Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation

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Material Information

Title:
Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation
Title varies slightly, 1889- :
Bulletin des arrêts du Tribunal de cassation rendus en matière civile et criminelle
Physical Description:
Book
Language:
French
Creator:
Haiti -- Tribunal de cassation
Publisher:
Impr. nationale
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:

Subjects

Subjects / Keywords:
Law reports, digests, etc -- Haiti   ( lcsh )
Droit -- Jurisprudence -- Répertoires -- Haïti   ( ram )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
law report or digest   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Began in 1856?
Dates or Sequential Designation:
-exercice 1948/1949.
Numbering Peculiarities:
Some years issued in parts.
General Note:
At head of title, 18<89> 19 : République d'Haïti.
General Note:
1891 has imprint: Paris : Marchal et Billard.

Record Information

Source Institution:
Library of Congress Law
Holding Location:
Library of Congress Law
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 648674465
Classification:
lcc - KGS70.2 .H35
System ID:
AA00000461:00002

Full Text
























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program,
is made available courtesy of the

Library of Congress


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foul autorilt ecn .l m;attcre, et nous Irvo i -I i.1(
gres ddf':t<:r ., e'. I'oni et de 'equhi + vj *i k '
lau 1,:.ique de la con; ci(cnc.., acc'uri ll ri 1 '. .' .t
ou'ri'tge destiin', nous Ie ricptolus, a cetribiuer (;: "
;.,u:. nomLrcIeu' solutions des dh'i', d iu droi de '
c~dure.
Ce ITh, ,,n, .'' I franta ;i typoigrahiq e E' -i'
pl-res t dc a ..: : du (loui rucinec nt, "'ir:a I '
julis -t trentiendra Ic rc-, r.'. ,nk, 10 mois prKeu'de~t
dc6s a pr('cnt les re., ,'i ';:.-',.o;- Ii. I.'' .i ro' i 't'
c M:U rendiT s depuiis l, > ; i hon dc la R6publiqui'.
L, '*.Lir., it d'ibhonnemienl au Bulletin offici du I'rib. l
Casaion est au Port-ziu-'T~r-i.e, che. Ile clt: v'
BO iL OLLY, directcu,.
------o------
(I" 1) ARlifET qui stable suir unl demand en su.. ". :-
tim', formse par la dame Jodiphine-Adum (1rL. ,l %
Sr c .nic le rejet.
Du 8 mars 185.).
NOTICE ET E lO'IFS.
Par nete rec u au ,l ,Te dc FPx-Conr imnj'-i ,i- d
lai'tien. en date du 6 jui.llt 1858. la dame Jo.sephine-" h
C.LLO'l, propriStaire, (demeIrant la a Pctite-Anse, 'cuc
jul'dicti0(l pour cause d. suspicion 161gilimc, n '',.;l.t; -( "
a 'A victime- d'ui, d6ni dI' justice de ia part dCes ,.':
nlilt..l'c' publhe die son resort d;ns le procvs (i-, a-it ,
elle et cl colonel 'Lachaise .A djoint i Far .'Wmi. t e
Cap-tHaitien, lequel, ajoute e'e po.ante, p.r' }es autori,'-- locales. don't ji plis-,at ![c iuiuence pa. ;'
soi action devant led:t tribunal.
La rtcrsante n'a 'aot point do(i,'," suite ,. ,a d(clca'i,'
colonel L. l.,piin adressa requite aui i' '"unl ;dc Cas?;,tio.'
u.tim,.lr le rejet de la suspicion i..' iime don't s'agil
Iua aucun 'ufo.dI;'dinil p.t '.'ljx, si ce n'est dIC si'spend'ec ;' i.
(- la justice, L rejet ca a (t prvio:'.~c j'pa I arr' ti







OUi le juge Joseph ALEXANDRE en son rapport, aiusi que
M. Joseph ARMAND, substitute du commnissaire du gouvernenment.
en ses conclusions, et aprbs ddlib6ration n la chamibre du
conseil;
Atteudn que les diff6rentes allegations faites dans-la requite
de la citoyenue Jos6phine-Adam Gillot, pour appuyer la suspi-
cion 16gitime qu'elle souleve contre le tribunal civil du Cap-
Hai'ticn, n'6tablissent point des fits d'oui d6coule une partiality
6vidente de la part 'des mngistrats rtcus6s ;
Attend que hl plupart des faits allg'u6i ne repotent que
"ur un d6ni de justice reproch6 au commissaire du gouverne-
ment prbs le inmme tribunal, contre lequel la prise ,.partic est
laI scule voice ouverte en p!reil cas :
Par ces mo.tifs, LE TIUBUNAL, rejette-la demand.
Dotliin dQ. nous.D.,.LAPo.D, juge remiplissant les functions de
doyen, P, THEZAN, Jli. A.EXANDRI:' Jne., St.-Laurent LEBLANC,
juge=. et D).LALLEMAND, juge-suppl6ant, en presence du citoyen
Andre GERMAIN, coinmissaire du gotivernement, au Palais de
Justice du Tribunal de Cassation,,en audience.publique du 8
mars 1859, an 56e de l'liundpendance.:.
I1 est ordonn 6 atous huissiers, sur ce requis, def mettre le
prGsent arret execution ; aux officers, du minister public
pr^, les tribunaux civil, d'y tenir la main ; a tous comman-
dntus ct ofliciers de la force publique, de preter main-forte,
lorsqn'dil en seront 16galement requis. En foi de quoi, le prd-
sent arret a kt6 sign par le jnge remplissant les functions de
doyen, les judges, le supplant et le greffier. Signed : D. Lafond,
P. Thizan, Jh. Alexandre Jue., St.-Laurent Leblanc, D. Lalle-
ma nd, et Duviella, greflier.
---o-
(N0 2) ARIET qui statue sur la plainte du citoyen Ulysse
CuniSTjPHE, de la commune du Trou, contre le judge de
paix du lieu.
Du 8 mars 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Le 16 fevrier 1859, le Secr6taire d'Etat au department de
la justice transmit au Tribunal de Cassation une plainte du
cito en Ulysse CHRInTOPHI:, adress&e au commandant provisoi-
re dc l'arrondissement du Trou, coutre le juge de paix. da
lieu.


--5--







Les motifs determinants de la decision du Tribunal sercnt
luflisamment connus par la lecture de I'arret don't la teneur
suit :
OuY le juge D. LAFOND en son rapport, ensemble les conclu-
sions de M. Jh: ARMAND, substitute du commissaire du gouver-
nement, et apres en avoir d6liber6 en la chambre du conseil;
Vu les articles 381 et 382 du Code d'instruction criminclle ;
Attendu qu'il r6sulte de la plainte sus-enonc6e que le juge
de paix du Trou est inculp6 d'avoir prof6re des paroles hostile
contre la Revolution qui vient de s'accomplir, et soudoye des
militaires qui devaient aider a paralyser ce movement patrio-
tique et populaire;
Attendu qu'il y a lieu d'ordonner une information pralable,
aUx terms de l'art. 381 du Code d'Instruction criminelle :
' Par ces motifs, LE TRIBUNAL d6signe le commissaire du
gouiernemeint pros le tribunal civil du Cap-Haitien et le juge
d'instruction du meme tribunal, pour qu'il soit proc6dd con-
form6ment aux susdits articles 381 et 382,
Dorin6 de nous D. LAFOKD, juge remplissant les functions de
doyen, P. THEZAN, Jh. ALEXANDRE Jne., ST-LAURENT LEELANC,
juges, et D. LALLEMAND, juge-suppl6ant, en presence du ci-
toyen Jh. ARMAND, substitute du commissaire du gouvernement,
au Palais de Justice du Tribunal de Cassation, en audience
publique du 8 mars 1859, an 56 de l'I:Tldpeid;.irte.
II est ordonn& a tous huissiers, etc., etc., signed D. I. Fonid,
P. Thfzan, Jh. Alexandre Jne, St.-Laurent Leblanc, D. Lalle-
mand et DuvieUa, greffier,
^---o0-----
(No 3) ANNULATION, sur la demand du citoyen Valerius
DoUYON et de la citoyenne Belleviette BELLEVUE, d'une or-
donnance rendue centre eux par la Chambre du conseit
des Cayes, le 10 dcembre 1858,
Du 21 mars 1859.
NOTICE ET MOTIFS..
Le 17 septembre 1846, Laurent-Charles LrNcoNr reconnut
pour son fils natural le mineur Jean-Francois-Arnold Ligondd,
issu de ses ceuvres avec la citoyenne Colagine Colas. Cette
declaration fut reque par Giraud, alors officer de l'.tat-civil
de Cayes.







Oblige de s'cxpatrier en avril 1848, L. Cl. Ligonde confi
h William Phipps administration de ses biens ct de la per-
sonne du mineur Arnold. Pendant sa gestion, Win. Phipps
correspondait activement avec son mandant et fournissait
r6gudibreinent a la tante du jeune Ligond6, la citoyenne Belle-
victte Bellevuc, tout ce qui 6tait necessaire A l'entretien et h
I'rducation de cet enfant ; mais arrival le d6cs de Charles
Ligond. .. Par son testament, qui fut fait a Kingston (Ja-
maiquc) et ex -6di6 a Wm. Phipps, il avait 16gue l'univcrsalit6
de sei biens imeubles et immeubles d ses deux infants Arnold
et Cidalise.
Wdilliam Phipps, qui avait donn6 ample connaissance b Bel-
levici-te Bellevue de l'acte testamentaire pr6cit6, allait proc6-
der la l reddition des comptes de son administration, quand
survint une daune Camille Feigu6 de Mond6sir, se distant tante
naturelle c' soule h6ritiere de Ch. Ligonde. Ici un voile mys-
t6riciux vc-i couvrir cc qui s'cst pass entire la pr6tendante
ot lc inlida -ire ; mais Win. Phipps lui-meme, par un certifi-
cat en date du 18 septembre 1855, diment cnregistrb, se
char,:e dIc fair connaitre comment a disparu le testament don't
ccpel: ATnt ii Mtait d6tenteur. DWs lors, Bellcviette Bellevue,
rcnnriirqLL.t qu'on voulait frustrer son neven de ses droits a la
succc.ssion, de son pore, eut recours a l'actc de reconnaissance
d'Arnold, qve lui avait remis feue Colagine Colas, mere de
l'enfant, et fit convoquer un conseil de famille : le citoyen
Valrius Douy on fut nomm6 tuteur du jeune Arnold.
Aussit6t a)pr6s son entree en function, Valdrius Douyon som-
na Win. Phipps de d6poser le testament de Ch. Ligond6 et
de lui ren(dre compete de la ge.,tion des biens don't il 6tait char-
g6. Win. Phipps rdpondit que le testament avait Wtd par lui
renmis it la dame Feign6 de Mond6sir qui l'avait lac&r6, et que
dej celle se trouvait en possession de tous les biens de la sue.
cession.
Assignation immediate fut donnde a la dame F. de Mond&
sir et Win. Phipps pour comparaitre pardevant l'ex-Cour
imperial des Cayes, aux fins de rendre compete des biens
qu'ils tcnaient illcgalcment, et ce, en vertu de 'acte de recon-
naissance d'Arnold, don't ils ignoraient alors l'existence. Loin
de sc presenter, ils recuscrent en masse le tribunal des Cayes
et dcuonccrent a la vacance la successioti de Ch. Ligord6.
'oapcrccvaat de toutes les maaA(xrc qui q taiCnt mis q en





-- 8. _

jeu pour d6poss6der son pupillc, V. Douyon s'adressa ii a Court
de Cassation, qui d6l1gna la jurisdiction du Port-au-Prince
pour juger de la demand en reddition de comptes. William
Phipps alors so ravisa, et, par acte extra-judiciaire, fit .savoir
SV,Dlouyou qu'il se (dtachait de la cause de la dame F. d.
3loiiddeir, la reconnaissant injuste et ill.gale. Cette dcrniore
rl"'.,:nmoin, persista. et fit opposition a l'arret de renivoi. La
C... r.de cassation maintint sa decision et l'affaire fut port6e
A l'ex-Cour inmp;riale du Port-au-Prince. Le 19 ioveoibre I 855,
sortit jugement par ddfaut qui condamne Win. Phipps et la
dame F. de MNouid6sir a rendre compete de la succession Char-
les Ligpnd6, et ordonne l'envoi du mincur Arnold en posses-
sion de ses biens.
Le jugement signifi6, la dame F. de Mondisir vint en op-
position. Lors des plaidoiries contradictoires, elle souleva une
foul incidents qui furent suiccessivement rejet6s. Le juge-
inent du 19 novembre sus-mentionn6 ayant 6t6 maintenu, la
dame F. de Mond6sir l'attaqua tant par la voie de la requtte
civil que de la cassation : elle succomba de part et d'alitre.
Valerius Dcuypn 6tait en possession des biens de la succes-
sion depuis deux ans, en vertu de l'autorit6 de la chose ju-
g6e, tant,h lregard de 'acte de reconnaissance que des jugc-
ments ktablissant irr'vocablement les droits de son pupille,
lorsque, en d6sespoir de cause, la dame F. de iondesir d6-
Ajonca V. Douyon et B. Bellevue au juge d'iusfruction des
Cayes, sous pretexte que l'acte de reconnaissance d'Arnold
etait cntach6 d'un faux en 6criture authentique. Par ordon-
nance de la chambre du conseil, rendue le 10 d(ccembre 1858,
V. Douyon,et la tante de l'enfant furent renvoyis devant la
jurisdiction crirninelle dudit resort.
C'est centre cette decision qu'ils ont pr6sent6 les moycns
suivants :
1 L'ordonnance rendue par la chambre du conseil du tri-
bunal civil des Cayes, est nulle au fond, on ce que le fait
reproch6 aux demandeurs ne constitute ni crime ni dilit, at-
tendu que l1galement nommi tuteur, du jeune Arnold, Vale-
rius Douyon, dans sa conduit i l'Fgard des d6tenteurs de la
succession Ligondd, s'est renfermi dans les prescriptions des
articles 361 et 379 du Code civil;- que, des lors, en se ser-
vant de Facte de reconnaissance, argu6 d'un pr6tendu faux
materiel, aux fins de fair valoir en justice lc, droits de son






pupille, on ne saurait raisonnablement lui iliiulter aiuarui.
complicity criiniiille, cet acted s'6tant trouv6 en la posseosion
de la m6re du mineur Arnold hien longteimps avant sa nomi-
nation A la tutelle de cet enfant.
2 L'ordonnance de renvoi est encore nulle, en ce que 1
minister public n'a, pas (t6 enteidu conformmnent a F'art. 110
diU Code d'instruction crimiielle, puiiiqui'en cifct on ne voit
dans ses conclui-ion, qu'un simple expos de l'affaire et non
la requisition prescrite par la lot.
Les motifs cunonucs dans l'arrit don't la teneur suit, out
dtermiine l'annulation de la dite ordonnance :
Oui' le rapport de Monsieur le juge ST-LAURENTT LEBLANC, leS
observations de M1" P. N. VALCIN et F. E. DuBOIs pour les de-
mandeurs, ensemble les conclusions de Mr. Joseph ARMAND,
substitute du commissaire du Gouvernement, et apr6s ddlibd-
ration en la chambre du conseil ;
Vu l'ordonnance attaqu&e et les autres pieces du proc6s;
Attendu que s'il est de principle que les chambres du con-
scil doivcnt, dans leurs attributions, procider come cham-
bres pr6ventives, il ne s'ensuit pas n6anmoins qu'clles puissent
so dispenser d'6numnircr, dans les ordonnances par clles ren-
dues, les elements constitutifs du crime qui done lieu au
renvoi de l'inculp6 devant le tribunal do repression ;
Attendu que, dans l'ordonnance attaqude, la chambre du
conseil du tribunal civil des Cayes, par ses considhrants laco-
niqucs, n'a point d6fini ni pr6cis6 la complicity impute au
sieur Valerius Douyon ct A la demoiselle Belleviette Bellevue;
Attend que dans les differcts cas de complicity tels que
pose la loi p6uale, il eot de n6cessite rigoureuse que l'ordon-
nance declare i la charge des )prvenus s'il y a eu de leur
part dons, promesses, menaces, etc., ou enfin par qiuel moyen
ils out coop6rd au crime de faux en dcriture attribui a l'officier
de l'tat-ciiil Giraud ; d'ou il suit que le fait moral, base de
la prevention, manque d'un point essential qui vicie l'ordon-
naice en son essence, n'Wtant pas 6tabli de manicre h savoir
si, la complicile r6unit toutes les conditions imposes par la loi:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL case et annule l'ordonnance
de la clmbrl e du conseil des Cayes, renduele 10 decembre
dernier; d( lare qu'il n'y a pas lieu a prononcer de ren-
voi, Ic fait ne constituent ni crime ni ddlit.
Donim de nous D. LAFOWD, juge remplissant les fonctioun de





10 -

doyen, P. IITItZAN, Jh. ALEXANDRE ST.-LAUnENT LEBLAN'C,
jugesct D. LALLEMAID, juge-suppl6ant, en presence du citoyen
A. GERMAIN, commissaire du Gouvernement, au Palais de Jus-
tice du Tribunal de Ci. .tion, en audience publique du 21
mars I~, .!; an i de 'lInd6pendance.
11 est ordonn6 a tous huissiers, etc., etc.
Eu foi de quoi, le present arrft a 6t6 sign, etc. D. Lafond,
P. Thkzan, Jh. Alexandre Jne, st.-Laureut Leblanc, D. Lalle-
mand, Duviclla, greffier.
---o----
(No 4) ARRET qui rejetce la demand en renvoi pour cause
de suspicion Igitime, soulev~e par le citoyen Octave LA-
CRUZ, contre les juges du tribunal civil des GonaRves.
Du 21 mars 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Le le' septembre 1858, Octave LACRUz, notaire public aux
Gonaives, recusa en masse les membres du tribunal civil de
son resort, se r6servant de d6duire ult6rieurement ses mo-
tifs de suspicion ; mais, n'6tant pas suffisamment niotivNe, la
requite qu'il adressa h cet effet au Tribunal de Cassation fut
rejete par 1'arn't don't la teneur suit:
Ou' le rapport du juge D. LAFOND, les conclusions du ci-
toyen A. GERMAIN, commissaire du Gouvernement pros le Tri-
bunal, et apr&s dtlib6ration en la Chambre du conseil;
Vu la rcquete du demandeur ;
Attend que pour dessaisir un tribunal de la connaissance
d'une affaire qui lui est d6volue par la loi, il faut que la cause
qui y donne lieu soit manifestement prcuvte ;
Attendu que le demandeur n'a point fourni la preuve 16-
gale des faits de partiality par lui all6gu6s coutre les magis-
trats r6cus6s, pour motiver la suspicion l6gitime soulcv6e con-
tre le tribunal des Gonai'ves :
Par ces motifs, LE TRIBUNAL rejette la demand.
Donn6 de nous J. TRICHLr, juge remplissant les functions de
doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXAlDRE Jne, St.-LAURENT LEBLANC,
juges, et Jh. F. POITEVIEN, juge-suppliant, en presence du
citoycn A. GERMAIN. commissaire du Gouvernement, au Palais
de Justice du Tribunal de Cassation, en audience publique du
21 mars 1859, an 56 de l'Ind6pendance.







11 est ordonn6 & tous huissiers, sur cc requis, etc., etc.,
ivynd : J. Trichet, D. Lafond, Jh. Alexandre Jne., St.-Laurent
Leblanc, Jh. F. Poitevien et Duviella, grefier.
'---a---o--
(N0 5) ANNULATION, sur la demand de Louisa GERMAIN,
veuve HIRIART, d'un jugement contre elle rendu par le tri-
bunal corrcctionel du Port-au-Prince.
Du 22 mars 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Au mois de juin 1858, Louisa GERMAIN, Ve HIRIART, institu'
tricc, se rendit chez Louis-Jacques Boco, peseur a la douane
de cette ville, et frappa une jeune enfant de ce dernier, la-
quclle aurait injuri6 et battu sa fille. Irrit6 de cette conduite
d6plac6e, Boco alla au domicile de la dame Hiriart, avec quel-
ques personnel de sa mason, et usa de repr6sailles enters la
mirncIre Hliriart et sa mere. Celle-ci rendit plainte a la justice.
Appeld en police correctionnelle, Boco fut condamn6, ainsi
que la plaignante, h cinq jours d'emprisonnement et a onze
gourdes d'amende, comme ayant Fun et l'autre commis une
contravention de police.
Contre le jugement prononcant sa condemnation, la dame
Hiriart a propose quatre moyens.
Premier moyen.- Exces de pouvoir, incompetence, viola-
tion de l'art. 158 du Code d'instruction criminelle, et privation
du droit de la defense, en ce que, dans l'espece n'ayant qu'd
statue sur le merite de l'ordonnance de la chambre du con-
scil (pi renvoyait par devant lui le pr6venu Boco, le tribunal
correctional du Port-au-Prince ne pouvait aucunement juger
et condanmner la plaignante pour un fait don't il n'avait pas 6et
l1galement saisi, et contre lequel elle n'a pas Wt& mise a meme
de fouriiir ses defenses.
Deuxiime moyen. Exces de pouvoir et violation de l'ar
ticle 171 du Code d'instruction criminelle, en ce que le juge-
ment don't est pourvoi a denatur6 les faits du procks en lee
presentant d'une maniere inexacte, appert les depositions des
t6moins et l'aveu mnme du pr6venu.
Troisi6me moyec. Fausse interpretation et fausse appli-
cation des articles 398, 8e alinua, et 401 du Code penal, et vio-
lation de l'art. 256 du memc Code, en ce que les voices de fait
reprochfe2 au prevyuu Doco, I smauirait rtre cousidtr(.s cornm







Im simple contravention de police, lc-quel~l cependant ont
did, par le jugement attaqud, traduites en tapage ou bruit.
troublant la tranquilli16 publique,
Quatribme mo}en. Violation de !'article 256 du Code p6-
nal, en ce que la loi p6nale.n'a pas e6t justement applique ai
faith rleproche audit pr6venu,- coups volontaires qui dtaie::t
du ressort du tribunal correctionnel et non de celui de simple
police, come a I otlu L'tablir le jugement dnoiicd.
Une fin de non-recevoir-a 616 prd -entce par le pr6venu Boco,
tendante a fair dcciarer inadmissible le pourvoi de la dcman-
deresse come ayant acquiesce audit jugement.
Les motifs enonces dans l'arrot ci-apres out d6termindle re-
jet de la fin d non-reccevoir et l'annulation du jugement at-
taqud :
Oui le rapport fait par le juge D. LAFOND, les ol,.ervations
dle 3 ARCHIN pour la demanderesse, celles de IP RV. A. DES-
LA?\sES pour le d6fendeur, ainsi que les conclusioins du ci'.ocen
A. (;-P',MAIN, coimmisnaire du Gouvernement pres le tribunal ;
Vu les* 'A-e du procs ;
Statar sti r la fin de non-recevoir propose par le dcfen-
deur :-
Attedr.id c4t do principle, en matiere crininelle, que
tant qye Ie 1 di recours en cassation, le condamnn6
conserve iri d er .. qu'aucun acte de sa part
jPisse enri ler ..:I. ,I;;:c de son pourvoi;
Qu'ainsi, dc ce quc la dame Iliriart airait pay6 les frais du
jugement a:i-w.',, il ne saurait e'ensuivre qu'elle oit non-rece-
vable a se pourvoir contre ce jugement qui a prononce contrec
elle la peine de l'aimende ct cclle de 1'emprisonnement:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL, apres en avoir ddlib6rd,
rejette la fin de non-recevoir.
Sur le 1 et le 3, moyen :
Vu les articles 158, 116 et 142 du Code d'instruction crimi-
nelle, 398 et 401 du Code rcnal ;
Attendu que l'article 158 du Code d'instruction criminielle
determine le mode d'instruction an tribunal correctioniel, des
affaires qui sont de sa competence ; qu'aux terms de cet
article, ce tribunal est saisi des causes qui entrent dans ses
attributions, soit par le renvoi qui lui en est fait d'apres les ar-
ticles 116 et 142 dudit Code, soit par la citation directed doutde
an pr6venu et aux personnes civilement resonsables du delit,






f3 -


-par la part c cii il ou par le conumissaire du 6ou\ erneiiielt ,
Attendu que la dame Hiriart ne s'est trouvie dains aucun -de
ces cas devant la cour correctionielle du Port-au-Prince; -
qu'au contraire elle n'y avait compare que come parties plai-
gante ; -que la seule personne a juger 6tait le sieuir Boco,
qui avait 6't renvoy6 par devant cette cour, par ordonnance
de la chambre du conseil du Port-au-Prince, sous prevention
de voices de fait sir la personnel de ladite dame ;
Qu'ainsi Ia court correctionnelle du Port-au-Prince, en pro-
noncant contre la dame Hiriartla cot:dl mnalion i 1'ameride
ct a l'emirip-oin~emeit, a violet les r&gles de sa competence
portCi.e audit article, et a commis un exces de pouvoir ;
Attendu,-en outre, que cette condamnation, deja ill6gale-
mcnt pronoinee, porte encore une fausse applic;aton des arti-
cles 398 et 401 du Code p6nal; --qu'en effet la dume Hiriart
a 0t6 condanmii'c T'amende et a cinq jours d'emprisonnement,
aux terms do ces articles,sans que cependant elle aitit6 jug6e
pour fail de recidik e de bruit ou de tapage troublant la tran-
quillit6 des habitants:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL casse et annule le jugement
ittaqu6, ordonue la remise de l'amende depose, et la mise en
liberty sur-le-champ de la dame Hiriart, si elle n'est retenue
pour autre cause ; renvoie laffaire par devant le tribunal cor-
tecfionndl de Jacmel pour y etre de nouveau jug6e, et con-
damne le defendeiir aux d6pens.
Donut de nous J. TRICHET, juge remplissant les functions de
doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE Jne., ST-LAURENT LEBLANC,
juges, et D. LALLEMAND, juge-suppl6ant, en presence du citoyen
Jh. ARMAND, substitute du commissaire du Gouvernement, au
Palais de Justice du Tribunal de Cassation, en audience public.
que du 22 mars 1859, an 56e de l'Ind6pendance.
I1 est ordonn6e tous huissiers, sur ce requis, etc, etc..Signe:,
J. Trichet, D.Lafond, Jh. Alexandre Jne., St.-Laurent Leblanc,
D. Lallemand et Duviella, greffier.






14 -

(T1 6.) AlIRflT qui ddclare le eitoyen Jean-Jacques JACQUiL
dechu du pourvoi en cassation par lui form contre le ju-
gement rendu le 18 aoit 1858, entire lui et le citoyen Pierre*
,APLANTE, par 'rex-cour iml 'riale de Jacmel.
Du 11 avril 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
te 18 aoot 1858, un jugement fut rendu par 1'ex-Cour imp6.
tiale de Jacmel, contre Jean-Jacques JACQUET, demeurant au
quarter Boucan-Belier, commune des C6tes-de-Fer, au profit
de Pierre LAPLANTE, proprictaire audit lieu.
A la signification du jugement, Jacquet se pourvut en cassa.
tion. Ses moyens furent signifies a son adversaire le 3 d6cem-
bre dernier, et depuis lors il n'a point rempli les autres forma-
lit6s prescrites, a peine de dech6ance, au demandeur en cas&
nation. Sur ce, P. Laplante pr6senta requite au Tribunal r6gu-
lateur aux fins de fire prononcer, contre ledit Jacquet, la
d6cheance pr6vue par I'article 930 du Code de procedure
civil.
Cette fin de non-recevoir a 6t6 accueillie par l'arrmt don't la
teneur suit :
Oui le rapport fait par le juge D. LAFOND, les observations
de Me LAVAUD pour Laplante, les conclusions du citoyen Joseph
ARMAND, substitute du commissaire du Gouvernement, et aprs
qu'il en a 6t6 dlib6r en la chumbre du conseil;
Vu la requite de LAPLANTE et le certificate delivr6 par Dr-
VIELLA, greffier du tribunal;
Vu l'article 930 du Code de procedure civil;
Attend que cet article veut, a peine de d6ch6ance, que,
dans les quarante-cinq jours de la signification de ses moyens,
le demandeur s'inscrive au greffe du Tribunal de Cassation,
et qu'il y d6pose :
1- Une amende de trente gourdes;
20- L'acte diment signifiE, contenant ses moyens
30- L'acte de la declaration de pourvoi;
4- Une expedition signifiee ou une copie signifiae div
jugement dinonc6 ;
o5- Les pieces a 1'appui;
Attendu que le eitoyen Jean-Jacques Jacquet, qui s'est pouw
1 contre un juger.aept xradu a a5o pr6juudie sou dtte I ..





15 -w
1.8 aoUt could, ne s'est nullement conformd au prescrit de
'article 930 sus-vis6
Par ces motifs, LE TRIBUNAL le declare d6chu de son
pourvoi et le condamne aux d6pens.
Donn6 de nous J. P. DAUP ZN, juge remplissant les fonc-
tions de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE Jne., St.-LAURENT
LEBLANc, juges, et Jh. F. POITEVIEN, juge-suppl6ant, en pr6sen-
ce du citoyen A. GERMAIN, commissaire du Gouvernement, an
Palais de Justice du Tribunal de Cassation, en audience publi-
que du 11 avril 1859, an 56e de 'Ind6pendance.
11 est ordonn6 a tous huissiers, sur ce requis, etc, etc. Signe':
J. P. Dauphin, D. Lafond, Jh. Alexandre Jne., St.-Laurent
Leblanc, Jh. F. Poitevien et Duviella, greffier.

CERTIFIE conforme par nous Directeur du Bul.
I.tin offwiel dui Triburnal de Cassation,
Colonel EUGkNE BOURJOLLY.







^i,., R IREPUBLIQUE D'HArUI. '..
--0---

BULLETIN DES ARRETS
DU

TRIBUNAL DE CASSATION





-No 7. ) ANNULATION, sur la demand de Formosante JOSEPH,
d'un jugement rendu, le 15 avril 1858, par l'ex-Cour do conf-
nmeec du Port-au-Pi'ine, au profit do T. et S. RAAMEAU.
Du 2 mai 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Le 15 avril 1858, sortit jugement de la Cour de commerce dui
',rt-au-Prince qui condamne Formosante JOSEPH marclhand pu.
blique audit lieu, a payer aux sieurs T. et S. EAMEAU, nDigo-
ciants, la somnme do 4,112 g. 81 c., reliquat d'un compete de mar.-
handi:ces 'tran'gres i4 elle venduess
Pouroi en cassation contre ee jugemcnt.- Trois moyeus sont
pr,'sent-s :
1 Violation de rl'rt. 153 du Code do pfocedure civile.- Ex-
ces de pouvoir et violation des art. 12 et 13 du Code de comn-
oierce, en ce que, s'agissant d'un compete courant, les juges n&
(levaient pas adjuger les coIilnsions de la parties demanderesse
.ans s'etre couvaincus, par un examen serieux qu'elles se trotu
vent jute-s et bien v6rifiecs.
2 Violation de l'at. 152 du Code de procedure' civil et vi-
'co de forme en ce quie si cet article dispose qu'il scra donnm
d6faut contre ro d6fendeur qui no se present pas au jour indi-
tqu6 pour l'audiencc, c est lorsque ce dernier aura tc d(limeut as-
sign6 : or, dans I'espce I'assignation que l'exposante a rccue est
irriguliitc aux terms de F'art. 71 du Code precit no contc-
nant que le domicile rdel de-< i ,i;indeurs ;
3" Excrs de pouvoir et viol:.ii,.i de lart. 1829 du Code civil,
ri ce e qu'auci.ne foi n'autori.fi nt a prononcer la contraintc par
corps, en matiere do commerce, pour coudamnation a des dd-
pens, les juge.~ no peuvent la prononcer pour le reccou rmcnnt
des raises d'une proe6dure.
Les sieurs T. et S. Rameau out fourni les defenses suivante- :
1 Que les judges n'aWaient pas i6 s'occuper des di) o-itions do
fart. 153 du Code de procedure civil, en cc quo le Code de
eommecrce, par les art. 6 1 et suivants, a reglh la procedure en
m:ttiere de d6faut ;- qu'en outre la citation des art. 12 et ,13
du Code de commerce est oiseuse dans I'spcc ;
2o Qne, ~i I'exploit d'ajournenent ktait entach6t de n;uliff ,





c'etait devant i. juges du fond qu'il fallait fire valoir rexee-,
tion pose en lart. 174 du Code de procedure civil;
30 Quo lcs dispositions de l'art. 1829 du Code civil ne diro-
geant pas aux lois qui r6gissent les matiercs commercials, les
frais, en ces matibres, 6tant un accessoire de la dette, sounict-
tent le (dbiteur i la contrainte par corps.
Sur quoi est intervene l'arrat ci-apris transcrit:

Oui' le rapport fait par Ic juge D. LAFOND, les observations de
Pe F. JEANTY pour la demanderesse, celles de Me ARCHIN pour
les defendcurs, ensemble les conclusions du citoyen Jh. AR-
MAND, substitute du commissaire du Gouvernement pris le Tribu-
nal et apris ddliberation en la clhambre du conseil;
Vule jugement attaqu6, les moyens des parties et les autres
pieces du proc;s;
Vu les articles 153, 152, 71, 74 du Code de procedure civile;
12, 13, 646 et suivants du Code de commerce, 1829 et 1837 du
Code civil;
Sur le premier moyen
Attcndu que pour remplir le vcou de l'art. 646 du code de.
commerce, qui prescrit, ainsi que l'art. 153 du Code de proce-
dure civil, que les conclusions du demandeur lui soient ad-
juges si clles sont reconnues justes et bien v6rifiies, il suffit
que les jugements par d6faut pr6sentent, dans leurs consid6rants,
un examen d'oi il resort que les conclusions ne sont contrai-
res h aucune disposition de loi et qu'6tant ainsi justes, elles re,
posent en outre sur une prcuve legalc ;
Attend que ces conditions se trouvent dans les consid6rants du
jugement attaque ; que de plus, et contrairement a l'allkgation de
Ja demanderesse ce jugement ne content aucune disposition
d'ofi resulte la violation des articles 12 et 13 du Code de com-
merce.
Sur le deuxidme moyen :
Attendu qu'on ne peut se fire un moyen de cassation de la
nullit6 d'un acte de procedure port i un tribunal du fond, qu'au-
tant que cette nullit6 a Wt6 propose devant ce tribunal; que
des lors ne saurait dtre examine le denxidme moyen pr6sent6 par
la demanderesse, l'assignation don't elle excipe de la nullit6 n'a-
yant fait I'objet d'aucune discussion devant la Cour de commerce-
du Port-au-Prince, qui a rendu le jugement attaqu6.
Sur le troisieme move :
Attendu que l'art. 1829 du Code ci\il ne permit de prononcer
la contrainte par corps que dans les cas cxpress6ment ldtermin6s
par la loi;
Qu'aucune loi n'autorise A la prononcer pour les d6pens en ma-
iCre commercial, bien qu'elle doive l'6tre pour le principal:
Par ces motifs LE TRIBUNAL rejette le pourvoi pour ce qui
est de ces deux premiers moyens pr6sent6s ; case et annule scule-
ment la p:rtie du dispositif du jugement d6nonc6, qui prononce
la contrainte par corps pour le paiement des frais; renvoie ce
9hef seulement par (levant le tribunal de commerce de Jacmel
1o)n qu'il y soit de nouveau statue.





19 -
Donne ll c duvus, J. TRICHET, doyVC, D. LAtFOD 3h. A.LEXAA
aRE jin. St.-Laurent LEBLANC, jiges, et D. LALLEMAIND, juge-
suppluant en presence du citoyen A. GERMAIN cominissaire du
gouveincmCent, au Palais de Justice du Tribunal de Cassation ,
en audience publique du deux mai mil huit cent ciuquantc-ncuf,
an 5Ge. de l'Indcpendance.
11 est ordonnl6 tous huissiers, sur ce requis, de mettre le
present arret a execution; etc., etc. Signe : Jh. Trichet, D.
Lafond, Jh. Alexandre jue., St.-Laurent Lellanc, D. Lallemand
et Dnviella, greffier.
-0
---- o------

(N' 8.) ARliIET qui rejette le pourvoi former par Adelaide Nico-
LAS, control un jugement rendu, le 26 octobre 1857, par l'ex-
Cour imp6riale des Gonaives au profit do Louisine J .-FnANM-
cois.
COIS.
Du 2 Imai 1859.

NOTICE ET M3OTIFS.
Pour avoir paiement de g. 600 de loyers que lui devait John
SEA GROUS Louisine JEA.-FRANCOIS obtint permission de saisir-
gager les meubles de son locataire. -Intervint Adlai'de NICOLAS,
femme du saisi, qui forma opposition a la vente des objets sus-
menitionmu.s.
Le 16 juillet 1857, l'ex-Cour impdriale des Gonaives statuant
sur 1'affaire, rendit un jugement qui annule la saisie-gagerie ct
ordonne la remise des articles r6clam6s par la parties intervenante.
Avant la signification de ce jugement, don't l'ex6cution avait
dit ordoun6e sur minute, Louisine Jean-Francois fit pratiqucr
inumlndiaticment une nouvelle saisie sur les effects de son d6biteur.
A audience du 15 octobre suivant, la partic saisie conclut,
par exception, 6 I'annulation de ladite saisie en ce que la
saisissanto n'avait pas rempli les formalit6s de la loi sur la matire ;
et, apres plaidoiries contradictoires tant sur 1'incideut que sur
le fond, sortit jugement de la mime Cour, en date du 26 du
mois precit6 qui rejette l'exception, declare bonne et valuable
la saisie don't s'agit, et condamne John Seagrous a g. 1000 de
dommnages-interLts et aux ddpens faveur de Louisine Jean-Fran-
eois; distraction faite des effets reconnus appartenir a Adlai'de
Nicolas parties intervenante. Cette dernirre en sadite quality,
s'est pourvuc cotre le jugement du 26 avant signification pr6a-
lable.
Apris avoir status sur la demand en jonction que lui avait
pr6sentec l'avocat d'Addla'de Nicolas, et sans avoir eu besoin
d'exaininre les trois moyens products par icelle le Tribunal de
cassation a accueilli une fin de lno-recevoir de la d6fenderesse,
blas6e sur F'article 930 du code de procedure civil, et a rendu
I'arrit don't la teneur suit :
Oui' le rapport fait par le juge D. LAFOND les observations de
Me. J. A. LAVAvD, pour la demanderemse, celles de Me. AncuiiN,






pc1 ir la d6fe~eeresse ensemble les conclusioill- du (dt tCIen tU
ARMAN D, substitute du commissaire du Gouvernement, ct apr&6
d6lib6ration en la .chambre du conseil;
Vu le jugecmnct attaque, les moyens des parties et les autrce
pi6ces.du procCs ;
Statuant sur la fin do non-recevoir propose par la d6fenderesse f.
Attend, en droit, que le recours en cassation ne saurait valider
si, dans les quarante-cinq jours de la signification de ses moyens,
lt demandenr ne sc conforme point toutes les formalit6s quo
prescrit, ia pine do d6ch6ance, l'article 930 du ,Code de proc-.
dure civil ;
Attendu, dans l'espece, que, contraircment aux dispositions de
'et article la citoyenne Adelaide NicoJas, demanderesse en cassa-
tion, an lieu de d6poser une exp6ditioi signiliee, on une copies si-
gnifiec du jugement d6nonc&, n'a remis avoc ses pieces qu'une co-
pie don't la signification avait 6t6 faite non a elle mais au sicur
John Seagrous, une des parties en cause devant les premiers ju-
ges; qu'ainsi son recours ne saurait etre accueilli:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL declare la citoyenne Ad6laide Ni-
colas d6chue de son pourvoi, la condamne fux d6pens et ordonne
la confiscation de l'amende d6posce.
Donn6 de nous J. P. DAUPHIN juge remplissant les functions
de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE Jne., ST.-LAUREINT LEBLANC,
juges, et Jh. F. POITEVIEN, juge-suppl6ant, ei presence du cito-
yen Jh. ARMAND, substitute du comnmissdire du jouvernement, an
Palais de Justice du Tribunal de Cassation, en audience publique
inu 2 mai 1859 an 56e. de l'Ind6peridance.
Il est ordonn6 i tous huissiers, sur ce requis, de mettre le prb-
s,ent arret i execution; etc., etc. Signd: J. P. Dauphin, D.
Lafond, Jh. Alexandre Jne., St.-Laurent Leblanc, Jh. F. Poitevien
e't Duviella, grcflier.
---P------
(' o 9. ) ARRIET qui statue sur la demanded en renroi, former
par les citoyens BLANCHARD, BUTEAtU t C:.

pu 9 mra 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 8 mars 1859 I3LANCHARD BUTEAU Ct co nigociants 0tablis
au Port-au-Prince, assignerent L. KERNISAN, leur d6biteur de-
vant le tribunal de commerce du resort.
A l'appel de la cause tous les juges dudit tribunal se d6porte-
rent, en leur quality de creanpiers de l'assigp6, appert, ertificat
dress par le greffier du sige en date du 6 avril suivant.
Sur la requete qui lui fut pr6sentee pour demander le renvdi
de l'affaire a une autre jurisdiction, le Tribunal de cassation a
rtndu l'arr6t don't 'la teneur suit :
Oui' le rapport du juge C. LouIS-CHARLES, ensemble les con-
aisi sR deu citojen Jh. AR.MA~ -ubtitut du commissaire a





12 -
It;oicrucment et apries delib2ration en la chambre du conseil;
Yu la reqwute des deHmandcurs et le certificat dtlivre par le
grellier du tribtmal de commerce de ce resort;
LE TRIBUNAL,
Attendu que de ces piiecs, il r6sulte que tous les jiges du tri-
bimual susdit so sont d6port6s de 1'affaire existent entire les deman-
deurs et le citoyen L. Kernisan, par le motif qu'ils sont creanciers
de cc dernier; qu'ainsi, il y a lieu d'accueillir la demand en
renvoi
Dtsigne par consequent, le tribunal de commerce de Jacmcl
pour connaitre de la contestation qui fait l'objet de la demand
sus-enoluce.
Donni do nous J. P. DAUPHIN juge remplissant les functions
dc doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jne. St.-Laurent LEBLANC
et C. LouIs-CHAnLES juges, en presence du citoyen Jh. A.RMAND,
.-ulbtitut du Commissaire du Gouvernement, au Palais de Justice
du Tribunal de Cassation, en audience publique du 9 mai 1859,
an 5Ge. de hInd6pcendance.
II est ordonn6 a tous huissiers, sur ce requis, de mettre le
present arrOt h execution; etc. etc. Signed : J. P. Dauphin,
D. Lafond, Jh. Alexandre jne. St.-Laurent Leblanc; C. Ls.-
Charles et Duviella greflier.



{ N* 10. ) ARRIKT qui rjcette, sur la demand des sieurs F. J.
TESDORFF et fils, la r6cusation proposee pat' le citoyen Chs.
KILLICK le 29 juillet 1858 centre les conseillers de 1'ex-Cour
imppriale du Cap-Haitien.

Du 9 mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
L:h:'23 d6cembre 1854, en vertu d'une obligation souscrite par
Chs. KILLICK, du Cap-Haitien en faveur des sieurs F. J. TESDORFF
ct fils ndgociants a Hambourg on allait procdder i la s~sie d'une
maikoH appartenant au debiteur sise en la dite ville du Cap-Hai--
tien, quai St.-Jean, n0 4 ; mais, des lors, de nombrcux incidents
furcnt soulev6s pour paralyser 'action de la justice. Le jour de
i'adjudication prdparatoire fut enfin fix6 ; ndanmoins le 29 juillet
1358, Chs. Killick r6cusa en masse les magistrats de l'ex-Cour im-
puriale du Cap-Hai'tien, pour cause de suspicion 16gitime. Trois
mois s'Atant 6coulds sans que suite ait 6td donnue a ladite r6cusa-
tion Favocat des sieurs F. J. Tesdorff obtint permission du pr6si-
dent do la Cour de poursuivro ses opyratioi Le dix decembre
suivanit, totes les formalities replies au moment d'allumcr les
feux, se plrscenta un luis-ier qui somma IMM. les conseillers de
s'abstenir de connaitre de cette affaire: ceux-ci d6clarbrent s'en
abstenir.
Sur cc novel iHcident, les sieurs F. S. Tesdorff adressbreut.
requcte au Tribunal de Cassation, aux lin- d'anmuler la r6cu5s-




22 --
tion du 29 juillet 1858, non-suivie d'ex6cutiou et d'ordonner
la continuation des adjudications de la propriet Clis. Killick.
Les moyuns des demandeurs out Ct6 accueillis par le Tribunal
de Cassation dans les terms suivants :
Ou' le rapport du juge J. P. DAUPHIN, ensemble les conclui
6lons du citoyen Jh. ARMAND, substitute du commissaire du Gou-
vernement, et apr6s d6lib6ration en la chambre du conscil;
Vu la requite des demandeurs et les autres pieces du process;
Attendu en droit que la r6cusatioa Cn masse, form6C centre
un tribunal, 6quivaut h uns demanded en suspicion legitime;
qu'une telle r6cusation doit 6tre adress6e sans d6lai au Tribunal
de Cassation, pour qu'il y soit status scion la loi; que dans
1'espkce, il est etabli au proc6s que le sieur Charles KILLICK
s'est boru6 A r6cuser, d'apr6s un acte dat6 du 29 juillet 6coul6,
les membres du tribunal civil du Cap-Haftien sans faire aboutir
au greffe du Tribunal de Cassatio n la requ6te 6nuimrant ses
griefs; que de tout quoi, il r6sulte qu'en agissant ainsi ledit
sieur Chs. Killick n'a eu d'autre but que d'entrayer l'action de
la justice :
Par ces motifs, LE TRIBUNAL rejette sa r6cusation et Je
condamne aux d6pens.
Donn6 de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les functions
de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jne., St.-Laurent LEBLANG
et C. LOUIS-CHARLES, juges, en presence du citoyen Jh. ARMAxD,
substitute du commissaire du Gouvernement, au Palais de Justice
du Tribunal de Cassation, en audience publique du 9 mai 1859,
an 56e. de l'Ind6pendance.
II est ordonn6 a tons hiissiers, sur ce requis, de mettre le'
present Arr6t t execution; etc. etc. Signed: J. P. Dauphin, D.
Lafond, Jh. Alexandre jne., St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-Char,
ies et Duviella, greffier.

-o-

(NI 11.) ABRIET qui ddclare la dame Ve. Charles CONSTANT de'che
du pourvoi en cassation par elle farm6 contre le jugement
rendu, le 14 octobre 1858, entire elle et le citoyen Louis
Epiphane GATEREAU, par 1'ex-Cour imp6riale du Port-au-Prince;

Du 9 mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 14 octobre 1858, un jugement fut rendu par l'ex-Cour
ipapriale du Port-au-Prince, contre Ve. Charles CONSTANT des
Gonaives, au profit de Louis Epiphane GATEREAU, commercant
domicili6 en ladite ville du Port-au-Prince.
Ve. Charles Constant se pourvut contre le jugement precit6
et fit signifier ses moyens a son adversaire. Celui-ci d6posa au-
greffe du Tribunal de cassation, dans le d6lai de la loi, ses
defenses et pieces justiicatives ;. mais la- demanderet e. n'ayant





23 -
.pint rempli le$ forualit6s prescrites ,pour fair; vadcer ,a;.r
pourvoi, ainsi qu'il conste du certificate delivre par le greffier du
siige diiment enregistr le Tribunal de Cassation, sur la requate
de Ls.-Ep. Gatereau a rendu l'arret suivant :

Oui le rapport du juge J.-P. DAUPHIN ensemble les conclusions
du citoyen JhIARMAND, substitute du commissaire du Gouvernement,
et apres deliberation en la chambre du conseil;
Vu le jugement attaqud, les moyens products et les autres'
pieces du proc6s;
Yu 'article 930 du code de procedure civil;
Attend, en droit, que le demandeur en cassation est astrcint,
dans les quarante-cinq jours de la signification do ses moyens,
Ai fair le d6p6t prescrit par l'artiele 930 sus-vis ; -que 'omission
de cette formality constitute une d6chdance ; que, dans l'esp6ce,
it est 4tabli au proc6s que la dame Ve. Chs. CONSTANT, apres
s'Otre pourvue centre un jugement rendu le 14 octobre dcoul ,
ne s'cst nullement conformee au vcou de l'art. prkcit6, ce qui
la rend irrecevable en son pourvoi:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL la d6clare dechue de son pour-
voi et la condamne aux d6pens.
Dounn de nous J P. DAUPHIN, juge remplissant les functions
de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jlC., St. Laurent LEBLANC
et C. LOUIS-CHARLES, juges, en presence du citoyen Jh. AR-
MAn substitute du commissaire du Gouvernemeut, an Palais
de Justice du Tribunal de Cassation en audience publique dn
neuf mars 1859 an 56e. de l'Ipndndance.
II est ordonau h tous huissiers, sur ce requis de mqttre le
present arret a execution; etc., etc. Signd : J. P. Dau-
phin, D, Lafond, Jh. Alexandre jne. St, Laurent Leblanc,
C. Ls.-Charles ot Duviella, greffier.
-0
-----o------

Ni 12.) ARRIET du meme jour, 9 mai, rejetant sur les m6mes
motifs et dans une semblable hypothlse le pourvoi de RosE
ATLTFrr contre un jugement de l'ex-Cour imp6riale du Port-au-
Prince, rendu, le 15 octobre 1858, au profit de Ve. Ls.
ALPIO.NSE.
---o----2

iN-S 13.) ARRET qui statue sur la plainte de Saladin Jr.-BAPTIST?
control KEnelis FRANCOIS juge-suppl6ant au tribunal civil de
Jacmel.
Du 9 mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.

Le 11 octobre 1858, sur la plainte de Saladin 3J.-BAPTISTE,
sortit arrmt de la Cour de Cassation qui renvoie KUunlis FRAN-
:oT< juge-siipp.l&aAt an tribunal civil de JacneW, pardcvant h.





24 -
juge d'instruction ct le commissaire du gouvericment du lie ,
afin que ces magistrats rcmplissent a son igard les functions d6-
termin6es par l'art. 381 du code d'ifistruction criminelle. L'ins.
truction achev6e et les actes y rclatifs avant ti: soumis au Tri-
bunal de Cassation, il a 6td rendu l'arret suivant
Oui' le rapport du juge C. Ls.-CIIARLES, ensemble les con-
clusions du citoyen Jh. ARMASD substitute du commissaire du
Gonvernement et aprbs d6libdration en la chambre du conseil;
Yu les ;proc6s-verbaux r6digds par le juge d'instruction du
resort du tribunal civil de Jacmel et les autres pieces du procs,.
Vu les articles 115 et 391 du code d'instruction criminclle ;
Attend que de l'instruction de la procedure, il no results
aucune charge contre le magistrate inculp6 :
Par ces motifs, LE TRIBUNAL declare qu'il ne saurait ctrc
l'objet d'aucune lpoursuite.
Donni do nous J. P. DAUPIIN juge remplissant les functions
de doy)en, D. LAFOND Jh. ALEXANDRE jue., St.-Laurent LE-
BLAsc et C. Ls.-CHARLES, juges on presence du citoyen Jh.
ARMAND substitute du commissaire du Gouvcrncmcnt, au Palais
de Justice du Tribunal de Cassation en audience publique diu
9 mai 1859, an 56e. de 1'Ind6pendance.
II est ordonii a tous huissiers sur cc requis, de mettre le
present arrit a execution. etc. ,, etc. Sifn : J. P. Dauphin,
D. Lafond Jh. Alexandre jne., St.-Laurent Leblanc C. Ls.
Charles et Duviella greffiir.
-0
---~-o--~-
(No 14.) ARRIfT qui statue sur la demand d'Eug6ne LATORTUi
contre Yalmir JN.-Tou.'\ lVT, s!,pnleant h la justice de paix
du Cap-llaitien.
Du 9 mai 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Le 18 avril 1859, EUGENE LA'ORTUE voucherr de profession
au Cap-Haitien ayait eu quelques difficulties avec un acheteur
relativement au mode de d6bifer sa viande fut conduit par
i'officier de police au siIq.1l'i nt Valmir Ju. TOUssAINT, qui le fit
d6poser en prison come ayant contrevenu a la loi,
Dans une -requete adrcssde au Tribunal de Cassation, Eu-
gene Latortue se plaint d'avoir 6t( maltraitd par l'officier et les
archers de police, et illdgalement enprisonn6 par ledit supplant
V: Jn.-Toussaint.
Sur quoi, il a Wtd rendu en consequence arrestt don't la
teneur suit:
Oui le rapport du juge C. LOUIS-CHARLES, ensemble les con-
olusions du citoyen Jh. ARIMA~D -ubsiitit du commissaire di
Gouvernement, et apres d6lib6ration en la chambre du conseil;
Vu la plainte sus-dnoncde la lettre du Sccr6taire d'Etat ail
d6partement de la justice ct les autres pieces du procs ;
Vu les articles 381 et 382 du code d'iustrulctioi criminclle,





,-- 2"5 --
.Attedu quo de la plainte port6e contre le magistrate' itculpe
ii r6sulte qu'une instruction devient indispeusable sur les faitu
A lui imput6s :
Par ces motifs, LE TRIBUNAL renvoic le citoyen Valmir
4n.-FRAnCOIS,s supplant a la justice de paix du Cap-Haitien,
par devant le juge d'instruction du resort du tribunal civil
);ant audit lieu.et le commissaire du gouvcrnement pros ledit
tribunal, lesquels rempliront les fonctiois detcrmin6es en l'ar-
ticle 381 pr6cit6, afin qu'apr6s avoir entendu le pr6venu et
routes les peroonnes d6sign6cs par le plaignant le magistrate.
instructeur se eonforme aux dispositions de P'article 382 ci-des.
dus cite.
Domnn do nous J.-P. DAUPHIN, juge remplissant Jes functions
de doyen, D. LAFOND, Jh. ALENAADRE jeune, St.-LAuREINT LE-
nLAHC ,ot,C. .LS.-CHARLES, juges, en presence di citoycn Jh.
ARMAND, substitute du commissaire du Gouvernement, au Palais
dde Justice du Tribunal de Cassation, en audience jpublique du
9 Mai 1859, an 56c. de l'Ind6pendance.
ll est ordonn6 h tous huissiers, sur cc requis, de mettre le
present Arret A execution; etc., etc. Signed: J.-P. Dauphin, D.
Lafond, Jh. Alexandre jue., St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-Charles
4t DuvieJUa, greffier,
-0.

.N~ 15.) ANNULATION, sur la demand du citoyen Thomas
NOE' d'un jugerient reidu,, le 8 d6cembre 1658 centre l i
et le citoyen JoIN HIOsARTH par l'ex-.Cour imperialc de comn
merce du Port-au-Prince.
Dt 9 mai 1859.

N )OT 7T MOTIFS.

Pour avoir paicment d'une c' 1 ~: compete s'6levant A g. 567
5 c. Joan ItOGARTH .'Cii Port-au-Prince fit asrigniin .
Thomas NONIEZ, sou ddbi u, J,.vnit lex-Cour imp6riale de com.-
merce du resort.
A I'appel de la cause le ddfenscur de Thomas NONEZ oppoia
tue flu do non-recevoir tendante a dire que Jo comptae I)prsentt
par le mandataire du demandeur u'dtait pas rev6tu do la signa-
ture de cc dernier. Sans avoir prealablement status sur cette ex-
'ception, ladite Cour commercial accueillit la demand au fond,
par jugenment du 8 d6cembre 1858.
Pourvoi de la part de T. INONE Cn cassation de ce jugement,
pour les griefs suivants:
10 Violation de l'art. 148 du code de procedure civil, en ce
'que les points de fait et de droit ins6rt6s dans Ic jugement, ne
Kont point ceux de la cause.
2 Exces de pouvoir et violation du droit de la dMfense, en
cTe que le tribun-:i a pronoucy sur le fond, sans azoir prulablle
'jnoat E4atnC S I'exceptiou.





26 -
Le defendour pr6scnte les fins ld non-iecetoir suivantes:
10 Violation do I'art. 71 du code de procedure civil, en ce
qIue Fexploit contenant assignation aux fins do fournir lcs moyens
de defense, n'indique pas le sikge de la Cour de cassation, la
demure de l'huissicr, ni 1lhcure de l'adience
2. Violation dc l'art. 34 de la loi sur les pateutes, on cc que
(tant commercant, lc demandeur de-vait insurer dans son pour-
voi Ic no. de sa patented;
3.0 Violation de I'art. 8 de la loi du 7 juillet sur les irmn
positions fonciires, en cc qu'il devait 6galement, on sa quality&
de proprietaire designer le no. de sa quittance d'imp6t.
Au fond, cl d6fendeur demand e o rejet dil pourvoi 1. en
ce qu'il n'y a point cu violation de l'art. 148 du code e proce-
dure civil, non applicable ih 'espkce ; 2. ot que la defense a
et6 libre come le prouvent les conclusions de l'adversaire in-
serees dans le jugement attaque.
Sur quoi est intervene l'arret suivant:

Oui' le rapport du juge D. LAFOND ensemble les conclusions dhi
citoyen Jh. ARMAND, sublstitut du commissaire du Gouvernement,,
ct apr&s deliberation en .la chambre du conseil.
Vu le jugement denonce les moyens products et les autres
pieces du proc6s;
Vu les articles de lois cits ;
Statuant sur les fins de non-recovoir propos6cs pat le d6fcn-
deur :
Attendu 1. que la procedure qui sc fait devant le tribunal de
cassation diffrre (ecitiellcmi'nt do celle prescrite pour les ma-
tieres qui rentrent dans los attributions des tribunaux ordinaircs; -
Qu'il n'est nullcment n6ccssaire que la signification do Facte inu-
mirant les nioyens du demvandcur exigie par l'art. 929 du code
do procedure cihile, fasse mention (de l'hcure itlaquelle le dd-
fendeur est teuu do comparaltre devant le tribunal de cassation ; -
Que cotte fourali6i n'est exigible que dans l'cxploit d'ajournement
qui lie 'instance devant les jugos du fond ;
Que dans Fespcce, lFxploit mis au has de l'acte signifi6 an'
de(fendeur contenant les 6nonciations voulucs pour sa validity,
remplit suffisamment Ic voeu do la loi.
Attcndu 20 qu'aucun acted ne constate que le sieur Thomas NONEZ
ait exerc6 la I riofc..-ion de commercant dans l'annt6 durant la-
quelle il a dirigc son recourse ; d'oiu ii suit qnu'a ce sujet on no
saurait clever contre lui une demand en dtch6auce, ledit sieur
A.ONEZ n'ayant pris dans Fact relatant scs griefs quo la quality
de propri6taire.
Attendu 20 que qquoique le demandeur se soit qualifi6 ptrpri&-
taire, il est n(anmoins evident que rien no d6montre qu'il soit
assujetti i l'imp6t prevu en lart. 8 de la loi du 7 juillet, sur
les impositions foncibres:
Le TRIBUsAL par consequent declare non reccvablcs les fins de
non recvoir.
Au fond. En ce qui concern ]c 2e. moyen:
Atteudu en droit, que les tribunaux, en rejetant l6galemcnt




2-7 -,
its exceptions sonisEes a Iclur examen, ne pcurienL statuer slur
Ic found dIL proc6s qu'apr's avoir entendu les parties ; Que ,
contrairement ce principle il est constat6 par les conclusions
insdrdes dans le jugement d6nonc6, que le sieur Thomas NoNEZ
avait demand que le compete servant de base a l'action in-
tentee contre lui, fitt declare inadmissible quant a present, par
la raison qu'il n'6tait point muni de la signature du mandant de
lic. Bistoury ; mais que sans s'6tre explique sur cette excep-
tion sans avoir entendu Ics moyens dudit sieur Chs. NONEZ sur
le fond de la contestation, le tribunal don't 6mane le jugement
attaqu6 a accueilli la demand de son adversaire ; en quoi
il a manifestemeiit viol6 le droit de la defense et par suite d6-
pass6 les limits de ses pouvairs :
Par cOs motifs, et sans qu'il soit besoin d'examiner le m6rite
des autres moyens LE TRIBUNAL casse et anunle le jugement de-
nouc6, ordonne la remisa de l'amende depose renvoie les par-
ties pardevant le tribunal de commerce de Jacmel et condamne
le d6fendeur aux dpcens.
Donnu de nous J. P. DAUPHIN juge remplissant les fonctions
do doyen, D. LAFOND, Jh. AL- '\;nnli' jne. St.-Laurent LEBLANC,
C. Ls. CHARLES, juges, en presence du citoyei Jh. ARMAND,
subl)titut du commissaire du Gouvernui-ient, au palais do justice
du Tribunal de Cassation, en audience publique du 9 mai 1859,
an 56e. de l'Ind6pendance.
I1 est ordonn6 a tous huissiers, sur ce requis, do mettre le
present arret a execution; etc., etc., Sigd : J. P. Dauphin,
1). Lafond Jh. Alexandre jne., St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles et Duviella, greffler.

-o

(No 16.) ARRIT du 16 mai 1859 d6clarant qu'il n'y a pas lier
A poursuivre MAITRE LESCOUFLEUR, supplant a la justice
de paix de l'Anse-d'Hainault.

Prisidence de J.-P DAUPHIN, juge remplissant les functions do
doye ; au rapport du juge C. LS.-CHARLES; sur les conclusion.D
de A. GERMAIN, commissaire du Gouvernement.

-0-

(N0o 17.) ARRIT du meme jour, 16 mai, et sur les m6mes mo-
tifs, concernant le supplant CALONGNE, du tribunal de paix
du Petit-Goave.

Pr6sidence de J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fonctions
de doyen, au rapport du jugo Joseph ALEXANDRE jne., sur les
,otclusions de A. -GERAIN, -commissaire. da Gouvernement..






EflTIfE onforme par nous ifr,'tdcr dit Sfrlii? i,~Jf:ii
, ';bunal de Cassation,
Colonel EUGtcl BOWURJOa1iiV'


-ort-a--P-Tino.,^ (tbe 17mperie m-ln -jalc.




.(

BULLETIN DES ARRATS
DU

TEIDBUAL DE CASSATION

R"O 3.-



N'o 18.) ANNULATION, sur la denacnde du s6nateur B..JEA -
SIMmoN, d'un jugement rendu, Ic 20 septembre 1858, entire lui
et les sieurs E. ARCHER et Cie'., nIgociants, par 1'ex-Cour
imperiale du Port-au-Prince.
Du 16 Mai 1859.
r'OTICE ET MOTIFS.
ti 11 a6fit 1857, sur la reclamation d'une some de g. 1O,755
soulevie par les sieurs E. ARCHER Ct Cie. centre le scnateur B.
JEAN-SIMON, 1'ex-Cour imp6riale du Port-au-Prince ordonna rapport
des livres de cette maison de commerce, afin d'y puiser des 616-
mients de conviction. Un juge-commissaire fut nomm6 pour enten-
dre les parties et fair rapport.
Le 11 juillet 1858, aprcs la lecttire du rapport qui fixe &e
g. 7,748, 37 c. Ic chiffre de la creance, I'avocat des sieurs E.
Archer et Cie. proposal le serment decisoire audit s6nateur B.
Jean-Simon.-Les conclusions prises h cct effect fureut rejetees et
les parties recurent I'ordre de plaidei au fond.
Le 4 aoit suivant, d6faut fat donned contre E. Archer et Cie.,
iaute de plaider. Le 5 du inme mois, sortit jugement qfii
renvoya les parties pardevant des experts nomm6s d'office et charges
de verifier les Iivres, comptes et pieces fesant l'objet de la contes-
tation. Apres 1'examen des documents products, les experts rd-
duisirent 6 g. 9,813, 09 t. la some r6clamde par E. Archer et Cie.
Le 20 septembre de la mnime anie, intervint jugement qui
d6clara bonne et vdlable la saisie op6rde sur les fonds du senateui
B. Jean-Simon 5s-mains des sieurs USSHER et Cic., ledit s6nateur
ayant 6t6 reconnu d6biteur de la some fixee par les experts.
C'est contre ce jugement que quatre moyens de cassation ont
4.6 pr6~entss j don't les 2e. et 3e., qui font l'objct du present
ArrOt, sorit ainsi concus:
2e. moyen. Exces de pouvoir, violation des articles 10 ct
13 du code de commerce, en cc que la Cour imperiale du Port-
du-lPriinc, aya iL primitihement d6sign6 Iun de ses membres pour"
entendre les parties en chambre du conseil et v6rifier les lives
4lcs ieurs E. Archer et Cie. no pouvait pas sortlr du rapport
',c ee conseillcr, leqticl tLablissait quc Il dcmaaudcur pe serait





--- 30
debiteur que de g. 7,748 37 c. appcrt le sGil livre timbre qu'a
present le cr6ancier ; que, loin (IC prononcer son jugcnent
d'aprcs les elements sorts de la cause ellc-meme la Cour imliulie
du Port-au-Prince a n'cux aim6 noimmcr dux experts et, precn.nt
au s6rieux leur rapport, elle a cii'.i M,;i 1'xposniit a payer
un chiffrc qu'il ne doit pas, so basant sur I'o-!iioi: de deux r-
oonncs sans caractcre d1gal qui, sans pri'er le scerment vaulu
par la loi, ont 6tC les i6ritables juges dc la cause ; que les
lircs non timbres ni paraphls qui out e abli Ie surplus du chiffre
ci-dessus ne devaient pas scrvir d'l61meIuts (d us la c;use ceepcn-
dant ils ont servi dc base ia la co;;uaiation pronoic6e centre
I'exposant, en violation des article de loi .' 1ldi-.
3e. moyen. Voiolatioin Tc 1'rticle 148 du Code de procedure
civil, en cc que Ic'juoement don't et pourvoi est sans motifs:
en effet, lcs motifs d'un juicgniMnl, son t toujours Ic resultat de la
conviction des judges el totics les fois q;e los juges adoptent
les motifs allguds par I'c; ;rties ou, connue dans l'cspice,
ceux alligues par des individia san. caractire legal ,-'leur jugement
est d6nu de motif; ct doit 6cre caso.
Les motifs; 6nonmid &dins l'nrret ci-apr6s out d6termin6 I'an-
nulation du jugement auit;,i :
Ou' Ic rapport du judge J. P. DAUlIIA, les observations ,de Me.
Ancmil pour ol demiindcur, ensemble les conclusions du ciitoen
Th. ARMAIAND, bubslilut du cotamissaire du Gouv ernement, et apres
ddliberation en Ia el i:'-bre du con:ieil;
Vu le:jugement attaque, 'aucte coutenant les mpoens de cassar
tion et les autres pices du procs ;
Vu les articles de lois ci66s;
Statuant sur (c '2c. ct le 3c. moyen
Attend que par niotits de jugement, on ne pent entendre que
opinion raisoifte des ju;ge sur lc bien ou Ic in 1 iondi6 des
conclusions des parties ; qu'enfin, pour Otre motiv&6 d..ns Ice .ens
de l'articie 148 du Code de procedure civil les juIemeits
doivent s'expliquer sur les acies et les difficultds qui suuccient
ic process; qu'ainsi la conviction des n1magistrats no sauriit s'6tablir
que par la suite d'uu examen approfondi des documents soumis
a leurs decisions;
Attend diaus l'eipIce que, sur les contestations Mlevees re-
lativement au coniple signifi6 au citoyen Brutus Jeau-Simon,
le tribunal don't Ic jugement est dinouce, a ordonn6 l'alpport
des lives des sieurs Archer et comp., qui ont 6t1 v6rifis lpar le
jage comnissaire ; que, ne s'arrltant pas au rapport de cc ma-
gistrat, Ic dit tribunal a renvoy3 les parties pardevant deux
experts qui bien qu'ils n'eussent point Ipret serpent ni qu'ils
ne fussent investis d'aucun caraclbre 16gal, out cependant iix6,
apprFci6 le chiffrc objet du litige an dela de celui inser6
dans le rapport du juge commissaire ; qu'il est vrai que la
decision de ccs experts a uniquement servi de base au juge-
ment deferd en cassation, puisqu'il est enouce dans ses motifs
Iuc Ic Senateur Jean-Simon est d6bitcur des sicutrs E. Archer
et c d'une some qui ne doit itre value qu'a celle des
experts; que, par cettc &uonciation, il est impossible de ne




31-
lpas reconlaiilr que les juges n'ont nullcment expriidr iP6i
conviction sur le foind-mciui de la reclamation des crdanciersj
resultant dcs acts ncs de la contestalion.--Qu'il est evident
qu'on n'avait allegu6 aucun incident a IOgard du prix des .ar-
ticles vendus; que dCs lors ce n'6tait p'as le cas de soumet-
tre aux experts la difficult existent entire les parties' le tri-
bunal saisi de la cause ayant 6t6 le seul habile s'assurr ,
par l'exnuen des pieces produites, de la justesse de cette re-
clamation; quc dans cct 6tat ledit jugement tout en pr&-
scnitant un cxccs de pouvoir ct une contravention aux vrais
principles de la matiere, ne peut etre considered que come
d6inu de motifs et partant nul aux terms de 1'art. 148 pr6-
cite ;
Par ces motifs, et sans qu'il soit besoin d'examiner le me-
rite des autres moyens, LE TRIBUNAL case et annule le juge-
ment attaqu ordonne la remise de l'amende d6posee, renvoie
les parties pardevant le tribunal civil de Jacmel et condamne
les d6fendeurs aux d6pens.
Donn6 de nous, J. P. DAUPHIN, juge remplissant les functions
de doyen D, LAFOm) Jh: ALEXAADRE jne. St.-Laurent LrE-
BLAO .et C; LOUIS-CHARLES, judges, en presence du citoyen A.
GERMAI commissaire du Gouvernement, au Palais de Justice du
Tribunal de Cassation en audience publique du seize mai mil
huit cent -cinquante-neuf, an 56e. de 1'hd6pendance.
11 est ordonn6 a tous huissiers, sur cc requis, de mettre le
present Arret a execution; etc. etc. Signd : J. P. Dauphin ,
b. Lafond, Jh. Alexandre jue., St.-Laurent Leblanc, C. Louis-
Charles, et Duviella, greffier.



(No 19.) ARRET qui statue sur la d6nonciation du commissaire
du Gouvernement pi's le tribunal civil des Gbnaiveds contre
ie juge Cassius SAJOUS, du meme tribunal.

Du 16 Mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Aux erme.; des articles 380 et 381 du code d'instruction cri-
minelle le conmmissaire du Gouvernement pris le tribunal civil
des Gonaives adressa au secrttaire d'Etat au d6partement de la
Justice les pieces a charge et a decharge relatives a un viol
comnnis sur la mineure ROSA, par le juge Cassius SAJOUS, du
tribunal civil de son ressort.
SSaisi de l'aOfire par le renvoi que lui en a fait le secr6taire
l'Etat de la Justice, le Tribunal de Cassation a rendu l'arrat
aui a.t :
Or i le rapport du juge D. LAFOND, ensemble les conclusions
du citoyen A. GERMAbIN coniniss.ire du Gouveraement, et'
apres del;lsration en la clnmlbre du eonscil;
} *





-- 32 -,
Vu ces pieces relatives au viol don't est pretvenu le citooye
iasiu. Sijoiis juge au tribunal civil des (Gona'ves ;
SVu les nirticles 381 et 382 du code d'instruction criminelle;
Atlendi qu'il est n6cessaire do s'assurer par tine instruction de
Ia v6racit6 des faits imput6s au magistrate sus-quajifi6:
Par ccs mfotif- LE TRIBUNAL renyoic ledit juge Cassius Sa-
jous au juge d'instruclion du resort du tribunal civil du Port-
aiU-Prince et au coummissaire du Gouvernement pres Iedit tri-
bunal, lsquels rcmpliront lcs functions d6tcrminies en l'article
381 susdit afin qu'apres l'avoir interrog6 et entendu lea'
t6moins le magi;trat instructeur so conform au prescrit de
.'article. 382 prIciti.
Donnu doe inus J. P. DAUPHIN juge remplissant les fonetions
do doyen D. LAC.on Jh. ALEXAARDRE jeune, St.-Laurent LE-
BLAANC et C. LOUIS-CHARLES, juges, en presence du citoyeR
Andr6 ri;ni:i V commissaire du Gouvernement, au Palais de
J3utico du Tribunal do CGissation en audience publique du 1G
inai 1859, an 56e. d(e 'lnd6pendance.
11 est ordonne a tou; huissiers sur ce requis, de mettre
Ie pri;set ArrOt d execution etc. Signed J. P. Dauphin D:
La fo' d Jh. Alexsidre jic. St.-Laurent Leblanc C. Louis-
Chiarles, et Duv;ella greflier.

---- o-------

(N0 20.) Ie Tribunal de Cassation a rcndu l'arrit suivant sur
Ia require ci-apres :

Au .Doyrn c aux Juges cowposant le Tribunal de Cassation.

Magistrats,

o Le sieur Emile BOURJOLLY, commis de U6gpciant, domicili6
aux Gonavecs, ayant pour d6fenscur constitu6 Me. Ultimo St.-
AIMAiD, Tous expose qu'ayant int6ret de voir que le proc6s cri-
minel dans Icquel il est partic civiie, centre le nomm6 D). IAUGE,
prevenu du crime d'assassinat sur sa personnel, instruit a la re-
quote du miniist6re public, soit jug6 par un tribunal competent,
it defrre t votre .censure l'ordonnance rendue, le vingt-deux mnars
courant, par la chambre du conscil du resort du tribunal civil des
Gonai'ves qui, tout en so decl;rant incoip6tent on raison de la
nmt tire, a i.;l'iinii~s renvoy. son advcrsaire devant le conseil
pkeial s(sanut au dit lieu.
FAITS. -- D)ans la matin6e du onze f6vricr 6coul6, Ic sicur.
.iug.'l commit avec pr6meditation ct a I'nide de son revolver-
unc tentative de meurtre sur la pcr.onne du sieur Emile Bourjolly,
en faisant sur lui une dch rgpe deo plusieurs coups qui lui occa;sikr-
urent des hiessures (di! ent co;rta-.t'c par deux doeleurs en im-
decince.
S:ii-li de la proc6d~nre par suite de l'acIhcvement de linstruc,
.ifn, la chambre du conseil s.--mn:'.ti., reconnut que citte tenta-'-
tNvye d'apsnssinuat rmunis:iut les c'icnt d(.'lit' en farticl 23




33 -
du code p6nat; mais loin de renvoyer l'accus6 devant le tribunal
cranimnl du resort des Gonaives, qui est le tribunal des parties,
eli e d6clina et d6cr6ta cependant sa mise en accusation, en de-
signant le couseil special de l'endroit pour le juger conformement
A I'arrt6 du Prdsident d'Haiti en date du trois mars courant, c'est
contre son ordonnance qu'est dirig6 le pourvoi soumis a votre exa-
en1.
Movrms. Violation du principle de la non-retroactivit6 des lois
pr6vu par les articles 1 et 2 du code civil et 24 de la constitution,
en cc qi;e le fait rejprochM au sieur Bauge, ayant Wtd commisle
o:ze t vrier avant I'existence de 'arrete sus-dit portant la date du
tro,-: mar,, ne saurait nullement lui 6tre applicable; ainsi en d6ci-
dailt connue elle l'a fait, Fordonnance attaqude a viold la loi de la
matiere en commettnt un enorme exc6s de pouvoir.
,, 2. Violation de 1'article 119 du code d'instruction crimi-
nelle en ce que Ia prevention ayant ete reconnue suffisamment
6tablic centre l'inculp6 d'apres l'esprit meme de la susdite or-
donnance, ladite chambre du conseil devait le renvoyer parde-
vant ses pairs, ses juges naturels ; de ce qui precede il rdsulte
qu'en jugeant le contraire, cette ordonnance a meconnu 1'or-
dre des jurisdictions et viold par suite ledit article 119.
,, 3. Exces de pouvoir, on ce que la chambre du conseil
don't 6maue la decision attaqude a enlev6 au demandeur les
garanties que lui accord la loi n'6tant pas appel& devant des
ji lcs comp6tents susceptibles d'apprdcier les reparations civiles
qui lui sont justement dues; que ces juges, en cas de pr6vari-
cation de leur part, ne sauraient 6tre atteints par aucune loi,
ce qui mcime d'office, doit entrainer 1'andantissement de cette
decision.
Que par tous ces motifs, il vous plaise 31agistrats, d'an-
nuler et de casser l'ordonnance don't est pourvoi et de renvoyer
les proces deja instruit pardevant une autre chambre du conseil;
T Vous ferez ju-lice.
SSi(' : Emile BOURJOLLY et U. St.-AMAND.
OuC le rapport fait par le juge D. LAFOND les conclusions
de Moin ieur Jh. ARMAND substitilt du commiissaire du Gouver-
nimenlt I cts le tribunal, et apres deliberation en la chambre
du con-eil ;
Vu Ia li6cision attaqu6e de la chambre du conseil des Gonai-
ves ain i que les pieces produites;
Vo les articles 115, 205 323 et 305 du code d'instructioTh
a ri niin.elle,
Attend qu'ind6peudamment du recours en cassation mention-
nb aux articles 115 et 205 precit6s, contre les decisions de
la chanmlre du con.eil, dans le ddlai de vingt-quatre heures
pour le premier cas et dans celui de cinq jours pour le se-
cond le recourse est encore ouvert, pour cause d'incomp6ten-
ee d'apris les dikpo.itions du 2e. alin6a de l'article 323 et
dans le ddlai general de trois jours, porter en 1'article 305;
Attend qu'il ne peut etre permis a aucune chambre du con-
sei1 A aucun tribunal, de rendre des decisions sortant du Er.-
ce de sej attriiutions;




34 -
Attendt que la chambre du conseil des Gonaives a, dans ia d(i&d-
sion don't est recourse declare que sa jurisdiction 6tait incom-
p6tente en la mati6re ; que cependant cette chambre du con;eil,
malgr6 sa declaration d'incomp6tence a renvoy6 le prevenu par-
devant le conseil special du lieu pour y 6tre jug6;
Attendu que cette d(tCi'ion renferme ainsi un exces de pon-
voir resultant d'un renvoi fait par un acte don't mcme les
auteurs avaient reconnu leur incompetence :
Par ces motif LE TRIBUINAL case et annule ladite dtci-
sion de li cli mbre du conseil des Gonaives renvoie les pi&-
ce, de l'in.struction du proce. deviant la ch:unbre di conseil du
C.ip-Haltien, pour le miniitcre public du lieu entendu, statuer
ce qde do droit sur I'affaire.
Dtnn6 de nou; J. TaCHLT doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXAN-
Diu jeune St.-Laurent LEBLAnC juges et Pre. Talma1 D1E:LA-
'OUR t,j ue-uliE t en ;ri:uce du citoyen Andri GERMlIAIN,
:ii:nii-:_ireI du Gouveracment, au Palais de Justice du Tribunal
de Cassation en audience publique du 9 Mai 1859 an 56e.
de l'Ind6pendance.
II est ordonn6 a tous huissiers, sur ce requis, de mettre le
l'ri--ait Arrkt a execution, aux ofliciers du minist6re public,
pr6s les tribunaux civil d'y teuir la main ; a tous comm:,ndants
et autres of'iicor;s de la force publique d'y priter main forte lors
qu'ils en seront 16galement requis. En foi do quoi le present ar-
ret a et6 sign par le doyen les juges suppl6ant-juge ct gref-
fier (Sign) J. Trichet, D. Lafond, Jh. Alexandre jne. St.-
Laurent Leblane Picrre T. Delatour, ct DuN-iella, grelfier.

0-o-

(N0 21.) ARIRET qui declare le citoyen Grand-Maison PIERSON
d(chu du pourvoi en cassation par lui formin contre un jugement
rendu, entire lui et le citoyen Paul THIBAU) par 1'ex-Cour
imp6riale de commerce du Port-au-Prince.

Du 23 Mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.

Le 21 mai 1858 Grand-lMaison PIERSON propri6taire fut
assigu6 a comiparaitre par deviant l'ex-Cour imperiale de commer-
ce du Port-au-Prince a la requete de Paul THIBAUD nigo-
ciant, pour avoir pavement d'une some de 951 gourdes do
marchandises etrang@res a lui vendues.
Le 23 juillet de la mcine annie, sortit jigement par dd-'
faut, qui, faisant droit a la demand de P. THIBAUD condamne
G. PIERSON i payer ladite some. Le 6 aouit suivant, ce ju-
gement lui fut signifi6 avec commandement. Le 13 du meme`
inois, it y forma 'opposition et assign P. THIBAUD pour voir'
rdtracter ledit jugement. A l'audience indiqu6e, l'opposant n'a-
:-i t point compare son opposition fut rcjet6e. 11 se pourvut,




-35,-
en eacafion -contre ce jugement, en excipant do trois imoy s
ba-is suir la: violation des articles 148 .et 157 du code de pro-
codure civil, 1139:et 584 du code civil, 12 et 638 du code
de commerce.
P. THIBAUD, tout en repondant aux moyens du pourvoi, sou-
leva la fin 'de non-recevoir suivante :
.0 Le sieur G. PIERSON sera d6clar6 d6chu de son pourvoi,
en cc qu'aux terms de article 8 de la loi du 10 juillet 1857 ,
sur les impots locatif et foncier aucune demand ne peut i!re
recue par les tribnaux si l'exploit d'ajourncmcnt. etc. no
porte le n.0 du bordereau constatant la quittance decdits droit ;
que le sieur G. PIERSON ne s'ktant point conformnl6 cette for-.
m.Jit6 son pourvoi sera recjet6. ,
Cettc lii de non-reccvoir a t6 accueillic par l'arrit don't la,
tefeur suit :

Ou' le rapport du judge D. LAFnD, les observations de
Me. Jos. LESPINASSE pour les demandeurs cells de Me. Camille-
N',u pour le defendeur, ensemble les conclusions du citoyen A.
GERMAIN commissaire du Gouvernement et apr6s deliberation
en la chambre du conseil;
Vu le jugement attaqu6 les moyens pioduits ct- les autres
,pieces du process ;
Statuant sur la fin de non-recevoir propose par .le defender:
Vu l'article 8 de la lot sur l'ii6t, locatif et fancier.
Attend que les dispositions de cet article, g6nCrales et ab-
olreos, obligent le proprietaire don't les biens sont assujettis a
l'iinp6t fonlier on locatif, ih 6noncer dans sa requ(ite on son
exploit d'ajburnement le num6ro du bordereau Ccqutitct qu'c-
xi-zut les articles 52 et 53 de la loi sur les impositions directed.
SQue, dans l'espece il resort d'un certificat delivr6 le 10
aout 1858, par lc notaire 3Madiou, que le sieur Grand-Maison
PIEnsos qui s'est pomuru contre le jugement d6nonc6 est pro-
lprl6taire d'un immeiiule situ6 an Port-au-Prince ; qu'ainsi,
n'I l-it point p1ort6 le num6mro de sa quittance dans l'acte con-
tinant ses moyens do cassation il a contrevenu a l'article 8
].r[,; cite ;
Par ccs motifs, LE TRHIB\NAL declare le sieur Grand-Maisob.
PIERSON on-rico-',.a)le en son pourvoi le condmane aux d6pens
et ordonne la confiscation de 1'amende deposee.
Donn6 de nous J. TrucErT, doyen, J. P. DAUPHIN D. LA-
FO ID', Jh. ALEXANDRE jCunO C. LOUIS-CHARLES, juges, eu
pi-e'ence du citoyen Andr'6 GCERIMIN, commissaire du Gouverne-
Ilpcnt au Paluis de Justice du Tribunal de Cassation en au-
dience publique du '23 Mai 1859 an 56e. de l'Ind6pendance.
I 11 est ordonn6 a tons huissiers sur ce requis de mettre if-
Ipri'.ent Arrit t execution, etc. etc. Signed: Trichet
.1. P. Dauphin D. Lafod Jh. Alexandre june C. Ls. Chavr
les et Duviella grelier. )


, K ,





- 36 -


2," 22. ) A\CULATION sur la de.iimdle de la dame Jacques
Francois LANGLOIS nie Marie-Rose MOREAU d'un jugcment
rendu par I'ex-Cour imperial de Jacmel, au profit de Marie-
Alexandrine Ro tRE tutrice de ses enfants mincurs.

Du 23 mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 7 mai 1857 l'cx-Cour irnptrirae de Jacmel rendit un ju-
gemcnt par ddfaut entire la d-me Ilisabeth SfiJouRniE, veuve Richard
de LAFOUR-NflRE, demanderesse a fins de reddition d'un compete
de tutclle qui lui avait 6tJ ordonine par un .pricdent jugement,
et la demoiselle Marie-Alexandrine ROYERE, oyante et defaillante
A la reddition de compete.
Le 18 Aofit suivant ce jugement fut signified a la requite du
sieur Jn. Francois-Amasis MOREAU ainO ct de la dame Jacques
Francois LAKGLOIS sc d6clarant seuls h6ritiers de feue Elizabeth
S6journ6, veuve Richard de LAFOURNItRE leur mere. -Le 22 du
meme mois, opposition fut signifide tant au sieur Moreau aine
qu'A la dame Langlois, avec assignation a suivre les audiences.
A Fappel de la cause les parties plaiderent respectivement sur
une exception soulevye par 1'exposant tendant a dire que la
dame Langlois', etant sous la puissance marital ne pouvait
ester en jugement sans l'autorisation de son mari. C'est contre
ee jugement que la dame Langlois jpresenta cinq moycns de cas-
satioH, don't le 2e et le 5e sont ainsi concus:
11 y a exc& de pouvoir et violation du droit sacr6 de la dd-
fense en ce que la demanderesse ayant pr6seni6 une fin
de non-recevoir contre l'opposition de la demoiselle Marie-Ale-
xandrine ROYERE, au jugement par defaut rendu le 7 Mai 1857,
la Cour imperial de Jacmel ne !ouvait, en rejetant l'exception,
recevoii' celle-ci opposante i l'execution du jugement, sans pri-
ver la demanderesse du droit de presenter d'autres fins de non-
recevoir centre I'opposition. La dite Cour semble reserver le droit
de presenter toule autre exception par ces mots que l'on trou-
ve dans le jugement s'ils n'ont d'autres exceptions a proposer,,
Ma is 6videmment il resort de ces deux phrases une faculty&
leissde a nl demanderesse de presenter de nouvelles exceptions
centre la recevabilit6 de l'oppoAition, avec la disposition du ju-
gement attaqu6 qui admet la dite opposition. ,
II y a exces de pouvoir, violation et fausse interpretation
des articles 199 et 210 du Code civil, en ce que, aux terms
de ces articles, la femme marine ne peut ester en justice sans
I'autorisation de son maria et la nullit6 fondde sur le difaut
d'autorisation du maria peut etre oppose par le maria, par la
femme et.par les h6ritiers: or, la dame J. Francois Lan-lois
ayant Wte seule assignee 6tait en droit de proposer 1'excep-
tion de nullite tire de son incapacity d'agir et des lors, le
tribunal civil de Jacmel ne pouvait refuser de prononcer la
nullite demaud6e.
,Marie-Alexandrine RtoYuE tout en refutant les moyens do




S97 -
.Yadversaire, proposal une fin de non-recevoir 1asse sur l ,
violation de 1'article 8 de la loi du 10 Juillet 1857, sur les
imp6ts Iqcatif et foncier, en cc que la dame LAncLOIs i'a
point ins4rd dans sa requ6te en pourvoi le n. du bordercau
acquitt6 de ses impositions -locatives.
Sur quoi est intervenu l'arrCt suivant:
Ovi le rapport fait par le juge D. LAFOND ICS conclusions lit.
citoyen Jh. ARMAKD, substitute du commissaire du Gouverne-
ment pres le tribunal, ct apres ddlib6ration en la chambre do
council ;
Vu le jugement attaque, les moyens des parties et les autre
pieces produites;
Sur la fin non-reccvoir propose par la demanderesse
Vu les articles I er. 3, 4, 5, 6, 7 et 8 do la loi sur les imp6fs
locatif et foncier, du 10 Juillet 1857;
Attend que les six premiers de ces articles ont, en terms ex-
pros, d6sign6 les propriedts qui devaient etre sonmises ~ l'impo-
sition fonciere ou a l'iniposition locative durant le course de l'annui
1858 ;
Que, par ccrtificats,du commis-signataire de l'agent percepteur
des impositions foncicres de la paroi.-se de Jacmet, ainsi que par
oelui du conseil des notables du mime lieu, it est 6tabli que la
dame J. F. Langlois ne possede, dans la dite paroisse, aucunn
propriety qui soit assujettie aux droits locatifs;
Que de plus la demandcresse a la fin do non-ree.voir n'a poin-
puIouvd que la d:aie J. F. Langlois soit proprietaire-d'autres immen-
Ples soumis addit imp6t;
} Q''ainii, bicn que la demanderesse ait pris au poarvoi, la quality
de propri laire elle ne" pouvait a.oir a porter dans sa requtite Ie
iA. d'aucun bordereau acquitted, pour imposition locative;
Que, partant, ne so trouve point dans l'cspkce la violation de
article 3 prcit6 :
Pai ,ces motifs, le Tribunal rejette la fin de non-recevoir,
Sur le 2e. et le 5e. moyen:
Yu les articles 199 et 210 du Code civil;
Attend qi'aux terms du premier de ces articles, la femme ne
)ecut ester en jugement sans l'autorisation de son mari;
Que cette defense formellc de la loi, faite sans restriction ca
,eet article, compreyid tout aussi bienle cas oi la femme soumise .
:ta puissance marital est d6fendcire--e en justice, que lorsqu'elle
6st demanderesse;
Attendu que la dame J. Fcois. Langloi, appelie it comparainre
11,ardev1nt l'ex-Cour-imp6riale dle Jacmel, sur I'opposition au juge-
Scut par d6faut rendu centre la demoiselle Marie-Ale:xiidrite
I overe avai demand, par exception, qu'Alexaid(riue IRo bre fAit
(clarcCe non-recevable en son opposition et renvoy)e af so coniormer
t ta lot, et ce, pour le notif de cc qu'elle-minmc, la dame Langlois,
U'avait point recil do son maria l'autorisatior d'ester' en, jugement '
'Attedu que la Cour-imp6rialc dc Jacmel a rejctd cette excepi4
tion en declarant en meme temps Alexandrine Royere recevable '
f'cxcution du jugement par defaut sus-cit6;
Q'il rtstfte de cette adinission d'Alexandrine Royere comBm.






pp~aosn~e l'xccution dudit jugement qu e e Cour a priv6 is
d::nc I;iLnloi' de la faculty dCe lprsenter d'autres exceptions
sur la Ircter lvililt de l'opposition, puisqu'clle n'avait fait que
declared qu'cll nc pouvait, eister e(, jugement, et quc demandcr
(q'A Alexandrine licioyre ftii reinoyce i sc conformer -i la loi;
Que Li d(n e 'Lnglois n'ayant pr6sent6 et d6veloiqpp d'autres
d.f(cuies quc cellc qui faisait 'objet .de son exception, il s'ensuit
qui'Alexandriiic IDyro'c a plaidd siur la recovabilit6 dc son opposi-
fton ;
Qu'en vain, dans uno partic du dlispostiif du jugement d6nolnc ,
ii et (lit que la dame Langlois 6tait renvove a so fire autoriser
par son m!ri pour p laider sr o le1s mo) cns de 1'oppositionl, si clle
'avail d'aiulres exceptions a prr6sentcr;
Qii'il n'6tait pas moins acquis pour Alexandrine Royere et
de par oe miine dispositif, qu'clle 6tait declare recevable en
,son opposition;
Qu'ainisi ii so trove au jugcmcnt d6nonc6 un exc6s de pou-
voir ine 'iolatiol d(il droit dc la defense, resultant de la
violation des'articles 199 ct '210 du Code civil:
Par ccs motifs, LE TRIBUNAL case et annule le dit judgement,
ordonne la remis (e de amendede dposc renvoic l'affaire par
devant Ic tribunal civil du Port-au-Prince pour y 6tre dc nou-
veau jtugc et condamiic la d6fendcresso aix d6pcns.
D)oniln d nous J. TRICHmET, doyenC J. P. DAUPHIN D. LAFOND,
.1h. AulxxANU, R jeunc, jugos, ct D. LALLEMAND juge-suppljant ,
en pr6scece du citoyeu AIdr6 GERMAIN, comnissaire du Gouver-
niclit au Palais de Justice du Tribunal de Cassation en Uu-,
dicnce publique du 23 M ti 1859 an 56c. de l'Ind6pendance.
11 Oet ordonnl6 h toun huissiers, sur cc requis, de mettrc
lc present Arrt,6 ii execution. etc. etc.- Silne : J. Trichet,
J. P. Dauphin, D. La:fond, Jh. Alexandre jeune D. Lallemand, et
Dui iolla greffier.
----0-----

(N" 23. ) ARRllT qui rejette le pourvoi du sicur Pierre ScuuLz,
contre un jugement du tribunal corrcctionuel du Port-au-Prince,.
du 7 mai 1859.
Du 24 lMai 1859.

1TOT1CE ET MOTIFS.
Traduit devant Ic tribunal corrcctionnel du Port-au-Prince,
pour paroles diflTmantes contre le Pr6sident d'Haiti, le sieur
Pierre SCHULTZ agent de la mason P. SCHULTZ Ct Cie. de
1lambourg, fut condaminu6 six mois d'cmprisonnement, par
jugemnent du 7 Mai 1859.
Un pourvoi en cassation a Wea form par le condamn6 qui
n'a form auculn nmoen centre le jugement attaqu6. Le reject
de ce pourvoi a Wt6 pronoucC d'apres los motifs qui south 6eon-
cs dans l'arrat ci-apr6s :
Oui le rapport du judge D. IAFO"ID, ensemble les conclusion




39 -
"du ci;oyen Andr6 GERMAIN commissaire du (tGuvclruemnet :-
aprsi ddlliieationi en la chambrc du conseil;
Vu I'acte dkclaratif du pourvoi, le jugement attaqu6 et lcs
autres pieces (lu proc6s;
Vu Ics articles 326 327 et 328 du Code instruction cri-
minellc ;
Attcndu quc conformdmcnt aux articles prucit6s les con-
damnds, mmeno en maticre correctionnclle ou do police, i ulne
pine important privation de a libelrt6 doivent en se pourvo-
yant, consider line aniiede do soix,!nte gourdess, ou de la
mnolid de cctc sommc si 'arrit est rendu par contum~ce on
par d6fant;- qu'ils sont teius do s miettre actuellement en
4tat lor.qu'ils no sont pas cin libert.6 sous caution ; que ,
dans le cas d'indigence i-; sont au:oriscs at joindre a leur de-
mnand Ie ccrtificat rc~stu des fornes prescritcs 'pr article
327 du Code sus-6tnonc(;
Attend qu'il est tubJli au; ro',, que et sicur PicrrG SCHULTZ
He'ot pourL\u centre to jugcnient d,'nouc6 sans sc conformer
a aucnne des dipo,.;itionu, des articles ci-dessus i.:ses; d'oh
ii suit qu'il est frapp5 do di .!ji *nwe- :
Par ces motifs, LE1 TRIIBUNAL delare ledit Pierre Schultz
d6chu de son pourvoi, et Ic cond:inie a soixante gourds d'amcnde
et aux d6lens.
Donnu de nousJ. P.1' IAUPIIN, juil remplissant ics functions
de do),i, D. LAFONI, Jh. ALE:XADnlRE jue. St.-Laurent LEIoLAAC,
C. Ls. C~ARLEs jucs cn iprdctncoe du cito on A. GlEnMAIN,
comnmis.,lire dii Gouveruement an P',lais de Justice du Tribunal
do C:stsalion, en audience publique du 24 mai 1 a85, an 56c. de
,l1Indii end ( e .
11 e.s ordonui' h tons U. hi-icr.;, sur cc requis do mettre le
Ipr6i-en Arrelt a \ciwc.ion ; etc., etc. -Sind: J. P. Dauphin ,
D. L'-Ifold Jh. Alexalldr jne., St.-lurent Leblanc, C. Ls.-
Cfharl-- Ct Du\iella, grcdiicr.

CiJTr;r r';: conform par nous Directeur du Bulletin official di
'Corilo!,il r de Cssatlio0n,
Colonel *'Em^B BO'URJOILY.


jort-aiin-Prince, do i'lPi1: iilnpiieviv nI;1oine




































































































































14


eg





IIEPUBtlQU-E D'HAITI.


BULLETIN DES ARIETS
DU

ThDBUNAL DE CASSATION

--- 4.---



(N" 24.) ARRET qui rejltte les fins de non-recevoir pr6sentees
centre le pourvoi des hiritiers Thdodore ELIE, par les ci-
toyens Pre. Elie THEoDORE, dit Maitre Pre. THEODORE, dit
Dubl6y et la citc3enie Occ6lane THEODORE.

Du 30 Mai 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Saisie du process existant entire les h6ritiers Theodore ELIE, par
arr6t de 1'ex-cour de cassation en date du 3 mars 1857 1'ex-cour
imnijeriie de Jacmel rendit, le 9 septembre 1858, un jugement
sur exceptions, et le 22 octobre suivant, un autre sur le fond,
p..r lequel le testament de feu Theodore ELIE fut annulD et les
lrataires qui y sout denommes furent condamnes a deguerpir de
I'ti:,bitation Fauveau, sise en la commune de I'Arc.haie. C'est
contre ces deux jugements qu'irs se sont pourvus; mais les d6-
fendcurs au pourvoi, tout cu repoussant les moyens sur le ju-
gemnr'it exceptioiiel et sur celui. diu fond out propose les fins
de ijn-recevoir suivantes :
I' 11 3 a d(chdince du polirvoi, aux terms des art. 926,
927 et 929' du code de procedure civil et 99 de la loi sur l'or-
galiisatiou judiciaire, en ce que le sieur Ducoste ainjn, qui a.
rcciu la dclration du pourvoi des demandeurs, n'avait point
le c:ir,:clire' 16eal pour: octroyer un acted de eette importance,
hlivtcl ne dou-vait 6tre recu qiue par le greffier titulhire ou des
cliil.iii-; reffiers asserment&s; qu'en outre le sieur Ducoste aind,.
di: -rellicr ad hoc de la Cour inpil,ri:le de Jacmel, n'avait pas
pi4ei ur--ernient special pour la reception de la declaration de,
1wpoilvoi dbnt s'agit..
2' Le pourvoi sera encore dclare iirecevable, er ce que,
air' ,,re:i it de' I'art. 927 du Code de procedure civil, l'acte de-
cl. r'.:if doit non-seulement dnoncer la nature du jugement atta-
qtUl-, m'i.- er.core sa date et la quality des parties contendantes;
que, d&iu- 'esjece il y a fausse quality attribute aux adver-
- re. -, e: : )I~.c'c de celle en laquelle agissent les d6fer;deurs
u 1..ounroi, amsi que la citoyeime Dufossette Dufort, ve ian


^cAl"97-)




--42-.-'
par representation d'un des pr6tendus infants naturells, dont le
om 'eost pas cit6.
,Sur quoi, il a 6t6 rendu l'arret don't la teneur suit:

Oui le rapport du juge St.-Laurent LEBLANC, les olscrnatiois
de Me. Camille NAU, pour les demandeurs, cells de Me. Jh.
LESPINASSE pour les d6fendcurs, ensemble les conclusions du ci-
toyen A. GERMAIN, commissaire du Gouvernement et apres d&-
liberation en la chambre du conseil ;
Vu les jugements d6nonc6s les moycns products et les autres
pieces du proccs;
Vu les articles de lois cits ;
Statuant sur les fins de non-recevoir proposes par les d6fen-
deurs :
Attend 1 qu'il est de principle qu'en l'absence des greffiers
et de leurs commis assorment6s, les tribunaux doivent, dans
I'int6ret de administration de la justice, sc fire assisted par
des greffiers ad hoc asserments ;
Attendu qu'il est etabli, par les jugements d6f6r6s en cassation,
que dans l'aff.ire objet de la contestation le citoyen Ducoste
ain6 faisait parties de la composition du tribunal civil de Jacmel,
comme greflier ad hoc ; Qu'il est evident que c'est en cette
mnme quality que le dit ciloe on Ducoste ainM a dress l'acle dc-
claratif de recourse ; que de phis le dit acted oionce qu'il 6tait
asserment ; quo par cette 6nonciation qui ne pourrait 6tre d6-
truite que par une inscription de faux il est de prcsomption
16gale que cet oficier ministeriel 6tait revotu du caract6re d6-
termin6 par la loi. Que de tout quoi il rcsulte que la d6,
claration du pourvoi faite par les delmandours est r6gulitr ;
Attend 2" que cette mome declaration inumore les quiili '.
prises par les parties devant les premiers judges ; qu'ainsi il n'est
pas rationnel de dire qu'on a controvenu aux dispositions d.e
article.; 927 et 929 du code de procedure civil :
Par ces motifs, le TRIBUnAL declare non reccvables les fins
de nou-recevoir et condamne les d6fendours aux dppens;
Et attend quo, par le faith de la mise en vigucur de la Cons-
titution de mil huit cent quarante-six, Fart. 938 du code de pro-,
c'dure civil qui admet le Grand-Juge a prysider Ic tribunal de
cassation lors d'un second recourse form sur les mnimes m1o-
yens, demeure n6ccssairement abrog6; Qae cette Cn- :id-
lion declare en terms formels que les pouvoirs south idc-
pendants les uns des autros ; Que do plus le Secr6taire d'i'at
dc la Justice, fonctionnaire fesant essentiellement paritic dut
Pouvoir-Exeutif, n'est inme point le Grand-Juge don't tp.rlie.
ledit article 938 ; fonctionnaire qui n'existait que d';,., la
CoaIitu tion: de mil hait cent seize;
.Atteudu qu'il s'agit,' dans l'espice d'un second recours p- .
sent sur les memes moycns:
Par ces motifs, LE TRIBUNAL se declare coimplecnt, dans sa
composition pour statuer sur l pouryoi.
SDonn6 de nous J. TRICHET, doygn, J.-P. DAUPr.II, ). LA-
poYD, Jh. ALEXANDRE june et St.-Laurelnt LE:UL_.C, jUge.,. e' f
/4 *




43 -
presence du1 citoycn An\dre GT.RMATN conmirniaire du Couver-
no nent au Pilais de Justice ild Trilbuital de Ca;s:t;ioi on
audience publiquc dlu trente mai mil huit cent cinquantc-neuf,
an 56c. de 1'IIdL.iLendlliIicc.
11 est ordonni a tons lluissiers, sur ce requis de mettre le
present -arret a execution; etc., etc. Sig/ne: J. Trichet.
J. P. Dauphin D. Lafond Jh. Alexandre jne. St.-Laurent
Leblanc, et Duviella gredlier.
-0

( NO 25.) ARR'IT qui rejette la fin de non-recevoir -propos6e par
le citoyen Guerrier LAZARRE centre le sieur N. M-ONTGOMERy,
ancien directeur de la Maison central, base sur l'art. .328
du code d'instruction criminelle, concernant la mise en 6tat
du demandcur.

Prdsidence du doyeni'J. TRICHET. Audienac publiquedui 30 mai 1859.

-0

N" 26. ) ANNULATION, sur la demand des h6ritiers JOLIBOIs,
des Cotes-de-Fer, d'un jugement rendu entire eux et les he-
ritiers BRUNEAU, reprdsent6s par leur tuteur Jn. Fcois. LA-
LANNE, par l'ex-Cour imperiale de Jacmel.

Du 31 Mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.

Enitre les Ihiritiers BRUNEAU et les h6ritiers JOLIBOIS surviut uue
cuontestation qui fut soumise I la justice relativement an p6ri-
me',re do leurs proprietes reslectives. Devant Ie juge de paix'
tie- Cotes-de-Fcr les parties ayant transig6 il fut conveniu que
le- Ilh'Bruni fer.iient extraire par un arpenteur de leur choix ,
tine quantity de 500 carreaux do terre de l'habitation Bruneau,
sise au quarter du Petit-Sal commune d'Aquin. Quelque
temps aprls les h6ritiers Bruneau revinrent sur la transaction
et I'atta(lqucent pardevant la jurisdiction de Jacmel, en invoquant
le Lnilice de la prescription.
Le II septembre 1856 intervint un jugement avant fair droit'
qui ordonna une enquOte pardevant le conseiller C..,Georges,
afin de saioir
10 Si les Iihritiers Bruneau sont proprietaires des 500 carreaux
de terre par eux reclam6s;
2 S'il en ont joui depuis soixante ans, tant par eux que par.
leur- auitetirs.
Vii I'Mloignement du lieu qu'liabitent les temoins A entendre,
le coneiller C. Geor:e- crut devoir commettre le judge de,paix
do-, C(,'tcs-de-Fer ,outr confectionnerl'enquIte precithe. Cet ate ,
dress le 15 janier 1857 et qui a servi de base-an jugement




44 -
de Ia cour impdriale de Jacmel reconnatt que tes htritiers Bru-
neau ont possedd l'habitation en linuge dans toutes les conditions
voulues par la loi, et pendant un laps de temps plus que suf-
fisant pour prescrire.
Les heritiers Jolibois out attvqud cc jugement et produit six
moyens de cassation, don't le deuxiime, qui fait l'objet de l'ir-
ryt ci-apres, est ainsi concu:
Violation de l'art. 267 du code de procedure civil, en ce
que le conseiller C. Georges ayant 6. d6sign6 i;our entendre lei
t6moins, ce magistrate ne pouvait d'office d616guer ce droit au
judge de paix des Ctecs-de-Fer; qu'ainsi, en accucellant Fen-
quete dress6e par ledit juge de paix, la Cour imp6nrile de Jac-
mel a viol6 I'drticle pr6citk..
Tout en repoindaut aux moyens du pourvoi, les h6ritiers Bru-
aeau opponent a leurs ,dversaires la fin de non-recevoir suivante:
Le pourvoi sera dclT:r6 non-recevable en ce que le jugement
attaqu6 leur a 0t6 signilii le 16 f6vrier dernier, avec com-
mandement de dkgucrpir; or, le 18 du meme mois, les de-
mandeurs en cassation ayant d&guerpi de routes les portions de
terre qu'ils occupnient sur la propriet6 des h6ritiers Bruneau
qui out 6td immediatement mis en possession, en presence dcs
autorit6s du lieu, ainsi que le con tate le proces-verbal dress
par l'iuissier Pointdujour le ju'cnment se trouvait des lors exe-
cut6 dans le sens de la loi; qu'en effect, aux terms de lar-
ticle 921 du code de procedure civil, l'acquiescement positif
d'une parties a un jugement la rend non recevable a se pour-
voir contre cc mnme jugement.
Le Tribunal de Cassation a rejet6 la fin de non-recevoir et ac-
cueilli le 2e. moyen des denmandcurs dans les terms suivants :

Oui le rapport du jue J. P. DAUPHIN, les observations de
Me. Camille iNu Ipow les dGfcndeurs ensemble les conclusions
du citoyen Andr6 GERMAIN coinmtussaire du Gouyernement, et
apr6s d6lib6ration en la chtAmbre du coniscil;
Vu F1 jugement d6nonc6, les moyens products et les autres
pieces dii procs ; statuant sur la fin de non-recevoir propose
par les Bruneau
Vu 'article 921 du code de procedure civil
Attcndu eu droit, que l'acquiecement a un jugement ne
pedt resulter que d'un acte forIel 6man6 de la parties ou do
son mandataire special; que dans L'esp.ce, le jroces-rerlai
de prise de possession sur lequel est baseC la fin de non-recc-
voir ne d6mgntre nullenent l'inten1ion .qu'a.vaient les Brunean,
d'acquiesceir au jugement don't est pourvoi, puisque, tant d-.is
ledit proc6s-verial que 4ans un acte en date du vingt-six
fivrier inil huit cent cinquante-huit, on 6nonce leur refus posi-,
tif de d6guerpir des immeubles qu'ils occupaient, et de plyer
la some de mille ciuq cent quatre-vingts gourdes, montant des
condamnations prononcees contre eux ; que de tout quoi, il r&-
spite que la fin de non-recevoir, est d6nuue de fondement :
Le Tribunal, par consequent, la declare non-recevable.
pa ce qui concern les moyens du fond;




4 4-
Yu !'article 267 du .code de procedure civil;
Atteudu sur le dcuximie inoyen, que, pour parenir '-
tablissement d'une enqucte lc tribunal eivil de Jacmel a .dsi-
gon I'Fup Oe sps piembrcs pour prpcdcr 4 I'audition des tnduoins
domicilite aux C6tps-de-Fer ; mpais que loin d'ob'emp6rer a ce
)nandat, le juge-comniissaire a substituC~ a sa p[ice le juge de
paix des C6tes-de-Fer qui a donue suite a fopiration sus*-
Ononc6e ; que le tribiual don't .mane le jugeonelt attaqub au-
rait dt sur l'exception 6lcvye par les demundeurs, annuler 'en-
quote confectionnDe par ledit judge de paix qui 6tait saus caractbre
6g4 ; ~'oii it suit qu'en dicidant le contrairc ce ,tribunal a
coiunLis uue yiol tion manifete e I'article 267 i-des.us eit :
Paar ces molifs et sans qu'il soit besoia d'.xaminer.le imrrite
des autres mn,3 ew, le TRUIBUINAL cas-e et ainule le jugement
d~noouc ordonnc la i:e iise e deanimende d6pose renvoie l'af-
faire par 4evant le tribunal civil du Port-au-Prince pour y
Otre de nouveau jugec ct condaine les dfendeurs aux dOpens,
-Donu) de nous J. P. DAUPH juge renplissant les functions
(Ie do3eu, Jh. ALEXANDR.n jeuue St.-Laurent LEBLAKc, juges,
lo;itre ARCHEw et Pre. Tltma DEL4TOUR, juges-suppl6auts ; eu
presence du citoyce Anidr6 %EERIAIN, commiss.aire du Gouverne7
meant au Palais de Justice du Tribunal de Cissation, en au-
dience publiquc du 31 Mui 1859 an 56e., de l'Iindpendance,
II est ordonu6 a tous huissiers sur ce requis, de mettre le
present Arrit a execution, etc. etc. --Signe : J. P. Dauphin,
Jh. Alexandre june St.-Laurent Leblanc, Maitre Archer, Pre..
T. Dkltoqur et Duviella, greffier.


(N0 27.) Le Tribunal de Cassation a fend l'arret suivant:

Sur la requete don't la teneur suit:

SA .essieurs les gUt(fisrats d(tu Tribunal de Cassation.
,1 Magistrats,
a La compagnie d'assurance maritime fondue sous la raisob
IULLERY et Cie., uaanti le .oQUSiigiiL pour g6razt et defelseur
eoustitu ,
SA 'l'ionicur de vous exposer qte centre un jugement d'u
tribunal de commerce du Port-au-Prince, rendu entre elle et le
sieur Goulard ANGAMMAIRE, 1'e vingt-huit octobre dernier, clle s'est
pourvue enl requete civil ; mais que par suite dlu dport de plu-
sieurs juLes du tribunal de qomunetce, l'aflaire n'a pu etre jagde,
aiu i qu'il cst eonsfat6 par I'acte ci-joint. C'est pourquc i ecle
rcquiert tu'il vous please de renvoyer li'affaire par d4yant un zutre.
tribunal de commerce ; depens re er'vs.
C'est justice. Signe DU tLERY. 2
LE TRIBUNAL;
Oui le rapport du juge P. Ikuptriu, les observations de Ye.
~IUqLijF ., eunemble ley. coichiSjoua, du cito3.eu Aindr GLSMiW 7




46 -
commissaire du Gouvernement, et apris d6liberation en la clambre
du conseil;
Vu les pieces du proc6s ;
Attend que du certificate d6livr6 par le greffier du tribunal
de commerce scant au Port-au-Prince, il resulte de snufisants mo-
tifs pour determiner l'admissiou de la demarude qui fait 'objet
de la requ6te sus-6nonce ;
DWsignc, par consequent, le tribunal de commerce s6ant aux
Gonaives pour juger de la contestation mentionn6e dans la sus-
dite requ6te.
Donne dc nous J. P. DAUPHIN juge remplissant les fonctions
de doyen, Jh. ALEXANDRE jeune St.-Laurent LEBLANC, juges ,
Maitre ARCHER et P. T. DELATOUn supplants de juge en pr6-
sence du citoyen Andr6 GERMAIN commissaire du Gouverne-
ment, au Palais de Justice du Tribunal de Cassation en audien-
ce publique d trenute-un mai mil huit cent cinquante-neuf, an
56e de l'Independance.
II est ordonn6 a tous huissiers sur ce requis de mettre la
present arrit i execution etc. En foi de quoi Ic present arret
a 6tc signed par le juge rcmplissant les functions de doyen les
judges suppl6ants-juges et le greffier. Signed : J. P. Dauphin, Jh.
Alexandre jne., St.-Laurent Leblane Maitre Archer, P. T. De-
latour, et Duviella greffier.

0-o-

( NI 28. ) ARRET qui rejelte le pourioi form par le citoyen DW-
bel B1iCIIET centre un jugemnt rendu le 23 octobre 1858 par
1'ex-Cour imp6riale de commerce du Port-au-Prince au profit
des sieurs L. CONIL et c.'

Du 31 mai 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Les sieurs CONIL et c., n6gociants-consignataires au Port-au-
Prince, afiu d'ayoir pavement d'une balance de conmpie s'61evant
d g. 2.165 pour marchandises 6trang6res par eux verdues au cir
toyen D6bel BEICIIET asAignrent leur d6biteur devant l'ex-Cour
imp6riale de commerce du resort.
Le 23 oetobre 1858, D)bel B iCIIET fut condamnu it payer la
dite some dans le d(llai de trois mois. II s'est pourvu coitre
vc jugement et a present les moycns suivants

ler. moyen. Violation de la loi des parties ou de I'Lr icle
925 du code civil, fausse interipretation et fausse ;, ...:ion
de l'article 1030 du code civil, en ce que l'article 1030 ie
concern que les dbiLteurs qui sont en retard de fire leurs
paiemnnts et don't la position et la- bonne foi r6clament l'iiidul-
gence du juge ; mais dans l'esp6ce, il s'agissait p remniiit d'un
d6biteur qui r6clainait l'ex6cu;tion de la loi des parties, et, la court
.', commerce du Port-au-Prince en renfusaut au d4biteuC le de:
I I ? It i I




47 -
lai de grace, a r6ellement viol6 la loi des parties et fin.-iemenl)
auppli.qud I'article 1030 du code civil.
2e. moyen. Violation de l'article 148 du code de proci-
dure civil, en cc que le jugement, contrairement au vmu de
cet article ne content pas le point de droit conceruant la con-
trainte par corps.
A ces causes, le demandeur conclut a ce qu'il plaise au tribunal
casser et annuler le jugemeut attaqu6.

Les sieurs CONIL et compic. repoussent les moycns du pourvoi
ainsi qu'il suit:

Sur le premier moycn.- I1 n'y a point violation dela loi des par-
ties ou de l'ort. 9d) du code civil, ni f-nsse interi,r6tation et fausse
application do I':rt. 1030 du m6mc code, en ce qu'il n'a jamais
exiktd entire le, par!ies une1 conventioii qui soumette le, d6fendeurs
on cassation a subir le mode de paiement du sieur D6bel B3chet:
il n'e;t douc p;s exact d'avancer que le jugement attaqu6 a me-
coniin I:. loi de., )parti.; ; d'ailleurs le sieur D)bel B6chet est
tellerncim conviainicu qu'il n'a point exist de parcille convention
e~tre lui et Ia main Conil, qu'il a sollicit6 devint les juges do
commicrcic* un long dluai our se lib6rer, etque le tribunal, appr6ciant
sonl expo:-, lui a accord trois mois pour le paiement reclam6.
Sur le dcuxieme moe en. II n'y a point de violation de l'article
148 du code de procedure civil en CG qu'il n'est nullement besoin,
en mati6re do commerce, de poser dans le point de droit, la
question rel.hi\ie at la contrainte par corps. A ces causes, les d6fen-
deurs demiindeiit qu'il plaise au Tribunal de rejeter le pourvoi.

Oui le rapport dn juge Desravines LAFOND, ensemble les con-
cliu-ion; du citoiyen Andr6 GERMAIN commissaire du Gouverne-
ment et alpre d6lib6ratio n n la chambre du conseil;
Vu le jut emut dcnonc6 les moyens products et les autres
piece, du pjroc.s ;
Vu le- article, de loi cit6s;
Atteiidu su le premier moyen que c'est en usant d'uu
droit souverin a lui conftr6 par 'article 1030 du code civil,
que Ie Tribunal de commerce du Port-au-Prince a accord an
delmaidel u le Icdiai non d'un an qu'il sollicitait, mais de trois
moi-, -oilr se lib6rer envers ses cranciers ; qu'ainsi daus ie ju-
gement attaqu6 fon ne saurait voir A cet 6gard la violation d'au-
eutn pricipe.
Attendu 1ur le deuxieme moyen, que le jugement dent est
pourvoi a r-.olu. les questions tires des difficulties et des cir-
oonit.aiice:; qui iais.-;ent du proc&s ; que dei lors il a 6t6 satisfait
au ; r-ecrit de 'article 148 du code de procedure civil:
Pir c.es motifs, LE TRIBUNAL rejetto le pourvoi, ordonne
la confli-cation ie l'amende d6pos6e et condamne le demandeur
au\ d .enii. -
S)o tie dnlous J. P. DAUPHIN jnge remplissant les functions
de doyen D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jue., C. LS.-CHARLES,
'juges, et Maitre ARCHER, supplint de jLge, en presence du ci-





@u
toyen Andr6 GF.RMAYn, commissaire da G ouecrnement, an Palaio
de Justice du Tribunal de Cassation en audience publique diq
31 maai 1859, an 56e. de l'Ind(epelnd;inc.
It est ordonn6 t tous huissiers sir ce requis; de mettre ld
present arret a execution ; etc.. etc. Signed : J. P. Dauphin,.
D. Lafond Jh. Alcxandre jue. C. Ls. Charles, Maitre Archer, et
Duviella greflier.
*----o-----'

(No 2"9. ) ARR'TF qui rejette lI recourse fornie par 16 iin'o6i J'ean
DAVID, contre iu jugement rendu le 2 mai 1859 par le.
Tribunal c(orli.i:.i,:il'l des Gonaives,

Du 3-1 mii 1859'.

NOTICE ET MOTIFS.

Vers la fin de janvier 1859, Jean DAVID, qui avait soustrait
frauduleusement quelqucs provisions alimentaires au prejudice dii
citoyen G. Jn. BAPTISTE fut condamu le 2 mai courant, ptr
le Tribunal correctionuel des Gonaive-;, aux terms des article,
408 et 409 du code pdnal, a un mois d'emprisonnement et t
g.. 100 de dommnages-int6rets.
Lo condimmn6 s'6tant pourvu en cessation, mais n'ayant prbsen'.
t6, aucun moyen a lappiii de son recours, le Tribunal de Cas-
sation a rendu l'arirt suivant:

Oui le rapport du juge J. P. ljAUPUN ensemble les conclusion,
du citoyen Andre GEIRMAIN commissaire du Gouvcrnement ct
aprts d6lib6ration o nla chambhre du conseil;
Yu la declaration de'ponrvoi, le jtugement attatqu et'les autrce
pieces du prbcs ;
Vu l'a'ticle 166 du Code d'instrtctiot criminelle;
Attendu que, selon le vcu de cet article, la p ie1dure' a Mte
rOgulierement instruite et qu'aux faits recbjnus c6nstants et A cliar-
geu du demandeur, la peine a 6tt applltiu6c conform6mient aila.
lIi:
Par cee ifiotifs, IP' TRIIBUNAL rcjette L'pour'voi et coridamiie
J 'mn David aux d(penis.
Donn6 de nous J P. DAUPvIN juge remplissant les fonetions
de doyen, D. LAFOnTD, Jh. ALEXANDRE jne., St. Laurent LEBLA~C~
judges Maitre ARCHER et Pre. T. DELATOR supplants de juic ,
en presence du citoyen A. GERMAIN, commissaire du Gou-
vernement, au' Palais de Justice di Triibunal de Cai ationii,
en audience-publique du trentc-un mai, 18 59-, an 56e. de I'Inde
pendance.
It e4t- ordonri etc:, En foi de quoile present'arr&t a,'t- signg
par le juge remplissant les fouctions de doyen, les juces et les..
snpplants de'juge'et le greffierS Sigd : J' P. Daiiphi', Jh. Alexan-
drpejeune,, St.-Laurcnt Lcblane ;Maitre Archer, Prc T1 Delatourp.
p t1 Dteiela ,, greffier






N 30. ) .IlFtC qid statue sur la plaintc de la citoyenne C6-
cilia MULLERY centre 16 Commissaire dut Gouvernement pr, le
Tribunal civil des Gonafives et le judge sui)ppl ft't HACi[NTtd fMls;
du' tribunal d& pai; dd ladi(e I6calite.
biL 3 f Itdi iS59.
NOTICE ET MOTIFS.
Le 7 mai 1859, la citoyenne C6cilia MULLERY adre ds riequit&
an. Tribufial de Cassationl loui s6 pliinire c6irtrie I conimissaire
da' Gouvcrnenient pros 1' Tribunal civil des Goinai'ves et fe' jued-
suppfdanf HYACINiTHE ills, du tifimunal de paix du liiu, 6, de-:
mandei a liPendre h parfie lesdits iriistrats pout flavor faif
emprisonrier illegalenent.
Sur quoi est- iiteivenui i'airrt ci-apres tfanScritf:
Oui' le rapport dif jiirge J' P. IYptiri)iN', eiiseiiible 16' dh-
clusioiis du' citoyen Andre GI'IiAI'i, cdOirnllssaire du (ouioernH-
ment et apr6s delibi'ationi ei la clianiibhe du' (oiseil;
Vu les pieces du iro0es ;
V'u f'article 43$ dii code de procedure ci&ile1;
Attend qu6 de la requete sus-6noniie il 'rcsufit quie l'q
itits imputtes aux magistrats sus-d6nomirts rentreet dans fui1
des cas de la prise a partic :
Par ccs motifs, le TRIBUNAL perniet h la citoyenne Ccili'i
fullery de los assigner a cette fil eii se confoi'mn:nt h la loi.
Donn6 de nous J. P. DAUPHIN, juge rempliss;'nt les fonctiont'
de doyeni, Jh. ALEXANDRE jne. St.-Laurcnt LEBLAGC Maitre
ARCHnn-, Pre. Talma IDLATORn, supplants de juge, en !pr6-
sence du citoyen Andre GCr~n' mN, commissaire di Gouvernenictn
;a PIl;ni de Jiiutice du Tribunal de C:ssati6n en audience u-:
bliquc du trente-un niai mil huit cent cinquanteeno'euf, aft 56C6
de 'Inthdeendn-ce.
11 cst ordoinn6 a tous' liuiSsicrs, sur c e ieqiis', de mettre le
pr& ent a cVculinn ; tcd., etc. Signe!: J. P. D:',uhin, Jh.
Ailexindre jne., St'.-Iurent Leblanc, Maitre Archer Pre. Tal.
ma Delatour, ct Duviella ,' greffier.


( N" 'ti ) ATIRRII q4i rejdle le" poiirvoi fdrme p;ir' le cifbyei
Florian CARIEs, contre un jugement'rendu, le 16 juin 1857,
par l'ex-Cour imp6rialc de Jacmel, en ses attribittiont e6mniwi:
,cials ati lirofit- dc th c'itoyhenne 'Efi'phrasie Mixmfsfr.Mr

?t 6 jinTi' 1859
NOTICE ET MOTIFS,
Le fI'5. Juitn 185 14 cotiF iniptiiiale d 'JRhcieir, eh s1
att ihbulibns cFiomercialds, f"'rndu' uli jueiniicit' quii cotd:'inmi-'
le sienr'Florian CAnrks :pi, o;',0,sni dlai., ."l'. dc ..idsled Et





r50 -
phrasie MAXIMILI :N, le montant d'une o1iia tjion de mille huit cents
gourdes e dans Il d6iai.de six mois, unc autre obligatio:: de
qulatre mille gourdes. Florian CariO.i s'est pourvu en (c>.-ation
conire cc jugement, ct a prseiint les moyens ;iianl- :
1" Vice de forme et violation de l'(.1rticle 148 du code de
procedure civil, en ce que le jugement atl: qu. ne content
point, dans sa redaction la mention des procuration sp6ciales
des mandataires des parties, pieces sans lesquelles elles ne
pouvaient prendre de conclusions, surtout la matidre 6tant
commercial;
2 Fausse interpretation et fausse application du 2e. alinda
de l'article 1030 du code civil en cc que eu dgard a la po-
sition de gOne de l'opposant par suite de fausses speculations,
et aussi par suite de la grande morte-saison qni pese sur les
affiires en g6ndral, la court aurait pu accorder un delai de
deux ans au moins pour le pavement de la dett sans s'c-
carter du cercle prescrit par ledit article.
La ddfecderesse rdpond ainsi i ces moyens:
1o I1 u'y a 1oint de vice de forme ni de violation de l'article
148 du code de procedure civil en ce qu'il est de jurisprudence
qu'il n'y a que le pieces qui out servi de base i une decision
judiciaire don't la mention soit indispensable dans les jugements.
Dans l'espece s'agissant de la demand en pavement de deux
billets h ordre les scules pieces essentielles et qui out servi
de base au jugement attaqud, 6taient 6videmment ces billets et
I'exploit d'assignation a fin de pavement. La mention de ces trois
pieces se trouvant dans cc jugement il est a l'abri de tout re-
proche a cot dgard.
2. 11 in'y a point de fausse interpretation ni de fausse
application de l'article 1030 de code civil, en ce que, bien
que dans l'espcce il n'y eut point lieu a accorder de d6lai
au debiteur s'agissant de billets h ordre, pour le paiement
desquels les articles 154 et 184 du code de commerce,
combines defendaient aux juges d'accorder aucun ddi la
cour a pourtant accord an sieur FLORIAN CARIES un delai de
six mois pour le pavement de l'un de ces billets 6chus. C'est
plut6t l'exposante qui aurait a se plaindre du ddlai accor<.,
Les moyens du demandeur out ,td rejet6s par le Tribu-
nal de Cassation dans les terms suivants :

Ovu lI ri:i ort du jug1e J. P. DAUPHIN ensemble les con-
clusions du citoyen Amr, : GE:RMAIN commissaire du Goavernc-
ment et C-ris d(!il '-.'o'in en Ia chambre du conscii;
Vu le jugement dinonc6 les moeyns products et les autres
pieces du proees ;
Vu l'article 148 du code de procedure civil et article
1030 du code civil;
Attendu, sur le cremier moyen, que contrairement i rall6-
gation du demandeur, la decision d6f6rde en cassation con-
fient une 6numnration exacte des pieces essentielles du pro-
ees; qu'en principe les procurations sp6ciales don't sont nmt-
jis les foinds de pouvoirs ne doivent 6tre e6noncies dans la
redaction des jugements que lors qu'a I'gard de ces acles






ii s'decIl doe (liliculls: ce qui ne -e rencontre point daus
'cspe ce ; u'ainsi en proc6dant comme il 1'a fait, Ic tribunal
don't inmane le jugement attaqu n'a nullemcnt viol6 l'arti-
cle 148 ci-dessus vis6.
Attendu, sur le deuxicme moycn qu'en accordant au ci-
toyen FLORIAN CARIlns le d0lai do six mois pour se lib6rer
enver~- la defenderesse, le tribunal civil de Jacmel, en ses
attributions commercials, a us6 d'uu droit facultatif que lui
confdre le l~gislaeur ; d'oil il suit que, loin de d6passer
les limits do son pouvoir le tribunal s'est strictement con-
forim6 aux dispositions de l'article 1030 precitt:
Par ccs motifs, le TRIBUNAL rejette lc pourvoi dirig6 contre
Je jugement d6nonc6, ordonne la confiscation de l'amende
dijpo-c el condamue le demandeur aux d6pens.
Doun6 de nous J. P. DAUPHIN juge remplissant les fonc-
tions de doyen Jh. ALEXANDRE jue. St.-LAURENT LEBLANC;
juges, Maitre ARCHER et Pre. Talma DELATOUR, supplants de
juge en presence du citoyen ANDRIE GERMAIN, commissai-
re du Gouvernement an Palais de Justice du Tribunal de
Cas atiou eu audience publique du 6 Juin 1859, an 56e.
de 'Independance.
II est ordonn6 a tous huissiers, sur ce requis, de mettre le
present Arrit execution etc etc ; Sign : J. P. Dauphin,
Ah. Alexandre jue St.-Laurent Leblanc Maitre Archer, P. T.
)elatour, et Duviella greflicr.

-0
----o------

(No 32.) Le Tribunal de Cassation a rendu l'arrOt suivant sur
la rcqucte dent la teneur suit:
SA Monsieur le doyen et Messieurs les juges du Tribunal de Cassa-
tion de la Republique.
Magistrats ,
La dame Jo.e)lihine Adam GILLOT, proprictaire demeurant
et d(lnicilite sur l'habitation St.-Pauletl commune et arron-
di-. nmeiit du Cap-Hsi'tien ayant pour d6fenseur c6nstitu6 3e.
ARtI oussigu6 lequel demeure n Port-au-Prince,
A lionncur doe ous x".\-..r que, par acted recu au grcffe
le l'C\-clur imr;.i-.le du Cap-Hai'tien en date du six juillet de
I'ali'-e dIlcvui'.-re, elle a rkcut- cel;e jurisdiction pour cause de
us;ii'iciol ~1;ilime dans le proei s en retrait successoral qui y
ist penciilt cntre 1'exposantt t le colonel Lachaise PAPIN ad-
joint i I';arrondissement du Cap-Haifien ; qu'ayant 6tW a cause
du mou\veiciut restaurateur qui vient. de redonner au pays les
i iuitle et les pieces ju;tilicatives elle fut surprise par son adver-
pur et 'iuiJle de la suspicion 16gitime, sans articuler aucun
nioyn ; que Me.. Arcliun, defenseur de 1'exposante, s'6tant trou-
'e au 't'ibin.il au 31enlt de ,l'alipel de l'affaire, fit des ob-
kroati .u.ns aux jig-es qai fnrc it ag';.rces ct que le m.me jour:







ii IJi~ll ii ii (11 1111! it.1). A1 ii. J t'jlli~l l I11 .if1 1.- r ii.11111: 1 i'~ ~ 1
i t14 d,"
14111 Arl-h1 ?(,11 11111( j~ \ I' ~ lrlill il ol.-'
4 lt I I Iu liijI I1r I i I I v ( I i lit I I CI) I 1 1 11 r: i
1 If 11 1 1' l-1 I I il 1 I- I

ya m IC diic iii, iwi if'' mvliP 1A 11a. f41' 11134i4 4 Ii'ii' ;lxii



~ei i~ Ii lir 4113 ~tl' 4' ( heM'I rl (ii 11II114 4i V'I;1t4 jiii'i(li' .-'



1~I 11 iiiiI4' (''41 44,443' H~l'44 (11141~r jilti"\it iii(' l(I'M 4~ll i4' h)'4tL lt,*i'c: Ii'I-
'I C\( I c'1 1144 0' ,ui ." 41 olvi j 1 q lm 14'i('14 (II'd 4l4 m+'j (c41 i'4'4 I
~IIh44 I oIl l' Iii hm' tlt' IW o I il iil (1( 111. 1 4 ii4'i II'ICM tjQ$('ciii cii' i'Ii
Ilk, it(', II I)I1. 1 T11 .1(1'1( I I ,V IM M11: 1.11 -m l1 Ircollicjllrlc

jr(In- im( mb vNL ilv.coo plici grudc th-pids IK (Icrijior

I~IIPI (I jj ( jI (l( i'rIllll-l j jj il.Il1j? I, JIM"M IV IM)S ,l IMV ljlil 11"( IqI! "It
41vllillIC1, II c.1 lc1 1ic gri 11dc I 11il Ji ll ehi rlC m-r p Illiq It" droll 1 1 11
vllill. Ito 11, lll ) if 11 Nt' (. h p ll, dvs l liv i 11,11k It~ll- J~, Civ (\()o jil-i ic




ItI tI I 441 ti ii 'c cii ii e(ll I 111 cl. 44 ilullllli', t i'c 14' Jill -it ui'

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1111 l tll C.1111 dv iloi h XII(Isall('11 (11c it Vll I(,- I11 ll ho I 1: I ll(IrrII
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pil ll, I I III-Ill w vo lill-v Iv 1,6 11111 al 4111 Cillj(I; J. l )I'I1(







tiY 'a fl'gard de la pro, ri.i'6 d'une r1aison sise au Port-au-
Prince ii Fanle des rue.v du Magasin de I'Etat et de Ikmine-
Foi, la dame Cole nyant succomb6 dans ses lpreientions ," fit
n&anmoins in bail de 'la mason a Me. Jh. LESPINASSE qui,
a son tour, sous-loua cette ini; i-oil Madame veuve V'Yernai d.
Miilelry attaqua le bail de Me. Jh. Lespinasse et 1.rolesta
eontre la location de la dame" veuve Vernard qu'il pour.uivit
en paiemint des lovers. 11 obtint en ef'et 1luieurs jugenle!its
de- condemnation centre ladite veuve qui s'est toujours difendue
eni son' nom sans aippeler son bailleur en garantie. En defiii-
tive, Mullery obtint eonrtre Me. Ah. Lespinasse un juiement
de la court de Jacmel en (late du vingt-quatre octobre mil
huit cent cinquaume qni annulo le bail de Me. Jh. Lespinasse
avec d6pens ct doniiin c-icIi'r.,'t.. Ce ju'germent est maintenu par
arret en date du vingt-ncuf octobre mil huit cent ciiiquaite-si.
En vertu des junements qu'il avait obtenus centre la veuve
Vernard Mullery avait fait des saisies. Sur la demand en
nullitM d'une saisie-gagerie formte'par la dame veuve Vernard ,
sortit jugement do la cour de Jacmel en date du quatre
juillet mil huit cent cinquantc-un qui rejeta la demand avec
do in mages-in terts.
Pendant ce temps-la la veuve Vernard avait fait une action
personnelle a Me. Jh. Lespinasse et, sous la date du iiigt-.ept
juin mil huit cent cinquante 6tait intervenu jugement de la
cour imperiale de Jacmel, qui condumnait Me. Jh. Ies.piiiss
a prendre son fait et cause, et l'avait dchiarg6e en inumne
ter s des condemnations prononcees centre lle en farvur
de Mullery.
N'ayant pas Mt6 appe16 au process, Mullery forma tierce-
opposition it ce jugement, et, sur les plaidoiries conlradic-
toires des parties, sortit jugement du viugt-deux avril mil
huit cent cinquante-huit contre lequel Mullery s'est pour( u
par les moyens suivauts:
o1 Vice de forme et violation de l'article 148 du code de
procedure civil, en ce que, au lieu d'etablir les faiis du
litig le jugement ne content' qu'un recit des actes de la
procedure ; d'apris les moyens de la tierce-opposition, la
cour 6tait saisic des questions suivantes:
10 Si, dans une procedure entire la veuve A. Verirnard et Me..
Jh. Lespinasse, Fon pouvait, sans mime avoir appel6 l'exfoant ,
decharger celle-li des condamnations prononcees contre elle en
sa faveur par les jugements passes en force de chose jug6e;
20 Si Mr. le President de lt cour quoique rkcus6 pouvait
prendre part i cc jugemeut;
3 Si les imputations injurieuses et malveillantes ins6r6es dans
les fits, pouvaient 6tre maintenues en presence d'un autre ju-
gemenet du vingt-quatre octobre suivant, pas%,6 en force de chose
juge lequel 6toblit le contraire ;
40 Si la dame Vernard .ouvait appeler en garantie apres Je
jugemneai qui la condamine peroiinelleient ;
5 Si I'exception de garantie pouvait tre, jugee sans avoir etc
dEnoncde an demandeur principal;






60 Si la veu\e \lrnard pouvait itre mise hours 'de cause dans
une instance 6teinic;
Ces six questions de droit qui devaient ctre distinclement poses,
sont ccpendant 6tablies, en terms values ,'de la maniere suivatle:
II s'agit de savoir si la tierce-opposition est recevable ? Mais il n'y a
pas cu de fin de non-recevoir contre la demand, la de(hclfnderes'?
a plaidL au fond. Le jugement est sans motif, car pour qu'il fut mio-
tiv chaque question soumise h l'appr6ciation de la court devait
.tre distinctement ri-olue, mais touts out did cluddes par ce rai-
.oniiement vide de sens: Consid6rant quela cour, en reconnais-
"aiit ju-tes et fond6es les rcclamations de la d6fenderesse, a saine-
ment appprrcic toutes les considerations constitutives de la question
dent elle 6tait saisie, en conformity dles dispositions formelles de
1'art. 1498 du code civil. Ce considCrant oiseux est l'riiip-
polent de cc motif banal condamni par la cour de cassation:
Considdrant que la demand est fondue. o
2* Fau-se iiiterir'it:!tion et fausse application de l'article
1i98 du code civil. Cet article pcermet au preneur d'appeler
son bailleur en garantie sur les poirsuites d'un tiers et do
demander sa mise hors de cause 1'exercice de ce droit est
subordound aux prescriptions des articles 176 180 et 187
du code de procedure ; mais aprcs ul jugement dcfinitif, sur
une procedure revendiqude comme sienne par l'adversaire,
ile nc pe t, pu ar unc exception dilatoire fire 6voquer le
fond d-ja jug : elle lie peut qu'exercer son recours centre son
prctendu baillcur.
3 Execs de pouvoir violation de la chose jugO' consa-
crec par l'article 1135 du code civil, en ce que la dame
Yernai-d aVant d6d cond imni c ai payer les lovers de la
miai.sonl dc l'exposant ct les jugements 6tant passcds en force
de chose jiig( la court de Jacmel lie pouvait an6antir ces
iugemeits .
L:k dhcifenleresse au pourvoi repousse les fioyens come suit:
Sur lc premier moyen. 11 n'y a pas violation de article
148 du code de procedure civil, en cc que les faits 6tablis
au jugnement 6taient ceux de la cause. Les fits d'un proc(s
unc .ont-ils le plus souvent autre chose que les actes des
lprties en cause? Le point de droit, quoique sommairemiient
-.' 1 remi lit encore le voeu du mnime article, et ce -n'dst
plas parcel qu'il n'est point la paraphrase des conclusions si
liffuc-s (li demandeur en tierce-opposition qu'il vicie le ju-
Leencut. .e junlement de la cour de Jacmel est motive par
(n scul considlrant. Qu'avait-il en effet besoin de r6soudro
te nonveau les chefs de demand qui avaient C6t rdsolus par
le jui.gcmeit contre lequel s'excrcait la tierce-opposition? D'ail-
Ieurt;, en cit:6Lt ]'arlicle 1498 cc jugement ne fcsait-il pas
connnit re -on motif dCt erminant?
S1i.r le dcuie\imiQ mn'e'i 11 n'y a ni fausse int!crrdialion,
il f;iu s-r ap)pliintion dc l'arlicle 1498 du code civil. Au dire
mil'me du (delumadoiner oll ,:a station cc scrait Ilut6t dans
I'admi-ision doi. L':r.ircice de ce droit que sersit la faute:
n n:';:mrait pas sulii les articles 17; 180 et 187. La de-




bb- t -
mande en garnntic ne pcut-6tre formde i;ulrcment que pni
exception dilatoire, et le droit d'appcler en garantie se perd-
il par cela que le ga.raint n'aurait pas dte appel incidcm-
mcnt h une action principal?
Sur le troisimne moyen. II n'y a ni exc6s de pouvoir, ni
violation de l'article 1135 du code civil, en ce que la court
de Jacmel n'a andanti aucun jugement, ni jug6 cc qui
l'avait itc pr6cedemment entire les momes parties. En suppo-
sant que par ce mnme jugement attaqud olle eit mal ap-
preci6 duns les circonstances oiu elle se trouvait, un droit dija
bien appr6ci6 dans d'autres circonstanc ce ne seruit Ias la.
Violation de l'article 1135 du code civil,

Ou' le rapport du juge J. P. DAUPHIN onsem! le les conelu--
sions du citoyen Andre GERMAIN, commiissaire du Gouverniimenit,
ct apris dtlib6ration en la chambre du conseil.
Vu le jugement denonce les moves products ct les autres
pieces du proc&s ;
Vu l'agticlk 148 du Code de procedure civil;
Attendu, sur- le premier moyen qu'd. est de 'ri':,''o que
les motifs doivent se rapporter directement aux que. du
proces poses par le jugement;
Attendu qu'une des questions enonc6es dans le jn;:t 1 at-
taqu6 Mtait de savoir si la tierce opposition formee -r Ic de-
mindeur devant les premier; judges, est recev::ble ; q( ie Tri-
liunal don't 6mone ledit jugement, a resolu ceite question con-
cue dans un sens vague sans cependi.nt donner le4 motifs qui
out determine sa conviction; qu'en cela le jugement a vicl1
I'article 148 ci-dessus cit :
Par ces motifs et sans qu'il soit besoin de s" iuer sur les
autres moyens, le TRIBUNAL case et annule le i, t- men? d(iint
cst'pourvoi; ordoune la remise de l'.mende d- o.se ; rinvoie
la cause pardevant le Tribunal civil. du Port-ai:- rice pour y
itre de nouveau jugee et'condamue la defenderesse ;inx li.e::.s.
Donn6 de nous J.. P. DAUPHIN juge remplissant les fon c:ions
de doyen, Jh. ALEXANDRE jne.., St.-Liurent LEBLAI\C, juges, Mild-
tre ARCHER et Pre. Talma DELATOUR sui!: !t-;!t de ju,'e, en,
prbeence du citoyen Andre GERMAIN commi ire 'i Gouverne-
mcnt, au Palais de Justice du Tribui; de C:ssation, en audiencee
publique du six jpin mil hait cent cinquante-neuf-, an ,S3c. de
l'lnd6pendance..
Il est ordonn6 A tons huissicrs, sur cc requi de iet!re le
present Arret h execution; etc., .tcr Sign : J. P. D h'.u, .1h.,
Alexndre juc.., St.-Laurent Leblanc, Mai:c Arher Pre. T.,
Delatour, et Duviella, greffier.
CERTIFIT conforme par'nous DiA,'cleur dr r.tl. : 2 .."'1 du
Tribunal de Cassation,
Colonel EXTGe T(;. P J. Y.i.


Port-au-Prince de 'InImri. ri n '.... le.,






RiLPUBLIQUE D'HAITI.




BULLETIN DES ARRlTS

DU



No. 6. -


(No. 42.) AIlRnLET qui rejette 1 potrvoi des rsh6 IMoBERT I.II:II
lii .ingc Mirent rendu, le 31 mai 1858, par Ic tribunal civil du tPurt-
au-Prince.
Du 18 juil!ct 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Pour rgler 5i l'amialle ses droits a la succe-.-ionl de feu sou
piIre, le (docteul IMJEI U coiisentit t vendre ii ses colhiriicers
,sa part des iiiiiiieubles dIepeint nt de cette succession. Des ex-
perts furent nommes, d'ui coiinnun accord, pour en fire l'es-
tiination, fixer le prix et le mode de pavement de la portion
tu docteur. Aprjes examen, ils estimnrent la vcnte des droits
du docteur Inbert ii la some de soixante mille gourdes en-
viron, payable moitie dans le mois de la passation de P'acte,
et Pautre moitie en une delegation sur France. De plus, les
parties convinrcnt de se reservcr le droit de fire tells recla.
nations capable de provoquer compensation ou pavement des
soinmes qu'clles pourraient devoir a la succession. Le 18 Ce-
vrier 1858, l'act de vente cut lieu aux clauses et conditions
,i-dessus stipulees. Les coheritiers crurent pouvoir relamier
lu doctcir Imbert les sommes qu'il avait depensees en France.
A cet effet, ils depos'renit en 'etude du notaire V. FRFi)E-
NI4iUE, pour pi)odliire Ia compensation, des lettres de feu le
g.neEral IMBERT, dans lesquelles celui-ci blime son fils et lii
reipro.lie l'exces de ses depcnses. Le docteur Tmbert protest
con:re cctte compensation et assign ses coheritiers en paie-
mllent du prix de la vente de ses'droits. L'aflaire alppeleo ii
'aud.ietncc du tribunal civil, les coheritiers souleverent centre
la dlemlnde une fin de non-recevoir qui fut rejetee par juge-
ment. A l'Audicnce du 26 mai 1858, oi l'affaire fiut de no i-
veau appelce, des conclusions furent prises par le docteuir
linbert pour avoir paicinent de la some ci-dessus, ct scs co-





-- 4

hi6ritiers invoquerent la compensation resultant de, lettres ct
des pieces deposies en l'etude du notaire Valconr Frederiqiie.
Le 31 mai de la mnemo arnne, sortit jugeimnt du tribunal qui
leboutc les colihritiers de leurs fins ut conelusi(cls come inal
tbndees, les condamne an paicment dil prix de la vented, et or-
donne l'execution provisoire dudit jugement.
Les coheritiers attaquent le jugenment on y opposant le.
inoyens suivants :
lo. Exces do pouvoir, violation do l'art. 088 du Code civil,
en ce qcue le tribunal civil du 'Port-an-lPrince ne pouvait refti-
ser d'adjuger aux demandeurs loenrs conclusions relatives t la1
condemnation requlisc contre la partic adverse, debitrice en-
vers la succession des soiines don't le Ipre commnnun,ne lui
avai't pais 'i't don, apport sa correspondance avec son fils.
2o. Violation des art. 1073, 1071 ot 1077 dii Code civil, en
ec que c'Ctait le cas d'ordonner la compensation demandico
pour los doieandeurs en cassation, attend qu('anx terms de
'art. 1075 dudit Code, la compensation a lien relativemnen't A
detix dettes liqulides ct Ceigiblles. I c docteur Im1lert, reconi-
naissant la verit6 consacric dJanils los lttres de son p1re, o',t
dovenu debitcur do ses frrcs ct ste(rs pot'r la part de clucIn
dans les somime.s rclainces par cox.
;o. Exces de potuvoir, violation de la oi di contract de-
partics, en cc que, dans la convention souscrite par lcs parties,
le 12 novemnbre 1857, ainsi que dans l'acte de vented qui en a
"te la corts6quence, il est ex'presseiment dit que la coinpcnsl-
tion aurait lieu entree les parties pou-r Ies sonnnos dent elles
Snvaient 6tre clebitrices enviers la succession.
4o. Exces de ponvoir.ct violation de l'art. 92S du Code Ido
S.ccdulre civil, e't tfusse application de l'art. 142 du rninui
Code, on cc que, d'aprcs la legislation liaYtienne, on nc pilut
I.. ilno ii r I'ex caution provisoire sans caution, que relativ,.-
-..,it aux jugments par dcfan t conl-re lesquels la vuic do
l' ;ip,,ition e-t ouvcrte.
ILe defendeIur dit,
Sur 1e premier moyen : 11 ~'y a point exces de pouvoir ii
violation de 'art. 688 du Code civil. Le tribunal civil noe po:-
ui.t pas condamner 1Pexposant ii rapporter ia la uiccessi(,o de
ii 1sn ps re.1 les sonilnes .(ij'il a (deponse0s en F9ince ItihO r ...Ion
o,,trAtion et pour son Odiieation, alors ninie que cv.Os S.oiinnis.'
exe',lf6( aient 0 cllifl're f16 piar son pl)r.
Sur le second mayen : 11 u'v a point violation des art. I H77:,
1074 et 1077 diu Code civil, en ee qne le j.itn e- l nt tiiq ,
i:; : r1 i.nit ci' il Aeo pouvait resulter les leltre:- de 1'i le .e-
i.-.a Icr it. anhn isir dette dont l'xpxosant 'erait Ire ponialle
Inv _r s i.., \ po.vait 01ordn.-1 r la o pen-atip






Siur Ie trai.-ii 1 ii m ., : 11 n'y a i,i excN & de pouvoir Ii
violation dc a la i du contrat. 11 W'est nullemen dit dans la
convention que le docteur Inibert sc recoinnaissait percsonnel-
lenint debiteur de la .,llre.-.sioni des somlincs que con] pere. a
dt3pensees en France pour .-on, education et pour son entretien.
Sur le quatrime Iji '\n :I 11 n'y a ni exces d( pouvoir ni
violation de Plart. 928 du Code dce procedure civil, pas plus
que faisse application de 1'art. 142 du ninice Code. L,'art. 92S,
on dijposanlt qun le Ipo urvoi en cassation n'est pas siuspensit,
ct que l'exccution te pent ctre poursuivie cLq'apres avoir
lourni caution, n'a cnteudu paler que des jugeients don't
FPexciultion privisoirc n';anural.t pas t'te ordonneo en.coiufo:nr.it.t
dle art. 142 precit.. Ces deux articles s'expli(jlcnt I'un pnar
l'autre et n'inpli;quenitt aIIcunicl contradiction ni dans leuir
textes ni dmas leItrs .lius.
Sur quoi. e.t interveiui ll'atrrit suivant :

Ou'i Ic rapport dui judge C. LoVI-CIARLES, les ol)servations
oIe Me. Anc{cI.I pour les dcemandecurs; cells do Me. V.AL IV
(iour lcs dtcuindeiirs, cn.-tii u c m les conclusions du cit(iyen An-
.r1' GEl-lMAJ.N, conllnisai,-re du Couvernmciuet, ct. aprs delibE-
; tion on la cliambre du conseil;
Vui le jugeuient d6Cliione, les moyens products et les autrei
p'iices du l)proc1s;
Vu los articles de lois cit6s t l'appui du pourvoi;
Statuant sur le premier mioyen, pris d'un exces de pouvoi;
et de la violation de l'art. GS8 du Code civil
Attend, en droit, que nul, s'il so renferme dans les limit.es
autorisces par la lui, ne saurait 1tre privE de la faculty de dis-,
ioser de ses biens ;
Attend que, quoique 1'art. C88 susdit. impose ai claque co-,
tnrir tier I igation express.e de fire rapport, it la masse des
.ounimes don't il est debiteur, il est ncanmoins d'absolue neccs-
sitC qu'en cas de contestation il soit Etabli quc les sommu s re-.
claule's apparticnnent reellement a lh succession ;
Attendii, dans l'e'pi'ce, que Ie tribunal civil dn Port-au-
Prince a, pal l'interprc-ttio(n, des dtculients souinis I soni.
jxamnen et par I appreciaion ides fits de la cause, constant
1ue les r'ptititions des hlritiers 1:ubert r ait posaent i des.
lettres par lecsqutlles leur iire, toutt .n llubi;in t la conduit'-l
de Joseph Ilmbhert, lui reiprclhlait it; allies prodigalitCs ;.
Atten du que le jit lI- lit dcl'cr ui cassation a ajoi)tt quv
cos lcttres, dauns lesqu1.lle on ri'et 11arqu l (1l r. solidtioii d'un11 peiv
pour fbrcer so~i flls fi relI rer da s 1a lig-e do ses de('voir ine
peuvent nutllenin t. tr:n-iii l' e at uxdits n-itilirs le droit, du
lhire comprendre d:'.is lat; -In .-ii It.- lillnice qui cut canct -
le proec ;







lettiv 1111l 1.-) Jilin Is.-A), li mlllul l le( I v s d111( 111 11'1111delirs S Cifil' a 1vll
)olliii exigl tlii (11 doctuil' 1iiibeI'1 le ra1porti 1`1a mn siI'(!. (if'11
I5, 7 I 9i'aiuo.~ 91 ceniilltiii lie coii.'stibie point ninte dottoe einvul-
Ia SiCCessiOii Mi Oi('1'\511 le- p6tCi'
Attendidi quei, do tout cc quiii est ci-deCssIIs niiiuicicl, ii suiit
(1.11'011 IbOlIitAii t los I i16'i tiOl'S I tid )O't (1o lUllrtilci dliadt eI t ri
Final do ut Ommi ei 10IjIigwiioime L d nc 101C loin ii (1 81'ti .11'(i
Cei'cloe doe s :u tt 1)1-1 t ions,) s'ost oCXctctiIioiit C01Ifin'Iii a VraLUX
rli'iI'ieiI)0 (10 hti Iniia e ;
Suit] les dciixieiiie et tri4'ciisie iilo iyelis, pI'is d1iiii CX(c5s de
poiivoir et do Ida violation (Ilii ooiitiat (des I)Partie et des aIt.
1.-)) 1071 et, 1077 (111 Code civil
A ttOel(I(1110(tl, pal, lit coilll~i imiisoli dc ves articles, l.1 coinpen-
satioll W'opCI'O loi'-scju fit tIot O (t liqideiii1 et exilgible ; que,
11:1,11 81 OCCUrI'oII(C C-) el 11 1accIlullan t poi nt Ia ruclilliat ion de's
diciandoui's, les j i iges, solivefl ills a jp ilitt $ (.8 d i irc()mlx:
1iiilevs quit itiii~a0i le lii ige, ont tl16 $. wilivailieiC (jibl
hliit-enit ion do ICol lo g6 iit1i'd jii ibert it'61a it pils qlu'Ai soiln6
(,00 tfili iits, p ll)s5C parl' div isioni, iiiLovu Iiscii t lliv ac-
lion ell restitiltll "ol def'ClU 1detil (pli, A sol, il retoill. ll~CS'~ 1I1ifi, no
s'ctai t J'aS ti'ouiv6 cii Coiitestait iolU aVe le (killl utpoi P It
I'd)lllll reel aii cln c act i llilincilt ittpar' ses col( c'i LiCer's (litic, p:ii It-
iioil-Cx isicenv do Ia dt(lott coliilic ii vliont fti'oe dcinlouiti'C Ik
C"Ilpoei5satioii lCj)ie po.ivit (4i'c. of-(i~lii]CO d'oti ii i'16stilte (jii't'ii
4 'oiiditii 0ant los I ri~it iei' lIii i)Cit t s'eii tnii i atiis Xconlven Iitions
prises C cIII-C Ccix e~t fosepli illbrcl" eI jugelfll-'lit att-mllle : 1q(
:taliira it, de~s loi's,9 violei' I'i. 1(1 15 o i dsprits lo (jili, 1i a illeCiiis, VCCM
ileux moyenlcis, dliniii~ s de foudomentiit souit sansx imporoitancc e .111
pIroc$s.
Suri1 I qinuatri'CC I I( (vOii, p115 (I1,111 eti iCoS'" 1'p01 d'Oi e (1 : I.
violation de Vi'at. 928 d1II Codlic 10cC I l'ccillre eivie ot (de la
C';alsisse app~licartioni do at 1 -1,211 dil dlitit Code :
At tend qu .9 i le pri'oniicr do ces particles) (111 tigiii' dn
l11i 8, ti i'e fI[III 'ft a ]a 'oi'iiol (I pii ll-vioi, d1ispose (lite le
ITC'0t1 i's el Ol cssat oll Ii'e5 t p"Ils suspeOl s i; (I iv'~ T llIllitl F1$ 1 '
t'iitioll dui'1i geiiiieit atta(1quC 11e poiiie pt u ic paiA e i'Siil ? qti';1i
ii &S avoir- Iu',iii, h biiie ai vilao Cailltutiot (Otte (isp)Uitioll
lie s'Wappliqiio a:luiciiiiieiit aulx juigoulit'iits (liii de"jk ((it mid ni
1ex~cliltioii I)rovi50oii' tvee oii salis Cautidon
At t ndi i qii'i I st tic priiici pe (lite, ()[I la loi neo distillngic ic::4
ii West pas po)ei'iii do (l ist iiigtio
Attoiduit quii Parit. [142 SIIs-i1iV~qu6 esI- p1nbc(c tii-4 Li lIm
im. su lgci s ihimau11 cii'Us ,~ al iuci iotiire'A1 ioii.' Iac ribii titi
lcgix;Iatelli ICst, dIe 1g1o iii:iK JlO est ul;iuis- 111 :iiitrie ti tric
1dth116oCit dui premi~ci, (plcu 1'li voit 1.11C di'triilttiiil 1lwt'ti6I 011







cs ternci.c : )cR jilei in,.its pir d(V'ftui et p,,i,./vtins ; que do
li it suit (q c, s5il y a titre autlicltiqule, ,proin s.sq recI'',
on conda:ination pr)C'codentc, les Iriblinaum x sont iviiestis dii
pouvoir de prommoinIerO avOc oni sIl.s Cautionl, I'cxScitioll prov)i-
isoire soit des jllgeiltcints coittradictoires, soit des juIgeleiinits
)par dolhai t qui'ils oIt rul1t5s; (I;'ai sii, enl jtigCe t, coIunII c il
l'a ftit, 1 trilbuni al civil du I'ort-an-Priice in'a ni violO l'art.
928 suis-rclatc, ni ftussetlent appliq(ui I'art. .,i2 ci-dcessul
cie.
Par cos notils, lc 'TRIIBUNAL rejettc c l pourvoi, ordoiinn
la colliscation de l'; teiiind, ct condainue les d(cnandcurs aux
dilpens.
Do nmi dc notis J. 1'. DI)AUIN, ju(ge rci)plissant les Ibn(:-
tions de doyen, 1). IAI'ONI), J I. A LEXANIAE jC-ie, St.-Laure1ict


lais de justice di tribunal de cassationm, en audiencc pbliqtl.)
(dI 18 juillet 1859, an 56e. do 1'lndcpendaice.
II .'st oidoniiinG a toiis ItlissicrS., slri co requi's, do nmletre lC
pri.rennt arrt ci election; aux oflicicr's du itiniiistce public,
)pri' lHs tribunaiit civil d'y tcnir la main ; ai toils ctiti1otln-
dn:11ts et Llautr oes ofliciers de Ia firce ipbli(l e (d'y prI'ter mnai -
(Irte, lorsq('ils on Scront lcgwalenicnt requis. lEn foi do quoi Iv
prIset i arrIt a Ct. sign par. l Ijuge rcli plissallt les li)nctiolls
ld d)oyeCi, los jllgc,, ct Ic grellier. fi.nt:' : JP. l D)atplin,
I). L falond, Jli. Aloxandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
(Clarlecs, et I)uviclla, grellier.



(No. 43.) A RIt T (|Ii r'j'/l dci manda c (o n Siiu icion 16git ,iu
fAuriii(C1 par Me. B. liiENA0I 1 co tI rc Ic tribunal civil ,dCes (o0n111VC

Dli 19juilact 1859.

NOTICE ET MOTIFS.

'Pr rcqu cte adre.sse ant tribunal dc cassation, Ic notairo
()Otave L.w(in z, i la residence des Gonaives, expose que I'a-
Verctt liOlton Ih:ENAlli:, qui avait 0td ibrnmellement dfsavo'n't
par CslS clients, a etc as.sigtet polur venit rIlepondr.c fi des im-
iptitatiotis ca:lllliitllCes par lii avainces centre l'cxpIsanit;
'11'i t cette occa-ionl, I, I Ivniiani a souilcvC 1n1c uspici on 1('tgi-
ti(1ne conltrc k. It riltiIal civil des Gona'llvcs depuis plus de dix
11101 oct 1C' jMinllt do01111 site i sonl action.
'iur quoi ( est intlrvenu l'arr(t ci-aprOs transcrit :







Ou i1' i to j r 1"' jig, 0. Lr i.ft ~ 0] f!i
&,lk~r Cm et!'YfI1 S. 1AUBlEiR'i I15-,itut (III cmlilcc S.irs;ce
111 'LtveI lu el e2~010 t, npr -s 10 (tioibera tion Ci1 IL Cii 1i iii IC (lit

N'ti 11a veic te dilii nlotaiife 0. Lacruz;
Al tcndu qiclre ladle red lig par IC r'etffier dii tribiindul I'iil
doiL ('1,o11ei itS roi SLItL q iLO, dej)Iiis Ic P) 110111 I S58),, to sielfii
l 01101 B nimflh 111, (16CelMir SOUIedVel L11 UIOIiSIlieiOl I lcgitiie
contre to trib~~inl si~i-Onnc)1C, At (1110 *j~ll;1'ici it n1y a p.
Liolin Lsulit 9 n'ainsi son l)LA 6tai t d'enitrver 1'actionl de la
jutstico
Pa I co-, inotif, le IBMUNAL (lc aclare miil ot de imi effct
I'a-tc1e dIi 19 ancit 1353) et coidainnio Ic uicnr Bucli l jicnaiiii6
atix dejpons.
DO1)1,11 d'3 11005N .J. P. DA UPHIN)J,4 1 iI"'o 1;iisslIlit, le.s ~lrflCz
tioliS de (Iolvel), tll. Ai 'XAI \N)D1E jcllb, St.-i I WCll t LEBI. ANC,

do0 JoIF, CII pre'Sonco dU UllOYCfl S. 1Q11 M"Alt", stb-ittiit dii rom1-
Ilib~lislae (Iiii G()IVli~cl0rclcIit, 1112 pLi~si dtl jLI~iit' liii tr'i~liiliaI
(te ssat 011 Col l) ii a lidticlice piL, li IC (11.1 I9 j iilet 18-59, ; lli 05 .
do a1-11depoiid Iice.
1! est oridor0iI C tous IllliSsjcFM, smE Ce k-eqtiis, dc in ttl Ic
prsenflt arr.t A exi&.jtinii, Ott~, clui. -S'cn J. P. 1 )n iph in,
NI. Alexand iC jell ie, S m.- LMroii t Le Cia 110 (...- (t a
Jal: "i-Totissailit Atisl ct IDiviella), grciicr.





-N 1 .) ARRMET qtii r let- 'opposition form&' p~ir Akbiehl1V. us
-ine on ye ime ordonnanced 11a chI ia!Iibrf_ do, C)I2( IC-
runmiuc Ilo 17 rnai 1830.

D~i '25jadaik 359

NOTICE 11ET MOTIFS.


xliii(IL: 'ht~l ~i't ''I')CL. \..i; )iii ic OVCiU C)1liI~lc~ Icot liV Illt...:
,t(C Nh n u rosi ,11H C 4

,-,11. Siqw ha flainie (CII' t DOL [t&! (*~lW-t 111i. il .t1jC~C[l
11n.. 1 l a* !a~ (~) i. 1[ l~i t oonii c (ol it rCIII[L vCt 1,iCS
1 .(Jill ovIL 1 ("ltoLt l 4 ~~4eI~iC ~iit LIL 1)10 lC
37;) CI 1iIl-IiL.I1. A\. I L ViIlt ell -,C)L~tII ct 1110 ,L'i1
1 .,2' A- Vrll ",UK ~L~. t~b.I'thuia dL' (:11i~ el c




- TO -


ld'i:n:lii.u:t I3'1u;iltilitt.jn s lonS 1C motif que, en I'e:-p cc, a1;
chatibre diu collnil dcs ( C.;ves devait recotnnaitre qu'il y avait
lieu ; I 'applieatioi dc 1'art. SFIS di (.ode pfinl.
Los inmovcs de h1oppo.sant ont etc rejets par 'arrrit ci-
apros- tianscrit :

Ori 10 rapport (Id jilge C. LOuII-CH.ARLES, les observati, n1.S
do Me. Camnille N\i ; pour le (deatindulr, ensemble 1.cs coiAc'!.-
,,ious du citoven S. FATrlIn'r', substi:lut (di cominisa;ire :i
()ouvorelLnciilt,. et apvels delibiertion en la clhaibro du coi-
seil ;L
Vu l'ordonlnince att;nquie, lcs moyeons produits et les antr.s
pieces (d1 proves ;
Vu 1'art. 3-)8 d(i CodTe pjikn al et 1'art. 115 du Code d'inis I. -
tion cri in lle;
Attend (que les dislpo.itions d( p'remieir de ces ar :l '
'.'u:plliqucint uiiquoim:et lanx mn ulitecurs qui, volonlnirciienti,
dttiurisent on rene oriset do.s (diiiccs, des pouts, digies mo
chbussOes, ou aut'res coii,-tru.tions qu'ils savent app.tienirv a
;utrui ;
Attendu que des cierconistal ces de la cause, il resnle (vi-\
(0i.lnlnenit que tel 'e.-t point 10 cas du noilnm ir Andre l.in-
I-I _. qui, p)ovoqui par le citoyii Ail yrod Labassiere, a c'-
iu:iii Poiivrage qii'il aina it ipowr cc dernier ; (que, sons min
:-.i pp"->r, ce liiit l1e $airait determiner 10 renvoi du preve ii
drlc\v t 11i tliibl.ii l (d rei)re' sion, puiisqcl par s80 natui. il
Die constitue ni crime, nie deiit, ni contravention; qu'ainsi, .n
.l:cidlant qrn'o no pouvait. intcnter an siour Andre Landcani
qi1'u1e actio n eC preparations civiles, ct eln ordonnant, paji
l-;ite. sa mnise oe liibert, lt chambre du conseil sCanut aux
.yes, loin dJ coiitrcvenir a3nx articles ci c6.ssiCs cites, en o ,.
ati contraHir'; saisi 1c texte (t lPesprit :
Par cos motifs, le TRIBUNAL rejette I'opposition fornice
i l'ordonnance dneoncee, i declare n'y avoir liIeu A suivr
(ou.ltre ledit Au.dre Lanmkaul. eo coidaiinae 1e demanideur anux
li)eni.
Donnm de nous J. P. I)DAupHr, ju-ge remplissant les fone-
tionis de doyen, Jh. ALEsAx DRE jenle, St.-Laurent LEBLANC,
. I.or-s-C.ARLEs), juges, et Jean-Toussaint ArTIS, supplant
ie .joig'o, o,' prisic nce du citoyen S. FAUDERT, substitute du
nti<':i.,' dIi GouvernoemenCt, au palais do justice du tribu-
,;;I1 (i ;;~sti)n, oen audience publique du 25 juillet 1S5".
aii (I0'1. d: 'il dti'pcldmance.
II CVt urdonn'0 i tous liuissiCers, sur cc requis, de mcttre le
I.i.-cii ,t ,irrrt A e,,ci:tion, etc., etc. S'ignC : J. P. Dauphin,.
J-i. Al-exandrc jeLne, St.-ILaurent Leblauc; C. Ls.-Charhl,,
J,'.v-'.- o..issaiiit Atis, et Du iella- greffier.




- 8 -


(No. 45.) AfRKIT qui rejette le reconrs ft-.11 par 1e :'.( Turin
PAt, centre un jigemilent rcndu, Ic 12 j illet 1S59, par Ik tribunal
coircctionmel des G(onaivcs.


D 26 juillect 1859.


NOTICE ET MOTIFS.

Turin PAUL condamne i nnu mois d'emprisonnemenl
par jugeimnt dnt tribunal correctionnel des Gonaives, en
date du 12 ijuillet 18-39, pour blessurcs volontaires faites
a Guerrier MOISE s'ntanlt pourvn contre ledit jugencent
sans avoir depose l'amiende ni prodtit le certificate d'indi-
gence cxige par la loi, le tribunal de cassation a rendu 1'arr't
iuivant :

Oui le rapport dli juge St.-Laurent LE.ILANC, Ics conclusions
(du citoycn Andir GE:.uMAI.N, connHissaire di Gouvcrnlincleit,
el apris en avoir delibere s(ance tenante ;
Vu le jugement denonce, Ie proccs-verbal d'audience et le
autres pieces di process;
Vu I'art. 327 du Code d'instrnction criminelle;
Attend que, pour la validity de son pourvoi, Ie con-
damnne en niatiirc correctionnelle est tenu, a peine de de-
cliallce, do deposer une amende on de joindre A I'appni
do sa dcmande lc certificate d'indigence que preserit 1'art. 327
snis-vise ;
Attend dans l'espcce, qu'en se pourvoyant contre le
j!ugenent du tribunal correctionnel des Gonaives qui le
condaiaimc it line peine d'emprisonnement, Ic nomnim 'Tn'
rin Paul ne s'est nullcinent conforinm an vcu de 1'article
sus-enonuc :
Par ccs motifs, Ic TRIBUNAL declare Ie cideandeur decu
de son pourvi, le condanne i5 une amende de soixante gour-
des et aux depens.
Donne do nous J. P. DAI PHIN, juge remplissant les fone-
tions de doyen, D. LAViOND, JIh. ALEXANDIrE jeune, St.-Laurcnt
LEBLANC eot C. LoCls-CIIAuLES, juges, en presence d11 citoyen
Andre GERnMA.IN, coinnissaire du Gouvernement, an palais dt
justice do tribunal do cassI::tion, en audience publique du
20 join 1850, an 56c. de l'Independance.
II est ordonne i tons huissiers, sir cc requis, de mottre Ic
present arrit i execution, etc., etc. Si'Yne : J. P. Dauphin,
D. Lalbnd, Jii. Ale:.:a 'e jenneu St.-Lauirent Leblanc, C. Ls.-
Charles, ct Duviclla, gretlier.




- 81 -


(N 4i.) ARIUAT qui r'jette l'Pipp -t 11iii statue siur la requ6te de la dame Rose ANDrI', vyouve ?'.iL ,.
JN.-FRnAN:o)Is.
Dit 9 not, 1859.

NOTICE ET' MOTIFS.
Le 6 juin 18.39, un arrct du tribunal de cassation, accueil-
lant la demande en suspicioii lgitime former conlre le tribtr-
nal civil du Cap-Haitien par la dame Josephine-Adam GAIL LOr,
renvoya son aflaire en retrait successoral devant la juridiction
du Port-au-Prince. Le colonel Lachaise PAPIN, son adversaire,
,yant demand ia retractation de cet arrct, le tribunal de
cassation rejeta son opposition.
La dame Rose ANDR9, veuve Reny JEAN -FRANCoI, parties
plaignaint centre ledit colonel, ayant un interct t dans 1'ins-
tancce en retrait successoral don't s'agit, presenta requCte au
riblunal, regulateur, demandant Egalement le renvoi de son
u.fthire devant le tribunal civil du Port-au-Prince.
Da)ns ces circonstances est intervene l'arrct suivait :
Ot)i le rapport du juge St.-Laurent LERLANO, les observations
le Me. Camille NY, pour l'opposant, cells de Me. ARCmIN
piour la dUfenderesse, ensemble les conclusions du citoyeft
\ndrce GERmA"a.N, commissaire du Gouvernement, et aprcs dc-
!iberation en la chambre du conseil;
Vu les pieces du proves;
Attend que si, par arrit don't est opposition, la suspicion
i&gitime clev(e contre le tribunal civil du Cap-Iaitien a ete
iccKcueillie, c'est que la dame Josephine-Adam Gillot ajustifi6
1es fits sur lesquels reposait sa nouvelle demand;
Attend, des lors, que les moyens iinvoques par l'opposant
ne sauraieiit nullement donner lieu af la retractation de l'arret
- ts-cnoince; d'oi ii suit que l'oppositio chest denuee de fouide-
mient :
Par ces motifs, le TRIBUNAL rejette ladite opposition et
i,nliamnne le sieur Lachaise Papin aux dkpens.
Et statuant sur la requcte de la dame Rose AndrC, veuve
.16my n.-F1ranois :
Attend que la dame Rose Andr0, veuve rnmy Jean-Fr.an-
,,,'i, a le inmme intfert dans la cause qui est renvoyee par-
Declare par coni.-:queni que ledit tribunal jugera egalement
.li:- contestations mentionnees dans sa requcte.
Donlu de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fonc-
liown de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANPRE june, St. Laurent
L.ei. 1pi sence di citoyen Andre GERMAi.N., commissaire du Gou-





- S2 -


..:' 1i01nIt, anl palais do justice (Id tribunal do cas'antion) rn
:(lili'lIlec publiquell du 9 aoiit. 1839, an 56e. de l'l.lndpenllance.
II est ordoimc a totis huissiers, sur cc requis, de mettre to
pirceiLt1 aM'rr.t -i execution, etc., etc. S'ig ) :. P. D)plllin.
I). Lal lol, .Ih. Alexandro jelne, St.-Laurcnt Lcblane. .'la-
Tons.-nint A.tis. et Duviclla, grcfiier.


(No. 47.) ANNULATION, sur la dn..l. des dames M1. Ihcn nm,
'c6 I.ICIAIL: etc1), c des CayCes, d'lin ju : I'. ; reudi le 10 juiliLt
.11' l; par l'ex-cour imp'rialu des Caycs.

Du 16 aofa IS59..

NOTICE ET MOTIFS.
Le 11 november 1S52, Ilonoriucn I:\I ..: vendit i Thengine.
C \-.i Vi, av ec lIaclto do racha;t, cinj carreaux do terror de
1'habitation Gc(N/!r, sisPe n11 la plain dits Cayes. Le terlin
du rCu~ier Ctait fix\ 5 Il'an ct Ic jour, i 1Foxpiration duquel et
tute par la vcndcresse (d'voir CxercC son action, 1'acqufireur
doineurait propri'taire irrevocable de 1'immeuble don't, s'agit.
:ipres un simple commaindo ent I personnel on domicile de la;
vndiresse on de Nicolas GELLi intervene lors de la passa-
tion do I'acte qui'il a sign5 avec les parties.
Avant l'F)6oq ic iixce pour I'exorcice de la ficult de re-
mirc6, arrival le deces de la venderesse. Par son testament, en
date du. 11 novenibre 1852, Brutius SIMON et. les enfh ts
d'Usiim SI mox firent- ni.nuin. lcgn tires universels, et plusieurs
; itres personnes,. 1igataires particuliers, entire autres Nicolas.
Gcllce cut un legs do six cnrreanx do terre.
A la date fixeo pour Ic rc ncreo et apres comlllnandemenlt
hit Ui N. Gollee, d'apresesIc Conventions stipuloes dans lacte.
do vente, les ais itW ires universels rembou rsiernt, non-soule-
mcnt Ic prix principal, inais encore los firais et loyaux cofits
dh. la vented. N. (,llo.-, ciikderant l'acte do ren ire come
une donation zi lui laile par 11onorce Bvune, intent un plroce'
a.ux lgritaires tni\vers(l-c Iex- court imperial des Caves, par
jugement dn 10 juillet 185, condaIlma lesdits igataires i lia
restitution des cinq carr'eaux do terre don't s'agit-, et annula le
pavement fait i T. Clialvirce. Coux-ci se sont 1 ourvns contrei
ce jugement et out jpr'scintc quatro minovns de cassation, dont--
I1t 1 -iCIieir, qui tlit l', irt-t de l'arret ci-:pres, est ainsi- Olonti u
lo. Violation (dt droit do la d(lfenso et finsse inierprlj'nation,
dles articles 1043 et 1044 du Code civil, ct fhisc s-.,ppili'atio
di celui 1108 dn mcnme Code, en cc que la dinoioell'e ef.i -
i~:,ird iavait excipe devant la corr iniperiale tle 1 y, s, (qiic-
r onubstant qu'ellc cest sans intCiCt dans la cause..; 'nyat. a'-.








j11L't CJ'611c e Ii (IC6' CO (10 nt111ce1 Vi'it liii fiiiidu Siucu -Niorl
llI;ljO t title cv e cldicl00 I' ,llv~ait lilt fistivatlor 1(ile fioffuJ

~t;oit teniic ([2 (lle i(2CI s(lcr SP (1 liii (d,11011 ImccOViP ; reco ll,
Nf-li 1 v fl, CI C'1iIIOI V (I!IC i'liCt(TIRL -125t I lICi10-iI-o des :w

et (tile 1wil. k re rv,"pou-zabl'-I (1111 ).i~ fl dollulltrige, it Callt t ;I I'':j'
Co;vm-i- -vi'iil~ pa. :,ol 1;ilt oll jj)11 IC [LIt (dc (!C11X doi(t (Ill (,:4
~~-lii~!~e, lic emlimmi~i~ ~a~cuu Iat (Icllmi$01t2ll (Ck4.6 N:

Le1t frib.lllA ((ti';iis~cixl aVt j110 i (i rIcaill iICIC I- St :II IQ.,
im Iiniiop (Iulrls s les teI'Iics suivanits

()l I(I rapport du jugo St.-L'wrcnt {enrtA N, cl50I111)I0 It-i

d (', j u iiivl i i: Ci ity t ll ( IS .ci sI) llb.tllt di) vml Iil isbrot tl-(

ii P jIi;ifel-lici (dtaejLc,' et Iidlitbi 'ir jii itm ta los- uitrc>

If lieL Itvt,0137 101 Ot I MIS du (>Io Civil





Il\,! 1010! ti illOv~ io I.I iticolV" d~lii ju COll~lTlli IIOS aI('IiC~ICS1' I pI
C-,iit csiil title des dii1 du priicit t die [ij los PVarVi-
(I it P (tile (1CS Oi'sr1'3.Cl 110 IC IC IOC t 018 (Ic U01, (IP Ol
I) 01110t ; (I, tans Ai Aj)cC i cst 0 Vitirl Id (Ilie, rossig 105 de-
Yaitt toI tribl~liia CiVit deS CaycOS, Irolitivonlicit ;at cill~i (NI5IIl>
toe terre d(.pendant (o10 lho..bitt-Aioul 606J/(, Ics dlaiiios (C'6- R(i-
'A1d :Ll'CktO V-JUohird et 10 Ciltoyel sii~ Siniion otfor-
iii'I1cll,Iict (160l,11- WiavoiI' liild iriteict (bills lat caus:e, 'I ell i
iiiiiit Iliids po((bu )inlt les crfl'J( (11 (itoll
(ijl1ft ; q~io, saus statuer Sull CoAtc ~ cXC1 t ol,[ I 1'ihlinlhl don C
(1i;11l0 Ic. JIIgOiiiciit ltIIOIIC15 fl, tout (' I 51 1l d',Iflit 5. It 'do-
iuMI:il0e (Ili uito~vonu Nicolas Gelice, (uuldami-i6IcW s dewr;ilcuioni
I 125 cillil:13c.i~tc~tsd'oi it Silit ([I1'0l d(!,Cid~llt aUiU-i, (o
trbl 1. .1 rl:tl~i~, tell'(.,It violi,- Jo dri t~ EIJC 111 (A7Cl.'2 losl

1'or des utilc a'Ic fIiN'Al BU NAf, czvs,(i tl' A~li1fl I U Ic TO-
.elcilo t (1 1lit.I Itl (,:A) p u v i, (ii' lle N la ) $0 (ii' do III Cii (11, 1'(11-
I j(Iii L'~iuit LP alol to t-nbllnal civil cit'.i J016111c j)oilI. V
1Ire (1,2 nl'O'.VOIN1 jtzC2 cIQ11 ~1c l T`161 ltIIIIV UIX 1l61)L-111.
1).-IIuII do nc.iU J 1". fDxurlPs, pg wlji~ti o i
I uit III I av-' 01 11 :: A -' f:XA viP t j:n C, St-I a I Iren t L I.: I .I,%l\c,
I I il L~ il ~ i; ~ JO Q 1, c UI..J1i-1.'011ii8 i t A rs, Su pplianit
.E~*j UC O. jOdZlC di (it(IV(i Andl- P0 CumiTN, mmiZar
'Ii I'.Icr~l~ertani pLdal (10, juit 5slti i Bii il (10 ena4si-
lull I dP i0I:.!z': ptiblfluvii 1.11 11; a'0CIL 18-59, riii 56 'C. bv.





- 84 -


II est ordonne A tons huissiers, sur ce rcquis, de mettre le
.e-cent arret f~ execution, etc., etc. Sign6 : J. P. Dauphin,
Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-Charles,
T-an-Toussaint Atis, et Duviella, greffier.



(No. 48.) ARRET qui rejette la recusation proposed
par C. BASQUIAT.

Du 16 aowt 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
C. BAsaQIAT, proprietaire, domicilie au Port-au-Prince, par
-; requete adress6e au tribunal de cassation, a recuse le judge
U. LAFOND et le supplant Jn.-Toussaint ATis, dudit tribunal,
pour cause d'inimiti6 capital survenue depuis le process exis-
tant entire lui et J. VERNA, offrant d'en fire la preuve par
tminoins.
Sa demand en recusation a etc rejetCe par l'arret suivant:

OuY le rapport du juge C. LomU-CHARLES, ensemble les con-
clusions du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gouver-
nement, et apres deliberation en la chambre du conseil;
Vu la requete du citoyen C. Basquiat;
Attend que s'il fallait s'arreter aux movens sur lesquels
,epose la recusation elevee contre le juge D. Lafond et le sup-
pleant Jean-Toussaint Atis, il serait facile de paralyser le
course de la justice; que, d'ailleurs, le proces qui donne lieu i
cette recusation est instruit conformement 5 la loi; que m&me
il est sur le point d'avoir une solution : d'oii il suit que la re-
quete sus-enoncee est denuee de fondement.
Le TRIBUNAL, par consequent, declare la demand du
;ieur C. Basquiat mal fondue, ordonne au requerant d'etre i
F'avenir plus penetre du respect qu'il doit aux magistrates, et
le condamne aux depens.
Donne de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fonc-
tions de doyen, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent LEFLAN.,
C. LOUIS-CHARLES, juges, et Pre.-Talma DELATOUR, supplant
de juge, en presence du citoyen Andre GERMAIN, commissaire
du Gouvernement, au palais de justice du tribunal de cassa-
tion, en audience publique du 16 aofit 1859, an 56e. de l'In-
dependance.
II est ordonne "h tous huissiers, sur ce requis, de meltre le
present arret A execution, etc., etc. Sig0e : J. P. Dauphin,
Jh. Alexandre .jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-Charles,
Pre. Talma Delatour, et Duviella, greffier,





- 85 -


t 49. 40.) ARRLT qlu declare Adeline JEAN-N'O:No. tldchlue du potr<
voi en cassation par klle flrmve centre un jugement rendu, le 31
io)ilt 1858, par I'ex-cour ihnp'rink de commerce des Goualv.s.

Du 17 uatt 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Les sieurs James Me. GUFFIr et Cie., negociants strangers,
ubtiurent contre Adeline JEAN-NOEL du tribunal de cornm
imerce des GonaYves, un jugement par defaut qui la condamne
, leur payer 1607 gourdes pour des marchandises etrangeres
ai elle vendues, Adeline J4.-Norl forma opposition contre
cette decision. Par jugement, en date du 81 aofit 1858, cette
opposition fit reconnue mal fondue. La debitrice fit sa decla-
ration de recours contre ce dernier .jugement, et signifia I'acte
clfotenant tss moyens de cassation aux defendcurs, qui lui si-
guiifierent lcurs defenses le 18 novembre 1858. Adeline Jean-
Noel n'ayant point jusqu'i present depose l'aiende ni les
piecess qu'exige la loi, le tribunal de cassation a rejete sa de-
uiande par l'arret suivant :

Oui le rapport du judge D. LAr'OND, les observations de Me.
C'.nille Nxo pour-les defenders, ensemble les conclusions dit
citoven 'Andr( GERMAIN, commissaire du Gouvernement, et
:a1'res en avoir delibere seance tenante ,
Vu le jugement attaque, les nmovens products, le certificate
i livre par le greffier du tribunal de cassation, et les aiatres
p.iices du process ;
Vu les art. 929 et 930 du Code de procedure civil;
Attend que, aux terms de Fart. 830, le denianideur est
lnu, dans les quarante-cinq jours de la signification de sec
'1eyeuns, de s'inscrire au greffe du tribunal de cassation, et d'v
1p1)oser :
lo. Une amended de trente gourdes',
2o. L'acie dimnelt signifies contenant ses moyens;
3,. T'actc de la declaration de pourvoi;
to. Ule expeditionl signifieC ou uncC copies signifieo du jugc--
,iit dlenonce4;
)o. les piieces i l'appuii;
QuC ces formalities sont prescribes l peinc de dedclihance
Attend(u, danIs l'esplce, que la citoyenne Adeline Jean-N(.l
est pouirvue centre le jugement dCf6re en cassation; qu'elle
f aiit signilier ses movens confotrm6ment a l'art. 929 ; que
*' pendant les defendeilrs out fourni leurs defenses depuis Ie
? novenbro 1858, sans que la dcemantdtresse ait efi'ectii 1Ie
i'poit exjigo par 1'art. )30 du Code prciite ; (iu'ain-i 1I-a ,'
.aniice est acquire contre elle.







Par ces motifs, Ic TRIBUNAL la declare declicin dte s.,o
pourvoi et la condainne aux tdepens.
Donnei de nonis J. P. JaUPlIN, jiige renplissant les fone-
tions de doyen, 1). LAFOND, Jli. ALEXANDR:E jeule, St.-Laurent
LEBLANC, juges, et Jean-Toussaint A'is, supplieant de juge, cii
presence du citoyen Andr GERMAIN, conniissaire (du Gou-
vernement, an Ialais de justice du tribunal do cassation, eii
audience publique du L7 aoit 1859, an, 5Ge; de 'Indcpenr--
dance.
II est ordonn6 ,i tons.lhuissiers, sur ce requis, de mettre lo
present arrit ai cxxcution, etc., etc. ,Sign : J. P. Dauphlinl,
D, L fbond, lJh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, Jean-.
Toussaint Atis, et Duviclla, greftier.


(No "l.) ARRET qui rejette la requcte en prised i parties pr.sente
1p ': Ckcilia MiULLERY, centre Ic comnnssairt dti Gouverneinwent pri.
]e tribunal civil des Gonaives et le juge-suppleaut lHY'.cINTE fiSl,
du tribunal de paix de la minme ville..

.Ot 17, aoit 1859.

NOTICE ET MOTIFS:
Le maii 1859, Cecilia MULLERY prcsenta an tribunal de
;'as.sation une reqCcte tcndante it demander a prendre Ai partio
te. conmmissaire du Gouverneinnt pres Ic tribunal civil dcs
Uonaivcs et le supplCant HYACINTIIE fils, de la justice de paix
du lieu, pour 1'avoir fait cmprisonner illegalcment, contrairc-
mient aux prescriptions du Code d'inslr-uction criminclle.
LQ tribunal die cessation, par-son arrit du.31 nmai dernier,
permit a la plaignante d'assigner ii cctte fin les deux magis-
frats, en so conformiant a la loi; mais, par leur requcte en de-
lense, les magistrats inculpes prouverent au contraire qu'ils
avaient agi envers la demanderesse en se conformant au voa'
do la loi, etuilsedemanderent que, pour lenr avoir injustement
in tent6 un procCs, ladite Cecilia Mlullery soit conidamneo it.
Jix mille gourdes de dommages-interets ctiaux depends.
Stir quoi cst intervene I'airr0t suivant :

Oui le rapport dlu ijnge St.-l.aZrent LHr.BANc, enseinble-les
(:)iiclusioiis du citoycln .A~drc (RiAIN, cominissaire du Gou-
verinenjcit, et aprs deliberationi en la c(:lambro du conseil;
Vn les requ0ltes d(I.s jartic, e. les autrcs )pieces du process;
V1ii 'art. 947 du ( Code ide prIoc(dulre civil;
Attendii (q'il est evident que Il'.)pri-oMnnemicnt de ]a cito-
..iitne Cecilita. Mllcrye n'cst ni arbitraire ni illegal, puisquc id
l'cxamncn des docunictits produLts par les (de1ndours, il r.Csul(


ttj -







~'rCe lc itirnidat dkccrn6 contre hI dcmanderelss ebf dan le I:.
t-InIIeS dt3tCrin iii par leI Code d'iiistruction criidincilc
cpi'ainsi, It prise ;i p;irtic excrcee par ladite Cdcilii M1ullcer!
v:t final fondd~e.
Par ces iriotifi, le 'FIR1UN.A.L F'en deboute, la condaiumm
S'CcItt. I ouir(cs dainenI(Ic.
Et v-ii Ics art. L 168 et 1169 du(uCode civil, attendii que, par
N:-v!n actian irzjtisttc, 1;aditon C&.cilin M~ullery a1 occansion de lc
,!JN-ms aux Ia;Igist rats stis-denoinmes, Ia condarnne, cii ottrce,
t 1'ur pIaycr trois c'nts gouIrdes, A titre tie (lonmages-iIntfrtis.
DontOP de 11411LIS3 -. P. D!IUMU1N, Jjuge remlplissalnt les fime-
lions de doyeii, I). IAVONP, J11. AI,EXA~F;kr jetlle, St.-LaurlCit,
T.F.SLANC, j tiges) etC Jeanl-TI)ussaint'l ATIS, SlIppli6.1nt (IC Jll,,-C
en proesenvCc du CioVCI1 iendr6 CGEIMAYN. Coll l iSsliVC dii (C01 -
vorIte01rnelt) a ii phais de '1ustkwe dIll 4ribinnal de cssafiorn, cii
a iI(ience pubIliqtuC dui 17T aoct 1S59, ant 56e. dc IHIi(li~ncll-
da I i cc. ".
II est ovdou nie i-i tolls hluissiers, soy cc requis, de tiiettre le
psresnt :irret ;t Cexc(Iiifil, etc., etc. Sic-n6 : J. P. Datiplhiti
I). Lufotid, J11. Alxcxand1(1 re jelille, St.-Laorent Lexhl auie, !Jc. ii -
1'01oUS.Sai ut Atis, et Duvic Iariher.



51~.~.) ARRi'T 41pti ztatriic stir hif'fi(1he 'Ic Cassius SAJOI-S, jllgC' arM
tribunal tivil &.s G,&ufaive', .-prcvczu dvi viol sur l~a persontic do l:-L


.Di 17 (IONt 1859.


Par aIrct i lu idu 16 :ii I8.-9, trilC thbial d e n 'sSatioui aaivifl
II tv.rllluiic die 1at.. 31 Fart 381. (du Codiiigtrl rulion criminitel leC do.-
i-,Ies iwai L,-itrats chiires (to ti'cnplir Ics fonctiots, (eICl! -i~
Iiii1-111"t.11(4 I et CCHCS VIIullicier de poilicc jIu(Ii~aiii, I'd )C(;I-
-it'll du jiiii. ttuit -itc .41P Ctgv assitis, S ioous, (Iu tribili'ili
~j i (I[ dt1.' JtI' ma* j)X CIU (Ct de~ 60 "d' lra pur'Olinuc (de Iiim

A iic I 'wcOlllphsVle des trnli~ u ciiISp~v
Vcit Ilan. ,- du~ iitiCm(O~ic et Sur le Xi i-1 (1(.:,zl4~hJC~(
'14. 1 mstr'. t ici)'I u~ ie thi* f';iA deC ca.i's itioti a renui i 1'Ilarr t I.Lui-


Uci Io~ iajport &I *j11,10 SKAI11-L.Ml-CI'ut.I 4H1 .AN'C, lliseill lkdI
~E cI~ilC~-i kill diCitUYi'n Atidr6 (Gi:M kI.\, C01iII1SiIT d~i' l~
~I 'eiv('mit~iiuiL ci~prs dIjl.'c-ratjui enI la chiaiuubN' dui i tuir-


-- S7 -





- 88 -


Vi les proces-verbaux dresses par le judge d'instruction du
ort du tribunal civil du Port-au-Prince et les autres pieces
ldn i)roces;
Vu les art. 115 et 390 du Code d'instruction criminelle;
1,E TRIBUNAL,
Attendu que de l'examen des proces-verbaux sus-eiionce,.
il ne result aucune charge contre le inagistrat inculpl;
Declare, par ces moti;s, que le juge Cassius SAJOUS ne sau-
rait ctre l'objet d'nuciine poursiite.
Donun de nous J. P. DAIUr ls, ju-e remplissant les fonc-
thins de doyen, D. LAFONP, .J!i. AL.EXANI)RE jeune, St.-Laurclt
,iEBLANC, juges, et Jean-Toussaint ATri, supplant de juge,
en presence du citoven Andre GEMAIN', c:onmmissaire du (Gou-
veriiement, au palais de justice du tribunal de cassation, en
iiiuience publique du 17 aofit 185, an 56e. de 1'Indepen-
, 6lancee.
11 est ordonne Fi tons huissiers, sur ce requis, de mettre le
lprsent arrit ii execution, etc., etc. Signe :J. P. Dauphin,
1). Lafond, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, Jeain-
Tonssaint Atis, et Duviella, greffier.


CE.TIFlf conform par nous &Diectemr da Bullhcin h.,.
dtit T'ibunal de Cassation,
Colonel EUGiNE BOURJOLLY.


PORT-AU-PRINCE, IMPRIMERIE DE T1. BOLCHLE LA.-
Par ordre





rlPU LIQUE D'IAITI.




BULLETIN DES ARRETS

DU



No. 7.



(No. 52.) ARRiT qui rejct(e la requfte de Cfcilia MULLERY.

Dit 17 (tout 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Sur la plainte de la dame JOSEPH, en date di 26 avril
1859, Cecilia MULLERY flut denoncec a la justice sons la pre-
vention d'avoir soustrait frauduleusement divers objets au-
prejudice de la plaignante.
Le proc.'&i istruit fut souinis i la chambre du conseil du
iRibunal civil des GonaYves, laquelle renvoya la privenue an
tribunal correctionnel du lieun pour y jtre juge confor:ne-
ienlit I i l loi.
En teinp.sl utile, Cecilia Mullery attaqua la decision dc cette
cl;ltmbre par requfte adressee au tribunal de cassation, qui
rendit l'arrct suiViivant :

Oui Ic rapport du juge Joseph ALEXANDRE, ensemGble les
concliilions du citoyen Anire GERMAIN, colinnssaire dii Gou-
vernc-nient, ct t pres ldeliber;tiont en la chnambiec du conieiil;
Vu les pieces du i)rocs ;
Attendii que, par ordonnance en date du 6 juiii ecoul, la
dlcnaiiderces.'c a ete renvoyee an, tribunal correctionnel des
Gomnaivcs, sous Ia prevention de vol : d'oii il suit que sa de-
miande ei snurait ,tre accmiillie, le fait iepromcho C.cilia
Mullery ftalt qualific delit par 'art. 324 du Code penal :
Par ces inotil', le TRIBUNAL rejette la ip^t lc su's-enon-
cqe.
Donne de nous J. P. D.AuPHIN, juge remplissant les fone-
tioins de d,)yen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jeunc, St. Laurent
LELt.ANC, juges, et Jean-'Tottu:int ATIS, snppleant de jige,
nc presence du citoyen Andrik C:'.~:..m, c.nmiun:nire du Got.-


f..aliA


I.^ .l-tt'l,






- 90 -


v-ernoment, an palais de justice (du tri)b nal ( ...* tio,, en
a;.lieine publiquie du 17 aofit. IS9 9, an 5;e. de I'lidtpendance.
11 e.-t ordonnlu i i tools hli.issiers, uln ce req1ilis, dc in-'ttr'e lo
present arret 5i execution; anx oificiers d(i !ii-t1i re lpubl
press les tribinaux civils d'y tenir !a ;aini; fI tous ceinuliM1n-
lda:ts et autres officers de la f;'ice iubliJi ,c d'y priter c ma in-
Itorlte lorsqu'ils en serontt Ir'114 .: lIt I i is. EIn i de (lil i lc
jpresent arrt a 6t6 sign par le i...., rcll iss;nt les f'"; ctio s
de doyen, les judges, et le grcelher. ,i' : J. P. DaphinIIi
I). Lafond, Jli. Alexandre jetince; St.-Lau;reit Leblane, Jean-
'Uoussaint Atis, et Duviella, g .'i-r.



(No. 53.) ANNULATION d'un jugement r.FnIin, le 12 juiillt 1859,
par le tribunal correctionnel des Gonaives.

Du 22 aout 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 11 fevrier 1859, le nommie Duriace BAur; de6chjrge'
volontairement et avcc.liCii''?'itation, Sir 1la perisoUIe d Eiilc
BOURJOLLY, plusies coupscup de revolver, qui lii occasionnhieIiit
des ble.,sures dfi~ enit constatces. par des lhommes de lart.
Reconnaissant que cette tentative d'assassintat reuni.ssait
les elements determines en l'art. 23 du Code p6nal, la chaii-
bre du conseil des Gonaives decreta la mise en accusation de
Baun'g et le renvoya devant le conseil special niilitaire da
lien, pour qu'il fitt juge conforimement a 1'arrkte diu 'Pr'-jl dnt
d'HaIiti, en date du 3 mars 1859, au lieu d'avoir renvoyC ledit
accuse devant le tribunal criminal du resort des G(onives,
seuls judges conipetents en la maticrc. Emile Bourjolly s'c!tant'
pourvu centre cette ordonnance, pol'r violation des art. I ect
2 du Code civil, 24 de la Constitution et 119 (li Code d'ins-
truction criininelle, le tribunal de cassation, par son arret du
) mai 1859, annula ladite ord:,ii.riii-! et renvoya 'afiaire der-
vant la chambre du conseil du CIap-tTlaitien, lIour etre tI;tue
ce que de droit. Cette derniere ciaLlibre crt devoir renv yr
Banugo devant le tribunal correction.li:l, sns designer si c'., :iit
:elui du Cap-Haitien on des Gonai'vc.. Sur ces ecltrcefite.s, Ihs
.licces de la procedure ayant fit( r'ievoyees au tril.iunal cr-
rectionnel des Gonaives par l'oficieir (i parquet du Cap Ilai-
lien, Banuig demand(a et oltint sa miise en liierte so s caution.
JLa parties civil s'etant jpourvue en ntre l'orldoinalInc' dLe I
hamlnbre du conseil du resort dii Cap-IIaition et coitre le
jugenient qui ordonne la iise o liLberto sous caution. et I'ac.




- 91 -


ewn;i- ayant prodmit .-cs d(eeClses, It~ tribunal de cas-ation. a
rlendu 1'arrct .suivant :

OT1 Ie rapport du juge D. LAPOND, les observations de oMe.
F. THE.ZANx pour le prevenu, enslemible les conclusions dti ci-
toyeCn Andri'e CGERM:.IN, coimiiissairo du G.overnellnt, ct
alprcs dlibieratiol en la chamlbre idut conseil;
Vu lIs art. 115, 117, 319 et 423 du Code d'i:struction cri-
mincllc ;
Attendii, n droit, qe 1'cxercice de action civil qu i nait
d'in crime on d'iit dolit. est esscn tiel leienlt -udboirdonne
l'cxercice de l'action publique, d'oii il restlte qiue la partie
privc nie pout poursuivre son nctipi, soit devan.t les tribii-
I;naux criniinels, soit devant les trilNinaux correctioinuls, lori-
lt1e It iiiinisterc public n'ngit, point ; que I'art. 3 du inmen<
Code, eO lIi pcrmettant la poursuite de son actioui on ienle
itenlm et devant les inmes juges (ioe F'action publique, ajoutc
(jl'ellc peut aussi. 1tir'e separemnnt. Dans ee can, l'exercice en
oQt slispendu tant qu'il u'a pas ett prononce d(tfiniti\ement
sur l'action publique intentee avait ou pendant la poiursuite
de l'action civil;
Qu'il est de principle que 1'interit de 1'ordre social est 1'ob-
jet principal de la jurisdiction criminclle et correctionnelle,
que les interests prives wen sont qiie.l'oljct nccidentel et ac-
ce.ssire ; n que si 1'art. 115 precite autorise la parties cicile 5a e
liOurvTir iar opl))o.ilion contre les ordounances des chammbres
du coiniil idans I. cs as et dans les delais qu'il determine, c'est
iiHe exception ani droit cominun qui doit ctre restreinte au
eas qu'il a )rc\iin ;
Qu'on nl peiit done induire, en favour de la parties civil,
aucun droit d'action directed centre unm ordonnance qui ren-
voie 1I prevenri devant un tribunal de repression, en ce que
les dominages resultant de ses interits prices ne sont pas en-
core colnIII :
Par ces motifs, le TRIBUNAL rejette le pourvoi du dc-
ilandeur vt le cotildamne nux dcpens.
Statuant en coibforiitc de l'art. 423 du Code d'instruction
criiniiielle :
Attend que par arrct rendu Ie 9 mai dernier, tout en an-
nulant l'ordonnaiic e la clhambre du conseil des Gonnives,
qui etablissait le conscil special militaire juge du merite de
la pre'ventioni imnputc i Duraeii BaugC, Ic tribunal de cassa-
tion avait sai.i la chambre du couseil du Cap-Haitien do
l'iinstruiction de l'afifire, a Pl'ffet de caractcriser le delit selon
-a conviction et renvoyer 'inculj c devant le tribunal ccimp(-
tent ;
Attendu que, cau inatire d'altri.t.ticu los triliitl:nfu do





- 92 --


;:e:i. r d*grc sont tenus de rehtcr dan:c 1'. li iiites qui c:-ir
;os.s tcc.fes par la loi, que I'uin ino peut, sans porter aiLteLito
. l'ord'ce des jari'ictions, erl)mpiicti r Itr I pouvoir die I'atre;
qi'aii i,-i ia chambrde du conscil (it Cap-IIaition, en reilvoy"ii t
:. prevent devant le tribunal crrec;tiolllnl, tic puiu\it dsai-
gncr celni des Gonaives, en ce quoe son pouvoir ne s'ttcfie
pas au delay du tribunal don't Oile relive; quo ce renvoi, qut
laisse subsister lune iniperfection radicale )cpur n'avoir point
noniinernent designed I siege de cc tribuJial, n'a piu creeir il
droit au prvenu pour diemanldcr au tribunal correctionial
des Gonalves sa miise en liberal sous cation, puisque ce t-i-
bnn;d est de mine degree que celui du Cap ; qu'en procedant
ninsi, le jugement don't e.st jorvoi a meconiii los principe(-
d'independance des tribunaux entire eux, en -e croyant lie
par ine ordonnance maniee d'une clhambte du conseil Iiii 7iw
potvait, en aucun cas. deIleger le pouvoir de juger l'aflaire :
d'oii ii suit que le tribunal des Gonaives etait sans caracterc
legal 1)our statier, come il I'a fait, sur la mise en libcrlt
provisoiie du prfvenu ; que de cette procedure irreguliere, it
result tin conflict don't l'effet tend a paralyser 1a march de
la justice, en inettant ine lenteur projudiciable dans la re-
pression dun delit :
Par ces motifs, le TRIBUNAL case et anniie le jngermei;
rdu tribunal correctionnel des Gonalves, rtndu lc 12 juillt
dernier, et, attend qne la prevention eat deja Ctablie par or-
donnance de la chainbre du conseil du Cap-Haitien, desiggo.c
le tribunal correctionnel dudit lieu pour connaitre de l'affaire,
'oY l"n' ii At aI la lot.
Donnt de nous D. LAFOxD, judge remplisant les fontions de
( yv n. Jh. ALEXNANDIE jeune. St.-Laurent LEBLA.NC, juges, et
.iean-Toussaint ATIS et. tre. Talia LDrLA'OURn, suppleanits de
juge, en Irev.ence dO citoyen Andr. GERMAIN, colimisn-':ire d,
Gouvcrnemnent, au palais de justice dn tribunal de acsatiio, ocn
audience publique du 22 nofit 1859, an 5Ce. de I'Ind-Lpeindan.t
1i est ordonne a tou, hkissiers, sur ce requis, de mletre lie
present are'Yt 5 excention, etc., etc. Sine : D. Lafond, Jl.
Alexandre je;ine, St.-Laurent Leblane, JOeani-Tussaiit A (ii.,
're.-Talma Delatour, et Duviella, greflier.


.No. 54.) ARPrET qui rejette le pourvoi des htritien s BEicc', cont7a
*n jugement reudu, le 29 octobre 1S58, par l'(.i-c:u: i l:-i!e dui
Port-au-Piince.
Du 1( aofit 119.
NOTICE ET MOTIFS
F^'eune Ziine JF.oi avaict 10cu tre n i':IC :ir:Ce n r 'c





- 93 -


ville, i G.:oirctte CIIaRLOT, qui lui on avait paye regulile'c-
mient ls layers ; mlais cette locataire ayant ces,>E dc satisfaire
5 ses obligations, Zeline Jean l'assigna pardevant le tribunal
civil d'alors, en paiemint des lovers et cn degierpissement
des liCeu. A l'appel do la cause, Georgette Charlot, pour sa
defense, ayant f it valoir divers recus et quittances dresses
par le cit:)yen ,LAFERRImERE, pour et au nom de Ziline Jean,
qui ne savait Iii lire ni Ccrire, le tout portant vente de la pro-
priet en question, tfite par celle-ci en fazveur de Georgette
Charlot, le tribunal civil rendit un jugeimeit preparatoire
d'instruction qu'aucune des parties ne mit a execution. Zeline
Jean venant i mIourir, ses enfants Ernest BEGOT, Beaubrun
BEGOT, Cephise BEGOT, C6linet(e BEGOT et AnaYse BEGOT,
ipo'se SAVAIN, (dfinenlt nutdrisec de son ef)oux, firent assigned
Georg-tte Charlot, le 17 f vrier 1857, aux memnes fins quo
leur inmre Ei'- die. A 1'appel do la cause, I'ex-cour imperial
de ce re. ort cruit necessaire de proceder, avant dire droit., i
line enqucte sonunaire : Laferrilee, redacteir des pieces qui
ont provo le pros, ainsi qu'un nomme Tieng ine BER-
NARD i'reiit entendiis 'e~ la cllumbre du comnseil. Le 29 octobre
1858 sortit jiugemenet do ladite conur, qui, appreciant les pieces
prcsent es par Georgette Chariot, condamne les hieritiers de
Zeli fe Jenan -i lui passer vente de la maison.
Le-'dits Ihritiers es sont pourvus centre ce jugement; mais
le tril)unal de ca.ssation a.rejete leur pourvoi en ces termes :

Out le rapport du juig,- C. LOUIS-CIIARLES, les observations
de Me. JE.ANTY pour I ..'-' .,i; iicll's. ensemble les conclusions
lii cito ,l!'i Andre GEnRMAIN, commissaire du Gouvernement,
ct apr:-, dtlblib)ra;tiuln en la chaiibre du conseil;
Vii l-. jirgon-'rint atta((qu, les moyens products et les autres
pieces dii procl s;
V\I lart. 8 de la loi sur les impositions directed;
Att4,idi'i que cet article continent des dispositions generales
ut ab,,,1,es; qu'il vect ilmpprativetnmeit quo le proprietaire
ildot les biv ns sont ;- ~ j -ttis h limpot foncier on locatif, n'in-
tente anmrnie action sans qu'il enoice, dans sa re(lutte ou son
exploit dl';IjLIur iiliii-n. t, le nnumn ro de sa quittance; qiic, dans.
l'espe cc, il resort de deux actce, dates des 8 avril et 14 mai
explirs', (jue les denandeurs, comime proprietaires l'immeu-
b)les ,it us au Port-au-Prince, 6taient astreints ii remplir cette
formalite d-ns l'acte Cinu1 merant leurs moyens de cassation;
ique, dcs lors, en ne e I faisant point, ils ont expressemnent con-
trevei t anu \co de 1'art. 8 ci-dessus cite; qu'an surplus, un
certificate vise par le imagistrat cominunal de cette villa cons-
talc q('ils n'ont point lmay leur droit locatif; que de tout cc
qui preceCe, il reuiteC qlu'ils sont fiapp.e de decl:ance :





- 94 -


Par ces iII >tifs, Ic TRIBUNAL Ils declare d(chus dc leur
pouir'oi ct les coildaimne anx (ldpens.
Donna dc nous J. P. DAIPIHIN, juge remplissant les fonc-
lions de doyen, D. LAFOND, Jl. ALEXANDIRE june, St.-Laurent
iEBL\NC et C. Lot'IS-CliARLES, juges, 1en presence du citoyen
Andre GEHIMAIN, comllissaire du GouvO-elrnenent, an palais de
justice du tribunal de cassation, en audience publique du
23 aoitt 1859, an 50e. de l'Indcpendance.
II est ordonne a tous huissiers, stir ce requis, de mettre le
present arrit ai execution, etc., etc. 'Si'ne : J. P. Dauphin,
D. Laobnd, Jh. Alexandre juene, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles, et Duviclla, greffier.


(Xo. 55.) ARRUT qui rejctte des fins de non-recevoir proposes par
L. A. ROY et Jules ROQUET, centre le pourvoi de la dame FALU-
BEERT, 116 LARAC.

Du 16 aglt 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
L. A. ROY et Jules ROQUET, conmergants en cctte ville,
ayant excipo, pour fire rejeter le pourvoi de la dame FAr-
BERT, n1 e LARAC, de la violation de l'art. 24 de la loi sur le
timbre et du tarif annexC i celle du 3 juin 1857, le tribunal
de cassation a rendu l'arret suivant :

Oui le rapport du juge D. LAFOND, les observations de Me.
Camille NAIT pour la demanderesse, cells de Me. AncsIN pour
le eitoyen A. Roy, ensemble les conclusions du citoven An-
dre GERMAIN, commissaire du Gouvernement, et aprcs delibe-
ration en la chambre du conseil;
Vu les art. 3, 24,2 25 et 26 de la loi sur le timbre;
Attend que Part. 3 exige que, quiconque sera porter d'un
acte fait sur paper non timbre, soit condamnie I une amended
&gale t vingt fois la valeur du timbre auquel l'acte est nusl-
jetti; que le deuxieme alinea de cet article veut que, si l'acte
,.st fait sur paper d'un timbre inferieur a celui qui est pres-
crit, 1'amende soit gale i vingt fois la valeur di complement
du timbre; que Part. 24 defend aux notaires, huissiers. gref-
liers, arbitres et experts, d'agir, aux juges de prononcer aucun
jugement, et. aux administrations publiques de rendre ;aucnii
.'re'ti, sur un acte ou piece non ecrit sur paper timbre dui
timbre prescrit; que 1'art. 25 fait les memes defenses ia tout
receveur de l'enregistrement, d'enregistrer aucun acte on
piece qui ne serait pas sur papier timbre du timbre prescrit;




-- 95 -

quoe art. 2-. dispose que les contrevenants, dans les cas pr&-
vus aux deux articles precedents, encourent les raneide. de-
terminLees par l'art. 3;
Attend, en droit, qu'on ne pent, par voie d'interpretation
doutcuse et liasardee, ctablir los nullites et d~cehlances non
caracteris.es d'une manicre fbrinelle par le legislateur;
Attentdu, en principe, que les lois fiscales doivent s'inter-
preter dans un sens restraint aux inter~ts du fis ;
Attend que les articles ci-dessus cites sont coneus en tor-
incs generaux ; que Clurs dispositions, qui Utablissent des ga-
ranties a 1'egard de la chambre de recette sus-enoncee, ioin
de career dos dechlances, prononcent uniquement la peine de
l'aineiide centre toutes contraventions en maticre de timbre;
que, pour annuler une piece ecrite sur le timbre non preserit,
il faudrait que la loi eot exprimei claireiimnt cotte intention;
qu'il est incontestable que son but est reirmpli, dcs que le fise
est satisfait dans la perception de ses droits ;
Attend, dans l'espece, que la dame Faubert, nee Larac, a
dressed sa requcte eontenant scs miycens de ea-ssti( n sur un
tinmlre de cinqnante centimes, au lieu de la rediger sur unl
timbre di type d'une gourde ; que cependant, pour rendre re-
'iilicr cet aete. elle s'est faiit condamner a l'anmcnde pour la
contravelition :IIa dellxieme alinea de l'art. 3 sus-relate ; qu'il
est, Ov\ident que ladit dae a aqittdit d a acit dite amended, tani
I)0ur l'originail que pour les copies signifies ; qu'en outre, ello
a ftit lilmbreIr la requete sus-mentionnee ; que, ne s'arretanr'
pas lS, elle a somme les defendeurs d'avoir 't presenter, sans
delai, au liureau do timbre les copies susdites, afin qu'elles re-
coivent Ie supplement du timbre aux fr;iis de la demande-
resse; que, quoique cette somination n'eft product aucun effect,
rinc, dans l'occiirrence, no saurait career une dechOance, le fise
:ivant touicli ce qui lui etait dO d'apres la loi sis-invoquee;
qu'ain-;i, on n'ce.t nullement fonde i exciper d'une nullite
contre un nale devenu regulier et sounis en temps utile 5.
I'examen des inagistrats, aux ternmes de l'art. 930 du Code do
procedure civili..'
Attendu qie, par e pl' aienment de I'amende, les copies de la
Muslite requoite, signifiThs aux defeiddeurs, ne poiuvent Ctre,
sellon le-s lrincipes sus-enumercs, declarcos nulles aux flus de
donuer oivert ire aux dchehances :
Pa' ces mi-til', Ie TRIBUNAL declare inadmissibles les
iiis de non-recovoir et condamne les defendeurs aux de-
|enls.
D.)onn de no:is J. P. DAruPHI, juge remplissant les fone-
tionIs do (ldove, 1). LAFOxa, Jh. ALEX.ANDRE june, St.-Lnurelnt
LEI.ANC, C. I.oUI.-CI.\r.FA, ji'I, en pi'esence du eitoven
Andir GEI.. : IN. C: lmmi.Fliaire du Go.uvCnemeint~.; an palais de




- 90 -


justice du tribunal de cessation, en audience publique du 29.
a;iot 1859, ian 56e. de l'Independance.
II est ordonn.e a tons huissiers, sur ce requis, de mettre le
present arret i execution, etc., etc. Si-p6 : J. P. Dauphin,
I). Lafond. Jh. Alexandre jeunoe St.-Laurent Leblane, C. Ls.-
Clharles, et Duviella, greflier.


(No. 56.) ARRI^ET qui rcjctic le recours du nomim6 Joachim JEAX-
BAPTISTE, dit PBroclet, centre unl jugement du tribunal criminel du
Pprt-de-Paix, en date du 16 novcmbre 1858, qui le condamne a la
pine de mort.

Du 26 septembre 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 30 september 1856, le jeune Eugene PRoux, age d(o
deux ans, disparut de chez sa mere vers les sept heures du
.oir. -- La rumeur publique ne tarda pas ~ imputer l'enleve-
nicnt de ce mineur au li.aIc.ir Joachim JN.-BAPTISTE, dit
.Brochci, qui, dans la locilite, avait la reputation d'etre adonne
au fetichisme : il fut ;ir lC', Lors de la visit domiciliaire qui
'ut faite chez lui, son pr, pi L fils avoua que, peu de jours au-
paravant, son pere avait retired un petit eiinfnt d'un baril de
colon oii il l'avait cacle. Apris une instruction reguliere,
la chambre du conseil du resort renvoya Brochet devant le
tribunal criminal du Port-de-Paix, qui, le 16 novembre 1858,
condamna ledit ac.lcu.- a la )peine capital.
Le condamne s'etant pourvu coltre le jugement precite et
,yant present a l'appui de son pourvoi huit moyens de cas-
sation, son recours a etC rejete par l'arrct suivant :

Oil le rapport du juge D. LAFOND, ensemble les conclusions
du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gouvernement,
ct apres deliberation en la chamibre du conseil;
Vu le jugement attaque, les moyens produits az l'appui du
pourvoi et les autres pieces du process;
Vu les articles de lois cites;
Staluant sur le premier moyen base sur l'art. 192 du Code
d'instruction crininelle :
Attend que, par ordonnance de la chambre du conseil di
resort du tribunal civil du Port-de-Paix, en date du 11 fC-
vrier 1857, Joachim Jn.-Baptiste, dit Brochct, a Cet renvoyC
.iidit tribunal en ses attributions criminelles, pour y etre juge
.Iur la prevention lo. d'avoir enleve le mineur Frangois-Sta-
n1i-.las-Eugene Proux fils; 20. de lui avoir donne la moit,
crimes prevus et punis par les art. 248, 249 et 294 du Code




- -


p hal ; que c'cet en s'arretant aux faits sis-cruacteris&s par
ladite ordonnance, que le commissaire du Gouvernement pr's
ledit tribunal a dressed son acte d'accusation, qui est dans les
conditions determines par la loi; qu'ainsi, cct officer du par-
quet, en ngissant come il l'a fhiti n'a contrevenu a aucune loi.
Sur le quatrieme moyen pris de la violation de l'art. 210
du Code d'instruction criminelle :
Attend q(lile lart 218 de ce Code dispose que tous les ansi
du ler. au 15 decembre, le conseil des notables de chaque
iommuiie du resort former, sur sa responsibility. la liste
gsnerale des citoycus habiles Ai Utre juries, et la fera afficher Zi
la porte exterieure du bureau;
Attend que la liste des jures, signifiee au condamnc, et
sur laquelle figure le nomt du citoyen Chantal Fabiel, no
constate nullemeiit que cc citoyeii soit militaire en activity
de service; que, quoique le certificate delivre an Cap-H-Iatien,
le 17 janvier ecoule, par le gTeneral Bastien Fabien, affirme
que ledit Chantal Fabien est guide do cet oflicier superieur,
il n'en est pas moins evident qu'aucun acte radig6 au Port-
de-Paix n'atteste le fait sur lequel repose ce ui lors, il est de presomptioin gale qu'il a etc s:nti-ltit au pres-
vrit de l'art. 216 precite.
Sur les deuxilene, troisiimne, cinquieme, sixime, septirme
vt huitiiiie moyens pris de la violation des art. 230, 246, 304,
7.5, 249, 251, 2.33, 254, 255 et 257 di Code sus-invoque :
Attendu que de I'examen du proces-verbal de ila stance, il
resulted qua,, contrairement ii allegation du demandeur, les
::Irm:ilit.s substantielles et cells prescrites par les articles
oUns-relate.: loin d'etre oinises devant le tribunal don't le jiige-
mient t attaque, out etW religicusemellt obsei-c'vees ; que, de
lii. il suit que, sans une inscription en faux, le contenu do ce
proces-verbal ne saurait etre 1'objet d'nucune critique;
Atteudtu d'ailleurs, que la procedure est reguliere et que
:. loi pIeia:le a 6et justement applique aux faits declares
constants par le jury :
Par ces motifs, le TRIBUNAL rejette le pourvoi et con-
lamine Joachimn Jean-Baiptiste, dit Brochlkt, aux deepens.
I)(om tie d nous J. P. DAvUPhIN juge rentplissant les fonc-
lioims de doyein, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
I.ElAt.NC, C. LOUIS-CARLtEs, juges, en presence du c(itoyen
iindre G(EIt: AIN, comlmissaire du Gouverlemcnt, au palais d6
justice du tribuuna de cas-ition, en auilience publique du 26
m-ltei'Ire 1S.59, an 56e. de 1'Independance.
II est ordoinne a tous Iuissiers, sur ce requis, de mettre le
p)reseit arrest R execution, etc., etc. Signe : J. P. Dauphin,
I). Lalbiud, Jh. Alexaudre jeune, St.-Laurent Leblasc, C. Ls.-
'harles, et Duviclla, grcfficr.





- 93 -


(No. 57.) ANNULATION, sur lo pourvoi dn nomma Pi rre G(,r.L
Sd'un jugement rendu par lo tribn.l;i criminal du fort-au-Prince,
qui le condamne Az trois annues de r(clusion.

Du 26 septemIrce 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Le seize juin ecoul6, la chambre du conseil du resort di
ribiinal civil du Port-au-Prince, reconnaissant des charges suf-
fisantes centre le nominee Pierre GILLES, le renvoya audit tri-
bLunal en ses attributions criminelles, pour y Ctre juge sous la
prevention d'une tentative d'assassinat sur la personnel de hl
dame BRUNACHE.
Soumis aux dcbats, Pierre Gilles fut condamne, sur la d6-
.laration affirmative du jury, at trois annees de reclusion.
Sur son pourvoi, le tribunal de cassation rendit 1'arret sui-
vant :
Oui le rapport du juge Joseph ALEXANDRE jeune, ensemble
It's conclusions du citoyeni Andre GERMAIN, commlissaire du
Goliv\erCli',l'lHt, et apris deliberation en In chambre dil conseil;
Vu le jugenient denonce, la declaration du jury, le proc&e-
verbal du tirage au sort des juries et les autres pieces du proccs
Vu les articles 228, 229, 230 du Code d'instruction crimi-
nelle et 2 du Code penal;
Attend que, selon le voeu du premier des articles precites,
le nombre de douze jurcs est fix6 pour la formation du jury;
que 1'art. 229 veut que la listed des juries soit notified, par le
commissaire du Gouvernemlent a chaque accuse, la veille dit
jour determine pour la formation du tableau;
Que suivant Part. 230, cette listed doit contenir au moins
les noms de trenteo juries;
Attend, dans l'espece, qu'il est evident que, lors de I'appel
et du tirage au sort des juries, se trouvaient presents les cito-
yens Eumony Potion et Adolphe Elie don't les noms ne figu-
rent point sur la listed notifiee au demandeur; que cependant
ils ftisaient parties du tableau des trente jures sur lequel lo
jury de jiglriicn t a Wet form; qu'en outre l'un d'eutro eux,
le citoyen Adolplhe Elie, a contribute an verdict du jury do
jugement; que, de la, il resulte que, par le caractere non legal
de ces deux citoyens, les operations du tribunal criminal du
Port-au-Prince presentent uie violation manifesto des articles
ci-dessus cites ;
Attend, en droit, que clhaque crime a des eirconstances
qui le caracterisent; quo, d'apris l'art. 2 ci-dessus vise, In
tentative de crime existed lorsqu'elle n'a etW suspended on n'ti
nmanque son effect que par des circonstances fortuite. ou ind&-
pendantes de la volont6 de I'autour;





-- 99 -


QuLe, pour que la tentative de crime puisse domier lieu I3
une condemnation penale, il faut necessairement que les ele-
ments qui la constituent soient compris dans les questions
posees au jury, anin que par lui ces elements soient reconnus
constants ;
Attend que, contrairement a ce principle, le doyen du tri-
bunal criminal s'est borne 5 poser dans l'affaire du demandeur
les questions siivantes au jury :
La tentative d'assassinat commise sur la personnel de la
3llmne Brunache est-elle constant ?
L'accu.- Pierre Gilles en est-il cotpable come auteur? "
'Que sur la response affirmative du jury qui, par la faute du
dloyen, ne s'est pas expliq- c sur les circonstances caracteristiques
de cctte tentative d'assnssinat., le tribunal don't le jugement est
attaque, a condamne Pierre Gilles a trois annees de reclusion;
Qu'aiusi, hours l'existence de ces circonstances, la declara-
iiun du jury ne saurait servir de base a la condamnation pro-
nonce centre le demandeur :
Par ccs motifs, le TRIBUNAL casse et annule la declara-
tion du jury, les proces-verbaux de la seance et du tirage des
jures, ainsi que le jugement dcnonce, et renvoie en etat de
prise de corps ledit Pierre Gilles pardevant le tribunal crimi-
iicl scant fi Jacinel pour y dtre'de nouveaujuge, conforme-
Anl'l t t !: loti.
DonliM' de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fone-
iion. de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LIEBLA.C, C. LouIS-CHARLES, juges, en presence du citoyen
Audl~r (GERMAIN, commnissaire du Gouvernement, an palais de
jih-ticue di tribunal de cassation, en audience publique du 26
)eptelu~bre 1859, an 56e. de l'Independance.
II 1est ordon, e a tous huissiers, sur ce requis, de mettre le
Ire&ent arret ii execution, etc., etc. SignC J. P. Dauphin,
1). Lalb-nd, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles, et Duviella, greffier.


\,. i5S.) ARRIIT qui rejtet le recourse des nommis Homes GAIL-
i..\,ili ,.t Lorinzo GAILLARD, centre un jugement rendu, le 9 aoit
IS.S-. lIar le tribunal criminal du Port-au-Prince, qui les condamne
:t iruis ;annies de fravaux forces.

Dt 25 scptembrc 1859,
NOTICE ET MOTIFS.
Le 2. mai expire, la chambre du conseil du resort du tri-
unial civil du Port-au-Prince renvoya les nommes Homes
G.U.LL.tuD ct Lorinzo GAILLARD audit tribunal en ses attribu-





-- 00 -


'i,, (C.rimlinulllle. pour y 0tre jug s sous i prevention de vol
qua:lii0c uvi prej :dicei. des sieurs HEARNE et Co.
Soumis aux debats, ils fircnt, par jugement en date du 0
',fit suivant., conda~nies it trois annaes de travaux forces.
Leur recours en cassation a ete rejete par l'arrit suivant :
0. i le rapport d juge St.-Laurent LEBLANC, ensemble les
.,., ''- du citoYen AndrC GERMAIN, coi0nlissaire du Gou-
cremeiment, et apr" .s deliberation en la chambre du conseil ;
Vu le ji~; :lc:i'. t ttaquIe, l'acte dcclaratif du pourvoi et les
auth.,; pii ces du proc .s ;
(ILI '-OIS
Vu les art. ;*-4 du Code d'instruction criminelle, 324 ct 328
idu C. p l
A" -.idu (lqu sur declaration affirmative du jury, le tri-
t nale 1c jigement denoncC a, confo'ruin enit aux
;trt. I.et 528, col' -.i:ne les demandeurs a trois aus de tra-
vaux 'e.1;- pour i' : soustrait fraiduleusemenit une piece
de dril '1 appiart- .. i la liaison Hearne et Co.;
A" ,'. (' quO de'o 'e .:n du proces-verbal redige en exfci-
lii. '..rt. 304. ii i' ulte que totes les formalities prescrites
- i.: 1: ,: nullite, ,unt ete observees envers Homes Gaillard
et r. .riw'., Gaiillardcl
A-ttuiu, d'aillcturs, que la procedure est r6gulibre et que laI
loi -1 ;.'I: a Ct. j !stLk.!iit et sainement appliquee, aux faits
r', ',..Im,: constants par 1e jury de jugeneiit :
Pir cos in t,:', le TRIBUNAL rejette le pourvoi et con-
dainne les demandeurs aux depends.
Doumil de nons J. P. 'DAuPHIN, juge remplissant les fonc-
tions de 1 y-i n, D. LAFOND, Jh. ALEXANDREjeuIe, St.-Laurent
LEBLANC, C. LOUIs-CHAHLES, juges, en presence du citoyein
Andre GERMA.~ N, cotiiissaire du Gouvernement, au palais de
justice du tribunal de cessation, en audience publique du 26
septeiubre 1859, an 56e. de 1'Independance.
II cst ordonine i tons hiiissiers, sur ce requis, de mettre le
present arrit -i execution, etc., etc. Sine : J. P. Dauphin,
I). Lafond, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles, et Duviella, greflier.


(No. 59.) ARRET qui statue sur le reconrs du nomm6 Lovini ky
ZA.MOI, contre uni jugeinent rendu, le 29 juillet 1859, par le tribn-
111al crininel du Port-au-Prince, qui Ie renvoic a unu session pro-
liaine pour 6tre e houveau jiugi.

Du 27 septembrc 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
S-ons l'accucation de bloesures vol'.utaire.s, reciproques, Lu.)-





- 101 -


vinsky Z.tM i~ et MJintiorency Mo.\NY furent renvoyesB au
tribuinal crniinel du Port-au-Prince. Le 29 juillet 1859.
.'prel debates contradictoires, le jury de jugemenlt declara L.
Zanor non coupable du fait i lui impuLe. Le tribunal cliini-
inel, en avant deliber6 et estimant que les jures s'.taient
tronmps au fond, renvoya l'affiire i la session suivante, pour
ietre sonmise A un nouveau jury. L. Zamor se pourvut
centre cette decision, excipant do ce que le doyen du tribunal
tiriiinel aurait dC, en presence dui verdict negatifdu jury,
ordoniter s, miise en liberty, conforniment a l'art. 290.do
Code d'iustr~ctiou criminelle.
Sur ce motif, le tribunal de cassation a rendu l'arret sui-
van t :
LE TRIBUNAL;--

Oun le rapport du juge Jh. ALEXANDRE jeune, ensemble lea
1conclusions du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gou-
vernement, et apr)es deliberatioi en la chambre du conseil;
Vu le jugemleut denonce, la requite du demandeur et les
mutres pieces du process;
Vu les art. 284 et 290 du Code d'instruction crininelle;
Attendu que, aux terms du premier de ces articles, le ren-
voi d'une affaire A la session prochaine ne saurait avoir lieu
pie lor-sque le tribunal crimniiiel est convaincu que les jumdr,
z-1 declarant l'accuLI. coupable, se sont tron pes au fond, bieR
lp'ils aient observe la forme;
Attend, en droit, iie, reconnu non coupable par le verdict
,.I jury, I'acccu~e doit etre irnmmediaeement acquitted de l'accu-
Sation portee centre lui, s'il n'estretenu pour autre cause, et
.e, en verti de lart. 290 ci dessus cite;
Attendii, d:aits I'espece, que la declaration du jury, relative
at. nommen L.,vin-ky Zamor, est conque en ces terms:
NJn. I'aicci-e Wnest point coupable du fait i5 lui iinputl.
Que, dc li, il suit quie, d'apres son ord-:inran'c, le dye doy d
'ibunmal criiinei -' t a'trcint a se coior'mer u ,x principe.
-us-Clnon,. .. t, s r-lc-c ir i. la n~ise e libi erIt de
t'ic t -t t 1. .' antlre ; qu'insi, en d(-
.'i i.nt ; co, i d yV ii dii triblun l c.i ai.in l du Port-a, -
P ii'z'a k. i l1iiie -tcfclient viol lF'art. 290, et lodit tribunal, en
roi'Ivov.trt I :.A ire fi la session prochai ino, a, dfes lors, fitit ine
i'iS,-e int ,rl'ei.- .ti, ct, par suite, co, niiis on excess de ponvoir;
Er atteiti' q:ce l';ic'ise Monltmoruncy Mouny, d'ciaret cou-
l.., p:r 1-. nC1:ine verdict du jury, ne s'e.-t poin pourvu
..u;nmtr lI!tiit j g' i-mient. i l'ogard duquel le mininstere publlic ';it
)on 'i 'l cx.-it; :i ciiiin recours, d clart'e, p'or consC q(-e nt, q e
i, '..i'.unl,- criiiiiel du r Pr rt-ma.-Piirice cst habi", juger cct
'i s <;.: .* -.; .Iii nr i jury




- 102 -


Donne de nous J. P. DA upmI, juge rempli,.i.j.i ies fonc-
fions de doyen, D. LAFOND, Jl. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LEBLANC, et C. LOUis-CiiARiLES, ijge, en pr.sencec dui cilovyei
Andre GE:MAI.\N, 4coilinissairell (I ;o Go\iverlneiellt, a l pailis (te
justice du tribunal do cassation, en audience pubtliq e ill 27
septemibre 1S59, an 56e. de I'Indtl(ji.l-,iJ. e.
II est ordonle i toils hli.siers, sl r cc reqilis, de metire le
present arrit a execution, etc., etc. S : J. P. D)aplhin,
D. Lafond, Jli. Alexatidre jenne, St.-Lauirent Leblanc, C. 1s.-



(No. 60.) ANNULATION, s-r la demand de 7.iar.; .1us THifODOREj,
Darius TIfODORE, nie.-1IagdRlccle-Cliomic TiI ,l,.r, An'liu.
THitODORE Ct Dufossette Di r, de. deux jligemnnts reindus par
l'ex-cour imp6riale de Jact!.l, en date des 9 scptendire et 22 oc-
tobre 1858.

Da 11 octobre 187-9.

NOTICE ET V: )I'IFS.
,'ex-cour impieriale de Jacniel av:rnt et saisie, par arret
de l'ex-cour de cassation, en date (i 3 mars 1857, dte la co n-
iaiissance du pIroces liii a exi-ic entire Pierre-Elic TI'~ ODORE,
ilit aitre, Piere 'ITuODOuE, it :i!i'. Y, et Occel:ale 'THru
ORE, 11110'n part, ct Darius t'l.T:o oii,;',, ,larc'l1us TH"F ODOR'E,
Joseph-Noel-Aurelius T''HEODOlUE, Ma;irie-lMadeleine-CClomie
'TPIIODoRE et Dufissette DI'FOT, aux droits dle feu Pliiloctete
T'ITEODORE, soln il, (l'aitre part,
Ce tribunal de renvoi rendit deux jugemenits, I'un sur ex-
ceiption, di 9 septenubre 1858, et 1'autre sur le fond, du 22 oc-
tobre de la mine annce, le premier rejelanit 'exception des
demandcurs en cassation, et le second antiulat le testament
de feu Theodore ELIE, fait en fiave~lr (1des deman(C deus, et les
condiamnant a deguerpir de 'lhalbitation FT'araw.
iMarcellus Theodore et consorts se sont pourvus contre ces
deux jugemcnts, qui ont et6 annules par lcs motifs suivants :

Oui le rapport du juge Saint-Laurent, LEBLA\NC, les obser-
vations de AMe. Camille NAU pour lcs demandeurs, celes de
IMe. Jh. LESPINASSE po011r lS (deelledeurs, enlsenble les conclu-
sions du citoyen S. FAUBERT, substitut du comllissaBire du
Couvernement, et apres deliberation en la chambre du con-
socil ;
Vu les ji!gements dcnonccs, les noycns products et les au-
tres pieces du procus;





- 103 -


Vu Part. 933 du Code de procedure civil;
LE TRIBUNAL;-
Attendu que le deuxiine recourse des demandeurs est fondj
sutr les niemes inoyens qui out (ltermine la cassation du pre-
mier jugement reiidu par le tribunal civil du Port-au-Prince;
declare qu'il terminera le process en se conforInant au vceu de
Part. 933 precite.
Apris avoir entendu les parties en leurs conclusions inse-
rles dans les julgements attaqiOs :
Vu l'art. 113:3 du Code civil;
Attend, en drMit, que I('excution volontaire d'un testament
aniterieurellenlt bicn conqu, et eni la forme et au fond, s'oppose
;i ce que ceux qui I'ont ainsi execute puissent ensuite en con-
tester la validity ;
Attend ql'il a ete constate, en fait, que, postbrieurement
,i la coinaissance parftite, et eni la formne et au fond, du testa-
ment dont ii s'agit au process, les defenders en cassation, ipr
une suite Iuniformne et bien sLuiie d'actes extrajudiciaires,
l'ont voli!tairmenit execite, et que ce r'e!.t que neufans
apres cette ex&ecutioni voliitaire, qu'il.s ot excip6 de la nul-
lit6 de c(e emimIne testa;oent; (qu'en effet, le 17 avril 184G.
wol'iruIt. le testateur, feii le citoyen The odore Elie; par son
te laii-'nt, eii dale dii 4 avril de la n1 Ime annt e, I'ial)itation
V'aurau flit league h lo. Cleomie, iMarcellus, 1)-Drilus, Ph!i., *-
lCle, Aurilius, Nanetlte; 20. C(sarine Cuvillier, Clarles le-
Ser; ;,3. lMaitre Jo ;rerie, (cabtlroiets, aniinianx servant a l'exploitation, resent en
.oiiimullinal li entire ces divers legattaires; ces Immes lzaitaires
soWnt tenus de payer les dettes du dfitnt ; 25 avril 1816, con-
.eil de fL.tmiille tenu ti la diligence de (Maitre Theodore, anMx
fi ns d niiimer les ttiteirs et suhro'es tuteurs aux enifanits
4lits adIllerin& : danrs cot acte, on leur donne le noin de Tliho-
'l.re 12 .'eptemibre 1816, actc de d (Icl rge pa.se part ut;!
,le. Clliar'pentier, dolnni par les adult6rins i Maitre T'Ilodore
o0. il so detrl:airge de tons les objets nmobiliers, tires et pipietrs
;ipIparienant 't la succession de feu Thiodore Elie; :i,. ii
;vitIne qie ces objets etaient en sa possession par suite de
I'ad:niiiistralioin provisoire de la succession, don't il avail ftCO
cIh.i'r : i:r les coniparants, c'ecst--dire les adulterins ; 3o. il
.'o:1 tii I L ce q(e I'adllinistration des meimies bieins, dont il :e
,'inet sit donnee an citoven Dagierre : cet acted est '-igne de
1,;lilre 'Tllih odore, et tonlesles adtlt.i rins v prennent to-ij(i!irs
vant i Me. (.'iiarpenl" ier.
.J. ..iuerre', le non vel admtinitiirateur, le mandaitaire des
adlul:riin,, phase hIail aII si,'iir Saint-Funrose, enl vertu de la
[)pro' u:;aion doit il et investi : cc bail a ret ratified tacitein,enit





- 104 -


'et espressa6nent pmi Mle. Theodore; 22 favrier 1534, rcqll-ee
de Maitre Th6odore, Ducgley Theodore et Occelane Theodor,
au president de la cou-r de justice du Port-au-Prince; ii v est
dit : que les enfants adulterins, par eux-nImemes on, par leni:i
tuteurs, ont joli et di sposo, dep),is le deces de Thlodore Elie,
de tous les revenis (de lha:bitation Faum'u. On leur demand
comipte de ces revenues; on demandiie leur dcgiierpissenmeit do
A:ette habitatiol. Alors le plroces commence; mais cette pieco
prove que les adulterins etaient en possession en 1854; 14
%.eptembre 1856, certificate du citoyen Saint-Fonrose, temoii
lu te-starment et fermier de 1'habitation autrait, altestant quo
les dettes din dtfunt Elie Thiuodore ont 0t6 payees avec le.s
produ-its de cctte habitation, conformi6ment au testament;
Attendu que, de tout ce qui precede, il result qe qe ls de-
mandeurs onut, de 1847 :5 1856, )pos'(ede I'hal)ilation Fuuran,,
d'aprEs ledit tletanmeit qui, par son execution, comnme it vieil.
d'etre dZm~ontr6, ne saurait, sous tous les rapports, doiner
lielu a nciue action :
Par ces motifs, le TRIBUNAL case et annule les juge-
ments d(nonces, oyrlonne la revise de I'amende, cofndamnue
les d6fendeurs aux dcpens, et slatuant an fond, aux terime.
de i'art. 938 du Code de proedurl e civil, mnaintient le testa-
ment sus enonce e!, les deimandeurs en la possession de leuurs
legs, et declare qu'il n'y a pas lieu t acocorder les doinmage.s-
intoreits r i ca1 n s par les parties.
Donn,( de inous J. P. DAUPHIN, jilge rcnplissant les ton1'-
Jions de dolven, Jh. AI.EXANDn!E jeille, St.-Laurent 1,EBLANC,
(J. I.OUr -CHARLES, j jg, el JOean-Toussaint ATIS, supplleant
de jilge, en presence (il citoyel Alldre( GERMAIN. commissaire
du Gouvernerinet, au: palais de. justice dn trilbnal de eassa-
tion, en audience j)pbui(je dlu i 1 odobre 1859, an 56e. de
V'Ind6p-ndance.
II est ordonne tios hIiissiers, sur ce requis, de mettre Ie
present arrft A execution, etc., etc. ,Signe : J. P. )Daniphin
Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent l.ellanc, C. Ls.-Charlcs
Juan-Toussaint Atis, et Duviella, greflier..

CERTIFIE conform par nous Direclctr dt Bu11lletin officit
du Tribunal de Cassalion,
Colonel EUGENK BOURJOLLY.


POIT-A U-Pm1NC ., -- IMPrnInEfle R r T. Boi'<:El .l'.
Par ordre du Gouvcrnement.





REPUBLIQUE D'HATI.




BULLETIN DES ARRESTS

DU




No. 8. -




(No. 61.) ARRIET qui rejette le pourvoi en cassation form par
RIBOUL aine, contre un jugement rendu, le 22 aout 1859, par le
tribunal correctionnel du Port-au-Prince.

Du 17 octobre 1859.

NOTICE ET MOTIFS.

Le nominm PtRICLiS est traduit, sur la denonciation de
IIBOUL aine, au tribunal correctionnel du Port-au-Prince,
come prevenu d'avoir donned la mort A 1'un de ses mulets.-
Riboul aine se constitute parties civil.
Le 22 aoit 1859, jugement qui declare la demand mal
tbndee et condamne Riboul aine a 500 gourdes de dommages-
interets envers Pericles.
Pourvoi en cassation contre ledit jugement; reject en ces
terms :

Oul le rapport du juge C. LOUIS-CHARLES, ensemble les
conclusions du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gou-
vernement, et apres en avoir delibere, seance tenante;
Vu le jugement denonce, 1'acte declaratif de recours et les
autres pieces du process;
Vu l'art. 326 du Code d'instruction criminelle;
Attendu que, aux terms de cet article, la parties civil qui
se pourvoit en cassation est tenue, a peine de decheance, de
consigner une amende de soixante gourdes, ou de la moitie de
cette some, si le jugement est rendu par contumace ou par
defaut;


tEaalit6.


L il., ito





- 106 -


Attend, dans l'espece, que le citoyen Riboul aine .~'e.st
pourvu en cassation contre le jugement attaqu6, sans s'ctre
conform au vmu de 1'article precit6 :
Par ces motifs, Ic TRIBUNAL rejette son pourvoi, le con-
damne -i une amended de soixantc giII nlCs et aux depens.
Donne de nous J. P. DAuPHIN, juge relplissant les fonc-
tions de doyen, P. THuZAN, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LEBLANC, C. LoUIS-CHARLES, juges, en presence du citoyen
Andr6 GERasIIN, conimissaire du Gouverneiment, au palais de
justice du tribunal de cassation, en audience publique du 17
octobre 1859, an 56e. de 1'Independance.
II est ordonnie i tons huissiers, sur ce requis. de mettre le
present arrCt 5i execution; aux ofliciers du minister public
pros les tribunaux civil d'y tenir la main ; ii tons comann-
dants et antres ofliciers de la force publique d'y priter main-
forte, lorsqu'ils en seront legalrinent requis. En foi de quoi le
present arrt a et sign par le juge remplissant les functions
de doyon, les juges, et le greffier. Signe : J. P. Dauphin,
P. Tihzan, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles et Duviell, greffier.




(No. 62.) ARRET qui rejette le pourvoi de Ren6 JEAN, condamni g
trois ann&es de riclul.-siili, par le tribunal criminal du Cap-Haitien,
et qui rcnvoie Ulysse CHRISTOPHE deviant le tribunal criminal des
Gonaives, pour y ktre jug6 couformement aux art. 112 et 113 du
Code p6nal.

Da 31 octobre 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Le 26 fevrier 1859, Ulysse CHRISTOPHE, officer de police
au Cap-IIaitien, delivra ti Rene JEAN nn ccrtificat constatant
qu'il aurait verifi6 un boeuf que Rene Jean devait envoyer i
la boucherie. Le commandant de la place di lieu, A qui on
exhiba ledit certificate pour avoir 1'autorisation d'ahattre le
boeuf, se fit amener l'animal, et reconnut, apres Pavoir visited,
que le signalement enonce dans le certificate n'etait pas con-
fornme i celui porter sur le bmuf present; il reconnut, en
outre, quo ce certificate 6tait entache d'un faux materiel.
L'affaire fut instruite sur la requisition du ministlre public,
et 1a clhambre du conseil renvoya Ulysse Christophe et Rend
Jean pardevant le tribunal criminal du resort, pour y etre
juges sur la prevention de vol d'un boeuf appartenant a au-
trui et de faux en 6criture.




- 1U7 -


Soumiis aux deilats, sortit jugement, en date du 29 aoot de
la inme annie, qui condamne chacun des accu:.-s i trois an-
unes de travaux forces.
Pourvoi en cassation contre ce jugement. Les condamncs,
par l'organe de leur conseil, out present les moyens sui-
vants
Io. 11 n'y a pas de preuves centre Rene Jean, en ce qu'il
ii'a etC produit contre lui ni pieces probantes ni temoins ocii-
laires du vol; qu'il y a, i son regard, violation des art. 137,
171, 249, 250, 252, 253, 254, 255 du Code d'instruction crimi-
nelle ;
2o. I1 n'v a pas non plus faux en ecriture imputable ai
Ulysse Christophe, et les articles de la loi No. 6 du Code
d'instruction criminelle n'ont pas etM observes.
En cet etat, le tribunal de cassation a rendu l'arret sui-
vant :

Oui le rapport du jiige D. LAFOND, ensemb le s conclusions
du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gouvernement,
et apres deliberation en la chambre du conseil;
Vu le jugemenct denounce, les moyens products et les autres
pieces du process;
Vii les articles de loi invoques a l'appui du pourvoi;
Vu l'art. 304 du Code d'instruction criminelle;
Attendu que le proces-verbal redige en execution de cet
article, constate l'acconplissement des formalities substan-
tielles et de celles prescrites h peine de nullite par le Code
sus--mentionnC : d'oui result la regularity de la procedure;
Attendu que dudit proces-verbal, il result que Rene Jean,
dit lMedecin, ft ete reconnu coupable d'une soustraction frau-
diileuse ; qu'ainsi, en le condamnant come il l'a fait, Ie tri-
bunal criminal du Cap-Haiticn, loin de violer la loi, s'est
plultt confornie aux dispositions des art. 324 et 328 du Code
penal, qui prevoient et punissent le vol :
Par ces motifs, le TRIBUNAL rejette le pourvoi dudit
Renu Jean;
Mais attend que, d'apres la declaration du jury, le fait
declare constant ii l'egard d'Ulysse Christophe, est d'avoir
coinmis un faux en ecriture privee; que, des lors, c'6tait la
peiie, non des travaux forces, mais celle de la reclusion, qui
au'rait d( etre iiiflige audit Ulysse Christopbhe; que, de la, ii
result que, en jugeant le contraire, le jugement attaque a
mal saisi le texte et 1'esprit des art. 112 et 113 dudit Code
penal, lesquels etaient les seuls applicable audit demandeur;
Casse et annule, par conCeqeiint, le jugement don't est
pourvoi, pour ce qui concern iliquefient ledit Ulys:e Chris-
tophe, et le renvoie pardevant le tril)unal des Gona'ves, afin




- 108 -


que, sans assistance de jury, cc tribunal lui fasse une saine
application de la loi penale relativement au fiait don't il a ete
declare coupable.
Donne de nouis J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fonc-
tions de doyen, D. LAFOND, J1. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LEBLANC, C. LOUIS-CHARLES, juges, en pre-sence du citoyen
Andre GERMAIN, cominissaire du Gouvernement, au palais de
justice du tribunal de cessation, en audience publique du 31
octobre 1859, an 56e. de l'Indepelidance.
II est ordonne a tons huissiers, sur ce requis, de mettre le
present arret A execution, etc., etc. Signe : J. P. Dauphin,
D. Lafond, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Charles, et Duviella, grefhier.




(No. 63.) ANNUL ATION, sur les conclusions du minister public
pris le tribunal de cassation, d'un jugement du tribunal criminal du
Cap-Haitien, qui condarnne Duverna Di.L;oIaI;L': h trois annees de
seclusion.

Du 31 ort:l,,,: 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Duverna DEBORDE a d(tl:l lc10 Ia en csa tiil du jugement du
tribunal criminiel du Cap-Haiticn, qui le condamne i trois an-
nees de reclusion, Jpour des actes de violence exerces sur la
per-c'omi.,' dC Toiissaint CRPPIN.
Le tribunal de cassation a rejet6 les trois moyens sur les-
quels le demandeur fondait son polirvoi, et accueilli le moyen
presented d'oflice par le minister public, d'apres les motifs qui
sont 6nonces dans I'arret ci-aprcs :

Ori le rapport du judge D. LAFOND, ensemble les conclusions
dlu citoven Andrf GER6 !N, coiinissaire du Gouvernement,
ct a pres deliberation en la chambre (du conseil;
YVt le juigement attaq(ip, les moyens products et les autres
11 io..( -, (111 proc _s ;
Statuant sur les moyens produits, tires de la violation des
art. 177, 229, 2 19 et 269 ldu Code d'instruction criminelle :
Vu lari. 304 diidit Code;
A ttendu que, contrairement 5a 1'allegation do demandeur, le
proobs-verbal redigen en execution de l'art. 304 susdit, 6nu-
mnre les 1r i:il11 it, is prescrites par les articles precit6s ; qu'en
effect, de l'analyse et de l'exanmen dudit piro,'~e-vertbal, il re-
uilte que non-setilenent les (.enoiis out etE enteiidiis, niais




- 109 -


que la li.ik des timomins fa et. notified a l'acciusQ, et que les
questions tires dii resume de l'acte d'accusation t i t c po-
sees au jury, le tout selon le voeu dcu 1gistateur;
Attendu, en principle, que foi doit. ctre ajotile an:x actes
emanllos des aiitorites judiciaires o s o ofiiciers niiniistoriels,
jusqu'a inscription de faux ; d'ou il suit que les miinycus alle-
g0'e~i contre le coiitein (du proccs-verbal sus-itoncc sont
iiiadini.i.- bles ;
Mais, statilant sulr le inoyen preselntO d'olice par e iiiini.s-
tore public :
Attend qii'il rcssort du verdict dii Jury une contradiction
manifeste; (iue, d'mne )art, le jury 'reonnait Diiuvrna Dc-
borde coulpable d'(iiie tentative d'llonlicide coInlii i.' avec UriC-
ineditatioi stir la pi rsonnei du citoyeii Tous-aintt Cil(piil; ( iie,
d'autrc part, il Ie declare innocent, en allegiant ql'il Ii'avait
pas en I'intention de tuer ledit ToIus.aint Crip'in ;
Attend q(ut cette dernicre declaration ldu jury e .t incon-
ccvalile, par la. raison que la premi a-ditation recolnnle cons-
tantc do la part de laccusc, iu saurnit innocenter celii-ci;
qu'aii contraire, cetie circon.tance aggraviante dminontre q(i'il
a arritr sa pensie sur le crime par lii ncidit6 et Iprpare;
(qe, d';illeurs, il etait inutiledee de(mandcr an jury si Du-
verna Dcborde avait Ce l'intention de donner la imont :t Crc-
pin, puisqfle cele qucinetion se trouvait comprise dins les pre-
cedentes ; que, de lHi, il rsidlte q(le si le verdict dl jury est
inexMplictabl e, on doit en attrihbuer lia cause an ldo3yen do tribu-
nali, qui ; rendu le jnigement denonce, en ce qle, lorsqu'il
n'existe pa-s do conflict entire l'accusc et Ic niiiii.stcre public, la
position des questions qui, d&s lors, entire inclusivement dans
les attribu)tionis des presidents ies tribunaux criminiels, est
alaiidonnile aux lumiiNres de ccs magistrats :
Pa'r ccs motifs, Ic TRIBUNAL case la declaration du jury,
ainsi que le jugement doit est pourvoi, et renvoic Duverna
DL'bnrdo en et;t d( prise de corps pardevant le tribunal cri-
I inel sc;nt au Port-au-Prince, )our y etre do nouveau juge
conlfrorilln nciit a l oi.
Donna do nous J. P. DAUPHIN, jige relmplissant les fone-
tionis de cloven, D. I-AFOND, Jli. ALEYANDHEj(line, St.-Laitrent
LE[IL\NC, C. LoUIS-CuHALES, jugcs, et Pie. Talma DEIATrouI,
supplealt Ile jige, en presence du citoyen Andre GERMAIN,
c nnii.saire du Gouvernement, au palais de justice du tribu-
inal de cassation, en audience puiblique du 31 octobre 1S59, an
.3Ce. dle I'lnhdeIpendance.
II est ordonilne tons huissiers, sur cc reqllis, do mettre le
present arrt ia execution, etc., etc. 'Sin,, J. P. Dauplhin,
D. Lafondi Jh. Alexandre jeune, St.-Lanrent Leblane, C. Ls.-
Charles, Pre.-Talma Delatour, et-Diviellah greffier.





- 110 -


(No. 64.) ANNULATION, sur le recours des nomm:ns St.-Eloi
PIEi RE et venve Pre.-Ls. ALEXANDRE, d'un jngemrnt rndil, le 18
aufit 1859, par le tribunal criminal idu Port-au-Prince.

Dit 31 octobr' 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Dans le courant do m:ai 18-3, doux vols avec effraction
furenlt commis, i'uln la prej dice duc citoyen Saint-Vil SAINT-
VICTro, et l'autre celii de la dame ANNETTE. Le nominee
Fleury Louis, deja sons la main-mi.se de la policee colmmno an-
telr de ce dernier vol, fnt cgaleenict reco nn avoir particip6
an premier. St.-Eloi PIERRE, on possessiOn dluquel on avait
trouve lne bague provenant du premier vol, ftit aussi arr6te
ct (dpose. Par suite de l'instruction de l'affhire, les delx pre-
venus fuirent irnvoy&s aI tribunal criinill de cc resort, en-
semble avec ler's coniplices, les noinms vetive Pierre-Louis
ALEXANDRE, Muse GALBA et Eucharis SAINT-LouIs, pour y
ietre jug.'s suivant la loi.
Henry Louis s'etlnt evade, ses complies furent soumis
aux debats crimiinels, Cle 1 aoiAt suivant. Par suite. dti verdict
affirmatif du jury, St.-Eloi Pierre et la venve Pierre-Louis
Alexandre fiirent oondamnmes, le premier a trois ans de tra-
vaux forces, et la second 5 trois ans de reclusion.
Ces (deux accuses s'Otanit )porvus dans le delai centre ce
jugement de contamination, le tribunal de cassation a rendti
1'arrt slivant :

Out 10l rapport d(I juge C. LouIS-CHARLES, les observations
de Me. Camille NAU pour les demiandeurs, ensemble les con-
clusions du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gouver-
neunent, et apres deliberation en la clhaiibre du consei'l;
Vu le jgiiennt d6nonce, le verdict du jury et les autres
pieces di procs;
Vii I'arl. 229 di Codte d'instruotion oriminlle ;
Yi l'art. 46. dii Code penal;
Attending quo le nom di citoyen Umony POtion n'est point
en ince dans la liste des ju'es notifiee aux accuses ;. que non
pliis co citoyoe n'a ipas ete appel6 oomme iI des juies sup-
plemenlaires nux terms de P'art. 230 du Code suis-relate ; que
cependant il a contribui an verdict du jury, sur lequel repose
le jigecniet attaquei ; qii'ainsi, la formation du jury presente
uine violation manifest dudit art. 229, qui vent, a peine de
I1llite, qu la listed des jures soil notifiee, par le commissaire
dui Gouvernement, L5 chaque accuse, la veille du jour ot il de-
vra &tro jlge ; f I
Attend, q ic, pour (jp'aux terines de Ict article, les r(ce-




- 111 -


letr-s hoient legalement condamnnis, ii fiaut nic.-.-tiviculemnt
que le jury les declare avoir agi scienmnnut ; qiue, dans I'es-
pece, loin de sounettre au jury la question relative a cette
circonstance constitutive du r.ecel, le doycn du tribunal crimi-
nel du Port-au-Prince s'est borne ai lui demailder si les accu-
ses St.-Eloi et dame Pierre-Louis en .-ont coupables coinne
recelcurs; quo, sur Ia simple repollse du jury, non revetue
des caracteres de la crimiinalite, Ie tribunal don't emanne le
jutgeent nttaquii, a coidaimnn les deminndeurs aI unec i)eine
infitmante, ce (ii'il n'it pu fire sans iniconnaitre Ics fornmes
protcctrices con:acrees par le 1wgilatcur :
Par ces motifs, le TRIBUNAL case et annule la dechlra-
tion du jury, ainsi que le jugement don't est i)ourvoi, et ren-
voie en etat de pri.se de corps le nIomin St.-Eloi et la dame
Pierre-Louis pardevant le tribunal criminal de Jacnel, pour
y 6tre de nouveau juges coiiformnement it la loi.
Donne de nous J. P. DAUPHIN, jiuge rempllissant ies fonc-
tions de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LEBLANC et C. Louis-CHARLES, juges, en presence du citoyen
Andre GERMAIN, comimnissaire du Gouverneinent, au palais do
justice du tribunal de cassation, en audience publique du
31 octobre 1859, au 56e. de l'[ldependance.
I1 est ordonne a tous huissiers, sur ce requis, de mettre Ic
present arr(et a execution, etetc. c. Signe : J. P. Dauphin,
D. Lafond, Jh. Alexandre jeune, 'St.-Laurent Leblanc, C. Ls.-
Chlmrles, et Duviella, greffier.


(N6. 65.) ARREIT qui statue sur la plainte de Bonhoirnme BAPTISTE,
Fr61Vrie ILZE et ALEXIS jPUne, des 'Gonaives, centre le comlissaire
ldu Gouverneinent dudit resort.

Du 31 octobre 1859.
NOTICE ET MOTIFS.
Par requrate adressee an tribunal de cassation, Bonhomme
BAPTISTE, Frederic ILZE et ATEXIS jeune, apres avoir ,enu-
m nei de nombreux griefs, demandent i prendre 5 partie le
comniissaire du 'Gouvernement pres le tribunal civil des'Go-
na:i'ves.
Sur qtuji est intervene l'arret suivant

Ou7 le rapport du juge C. LOUIS-C'HARLES, ensemble 'les
conclusions du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gou-
verneinent, et apres en avoir dlelibere seance tenantt;
Vu la requete des plaignants et les autres pieces du process;
Vu l'art. 438 du Code de procedure civil;




- 112 -


Attend que de la requ&te sus-nionc6e, ii restlle que les
fails alleges par les demandeurs penvent donner lieu a une
action en prise ii partie:
Par ces motifs, le TRIBUNAL permit aux citoyens Bon-
honnime Baptiste, Fredeiric Ilze et Alexis jenne, d'as.igner
anx fins de la snsdite requnle Ie citoyen Lorquet, comnis-
saire du Gouvernement pres le tribunal civil des Gonaives,
eii se conformant aux forines prescrites par la loi.
Don;oe de Inous J. P. DAUPIIN, juge remiplissant les fonc-
tions de (loiyen, D. LAFOND, J1. ALEXANDRE jeline, St.-Laiirent
LEHLANC, et C. LOUIS-CHAHiLES, juges, en p)rOscnce ldu ciloyen
Andre (GERMAIN, colltnissaire dIu GoiUieniilent, ai palais de
justice di tribunal de cassation, en audience publique du 31
octobre 1859, an 56e. de I'Ind(lpendance.
II est ordonnte i tolls liniiissiers, sir ce requiis, de mettre le
present arrit a ex0eution, etc., etc. Sine : J. P. Daniphin,
D. Lafond, Jh. Alexandre jeune, St.-Laurent Leblanc, C. l.s.-
Charles, et DuLviella, greffier.


(No. GG.) ARRIET qui :jelte he pourvoi de Mary POPE centre un
jugement (du tribunal de commerce du Port-an-Prince, en date du
ler. avril 1859.
Du 8 :.n ,1i'rc 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Pour ex6cuter, centre Nathaniel MON\TGOMMERY, u. juge-
mnent qu'ils ont obtenu an tribuInal de commerce du Port-au-
Prince, le 5 aofit 1858, Bolivar VILMENAY et Co. firent saisir-
executer les itneubles diidit M'Intgommery, le 24 fevrier de
cette annee. La dame Mary POPE iit opposition A la saisie de
ces meubles, qu'elle pretend lui app)artenir. Elle a, en effet,
soumis au delibere du tribunal !e borderean, ddinent acquitted,
de 1'ebnuiste qui les avait confectionnes ; inais, dans 'assigna-
tion donnee par l'opposante en distraction de ses meubles
saisis, elle a onis de fire I'enonciation du titre qui lui con-
fere la propri.te desdits mncubles. Le ler. avril suivant, sortit
jugernent qui rejetto ladite opposition avec d6pens.
Pourvoi en cassation contre ledit jugement. Deux moyens
sont presents par la denmanderesse ; mais le tribunal de cas-
sation a accuilli la fil de non-recevoir des defendeurs par
I'arret don't la teneur suit :

Oui le rapport du juge Joseph ALEXANDRE, ensemble les
conclusions du citoyen AndreE GERMAIN, cllinissaire du Gou-
vernement, et apr s deliberation en la chambre d(u conseil;




S113


Vu le jtgeeii ntl attaqu, les oens prduis ioii et los autres
piuees du process;
Statuant sur la fin do non-recevoir proposee par les dcf'en-
dciirs et basee sur l'art. 229 du Code de procedure civil :
Attend que les dispositions de cet article, concus en ter-
ines imperatifs et absolus, exigent que, dans la huitaine de la
declaration dii pourvoi, le demlandeur, moyennant l'obser-
vance du delai de distance, fasse signifier au defender, i per-
sonne on domicile, un actor contenant ses nioyens; que, par
ces expressions (dans la huitaine, il est evident que cette hui-
taine n'4tant pas franche, la signification sus-enoncee doit se
fire, le neuvieme jour aprs la redaction de l'acte de recours,
par le greffier du tribunal don't emane le jiigement denonce;
que, des lors, il suit que l'iiiobservation de ces prescriptions
constitute une decheance;
Attend, dans l'espece, que la dame Mary Pope a fait sa
declaration de pourvoi le 15 avril ecoule; que cependant
l'acte relatant ses griefs n'a etC signifies que le 25 du mime
mois, lorsqu'il aurait dO l'Utre le 23; qu'ainsi, en mettant en
oubli les principles sus-expriImes, la demanderesse a formelle-
contrevenu ai l'art. 929 precite :
Par ees motifs, le TRIBUNAL la declare dechue de son
pourvoi, la condamne aux depens et ordonne la confiscation
de 'aniende deposee.
DonnCi de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les fonc-
tions de doyen, D. LAPOND, Jh. ALEXANDRE jeune, C. Louis-
CHAR LEs juges, et Jh. F. POITEVIEN, supplant de juge, en
presence du citoyen Andre GERMAIN, commissaire du Gouver-
nement, ai palais de justice du tribunal de cassation, en au-
dience publique du 17 aoft 1859, an 56e. de l'Independance.
II est ordoo)ne a tons huissiers, sur ce requis, de mettre le
present arret it execution, etc., etc. SianE J. P. Dauphin,
D. Lafond, Jh. Alexandre jeune, C. Ls.-Charles, Jh. F. Poite-
vien, et Duviella, greffier.


(No. 67.) ARRET qui statue sur la demand en renvoi des sieurs
MANI:;OES et D. PENAREDONDA, n1gociants strangers deineurant
aux Caves.
Da 28 worembre 1859.

NOTICE ET MOTIFS.
Par actes dresses au tribunal civil des Cayes, le 16 d6cem-
bre 185S et les 12 et 18 avril IS259, les sieurs MANGONES et
D. PENArEDONDA, de CarthageAn- i ants 6tablis en ladite
ville des Caves. ont recuse les ni c'omposant le tribu-




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nal civil du lieu, pour cause de suspicion legitinle, dans les
causes pendantes entire eux, le sieur Fleury DESCIAITELETS
et la demoiselle Seconde JOSEPH.
Sur leur denande en renvoi, dans laquelle ils out excipe
de plusieurs griefs, est interveiu l'arret de cassation don't la
teneur suit :

Oui le rapport du juge Jh. ALEXANDRE jCeun, cenlseble Ics
conclusions du citoyen S. FAUBERT, substitutt du coiniissaire
du Gouveriimeint, et apres deliberation cii la chambre du
conseil;
Vii la reqtite et les pieces produites t I'appui de la de-
mande ;
Atteiidu que les faits enumeres dans la requete des deman-
deurs renferment, dans leur gtniiralite, des eleiments qui,
joints aux pieces qui les appuient, Otablissent de suffisants
motifs pour accueillir le renvoi demand u pour cause de suspi-
cion legitime
Par ces motifs, le TRIBUNAL, faisant droit t la demand,
dessaisit le tribunal civil des Cayes de toutes les affaires pen-
dantes actuellement devant lui, concernant les demandeurs,
le sieur Fleury Deschatelets, stranger, et la demoiselle Se-
conde Joseph, et designe, pour en connaitre, le tribunal civil
de Jeremie.
)Doiie de nous J. P. DAUPHIN, juge remplissant les foic-
tionis de doyen, D. LAFOND, Jh. ALEXANDRE jeune, St.-Laurent
LEBLANC, C. LOUIS-CHARLES, judges, en presence du citoven
Andre GERMAIN, coinnissaire du Goiuveruement, au palais de
justice du tribunal de cassation, eni audience publique du 26
septeiiibre 1859, an 56e. de I'Independance.
II est ordoinn a tous liuissiers, stir ce requis, de niettre le
present arrft a execution, etc., etc. Signe : J. P. Dauphiin,
D. Lafond, Jl. Alexandre jeine, St.-Laurent Leblknc, C. Ls.-
Charles, et Duviella, greffier.


(No. 68.) ANNULATION, sur le pourvoi de Simon ELIE, d'um
jugement rendu, le 22 septembre 1858, par l'ex-cour imp6riale du
Port-au-Prince, entire lui et J. B. BASQUIAT.


Da 28 novembrc 1859,

NOTICE ET MOTIFS.
Les motifs de l'arret de cassation font assez connaitre le
moyeii presented et adopted par le Tribunal