Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation
Added title page title:
Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation rendus en matière civile et criminelle
Physical Description:
Book
Language:
French
Creator:
Haiti -- Tribunal de cassation
Publisher:
Impr. nationale
Place of Publication:
Port-au-Prince

Subjects

Subjects / Keywords:
Law reports, digests, etc -- Haiti   ( lcsh )
Droit -- Jurisprudence -- Répertoires -- Haïti   ( ram )
Genre:
law report or digest   ( marcgt )
federal government publication   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began in 1856?
Dates or Sequential Designation:
-exercice 1948/1949.
Numbering Peculiarities:
Some years issued in parts.
General Note:
At head of title, 18<89> 19 : République d'Haïti.
General Note:
1891 has imprint: Paris : Marchal et Billard.

Record Information

Source Institution:
Library of Congress Law
Holding Location:
Library of Congress Law
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 648674465
Classification:
lcc - KGS70.2 .H35
System ID:
AA00000461:00024

Full Text
























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program,
is made available courtesy of the

Library of Congress


I









REPUBLIQU E D'HAITL.



BULLETIN DES ARRETS
Iu

TRIBUNAL DE CASSATION

RENDUS EN MATIERE CIVIL ET EN MATIERE CRIMINELLE





P UlBIIE SOUS IA DIRECTION
Dh'
MN Lamartinibre DENRI, juge au Tribunal de Cassation
.I' .' I'rtl^ irw' l al, l dIe Mr It Seoa'taire d'Elat de la Justice.







PbORT..A j-PPRNCE .
IMPRIMIERIE EDMOND CHENET
138, Rue du Peuple 138.


4909





IH


LllEI'T1 1EG.\ LITE FRATEllNITE
S 11 PUUiJLlOUE D'lIAITI
; -***.-9-*---. .

BULLETIN

DES ARRETS

nJU TRIBUNAL DE CASSATION

F' etr ant l >, MATIE[E CIVILE.
fa I l l ath', la

No 1.
AUTORISATION MARITALE.-- ExcES DE POUVOIH.-
VIOLATION DE L'ART. 148, PROC. CIV.
SOMMAIRE :
L,' (rl'faul d'aiIIt.rismni i mentale ne rend pas l'action de la fem cne
Mi11 jeceralde, )iliE.E at Ij'i poaa les tribunaux V', i, Fti,_'i. de su'-
.,ti)' ju.,,''rq ci e r7e cette autorisalion soit acco'rdCe.
t'I:ri t t ao ct? Je'i 4E i )Ou Ct voir en violation des ri, lcs de sa comply tence I<
ji,i'e du p,'titir l qtii statue, al/ant la prevce que le d/e/ndeiCr au ps-
: ,, ( E u'"li i.' i I il E at it i .tit a ol condu mnatioUS p)ro)Iu cC es centre lui.
I I,. 1''a't. I 'i la code de procedure civile lejugcment quoi le contienw
I. 1, ,h.', i tie n Fi,, de l'of'icier du parquet qui a p2ri des cl 1 tIioTh
(, i, I'iil. i ce.
AR R 1fT
du 22 Janvier 1007.
hIenle Pierre contre les dames Richlinorid.
Ui,1. AI'* lnlience dlu 17 junvier conrant, Monsieni le
ije I. Denis, en son ripip ort, ainsi q e Monsieluri Eimm.
Ch:ti"ncy, Sulistitut L lu cli r)nImissaire (d. Gotvernemnent, en
ses ConIClusions
'u lo. le jllgemlne i ttlln-Eli ; 20 1'acte de la lecl;ir;ition
EIlu pourvoi; 30 la reqi.i-le lu demdendeur ; 4o les ;mtlres
Pieces par lui produite.U







2 BULLETIN DES AliIITS

Les defeneieresses W'ont pas produlit.
Sur le moyen unique du pourni :
Vu i'article 199, code civ.;
Attendiu qn'ei vertu des terms le I'art. (i-.e-',.
defitut d'auto'nsation ne rend pas actionr de la l.ciiiiie j.-
recevable, mais entrainie pour les tribunaux I'obli ,lt;
de surseoir jusqu'a ce que ctte autorisation ai 61 i
cordle ;
Attendu qu'apres avoir ainsi lit, le tribunal civil du i.;
Jiitieot an lieun u'obeir inmmiedi;ateIneInt uu iriTncifle lu
a pose, a cru devoir statler toukt d'abord sur I'xce ,Ltj (
pose a I'action et tiree de la violation de I' -"
(u il a rejelte ; qu'il ne pent done .iclha
Ipouvoir iet )ocli d u clIef du ddef;u t I'au
qti'il ait linaiement ordoiiie, axant la plaidoirite
que la dame l),'vil Caleau, nie MiiclJiine Rich lnli
serait tenue d'avoir I'atnorisation de son niari;
Vu les arts. 35 et 148, proc. civ.;
AttLLendil (l'il irsulte des termes de I'arit. 35, proc. civ\
que le dtl6endeli au possessoire ne p-ut se pourvoir a;i
pdtitoire q(u'apres avoir satisfiit aux coiwlhiriiations pu.|
inoncees contre Ii ; que les joges au pelitoire ayant re.
jete I'exception prodniite de ce chef a lad tl-m niii'nd ,bien qu'il<
iteiiet eu I, prenve que les deminderesses n'avaient pas acj
qu:Ute lIs depens pronoiices contre elles, en loiina-it
powu raisons qu'elles ne devaient pas dtre coiil;niinees aux.
depens et que I'irt. 35, proc. civ., n'avait pas d'application'
h I'espkce, ont commis un exces de pouvoir en violation
des rLgles dt leur competence ;
Atteindu que le jigeement attaqui ne content pas la dd-
nignation du nom de l'officier du p'irquet qui a pris des
conclusions dans l'alfaire, ce qui est une violation de I'art.
148, proc. civ. ;
Pi'r ces inotifs. le tribunal apres en avoir d~lib.ir, casse
et annule le jiitement du tribunal civil du Cap-Haitien, en
diate dI 14 mars 1905, rendu entire Irenoe Pierreet les da-
ines Heizulie Richemond, Micheline Riclemond, spouse
Doi vil Cadeau, et Nazdlie Richemond ; orlonne la premise
de i'amerde depopde et, pour *,tre statue cornforminment
a ol loi renvloie la cause el les parties devait le ti ibunal civil






DU TRIBUNAL DE CASSATION


ide Port-de-Paix ; condwimne les defenderesses aux depens,
liquids at la some de .... .et ce, non compris le coit
du presetLt arrdt.
Doinn dle nous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident ;
(eorges Sylvain, L. Denis, F. Tlihvenin et Jdr6nmio, jilges,
enl audience publique du 22 janvier 1907, en presence dle
Monsieur Luc Dominique, Substitut du Commissaire (hl
Gouvernement, et assists de Mr A.'J.B. fludicourt, comn-
minisgreflier.

No. 2
TUTRICE LEGAL. --- DIFAUT D'INTIERET.
SOMMAIRE :
L'mtle~lt etarnt la measure des actions, est done non re evable, pour ('-
firt l'riltdr't, la m r'e tutrice qui se ,pourvoit en Cassa/iow en son
nOm per', onjl'l, lorsque c'est en quality d ttutrice dc sa fille mineure
que le juifenmentl ataqud I'a condamunee.
ARREST
du 22 Janvier 1907.
Madame Veuve Zul6ma Guillaume centre Joseph St-
Fleur et Lysius Louis jeune.
OuL, i audience du 8 janvier courant, Monsieur le j:ige
1 ,re6mie, en son rapport; Me. Michel Oreste, en ses ob-
se vationms; Monsieur Luc Dominique, Sulbstitut du Com-
missaire du Gouvei nement, en ses coiiclusions ;
Vu 1 0 le jugement attaqu6 ; 20 I'icte de la declaralion
dii pourvoi ; 30 les requktes des parties; 40 les autres
pieces par elles produites
Sur la premiere fin de non-recevoir:
Attenldu qe I'intitrt est la measure des actions; que,
qui n'a pas d'intrl't, n'a pas d'action;
Attend que, appert le jugement attaqni, c'est en
qualile de tntrice Itlale de la minieure Mi.rie Anne Syl-
vstre que la l:.lme \'ve Zulinma Guillaume,epo-ise tdivorcte
de Svlvestre jeune, a .eL condamn6e aux d(pens; qu'elle
nle pounvai pas se pourvoir de ce chef, en son noin per-
PFoiel ; qu'lle est dowe non recevable en son pourvoi
pour d(efn t di'inltert ;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delib&r6,







BULLETIN nD:a Al;I;.T-


,i.. liite la dame Veuve Zuleina G (; illaiiie, .l,-l.'use divouice
dte -Sylvestre jeune, non ri.cevdulil, en oll pIu vloi; oIl(,oni
la colili-cation de I'amende depos6 etl cuiilaiii o l i -
i.n,,.! I. sse aux d( pens, liquids i: !: inl ,e ile 1'. l.*l
vec ~listrIaction au profit de Me. lMi-li: (I ieste qui ;l
irine Ies avoir avanc;s, et ce, non comil is le colf dLu
sent arri t.
-l)onn6 de nous, Ernest Boilinlnii vice-pisident ;
Ilaroiw G. Sylvain, Anselme e(. J rd inie, jii ,:, en e iudiei,
publli(qie du 24 janvier 1907, en pri ,,.- dt .le Mr. 1.
Dominiiique, Suibstitut du (Cotninissar,' It i -iuveirneen
et assisles de AM. A. J. r. 11udicou coiJliiin--r Ilier.

No 3.
POINT DE DEOIT.
SOMMAIRE :
Lb voi ile l'c article 148 du cnde de proc:'lvic ciile yt pW. s ,;ri)
., ,...' .c (ljv poiut de /roil pent eiIlonc la question t' dli' d'Int' fiioi laco~in i
ti(rs irk:ci"'.
ARRET
du 22 Janvier 1907.
.lohanen Hilaire contre Charles Bonbon.
Ou'i, it 'audience du 17-janvier courant, Monsie;r le jiie Ja-
rcmie, etn son rapport; Me Camille Latortue, en ses oljisel\
lions ; Monsieur Luc Dominique, Substitut du Commissaire dW
Gonvernement, en ses conclusions;
Vu lo le ingement a:llnlg. o I'acle d, la declnration dH
pourvoi ; .:o. les rI que ls d..s l rlies -io Ies autres p:,ieces pal
elles produites;
Sur la preli,.re Il'r iche i.l 2'ne ino-ern
Vu i'art. 148, piroc. i_\-.,
Alltendu qu'il ,Il ,I:. ...,: ,ne le ji ei,-enl doll contenic er:
.01 la preiive cqu Ies I iifth! 'r Unites par P'article 148, p-
I... et peine i,,Jlt. ,t t olsene es que e I\ vcu de
la loi nest pas r, :i' ,I' l ', Ii. ,lel ions sont poses d'une
naniere trop o .,, i., ,. :~,~i e le point de drlit peut 6non-
ce'r la pestion i,, t ,l in, t n laconique, (mais precise,
Atte n u qie ,,lit th'li i.Il l ju:gernent attaqud s'est pos-
1Imenit Ssi ;, les o i.., e Ile Me J. L. Vaugues pour ie sieuri






DU TICIrUNAL DE CASSATION


Clarl'es noilhinr le tribunal doil liii adjuger le b6nefice de son
nacte ,le conclusions poses a l'audience du 19, novermbre et
rQpro'duitEs dans le jugement du 3 decembre '1901, en redui-
sain t a I'. 1'.i les dommages-interets rIclames dans le sus-dit
acle do conclusions D ; que cet expos ne faith point connaitre
Ic pIIniI a decider, sans recourir au jugement du 3 decembre
I! il, i:i (lqui est en contravention avecl'article 148, proc. civ.;
'ar cos motif, le tribunal, aprs en avoir delibert, et sans
,\ Oir besoin il';.-\ainier les Ier et 3:me moyens et I'autre bran-
'lie dIn '2iil caz-e et annulll le ingement du tribunal civil du
Calp-lIlI'ltien, on dale du 10 noveinbre 1905, rendu sur appel,
entire Clarles ronlll on el .iolianeli Hlilaire ; ordonne la remise
ieC I'ainende d l:,osee et. pour t.Ire status confor eminnent a la loi,
rcnvoie I'allaire au tril.un i l civil t de Port-de-Paix, en ses attri-
bitions d'appel ; condtrimne Carles Bonbon aux d6pens, liqui-
dl's A la soimmie de P. ..50'., \cavec distraction au profit de Me
Camille Lalortue, et ce, non colinris le coOft du present arrit.
lDonne de nous, Fr!ipest Booiioiiie, vice-president; F. Baron,
4eor-ges Sylvain,- F. Th",enin el J.remie, juges, en audience
1puil.ique du "'2 innvier I o17, on presence de Mr Luc Domini-
que, Sulislitut dn Coininisaire dn O Gouverneient, et assists de
Mr A. J. B. H-udicourt, coirnis-greffie:.

No. I
D!-:MNx.\rIE E[N RiEECflnICATION D'AIfUET.
OMIA.\ IRE :
.i -,',l 1 ei:',,'ii I 'r' L;' ,'oC.il, clt )', l.o)' rait dtre rcctific, lorsqu'il W'es
,fi iriI;'.', fl iic Il pi& .*: l'/lin /i, ,- base la demand de n -ip .
i,,,, n 't ri F l .- .' ic t. In l'I:,1ik inlderes.se ct que. le tribunal de
C,,( iait in diil ., .d h .s ( .ii I 'ns u pouirvoi sam s y avoir ,4.. 1.

tiu 5 Feirier 1907.
Dcrnanle en rectilicationi d'arrdt patr Madame Veuve
A.ii uste Hilaire.
Uu'i,;' I'audience lit 31 janvi!' dernier, Monsieun le juge
F. ;iaron, en soi rapport, ;iiisi que Monsieur Luc Domi-
niique, (Coimmiiissaire lu GICouvi- cement, en ses conclusions;
Vu lo. l'ar'il ilont la re:lctification est demanded; 2o.
11i cei ilic.lt l dli'vre Ie 10 I'\rier 1901 par le greffier C.S.
I'L.j:riij in, ldinent enlcgiA-rll.et :o. les requetes desparties;
.\Altedu que, si en princi.ie wn peut demntniler au tri-






BULLETIN DES ARIRTS


junal de Cassation, en sa section civil, I'interpreLation de
ses arr6ts quand leurs dispositions laissent quelque incer-
titude snr les points jugs, il n'en saurait 6tre de mnine
dans I'espece, puisqu'il ne s'agit pas de rectification de
dates, d'erreurs de noms, de demenres et de qualit6s;
Attendu que cette demand en rectification doit ire
cartee pace que lo. la dame veuv.e Auguste Hilaire s'est
versaires sans leur opposer la fin dle non-recevoir tire
de la tardivit6 du d6pot ; 20. le Ministlere public ne I'a
pas non plus soulev6e d'office, ce rlui prouve, d'une tf-
con incontestable, que le certificate d nnt la demadnderesse *
fail 6tat n'etait pas au dossier, parce que 1'examen de ce '
magistiat se serait arret6 sur lui; et 3o. au visa des piece- i
de l'arr6t, mention n't.st point faite du certificat pretendu
d6pose ;
Attendu que la dame veuve Auguste Hilaire n'a point
fourni, A l'appui de son allegation, la seule preuve qui
eit pu, jusque dans une certain measure, Mtablir qu'elle
avait reellement d6pos6 au delibbr6 le certificate en ques-
tion, preuve resultant de la production de l'inventaire
tle son dossier, regulierement vise par le greffier de ce
tribunal;
Qu'en consequence de ce qui pr6ecde, ce tribunal ayant
statue sur le pourvoi qui lui 6tait soumis, son arne en
date du 8 mai 1906 est et demenre irrevocable et ne sai-
rait Wtre rectified, ce qui doit entrainer le reject de la d(.
made formulee dans ce sens ;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir dlil)br6, et
sur les conclusions conformes du Ministere public, rejette
comme mal fondue la demand en rectification forrnule
par la dame veuve Auguste Hilaire et la condamne aux
d6pens, allou6s A Mes. J. Lauriston Vaugues et Jules Ro-
semond i la some de -- .-...et ce, non compris le
coit du present arret.
Donn6 de nous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident ; F.
Baron, Georges Sylvain, Arnselme et J6remnie, jges, en
audience publique du 5 f6vrier 1907, en presence de M.
Emm. Chancy, Substituit du Commissaire du Gouverne-
ment, et assists du citoyen A. J. B. Hulicourt, conmis-
greffier.












,1







Du TRIBUNAL DE CASSATION


No 5
RE,\',v D'UN TRIBUNAL A UN AUTIE POUR CAUSE DE
SUSPICION LEGITIME.
SOMMAIRE :
Lor-sque les fi' con'en s dans la requ te du demntcdeir en rcut-
tion sont dee nature d fire douter de l'imparitalitd des juges d'ut
,ilu ial. il y a lieut i renvoi devao t un autre tribunal pour cause
ARRIT
du 5 f6vrier 1907.
.. R. Clhenet centre le tribunal civil des Gonaives.
Oui, a I'andience dn trente et un janl io dernier, Mon-
sierIt le jugie Georges Sylvain, en son rt pport, et Monsieur
Einrn. Cliancy, Siubstitut (du Commissaire du Gouverne-
mientl, en ses conclusions;
\Vu 1 I'a cle de rIcusation faith au greffe du tribunal
civil des Gonlai\ves le 14 aoit 1906, et 20 la requete pr6-
sent6e a ce tri'binal par le demnandeur, dlument enregistr6e;
Attendlu qle los craintes dont le demandeur fait 6tat
dlans sa requite sont de nature a fire douter de l'impartia-
lilt de ses judges ;
Qi'en co.nsi.quence il y a lieu de dessaisir pour cause de
suspicion lgitime, le tribunal civil des Gonaives de la con-
naissiiince e l'al;flire dls citoyennes Annaise Dumorin Tous-
s:iint Louis et Fresina Pierre-Louis contre le dit deman-
out'r;
Par ces motifs, le tribunal, aprAs en avoir delib6r6, ren-
voie la cause don't ils'agit devaut le tribunal civil de Saint-
M:irc.
Donne de nous, A. Andre, j-ige faisant function de vice-
prisiulnil; F. B3aron, Georges Sylvain, Anselme et Jer,-
mie, judges, en audience publique dui 5 fevrier 1907, en
presence de Monsieur Emm. Chancy, Substitut du Commis-
saire du Gouvernement, et assistLs du citoyen A. J. B.
IHudicourt, commis-greffier.









No (0.
ACTI: COXTENAIN .\r I.: MitVl\'s 11\, .r NIL. I,. F ,-
MIALITES. COI -I;.1\IN1F PA!,; ( 1 I- PoIu ; ii':!'i- EL.'.

S M I.\ ,\II E
L~'onission desml ols : .A I', d1a !ill,; .,l C ( .. li i u; 1 1l '(, d c.r-
ploit de sign ificalin i I. l ,I. /II, ,,. .. mialI 'i, .11 p, I rli' ,,,,Iii i -
rcde come utnevulli d .' hll l lie ,Ib... n /t f, i,, c, I ,. II 1 ,: l/'ui con-
ti'ent sculem ent cet.: n : .I I '" .- ,. i. I' 'fltin. t t *1,'l ernilir I's tl(f-
fenses dans les den.. ; /, c I... I. I:,, i I.. I I.;. '
La voice e la contra l;,t p .u n .', I 'i ':./.' p"l'," It I'l l io- ,
d'un d lpi6t nicessaiie,l t i .. i j'. "'ia'.i Jivis cr '
c( s pour Ine so01 "c ml e ,u' ii, t i i ;ii ,#,l ,; ..
AlI llT.
A.!u FL'vrier 1007.
Ileliodore Princivil conlire Monius Jeall-Julien.
Oui, A l'audience Ilu 31 janvilr ilernier, Monsieur le '
juge F. Baron, en son rapp,:rt, uiinsi que Monsieur Luc
Dominique, Commissaiire diu (Gouveriiement, en ses con-
clusions;
Vd lo. I'acte dclaralrtif' rlu pourvoi en dale dtn 13 sep-
tcmbre 1906; 2o. les junements ittan6s 30. les dilTereln-
tes autres pieces lpi) luites par les parties, et to. les re-
quetes de ces deriniI're's;
Sur la fin de non-recl oir opposee au pour'voi:
Vu les articles 92O eLL )l, *ler. alinoa, lu code de pro-
c6dure civil ;
Attend que le dielendeur soutient ,'i'aux terms de
1'article 929 du code pr citl,, le demand llOur en Cassation
6tait tenu de fire signilier au -lefenileim i personnel on
domicile, un acre contenant sas moyens avec assignation
de fournir ses def'enses au greffe du triluiiii.d de Cassation i
dans les deux rnois, et que 'oinission ile cette indication .
doit entrainer la nullilt de I'explouIit lIe I'liuissier D. Ale-
xandre en date ilu 20 septembre 1906, portani signification
des rnoyens de pourvoi du sieur Helioior'e lli iincivil;
Attendu qu'il est dle j irisprudlence qu(i I'omission: ( Au
greffe du tribunal de Cassation, ne peut eitre considered
come une nullitl sublstantielle pouvant rapper un ex-
ploit qui content seulement cette mention : Avec assi-


IiULLETIN ,,i-.s ,\I;-T.




uu TIBI3UNAL DE CASS.TION


grintion at fournir les defenses dans les deux mois, confor-
Idrneln t a la loi ";
Attendrl que c'est A bon droit que ce tr;bt al croit
devoir adopter celte jurisprudence qui s'est inspiide de la
volontl dlu t16gislateur qui, d';dbord, n'a pas sanctioiine par
la peine de niullit les dispositions de I'artirle 929 dlu co-
tie tie proc6 ure civil, et ensuite, n'a pas enltenlu, dlais
le ler. alinea de I'article 951 du iinme code, lu'aucun
exploit ou actP de procedure pot 6tre d(clarii nil, si hl
null % n'eii taiL pas formellernent prononc6e par la loi:
QL. en consequence, la fin de non-recevoir soulev6e par
Sle d6fendeur doit Wtre rejei6e;
Par ces motifs, le tribunal, apres d6lib6ration, rejette
.omme mal fondue la fin de non-recevoir proposee par
le d6fendeur et tire de 1'inobservance de I'article 92J dlu
,code de procedure civil ;
Au fond:
Sur le moyen unique du pourvoi:
Vu les articles 1829 et 1831 du code civil;
Attendu que pour avoir paiement d'une some de tren-
to gourdes don't ii avait oper6 le d6pot ent e ses main,
appert un bon souscrit le 23 avil 1906, le sieur Mo-
nius Jean Julien fit citer le citoyen H-lliodore Princ v
Sau tribunal ile paix de la section nord de la Capitale;
Attend que sur cette citation, intervint A la da e dii
20 juillet de la meme ann6e un jugement par defant qiii
condamna HBliodore Princivil A payer sans delai et par
corps, les treite gourdes a Moniis Jean Jilien et fixa ;
duree de la coltra inte a une annie d'emprisonnement;
Attendu que sur I'opposition du d6faiilant, cette adci-
sion fut maintenue par jugement contradictoire du mrnme
siege, en date du 3 aout 1906 ;
I Attendu que, dans l'espece, il s'agissait d'un d6 6t vo-
lontuir le trente gourdes;
Attend que la voie rigoureuse de la contrainte par
corps ne devait etre accordee que pour la restitution
d'zt d(e/ilt necessaire;
Que meme s'il se fut agi d'un d6p6t nicessaire, la con-
trainte par corps ne pouvait 6tre prononcee,aux terines (!e
I'article 1831 du code civil, pour une somnme min r de








BULLETIN DES ABllf;TS


conit ,ul,,mls en vertu de 1'article 2 de la loi de conversic
du 11 ao0t 1877;
Qi'il s'ensuit que le reproh'e d'exces dle pouvoir pZ
violation des'articles 1829 et 1831 di cole civil adie
s6 au jrigement par dtfaiit do tribunal de paix ie la se'
tion not1 1d de cette ville, maiintenu sur opposition, est foi
de, cc qui doit le faire casser et anniler;
Par ces motifs, le tribunal, aprI'6 en avoir dlelibere,
sur les conclusions conformes du iMinis',re public en
quic,;ncerne le fond du pourvoi, case et ainnule le jugs
menit par ddfaut du tribunal de paix de la section inoir
hi Capital, en (late du 20 juillet 190. riainteiuu sur
position par celui du 3 aoOt de la mrnnie ai nee ; en c
s',.jl-uelce, ordonne la premise de I'amende deposde, ren
la cause et les parties devant le tribunal de paix d
la section sud de cette ville, aiil qu'il soit slatud coi
n:.ment A la loi; ordonne la transcription du present
Iet en marge de la minute des jugements cass6s et c
darmne le deemandeur aux d6pens, allouds A MIe. Elie
riel A la some de -dont distraction a son profit, et
non comprise le coOt du present arrit.
Donn6 de nous,Ern. Boihomme,vice-pr&sident;F.Bar(
Georges Sylvain, Anselme et JMremie, judges, en aulien
publique du 5 f6vrier'1907, en presence de Mo"sieur Em
Chancy, Substitut du Commissaire du Gouivernement,
assisles du citoyen A. J. B. liudicourt, commis-grefli

No 7
RMCUSATION
SOMMAIRE:
Lorsque le juge, par sa declaration faite au 9ge/fe, ?'a pas con'
des fails qui ont motive la recusation exerbte cOnitle lui et que le rT
sunt n'a apporte aucune preuve par cerit ni oiuneniementt de preu
des causes de sa recusation, il y a lieu pour le tribiual de Cassatio:
de rejeter la rI ( tilict propose.
A RRET
du 5 Fev-rier 1907.
I16cusation par Cascar Leopold Thomas lls contre le jug
Ilollin Manigat.






ou TRIBUNAL DE CASSATION


Oui, A I'audience du 31 janvier dernier, Monlsieur le juge F.
BaLron, en son rapport, aiiisi que Monsieur Emini. Chancy, hub--
Ittut du Cominmissaire du Gouve'rneient, en ses conclusions
verbales;
Vu 1 o la minute de l'arret de ce tribunal en date du .'2
novembre 1903; 20 I expedition de la declaration du juge re-
cus6, re;ue par acte dressed au grelfe du tribuual civil des G<--
nai\es, le viiigt-eut' Novembre 11)06, et 3 les autres pieces
p rod u tles;
Vu les articles 385 et 380 du code da proc6.lure civil;
Attendu que par suite du pourvoi dirige par le sieur Cas-
car Leopold Thomas contre le jugeinent du tribunal civil des
Gonaives en date du 4 Decanibre 1905, cette decijSion ayant ete
cassee eL annulee pour violation de 1'article 375, 10e. alin6a du
code de procedure civil, c'est au tribunal de Caissation qu'il
appailient de statuer sur la recusat ion proposed coil.re le dit
jlge Itollin Manigat, et ce, d'apres I'ecuiioie du titre XX d.i
cude de procedure civi e sur la rec usation ;
Attetndu'que,d'une part, le juge Rollin Manigat par sa decla-
ration faite au grelfe du tribunal civil des GonaivVes, in'a pas
convenu des fails qui ont motive la recusation exercee centre lui;
Que, de I'autre, le recusant n'a apporte aucune preuve par
ecrit ou commencement de preuve des causes de sa recusation;
Atlendu que, dans ce dernier cas, le tribunal croit devoir
user de la prudence A laquelle I'a convi6 le legislature dains
I'article 3S6 du code de procedure civil, en rejetait coming,
inal londe. la recusation don't le magistrat Rollin a ete I'ubjel;
Par ces motil's, le tribunal, apres en avoir delib.re, rejetle
coimme ial fondue la recusation proposee centre le juge iuii,ll
Manigat du tribunal civil des Gonaives par le sieur C'asc r
Leopold Tliomnas, et condamne ce dernier a vingt-cinq plia.i es
Iortes d'amende envers la caisse p blique, conlormement A I'ar-
ticle 3z7 du code de procedure civil.
Donne de nous, Ernest Bonhomme, vice-president; F. Baron
Georges Sylvain, Anselme et Jremie, juges, en audience pu-
blilque du 5 fevrier 1907, en presence de Monsieur Eli,.
Cliaicy, substitute du Commissaire du Gouverinemeut, et assisies
du citoyen A. J. B. lIudicourt, coinmmis-greffier.










BULLETIN DES AfR;I.TS


N 8.
VIOLATION DE L'ARTICLE 148, C i. i. 'V. -I'fTOFESSIP.N.
POINT D DE DO1T. CUMUL DU P'OSSL'S.-.Ol~ E ET DU
PETITOIBE.
SOMMAIRE :
Aux terms du ei6ne alinea de l'art. 148 du codd de fi p. civ., la riYdt.
tion des jugemneuts est faite sur les quolit .:s si:liit'sil' Iunlre les paiu'l .
ou leurs ddfenseurs ; cette redaction do: qaulitf -:It lolic i't tr re dv,
parties; la demanderesse n'ayant pas foultri lt prceacr, 'L e It's Ijut.,es Ni't .
sont ecartes par la production des quality'. t, do,'.si.r, le ifeit ti,
de ce que le jutgement ne content pas It profession de cultide i r'ic'e '
de prop'idtai e de la demanderesse est irrececuble.
La question relative aux dommages-intei'_lts est sufl'is~cmiient po.,Le et
ces terms : Vu le tort occasionnd t it l'appielant en la por)tau)11 rjfr'
des debours, etc.,)
C'est par le dispositif que l'on doit apprlec';eri s'il i nr. C'iimu du ),ossE so;l.:
et du pettoire ; le dtspositif, en cffet, est lt pai.'t tie dit jugemrcit pq.
content ce qui a edt ordoned par le jutce.
ARREST
du 5 Fvw'ier '19u7.
Bienaimise Bauger contre M\ecinette Paradnon.
Oui, A l';tudience du 31 ja;nvie'r eioule, Monsieur le jige
F. Anselme, en son rapport, ainsi que lMoisieur Luc Do-
minique, Commissaire du Gouvernement, en ses conclu-
sions ;
Vu lo le jngement attaqu6 ; 20. I'acte de Ia d(~clira-
tion du pourvoi ; 3o la reqykte de la dletanderesse ; 4o
le jugpeient du tribunal de paix de Petil-Go;ove, en date du
31 mars 1905, maintenu sr appel;
La d6fenderesse n'a pas d6pos6 ;
Sur le premier moyen :
Attend que la dlemnanderesse en Cassation excipe de la
vio'ation de 1'art. 148, pr. civ., en ce que le jiugement atta-
qu noe content pas sa profession, bien que, dit-elle, tous
les actes de la procedure comporte-t qu'elle est cultiva-
trice et proprietaire;
Attendu qu'aux terms du 22me alin6a de I'art. 148 sus-
(lit, la rddaction est faite sur les qualities signilides entire les
parties ou letrs d6fenseurs ; que cette rdlaction des qua-
lite est done 1'couvre des parties ; que la demanderesse









DU TRIBUNAL DE CASSATION


ii'a pis fourni la preuve que les juges s'en sont d., tes;
que celte preuve faisartt d6'atut par I'absence des qualit6s au
dossier, il s'ensuit que ce moyen est irrecevable;
Sur le 2mre moyen :
Attendu qu'il est encore reproch6 au jugement une au-
tre violation de I'art. 148, proc. civ., en ce que le point de
.1roit ne contiendrait pas la question relative aux donmma-
ges-iniitirts anxquelsla demanderesse a etd condamnee;
Attendu que ,contrairement A l'allegation ci-dessus, la
question concernant les dommages-interets est posee au
ju-eminent en ces termes-si :a Vu ie tort occasionn6 A 1'ap-
pel rite en la portant A faire des deboi-rs, le tribunal doit
co('inlimer I'inimee A cent cinquante gourdes de dom-
lilm ges-i nteretLs);
Attetdu,cependant, que c'est I'appelante qui a et6 con-
damni e i des doinmages-ittertls, sans que la demand
en ait el. faite contre elle par l'intimee ; qu'il en resulte
done, nont une violation de l'art. 148, proc. civ., pour
omission dans le point de droit, mais un reel exces de
pouvoir par synchise (ou confusion des parties ou des
demnandes);
Sur le troisiwme moyen pris de ce que le tribunal d'lp-
pel ':uIait commis la mmne erreur que le juge de paix
en cunlulant le possessoire et le p6titoire :
Attendu qu'il est de r'gle que c'est par le dispositif
.iqe 1'on doit apprecier s'il y a cumul du possessoire et
iII plitolne ; que le dispositif, en eflet, est.la parties du
ju-enaenjt qui content ce qui a kt6 ordonne par le juge ;
Allendo que le juge de paix de Petit-Goave, par sa sen-
tencc du 31 mars 4905, n'a fait qu'ordonner la continua-
tion (l'une ope-rationi d'arpentage A laquelle il 6tait fait
3plositioii, etn renvoyant la demandere-.se pardevant le
tilbuntlal conijj:lenl pour fire valoir ses droits de propriMt6;
que le tribunal civil de Petit-Goive, saisi de I'appel, s'est
borne a niaintenir ce jnii-mnpit en conldamnant l'appelante
A P 50 de ldomage.--iinlertls; qu'il n'y a done dans l'une ou
I'autre decision, cumul lun possessoire avec le petitoire;
qii'il s'ensuit lque ce 3eme moyen esl aussi mal fond que
Ie ler et comi ,e lui (doil ,tre rejete;
'atr ces iaotifs, le tribunal, api6s en avoir delib&r6, sur








BULLETIN DES AlRRITS


le 2Ome inuyeli, cosse le jugement I'nI tiibullnil ciil de Pe-
tit-GoA\e, en late du 28 mars 1906, conitr:licloirement
retndu sur appel entire les parties en cause ; ordolne la; re-
rnis, de l'amende deposee et, pour Wtre stl'.tui confornm,-
menrt la loi,renvoie la cause et !es parties devant le tribu-
nal civil de Jacmel,jugeant en Qes attributions d'appel; con-
dainne la dlfenderesse aux d6pens, liquiles A la soinme
de P.54.05, avec distraction an profit de Mes .1. L. V\rilt
et Th. L. Benjamin, et ce, non compris le coit duti present
arr6t.
DonnI de nous, Ernest Bonhomme, vice-pre-ident ; A.
Andr6, G. Sylvain, Anselme et Jr 6mie, jige>., en auniientce
publique du 5 fevi ier 1907, en pr6serce de Mr Emm. Chlan-
cy, S bstitut du Conmissaire du Gouverwn ment, et assists
de Mr A. J. B. liudtcourt, commis-greffier.

No. 9
INSCRIPTION DE FAUX
SOM MAIRE:
Lorsque dons i')iiotl set privue par l'article 297 du code (te proc' -
dure civil, oit les proces-rerbaux de description de l, pri-ce arn'gde die
foux ont etd dresses separement, le delai de hutit,iie Vccor'de o(
demnandeur pour signifier au ddfendeur ses moyens de iant..' ne pent
courih qu'a partir de la redaction du dernier proces-verld.
ARRET.
du 7 F6vrier 1907.
Aur6lia Sabal contre Veuve Beauge Jean-Charles et
Gabriel Henry.
Oui, a l'audience du 31 janvier dernier, Monsieur le juge
F. Baron, en son rapport, et Monsieur Luc Dominiique, Com-
missaire du Gouvoinement, en ses conclusions;
( Vu lo. I'acte d6claratif du pourvoi en date du 6 ftvrier 1906P
2o. le jugenent attaque ; 3o. les differentes autres pieces, et
4o. les requetes des parties;
Sur les deux moyens du pourvoi:
Vu les articles 225, 226, 227, 228 et 230 du code de pro-
c6dure civil;
Attendu que dans le course d'une instance en partage enl
gagee devant le tribunal civil des Gonaives entire la dame Au-
relia Sabal, tutrice dative de Monsieur Louis, et lo. Madam

I'



I,






DU TRIBUNAL DE CASSATION 15

Beaug6 Jean-Charles, nee D6cilia Desaix et 2o. le sieur Gabriel
Henry, dit ThIzan Beaug( Jean-Charles, une demand en ins-
cription de faux a te6 dirig6e par ces derniers contre I'acte de
reconnaissance du dit inineur;
Attendu que cette procedure, parvenue A la phase relative a
la redac tion du proces-verbal de description de la piece argue
de faux, survint entire les parties un incident don't la clotr'e a
6t1 proonncee par jugement du tribunal civil des Gonaives en
date du 28 juin 1905;
Attendu que la demanderesse en Cassation soutient comme
premier grief a l'appui de son pourvpi contre ce jugement,
qu'ayant signifies au dktenteur de la minute de l'acte de re-
conuaissance, --- M. le greflier Vernet, -- la copie de l'ordon-
nanice de Monsieur le juge-commissaire qui lui a ete remise,
elle a fait les seules di'igences qui lui incombaient, aux terms
de l'article 225 du code de procedure civil ;
Attendu que, querellant de ce chef le jugement attaque, Au-
relia Sabal declare que les premiers juges, en lui accordant un
delai de huit jours pour accomplir des formalities que la loi
ne met pas a sa charge, dilai d'ailleurs non sollicit6 par elle,
unt exc,16 leur pouvoir, violet et faussemeut interpr6te le texte
sus-tno nc6, tout en jugeant < ultra petita );
Attendu que, comme second grief, la dame Aurdlia Sabal al-
Itue qu'il y a eu en outre violation et fausse interpretation des
articles 227 et 230,du code de procedure civil, en ce que le
demantdeur etait oblige, sous peine de decheance, de signifier
ses movens de faux dans le d6lai de huitaine, A partir de la
confection di proces-verbal de description, conform6ment a
I'article 230 du code de procedure civil, ce qui, dit-elle, n'a
pas ete observe en I'espice;
Atlendu que la dame Aur6lia Sabal a obei en parties aux pres-
ctiptions 6dictles par les articles 225 et 226 du code de pro-
leifure civil, en significant au gteffier I'ordonnance du juge
iollin Maniigat, mais ellea imnis lo. de notifier a ses adversai-
res que la premise de la piece avait Wte faite par le greffier Ver-
nel, et 2o. de les sommer d'6tre presents au proces-verbal a
dresser;
Attendu que, cette double omission a donn6 overture a
une lacune : I'absence du proces-verbal de description prvvu
par I'arlicle 228 du code de procedure civil;
Attend que, par voie de consequence, la formality mise par
i'arlicle 230 du code de procedure civil A la charge du de-
mandeur de signifier au d6fendeur ses roovens de faux dans
les huit joursde la redaction de ce proces-verbal, ne pouvait





BULLETIN DES ARRIl'.T


pas Iti vub.I\en'cc a cause de l'omission survenie pal le lait
d'Aurelia Sabal ;
Attendu que, quoi qu'en peiine a cet regard la dame' Aurlia
Sabal, c'est a sa diligence que la pi6ce argue de laux avail ete
d6posee; qu'elle seule avait done a donner avi,, de ce lait
a ses adversaires et a les sommer ;
Attendu qu'elle n'a rempli ni l'une ni l'autre formality ;
Attendu que dins le cas actue, les p ruiei se irouuva~lii en
presence de l'hypolheise prevue par I'artice 227 du code de
procedure civil, c'est-a-dire dans le cas al les pruces-ver-
baux de description ont ete dresses separeliieniL, le delai de
huitaine ne pouvait courir qu'a partir de la redaction du der-
nier proces-verbal;
Attendu que ce n'est qu'a l'echeance de ce delai que le de-
fendeur peut se pourvoir a l'audience pour faire prononcer la
decheance de I'iuscription de faux ;
Attendu que par le fait et par la faute de la dame Aurelia
Sabal, d6fenderesse en inscription de faux, aucun proces-ver-
bal contenant mention et description de la minute de I'acte de
reconnaissance du mineur Louis n'avait kt6 dressed;
Que des lors, la Veuve Beauge Jean-Charles et le 'sieur Ga-
briel Henry ne pouvaient pas encourir la decheance prevue
par 'article 230 du code de procedure civil;
Qu'en accordant docn un nouveau delai de huit jours a la
dItenderesse pour faire ses diligences, le jugement attaque n'a
ni violet ni faussement interpreted les articles 225, 227 et 2:3u
du code de procedure civil, et les juges du tribunal civil des
Gonalves ont encore moins excede leur pouvoir et juge
( ultra petita );
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delibere, et sur les
conclusions conformes du Ministlre public, rejette le pourvoi
exered par la dame Aurelia Sabal contre le jugement contra-
dictoire rendu par le tribunal civil des Gonaives sous la date
du 28 juin 1903; en consequence, ordonne la remise de I'a-
mende deposee et condamne la demanderesse aux depens, al-
loues a Mes. Edouard et Camille Latortue a la some de
P. 55.30, don't distraction a leur profit, et ce, non comnpris le
cofit du present arret.
Donne de nous, Ernest Bonhomme, vice-president; F. Ba-
ron, Georges Sylvain, Anselme et Jeremie, juges, en audience
publique du 7 fevrier 41907, en presence de Monsieur Emm.
Chancy, Substitut du Commissaire du Gouverneinent, et assists
du citoyen A. J. B. Hudicourt, commis-greflier.







,u TIIIBUNAL DE CASSATION


No. 10
.I.IAIlN rL IE L'Ax 148 nU C(juDE DE PROC. CIV. lPO\T
iFll Dutll. VISA DIE PilG'iES. Mu10IFS. APPEL.-
IUIATION DlS AlItT.'. 11 El 40 DE LA LO1 SUlR L'AMIP'ENTA(;E

S()MMAIIE :
? cRu de I'art. 14S, code p'. civ est rempli, lorige le point de
i',it., irt'li'e pIe soit la forme enmployUc', est 1owie' de nmfidrev t
Otnhb'u(s.>-cr itui'llentent toutes l.s questions atilees daus IC d;lbt et
dlrt(n1tl tli'e ul ItmIentI rivsolues.
,'u 'let'sit cneric ,empli lorsque le. pieces qui ont uI rapport essen-
tirl et di,'ect Iui' c 'olbiet lde la contecsta ion se lrolnlcu'f i; m tionnCes
it dans ds d s e puttie, soit din2t ine in't're du jugement.
n jugent'nit est' critiquable pour )'bs a,'cI de tout motif, mais non pIour
d.. iit,'if qua lcoiiques, min 0 .s/c.s.e, c quand surtout its ne
solt pas cit I lru ictoires iavec lu w ciioi d( :/-ii C.it ./ .
I IIJtet u it 'ut pas te prdsentd en. pi I, ne saurait t'lre ineoq u
ioittr la pr'tmi're Iois devant le tribiin! ( e Cassation.
ARRLT
du 14 Fevrier 107.
Le sieur Dumas Pierre-Louis et la dame Maxime Sabin coi -
*e Dupiriier Nicolas.
Ou', a I'audience du 31 janvier 6coul, Monsiei r lejuge
cores Sylvain, en son rapport: Me. H. Volcy. ei se g obser-
ilions; Monsieur Emm. Chancy, Substitut du Coinmls .ire du
ouvernement, en ses conclusions;
\'V: lo. Ie jugemenL attaque ; 2o. I'acle de la declaration du
)urlvoi ; 3o. l,:s requ6tes des parties ; 4o. le jugeimenI di Iri-
inal de paix do Saint-Marc frapp6 d'appel, et les autres pieces
roduilts;
Sur le 'ler. moy-n du pourvoi
AttenlII que ?le v\ni, de I'oraicle 148, pr. ci'., est rempli,
irsilie le point de droit, .iielle ( ie soit la lforme employee,
-t t.nonc6 dte iiani'ni-r r io eilra-ser naturellemetii totes les
nestions agit es dans le dLOt el divnt &tre utilement resolues:
Altentdnu qu'on lit dans le jui,-'iiient altaqn :e 11 s'agit de sa-
oir lo. si le tril.,unal dtoilt iai lenii r ce juigement dans toute
i f'rinne et te-neur, dire qu'il a i1i inal appele et bien juge, et
,ailtiitl ir les condainnations v iprononcees ?... 30. si le trilu-
al doil an contraire ink. ll er' ce jugement pour viollioh n des
'tic ,-s :'.1, 37 et : 7- I i ;'e :.:, Ipr. civ., 1 et 2" de la Ioi
ir 1'arpl. ta.e, d'aL):-..s le ., or,,ns .- I resents par le s appeli.-its
cctte tin '?










BULLETIN 'r:.- All.:lTS


Attendu lque ces questions sent r,.,li.des coTl'orm iementl !i
Sptl, ci-de~issus; qu'ainsi te iuoilt tIe droi-l eo l siiltisanmniin:
indiqui dans IPs leiiies rappor; >'.-' i~-ani sirlouil Id'InI cn
se en appel; qu'il n'y a done pa- i.lal.iun do I'arl. 1 i8, 1I
civ;-- Hlejetle co mIoyen;
SIr le 2_e611iR ,i, v,'i :
Attendlii (i le \o (i de I'arli '-h I 'S. p i. civ., t onror
rpI nili, lorsq'', Irs ;p ies qui iil1 r. ipport esslenti'l el ili
recl aveP c I'o Yji l (ie la ('conitelstli-"l. -e Ir.i il iiime lnio i .-
soil dans unii paj rti', soit. dais ni .ulir' in l iuein' nlt;
A tlen i (pll I," I procs i-veri a! .lw 07, .lliii Ii.1_j colltc i;ii l I'aiI
eo I'arpentpiur Marmonitl Ads., i i '"-, ;,!ir iAt o|l9 i'iilniei
vi.e dans I l'mnui ration <*i d s pie' 'i ido'sinl dpi- I'ininial d
paix dlo Saiit-M~arc1 otn dl:; l n in il'i I '.;, el fail I'oljet }
f'appnrciatii on c i re ltrijl)i ,; i 1. .i I'il I'0ll li:s 51P ?comprl
dans la lI4ngul i iste de-I pi' eE- I ii iiiniiliioi, I: .j2ilt.rii
d'appol, a poirlant i t appi cr I r ..,' I \i, -- : qiC'e el'el, ii
onL lit quo ( I s rI', i-e in-siii' i dH- I'lhO iiin e do .li'r conlsigi.'
dans le proces-verlal d( o jim ilnl i il:til. I" ji,-i'nlen Cl aillaqu
n'o ti pIas inodific I'.i'"ralion ,l' ;' nin'c e ani slIns ie I'artile I
de la loi sur I'i 1"l y 'l i i ql'ainsi le procus-verbal en que's
ion qui fail corps avec I i jiigeiment frappl d'appel, est ienor
Iuentiio-iiinA dLiiis ilune )ir'iio du jtignenti alaquie, ce qui de
imontre l'iiiini',.n i--t liin do ce iaioyeni que I l tribunal rejIe.le;
Sur eo 3cinp. mioen:
\ttendli .il',in jngement est cri iqunldl, pour ali senc'e i
tout inolil, mnaii non pour des moli's quehloinin ieiie .-an
'tplose, quand snItout ils no soul pas ,onilrailnlii're avec I
< 'cisioii d dispositif ;
A.tteilnl que to ilgn. i. i atlaque a con-itle que celui [rapp
d'appel a pose la quIestion en dbat devanlt le jiue de paix,
savoil si l'operation d'arpentage en date (dn i1 ispl-i.nirlire E19'
-nur I'haliilation B.il.i i' *, )) a usurip) u it-n p.a ii- dlu terrain e
(t...-ioi de Duperier Ni,:.,I.-., sutr I'l.iil li i u Lasseinbl e n
et si celte operation doit elire anneeo ; que les iu:a.es d'appt
ont aussi einis l'opinion que la sentence di ju;-:e de paix n'r
vaitpas A poser les questions qu'avaient pri-idlliles Is appelanli
Atltendu que ce anotif a( el tons les autr-s l ii le pjrO'edeni
et q,'i lI' sni\enl, ) rPyant donnO lieu au iaiition du .ugemiilt
ainsi qu'il est decide dans le dispositif du jtu:meiinent sur appcl
on no penut dire que ce dernier n'est pasi motive, parce q(i,
l'opinioi nise srail. critiqulable qu'il n y a done pas .Ie c,
chef violation do I'ar!icle 1 8, pr. c.;
Sur le ime. rnoven :
Attend que ie juge de paix, d'apres le proces-verhal d'en-






,u TllUSL'NAL DE CASSATION


(.qt Lte du 5 j'i i,I a. reconri qn'anx terms de l'art. 25 de la Ili
sur I'arpenrta-e, en cas de cortestation siirvenu:e sur les lieux
entire les piarn.-s, lors id'ine operation d'arpentage, celle qui si
cruiirait exlo.'e't' a tire le' ee pourr'a 'aire opposition, et I'arpein-
teiir i e pU:rra pz.t- iset r outlru; et que, partant, I'arpentl ur operant
pour les dl'eiind-r ie devait point contiiiner son oplratiol,
Iorsque le de.inailleiir v .;i\ t inis opposition, ainsi que le con-
firne le tl lendeiir lIIIIi:i;s I'ierre-Louis; que cette op)ertioni
;vaint ett i tUite coi traireie iint a la loi, elle doit elre anniile -
A lltendii que Ies jn'o rl'appel n'ont tail que coiilirinier cte
rai' onr'ninent lirtd li r-i-I' de Dumnas Pierre-Loi insere dan-
Sdtilt proce-vetl-li lai-attt. corps avec le julgement dn jugo dy
paix; qut'il n'est ipa, vr;ii de dire que ces jii. .-. o t avance n
I..iL faII, ,pu'reC q d'il s'agit d' ip ,re,'i.tt; ,n d'ol resilturait ini
ex'NCs tie pounoir; Iqu.- e moyen ne tient pa~ plus que les prie-
cdlIenIts et doit ire rc.l r te;
Sur le *5e- n *. inoyei:c
ALtendu que le Inoyon-i qui i'a pas cC'd pr,',scon en appel, ri
saurail lire invoqlle piour la preiniere Cois duevait le triijuuial
die Cassation;
Attendui qu'ein parcorant les grief- d'appel inseres au ju-: -
ineiintdont esl pourroi, on ne voiL pas qiue les deniiandleiirs en
cassation, dernandIiirs en appel, aient propose devanit Ies
judges d'appel, le I.irnyen baso sur I'excCa de I)pojj\oi reprochu
au juge de paix d'awoir annual une operation d'arpentage dans
le cas de I'art. 25 deI la loi sur I'arpentage quii n'ordon.ie cil -
inesure ,n son article 1) ( dissent les demandeurs ) qu'aux cas
des articles 7, 8. I21, 2et 2' seulene it; que c, mnoye;i tire do
la violation de I'art. I \'. p civ., 40 et 25 de lajloi sur I'arpen-
tage, et d'exces de pouvoir est donc irrecevable
Snir le 66ine. moyen:
Attendui qe les deir andeurs en Cassation soutiennuent qu'il y
a enc,'re violation de I'art. 148, pr. civ., 11 et 40 de la loi
eur I'ar peitalee, el par suite, dtilaut de motil, ein ce q(Ie nnl
arjl'enlelr nee pOut se I' rneltre de detruire on de itjoditier, eni
upjernt, les op atalt,,ni. d'un aitre arpenteur, etc;
Atlendu qi'i'l ii'-st c nstatL par aucune piece que 'arpenteur
expert ail tait ine ii,) i elle operation, aprl s celle don'tt I',inni-
lation a te deainde,? au juge de paix; qul'il i'a ftiurli en sa
quality d'ihonmm'? de I :-rt, que des lr'lt'-ignletlll- silur laacon
de proctder de son contrere, ce qui, selon iui, avait occasiontine
If trouble don't se plaignait I'opposanl; qu'il I'a pu ainsi ni ino-
difier ni dltruire ce qui avail et precedemmnent fail; qu'en
examinant done ce grief et en le repoussant avecl'argument que,







20 I ITI.IT AP 'i.

I ien que le juge de paix ait fa[t usage des 1 'afici.(-iiieii ii d<-l-
I es par l'a\is d'nlle e.\xN ert le poor s'ecl:tir r si le Itroible
il n'y avait pas nmodifictlioni au sels dle I'ari. 1 de lo i sir 'Ir-
I entae, les joges d'alp el ol u bliri ,ol\ivi It-ur deFision et il&
I'o'il (cri, ..i- auciune violatlio d Su'. y a do!ic lien de ri-j i-' aussi C- dei nif-ri niovei;
iar ces .uilift ie tribui ial, apris on ;i\oir) dBlil ,ii rejetlt
e pourvoi du ciioyen Diutas i'ieore-Lous et de la di Ale 5la-
>ime Sabin coiite le IjliaentLie t dC tribl ,i; l ci'l dc ai lt-.ll arc,
mui appel, entree esx et Ie ciioyen DiupL'ri-lr Nicolas; ordolne
la confiscation de -i' :- .- .: i ost'e, ct lco' lari,,i le I denman-
deurs aux dpi:cis, lI iiiidis A la sonime e l1. 47..T, avrec di-
traction au profit de Me. lioratius Volcy, ill allirme les avoir
advances, et ce, non compris le coot du ipr:csent ar, t.
Donne de nous, Ernesi IoNilho, lin, 'ice-pi I'-sitlent; A. Andie,
(;eorges Sylvain. Anseltne et JM~L'i'i' jai-es, en audience pu-
blique du 14 l.' i\ r 19017, en pre eCnce ..;.- Monsieur Luc Do-
minique, substitut dui Coininissaire du Go'lvernl.eiienI, el assists
du citoyen C. Dessables, cominiis-greftier.

No 11
SEQUESTRIF -- Put lV I CENTRE UNE [OlRl)ONNAsNCI DE RE-
FEER. COMPETENCE
SOMMAIIRE
L' sequetS' oyai nt pour oblitilion de veiller su,' 1,s ihlid'cts ,lui
Ini sj t cnawis, a, pee' c j ujatat, inticrt d se 'm. ie contre
to '(e del isit qui raait pour :/ de restreintdre scI, Il, .iu. dle l.',/tUS.-
re
L edonw dance fde r,..,'.-, qui a pdi' tlicid a(ut priincip 1l. e-1t slIceptiblc
de ,ou,irvoi el Cauiatlon.
Le ju.qf dAc wj',:, competent ldunsl tous les cas nS d'lurt',oie, ne l'est pcL.
lo 'siqu le dhebal levd Idce a it li porte suP 1n moyc)l Ired tie la silu-
a'ion le tires authentiques de prop'id'lt :
ARR IET
du 26 FIvrier 1907.
Pierre Anselme, seqtlestre, centre Atalantl taninonit.r'a.
Ou(i, a I'diidi-ie tlu 14 fevrier courani, \loulieurl le jin-
,.. Jerm ie, en son rapport ; Me J. B. N. Valembrun, en
ses observ;tionls poul le (leimanleur, ainsi que Monsieur
Emin. Chancy, Substitut du Commissaire dut Gouverne-
ment, en ses conclusions;






DU T;ItBUNAL DE CASSATION


N\u I 3 l'acte I *cl:;ratif (iiI pourvoi en date du vingt-
ltros It3rier 19,Uf ; '2 l'ordoni; Nice attaqnu e ; 3 dilf-
ilrellis ; iutres pieces lpridiiites par les parties, et 40 les
.reql,,'.-; de ces ',leI iiires ;
S ir I1 i pretlil'. i 1. li i3 n -rtec voi oppos6a a Ui pourvoi :
AUrld qu(e la tdefenderesse en C.issation soutient que
le s,'iestti'ce iPi2ere Anse!mn est s:lili intr iet a se p arvoir
,coitre I'ordoiii; -lce du 7 jiivielr, p trc, qie 1 le judge
dtL ref r.s a ordorind qiue 'Ini neable d'Atalante [larino-
iiumn'-r nII s,_i pas coinpris atu lno:tbre des biens sdques-
tfis Iti dil dife Pourcely Faine, el 2 cette (lcision qui
dilinie la reIspo.;)stbilit) du s&lquestre, ne lut cause au-

A:\lt,- lii que tl s6questre pomir count nm ix doll rcndre
coi IL[e A q.ii it appartieint, apres que la zonldamnation de-
vien(lrai irrivoc;tble par l'expiratioi du d, lai accord pour
pI)L.I'~e' INl contiiu ace ;
(Wue, d;IAs ces conditions, le s~iquestre Pierre Anselme
a pour obligation de veiller sur les inti ts qui lii sont
collies et a, pair coasdquent, inter t a se pourvoir centre
ioute 'leci.'ion qui aurait pour effect de restreiudre l'eten-
lue e d ses droits de sequestre;
Q(L0I da s ept ordre d'ideis, ila i.i de noni-recevoir pro-
pose- p,i IL. dite defend leresse, ne saurait ktre accueillie ;
S'.jt' l. del,.xi.-m fii: de non-recevoir :
A lteiirl quIe la denm.iselte Atalante Iainmnibre pr6-
tL :d pie le pourvoi en (asationt n'est adnis que contre
II i decision d-firitive et en dernier resort ; qu'une ordon-
i!;ii .'dle rlir 6 qui ne faith aucan droiL a fond, qui rd-
serv\,_ au contraire le fo:ld, l'est p is susceplible d'un
piJi.i'rvoi en Cassation, et que si Pierre Ansalmne croit a-
voir les mtnyen-n de dtruirte la foi due aux actes autheu-
tiques q.t'elle dietient, il peut aller au principal les exposer;
At.\ lu que cette argumentationtne tendrait A rien moins
,qi'a suppriine-r la seule voie de recourse auto:'ise par la
I.i coi1-re 1.-s or lnnaninces ile reifie, s'attaquant au prin-
:'ip., in, rI ,[ l .,i I ': i Tf- b v I l de, C ;. i atioil en
la : i',,-e- ; c :jii e-. in 1 lnissib'e lorsqie surtout l'or-
.liinacli', d:i it t. ) It v' i .1 pcijai licie au principal, ce qui
ra '.t'e Idt i tr- p ir I'ex ticn du moyen don't il sera ci-
apre i parle ;






22 BULLETIN DES Alt iTS

Que Wd- lors, cette deuxi6me fil de noii-iecevoil, e.tnt
.-ans base l.g.i doit Oire rejet6e;
Par ces motifs, le Trilbunal, apirs ddl iblralion, rejtlle
come mal fouddes les deux fins deI non-recvoir soule-
N6es par la demoiselle Atalante Hal monii'e.
Au fond:
Sur le moyen uniquei du pourv'oi base s'ur incormp6ten-
ce et exces de pouvoir :
Vu I'article 704 du code de procedure civil ;
Attendu que le juge Dupoot Day. apple" i se prononcer
sur dez difficullts porti'Cs en riefre dev;nl l lui, (dil'licul f s
relatives a un inmneuble sis a Petiouville,dont le s&Jlmestre
Pierre Anselme a ktd mis en possession, la areq .Ie die
I'Etat, come bien appartenant tau co iilnii'x ouicely
Faine, se declara competent en ce qui concelrnit la ques-
tion d'urgence;
Attendu que cela faith, le dit jud_"e, auils in des consi-
derants de son ordonnance, d6clar.i qlte mnilgre son injonc-
tion A eel egard, le s6questre Pierre Anselne n'a pas cii
devoir conclure au fond et aborda I'examen de ce 'oll ;
Attend que, argumentant sur ce fund, il a constate qu
la dame Atalante Harmoniere, pour justilier la legitimnite
de sa demand, a d6pos6 A son d6libir6 trois titres le
propriety desquels il rdsulte que le hien dont il s';igit lui
appartient ; que ces titres authentiques n'Iunt di. altaqu6s
devant aucune jurisdiction et que foi leur est due;
Attendu que par un dernier considerant le dit judge
s'exprima come suit: ( Consid6rant que s'ils sound enta-
a ch6s de simulation ( les titres de propriWlt ), comil-me I'ont
pr4tendu 1'Etat et le s6questre, au course de leurs dvec-
< loppements oraux, ,seul le juge du principal pourra en
a connaitre );
Attendu que le debat qui s'ktait l4ev6 oev\ant le judge
Dupont Day et qu'il a mentionnu dans le consi16drat. ci-
dessus rapport, portait sur un moyen tir, de la simula-
tion ;
*Que dans ce cas, la question touclant a I'essence me-
me des titres authentiuesproduits et pouvat ltre admiise
presentait des difficultls sdrieuses auxquelles seul 1'exa-
men du juge du principal devait s'arriter;
Attend que de ces circonstances, il resulte que, competent








ou TRIBUNAL DE CASSATION


S'- I ,' I .-, I' u,1 le jiue les rtfir6s devenait incom-
pl'i i ;i ie -rti-e. A 'rumnclier, vu la d6licatesse et li
'"n iPr' i: ,l' e li co0itestalioii soulevee;
I' ,l motifs, I, tlbIm,,:,, apr -; en avoir ddliHdr6, Cas-
S .' \L.- i H\ i I'oi'loi iiie ele I'r r6 ren(Ile le 7janvier
1I)0 pai le jiuge DUipo:l Day (l1 tribunal civil du resort
ia l 'orl-a- lrii co, ordonine la premise de l'rnende depose
-.I 'oii',loinle la (lemIoiselle Atalallte larmnonii6re aux de-
p" i.<, ;:llo .ts Me J. 13. N. Valemiiruni la somme:de P.
17 771. 11,iil i.-iiclioiin son profit, et ce, non11 comprise
le c i't ,ii pri.-Cnt arri't.
l oie I lr ,no1 is,A.Andr6,j uge romplissant l'oftice de vice-
I'pl.idlenl; (C. Uejean,F. Baron, G(4-.. Sylvain et Jdr6mie,
i,..1s, en audience publique dn 26 evriier 1907, en pi6sen-
i'* i Moii-ieiur Luc Dominique, C:oninissaire (du Gouver-
iiif-llnt, (oI assists du citoyen C. D..*.sables, commis-
g:-l lier.

No 12
[-UISSIERS.- CONCLUSIONS.
SOMMAIRE :
I/.. / iir ,; d. t)'ibhua)iux de Comm, erce ont le droit de sigqifier
tIl I/ ..- (',. ,' I, la compelence des tributnaux cicils el vice versa ;
I hi fi-,'i, / ,i, la justice dle paix dan.s les endroits ot il n'existe
ji' i 1, t, i J ,,,,,m civils petuvent valablemiaen siynifier les acts dut
uIlo /II 1 I,, (:;l.'qlliu' .
. 'u','i,: ,i I't'l. 14-8 du( C. de pr. civ., les j'.'j. i'a,-'f doivent con-
i' ', r I l' i ,. dI c ilJ1llild, les conclisioAs des d parties.
ARRET
du 26 F6vrier 1907.
A.ldo Assali contre Dufresny Longchamp et consorts.
Oui., A l'a-iidieice du 21 fevrier courant, Mr. le juge
'. Dorii, en son rapport; Me. Moravia Morpeau, en ses
I--e'rva;lt!i.- pour le demandeur, et Monsieur Luc Do-
miniiiii-,, Cuimmissaire du Gouvernement, en ses con-
l111si' 'Z1
Vui In. I'- i.le de la dclaration du pourvoi en date du
2- .jIillet Pl'.G ; -2o. e jeiiainent attaqu6 ; 3o. les difft-
rI.'iles a,.ilr,.Ps pieces et io. les requites des parties ,
Snr la lin dIl' non-recevoir oppose au pourvoi :
Vu J'arlicle i. de la loi organique;







'1 BULLETIN DEs ARRfITS

Vu 6galement 1'article 015 du code dle cnommlerce
Attend que les d6fendeurs souliennent qu'aux ter-
mes de F'ailicle 04 de la loi organique, les ncles de la
compltence du tribunal de Cassation ne peuvenl. Clre
valablhment signifies autre part qu'i la Capitale, que
par les buissiers des tribunaux civils el par ceux des
tribunaux de paix, 1A oit il n'y a pas de Iribunal civil,
et que le demandeur ayant fait signifier ses moyens de
Cassation par 'lhuissier Joseph Olivier, du tribunal de
commerce des Cayes, il a proceed co~trairement ,lux
prescriptions du dit article ;
Attendu qu'il est de jurisprudence bas',e sur le dit ar-
ticle 64 que les huissiers des tribune ux de commerce
ont le droit de signifier tous les actes de la competence
du tribunal civil, et vice versa, et que les buissiers de la
justice de paix dans les endroits oi il n'existe pas de
tribunaux civils, peuvent signifier valablement les acles
du tribunal de Cassation ;
Que d'ailleurs les droits, vacations et devoirs des
huissiers du tribunal de commerce sont, aux terms
de l'aiticle 615 du code de commerce, les nmemes que
ceux des tribunaux civils;
Attend que, eu 6gard A ce qui preckde, la fin de
non-recevoir soulevee, etant reconnue rnal fondue, doit
&tre rejetee ;
Par ces motifs, le tribunal, apr6s delilbration, rejette
la fin de non-recevoir propose par les dlfendeurs et
tiree de l'inobservation de 1'article 64 :le la loi organique;
Au fond :
SSur le premier moyen du pourvoi:
Vu 1'article '148 du code de procedure civil;
Attendu qu'aux terms de cet article, la redaction du
jugement, faite par les juges doit contenir, entire autres
formalitEs et A peine de nullit6, les conclusions des
parties ;
Attendu que, contrairement A la volontle e la loi sur
ce point, le jugement don't est pourvoi ne contient pas
les conclusions subsidiaires que le demnanleur en Cas-
sation avait poses A l'auclience du 3u janvier '1006 et
par lesquelles il avait demand au tribunal civil des
Cayes, procidant en ses attributions commercials,








DU TRIBUNAL DE CASSATION


pour le cas oui il croirait nicessaire d'accord er iun
sursis Ases adversaires, de ne fixer que le delai d'un
mois A partir de la signification du jugement a inter-
venir. afin qu'ils puissent 6tablir leurs qualities par
devan.t qui de droit, et ce, a peine de declieance;"
Qu'il s'ensuit que cette omission doit entrainer la
o'*s.ation du jugement dInonce, pour violation de l'arti-
(le 148 du code de procedure civil.
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delib6re,
aians qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du
I;oui\oi, casse et annule le jugement rendu par le tri-
bunal civil des Cayes, en ses attributions commercials,
le 6 mars 1906; en consequence, ordonne la premise de
l'anmeide d6pos6e, renvoie la cause et les parties devant
le tribunal civil de I'Anse-A-Veau, afin qu'il soit status
conformrneiit A la loi, et condamne les sieurs et dames
Dutfresiy Longchamp, Santonette Cambry et Floreska
Carnbry, veuve Charles Fiote aux d6pens, alloues &
Mes. Morpeau et Solon Menos, A la some de.....et ce,
non conmpris le coit du present arrit.
Donn6 de nous, Ernest Bonhomme, vice-president;
A. Andre, F, Baron, Georges Sylvain et Emm. Chancy,
juges, en audience publique du 26 f6vrier 1907, en pre-
sence de Monsieur Luc Dominique, Commissaire; du
Gouvernement, etassist6s du citoyen C.Dessables, com-
inis-greflier.

No 13.
ExctS DE POUVOIR. VISA DE PIECES.
SOMMAIRE:
La rigle que le juge dc l'action est juge de l'exception s'applique au ju-
,ve i, paci. come aux autres jurisdictions.
L.r.rpIue l decitir ( n dujuge de paix est baste sur les crpliction du
dlewC mleiU r et l'aveu du dlrl inne'v, point Wn'tait besoin de viser les
piJces uir lesqucll'cs il n'y avait plus rien ai decider.
ARRCIT
du 26 F6vrier 1907.
Marius Neptune contre Moravia Morpeau.
Odf, A l'audience du 14 fevrier c:cur;- ~l, Monsieur le ju-
go Georges Sylvain, en sonjapport; Me. Camille St.-Re-







LLLLETIN DEs A1, L;TS


my, po,.r le ;teiniaint-ur, et Morala iMorpean p;) rson0li,
Ietniintt, en leurs observations; Motsieur Luc Doiniiq,
Cornrnissaire du Gonlverneienlliit, s'is con clusions ;
Vu lo. le jugement at;taqud ; 2o. I'ac'e de la declanrti
du pourvoi ; 3o. les requltes dtes parties ; 4o. les aull
it''r. s produites;
S'ur le ier. mnyen du pourloi:
Atl ndi que la rigle que le j;ige tie l';iclion est juige
I' M''pti,,n s'appliq'ie au juge de paix corinl, aux ault
juriticiiois ;
Attelndu qu'A I'action en payelnenit, intentee contre I
par Moravia Morpean, polr ,olde tle l:e fnage el restit
lion d'av;nce de frais, Marius N' ptnnie conclul au reject
ia demanle, en p~etexLanit que le carcan;u tle terre par I
afterm6 ktait en litige entire Ele oio'e St.-Louis et Lisi;
Lascase; que Moravia Morpeau Wn'l;int pas proprielair
il ne pouvait pas, lui Marius Neptune, verser la valet
tin tnrme dchu, sans qu'au prDalable, ii ait eld decide p;
It trib' nal competent;
Attend que le juge de paix des Cave-; a considIe6 q
Marius Neptune, en donnant un a\ltoir t Me. Morpea
re'coiiaissait par lA avoir contract avec lui; que par sui
il n'nvait pas remnpli ses engagements; qli'en jugeant ain
dle la lin doe on-recevoir, ii n'a pas excIt'de les limits
sa conmpletice,eteni condamnatnt Marius Neptune an pay<
S..-ii de la sotiine rdcluttm e, soit P. i21, il n'a comin is at
c- l exces tde ponivoir; qii'il s'eisuit Ipie cce mIl yeln m;
folud6, doit 6tre rpjPIl ;
Smr le 26me. moyen :
Attend qu'il siufft de parcourir les concliisions pris(
veil~rlement par M:,rius Neptune devant le jiige de pa
I-s C yes et traiiscrites au jugement dlnonice, pour
..'vaincre qu'il n'avait nullement d6clair au pige de pai
qu'il avait payd ai Me. Morpeau en sa quality d-e mandt
taire ;e EIoniorei St.-Louis, come ii I'avance dans c
moyen; que ce fait n'existant pas, I'exces de pouvoir qu'
en fait det6iver doit Otre keart6;
Attendou 'autre part, qie la decision du judge d
p:ix teant baseesur les explications du demandeur et I'ave
'.-, t ell.s ( la demand 6tant dejai claircie ) il n'y ava







DU TRIBUNAL DE CASSATION


is rien t d cider; que ce difaut de visa de pieces tie
nstitue pas dans I'espece un exc6s de pouvoir par vio-
lion de I'art. 148, pr. civ.; que ce second moyenl, en ses
jx branches mal fond6, doit 6tre aussi rejet6 ;
P'ar ces motifs, le tribunal, apresen avoir deliber6, rejette
pourvoi du citoyen Marius Neptune -contre le jugemenit
I tribunal de paix des Ciyes, en date du 12 juiillot 1900,
trte Ini et le citoyen Moravia Morpeau ; ortdoInne la con-
cation de I'amende deposee, condamne le demanideur atx
pens, liqnid6s a la sointne de P 44.25 avec distraction an
olit de Me. M. Morpeau et de ses avocats, les. Solon
inos et H. Volcy, qui ffirmnent en avoir fait les advances,
ce, non compris le coflt du present aritt.
Donne de nous, Ernest Bonihoime, vice-president ; A.
idlre, F. Baron, G. Sylvaiii et iJremnie, jges, en ;n-
iince publique du 26 f6vrier '1907, en presence de Mr.
ic Dominiitue, Cominissa;ire id Gouvereneiient, et assists
Mr. C. Dessables, commnis-grefiier.

No 14
ORDONNANCE DE RIF~ER1E.
SOM MAIRE:
ur Itre susceptible de recourse en Cassation, u e /ldcistono doit ctrl'
definitive ; une ordonnance de rfir'd en nomination de sdqucs/.i
n'a pus ce ccaactre d(/initif.
ARRET
du 26 F6vrier 1907.
Les 6poux Antoine Ferrer et le sieur Henry Labastil'e
itre la citoyenne Marie-Anne Richard.
OuT, A I'audience du 7 f6vrier, Monsieur le juge C. D6-
in,en son rapport; Mes Camille St.-R6ey, pour le\
mandleurs, et Arraultjetun e, pour lad6fenderesse, ei leIrs
servations; Monsieur Emmanuel Chancy, alors Substitut
Cornmissaire du Gouvernement, en ses conclusions;
Vu lo. I'ordonnance de rdel'e attaqne; 20. I'acte de la
declaration de pourvoi; 3o. les requites des parties; 4o. les
trees pieces par elles produites ;
Sntr la lin de noni-iecevoir opposee au pourvoi :
Vu les articles 917, 701 et 707, pr. civ. ; 1728, 26ime.
nda, C. civ ;






BULLETIN DES AlIEliTS


Attend que pour etre susceptible de rccouis, une de-
cision dolt etre definitive ;
Attendu qu'une ordonnance de referr en nomination de
s6questre, n'a pas ce caractbre dclfinitif;
Attend, en effect que, d'une part, cette ordonnance pro-
nonc6e en cas d'urgence, ne survit pas au moment pour
les exigences duquel elle a tc6 rendue; que l'effet qu'elle
produit n'a, par consequent, rien de ditinitif;
Attendu, d'autre part, que le s6questre est une esplce
de dp6ot faith entire les mains d'un tiers, A. amiablee ou sur
l'ordredujuge, d'une chosesurlaquelle plusieurs person-ves
ont ou pretendent avoir des droits, en attendant le r6-
glement d6einitif ile ces droits ;
Attend que s'agissant de riglement de succession entre
la dame Marie Anne Richard. dite Marianne, les epoux
Ferrer, es-qualites, et le sieur Henry Labastille, sur la de-
mande de la premiere,- le troisieme se ilferzint A la s;-
gesse du juge,-les secondscombattant la dite demande,-
le doyen du tribunal civil des Cayes tenant l'audience de
rif6r6 a, au principal, renvoy6 les parties a se pourvoir, et
dis le moment, a ordonn6 par provision que les terres de
I'Ile a Vaches concd(6es pour etre exploit es a feu Gi-
rard Labastille par le Gouvernement d'Haiti, seront admi-
nistrees par le sieur Freddrick Villedroin jusqu'A decision
de ia Justice sur le fond du litige, a charge par lui de so
conformetr A la loi et au conlrat intervenu entire le Gouver-
nement et feu Girard Labastille;
Attendu qu'une telle ordonnance ne fait aucun pr judice
au principal; que la d6cisioni y continue est une measure
conservatoire qui ne 16se aucun droit; que la nomination
n'est qu'a titre provisoire, et sans prejudice des droits des
parties int6ress6es;
Attend aussi que n'etant pas definitive, le pourvoi
contre elle dirig6 est irrecevable ;
SPar ces motifs, le tribunal, apr6s en avoir d6lib(re, de-
clare non-recevable le pourvoi des 6poux Antoine Ferrer
'--'1 l'itii s, contre I'ordounance de rIf6'fi du doyen du tri-
b)unal civil des Cayes, en date du 9 juin 1905, rendup eii-
tre eux, le sieur Henry Labastille et la citovenie M.
Anne Richard, dite Marianne ; ordonne la confiscation de
1'amende d6pos6e, et condamne les demandeurs, is-quali-





Du TRIBUNAL DE CESSATION


is, anx dhpens, liquids A la some de P.45.40, avec dis-
,action au profit de les. MIurnt Claude et Arrault jeune
ni aflirmn'it en avoir faitles avances, et ce, non comprise
Scolt du present arret.
Donne de nous, Ernest Bonhomrne, vice-pr6sident; C.
t6jean, Georges Sylvain, F. Aiiselme et JMr6mie, jugen, e.t
audience pliblique du 26 f6vrier 1907, en pr6senlce de
Ir. Luc Domniiique, Commissaire dlu Gouvernemint, et
ssistes de M. C. Dessables, commis-greflier.

No 15
MOTIFS.- PROCEDURE SOMMAIRE.
SOMMAIRE :
i ne critique pas un motif qui 'a ,td SUvi t'aunCLt dit p.-sitif; on n.
se li)u',I ot paWs centre les mno ls mt.6i% c. Itre ,li isp l itifd j.,
!tement.
wnidl I'afaire' est sommaire, la procedure Cst r'ldditc a (deux actes
setleime tt: 1'ujomi'r emiC, t et la constitutiua de l'avocul ldu d(;firilei ,
,nis I art. 4U2 da code idee procedure civil vent quc, dI'. que le de-
irndcur a cmnstitue avocat, la parties la plus ddliente poursttive
I'mudieace pu,,' an simple avenic.
ARRET
du 26 Fevrier 1907.
Simion Lazarre contre Ulyssema Joseph.
Oni, a 'audience du 7 fevrier, Monsieur le judge C. OD-
.an, en son rapport; Me. Camille Latortue, en ses obser-
;tiois; Monsieur Luc Dominique, alors Substitut du
onlllls~'aire ldu Gouvernement, en ses conclusiouis;
Vu lo. Ie jug nment aLtaiqti; 2o. I'acLe de, la declra.iatio I
a pourv.,'i; 30. les requttes des parties ; 4o. iu6 ;I ILt.-j
iccse pitr liles produiles;
Sur Ie ler. moyen
Atlendin ,qles'il estvrai quele motif dujn'gement lba6 str
trttcte J5, pr. civ., relailf a une argumentation del'int,.nt6
otle que le sleitr Sii 6eon Lazarre,apptlant, 6et i obige l u
ItislI'.ne auIX c-lond1Miluations au po-sessoice a uvit I c se
.o voir :n1 p ittLoire, (une action pdtit,,ire 6ltu t reIlle-
ieiiL 1e': la nte dlev.tnt le tribunal ) ce motif nie eult et ie
.itlu, p isqu 'll nlt ee suivi d'aucune d6ci.ioin; qu'o
-e 1se I u vuot pas contre les motifs, ,nais contrIe le dispo-







BULLETIN DEs ARIETS


sitif d'un jugement; qu'il s'ensuit que ce moyen est irre-
cevable;
Sur le 2rmne. moyen:
Attend qie s'il est vrai que quand I'affaire est som-
maire, la procedure est reluite A deux actes seulement :
I'ajourneiment et la constitution de I'avocat du defendeur,
mais ii est aussi voulu par 'article 402, pr. civ., que des
que le defendeur a constituW avocat, la parties la plus dili-
gente poursuive I'audience par un simple avenir;
Attend que l'avocat de I'appelanit n'a donna( 6 aucun ave.
nir A I'avocat de I'intimn avant I'appel de la cause a I'au-
dience do 8 mai 1905; I'lu;ya'nt donii6 lecture de ses con-
clusions d'appel, celui de I'inliin6 coniclut A l'irrecevabi-
litl de la demand; qu'eni faisant droilt cette lin dle non-
recevoir, le tribunal n'a ni violin, ni fau.isemeint interpr6t6
l'art. 402; qu'il s'y est plutlt coinforinm en suivant les
principles qui regissent la rnatibrr;
Par ces motifs, le tribunal, pres en avoir deliber6, re-
jette le pourvoi du sieur Simeon Laz trre contre le juge-
inent du tribunal civil du Cap-Haitien, en date du 5 juil-
let 1905, rendu sur appel, entire lui et le sieur Ulyssema
Joseph; ordonne la confiscation de l'amende d6posee et
condamne le demandeur aux d6pens, liquids A la
some de P. 58.80, avec distraction au profit de Mes. Jh.
Amilcar Morin et Camille Latortue, qui affirment en avoir
fait I'avance, et ce, non comprise le cofit du present arrdt.
Donn6 de nous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident; C.
Dejean, Georges Sylvain, F. Anselme et Jri'inuie, judges,
en audience publique du 26 fevrier 1907, en presence de
Mr. Luc Dominique, Commissaire du Gouvernement, et
assists de Mr. C. Dessables, commis-greffier.

No. 16
CONTRACT DE MARRIAGE. FAUSSE INTERPRETATION.
COMMUNE INTENTION DES PARTIES.
SOMMAIRE :
Lo'rque les juges, sous pr texte de rechercher la commune intention
des dpoux, ont interpret leur. conttrat de marriage de faL'on a en
changer lanature,et l'ont soumis i des rigles autres que cells qui sont
posees en l'art. 894 du code civil, ils ont mnconnu lew volontd ex-








DU TI'rBUNAL DE CASSATION


.,rr ,n. ,( declhM re duns le contract, viold et fqusseiient interprdtd
t a..tll i rtlicle 8094 du code civil.

ARRET
du 28 F6vrier 1907.
Pierre Philippe Pierre Michel contre les consorts Pibien.
Oui, A l'audience du 21 fdvrier courant, Monsieur le juge V.
Either Doniond, en son rapport; Me. Cherimond Cesar,pour le
dtemandltir, en ses conclusions, ainsi que Monsieur Luc Domi-
nique, Commissaire du Gouvernement, en ses conclusions 6cri-
tes tledantii au mainlien du jugement attaqu6;
Vu lo. I'acte declaratif du pourvoi en date du quatre avril
19(16; '2o. le jugement denounce; 3o. les differentes autres pie-
ces; et 4o.les requetes des parties;
Sur le moyen unique du pourvoi, envisage en ses deux
branches:
\'u les articles 894 et 925 du code civil;
Atlendu que sur une demand en partage introduite a la
requette di citoyen Pierre Philippe Pierre Michel pardevant
le tribunal civil de Port-de-Paix, ce tribunal, par son juge-
ment en date du 19 fWvrier 1906, refusa de donner effect a I'art.
6 du contral de marriage des 6poux Belhomme Mardigras, an-
nula par suite un acte de cession en date du 5 inai 1889, con-
senti en fareur du demandeur en cassation et debouta celui-ci
le la dite demand en partage;
Attendu que l'article 6 du contract de marriage du citoyen
Belhomine Mardigras et de la citoyenne Marie Louise Baptiste,
recii le 11 septembre 181S, par acte passe devant Me. Barnab6
Joseph Charlemagne, notaire a Saint-Louis du Nord, s'exprime
ainsi : v Les future epoux se font donation mutuelle et irrevo-
cable I'un A I'autre et au surv.ivant d'eux, ce acceptant, de tons
les biens meubles et immeubles qui se trouveront appartenir
au premier inourant d'eun. au jour de son deces. Pour en
jouir et disposer par le snirvivant en pleine propriety du jour
diI dIc s, Lin cas qu'il n'y ait point d'enfants nes ou A naiire
du dit imnaiage
Attend que Ipa;.r I'arlile 0 sus-relatW et mertionne,ila existed
centre les epoux [;elholine Mardigras, une donation par con-
Irat de marriage permnise par I'irticle 894 du code civil et por-
(ant c-lmulative\r:ent sur des biens presents et A venir, c'est-
a-Jira uen institution co:iir:iccuelle tenant de la donation en-
tre-vifs et de la donation te~tamentaire;
Attend que ce lail Iegalcment admis, il est incontestable
que la dame Marie Louise Ialtiiste, 6ponsO sr\vivanri di cilo-
v *n V,'*llrj, n: n I ; 2 r:' '! : i .!e c -*. i^ ." !'i,-i 'r










BULLETIN DEs ARRITS


Philippe Pierre Michel, les droits, actions et p(iretentions qu'.
S,,sl: Jait du chef de son mari sur I'habital:on Caillou Map
eii vertu de cette donation;
Attendu qu'il est de jurisprudence base sur ]'article 925
code civil to. que le pouvoir qu'ont les judges du !ond d'int
preter les clauses d'un acle et d'en deterrrjirer le caracltre,
peut allerjusqu'a lui donner une qualification qui repugn.
sa nature sans tomber sons la censure du tribunal de Cas
tion; et 20. que ce dernier doit toujours verifier si les coi
quences tirees de ces constatations sent juridiques;
Attendu que, dans ce cas, et suivant ces deux jurisprude
ces, il y a lieu de dire que les premiers juges. en recherch
dans le contract de marriage du onze septembre 1852 lacomn
ne intention des contractanis, et sous p'6texte d'interprelati
en ont change la nature et I'ont souinis A des regles autres
celles poses en l'article 894 du code civil;
Attendu que, dans l'esp6ce, le tribunal civil de Port-de-P;
pour avoir ainsi proc6de, a rnmconnu la volont6 expression'
dNclaree par les 6poux Belhomme Mardigras, viold et fau
inent interpr6tI le dit article 894, en refusant de reconna,
a I'article 6 du contract de marriage de ces derniers, le caract
d'une institution contractuelle, c'est-A-dire d'nne donation p
tant cumulativement sur des biens presents et A venir;
Par ces motifs, le tribunal, apr6s en avoir delibier, casse
annule le jugement contradictoirement rendu par le tribu
civil de Port-de-Paix sous la date du 19fdvrier 1006; en con:
quence, ordonne la remise de I'amende ddposee, renvoie la c,
se et les parties devant le tribunal civil du Cap-Ha'tien, -
qi'il soit statue conform6ment a la loi, el condamne les c(
sorts PMbien aux depens, alloues A Mes. Thomas Pierre P
lippe et Cherimond Cesar, A la some de P.59.90, don't disti
tion A leur profit, et ce, non compris le coit du present art
Donned de nous, Ernest Bonhomme, vice-president; F. Bar.
Georges Sylvain, V. R. Domond et Emm. Chancy, juges,
audience publiqie du 28 fWvrier 1907, en presence de Monsih
Luc Dominique, Commissaire du Gouveriement, et assists
citoyen C. Dessables, commis-greffier.





nu TRIBUNAL DE CASSATION


No 17
RF.CUSATION D'UN MAGISTIAT.
SOMMAIRE :
,i le eis de ricusation pour inimitie capital, la procedure impose
ar I'article 382 du C. pr. civ. doit tire suioic par le tribunal, el le
:cge r'cusd fire sa declaration au greffe confo'rmnment di 'arl. 383.
ARR1T
du 5 Mars 1907.
Moravia Morpeau contre le juge Julien Benoit.
Jui, A I'audience du 21 f6vrier, Monsieur le judge C: D5-
in,en son rapport; Me. Moravia Morpeati, en ses con-
isions; Monsieur Luc Dominique, Commissaire dii Gon-
liement, en ses conclusions;
Vu lo. I'exp6ditioii de I'acte de r6cusation; 20. celloe dl
,ement; 3o. celle du pourvoi; 4o. les autres pieces qj n
iont jointes;
Sur le pourvoi:
Attendii qie le jugement centre lequIei est pourvoi a re-
6 la ecusation proposee par le citoyeii Moravia Mor-
:u contre lejuge Julien Benoit, parce qiie lo. le tri-
nal n'avait pas d6cid6 sur son abstention at qie le fait
lui de singer impliquait une renonciation A on n d-
rt; 2o. qiie la rtcusation proposee est inadmissible, paree
e I'inimiiti capital invoqiie n'est pas suppose;
Vu les articles 374, O0e. alina 3U2 et 331, pr civ;
Attend que l'inimiti6 capital ktant une cause de rlcn-
ion, au prescrit de I'art. 375, '10e aln.,pr. civ., quand elle
invoqlI on ne pent pas dire q ie la r'dctjsatio;i est
admissible, comme s'il s'agissait de causes non ;idmis 's
r la loi, ou si la ricusation 6tait form6e aprl- I'exoirnt-
n des dWlais accords a cet effet; qu'elle est to ijoirs ;d-
ssible, etant fondue sur I'une des causes ;dlmises p ir
loi ;
Lttendu que dans ce cas la procedure imposee par le
aliniia de I'article 382 doit dtre suivie par le trilc b al,
e jii ga rcusnw fire sa declaration au grelft conlorm6-
-nt A I'art. 383 ;
Attendli quie Ia rcuisation de Motsieur Mor,,via Mo--
tu fondee sur 1'iriimitid capi'ale, cause prIcisIe et enti-





BULLETIN DES ARRnTS


meree par la loi, a et6 rejetle, sans qu'an prealable le.s
dites formalities eussent te6 accomplies; qu'il en resulte un
exces de pouvoir par violation des articles 382, 2e. al. et
383, pr. civ., ce qui doit entrainer la cass:ttion du jugemntiil;
Atteidu qu'. la barre Me. Moravia Morpeau a declare'
quedepuis,ladkcisioncritiquee, une antre composition dlu ti i-
bunal civil des CayesformBe des juges Hindrick NMo'i-e, Dol
Cond6 fils et Duracin6 Vaval, a connu de I'affaire A I'occa-
sion de laquelle la renonciation a '6 faite, appert jugement
vei s6 au dossier du demandeur (13 juin 1906); qu'it est done
necessaire de consider lar6cusation d1s a present comme
6tant sans objet, ainsi que l'estime d'ailleurs le Minist.re
public; qu'il n'y a done pas lieu de l'admettre A vdrifier,
ni alors d'ordonier;
Par ces motifs,i le tribunal, apr6s en avoir dGlilhr4, case
le jugement du tribunal civil des Cayes en date du -16
mai 1906, rendu sur recusation ; dit que depuis, la dite
recusation est devenue sans objet; oldonne la revise de
l'amende d6pos6e.
Donne de nous, Ernest Bonhomme, vice-president; C.
Ddjean, F. Baron, Georges Sylvain etEmm. Chancy, juges,
en audience publique du '28 f6vrier 1907, en presence de
Mr. Luc Dominique, Commissaire du Gouvernement, et
assists du sieur C. Dessables, commis-gretfier.

No. 18
TIMBRE
SOMMAIRE :
Lorsqu'une parties a appos6 des timbres mobiles sur un acte et qul'ell
n'a pas t ..rj'rl le certificate de administration attestant le manque
depapier timbre i l'dpoque de la confection de l'acte, il y a lieu de
lui accorder un delai pour qu'elle rapport ce certificate.
ARRET
du 5 Mars 1907.
Dira Nocent, dit Innocent, centre Napoleon Estivil
et consorts.
Ou', l'audience du 21 fevrier, Monsieur le juge A.
Andr6, en son rapport, ainsi que Monsieur Luc Domi-
nique, Commissaire du Gouvernement, en ses conclu-
sions;









DU TRIBUNAL DE CASSATION


V\ lo. I'ordonnance de r6f6rt attaquee; 20. 1'acte de
li dt: laration du pourvoi; 3o. la requete du demandeur;
'i-. Is autres pieces par lui produites;
Sur le moyen d'ordre public product par le MinistLre
public :
Attendu que le Ministere public a relev6 que la re-
lqutpi de moyens du sieur Innocent est rtdig6e sur un
Lirnire du type de dix certimes, contiairement a la loi,
(ui exige pour ces sorts d'actes uun timbre de trente-
cinq: que I'apposition qu'il a faite sur ce timbre de deux
timnbres mobiles, comme conmplinent, ne satisfait pas
an voeu de la loi, en I'absence du certitcat de l'admi-
nii-tralion du lieu attestant le manque de paper timbri
a I' poque (argument de I'art. ler., 4e. alinea, de la loi
du 2: jiiillet 190i, modificative de celle du 10 avril 1827';
lte pour,ce, il demand la cond;iunation do sieur Inno-
cecii a; ine amended Pgale a dix fois la valeur du timbre
de treit-e-cinq centimes, et desire que toute audience
lui stra refiisee jusqu'a la presentation par lui de la
(Iuittatnc du receveurde I'enregistrement charge de per-
cevoir cette amende;
Atlewndi que du silence de la loi, le demandeur en
Cassation a pu croire qu'il n'etait pas tenu de rapporter
le cerlilicat don't s'agit; que pour lui 6viter une condam-
nation lno mi ritee, ii ilmporte l'en ordonner l'apport;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delibere,
ordinrime que le sieur Dira Nocent, dit Innocent, appor-
tera au tribunal le cerlificat de l'Administration attestant
qu'a 1'6poque ne sa requnte de moyens, signifi6e le 12
janvier 1"4 i;, cette administration 6tait dipourvue de
papier timbre dci type de trente-cir:q; lui accord en
'oiiseq u iie i n 116 lai ,le quinze jours pour ce taire, pass
le.( el 1'amende requise par le Minist&re public sera ap-
pliquee.
Dionnri de 1noiis, Ernest Boniho.nme, vice-pr6sident;
Alex. Audr6, F. Baron,Georges Sylvain et Emm. Chancy,
juges, en audience plilbli qu., dci 5 mars 1907, en presence
Ie Mr. Luc Dominique, (or'ninissaire duGonvernement,
et assist s de Mr. C. Dessables, coiimis-greflier.


Ir








IL LLETIN DES ARRlTS


No 19.
DECHIEANCE.-
SSOM MAIRE:
Le de~mandeur qui, dans les quarante cinq jours de la significar
te ses moyens, n'u pas faith au greffe du tribunal de Cassation le de
de tI'mende et des pieces, a encouru la dC chI a 'nc, art. 930,Prn
dure civil. "
ARRET.
du 5 Mars 1907.
La dame Anastasie Fiddle contre le sieur DOmosthin
Pierre Louis.
Oui, A I'audience du 28 fevritvr kcoul6, Monsieur le
ge Anselme, en son rapport, ainsi que Monsieur Luc L
iniiique, Commissaire du GotLverneieint, en ses co
clusions;
Vu 1 0 le jugement attaque; 20 la'copie de la requ
te de la demanderesse; 30 I'original de la requeie du J[
mandeur; 4o un certificate du greffier de ce tribunal de'
vr6 le 3 novembre 1906 a Me J. Adh6mar Auguste;
Sur la decheance invoqu6e par le Ministlre public :
Vu I'art. 930, pr. civ.;
Attend u que le demandeur qui, dans les quarante cil
jours de la signification de ses moyens, in'a pus faith
grelle di tribunal de l issatiorn le d6pot de I'amiende
dtes pieces a encouru la d6cheance ( art. 930, pr. civ.
Attend que la dame Anastasie Fid6le, par sa requi
de cassation signifide au sieur Demosth6nes Pierre l.ou
don't la copie se trove au dossier de celui-ci, rele
qu'elle s'est pourvue en Cassation contre le jugement p
defaut du tribunal de paix de Milot rendu contre elle
au profit de son adversaire ; queces moyens de cassati(
out kt6 signifies le 11 aolit 1906;
Attendu que jusqu'A la date du 3 novembre -1906, el
n'avait lait aucun d6p6t de pieces, ni d'amende, appert ce
tificat du greflier de ce tribunal; qu'elle Mlait depuis lu
l':J.lue de son pourvoi;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir dilib6rd, d
dare la dame Anastasie Fid6le d6chue de son pourv
contre le jugement du tribunal de paix de Milot en dal
du 27 juin 1906, rendu par d6faut contre elle et au prol









Du TRIBUNAL DE CASSATION


di sieur Demosthines Pierre Loui-; la condamn. aux dd-
pens, liquids a la some de P. 45.S5, avcc distraction au
prolit de Me.I. Alhelim ir Auguste, qui aflirme en avoir fait
l'avance, et ce, non comprise le coit du present arr6t.
Donn6 tie nous, Ernest Bonhomme vice-pr6sident; F.
Baron, Georges Sylvain, Anselme et JMremie, juges, en
.uillience piblique du 5 mars '1907, en presence de Mr Luc
Doniiniq'e, Conmissaire du Gouvernement ,et assists du
sieur C. Dessables, commis-greffier.

No 20
VENTE. OBLIGATIONS DU VENDEUR.
SOMMAIRE:
I.e vendeur a deux obligations principles, celle de delier et celle de
laitiri.i la chose qu'il vend.
L.'obligation de ddlivrer les immeubles est remplie de la part du ven-
dcur loisqu'il a remis les clefs, s'il s'agit d'un bdtiment, ou lorsqu'il
a reniis les tires de la proprited.
ARRET
du 5 Mars 1907.
Le sieur Joassinville Joachim centre Louis Despeignes.
Oi1, a I'audience du 28 fevrier ecoule, Monsieur le juge V.
n. Domond, en son rapport; Me. C. Latortue, en ses observa-
tions; Monsieur Luc Dominique, Commissaire du Gouverne-
inent, en ses conclusions;
Vu lo. le jugement attaqud; 20. I'acte de la declaration du
pourvoi; 3o. les re-jutes des parties; 4o. plan et proces-verbal
de l'arpenteur Despeignes; to. les autres pieces produites;
Sur le premier moyen pris d'exces de pouvoir et violation de
I'art. 1388, c. civ., et fausse application de I'art. 1390 du nme-
me code:
Vu les articles 1388 et 4390, c. civ. ;
Attendu qu'aux terms de I'art. 1388, c. civil, le vendeur a
deux obligations principles, celle de d6livrer et celle de ga-
rantir la chose qu'il vend;
Attend aussi qu'aux terms du second article, I'obligation
de livrer les immeubles est remplie de la part du vendeur
lorsqu'il aremis !es clefs, s'il s'agit d'un bAtiment, ou lorsqu'il
a remis les titres de la propridt6;
Attendu qu'au course de l'annee 1901, le sieur Louis Despei-
gnes vendit au sieur Joassinville Joachim trois carreaux de













tl rre d ie I' .ilt'i.itolj i Fauure Horneau ), .ise ei la section .
rile d.r DLubourg, commune de Pilate, arrondissement de P.
sanciic, cu cc, moyennant la some de siN cents gourdes, dl
If, sold, soil trois cents gourdes, lui fiit verse le ler septe
bre 19 01;
Atten ini que Joassinville Joachim, pre'.eiidant que le vi
deur n'a jamiais pu definitivement liver les Irois carreaux
terre a lui-in10iie, acheteur, qui aurail Mie depossted par
voritables propri6taires et possesseurs, a demanded au tribui
civil dii Cap-liaitien de condamner le diI sieur Louis Desp:
1 S.s a restituer les six cents gourdes et cinq cents gourdes
doniinages-in trets;
Attend que les juges, se basant sur son procs-verbal et
plan d'aipentage figurant dans les pieces, ont declare le si-
Joassinville Joacliim noni-recevable en sa demnande coin
etant mial fondee;
Attend que le motif donn6 est que ce proces-verbal et
plan qui I'accoinpagne inlique clairement que I'achiiteur el
en la possession;
Attend que le plan et le proces-verbal indiquent preli.|
ment le coitraire;
Attendu, en el'et, 'in.1',irpenteur Despeignes qui Ir-s a II
mirme dresses, a la reqiile de tiers, et non Joassinville, (
n'etait pas p itle, a declare( que les trois carreaux ( ou pO,
ktre plis exict ) dleux carr, a~x et deni 6taierlnt f chercher;
Qu'il '~'y a ldoi pas in de delivrance ni de Iniie en posst
sion;
Qi'eni distant le coiitraire, il en result un exces de pouvol
la violation tdc 'art. 1380, c. civ., et la fausse inlerpretetiorn
application de I'art. '1300, m6me code; que ce nioyen est foni
Par ces motifs, le tribunal, qpr6s en avoir delibpr-, sai
avoir besoin d'exaniner les 2ine. et 36me. moyens, case
annu le le jugement du tribunal civil du Cap-Haitien, en d,
du ler; f6vrier 1906, rendu contradictoirement entire Joassi
ville loaclim et Louis Despeignes; ordonne la reinise de I'
mende depose et, pour e1re statue conforni'.menit a la 1:
renvoie l';.illn e au tribunal civil de Port-de-Paix; condamn
Louis Dcspeiguips aux depens, liquids h la soemine de ...
avec distraction au profit de Me. ,. Adhemar Aiug.iste, qui
irine les avoir avances, et ce, no, comprise le cot t du pi
sent arr't.
Dorinn de nous, Ernest Bonhomme, vi.'e-president: F. Barc
G.Sylvain,V. .DIomond el Enmn.Chancy, juges. en audience p
blique du li fevrier 1907, en presence de Monsieur Luc D
minique, substitute du Commissaire dn Gouverneiiient, el assist
du citoyen C. Dessables, commis-greffier.


BULLETIN u,..- AlElT.]'




Du TRIBUNAL DE CASSATION


No. 21
COMPETENCE-ExcI- DE POUVOIR.-
SOMMAIE :
*squ'un acte est commercial, le pr'ocds auquel it done lhe doit
port devant le tribunal de commerce.
ARRET
du 12 Mars 1907.
. Veuve et les heritiers Thltag6ne Lihens centre les
rs Thos. Breckeiiridge et Co.
ui, a I'audieuce du 7 mars courant, Monsieur le jilgq
minie, en sou rapport; Me Solon Meiios,'pour les deman-
*s, et Lespiiasse, pour les dftendeurs, en leiu s ob-
atiomns; Monsieur Luc Domiitique, Cominissaire du
vernemeiit, en ses conclusiont;
LI 1 le jugement attaqu ; 2 0 I'acte de l;i (leclhia-
ld pourvoi ; 3 les i'e'luIt'es des parties ; 4 l- s
'es pieces produites ;
jr les ler et 3e moyens pris d'excs de pouvoir, de
ition des regles de la competence, et des articles 0(20
21, c. comm., de Ia fausse interpretation et fausse
location des articles 708 et suivants, c. civ.:
u les dits articles et I'article 638, c. comn.;
ttendu que lorsqu'ui acte est commercial, le procis
ue l dI onne lieu doit etre port devatnt le tribunal de
merce ;
Itenidu que la Veuve et les h6ritiers Lahens out et6
gnes en paiement, chacun pour sa part et portion, de
omme de 91,069 francs, 80 centimes, avrc les inftdets
.ux, pour marchaniidiss fourniies a feu Tihagene
eis, commrercant, par 13eckenridge et Co. aussi corm-
cants ; que I'acte etuit commercial; que actiont en paie-
t etait done de la competence du tribunal de colmintr-

Lendu, ii est vrai, qu'ai cette demand principal, 6tait
e une demand additiotnnelle, la prooionciation con-
,tneint l'article 708, c. civ., et les suivantis, de lI.
raIlon de leur pairimoine avec celui de l'lieredild, afin
les cr6anciers fussent pays de leur cdiance sur ce
iier, par privilege et preference aux cr6an,:iers per-
,els des assiOgn.-;






BULLETIN DES ARRfiTS


Attendu que cela n'empechait nullement que I'assigna-
ticl comparaitre ffit doinnee au tribunal de commerce,
1'ait 638, c. comm., prdvoyant le cas oil la Veuve ou les
heritiers d'un commergant, assigns en reprise d'instance,
conteslent leur quality, et le dit article disposant que la
question d'etat que souleve cette contestation, doit tere
renvoyee aux tribunaux ordinaires;
Attendu que le tribunal civil de Port-au-Prince a dvi-
demment viold les rbgles ci-dessus de la competence et
des articles 620 et 621, en retenant I'affaire dans les con-
ditions oil elle a le6 presentde devant lvi, d'oi exces de
pouvoir ;
Par ces motifs, le tribunal, a0res en avoir delibere,
sans avoir besoin d'examiner le second moyen, casse et
annule le jugement du tribunal civil de Iort-au-~rlnice,
en date du 8juillet 1905, entree la Veuve et les heritiers
Lahens et les sieiurs Thos. Breckenridge et Co ; ordonrne
la remise de l'amende d6posde el, pour 6tre status coni
form6ment A la loi, renvoie I'affaire au tribunal de com-
merce de Port-au-Prince ; dit aussi que si, saisi de lade-
mande en paiement, des contestations s'dlevaient sur les
qualit6s, le tribunal de commerce devra renvoyer devant
le tribunal civil, et attendre la decision de ce dernier tri-
bunal avant de juger sur le fond ; condamne les sieurs
Thos. Breckenridge et Co aux d6pens, liquids a la som-
me de P. 52.35, avec distraction en faveur de Mes Solon
Menos et Horatius Volcy, qui affirment en avoir fait I'avan-
ce, et ce, non compris le cofit du present arret.
Donna de rous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident; F.
Baron, Georges Sylvain, Jrminie et Emm. Clianity, judges
en audience publique du 12 mars 1907, en prdselnce de M1
Luc Dominique, Commissaire du Gouvernement, et assis-
tds du sieur C. Dessables, commis-greffier.

No. 22
HUISSIER SANS CARACTERE LEGAL. EXCiE. DE POUVO!R.
SOMMAIRE :
Chaque tribunal de paix se compose d'un judge, d'un qreffier (t de
deux huissiers e j',l'nti; s a art. 31 de la loi sur l'o)-i,.,nisatiojn ju-
diciaire ,. -- Un juge de paix n'a iiille qualitei ir excdder le








nu TI/1BUNAL DE CASSATION


nombre des itiiwsiers.q fixr par la loi. Une personnel nommude huis-
.Mie'r d ,u'o r ,e i oiitions n'cst pas tin officer public pouvant instru-
t ieniter ; elle restt qu'uw simple particul.er.
,minct nir u p.r's tie pouvoir le jul/e qui refuse de clearer nulle vtie
citation i notiif:i par une pcrsonne nl'uyat put le caract're Itqal.
AR R T
du 12 Mars '107.
Moravia Morpeau centre Marius Neptune.
Ou', A I'audience du 28 f6vrier 6coule, ,Monsienr le juge Ji-
Mmie, en son rapport; a celle du 7 mars courant, Monsieur I~
ige Sylvain, en la lecture dil sien; a celle miine audience,
lonsieur Mora\ia Morpeau, en ses observations, ainsi que M.
uc Dominiqpe. Comnnissaire du Gouvernemenlt, en ses con-
u-ions sur les deux pourvois:
Vu lo. les deux jngemenis attaquns ; 2o. les deux actes do
declarationn de pourvoi; 3o. les rcquOtes du demiiande.ur; 4o. tes
itres pieces par Ini deposees;
Le dl~endeur n'a pas produit;
Sur le moyen unique dii pourvoi contre le jugeient sur ex-
plion:
Vu I'art. 31 de la loi sur I'organisation judiciaire;
Attend qu'aux terms de l'art. 31 de la loi sus-cit6e, cia-
ue tribunal de paix se compose d'un juge, ld'ni greitier et d-
eux huissiers exploitants;
Attendu qu'un juge de paix n'a nulle quality pour exedter ie
ombre des huissiers fixed par la loi;
Attend aussi que le juge qiii, tout en restant dans ses a:-
ibutions do juge, ou dans liiites de sa competence, fail ci
je la loi lui dWtend ou ne lui permit, cominet uLi exces di
)iuvoir ;
Allendu surtout qu'une pers-inne noinmiee par ce Magistrat
ins les conditions ci-dessu-, n'est pas un ofticier public pou-
mt irintrumenter; qu'il n'est qu'un simple particilieir;
Attend que, nanti d'un jugement du tribunal d(e laix dcs
ryes en dale du 12 jiiillet 1906, le sieur Moravia Morpeau a
it pratiquer une saisie-execution surdes animaux apparte-
tnt a son adversaire, le sieur Marius Neptune;
Atlenru quesur la citation a lui donnee en nullitf de sai-
, le sieur Moravia Morpeau a reponddu que I'exp!oit lait nlit
1-' avoir 6t signifies par an huissier nomnml, contraiireinent A
loi; qiu'il en a fourni la preuve par les proces-vetrhaux cons-
int la prestation de serpent de deux huissiers en foiction et
crdei nemrn nonmmns;








BULLETIN DES ARRtTS


Attendu que le tribunal de paix des Cayes, jugeant en
nier resort, rejeta l'exception et ordonna de plaider le
ce, par son jugement en date du 7 ao0t dernier;
Altendu (qie la citation ayant ete notified par une pert
sans caracltre legal, la nillit6 devait etre prononc~e par I
ge de paix, sur la demand du defender, en conformit
dernier aliiia de i'art 6, pr. civ.; que le refus de faire
la loi constitue un exces de pouvoir qui entraine la cassatit
jugement sur exception;
Attend que le jugement definitif au fond do 18 aoit
ktant I'ex6cution du jugement rejetant I'exception, se ti
lui-inime atteint aussi par la cassation, par suite du pri
que tout acte d'excution fait en vertu d'un jugeinent cal
retract de plein droit; qu'il n'y a done pas lieu d'exaini
mnoyens du pourvoi dirige contre, puisqu'ils sont des lo
objet;
Par ces ,motifs, le tribunal, apris en avoir delibhre. cj
annule sans renvoi, le jugetient du tribunal de paix des
en date du 7 aoOt 1906, entre le citoyen Marius Neptun,
sieur Moravia Morpeau; dit que le jugement du 18 aoit
qui est l'ex6cution du premier, est r6tract6 de plein droi'
donne la remise des deux amendes deposees; condamne N
Nel tune aux d6pens, !iquid6s A la sommede P. 85,85, av,;
traction au profit de Mes. C. C6sar et Morpeai, qui aflirmi
avoir faith les avance'-, et ce, non compris le coiitdu p;
arret.
Doniie de nous, ErnestBonhomme, vice-president; F.
Georges Sylvain, Anselme et Jereinie, juges, en audiend
bliqiie du 28 f(vrier 1907, en presence de Monsieur Lt
minique, Coinnissaire du Gouvernement, et assists du e
C. Dessables, commis-greffier.

No 23

ENREGISTREMENT. RENVOI POUR CAUSE DE SUSP]
LEGITIME.
SOMMAIRE:
S'il y a erreur de perception des droits d'enregistrement, ta
I'llnrr gistrement,en ses articles 180 et 181, ouvre une action
plemtnt de droit a la Rdgie de Enrtegistrement d exerce
ddlai de deux ans, et les actes enregistres coimme ils l'ont et
sent neanmoins leurs effects en justice.








DU TIUBUNAL DE CASSATION


procdalire, dans le cas de suspicion leIditime est simple: il slffit de
'cposer m (Ireffedu tribunal de Cassation ine requtle sur le Intbre
)ulu arr'ec e'.s pieces just.ilicltiv'rs.
ac des causes de parent oic!d'alliance donmant lieu & la r,:cisation de
nelitqes julcs d'un tribunal, s'ajoutient ( antres pouvtnt faire dou-
er de I',)lpri'tialitl dcs aitrcs mayislruts du. mdme tribunal, il y a
liel ta dessaisir et a renvoyer devant iu autre tribunal )pour s(uspi-.
cion, lijitime.
ARRET
du 9 Avril 1907.
Sur la demand pour cause de suspicion 16gitiine forinet
itre le tribunal civil de .lreiiiie par les sieurs Angiibout,l,-
rc & Co. et les consorts Lavand fils:
La dite demand coinbaltte par les consorts et hl6itiers 1'
i Margron;
'uil, a I'audience dn 12 mars, Messieurs les jiiges C. )ije;,n
V. Fl. Domond, en lenrs rappor:s; Mes. Soloin Mnos el (c.
noit, en leurs observations respective; Monsieur EuIgne 1),*-
.rel, Suibstitut du Commissaire du GouvernemenI, en s.;-
nclusions;
Vu lo. les deux actes de r6cusation du tribunal entier, lails
grelle du tribuiia' civil de Jirenmie : 2o. les requtles et in:-
>ires des r6cusants et des intervenants; 3). routes les antr. .
,ces par eux prodiites;
uri la fin de non-recevoir soulev~e:
Attend que toutes les parties intervenantps ont conclu a
,recevabiliti des deux reqiutes,parce qu, i r le d.it-e'! s, les
.es requetes 6tant con ir6r, es comme pre n er.s acles de re-
urs sournis a la formalite de I'enregistrencnt, ces reqn6tes
nt sons le coup des articles 62,2 0, t 151 de la loi sur I'en-
,istreinent, pour n'avoir pi s 6t enregistrdes;
Attendri, il est vrai, que les deux requgtes ne sont pas en-
gistres;
Attend, cependant, que les deux actes de recisalio i di tri-
inal entier sontenregisir clui du 2 mai 19,6. 6 'orl-t -
'ince, au droit de cinquante centimes' et an d lnible droit d(
nquanteeentimes, et celui du 7 juin 1906,au dro.t lixe'de den\u
.'lrdes, a Jer6mie;
Attend, alors, suivant I'opinion du Ministere public, qi.e
I y a erreur de perception, la m'me lo;, -n s's articles
) et 181, ouvre une ; ctio i en si ppl inent i e droit A la Rdg e
SI'Enregistreinent. a exercer dans ic delai de deux an>; qi e
s actes enregistres combine ils le sont. prodnisent ntannioini
urs effects enjustice;
Mais attend que la procedure, dans le cas de suspicion le-








BULLETIN I-:. AltRLTS


,ilinir rst simple; qii'il suffit de ,ll'[;osor an -reffTr dii Ilibll
1e (C nlioti line requtile siir le limbro vonli enI v join'
f.s piec's juistificatives; qiie Mes. 11. Volev ( t .Solon Mnos c
fail nii ni: qie s'ils out cru devoir proposer In suspicion I
actee au ,rp'oe ils se sont assijettis a line olliglion que
:I n'nI pi s pi-viie; qi'on ne peiit done ir'o' tine fiuLde no
rocevoir, ni dii dTfaut de l'enregislremncnt 1de le r req'uto,,
de l'ie n -..-ibil'ilil de vtrifier, si la procuration enI vertu de I
(qielle Mo. Clerveanx Chassagne a faith. an nom de Anailio
ILclere & Co., la declaration de suspicion Igiliitile. a Jerp.in
est enreis'lr.'-p pisisqu'une procural oi special el authenliq
de la panrie n'esl exigee qie pour le renvoi et la recusation,
non pour le cas de suspicion l1gitirne;
Attend. en effet, que dans le silence de la loi, il est irmp
sible de prononcer sur une fin de non-recevoir imaainke a rI
son de laprttendue inobservance de lelle ou tell formailitl: qi
s'ensuit que la fin de non-recevoir soulevee n'est pas fond.
Surla 26.ne. fin de non-recevoir cembatfant les fails donnm,
lieu h la suspicion, et sur les deux demands:
Vu les articles 429 et 432. Inst. crim;
Attend qne la rtcusation est au renvoi pour cause de p.
rent ou d'alliance, ce que la fraction est l'entier;
Attend qne, dans I'hypotliise du renvoi, la parlie ne
borne i point a r'ciisper tel ou tel juge; que, dans la crainte
les autics ju:es ne se laiisont inflnencer par celui d'-itre e
qui lui est suspect, elle recuse le tribunal tout entier. ce c
npcessite son renvoi devant un autre tribunal; 4
Attend que, s'il en est ainsi, et si la loi n'e.mppclei pas ac
In parents oi I'alliance soient invoqunes avec miles fails quelc(
qi)es qni perintlent de supposer lgitimement qnu'un tribulj
ne sera pas impartial, on ne peut l4galement obliger los rPi'
saints a se horner uniquement lnx deux rcunsations iinividn
les, quaid do la par'onid oi d(e l'ailianco, de l'influencrc i!'n n'
gistrat. de I'onpserblle des Iaits enfin, ils font rsuller la si
picion Ipgitirne:
Attend qu'i l'ocoasion d'nn contract inter\erenn enlre
6poux Engie Lavand fils el Roger Rouzier et Messieurs /
gibout, Locltre Co., et don't I'execution ilail deman,
tar IPE premiers ani tribunal civil de Port-au-Prince, un p
ces ,clata entire les deinandenrs en suspicion legitirne et
parlies iis ervenantes: .
At'enin qune des assignations ainsi lancees au Iribunal c
do IP'ort-ani-Prince et an tribunal civil de Jdrernie, il resi
que les demandes forinees devant I'un et l'autre tribunal








)u TRIBUNAL DE CASSATION


uule-s pour cause la colnveiiion don't s'agit, et pour objet son
'i intiililc ou sa nullite;
Attlndu que Messieurs Angibout, Leclerc & Co, d'une part,
!t les epoux Eugene La\vad fils et Roger Rouzier, d'autre
"art. eJiiisageant le conflict, tel qu'il est dii, ont demanded con-
.re les liriliers de feu Gaston Margron et centre Me. Auguste
;iroite, qui les ont respectiveinent assigns an tribunal civil
le Jere nih, le renvoi ait tribunal civil de Port-au-Prince, en
'.tis nide la connexil6 et de la litispendance,inaisaussi le dessaisis-
Iciiinlt p'reaable pour faits donnant lieu i une suspicion iegi-
:i tile;
\lenidii que les demanleurs en suspicion legitime exposent
lie, ( ind6pendamment di la pirente de Me. Au:guste Garoute
Lvec le doyen Pascal Garoute, le sieiir Louis Philippe Margron
At M. Elzer Vilaire, avocat de e dernier et d1 Mo. Auguste Ga-
-oite, sont les neveux di judge S. Rocourt; qu'assurement les
)arlies ad'verses ont escoinptl I'availtage incontestable que ces
iens dle parent leiir toiirnmissent a\%c tant d'a-propos, car il va
le soi qu'il serait impossible aux exposants, eritirement au
:oiirain des caracteristiques du mni!ieu, de letter centre des
leinaiideurs habiles A fair valoir Ie profit moral qui decoule
miir enx de la haute situation du doyen dii tribunal civil de
le.r'inio,, ec.)lit corner un oracle par ses co!ligues, et de
I'asceiida ulii iinh rent a I'anciennet dii juge S. Rocoirt; quie,
lien pilus,A ces causes de recusation assez puissant s pour pro-
%oquer tile legitiine suspicion centre le trihun I civil de Je-
r'iniie. il tla t ajouter un 6linm nt d'une importance capital:
'-st I'ilnterit des nombreux dJbiteulrs de la mason Angibout,
Leclerc & Co i la continuation e process inextricables et A la
ignilicationi inter nitlente d'oppositions q ii leiir perinetlent de
y:iriler par devers eux aussi longteinps que possible, les son-
ines ced,.es et transportles aux exposants; qu'aussi cette at-
.tude si etranrge des adversaires a-t-elle excite chez eux une
ainotion pa-;si'nneie, qui est de inaiure a gagner les jiiges eux-
ninmes, en raison de tant de relations de amnille et d'amitid );
Altendii ine les domandeurs ajoitlent: ( que ca sont toutes
aes co:isiillr.aions qui expliqiient q(ie les adversaires se soient
il a, -'ailres-r1 an tribunal civil de J remlie, malgr6 une
ii.i: i ',n devaiit le tribunal civil do Port-au-Piince et ein d -
pit de I :a.rrL' en date du 25 juin IV1 ,, qui a estimn q 'l'il y avait
iiil, dans I'inlt Tret d'une jonne justice, de fire juger ailleurs
lii' Jaritnii-c les causes dans lesqudlles sont interesses les
,ieurs Angibout, Leclerc& Co. );
Alleduti que les intervenants, tout en contestant le degree de
i:pareLtc iii\oqui, A 1'.gard du judge S. Rocourt, reconnaissent








BULLETIN DIos. ARfITS


lneanmoins l'existence des liens du srng entire lui et le sieur
Louis Philippe Margron et Me.Etzer Vilaire
Attendu que ce fait, joint A la parent du doyen P.Garoute et
de Me. Auguste Garoute, parties en cause, et aux fails sirtouL
relev6s dans I'arrkt dii 2 juin 1903,les priventions defavorables
don't les sieurs Au.;ib.iit, Leclerc & Co. sont I'objet de la part
de la population de Jremnie, a cause seulement de- poiiriltes
qu'ils exercaient centre les commerQants de cellt villh, don-
ue lieu la suspicion, en estimant que les procedures acluelles
sont bien les suites de la premiere affaire, procedures dans les-
quelles figurent, avec d'autres, les m6mes parties, dans la rie-
me ville;
Attend, enfin, que les cas de partiality el 'de recusation d'un
tribunal entier sont des causes de renvoi que les parties pen-
vent toujours invoqcer A I'appui de leurs droils;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir dplibAird admet
la suspicion ldgitime soulev6e par les sieurs Angibout, Leclerc
& Co. et les 6poux Eugene Lavaud fils Roger Rouzier con-
tre le tribunal civil de Jerkmie;en consequence, dessaisil le tri-
bunal de la connaissance des demands formees lpar Mnt:re
Auguste Garoute et les hdritiers Gaston Margron par exploit
du ministlre de I'huissier Victor Edouard etfils, le 27 jniivier
et les 12 et 16 fevrier 1906; et vu la liLispendance pt la conn, x;l~,
renvoie les dites affaires devant le tribunal civil de Port-au-
Prince, condamne les inlervenanls aux dipens, allouds a Me.
Solon MDnos, A la some de P. 47.55, avec disractlon a son'
profit, et ce, non compris le coft du present arrest.
Donn6 de nous, Ernest Bonhomme, vice-prisident; C.Dejean
F. Baron, Jeremie etV.R. Domond, juges, en audience publi-
que du 9 avril 1907, en presence de Monsieur Ei gine D)-
catrel, substitute du Commissaire du Gouvernement, et assist6i
du citoyen C. Dessables, commis-greffier.

No 24
VIOLATION DE L'ART. 148, PR. CIV.-MOTIFS.
SOMMAIRE :
Les jugements, i peine de nullitd, doivent etre motives sur chaqv
chef de demand.
ARREST
du-1l Avril 1907.
Le sieur Cyrdsias Clerzias contre la dame Ve. D. Marcelii
Ou', A I'audience du 19 mars dernier, Monsieur le jn1
F. Baron, en son rapport, et Mr. Luc Dominique, Commi:i
saire du Gouvernement, en ses conclusions;






DU TRIBUNAL DE CASSATION


Vu 1o. I'acte de la declarat'on du pourvoi; 2o. le juge-
ment attaqud; 3o. diff6rentes autres pieces; et 4o. la re-
qurte du demanideir;
La ddfenderesse na pas product;
Sur le 26me. moyen du pourvoi :
Vu 'ai ticle 148 du code de procedure civil ;
A ttendu qu'aux termes de Particle pricit, la redaction
de tout jugement faite par leQ juges, doit contenir, a peine
de nullit6, des motifs;
Atleidu quie, dans I'espece, le jugement rendu par dd-
faut faute de conclude, par le tribunal civil du Cap-Hai-
tien, le 15 fevrier 1905, annulant une decision du tribu-
nal de paix de Dondon don't 6tait appel et maintenant la
possession de la dame veuve Marcellin sur deux caireajx
de'terrede habitation "Antoine Andie," necontient aucun
motif sur le chef de demand relatif a la maintenue en
possession de la dite veuve Dorcin Marcellin sur les dits
deux calreaux de terre, objet du litige;
Qu'il s'eusuit que le jugement denonce doit etre cass6
et annuld pour violation de l'article 448 du code de pro-
ced1urecivile;
Pur ces motifs, le tribunal, apr6s en avoir delibr& et
sans-qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du
pourvoi, casse et ainnule le jugement rendu sur appel par
defaut, faute de conclure, par le tribunal civil du Cap-
Haitien le 15 f6vrier 1905; en consequence, ordonne la
remtise de I'amende d6posde, renvoie la cause et les par-
ties Elev;nt le tribunal civil de Port-de-Paix, afin qu'il soit
statudi conformement A la loi et condamne la d6fenderesse
,-ux dipeins, allou6s a M. J. B. W. Francis et J. Adh6mar
Auguste, la some de P. 47.60, don't distraction a leur
profit et ce, non compris le coit du present arret.
Dowin de nous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident; F.
Baron, Georges Sylvain, Anselme et Jr6miie, juges, en au-
lietnce publi'que du 11 avril 1907, en presence de Mon-
sieur Lue Dominique, Commissaire du Gouvernement, et
issistls du citoyen C. Dessables, commis-greffier.






BULLETIN DES ARI.~TS


No 25.
TI:MBITE. EN iF.I; IST IEM ENTT.-SURSIS.-
SOMMAIRE:
Le demandeur don't la requete n'est pas r digee sur le timbre pies,.r
doit tre condamnm e une amended gale a dix fois la vitleur di,
timbre auquel l'acte est assujetti.
1I est ddfendu auxjuges et aux arbitres de rendre autcun jurlqeent, n,
aux experts de fire aucune estimation en faveur des parlicullhes s,
des actes somnis a l'enregistrement et qui n'auraient point satis/st
cetteformalite, a peine Cd'tre personnellement responsables des droil?
ARRET
du 11 Aviil 1907.
Le citoyen Inorcier Maurice centre le tribunal de pai:
de Port-Salut.
Oui, A l'audience du 14 mars dernier, Monsieur le jugj
Georges Sylvain, en la lecture de son rapport, et Mr
Luc Dominique, Commissaire du Gouvernement, en se
conclusions;
Vu lo. la requdte pr6sent6e par le demandeur et 2o
diflerentes autres pieces;
Sur l'exception soulev6e d'office par le Minist6re pt
blic :
Vu la loi du 13 aoft 1903 et celle du 20 juillet 190-
modificative de celle du 10 avril 1827 sur le timbre;
Vu 6galement les articles 62 et 151 de la loi sur I'En
iegistrement;
Attend que la requete presented par le sieur Inor
cier Maurice a Wte r6digce sur du paper timbre du typ
de vingt centimes, au lieu de 1'Vtre sur celui de trente
cinq centimes qui est prescrit par 'article 2 de la loi d.
13 aoft 1903 pour les actes du tribunal de Cassation;
Que c'est done le cas de condamner le demandeur
i ne amende gale a dix fois la valeur du timbre auquc
'acte est assujetti;
Attend que la requete don't s'agit, dtant assimilee
un premier acte de recours, n'est pas enregistre ;
Attendu qu'aux terms de l'article 151 de la loi su
I'Enregistrement, il est d6fendu aux juges et arbitres d
rendre aucun jugement ni aux experts de faire auci
ne estimation en faveur' de particuliers sur des acted
soumis a l'enregistrement et qui n'auraient point satii







;t, TI.WBUNAL DE CASSATION


I ; celle I'om aliitl, A peine d',ire persoi.io ,ll..-iineit
splonsalbles des droils;
Attelndu quie dans celte circonsta'ce, il v a lion de dire
I'il seia a-.rsis A slaluer sur le mnrile de la demanlde
slqn'A ce( que la formality de l'enregistremeint soit ac-
11 plie;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir ilelibljr,
t' lamnne le sieur Inorcier Maurice I uone amended dle
)is gourdes cinqnunte centimes; dit que jnsqn'a la re-
-'sentation de la quittance du receveur de I'enirei tr e-
,enl qui s-t ( iargde P ei c voil cette amende, il eia
irsis par le tribunal A statuer sur la demand en r n-
)i; diL encore qu'il en sera de m6me A 1'gard I -e la
(qi0e par lui produite plant qu'elle W'nura pas satisfait
la formalile de 1'enregistrement, conform mnenlt I'ar-
le 62 delay Iloi sur la matiere.
DonnAt le nous, Ernest Hlonhomme, vice-ptisident; F.
aron, Georges Sylvain, Anselme et J6remie, juges, en
idience publique du 11 avril 1907, en presence de Mr.
IC Dominii(ue, Commissaire dn Geuvernement, et as-
stes du citoyen C. Dessables, commis-greflier.

N0 26.
E.\'Loir. Do-McIII. REPRISI; D'.nS I.\NI:.
SOMMAIRE:
tcploit (l'aii a tit ju on aui x dI[fedleurs en Cassatlion qi a ). co i n i te
I, ilr tnn int-r lentu'rwe i Port-au-Prince come W> c,;n' ,t of ,s qn i-
,,rr etetn'u ge,' ,,t o'I .e trourvee p'ar'consdq, n',son 1p'imnipal etablisye-
mnnt, re P",'itl Ire (Iannul pJirce qu'il le cuinport-Icr l pa Is l do1)i-

i-e r)d* / ,lil d ei little t.'t .
I" i t'., t ie t.((uslnm )ttu ],p ir ict d (dc di'ne parties, dol itre reprise, soit
e,,r 'accoi di s )'t'PI Vio '.i'i fts de lu parties tldcedde avec son aidvcr-
S.iire surrvh'ttant, soit piar uic ta.,.ignation en rc,prie d('iusti :, '.
ARRET
do 11 Avril 1907.
Le sieur Abdala Sada contre lo. le sieur Louis Whitty et 2o.
demoiselle Miss Wlhitty.
Ou.i, a I'audience do 12 mars dernier, Monsieur le juge
eorges Sylvain, en son rapport, et Monsieur Luc Dominiquic,
.mmissaire du Gouvernemient, en ses conclusions;
Vu lto.l'acte de la declaration du pourvoi, en date du 11 juil-








BULLETIN DES ARRF-TS


let i., t,, 2o. le jugement all tI; I 30o. differmeltes autires pi'
et 4o. les reqieties des parties;
Sr la itin de ,oii-recevoir soulevee par lIes dlfeiideiuri' :
Atleliti (qtle les defendeurs opposeit an pounjroi uine fin
non recrvoir lit e de ce que 'assignation it eut\ donnce
fins de ourniir letirs defenises sunr le dit pour'oi ct (dr
(in 1!) juillet -1i()i, ne conlient pas le donlliile rtel du 4ii
Abdala Snda, (t I01 t ur.iqi(p n ei I < ( niclle au.\x ltal-L
dt'Ainm rique co lmeiii si cette itiii ense conatr'e, disenl-il.-.,
formait q So'ule seule vile;
Afelndll qune le sieur Abdala Sada av.:uit imliqiu dans I'exp
critique que sa demieure etait a Poi l-aii-Pri-lnc'. oi il e ,t
co-iin e ii Aociaiit-coiisignialHiire ,ti..,'r et Ofil 'Oe trouve I
,1)1I1SO'.i.t1 son principal eLablis.semenit, il ii'-ail pas olh
d' noticer le lieu de son domicile reel;
Qi'en conwi'q iie ce. il 'y a Ipas lioe de '':.r'r-tir i d'a
eiaard a lati e tin de non-recevoir proposee pari le: d'ffendei
I:aqi-e'] demniire rejetee;
Au fond:
Sir la premiere branch du mnoyen de porvoi:
V1 les articles :31:2, 3'i, 315 et 71 du col de J ie cci Idure e
le, invoqniis pa' le dlemandeur;
Attleld que le sieur Abdala Sada, locataire d'ltne Iall
en cet' vili,, 11Ie It.publicaint, -. pp t'Pi r i ,l la ,lame ve
St-Le-[.r i'ierre Jn-Louis, treut dl doctoetr Nelliours Thlo,
..p .-iltio' a'u; pavement des loyers es-tnains iie la propriieta'
Atlendi que snr son refis de passeIr ontre a la lite opi.
tion, le sieur Abdala Sada a ete cite en de'guterpl'issentei
v.nt le tribunal de paix de la section nord de celte ville,
le condanina A delaisser les lieux par lui loi.s plans le d
de tr'is inois, decision centre laqnelle il interjeta appel;
Atlendn que pendant que I'iistance latitl encore pend.
devant le tribunal civil de Port-au-Prince, la dite dame \
St-L[ger Pierre Jn-Louis vint A monrir,et cel 'vdnenemern futi
tifie au sieur Abdala Sada par exploit de l'hiissier Boyer Dt
en date du 25 janvier 1906;
Attend que. aprss que les consorts Whilty avaient, dar
dernier acte, donn6 au sieur Abdala Sada copie du teslai
de la defunte, qui les constitute ses lIgataires particuliers I
la ialle don't s'agit, ils declarerent reprendre l'instance
acle d'avocat A avocat;
Attend qu'a I'appel de la cause et par des conclusions-
melles, le demandeur en. Cassation declara que ses adverba
en leur quality de legataires de la feie dame St-Leger Pierr
Louis, n'avaient pas la saisine judiciaire des biens de celle
nifre, et qu'ils avaient pour devoir de notifier !'acle de dlec







DU TRllU.NAL DE CASSATION


tellatricet et d'intenter tie action en reprise d'instance qui
,ail 'Ire prealableinent jugee par le tribunal civil de Port-
- riiince;
AtLeiilii que le ddcis de la dame Vve St-Ltger Pierre Jean-
'uis, niotilie au Sieur Abdala Sada par ses advorsaires, arr'-
iit 'iiistance, (( puisque I'atfaire ii'eait pas en ctat);
Atteindu que dans ce cas,les parties interessees pouvaient vo-
itaireinetit reprendre I'instance, a la condition qu'elles fus-
nt d'accord sur ce point;
Allen lnu que, dans l'espece, les consorts Whitty en d6sirant
., I'iit-lance suspendue reprit son course, devaient, en 1'ab-
niie de tout accord, assigner en reprise d'instance:
Attendu que pour avoir penis qi'il Iit proclle atitrement,
I rejetant come inoperants les inoyens soulevYs A cc pro-
)s par le dit sieur Abdala Sada, les premieres juges ont violet
s aritiles 343 et :315 du code de procedure civil combines
tec- l'artice 71 du nieine code;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir d(liibre, sans
-oir besoii d'examiier la deuxieme brainche du move de
)irvoi, case sans renvoi, et ce, dans le but d'eviter touted
il1iraridtle de d.'cision, le jugement rendu par le tribunal ci-
I de Port-au-Prince, le '17 mai 1906; en consequence, ordon-
Sla re;nise de 1'amende dOposee #t condamne les consorts
"hilly iuv x dpens, alloues it Me. Solon Vieux, a la somine de
. S.dl. (dont distraction a son profit, et ce, non comprise le
ilt du preIsent arrit.
Donne de nous, Ernest Bonho.nme, vice- president; F. Baror,
eorges Sylvain, Anselme et Jeieii-, jugr', en audience pi-
i(que du I1 avril 1907, en presence de Moiosieur Luc IDomi-
que, Coininissaire du Gouvernement, et assists du citoyen
Dessables, commis-gretfier.

No 27
VIOLATION DE L'ART. 148, C PH. C.V.- POINT DE DR01T.
SOMMAIRE:
(rsque dts fins de non-recevoir sont opposes a la demand, le tri-
tbunal cl Ciat I(ni ddcider sur chevque fin de non-recevor el, pou": ap.
,dt-ei.,' le mdrite de chacune, de les nmetionner au point de droi!
i,,iPr l. questions distinctes.@
ARR T
du 11 Avril 19j7.
Les epoux Edinond Gr6goire conte l'Etat et la Ban-
ic National d'llai:i.







BULLETIN .. Ai'I tTS


Oiii, ti l'audience (du 19 mars Vi.1l, Monlsieur le ji
F. aroni, en son rapport; Mes. J. \V. Francis, pour
de1aunndi,,.'s, A. Botnamy, poor la di'li-dere-se, en let
observations; Mr. Luc Dominnique, Cinimmissaire du Go
', tl' f". i~_i. l lt, en scss Cli i, -i, i-;
Vi lo le ji llii' iit attaque;20o.l',icte le a dt claration
pourvoi; 30. les req uties des [j'.-ti'; i. un lmnnoire d
poutx lEdtin nd Grll'goire, et los aiites ptitces pro luites, n
tl;inllin t les I-i .S l:poi.t S aln llibi'-rI par Me. A. Boi
I1v, I[ la ruItiqiI Nuilionilft d<'f ili, relativemeni e
i 1.-i I.i ,la M inistere public;
.Sil' le ioyen unique dit pourvoi, section (a) des
f'l S s :
Vu l'article 1 i8, pr. civ;
Attenddu qu'il est de rvgle, et en V,:rtu dle I'article 1
pl civ ,qie lorsque des fins le owi-retevoir sont oppose'
i la demtnaie, le tribunal est ten ide Idlet'ler sur chaci
fin de inon-iecevoir, et, poutr ,q'.I''lir, le Ini'rite de c
i1 te, de les i~niti0onlner al point ile droit par des qu'
lions di tiiict 's;
Attewhiu qul' la demanded en paiement des epoux E
inmowl Gri-',sre, d'un co.alre-!bon No. 2-20, o .mis en
veur ti de fet D lorine, ancient Ministred'lla~ti ia Berlin el
Vatican, et s'elevant a la some de 2 130 dollars, or an
riciiin, la Iitanque Nationale id'Haiti opposa, appert les fi
precis dl jvigem 'nt attaqui et les conclusions de la B.
que elle-meme, deux fins de ,non-recevoir tirees du def
de qualit&s, en ce qi:e lo. les adtes qui lui ont
*i.itlnminiques ne sont pas de nature i etablir la q
lilt d'hritibre de DemesvarDelorme e ue prend dans i'i
tance Mine. Luvina Grgoire., et 2o. IneIne en suppose
,'l.ilii son droit i la succession de D)elorne, it lui reE
rait encore i etab'ir qu'elle estla senle Ieritieredu dofu
Attendu (qn le tribunal a solutionn6 IPs d(uix fins
ion-t1 i cevoir, I'l le apres i'antre, imais qu'il s'est conte
mionI GrIgoire non recevables pour dtaut de qualies "
Autiend qpteles deux fin)s tie non-r,-e: voiretaient ba-
sur des tp:ri-Ci1ies difflrents ; que les fails pri& dent I
jop 's ile droil,et que li sjuiges doivents'illi iogeri sur to
'S qT(ie-btions debattues au process;






DU TIHIBUNAL DE CASSATION


At lIt~e ainiii, lu'il y a omission dans le point de droit,
e il ,i cow-t itue. tt ne violation de I'art. 1.8;
A\ttn I '1i 10 les ,.nai leurs ont conclu t la cassation
.is trlv',J, trcI q lu. les parties ont conclu au fond et
1iie I;t cu.iis ,sl pelndante dans cet 6tat devant les pre-
Illers jrii ,,...;
llteriin que la 1fenlderesse n'a pas contest Il'existence
ie ce eis; qi 'il y a (lone lieu d'eviter un coiflil;
Par ces miitifI le tribunal apris en avoi rldiib r, casse
;.is I.ii\oi lejiigeineiil du tribunal civil de Port-au-Prince,
Ai d i1 dlu t 2 jiiin 190.A, rendu entire les 6poux Edmond
; 'oire, la 13 ique NaLionale d'tHuiti et 1'Etat; ordonne
a lillise. de I'amenled depos6e; cor.damne la Banque Na-
ioni;le 1I'll 1iti aux dlpens, liquids A la sommine de P.40.85,
ivec dlil ractioi at profit de Me. J. B. WV. Francis, et ce,
i.1ii comlpris le coiit dII present arrt
D)iIiC dfIt nious, Ernest Bonhomme, vice-president; F.
1,ron, Georges Sylvain, Anseline et Jdremie, juges, en
iiilieiice p ublique du 11 avril 1907, en pr6eence de Mr.
Lit: l)iDuminiil(,l..-. Commnissaire du Gouvernement, et assis-
e.s dhl IMr. (.. Dtissables, commis-greffier.

No. 28
'10o.\TIO.N Li: L'ARTICLI., 1418 DU C. DE PR. CiV.- MOTIFS
ET DISPOSITIF.'
SOMMAIRE :
Le- ir'.'ic r.tls l,i..''/ contenir', a peine de mdlite, les motifs et le dis-
L.- j:';i.e'.'i dout le dtspositifomet destatuer sur un chef de demand,
I ill : l r,' ,,. if. ne peuvent point supplier i l'omission.
ARREST
du 11 Avril 1907.
I., -uri F (leric Carvalho centre les dames Anna Car-
illh.), e ,l:im Justin Rabouin, et Mairuerite Carvalho,
fpoisF lr st Dtupuv.
Uni, A l'a1.li.it"i'e dii1 il mIrs e6oule, Monsieur le juige
;eoirge. S yl\vin, en son rapport ; Me. J. B. W. Francis,
iln sL. oblserv;illtiS ; Monsieur Luc Dominique, Commis-
;aire Idi Gouverieenieit, eii ses conclusioiis;







BULLETIN DES ARIRiTS


Vu lo le jugement attaque ; 2o I'acte de la declair;.tic
du pourvoi ; 30 I requite dlu demandeur ; 4o les autri
pieces par lui produites;
Les defenderesses o'ont pas depose ;
Sur le ler rnyl.i. du pourvoi:
Vu I'article 148, proc. civ.;
Attend qu'aux terms de I'article 148, ,proc. civ.,
jugements doivent contenir, entire autres inoiciations
les motifs et dispositifs ;
Attendu qu'il s'ensuit, comme c'est de rgle, que le ju
cement don't le disposilif omet de statuer sur un des clie'
de:demande est nul, et que les motifs ne peuvent suppli-
A l'omission ;
Attend que le sieur FrIderic Carvalho, demandiur er
opposition, a present au tribunal civil du Cap-ilitioen
comme premier chef de demand, celui tendant A l'annu;
nation pure et simple du jugement du 10 mai 1906, pou
avoir donn6 d6faut centre son avocat, sans avenir prki`
lable;
Attendu que les dames Anna Carvalho, spouse Justir,
Rabouin,et Marguerite Carvalho, spouse liirest Dupuy, o1;
conclu au rejet de la demand ;
Attendu que les juges se sont interroges sur ce point'
dans les prermire et deuxi6me questions inserees au jilge
ment attaque;
Attendu encore qu'ils ont amplement examine le point
et qu'ils ont mime abond6 dans le sens des conclusion
du demandeur, en renforgant juridiquement son argument.
station ;
Attendu, cependant, qu'aucune solution speciale, relative
a ce chef de demand, ne se trouve dans le dispositif di
jugement, ce qui le rend nul, pour omission, aux term
de l'article 148, proc. civ. ;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delihbre, e
sans avoir besoin d'examiner les 2e et 3e mnoyens, cassie
le jugement du tribunal civil du Cap-Haitien, en date di
27 juillet 1906, contradictoirement rendu sur opposition
entire les parties en cause ; ordonne la remise de I'amen
de d6pos6e et, pour etre statue conform6ment a la loi
renvoie l'affaire pardevant le tribunal civil de Port-de
Paix ; les 6poux Justin Rabouin s'etant desistes de l'a;







Du ThIBUNAL DE CASSATION


,:1i,',0 i 1,,.1iii Marguerite Carvallio,6pouse Ernest Dupuy,
i-Iio aux ,Ii.',s, liq qides a la sommine de P. 51.10, ave;
islr.-tioUm .ii pr iolit de e J. AdUhmlar Auguste, qui aftir-
ne les n\oir aa.iices, et ce, non comprise le coflt du pr6-
cll t l '01l
Doii6, dle Inous, Ernest Bonhomme, vice-prisident; F.
3aroni, (. Sylvain, Anselme et Jeremie, judges, en auidien-
e pub'ilqur di 11 avril '1907, en prs.,nce de Monsieur
.ie DLoiiiniique, Conimissaire du Gouvernement, et as-
isl.&s de Moinsieur C. Dessables, commi s-gr'eflier.

No 29
-Xi:LS DE, POUVOIR. VIOLATION DU DRoiT ri) I Ai DEFENSE
SOMMAIRE:
Il r! a excs de pouvoir et violation du droit de la ..Jlf a.ls: de Ih
nt al'u Iliir. ..l ,i(i, aprd s avoir reject une l .. de sursis, sta-
S.a Io liun, ae'nr t ilpe les parties aient ite enteadues sur ce fond.
ARRfT.
du 11 Avril 1907.
. .-it"r Ciarla.es Coles contre les sieurs lHugo Brussel et Co.
Oui, a I':nilieince du 19 mars ecoule, Monsieur le judge
;e(r-i. S ylvain, en son rapport ; Me Ldon Liautaud, en
.s ol.bservalions ; Monsieur Lic Dominique, Commissaire
In (,l iive 'Vei l entl en ses conclusions;
VI Io Ie jniieimenti attaque ; 20o 'acte de lh declaration
!u pom voi ; 3o la requ6te du demandeur ; io les autres
)ili:..-s [ i Ii produites;
Les dtl'.en lelrs rn'oi t pas depose ;
Sun le 2o, moyen du pourvoi :
Aliltlldn quee le sieur Chat les Coles introduisit au tri-
,iuna1l civil une demande en nullit6 de la signification du
iI.,-iit,'It du ler f6vrier, rendu coutre lui par default;
Attellnd qu'il excipa de cette demand te nullit6, encore
,enilaiite, ponr solliciter le sursis du tribunal de com-
nerce, at-pel a statue sur ses movens d'opposition con-
re le ji i'en nt par Atlrli nl quii 1 n t contradictoire s'eCv_, ,ea entire l'op-
)os:,it et les sieurs Hugo Brussel et Co, au profit de qui








BULLETIN DES AlltLl'.


le jun r ii.it l i,:r ,l,',flt a 6te rel(u, di t ill Ii 'Cl'eilb-i'
sa illniqU(Imenlt Lque la demandle tie s I ,
Atteindt que le tribunal de conmmrner crut Ilevoir revj
le sursis, et qn'il stalua en tn me Itoin ,s -ur I:. fundl, j
i'avait pas td6 abord6 par les puirties
Attendu que le demandeur a l'oppo-ition est (16feilnd
au principal I; qu'aiinsi il n peut 6tre coiilainid s:Ins
voir 6t6 elltenldu ; qn'il y a done (cllis I, jigelie it at
que, exces de ponvoir et violation (d druit ,Ie la ddir fii
Par ces motifs, le tribunal, apris en v\oir dclij6bee,
sans avoir besoin d'examiner les ;utires Ioyeins, casse
annule le jngement lu tribunal le cotimercl e de P'ort-01
Prince, en date dl 29 mars 1906, rendli entire I, s siet
Hingo Brussel et Co et le si eur Char es Coles ; orLlo
la remise de I'ameit e d6posee et, :poUr eire sta8tuP c(
form6tnent A la loi, renvoie l'altaire au tril-uual civil
jacmel, en ses attributions comtnerci:iles; conil;imne
sieurs Hugo Brussel et Co aux d6pens, liquii6s a l; s(
me de P. avec distraction au profit dIe Ales Pierre 1
diconrt et Leon Liautaud, qui aftirmnent en 'voir rfilt
vance, et ce, non compris le coit du pireent arret.
Don~n de nous, Ernest Bonhomme, vi,'c-presialdent;
Baron, G. Sylvain, J6 6mie et V. B. Do.lloIMel, j:res,
audience publique du 11 avril '1907, et Ii0:ence de 1N
sieur Luc Domintque, Coinnissaire 'I (;ouI ver~Ie* LI t.
assists de Monsieur C. Dess;ibles, copiliii.-gtreflier.

No. 30
ACtiON.- QUALITY' ET INTElJETr.
SOMMAIP.E :
Pour agir en justice, il faut avoir quali t et interit.
ARRIT
du 11 Avril 1907.
Les sieurs et dames Brutus St.-Vilcor, Bazile St.-Vi,
Victoria St.-Victor et Yve. Camille Joseph, niee SI.-Vic
centre les dames Am6lie Truffet, spouse autorisee du d
Emond Dessert, et la dame Carida Pasquel,\euve hMes
Lavaud.






Du rTIIBUNAL DE CASSATION


Out, a I'aulieince du 'il mars kcoul6, Monsieur lejuge
euoges _Sylv;ain, en son rapport ; Mes Bonuiay, pour les
?liiandeurs, Aug. A Il6raux el J. H. Delatour, pour les
ifellneresses, en leurs observations; 1Mr Liu Dolminique,
))minissaire (Ild Go(overneineiit, en ses conclusions ;
Vu lo. le jugem ent atlaqu6 ; 2o. I'acte de la declaration
i pourvoi ; 30. les requites des parties ; 4o. les autres
kces par elles proluites ;
Sur les deux fins de non-recevoir de la dame Edmond
essert el sur celle de la Vve. Mesmin Lavaud :
Attend qu'il est de r6gle eni droit que pour agir en jus-
ze ii faut ktre dans la position special A laquelle le droit
or'o reclame .e troupe atluch6, c'est-a-dlire qu'il fait
,oir quality ;
Attend que c'est cette quality que les demnanderesses
Spourvol cointsti',t a;ux conIso ts St.-Vielor, deman-
iurs; q~i'il y a done lieu d'examirinek's fins dn non-re-
!voir tirees de ce dlfdut de qualil( ;
Attend que les sieurs et larmes Brulus St.-Victor, Vic-
ria et Bezile St.-Victor, veuve Camille Joseph, ine Saiint-
ictor, se disent les plus proches parents de la veive
iseph Pasquet, n6e Hermosine Chanlatte; iqe leur mbre,
d;ne Clina Jn.-Marie, 6tait la sur dle Bonne Labor-
:, mere de Hermoqine Chaulatte; quie relle-ci et eiix, :es
mandiiirs, soit (done cousins germains, et qu'ils solt
uls hibils A recueillir la succession d'Uermijosine Cihai-
tte;
Attendu que si les consorts Brutus St.-Victor out proun-
Spur leurs actes de naissance qu'ils sont erfants ni;t'!-
Is de Celina Jn.-Marie, ii leur a 6te impossible de fire
preuve du lien de parents qui aurait existS entre eux
Ilermosine Chanlatte, la de cujus, n'ayant pu se pro-
irer les actes de naissance d'Hermosine ChUnlatte et de
)nne Laborle, parce que les registres de I'etat civil oil ils
it ete inscrits sont presumes perdus ;
Atlendlu qu' a la brre, ils ont invoque une autorisation
n1111e par eux A Monsieur Edmrond Dessert (de s'occuper
Sla succession de Mine Veuve Pasquet a laquelle, disent-
;, Ins la piece, its ont droit; qu'ils en infArent que
ir qnalilt a 6t6 reconnue ;
Attendlu que la piice, 6manhe des demandeurs eux-







IL'LLETIN DES AlhTTS


in~ines, n'est pas enregislr&e ; ce pour quoi le Iribif
ne peut rien dicider sur I'actc;
Attendii, encore, et A la bat re, quI'ils sOutieiinenl, q
c'est aux dlfenldeurs a justifier leur quality, ayant ete
mandeltrs au tribunal civil ;
Altte lu iI',e c'est aux demandeurs en :issiation qu'
coinbaui la prenve, ayant touwt d'abord i;nt opposition en
les mains doi notaire Astrel L;forest sur des soinines p
venant de pait;age orlduiiii par justice, ce qui a donn6 li
alors i la ldemande en main-lev6e ;
Attendu que surtout il s'agit ici d'une i!istance en Cas
tion, qui est. une instance nouvelle;que c'est aux demn:
deurs a proniver leur quality pour agir;
Atteiiiu aussi qu'il ne suffit pas,comme ils le pretenele
tonjours A la bare, qu'ils aient 6i6 puatie an jingenme
(i'il leur faut encore avoir iiitlit ; qu'ils sont sans ir
ret, parce qil'ils ne sont pas h6ritiers ; qu il est de re
que le defaut d'interet faith rel.ousser taut le pourvoi 1
inmne que CCux les moyens dont les parties n'auilaien
tirer aucun avartage ;
Attendu que les demandeurs se trouvant dans les ci
litions ci-dessus, il ya lieti de les d(clarer non receval
pour d6faut dle quality et dl'intr6l ;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir delibere,
clare purement et simple( rmeit re\'ev'able Ie pou
format par les consorts Brutus St.-Victor centre lI ju,
ment du tribunal civil de Port-au-Prince, en dale dui
inars 1906, reiidu contradicioirement et sur opposition
tre eux et les dames Edmond Dessert et Veuve les6
Lavaud ; en conjsquience, ordonne la confiscation de
i.ndite d~po~ e, et condamne les dits consorts Brutus '
Viclor aux depens, liqiidfs envers lMme Einmond Des.,
A fa somime de P. 52.95; envers la veuve Alesmin L.avatL
celle de P. 48.45, ,vec distraction au profit de Mes Aug4
Hdraux et J. R Delatour, qui affirment en avoir fai
avances, et ce, non comprise le coft du present arr't.
Doinn de nous, Ernest Bonhomme, vice-pr.sidlent
Baron, G. Sylvain,Anselme et J&remie, judges, en audit
,imlliuiie du 11 avril 1907, en presence de Monsieur
Dominicque, Commissaire du Gouveinement, et ass
de Mr C. Dessubles, conimis-greffier.









.. i TRIBUNAL DE CASSATION


No 31.
PATENTES.
SOMMAIRE:
loi suPr lc impositions directed defend d'unc fa on general aux tri-
inait.c d'(.i'-Hr,' aircuneeme demanded former pur ceux qui font Ic
f>.mmerce et qui sont souitis ia la patent, st la petition, la requete ou
xl.r/ilit d'ajoti'uement ne porte le numlro de Ic patente pour I'an-
de i,/lis le comrs de laquelle la demande est propose on I'ac-ion tn-
ARR PFT
du 23 Avril 1907.
Le sieur Marc Bo'tin
contre les sieurs Abraham As, hou & Co.
ii, a I'auiliencc du 21 mars kcoul Monsieur le juge
Denis, en son rapport ; Me" Martin D6vot, pour le de-
iileur, et C Belioit, pour les d6feilelurs, en leiis
s-erv tions ; Monsie~ r Eugtne Decatrel, Sub-btitut du
nmmissaire du Gouvernement, en ses concluisions;
Vu 1". les deux jugements attaqiis ; 2o. I'acte de la
cli;ration du ponurvoi; 30. les requdles tles parties, 4o.
Sauntres pieces par elles produces, et notamment les
,tes de Me. C. Benoit pour le deliber6;
SIr la fin de non-recevoir oppose au ponrvoi :
Vii I'article 32 de la loi du 27 octobre 1876 siir les im-
.sitions ldirtecics
AtIcndu que la loi sur les impositions directes dlfend
inc faL'on g6nirale aux tribtinaux d'adlmetlre a;uc ine
m11:'le rorinied par ceux qui font le commerce et qui soni
uiinis a la patente, si la petition, la requele o0 I'exploit
ijourneineiit tie porte le num6ro de la patente pour I'an-
e linis le course de laquelle la demand est propo-t6e on
ctio iiitente ;
At1itdlu (iie Mr Marc Boutin, dem nndenr en Cassatior,
ntitule industrici, sans que sa reqquite ni I'exploit ule si-
ilication de ses moyens pote e le niimnio de sa pater.te ;
i'il levait dire s'il est sujet on non i la patente et jus-
ier I'une ou l'autre situation; qii'il est done de presomp-
n, par son s-ilence A cet 6gard, q ;'il est non1 pas simple-
ent inlustriel, mais industrial commer;mnt soumis a la









,l) tL'ULLETIN DES ARHETS

p1itnti, ; qu a defait don e 1de umi o port danis sa requt
ou dans son exploit, la loi fircale doit eti e applique et
pourvoi declare irrecevable;
'ar ces motifs, le tribunal, aprs en avoir d6libi6e, d
rlare Ic ieour Mare Boutiin no0j recfvable en soi po1a)i
form cottre Its ju gements du tribunal civil de I'orl-a
Irince, ei dlte des 9 mai et '16 novembre 1905; ordon
la confiscation de I'amende d6pos6e, et condiaiine le dtwii
ileur aux ldpens, liquids A la laomme de P 47, avec (I
tractioni au profit de Mes L. Coutaid et C. Bciioit, qui all
menzt en avoir fail I'avance, et ce, non1 conipris le coti
present arr t.
Donnj de nous, Ernest Bonhomme, vice-prisident ;f
Baron, Georgos Sylvain, L. Denis et Anisline, jugPs
audience publique du 23 avril 1907, en presence de,
Eng. D&catrel, Substitut du Commissaire du Gouvel .
mnent, et assists de Mr A.J.B. HudicourL, c(,nInis-gri f'

No 32
RE(;LEMENT DE JUGES
SOMMAIRE :
Ie rPghtimntt de juges n'a lieu par le tribunal de Cossati,n
lersque vl dlifll t d est porltd deux on pluisieurs ibr;l'urux cvils.
ARREST
du 23 Avril 1907.
Le sieur i.on Bouchereau contre la daim e Pierre Chani
Ou'i, A l'audience du 12 mars derner, Monsieur lejil
F. Baron, en son rapport; Me Raymond rinl, en ses
s'rvations pour le demandeur,et Monsieur Luc Dominiqi
Commissaire du Gouvernement, en ses conclusions ;
Vu: lo le jugement rendu par le tribunal correction
ie ce resort sous la date du 12 juillet 1905 ; 20 d(
jugements rendus par le tribunal civil de Port-au-Print
I'un, sous la date du 4 "mai 1906 et I'autie, le 3 novemr
de la m6me ann6e ; 3o diffrentes autres pieces et 4i
requlte diu lemandeur;
Vu les articles 362 et 363 du code de pro6 edure ci\
Atlendu qu'il est de principle que le reilenment de ji







-if








ou 'rTIBUNAL DE CASSATION


'a lit-u p ii le tribunal de Cassation que lorsque le difl6-
' nd1 est porlte dieux on plnsieurs tribnnanx civil:
Alttedli qi'il est consiate en fait que la dame Pierre
'aI,:go, victinie come la dame Paul Sylvostre d'nn de-
it d'e s oquerie impute au nomm Le.on Boncherpan qui
St'ait Lis.'ge tdo f'x nomns et a employ des manoruvres
:;tnoluleuses pour' se fire d6livrer trois cents costumes
inilit:tir'es, en rendit plainte a I'antorit6 comnMtente et se
o:islitlu; parties civil au process contra l. dAlinqnant qui,
jipr6s :;voir perp6ltr ce fait, s'Mtait enfni a St.-Marc oh ii
i eLt6 artitl ; qu'expedid A Port-au-Prince, il s'y trouve
sot s les verrous pour attendre le jugemeit du Wdlit qui
lui eslt 'rprochli ;
Attendu que sui les poursuites exerc6es en consequence
parleMiiIsitlre publicaunom de la vinaicte publique centre
ie nioniin ILdoil Bouchereau, le tribunal correctionnel de
ce resort rendit, sous la date du 12 juillet 1905, un juge-
meiit qi coidamna la dame Pierre Chango a fournir
unte caution dle cinquante gourdes, pour siret6 des con-
lamnlations aux dommage-interets et aux frais qui pour-
raieiit rsulter du process ;
Attend que le 14 mai 1906, sur la dernande du nom-
mie L.ion Bouchereau, le tribunal correctionnel accord
a e dlrnier le sursis d'un mois A I'etlft de poursuivre
devant It tribunal compeient, l'exceptioi prejudicielle d'un
droit de propriet6 d6coulant l'un contract, le tout appert
son jugenmitl piortanit la date pricitee;
Attendu qu'apr.s ce jIug~iment,, le sieur Lont Boache-
re tu n'ayant pas rapporte a preuve qu'il etait intervene
entire Mad.mne Fierre Chtango et lui un contract civil en
vertu duquel ii serait deveiu proprietaire des objets en
litige, le tribunal civil de Port-au-Plrince, par son juge-
ment en date du 13 novembre 1906, se d'clara incom-
p'tent pour statue sur les deinailes du prevent Lton
Botichereau contenues dans son assignation du 23 mai
1900t, :issigoiation qui tendait a une demand en dl6ai et
au paiement par ternmes d'une prt.endue obligation;
Attendlu que d'apres cet etat dr fits, il y a lieu de reje-
ter come inal fond(e la demande d'autorisation a tin
d'assigner en rhglement de juges faite par le nominee
Loiin Bouchereau parce que : lo le tribunal de Cassa-










BULLETIN DES ARRETS


tion ne se trouve pas en presence d'un diflerct-d port
devant deux tribunaux civils et 2o le nomm6 Lioni Bot
chereau ne doit s'en prendre qu'd lui-m6me d'avo
complique a dessein une procedure des plus simple.
en mettant de cOtl la decision du tribunal correction ne
qui lui e ij3ig i d3 faire la preuve du pretend
droit de propriet6 par lui invoqud pour recoirir a uit
demand en dl6ai;
Par ces motifs, le tribunal, apr6s en voir d6~libre, (
sur les conclusions contormres du MiniSttre public, re'
jette come mal fondue, la demanded'4utorisation a lis
d'assigner en r6glement de juges formul6e par le d,
nonmm Leon Bouchereau.
Donn6 nous, F. B tron, juge remplissant 1'office de v
ce-pr6sident; G. Sylvain, Anselme, J6rrmie et Emrc;
Chancy, juges, en audience publique du 23 "ivril 1907.
en presence de Monsieur Eug. D6catrel, Substitut d,
Coinmnisaire du Gouvernement, et assist6sdu ci:oyecn .
j. B. Hudicourt, commis-greffier.


No. 33
DOMICILE.- ExctS DE POUVOlR.-
SOMMAIRE :
On ne peutrigoureusement appliquer t la significationdes moyens de ca.
station la necessity de l'indication du domicile rdel, indication e.ciyd
settlement pour les exploits d'ajournement par l'article 71 du code (d
pr. civ; la signification des moyens portant la demeure des denial
deurs en Cassation dquivaut I la mention de son domicile, lorsqu'
n'est point allggud qu'il a son domicile ailleurs.
N'a commis aucun excdsde pouvoir le juge de paix qui a prononed 1
validitei d'une saisie-gagerie ayant pour base la reclamatio
d'une some decent gourdes, sans qu'il ait eu d e:x.aminer un
question relative t un droit de proprited.
ARRET
du 25 Avril 1907.
Le sieur Fabre jeune centre les dames Anne Mari
Fabre, dite Julie, et Lafille Georges.
Oui, A l'audience du 11 avril courant, Monsieur I





rD TRIBUNAL DE CASSATION


g-! Georges Sylvain, en son rapport; Me. J. L. Domini-
.1t, en ses obs rvations, pour les defenderesses, et Mr.
ug. Decatrel, Substitut dii Commrnisaire du Guverne-
eMl, en ses conclusions;
VNt lo. I'acte de la declaration du pourvoi en (late du
i avril 1906; 2o. le ju'gement attiaque; 30 qitfTrentes
tIres piece et 40. les requetes des parties;
Sur la premibie fin de noit-recevoir :
Vu les articles 71 et 929 du code de procedure civil ;
Atteniin que les d6fenderesses en cessation pr6tendent
ie le dorni'ile di deriandeur n'est pas ilndique dans
'xplo't du 23 avi-il 1906, portant signification de ses
oyiens, co unie le present, a peine de nullit, I'article
dii code de procedure civil;
AtteilnJd qu'il est de jurisprudence base sur I'article
!9 du codeh de procedure civil :
to. a qii'on ne peut rigoureusement appliquer a la si-
:nilicaltion) des moyens de cassation la necessity de l'in-
,ication du domicile r6el,- indication exigee seulement
our les exploits d'ajournement par I'article 71 du code
e procedure civil, et 2o.que la signification des moyens
.ortant la demeure du demandeur en cassation 6quivaut
la inpition de son domicile, lorsque, du reste, il n'est
)oint allgu6 qu'il ait son domicile ailleurs ;
Atteind'ii .e, dans ces conditions, il y a lieu de rejeter
mnme mal foid&6 la fin de non-recevoir tire de l'inob-
rvance de I'art. 71 du code de procedure civil;
Su r la 26me. fin de non-recevoir:
Vu I'art. 918 dn code de procedure civil ;
Atltendt quie les dames Anne Marie Fabre, dite Julie, et
fille Georges soutiennent que Ie pourvoi en cassation
ntre les jugements des tribunaux de paix ne s'exerce
,e pour incompetence on exces de pouvoir et que pour
double griet, le jugement denonce kchappe A la cen-
re du Iribunal de Cassation;
Attendli qu' s'il est vrai qu'aux terms de I'art. 918 ldu
le de proe6lure civil, ( les deimanl-r.i. en cassation dos
emient. dtflinitifs rendus en dernier resort par les tii-
naux de paix, ne pourront avoir lieu que pour cause
Iicompntp:i' e ou d'exces de poiivoir,) aucune lin de non-
-evoir lpropo-ieo de ce chef ne saurait avoir la vertu







BULLETIN DES ARRETS


d'empecher prialablement tout examen suir le fond
pourvoi, examen qui seul, peut d6montrer le bieni ou
mal fond i du recours don't le jugement attaqie
1'objet ;
Qu'il suit de ce que dessus qu'il n'y a pas lieu de s'a
reter A la 2eme. fin de not-recevoir soulevde par
d6fenderesses en cassation;
Par ces motifs, le tribunal, apres d6libriation, reje:
les deux fins de non-recevoir proposes par les defend
resses;
sses; Au fond:

Sur le moyen unique du pourvoi: f
Vu le dit article 918 du code de procedure civi-: e
Attendu que sur une demand en valaditi de sai"
gagerie introduite devant le tribunal de paix de la cnmr,l
du Cap-Haitien, A la requ6te des dames Anne Marie
bre, dite Julie, et LafilleGeorges contre le sieur Fabr.- VJ
demand ayant pour base une some de cent g~e1
reclam6e pour fermage di, le dit tribunal de paix ")7,
come mal fondue une exception de garantie s41di
v6e par le dit sieur Fabre jeune et ordonna la p,
doirie au fond, appert jugement en date du 21 fdivr
1906 ;
Attend que le sieur Fabre jeune n'ayant pas comr
ru au jour fixt pour la plaidoirie de la cause au fond (
faut fut requis et obtenu contre lui, et le tribunal de p;
du Cap-Haitien, par son jugement en date du 5 mars 191
prononca la validity de la saisie-gagerie qu'il trouva ju
aufond et reguli6re en la forme, sans qu'll ait eu a e:
miner aucune question roulant sur un droit de proper
te, comme l'a allegu6 a tort le demandeur en cassati(
Attend qu'en statuant comme il I'a faith, lejugement
taqu6 n'a commis aucun exc6s de pouvoir;
Par ces motifs, le tribunal, apr6s en avoir d6libir6,
jette le pourvoi exerc6 par le sieur Fabre june centre
jugement par d6faut rendu par le tribunal de paix de
commune du Cap-Haitien le 5 mars "1906; en consdquen
ordonne la confiscation de l'amende d6pos6e et condan
le dit sieur Fabre jeune aux d6pens, alloues A Mes. N'
ces Leconte et J. L. Dominique, A la some de P. 40..









bu T'rIBUNAL DE CASSATION


nitl distraction a leur profit, et ce, non compris le cout
i pisfit arrkt
DIonnii de inous, F. Baron, judge remplissant 1'office du
*sidciit ; G. Sylvain, Anselme, 3Jr6mie et V. R. Do-
oii), ju1gt, eii audience publique du 25 avril 1907, en
s.-nire tie Monsieur Eng. Ddcatrel, Substitut du Com
issAire duii Gouvernement, et assists du citoyen C. Des-
Iles, comniis-greftier.


No. 34
,JMANuD.r. -CHOSE JUGER. -.MOTIFS. POINT DE DROIT.
l i SOMMAIRE:
' l une Ldlibtdration du Conseil de famille done mandate d'exereer
I Ees les urtions relatives aux biens d'un mineur pardevant les
iOiuiau.c dle paix, les tribunaux civil el le tribunal de Cassation,
le bia de I( loi est atteint ;i i imported peu que le mandate ainsi donnd
oilt pus jscialement pour se pourvoir en Cassation.
L.'autoirite de la chose juyde n'a lieu qu'd I'gyard de ce qui a faith
1'iljet duI jugement; it faut que la chose demanded soit la mnme ;
lfuet la dematde soit fondue sur la ndm~e cause ; qu'elle soit entire les
w' etus putties, et formie par elles et contre elles en la inIme qua-
lil .
L.e. junes nlt amplement motive leurs jugcntents, en raisonnant sur
les ,cnltions juridiques de la chose jugde, quils ont appliques aux
aits et cir'uoiistlances de la cause sounuse e leur examen.
Le tpoIint ele droit qi reponu d la solution qui a dt~ donnde aux
*outifl et an dipiositif de la question ayite el ddbattae, n'est ni er-

ARRET
du 25 Avril 1907.
-es daiies to. Justine Bruno, Vve. Prud'homme, agissant
mini mere et tutrice naturelle du miner Marc Bruno Clesca;
E Emilie Pr6saitles, veuve Alexandre Trebaud Morisset, mere
tutrice naturelle de son fils minuir Raoul Bruno Clesca
nire la citoyenne Henriquita Almeida de Meza
)ui, Ai I'audience du 'II avril courant, Monsieur le juge
orges Sylvain, en son rapport; Me. J. L. Doinnique, en ses
servations, pour les demanderesses, et M. Eugene Decatrel
bstitut du Coiumissaire du Gouvernement, en ses conclusion!
Vu lo. le jugemont attaque; 2o. I'acte declaiatif de pourvo'i
dltat dii 9 janvier 1906; 3o. differentes autres pieces produi-










BULLETIN DES AIRRiTS


tes par les P.-ulic, el 40. les requttes conLenant les ilnoyVLI dt
ces dprlneires;
Sur la .fin die ,ion-recevoir olpposee a pourroi :
Vu les articles 37I du code civil et 9-2 du code tle lpruc-
dulre civil;
Attendii que la dpfendvresse en Cassation prdtelnd qce le
proces-verbal de deliberations dii coitseil de famillle iprodult tst
du 7 juillet 19 0 e coinporte utin andat g-tIIeral dt'cercer tfu-
tes les actions relatives aux bins Clesca pardevant les Iribll-
naux de paix, les trilinar x civil el le tribunal de Cas.-ation,
e! qti'ui pareil acle.ne remplit pas le %\mu de I'article 37 1 du
'odte civil qui prAvoit ulne anuorisation special pourl ch1iaqle
alTaire d termllill'ie -1 pl s I arliieuli'ln, i tiit pour nl potr0,i\
en Cassationi I- 'ciiseil dte luilill deva-'il 4tre en in. smt dil-
elle, d'aipi 6-i' r s'il v a lit-i ol 11011 de I( :1rsuivre la tlulle;
AU!endu que les ldenaideresse a:titi ef'- .lorisees A so
pourvoir eii Ci'ssaltil,, par nite d!llber.,liut, du cow.-l nil (d fa.n
nille, reque par Ie jii l-- pai\ d in coinlm]llne de St- i
lti 7 juil l t), le ut t de la loi a el t ci l;
QOuil iiimporle peu qne le mandate donnie cet effet, avant qi(l
,t c le ins-aiice ail ele eip; ,.- 'r. au inorn des niineurs Clesca,)
i,:ii[iie lainis ce cas Ie caraciere de special e, parce ql 'il et.
de jtirii-prtidei '''- que i'article 374 du code civil ne disposanlti
que dans I'intltrt des inineurs, ne peut &6re invoque conlr.e
leur iitirii-t; i
Que d le lors, la fin de non-recevoir soulev6e par la "defin-
diresse doit ltre rejete, en tenant compete des principles con-
sacrds par le dit article 374 du codecivil;
Au fond:
Sni' la premini e branch du moyen unique du pourvoi:
Vu I'article 1136 dIu code civil;
At!endn q i'aux terines de cet article, I'autorilt de la chose
jugde n'a lieu qu'A I'dgard de ce qui a fait I'objet du juemeine t;
qu'il fa-.it flue la chose demnandee soit la m)me;que la demanded
soit fon ide str la mnme cause; que la demand soil eilre I(-s
inirnes parties et former par elles et centre elles en Ia mniine
quality;
Attendii que sur une action en d6guerpissement intentrAe de-
vant le tribunal civil de St-Marc par la citoyenne Ilenriquita
Allneiida TtFband de Meza aux dames : lo. Emilie I'rdsailles,
Veuve Alexandre Thdbaud Morisset, tutrice de son enfant rni-
Ieillr 1 itoul Bruno Clesca, et 2o. Justine Bruno, veuve Pru-
d'lhoini lutrice de son enfant miner Marc Bruno Clecsa.
ce trilbunal, sons la date du 18 mai 1904, ( debouta les parties
:i.fenderesses de letrsdemandes d'acte de reserve et d'enqutile:







uu TRIBUNAL DE CASSATION


ir lonna le deguerpissement de la portion de la propricle sise
- St-Marc, Rue du Peuple, que les defenderesses occupent in-
.liiiieiit et en commune pour et an nom de leurs entants mi-
ieur]s Rlaoul et Marc Bruno Clesca; d6clara que la l dae Al-
meYlda de Meza etait proprietaire incommutabl, d'icj-ll, et re-
leta les domrnages-intrlts rdclatns >;
Attend que par arr't de ce tribunal, en date di 13 jiiin
1905, les parties detenduresses sus-denommein s ont t6l decla-
rtes irrecevables en leur pourvoi form contre le jugement do
18 inai 1904;
Attendu qu'apres cet arret qui a maintenu le jugement du 18
iai 1i01, la dame Justine Bruno, veuve Prnd'nommie, proc6-
dant comine mere et tutrice naturelle idn minur Marc B:unoo
Clasca, el la dame Emilie 'Priailles, veuve Alexandre Thlba nd
Morissel, agissant en sa quality de inmre et de tutrice naturelle
di sieur Raoul Bruno Clesca, par exploit de I'huissier Geor-
ges Molaire jeune, en date du 18 juillet 1905, ajournerent par-
levant le tribunal civil de St-Marc la citoyenne Hlenriquita.
lha'itd.I de Meza aux fins d'crtendre dire < que le command
.e.iient du 3 jiillet 1905 est inop6rant; q( e les reqn rants
ii'occupe t aucun terrain, Rue do Peuple, appartenant a l'ad-
versaire; qu'ils sont proprietaires, non Rue dii Peniple, mais
rhuei Mariie; qie les abornements de leur propri6 e, Rue Ma-
rine, sont nettement ditermiines par les acles authentiques
plus hant 6numnres et qiii demetitentl ceux conteus au juge-
ineni du tribunal civil des Gonaives et a I'acte de vonte de
ia,.Jane veuve Clador Elysee A I'adversaire, on date du '10 jan-
\ier 1'iJ:,; qu'on ne peut opposer la ch )se jugee aux rnequera,,is
I1 qu'a l'e6:rid de ces abornements pour lesqiels I'officier pu-
blic pouvant seul les donner, 'st un arpentetr, il n'exite pas
non ills de chose jug6e; entendre dire que les reqnteran!s
,eroti admis B prouver m6me par temoins que li s deux cham-
Ies achetees par l'adversaire n'ont jamais touch an lond
de la piopriet6 Verna; entendre dire que les atlres.cham-
bres, l',te Marine, qui sont les dependances de la mason Irii-
cipale, Rue Marine, ont tonjours et de tout temps faith partic
dc cetle propriety, Rue Marine, cela, depuis plus de vingt ans;
Altendu que surcette assignation, sortit a la d:te du 7 d -
ceiibre 9i05, jigemeni do tribunal civil de Saint-Maire qii
Ilclara que I'action intentle par la dernanderesse 6tait cotver-
te par I'autorit6 de la chose jugAe:
Atten1lu que l'assignation du 1 juillet 1905 ne tendai! q,'h
faire revivre une contestation don't le in rite avait i't' ,.ii ap-
prIci' par la justice;
Que la difference consulate dans la nouvelle action es!t I










BULLETIN DES ARR'TS


dans le nom de la Rue Marine ; 2o. dans les abornements de
la propriWtd de la Rue Marine et 30. dans la question de pres-
cription;
Attendu que cette difference ne saurait avoir le caractere
d'un moyen nouveau;
Que c'est done a bon droit qu'il a W6t soutenu par la d6fen-
deresse,i I'occasion de ce pourvoi: lo qi'entre les deux actions
don't le rapprochement a justified I'admission de l'exception de
la chose jugee,il y a identitL de cause;2o. que le fondemient ju -
ridique ktait, en effet, le m6mre; que les veuves Prud'homme
et Morisset,agissant come tutrices, ne sont pas proprietaires
de la partie de terrain comprise entire les ahornements por-
tes snr l'acte de vente d'AlmeYda de Meza; 3o. que dans la
premiere action, Alme'da de Meza a demanded et oblenu leur de-
guerpissement pour cette cause; 4o. que dans la second, elles
demandent elles-mmnes, en s'appuyant sur des tires qii'elies
n'avaient pas prdseutes ant'rieurement, de faire declarer ino-
perant le commandement signifi6 pour les faire d6guerpir de la\,
meme portion de terrain; 5o. que I'identite d'objet n'est pas
moins demontrde; I'empietement reprochd aux veiives Pru-
d'homme et Morisset faisait l'objct de la premiere instance et
la second tend a faire dire qu'il n'y a pas lieu & deguerpis-
sement parce qu'ii n'y a pas d'empietement );
Qu'en dec!arant done avoir rencontrd dans la deuxi6me ac-
tion les caract6res constitutifs de la chose jugee, le tribunal ci-
vil de Saint-Marc n'a ni viol6, ni faussement applique l'article
4136 du code civil, ni excedd ses pouvoirs;
Sur la deuxi6re branch du dit moyen, basee sur la viola-
tion de l'article 148 du code de procedure civil:
Attend qu'il est reproch6 au jugement critique I'absence de
motifs legaux, rationnels et de fait touchant I'identite de cause
et d'objet de la deuxiime demand au regard de la premiere
pour en faire deduire la chose jug6e et 2o. I'etablissement d'un
point de droit, absolument erron6 et d6fectueux exprimant qu'il:
s'agissait de la reformation d'une decision prec6dente du meame
tribunal;
Atteidu qu'il suffit de lire les divers considerants du juge-
ment, objet du pourvoi, pour se convaincre que les premiers
juges ont amplement motive leur oeuvre, en raisonnant sur les
conditions juridiques de la chose jugee, qu'ils ont appliquees
aux faits et circonstances de la cause qui a ete soumise a leur
examen;
Que ce reproche d'absence de motifs ne saurait 6tre admis
Attendu qu'en ce qui concern le point de droit critiqlu, les
premiers juges se sont interroges sur la chose jugde de la ma-











ou TRIBUNAL DE CASSATION


twre sivante: Le tribunal peut-il dire qu'il y a autorit6 de
.cho.e jug6e sur la demand presernte par la parties deman-
eresse tenlrmlat a reclaier par des titres soumis, la reforina-
on d'une decision de ce tribunal en faveur de la defenderesse
micerinai. un empiktement sur tine propriete, Rue duPeuple,
St-Marc ,,?
Atterlin que cet ihterrogat n'est ni errone, ni detectueiix et
!pond a la solution qui a t donnee dans les inotifs et dans
disposilif, a laquetion qui a dt6 agiite ct debhttue par les
arties litigantes devant les juges du fond;
Que sur ce point encore, Particle 148 di code de Irocdluire
ivile n'a pas W6t viol(';
I'ar ces motifs, le tribunal, apres en avoir delihbed, rejette le
ourvoi exerc6 par les dames Justine Bruno, veuve I'rud'hoin-
ce et Emili, Piresailles, veuve Alexandre Th iidtl Mloriseet, es-
ualites qu'elles agissent, contre le jugement re'nd pa;ir le tri-
'nal civil de St-Marc, le 7 decembre 1905: c u consequence,
'lonne la confiscation de I'amende deposee et condaiine les
i.es dames aux depens,allot s a Mes. J. E. Kenol et Emiil' Dels s
nides, A la somine de I'. 38.55, cents. et cc, non (-uiiipris le
)Ct du present arr6t.
ionne de nous, F. R;ron, juge remplissant les tonctions dle
resident ; Georges Sylvain, Anselne, J1reinie et V. IL. ,Do-
ond,jugi's, en aidien-c publique du 25 avril 1907, eti pr|Istn' ce
k Monsieur Eng. I)6eatrel, Sibstitit du Cointiiissaire dii tGou-
,rnei~ent et assists du citoyen C. D)ssables, co :t tis greffTer.


No 35.
PIECE PRODUITE A I.LAUDIENCE. OVATION.

SOMMAIRE :
SAwuii textee de loi ne fail defense aux parties de fire usage d'un"
lece qai n'au(oit pas 0t6 sijifide on comm unique. Lorsqe'un.e pictC
st prodnite i l'audience dans ces conditions, la parti? centre laquelle
elle est empli!lie peat selemnent en demander commntniioalim>,. ar't
IS9, proc. cit; et fate par elle de ce fire, la piecc resic acqise a
proels.
La notation ve se i >'lrein pIas, et si, en cette matibre, ii aCopartien
ltux juqes du fonl i'Xippr:rier 'intention des parties. r Irib",all Ie
C(Oosatioi ve conserve pas nmoins son drit de rechcrcher si les fits eta
!lis retnissent les rfaoctres dre la notation, tels qu'ils sont defini
,ar les articles 1056 108 et I 66, code civil.
Les billels t ordre souscrits en remplacemtent de lelfrcs de change,
or,"r la nii'oe dette, en vue senlement de ba'n'rfcier il'li proogation
Ic d'lai, t'opb'ent pas notation de la d.tt1 priminive, et cela, ofors







BULLETIN DES ABRITS


m? me qu'il y a-eu premise au dcbileur de la letire tie hni.tig aittcrici .
recent souscrite.
ARREST
du 7 Mai '907. (Sections in6uiies.)
Monsieur Ulysse Mondon centre les sieurs
Massoni & Co.
Ou', A l'audience du 5 fwvrier expire of I'affaire a 6t6 re
produite, Monsieur le juge L. Denis, en son r;pporl ; lMe;
Solon MAnos et J L. Dominique, en leurs observation:
respectives ; Monsieur Emm. Chancy, alors su.bstilut di
Commissaire du Gouvernement, en ses conclusioiib;
Vu lo. le jugement attaqu6; 2o. I'acte de la d(cllratio
du pourvoi ; 3 les requites et les notes d6po.ees par le
parties ; 4o toutes les autres pieces produites ;
En ce qui a trait a l'incident relatirf la production
l'audience de la traite de Fcs. 579.65:
Attendu qu'aucun texte de loi ne fait defense aux par
ties de faire usage d'une piece qui n'aurail pas EtW signifi6
ou communiquee;
Que lorsqu'une pikce est produite a l'audience dan
ces conditions, lapartie contte laquelle elle est employee
peut seulement en demander communication, article 1SK
pr. civ.,et faute par elle de ce fire, la pi&.;e reste acquis
au proc6s ; que tel est le cas pour la trait don't s'agit
produite par Massoni;
Sur le ler moyen du pourvoi:
Attendu que la novation ne se presume pas, et si, ei
cette matiere, il appartient aux j)ges du fond d'appricie
l'intention des parties, le tribunal de Cassation ne conser
ve pas moins son droit de rechercher si les faits 6tnblis re
unissent les caractlres de la novation, tels qu'ils sot
d6finis par les arts. 1056, 1058 et 1066, code civil;
Attendu qu'en r6glement de marchandises vendues d
compete courant par Ulysse Mondon A Massoni et Co., I
premier emit sur ceux-ci deux lettres de change, a titi
conditionnel et sauf encaissement, ainsi que cela a lie
dans les usages du commerce; que ces effects n'ayant pt
pu 6tre acquitt6s a leur 6ch6ance par Massoni et Co., ii.
sollicit6rent de leur creancier, terms et delais, que celin
ci consentit A leur accorder ; et, A cette fin, Massonii et C(
lui souscrivirent, pour la m6me dette, des billets a ordil










Du TRIBUNAL DE CESSATION


a c.& Ie;.-s dliverses en remplacemenit ni plus ni moiins
if s Itl rcs ,-. change impayets, aillsi d'ail!eurs quie I'iidi-
I'"- lIi i n'ition suivaite sur les deux traites : < Re en
p tclineit lies billets a or(Iie;)
Atlind~ u qie dans ces conditions, ces billets n'ont pu
ope'er i'ov;ition, n'ayant 66 souScrits (i'ein vue d'u ne
simpll'e rir:og:ition dle dilai, et le tribjital de commerce de
.Icnlltil eli acciieilliant la novationt invoquee par lassoni
& Co a fait ime, fausse interp6tlatioin et ine tansse ap-
piic.iltion les ;arli:les '1056 et 1U58 combines avec la viola-
tioi dl Ie I', t. 1066, code civ.; qu'il s'ensuit que de ce chef
I ~e j- i 'InI I c'rititii6e est mil ;
Im, ce Iiolif, le tribunal, april s en avoir de'ib6r6, casse
et ;inn-.iI e j !gr'liien d I tribunal de comwinerw e de Jacmel,
,i dilt. .In 1I1 j!lillet 190i, rendu cotra lictoirement enhe
l ) p r.ie en c ; en coieq lence, ordonne la premise
le I'aiii :i I, V14poze6, el, comnme ii s'agit d'un second re-
co ir,, relient I'talhire pour y ktre state an fondly, en con-
ft'o:li.ite de I'article 131 de la Constitution;
Au fond:
Allentdu qu'il 1sulte, en fail, des circonstances de la
,. i i. lt les sienrs Massoni et Co. alors nignciants &
Port-ai Plrinie, devalelnt a Mosieur Ulysse Monddon, ne-
od.iiit i a Bolreaux, pour marchandlises A eux vendues et
ilivre .i en coiiple coiir:int, uine premitii e fracture de Fes.
._-79.C..j, en d; le adi 15 f6vrier 1894, contre laq(nelle le ven-
dIir ta mis ai !; lmuile dale et pour le mtme chiffre, une
itiailto payable hi prseilalion a l'ordre lde Monsienr Fou-
1 iard' q(ui, fante de pavement par Massoni et Co., I'a en-
uossto-,, le 16 oclobre 1895 a i'ordle d Ulysse Mondon, et
uline second factnure, en date dnu 15 niai 1804, dle la som-
iii dte FCe e. 3078.65 conitre laquelle Ulysse M ndion, com-
ii pourii, la premiere, tmit i la mine date et pour la
ioIIIeI v'aleou line lr;ile a I'oidre (i, lui-rneme, payable
e0 1. seplt-elbri .le s iva.;i t, touijour.s sIr les dits Massoni et
;') ;
SAtleIn .-i: iie MI;lMOlli et Co. ne pouvant pas payer c, s
lt's at lellr 6chlli6nce, Ulys.e Mondlon chlargea d'abord
de Io o no tt ins il' .\I- .1. N L6ger die i'- :ter cette af-
airl' uvc en.\ ; liuL ,ilan.-, I'i.iPioss')biitI de s'acquilter en-







BULLETIN DEs Alli'ITS


vers s CS ii t -ietiil, ils Itur ld niaDll ]d enl' l ell jilerlle t pit
texte' de la inauvaise situation des alloiies, de leur accol dt
coming lfcilit(s, des delais pour payer, et finalemeul il:
protpoeirent la Me J. N. L6ger, ell ue uiiiquenienit de 1.
faveur solliciteo, de souscrlre a leur creancier des billeti
A o dre, a echanlces diverse, en Ieglement des lettres d.
. i.tm ,- lirees stir eux pour les murcniiidises doiu t ils i .s
lecollllaiss( Iit tld biteurs;
Attendu l qie Me J. N. Liger,dans ces co.llitions, accep-
ta Ia proposiion, t'l contre les deux pellets en soull'raice.
Mlassoni et (Co. lui rt miirent treize billets a ordre de F. *5
,t F. 500 payables 6 la fin de chaque mois et causes les tin
vuleur en iaricha:ndises et les autres valeur on Comple
(lq e, sur ces traites il nit siiplenient cette mention u i.re
S11 payeim lit dh s billets a oi die ) l.r evi ier I10t6; que c4 i
faith, il remit i M;lssoni et Co., I'etfet de Fs 579.65;
Atteiidu que Macsoni et Co, ;iprt;s avoir pay6 les deu
premiers hlo usi ordre, i'oi;t juimais pu arriver a acquittt
les autres, irestes jusqu'ici en lu possession d'Ulysse .Mon
doll ;
Altendu qre c'est dans cet elat des chooses entire I,
parties que Ulysse Mondon lit donner, le 24 juin '1890
:ssiguiation a ses d6biteurs en paiemen t du nontant d
leir conpie <( o rant, avec inl'i .Ls, ani te au 31 dect nbi
1898, a l souiine de Fcs. 4.132.70,et ce, avec doiiiiieage
interests et dlpens ;
Atteiilu qne sur cette assignation sortit du tribunal d,
comnmere de Port-au-Prince, le 16 avril '1901, jugemeen
qui, sil pourvoi, a I6e case par ar dut du t1ribual de Cas'
station, en late du 2 juillet 193 ; (iq e I'al'aire reproduit
devant le tribunal de commerce de Jacmel auquel el!
avait kt6 renvoy6e, sortit le jugement du 11 juillet l40'
objet de ce second recours.
Attend que Massoni et Co., pour repousser I'actio.
d'Ulysse Mondon contre eux, pr6teiient que les hillets
I rdie qu'ils lui ont souscrits en replacement des deti
lettres de change qu'ii avait PmiSes sur eux, valeur e,
mnrclhandises, out opEre ovation ; qu'ils ine sonut pl'
06bitours en compete courant et qu'il ne peut v'lanleme"
letir tre r eclarme que le montant des billets A ordire in'
IP } I' r' 1< 1(.. -r r c ,. .,-1.0 ,d i ) ,aid






DU TRIBUNAL DE CASSATION


maniidu Ie Ul is Mondon, come mal fonde ; a ce qu'il
leur oilt ioneii6 acte de ce qu'ils ieconnaissent de bone
fo i lui td(oi!r un petit solde de compete de Fes. 94.15, pour
.-icialiles a usage, et enfin a ce qu'il soit oimidamne6 leur
nvay.r cilnqlui lt nrille francs, a titre de dommages-int6-
Sets, avec depens ;
Altd id i que Massoni et Co. font eir ur, parce que,ainsi
que It luhmial I'a fail r(ssortir dans I'examen du ler.
IIo\( I, de ce pout voi, les billets a ordtre sousciits en rem-
pl;ct iieiitl de ietties de change, jour la m6me dette, en
vue S.eulit.'lcit t de Lbiindcier d'une prorogation de ddlai,
n'oj,'irenit i ';s novalion de la dette primitive, et cela, alors
menie (lu'il y a eu, come daris 1'espce, premise au d6-
bikcui dti la let e de change antriieuriemenit ouscrite;
AtltlendM que les leltres de change, liites par Ulysse
lMondlo 1 smr Ma.-sutii et Co., causes valeur en marchan-
i uits, n'a\cieiit pas (cima ig le caraclire de la dette r6sul-
'.;tl du comtriple couiant ; qu'entre les parties, ces traites
0n;itl satit ( nailsi mn lit, ccmmie celi se piatique dans
les IIaget.- d(i1 conin.eice ; que les billets :oi cijits en rem-
pla, tieit (de c( s traitPs, el vue eeu'enient d'une pruro-
gatiol de di'lai, ti'ot done pas necessairement opdr6 no-
vatLioi ;
Atteumdu que sir les Fcs. 4.'132.60 relames, Ulysse Mon-
Ion itdecil:r avoir regu a compete une valeur de Fes 500, ce
,ui iullit sa crdalice a la some de Fcs. 3.632 60, avec
iiie1 ets ;
Attc'iid qu'il rIstilte te tout ce qui pr6cide que las-
sonli 't :o. sonlt Inal fondes en leurs deriandes, fins et
zolicluSions ; que, relativement aux donimnages-int6erts
elraii16des pal'r les parties respectivement, le tribunal estime
rpie, ,nmis les circonstances de la cause, il n'y a pas lieu
1'y 'aire d.oit, aucune des dites parties n'ayant 6prouv6
le prI6j ulice susceptible de reparation en argent;
P';r ces motifs, 1h tribunal, apres en avoir d6libred, re-
ielCl collne iial foidlees les demnandes, fins et conclusions
les si~lurs Ma.-soni et Co. ; dit que la remise par eux faite
0 Ulysse Monildo de billets A ordre n'a pas eu.pour effect
openerer no\;Ntion de la dette originaire poursuivie centre
jx ; en conisrquence, condamne les dits Massoni et Co, A







BULLETIN DES ARRETS


payer a Mlvtsiit ur Ulysse Mondon, sans ti me ni delli,
pa.r louts IcI voices de droit et mi ,iii par corps, la o-omnme
de tLrois mile six cent trente-deux francs soixuiite ceni-
ies (Fes. :3.632.60 ), montant de leur compete courant a-
vec inltrets, an 31 decemtbre 1898; fixe, en cas de non p.vye-
inent, a trois ans la du-ee de la contrainte par corps ; re-
jette les domiimages-intiiits demands par les parties
respectiveiment ; donne acted A Ulysse Mondon (e Le qu'il
dc&clare ii'e pit A rendire a Massoui .t LCo. leur signature,
et cowdaniime le- dilts Massoni et Co. aux d6pens, liquidt.s
a la sonmme de P. 50 10, don't distractions au plolit de Mle:
Solon M ~ios ct lioratius Volcy, qui affirment en avoir fail
iavance, et ce, non compris le coit du present an rt.
Dolne de lions, 1. Lechaud, president ; Camille Dejean,
F. lIaron, (;Gorges Sylvain, L. Denis, S. Marius, Ainscline,
.letrlie et V. i. Dornond, juges, en audience pub.ique du
7 muai 1907, en presence de Monsieur Eug. Dicatrel, Subls-
tiiut tlu Comninissaire du (ouverneinent, et assists du
sieur C. Dessal~es, commis-greftier.

No 36

FIN TEi NON -nECEVOIR.- VIOLATION DE L'ARTICLE 148 Dl
C. DI PI'. CIV.-MOTIFS. POINT DE DROIT. -
)DEPENs. INTEI~ROGATOIRE SUR FAITS ET ARTICLES. -

SOM MAI E:
Le trtbt7,al de reiuroi, saisi apr~s cassatiom, n'est pas lidpar la soluti,
donide par le tribunal supcrme aux tdi'fTrentes questions ull'il
X.'. (1iincs;u S ddC (eion sur ces questions pent cdre tout a tlrequ celle t
ce haut tribunal sans qu'on puisse en f'ire l'objet d'oucume fin die no,i
recevoir.
I'l juycmen)t el suffisamment motiov lorsque, de l'c~i.emble de la
ciion, ressortent les raisons qui ont port lejuge a ?,'rononcer orom
il a fait, et alors il n'est point necessaire qu'C chaque cief de cc
cliuions vienne se rattacher une sdrie ide motifs disthlcts.
Le pooint de droit des jugement,, pour etre conforme a I ort. 148,c. jpr.
doit contenir d uns sa rddaction, mdnte implicitemwnt, routes les qu'
lions .ur lesquelles le tribunal etatt appeld a statue.
La compensation des ddpens n'dtant que facultative, les iuyes, et
l'ordun nr l pas, ne peuvent pas itre reprochds iu'roib /iusseie
(pplique lart. 137, pr. civ.






DU TRIBUNAL DE CASSATION


..- rl~'lraci tiu, continue dans une decision et qui n'aurait cxced sur'
elle aucune influence, ne saurait etre prise en con.iddration pour fire
uliuler l'ceuvre des premiers juges.
rl n'est pas indispensable que l'interroqatoire sur faits et articles con-
tienne des aveux, et. quand it en conlient sur tin fait, on ,peat en
lirer des inductions pour l'appriciation des faits alleyitds i proaver.

ARRET
du 7 Mars 1907 ( Sections reunies ).
La dame Hermance Alfred. centre le sieur Graudjean Guil-
aume.
Oui, aux audiences des 5 et 19 f6vrier de cette annie, on I'af-
'aire a ete reproduite et continue, lejuge Jeremie, en son
apport; Mes. Pierre Hudicourt et Camille Latortue, en leurs
observationss respectives; Monsieur Luc Dominique, Comnmissai-
e du Gouvernemeirt, en ses conclusions ;
Vu lo. le jugement attaqud; 2o. I'acte de la declaration dii
(ipurvoi; 3o. les requeles des parties; 4o. toutes les autres pii-
Ats produites;
Sur la fin de non-recevoir proposee par le defender:
Attendu que le tribunal de renvoi, saisi apres cassation,n'est
)as lid par la solution donnde par le tribunal supremne aux dif-
'renlts questions qu'il a examinees; que sa decision sur ces
questions peut done 6tre tout autre que celle de ce haut tribu-
nal, sans que l'on puisse en faire I'objet d'aucune fin de non-
recevoir;
Attend encore qu'il inporte peu qu'un po'rvoi soit base
uniquement sur des mnoyens de fait; que le tribunal n'est pas
mnoins tenu pour cela de I'examiner;
Attendu, en effet, qu'il est de r6g!e qu'un pourvoi esi lon-
jours recevable lorsqu'il a etd former dans les former et delais
prescrits par une parties qui est dans les conditions exigees pour
I'exprer ; qu'il s'ensuit que la fin de non-recevoir proposed
n'est nullement fondue;
En consequence, le tribunal, apres deliberation, la rejette;
Sur le premier moyen du pourvoi:
Attendu, en principle, qu'un jugement est suffisamment ino-
tive, lorsque de I'ensemble de la decision ressortent les rai-
sons qui ont port le juge a prononcer come ii a fail, et alors
ii n'est point necessaire, come le pretend a tort la deian -
deresse, qu'A chaque chef de conclusions vienne se rattacher
ulne serie de motifs distincts;
Attendu, dans l'espice, que pour dtablir que I'interrogatoire
sur faits et articles subi par Grandjean Guillaume et la conrt-






BULLETIN DES ARIETS


leltre invoquee par Hermance Alfred ne pouvaclint pas consti-
tuer un commencement le preuve par ecrit, les juges du fail
ont dit que cet interrogatoire, ne contenant que des d6n6ga-
tions, tant A I'6gard des valeurs pr6tendues 6tre la proprield
d'Hermance Alfred qu'A 1'6gard de la contre-lettre don't elle faith
etat, ne peut pas valoir contre Grandjean Guillaume;
Attend que I'interrogatoire sur faits et articles elant consider
comme un acte 6manant des parties, il n'y avail pas lieu pout
les juges de s'expliquer sur le point de saooir si la piece qu'on
present, c'est-a-dire Le proces-verbal de cel interrogatoire es'
par "crit, et si elle est 6inanee de la parlie a laquelle on l'op-
pose; qu'il suffisait d'examiner si les fails consignes dans cellt
piece rendaient ou non vraisemblables les faits all.gu&s ; qu(
c'est exactement ce qu'ont faith les premiers jrges qui, suir ce
point, ne m6ritent pas le reproche qui leur a Mtl fail bien ma
a propos;
Attendu que le fail de savoir si les aveux, dentgalions ou con
traditions d'une parties dans les reponses qu'elle a faites dan
un interrogatoire sur faits et articles peuvent ou non rendr
vraisemblables les faits allegu6s,el constiluer par suite un corn
mencement de preuve par ecrit,etant abandoned I'appreciatio
souvera;ne des juges du fait, il demeure evident que lorsqt
ces juges d6clarentque les designations de I'interrog- ne rer,
dent pas invraisemblables les faits allgues, ils ont, avec preci
sion, exprimi leur motif de decider;
Attendu, en ce qui concern l'impossibilit6 allegu(e par He<
mance Alfred de se procurer une preuve littorale de r'oblig
tion qu'elle reclame, qu'il n'y a qu'a rapproclher le motif don
n6 pour le rejet de ce chef de demand de la question A laquell
il correspond dans le point de droit pour se bien p6netrer d
la pensee des premiers juges qui, n'ayant pas trouv6 le moyee
invoqu6 pour justifier I'impossibilite all6euje assez series
pour Atre pris en consideration, ont jug, qu'il n'y aurail lieu c
s'y arrgter que si l'obligation don't ii s'agit centre les part
provenait d'un quasi-contrat ou d'un quasi-dPlil; que, dai
ces conditions et contrairement a ce que pense la demanderes
en cassation, le motif critique renferme, d'une maniere iinpli('
te, les raisons de d6cider des premiers juges sur la questii(
relative B ce chef;
Attendu que pour repousser la preuve ofifrte de la perte i
titre, les premiers juges, tenant compete des declarations et ave
consigns dans le proces-verbal d'interrogatoire subi par Grarn
jean Guillaume, ont d6clar6 que la contre-leltre don't Herna
'.' A'lrd a, i t, i;'ayantjamais existed, n'a pas eti. perdi
el'alors la preuve demanded serait sans effet;





Du TRIBUNAL DE CASSATION


Allendu que c'est A la suite de ces raisonnements que
tril)nal civil de Jacmel, comme pour les resumer, A
,larid qce la demand reconventionnelle de li dams
romancee Alfred n'est pas appuyee de preuve littorale et
ie la dite dame ne se trouve dans ancun des cas d'ex-
ption ktablis par la loi pour I'admission de la preuve
stimoniale, etc ;
Attendu que de touts ces considerations, il r6sulte
ie le jigement, objet du po irvoi, n'est pas nul pour
ce de forces, violation de F'art. 148, proc. civ., et man-
le de base legale;
Sur le '2me moyen:
Attendu qu'il est dejiirispridence constant que le point
, droit des jugements, pour ktre conforme a la disposi-
J. y relative de I'art 148, proc. civ., doit contenir d i; n
L redaction, minme implic:ilement, totes les questions
Lr lesquelles le tribunal 6tl;it appeld A statue ;
Atten-la,d-s lors, qu'en ce lqui c mncrne le commeni-e-
I iAt dr preuve par ~crit,poiit n'est Iesoin d'6noncer des
lesionss relatives A cliac in de elemnents (ui le consti-
tent, tells qu'ils sont d6finis par I'art. 1132, code civil;
'il suffit, comme cela a :6 fidt dans I'espkce, de poser
. question a savoir : <( Si la Ie:n-lnde l'enuqu te 1t.)rmu-
lea p ir lerinance Alfred, po ir elib!ir la preuve qu'elle
est propritlaire des fonds einployes a I'acquisition tii
terrain litigieux et a la construction de la maison q i
renose siur le dit terrain, appartiennent ;i I dite dn ,
Ini sera adjug;e)); et encore: aLa demand d'enquete for-
mulhe par cette dame pour etablir la prove qu'ell- es
proprielaire des fonds sus-mentionnes et qu'une contre
leltre ecrite en sa faveur par Grindljoan Guillaume a Wte
(depo-ee lians un colTre-fort de Seneque Pierre, r6unit-elle
les conditions voulues par la loi pour etre accueillie >?
ne ces questions ainsi enoncees remplissent bien le voen
SI ,e islateur ;
Attendu que la dame Hermance Alfred avait demanded
etre au'orisee a prouver par tlmoins la circonstance
ituite qui l'avait privde de son titre ; qui dans le point
Sdi oit cri1lqii on li : I lerin Imn e Alfred, est-ellp cdalin
i cas du tU,:'e a!i;uia i!e 'art. 1133, code civ? Qi'il 'en,







BULLETIN DES ARRESTS


faut pas davantage pour repousser I'allegation de la de
manderesse sur ce point;
Attendu,quant A la demand d'enqulte base sur 1'excep
tion continue en l'art. 1133, code civil, qu'on lit encore
dans le point de droit: RMsulte-il des faits et circonslance
du proc6s l'impossibilitl pour Hermance Alfred de s(
procurer une preuve littorale des faits qu'elle allegue'
Que cette mention est en tous points suffisante pour re-
pousser la critique faite de ce chef;
Attendu qu'il rdsulte de l'examen ci-dessus qu'il n'y,
pas, dans le jugement attaque, insuffisance on defeclune
du point de droit, et, par suite, violation de l'article' ce,,
proc. civ; (ma l
Sur le 36me moyen :
Attendu que la compensation des depens autorisee [
l'art.138, 2eme alin6a, proc. civ., n'6tant que facultati:
lesjuges, en ne I'ordonnant pas, ne peuvent pas dtre ,i,
proch6s d'avoir faussement applique l'art. 137, pr. civ ; ,
Sur le 46me moyen :
Attendu qu'en d6clarant dans un des motifs de le
jugement qu'il n'y avait pas d'acte 6crit 6mane de Gar
jean Guillaume, les premiers juges ont voulu seulem,
dire qu'il n'y avait pas d'acte 6crit de la main de Gra,
jean Guillaume pouvant rendre vraisemblables les f;
allegu6s par Hermance Alfred ; que si l'interrogat
subi a le caractere d'un acte 6mani des parties il n
pas cependant 6crit de leur main; que, dans tous les ,it
cette declaration fut-elle enonc6e, elle ne saurait 'e
prise en considdration,faire annuler l'oeuvre des prerm l-
juges, puisqu'elle n'a exerc6 aucune influence sue la`,
cision rendue apr6s examen des reponses consigndes i,
l'interrogatoire, ne rendant pas, suivant leur appriciatl
souveraine, vraisemblables les faits allegus ; qu'il
done pas eu violation de l'art. 1132, code civ;
Sur le.56me moyen :
Attendu encore qu'en 'd6clarant que pour coristituee
commencementdepreuve par dcrit I'interrogatoire surf
et articles doit renfermer des declarations on aveux p
vant rendre vraisemblables les faits allegues, les prem
juges ont Wt peut-e tre trop loin ; qu'il n'est pas in
I






DU TRIBUNAL CASSATION


pcLablle, en elf-t, que I'interrogatoire contienne des aveux,
et quanll il en contient sur un faith, on peut en tirer des
iniductions pour I'appreciation des faits allggues a prou-
vjr; que cette ddclar.-tion, sans influence sur la decision,
'a done: pas le caractre (l'uiie fausse interpretationi de
I'art. 1!32, cod. civ., et d'une fausse application de l'art.
I126, lneime code;
Sur le 66me moyen :
Alte~ndu qi'en demandant A faire la preuve de la perte
dlu titre qii dans sa pens6e devait constituer un commen-
inent dle pretve par ecrit, Hermance Alfred avait en vue
i; eol-ntre-lettre que, d'apr6s elle, Grandjean Guillaume
',ttit i dposee dans le coffre-fort de Sineque Pierre ;
' Iro.ttcl que Grandjean Guillaume, dans l'interrogatoire
,.Ydl a subi, a bien avou6 qu'il av;,it fail chez Sin6que
P'i-rre le depot d'un dcrit, mais que cet 6crit n'6tait pas
mte coiltre-lettie ; que contrairement A ce que pretend
l.Irminmce Alfred, il contenait que les fonds qui out servi
acheter et A bitir la propridid litigieuse provenaient de
s deniers A lui; que cet aveu dtant indivisible, les pre-
Iliers jiiges en ont inf6eL a bon droit que cette conlre-
'tlire i1'a jiamais exist et qle sa perte, dis lors, te pouvait
pjias iire 16g:lement prouvte ; qu'en refusant, dans ces
coMnditions, d'o (1 nner la preuve sollicitie, les premiers
;ures n,'oiiL pas viold I'art. 1133, cod. civ ;
Attendu que de loutes les observations qui prcedent,
I rsilte Clue le pourvoi, second recourse, de la dame
lernamn ce Alfred, est mal fonda en tait et en droit;
Po;i ces motifs, le tribunal, apres eni avoir delibL,!, re-
itte purement et simplement le pourvoi, second recourse
-rine par la dame Hermance Alfred contre le jugement
tribunal civil de Jacmel, en date du 16 mars 1906
-endu contradictoirement entre elle et Ie sieur Grandjean
;uill iume ; en consequence, ordonne la confiscation de
'amEuidle l pose et co(ndamne la dame lHermaijce Alfred
LIx i1pens, liquids A la some de . dont distrac-
,on anu profit de Me Camille Latortue, qui affirme en avoir
ait I'-vance, et ce, non compris le coCit diu present arret.
Donn 6 de nons, H. Lechaud, president ; Ernest Bon-
iommne, vice-president; C. Dejean, F. Baron, G.Sylvain P.
Laraque, Ein.Chan y et Jer mie V. R. Domond, juges, en










BULLETIN DEs Ahil'bTS


audience publique du 7 mai 1907, en p1ise nce dle Mlo
sieur Eugene Lecatiel, Subtlitui dtl Cllinllus:iirt, du ;Go
vernen-unt, el assitles de Mi. C. LDG .s.lle:, (on mihs-it
lier.

No 37.

FIN DE NON-RECEVOIR PROPOSEIE A L'AUDIENCE.- PAHLANT
VIOLATION DE L'ART. 148, C. Pi. CIV. POINT
DE DI1OIT. VISA DE PIECES.- OPPOSITION ASSOCIATION:
EN PARTICIPATION. SOCIETIES DE COMMERCE CESStL
D'UN CuNTRAT .- CiONITIUN '01 STATIVE.-PREUVE
DE LA SIGNIFICATION D'CNE ( E':( N A AT ALTHENTIcI
SOMMAIRE :

La fin de non-recevoir tire de l'it'rdrgularit oan de l,:nu;llit dte l'exall
d difi l'tio. des moycns du dcfemldeur I ent tIijtair. d2'e propo
i luattdience par le tdemandeur.
N'est pas nul i'exploit de siygificalion di.. moyeais don't le parl
a, ecrit en mtrge, est de la minmte eriture lcrhne t Ilsil.le que celle
corps de 1 acte.
L'article 148 du codee de pr. civ. exiei, a peine dei ullite'. 1'enon
tion dans le point de droit des jugements, de routes les questions
out atd discules et sur lesquellis il a 1l sltaltu:.
L'a) tidle 148 du code pr. civ. n'e.ciye que la niw-tiooi des pi&c-s j
duites, et non pas de cells qui n'ont pas dtO ,'ltN,'s.
L'irrgeularlite de lu procedure suirie par lu purti, ,M!WI.rt qui assiy
fin de main-lev e d'opposition le ties suisi, pltc t que le sulise
n'est pas une cause e nellit (de 1de ajournement on dle non-iecev
lit, parce que le tiers-soist ainsi appeld, pouvoit, en foiscant inte,
nir le saisissant, demundeir d ttre mis hours de c.tio.
I'n comilt dit de negocients d'Hail i, considtrd (Crnine aIssociation
participation, n'a pas de reason social; que ce litre qp,'il s'est doa
n'st qu une simple designation qui ne pent pas c ? faare unet persv,
morale, et alors il ne pent proedder en justice 'pie pur les soc.j
qui le coimposent.
Les Societis de commerce, nulles pour ditfut de lIulicotion, aux te)
de articlee 4l), code de i,,n., conservent, qua',t In passe, le caram
de socidWs de faith.
Lorsque la session d'un contrat a Lti approuve'e .pan le GourernLle
et que ce contract avait obtenu la sunctimin hi'lislative, il n'e.st
lcessire de sounetre oui et e talie id c: orali ion qui n'a en
,!i, ,,li: les stipulationi s du contrat.
La clause d'un control de cession par laquelle les cessionnaires,ei
(d prix stipuld e la ce ssion, s'engagent d nomnmei r le cdlanti d
tellr dIe LI'trleprise cedhe avec tes apipointemlents riinsiuels et un p






DU TRIBUNAL DE CASSATION


it.vIe sr les:, bendfices qui peLuent en risulter, W'.sl pas potesia.
ViVr. i,"uil,'clle produit nn leun de droit entre les parties, urc.Wes
i; -.lliU, iode civ.; que c'est oa eni faementect don't l'in.cdcctiin par les.
essioanaires peut donier lieu entire cux A itne action en jautice.
l'TIn-u' lI' la signif.'cttiiim d'une cession de contract prat rdiillO r ii,
i' nr eiT'in'ent ,IMuindlpar le ddbiteur cedd i la cession qu'il ppr uve.
ie dlepcIte minisid I'llc a, con.iie acte public, un caructere ,atheitnti-
j ne, jlistlqu'tle ePintte d'u( mnembre da Gouverneiaclc, a(Ui..si( ein
.a quitlit d ie personne publiCque, duns la sphere de ses atlribitlions,
Sartutnimtenlt de I'art. 1 I02 da code civil i.
Sussoctitio.ns conenerciales en ipaticipatlon sont, dit l'art 48, code
le coin nmere,relatives d une o, plusieurs operations de coinmerei; ct
rlors. il Wiet pas dtonnant qut e le comit de ndegociants d'ltclit ait /m,
:nus censer d'.:tre une association commrcciale en'participation, fair
terscs opera tluns de commerce.

ARHET
du 7 M li 1907 (Sections r6unies.)
NMalaine Marie Dnpuy,-Vve. Gorham Enstis tHubbard con-
Slo. les siiiirs F. Hlerr.naiiii et Co.; 2o. Simmnonds f'rres et
.F. Elie et Co.
Oni, anx audiences dey 26 fevrier et 5 mars de cette annee
I'affaire a ete proldnite et continue, Mr. le juge F. Baroin,
son rapport; Mes. S. enos el Lespinasse, en letrs obser-
lions respective; NMr L u Domininique, Conmmissaire Liu ;Gon-
rnemenrt, en ses c IiiclinioOs;
Vu 1o. le jugemenitt :attaliti; 2o, I'acte de la declaration du
,urvoi; 3o. les requetLs dlcs parties ; 4o. routes les pieces par
es produites;
Sur la lin de non-rece\oir produite B I'audience par la de-
inderess,"
Attendu ql,'il est de jurisprudence constant que la tin de
n-recevoir tiree de I'irregularite ou de la nullite de I'exploit
simnification des moyens du defender pout t ,ijoiirjs '.re
oposee A I'andience par le demandeur, ainsi que cela a eni
u dans I'espAce; qu'i! s'ensuit done que la ti:i de inon-
;evoir proposed est recevable et doit, par constquent. lime
uniinee;
ttendu que la demanderesse en cassation argue de nullite
:ploit de signification des moyens des dleendeurs. en ce qtie
' parlant h du dit exploit. rapproche de la mention des
,ts ravys, serait illisible;
tLlendu qii'il suftit d'un simple coup d'ceil sur I'exploiL cri-
ue pour conslater que, contrairement a I'allegatioi de la de-
mnderesse, le parlant A, kcrit en marge, est de la m~nme
iture ferine et lisible que celle du corps du dit ace ;








,BULLETIN DEs AlihLTS


Enl cAnsequence, le tribunal, apres deliblatiou di lair
lini de it, n-iece\oir ni l liidee et la rejette;
iir It1 Ilt Nl\l llie nlJy e du pourvoi:
Atteidu qut I'arl. 'l- roc. ci\., t xige, a peine de nulli
j'erjtn ciatlioi t ians le punlli de dioit dts jugenitnts, de tou
leI- qin tio'ii qui out ete di-culees et sur le-quelles ii a
statue ;
Atlt idti, dans I'esp6ce, que les premiers juges orut oi
d'iiinocer (daus le poinii de druit du jugeinien denltiice les qui
lions relative- A la iinllitt demiiatdee de I'a -ign aiion du
iiars I.K ) qu ils out rejetie et a I'inellicacite par eux dkcliI
de I'npposition du 18 ioveiibre 1898 ; qi'il en result que
jugenient, objet du present pourvoi, etl, de ce chef, nul;
Attendu, en ce qui concern la noii-mintition dans ce juk
meant de I'acle d'association passe enlie Irs nieibres du Con,
de ingociants d'Haiti, ii d'aucune autre pi6ce qii aurail t
terniinti les prenliris judges a considered Ie dit CGoinit conra
une association couiierciale en participation pI.lutlt que coni
une society antoiyme, il suflit de rappeler qne I'art. 148, 1
civ., n'exige qie la mention des pieces produites, et comi
celles ci-dessiis desigiees r'unt pas ele deposees, il tie pou
pas en tre lailt uentiin; que, dans tous les cas, en I'absei
de ces pieces, le caracteie de I'association pouvait bien s'indu
des circo.istances;
Par ces motils, le tribunal, apr6s en avoir ddlibere, casse
annule lejugement du tribunal civil de Jacinel, rendu en
les parties, le 27 octobre 1904; en consiqueice, ordonne la
wise de I'ainende d6pos6e. et cominne ii s'agit d'un second I
course entire les meimes parties, retient I'allaire pour, par 1
etre statue au fond, contforinment A I'article 1:31 de la Co
titution ;
Au fo-d :
Attendu qu'il resulte des documents verses au proces i
feu Henry Latbrester'e avait rIguii6rement obtenu du Gouv
nement de la Republique la concession de la construction
de I'Ntablis!ement des tianmways de Port-au-Prince, par con
en date di 9 aoOl 1894, rev6tu de la sanction Igislative;
Altendu que )p;r acte au rapport de Me. Maximilien Lafor
notaire du Gou\ernenmeit a la residence de Port-au-Prir
en date du 30 octobre 1895, le concessionaire fit ce-siol
son contract a une association coinmerciale, etablie a Port
Prince, sous la denomination de Corite de negociants d'f
ti ", et coinios6e des maisons de commerce F. Herriann,
Co., Siminuvds frWres, F. Elie et Co. et Tancr6de Auguste, ti
et moyennant la some de cinq mille gourdes, avec en'







DU TRIBUNAL DE CASSATION


,migagement pris par les cessionnaires de nommer le cd-
kat, ace tant, di ,ecteur de I'eitrprise au jouirde son inau-
uraton, a des alloii.teiten!s mt-nsuels et un pourcentage sur
n btenefices qui pourront rdsulter de la dite eiitreurise, ce qui
a;il I'objet d'un contract entire les parties;
Attendu ": io cette cession ainsi consentie a ete accepted p ,ia'
SGouverneinent par Ie Secretaire d'Etat des Travaux publics,
pert sa dep6che en date du 20 novembre 1895;
Attendti que les choses en etaient Il quand la Vve. Hubbarl,
SprIleldant cr6anci6re des sieurs Laforesterie frWres, et no
uninentde la succession de fen Henry Laforesterie,fit pratiquer,
S18 novemnbre 1898, ine opposition sur toutes les valenirs
i'en verlt du contract du 9 aott 1894, le Gouvernement
ourrail devoir & Henry Laforesterie;
Attendu que lorsque les cessionnaires, apres avoir, en cette
ualite, remnpli les obligations anxquelles ils etaient te-
us en vertu du contract cede, se present rent A la Banque
rationale d'Haiti pour reclamer les valeurs qui lour etaient
ues aux teriues du dit contract, I'opposition de la dame Hnb-
ar.i leur a 6te oppose;
Attend que c'est alors que par exploit en date du 11 rnai
900, les cessionnaires firent donner assignation & la Banque
rationale d'Haiti pour s'entenflre condaminer b leur verser
-s valeurs sur lesquelles portait la saisie de la veuve Hub-
ard, ce qui, indirectement, constituait une demand en main-
-vde de la dite saisie;
Atlenrdu qite sur cette action, la veutve Hubbard, par requete
ignilice le 25 rnai 1900, intervint dans I'instance ,'t fit valoir
is pretantions sur lesquelles, par son jugemnent en date du 21
dceinbre 1900, le tribunal civil de Port-an-Prince mit la
aiiqque hours de cause, d6clara nulles les societsde commerce
iii comuposent le Comitd de ngociants d'Haiti, ainsi que la
eision du 30 octobre 1905 qui leur a Wet faite;
AlLenlii que, sur le pourvoi exerc6 centre ce jugtment par
Is mnembres du Comite de negocianta, il a te ann tld par ar-
et du tribunal rgulatenr en date du 24 juin 1902, el I'affaire
envovye devant le tribunal civil de Ja'omel qni, par son
jriiteint en date di 27 octobre '1904, a dclboiLt la veuve
lubl)ard de ses demands, fins et conclusion ;
.Attendu que sur le pourvoi, secotid recours, exerc6 contre
e jiiein-nt, il a lien pour le tribiunal d'txaminer, -'n e gald
.uI. pretentious resp-clives ds parties, les questions que la
ontestation present A jnger et qii sont relatives
lo. a la non-recevabilit6 de I'action pioursuivit, poir
.\oir te form^ne, non contre la partie sni-issante, mai. centre
a Banque Nationale d'Haiti, tiers saisi; 2o. A I'incapacitd des ces-








BULLETIN ios Ah rlTS


sionnnaires plonr proceder en justice en leur 1oin pers.,ni'l,
cession qi'ls' pr,'tendent leur avoir tc6 faite, ayant et~ c o
stii. au Cimit de iegociants d'Hait,: nul nf e plaide par pr
{nlrur; 3o. h la nullite des soci',ttes (c)lnnl eialdes lq i proe,
dent r pi'r- .rntir ce CoinitO, ces soci etes I'ayant pas I'eNisirn
ebgale,. allite d avoir rempli eii tempi utile les rl'rlnaliits
ipublication prescritvs par I'article 42, cod, co-i.; in,. a la I .
possibilil poim'r Hemnry Laforesterie de traiislrer le culltral
co. Cessionll ians i'approl)'ilion di Giouveriieilntl i t la sainc.ti
du Corps l6gislalti; 5o. a laconlilioi potesiati\ve de la parl-.I
oessionnaires sans laqiielle serait faile In c-'sion dn
oclobre 1895; Go. a la fraud ldonwt seraiLt inftecet- la dile cessio
el 7.). an det'a-nt de signification d'icelle, signiiication qi
s 'Ion la v'nve Hlibbard, ne ponvait itre faite i i' I'adiid inist.,
t ',r des liiances de P1ort-ai-Prince et i la l}anque Nationa
d'HaYti ;
Snr la non recevabilit de I'aclion :
Att'ndli que I'i-rvgula--itl de la pr')cedure snivie par la pa
t : saiie (i|i assigns h fin de main-levde d'oppos ltiou le lie
:tisi pilntol qleI le saisissanl n'est pas une cause de nullite
I :jonrnei:e' t ou do non-r,- ccvabilitl, parc' qmI-i le lier'. sa
ainsi aippel6, pot'ail, en faisant inlervenir le I saisissaiit, d
manlder a kt re mis hors d-I ca:i.e; q ne, dans I'.-pece, I'int,
venanle, ayant pris position dans le d6bat se Ironie 6tre &ai
i itlert a taire declarer I'action non receivable :
A\tendn que Madame Hubbard, saisissanle, e~anl. intervpn,
dans I'instance, et le tiers saisi mis hours de cause, la procedui
est done regularisee;
Sur la maxime nul ne plaide par procureur :
Altendt que le Comit de negociants d'Ha'iti, considere conm
association en participation, n'a pas de raison social ; que
titre qu'il s'est donned n'est qu'une simple designatioii qui i
pent pas en fire une personnel morale, et alors il tie peut pr'
c4der en justice que par les soci;t6s qui le component; qni
s'ensuit que la maxime nnl ne plaide par procl relir a eLt m
A propose invoqude dans I'espce et que I'action introduite pv
I'ajournement du II mai 1900 est bien receivable;
Snr la nullit[ resultant de I'inobservation des formalits c
I'art. 42, code com.:
Atteidii qie c'est ui principle g6niralement reconnu que I(
soci;tes de comrnnrce, nulles pour defant de publication, at
termes de I'art. 42, code coin., conservent, quant au passe
caractbre de sociAtes de fail;
Attend que s'il est vrai que la nullite pour dt6faut de ip
blication ne peut pas. par les associds, etre opposee aux tie;









n)u TRIBUNAL DE CASSATION


oUt trait, avec la society, tandis que ces tiers ont le droit
se pr(valoir de cetle nullite contre la soci6et,-ce qui d'ail-
rs ii'a janiais t~t contest dans I'espece,-il est aussi evident
SI'a.ii i la!ii( de la soci6t6 laisse subsister pour f'avenir les
ivnrtionis pass-es entire les tiers et les associs ;
ltindnm an siiriiplius, quP. celte nullite, quant aux societes qui
Or"I'.,liv~l Ie Comite de negociants, est (lfment couverte;
\LleiHu, i el; i0Tet, que I'art. 30 de la I'ni du 5 aoOt 1900 sur
liquiiiltion jiidiciaire, en accordant un dGlai de faveur aux
iett.s de 'coiinerce qui etaient en retard de se conformer
lIrescridliiis de I'art 42, code cor., a covert cette nul-
liunr le. suocits qui, bin6ficiant de ce delai, se sout mi-
enll re le;
lltendl qie les miaisons de commerce F. Herrmann et Co. et
i1nonds lfreres, beneficiant de la dispositi-;n df.l'art. 30 de ]a
sil-;iar'lec, se sont conformres aux prescriptions de I'art.
code co.na.: luee la maisoii F. Herrmann et Co., 6tant en li-
l;tition el n'iltnii pas une society en nom collectif,le contraire
\ailt 1ps tl 'e 'abli, n'est done pas assujettie h ces formalites;
Utend I qiiI contrairement A I'argumentation de la demande-
sf vii cat-sation, I'art. 30 de la loi du 5 aoit 1900 ne s'appli-
3 pa. uniqueineint aux Societes commercials qui au moment
la plmroniigltion de la dite loi etaient on ponvaient 6tre dans
ra- de deimaider leur admission au ben6fice de la liquidation
i'iaiiil; qie cetto disposition s'applique sans restriction au-
1e it tlutes les Societes de commerce qui, pour une raison
Ine ;tutr., iiavaient pas encore,'ors de la loi, rempli les for-
liti.s ile p bii licalion exighes;
,ttt'nlIl que la inlllilt resultant du defaut de publication n'a
lini ido 'l ilei droit; qu'elle. ne peut, par consequent, consti-
r iin lroit acqiiis a la parties qui s'en prevaut qu'antant
l1it aura eti jiiticiaireinent prononcee; qu'il n'est dorc pas
;t de sontenir qi, I'application de cet article 30 dans l'es-
Sserait r-etroaclive at par suite inconstitntionnelle parce
la demnande en nillit de la venve Hlibbard aurait Wte for-
avant la proimulgation de la loi du 5 ao0t 1900; qne si la
iande ,lIait forinee, il est bien certain qu'elle n'avait pas en-
,te juge an imomnent de la loi;
Imr I';pprobalion de la cession par le Gouvernement et la
clion par le Corps Igisiatif;
:lrtedu que la cess;on a ted approuv6e par le Secretaire d'E-
les Travaiix pu blics, le 20 novembre 1895; et come le con-
qui en fait I'objet avail d j recn la sanction Iegislative, il
lit plus n6cessaire de soumettre a ctte formality la cession
n'a en rien modified les stipulations du dit contract;









BULLETIN DES ARReTS


Sur la condition potestative :
Attend qu'il n'est pas serieux de pretendre que la
sion du 20 octobre 1895 a ete faite sous une condition pi
tative de la part des cessionnaires et, de plus, en fraud.
droits des cr6anciers du cedant ;
Attend, en effet, que la clause dans le contract de
sion par laquelle les cessionnaires, en sus du prix slipuh
la cession, s'engagent a nommer le cedant directeur de I'en
prise ced6e avec des appointments mensuels et un poiircen
sur les benefices qui peuvent r6sulter de la dite entrepi
n'est pas potestative, puisqu'elle produit un lien de droit e
les parties, arts. 964-965, tode civ.; que c'est un ei~gagei
don't I'inexecution parles cessionnaires peut donner lieu cc
eux A une action en justice;
Attend que la dame Hubbard a encore pretendu qui
cession don't il s'agit aurait 6t6 faite en fraud des droits
creanciers du c6dant, parce qu'elle trouve que le prix sti
de cinq mille gourdes, eu 6gard A la duree de la conces
et du peu de temps 6coule ertre I'obtention de cette coml
sion, et sa cession, serait d6risoire et pas serieux;
Attendu que le motif invoqu6 A l'appui de la fraud alle0
n'est pas concluant, et dans les circonstances de la cause, o
voit point quel int6ret pourrait avoir le cedant a fraudei
creanciers ; qu'il est plus equitable de penser, comme d'aill
l'ont laiss4 entendre les cessionnaires, que les avantages
Monsieur Laforesterie entendait tirer de cette cession seraient
t6t de nature A Ili faciliter le reglement de ses engagemei
que faute de capitaux pour I'execution de la concession, la
sion s'imposait, et alors on ne peut pas en faire 6tat pour ei
duire une pr6somption de fraude ;
Sur le d6faut de signification de la cession
Attend, en principle, que la preuve de la signification
cession de contract peut resulter de I'acquiessement donnt
le d6biteur c6de A cette cession qu'il approve ; que, dansc
piece, la dep6che du 23 novembre 1895 du Secretaire (!I
des Travaux publics, repr6sentant le gou vernernent, deb
c6de, implique necessairement acquiescement A cette cessi
approbation d'icelle;
Attend que le confrat de concession, objet de la ces
avait e6t conclu pour le gouvernement par le Secr6taire (
des Travaux publics ; que c'6tait done a ce haut function
re et nullement a I'Administrateur principal des finance.
Port-au-Prince et a la Banque Nationale d'Haiti que devai
notifi6e la cession ; qu'en parlant de l'administrateur des 1







DU TRIBUNAL CASSATION


la veive Hubbard contoni ; que ce fonctionnaire, s'il re-
oenie I'Etat en justice,-et ce n'est pas le cas ici, ne le re-
ienile pas nwcessaireinent dans la matiere don't il s'agit
s I'espece;
ttendu qu'une dipkche ministdrielle, quoi qu'en ait dit la
ve Hubbard a, combine acte public, ce qui est incontestable,
caraci8re authentique, puisqu'elle nmane d'un membre du
iJvei rlluentt, agissant en sa quality de personnel publique,
Is la splhre de ses attributions, argument de l'art. 1102, code
il ;
lttendlu, d&s lors, que I'acceptation donnee par le Secretaire
Lat ,les Travaux publics dais sa dep&che du 20 novembre 1895,
i asssjcttie A la formality de I'enregistrement, au transport
r'ontlal du 9 aoit 1894 qu'il avait signed, a eu pour effet d'o-
er a l'tegard des tiers le dessaisissement du c6dant au profit
cessioiiiaires, art. 1463, 2eme alin6a, cod. civ.; que la veuve
bihard est done dans la plus complete erreur quand elle pre-
il que ce transport, fante de notification au debiteur cede, ne
it pas lui Atre oppose;
.1r1 Ie caractere, come society commercial, du Comite de
OCianis ,l'Haiti:
.ttlenli que les associations commercials en participation
t, dit I'arl. 48, cod. corn., relatives A une ou plusieurs ope-
lons de commerce, et alors il n'est pas etonnantque le Comit6
negociants d'Haiti ait pu, sans cesser d'etre une as-ociation
imnLrciale en participation, faire les divbrses operations de
arnerl:e que lui altribue la veuve Hubbard;
itewin que le Coinite de ungociants d'Haiti ne pent done
d, a lefat dle penve e een I'absenrce de prisoinptions sd-
IIses, etre considered come social anonyme, n'ayant,
it\ fait iii en droit, aucun des caraici:ires de cette soci6t ;
\tteinlu qu'il resulte de toutes les considerations qui
c,'lent que madame veuve Hubbard est mal fondue en
i a tliotn;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir ddlibrei, (ld-
're Mad:inie Marie Dupiiy, veuve Gurham Eustis Hub-
11, irnal fondue en ses dlemandes, fins et conclusions; en
iseqmelne, I'en d6boute et la condainne aux d(pens, li-
ds A la s mme de P...... ..... et ce, non compris le
II. du pre-ent arrdt.
)onne, dle nous, H. Lchaud, pdsitdent ; Ernest Bon-
nine, vice-president ; Camille Dejean, F. Baron, Geor-
Sylvain, P. Laraque, JIermie, V R. Doinond et Em.
tancy, juges, en audience publique du 7 mai 1907, en






BULLETIN DES AI;IET.S


pitsern'.e de Mr Eug. D6catrel, Siisbtilut dii C:oitrnis;,,
du Gouvernement, et assists du sieur C. Decsabls, c l
mis-greffier.

No 38.
CONSEQUENCES DE LA CASSATION.
SOMMAIRE:
La p, ,',' ':' principle et immediate de la cas.-atin cf l del rcm0 .
la cause et les parties au mnme et semblablc cl.at rii cillc dita
avant le jugement cassd.
ARRET
du 7 Mai 1907.
to. La Compagnie Hollandaise de navig:iion ; 2o.
sieur Talma Gousse contre le sieur H. Coi on, Syndic
la faillite H. Pape & Co. ; Messieurs Alix Roy & Co.
Madame Ph. Kieffer.
Oui, aux audiences des 21 mars et 12 avril, MM. les i
ges Georges Sylvain et V. R. Domond, en leurs rappor
a celles des 25 et 30 avril, Mes. Pierre Hlidicourt, pc
Talma Gousse, Solon Menos, pour la Compagnie H
landaise, Lespinasse, pour Madame. Kiefler & Co.,
Michel Oreste, pour Alix Roy & Co., en leurs obser\
tions respective, ainsi que Monsieur Euigne Decatr
Substitut du Commissaire du Gouvernemeut, en ses de
r6quisitoires;
Vu 1o. le jugement attaque; 20. les deux actes de d6c
ration de pourvoi; 3o.la requete degsparties; 4o.deux c,
tificats du greffier de ce tribunal, en date du 4 juin 19(
constatant que la Compagnie Hollandaise n'vuait pas ji
qu'A la date pr6citee fait au greffe le ldeplt de ses p
ces et de l'amende; 50. toutes les autres pieces product
60. les n6moires d6pos6s au dtlib6r~ pour la Coml
gnie Hollandaise et pour Talma Gousse par Mes. Sol
M6nos et Pierre Hudicourt;
Sur les deux fins de non-recevoir pr6sentees A la bar
l'une par Me. Pierre Hudicourt, et I'autre par Me. Sol
Menos:
Attendu que la consequence principal et immediate
la cassation est de remettre la case et les parties au n




DU TRIBUNAL CASSATION


et semblabl. 6teat oi elles elaient avant le jugement
;se; qu'll s'ensuit que la decision cassee est aosormais
n avenue, et que les parties s- trouvent mutuellement
is la situat on m6nme ou elles 6taient au moment ofl
:allait dtre rendue; que tout te qui l'a piecedde est
tintteiii, nais qu'avec elle, disparaisseut tous les
:es, tous lIs jug nmeiits qui n'en ont 6t6 qne la suite;
Attendu que c'est el vertu de ct s principles que Mes.
?rre Hludicourt et Soloi Mehos ont signal A la barre
e les pourvois respectivement forms par leurs clients
client devcius sals objet, par suite de la cassation du
')) menit de declaratio i de faillite de H. Pape & Co.;
Attendu, en fflet, quele jugement don't est pourvoi se
iclich an jiigement casse par un lien necessaire; que
Atiuo eni reveiidication des 325 sacs de caf6 a 6te inten-
par suite le la faillite d6claiee; qu'el'e alii tre diri-
contre le syndic de la faillite, et le jugement qui y
;iit droit a coinarnnr la faillite aux dlpens;
ktteildu qie le jugement de la decla ration de faillite et
inmant le syndic, 6tant casse, celii el revendication
it est pourvoi a 61t imm6diateinent aneanti de plein
,it;
Ju'll en est de m6me, ds lors, des pourvois qui ont 6te
inas contre ce jtigement et de routes les d6cheances
ilev6es tant par les parties demandeiesses que par les
-ties ~lefeiideress, s, ainsi que des fins de nori-recevoir
x moyens du pouvoi; qu il n'y a done pas lieu de les

.mitier;
Attend qu'il n'y a pas lieu non plus do statuer sur les
)ens, les parties devant rester avec les frais qu'elles
t fails ;
?ar ces motifs, le tribunal, aprbs eu avoir delibeir, vu
*eit du 19 juillet 1906, declare qu'il n'y a lieu a statue
r les pourvois forms par la Compuanie Hollandaise
navigation et par Talma Gousse contre le jugement du
)unal de commerce de Port-au-Prince, en date dii ler.
rs 1906, entire eux et Madame Fh. Ki *ffer & Co. ct
x Roy & Co.; ordonne la confiscation des deux amendes
posees.
)onne de nous, Ernest Bonhomme, vice-pr6sident; F.
,on, Georges Sylvain, Anselme et V. R. Domond, juges,






BULLETIN IJU A1fICTS


,il; an li. w,-e publiqiie dui 7 mi ii 1907, en p1es,'nlcc (I..
E'iIg. D,.cal el, Substitut ,l (:o Coiunissail'e du CoInv.i i
intL, assi ls du sieur C. Dessables, conmmis-grl!li.-i.

No. 39
VENTE i)D: 1TITHE- )E LI'TAT.
SOMMAIRE :
Si lia sessionn des droits uincororelj s ? -l s t (sout ise a(.I rI'gl~'s du constC ,
petle L ,,',,.' 1., en ui al(ire de 1t r i' on ces.sionl d.' '/'. i
de druits, le ce e, nniuire ldecienIt proprietaire que par lI d(litr.
de.s titles cdces.
A rli ET
du 14 Mai 1907.
Le citoyen Etienmne lils conrit les sieurs
F. lierm;luiil & Co.

Oui, a I'audiience d(I 11 aW ril dernier, Monsieur le ji
G;'igt's Sylviin, en son r;i'i;orl, el a celle di 23 (lt me
mois dl'avril, Mes I'i'rre HPilicomiii e Eniit. Etheart,
leurs observations respectives, n;insi que 10Mo11ser I
Deatlrel, Subslitut du Coinmmissaire u(I Gouvteriiieneill t,
si's coIIclusions tendain an m aiiitieni dti jginment
"once ;
Vi, lo. 'Uncle declaratif du pourvoi, en iate do
aot i 190G ; 2o. lejugeinf'ilt attaquie; 3o, dillrtei',ntes aul
pi-.c'.s et 4o. les requetes des parties;
Sur le tioisiemie mnoyeni 'du pourvoi :
Vu les arts. 425 et 43! di code civil;
V\ e6galeinent les arts. 136S, 1389, 1392, 1462, 103]
1(32 dlu imnne code;
Atytidu que le '17 avril 1905 les sicnrs F. Herrmani
Co. vendireiit au sieui Eiiennt fits par le niinistere du (ci
tipr E -gne Vieux, cent titres roses rapportait cinq p
cent I'an, libres d'opposition, A livrer par le vendeur
paver par I'aclieteur le trente et uLi juillet 1905, au tat:
trente et un pour cent .e leur valeur inoiniale ;
Atleltlu que das l'intervalle qui s'ecoula entire la
de l'cp ratLio0 et celle de i'Scliace stipnlde, I'Etat Iliait
par une loi en late ilu 23 juin 1905 reduisil de ciiq r







DU TRIBUNAL ui, CESSATION


't 5 o/o ) A deux et demi Ipour cent les inlt0'i:l., dtes
es ross ; -
.ittndi qile le 31 juillet ariv6, les sieurs F Ilerrma;.n
Co. p.r6siilri, t an ciloven Etienne fils cent litres roses
rtant Is tiiumeros6374 i 6 73 et reclamerent paieme nt
s trois mille cent dollars, or amnricain,auxq(els se chit-
it le prix de ces tires a trente et un pour cent;
Alleind que le sieur Elienne fils s'-y tefiusa, en prktex-
it ql'il avait contra:cle unn ;ac'l t d'oblig:itiols A cin
ir cent d'int6rets et lion A dleux et domi pour cent ;
Attendii qu'apreis la notification d'une somm tion rested
riicltiiese, les sieurs F. lerrmann et Co. I'assig irent
rdevant le tribunal de commerce de Port-a--lPriiice
i r se voir condamner A recevoir les tires olferts et A
"'er la valeur reclamer avec domin ages-iiitrOts et ex&-
lion provisoire sans caution;
Atte.ndii que, de son c6te, le sieur Etienne lils assigna
i! co-contrlactant devant le mine tribunal pour s'eiiteui-
e condaniier a li liver des tires porlant iniler'ts de
iq pour cent I'an ;
Attend que sur la lemnande des parties, les delux ac-
,is filrenit jointes, 't ;i La date du 17 mai '1906, soi til ju-
menli qui r'ejeta Ils riet,,iilions du sieur Etienrne lils
Atteiiu que le 16gislaleur, dlans la loi No. doize et aux
ticles 425 e.t 432 dlu code civil, en vue des transactions
,xles rigles qu'il a traces a cet 6gard, a distingue les
'ns cot pore!s des biens iiicorporels;
(Utendu que dans le chapitre VIII du mnime cole. Ie
\me e"gislateur a d.fini ce qu'il eiitenda:,t par .!irits in-
oores et a regle 61 mine temps le mode de leir trans-
it, celui de leur tradition otl delivrance, Is ellfts d1.
:ente on cession qui en est fate et les formralites don't
';,,uloit Otre accompagne ;
t'u'il a compris sous la denomination de droits incorpo-
,, les cr6ances, les droits et les actions que I'oni a stnr
tiers ;
\Atelldu que s'il est vrai que la cession des ldoils in-
rporels est sOitlni.Lt aux iLgles du conlrat de ivn ic ii
eral, en manli.re dle transport ou cession Ile cieance on
droits, le cessionnair e ne devient proprietaire lque pI" la
livrance des tires cedds ;








BULLETIN DES ARRETS


Attend que I'art. 1462 du code civil a signal la d
rence qui existe entire la cession des droits incorporel
la vente des corps certain et d6terminds, en s'exprin
ainsi : Dans le transport d'une cr6ance, d'un droil
a d'une action sur un tiers, la d6livrance s'opere ei
k le c6dant et le concessionaire par la reinise du titr
Attendu que, dans I'esp6ce, il s'agit du transport de
titres roses rapportant cinq poir cent, qui devaietil
livres le 31 juillet 1965;
Attendu qu'avant que les titres, objet de 1;l transact
eussent 6td remis par les c6dants au concession aire,
loi en date du 23 juin 1905 reduisit de moiti6 les intd
des'titres roses de la dette int6rieure ;
Attendu que cette loi a frapp6 les titres c6dds tai
qu'ils 6taient en la possession du vendeur ;
Attend que, dans cette circonstance, Etionne fils
pouvait 6tre contraint A accepter que ce qui'il a achi
c'est-a-dire des tires roses rapportant cinq pour cent I
Attend que les sieurs F. Herrmann et Co. ne pouv.
de leur c6t6, remettre les titres qu'ils ont cedds par s
de la circonstance de force majeure cr6e par la loi dA
juin 1905, c'etait la resolution de ia convention de vented
17 avril 1903 qui devait 6tre prononc6e par le tribune
commerce de Port-au-Prince;
Attend que pour avoir autrement decidd, les prem
juges ont viold et faussement appliqu6 les articles I
et 1932 du code civil ;
Par ces motifs, le tribunal, apr6s en avoir d6lihbr6, s
qu'il soitbesoin) d'examiner les autres moyens du pour
casse et annule le jugement rendu par le tribunal de cc
merce de Port-au-Prince, sous la date du 17 inai 1906
consequence, ordonne la remise de 1'amende d6po:
renvoie la cause et les parties devant le tribunal de c<
merce de Jacmel, afin qu'il soit status conform6mer
la loi, et condamne les sieurs F. Herrmann et Co.aux,
pens, allou6s a Mes Pierre Hudicourt et L6on Liauta
A la some de P. 46 35, don't distraction A leur profit
ce, non compris le cout du present arret.
Donn6 de nous, F. Baron, juge remplissant les foncti
de president; Georges Sylvain, Anselme, J.remie et V
Domond, juges, en audience publique du 14 imai 1907,








Du TRIBUNAL DE CASSATION 93

.-eiice de Monsieur Luc Dominique, Commissaire di
uvernement, et assists du citoyen C. Dessables, coi -
s-greffier.

SNo 0.
,I.A.rIN I. L'ART. 148 DU G. PR. CIV.- POINT DE DROrT.
SOMMAIRE:
pot"n de droit des jugements doit contenir, b petie de nullite, des
questions relatives 6 tous les chefs de conclusions su' lesquels Ie
;rge a eu i statue et a statue.
A R RET'r
du 23 Mai 1907.
Les citoyens Caristide Chlry et )Dorclian Chiry contre
citoyen Fleurinois Fleurio.
)uT, a I'audience (ii 14 mai courant, Monsieur le juge
mille Dejean, en son rapporl, ainsi que Monsieur Eug.
catlrel, Substitut du Commissaire du Gouvernement, eni
5 conclusions;
ou lo. le jugement att:;que; 20. I'adte de ia declaratioi
pourvoi; 30. la reqwito des demandeurs; 4o. toutes les
Fires pieces par enx prod ites;
Le d6fendeur n'a pas depose;
Sur le 2e. moyen di pourvoi :
Xttendu qu'aix terms de I'art. 148, proc. civ., le point
droit des jugements doit contenir, A peine de nullit6,
s questions relatives a tous les chefs de conclusions
r lesquels le juge a eu A statue et a statue;
Attend, dans I'espece, que le point de droit du jnge-
;nt contre leqnel est pourvoi ne repond pas a cetle
,scription du 16gislateur; que, au lieu le questions re-
ives aux pretentions diverse formulees expresstinent
r les appelatts, il n'y est e once que des questions
guesqui,dans leirg6n6ralit6, ne laissen min.ne pas sup-
ser la nature de la contestation qii divise les parties ;
Qu'il s'ensuit que de ce chef le jugeinent est nwl;
Par ces motif, le tribunal, apres en avoir delihbre, et
ns qu'il soit besoin d'examiner I'autre moyen dii ponr-
i, casse et annule le jlgement du tribunal civil de M.l-
.nie, en date du 23 octobre 1905, rendu par def!t:l. tn







BULLETIN DES ARBI iT


appel, contre les sieurs Caristide et Dorcii;ii ChI:e ,
profit du sieur Fleurinofis Flenrio; en coiis6liuence,.
donne la restitution di I'amende dSpos6e et, pour l
status conformmnent a la loi, renvoie I';ilTfire devant
tribunal civil des Cayes; conramne Fleurinotis Fleurio ;
d6pens, liquids A la some de P .. et ce. noin comr
le coit du present arr6t qii, en execution de I'ait 'V
proc. civ., sera adress6 au Ministere public pies le I
bunal civil de Jreinie, qui en requerra la transcript
sur les registres dn dit tribunal.
Donn6 de nous, H. Lechaud, president; Camille Dojie
Georges Sylvain, Anselme et Jeremie, juges, en nudiei
publique du 23 mai 1907, en presence de Monsieur I,
Dominique, Commissaire du Gouvernement, et assislds
sieur C. Dessables, commis-greffier.

No 41
VIOLATION DE L'ART. 148 DU C. DE PR. CIY. POINT
FAIT. MOTIFS. DISPOSlTIF.-
SOMMAIRE :
La dgfectaosit dcl poi't de fait ne pett entrainer l'Vrroit tioi c
j,.'icin.il, les conclusions des parties qui fornent le mau-ndll du
ge, lui permettant de se rendre compete e.xiclemeit des fai.s sou
it son appreciation ; dans tous les cas, une e.prl..ition sormdre
fails suffit.
Pour itre conformes a, la rkgle de l'artcle 153, pr. civ., les jugcmi
par difaut doivent contenir dans leurs motifs l'examen consc
cieux des conclusions don't l'adjudication est demanded.
Dans un jugement par difaut, le juge est tenu de statuer sur la
made en dommages-interets, sans se preoccuper du caractlre
jugement par defaut de sa decision, qui peut devenir Idfinitive, d
faut d'opposition.
ARRfT
du 23 Mai 1907.
La dame Od6lia Joseph contre la dame Mathilla Piei
Laurent.
Oui, A I'audience du .4 mai courant, Monsieur le ji
Camille Ddjean, en son rapport, et Monsienr Eug. De
trel, Substitut du Commissaire du Gouvernement, en
conclusions;
Vu lo le jugement attaqu6 ; 2o i'acte de la d6clarat





rc TRIBUNAL DE CASSATION


I .,ovoi ; 3o les requktes des parties; 40 toutes les
I I,. piece par elles produites;
; I'uIlIIIn1iq moyell du pourvoi:
L'ii ce qiii COliceliie le poinI de fait:
Attenidu Clue la ldfdctuositl de cette parties du jugement
*pent pas en tr;inler I'annulation du lit jugemient, les
n:lii.-iuns dis parties qui forment le rnandat du judge
i p i(eltl:tiit de se rendre compile exacteeniit des faits
,mnis "i son appreciation ; que, daus tous les cas, le
int de f'.it critiquL coutient une exposition somnmlire
Satls ;' juger ; que, de ce chef, I'ari. 148. pr. civ., n'a
da done ete viol6;
Ilii Ce l'pi a trait aux motif :
A\tte-dii que les conclusions de la parties qui requiert
Il;iut nt peo\venlt lui tre adljug es qie si elles sojt trou-
. juslos ;At bien verities, art. 153, proc .civ.;
LIttilld(I qlue pour 6tre cotformfls i cette r'gle, les ju-
ints .par ddlaut doivenit contenir dans leurs motifs,
lanIen cosiiciecieux des conclusions c'ontIl'adjudication
die tm iiale ; que, datns I'esptce, pour accueilir la de-
title de lit dame Mtlilda Pierre Laurelt1, le tribunal
il ilu Cap-Haliten s'est contentie de declarer duns le
I, colnieltiaiiL de son jugement qui se rapport a la de-
'iidc principal-', que la clemalderesse a en sa posses-
.11 le blien, objetdu litige, qu'elle dil liii appartenir;
'On lie voi point sur quoi les premiers jugesse sont
,le.s .pour dclarier qu'il est constant que la dame Ma-
id;a 1'irre Laurent a en sa possession le bien litigieux
it ell, se dit proprietaire ; qu'il s'ensuit que le juge-
!it critique n'est pas motive dans le sens des a ts. 148
150:, proc. civ.;
En ce qui est relatif au dislpositif:
Xttendu qu''en ddclarant dans un motif de son juge-
it q 'il ne tiouvait pas necessaire <( quanlt present n
cco(tier les domnagc's-intlr6ls tecianj6s par la de-
iiletre--e (ontie la defaillante, le tibutnal civil du Cap-
itie n'etait pas moins tenu de statue sur cette -dc-
tdle sans se pieoccuper du caractlre de jugement par
ant de sa decision qui, i defaut d'opposition, pouvait,
Ilini cela a eu lieu dans I'esp&ee, devenir definitive
. puour s'dLre abstenu d, statue acluellement sur les





BULLETIN DES ARRETS


donmnages-interwts rtclami6s, le tribunal civil du (
Ht;itien a, par une f:ti~se interpl station de I'art. 153,
civ., viol l1'art. 148, iinme code
Par ces motifs, It tribunal, apris en avoir delibt
c'asse et annile le jugelnient du tribunal civil du C
Ilaitien, rendu le lei mars 1905, par defaut, entire
parties en cause ; en conseqJuenlce, ordonlne, la restitut
de l'amende deposee et, pour lire statLu conformiin
i la loi, r lnvoie I';dtaire pardev.tit le tibuiial civil i
Gonuives et cotndl;tiine la dame Mathilda Pierre Laul
;nx a pens, liquid.( l a solimie e de 49.10 lts, do~nt
traction an profit de Mes .. Adh6mar Auguste et J.B.j
Francis,qui alfirnent en avoir fait l'avaince,et cre.non c
pris le colt du present ar et qui sera adresbe an 1
tlie public pies le tribunal civil du.Cap Ha'iien pou
transcript sur les registres du dt tribunal. en cold i'
de I'art. 940, proc. civ.
DonnA de nous, II. Leclha)d, president ; Caini
jean, Georges Sylvain, A:selme et J6reinie, juges, -
dience publique du 23 mai 1907, en presence (ie
sieur Luc Domiiique, Coinmmissaire du Gouv riiein
assists du sieur C. Dessables, cominis-gellier. .


No 42. ,
TL11BRE
SOMMAIRE:
L'Iemloi a la redaction des. actes du paper tunbrw -' .
pre.cr'it n'ent)ra'u e point la nullitd de ces acles ni .. 1 ',,
il done selement lieu a l'amende que le receveut r de l'lt/r..
ltent est charyj (te percevoir, et a un sursis d l'aict, jus qu
presentation de li quittance du receveur.
ARREST
du 23 Mai 1907.
L.es epoux C(olo Sidney et la dame ppelee Ti
contre le sieit Gracien Odn.
Oui, A I'a alience du 7 mars coirant, Mr le juge
inie, en son rapport; Me. C. Benoit, en ses observalii.
AMr. Decatrel, Slubstitut du Commissaire duGouverner
en ses conclusions;


C'






Du TRIBUNAL DE CASSATION


\'V lo. le jugemtent attaque; 20. I'acte de !a declaration
!t poIur'Vii et la procuration ~.in verlu de laquelle cltte de-
larationi a- le f'alte; 3o les diverse requtes et mn;moire
-les parties; io. loites les autres pieces par ellesproduites;
Stir la 'in de inon-recevoir des demandeurs:
.Alleniu qte dl';pris la lo i diu 13 aoftt 1903 sur la per-
Ception die !'iImp6t sur le paper timbre, les actes pour le
l ibunal de cassation doivenil 6tre fails s.i paper timbr6
ln type le trente-cinq centimes; que la loi du 15 jmitlet
190I q(ui miudilie celle dii 10 avril.1827 sur le timbre punit
'illniaclion resultalt de I'emploi ldu paper timbr6 autre
Ine celui pre.crit d'une amnciide gale a dix fois la va-
eur du timiibre u uquel I';cte est as-ujetti,avec suris A sla-
tuer sur I'alTi.ire jusqu'A la r'epre ene ttioi dce la q lititaic
In re-evetir de I'Enregistreneiit, charge de percevoir la
lite ameiide;
Attend que, des dispositions qui prdc6dent, il result
ie I'ellploi a I.I re lac.ion des actes (lu p tpieri timbi~
:ltre que celiii prescrit r'entraiiie point la nulliit de ces
cles, ni ancuiine delchlauice, il done seuleimitti lieu ia
amendede que le reco,\veur de I'Eiiregistrimernt est charge
Spie'rcvoir' et i uLn iirsis a l'arrIt jusqu'a presentatioI
I'' la quittance in reco'veur
Atlendu, dans I'espe:-, que la requIt3 dle d6lenses
)ioduite par le d6fenitur ;u pourvoi ainsi (que I'exploit
Ie significaion de la dite reqlite qui faith corps avec e I,
:ont fits sur papier timbi do type de vingt centimes au
leu de trente-ciiin centimes prescrit: qu'il y a lieu, ainsi
lie I'a requis le Ministere public, de condamner le (lit
f:fcndeur a I'ainenide, sans toutefuis avoir 6gard au nom-
.re de feuilles de paper timbrt employ et de surseoir A
taluer sur le pourvoi jusqu'a la representation de la quit-
Atnce du receveur de I'Enregistrement ;
Par ces motifs, le tribunal, apres en avoir de!ib6re, con-
ainne le sieur (Grircien Odr a line amende de Ltois gour-
es cinqimante ceiintiies; dit que jusqu'a la repr6sentatlioi
e la quittance du receveur de I'Ei registiement en cetle
ille. qui est charge d'en faire la perception ,il sera sursisi
statue'' sur le present p-urvoi.
Donni le nous, H Lechaud, president; F. B wro, G tor-
-s ~ylvain, Anseline et JMr6mie, judges, en audience publi-






Lt.'LLETIN DES ARRE"ITS


'1 i dui 23 mai 1907, en pi re.-iice e de Monsieurluc Du
lie, ('Cmntiissaire du (Gouverinent, et assit-ls dui .i
C. DesPibles, comnmisS-groflier.

No. 43
CO)NSE:IL, DEC DISCIPLINE; H1 L'ORDRE DES Av\'OATi.
OJMI'ETEiSCE -
SOM(NMAIRE :
LIs Consei(s de discipline e l'ordre des vocals out qualitcd por s.'' e ,Iq
eir de loI&s les /uits ot? le 1ota renmor) tie l'ordre pent se Itriu'ter int
sd; propose de ces it, tu s s tl.c:t io s iiusrits au t, l i a (It tI o
et militant prts les tribunamux de la jurithction pyt'vett eire ,.ippt
devant le :Conscil de diiscipli i et mvitIs ta Iui four ir des )t It il,
menlts ou des explit'tions propres ci lti permettre d'apprdecier ,'it
lien d'exercer sm tipouvoir disciplinuire.
ARREST
du 23 Mai 1907.
Mle Michel Oreste
.,Aitre le Conseil de discipline de l'or'Jre des avocals
de la jurisdiction de Port-au-P'rince.
Oui, a l'audieuce du 2 mai courant, en notre chamib,
du coiseil, Mosieur le jige Georges Sylvain, en soij r,
port ; Mes Lespinasse et Michel Oreste, en leurs observe
tions a I'apput du pourvoi ; Me C. Ganthier, ilanis sa ,
plique pioltlte' au nomn du Conseil de discipline ; oui eg:
lemnclt MonsIliI' Luc Dominique, Coinmiiissaie i ir du Go
vernement, en ses coiiclusions tendant A I'admission <
pourvoi;
Vu o1. la decision attaquee ; 2o la requkte contenai
les moyens du demandeur, signifibe sapardment, avec d
claraiion de pourvoi, a Me Solon MWnos, bUtoiiiier (
I'ordre des avocats de Port-au-Prince, et A Me Camille St
heiny, pilidll t du Conseil de discipline du dit ordre
3o Ips dt'fe ses du Conseil; 40 toutes les autres pieces pi
duites ;
Vu la loi du 17 octobre 1881 sur I'ordre des avocatl
Attendu que, a la suite d'une altercalyon survenue
l'indienice du tribunal civil de Port-au-I i1nc, le 7 f<
vrier dernier, enlre Me. Michel Oreste et Me J. B. \1