Bulletin des lois et actes

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Title:
Bulletin des lois et actes reformatted from the original and including, Bulletin des lois ..
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Laws, etc. (Bulletin des lois et actes)
Portion of title:
Bulletin des lois
Title varies slightly, 1891:
Bulletin des lois et actes du gouvernement
Vol. for 1946 has title:
Bulletin des décrets et actes du Comité executif militaire
Physical Description:
Book
Language:
French
Creator:
Haiti
Haiti -- Département de la justice
Publisher:
Impr. nationale
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:
Frequency:
annual
regular
Edition:
Ed. officielle

Subjects

Subjects / Keywords:
Session laws -- Haiti   ( lcsh )
Droit -- Législation -- Haïti   ( ram )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
legislation   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Print began: 1870.
Numbering Peculiarities:
None published 1887-1890; 1892-1915?
Numbering Peculiarities:
Numbering dropped with no. 22. (1891)?
Issuing Body:
1946 issued by the Comité exécutif militaire, which was in power at this time.
General Note:
At head of title, <1916-1957>: République d'Haïti; Département de la justice.
General Note:
Edition statement starts appearing in 1916.
General Note:
Bulletin for 1891, "publié avec la haute approbation de M. le secrétaire d'État de l'intérieur," was published in Paris by Ch. Dunod & P. Vicq.

Record Information

Source Institution:
Library of Congress Law
Holding Location:
Library of Congress Law
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 643540980
Classification:
lcc - KGS35 .A23
System ID:
AA00000455:00014

Full Text
























This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
LLMC Extern-Scanner Program,
is made available courtesy of the

Library of Congress


I


























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A'r#N








DDepartexernt de la Justice.


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DES LOIS ET


ACTES


ANNEE 1918.

EIDITIONr OF -F ICIE LI L-E

Prix : 2 Go-urides.








PORT-AU-PRINCE
fMPRIMERIE NATIONAL lI)[I;l'TF i ;, EDGARD C(ii FI.i


1)9119


Lii


BULLETIN


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X3Dpartemraet de la J-ustice


BULLETIN


DES LOIS ET


ANNEE


ACTES


1918.


~--ix 2 C~-uc~ivd


II tPRI MtERIE NATIONAL DIRECTEUR,'ED(. CHENET


1 19


POiT-A -PI'l INCI








BULLETIN DE LOIS ET AUTES

ANNEE 1918.
-- -- --"


SECR:TAII RIIEn D)'ETAT D)E IIN I'RIEURt


OM M NIOQUEl/


Pi occ'up I di'an liorer inotre situation comnl erciale (c1li
.C c.sl ag Crave cc'i jours-ci par suite, dlu manque de provisions,
Ie (i;).uvernen.ent s'etail empri'css6 d'entlreliendre des negos
citations anurii's du (G':ivernement de Elats-Unis Ai 1'eflet d'olb-
lellir I'envoi en I I lli Cdes pIrovisions necessaires a l'alimenla-
lion de la population. Les ponUrparlers ont heureusement
labOlti. C'est ainsi (clqun c~'iblogramnie recu de notre L6gation
i WVashington nous announce (cue toutes les measures sont
I)lises par le IDpartement dl'Etat )pouractiver expeditionon de;
I)rov\isionls a 1'orlrCe clu (Gouve'rnielent.
Plort-au-Prince, le 3 Janvier 1918.
------ M^- -----

Porl-au-Prince, le 5 .l*i:i\ cr 1918.

Li, l q ;(I.t'-rm I) 'TTAT At' I:1'ARTFMENT D1): IL GRIC1IlTUPRE,.

cI I 11 il1ilN

.\i.ir 3lM isltri ls comiln/uliitr l.r de ( I l:i public e.

.Monsieur le IMagistrat.
I.cs Iinaioins (ILe les le asards des 6ve nienltis n'ont pas obli-
gres it pientire une part active In la uerre ont un interet
inillndiail ;'1 d6velopper leur commerce d'exportation pour
'r(equirir une situation plus ou moins pI)IivilegieC sur les places
cxterieures. Ies elTf'rts de nHos plalntcuis doivent (tone Olie







-4 -


oriciik-s de tell sorl quo le 1 IPays lir le e111 lletir pIarti po..-
sil)le des conljolcltures iprselntes.
A I'heure actual le, lille conisoinll:ilioln plus .gra n e td c(el-
laines dlcnrees est Iprovoqiec 1 p)r Ile colllit In i(ldial. II on e:,l
qui s'ecoulent rlipidcleiI nt sur les mn irch- s Ietran iiirs oi clles
bh6n ficienlt ie Ia c6oe lt plus ava:ling *',e. .\insi, en cc inn)-
ment, le ricin est Ir&s recherchl'.
()Or, notre terre 'ropicale est m rveiil euIseImenl i)-'o' r i so:i
develo1pemCent. 11 pI)uss d ins, les (rgions les plus rides, a-'
Iot)sard des halliers el dIes ihaies. Q.il(iics-lins d n:)s a ri-
ciille rs so sont avises (d s profits (l'iils aurnient i'i en cntre-
pren(dre parlicitliereimenl lt cillituc. AIais jusqu'ici ils out
suivi volonliers, i eel Ogard, ls senes Ipr-iliiues cimpiriques.
': chloix scrupuilcux n'est Ipus lonjours fail d(lu terrciln le plus
propice anl plein epanoui semcitl d (ric:; Ic imode le plus
rationneld de e pilanier i'est p)as lotijours observ&. Ce sonl,
cependant, les conditions indispensnbles un auplus g'rand rende-
Iment de toule )lanltaltion.
11 co n onvi ne, Monsieur le nM'islrat, (ue vous inciliez
les )lIantlUrs de votre Comn tunIe i cilliver Ie ricin sur une
Ires lt-ge (celielle, et 'i y appliquer an [tat que possil)le la me-
tlhode cultural la plus efficace.
Vous Icur expli(querez tous les avantages qui en riesileront
)pour eux, s'ils v accordcnt u i soin special. Vous leur ferez
ressortir q(Iu'un pl)acemenl a'vaitagenuxest assure it cette denree
at 'extlrieur, princip:ilem0ent aux Etals-Unis d'Amieique qui
en desirent des millions de lives. D'autre part, cette culliiure
dtlvelopp6e an pins haiut point, contribilcra dans une Irt-s
gliande proportion a nigmenter les reventis (d1 fisc.
I'Ln c:tle occurrence, vous en appellerez i1 I'acivil I des
C(:onseillers d'Agriciillure qui, par la nature meme de leurs
atlriiutions, sont les agents les pIls aplesC i conCourir I laI
)proplagande ([le vous deve\z n1iCenr I celle fin.
Recevez, Monsieur le Magistral, l'assurance de ma parl'Aile
consideration.
Frc'V CHATE.LAIN.


Sil i::liic. I'l il: 'l i'.~' i s )ES INAlNCls I:T I) ()1' C MIll(.I-:. '





L'.ulicle 1 de ]:i Loi du 16 Aoll 1913 avant ino lioii, 1'rlicle








16 de la loi (du 11 Aout 191), en creant Lrois elI.iann illt., Ide
contr6le sur les timbres destines aux effels de Commerce, ct
les timbres creCs par lIa Loi (lIu 11 Aofilt 1903 ctant devet'nns
tde la sotle sans Clmploi, le I)&'parlmenll en \vu' e e parer ii l'in-
,:l'lisance des tinmires creeOs par la Loi dte 1880), a;utorise, en
;attendant la Inovi\elle emission des types (de 1880( n;.anluant,
1'emploi des limbres 1!,9I ) en lieu el place de timbres 1880.



Porl-ml-lPriince, le 7 .iuillel 1.1".

At, S REI'AE: D'ET-rAT I)a 1AMIUCULT'I/mn.

Monsieu: le Secretjare d'Etat,

Nous avons I'olonneur de vou, announcer que IA mission
(il1e vous nous avez con[fie, i'apl)rs uie decision du Conseil
des Secr6taires d'Etat, vient dc prendre lin par le ddp6t ci-
joint des projects sur l'Administration des Eanx et forMls et les
maladies des animaux.
Nous avons fail tons nos cllbrts pour donner tn travail
anssi complete qu2 possible ; il se ipeut (pie vous v releviez
encore I)bauico'i) do laetnies. m:iis nous voulo:is espjrer que
vous prendrez en s6rieuse consideration notre )onne volont6
qui s'est trop souvent heuNrlte a des difficulties inconcevablcs
dans l'Ilalboration de ces difiterents projels. Le manque d'unl
cadastre domnanial ct le d fault de l'org inisation agricole la
plus rudimentaire dans cl pays n'ont pas l6e parmi les
moindres.
Les projects. tels qu'ils sont presenles, 1)o01r Ftre mis i exd-
cution, demandent la craalion immediate de tout un orga-
nisme nonveanau ai l)darlement det I'Agriculture, ec ntrainent
forceimentv la rel'onte compl)Iete du (Code Irural acluellement en
vigueur.
lI. question de. (IC Eau est 1'iue des matie res les ilus impo r-
tantes, si l'ou vetii donner l a i'Agriculture tin developpemnent
rationnel. l'irrigation mi tlliodique, c'est-i dire la repartition
p'roporltion neile dce l'eau est l'ln dles nlovens indispensable
p)ar lesquels 'ltat doit seconder effectivement les efforts des
culltiva.lteul rs.
Or, ju sq:u'i present, aucun sys itmce d1lydrauiliique n (' cxist
el H:ilti. Nos diffhrecntes riviees ct court's d'enu n'ont jiinais
i'lg' rcgleiii tcl s (d'uine faconii sOrielusv, il fludrail done i)iolss,,er
aclivicmeni les gralnds travaux d'irrigtioaln et de drainage,








atini d'enl loyelr i..'ni u, les caux anx besoins essenliel., de
I'Agriculture. 1I imported egalemeint de reparer Ics bassins ide
distribution et II c-,. 1 n: lx d1 jai existants et que notre.impr'.-
voyance a laisse tomber en ruin es. Lft oi les rivirecs Iontl
dhfaut il conviendrait m6me de fire jaillir I'ean des couches
profondes du sol, en forant des puils artlsiens.
Les dispositions que nous avons psis Iscit ai propos dles
Marais et des Etangs ont &t6 inspires par des considerations
non mioiIns s6ieuLses.
Dans un but de salubrite publique, nous avons priconis.
le dessechement de ces marais et 6tangs qui sont ordinai'e-
ment de v6ritables 'foers de ti&vre 1)aludeenne. La mise en
valctir de ces terrains deo'.clih s viendrait ainsi aiIn gneinter
nos resources agricoles.
SNos forts ont tddl de tos temps livrdess dhes oi.scimenIts
desastreux, tant an point de vue climatologiquie iq'n point
de vue hydrographique. Le Code lForeslicr pIropos4 \ iL'llIdta
rdglementer, d'une manirce definitive, ces ddlhoisements irra-
lionnels tout on procurant des avantages assez coiisiderahlcs
ai l'Etat.
Le reboisenient e' l'engazonnement des iornes te mon-
tagnes ne peuvent etre sonmis i uine 1egislatioi special. Le
(;ouvernement, par des Conseils, des encouragement s, lde.
subventions, provoquera la reconstitution methodique de nos
iforls. II accordera des plants aux (ommunes, Etalliissemenlts
l)ublics et aux particuliers, en vul e de I'amelioratioll et de In
consolidation du sol. Les plants et semis specialement all'etds
an reboisement seront exempts tie tous imp6ts. II recominfni-
dera 6galement certain arblres qui ont des propriOles nelle-
n ent caractiristiq ues et qui s'adaptent facilement 'i noltre
climate, tels que I'EuIcallyi)tus, pour les regions mnarecagelns(.s,
aI cause de son grand potuvoir d'absoirltion; l'aca.jon, le chlin
et les bois irecieux en general, l'acacia p3ur les regions cal-
caires, et surltout les 'rsineux tels que pins, sapi ns, elc, 'i
cause de l'eucs mlervilleuses lprop)rites am1liorantes.
Nous ne )pouvions ne pas accorder un soin parliculier i I:
loi sur lcs maladies des animnaux. II est temps, on ellet. dt
Ioetser i developpl)Cr d'une lacon scientificue I'Oleviiagc -Oni
I lati. L_'amilioration de nos diflereite aeraces d'aiimaux se
vite obtenue pvAr u1 cloix rationnil des sujets et par des
Soi.. nl' avec des animaux Ide race pure iimportes dt,
IlEtranger. Nous avdos ne pi~reu a cet 6gadr des primes
qui ne seront iamais trop fortes ct qui devronlt etre accordces
aux dleveuris mir'itanlts: et en mime temps,, le recensenient
des :.inilnatt die chlaqlIe nIc 'giona, afin de prot'cger ec'ica ceme ii
I'e cvage et d'enra yvr rapidlem1ent les maladies co~i t.iN.'iises.


".. ej (







Ces eclaircissement.-, laient nocessaires, muln.iciui le Sccre-
taire d'Etat, )oiur que voius puissiez iez ux juger les diif'erenlt
litres dc s pro.jels que nouts vois so llons sonells t p cnldr les
measures ulltrieures propres a lecir iise en execuliuon.
Nous croons av\oir dic guid(I s dln as iotlre tichle iar le
s oiiul souci di (donner unli iil,)tllsioii effective iI notre d ve-C
lot)llpencnt agricole.
Veuillcz agt ler, Moiisieur Ic Sec rCIlaire d('Etul, nos Ircsl)c-
luiienscs saliitations.
Ciim.\i:S D)EIIOUX, L.(: CHANCY
/I !ifu/ r itl li.'-, !1' n o lli (ill II/i/'o/. U
/ rlm'' eife n/./ dtie /'. I q 'ii'ull/uit.


Ii Itr I;. l: Il.GALITI; I"I.\TV I'. I'. T|
HEPUBLIQUE ID'HAIT'Il


PROCLAMATION


DARTIGUENAVE
PRESIDENT DE LA RIlPU BLIQUE

CON( ITOYENS,
L.'iiiIug:iration de la grande'roule do Porl-ati-Priince-C'ap-
Ilailien in',i p)rocurcd advantagee de visiler les intdressanles ct
laborienses populations s du Nord.
II s'est ( nlin rIalis6, Ie desire qui mi'aniimait depui3 si l.)' ig
temps et don't des circonstances d'ordre divers i'av.ient I'.it
jusqclu' ce jour, diflerer I'accomplissement.
Parti de la Capitale, le Samedi 5 Janvier, en auto, j'ai, (l.:is
l'intervalle de cinq jours, successivement visited les villes el
h )urgs de 1'Arcahaie, de Saint-Marc, Dessalines, G(onaives,
d'Ellnery, de Plaisance, de Limnlb., dtu Cap-Haitien, de Quar-
tier-Morni, de Limonade, du Trou, de Terrier-JouLge, de Flori-
Libert6, de Ouianalminthe et de la (iGande-Rivibre du Nord.
Les acclamations qui ont partout slue 111011o passage Ct
I'accueil enthousiaste don't j'ai e6t gnderalement i'obljet,
Iemoignent surjibondalnnelnt que le PeIuple se rend )ien
comnl)te des efHorls de iin')1 (Gouiverneinient pour lli procurer








-,i la I, h, |I ii o in i ,itii essentielle du ti.i'ail, les facleuirs
(tconll iq(ties, ildispensables it son d6veloppelllen ct c i la
l'riic li ic tlioii de I1os ricliesses nationals.
Parmi des facleurs, il faut placer en premiere line les
grarilndes voices de communication. Ce sont elles qui, reliant
les terres fertiles i nos marches, permeltent aux paysans d'y
Iransporter leurs products, leur assurent un placement avar -
iugcti -. et, ab'rgeant les distances, procurent aux agglom&-
rations les plus Oloignees les unes ies autres le bonheur de
1'ralerniser dans une mnnie pensee de solidarity social, avant
ap)pris ii se mieux connaitre.
Mais ce n'est pas senlement aux routes publiques qu'en-
tend se border I'activit6 fructueuse de mon Gouvernement;
et son w(evre serait incomplete, s'il oubliait que, sansdes ins-
tit'ltions de credit le teveloppement d" travail, I'une de ses
constantes preoccupations, serait chose impossible, suriont
dnls Ic domain de l'Agriculture qui a besoin de lout pour
Ire'ldre definitivement son essor. Aussi, ctudie-t-il avec rc-
cueillement les solutions qui s'imposent dans les graves con-
joncltres, financieres et autres, oil nous nous trouvons.
D'autre plart, sans l'Instruction foitilice dcs salulaires pre-
ceptes de la Religion, l'effort individual n'est-il pas condamne
fI demeurier sterile ? I'instruction esl, en effect, la lumiere qui
ci plecle Ie paysan d'Ltre exploile par des speculateurs poli-
ti'ques et de devenir ainsi le propre artisan de sa misire
comme instrument inconscient de Ia rn1ine national.

(ONCITOYENS,

A\ez contiance dans la sollicitude dIu Gouvernement. Son
altlenlion se porte sur toutes les Communes de la Republique,
c anucune d'elles ne sera omise dans la repartition de ses
hiel fails.
(;race ain concourse efficace et inlassable que la Gendar-
ierie prete au GouLvernement, la grande route du Mirebalais
sera hientc6 achev6e; et, avant longlemps, celle de lacmel et
des Caves le seront egalemenl. Je ne tarderai pas il aller
visiler les Ibraves populations de ces regions et leurappoiler,
;i elles aussi, la parole tie paix, d'union ct de fraternity.
V!VL HAITI !
\'IVE LE TRAVAIL !
Donne an Palais National, a Port-au-Prince, le 11 Janvier
1918, au 115e. de l'Indf6pendance.
DA HTIG( LENA VE.






- "I


DA)\lTIl( N \YV

PlilSi:)ENT iDi. i\ i l"Pi'LIQI E

Vu les articles 2i) ii 37, It) el 1 ct i (& C .1 (I>e C nuI rlL'C ;
Vu: 1 Les Contrats de co:icessio:i des gisem2nts d(,
cuivre de Snint-M ichel-de-l'Alla vye 'aite ie Monsieur liO)n)tj .
(i.\i)re., le ler. Aot'it 18114 2 lc c:ihier des charges (ui
y est anlnexl 3'" 'acle de Societc t'aitl a raipp)p rt (i e I 1
!')MONI) OIIOm notaire. le 2 Fevrier 190): t" l'Arri't I anu-
lorisalln la Socite6 aInonyme Ilormol c I 'ort-an:-rinice, sous
la (ld nomination dc ( OMIPAGNII-: iLII':!: DIe I.'A -fI'-iON E
ecn date duc 31 Mars 1905:
Atllndu que les conditions stil)ules pour I'execution de
la dite Concession n'ont pas t16 olservees;
Attendou (clue l'autorisation nccorde ii la Socitel nanonyme
(tldenomlnic01 (a LOMPAGNIE MINI"HI-'E if I ArfliONITI: N ) a elt 6 c-
corlde sous reserve de revocation, en cas de violation des
lois on de non execution des actes conslititifs :
Attend q(ie les lois el staltts les coneirni 1 ln o:it 6lt viol .
cl inexOcuIts :
Si1r le rapport dul Secretaire d'Elat des Finances :
Et de l'avisdu Conseii des Secretaires d'Etat.

Am uf rf' :

Art. ter L'autorisation do(nnoe it ia Sjcit le aionyn11. dl -
nonmmne (( SocI'rtY MINIEHP: E DE i,'AllTI NITFE Cst orsi'vo(j'iuc.
Art. 2. Les concessions des gisenients de cuivre siltu[;
lanls les regions de ( I C .MACIIo PI..v'ANA.\ SA'T D1 Bl st ,rs ,,
cl la section die ( L,.\ LoMA(.s ), colmmiutine de Saintl-MichIl-de-
I'\llal ave, sont fo closes,
.Ar. 3.- Les Secrdtaires d'Elat des Finances, des Travaux
Publics el de Intloricur sont charges doe l'excution dLu )riksent
\rrete quci sera imprimi ct public.
Donne an Palais National, h Port-au-Prince, Ie 12 Ja vi.
19 1, an 113ll e, de I'lndLcipcndance.

1 ).\A 'llTI I IEN AVE.
PuIr I' l'r>itl






Le '. ( Irl/1ire dElal des FIinances,
Dl). EMioN). HERACN.

Lc' Secr(laire d'Elal des Travawix PIublics,
FricV C IATELAIN.

Le Sccrcladir d'Eld de iihlericur, p. i.
A SCOT()T.


DIEPAITEMENT I)ES FINANCES ET DI) COMMERCE


COMM)UNIQLIE


Le D)parilcinentl, en excculioli til l)ecrel p''ir aun Mon( l I i-
Iclur)) (In 2(i )cemibre 1917. No. 102, inolbrme .essidurs les
N'gociants Consignalaires et Messieurs les Negociants Imp)-r-
latciturs que, anns in Iin t de j)re6oya nce el de sagesse el pour
Iparer aux exigences de la situation exceptionnelle creie pa'"
la Grande (Guerre, les articles alimenltaires de premiere nie-
cessilt tels que : Farine, Deurre. Manlltgue, Riz, Savon, Sucre,
Hlarengs Saurs, Harengs-saitnmItre,Morue, Porc, Boteul sal, Ke-
rosine, Huilec pour la cuisine qui sont actucllement en stock
en Haiti et (qi i arriverout dlans nos ports venant des Etals-
'nis d'Amerique et des Pays Allis des Etals-Unis (I'Amiri-
(1uie, ne ipol rront etre vendus (lails les Ma gasi.s et DIp)ls, ii
parlir tidn 15 ,Janvier 1918, qu'aui prix (de revient nmajore de
lix j)ouri cent (10 o0o).
l'ni oulre, le l)lparlenment inlornie les Negoci'iIn s ml)porl0t-
olurs el Consigg alairems.q e ulleol1011 ( rogtlioil t conditions
de vente ci-dessus stipulees enlrainera le r'etrit de leur li-
cence on de leri patent.
Le Department )pul)liera anu ( Mlonileur )), Journal ()ficiel
dte la IB)pulbliqlue, les nomns de lous cecux i qui la licence on
la patent sera retiree pour inobservaine des conditions de
vente ci-dessus indiquies.
Toute personnel qui )prlera son noni 11 u1n tire quelconque
aux N6gociants Consignataires on Inporitaleurs don't la pa-
conte on lIa icence aura et6 retire encoQrra les ninmes p6-
nal it(s.





- 11 -


Les Consuls d'Haiti a 1'Etranger seront autorises A irefuser
la signature pour tons docmentlls douaniersoi is IA 'resse des
Negociants don't les noms pairailront an Monileur ,.
Le Deparlement so rSserve de controler la venle de res ar-
ticles en d616guant des Agents ipour v6rifier les livris conlp-
lables pr tvus par nos lois et d'adopter tonls allure's iinoV'els
qu'il jugera tliles pour s'assurer si les conditions de vente ci-
dessus sont observees.
Le Dleartemeint sc rIserve d'acllcler tout ou par tie du stock
actlel on toutouun partic des articles de premiere niceessit"
(qui arriveront dans nos ports, venant des Etats-Unis dl'Ame-
rique et des Pays Allies des Elals-Unis d'Ameirique, en accor-
dant line majoration qui ne depasseria Ias dix pour cent
(10 o0o) sur le prix de revient.
A cliaque aLrrivage, III av:is dnu DO)rleenllt indiiiuera les
prix auxquels les articles ci dessus dlsignts devronit 1re
vendus au public.
Porti-az-Plrince, le 13 .lanvier 1918.



I)ECR ET


DARTIG (L'ENA V1
PIltSlIDENT 1), LA HEPl'Llio-U'

Cotnsifi~lant que, en raison de la (dililnutionl des (drois de
doinane occasionnec par la cruise mondiale, et (de l nacessil t
oil se trouveI le Gounvernement de se procurer des resso rces
pour alimenter les services publics il a 1 lieu (f'eta lir IIun
nouveau droil de statistique sur les denrle'c- dans les condi-
tions de le supporter sans inconvenienlt
Consid6ralii qaue le Illn'is, par 1'extensioin de s:a prodliction
et la surele\vation (d son prix, sc trouve dan s ces conditions
Silr hl p)rop.sitiol (Idu Secrl'tairc d'Etat des Finances el du
Commerce,
1.t de 1'nvis du Conscil des Sccrilaires d'Etal,


Article ler Le nmais i)aiera A l'e.xportation un droit de
cent livres.






- 12 --


Article 2-. Le pi L'.c"Lil )Dcret sera publll ct execute a ]:
diligence des Secret aires d'Etat, clacuii eni cc qui Ie coincerlte.
l):iiin au Paiais National, a P1orl-au-Priiice, le 15 lanvier
191 8, an I 1 l.c. de I'l idi 1)c danca e.
)DARTIG UENA.\ V'E
1'a r l, I'rb!dlcnl :

L, SecIr'elaire d'Elti de's FinUaces cl dII Colulllerce,J,
Dr. Enimox' ) HEA.\UX.

Le/ Sc i' ,'ef i d'Elal de la Justice el des lRelalions Ex.tIrieures
E IDUPUY

Le S'ecr;ld irec d'Elal des 'TraautI.r publics el de /I'A.riculture,
Fuic:v CHATELAIN


rim des Porle/eiuilles de II'ilaricur el des Culles,
A'(;. SCOTT.

,---it iW--




1) A ITI'I G U E N A V E"
DARTIGGENAVE
PHiESDENT DE LA I:E:PUBLIQUEI

Vi I'Arrele en date du 29 Septembre 1917 :
Consider rant qiu'il Ny a lien de dtuerminer Ics defenses du
deuxilme Irimesire de l'Exercice 1917-1918 ;
Snr la proposition dn Secrtla ire d'Etal des Finances et dli
Commerce,
lt de U'avis du Conseil des Secritaires d'Etat;

A ARRI'Ti ET ARRIETE CE QUI SUIT :

Article ler.-- Des credits sont ouverts aux DEparteinents
miinisltriels pour le deuxiemc trimestrc de l'Exercice 1917-
1918, a)l)'Lrt les tableaulx v aini.exes, jilisqilu' coiiclllrence de











12.120,00 213,8,)58,23


relations xt rieu .- .........
FINANCES ET COMMiA!;
Service Adminislif.i __
Service de l; Banqiue
Service dn lieceveur G', :irl ..
In terie r ...... ....
Trnvaux publ)ics
Agriculture ..
.I s tic e ..........
Instruclion )pu)li(que
C(u1lIes


19.1. I 1,(65
5 839,0()
58.390,48
9 1.918,24
(6 .477,00
12.561, 10
23:7 922,A7
1 )0 15.,88
10.320,00


12.600,71
1.492,88
11.928,80
:13.960 ( ,
150.517,50
11,00

12 571,18
17.625.(00


Ar\t 3. 11 scra )polrvu aiux credits ci-(dsssus metllionnes
par les receltes i'.d quees sous la rubrique (< Iimpots divers s
et dleerminees anl Budg(Iet des Voies ct loyens de I'Exercice
191-9l-l15, Chapitre 15, Sociion 2 et Chapitre 17, Section 15,
incl usivement.
Art. 4.- Le present ArrItM sern pilli(i et exceutc e 'n la dili-
gence des Secretaires d'Elat, chacun en cc qui le concern.
Ionne nu Palais National, i Port-au-Prince, le 15 Janvicr
1918, an 115e. de 1'Ind6pendance.
DARTING l'EN \VE.
PIar le [P(sidenlt :

Le, Secrclaire d'Elat des Finances'i el du Commerce,

Dr. ElMON)x HERAUX.

Le Serreair d'al (Ic' Relalions ..'hrieu're's el de I( Jistlice,

E. DI)rP'Y.

Le Secritairc d'Elal 'Ie I 'nlerieur e des C(l.les, p. i.

At(c. SCOTT.

L SecrthIii'r d'Elal des 7'raa.r )public's rl de l'.g
:v. %(:V C1 IATELA IN.

Le Secrr;/aire d'(ilao de I'liitdrucli)n publiqiue,

A.\r;. SCOT(T.


-j", _


(;if I1 ).-,


)Ul AMl I',








I 1 -i


AR I ETE


l; CO NS ]I, C.]O,.1MU NAL DE) ir- lt'-P JiM :. '

Vu l'article 53), 1ic. alinea de la loi du 6 Oclobre 1831 sur
les (Cnscils Cominmunallll et Ie I)cret du 2i Dlicembre der-
ilicl :
(Considhraanl qii'il est urgent, en iprscnc de Ie l crise ali-
iiintataire acluelle cr(''e jpar la grandee (Guerre, de iixer le
prix de certain articles de coisoimmation q(uotidienne en
vtie ld'ssiurer In p[rolection due Ih a population (de cclte villic
A ImI:TE CE (i: i SI'T :

Art ler. Le prix de Ia livre de pain, de via'lle el de st-
ere est ainsi fixed a partir de cc jour :
lo. livre de pain jusqn'c A novel ordre .................. 50 cts.
2o deviande y cumpris un d6chet d'os de 20 o/o (65
3 o d e su cre .. ...... ............... .... .. ............... 7
Art 2. Jusqu'a novel ordre il est formellement defend
dle confectionner des patisseries, la marine devant 6tre exclu-
sivement employee a la fabrication du pain.
Art. 3. Ces measures, edict6es en raison de la situation
exceptionnelle que traverse le Monde, sont abslumnent tem-
poraires et n'auront )pour durec que celle des circonstances
(qii les molivent,
\Art i. -- Tout conitrcrvonant aux pr6sentes dis)3spitions
scra puni conlforlnmenlt aux lois.
Art. 5. Le Iprsent Arrcil, aprIs avoiir 'te approtuve par
le Secretaire d'Etat de I'lnlterieur, sera inmprin6, public et
ex6cut it A la diligence du tli M istrat (ommniunil et de la Gen-
darmerie d'Haiti.
Fait it l'Hotel Con11munal, les joulr, m1ois et an que dessus.

Lc Maqislral Communnal,
Dr AT(;. LECHA L').
Vu et approuv0 :

Le SecrHa(ire d'Etali de I'InItrieur, p. i.


Arc' SCOTT.










Si (; I ITAlI: i: T'I; I -AT I; I ,A(.iIICIiT I i ..


Le (Gouvernement en:lcg:' inslainment les Magfistlrts Co0m-1
mnlnnaux les Socitels agricoles de la Ripubliqlle i' entrele-
nir des jeunes gens A lI. Ferie-Ecole de Thor. Les I'ris 'ell-
trelien s'61event i Cin I i inte gourdes par mois et se rFpar-
tissent come suit, ipour chaque 6tidiant :

N ourriture .... ................ (. 3G .
Blanchissage S ( 10
I)ivers . 10

Ces 'frais soul (loini rclntivemniil tIrs nmodiiques. LI d(lurie
des iludes est de ldouie Ill)iis. I'eClseignen ile t donnl el cel
hlaiblissement est i' la tois praliqu( e etl lih oriqtle, ra is sill-
(o11 proialique.
II v Va dIe I'intrt imn :ldldia edullvs I (Ie les ctildinalis soient
I-ecrites d ns( nos divers l)eparle( ients Inities I l'a)pplication
des m oes eIIlo ullture les les phl us rationnelles, expri)imIenis.
ils seronli de veritalles feleurs de priog'ces, doni I'exemple
st1scilerni Ie d6veloppcm)enlt agricole de leurs regions respectt-
V'CS.
Port-au-Prinee, le 15 .lanvier 1918.

-- -------




DI).AlTIGL'NAVI'
PiI:SIDI:NT DI.: L 'A H :' n.iOu i:

(,iii1ii rrantil que aI cirise acltelle des iransports et les grn-
ves p)erIurl;lhaions ecoinoiques qui ien sont la conse'(|eience
men:teent de riuiner 1'exportation d 0 nos denlres. d'nIrrler
'ilmportation et de rI6d ire ainsi les po)pilations Id pnvs Ia
plus cruelle (6tresse ;
Consid6rant (Ique la ienaiice imminente de ces soul'rances
sociales, don't les suites ne peivent itre que desaslreuses, im-
pose au Gouvernement I'adoption de inesures de sanl\egiarde
Intionnie '
Considel:anl que, parni ces measures urgenles, figurenI, e(
prenliLre line, cells q(ii doivent nvoir pour elfet de tfvori-









Slip I i 1io I d r 3 (l ', lei r Mc 1i1i C L, leur expor-
tation sur tons les march s ofl .lle. peuvent tre demandees;
Consideriant que, cnlls ces conditions. il va lieu de sup-
prinmcr totes enltrves a Ia libeirt2e d:1 Commerce inl6rieur,
ali droit, pour le )I'prolucteur et Ie commercani, de veClldr(
ieurs prodnuis oon leurs marchandises dans les lieux qu'ils
i)ire'Irent, aix condilio:is de prix qui so:nt les plus av.ala-
. I s..s el aix clpeonnes qui leur eoCnviennent ;
V\ les articles 5, 6, 20 du CodeRural et 441 du Code Civil:
Sil laI proposition du Secretaire d'Etal des Finances el du
('., mlllil i ("- "
lt de l'avis (du Colscil des SccrItaires d'Etnl :
l)ial: :T :

Art. ler. J.usq'I'a novel ordre, est lilbre dans les villas.
h)urgs, camlpagnes et sur toul le terriioire de la Relpubliqie,
le commerce de lonles denrdes on marchandises d'origine in-
dIigine; et tons individus, sans exception aucune, peuvent
exercer le droit devendre ou d'acheter ces denrees on mir-
chandises.
Art. 2. 11 n'est porter auctne atteinte aux droits des pro-
prietaires ou fermiers d'interdire ssur leurs terres tout com-
merce aux cultivateurs qu'ils emploient.
Art. 3. -- Le present Dl)cret sera public et ex6cut iC- la di-
ligence des Secretaires d'Etat, chacun en ce qui le concern.
I)onne au Palais National, Ai Port-au-Prince, le 23 .lanvier
1918, an 11,lmne de I'lndependance
I)ARTIG 'T N V
Par It tl'e sidc enl :

LI SeScrt'laii' (I Elal des Filanc'.s el du Comn'i'rr'e,
l)r, Enli)ON HEIIAUX.
l. Secr E!. I)TPUY.
Le Secr'rluire (rldlh des Traalu.r Publics et de I'Lflyricill1r1,,
Flin(: CHATEIAIN.
l, Secrth'irr( d'Ela(l de IInstruiction publique,
AUGc-STE SCOTT.
le ecr;ltire d'Etl de I'lnstlruction ipublique el des (:Culles.
Atr'iSTEj. SCOTT.







S17 -


SECR&EAIRERIE D'ETAT DES RELAI.IO\S EXTRIEtI I


A la nouvelle de la catastrophe qui a recemment d6sold la
Republique de Guat6mala, le D6partement des Relations Ex-
t6ricures de la Republique d'Haiti, s'inspirant des sentiments
de fralernel attachment qui unissent les nations du Nouveau
Continent, s'6tait fait le devoir d'adresser au Gouvernement
et au Peuple de Guatemala l'expression de la douloureuse
sympathie du Gouvernement et du Peuple Haitiens.
En r6ponse A cette communication, le Secretaire d'Elat des
Relations Exterieures a recu le tle6gramme suivant

( Traduction )

De Guatemala : i Au nom du Gouvernement et du PeIuple
a de Guat6mala, je remercie profond6ment Votre Excellence
I des manifestations de sympathie que, au nom du Gouverne-
v ment et du Peuple d'Haiti, Elle a bien voulu m'adresser a
Sl'occasion du recent tremblement de terre survenu dans ce
, pays ,
r (S) Luis TOI.EDO HERRARTE.
.ini)istre des Relations E.rtr'ieures,

Port-au Prince, le 22 Janvier 1918.






1)AT 1 ENA VE

IlI:SII)ENT D1E IA R B :PUiLIQl'E

Vu les articles 29 37, 10 et 15 du Code de commerce ;

Vu lo. Le Contrat de concession pour l'exploitation du
gite de minerai de cuivre accord A Monsieur Louis Bazelais,
le 10 Aoit 1905 ;
Vu 20. Le Contrat de concession pour l'exploitation du
gisement de fer accord A Monsieur Jean-Baptisle Dartigue,
le 15 Novembre 1905 ;
Vu 3o. Ie Contrat de concession pour l'exploitation du







- 1S


. ; eijtI:llIt de plomi ) i ui ai Monsieur Jeaii-Baptisle )arti-
gue, le 15 Novembre 1905 ;
Vu 4o Le Contrat de concession pour l'exploitation du
gisement de fer accord ia Monsieur le g6n&ral L. -Eugene
Magloire, le 12 F6vrier 1907;
Vu 5o. Le Contrat de concession pour l'exploitation des
minerals de fer dits d'alluvion, situds dans l'arrondissement
de Nippes,accord6a Messieurs Emile Marseille et )6gramond
June, le 29 Mars 1906;
Vu 60. Les Contrats de concession des giles de carbon
de terre silues dans les Arrondissements de Hinche el de Mi-
rehalais faites `i Monsieur Hodolphe Gardere les ler. Aofit
19)1, 2) Novembre 19J6;i
Vu 7o. Le Contrat de concession pour I'exploitation du
carbon de terre dans la 66me section rurale de la Commu-
ne des Caves, it I'endroit appele Camp-Perrin et a son affleu-
reinent l ia vall6e de 1'Asile, faite au General Justin Carrie,
le 29 J.uillet 905 ;
Vu 8o. Le Contrat de concession pour 1'exploitation du
charbon de terre de 1'Arrondis3ement de Nippes faite iz Mes-
sieurs Emile Marseille, Degramond Jeune, le ler. Mars 1906;
Vu 9o.- Le Contrat de concession pour I'exploitation du
gisement de manganese accord a Monsieur Alexandre Pou-
jol, le 20 Fevrier 1907';
Vu egalement les status et cahiers des charges concer-
nant les dites concessions ;
Attend que les conditions stipules pour I'ex6cution des
lites concessions n'ont pas 6t6 ohservees ;
Attendu, d'autre part, que les Statuts concernant la Societe
Anonvime d.enommee Compaynie Charbonniire el Minibre
d'Hai'i ont Wtl violas et inexecutes et qu'il y a lieu de les
trevoquer ;
Sur le rapport du Secrdeaire d'Etat des Financesel du Com-
merce et de 1'avis du Conseil des Secretaires d'Etat;

ARRITE :

Art. ler. ---- Est revoquie, I'autorisation accordee h la So-
ci tl anonyme denommee :

Coinpagnie Charbonnibre el Miiniire d'HIa'ili.

Art. 2. Les Concessions de gisements de cuivre dans la
region appclee ( Chaine de Plaisance ) dans l'Arrondisse-
ment de Borgne, de gisements de fer situes dans l'Arrondis-
sement des C6teaux, de gisements de fer dits d'alluvion situn6







- 19


dan-s I'Arronili.s.-iment de Nippes, de gisements tie fer de la
Commune de Limonade, de gisements de carbon de terre
des Arrondissements de Hinche et de Mirebalais, de gise-
mentsdc mnanganesessitues dans l'Arrondissement des C6teaux,
sont ct demeures forcloses.
Art. 3. Les Secr6taires d'Etat des Finances, des Travaux
publics et de l'Intericur sont charges de l'ex6cution du pr6-
.ent Arr'td qui sera imnprim6 et public.
Donn6 au Palais National, A Port-au-Prince, le 13 F6vrier
1918, an ll5mne. de 1'Ind6pendance.
DI)ARTIGUENAVE
Par le Premsident :
Le Secritaire d'Ethl des Finances et un Commerce,
Dr. EDMOND HIRAUX.
Le SecrYtaire dElat des Travau.r Publics,
Fuacy CHATELAIN.
Le Secritaire d'Elat de I'Inhtrienr,
OSMIN CHAM.


IIEPUBLIQUE D'HAITI


Plrt'-aui-Prince, le 20 Novembre 1901.

Sl-.CH.Ii IRERI D'ETAT DES
RELATIONS EXTERIEURES

Monsieur le Ministre,
Le num6ro du mois de Juin dernier du TI Lbro Rosado
qui vient de parvenir A ce D6partement m'a permits de me-
surer 1'6tendue de la catastrophe qui a si inopin6ment, si
cruellement d6sole la R6publiqiue du Salvador.
Le Gouvernement et le Peuple haitiens, pro'ond6menli mus
a la nouvelle de ce triste 6venement, ne pouyaient manquer
de s'associer pour une large part A la profonde affliction de
la R6publique seur ; aussi, est-ce de tout coeur que je prie
Votre Excellence d'6tre aupris du Gouvernement et du Peu-
ple du Salvador, l'interprete de nos sentiments de doulou-









i'eise \ iblllie, du11 ,tiil l pas (qip ialgre l'ftendne du
nallllelir quil ls frappe, ils n'aient conw.servet la force d'e diil.
rer coi 'ageusenient ce moment d'eprcuve.
Venillez ;agrber, Monsieur le Ministre, les assiur ances de mi
haute co( tl1eroation.
(S ) E.DUPU'Y
Son Evc. Mr. le Ministre
d-s Relations ExiLrieures
tie la Repnblique dI
Sa(ilador. S(in Sali ador


COP IE-TR'l'AD I) U CTi ON

Satn Sailvador, Ie 5) Janvier 1918.
MINISTI:E 1)DES RELATIONS
ExTimrEvars
Rlpublique du Salvador C. A.
No. 1166.

Monsieur le Ministre,
J ai en 'honneur de recevoir la courtoise commnlliication
de Votre, Excellence en date du 20 Novembre dernier. Les
genereuses pensees qui y sont exprimees avec tant d'l1o-
quence et un sentiment si elev6 de confraternitl& A 'occasion
de l'affliction ofi nous a plong6s le tremblement de terre du 7
juin 1917, out produit en moi une impression de profonde-
gratitude
Interpr6tant les sentiments du Peuple et du Gouverneient
du Salvador, j'ai l'honneur et la satisfaction de fire savoir a
Votre Excellence que ses vives expressions de sympathic
sont vraiment de nature aadoucir l'amertume de note preiu-
ve et, en vous en donnant ici l'assurance, je prie Volre Ex-
cellence de transmettre nos plus vifs remerciements A son
Gouvernement et au Peuple Haitien.
Veuillez, Monsieur le Ministre, accepted le ltmoignage ie
ma consideration ia plus distinguie.

(S) F. MAnRTNo SUAREZ
A Son E.c. Mr. le Ministre
des Relations Exhtrieures
de 1a Rpiiblique d'Haili
Port-au-Prince.













DA RTIG tENAV E

PRESIDENT DE LA REPUBLIQ.'E

t(onsiderant que, en raison de la diminution des droits de
douane occasionn6e par la cruise mondiale et de la n6cessit6
oit se troupe le Gouvernement dee fire face aux d6penses des
services publics, il y a lieu d'6tablir un nouveau droit de sta-
lislique sur les denr6es dans les conditions de le supporter
a ns inconvenient :
Consid6rant que le mai's et le colon par l'extension de leur
production et la surielvation de leur prix, se trouvent dans
cTs conditions ;
Sur la proposition du Secrotaire d'Elat des Finances et du
COminmerCC,
Et de l'avis du Conscil des SecrOtaires d'Etat,

1)CR-TTE :

Art. ler A partir du 3 Mars prochain, et pendant toute
I; dur'6e de la guerre, Ie inis paiera A I'exportation un droit
de statistiIque de Cinquante centimes or am ricain par cent
li\ rs et le coto n un droit de statistique de Un dollar or am6-
ricain par cent lives.
Art. 2 -- Le present Dlcret alinoge celui en date du 15
Janvier dernier et sera public ct e excute a la diligence des
Secrciaires d'Etat, chacin en ce qui le concern.
Donn6 au Palais National, Ai Port-au-Prince, le 22 Fevrier
1918, an 115bme. de l'Ind(pendance.

DARTIGUENAVI'
l'al le Ilrfsidenc t :

Le Secretaire d'Etal des Finaes 'il s el d(i Comnnerce,

Dr. EDnoxD HERAUX.

Le S,'crl'tire d'Elai des Retltions E.I;Irieureset de la Justice,


E. D)UI Y.








Le, SecrItaire d'Elal de l'rntrieur el des Culles.
OSMIN CHAM.

Le Sr. riillire d'Elal des Travauxi publics el de IAgtriculture,
FURCY CHATELAIN.

Le Secretaire d'E de ld t 'Insrucition publique,
Avi. SCOTT.

-~-------

ARRETE


DARTIGU' NAVE
1PRESIDENT DE LA RIfPUBLIQUE

Vu les articles 29 A 37, 40 et 45 du Code de commerce :
Vu lo. Les lis des 22 Aofit 1905 et 27 AoCit 1910, la pre-
mire sanctionnant le contract pass, le 10 Septembre 1901,
entire le Secr6taire d'Etat des Travaux publics et Monsieur
Louis JOSEPH NICOLAS pour 1'Mtablissement et I'exploitation
d'une Ligne de Chemin de fer reliant Port-au-Prince A Petion-
Ville avec faculty de continue a Furcy et, la deuxieme, ac-
cordant au Concessionnaire la facuit6 de fire le trac6 du
Chemin de fer par Lalue et Bourdon et de se servir de la
traction 6lectrique ;
2o. -- La loi du 27 Aoitl910, sanctionnant le contract passe
le 29 Juin 1911. entire Monsieur Louis JOSEPH NICOLAS, pr6si-
dent du Conseil d'Administration de la Soci6t6 haitienne de
Force Motrice, pour amrnnager et exploiter la production de
'dnergie electrique par les chutes naturelles et les course
d'eau don't 1'allure permet la creation des chutes artificielles
dans le rayon de 25 lieues, measure francaise, autour de P6-
tion-Ville ;
3o. L:1 loi-contrat du 13 Septembre 1936 qui accord A Mr.
ErMON~~ ROUMAIN le droit de raffiner du p6trole, de construire
sur le littoral on i l'intfrieur des reservoirs pour les p1'tro-
les rules ou leurs products ;
40, La loi du 12 Septembre 1912, sanctionnant le con-
trat passe i la date du 3 Aoit 1912, entre le Secr6taire d'Etat


- 2)2 --






- 23 -


desTrfavaux Publics et la Compagnie des Chemins de fer de
la Plaine du Cul de Sac. relatif au changement de la traction
A vapeur des Tramways en traction 61ectrique et a 1'extension
de ce r6seau ;
50. -Les cashiers des charges anncxes aux dites conces-
sions ;
(io. Les actes de Socitelt faits an .rapport de Me. Louis
ETIENNE EDMOND OIOm notaire it la Irsidence de cette ville,
les 10 Janvier 1907, 16 et 24 Mars 1911 et 12 .anvier 1917
70. Les arret6s en date des 10 Janvier 1907, 21 Mars et 17
Avril 1911 et 13 Fevrier 1917, autorisant les Societes anony-
mes formees it Port-au-Prince sous la denomination de :
< Compagnie des Chemins de fer de Plion-Ville ,,. < Com-
pagnie des chemins de 'er electriques de P3etion-Ville. Com-
pagnie Haitienne de Force Motrice ne, et ( Compagnie haitien-
ne de Petrole .
Attqndu que les conditioniesstfplecs pour 1'execution des
dies concessions n'ont pas ete observees:
Attendu que les autorisations accordees aux dites Soci tes
['ont Wtd sons reserve de revocation en ,cas de violation des
lois et de non execution ies acles constitutifs ;
Attend que les lois et status les concernant ont 0le violes
et inexecutes dans leurs dispositions les plus essentielles ;
Sur le rapport du Secretaire d'Etat des Finances et duCom-
iterce,
El de I'avis du Conseil des Sccrltaires d'Etat,

AnlrETE :
Art. ler. Sont revoquees les autorisationsaccordees aux
Societ6s anonymes d6nommei s : (< Compagnie des chemins
de fer de PNtion-Ville K, a Compagnie de chemins de fer dlec-
trique de PNtion-Ville t, t Compagnie Haitienne de Force
motrice x, < Compagnie Haitienne de PNtrole
Art. 2. Sont frappees de forclucion les concessions pour l'm-
tablissement et I'exploitation : lo d'une line de clemin de
fer de Port-an-Prince il Petion-Ville ; 2o. pour la production
de I'6nergie electrique parles chutes naturelles et les course
d'eau ; 30. pour le raflinement du petrole ct la construction
sur le littoral ou ia 'int6rieur de reservoirs ; et 4o. pour le
changement de la traction a vapeur des tramways en trac-
tion l6ectrique et pour l'extension du reseau des tramways.
Art. 3. Les Secr6taires d'Etat des Finances, des Travaux
Publics et de l'Interieur sont charges de l'ex&cution du pre-
sent arrite qui sera imprim, ct execute.








Donn6 au Palais National, it Port-au-Princu e le 21 Fevrier
1918, an 115cme. de 1'Independance.

DARTIG UNAVE.
Par le Prhisldtlll :


Le Secre(tiire dI'Etl des Finances,
Dr. EDMOND HERAUX.
Le Srr ritaire d'Etal des Travaux Piublics,
FITIac CHATELAIN,
Le Secretlire d'Elal de I'lntIierur,
OsMIN CHAM.,


ARRETE


DARTIGUENAVE
PRESIDENT DE LA RE PUBLIQLUE


VLI Farticle 97 de la Constitution ;
Vu l'article 3 de la loi du 13 Septembre 1894 sur la mnie i
la retraite des Magistrats ;
Consid6rant que le citoyen LARRIEUX FRANCOIS, Juge au Tri-
bunal civil de Port-de-Paix, a demanded A benelicier des dis-
positions du dit article :
Sur le rapport du Secr6taire d'Etat de la Justice ;
Et de l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat,

A ARR ETE ET ARRi EE CE QUI SUIT

Art. ler. Est admis A la retraile le citoyen LARRIEUX
FrxANOIS, Juge au Tribunal civil de Port-de-Paix ;
Art. 2 Une pension de cent gourdes lui sera, ai partir
de la date du pre6s.nt arrit6, payee mensuellement selon le
vceu de l'art. 10 de la loi du 14 Septembre 1881 modified par
la loi du 28 Septembre 1898 ;
Art. 3. Cette pension sera inscrite au Grand Livre des
pensions civiles tenu a la Secr6tairerie d'Etat des Finances,






,25 -


pour extrait en &tre delivre conformdment A Iarticle 26 de la
loi sur-les pensions civiles.
Art. I Le present Arreld sera publi e etexdcuttd la di-
ligence des Secr6taires d'Etat de la Justice et ces Finances,
chacun en ce qui le concern.
Donnt au Palais National ii Port-au-Prince, le 12 Flvrier
1918, an 115c. de lInd6pendance.

)DAITIG UIENA VI.
IP r le Ptresident :

Le Secr;laire d'EIla de la Justice,

E. D)UPY.

Le Secrel-ire d'Eall des Filnalces,

Dr. E.ioND HIRAINX.







)DATI G U ENA VE
1PRI'lDENT DE LA R1PUBLIQ.U

VY les articles 29 A 37, 40 At 45 du Code de commerce ;
Vu le Contrat de concession de 'lle de la Tortue du 14
Novembre 1890 et la Loi de sanction du dit conlrat en date
du 29 Septembre 1892;
Vnu lArritl de Septembre 1893 autorisant la Societd Ano-
nyme former i PoIrt-au-Prince sous la denomination de
C (ompagni e de Il'ploitation d? File de la Tortue ,, le 20
Juin de la meme annee par acte au rapport de Me. Joseph
Bellevue Carre et son eollIgue, notaires i Port-au-Prince;
Vu la Loi du ler. Septembre 1903) autorisant la cession it
Michel Sylvain du Contrat du 11 Novembre 1890 ;
Attend qcue 'autorisation accordee Ai la ( Compagnie de
l'Exploitation de 'lle te la Tortue a 6tl donnee sous reservc
de revocation, en cas de violation des lois on de non execu-
tion des Statuts ;








Attendu que les lois et les Statuts concetI naii la dite So-
ciet6 ont dtc violas et inexccutes :
Sur Ic rapport du Secretaire d'Etat des Finances,
Et de l'avis :1u Conseil des Secretaires d'Etat,
ARRITE :
Article ler. L'autorisation donnie a la Societe Anonyme
denommee ( Compagnie de I'Exploitation de i'lle de la Tor-
tue ) est revoquie.
Article 2.--- Sont frappes de f'orclusion les Contrats des 14
Novembre 1890 et ler. Septembre 1905 concernant la Conces-
sion de l'Ile de la Tortue.
Article 3.- Les Secretaires d'Etal des Finances, de l'Inte-
rieur et de 1'Agriculture sont charges de l'ex6cution du pre-
sent Arrit6 qui sera imprime el ex&cut6.
Donn6 au Palais National, A Port-au-Prince, le ler. Mars
1918, an 115e. de l'Ind6pendance.
DARTIGUENAVE.
Par le Pi'siidenl :

L.c Secritaire d'Etal des Finitnces,
D)r. EIDMIND IIII'AUX.

Le Secretaire d'Etal de rlhidrieuIr,
OSMIN CHAM.

Le Secretaire d'Etat de I'Agriculture,
FUncY CHATELAIN.


N 103' Port-au-Prince, le 7 Mars 1918.

I.E ScEcI'r.TAIRF D'ETAT AU I)DPARTEMENT DE I.A JUSTICE

(Circulaire

Aux. Commissaires du Gonvernement pres les iribunauax
civil de la Rbpublique.

Monsieur le Commissaire,
11 a Wte signals iA mon )Dpartement le fait de particulieir








de recourir fr6quemmlnent a I'enquete dite suppletive pour la
reconstruction de leurs tires, et en vue de la translation de
leurs propriLt6s. Ces ablus sont facilities d'abord par des Juges
de paix qui, dans un but de lucre, accueillent sans facon
toutes les requ6tes qui leur sont adress6es dans ce sens ; en-
suite, par des notaires peu scrupuleux qui pretent leiir minis-
tere pour des actes translatils de proprie6t sous la foi de pro-
ces-verbaux d'enqu6te aussi douteux au fond qu'irrIguliers en
la forme
Mon D6partement a depuis longlemps pris le parli de classes
toutes ces enquItes soumises a son examen, estimant a bon
droit que la loi du 21 F6vrier 1825, criee pour des circons-
tances exceptionnelles et pour parer a des cas exceptionnels,
n'a plus d'application de nos jours.
Le titre de la dite loi, le d6cret de sanction du S6nat ne
laissent aucun doute A cet 6gard., On y lit en effet : Loi rela-
live aux formalites d reinplir pour constater la perle des titres
de cer.r don't les propriels sont sons la main mise de 1Elat. el
qui statue difinitivenment sur les reclamnations des creances an-
tirieiures a la foundation de la Republique contracts par les
anciens proprietiires des bients reunis an domain.
.le vous enjoins, en consequence, d inviter impirativemnent
les Juges de paix A rejcter toutes requetes qui leur seront pre-
senites A fin d'enqu6te suppl6tive.
Agr6ez, Monsieur le Commissaire, I'assurancee d nia par-
faite consideration.
E. D)PUY.


No. 10'. o -au-Prince, le 18 Mars 1918.

LE SECRETAIHE I'ETAT AU DIEPARTEMENT DE L'AGIlICUIrTnRE.

(:Cirict ulie

Aiu.x 31ayislrats Comui unal. i' Id la Rcpubliqte.

Monsieur le Magistrat,
Le Gouvernement attache une importance toule sp6ciale A
vous voir donner, cette annoe, quelque solennite A la c6elbra-
tion de la fdte du ler. M.ai dans votre Commune. C'est la fete
de I'Agricuiture, de l'Industrie et du Travail.
Jamais, commune en ce moment, il n'a 0t6 plus besoin d'exal-
ter la bienfaisance du labeur de la terre, de glorifier I'efTort


-- 2--








Ot l'elCrgie c ll. IIt I C.s (d it, i c.leilt a I uI ( tl taichi .Mi.'IcCp til) I
d'accroitre la prosperity national et d'attester, par une ma-
nifestation inlelligente et noble, que les Pouvoirs constiluS s
accordent le plus grand inlit lMl t F activity des tiavailleurs,
surtout des cultivateiurs inebranlablement attaches a I'ensse-
ilencement de leur sol. C'est que le drainage des vivres ali-
mentaires, I'exode de nos paysans qui, il est vrai, en discer-
nant t6t ou tard leurs reels advantages, regagneront le foyer
natal, la moins-value d'une de nos principals denrees sur les
places ext6rieures sont venus aggraver le malaise financier et
economique (du Pays.
11 ne s'en faut pas moins d'une sollicitude vigilante, tou-
jours agissante envers la population rural, )pour parer "i Un
Ilechissement du lableur des champs et susciter l'augmenta-
tion de note production agricole. Cette sollicitude ne peut se
timoigner plus hautement q('i'a la date ofi Ia gratitude d'un
people a accoutuIm de rendre un homage solennel i la
terre nourricierc, en proclamant que I'Agriculture est la
source premPiere de la fortune publique.
.Je viens done vous demander, Monsieur le Magistrat, de
vous penitrer de ces considerations et de vous preparer at .f-
ter dignement le ler. Mai. Le Gouvernement ne laissera pas
l'organisation de cette fdte i la scule charge de votre Com-
mune I1 vous viendra en aide dans la measure de ses ressaur-
ces disponiblcs i cette fin. Mais, en celte conjoncture, vous
ne devrez point perdre de vue la haute signification d'une so-
lennit6 destin6c, avant toul, Ai nous inciter if travailler avec
ardeur Ai la grandeur et a la prospirite de la lRpublique.
Recevez, Monsieur le Magistrat, I'assurance de ma parfaite
consideration .
FuicVY (CI ATIEL IN



A RRITIT


I)ARTIG ENAVIN
I)'IKSIDEI.NT DE LA RI1PULIQUE'

Viu les articles 29 ai 37, 40 et 4.1 du Code de conlmerce .
Sur le rapport idu Secretaire d'Elat des Finances el du
Commerce;







2

El de 1'avis du Co:iscil des Secretaires d'lLtat,


Art. ler.- Est auto, i.l Ia Societe anonvme constituiee i
New-York sous la dInomiination de t\CA JRICAN FOIEoIGN BAN-
lKIN ConPOnRATIOX par acte public en date du 18 Fevrier 1918
Art. 2.- Est approved I'acte constitutif de la dite SociOte
passe au rapport de Me. A. TH'lEiOiE \WOLFE, notaire pul)lic
it N. Y. Country, No. 321, le 18 Fivrier 1918.
Art. 3.-- La pr6sente autorisation pourra Otre rivoquee en
cas de violation des lois on de non execution du dit acte
constitute et (es statuts approuvs, sans prejudice des dom-
images-interfts envers les tiers.
Art. 1.-- Le Secretaire d'Etat dess Finances est charge de
1'ex6cution d(u lprsent ArrcAt qui sera imprimn ct eexcutl.
Donn6 an Palais National, ai Port-au-Prince, le 23 Mars 1918,
an 1.l36me. de l'Ind6pendance.
I)DAI'IGtENA V-E.
Par le Pnr :silenl

Le Secrelaire d'Elta des Finances ct du (Conmmerce,

Dn. EDMONJ IIHE X.



A RK R I


DAT I'lT' IENAVE
lPRISIDIENT DlE LA IEiPUBIIQI'E

Vu l'Arriti en date du 29 Septembre 1917 ,
Consid6rant qu'il v a lieun determiner les defenses ld
troisieme trimestre de 1'Exercice 1917-1918 ;
Sur la proposition du Secretaire d'Etat des IFinances et dt
Commerce.
Et de l'avis du Conseil des Secreiaires d'Etat;

A ATl T' ET AIdILTE CE QUI SIT :

Art. ler.- I)es credits sont ouverts aux I)partements mi
nisteriels pour le troisieme trimestre de l'Exercice 1917-1918,
a:)ppet les tableaux v annexes, jusqu'i' concurrence de :







MI -


lKelaIiouis ElcrcLIi cs G. 12.060,00
FINANCES ET COMMEB1.I
Service Adiinistratif ........ 187.924,65
Service de la Banque ..... 5.294,73
Service du Receveur General < 57 947,31
Interieur ....... .......... ...... ..... .. 165.843,24
Travaux publics ........ 60.087.00
Agriculture ... ... . < 18 068,00
justicee. ... 241.522,47
Instruction p)ul)lique .. ..... 409.690,38
C ultes ........... ....... ... 10.320,00


On 20.847,74


7.216,50
2.411,73
241.117,36
296.099,88
106.920,00
1.806,00

10.920,27
15.375,00


Art. 2.- II sera ponrvu aux credits ci-dessus nientionn6s
par les lecettes indiquees sons la rubrique IMPOTS DIVERS et
ddterminees au Budget des Voies et Moyens de l'Exercice
1914-1915, Chap. 15, Section 2 et Chap. 17. Section 13, inclu-
sivement.
Art. 3.- Le present atrr'l sera public et ex&cut6 it la dili-
gence des Secritaires d'Elat, chacun en ce qui le concern.
Donn6 an Palais National, it Port-au-Prince, le 4 Avril 1918,
an l 5Ime. de l'Ind6pendance.
DARTIGUENAVE.
Par le Pre6sileul :

Le SecrIHaire d'Etal des Finances et dt Commerce,

)R. EDMOND HERAUX.

Le Secr'laire d'Elat des Relations Exh~rieures el de la Justice,

E. DUPUY.

Le Secritaire d'Elat des Travaux Publics el de I'Agriculture,

FI'Rcy CHATEIAIN,

le Secretaire d'Etal de l'Intlieti',

OsMIN CHAM.

Le Secrtlaire d'Elat de Ihnslruiction publique,


Ace.. SCOTT.







S2,1 -.


.N" 404. Port-an-Prinlce, le 5 Avil 19t8.

LE SECRETAIRE D'ETAT \A DE)PARTEMENT DE L'lNTtRIEUR .

(Circulaire

Aux. Magistrals Communau.l de la R(;publiqrIe

Monsieur le Magistrat,

Mon Dparteenent reconnaissant le bien-fonde des do-
leances qui lui sont ricemnimnt parvenues sur la dlifference
rein irquIe dans la capacity dz- inm sures appliques ati dthit
d'alcool ct volant rem6dier it ce ficheux 6tat de choses en
exigeant F'unitication diu gallon, s'empresse de vous rappeler
A la strict observation de la Loi du 10 Aofit 1877 qui fixe ta
tableau (qii lui est anncxe cette niesure it 3 litres 75.
1,3 loi prdcithT vOLIS foarnissant amplement les ovens
d'assurer sa parfaite execution, le D)partenment vons (denia(de
d'v tenir fermemient la main.
Persuade que vous saisirez la portie de In pr6sente circu-
laire, recevez, Monsieur le Magistrat, les assurances de ma
parfaite consideration.
()SMIS CIIAM.


No. 125 Port-ai-Pr'itce, le .\ Avr'il 1918.

IE SEC(: 'TAMI' D)'ET'AT AU I):PARTEMENT DE LA JUSTIrCE.

DEPEI'CHE

An Continissaire dil GoLuerntement pres Ie Tribiunal
civil de ce ressori

Monsieur le Conmmissaire,

Par sa depchle du 9 Novembre 1917, an No, 22 1, mon
1)Dpartement, en vous invitant A nitttre F'action publique en
mnouvement contre le ou les arteurs d(e Ia catastrophe dui
point de Thor, s'exprimait ainsi :
((A la suite dela catastrophe survenue Ie 4 du courant, au
pout de Thor, 1'opinion publique est unanime ii r6clamer que









les ttiit-i r n,.spoui.z i ceel ev6nement soient lives a la
Justice. Le Gotuviv-ciiem, nt partage pleinement ce sentiment,
d'autant plus qu'il a constamment averti la Compagnie P.C.S.
des dangers que faisait courir A la population l'6tat de son
materiel roulant qui ne repond pas aux engagements pris
dans son cashier des charges. L'6v6nement est venu justifier
cette provision, non sans jeler la stupefaction par l'etendue
des malheurs causes.

a Le I)partement compile sur votre intelligence et votre
sentiment d'humanit& pour imprimer I la procedure toute la
cel~rit6 et toute l'impartialit6 qu'exige la defense des int6rits
en cause. )
Depuis, par ses diffrrentes communications, il n'n point
cess6 de se prdoccuper de ]a march de cette affaire. A la
(late du 10 Novembre 1917, ayant dtW inform par la 'umeur
publique qui'une piece trouvee sur la voie pul)lique et apparte-
nant au convoi du Chemin de fer P. C. S. don't le d6raille-
ment causa la catastrophe du 4 du courant avait et6 trans-
port e a la Gendarmerie, par lettre an No 271, le D6parte-
ment vous mandait ce qui suit :
Je vous invite en consequence ai r6clamer cette piece (lu
Bureau de la Gendarmerie, arim qu'elle soit remise an Juge
d'Instruction.
( C'est I'occasion pour mon D)partement de vous deman-
der de ne negliger dans votre sphere d'action, aucune preuve,
aucune circonstance, aucun indice, si faibles soient-ils, pou-
vant aider i uine complete manifestation de la v6rite dans
cette malheureuse affaire. De m6ne qu'il espere que 1'ins-
truction marchera avec le plus de celtrit6 possible. C'est
une satisfaction particuliere que le Gouvrernement tient ai
donner A l'opinion piblique si justement mnue par cette ca-
tastroplhe sans pricedent. )
A la date du 12 Novembre 1917 et par dp6eche au No. 280,
c'est le concourse idu Service technique, gracieusement mis ai
sa disposition par le Secretaire d'Etat des Travaux Publics,
que mon D6partement offrait au Juge d'Instruction pour les
operations de son minister qui n6cessiteraient la presence
on des renseignements de technicians.
Toutes ces communications attestent le profound souci de
mon Departement de voir le jour se fair compl6tement et
le plus rapidemeut possible sur cette affaire, sur la inarche
de laquelle il ne cesse de vous reclamer des rapports inces-
sants ainsi qu'en t6moignent les d6peches des 17 Novembre
et 19 D6cembre 1917 aux Nos 332 et 584.
IMon Departement a le regret de constater jusqu'A quel









point son soIci eset sgetc ses instructioiis excut.cL p Iis-
que cinq longs mois sc sont 6coulds depuis 'elfroyable mal-
heur sans qu'une decision soil intervenuc. Dans cet inter-
valle, bien des torts sont consommis. En vertu du principle
( le criminal tient le civil en Mtat des victims pressees par
les circonstances, ont 6ti accules la transaction. Par une
singuli re ironic des choses, la iiise en inllolvuve ent de 1'ac-
lion pt1blique aurait ainsi indirectement conlribu6 fi rtlinel
de justes reparations que tout Tribunal pratiquant le senti-
ment d humanity n'efit pas manqu6 d'altrilbuer ait de panvres
et innocents victims.
C'est cette terrible responsabili6c que mon l)partement
n'entend point partager et (u'il venu vous fire toucher du
doigt, Monsieur le Commissaire. qui I'incite a vous inviter
line dcrnire Ifois a demanded an Jugc d'lhstruction et a In
Chambre du conseil A se prononcer en toute ccl6rit6 sur cette
aifaire.
Je ne tcrminerai pas celte lettre, Monsieur le Conimissaire,
sans vous entrelenir d'nne autre affaire qui )pr'occupe non
moins A jiusle titre, l'opinion pulbliciue: je mentionne celle
de B. ROUSSEAU, ex-grellier du Tnlribunal civil de ce resort.
Encore qu'introduite depuis longltemps deja, I'ordre de re-
prendre les poursuiles vous a etc donn6 pI:r d6pj)che dn 30
Janvier 1917,aa No. j9:), soit Ilus de quatorze mnois. Le D6-
partement a le regret de constater, en depit de ses dI6pchles
nombreuses, notaimment cclles des 7 Novembre et 26 D&-
cembre 1917, N'" 248 et 615, que cetteaffaire scinble atteindre
une phase stationnaire.
S'agissant l'accusation de d(Ctournemient don't les interess6s
se plaignent at l'Etat, civilenient responsible, on ne saurait
trop d6montrer la necessity d'une instruction rapide. D'autre
part, l'opinion publinqe, plus encliqne i la lmalignite qu',i la
bienveillance, pourrait voir dans ces lenteurs inexpliquees
trop de complaisance de la part des Juges a juger leur ancient
greffier.
Mon Dcpartement croit que devant ces iniportantes raisons
vous ne manquerez pas de demanded au .Juge qui eln est
charge de terminer le plus tot cette alfaire.
Veuillez m'accuser reception tie la p)r6sent5 e el agrcer, Moin-
sieur le ComnIissaire, I'assutrac de Ie mn parlaite conside-
ration.
E DUPUY










- :;1 -


P, Kl AHT12NIINT 1)1' C0IMN IFI Cl.


Le l)lmi lcnienit porte a la connaissance des industries et
de toutes autres personnel intiressees (iie, suivant avis requ
du( Consul G(neral ('Haiti A New-York, le MIIEL a ~t0 port
par le G(ouvernement des Etats-t!Uis (l'Amerique sur la listed
d'es' aiicles dout l'imiportalionl est prohibe aux Etats-Unis.

Port-au-Prince, Ie 13 Avril 1918.S


S i II:.. XIRERIE D'ETAT 1)1E L'INTERIEUR


Le DWpartement de I'Int6rieur, en vertu de la loi du 6 0-
tobre 1885 sur les droits d'auteurs et de la Convention du 13
Novembre 1903 y relative, rappelle aux auteurs d'ouvrages
mentionn6s A l'article ler. de la dite loi, que, pour benelicier
dn droit de propriety et du privilieg qui leur est accord de
poursuivre les contrefacteurs on debitants de leurs orivres.
et des autres privileges queleur conferecette loi en ses autres
dispositions, ils doivent se contormer aux prescriptions de
son article 2, leur faisant obligation de deposer a la Seretai-
rerie d'Etat de l'Int6rieur 5 exemplaires de leurs ouvrages.
En cons6quence, les interess6s sont avises qua' partir de
cette date, un registry destiny a recevoir les declarations des
droits d'auteurs est ouvert au D6partement, les lundli, mardi
et nmrcredi,de dix iheores du martin a trois heures ile !'apris-
midi.
En ce qui a trait an autres villes de la Rpulblique, les
dIclara;ions et le dhp6ot prI)vu par I'article 2 preeit,se front
aux Conseils commnIunaLIx, conform6ment a 'article 3 de la
loi du 26 Octobre 1885.


Port-au-Prince, le 17 Avril 1913.








-- 3.).-


Sm .hTirT n ii irf D'ETAT I i rjiIi. iD.


La Secr6tairerie d'Etat de I'lnterieLur invite les Magistrats
communaux et commissions Comminales de la RIpublique
Ai veiller ai Ia strict execution tdu (Communiiiqui( du t)&parte-
ment des Finances et l C (1 Commnerce public ;.i Mlorr:.'ri (Id
16 Janvier 1918 et de l'Arretl de oe l)parlcmenlt p)airn intx N'
20, 21 el 26 du menle .Journal lixant les pri-x de venle imaxi-
1mum1 des articles de premiecire nacessit6.
En consequence, clle les invite egalementet slir la demand
du Depiarlement des Finances et d(u Commerce. it lui signaler
les commercants de leur Commuine qui anront enlreint les
dispositions du susdit ArrItil', alin q ie cc D I)lpartllement, con-
formement no 56me. alinia de son (Communliqu,'lpiiisse auto-
riser nos Consuls i l'Etranger, 't refuser leur sigiin a re ii celtte
categoriede commercants, pour lout document dolanier a
leur adresse.

Port-au- Prince, 25 Avril 1918.


No. Tf. Port-a -lPrince, I A 2 \ Avril I1.AN.

ILE SECREI:'All 1R I rTAT AU D 1f.PA T1'iENM I) 1i. INT JI:111:.'



A.r (Commnniissaires (Id (oiiwciIernenl prIs l's lrilmlli(i11.1
civil de la 1 ? u('p l){iqno.

Monsieur le Commissaire,

Mon )6partement a 6tc avisa (lqe leaucoup) d'nmigirants
haltiens debarquent l C'uba converts d'habits sordides et en
haillons ce qui ne pett que jeter le discredit sur notre Nation.
Pour obvier iA ce faicheux 6tat de choses et empecher quL't
'aveiiir ces malheureux n'apportent hours du pays le spectacle
de leur mis&re, je vous invite A passer l'ordre aux Juges de
paix de vote jurisdiction de n'accorder le certificate habilitant
au passport qu'a ceux qui pourront fire preuve d'une tenue
d6cente se composant au moins d deux costumes, de chaus-
sures convenables et d'un chapeau en bon 6tat,








Eln outs invi\tait i vciller c i la strictde lbeS i .lalti de i .
pr'sentes instruclionr,. je vous renouvellc, fMr. le Commissaire,
I'assurance de ma lpal faite consideration.

Osm\N CHAM.



S,,. l',nrl-aii-Prinwe, Ie 2 Mai 'l l.8.

lRARRETE J


La (CuInmi.,siun CommunIalt dle Port-aii-Prince.

Vu l'article 51, 3e. et 5e. alineas de la loi du 6 (Octobre 1881
sur les Conseils comimunaux, l'arrete communal du 4 Dl-
cembre 1882 ktablissant des reglements de police sur la voirie
urbaine et celui du 2 Avril 1918 en ses dispositions relatives
aux balcons, encorbellements et saillies de toutes sores ;
Attendu que les maisons, blitiments et constructions g6ne-
ralement quelconques it 6levcr prjs de la voie pul)lique
doivent 1'etre dans I'aligneinent des rnes et doivent presenter
des'facades symntriques, conl'ormes aux r&gles de ''art en
vue de l'embellissement de la ville;

ARRPiTE CE QUI SCIT:

Art. ler.- Aucune nmaison ou balisse g6neralement quel-
conque joignant la voice pl)ulique, Li l'cxception des (dlilices,
ne doit Otre elevLe, reconstruite on rdpar lable leur plan soit soimis a l'approlation de I'Administra-
tion communal qui, aprcs 1'avis du Bureau Technique de laI
ville, fera connaitre i l'interess6 la decision qui aura 1et prise.
Les travaux entrepris contrairement i cctle disposition
seront arretes et ne pourront 6tre repris qu'apres I'accom-
plissement des formalit6s sis-indiqunes.
Art. 2.- Les proprietaires on les calrepreneursi it un itre
quelconque de ces constructions qui contreviendront it 'ar-
ticle pr6c6dent, seront passibles des peines edictes par la
loi en matiere de voirie urbaine lesquelles sont l'amende, et,
en cas de recidive, I'emprisonnement, telles que ces peines
sont 6tablies par le Code penal.
Art, 3.- Le present arrdt6, apres avoir Wte approuve par le










.ecrctaire d'Etat de 1'I[ntrieur, sera imprime, publli et ex6-
cu lt a Ia diligence de la Gendarmeric d'lHaiti et des agents de
I'.\ ni nislration communal proposes Ai cet effel.
lFait i la Maison communal, les jour, mois et an que
(IceSItS.
Le president de lat Coniissioin,
Cu. A. ALPHONSE.

Les mcnibres de la C(,iiui.sion.
CLuIENT MV1.1 .01n1:, J. ZACHABIE TOoMAS.

Vu el approuvc :

Le Secrctaire d'Elal de I'lT'crieur,
OSMIN CHAM.


LIeLRT2 LALITI FIlATEINITEi

1EPUBLIQUE I'IHAITI


I CI1A, V1 \TIOA N


LAl I IG E, A E

PIESIDEN DL LA RELPUBLIQLUE

CoNcrroYENS,

(Gest par 1'inion forliliant le Ir courageI inlassable lque les
Aieux IIous o0t coLnquis 11ne Patrie.
Niis noIus sommes acliarnes 6: (I dtruire cette (ruvre gigan-
Ic('sll( an lieu de songcr (lue, torts, I laitiens, nous avions
p,,ir ,i'voir sacri'e de la cuisrver j.kiusm encin t et de li per
. ioninI d 1 'en ration i 1 Ci '- 0iion. Aussi Hien loi
(lavoir a rue. 'iiliir dcs ameliorations de 1!1 a;.nees d'inde-
pIelndaIC.e, n-As avon, jen pleine lu I 11ii Y. du XXme. siccle,
mis Ic eomble a nos inallhers Ipar nos troul)es civil pcirn:.-
,i,.t:, et, e.uin, par es h3ri,,eii de Jaillet 1J'.


- ; --








Dans 1',po\manilc de ces heures inoubliables, ofi les esprits
r6tllchis, tremblant de voir le Pays toujours A fen elt a sang,
semblaient avoir renonce A tout espoir, comment n'accepte-
rait-on pas la paix que les Etats-Unis sont venus apporler
aux uns et aux autres ? Qui, alors, aurait pens6 a un geste
d'heroisme, au milieu de notre effondrement moral et lorsque
tout n'ctait que dtcbris fumants ?
La Convention a mis un frein A nos scones de carnage et de
di(olltion ; el tandis que les homes die coeur, confiants en
1'ere nouvelle, s'adonnaient courageusement an laleur quoti-
dien, la cooperation des Grands Pouvoirs de l'Etat, indis-
pensable a la sauvegarde du bien public, nous a faith d6faut:
de IA cette conspiration qu'organisa le Corps L6gislatif, hostile
aux reforms salutaires entreprises, que nous devons quand
meme poursuivre : il fut dissous.
De cette mesu;e necessaire, la XXIXeme. Legislature prit
naissance ; inauguree, elle ne vit, malheureusement, rien de
plus urgent, de plus patriolique que de creer autour d'elle
1'atmosphere d'intrigues et d'anarchie si funeste dans le passe:
elle a de me e v6cu.

(.()N(-_ I r N: S,

Plus que jamais, en presence de la guerre sans precedent
qui d6sole 1'humanit6, l'assislancedes Etats-Unis, qui a ferm6
la period de nos luttes intestines, est une condition essen-
tielle pour restaurer nos Finances, fire davantage fructifier
nos lerres l)roductives, d6velopper notre industries naissanle,
I)ropager raliolnellement I'instruction dans totes les couches
sociales, .. inii el emlbellici nos villcs, ..,:oir enlin le Pays
sur des bases dcsormais inchranl'iets.
C'est en vue d'alteindre it ces fins stupe ieures que le Gon-
vernement en alppelle it votre conscience et vous demand de
donner i la R1p)ulblique une Constitution en harmonies avec
la Convention, protectrice et gardienne temporaire de notre
Ind6pendance.
Ce programme r'_ li'', l'epreuve actuelle apparaitra A la
nouvelle generation ':'.: un evcncinent historique !irn-
faisant, le point de 1! I ,t ''i: veritable renaissance natio-
nale.
II n'y a rien A espIC6rer de politicians q(ui ne parent de sou-
verainet& que pour eutx-m6mes et dans 'unique )but de conti-
nuer A s'enrichlr de la sueur des travailleurs. Le soiuverain,
c'est vous, Peuple, c'est la Nation. A cette minute stupr6me,
il ne depend que de vous d'avoir une destine heureuse, de
pt,.arer a la posterity des jours de honheur,





CONI TOiYI NS,'
Tout groupement social (qui n'avance Ipts (:)it fatalcnient
disparaitre.
Nous sommes digncs l'uli sort mcilleiu'.
Montrons qie Inous voulons vivre el grand ir: cultivons la
paix qui engendre Ic progres, 1'ordre qui garanlit la liberty,
le travail qui assure i el'iffort la jouissaince legitiic des avan-
tages de la vie.
Pour la gloire de notre clih're IPatric, occupons-nous tous
ai la saver, puis Lt Ia consei'ver.
DoItnn au Palais Nation'il, ai Pjrti-ai lPrince, cl 8 i ai 1918,
ian Ill'eme. de l'lndependance.
1)A I I 'I (i EN. VE.



1) ECHA T


)DARTI'I'il'INAVE
Pl l-:si.D N-T D"I. LA HE:;p, uton:

Vu le D)6cret d(n 22 Sepltemlre 1) C I
Art. 1"'- Le peiiple est con\',jiit (lins ses cinni ir, -, le mier-
credi doizie .J in de celle aiine p )IIr voter Il pri'sente Coiis-
litltion.
Art. 2.- Le scrutln seat outucIt d( set hleures du niitinl
a cinq heures du soir.
II aura lieu dans chaque Commun n te.
Art. 3.- Chaquc volant portera sur son )bulletin, pCur
adoption: O'i ; pour le rejet: NoN.
Ar, 4.- Le i Iurean sera (cimp it,: dIu IL'gistrat communal
on du pl)'sidient de la Commission m*niu i.le, president, et
l'un de ss sii)ppla)lnls on dc s es mi mi >ri., vi ic -p l idecl.
Lc secrltairc ct deux hcrult... i, l ii i.. par le
president.
Dans les Communes divisics on deux on plusieurs sections
de vote, Ia prcsidence d'une on des sections sera conrfie an
J ige de IPiI c-t !a vice-pr(sidencei A n de ses suppl6aits. Le
grellier rel,)lia) l'ol'lice de secr ilaire et les deux scrultate s
seront choisis par le president.
Art. A.-- A cinlr hrIITes du soir, 1," )pr6silcnt declare le scru-









tin clos..Le bureau, sOanLce tenant, procede au depouille-
ment des votes, procltin le r6sultat obtenu et dresse un pro-
ces-verbal.
Le procCs-verbal sera inmmediatement envoy au Commis-
saire du Gouvernement du resort pour etre achemine sans
retard au Sc ire. tire d'Etat de l'lnterieur et publiC au MONIr'TEn.
Art, 6.- Le i)r6sent )Dcret sera excutc iA la diligence du
Secr6taire d'Etat de l'Int6rieur.
D)onnr au Palais National, i Port-au-Prince, le 8 Mai 1918,
an l115nimc. de l'lndependance.
DARTIGUENAVE
Par le Prcsident:

Le Secritaire d'Etal de 'Inidrieur et des Culles,
OSMIN CHAM.

Le Secrlaire d'Etli des Finances ct dti Commerce,
Dr. EDMoxN HERAUX.

Lc Secrelaire d'Elat de l'Instruction plblique, charge par inti-
rim dn portefeuille de la Justice,
AUG. SCOTT.

Le Secrt;aire d'Etal des Travaua publics ec de I'Agriculture,
clharyg p. i. du portef/cille dcs Relations E.ritrieures,
FuRCY CHATELAIN.


>o 2. I1'wt-au-Priinr, eI 3 Mai 1918.

A IUi ETE


LA COMMISSION COMI'NALE DE PORT-AU-PRINCE.

Vu les articles 43 de la lo; du 21 )Ocobre 1876, 50, :e. ali-
nea et 51, 8e. alinea de celle du G Octobre 1881 sur les Con-
seils comnmunaux ;
Consid6rant qu'il y a lieu de modifier l'ancien svsteme de
numerotage des liaisons et emplacements non bhtis de la
ville ainsi que le mode de designation des rues pour le rem-
placer par nn autre toit-a-fait moderne et p,11, propre par










consequent a faciliter le fonciionnement des Services publics,
tels que ceux de la Police, de la Justice, des Postes et Tel6-
graphles, de 1'Eclairage clectrique, des voitures de louage, etc,
el i procurer aux visiteurs strangers un moyen commode de
se guide dans leurs courses en ville :
AiwxlTE CE QUl S'IT
Art. ler.- Les rues transversales allant de 1'Est Ai I'Oest
seront d6signdes par des chiflres, celles qui sont longitudi-
nales, s'6tendant du Nord an Sud,par des lettres alphalbtiques.
Cette nouvelle indication des rues n'interdit pas aux admi-
nistr6s de continue ai les designer par leurs noms, soil pour
leurs affaires personnelles, soit pour leurs relations collmmer-
ciales.
Art. 2.-- Toutes les maisons ct les emplacements non blatis
vont Otrle nunmrotes par l'Administralion communale et
d'apres un plan adopt? piir elle.
Chaque proprietaire sera tenu de remboiurser ai la commune,
dans un delai de ihuit jour s aprs la pose de la plaque nume-
rotle revenant it sa maison, le prix de cctle plaque ct les frais
n6cessit6s pour sa pose.
Le montant de la valeur it verser it cet effet n'excdera, en
aucun cas, une gourde et demie.
Art. 3.- Les proprielaires (qui refuseraient ou (qii diffle-
raient de payer cette valelr, sir la presentation d'un l)orde-
reau d6livrc par le leeccveur communal, seront d6noncs iI la
Justice de paix pour 0ire coondamnis ii son rembonurisemciit,
sans prejudice de l'amende pr6vue par I'article 390 (13e.
alinca) du Code penal.
Art. 4.-- Le present arrlt, apres avoir ete approve par
Ic Sc'reiaire d'Etat de l nlerieur, sera impriin, Iublie et
exm'cII t i la diligence des Juges de paix, de la Gendarmerie
d'llaiti et des Agents de 1'Adnministration communal pripos.' s
Li cce elet.
Faiti la MZaisoi comlmunale les jour, mois et an que dessus.
I. pr siiidel dr la Conlmissio::,
Ci. A ALIPiitON i,.
L.s mnembr'.' s d1' fl Conm is.sion.
(CI:.MENIT .\ .o ;, J. ZACHARItEi TIO:-.IS.
\'I I'Cl al ll' (llI(' ( :
Lv Sccrc;aiie d'Elatl de I'hntrCieur.
Os ,) s CItA'f.






1)DEPAlUTEMENT I)E L' INTEKIEUH

La Secr6tairerie d'Elaf de l'intricur done avis que le
Mercredi 12 Juin prochain, jour du vote du PROJET DE CONs-
TITUTION,les Administrations et Bureaux publics seront ferm6s
dans tonte l'c1endue de la RWpublique.

Port-au-Prince, Ic ler. Juin 1918



A 1RETE


DARTI G U ENAVE

PIi SIDENT DE LA B .PUBLIQUE

Vu les articles- 29 1~ 37, 40 ot 45 du Code de Commerce ;
Sur ie rapport du Secr6taire d'Etat des Finances et du Com-
merce ct de l'avis du Conseil des Secrtaikres d'Etal;

Anm u'iE :

Article ler.- E st aiuorise la. Society anonyme form6e it
Port-au-Prince sons la d nomination (de la. <( CoOP:.RATIVrE
par acte public eCn dite ld 2) M'ii 1918.
Art. 2.-- Esi approve l'acte co:,i titutif de la dile Sacielt
pass au rapport de le.Lo-xis H:. i Ho: A ll a ru et son c.illl ; 1:,
notaires a Port-au-Prince, le 20 .',ii 1918.
Article 3.-- La presence autorisation ponura ire rrvoquue
en cas de violation des lois et non execution des Statuts ap-
prouves, sans prejudice Id-s donmmages-interets envers les
tiers.
Article 4.- Le :. retaire d'Etat des Finances est charge de
l'excution du pic ill arirte tqui sera imll rimil ct exCecute.
Donne an Palais National, a Port-au-Prince, le Mai 1918,
an 115ieme del'Ind6pendance.
)DARTIGUEN.AVE.
Par Ic Prbsidenl :

Le Secrrlaire d'Elat des Finances et du Comunerce,
Oin. E'MNo's, HER t\! .











D)A WTI G UENAVE
P1KSIDEN'T )DE LA RlII 'P JiUL'E

Vu les articles 29 A 37, 1) et 15 du( (Coe dCe ConiLnctc ;
Sur Ic rapport du Secr-taire d'Etat des Finances et du C(oni-
merce ct de l'avis du Coinseil des Secretaires d'Etat ;


Art.ler.-- Est autorisee la Societe anoiiyine formde it Port-
au-Prince sons la denomination de (( U'SINES CENTIES I)E
L'ART'IONI'E )) par acte public en date du 28 Mai 1918.
Article 2.- Est approuv6 l'acte constitutil de la dire Socie-
tc pass au rapport de Me. Louis HENRY tOvUoARiTH et son col-
legue, notaires i I~ort-au-Prince, le 2S Mai 1918
Article 3 La present autorisation pourra dtre rdvoquioe
en cas de violation des lois et non execution des Statuts ap-
prouves,sans Iprdjudice des dmnnlmges-interdits envers les tiers.
Article 4.- Le Secr6taire (d'Eat des Flinances est clirgod
de l'execution du present arrn-t (qli sera imnprilmn et exdcutd.
Donne au Palais National, A Port-au-Prince,le 29 Mai,1918,
an 1156lme de I'lnddpendatice.
DAl tTIG UENA VE.
P lar I, l'r tid' l :

L -' -."e Etat des 1 ; ei .. : Ciom': rce,
Dr. .,v IIHERAUX.


Sr TAriEL RI ) 'ETAT DF. L'AGR!ICtLTU'RE


COMMINIQIE


D'apres les dernieres informations de notre Consul Gdadral
nu Htivre, le colon quii en 191 ne deiassait pas Quarante
Francs faith actue!!emenf FEcs. 350, 50 i la I course d'a Hivre,


- 13










11 est donic de toute oppIrtunite ([fI nos pri )ucteurs accor-
dent un soin special at cette denire.

Port-au-Prince, Ie 6 Juin 1918.


1I, IBE-Ti ., E "-ALIT FR ATE' I NIT1,
IlEPUBLIQ E D'HAITI.


PI'(O ILAMATION


DARTIG UENAVE
PRESIDENT DE l.A RI:,tPUBLIQUE

CN .ITUYENS,

Dans le came le plus admirable et I'ordre le plus parfait,
vous avez donned an Pays la Constitution souLiise i vote
ratification par le Gonvernement de la lRcpublique anim I du
d6sir sincere ldu bien-etre de la collectivit6.
.le vous remercie solciln'llni, ,2lciit.
Cet acle de Iluh ti:e .;i .' quf ie vonuis avc1 iil"irenicill ;a com-
pli, t6emoigne de vo re se.ns; pro!ond de, rtlitCl en ce q(11
jamais une Conslitiuai- e oi i In Ch in mbre d. ipIute n'. et I
elue a une si forte niaj;i~ '. VoY vo,; ctles renldu. cjmpt
que, Ic present etant cliarg, d'uin pi:isssc condainnalble now;
avons potur impOrieux devoir de prendre la resolution 6nergi-
que de conquirir un avenir de bonhe r et d d di;gnit. dans la
concorde et dans la paix
I)sormais, la science dfc hon heul ct de dignity est dans
la Constitltion tnic In (Clonvenlion : ayons le feCme espo;r
d'en recneillii bient6t Ia ni .isson.
P'iiissent les i)ni dictions divines ,guider n(i re lien- nim ,
Patric siit la voice de e la prIospl 'rll et de la ral'lclr!
Vive la (onstitulion !
Vive I1'n !, p ici,-l nce d' ulaiti '
Donne au PalaisNational de Port-an-Prince, le 15 Juin Lil S.
a; l15)me de 1Ind'l p ,l..:ce.






S4) -


iE ElS tFlI l'l. lli. INTEi Al AU l)Il' A I 'I;,M \ 1 1;T DE I.IN I ElLlIUI.


COMM' N I19' I)1


l.a ConsEllatiion popnilire quiii ent lieil le lmercredi 12 .1uin
couranil sill le project de (Conislitiilioii, en conformitl iiu l) ccrt
de Soii Excellence le P'resident (I'llatii, en (ate du 8 Mai 1918.
A DIoNN LLS hi::S'I.'ATS SUIVANTS:
98.291 OUI
centre 769 NON.

Port-au-PIrince, le 18 Juin 1918.


Li :irT .: E;A. i : Fr.Alrl, NIari.

REPUBLIQUE )'llAITJ.


CONSTITUTION

DE LA REPUBILIQ E 1) HAITI.


C1IAPITRE PREMIER.

TITHE 1"
lin 'TePritoi'rc de In ipiilliuiliile.

Arl. 1"t- La 1pnubliqe dI'l laili est uine el indivisible, libre,
,lM\ Ce aline el in(l)endaile.
Son territoire, y comprise les iles adj.:icentes, esl inviolab'e
el ne peli ctre hli ne par am: :tl t rail )1 pa:r a:ii-ine con\ve.-
tion.
Art. 2.- Le territoire de la Repulblique est divis6 en DIpar-
tements ; chaque Dl)partement est subdivise en Arrondisse-
ments ; et chaque arrondisseinent en Commiunes.
Le nohmbre et les limits de ces subdivisions sont deter-
mines par la loi.











TIT11! i 11.

lI) s i liticilns et 1 (-' I(lcnls ldroits.

SECI IN PREMIllfE.:

Des droils civil rl po!iliqlurs.

Art.. Les rigles relatives Ai la nationalid son td6termi-
noes par la loi.
Art. 1.- Tout stranger qui se trouve sur le terrilaire d'Haiti
jouit die la mnime protection accordIe aux Haitiens.
Art. 5.-- Le droit de propritel immobiliere est accord ih
1'tr'an fr rcsidant en H titi et aux soci6tes fornies par des
Mtrang -rs pour les besoins de leurs demeures, de leur's entre-
prises agricoles, commerciales, industrielles on d'enseigne-
ment.
Ce droit prendra fin dans une )periode de cinq annies apres
que Fl' ranger aura cesse de rIsider dans le I)'iys on qu'au-
ront cess6 les operations de ces companies.
Art. (. Tout taitien tigi ,e vingt-et-un ans accomplish
exerc Icls droils politiques, s'il reunit d'ailleuirs les autres
conditions determinees p)ar la Consititution et par la loi. Les
etrangcrs pellvent acquerir Ia nationality haitienne en se con-
'ormant aux regles etal)lies par la loi. Les flaitiens par natu-
ralisation ne sont admis ii I'exercice des droits politiques
qu'apros cinq annces de residence sur le territoire de la I1.-
publique.
Art. 7.- L'exercice des droits politiques scra suspend par
suite de condemnation judiciaire, intervene conform6ement
aux lois d'Haili, enportant suspension des droits civils.

SECTION DEUXtIEiE

J)u (troil public.

Art. 8.- Les Hailiens sont u gaux deviant la loi. Ils sont
egalement admissibles aux emplois civil et militaires, sans
autre motif de preference que le merite personnel on les ser-
vices rendus au Pavs.
Art. 9.- La liberty individuelle est garantie.
Nul ne peut etre detenu que sur la prevention d'un faith
puni par la loi et sur le mandate d'un fonctionnaire 16gale-
ment competent. Pour que ce mandate puisse etre execute, il
faut:


- 4(;












1) (ill'i exprimie Il llotil de la d6 tention et la dispositio
de la loi qi punit le facit imllpul.

2) qu'il soit notili et qu'il en soil laisse copie Ai Ia personnel
d6tenue an moment de l'execution.
Hors le cas de flagrant (dlit, I'arrestation est soumise alllx
Ior'mes et conditions ci-desstls.
Tonte arrestation oni detention failt contrairemient ;i cette
disposition, touted violence on riguenri employee (dans l'execu-
ion d'un mandate sont des actes arbitraires contre lesquels
les parties h16ses peuvent, sans autorisation prealable, so pour-
voir devant les tril)bnaux comii;.'tents, en pourslivant soil les
auteurs, soil les exccuteurs.

Art. 10.- Nul noe ) cuit e itil des juges (qu la (Consti-
tution on la loi lui assigned.
Art. 11.- Aucune visit domiciliaire, anucne saisie de pa-
piers ne peut avoir lieu qu'en vertu de la loi et dans les forces
(q 'clle Cprescrit.
Art. 12. -- Aucune loi ne peut avoir ld'cfet retroactif.
Art. 13.- Nulle peine ne peut 6tre ctabllie que par la loi,
ni appliquLe que dans les cas qu'elle determine.
Art. 11.- Le droit de propriete est garanti.
Nul ne pieut Otre priv, dL sa propriety que ponu cause (l'u-
tilit6 publlique, dans les cas et de la maniere ~tablie par la
loi et movennant une just et pr6alable indeninit6. La con-
fiscation des biens en matiere politique ne peut etre etablie.
Art. 15.- La peine de mart est abolie en matiere politique,
excepl6 pour cause de trahison.
La loi determine la peine qui la replace,
Art. 16. Chacun a le droit d'exprimer ses opinions en
toutes matiires, d'6crire,d'inmprimer et de publier ses peinses.
Les 6crits nie peuvent 6tre soumis A ancune censure pr6alablc.
Les abs de ce droit sont dlfinis et re'primes par la loi, sans
qu'il puisse Otre portl atteinle Ina libelte de la press.
Art. 17.- Tous les cultes sont egalement libres.
Chacun a le droit de professor sa religion et d'exercer libre-
ment son culte, pourva qu'il ne trouble pas l'ordre public,
Art. 1.- I.'enseegnement est lilre.
La liberty de F'enseiguement s'exerce sous le contr6le et la
surveillance de 1'Etat, conforim6ment A la loi.
L'instruction pl imaire est obligatoire.
I'instruction pul)lilue est gratuite ai tous les degrt s.
Art. 19.- Le jury est Mabli en matirre criminelle et pour
delit polilique et de press.
Art. 20.- Les haitiens onl le droit de s'assembler paisible-








in11e t ct -I-,L atiiit l ) iii s' uctLi'lcp l dce tiititc questiollS, ell se
conformant aux lois iqui penvent regir l'exercice de cc droit,
sans nanmoins le sonmettre tI autorisation prIalable.
Cette disposition ne s'applique point aux rasseimblements
dans les lieuii pul)lics, lesquels restent en!ierement soumis
Mix iais de pl ,li, ,.
Ar 21. Les lih:tiens out le droil de s'associer conf'orm6-
ieient it la loi.
Art. 22.- Le cdroil de petition est excrce personnelllment
pa"r ni on plusietlrs individuals, jinnais an noni d'un Corps.
Les 1)ltitioiis peuvent etre addresses nIII Pouvoir Legislatif
ou an Plouvoiir Excutif.
Art. 23.- Le secret (ds lettrcs confines ti la post est invio-
lable.
La loi determine quels sont les agents responsables de cette
violation.
Art. 24.- Le francais est la langue officielle. Soni emploi
est olligatoire en mati\re administrative et judiciaire.
Art. 25.- Nulle autorisation preIalable n'est nlcessaire i)our
exercer des poursuites centre les 'onctionnaires publlics pour
alits de leur administration, sauf les exceptions tallies par
la Constitution.
Art 26.- ILa loi ne pent ajotUter nii d1roger it la Constitu-
tion. Ia lettre de la Constituti on doit toujours 1pr\valoir.

TITHE Ill.

D)e in Souveivainel( et des Pouvoirs aunxquels
I'xcrcice Pon est (16(1ltlC .

Art. 27.- La souverainet nalionale rIside dans l'univer-
saliti des ciloyens.
Art. 28.- L'exercice de cctte souverainet6 est d6 1guo A
trois pouvoirs: le Pouvoir Legislatif, le IPouvoir Ex6culif et
le PoIvoiir Judiciaire.
ls forment le Gouvernement de la IRepublique, lequel est
essentiellement civil, democratique el rep]risentatif.
Art. 20.-- ,haque Poivoir est ilnltIpendanltes denx antr'es
dlans ses attril)b tiois (lti'il exerce scparl:i meant.
Auctun d'eux ne peut les dlhguner, ni sortir des limits qui
lui sont fixes.
Art. 30.- La respousabilite individluelle est formellement
attaclihe it toutes les functions publ)iques
La loi regle le mo le Li suivre centre les fonctionnaires pu-
Plice pourt faits de, leur adlnlinistration.






-- 4p -


CHAPITRE PI IEM1IEII

SECTION PIME111fIE.
Du Pouvoir Lcgislatif

Art. 31- Le Pouvoir Ltgislatif s'exerce par IdeCix Assrni
bies: line (Clianibre des dpuit es et u11 S.inat, qui foriinent Ie
Corps L6gislatil'.
Art. 32.- Le nomhre des Deputls sera fix eni raison de la
pj)pulation surla base d'u1i d( pute par (').1 )) habitants.
En attendant que le d6nombrement de la population soil
fail. le nombre des l)putes est fix e fi trente-six, r'parlis entire
les Arrondissements actuellement existants, soil: trois DIputes
p)OLI' I'Arrondissement de l(ort-au-Irince, deux pour clhacun
des Arrondissements du Cap.-Hailien, des Cayes, de Port-de-
lPaix, des Gonaives, de Jirimie, de Saint-Marc et de .inelel;
et un I)6put6 p)our chacun des antres arrondissements. Le
l)epute est elu A la imajorit6 des votes miis dans Ics Assem-
Iblees primaires de la circonscription d'apr's le mode et les
conditions prescrits par la loi.
Art. 33.- Pour dire membre de la Chambre des d6putls,
il faut:
1 ) Elre Lig6 de dvingt-cinq ans accomplis :
2 ) Jouir des droils civil et poliliques;
3 ) Avoir resid6 aIn mioins unIe annie dans I'Arrondissement
a erepresenter.
Art. 34.- Les mcimbres de In Clambre des DI)putls sont
61.ns pour deux ans el sont indifiniment rCeligibles. Ils enlllren
on lonction le premier lundi d'Avril des annoes padres.
Art. 35.--- En ca, de vacance par suite de mort, admission,
dicli':anc1 ou autrementi d'un I)iputi il est pouLrvu i soi
replacement, dans sa circonscriplion eleclorale, pour le
Iemps seulement qui rest A courier par une election special
sur la convocation immIediate du LPrisident de la Ilepublique,
Celte election a lien dans une period de Irente jours apr&s
la convocation de l'Assemhl6e primaire, conform6ment i
Particle 107 de la pr6senle Constitution.
II en sera de meine en cas de non election dans une o0
plusieurs circollscriplions.
SECTION II.
)iu Sei lI

Art. 3(0.- Le Suiiat se compose de q(uinze Sdnateurs.







J.cAlIs lo ll lullii, lii il *i.\ alICnn cs cl coniieiicent IC piL.
mier lundi d'Avril des annues padres.
Ils sont indlfinimenit rclligibles.
Art. 37.- Les Scnateurs, reprcsentent les DIpartements qui
sont au nombre de cinq, soil :
Quatre Sinateiirs pour le 1)partement de l'Onest ;
Trois pour chacun des Dl)partements du Nord, du Sud et
de l'Artibonite.
I)eux pour le Dlpartement du Nord-Ouest.
Les Sinateurs sont elus par lc sull'rage univer.el ct direct
aux A.sse mbil~c primaires des divers D)eparlteients, selon e
mode et les conditions prescrits par la loi.
Scront Oius les candidals qui auront obtlnu le plus grand
nombre de voix dans les IDparlements.
A la premiere election, apres, I'adoption de la presente
constitutionn ces elections auront lieu de la mani&re suivante:
Dans chaque DWpartement le candidate qui aura obtenu le
plus grand nombre de voix sera Olu s6nateur ur r ce )Dpar-
tement .pour une p6riode de six ans; le candidate qui aura
ol)enu en second lieu le plus grand nombre de voix sera 61u
pour une plriode de quatre ans.
Dans chacun des D6partements du Nord,du Sud et de l'Ar-
tibonite,le candidate qui aura obtenu en troisieme lieu, le plus
grand nombre de voix et dans le Departement de 1'Ouest, les
candidates qui auront oblenu en troisieme et quatrieme lieu le
plus grand noibre de voix, seront lus pour une period ide
deux ans.
Dmns la suite et dans les elections regulieres, les candidates
avant obtenu le plus grand nombre de voix dans les divers
DLpartcments seront elus pour la periode entire de six annies.
Le Senat se renouvelle par tiers tous les deui, an .
Art 38.- Pour dtre 6lu S6nateur,il faut :

4) Etre a g6 d ti e nte ans accomplish,
2 ) Jouir des droils civil et politiques.
3) Avoir resi1d au moins deux ans dans le DIpartement A
repr6senter.

Art. 39.- En cas de vacance par suite de mort, admission,
d6cheance on autrement d'un Senateur, il est pcurvu a son
remplacenent dans son D6partement pour letemps seulement
qui reste courier par une election sp6ciale sur la convo-
cation immediate du President de la 1R6publique
Cette election a lieu dans une period de trente jours apris
la convocation de I'Assembll e plimairc,conformlment a l'ar-
ticle 107 de la present Constitution.











11 en sera de 1mom ell cas d(e n election dans unl ol
,pliusienrs D1)paIrtmenlls.
SECTIO()N I1ll.
A)' I'. IAss".,nmb (' (iin :n I'.

Art. 10.- Les ldeux Cham !'res se rl'elniss2ll[ e .\AssenIIbl)o
N ltionalc dans les cas prvIls par 1.1 Constitution.
Ics )pouvoilrs de 'PAsseIIImbll)e NLtion: le sont limileds et ni
peuvent s'tcendre i d'antres objets qu(IL CCx (qiii lisi sont spi)-
cialement alttlrui s par la C(onstitution.
Art. 41.- Le presidentt cld Senat pri'side '.Assemible Na-
iionale, le president de la Chamllbre des Cornmunes ell est le
vice-prisident, les secrctai res du S6nat t de la (hamlbrl des
Communes sont Ics secretaires de l'AssemblIe Nationale.
Art. 12 Les attributions de l'Asseim)lc Nationale sont

1 ) D'clire e e Pr6sidente (cla Ilpunbliq'ie el de( reccvoir de
lui le serment constit itionncl;
2)l)e d6clarer la g ierre sur le ri pp)rt d( lI juvoir ExCcutif';
3) D'approuver on de rejeter les trails (de p.iix et atires
traits et conventions intern itionales

Art 43 Dans les anness d'lectio:is p'si.deIntielles reg'n-
li&res. I'Assembl)6e Nationale procele i. '1 election dIu lPrsident
de la Ilepublique Ic second lundi d'Avril et ne penit se liver
ai d'atires travaux rcstant en pierm nmn 'e,saur les dim-inches
el jours frids .ilsqu'it cc que le ~Prsident it aitd c u.
Art. 41.- L'6lection du Prlsident de lIa iipullique se faith
an scrutin secret et i a n inajorite al)olue.
Si, apres le premier tour de sc'rutin, atucIn dCS candidals
i'a obtenu le nombre des suffrages requis par lI'lection, il esl
iprocedi6 a un second tour de scrutiny Si, i cc second tour
de scrutin, ancuin candidate n'est 6ilu, I'*lectio:l sc concentre
sur les trois candidals qui ou o oblenui le plus.d( sun 1 rages
Si apris trois tours die scruiin,alluc n des trois n'a edid lu, il
v a hIallotage entire les de-ix qui ont leplus de voix, et celui
qui obtient la majority des sulfrag.'s exprim6s est proclani6
President de ln H~publique
En cas d'6galit6 de suflrages des deux candidats,le sort dd-
cide de I'dlection.
Art. 41. En cas de vacancy de l'otli-e de Pr6sident, I'As.
,smblnle Nationale est lenu dt so ruinir dans les dix jours
avec ou sans convocation du Conseil des SecrClaires d'Elat.
Art. 46.- Les seances de I'Assemblee Nationale sont pu







- 32 -


blic gles. .\e allliii)l.s,. ile pent se lormnerI en coinite secret sur
la demand de cinq meimbres et d6cider ensuite a la imajorit-
absolue si la seance doit Ltre reprise en public.
Art. 47 Eln cas d'urgence,lorsqnue le Corps L'gislatif n'est
pas en session, le Pouvo'r E xr'cuItif peut convoquer l'Assem-
1bl)e Nationale en session extraordinaire.
II cominiiiue ii l'Assemble Nationale, dans un message
&erit, les raisons de celle convocation.
Art 18. La presence dans i'Assembll e Nationale de In
lllmajorit de ch acine dcs deux ('hllamnires est necessaire p)our
prendre des resolutions; imais la ninorit peu t ajourner de
jour ai jour et force les m remenbes absents ii ssisterauxsOances
selon le mode et les pines quie peul plrescrire l'Asseinmble
National.
CHAPiTRE II.

SECTION PhI; \ Ir,rI E
De I'Exercice duI IPouvoir L5 (.l/alif.

Art. 49.- Le siege du Corps Legislatif est tixt dans la Ca-
pitale de la Repunliqne.
Ari.50 -Le Corps LIgislatif se reunit de plein droil,chaque
annie, le premier lundi d'Avril.
La session prend date des la consttitution des 0hureaux des
deux Chambros.
La session est de trois mois En cas de necessity, clle )peut
etre prolonged jusqui quatre par le Pouvoir Ex(eutil ou le
Corps L6gislatif.
Le President de la R]Ilpubllique penti ajourner les Chambres.
Mais 1'ajournement ne p)eut etre de plus d'un mois, et pas'plus
de deux ajournements ne peiuvent avoir lieu dans le course
d'une m6me session.
Art. 51.-Dans 1'intervalle des sessions.et en cas d'urgence,
le President dela IRepublique )peut convoquer le Coirps L6gis-
latif A I'extraordinaire.
11 lui rend alors compete de cette measure par tn message.
Dans le cas de convocation i l'extraordinaire, le Corps L1-
gislatif ne pourra s'occuper d'aucuin autre olbjet stranger aux
motifs de cette convocation.
,Art 52.-Chaque Chambre vr'ife l'elcction do ses nembres
etjuge souverainement lescontestations qui s'6lvent i ce sujet.
Art. 53.-Les menmbres de chaque Chambre )prIlent indivi-
duellement le serment de maintenir les droits du people et
d'etre fiddle i la Constitution.
Art. 51.- Les s6ances des deux Chambres soit publiques.









Chaque Chambre peta se former en comite secret stir la de-
mande de cinq memblres et decider ensuite i a majority ab-
solue si la stance doil tre reprise en public sur le mime
su jet.
Art. 55. Le Pouvoir Legislatif faith des lois sur tous les
objets d'intlieret public
L'initiative appartient it cliacune des deux Cliambres ainsi
qu'au Ponvoir Ex6cutif.
Ndanmoins la loi Iudgctaire,celie concernant l'assiette, la
quotite et Ic node de perception des impots et contributions,
cells avant pour objet de crder des recettes on d'atigmenter
les dipenses de l'Etal doivent dtre d'abord votes par la
Chlamlbre des IDputts.
Eln cas d ddisaccord entrie les deux Chambres relativement
t ces lois, cliaque Chambe no11 e p)ar tirage au sort, en
noml rc e gal, ine commission interparlemenlaire qui rdsou-
dra en dernier resort le d6saccord.
Le Pouvoir Exncutif a seul le droit de prendre initiative
des lois concernant les defenses publiques; ct aucune des
deux Chaimbres n'a le dIroit d'augnienter tout ou parties des
depenses proposes par le Pouvoir Exfcutil.
Art. 56 Chaque Chambre, par ses reglements, lixe sa
discipline et determine le mode suivant lequel elle exerce ses
attributions.
Chaque Cliambre p)elt alppliquer des pcines disciplinaiires
a ses membres pour conduit reprehensible, et peti expulser
un melmbre par la majority des deux tiers de ses membres.
Art. 57-- Les memlbres du Corps L1gdislatil', saul le cas de
flagrant dilit, de trahison ou flails empoltant une peineafllic-
tive ou infamante, ne peuvent dire poursuivis ni arrot6s cn
matirec de repression pendant la durde de la session qu'avec
l'autorisation de la Chambre I laquellc ils appartiennent.
Dans aucun cas, ils ne peuvenit etre arrites pendant clu'ils
assistant a une seance e leur Cliambre on lorsq(u'ils s'v ren-
dent on en reviennent.
Art .5,'.--Aucnne des deux (Chambres ne JIcut prendre de
resolution, sans la presence de la majority absolue des mem-
bres; nianmoins, tin nomlbre inl'lerieur des memlbres peut
ajourner de jor jour et force les members absents ai i,-
sistelr ux seances selon le mi d e les poi-ints Iqe I)ent pre:-
crirc cliaque Cliamnl'e.
Art. 59. Ancun acle du Corps Ldgislalif ine peut etre pris
qe p)ar un lnomnirc de voix dgal on supcricur A la majority
des membres presents, exceple lorsqu'il est anirement pr6vu
par la pr6sente Conslintition.
Art. 60. Un project de loi ne pent 0tre adopted par aucune





54 -

des deux Clha.inbie. qu'apres avoir tle vote article par article.
Art 31 Chaque Chambre a le droit d'amender et de di-
viser les articles et amen(ldeents proposes. Les amendements
votls par tite Chamibre ne )peuvent fire parlie d'uin project
de loi qu'apres avoir td votes par l'autre Chambre; et anucu1i
project de loi ne (dviilldra loi qu'apris av\oir 0et vote dans la
m1ine forme par les deux Chambres. Tout project de lci petit
Sere retirO de la discussion taut que cc Iprojet n'a pas 0t6 di-
finitivmenll vote.
Art. 62. Toute loi vote par le Corps L6gislatif est im-
m6diatement adresse an PIre6sident de Ia Iputblique qui,
avant do la promulguer a Ie droit d'y fire des objections en
tout oit en parties.
Dans cce cas, il renvoie la loi a lai Chambre ofi elle a 0di
primitivement vote, avec ses objections Si la loi est amen-
doe par cette Chambre elle est en:voyoe l'autre Chambre
avec les objections Si la loi aiinsi amendee est vote par la
second Chamilbre,elle sera adressec de iiouvceaii ant President
pour etre p)romulIguee.
Si les objections sont rejeties par la Chalmbre qui a primi-
tivement volt la loi,elle esi renvove aI 1'autre Chainbre avec
les objections.
Si la second Chambre vote Pgalement le reject, la loi est
envoyde au IPresident qui cst dans l'obligation de la promul-
guer.
Le rejet des objections est votl dans ]'une et I autre Cham-
bre aI la majority des deux tiers de cheque Chambre; dans cc
cas les votes de ehaque Chamibre seront donn s par oni et
par non el consigns on marge du proces-verblal a: cl66 du
nom de chaquie memlbrede I'rAssemhble.
Si dans I'une ct l'autre Chan(: bre les deux tiers ne se reu
dissent I)as pour a'nener ce rejcl, les ob)jections solnt acccpl
tces.
\rt. (;3 Le droit d'objeclion doll 0etic exerce dans tin d-
lai de huit jours de la date de la presentation de la loi au
President, a 1'exclusion des dimanches et des jonurs d'ajourne-
ment du (Corps Lgislatif', contor'nment I I'article 59 de la
pr6sente Constitution.
Art. (il. Si, dalls les d6lais prescrits par l'arlicle prce-
(lent le IPr6silent d 1 la l il)tp iblilque ne fail anculne objeclion,
I loi (lo i il 011ie lpromliiulCl('e, Ia' moins (i e ia session (IIn Corps
IC,3 isIaii 'i n'il pris liil aaanlt I'Cx )iirali(')1i ti d s dcIla:is. I)ins ce
c, la loi (dcnieIire aijoi nee.
Art. (5 -- UPI project de loi rejelt patr l'u I des deux
(Chamllres nle peut ei're reprodIlit dans la mnime session
Art. 6(i. I.es lois (eI ii res acles du Corps I.gislalif sonf










renldus oliiciels par la \oic du << Moniteur ) et inlls'rC dans
le bulletin imlriim et numdrote .ayant pour11 lite : i Bulletin
des Lois. )
Art. 67. La loi prend date ldu jour de son adoption de-
linitive par les deux Cham bres, liais elle ne devient obliga-
loire qu'apros la prom1ulgation qui en est Taite conlformment
i la loi.
Art. 68.- Nul ne peut en personnel presenter des pdeitions
an Corps LUgislatif.
Art 69.- Chaque membre du Corps Legislatif recoil une
indemnity meinsuctle de Cenl cinqianle dollars a partir de sa
prestation de senient.
Art. 70. La lonction de memnbre du Corps ILegislatif est
incompatible avec loule autre fonetion 'clribuee par 'Elal.

CHAPIITE Ill.
DU POL'VOIR Exc: UI i .11

SECTION P11EMIEIE
Du President de la Rlipblique.

Art. 71.--- La puissance executive est exercc par u1n cito-
yen qni prend le titre de Pr6sident de la Republique,
Art. 72.---Le President de la 1Wpublique est 6lu pour quatre
80tlS.
11 entrera en fonctions le 15 Mai, except lorsqu'il est dlu
pour remplir une vacance; dans cc cas. it est Olu pour Ie
temps qui reste at courier et il entrera en function inmmi'diate-
ment apris son election
Le President est immnidiatement reeligible. Un Pr6sident
qui a dit re!u ne pett Il'tre pour un troisimnie mandate jus-
(qu'i cc qt'uln dl61ai de quatlre ans ne soit could
Un citoven qui a 6tt elu trois fois Prdsident n'est plus dli-
gible a celte tonction
Art. 73.--- Pour dtre dlu Pr6sident de la R6publique,il 'aut :

1 ) litre n6 de pere haitien et n'avoirjaniis renonce ai sa
nationality;
2 ) itre Aig tie quarante uans accomplish;
3 ) Jouir des droits civil et politiques.

Art. 7-. Avant d'entrcr en fonction, le President prdte
devant i'Asssembl6e Nationale cl serment suivant









faiire observer fiihleiniilj la Constitution et les lois du people
hailienl, ie respecter ses droits, de maintenir I'lnd)pendance
National et 'int.grit, du territoire. )
Art 75 --- Le Pr6sident de la Republique nomme et revoque
les Secretaires d'Etat
II est charge de veiller a l'ex6cutio: des traits de la JI6-
publimue.
11 fait seller les lois du Sceau de la Rpublique ct les pro-
mulgue dans le d6lai prescrit par les articles 62, 63 et 61
11 est charge de aIire ex6cuter la Conititution et les lois,
a:des et(decrels du Corps Legislalifelde l'Assemblec Nalionale
11 fail tout riglemenic et arrit6 Uncessaires A ceet clet; sans
pouvoir jamais suspended et interpreter les lois, acts, et
decrets cux-mn mes, ni se dispenser de les execuler.
11 ne nommne aux emplois et fonclions )pulli(ues c(Iuenl
vertu de la Constitution on de la disposition express dt'uLie
loi et aux conditions qu'elle prescrit.
11 pourvoit d'apres la loi A la sfiret6 int6ricure et extirieure
de I'Etat.
II fait tous traits ou conventions internationals, sauf la
sanction de l'Assembl, e NPtionale.
11 a le droit de grace et de commutation de peine relative-
ment aux condemnations contradicloires passes en force de
chose jug6e, except le cas de mise en acclsatison par les tri-
bunaux ou par la Chambre des D)putes, ainsi (q'il est prevu
aux articles 100 et 101 de la pr6sente Constitution
11 accord toute annistie en aintiere politique scion les
provisions de la loi.
II command et dirige les forces armies de la R6publique
et il conftre les grades selon la loi
II paut demand r ) ir 6crit l'avis du principal Io:nctionin ire
de chacun desDepartements ministlricls sur tout objet relatif
a la conduit de leurs iDparlements respectils.
Art. 76.--- Si le PrIsidentse trauve dans I'impossil)iit6 le-n-
poraire d'exercer ses fonctions,leConseil des Secretaires d'Etat
est charge& de 'autorit6ex6cutive tant que dure l'empechement.
Art. 77.- En cas de vacance de l'ollice de Prdsident, le
Conseil des Secr6taires d Etat est invesli lemporairement du
Pouvoir ex6cutif.
11 convoquera immndiatement l'Assemblee Nationale pour
election du successeur pour le temps du mandat presidenliel
qui reste A courir.
Si le Corps LUgislatif est en session, I'Assemiblee Nationale
sera convoqu6e sans delai Si le Corps Legislatif n'est pas en
scssion,1'Assembl6e Nationale sera convoqu6e conformlment
ia 'article 45,









Art 78.- Tons les actes du PrI sident, except les secrets
porlant nomination on revocation cles Secretaires d'Etat, sont
contresign6s par le Secretaire d'Etat en ce qui le concern
Art 79 --- Le President n'a d'autres ponvoirs que ceux que
lui attrilicent formellement la Constitttion el les lois particiu-
lieres votes en vertu de la Constitution.
.rt. 83).- A l'ouverturede claque session, le Pr6sident,par
un message, rend complete i chacune des deux Chambres s6-
parlment de son administration pendant I-annee et present
la situation g6ncrale de la lepublique tant a l'intdrieur qu'it
1 ext6rienr.
Art. 81.-- Le ~Prsident de la tl)pubilique recoil du Tresor
public lne indemnity aiunculle de V'ig/l-qualre inille dollars
Art. 82.- Le Prlesident side an Palais National de la
Capitale
SICTtO.\ 11
Des Secrlaires d'Etal.

Art 83 --- Les Secretaires d Etat sont au nombre de cinq.
Is sont repartis entire les divers l)partements ministrriels
que r&clament les services de 1'Etat.
Un arr6t6 fixera cette repartition conformument la loi.
Art. 84.--- Pour 6tre nommn Secr6taire d'Etat, il faut :

1) Etre ig6 de trente ans accomplish;
2 ) Jouir des droils civils et politiques.

Art 85 --- Les Secretai'res d'Etat se Iorment en Conseil sous
la pr6sidence du President de la Hlpubllique on de l'un d'eux
d(elegu par le President.
Toutes les d(lil~rations du Conseil sont consiinies sur un
registry; ct les minutes de chaque seance sont sign6es par les
Inembres presents du (Conseil
Art. 86.--- Les Secr-taires d'Etat ont leur entire i chacune
des deux Chambres ainsi qui'A l'Assemblle Nationale, mais
element pour discuter les projects de loi proposes par le
Poivoir Ex6cutil el soutenir ses ol)jections on fire totes
autres communications oflicielles
Art 87.--- Les Seccrtaires d'Etat sont responsables, cliacnn
en cc qui le concern, tant des actes de Icurs I)p!rtements
que de I'inexi,-ution des lois y relatives.
11s correspondent directement avec les autorites qui Icur
soul suilorddonnecs.
Art 88 --- (lhaqye Secritaie 'tatl Ietioil du lTr'liesr I)pulic
une indemninit annnelle de Six mnillc dollars.









CIIAPITRE IV


DU i'( i\ 0( JUDII CIAI11,.

Art ').--- Le Pouvoir Judiciaire est exerce par uil Triblunal
de (assation et des tribunaux inf6rieurs don't le mode et
I'lendue de jurisdiction seront elablis par la loi
Art 90 --- Les judges de tous les tribunaux sont nomm6s par
le President de la RHpublique.
. II nomme et revoque les ofliciers du Ministire public pres
)e Tribunal de Cassation et les autres tribunaux, les juges de
Paix et leurs supplants.
Art. 91.--- Nul ne peut tre nonmm juge oi officer du Mi-
nistire public, s'il n'a trente ais accomplish pour le Tribunal
de Cassation et vingt cinq ans accomplis pour les autres tri-
b) untaux.
Art. 92 ---Le Tribunal de Cassation ne connait pas du fond
des affairs. Neanmoins, en routes matieres,autres que celles
soimises an jury, lorsque, sur tn second recours, meme sur
tine exception,une m6me affaire se pr6sentera entire les imemes
parties,le Tribunal de Cassation. admettant le pourvoi, ne
prononcera point de renvoi et statuera sur le fond, sections
r6unies.
Art. 93 Les juges du Tribunal de Cassation, ceux des
tribunaux d'Appel et de premiere Instance, jouissent de lina-
movibililt.
La loi r6glera les conditions dans lescquelles ils cesseront
de jouir du privilege de 1'inamovibilit6, et le imod de leur
retraite par I'age ou tout autre emplchement ou par suite de
nl suppression d'un tribunal.
Ils ne peuvent passer d'un tribunal un autreou A d'autres
ifolctions,mnime supirieuresque de lcur consentementformel.
Art 91 Les fonctions de juge sont incompatibles avee
routes autres functions pul)iques salaries
L'incompatibilit6 A raison de la parents ou de l'alliance est
rggl6e par la loi.
Une loi r6glera 6galement les conditions exigibles pour dtre
juge a tous les degrfs.
Art. 93 -Les contestations commercials sont dt'fercs aux
Itiliunaux de premiere Instance ct de Paix, conform6ment
an Code de commerce.
Art. 96. Les audiences des tribunaux sont publiques, ai
moins que cette publicity ne soit dangereuse pour l'ordre pu-
blic el les 1onues mtiours; dans ce cas, le tribunal le declare
par jugement.








Enl Imtiere de delil politique elt d(e press, le uiis-clos nc
peit t're prononc6
Arl. 97.- Tout arret ou jugenent est motive; il esl pronon-
ce en audience publique
.\rl 'I .- Le Tribunal de Cassation prononce sur les con-
flits d'alltributions, d'apris Ic mode r6gl6 par la loi.
II est competent dans tous les cas de decisions rendnes par
une court martial pour cause d'incompntence et d'exces de
pouvoir.
Art. 99 -Le Trilbunal de Cassalion, sections r6unies, dcci-
dera de la constitutionnalilt des lois.
Les tribunaux doivent refuser d'appliquer toule loi di0clarie
inconslituti onnelle Ipar le Tribunal Ide Cassationi
lts n'appliquerlont les arrites ct r'6glemnlnts d'administration
Iuubliqule qu'atlant qlu'ils seroni co'nform'es atu lois.

CI1APITilE V.

DLS POU'lSUit'l'*ES C NTixE LES MEMHI-ES DEsS i'Pouvoins DE i'TAT.
Art. 10J -- La (Clambre des DUptitts accuse le Prlsident et
le traduit devant le Senat pour cause de haute trahison on
tout anure crime on d(lil conimis dans exercisee de ses fonc-
lions.
Elle accuse igalement :

1) Les Secrdlaires d'Etat en cas de malversation, de trahi-
son, d'albus ou d'excs de pouvoir ou de tout autre crime ou
delit commis dans l'exercice de Icurs functions:
2) En cas de I'rflaiture, les membres du Tribunal de Cassa--
tion, de l'une de ses sections ct de tout oflicier cdu Ministcre
ipul)lic prcs le Tribunal de Cassation.

I.a mi.ie en accusation ne pourril 're pronounce qu'i la
ntlajorit6 des deux tiers des inemtbres de la Chamlbre. Elle les
traduit en consc(luence devantt le Scnat drig en Haute Cour
de Justice. A l'oniverture de l'andience, chacue melmbre de la
I lutle Cour de .Justice pr1ete le sermeni t dejulCgel avec l'impar-
lialit et la I'lrmet6 (iqi conviennent a un home probe el li-
bre, suivant s:i conscience ct son initime conviction.
Quand le PIC silent de la IlR|)ilpulique est en jugement. le
|i .,sid tlt dii Tribunal de Cassation pr16side.
L.a 11aule Cour de Justice Ic pout oia 'oproonocer d'autrc peiue
qut nla dechance,la destitution et la privation du droit d'exer-
cer toute fonction i)ubllique I)endant in an au moins et cinii
ils an plus; mais le. condaimne )eiut t're tradnit devaul les
trilniinaux-or'dinaires conrlormimi ent At la loi, s'il v a lieu d'a)p-


-- 9 --







60 -


pliqueii d'aulres peines ou de statue sui lexerleicedel' actioll
civil.
Nulnepeut etre jug6 ni condamne qu'A la majority des deuix
liers des membres du Sdnat.
Les limits prescrites it la duree des sessions du Corps Ld-
gislalif 1' Particle 59 de la prisente Constitution ne peuventser-
vir ai melre fin auxpoursuites,lorsque le Sinat siege en Haute
Cour de Justice.
Art. 101.- En cas de forfailure, tout juge ou officer du Mi-
nist&re public est mis en 6tat d'accusation par l'une des sec-
lions du Tribunal de Cassation.
S'il s'agit du tribunal enter, la mise en accusation est pro-
noncee par Ic Tribunal de Cassation, sections rdunies.
Art. 102.- La loi regl< le mode de proceder contre le Prl-
sident de la R6 publique,les Secrdtaires d'Etat et les Juges dans
les cas de crimes on ddlits par cux commis,soit dans 1'exercice
de leurs functions, soil en delors de cet exercise.

CIAPITRE VI.
DES INSTITUTIONS COMMUNALES

Art. 103.- 11 est 6tabli un Conscil par Commune.
Le president du Conseil communal a le titre de Magistrat
communal.
Cette institution est rIglde par la loi.
Une loi Ctablira dans les Communes on les Arroudissements
des fonctionnaires civils qui repr6senteront directement le
I~ouvoir Ex6cutif.
Art 101.- Les principles suivants doivent former les bases
des institutions communales;

1 ) L'dlection par les Assemblees primaires, tons les deux
ans, pour les Conseils communaux ;
2 ) L'attribution aux Conseils communnaux de tout ce qui est
d'interdt communal, sans prejudice de I'approbation de leurs
actes dans les cas et suivant le modeque la loi determine;
3 )' a publicity des stances des Conseils dansles limits dta-
I)lies par la loi;
4 ) la publicity des budgets et des competes;
3 )L'intervention du Pouvoir Executifpour empecher que les
Conseils ne sortent de leurs attributions el ne lesent I'interdt
general.

Art. 105. Les Magistrals ccimmllln aux sont retril)uds par
leul Commullne.








Art. 106.- Le Conseil communal ne pent depenscer par
mois que le douzieme des valeurs votes dans son budget.

Cl(APITRE VII.
DES ASSEMB.LEES I'HIMAIRES.

Art. 107.-- Les Asscnmbl6es primaires s'assemblent de plein
droit dans chlnque Commune le dix .lanvier de chaque ann&e
paire, selon qu'il y a lion et suivant le made r tab i par la loi.
Elles out pour olbjet d elire aux 6poques lixses par la Cons-
titution, les deputies du people, les s6nateurs de la 116publi-
que, les eonseillers communaux et de statuer sur les amen-
dements proposes a la Constitution.
Elles ne peuvent s'occuper d'aucun autre objet quc celui
qui leur est attributed par la prCsente Constitution.
Ellessont tenues de se dissOudrle des que cet effect est rempli.
Art.108 -La loi prescrit les conditions requires pour exer-
cer le droit de voter dans les assemblies primaires

TITRE IV
1)es finances

Art. 109.-- Les imp6ts an profit de l'Etat et des Communes
ne peuvent rtre etablis que par une loi.
Aucune imposition a la charge des Communes ne pent Otre
Ctablie que de leur consentement formel.
Art. 110. Les lois qui 6tablissent les imp6ts n'ont de force
que pour un an.
Art 111..-- II ne pent 6tre ctabli de privilege en matiere
d'imp6t. Aucune exemption, aucune augmentation ou dimi-
nution d'imp6ts ne peuvent etre tallies que par ine loi
Art. 112.---Aucune pension,aucunc gratilication,aucun e sub-
vention, aucune allocation quelconque, I l1n charge du tresor
public, ne peut Otre accord0e qu'en vertu d'une loi proposed
par le Pouvoir Executif.
Art. 113.--- Le cumul des functions salaries par 1'Etat est
formellement interdit, except dans l'enseignemeni secon-
daire et superieur.
Art. 114.--- Le budget de chaque Secr6taire d'Etat est divisc
en chapitres et doit etre vote par article.
Le virement est interdit.
Le Secr6taire d'Etat des Finances est tenu, sous sa respon-
sabilit6 personnelle, de ne servir chaque mois, i chaque D6-
parlement ministkriel, que le douzieme des valeurs votees








- 62


ilii.. -, Ihiii IdgeLt, it moils d'ilne d cisio (idu C(onseili des Se-
cr laires d'Elat i)our cas cxtraordinaires
Les coimples geniraux des receites ct des depenses de la
IR)llublique sont tenus par le Secretaire d'Etat des Finances
-.'i-In un mode de complabilile ia etablir par la loi
L'exercice adminiistratif coinmence le premier Octobre et
finit Ie 30 Septembre de I'ann6e suivante.
Art. 115. -- (.haque annie, Ie corpss I4gislatif arrc le ;
1 ) Le compete des recettes ct desdldpelnses de I'anniee cou-
lie on des anndes precedentes ;
2 ) Le I)udget general e I'Etat contenant l'aperc'u et la por
tion des fonds dLsignll.sp)l) r I'anne at cihaque Secraaire d'Etal.
Toutefois, aucune proposition, aucun amendment ne peut
eire introduit I I'occasion du budget dans le but de ridnire
on d'augmenter les appointments des fonctionnaires pu)lics.
Tout changement de cette nature ne pent (tre effectue que
par une modification des lois
Art 116. -- Ies competes g3ndraux et les budgets prescrits
par l'articlc prceden doivent oi e tre son mis au Corps Lgisla-
til' par le Secr6taire d'Etat des Finances,aul plus tard,dans les
hlit jours de I'ouvertur e de la session 16gislative.
L'examen et la liquidation des compiles de l'Administration
gindrale et de tout comptable envers le trdsor public se fe-
ront selon le mode etabli par la loi.
Art. 117.- An cas oft le Corps L.gishlaif, pour quelque
raison que ce soil, n'airrec pas le budget p)3ar un on plu-
sieurs DI)partements ministeriels avant son ajournement, le
on les budgets des Dlpartem2nts inltressds. en vigueur pen-
dant l'ann6e budgdtaire en cours, seront maintenus pour I'an-
n6e l)ndgdiairc suivante.
TITRE V.
D(e la lForce IPublique

Art. 118.-- lne force armiec d1signCe sous le nom de Gen-
darmerie d'Haiti est elablic pour maintenir I'ordre, garantir
les droits du peluple et exercer la police dans les villes et les
campagnes
Elle esl la seule force arm6e de la R6publique.
Art. 119.- Les reglements en vue du maintien de la dis-
cipline dans la Gendarmerie et de la repression des d6~ils
commis par son personnel seront dlablis par le Pouvoir Exd-
cutif IUs auront force de loi.
Ces r&glements 6tabliront l'organisation des course marlia-
les de Gendarmerie, preseriront leurs pouvoirs et d6termine-









roni les obligations dIe leurs membres et les droits de.. indi-
viduh qui doivent 6tre jugs par elles
Les jugements dcs course martiales de Gendarmerie ne sont
sujets qu'a la revision par le Tribunal de Cassation, et, seule-
ment sur les questions de jurisdiction et d'exces de pouvoir.

TITRE VI
)is I o ittions CA' iiI"vIl s.

Art. 120.- Les couleurs nationals sont le Icbc et Ie rouge
places horizontalement.
Les arnes de la Republique sont : le palmiste surLiont6 du
b)nnetde la libertl,orai d'uiii troIpheeavec la 1gende : LT-
nion fail la force r.
Art. 121.--- Aucun scrient ne p2ut ,tre impose qu'en ver-
ta de la Constitution on d'une loi.
Art. 122.--- Les f6tes nationals sont : Celles de l'Iindpen-
da ice, le ler. Janvier, el celle de 1'Agricultuire, le Icr. Mai.
Les f0tes 16(alcs sont diteriindes par la loi.
Art. 123.--- Aucune loi, aucun arritC on r'glement d'ad-
Iiministration publique nest obligatoire q(l'apres avoir eti pu-
bli( dans la forme d6teraniinie par la loi.
Art. 124.--- Toutcs les elections sa front au scrutiny secret.
Art. 123.--- L'ttat de siege ne peut e tre declare qu'cn cas de
peril imminent pour la secuirite exterieure on interieure.
,'ncle du Presidentde la Ii6publique qui declare l'Mlat de
siLge doit etre sign par la majority des S2crdtaires d'Etat
presents a la Capitale.
Il en est rendu compete i l'ouverture des Chambres par le
Pouvoir Ex6cutif.
Art. 126.--- Les elftcs de 1'[1at de sidge sont rdglds par uric
loi sp6ciale.
Art. 127.--- La prescnte (Constitliion el tous les traits
acluellement on vigueur on fi conclude danls Ia suite, ct tontes
les lois dicre6tes conformnmenlt t ectle constitutionn on a res
traits constituent la loidu Pays et leur sup6riorite relative est
dlternmine par l'ordre dans lequel ils sont mentionnds
Toutes les dispositions de lois qui ne sont pas contraires
anx prescriptions de cette Constitnuion ou aux T'rait6s actuel-
leient en vigueur on a conclure dans la suite, sont mainte-
nlues jusqnu'i cc qu'elles aient dI Ifornmellement abrogdes ou
amendes: mais celles qui v sont contraires sont et denmen-
rent alrog'es.








TITIAE VIl
I)c 1 i divisionn de la Con(stitutition

Art. 128.- Les amendments a la Constitution doivent dtre
rliIlJt': par la majority& des suffragcs de tons les 6lecteurs de
In 1epublique. Chacune des deux branches du I onvoir Le-
gislatif, ou le President de la Republique, par la voice d'un
messagee au Corps Legislatif pent proposer des amendments
i la lpirsente Constitution.
Les amendments proposes ne seront soumis i la ratifica-
tion populaire (lu'aprtis leur adoption par la majorile des deux
tiers de chaque Ch:ambre Le6gislative sidgeant sp)ar6ment.
Ccs amendments seront alors publics immndiatement au
MONITEUR.
Durant les trois mois prieddant le vote, le texte des amen-
dements proposes sera lifich, par chaque Magistrat coimmu-
nal dans les principaux lieux publics de sa Commune, et sera
imprimi6 et public deux fois par mois dans les journaux.
A la prochaine reunion biennale des Assembl6es primaires,
les amendments proposes seront soumis an suffrage, amen-
dement par amendment, par oui ou par non, au scrutiny
secret, distinct, et ceux des amendments qui auront obtenu
la majority absolute des suffrages dans lout le territoire de la
lepublique deviendront garlic intcgrante de la Constitution
dis la date de la reunion du Corps Lgi;slatif.

ARTICLE SPECIAL.

Tous les actes du Gouvernemcnt des Etals-Unis pendant
son occupation militaire en Hlaiti sont ratifies el validis
A. Aucun liaitien ne pent t're passiblle de poursuites
civiles on criminelles pour aucun acle excut& en vertu des
ordres de 1'Occupation ou sous son autorilt.
Les actes des course martiales de F'Occupation, sans loute-
fois porter atteinte au droit de grice, ne seront pas sujets a
revision.
Les acts du Pouvoir Exfcutif, jusqu'a promulgation de la
present Conslitution, sont 6gailement ratifies et valides.

TITRE VIII.

)isposilionls r'I' nIllsitoir'es.

Art. A.- La dur6e du mandate du ciloyen President de la









I 1epublique au moment de adoption de la picket Consti-
tution prendra fin le. 15 Mai mil neuf cent vingt-deux.
Art. B. La duree du mandate des Conseillers communaux
existant an moment d I'ad )ption de la present Constitution
prendra fin en .Janvier mil neuf cent vingt.
Art. C.- Les premieres 6~ections des membres du Corps
16gislalif, apres l'adoption de la pr6sente Constitution, auront
lien le dix .lanvier (ld'ne annnee ipire.
I'ann 11be ser fixoe par l)'cretl (ldu Prsideni de lia Il:l)l, li(llle
Iplli)i au mioins trois imois avant I:l rllnion des Assembles
]primai res.
La session du Corps L6gislatif 6lu commencera i la late
constitutionnelle qui suit immn diatement ces premieres 6lec-
tions.
Art. D).- Un Coiseil d'Etat, institu6 d'apr&s les mnmes
principle que celui du Dcret lidu 5 Avril 1916, se composant
de vingt-ct-un mnm'w)rs r6i)artis entire les diftfrents D)parte-
ments, exercera le lPouvoir LUgislalil jusqu'i la constitution
du Corps Legislatif, 6poque i laquelle le (onseil d'Elat ces-
sera d'exister.
Art E.- L'inamovihilite des juges est suspendue pendant
une periode de six mois a partir de la promulgation de la
pr6sente Constitution.


A, NOM DE LA I'P'BULIQI'E.

Le President ide la RHpublique ordonne que la Constitution ci-dessus, son-
mise an suffrage populaire, ralili e le 12 Juin I18X, soil revltue du Scean
de la I epublique, imprimee, publiei el execulec.
Donned an Palais National, i Port-au-Prince, le 19 Juin 1918, an 115kme.
de I'Independance.
DARTIGUENAVE.
Par le Presiden :

Le Secrdtaire d'Etat de I'Inirieur et des Culles,

OsMII CHAM.

Le Secretaire d Elat des Finances'el du Commerce,

Dr. EDMOND HLTAUX.

Lr Secritlire d'Elat des Travau.r publics et de l'Agriculture,
FrICV CHATELAIN.


- 0-)








Le erC'fiUire d'Etal ,1/,.s Relations Exterieures el de la Juslice,

E. DUPUY.

Le Secretaire d'Eial de I'lnstruclion publlque,

AIGUSTE SCOTT.



A RI ET


D.RTIGUCEN \VE
II.f:SIIENT DE A .\ I::P LIQIT'

Vu l'arlicle 75 de la Conslilution;
Consid6rant que ,e Cabinet est dle6issionnaire;
Qu'il y a lieu de reconstituer le Conseil des Secretaires
d'Etat ;
ARnBTE CE QUI SUIT:

Art. ler.- Le citoyen Louts BORNo est noimm Secr6taire
d'Etat des Relations Extdrieures, des Finances et du Com-
merce;
Le citoyen DANTIES BELLEGARDE est nomm6 Secretaire d'Etat
de l'Agriculture et de l'Instruction publique;
Le citoven BARNAVE DARTIGUENAVE est nommlnd Secrdtaire
d'Etat de l'Int6rieur et des Cultes ;
Le citoven Louis Roy est nomme Secrdtaire d'Etat des Tra-
vaux Publics;
Le citoyen ERNEST G. LAPORTF est nomnm Secr6taire d'Elat
de la Justice.
Art. 2.-- Le present Arret6 scra imprim6 et public.
Donn6 au Palais National de Port-au-Prince, le 20 Juin
1918, an 115e. de I'lnd6pendance.
DARTIGUENA E.










A I{lET L


DARTIGUENAV F.
P1iWsiDENT DE LA .PI'PIUQInUE

Vu articlee 117 de la (onstitution :
(Considerant qu'il y a lieu d'(arrter les credits necessaires
a-; service publlic pour le dernier trimestre de fExercice 1917-
19t18;
Sur le rapport (Id Seeritaire d'Elat des Finances et (du
Commerce ;
El de l'avis du Conseil des Seer6taires d'Etat.

A AIn1i:TI ET ARR-.TE CE QUI SUIT :

Art. ler.- Des credits sont ouverts aux D6parlements mi-
nisteriels pour le dernier trimestri de 1'Exercice 1917-1918.
appert les tableaux y annexes, jusqulif concurrence de :
Relations Extericures. .. G. 12.060,00 Or. 2-1.97 1,67
FINANCES ET COMMErICIE
Service Administratif. 187.92-1,65 ( 5.166,50
Service de la Banque 5.542,11 2.381,81
Service du Rlceveur (;ineral ( 55.4121,13 < 23.818,17
Int1 ricur ......... ....... ............. 175.348,24 3 304.720,60
Travaux publics ........ 61.489,00 111.598,70
Agriculture ....9.468,00 1806,00
Jluslice 242.122,47 a 1.500,00
Instruction publique a 409.690 38 < 10.922 07
Cultes. .......................... 10.320,00 ( 15.375,00

Ar't. 2.- II sera Ipourv'u aux credits ci-dessus mentionnis
par les recelles ordinaires dc l Ia lepublique.
Art. 3.- Le present arrt'6 sera plubliC et ex6cuit~d la dili-
gence des Secretaires d'Elal, cliacun en ce qui le concern.
Donne an Palais National, it Port-au Prince, le 28 Jtiin 1918.
an 15ene. de l'Ind6pendance.
IARTIGUENAVE.
Par le Prn-sident :







tic*


Le C c c:iire d'Elul des Finances, dii CwlluriiI.i et des Rela-
tions E:xtrieures,
Lotis BORN.

Le Secreiaire d'Eita de 'lIntrieur et des Cultes,
B. DARTIGUENAVE.

Le Secrelaire d'Elal de 'lInstruclion publique et de l'Agri-

DANTLS BELLEGARDE.

Le Secrdaire d'Elal de la Justice,

E. G. LAPORTE.

Le Secrilaire d'Etal des Travaux publics,

Louis ROY.



ARRETE


SDARTIGUENAVE
PRESIDENT DE LA RI'PUBLIQUE

Vu 'article D de la Constitution;
Vu le D6cret du 5 Avril 1916 ;
De 1'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat :

ARRI:TE:

Art ler.- Sont nommes Conseillers d'Etat les citoyens
F. D. L6gitime, Arthur Rameau, J. MI Grandoit, Jules Bance,
Emile Elie, St6phen Archer, Pierre Hudicourt, Annulysse
Andi'6, Charles Bouchereau, VictorJ n.-Louis, Charles Sambour,
Enoch lDsert, Etienne Dorn6val. L~6o Alexis. Estime jeune,
Denis St.-Aude, Suirad Villard, DjI)oie Laroche, Arthur Fran-
cois, Hannibal Price, Alfred Augu te Nemours.
Art. 2.- Le Conseil d'Etat est convoqu6 le lundi ler Juillet
prochain.







69 -


Art. 3.- Le present Arrete scra public et cxecut6 a la dili-
gence des Secr6taires d'Etat, chacun en cc qui le concern.
Donn& au Palais National, a Port-au-Prince, lc27 Juin 1918,
an l15&ne. de l'Independance.
DARTIGUENAVE.
Par le r'6sident :

Le Secretaire d'Elai des Relations Extrieures, des Finances el
(ll Coinmlerce,
Louis BORN.

Le Secretairc d'Elai dle 'hlIntrietr el des Cuiltes,

B. DARTIGUENAVE.
Le Secretaire d'Eltt de l'nstruction publique el de l'Agricul!-

DANTi:s BELLEGAIRDE.

Le Secrdtaire d'Elal de la Justice.

E. G. LAPORTE.

Le Secrdtaire d'Etat des Trav(aux publics.

Louis ROY.


Port-au-Prince, le 8 Juillet 1918.

DARTIGUENAVE
PRESIDENT DE LA REIPUBLIQUE

MESSAGE

AU CONSEIL D'ETAT.

Mcssieurs les Conscillers d'Elul,

Je me r6jouis vivenent d'avoir a vous presenter, au voeu
de la Constitution. 1'Expos6 General de !a Situation de la R&-
publique, qu'accompagne le present Message.
Je rcmplis cc devoir nvcc hbonlhcir el touted la satisfaction










que j'eprouvede constaler que les deux evenements plai lemIci-
taires qui paraissaient de nature A provoquer le anufrage de
la Patrie n'ont.en rien influence la clairvovance du Peuple,
ni lbranli sa conliance. Aussi, m'est-il agreable de rendre tin
homage public an hon sens don't il a faiit preuve, marlque
surlout par le vote de la Constitution librement, solennelle-
ment ratifiie, le 12 Juin, i uine imposante majority. Si i
cela j'ajotlte la formation du iiouveau Cabinet et I'organisa-
tion dui Conseil d'Etat, je vous aurai signal les circonstances
remiarquables qui, ces derniercs scmaines, out largement con-
tr'il)bu6e r'affermir les uLns, A reconlforter bien d'autres.- J'en
tire le meilleur augutre pour les importantes rtfonimcs it entre-
plrendre, alin d'entrer dans la voic des ameliorations it venir
jusqu'ca ce jour.
Cependant il n'est pas indifferent de noter ici que, du fail
de la guerre nimndiale et d1 la ciam igiie sDus-marine minle
ave,: acharn;emnat par I'Enpire d'.llemi igan~, notre situation
de3az;i iquiC et financiere, trls pIirilleuse auparavan t elt lpuis
Aofit 1914, s'est consid6ralblement aggrav6e par manque de
tonnages pour la sortie de nos denrees, notamment le catt,
facteur principal de nos changes t I'Etranger.--- Comnie
contre-coup, les importations out cess6, on peut dire, com-
plitement, entrainant la crise alimentaire don't le Gouverne-
mnent s'efforce, autant qu'il le peut, d'atltnuer les douloureux
effects En cela, Messieurs, nous avons paye tribute ii un phe-
nomene dconomique qui a eu sa repercussion paralysante
chez presque toutes les Nations de notre Ihim'sphlre.
N'est-ce pas, oun jamais, !'o-.'inioctn p o:t n tous dd demnlder
avee un sentiment de reconna issanIce, cc qui advieiidrait si,
iau milieu d tells convjonlctures, nous ln',viols 1'assistalce
h)ienveillante ct vraiment ilnapp)r)cialle dlu Gou\vernement
des Etats-Unis ? A quelles cxtremitis aiissi ne serions-nous
pas infailliblemnent r(dluits, sans la paix rotabllic par 1i Con-
vention Amuricano-Haitienne ct stablilisic par ia Gendar-
merie aidee de l'Occupation !
Ne laissons point, Messieurs, de dctester sincerement nos
stupides guerres civiles, mais avec la resolution de fire que
d6sormais cliacun attended son mnicux-i1re des seuls fruits ldu
iravail dans I'ordre cl cntoure de louile la sollicitudle niccs-
sairc. L'lhonnce des champs I'a lieutrcusemcit compris dOj.I
Naginre la plus int6ressantc victim dt nos discordes pol -
tiques, il jouit aujourd'hui de la qluietude et de la s.eurite
indispensable i1 la production.
11 faut en loucr Ie ciel !
A part ces qelques reflexions auxquelles vous ne-mni- .







- l -


querez pas d'accorder une scrLiUpleuse attention, vous trou-
verez, Messieurs, sur notre situation interieurc et oxtdrieure,
d'amples renseignements dans les difterents Exposes que
in'ont adresses, a votre intention, Messieurs les Secr6taires
d'Elat, en conformity du derniicr alinea de I'article 75 de la
Constitution.
II n'est pas besoin d'aflirnmer que le Gouvernenient sent
tout le prix de votre pricieuse collaboration a la tAche dif-
ficile qu'il s'est imposee. II n'hisite pas non plus a se per-
suader qu'A cette here de mea culpa, de profonde meditation,
nous accomplirons, en parfaite communion d'aspirations.
notre devoir de bons citoyens,.pour nous maintenir d'abord
et, a la renaissance de la paix du monde, oriented le pays
vers un avenir second en prosptrites de touts sorts.
Dans ce ferme espoir, assuremcnt partage, je former les
vceux les plus heurcux pour vos travaux, et vous renouvelle
avec plaisir, Messieurs les Conseillers d'Etat, I'expression de
ma haute consideration.
)DARTIGUENAVE.,



Li s .T i FG;ALITl liAT'lilTE
R PUBLIQUE D'lAITI


'Irt1au-IPrince, le 12 Juillet 1918, an 115,1e de I'ludependance,


DARTIGUENAVE
PIuSIDENT DE LA RITPUBLIQUE.

MESSAGE.

AU CONSEIL D'ETAT

l,.sicuII rs les Conseillors,

La IRlpublique d'llaiti a sign a la Haye, avec routes !es
Puissanccs du monde civilis6, des pactes solennels qui sti-
plulent des obligations reciproques, essentielles it la liberty(, :
1i, dignity a lai s'curit i I existencee m111m des nations.







- 72)


Le GouL%\em'cllIn Allemand, d6s le debut de ce conflict for-
midable qu'il a provoqu6 en Europe. a, ouvertement et
come syst6matiquement. viol6 ces fondamentales obliga-
tions, 6galement scell6es de sa signature.
Nous aurious pu, d6s lors, prendre notre place contre
l'Allemagne dans cotte lutte oLf elle incarnait i la fois et le
mepris du Droit et le m6pris de I'Hnmanit6. IMais la Repu-
blique d'Haiti, unie it la R6publique des Etats-Unis d'Ame-
rique par de multiples et puissants interests communs don't
1'6vidence eclate it tou.s les yeux, devait conformer son action
it celle de sa grande Alliie naturelle. Elle devait s associer,
parce qu'elle en comprenait d'aillcurs le but elev6. ,~ tons les
nobles efforts de moderation et de sagesse don't Ic Gouverne-
nient du IPrLsident \\'VlsoN donnait I'exemple inoublilable.
Aussi, lorsqu'apparut, ddlini ive, l'inutilitR de ces efforts,
lorsque, devant l'opiniitret6 de I'Allemagnc ia miconnaitre
ses engagements les plus formels, it ne rest plus au people
americain que la resource supirme du recourse a la force,
le Gouvernement haftien n'hUsita-t-il point iL se solidariser
avec le Gouvernement de Washington et A adh6rer, come
lui, .i la cause sacree, si h6roiquement d6fenduc par la France,
par I'Anglcterre et les autres Puissances de l'Entente.
II proposal la guerre; mais le Corps LUgislatif ne crut pas
que le moment Mlait venu de s'associer i l'acte d6cisif du
Gouvernement. 11 obligea le pays a une dmiarche qui pro-
cura au Gouvernement Imperial l'offensante initiative de
remeltre ses passeports A notre Charg6 d'Affaires A Berlin.
Le Corps Legislatif disparut bient6t. Et a la place des
hlmumes politiques qui siegeaient i a Maison Nationale, vous
voici. lessieurs, represenlants d'une volont6 populaire ma-
nitfstee plus hautement qu'cn aucune autre circonstance de
notre existence politique.
Le (ouvernement se pr'sente devant vous, avec une ferme
coniiance, pour vous demander, au nom des traits violes
par l'Allemagne, au nom du Droit et de l'Humanit6, an nom
de tous les principles qui sont la sauvegarde de la liberty et de
la scurit6 des peuples, au nom des interets le, plus chers de
la Nation Haitienne, de declare la guerre A l'Allemagne.
N'ayons qu'un scul cccur, qu'une scule volonte en la Patrie!

D)A1rTIGCENA VLE.







-- 7


LI. iu. 'r T E;GA LrE F IATE IN irT

IIIIPUBLIQUE D'HAITI


DECIIET


,LE CONSEIL D'ETAT

Dans l'exercice dcu Pouvoir Legislatif, en vertu de i'ar-
ticle D de la Constitution;
Vu Ie rapport dcu L ouvoir Executif en date dlu 12 Juillet
191t8, exposant les motils d'une declaration de guetrre h
F'Allemnagne;
Vu I'article 42 de la Constitution;

DECHETE :

Art ler.--- La guerre est dcllarle a l'Enipire d'Allemnagne
Art. 2.--- Le Pouvoir Ex6cutif est autoris6 lt prendre toulcs
les inesures d'urgencce rclam6es par I'dtat de guerre.
Donne an Palais LUgislatif, ii Port-au-Prince, le 12 Juillet
1918, an 1156me. de I'lnd6pendance.

Le president,
LEGITIME.
Les secretaires,

S. ARCHER, DENIS ST.-AL'U..


A, 50M DE LA I~tIPLBLIQUE
ILc 'Presidcnt dot la R[{e pibliiq n o'do ne l 1u i ei le D)ecet ci-dessus soit ie-
ve'it du Sceau de la Iehpublique, iniiprimne, public et executed par les Secr6-
taires d'Eltat, chaclin en cC quii Ic concern.
Donn,) an I'alais Nalioital,h I'Porl-aii-I'rince,lc 13 Juillct 1918, a'l 1 15,i" e
lit, 'l Ild I'po 1daua ce.
I)AlIIGGUENA\VE.
I'ar l I' Prelidel

Le Sccr, 'lairt: d'Etat de l Interieur et des Cutltes,


B. DAITIGUENAVE.








74 -


Le SN, I claire d'Elai dh.\ Relations ExI 'ricr's, des Finances
l dI C'nin, 1. r,
LouLs BORINO.

Le Secrdcitire d'ELta des lTraIvaiuu.r blics,
Louis ROY.

Le Secredaire d'Ell de la Jiusici,
E. (. LAPORTE.

Le Secrdlaire d'Elal de 'lnsiruclion piblique ci de l'Ayricul-
lurie,
l)D.\Nris DELLEGARDE.


14iE t EG.mrIT' I[iATERN ITE
IEIPUBLIQUE D'H AITI


PROCLAMATION


IARTIGUENAVE
PI':ESIDENT DE LA REPUBLIQUE

CONCITOYENS,
Dans la lutte effroyable qui ensanglante le monde, deux
principles sont en presence.
D'un cb6t,c'esl le principle de la force brutale,sans entrailles
sans conscience, inaccessible i h ces hIuts senti'nieats et i ces
purs ideals qui sont l'h1nniur et come la raison d'etre des
societ6s humaines.
)e I'autre c6t6, c'cst le Droit, le Droil sacr6, symbolisant
pour ainsi dirc, touts les grades conquctcs morales de
1'Humanitc.
Or,ies petits Peuples n'ont,dans la vie internationale,qu'une
seule force et qu'une seule garantie d'existeuce, le Droit.
Amenee par le d6veloppement ineluctable des faits a prendre
part dans le vaste conflict, la Ripublli(lue d'Haiti he pouvail







-i
- < <) --"

hesiter une minute La formidable puissance mili'aire quest
l'Allemagne,dress&e devant les Nations,s'cst misc en rebellion
ouverte contre le Droit N )Si- place Otait tdone in itrqie par-
ini les pciuples qui la combattent, et qui la c :-') illttnt si 1i-
roYquement, assists par note I~Pissante Allide iatiurelle, la
Ilepublique des'Elats-Unis, admirable de grandeur d'iimc ct
dontle genicniilitaire se manil'esle d(jia n prodiges devalcur.

CONCITONViLN S,

La voice oil le Pays s'est engage est la voice du b)3nhieur, e
c'est aussi la voie de ses plus clairs et de sos plus hats inte-
rels moraux et maalriels.
Je ne vous dirai iqu'Uin lnio, cclui Iqu j'ai dit ai Conseil
d'Etal:
N'nyons qu'un seul cI"_r et qu'une sonle volonii eon la Patrie!
Donn6 au Palais National, ii Part-au-lrince, le 13 ,lillec
1918, an 1150inc. de l'Ind6pendancc.

DA IT.(i LUENAVE.



Nl'. I.ii I'ork-au-Prillc Ie 13 Juillet 1918.

LE SECRET'AI E I'ETAT AU DIPARTIEMENT 1)ES FINANCES
IE:T D)1U COMMEliiCE

Circulllaiirc

Aux Administrateuirs des Finances de lu Repiublique.

Monsieur l'Administrateur,
Certain Admninistrateurs des Finances avant donned, de
bonne foi, une interpretation abusive ded l'aricle 2 de la lo
d(l 3 D'cemlbrl 1915 al)rogcani l'alinia de l'article 18 de la
loi de 1913 relatil' au droit (IL r llulalionl,.je crois nlcessaire de
(JAuI en iprIciser le sens,ql i doit Otre entenduc restrictive nini.
En elTle, l'articte 2 la loi du 3 DWcembre 1915 ne stupprim
le droit de mutation qu'en ce c[qi concern? les transmissions
par dOces en lign:' direcle ascendunte uii descendanle. II laisse,
par consequenct, sulsiser les transmissions autres que cells
ihloridonnces an d3ces on line directed asctiidainic ou descen-







- 76 -


dante. Pui cextilicmil, la transmission par deces en line col-
lr/,rnlh', la transmission par d6ces en vertu de legs, donation,
ICslI(itaen. Je vous rappelle les terms de I article 18, 4eme.
alinea :
q Les hIritiers ou legataires sont tenus,dans les six mois du
deces, si le de cujus est mort en Haiti, dans les douze mois,
s'il est mort a lF'tranger, de fire au bureau de la Conserva-
tion des hypothiques du lieu de l'ouverture de la succession
ou A celui de leur domicile,une declaration d6taillHe des biens
qui leur sont chlus. i Par h6ritiers ou legataires ), la loi
n'entend pas parler seulement des hlritiers en line directed
ascendante ou descendante, mais de tous ceux qui soit par
les liens du sang, soit par l'effet de la volonte exprimee du
donatcur, sont appeals A recueillir un heritage quelconque.
Et c'est pour controler la declaration faitc par les h6ritiers
ou 16gataires que le 7e alinea du nitme article exige des Of-
ciers de 1'Etal civil. le relev6 des d6c&s survenus dans leur
Commune.
.e n'ai pas besoin de vous dire que, controleur des actes de
i'Enregistrement, votre responsabilit6 peut-6tre mise en cause
par la negligence des.agents qui,sous vos ordres,sont charges
de la perception pour cette branch de recettes.
Agr6ez, Monsieur l'Administrateur, les assurances de ma
consideration distinguee,
Louis BORN.


No. 1138 Port-au-Prince, le 13 Juillet 191S,

LE SECRETAIRE D'ETAT AU DEPARTMENT DES FINANCES ET DU
COhMMERCE

Circulaire

Aux Directeurs de I'Enregistrenmcnt de la Republique

Mionsicur le Directcur,
Ian~I le but de fixer un point tres important de la legislation
concernant la branch du service confie A vos soins et
d'6carter d6finitivement toute possibility d'erreur A ce compete,
le Department croit opportun- contrairement aux interpre-
lations de certain Directeurs de 1'Euregistrement de vous
prcciser Ic sens de I article 2 de la loi du 2 Decembre 1915,








modifiant en partic celle du 20 Aoiit 191S3 sur I'Er,'.lgi.stenirmelt
Cet article ne supprime le droit de mutation qu'en ce qui
concern les transmissions par d(cis en line direcle ascendan-
te on descendante 11 laisse, par consequent,subsister toutes
les transmissions autres lqu celles subordonnees an deces en
iignedirecle ascendanle on descendante --Par exemple,la trans-
mission par d6ecs en line collailrale, la transmission par
deces en vcrtu de legs,donation on leslament.-- Reppelez-vous
les lermes de I'article 18, lime, alinea : ( Les hIritiers on li1-
gataires scront tenus, (ansi les six mois di deces si le de cifnus
est mort en Haiti, dans les douze mois, s'il est mort A I1'tran-
ger, de fire an bureau de la conservation des hypothiques
du lieu de 'ouverture de la succession ou A celui de leur do-
mnicile,uine declaration d(llaillee des biens qui leur sont 4chus ).
Par A h6ritiers on 16gataires ) la loi n'entend pas parler sen-
lementdes hliritiersen line direclte ascendante oi descendanle,
nmais de tous ceux qui,soil par les liens du sang,soit par l'eff'e
de Ia volonte exprimee du donateur, sont appell s i recucillir
in heritage quelconque.
Vous voudrez bien, dans l'intri't d'une bonne perception
des droits de mutation 6tablis par la loi, vous conformer dans
la pratique a l'esprit de ce texte.
Le D6partement tient A vous dire formellement qu'il vous
liendra pour personnelleient responsible de toute negligence
susceptible de compromettre les intdrets de l'Etat dans l'ap-
plication des droits sur les transmissions par diecs.
Recevez, Monsieur le Directeur, les assurances de ma con-
sideration distinguee,
Louis BORN.
-- - III

No. I10> Porl-ai-Plrince, Ic 19 Jnli 1I048.

LE SECRPETAIRE D ETAT At DI)PARTEMENT DES FINANCES ET DU
COMMERCE

Circiulaie

AI.. Adminisltratcurs des Financles de la lepunbliqne.

Monsieur 1'Administraleui'.

La transcription de certain actes 6tant obligatoire, mon
DWpartement, dans le but de renmdier A F'inobservance de








cellt fui intlit,' vous ill itc prescrire aux Reccveurs de FEil-
ircgistrement de votrc circonscription d'exiger toujours et en
tout Ltat de cause le pavement de cc droit au moment mime
de l'enregistrement. Ils seront tens de fair op~rer,cux-m-n
mes, la transcription au bureau de la Conservation du chef-
lieu don't ils relivcnt et auquel ils transmettront les droits
percus. En outre, vous voudrez bien rappeler tant aux rece-
veurs qu'aux directeurs de l'Enregistrement la prescription
fnrmelle de 'article 28 de la loi sur 1l'Enregistrement, article
d*'apris lequci les repertoires des notaires doivent etre vises
par les dits receveurs et directeurs tous les six mois. C'cst li
un 616ment de control qu'ils ne doivent point negliger pour
sauvegarder les droits du fise
Recevez, Monsieur I'Administrateur, les assurances de ma
consideration distingume
Lou-s BORNNO.


Yk:,publicique d'T--Iaiti.


SECRnTAIRERIE 1T'ETAT DES REL.\TIONS EXT lIEU ES.


Le 16 Juillet 1918, Son Excellence Monsieur Louis BoRNo,
Secretaire d'Etat des Relations Ext6rieures de la PRpublique
d'llaiti,recevait, en audience ollicielle, Monsieur R. M o. KiAN,
Charge d'AlTaires de S.M. Britannique it Lort-au-Plrince.
Cette visit de M. KOHAN avait pour objet de transmeltre
au Gouvernement Haitien les felicitations et les voeux du Gou-
vernement de S. M. Britannique I'occasion de l'entree en
guerre de la BRpublique d'Harti aux c6t6s des Allies.
En remerc;ant vivement le Repr6sentant dc Sa Majest. de
cette gracieuse demarche, Son Excellence Monsieur Louis
Bo0No le pria de fire savoir au Cabinet de St.-JAMEs com-
hien la REIPUBLIQUE D 'AITt e eetait touched et fiHre et lui de-
manda, eu outre, d'assurer son -Gouvernement du sincere
d6sir de la R11publique de coophrer cordialement ct dans
toute la measure de ses forces au triomphe de la cause sacrbe
du Droit et de la Libertt des Peuples.



Mardi 23 Juillet courant, S. Exc. Monsieur le Pr6sident de








la Hlepublique a reiu par 1'enlremiise de S. Exc. MuAnsiiii
MAUIRCE DEJEAN (Id LA BATIE, Envove Extraordinaire cl Mi-
nistre 1Pl6nipotentilire de la Irlpublicine Frantcaise, Ic Message
suivant :
Message

DU GOVERNMENT DE IA RlEPUBILIQUE FRANCHISE

A S. E.r.l Monsieur le Pr/.sidctl dc la Replibliquc /'lhlili.

Le Goivernement tie la li publliqlue Fran.saise vient d'ap-
prendre la noble decision prise par Ic (Governemeniit 'llali
de d6clarer la guerre it F'Allemanne.
11 a tlojours -le, convainen lu((e Ics sympathies de la Na-
tion lHaitienne pour la cause de la Libert cet de Ia DI) o-
cratic I'amineraient, dans Ic conflict qui divise le monde, inux
cvtes tie la France et de ses Alliis.
La France. qui depuis quatre ans, verse son sang pour
dIl'endre les droils de 1'llumanil6, est heureuse de voir venir
ai clle cetle nonvelle Allie cet Ini adresse l'expression de ses
lflicitations et l'assurance de sa tradilionnelle. cl profonde
amilid.
A la reception de cc messagee, Son Excellence le Prtsideut de la Ilpii-
blique a, par tl6iramine, clhargin Monsieur le Ministre d'llatii f Paris de
transmelire an lGonvernement francais Ic Message snivan :

MTiess acge

I)t Pll'ESIDENT DE L.A nEPA LIQE. l D'. ITI .

Alu (Gouerncmenl de la Rlpublique Francaise.

lProfond6ment toucli des sentiments exprim6s dans soil
Message par Ic Gouvernement de la Ridpublique Francaise,
le PrIsident de la Iepubliqnc d'Haiti a l'honncur de lili adlres
ser ses vils remerciements.
11 l'assure de l'ardent d6sir (qui anime la Nation IIailienne,
lide Ai la France par la plus prolonde sympathie, d'apporter
sa sineere cooperation au triomphe de la Cause sacree que
d(fendent avec un ihroisme si admirable, la noble Nation
Francaise et ses valeureux Allids.










LOI


DARTIGUENAVE
PRESIDENT DE LA RP:PUBLIQIE

L'. tii de I'itiati ive que lui accord 1'article .) (de Ia (Cons.
litution ;
Vu les Conventions internalionales de la Have, sanctionn ies
par le Pouvoir L6gislatif Haitien;
Consid6rant que la declaration de guerre it 'Empire Alle-
mand, vote par le Conseil d'Etat le 12 .luillet courant, a
f'ait apparnitre la nccessit& urgent d'nne legislation national
relative t l'etat de guerre;
Consid6rant que si, en principle, la guerre delic les Etats
de leurs obligations recil)roques pour le temps de paix, la
civilisation moderne no leur en impose pas moins des devoirs
imp6rieux tant envers les personnel inoffensives qu'h l'6gard
de la propri6td privie ;
Sur la proposition des Secrctaires d'Etat de l'Int6rieur et
des Relations Ext6rieures ;
De l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etal;

A PIOIOSf::

Et le Conseil d'Etat a vote la loi suivante
Art. ler.- L'etat de guerre avec une Puissance Etrangere
entraine prohibition immediate de toute correspondence, de
toute intelligence et de tout commerce avec 1'ennemi et ses
allies. Toutefois, le Gouvernement reste libre d'autoriser tels
rapports et tels changes qui lui paraissent utiles.
Art. 2.- Sont considerees come measures d'urgence que
le Pouvoir Ex6cutif est autorise i prendre par le seul faith de
I'etat de guerre :
1" les measures relatives i expulsion, an sjiour, ai la cir-
culation ct a I'internement de tons ressorlissants de 1'ennemi
ou de ses allies on de tons autres strangers suspects;
2"'Ies measures relatives an sequestre on i F'usagepour utility
piublique de tout commerce ou industries, de tonis interits
mol)iliers ou immobiliers, de tous hiens quelconques appar-
tenant aux. dits ressortissants on autres strangers.
Art. 3.- L'etat de guerre entraine le droit pour les agents








- 81


de I'naulorit6 publique d'exercer at l'l rd des citoyens ct des
residents cn general toutcs r'quisitions de choscs ou services
tiles.
L'exercice de ce droit sera r6gld par la loi.
Art. 4.- La present loi abroge toutes lois on dispositions
de loi qui lui sont contraires.
Donn6 an Palais L6gislatif, i, Port-au-Prince, le 22 .uillet
1918, an 115e. de l'lnd6pendance.

:Lc president,
LEGITIE

S. A, 1CIIEP, D NI..S Sr.-AiDE.


AI' N(O.\l 1MI L\ M IlPU'BtQAl'l'T.
le i'Presiileii de la IU p bliqulb e Ordo[nne rd que la Loi ci-lessus soil rceve'lle
1lu Scealn le la It6pilllilllue, ili [iriinp 1 e. pull li<'ie, el CexeCll;ule ii l;i diliienlce
des Se reltaires d'Elal le I'lilli'i i ii' i1 tdes li laulions I' Iexi'i ii'res, cliaclin ,
ce (111i Ic concellllle.
Donne ain Palais Nalional, h Port-au-Prinice, le 23 Jitillet 1918, an II 5e
de 1'lndtl pendanc e.
DARTIGUENAVE'
Par le PresidenI :

Le Secrcl aire d'Eial de l'Indrieuir,
B. DARTIGUENAVE.

Le Secretaire d'Elat des IRelations Extrieures,
Louis BORNO.






i).\ 'IIG I' IN.\ 1
I ,l'lisIDENT IF I.\ 1 P1I'I:P JL I'i:

Vii 'arlicle 73 de la Constitution, et Ic D)i'et de declara-
lion d(e guerre I I'Allemnagne, en date ld 12 Juillet 1918;
Vu la loi du 22 Juillet 1918, fixant certaines consequences
de l'6Iat de guerre ;









Slur Ie Idpp l i I du SL i,li t d'Etat de Inlerieur ;
De l'avis du Conseil des Secr6taires d'Etat ;

AR RHTE:

Art. ler.-- I1 est interdil A tout Allemand de resider hours
d'une ville.
Art. 2. 11 est enjoint A tout individu de nationalitW alle-
,iinnde se trouvant actuellement sur le territoire de la Repu-
blique, sans distinction d'dge on de sexe, de, dans les quinze
ours de la publication du present Arritd, s'inscrire an bu-
reau de la Gendarmerie de sa residence.
Les mineurs gs de moins de ine seize ans seront inscrits A la
diligence des personnel qui en ont la charge.
Art. 3.- 11 sera dblivre Ai tout Allemand 1ig0 de seize ans
au moins, une carte d'identite q(u il sera oblige d'exhiber A
toute requisition d'un agent de l'autorite civil ou militaire.
Art. 4.-- I)(fcnse formelle est faite a tout individu des deuin
sexes, de nationality allemande, de se deplacer de la ville oil
il reside, i moins d'etre muni d'un permits special du Bureau
de la Gendarmerie du lieu.
Art. 5.- Sera interned dans les Casernes du Cap.-Haitien
ou an Fort National it Port-au-Prince, tout Allemand qni se
sera livri fA la propaganda hostile, on sera reconnu dangereux
on ne se scra pas inscrit au Bureau de la Gendarmerie on
se sera dEplac6 sans permits.
Art. 6.- Tout Allemand de sexe masculin, non interned,
iag6 de seize ans an moins, sera oblige de se presenter chaque
jour an Bureau de la Gendarmerie de la ville oi il reside.
Art. 7,- Le present Arrete sera imprime, public et execute
a la diligence dn Secretaire d'Etat de l'nterieur.
Donn6 an Palais National, A Port-au-Prince, le 24 Juillet
1918, an 115e. de l'Independance.
DARTIGUENAVE
Par le Prfisiden :
Le Secrdiaire d'Etat de l'Inthrieur,
B. DARTIGUENAVE.










ARRIUrEj


i).DARTIC, lENAV E
P11sll.SIDNT DL LA R111LIQUE

Vu i'article 75 de la Constiullion;
V\n le D)tcrel (II 1V2 Juillel 1l918 sur li duIclaIr.tii :i I'Allemiagne ;
Vu la loi dui 22 .JIillel 1918 lixanlt cerlainviiii coniist'(jh enc-nes
de l'tat tie guerre :
Silr le rapport des Secri'taires (Id'El t tie l:a Justice, des
Finances ct dtl Commerce
De l'avis du Conseil des Secretaires d'Elat ;

AnKRK'r' :

Art. ler. -- Tout commerce est prohil)6 en Haiti avec 1'Allc-
magne et les Pays allies de 1'Allemagne.
Art. 2.- Seront mises sous sdquestre, sons le contr6le du
Department de la Justice, toutes maisons allemandes exer-
cant un commerce ou une industries quelconque qui se rat-
tache i un interkt principal situl en Allemagne, on don't les
agissements seraient hostiles.
Le sequestre sera designed par le Secr6taire d'Elat de la
Justice et avec I'approbation du Conseil des Secr6taires
d'Etat.
Art. 3.- La mise sons scquestre a pour consequence la
cessation des operations de la mason A laquelle elle s'ap-
plique.
Elle a un caract6re purement conservatoire; les seuls actes
de gestion du sequestre consistent ai recevoir les sommes de-
pendant de l'actif don't il a la garde et i acquitter le passif.
Toutefois, si l'inter6t public on l'interdt des creanciers hai-
liens le reclame, on s'il s'agit de marchandises ou denr.es
p6rissables, le D6partement de la Justice peut autoriser le
s6questre ai continue, en tout ou en partie, les operations de
la maison dans la strict measure n6cessaire ai la satisfaction
des interdts sus-vis6s.
Art. 4. Demeure suspend jusqu'i' la fin des hostilities le
pavement par l'Etat, en capital ou interets, de tous titres
quelconques, actions, obligations ou autres, existant actuelle-









iieni ou i)u\ kili c.i.l It ulterieureenlelt an b)Icneticc d'iiu suje
Allenmand.
Art. 5.-- Le present Arrit sera public& et execute A la dili-
gence des Secretaires (l'Elat de la Justice, des Finances et du
commerce .
Donne an r Palais National, A Port-an-Prince, le 21 Juillet
1913, an 11. ,iiie. de l'lndependance.
DARTIGUENAVE.
Par le Pr6sident :

Le Secrtlaire dEla dle dla .Juslice,
E. G. LAPORTE.
Le Secrt:lire (d'Elat Ces Finances el du Comnmrce,
Louis BORNO.


LOI

DARTIGUENAVE
IRiESIDENT DE LA REIPUBLIQUE

Usant de l'initiative que lui accord l'article 55 de la Cons-
titution ;
Sur le rapport du Secr6taire d'Etat au Departement de la
Justice ;
El de I'avis dt Conscil des Secr6taires d'Elat ;

A PROPOSi::
Et le Conseil d'Elat a vot6 la loi suivante :
DES CONDITIONS DE NOMINATIONS.
Art. ler.-- Iour itre juge de paix on supplant, il falnt
Otre pourvn an moins du dipl6me de bachelier en Droit, oi
avoir exerc6 les functions de juge de poix on de supplant A
tin tribunal quelconque durant deux ann6es, on avoir pass
trois annnes cons6cntives en quality de greffier, on coinmis-
g.reflier, soil ai un Tribunal de premiere instance, soit i un
Tribunal dc paix, on avoir 6t6 commis du Parquet ; d6faut
de ces conditions, avoir subi un examen special don't le pro-
grainic sera fixed par un r&glement.







- 0.) -


Art. 2.- Pour dtre juge dans les tribunaux de premiere
instance, il faut reunir I'unc des conditions suivantes
V1 Etre mnm i du diplonie de licenci6 en droit, on avoir
exerc6 pendant au moins cinq ans la profession d'avocat ;
2 Avoir rempli pendant au moins cinq ans les functions
de juge on de minister public dans les Tribunaux de pre-
miere instance, on dans un Tribunal superieur.
Art. 3. Les Tribunaux d'Appel ct le Tribunal de Cassa-
tion seront formnis dans les m6mes conditions que les Tribu-
naux de premiere instance.
Nianmoins les Doyens et ensuite les juges des Tribunaux
de premiere instance devront etre choisis par preference a tons
autres candidates pour occuper les fonetions de juge an Tri-
bunal d'Appel.
Le president et ensuite les juges des Tribunaux d'Appel
seront nommcs par preference au Tribunal de Cassation, en
cas de vacance.
Art. 4.- Les functions de ministare public pres les Tribu-
naux de premiere instance et d'Appel, et pres le Tribunal de
Cassation sont respectivement assimiles aux fonetions de
juges de ces Tribunaux et sont soumises aux mimes condi-
tions de nomination on de promotion.
Art. 5.- Les grelliers, commis-greffiers, huissiers audien-
ciers sont A la nomination du President de la Republique,
sur une liste de trois candidates fournie par le Tribunal de
Cassationon par lesTribunauxde premiere instance et d'Appel
au D6partement de la Justice, pour chaque poste.
Les Tribunaux, en Assemblie g6n6rale suspendent, s'il y a
lieu, les employs en fate. Cette suspension entraine de
plein droit, pendant sa durde, la perte des appointments et,
le cas 6cheant, le Tribunal requiert Ia revocation.
L'Assembl6e des juges de chaque Tribunal nomme et r&-
voque les buissiers exploitants.
En cas de partage, la voix du president est pr6pond6rante.
Art. 6.- Les gretfiers et commis-greffiers de la justice de
paix sont a la nomination du President de la Republique.
Le juge de paix nomme et rcvoque les nuissiers exploitants.
l)E LA R'IILSIATION D)LE I'EMENT.
Arl. 7. Les judges et ofliciers dui larquel fll invests de
lenrs functions en vertu de la Constitution du 12 Juin 191,.
Art. 8.- En consequence, ils prIteront avant leur entree
en fonctions le serment suivant : ( Je jure d'observer la Cons-
st suivre dans l'exercice de mes functions les lois de ma Pa-
c trie, de respecter les droits de mes concitovens ct de prtelr







- 86 -


c un 'oicours lo u;il en faveur de tout ce qui peut contribuer
a i la gloire et A la prosperity de la R6publique.
Art. 9.- Pour la premiere fois, le serment ci-dessus pres-
crit est prdt& en audience publique ; savoir: au Tribunal de
Cassation par le president de ce Tribunal et le Commissaire
du Gouvernement entire les mains du Secr6taire d'Etat de la
Justice ; par les auties juges et otficiers du Parquet entree les
mains du president et sur la rIquisition du iMinistbre public.
AuxTribunaux de premiere instance par les Doyens de ces
Tribunaux entire les mains du Commissaire du Gouverne-
ment d616gui sp6cialement A cet effel, lequel pr~tera ensuile
serment entire les mains du Doyen et requerra la prestation
de serment des aulres juges et ofliciers du Parquet entire les
mains du Ioyen.
Aux Tribunaixi de Iaix, par les juges de paix enlre les
mIains du Doyen du Tribunal de premiere instance dans Ie
resort duquel ils exerceni leurs fonclions; par les supplants
entire les mains du juge de paix.
Arl. 10. L-'or\re du tableau sera dressed par le Seeretaire
d ltat de la Justice, ct les prestations de serment auront lieu
sulivant cet ordre.
La presente loi abroge routes lois ou dispositions de loi qui
lui sont contraires et sera ex6cutce ai la diligence du Secre-
taire d'Etal de la Justice.
lonne au Palais Legislatif, i Port-au-Prince, le 15 Juillet
1918, an ll5e. de 'Ind6pendance.

Le president,
LEGITIME.
Les secrdhlir'le,
S. ARCHER, DENIS Sr.-AUDE.


AU NOM3 DE LA IIEIUBLIQUE.
Le I'lc idenl de la [IWiihliqiie ordtnie que la Loi ci-dessuv, soil rvev'ue
4I11 S emi Secrt'aire d' lal de la .Juslice.
I)onn6 an Palais National, it Porl-aut-Plriice le 18 Juillel 1'118, an I l e.
ilce I' lpciildance.
DAITIGUENAVE.
I'tor le '' idenl :

Le Secrr;taire d'Etat de la Justice,
E. G. LAPORTI-E.









io, I1S 32


LE SECRET' \11, ; IJ'TAT DE LA IJUSTJCI,

Circuilnir.

A Messieurs les Doyens des TribIiiuiLau civil.

Monsieur le Doven,
Aux terms de l'art. 10 du Code de commerce, les livres-
journaux et les lives d'inventaires des commercants doivent
Otre vises et paraph6s par un des juges du Tribunal de com-
merce on par le juge de paix dans les vills oil il n'y a pas
de Tribunal de commerce. Mais 1'art. 95 de la Constitution
ayant def6r6 aux Tribunaux de lre. instance et de paix les
contestalions commercials, il a 6t donn6 avis aux commer-
cants que, desormais, leurs livres journaux et d'inventaires
doivent etre vis6s et paraphes par vous.
Le D6partement, Monsieur le Doyen, vous en informed afin
que vous puissiez assurer l'accomplissement de cette formality.
Veuillez agrter, Monsieur le Doyen, 1'assurance de ma con-
sideration distingu@c.
E. G. LAPORTE.


SECRHETAIRERIE D'ETAT DE LA JUSTICE


Soul mises sous sequestre les maisons allemandes suivantes :


G K eitel & C o ............. .. ............................
( B ieb er & C o . ................... .. ... ...........
Oloffson,Lucas & Co............................
R cin b o ld & C C o .............. .................. ............. ... .........



Munchmeyer & Co.......... ... .
H. Munclimeer c& Co .................. ....
Munchmeyer Neveu & Co ..........


Port-au-Prince

((
Port-au-Prince
St.-Marc, Miragoi-
ne, Gonaives, Pe-
tit-GoAive, etc.
Caves
<<
<<(


Pohlmann & Co. (Plaln Iatici Centrale) Port-au-Prince.

Messieurls A. MAt Mlu, Reccuver Gendral des Douanes et 0.


- 87 -


P'orl- -1lA iI Ic, Iv -23 .IIil- I11 .8,


1. I








Sc mn-, Di)i clriir de la Banque Naliouti(l' de la R pllliqlic
d'tlaili sont nommins sequestres des dites maisons,colornme-
inenw i Il'art. 2 de I'Arrete ldu 21 .luillct 1918.

Port-ai-Princc, le 27 .iiillc( 1918.



,PorI -a -Prin Le, Ic 10 Julllel 1918.


LE CONSLIL IYD'ETAT

.\U PRESIDENT DE LA l."1' I;1.IQL'E,

Monsieur le IPrsident,

Le Conseil d'Etat a l'honneur de vous accuser reception du
Message accompagnant 1'Expose de la Situation de la Repu-
blique, don't le dep6t a Mtd fait dans sa stance du 8 Juillet
courant.
C'est avec une l6gitime satisfaction que le Pays a vu la
reorganisation des Pouvoirs publics, sur la base d'une Cons-
titution accepted et ratifiee par le Peuple uine Ires forte ma-
jorit6.
La situation special qu'ont cri6e an Monde enter la guerre
mondialeet la caimpagne sous-marine inaugmrees par le Goi-
vernement de 1'Empire d'Allemagne, out compliqu6 les con-
ditions 6conomiques el financieres de ce Pays, que les secous-
ses revolutionnaires avaient deja rendues si mauvaises. Grace
a 1'intimit6 de nos relations avec le Gouvernement des Etats-
Unis, la situation alimentaire de nos populations a pu rester
A un certain 6quilibre L'ordre maintenu h l'interieur : la s6-
curitI garantie ai 'ext6rieur : telles sont ai pen pros rIsumes,
les bienfaits de la nouvelle orientation du Pays, depuis la
Convention de Septembre 1915
Maaik a c6t des hienl'ails (qui nous sJiilt \'vnus lldu d(liars, le
I .on:eil d'Etat se plait it rendre lhommage aux vcrtus civiques,
au courage indomptable et A l'abn6gation ginereuse don't vous
avez constainientl liit picuI\'e, Monsieur le lPresident, aux
hcures difficiles el queclquefois pleines de perils, que le Pays
a traversees.
C'est d6sormais a asseoir notre jeune Democratie sur ses
ri- tble-. bases, a conquerir pour notre Nalionalite la just






- O6 -


place qui lui est due dans le concert des Peuples que le Con-
seil d'Etat est decide ai consacrer ses efforts.
Etablir la justice par des lois propices qlui assurcnt la Paix
social; developper les resources de l'Agricultlre,en encou-
rageant la production, en obtenant que l'Homme des clamps
ait la liberty de disposer de sa personnel et de ses recoltes;
assurer des debouches remundrateurs aux products agricoles;
protege le producteur contre toute tentative possible d'acca-
pareient ruineux de ses products; developer instructionn
Publique, en conf~rant un enseignement rapide et pratique,
qui mette le paysan en &tat da defense centre la concurrence
de Il'6lncnt immigrant,tel est, ce nous semble, le cadre dans
lequel le Conseil d'Etat voit la manifestation prochaine de
1'El'ort National !
Vote Excellence peut conipter, Mr. le President, que le
concours du Conseil d'Etat ne lui fera jamais dlfaut et que
le Conseil sera toujours d6sireux de s'dlever a h auteur de
la confiance du Pays.
C'est dans ces sentiments que le Conseil d'Etat, Vous price
d'agr6er, Monsieur le Prfsident,l'expression la plus distingude
de sa haute consideration.

Le president,
LEGITIME.



L01
LOI


LE CONSEIIL D'E'TA'T

Usant de I'initiative que lui accord l'arlicle 55 de la Cons-
t itution:
Consid6rant qu'aux lermes de ['article [) de la Cmistitution,
le Conseil d'Etat exerce le Pouvoir Legislatif,


Et le Conseil d'LEtat a vote d'urgence la loi suivante :
Art. ler.- Durant la Session Legislative, routes les dispo-
sitions continues dans les lois generales de la Republique,
comportant dispenses, privileges, prerogatives, presence,
imiuniles, etc. Cdicties en haveur des lemnbres du Corps Li-
gislafif sont applical)les aux Membres du Conseil d'Etal.







- 90 -


Art. 2.- La pi c~cll loi sera pulblie ct executed i la dili-
gence du Secretaire d'Etat (de l'Intcrieur.
Donne at Palais Ldgislatif, Ai Port-au-Prince, le 22 Juillet
1918, an 115e. dte l'lndpendance.

Le prisidetl,
LEGITIME
Les secrdIaires,
S. ARCIHE1, DENIS ST.-AUDE


AU NOM DE LA IIEPUBLIQUE

Le Pr1)ilidetlu de la hlipublique ordonne que la Lji ci-dessus du Conseil
d'Etat soit revelte du Sceau de la Iltpubliquc, imprimr e, public, et exe-
cutee,
Donne ain 'alais National,h Port-au- lPince,le 26 Juillet 19'18, an II 5eme.
tie I'ndependance,
DARTIGUENAVE.
Par le IPr 'sident :

Le Secretaire d'Elal de I'lintrieur,

B. DARTIGUENAVE.



ARRETE


LA COMMISSION COMMUNALE DE PORT-AU-PIINCE.

Vu I'article 50, 17e. alinda de la loi du 6 Ociobre 1881 sur
les Conseils communaux;
Considerant q('il y a lieu de prendre des measures pour
ilier laciiel circulation dans le cimeliere ext6rieur, dans les
necropoles qui seront iultrieurement ouvertes, el, pour em-
p1chier le vol des objets et la profanation des tombeaux ;
A ARRETE ET ARRETE CE QUI SUIT:

Ar't ler.- Uu delai d'un mois est accord a partii du 30
Juillet proch ain, a tous ceux qui ont des fosses au cimetiere
extericur po ur se presenter a~ la Commune afin de s'entendre







-- 91 -


avec l'Administration sur les decisions a prendre relatives t
des fosses abandonndes qui entravent la circulation.
Art. 2.- A 'expiration du delai, la Commune fera l'exhu-
mation des restes pour 6tre d6pos6s dans l'ossuaire,
Art. 3.- Aucun ti avail ne peut ktre execute au cimetiere si
le propri6taire ne d6tient pas un bulletin d'autorisation du
Chef de ce service, contenant les noms et pr6noms des ou-
vriers qu'il emploie,le lieu de leur demeure, le travail A faire,
la liste des mat6riaux et le numero de la patente du profes-
sionnel..
Art. 4.- Pour le contr6le, le bulletin sera laisse au )irec;
teur du cimnetiere qui,avant d'en faire remise au propri6taire,
porter, an verso, cette mention :

Travail comment c le ........... -..
Achev6 le .......................
Vise et signed

Art. 5.- II est form.Allenint dleteldu, a part les ouvriers
employes, de se tenir toute la journey ai l'entree, h l'interieur
et aux abords du cimetiere.
Art 6.- Une police sera orginisee paur le ciml2tiire. Les
agents A tour de r61e, en front 1'inspection lejour et la nuit.
Ils porteront un signed que reconnaltront les employes de la
Commune et la Gendarmerie.
Art.7L-En cas de perte d'ohjets on de bris demionuments,
es employes et les agents de police attaches au service des
cimetieresserout civilement et solidairement responsables des
dommages, et parties de leurs appointments, y compris la
revocation en cas de recidive, sera emplove ai payer les d(-
penses it fire, apres proc&s-verbal deconstat dressed par le
Juge de Paix et I'expertise faite par un home de l'art, sur la
requisition de I'Administration Comnmunale.
Art. 8 Ceux qui ne se conf'ormneront pas aux articles 3
et 3 du present arri d, scront livrcs a la Justice pour Otre punis
conil'ormTimenit i la loi.
Le prIsent arretc, aprcs Iapprobation du SecrK'taire dI'Etat
de l'Iintricur, sera public et ex6cute imm6diatement par les
agents qui y seront p1)rposes.
Fail a' '1H6tel comnmunal les jour, mois et an que dessus.

Le prcsidlenl de ia Commission,

Cn. \. ALPHONSE.









Les inctiib ,
C( 'I 11\ MAGLUIOIE, J. l .11 \1~1L THOMAS.

Vu et applroul :

Le Secrdlairc d'Etla de I'lnierieur,
B. DAiRTIGUENAVE.



LE-~ SECRETAIRE D'ETAT AU DEPARTEM ENT DE L'INTERIEUR.

Circulaire

Aux Magistrals Comnmnaux de la Republique.

Monsieur le Magistrat,
Depuis quelque temps, le D@partement s'inquite de la ten-
dance fAcheuse que marquent la plupart des Conseils com-
munaux de la Republique A accroitre par la creation de taxes
et d'imp6ts leurs revenues annuels. Tout en reconnaissant l'u-
tilit6 de ces measures, il ne peut s'emplcher, neanmoins,d'en
contester l'opportunit6. Appel par ses functions A donner sa
protection aux populations, d6jAsi 6prouv6es, il est de son
devoir de rappeler aux Municipalites l'acuit6 de la crise 6co-
nomique actuelle et de !eur demander la plus grande mod6-
ration, la plus vigilante circonspection dans le choix des
moyens qu'elles estiment n6cessaires a la bonne march de
leur administration.
Par le manque d'organisation du fravail, la difficulty des
communications, la raretr du numrraire, la r6elle misere qui
1.treint, le contriluable est incapable de supporter aucune
nouvelle charge. D.ij, il succomhe sous celles qui l'accablent
et sc voit souvent contraint pour echapperi la situation sans
issue qui lui cslt faile Celt l i Ic l (scsprc, de s'exilcr el de de-
mander a la tcrre etrangci e le pain quotidien.
En cette occurrence, le DIpartement,en attendant I'applica-
tion des measures 6conomiques et administrative que prend
le Gouvernement en vue d'une prochaine amelioration, re-
commande avec instance aux Conseils commnunaux,suffisam-
ment arms par la loi pour sulbeni' a leurs basoins, de ne
point cr6er de nouvclles charges, de ne point rapper de non-


- 92 -









v;aux imlpots au \queLls, el toiute (uCtiI icI~ t Il s ILk Ii Sllllll lles
ne pourraient rdpondre.
II les prie de prendre en consideration la penurie des
affairs, la situation g6nerale (In pays, aggravee par I'6tat de
giierre existent et sollicite :-rdenmment leur concours efficace
el pJissant pour aidier Ic (lC iiverneiT ent a soulagemient de
la niisere publique.
C'est dans cet espoir. Monsieur le lMaistral, que coutiail
en votre 6quit.tO et en votre patriotism avise pour compren-
dre la haute port6e de cette circulaire, je vous renouvelle
I'assurance e ma parfaite consideration.

P. D)ARTIGC'EN AVE


SECRETAIRERIE D'ETAT DES RELATIONS EXTIRIEUltES.

Pour tfaire suite A ses prIctdentes communications relatives
a In notification de 1'existence de Il'tat de guerre entire la R6-
publique d'Ha'ti et 1'Empire d'Allemnagne, le Dpartement des
Relations Ext6ricures done pul)licite aux nouvelles pieces
suivantes:
TELEGRAMME.

i:vre, 30 .1niillel I)IN.

Son Excellence Mr. Louis BORNO
Min'is/tre des Relations Ext.rienres.
Port-au-lPrince.

T .I'ai eu l'honneur de recevoir le t61egramm e de Votre
a Excellence ni'informant de la declaration de guerre de la
SRenpublique d'Hai'ti A l'Allemagne. .le me Ielicite de cette
nouvelle adhesion ii la cause du )roit et de la Libert6 et je
prie Votre Excellence d'agrler les assurances de nia ltrtb
Shiaute consideration. A
(Sign6:) HYMANS.
Miniis/re Aftires Efra ngres.









I'.i,. ,n I :i, Juillet 1J 18.

Si ta ii ll., i)'ETAT DES RELATIONS EXTIRIEUBE.S.
Port-au-Prince.

,i rllonn01e111L d 'accuser Ieceljtionl du ctl) logl'ramnle (de
SV'oire Excellence m'annoncant (qe la 16publique (d'llaiti a
Sdeclar- la guerre it l'Allemagne douze .uIillet.
e Veuillez a:greer assurances de mia trs haute consid6ra-
lion.
(Sign0:) ILEFEVlE
SeerifcMire d'Etal au.r ltelatlion ELdetrieures.


T'eglcigalpa, 10 Iuillel 1918.

MINlSTRO IRELACIONES EXTERIQORES.
Port-au-Prince, Haiti.

A Agradesco a Vuestra Excellencia participation de haber
, declarado la Republica de Hpiti la guerra a Alemania.
l Honduras declare cstado de guerra con Alemania el 19
i de Julio.
( Present a Vuestra Excellencia sentimientos de alta con-
t sideracion.
(Sign&:) T. MALIANO VASQUEZ.
Mlinistre de Relationes Exte iores.


TRADUCTION.

TIgucigalpa, 30 Jnillet 1918

MINISTRE RELATIONS EXTERIEURES.
Port-au-Prince, Haiti.

Je remercie Votre Excellence notification declaration de
a guerre de la R6publique d Haiti i l'Allemagne.
q Honduras a d6clar l1'Etat de guerre avec l'Allemagne le
< 19 Juillet.









t( Jc present it Votre Excellence stculiments tie hautl coili
a sid6ration.
(Sign6:) T. MALIANO VASQUEZ.
Minis7re des I'elations E.rtirieures.

A cette communication du (ouvernement de Ilonduras, Ie
I)partement a repondu imnidlialement par le Itlgramlme
suivant
Port-ai-Prince, le ler. Aoil 1918.

MINIsTRE DES RELATIONS EX'rii:'EiRE s Tic'UcIcr.PA.

Goivernement et Peuple haitiens saluent Goivernement
e ct Peuple Honduras a I'occasion dlclaralion de guerre i'
l I'Allemniane et leur adressent vaceux gardens pour Iriomplie
, cause Droit et Civilisalion.
(Sign6:) Louis BORNO.
.Minist're 1r e, lion E.,rt 'rirures.


Mlanaguia, le ler. Aoit 1918.

Exxio SENOR SECHETARIO DE ESTADO DE RELATIONS
EXTERIOBES DE HAITI.
Port-au-Prince.

Complaceme acusar recibo vuestra Excelencia del mensaje
que se sirviodirijirme el 28 del corriente communicando A mi
Gobierno que el de Vuestra Excelencia declaro la guerra A
Allemania el 13 del present mes. Nicaragua celebra que la
tRepublica de Haiti haya hccho causa comun con los pueblos
que luchan en este moment por la Libcrtad y el Derecho.
Soy de Vuestra Excelencia con muestras de distinguida con-
sideracion y alto aprecio muy obsecuente y seguro servidor.

(Sign6 : ) AITURO ARANA.
.Ilinisltro de lIelacioIes Exteriores.







__ !; -


ITRADUCTION.

M nrai, l, i ler. Anitl 1918.

.\ i t1 i 1 i S ECIII:TAIRIE DI TAT DE)S RELATIONS
ExT:IEl'ES 1)'1 lAlTI.
Port-au-Prince.

11 m'est agr6able d'accuser reception A Votre Excellence
in t(, M -'.esaet qu'Elle a hlien vonIulii i'adresser Ie 28 di courant
laisant connaitre :' 11101 (ionvernei-ient qiie celuii de Voire
Excellence a dlclare la giuerre a I'Allemagne le 13 din mois ln
course. Nicaragua se rejouit d e que la Rpnblique d'Haiti
nit Iait cause commune avee les Peuples qui luttent en ce
moment pour la LiertO et le Droit.
Je suis, de Votre Excellence, avec temoignages de conside-
ration distinguce et de haute estime, le tres humble et devoui
serviteur.
( SigIne: ) ARTI'Ro ARANA.
.!ia is/re des Ilel/1/tions Ex.r/rietures.


SECRITAIRERIEI D'ETAT DES RELATIONS EXTIRIEURES.


A la notification qui 10i fut faite de la declaration de guerre
de la R6publique d'Haiti A l'Enmpire d'Allemagne, le Departe-
ment d'Etat Am6ricain repondit come suit:
< 1 have the honor to express on the part of the Govern-
<( ment of the United States to the Government of Haiti, the
< active sympathy which this action by the Haitian Govern-
ment evokes in the Government and people of the United
a States. They deeply appreciate the association of the Go-
a vernment and people of Haiti in this world war and are
, proud to see the flag of another American Republic added
, to the standards of lose already raised in the common
cause of world liberty.


TrRA I) ACTION.

SJ'ai l'honneur d'exprimer aun Gouvernement d'Haiti, de
c, la part du Gouvernement des Etats-Unis, la sympathies ac-









a dans le Gouvernemen t et e Peuple des Etats-Unis. Ils ap-
<( precient profond6ement la participation du Gouvernemient
et du Peuple d'ta'iti a cette guerre mondiale et sont tiers
a de voir le drapean d'iune autre II)ipuillique Am6ricaine
+ s'ajouter aux drapelaux des attres Hlipublliqiues dj it leves
Spour" la cause commune de la liberlIt du monde.


CO( MM'NIU 1k

1)IDEPAITEMENT DU COMMERCE

Le D6partement des Relations Ext1ricures a et6 informed
par la LIgation d'Haiti A Washington que, suivant une com-
munication du Dlpartement d'Etat, tons les pIroduits d'Haiti
pouirront Otre exports aux Elats-Unis.


SE:RI:TA[RERIE D'' T.T DES IFL.ATIONS ElXT[irIRtRES


A la notilication qulii leur a iet faite de la declaration de
gtle re de la Riltp lique d'llaiti 1 I'Empire cd'Allemagne, les
(touvernenments de la R6publique Portugaise et des Etats-Lnis
du Bresil ont ripondu come suit :

l.isbonne, 3 Aotil 1018.

Mo\ rNSIr Louis BORN, SECRETAInE D'ETA.T DES RELATIONS
Ex i f.irI IHE.', I'HAITI.
't Port-au-Prince

Y .l'ai I'liouneir de remercicr Votre Excellence pour la conu-
a munication qu'elle a bien voulu me fire de la declaration
< de guerre de la Republique it I'Allemagne et La price d'agrier
< les assurances de ma plus haute consideration,

( Sign6 ) LIMA.
Secrelaire d'Etal des Affaires Elrange(res
de la Republique Portugaise.









Ihio-de-im,, ii,. i \ Ao l i 1918


i\i Sit Mi .r.i~ h DO Exifi ll0 DA REPUBLICAN DE HAYII'
Port-au-Prince.

Receli com especial agrado o trlegramma que Vossa Ex-
cellencia se servia dirigirme para me communicar ter a repu-
l)ica (le Haiti declarado guerra A Allemavha em 12 se Julho
ultimo tomando assini definitivamente posicao o lado das
iacoes que se halem pela causa da liberdade para salvagua-
;irda (los sagrados interesses da justicia agra(leceCndo a Vossi
Excellencia essa o)se(quiosa communicacao. I{ogolse senior
miniistro queirel accil:r as segurancas de ininh: n i inis alta
consid racao.
( Sign& ) NiLo PECANS.
Minislro Relacoes Ex.lriores do Bi azil.


TRADUCTION

Iio-de-Janeiro, *i Aofit 1918.

SON IXCEi.LENCE MONSIEUR LE lMiNISrIII DES RELATIONS EXT.-
RIEURES DE LA RIEPUBIIQUE D'HAITI,
Port-au-Prince.

.'ai recu avec un plaisirpalriculier le til6gramnme que Votre
Excellence a hien voulu m'cadresser pour me fire savoir
que la Rlpublique d'llaiti a declare la guerre A I'Allemagne
le 12 .1uillet dernier, pregnant ainsi deiinitivement position ai
c6t6 dies Nations qui se battent pour la cause de la Libert6 et
pour la sauvegarde des intlerts sacres de la Justice. En re-
merciait. Votre Excellence de cette agr6able communication,
je vous prie. Monsieur le Ministre, de vo.:loir hien accepted
les assurances de ma haute consideration.

( Sign6 ) Nio PECANSA.
Ministre des Rclations E.vfrieures d(I Br:zil

A la notification de la declaration de guerre de la Repu-
blique d'Hplti A I'Empire d'Allemagne, Son Excellence Mon-