV

)Des inesures sanit;il -, a I'arrivee des navires.
Art. 17.-Tout capitaine arrivant dans on 1 r1 rt on sur une rade de la
R6cilublique est tenu:
10 1)'emlpecher toute communication, tout dechargemcnt de son na-
vire, avant que celui-ci ait 6te reconnu et admis 't la lilre pratique.
2 I)e se conformer aux regles de la police sanitaire, ainsi qu'aux
ordres qui lui sont donnms par les attorites charges de cette police.
30 I)e produire aux dites atiorit'-, tous les papers de bord ; de re-
pondre, apres avoir p)rete serment de dire la verite it I'iniitri I-,il.ire
sanitaire, et de d6clarer tous les faits, de donner tons les re IigII,,
nients venus a sa connaissance. pouvant interesser la sant6 pblli(ique.
Art. 18.-Peuvent &tre soumis a de semblables interrog-atoires ct
obliges, sous serment, a' de semblables declarations, les gens de 1'&6qi-
page et les passagers, toutes les fois qu'il est jiugc necessaire.
Art. 19.-Le medecin eimbarqlue. coinnissionne on non. est tenu de
repondlre a l'interrogatoire de 1'autorite sanitaire et, -lorsque celle-ci
le demand, de prsenter r par crit un coimpte-rendu de toutes les cir-
constances du voyage ayant de I'interet pour la sant6 publ)lique.
Art. 20.-La 'rec.'ii. l i.-aiNl doit ctre operee sans delai par le imede-
cin du port, de maniiere a occasionner le moins de retard possible anx
na1vires.
Celui-ci doit. le cas de force najeure except, etre rendu le long du
lord avant le nIldnill;,i du navire.
La reconnaissance pourra etre i)ratiquee de nuit toutes les fois que
les circonstances le permettront. Cependant s'il y a suspicion snr la
provenance on sur les co )litios sanitaires idu navire, I'arraiso n-
nement et I'inspection mnlicale ne penvent avoir lieu iqu'e de jour.
Art. 21.-Les navires munis d'une patent nette sont adinis imnie-
diatoment ai la libre : r..lilui, apres la reconnaissance oin 'arraisonne-
ment, sauf dans les cas mentionines ci- ':


L'art. 6 avec I'addition i.-i.. par les comites, mis aux voix, est adopt.
Mr. le Pr6sident: Les comit |) prop)osent d'ajouter an titre II (du Iprj.,l un
nouvel article qui sera article 7 ainsi coniu: La reconnaissance ct I'arraisoiine-
ment sont fails par I'agent que l'autorit6 sanitaire dli"gue A cet effect.
Cet article mis en ii o. -iin ct aux voix, est iwcr,'.
Titre III. L'article 7 devenu article S est en -lii. .1 I i
Mr. le S6nateur Aubry: Les comites out proposed de substituer aux mots:
ilnanmoins, cette patente devient i.. nianmoins cette patent doit etre rigoureusement obligatoire si le navire arrive
d'un pays contamin6.
L'article 8, avec la substitution lIr.-i.''' mis en discussion et aux voix esl
votl.





La Legislation de I'Hygiene, de l'Assistance Publique,


A.-Lorsqu'un navire, porter d'une patente de sante nette, a eu a
board, pendant La traverse, (des accidents certain ou suspects de peste,
de fievre jaune ou de cho.lra, ou une maladie grave reputee importable.
B.-Lorsque le navire a eu en mer des communications compro-
mettantes;
C.-Lorsqu'il present, a l'arriv6e des conditions Ib gicniqiucs dan-
gereuses;
D.-Lorsque l'autorit6 sanitaire a des motifs s6rieux de contester la
sincerite de la teneur de la paten'te de sante;
E.-Lorsque le Navire provient d'un port qui entretient des relations
libres avec uine locality voisine oif rigne soit la peste, soit la fiivre
jaune soit le cholera, ou d'autres maladies graves, tran-smissibles et
imjportables;
F.-Lorsque le navire, provenant d'un port ofi regnait peu avant
l'une de ces maladies, a quitt, ce port avant le dcelai suffisant pour que
le pays soit d6clard net.
Dans ces diff6rents cas, le navire, bien que muni d'une patente nette
peut etre assujetti au regime de la patente brute.

TITRE V
Des Mesures de Quarantaine
Art. 22.-Tout navire arrivant avec patente brute ou dans I'un des
cas enumnr6s A l'artidle pr&ecdent, est possible de quarantine.
Art. 23.-La mise en quarantine est notified par 6crit au capitaine,
dans le plus bref delai possible, toutefois, la teneur die la decision noti-
fiee reste suj.ette a modifications jusqu'A la fin de la quarantine, selon
les eventualit6s.
Les measures de quarantine sont variables selon les cas.
Eliles peuvent diff6rer pour les passagers, l'equipage, les marchan-
dises, le navire.
Art. 24.-Les navires passibles de quarantine pour l'un des motifs
elnunres plus haut se presentent dans deux conditions.

Mr. le President: Entre les articles 8 et 9 les comit6s proposent deux autres
articles ainsi concus:
10 La patente de sant6 ne sera consid6rbe comme valuable que si elle a kt6
delivr6e dans les 48 heures qui ont prced6 le depart; si le depart est retard,
la patente devra etre vis6e par l'autorite qui l'a d6livr6e, laquelle mentionnera
si l'6tat sanitaire est rest le meme, ou si il a eprouv6 quelque changement.
20 Tout capitaine ou patron qui relachera dans un port et y entrera en
communication sera tenu de faire viser sa patente de sant6 par l'autorit6 sani-
taire, et, A d6faut de celle-ci, par administration charge de la police locale.
Ces deux articles mis successivement en discussion et aux voix sont vot6s.
L'art. 8 devenu art. 11 est en discussion.