Citation
Revue de la Ligue de la jeunesse haïtienne

Material Information

Title:
Revue de la Ligue de la jeunesse haïtienne
Creator:
Ligue de la jeunesse haïtieene
Place of Publication:
Port-au-Prince
Publisher:
Impr. de L'Abeille
Publication Date:
Frequency:
Monthly
Language:
French
Physical Description:
2 v. : ; 24 cm.

Subjects

Subjects / Keywords:
Periodicals -- Haiti ( lcsh )
Genre:
serial ( sobekcm )
periodical ( marcgt )

Notes

Dates or Sequential Designation:
1re année, no 1 (20 fevr. 1916)-
General Note:
Title from cover.

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Holding Location:
University of Florida
Rights Management:
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Resource Identifier:
001528667 ( ALEPH )
19032133 ( OCLC )
AHE2021 ( NOTIS )
sn 89020401 ( LCCN )

Full Text
This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and
for purposes of long-term preservation by
University of Florida Library




PRENUI TIE ANINIkF NUNIf% 20 Fi VYIIER '1'416
*1.,.REVUE
1) E
L.A LIGUE
DE LA
ss
HAITIENNE.,.
PARAISSANT LE, 2.0 DE CHAQJ.1 E AMOIS
ADMINISTRATION 1iEDAVT1( N
I:rl*- 1-me flit V, ?Itre,
1,- 0
PORT-AV-PIAINCE
ISINIPMERIF OF i,'Aimiix, 4. un., t)u I-'oi%,r-PFA.




Poijr touted communications, s'adresser att Bureau da. ConzW,
127, rite dtt Cehlre, Port au- PA nce.
PAGES
I Bulletin de la li.-ue do lajeunesse halitienne I 11 La femme haflienne J N. U6ER 1)
III Lettres; d'une amoureuse F. IIIBBER'r 12
IV La maladresse Je la mission LaroseRouanez ABEL LEGER 18
- v rendre 1dylle LI ON LALEAU 22
VI Po6sies V. MANGOES, D. VIEUX 26
VII La plane de I'M tibonite A DRIEN Sco'rT 29
VIII Culture GrOco-Latine L. MORPEAU 33
IX Sur les 6tudes scientificlues M. ETHtART 4 1 X Comptojendu de h f6to de IT ssor )) SPECTATEUR 4.2 XI Chronique flnanci6re ANDM LARIVE 14
XII Chroniqu6 des tribunaux LIGUEUR 46
X111 Bibliographie X .48
TRois 3 GOURDES
Six 'NIOIS- .......... 5
U N AN-- -'.... .............. ...... ........ ...... ......... 10
LE NUNWRO: UNE GOURDE
Pour bes announces, s*adresse au Bureau du CowiM. /, 17, rite du 67entre ou (i I'Imprimerie de 4'AMIle, 4, rue du Fort Per.




REVUE
VQ% ID --=; I" 2 %, 1, 1 Ci T-T IE: 074,
A DE LA
JEUNESSE HAMER E
VOLUME 1. r, PV RIER 1916
t BULLETIN DF Lik LIGUE
DE LA RUNESSE HAITIENNE
La Ligue de In Jeuna.".e HVionnea C-tt f6ndde A Pot-CauPrince le 14 Novembre. 1915. Elle cdajptait -4 sa naissanee une vingtaine I(- members actifs, mais elle no larda pas it voir le nombre de ses adh6rents s'accroitre. Actuellement elle group A Port-au-Prince cinquante-cinq Membres actifs, plus unequarantainedeMembres Honoraires. Elle posiMe dans cheque ville de la 116publique un certain nombre do Members corresporidants, et elle a trouvil- pirmi eux un tel concourse que le Comit6 a d6 organiser ell f1liales ces divers groupements. Nous publions plus las 1, lettre-ch laire '1dI'CSS6il Cot 6ffCt aLI\ Membres Reprdsentant,,3 choisis paile 1'omM.
Le succ6s de la, Soci6t6 provident dece qii*eller pond A un I)soin da I'lieure. [.a Nation Haltionne est aux prises avee I", probl mes le-3 plus graves et les plus menacants Elle sout*.
fro dans sa dignity, et, jusqu'd present, I' ell vaill la solution capable de qauvegarder m6me Ics in#6rC,,ts mat&




REVUE DE LA LIGUE.
rMs. Cost donc A CiniLiatlv, individtiolle quo prevent cel(6 double et glorieuse tAche : d6fendro to prestige haYlien, d6fendre les int6r6ts hafliens.
,,'Telle est prkis6nient la mission que s'est donn(le et qu'essaie cl'accornpliri dans ]a limited do ses forces, la LiO'Lle de ]a' Jennosse HaTtionne.
D6s le moi--, de Ei6combro '1915 to Comite adre,;.-.ait la lotte circ ulaire suivan.te aux Haltions 6minents don( it d6siraiL le 'Concours en qual'M do MeMbres flonoraires
MONSIEUR,
11 vient do so tondor C t Port-au Prince tine Association intititul6o [J-uo do la Jeunesse HnItionne ), qui a pour objet do t(rf'otlper on un faisceau uni to plus grand nombre possible' do leur.c.s gens halitiens.. Le Comit6de Direction vous demando la DO['nli,;,SiO.l d'exposer bri6vement 1'id6e qui a donno naissance a cet.to.Ligue, et qui est In suivante 1111rsuite do In signature et du vote do la Con mention Haftia no-A m6ricaine, on pout pr6voir I'arriv6e en H;dii d'u, certain ni)mbro do filmilles et la formaJon 6ventuelle,
nu hout d'un temps p1ws mj moins lon-, d'une soci6t6 com. pos' e Oil nojoure particd.,6161110111.s6 t, tiflgor, Ceito soci6l.6, qui'll'a6i-a Ili to m6nie esprit, ni la m6uie hinge, ni I-Li ii),-ine conception do la vit, q ue la soci6t6 haitionne, va cr6er danS pm villes et dins nos campaigns, et dans routes te 1)'raii6ics do 1*aclivit6, hurn dno, uile occurrencence red6ut"ible ab\ -(_',n6rMion-.; montantos do In Naiion Haltienrie. Cotton 'Colicurren'ce set-a (Fautant plus menacante qu'elle pourIas,)ppu3*('r UI' 10S Caf)i1al.1% 611 01)-ers qui, parait-il doiVent (,.tre 1 41pnndtis bienl6t dans totite ],I ri6publique, M :(Iu'e)lc
-era ;Irmf 0 CO:111;1k.3 nces Ot des m6thodes les plus mod('
Ce ont ces con. i l rnlions qui ont pot-L6 tin certain nombro do --" -oti de P wt a u Prince A so grouper. ; in d'M
. j t u; I e, I- t tl
dier ehsemblo les conditions nouvellesAui vont leur Nre faites, et do i echerchei- les moyens le. ; plus effloaces (to se Preparer A cette lutto dont depend, on quelque so te, l'aVe-




DF LA JEI;NE'-;;SF HAITILNNE
nirnon seulement dela nation, mais encore de la race Haltienne. La Ligue de la Jounesse HaRienne, n6e d'un besoin de defense 6Tonomique eL social, aura pour but de faciliter 1'6tude et 1'6change des Wes entre ses Nlembres au moyen de conf6renc4s et de rapports faifsau cours des s6ances, et de. propager ces Wes pm- [a crOtion d'une Revue. Pour mener d bien leur lAche, les rnembres de la Ligue ont besoin du concourse db leurs ahpls, do coux qui, 'Iyant d6jd 1'experience profound des chooses haltiennes, connaissentles points fables do la cuirasse, de (-eux qui peuvent, par des conseils pr6cieux, les guider et les Oclairer dans leurs efforts pour preparer Favenir.
C'est pourquoi la Ligue (to la Jeunesse Haftionne s'adresse it tobs les HaRiens dout la carri6ro a tnarqu6, et notamment d vous, Nlonsieur,- pour leur de.mander d'adh6rer en quality de membres honoraires a la Soci6td, de prker leur concourse effivace on assistant le plus solvent possible aux s6ances, en y premint la parole, en un mot, do prouvev aux jeunes homes (I'mic nation qui no veut pas mouriv qu'ils sont en sympm1fle et en communaut6 de pens6e avec, leurs ainds.
Nous vous prions cl'agr6er, Monsiour, les assurances de nctre pat-finite consideration.
Pour le Cornit6 Le Pr6sident,
GEORG s N. LI GER,
Les i,-6ponses les plus dneourageantes ont (A6 revues par le ComIt6. Le do- siev qu'elles forment, est malheureusement trop volumineux pour pouvoir 6tre public, mais il donne aux jeunes gens de la Ligue la certitudo qu'ik marchentla main dans la main avec leurs. ain6s, et que ceux ci sui'venL attentivement leurs efforts arn. d'6tre pr ts, lo cai och6a'nt, A los seconder.
EN, HIOVINCL.
'Voici la retire ci:-eul.1ire cl je viont d'onvoyer aux Mernbres Repr6sentants le Comii6 de la, Ligue




REVUE DE, LA LIGUE
jer 176vrier
MONSIEUR,
Le Comit 6 do la Ligue de la Jeuness(,, HaYtienne vient de prendre la decision do designer dans chaque Ville de Province un Membro Repr6sentant, pris paraii les adherents de la Ligue, et dont le8 attributions sont d6flinics par les r6glementsque vous Irouverezei-inclus.
Le role de cc Membre Repr6sentant consisted princioalemerit A s&vir d'interm6diaire entre to- Comit6 de la Ligue et les Membres Correspondants, et par ainsi i rendre. tours rapports plus simples et plus fertilos en r6sultats pratiques. Cost sur lui notarnment quo t. Comit6 compete pourorganiser, d'apr6s les r6glements et les status do la Ligue, les r6unions bi-menSLICIles des Nlembres Correspondants, c*cst lui qui, dans ces reunions, diri 'ge les tPavaux, et qui administer les fonds qui auront pu tre r6unis pour l'oeuvre ; c'est en core lui qui correspond avoc le CorniL6 ctqLIi 1'entretientde la marelic de la Socik6 on Province. EnChi it est agent d6 ]a Revue do la LJ 'gue, it troupe ot exp6die au Comit6 les manuscrits q u'il jug( dYgmes (F tre publli6i, it p_-rQoit le montant des abonnemcnts et d'une mani6re n6rale fait daO S;1 Ville cc que le CoiniL6 essaie de faire A Port-au-Prince.
Con) me vous to voyez, Cost de ces Metribres Repr6septants quod6pend en grande parties la r6ussit e da I'action do la Ligue do la Jeuncsse Haltienne en Province. Le Comit,6, en portant son choix sur vous, pour 6tre Met-tibre Ropr6sentant dans la Ville de - - vous rernercie d'avance pout- 10 concourse pr6oicux (ILIC vous allez lui doriner : it vous cemer. ciede collab)ror avoc lui et de vous d6penier pour une cau' se qui est la cwiie do tous les 11iftiens.
11 vou, onvoic par rn mr_ courrior la liste les questions d6j6L mises A Not L 1) 1,,- h S)ei6t,! do Port-au-Prince et qu'it strait heuroux de vous voir soumettre aux Membres Correspondants; it avir, Wuno m-ini6re touta sp6aiale votre attentioa s-ir to C do la Ligue, auquel SOAL arfectes deux prix de Cent.et de Cinquants Gout-des.
En vous print (L vouloir bion accuse r I- 6ception de la pt-6sento et do faire, d s quo vous le pourroz, un rapport sur la




DE LA JI-XNESSE HAITIENNE 5
situation exact do la fl I ia I e 'de In f.igueque vows'aurez organisde conform6mentaux ci-inclus. nous vous renouvelons, Monsieur, I I es assurances do notre p-irfaite consid6ration
Four to ( Omi(6 Le flrj' i'fent'
GEORGEs N. UGER.
Par m6mc courrior, les ronseignements annoric6s clans In lotte qui prk6clehrent ndross6s aux Membf-i's Repr6st'll wnts dans la circulain, suivante, quo, nous publions d'auWnt plus volonliersqu'elle vontiel)L Nnum6rolion des questiolls auxquellestravaillent actuelleii-ent le-- diflorentessections do la Ligue
Pw l an-Princeje F v -ier 19 16.
Yonsipm, Jlembre-Reprg. enlaw de la Ligue,
A
MONSIEUR,
Pour compli-Ater la letter do notre Pe6sident jo vous env(,io que1ques vensei.crnemnts siir notre flt voe ot les questiOlls actU0110ment A Ntude,) la (( Ungue do la Jomies-c HaRionno, q Questions que noll,; sevioll's houreux do. vous voir so unettro alix mernbres corre '-I)ondztnts h I'mie do. vo phi
La Bevue Parait le 20 do chaquo rylois et public des articles do tous les adh6reiiti do la Liguo. Le prix du umn iro e..it d do ; los co"ditimls Waborimment sont les stflvantoi : troi,; mois, trois goul-des; six m')is' vinq -ourdes; mi an, dix -mi-des.
Pour cheque villo do Province, lo montant des ahonnvrn(,nt.%
est per(.,il Par le Mernbro flopi- ,--,entaut, qui 1'expNfie au ComitO & I la Li-uc. 30 volis series done recolmai-;Sant do mo k0ro savor 10 nombre exactd'abonn6s que nous pouvon-i avoir daus la villo ofl vous nouq repr6sentoz, ainsi qiie to nombro dos njim;- ro-,-' que, volis et-timez pouvoir vendre en dt lioj s do-.4 ahowi '-, :ffln qnP cinque mois il VOLIS soit Op di6 uno quantity suNkmLo
Commo le premier nurn6ra do la R..,vtte paralt ce'mois ci, jo vou pricrals de bien voilloill M-1 faire avoil, Cos ren-icigne.w [its le plus rapidement Possibln ; et vous pouvez d6s a present ab muer et percevoir le montant des abonuements.




REVUE DE LA LIGUE
Les questions actuellement A I'Mudo A la Li1gue sont les suivantes
A). -- Section Econoinique.
trois commissions ont 6td form6es, ot cliacuried'ellecferaun rapport sur les qujets qui suivent
I$. Quelles sont les cooperatives que l*on peut essayor de cr6er avee quelque chance de s i ucc6s en HaYti ?
20. Qnelle est la situation du contribuable haItion comparativement A celle du contibuable dans les diffdronts pays strangers ?
30. -- Quelles sont les cultures ot les industries ; dont on doit favoriser le d6veloppement on l1afti ? quels sont los moons do cr6er, le materiel deonomique ?
B). Section scientifi7ile CAW section 6tudie acWollement les' points suivants
10. Calcul de lasomme des cards des N premiers nombres entiers A Paide de ]a seule progression arithm6tique.
20. Le rennement ampoulaire observe au haut du stipe des ,almiers est-il d'origine physiologique ou parasitaire'?
C).- Section IiWraire: Deux rapports sont en prdparati;)n sur les questions. que voici
10.- Peut-on singer h I'lieure, actOelle 4 supprimer la gratuity de Penseignement secondaire ?
2,1.'- Etude sur Edmond Paul ; sa vie ot ses ceuvres.
Le ComM do ]a Ligue ne fait, bion entondu, que vous sugg6ror 116tude do ces questions. Si dautres su.jets paraissent d1iin int6r6t plus grand aux Membres Correspondants et A vowwz, nous serious heureux de vous les voir trailer. V,-)u-; voudroz bien, j 3 votilz prie,' nous tenir au courant *do vos travaux.
Concourg de la Ligue. Le Comit6 met au contours la quesi ion suivante
t(QuIest-ce au justo quo 16 patrimoine social de la nation'lia 'itien-, ne ? Comment slest-il formd ? Quels sont ses caract6re.; propres ?l Quels sont daus les circonstances actuelles les moyens, pra'tiques de le conserver.
Un premier prix do Cent gourdes ot un second de CinquantO gourdes seront ddcernfss aux deux moilleures dissertations, apr6s decision dun jury composed do trois mombres honoraires do la Li-




DE LA JEUNESSE IIAITIENNE 7
gue. Los envois devront 6tro ii pieddonym,. ot. sous an'veloppe cachet6o qui no sera ouvorto qwapr6sl-attribution des plixi devra o5tre in ,erit le norn correspondent au. pseudonyme. Lek
r6ponso soront request ja.;(lu'au. premier t vvil.
Le' Comitd vrki- demztride do vous w-,cupr d1une rnanl6ro toute
spdcla'o do co C w3 mrs, au luel H attache uno grande lmpo stance.
Noi-; sakisson;; av (, plal.-;Ir cotte occasion pour vou ronouve.ler, Monsieur, les as .,uraw_ es do notre parfait consideration.
Pour le comil : Le'Seonrelaire, INIAURICE. HEART,
Comme on le yoit, I'action d e la U-'ue eb llrovin6i slorganise d'une man i6re raticlue et rationry-Ile.-. Nous do n ne rons dans notre prochain fium6ro la liste' do-, Nlembf-VS Repr6sentants at des Nlembres Correspondants, ainsi (lit(, les rapports qui nousseront parvenus surles'filiniesde la Ligue.
CONCOURSE DE LA LIGUE.
L6 Comit6 de la Li-ue met a.u concourse la quesdon suivan-'
te
Qu'est-ce au juste qua ]a* pAtritnoine social do la within
halitienne ? Coinment est il form6, ? Quels'sont ses ca ii;ici6res Propres? Quels sont dans les circonatances actuelles les inoyens pratiq ues do le collserver ?
Ce concoul-s est ouvert A. tou les Ulziftiens indistinctoment,
qu'ils soient ou non mombres de*ln Ligue. Uii prenfler I I wix
0
do Cent Gout-Jos at un second do Cinquante Gourdes scront
d6cern6s MIX deUX Aletit
rn -as dissertations, qui seront an outre public, (I in, ht Revue. Li!.,; envoi.c;. sh-111":zz (1*1111
nyrne, Pourront 6tre adress6s au Cornit6 de lit Ugue jusqu au j I" Avril, date A laquelle !a contours sera irr6 ocablement
elos.
On 6",t Prid d'envoyer, Ws apri.vent, ma:s sous envelope cachela Clef Currespondant au pseudonym.




REVUE DE-LA LIGUK
1'IBLIOFH QUE DE IA'LIGIJE
La BibliotUquo de In SocJM6 so monte petit A potit. Des awtinements ont 06 pris A routes les grades Revues d*Europe. (it to Cornitd dressed une liste d'ouvrares on vue d'unecommand.e. Plusieurs Nfembres honoraires ont rait des dons en lives A I'Association. et, si cet example est suivi, en peu. do temps la Biblioth6que de la Ligue pourra rendre do rdels services a'ux Membre; actifs.
11 sera fait dan% la Revue une analyse critique do tout outrage remis en double exemplaire an Comitb.
Disons enfin que la Ligue do la Jeunes.;c 11a'itionne 6ditera les muvres des 6crivains haTtiens, qui v o idront s'adresser A elle. Cest ainsi qu'en ce momefit m6me elle s'c)c(.,upo do faire, paraltre un CoDR DR PROC9DURE CIVILFannotes ot mis jour, par M. J. N. Ldger, et un roman de M. Fernand Hibbert.
Ces oi ivragesactuellementh Pimpression. pourront, dtrelivr6s au public dlici trots rn is au plus tard. Nous en reparle rons.




DE LA JEUNESSE IJAITIENNF
ItTEMPIE HAITIENNE,
SON RUE DAN S LE PRJkSF NT ET DANS VAVENIR.,
Qaund Pon se troupe subitement aux priSeS av0C l'une de cos si-, tuations.qu'on est convene d'appelei critique- 4, il faut avoir le courage do ]a reg4rder. on face., Perdre son tempson lamentations, on r6criminations st6rileq, no conviek pas, aux Ames rortes.
ApIre.'s toute unesp.62,d'erreurs, d e fates lour I des sur lesqueltcs,, il Wy a plus lieu d'insiste rla nation se voit accul6e 4 de, suppliciantCS dpreuves. 11 slagit pour e)le de les travers'er bravernept et d'en sortir avec le.plus de digniO, le plu;i Thonrieur.po;sIble. ECq on parle do dignity, d'hopneut% common no pa_; pea ,er -tout: do suite A la femme. aii r6le qu'elle.joue,,! colui quIelle devraltjouer. N'cst-elle pas la gardienne v6n6r6e de I'honneur, do [a dignity du fOYer ? En ses fr6les et d6licates Mains, no rcmetton ,-nou';; pas le ddp6t sacr6 des traditions de la ramille'? Et la jamille n'e.,t-elle pas le raccourci de [a Patrie ? Ne d6daignoni do nc pas cette autre moi W do. lliumanitA que l'on appolle A tort le sexo faible et qui Lst pourtant l'un des plu-3 fermes pilier-; do Pddifl3e s,)cial .
Youblions pas, en offet, qu, c.--)tnm,- rn ro la famm, p6trit en quolque sorte !'Ame de l'onfan. I ','-forrne le cix ur du jeune homme, jnCulque au futur'citoye' ind I Vies*(11ii on reront un 616mont utile Ou nuisible. Son incontestable d6vouement, sa vaillance Won connue m6ritent qti'on ra ;se la part la, plus large A son actioti. A,,,socions-la sans crainte aux effork a tenor pour savor, dans Vordre social, et peut-6tre national, tout ce qui peut-6tre conserve. A Mon avis, le r6le do la fernme lialitienne est j usqu'ici trop effac&, et Pon Pout sans doute d6couvrlr, dans son influence trop restreinte, une des causes occasionnelles dii relAcheMent des caract6res.
Les femmes d principles net6ment arr6t6s, aux convictions prorondes et sinc6res, A la foi vi e, ont presque toujours ou h lours c6t6s des homes qui ont marqO par la dignM de ]cur attitude. A moins d'6tre ddnu6 do tout sentiment d'amour-propre, Yhomme, mari ou tient a con ,erver 1'estime de I'ange du foyer. Et quand I'on sait qu'une action d6shonorante ou seulement d'une morality douteuSe, n1dcbappera pas aux yejjx clairvoyants, la conscience




BLVUE DE LA LIGUE
droite, de cello qu'on pourrait appeler la saffe du logis; quand l'on pense 5 ce language muet dit regard qui do approuvo oil tormes plus 6neqgiques, plus 61o.pietit,-, quo les discourse los plus 6mollvant ,,, l'on so spnt. mal.gr sol, iii(iiiiel; I'oti libsite: et solvent I'on s'abstient. Quo d'hommes, lit bord de I'ablme, Prots A faire I irt-bparable, ont W sauWs on quelcitio Orto d-oux-mOzies par I'attendrissant souvenir de cello dont ik allaient bris-,r la vio ou lo ewar!
La femme, plus zon-ihle, et plu-; exubOranto qiie sort compag on, souffre et resent phis proroad ment. Los liumiliatioil';z 'Ui plus p6nibies. Et l'on pout computer sur olle pout- les q-largner h Ykre aime. Darts le.; nouve)Ies conditions do existence qui s'ontrouvrepour Haiti, il y aura:n6eessairement doi-, froksomellUs, des heurts,'des chocs. 11 y aura dos dMaPlances a pri3venir. des courages A souvenir. LIntervention de la remme, toujours douce M6me quand elle est dnergique et fermo, est toute indi(jude. 11 faut qu'ello prOpare la je6nesse des deux sexe-; A cetto lutte nour la vie qui announce grave et s6rieuse; il faut qtfelle aide coux qui, sans 6tro' au'rancart.' ne so-, peuvent plu ; croire do, jeunc7,, h iransformer leurs habitudes. 11 raudra demander au'travail, quand il sera organisd, les moons d1exislence que jusqu'ici o aacoup reclierchaient dan's les employs publics. Les m6re-dolvent done, d6s maintenance, turner Vattention de lours His, do, leursfilles, ver I s, routes les branches ofi leur 6nerglo pout trouper tin rdmunMateul. d6bouch&, oiileuractivM peutgagner je rameux pain quotidian.
-obl6me eit si ang sant I'lieuro actuelle. U6ducation dont le lit Ois'
de la volont doit commoncor sans tarder ; et cette oeuvre appartient A la m6re, .1 I'dpou-;e- N, )s liommes de domain soront, sous ve.rapport, ce qu'en aura 'fait I'liabile poti6re; ot les liomme;; d'aujourd'hui, -;ou, 11"Inspiration do ses sagos conseils, pouvent 6tro autres.
Ali point do vue social Vaction do la femm3 sera encore phi-; que bienfaisante. Nos malhourou:--es divisions, t)os mos'quines rivali0s, m6rne nos haines en appearance f6roces ot implacable, provietinent
ouvent de regrettable malentendu-. L oti tie so, contiait paFA, I'on ri a pas Voccasion de s'Opanclier dans les charmants to e -t e dos salons ; en un mot, l'on it(, -,e voit pas assez. Une explication de quelques minutes' dans FintimiW d'une, causerie uffit parfok L raire timber Men dos pr6ventions, a Wssi por do,, co;6res oil vote de formation. L'on s'liabituo il. la contradiction, aux discussions co urtoises;'at la tol6raiwe an d .coulp- En presence de la femme,Yhommeest obli,-6 de surveiller sun law-a-e, sa toilette, m6me ses gestes: on deviant plus rafflnd. Les honnes faqons qu*;'i son -insu I'on acquiert impressionnent favorablement mdme des adver-




DE LA JEUNESSE, HAITI ENNE
sairo ot deviennent une sor-to de passport qui permet, Waller un
Uaction de la femme deviant, done indispensable surtout dans la p6riode de transition qui risque do durer quelque temps. Une sociW nouvelle pent so dresser on face do la n6tre; faisons en set-to que celle ci Wait pas tous les d6savantatres. Et h cet offet il nous raut absolument le conc. urs do la femme. Aus i blen, jo suis d'avance. certain d'enroncer une porto ouverto en domandant a mes jeunes amis do la Ligue do lit Jcune.-;-,-e cl'asocier !a femme A leurs efforts. de tie pas la laisser en delion, (It' ICUI' Cedvre'. 11,, trouveront, facilement les moyens.pratiquosd'utiliser sort gracieux concourse, en organisant au besoin une -orto do groupement, pat-all6le..
-Que la femme halffienne, dont le grand coeur fait l'admiration do tons, nou-, aideA transformer Pit vivanto r6alM l'union do tous- les HaYtiens, union dont on parle tant. Et ello aura rend I tin inappi-6ciable service d ]a Patrie.
Ft' vrier 1916. J N. L GER




12 tll VUE DE LA LIGUE
LETTERS. D'UNE AMOUREUSECette amoureuse est une haftienne et ses letters tn s ardenies ne sont pas adress&'s A de.; ainants comme cells de' la religious porttigzaise- et, (it, Julio de Lespinasso. mais A son mari, cc qui csit notis i!(- irons, pns phis inoral-I'Eglise consid6rant VainOLIV passionn6 cormno un p6ch6-mais plus coh enable.
L'auteurdeces lellr s, FineLaraqu(,,61ai'. laffilede la belle Joute Lacheniis qui I'ut plus, tard o hi pr6sidentede deux pr6si dentso.selon Injoheexpression deGti!;taved'AInux, et(le MarcJoseph Laraque, Immme do couleur habitant du Boucas -in et COMmandant do la Commune do I'Arcahaie qUi fit inouriv beaucoup de ,es fr res pendant, ]a lutto entre Toussaint et Rigaud.. pour sauver sa peau peau qui lui fut ravie pai- les parents de ses victim z, dans :a r.'actioh qui suivit 1'exp6dition Leclerc, en F6vrier 11802.
Fisic imquit A Port-iii-Princ(I (-inq mois apre,,s la mort vio lentedo son i)6re, le 28 Juillet, [W--l. co futh peu pre-. ; h cette 6poque que Jout,- s'ftiblit avec Alexandre P, tion. 13-Aion."itcc6da t il directement A Iaraque ou bien Duptiv fit-il l'int6rim entre. Larwitic ct Wtion. 'comme hiva m'! quel(lue p;ll.t JO.S-PII'Saint R,-iny '? Uhistoire ne noui 6claire pa-; du tout sur ces points. Et A la v6rit6, now; po-livo:iA parfaitoinent. nous paA. ;er de ses lmni rc,; IA dessus Uitylportant est que Pdtion vonsid(lwa Fine-comme sa I propre fille. Qiiand le N-6-ident (i t. venir do King.;ton NI e Drury, c(,tte analai.-no di.-;
0 71
fingu6e par son instruction, ses moeurs et sa connaissalickde I'l league fran aise, afin de fonder un pensionnat A Port auPrince, il lui conrh Fine qui apprit. 1A -'I &-rive le franc tk ad mirable quo l'on va lire.
Son instruction ct, son i' du-ation achnvfts, Fine entra dans le monde. Mais A vingt-troisans, elle Mait encore une jeune MIC A MfqriCI' Uint JOUtC CL Son -nouveau (. mari P).
le president Boyer, Maientdifficiles sur le choix d'un genre.
Mais un jeune lionin-je du m6me age qu'ello venait




bE LA JEUNRSsr HAITIENNE '13
d'arriver de France oO il avait fait ses 6tudes c'6tait en 1825 I'ann6c de I Oi-donnance ; il s'appelait Pierve Faubert, 6tait flls du h6ros des guei-re.s de In Libe,;t6 et avait d6A coin pos6 quelques posies qui sentaient leur Millevoye une lieue 11 vit Fine et s' prit d'el le.
TravaiII6 par uno We on tie pout pju-, lovable l'id6e du marriage, il 1'exprime en ces terries : c, MO pai- le d6sir de contribuer, m6ine dans lit zl)Urc do la Vic pi-Me, A In r6g6n6ration morale de laJeune sovi6td dont.je fais paNie, en augmentant le nombredes families quis'y 6taient fortiiiies sous I influencecivilisati ice du christianisuie, jecrus atteindre nion but PnChOiSiSSadt POLIV coinpogne une jeune flile ((_qui, quoique 61ev6e au sein des grandeur, promettaiLd avoir routes les qualit6s do I'6pouse et de la m6re de famille.
iei-reFaubert.dewanda Fine en inariage. *of futagi-66. Unnn6e suivante il HI)OUSZ1. devant Dieu ct devailt les homes. Voici la prerni&e letti-e (lu'Il i-vqut do Fine, peu apr s la c6r6monie:
aie ne to le eache pa.,, le ciel met dan,-; mon Ame un sentiment tb filant de jalousie: ]a moindr-e assiduit;6, la inoindi-e aupr6s d'une rernme, Nit-et- m6m(, dans intention la plu.-; pure, to fermerait pour jamais nion CLPur. J-o*3'c pour la devniOre fois to i-&p6ter que si. mon binheur, si mon i-epos Cest cher, c'u-4 de Vabstonir d'allei- dans aucutie mason, da renoncer- A touto communication avee les remmes, m6me tes plus process par-entes. C'est, to di-mo -; point ni de les accomp-t-nei-, til de I e assez que je ne te ppi t
leur parlor. Je ne veux point (pie tu quittes jwna s lo P of-t-,LII-Pr-ill ce ; ni tes oncles ni ta sreiir-. tes 1'. ta mbre rn6m -si elle exis'tait. n'aurait plus le droit do dispostiv de toi-- 'I'll [D'appartions, ill Wes pas libre et par- cons6(pienI, tu rip, p.nix diyosei- do ta pei-sonne. )o
Seize mois apr s le, (Wiriage, le 18 avril 1828', elle lui 6ci* vit
0 fi es-tu mon eceuv ? Quel lien te ddi-obe A ma tendvesse ? Penes-tu i ton amie, comme elle pense.1 toi ? Sens-Lu comme moi, Mon souver-ain bien, le hosoin de no nous quittev jamais ? Ali si tu connaissais mon sendment. poui, toi, in vei-rais (ln'il
Wexiste pas un amoui- aussi pui-, aussi wai que le mion. Tu Cerforcerals de m'aimer,- non autant quefe Caime, mais un peu plus quo tu, ne fais. Chaque jouv Jo Fens aeci-oltre mnn imoui- poui- toi. ut ton em pire sui- mon cceur% Fbpi-ouve phis clueJainais le d siv do te complaire en tout. Sois assui-6, cher amouv, que tu es ce que j'aime le mieux au monde, et quo tu es mon I'ver-e, mon ami et mon tout. Je sens mon cwui, so ddchh-ei- en Vftrivant- Mon &me est triste : i'at'i-ibue cet 6tat ft toil absence. Ell quelled Pfut 6tre la cause de mon clia.-riii si ce west eel ui de ne pas to voir




IIEVUE DE LA LIGUE
aupr6s de moi. Je ne serai lieuretiso et tranquilly que lorsque jv to sentirai to ipposer sur mon caur, co eceur dont cheque abatement est un segment (lWil fait de Vaimer tozi.jours.
Remarquez qu'h ce moment elle Mait m ro (Fun, fils A-6 de six mois nown16 Ntion- le tutur clief des firaillours 5e Geffrard- et clua Vencontre des halitiennes qui gdr.6raletnent vouent A leut-s enfants. la tendresse qu'elles avaient pout-. leur mari velle-ci sernble oublier son enfant et rench6rir sutsa passion. En effet, comme si cet hymne Watnour quenous venonsde citev lui parut exprimer trop raiblement le senliment qui 1'embrasait, Fine, dos le lendet-nain 19 il, 6crivit ceci & son mari
((T,)iite ma isolation c'est de parlor do to l ou do Vex primer mon amour. Tu tie sauras jamais, cher ami, ce que tu es pout, ta Fine : tu es le souffle de sa, vie ot sans toi tout Pst n6ant pout- olle. Ali si je pouvaiste donner tine petite id(le de ce quest mon amour, de cp quo f6prouve sans oesse pour toi. combine tu M'e s n6cessai.re. il tie te viendralt jamais dans la pens e I'We de me' causer du clingrin. ru repousserais avee horreurilon suis perimadii.e, Iombre tn medu mal. Je Vaimetrop, Faubert, potir Vaimorjamaisavecs6curitd. rout co que je rais, tout Ce qL10 je to dis, m6me llindiff rence simultle quo jo to monte quelquefoi, vient de Nxc6s de mon amour. Commo moi, je voudrais quo tu n*eus,-;es d'yeux quo pout, me voir, de co( ur quo pout- m1aimer, car tu tie sallras jamais assez ,me montrer do Vattachement. Je to cli6ris comme nul tie le I'ut ja mats. Mon bion aimd, apprends-moijo t'6n supplies, A me passer de toi apprends-moi A vaimer moins, A tie pas to rendre si nd cessaire a mon bortheur alors je pourrai to voir V61oigner sans douleur.
Et celte autre dat6e du A november de la m6me ann6e, ti. 2 heures du matin pros de laquelle pallit, en v6rit6, la famouse Ode de Sapho:
Je no puk dormir. Tu as export& a-ve(,- toi mou dme et mon repos. Je sens avee d6sespoir queje tie peux plus me passer de toi. Tu es ma vie, tu es mon souffle. Si tu pouvais lire datis m,)n Ame, si tu pouvais -avoir ce qui s'y passe, tu verrais, chor ami. quo rien ji'dgale la tondressa exclusive quejo to voue. Jo suis mallieuretiso parce queje t'aime avee exc6. ;. Je n'ai plus cette skui M qui 6loigne le douto et raffermit [a confidence. Vai tout perdu. Mun Ame est sans cosse agit6e. To Vavoueraije ? la pure et simple amiti6 .lue tu t6moignes quolquerois h tes amis, une attention de toi poutune autre que moi me porte ombra.ge. Suis-je ft plaindre ? E ntouremoi de soins. Donne le change a mon ccour trop exigent si tu veux que je croie encore aubonlieur. Ne me laisse pas supposerque Io marriage product sur ton cmur son offet ordinaire sur des mes vulgaires. Pour moi, loin que la possession de 11objet aim6 affaiblit cet -amotir fr6ndtique que je ressens pour to!, le temps, la coa-




DE LA JEUNE zSE HAITIFNNt, t5
naissance intinle do tes qual.I s, I'liabitude quo je me swis faite de ta pr(,sence, tout to porte il I-exaltation.
-o -s apr( .s, to zi novenibre elle cut un llOUveI Man lyrique provoqu6 par des soup ons quo r*en no justiflait
Que to temps me paralt long 1 Jo compete avee impatience les
qui doivent s oncore, avant qu J'aie to honlieur de te jours w6coulet
pro zser sur mon cwur. Ali si tu savais quollos sont h s Wes qui me bouleversent, vraiment tu aurais piti6, de mni. Non, je te rends jus-tice. ru es inc.npable de me faire do la pe'.no. To m aimes asscz, je to crois. pour me dire toujours la v&itO, all rtsquo m6me de me donner la mort. Quel combat quello, craintes Ciol s;'il Mait possible. que tu ('usses jamais Repoussons ces chim6res, elles me d0chirent. 'Songe a moi et ton cceuv sera mon avocat, Pon suis s&e. J'ai besoin do m'Moigner d'ici ; j'ai I'Ame trop triste, ie VapPelle en vain. je te cherche partout et tic to troupe que dans mon COKII'. UeSt 16 quo tu es adov comme nul ne le l'utjamais.
Et cela se ermine par ces que1ques ligOes assez signincatives
o Pdtion deviant pluscharmant dej0Lll' enjour. Aussit6t qu'il voit un homme, it Mend ses petits bras et, I'appelle papa. Tons fes ma till,,, it vient me dire honour et va se mettre -,I ta place Mais to le dirai-je ? m6me lui, lui cet entrant cli6ri, West rien. pour m0i aupe6s de toi.
A cetle PIO,dre 6chevel6e. il out fallu pour partenaire. Hercule luim me of, encore Hercule avee 1',Irne chaude de Catulle. or, Pierre Faubert, Wavait Hen, ni de hiri, ni de Fautre. C'Mait uil intellectual pi'de et d6jh mystique dont le bonheur supreme 6tait de lire et de retire les oeuvres deF6neIon qu'iI admiraft au point de donner le noin du'doux pr6lat A son aufre ils qui naquit que1ques ann6es apr6s et qui Se COUVI'it do gloire, dans la suite, en important le prix
M
d'honneur do rh6torique au contours g6n6ral des Lyc6es da Paris et de Versailles.
I Le caract re de Pierre Faubert 6tant connu, I'on devino SOn eftdrement, (,n relevant la letter extraordinairesuivante, (1,1t6e du '12 Novenibre, 4828
11 Je me venge, ('110" ami, do ta froldeur pai- I'exc6s do mon atnour. Cette expres-l'!?1oll de ma tendrosse, to paraltra sCirement Otrange ; mais mie es4t; vraie. Quoique tu me lasses voir que. je ne te slis 111w, ausq, ,j cll6rc qu'auparavantje vaimq et ne puis lesser de Vat116.1as tu ma,. I-jjit trop entendre que ton e(vor ri'Mait pln.-; lo m6me. Ta mani6re d'aimer et de senior est si op-posbe b ]a mienne, tu me montres si Peu. d'amour que, si. Je Wavais 1'espoir de to voir (Incore pour moi cette tondres,,e exclusive. cot amour qu'iI tl6tait si doux do M'exprimer, je Serais morte de douleur. Solon to!, clier




REVUE DE LA LIGUE
ami. la possession de Vol) jotailn6 Joit n6cessairoment affaiblit. lo sentiment ef quelcluvrois m6me I'andatitir ru me I'a (lit cent rok et certes tit ri'a-- pas besoin do discourir beaucoup pour le prouver, cat- tu ofIres 1'exemple-de cette v H16. Cependant, it est houreuse ment de,; exceptions. L'amotir illimit6 dont jo t'ai donn6 tant de prenvvs, me donne le droit do te parler do inni. Oui. je puis a-surer et je le protive sans cesse par mes action-4.jo puis asstirer dis-je, que les liens qui ul'unis-ent toi. loin do diminuer Ilardetir de me ; sentiments, loin d'affaiblir le I)esoin que J'Oprouve saris cesso de ta pi-Oswrlce, ces lions-Hi n-ont fait que to rendre plus chpr a nion cceur, et d,)ubler ton P:npiro sur mon Amo. 11 west rien &6tonnant que je t'aime plus (lit(- tout all monde, pui-zque.i3 trouve.en toi tout ce qui fait aimer et tout co qui attach lo ecear. Les qualit6s queje d6iouvre chaqwjour en toi ; ce jo tie Sak quoi qui te rond mantra ab olu do mon Arne, tes charm, !.,. lo bonlieur de to ch6rir, tout enra Vassure dos droits kernek n mon adoration, je to v n&o commo mon Dieu. Jo Vidoldtre avee 11-6n6sio- Mon coeur. mon Ame, rien tie suffit ii llexc6s do mon amour r I i Wos- pa,; ma vie, tu Wes pas mon Dieu. tu es mieux (lite tont cela. Je sens, oui, je sens qu'il West point depression qui puis ;o peindre llw-deulde mon amour, il est unique, il est sans bones Je to respect comme la divinit-6 h quijo rends des homages. Je tie sais s'iI fallait choiQir ontro Dieki et toi ,i tit tie serai. pas le prwr( oui, tu le seals, pui squojo puis me passer do tout et tie powrais pas vivre San,- toil arnour. Rend -rnoi di-ne. 6 mon tont renfis [Doi dinedu bonheur quo W mO do-ines. i)-rke-moi lo charme,(Ini Cenvil'onfle pour t enchalney a mon cmur.
(i Tu C.Silniquo, tit M61-Ro-, l'idoldtrie do tolls les scours. Non, je tie to vaux pas, tit moritais mieux. Je 'tie polirrai jamais to donner tout le honliour que tit me rais goCiter. Laisse- moi I o le dire, mon ami, mnn doux amijo suis folle do toi ;Je dois A ton amour, cot aveu, if fait mon bonlieur. Oui. Fanbert, tu es fait pour iRre ch ri, tu es fait pour- dinner I'amour de la vortu. Je suis Ore de toi c'est toi qui me fais almer ce qui est grand et bean. C'est toi qui animes mon 6tre, et lit! donne de la vie. Cher ami. lors m6me queje series assez mallienrense pour- avoir line Ame ordinaii e, la noblesse de ]a tienne, P616vation do tes sentiments me forepraient 'I me rendre digne do toi. Cette reconnaissance do ta personnel me rend fl6re d'kre ton spouse. Je place en toi mon ot-,-Iu-il ot ma gloire. Tu es mon trd -or, c'est le soul qui excite en moi de ambition ; A chaquo instant, je rains de le perdl-e, jo voudrais ouvrir rnon ewur pourI-y enfouir. Queje serai, heureuse alors L personnel tie te verrait. Tu no series point expose A m'Otre ravi h cheque instant. Environtid do -,oins et d1amour, tit Hniraisj-en sni4 Scire. par Verforcer d1aimer ta prison, tit z erak lieureux, tie to Passure ; car- oil trotiveras-tu jamais un coeur qui sacho t1almor comme le mien, (ri; t'id(-)I,^itr(, avee cot abandon, ce bonlieur dont rion tie pout donlit'l. Iid e- O i en trouveras-tu ? il nlen exist point. Clier ami, jo suis encore amante, amanto passionn6e, et je le serai toujours, jusqul la hit de ma vie.
Je d6fle que I'on me cite, une seule letter de Julie de Les.




DE LA JETJNFSSE 11AMENNE 17
pinasse o6 Von troupe tin tel souffle lyrique, ofj les m mes 47 motsqui reviennentcomme tin balbutienient d'amoureuse
qui n'en pout plus.' qui se reI(',,vc cependint et reticent I'aim6 en so -risant des sentiments qui d6bordent do tout son kre
d6sempare
Cette lettreinspira une sorte d'effroi A Pierre Faubert, 11
s'krie, dans le comi-nentaire qu'il en fit'; (( Non, cc West pas ainsi que doit rainier une spouse, ure w6re de fni-nille ; ot j'appr6hendAi involontnirernent -jue colic qui allait jusqu*A pr6r6rer son mari Dieu rneme, tie Hitca pable tin jour de
sacrifier cc mari une autre idole. ))
Les araintes de Pierre Faubert 6taient pi-6 ma u r6es,' Fine
devait I'aimer loncytemps encore.
Voici unie nouvelle lotte do l'ot-nourenso qui est. Ja derni
re de Vann6c --828, et que nous ON11',1YOUS, cornme les prk& .dentes. du m6inoire rarissitne pnbli6 par le mari en 1817.
Elie est dat6c du 22 noveryibre.
Tit m1oublies, tu m1ahandonnes, tit ne songs m6me pas k
tianquilliser moll mo To la lasses anNitilie sous le poids de ]a douleur. Scrait-ij po!-silde (Im, ? - Non, ni me I-aurak (fit ;je crois i toil arnnur, jo crois ta. conflance. Oil mon tout I quehe doulent* I quil-, sont poniblos ( c,, dwites que j,6prouve 1 .. Oui. donfie-moi la mort, mais lie me cacliojamais; ja virit6... Je suis fAch6e centre toi. tit tie me donne.1 4 auction detail do toil voyage.-Tu nP me dis pas, cliez qui tit es IjDg(1, qiielies sont Jes personne-s'que tit vois!
Pignore tout coque til rals. 1.,_q cc li't coquette m-avais promise ?N'estu pas ma prop.-iot6? Pourqtwi rv ,M,-, iend tti pas czmple de llusato que tit fais de moil Well ? I'll mettras en avant tes affairs ; mais elles no doivent 11wz Vempfther do me protiver ton amour (-t de fassIl"er'Mon cour contie les craintell qui fe dochirent. Certes, J'ai de la: contiative on t(J, title conflanve illitnit e ;Je to von6re trop pour tie pas en avoir. Pamour divin, cot amour colesto que jete voue est ingOnieux A so et eer des fant6mcs.
. Le.d6sespoil- seul I divid lo commencement de cAte letter. Je la termite en vassil yant que toil I Euphrosine tra dautre botilieur que de penser a t0i., et dappeier do tou,4 ses vwux le moment lieureux
qucile doilt Venlacer dans ses [was
Ton Euphrosine Fine se donne 1 norn d'une des trois
G *ftces. Elie 'est modest. Fine, 61nit dot-160 de 'quelque chose qtU manquait cornpl cement A ve. ; trois persoiine:,: Mle avait de 1',Ime Trop d'Aaje m6me, cot (lit son imari, I'admirat(lurde FOnelun et lo. futur n gociatetir du Concordat.
Fi.n.NAND HIBBERT.
SitivI.C.)




REVUE D E LA LIGUE
-LA INIALADRESSE
D E LA
M I'S S J 0 N LAROSE ROU AN EZ
A p r6s 1 a ru ptu re on 18-23 des n6gnciations de Bruxelles, tenant
la recommis,;;ance de Nn&pondancc, (I'llaYli, ]a Restauration ne cessait d;impoi timer notro Gotiverneinvia do [a n0cessit6 du t-6.cflemi tit dOhnitif de Ia que -tion lialtienne. E Ile donnait, A cheque occa .Sion, par 1'entromise de se. agents, Vas -tii anco. que se,; intentiblIN
-eraient ((siinples, ju-tos ot rnod rees,,, rnarquant parlh ':.on d6sir absolu Won finir. Aussi, 11ancienno m6tropole sit(, A poine d0guir011 asatinfaction, Ior,-(lue. Boyer accept en, 182p d'( uvoyet tine Mis-'sion reprmlro on France [a disca-;sioii intorrimwe I'atin e pi--6, c6dente.
Le President d'HaRi no com-)rit-il pas la natitro avance.q qui' lui (-Wei4 rates et ;em.- signification ?On no saiii-wt-le croire. It al--lait iwant-noins (I;iri-; s(,.-; instructions, et romp-vit, Pit cela av ec, les 110'urparlei s arit6rieur-,;, ordwinor it ses agont. ; do in )(1ifier la 1'orme Aan. laquelle notro independence dovait Oti c recontrio par Charles X.
Cette orientation n6tivelle, qui devait jetoi- iin3 on-ilre s! Irkle sur la gloriouszo adminis't:-alion ext6rimire do B )yer, 6tait-ellle justiUo par Ies circonstan(- (,.-; ? Hut-il rais )n do rovoillier los iqstruc'tiuns donn('es nu roneral J. llovi notre a-ent anx confol-ences Jo
-Bruxellesd*adineEiro ii nouveau la pos. ,ibiiil.6 Windernnit(',Airectc-i en faveur de 'la France, ait hou do s'oii tonir wix avatitages com. luerciaux d(%ji ofTerts ? Enfin, ia Re-tauraLiort no i-; monaQait elle d'une ex0dition inilitaire et kait-oll (,it m-3-,ure do donfler Suite. D ses menaces, -i tiotis Wacca-ptim-z notre inddpew
dance, par voic (hine ordomiance royale 'Tit simDl(, apor(,n do'l'(Ilat diploinuique de ITurope, A cotte dpoque, stiftit A do*,rnontrer I)noxp'icahl: clian-pment opoi-6 daus ]a po.litiquo (w6rictive do la P,6pt1hl;(-pw.
De la '-,altite Alliance, or-afds' e apr6s NV'aterloo--p6ur saw ei. ]a I-ranco vt servir ('11 mome ternp,, les int&-Ots d'p la fluss-e en Olont, le t ar Alexand-o jer s'eflorcait Liepifis 1817 do faire tine, 11guedoss;(mverains europ encotit:e lesin-mr-osd'AmOriquo. P01-ler ces souverain! o secout-ir Feedinand VI 1, .1 jeter des troupes




DE LA JEU.N;SSZ HAITIENNE
sur le Nouveau Monde qui 6tait ell feu, c'6tait uno'mani6vo hahiYe Pour ]a Cliaticelleric de St Pkersbourt,, de d6lounier- attention ot les forces de ITurope des,13alkans I
Mais I'Angloterre voillait. D6s le ddbut, olle se dros. ,a centre cet. to enti-eprise si projudiciable' 4 ses int6r6ts cornmer-ciaux. Elie n'avait- pas laiss6 porter la question descolonies Ospagnoles all plid) gi-amme -do la Conf6retice d'Aix-la-Chapelle ; elle stit I'aire, circ6nschve I.es travaux dti Congi-6., de Ti-oppau o(i la I, Ussie espevait,plendre sa revanche doux atmOes plus, tai*d, A Wroneja q? tion des colonies avait &6 encore Oeart6e. Los Ati glais so po-saient dotic comme les clibmpions 'ftid6s do l'in&pendancu des R puHques sud-amiricaines. -23 on EspaAprbA.Vexp edition francaiso do IS -tie, i1i; prevent uric
attitude franchement hostile A la Rostauration. E t, pour bri! er- d6finitivemei)t lo,, effort do la Saiule Alliatim it r6fer I'Man fnineais, C pi-6s les victoires vempot-Oes dans Ii p0ninsule lb6i-iquo, Canning ahandonrid la politique d'ol) -Iruclion jus(iwici poin-suivie par I'Aligleterre et iii.mg.ora, un syt6ine plu- positit'.- llciurop o lie de'vait plus songet- A intorvenir par la roi-cce di!.-;*armos oil Am6 ique.
-incipo de non-intervention tie con,
Ce [it titmait pas une ol i, ina)M
1)6jc i. Pit 1818, loi sque lo t znr do R ussie cotiviait l'EUi-ope b se ritet-sui- les insur-Os amdricains. Adam-:, sect-6tall-e d E tat de ITnion Nord AmOricame avait jmss6 do.-; insti ucti ons A B a got. -;oil vopr senum)t 'a Londi es, pour contrecai-ror cette politique. U Aucune intervention des Puis, anco-, europii.ennos*, dcrivait'-il, lie seva fieurcuse que si elleAdeide I'E-pagne A i-ocmina1tvei*ind6pendance des Colonies am6ricaines.-,,
Avec une adinii-able Iworondent- do vu es, les An'lais, po!ir- no' pas perdre leurs,avanta,es commorciaux vp Amorique et compromettre le sor-t du Canada et lie lours Antilles, s'kaient
mis loyalemplit avec les am6t-icaiiis duNord pouv utiliser lem- for-,mul.e.de oon-intervention, pour oil I'aire line doctrine p6'iLiqtio? elli-opeenne. vour pousser A 1'(%manelpation des pays insurg6s. afin Ile
pouvoiv bdn ficiel- dela, --econnakzance do ces I)eu:)Ie-4 qu'il.s de. vaient plus tardse vatitev a davoir appeals A la vie. ). 11 appa)-alt clairement, disait Canning, que si title gf-ande P*artledu globe i-o-4tait Plus long-temps sans exktonce ieconnue otsans velatfms politiques avee les governments kablis dlEurope, la consdquence strait tr6b dangeieuse pout- les int&rks des Natiitis europdemies ,. Et, Pout. 6,vartev cc dan-er, il invite le Gouvernement de la Restaur-atiOll A imit6i- In' Gran e-Bi*eta -tie, dtatit UcidO, On cali lie refus, A no lui Peimettre auenne intervention arm6e (,it Am&iquo.
L'opinion-ri-ancaise s'(itait houreusem Int modifto Le-; Minktre-4 de Chal-les X ne"so souciaient pill-; do se lancer d-in ; wicullf. allevve ell Arndt o.-; -ique, m flgi-6 routes ;!)1licitationg 1),)ssibles dL-; 11,iis-ances.iilttjsl*e-"6es, et les lloyallstesjn6mos qui avaient tant ap plaudi on 19 '1 1 :1
23 expeditionn conirn I'Espa-ric s'Otai int IwAucolln calmds. a L'opinion rdtv-irale, m6ino Vopinion roY!flk1e est rw-t fi6de. 6crivait CriAteatilriand sur. la que,;timi dcsColonios 11 ify .1' point do Minisi6re qui no rat &ra 46's*il s'engageait dans un .0. pareih, affaire.
Atissile Minist6ro Vill6le,-ague. pa la 1)()-itiLlUO britanniq tie, d6siIralt un r6glem C5 ent paciflque envisapait la reconnaissance des nou-




20 REN'Ur DE LN LIGUE
. ea ux gouvornements de I-Arri6i-iquo ot pavlait m6me de donned
1'exemple en comment .ant par, St-Domingue. Lo 9 oetolwo 1823, 'Polignac, ambassadeji- de Fi-ance a Londi-es, pow- svell(v Ilentente PVC471'ADgleterre, deliati.-Pa un memorandum avec Cannin,, dofi it I'dsultait I'impos! ibilit6 pom. les Pui-ances de i-amenev I'Am Hque A son ancient Mat et !a volon, do tie point agir cotili-o les co. lonie s pat, ia roi-ce des at-mes,.
alent inflisponsable t pout- rai -P -e
Ce s explications R. re compi ndt a
malaftesse queconstitue 1'envoi de la mission Lat-oso-_Rouane _Boyer auiait pit Owiloi- col-to maladi-esiso. Renseign6, comme it 1-6tait, sui- les &6nements d Amdtique et d'Etuove, it Wi-aitdo, en se dL'cidant sm- les sollicitaiions i-6pWes de ]a Restainalion A fair-(- parth. eti 1824 utie mis-iop poui- solutiotmoi- la question V la iwonnai.4! anee de noti-e Ind6pendance, :,.'abstenii- dans ses; insteuctions de ,emiseutii- des coi.cossiotis quo los exigonces 11-in aises avaient abaiidotin es. Air dodans, depuis ]a v utiion (]it Royatimo ft ]a R6...pqblique, ciepui-z (tire IEst s'Otait. t-allit sous la banni6i-o de I'Ouest, dopuis la r6alisation du i-6ve do Dossalities d-tine Haiti dont les Hmites set-aietit constitu&e.,4 par- la met-, le G-tivei-noment, o- s6dait unp -i-ande antoi-it mot-ale poui- nO-ocipi- la :1ecoiinaissanco do noAre independence. A I-oxt6i-ieuv, ]a Pi-ance pvl (!,)nkait avee I'Angletet-i-e ]a politique do non intot-vention on Ai,0Hqiw ot so. -' hornme,, d-Etat talent pi-ess(isde la queslit'll haYtionne Aux Etats'-Unk, la Zettino Nlont-oO avlt;W pi-oclarno et sow-titayait .'I P, t v ois AmOi-iqups A la colouisatiou euvoi)66.nne. Jamai., civeons. tanves do routes soNes wavalerit M(s plw', favot able4z it B,)yov.
Copendant, le point capital deF insti-i-ictions du 128 av:-il 1824 con iQtait pouv no.,; al-ents A obtenii- tino OT'd0!ITIatI(_'0 "()Yale pavla'(111611e I"a Nlajc-t6 U-6s CIII-6tientie reconnaltia qio to people lialitien v.st libi-v ot ind6pvndatit,,.
Sollicitei- une ot-dontiance royal o,'o'6t a it accci-dot'aux franQais co qulils avaiefit demat)(16 Jepni-, 18114, comme cadi-ant avoc la digniI6 et T61-g6vil de ]our souvoi-ain. Cletait accepter- tifio iiWpInd"ance .6iuanoe de la gi-Ace du Boi vtocti-oyOe on vet tu (to son di-oit divin. G-Mait avou i- nott e f' nihlessv, A un moment ob le Gouvei-nement Mait plus rot-t, I)luA sloblo (pie jamais, et admettve que la R6pul)lique tie pol)tiva it ;i-alwi- Wo;galo A 6gale avec la France. C'Mait 1-evo.
rn; -ousemOtit sui- les effoils t'i-tictueux do noti-e diplomatie (Iiii avait dtj I'ait admetti-P. A.Bru\ollo-, le piinript, (to notte I-epal, If-ail(. C-Mait pour Boyev, jwi- -onnollempnt, 1.6. V( se-, in: ti-iwtions dii 5 mai 18-23 air GAndral .1, Boy6. dans les. .(ttiel ez it pi-est-vivait. ]a conclusion dun traitequi deviwavowpow'ba.,:JI la reconnaissance de 1'Indt;pendance dHaVi ,.
Les n ,,nciatii ri Oo Bruxeles avaient 616 t*ompuo suv to qolll viier do iwdcmnit6. Les autees points 6taient si blon acquis que dans routes les letters d'Esmangai-t et do Laujon, les n6gocia-jeurs I't-aneals, -'ct qui pvovoqu6r-out l'onvoi do ]a Mission Laro.
puanez, on hisistait v;vvment aupi &, du Pi*6sident WIWI[ pb6t- quli*l i-epilt ]a discussion d1un trait. J.v ne doutai pasilt,




DE LA JLUNrSSE IIAITIENNH 21
soul instant -qu'un traii:6 ayant pour I-Ind6pendance no fut slgn6 derivait Esmangart A Laujon, oti. faisant allusion aux pdur-. parlers de 18-23.
Et voilA quo par une -,In gul i6rc conceDtion puis6o on tie sait ofi, pour des rai -ons que Hitstoire n'a jarnais pu determiner, -notre clief d'Etat, renotiqant aux advantages obtenus pat, trotre chancellerie. abandonnant sort propre point de vue, 5. un moment ot i la
wrope subiss;ait un chan-ement radical., en cc qui politique do IT L,
concernait les affairs d'Am riquo, oa a France en particurierslillterdisait dans des aevnrds international d'intervenir par ]a force arm6e, ,;'avise subitement de solliciter une ordonnance qui nous fprait'don do notre Ind6pendance 1,
La leeon allait 6tre dure pour Boyer. On lui flt bien volt- que du
11 implorait une -rdoe il ne pouvait plus s'agir de, n6: women qu C5 0 I I
gociations..La Restatiration, la ve-Ile si cajoleuse, con-6dia no-s agents et, Parinde dlapr6s, pour r pondre A la suggestioti. -'-.,a!tiPntie, elle nous gr, tiflait. san.-,, con.,ultation prdalable, de la'd6sastrouse et humiliate ordonnance de 1825 qui bless prorond6mrmt Porgueil national, serna tin tr6s vif m6contentoment datis. totit le pays et provoqua de.s; soul6vernetits qui rail li.rent renversor du P.o u. Voir le Pr6sident d'Ha"iti...
ARFL N. LI GER.
MMMI




REVUE DE LA LIGUE
TENDREIDYLLE
...........
J'ai recu,' ces jours deniers. d e France. line letter bien triste. Je la pubhe, en ne changeant seulerrient, et tout le monde cornprendra pourquoi, que lonom du pauvre disparu qui en fait l'objet.
MONSIEUR,
Von;; serez bion dtonii6 do recovoir cette letter do moi, d'une personne qui. vous es.t certainement itidiffdronto et que vous avez & peine connup. Mais vous me pardonnerez, san-- doute, ]a libprt un peu trop grande que jo preiids enters vous quand vous saurez la nature du sentiment qui me fait m"adresser A vou .
je viens d'apprendre par les jourriaux do votre pays ]a mort do mon cher ami Pierre Dolan'-. VoLis lie pourrez jamais vous imaginor ]a douleur dont.j'ai oil toute IIA.m.- hvoy e ;! I'annonce de cottp nouvelle au-si terriflatitt- (julittatleii(lue puisque vous lie savez peut- ti e pas, quelled affection irt uptible me liait A cc pauvre ami, quidtaitaussi volrearni.
Sijeme twrmptsdovmi -6c-ire pcur vous entv.3ten.iv gpOcialement de lui c'est (I tic, d'ahord, (I tj rarit leSLI',)i,, d licieux mots que j'ai pasq6A dati-; votre inervoillo. do ptito capital, da.ious les liaiflens quej'ai renenntr6s. vi-)-i,;* m'dtiez I'tiri de.-;'phi- sympatWques et, qu'Onsuite- je voii ; ai toijwir.- ,(-omptd panni le- 1) Camara. des de Monsieur Dotangn Jo votis ai varem, tlt vtli 1,1111 ;ITI,; I'alitre. Vous I*accompa,Miez pro ;(pie totij itir-; A I.I.triszaa i o ij*allak quefols, moi. avec moti mari. El c'Mait sc)uvantvc1i-;. Lro ; souvent,' le companion qu'auChamp do Nlars, o0j'avais I'l-labilude de'levoir. 11 abandonnait pour me rejoiridro. N'est. ce pa-; que vous avez dftm'en vouloir do vou- ravir ahi ;i, le, ,oil--; do pt-offienade, votre int6ressant copain, ces soirs de clair de lune oO Ilair fri :soiine d'une tolle gaicto qu'on dirait que ses souffles charrient do la joic ot du bonlieur. Ces soirs-14, il trouvait toujours Foccasion de me parler do vous. Et, me parlant d6 vous, il avait dans la voix, de te!,Ics inflexions do sympathies que, sans vous connaltre, je vous Mais dovenue'une lointaine et silencieuse amie. Plus d1utie fok m6me. jo lui at demand do vous emmener avee lui. 11 a toujotir.,; e(i tin iniq aimable pour veruser ou. une gentile blague pour s'excuser do ti6 pas tenir sa promesse. Tant y a que favais fini par evolve que, Par une 610,gaute diser6tion dont int6rieuremaiitji- vous sivli-; gr6, vous aviez toujours rerus6 do I'accompagnar Ians ses lenlos flAneries avee moi, pour ne pa's jouer lo trouble We et 61re Cetle banquise quIest toujours ontre doux coeuirs qui s'aimerit, un tiers,




DE LA JEUNESSE IIAITIENNE 23
rut-n tin amL Vous aviez sans doWe d, viii6 nos relation,;. Je sais, il 6tait si discret, qu'il ne vous en avait jamais pai-16.
Nous nous aimiori,-. '.Mais nous Otions deux amoureux scrupuleux et rilavion-, jamais [)it aller aii del-- de, chose,, permises A Pamil!6. ]a hazard h6las qui a-ran ',,P parfois si Mal les chooses ayant d6cl-, d6 qii'il en seraiL toujoiirs ainsi. Je ne eachais pas cependant le wrnis-sant amour qui me pro-,ternait toute, deviant la tri.s;tessedo son sout-ire. Pkais si heureiv w d'kre aim6o de Iiii. Toute Ma p.ersonne s'eu 6patiouissnit. 1%lon Amp en frissonnait d'orgucil, tenez, comme ces rrdles fleurs jaunes qui do lom- satin frafrile ponctuent le vert velouteux do vos gazons, savent rrisonnor, sous les conti nuelles larmes parromees de vos etites 1wises rtireteuses. 11 6tait si bon, si aimant et surtout. oh surtout, si courageuxl,
Si je ne craignais de votv,- ennnyer, je V'ous dir'nis, 'MoTIS100'. certain details do notre amour, le calme souritint qu'il oppo :alt A mesjustes inqui&W4 vs et'A meq atigt)issants presentiments. 11 6tait si d6daigneux du danger it jouait si bravement sa vie imur son amour que certain soirs jo me sentais, A sos, braq,- Mon Ame hien serrOo centre lasienne,-pr6tc it aff renter routes le, aventures sans tine parole de crainte, sans un m0A do dotilour. Ces "Oirs-IA, je verrais deviant mes pas -.Iouvrir les portes do la Moit que je Wen tr emblerais pas.
Quel dommage qu'il Wait pas reQu, avant do mout-ir. la lkti 6'q'6;0 je lui ai derite, qui m'a W retotirti6e, avoc la nouvelle d'o sabityrt etqUeje*conserve ja ousemeiit comme si 61talt une'' qWello me vint d'un Saint. Cornmq il aurait W heureux do savofi* que Maria-Nita no l'oubliait pas, ne potivait pas Foublier.
Marin-Nita Si vous saviez comme il di ait bien qc pMit 6om qulil tiravait lui-mome donn6, avec ce Id.-er accent cas* tillan et cet te intonation voluptupuspment chantante qui me donnaient, PillifSion quej'avais pr6s do mcii tin do co amouroux ardent-Z et brIIIIS, z P I ii m*aimait ot
MIX clievoux do On6bre, do Pancienne Ca-tille t q qui m1adorait. Non je Wai pa,; pit l'oublier. Et hii, vensait it quel. quefok A moi ? Dites moi. o,,i, dites lo moi, vous parlaiL-il parl'ols de moi ? Que je voudrais Io savor ot clue cc donto me fait mal
Pauvre, pauvre aml. 11 ne me ro-4o m6me pas la cof--rilati n d'
Over qu'unjour it scra permits Waller penchor vers sa tombe loute Mon Ame Ot murmnter A son omhre, sous forme do i)i Ces MON lialetants et 6mu-; que je lui disals si souvent- jodis et dont le solivergi. pleut-c eii moi av c ]a m6lancalie et la mo*fioiOnio de c(,q petites pluses fines do cliez vouQ, lorsque votre nature. tonJours limpide, so fa rde do brume comme par caprice et (11W YOVP 'Cie) (( fait nord chrome on le 'dit si bien dan,; votre ragofitifit' cr6ole.
Je sui,, 61()ignde, et pour toujours 1161as'! du lieu ofj il repo r, Vt n tr*(3 Mon amour et qa Mmhe, Pa t1ani iquo dlrofi (, 11 n fi ni Welt values ot les contirluels soubrosaut-, do -o-; hi tno- J Ilkl I-ii 010191160 do qa tombe, lui dont le souven-r cepend:i tit c.s; si pres'de- i-n-(jl. lui dont le so 1 11.
urire mMancoliqtieest 6tornellomvi-it izriaO en M01 .Tonez. Monsieur, je vak vbus demander de rn'OLI-e agi ktbl(rJ' 18 Sure que cela ne vous d6plaira. pas, surtout siYous vou-i rapj1e
equejo vous demanded vousio rerez un I peu aussi POUVIIQ WTI am!. Darts cette letter vous trouverez quelques viciletto'squdj4




24 REVUE DE LA I.IGU(,e
cuei Ilies on pleuratit, parce que jo ioq ai ctjeil lies on penar it ?i Iiii. Allez, -oh! je vous on supplies, -au cimeti6ro ocl on I'a m;eveli et jetez-les sur sa.tombepdtale p6talecommo s' W-6nent des larm'es. Elles seront froiss6es, mourtries quandello vous'arriveront. Qtj'importe. Je suis persuade quo hii du -moins, notre cher disparn 'en sera hetireux tine minute, si de Vatitre e6td do--, tombeanx on voit encore les gestes aflectueux faits i)ai- coux que Fon aima. Pen, ez rortement A lui (,it les offetlillant. Et ponsez aLISsi A moi, Lin peti. Pro noncez son nom, ot aussi le mien. Prononeez les ensemble. Conrondoze mm6lez letirs.syllabes. 11 me semble (lu'ainsi, malgid la mort, il m'atira eue Line fois an moins, hii que j'ai s! rolle!-nent aim et qui n1a jamais sit comprendre'les appols do ma chairtendue vers lui ou qui les a d6daign6s petit 6fre.
Et alors, quand vous in'ecrirez.-ear vous mWrirez nlest-ce pas-? pour m'apprendre que vous avez fld6lement ex6eute' mon vwu, par lez-moi*de lui. Pa"Iez nioi de lui comme vous en a\ ez I)arle clans Article quo vous Iiii avez eon.;acr( ;tve(. emotion, aveedoulcur 6t toujours avek; sine6rit6. (omrn(, on sont que vous I'avez bien connti A fire cetto n6crologio. Pavlez moi doii(, do lui. tout le temps que votis le pourroz Colane ine fati.-Liora jamais. Au colitraire. Votis me donnerez Pillusion qu'il vit encr we ot que par les soirs de clair de lune, il se prom6no lentement, en votre companies, pa I r les all6es cailloutou-,P.,, du Champ de Mai-A ot quIH vous entretiont quolquefois de cetto Maria-Nita qui I'a tolloment aim I que m6mt! limort -ii'a pas att6nub :oti armour.
MARIA H.
J-avaiv; A-poine achev6 do lire, cktte letter queja me rondais au cimeti6re. D'ordinaire. j Wy vak pa-;, Wayant willement bes) n d e mecourbor vers leurs toinbes pom, cotis ,-rer Lin pea de mi pen z6e aux morts qui me rurent chers.
I.Iapr6s midi Otait rraiche quoi(lu'ensoleillOo. 11 n'y avait pas ell do nombreux enterrements ce (' C
jour 1A. parfait il. L im!ti6re 6tait presque solitaire et somblait ondorm! dans le silence. A de tr6s grand intervalles, la voix d'uri rOSIffeLli. rusait dans I'air, pill.-. brusquement -'keignait dans Lin rracas do riro rappolatit a!i r6votir, attai-O quo l'on. amuse aussi ati Champ des morts.
-Du c6t6 de ]a chapolle, (16n6ral, me ropondit unjournalier it qui jlavai.-; demand oa se trouvait, le caveau. do Disjoint o(I repose encore Ernest Dolang.
- voulez-vous que je vous accompagyne m'offrit-H
J6 refutal. 11 me fallait une entire solitude potir accomplir ce qui me paraissait 6tre Lin pieux devoir.
Apr6s avoir longtemps clierch6 et ml6tre heurtd combine de rok aux pierces abandonn6es quo drape le rev6tement vercIALtre des lines folles.je trouvaienfin. celle sous laquelle dort Ernest Dolang. J& crus du moins ]a trouper car aucune inscription n'y 6tait grade alors pour confirmed ma persuasion.
Lentement, avec des gestes presque sacramentels, comme -,i 666 itait 1A, auteur do moi, lombrd du cher ami A qui, au nom d, u.m




DE LA JEUNESSH HAITIENNE
pas en
an"10111, queje wavais gnor6 mals dont jamais it no m.'aval tretenti, commo ,-;i elle 6tait pr-6; d moi, I-ornbre do Parni 'a qtii j I allais parlor je me Vemivris et sorti,; la letter do Madame Maria H., Et peasant fortement a colui qu'elle'avait airn6. et un Pen aussi A elle, comme elle m e Pavait, (I emand6, je me mis en conrondant es syllables (to leurs nom- A effeuiller au pied du caveati le; violettes qn-elle avait en pleurant, parce qu ello les avait cueillics, ell pensalit A lui. Je les effc iillai' P talc A potale, comme w6gr6nenl des larmes.
Insensiblement, sur ]a face enflammso (it tum'd(Wedu oleil 6ouChant to cr6puscule de-;cendit sa voilette sombre. Le silence so fit plus grand. Les rormesslimpi ccis6rent. Les ary-61es des- tombeaux disparurent et sembl6rent c d6layer dans Pornbre Settle la st6le Ati haut de laquelle tit) bu,,to porp6luo to souvenir d-Edm:md Paid, lutta eiicore control la wdt c )rnmenQ itito. E, c )mIn si elles dtaient desAmes de mot t.,'qii avee to s,)ir pnipico venaient de sonlever les couvercles de letirs, ti)mbeaux. des volees d-oiseaux bro-, Orent I-atmo zph6re de ziz-ags rroufroutants et knurent PobsenH16 d'appels brefs et timides. L-orchestre des grillons diss6mln6 clans tous Irs coins clu cimeti6re (sgrena les notes i udes et saccaOes de son coticert myWri6tjx. Non loin do tnoi, sur une piei re vers laquelle, courb e en tine protoncle litimiliti-, s-immobilisait la silhouette noire d-une femme, une boogie .-,,alluma, petite fleur cle clartb vacillate close dans le silence et I'ombre, qui mar. racha de la i dveric profoncle oft tn'avait plon.-b le U iste souvenir de Mon mallieureux ami.
ngageai dans I'alloo -ait davant moi. Py avais i
e m'e qln s oiivi youx di-traits se d6noua nn
peine raitquelques pa-; que sous me., Couple que notiait la plus intime de.-; C treinte! Je passai saus voir. Et Ion-temps api-6-; mr)i featendis la voix sacrilege de I'hornme et le rire groszier de ]a femme, rappeh-r au rdvour attarcid qui s'en allait, quau champ de., morts, sous to minteau propica du Soir, on vient s'aimer,,quelquerois. .
IAON LALEAU




26 REVUE DE LA LIGUL
Po ]SIES
TES NMAINS...
Tes mains, tes douces mains de rt've et de lendresse,
Elles me verseront t'hymne ionmat6-iel
A vis de leur bonM louchan le, enchanteresse.
Tes mains, les deuces mains aux onctions de
Tes mains, les dances mains d'espoir et de promesse,
Elles me guideront dans la nitit des chemins ; i I
Je nvenivre de leur foi d-endorincuse ivresse,
Tes mains de etarles ferventes, tes doices mains...
Tes mains, tes deuces mains de /We ott de d&. se,
Elles me ercel-onl longlenips, lonyiemps. lopylemps!
A nieurs de letir troiiblante, anzottrease caresses,
Tes mains, tes notices mainsde charine'el de printellips...
Cro.905 haitiens...
LA PETITE CONFISEUSE SONNET
11 est dlacojou nettfd bords en denletures,
Le o bac,, ot), citit, It., sucre as ewble s.,s c"Illetil's
BdIons desuc;-e dlorge, d la mince encolure.
Coi#ds d-un gai turban cochenille en roulout,...




DE LA JLUNESSE 11 kITIENNE 27
boti2es all lait cremeux, ti savoitreuse allure, Cilte (i cdle. en carre s parfaiis, sans'e paiss illTableltes de coco dont les fines hachyres Etalent 1Pnr chairrose oil blanche de douceur
Ali milieu, dans le ton, et poursuivant la ganiam, Ptiles de goyave, en roux paralMlogramtne. ... Toul est pr9pret, loul est luisant, pl-es-qttrnchanleur
La vendense, encor plus, allire Pachelent., Car ses yeux sont de braise en ses quinze ans mi-sages, Et ses seins, dejti gourds, lui erhvent le corsage...
VICTOR MANGO S
PASSANTE
Tu passes, sai)s son.9tj, anx r&,es insellses Que 1(,s yena, de candeitr. en. mon (inte. ont fail nailre, U11 7 egard altendri, sur lon cleemb), lai s(,;, Jf'ettl donnetant el-es'poil% (i toll. invil P('Itl ("tre. Tu passes, chaqtlejonr, lranqnill(!, sais 6noi, A vec ld pren? il re owbre, (i 11henre des t!l o iles, Et par de chairs matins inon -Pv(! le revolt. Nans (lue le donx secret de /on cwnr se d,,'v, ile Yourlanl, maigrele conrs implacable des jott"..V, Yallends dberNement let minute divine Olt, chevalier Me pour tin fervent amour, Je prendrai, de la maiii, let rose incarnadine.
EPH ENI U'11 E
Ac parle pas ti ma lrisle.SSr.
Tit ne la comprendrasjamais,
Elleest trop grande, d6ormais,
Pont* se mercer de la lendresse.




REVU8 DE LA TAGUE
Mon dme, a permit sans relour /.a riaitle el candidejoie, El sous l'oull-age des jours I)Ioie. Pour se dresser comme une lour.
A vril, dans la brise, chemirle Je le sais. La terre Pallend. Le clair prinlemps, en rayonnaw, Va fleurir pre, vat el collins.
Les oi.Feaux, eperdus d-air pur, Entonneroid daits les fulaies. Dans'les buissons et dans les haies L'hymne du Irioniphal aziti.
Prinlemps Enchantment quipasse, Moment illusoire du Temps, Que le fatal ecoulenzent Fail disparailre dans Ilespace.
Mirage ph6)i&e el divin Aime des vie) qes et des roses 1.
- A h laisse que mon frow repose Sous ta fragile el douce-main.
DAMIOCLtS VIEUX.




DE LA JI-'IJNESSF IlArriENNE
LA PLANE DE UARTIBONITE
Conference !a ite d la L. J. II.
MESSIEURIS..
Nous sommes ainsi faits. NOLIS savons, o I u nous croons
tout savor de I'Mranger; nous savons, par example exactement comment Madame Sarah Bernhart interpr6te ses r6les, nous savons, A quelques hemmes pr s, quel est le montant des effectirs actuellement a:ian6s sur les champs de bataille ot I'Europe s'6vertwc A abat(re Fh6gknonic allemande, et, depuis ]a Guerre, notis a vons acquis Line erudition redoubtable sur la. G6ographie d'Europe tir6e des communiques offlciels -t des cZpte-rendus d'Epop6es, petites ou grades. Mais.
faut-il le retire A vous qui le savez autant que. moi, puisque c'est l.'un Jes motifs qui nous ont -purt6 a er6e-r notre Lique,
nous ignorons tout de nous-m mes.
Eh! sans doute, nous savons, sur ]a foi des affirmations
r6p6t6es dont, un si cle during, nous n'avons vess6 de nous abretiver, que notre pays est tr(' s beau et que les vichesses y pendent des arbres. Mais cette certitude ne parah pas nous avoir dmu jusqu'ici, puisqu'en definitive on pourrait les computer ceux 1A qni ont jamais tent6 un essai loyal de mise en valeur de ces richesses. si cc West parfois. tr s solvent W me, dans les- douanes de la bienheurcuse Princesse, au grand scandal des esprits chagrins qui s'avisent, it tort, de ]cut, trouper une function toute0autre que de serviv A un essat communists de ]a r6bartitioii de la richesse.
Or, on aura. beau me dire que notre goAt pour le fonctioniV narisme et pout, bien Tautres chooses, nous vient de notre
culture lafine et coin m una ulaire, par cons6quent, suivant I-mot cher A I*Ecole de Le Play-Pesmolins, je pou-: avoir tort et beaucoup d'excellents esprits ne demanderont pa,- mieux que de me le prouver, clair comme cau deroclie, maisjecrois que notre absence de documentation sur nous m6me, c'est Adire I'absence de motors immddiats et pr6cis de nous int6res ser sinci6rement A nous-m6mes, West pas pour rien dans le farniente, tant6t 616gant, tant6t insipid, que depuis centdouze ans, tOus & tour de r6le, nous nous plaisons A proclamOr -le caract6re spdciflque de Maltien. Oh I fentends bienj tous)




.30 -REVUE DE LA LIGUE
tant que nous som mes nous savons bien, avee Dant s Fortunat, -Henri Chauvet et les autres, jue- I'Anibonite,.pav example, re,gorge do riz et do besth ux et qu(, lo -mines &or, d'arrem et autres nj6IaUN pt'6rienx so sont, d 1'envi donn6es rendez vous dans le sous-sol de I'lle. Mktis ces connaissances pr6cietiies nous IPsavons acquises avec, tant d'ennui,-tout I'ennui d6gag6 par 1'61oquence endovmeti.se ot 161-ocement minutiouse de promos ,ours, que nous Wavons rien en de plus pres.c;6 quo do tout rejeter d'elles, .pour ne retenir, t1U.MlIXiMLIM, que le nom de quelques gran-' des villes.justo ce qu'it faut pour savoire quand un at-ni nous dit que Gonnives a pris les, armes i o(i que Jh6mie West p;l.;; tranquille, q1i'il Wentend pas parlor de I'Afrique nu.;tra!e ou do In Chine extreme oriental. Do sorto' que la -6.ographie d1lafti s'est A ce point d6color6o poor nous, (IiCelle WappaMit.plusque comme un-pdlecanovas do coordonn6es.g6ogrague A poine la -66graphid plus phiques et encore, oO se distin n vivante et combine plus int6reKsante qui osl intimement li6e A la vie de plusieurseenLaines d, millers cl'Mros humain-, qui palloitent et qui peinent, et que. dans nos aec s de frititer.'nhd endimanches, nous appelons, la voix tremblante et la larme -!t l'oeil, (,nos chers concitoyens )) on 1, no,; fr6res des, c-ampagnes )), A.1a gran(Te indiff6wence des consommateurs, b6n6voles et r6sikn6s.
J6 Wai cerles pas la pr6tention de cobbler le' vide quo laisse un pareil Mat d'esprit ni w6me de 1'entamer. Je.vous deMande implement la permission de vous presenter, j'allais dire. une oeuvre de bonne foi, maisjo me rappolle Montaigne. de votis presenter (]one quelques pages do bonne volonI6.
ar anryer avec notro Pr6sident, Mahre Georges U
quite A m'. rn I ,
ger. qui n1a aucune mis6ricorde pour. les rnanire-;;tations o6 I'on chercherait en vain autre chose qu'une irnrnow e bon'ne volontd.
Le 15 Ma r8 1913, mon cher maitre et ami, Fernand Pressoir et moi nou ; prenions passage h bord du Verti6res que tous vow.; devez connailre, cornme 6tant l'une des meilleures units A qui en ce temps IA, 6tait con Ue ]a garde .des c6tes haYtiennes. Le bienheureu\ slabotA force d'avoir th-6 de I'aile et train du pied, pendant dix h0t.11'eS, fInit par faire une entr6e triomphante dans la rade dos Gonaives toute ensoleill6e et au bord do laquelle le sel do s masons mettent des'scintillements de gemmes. -On se bouscule, on descend. Une journey do repos bien gagn6e passe A I'H6tel SI !dicliel, l'unique de la Ville, une visited au Palais do i l'Ind6pendance et nous voilh pn tsdpartir p9tw, notre destination.




DE LA JEUNESSE HAITIENNE
La Chicotte sur I'Est6re o oil nous demons achiever le montAge d'un Pont m6tallique, que dans leuv solicitude bien connue pout- I*agriculture rationale, les Pouvoirs publics avaient d&W de placer sur la rivi re I'EstOre on vue surtout id'ki-e a"r6ables ft deux honorable a-ricultours, concessionnaires eu Pont).
Nous caissons GonaNes tl .10 heUres d(i soir oncarriole so. lidement, trop solidementattel6e m6me-puisque en cours de route. 'M. Pressoir a failli perdre une mainpar suite d"une ftfadede Vexcellente rosse qui nous conduisait. Puis. sans autres incidents, qu'un beau plongeon que carriole, b6te'-et gens ont failli fare dans I'Est6re h cause d'une erreur dedirection. nous arrivonsA la. Chicotte dans I'Mat de gens qui no virulent plus rien voir que leurs lits ( decamp) 6tat quo je risque de pt-ovoquer bien des fois chez vous au cours de cette causerie, si vous n'y mettez de I indulgence, toute votre indulgence.
Une fois in.staUs et I-ompu aux miscres irreparable d'e la vie d'ing6nieurs j'eus I'idOe de. proffier de inon s6jour_ pout, dirninue-r &non ignorance" de la Plaine de I'Artibonite que les g6o., aphes 6ppellent d 1'envie l'une des, plus belles de la 116publique &ans le prouverjamais.'Qui rn'aime rne suive
D'apri6s Moreau de SI Mdry et les ingenieurs'du Roy en rnission A 81-Domingue, In plane de I'Artibonite compared loule la portion borne au Nord pai- I'Este,re, de son embouchure'au Pied de la montage dU 'Piton ; A Mist, Pat- 1'extr6-, miI6 inf6rieure des montaginnes qui, de celle du Piton, vont rourant h peu pr6s au Nord-Est retrouver le morne de In TranquilM dontle pied baigne dansl'Artibonite ; et.sur, la riVe gauche do cette rivi&e par-une petite portion plane que termite le bourg de Ver I 1-ettes,; au Sud, parole has des montagpes qui ferment un I massif dont le'prolongement court dePuts le Mirebalais usqu aupr6s de ]a ville de SI-Mare, et h I'Ouest par' la met- diepui s 1'embouchure do FEst6re, jusqu'au botican des Folleuse, oCi la c6te commence A devenir c6te de fer., La plus grande lon(,uc6r ne.doit se computer qu'A- partir ides Verrettes jugqu'A ]a tner, parce que plus haut et vers I*Est elle est tr s resserr6e entre les montages et couple de monticules de facon A n'6tre plus qu'une valley i6troite qui m6ne au Mirebal'ais et It la. parties espagnole. Elle a environ fluarante-cinq kilomi6tres ( 11 lieues) sur une Inrgeur qui vnrie de quatre kilorn6tres ( 1 lieue ) A vingt kilorno tres 5 lieues) donnant une moyenne de 16 kilom6tres 4 lieues) SOit'45 lieues cards (1)
culnf)Tlf Ift S','j)ej-flCIe dep rotiies,




32 -REVUE WE LA LAGWE
La ptaine de I'Artibon'te est arros6e pai- plusieurs rivi6re s d'in6gale importance. La plus considerable, qu'i lui a donne son nom, la traverse dans sa Iongueur. Au Nord de celle cise trouvent : I'Est ,re, leCabeuil, la Rivi6re,! l'Inde. la source d I'Inde'ou Petite Inde, la Mat-6ca-euse, la Petite Rivi&re, la Rivii re A Jean-Adam, la rivi6re Espagnole. et au Midi se trouvent: la rivii re des Vert-ettes, 'celle du Tapion et la rivit-,re Sal6e.
L'Art!bonite qui format la limited Wridionale du roya.ume du Marion sous Guacanagaric, prend sa-source all (Yroupe du Cibao' Grossie dans son. parcours sur le territoit.'e' dominicainpar-les apports d'une multitude de rivi wes et de t-ui$. 'seaux;et notamment pat- IeGuyamunco qui lui me^me a. reQu un immense appoint auquel est nj 16 celui de la rivi6re.du Dondon, elle arrive Vlafronti re et traverse deUq Mirebalais, oft elle s'au-inente de, ]a Rivi6re du Fer h-Clieval, de In Gascogneet dela Guayamouc, pois elle parcourt toute la plain e appel&t comme elle, r6unissant les eaux d'un grand nombre de g6rges ot routes cells fournies pat- le penchant des mon7 tagnes- qui I'avoisinent.
Ze cours enter de I'Artibonite, mesuT6 en ligne di'-oite, Wit pr .,s les inge'nieurs du Roy, est d'environ 240 kilomki-es dont A pen pr6s 12o kiloinkres sont en territoire Haltien. Mats s l'on veut suivi-e lessinuosit6s. seuletnentdopuis qu'elle quite les lifnitesdo Mirebalais, c'est-A dire A partir du mornent o(i elle'commence. A se d6caisser jusqu',q son embouchure. distan'te d'envi'ron 18 lieues ou 64 kilom6tres on ligne droite et dans'laquelle elleestdirig6e de I'Est, Sud-Est ou Ouest, Nord. Ouest, on troupe quarante-cinq lieues, ou 180 kilorn0res.
Le volume-des eaux-de I'Artibonite varie bea coup ainsi quo ]a vitesse. Pendant la season s6che, appel6e le see, par les paysans de la region, et q ui du i-e du niois do Novernbre A eelui de Mai, elle Wa .u6re quo deux ou trois pieds do proton deur et m6me moins etje me rappelled I'avoir pas86 A see au
-ibaed'Acl6in.. Nlaisdans la season pluvieuse qL11 Vit de Mai A Novembre elle acquiert depuis 6 j squ'A.12 pieds d'eau de plus Quelquelois V'616vation do ses i ives, qui va jusqu'.q 18 et 21 piedsnesuffit pas pour lescontenir et apr&s avoir surmont6 ses digues.qui ont depuis six jusqu'A 16 pieds de -haut, elle se r6pand dans la plane.
La 1vite-,se de I'Artibonite dans les -basse's eaux qui sont d'environ 3 d 4 pieds est 6,valu6e, liar li-s hydrographes du 'Roy, envoys en mission dl'6tude dans la region, A un pied et demie pat- second; la larger Mant de 180 pieds on en dd. duit de droit un 6.coulement do 810 A 1089 pieds cubes par second.
(4 suipre) ADRiEN SCOTT,-




DE LA JEUNESSE IIAITIENP E .33
r
CULAUREE GBEGO-LATINE
MESSIEURS
Les adversaries de la culture gv6co latino et il'; Se ro[IL noinbreux ont accoutuni6, dans les assati(s plifle)t inal conduits qu'ils lui'livrent, do seineltre A In remorque de certains autetirs, 1011S tflOinS COIIIIII-; leS UDS q11(- les autres,_et d'essayer, par ainsi, Wen imposer aux nails. S'il est de ISOnfie guerre de retourner centre 1'ennetni so- propres amyfles, pourquoi Weinpluierions-nmis pas centre eux, nous peut-Olre.. ,es deniers appealss au banquet dos inti-ses )),I u proedd6i analogue. Cc'flasoit, (lit, M!,-i-4ieurs, en mani6re (Foxorde.
Ce tie dit ENnix FAGUET
Je tie me d'onnPrai pas to ridiculo,- ni tie vous feral l'injarede vous presenter M. Emile Faguot. La prodigietise f6conditd de ce magnit'lque oti rier tie little. ; a inondb le monde do beaux ouvr.%'-! ges et votis avez. cort;iinement, dOjAxecueilli tin, peti de la maiitie sPirituelle qtw, illassab lent en 1, roPatid, M. lo prores"Car Wilmotte a troijv6 l'itpollitioll jilste semeurd'id6es. On tie Wimagine 1), Emile Fa-tiet tie prettaiit paq p()sitioti d ris la bataille engage d' anit6A. 11 a plae6 sou mot datis, le
r-1 autoti, es hum,
d6hat et do faqoii roterifi-;qarito.'Ia p4ge queje vais vous Iirc etqtio ai extraito d(,',.oll 6tjjde La crise dit francais et l-enseignentent en Sorbonne renferme la quintessence do st s Wes, sui- le suiet en question.
a Uhabitude dii latin apprend I desire en franois : Wabord, paru ce qu'on it(, sait le sens ineine des mots fran(;ais que quand on
'it 10 s0lis qti'ils avaiont en latin ot elle avait blen raison, celto dain I ais reproc.h6 d'ocriro prtwrer que et qui me r6votidllit, que voulez-vous,? Je tie stliq pas le latin et, certalnei ent: quiconque sait ce que vaut dire pri!lWrer tie petit paq. Y 11 In 11 tolite sa mativaiso volont6, lie I)eu,. pa-; ocrire pt-M' rev (Ine ensuito Ot st"'tout par(,,e que I'lial)it--,d(, de mettre du rran(;ais en I;tlin et du latin on francais, force A rl fl6cljiv sur le sen-; do'; mot-.,.,. a en voir I'exacte poptee, ]a limit ex-icto ot it tie pa prandre I,mot p)u* q U elque ciose de vague et, do flou, qui votit dire approximative m etit quelque jamais un homme qui Waura pas r flt, et avec la volont6 qu*il- soient bien raits, force themes latins et force versiori. latrines, n'a u*ra, saurcertain g6nie inii6, qui 'est Q tr6s rare, ]a Moindre pr&ision dans Ilexpressiop Otifin parce,




kEV[Tr-, bt LA UGuP
(pie I'liabitude du latin donne le goCtt d9une plirase consilwile Ot non pas inver,61w6e, tg.)I t que, jo le reconnais, le commerce de Bossuet, do liousseau, do Chateauhriand ou de BrunotiOre peut procurer, mais'non passi pleitioment clue cowi de Tite-Live on de
Le cas de M. MARCEL PR VOST
NJ. Marcel Pr6vost aura connu touto, ; les -loires. Des d6butants plein:- do bonne volorit6 ot no doutant do rien, l'aurclut imito, parfois m6meun peu intprnpeitivernont ; clos jeuties files aussi sagesquo-les wires, apr6s tout- Patiront pris pour direeteur'de consot de gravel mas iotirs. p6lagogues attitr .-;, podago-cies do 1waossion aurout fait de so-; sentonco-; la lo'. et les proplikes.
Les Exposes cle /a Sititalion votis inVre.-;sont Us Je votis avouorzii (liflis ont ine.-; favotirs, car, parrots, oil y troupe des perle.". Ain-zi 1*expos6 de 191.5 -- 1) 1partement de I'histruction. publique rdvOle:.. A eoux qui Vignoi-aient, (lu'urip. commission avait k6 pri6e 4 I'Maborermi plan Wkudos nouveau, et cotte coinmissio-a auralt 1.1111000.6 voci MareelPrksvo.a;t a dit -A couN (pii voulont apprendre le,' latin (( apprenez d'abo -d A fond votre league maternelle
-Or la lan-ue franvaiso West pas notre lan-iie matornelle, etc. -etc.
Le syllogismo est tout. cow4ruit. Si 10, ll'oz;"t pas notre lan-tio materrielle. p,, remplir cet.offlee, il it(- res-te qIi faire gpp.el A.1a bonne volonid... dU cr ole. Et wo.. t comme si la Commis-ioti do r6forme do 1*en-;ei-iiement disai' aux jounes haltian-;. :,.Nlaj:cel Pr6vost servant do truchement. '6 a Avant Wapprendre le 1a1in..apl)r(,rwz d'ahoT.-d, 71 fond le ci-dole EI, wtnc plandite cives. Si j'6tais do Marcel PrOvo:4, je protest('rais tv4 laderni6re Oner.-io. Mais 'voih) M. Marcel Pibvo.-;t illest pas an courant de ce qiii so passe on llaYti sur laquelle, pr6tendo.1 I d P m P-' en temr s, I'Europe, quo dis-je, lo monde enter a les Ux fix6s.
-aso qui, clans les An -diens, si j'ai bonne famous lit Ues Gaj
scitivenance s'ditale.... dans touto sa beauty. Mai-eel Pr6vost 116 I'a ocrite qu'a propose des Iangue--; vivantes, des lan-ties; 6tran g6res.J.a vraie opinion do. Marcel llr6vost, la vidci : Iso.s Lettres a Prancoise. si Vari6eq ot Si instructive, nous 11offi-ent.'oiLi it a mis an Service do so-; ni6ces ifieonnuo.- son. talent do moral!--te ot de psychologue sub'il, connai-seur dos nuances m6me t6nues de Ffttnerkninlne,
t. 11 faut O'tre mal dl(,vd comme lloraec, pour --fairedes compli':Mpfit- ;Y title jeune derrnisolle aux d6pens do sa nicn.e.
I 1(irace ? Q Liel Horace ? 16 po6te latin
Pr cis ment- Vous savez tout.
Je tie s-ais pas le latin, assur6metit, r6pliq'ua madame X... d'un Jot) 1111 11011 pIC106. Jo lasso cola aux donioisolle. ; nouveau style que v0iis-vanW-7, cities vos lives.
'01'!! f(A dii, vous perls0z bien, d.'un ton assez m'alveillant, et pour




DE IAIKU.NESSE IIAITIENNE
les demoi.,elles quo jo sui., censd Vanter, ot pour mot m6mo.. Je tAchai do r6paror mon. impair.
7-- Mon Dien, fis-je, soyez a ,sui do, ch6ro amie. que je Wai aucun' goCit pour loi p6dantes. Souloment.jo (I'ai jam'lis COMPris Pour'iwoi.les lanI-ties anCLCIIIIC.4, proiowlae indi-yea-;able.; aux hommes Cultives seraient interdites aux rommo-:. S*il existed un rap port entro le sexe de 1*616ve et le fait do corinaltre un certain- Ian-' ga,-,e, ce rapport m'deliappe.
,Madame X,.. r6pliqua Les homes ont b. soiti da latirl et du gree pour leui:s proressians.
- QUCIIA prores, ions ?
- Pour 6tre avocats, m6deeins, pliarmactons; que'sals je.
- II-me semble, clure amio t1no vous'ne vons rates pas une Idde (Ixacto do telles Mudps. On ti'apprend pa ., le -rec et le latin Uux homes pout- qti'ils puissent lire dan. ; le lexto Justinion ou Arltote, ni polir (julil.,; puissent Ocriro sui- des hwaux :, c(Aceluni botiCum o au lieu d'acide horique.
Alor -, poarquoi ?
Si vous teneza lo savoirje vou,; dirai, zans rous fatigue par I'expo-46 de doctrine-;.eouranto,;, mak i i i co ates: tables, sur l'li6r6di*t6, que nous sommes do-; latins, et (1110 tolites les nltionsgdn6rales'de vie social, d'histoire, de pt et m6me d'industrie. entrent d'uno I'a on particuli6rvment ais6e dans 1'esprit d'un barnhin fran -iis par Pinterm6diaire du latin illieux quepar Pinlerm diaire dit ftanrais ?
00, en co sens que la comproliension est plus large, plussimple. remote plils avant dans les origins, On prout dvidemment ac. qu61-ir ces notions sans I'aide du latin, mai,; do la.mdrne faqon Won peut lire un roman dans un volume oft manquent les' cinquante preml6res Pa.fres.
- Et le gre ?
- De grAce, 6pat gnez-moi et croyez-mm stir parole M je vous dis-que le gree, balbutiemont divin de.s premieres civilisations deS; premiers art.,, o(i les ne)!res ont pris lour SOUIT", C.St Lr n Plus favorable h la culture compl6to d'un esprit rran( ,ais
ALFXIS M TocQuvvit.t.E, La Winocralie eit A inerique et la Culture qr&:o, latrine.
Le plus grand d6r6glement do liesprit, clost do croire Ies choses parce qu'on vout qu'elles soient et non' parce qu'elles' sont erf effet Finvite mes coneitOens a m6diter cette phrase do BbsUet, Surtout ceux qui p4i leiit de I'Amdi ique sans.savoir sduvent, Oil. m6me, elle estsitu6o.
D'aucuns, Pr6neurs fervents do la culture anglo-saxonn6 Vous servant avee une constance.vraiment remir(luible, celtosempiternOllo raison,: L'Amdrique (1) c,;t le pays pr ttique pat- excellence.,
..... ......
(1) Aux E, ta'ts-Unis des Jeoles qui season d' l'uniquemission de fournir"le monde Wing6nieurs, d'61eetrieiens, Pte. Wouvrent lours pprtes qu'A ( .e6x qu lirouvent leur connaissarice dil -rec et du latin. en subissant dft examen% tR
s6r_6es mati6res. M. Doiet en'sait qoelque chose




11RYt1F DIE LA L1GCF
Condiment y ongei gr eralt-on lo gree. et le lati n. I I raut suivre 1'exam ple de cotte riche nation. Plus de gree et de latin. .,,.QUoi de plus, I*aux, s! le a Classical jouit des I'aveurs du Yankee et sk nulle part, a t on pit affirmed, on tie 1'enseigne mietix quo dans oertaines 6coles des Et4ts Uni,,.. M. le proresseur Ch. V. Langlol-.4
-nous on donne ie motir.
, 1'6dtjeation americaine se propose le d6voloppement de Ilindi vidu : permettre A Ilindividu de tirer parti pour le mieux. de sos virtijalit6s dans la'vio dan la vie pratique, con ue comme line md'6e tol est le pro-ramme. Mak tous les individuals ne sont pas pareils ; tous wont pas lc--, m6mos b,!soin-4. 11 est done avantilgeux Alulil y ait 5 la diSpOSRion dii public, unjeu. varid d-enseignement. -", -n vue de routes les o-;p6ces, oil phit6t, car west impo-;sible, des ilwinelpwx type-,- desp6ce.,;;. E ntre cc,; cuseigtioments quo chacun choisisse, suivant sos g0fits ot ses intentions, A ses rkques ot p6rPs, 'sous sa responsibility. De I,) viont que non settlement les cours (hRudes diff6ront. aux Etats-Uni z, d1mi Etat A I'autre, d1une ville it Iautre, inais encore quo cheque ko'e se I'ait honneur d-en
'Qu0cittun ijui possMalt ii rond son Amdrique et ne parfait de 46mocratie quen connaissance de cause M. Alexis do Toc(ItievillP. u-Emile 01111vier a ma.-nifit-Inement appW le u Montesquieu (.lit 19, M.- Alexis 6o Tocqueville, dans tit, chapitro. de sa
monumental Dimocralie eit Ameriqiie ,a procIaM6 la n6ce, sitd de la culture gr6co latrine. Puissent nos, iconoclasts entendre Sa voix! '." 11 suffit do jeterles ye.-ux sur les merits quo nous a laiss6s I-An: Uiquit6' pour d6co uvrir ipie, si les derivains 3, out manqu6 quolqUe-rois *do varfW et de I'6conditd dans las -iijets, de hardiesse- de ifiouvemeiit et de g6n6raliAation dans la pens0e, US ont toujoul's rait voir un art et im 5oin admirable dans lp dMails; rien dans leurs (jeuvres ne terrible rait Ala lidte. ni an hazard ; tmit y est 6-crit et la recherche do la howad ido,, le sy moti'rri, ans ces e. H n.'y a pas de'lilleflabire qW wrIve plts en relief que celle des Anciens, le-- guldWs qm manyneitl walitrellemew aux eeri., vains d s d6nocraties It Wexiste dow. Po I de fillerattire qulil convienne mietix &Midier dans les sMcles 2'inocraliques'. Cett-. 6tude e I st'de toutes, la phis, propre ;'I cornbattre les (101'atils littbraitle,, A11116fents.1 Ces i6cles ; (limit A leur-; (pialW,4 naturelles, Piles, naltront bien routes -oulls san, (1wil -oi. be:-oin (I happen Jw A les copier. c'o.st ici '(Iu'il ost besoin do biell s elitendre. Une Mude -peut Ore' utilo ii la literature dun people ot no point 'dtro apI ropiieso A Ses besoills '-eialjx ot politiques. Si 11011 Soobstibait A irenspi--ner quo le., holics lelfros. dalls, line snei6td Ott viiacaii ser ait habiluellvi-neiJ condilit A fhfi-3 do violent efforts .110111, accroltic : a fortune ()it [)out- la inaintenir, oil aurait des Cito_Yens tr6s polls et tr6s danger eux. 'car 1,6tat social vt politique letir (I-Imant, tous les joui,,,Aes besoins que 1'6djeation tie leur apwend ra i t.jamais A satisraire, ils troubleraient I'Mat. aj nom des (iecs et des Romains, au lieu do te r6condor par leur industries. ,.,'Il'est6videtit tiodatil iesF.oci( t6l,, d6mocratiques, Ilintdr6t desUldividus, aus.si. Weil quo la sfiret6 do I'Mat, exige quo F6 ducatiob dil plusgratfd nomb sdit scientifique 'coni'merciale eb industA I10 plutOt quQ littdraire




DE LA ]EUNESSE HAITIENNE 377
Le grec et lo latin no doivent pas 61ro onqnignds daiikoles mais il iMPOrte (1110 CCUX (IIIJ' 10tir ilaturo ou leur I'ortunc'.' dostinent -hetilliverles letters oil pr disposenth les(loilter. trotivent.' des 6coles oft Von puis,e so rendre parfaiternent maltre do ]a litto;.,' nature antique, et s, p6n6trer retirement de son esprit. Tows ceux flui ont Pambit;on d'exceller dans les letters, chez los' natilinsdd-' mocratiques, doivent solvent 4e nourrir des oeuvres de I Antiquifd. C'est une hygi6tio',_ alutaire Cc WeA pas que je consiOre les productiolls littbraires des aticiens comme ii-rdprochables. 'jo pens soulemetit qu'ello,4 ont de4 qualit6s sp6eiales qui peuvent merveil.: letiqem3nt server :1 coutrobalancor nos d6fauts. parti(mliers Ell".*. noussoutiennent pai- lo bord oti nous penclions.
Une conversation avec -un anu.
Depuk quo. un pou grAce A vous, Mos ;ieurs,- de nouveau tne I- etient question frr6co-latine. des camarades ne tarissent plus surcc sujet. Sails retard, !a, pr6cieuse thdoric de l'influx psychique en.trera en 11-ne do compete et. ti-6-A ais6ment, sans efrw t,. d 'au6uhs trouveront dans la tW patliie, I-expli6ation tiatti; elle et.-- i io(;e-'- 4
-air0, do cc I*ait. ( Dppqi.s quolquo temps. la tlfI pathie expliqllk- uh peu beauco ip 'do pll6ilom6tles, lie trouvez vous pas
Ole (to bruit pout- rien, me disait un athi. A p
cine, nos.gouvei
nemews sont-ils Mablis que nous en, avons plein 16 dos et fio N c0l)-stitutiol- Wont pas encore t6 utilis6es que nous les., remettol)A la lonte. 'rous le,; doux an-, ot. sans grand p;-oflt Pour I'insli 46tion publique, notis Antligeons une revision complete ft a I is Mais la roforme actuelle devra consi-iter ,;it I uidii-ml., dans la 1-11 ppr(-siond u grec et du latin des programmes. Qll(-.l 1)0,fi 11011". e(' sel-a le triornpitile do mes We zIN'llis ctifln. itiell, sont les torts de ccs 'angu", *et P i I rq66i eet acharncmeilt que, 1 jo ne. m'expliqiie pas-du tout.
JC V,11s to relispigner. L-HaYtien, mon petit, est un 6matotir (I o IX'Ile, phrl,;(IS et un Wfflogtie pat- dessus 16 marcW-.. Liii vii N.-ner le gi.(,(; et le latin, Ce'st lui lburnir un moyen de persf verer dan, cette, vole. Mettons all raneart I'Mude de ces langll(,s .1. par
nolls Itli impo'-Oll une tournure. d:esprit pratique. Trop -Ihi: VOcatz, do m6deeins et d-krivains 11 notis I'aut maintenalit de" llommes de science et des liommes pr par6s pout- I" hatailles de*'
*la vie pat, himitaire ensei-nement moderne. Do I'anglais, de PA""Ol, ellcOrl" i-t Wit
jours. Mais plus do glpc et de laliti. Foirrions; des ll,)Mm(,s. Ces leagues mortes.,ont in'titile'.- l"Iff's Wme pas A 1,1 Connaissance dii rran ais- Done, que nfis colliers' no
--Olelit Pills astre nts d les apprendre. Les pr6gramm a I I (S 04 'etv ser6ht
(Valliant et les Mudes dont le niveau avait tit% peti hais"
rel verollt comme par encliantement..Les humanib s elassiqu6s!vollb 1'ennemi
cOmme tu y vas, imon ami, lbi r6pondis ja. Ton r6qbISj't6r-'




-39 kFvur DE L, LIGUE
re ne prove pa3 (,norm6ment' do ch.-)ses pout-6tre ta maitri-w A Pattre [a grosse caisse dos rnots snores. 11 to monte des d6falits m6mos dont w riiilais tos cmicitoyen, il y a on'pell moins do cinq minutes. Pourtant. tu We,, pas intolerant comineenx ; III w permettrasdone do to I'aire connaitre ines raisons A W&rc pas do ton. avis.
. Wologue.g. dis-tu, doslialitlen 4, le grec (A le latin ioul. ifirilsoront tine s6ve intellectuelle qui no les rrettra. que mi(.ux A m6mc de culliver lour p6ch6 mignon. Tenir pareil propose, c'est, proprement vouloir tirer tin cffet d'une cause qui Wou vst point unc.,Mais c'est aussavouer -.q lan.-nes prOdi-pose aux id6cs g n6I quo 116tude do c(
rales et rend 16g6re la, discipline deja tnOthodo. D-ordinaire, ilsout solidity de judgment et s(n-06 de go(it. coux qui ont bien fait beaucoup qc gree et do latin. Contemple la plt lado do nos bow-, derivains parus ces vingt derni res ann6es et qui ont mis A 1,index )a phras6ologie eh6re nns grand p6res, et conf'osse quo sans leurs excellentes humanit6s, its no seraient pas enti6rernent ce quils sont.,
Une do tes pr6tentionq, --ije. t*ai bien suivi, c'est de nous ino,,ulet- les services des langnjos mores rel'us6s tin espriL posi ir. Tu Was done pas res ,(,Ilti los, ontre-(,oups de cet utilitaristne qui nous submerge ? Tandis que lesjeunes qui content avec, au coeur, Jo d6sir do plus do po6sio dans la, vie haffienne, s'en prennent debien des vilenies A notre moreantilisme, toi, tit voudrais qu-il aug mente. Son.-o eulement aux consequences et tu -reviendra-R tine meilleure concopt;on des'ehoses. Un-peuple ne vit pas uniquernent de pain.
Nnkre-toi des ralsoris d'Alrred Croiset 1*6tude des letters est aussi une dtude de chooses, et de hoses qui sont an premier rang parmi Ies p1w; Miles. Los letters cusei.-nent les t'aits humans. Clest, I'liumanito; tout vnti r ,, pi-6 --ente et passed. qni vit dans les fires, non settlement par le smivenir d-e ses actions, wais all 4si close p!us important, par J'expres-! ion do ses Wes. do ses sentiments. do ses r6ves, do ses pasAon-; qui sont on parties le fond Oternel do la, nature humaine. A un 6,,m o(i 1'ent'dit ne peut encoreconnaltre par son exp rience personnelle le-z horrymes (11aujourd'hui, il p6nkre par la litto raturo dans 1-human't6 en .-OnOral. et sinitid de la sorted une vie intelleettiello et morale phis, cnrnpl6te, phis ,laige quo celleA laquelle il seinblait:dlahord destiny Cc nescint pa-; seulement des raits qui se r6v6lentii lui ; c'e -,t to sentiment du hien ot du beau. Son dme so nour--it, A ]a letter. de tous les sues du pa-.;sf-. et y trotive une source d'6ner.-le et de himi6ro fmm- la vie pi,6-ente.. Car il n'?l a nalle opposition quoi qu'on en di-,re, entro Itz rie, et une Wducalio;i liltWraire bien comprise ; celle-ci piwpaj-e cefle M di i-ectemeni, puisqze'elle alimente la jeune intell qence de toiltes les forces dont elle aura besoin pour vi&e, el lui fait oolmailre ti 1-avall re tin pete de ce monde human dans 1equel elle aura phis lard ei de. pin?let- ses- tFne)%qies.
Et quol dducateur plus s6v6pe quo le gdnie I atin, p! u ; p,-od i guo en honnes le(;ons de conduit -ens6e ? Sa quality primordinlo wost la attendance a l'universalit6. La fantasies est individucile, la real Ito universelle. Qui veut 6tre universal ne saurait se tenir trop pr6s dola_1r6alit&. 1%




L D LA JEUNESSE HAITIENNE
Trop d'avocat, et do m6decins, as-fil dit ? D'abord.- admits qu*il on raut ot, ensiiite, remarque quo ni lo IaLiu. ni ie gree ne sont pour quolque chose dans CoLte pl z li-ire dont tu to plains. Qui a ro-,. u ses dipl6mvs, tila lo choix qu'ontro deux OU trok carri6VPs.i,-. Qu'on en ou%,ie Wmitres; QtCon croe le travail, pas sur le papiel inais dans la. r nlit ct tit verras. De's homes de culture scentt] Hque font hosoin ii twire jmy ;, mak anssi une Olife it,1011tIct"Olle achov( o. Lx.- Ian.,rue mores, oil ne sera jainaiz, qWune ininotile il les a1wrond:-e.
Penserais tu (IrCon est plus attacW h ]a routine, moins parties: in de la march (,.it avait, par. lo fait soul do pouvoir traduirp Vir'-fle., oil flom6re et qti'()n e-,t tin earact6ve, parce(pi'on :4(. sbia improg,119' do la Culturo moderne. Los vares Wes qui 'constittivnt la Iorco dil la thdorie utilitaire sont comme los batons flottant-.
Oc loil) c'est que1que chose el A pr s, ce West riel't
Consid6ve cornm j le latin ot le I-ec- (,.Ki(,jnt ot d' voloppont. fa, PCrS6v6Farw,(1. Se colleter'avvc un texto, 10 for(-er q. vous C0,11ii(Ill Iesen,,, qu'il cai.hait, pui.q le v6tir du slyle qui lui convienne, vnai Hen de pfn,- pl-opre 5 rebuter les incon-,,,ants. l 7'.", , Et Collsid6re encon comme le" (euvres de ves nlleiens,,clle quels le Well Otre particulier et le plakir baissaient pavilloif vant le devoir, nous seraient un stimulant a acquftir eu qui nous,-.Manque tant: le earactbre et la racult6 de se d6vouerTu-en veux encore a ces pauvres langues de In. bais -e d e*s dtud6 z JO 11P sak si nous sommes aussi en' d6cadence in point de- vu*v*", scolaire R vraie-, raisons on scraient. le m;inquo de prof'es jurs prepares, [a rnklioc.ritIb dos appointment; ot la situation du'p;ay;4 (1U1 no P01-met pas anx 616vo, do raire normalement leurs
Enfln tu as avanc-C quo Io- franois se t)eut Won connaitro
latin id prec. Cost tino. erreur profound Nitl, peut etre, 11-o'st arriO ahisi a IP poss6der dans sa pe, reaction. Lo I*ran .ais, oyvnit pouf-,. SOU"Ces, le gree ot Io latin, leur Mudo est n0scessairo P011" !e cofi- :v. naltre intimement. [-e moin(Ire raisonn(AnOtIt, le IWOUVO. L"t C'1-4 V) d'ailletirs iino verito vleille (Ioj(_ jj( sai., cImbieii, do si&les. Ni)us-" (lui sommes do.s at'; o latln,4, dont Pe ;prlt est un torreau de i'(11"'two latille vL la languo fffll, ,iello, le 1'ram:ais, notis Wavon.-4 stii vro 10 ChOmin (1110 nons indi(pient im Faquel, un lvich'epin et--tand. hien nons-al., ivera, -I molls 111(' llmls lie dosivions fille 1111 .1%jillf'S intelleettlel,; parent (, un I*rall(;ais moins rrancais iiyI),)tib v ),-)ssibip
i J avais *oreill(" d M a 1 t, re "; (I (" I'l i o u ro. n I (I u r t. i i, t i d ra i -: ii t i
ec' Pr(TI)s Ct (111iso:iL coax d-- preiq:w to tto laiOn w-se ac-tuelle
A6i*(,z ;0.-z PrO.-cuarnme.s; di\,is(,z les; en sections,' rious no (1( rrjall dons Pasmielix. GIT. (I Ilile (111i Se prwpn", SIIII(Ilit Ii-olltt, ser (falls ul, (j,0111,,111t (Ios im lioll-, o t I, 1*a:L1lkn1, IC contraire d'une6ducation : elle Vintehigencc..qtfelle jernWit.
No mVttez pas do c6to les 1,111-u0s Vivantes. Elles Sont Litiles. N e. r6dui.,( z pas trop la part des sciences. Elles sont indi, pefisables...-... I our ceux qui en ont )a boso. Mais.




40 t1EVUE DE LA 1,1(;UL
ArrOle bucheron, suspend tin peu ton bras
Muis.da grdco, Wexpulsez pas le latin et le -roe do nos plans cl '.$tudes. :Is tic vaudraient pa,, lourd. Diversiflez ies, do. racon que Ies vocations on gormes se d6veloppent librement. Ceux qui desi reront fai-e dit latin. pt rinellez le-ii), d- en, faire el avec pralit, en, 1, s inetiant ti nienze den commencer Pehid. le phis 141 possible-car, a' agir antrentent. its perdiwient lenr peine et leur lemps Et vous n1aurez print a le re,.P etter si, 6 e6ld de moderni-ants soucieux do, Iivrer le pays h, la science, des letters h intelligence onverfe, au cerveau ploin de belles formes, iarvenaient A en constitute l'ornement et la force morale par les Wes nobles, la. conception g6ndrense dela vie qWilsauront acquire danslo commerce des grecs otdes lafts.
Et, sur ces mots, mon ami et mol, nous nou, s6parAmes.
Co West pas sur ces mots que nov,, nous quiitei ons, messiours mais plut6t sur ceux ej et qui sont d'Allred Croisel member de I'Institut. Doyen de ]a Facult6 des Leftres do I'Universit6 de Pariz.
(, 11 nous faut une w ganis7ation logique et r0alisto qui tienne compete des faitsaussi hien que des pi;ncipes et qui, sans Hen d6truire do cc qui vit, soR dp natut P A en firer le meilleur parti, car, il faut y regarded deux fois avant de voter. la. main sur les choQes vivantes. 11 raut avant de d6truire cc qui existed, 6tre ab ;oiuMont sOr que cc quon y substitute vaudra mieux. Je lisais quelque part, il y a pen de lemps, tin fnot 6erit par Taine en 1890, oil il Atait question u du divorce croissant entre I'Oducation et ]a vie Je Do ciols pas que cette appreciation tranchanle ait jamais k6 tout A rait juste. En tout cas, jo crois quo si Fon veut faire on sorte. quelled no le soit pas du tout, ce n'est pas du c6t6 des syst6mes pr6tendus pratioue-s vt WiWairos qu'il rant chereher. mais plut6t du c6t& do cc quej'appollo une education rationnelfe ot harmoniciise, qui, au lieti de poursuivre la chim6re d'uno preparation director
-aux mille. employs accidentels do la. vie, e prMecupe avant tout d'assurer aux jeunes gen rations. par tin heureux melange des letters et des sciences, la possession du fond essential et irremplaRble, et partout applicablede toute culture vi-aiment humane, jo v(,ux dire, la morale, Part, la raison.
Louis MORPEAU




DE' LA JEUNESSE HAITIENNE
SUR LES MD"S SCIENTIrIQUES
Pendant que les adversaries de la culture grko-latine poursuivent leur couvre de d6ni,-,rement, les partisari--; farouches de, cette Culture prentient i) parties les Mudes scientifiques quills accusent do dessk!her Fesprit et le coeur, et de former I'ame A tout noble sKitiment. ) (. L'homme de. ciencc assistant impasAibln aux d6. l'oulements des fnits, aussi indiVrents les un,; (pio le.-; antres, finit par twrdre la notion du bien et du Mal corlos. ces accusations percent de leur rorce qtiand on examine. la vie do -cerlains savants disparus, leis que Claude Bernard, Pasteur el, Henri Poincal-6, qui furent aussi de nobles co(_,tirs ; mais jo tiens h les rol'uter et prouvor'quo loin d1onlever la, i otion du hien et du Mal, Jes 6tudes scientifiquIe.,, conduile ,avcc rQtliode aceruturnent Ilesprit A L,-ertaines disciplines.
Une V61-it(,,(ju(, tout lp monde se plait ii reconnallre clest que I'llomme (, -t natin-ellement pot-16 ii introduire dans Sa vie ordi11,01*0 les habitudes qui lui viennent do sn prohcs. -ion.- --:7 -ordes Mud(s scientifi(ple.-z (,ngendi-ri-it, Phomme des habitudes qui tranS-Portevs daw, la vie ordinaire -onstituent un appoint iadk, cuttable A la morale.
D'abord la sirjc6t-06. premi6t c condition do touto bonno observe tion scientifique. I I
I Ef"S"ife la recherche de. causc ; clin, deventio uno habitude, vous po tern 6 ana!yser Ics mohiiesz do no-; actions ; ce, qui. fait-, avec
116, constitute ]a plu claire manifestation de.ce, conti6le moral qu,(.)ri apl)elle la conse4epco.Enfln H&e do cawzalitO, cle cet enchainement ind6fini do plienom6nes d6j pendant les un,, des aufrp- et que rien no pout art6lor celle do Piri-6versibilitO des; phOnom6nes do la. nature, se transror. mant ince. ;s;jmm(,,jtet szjjj_. 1-cloul. contribueront A & ve1011PO" ch(z flows la notion do responsabilitO, puisquo los collsd(luences de iws, actes nous paraitriint ind0finis ot ineffa.'ables.
Illust]"Oe- pour ies jouties gens par d(,s examples; corrects, c(.s 'eux Wes le I tront (,it ga, do centre les peccadillos do s ryic jeunes
10urdes do r6sulats I'utms, solvent impr6vus, toujours glaves. I
Que la mot-ale ainsi faile -OiL Wilitaire, J-en conviens: mais vile o t ',6v6t'e pui.-(livel le ne coricoit pas do vl paration poq.si ble A une mauvaiso action ; quIelle soi L (Mtorminkte, Pen colivieris encore: mais elle nous ilcile plulk A' agir 'qub subir puisquIelle po nous enl ve pas I'illuzior, de tiolre hbre arbitre, et que cles:t Jilstement cette certitude de ne pouvoir. line fois un acte accomPli, dchaPPc,' A ses consequences immOdiates ou lointaines, qui Olermincra notre conduit au. MiCLIx de 1101.1-0 Vie fUtUlT.




J
'42 REVUE DE LA LIGUE
VoilA les habitudes que ],oil contraell, all cour-, des ftude.Q sciont1fiques et notcz qtie je wai pas pai-16 du d6slnt&e zserrlent qui doit y prOsider. Mais .i, allant plus Idn. noii-; votilons examiner los buts quo ]a science ifous proposw. quo vo yons-nons qui lie soit, noble Pt dlev6 D'abord 60 e utile aux mtrtl-, poi-(Ino chal(ILIO dl. couverte -zwientinquo do quelclue importance, a proi-Wit. 1111t. amo''liciration all ort do Phomme, slit pit Iiii nhr, -oant le.s dista.-,co!,,, soit oil mettant, A sa di! position ( la prodir-tiin Mant. ifevenue plus f'acile ) bon nombre d'vrv])Jet.-z do premi6re n6oo-4sitO ail Imravant ina bordables, par leiir ; prix Olo%, s. i Lltino et I'autro do co Ileux flns, disaft -Iorni6rompnt, un savant I'ninQais, ont incitO do 1101171breux d0vouements et Phistoire do ]a s:eience qui le-; ripporle lie saurait Ore s6par e des btudes scientiflques. it Et uno toile cu'tare
rl'016verait pas I-Ame ?
Sans aller jusqu'A d6sircr que les Mudes sciontiflquos aient le
pas sur les autres, je roconnais quelle-; remplissetit les conditions tweessaires pour 6tro la base dun syst6me do CURL11-0 g6n6rale et je demanded qtri c6td de!,, letters elles aient-uno large part dans Jes programmes do nos 6colos ,econdaires'IMA(inict: ETIlf-ART
LA SOWE DE LESSOR
C'est deymitime Falle cable, Parisiann, d. tit lit lt (-,o qoir-l,*I.
(Itiele saitiedi N' f6virier, M.A. M ph 11, nriq toz P-lix Vitt-ki. 11; litie DOIsiliville. avee I'afinable cone.wirs (to, Ifeile Tiiy raldy et lk (piell-illes anta. tem*s ex( ciitir-rent'le joli riro,,ramine de il, fAt, -,irzam.-ov- ;Lit w-ofir, (to I E"-ir. dolit, des cireollstn lices q-le 110iis connnig otis tous. potir ell avoir piti, plois oil 1110ilks. at,-aient slislit-Ildil I'appm-itioli dep iis 41 while temps, lj(-, liiibliedi-9 la Capitalo ti'a pas apilorter It ees jell lies,-,Oils (I Ii All- se- Coll olaient,
pas d itvoiy- vo passer lesail-s A It-tll- G-S')I', FeIIVOINAI-ell)e Ir- d(' Sit 1)1*t:,Iel)Ct,' PC kmprohnfloo d- sa sympithie.
Unwfois Ali- phil. it it v-mlti prwiver qi'il 9*e-t p-is in etiAwo wix ch,,se,4 dP Fesprit et. qie si parfois it rit, it rit il gor_,e. d-splo.y.;e ;t.tv eii(lroits le-4 phis lmthovriqiie 4l'im dramr. ii vie reste. p-ts potir ('el;L indiff.1retit, mix efforts de et ii qui ch, z nons. pir,,pagew, Fill,, et, mit lit ino4tierit- des mis et FellVic 11111misslilit" ties antre."Ontlosselit Coll ragetis-Illent le ciAce de I'llcrixitio. P"t de celn. it merait iiii-iste (1,- iie pts Iiii t"ni- (-oitiwe, Daiiieiirs Itf. H. I)orhii-mi iii n ) 11 ell it (11 w il 1'exellip1t, it 111-A Sa hAlle allo'..'itiott. Elle lt ow gont rnlpmeiit go,.tf'- et applali'lio, Ce West tv, is A tort. ell
voritts. Car ell" iltait, Well toill-IIJI-. nlert ln -lkf, troliq'ilet, or, (-, (I'li it- g1te rieii, (lite. di, *;m v frohl, hiott lit(- le, twilitendit, qi*il trelillfl:tlt 0 L ne poi rra phis dirle (lit(- 11 D-wA11%,111e. sach tilt (1,111 ell m bea wit 11) fatit A toute occasion pitrade Wesprit et, ci-e s;Li-; c it -- o- -.aqioli- it,- smit-ire.
Wivn6mit, pas (Iti'il sonrit hiert. Novi. cette fois le Direntenr (10 YES-;or liolim :4, fait, iiiie ,d rietsp alloctition et, dev mt, I" wihIU, qui l',lowitait, inier*p-s;, it a wilA16-im distant, qii it s'app"Ile parfoi- 11 -4or et, (lit it a do, Fesprit ot, (lit it est tin di-nitaire de cette princiflatitt' &i Itire dont it parlait tilt jo it- pro+os d'Aimlear Ouval.




DE LA JEUNESSE HAITIENNE 43
Uesl ensuite W Christian Alorpeau qui dif aimablemant'le Quadrille de quatrains, jnoros - do notre polite Oswald Durand. Puis Nf. A. Henriquez deviant Lin apparel de justice critninelle r6us-li. P)re Jean troublftmt, fait le r cit (In crime dont il e-t pr6ventl et qui est une des consequences de la Gr6ve des Porgerons;. M. Henriquez a prof ondt'nient fouill6 lWade de son personage. 11 Fa irwarnO avec boulleur. Ut si Yon petit dire, il a fait siellne, I Ame tie e vieillarfi de 60 ans qui it tu6 paree qtj'it aftnait sa fetullie, qui a assassin(I parce qti'il lie pouvait supporter Vi&o de voir Fes petits mourir de faini. 11 aeu des accents vrais. des Cris d6chirants qui ont port6. Tons ses gestes 6taient h point. Et ce West pas un Moge de Commando de dire quo dnrant tout sort r(scit il a, tenii Ron public haletant (Fi1mlotion., 811 fallait Chicarer l'on. tie i)ourrait reproolier A' M. Henriquez que quelques notes trop basses qui parvenaient a peine n0iw, it ceux qui 6taient wix premi6rei rang4es Certains mots. des phrases euti(Ires qtielilliefois s'airkaient A sa gorge ell un bruit de sanglot et oil sentait, qu'A lie pas les entendre, oil perdait quelques sensations rares AusA (Itlkit. oil comme. voI6 eliaque fois que cola arrivait. Alais M. Ifenriquez est-il responsible Ne Serait-ce pas ]a Salle luoIlle qui ell eSt eau e Y
J C croyais que Servir repr,,sPnt6 chez nous et par des ainal etil s ne polirrait al, qu'un four oil quelque ehose d'approeliant. Et bien que je lisais dulls It, Nottvtlliste que eette Foir6e serair, tIDiqtle je [Ile djSaiS A p:irt moi qu'elle strait A peine un ,.,uc(,(N.s 11 we p:iraissait sition impossible il tout le moins trc s diffi(tile d interpreter ce dranio patriot que (]out cll ique personliage comme djt ait M. 11 ei,6- J)oinnic est ,lie i(Ice et dout tout le m6rite est dans 1'expr-ssion lie certninet, idOps qni sont it Fordre (in jour de la eonsciellCc franqtiise. Je ni'(Aaistrompe. J en suis heoreux et e est avec joie que je le crieM Sitnonetti dans Pauline, revenue hottim-, a sit donner du relief A un r6le tout A fait secondaire.
'A[ Maude- Lau,11111 cluns Ail. loserr it Ots un Ministre de ]a Guerre excel)cut qui maliquair pourtzillt. (Inelyiefois de Lobri(A6. Et all de nier acte ofi il eut W Plith(stique rien qu'en 6tant simple, je tie. sais pourquoi il West mis en t6te qu'il fallait d6clampr Fes moindres niots.
Mais il ftlt Parfait. son ,este (Vadiett :ill Colonel E-ilin. Ce geste Wadien doit Ctre compt6i aussi u, Al. Ell,-,-. L forest q6i in'a paru un Gtln6ral Girard beaucoup trop jeune. 11 ne sufrit pas pour tran6lier dit veillard d'avoir des 1110"st"ClIes (Illi'6'affaissent et -le se pondrerizer ]a Ole de blaric Jo Ini ai trouv6 I*ullure trop vive, des gestes parfois trop prittlesautiers. Cc que je dis West rien qu'all d6but de la pioce. Car an cours Ae la representation, M. Laforest a peu A poll pris cons(-ienee d-- sou r6le et a 60 A la fill admirable t vrai.
M. F61ix Viqrd dans 1, tils du Colonel a 06. tour A -tour. un beau fientenint malgriI soi I,, fils tpndre et eottx ponr la vieille Mine Enlin. Hall tain dans les explications le Colonel, enthonsiaste daus le. rOcit de sa d6couverte, subitement enibalI6 quand 16 coup de Canon alloolice que la guerre est (Velar6e, eto, M, Viard it fa it ressortir routes les nuances de soil r6lo, avee intelligence. Certaines do Fes attitudes, nombre do ses gesteset tOlites ses expresFives Coll trletions de visage. out ai(16 A inettre son person'"'go ell relief 8 il fallait quand m6me ]ill reprocher qielque Olo.QP ce lie se rait que quelques &q ji in flee',
Ali lieu (I Cti-e ill lepl-o(q, dans Ill voix et son cri qui jer-ine le ler acte.
I e indign6 oil uneprotostation vigoureuse. il a paru 6tre tit, (le .0111frallee phv -ique. 'a 6U un vvi lie la chair. ( 'aurait
(14 kre, it,. (.1
lible t il. tit, eri tie I Amp. Ell tout cas c'est Ogal. Ce u est pas I'll Cli Inal la',C6 qni pent diulinner le heau stieetls que s'est taill(I M. Folix
V"lrd d, It's IP lieutenlint Eulin.
lello a Ott ,lie Mute Eldin accomplie., 31;%.re Opronvile, spouse dillesp6rile, elle'a sit faire rendie A Foil role tout ce qti il a de patli6tiques sonffrances. Tnnt, v (ple le6 -ities qu'elle :. pleurOes ont anssi cou16 Sur bien des Julies da n. la j Ile.
Alphonse Henriquez, il n'eFt pas n6eessaire de dire pourquoi je le "to ell dernier, -'a W, A n'en pas outer, le h6rop de la soir6e, Le vieux Sar-




MLVUE DE LA L16UL,
cey ent dit do In! qu'jI a. (.t(- M, 1?eine (lit. Bid. Avec title pti6saute originally, et line belle inaltrise. it a extAriowis(S toils le., solitillients dout C-St fait" I line d'Eulin et inis ell evidence toits les coins de ce t-inp4rament, Inilitiire qii
se consoler de no plus ("tre soldat et qoi pmr server 411 1 mid itulnip. totit.
"O"'lent, hitinbl-no-ut West fait espion. espion pmr I altwjap et /a defenvol. de sot), Pft!l,,;, expion, (16,vorte de sa grawleiti, et elp. sa xvcariM. epiwt paxsiontW. Si je ne craignais di- earesser poor Iiii ht (,-hbn.',r, des) resseniblam.ps lobitainev et stirtout. si je it apprMiendais q ie M ii uec 1) wsinville ne tit*en fit ptibliqueuient lo reproeh- A I'vne des prooll. titles fkes do I'Essor. j'6criniis de Ini ce quo I'on Ocrit tie NT. Guitry (pii a, cril(i le r6le (lit Colonel Enlin, quo sons sex trait.v, on a vet. vraimetit vivre Pt agir le hlros cornt;lien de J1, Lavedan. Et ce strait le plus bel Mogo (Itio je Ivairratis filire de lui, parce que le plus vrai.
Cette f6te a (46 un F;ucc(%s. un grand succ6s. Elle a tlttlt title soir6e de triolnphe pour ceux qui I'ont organism: do plaisir artisticlue pour cenx qui y ont as. sisW et enfln line soir6e inonblizible oclur tous. Je In, coufond. dans line m6ine admiration avec la preiiii6re d'Au clair do la Lune do Charles Moravia et ]a soir6e ob Mine Jules DevA fit applaudir son talent d artiste itjcowp1 ra1;Ie et incarna dllicieusenient In Sylvie du Passant.
Ghron'quv 'hiane'
LE PAIENIENT PAR ClitQUES INDIVIDUALS
Parmi les 6Wnemonts, financiers (in mo%, dornior, il I'ant si-naler, comma 6tant I'Uti des plus iMporlants, I., paictn nt mr cli6 lites illdividuels des ronctionnaires lialtiens, que vienn nt d'instituer les Mentsde ]'Occupation Am6ri -.aine. Cette insure comptenaturelI ement des parti!4ans et d.,, adversaries: mak elle m6rite oil parle, car elle op6ve tine v6i-itable 1-6volution datis Ins mo.-I des affairs haffiennes.
Auparavant. on effet, les r6les, de paiement-4 d--ess6,; ot manda t6s, les valcurs 6taient vers e,; mx Payeurq dps Wpartements minoWriels, qui avaient mission de les transmottre aux int6rcssds tant A Port-au Prince qU'(Itl Province.
Aujourdhul I'Administration des Dounnes 6met tin ch quo individuel all nom de cheque eMploy& Ce ch6que doit 61 re prdsenU A ]a Banque par le I)Wflciairn enpersonne, ot il Won rc(:Oit pavement qn'apI'6S avnir Otabli son identity
Los avantagos de ce SYS16MC -Ollt les suivants tout d'ahord on met fin A des abns r6els, ot bon nombre do pauvres MOMS pollVent d6qormak dormir on paix, ils Wont phis la hantise do voir rigurer leurs noms sur les lists pour do,,, valeurs dont oil peut dire. en tou to, impartial i t6. qu'ils no b6ndificiaient pas. Qnsuite, et voilA le granq point,- chaque fonctionnaire est d6sormai,; str de recevoir,




DP 'LA JVUNE',SE IIAITIENNE 4S
4L date fixe, le prix do son tabour; il n'aura plus besoin de couvir aux guieliets tPescompto oft des lauxusuraires io 0pouillaient des qualre cinqui mes do ses appointments. On a dt)nc la certitude it I'avenir, dat)s les royer:-, de pouvoir disposer le budget familial d1apr6s le salaire du Chef de famille.
Eli d6pit de ces advantages, uric certain opposition semble We raite d cette measure. Celle qtii provident des sp detilateurs qui d&tiennent dans leurs portefeuilles des feuilles arri6r&cs pout pour ainsi di--e tre ijt .gligd(%. Sans douto uric grande perturbation en r6sulte, et ces Messieurs. qui enlevaient sans souffle mot des 80,/0 de la poche deceux qui traitaient avec eux, crietit comme des 6corclids A ]a perspective do tie pas r6aliser les b6n0ces escomptes. Mais I'achat desrbuiile,-; Wbtant qu*un(, spdrulationdoit avoir resort do routes les slAottlations: gros rendements on cas de succ6s. ren.dements nuls en cas dlitjsucc s- 11 nly a pas Ht do quoi sl6mouvoit.
Plus s6rieuse nous apparait la critique adres z6e au sy.st6mc pAr les cr anciers, -j-allais dire de bonne foi, des fonctionnaires. Beaticoup dlemployds ont contract. dan-- de..; conditions normales, des obligationsqulils dolventacquitter. 01- les biens clud6biteur sont le gage de son cr6ancicr. La loi faitd6JA tine situation privil6gi e au fonctionnaire public, en no permettant do saisir art-6ter quo le tiers de ses appcAntements. Encore tie faut il pas Ini assurer I*iml)uiiitd absolute en d6i-obant m6me cc tiers hL !,action des crdaniers. Jusqu,,i present auctiti compete west tenu offleiellement des olvol4tiow,'faites 6s-main des agents am6ricains qui t mettent les ch6ques individnels. il pour-ait en r sulter, (liven violation flagranaes PrinciPos g6ndraux or des tex tes lw6cis de nos Codes, le d6biteur employo- public parvint h soustraire la totality de ses, appointements it celix pfl, sans cotte -arantio, n-auraient petit 6tre pas trait avec lui. 11 slon,,uivi-ait un-pr6judice rM et injnstitiablo dont seraient responsible les adminisrrateurs qui lauraiont causd.
Enfin, il nou,; apparalt que des temperaments devrotit 6tre appol*t6s dans la. n6cessit6 (jui ost falte aux intdios0s Jose PI-L'selllei' personnellenzent aux guichet de ia. Banque. 11 f ut pr6voir le cas.dlemp clement mat6riel, pour raison de saW par!exemple, et
gAniser uric procedure qui, tout on donnant la certitude qliej'airgent irj blen a la police A\Iaquelle il c.,t destiny, pqrmettesaus trop de difficult6s la percc ption do cot argent.
Tels sont actuellement les avanta-es et lei inc'nv6nients, dans I'01-dVe pt-W, do CoLto measure, qui dans son ensemble a 00 hien vue par l'opinion public tie. Nous tie doutons pas qu'avee le temps. Ili I(Is raison-z quiTont fait inaugurer obligent d la 60ntin'uer. on Arrive A raire dispavaitrejusqu'aux plus petites imperfections, et
w,,surer (1;4 ant, in ti e
ns la pratique un modede pavement fais.
tous los intArots. On est en droit do le derr;ander d POccu'pation.
AND E LARIVE




46 ItINUE DE LA LIGUE
Chrom"que des Tribtunaux
DU Df LAI DE GRACE
Depuis quolqu,. temps les avocats du barreau de Port- a it -Pri rice fontclegrands efforts pouv porter lesjuges du rribunal Civil de ce resort A modiflet; la L'
jurisprudence (jui a toujouf-s ac(;oi-d6 des ddlais do grdce au d6biteur m6me quand le creancier est nanti d'un titre ex6cutoiro.
M, Franqois Mathon et apr6s lui Me Emile Deslando dan-- Ia quirizaine qui s'ach6ve, ont tour tOL11' soutenu quo les d6lais que le jugo accordait en pareil ca., 6taient octi-46 A Ilencoritre dps texts. violent la r6gle qui veut quo la convention libr(' ment consentie est la loi des par-ties, ec aussi le principle de lit separation des pou voirs.
11 est d regretter quo Me Jules Rosemond, parties adverse dans l'une des esp6cos, se soit content de r clamer pout, bon client le b6n6fice de I'ai-t.' 1030 C. C. on so hasn't uniquernent stir le motif d'humanit6 qui est Futie des causes de cette disposition du l6gislatour, sans tirer pat-tie des onseignements de la doctrine qui rend 16gitimes les decisions hasdes sur cetto jurisprudence incrimin6e.
En effet, I'article 1031) C. C. dispose quo (, les juges peuvent n6anrnoins, on consideration do la position du dM)iteur, et en <( usant de ce pouvoir avec une grande reserve, aceordei- des d6lais mod6r6s pout- le pavement, et surseoir A 1'ex6cution des poursuites, routes chooses demeurant en 6tat. ) -1
En accordant done un d6lai le juge ordonne de surseoir aux poursuites. Or un cr6ancier ne pout exereer do-; poursuites que muni d'un titre ex6cutoire, ot co titre ne pout 6tre qu'un judgment ayant acquis ]a force de chose jugde oa uri. acte notarib avec la clause de voie par6e et rev6tu de ]a formule. ex eutoire. Comme il est certain que le l6gislateur ne pouvait avoir en vue un ju.-ement d6finitif quand il permit do faire sursooir L Vex6eution des poursuites, il est6vident quIiI s'agit bien d'un acte notari6 avee clause de voie parbe.
C'est du reste l'opinion de Baudry Lacantinerie renrorc6e de celle de Planiol qui dit quo (( existence d1un titro ex6cutoire entre les mains du er6ancier tie s'oppose nullement ; la concession d'un terme de grAce ,.
D'un autre c6t6 il est impossible d'admettre que lo jtjz,.o viole la r6 le que ]a convention est ]a loi des parties qiiand dans 1'esp6ce il accord des d6lais. puis(Ine le. tei-me do ZgrAce c t tin b n6Hce d'ordre public ) et :)our, cotte raison les parties tie peuverit- pas Won common accord s'y soustraire.
Pour ma part, je crois donc, quo le ju.-e no viole pas les texts,




bE LA HAITTENNE 47
et qu'il CA d'aceord avec ]a doctrine lorsqulil so soumet"a eette j Urisprudence. L'opinion de Me Etienne Mathoti parait done plus rationnelle, lorsqu'il demanded in juge d'accorder dos U dcllais moEt do fait tout I*int6r6t do ]a que-tion repo -e sur !a. mod6rat-on
avee laquelle le jugo usera du droit qui lui ost accovd6 par I'article 10.30. Dans le cours de ces derni6res ann6es. la rbis6re at la g6tie 6taient. tells quIiI 6tait de r6gle qua les d6biteurs tie i)ouvaient pas faire face d lours engagements. Cette situation p6n!ble Cut pout, consOquence. qu'A la. favPur de la mis re g6a6rale, ell@ donna lieu d des abus : Le jnge qui dtait sous Vimprassion du malaise ambient, avait toujours attendance, on vertu do la maxima qua ]a bonne foi so presume, h accorded les d6lais qui lui 6taient dem a it d ds.
De 14 ces decisions qui, croissant consid6rablement ]as int6r6ts,
du cr6aticier, rendaient in6vitablement, le crisdit oriv6 fort lj
sitant.
11 n'y s done pa ; lieu de sl6tonner si on raison. de ces circow',
dances, l'usure s'est d6velopp6e cliez nows d'une fa(-on si navrante.
E n r6sumd le juge appliquesainement ]a lo! lorsclulil accord des
d6lais de grAce. m6me quand lo erdancier est nanti d'un titre exoCUtoire ; mats il tie doit pas non plus oublier ]as; sages conseils du 1,1.gislateur qui lui demand d'user de CC POUVOLr avee une.grande
reserve.
LIGUEUR.
P3
'e




49 BEVUE, DE LA LIGUE
BIBLIOGRA NHEY
La Ligue de la J.-unesse ffa*ilienme qui se propose de rappeler dans tons les genres d'activitO. les efforts et les succOs de la nation, manquerait, it sensible, A tons ses devoirs, si elle Wexaminait les noinbreuses public. tions baT, ienDes fates dans le pass6 et si elle ne tentait de inettre dans un racmirci rapid sous les yeux do ses lectures, les (euvres principales qui ont jijarqu6 dans lit bibliothi que national.
8'il est ino-,ontestable que sur plus d'un point, notre intelligence n'- point fourul ce qu'on pouvait attended. d'elle. it est oependant justp do re6onnaltre qu'en ce (lui tonclie 1'effort litttIraire, ce reproche ne pout liki CAre adressI.
- Des p6riodes(Forigine A nos J!mrs. de nombreox (Scrivain.4 so sont efforeis. et non sans s6ce6s, de crtSer tin(- bibliographic lia'firietine dont pl.'s (1,1111 outrage ferait lionrieur A la literature (]'tin' phis grand people. Nolis Gallons pas touter anjourd'hui dans ces nioAestes lines de commencer 1'6tude qui doit 6tre faite ici pI its tard, inais notis vo.ilou,; attire Vattentiott do nos lenteurs sur tin ouvrago' d'un carao0we stOcial, (I'tine titilito tonte particuliAre ei qui, quoiqlio 6crit depuis d'assez nombrons-s anntIeri, sensible emprunter un regain (Faetualit(, an r6ve de Movement O'cononji(pie que caressent quelques-uns et dont tous veulent avoir I'ospoir,
Certe -, datis do nonibreuses bi bliotli*lq ties se trotive to dietinnnaire -o -I-a pique de S. Rouzier. C'est di oet ottvra-o qui bien que tK.s count], tie Yest pas suffisainm6nt A notre gr,!., qao nwis voulons entretenir le lecteur.11 West point n6cessaire, pensons-nous. de rappeler 4n publi(- hartien et en particular au public de Port-an PrincP I;L P -I-SOTIWL144 (10 Al. S. R-)nzior qui no connait ce laborieux et inodesto travailletir. (Ini, p;IsSant son tenips dAns des recherelips historiques et glol'T'aphi(111", dreqSo sans grand bruit, mais avee une opinidtrettI et une intelli retwe adutil-ables. oe q-Con pourraic appeler tin inventaire intellectuPI et materiel d- notre nationalittli. Avez-vous besoin d'un rense:gnement -ur un parsonage de noti-. passes., on voulez-vour savor quels sont les faits historiques qtii se sontstice6d(I sur tel point d(stermin6 du territoire, allez A M. S. Ronzier, vous Ates certain I d*A.tre renseign6. U cherchera dans ses papers, vousfera pout 6tre revenir le lendemain; mais vous pouvez 6tre assm-i qtj'il vous dira tont on presqle tout de ce que vousdilsirez savor. 11 a, fo-flIlA dans tant d'archives, il a rectieilli tant de notes, In tant de lives que les chooses haTtiennes pour loi Wont point de mystore.
C'est une parties do ses iiuuieDses et patients travatix (pie Al, S. Rouzier it mise dan- son dictionnaire. 11 Wexiste auenn ouvrag- stir Haiti potivant fournir sur le pAys plus de renseigneinents divers et 1) its (19 pr0cis'on.
Dans l*ordre alphabistictne, vous y trouverez des indications eonil)]Mes. historiclnes et g6o-raphiq ties, non settlement sur chaqno ville de notre tPrritoire, Innis Hussi surchaque commune. cheque qiiartier. et niAme chaqn" Jim. bitntion important ; votis pourrez y lire (tans tine. forme succInte et tiIs claire, des explic itions g6ologiques et inin6ralogiques stir eette terre haftienne que tions voudrions voir entin livrtlleau travail et an labour de tons. I 11faut rf-gretter. lorsqu'on parle d'nne (ptivre aussi utile. que deux volt] ines Feulement stir cinq en aient W 6dit6s. Co strait vraiuleDt i-endre service A tons que do pousser A l'impressiOD des trois deniers qui it ont pas encore parn, Les hartiensqiji d6shent que lour pays soit comm. les 6trangerm -qlii cherelient tin emploi A letirs capitaux et A leur activity. trouvo1-iiieDt dank cet outrage, s'iI (Itait entitwenient finprimA, des renseigneitient,4 d'une importance incontestable. Aussi la Ligitede la Jetjj(-s.ve we qui consid?,re Fouvrage do Al. Ronzier cornme tin des plus finpOrtantS qui aient parn dans un ordre special sur ]a RtSpublique d'Hayti, Cmiet elle to vceu qu'une Odition c6mpIA-te du dictionnaire puisse paraitre bient6t et soit It rr6.e an public. 11 denienre constant que nut ouVrage Plus que celui 1A,u aidera .11 ther un passtI. qui est d'hier et un present qui pout encore6tre utile.
X.




COMMIT BE LA LIGUE DE LA JEUNESSE HAITIENN
POUR L'ANNEE 1916
(iFO01 t uI,. N. 1, 0ER.................... President
PAUL BARJON .......... .............. Vice -pr4v dent
AURICK ETH IEART ......... ;.......... secra re
Apittiicx SCOTT...... ................... Jibliot/i'caire
PHILIvi'PE LAFJNTJA NT.. ............', Pi.'vrler
Lo,01I MORPEAU... I. .............
CA'~PRESSOIR..................... .




PR M-Uf!,IIE ANNC E Nn6.ato 2,
01 REVUE.
DE
LA'LIGU E
1) E 1, A
EUNF-SSE
HAITIENN-E.PARAISSANT LI, 20 DE CHEQUE Mols
f
ADAIIINISTRATION REDAOTION
1.7, rnedu OoVre, M7
PORT-AtT-Pll INCE
INIIIIUMERW.' DE' LA119111LE.. 4. Ft I:j U 1) T,, FOKT PClt




tbate5 communications, s'adresseran Ultrealt-du Comilej21, -I'll c d i Cewre Port au-Princei
El C)TvJ1MAAX=:UE;
I A W9,
I Bulletin de I t.lh-uc_ de laJeunesse haftienne
Bapport de /a secl ion lill t;ra ire s uria gra I nite"
del'Enscipienient.;
11 La force etsa discipline sous le r ,gime
de Pintei-vention UON N jj;. aj'7
III Lettues Wunc arnourcuse :J 1) F. LIIBMRT!'. 62
IV- FigAmes fugitivw.4,de ;.oti-e histoit.e.
C -iolati, Ardolilli
o) P. El. DE LESPINASSE 6 S
V La question scolah-e D 13FLLEGARM, 7 7
Po6sies Fidvs. Sj)f'X 'YUNIOTH L PARET 8t!
Aux llo4 L_90N VIEUX M
VIT -Maximes pou'r I it 0 L., L. 84
Vilf- La plaitre do I'Aijiborflt( flsttiM) ADRIEN SCOTT, 85 'lX 'L iouvi-ior haflien et Cie uHit F. Drs-mucnES 8 '
X DOM6 la wic RICHARD SALN VF 'JO,
X1 -, Les haftiens et la guert-e euvopdenne% PAW, BA.RJON 92 Xll,- Chi-o niq tie, fi nanci ie ANDRP, LARIVE 914
XIR --: Chia iqoe des-tt'ibutifluxLicUFUR 95
'XIV Les' li i-es Monpetit Kodak.
Sonneis loidiens C131TIQOtz. 97:
Ce num6ro content un supplement thdatral: UNE AFrAIRE WHONNEUR FERNAND HIBBERT
Mots 3 Goutipm
Six Mots . ......
U N A N .... ............. ... ............... ....... ... 10
LE NUIMPRO': LINE GOURDE
Pc u r les annbnccs au-Bureau dit Comite, /.Y7, r)(e dn
Pil.beille, 4, rite du Fort Per,




REV.UE.
11 C3- T__T IEE
DE LA
LZ
JEUNESSE HAITIENNE
VOLITAIF I. M A RS 1916 NI 2.
BULLETIN DE LA LIGUE
DE' LA. JEUNESSLI IJAITIENNE'
tes diff"rentes males do la Ligue de ta Jeunesse hailienne ont W fond6es dans le.s villas de province. Nous en reparlons, plus loin. 11 semble qu'A travers le pays la jeunesso qui se' trou-vait comme d6concert6e par les 6v6nernents, so ressaisit; il semble qu'elie compared ce qu'avec do Nnergie, de [a droiture et du travail, on pout encore saver de la nationalitd haftienne.
A Port au-Prinve 6galement les adhesions se font de plus en plus nombreuses. Et le 19 F6vri6r la Ligtie)) a pu avec plein suce( s donner tine f6te thNitrale, nu cours do laquelle une com6die do Monsieu'r Fernand Hibbert a -6t, jou6e. Le public n'a pas marchand6. ses applaudissements nous no pouvons mieu\ nous expriier qu'e-n distant que q'a W' un suce( s pour M. Hibbert d'avoir O.crit sa pike, ot un succ6s' pour la -Ugue de I'lavoir jou6e.
A la s6anee du 26 F6vrier, le rapport suivant a M6 lu pat-




It ENIUF DE 1A LIC11,
NL Louis Morp.-au,' rapporteur de la Commission charge par la section litt6raire d'6tudier cette question Peut-on sonc-er A I I heure actuelle A supprimer la gratuity de 1'enseignement secon.da i re ?
NIESSIEUBS.
Nous avons 111-ionneur do vous soutylettre, le rapport sui. vantsur la question d'un si grand int&M en ce moment, et que la Section lift6rhire a porf6c A son ordre du jour : Petiton singer, A 1'heuro nctuelle, A supprimer la -1-iltU46 de 1'enseianement seconclaire ?
La question aitpoint de vue cowtilittionnet.
Nos constiludons n'ont pas routes eii un article 21 ainsi coneu on un de ses alin6as: (( L'in-itruction publique est gra. tuite h tous ses degr6s. ) En. 187d, et-dix ans apri s en 1889, nous sentimes one fois de plus la n6ces-346 do remettre A la, fonte notre pacte fundamental, et nous admime!z, entre autres innovations, In grafuit6 de instruction imblicloo 'a Ses trois cle-r6s. Jusqu'A no.-, jours'la Charte de 8-,) n*a jainnis &6 officiellement remplac6e par unr. antre, ni kirlicle 21 modiU. On no peut done sans violet de faqon visible la Constitution porter atteinte A lit graluitc', qe 1'enseignement Secondaire ou sup6rieur.
Ce que dissent les adversaries.
Ce qui r pondenl les part.saim.
La Wpublique est pauvre otelle doit. beaucoup. De mi rne, qu'un homme. poursuivi par une 10-ion tic cr6anciers no se permit pas do largesses, ]a 116publique ne, pout q1CAtre 6conome, toujours plus 6coriorne. Eile iie doit A ses fils que, instruction primaire parce quo soule celto instruction est, obligatoire. l'ourquoi conlinuernit-olle A ieur fournir pio deo les deux autres ? Urgent q6i as'Surc la march des lyedes Sirvirait A distribute plus largement l'inSti-LIC6011 primaire.
L'ar-ument est fitible Certes on a tont6 de mettre surun assez bon pied nos 6coles secondaries et lycdes. Nlais-'si, il n y a pas longtemps, nous avons entenclu-parler de (( 1*6pou-antable w4o-ancc de Ia.-rande ninjor-46 des lialtiens no.




DE LA JEUNESSE HAMENNE
tre enseigneme'nt secondaire, qui ne coOte pas si cher A la R6publique, peut-il en 6tre tenu pour responsible? Ncus gagnerions infiniment A m6diter le mot d'Alfred Croiset 11 faut y regarded d deux fois 'avant, de porter Iff, main sur les chose.,; vivantes. 11 faut avani. (I du trlliro ce qui existed 6tre absolunnent s6r que cc q1I Oil Y sul)stituora vaudra mieux. ))
Et notre enseignement secondaire est. A Wen pas outer, le soul vivant, ou pour ,tre plus j uste, leplus vivant des trois. Qu'on oro-anise bien Wabord 1'enseignement priii-mire. On pourra s I en prendre enQuite au sec'mid-flre qui, oil v '11-4 11'a pas seulement fabri(IL:6 des d6cla-,s6, mais aussi (1;.s hon) mes de hauto culture, Firmin, 0. Durand, Nlorme, D. Vieux, Janvier, etc., des homes qui tous ont jet(! de la gloire sur le pays.
Un deuxdlne argument des adversaries
Halli est peut-0re ]a seule control o6 l'instruction publi,, Aue soil PY'aluile A tmis les de-n-6-;. [,,i I' ratwe. I'Alloinagne,, I'AmeriqLle, e1c., ne se sont pa.; inflit;6 p ircil ridicule. 11 f:iut s'empresser do suivre leur exemple.
OutVe que les exemples ne sont pastors bons A suivre., HaTti aurait elle iort d-accorder ]a -,ratuit6 des trois ensel-, gnements par le filil seul que d"111tres P-tiples no I'admet tent pas'?Noiro vie national, p-ir la falite de I'ftit, est-d'une Mourdissanto instabilit6. L'initiative individuelle a toUjOurs Md bris6- par- un Etatortinipotent, e"Ic travail, en d6pit de Cipeulaires snores et d'innombrables proclamations, n'a jamais'exis16, n'existe pas, Wexistera pas de quelque temp, ,.
N'oubl4*on,,;; Pas qu'en France, pIr example, le Jeune franQais, A sa sortie d'une bonne 6cole prim-dre o6 c'est a lanque (Ju'on lui a enseiryri6, pout tr6s ais6ment 61argir son instruction. ThNItres, cin6mas it bon march, couvres post scolaires, conferences le plus solvent gratuites, so le dispiftent. 11 on est de rn me dans tous les auntres grand pays. E n Hai U rien de S('Mblable n a encore vu le jow"
Position de Itt question
On va cr6er le travail, 11 faut done inculquer aux. enfan-ts




REVUE DE LA LIGUE
pauvres l'amour des professions manuelles. Voili la supr me raison qu'invoquent nos adversaries. Mai-s cornbien d'an-, n6es faudra t-il A cc miracle pour qu'il s'op&e? Depuis 1804 on va toujours crePr le trnvnil Depuis sept mois on nous promet monts et merveilles do Foccupation 6trang6re. L;i foule toujours rossissarte des incurt de-faini *trouve-t-elle A traVaHler I? La meilieuro preuve du peu do cr-6dit qu'inspire. cette. instauration ina-ique du trdvail en un pays oO tout est A remeltre en Mat, c'esL que, clmquo mois, six cents A mille pay sans des c6te.i du Sud mettent le cap sur Santiago ou Gunn-. tanamo.
No nous embarrassons pas de theories.
Un Etat organisi' doit-it instruction gratuity h tous les do-r6s ? Une r6poi)se negative est seu le po7isible. Mais nous pensions toutefois pouv les raisons suivantes qu'Haiti la doit toujours A '- es Ills.
Une mis re affreuse s6vit sur le pays. 11 n'y a pas de trav aii. Les families sont presque tout.es ruin6es, et elles so competent cells qui ne se saignent pas pourptiyer, 1'6colage de leurs enfiints, pauvres petits qui, solvent, n ayant rien I se mettre sous la dent, se Pendent on claEse le venture vide, Yestomac cri ant famine. Les haftiens ajs6s n'ont pa;z, d'une facon -6n6rale, joul do la grafuit6, et il ne convent plls que I'Etal,'(ILH vient d'erilever le pain quotidian d tant do inalheu. Peux, enl6veA leurs flis le pain intellectual.
Wns les Wpartements, il sera extr6mement difficile A des particuliers de fonder des 6coles secondaries et des coll6ges convenables. Les routes Wexistent pas. Un nombre de. plus en plus restraint de families ImbiLant la Province tenteront J'aventure d'entrctenir leurs enfants au Lyc6e do Port auPrince.
Mais 11"Int, dit-on, 3ccordera des bourses aux enf-ints pauvres njais intelli-ents.
11 n' est pas bon Wkre trop sceptique. Mais I'Ame d'un peupie no so ti-nnsforine pis tr6s vite, ot le n6potisme semble vouloir eontinuer do florir. klal-r6 d'excellentes lois nous savons tous coin ment se distribuaient les bourses. Qui pout jurer que ces d6testables habitudes sont mores A jamais ?




DE 1,A JI.UNESSE HAITIEN-NE 53,
conchisions
nys en plein progr s peuvent ne pas fournir gratijiteinent l'iistruction h ses trois degr6s. Haiti, A I'licure prt-sente, Wit pas A suivre kUr example. Sit Constitution no le lui permit pa ; (Failleurs
Quand la misi*kre sera moins gran(le ; clue ;e travail C11fill aU ra dtd 7-jellement orcmnise : qUC la stability financit,'We et politique r ,gnera dans la 116publique, porsonne, -- In rnijoi-46 6tant A nikhe de payer ot I'Etat distribuant do.-; bourses A la. lninorit6 pauvre mak intellirrente, personnel ne verra, d'un mauvais cil In limitation, disons plus, la supprcsQion do In gratuity de 1'ens ci(Irnement secondaire ct snp6rieurn
Au monient present, iwus to r(,rOtons, cette suppr I ssion ne s'impose pas, et ses consequences seraient plus que d(,ploi-t,1bles, elles seraient funestes.
Les Mernbres de la Comptission
Paul BARJON, Maurice ETH8ART, Uonce DUPITON.
Pierre Eug6ne de LESPINASSE. Le Rapporletir, Louis MORPEAU.
Cc rapport, mis en discussion. fut l'objet Ll'ur asscz long d6bat. Do noinbreux niembre ; prirent la parole, los raiFOUs pour et centre furent oxntnin6os, ainsi 1,!-; cwls(.quences possihles de la inesure pro je16o Fitmiern.ont I'A-;semblk P',IS';,,l ;ILI vote, et adopt A ha mitiorit.6 dc. trente Members sur frotito trois pr6sentsles conclus I ionsdo rapport.
D(,pui.-; la veilic, le :omit6j d6sirantconmiltre l'opinion (103 1"ilkiles sur lit question, avait adreSS6 aux Mon1bres Sclitants la l(Alro circulah-e que l'on %,.I lire
Port-au Pj it.ce. It,, 26 F( v i i o I- V) I NIOz"SwrIA
Mrinbi-e Brpr(;'1;en1(tW th! la Liflue,
MONSIEUR,
J'ai 11)'Onn. ur do porter d votre conwiis tn--(! quo It,- rappo: t Jo lil Commission de la Section IiWrairo de la [J xuo do la Jeunes5-e haitienneelia-,M d'dtudier-laquestioiisuivaiite:.




54 REVUE DE LA LIGUE
Pout-on songor actuellement it supprimor ]a -r*atultO do Penso i gnement secondaire?,, est aclievd, et que les conclusions de ce ral) port vont 6tr1 discut6es, et un vote 6mis, A. la stance de domain do ]a SociWNous serious lieureux d'avoir l'ophii,)n de tout le pays sur la question. En consequence nous vous serious reconnais ;ants de raire faire par ]a Filialo de la Upie qiie VOLIS diri-OZ lin rapport sur cc sujet. (to I*,?ire voter. et de no-is t.,animettre lo plus rapidement possible. l'opinion qui aui a (Ad a4opt6e par la m-jorit6 des Nfem
res; les votes qui parviendront en tempi utilo seront publi6s
w
dans le num6ro de Mars do la Revue, los allLt-es dans le num6ro d'Avril.
Vouillez ag-rdor. Nlott zieu les nolivelles a.;suratics de ma par-. faite consideration.
Pour le COMM Le Pr6ident,
GEoR(;Es N. LEGER.
11 faudra naturellement un certain temps pout, quo les Filiales, qui vionnenu!t poine de so constitute. et dont quelques tines sont implement on yoie.d'or ranisal ion, pUissent faire le'rapport, et 6mettre le vote, demand, Le Comit6 esp6re cependant avoir ces renseignoments dans le Mai n6cessaire pour qu'ils soient publi6s dans le num6ro d'Avril de lit Revue., La Societ6 pourra allows dive d'une mani re pr6cise cc que penQe opinion publiqu, du pro jet de, suppression wtuelle do la gratuiI6 do l'onseigooment secondai re.
En Province.
Au Cap a M6 fondue une Filiale, qui 6gale en importance la Soc W Wre. Plus de quatre-vin-t members so sont -roup6s sous la pr6sidence de Nle A. Acacia, Mombre Repregertant de la Li(rue au Cap' et, en constittiant la filiale, ont arfirmd leur foi en I'muvre, et ont joint leurs effort--, aux effort,,: qu'elle tonte..
A Grand Goi'tve et d Petit-GoAve, cl'apr s les &rnicrs rapports re us de M. Ant6nor Lafontant, Nl6mbre Repr6sentant, la Filiale corriptera plus de trento Membres. La stance inau gurale se tiendra tr6s prochainement, et le Comit6 songe h d6lkpuer un ou deux do ses Mombre3 pour y assisted.




DE LA Jl ,UNEI SE HAITIENNr
A Mirelmlais, Ies adh,' renk ,ill nombre do seize soui la direction de Me 1.6on Chavivs, Nlernbre 11 eprOsen tall t.
A Mr6mic, line Fillale d'environ trente Membres est en vow, d'organisation d6flnitive. et tout fitit esp6rer qu'elle pourra tr s proch,tinernent. co-n-iiencet, s2i tvavau, NP Thimot6c Paref, Membre RopK',s(,ntnn1, so trouvant actuellemont, A Port-all Prince, il a fait. iI la s ince do fa Saci6t'- du 26 F6vrier, b,3110 Ottl-,, i St Vi1IC
mitale Collf 1'011C(! (IUO IM U-3 IM IA OI 011 ; (1:1-IS U3 till llu1,16ro, Me Franck Boncy a prs la direction provi.-ioircdc la S06616. Le Comit6 do bt Ligue ItJ on exprino ses renlercic. mentstwit prticul;ers.
A Aquin, IC Xlenlhre Repr&.3entantest M. ilit lNeptune. A "hem-e oft [lolls icrivon-; son r;ipp)rt sur ht constiltiti )11 tie
Fili,111C WCA IM) pa-3 ClIC01,0 parvellu, et
nous no pouvons-donner de d6tail A cc stijet.
Ali,\ Cayes, Me Emmanuel Morpeau I pu grouper line trentaine d'adhOrent ;; mais dcs circonstanevs parliculi res ont c p ch6 jusqu'A pr -ent ]it con-ititution effclive (I'Llne Filiale. L.(- m4"nne fait regrettable doit eArvk constat(, p,)llr la vil Ic dc Jacmel, ()(i en dt' pit. do tr s nOi-lbrcu-;es adhesions individuelles, NI. le D, N6rette malgi-6 ses efforts,
Wa pas on ore [ n .
-#it. pour los m6.nc. ; vakoni, -, u-m- ht Filiale. Le Comit6de ht Ligue ne d6sesp re pa.; do voir 16' (m t4rd runioil So falre pill-111i illt6ressante j !U!l ecs 41(.Ux
Aux (i0lliliVOS, le COMiL6 MtOlld I;t v6pons,3 de 1';tdh 'went ChOisi cOmme Xiembre.Ropi-6-3entanl; enfin,
Leb"t'll Muiid6 vient, V_ tre nomm6 Mombre Hopr. Soilfallt, ct, ull rapport CZA attell(Ill inces-almlielit, Stil- I'l p issibi'itc lie f0uler une filiale daris COUC
Disonj encore que do tou;; Io,3 p ) Iiits do ht 1%. p1lb;i(Ill (I -S adlidsiolls individuelles: arl-ivent, liot:i t!j, t I la Petill. Rivi&cdo I'Ariii)onite, et de Darne Marie.
0 Mars 1916.
D t nonlbi*eux envois 0 It (,,t Concoms de la Uytte.
_ 6 reciii p,)ur Ic concourse do la Liglie, dont la (Lite do c1eturc 'dpmeure. iri-6vocablement, X 6 e aLl Ill Avril. Ijappeloll.s qu*un pr!miier pri.% deCent Gour-




56 REVUE DE LA LIGUE.
des, ot tin second de Cinquante Gou rdes, seront d6cern6s au x deux meilleures dissertations, et quo la'd6cision sera -rendue par un Jury compose. de'rrois, Membres Honoraires.
Le skjjet du concourse est le suivant Quest-ce au juste que le patr;moine social de la Nation Haftienne ? Comment s'est-il fortn6 ? Quels sont ses caraWres propres ? Quels son t dans les circonstances actue!les les moyens pratiques de le conserver? )) Que les, retardataires se hAtent.
Cours d'A nglais el d'A Ilemand.,
Lo Comit6 a pris'la decision d'ouvr'ir des cours d'Anglais etd'Allemand, auxquels pourront assisted les Wmbres acAifs del In. SociM6. Cette decision ayant 06 approuvele par I'Assembl6e.Aes pourparlers ont k6 engag. I s avec, des professeurs comp6tents, et le Comit6 a bon espoir que les le ons com menceront dans le courant de ce mois.
Les Conffivices.de /a Ligue.
La Ligue or-anise au, Tli_ fttre Parisiana une s6rie de con f6rences publiques, A, cot -ffet, elle s'est asiurde le concourse des homes les plus 6minents. La premiere conference, qui roulera sur (, Le Bilan de In p6riode Haltienne de la. R67 publique ) sera. faite par Me Lespinas !;e, Mernbre Honoraire de' la Liaue.
Biblioth4gite de, ta Lique.
Ainsi qu'c nous I*annoncions dans le derniermuniero de la Revue, deux des outrages qu'6di!e la, SociW sont actual lementh impression. (( Le Manuscrit do Mon Ami ), roman par M. Fernand flibbart, -pourra i tre livr6 au public fin Avril. Le (( Code de Proeddure Civile )) ahnot6 ot mis h jour par M. J. N. Uaer, nesera pr6t que dans lecourant-de Juillet. Le succ s de ces deux publications est d'ores et d6jA assu 1.6.
En zequi concern la Biblioth6que de la SociM6, le retour du Bibliotlidcaire, M. Adrien Scott, qui dtait absent do la Capitale, a donn6 une nouvelle impulsion d son organisation.
Le Comit6 fait appel A tous Ics Membres Ho'noraires, et rcm ercie d'avarice ceux qui, par des dons en lives ou en es peces, voudront contribute A la constitution de ckte Biblioth6que.




DE LA JEUNESSEHAITIENNE 57
LA FORCE ET SA DISCIPLINE
SOU-S LE R 1 'Gl E L'I NT E ri VE NTI 0 N
Dans un livre (lifil iniilmle, La force 6,st h, droit Bunge, en tin language qu i I a su maintenirbien nu des-us des Iriviahl6q. ordinall ps '1u\1 trivoles improvlzatiollz. lak-p 11111pression que In fmve impli(pip iouioul's I'We du justo. Pour Ore, lapidoire, 1,1 f(win6!e ill, rent'ernie pas moins de imilliples Migrations.
Oil In peut I :- anener A la measure i--lisonuable o(i 1'entendcment juridique, et social coneoit que la notion pr.adque du droit suppose encore, A notre 6poque. I'appui f6, ond de la force. Le droil, en son expressicti g6n6rale ()bho-moirt-. (joi est la Joi, 1.6gil, Ics voIon16-- svIon 1';tdh('-_,;ion -,ponlaii6e du mirn
Ii-eu ou selon une nc.ttielle coi rcilion, p:11. In force pliblique.
D'aucuns cependatit, verr'lient. vil 1'efficaci16 legale pal. acquiescement volontair-, le szouvonir, (].in's sa d6foramlion indissubies. Ceiix-litforaboii
Illarchti de I'lionjo-6n616 psychique, qui :Qe rencontru souvent, en travail d'IInificalion morale, dnns toule agglom&alion Iturnaine, en d6pit de la diversitC des caract res et de la vat'iW des intelligences. Quand la Ioi marque ht ecirresponda n ce, In coincidence entre. Ies sentiments de couN (Illi 1 6dictenj et Ies besohj? morau\ ou awre, (ill miji('11 d'zipplic'.1lion, effe est conjim, une r6switinte de In ci.inscience -ocivlc cc s 'Mpose sa11S recurs -) ]a fm. .e.
Les llicours qui changent pour se reglel. sur la loi, les illt6r6ts a uxque Is Oil I COI I P('I I I i Wflll tl'VS I'A pT)0J t-3 01) v I) o 11, un novel 6quilibre, jurilliquemew dMernflm' ii'mit. mivcnt Collnu 'ltj tjlje desulo(jalit6s'de In f-olltraillte.
Pourmnt les ras'o(i intervention do In fiwce sont. en realisa'lion du al*()il Ile -e com ptelli 11111101110111. Ell Soil qu a it Yell I x de lot's c' A certnines6poques. Ic prhjciP(1.juridiq6e nit man7 qu," d'6vidence, soit cluo. In p.ission (le 1,11()Illrne I'villportn IMP solvent, lorsque se.-j jllt(*.j.,%t-,, el ses c()tljlll0dit6S y sont contr",
titue 11'e", Une Vist Meal ion do 1;1 forro, en Ivireil cw'. ne constl 11 110 Un ellib:11-111S iA 1;A ('01,SCil-Ilt-c (111 Sociologlw .
N'8 moralistes ne professent pas iioius une m6flance ab'solue. A I'd-ard de la torce., Leut- tort West que relatit', puis-




11EIVUE DE LA LIGUE
que edi-tains aspects do la force expliquent trop bien d'invincibles repugnonces.
UhumanM nbperdra, on toutcms, rien A so rarpcler que le droitn'est pas dans toutc manifest.ition de la Force. h1h, gagnera A no point exag&er et A ne point pr(',tendre. aveo Anlonin Eymiou, Im'r excinple, que ( tout cc qui est fort est dangereux.
Une derivation possible de la Force d l'appui d'int6rk8 quo m6connait le droit, que condaryine la morale. n'Mant pass, moins A craindre, le SOMA dU moraliste doit 6ire d'y parer.
Pour n' lre pas un' danger toule force doit so disciplineren discernment Sous peine de so dil.gruder en d'inutiles violences, elle resteraa u service Wint&k.-; sociaux, 1'v., pressing do la raison pratique lellequ'elle so d6goge du concept national Une premi re obligation essentielle du r0formateur qui s'impose par In f6rce consisle donc A scruter celui cl Pol!r en connaltre les besoins da tous ordres. C est donc le I avail d'une repr sentation infellectuolle ot affective. exact et compl te, qui s'impose d'abord. 11 sera wilesi une certain finesse d'esprit permit de saisir dins le discord- des 616ments et In contrari6i[6 des int6r6ts In r gk.,, applicable, selon qu.on so trouvo, oil presence do senlime ,Is impliquant le jeu do force do coh6sion social oil dz proc6d6s inspir6s do ddsirs ,purement anarchiques.
Ceux qui croient irouver line excuse A lour d6raillance, en donnant un njobile exclusive' ent d6sint ressd aux gestes intervention n d'un people d*1n lesaffaires d'un autre, ne doivent point s'6tonner (lu'on no mette nueun, empressement A part9ger lour naYvet6, :sinon 1,1 rancour consecutive A la d6. reption d'6-oYstes eniculs.
Les aclesd'enti re -6n6ro-,it(, st, con(,oivent s-eillon-iont dan'; les relations do la v le priv6e. Un gouvernement de pouple.. fort, s'iI avait'la diviuO StUpidit6 d'y singer, manquerail, lotalement do la liberty d'y pni-venir.
Entre motions, ]a politique utilitnive s*est S U hSt i I U 60 ;'1 1 *a U tre qui, panach6e de sublime, si l'on veol, ii*a pas inoin,4 61c fertileen casso-cous. La pouss6e puisinute, des nouvelles c .)llw ches ) rolincidant avee 1'6v,1nouiss(,rncnt des r ves humanitaires d*un romantisine politiqueA In mode vers la (in du der nier silcl(-, a fidt d'outres ressoris A I'Ame de.-z peuples. Les divers groupements qui so partagellL 1'empiredu monde ,,ont de plus en pfusittirc.-, vers les joid-sances inal6riellos. C'e,:t plus- d*ai-,,ent cl plus do richesse.s. sous routes so.-, torme.:, qu ils-1-6clament. Dkns ces conditions In course A 1'hkr, nlonie West, on son forid, que la course A la clientAle
11 ratit (1-1,011 oil Colivielille, hip.), 101al Oil rolipieuxoti silnPlemen'. moral n'aniine plus les'pouples. Les croisade z ont chan-6 de but et les flancs des mastodont6s qui traversent




D E LA JEUNESSE HAITJENNE 59
I'oc6an, des wagons qui roulent, sur les continents, sont remplisd'au'res chooses quo de cath6ch is mesou d o manue Is pour morale InYque. /
Mak il est, dit qne I'humariM ne saurait, sans on -6rnir, s'affranchir de twite honn6tet6. M si le souffle de vanity qui emporte les peoples et letir filit reniev toute obligation mora-'le favorite les-entreprises des forts. les d6pr6dationsinternntionnies ont, pourtant une limits.
11 suffit qu'elle snit une fois franchic pour quo le's int&61s, apeut voient 1, n
-6z, d'une extorsior impos6o A I me ace
centre laquelle il fautse pr6munir.
n'y a p,,i-.Iieti de chercher ailleurs les rai ons de M, nifestations publiquesinternntional" qui, en nitend-mil. tilieuxivengent, p-'Ir la m6sestime, les honteux ibus de lit
Cest 11tissi cr de rertains
I bien la raison do lit sa esse rvintive
peuples. 11s tAchent, que Is, r)oursuitme do Vint(-i-M, la, pr6paration de la client6le par extension des besoins, Wexcluent, pas certain de oirs: On ne les accompl'it pas cepondint en so substituant, nu people chez loquel intervention existed.
1 11 en P(kurrail, r -ijller les plus grand,; inalhem-s. Respec-, ter son int6fri-itA. on dispo-3:int tit profit do son i0al la torce ordonn6e qui lui i.minqUe potir carter le-; 1-. Qistnnces grades, y est plus propr,-. et condiiit phu ,sbrernent au (16veloppenient, d'uno vi(- )olitiquo ot social p -rfecliqnt0e- I I
Mais le ew,mopolite, scopti(Itie p;11- jalousi(*!, dest'ructeur par JACIlet6, croit &-rober le fonI d sa conscience( -sou,3 I'interro-gation : Faut-il encore quo le petiple qui subit l'interventiOn ,tit tin W al do vie social et politi(Itie ctin .u tin module dc.' civilisation? On r0connait lit v6rit6. et, ()it nP tipnt. millement' compete de 1'ensei-nement de I'liistoire on refusant an peiiple haTtien toute conoeplion stir los facteurs (]'tine ot'ganisation propice A I'ordre, it la liberty, au travail et par consequentau Progr6s.
LasyntW,-se mental haftienne r6allise tine notion de la Pittrie toute sem blable 4 eel le des pet I 1ples civilis6-1 L'HaYtien n" i pas tant invo ju6. los h6ros do son in,16pon(Innep, il n a Pas (an, son-5 wix III )t.; de ,,:In" que Itfi it cA16 ce sol, sans avoij. senti s i s,)Iid!tritA tve,-- 1-!s -6n6ration-; an 16rieures et lit 116cossit6 morale de' c,)niorvc7,,,';*1 se3 success. !'Cuffs, ['116ritage colleciif des aYetix.
Politiquement, il no se scra Im-; conduit selon lit tPi-idance, vatriolique de ia'conservation du sol et, de In p6rennil('. oil leur identity nillionale, des diff* rcntes classes do ]a soci&6 hallienne.
1,0119 les pctjpje s ont
connu les bouloversenlents (111i ont reiar(m 1,6volution. lialtienne. A leur d0chargo si, l'un peut dire qu'ils cherclia nttiors les voicsjusqu a CLIX inconnues




It EVUE DE LA IAGUUde la. ci ilisation. c'est A condido-1 do no pas oublier l'origine et la formation du milieu ha'itien.
Au lendemain do '180', sur les ruling arn' nc'el6ei; p:ir l*Ceu vre gigantesque des violoire-c, do In libet-16 et dan-, Pefforvb-4concede In rupture viol( nlo do lonA lit-n-;,, il Pitt 6t6 pti6ril de. penser a l'itistiltilion Willie society o6 entrer;iil tine mt. de sages. Le colon 6goYstP Wavnit point f6riwl 1'esolave d'hief au r6le qu'il s'knit attrib'110 et fe sentiment do.hi liberi6 no ponvait 6tre d6JA 1'esprif de In libei-16.
Do Uk les tAtonnemenTs et les culbutes, quell-lue fois retontissantes, efforts pourtan t. inlal snblos.
Que 1'envieLise mauvnko volont.6 do qu--lques, uns -'e soit complu A y trouper une cong6nimble inf&ioritO, il n'y a. 1A rien qui doive 6mouvoir oulte til(IS1111C Mais lesappMit,4 de l'imp6rialisme ne deviennent pa'4 p I us. purs, parceqne, vinpruntant, la voix do qiwlquos sociolofrues, les peu pies colon isateu i sattnchent.'li de
la race 1'exercice de leut, f'orce cliez nutrui. Pour exou ;er feIirs procWs et afin d'apiiset l*alarme (jifils suscitentdans les es,prits, ils nient l'unito psychologiqiw dos raop ; humaines, en refusant A quelques unes hi possibility d'att-intire A une 616mentaire notion du progr6s.
On seraiL plus coupable de ni:tie cr6dulitc. qii(, respectueux do la v6rit( en r6pftint avec le,., dt' lr-ic-teur.A du people lial.
(10 1,.1 CiViliS(,Itioll. 17;111.
tien, qu'il i-nore tout des exi-ences le
plan des milieux d6mo, ratiiiijei. a-nd;i:tgrev, en U'll 6(ILI.ilibl-e harmonique el auton,)mP.toutc.; los twinit*estation.; de I activity national. solliciteret prot6gor. 'I cette rin, la col'laboralion do routes les classes, f ivori--;(-r aux in(Alls :M111twees do velles ci, la capilarit6 social, par lo travail, soui t9wo.-; ses fortiv's, Ct aussi pav.l'instruction en so, -;(")uvenanttvocZie-ler que(( toute I 'forme sociale, poul. 6tre floil rappro.C Chor 10 4 cei, rendre les homilies 6-aux jusque dan-; lou vs plakirs et leurs d6la-;,sements telle est, en sa lwr.4pv,--tivo hi 1110deste, la difficile tAche A laquelle n'ont'j;mmi.- fait d6hitit. ni la fervetir citoyenno do beaucoup, ni le d6voucinent do (111elques uns. I I .. I
Les peoples les plus civilko-; it(, en -ont. jam;iis propose une- meilleure. Lour suce( s ("viatallt, a ter1l) A In conslitillioll dans leurs Mitesszelon le mot do Dticnird d'une rorce 6volutrice interne n envichie de lit lente, iimis sure accession. des masses. Gestle mallieurdorement, expi6,de la nationnlii6, linli1i enne dont les penchanis, les Wes do Nlite,.sont, rest6ls dc' I out temps strangers Aux mas-ses.
Un esprit altentif y voit commo Feffot fle la survivance dans les loi- et les pi-ptiques lJolitiqucs dU Vleil CSIWit tic Hpflque colonial. La vi pub:ique lialitienne, cent onze ans apres I'Abolition du 1.6-ime de Vesclavage, Wavait pas cessd d'6ti'c




I)r JEUNESSVI IIAITfENNr
doniin6e Wune organisation bAtie sur le principle du coinmandernent, partant du privil6-Te. Destin6e a le prot6ger et fortifier, elle -,t fait les cabtes, l'une A I'autre hostile.
La grande peinn de I'lieure est, le r6sultat de qLierelles incessqntes entre des minorities asservies aux fac.iles Jouissancesdu pouvoi.r ek-insouejeux des int6r&s d I une masse i6erte.
D'autres veillaient.
Ils sont intervenes et centre, d'inpxplicables r6sistancesils foot les appHIs d'une organisation h fin purement administrative, Cest A dire ouverten, par h liberty, -4 la collaboration 'Ce sera un bienfait, si la rancon West point lit fl.n d'une pationalite.
Lf_,ON NAU;




62 IIEVUF-DE LA LIGUE
LETTERS D'UNE AMOUBEUSE.
En 1829, Fine donna naissance A une fille C61ic (1) sans que sa passion pour son niari en Uit le moins du monde attftu6e. Les letters que nous gallons reprodui re d'elle sont de 1831, c 'est-h-dire cinq ann6es apr& ; son mariage'- et la montrent tout aussi ardent. qu'au premier. jour.
15 Juillet 18"01.
Hier matin, tandis quo j'6tais encore an fit tout occupde de toi, cherchant h me rendro raison do ton silen(-.e, on est venu tout d coup me pr6senterta letter. Ali! quel bien elle rn'a fait. 11 y avait d&jh sept jours que je wavak requ. do tes nouvolles' Figure toi, cher ami, quelled devait Otre m )n inqui6tude ; tu. ne peux te faire une We combine if m'est difficile de m'accoutumer ;I toi, absence. A cheque f'ois qu'il faut que jo me's6pare de toi, j'dprouve ane dou. feur am6ve, mille itiqui6ttides qui me rondont vraiment malheurouse. 11 Wen est pas de m6mo de -toi. ilen ,uis sfire; car tu as mille distractions qui absorbent ton 'esprit et Cempdchent &6tre saisi par le chagrin. Tu as encore ce que jq Wai pas, le courage ju devoir qui Vapprend la resignation; Mais moi je Wai pour me soutenir que mon amour et le triste esp-ir de no to voir que dang deu x mois peut-dtre. Mets-toi A ma place, et vois ce quo jo dois souffrir. Adieuje suis trop triste pour continuer.-_ Adiou, mon tout, je ne to laisse pas, puisque je d6pose mon cLeur sur ton coeur.
P. S. (. An moment ofi j'allais former ma lettre. Sativeur (2) m1a remis A la I'ois deux letters, de toi. Quel bonlieur Je te remercie, Je reprend., A ]a gaikd, tant elles me causent de joie. Que puis-je to dire, mon bien, que puis-je en ce moment Rion. Jo Vaime trop pour qu'il me soit possible do to dire comment je Vaime. .... ....................... ....... .....
(i) c*est el le (Iiii. (levenne (-n 'S.12 Madamp Joseph Uaiinler. devait, donner plus tard tant. de tablatures I la diplotuatie haftieuno UVeC une r6clatilation qui, pour cellx.qui 1'examineut debotme foi West qWun elimirnge, (LicGUIL CAUVIN, vaffaire Mamidev, p. 41); Vuisqt,'.tutsi bienJosepll Alaulldern'65titit pas anglak et (ju'il 6tait haltien. -Le Foreign Office, (5crit M. 1.6ger Can. vin, a d6 6tre la dupe d'une haItienne. Rappelons, que le government dit Pr silent Salonjou fut obligA de payer 160.000 dollars an rt .,leulent de cette. r6claination fantaisiste. (1881 )
(2) Sauveur Faubert. jeune f61rp. de Pierre qui fit Professeur an Lvedep Sduateur, Mini5tre-r6s ident & Madi (3[effrard; SecrOtaire d'Etat des Fi-




DV LA .11?1)'Nl:'-SE IJAITIE'NNE 63
Port-au Prinee. le 24 joillet 1831.
Je viens Controtenir, non pour to donner des nouvelles clu jour, je Wen coiinal..; pas et no pui-; vonloir in ell oectiper, mzlis pOur to, parlor de mf)n amotiv, vt toujours do moil amotir. Oil dir-a;lt qualld il Wagit de toi qiie c'e .t le sotil sentiment qui domine moil Arne, tant il est vrai quo tu ocetipe, exclusivernent toiltes les, factjlt s de mon Otre Faubert, tu tie sais pas encore ce qne tit c. ; potir moi, tu no le sauras pout 6tre jamais. Puis jo Caimer et lie pas Vaimel. comme tu le m6rites ? Ptji.,-je ero:re A la po: sihilit6 do. vivre hellreux loin hin de I'aLitre? Non, c'est ur)e cho c quo le ciel ne permettra pas. jo lie pUi'; ViVIT (11-10 I)OL11' t0i; ton arrour est I aliment et le souffle de ma viv. Sij'eii doute iin iii-;;t:int, twit ost dir, moil sort est reinpli. 'I'oi seul moil ami, as la pulssaikeb do m,, faire conlial tre un bonlieur kernel ou (it, me rendre A jamais la plu-Z inalliourous:c des POLIS(1.1,. Je to lo rt p6to ici, Faubert, tit m'aim s assez pour connaitre les scropules de moil cwur ot les- exi-ences de moil amour. Je to connals ilSSOZ f)0Ur qUeje Waie pas besoin de m'expliquer advantage. Soi,; t0Uj0LlI'S pout' ta Fine cetto chim6re que tu as si Well ri alis0e. Gest to dire tout ce que je puis dire. n
'26 Juillet 1831.
aims. av.tnt do tlt ciiro cotte
J'a i 116sitd longtemp 4, moil hien-.
lettle. Fai I'Amo si tvi-,te que.j*ai cra:nt de cornaviniquor :1 la. tien. Ile le malai--(, qui m'accahlo. Voudrak.tti croire. in-)n anli, quo.j'ai 60JUMI, doctor de toijusz(lit'A m(i flgiirer (111o tit 1-; pu un inoment, M'Oublior et 6tro infid6lo it, Ion amie! Ciol! quelle horrible Polls6e! Sell,.. tu coullijell ij mol.t. in(% serail. Jouco si jamais j'avais A to reprociler un tort semblaWe ? Si tit veux (pic je sois; hourcuse, )aIsse moi ton "S o I ell
jours la certiltide qu'il Cost impos ibh do
caclier. Prends note tie-, inoindres impressions que tit pourras CTr0Uvel* poll" poll qu7,-.lIes soicut deuces, afin qu'a ton retoul. tu me fass(,s ulle collie.,Sioll sinc6rc ot vraio. Smige quo c',, -t travaillerh M011 borlheur quo de I ortifier chwitie. joul: ma conflanc(,, par la certitude queje connais toil Ame et que tit Was pas one idde que Je tie Soil; la premiere i) on 6tre instruite.
7 A(Att 1861.
JO Wall pas pit t, ,crij-o, moil hiell aim6, ralito Wocca'sioll. Je ais troP combien il West doux cl'( pancliev dans tort coeur tout le cliagrin qui oppless. c le rnien, I oiit. que jo, Imint pioW des moilldres occasion,-; poIII. m'enlrelenir avoc toi- Tit recovi-as ell m6me lemps tple c0tto lotti e ci de;ix autres que jo t avais N-rites et qui 6taiplit A ht mason. Tu no m'as pas dit o(i tu os desCendu aux Cayes?'rU ne iwas pas dit quelles sont le.s I)elles que. tu w4. remartju6cs, aNcc lesquelles tu a!-4 caus avee le phis de plaiIlatlees, du COMMeree pf, (1p.s Relations Extovieurs de NkAapre Sa-et ; SecMIRWe d'Etat de la ilistiee. de Yinstruction publicize et des 6jites' p1lis Mi viistre a Paris sou
ta"t S Boisrond-Canal. 11 mourtit a Port -m-Prince en 188c. C'6t
UU hoLutue caimble et probe, wais de carac*re difflcile.




REVUE DE LA LIGUH
s-IrTo Wi s paq entrd da!i,; a-; ;ez (h dMai'.q avoc mol. J'al lo. eceur gr6s coutro toi, parce, que je SoUl)(', )[1110 (ILIO Ul Ile Me (]is pas tout. To no m'airnes I)a-.;z a.3-wz pour sewir to it ce title jo dok so I frr i'l. loill de toi.
(, A- vent i toute force m'entralner avec elle h ]a Coupe; je r siste 5 so; PaITO (lWil m'e;4 impossible do go(lter atictin Plai-ir sails toi. Je veux kre do pi-6 c-ornme do loin enti6remont a Mon ami. Adieu, jo tic quite pas ton coeur.
Port-au Princo,,1*2 Nofit 1831.
Pai re;u tous les petit-, souvenirs que tum'as envoys et quo je conserve pr6cipusement Qiian-l &-ine to pro-,-,eraije centre Mon cceur? So pout it que 11011- z ITSUOIIS 01WOl-e Une quinzaino do J.-lur", sans nous voir? H61as! je sells que Mon voura--o s'Opuise ; je ne pcux plus supporter cette absence, le chagrin que j'en 6prouve est lei, quIiI laissera, je crois, des tt aces qui ne s'effacoront do longtemps. Je suis triste. J,6prouve un. onniii insurmountable do ]a vie. Je t1attends pour chaser cette m6lancolie proforide qui s'est empar6e Je moi et dont ie no puis me soustraire.
,, Maintetiantj-ai la douce esp6ratice de to rendro p6re blent6t d1un. nouveau garden (1). No Ven inqui6to pas, je suis bien, trbs bien. Jetlattends pour queje soisparfaitement heureuse. Je le sen,4 maintenance plus que.jamais, tu e Mon soul, Punique ami de ce cceur qui n1a de souffle qie pour vidoMtrer. Tu serwA trop content de voir Ulie et Pdtion. ik -,,e portent mieux que jamais. U lie appelle A tout moment son papa, son clier papa.
Apres )a naissance de Claire, )a saW de Fine s'alt&a.
Uann6e 1832 se passa dan ; des. alternatives d'aggravation I et Wamdlioration. En mar: ; 1833, Pierre Fauberten sa qua- j 146 d'aide de camp du Pr6iddent Boyer, partit avec celui-ci. pour une tourn6e dans le Nord. Le 5' mars, Fine lui 6crivit ceei
Yenvoie avec. plaisir cotte letter h D*'* pout, to la romettre, car ta dois Otra (in c) rn)moat Won in,11iiot (to m-)[I irldkp) ;Uion. rranquillise-toi, cher amour, ton amle ne souffle maintenance que de ton absence et do ne pouvoir te presser sur son coeur comme elle en eprouve le liesoin. Jo lie veux ot no puis to trooper; je -uis encore, maigre, tr6,,maigre; mais le virddsh que ilai de to rendre heuI-eux toil return semble d6jh me raire entrevoir un commence(I)Ce frit, Wune fille clifelie acconeha, Claire. -La petite flile du c6l6bre Fau bert (Trois bouttilles, )- Fnno des Pitis brillantes illustrations de tiore guerre de l'Ind6pendance, THIle Claire Fatibert est enti-Ce aussi dans Varistocratie nobiliaire en devenant inarquise de Cr6ny par wn marriage avec un officer distingu6 de I'arin6e fran aise, alliance tie deux races guerril res, signe toil-, I chant de la reconciliation de ceux dozit le san.- a coihl autrefois sur la terra' de St. Domingue, dans les deux camps oppos s- (PRICx, de la lWhabititation de la i-ace noire, etc., p.. 685




DE LA JEUNESSE HAITIENNE 6 5
ment dlembonpoint. Cest-h-diro, J'ai la certitude qu, avee Ios soils
uoje me donne, tu me trotiveras au return aussi bien que tu le 6sires. Sois sans inqui6tude, je Ven supplies. Ne t'ima.-ine pas que jO sois plus malady quon to Ila dit. Tu dois Otre persuade que je, tie puis jamais concevoir ]a pens6e de to trooper sur rien; ainsi sois certain que, qwAgue bien fable encore, je suis bien, U-6,; bien. Jo pense A toi, je r6ve an bonheur do nous revoir et do nous retire, non par des paroles, mais par nos actions, ce que nwis sommes Pun pour Iautre,
Pkion a eu la fi6vre: 1lacc6s a W un peu Ion,-; mais il est en ti6rementtomb 11 s'amuse maintenatit avec fes autre ; infant qui sont parfait nent hien; ainsi tu vois que la c!iose nle-zt pas si ,Mal que tu pourrais le croire Mes seules inqniustudos m-ihitenant Sont pour toi. No to laisse point allor au chagrin, chor am;; III dok
- avoir eombien tu e ; n6ce! -III honholl- (10 C('Ilx (1111 Cairnent, et Combioll te- peine:4 d6chirent le coeur de ton amie. S,)w,o quo, 1(,-.; enratits ationdent I("; s(PlIls pour marcher d'un pied feraw dan ki 110uto ificel laille de la vio, et que (, ii'o-t que s )u-i ta dirocti(in qulls peuvent 6tre sfirs de devenir des Atres vraiment di-iies (it1'estime. et do Faffection des homes de bien. Songe A Ilioi et, tu :evas tort pour an6antir tout ce qui t1afflige.
Adivu. je tembra.;so et to serve Ion.otemps liontre co cGeur quo tu rends si licureux.
Le lendemain 26 mars, elle lui 6crivit de nouveau
Hier je Vai 6crit une Ion- o letter par D n6anmoins cornme P W-Ollve sawz ce so Ie bosfin de communique avec toi, JO P"Ofite avec plakir tie vetto occasion pour Venvoyer cette letvo. Til vert a-, par Mon exactitude A tlkvire combioti le., reproch-4 title tit MO I'ais do n( giver de to donner des noilivelle-; do la famille qont peu m6ritos. C'est le scul plaisir que j'ai loin do toi que do. in(' livrer all bonhour si doux dp t1exprimor mo.,-z sontimonts, que. (Io toparler de tes entrants, do ces petits 6tres int6ressants ot qui t'ni ment &Ti d'une affection si vraie. Sims oox, s III-; io, soins lple j .1eur donne en vue do to raire. plai ,ir, CI)MbiP.11 Loll ab -enco ine -,(l rait diffluiie, supi-lol-ter pourtallt. m;jj-r6 co-, petites Compollsations, je snuffre biev tie la triste nkes,, i'O de llou-; s6iml-er! 'I'll lie sons pa,, autant qbe rnoi eombien cela I'ait Mal! Nonje-no le, cn;k pa-z; cal' ton ainour ii' galera jamais celui que jove s ells P0111, toi, 1equel somblo redouhler de rorce i0in (le s*afftilfliv Par les annises. Wailleurq, il ost natural qiie nos afTOC-Lioll-; s()jelit ijl -:IjeS ; j( Ile IwIlis pr6tendre inspirel- ce que la soule connais iance do ton Otre COMmande impOrieusement.
.U Oh! ta sano, jo Ven Prie, c )n-;ovvo-la Well A
ge quele I-OpOA et 10 honlieur de tf-)n amie d6pelil uaiij tein 'IIL di(ll 1'6tat de ton cmur et de ton corps.
Et Ie retoill- ? t1i no mp,11 )arle; 1 ra tj 0 pis d I to it. S,
IOrI,',toMPs loin d3 in wi ? ,2tto (piestion m'attrisite.
Adieu, je laisse moll ccieurul. le




REVUE DE LA LIGUE
Enfln le 5 Avril, elle lui adres,3a la derni6re letter que l'o n ait d'elle en Fann6e 1833
11 West 6coult' bien desjours, clier ami, sans quo faie pu ni VkHre, ni recevoir de teq nouvellez. Au,,,qi tu dok Otre pprsuad6 quej'ai Jft Men souffriv do cot Otat (I(-- chooses. Enfin.voici line oe.easion que je crois honne. (.-'est un expr6s quo T- exp6die au Cap pour demander au'Pr6sident son pa-zse port. Feu prone pour Venvoyer un bout do letter. Au moir,-, j'ai IWpkance quo celle-ci ne sera point pordue et to sera remi -e; car il, paralt qu'on n'a pas dt6 exact it to remettre routes cells queje t ai writes. Ce peu de' mots sfirement no pourront rien to dire de mon amoir; ils n@ pourrontjamai. z Vexprimer tout ce dont j'ai besoin de to faire comprendre; inais forte de ton eceur, je sais qu'il w-t IA pour interpl-6ter tout co qui se pa-;se dans le mion ; il to parlera de mes privations, do meselia-rins et de mon impatience. Que do chooses jo voudralste dire Qi'il me strait doux de te presser Ion-temps sur moll Sein, Fatibert Ali se s paror touiours et continuellement d'un ami qu'on aime ot dont on est aim6e, West pas chose si racile h supporter. Jo ne le sen--; que trop. Sois sans inqui6tude sur ma qant : elle est boone maintenance.
Adieu, au retourj'e-4p6re quo tu ne svra,', 1)a-- au--i malheureux quo tu -emblais le craindre A ton depart. rii viendras retrouver toate ]a famille Vaimant toujours davanta,-,e et bien portante.
Elie 6tait pourtant on ne pout plus souffrante -au point que son mari rekitt-6 A Port an-Prince se d6cida A 1'emmerier en France sur I'avis des m6decins de In capital(,, qui d6clar6rent qtj*il il'y avait quo 10 Clifflat de I'Europe (jui pourrait r6tablir hi san16 de In inabide. Pierre Faubort partit pour le Havre avec sa femme et ses enfants le 13 Juin 183:3 Charles Bazelais, genre du Pr6sident Boyor, lui coria ses trois f1k les, de premier lit, Stella. Lanassa et Adl6da, qui allaient achiever leur education A Pat-is.
Grilice aux soins d6vou6s dont I'entour a son mnri et A l'action du climate, Fine ne tarda pas A recouvrer la sant6 peu apr s son a rri v6e A Pa ris. Yka is A pei ne rassu:-6 su r la sa n
t6 do ma femme, ecrit Pierre Fatibert, que le riel me sou mit encore d une bien -cruelle 6preuve : I'aln6e -le mes Mies. fut atleinte d'un catarrhe pulmonaire qui mit sa vieen dan-er. Apr&,; sept mois d'un trailement assidu. 1'enfant fut sauv6. Cc fuL au cours de cette inaladic que Ix crise reli-ieuse qui travaillait Herre Faubert depuis; Ion-temps, aboutit enfin A une conversion complMe au calliolicisme. La lecture de I'llisloire de 176netoi i du Cardinal de Bausset 1'y d6termina, A ce qii*il raponte. (( Je no connaissais jusqu'alors que le nierite litt6raire do I'ArchevAque de Cambrai, derit-il, j'ignorais que son !me fut encore plus belle que son intelligence. Yappris dans cc livre comment au moyen de la foi, la sensibility la plus profound pouvait s'allier avee le courage le plus Wbraplable_))




OB LA )EUNESSE HAMENNE 67
En octobre 1824, Pierre Faubert laissant sa tamille A Paris, rentra 4 Port-au Prince (( pour tAcher d'y r6unir quelques fonds ;, o ses resources p6cuniaires ayant hnaticoup di minu6,,. par suite de ia maladie de sa former et, de s,-i fille.
Pierre Faubert knit tin homme s6rieux, ordonne et qui avait le sou, i de I'Mucation A donner ( ses en fants et Fine. en bonne haYtienne, les gAlait A plaisir, par tendresse maternelle mal entendue et aussi pour ne pas se donner du mal. D'un autre c6t6. Fine 6tqiL assez occup6e it, s'essaytIV dans I'art de peindre et A se perfectionner sur la harpe et le p iano. Le mari 1'encourageait, tout en lui recornmandant -de s efforcer A acqudriv d'nutres petits' laments qni vont si bien Ala rni re de famille. Toulefois. il 6st hien evident que les deux 6poux Wavaient pas la ni tne conception de la vie. D'une letter 6crite A bord du navire qui le ramenait. en Haiti, et dat6e du 11 octobre 1831, Pierre Faubert cherche A amener sa fernme & se reformer, si J'ose dire.
Nous gaspillons notre vie comme si nous 6tions immortels et que nolis Wavions aucun devoir 'I romplir on ce monde . Ma ,bonne amieje Vadresserai tin grave reP1,00he : Cost -A toi en grande partic qWil faut attribuer ce rntillieur. Tu es paresseuse, insouciante, et tu no raisaucun enort pour to corriger (it, ces ddrauts. Gest tonjours moi qui to stimuli; et tonte I'a-tivit6 do. mon esorit vient s'6i)ui.qer centre ces 1* chew es dispositions de ta nature. N'y aurait-il done auction unnyon d' remOdior ? Et faudrait-il -o r6si-ner y Z5
A passer toute sa vie do 11a Sorte ? 11 y aurait' de quoi se d6sesp rer. JusqU'A mourir- Non, ee West pas tin sort ratal que nows, ayons d subir; notre volont6 esA toute puissante conre le mal. Ayons d'abord do l'ordre dans I'e.sprh; commencon-z par. en senior l'importance, et appliquons cot ordre A routes nos actions. Pour y parvenir, occupe-toi on premier lieu de ta santo et do ton t-6-ime alimentaire et hyri6nique que tu n6gliges lant . Tu no fe's jamais peut 6trp bik-n 1eprdseW routes les obligations que tu auras 6 remplir enters tesenrant.s. Co West rien que de leur donor des soins Imat6riefs dans les premi6res ann6es de lour vie; c()rnbiqri West-il pas Plus essential de former few- eoBur et Wy inculquer ces prineipes do vertu sans lesquels il est si racile-do se d6(n-ader dan-s 10 Cours de la vie!
Fine,: qui depuis 1,1 ferveur reli ieuse de son mari, avait de s6rieusesinqui6tudes sur Ntat 'r'ineatal de cehfi-ci, arat en relevant cette letter. quo le mallieureu.K 6tait 'devewi rou pour de bon.
C9MIne qu(.)i, il na f.jqt
fernmes. j,1;-n-Ii-3 pii I -ler T akoti a certnines
A 811;vre FERNAND HIBBEtiT.




IIENITTE Dr LA LIGUE
FIGURES FUGlTIV.ES...,.,,
DE
NOTBE H[STOIRE
CORIOLAN ARDOUIN:.
1812-1835
A ina COLIShle 411:ldillile 1.0('fS BAZKLAIS petite niece dugrand poile.,
Pouriesdilattantes, amateurs des cliosesdiip.ll;-,dpoul'tt)u :eo.ux c-,iji '(-)ccupent encore do notro histoire, au rnilieu des ccimplcit ; et du tonnerre (It, nos -uerres civile-; de Npoque, so dresse, -Ijbitomt ilt et toot M011116, peut-kw do se trouper dan-4 des pages sanglantes, Ic p1le visage de Coriolaii Ardouin.
La g6n6ration actuel'e no le colinalt phis et ceux qu* raremeot out entendii parlor de Ini iie sav tit 1wosque i-;(-ii do Cetto. flgilre fugitive : do ce jeune hornme qui fit do si befiijx vers et que le temps impitoyable a recouvert aussi de 11iinmenso ;i[ICCUI do
Sws fi 6res, Beauhrun et Uli(rny, sont rests (fans le drame. mais lui, sa-n-; doute, (Iiii a chantO dans ses sfrophoi les va-iit s des ch( ses humaines. Wa d(i Ore que n-cip --atisl'ait (it, disparaltre do I'll se6ne et de cette tprre (Iiii hii a W inel6mente. Qwimpm te. pendant queillLJOS iIISIA[ItS j(! Vai,- essayer de faire. revivro, inodostement Wailieurs, la vie do co entrant qui fut Mau banqueL de la vie. pareil a Gilbert. 1111 int'01111116 C011ViVC- 11
Les (10CLIments et Ios (V-tail,-, sur la vie d'Ardwfin sont exti-6meln! Ilt raro.1; &, nos jours; on pout dire m6mo' qWik Wexi'stent pitis. Q iaLro vitiLv-4 ani s int pa-As6!; delmis sa mort 'et Vincendic qiii tie respected, rion a con-mm6 sans doute co que Ic tomps avait peut Ore Opar-n(' Sijo me suis solvent tror.nj) (fans cotle esquissc, pie coux (pii hi-wit ces H.-nes me pardonnent et inechdrent carj au iil I1CC11L- dc 1"Ji.
Cmio!an Ard-min eA no 1(, It Weeinbre 181-2 au Petit Trou de Nijye z, non hoin de I'An-e A Veati qui I'tit le hrceau de Doi nicr fik d'une noinhi-eii-e I'atnille, la I'atali1c', avant m6me qu'il ne 1' it ii( svinblait stir son desthi. Qtiellpies mois avant sa ijais auce le douil s'etait abattu su., se p trouts. Sa m6rc Avait it




DE LA 31 UNEASE HAITIENNE 69
pellic s6cli6 "s larmes que le jo-i- m6mo do sa voillie au monde, elle perdait tin auti-P de ses enraiii-,. Le joune Ardouin so rosentit des emotions maternelles nAquit raible et d6bile, -ujet it dos convulsions nerveuse,;- Son enralice maladive etitour e de soins ectueux rut pareille A celie de., ailtres enfants, mais A do douze ans. epoque oft les tendrosses sont les plu,4 ii cessairesil perdait successivement son p re. un nevou avec 1equel il vivait c )ntme un 11-6re, sa m6re et sa soe it, ainoe! Cotto suiLe dt, catastropfle. families b,)uleversait A toutjamais I'Amo de cot adolescent sensible. Coriolan vaincu. par la maladies et le chagrin deviant prol'ond6ment m6lancolique mahri-6 le- efforts de ses camera des de classes, Emile ot 1,guace Nau, Masson Was, 016ves comme lul tie Jonathas Granville.
Sa tristesso d6vint iticurable quand sa fianc e Emma Sferlin qulil a cliant6o sous le non (J'Amdlia, rut atteinto du mal qui devait 1'emporter. Leur union a dt de cinq mois A peine, puts Emma A son tour descendant dans la tombe. Vraiment la vie avait W trop dure pour ce coeur&sabus6. fleureux enfin do pat-tit-, Coriolan Ardouin Wkeignaft sans bruit h Port au-Prince en 1835 (q. 1'6ge de 23 ans.
La post6ritC! a conserve de lui to souvenir do ses nia liburs, et ]a beaW do ses vers.
Si les details sur la vie d'Ardatfin sont ignor6s du public, son Couvre I*e.,,t un peu moins. Qu'a t-il laksd it ses oontemporaiti., ? Rien oil pre.;que rien: uno viii-taine de pi6( ez di. ptws6es dan';; ses papers -et retrouvoes apr6s sit mort. Emile Nau, on souvenir du ell r dkparu, les rourlit or, tine brochure sous to t itre do BeliqlIes d'un poke haHien. Ce premier re,--ueil parut selon touips probabiIR6 vers, 1837,q I'dpoquu de la formation do la soeikO crii e cii vuo d'6crire Vhi:stoire d'Halti. Cette addition primitive ii'exi- te malliell.
- S Cment plus de nosjoul-s.
131 tubrim Ard,)uiri voultit reprendri la ntiblicatiin do-: wilvi es dC sm, fr rud-une N4, ort pl-is compli-te, m-tis la twwt le sm-prit en PlChi'travail ot co West (Iii'mi 1881. que lo-; po6-iie-; de Coriolan Ardouin virent nouveati to jour, -rdee 5 Ritt ELWart, petit, nevell du
-rand poke."Cotte puLlication ti7(, witd'ailleurs'se faire (pi'A I'a ide d'une soti-;cription et nombiwix so'nt liMas, ies souscriptetirz qui se "Out retirds d6finitivement do la se6no.
Les ve.,s d'Ardouin Wkaieni pas do.-,tin&.s it la piihlic'ii, bien (11"ik, parusient dans les journaux du lemps et SlOcialement dan% I'Union, jourwil littdraire d'alors. 11 ro.-oait les classes, (If-4 pi Ut's rt utiir les reunles parses que Coriokan a derives ail coilrant do la plume afln d'offi-ir 1 coux qui d0siraient connaltre tin vrii po6te. haTtien, uri recueil aus -;i compir", que. lIo'zsiI)lP' '.. 6crivait Ritt Etli6art dans la preface (to ht :v)iiv,.l:e Odiii ii, (it, t8st.
Si les vers 6taient dparpill6s un. p, ti part.owt, ii m; Wetirent pas moins les liontieurs des grades revueq do Paris. Le talent d'Ardoiii, -t W flatteuserriont -Ippr ,(,i6 pat. M,)n-4eur &A'a'!ix dans ]a Revue des Deux Mondps.,), 110 (to inai 185-2. daus son 6tude sur La litte-rature-jaiine,'et Nlbh I -tit- Ponheati dan-4 la Revue Contempo.' raine, N- du 15 Dkembresl(8 06, lbi consacrait do belles, pages. dati




10 REVUE DE LA LIGUE
son article sur Les Noirs, les Jaunes el lalitterature fran'raise en ROIL Enfin chez nous, Delorme, dans POpinion NatiOnale on 1865 rendait homage a sa memoir.
Le volume intitul&. saDS gloriole, (( PoOsies queje Hs av,Ic pi616 est rarissime A Df)tre 6poque. A premiere vue il ne represented pas rgrand'ch -,so ; ]'on dirait tin vieux recueil de psaumes jauni pat-, 1Age et sentant, tant sbit peu le, renrerm6. 11 a subi bien des trlbulations dans sa vie Trento cinq ans d*oubli, West-ce pas la nuit compl6te pour vingt pieces do vers ?
En le reuilletant ]a pi emi6i e impression vite disparate. Le lecteur compared alors quo toute ]a vie d'Ardouin, toute son Ame'sont marqu es ineffa ablement dans ces pages. 11 est d6di6 A l1ami Ign ce Nau qui ne devait lui survive que 10 ann6es et mourir A son tour A 33 ans La d6dicace est toute la philosophic du po6te. Ecoutez plut6t
. . . . . . . . .
Ah lorsque In doulear comme un etincer nous rODge
Quand le dard des soucis h6las! dans nos c(eurs PIODge',
Et que notre avenir en un pAle lointain,
S'obscurcit A nos yeux ou vacille incerta-in,
Attendons qu'il nous luise un niyon d'espOrance
Et pokes, souffrons, dans Foinbre et le silence
Pauvre Coriolan il Wa r6v6, quo'dlkre ignore et'de souffrir en stolque. 11 no put tenir sa parole, car chacun do ses vers est un cri do dMresse.
S,6tant surprise un jour admirant le calme d1une enfant endormie, il 6crivit ces strophes exquises
LE SOMMEIL DE LIENFANT
Sur sa natte de jone, qu'aueun souc! ne ronge, Ses petits bras crois6s sur un cmur de cinq ans AlaTda SOMIDeille heurouse! et pas un songe
Qui tormented ses jeunes sens!'
Ce Patursans souvenirs, cette Ame que ne ride
Nulle pens6ie huynaine, et ce tenure sours
QUe I'aDge cut envi6, cet air pur et candid,
Ces deuces, ces paisibles nuits,
Sont aux enfants! L'eDfance est l'onde bleue et claire
(4ul dort au pied d'un roe dans son basin d'argent
Que font A. Murnble flot les vents et le tonnerre Et les soupirs de Yoc6an
Cotte detente daDS SOS peDSdeS morose fut de court durde, car Ardouin report bien vite sa tristes-se maladive.




DE LA MUNESSE HAITIENNE 71
Slinspirant dun. versed do Job. r sou tenant dn. la. pt riode dou foureuse de son vnfatice pendaiii, li.quelle il pe.rdait p6re el. m4c; il 6crivait ces vers amers cn plourant sur iui meme.
La t rit-tesse n'Pst pas une fleur du jeune Age.
La bri e vote et chtinte, et bai-e le feuillage, La ro" vieiit (Ftselore et le Cvrne (Vatuour
Glisse stir IeK flots bleus oft se mire le jour.
Tout est joie et pl;iisir dans to cwur du jentielloititue!
11 s'emplit (leg parfunis dont la brise s'etubautue.
Et combine stir le lac le beau cygne qni fuit
Lai se A peine un sillon que ]a lame d6truit,
11 glisse stir ]a vie et nage it la surface,
Cette vie, octlan qui grande et qui s'awasse,
Qui compete inille t1cueils. et qui n'a pas un port Wt la vagiie 6cuniante, tin jour caltue s endort!
11
Oh' si ition c(eur est plein tie litrines, d'amertunie,
Conmie une onde de sable, on conitne un ciel de bruins,
Cest que je Wai connu que pines et douleurs,
"C'est qti'enfant jo Wai bu qu'un lait w616 de pleurs,
Cest que le jour fatal oti w'a squri ina m6re,
Dan s I i cliambre voisine, on couvrait d'un sualre I'e cereneil de nion frk)re! oh! j'ai bien vu depuis!
.1 mi pass6, I'mit overt. et inouilld. bien des nuits,
Depois j'ai vu niourir A quinze ans p6re et iW re
Tout le miela turi! reate I'absintlie atnere!
"'ceptique valticu par ]a vie avant qu(,, davoir vdeuC,)rio!an falsalt parvenir A un ami, furnace Nau peut 6tre, sa r6pons e il la croyance do celui-ci dans la justice des homes.
La foule est inse nsible an vienx toit qui s'tleroule.
A I'oiseau qui s'envole, au murimire de Feau.
Et pour elle to monde est toujoursassez beau;
Mai s nons qui tie br6lons que tie ]a pure flannne,
Mon and, notre tuonde est le itionde de I'Aine.
Tout West que vanit6s, que uiist re et doulegirs;
Le cmur d'un liounne juste est un vase tie ple rs.
LoS romantiques de Feanco A coup sCir Wauraieut pas d6savoud Cette grAcC ais6e et cette simpliciui de. lat'igagn. I.a.irunt-ro lit(6raire d'alors ne vivait quo par Millevoye. Andi-6 Chenier et 1,aMaidine. Lepremier surtout 6tait le favor d'Ardouin. DVpUiSF111d4endance, des letters avaient taquind -1a uw se avec quclque sue-




72 REVUE DE LA LIGUE
c6s 41 ost vrai, et Pon cite encore Chanlatte, Duprd ot Romano. Milscon6o plus connu de tous, ( Directeur de notre premiere Revue litt6raire, I'Abeille kailienne,,) rapport Morsieur Sylvain dans son volume Confidences et 3161ancolies, (, publiait d6s I'annoe 1817 ses fables, et sa com6die du Philosophe Physicien qui le classent Pat-mi nos plus 616gants ecrivains. 1) "page 11) Co West que bieri plus tard que cette vague podtiqu. s'Otendit stir la 136publique. La paix assure dMnitivement en 18-25, les espPits plus tranquilles so mirent A cultivar avee ferveur le Romantisme, qui venait, d travers Poc an, d'arriverjusqu'A nous. La tendatice de cette nouvelle literature rut national; puis, prosateurs'et pokes se souvenant (julune race avait liat)it6 Hafti avant eux so mirent A chanter les CaraYbes. Ardouin, ubissant ]a attendance, Mivait A son tour les Betjouanes qui occupeint une grande place dans son oeuvre modiquP. Sont comprise sous cette rubrique locale: la Danse, le Ch;int de Minor, le Bain, les Boschismens et le Npart du N grier.
Pourtant, lo jeune Coriolan tout languid$ ;ant, s'kait, flanked At la fr6le Emma Ste rl in. original re des GonaYves. Cel le-ci partant une fois pour son pays natal, le tenure amoureux so prit it (16sespdrer 1! lui semblait, comme. s'il on avait )e presentiment, que l'objet ftim6 allait lui Otre ravi. Tout meurtri par cotte separation et ne con flarit ses secrets qu'5 ses muses, il d6diait A AmOlia, on rdalit6 Emma, ces vers quand m6me plains d'espoir:
Le veDt frais de la. nuit fait palpiter les voiles,
Le marin sur les mers Vappelle, AmMia!
Vois conime ton esquif est couronn6 d'6toiles.
Dieu te rain6nera!
0 vague! no soyez qu'une mourante hitne A la. Def ctu'embellit, la, brune qui Wen va!
La fief Yemporte en vain: Ame scour de iuon line,
Dieu te ranOmera!
H61as! adieu. Saint-Mare. 6tontA de ses chartnes,
La prendra pour un ange et se prosternel-A!
Moi, je reste et je pleure. Oh! pourquoi tant de Wines.
Dieu te ramINnera.
Le destiny voultit quIelle survecut quelque temps. Les, Ardollin, qui connaiqsai.ent ]a sant6 maladive d-Am6lia, avalent r6sist6 A cette union de deux 6tres si fragile. Ils edd6rent volontlers deviant lInsistance du poke. Le jeune manage ne v6cut pas six mois. Emma ]a premiere s'6teignait de ]a poitrine apr6s (Jos souffrances de plusieurs ann6es. Atteint d6jd de cette toux implacable qui devait Fentralner A la tombe, Coriolan deviant d1un mysticisinc, exalt6. D6sormais, 11 ne v6cut qu'au cimeti6re au milieu do ses chers disparus I ,
tiu api-4 ,s-midi qu'il sIdtait al)im6 sur la. tombe-de s;a femme, Ja brise mourante du large lui vint caresser le visage. SInspirant A nouveau d'un versed de la. Bible; il out Lin trait genial la Brise au Tombeau d'Emma btait DOe.




DE LA JEUNESSE HAITlENNE -7.3
LA BRISE AU TOMBEAU WENENIA
Emint. lors(pie totis dvax assis danq title yole,
Now; vogmims stir les liters. mmi froitt stir toll (Ittwile,
Et le tit-it stir illon cobill.. oil c"4-taiellt tie bealix jollrs?
Tit nje disais, voyaot com-ir les blaiwhes lain-s,
Tandis (joe, s Olevideiit et rt-toinhaient L-s rattoem:
Evoiltolls 60upirel. ia, brise (1'-S mllours
Delmis notis avotis vii s'olconler Well des chooses,
Le soir- a diltavh, (I it rosier bien des rosps;
Pt vettv brise, Emma. si donce stir' le- flots,
.le I intends aiijoin-il hid pleurante et solitaire ....
All! si Voil pent .11core ollyl. dessolis In terre,
Ecoute -oopirer la bri. e des tombewix.
Ce,;, vers furent sa s tipr rrw pens0o ii la dM'time. No s'apitoyatit I)II-Is quesur hii m6mo il se dkiiait deux de.,es derni6res pi6zws. La premi6vo hititulo o ,A Moll AMo ) Outpourell 16to till exivait des psawnes ti;-6 des Lamentations do J romio vt la secoude: Mdm c rut extradite d'un chapitre do Joh.
A NION ANIE
Toujoni-s des p'eurs mon Ame, et jamnis mi som-ire!
Et pourolimi tie penx-tii (joe sr-,mir sur lit lyre Et cantor ties donleiirm Eli ce monde it West Hen (till Cenivre oil Venflainine!
-Ni 1' toile do eiel, Ili 14-illimir de la felittlie, La brise Ili les tlenrs,!
Samlo pleureur peticI0 sm- les (,title,; (Ili fletive
Collillie or) voit stir to IIIHI-bre [Ilse Plaintive velive, Redress tes rAIIIea.oX*?; Regarded cheininer le fletive de In, vie:
Ali lieti de se trainer (Ilie ta, brmelte fleurie So mire dalls le-4 flots!
Aprbs toot jt*est la illort. la, mort (Itie riell lj*t.toIjIIe,!
Wallin, Aleschab.;. Silii6-ml, Aninzotte )tellrellt, dans kh. ml I
11m olit Iwali billutiner In' sm-bwe (III moltdo.
'IS "elleolltrelit to"10111"" 1:1 1114-1- solArde et in-ol'onde; Comme noit., le tj,'anu!
C,,tt(, telldatw( Jlj In jtt"J'jtjjsjjl( 110
moi. l"Al. .1 C0011tiler danS
-N!6rrIv. I-0 I)OCAla coii-Aatant doujoul-clj .elx Cut Oil faisant a1JU Sion R la n1011 do 'iOll le joul- do sa naiss;ll
lice, (Ili'till papilloll




74 REVUE DE LA :LIGUE
noir s'6tait posd stir son berceau A sa venue au monde, fait un suprOme appel, A la mort
Je m'en voudrais si en torminant cette 6tude je no citais pas, lep, deux pieces cdl6bres qui constituent son oeuvre maltresse : uNtion et le Pont-Rouge. La derni6re est consid0r6e A.iute titre par le fin letter Liautaud Ethdart comme diant son cherd'wuvre. Laissant cette fois-ef sa lyre plaintive, Ardouin Wexhalto ati souffle do IIF, popbe. Savoix deviant puis;s nte et redoutablo. Ses deux h6ros sont Mion et De."alines. Justice, impitoyablement est rendue 'a FEmpereur dont la gloire est immortelle mal-rd les fates (lu*il a pu commettre. La post6ritd chez nous malveillante flt le silence alltour de ces stroplies; elle leur reproche leur v6i acM. Mais les vers d'airain des deux pieces sont 1h et ne meurent pas.
LE PONT-ROUGE
O'est ]A qu'll esttoinb6 dans toute sa puissance Celui dont le bras fort co"quis Hnd6pendancel
Que Ini faisaient A Ini sa gloire et son grand now'?
Sous son pled d'Empereur it foula cettegloire,
Et du saDg f raternel. it a tachd FhiAoire De notre revolution!
Pourtant it (tait beau, quand tyrant nu son glaive.
11 sWria ton jour, 6'liberO ke J ve!
Cri de lion qui fit tm;saillir les &Ferts!
Cri sublime! Et soudain devils troupeaux d'esclaves
Devie.,inentdes guerriers qiii brisent leur- entraves En sarinwit de leurs propres fers!
Le blanc disait : -Toussaint expire! L'Aigle est toinb6 dans nos filets! Rage itupuissante, vain d6lirel Its redeviendront nos sojets. Ht nous drons de leur d6faite, De leur orgaeil. de leur espoir! La libertA WCtait point faite rour I'llonitile qui porte un front noir.
Dessalinesapparut superb, grand, itumense!
Lui-ni6ine les pendit A l'ignoble potence,
Qn'6lev1)rent pnur nons leurs criminelles mahis!
C'6tait pitid de voir la terreur dans leurs Ames!
PAles, on les prenait sons des habits do fennues,
Et leurs t6tes toinbaient A paver les cheinins!




DE LA JEUNESSE HIOTILNNE 75010 Wil voultit (14troire. aprN; snn propre oxjvra"o,
Si entire ties 41vueilg sa bar(ple tit
Et ictull s'ensevelit soua tin triste linceid,
C esib qull faut que (Fuu ciel la clartil se teruiLse.
Que le flot se w6lantato sable so branisize.
C*est qiie ]a pire ffloire apartment A Dieu seul.
Col-ild:111 Mait il devenit proph6le vers la tin de sa vie? Avait il
111'6vll oil 18Ti notre situation actuelle ? Uhi.,loirc -cl c lu ta
jugera le,; pandas du blanc
PLT 10 N
Q'land le ciel re tiorilit tylill I)eall soleil co(jt!jj..jrjt
Q"Antl il v0vilit le soir aux briseP4 tFOrieut.
Jeterlej prenliers plis de son (Miarpe noie
Ht (pi'au pif-d du ImIuder queiques sold!-ts assi .
Qllelques Vieux compagnous d'itiforittup et de "14pire, CoWalent lours peineg, lelirs solicit; s'approeluit alors. tmi if ot somhre.
jotirs ponsi
Ree"Pillait leors avf-ux st. liltlait it Lur nombre.
Ft, I'arlait, A chm.1111 eollittle A Sim prop,-e enfaut.
I'llis. it j-'en retoorlmit triste ef 111,11:111vol(Ille,
P[ds. (p and In imit, vell:tit. it I;t j-6v;jjjt Aux destiny de la lUpiibA(Iue.,Et t-on ca-mr 1-lPitait. et son'front hiclinol,
Daus ses deux mains tomb-tit, tie ri.1 es (-,()it ron tlf..
que Ollilf-iolls &II)s son iLloo berv e!
Le prOvent, trot) Omit ne pent Its etonteld I.,
Et pensoc alors, sa sul)HIlle,
Vole an devout de I'avepir!
lors(l1j'au dolix brilit 411-S V()iles.. Aspirant le parfmi, 41,s iners. 1 0 nautollrder Voit if's # tfoilvs Briller et fl,,ttel. (biiis les airs, 11 r6ve tine lointaine plage Que bes yeux ne verrout jamnis Car blei'll-61; Iii voix de I'orage RCVeille L'es selis ill(luiets




76 R EV UF'bL LA I'JGUL
Bient6t les souffles do-la brise anx fiii-eurs de l'olarn-all, Bient(A la tief flid se brise Sill- les (lellefl., de I O -6all.
C'est 1-lind qid trionipbe et le 6ien (Iiii -exlle!
C est I fininense volcan de la guerre civil
Eclaingrif notre noit de con fnWbl-P lchiirl
Avid" de sonsati- (julls tie penvent r4pandre.
Ce sint des insens(s qui voudraieiit .(lite, sa centre.
Put jet6e aux bruises de 1'kir!
116'as, en vain F;a flile, ange (]it ciel veniir-.
Montraft A, i-es regards son enhance ing.1wip!
Vonjine un astre pAli se plunge A lliorizon
abinia Non ewnr en ites flots d amertinno,
Et lorml Wa prt)s sa twort on 6c.- rta I't cij nie, On vit led6sespoir au fond,
Eh oui! ]a guerre civil ne.s'est pas settlement ari-kee au gouvPrnernent de. Pkion. Nous ressonlons de nos jours le tristo rosultat do sonwuvrerie (astv- Lo'- derniersvers do la sirophe final,, s'adresspi-it aussi au cwtir du po6te. Peu de lempsapr6s Helosion de c(tte pi6co Coriolan Atdoidn descendait'dans la lombe. Que le lecteur me pardonno la longtiem- do cette esquisso qui West pasaussifu itive que son stijet. La vOi U6 e-t que.jo me quis permis d'insister sur ]a vie et 1'oeuvre. dii ebantre (FE m;na afln do fairecritinaltre tin peti de ra pvr onne. do sn vie ot de ses vei-6 1 coux qui Fignorent ou ne le conmiis ent plus.
Vai cru n6cossaire do parlor longuernent do lui parce qu'ii rut longtemps oublid. La mblancoli qui se &gage do ]a vie (Itieje viens ddtudier nc,-t Mh- pas. du reste do mit;c dans les triste.!, lieu res quo nous traver-sons ?
PIERRE EU(;i'NL de 1 E SPIN !SSE.
Ce 23 Fdvrier 1916.




DE LA JEUNESSE HAITIENNE '77LA
QUESTION SCOLAIRE
Le plan de rdiorme scolaire soumis ati Prdsldent dola 116publiqu e par M. le doeteur L6on Audain'soul6ve quelques questions d.e prin(Ape. Je voudraiA bri6vement les examiner avant de passer en revue les moyens d'appileation que propose le nouveau ministry do Instruction publique.
Fn un livre de courage ot de fol, !e docteur Audain aboard naguOre le probl6me de 1. education popular et 1'6tudia avec ]a rranchisefougueuse qui est l'undes ineilleuri; traits do sag6n6reuspnaLure. Brutalement il d6voila le menson.-e qui se cache derriere la facade de notre legislation scolaire et mantra combine Mait peu ,,,drieuse et mal comprise l'organisation de notre ense.ignement. On avait voulti 61ever un monument qui ffit grand pat- se proportions et ofi Pon prdiendit fairo entror tout le savoir human. Mais On lidgligea delui donner des assists slides. Llin:struction primal. re, qui dealt on 6tre la baso, rut justemont celle dont on bloccupa le Moins. Le lyc&c de Port-au Prince est Pune des premi res doles i6nddecA en flalti et il raut arrived juAqu'hL Geffrard pour constater un PffOrt Mkhodique ver--; l'organk'ation de 1'enseignement pri 'aire. Or cet onseignement constitute le premier, le plus, indispensablo besoin d'une d6mocratie, parce que c'est par lui qiie u partici1 eront A la vie intellectuelle n coux. qui :(( participant A la vie nationale )), clef-th-dire tous les HaRiens f
Uenseignement p:,imairo ost !'encoignement dOmocratique -pat, excellence: il serrible qu'on I'ait partictili6rement oubli dangles diheussions passionnees qu-a provoqu6es le rapport du'docteur Audain. Cest en effet chose Orange que Von puisseaccuser de vouloir faire muvre ant:. d6mocraLiqu'e' le ministry qui, justement, afflrme sa vOluritd do donner tous ses soins A 1-instruction primalre, A celle qui sladresse h la masse de la nation p-)ur clever sowArne. lui Inspirer lesentiment de 111d6al et raire Welle, comme dit Gabriel 86ailles, ((Un people qui, soutenu par ]a volont6 du meilleur. soit cOnvaincu que la science du possible permit seule A 1-6ner-gie patiente de raire sortir, greffant l'idde sur le r6ol, de ce qui est ce qUi' dOlt'We
S ns dOute. 1-6cole primaire talle quIalle ex'ste actuollement..6n Halfl, n.egt Point capable de r mplir ce beau t,61e. M ais Cost. prd,




REV(t DE LA 1,1611E
cisOment 4 la rendre digne d1une telle Who que le ministry dc Instruction publique veut consaerer ses efforts. []-tie raut pas jw ger 1'cii.-ei.-iipmetit primairp par les r6sultatS m6dloqres (pill nou,4 (14)1111V : (111,111d it al-11% Ot organism comme it doit 1-6tre. Oil vilrril quels le,itix 1'ruit-4 liou- ell r6colterons Et pout kre elitelldl olls 11611.4 till joul. lift (10 ll()S homes d-Etat faire des 6co1eq primaries d-Italti la magnifique 6loge que to 98janvier dernier, M. Paiijlev6, mini:-tre ( o vit17trit'.1ion p'liNique et de., inventions, 'prononeait au Nhis'& Social en I-honnetir de-; instituteurs rran(;ai-; v On se demalidnit ce atio strait I'Ame dun grand people, Mev6 on pl6irios.idOes d6.
m(wratiques.? Ce., deniers mois ont r6pondu : elle e--t d-un m6tal
-olidp Pt (to hou alf)i... Uecoleprimaire a fi onnd cetl,*,e Ame..sans
la(Im,14- I it y- aurait dans to monde ni joie, nijustiee, ni libert6 Gest elle qui la conserve a. Elle maintiendra, bris es, ces Cloisons (11 u v I'o i i i o yait si slides, Mev6es entre citoyens d'un rnOmo I)aN*S* eflefera un people qui, apr6s, avoir moiitt-6 comment it sAiL mril rir ppur un i(Wal, ,zaura raire voit- comme il sait vivre pour le progr i humaiti.
Oil rn&onnalt -Wralement on Haiti le but de Ilensei-nement
primaire. Oil tie Iit pas ou I'on tie vout, pas savor qu'il rorme un tout par Iiii m6me et q;i'il se propose, comme IeS antros disciplines educatives, d'agir sur Phomme tout CnLlor : Corp-4, esprit, ("1101gle, POlir le rendre capable de butter dans I'Atwo combat' d6 1,-i vie et aussi pour to faire parLiciper aux biens le's meflieurs.: Intelligence du vrai, la jouissance de la beaut.6, la pratique do la vei tti.,)
1_16vole p imah o n*a certes pas la pr6tention do fairo do so. Wves do" saant, des historians, des philosoplw.-4'. Mais lisez le.
-nint,
' ro rai -.-; qui s'.y apphquent : vous verrez (prils cotitiennent touto hi seiviiee, toute 11histoire. tolitq la inorale. Geor.e.s Ck. menceau a re.,ume ces piQgrammeq en un raccouioi adini'l.,lble fillo Fon me permettra de reproduiro ici intdgralemout q Tit vok bien dit Ilinstituteur it 'reurant tu vois Well'Ce Soleil. cps stores, cette terre qui Vemporte A travel---, l'osparv, jo vats t.e.fairltleiir histoire et to mettre A ta place dans I'utkiv ws.
, je to parlorai de., seasons, des pli6nom6nes atmoq)II6111(jues. du vent.de III 10nio, qui to qaisiront tout A I'lieure sur ton elivinin. et que fit subk, comme to mouton de ton troupeau, san.4 to domain, der il'o i c. la vient. Tu connaltra., lajoie de to pci. -;vr.! ttii m6me.. aux iienz, les prvmi res questions sur ce qui Venvironne eL 1'rapiel ton intelligence soudain 6veillde.
Et Puis, nous causerons de cette plar.6te ofi nous vivons, do s-a formation, do sell histoire. Tu vois Ces montages blues A Pliorizon ? Tit swit'as do quoi. elles sont fates et commptit elles ont at)parti Id. Je Vexpliqueral 1'oc6an et ses mares, ie fleuve qui vient des monta-nes neigetises et so jette dans la met-, pour retourner it i source par la voie des nuages. Je to rerai I*Iiiqtoiie des pierces. de ton champ, ot si tti rencontres un coquillage fossil, tu connaltras d1oil it vient et ce qu'iI attested. Je te dirai la grain qu. germe. I'herhe qui pous-e, Farbre qui vit de ]a m6me vie v6g6tative qui est en toi. Je to dirai les animaux, Ieurs besoins, leurs mcpurs, .1eur vie. et.,eeux quo tu frdquentes. et ceux que tu Was jamais Vus. I
Etifin Cest Phomme qui to sera 001 Je te ferai connattre t(A-




bE LA JEIJNESSE HAITIENNE 09
m6me ht toi-m6me. Je to montrerai quels liens Cattachent A tout ce qui Ventoure. Jo te ferai saisir la grand loi d'6volutiou, depuis la cellule naissatiteiiisqu'all clovelopperri2rit de vie le plu, fiitew e et le Ius complete. Nwis m6nvron-z Phomme do la cavern primitive. aux rn-ande,, viO.- dii monde. Non-; vorrons il fller Hiktoire d's sociW.s humaine-;, des id6ez, des sentiments, par losquel, elles so dAveloppent vtpro.gres ;ont.Nous Audieron. ; lc,;,mwurslos lois, les r gles de morale clui font I'6voltition social do., race., lium tines.
-c de tous, ;e piacerai Phistoire do ta race, de ta pA't clans llliistoii
trie, ton histoire. Airisi tu aura, tine conception dii monde et do toim6me conrorme A cc qWil pout V6tre donn6 do connaltre. Remarclnez que cot apereu otribras-4p. lw;tronomio, la -LAo.-io, ]a pal6ontologie, la hiologie, Vlfistofre, la morale ... tovtes le--; mati6res de l'o.ii:sci;,ii(,nieittsecoiidaii-e ot de 1'enseignement sup6rieur'. Mais oiji Cc que I-on on,., eigne ft Pevl'ant, c'est cc que le jeune homme apprend an lycdo et cc (pie les savants eux m6mes 6tuclient clans leurs laboratoires ott par ItA vaste monde. Tonto la difr6rence rt,-ide clatis ]a mMindedensel.-ner otclans 1,6tenduedes d6 tail! enseign6s. Car cc west );is pout. raire de I-enfant un g&olo,,ue, un botanist on un historian qwon lui pat-le de tant do choses- met-veilleuses: west pout- luj apprendre (Iticuo place ii occupy clans ]a creation I quelled universolle ,ympathie 1-utiit aux 6treset aux elloses, Pout. haussew son drn i aux p:,t occupation, sup6rieures que cr('(3 la, vie civilis6o et aux olfligations imperative.; ('1no Hiomme on nalssant contract, enters -za, patrie. Cos notions si lialiteq et si Complexes, tout Vart do-Ilin-tiLuteur consistera, A les retire acc sOles A 1, intel lige it co do Ilenrant. on les pr sentant sou,; la forme la Plug simple, la plus claire. ia Plus attrayante, la, plli-4 capable d'6; veiller et de captive la curjosiw onclovanto do son 616ve.
Nlak 1*6cole primaire no se eontento pas de former I'liomme clans 1'enrant ot de lo rondre apte A romplir ses devoirs do citoyell: elle le pl-6,lare A la vi de tous les jour-, vie de lutre et de labeur, oil chactin doit gamipr son pain A la, sueur de son front. De
-ses 616vps elle ettlend faire d(-s travailleurs conscients qui. en POW-ttivant lour propre bien Otre, contribuerotit A la ricliesse nationale. Elle forre Varmature slide do la .-oc!6td clans le, mdtal pur de Penrancte.
Le docteur Audain devrait Otre eonsid6rd. comme le me'lleur des d6moerates S'il arrivait ii metro I'dcole primaire A la lialuteur do sOn r6le. Cc West Pas chose facile, et il lui raudra consacrerb cette Oeuvre beaucoup efforts et beaucoupId'argent. l,'orranisation s rieuse de 1'enseignement primaire exige en effet des conditions mo-' rales et mat6rielles indispensablps: pr6parationcles maltres, cons'. triletion de Maisons dl6cole, IWquentation scolaire.
Pout- applitlijer !c pro'gramme que jo travails plus haut-il raut ftes Maltres inst ru it., et ayant acquis la pr'e'paration proressionnelle n6ce,,saire; et Pout' les avoir tels et pouvoir les r6partir clans 10"IeS les ecoles do la 136publique, il raut leur asurer des traiteMerits cotivenables. 11 Jaut pout, routes nos icoles'des hAtiments COnstruits suivant les r6gles de Vart et pourvus des instal I nations 'que n6ceSsitent les besoint's d'un ensei-nement pr6parant A la vie !pratique: ateliersde travaux manuelsdans les villei;;, champsdesti00s aux travaux 'agricbies dians .1es carbp gnes. Uensviqnerneq




so FtVUrL DE LX ,IiAGUE
doit transrO rmer la. ma.-,se paysanno comme le people des miller. il doit Otre aw-si s6rieusement organism it Ranquitte qu'au Cap Haytien, A Port-au- Prince ou A Jacmel. c'est d-dire que 1'ecole primaire de Ranquitte no le doit e0dor A auction autre, ni au point dE; vue de Installation matOrielle. iii au point de vue de lacomp6tence pl.Qfes sionnelle des maltres.
Ces koleA ainsi constitu e z, il faut leur assurer ]a client6le de lous les enfants pouvant aller en classes Ne croyez pas que ce soit la parties la plus aisOe de la grande tAche. Ceux qui ont essay d6 raire de Ilobligation scolal I T quelque chose de plus qu'une fiction constitutionnelle peuvont dire quelled resistance Ils ont rencontr6e aupr6s des families, surtout eelles de Fint6rieur, quand ils ont essayO d'appliquer ]a loi. Un grand changement West product cependant dans notre vie politique (jut pourra rendre plus racial la a police ScOlaire ": 11111 n*a le droit d6sormais de vivre dans ignorance et il raut contri'dodro a s'61ever dans la lumi6re toute la jeunesse du pa y -Z.
Pour compl6ter l'oeuvre de 1'enseignoment primaire, le docteur Audain so propose do cr6er cinq-6coles primaries sup&rieures qui rempla:!ei-out les lycbes provinciaux.
Je dirai plus tard ce que je pense do. Ilenseignoment do nos lyc6es et de ht part (lu'ils peuvent prendre A*Ia constitution d'une 6liet tiationalo. Mak, le voux prot ester tout do suilecontre lem6pris que quel(Ine-uns efficient 6 116gard des co:es primaries sup6rieures. Le ministry (le I'i ii -truct ion'pu blitl tie lui m6me me -semble avoir m6connu le caracl6ro deces k.olesen Ocrivant, dans son.rapport.quelles 'OrOnt Or"allis6(,s do raeon f) permettre le passage de leurs 616ves dans Penscignement secondaire, leur pro&mi6re classes ayant m6me programme que la derni6re du lyc e. Clost 16 une erreur que ic me permits de signaler A Pattention du-docteur Atidain: il ne pout 6tre (ju# stion dans son esprit qtjed(- Pcole primaire Wmentaire. dont les 016ve munis du certifleat d'Otudes primairc.-4 du ler dogr6, peuvent 6tre admis dans ]a 6e d'un Lyede.
L'6.cole primaire sup6rieure, lelle qu'elle exile on France, est auIre chos2 (pi'une annexe du lyc6o char0e d'alimenter ses classes elOniewah vs. FIle donne un ensownement autonomy qui pretend
suffirvit lui'ui6me. Paraulievant I'wuvro do 1'6cole primaireet des cours comj&mentaires que la loi permit d'y annexed, elle prepare ses 616vesii border avoc avanta-,- ies iworess s actives du commetee et. do- I industries, et ceux qui d6sirent aller plus loin eIle rournit le..4 moyens de rapper h la pot-to des grandes 6coles
comme PEcole sup(rieure des Mii)(.s et IT'cole Centrale. Des6l6ves- en petit nomhre, il est vrai so-ti-4 do Pun de
1 !0*1 Mablissemont, I'Ecolo J.-B.-Say ont pit ontrer do haute IuLte a Saint-Cyr, ; Polyteclinique, A I'Ecole Normale Sup6rieure...,La Ville de Pat-!., poss6de chiq 6coles primaries supdrieures do ga .,ns: ntcoie rur,.,ot, IT' ,ole Colbert, I'Ec)le Lavoisier. FEcole J.-B -Say, I'Ecoje Arago et doux de files: I'Ecole Solhie-Germain ol I'Ecole Edgar-Quinet.




DE LA JEAESSE HAJITIENNE
11 me paralt intdressant de rdsumer ici, SLAvant M F, Lavergne (1) le programme des Ocolesde gai-Qons: t(Ladur6e des kudes estdequatre ann6es. Los deux preini6res all n6es sout consacr es 1 1'enseignement g ij ral. E fles, constituent pour les 616ves comme une p6riode de mise en observation. Lpnrs aptitudes s'y r6v6lent; Aussi leurs g(,(Its. Le choix Wulle. Carri6ro s y q6termine on tout an rnoins S'y ontro.voit. A la fill de la deuxi6me -annde, Fenfant petit savor ce qn'il vent et (,b il va Dans tons Aes cas, il est A m6ine de le savor. La spkialisation se fait, L,(S]6ve, qu impasse en troisi6mo afin6v entire, soitdanSla!4ection emmet ciale, sott da.us la section industrielle. o(i il re ,oit nu on-ei.-notnent (.it rapport avec; les exigences de la cai-ri6re ii laquelle il So do -tirte. Uensei.--nement gOndral Wo-t pa,, sacrifl&. inais il pord dl: Soil irnpo.tance, il rev6t, dans VUllV Ct Vautre section, im caraei6ro pralique, et, dans quelque rnesure, profes-ionnel. Ajoutows; que les m6mes mati6res sont enspirn6es;- pie le, ternp- Soul varie. Dan- In section indtp-;trielle, c'est alix matiol-es Sciviltifiques qIIII e.,t faiLla
F lug grande part. Pat- conlre. dans In section contmei ciale, 1'6110ibrec'est ronipti, au pi-f)fit de la comptat ilitti, di, la Pwogro phlo, de la phy zirlue el de la chirnie envissg es ii tin point do vitosuriout usuel;enfin, del'aritlim00qiieet de llaltr6bro dansleurs application.-; Rux op6rations conrantes du commerce et do la, Banque.
(4 En quatriOme ann6e, I*en ,eignemont commercial sw retrouve; de m6me et surtout I'erlswignement industriel... A IlEcole ]'tit-,rot, Vorganisation do ]a quatri6rne ann6e compor e doux sections n : ]a section mixte dont le,, prog-'rammes sont tr6s varies 'et tr ; comle- Ins verses, appropri6es aux lots, s'adaptant aux exigences P
tesoins des jeuties gens qui se destinent au commerce, a 11industrie, ou qui se pr6parent au haccalaurdat moderrie, au brevet snp6rieup, A Nc le municipal de physique et de chime ; la section de I'Ecole Centrale des arts et manufactures, 6galement ouverte aux 616ves qui veulent se presenter a I'Ecolo das Mines, A FEcolo des Ponts et Chatiss6es ... ))
Ces 6COles, instal 16es dans des bAtimentsspacieux otpourvuesd'un mat6riel appropri6 aux bosoins de leur ensei-nement. out vu. venlrb, elles une nombreuseelient6leparce qu'er'llesoffi-ent Ilavanta-e d'une preparation p!us rapid en permettant'4 leurs 616ve 'S, apr6s seulement quatre ann6es d'dtudes, de se lancer dans la vio active du travail.
Si Monsieur 16 docteu Audain devait nousdonner des 6coles 6tabliessurcemod6le et pouvant rendre les m6mes services, le verrais disparaltre saris regret nos vieuxlyc6os, oU nous nous obstinons A faire Anonner du gree et du latin A de pauvres enfarits quo monaco ]a Plus redoubtable des concurrences cello do I'hommo bion ar"Id Pour la lutte du travail et qu'!Is vont trouper deviant eux domain dans les champs libees de Fa'ctivit6 national.
(d suivre) DANTAS BELLEGARDE.
(1) Rapport sur les 15colos et les muv es wunficipales d' nsei momentt de I a
V.11le do Paris (i811.1goo). 9




R EY UE DE LA LIGUE.
POILSIES
FIDES, SPES
... ...... .. .
AU PATRIOTE
Sent tit.-estes-debout, dans l'orgiteil de ton yeste';
I 1 1.
Et lon front souverain laure par la fieiV Garde un calme imposant parmi Thetirp fitnesle Oil gisent les deMs de notre Liberle.
La splendour de ton reve illumine tes yeux. De leurs rayons pitissaws ils fouillent le mysMre Un corMge lointain d'espoirs prestigieux 'Passe dans I'Avenir. Oil va cc group dust re ?
Ton esprit scrutateur veat trouper dit Deslin Le Piot mystirieux que le laible approMende. Ayant dans ton vouloir comme un, dili haulain, Ta grande dine fail faceA 1*6iigme si grande.
A it sein de I avenir es*t l'immetise cteus et On'botit le flot divin des chooses antenees En des modules divers entre d'dirangeg ais La main de I'Absolu coule les destinies.
Or, aprk le spectacle d1freux des jours vicus, Ou dans la peur tremblaient des dines prosterne'e.s. Oil s'aUgnaienl des (roats macule's devaineus Sur ksquels a piiss le vol lent des nannies




DE LA JEUNESSE HAITIENNE
Apr s aroir little pour le Juste et le Be-all, Et vu Iavorlement des efforts et des r9ves Pour lesquels tout un people apprdtait u-n tombeau, Tupersistes d'aimer le soled et les gr vesMalgre 1'e#ondrement de l'ouvrage ancestral, Parmi la sombre nuit, tit churches la lumMre, Ne pouvant renoncer an sublime ideal Qui d'un libre pays fut la gloire premUre.
Devant Penlizement ozi hurlent des records, Tnn dme d9bordant de sa bonle pMnijre, Prend plul4t en pitid cev ldches presque morls, Qui vfturent sans honte en leur immonde orni6 e.
?it dis De ce passt fuyons le souvenir. Lejour doit siteceder d la nuit Idnibreuse Regardons tout Mt bas monster dans Pavenir Venorme floraison de la foi vigoureus-e
Plus de horses courses au temple IndigniM! Prisons dans la science une force eternelle; Car seid Pesprit nous n? ne 4 l'inimbrialite C esl d son souffle pur que ldme ouvre sod aile!
La V64te West qu'une. A insi les nations, Tels'les individuals, pour gouverner leur Ore, Ont besoin du Savoir aux magiques rayons "Ignorance est la nuit. r vivre est disparailre.
Secouant le silence ainsi la voix vibra,' Patriots obstine, fier semeur dleIlperance. Tes accents remueront lesidmes et les bras... Vois dlFid les surgeons de la saints sewence
Perme's, US grandiront, all souffle de ta foi. A Ion appel, h6raul, cest dosjti la croisade La Phalange Vapprete ii hiller comme toi : Cwt lo.ule la jeunesse, oh la belle pMade
Jancier 1916 TixtoTaU: PARET.




AMITTE 1),P,L.A LIGUE
AUX ROSES
Le jour bri'dant, sans cesse decide sur vos fonts
Tout m) flot despleideur eblottissante, f) Roses
Et le fr le velour de vos.petales roses,
Les tuinultes de vent delete froisseront.
Votts etes ati jardin, de solitude piles,
Cae vous voits affligez de langueur et de maux
Que /a gamme amour i ndicible des )notv Ne saurait apaiser, 4 fleurs. dmes fatales
El le soir va venir, tel un deuil, sans ra!1011.4z' ['ous trouvant en emoi dlesperances lessees,
Mais dans I-a.tente encor, comme des fiancees,
Des aniants d-ideal qui votts accuedleront.
23 ht in /9 4
IJMN VIEUX
3L:3,C>-UJ1a 1P.J1M=k1E;
Ceux qni reviennent A tin ancient aniour ine font Feffet d'plorAble de C08 riches ruint's qid 6trennent les habits d6inoUs et us6s que d1i temps de le ur splendeur iles avaient mis an rebut.
Une des nombrenses suptiriorit.6s de ]a fetnine sur I'lionilipe.est qti,- les youx et le gont-ire fie Celle 1A sont pr sqne tonjonrs A s,)n .1,ne, ce qn'.ast la double roulette. A. ses ye-ix et A son sour1re,
La Conflanee en goi est cointue tin titre de noblesse on tin blasop. Bile West ridi nle 41ne. qnawl on l'a sans en avoix le droit.
CeduJues invitationss rapp(-.l lent le geste eunnyA et contraint qu'ont -let (Imid a, ares lorsqu'H3 fdiit 1*aum6ne.




DE LA jVuNtSSF HAITIENNE
L'amour ji'-i4 tellement p."s A [at poroe de totit le 11-11de (I'le,
Copp6e, on a toiijours un sout-ire ironique polir un cooler et ulle boulle (I'le l'on dit Waimer.
L'opinion ptibli(Ifie egt une reine. Mais comme totite reine, -':e a Fes. caprices. Elie peut, comme H-116n,-, A de certaines lieureti. s*encoiffer croli phtre.
Celui-la est di-ne (Vavbir d;a tMent ciiii ne se console pab;tle ne pas en avoir.
L'amour C'est la permi-Fion de Wkre phis poll enters ime ftimire...
PLANE DE L'ARTIBONITIE
(Suite)
'E--;16re qui o t I a t-ivi&-e Ii plus coil siVrab I P npre-si I'A'rtiboilile, Pi-elld sa source dans les montages des Caho-,,et ('0611, ell s'61evantvers It Nordld squ'elle arrive dans I'l plai-De, Assez abondante, dut-ant (( Ieq pluses ), poul. inmidor chaq'ic anne'e. une -rande 6tendue de terrain, Ale farii. (Mlls 1(' s temps I)olj'n*61requ'uno suite de lacs int6riom- ; impido Pendant (Ple1ques. lieues, 61le finit par manqui-i- de chM6 asP('z 10in.de son embouchure.
Le Cabeuil, qui vient de IA Cr le des mollfq)"w's phlct;p au Nord do celles des Caljo so (IfIcIlil-ge. dans I Esi "re. (' 19 nvOil' l"CVU In viivi&6 du Niorfie Hougo, et si lVWl, tin,
!jnies procurerniont nn roiif-.- vontintiol. La rivi6re do I nde oil do la coupe ;) 1*111'11 P'll,
les espagriok, rivi6re des Indiciis, vie'Ill (1. 1 I C te' (fe la, NIOnlaryne de la Coupe a I'Inde, situ6e dans In parfl(' Nord"" f (10 141 Commune de la Petite flivi l-e el 111 Sj1j (ju I*;,,-l.c)ll'ljjd. EIIO 11'ejefti! dans I'E-;i&e,. au-6-smtfs du lj("Dt 0.6 cello ci le Gabeuil. Elle no tarit puill(-.




86 REVUE EiE CA LIGUE
La rivi re A I'Inde ou Petit-d'Inde, qui vient des environs du Aforne de Cabeuil, suit an Sud lp cours de la:rivi6re A 1':ii, de et y tombe au dessus du confluent de cette derni6re avec I'Esl6re. Elie conserve de I 'eau darfs, towes !es saisons.
La Mar6ca-euse est, comme les pr&6denles, forinde par les 6panchements du morne de son nom, et va 6galement dans I-Est re dont elle est tr s voisine. I La Petite Rivit-we West, A propremeill, parier qti*un apure. ment de I'Est re dont (-Ile est extr6mement rapproch6e, et elle t irit excitement com me elle. Les sources Tonain, q a-on peut corsid6rer comme une derivation souterraine de I'Es16re et qui sont tout pris do la Petite Rivi6rc fournissent une augmentation de volume A la Petile-Rivi( re. I Plusau Nord, tout, pr s do la fourche de In Cr6te-A-Pierrot, est 'la ravine de Jean Adam, forni6o par cinq sources sabs importances, qui tarissentpresqu'enti6tement dans I.es temps sees.
Mais, durant les pluses, cette ravine roooit routes les eirtux des morfies de son noin, du inorne d Tobie. de la -0-6te APie.rrot ei du-morne TranquiIH16, qui on font tin torrent tr s rapid et assez encaiss6 ofi les eaux eroissent en deux lieures de -cinq A six 'pieds, et qui arr te les communications pendant quelques heures. Elie apporte routes ces eaux A I Artibonite.
-La rivi6re Espagnole'se jette de- fn6me dans I'Artibono grossie dans 'son cours, en tenant des montages qui hot,dentla-rive droite de celte rivi6re, par les eaux de plusieurs autres ravines, notamment celle de la. ravine des Perroquets et de ]a ravine d 'rambour. Elie tat-it comme la ravine A Jean Adam et grossit c6mme 61le avec. les oranges. Elie a s!t source dans les monts du Figuier-MaUdit et. de la Plaine aux. Chevaux.
Lalrivi ,redes Verrettes, qui a environdeux lieuesde cours, sort du massit des minutes monta'gnes qu; s6parent entre elles les Verrettes du Mirebalais, de Saint-Mare et de lArcalinie ; deux sources 1'entretiennent ; A peu pn s vers les deux tiers de son cours, elle reqoit ]a petite rivi re'd.u Pont de Pierre ei une autre source I*augmente encore un' peu au dessus du bourg des Verrettes. Aussi a-t-elle dans tous les fenips )uii(,, eau pure et salubre qui a encore quelquefois16 A 17 pieds4le ..large sur un pied de hauteur dans la s6cheresse.
Le Tapion, qui est h trois licues dans I'Ouest do la rivitwe des Verrettes, est un torrent ou un 6gout de la montage assez abundant. 11 taritenJanvier. Cost, pr sde cette-rivi rc qui se rend dans I'Artibonite comme celle des Verrettes, qu'6tait dans la plane, 1'6-lise do la. Paroisse primitive do I'Artibonite et que.lques masons qui formaient une esp6ce do bourg.




DE LA JEUNESSE HAITIENNE 87
La rivi re SaIde qui West nufrp chose qu'un ancient [it dc, 1"Artib.onite, part presque do I i rive gauche de cette rivi&ve et gagne In mer en parcourant, envircon quatre lieues et. de. r ie en ligne dioite. Elie recoit les eaux de plusieurs Sources. Cest exactement une esp6ce debris tie mer qui hausse et Ni-se, comme les mar6(,s'.-ju'iI re .oit.
Wependamment de routes les rivi6res et les ravines cit6es Plus Imut. la plane de I'Artibonite a tin nombre inrini de sources, de trous oti de foss6s clui prouvent que les grand coul-ants d'eau. qui I'arrosent ont des infiltrations plus ou moins considerables.)
SOIL
Le,.,Qol de Ila plane de I'Artib)ni!b est 6videament fovin6 par des dl p6ts tertiaireiassez r6centscomme l'indiquent Its rOssilias que charri(, la viv.i&e. Ju-;rlu'a-une tre-i grande pro. .fondebr, il a I'aspect Mine terve limonewie et snblonneuse analogue A celle des montagnesvoisines. Les parties si,iblonneuses'sout plus considerable pv( s derives : les 1) krtlezs avgile 13,9es Pt tin peu fortes (Itj',,)n appello uwve fi-anch- Snr)L A peu de distance des rivi6rps. En creusant h Irente pieds on distingue assez bien les diMi-entes COLIches de d6p6tz, ont depuis vingt cinq in
(,Iusqu'A trente einq centi kres d'dpa isf9eur et quelquefois, apr6s Moreau de Saint M6ry,.-(lui cite M. Cindreau, M. de la Lasle, M. Fauconnier et. M. Peyrotte, el'e3.soht indiqudes pat desfeuillages, des branches d'arbres et d'aulrefois pa'r des madv6pores, des f6tiches et des vases d'indiens en lerve cuite.
Enfln si l'on veut aller plus loin, existence d'on sable marin, imPr6gn(- d'une eau saulaicktre, Prouve bien flue la mer allait auirefois jusqu'au pied'des mornos eL quo la Wa;nc par consequent a ('16 torm6e pai- les-apporis n6s tie In Rivi ve.
ADHIFN sco'rr.
z




88 REVUE DE LA LIGUE
L'OUVRIER HAITIEN
E'r LES
COOPLMATIVES DE CRI DIT
11 strait intPre,.,ant do savor poiii-quol los chofs d'un atelier, d-une indt)-trie quelcon(Ine, en HaTti n1orit jamais soriebsement ppn-- 6 :4 slimir dans lo but ;oit dii ras-wmhlov lears capitalix Soit d'acheter les premieres mati6..-es indis-w.tisables A [a confection do ours 011vrages. Serait-co la conviction que la petite jwopi-iki&, 1-4 petite industries est plu productive qiit- la Vanda ? C fla tiew,drait il atix circonstancos tLi miliou ? 11 So pouri-ait
que c(,.*s cau- es tie rkissent. pas San.; inflaonco sur tant d'apathie, mais les i-aisons qui. po-,ir mon humble part spmblP.nt dti-o le; plus p]aLt-;i[)IeS sont d'abord le inanque de culture intelloctuelle do nou-P lasp ouvri6re chez qiii los luml6res ne sont gu6re suffisantes. Savent ils nn-i ouvrier,; cordonniers, m, nuisioi-.-;, ,benistes, sellers, qWil exist aillours dascojp6ratives bienfaisantes et-comment elles- ronctionnent ?
L- i -niwa rice, telle ost lit p-emi6re c tuic do co man(pio do sollda-' I.M. Clierchon--on Imp second dans lit metitalil;6 m6pie do I'lialltien. Quisait, petit 6tre San,, connaitt-e.1-idde do-; cooperatives j I os industries on otit ils senti lit ukes-,0 et pens6 au,;sit6t. (( A quoi bon raii-e un ossai qui me conduirait A tine ruine fatale? Moi. je suis s(ir do ma moralit6 landi.; qual jam-lisje n1aur-ai connaissatice deq Wrond,; de I'Amo (1. mon as-;ociO. )) 11 faut donc accused. du peu do solidarity existent entre nos rahricants : la dMance, bas6e sur 16 pen de -arantie morale qu-offrent les Halitiens. Ai-je besoin de dire qu-il y a de notables exceptions ?
Mais, ar-rivons A une question plus int6re-sante- L'ouvrier lialition est-il capable d1art? Avons nous des indtistries di.-nes d-6ti-P alimeritdes par tine source de er6dit quelconque? La question (Fart doit nous int6resser dans la mati6i-e (lite 11101114 envisageon -, car-. A moins quo do voulo;r inonder Io- monde do camalote comm, cottains btats, il ra(it de Part dan- 11industrie. Je dois m1expliql1or sur le Sens particifliet- qua ici ce mot. J'entends par avt, la tournivo quo par- soi, liabiletd et sa s(irel;6 d'oeil et de goCit Pouvrier sait imprimer A la substance.
Uouvrier HaTtien a-t-il cette s&W dlmil et, do ,oCit qIIi lait la valour do 11ouvrier v ritable? L'affirmative doit 6LI-0 I-ecolintle et Phistoh-e nous le prOLIve par tine anecdote: Sons le r6ano (lit tr6s fasttieux 11Pnri Christoplie vivait tin orf6vre, a linitien llalitiennant )) inculte, 1110LIS sommes ft Pauvore de noti-e ind6potidatiel'. Or, le roi ayant re(;u, d'un de ses courtesans, un cauir, fir, joyau d'ancienne orf6vrerie aux dessirls.ma-iliflque;, slavisa d.tti-; sa royale fantail ie, d-en commander un tout pareil au pauvre orf6vre,




DE IA JEUINESSE HAITIENNE
16 menaqant en cas dlinsuce6s, de chAtiments terrible. Llorf6vrq flt un chef d-ceuvre digne, parait-11, de flgurer dans les 6crins d1un, Charles Quint.
Mals, nous Wavons pas que des preuves tires d'anecdotes histo-, riques. Les outrages m6mes de nos ouvriers plaident on leur raveur' que do fois, nlavons-nous pas admire deviant Ins ateliers, leurs travaux soign6s, les sculptures presque merveilleuses des lits nuptiaux et de tout I'ameublement do nos salons, OU done nos ouvr*ers ont'ils puisd tant dart ? E,,t-ce d1une mission 6trang6re qoi jadis vint dans le pays et y forma une -Mi6ration d'ouvriers ? Jo'. Wen ai point m6moire, qne mes aln6s me reweignent. SiJamais nos artisans Wont 06 guidbs et de NQOn sp6ciale. lour habiletd manuelle, 'eur -oat ardstique, ]a s4retA do lour coiij) d'ceil leur sont innC-, L'Allemn-ne du XVIle si cle fit des pro-r-6,; dans Hodustrie. celle dosgIaees poor Wen citer qu'une, ai&e u'elle rot par P( mk gratin de co quo la France avait de meilipur parmi 4ps indu'4riels' it la suite de !a r6vocatimi do. FEdit de Nantes; la Fewico, I-Anglp,-! ierre, toute-4 le-;, nation-; civilkees, se sont m7iwelleiwmt porrec tionn6es par leur.frottement rMproque. En rait, de rrottementpouvons-nous haptiqor de ce nnm colni unintelligent de Idpo quo coloniale? Non, Vesclava.-e, on le sait MI we totitet le corps eharlg do change z, 11homme corif'ondii avee la brilte, Ile.;;prit no. va pw; ju;;-, qu*aadmirer intelhgemm mit les b.aut ,.-do (1,iel(Ilie ordre (livelles Soient
Nous venonq de constatev I'art dont sont capable nos 011VIII011.1; 61)6nisies, rrak (Itio dire de la perfection avee laquelle iios cordonniers et selliers a-;;sou p] issell t ie cjil. Les premiers Wool; rien A envier, pour la plupart. aux cordonne-ries Italienne et Cuhaine Mablies dan- )e pays; quant anx seconds. je sais que leors travaux attestent leur talent.
Avee ces qualiws tr6s rMles pourquoi'FindUstrio national vd96te-t elle ?
P011111110i loq M, uhles, par exemplo, ao lien d'6tre commandd." 01, Haiti, ce qui diminueraitien patio 1'exode do notre or, Sont ils demands en Europe on aux Mats Unis ? Poor cortain-.. c'est par, Pursnobismed'autres ont en vue ]Wonorniear alisevjls tr-)6vPnt A I'dtranger des meub'es A meilleur compete. Mnis. la. caos( principale r(,side dan., les leotoors appm-10es p(11- les ouvriers dan-. 1'exoctitioll tie lejjjs 6ommandes. Clest A &_,ep6rer ies r,Itt Is Xe donne comme raisin principal do la prtilOrence accord e aux ateliers stranger,.;; les lenteurs dans la vont'vction et noo 1,6conc.aic A. "Miser, var plus d'un consentivait i payer line plus-value (I.Wte-h avoir des mool)le ermfectionnC,; avee le hois dil pays, dont la'
O"ale ]a olidit .
ce retard do I'ex caution Wna proviont il ?
Non.s P(lovOlls dire qti*il a sa smirce premiere dans lei. d6failt P"Of I',' A I'halli !n, qui n' stgo6r'(' s,)",.iPux do la parole donn6e. 11 1"(juve totit nature, on dit moins P t1 011vera millo rai-zon-,cav il e- t dilll()ma!e. POUPill Alfipr on retard d'un mois: trop hooreox, le client, Wil Wavaiti vllientr qiie poodant on i(,mi)saussi twor une se.
(14. longueurs dao" I'cxo(:1111011 des coll)[naode. st lo d6faut do capilaux et.- pal, voiede cons6quenc(_-,, de mat6riauxPour so 0-6ourer: ces fActeu'r les c6o7p6rativifs de ;r6dit: soil t




90 REVUE DE LA LIGUE
toutes ddsign6es A nos fabricants. On sait les hienfaits incalculables qu'elles out r6pandus en Europe, particuli6rement en Allemagne. sur les industries. On sait aussi quel but elles poursuivent, pr6ter des capitaux aux ouvriers offrant des guaranties morales et jusqu'A un certain point p6cuniaires, leur venir en aide A un taux non usuraire et avee certain advantages. 'Cette id6e d'une cooperative de crddit West pas chim6rique il surfirait A nos divers industries de vouloir la r6aliser. Ils y arrive, i raient en placant A la t6te de lour Banque'un homme de pers&v6. rance, do discipline, rompu aux affairs et surtout lionn6te. Pat, une entente, tousles ouvriers do la Rdipubliquo pourraient alimenter de leur p6cule la Banque do credit qui devrait Otre unique ; car mieux vaudrait un capital concenti-6 et puissant quo des capitaux morcel6s et fables. La Banque offrant un int6rdt reasonable, il strait loisible aux simples particuliers d'y d6po"r des fonds, cola ne manquerait certes pas de d6velopper 1'esprit. d'6pargne chez nous.
La question du cr6dit industrial rdsolue, la production deviendrait plus grande, !es mat6riaux seraient plus, aisOment trouvds, d'ofi une diminution dans lo prix do vente.
L'Etat pourrait intervenor, alors, utilement atin de prot6gow 11industrie natit)Dale centre la concurrenep 6trann-6re. Que nos industriels sachent vouoir et Findustrie national connaitra des jours prosp6res.
F. DESTOUCHES.
DtFI LtE LA FOLLE
Jadis. en Juillet 18 25, lorsque le PrOsident Boyer, peasant as.4 urer la paix A HaYti, ratifla, do bonne foi, ]a famous Ordonnance du Roi Charles X, un frisson d1indignation secoua tout le pays. Los v6t6rans de I'EpopOe Ndtionalu qui avaient arrosd do leur sang, leq planes du Nord et de I'Artihonite, s'indign6rent. Rt Com.
-me ils ajoutnient foi A existence des revenants, ils croyaient n ce temps IA entendre les worts gdmir daw; Idur tombeau, lorsque le vent de la unit murmurait plaintivement dans les grades reuilles du v6ndrable Palmier.
Aussi. se rendaient-ils en foule au cimeti6re pourinvoquer ]a in moire de Dessalines, dont le nom 6tait sur touted le%.16vres ?
Cependant, de tons ces p6lerins, pas un ne daignait accorded une simple pens6e d Wflide la Folle, qui reposait dans quelque tombe abandonn6e, perdue sous les follies branches des verts buissons qui tapissent le triste s6jour des morts. Cost grAce A elle. pourtatit, que nous poss6dous la dopouille mortelle do I'Empereur, et c'est pour ]a rappeler un instant A notre mdmoire que, nous gallons essayer de-relater, on deux mots, sa malheureuse existence.




Dr LA JEUNESI;E HAITIENNE
N66, dans les environs do Cap Frane.als. de parent,,, tIsClavef;, Ddd6e- tol dtait son vrai nom (*) Mait revenue, ver', Vft'Ze de dixhult ans, ]a proie du colon, son maltre. 1,'eurr e pa-- do folAtrel-, PVOpos elle succomba. A la tentation et zi'abandonna corps vt hme 6L Son Wlicteur. I I
Elle s'Oprit d'une veritable et ardent passion pour son amant, alors que celui ci frivoig et hwoustant, no voyait (,,, elle 6 jet d'amu--ment. Ain-4 toUjours avide do sensation, notivellp-, quitta-t 11 bient6t.son rselave pour choisir une i.ouvOle favorite Parmi tant -autres, qWiI avait ous sa d pvndanco. I En apprenatit cotte fatale nouve.lip, le &sespoii- (In llahandonn6p fut A grand qu'ell deviant folio l,'ivi e -se du inallicur, ernporte sa
C*ost alors qu.'errant sur los habitations d'alcutouil, elle rut appel6c DOW la Folio.
Bien des ann6es s'6taiei.t kou;6es depuis et le sinjt4tre lambi retentissaitclans la plane que Pin f ni-tunbe Wavait pas recolivro iluPage do la raison. Et e'Pst encore dan cet otat (lup lui parvint la notivelle de la mort do ses, deiix (i 6res massact-6s, avet; Uen TautI (Is noirs, dans ]a ville de Fort Libertd. '
Mue par une sorte d1n-4tinct, elle suivit a travcv-.- ; los -10"Ites des mOntagricS. et slit' t0ii-3 le-4 chirnp ; do hataillo, les n6g, es Vovolt(fis. I E lic porlait bien ce il()M, DA 101c la, Folio. Api 6, los gralldc 1111tes et fes exploits dont, sl6tonne I'humanitd et qui aboutirelit A l*:1010 Rolennel do 1801, elle continua sa vie d1aventurc jusqu'au jour o1i Port au-Prince la. trouva, morte sur une voic publique.
Cependant. d6rant lo cours do sa. vie errant, il lui avait W. ;eivd une noble ot triste mission Elie so porta, on Octobre 1806 du c6td do Pont-Rouge : un cadavre dtait IA, qui gisait, depuis vingt(.Juatre lieures, dans du sang coagulO.
Machinalement, clip s'arrOta deviant cc tableau fiavrant et, avant docOtitinilersamarclic, ell" tnit leiiterncntdans,- es loquPs. saris savor le Moins du monde importance de son goste. le, corps do Dessalines et le porta en terre.
Cc fait Passa presquInapert;u, et de nos, jours clest A peine si on )ul cOnserve une ligne dans nos lives d1histrilre.
Nest-il pas triste do ponder quo, sans Milde, le plus grand do nOs 116ros n-aurait pas do s6pulture; quo des chien., dOvorants Seseraient disput&!-.a, chair on lambeaux?...
uOUS chagrine'de no pouvoir i7aO o revive dpvatit, vous cette Vieille femme tolle qu Pile kait douxjoars apr6s I'attentat de Pont 11""o, les Yelix lla ard-;. l'os cheveux on d6sordre, empoi-taut daus son caraco fliltant lesrostes dLi Pondateur do I-Ind0pondance d*HaYti.
Nest-11 pasjustc de lui accorded mic plus grande place dans notro souvenir ?... rn
Fdvrier 1916.
131CIIA11D SALNAVE.
M Nous tenons cerwu rewiefgnetuerits d'un -yeillard cteg Anaire presque,
qui ,t un 8
des rares survivants de la, fawil I(e) de DC-016e. R, S.




92 REVUE DE LAIAGUE;
LES HAITIENS ET LA GUERM M OPUNNE
Depuis quelqueq jours les bulletins; de ]a guerve imprim6s par, Monsieur Chauvet sont arraclids avec une impatience r6brile. LA grande bataille qui so livre auteur de la. place forte de Verduri j semble dtre pour les halitiens d1une telle importance quo ceux-ci oublient racilement les mallieurs qui s'abattent sur lour pativVe pays pour s'occuper avee anxi t des rdulta's d'une lutte qui pense t-on, d6cidera de la victoire. Et cette victoire -ils ]a d6sirent 11 pour la France. Ils [a lui souliaitent avee tine foi ardente.et lui t moignent ainsi uno sympathy, proronde qui d6s le ddbut de ]a guerre s'est manifests do routes les faqons : enthousiasme-dtMirant lors du depart des r6servistes rran(,ais, cris d*all grpssp A ]a victoire de la Marne, douloureuse motion A la. premiLre avanco-allemando et actuellement elle so traduit pat- tine anxi6l proronde, cause par la. sanglante bataille qui se livre antour do Verdiin.
En somme cotte sympathio ainsi man;festoe est A ]a gloire des HaTtiens. Car elle monte que malgrO les repr'oches amers qui leurs sont adress6s de routes parts, il-, conservenc encore tin sentiment que. les grades chancelleries ont dopuis longtemps banni d leui; mobile d'action: c'est le sentiment do la lovautd.
Certes, Haiti tient 6 la France par mill liens: ]a m6me league. Ies m6mes mceurs, une literature inspir0o pai- les grand.--, maitrQs de ]a lyro fran aise,' lo go6t de I'art raffln6 par le contact do la France. In. mdme religir.n, la m6me 1( isolation on pout dire les m6meg d6fauts.zont bien do- attraitsquivendent in-Clsistible le courant qui nou-A porte vers elle. 11 n*y a donc r;en d*6tonnant si dans les momPnt-; tragiques qtj'olle traverse, nous lid onvoyons pai- de IA leq mprs nos -ouhaits:de victoirp.
Cependant cbmbien nou ; avons tort do. nous laisser aller A ce beau moucment. Dons co s-&-le dIN-lo1sme Vinl i& spni cst le mobile des actions et cetto v6rit vioille comme le niondo hrille aujourd1iiii de s,)n phis brilliant klal: tant do millions d'hommes. m-urent A I-henre a(thielle -Ati;- le., champs do bataille d*Europe, uniquement parce qu'un --rand confliL Wint6i&s met aux prises routes les nations do I'ancion continent. La Franee luttP en ddsesp6rde pour- reconqu6rir les pi-ovitices per-dues On 1870, I'Allemagne que sa. surpopulaticii Mouffe convoito un plus grand territoire et I'An-leterre m6fiante fait In. -uollflo pour arrOter le devolopement, do la marine Allemande. L'Autricho et In Rw4sio so rlizput(-nt poll[. la preponderance dans la p0nin-mlv. I'ltalio n'Usite pas it abandonner I'Autriche. p(mr lui enlever les provinces quelle convoito. Wme les Etats unis ne manirestent enters I'Allerriagne tin mauvais vouloir si pri.nonc6 qii(, pm ce qiio ]a r)nsilion -N)graphique des natiow, belli- ratjtes letir permet do tialiquer ztvec to,,, Alli6i .Si donc, en pr&! .vm e d- ces example,; (Ille IeUr donne le-mondo ouropoeni s'6utre-decliirant pour la sauvegarde do ses -intOrdts les




DE LA JEUNFSSE tIAIVENNIC 43
haltichs font des voeuX pour ]a France podss6s soulernent par la sympathio ils manifestent, A coup siftr un sentiment qiii lour fait lionneurr. mais par conti o ils font prove d'une impr6voyance A Fabri de la(ILIMIC (IOVli ;Ilt IeS MCM-0, leS dUITS, IeC MIS reQues dan-; le cours do leur existence e do peup!o.
11 est pout-6tre iwitile de rappeler
nous avons v cues. Los MallIeUrS qui nous necableitt aujourdl I ut ,.zoiittiopl)esiiitspoui-queiioti,,iiousl)lai,,ioiisAsoulevei-lesilontes du pass6. Nlais ce que pous ne demons pas oublier c-est qu'A aucune 6poque. en aucune cireonstance 1A sympathies n-a pm-L6 une natiqn quelled qwelle soit, non pa,--,q nous secotivir, mais A lious dire m6me un mot do consolation. S! la hotite dii 6 d0cembre nous a humili6s, vIle nous a permits aussl de m(,surer I-otendile de IlindW f6rence dont nous sommes lloijet ; et rien que cet example devait nous suffice comme une 1eqon de moddration.
Quoiqulon veuille penser il rVsto oncore une nation halitienne. Avilie, mutilde, si 1,(-)n veut, mais elle snbsiste quand m6me et avec un pfu de honne volont( elle pout encore so. velever, mais pour cela elle doit se &gager des mille enLraves qui avaient ari-W samai che jusqulici et au nombre doscluelles nous ne demons pas h6sit(lt* A mettre son insouciance do ses intbrOts.
Et en ce moment surtout quo Nssue do la Lguerre europ enne est sl probl6matique, nous davon-, nous.garder de maniroster aucua sentiment qui no strait pas en accord parl'ait avec nos intdr6tq. Oil sera cot int6r6t? on ne pout pas le dive, mdis il est certain quil existed. 11 imported do le recherichor ot au moment voulu do. tirer profit des eirconstances.
PAUL BARON.




L
94 JE DE LA LIGUE
R F V 1,
Chronique rinanue-re
La suspension des Pensions civiles.
Kil faut noter varu.i les 4v6neweut iftnanciers dri mois la hausse du cam. i
p6ehe, et la reprise do brillement des billets do bauque d6jA perfor6s,- deux V
6v6netuents qui ont contribu(I A atuener un l6ger recul dans le change, trPs certHinement to fait sensationnel du mois a W la decision du Gouvernewent de sospendre to sorviee des pensions et des renters.
11 %- a plwjerrs cattlgories (to pensions, qui routes out RUS crtltles et r6glees
par ties loira eiwore en vigueur, et que tar cow (-qoetjt Yon s'4,ttendrait a voir -especter. Tout Wabord I'Etat sert tine sorte de ren'-e via N .0 go i des itidivi (]its ayant dans le temps ouctip6 certaines functions, ec cetto rente est pour ainsi diro couitue une recompense que ia loi accord a cps ancient fone.
tionnaires poor les services qu'ils Bout cens s avoir rendiis A la Nation. Tel.
les sont les pen-ions ties atjcien Cliefs(I'Etat, Disipot6i. 86natoiirs, Minkres, I etc. L'on concevrait & la rigueur que par num loi I'Etat HaTtien pAt se dtsgnger (it- la wl cessiM que Ini fait la 10 de server c" petjsiou. Car it n'y a en Fesl)Ltce auction lien contractuel entre crtui qui ciert la reote et le Wntiticiaire'.
La question change enti6remant en ce qui concc rne les fonetionnaires poor
qui la petition tit- coustitup nuilenient one fa, eitr do Wgif, late 11 r, inais bel et bien un drdt qu'ils out acquis a prix d'argent. Fri effet, ils out abandonn6 tin prouder capital sous le titre de douziAwe d*entr6e e.n fouctioo. ou sej cond soutt Ie titre do donzi6me d'augmentation: Pit outre pendant 25 ans its subissent 'tine retenoe r6guli6re et inensuelle ile Pj sne leurs appointementS. Pendant ces '23 ans i-Etat it en la libre et onti6re disposifloo (to ces ontls tocumu'4s. Et si I-ou vent bien consider t1o'an monjont oft ees retennes Be faisaient In, gourde 6tait an pair, alors qu'aujourd'liui Pile est a plus do 400 ./* ; bi l'ou veot blen cousid6rer que let, tables de mortalittS permette;it d'affiruler que plus d'un tier. des dispositaires disparate. soit par mort, ordinaire. soit par wort accidentelle. fnsillade. ece., avant d*obtooir on livr-t de pension. et qn'une patio seoleulent tie leorsdroits soot reversiWes stir leurs avant-droit, on est oblign' (to reconunitre qWen Ce tjoi coneeroe cette cat6gorio (to pew r hions' FEtat a fait i-ne bonne ulfaire. En tons cas, bonne ou inativaise. c'eipt uno affatre. 11 y it engagement forwel, it y a veritable contract, et I'Etat, A moing do coniniettre une bauqtieroute inquHliflable, ik'a pas qualitA pour subpendre inAme provisoiremeot le service do ces pen.,ion-. Qnaut A les suspen-l-'! (ire distinitivement, ce Ferait so lancer dans tine iniqnittl telle, qti'elle nin6ne. rnit on correct ionnelle toute enterprise vrivtse qui voutirait agir ie mAme nianit6re.
11 faut esp6rer qae I'Etat aura la sagesse de cotupren lr- Finjustice flagran, te de sa decision, et. Bans fausse honte, de r6voquer une mesur q-ti porte une r6elle atteinte A, son credit et h son bon renotti. Les Wra5ticiairem des pensions sontpour ninsi (lire tlemcapit-llistOs q1iiont conU lenrar.Pnt, etit tin tanx relativelue-,t tj."bas, a I'Etat. Si I'Etat West plus en tupsure de p yer e pensions qui represented Fint6rdt tie cet ar-ent, it doit an moins roodre to capital oonx qni Wont eii qwi' in tort: celui d'avoir -ontiance, et de croire quo les lois t de la Rjpub!ijne sera*ent toujours respect6es, air moins pttr I'Etat haTtien.
AxDnu LARIVIK.