Bulletin des lois et actes

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Laws, etc. (Bulletin des lois et actes)
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Bulletin des lois
Title varies slightly, 1891:
Bulletin des lois et actes du gouvernement
Vol. for 1946 has title:
Bulletin des décrets et actes du Comité executif militaire
Physical Description:
Book
Language:
French
Creator:
Haiti
Haiti -- Département de la justice
Publisher:
Impr. nationale
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publication Date:
Frequency:
annual
regular
Edition:
Ed. officielle

Subjects

Subjects / Keywords:
Session laws -- Haiti   ( lcsh )
Droit -- Législation -- Haïti   ( ram )
Genre:
federal government publication   ( marcgt )
legislation   ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
Print began: 1870.
Numbering Peculiarities:
None published 1887-1890; 1892-1915?
Numbering Peculiarities:
Numbering dropped with no. 22. (1891)?
Issuing Body:
1946 issued by the Comité exécutif militaire, which was in power at this time.
General Note:
At head of title, <1916-1957>: République d'Haïti; Département de la justice.
General Note:
Edition statement starts appearing in 1916.
General Note:
Bulletin for 1891, "publié avec la haute approbation de M. le secrétaire d'État de l'intérieur," was published in Paris by Ch. Dunod & P. Vicq.

Record Information

Source Institution:
Library of Congress Law
Holding Location:
Library of Congress Law
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
oclc - 643540980
Classification:
lcc - KGS35 .A23
System ID:
AA00000455:00008

Full Text





















This copy of a rare volume in its collections,
digitized on-site under the
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is made available courtesy of the

Library of Congress


























Cass~i _
Book
































*











xy. V


BULLETIN

DES


LOIS ET ACTES


NO. 15.- ANNEE 1884.


Port-a u-Prince,
IMPRIMERIE Vve. J. CHENET
RUE DES MIRACLES

1886.


.








BULLETIN
DES

LOIS ET ACTES.




NO. 15,- ANNEE 1884.


Port-au-Prince,
IMPRIMERIE Vve. J. CHENET
RUE DES MU[ILCLES

1886.




















4
.,r

d









N 15 .Annee 1 4.







S.1111C* ]a, n c it i In di i de L I 'l; IJ;
KhI' .a j i ; Pones.- J
r-.. fa u c. y.^ .



I ? 15 Aniee 1884.


N Oer. PROCLAMATION.
p s d ],-,i.. a -y par la ST ,.' .
SALOMON,

1Pr/ sli lt d'lai, l a 'l

CoNClroY iE NS,

11 y a quatCre a!s, on1 pregnant les rises di p--
voir, je vous disais que mon preiier sonci sorait d'as-
siirer la paix, condition indispensable de 1'oouvre i-an-
gurde a cette date par nos P[res. Je connaissais
trop, par une cruelle ex)erience, les partis politiques,
pour le [)as pecvoir que dbs lines preiierri pas,
j C me helrterais a des passions devant los( nlles ju
devrnis subordonner les plwni r reves par inoi a, Ia d&-
fense do votre sdcurit. Toutefois, je lc disesperais
pas do les oteindre pr'ui a oleu, par lai rdgendration mo-
rilIc at minrielle du Pays. Mais, apris in'avoir entcravd
d1s y1n ai iac aeiiint, ces passions eclhttieit, !iecr, vops
saveo :, l(r iiuellc ii4iu-. n c qls iac s tristoics coins-
queticvCs I






- 4--


Ce phleduoulLtuc l'e-,st pas nouveau dill,-, I'hlistoire on
ne d6sarne pats, en uu jour, un part politique don t
les faiites passes sont at tant d'aig'nillolns et (ui puise,
daus Fardetir ide ses ressentilments, Fillusioan d'une puis-
sance inigirnairce. Cepealdanut conuai-saut les douleurs
de F'exil, j'avlti.- tout. tait. pour en .pargner 1'amertu-
me ah cei-x C,'li s'y etaieilt exposes. MIs appeals out,
4te vairiI,; on y a. id'i(lii nLu par les armncs. Le gant
etait jete ; j'ai di le rainasser, iot0i saus a ppeidhensions,
sinou sur le resultat fin' l de la l.tte, du moinus sur
l'explosion que faikzait, pressentir It sourd frnalisselnent
d'wn people trop long-teml S cuxploit et. provoqud.
Apr.s neauf Cmois d'uie lutte acharnee, rmarjqude lie-
las! par des riiies de tioutes sortes, la victoire a cou-
romiie ino,_ conaniuns eflborts. GrAce .t ]a fidilit. du pen-
ple, an c' ufMage des gLdtraraux et soldats, 'a la contiance
du hant c minii irce et de tout ce (qu'il y a d'houniite
dans le pays, ionus tocllotas na t.erine. Je ime plais
ici f c 'ta 1Fre :i e illustres Idu'ltrat rs de an'tr1e inddle tnIdace, A tous ceuNx,
nationaax .t (t'a'nal'rs, diat 1( co i(.,rs ilMe permet an-
jo iid'liui ila < .', 1, r \'CeC \rtis C.it. Ianllivel'sail'e i ja-
rmais belli ; -i,., 0 itr,.t ut, qut i, en di pit e'es intrig-tes
auxquelles I.s .xi. p'a ien! t l:- irs mi.n-ions oilicielles, out
rLtcoiinuu |I;i r ant i1ipartia.le ic uti alite les droits de
notire u\'rai'ina t' e nat atito alc et a.colsaCe, en qitel(iue
sotrte, ]:I'r I'li'1nt ,iia,1 du t-aouiel,. civilis l, I'Let rei des
lidros de 1 ,f1.
Coancit,,\nts ..celte conder'atio i de nois droits sou-
Serains par I'l'ilin'ij- at I'AnI brii eii?, lua,1. sanrot i s la
juistifier ent initantt in c.ojiiiaite de cos t oti,.-$s dans
des sitbiatil;Miis Ji a' .illRa t it i t ld lre. Poult' la i, il iius
Itit app)orl't d:tis a vit vi'ir', la m alt'drataiol qail si'd
ai la force; il tiut sanrs se departir des precautions
1-i',.,es-.' aires jeter cn f'avcur do ceux' quii reviendroiit
sinCtirs/,,,/'/, le voile de l'oubli sur des vdeuements dont
le retour no pourrait (aie conmp)roiett'ro notre autono-
]nie. C, d6vducmeints sit assez graves ; ils out coitt6
. d.i /e do riaii s et tie ang, 1)our (qu'on puissc cspeIrer








' 1ii'lls 1arqtlenit, zi,,tre dernl re et 0ti ie d a.- la \4oi di ..,
troubles civils.
Un grand enseignement resort de cette crises: c'est
l'implissainc. radical d'nn part quelconque a imposer
sa volount4 la volonte national, h, surprendre et h
forcer le courant de l'opinion p)ublique. Pnisse-t-il
etre entendu! Puissent les parties renoncer aux f inestes
expedients du recours anx armes et chercher unique-
ment dans la satisfaction des besoins g6D6raux, dans
de sages reformes, daus les modifications lentes mais
stores des seitimients et des iddes de ces .~.iae pro'-
fon-les du people qui forment les assists de toute societ6,
le triomphe d'aue politique sage, patient et concilia-
trice.
Sans cette patient sagesse, .notre nationality ne san.
rait longtemps durer, et cela en raison mnme des fa-
veurs de la fortune qui semble conspirer pour nous.
Partout, en effet, autour de nous on s'occupe du
movement maritime 6norme qui va bientot centu)pler
notre importance. A Cuba, a Curagao, h Santo-Domiingo,
On se prepare en vue de ce grand venement ; nous
seuls, absorbs par nos 4ternelles et stdriles cquerelles,
nous restons sourd a la voix de la civilisation ; cepen-
dant son appel doit ftre euteudu sous peine de vie
on de mort.
Jetons-nous done resoldment dans la voie din pro-
grbs ; elle est une nicessite d'autant plus imperieuse
quanP x ruines ddj~ si nombreuses du passe sont venues
s'ajouter celles de ces derniers temps. La. est le salt
pour l'individu comme pour PEtat : les families ont a
rdparer leurs pertes, I'Etat doit faire face a des olli-
gations consid6rables, ndes de la lutte. En sauvegar-
dant 'oeuvre de nos illustres aieux, nous mettrons fin
h ces luttes pdriodiques come aux convoitises qu'elles
font naitre ailleurs.
Inaugurors done, concitoyens, cotte nouvelle ann^e,
sous les auspices des iddes qu'invoquaient nos hiros.
Vive l'Inddpendance!
Vivent la paix et le progr,',









Si\N 1, 111'i 01i i i.c la i l 11cli l ih till ll it !

[hniln a;'i 1':illii, Natiti ntl l (II Port. -a P'iinco, Ie l ri.
J ii \ i L' ISS4, aii S 1 c(. d'! l'li1 dlCeii kl1i'0Ce.

SALOMON.



1 2. A' :i i A' t .

At LY?".IXNf', P:vNhl'nt 'if i'li.

\c 11 ::t-ir le i I. l- l;i Co'n stji ioini vt in I . 't. 'llhlbtr S'i I, sl lo' o i'i tlu'l oit 1( i aie t2
(de CI 111111111:1ll l tl i (d .111i\lI,


partir de f.' .,iur, i .ll\ ii liVili ., ci-ailI'ft- 16Lsii s' :.

j'''r:,iuj / _' l',n -,it-I-P ri c :

1 illS \' .;uinac t',lill-inin,. \i I .- lili 882S .x
";\ il. \ trc' ; j i .i *. :tlii t ;
2 ) jDcilm, ni- (' .rlili,,, llll lHi !, 12 M ai 1,.80
S la nin int' I ,i .-
: ]Petit onl--i ir iJos pli. It' I) A \ril I SSS a tr'is
;t i n 1 (I "l_'i l lio J lli l n ,
('.ill 'iii'n.-le J<.l' n l ,i.j i t I,. 11 A V\'ril l s :3 "i
iUellnt n-Ilcils lIt l'_ lllsioll.
"i1iic l ,c ipi e e pi'l.


Phli ppi, St \vil, ro)wi mi( l ;'i la poinn cvipit;l', I,' 7
,l iill lI 1-.SS fi"r jii,.,' ii illi C o'll. il spi
]li'.o''.n'l d,7'.," ( iG n( r/'t.e'.

I i I' l i l vir l'. ( 'l1111 11 Ic ;'' i t s .llilo"
MI m h ; i 1 r <* ;L pl('r I -I* (I I I (: ;


- G --





- 7--


2 ^ Ulysse Augustin, le 8 Juillet 1881, a trois an-
ndes de r6clusion ;
3 o Louis Jacques Jacquet, le 19 Juillet 1881, a cinq
annecs d'emprisonnement,
4 0 Jean Bernard Franqois, le 21 Mars 1882, a neuf
ann6es d'emprisonnement;
5 Tdmlia Augustin, le 16 mai 1883, a cinq an-
ndes d'emprisonnement;
6 Cdlistin Cilinisce, le 14 Mars 1883, h cinq an-
n6es d'emprisonnement;
7 C Mdsidor Jean Noel, le 16 Novembre 1883, a
deux ann6es d'emprisonnement;
8 o Matina Mesidor, le 16 Novembre 1883, a deux
annies d'emprisonnement;
9 o Petit Do DAdo le 16 Novembre 1883, h deux
annees d'emprisonnement ;

Ressort des Cayes.
1 o Petit-iHomme G6ddou, condamne le 8 Juin 1881,
h trois annees d'emprisonnement;
2 Philistin Philidor, le 13 Juin 1881, a 6 annees
de travaux forces;
3 Joseph Ninval, le 16 mai 1882, a trois annees
de travaux forces ;
4 0 Petite-Femme Romulus, le 6 Decembre 1880, a
quinze annees de travaux forces ;
5 Armand Joseph, le 10 mai 1882, a deux an-
noes de reclusion.
Resort de l'Anse--h- Veau.

1 0 Sarasmrne Baptiste, condamnd le 6 Ddcembre
1881, a la prison perpetuelle;
2 Georgette Jean-Louis, le 15 Juin 1879, a la
peine de mort.

_Ressort d'Aquin.
Vestillus Vinrd, condamnn le 18 Juin 1879, a la
1poiii de mort.








Resort de 'ort-de-l'at.c.
Dodotte Mompremier, soldat. de ia police adilminis-
trative, condamnu le 12 Octobre 1882, h cinq aunies
d'emprisonnement.

Bessort de Saint-Maarc.

1 Dhalti Peut-etre, condamind en Mars 1SS3 a
deux annees d'emprisonnement;
2 0 Petit-Honune Delva condamnd en Novembre
1883, a une ann6e d/emprisoiinement ;
3 0 Victor Adolphe Gardbre et Camilius Marcelin,
condamnds A la peine de mort par jugement du con-
seil special militaire de I'Arrondissemient de Saint-Marc,
rendu le 15 avril 1882 et maintenu par decision du
conseil de revision sdant aux Gonafves, en date du
29 du m8me mois.

Article 2 Sont accordees les commutations des peines
suivantes :
Resort du _Port-au-Prince.

Est commute en cinq annees de travaux forces, la
peine de mort prononcde le 21 F vrier 1883, centre
Romulus Paul dit Vieux le Meme. En cinq anntes
de travaux forces, la condamnation a mort pronon-
ede centre Dumrnsil Laurent, le 21 fivrier 1883.

.Ressort du Port-de-Paix.

Est commute en trois ann6es d'emprisonnement la
condemnation a la prison perpetuelle prononcde le 19
ddeembre 1879 contre Marz6lie Luc.
En une annie d'einprisonnement la peine de trois
annees d'emprisonnement prononceo le 21 se ptembre
1882 contre Petit Bois Pierre Etienne et Josd)phine Pierre.
Article 3. Le Secrdtaire d'Etat do la Justice, est
charged de l'exdcution du presents arrte6 qui sera public.








Donn4 au Palais National du Port-au-Prince, le 31
Deceiubre 1883, an 80. de PhIudpendance.

SALOMON.

Par le Pr6sident:
La Secrdtaire d'Etat provisoire de l'Interieur, charge da porte-
feuille de la Justice,
B. PROPHETE,



No 3. ARRPr-I.


SALOMON Prdsident, d'Haiti,

Vu la loi du Corps LUgislatif, en date du( 6 Aoiit
1883, portant fermeture des ports de Je6rmie et de
Jacmel au commerce stranger ;
Attend que les causes qui avaient necessite cette
measure out cessd d'exister;
Sur le rapport du Secrdtaire d'Etat des Finances
et du Commerce,

Et de l'avis du Conseil des Secrdtaires d'Etat;
A arr&t6 et arrefte ce qui suit :
Art. ler. A partir du 15 fevrier prochain, les ports
de .Jdremie et de Jacmel seront rouverts au commerce
f6tranger.
Art. 2. Les ports de Saltrou, de I'Anse-d'Hainault
et de Dame-Marie continueront, jusqu'h la date pr6-
citde, a rester ouverts au dit commerce, lesquels seront
fermis A l'expiration de cette date du 15 f6vrier.
Art. 3. Le present arretd qui sera soumis au Corps
Ldgislatif pour ftre sanctionnd des 1'ouverture de la
proclaine session, sera imprime, public et ex6cutd a la
diligence du Secrdtaire d'Etat des Finances et du Com-
merce.


- .1 -





- 10 -


I)i,,,i^ a'l Palais N.iti,,nal In Pl'rt.-aii-Prince, le 7
Janvier t881 an lI. de 'liidcp'jel.;ilnee.

SALO MON.
Par 10 Plr--idelfi

S, ', ri d E al /'> Fil ,'i, s 1 ,, C)t ittncrce,
C. FO(UCtIAD.






MALO^ia. l Pr~a 'l, -i N I1)R0. L MAL\'rl)N





.Ai Peiuple et a I'Armee.

HAiTIENS ,

Ln 8 do ce mtois, le troupes du Gouvernement out
enlevy d'asaiant la villo de Mierag,)ane.
L'insimrrection qui d(solait Je pays dopilis bient.)t
10 mois est complhtemieintit aneantie. BeancoIip d'in-
surgkSs out p'yd de leu r vi leur crinminelle entreprise;
( coux qui, fore int les lignes de l/armie assiegeante,
s)int sortis de la ville rebolle, sont en fuite et danhs1
los boi. II sont traqtuds de touts parts et ne tafr-
derout pas toomber ain pouvoir d(u GoIverae'ienit.

IHaitiens !

JLordre r"I'n.-: anjourd'hni dans touted la 12pubil1iq'ie.
Ulis.sons-rOtos done da(Is une coImmiunc pensdo, poIVr
Ic roleveienit (do la patrie qt( nous avons pour de-
voir de rendre lheuouse et prosplrc !

Vive P'union !


Vivc In smiverainet(6 )mtionale /





- 11 -


Dntill, all Pala^ 1 1,16tii:1l dII Po)rf ail-Prince, Ie 10
Jinvi1r l S-l., nll Sle. le l'Ild lpeldalince.

SALOMON.
Par h" Prsi.Lnt

L .,"',r,';ire ,/' 1:'/'../ i 'riiu ,/o,',r d1's p/) /n'l/'ilhi's if, I/ (i,'i 'i' dr- la J -farine, de
/. .I .s!i. i '/ ',/. '.s I. 1 .1 r clioni publique
'/ d< /1" .":/'/ i,'f/tt/',
B. POP;{ ETE.

L[t' ,'r:/,oI 'i dc ll pE'/ .I" /,, ii':, ''s,' diu Comn-


C'. FI I L'_ HA RD.

.Li.'le de( i',-.'i'/, / -rm fi',j, ,r qui, .-j1o e 7'ic
ult did pri's el ,'., .J (' le 8 jS ur'i' 188 ,

SAvo t :

1 Obriain jemno, 2 Ulysse Fourean, 3 Tonssaint La-
roche, 4 Jean-BaI!) isle Cheiet, 5 Sanmel Bl;anchet, 6
Louis Albert Elie, 7 Gaston Elie, 8 W. DIjoie, 9 B6-
lo],ond Duvivier, 10 Gefri'ard Lucas, 11 Alexandre
D )vil, 12 Joseph Talleyrand Laroche, 13 Charles Des-
landItes, 14 Alfred Briz.-rd, 15 Elie Derenoncourt, 10
Numa Brnttts, 17 Jcan-Pierre Bazelais ( dit Petit-B,-,ze,)
18 IMassillon Jcainbart, 19 F'ex-ddputd Dupdrier Ca-
zena, 20 Charles Bazelais, 21 un espagnol, PluIs q(inze





SAIL0- ,N Pr)sident (Ha1iti,

Vu la loi dni Corps LMgisratif di 6 aoiut 1883, por-
tant frrtietuire (d port de MTirago5ine ant commerce
cfft igur;






-. 12

Attend que les causes qti ,neiil, icc -ssite cette
liesure nt cesse d'cexister :
Sur le rapport du Secretaire d'Etat de? Finances et
du Corn mece,
Et de 1'avis du Conseil des Secrediaires ('Etut,
A arrite et arr6te cc (ii suit :
Art. ler. Le port de Miragoune e.t roiuvert an coin.
merce stranger.
Art. 2. Le present arrete quti sera soumis an Cor)'s
Legislatif pour 6tre sanctionn1 des 1'ouverture de la
prochaine session, sera imnprimn6, public et exdcuute A
la diligence du Secretaire d'Etat des Finances et (litdu
Commerce.
Donnd au Palais National du Port-au-Prince, le 12
Janvier 1884, an 81e. de I'Independance,

SALOMON.
Par le President :

Le Secredaire d'Elal provisoire des Finances et da Conu.
merce?
C. FOUCHARD.


N 0 6. ARRPTf.


SALOMON, Prisident d'fIadti)

Vu le decret de l'Assemblde national, en date da
16 Octobre dernier, autorisant la Banquc Nationale
d'Haiti 'a mettre un million de piastres en billets d'une
et de deux gourdes pour faciliter 1'emprunt de pareille
valeur que le Gouvernement devait contractor avec
cette Institution de credit, en vertn du dit d&cret;
Attendu quo le Conseil d'adminiistration de la Ban-
que Nationale a, contrairement & l'attente des Grands
Pouvoirs do l'Etat, ddclind cette autorisation.
II a ctd, apris ddlibdration et de l'avis du Coniseil
des Secr6taires d'Etat, ar6tdt cc qui suit:






-13 -


Article I'r. ALux terms de la convvriitioti signee
iI nomI1 du Gouvernement par le Secrdtaire d'Etat des
Finances et du Commerce et le haut commerce, tbtnt
EIiutien qu'dtranger, represents par Messieurs Oliver
Cutts, de la maison 0. Cutts et Cie. ; Th. Luders,
de la maison J. Dejardin, Th. Luders et Cie. i M.-
roer, de la mason Simmonds f'revs, Woltge, de la
?maison Ed. Weber et Cie.; G. Keitel, de la maison
G. Keitel et Cie.; Malary, J.-H. Gaugaitte, M. Mon-
tasse, senateur de la Rdpublique; G. Manigat, d6pute
au Corps Legislatif ; C. Weymaun, de la maisoii Stein-
brUigge et Cie.; C. d'Aubiguy, de la maison C. d'Au-
bigny et Cie. et C. Miot, d( la miaison Miot Scott
et. Cie.; il est et demetire enteudu que les ndgociants
et foiicfionnaires sus-desiglnes forment un syndicat fi-
nancier charge de Pl'mission et du coiitr6le de la soih-
ime d',ni million de piamtres eu billets de une et der
deux gourdes.
Aiiat. 2. Le product de I'augmentatfon des droits crdes
par la loi di 25 Aouit 1883 et 4valie annuellement
a la soirine de qiatre cent maille piastres, exigible
en esplces soinantes, est specialeinent affected au ser-
-vice de l'amortisseinmet des dits billets.
A rt. 3. Les billets seront iripriinds sur paper rose
et bletL et numm rotes comnie suit ;

Billets de Uie Gourde'.

50 series de A 1 A 50 do dix mille gourdes chaque
s. ri, nuInirotee de 00001 h 10.000 chaeunie for-
mant g. 500,000.
Billets de Deux Gourdes.

25 series de B 1 h B 25 de vingt mille gourdes,
chaIlue sdrie nuinmrotee de 00001 a 20,000 chacuner
tforuiant g. 500,000.
Ces Iillets seront signs par les membres delgus
dii svydicat commercial et financier, par un delegu6
dii Secrtaire d'Etat, des Finaitncs et un Membre de
la Ciamib.ie des Comptes.













(loilt 1,1,IIC1v A do liiiaisici'r IS tl 1'OIi1--IuI i m in

At.s lj.int ldp ils rd Io tin(l e -i l t ort ~in eo
A ~uida. eii. Pou ~imi friii IlNimtts pmi dot -Inkr iolt]l e


nsttIera impl -.I nel, it ii et1ccoi lexecut i cIn -8~f~hc d
pounre colt.t dm es Finncs ell di couiiiuiei'c.
All. 6. aes Pailns deioa dIn Port-au.-Princsei-oit
JainediteF 1S en, n livrs iti\ (IC Ilfld pill- hIU comII. s

de'isz e'oell1'.uti-le5 d -I'a Iconif nt- o ii xw um epu






fin(li CorpsI~j& quc par suitedc 17ovei~fCif tr s 01:rveuui-os
ser I h a 110 illI it (Ii PI6, ets execue, c)1]a dgI'll iiI diuCSed
d~tlirc aiix -it des Fluxucs pm+ (ILI comittitmuIere. i

Donne'0 aui Pidoiis Nemdioa ]tPolt-r~c .


\r11 lesartcles1 ; et Ir &I le, lnCo itutio
A~~~~ (11(, (IC (W aritcccqu si


- 1 i







--'15 -


Article ler.- Les 'Assemblies prinmairei <.- co unu-
neS. quil.u'onit pas encore dlu d, conscillers comiliu-
inanx, ni de membres d'assemble6.s electorales d'arron-
disseiitie, sont convoqui.es h l'extraordinairc le ~ler.
Fvi ier prochain, h l'.ffet (d'dlire leurs conseillers com-
munaux ct b s membres des assemblies electorales d'ar-
rondissement.
Art, 2.- Le present arretd don't I'exdcntion est confide
A la diligence du Secrdtaire d'Etat de l'Iitdrieur, sera
public, imprinm6 et souinis. \ la sanction du Corps L&-
gislat if.
Done au Palais National de Jereinie,_le 24 Jan-
vier 1884, an 81e. de I'Independance.
SALOMON.
Par le President:
Le Secre'tairc d'Elat de la Juslice et des Cal/es, charge'
des auires _Depar ifci/ ._ ,,'.;is/' /; ,l,
OVIDE CAI[EAU.


No 8, APRRi : T.
SAi.13?^il@N, Prcsident d Hu'ti
Vu le message de la Chambre des Reprdsenitants
adresse ant Secretaire d'Etat de l'Interieur, lui donnalit
avis de Papplication qu'elle a wiiit, de la loi suir 'abs-
tention des membres du Corps Ldgislatif, aux deputies
Hugues Lestage et Leonidas Bernard, representants
des communes de Jdrdenie et de Pestel.
Vu article 7 de la susdite loi qui fait obligation a
ce grand fonetionnaire de mettre a execution les pres-
cril)tions exig6es en pareil cas, et vu 1'article 51 de
la Constitution.
A arri't et arrfte ce qui suit:
Art. ler.- Les Assemblees primaires des communes
le Jere'mie et de Pestel sont convoqudes a 1'effet de
proced,.,r cliacunc a. '61lcction d'un deputCd en rompla-








cUinIcIit des citoyens Hugues Lostage et Ldoridas Ber-
nard, frappes tous deux de la loi sur !'ahstention (lde
membres du Corps LUgislatif.
Art. 2.- Cette convocation aura lieu dans ces commu-
nes trois jours apres ]a publication du present ArretW
qui sera execute a la diligence du Secrdtaire d'Etat
de l'Interieur.
Donnd an Palais National de Jdrdmie, le 24 Jan-
vier 1884, an 81e de l'Independance.
SALOMON.
Par le Presidenit:
JLe Secrdtaire d'Etal de la Justice et des Cultes, charge
des autres Ddpartements ministeriels,
OVIDE CAMEAU.


Libert, Egalit6 Fraternite
REPUBLIQUE D'HAITI.

No 9. ARR1TfR

SALOMON, PrT.'( 1 d'llvtit/
A TOUS CEUX QUI CES PRESENTS VERRONT SALUT.
Vu le d6p6t fait a la Secrdtairerie d'Etat de I'In-
t6rieur de ]a description de l'invention faite par Mes-
sieurs Ekmann de Berwik, ( Suede ) Espent et Fry, su-
jets Anglais, de lemr invention pour- les perfection-
iiements dans I'extractiot dc la inati.re saccharine des
substances ve6gtales ; principalement de la canne h sucre.
Vu leur demainde pour le privilege pendant vingt
ans de l'exploitation de ]a dite invention en Haiti.
ARnETE ce qui suit :
II est declare h Messieurs Ekmann, de Berwick,
(Suede) Espent et Fry, sujets Anglais, a leurs ris-
qies et plrils sans examen pr6alable et sans garantie
suit de la rdalit$ de la nouveaute ct du mirite de l'in-


- l) -









v' lin il C I.'.e cInIstit r1 'n t ttilt |)i'\ il.. p etlda nt
vinit, an needs pour il' xpluitation en Hi' li de la dite
invention, lesjluelles eominIenceroit a conrir h partic
de la date du present arrite'.
Le present atrrete lelr servira de brevet et sera exd-
cuted aIn diligence du Seertaire d' Etat de 1"Int6rieur.
Donned ;i Pidais Na.ti'.inal din P'rt-au-Pritnce, le 17
Janvier 1584, an Sle de l'Inudeendl.ance,

SAL 0 MON.
Par le Prls'idleit

Le ,S',',r'lai 'e d'E,/l d.r /'lfiIr;':r'

B. P.OPHETE.


Perfe1tienne.ient dul,,s I'e.c/..rtioit (dI' in,/iP's saccha-
rin/: (its subfs/un ces .' qibi(/les.

L'oljet Il,. la p':rsenito invln.-iti,.i t'-t ,'(i tussi le h- la canne a
-Ler t. e-t ld'utrt'e.s ilb.-.t:iln', \eI_. tlet-' c,.nte,',rsit i, i inatibre sac-
,li;t -iiit' in1et plu1- g'-raile pdis .p ti ,i, i le .w.tcs qist',. :i,.'- le peut palr
les prmeidldi es ,iius(,ns ent si 5iiiyil M IN It ,in.isi chlan gs d'imiipuretes
que ,'lalhitudi-.
)In |.nt pri .n' l r [lur ceIa ir-tiu'il .s':i-it il'ppliq er Pinvenitio
a des cannes i su.'r fruici-i s du la n1 nii-n- ani\'ite-

Los ealno-n (app .'-tecs dle la uii.i -' -i s.ii lnis a ir>. ) s,.'it d couples
v\iii iVsreanl x iu,'vU' l5l,. |i(l ,str<' ;,iab nihIt l i--tr:- par le li-
quile l a .- I'.N rat I i lt n lii illi--a_,'e- ,i-apri-' i, rit'' ou bien on
pelit l r-s lriIIr, i. i.r u It.-- trail I ,lel lsiiquinssi.-nt 2anl ime effect.
I ill. cet e ( it. t ll It-- Pi, ce lai,- s d ila, s m lti li.i-5.i un aiitre Vase en
[I1-:,II i.i u il, k il il [l i 1 ) il i lit:n d tout ,il t I 111uin i al l substance
eLquaile dI, r'Oite'r l'.titi ln NiO Id i .-s"luti in I.,nillniit et des agoi ts
clhiuijiie.-- (eMiu lV-.'.. AI'e v'ate. doit -rit.- ciinn-tsit. 1- fta on A pon-
vjir ," ct.. i e ctlntli adil unellet.icut et Ionv al',.u1hw-.1m t ( s*it par exem-
pie an U..,.y. n d'Ui ii 'hit e 10 .-li s tL vap't -li ) it d.. t;irce sut tlisante pour
r.-.ister a la prl -i,,n r'quise naxe u itjl.irne all til ,.t 1 son em-
plis.-i-ge et A' -a dichli rge.
S)es ciamlni.-, [ pri.lpa'e.'S co nime il a t^ s dit ) ..sst pl:e66es dans
la chaI liibre ( anssi Papidement et avec le moins d'exposition a
l'atiOiislAlise qnu possible ; ) on les y empile do mranibroe ce qu'elles
piiisset c'tie ti..-coivertes par le liquide honillant et qnc nianmoins
il IrL.-st un CespIao" do vapeur. Le liquid bonillant ( don't la comr
pisitioni ,.st indjiqnle plus loin) est alors introduit daus la chan-
li'r, d,- aI. In 1i s iioyer les connes. On 6tanchefie alors la chanditro
.le lIi iani.iIT- (1,li-aire et on Clove gradnellcumout la temp6raturo







- IS -


'Um-.i , '*. m. I ,6' ;In ,t':l-a c."!.' ccwdo 4i e- t l rl- _.i plihcre. !At pnrw.-
,irl diturliat I;e lnil!i.-.ti;-.' i. I ;a duurce ,i.l<,i i.lnt. (l' :inlrve bwanconp
dIl e-' ;:(lr.i ,-t d1. l II nAture d(],.'S aILn 'S oi atutIre.s .nl',01.tne11'6 v(' e
t la t.n tr'aiit.-mcit aiinlsi qIiL Ii',.-i ., ulutit nis e iipl '.., d la s kl. i b ,iilli.ss rs i .-mi -.itent d]l.-.:u con-
tt. r iiit 1. I'-l'i 'l.- s ilf trlux _.t ieC l6a Ii tis [ it ,ll ;n l n e'.' ,ato C.' 11-
ve'ltlili .
lIr x iiiir'L' Fli re r'i.ttli- li' Ain ,ltiOnt d I) .on rpi:, ti1ts
on ,,ll nil-.yuvi ft nil rm11 livalrcnt dol'mngi-ck iultur,_ u lx :t un 1.8luilivalulit tle
Itan '.'i t i t in th'is:l nt I anillir C-IS i e t (O' i n O ''i d' .-nviron lune
at. ,,t,'-'lid'i ,. ii+ ltr..-,lU,' la (i ,,liti (u suet,, iiil>,rtL n i ns <;i
pt it t'aire o l't' de lutin t co"It rt t Uni.- pie a -artit.n reltti en. ib-nt,
plu., ml', ,l';n i'1 .:,l ,'ui t 1-,9 er s,,,, l i l F -. ..-siin plu-i eleev e.
T tct'is l'n t.-i lt lfirt. "t l.s h' it i- te inp-r.tuirs oun une tent-
doni.', a lin tutir r tt a d trui- ii :-uert.
Ul ,e ,luti,, cur- nt'.-fu;nt pilus h lo e i lui l In ii :itO sufofi.ai nte pour
l',rter uan o'ativpalent it l'aici.- i nei rt ix p,.qt .i(-luneft i .s ti,. em-
plTm : e \'t- so I0t in ls c'oid l otl l't i l. iio pr nt'l -, lse prolto.irti)i-s
formanit h _- f .nliftre intri:tl!.
(1ul1l A I t1 forct l r l." Id ,ltion eCelle que noli- av" IIn.s s syv'p?
avoc succs contient environ de d ini a tin pour .eent l dn poil.-, des
cannes en sulfur normal do magnisic, inais nous n nous limitluns
pas a cette proportion.
Qnand on trait0 e une matisere brute il fant avoir lgard t sa nature
et sa condition. Si la substance est pLare (t comppcto il iau, plus de
pression pour obtenir le inome dugre do diCags.igatioi et 18 p..ifnitt
extraction des lamentss sauclarins dans un temnps donni et 6utant,
donnie les m6iTes agents chimiqueos et de ii'ame pression bi dnrit de-
l'6ballition anra nn effect pour l'obtention d'nie extrationl plus com-
plte Matis d'aut-re part il faut se sonveiir que les antres tCnimperatu-
res ainsi Its so!ntio Is acids et l'fb'illition prolonged ont spa li'-im nt,
et conjointement nne tendance a d6naturier et (lo rsqnu'o pots.-e
unx .xtrh",n,- ) a dMtniroM le sure.
11 importo eon consequence d'exercer dans la cotidnite de l'operatim
son jugeinent pour olbteir- les mcilloiurs rdsultats.
Lorscie lo bullition est achoveo on peut sdparer les liquides do
la mutibro solilde ou p1oll'iuse par des moyens inweannique, ou autros.
Lo liquid devra cout;nir (s i l'op6ration a 6td corvenablomnt coi-
dite ) A pen pris l'intdgralit, do la maticre saccharine contenue plans
la niaticre brute, et on pourra lia traitor do toute manibre cnvnii-
lie pour ohltenir le sure; sons la form, crvistallisio, on si l'ol)6enation a
6t0 pratiqudie do maii Putiliser par voie dle fcrm'entation et do distillation on dMatlres miovn.ns
convenablcs. Nons irvtnditnuons le meo,1 d'extriction du snure dsus-
ta.ices v'6gitalos p i I'haulliHion soins preisioin avoc uno solution c')nte
nant dle Facide sulfureux et une base on alcali,


- -- & Aft,(








N,, i. A. RI"ETI


@.109M., I ''e I ','.d~,, I' llaIti,

V I Plart.ile 114 die la Constitution

A AItRETE et arrnte ce qui suit

Article ler. A.inuistie pl)ine et -it.iee est accord6e
A toits le, habitantLs d.Ie l comiutIine ,les Cdots-de-Fore
, qli, Sons ls ori,' tde Cluovil AM'lde5, out port les
arnes conute le ,giotvernemlnnt cone itu.tilionnel, et qui
SoOt acttell enient d uIs l.s blis.
Art. 2. UIn Jdtlai de douze joau', \xpirant le 20 du
present mois, est accord ih ces liabitants, pour se rendre
a 1'atutorit6, avec la gaiantie qu'ils rentreront dans leurs
foyers sans &re ni rechercls, ni inuuiltt's.
Passt ce dd6Ii, ils serout reclierchs pour 6tre pu-
uis c'inin,- des eniie itii.s I',r'l1r. pi1,lic.
Art. 3. S -it eX pttE.-s d la I 'c6i'itt. amnistie, les
imans C-le'ovil ,i A[ce, Vilt'.,rt M[a-t'a- v, Pierre Sian
et les Imen, brls diI coM ite rtvolutionii a re des Cotes-
(l.- 1.'er.
Art. 1. Le l'r-.;ent arreo .-sera i itprieo', pnblie et
execnte.t

Donn an Palais Natliona de J.:inl, le 8 Fevrier
1884, anI S-le. d( I'lnd:p -.i. ai 'ce.
SA I)MON.
Part le Iirpitii nt:

Le Secrdea ire d'Etal de 1' Instruction publique et de 1'A-
griculbtre, etc., chiarye des Ddpart'm,,~'ul. de la Guerre
et de la Miarine,
FRANSgos MANIGAT.

Li: Secrltaire ( 'EIat provisoire d( la Justice el des Cut-
tes, ckhrgd des autres Depar/,',tiii's ministdriels ,


Ovm1.r (CAMEAU,











,.5 L.O O I'r,..i, / 1.,',/ .

AU P NL ll-' ET A LANIMLE.

I ,I ii) c. I o-,

Le parti tq ii, depCuis d)uze anl.s, In'a esse d'ag-iter le
pays, vient d dtlislraitrc dans la sa-'ilane ago (ni que
li avient prdpare. ses fauteN. Dieu um'est t. imoi0i que
j'ai tout flit l)ut' Upargiier, ainei A des elnuelnis, de
parcilles so)utfIra ces. Le ela Iini imitent. des piassiii. ,
l'impitoyablt logiclque de faiits c(onda:iiinient au cl0a'i-
ment ccux quci ii'lie.itaientl pIs a so iettre en deliors
des lois du patriot.i.i, 1 ,t a,'-desl o is des dI -isions ini-
tionales: le dci',oenoi ut auq utl 1nous avons assistS, 1111
invincible thlli_ t 1'avail d'i 'anv (ice ,i*,t. L.kiss:ni. uid ne
a qui de (nri>it la re-.mons:libilite des nmaix l ii vien-
nent d'affli.gcr ln patrie, il nous reste a nous rectiiilliL,
h dresser lc 1ilan do nO., |I rte-i i rec Il celioe r I'ei n-
ploi le iplus jdicii O x de notre vieCtoirc, entli ii a rien re
t\ chaCun la jitsrico (qui lui est dIue, et al pays tout
Cietier, colle (pqe rnerite son inebraulable coustance.
E]t-il besoin citoyens, de vou, rappeler des fits
que les ruines de vos citls devastdes dvoquenit devant
vosi ? An ddbarquement de Mir,ig,;'tie repondaientt
bientOt le souR veotcnit de J apres, celui doe Jacnel. Des bandes volantes, so livrant
a d(.s tentatives iiinurr.,hctiiinellcs, ein6 e La la capital,
essayaient de propager partout l'esprit r6volutio.Linaire.
Lc Gotivernement diait oblige do diviser ses tore s en
formaiit trois corp)S d'arnmics; do trouver les resources
'* *.-.,s:l ires pour leIur entre'.ien et Icur armemeint coit-
plt (dais Un hinOlii (hl tout lui taisait difaut; o(i'
par suite do l'(pi)hl ic de l'aiin e prcdenc(te, et de
maux :is ', recoltcs, -- '% iur.-c dtaient prosque taries.
II avitit I co )mbatlrC 11011 s'iileiniiLlt sur terre, mais 'en-
o, sur ..ri ; il avail it dI jouoer les intrigues qui s'our-


- :.10 -






-2)

dissaient ah i'dt( ager, t l ut.ter par sIa (dipl.> at ii(. aiussi
bhi(n que par ses armifs: il availt coupe sans cesse
le fil sans ee.sse reiiaissIant dc'-s ianifications hostile qui
vanient, pour but de nious alidner la bienveillance et la
symniathlie (les granides puissances, avec lesquelles nous
utions et sommnes encore dans leG rapports d'une par-
fnite a 1itid.
Je le confess aiijoirld'hIi, coucitoyens, aux soneis
(le tous les jours, aux preocutLipatiolls (de toutes les nuits,
plus d'uine fois est venue s'ajouter pour moi 1'angoisse
patriotique des liners ilont lin si vaste rdseau de
tendbreuses machinations imena.-ait notre iixldpendance ;
et. c'est avec une profonde et. Ic6-itinne anxidt& que je
suivais certaines coin plicet:s qui n'avaient pu s'acheter
(qu'an prix de processes att.ent;itoires A cette indepen-
dance. Mais mon anxidte 4tait vite dlissipde par le spec-
tacle qiii s'offrait h n es yenx; Ipartiiit, en effet, comnne
si cliaeq n avait t.e pi-entrrl des inlines inquidtudes, le
dem voiiemenit eelatait son.s toute,; les tormes: gineraux,
ofriciers, soldats, fouetionnaires de. tous ordres, chacun
apportait, dans la measure de ses forces, son contingent
de patriotisme et d'nalneuation h I' euvre commune.
Rien ne vous, a lassds, conciti.,'yes : ni les souffran-
ces materiells, ni les danue, s, ni In pinuric resultant
de not.ro sitnat.ion. Les etrac,'ers, elux-minmes, ceux du
Inoins qui sort les veritahles amnis diII pays, n'out cesse
de me prter leiir contours. Pendant qu'une parties de
mies g6ndeaux combnAttaient dans le Sud, ceux des dd-
-parteinents de I'Ouest. de. I'A\rt-jibonite, du Nord et du
Nord-(OIue.t d(jI uaioent tpar leur vigilance et leur fer-
metd, les tenlatives insurri'ectionielles; i!s contribuaient
an t.riini plie en permvett.iit an Go(uveriemeiint de con-
centrer tous ses efforts contre les insurgds. Les Grands
CoJrps de l'Etat, les funct.iounaires publics, de leur cote,
me prodiguaient a l'envi les plus eclatantes marques
de leur d6vouenient. Au nom du pays, je vous remer-
cie tons c'est Jpour moi un veritable bonheur eo
,ineme temps (Ju'un devoir, de vous donner unft&imoi-
g1na.9,e public die ia profonde gratitude.
Jisqu'iei, je o1 reconnais, les 6vincinents out para-










)VIS c(?1(litS j1)iiL 11111 iC Ibiei et. Celffii (111IMNpay. M;Iis




I as sI'u;inhtlc cmnnie le, seul reiui'dth -(I u10S 111111. Oni,1
c',lcitveu-, 'iieire vst (onfiil veniite ()il. tllA~rrass6 des
SteriJ' deul~ti~l I a poi~qi~*'piis mne COllSfl1-
.rPtout ntic ('16 1' l ZIIIN S11S d1'till" :111Uiljl~istrai'l-in tnm!
lonltIgIfs ,u'I'e.Jr: culili)tC, (hi eet eltot, S1110 le conI-
C ISde tolls l-s lion, citOvN'tls. (Jr 1ul COl~Ifell('t
u~ lest. lut~te entire Izi ci vil'i lI'a II"timl el ile~s eirc'ir 11
teliei~elira slts niml (Ilitte C-i exjidtoer. -- .'\IfOUS ell
(P11ATO DlOS F.so mPs ture'los 111)[11,*~~ lc(-,OuI -titij er In-
foritnile publ~i!u~e et p i 'i cst su r cc. vast c teirtaini
que se fora *Iuind6flliitive du i~jparaftroInt I rs
rancu-nes, et que vninq'leurs et v al1inew pmicrroit, se. ix"co1-
ciliw d-ans la paiK dii trriv-ii enmiurnu. Ce but si 110-
hie et si orvirud 711%1S lie pOlivllVIi lattejindie, (Ju'en
lOUS, al)piuyaunt stirl 1exp)&ieluce nec uise. J'ai le fernie.
eSJ)oir' (IL daus cette nuouvelle voie, vous me siilvre'z
avec ]a. mnenie i'&soluitioii que vous avez nmontr~oe (hils
les pt~rils, convainCu~s que, Nous Rtes, que rien, (de mia
part, iie peut porter atteuinte, A vos admits et 1q ui to-t,
a u coritral re, est co~mbinj6 aImr inol, I)our mit d~velopper
Ielif(Xi excice_ et vou~s assurer la lJ1osp&6rt que V'u~LS.
avez Si Mien iue'rit(.e.
'Vive 1id~cilm~
\Tivcit leI pyrge's CIt 1'1Jriomm
Vive lla~i fibre et n

iD41'ii1t, all Palais iN~ational du Port-au-P~rince, le icr..
\Lmrs 1884, an Sic dle 1ld'1idpewhauicc.
SALOMO0N..






- 23 -


-N 2 i.. A 1I1T E.

SAtLO ON, Pr'sid(lt d'H(ati,

Vu I'h t.iele 71, .'e. alinb, ile la Constitution, et de
P'avis du iConseil des Secre'tanies d'Etat,

A ARRIFTE ET ARRETE:

Article lcr. Est prorocg jiusIinau 5 mai prochain, la
3 ine. s,.sion orlinaire de la 17e. LUgislature.
Article 2. Le prvisent arIte', q(ii sera conti-esign6 de
tous les Secrdtaires d'Etat, sera impriinm, publi) et exd-
cutd.

Donne an Palais National du Port-au-Prince, le 11
Mars 18814, an Sl'me. do I'Indepeudance.

SALOMON.
Par lc. President :
Le Scdred ir' ,v.,t E ,ru,'i..rii,'' d, !'Itri fr, char;q par intJ-
rim da D Lp.irtr/'wd I.- / Guarri',ri' o ., la Mlarinel

B. PROPHETE,

L," Sc<'',/i',tr, d'Elit p'o:oisoire' des Finances, duit Conm-
jn/','c e (:, ds". Rclh ions E.c ;/ri:' res,

C. FOUCHARD.

Le Secretaire cd'Etat prorisoii' de la Justice et des
Caltes,
OVIDE CAMEAU.

Le Secr'i/e. d'Elat de l'Instruction publique et de
l'Agricultwure,
FtA,',, .- MIANIGAT.







"- I:; A 1 I-.t l -

SI 1 .0A 314) ]'.r ..irIid ,'llII,h
I',i id a. i iI (Ii'il iim porter de coustit.ner dc ftiiitf tiv, Icn c
le Cono il de .i s SIecrtanires ,'Etat.
NV' l:., articles 109) et. 124 de la Conslit ution,.
A ARITI'TE ET ARRETE C(.E' 1UI SUIT:
ArtiIe ler. Le gendr'il Br(nor Propleti, Seeretaire.
dl'Etit pruvisoire de I'l niricir, cst noalnd Secretaire
d'Etat aln I)(pairtminiiii dce in Guerre et dle la Marine.
Article 2. Le ocrindal Innoe'nt Michel Pierre, Se-
crudaire ,.d'Elat I, In Giie rrue et die la Mnrine, est inom-
min Secuetaire d'Etnt an Drmpartement ule ]a Justice.
et des Cuilto. en r3emplilacement, du general Ovide Ca
inai, a]] ld uh ne ;ittre fonct.ion.
Art. 3. Le ral nra Francois Maanigat Secrtairc.
d'Etat. 1-, I'Instriiction pi)l!iricip, oi t de 1'Agricult ure
est nommii Secrtitaire d-Etat. d-e 'Intrfieilr et. de PhIns-
t.ruction pl bli,-iie.
Art. 4. Le g'indral Callist.hne Foichard, Secretaire
d'Etat provisoire des Finances, du Commerce et des
Relations Extdrieures, est nommd Secrdtaire d'Etat des
Finances et du Commerce.
Article 5. Le gednral Brutus Saint-Victor, est nom-.
md Secrdtaire d'Etat des Relations Ext6rieur et de.
FAgricii Iture.
Article 6. Le present aar6td sera imprimd, public et,
executd.

Donnd an Palais National di Port-au-Prince, le 14
Ma.ts 1884, an 81e. de 1'Ind6pendance.
SALOMON.


No 14. ARN"RTi.

SA LOINO i, Prts;idnt. d'lh.i,

C.,-1l i,'r.,t que le ci1 on Rlolland Saint Victor -,
Wn.iiT ir (.osciillcr romplissant les foct ions do Magis-






2a -

ral, coiiiiiiiii'll de la (Croix-des I'niiq it.,, a eidem rit<^
de la confiancut dii *i-il v rne mniit -t. dI .o--s adminis-
tres, poill avoir di urII, "L soLn profit, les rcenus de
cet.te con fmlunet ;
Considera',t (tque res .au'treo' inemilres de Ce conseil se
sont. imntres pen suneieux lie leor imandat en ne d6-
nonicnRit. pas .e tait i I'adininistrafiol sup'rie r e;
Con,-idlrnint, 1,i'il v a lien de reminelier a cet 6tat
Je Lchoses et di, irendre de, mesII res en vrue de sau-
yegarder les int~irt.s dn fic ;
Sill le rapport. tn Si cretnir,., (i'Etat. de I'Inte'rieur, et
de 1'avis dil Conseil des Secrei liie d'Etat.
A arr(tt. et. arri'te ce 'lii siit
Art. ler. Le Conseil comLmunial det la Cr,.ix-des-Bon-
quiiets est et deIneire discous.
Art,. 2. Unc coin)nission nionimee c n ii'ndment a
articlee 3-2 d(e la fi i sur la inat.ier sten cbargie de
gerer lei intitr0t-; de la cmnii ine de la Croix-des-Bou-
quets jusqu'au 10 Janvier 1885, eipoque fix6e ponr le.
renonvellement 'des. conseils communaux de la Repu-.
blique.
Art. 3. Le present arretd sera public et exdcnt6 ?
ta, diligence des Secretaires d'Etat de 1'Intdrieur et deo
la Justice, chacun en ce qui le concern.
Donn6 an Palais National de P&tion-Viile,. le 7 avril:
18 84, an 81.e. de l'Independance..

SALOMON,

Par le President :

Ze Secretaire d'Etat de l'Intdrieur,

FI,\-N.i MANIGAT;

-Le SecOr'/uire d'Etat de la Julsire,
ICENT. MICHEL PJElIl I











!.5.M0. 1^_ l'/*.,i t l'//,/,t,,

En coii',e.- iiei(.eC' dii p)ermlis ,iii a et acc irdti au Ge-
neral iramlu<,,s M.ani-irat, S, retire d Elat de 1'literieur
et de I'litru ti'iIn [iil]l(liie. pour se rendre A lett'ngiii g r,
A airrot.t" ert a rr1 l1 ce ,jiii suit :
Art. lei. Le ( e-iiral Innocent Miclel Pierre, Se-
critnire d"'Etat de la Justice et d's Cuilt'.-s, e't. clharg'
de I'intdrim dii port-feuille de l'Interieiir.
At. 2. Le G6ueral 3reunor Prophete, Secrdtaire d'E-
tat de la Guerre et de la Marine, est charge de 1'in-
tirim du d6partement de 1 Instruction Publique.
Art. 3. Le present Arretd sera imprimi, public et
exdeutd.
Dound an Palais National du Port-au-Prince, le 28
Avril 1884, an 81e de l'Inddpendance.

SALOMON.


N0 J6. ARRPTU.


IS ALOMON, Pr';1, t d' Haiti,

Sur le ra)pport du Secretaire d'Etat au ddpartemeint
de la Justice, etc.
Vu I'article I17 de la Constitiution et la loi du 20
Septeimbre 1860 sur 1'exercicie du droit de grace, etc, etc.
A arrtd6 et an i e:
Aiticle ler Grice pleine et entierc est accordde, \
partir do ce jour les droits des tiers reserves -sijau-
cuns sout n t gp6nral do division Delvariste Ja'(ques
Louis, chei du la 4e N.,clinii rural de la commune
du Lim)6, ('.oI.,1ilCn6 h six mnois d'eilprisoineilent, le
20 M.iars 18S3, par le Tribunal correction iel d(Il Cap-
11aT'tien.


- 2 u --








A rt 2. .[8t S-'retitir, ,t'Etif ;tln departtrin.nt de la
Jistice, elc, u,.t cIhrag, de I'ex ecition du present arrete,
qui sera insier au Journal aticiel.
Drony, au Palais National du Port-au-Prince, le 10+
J nin 188-4, an Sle de I'.l'lp|endance.
SALOMON.
Par Ic Pi ..-2,ilent:

Le Srr,.t.irf d' Et ;h{ .], stife el Ci,..; Ciles, charged'
pr in! r'im d l porli/'#i/l (i de In lerieur,

b ENT. MICHiEL PIERRE..



,, 17 AiJRPETI
?F. I 7O X, P11n.'.,,./ (d'Haiti,
A ARItE't et arrete cu qui suit:
Art. ,I'r. Les cidtentetus des armes de 1'Etat, telles:
q. ,l ca i' liniiis R-. I ini |:)gtoI et. Euli,.Ild, c rabies de donze
coul)-s et caralniinc.- Minit, etc., ete., delivrees aI divers
iendalalt I 'inisu rrectio i B~eV',r 1.tzolais, sont invites 'a
re:iiettr- sau.-s de li ces irines, aux Coitmandant de
leurs airoudlis.-yiiieiits re.> ct.its.
Art. 2. Sit. di[>nste'. 1, c -t.te remise, les soldats
et. les sous-olliciefrs des reimientis de ligne, des ba-
taillons et ,companie d'atillerie et des companies de
geu larinerie.
Art. 3. A Ip.ttir diu 7 .luillet prochain, des perqui-
sitions sero'it faites aux fins de trouver les tirmes
qui, a cette- dk.tt, 'an re,'iceut. pas etA remrises, et tout
individli en li p, seCs,ion d(m-Inel, seront trouvees ces ar-
ues d(e I'Etat, sera consilcie te oniune les ayant garddes
)our s'en servir conti'e 1'ordre public, et sera livr6 h
la justice, pour etre po)(tursuivi.
Dans les localit&s en ce moment en 6tat de sigoe,
.es perquisitions seront faites par I'autorite militaiie,
et les delinqu.ants seroat Iivres A1 des Conseils speciaux.
mililaires.








Art I. L- I,, pr'-.unt r 111td q ,i ,cra uin,, ic rln p, -
bli)d sera exdcUut a' la diligence d(u I crItaire d' tat
de la Gui'ire.
Donnie a Palais Nalional du Port-au-Prince, le 19
Juin 188-4, an .Ie. lde l'Iliide'pendance.

SA LOMON.
lPar Ih [e n t:
L-e S,.'ct.el/u'ie d 'El'/! de /l (f t,,'jr.,
B. PRU I' IIE'''E


N = Is.- AHJ [ET1.

SALOMON, Prisident d'HIaiti,

Vu J'article 117 de ]a Constitution et ]a loi du 26
Septembre 18G0 sur 1'exercice du droit de grace,

A ARRETE ET ARRETE :

Article ler. Grice pleine et entire est accordee, a
partir de cc jour les droits des tiers r6serv6s si au-
cuns sont au nommn Aladia Augustin condamn6 aux
travaux forces a perpdtuitd, le 4 Juin 1879, par le
tribunal criminal des Cayes.
Article 2. Le present arretd qui sera insdrd au
Journal Officiel, sera exdcute h la diligence du Secre-
taire d'Etat au d6partement de la Justice.
Donind au Palais National de Port-au-Prince, le 23
Juin 1 81., an 81e. de I'Ind pcndance.
SALOMON.
Par le Pr(sident :

.,e 'r aired e d'Efal( de la Justice,
I' .. MIC1CIIJEL P1 I, iIE.








N A-- A.I:F''E

..Aim)o x, l,'; II id. d" l-Hiti.

Vi lai depOe he du C n ,linailu:it, de l'airo'ili s.-,!n'.d
du Port-de-Paix en (late da 17 coumant, N 0 319, sol-
licitant la cl6mence du Chef de l'Etat en laveur de
Fex-juge-de-paix Landry Anicet, de I'Anse-h-Foleur ;
Vu ie jugemeilt rendu le 29 do ce mois par le tri-
bunal correctiounel du Port-de Paix, qui condamne 1'ex-
juge-de-paix Landry Anicet h trois aundes d'emprison-
ne;nent pooir abus d'autoritd;
Vu 1 article 117 de la Coustitution et la loi du 26
Septembre 1860.sur 1'exercice du droit de grace, etc., etc.;
Sur le rapport du Secretaire d'Etat au Departeiment
de la Justice, etc.;

A ARRETE et arrete:
Article ler. Grace pleine et entire est accordde, ,
partir do ce jour, au citoyen Landry Anicet, ex-jugte
de-paix de l'Anse-al-Foleir, condamnd a trois anaees
d'emprisoinement par le jugemient precitd.
"Art. 2. Le Secretaire d'Etat au ddpartoement do la
Justice, etc., est charge de l'execution du present ar-
retd, qui sera inserd au journal official.
Donne ani Palais National de Petion-Ville, le 24 Juin
1884, an 81e. de I'Independance.

SALOMON.
Par le President,
Le Ster.t/'ire d'Etal de la Justice et des Cultes, charged
par interim du ,portefvfille de l'Intdrieur,

ICENT. MICHEL PIERRE.






- ;ll)


N

l, Ji /ic lvh lit t, 1 Hj/ .'., (. Im ( n',;tv l i '.' *.S'' ,I-

v//eu C//'I'./ i/t (/I lhjmbt dep ile .'Poi ithiI-
/t' / it ..'it/I "/,i .. .sf' : tiit.C C/. d If 25
j. l oe (lint.


[ES.IBURS LbS [)TEitT'.',

V il.ie till .eL tdii 19 A o) 'it ile ripi' t- ii[l .'l ir 14"? reO-
soliliul 'n (-'u ,lit sli('t cial >i"0 v Is .i\V ,11, Il, ii: jiu. ,r istil-
t,'rr smi es r;ipportxs tle deix comliis'ioins. cir eit:r,.s dui \6-
riii'r lIs li nr" de' l Ba l n e l -,'a.-H i r r TI.- l.ia e'lilird
des ini ,lit, ats Ido- i,'iei iliiit en11 iici,'ull !ti "t in 'ilf it ail, o1ili,
le l'iidiiiaiiii, .1 si.t', i it t i lisi ss iii d lo e cetr1 ri,, iUitipil.
Si le ( Niis- il rI s 'ter t. i ire 's d'E at s'Ce t Ir '. l i -, '.' ji r'
h l C lialibl'O i 11 1iiiiiii ncd I ni d vilati ll(s le If 01160i 1
ie la di.se I sioi01, v -s1 i111il i ta hiIm h eittlitl din tonlItes ses
] arti' s., av lc Cil n i' ( 'il ,oilivi, It .tl" i ,iOi rtt-'r ,lAnl I'(x L-
,i i i le ,t' ti.- "ius Utilln isiii-trati , ,: t tinitlci.'les, la r'..tl iioli
de votr' col ilt'.
Avaint d nic id'ei1 ablof er lit disri ll' III, puffii" tL!/Z-l1'i 'I",
VOU lii en t dle Ii ,.po 'r !. O bi.lle iix inw -11n t '. i'' II'. ra:Ile
des ;i ijriclt iu.i.. m il,' q tu n i, a sa ,, if l : i''l4 Ia l'solutlilt i dc vu.tre
C oi iit'.
Tout l'ab .i l I, 1 ,-il. tr i' Pu;'.t ioit itd clarer l" IitItemllnI t qi,'il
i'iir'stit I iC11lit1 blint quC 'ilis, la 1i 'lr litc claus I'aliiiinis-
traI iiiil l.dil ii 110 vt 11 bw lI v e "', >le, i lll* ''rs (i11 p4.i l16
aitljell,
SIIr ie-: i|oiit., nl-i ; .'nifnip.t s eoi pail a itti co inc'i la ice de
vue. U os u pOi,' .lls Sr* ll ei'lilt dil',.''I r sur I's lI1ve'is ii t I 111-
Pl]'l, ,. )io,,r vy ;/irivr, i c,:.l:l iiH (tlit l iS cfo nl,,'r Celix ,l1,i
sav' tr i loie I I ;rii'il.c, .\A ss' li l:..' %( ii lilt, 'ri ll ,c to it 'I ]'-
n6ridl plus iHillialcLcs de p, ur'enir .a ltur buL qu'uii PUll-
voir Exdeutif.
Le Gouvernement s'empresse de ddlarer quoe ce n'est pas
1) in reproclie de radicalisime qut'il adresse ;i la Cliainbre
des Commniines. C',st silipletietlr t111 flit gil6l'nral qu'il coils-
t;ite et qui est voliimi, A l'liis st)irc de touts les nations.
Je vais border maiiiteiaint, on les sitivant, dauts lornlre
de rl -iif.liiion q(pl vois avez adohptd, les dillireints points
de la r'sollutiott de votre (Jouiitk' special.
S'N US u Ilii -. il'acc frd vN'c voUtS.







:;1 i

i e,, le '.,t v\'ernii'? i-nt dull ,iv n, ,li_. u ,,,, .,iiatem ent
lt i H i tnqiie, ein esu i-ces etli.ti\'tS, ,t ;i\'O c irnterI ts, sans
teii co i ilpte 1 *I S d.' s llii .i 8ci Cl'lX ilgml.'ices par les co-
ilnidi illsurl'i'ctiiil e li le reibour,'enent dle la somin e de
g. :19,44S,54 <|ii lui appartitn, saus cu ll teste, d'apr.s le rap-
port de l I lrellii're (*oiilliii.,,ioii ;,ii.i u le c lii d'une valcur
di. 1. I ,9 13,-1 revct..'i ilt d, iia l;it r,-Inis it.n ireulation et
rula\iy s im ii,'.ul'.'remlie t, ip'. ri le rapport dIe la secunde Corn-

c QuOe !;a laiple i ol( d Atm', teltie respoini lle de ses inl-
,]ipeilnes qti si 5"i| tiindtire i;i s pa ( vn|, co0mmis cliez
elle, er qiu'en coiidqlencie. il Ii api|i 'tint de mettre en
,ii, i I elv lle t. I'ctiiii ile I11 jiI-tice, aihIi i.u'e ,i- puissa justi-
tier ses .lhit.., pu)r la In rese atitui dI-- jIaiid;ats rdguliers,
seitei s iicc eonillhI :3 = ( Ile i poll"[i tl ~|>c r.cil liii do .s* iilialaits, i i l ni Sera
acCOrdi'( ui dI .l;aii d iii all : n11 .'i lebut dI6' cette pr6esenta-
tion celle d'linei d eision judiciairc- n\' nit ;i,'luis l'autorit6
de la chose jiu e, 'q i pironoiii e la ul!iitc dois dits mandates;
4 Qu'apris ce dMlai si la Banque noe pouvait se con-
former aux priedeoites dispositions, le Gouverimeintit auiait
a prendre toutes measures convenables pour la snivogarde des
intir"ts de 1'Etat et pour le r'glemeiit equitable des ses comnp-
tes statutaires et extra-statutaires ;
5 0 Que tontes publications, telles qu'elles sont con.'igndes
dans la resolution de vote comnitd special, seront exi'cntde.s,
afin d'arreter les transactions qui pourraient s'operer, pour
compete de l'Etat, sur les mandates remnis fraidboleusement en
circulation, transactions qui, si elles se faisaient, seraient im-
idndiatement denoun.ees A la justice pour les poursuites A
diriger centre les fonctionnaires qui les auraient fidtes;
6 Que les investigations a li Banque doivent &tre pour-
suivies afin que si de nouvelles fiaudes se dkcouvrent on
suive pour -les r6primer et pour s'eu fire reinbourser, la
voie precdenimenlt tr;ice
7 0 Qu'une commission cmli)mosce de quatre D6putes, de
deux Senateurs, de trois citoyens aun choix di Pouvoir Exe.-
cutif, a tirer do preference parnii les memores de ces deux
pr6cdentes commissions, sera charge de la revision com-
plete et total des comptes du Gouvernement avec la Ban-
qtiu, depuis son installation jusqu'h ce jonr;
-'- Que cette commission comimencera immediatement ses
travtaix d'invesli. .,tii n er, an fur et a measure de leur ac-
oniipllll.~sin.ln'clt, Cllo on informcra to Gouvcrnement pour li











L~a Jpluniart dct ta-'" (1Ll.liatiIoii5 St(t liicilIt 6 0le-ltilcl-cS
oil soilt inmjlicit'-illciit crill~ciieI, daI'is 'l1 Iettro III CJonseil (.les
Seoit'tiail'CS *1rt 0 \11l a, iic r ac iMt'ntferrand. L)'iiities eill
sont Ja conois(it'luo.
On pout votrif ier Cl-,S zis.ertion's.
Vous peilsez. Afe~sselii leN [)eitcosy (pio pour, avi ver a
1'oxcution die covs diloren-seit~ '.isp'Jsi im, ii thut :i
Prequo Ies adiiiiistIviteiiio de hi Banique, all loit-ani-Priiice,
Wionit jalS moliitic ass.tz Iu vi'4laiuco dzmis La 're.4ioni des iii-
tP iks public,. sus ei die pro v soti~ rIici to ;'I] sewiw ice de I VI-
cepltiof, jusqnl;i CC' ji~le VP- 'i~liiiiCIII( (IiIi llii Ipit' 1;1 C0'uuimIiie~

do PE~ soie iii&.rh ist appr onIvi's et (JO iiiit iveme iltl t rr(' *~s
,entie lat BALuiReL eE Ia O"nlulssioti ;i (omier.
Gie sorit les pniilt' 1uilil '-ditdtIllvidert.
Dim~as lo deriwer pa riigr;ait- de i I letrte INi Consvil Ai Moil-
sieur de Alonttraiid, uious avuus cxpriiiK le desr de vuh-
chianger le peisuiuiel clidyatI 11aolm. Noiis ami~is iit qu11
lious esp6Uiois qie At CJonseil ld'adiiiistiiiuli de Paris s lii-
piresserait de o irls eivllver mIA Wg pour doiuier natisfiic-
tion. au Pays et I- l'opiniou pu bliqicc j ustoment iarrunes des
faits relate's daiis Ins rappoits des deux Commissions liOiiiim'e05
patr le Oonvernomiviet.
C'6a~it tout dire cii qucilques rnots:
"Nons WIavol15 pa d'aoctioii directe, Iegaile, sar le persomiitl
4-oe Ia. Banique qui e.st uoinmllfl par 1e Coniseil tie Paris inlais
)lolls CLo'Yolis feriuioiuoit qii'iI eom1Iprlndra,. apr~s tout ee qui
SII et palss6, le bicit lofM iid dofls rjeolaiatliois, Cu co quli C(1i1
l(I'leil COe 1)rsonl1CL
lie Gionvernciemi t et le' (oniseil doe Pairis Ioruiuoit doux gim ilijis
tie mlandniits doiit los inttiiit se trot)iveiit initfillinllfi~ Uis. Lo1-
manIidattliiCs lie coiivieiilitit pas A humit ies dcii groulpos. Quo
doit fauire Pautre glolupo ?
Initi U ut (0i'epoitdie a eette yjie.t ion.
l) lilt, daiis Pa 'thu 1Ii te, ii iii Iorto dollvrivi des- t~gociatioll5 pour1
U tteii Idele I but 4110 11(111 ptolsil vouis. Hlks6 coiu uilenceroiit fll-

Ei a 1ttteil(lil ut I Iovouis-liolis 8115]enr av01 i]0 C a Banque 1 e Icel.
vieC de0 tICsol)CIie ?


Iii0TI 4I(cisioi lie ewo gel ire. prise par 1Iia ('Ii a lilt 11 des (Comiu-
i11iiui1ies, Serait lit"b attelilte lportCo all dP'etiot ~l~lgille 414 ilt a W
411'4-, vot(' sol)II euil t'lcuiii L le l0 Svtejtill(Ii'4 1,880 parl 1'As,44iuiI 'lit









CC ittcI~ite iL: Naitiiiititi ai.. eIIC setitle ptUt 163 &~-
tail,-, -'t eCIIC UiUL'i deCllhitt li ii.iat qipaid. e1e at SigaI1 Iam
col ratu t 1)41111 ill[ IvIiti 4 d1Jet lltii Ii T
ulaii r..Iutj'jtt tic d i ljhit tp. dv-; 4 olinlilue-S est Saus forco
pu a t I b-.~ li l'ceact kl: '.~.~t -Nitioiiale. Uiie resoil-u
tiiii 41C Ce~tru d1cii'ic v-.4 i i.Sis-i'I 1*-l-.ct IPO~ detrutire tIa
Ciii t taLt hi 'It Via I, 41411i1l "Iiitln 'u 1111Pci" en tc e~lt Se traduire palr
dteS (1011 WOI'a~S 144111l le G'i(A~iLI-IIt-lii t.
SOMiia'it-i'tisLN dC Iai. 1icm1171,1iaLigeir ainsi, du jour
till juL'iliid,1ll, I-, iiI41de dui lit*4. ion ie .im)s revenues ? Avons-
rlui-S l a mia in b-out Cc (uiLl faiit pour cola?
NottS jietisoiis (file [lioll.
ILe (iAacI t~nic Pe Min, acec'9dvira all vu-eii q ue lios alloi6 lnii
ex~lii iitw lIII It- ciiutliA~ll"it Iliii1CsiiC do la Banque, et
ciil lttte'i'la'i t. le Sevi' rt~i i d1:tih de-s 1"inatices aunt jkcj1
on vCft :.ll itoti' deSIVjCI tir1 unlcij, $41rveiller-a activemeaat
110S tllu tIs I oa Cii clipt,-hl de nui4JUM i IX d6tourtierent des

Ce bul it 11: ICeS tuoll 1ihCi IiirS 'file Je( r LI }oVe Illemfeit pro-
pos -Ila IC~u4)ittm tie itd~vIJtfr C'umit- 1Special.
Poft-au-Pii-ince, le '25 Ao~it 1884.

Le Secri-Otie-- d'Efta des Ejjtv'acc.s ei dua Uowmerce,

C, FOUCHARD.

Le Secreltuiair d,'Llul de la, G!!aeire ei cle la 3Jlarinej
e/-aryi par id/r ndu poi-hje't~ille dle I'Itsiructioa pu.


B. PIROPHE'rE.

Le Sec;'(/"trt X'Ef at de,3 -Rclutioas Exte'rieC,4res et de
1VA yriculture,

B. St-ViCTOR

Le Sec)-Ob'ire 'EMia dc 1(t Justice ei des Cudies, c/tar-
ge' pir inie'rivi (du poriefeajille de l'-Inie'rieur et cdd
1(a 1'lce Ge'He'rAle,

ICFTNT MICHEL PIERRE;








I 21.- LOI

lModificalice da taif des douanes en ce qui con-
cerne roues et essieu.v de cabrouets.

Considerant que le tarif sur les roues de cabrouets
n'est pas en harmonie avec l'ensemble du tarif des
douanes qui est based sur un 20 olo de la valeur, alors
que pour cet article le pourcentage est a peine de
1 1y2 ojo.
Considdrant que le pays a non-seulement des bois su-
perieurs en quality au bois do nord pour la confection de
cot article, :nais encore possede assez d'ouvriers na-
tionaux pour pourvoir A ses besoins;
Considdrant que le fer et les ferrures seuls, n6-
cessaires a confectionner unc paire de roues, patient on
droit de g. 6, 14 centimes, a!ors que la roue toute
faite et possedant les memes forrures paie a peinte un
droit fixe ie g. 2;
Considdrant qu'il est just et equitable de rapper
les roues imporiees d'un droit 6gal a celui qu'indi-
rectement patient les rones fabriqudes en Haiti;
Considrant aussi que la nieme erreur plse sur les
essieix qui tout fabriquds sent francs de droit, alors
que l, for destiny h les confectionner en Haiti paie
g. 4.27.
LE CORPS LEGISLATIF
A renda la loi suivante :
Article ler. Un mois h partir de la promulgation
de la presentte loi, los roues de cabrouets h boeufs
paieront pour droits fixes CINQ PIASTRES CINQUANTH
CENTIMES la paire.
Les roues de cabrouets a mules paieront QUATRE rIAS-
TRES CINQUAFTE CENTIMFS do Idroits fixes.
Article 2. Los essieux secont assihiles an for et paie-
rout en raison de leur points coiiime le ftr cn otrre.
Article 3. La presente loi sera imnpriiinde, pub'ice et
PxU'eutd,, a la diligence du Secr6taire d'Etat des Fi-
nances et du Commerce.






35 -

Donnd Ala Maison Nationale, au Port-au- Prince, 1a
ikl Aofit 184-1, an Ste. de 1'Inulpendance.

Le president da Senat,
MI. MONTASSE.
Les sece)dtaires,

B. MAIGNAN, Ls. AUGUSTE.

Donnd a la Cliambre des Representants, au Port-au-
' Prince, le 20 Aofit 1SS4, an Sle. de 1'Independance.

Le president de la Chambre.
0. PIQUANT.
Les secredaires,
C. CHARLOT, F. N.- APOLLON.

AU NOM DE LA RRPUBLIQUE.

Le Pr6sidc..t l'Ha'ti o.rdonne que la loi ci-dessus ,in Corps L&-
gislatif soit rev:tue da sceau de lIa RIn lublique imprimn e, publi6e
et ex'cut&e.

Donn anit Palais National du Port-au- Prince, le 22
Aoftt 1884, an Sle. de 1'hldependance.

SALOMON.
Par le Prsideut :

Le Secrdaire d'Etal des Finances et du Commerce,

C, FOUCHARD.



No 22. DECRET.

Considdranft que le pen de temps qui reste A cou-
rir ne suffit pa- pIur aeliever les grands travaux qui
incombnht t au Corps Ldgislatif et. qu'il y a lieu, par
consequent, de prolone1r la prlseite session, aux ter-
rmes de l'article 71, 2e. alinua de la Constitution.








Sur la prpIsI' n in kidu SCnlat,
Le Corps Lgi"lLitif a reundu I1- (Idc'ret .uivant .
Article ler. La .,.sion Legislative, ouverte le 19 Juin,
est prolougde d'uin wii4.
Art. 2. Le pri'seint dicret seri't p1)ilid et excuitd i
la diligence du Sccreitnaie d'lEtat de I'luterieur.

Dounii6 i la Miaison Nationale, le 19 Aoiut 1881, ian
81e. de I'lndependance.

Le president d(lt S'at,
M. MONTASSE.
Les .ct '//i e,
B, MAIGNAN, L. AUGUSTE.

Donn6d la Chambre des Reprdsentants, le 22 Aofit
1 4, ali 81e. de l'Inddpendance.

Le president de la Chambre,

0. PIQUANT.
Les ,,.-'r,'t/i es,

C. CHARLOT, P.N. APOLLON.

Al' NO1 DE LA REPUBLIQUE.

Le President d'llaiti ordonne L.goi.'laiit s0oit rcvc (ii du sceau de la I,.'lpibliltie, imprimud, 11pu-
blic et exdcutd.

Donund a Palais National dit Port-au-Prince, le 23
Aout 1884, atn 81e. de l'ludc|pendance.
SALOMON.
Par le PrIsident:

Le r,'',iij'e d'Etat de la Jitstice chig.rJ par int'lrim
dct portefeatile de l'utnr'ie cr,
lcier. MICIHEL PIERRE.


- ;if I -









.o 23- LOi

.- LO NO Pl.oent d'11dit,
Vu la Iii nd 26' Avril 1SOS sur Ies Invalides, c.:
du 2-4 Nvenmbri ,- 1S siur Ios pensions militaires, celle
du 2 Jnillv.t. ls70, sur les Invalides;
Coisideirac t iinf la jnutice et-, la reconnaissance na-
tio'i:lle ini;ii w:il n'lx gri-i s Poinvoirs (Ie 'Et-,t le dc-
vOi' ). ini i(pes qiii s int. Il l ;i so l de I'oildr social ;
Co -idtliu':!t litie i-' tr.-l i n,-ut acoordd anx volontaires
et :MIX iniiLt ires iii, ave:'. in 1 devotOnment sublime,
o11t c iail:itn siiS lI1 diaipeau d", e For rlo ponr la dd-
tfns.' I., lIn iitr';i i p ril e.t reconnm in nfiti-ant.
Si'r 1I' riapp[orl, it lii ipi' ,-i) dii Secretaire d'E1 tat
(Ie la G ii-,rre et I,- la Mariii- .
El ie avi- Ii Con(_.seil els S. crietia ies' d'Etat,
A in' i 1t);v
Et .' Corps f._2ilattit'n vote la: Loi snivante:
Articl' l -r. S .rit ,':oil ,ide _ls c0mm11 inv\alides, los vo-
Iolltai",ls, I's -iti ins, i, -uhii li'ers, so'dats et inarins
qni Ilans I,-s j.nr, 1 n ,- i .l- (1' 1879, 1881, 1883, 1884
out, re'c i dles bl!- ,'ire, .iiilt ia, g'1avit les met cdans
l'im p os-il>iiti i t'i'pifli''l'r. rnri a.Cien travail oil ont co -
tr.ict'. l',s ii'lii it,. i .,; i' -inm lent, imnplrop)i'es a de
c 't-tiiln trava,.'ix li'iiti'l- d ntil ils vivaient.
Ar. 2 L,' Iit,.i los dp I'.1uei6e, rgiinlibre ont droit
clia''iii ii, i.'r ii l fi t i in ns1''ll et viag''re dI t.er-
ini.-e s.'ln --in :ri lo 't d'a;'rV p s le tableiii ci-annexe.
Art. 3. L's. invaii 'I 1 *ini, coi.ml e volontaires, oiut pris
part. a i.a il't., -u lle !r'- p~nli lo d 6-s 6vene lments
city's on PaI'rcli-e lr., on q i it6 (de chefs do colonies
on de fItCifi -.ti mnn, t.:, 'nt pr a tic do 1' 1 i re. cate iorie,
(t. les niltriO 'e la ]sco.In, C'informemeint an tableau
iannexe t In 'il'es'i, loi.
Art. 4. L' S 'cr'tai ire ,i l it de la G-itorrc t de la
Marine t.-rfa classor los certifinats qu'il aura requs et
alress.ern son raip,'rt anl Pit,.-ident d' Ha-ii qui, par uni
arrete, ordoinnra qu'il y suit ftai (Icoit.








Art. 5. LL 1 inIalides con.iddrds dinis I'article 3 se-
ront, en cas de maladie ad mis da(is les Iihpilaux mili-
taires de la lIpnbliq;ie, apres les fortualitis presen-
t6es par les lois anterienires siir la twiaticie.
Art. 6. En cas de deces d'un I Wvalide, si sa famille
se trouvo dLan l'iipiossibilitd de i)'oddet-r a sh s 'funCi-
railles, il scra et,'rt'd anx frais de I'Etat et la vcuve
du dlfunt coutiiuiera penldant siy inois h percevoir la
pension donit il joiis.ait.
Un rdglement (particulier d'apris lequel il sera exigd
I'exhibition des tires donnant droit h la pension adI'-
rente a tell ou telle catdgorie sera formulee a cet etTht.
Art. 7. La present loi sera publiee et exdcutLe h
la diligence des Secre'taire d'Etat de la Guerre et de
la Marine, des Finances et du Commerce, chacun en
ce qui le concern.
Donn6e a la Maison Nalionale au Port-au-Prince, le
29 Aoeft 1884, an 81e de l'Independance.
Le president du Sdnal, M, MONTASSE.
Les secrdaires, B. MAIGNAN, L. AUGUSTE.
Donn6 h la Chambre des Repidsentants, an Port-au-
Prince, le 29 Aofit 1884, an 81e de 1'Inddpendance.
Le president de la Chambre, 0. PIQUANT.
Les secrdtaires, C. CHARLOT, F. N. APOLLON.
AU NOM DE LA REPUBL1QUE.

Le Prisidcnt d'Hlayti ordonne que la loi ci-dessus du Corps LUgis-
latif soit revetue dun sceau de la IRpublique, publieoe et cx6cute.
D)onn6 au Palais National di Port.au-Prince, le ler Scptemibre
tI-"-- an 81 c doe 'In6pendance.
SALOMON.
Par le lPi.,i.1 ni :
Le Secrdeairs d'_EtIa de la Guerre el de la M[Urine,
B. PROPHETE.
Le Secrdeaire d'Etat des Finances el du Cominmerce,
C. FOUCHARD.


- 'l









Tablena auinie' l( loti du "29 Aout 1884
su les' Iinraulides.


GRADES MILITAIRES



G6n6ral do division .. ...... .
brigade .........
Adjudaut-g n6eral ...........
C colonel .... ............
Chef lde hilon. on d'esendron..
Capitaine .......... . ..
Lieutenant ........... .. ..
Sous-lieutenant.............. .
Adjnilau t.su s-officier.........
Sergent major.......... ...
S ergent ...........................
Caporal................... .......
Soldat ................ ...


]Te CTFrnOInIE
Oftficicr. suns.effi-
ciers, suldatsa et ma-



P 15
12
10




4
4
4
4
4
4


2e CATEGORIES
Volontaires do tons
grades



P 7

7
7
7
4


No 24. ARRETf



SALOMON, Prisident d'Ha'it,

Vu notre arrete du 28 Avril dernier et en cons6-
quence du retour de 1'etranger du g4n6ral Francois
Manigat, Secretaire d'Etat et de l'Intdrieur de 1'Instruc-
tion public,

Avons arretd et arretons ce qui suit:
Article ler. Le g4ndral Francois Manigat reprend le
service des DWpartements de I'Int6rieur et de 1'Instruc-
tion publique don't Vintdrimat avait &td confie aux g6-
anraux Icent Michel Pierre, Secretaire d'Etat de ]a Jus-
tice et des Cultes et Brenor Proplite, Secr6taire d'E-
tat de la Guerre et de la Marine.


- I


- 39 -






- 40 -


Art. 2. Le present airrct scrai imiipriini, public et
exctitd.
IDonne ain PaInis National (i, Port an-Piincc, le 20 Sep-
tembu'e 1884, an 8lt, de l'Indipendance.
SALOMON.



No 25 LOI
Vu fa petition des lilabitani, dII poote militaire de
Pilate, commune de Pliko;mne,, -r-rndi.zsr-me.t dt Limbd,
demnandant a y dv !iir ji,'.tico deC p ix
Considdrant cii. lI-- ru:ii .il ":' l,'i .s lann. IP. ditle.
rentes petition ii que lo l '.ilut, dc r imoale iniltaire
ont ad e s tat ; lt. aI C(i .ill,'e d, es Cll iest q-'al
Pouvoir Execulti so. t. isrin';liill es ;
Que cette creation a pour but de faciliter l'ncti ton
de Ia police et d'&lendie la sollicitnde des Grands Corps
de l'Et't sur la justice distributive;
Vn l'importance de ce poste militairo ln progression
croissante de sa population et la grande distance (luii
le spare du bourg de Plaisnnee;
Le Corps Le'islatif, iisant des pouvoirs qu(e lui accord
1'art. 79 de la Constitution,
A rendu la loi sui ainto :
Article ler. Le p,.ft. militaire de Pilate est :rid
en qnartier. II y sera Oinbli une justice de paix place
come lontes les au trs justices de paix de I i juridie-
ion dun Nord, dans le ressort du tribunal civil du Cap-
IIaitien.
Art. 2. La present loi abroge toutes lois on dispo.
sitions de lois qii lii sont conitrairetos. Elle sera p1 bli e
et excnute A la dilign'ice des Sccr6tlires d'Etat de la
Justice et de I'Interieur.






-- 41 -


1'ait t la Maiqisn vit.ionalI,, a P. t -au Priiice--, le 26
Aufit 1814, an 81e dIt: l'Id penlidance.
Le prifidtl di S/al, IM. M(ONT'ASSE.
La .Scr('.ir's', fI). MA.uNAN, L. A uGt'sTE.

Fait nl Clmibrep des Repireq.-entarnts, nu Port-au-
Prince, le 29 aimit 1 S 1-. :in Sle e l'Iild()nd(l:.uce.
Le pr])chien/ d,, l, C'/oinhr 0. PIQITAN'T.

Lcs .cr, ''i'. ,re.. C. CH.% \r r.r, F. N. A i\ LON
AU N( i ; DI -.\ Hl U Fl' L -I. .
Le P1i 6 i.1 nlt f u'ti or nil i i 'ii I h Ii cild .. n- Iln (C'rps L6-
gi'!;ntif suit r tu v*\. t:i l t It dt. lil 'ii iloprili"i.- pnldie,
et (x'eiitt'.
D i'- ni l' ai.;i N ti.,n; .ill I l t-.l u r['li -, ir, I r S ptem)lbr
1',i 1. an '1e I I'ii SA LO 1M0 N.
Par le Pre'sident :

LJe Secr.airc d' Eit dcle la Justice el d (s Cutles, chorjde
pav interim d(a lit p"efeille de Intcrieur,

''-Tr. MICHEL PIERR i,.



No 26 LOI -

LA Chamlr'~ des Reprsoeitantas usant do 1'initiativ,
q:no lhii ice ,ril. 1'article 79 de la (iot i titution;
VT I'article 2 de la loi dii 20 DeIcembre 1879 qui
d4t ;iehl les setions rurales de Dory, M,I .n et Boul-
mier do 1tr'ii rondissement i des Cayes, pour les faiire entrer
dan, celni (d'Aq.- luil ;
Vii la pittition des habit,.nts des susdites sections;
Consid'niant que la measure continue dans cette loi,
en ce qii concern ces trois sections rurales, loin d'at-
leindre 10 liut auquel elle tendait, est contraire H leur






42 -

prosp&ritd, puisqute leiirs conuniiicl-tions avec la com-
mune des Cayes sont plus faciles et plus promptes
qu'avec celle d'Aquin, ce qui rend plus clfective l'ac-
tion des autoritds des Cayes sur leiir, habitants;
Considerant qu'il suit de la ique cette loi e.t h la
fois prSjudiciable aux iutderts bien enit.etuiis de ces
sections rurales et h leur bonne administration ;
A proposed,
Et le Corps Le'gislatif a rendu la loi suivante :
Article ler. Est et deineure abroged article 2 de
la Joi du 17 D'cemibre 1879.
Art. 2. A patrtir de la pi)o nlilcation de la pr.iente loi,
les sections rurales de. D.)y, M[elon et B)ilimii.r front
parties, comrnne par le passe, de li comnnmuen des Cayes.
Art. 3. La pr6sente loi sera ex6ciiut- h la diligence
des Secretaires d'Etat, cliacun en ce qui le concern.
Donnd a la Chanibre des Reprdsentants, le 5 septembre
1881, an 78e de, l'Independance.
Le president de hl chminbre FRANCOTS M ANIGAT.
Les secretaires, N. LEGER, D. THEODORE.
Donnd A la Maison Nationale du Port-au-Prince, le 16
Septembre 1884, an 81e de l'Inddpendance.
Le president du Sinat, M. MONTASSE.
Les secrdtaires, MAIGNAN, L. AUGUSTE.
AU NOM DE LA REPUBLTQUE.
Le President d'Haiti ordonue que la loi ci-dessus du Corps
LUgislatif soit revktue dut scean de la Ripublique, imprimie,
publide et ex6cuthe.
D)oni6 an IiPalais National du Port-au-Prince, le 18 Septembre
1884, an 81e de I'Ind6pendanice.
SALOMON.
Par le I'', i-i it. :

Le Scrj/iire d'Etat de la Justice et des Ciltes, charge
du portefeuille de V'I i/6 iemr,
ICENT. MICHIEL PIERRE.

Le Secrlaire d'.Etat de l'Agriculture,
B. ST,-VICTOR.








N = 27 LOI

Portunt sanction de l'aredl du President d'HaUli en
date du 14 Novembre 1883.

Le Corps Lgislalif,
Sur la demand de sanction prbsentee par le Pouvoir
Executif;
Vu l'ar'ticle 79 de la Constitution;
A rendu la loi suivante :
Article ler. L'arretd du President di-Haiti en date diu
14 Novembre 1883, ouvrant proviso'irement le port do
Saltrou au commerce stranger est At demeure sanctionud.
Art. 2. La prdsente loi sera impriinde, publi6e et
executee a la diligence du Secretaire d'Etat des Finan-
ces et du Commerce.
Donned A la Chambre des lRepr4senfants au Port-au-
Prince, le 12 Septembre 1884, an 81e, de 1'Inddpen-
dance.
Le president de la Chambre, 0. PI QUANT.
Les secre'taires, C. CHARLOT, F. N. APOLLON
Donnd a la Maison Nationale au Port-au-Prince, le.
16 Septembre 1884, an 81e. de 1'Ind6pendance:

Le pj)r&ident du Senal, M. MONTASSE.

Les secrelaires, B. MAIGNAN, L AUGUTTE.
AU NOM DE LA PEPUBLIQUE
Le President d'Haiti ordonne que la lui ci-dessus du Corps Ldgislatif,
soit revetu du sccau de la RWpublique, imprimee, publi6e et execut6..
Donnie au Palais National du Port-an-Prince, le 18,
Septembre 1884, an 81me. de 1'Ind6pendance.

SALOMON.
Par le Pr6sident :
Le Secrdlaire d'Elat des Finances et du Commerce,
C. FOUCHARD.


- 4;3 --






- 44 -


: 2S. L 0 .

Rp ,, 01iant cI'll//e fil (6 l3 r"s 18S3, p) 1i(/ t i1 1 .,
procis')ire .f'c r l"'s (vppoi/l'ci'eujs ds f/i<'.s / /liuttfire.s
el e lp/loi./ dIte 'uordll ricil et sur /lis subtceitions.

Considdeaiil ,)ie la loi (d ( Mars 1.S:3, portant. re-
duction pr,,visoirc dli, 20 |op sur lei app(L)itLemi?tit, des
fonctionnaires ot emi loye's dio 1'rIflrt-' civil (t sur les
subventions. I at .-nite k.es eve,'inenlts i!ne vient ,le tra-
verser le ipalys, n' pu attinilrc son lbut
Cousid6rnt .1-t Irs r,-Zlnit.xta (iI'(>n attenal:iit do la
r n(lisati, 'n (ie- e. tte loi sonrt lIin'll'lres anns oI uet ;
Consider.in t, ,11t o)u re, (ii 1'el n'in ,; I polldll Iii I l'at-
teinte du u' tv.re'i 'iut ni ;i cell' d,'., Chli iibr,'s et,
qp 'il v lii. n il l i rn ,pp,,i rt r'
Vu Particlf 1. do li C.'iitution.
La C liam !ro tl,-< v -,n ii r-l ;i it ijos'
E t (..', js L ..... il l a ri.'ndu a'lirg t' i a o sni-
vanite:
Art. ler. La loi dni 6 Mars 1883, portant r'duction
provisirce de 20 o[o siur les appoint -'ii-int des fonic-
tionn-iiies of eni'ploy's (d[e I ).lrd', civil et smi.' le< saib-
ve..tionii, est et, d(enlure 'ralpjortuCe.
Art. 2. A |i rtir du I er. 0e.tobro 1884, tous les foni-
tior iiires et employees de 'ordre civil iet toLis ceox (Uii
rVcoivent uine subventioln d(e IEtntt jonirolint dc'sonilnii,
de l'iintdgralit (Ido lou iis a ppointemuts ei Sil)venLionls.
Art. 3. La pros(nto 1oi aJlilge co'lle du 6 Mars 1883.
Elle sera inpriiue, puil)li'o et exdcuit6 h la diligence
des Secretaire:s d'E at, chiacin on ce
Doinne la Chaimr, i do- Conmmiimes, lo 12 Ao.tt 1_88.,
an 81c. de l iildt6cidi(li nce.
JLe jpo,.idl, O. PIQUANT.

Les scr'l(airO'P,I
C. CIiA RLOT', F. N. Al 'oIO)N.






45 -

Doinne' i la MAiisLon Nat.ionale, Ie 26 Aulth 1884, an
ble. tie l'linle'pendance.

Le president da Seinat,

M. MONTASSE,
Les secretaires,

B. MAIGNAN, L. AUGUSTE.


AU NOM DE LA REPUBLIQUE,

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Oorps L6-
gislatif, soit revetue du sceau de la RBpublique, publite et uexcut6e.

Donn4 au Palais National du Port-au-Prince, le 27
.ofit 1884, an Sle. de I'lnudpendance.

SALOMON.

Par le Prdsident:

Le Secrdlaire d'Elat des Finances et (du Commerce,

C. FOUCHARD.
Le Secretaire d'Ett de la G(r(,r', et de la Marine, charged par
interim du >itr:,,fi ill, de l'Instruction publipuf,

B. PROPHETE,

Le Secritaire d'Elat de la Justice et ,d,,s Cidles, char-
gy par interim du iport(f'uilhe de l'Irtru.(i r,

ICENT, MICHEL PIERRE.

Le ,Scj(/,ire d'Elat des Relations E', lu'iatres et de
l'Agriculture,


B. St. VICTOR.






- t6 --


N 29 LOI

Qui prorol/e Imf.i li'(?.1ue 1SS1-SS1885 / luis dc.s 21 el
30 Octobrc 1s76 .suir la ri'gie des imposilions direc-
tes el la ji.ct(li( des quolii(,s de l'iiuposiliou
localive et de l'inTipo despalenles.
SALOMON, President d'Haiti,

De l'avis du Conseil des Secr6taires dPEtat,
A propose,
Et le Corps l4gislatif a rend ua loi suivante:
Art. ler. Les lois des 24 et 30 Octobre 1876 sur
la regie des impositions directs et ]a fixation des quo-
tites de Vimposition locative et doe 'im ^t dles patentes
sont prorogees pour 1'exercice 1884-1885.
Art. 2. La present loi s,'ra imiprime&, pulW'ide et
exdcutee a la diligence du Secretaire d'Etant des Fi-
nances et de celui de l'Interieur, chacun en ce qui le
concern.
Donn6 a la Chambre des Reprdsentants, au Port-
au-Prince, le 12 Septembre 1884, an 81e. de I'Indepen,
dance.

Le president de la Chambre,

0. PIQUANT.

Les secretaires,

C. CHARLOT, F. N. APOLLON.
Donnd a la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le
16 Septembre 1884, an 81e. de 1'ndipendance.

Le President du Sinal,
AL MONTASSE.
Les sechihrwes,
B. MAIGNAN, L. AUGUSTE.






47 -

AU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le President d'HaYti ordonne que la loi ci-dessus du Corps L6-
gislatif soit revftue du sceau de la RIpublique, imprimne, publide et
ex6cutee.
Donnd an Palais National du Port-au-Prince, le 18
Septembre 1884, an 81e. de l'Independance.

SALOMON.
Par le President :

Le Secrdtaire d'Etat des Finances et du Commerce
C. FOUCHARD.

Le Secreiaire d'Elat interimaire de l'InUtrieur,
ICENT. MICHEL PIERRE.

N0 30. LOI

Porlant sanction des Arretes du President d'Haiti en
date dui 7 et du 12 Janvier 1884.
LE CORPS LEGISLATIF,
Vu l'article 79 de la Constitution,
Considdrant qu'il y a lieu de donner force de loi
A certain arretes du Prdsident d'Haiti rendus en l'ab-
sence du Corps Legislatif et en vertu de son autori-
sation sp6ciale ;
A rendu la loi suivante:
Article ler. Sont et demeurent sanctions:
1 0 L'arretd du Prdsident d'Haiti en date du 7 Jan-
% ier 1884 rouvrant au commerce stranger Ics ports de
J dr&mie et de Jacmel et fermant ceux de Saltrou,
Anse-d'Hainault et Dame-Marie au dit commerce a
partir du 15 Fevrier de la mene amne ;
2 0 L'arret6 du Prdsident d'Haiti en date du 12
Janvier 1884 rouvrant le port de Miragoane au com.
merce stranger.






- IS -


Ait 2. L.ia pr,-,seiite lti abrog c-Ill, ,'u Curps) Li-
gislatit en (lat,- d :, 26 1Jiillut .t 0 Aui.it 1 8l.S3.
Elle se li ii :)rilinLe, )ilidec ct. 'x tIL6 ;i a dili-
gence d( erii SiCtal dies iiiinces et du CoiIn-
ere dce.

Donn1d h la Chambre des Representants, au Port-au-
Prince, lo 12 Septeibre 1881, an 81e. de l"iidepen-
dance.

Le prt- :.dt.ci de lc CYundbre,

0. PIQUANT,

Les Secrdeaires,
C. CHAILOT, F, N. APOLLON.

Donnd h la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le
16 Septemlnre 1884, an 81e. de NIindependance.

Le president dA Se ld,
M3 MONTASSE.

Les secreit'ir#.~,

B. MAIGNAN, L. AUGUSTE.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE

Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps L6-
gislatif soit re tn do suCeat de la IJipbljliJlpw, impriinI c publie6 et
ex6cut6e.

Donnd au Palals National du Port-an-Prince, le 18
Septembre 1884, an Sle. de 1'Ind(pendance.

SALOMON.

Par le ,,-il.nt

LZe Secrda'ire d'Etat des Finances et d(a Cu imcrce,


C. FOUCIAARD,





- 49 -


N c 31 LOI

(2,ii i.,idi/i' /I'ar,'icle 5 de la loi d/t 5 Octobre 1880
oranisaui l'ainice de lerre et la marine de guerre.

SALOMON, Prlesident ('llaiti,

Vu l'article 79 de la Constitution,
Considerant qn'une situation anormale impose le d&-
grevement di Bnldget de la Rdpuiblique ;
Attendu qu'il y a lieu de rdduire les appointments
des officers de 1'6tat-major gidnral de I'arm6e sans en
diminDuer le nombre;
De l'avis du Conseil des Secretaires d'Etat,
A proposed,
Et le Corps LUgislatif, apres en avoir recounu Fur-
gence, a rendu la loi suivaiite :
Article ler. Des la promulgation de la pr4sente loi,
les officers de l'etat-major general de l'armee -A partir
du grade d'adjudant general jusqu'h celui de general de
division, percevront vwiiyt-einq piastres par mois.
Art. 2. Cette measure n'atteint point les nominations
qui lni sont anterieures, et ne touche en rien I( chefdu
dit corps.
Art. 3. La pr4sente loi abroge toutes les lois et dis-
positions de lois qui lui sont contraires, et elle sera pu-
bldie et exdziute a la diligence des Secretaires d'Etat
de la Guerre et des Finances, chacuu en ce qui le con-
cerne.
Donn ha la Chambre des RaprJsentants, an Port-au-
Prince, le 3 Septemnbre 1884, an 81e de l'Ind6pendance.
-Le president de la Chambre,
0. PIQUANT,

Les secre'taires,
C. CHARLOT, F, N. APOLLON.






DonLtu z la Mi(,on Na;tin a ai 1 I1 a lt. 1' Priice,
le 19 Septeibite 1884, in 8le de L tl.iietliidaiicc.

Le president du(, yiu'a/,
3M. MuNTA'.ssiE.
Les secrdiaires,
1\. MAIUNAN, L. AUDU:sL'TE.

AlU NOM DE LA REPUBLIQUE
Le P. ,sident d'llati orlonne que la loi ci-dessus du Corps L6-
islatif suit rov'tuW dL scoaLi de la Republique, imprimde, pnblie
et ex6cntce,
Dumn, an P'alais National -du Port-au Prince, le 19 SUptemllrw
1884, an 81e de l'Iindpeidance.
SA LO MO N.
Par le Prisident :
Le Secretaire d'Etad de la Guerre et de la Marine,
B. PROPHET.
Le Sceretatire (d'tat des Finance(s- et dat Commerce,

C. FOUCIIARI).


N- 32 LOI

Portant .m'Ction. de l'aredli d l Presidentl d [Haiti en
date 14 Janvier 1884.
LE CORPis LEGISLATIVE,

Stir la demand de sanction prlsentSe par le Pouvoir
Extecutif,
Vu Particle 79 de la Constitution,

A RENDU LA LOI SUIVANTE :

Article ler. L'arrct6 du Presideint d' HaTti en date
duI 14 Janvier 1881 relatit' h la formation d'uLn syndi-
cat financier, charge de 1'dinis-ion et du control do
Ja sonum e de un million de gourds en billets d'une'


-- .)0 --









Li dei gui r i ":. \itc< par deci r. df 1' \>.seui Idee
N7Ntiioiial. (lit 16 Octoble 188is ainsi que [a convention
i,.terven'1e lIe 28 Jainier 1884 entire le Secrtaire d'E-
tlit des Finances et d(I Commerce agissant anu nomn (lit
( outtiveriietiit et tinl gi oi;)pe dc iegoeiants i;n~tiens et
strangers et derix grands fonctionnaires de Etatf, sorit
et doinourent .anctionnis.
Art. 2. La preseontc loi sera imprinee, puhlieo et
execute a la diig',0nce du StCr taire d'Etat des Finan-
(es et du IC nerc'ce.
Done h la Chal)mbro des lepresentants, au Port an-
-'rince, le 17 Septeminbre 188 an 81 (e le lndpendh.nce.

Le president de la ChAtnl,,,

'0. PIQuANT.
Les secretaires,

C. CILAtLoT, F. N. APO'L.oN.

Donn6 h la T aison Nation:al, aI Port-au-Prince, le 23
Soptemnbro 1884, an 81e do l'[iidependance.

Le pri'eddent du 'edual,

AM. MONTAtSs1.
Les secre'a(ires,
B. MAIGNAN, L. A1UGUSTE.
AU NOM DE LA REP)UBIQUE.
L i ',..,ident (I'lla ti oridonne que la loi ci-dessus dit Corps
L., ;l-latif soit rev6tuc d(I sceali de .a R6publique, iliprin',ie, pu-
bli.e vt ex clitde.
D iii n ii Palais National du Puort-an-Prinie, le 24 Septemnbre 188-1;
ain 81h. d, I'nidp iendanciie.

SALOMON.
Par Ie Pris (ident
1. ,. tr'/,irc d'E tl d( s Fina I :i, et dli Conimerce

C. Iouc.t%\iR%.






-52 -


No 33 ARR TE f


SALOMON, President d'H Iiti,
Vu l'article 117 de la Constitution et la loi du 26
Septembre 1860 sur 1'exercice du droit de grac ;
A arret6 et arrete :
Article ler. Grace pleine et entire est accord6e, a
pnrtir de cc jour, les droits des tiers reserves si an-
cuns sont au nomm6 Aristide Barthe condamnd a
six mois d'emprisonnement, par le Tribunal correction-
nel des Cayes.
Art. 2. Le present Arrete qui sera inser4 au Jour-
nal Officiel, sera exdcut~ h ]a diligence du Secretaire
d'Etat au ddpartemnent de la Justice.
Donun au Palais National du Port-au-Prince, le 2
Octobre 1884, an 81e. de 1'Inddpendance.

SALOMON.
Par le Pr6sident:
Le Secretaire (d'Etat de la Justice,
ICERT. MICIIEL PIERRE.


N.o 34 -LOI

Sur la pension civil et militaire.

LE CORPS LEGISLATIF

Usaut de linitiatike que lui accord l'article 79 de
la Constitution.
A vot4 d'urgence la loi suivante:
Article ler. La loi du 19 Novembre 1664 sur les
pen-ions civiles et cell du 24 Novembre, mnme an-
nde, sur les pensions militaires abrogd6s par la loi du
21 Juillet 1871, sont remises en vigueur, sauf los dis-






- 53 -


positions des articles 18 et 36 de la loi du 19 No-
venl)bre 1864 qui sont modifies commnie suit :
Art. 18. Tout citoyen aura droit a une pension sur
le trdsnr public lorsqu'il aura atteint l'age de 60 ans
r6volu et aura remipli pendant trente anmjes un ser-
vice actif dans l'iiiae ou plusieutrs des functions Iegis-
latives, judiciaires ou administrative inuui6rdes au ta-
bleau annex6d la present loi.
Art. 36. A partir de la promulgation de la loi, les
revenues suivantes serout faites par I'admniiistration des
Finances sur tons les appointemeats et traitements des
fonctionnaires civils et employes public, imnudres au
tableau ci-annexd. lesquelles retetues doineront droit
a la pension:
1 o Retenue d'in pour cent par mois;
2 Retenue d'in premier douzieme d'augmentation
sur les appointments et traitements ;
3 o Retenue du premier (louziem de nomination ou
d'emtrec en function.

Art. 2 DMs la promulgation de la present loi, les an-
ciens serviteuis d- In R4publique qui ont droit aux pen-
sions civiles et militairei m 'a la retraite, peuvent prd-
senter a qui de droit leurs titres appuyds de pieces
justificatives constat'-nt lemur tge, conforminment aux
lois existantes sur la matiere
Art. 3. La present loi abroge toute, lc-s lois ou
dispositions de lois qui hli sont comtraires, et sera exe-
cute ha la diligence des Secr6taires d'Etat chacun en
ce qui le concern.

Donnd a la Maison Nationale, an Port-an-Prince, le
23 Septemire 1881, an 81e. de l'Inilpendance.

Le pr-,ident du (l iat,
MA. MONTASSE.

Les secre'taires,


B. MAIGNAN, Ls. AUGUSTE.










P[li41cole, I 2-1 'SoIli vini we I m I 1 ~1 ~l'tAU

L ])(I~iI~ide la Clatinbro,

0. PIQUANTT.
Lies 8ec)-'C/uires;

C. Ci-AI{LO-T P. N1. APOLLON.

AU IN0,1 IDE LA REPUBLIQUE.

Le Pre'sidlnt d~lfa'ti ordounn qiile I' ]Il ci-d 'S,usz al corps. r&
gis&latit' scot rovctuc doi sc_,aa de Ia, R0ej)lib1nte, iuiprimwc publi6c, et;
ox~cut&e.

DI1 )o ntn Pibiais Nat jonai d( T rt -all- Pri c, 1c 330





le Secre'/aire dEf~i( dies Finanlcoel (ht'i Cmuomweloe'.

U. FOUCITARI).

LeC ,~,*rr (lEJt.fII die fa Jif.s1ice el (1(,8

I( ENI. MIICRtE L' P JTIER'E

lie ASccr('ttvc(1, d' J'f t d"; 1,10Y/er~o et (1.b l'Jn.e.frudltoa. jIahliqa?.

TIRA.NCIS, I1\ANNIGAT.,

~Y~,'(/uf~1~~i/af r'b e1,~ de 1/ -it [a i










No. 3-. LOI

SALOMON, Pr]d.qtd d'H1aii,

SaU la surveillance et i'Inspection des e3oles.

Consid6rant que la loi dit 13 Sqptembre 1878, depuis
longtemps est reconnue d6fectneuse et inexecitable en
ce qui concerne les charges et devoirs qu'elle impose au
co'r)s de haute surveillanIce;
Considerant qu'il y a lien, et ce, dans F'intlirt mimen
de la surveillance et de l'itspection (des dcoles naliona-
los ct prnivdes do la Repuiblique, d'obvier h tons inconv4-
nients prj udiciables h la propagation de l'inistruction dans
Je pays ;
ViT l'article 79 de la Constitution ;
Suir le rapport du Sccretaire d'Etat de I'Ilstruction
pniblique ;
Et de 1'avis du C')iseil des Secretaires 4d'Elat
A propose
Et le corps legislatif a voted la loi suivante :

Article ler. La surveillance et l'i npectiou de t.ontes
les ecoles, tLilt piblliqiues qlu prives et des lviisons
d'del a1, n .in r,'lalenellnt qu(oelconlties du pays, sont oil-
li '.S a (h icoris d'i (specteuirs qui sera re1 arti confor-
in iiiei at. an tible-.t ci--annexe, et h des canom issions lo-
al.-;i<. i)iin n, las t)ultses Cs c u n u es d la R4i)publiqiie.
Art. 2. L -s inspecteurs sonr, s,)s les ordi-es inimediats
di S .i r.i.i,', (id'lt-'it de l'Istructi(,i publique.
Ari. 3. P-iiveit seuls etre noinmdsinsiecteurs ct sous-
insp,' .' r- I.-.' lill eins q(ji atraint at$ dir'ctein's ou
prof'I s r-t d' 's 1 LvycIes itS tiou 'six. <' 1 'ole de lnddeci-
iiW Id 1 e c ii l ra li ,oi .non 8 iin catives
on dire.,.','Li's i 'i tit titions p.iv d .ent se-
co I I ire.
11o.itefois., le Sccretaire d'Etat de 1N ustructioi! publi-







-_ 50--


quc pourra pioposer au President d'Haiti des personies
n'n1ppartenant pas aux catdgeries sus-design6es, mais qui
sont d'une capacity et d'une conduite notoires.
Art. 4. Il y aura dans chaque circ inscription sco'aire
selon son importance, soit un seul inspecteur, soit ui
inspecteur et un ou plusieurs sous-inspecteurs.
Art. 5. Us habiteront les chefs-lieux de leurs circons-
criptions respective.
Art. 6. Les inspecteurs remplacent les anciennes
commissions principals de 1'Instruction publique et
exercent toutes les attributions qui leur ont Wtd ddvolues
par les lois.
I s south unotamment charges, sous la haute direction du
Secretaire d'Elat de l'Instruction publique:
lo. De veiller "h 1'execution des lois et reglcmonts
administration coticernant 'lnstrmction pubiique;
2o. D'exercer un contr61e incessant sur les commis-
sions locales de surveillance, de recevoir leurs rapports et
de transmelttre a ce sujet tous avis a l'administratioi su-
perieure ;
3o. De statuer, saul approbation du -Secrdtaire d'Etat
de l'Instruction put li'lue, sur les plaintes et d6noncia-
tions portees devanit eux et de preudre, dans les cas gra-
ves (t tirgents, sous la reserve expres;e de la mime ap-
probation, toutes measures disciplinaires aui res que celles
mentionnees en Particle 11 ci-apres.
Les inspectEd1's visiteront incessamment les dcoles ur-
baines de leiirs r&-ide.oes et feronit tous les trois nois
une tournde au moins danis letirs circonscriptions respec-
tives, pour inspector les antres 6cales urbaines et rurales
places sons leur surveillance.
UIs adresseront, h la fitn do chaque mois, au Secrdtaire
d'Etat de 1'Instruction publique, un rapport detaille sur
les dcoles de leurs residences ; et tous les trois iois, un
rapport sur totes les ecoles de leurs circonscriptions,
rapport oh ils consigneront leurs appreciations:
To. Sur la valeur des methodes et des programmes
en ui age;
2o. Siur la capacity et la morality des instituteurs et
professeurs ;









,0. S- lr n, iombr, I conduit ,t le degrit d'avance-
inent des dleves de chaqine etablissement;
4o. Suir 1'etat des locanix et dti materiel en gnddral;
5o. Sur les besoins de chaque ecole;
Go. Sur totes les niesures propres h vulgaiiser FIns-
truction publique dans le pnys.
II leur est alloud, coin me frais de toornrie, une som-
1me de cinquarite piastres qui leur sera Iayde tons les tr)is
mtois, aprcs fa reception par le department de 1'Instruc-
tiou publique, de leurs ra)lpports trimestriels.
Art. 7 Us seroit tents de se transpIorter, a toite 4po-
(lte, sui tous les points de leurs circonscriptions scolaires
oh il y aura une enqunte proinpte et extraordiw-6iire h fai-
re on un fait grave 5i repriiner.
Art. 8. 11 sera mis a la disposition des inspecteurs an
local, un materiel et les fournitures de bure ii ndcessaires.
Ies iinspectet:rs de la circnscription se ,laire do Por-
an-Prince poirront avoir leur bureau a I/hotel du Secrd-
taile d'Etat au Ddpartrment de l'Instruction publique.
Art. 9. Ls inspecteurs so reuniront, 1ine fois 1'an, a
la Cutpita:e en CONSEIL GENE:RL DE L INSTRUCTION PU-
n aIQU amix fints de proposer et de disc'iter toutes ques-
tions propres h aindlliorer la situation des dcoles et as-
surer le developpeoment de l'iustVuctioii et la propagation
des Iiniib(res dans le pays.
La reunion aura lieu, sir tine convocation sp6ciale du
Scr6taire d'Etat de I'lnstrucition piublilque, faite quinze
jours au moins ia 'avancc ; le conseil tieudra ses stances
a l'h6tel dii Secredtair d'Etat d- Plunstruction publique,
et la session dLureti quinze jours.
Une s)mine doe cinluiante piastres, tirde des fi'ais extra-
ordinai'res dii Denartement (de l'Tnstroction publique, est
allouie h cha'Itte Inspecteur et lui sera comptee des son
arriveoe la Capitalc.
Art. 10. Sera consider come demissionnaire, tout
Inspecteur qni s'abstiendra de se rendre a cette convo-
c:tion sans fire immindiatement connaitre au Secrdtaire
d'Etat de I'Instruction publique le motif de son abstention,
quo le Conscil general de I'Instruction publique apprecie-
'. ia majority absolute des voix.










tit ci'Ui'l,l (cvalilt, clitin,^1In(T, 41P I:; pitlt (III (Jotjvelr;Ieiiient

se'io-i uiia it c'lite iictioii l~ ) Ii I .jipo to' 11,1. cii .. il I., a
fertitetnire d'nu 01;tb'iSSrm)1ells~ur, in ;jrtIeiii se-
rout assistrs des Comrni- 'i' ii I )'tilos (lont. il Vfl 11.
quiesti('ii et qili aniln 'Oll iX CMISh1 Lt CA 'i.

..Des commfissionls lwwbl' t / .i, 1Yi'
Art. 12. 11 alira, dan i cliacne des co win nms til I It
IRAJ)ili11iqu, une eominission CILV Ioied u1imb~spIr0
kI sur-veillance des, 6Ooles ptibliqlWus et l:~c
E'lle sera eony- s-e, (bais irs oomrnnuo's, oh 4,s-lieux
(P'.lT1iid I IM it ut
D)a ~~ii~ a own11IM Oinn l (ILI clbargA d a ser-vice, pr&
sid nt ; du L juge de paix et de t~rols citovens notables.
Puis Ie-S UltreS coIIltlm e :ie (ILI i\IigStrat conmmunal. ou
dIi h g (IIi Service, pi 6 sident -,dii ug do paix, (hi
piepJS6 d'adminiii;I itioi ct do deuix citoyens notables.
Art. 103. Ces citoyens notaIbles, qu6 soiltsoumiis hi 1'a-
gitoment dlii SeercI airo dI' E'tat JLIllr tl'JnsbIC [10 pubilique,
ser'ont jioj)os( par los funct~im)iiaires Ci-dCssuIs de'n )Il-

Art. 1-4. Les fittributioiis des Cotmyiniisions locales sont
1~): De S'ASsu'Sevj dfii zeIe, de ]a codl~le iti C d4tes 1)11in-
cipu 's 1ona lix decs i ist it uto irs et I jtwofe tier de, (1la ciuini nnme
2). Do v O~ei' Her i r Li 0 midiite et la r giiia'itt des 616-
1vCS7 et d( fiirO, k~ lenrlS parenClts, tUteurs O di o~ espOfltdliits,
ttmnt's oI'.,crvations oil roinoii)Itvaue iI(C('SCli1'S;
3o. De veliI(r 'i Ia salu~br~t tdes t6'ools et ant bon on.
tI'etieJi (IIi iiateneil ot dies Whiinei~aits
4o. Do' teitiivre des ('('ifii mtnt de Jr )01ics, vP, et nicewn vs
-l xSollicita.1t 11 41ol r c l,11 i u et IsC r h
professional (Ii ilst it Ide Is,
50. 'asis iie Iispectciirs coine inCl est ('.it dausl'it 1
0,o DI Sign a ion, bI-c (Mrtdail an N hiS ,OotOiil- is 10itt Ol 's
relo voult toll )lix it's grili COHii III thuis 105 6'olles 011 P i:v
los iij!Atuht eti de (10 I' lorIrs 111 LII hCS, et, po1'livat.. Oil CUS
Sit( t U Ii X O1)il ie'to iliilllu!'di C, oLI c11tIai ncrI( J'apjilica t JQ







-.I'pL --


I I .I ) Ii l I I r : iiiiiu iI d ; :li t I s I ii I c- i ttlt (> I I I SI
,l' llell;'- iii-|>r'c't i i'.. It'S ,li ll -', l ,i ,t'll ,'s \ I -C!ii I 's f( u il-
c d j'iil j itl.l'm c it dc- flic 'i c ,lu ll .i,',' ( II (.' i C i ...011 i l. ailt,.
A rti l 1 J.1 E.li's lc- ti lliiill l it lls l.i>'r lt i i 1 tl' i (ri'es. u-
i l ( li[i'i i.-- E lI Os t.,i 'f t i.Jllii t(, ] i .lii ,1 I ) I...- ,iii ts ldes
t'W n i(oi, i\c((.' i .1 iiS li le t qii ill,.s 'rc i' lit diirec-
tFilli il. t 0 I i ll I i t. 1 ; li ills ( lci i,1 t1c 111 i'., il rappIu 't
miti I'titi t (1-.- t't'clhp d. i Iti i irs (- oillt' i l'cl j-- ec lives.
.L is scO'ehilile d s C ii.,cil.-: C',,lililll;lil.\ r,.li l uliron les-
oinCti,"ins dc .Zercr taii .- d c. ., i'ui-iinii i .. 1,,: ii disposi-
til i ,'-ll l il .I N r.i i 1i-, )ll l t j dp;i t. (.ii,'i t, e i 1'ln s-
tlri'tioCiL i) Lil R i i'.'I C uAi t jug 0 s.
1120L' .'i-0 l's
A rt. 17. Lr-s f., i'tions (I nieoiii t!,'s les c.';liiiilisslioas.
10oC des S .it t 'ltiiitts ct 1i 11101 ill jiies.
J 'S iitili( ii b -i di ,i'. Ctliillii i illS S i:it (X lili)s dill SOe vi-
C. iilit;ii;'c et (_de t .'lii tie IL .i1, l o1 i')N iall: pendant la
t irc d( e cu tIirs f ilctiIlS.
ll stiit, [I..i ;ii I ll ill 1i i'uin1 diii' (i i Olils'. t d' jl' 6ju- S.
Art. 1 L] aLppioi ntbeleii ts d(is ini):LiJils tis Corps-
d'iisp)Oc ionLl 0lil fix.('s c'uLLniC suit :
]Dcirrimci 'iiit tii-li'1iiS.'. -- .A l ---o--l-li.--., -ll- - du Porit-i- l-Pri-ilce.
1 I ll l tu irll-. .................. .......... - ). 120
:I ii.o ei--iSiiie t'.ii ........ .. ..........- - --- '70
1 s,.cl' r i .. ... .... .. .. . . .. ........ 50
1 I loqiu nt.li, . I ............................. ....... ..1
450;
I.ir i.,. s,'ri)tioii- .. -lir- ,!. ,T *in- 1. .\rr ,i'.li- ,:-- -i- l ) .* .. 'c-
iL l e t i Sii li_ 'ne i -ilil 1air,. 1. I- -I' i i r iill-l- .- i 'tr.
1 \ I '.f \ . I . ... .... ....... . .. ... .... ... (1 0 0


IIi''---ll. i-lii-lil- -- -. ------------ --- ----- --- ---- --- e------- - -
.1 -l. i i . . . - . . . . ... .... ... . -0
. . . . .. . . . . . . . . . . .

I iii .ocli it-ioii dci.l I."'uo Arroi-di-- -it tie

1 li i 'pe cil ir. - - - - - - - - - - - - - - S S
S i.O.' a;I I\ ... . . . . . . .. . . . . . . . .. 30
S i.i tI i ....... . . . . . . . .... .. .. . . 3
-- 11.3









Circonsci ilption scolaire. diL Mirebulais Arrouidisse-
ment du Mirebalais et de Lascahobas.

1 Inspecteur.............................. P. 80
1 secretaire............................... 30
1 huquetoii................................ 3
-- 113

Ddpartement du Nord Circonscription scolaire
du Cap-Hoiitien. Ar'oidissenients du Cap-
Hai'tien, du Limbe, du Borgne et de ]a Grand-
Riviere du Nord


1 Inspecteur. ---------------------------............................
2 soos-inspecteurs a p. 75................
1 secr6taire..............................
1 hoquleton ..............................


Circonscrilption scolaire du Fort-Liberii Arroii-
dissement dk Fort-Liberte et du Ti-ou

I Inspecteur... .........................
1 secrttaire.............................
1 hoqueton........................... .


Dpiartement du Sud.

Circonscription scolaire des Cayes Arrondisse-
ments des Cayes et des C6teaux


1 Jispecteur...... ...... ...... ......
1 sois-inspecteur.... ...... .... ....
1 secrtaire------ .... .. ...... ......
1 hoquetoi...... ...... ...... ......


Circonscription de Jdreinie. Arrondissement de
Jerdoiie.

1 Inspecteur...... ..... ...... .. ... P.
1 secretaire.... .... .... .... ....
I hoqieton . .. . . .


P. 100
150
40
5
Q- 295


P. 80
30
3
-- 113


P. 100
75
40
5
-- 220


100
40
5
- 145


_ (.a _







- 61 --


C uli isci iltiu selaire de Nippes. Arrndi.se-
niett de Nippos

I Ili peet- r. P. "0
I secretlaire 30
1 hoqueton .. 3
113

Circonscription scolaire d'Aaquin. Arrondisse-
ment d'Aquin.

1 Inspecteur. .....--------....--........----------------.. P. SO
1 secretaire .----. .-----.... ..----------------. 30
1 hoqueton ...........-. ............. 3
-113

Circonscription scolaire de Tibnron. Arrondis-
sements deTiburon. et de I'Anse-d'Haiiiauld.

1 Inspecteur...---------------------..................-....----. P. 80
1 secretaire ..................--------------------..----...... 30
1 hoqueton .............--- .....--- ..----.......--- 3
-113


Departement de PArtibonite. Circonscription
scolaire de St.-Marc. Arroudissements de
St.-Marc et de Dessalinies.

I Inspecteu. ...-------..............-----------..---..-. P. 80
1 sous-inspecteur ..................... 60
1 secretaire ...-----..-...........---------. ------ --- 30
1 hoqueton ........--------....---------..........--... 3

173

Circonscription scolaire des Gonaives. -Arrondisse-
meuts des Gonaives et de la Marnelade.

1 Inspecteur........................ P. 100
1 sous-inspecteur....................- 75
1 secretaire.......................-----------------------. 40
1 hoqueton........... ............ ..... 5


- 220








3 | i t;t l l,'lli i ,[II I .\ l ,i -( )II I I ,\ l l ....ii l < ll,'li i l i.
I' l I -l '- l'. lI p i fi 1 1 i -r illh 111 (In
I'm t-lW e l'Mi.\ ,_t li:) IL, d St1.-N l.hwhis.

[ .0 l i ,II ,, t eL t i- 1 . . . . .. . ..... . . . . .. .. il 1
1 I c i i . . . . . . . . . . .'
I iq u -i'on. . . . . . . .. . 3

Aro. 19. Lo c.hef-li on01 d'fno circoiscripition -cilaireL
forIm e (do plusir01 s nirro (1li-.-inien s militaires, e.-t la
vill" o t Art. 20. D'autres s-ois ini-npi i.lt s )Oluiirt' t !etre iiot) nt1" s
dais les cirvcotscritions scolaires oh ils st'ronit rut-ninutis
ncceossnirtes, et serant ports atn bIu(jet dh lDe1pairte-
m ei t (10do l'lsthructio I)tI IL u 'i,'i e.
Art. 21. La prdcsoute i li abrol) touites lois otn d i.-
positions (de lois q(il lui sott coiit;lirCes, et I)lirticulic-
eorinet la loi d(l 13 sept~nbl)ro 1878 sur la sniveil-
lauce et I'inspectionj des dcoles.
Ello scra exscuttcc h la diligence dI Secre'taire d'"EIt
do 1'[ustruction publi ii t e(t do celui des Fin'uances, clm;i-
Donnd "a In. Maison Nationile, .an Port-au-Prince, Ic
'10 Octobre 1882, ail 79e. do l'Liid6penda-cec.

Le pi':.vi.l,'t du Senat,

M. (MONTASSE.


J. P. LAFONTANTI, Ddsinor St Ls. ALEXANDI I"'.

Donnd a la ("hambro des R r- nts. an Port-au-
Prince, 10 21 Scptomtbro 1884, au S1e. do I' inl';pcdaiI.

Le pr'.id:t de la C(i,(ubre.,

0. PIQUANT.
,.Les ,)-:'c ,,i fi''.es.


C. CHIARLOT, F.-N. \ '< >l.I1.N.







Al NoL. U )1K I. il. I'li l. L".


Le l',-iil.ult d'l'd[;ti ordo1nno 1 uc li la i ci-dessus lu Co(rps LC-
l -iOatitt' -,it revctine da scan (1 la I I' p[ui)liq ue iln11ri-i dti publido

Donne Pa l'alais National d(i Pl at-an- Prince, lu 2
OcLtbre 188l4, an 81. de l'Inde6pendance.

SALOMON.
Par le Prcsilcnt :

Li ,5'eSe',ii ', d' "at de Via'stri'ucio pabli;'1,,

Fa n)is A[ANIGAT.

Le Secruiire <'i des F(inances ct (lit Cow, ,r;i',',
C. FOIUCHIAlt).




No 3. -- ARil'Tr:.

S IA 10,4) President d'H(1iHi,

Vi I'airticle: 117 do la Coinstitution etA la loi (Iu :2C
SCpteIilr'e l-6)6, siur I'exercicc du droit de grtce,

A A it uiT ETL A.RETE'

Art. ler. (Ur;tc'n, plcine ot, entire est a 1'6.r Irde nU
lieultevinint Cle-tiii tils, du 7e. reirneiime d'infianterie do
lignc de Sainit..iarc, PLI garnison a Jcniel, condanMin
a de1 ix anliiL s d' tI'lil 'SO() ileii lHj it", par jLugOfinciIt (111 Col.
scil sp.eial niiliitaire de l'awroiidissec-Acut ide Jacinel, ell
(d-.tC ii 2(.S .1Ii d' c'tte ann1e.
Art. 2. Le, prt.eli arrti'Ct sora insb-ilr au Journial of-
ficiel, exdcutd A lal diligionco dt Secertaire d'Etat de la
JiLSticu Ue de ccl4i de la Gucrre.


- (6:i






- 64 --


D.miid au Pa ais National du PlAoi't-au-Prince, le 7
OAt bre 1884, an 81 de l'Inddpendance.

SALOMON.
Par le Pr6sident:
le Secrthaire d'JEtal de la Justice,
ICENT. MICHEL PIERRE.
Le Secrtaije d"Etat de la Guerre,
B. PROPHETE.



No 37. -

E.p)osd de notif a l'Assemblde .Nationale.

MESSIEURS LES SENATEURS,

AIESSIEURS Lus DItPUTES,

11 est hors de doute que 1'emission du million de gourdes
que vous avez autoris6 l'annie derni6re, au moment oct le
pays se trouvait en face des plus graves complications po-
litiques, a exerce une heureuse influence sur ha situation 6co-
nomique et financiere du pays. L'amirlioration graduelle da
sort des fonctionnaires publics, dans une measure restreinte,
il est vrai, a pu s'accomplir; le gouvernement a acquitt6
nombre de d6penses urgentes faites durant les 6viTnemenits et
don't le paiement avait 6t6 forcement rehird6; Flactivite dies
transactions commercials s'est ressentie de la presence d'un
)ouvel eliment d'agent de circulation, et l'6mission s'est faite
dans des conditions telles de control et de garantie que nos
billets out circuld au pair avec le numeraire, sans aucune
depreciation notoire. ?
C'est que toutes les precautions avaient 6tdt prises pour
arriver di un r6sultat aussi satisfaisant. Outre la grande con-
fiance dans le gouvernement 6metteur, le paper 6mis repu-
sait sur une base solide: il 6tait garanti par un prdlve-
ment de 30 oio des droits ai l'importation, pergus en espices






6-- -


'SoI I.aII Ft1 lotlt Ie 1nib1'le restart onv jl4iii n que pas min
centime~ n'en ser.;it distrait pour tr'e affect h au'tre service
qu'a celui du retrait otdonne par la loi '
Lefait accompli a montrd qu'on avait raison d'avoir con-
fiance: deix tirages an sort ont eni dja li'e, et les dkten-
teurs des billets ont taunt de foi, qu'ils lie se present gtare
A venir les &chaniger contre le numniraire qui les attend.
Les aitres tirages continueromit aiix dates lIdales : vo;li
comment la confiance dais le Gouvernentent, 1'exactiiidtk
qu'il met h reuiplir ses obligations out fait de notre palpier-
mounnaie une nouniiie de paper avec tous les avaintages
attaches an billet de banqite, convertible en especes
Ce sont la des faits exceptionnels, dira-t-on.
Pourquoi!
Le plus souivent, les gouvernemnents ne songent ni i ga.
rantir lemr papier-nountaie, comine 0ous), ii h le retirer en
temps ordonnd6 ils se plaisent a laisser A l'avenir le soin de
liquider line pareille dette qui est pourtant si sacvre!
Pourqnoi done, dans les moments ditticiles, h6siterions-nous
a recourir di de tels inoyens nmoins dispendieuix pour nous
que les emprunits auquels nous avoids quelqpiefois recours, et
qui d'ailleurs, deviennent de plus en plus difficiles, tout en
4tant de plus en plus on6reux tour le pays.
Les crises politiquies que nous avons traversees depis press
de deux ans out etd si intense, qu'une crise financiere vait les suivre.
C'est dans i'ordre naturel des closes.
Le numdraire est d'ordinaire craintif; il ne se montre pas
tians ces moments, et le commerce pent aisslrdenent se plain-
dre d'une staguatioit don't itl ortira ditticilement.
Par suite de retards dans certain paiements d(i Goiiverne-
ment, des capitamix qui auraient oni in eniploi reniitiedrateir
omt tde immobilis6s, et it imported q,'ils pissent ktre con-
vertis en titres de circulation qui les resident disponibles pour
leurs proprietaires.
Sous l'intduence d'dv6nentenlts que tliis nous avotis tdproiu
ves, inle dette fl.ttaute s'est constitnue ; il fant la liiuider;-
notlre dette publiluie de l'iitdrieur et de I'extdriet- s'est trou-
v6e en souffrtance ; notre biidjet dc depentses, aginente d'u i
c6td par la restitution faite anx tfontionnWtires publics de la
retenume de 20 ato sur les apptoiitentent., a #td dlab'ord eti face
de voices et moyens diminu6s dc t, ite id diniiiiltion equitable
de l'impati sur 1'exportation des cafds, et ce budget u'a p
etre e uiiilibre I







- 66


Ne deLoos-iiuon pas aviser aux moyens de sortir do cetto
impasse I
L'61 uilibre du budget, le paiement de la dette flottante, ce-
]ui des intc6rts arri6rds, de notre dette interieure et ext6-
rieure, on parties ou en totality, sont des necessit6s devant
lesquell -s il n'est pas permis de reciler.
La consolidation de notre credit ne depend-elle pas de la
realisation de tells operations ?
N'avons-nous pas pour devoir de mettre nos cr6anciers en
measure de tirer parti de leurs capitaux iinmobilises ? Les tran-
sactions commercials ne s'en ressentiront-elles pas, et ces
capitaux ne seront-ils pas a, notre disposition, quand nous leur
ferons un appel ?
Deux moyens ordinaires sont a notre disposition pour ar-
river a ces difthrents rdsultats.
L'impot.
Nous est-il possible d'y songer, en face des ruines amon-
celMes de toutes parts par la plus aveugle des guerres civiles.
L'emprunt.
Le Gouvernemeut sait cc qu'il en cof.te de frapper cons-
tamment h la porte des capitalistes.
Nous echaippons difficiiement I la tyrannie du capital.
Faisons done un emprunt du genre de celii de l'ainne der-
nitre. Cette fois il sera de dear millions re6prti sur trois an-
iiees et garanti par 315 des droits fixes d'exportation sur les
cafes.
Les m6mes precautions seront prises pour cette emission,
et les mnioes causes proclniront les mrmes effects!
Le Gouvernement demand l'irgence, Messieurs les I,6gis-
lateurs, pionr le project de D)ert qu'il a Phonueur de vous
souinettre anjourd'hui, et votre sanction immidiatement, si vous
'approu vez.
II prend solennellement i'engagement de l'ex6cnter dans
toute sa teneur, de fire le retrait iqe ce D6cr~t prescr;t.
Soyez tranquilles.
La fortune putblique no sera p:s expose aux vicissitudes
in)vitaiblcs qui l'atleindraieit certainemenlt, si la measure pro-
l)ose nY'tmit ('ntonur(i de toutes les garanties, si le Gover-
n me1u nt n'!;tiit dh iie a ii, ri.,,s r los exe s qn'elle suscite, 1"t
si le Praidnllet oe In li Wpubllique no se munigeait une page
..ngi a ... ., in-,'ir o., it i bone administration financikre :









S 35. DECRET.
.SALO3ION President d'Hllaiti,

Vu les articles 69, 4e. alin6a, 167, 3e. alinea de la
Constitution ;
Consid4rant que l'4quilibre budgetaire de I'exercice
1884-1885 n'a pu ktre atteint par suite des dispositions
jnstes et le6gales qui ont diminiin les droits d'expor-
tation sur les caf&s, et restitu6 anx fonctionnaires pu-
blics la retenue opere'e sur enx durant les derniers
troubles civils qui ont agite le Pays;
-Considdrant que pour fire face anx depenses urgen-
tes comunand6,ls par une telle situation, il a fallu cons-
tituer une dette flottante et solvent engager des req-
sources sp ciales nffectdes au paiement de nos dettes
extKrienres et intdrienres, et qu il imported, pour l'hon-
neur et, le credit de la Republique, de fire face, dans
la measure du possible, anx arridr6s de ces engagements ;
Sur la proposition du Secr6taire d'Etat des Finances,
Et de l'avis du conseil des Secr&aires d'Etat,

A propose,
Et l'Assemblee Nationale a voted d'irgence le d4cret
suivant :
Article ler. Pour fire face aux obligations 6num6e
roes plus plant, le Gouvernement est autorisd A etnprun-
fer, sutr le crddif, de la Republique, une some de
del. millions de gourdes, garantie par le produit inte-
g'r il ds 315 des droits fi\es d'ex.portation sur I cafe,
et qui scra remboursee p ur portions gales de six cent
i! 0:011 guries, a la fin de chaque anume, don't ia pre-
miere coinmencera a partir di jour de la c'oture de-
fin tivc. de la dite operation.
Art. 2. C(et emp-nt so fera par I'dmisqion de pareille
som.niie eni billets d un me et de deux gourdes, lesquels
anro1t cours dans toute 1'dtendue de la R iipubliqu' et
scront requs A l'egal de notice monnaie d'argent par
toites les caisses publiques et. piiv6's.
Art. 3. Un arretd ulthrieur determinera les frais de


10 1"







- f, t -


fabrication et d'6mission, la division, le nombre et 'ee-
tampille des diverse series de ces billets, les signatures,
dont elles seront rev tues, le control a exercer sur
cette emission, le mode de retrait annuel par voie de
tirage au sort, ainsi que tous les points de details re-
latifs au present decret, qui sera imprimd, public& et ex6-
cutd a la diligence du Secrdtaire d'Etat au ddparte-
ment des Finances et du Commerce.
Donnd a la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le
6 Octobre 1884, an 81e. de P'Indipendaice.

Le President de l'Assemblee Nationale,
M. MONTASSE.
Le viee-president,
O. PIQUANT.
Les secrdtaires,
C. CHIARLOT, B. MAIGNAN'.
L. AUGUSTE, F N. APOLLON.

AU NOM DE LA REPUBLIQUK
Le PiR iident d'Haiti ordonne que le d~cret ci-dessus de 'Assermbl
National soit revitu au sceaiu de la R publique, imprimi, public
at ex(cut6.
Donn ant Palais Nationale du Port-au-Prince, le 9 Octobre 1884
an 81e. de Irn(4ipendanee;.
SALOMON_
Par le Prisident :

SLe Secritaire d'Etaf des Finances et du Commerce,
C. FOUCHARD.


N= 39 LOL

SALOMON, Pre6sient d'Hai,

Considdrant qttil y a lieu de- rg-Ier d'une maniire
equitable les didommagements convenus par les com-
missions mi.xtcs, a l'occasiou des vineoments du Port-








ai-P-tce du 22 et du 23 septembre de 'annie 1883 ;
Sur la proposition du Secretaire d'Etat des Relations
Extdrieures,
Et de l'avis du Conseil des Secr4taires d'Etat,
A propose,
Et le Corps Legislatif a rendu la loi suivante:
Article ler. Est reconnue dette de l'Etat la some
de cinq cent quatre-vingt haiit mille quatre cent dix-huit
gourdes. (588,418) montant des dddommagements an-
glais, allemand, beige, danois, frangais et espagnol ddjk
vdrifids et admis par les commissions mixtes, confor-
m6ment .u tableau annexed a la prisente loi.
Art. 2. II sera ddlivrd aux ayants-droit six coupons
egaux de bons de dedommagements h 6chdauces fixes
du 30 novembre de cette annie et du 30 septembre de
chacune des anndes 1886, 1887. 1888, 1889 et 1890.
Un riglement ultfrieur d'administration putblique
determinera le libelld, les modes de delivrance et de
retrait, ainsi que les signataires de ces effects.
Art. 3. 11 est ouvert au Secrdtaire d'Etat des Re-
lations Extdrieures, sur i'exercice 1884-85, ,n credit do
quatre-vingt-dix-huit mille soixante-neuf gourdes et seize
centimes, ( g. 98,069,16 ) ponr le paiement de 1'echd-
auce du 30 novembre prochain.
Art 4. Cette some sera couverte par uu droit ad-
ditionnel de 10 olo h 1'expjortation qui sera encaisse,
conformiment aux lois existantes.
Art. 5. Le produit de cette surtaxe est specialement
affect au paiement des bous de d6dommagements, et
le surplus annuel, s'il y en a, sera report a 1'anade
suivante pour etre employee de la meme manibre ou
pour desintdresser les rdclamants auxquels droit n'a
pas &td fait jusqu'h ce jour.
Art. 6. Publicity sera immddiatement donude tant
aux rapports des commissions mixtes qu'auy documents
qui y ont trait, ainsi qu'a la suite de la correspondence
diplomatique 4chaugde a 1'6gard de ces 46dommage-
ments.
Art. 7. Le Secretaire d'Etat des Relations Extdrieure








et celu d1 F- lrin ne?. Bont 'tl,,rg, ,'llinciv V[: o U (Jui.
le concCrni dic 'exciltiou d ( l; piredseiitc li.
Donnre ai a C hld bt're des Ile6l)rFsent:ant.s, 'm Port-au-
Prince, le 3 Octobre l ;84, a, 81,ine. de l'Indepeundaince.

.L, president dc la C Ihambre,

0. PIQUANT.
Les secrdeaires,

C. CHARLOT, F. N. APOLLON.

Donnud h la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le
7 (Jctobre 1884 anu 81e. de I'lndependance.

Le president du SInaw,
M3 MONTASSE.
Les secritaires,
B. MAIGNAN, Ls. AUGUSTE.
AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Le President d'Haiti ordonne que ]a loi ci-dessus du Corps L(gis-
latif soit revftue du sceau do la Republique, imprime6, publide et ex6-
eut6e.
Douig aU Palais National du Port-au-Prince, le ler Septembre
1884, an 81e de l'Inependance.
SALOMON.
Par le Piesident

-Le Secrdtair'e d'Etat des Financc.,
C- FOUCHARD.


N 0 40. DECRET.

L'ASSEMBLEE NATIONAL,

S.. la proposition du Potivoir Ex6cutif;
Vu la r6folutioii ado|)tde par les deux Chambres dd-
cliarint qu'il y a lieu do rdviser I'article 5 de la Cons-
it Litit ;







V u articlee 201 ,u It (_'ii.tLit [i..n L
A D11:11 ': :

Article Ic-r. L'avticle de la Coustitutioi est inodi-
fi. cou. iiJt, suit ;
L'tlranugre qtli amia dpoust un hafitien suivra la
co ,litioin de .-,on mari.
La femi e Imiticimie iqi se sera unlio P 1'tranger
pirdl'a: sa tjiialitei l'lhaitie:ine.
Si ulle devielnt. etive, a'iis avoir en infantnt (Ie
eo tiintri ,_iL', elle iounrra recol vrer sa qLUIlite6 1'ha'itiecine,
enl rt-1mi'lissa nt les tformalit''s iiip)usies a 1 strangerr pour
acq'iorir la qualito L'hiatieune qui aira perdu sa uialit6 par le fait do
son zniai.igi: avee l'etranger, InM p.'urr po.seider ni ac-
(qierir aucun iuiumeuble en HaIti, i quelque titre quo
ce so.it.
Si tl!e possedlait dt-s iimincu lIes avant son marriage,
elle seia tentue ide les veudrn troi.,, mois au plls tard
up)ris Ce 1nritiage.
11 est bien c: tenidii (q1'> parI tii d1 jour de soin i a-
riage, elle ij'est. aluLidse i I ri)ldlire atiticn ie reclaination
p-ur I pert e de ses Iieis imiiiiiul)iliers, eu cas do troubles
politique .
Article 2. Le oedsenit DJcreL a roge toutes les lois
et dlis.po'itions d ois d lois ( i lii soul contraires, et sera
imtpriiud et eX6eutd a la diligence des S credtaires d'iE-
tat, chacun en cu iui le concerned.
Don ne an Palais de l'Asseniblee Nalionale, au Port-
at-Prince. 10 9 Octobre 188,1, an 81e. do I'ilndependance.

Le president de PAssemblee Nationale,

M. MONTASSE.
Le vice-president ,
0. PIQUANT.
Les secrdeaires,

B. MAuoNAv, L. AUGUSTE,
C. COH RLO, F. N, APOLLOX,






I- '7 -

Au NOM LE .A REPURLIQUE.

Le Prdsidenlt d'l't6i or0doule que le d(cret ci-dessiis de l'A.rtu..
bl61 Nttionale soit reveu dLa seeau ti de L, R4Kpublique, impiimne, pu-
bli6 et ex'cut6.
Donin au Palais national d.u Port-au-hi-iice, le 10 Octolbre ljS4
,an 8le, de lnud4pendance.

SALOMON.
Par le Pr sident
Je Secritaire d'Etat au ldpaUlemet de a Jtuslice.

ICENT MICFLEL PIERCE.

Ze S&e,Y/,,ite d'Elat d'e (t QGerre el de la Maine',

R. PROPHERTE.

Le Secretaiire tf' tal de, flu'structiotn publique et de
In terieuro
FRANoIs M ANIGAT.
Le. S&er(ti i t dJ'j'lt des .Finaces et due Commerce,
C. FOUCHARD.

Le Secri/ta'e d',tat d es .ReulaioS, Erxd"iewers et de
'gyrietlture'
B. ST..YICTOR..



No 41 LOI

Prfrtait fiflliot (N itdlgdt des d efenses des exercices
1884*1885.

SALOMON O,. President d'Haiti,

Snr le rapport (dI Secretaire d'EtWt des Finances
et du Commerce,








Et ie I a tis, C, onsvci de's Secredit aies d'Etat,
A propose,
Et le Corps Legislatif a vot, la loi suivante:
Article ler. Des ervdits smnt onverts jllsqu't la con.
c'iirence de la :-oinme de g. 4.319.097.26, monnaie
forte, pour le.s depenes de l'exercice de 1884 a 1885,
cj.tonrt',rmmLnt aix dtat.s ci-aiinnexes, applicables,
SAVOR :
An service (n Secrt.aire d'Etat des Finances et du
Commerce ........................ G. 477,709,99
S)es Relations Ext4rieures......... 256 359,24
De la Guerre et de la Marine...... 1.449,380
De I'ittrieur et, de la Police Gd-
n irale .......................... 774,489,32
De Ia Justice....---... --- ---------- .. 29,751,98
Des Cultes ...................... 67,068,75
De I'Jiistructioll Publique........ 705,798
De l'Agricuilti re................... 291,540
Art. 2. 11 sera pourvu aux ddpenses mentioundes
en 1'article ler. de la ;presente loi et dans les ftats
ci-annexes, Ipar les voies et, moyens de 1'exercice 1884-
1885.
Art. 3. II sera, sous la reiponsabilitd personnelle
du Secretaire d'Etat des Finances, imputd chaque mois,
siur le inontant de la recette, un aou2ibne du chiffre
alloue aux divers dlpartements.
Art, 4. Aux termes des lois anterieures, aucnne
sortie de imnds. pour ddpenses puhbliques, ne pourra
ktre effectiue iqui'au prialable ait 4td dressde l'ardon.
niance de depeuse app)uyde de pieces justificatives.
Art. 5. Est accordde an Prdsident d'Haiti, en cis
de graves atteintes i)ortees h la silretd publique, la
faculty d'ouvrir, par arretes contresig6s par tous les
Secrdtaires d'Etat des credits extraordinaires pour sub-
venir aux depenses ndcessaires pour des circonstances
imprevues.
Art. 6 Pourra le Secrdtaire d'Etat des Finances, avec


-- 7,; --








1'avis IlI L'.,wi.,'il 1'c S c'1et:ir.s '1 ,' tut, et ".m Is la ris-
polsabilit, collhcti \ d it Csi.,il, et. eniei .n, eii l dans
lo ca, d'nrgen-. e (.' pevi I':aiticle 5 ci-det'- s, ('oIItrae-
ter dc.-, eiiiirltilits rd_,al:l) s iln l iieItx h-tl i it ,'i-s di-
l'E tat. LD piix lii service reitiln .'ra ti liI en in-
t6r0^ts J.I ns I' 1 p')1C tioi 1 1, I tll \ I.I, .-signu poi cent.
L es f nii iiji iits st 'ci'o ii" |fuO It \')i tl' |i ji licU ttioU dlonu t
les r-6;ultats sieront rendiis publics.
Art. 7. La present loi, daus tons ses (letails, et avco
tous les tableaux, etats ann x+s,. I)i&(cs jLstiicatives
(qui 1'accomiipaguent, sera sans retard publice.
EllO sera executfe a la diligence des Sccri'tai'ies
d'Etat, ceiacuu en ce qui le concern.
Donnu h la aMaison Nationale, au Port-au-Prince,
le 9 Octobre 1884, au 81e. doe l'Indpeudance.

Le president du Sdnat,
M. MONTASSE.
Les secretaires,
B. MAIGNAN, L. AUGUSTE.

Le president de la Ch/ambre,

0. PIQUANT,
Les secretaires,

C. CH ARLOT, F. N. APO.,LON.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Le President d'1Iaiti ordonne que la loi ci-dessus dIn Corps
Lgi.slktir soit revetue du sceau do la Ri6publique, imprimde, pu-
blice et execiitte.
Donn6 an Palais National du Port-au-Prince, le 10 Octobre 1884,
an 81c de P LEndpendancc.
SALOMON.
Par le President:
Le S, crda ire d'Etut dcs Finances ct (lid Commerce,
C. FOUClIARD,






-- 745 -

L c Se d' t Etuii dc PV l'i lru c .r cl et. .lln,1itrClio')
Publiqt:,
I".,;ois MANIC1'AT.

Le Secrelaire ,l'JEa! an Dwrl',eent de la J.stic. et
s CaUlles,
hc-.r: MICHIEL PIERNRE.

Le Secredaire d'Elal de la Gaerre ce de la latrine,
B. PROPIIETE.
L- Secediatire d'Elat des R tla wi EidC'rlel), el de
lyricull ure,
B. St..VJCTOI.


No. 42. LOI

Porlalt i.c' tiox i ami budget des recettc. de l;'xVrcice
l1S4-1885.

R.11O3ON-J, Pre'i,!,nt ,laIti,
Siir lo rapport. du Sc.ritaire d'Et't dics Fiuauces
et (IdL Co.'nieicC,
Et (ICe l'avis du Coseil des Sec,'dtaies d'Etat,

A propose,

Et le Corps LUgislatif a rendu la loi suivaute .
Article; ler. La perception de l'impot pour l'annde
1884-1885 sera faite coufornnmentu aux dispositions des
loik exist'llites.
Art, 2. L(es voles et moyens ordinaires de 1'exerciee
1884-1SS. -,out dvalu6s h la sounme de P. 4,528,163,33.
Art. 3. Pour les droits d'Exportation, le Seerdtuiro
d'Etat deuneiire autorise a les rdgler, soit en espice,
suit en traites appuyees de cojinaissements en due for-
mle dans les interets du ti.c et selon les besoins de
1'E tat.


de


l'.


s








Ces traites seront centralisces a la Banque national
d'oi elles seront expddi6es pour etre employees au
besoin du service public.
II est expressdment ddfendn au Secrdtaire d'Etat
d'en recevoir directement deq nigociants ou d'en dis-
poser l'intermidiaire de la dite Banque.
Art. 4. Toutes les contributions directed, autres que
celles autorisdes par les lois existantes, a quelque titre
et sons quelque denomination qu'elles se percoivent,
sont formellement interdites, a peine, centre les auto-
ritds qui les ordoneraient, centre les employes qui
confectionneraient les roles et tarifs et ceux qui en fe-
raient le recouvrement, d'etre poursuivis come con-
cussionnaires, sans prejudice de I'action en rdpetition
des dommages-interets et sans que, pour exercer cette
action devant les tribunaux, il soit basoin d-autori-
sation prealable.
Art. 5. Le Secr6taire d'Etat d'-s Finances, dans le
but d'dquilibrer le budget, y pourvoira conformdment au
ddcret de P'Assemblde Nationale du 6 Octobre 1884.
Art. 6. La pr6sente loi, avec son dtat annexed sera
publide a !a diligence du Secrdtaire d'Etat des Finan-
ces et du Commerce.

Donnd A la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le
9 Octobre 1884, an 81e. de I'Inddpendance.

Le president du S&nat,
M. MONTASSE.

Les secrditaires,
B. MAIGNAN, L AUGUSTE.

Donnd a, ]a Chambre des Reprjsentants, an Port-au-
Prince, le 9 Octobre 1884, an 81e de l'Ind6pendance.

Le president de la Chambre,
0. PIQUANT.


C. CHARLOT, F. N. APOLLON,


Les qecr6/aires,


- 76 -






- 77 -


AU NOM DE LA REPUBLlQUE

Le Pzisident dl'Haiti orduiine que la loi ci-dessus du Corps LU.
gislatit' soit rev~tue da sceau de la Republique, imprimee, publiee
et ex&cutte.
Doun6 au Palais National du Port-au-Prince, le 7 Octobre 1884,
an 81e. de l'IudpendatLe.
SALOMON.
Par le Prdsient:
Le Secrdtaire d'Etat des Finances,
C. FOUCHARD.




N0 43 LOI

Autorisant des rdglemenls de police concernant les
navires strangers et aationaux, ceux (Id commerce,
ceuxfaisant le cabotage, la peche, etc, royageantt dans
les eaux d'Haiti.
SALOMON, Prisident d'Haiti.
Considdrant qu'il imported de r6glementer le service
sanitaire, celui du pilotage, etc. etc., et de parer enfia
aux dvantualitds de mer qui donnent lieu A des ava-
ries, abordages et collisions entire tous navires quelcon-
ques A vapour ou a voile, etc. et les navires strangers
ou nationaux voyageant dans les eaux de la R6publique
d'Haiti.

Vu l'article 138, ler alinea de la Constitution ;
Do l'avis du Conseil des Secrdtaires d'Etat,

A propose,
Et le Corps Ldgislatif a rendu la loi suivante :
Article ler. Le Pouvoir Executif est autorise a faire






'S -


. l r,'lo]'m nt,, dc police concernaiit lIs na vres etran-
c.rs on nationaux, ceux de PEtat, ccux du commerce,
coux faisant le cabotage, la peche, etc., voyaneanlt dans
les enux on sur lcs c6tes de la Republique d'Haiti ;
Art. 2. Les reglements seroot signs dn President
d'Hniti et contresignds des Secretaires d'Etat, chacun
en ce qui ]e concern.
Art. 3. Tout navire stranger ou haiYtien, de guerre
on de commerce h vapeur on a voile, trout cannot, toute
embarcation quelconque, de quelque dimension que ce
soit, voyageant dans les caux d'HaYti, est soumis anx
reglemnents qui imaueront du Pouvoir Exdcutif en exd-
cution de la prdsente loi,
Art. 4. Le Ponvoir Executiffera aussi des riglements
sp&cianx sur les feux que les navires de I'Etat, ceux du
commerce, ceux faisant le cabotage, la peche etc, di-
vent porter pendant la init et sur les sig:nax A fajire
entendre par les dits .navires, etc, le jour, ja nuit on en
temps de brume.
Art. 5. Un jury special, composed de trois capitaines
de navires on autres officers compdtents de marine, bre-
vetds on diplomes par tine antoritd reconnue. sera insti-
tud pour rdgler, juger toutes les questions ou difficul-
tis resultant des cas de pilotage, d'abordage, d'avaries
de sauvetage, de naufrage et de collisions survenus en-
tre tous navires, canots, embarcations quelconqiues, 6tran-
gers ou nationanx voyageant dans les eaux do la Rd-
publiqie d'HaYti.
Art. 6. Le jury ponirra seulement estimer en nume-
raire les dommages on avaries causes ; les )peialiiCs rd-
sultant de crimes ou dclits scront Irononcdes par les
tribunaux competent.
Art. 7. Les membres du jury seront ainsi nommds :
Un membre par chacune des parties en cause, et l9
troisienme jure par Ics donx premiers.
En cas de partnge des deux premiers jnrds sur le
l,...ix du 3me, crlui-ci sera nomnru par le doyen du
tribunal civil du lieu de la decision A rendre.







- 79 -


Les t ro.is jiirds rduinis chrnsiront entre eiix tif president.
Art. S. L'enqu tiv sur le, cais deC pilofag ', d a holragre,

Jer toilLi s le, Iy ii t. e. doit. it-re imiue ordontin
el'office par le jutry, cowf uiinirient. aunx r~1emeu t ..
Art.. 9. Lqi (lsj it Jury sera sants a)ppCI ii11
I'ap Ii'. ,cia tol de (ts do ilr epr~j Pl dieP oil a varies Call-
sss ; J'eejiw-iafir y seva (Iomic) pt, '~l e doyen. du~ tribunial
civil (III lieti oil Ia ici.'iov ell seva, VenldlC.
Eile sc '-a ex 'citoi re pav totites 1cs voices de di'oit,
coIt're Ia Imi-tie coiidhimiic.
.Art. 10. 11I si-ra Iojiw.i iEIttfai patisnm
lit~e- d-vaint. le Jur y (L -s'e,'Ieiid re en t-e el les amiiable-
in1erdt ou i) dc. u1oiiceev A loiur action itu.e
Dains ce cis, le AJ'ry, s'il. est. 1&]i pa ie~ P palli
ea instance, plit I'remphil. alor-s le ridede .Jnga, Ccnci-
I iat~eur, et. prI'c.i -veri'h di. oI n ut t re (1 ?!4
Art.. 11. Lor-qu'tmLeu pat i aura rait dcIII. El iti refin-
sera de ou~nrsn iivre l a part ie, [Il jpait-tie Ia 1)1i's iienI,
(hils le,; dlcahis qji sei'out Axis p-ir les r !:Ie~nionv, relI -
Iplira lei f )rr-tl~ite pour11 01t.leiI la (I:I~II i Jur.i
ArtL. 12. Lit d~eki-iu du .J trv ren~tv par It'~aiit est


pax liS fawhltaiI'e s Soiawi de(Ivaflt, le ,Juy ri1 n r et
ciiteiid ues. Les Gtot'ise.1cn 111_1 l)IC 00 fl1:iuda.t~ai res quii
;ol'loiilnt d~t"nidre le.s pir!'es en causo, no rpir~lrrot.
pvi'semfeIr (1110 (IC(S flielI))iri ('0 CCik et, lie I)otim-rot kei'
eutliidlus ai-itrcieinit-.
A it.. 14. Touis les aot.os, proc~s-vo~rlvii.x et
n 1titreS FUnrn is par 10sI ;, (LI16 01.1t. 3 tr 6Crits: ell
f'r.i nQ:Iii` 11111 LII i jut PVr1) t('e J t' 1.~ cI sriC l
Art. 15. 1,(,, pic u- qiiti atives, I'Iles qu ie e(i
"CIIbaiix, (Icclarai'i.t;', p otC6ts de. IJIE'd E11qhI s stt en CImit
CRI-,l jllIlsjit (l~' it couttirnire CcmkI'lt'.,- par cmpiilet
oil alit relitient. Csactesi Sormit tradtlit'.; ('11fh;~i
I\ il. 16. hes & f'loi us I.cnqi em16to teuofsnin
MIUX liivIIi'S (IL 1Jnrv, sii'Ii I- itO'EI'1'i eg.l
dle (Iiie 1.1 %rrite', et, iin qule I-a 11~i~. s sevout aii
bustmin assist-'s (It i C'pee ie








Art. 17. Toutes les fois qu'il rdsultera des cas d'abor-
dage, collisions ou autres quelconques, des blessures on
mort d'individus, le Commissaire dii Gouvernement de
la jaridiction oui la decision du Jury doit etre ren.
due, pett saisir d'office le Jury de la connaissance do
ces cas d'avaries, d'abordage, collisions ou autres qui
ont donned lieu aux blessures ou a la mort d'individus.
Les parties seront sommees par le commissaire de
fournir leurs defenses au Jury sans prejudice de tott-
tes autres actions l1gales colitre les dites parties par
qui de droit.
Article 18. Si les parties refuseut de niommer des
arbitres, ou ne nomnientt pas. leurs arbitres dlans les
dilais fixds par les riglements, le Doyen du Tribut
nal civil du lieu ou0 la decision du jury doit etre ren
due, nom:nera les trois arbitres oujurds qui statueront
alors, aprbs avoir entendu les timoins a. f'euqudete que
pourra produire le commissaire du Gouvernement.
Article 19. Toutes les fois qu'une des parties re-
fusera de nommer son arbitre on jure ou ne le nom-
mora pas dans les d6lais voulus, le Doyen du Tribu-
nal civil du lieu oh la decision doit etre rendue, noin-
mera un arbitre on jure forced a la parties retusante.
Article 20. Les frais d'actes, pieces ott autres se-
ront taxes par le Doyen du Tribunal civil du lieu de
la decision du Jury; et 1'ex6cutoire en sera ddlivrw
par le Doyen.
Article 21. En attendant que le Gouvernement per-
mette qu'un ou plusieurs jurys speciaux siegent dans
les diffdrents ports de la lRpublique, il sera dtabli h
la Capital un jury special central qui connaitra a
l'avenir de toutes les affaires contentieuses ou autres
relevant de l'6tendue do la RWpublique et provenant
des cas de police sanitaire, d'avaries, de pilotage, d'a-
bordage, de sauvetage, de naufrage, de collisions et
autres visds par la presente loi on les r6glements qui
en decouleront.
Article 22. Les reglements du Pouvoir Exdcutif pou-
ront fixer l'6tendue de la jurisdiction de chaqito jury
special a instituer dans les autres ports de la RBpublique.








Article 23. Les parties non domicilidew en Haiti et
qui ne prdsenteront pas de caution ou de garanties suf-
fisantes, ne pourront poursuivre qu'en constituent des
mandataires speciaux, charges de rdpondre pour elles,
et lesquels mandataires seront en inmem temps obliges
de ddf6rer a toutes les requisitions du jury. Toutes si-
gnifications d'actes, toutes lettres, missives, seront va-
lableinent faites ou adressdes a la personnel de ces man-
dataires en leur demeure ou domicile.
Article 24. Des frais de presence seront allou6s par
I'Etat aux membres du jury.
Article 25. La prdsente loi abroge toutes les lois
ou dispositions de lois qui lui sont contraires, et sera
ex6cutie A la diligence du Secrdtaire d'Etat de la Ma-
rine.
Donnd a la Chambre des Reprdsentants, au Port-
au-Prince, !e 8 Octobre 1884, an 81.e. de l'Inddpen-
dance.

Le president de la Chambre,

0. PIQuArNT.
Les secretaires,

C. CHARLOT, F. N. APOLLON.

Donnd A la Maison Nationale, au Port-au-Prince, le 9
Octobre 1884, an 81e, de 1'Inddpendance-

Le president du Senat,
M. MIONTASSE.

Les secretaires,

B. MAIGNAN, L. Ai us'i E.

AU NOM DE LA REPUBLIQUE.
Le President d'Haiti ordonne que la loi ci-dessus du Corps
L6gislatif soit revtune du sceau de la R6publique, imnprim6e, pu-
bliee et gxecutie.


- 1 -






- S., -


I Iii .... I'!. .- I.t .I l uI PI rlt-.iJ-l', h I J I O( rtuLb e l 4,b 4
Au "I 1. de '1J !',.. e .:th ULce,
SA LOMON.

I'.,, I -" l .',: la I

Le '-'cr, b, d' I /'l de / (t ere',' e l le JI 'ine,
S. I' i )l'lIETE.


N -i 4. ADRESSE

TAu eovlA Li :i !'ri'.

AA LON MO ,;.,O. d'llati,

IIAi A 11 '-s,

QUa;ntd, il v a cin] annites, at ii'iitn-tt d'ane vacance
do la pr. iK M.. i I. nire de tlEtat, vous avclaniiez
il it, nomi de toutes parts, c'dtait viTenemment me dd-
signer aux suffiages de l'Asseiiivl'. National. Vous
pensiez que les aundes d'dpreuves que j'avais suppor-
tees dans 1'exil meriiaient une compensation, et vous
aviez ioi dans le patriotistne d'ii citoyen, (jui, loin de
son pays, n'avait jamais cess' de Faimer, de s'intercs-
ser A sa prosperity.
Quoiqtue en butte a des persecutions immdritdes, j'ai
,,rdu' pl dant ni long exil 1'attiltude caline qui co)n-
vient a un -..viteur du pays en dispouibilit6, atten-
dant paioninnn le jour de la reparation, par Liune mut-
iiif-.t:Ali,'n sp ot l de la volonte national.
Et cepeniLaint, le ) .,t (ie j'allais occnper etait plntlu^t
un post( de devoirs (Ique d'liouiiii-r.-. Je 1e s;I v:Iis,
4all-11 ni0rt Umour })our le puipll, 10u n (dcsir (de ('i -
lri u>er a son i,-1i .' 1110ie Ce In:tI tnia ii' de l e i :crilier.
Ce sacri w',' n'detait pas atn.ils:m de ties forces.
Jo d,'.iti- c ,p rer que les ),omiimes dut part politiqtie
qui Vt-, i t'i dC succonber (an-ns line lultc dce ,quelailes
jouIIrs, aviai' mon I I t, ta la PJ-Silence jeC devais









ISj)Clu( qu ce l) iiCiiltltz tjtw o t'\C. ;. ( I 1t C. Iiii
i:ttrc et douL. je I I'a t lIs a I s I ',\S ', Lit 'It l'itt, t rc-
cunullititaieut I( icn- rite et la sagess, d'tnl; t.- i, cui-
dluite ; et sans attendre d'e_ ux ll i adlie.iini I'i e et,
sinue re L l'orl.re It chl (1s Clie ji'llais etUallir, j I -
vis p)en.ser que, I's I'aliorl, ils u' elta''irn.ieniit di., I r
tous les _vioyeus li,)ut il> ilis)posaient, 1. i.iiu '':be de I Ioa
C Gotiiverinelviit.
Je im'tlais trm|.i '.
L 'tiLabitioll du pO 'oi' It-. tou(nILI, t:1it ,ills i...O ,'!
ett ieii'iiit ecI i1 t .s, j at 1 l1 a cia l)iatcr l. t'F 1I1-
trigte.es de l ies, e:irs I l 11 Ni-W n -r,. 1- i ;
tilites irc, ultes Oil otivertes, et tjihiLleili'nt. !'1 i\ W -
tes ar.nieeS, qui ont cO i\ rt r P i n'\: roiiiA,_" et Ct
deiuil.
A issi. penlizUt (eS .'iilj .:1i11',_. I11,tt1 lt r'' ii mid
t 1S jou 1rs p'co tcupB ( (iC S iit Is t' -t-Il i u .-- !\ -.c'
ii, trne SCI'P(tSt <.! 0 ,I tli i I''ii 'ii ,.- l't; l h i. t 'Il-
(litte, 6t. ldier les bt uin- -; )i;ul:t ri. s ,-ri I-.. *I r
le iPays la vu ie WI-o ;iiiit i ri :itl', ,L'hiS i i Ai I '.. 111
pro, iraz Im e d t "i2; Iu ),t,' 1 1 G ,
Ce qu( e l j';i t l zIi a.cn L'fr L 'iti.,'l, IU, i :i t C : i n.;
ilUlle .-s, (daill les iN: ,I l-, t.- t .- Oil ti ,c;I -, C, 1i-
qti., .ur l e.- Vaim ll-.l, ,01 pr-ltv I' n'' .' t!ef : j_. hii V 'ci X
pjis en fair ici l'Snui a';il ion, et j, laiss,- L la eharu'e
de q:ui de droit la rcs; .oa ilit des retards que j'ai
.pr, ,\ves.
Je t- dirai rien non plus des tristes sehnes de cette
JdlrniLLe guerre civil, eteinte aveco l';hin 18K.
TLIus, vius savez avec quel achar:.iciti-i !es insur'es
out (.:1 Iomattui mres troupes, cottibiion de dCol!es ct' rs
tt. dI- vut.-ureux soldats sont tombs (i, -, Vangs
de Lariiio ., victims ti leur (d v.iti,..-n .eJ y s et "
ini,, Go-i ,,inemnenit; tous, Vous vous ri !_" q1Le, 1m-
Mti naissait. les droits de la maj',rit i de la ltifa-
lit(, ils out repousse mes propositi .,A.- 0 ,'-ini.ites t
L FOs ell'Uts d'une cl.'iM .(--_ ( (1i les saIuvait, l, ]a mortb,
etL alralit dlyrg n alu pays bieno de.i j;- 'i do !lnu'.
tL d',iugoi-'ses.








Se rallier au Pouvoir Idgalement constitud Etiit on
crime h leurs yeux !
Mon coour a saignd de cette avengle persistence, iais
j'ai dci letter jusqu-au bout !
Je suis vainqueur une autre fois, et cependant la
victoire que j'ai remportie, grace au d6vouement de
mes lieutenants et a P'amour des populations, m'im-
pose encore l'obligation de me montrer clement.
La lutte est terminee !
Le pays aspire au repos. Il ne sera plus bouleversd .
On ne rdpondra plus aux appeals des agitateurs, s'il
y en avait encore d'assez insenses pour convier de nou-
veau h insurrection. On ne recommence pas a sa-
ti6td de si tristes expdrienccs.
C'est la ma conviction.
Haitiens !

L'heure est soleinelle C'est l'heure de la concorde .
et de l'apaisemnent Apres la pacification entire de
la Republique, la pacification des esprits ne peut tarder.
Nous sommes assez forts pour etre g6nereux.
L'histoire determinera la part des responsabilitds et
des fautes, et je n'aurai pas a baisser la tete, quana
elle dUsignera ceux qui, dans la vie publique, out souilld
ou fletri leurs noms.
Dans les vaincus de la veille, je persiste h ne voir
que des fre res !
A ces fils 4gards qui se sont 4loignds de la Patrie,
je tends une main loyal et sincere et je dis : jetons
un voile sur le passed !
Je proclame l'amnitie en votre faveur j
Rentrez en Haiti !

IHaitiens,

Je vous conjure d'amnistier et d'oublier comme moi.
Prouvons aux amnistids que nous ne sommes pas des
exclusifs et espdrons qu'ils ne se montreront pas irrd-
conciliables !


- S4 --





- sU> -

Form 1 jis ui petipl de 'fr re.s, et qu'Haiti, I,,, ,.,
dtsormrais de toit. elemIeni de discorde, soit un pays
de security et, devienu e un pays d'avenir !
Plus de luttes armies. mais des luttes pacifiques on
triomnplheront les lumibres, le patriotisme, ]a moralitY,
le travail !
Que l'ere de concorde et d'apasemeniit commence done
aujourd'hui, a cette date memorable du 23 Octobre
1884, que j'ai choisie pour proelamer l'oubli du passe.
Les heureux effects de cette amnistie ne tarderont
pas a se manifester ; il ne nous arrivera pas de nous re-
pentir de 1'avoir aceordee !

Vive ]a RWpublique!
Vive l'union de la famille haitienne !

Donnd au Palais National du Port-au-Prince, le 23
Octobre 1884, an 81e. de l'Independance.

SALOMON.



r"".. No. 45 ARRITI. .. ..


SALOMON, President d'Haiti,
Vu I'article 114 de la Constitution,
De 1'avis du Conseil des Secrdtaires d'Etat,
ARRETE :
Article ler. Amnistie pleine et entire est :cord ee
a tous les citoyens que les evenements politiques ont
dloignes du pays.
UIs peuvent y enter en toute sdcurite, sous la seule
condition de se conformer aux lois existantes.
Art. 2. Sont excepts de cette amniistie les mem-
bres du comity insurrectionnel de Jacmel don't les
noms suivent: J. R. Barjon, Louis Letfvre, Chicoye
jeune, Labidou, V. Jasmin, D. Lauture, Lefevre La-







11 in1nt. iv li ini lpiyt p. (Cou1p, I ill coim nut 1 ii i
de I1':s.- sin. it con-m i-, ..ur Ics gene.dr'ilix Joachimi Vedri-
qilain, A.rislido D1lsir6, Milion J.cnn-.TnIaiqes, Nemiorin.
Phili)bert, Bioi,\-:nl, ,ltf, 'I.-uO Irs vernemnent r.!isitntionl)'l, ninsi que lenr complice
L. T. Lafointit.
Art. 3. l,-,1 r.''r1, iir(', 'Etnat. hlinein eon ce qpli ce
concern Sut Uilnr iiK2 .' I ',xc.tioll (Iu present arr- td
(ni sera imijiullm, ,-t pW,, lii.
Donnid ai P;il:,i- NaitiIo'; I rl l ,IIort-an-Pr'nee, le 23
Octobre 18 I.. in, S .' I'linipiilida nce.

SALOMON.

;, I l 'r i. '. t
LJe S '0., si,,, TJL/ i vi/e i1 i: I,/',, -r H (ie /' Tn ./r Ucliw.

l'lRNCO1 .n!ANIGAT.
e11 Sr'' i,., ,i' /' 1 '< oi '1 / O (',,' / 0,0 r la ,ri' f,'i

}. PIOPHETE.

Le SA 'y, i ,'//, /i'1-i/
S-r, 11?,lrTcur I'IER. E.

Lc Secr./d~I-,, . /7/v,/ s F, ia, iir, s / litd Com err~,
<', nL.'UC Ir.\ pD.

L_ e ,"', lIv. ,/' /' /it t l/,'./' '/,,'[,' s 1,, i '/ ,'rf ulj r s el/ d(
'A , ;1 l11,, ,'.
,. S-r.. Y ICToR.


N\ 1, \ I\ ,; 1 1 iT

SA LO S^ ^, I'r, ^uilit il/i.l_

VT larticlo 111 1o 1 ; Cnttit 1tii ,-, la lri du 26
u-tpi ..iilre 180i0_ sur l x F o '.'rCice


  • - 66 -





    - '57 -


    tur le BaI
    et de l'avis
    A arrnte~ e
    Article ler
    part r de ee
    cuus sont -
    rues et ddlits
    cidl militaire
    Avril 1 8-'
    dil conseil d1
    nite sdant ai
    Art. 2. ,r'
    pxfl.CO l It"
    exlcuet ei l
    en ce qui lo
    Donune an


    iport du -, i'ertiire ,1' Ii I; i-' l I.-t.ice,
    lin Con'eil des Secrrt.aiires d' ;ti.
    t nar'6te co qui :( it.:
    . (-r;rice plt:eine et onti'lbr e(st ;eciorldeie a
    jour, les di'lts d-', tiers reserv(es si anl-
    porilitiqies., p-i, j 'i i'ni ntl dlu cons"lil sp''I -
    do I'norrr di llse 0l,,t de,- S"aint M;irc d1u 15
    t ina.1 ilen1111 21 -iin n ,e in par arrt
    0 l F'i infl dii d,. l i' tit de I Artii)l-

    )i1. ent -rrt, .-r a im, ini, ', 1,,Ii lidie et.
    dilie'nc'et dos 5 *'r.Dti ,,, dt 'it chiacun

    P a lji s N a tii .. .-iii i ll-i -i'l i,- f-


    Octobre 18:4, an -Sl de e1


    C A, '. I l ,.,:

    L ? S ',', '' ..l .,,i ". 0 I? 'l', I f .
    i i ' I i lj i 1 _.1 '; 1-

    .] -, .S ., ,-, ,,1 ,--,:i '' '. '* '* .; ,' ,. ., ,". .<, !,; I ',, l ,,., (.t ,",i -
    ; /' (_,l ,7,., i ].. .'i ,' ,, '. l. ",, ,. : Ii\

    1\ *" ..,, .', ._, ';K ': -\ '


    L c S'c.'/ f/,ti, 1" :. .' ,


    Le S'eer', .. '
    !'_.lff'i,_' !i,,, %


    : .l; i i


    li / ', i / / / ,' i ,~ '

    F: .4t. I ;


    .Le ',' ci'(it '' .Sji ii,/:t l j ,,, .s .. ,, ,",, -,' i, .',,


    K-n T-' >3





    - S8S -


    No. 47. ARR ITI.

    SALOMON, President d'Hauti,

    Vu Particle 197 de ]a Constitution, et la loi en date
    du 13 Avril 1880 sur 1'Etat de si6ge,
    De 'auis du Conseil des Secrdtaires d'Etat,
    Arrete ce qui suit:
    Article ler. Sont et demeurent rapports les arr6ids
    du 23 Avril 1882, du 29 Mars, du 4 Juin et du 24
    Juillet 1883 qui declarent en etat de sidge les arron-
    dissements du Cap-Haitien, de Nippes, de la Graud-
    Anse, de Port-au-Prince, de Ldogane et de Jacmel.
    Art. 2. Le present arrete sera imprimin, public et
    ex6cut6 la diligence des Secretaires d'Etat, chacun
    en ce qui le concern.
    Donne au Palais National du Port-au-Prince, o 2
    Octobre 1884, an 81e de I'Inddpendance.

    SALOMON.
    Par le President:
    Le Secretaire (ld'at de la Guerre et de la Marine,
    B. PROPHETE.

    Le Secre/aire d'Etal de I'Int6rieur et de l'Instruction
    publique,
    FRANuoIS MANIGAT.

    Le Secre'taire d'Elat de la Justice et des Cultes,
    I('N'r. MICIEL PIBRRE.

    Le Secretaire d'Etat des Finances et du Commerce,

    C. FOUCHARD.
    Le SecreHairr d'Etat des Relations E.rxricrm'es et de
    1'Agriculture,
    B. ST.-VICTOR.






    - I)C -


    SALOMNION, President d',L;n

    Vu l'article 114 de la Constitution, et la loi du 26
    Septemibre 1860 sur 1'exercice du droit de grace, etc.

    A RHETE
    Article ler. Grace pleine et entire est accordde, a
    partir de ce jour, les droits des tiers reserves si
    aucuns sont,- au nomme L&vdus Louis jeune, condamn4
    A trois aDnnes d'emprisonnement par jtugement diu Tri-
    bunal criminal du Port-au-Prince, en date du 8 Oc-
    tobre expire.
    Art. 2. Le present arretd sera insre6 au Journal
    Official, et le Secretaire d'Etat au Departement de la
    Justice est charge de son execution.
    Donne au Palais National du Port-au-Prince, le 6
    Novembre 1884, an 81e de l'Iidependloice.
    SALOMON.
    Par le Pr6sident :
    .Le Secretaire d'Elat au deparlement de la Justice,
    ICENT. M1ic1fL PIERRE,



    No. 49 ARIKETf. T R


    SALOIMON, President d'l.'a

    Considerant que des avis teldgraphiques signalent la
    presence da cholera dans plusieui's villes europe'nnes
    avec lesquelles Haiti eutretient des relations commer-
    ciales suivieC et qu'il imported de se premuuir contre
    les dangers de l'epidtinie








    .) I axvis i; L'oUn eil 4des Seclr'~ri rc., d'Etal ,

    ArrQ te 'e qui suit:

    Art. lor. Tott navirie; vili'r on steam-er, purte in de
    niarcliandis --s proven l d 'illes il'l es, nc sera. pas
    adfriis -a fire sunm i ( cie lda :mei des ports de la
    IApubliqule.
    l sera teonn Id r pirendre immi diatement la haute
    mer, sur I'injo.i action qui li sca ltite p1ir les autorit's
    preposecs a C i < tift.
    Art. 2. Le Sri,-'-ilire d('E -i d s i ,loati-ons Ext(riettres
    est antoris~ cw. (,O iniiui.jr, a in-I adlai, .a os agents
    a 1'Etrangei, les dispositions du present arretW qni -sera
    implime, public et execute par les Secretaires d'Etat,
    chacun en ce qui le concern.
    Donnn au Palais National dni Port-au-Prince, le 22.
    Novcmubre 1884, an 81e de 1'Independance.
    SALOMON.
    Par le President:

    Le Skri"bt're d'IEtiat d ld *riecur,
    F;. -1 -i MANIGAT.

    Le Secrd/aire d'Elal des Relations Ete'driemres,
    B. ST .-VICTOR.




    N o 50 ARRI TPt

    ^-ASALON, Pr/sident d'lHaiti.

    Vu 1'article 114 de ]a Constiitutiion o t la loi dit 2
    Septembro 1860 sur Pexercice di droit de 'r;'ee, etc,

    ARRETE:
    Article ler Grace pl6inc et Unlibt'-re est ae co0rde, A'


    - Uj -






    - I -.


    p ii tii te c'- jonr,- (Ie. lr.'Jts dos ti I r- rc o,,, ,\e., i .I ilclii).-.
    soitt,-au nomie 1111i.o[i rnoc JIiivimer. i.indaininie m trois'
    a3intes (I'enll ri sonn,'linlie pa1r .jIl',I nlell. i l l trilunI l
    criiniii il de co riesz' t, P11 dite? (I ; Ov'ov ire( ( Ifrn' .
    Art. 2. Le prt.5.:- t. aI rn t. "'.:I\ insert a ii Jo i,,rnnfl fi-
    ciel, et le Seerinire d,'E at n u D-jpa-rt Ilent de hl Jus-
    tice et charged de soln e.xtn-.tion.

    DIonn an Plaisi National (In PAirt-nII-Princo, le '.- ID'-
    conilire i SJ. anl 1' de I 'iii'iu' a iitce.
    SAL(OJ :XN.
    I'ar i. PI l.'-i nt :

    LC Sf'i' ',t' ',' ,'E /,l I.-T M H',IF.L Hi'ir! ; .



    1 '!.*


    hisp. e J. Cheirwi, Riue de iiade.s



















    I,






































    4












    TABLE DES MATIERES.


    Nos. PAGES.
    ler. Proclamation du President d'la'iti ler. Jauvier 1884. 1.
    2. Ariirtd qul accord gr'tce pleine et entire A plisieurs
    condamnes des resorts du Port-au-Prince Cap-
    Ha'itien, Gotnidves, C7ayes, Anspe-a-Veau, Aquin, Port-
    de-Paix et Saint-Marc etc., etc. ................... 6.
    3. Arrjt6tqui rouvre les ports de Je' ,nie et tie Jacmel an
    commerce tItrawger ............................... 9
    4. Proclamation du Piresideut d'Haiti, an people ct i l'ar-
    ode aiiuoi miit la prise d'assuit, de la ville d, Mi ia-
    goe ie, snivie d'uue listed des intsuri ts (qui out tAO
    pris et, executes............. ....... ......... ........ 10.
    5. Ar.r t qui rouvre ple ort de Miragoaue au commerce
    tetranger........................ --.. ........... 11,
    6. Arr'te iui autl'ise I'emission d'uin million dc piastres
    en billets, d'nne et de deux g urdes.............. 12.
    7. ArrCtte qui C,)iviiue it I'extraorlii-ire les assemb!n&As
    primaires an lev. E'vrier IDkl ........ .......... 14.
    8. Arrtt6d qui con'tIU-ine ;i 1'extraoriliiiaire les assemllees
    primaires des communes de JeLi mie et de Pestel, a
    I'efet de procecler a I'election des di'putt' Hiugnes
    Lestages et i,6Lonidas Bernard, fiappes de la loi sur
    rabstenttion.. . .. . ........ .......... ..... 15.
    9. Arrite iqui accord A Mr. Ekinan, Espent et Fry an-
    privilbge de vinogt ainees pour I'exploitatiou des mua
    tires saceharines des substances vegttales............ 16,
    10. Arretue qui accord grAce pleine it tons les habitants
    de la commune des C,,tes-de-Fer qni, sons les ordres
    de C.lovil MIjtiN ont port6 les armes centre le Gou-
    ver cn m ent constitutioiiucl .............. ................... 19.
    11. Adresse au pen ple et c a 'arm .e.. .. ........ .. ........... 20.
    12. Arret, qui proroge d'un mois la 3e. session de la 17e.
    Legislature ..... .................... ...... .. ............... 23.
    13. Arne:e qui uoinme les gneiraux B. Prophete, 1. M.
    PiTerr, C. Fonichard, Franieois Manigat et lirutus
    Saint-Victor Secr(taires id'Etat ............ .. 24.
    14 Arr."td qui dissous Ie Conseil cornumnal de la Criix-
    des-Buuquiets. ... ............................... ... ........ 24,
    15. Avrr6t qui accord un conuge au g4uneral F. Manigat,
    Seciktaire d'Etat dIe I'Int6rieur et de I'lnstruction
    Publique, pour I'Etranger............... .. 26.
    16. Arrtd iqui accord grace pleini et pntibre au citoven
    Delvarist Jiacqis Louis, chef de la le. section ru-
    ralc de la commune du Limbt..... . . . 26.








    - jJ 1


    l\ ua .AUE.

    17. A rnet66 qui I ... i II : tn,'l,.t' d .. ,L-il s dtl I r'. -
    divers p i tlt l 1 'li ui: I't_'i -'I, I \li..1' ,'1 c .. . .. 27.
    18. An' te qui acc.It l l';:(.. pl-iiinu tct euntitbrc au nuai-
    me Aladini Angu tii des C L YC.ty.. . . 28.
    19. Arrtt6 qui nc..rh ''.;c. piltin v a t eiitivr,- it Mr. Lanu-
    dry Auie t, e. -x-ju ..-l:-paix di I'Ai. e-it-Fultii. . ... 2'J,
    20. M odificationis proI *.-e. ;par I' C.' niSL-il d-.., :. taire.-
    d'Etat a ILt Ctitlhta i" des [l-.,pi-,r: tutiil I u tU 'S 0-1iclu
    sions d l ii|i,.,rt tit. :-- c.,I il .-i'i, 'i i..1ciale d;ti s -;a
    s6ance du 2.7, A 'n'it ] I ( -tiirfe a;i iiyn NatiKu:lt.I-. J'),
    21. Loi qui i1h 1'ili- 1._ t. i It' .- d.tit u.i's U1 c.e q li cull-
    corne rou t.-,. t c -ieiIx ,.i c('i rI.iii.'t ., :34.
    22. D6eret qii l [iiiije; d'Atln 1u i li S. i snc L' sioni d- la
    17e. L&gi.:iatinr' ... .. 3.>.
    23,. Loi qui c,.,ll,'ll'1 l 1- coul iu.,alide le C-, viIAl.iitliir's, le.'
    officers . d-. IliIif i .l. :tl ,t u11,in i:, (fui ., it ic-,u
    des bie -11.' nlans l,- ~ j,_ur.it a. d- ,t.. le 1.,79. I ._.!,
    -.'.:', et 1 . 3 7.
    24. Aiii t qui iiii-t aIN Mini-ti'r F. M uIn'.t d i r-
    tonr de I' ,l .r -'.-i i" i.-. ii._u I.. I'lntLt.i tri'
    et de l'li-i ti l liill i . . . 39
    25. L oi qui 6r .'. i ,- ,..t,. r ilit: r... - P il.t ,r .Ii ilu-,'ti('r. .10.
    2 Loi qui nt u. t I- t-ct' .11- ruial_.:' -'I Dl.i-, M l lBoulm ier -.. ls-- :ntllc 27 Loi qui -'i .. I:,.tl ? dti Pire ii': t, d H.,iti cn
    date du ...\ i l .- r- liti\' ,i l'.,U\v'iitur',
    du port 1.ctij n ;1 'C iii t,. a'i '."-ii.-r. . -1 ,
    28 'Loi rappil t.iii t Ili- t l 1, ii's, p.i.t.iit r-i lauctioii iro-
    visoirc .ir Is iS -ill 'inl 1 n, it.-. ,i ttnt .tiot ii ,ii.-' it
    em ploy 1 : I )y d I' l i,_ 1 .-* soill'.ll[i,, ll . .. M14 .
    29. Loi qni i, t :' i" l ':inlitt 1 i lI ... I .,is dvs
    2 1 et 8 I' i i ir I -ut, o'r 1. r - imp|. l.-itints
    directei- _t I ,ix. i; '. N. 'u, l.-it '- de l'iM ..[ ir iin
    locative- 'r 1, I'iip..t tit ili t. . . . 40.
    30. Loi portant ., .l iw-I' -, it. ti i.lt n Pr.'i tit i'll tiii cn
    date du t 1 .I. \i i 1' i -.'i vr.:it 1; i 1. i tirCL
    (t' lr. i ]l I .'1 I i I I 'l i .1i ".i i. t in t I '...;;I
    colux de ., t \ ., -i't iilii li ti !L(.o,.M ,,ri, .. 47-
    31, LToi qui n1 oclili i' -n,-I, '.. I.I Ii dI ., U , l' I, 9i .c-
    :- i ti it I' :.r ii . I i I.i i la i.. :-i ,i i l i .it -. il .. 10 .
    32. L oi portal -..il, i i .h I', ,, ld ]'i'r. .i l II il 'l 'i
    date du I1I .1 tI', .'' ; i V : ', i h i' iia iit i I ,'iill
    S ) ,,i' .. I'liiil r r i ,-h.I r, 1. 1, I I -, i i- -i ,i l l i ,i l i. 'l,.
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    ;4. Loi sutr ia i. ci'ii, c i P iliiii. ,-------
    .J. Loi sur la ,-.ur\'% i!litCI L '. l i .-l ect.lin dLCt LL' l-' [ ..........