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This volume was donated to LLMC to enrich its on-line offerings and for purposes of long-term preservation by University of Florida Library - R., I ' (Iz ;reol 1 '4 re C'" ..: a. / (/P~r~ 9~ /f d~~J 6,A,-. jt~j jjAi ~vt:~2 ~ Il Ed .1 '4 Li~~- ~ 9p b~'4zk~qa' A / 1~ .1 .1) J I A A zz. 2-' * ref V *'t, 7 C) /~C~2 I / / ,',/2 ~ ~ C-'~ ~ / A C-' / 1/ I-.' 7 ( N S.J 7/ 7 " / / I., I I J~ D j I I 2~57> 4 . ! ".4 .. -*. F : * *1 . ......" .<*. "7", PD WO- AFFICHES AMERICAINESI ( .L N U ME RO 3 6,5 SILLE DU CAP-FRANCAIS, Du Mercredi 4 Mai 179. , V A R I E T E S. De Paris, Ie z fi'vrier. L'AtFLU ENC'E a t& prodigieufe aujourd'hui danis Its les 6glifes paroiffliales. Les fideles fe font pornes en foule dans les' temples, pour voir & entendre leurs pafteurs fe lier la patrie par le ferment qu'elle exige de tous les enfants auxquels elle a confine l'exercice des fonotions pu- bliques. Plutieurs curds & vicaires fe fomt. rendu juftice;- il's one reconnu en abdiquant par le riefiis du 'ferment ci- vique, leurs emplois, qu'ils en .toient indignes : le plus grand nombre"a proferCe e ferment; les applaiudiffeents des fiddles & celui de Jeur confidence, onte le pnrix de leur civifme& de leur obeiifance 4la loi. Les'remords & les hudes ont ete la recompenfe des pretres hypo- crites qui ont profan' le fan&tiaire par leur rebellion.I Le curd de Saint Sulpice av'oic annronc depuis quelques jours ,. qu'il confacreroic fon refus par une fcCne eclatance. Cette faifaronade & le caradere fanacique bien connu de cet'homme,. ont exig6 qu'on prior des niefures pour le main- tient de I'ordre & la dignity' du cult dans cqtte dglife. Des citoyens arni s y )on ete pripo6fs a la tranquilite publique come it eft' d'ulfae dans routes les cerdnio- nies ,i'ui atti:ent la foule. Les 'Tjeles remplilfloient le tem- ple; le pr.ctre di ve.;u d'or ef rnrnte' darns Ia chair dite de vrite ; it "a prech. Cur I'nfer, afin de preparer les erprirs, par la terreur a fes conclusions arii-cor.1flity-, rionnelles. On rioit beauicoup de voir le pauvre calotin '.s'agiter come un dame & toute (a perfonne.ne re- prefentoit pas inal le prince des demons dans la tribune. anx harangue's des anges de re eres. , Mais quant la bouche impurnvide cet ner'guine a vomi des blafpheiries centre I'Allnble national, alo.rs uh cri univeifel d'indignati'io a iiat retentir les vofutes.du temple ; 'hypocrite a cru voir la cozrnoine du m'artyre def- cendre fur fa fte it a pahi, & s'eft: ecie copmine le fanfAron Laqueuillei& ;utres martyrs p.ur rtre, de la mitie tremp : S'eigineur, e'/oignq dei.mo ce calice. Cependant les cris. qui 'fe f.ii'ient titeride n'rtoient point des menaces, mais ,etle- ment des cri, a I lorre, h a'or0ire. La con6icience coupa'ble .dircalotin ahuri lhii faifoit entendre autre chofe. out af coup 1'orgue niajeffueui a remph li lifee de fes fon har- monieux, & faith retentir dans tous les co&urs l'aii fameux, a ira. f a.ira .! L'indigtnaion s'eft cHlanrgeeen- alegreffe patriotique, & bri a invite le imotionaire de contrr-irvo- lition a chanter f' ira.. It ell defcendu de la L'aire : 6 i'mmi de peter le ferment, it. l'refufd. Alors un of- litcr municipal eft onw clandis la chaire,' & i a dit anu citoyens: c Mefieurs, la loi n'oblige point cet home a pr&ter le ferment :ivique; par fon i:efus, it encotrt feule-. ment la defltitution de 1'emploi public qui lui avoir ti confie : it ne fera bientoc plus notre patfeur & vous ferez appele a en elire un qui foit plus digne 'de vote confiance -. Ce pen d.e mots prononces au nom de -la !oi, onrt rappel le Ie refpe6E qu('ei'e command pour le lieu: faint, 6C le came le plus profound aj n-pendant la c- lebration de la meffe Inceffamment les ele&eurs -du tpartement vont s'oc- cpper du choix des pafteurs apples a remplacer les pre- tres qui ont protefl6, au nom du veau d'or, contre Jefus- Chrift & foun g/life, qui eft la Nation. PuiTfe I'reat-majo'r : de notre arm6e etre biencto regenere come celui de n otr' clergy"., alois nos places, frontir&es front en fure te, ainfi que nos temples purifies. Trence-huic curds & la str-grande majority des prhres de la capital ont pr&ti le ferment civique. Les atiflo- crates avoient menace du poignard & di p6iifon plufieUiirs. de ces' miniflres venerables de la religion mnials ces me- naces aulli atroctees e idi e les onr point Lbranales. Dans la paroiflfe de Saint c-Rochi iine ligue amoqf'teie s'etoir foi nfe e.nteie qulques devotes vles prctes di- redeulrs de l'uis confidences: ces pieux ligueurs dnt v6'liu jo'uer dans I'eggife une farce calotine, digne de Cath'erae de Al:Cdecis, des Guife & de. Saint-Charles IX ; mais ies fideles qui rempliffoient le temple ont fai' celfer le fEdaindle. -Le venerablee 'c re de. Sainrt-Ecienne-Jd-Mont, do'nt la paro ife rei'ferme la depouille d'e la grande patroine dd Paris,, Sainte-Genevieve, s'eft'fignal :par fon civifie'; L Ie. pafl.eur de..Saine-Andre-des-Arcs qti'un' long exercise '1 'de routes les vertus & des gra idsralents appellent dep.uts long-temps a 1'epiCcopat & a 1'honneur de finger dans nos lgillatuires, a donned dans c'irte occaafioh de nouvelles preuves-, de fo i refpe't'.pour:a la oi & uda patrioti me eclaire qui le caradhnie. ,, .. . .. ... i i ... d r e On a donned au theatre de la nation la Liberte'conqujfe ou le Defpotifrme renrverf'; 'et left e public qui a faith la piece c'eft fon anthoutiafme qui en a cree 'inti'rr. ILy, a vu un abregd de la revolution & il a t&moigne de la maniere la plus decisive & la plus eneigique.ombTbien il 'en cherifloit I'ent.emble,.& les, details crous.jes-iafots ont cte interprtees avectcette clialtdr qui Wi'a4pparttient qu';atn, patriotifie. II a transformed les fpedatreurs en..aetiurs ;', il n'y a eu qu'un cri,, qu'un applaudiffemetic, qu'Unevoix., pour dire : Oui, vive libre ,ou moUrir: aiai.t; S2phocle ' parloit aut Athiniens, ainfi Shaketpeare parole a la nation ~. ~.-... - A' 4. 'I ~-1 ;!.' * I 4 1 II A, '-I [ IgIS angtole. La revolution aura done rendus aux lettres un service final, delle tuera toutes les tragedies infignifiantes & tous ces fafeurs de vers qui n'ont jamais rien fu fentir in. rien imaginer, & qui teadoient a rendre I'art theatral aufli nul qu'ill le font eux-memes. DU CA P-FR AN 9 A IS. COr'E de la lettre icrite par M. de Peinier, l'Afemble'e provincial du Nord. D'Orthis en BEarn, le zi fevrier, i 79 . M E S S I E U R S, Je re'ois, avec bien du plaifir, la lettre que vous me fites I'honneur de m'ecrire le 16 decembre dernier; vous avez bien penfe, Meffieurs, lorfque vous m'avez dit: que quoiqu'eloigne de la Colonie vous efperiez que je ne pourrois Ra'en feparer d'affeiion; Con agitation la iend bien inte- reffante, pour moi qui en ai ete le temoin ; & la fageffe de 1'Affembl6e provincial du Nord, dans fes malheurs, 1'ener- gie & le patriotifme qu'elle amontre dans ces circonflances epineufes, lui font certainement le garant le plus ffir de mon eftimela plus haute Ade ma reconnoiffTnce la plus fincere. V' Ytre devouement. la mre-patrie, la resignation dans fes decrets,fandionnes par le roi, devoient neceffairement, Meflieurs-, vous amener les jours heureux don't vous voyez naitre l'aurore : d'abord dans le decret du podobre, & enfuite dans le rapprochement amx vrais principles done vous vous occupez ayec tant defageffe & de vigilance ;je ferois bien flartte, Meffieurs, d'etre, dans tous les temps, lorfque les circonftances me mettront a pertle de le fire, votre interprite aupiis de la nation & du roi; il fera bien agreable pour moi de leur apprendre que Saint-Domingue, qui avoir edr fi long-temps I'objet de leur follicitude, a trouvi dans fon feiii l'dgide le plus!puiffant centre les mal-intentionnis. J'apprendrai avec biqen de l'empreffement tout ce qui pourra .contribuer au bonheur de la Colonie, & je defire que mes foibles meyens puiffent lui &rre utile; foyez bien convaincus, Meffieurs, qu'ils front tous employes a vous rendre aulli heureux que j'aurois defire que vous le fuffliez pendant mon gouvernement. Je n';ai pu me rendre encore a Paris, parce que j'ai pro- fitt de la reliche force de l'Engageante dans le pert du Ferrol, pour me rendre dans le, fein de ma famille, y goufer le repos, & retablir ma fantequi fe trouvoit enmauvais etat. J'ai I'honneur d'.tre avec refpe&, M E s s z E U x s, Votre cres-humble & tres-obeifrant ferviteur, Signed' P E' N I E R. Collationng conformeiia original dpofe' aux archives, P A Q.U o T, f. g. d. a. AVIS DE ADMINISTRATION. 3. II fera procde, ,l19 mai, dans les magafins du Roi de cette Ville, a la vente d'un part de biscuit de France & d'unparti de vieux ciirVe, provenants de divers Batiments de la flarion, a la charge par Ies Adjudicateires de payer co6ptant, atant de~1 pia'vt. AVIS DU ftUREAU PROVINCIAL. Mrs les Citoyens font prevenus qu'il vaque une place de Procureur is Sidges de la Seinchauffee du Cap, Mrs les Afpirants a cette place front requ au concours, pendant huitaine, a computer du jour de l'infertion.du pr6- fent avis dans les A.ffiches americaines. -- ,1 *T i --^ ---~..... .... A V I S D I V*E R S. Mrs Gourjon ain6, E. Lafice & compagnie donnent avis qu'attendi la retraite de M. Lafitte, M. J. H. Roberjotle replace dans leur maifon don't la nouvelle raifon a commencer du premier mai fera celle de Gourjon aine, J. H Roberjot &6 compagnie ; & que M. Gourjon refte charge de la liquidation de fes deux prce'dentes foci&ecs.. "Mrs Bridaut & Souriffeau previennent le Public que leur focit6e eft diffoure depuis le 39 avril ; & que M. Bridault reofe charge de la liquidatiot.n d'icelle, & qu'il continue fes affaires fous la rai(on Bridauli & compagnie. i. Ala requete de Me Sollee Defmateux, curateur aux vacances du Port de- Paix, grant la fucceflion de feu M. Duffales, it fera procede le 8s du courant, a la barre de la Senechauffee de cette Ville, a la vente d'une habi- tation fitude au Mouftlique, contenant environ ix o carreaux de terre, avec quelques crabliffements tombant en ruine. On pourra prendre, connoiffance des clauses de la carte bannie au bureau du Curateur. i. A la requete de Me Sollee Defmatheux, curateur aux vacances, grant la fuccefllion de feu M.'de Boux, chevalier de Saint-Louis, diced au Port-de-Paix, il fera proced6 le .8 du courant, a la barre de la St'nchauffie de cette Ville, a la vente d'un terrain contenant 00oo car' reaux de terre en bois debout, fitu6 dans le quarter du Mouftique. On pourra prendre tous les renfeignements au bureau du Curateur. i. A la requ&ce de Me Sollde Defmatheux, curateur aux vacances du Port de Paix, grant la fucceflion de feu M. Blanchet, d6ceid au Gros-Morne, il fera proced6 le 18 du courant, a la barre de Sne'chauffee de cette Ville, a la vente de deux nigres briquetiers, nwinmis Lindor & Gabriel, dependants de ladite fuccefflion. i. A la requete de Me Soflle Defmateux curateur atux vacantes du Port-de-Paix, grant les reprifes de la fuccefllion Chaffaing, decedd au Gros-Morne, il fera pro- cede le i8 du courant, a la barre de la Snekchaaffee de cette Ville, a la vente d'un petit emiplacemeut de zo pieds carries, fitue au bourg du Gros-Morne. i. M. Jean-Baptifte Guillemat privient que la focietd connue fous la raifon Durand freres don't il faifoit la Compagnie, eft diffoute depuis le i janvier. M. Durand demeare feul charge de la liquidation de ladire fociert. 5. Madame veuve de feu M. Cromaria, ayant veac charpentier de maifons au Fort-Dauphin, previent M"* los Crianciers de feu M. Cromaria qu'elle a forttment I cceur qu'ils foient pays ; en confequence & pour leur prouver cette verit6, elle les invite & engage de ne point faire de frais, de s'affembler tous par eux-meme ou par des fondis de pouvoirs, en l'etude de Me Puech, procureur is Sieges du Fort-Dauphin, le 14 mrai prefix, a l'effet de nommer l'un d'ent'reux ou toute autre perfonne en qui ils auront confiance pour leur fyndic pour percevoir Jle$ loyers des Nigres & naifons qui feront afferm~s &iu "'"- ,, .' ... ,.. . ... ^ **, :' ;r L' T '-'' '' - ~,.--~.--'- '-a. ~ -- I P... .. .. f2k9Iq fefquels feimages il payeia d'abord une penfion convenue a ladite Dame, & le furplus fera reparti entire leCdits Creanciers, qu'elle croit que c'eft le feult unique moyen de parvenir '. la liquidation des dettes de fon mari, fans que perfonne y perde leur observant que s'ils ne prennent ce'tte march, its la meEtront dans la douloureufe niceffiet de renoncer a la communaut, qa'alors les frais qui font on front faits ab(orberont feuls ce qui reflera a la fuc- ceftion de feu fon mari. ;., A la requate de M. Jacques-Georges Janin, tuteur de M. Michel Janin ton frEre il fera procede le 7 mai, a 'la barre de la Scnichauffee de cette Ville an bail a ferme pour neuf ans d'une habitation 4tablie en cafeterie, fitude a la Marmelade, contenant trente carreaux & huit dixiemes de terre, avec les batiments & plantations qui font deffus, & foixante -deux Negres ou Negreffes, les animaux & effects defignes dans la carte bannie don't on pourra prendre communication chez Me Genevoix de la Borie, procureur. ;. M. Morange, peintre en miniature, feul entrepofeur de l'Eau flomachique, fondante & depurative d'Acher, breveti du Roi, vient d'en recevoir 5 elle fe diftribue -chez lui avec les imprimes qui indiquent fes diverfes pro- prietes & Ia maniere d'en fire ufage, dans la maifon de M. Lehardy, chirurgien, rues Penthievre & Notre-Dame, & pour la plus grande commodity du Public chez madame Leclerc Leroy, marchande, rue Notre-Dame, pres de la place d'Armes. Un debit & une confommation extraordi- naire, qu'on ne fauroit attribuer qu'a fon efficacite, ont etN caufe que l'entrepot a 6te demuni pendant quelques mois. M. Orange va prendre de nouvelles mefures pour que cette Eau ne manque plus deformai's dans la Colonie. On y trouve auffi 1'Eau ophtalmique de Loche, fouveraine pour les maux d'yeux. M. Moranges offre fon talent pour la peinture, aux perfonnes qui voudrone I'honorer de leur eonfiance, & il gaiantit la reffemblance. D E P A R I T S. Y; M. Filleul fits aind part pour France. i. M. & madame Levaffor habitants au Camp de* Louife, parteiit pour France, & declarent me rien devoir; ils vendront un chaife avec un atelage de chevaux anglois, une jeune mulitrefle couturiere & un jeune mulatre ben domeftique. i. M. Francois, habitant au Camp de Louife, part pour -France, & declare ne rien devoir. i. M. Pierre Baron part pour France. i. M. Larguere, demeurant a la Grande-Riviere, part pour France. I. M. Benard affocie de M"s Gabriel Decombaz & compagnie, imprimeurs-libraires' au Cap, place d'Armes, part pour France. Ce depart ne changeant rien a leur com- merce, ils ont 'hanneur d'offiir leur fetvice pour toutes les commilTions qu'on voudra leur donner ; les connoiffances qu'ils ont, principalement a Paris, les mettent I mine de les remplir fidellement & .avec celerite, n'importe en quel genre & de quelle nature elles pourroient &tre ; le tout a des prix raifonnables. i. M. Darmagnac fait partir fon fils pour France. i. M. Gautier, chirurgien, part pour France. i. M. Degout, demeurant au Cap, part pour France, & declare ne rieri devoir. I. Madame Claran part pour France, i. M. Thomas Dupoyer, habitant au Trou, part pour France, ou pour Ia Nouvelle-Angleterre. i. Madame Fage, habitante au Limbe, part inceffam- ment pour France; elle laiffe M. Fin toCon fitie fonda de La procuration & de toutes fes affaires comme ci-devant. i. M. & madame Bayard parent incefflamment pour France. Me Porde, notaire au Cap, fera charge de la pro- curation de M. Bayard power les affaires qui pourront les concerned en cette Colonie. x. M. Dubocq, arrive depuis un mois dans la Colonie, part pour France, & declare ne rien devoir. i. M. Lefebure, au Quartier-Morin, part pour France. i. M. & madame de la Rivibre, demeurants au quardier de Valiere, parent pour France au mois de juilet prochain avec leur trois enfants ; ils s'embarqueront pour Bordeaux; i. M. Dugres madame fon Epoufe mademoifelle Burolleau de la Touche fa belle fcaur, & mademoifelle Carabaffe, parent pour France fur le navire le Pomple de Bordeaux. i. M. Rofier de Roflaing, habitant a Plaifance, part pour France; il laiffe M. Leclerc, fon beau-pere, charge de fes affaires. i. Madame Cator part pour France', pour retablir fa fantd, avec Con fits & un de fes neveux. z. M. Jean Baptifte Brochier, marchand, part pour Fiance ; il laiffe M. ton Frere charge de affairs de fa maifon, qui exifle toujours fous Ia raifon de Brochier fires. z. M. Gerard jeune, fe difpofant a partir pour France- dans le courant de jain on au commencement de juillce, prie ceux qui lui doivent de le payer, pour lui d-viter Ie defagrement de les y contraindre. 2. M. Fabien Dupuy part pour France, & declare ne rien devoir il prie ceux qui lui doivent de le payer; il reprend le commnandement de Con navire la. Julie de Bor- deaux, de recour depuis qaelques jours, prendra du fret & des paffagers pour ledit lieu,:fe difpofant a partir a la fin de juin ou au commencement,de juillet. z. M. Lamaranthe part pour la Nouvelle- A ngleterre. z, M. Tortel, demeurant au Cap,. part pour France. z. Madame Robillard part pour France avec fon fils age de deux ans. i. M. Bernard Raymond Brouffe fils, age de 1o ans, pare pour France for le navire le Darcy, cap. Dekater. z. M. Jacques Neau, boulanger, part pour France. z. M.)& madame Soubiac parent pour France, & declarent ne rien devoir; its prietc ceux qui leur doivent de les payer, pour leur eviter le d6fagrement de les y contraindre par voie de rigueur. 2. M. Martin Maneille part pour la iHavanne. z. M. Jacques Guillodon, marchand, paie pour France. 3. M. Gillen part pour la Nouvelle-Orleans. 5. M. Pierre Pannetier amin part pour France. 3. Madame veuve Lemafon part pour France. 3. Madame Regis, habitante a rilet Come, part pour France. N M. Peyret, refidant a Maribaroux, part pour France a caufe de, maladie. 5. M. Lartet aind part pour France ; il prie ceux qui lui doivent de le payer, pour lui iviter le defagrement de les y contraindre. 3. Madame de la Boilrier part pour Fiance dans le courant de mai ;elle vendra plufieurs belles fervar.tcs & q'iclques nieubles, Sa dimeure efl rue Saint-Louis. '1 A I .4 k I' *rN -I Tv .1 *. Madame Champigny'part pour France, a caute de maladie, avec deux de fes enfants. . Madame veuve Sezeres part pour France. 4. M. Pavageau ,: entrepreneur a la Marmelade, part pour France. 3. M. Tribi4, habitant au Dondon, part pour France. ., M. Jofeph Allard part pour France avec Con 4poufe &. fes enfants. M. Pailhaffon alne, chirurgiren au Gros-Morne, part pour France. 3. M. Auguffin Felix part pour France. .. M. Jacques Douffelin pair pour France. 3. M. Vaftey, habitant la Marmelade, part pour France, a caufe de maladie, avec deux de fes enfants 3; i laiffe fon ipouCe charge de fes affaires. ;. M. Pafcaud, procureur des habita.tions de Mrs les heritiers Cottinneau, part pour France aa commencement de juin prochain ; it prie ceux.a qui it doitc de fe presenter pour recevoir leurs payments, & ceux qui lui doivent de le Colder, pour lui eviter le d6fagvrment de les y contraindre par les voies de rigueur; il laiffe M. Roux, g-rant I'habbira- tation Collet, charge de la procuration de Ms les heritiers Cottinneau. ;. M. Mallepine part pour France; il prie ceux a qui it doit de fe prefenter potr recevoir leurs payments. N Ak VIRE E N' CHAR GEM E N T.' L'Olympe, merchant fup&rieurement & ties-commode pour les paffagers, cap. Hardy., paltira pour Nantes daiis le courant de juin ; il prendra d1u fret & des paffagers. S'adreffer audit Capitaine dans fon magafin, rue St-Laurent, vis-.-vis M. Plombard : ceux qui awront befoin de quelque objet de fa cargaifon, il en fera bonne composition. T TA T d'un Negre pave. qi doit &re vendu 2 la barre da Siege du Port-de-Paix le z28 mai.: 2; Un Negre nouveau, de nation Congo, age d en- viron 3 arts, de la taille de y pieds i potices, de forte corpulence, etampe fiur le fein droit IX, ayant des marqudes de fon pays fur chaque c6te du fein. A LOUER 01U A AFERMER. z. Une hiaif6n avec Un- plits ponipe & routes fortes de commodits, fitu6e rues Bourbon & dvu Chat, louer avec plutieurs meubles ou fans nmeubles; pour le premier juin. S'adreffer a M. de Bonnecafe dans ladite mailfo ; :il vendra plufieurs do.melliques & de.ut mille bouteilles d'ex- celient vir ux de la pftemiere quality. ENCLAVES EN MARRONAGE. Trois Negres nouvequx de nation Nago ,. tampeis PSTGNY, deux de la taille de 5 pieds 6 pouces, & l'au'tre de 5 pieds : en donner des nouvelles a M. Pieftr Sterlin, au Corail, uartier des Gonaives. 11 y aura recompenfe. A M A TL EF 0 'A R E. X. - % t. . 11 s'eft dchappe le 1z, du mois dernier, une mule noire, agee d'environ quatre ans; etample fur 1'epa'ule droite PE, fur la cuiffe du meme cote B : en donner des nouveiles a M. Dubuis, cantinier destafioniers, a' Petit-Cirenage; a qui elle appartient. ESCLAVES ENTRRDS A LA GEO LE, Au Cap-Franqais, le 28 du mois dernier, Lucas, Congo, de la raille de S pieds : Chariot, ig4 d'environ 15 ans, etampes fur le fein droit DAVID, fe difant a M. David, arrtres a la lifire efpagnole. Le 29 Valentin Congo, etcampe illifiblement fur chaque cote du fein & .6 .en- .3 'o? viron 3,3 ans; de petite taille, arrete au Grand-oA.c an : Jean, Taquoi, tampr fur le fein gauche RXB Tau deffous AU CAP, ag# d'environ 5o ans, de I taille de pi'eds, arre e au Limbe : Manuel, Congo, etampe fur le' feii droic SUDRE age d'environ i6 ans, de la taille de y pieds, arrest au Mornet. Le 3', Antoine, Bambara, dtampe fur le fein droit BOULIN, age d'environ 30 ans, de la taille de 5 pieds 5 pouces fe difant a M. Buon arrete en Ville : un Negre nouveau, etampe fur le feir droit CCHI, ftg d'environ 18 ans, de petite taille, arrete 'de l'autre cote du Bac : Azor, Mina, etampe fur le feiar droit TAUVIN, age d'environ 2.o ans, de petite taille ayant un nabot a la jambe gauche avec une chain, fe difanc a M. Tauvin, arre au Port-Francais : Cecile, Congo, ayant une etampe brulee fur 1'eflomac, gee d'environ 3 6 ans, fe difant a M. Larroque, arretee au Haut du Cap: Joliceur Congo, erampi fur le fein droit DEPONT, ag d'environ '2. ans, de la taille de y pieds, fe difant a M. Dupont, arreie au Gros- Morne : Jolicceur, Mina, fans etampe apparent, ayant un doigt de la main gauche difforme, ag6 d'environ 5 ans, de la taille de 5 pieds 7 pouces, fe difant a M. Laly %,arrete au Haut du Cap. ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES. Au Cap Frangais, une bourrique bai, fans etampe apparent, ayant la queue court, arrete au morne du Cap. AiU Eort-Dauphin, le 17 du mois dernier, un mulet rouge clair, ~tampe fur l'epaule du montoir JS fur Ia' croupe CF, plus bas AD, arrtde a Ia Grande-Colline. C O M M E R C E. P R I XD U PAI N. Le Pain de z8 onces . . .. f fous. INT r 0 DU cT rT 1 0 de Sub/flfances, pendant Ie mois d'Avril dernier. Farine frarnaife . Don't. 17.19 barils pour Equipages nouvellemen la Colonie ... .. Farine erranghe. . Bifcuit Bifcuit STotal . francais etranger . Total . les Troupes & t arrives dans V 8888bardls, * . . . * . . 400 ' . i r94barils. . 53q 1 . Il q. 2y . * . . 64 q. 30 1. " UU C AP-F R A N IS, Chcz DUFOUR 1)r, RI AN S, inprirnetir do Roi &Q.cjd41 ,Confcil-'filpc'rieur.. r zz*o J - / * *' / ;v~~,*A,.z - HES AJ NUMI LE DU C Du Samedi ASS EMBLtIE NATIONAL. Seance du z7 fevrier. IL s'ktoit repandu que, dans le department des Baffes- Pyrenees, nul eccldfiaflique fon&ionnaire, ou infiniment peu au moins, prtoient le ferment. A l'ouverture de la fUance, un ecclefiaftique a bien demenri ces bruits; il a annoncd que, dans le difirid de Pau, tous les foncion- naires eccle'iaftiques, les profeffeurs meme du college avoient pret It ferment; tous enfin, hors un feul convaincu d'avoir diftribue des libelles qui ont ert faifis chez lui. La conflitution a beaucoup .d'ennemis de ce genre. Au refte, il ne faudroit pas erre fort furpris que dans ces departe- ments reculds du theatre des 6vinements politiques, ou' on ignore les relforts qui font mouvoir les a&eurs de la fc&ne, oiu une foi inebranlable embrafre dans fa confiance, & la verite de la religion, & la fincerit de tous ceux qui la prechent; il feroirt peu furprenant, dis-je, que parmi de tels homes on eu.ct alarmed la implicit des miniffres du culte. Mais lorfqu'il n'y a de dangers d'aucune efpice, les alarmes ne peuvent etre de tongue duree ; & on affure que dans la plus grande parties du departement des Bafles- Pyrenees, les precres qui avoient d'abord ete abuses, re- viennent a l'autel & a la patrie, & qu'ils pr¢ le ferment les uns apres les autres. Au refte, fi nous ne parlons plus de ces preflations de ferment, c'eftl 'elles Ce multiplient a tel point tous les jours qu'on n' a s befoin de les con- nottre pour n'avoir plus aucune efpece d'inquietude. II n'eft plus question feulemen de la majority, mais de la prefqu'uni- verfalic. L'efprir de l'evangile a beaucoup prevalu, daiis l'eglife de France, Cur 1'efpric th.ologique. M. Camus a observe qu'il etoit expire ce delai accord aux fon6ionnaires & aux penfionnaires de 1'e'at, abfents pour preter leur ferment ; & it a prbpofe de conflater: 1i le nombre des abfents, o leurs traitementsounpenfions, 30 les deties qu'ils lailfent en France, & don't le paiement paroti pen les occuper. Le foin de ces recherches & de ces verifications a ete renvoy4 au comite des finances. M. Prugnon a parl6 fouvent, avec des tournures gaies, mais avec des principles fe'vres, fur les corps adminifiratifs qui cherchent fe loger. Aujourd'hui il a beaucoup loue difiria de Pontoife qui n'a delire que le niceffaire dans le logement ot it doit tenir fes feances. Le comite d'empla. cement a ete difpenf6 de porter deformais a l'Affemblee les rapports de ce genre dans tous les cas oui il n'y auroit pas difficultes embarraflantes. On a repris la difcoilion des articles fur le droit de patent. Jufqu'au moment od nous imprimerons ce decree entier qui AFFIC Ces innocents enfants, Qui de Savoie arrivent tous les ans, Et don't la main lge'rement effuie Ces longs caneaux engorges par la Cuie. * Cependant, & on l'a fenti, les observations de M. Mar- neau & celles de M. Rebbel meritent qfre. la fociete' les onfidere, & que les legiflateurs s'en occupent, nova pas fans oute pour foumettre les arts a des reglements qu'ils ne oivent recevoir que de l'efprit qui les a crew's & qui doit les erfe&ionner, mais pour garantir les citoyens, autant qu'il 0I poffible, du mal qu'ils peuvent recevoir des mauvaifes atentions ou de l'ignorance de cerrains arrifles. On ne doic ener aucune profellion; mais il en eft quelqnes-unes qu'il Iuc dclairer de crrs-pres; celle eft fur-tout la pharmacies, et art fi beau & fi dangereux par fon objet, qui fera le lus utile de tous a l'humanite, fi tous les rapports du r&.gne getral & du regne animal font jamais bien connus. Les ommes ont une grande vocation pour ecre Charlatans, i's n ont meme une pour acre dupes; & la fociete doic veiller ur ces maladies de l'imagination qu'on traite & qu'on gueit ar les lumi&res. . Le rapporteur des comites a repondu aux deux opinans, lue les precautions qu'ils demandoient deoient prices dans un utre article. La liquidation des offices des perruquiers ecoic ixde, dans * in article, au centime denier. M. Biauzac & M. 1'abbd Gouttes onte et touches du fort des perruguiers, p.res de- - - dERICAINES. % RO 37. AP-FRANCAIS, 7 Mai 1791. affranchir enfin de leur longue fervitude tons les airs & tous les mdtiers, & qui ne foumet leur liberty qu'a ui'droic tres-leger, paye a la patrie, nous ne pouvons nous arreter que fur les difpofitions qui ont ete conteftees & nibdifiees apres des difcuflions. Il y en eut quelques-unes hier don't nous avons a parler aujourd'hui. L'article second, "dans unie enumeration de la plufart des arts affranchis comprenoic les colleges de Pharmacie. M. Martineau ecoic epouvante de cette liberate accordee a des charlatans qui, en nous vendant les drogues, nous ven- dront des poifons. 11 penfoit qu'avant de brifer routes les entraves des malrrifes il falloit s'occuper des precautions a. prendre fur cerrains arts don't on peat abufer d'une maniere ii facile & fi terrible. M. Rebbel ecoit fi fort de cer avis, qu'il a foutenu qu'il falloir des reglemencs pour les ferru- riers come pour les apothicaires, & pour les ramoneurs comme pour les ferruriers, par la raifon que perfonne ne veut'rre ni empoifonne ni vole ni brul6. On a un pen ri lorfqu'on a entendu mettre, parmi des manipulateurs de poifons & des fabricateurs de fauffes clefs, YrK ( "1 *1 famille, don't l'tat, par la Cuppre[tion de leurs mahrrifes, va Atre come perdu a force d'etre partage entire le grand nombre de ceux a qui i! plaira de l'exercer. IUs penfoient qu'une indemnity feroit encore dui des homes qui out eu le courage de devenir maris & peres fur la fui de leur me- tier, tel qu'il leur eroit garanti par les lois, & qui aujour- d'hui pourront a grand peine nournir leurs enfants & leurs femmes. II faut remarquer encore que les perruquiers perdront, non-feulement parce qu'il y a beaucoup plus de gens qui coifferont mais encore parce qu'il y en a beaucoup moins qui fe front coiffer. Les pertes fondent fur eux de deux cotes; & il ne faut pas qu'il y ait une claffe d'hommes de qui la revolution n'a point fe plaindre, & qui en rejoivent tant de mal. Sur la motion de M. d'Andre, 1'article & la queftion qu'il faifoit naltre, ont ete renvoyes aux comites de liquidation & d'inpofition reunis. Toute efpee de commerce, par le projer de decret, eft foumife au droit de patentre & it s'eft elev6 une question qui a ete long-temps difcutee, comme fi elle eufc e tres- difficile. Parmi les cultivateurs it en eft qui, pour l'engrais de'leurs terres, achecent des troupeaux de moutons & meme des bceufs, a une certain epoque de l'annee pour les re- vendre dans une autre. Eff-ce la un commerce? M. de Tracy, qdi a le premier appergu la difficult & les inconvenients de la-laiffer fans explication, ne trouvoit pas qu'elle fft reifolue dins l'article qui la faifoit naltre. Tout ce que je demand , difoit-il, c'eft qu'on s'enonce clairement fur ce genre de commerce, & qu'on le mette dans ou hours Iarticle. M. de Roederer, en repondant a M. de Tracy, a etabli comme un principle, qu'acheter n'eft pas faire le commerce, &'cela'eft vral;' it eft vrai encore que vendre n'eft pas fare le"co6immerce. Faire le commerce, ajoutoit M. de Roeder, c'eft acheter & vendre. Cela eft parfaitement jufte ; peut- &tre cependant falloic-il encore ajouter quelque chofe. II n'eft perfonne qui n'achete &U qui ne vende; fous un certain. point de vue, la foci6te enrere n'eft qu'une vafte place d e- changes & de commerce. II faut done, pour qu'il y ait com- merce & commerqant, vendre pour acheter, & acheter pour vendre ; il faut meme que ces deux ades fe faffenc avec une certain fiuite & duree, & en vue l'un de I'autre. Car, par exemple, les cultivateurs don't parloit M. de Tracy, achtent &.vendent, mais its acheterit une fois & its vendent une fois dans l'annee, & ce n'eft pas en vue d'acheter & de vendre, c'eft pour avoir des engrais; c'eft la vue d'un cul- tivateur, & non pas d'un commerjant. L'affemblee national a decide qu'on ne parenteroit pas, comme commerqants, les cultivateurs de M. de Tracy. Une question qu'on a crue d'a'ord dumeme genre, a ethe celle-ci. Fera-t-on payer le droit de Patente aux pro- prie'aires qui vendront eux-mime leurs vins a pot & a pine ? Ceft ainfi qu'ils le vendent dans plufieurs departments, par la raifon tres-forte qu'on ne les leur acheteroit pas au- trement. Its n'ont pas pu echapper a la patente. On a confi- d&r6 qu'ils font alors le metier de cabaretiers, qu'ils en out les profits, & qu'ils doivent auffi en avoir les charges. Aujourd'hul il n'y a eu de difcuflion etendue que celle qui a ete fuifcitee par Particle XIII. C'elft M. Decretot qui I'a levee, & on va en voir le motif dans Con opinion. cc Je demand, a dit M. D4cretot, que l'A(femblee veuille bien s'expliquer fur les deux mots Maitres Ouvriers de cet qrtidIe z 3. Je penfe bien qu'elle entend par maitres ouvriers, les ouvriers travaillants pour leur compete, & now pour celui d'autres mattre ; cependant on parla hier des tifferands, comme devant etre affujettis au droit de patente. J observe qu'il y a deux effices tres-diffRrentes de tiflerands, iune eft celle des tifferands travaillants a leur compete pour vendre leurs ouvrages a quiils veulent; I'autre, non moins nom- breufe, eft celle des tifferands ouvriers travaillants pour le compete des fabriquiants qui leur fourniffent les matieres, & & les payment i la journee ou'a la tciche. Je crois bien que votre intention n'eft pas d'obliger ces derniers au droit de patentes, puifqu'ils travaillent, ainfi que les ouvriers, me- nuifiers, ferruriers, &c. pour des maitres qui payerbnt le droit. Je demand douc que, pour plus grande clarte, on ajoute aux mots Malares Ouvriers, les irots travaillants pour leur compete :, . D'apres la difcuflion fur. cet amendment, le rapporteur du comite a ajoute a article XIII. ce qui fuit. Seront exempts des droits de patent les fondionnaires publics, qui ne font pas le commerce, &c n'exe'rcerti aticnns arts ou, metiers., ainfi. que les apprentis & compagnons, & tous ceux qui, ne ,payant pas trois journe'es de travail, ne font fur les roles d'impofition que pour memoire. L'article XIII a tec adopted ainfi modifi. Nous n'avons pas pu imprimer tous les articles dj'a dd- cre'es, mais il en eft un que tous nos le&eurs peuvent &tre dan's l'impatience de c6nnoitre, c'efl'celui qui fixe le taux' d'un droit fi nouveau dans le royaume., le voici Art. XII. Le prix des patentes annuelles, pour tous les commerce, arts, metiers & profeffions, eft fixed, fauf les exceptions ci-aprs a raifon du prix du loyer, oui de la va- leur locative de l'habitation de ceux qui les dcmanderont, &S dans les proportions fuivantes: cc Deux fols pour livre du prix du loyer jufqu'1 400 liv,; i fous 6 deniers pour livre depuis 400 liv jufqu'a 800, &c 5 fous pour liv. au-deffus de 800oo liv. . Vendredi z8 fivrier. La leaure du procks verbal a donned lieu a pluflears observations. A Particle qui, dans le decret fur le droit de patente, regarded les revendears & revendeufes, M, Bou- che a remarqub que ces mots comprennent, dans leur vague latitude, & les revendeurs de ces fruits & de ces viindes exquifes don't la table feule du riche fe couvre, & les revendeurs de ces comeftibles qui font la groflibre nourriture du pauvre. M. Regnaud de Saint- Jean d'Angely infifloit aufi fur la necefite'de marquer une difference bien prononcee entire ces deux efpeces de revendeurs & de faire fentir par-l'a au people que c'efth a amliorer Con fort que la revolution eft fur-tout deflinee. On a renvoye ces observations au comitc d'impolition pour qu'il les prenne en consideration. On a demand une diminution du droit de patente pour les aubergiftes qui tiennent des hotels garnis. On difoit que, bien diffe'rents des limonadiers, traiteurs & reflaura- teurs qui travaillent & gagnent en tout temps, ils reftent fouvent une moiide de l'annee fans pouvoir fous-louer les appartements don't ils patient la location. On n'a pas pre- cifement contefth ce faith, mais on a dit que ce font les e&rangers principalement qui occupent les h6tels garnis; que ce font eux qui paieront aulli l'augmentation des prix de loyer qui refultera dri droit de pateprte, & qu'il ne faut pas renoncer a cet unique moyen d'atteindre les strangers t: i2~21 q t2d2..3j1 at nos imports. Eft-il vra' d'abord qu'il y avoit plus d'etrangers que de Franai's qui occupen les hotels garnish en France Eft it vrai enfuie que les aubergiftes repren- dront i leurs fous-locataires tout ce que le droit de pa- tente leur fera payer ? Eft-ilvrai enfin que ce foit un avantage rdel d'acteindre les strangers par nos imp os ? L'affemblee a pafMl a l'ordre du jour. Les commiffaires, charge de la furveillance des procks verbaux plufieurs fois s'etoient plaints de ce que le de- cret fur la life civil n'etoit ni accept ni fan6tionn&. Le roi. par 'organe du miniftre de la Juflice, a rdpondu que les articles qui ont fixed la life civile n'etant pas difpof fauent fufceptibles d'un fandionnement ou d'une accep- tation ; qu'au furplus la lettre qu'il avoit ecrite a ce fuje "a 'affermble pouvoit en tenir lieu, & qu'il fuffifoit de l'infe'er dans les process verbaux. ., ,, M. Bouche a perfiffe a penfer que toute prononcia- tion du corps le'giflatif eft un d&cret, & devoir etre.ac- ceptee ou fan&ionnee'; que la life civil crant un objet d'un fi grand interest pour tous les Francais, il falloic qd'elle part aux yeux de tous avec les carafteres les plus augufles de la loi. M. Camus en avouant que route pro- nonciation etant un d'cret & une loi, celle-ci devoid en recevoir tousles attributs, eft convenu aufli que ce de- cre c'urla life civil eroit nial ridig6,. & qu'il faloic, pour une rdda&:ion nouvelle l renvoyer au comitr de cbnfirution : c'eft ce qui a e.e ordonne. L'ordr' d& jour trti un rapport du commit 6 des finances fur les depenfes de 1791-. C'eft M. de Montefquiou qui a fair ce rapport. Nous ne pouvolns expofer toutes les vues que le rapporteur a developpees, mais nous copie- ront tout le decret : it doit carder a.la France entire d'en connioire les 'di o itions. 11 eft aife d'appercevpirque, par leur eiture", elles ne pn.t pdiifi dfiiives, elles obnt deffiinees a donner pne baf, a aenfemble des,.coniribu- tions que le comitce4 d'impoiion doit prfenter pour la nimee' an'ne, Le comite'des finces, d ;, voici les be- foins de Ia nation. Le coniiiie d'impo.fitioin, dira enfite.: 'vici ce queela nation doit payer. i. Regnaud 4e Saint- Jean d'Ange'ly &M. 'Camus vouldienp qde le tableau 4es dpenfes fut, dicute. rpicle par article:: op leura repondu quei des appercus ne font pas fufcep(ibles ,de ce genre 4de dilcuhflion, qu'il faut les apprecier come ils fQnotdon- s, par mates. Voici les terms nmemes dui decret. L'affemblee national decrte .ce qui fuirt Art. I. ,11 'era fait fonds au trefor public en 179 1, tant padres receveurs ordinaires de 1'Etat, que par les impoitions gne'rales& communes, io d'une fomme de 2.8o,7oo,ooo 1., pour acquitter toutes les'depenfes'atti'ibues.au culte ,a la lift civie auix apnagiftes, aux departements des afaires 4trra7igireks, de la guerre, y comprs les aux.iaires & la gen-. darmerie natiiinate de la marine & des colonies des points &'chaulff'es, aux mliiffres & au condeil, aux burea ux & frais d'admdinifratioin du trifor public, de la caiffe de 'ex- traordinaire, de la liquidation gne'rale 4. de la, comptabi- lit4, aux prinies & encouragements pour le commerce, a Ie'cole des mines, aux depots publics, au, jardin &,a la bi- bliotheque dudu roi, aux univerfites, academies k& travaux. littraires, aux invalids & aux quinze-,vingts,,aux. e.nfans trouves & aux deotsde'ps de mendicite aux frais delAfemblee a'tiornale, de la haute court national & du tribunal de ca- . nation 2.0 d'une fommnide' .0o millions pouIr acquitted le . ", . ... - ' - *-.1 ."> -^t. traitement des ecceidiafliques & det religieux des deux fexes fupprimes, les fecours accords aux apanagifies en faveur de leurs creanciers ou par indemnite, les penfions de 'etate, celles accordles aux Hollandois & Indiens, & les intre'ts de la dette publique, tant perpetuelle que viagere, conflituie ou non-conflitude lefquelles deux fommes reunies montent a 582.,700,oco liv., fe r6fervant I'Affemblie national de flatuer fur les dettes particulires aux provinces, ci-devant pays d'etat, & fur les fonds qui pourroient leur etre appli- ques. II. La caiffe de 1'extraordinaire devant,. en execution da decret du 6 dhcembre dernier, verfer au trefor public foi- xrnte millions fur les revenues des domaines nationaux qu'elle eft charge de recevoir, le comite de Iimpofition prefentera a l'aflembl'e les moyens de fournir au trdfor pu- blic.en 1791, la fomme de 5z2. millions pour completter celle ncceflaire aux depenfes ci-deffus. III. Independamrment des fommesci-deffus, il ferapourvu a un fonds particulier de 560,oo00,000, pour acquitter les d&penfes de I'adminiftration.de la juflice & des frais des pri- fonriers, des corps administrations, des grands chemins, des entretiens de bitriments publics, de la perception des imp6ts & des fecours accords aux hopitaux. IV. La, caiffe de 1'extraordinaire fera les avances necef- faires pour acquictter en 1791 i la fomme accorded par le. de'crere d....., .pour &re diftribuee 'tirre de fecours, aux 83 departemnenrs ;,. celle qui fera decre'te pour les travaux extraordinaires dans les ports maritimes ; 5 celle des ace- liers entretenus 2 Paris 3, 4 les frais attaches a la prolonga- tion ou au renouvellement de 1'Affemblee national so les fonds d'e'quipemenr des auxiliaires; 60 les d6penfes d'aug- mentation de 1'armee & des approvifionnements y relatifs; 70 les 3 millions qui refltent acquitter pour reparer nos for- tereffes; 8 1'expediMion extraordinaire decretie pour les miles d'Amerique ; .,90 une referve de 2.9 millions pour fuppleer aulx depenfes rdfultantes de I'appurement de tous les competes, le tout conformement aux different decrets qui feronc rendus par l'Affemblee nationale,. Le miniffre, des Finances & de l'intrieur du royaume, M. Ddle.flarc .par ordre de (a majefte-, avoirt crit au diredoire du department ,de la Cdte d'Or, pour les pre- venirt que blefdames', tantes du roi, perfiftant dans leur project d'un voyage en Italie ( ) on .devoit fire tous les prdpaaraifs neceffaires ,pour leur paffage dans la-ci- devant province de Bourgogne. Le depar.temenc de laCd6te d'Or a r'pondu au miniftre qu'il ne vouloit point lui dif- fimuler.que, dance :depa tement & dans plufieurs autres, le peoplee eft allarm6 & attriftl de ce depart de Mefdames, dans un moment ou1 le: corps legiflatif & le roi, s'occu- pent -i.ettre nos fr.ontieres entat de defenfe contre les attaques don't on les a c u menacees. Les adxmiiftraceutrs de a. C^r d'Or out envoye a la'fl'emble.e national cope de la lettre du minifre & de leur reponfe. On en a faic une lceaure qui. a te' dcoutee avec cette. attention qui annonce que les. efprits font.remu6s de beaucoup d'idees qu'ils contiennent & tenferment : mais on a, demand46 I'ordre du jour, & on y eft paffl toute fuite. On a penf6 , rans doute que les queflions, que ces bruits,de' depart de Mcefdames ont fait nairre ayant ete renvoyees aw, comire de conflitution il fUlloit attendre pour s'en oc- cuper que le commit ecut faith fon rapport .. .. (1) liles fonlt parties le 19 fevrier. 9. i: 2-24 1 11 a &e la enfuite une lettre du mrme miniftre l1'af-- fembie national. Ce miniftre, conformiment aux d6- crets,, a ouvert les encheres fur le bail des meffageries. Deux companies fe font prefentdes, & on faith les fou- amitions requires, la compagnie Choifeau & la compagnie de Queux. Celle-ci a paru difpofee "a fair monster tris- haut les encheres fi on lui difputoic le bail ; & alors la compagnie Choifeau, pretendant que celle de Queax, coit formie d'une coalition des maitres de pofte, s'eft retiree des en'cheres en difant qu'il itoit impoflible de foutenir la concurrence avec les mattres de pofte. M. Deleffart, ne voyant plus de concurrence, a craint qu'il n'y efic plus d'encheres & il n'a pas of6 prononcer : il a portn la difiiculte devant I'affemblee national. II s'eft Olev4 plus de ddbats qu'on ne l'auroit cru. Eft-il bon que les memes hommes exploi'ent les meffageries & les poftes N'eft-ce pas leur donner les moyens de faire mal les deux genres de service, & cela impundment Eft-il vrai que la compagnie de Queux foic une coalition de maitres de pofte ? Sous les offres, en apparence fi belles, de cette compagnie, n'y a-t il pas quelque piege cache~ N'eft-il pas fage de rfnvoyer la decision a hui- laine an moins, foic pour laiffer aux foupions le temps de s'eclaircir, pour s'evanouir ou fe confirmer, foit pour laiffer a de nouveaux encheriffeurs le temps de fe pr4- fencer ? Telles font les ides qui ont et6 controverfies entire MM. Martineau; '-e Cazalks & l'eveque de Lidda. It a et decrete, furl6pinion & fur la motion de M. Martineau, que le miniftre procederoit a l'adjudication du bail des menageries, foit fur les encheres de la compagnie de Queux, foic fur d'autres ench&res, s'il s'en prefente de plus fortes. Le miniftre des Finances reprfeintoit en meme temps qu'il feroit impoffible que le nombre d'adminiftrateurs des poftes decretes par l'affeimblee puti fuflire a une adminif- tration fi etendue. Ces observations de M. Deleflart ont te' renvoyees au comite des finances. V A R I t T IE S. Extrait du ferment civique du curl de Saint-Gaudant en Poitou. Jc Je chante dans ce rouvellement d'ann&e le meme pro- dige qui a te' chanted par mes confr&res de I'Affemblie rationale : It templo ejus omnes dicent gloriam. Je jure de maintenir la constitution d'etre fiddle a la nation, .a la loi, au roi. -- Je jure a la face de autels de donner l'exemple de l'obliffance a la loi qui voit du mneme ceil le colon & le potentat, qui n'accorde des pri- viileges & des honneurs qu'au merite & a la vertu. Je jure en chaire, devant mes paroiffiens, de teacher de leur infpirer ces principles d'ordre de raifon & de juf- rice qu'exigent notre foumiflion a la loi & notre amour pour elle.... On'nous a crime de toutes parts que les nouvelles lois id&ruifent la religion.... II1 faut avouer que les Moifes ont detruit le veau d'or & la religion d'argent. II eft vrai que les richeffes de l'arche ontet6 comme l'arche meme; il eft vrai que ces trefors ont port des plaies dans les snaifons ou' ils ecoient entries conrre l'ordonnance de la loi. Dieu a puni les ingrats qui trahiffoient celle qui leur donnoit du pain & des viandes delicieu(es.... Qui edebat pancs meos 6 dulces hnccam expubat cibos, &c. ,. Difcours adreft dans la fiance de la focUdet des amis de la conflitution, ~z MM. les Sous-officiers 6 Soldats des regiments de Brie & de Beaujolois. FR E R E S , ce Nous avons applaudi, avec tous les bons citoyens ; a la fage conduite que vous avez tenue, lorfque par des billets indidieux nos ennemis & les v6tres one cherch6 a trouble I'harmonie qui doic regner entire tous les enfants de la patrie. Recevez le tribute d'eloges que notre focie't vous a decerne dans fa fiance publique du 19 decembre dernier. Vous aviez repouffe avec horreurs les propositions per- fides des agens de I'ariftocratie. Defefpe'rs de ne pouvoir fire de vous des ennemis ouverts de notre fainte confli- tution is voulurent en fare d'aveugles instruments de leur rage. Vous avez decouvert leurs pieges; ils rougiront peut- etre de vous les avoir tendus = . Signs J. B. Francois, prefidentr Duheme, medecin; & Hautecceur, fecretaire. Grande importante nouvelle aux 83 departments. Les officers de la garde national parifienne ne portent plus la queue de la robe de la reine, its fe font defaitis de cette fon&ion, & fe borneront a l'avenir a celui du port d'armes. L'honneur de porte-queue eft exclufivement ac- corde' la jeune ci-devant nobleffe des 83 departments. De Chambery. On pourfuit avec adfivite la procedure centre les au- teurs de l'empoifonnement de I'abbW Dubois. M. le come de Salteur, magiftrat d'une integrity reconnue ne ni- glige rien pour dicouvrir cet inique myftere. 11 parole, par le rapport de plufleurs temoins, que cet abbd ayant ete follicite d'attencer a la vie de M. d'Orleans, & ayant refufe de commettre ce crime, a &t6 pourfuivi & empoi- fonn4 par le cuifinier de M. Latour Cordoa, ex-ambaf- fadeur en France, frere du colonel de Royal.Liegeois, & qui s'eft fi bien conduit a Befort : c'eft vous en dire affez fur cette famille. -- II eft arrive ces jours derniers pris de 300 chevaux venant de'Suiffe, & plufieurs che- valiers de Saint-Louis: ces chevaux etoient pour le prince de Conde. Voici un paflage de Rouffeau,. que nos ariftocrates auroient du& mediter des le jour ol -'ange de tentbres , Calonne, entonnant la trompeccte du grand jugement, fit retentir dans la France indignee le cri revolutionel du deficit. M Vous vous fiez a 1'ordre atuel de la focie't, fans que cet ordre eft un fujet I des revolutions inevitables. Le grand devient petit, le riche devient pauvre, le mo- narque devient fujet. Nous approchons de 1'erat de crife & du fiQcle des revolutions.... Je ties pour impotlible que les grandes monarchies de 1'Europe aient encore long- temps a durer.... Tout ce qu'ont fait les hommes les homes peuvent le detruire ; il n'y a des carad6tres ineffa- cables que teux qu'imprime la nature, & la nature ne faith ni princes, ni riches, ni grands feigneurs. Heureux celui qui faith quitter alors l'Neat qui le quite, & refer home nc d4pit du forte (Emile, tome 1.) Tr~ I t6 S .. ' On a ddfini la thdologie, en difant qu'elle eft a la re- ligion ce que la chicane eft a la juftice. Le roi de Prufle, Friedric II, s'efl exprim6 ainfi: L'&criture fainte eft un baton que Dieu a mis entire les mains des aveugles pour les conduire. Au lieu de fe fervir du baton pour marcher, les thdologiens ont dispute fur fa longueur, fa groffeur, & ont fini par fe battre avec -. A V I S. Da Comite permanent de la paroiffe du Fort-Danphin. Mrs les Citoyens de la paroiffe du Fort-Dauphin font invites de fe trouver a I'affemblde qui aura lieu en 1eglife paroifflile le i S du courant, a l'effet de deliberer fur diffl- rents objets les plus int&effants, & nommer de nouveaux membres du Comite, ceux a&uels 1'etant depuis un an. A V IS D I V E R S. Les vrais patriots du Port de- Paix front cdlebrer, mercredi Ii du courant, un service funebre en l'honneur de la mnmoire du colonel Mautduit. En vertu d'Ordonnance de M. le Senechal du Cap, en date du 3 du coutant, rendue fur les conclusions de M. le Procureur du Roi, it fera proced6' le 14 dudit mois, a la barre de la S&n6chauffee de cette Ville, i la vente d'un n~gre domeftique nomme Lindor, de nation Ibo, age d'en- viro'n it ans, fans etampe, dependant de la fucceflion de feu Mo Chaillot, procureur, a la requete de M. Carrouge, negociant au Cap, fon ex'cuteur teflamentaire. , M. Aney, maitre arquebufier & coutellier, demeurant au coin des rues Royale & Bourbon vient de recevoir des fufils de munition, idem de chaffe, piftolets garfiis en argent, idem en cuivre, fabres dors argentsti, gibernes, baudriers, lames de fabres, dordes & autres, lames. de couteaux, canifs, de bons rafoirs, des cuirs a paffer les rafoirs, ainfi que d'autres articles concernant fon. etat. i. M. Bunel prie les Cr6aaciers ou Dcbiteurs de la fuc- ceffion Desbrouffes de fe prefenter pour regler les compares de ladice fucceflion dans l'efpace d'un mois, devant partir pour France le xo du mois prochain. a. M. Reymond,, habitant a la Petite -Anfe layant acquis, par a&e au rappo'r0 deM.e Defpagnon, notaire,- le i de ce mois, de la nommie Julienne, mulatref'e libre, demeurant au Cap,; tin. emplacement banti, fitue au Haut du Cap, prie les perfonnes .qui aaroient des hypotheques fur ce terrain, de fe fire eonnohre avant deux mois , 4poque ori il payera la folde; faute de quoi ils ne feront plus a temps. 1. A la requete de M. Romanet, tuteur des mineurs. Leguay;, de M. Goureau chirurgien & habitant aux Ecreviffes, au nom & come ayant 4po.ufe mademoiselle Felicir&-Sophie Bourot, & de M. Roulin,, chirurgien da Roi an Cap au nom & come ayant epoufe madame veuve Giraud, il fera procedd le 11 du courant, a la barre de la Senechauffee de cette Ville au bail a ferme pour cinq ans d'une maifon fitude rue du Cimetidre, vis-i-vis les Religieufes, compofee de deux chambres de plein pied ,donrant fur la rue des Religieufes, chacune defdites cham- bres font fepardes par une cloifon en planches, ayant cour, puts, & deux cabinets a l'extremite de la cour. On poturra prendre connoiffance de la carte bannie chez MW Delabarre du Rozay, procure.ux, rte d; ,u Morine des Capticias. x. Le navire le Dogue de Bordeaux, capitaine Dupin, arrive de Mozambique avec une fuperbe cargaifon de 400 beaux Noirs, a l'adreffe de MS Mandiargues, Bofc & compagnie, qui en ouvriront la vente le 12. du courant. i. M. Denaffans ci devant charpentier prdvient M" les Habitants que la maifon de commerce qu'il tient au Cap, rue Dauphine, dite du Bac, eft pour le compete de madame ve Denaffans, aauellement en France, repr6- fente' en cette Colonie par M. Denaffans fon fils, qti rraitera routes les affaires en fon nom, comme charge de fa prociration : ceux qui l'honoreront de leur confiance auront lieu d'etre fatisfaits. I. M. Egron, lieutenant de juge au Port de Paix, habitant a Saint- Louis du Nord, declare que depuis un mois it lui eft: chu des Negres en partage i Jeen-Rabel, parmi lefquels il y a une Negreffe de nation Tacoudy , 6tampee LABROSSE, avec fes trois enfans fans itampe, Jean Jacques, Colas & Daniel, font marrons ; it prie M" les Habitants de Jean-Rabel de les fire arreter. j. M. Carrouge de Nantelles, negociant au Cap, exe- cuteur teftamentaire de feu Me Chaillot, ayant vecu pro- cureur es Sieges de cette Ville, privient les perfonnes qui avoient donn6 leur confiance a ce dernier, de venir retier leurs piees, de rigler leurs competes & de payer les frais qui pourront etre duts. S'adreffer a M. Carrouge ou a M. Arnoux, charges de l'dligement des papers & de la liquidation de fa foci&t6 avec M. Chaillor. i. M. Mengelle, mattre en chirurgie, rues Royale & des Religieufes, donne avis a Mrs les Habitants & autres qui defireroient faire apprendre a des mulatreffes ou des negreffes I'art de l'accouchement, il offre de le leur apprendre par principles, & les fire manoeuvrer journellement fur un mannequin.' On trouvera chez lui toute forte de bandages a zomphale ou ventrale & pour les hernies inguinales pour les petits enfants, fufpenfoirs de diverfes efpices, pefaires pour les defcentes ou chutes des matrices. 5. Mr les Creanciers de la fuccefliohi de madame veave Aumaillet, ayant vecu habitante au Moulfcique, quardier du Port du Paix font invites de la part de madame. veuve Dumeny & M. Bonfeigneur pere fes heritiers, de corummuniquer leurs tires de creances en l't ude de.Me de la Grandmaifon notaire au Port-de-Paix afin que fes hUritiers puiffent connoitre la qgantit. des dettes & fire ufage de moyens convenables pour 'le payer. 5. Le navire le Mefiny de S-Malo, capitaine Dufriefne League, arrive de la cetd d'Aigole avec une fuperbe car- gaifon de 6oo Noirs Congos, a l'adrefle de Mrs S Foiche, P. Morange & Hardivilliers, qui en out ouvert la vente le .i avril ; ils continent celle du negrier le Rouen , cap. Marcy, venant de la cote d'Or avec 3oo Noirs Aradas. 5. M. J. M. Dupon a vendu fon magafin & cede routess fes affaires a Mr" Laty & compagnie, pour en prendre poffeffion le premier mai prochain, poque ot il quite les affaires pour fe retirer fur fon habitation; en consequence, il prie le perfonnes du Cap qui lui- doivent, de hli payer ati moins les compares de P'annee derniere, afin de fe liberer entierement avant fon depart. 3. M's Poupet freres, Guymet & Gauvain conrtinent 'la vente de la cargaifon de Negres du navire les Deux Amis, capitaine Villeneau, venant de la c6re d'Or. 3' A la' requete de madame veuve Colin, habitante ' Maribarouix, au nom cornmme tutrice de (es enfanrts iinaeurs, .il fera proc&d le- z mai, la barre de la S.n.chauf.Ie A' Dii. wi1 [ .'2.6 du Foft Dauphin, au bae'll' feirme pood neuf ans de la portion defdits umineurs Colin dans 1'habitation de la com- munaute Colin, fituede Maribaroux, aux charges, clauses & conditions de la carte bannie, don't on poutra prendre connoiffance chez MP Valade, procurer au Fort- Dauphin. 3. A la requete de Me SoIlle Definatheux, curateur aux fucceffions vacantes du reffort du Port de Paix il fera procede le 14 mai la baxre'de la Smn'chauIffe dui Port-.de-Paix, ai la vente, d'une maifon ddpend.nte de la fucceflion Defarmans, fituee au bord de la mer, dan's la plus belle expofiiobn de laVille ; ladirtemaifon eft compofce de trois grandes chambres & d'un magafin donnant fur le cjuai, une galerie &-deux.cabinets achaque bout, donnant fur la cour, oi il a quatre chambres en appentis, attenants aux murs mitoyens, une defquelles chambres fert de cuifine, avec un four & une cheminee. On pqurra prendre de plus amples renfeignements au bureau du Curateur, qui, fera, d'ailleurs part des claufes de'l icatre bannie aux peifon'tes qui defireront faire 'acquifitior de ladite maiforn. 5. A la requete de Me Lambert, notaire d au Roi a la r'fidence de Plaifance, au norn &:comme executreut tefla- mentaire de feu M. Dupuy Grimpr-, il fera procedd le 7 mai, a la barre. de la Senechauflfe de cette Ville, a la vente de;deux:Negres, uae Negreffe & un cheval, le' tout. dependant de ladite fucceflion. 5. M. Lefebvre, a i'imprimerie royale de &cette Villei, fond6 de la procuration .de feu M. de Prvilvl; dontie avis qu'il vient de recevoir de M. Robert, medecirde la Faculte de Paris, fon correfpondant, de1'Eau fondanrte.& an:tiv6- nerienne, don't les bouteilles font revetues d'un cachert incrufle dans le verre, comme-ci-devant ; il pr6vient que, celle prife hours de ce depot fera' contrefaite. 3. M. Roux, al:ImprimLrie royale, vient de-recevoirw de Marfeille, par le navire 'le Cefarion, un affortimerit; nouveau de.tres-bonnesi graines de jardinage; 6. 11 fera procede .le! -it mai;, la barre de la Se'nd' chauffle de cette.Ville, x la .vente d'une habitat ion fitue a la Coupe a David, quarter de 'Acul, contenant .o- carreaux de. terre ou environ, de-pendante de la fucceffion de feu M. Roger. On prendra communication de la carte' bannie au bureau des biens vacantsi:placed'Armes. D E M A N D E. 3. Un particulier ayant cinquante Negres faits au pays,, defireroit acheter une habitation tablee en cafeterie, un ,peu confiderable, fur laquelle cn fairoit 2. a 50 milliers de& xcafj, od il y auroit beaucoup de bois deboUt, & dans un bon quarter, eloignee de dix a quinze lieues du Cap. S'il y avoit des Negres, on pourroit s'en arranger ;,on donnera 1ia comptant proportion a lavaleur du bien, & de bons- cautions pour ie refte. S'adreffer a M. Crouzeilles, ndgo- ciant au Cap, rue Penthievre. D E P A R T S. ,1. M. Birot fils, ag4 de dix ans, part pour:France. i. Madame veuve Bonnemain fe difpofant a partir pour France avec fes quatre enfants vendra plufieurs: domeftiques, bons fujets, connus tels, ainfi qu'une bonne Nigreffe blanchiffeufe & repaffeufe, divers meubles', linger & argenterie : ceux qui voudront en faire V'acquifition- i- 1'amiable d'ici au z5 du courant, s'adrefferont hladite Dame, qui en fera fair la vente; elle prie ceux qui lhi doivent de la payer, pour lui iviter:Ie 'defagtiment de les. i., ; ',. si- **. N .. 1.'...... .i ^ >^,'" _Z:" "-^ "' '* --t ,- -.f ' .... ...... "- -1 .... .I- -*** *" 'o u. 'a f.-" ", .. -." " .j .._; ,' .'x, . ... *- *'', a .... it --- y contraindre, & ceux a qui elle doit de fe prdrentfer pour recevoir ieur payment. i. M. Bezou de Nantes, partira pour ledit lieu a la fin du courant ; it prie ceux a qui il doit de fe prefefnter pour recevoir leur payment, & ceux qui lui doivent de vouloir bien le payer. i. Madame Geraud part pour la Nouvelle-Angleterre. i. M. Berthelot marchand en cette Ville part pour France ; il prie les perfonnes qui lui doivent de le payer, pour lui eviter le defagrement de les y contraindre. S. M. Royer parr pour la Nouvelle-Angleterre la fin du mois ou au 1 du prochain 3 il continuera fCon tat jufqu'a Con depart; il prie les perfonnes a qui il doit de fe prif'enter pour recevoir leur payment & celles qui lui doivent de le payer, pour lui eviter le d6fagrement de jes y contraindre par les voices de rigueur. i. Mademoifelle Bideau part pour France. i. Madame ,veuve Gaignard pour pour France ; il laifTe M" Watihi, Tbumazedu & Leion g charges 'e fes affairs. x. Madame' veuve Matchlanti, en'uis qluatre mois dans la, :Coloni'e, report pour France, &8 dedate'ne tien devoir. 1. M. F. Vernies part pour France. i. M. Charles Sangle, habitant a Valiere, part pour Frakice. x. Mrs Pierre & 'Jean Mollet fres' partenrt pour France. i. M. Leonatd Rivet part pour Firance.. -. M. Gireaud files, habiitua aux Perches, part pour France.' i. M. Beiffon jeune part- pour Fraice. I. Madamre Lemaffon part pour France. 2. M. Cortial part pour France. i. Le Fils de madame Deba.s, ig6 de fept.ans, pat' pour France.' i. M. Bouret part pour France. ' 1.. M. Pierre Bonniet, demibeurant aIlaMa~ieade, dep5iis huit mbis:dans la Colonie, pa'rt psur Fraunce, & delat'e'ne. rien devoir. 2. M.' &'madame Ddpv'e, habitant~' au Margot, parent pour France ; its emmenent un petit enfa'nt a M'. Cluzet. 2. Mrs Armand & Jules Auboyneau ils, habitants dux Baradaires, partent pour la Nouvelle-Antgleterre. i.'M. Caftaing de Favols, habitant a la Perite-Anfe, part pour Francdeavc foh fils ag d e ept ans.' i.. Madame Daltourj abitafite au1 Quartier-Dauphin" part: pour France avec forn petit-fils Frideerie Broglie, age de trois ans & demri, dans le navire I'Eclartatii de Bordeaux , capitaine Guillot; it laifle fon mari cha'rg, de 'fes affaire. 2. M. Chareft aim, habitant a la Marm:eladi fe di pOfe a partir pour Fracke avec M. Chareft de Lauzun'rfils il emmeine M. Fantasy, domteftique bilanc. 2. Le nommt, Philippe, q. 1., demeurant au Limb6, part pour France. i. Madame veuve Pigoreau part'pour'Franie.2 5. M. Bernard Lefpine anme, habitat aux E'crevifles, part pour France avec mademoiselle Marie-R6fe Raux S&' fon enfant. 3. M. Gollier le jeune part pour France. 3. M. Magnouac, peintre, part pour France. ;. M. Augufte Defportes Defmolons, grant 1'habi- tation Dubourg- Limonade, part pour France. 3. Madame de Firs-lPatris part pt la Nouvelle-Angleterre. .. M. 'Cefar Dubuc part pour France ;'il prie ceux' qui ,il doit de fe prfenier pour ecevoir leiurspayenient's. 9 iN It ,* 1 2,17 1 BIENs ET ErFPE'S A VENDR E. Douze beaux & bons mulets de grande taille. S'arreffer .. M. Bichirand, grant l'hdbitation Dafour de Rians au Camp-de-Louife. De tres-beaux etuis ou neceffaires, garnis en argent, fermant a clefs, contenant chacun quatie rafoirs de lizos, coutellier a i'aris, avec une pierre, un cuir une paire de ciCeaux & une pince. S'adrefler 'a 1'Imprimerie royale. Onze Negres pecheurs, une Negrelfe avec fon enfant, plufieurs canots & diff6rents uftenfiles pou la peche. S'a- drefler a M. Ramonbordes, au Carenage, qui part pour France a caufe de maladie; iilprendra, pour faciliter l'Ac- qudreur, des lettres de change fur France. i. Trois' beaux Negres foffoyeurs. S'adreffer a M. Ber- nard, Cfr l'habitation Darance au Quartier Morin, qui en fera bonne composition, ou a M. Labayle au Cap, rue Vaudreuil. i. Une habitation contenant 00oo carreaux de terre , don't huit plants en cafiers & en vivres de toute efpece, fituee dans les hauteurs du bras gauche de la Grande Riviere, traverfee par plufieurs forces abondantes, dif- tantes de Jerrmie de fept lieues, & cinq de 1'Ilet. S'adreffer a M. Ciret, huiflier au Cap a M. Mauduit, negociant au Port au Prince ou i M" Legoff & compagnie, uagociants 'a Jremie. i. Une maifon fitu.e au bourg d'Ouanaminthe, batie en bois, couverte en tuiles, ayant 6o pieds.de facade fur la place d'Armes, & 35 pieds fur la rue. Une autre maifon batie en bois, compofee de fept chambres avec cuisine. Un terrain de 70 pieds de long fur 1io de profondenr. Plus, une habitation ayant io carreaux de terre plants on cafiers, vyires & favannes, avec vingt un Negres lefdits biens proviennent de la fucceflion Desbrouches audit lieu. S'adreffer a Me Gaultier Lagaultrie procureur au Cap, ou a M. Bunel, fond' de procuration, a Ouanaminthe. 3. Une habitation fit'uee au Port-Margot, adjacent au b ourg, dans une tr's-belle position, contenant 4. carreaux de terre en favannes & halliers, les bitiments font excel- lents. S'adreffer 'a M. Latauraudais, habitant a Plaifance. 3. Une fuperbe diligence a l'an'laife, a quatre roues, trks-legire, montee fur quatre reflorts & fur un train en fer., a arc, avec trois harnpis complete; ladite voiture eft chez M. Leveque, carroffier, a la Foffette. STA T des Ngres epaves qui doivent Are vendus la.I barre du Siege de cette Villele z juillet. x. Jean-Pierre, creole, etamp4 fur chaque cote du fein SEGUETIER, blefd fur la atee, age d'environ 35 ans, de la taille de 5 pieds, fe difant M. Mercier, arrete 'a Plaifance le ip mars, porte au n. 66. Un Negre nouveau, de nation Congo, etampe fur le fein. droit V, ayant le genou droit enfle, age d'environ to ans, de petite taille, arrete au Borgne le 19 mars, porte. au numdro 643. Pierre., Congo, etampe' fur le fein droit CHARRIE, au-deffous CAP, ayant l'oreille droite coupe, 'ag d'en- viron 44 ans de petite taille, fe. difant a M. Lehdux, arrete au Limbe le 24 mars, pornt au no 71. Zephir, mulatre, creole del'lle de France, fans ~tampe, ayant la prdfente marque fur un bras 80S ag6 de 25 ans, de la taille deSj pieds. 2 pouces, fe,difant a M Montaignee, arrte 'a Plaifance le z4 mars, port au n 73. Rofette de nation Arada ktampIe fur Je fein droit GUILLAUTIN, agcede ; 6 ans, fe difant a M. Guillautin arre'ee au Camp-de-Louife 2e .5 ars, portne au no 76. Michau, Congo fans etampe, ayant des marques de Con pays fur le corps age d'environ 3 ans de petite taille, fe difant a M. Arcard, arrete a 1'ECpagnol le 2z8 mars, port au n0 90. Alexis, Congo, fans etampe, rougeatre de peau ayant deux doigts a chaque pieds difformes & des marques de fon pays fur le corps, age d'environ 30'ans, de la taille de 5 pieds 4 pouces, arrete ia 'Efpagnol le z8 mars, porte au numpro 91. Un Negre nouveau de nation Nago, 4tampe fur le fein gauche CHAR & d'autres lettres illifibles, age d'en- viron z5 ans, de petite taille, ayant une verrue a la joue droice, arre r a l'Efpagnol le 28 mars, port au nO 96. E T AT des Negres paves qui doivent etre vendus a' la barre d:i Sig'e du Port-de-Paix le z & le 2 juin. r. Un Neg,'e nouveau, age d'environ z5 ans, de la taille de 5 pieds, etampr illifiblement fur le fein droit, ayant les dents de la machoire fuperieure tres-aigues, Deux Negres nouveaux, 1'un de nation Aoufla, 1'autre Taquoi, ages d'environ 2.5 'a 3o ans, de la taille de 5 pieds 4 a 5 pouces, etamp s fur le fein droit JH SOULLIER, Deux Negres nouveaux, de nation Mozambique, age's de 14 'a 2. ans, de la taille de pieds 3 'a 4 pouces, etampes fur le fein droit HGS ayant des marques de leur pays fur,le corps. ESCLAV.ES EN MARRONAGE. Antoine, Congo, age d'environ 35 a 6 ans, de petite taille, etampe BELLEY, eft part matron le 5 mars der- nier de, I'habitation Belley au Borgne : en donner des nou- velles 'a M. Darribau fermier ou 'a M. Loir, n6gociant au Cap. II y aura recompenfe. Philippe creole age d'environ2.o ans etampe fur chaque cote du fein CAPPE MARMELADE de la taille de 5 pieds' pouces, eft part marron le 2.0 du mois dernier de I'habication, de M. Cappe la Marmelade, 'a qui il appartient. Il e(t part marron pendant la nuit du 2.2 au 23 du mois dernier de l'habitation Philippe Silly 'a la Marmelade , deux Negres nouveaux de nation Congo, de la taille de. 5 pieds 2.a 4 pouces, ag6s d'environ 2.5 ans, etampis PH SILLY : en donner des nouvelles 1 M. Philippe Silly, ou'a. MW Friou & compagnie, negociants au Cap. Vincent, cre'le, etampce fur le fein droit IB, age' d'en- viron i2. ans, de la taille de quatre pieds & demi, eftl part matron le 15 du, mois: dernier, de I'habitation des heritiers Rouchon au Haut du Trou : en. donner des nouvelles 'a M. Bacq,'ou a M. Rouchon, habitants au Haut du Trou. z. La Rofe & la Violette de nation Mozambique , ages d'environ 2.0 a 2.5 ans, de la taille de 5 pieds 5 a 6 pouces, fans etampe, ayant des marques de leur pays fur le corps, font parties matrons des Fonds-Blancs le 13 avril: en dooner avis a M. Lapallliere, ferrurier & charron aw Trou. II y aura deux portugaifes de recompenfe, ESCLAVES ENTRIES A LA GEOLE. Au..Cap-Francais, le t du courant, Laurent, Tiamba; etampe fur le milieu du fein FRANCOIS DAVILA, au . deffous AU CAP, age, d'environ z8 ans, de la taille de y pieds'; fe difant a M. D)avila, arreti at Port-Fxanais ; -. L I IJ 'A J~i **''^^'!^*?gy^^'^a.^^|ef^^'J^l^t*^^*'^1gfl^lBTOffi>llff^ - -a" --^"'''*~'~' r,. Zamore, Congo, etampe fur le fein droit GALIEN, age d'environ 2.5 ans, de la taille de pies, arrete a Plai- Cance : Jean Baptifte, Mozambique, age d'environ 3 5 ans, de la taille de 5 pieds 7 pouces : Charles, Bambara, ag6 d'environ .5 ans, fort maigre, de la taille de 5 pieds i pouces : Alexis, Nago, age d'envi-on .y ans, de petite taille tous les trois 6tampes PSTGNY : Jean creole , trampe fur chaque cot' du fein CAPPE an deftous A LA MARMELADE, age d'enviro,n i7 ans, de la taille de y pieds, Ce difant a M. Cappe : Etienne, creole, fans tanmpe apparent, 'age d'environ 31. ans, de petite taille, fe difant a M. Drian, chirkrgien : Vincent, creole ~tampe fur le fein.droic JACO ag d'environ ;3 ans, de petite tailf, T&efiant a M. Drian, chirurgiei, arretes a Plai- fance. Le k.,Catherine, de nation Mozambique, etampee fur le fein droit, en fer a clieval, NICOLAS, fe difant a Catherine n. 1., arretee au Perigourdin ; Mathurin, Congo, erampe illifiblement fur le ftin droit, agc d'en- viron 40 ans, de petite taille, fe difant a M. Porichau, arrete 2 Sainte-Suzane. Au Fort-Dauphin, le 17 du mois dernier, un Negre nouveau, de nation Mondongue, trampe fur le fein droit DCD, age d'environ 10 ans, de la taille de 5 pieds i pouce, arr'te la Grande-Colline. Le i du courant, deux Negres nouveaux, de nation Mozambique, fans e~ampe apparent, ages d'environ %4 a 6 ans, de la taille de pieds 4 a y pouces, ayant des marques de leur pays Cur le corps, arretes i Valiere : Laurent, Congo, etamp6 fur le fein droit BR, age d'eaviron 16 ans, ayant des marques de fon pays fur le fein, arrete au Mont-Organi(f. ANIMAL ENTREE AUX EPAYVES. Au Fort-Dauphin, le 3 du courant, un ane bai, ayant fur le cou du cote du montoir une etampe efpagnole, arrete au Trou. C O M M E R C E. P I X D U PAI N. Le Pain de 2.8 onces , . if fous. PR I X D E LA VI A ND E. Le Bceuf . . 4 f. la livre, NO u Fr 4UT T s qui fe trouvpent a 1'Imprimerie royale. Difcours fur Ie'at present de la Colonie fi/anqaife de Saint Domingue, & particulirement de la province du Nord avec quelques principles de Cosftitution, par un Citoyen. Prix, un gourdin. Le Fanal des Patriotes de St-Domingue, par M. Baillio. Prix, un gourdin. Verirable origine des biens ecclefiaffique. De I'Infurretion parifienne & de la ptife de la Baflille. Hiftoire dela revolution de 1789, & de l'6tabliffement d'une conflitution en France. Memoire du marechal de Richelieu. Du Peuple & des Rois, par M. de la Vicomterie. *1~~~'4'11 L. ~. .44 K ~ 1I~ Proeddure criminelle infruite an Chatelet de Paris, fur la denonciation des faits arrives a VerCailles dans la journey du 6 odobre & 8 novembre. Exercice de la Garde national, pour regler 1'exercice des Troupes d'infanterie, adopted par le Comite militaire pour le service de la Garde national, avec les planches relatives a I'Exercice de l'infanterie, fuivant l'Ordoninance du Roi. P O U D R E. De mademo;felle 'Au B. i N G E i E zi de Marfeille. La Poudre de mademoiselle Aubin Genier, veuve de feu M. Guion, chirurgien, eft un remade connu depuis fi long- temps, par fes bons effects, qu'ell vient, a la follicita- tion d'un nombre infini de perfonnes, d'annoncer au Public la distribution de ce Remede. La vertu principal de cet excellent Remede eft d'em- porter les obftrudions, de fortifier les viCceres, de donned du effort aux fibres, d'augmenter les fecrrtions & d'epurer la maffe du fang; ces fortes de maladies aiguies, & routes les maladies chroniques, n'ont jamais refi't a ce fpecifique; les pales couleurs, les differences efpeces de jauniffe, les maux de trte, les ~tourdiffements, les vertiges, & fur-tout les maladies de langueur, one fourni une quantity d'obfer- vations. Un paquet en content affez pour en prendre pendant un mois j it en faut quelquefois moins d'un paquet pour operer la guerifon entire. Pour que le Public ne foit point trompd dans le diftri- bution de fa Poudre, elle previent qu'elle ne fe diftribuera qu' H'Imprimerie royale du Cap-Franqais. Le prix eft de trois gourdes le paquet. ./ L I X I R Ba/famique, de,11catif & antifcorbutique, pour les maladies des Gencivcs & des Dents, compofe par MA. CaRNzLzzL, chirurgien-dentife 'z Aix en Provence. Cet Elixir, don't les tres-bons effects font generalement connus, eft tout a la fois aftringent, aromatique, deterfif, incarnatif & antiputride; iil eft par-la propre ta operer les effets les plus falutaires. II1 raffermit les Dents dans leurs alveoles, en fortifiant & defirchant les Gencives, lefquelles s'attachent alors aui colet des'Dents, & les maintiennent tres-fermes il adoucit 1'acretd des liqueurs de la bouche, qui peuvent en ronger & endommager les parties;. it arrete les progress de la care commencee, la defleche & la detruit; il nettoie les parties, les mondifie aufli Con ufage eft des plus avantageux dans les abcess, fiftules, ulchres &c. 11 procure la degeneration des chairs, it cicatrife, ii rend I'ha- leine douce .& agreable ;x ceux qui }'ont forte & infuppor- table ; enfin it corrige les mauvaifes impre(flions de P'air, des aliments & des boiffons nuifibles. Le dep6t general eft 1l'Imprimerie royale de cette Ville. Le prix eft de 4eux, gourdes la fiole. A U C AP-F RAN~AS Chez DvroiFOR DE RIANS, imprimeur du Roi & du Confcil-fup&rieur. 4. joI ... AFF1"CHIIES AMERICAINES. N U M RO 38. ,UJ I LLE. DU CAP-F RA N AI Vi, .. "'*''": Da Mercredl i i Mai r179. . A S S E A L E N A T I O N A L E. devant I'ordonnateur du trdfbr public pour y fire pro- viroirement arreter leurs competes & conflater leut libera- Se'ance du .7 fevrier, tion & feront admis a jouir du beifice de article II, A R T. I. L'affemblee national ddcrete que les officers comptables, fupprimns par le decree des .' '& 14 no- vembre 1790,. Conat autorifes a fe retire par. devant 1'or- donnareur du trfCor public, pour y faire provifoirement arreter leurs competes & conflater leur liberation. II. S'il refulte de la verification de cet etat, que l'offi- cier comptable ne doit rien au trdfor public, ledit ordon- nateurloi delivrera une dicharge provifoire flir la remite de laquelle, ainfi que de la quittance de finance &, pro- vifions, le, commiffaire du' roi, direicreur-general de la liquidation, lui remettra, conformement a ce qui lui' eft prefcric a cec ega'rd par le decret du 0o janvier dernier, une ou plufieurs reconnoiffarices provifoites de finance, jufqu';. concurrence, de moirie .de la finance de leur office, avec ceffation d'intceir de la fomme portee aux recon- noillances, "a computer de leurs dates ; ces reconnoiffances front reqnes' en payments des bins nationaux. III. Lessbiens nationaux h l'acquifition de.fquels ces, reconnoiflancces auront foervi, demeureront grants de tout ce qu poourroit.ecre confate' du par le refCulac.t des competes; de'fiiitivemnerr arretes, dans la forme qui fera ecretres. IV. Les oppoficions formees avant, la delivrance def., dies reconnoiifances auront leurs effects lors de la.liqui- dation definitive, .& les .qppofants pourront, faire valoir leurs droits fur les domaines acquis par leurs debiteurs, apr.s I'Jpuilementi'des crdances du trefor public fur les meines domaines s'1l y a lieu. V. Les.receveurs generauxdes finances ou autres-comp- tables, qui ,en contravention des, decrets de aifferam bde national auroient opere des, compenfatiots fur leurs finances avec les deriers de leurs recettes, front prives du rembootrfement des finances a eux retahnt dti s, lorf- que leur comptabilird aura &6 apurede fuivat les foirmes qui front prefcrites. VI. A I'.gard des receveUrs particuliers des finances qui ne Con,t comp.tables qu' le.urs receveurs gent'aux ref!- pedifs, ils rapporteront audit commiffaire du roi direc- teur-gene'ral de la liquidation le confentement & qqitus dMlivres par lehits receveurs gene'taux, vife' par ledit ordonnateur du trfor. public. VII. Ceux des receveurs particuliersdes' finances, don't les competes des exercices anterieurs a P'annee 179X- ne feroient pas encore juges, font autorifes a i tecrirer par en rapportant le confentement du receveur-gendral. V A R I E T IE S. Admirable trait de probity patriotique & relgieufe, SLa critique la plus fanglante &. a plus eficace de 'incivifme & de limpr6bite fanatiques de.nos prttres im- beciles.& rifractaire, eft la'conduite fage & admirable de plufieurs autrcs. pj tres &. moines. doues d'une heureufe organifarion, & d'une probite vraimentnationale. Nous conmptons avec arthoufiafme, parmi ces dignes ecclefiafti- ques, les benedifcins de 1'abbaye de Saitce-Livrade, de- pariement du Lot & Garonne. Ce.s braves religieux, en quirranc leur couyvent, ont pay6 routes leurs decces, fair routes leurs aumones ordinaires &.rcanis a la nation. 24,000 1. qui leurs refloient en argent comptant.; ils one d'ailleurs laiffl' tout le mobilier du couvent dans le meil- leur etar, & fans qu'ils y manquart la moindre choft : enDia, en fortant de eurs triifles cellules pour n'y jamais- rentrer is one level !es mains au ciel, beniffani notre fainte confiitution & remerciant l'Etre fupreme de la bienheureufe revolution. de 1789, qui brifoir leurs fers & ceux' de. leurs concitoyens, "& qui developpoit en ca- raadres ininmortels, gros commne des montagnes, les droits acres de l'homme & les droits fouverains des nations. Hommes vertueux I ages benedi&ins I recevez Phommage. de tous les cocurs pati9tes:, foyez heureux comme votus meiitez de I'etre ,. & contemplez avec nous la marche.im- pofante des revolutions nationals qui vont renverfer les tyraris,,& fair, de la surface de la terre n'aguare en proie aux tires & aux lo.ups couronnes, la veritable terre. pronife, le vrai paradise terreftre. M. NjMirabeau, avant de fe rendre la premieire fois che-, le roi pour la fanaion des decrets, s'eft informed a M. 1'abbe Gregoire comment fa majefte' recevoit les presidents. de i'Affemblee : Le roi tres-bien, repond le curd d'Em- bermefnil:,,mais fes gens a'une manikre fort lej.e... AI, dq Mirabean fe rend auxTuileries. -- Veuillez attendre un infant, lui dic M. le premier Valet-de-cbhambre il-fe met a vouloir caufer.... c, Je vous ordonne, lui dit M. de Mirabeau d'aller dire fur le champ al roi, eque. le p.ri- fident des repre'fentants de la Nation frAgnaiLfe cfl ici C.. Le valet obeit. 'I *. TA. ' S 1~* 5..r 'TA' ~'-5s~K- Sr *' 5**, ,#A~:~'5*' -fi- 'A.. *** *.*'~ '.5,- *1 'I. t~IV II * A J .i,' '-F- i ,i f^i 'i 1- S Ville, a 1 AV- V I S D IV E R &Gabri Le Memoire de M. de,.Damas, gouverneur de la Mar- aux .vac unique fur les Troubles de cette Colonie, fe vend a fucceflio: l'hnprimetie royale. Prix, deux gourdins. cdd4 le 2 A la requ8te des nommes Pierre & Julienne,.c. 1., it cette Vil fera procde le 14 du courant, a la barre de la Snnchauffie carries, fi de cette Ville, fur ne simple publication, au bail a ferne ', M. pour trois ans de fix Nigres, N6gieffes & Mulatreifes, aux connue I charges, claufes & conditions de la carte.bannie, don. on Compag pourra prendre communication en l'6tude de Me Loifeleur, demeure procureur pourfuivant.ledit bail a ferme. 11 fera procide le 13 du courant 'a heuf heures dau mnatin, a la barre du, Siege de l'Amiraute de cecteVille, M. a la vente du bricq" 'Aurore', double en cuivre,, avec fes i. agrs &.apparaux. On pourra prendre communication de Fiance; l'inventair4 au greffe. ,, puiffe fai i. Le navire les Trois Amis de Marfeille, cap. Cirre, *. M. arrive de Mozambique avec une fupetrbe cargaifon de 270 M. TNoirs, a 1'adreffe de Mrs S. Foache, P. Morange & Har- a, M. divilliers, qui en ouvriront la vente le I du courant ils z. M. continuenrtcelle des n6griers le Rouen, venant de la c6te 2. M. d'Or, & le Mefny, venant de la c6te d'Angole, Louife, i. -M. Alquier previent qu'it vient de diffoudre fa focitie, its vendr avec M. LeCcure, & qu'a computer du 8 du courant, tous une jeun ls 'engagements que M. Lefcure pourra contra&er, front domefliq pour fon coinpte particulier. Mrs Alqier c Laplaigne, I. M. -faiant le meme genre de commerce depuis long-temps, France, offrent leurs services a2 M" les Negociants & Habitants, & . M. les 0ifurent d'avance da zele qu'ils employreront a les bien M, fervir. Leur demeure eft rues Penthiivre &, du Cimetidre. pour Fr; i. On trouve a l'imprimerie royale de cette Ville, les M. objets ci aprs ; favor, des Graphomneres a lunettes compagr acromatiques de Canivet, des Etuis de mathemarique du parr de mnime Auteur, des Bouffoles a tranchies en cuivre, idem 'a leur c ct bdis de royer, des Compas de mer, months en-cuivre, pour tou des Bouffoles poqrtatives de diverfes grandeurs, de grands connoiffa Niveaux bien diviCis, idem de petits, des Aiguilles aiman'- a mme n tees avec leurs &ruis, des Chahies de 40 & 4 pieds, a en quel p l'ufage de Mrs les Arpenteurs, des Thermomrtres pour le tout a d blainis, des Jeux comple'ts de cara.ctres en cuivre, de 1'Eau M, de Cologne, idem des Carnnes, 1. M, 1.. A'la require deM S-14ie Defmateux, curateur aux Z. M vacances du Port de Paix ,g rant la fuccefion de feu & dciai *M. Duffals, il fera procede le 18 du courant, a la barre Z. Ma de la S nch-auhffe de cette Ville, la vente d'une habi- . M ration fituie au Mouftique, contenant environ 1t80 carreaux France,1 de terre, avec cquelqtres ecabliffements tombant en ruine. 2,. M On 'pourra prendre connoiffance des claufes de la carte mert po bannie au bureau du Curateur. a procu i. A la requkte de Me Sollie Defmatheux, curateur z. M 2arx vacancies ,geiant la facceflion de feu Mi de Boux France. chevalier de Saint-Louis, d6cide au Port-de-Paix, it fera curation procpd Vle 18 du courant, a la barre de la Sinichauff'e concern de cette Ville, 'a la vente d'un terrain contenant zoo car- a. M. seiux de terre en bois debut, fitu6 dans le quarter du part pou v ioulicjue., On pourra pterndre tous les renfeignements au M. 'bureau dau Curateur. avec ma z. A la.e-equete de Me Solle Defmatheux curateur z. M. au vacances du Port de Paix, grant la fucceffion de Burollea feu M. Blanchet, dce`dU au Gros-Morne, il fera procede Carabafl te 8s du coarant, i la barre de Sn6ki -laffte de cette dc Bord( a vent de deux tiegres.briquetlers, niommis Lindor el, defendants de ladite fucceflio-. . la requtet.de Me SolFee~Defmateux curateur intes. du.Po.rt-de-Paix, grant les reprties de la'" n Chaffaing, decade au Gros-Morne, il fera pro- .8 du courant, a la barre de la S nfchauffie de le, a la vente d'un petit emplacemeut de 2.o pieds pue au. bourg da Gros-Morne. ,Jean-Baptifle Guillemat pri.yientque la focieti6 Cous la raifon Durand frares don't it failoit Ila' nie,.eft diffQute depuis le i janvier. M. Durand feul charge de la liquidation deladite fociedr. '. DEPI' AI RT S. Gouverneur part pour France. Jean Graime boucher aul Borgne part pour il prie ceux qui lui doivent de le payer, pour qu'il ire honneur a fes engagements. Ddiffour fihs part pour France. , Pierre Brunet, dit Depre, part pour France. Ps SaintLucien parent pour. France., ',Filleul fits aine part pour France. S& madame Levaffor habitants au Camp de partent pour France, & dIclarent ne rien devoir 5 ont un chaifeavec un atelage de chevauxanglois., ie ;nulitreffe couturiere & ur jeune mula'te bon ue. - A Francois, habitant au Camp de Louife part po.us & declare ne rien devoir. Pierre Baron part pour France. Larguere, demeurant 'a \a Grande-PRivivre, part anee. Benard,, affocid de Ms Gabriel Decombaz & nie, imprimeurs-libraires au Cap, place d'Armes, nouveau pour France. Ce depart ne changeant lien commercee its-ont l'horneur d'offrir leur service tes les cormmiffions qu'on voudra leur dAoner; les dances qu'ils ont, principalement a Paris, les mettent de les remplir fidellement & avec cdiritt, n*'importe genre &'de quelle -nature elles pourroie(nt tre; le es prix raifonnables. Darmagnac fait partir fon fits pour France. Gautier, chirurgien, part pour France. Degout; demeurant au Cap, part pour France, re ne rien devoir. . dame Claran part pour France, Thomas Duppyer-, habitant au Trou, part pour ou pour la Nouvelle-Angleterre. adame Page, habitante an Limbe, part inceffam- ur France; elle laiffe M. Finoc Con fire fond de ration & de toutes fes affaires' come ci-devant., &. madame Bayard parent inceffamment pour Me Porde, notaire au Cap, fera charge de la pro- de M. Bayard pour les affaires qui pourront les er en cette Colonie. Dubocq, arrive depuis un 'mois dans la Colonie, r France, & declare ne rien devoir. Lefebuire, au Quartier-Morin, part pour France, dame fon Epoufe & fon- fits. Dugrds madame Con Epoufe mademoiselle u de la Touche'fa belle foeur, & mademoiselle e, patent pour France fur le navire le Pomp e eaux. ' K 'A V 9. A)- ~ V A ~'*'~* 'A'* ' .4 t 3 3 ... M. & madame'e la Itivikre:, demearants au quarter te Valiere, parent pour Frarice au mois de juillet prochain avec leur trois enfants ilts s'embarquer6nt pour Bordeaux: .. M., .RoLer de Roftaing, habitant a Plaifance, part pour France. il laiffe'M. Leclerc, on beau-p4re, charge de fes affaires. 3. Madame Ca-tor part pour France pour rtcab!ir fa fance, ,avec fon fils & un de fes newux, ;. M. Jean-Baptifle prochier, marchand, part pour Fiance ; il laiffe M, fen Frbre charge de affaires de fa. *m-aifon, qui exifte toujours focus la raifon.de Brochier frEres. 3. M. Gerard jeune, fe diCpofant a partir pour Prance dans le courant de juin on au commencement de juillct, prie ceux qui lui doivent de le payer, pour liui viter le ddfagrement de les y' contraindre. M. Fabien Dupuyepart pour France, &c declare ne rien devoir; it prie ceux qui lui doivent de le payer ; il reprend le commandement de fon navire la Julie de Bor- deaux, de retour.depuis quelques jours, prendra du fret & des paffagers pour ledic lieu, fe 'difpofant a partir la fin de juin ou au commencement de juillee. 3. M. Lamaranthe part pour Ia Nouvelle-Angleterre, 3. M. Tortel, demeurant au Cap, part pour France. 3. Madame Robillard part pour France avec Con fils age de deux ans. 5. M. Bernard Raymond Brouffe fils, ag de ti ans, part pour Fiance fur le navire le Darcy, cap. Dekater. 3, M. Jacques Neati, boulanger, part pour France. 3. '-M.' madame Soubiac parent pour 'France, & dcclarent ne rien devoir, is priest ceux qui leur doivent de les payer, your leur eviter le defagrement de les y contraindre par vote de 'rigueur. 5. M. Martin Marieille part pour la Havanne. 3.' M. Jacques Guillodon, marchand, part pour France. NAVIRES EN CHARGEMENT. Le Chaffeur de 1'lle de France, ci-devant le paquet-bbt num'ro 8, capitaie Legouaf'dun partira pour Bordeaux le 0o jmin. Ce-' navire connu par la fup6riorit de fa march & la commodity des logements, prendra du fret & des.paffagers. S'adreffer a Ms Mandiargues Bofc & compagnie, ou audit Capktaine, maifon de Mrs Comarq- & Banichereau, rue du- Vieux-Gouvernement. L'Affemble Nationale de F'Orient, capitaine Courand, partira pour Nantes Ia lafin du courant fixe: ceux qui doi- vent ce navire font pries de payer; a defaut, it fera faith, centre les Debiteurs en retard, toutes les demarches pofli- bles pour les, y contraindre. L'Olm pe., merchant fup rieuremenrt & tres-cotnmode pour les'paffagers,.cap. Hardy, partira pour Nantes dans le courant de juin,; il preudra du fret & dles paffagers. S'adreffer audit Capitaine-dans Con magafin, true St-Laurent, vis-a-vis M. Plombard : cet'.x qui aurontbefoin de quelque ob}et de fa cargai'on, il en fera bonne composition. (Le Decret National, double en cuivre, du port de 4fo tonneaux; capitaine Lemperiere, partira pour Bordeaux du 2. au i% mai fixe ; it prendra du fret & des paffagers. S'aareffer a M. P. Nairac, on audit Capitaine. BIENS '.x EFFECT'S A VENDRE. I. Un mulatre ag4 de 2,; ans, excellent perruquier pour homme & pour femme, fachant tres-bien faire la cuisine. S'adreffer a Mr J. Poncignoil & compagnie, negocicns, ,ur le quai Saint-Louis. .L . .. K ...,.~ 4 ... .. .. - --~?. *.-. . -4..---. E TA 74 des NMgyes paves qui doiveni tire ver hrre dus Siege de cizie Ville It 2 jvil.'e I . a I ~dus ~ Ia '1' t. 3. Louis, Aya, fans ~rampe, ayant des marques de fon pays fur les tempts, age d'environ 17 ans, de petite tatlle, fe difaiut a l'habitation Butler, are't& au Port-Margot le ; mars, porite au n 6. TCliuaque, Mina, etampe illifiblement Cur le fein droir, ag4 d'environ 2.6 ans, de la taille de 5 pieds 4. pouces, fe difant i M" Teflatt & Lalanne, arrete a I'Efpagnol le 4, mars, portn au n 1 3. Un Negre nouveau, de nation Congo, fans etampe, ayant des marques Con pays fur le bras droic & fur le mention, & les oreilles perches ag d'environ 45' ans, .de la tailld de I pieds 4 pouces, arrkeh a I'Efpagnol le 4 mars, port au no 14. Deux Negres nouveaux, etampes fur le cotr droit da fein FLAVM &c d'autres lectres illibles, ages d'environ 2.y ans, arretes au Haut du Cap le 8 mars, portes au no z2. Jean-Jacques, Congo, etampi fur le co6e droit du fein G. MARTIN, a#g d'environ zo ans, de petite aille, fe difant a M. Martin, arrete a I'Efpagnol le x x mars, porte au numero 8. Manuel, Sofo, Cans 4tampe, age d'environ 25 ans, de la taille de 5 pieds 5 pouces, arrcd' a l'Efpagnol le it mars, portd au no 59. Louis, Congo, Cans 4tampe, ayant plufieurs cicatrices fur Ie corps, ag6 d'environ 30o ans, de petite taille, arrett i la Marmelade le 14 mars, port au n 49 E TA T d'un Negre epave qui doit etre vendu a la barre du .Siege du Port-de-Paix le .zS mai. 5. Un Negre nouveau, de nation Congo, age d'en- viron 3 ans,, de la taille de j pieds i pouces, de forte corpulence, etampe fur le fein droit IX, ayant des marques de ftn pays fur chaque c6cd du fein. A LOUER OU A AFFERMER. i. Une maifon fituee ruedu Petit-Lion, n :887 F, deux lets avant la geole, compofee de deuxgrandes chambres fur le devant, deux grands cabinets en face, dans Ie fond, une galerie, divers cabinets dans les deux aVies, cuiine, cour & puitr, le tout carrele. S'adreffer AI. M eater, Inaiton de M. Loir, 'nocianr.. Une maifon avec un puits a pomeF & toutes co'res de commoliteis, 'fiuee rues BouIrboil S" du Chat, !louer avec plufieurs meubles ou fans mieubles, pour le premier juin. S'adrefter a M, de Bonnecafe dans ladite mai.oon it vendra plufieurs domefliques & deux mille bouteilles d'cx- cellent vin vieux de la premibie quality. ESCLAVES EN MARRONAGF. Trois Negres nouveaux, ramnpe ASSELIN DESSA- BLES, font parties marrons de fCo habitation, .i 1 Pti-e Anfe, le 14 mars dernier : eui done des nouvelics Ifar ladite habitation. Jear.cCharles, Taquoi, charpentier, age d'environ 2.6 a ;o ans, de la taille de y pieds 2 pcuces, 'tampv CONE- FRAY, a qui il a apparcenu, ayar.: dts mia.-ques de fon pays fur la figure ; on kl foupconne dan., les environs dtIs habitatins GalifFet a la Peti:e-Anr.c : en donner des nou- velles a l'Imprimerie royale du Cap. il y aL-a trIis p.r- taugaifes de xdcompenfe. 4 I*~. -I .'.*.,. . .t,*' '40, "---4 'it,, nr - .'--. J . 1$, Adonis, Mina, fans detampe, ag4 d'envifo-n 5 'a1s, dee la taille de. 4 pieds.,-ef part marron depuis huicn':mois, envoy au Fort- Dauphin a cette epoque., ci-devant affermd ai Me yoifin, notaire au Cap on le fO'uponi'e avoir did fout ire au Cap, & renvoy6 en plane depuis : en donner dts nouvelles a M. de Barriere, perrrcquier, rue Vaudreuil, a qui il appartient. II y aura recomienfe. AN I Mr A L E AR E. II a e t enIeve aii Cap le z4 diu mois dernier une mule. Ir'ine, ecampee fur une epaule MG & une etampe elpahgnole : en donner d,es nouvelles a Mathieu Salmon, boudcer en cette Ville. II y aura recoimpenfe. E S CL A V E S E NeS T R S A LA. G EOL E. Au. Cap-Francais, le 5 du couraut, Philippet, Jalla., ecampe fur Ie feir dioiC R.MEIMLEUR,.age de 0o ans, de la taille de $ pieds 7 pouces : Alexandre, Gabriel & Vidor, Congos, ag6s de t.' ,'i4:a',5 ans de la t-aillede y pieds i pouce :, Julienne& Collcrte, de nation Cong6, alies 'de 2. .ans, etrampes VICTORIA, au-detffous FG., fe df~ant a M. Victoria .: Sans -Souci, Congo, retampe CAZAL, age de i8 ans, de petite taille, fe dif(anc a- M:Cazal : Thomas, Bibi,-itamFeiNOUVEL, age de o0 ans, fIediranit a M.Nouvel, arretes r l'Efpagnol : Jean; Mozambique, fans drampe apparente, ag do 2.8 ans, de. la taille dee pieds 3 pouces, arrete au Dondon. Le 4, un N:gre nouveau, ecampe CCH, ag6 de iy ans, arrest a la Foffette : Jofeph, Coego, fans-etamrpe apparent ag6- de 3 ans, de la raille de y pieds Ce, difant,a M. Molines : un NMgre notivean Congo-, etamp tillifblement, ayant des-marques de. fon ays fur le corps, age de o0 ans, de la taitle'de pieds. pouces ,, atrets rau Limbe : Pirame &c Samfon, Bibi, ags',de, 5o ans, de la taille de (,pieds 3. rouces, camps G. LAFARGE, arr&ecs aux Vazeux : Toinon, de nation Mozambique, erampee MC, ge'e de,8 -ans, arretie au Haut du Cap : Germa, Taquoi, etampe REM age de 2.8 ans, de la taille de 5 pieds 4 pouces: Jeani, creole et,.mpe B1 & d'autres lettres brtulees, age de 3o ans, de petite raille, fe difahnta Jean-Charles, mni.., a res aux Vazeux. Le 7, Antoine, Martiniquais, fans et.n:pe apparente, age de i ans, de petite taille, Ce difant a M: Arnaud,arrete a I'Acutl: un Negre nouvea: etampe COUDROI, age de ;o ans, de la talie de d pieds, arrete an Lrun'io, Le.8, la Ramie, Congo, etampe G, a,udelTous CHEV\R plus bas .CAP, agd de 14 ans, de la taille d5 y pied'4 pouces, arre a la Petite-A(fe : Jean-Louis, Mondongue, fans.eramnpe apparent, ,age de 2.anps, de Fetice taille, fe difant i Millot, m. 1., arrec en Vile: .I.sis, Mina, trampd FONTENILLE, age d'ehviron 5o a:,,. de la taille de f pieds pouces, fe difanta M. Fpn- tenille, arrad la Petite Anfe : Hec&or, Mondongte, t ra rpe PELETAN, ag. de ;o ans, de la taille de p.pieds ~, p,'.a.es, fe dif-ant 'i M. Macarty, arrc't' au Haut du Cap. Au Fort-Dauphin, le 5 du coutant, nn Nagre nouveau, de nation Congo, etamp4 P. Jbi GABET, age de io ans, de la taille de yieds z polices, air.kte a 1E'fpagnol.-Le , - '-" -' *"!~t ~~"~'T"~ la Fortune Congo.. r e Adi arne Fq1yp0is, ecrurirc aL Tropi, etaipi illifiblement. ,,ag de 4on6s,,dela taille de yj pieds, pouces, araet au Tenrie,--q.uge,. C 0 M 'M E R C E. !R PRIX D U P A I N. Le Pain de ;.8 once . . j fous. P RIX D E L A VI A N n E.. Le Buc uf . . .-. i, 14 f. la, re, : P iX X D E S D E N E S, Fournis par la Chambre da Commerce de. cette Ville le 3 da courant. Denrees coloniales. Sucre terr4, premiere quality 6o .L' le cent: feconde, i6.z lives: troifime,. 1 livers : qua- tri~mne, i. 1. : commune, ro 0liv. : tees, 1oo00 : Sucre. brinr, job 6 8 1. Cafe fin, i 2. fT la ivre: marchand, 17 a 9 fous : infrieur, 14 a 16 fous: triage, 9 sa o fous. Coton,i70, a i,8o, 1. le cent. Cacao 10 a x f. | Marchandifs d'Europe. Vin vieux, 0So a yo lives la bafrique : nouveau,'I o liv. :-de Provence, iid livres. Vin blanc de Bordeaux, 66 liv., le tierqon. Farine fine, 66 a So 1. le. barilt: anglaife 60 liv. Huile fine, 45 Ie panier: commune-, 16. x0o la cave. Beurre, i2 a 8 f. la;livre. Petit fal ,l.,4 liv. ix f. I'ancre. Boeuf fal, 7 a 80 liv. le baill, Mornue, 4 lives le cent. Riz, 55 livres le cent. Savon, o, liv,. le cent. Chandelle, i, f. la livre. Brins de f*ept huitimies, 4 f. 1'aune reduite : de trois quarts, 6 f. PIaune reduite. Combourgs & St-Georges, 40 f. a I; f. i'aune. Morlaix & Laval, 5 o I. la, balle. Bietagne, 6ar pour too fur faurle. Toiles & marchandifes hfies, 6o pour ioo fur fadure. C 0 U R S D- F R E T. Pour Bordeaux. Sucre terrr, T oa i 2.deniers I livre-: brut, 12. a 14 deniers : Caf en futailes, Io 1x4d&en.: er facs, 8 den. Cotoh & Indigo, 30 d, Po6r Nantes &'" e Havre. Sucr, terr6, 14 deniers la liyre : brut, 16 den. Cafre en futailles,'iz a 18 den..: en faces, o di-. Coton & Indigo, 36 den. 4 2 La diftriliation-des Afches c americaincs fe oR tous les Lundis matinn Iles Jeudisapris-midi., Les articles don't les Affiches americaines ont ted com- pofees deputisileur etabliffement, y reront inf6res avec la mmen exactiude: que ci-devant. On foufcrit a 'Imprimerie royale du Cap.,.a lImprimrie ngtionale au Pbrt-au-Prince,'& chez Mrs les.Dire&cursdes Poftes, Le prix de .l'Abonnement.efrt de 82..livreso f(bus, frnc de port, ainfi quecelini des lettres. A U C A-P-F RA N, AI S, I ' ,. 4 S Chcz DUFrout. DE RIANS, imprimeur du Roi K & d .c, ConfiT-ftiporieur. -7 . -. ., A H '~ - '-.,"~- AFFICHES AMERICAINES. NUM1RO 626. SLL E DU C AP-F R AN AI S a .S Du Mercredi 3 Aout 1791. -...-,I E T E S. Paralle'le etn alluelle du Solda, & celle de I'ancien regime. PERMETTEZ-MOI ,'Meffieurs, de vous prier de configner dans votre journal les changements avantageux que la nou- velle conflitution a apport6s dans 1'ecat dLI foldat franjais. Vous concevrez combien il eft importance que les questions fuivantes & la maniere don't elles font refolues foient con- nues, non feulement de I'armee franqaife, mais de routes les armees de I'Europe. Premiere queftion. Comment fe faifoit 'enrdlement des foldats fous 'ancien regime ? Rdponfe. La rufe, la fupercherie & la feduaion envi- ronnoient les jeunes gens ; c'roit un negoce infame qui abufoit I'inexpirieace, & qui arrachoit des enfants a leur famille: les congas de grace 6roient arbitraires, & on en fai- foit une exa&ion qui n'avoit de bornes & de regles que les facultrs du foldats ou de fa famille ; & cette exation meme en la faifoit valoir come une grace. Demande. Comment fe font aujourd'hui les enrdlements ? R. Quoique leur forme ne foit pas entierement decre'te, left certain qu'ils front decidement volontaires pour la parties contradante &pour fa famille qui pourra retenir tout foldat enr610'avant i'age de 18 ans. D'ailleurs, les officers municipaux veilleront aux engagements. De plus, chaque foldat fera libre (en temps de paix fans doute ) de fe retire en payant is. liv. pour chacune des-annies de service qui lui reftera a remplir fur Con engagement, qui fera de 8 ans. Second question. Quelle etoit la paye ancienne du foldat? R. 7 fous 4 deniers par jour, fur lefquels on Ilii retenoit 2a f. 6 den. pour le pain, fans computer une foule d'antres petites revenues ar-bitraires qui l'expofoient a mburir de faim, &. qui ont exe.le germe des infurreCions don't on s'eft .plaint, apr s les avoir provoquees par le refus des diffe- rents decomp.res de ces revenues. Demande. Quelle eft la paye alluelle du foldat? R. io fous, fur lefquels on lui retient fC. 6 d. pour une ,livre & demie de pain, qu'on ne peut lui fournir a ce prix qce parce que cette maffe de la boulangerie eft commune a t6~te l'armie; c'eft la feule maffe fournie par la folde done on ne fera pas le decompte au foldat; mais tous les trois mois on lui fera le decompte de celle du linge & de la chauf- fure, do forte que jamais il ne pourra ctre lIz4. lit.. - Troilieme question. Qel/ Ioit I'avancement pojfible da foldat ? R. II ne pouvoit parvenir qu'au feul grade de lieutenant; les derniures ordonnances de ce confeil de la guerre, qui a i bien fervi la revolution, lui avoient fermei la porte a" tout advancement uIetrieur, & meme a la Croix de Saint-Louis, & cela, de la mani&e la plus deplaifanre. 11 femble que le project etoit de faire de l'armee franjaife une fotte de'm'- nagerie ; & pour eviter l'honneur du foldat, on avoit E~abli des chaines & des coups. D. Quel efit 'avarcement poffible du fo!dat d'aujourd'hul ? R. II a de droit le quart des emplois d'officiers. II1 pourra fe prefenter au concours-pour les trois autres quarts, de forte qu'il eft moralement poffible que tons les emplois lui tombent en partage. Le terine de fon avancement eftl e ge- neralat ou le baton de marechal. Quatrieme queflion. Quelle &eoit la recompenfi des services du fo.'dat ? R. On P'ignore. | D. Quelle eft-elle ? R. Toutes cells qui font affeldees au militaire. Le fi!s du ci-devant premier duc & pair, n'a plus la moindre prtfe- rence fur le filss de Con feimier. Cinquieme question. Quelle retraite pouvoit, efperer lefo/dat? R. Sa retraite ordinaire toit de So a 6o liv. quand il n'en pouvoit plus, & on n'en accordoit que deux par bataillon chaque annee. D. Quelle peut etre fa retraite aujouid'hui? R. Le minium eft de iSo liv. pour celui qui n'a jamais pu parvenir au moindre advancement, an jugement de fes pairs, & le maximum eft le generalat. Les interme'diaires font grades fur les emploiF. Sixieme question. Le foldat etoit.il citoyen ? R. II etoit fi parfaitement enclave qu'un cioyen n'ofoir parler de fon. fils foldat fans riveiller l'idee d'un mauvais fujet, & les lois de police coatre le foldac favorifoient ou- vertement ce. cruel pre'juge. D. Le foldat eft-il citoyen auzjourd'hai? R. Non feulement il F'eft, fi avant fon engagement il avoit les qualites requires pour cela par la loi mais celui qui n'auroir jamais rien poffede, devient citoyen, au bouc de feize ans de service. II peut alors, s'il eft eledeur, mar- quer fa confiance a cetux qui le commahdent, en leur dual nant on en leur refufant fa voix, --.< 4:; *'-"*. .. *"-...... J", -.,t" ( "'" > ..* '* ""' "'"' ^ ^ f ..." ,%, .. ... .. _. . ...... . ...... : ... ... . ... . *'~1 .3 .~f. .3 1" S. [W81 r Q .5 3 5. :1 ~ / j*' >1--I.. Cette comparaifon de i'etat da foldat francais dans la houvelle conflitution, avec fa condition precedente, doit donner un grand advantage a l'armee franjaife fur celles des E1ats oti la nobleffe feule peut parvenir aux emplois d'offi- cier. En Allemagne & dans le Nord, Fecat de foldat eft fi different, it degrade tellement I'homme, que ceux qui quit- teroient aujourd'hui les drapeaux nationaux de la France pour en fuivre d'autres ne pourront plus ktre regards comme des hommes honnetes & libres : aufli y a-t-il lieu de croire que les defertions ne front plus, comme autrefois, le vice ordinaire de nos foldats, fur-tout quand its fauront que la Parrie, en les voyant fuir, applaudira a leur retraite, en fongeant que farmee fe purge ainfi de laches, indignes d'y refer. R EF LE XI ONS D M. DE Co C HERE L, Sur le decret de l'Aflemblee national, du. 15 mal z79z, concernant les Gens de couleur. La contradidion du dernier decret du xi mai, avec celui-du 12. odobre, eft trop frappante pour meriter la plus l6gere difcuflion; elle eft marquee au coin de 1'efpric de part qui fa di&'e. On n'a pas meme cherch4 a fauver les apparences de l'injuftice qui la caraderife. Nos ddputes a 1'affeniblee national avoient cependant de grands moyens pour refifter A la d4cifion defpotique prononcde, concre le wroeu de leurs commettants. En effect, le corps l1giflatif avoit d6crth au commen- cement de fes travaux, qu'il etoit, malgre la declaration des droits, une efpkce d'hommes, payanc ou pouvant payer la contribution exigee, qui ne feroient point riputes citoyens adifs it a fair a ce fujet une loi d'exception fondue fur des raifons politiques, qui interdit a la claffe innombrable de la domefticite, le droit de voter dans les affemblees primaires. Cette loi eft fage fans doute, quoiqu'oppofee a la declaration des droits n mais nous devons en infirer qu'il peur exifter 'galement dans les colonies des raifons politiques fufceptibles de priver certain hommes du droit de citoyens adifs. Tous les raiConnements tires de la d'cla- ration des droits qu'on pourroit nous oppofer a cet regard, feroient facilement retorques contre l'exception de l'affem- blee national concernant les domeftiques ; je dirai plus, les raifons politiques qui milicent contre ceux-ei, ne font pas auffi decifives que celles qui dererminent la loi colonial fur les gens de couleur. On nous objedera qu'ils font des hommes comme nous; mais les domeftiques franais .ne font-ils pas bien plus des homes comme nous, puifqu'ils font d'une meme couleur, d'une meme efpece qui, come nous, ne fut jamais fouillke de rempreinte de 1efclavage ? Cependant comme eux les gens de couleur jouiffent parmi nous de l'etat civil ; leurs proprie'ts come les n6tres, font fous la meme fauvegarde de la loi ils ne cooperent pas a cette loi, mais its en partagent avec nous le bienfait; its font aux yeux de cette loi, ce que font feize millions d'hommes en France prives du droic de citoyens a.ifs, ce que font dans les colonies tous les blancs qui ne votent pas dans nos affemblees; & certes, s'il exifte en France une exception de la declaration des droirs, au prejudice d'une claffe d'hommes, pourquoi, a plus forte raifon ,. ne pourroit-il y en avoir une dans le colonies ? Exception bien autrement indiquhe & comt- xiand4e par les localities A V IS DI V E R S. La SocieUt royale des Siences & Arts du Cap-Frion.ais tiendra fa fiance publique, le 16 du courant, dans la fall ordinaire, a trois heures apres-midi. On trouve a l'Imprimerie de r'Affemblee provincial du Nord, L'ADRESSE AUX AMIS DE LA PAIx, par M. Ser- vant, ancient avocat-ge'neral au parlement de Grenoble. Cet ouvrage, imprime' 'annee derni&re, a eu le fucces le plus merite en France : c'eft le Code du bon citoyen : c'eft le& Cate'chifme des legiflateurs de tous les pays & de tous les temps : & dans le moment od la colonie vient, en quelque forte, de renouveller fon PACTE SOCIAL, en oubliant les miferables divisions qui l'ont amende au bord du pre'- cipice, l'opufcule que nous annor.ions doit etre bien pre- cieux aux Amis de la paix, aux hommes, fur-tout, qui fe devouent de coeur & d'efprit a la tdefenfe des droits dva people & au maintian de f liberty Le prix eft d'un gourdia, .4. oi-, ., Ce n'eft pas tout, rIafTemblhe national, aprIs avoir refufd a la claffe des domeftiques le droit de voter n'a pas voulu s'expliquer fur le fort d'une fede nombreufe qui compofe la population de la France : envain 'abb6 Gregoire, I'apologifte des gens de couleur, s'eft-il montr6 'ap6tre des juifs d'Alface : envain a t it r4clame ea leur faveur le droir de citoyens adifs, follicit6 par lim- portance de leurs propritis par Fenormit6 des droits qu'ils payment a l"tat & par la grande itendue des richeffes qu'ils y verfent fans ceffe, I'affemblee national a affedt6 un profound silence 'a leur fujec ; par une contradidion finguliere, elle n'a voulu prononcer qu'en faveur des juifs privilegies de Bordeaux & d'Avignon elle a donc fair encore par Con filence une exception injuriefe a une partie du people juif, qui etayoit fa demaude de la declaration des droits communs a tous les hommes de routes les religions. Enfin, puifqu'il eft demontr6 qu'en France il exile feize millions d'hommes dechus da droit de citoyens adifs, que devient pour eux la declaration des droits ? Que devient leur liberty, leur dgalite fi vant6e, s'ils font privis du plus beau de ces appanages Eh quoi leurs privileges confacres par la declaration des droits, peuvent done etre aneantis par la privation d'un vii mctal, que le hafard prodigue aux uns & refuse aux autres I la richeffe peut donc feule 4tablir une diflindion ondreufe parmi ces memes hommes qui viennent de. profcrire d'anciennes diftin&ions fondues fur des services rendus a 'etat I affemblee na- tionale confacre donc d'une main dans Con fein des prin- cipes ddrogatoires i la declaration des droits, tandis que de l'autre elle efface dans les colonies une ligne de demar- cation, tracee par la nature & fixee par la politique qui feule peut en affurer r'exiftence I on verra dans la colonie des hommes, des blancs comme nous, nos freres, en un mot, prives ,fans murmurer, du droit de voter avec nous, tandis que s'affeoiront parmi nous des gems, nagueres nos efclaves, qui nous doivent leur existence leur fortune & qui s'arment de nos bienfaits pour operer notre defirudion I fi ce font 11 les nouvelles confolantes que nous envoye la ville de Bordeaux ; fi ce font l ales temoignages d'amitie, de fraternity, que fes troupes patriotiques fe propofent d'apporter dans nos contrees, puiffe a jamais ..... ... La plume me tombe de la main. Aux Gonaives, le 15 juillet 1791. COGHEREL. CT I1 fera procedd le da courant, la barre du Siege de Oette Ville, a la vente, fur tiercement, du brigantin la Marguerite capitaine Guefdon On pourra prendre com- munication de la carte bannie en 'e'tude de Me Domergue, procureur, rue Royale. II fera vendu le 4 du courant, fur le quai Saint-Louis, divers meubles & effets compofant le Cafe Lyonnois. M. Delibeffart a du vin de Bordeaux des annees 1786 & 1788 le plus natural qu'il foit au Cap, des briques de Provence, des tuiles du Havre des carreaux de Nantes, & des carreaux podr les fours d'un pied carried, qu'il vendra en gros ou en deraill il a une partie de maifon compofee de deux chambres, deux cabinets, cour, cuisine & puits, le tout en feul, a louer prefentement. Le fous-bail I loyer de 1'appartement qu'occupoit feu M. Desjambes, voilier, rue du Vieux Gouvernement, fera adjug4 le 6 du courant a la barre du Siege de cette Ville, n'ayant pu Pntre le 13 du mois dernier, fate d'en- chbriffeurs. On peut prendre communication de la carte bannie en l'etude de Me Domergue, procureur. II fera procede le 6 du courant, a la barre du Siege de cette Ville a la vente d'un phaeton monte fur quatre roues, & un beau cheval bai, a crins noirs, dependancs de la fucceflion vacant de feu M. Dubuiffon imprimeur ; il fera vendu le meme jour deux Negres nouveaux, depen- dants de la fucceflion de feu M. Laubie, charpentier. i. MIs les Creanciers de la fuccellion de feu M. Fran- ciofy cadet, deceid habitant a Ouanaminthe, Cont pries de vouloir fe reunir ou fe fair reprefenter le dimanche z du4 courant en I'etude de Me Prevot procureur au Fort-Dauphin pour y prendre des arrangements propres a accelerer leur payment, qui leurs front propofes par Me Nireau Despujeaux, notaire a Ouanaminthe, fonde' de la procuration de madame veuve Franciofy. i. A la requete de Me de Veyrier, curate-ur aux vacances du Cap, grant la fucceflion Fournier, il fera procede le i; du courant, a la barre du Siege de cette Ville, au bail a ferme pour cinq ans, a computer du 4 juillet dernier, d'une habitation contenant environ neuf carreaux & demi de terre fitcue a Caracole, paroiffe de la Grande-Riviere , appartenante aux heritiers Pavie, fur laquelle il y a 1%2 ttees de negres & environ 150ooo pieds de cafiers en rapport ou prets a rapporter. I. II fera procede le Io du courant, dans la maifon out eft le bureau des fonds, attenant celle de M. de Vincent, vis-a-vis la petite porte du jardin du Gouvernement, a la vente de divers meubles, line de corps & de lit, ainfi que different autres effects, & dtun negre nomme Jean- Louis, de nation Meuferade, bon domeflique, fachant coudre, age d'environ i ans, d'une jolie figure le tout dependant de la fucceflion de feu M. Decars, ecrivain principal de la marine, charge du control au Cap : ceux qui voudront voir les meubles & le nigr s'adrefleront 'a M. Duranton, commiffaire de la marine & de la guerre, audi; lieu. I. M. Moneton s'eft charge, en partant de Lyon, d'un equipage de cheval garni en argent pour remettre 'a M. Mermier a qui cer objet eft annonce & adrefle. M. Moneton voudra bien faire dire ce qu'il exige pour fes foins & adreffer le court a M. Anfelmne, maitre en pharmacie au Cap, rue Royale. I. M" les Creanciers de la fucceffion de feu M, Decars, .crivain principal de lI marine, font prids de vouloir envoyer 3 69 1 a M. Duranton, commiffaires de la marine & de la guerre, une note certifide par eux, de leur creance, afin de pouvoir juger par le tableau des dettes dout ladite fucceflion eft grev4e, des moyens i employer pour parvenir a fa liqui- dation. i. Mrs Poupet freres Guymet & Gauvin continent la vente de la cargaifon du navire le Profper de Nantes, cap. Thibaud, de laquelle il refle too fuperbes Negres. 2. M" A. Palhion & compagnie, marchands de fer, ayant reju tout recemment un fort part de marchandifes anglaifes, franjaifes & allemandes, & fe trouvant trop a. l'etroit dans leur ancien magafin previennent Mrs les Habitants, Negociants & Ouvriers, qu'ils demeurent a 1'ilet plus hauc, dans la maifon de M. & madame Menier, rues Penthi6vre & Chaftenoy, vis-a-vis de Mrs de Ruffy, Potier & compagnie de M. Surmont marchand de fer, & vis-a-vis de 1'angle a Mrs Lenfant & compagnie, negociants. Mrs A. Palbion & compagnie, ayanr toujours ee' trts bien affords, previennent les perfonnes qui les honoreront de leur confiance d'etre perfaadees qu'elles trouveront du bon & beaucoup de modicite dans les prix, vu qu'ils tirent prefque tout des fabriques ; ce qui les mettra 'a mme de faire jouir du bon march. z. C'eft avec furprife que M. Delariie habitant aiu Morne-Rouge, voit que M. Berruchon, huifllier au Fort- Dauphin, aic fait mettre, dans les Affickes ame'ricaines, la vente d'une habitation qu'il lui doit integralement; it croict devoir cet avis au Public, pour mettre 1'Acquereur a l'abri de l'hypotheque du bailleur de fonds. z. Madame veuve Maurer, ayant acquis par contract du za juin dernier, de Champonon freres, une habitation 'tablie en cafe, fituee 'a la Grande-Ravine de l'Acul, pour la fomme de z67,.00 livres, don't 100,000 livres onte td payees comptant, invite les Creanciers hypothecaires de Champonon & de Mrs Boffuet & Ballot, vendeurs origi- naires, & tous autres ayant droits fur ladite habitation, a communiquer inceffamment leurs titres en 'e'tude de MO Cormeaux de la Chapelle, pour 6tre pays fur la fomme de 63,000 livres, qui leur eftdeffinee. z. M. Salicis, reiterant l'avis infere dans les A4fiches americaines du 4 juin 1783, Feuille du Cap, no z & dans deux autres Feuilles a pen pris de la mmme epoque, donne avis qu'il continue a fournir, dans la cour de I. maifon qu'il occupe, rue du Bac, des herbes aux animaux qu'on veut y amener ; mais que n'exigeanc aucun droit de garde ni de gite, il ne repond ni de ces animaux, ni des evenements qui peuvent leur arriver; il a toujours du foin a vendre. ;. M. Jean Faure, dit Fort-Dauphin, previent Mr" les Habitants & Negociants qu'ils continuera le paffage des Baradaire, Petit-Trou & l'Anfe-a-Veau pour le Cap : ceux qui l'honoreront de leur confiance voudront bien adreffer leurs denrees au Petit-Trou, quarters des Bara- daires, lieu de fa residence, ou a M. Ancelin au Cap, a la cafe de bois, fur le bord de la mer; il fea 'tous fes efforts pour fatisfaire ceux qui l'honoreront de leur confiance, ;. M. Lafitte, traiteur, prevent M", les Habitants & Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante a la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attache d'en rendre les appartements commodes & agreables; il a aufli une tres-belle ecurie, ot il peut placer 80o chevaux ; il donnne "a manger en Ville, & prend. des apprentis pour la cuifine. 1 ~ j S.%~,* .*j ii ~ '~"' :.'. D P A R T S. I. M. Francois Legris part pour France. i. M. Chancerel, habitant a Ouanaminthe, part pour France dans le courant d'aofiu ou an commencement de feptembre fans faure. i. M. Raphael Lopes part pour France. i. M. Viter, habitant au Port de Paix, part pour France. i. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre; il prie ceux qui lui doivent de le payer le plutot poffible. i. M. Jean-Louis Boquet & madame fon Epoufe parent pour France, & dedcarent ne rien devoir. z. M. Montel part pour France. 3. Madame Riviere part pour France. 5. M. Soaleil, demeurant 'au Fort-Dauphin, part pour France. 3. M. Laifnei, arrive le 2.7 fevrier dernier grant la cargaifon du navire negrier les Deux Amis, a l'adreffe de MAr Poupet freres, Guymet & Gauvain, part pour France. NAVIRES EN CHARGEMENT. La Matie- Elizabeth, capitaine Argeme, partira pour Maifeille du i2. au 50 du courant fans faute3 it prendra du fret & des paffagers. S'adreffer a M" Bonnegrace & Aycaid ou audit Capitaine dans fon magafin, rues des Trois Chandeliers & du Vieux-Gouvernement. Le Caftor, capitaine Motton, partira pour Bordeaux du to au 1 feptembre ; il prendra du: fret. S'adreffer audit Capitaine dans Con magafin. i. La Baffe Pointe du port de Soo tonneaux, capi- taine Dupin, partira pour Bordeaux le o10 feptembre atu plus tard il prendra du fret & des paffagers, qui ferontc trrs-commodement loges. S'adreffer audit Capitaine dans fon magafin, rue de la Fontaine, ou a Mr" Mandiargue, Bofc & compagnie; il ne peut etre retarded par fes recouvre- ments, ayant fait les deux tiers de Ca vente a la Martinique. i,. La Nancy capitaine Alig .partira pour Bordeaux du ti au to du courant; il prendra du fret & des paffagers. S'adreffer audit Capitaine dans Con magafin, dans la maifon ci devant occupee par Mrs Deflandau & Laplace, rues du Gouvernement & Notre-Dame. 'BIENS ET EFFETS A VENDRVE. Une habitation fituee dans les hauteurs de la Soufftiere de ['Acul, contenant 5 z carreaux de terre, don't huic plante en cafiers, & 14 en bois debout, une grande cafe neuve, en bon bois, couverte en effentes du pays, une cafe a cafe, des vivres de toute efpice & en quantife, un trbs-bon air & une belle vue : on vendra ladite habitation avec une quan- tite de negres faits. S'adreffer a M. Dubreuil jeune fur ladite habitation. 2.. Une habitation contenant zoo carreaux de terre, fituee le long du bras droit de la Ravine auxRoches Noires, quarter de la Nouvelle-Saintonge, dependance de J mereie, S'adreffer a M" de Ruffy, Potier & compagnie, negociants au Cap. Cette habitation provient de la fucceflion de M. de Malherbe; oa prendra les dettces pour du comptant. 1370-1 A LOV ER OU A, A FE R ME R. 2. -Un appartement fitu6 rue rue Saint-Louis, derriere la Comedie, cormpode des pieces fuivantes, une grande chambre donnant fur la rue & au corridor, une demie chambre, une grande galerie cour, cabinets, cuisine & puits, un grand caveau fous 1'efcalier, tres-commode, un- galerie en haut, deux grandes chambres, un grand balcony fur la rue Saint Louis & un grand cabinet. S'adreffer a M. Gaubert de la Haie, dans la meme maifon. ESCLAVES EN MARRONAGE. %. Un Negre nouveau de nation Arada age d'en- viron 16 ans, ayant des marques de fon pays Cur Ie vifage., de taches noires fur la langue & les fourcils beaux eft part marron, dans les premiers jours de juin, de i'habi- ration de M. Fages au Trou : en donner des nouvelles fur ladite habitation. II y aura recompenfe. 3. Jacques, Congo, de petite raille, 4tampd fur le fein droit WIS, au-deffous J. R., eft part marron le 7 du mois dernier : en donner des nouvelles a M. Hourquebie aie, negociantau Cap, ou a M, Wis Jean-Rabel. ENCLAVES ENTRiS A LA GEOLE. Au Cap Franjais le 129 du mois dernier, Pauline, creole, fans etampe apparent, agee d'environ io ans, ayant une brflure au mention fe difant a M. Ferrier, arre ee auGris-Gris. Le 3o, Jean-Baptifte, Congo, ayanc fur le frein droit une etampe bruilee & illifible, ag6 d'en- viron %5 ans, de la taille de f pieds % pouces, fe difant M. Demangle, arrete au Haut du Cap : Sonnet, Congo, eta1mpe fur le fein droit LB. fur le gauche CHOISEUL, age d'environ to ans, fe difant a M. Chcifeul, arr6et a la Petite-Anfe. Le 3 1, Franjoife, anglaife, rampee fur le fein droic BESMARS, ayant tiun collier de fer au cou, agee d'environ y ans, fe difant a M. Loirac, arr tee 'a la Foffette : un Negre nouveau, de nation Mozambique, fans etampe appatence, ayant des marques de fon pays. fur le corps, age d'environ 2-5 ans, de la taille de y pieds j pouces', arrete au Bonnet : Crifpin, Congo, etampe illifi- blement fur e fein droir, ag6 d'envirox 30 ans, de ia taille .de 5 pieds 3 pouces, ayant un malingre au genou gauche, fedifant a M. de Poitou, arrete au Morne-Rouge Erienne Meuferade, etampe fur chaque cote du fein MIRAC, Age d'environ 2.8 ans, de la braille de y pieds, fe difant i M. Mirac, arrete au Moka : Zaire, de nation Meuferade, 4tampee fur le fein droir A. MIVIERE, agee d'environ 2 8 ans, fe difant a M. Rombard, arretee au Bois de Lance. Le i du courant, Alexandre, Congo, etampe fur le fein droit PD, au-detfous CAP, ag6 d'environ 18 ans, fe difant a M. Jalibert, arrer6 aa Gris-Gris. ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES. Au Fort-Dauphin, le 2. du mois dernier, un cheval bai, a crius noirs, ayant une eroile a&u front, I'ail droit veron des marques de brulure fur le cou, le dos pel, fur la cuiffe du montoir FG, plus bas une autre drampe illifible : uh Ane brun, etampe fur chaque cote du cou GB : une bour- rique fouris, etampee fur Ie cou du c6te hors du montoir GB,, fur la croupe ML, arrests a la Grande-Colline. AU CA P-F RAN (g A I S, Chez Dtirow,~ DE RIANS, impr~imeur du Roi & du Con feil-fup Cricuir-.'~ A,). ' *, '. .. .. ''-, .. .; .. , .. . . .: . .... ,-. .. --..,,.. -".- .. ... .,, :. .. .. a'.. . 4-' - AI S. -. ^ ,, *- '.: ^--. t,-,w"' .............-. r ...^ .t ^./,*. ... e, ",:^3 f' # ," :,.;'".>-^ ^- ':,-* " 11' '" *,-^^*-^'(-t^**t" **'- *t *^'T' t^11 ^^^y^^ ^ y.7 " * ^ t~ i ." -- w .^ _^ *7 arn ,. i :. *? ^ y, M-'t r - , - i jf..? .I I'- A R I E TI E S. E.fai hflorique fur les travaux de M. Mirabeau taini, a i'Ajfemblee national. T ous les journaliftes fe font efforces de prodiguer a M. Mirabeau des eloges plus ou moins mle's de critiques. Le moment ou le people 6toit dans l'enthoufiafme peut fervir d'excufe aux exaggerations favorables & difavorables qu'on 6'eft permifes. Confervant le ton dimpartialite qui convient a l'hifto- rien, nous n'entreprendrons ni de louer, ni de critiquer cet orateur juftement celibre; nous croyons que la pofterit6 doit le juger; elle prononce dans le came, aprhs avoir itudie & fenti les effects heureux ou malheureux de l'in- fluence des hommes qu'elle place dans le temple de memoire. Nous nous bornerons done a donner une analyfe rapide des opinions & des difcours de M. Mirabeau, depuis le moment ou il a t& revetu du caraCdre de reprefentant de la nation. Cet eflai hiftorique fur la vie publique de ce d4pute, fera un veritable eloge des talents fuperieurs qu'il a deve- loppes fur la grande fcene de la revolution de l'empire franjais. Deux minifires, oppofes de mceurs, d'efprit & de carac- t-re, avoient 4puife les efforts du gouvernement. L'un, par Ces prodigalites nombreufes & par les imp6ts qu'il crta pour les alimenter, creufa l'abyme ot la France alloit fe perdre; 1'autre, plus adroit, fut tellement prendre le maf- que des vernus, qu'il fut appele le fauveur de la France , & fut loue pour les mauvaifes mefures qui n'ont fervi qu'a' la miner. Raffemblant les lambeaux epars de ce beau royau- me ,. it en fit partager les depouilles a des companies odieufes, & dont le nom eft aujourd'hui le final de la de'- fiance. Les emprunts les plus onereux la caiffe d'efcompte, & toutes les branches de l'agiotage furent le produit de fes calculs trompeurs. Depuis long-temps Mirabeau avoir denonce au peril de fa vie, & Necker, & fes emprunts, & fes amis les agio- teurs. On admira la hardieffe de fes ecrits; mais fes adver- faires pffe'doient l'or les proneurs ecoient pour eux, & fon eloquence fe brifoit contre un tel ecueil. Cependant, comme il l'a dit plufieurs fois, rien ne lui etoit impofli- ble ; il tctivit tant que fes lumieres, jointes a celles de quelques ecrivains non moins courageux difillirent les yeux de la France, qui vit enfin qu'elle avoit &e abufee. Le credit tomba, la reffource ephem're des emprunts de- viit .nulle il fallur penfer a des 6tats-g&n&raux, II C'eft fur-tout dans cette circonflance que Mirabeau di- ploya le plus grand cara&cere. Les 4tats-generaux, affem- bids fous Louis XIII, n'avoient pas laiffG au people une impreflion durable ; la tradition, qui ne retient que ce aui plait, n'avoit laiffG aucune trace de leurs details ; it allut fouiller dans l'hiftoire, mais l'hiftoire n'offrit rien de bien flatteur pour les Franqois Mirabeau ofa concevoir de grandes efpirances ; it vit le reffort- de la liberre trop comprim4 pour ne pas eclater bientt ; it predit la revolu- tion. Ses amis lui avoient plufieurs fois entendu dire : c II y aura des etats-gne'raux, je me ferai nommer; je mne tairai dans tous les objets de detail, mais dans les grande occafions je tonnerai, j'ecraferai, je pulvriferai..... IL a tenu parole. Vers le commencement de 1789 M. Mirabeau avoir public un recueil de lettres, intitule Correfpondancefecrete -de Berlin. Le gouvernement alors tres-chatouilleux fit profcrire cet ouvrage & pourfuivre l'auteur, qui fe re- fugia en Provence. Bientc6 aprs la convocation des etats- gendraux fut d4cidee ; les trois ordres qui divifoient la France fe nommerent reciproquement des reprefentants, M. Mirabeau fe prefenta pour dtre elu parmi la nobleffe de fon pays ; il ne fut point nomm6 : on craignit que l'auteur des lettres de cachets ne fit refpecter les droits de I'homme. Ce refus etoit un tire de recommendation au- pris du tiers-etat ; Mirabeau s'y prefenta & il fut elu. Les deputies des trois ordres fe rendent i Verfailles , font rejus chez le roi a differences heures dans diffe- rentes falles fous des coftumes differens. Ces diffin6ions outrageantes, le peu de folemnite de la presentation dui people franjais, qui devoit etri. i important; le defauc d'ordre les difficulties les longueurs occafionnees par l'inexacitude de la lifle des bailliages & des fenechauffles, affecterent fi vivement les communes qu'elles Ce form6- rent auffit6t en groups; M. Mirabeau propofa, avec la chaleur qu'on lui connolt, de porter a l'inftantmeme une reclamation aux pieds du tnone, & de repreCenter au roi combien de pareilles nuances 4toient douloureufes pour la partie vraiment national des trois ordres. Tandis que les deux ordres privilegies s'intriguoient a la cour, pour maintenir leurs diftincions les communes al- loient en avant; ddja elles avoient mis en deliberation fi les quatre-vingt-feize centimes de la nation ne pouvoient pas, ne devoient pas fe conflituer en affemblee reprefen- tative de la nation, meme en 1'abfence de la minority. Bientoc il ne fut question que de favoir qu'elle deno- mination on donneroic a cette affembl4e. M. l'abbd Sieyes vouloit qu'elle s'appelat: Affemblee des reprefentants, con, nus & v4rifiis de la nation franjaife i d'aurres-4eftroigen *i --I 2 AFFICHES AMERICAINES. t NUMt RO 63. ILLE DU CAP-FRAN AIS, . Du Samedi 6 Aout 1791. (^S~j l^a ^ -rH~-->^-.j}~ci...,jf 1 37z- -quon fe conftituat en affembl4e des reprefentants de vingt- cinq millions de Francais. M. Mounier propofa la longue, verbeufe & infignifiapte denomination d'aflemblIe legitime des repretentants de la majeure parrie de la nation, agif- fant en I'abfence de la mineure parties. M. Mirabeau pro- pofa de fe conflituer repr6fentants du people franjais. La motion de M. Pifon du Galant prevalut : les commu- nes fe conflituerent en afiemblee national. Lors de cette difcufflon M. Mirabeau prononja deux difcours qui par leur objet, leur elegance, l'art infini avec lequel ils furent declames ouvrirent tles premieres voices a cette reputation de grand orateur qu'il s'eft fi juC- tement acquire. On fe rappelle que la cour, efFrayee de cette refolu- lion vigdureufe, fit former la porte de 'affemblke, fous prrtexte de preparer le local pour une fiance royale ; & qu'indignes d'une conduite auffi indecence, les deputies des communes Ce reunirent iau jeu de paume, od ils pr&thrent le fameux-ferment de ne point fe fepa'rer avant la fin de Ja conflitution. Deux jours aprs, la fe'ance royale cut lieu, les deputies, Zes communes eroienc refeis pour proeflter contre ce qui, venoit de s'y paffer. Le grand maitre des ceremonies vint, de la part du roi fignifier a I'aflemblee qu'elle eic a fe xetirer : Allez dire a votre maitre, repondit Mirabeau, que, reprefentants du people, nous ne quitterons nos pla-. ces que par la puiffance des bayonnettes ,. Ces paroles porterent le dernier coup au defpotifme expirant ; elles furent fuivies de la motion de declarer.in- violables les membres de 'affemblee. C'eft ainfi que ce celebre orateur fur, dans le m-mee infant, brifer nos chalnes & preparer les bafes de notre 'liberre. Fut-il moins grand, lorfque pour appaifer Ia fermenta- tion que l'appareil militaire qui environnoit Paris & Ver- failles, avoir excite., il propofa une adreffe aux provinces, don't la redation lui fur confiee ? Lortqu'il raffural'af- femblee elle-meme effrayee par les movements qu'avoit excites le people de la capital, dans 1'emprifonnement de deux gardes franqaifes ? Quel service ne rendit pas a la pa- trie cet homme eIoquent, lorfqu'il fit decreter qt~'on de-: manderoit au roi le renvoi des troupes indecemment pof- Stees aupres de l'aifemblee national ? & fur-tout lorfqu'il fit adopter 1'etabliffement de la garde bourgeoife ? Dans fa reponfe, le roi dit que fi la presence neceffaire .des troupes dans les environs de Paris caufoit de l'ombrage, il transfereroit 'affembl'e national a Noyon, & fe ren- droit lui-me a CQompigne. Cette offre infidietufe fut rejue come un bienfait ; IMirabeau eut feu la fermete de la combattre : e Nous avons, dit-il, requis la iretraite des troupes ; mais nous n'avons pas demand a fuir i . Cependant la famine, la presence des troupes, la rdponfe pen fatisfaifante du roi, etoient aurant de nuages 6pais qui menaqoient d'un orage prochain ; Necker & les autres ininiftres qui avoient la conflance du people, furent exiles; Sils furent remplaces par tout ce qu'il y avoir de plus cor- rompu. Bezenval & Lambefc a la taee des troupes, etoient aux portes de Paris, & fembloient menacer d'en Sfaire le fiege. Alors clata 'orage alors.. .. Mais ce n'eft pas ici le lieu de raconter des evhnernents recueillis par tant d'ecrivains, & don't la tradition feule confervera le fou- |t ni daiis toas les icles futurs. 11 nous f ffic de rappel. K'. A~ Ak ler l'epoque du 14 juillet, epoqne de notre liberty. La baffille eft prife, plufieurs deputations au roi de la part de l'alfemble pour lui demander le renvoi des troupes & le rappel des miniftres, font infrnuueufes. L'alfemnblee' fe rdfout a paffer la nuit dans la falle. Nouvelle tentative aupres du monarque. Mirabeau prdfente un project d'adreffe au roi ; elle eft court, mais pleine de cette fierce romaine qui caraddrife notre orateur. L'arriv&e du roi previent la deputation. Debout de- couvert, fans ceremonial, il prononce avec fermete un difcours qui excite I'enthoufiafine univerfel ; grandes re- jouiffances a Paris & a Verfailles. Nouveau project d'adreffe au roi, propofe par M. Mirabeau, pour demander le ren- voi des miniftres. M. Ba'rnave en'lappuyant ; propofe aufli le rappel de M. Necker ; M. Mounier s'y oppose, & certe opposition donne lieu a une auttre difcours de M. Mi- rabeau, don't l'opinion devient le vcru.de route la capitale. & force la cour a ceder. Les nouveaux miniffres donnent le'ur dnmillion, le roi rappelle M. Necker, renvoie les trou- pes, fe rend i Paris, & prend la tocarde narionale. Ber- tier & Foulon font de nouvelles viftimes qui tombent fous le glaive vengeur du people. L'aftemblee national en eft confternee. M. Mirabeau, apris avoir fait une description. trrs-animee des troubles de Paris, propofe de former un corps de municipalitr, compo(d de foixante perfonnes pri- fes dans les foixantes diftrits; Con plan s'&tend fur toutes les villes du royaume. A travers les incidents occafionnes par les dvenements qui ont opere la -rtvolution, l'affem- ble' s'occupe de la conftiturion ; fes premiers regards fe. portent .fur la maniire de voter M. Mirabeau. parole en faveur de la pluralire-des voix simple, &fon opinion en- traine tous les fuffrages. M. Necker arrive, & profile de 1'engonement que fa. pr fence exicite, pour demander aux le&eurs de Pa'ris la liberate de M. Bezenval. Les ele&eurs lives a l'enthou- fiafme ,'accordent rout. Rdclamations des diftrids centre une telle inconfequence auffi contraire a la juftice & .A, leurs "vceux. Defiance du people centre tous les Ie&eeurz. Deputation des diftis ih la ville ; deputation de la ville a l'affembl'e national. Difcours de M. Mirabeau qui tend a blamer les eledeurs; il ramhne aux vrais principles, & ne reconnoic la competence d'aucune corporation pas mtmi de I'affemblee, pour fire grace aun coupable. L'ora- teur eft vivement applaudi, & M. Bezenval demeure en, erat d'arreffation. Plufieurs deputations de differentes.villes & particu- lierement de Paris fe prefenrent a la barre : des murmures s',lIvent. M. Regnaut propofe de dtfendre a tout membre de I'affemb!ee, de fe tranfporter dans les diftnrics de Paris, pour y deliberer; il eft applaudi. M. Mirabeau fe recrie contre ces marques d'approbation, & triomphe de l'opinion de T'affemblee. Les droits de l'hommne font prefcrirs par Ja nature font fuperieurs a toute autorite humaine. Mais quels font ces droits :A quoi fe bornent-ils? Doit-on en fair une declaration & cette declaration doit-elle faire parties, doit-elle predcder ou fuivre, commencer on terminer le grand a~uvre de la conftitution ? Cette inrereffante question avoit ddja donned carrier a 1'6loquence & a la philofophie de plufieurs deputies, lorfqu'elle fut interrompue par des hors d'a:uvre peu intereffants. M. Mirabeau qui fouffroit avec peine.qu'on dtgpurnat 1'affemblie de fes importantes 1-1si.. a ''~~ S73 ] occupations, fit un trhs-beau difcours, don't l'efftc a' it Ade fair rejetter les ,pifodes oifeux, & d'acc4lter la de.tr, :mination de configner les droits de homee dans une dUcla- -ration siparee, & qui. prikcderoit Ja conftitution. Qui ne fe rappelle la fameufe nuit d1 4 acit Ou la nobleffe & le clergY, animus d'une fainte ardeur de 1'Ugalitc, |qui, malheureufement n'a pas reparu, out, F'envi P1'tn :de faurre fair Ie sacrifice de leurs ptivil.ges les plus pricieux ? Les jours fuivants fone confacrds & r.diger en .loi. ces nombreufes fupprellions votees en m.ifle par 1'enthoufiafme. A foccafion ,du droit de chafe, M.Cler- mont-Tonnere, qui projettoit fans doute alors 1'etablif,- fement de fon club monarchique, propofa de .eotferver *les capitaineries, pour les plaifirs du .roi. Avec quelle cha- Jeur M. Mirabeau n'a-t-il pas combattu cette motion JdeAru&iveI dui droit de propried , A Ahl1 certes, dit-il la prerogative royale efi d'un prix crop elev6 a .mes yeux, pour que j.e coafen;te 'a la -faire confifter -dans le futile pirivilige d'un paffe temps .oppreffif. Qae le roi come to.ut autre propri&taire chafire -dans fes domaines ; ils font affez ftendus fans doute... .Tout home a droic de.chaffe fur fon champ., uzil n',a droic ne chaffe fur le champ d'autrui. Ce principle eft acre pour- le monparque 6omme pour le citoyen , SLes miniftres vieninenti 1'aI.emblee pour flagorner la : confktiUtiBo, ,paur gagner la confiance ,des ligiflatjeurs i le; garde dies. feeaux, d'un c6c6 ,; fe plaint du.pe.uple, &t .des troubles qui affligent le royaume; Necker ofe yplvo- Fofer 'umemprunt de orenzte millions; il barde faon;difcours pjedantrefque de quelques .exprefllions flatteu fes, ,qui excitent un enrboufiafme fi iimnoder, q.u'on .e:ft -prek a voter -i'emprunt par acclamatiion,, mime en prefence.des miiftres. dMirabeau efewl s'oppbfe ha icette Sfoibltffe : il parole & les miniffries C- fnt obI:iges de.fe .reciter, ,& Ja :d6Iibera tionr eA eitazmi6., tellel eft m8me renvoyee au. lenidemain. Ce n'e-ft pas tout-, cet orateur fixe les opinions fur le fond de la . queflion. Sans fe difflimuler les befoins de .ecat., lil :rappelle 'a Ir'afeiiblet fes dev oirs-, .& announce un imoyaen qui concilie Aes uns~aveciles autres.-c Ne voudroit-il .pas:mieux ,ditril, r'efpeier; la,,fage! politique de nos :camnetrants, fire ,fervir, cdarns. iaete., circonftance, .notre propie, refponfa- bilite comme mediatrice entie.,linflestibiliceavec laquelle la ;narionoiv, Cfe":maintenir .dans la r6folution qu'elle a prife, rela:ivei ment a limpot, &la nace4fite, de pourvoir & des !befoins .qu'il feroit trop dangereux de 'ngiiger ? : SCecre propofition- produifir, pour un moment, le plus grand effect ,; niais,lesde'bats recommencerent, :& :donnient a. Mirabeau. ioccafion-de de.vlopper fon ieloquence., & lde cueillirde nou:veaux;lauriers: miais ni fon avis,i bicelui des autires ie. privalnt :, e -parti iqu'avoit. di~6 :-etotb.,u- fiafme fur fuivi: on decrtra l'emprunt purement:& fimiple- mneir. , Slla: en u'plus de fucces dans la :difcufflio fur la dime. Dans un dilconurs ;tris applaud, il iemontre- que cette onbreufe contribution emporte le ,tiers net des revenues Serritoriaux :de.- chaque particulier: en confluence, :abo- lition de :cette .oppreffion qut n'eff:pas une propriete, qui n'eft pa:s mmem:une poffeffion, w puiqu'elle n'efbqu'uae contribution deftin. e ,a cette ipartie du service -public, ,qui g concern -es miniftres des autels :. c'eft, le fubfide :avec lequel la nation falarie les officers de morale*&,d'iifntiuaion. J'entends, a ce -mot falarir,, beaucoup de murmques, & l'on diroit qu'il bleffe la dignity 4u facerdoce: mais. Meffieurs il ferojit temps dans cet-te' revolution, qui faith Mclore rnct de sentiments juftes & gin6reux que lo0 abjurat les prdjug6s d'ignorance orgueilleufe qui font dedaigner les mnots falaire & salaries. Je ne connois qup trois manikre d'exifler dans la foci&et : il fauc y tre men- diant, voleur ou falarie ,. . On n'a pas vu fans eronnement M. 'abb6 Sieyves de- mander la confervaioo de la ,dime : mais comment tenir contre les talents de Mirabeaia, quand il combattoit pour la raifon La fuppreflion de la dime eft une de fes vitoires. On avoit decid6 qu'il y auroit one declaration des droits ; la redaction en avoit tke confine 'a cinq commit( faires : on attendoit leur rapport avec d'autant ,plus d'em- preffement, que M. Mirabea,u en4 voitc .t charge . II a prefent. des iddee tris philofophiques, & d'une jufteffe que 'experience a copnfirmee. Suivant cet orateur profound, une 4claration .des droits, deftinee a un corps ;politique vieux & prefque caduque, htoit nceffaizement fubordonnee a beaucoup de ,circonftances locales, & ne pouvoi.c jam.ais atteindire qu'a une perfection relative : de-la, danger :de la publier avant d'avoir prepar* les peuples a la repevoir, neceffiti de la faire marcher de front ayve' 14a confhitution, Une.declaration des droits, difoit-il, fi ejie pouvoit 4pAre'p.,d.' ,. une perfeatiqn idale, feroit celle qui cop- tie.nd0oi.c de$ axiomes tellement fimpjes, :evidents & f6coqnds en conf6quences qu'il fetoit impoflible de s'en carterr fans dete abl.urde, ". qu',on en vetroit orttir routes les conflitutions..... Mais les homimes & -les cikconftances n'y font ,point :affez prepares ;dans cet empire... Un ..c iihfur le.quel;qhouerpnt..u tes lesldcliarations, c'tf la1 prefqu'jimpoffibiHit de n'y pas empieter furla 14gif-. lation;, at. moins .par ,des maximes:. 4La ligne de d*;kar!- cation eft fi Aetroe, ipour ne pas dikie ideale qu'on la franchira t.o:t4urs i: ~ je -ne ,conqois pas :mime de. quelled ptilit ptatiqu.e; feroirt une diclaratiopi des droits, qui n'in. (,iqueroit j:amris application des principles qu'elle .nonce, puifqtte chart:un:e.otendroit;' Ca a aniere des maximes don't les s tirits' prives,-- ieroient 'a leur gr-. les plus fauffes conigquences-,5. - Trait sublime qui s'dlanqa au-dela des circonflances ; pPUr'a'te;indre la-, v tic4 dans l'avenir,l II. n'eft que trop y.ai.que chacu.n ltsa -interp 'tis ', fa maniere, ces princ.ipes facts.: :cependant -l'orateur eut.a lutter,conere d.es reproches atners ;que ion opinion fit naltre. Une vdrite apperque au-delide la portre ordinaire des concc.ptions, a eti prife pobur ;tne, erreir.. Co.rbieo .ne feroit-elle pas fentie .au- jourd'hui que la declaration des dioits eft invoq:uie. pobe coutes les opinions , .. Ce moment de defaveur a .4e faifi urilement par M. Mirabeau pour fe peindte tel qu'il vouloitcerse connu. - ccQuoiqu'il en foic, dit-il j'ai pu me -tromper, fans qu'il puifle etre permis de jetter fur rmes intentions un doute qu'aucun membre de cette affemblee, qu'aucun citmyen, au courant des affaires publiques, n'a pu conf, cevoir de moi,. Sans doute, au milieu d'une jeuneffe tres-orageufe , par la faute des autres & fur-tout par la mienne, j'ai en- de grands torts : & peu d'hommes ont, dans leur vie privie donun plus que moi., prtrexce a la calomnie, pasture a la mIdifance : mais j'ofe vous en attefter tous, nul ecrivain, nul home public a. plus que a0oi le 4doi .t 1 ..- -, .'.- - I .4 1 - IE " * ~.---..- [ 74 1 de s'honorer de' sentiments courageux, de vues defint4- reffees, d'une fibre independance, d'une uniformity de principes inflexible. Ma pritendue fupirioriti dans l'art de vous guider vers des buttes contraires, eft donc une injure vide de fens, un trait lance da bas en haut, que rrente volumes repouffent affez pour que je didaigne de m'en occuper ". La difficult de ridiger une-dAclaration des droits, avant la corifecion de la conftitution etoit tell, ou, ce qui eft ]a meme chofe, Mirabeau avoit tellement raifon, qu'aucun des diff&rents projects ne fuat fuivi: tous onte t& fondus, & ce n'eft qu'apris une longue fuite de debats & d'amende- ments, qu'a 6t4 dicritie cette pr4cieufe declaration qui a port le coup fatal A nos gothiques prijuges. Parmi les articles de cette declaration, il en eft un qui occupa plufieurs seances & caufa la difcuflion la plus tumultueufe-: c'eft celui qui traite des opinions reli- gieufes. M. Mirabeau prouva que la thdologie m mem pouvbit fe concilier avec la raifon : mais quelques fortes que fuffent les armes qu'il employa, elles ne purent refifter a celles de la mauvaife foi, de l'intoldrance, & du fana- tifme : la raifon fut vaincue, mais elle triompha le len- demain dans un article fur la liberty de la preffe. L'affemble national s'occupa enfuire de la conflitu- tion, Mirabeau ne s'y montra pas moins grand orateur: mais fe rangea-t-il toujours du cot6 de la veritr, & quand il paruti abandonner les bons principles fut-il de bonne foi. C'eft ce que la poftrit prononcera : contentons- nous de faire connoltre rapidement les travaux de l'homme que nous regrettons. On fe rappelle des grands debats fur le veto : "es vrais amis de la liberty foutenus par le people qui a cet occasion fe.trouvoit dans une grande fermentation, ne vouloient qu'un veto fufpenfif : les ariffocrates, ceux qui regret- toient le pouvoir arbitraire du roi, vouloient un veto abfolu. Le croiroit-on ? Mirabeau a foutenu leur Cyfteme defpotique : ce qui n'ctonnera pas moins, c'eft que la confiance qu'on avoit dans fon patriotifme etoit fi aveugle, que le people admiroit ce qu'il difoit a la tribune pour river nos fears, taridis que les groups des Tuileries & du Palais-royal, divouoient a la mort les autres orateurs qui foucenenbt la meme opinion., Tant il eft vrai que' le people, qui n'eft pas Mclair~; porte fa" reconnoiffance come fa vengeance a I'extrrme I Au furplus, foit les menaces dirighes centre les partifants du veto abfoln, foit la crainte de perdre cette popularity apres laquelle il a toujours couru, Mirabeau a fini par fe ranger pris du veto fufpenfif pour lequel I'affemble s'eft decide. Parmi les incidents qui ont interrompu cette grande queftion don't on s'eft occupy pres de deux mois, on a 4coutd avec plaifir, un difcours fur la caiffe d'efcompte, lu par Mirabeau. Ce difcours jette quelques lumikres fur cette affociation dipredatrice, & tend a mettre l'opinion publique en garde centre fes dimarches. II blame avec chaleur les arrtts de furfeance, furpris 1 la religion du roi par les adminiftrateurs, & termine par propofer qu'ils foient ddclares contraires a la foi publique. On revient a la conflitution, & on dicrete l'inviola- bilite du roi, l'indivifibiliti du tr6ne, & l'h&ridit6ede la couronne de male en mile, par ordre de primogeniture, si exclusionn perpituelle & abfolue des femmes & de leurs Afcendants. Cette xjdaion faith natre une u ion in- difcrte ; qui devient pour l'affemblle une ponmme dt difcorde. 11 s'agiffoic de favoir fi la branch rignante en Efpagne pourroit rigner en France, quoiqu'elle ecs renonc6 a cette couronne par les traits les plus authen- tiques. Pluftieurs membres obfervirent qu'il 6toic dangereus autant qu'impolitique de rien ftatuer, quant a prifent , fur cette proposition. Mirabeau en appuyant leur opinion, qui fur fuivie, ajouta : cc Sans doute it faudra s'en occuper un jour, ne fui-ce que pour Cubftituer a cette expreflion trop long-temps confacree de pa6le de famille, celle de pade national ,. Dans cette difcuflion, qui prefente des details affez piquants on voir Mirabeau aux prices, tant6t avec lun, tantot avec 'autre ; ii attaque meme le pr6- fident, prouve qu'il n'a le droit d'interrompre une opi- nion que pour le rappeller a l'ordre, droit que tout membre avoit egalement, & dans la meme forme, fur le prdfident. Ce caradere decid6 & foutenu de Mirabeau, la diverfit6 des matiires qu'il a difcuties avec tant de profondeur, ces fcenes dans lefquelles it a toujours triomphE, les atta- ques que lui dirigeoient fans fucces la defiance d'une part, & la malignity ou la jaloufie de l'autre, expliquent com- ment il eroit parvenu a' prendre le plus grand afcendant fur toute l'affemblie. Avec quelle nobleffe Mirabeau ne repond- it pas aux farcafmes que lui adreffoic fon frere avec une gaiet6 indecente, a l'occafion de la fameufe motion de M. Volney, tendante a diffoudre l'affemblee &c a en fair 4lire un autre I cc J'ai toujours regard, dit-il, comme la preuve d'ua tr4s-bon efprit qu'on fit fon metier gaiement. Ainfi je n'ai garde de reprocher au priopinant fa joyeufeti dans des circonflances qui n'appellent que trop de trifles reflexions & de fombres penfees. Je n'ai pas le droit de le louer; il n'eft ni dans mon cceur, ni dans mon intention de le critiquer, mais il eft de mon devoir de rifuter fes opinions lorfqu'elles me paroiffent dangereufes 3,. Mirabeau demontre enfuite qu'une nouvelle 0ledion, avec les memes inconvenients n'auroit pas la maturity de celle qui exifloit; & que fi l'on fe propofoit d'6viter le choc des premieres idWes, de gagner du temps, on n'en viendroitc bout qu'en laiffant aller fon train une affemble'e, qui avoit paffd par tous les obflacles, qu'e- prouveroic une r66le&ion. Nous renvoyons nos ledeurs am 0. 44 du courier de Provence, pour y voir le cara(dre de Mirabeau I'aind, fe d6velopper fous diffirentes forces. D'abord it fe rend d6nonciateur de M. Saint-Prieft, a l'occafion de quelques troubles arrives a Verfailles. Plus loin, c'eftl une alter- cation tr4s-vive, avec le prifident.qui commence par fe croire injurid, & qui finite par faire des excuses a J'orateur, don't P'art etoit de triompher dans toutes les difcuflions qui lui &toient perfonnelles. . On a pu remarquer que Mirabeau n'a jamais contrarig l'opinion publique jutqu'a la question du veto : on a vu aufli qu'il avoit annonc6 de porter la lumiere dans le d6dale des finances, qu'il avoit en quelque forte promise un examen & une surveillance impitoyable fur routes les operations de M. Necker, don't il avoit hautement blamed le go't pour les emprunts. Voyons s'il a fu conferver ce caradere, & fi on a eu raifon de l'accufer de foibleffe, toutes les fois qu'il s'eft agi de finance, ou des grand int6r&ts de la cour. 'Oi no ft raxpelle pas de li feance oi AM, Necksx MCA' ** y * t 375 1 vint alarmer les reprefetitants de la nation, par Ie detail des befoins urgents de r1'tat, par le filence le plus abfolu fur fes reffources, par r'exageration des depenfes, & fur- tout par 1'annonce d'une banqueroute prochaine C'ell alors qu'il propofa un plan auffi difaftreux que la ban- queroute elle-mame; nous parlons de la contribution du quart du revenue : contribution done on ne fait que trop aujourd'hui toute l'impolirique & le poids exceffif, con- tribution enfin qui n'euc pas 5tr accueillie, fi Mirabeau n'euc employee, pour la faire admettre, rout ce que fon genie put imaginer de plus energique & de plus eloquent. cc Votez donc, difoit-il, ce fubfide extraordinaire qui, puiffe-t-il ecre fuffifant I! Votez le, parce que fi vous avez des doutes fur fes moyens, doutes vagues & non dclaircis, vous n'en avez pas fur fa niceflite, & fur notre impuiffance A le remplacer, immediatement du moins. Votez-le, parce que les circonftances publiques ne fouffrent aucun retard , & que nous ferions comptables de tout dMlai. Gardez- vous de demander du temps, le malheur n'en accord jamais ..... Eli Meflieurs i propos d'une ridicule motion du Palais-royal, d'une rifible infurreacion qui n'eut jamais d'importance que dans les imaginations foibles, ou les deffeins pervers de quelques hommes de mauvaife foi, vous avez entendu naguires ces mors forcends : c Canlina eft aux portes de Rome, & l'on delibire ,! Et certes, il n'y avoit autour de nous ni Catilina, ni perils, ni factions, ni Rome.... Mais aujourd'hui la banqueroute, la hideufe banqueroute eft la', elle menace de consumer, vous, & vos proprietes, votre honneur..... & vous diliberez. Des applaudiffements prefque convulfifs, don't ce difcours furt couronnd, ont prouve combien le don de la parole. a de pouvoir fur les efprits meme les plus forts. II ne fuffifoit pas de de'criter un import, il falloic encore le faire admettre. Pour cer effect, M. Mirabeau lut un project d'adreffe a la nation j il fur adopted avec le meme enthoufiafme. La difette de pain, la preCence d'un regiment pofi 'a Verfailles, centre le voeu du people & de l'affemble j 1'enchainement des travaux; des bruits d'enlevement du roi rdpandus, Con refus de fand6ionner les decrets du corps I~giflarif des lectres circulaires, le defefpoir, des attrou- pements multiplies, une fourde fermentation des repas inconfiddr4s donnas par les gardes du corps, au regiment de Flandres, don't la preCence inquiltoit, repas ou la furabondance infultoit a la misere du people la chanfon o Richard, 6 mon roi l' universe t'abandonne, entonnfe dans fort de livreffe; les propos les plus criminals lances centre l'afferfiblee national & le people, la cocarde natio- nale foul6e aux pieds; la reine prefidant a ces fordides orgies, & faifant baifer le dauphin aux memes livres qui blafphemoient centre la nation; routes ces circonftances firent naitre les 4vinements des y & 6 odobre don't Mirabeau fut accuf6 d'avoir &t6 un des principaux moteurs. ASSEMBLY E NATIONAL. Article du code pinal decre'tes dans la fiance du vendredi 3 juin 17p. Art. Ier. La peine de mort confiflera dans la feule perte de la vie, fans qu'elle puiffe en aucup cas Wtre fuivie d'aulcuas totments ou tortures, II. Le condamne I mort aura la thte tranchle. III. Le condamne a la peine de la chaine fera employed a des travaux forces au profit de r'trat, foit dans Iinr6- rieur des maifons de force, foit dane les ports & arfe- naux, foit enfin pour le deffichement des marais. IV. Les condamne's a la peine de la chalne porterdnit P l'un des pieds un boulet attache avec une change. La peine de la chaine ne fera pas perpetuelle ,. De la reabillitation des condamnis. cc Art. I. Tout condamn6 qui aura fubi fa peine, hors celui qui pour cafe de recidive aura ec' tranfporte, pourra demander a la municipality du lieu de fon domi- cile une atteftation a effect d'etre r6habiliti. Savoir 3 les condamnis aux peines du cachot, de la gene, de la prifun dix ans apres expiration de leur pines. Les hommes condarinds k la peine de la degradation civique, les femmes condamnees i celle du carcan., apres dix ans, a computer du jour de leur jugement. II. Huit jours au plus apres la demand le conCeil- g4niral de la commune fera convoque, & il lui en fera donnd connoiffance. III. Le confeil-ggneral de la commune fera de nou- veau convoqu6 au bout d'un mois. Pendant ce temps, chacun de fes membres poerra prendre fur la conduice de l'accuf6 tels renfeignement qu'il jugera convenables. IV. Les avis front recueillis par fa voie du fcrutin & il fera decide, a la majoritY, fi 'afteftation fera ac- cordde. V. Si la majority eft pour que Patteftation foit accor-*, dee, deux officers municipaux, revecus de feur dcharpe, conduiront le condamne devant le tribunal criminal ou It jugement de condamnaton aura 6te prononce. Ils y paroitront avec lui dans l'auditoihe en presence des juges & du public. Apres avoir fait le&ure du jugement prononce centre le condamnei, ils diront a haute voix: un tel.... a expie fon crime en fubiffant fa peine; maintenant fa conduite eft irreprochable 3 nous demandons, au nom de fon pays, que la tache de Con crime foit eface'e. VI. Le prdfident du tribunal, fans deliberation, pro- noncera ces rnots : Sur l'atteflation. & la demand de votre pays la loi & le tribunal effacent la tache de vote crime. II fera dreffe du tout proces-verbal, & mention en fera faire fur le regitre du tribunal criminal, en marge dut jugement de condamnation. VrI. Cette rehabilitation fera ceffer dans la perfonne du condamne tous les effects & routes les incapacitEs re- fultantes des condamnations. VIII. Si la majority des voix du corps municipal eft pour refufer l'atteftation, le condamne ne pourra former une nouvelle demand que deux ans apr s, & ainfi de fuie de deux ans en deux ans, cant que 'atteftation ne lui aura pas 6t6 accordee ,. Caiff' de l'extraordinaire. Ii a 6td brcil le ; juin dernier, a 'h6tel de la caiffe d4 l'extraordinaire, rue Vivienne, la fomme de dix millions en aflignats; laquelle, joint a celle de cent vingt-neuf deja bxulee fera celle de cent crence-neuf n millions, q ~ t I" V -~ 1 '*1~ I 1'. 4' ,ii "ii1 I. -0 1 pli - -*.. [376~ Deipar:tenent dt PanI*t, Sur 60oo affaires portees depuis trois mois aux 'fix bu- reaux de paix etablis pres des tribunaux de ce d6parte- fncnt, Ix 36 ont it' terminees par voie de conciliation. On observe qu'il y en auroic beaucoup plus, fi les parties vouloienc comparottre en perfonne, & ne pas fe faire re- prerenter par des gens trs-fouvent inctreffes a les tromper, & qdi mettent en ufage une foule de rufes & de manceuvres pour embrouiller les affaires & extorquer des ,defauts. AVIS DU BUREAU PROVINCIAL. Meffieurs les Citoyens de la province du Nord font priv'enus que la place de Lieutenant de Juge, en la Sene- chauffee da Cap, eft vacant par le decks fubit de M. de Suzanne, ainfi qu'a celle de M'e Cudorge, ayant vieu notaire an quarter de la 'Grande-Aiiire. Meffieurs les Afpirants. a ces derx places front admis au concours pendant huitaine pour la premiere, & pendant quinzaine pour la fecoride, 'a computer du jour de l'infertion du prefenc avis dans les Affiches amie'ricaines., A V I S D I V E R S. Madame Caffeignade previent Mr* les Habitants qu'elle vient de reprendre t'h6tel du Bon Chaffeur, & que par les reparations qu'elle a faite audit 'hbtel, elle le rendra iifi- niment plus commode & plus contvenable, .& que les bain's front zoujoUrs donnes gratis a M *'les Habitants qui lui frontt 'hbieur de defcendre ,hez elle. A la requece de M. Perrault, habitant au Borgne , ex4cuteur teflamentaire de feue madame Pioneau, il fera 'procd6 le 1 3 du courant, a la barre du Siege de cette Ville, fur le tiercement de M. Veillon, au bail a ferrme pour fept ahs, cinq mois & huit jours d'une habitation & terrain contenant "8b' carreaux de terre ou environ, fitues a r'embarcaddre du Borgne,, avec les badiments & calje Sconftuits fur icelui, & de la quarititi de onze etres de negres, mulatres & mulatrefTes y attaches j lefquels feu Pionreau tenoit a titre de bail a ferme, tant de madame veuve Duthy que de M. Alvrand., aux charges, claufes & conditions de la carte bannie, don't on pourra prendre communication en l'6tude de Me Gaultier Lagaultrie, pro- cureur pourfuivant ledit bail a ferme. A la requete de"M.'Lmibert oncle, habitant a la Grande R ivihre, au nom & comme executeur'teflaitientaire de feu WM. Leviaut de la Chauvetiere, it fera procede le 1i du courant, a la barre du Sidge de cette Ville, a la vente-de -ix t'tes d'efclaves dependants de la fucceilion Lvraut de la Chauvetiere. On putrra prendre cornnoiffance de la carte bannie en l'itude de Me de la Barre du Rozay, procureur i"s Siege's du Cap. i. It eta procedele I 'da couranrt, ti bare du Sitge 'le cette Ville,' i la ia v'te du fonds d'imprimerie appar- tenant It a fucceffion de feu M. Lhonnorey Dubuiffon, avec exploitation de la Feuille phribdique cob'inuefous le titre de Moniteur colonial, & le droit au bail de la maifon od ladite imprimerie efit tablie, ila: charge de fervir tous les abonnements faits pour ladite feuille ,pfriodique, & de payer le prix ; favoir fix zmille llvre-coimptant & le surplus par moiti dans trois'&' fix riois2.Onpoturra prendre de plus anmples renfeignemens 'hez Mi de Veyrier, crateur gux vac;ncess - I A (I I L ~ ~ I-. I'. .9, A .. ., . A~ I. - 4 i. M. Saraute, t igociant J1derdmie, donrme avis que M. L. Douais, par Con teflament, retenu par M itEpine, notaire en la S&nichauff4e de Jeremie, timoins prefents, le 14 juin dernier, I'a nomm tfon executeur teftamenrtaire pour les biens delaiffls a J6remie; & que pour les biens delaiifrs au Cap, il a nomnme M. Bernard Manecq pour pareille execution; ce qui neceffite, aux terms de Iedit de 178 1, art. 18, des formalitis pour lefquelles M.Sarraute a agi de fa part, avec envoi de l'expedition du teflament a M. le Procureur du Roi, & priire de rappeller M. Maneeq a Pexercice de fa miffion. i. I1 fera procede le to aoutt, a la barre du *Siege de cette Ville, a la requete de M. Calon de Felcourt, inge- nieur du Roi, chevalier de I'ordre royal & militaire de St-Louis, en verru de Pordonnance de Mrs les General & Initendant de certte Colonie, du 3 juin 1789 de for- donnance de M. le S6nichal, juge du Cap, du a8 juiti dernier, la ven'te d'un terrain contenant envi.ron treis carreaux & demi de terre, fiteu a a Ravine des Epineux, quarter du Joli-Trou, paroiffe dela Grande-Riviere, aux charges, clawfes & conditions de la carte bannie, don't on pourra prendre communication ainfi que des titres, en I'itude de Me Gaultier Lagautrie, procureur pourfuivan.t ladite vente. z. M. Jean 'Gaeta Italien dentifle nouvellement a'rrivW au Cap, offre les services au Public pour arracher tes defts,, les'lime'r, les feparer, les -gtlifir, miles plombet & les tranfplanter il gtierit tortesres es maladies de Ila 'bourche; il donnera tous fesfoins & fatisfamion au.x perv; fonnes qui 'honoreront de leur confiance. On trouve chez lui 'un opiat anti-fccrbutique pour 'entretient des dents, & des ,paftilles pour les douleurs. 'Sa demeuYe eft chei, M. Lapole, rues Saint-Simon & Penthiivre. i. M. Thouron, tenant le paffage de laPetite-Atife att Cap, lptevient M" les Hibitiants & Negoci:ats quoe fon paffage fera tenu., computer du -i aolt, par Ms' A:lquier & Laplaigne, au coin des rues Neuve & dia Cimnetie e vis-i-vis M. Lefcure, qui le tent a&,uellement ; i1 les privient qu'on troupe toujours chez lui de la poterie de Colin, des chaudi&res i fucre du fel du pays, ,&c; il previent auffi Mrs les Capitaines & Negociants qu'il a des magafins tris vaftes & propres a e'mmagafiner toute efplce.de marchandifes : le magafin'age etait mneilleur mar- che qu'auCap, ils y'ttrouveront leur vantage ; il en a auffi qui 'fon t:prpres pour fervir d'h6pitaux pour les-nigriers. i. M.Grandmaifon pere privient'les perfonnes qui con- fomment on font commerce de fes liqueurs, qu'il-a rtabli a Saint-Pierre la manufa&ure qu'il tenoit au Fort-Royal ayant te 6dblige de partir pour France, it a cotnfi cet ta- bliffement : fes;fils,.qui le dirigeoient depuis huit ans, its en connroiffent parfaitement toutes les parties, auxquelles ils employeront les 'mmes ouvriers & les memes:matieres': les bouteilles ferbnt rtoujours fcellIes da mtnmecachetr , les-4tiquettes porteront la mime fignature. Son fils aisn, charge de fa procuration pour routes fes affaires de com- merce, recevra & fatisfera a routes les demands qui lui front faiteS. Sa demeure' eft Saint Pierre rue du. Beau -.Sejour. i. II fera procded le o du courant, dans la maifon ou eft le bureau des fonds, attenant a celle de M. de Vincent, vis-'a-vis la petite porte du jardin du Geuvernement, a la vente de divers meubles, linge de corps & de lit, ainfi jue diffrents autus effetS, 8c .''un n~gre nommi Jean* 44 DE MAND E. On defireroit favor des nouvelles de M. Godet, d'An- gers, paff 'a SainC-Domingue il y a environ neuf mois ; ceux qui en auront connoiflance-font pries d'en donner avis a M. Arnaud, marchand graiflier, rue de la Providence, qui a des affaires de famille a lai communiquer. D PAR T S. r. M. Dauvis, partant pour France, fera vendre le 13 du courant, a la barre da Siege, un NMgre age de .6 ans, bon charpentier de moulins & de haute futaie. z. M. Ifaac Salvador part pour France, & declare ne rien devoir. x. M. Autexier part pour France, & declare ne rien devoir; it fera vendre mardi prochain, chez l'huiflier de 1'Amiraute, un cabrouet neuf avec deux mules & les harnpis, egalement neuf, & cedera le bail de la maifon qu'il occupe, rue Saint-Nicolas, qui a encore cinq ans & demi a courir; il vendra a l'amiable deux negreffes, don't une prere a accoucher, & un fort negie. x. M. Jean-Baptifte Boulanger part pour la Nouvelle Angleterre. i. M. Barthelemy demeuranc 'a l'Acul part pour France x. M.'Jofeph Couilhou part pour France, & declare ihe rien devoir. z. M. Francois Lordoner part pour France. z...M. Jean-Baptifte Paradis jeune part pour France. i. M. F. L. Faures, negociant au Cap, ayant fixC ton depart pour la Nouvelle Angleterre au printemps pro- chain vendra trois accons avec vingt nkgres y attaches; il louera a I'Acqudreur un magafin fitue fur le quai Saint- Louis,, & une chambre haute dans la maifon qu'il occupe , avec la jouiffance de la devanture, pour y faire le com- merce des planches la situation de cet emplacement feft tres-avantageufe pour ce genre de commerce il eft dej'a connu par le. fejour qu'y a faith M. Darhanp6, done in- Cention eft de partir pour France. On.pourra prendre pof- feflion du tout le i feptembre prochain. 2. M. Darhanp6, marchand de bois au Cap, part pour France le i feptembre prochain; it a deux jeunes beaux -ngres (cieurs de long, excellent fujets, avec un ou deux jeunes negres domeftiques, don't it fera bonne composition, moyennant du comptant ou de la degree III Louis, de nation Meuferade, bon domeflique, fachant coudre, A&g d'environ i y ans, d'une jolie figure le sout dependant de la fuccefflon de feu M. Decars, dcrivain principal de la marine, charge du control au Cap : ceux qui voudront voir les meubles & le nigre s'adrefleront 'a M. Duranton, commiffaire de la marine & de la guerre, audit lieu. 3. M. de Kmabon, habitant au Petit-Saint-Louis du Nord, invite les Debiteurs de feu M. Couraud ayanc vecu habitant audit quarter, don't il eft ex~cureur tefla- menraire de payer ce qu'ils doivent 'a cette fucceflion peur lui eviter le defagrement de les contraindre. ;. M. Lafitte, traiteur, pruvient, Mrs les Habitants & Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante 'a la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attache d'en rendre les apparcements commodes & agreables il a aufli une trrs-belle curie, od il peut player 8o chevaux ; il donnne 4 manger en Ville, & prend des apprentis pour la cuifine. t377] z. Mrs D. L. Morel, P. Penet, J. Baudron, Roffignol du Lagon fils, & J. Bourde,, parent. pour la Nouvelle Angleterre. z. M. Goffe, habitant 'a l'Acul des Pins part pour France. 3. Madame veuve Jacoleau habitante a Limonade ; part pour France. 3. Madame Seguin, habitante au Vazeux, part pour France avec ton fils & M. Barde. 3. M. Daihan cadet part inceffamment pour pt France; li declare que Ca maifon, fous la raifon de Darhan freres, ne doit rien a perfonne. 3. M. Cauvin part pour les t!es du Vent. NAVIES EN CHARGEMENT. I. L'Union, capitaine Matfard partira pour le Havre dans le courant de feptembre prefix ; il prendra du free des paffagers. S'adreffer a M. Lacorne, correfpondant dudit Navire, ou audit Capitaine. x. L'Ami du Peuple, brigantin neuf, du port de zoo tonneaux ou environ, a fon premier voyage, capitaine Cofiftant, partira pour Marfeille du z2 au 3o aofict it prendra du frer & des paffagers. S'adreffer 'a M. Guillaume Paul grant la cargaifon dans fon magafin, rue des Religieufes. BIENS ET E FFETS A VENDRE. Une habitation contenant i 8o carreaux de terre, don't plus de 1i o en bois debout, bornee d'un c6te par le grand chemin de communication du Cap au Portt-au-Pricne, &c de l'autre c6te des quarters de Plaifance & de la Mar- melade, fur laquelle il y a environ 40000 pieds de caliers agis de deux & trois ans, un bois neuf d'environ Io000 pieds, align., & environ 2c00oo pieds de fouille ; ledic bois elf plant en pois &,ma'i's, promettant la plus belle recolte, un four 'a chaux contenant 2.ooQ barils, de fuperbes bati- ments, & une force inrarilfable. S'adreffer a M. Bafche, proprietaire, demearant fur fon habitation a la Grande- RiviMre, pres de l'habitarion ,d,e M. de Soufflie, qui fera des propositions honnetes 'a J'Acqufreur ,. lui donnera tous les 6claircifements neceffaires. On peut aufli s'adreffer 'a Mrs Guilbaud & compagnie, negociants au Cap. i. Une maifon fituee rue des Religieufes & St-Louis, c6t fud, formant un quart dilet de 64 pieds ou environ, a&uellement occupee par M. Bille tailleur. Une autre maifon & emplacement, fitcus au bourg de la Petite-Anfe, a l'eft de M. Patois, faifant le coin de la Grande Rue, occupee par M. Grange, marchand, & fe prolongeant jufque & comprise l'emplacement occupy par Guillaume Larat. S'adreifer Mrs Atibert, Rouch & compagnie, negociants au Cap, qui donneront de plus amples renfeignements & en front bonne compofition pour du comptant ou de la denrte au course. z. Quatre ameublements en acajou couverts en mar- loquin rouge & vert, compofds chacun de douze fauteuils avec leur canapes, ottomanes & ducheffes : plus quatre fauteuils de bureau en bois d'acajou, tournant fur pivor; & converts en marroquin rouge. S'adreffera Mrs Aubeat, Rouch & compagnie, qui en front bonne composition. z. Une habitation fituee au Joli Trou de la Grande Rivibre contenalnt 41 carreaux de terre, avec des plan- tations pour faire 3oooo de cafe, des vivres en abondance, de tris-beaux batiments tous neufs, come grande cafe, cafe "a caf4, h6pital, moulin, &c. avec .40 negres, qu'on e 42,L jt - - .- ..., . . . . *_*. .-. .-.... ....... ,. .. .. .......... . -...... .. .....,-.4-.- .,-- 4-. '-*-4--, - y<^ .ff ---- .^- . .. ........... .,.... ,... .. .2 a ... ._ ,.. .. . ..._. .. - ,. ,, .. ,: ; ... . : '' ^ :. .? ! [ 378 1 vendra avec Ia terre ; eu nu'on retirera ; au choix de I'Acquireur. S'adreffer a M. Crouzeilles n4gociant au Cap, qui donnera de plus amples 6clairciffements. 5. Une mtilatrefle agee de 40 ans ou environ, excellent blanchiffeufe, repaffeufe & un peu couturiire. S'adreffer a Mrs Lenfant & compagnie, ndgociants att Cap. 3. Une habitation fituee 'a Plymouth, contenant 100 earreaux de terre, expofee au nord, 'a trois lieues de l'em- barcad&re, beau chemin fur laquelle il y a de l'eau en abondance & tous les uftenfiles n&ceffaires a l'exploication, fufceprible de faire a cette recoite 0o a 40000 de cafe, & jufqu'a 80ooo, avec les plantations qu'il y a atuellement, un- bonne favanne & environ o80 carreaux en bois debout, a vendre fans negres, a un prix tris-modique au-deffous 4e fa valeur, moyennant du comptant, de nigres a bord , onu en bons effects fur le Cap. S'adreffer a M. Ceiches fits ain negociant au Cap, rue Fermee. 3. Excellent vin vieux de Medoc, en caifres de vingt-cinq bouteilles. S'adreffer a Mxs Lenfant & compagnie, n4go- ciants au Cap. Les caiffes -font longues & trrs-commodes Four etre exportees dans les montages, a dos de mulets. A LO U E.R OU A AF FERME R. i. Un appartement haut, richement meuble, compofe" de deux chambres & un cabinet, avec un balcon en fer fur le devant, trois cabinets & u.ne cuisine donnant fur la cour, a louer pour le reftant d'un bail d'environ dix-huit mois : ledit apparrement eft fitui rue Royale, vis-a-vis M1 Domergue, procureur. S'adreffer a M" Deftandau &: Laplace, rues Saint-Domingae & Saint-Laurent. ESCLAVES EN MARRONAGE. L'Amour Bambara -g4 d'environ 24 ans, 4tampd MDSF eft parti marron depuis.environ huit mois de l'ha- bitation de M. le chevalier de Maigne : en donner des nou- velles a M Dufour, n4gociant au Cap, ou 'a M. Prevoft, habitant 'a Sans-Souci, quarrier de Valibre. i. II eft part marron de habitation Louis, a Terre Neuve, un Nigre nouveau, etamp4 fur le fein droit, en fer a cheval, J. B. LOUIS : en donner des nouvelles fur ladite habitation. A N A A, S. II s'eflt chappe pendant 1 Sdernier, de la favanne de l'hab cheval anglais, poil brun, ayan un ceil verropn 8 la queue course / M. Moulin, grant fur ladice h; rue du Bac. II y aura bonne rcco ESCLAVES ENTREE SA Cap -Franyais, le i du * i 4itsmpe4 fur le fein droit J. B., AINE, age d'environ z6 ans, S1 Pierre Mozambique etampe Sa-deffous d'autres lettres illifib de la taille de 5 pieds 2 pouces, Pompee, Nago, fans &tampe ap Sues de fon pays fur le corps & c Chez D FUr oi E A R* - a nuit %5 au 2.6 du mois citation Galiffet, un beau t le nez & les pieds blancs , : en downer des nouvelles habitation, ou M. Pichon, nmpenfe. SA LA GEOLE. courant, Andr4, Arada, au deffous COUIROY taille de y pieds 4 pouces: fur le fein gauche CD , les, a'g d'environ iy ans, fe difant 'a M. Grandjean: pparente, a)ant des mar- des cicatrices fur le venture, ag4 d'environ 3y aris, de petite taille : Jean Baptiftle . Congo, etamp6 fur chaque cor6 du fein DARAM, au deffous Sr-MARC, iag d'environ zz ans, de petite taille, fe difant a M. Daram : Francois, Congo, etamp6 fur le fein droic IDLE & d'autres lettres illifibles, ag4 d'en- ron 5o ans, de la taille de y pieds, fe difant a M. Maff4 : Barthelemy, Congo, rtampe fur le fein droit RIVIERE, ayant un coup de fabre fur la tete, age d'environ 36 ans, de la taille de s pieds pouces, fe difant a M. Rivibre : Jean-Louis, Arada, 6tamp6 fur le fein gauche PERODIN, age d'environ 1z. ans, de la taille de y pieds i pouces, fe difant a M. Perodin : Angelique, de nation Congo, 6campee fur le fein gauche Ve GARSIN, au def'ous ST-MARC, agee d'environ 40 ans, arretis a l'Efpagnol;- Jofeph : Indien, t&e fur le fein ST-MARTIN, ag6 d'environ 2.4.ans, de petite taille fe difant a M. Jean, arrte 'a la Marmelade. Le 2., Afriquain, Mozambique, etampe fur le fein droit HON, au-deffous ABERT, ag6 d'environ 24 ans, de petite taille : un Nigre nouveau, de nation Congo, fans ecampe apparent, ayant des marques de Con pays fur le corps, agd d'environ 28 ans, de petite taille, arretes au Limbe : Bene, anglaife, ctampde fur chaque c6te du fein LEFEVRE, agee d'environ 3o0 ans, de la taille de y pieds, fe difant a M. Lefevre, arretde au Haut du Cap : Adonis, Congo, drampe fur le fein droit LR, age d'environ 18 ans, de petite taille, fe difant a M. Laurent, arr&6t aux Vazeux : Helor, Congo, fans ecampe apparent, ayant une bleffure fur la joue gauche, age d'environ 3 ans, de la taille de S pieds pouces, fe difant a M. Dornaud, arrete a la Grande-Riviere. Au Port-de-Paix, le z6 du mois dernier, un Negre de nation Mozambique, ag4 d'environ 2.4 ans, de la taille de 5 pieds a. pouces etampe fur le fein droit POE & d'autres lettres illifibles, ayant des marques de fon pays fur le corps, arret4 au Gros-Morne : Jofeph, creole, agP d'environ 30o ans, de la taille de y pieds 4 pouces, 6tampe fur le fein droit P. PARJADIS, fur le gauche BARON, au-deffous MARC, fe difant 'a M, Parjadis, habitant au Borgne, arret6 an Gros-Morne. Le z8, un Negre ag6 d'environ x6 ans, de la taille de 4 pieds 6 pouces, fans etampe apparent, tres-maigre, arret 'a Terre-Neuve. ANIMAUX ENTRIES .AU EPAYVES. Au Cap-Franjais, un ane noir, enter, itampe fur la cuiffe du montoir PA, arr4tr au Limbe : un cheval noir, ayant la face blanche une etampe efpagnole fur la cuiffe du montoir & ies pieds blancs : un ane noir., enter, etamp4 fur la cuiffe du montoir M, arretes en Ville. IN'T i t01)'u c T o mde Subfi~flances de Juillet wernir Farine franqaie . Farine errangere. Total . Bifcuit rangerr pendant le mois * . . 4875barils; * 5172. * . .. ~0047 barils. S. . ~ 86 q. z -1. U'C A P-F R A N C A I S, KD.E RI A N S imprim~cur du Roi & du Con '-u~rer Kf.. . "'4:*- I ~.& I~I 'U '4 4' I I --I 1.J - -. .. - -. ..~.,... -~. i-~. ., -~ ~ ~ PAFFICHES AMERICAINES. NUM 1 RO0 64. U I L L E D U CA P-F RA N ATIS Du Mercredi 10 Aoit 1791. SA R I I T E. .6tde'loquince,Mirabeau a poffdoirun haut 'r rde Price, .& l parall'e de ce bienfaiteur de degr,, lorfqu'il. iimIpovifoic0 lorfqiu'il &rof en fareur, & lhumanite' avec Mirabeau. lorftu'il avoit !a fageffe de corner e's fureurs & quelques L minutes; car au-dela, c'troit un volcan qui, au lieu delave L E do&eur Price eft mort come un homme qui a tou- enflammie, ne vomiffoic que des cendres. L'Uloquence de jours bien vecu, qui n'a jamais fong, qu'a. &tre utile au fes crits renoic ala feducion de fa declamation, au talent genre hunain. II eft mort avec ce came, cette fereniti fi 'e fes fifeurs, a un neologifme heureux. natu'els dans l'hbminite.de bien qui, des ora-ges d'un monde Pri:e n'a jamais eu cette eloquence fougueutfe; Con ftyle pervers pafe au Cfeirtd'un monide pur qui lui reffemble. II &toit pure, fimple, candide, come fon ame. It crivoit, n'a1vQit,poiint d charlatan dans le course de Ca vie, i' ne l'a it parloit, comme il penfoit, en philofophe troujours le point etea Ca mort. 11 ne s'rtudicit point i dire de grands raifonnement fur les levres, ou le calcul \ la main, Price mots pour les fare repter & proier dans les gazettes. fembloit toujours precher au milieu d'un lycee de philo- Ayant toujour. mdprif la gloriole, qui eft la paflion des fophes 3 Mirabeau paroiffoit toujouis t&re au forum ai pedites tiames6u des hormmes qui veilentafferviri, iicoit loin milieu d'une multitude .orageufe, qu'il vouloic feduire, en- 'de s'en'occupe'r fur les boards d'e Ta ton~be6 il ne preriitin- trainer. i ^-Duc6Ot'du p'airi6'if""ie,,da cofnopolifm.e, Price teeth qua' la revolution de France, qu'il croyoic le germe aima pafionnement la libiert e non ppur lui', mais pour les de lairevolutiobn ,tniv'erffelle autres,.no:pour fa grandeur, mais pour 'amelioration des Les ecrivains qui ont rapporrd la nouve'lle affligeanre hommes, II ne voy.oit Ja.lIibertd que come la source de ' de fa mort, n'on t pasmanque de fair le par'allelede Price & -touteslumieres, de tout bien i il la VoulotI par-tout, pour de Mirabeau. 'Ces comparaif'onfnt tris. recherchees par tous; &,: dans cette violence paflion qui le confumoirt,il ceux qui ont peu. d'idees, a .qui cerrains cadres en four- ;e'piifa tpujours & fes intrets & fa gloire.- En voyant, inif'entc, & gui, pour les rerqpjir facrifieni la vie'te'aux n .entenidant Price, ii tPoit iippoffible d ne pas croire a antithf'es. Mals fe'parafltele ,"t tmanqu1. fon amour pour les homes & pour leurlibere'. En fui- S' :Si d'ibxbolin9esV trt(d ote's fbusmtoiles ra'ppbrts, vant de, pris Mirabeau,, on vpyoit qu il haiffoic plus le ce fibt Prince', iraBeatib i'unrfu' t i-rpirochable dailsfa de( porpfie qu'iln'aimoittla liberq; it s'indignoic da conduite priveeireiigieiix'ob etvateUr dfla motiale & de la defpotiinai d'autrui, rmais il auroit tount facrifie, dans fes SIitofophCoie la'utre fe'joua, 8deuis Con enfance jufqu'au fiueurs, (ton defpotifme personnel., Son ame, fa trce tombeau de totit ce qu'il y avoitde plus' facre parrmiles Con coeur, Con etre entiet fembloient en &re impr;gnes 5 fa hommes;i 1 s en jotiaOouvertemienril perfilfla ceulx qui ref- plihyfiohomie ,meme & fes di(conrs le trahiffoient. G'etoic petdiedntE les in'urs sr',ilmniout en ceuvre.pour-les cor- avec le defpotif(me qu'il vouloit refufciter la liberer. Le rompre, ecrits & C'dud on"ve'ales. peuqle, i ne Iadma point, il ne le connut jamais ;it re- 1Du cedes connotra'nces P ice, etoit un des premiers cherchoit les vrais amis du people, parcequ'il les redouoit caatetSoiitliuess il apprhfoaii'irlado desrenes pace qu'en les careffant il les faifoit fervir a fes defreins; vtageres & des bienfaifantes afuranices fur la vie, docrine il fe fervoic du nom du' people, parce que c'eoit un piege peu cnntue tbtme en Angleterre il.approfondic l'conomie utile, une arme niceffaire pour ecrafer les miniftres, qu'it polirique. tine fouled'ouvragesXortis de fa plume, prouvent vouloit remplacer. 11 nte voyoit dans la revolution que fa Sque pre'fque tdutes les branches des fciencespolicique-& phi- gloire,1 fes plaifirs, & une force intariffable de richeffes; Iof6phktues lui etdiet t fatfiilire. ii vouloit de I'or fur-touc, parce qu'il aimoit le luxe & l'of- i *'Mirabeau a'eut j,amais qcie donnoiffances-- 'edmpritnt. 'entation, & Price-ouloir cous ces hochertsfes pieds. La Ce quti"connoiffoit biei par Iqimemnie, c'etoit le monde au pierre de touche, ditrun ancient, prove les metaux, Por w ifiliheu'duquel i1 livoi. I rtd e tirer part, de s'atrirer, eprouve leur probit&.'- Ce mor fat vrai pour Mirabeau. par la terttur les careffes & la recherche de routes les fac- -- II vduloit des grandeurs, il vouloit primer en tour. Ell-oa otins; i, t av.oit le secrett d'afpirer I lui les talents lei plus d4mocrate avec cetre foifinextinguible de varies & de do- econds, de les exprimer a utilement pour fa gloire de fe minatrion? Non, Mirabeau n'rtoit democrare que par un fail pardonner, en lfarifiant, toin ingratitude, ou d'em- calcul ariftocratique.- Ah fij'avois vecu, difoic-il au lit de pedherlepubiblic d'ycroire eunmioto, Adu cote des connoif- mortVjaurois catiufde l'embarras a ce charlatan Pitt; Price rakee, :M bead fu ua ar lesautres. 'Pri`e fut;out pat turirtitiie iJe ihe defire vivre que pour voir I'artifan heure'x, S'';i'elut- liait' moimietax &eii f rtt, &c Mirabea i i,quepona aider a 1'inflruira..... Combien la morrtde facrifioit tdt'au atoite' -.. p, Price doic done etre affligeance, fur-tout a la veille de-,. 12.4 This Page is Not Yet Available If you have a hardcopy page suitable for scanning, LLMC would like to hear from you. Thank you. 1-800-235-4446 or llmc@llmc.com This Page is Not Yet Available If you have a hardcopy page suitable for scanning, LLMC would like to hear from you. Thank you. 1-800-235-4446 or llmc@llmc.com This Page is Not Yet Available If you have a hardcopy page suitable for scanning, LLMC would like to hear from you. Thank you. 1-800-235-4446 or llmc@llmc.com This Page is Not Yet Available If you have a hardcopy page suitable for scanning, LLMC would like to hear from you. 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II ne faut pas conclure de-lI qa'on ait eu tort de rendre 'des honneurs i la mimoire de Mirabeau ; i a td utile a la jtevolution. On auroic du fans doute fire preceder ces hon- aears exceffifs d'un examen firieux & calme; mais toute la Trance a cru reidre hommage aux manes d'un patridte vrai, pur, incorruptible, & fi elle s'eft trompee dans le fujet, fon intention n'en eft pas moins louable5; accord de toutes les fociters, de routes les villes, nen eft pas moins un figne evidentt du triomphe univerfel du patriotifme, du befoin ,qu'on Cent d'exciter les homes a talents a le difendre. Ce parallile n'eft qu'une efquiffe incomplete trace par Wafard fur Mirabeau. On me reprochera de la fire apres fa mort; je lui ai dit la veriti plus durement, de fon vivant, dans des lettres particulieres & dans mes ecrits, & nous ommes arrives a un temps ou l'indulgence. eft utne lIchet~ bien dangereufe. Non rebus tantdm, dit Sinique ,fed & horminibus, perfona 'demendat eft 6 reddenda faces fua. (Epift. .-4.) Ce n'eft pas aux chores feulement, mais aux hommes qu'il fautt 6er leur anafque, & lear rendre lear phyfionomie naturelle. Les hommes a prejugis ecriront qu'il ne faut pas depri- mier les mots, it citeront l'adage : de mortuis nil nifi bo- sum; il nefaut que louer les morts. Cet adage eft contraire " la raifon. II faut blimer les morts, quand lear vie a ete fcandaleufe, quandI la cenfure peut arrecer ceux qui feroient tents de les imiter. Si Mirabeau m'entend & penecre dans mon ame, it doit voir que ce n'eft qu'un sentiment de' yuf ti ui me dirige. Je aiai ame, uoique fes mecurs & Con fafte m'dlignaffent conftamment de lui. Combien de fois j'ai defir6 de le voir reffembler aux Romains des premiers CRcles, fe rendre a" I'affemblie national a pied, le bacon a la main, portant les cheveux plats & le chapeau round. Avec cette fimplicitd & fon; talent, il auroit fubjugua toutes les confciepces: il n'entraInoit que les efprits: fes mceurs arretoient la confiance qae fes difcours feduifants infpiroient.' Son hiftoire & fon portrait m&ritent d'etre faits par un home vrai, inaccefible aux petiks calculs de l'efprit de patti:, au fanarifme des enthoufiaftes,, a rafcendant d'un prijug univerfel que tous foutiennent, les uns par igng- rance, d'autres par fuperflition, d'autres par foibleffe, d'autres parce que fire 'loge .d'unrival mort,. c'eft fare preuve de moderation, c'eft humilier fes rivaux vivants, &c.: i faunt encore que cet homme ait connu, ,uivi, etutdie Mirabeau dans fa vie pri.vie & politique, dans fa .mistre & dans fon laze, dans fes petiteffes & dans fa, fublimitr. Cec homme exifle, il ecrira: il fera rougir & c.es panigyriftes; pricoces,. qui encenfent fur parole pu mententa lear conf-' cience, & ces detra6teurs injafles qui, fonds a ii refuter Svyercus, vealent lui.6terwjufCqt'fes s altncs,, qieiques a*rts, veuilkv.w -- I - D PARI S. Caiffe de extraordinaire, II a gt brfld le to juin dernier, a Ph6tel de la caifTi do extraordinaire, rue Vivienne, la fomme de huit millions en affignats ; laquelle, joined a celle de xi9 d4ja biliee fera celte de 147 millions. AVIS DU BUREAU PROVINCIAL. Mefllieurs les Citoyens de la province du Nord fonr prdvenus qu'il vaque une place de Procureur en fa Sini- chauffle du Fort-Dauphin, par le dicis de Me Pincemaille. Meffieurs les Afpirants a cette place feront admis au concours pendant quinze jours, a computer du jour de fin- fertion du prifent avis dans les Affickes americaines. A V I S D I V E R S. La Society royale des Siences & Arts du Cap-Francais tiendra fa fiance publique, Ie 16 du courant, dans la falle ordinaire, a trois heures aprts-midi. M" les Habitants de cette Colonie font privenus que le IDpbt de la veritable Poudre mhdicinale de M. Ailhaud, ci-devant chez M. Reinaud fils & madame ve Armand, nigociants au Cap, eft tenu par M. Roux, a rimprimerie royale de cette Ville, qui. done avis qu'il ne fort ( dudic Dip6t) aucun paquet de ladite Poudre (ans etre figns , pour iviter l'introdud1ion & la distribution de ce Remede falifide. Le prix de chaque Paquet, compofr de dix prices, eft de i24 livres i f lols. M. Langlois ai', fucceffeur de feu ton Frere, fabri. cant de cabac, rues Royale & Saint-Jofeph, a 1'enfeigne du Roi d'Efpagne, continue ladite fabrique avec le plus grand fuccs ; ti privient M" les Habitants, Commiffionnaires & autres, qu'on trouve dans ladite fabrique un affortiment de tabacs de ouces les qualitis, avec ou fans odeur, ainfi que toutes forces de cigarres; it fe flatte que les perfonnes qui lui one accord leur confiance voudront bien la lui continue il fera toujours a meme de les fervir avec la plus grande exa-itude, tant pour la quality du tabac que pour la moderation des prix. Mr les Commiffionnaires y trouve- ront auff ungrand avantage'; i\ remplira les demandesqu'oa lui fera pour tous les endroits de la Colonie. A la requece de M. Duquenehey, recevea, r par interim des aubaines de ce reffor, il fera procde le 1 da courant, a la barre du Sidge de cette Ville, a la vente de quatre enclaves, done une nigreffe & une mulctreffe avec fes deux enfants, cinq cuillers d'argent fans marques, quatre petits pendants d'oreilles a pierres, depareills, trois petits cro- chers months en argent & en or,, aufli dpareili-s, & uae peite rofetrte,en pierres fines, monte. en argent,; h. tout dependant de la faccefflon de M. Raphael1 Molines,, dd nation gerangire, conformi~ment a la carte bannie, don't on donnera connnoiTfance au bureau de M. Duquefuey. i. M. Lefebvre, a l'Imprimerie. royale de cette Ville fondi de la procuration de feu M. de Prgval, donne avis q,u'il vient de recevoir de M. Robert, midecin de la Facultd de Paris,, fon correfpondant, de r'Eau. fondance acaitiv- ndrienne, don't les bouteilles' font revetueis d'in cachec incrufti dans le vrre, comee ci-devant, il pr~iient quc GI xi~i fors de c6 de'omc eta. eont F fak4it ii I' I U I 4 :4 a,, 3. , t 39? I 1 k., A Ta requAte de madame veuve Pradier, habitance Au Fonds Chevalier, quarrier de la Grande-Riviere, tint en Con nom personnel que come tutrice de fes enfants mnineurs, il fera procide le 1o du courant, 'a la barre du Si6ge de cette Ville, au bail 'a ferme pour neuf ans d'une habitation fituie au Fonds Chevalier, apparcenance aux fucceffion &t communaut6 Pradier, & des nigres & animanx y attaches, aux charges, claues & conditions de la carte bannie, don't on pourra prendre communication en l'ctude de Me de la Barre de Rozay, procureur is Sieges du Cap. I. Quoique M. de Lariie paroiffe etre furpris que M. Berruchon ait mis Con habitation, fitude a la Savanne Carrie, en vente, don't it eft bailleur de fonds i par les facilities que M. Berruchon donnera a ceux qui vou- dront en fair l'acquifition, il a entenda que le prix d'icelle feroit reversible en faveur de M. de Lariie, jufqu'a ce qu'il foit rempli, conformiment a fon aate de vente, don't le dernier terme fera &chu en i'y 5 & que ceux qui en front Iacquifition auront lememe terme, en payant pour comptant ce qui eft ichu ladice habitation eft bien fituee, fur laquelle il y a pour plus de fix mille livres de vivres "a recolter, le tout 'en bon 6tat, & 'a une lieue de l'em- barcadire, propre 'a faire une hatte, par les favannes com-. 2munes qui la joignent. i. Mk* les Crdanciers de la fucceflion de feu M. Fran- ciofy cadet, decid' habitant 'a Ouanaminthe, font pries de vouloir fe riunir ou fe faire reprifenter le dimanche %zi du courant, en l'etude de M* Privot procurer au Fort-Dauphin', pour y prendre des arrangements propres a accil&er leur payment, qui leurs front propofis par Me Nireau Despujeaux, notaire "a Ouanaminche, fond de la procuration de madame veuve Franciofy. X. A la requete de Me de Veyrier, curateur aux vacances du Cap, grant la fuccefflon Fournier, it fera procid6 le 13 du courant, a la barre du Siege de cette Ville, au bail 'a *ferme pour cinq ans, 'a computer du 4 juillet dernier, d'une habitation contenant environ neuf carreaux &; demi de terre, fituee a Caracole, paroiffe de la Grande-Riviere, appartenante aux h&ritiers Pavie, fur laqudlle il y a 2. teces de nhgres & environ x 0ooo pieds de cafiers en rapport ou prets a rapporter. i. M. Moneton s'eft charge, en partantrde Lyon, d'an iquipage de chleval garni en argent pour remettre a M. Mermier a qui cet objet .eft annonce & adreffe. M. Moieton voudra bieh fair dire ce qu'il exige pour fes foins & adreffer le tout a M.. Anfelme, maitre en pharmacies au Cap, rue Royale. 2i. M" les Cranciers de la fuccefflonwde feu M. Decars, icrivain principaal'de Ia marine, font pries de vouloir envoyer i M. Duranton, commiffaires de la marine & de la guerre, .une note certified par eux, de leur criance', afin de pouvoir juger par le tableau des dettes don't ladite fucceflion eft grev'&, des mi yens a employer pour parvenir i; fa, liqui- dation. ' 2.i. II fera prbcedEle it dt courant, 'a la barre du Siege de cetie Ville a Ila vente du fonds d'imprimerie appar- tenai 1 Ia la fcceflion de feu M. Lhonnorey Dubuiffon, avec l'exploitation de-la Feuille periodique connue fous Ile titre de Moniteur colonial, &a le droic au bail de la maifon ou ladite imprimerie efft abliie, la charge de fervir tous Fes abonnements faits pour ladite feuille piriodique, & de payer le prix ; favoir fix mille livres comptant & Ie Airplus par moiti6, deas trois &fizmois. On koura prendte . I E P F E T P 1 RD U. Ita iti petdu dans la journde diu vendfed4i juillec dernier, un'chien braque, age de fix' a fept tnois, bhn'c ayant deux grande& raches rouffes a la tete-, les oreilles belles & pendantes, & les yeux verrons; cer animal eft tris-marquable par Con mufeau,. don't le nez eft partag&k en deux : ceux qui en auront connoiffance fon pri-s de ij faire remettre 'aM. deiBlanchelande, a qui il appartient.li y aura bonne e6compenfe. .1'1 ( A I .~J 'I~' 'C' de plus amples renfeiggnemens chez Me de Veyrier, curate'ir aux vacances. z. M" Poupet freres Guymet & Gauvin continuent la vente de la cargaifon du navire le Profper de Nantes, cap. Thibaud, de laquelle it refte 2.oo fupetbes Negres. 5. M" A. Palhion & compagnie, marchandg de fer, ayant requ tout recemment un fort parti de marchandifes anglaifes, franjaifes & allemandes, & fe trouvant trop a l'itroit dans leur ancien magafin previennent M"r les Habitants, N6gociants & Ouvriers, qu'ils demeurent i f'ilet plus haut, dans la maifon de M. & madame Menier, rues Penthi&vre & Chaftenoy, vis-a-vis de Mrs de Ruffy, Potier & compagnie de M. Surmont marchand de fer, & vis-a-vis de l'angle ia M" Lenfant & compagnie, negociants. M" A. Palhion & compagnie, ayant toujours &t6 trss-bien affortis, previennent les perfonnes qui les honoreront de leur confiance d'etre perfuadies qu'elles tiouveront du bon & beaucoup de modicite dans les prix, "vu qu'ils tirent prefque tout des fabriques; ce qui les mettra ia meme de faire jouir du bon march. ;. C'eft avec furprife que M. Delarie habitant a& Morne-Rouge, voit que M. Berruchon, huifller au Fort- Dauphin, ait faith mettre, dans les .Affiches americaines, la vence d'une habitation qu'il lui doit integralement; it croit devoir cet avis au Public, pour mettre l'Acque'eur a I'abri de l'hypothique du bailleur de fonds. 5. Madame veuve Maurer, ayant acquis par contract du i5 juin dernier, de Champonon freres, une habitatioit irablie en cafR, fituee a la-Grande-Ravine de l'Acul, pour la fomme do 167,000 livres, don't 100,000 livres onretc6 payees comptant, invite les Creanciers hypothecaires de Champonon & de Mrs Boffuet & Ball6t, vendeurs origi,-. naires, & tous autres ayant droits fur ladice habitation, a communiquer inceffamment leurs tires en 1'etude de Me Cormeaux de-la Chapelle, pour kcre pays fur la'fomme de 63,000 livres, qui eur eft deftinee. K .M. Salicis, rditdrait 1'avis itfire" dans, les Affithes. ameiricaines du. 4 juin 783A, Feuille du- Cap, no z2.3 & dans deux acres Feuitles ia peu prs's de la n mee poque-, donne avis q9u'il continue a fouruir, dans, la cour de la' maifon qu'il, occupe, rue du Bac-, des herbes aux animaux qu'on veut:y. amener ; mais qtie n'exigeant aucun droit de garden ni de gIte, il ne repond ni de ces anitnaux, ni des ivinements qcui peuvent leur arriver ; iba roujours du foin' a. vendre.. K. M. Lafitte", traiteur, pxrvientMS les IHbitants - Voyageurs qp'il vient de prendre umie maifo6n' atrenanrt 'a la fienre., rue du Morne des Capucins, & qiU'il s'ef attache d'en rendre les appartements commod'is & agr6ables;'il a auffi une tres-belle curie, od il peut placer So' clhevaui - il donnne 'a manger en Ville, &' pteid des apprentis pous la, cuifine. w or w I' 'I fr //~ -*on, ,;--lvz-, '.3 r T. 19 -. x:3 'r t T i.e u-v S11 a 4d trouvi au Gris-Gris tn flacon d'argent, armoiri6. .S'adref'er a.madame Bailly, au haur de la rue du Confeil, qui le remettra,.en payant les frais du prifent avis. D E P A R T S. i, M. Dauvis, partant pour France-, fera vendre le ix da courant, a la bare du. Siege, un Negre agi de .6 ans, :bon charpentier de moulins &. de haute futaie. i. Madame Dubert part pour France. i. M. Simon Rougier jeune ci-devant economy a la ,montagne du Port-dc-Paix, part pour France, '& declare ne rien devoir. i. M. Darhan ame part pour France. i. M. Rolland, demeurant au Fort-Dauphin, part pour la Nouvelle-Angleterre. 2. M. Franjois Legris part pour France. I. M. Chancerel, habitant i Ouanaminthe, part pour France dans le courant d'aout ou au commencement de feptembre fans fate. %. M. Raphael Lepes part pour France. .. M. Vit.et, habitant au Port de Paix part pour France. %. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre; il prie ceu-x qui lui doivent de le payer le plut6c poflible. e. M. Jean-Louis Boquet & madame fon Epoufe parent pour France, & declarent ne rien devoir. 3. M. Montel part pour France. N-A V I RES EN CHARGEMEN T. 1. Le Caftor, capitaine Mouton, partira pour Bordeaux 'du to an i t feptembre" il prendra du fret, S'adreffer audic Capitaine dans fon magafin, rue Saint-Laurenit. i. La Baffe-Poince du port de 5oo00 tonneaux, capi- taine Dupin, pattira pour Bordeaux le 10 feptembre au ,plus tard ; il prendra du fret & des paffagers, qui front crr's-commode'ent logs. S'adrefler audit Capitaine dans Xfonimagafin, rue'de la Fontaine, ou Mr,Ma diargue, Bofc & companies ; itne peut ,tre reiard 'par fes recotivre- mients ayant fair les deux tiers de fa vente a la Martinique. Z. La Nancy, ,capitaine Alige, partira. pofir bordeaux :du1 i au n0o du contrrant ;il prendra du fret &' des paffagers. .S adreffer. audit Capitaine dans fon magafin, dans la maifbn ci-devant occuple par Ms" Deftandau & Laplace, rues du Gouvernement & cNotre-Dame. BIENS Sy EFFECTS A VEND-Ri. - -p.,a T, e habitation contenant xoo carreaux de terre, finaelie longdu bras droit de la Ravine aux Roches Noires, quarterr de la Novelle-Saintonge, dependance deJeremie, S'adreffer Ms de'Ruffy, Potier & compagnie, r ngociants au Cap. Cette habitation provient de la fucceflion de M. de /Ialherbe, on prendra les dettes pour du comptant. A L 0 U ER 0 U A A F FE R ME R. z. Une maifonb,fin.ue rue Saint-Francoi, -ci-devant occupee par M. Gatirau, conmpofe au rez de chauffie 4e Sdux pikes.1 av.ec cabinets, cuifine, cour & puits, & aq p,rgmier stage d'unebelle eflki, avec jaldtifies,& grand ,balon, une autre chambre, cabinet & cufine. S'adreffer g M. Crou;zeilles, negopiant au Cap. ESCLAVE EN ,MAAIRON A GE.; 3. Un N6gre nouveau de nation Arada, age d'ega' viron i6 ans, ayant des marques de Con pays Cur le vifage , de teaches noires fur la langue & les fourcils beaux eft part martroen, dans les premiers jours de juin, de, l'habi- ration de M. Fages au Trou: en donner des nouvelles fur ladire habitation. II y aura r4compen(e. ESCLAVES ENTRIES A LA GE OLE. Au Cap-Francais, le y du courant, Pierre, Anglois, etampe illifiblement fur le fein droit, ayant un nabot a une jambe, ag6 d'environ I 8 ans, de petite braille, fe difant a M. Francois, arrier a Picolet : Louis, Congo, etamp6 fur le fein droit VITAL, au-deffous P. PAIX, age d'en- viron it ans, arret a I'Efpagnol. Le 6, Jofeph, Taquoi, ecampe fur le fein droit PL, agi d'environ 2o ans,. de la taille de :pieds ,pouces, fe difant a M. Gaudin arretd a la Foffette : Prudence, de nation Congo, fans etampe apparent, ayant une cicatrice fur 1'epaule droite, agee d'environ 1i ans, arrethe au Garenage : Pierre, creole, etampe fur le fein droit CHARITAS, ayant un collier de fer au cou ag. d'environ 30 ans, de la taille de 5 pieds i pouce, fe difant aux Peres de la Charitd, arrest en Ville: Potosky, &ge d'environ i. ans, de petite taille : Hypolite., ag4 d'environ. 14. ans, de la taille de 5 pieds 3 pouces, de nation Taquoi, &tampes fur le fein droit BAYON, arrt's lI'Acul : Jacques Congo rtampe fur le fein :droic A. JOLY, age d'environ i8 ans, de petice taille, fe difant a M. Joly ,.arrete au Gris-Gris : Grace, Meu- ferade, 'etampee fur le fein droit MTE, LAFORET, &gee d'envi'on, 14 ans, fe difant a la nommee Laforetc, arrrete au Port-Frangais : Jean-Bapcifle,.Sof9, eramp. fur.chaque ,cote du fein AG, ag d'environ i. anrs, de la taille de C pieds % pouces, fe difant au nomm6 Long, n. 1., arrete au Limbe. Le 7, Sophie, de nation Congo, etampee fur la poitrine ARE GRANDINAU,;agee d'environ,, 3.0 ans, .fe difant a M./Judice, arrte ,auMorne-Rouge. . , Aur Fort-Datuphin,,le 29 di mpis ernier, ,Magdtelein, creole ,..fe ,difant a; la n.ommme Barbe, griffe ibrie ,.a Vieux-Bourg ,:Xans; t.ampe, apparepte, age .e 44 s, de petite taille, arr'tee a Maribaroux. Le 31,, Marthon, de nation Congo, fe difant a.M. Romand au VieuxBourg, etampe'e illifibtemen, &gee, d'environ 40 ans., arretgeaux Ferdoches. Le i du cPurant, la ;F9rguge, Congo ,1'di*,nc p. radame Fraife .au Cap, tampe fr leninAg1icie 4 ., :ag4v d'environ .7 ,aos', 4dela taills de 5, pieds, arret6 a Ouanaminthe. Le ., un Negre nouveau ,etanipe fu, Je fein droit DG, au.deffous T ',aidg4~evilon .& pns,, de la taille de 5 pieds;, arret au Piton de Bayaha. Le.o , Thisbe, de nation Congo, fe difant la nominee q-ne Didon, m. 1., campee fur le, fein droit A. bliDoN, ,A e d'environ %4 ans., Le 4, Jean-Jacques ,'cre ole.,fe 4ai -nt "a M. Balon au Mont-Orga-mi(, 4camp, ihllifibente JYr le fein droit, ag d'environ 30o ans, arrete enVi,, AN t MA .L-:E-: T.~ ~A U, *XE, v ,, ., Au Fort-Dauphin, le i: t,' 4 ourant,, un.'oheval Ingls, fans etampe apparent,e ayant une petite etoileau front.& les pieds de derriere blancs, arret 4e Ouanaminthe. Cbez D xF oUR DE R IA N S, imrprirnu M Ri&di u~i4pericu-r.- , ,: i '. ' ,.', ,I- ,. ,, ............................................................................... I. A S-S EM LE NATIONAL E. e'. .cret fur les Engagements. A RT II. Aucun regiment francais, foit d'infanterie, d'in- fanterie legere, foit de cavalerie, dragons ou chaffeurs, ne pourra, fous aucun pretexte, engager des hommes neshors de la domination franqaife, ni deferteurs d'aucuns regiments. III. cc Les regiments allemands, irlandais & liegeois, fe- ront feuls autorifes a engager des rangers & a recevoir les deferteurs des puiffances voifines, lorfque des conventions particulibres n'en prefcriront pas la reftitution ; il leur fera libre n4anmoins de recruiter en France, mais il leur fera de- fendu, fous aucun,pretexte, de prendre des deCerteurs des regiments francais, a moins qu'ils n'aient en leur amniftie. IV, Les regiments fuiffes continueront les operations de leurs recrutements, conformement I leurs ufages & a leur capitulation. V. II eft defendu d'engager, fous aucun prerexte, les deferreurs, les vagabonds, les mendiants d'habitude, les gens fulpe6ds ou foupqonnes de crimes, ceux pourfuivis eou fletris par la juftice, ainfi que ceux qui auront ite chaff6s des regiments. T I T R E I I I. Des Engagements. Art. I. Tout recruteur fera renu de declarer a l'homme de recrue qu'il veut engager le nom du regiment, & I'efpece de troupe pour laquelle il l'engage. II. La duree de 1'engagement dans routes les troupes, tant d'infanterie que de cavalerie, dragons, chaffeurs & Luffards, fera fixee a huit ans, & ne pourra, fous aucun pretext, erre porree au-dela. III. Le prix des engagements fera determine en raifon de la taille des hommes, & fera toujours portee en depenfe par les recruteurs & par les regiments, tel qu'il aura ete paye' reellement : il fera divife en deux parries; l'une qui pourra tre donnee comptantt a l'homme qui s'engagera, & l'autre qui fera toujours re'ervee pour lui ecre payee ~a on arrive au regiment, & fervir a lui fournir tous les effects de petit iquipement qui pourroient lui etre' neceffaires, ainfi qu'il fera plus particulirement prefcrit par les reglements. IV. Le recruteur, apres avoir pris des renfeignernents fur fur la conduit, fur I'age & la probite de l'homme. qui fe pre'fentera pourt s'engager, s'il eft admiflible an service ; ap'rs avoir fait conflater dans les forces qui pourront ecre prefcrites par les reglements, qu'il n'a point d'infirmits qui puiffent 1'empecher de porter les armes, apres enfin avoir pris fur fon compete tous les renfeignements que la prudence Jui fuggerera, lui fera figner fon engagement, V. Tout engagement contra&d dans 1'yvrefle, par fur- prife ou par violence de la part du recruteur, fera d'claro nul a la ratification. VI. Si 1'homme de recrue fait 4crire, it rerrplira lui- meme l'imprime de Con engagement, en y ecrivant de f(i main fes norus, demeure, age, & fur-tout les fommes con- venues avec lui, tant payables comptant que payables 'a lo arrivee au regiment, lefquelles feront detailiees en routes lettres; it le datera de meme &. le fignera de les noms de bapteme & de famille. VII. Tout engagement qui ne fera pas date rempH er routes lettres, & fign par. le recrue, ainfi qu'il eft prefcrit en 1'article precedent, fera declare nul & pour le rendre valuable, fi le recrue ne fair pas ecrire, il fera fa marque at bas en presence de deux tumoins, par Pun defquels les blancs de 1'engagement devront etre remplis, & qui devront le fi- gner tous les deux en cette qualie'. VIII. Ces temoins ne pourrontc tre des militaires, Cous peine de nullite de I'engagement its front pris parmi les domicilies de l'endroic, & it fera faith mention au bas de leur signature, de leur demeure & de leur quality. IX.. Lengagement, quoique figne' & fdlde, ne fera va- lable neanmoins qu'apris la ratification faite a la municipal. lite du lieu & ainfi qu'il fera dit ci-apres. X. Le recruteur fera tenu de prefenter, dans les trois jours, les hommes de recrue qu'il aura engageds, a la mu- nicipalite.du lieu, pour lui faire ratifier leur engagement mais cette ratification ne pourra avoir lieu dans la m&me journey, pendant laquelle I'engagement aura ere contrade, ni etre remis au-dela des trois jours. XI. Si 1'homme de recrue, au moment de la ratification, r6clame centre la validity de fon engagement, contre la violence qui auroit pua tre employee pour le lui faire con- tra6er, ou centre fon ivrelfe don't on auroit abufe, It municipality tachera de verifier le fait. S'il eft grave, elle en fera une information dans les rgles ; ii cette vw:ification ou cette information lui font juger indifpenfable de ne point ratifier l'engagement, elle le refufera i mais elle ne pourra le faire qu'apres avoir appele pour ecre temoin des raifons de fon refus le cominiffaire des guerres, s'il y en a, ott 'a 'on defaut un officer, foit en adivite, foic retire du service. XII. Si la municipality croir devoir prononcer la nul!it6 de l'engagement, elle fera reflituer en fi pre fence au rccru- teur par le recrue, la fomme ftipule lui avoir e't payee comptant, telle qu'elle fera enoncee par Con engagement, ' moins que ce dernier ne puiffe prouver quielle ne Lui a pas ite reellement d6livree. Si au contraire elle croir devoir pro- ceder la ratification, elle le fera en prdfence du recrue 8 -6i) 13 zr AFFICHES A ICAINES. UFEJUILLE DU CAP-FRAN A I S, D u Samedi x3 Ao^t 1791. 3 Pt 1791 I I -Y961 clu reeruteuni, en (gnant an bas de 1'engagement la formula de ratification qui y fera infCree. XIII. Si l'homme de recrue, reclamant contre la validite de fon engagement futceptible d'etre declare nul, n'efl pas en etat de reflituer auffitot les (ommes qu'il auroit touches, & qu'il pourroit avoir mangoes, la municipality fur la re- quifition du recrureur, s'affurera de Ca perfonne jufqu'i ce qu'il ait t' en erat d'efftcuer la reflitution, laquelle il fera tenu, ou qu'il air confenti la validity de (on engage- ment ; finon Con engagement Cera ddclatr valuable, & il fera oblige de rejoindre le regiment. XIV. Chaque nmiunicipalit6 tiendra un regiffre de recru- tement ; elle fera tenure d'y infcrire le nom de tous les recru- teurs, de quelque eCpece qu'ils foient, qui auroient faith conflater par elle leurs droits ou leurs pouvoirs pour re- crucer, ainfi que tous les engagements prefences par cha- curn d'eux, qu'elle ratifiera ou don't elle refufera la rati- fication ; & dans ce dernier cas, elle detaillera les raifons qui l'y auroient determine, ainfi que les noms du commif- faire des guerres, ou 1'oflicier appele pour erre temoin de ce refus de ratification, sequel fera tenu de figner ru re- giftre. XV. Les recrues qui fe front au corps, foit en garni- fon, foit en route front engages avec les memes forma- lites. La municipality de la garnifon ou du lieu de paffage. fera charge des ratifications, & fera tenue aux meies inf- criptions fur les regiftres de recrutement, que toutes les municipalities devront avoir. Lorlqu'un regiment fera en route, les ratifications pourront fe fair dans la journey mreme, fi le regiment n'y a pas fejour. XVI. Tout homme de recrue qui, fe repentant de s'etre engage, voudroit avant la ratification fire annuller fon engagement, fans cependant pouvoir attaquer fa validity , he pourra y parvenir qu'en portant Ca demand a ce moment a la municipality, celle-ci, mais en presence feulement du commiffaire des guerres s'il y en a, ou in on defaut d'un officer, n'impotte de q uel grade, foit en afivite, foit retire du service, appelI a cet effect, ainfi qu'en la presence du recruteur, en prononcera la refiliation aux conditions prefcrites ci-apres : une fois la ratification confommee, I'homme de recrue, pour faire annuller fon engagement, fera tenu de fe conformer aux difpofitions qui front pret- crites ci-apres pour les conges de grace. XVII. Tout homme de recrue qui defirera, conforme- inent aux difpofitions de Particle precedent, fe faire refti- tuer Con engagement, ee pourra le faire qu'en remettant fur le champ au recruteur la Comme reque comptant par lui. en s'engageant, & ftipulee fur fon engagement, ainfi que la fomme de 14 liv. pour indemnity des faux frais du recru- tement. En payant par lui ces deux fommes le recruteur, fous aucun pretexte ne pourra en exiger davantage, ni fe refufer a lui remettre fon engagement. XVIII. La municipality, en annullant ainfi cet engage- ment, en fera mention fur Con regifire, & cette mention fera fign&e par Ie commiffaire des guerres ou officerir ap- pele poar le fuppleer, ainfi que par le recruteur. XIX. Toutes conventions portees dans les engagements ou faites verbalement, tendantes a les annuller, en refti- tuant les fommes revues dans un temps fixe, ainfi que toute promeffe d'une folde plus forte que celle etablie par les de- crets, ou d'un grade quelconque en arrivant au regiment, fqAn difeadues fous peine de nullite de l'engagement XX. S'il s'levoit de eontelfationg pour raiton des en- gagements, foit entre les recruteurs & les homes enga- ges, foit entire les recruteurs de difFerents regiments, les uns & les autres front tenus de s'adreffer a la municipa- lice, qui jugera de la validity de 1'engagement, mais en pre- fence feulement du commiffaire des guerres s'il y en a, on fon defauc d'un officer, n'importe de quel grade, appele conformement aux difpofitions de l'article i 8 ci-deffus. XXI. S'il s'eleve quelques difficulties entire les municipa- lites & les recruteurs, commiffaires des guerres ou officers appeles pour juger de la validice des engagements ou de leurs reftitutions, les conteftations fur I'appel du recruteur, du commiffaire des gueres ou de l'officier appele, feront portees devant le directoire do departemenr, qui prononcera definitivement, mais en pre'fence feulement du commiffaire ordonnateur du department, ou de celui qani en fera les fon&ions. XXII. Les recruteurs, ainfi que les recrues don't les trai- tements auront ete ratifies feront coujours immediatement fous les ordres des commandants militaires, dans les ville.s o, il y en aura d'etablis, & leur front en confequence (u- bordonnes pour tout ce qui pourra intereffer la police & la discipline militaire. XXIII. It fera flatue far les reglements, fur les precau- tions ulteieures a ordonner, foit aux gendarmes nationaux, foit aux commandants ou commiffaires des guerres em- ployes fbit a-ux regiments memes, relativement au fer- vice des recruteurs &.i leur comptabilitde, ainfi que relati- vement aux recrues, a leurs envois, a leurs conduites aux regiments, a leurs admiltions on 'a leurs reje6ions, T I T R E I V. Des Rengagements. Art. I. Tout fous-officier ou foldat, tant dans I'infan- terie que dans les troupes a cheval, qui fera reconnu en dtat de continue fes services, & qui aura fervi de ma- nire a faire defirer de le conferver, fera admis a fe renga- ger de nouveau pour deux ou quatre ans au plus, c'eft-.- dire, pour un quart ou un demi-rcngagement de huit ans, le tout a fon choix ; & il poutra le faire lorfqu'il ne lui ref- tera plus que deux ans de service 'de fon engagement on engagement courant; it pourra le fire aufni pour quatre on pour huit ans, mais dans le moment feulement ou il feroit dans le cas d'obtenir fon conge abfolu. La demand en fera faite en Con nom au confeil d'admi- niflration du regiment, qui prononcera en confequence fur I'acceptation ou fur le refus. II. Le prix de rengagements front payables de deux ma- nieres, au choix de l'homme rengage, ou en argent comp- rant, ou en une haute paye pendant toute la duree du ren- gagement; its front le' m'mes pour tous les grades ; il fera en conPfquence flipule fur le certificate de engagement, fi la valeur en a e t convene payable en argent ou en haute paye. III. Les prix des rengagements en argent, ainfi que les hautes payes qui en front representatives, augmenteront progreffivement du premier au second, & du second au troifijme engagement, c'eft-ai-dire de huit ans en huit ans; le troifieme engagement, qui n'aura lieu qu'apres vingt- quatre ans de service revolu ne fera plus qu'annuel. 1 3971 IV. Les rcngagements, tant en argent comptant qju'en :hautes payes repreflntatives, feiont fixees pour routes les ar.mes ainfi qu'il fruit S A V 0 I R Infanterie frany., 4tran- gere & le'gre. xer Rengagement. . C . .. . . . . .Artillerie, mineurs, ou- vriers, cavalerie, ca- rabiniers. ier Rengagement. . ze. . . . . . Dragons, chaffeurs, huf- Cards. Iet Rengagement.. z . . . . . . 3c . . . . * EN ARGENT COMPTANT. Pour Par 8 ans. an. liv. 1. f. 100 S30 Iso 110 . * -I- EN H1-1 AUT E S PAYES. Par Par an. jour. f. d. 9 1. C. d. 13 13 9 i8 5 27 7 6 106 4 7| 30 8 4 110 13 15 10 o 4 2 140 17 10o 1 i19 1 3 . . z i i 7 8 17 Ic V. Le montant de ces hautes payes fera cumulM avec la folde de l'homme, pour 4tablir le calcul des graces done il pourroit tre fufceptible pour fa retraite, lorfqu'il les aura prdferees aux rengagements pays comptant. Ceux qui en auroient touche la valeur de cette derniere maniere, ne fe- ront point admis a reclamer la cumulation des hautes payes, don't ils auroient pu fe trouver fufceptibles par leurs renga- gements. VI. Aucun grade obtenu ne rengagera plus deformais dans aucune arme. Ceux neanmoins qui fe trouveroienct dans ce cas en execution de l'ordonnance du 20 juin 1788, concernant le recrutement, refteront afl'ujettis aux ren- gagements contracts en confequence, come ayant requ en indemnity le prix flipule pour ce rengagement par cette ordonnance. VII. Dans toutes les armes, except dans les regiments fuiffes qui confervent i cet effet les ufages de leurs capitulations, les adjudants, les fergents-majors dans I'in- fanrerie frangaife eti:angere, legere & fuifl'e ainfi que dans r'artillerie, les mineurs & les ouvriers, les mare'- chaux-des-logis en chef dans toutes les troupes a cheval, ne front plus engages, a computer du jour od ils par- viendront a ce grade & ils front libres d'abandonner ces emplois de la meme maniere que les officers, au moyende leurs demitlions, & dans la forme qui fera prefcrite pour ceux-ci. En acquerant ainfi leur liberty', ils ne front pas tenus de rendre la fomme qu'ils auroient pu recevoir pour le Z.engagement anticipe qu'ils auroient pu contraater 3 mais ils cefferont, a computer de ce jour, de jouir de la hautS paye qu'ils auroient pau obtenir a ce titre. Les predentes difpofitions auront leur effect, a computer du jour de la publication da present decret en faveur de tous ceux revetus a prdfent de ces grades. VIII. Tout foldat qui fe rengagera dans un autrq regiment confervera les droits refultants de l'anciennetd de fes premiers services pour l'acquifition des droits de citoyen adif, pour le engagement annuel, pourvu qu'il fe rengage dans l'annee qui fuivra l'expedition de fon conger ablolu : paffG cette epoque, il perdra fes droits a des graces qui ne peuvent s'obtenir que par des services fans interruption. IX. Quoiqu'un foldat, ayant dedj fervi dans un r4gi-. ment, puiffe ecre dans le cas de conferver dans un autrr les droits acquis en raifon de fes services pre'cdents, il ne prendra neanmoins rang dans la compagnie oil it en- trera, que da jour de fon arrive, & ne pourra parvenir aux hamues payes, qu'a fon rang d'anciennete dans cette compagnie. Tout foldat forti d'un regiment, & qui s'y rengagera avant 1'expiration de trois mois, y reprendra fon rang d'anciennete; panf cette epoque il ne fera plus admis 2 cette faveur, quand bien meme rengage avant la fin de l'anne il ne devroir pas perdre le fruit de fes services pr&cedents. X. Tous les rengagements front faits dans une forme uniform qui fera prefcrite par les riglements; ils front fignes par I'homme ; il lui fera remis un billet de rengage- ment les uns & les autres front imprimes. TITRE V. Des conges ad'anciennetd, des reforms & des degagementf; Art. I. En temps de paix, les conges abfolus feront toujours expedies an jour meme de l'expiration. II. En temps de guerre, les conges abfolus qui vien- dront a choir pendant la champagne front retards juf- qu'au moment de la rentrre des troupes dans leur quarter d'hiver. Us front alors expedies auffito6, & il fera tent compete aux hommes dans ce cas, & par un decompte parriculier, fait a cette epoque, de la portion de temps pendant laquelle Iturs congas auroient ete fufpendus, en les en indemnifant, d'apres le tarif fixed ci -deffus par l'article VI, & en raifon de la claffe du engagement qu'ils auroient e d dans le cas de contra6er. III. Si les hommes dans ce cas predfroient la haute paye representative du engagement, ils (eront libres de le declarer, au moment od leur conge abfolu devroit leur etre expddi', & a!ors ils en jouiront en raifon de la clafa. de 1'ur rengagement confoimement au tarifde I'art. VI, a computer de ce jour jufqu'a celui auquel leur cong6 abfolu leur fera reellement expddid. IV. Les conge's abolus d anciennete feront delivres,; ainfi qu'il a ete dit ci-defTus foic que l'lomme foic pre'fent au corps, foir qu'il foit abfent par conge4 dans ce der- nier cas, on ne le forcera pas de rejoindre pour venir chercher fa carrouche ; mais alors il ne pourra pas reclameq, les parties de (a folde & maffe d'entretien de (on absence, don't it n'auroit di L tre paye que fur le rappel qui en auroit ece fair a fon retour, lequel rappel, en confequence, n'aura pas lieu pour lui. V. II fera fair a tout homme congedie par ancienneti ~J4 11. .-'--- A -..',...... -, ~ - S4 1.' - . [ 398]1 le ddcompte de tout ce qui devra lui revenir pour fa folde, fes hauces payes de Con grade, fes deniers de poche ; & fa male d'entretien jufqu'au jour de fon conge, s'il eft present au corps, ou jufqu'au jour feulement auquel 11 fe fera abfente, s'il eft en conge, dans 1'un & l'aucre eas, ce dicompte fera toujours detailld fur fa cartouche. VI. Le decompte de fa haute paye de engagement, 'il y a lieu, lui fera toujours fait jufqu'au jour de Conr conge abfolu, foit qu'il foit absent ou prdfent il en fera fait pareillement mention fur la cartouche. VII. Tout homme congedie par anciennete emportera -avec lui 'habit, la vefte, le chapeau & la culotte de fon habillement courant fans qu'ils puiffent etre changes centre d'autres de moindre valeur, dans 1'etat ou ces objets fe trouveront. II fera tenu de laiffer fon fabre, fa buffle. terie & Con armement, ou de tenvoyer, a fes frais, celles de ces parties d'armement & d'equipement qu'il pourroit avoir emportees avec lui en cong6e, avant de faire reclamer fa cartouche, qui ne lui fera expedite qu'apres ce renvoi. VIII. Tout homme dans le cas d'etre congedie par anciennete, & qui fe trouvera redevoir "a la caiffe du regiment, ne pourra obtenir fon conge qu'apres s'etre acquitted envers elle 3 en confequence il fera tenu de continue fes services jufqu'a ce que, par fes economies ou revenues confenties par lui, il fe foit totalement libere'. IX. Tout homme de recrue, arriv 'a un regiment, lorf- qu'il ne fera pas admiffible, foit par defaut de taille, foit pour raifon de quelques infirmites ne pourra etre renvoyd que fr 1'avis du confeil d'adminiffration assemble' a cet effect. La fubfifiance lui fera founie pendant quatre ours francs, non compris celui de fon arriveie, pour lui donner le temps de fe repofer, & it lui fera remis pour fa route trois fous par lieues, depuis la garnifon jufqu'a l'endroit ou il aura et6 engage. X. II fera ftatue par les reglements, les differents cas cans lefquels ces faux frais devront etre au compete du recruteur, & la maniere de les porrer en depenfes fur la j nafe deftinee au recrutement, lorfqu'ils ne devront pas Are fupportes par Iui. XI. Auffit6t qu'un homme aura ete admis dans un regi- ment il ne pourra plus etre reform que par l'officier general charge de fon infpeftion, & execute dans des cas de liienciement ; it ne pourra plus etre reform par defaut de taille, auffitot qu'il aura fait la guerre. Les hommes, dans les cas de reform lui front prefent6s, afin qu'il puifte la prononcer, s'il y a lieu ; it ne pourront en confd- quience etre reform's qu'e'ant presents au regiment, 'a moins d'un cas d'impoffibilite dument conftat6. XII. I1 fera expedie a chaque homme dans ce cas, un conge de reforme qui en detaillera les causes & les motifs. XIII. Tout homme 'a Con trwoifiemement engagement, c'eft-'a-dire, ayant plus de 2.4 ans de service, ne pourra plus etre reforme pour raifon d'infirmites d'e quelque care qu'elles proviennent ; it fera conferve au regiment fans faire d'autres services que ceux don't il pourroit refer fufceptible, jufqu'a ce qu'il puiffe obtenir les graces qui front dans le cas de lui etre accordees d'apres les regles clui front prefcrites a ce fujet. , XIV. Tout homme qui feroit dans le cas d'etre reform= pour une infirmity refultante d'une bleffure i la guerre, ou fuice de quelque accident occafionne par fon service, meme en temps de paix, ne pourra l'tre quelque foit Ion 'eu d'anciennet& qu'e afirrat fa [btIanc, UJ *1/ - A.. -. -- -. I -4- reftera en attendant ton regiment, en ne demeurant affTu- jetti qu'aux services don't it pourroit etre encore fufceptible. XV. II fera libre a tous les foldats de toutes les armes de demander, en temps de paix feulement, de fe dega- ger aux conditions qui front prefcrites ci-apres 5 mais leur conge abfolu leur fera accord fur la demand qu'ils en front, mais feulement au moment de la revue d'inf- petion finale de chaque annee. Tous ceux qui voudronr ainfi obtenir leur cong4, front tenus de fe faire infcrire deux mois avant I'epoque de cette revue : il ne fera de- livrd de conges de grace qu'aux hommes presents; l'etat en fera prefenrt alors a 1'officiers general, & it fera au- torifCe a faire delivrer tous les ans des conges de cette ef- pice jufqu'a la concurrence du trentidme du complete dans les regiments d'infanterie, & du quarantieme feulement dans ceux des troupes 'a cheval, en fuivant l'ordre d'inf- cription de ces hommes. XVI. II ne fera delivre des conges de grace qu'aux hommes prefents aux corps j fi cependanr quelques affaires importantes & preffees, bien conftatees par les corps ad- miniffratifs, exigeoient que quelque foldat fut congedie de cette maniere fans attendre le moment de lh revue, it pourra lui tcre expedie, en attendant cette epoque, un conge limited auflit6t qu'il aura faith la remife de fes effects d'habillement & d'equippement, & de la fomme qu.'il fera tenu de verfer a la caiffe ; mais fa cartouche de cong4 ne lui fera jamais expedite que par ordre de l'infpeateur. XVII. Tout homme qui obtiendra un conge de grace, fera tenu de laiffer au regiment toutes les parties de fon habillement equippement & armement ; fon decompte lui fera faith jufqu'au jour de fon depart, come aux hommes congedies par anciennetr, fans pouvoir lui etre erenu fous aucun pretexte, non plus que les effects 'a ui appartenants. XVIII. Tout homme redevable de quelque fomme 'a la caiffe du regiment, ne pourra etre admis a obtenir fon conge de grace qu'apres s'&tre acquitted totalement en- vers lni. XIX. Tout homme, pour obtenir fon conger de grace, fera tenu de verfer preliminairement a la caiffe du regi- ment, le double de la fomme ftipulee ci-deffus pour le premier engagement de huit ans, dans Con arme. S'il lui refte Cept annees & plus a chever cette fomme decroItra d'un huitidme tous les ans, en raifon du moindre nombre d'annees qui lui refteroient a courier, le tout conform&;. ment au tableau ci-apres3 favoir: Infanterie franfaife, etrangere & legere. c Huit ans de service, .oo00 liv. 7 ans, 175 liv. 4 ans, SSo liv. S ans, 12.5 liv. 4 ans, 100 liv. 3 ans, 75 liv. z ans, 5o liv. I an, z5 liv. Artillerie, mineurs, cavaliers & carabiniers. c Huit ans de service, .40 liv. 7 ans, .10o liv. 6 ans, i So liv. 5 ans, 150oliv. 4 ans, izo liv. 3 ans, go liv. i ans, 60 liv. i an, 0 liv. Dragons, chaffeurs & huyfards. cc Huit ans de service, 2. 6 liv. 7 ans, i89 liv. 6 ans S69 liv. 5 ans, 135 liv. 4 ans, io8 liv. 3 ans, 8i liv. 2. ans, T4 liv. i an, 17 liv. c XX. Tout home qui obtiendra fon cong6 de grace, erant abfent n'auir a-droic i tA clamer fon dicompte ctre .. .*-. - L . ,,e la mgme maniere prefcrite pour les homes conge'- dies par anciennet6, par les articles precedents. XXI. Les cartouches des congas de grace feront fignes de tous les membres du confeil d'adminiflration & de l'inf- pe&eur; elles front vifdes par les commiffaires des guerres, &c elles exprimeront en toutes lettres la Comme qui aura ite payee en raifon des annees de services reflantes a fire, ainfi que le montant da decompte pay' a chaque homnme. XXII. En temps de guerre il ne fera expedie aucun cong6 de grace; ce temps fera cenf6 commencer du jour ou un regiment auroit reju l'ordre de fe porter au com- plet de guerre. XXIII. II fera flatue par les reglements far les autres formalites de detail, pour l'expedition des diff~rentes ef- peces de congas abfolus, ainfi que pour la furveillance 'a ce fujet a prefcrire aux commiffaires des guerres charges des revues & police des troupes . L E G IS LAT I O N. Paris ce 3z mai 17791. La queftion qui vient d'etre foumife au jugement de I'affemblee national, eft certainement une des plus im- portantes aux yeux de tous les amis de l'humanice. La nation deploira'-t-elle route fa force contre quelques foibles individus, centre des coupables vaincus & difarmes? Les retranchera-t-elle de la life des viyvats, pour 6pouvanter leurs imitatears ? Tuera-t-elle un citoyen, parce qu'il y en a eu dej'a un autre de tue ? Mulripliera t- elle fes pertes, pour les venger? Voudra-t-elle s'expofer au malheur terrible, don't on n'a vu que crop d'exemples, de condamni ner fur des preuves apparentes, un home don't Pin- nocence fera par la fuire reconnue trop card par l'aveu du vrai coupable ? S'interdira-r-elle 1'efpoir de conferver des hommes egares, en les puniffant, de rendre leur cha- timent utile par leurs travaux effrayant par fa duree, & de les ramener a la vertu par un, long repentir qui les rende un jour a la patrie ? D'un autre cote en aboliffant la peine' de: morr, la nation ne craindra-t-elle pas d'enhardir au crime ceux que que la mort feule arrete ? Cette humanity ne feroic-t- slle pas une foibleffe coupable ? Le legiflateur qui pro- onceroit cette loi, ne craindroi:-il pas d'etre, en quelque forte complices des attentats commis par les criminals qui trouveroient moyen de s'echapper? L'efpoir de cette 6vafion ne fuffit il pas pour affoiblir dans l'efprit des hommes pervers la crainte falutaire du chatiment qui les menace ? Eft-il poflible, eft-il moral d'erablir que la tache de l'affaflin peut fe laver ? Que le fang qu'il a verfe ne le fouillera pas toute fa vie ? Que 1'infamie qui le fuit, ne fera pas eternelle ? Qu'un jour I'homme fans reproches pourra fubir l'opprobre d'etre alis a fes coe.s? Sous quelqae point de vue qu'on envifage crtte grande queftion, P'humanite gemit & l'efprit ift effraye. La raifon demeure incertaine. Peut-etre faudra-il attendre des temps plus calmes & une 14giflature tranquille pour la difcuter & la refoudre avec la maturity qu'elle exige. Toutes les opinions contraires don't elle n4ceffiie le dUveloppement, meritent d'autant plus d'etre fagement pefles, qu'aucun prejugi ne les deshonore, & que de part & d'autre, elles font,. galement fondees fir le refpeft de l'humanite, le foin de la fUretc publique, & l'amour de 'ordre social. - ... -...- y .. ., .. .. - ..- .( - - ..- .. D'un co6t la crainte de perdre, fans retour, un innocent, le defir de rendre le chatiment des coupables plus utile & moins cruel ; de l'autre, la crainte d'enhardit le crime & de compromettre la furet4 publique : voila les motifs egalement louables qui divifent les efprits & fufpendent la deliberation. L'allemblee national a renverfC bien des erreurs. 11 n'eft prefque plus de retraite oti l'ombre de la barbarie n'aitc & diffipde par fa lumiere. Cependant elle pourroic erre effrayee d'une tentative fi hafardeufe fi d'autres nations n'en avoient fait une heureufe epreuve. Un orateur eloquent a dit a la tribune, en s'oppofant I l'abolition de la peine de mort, que experience du genre humaine eft une lefon bien impofante. J'en conviendrois avec lui fi cette experience ne parloit pas auffi pour l'opinion qu'il combat. L'empire Ruffe occupe le quart du globe, & l'on n'y connoti plus la peine de mort. On a dic qu'elle avoit 6te abolie fous EliCabeth, & retablie apres Con regne. C'eft une erreur qu'il eft important de reliever. Catherine 1 qui faith regner la philofophie fur ua trone abfolu, qui a multiplied le droit de bourgeoisie dans, fes etars qui a rappel6 aupris d'elle il y a quelques annees, des deputies de toutes les parties de fon empire pour les confulter, qui peu i peu facility aux payfans des terres de fa couronne les moyens de s'affranchir, en donnant ainfi un grand example aux autres proprietaires de fon empire, n'a point r&eabli la peine de mort : elle en a au contraire confirm' l'abolition; & je me fouviens' de lui avoir entendu dire plufieurs fois qu'illfalloit punir le crime fans l'im.iter, & que la peine de mort n'dtoic prefque, toujours qu'une barbarie inutile. Il n'exifte peut- etre pas de pays ol il fe commette aduellement moins d'affaflinats que dans fon empire. Le criminals font con- damnes au fouet, aux galeres, aux travaux publics. Une feule exception a ete fait6, pendant Con regne, a cette loi d'humanit6, & le falut public rendeit cett* exception indifpenfable. Un brigand, nommI Pugaftchewv, avoit ravage & fouleve la moitie de la Rufflie. Apr~s mile atrocities apres s'etre baigni dans des flots de fang, il fur vaincu & p ris. On prionona. fon. arrest de mort & Von rardonna a fes complices. J'ignore quel parti prendra 1'affe.mblee; mais j'ai crtu devoir empecher qu'une citation inexa6te n'influat fur la deliberation. S E G u R, atmbaffadeur a' Rome & ci-devanr' miniftre du roi en Ruffie. A V I S D I V E R S. M. Faucher, nomme marguillier de la paroiffe de Plai- fance pour 1790, & charge par la commune de, la collele- de I'imp6r de 1789, don't les recencemens onu e t diftri- buks, mais don't les droirs n'ont pas det acquitss., prevent. MArles. Habitants que la municipairte de Plaifance s'occupe dans ce moment de la diftribution des rencenfemens de 1790; mais qu'cn attendant,.ils font prtis de vouloir payer l'imp6t de 1789 entire fes mains-, & ce fous le plus court. delai, fans quoi il fe verroit contraint, quoiqu'a regret,. d'ufer des voies de riguear centre les ddiinquans. j. Le Vinaigre cofmitique & unique, don't I'efficacit.', eft genuralement reconnue pour touted les maladies longues ou chroniques de la peau, compote par M. Brtcknmian, fameux mddecin & chirurgien allemand, ne fe vend qu',: I'Imprimerie royale du Cap Franjais, & a l'nprinmerit- nationale du Port-au-Prince. 4% x. Jean Delaunay, m. 1., demeurant aux C6tes de Fer, quarter du Borgne, previent les ayant droits en la fuc- cellion de feu Louis Fouet, ayant vecu Con affoci6, d'avoir a fire retire fix ttes de n'gres faifant parties de la focietd qui fubfiftoit entr'eux : leur declarant qu'attendu la diub- lution de ladite focidet & le present avertiffement, il n'en demeure plus refponfable. i. M. & madame de Vallerot previennent Mr" leurs Creanciers qu'ils ont donned leur procuiarioqn gne'rale 'a M. Larochart, leur grant, pour ad/ninifrer leur bien, & reparrir leur revenue en cafe. C'eft le parti le plus avan- tageux que M. de Vallerot air pui prendre pour parvenir plus prorpptement a fa liquidation ; it engage enr confe- quence Mrs les Cr6anciers'de vouloir bien ne pas lui faire des frais ., attend qu'il ne s'eft referv6 qu'un modique revenue. La demeure de M. Larochart eft fur une de leur habitation 'a Plaifance. z. M. Malet, pompier & fondeur en tous mecaux &k en tous genres, demeuranit ci-devant rue de Vaudreuil, a&fuellement rue d'Anjou, vis-'a-vis-M. Laconfourgue, ferrurier reitkre fes Cervices 'a Mrs les Colons & les prevent qu'il fait des pompes de toute folidite, inaltera- bles, & d'un nouveau genre, qu'il garantic capable de donner plus de roo bairiques d'eau par heure par le fecours d'un negre feulement; les corps deCdites pompes font en cuivre fondu, tournes en dedans, ainfi que leurs piftons on eufes, abfolument bien differences de celles ci devant faites par des chaud-ronniers don't les corps ctoient en cuivre battu & lamin, fe'mblable 'a celai dui doublage des n.avires, & leurs piftons oir eufes ehn bois, confequemrrient de tres peu de duriee, & fujets 'a de reparations frequentes & difpendieufes; it offre de fair monter l'eaa 'a plus de ;oo pieds au-deffus de fon niveau n il vend de pompes a incendie. .. M. Saraute, nfgociant a Jre'mie, donne avis que M. L. Douais, par fon testament, retenu par Me Epini e , notaire en ja Senechaufle de Jrenmie,, rtmoira "prtfents, le 14 juit dernier, ,Ta nbmnie fon executeur teflamentaire' pour les biens delaiff's a Jeremie, & que pour les biebs' dlaiffis au Cap, it a nomm6 M. Bernard Manecq pour pareille execution ; ce qui necellite, aux terms de l'edit de 1781, afrc. 18, des formalites pour lefqnelles M. Sarraute a agi de fa part, avec envoi de 1'expedition d& teftament aM. le Procureur du Roi, & priere de rappeller .M. Manecq l 1'exercice de fa million. 1'1 Cera procede le 0o aoCit, a la barre du Siege de cette Ville. a la requete de M. Calon de Felcourt, inge- a'eur du Roi, chevalier de l'ordre royal & militaire de S: Louis, en vertu de l'ordonnance de M"r le Gn&ral & Intendant de cette Colonie, du 3 juin 1789, & de For- donnance de M. le Senechal, juge du Cap, du 28 juin dernier, a la vente d'un terrain contenant environ trois carreaux & demie de terre, fitu 'a la Ravine des Epineux,. 9uartier du Joli-Trou, -paroiffe.de la Grande-Riviere, aux. charges, clauses & conditions de la carte bannie, don't on pourra prendre communication ainfi que des tires, en 1'etude de MP Gaultier Lagaultrie procureur pourfuivant ladite vente. 3. M. Jean Gaeta Italien dentifle nouvellement arrive au Cap, offre fes services au Public pour arracher les dents, les limer, les (fparer, les 6galifer, les plomber & les tranfplanter ; il gurit toutes les maladies de la Qouche i il donnera tous fes foins & fatisfadion aux per- E4001 fonnes qui I'honoreront deleur confance. On trouve chez lui un opiat anti-fcorbutique pour 1'entrctient Ies dents, & des patlilles pour les douleurs. Sa demeure eft chez M. Lapole, rues Saint-Simon & Penihi6vre. 3. M. Thouron, tenant le pal'age de la Petite-Anfe au Cap, privient 5Ifrs les Habitants &6 Nigociants que fon paflage fera tenu, .a computer du I aouit, par M" Alquier & Laplaigne, au coin des rues Neuve & du Cimetiere, vis-a-vis M. LeCcure qui le tient acduellement 5 it les previent qu'on trouve toujours chez lui de la poterie de Colin des chaudieres 'a fucre du fel du pays &c; il previent a.ufti MIr les Capitaines & Negociants qu'il a des magafins tires vafles & propres a emmagafiner toute efp&ce de marrchandifes : le magafinage etant meilleur mar- che qu'au Cap, Uis y trouveront leur avan.tage ; il en a auffi qui font propres pour fervir d'h6pitaux pour les n'griers. 5. M. Lafitte, traiteur, previent Mrs les Habitants & Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante 'a la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attach d'en rendre les appartements commodes & agr#ables; it a auffi une tres-belle .curie, oi il peut placer 8o chevaux ; il donnne a manger en Ville, & piend des apprentis pour La cuisine. 3. On vient de recevoir, 'a 'Imprimerie royale du Cap, un novel envoi de I'Elixir balfamique pour les maladies des Gencives & des Dents, ainfi que de la Poudre de corail, compofes par M. Carnelli, chirurgien-dentifte, D E P A R T S. i. M. Jacques Beaugra:nd part pour France. i.' M. Daralle, demeurant au Morne-Rouge, part pour France. i. M. Jean Savaignas part pour la Nouvelle-Orlanus. x. M Jean Luife part poir la Nouvelle-Orleans. x. Madame veuve Lannaux, marchande aux Gonaives, partant pour France, prie les perfonnes qui lui doivent de 1.a payer ; elle vendra Con fonds de boutique, confitlant en graiflerie, roilerie, liqueurs, vins, &c. fes meubles, effects, armoires & argenterie; elle vendra en outre, enferble ou fpa~re~ment, douze tetes de nagres bien connus, y compris deux enfants, don't un mulatre age de deux ans, & une negrillonne d'un an ; le(dits negres font tous marchands, deux tailleurs, deux blanchiffeufes & une cuifinikre, done le plus age ne paffe pas 10 ans le tout pour du comptanr. i. M. Voifin part pour France ; il prie ceux qui lui doivent de le payer, & ceux a qui it doit de fe pritentce pour recevoir leur payment. i. M. Ifaac Salvador part pour France, & declare ne rien devoir. 2. M. Autexier part pour France, & declare ne rien devoir3 it fera vendre .mardi prochain, chez l'huifier de 1'Amiraute un cabrouet neuf avec deux mules & les harnois, egalement neuf, & cedera le bail de la maifon qu'il occupe, rue Saint-Nicolas, qui a encore cinq ans & demi a courir; il vendra a l'amiable deux negreffes, done une prere a accoucher, & un fort n"gre. z. M. Jean-Baptifle Boulanger part pour la Nouvelle Angleterre. 2. M. Barthelemy demearant ,a1'Acul part pour France. %. M. Jofeph Couilhou part pour France, & declare ne tien devoir. 1. M. Francois Lordoner part pour France 4, yli * w.-Y.-,~~..~ *.,. 4 'ii I 40. 1 M. M. Jean-Baptiffe Paradis june part pour Frarnte. K. M. F. L. Faures, ndgociant au Cap, ayant fiXe Con depart pour la Nouvelle- Angleterrc, ;an priinem; pro- chain, vendra troi< accons avec vingt nt',ies y attaches; i1 louera a 1'Acqu'reur un magafin fitue fur le quai Saint- Louis, & une chambre haure dans la maiiion q,.'il occupe, avec la jouilfance de la devanture poui y fire le com- merce des planches la situation de cet emplactement eft tres-avantageufe pour ce genre de commerce il eft deji connu par le f(jour qu'y a fait M. Darlhanp6, don't I'in- tention eft de partir pour France. On poutra prendre pof- feffion du tout le i feptembre prochain. 3. Mr* D. L. Morel, P. Pener, J. Baudron, Roffignol du Lagon fils, & J. Bourden, patent pour la Nouvelle Angleterre. ;. M. Goffe, habitant a l'Acul des Pins part pour France; 3. M. Darhanpe, marchand de bois au Cap, part pour France le I fepte.mbre prochain 3 il a deux jeunes beaux negres fcieurs de long, excellent fujets, avec un ou deux jeunes.negres domeftiques, don't il fera bonne composition, moyennant du.comptant ou de la denrde. NAV IRES EN CHARGEMENT. i. L'Antoinette capitaine Delamare, partira pour le Havre du to au 15 feptembre. Ce navire, du port de 00oo tonneaux eft double en cuivre, d'une march fuperieure & tris-commode pour les paffagers : ceux qui vou.dront y paffer ou charger i fret s'adrefferout a M" Staniflas de Longuemarre de la Salle, Paouilhac & compagnie. 2. L'Union, capitaineMalfard partira pour le Havre dans le courant de teptembre prefix ; il prendra du fret & des paffagers. S'adreffer a M. Lacorne, correfpondant dudit Navire ou audit Capitaine. 3. L'Arni diu Peuple, brigantin neuf, du.port de 2.00oo tonneaux ou environ, 2 fon premier voyage, capitaine Conftant partira pour Marfeille du 2z au 5o acut.; il prendra du frer & des paffagers. S'adreffer a M. Guillaume Paul grant la cargaiCon dans fon magafin rue des Religieufes. BIENS ET EFFECTS A VENDRE. Une jeune Negreffe de nation Arada bien conflituee, perruquiere &.nourrice, fans enfant. S'adreffer a M. Dorand, chirur ien- major. O. Une maifon fituee rue des Religieufes & St-Louis, cote fud, formantrun quart dllet de 64 pieds ou environ a6tnellement occupee par M. Bill tailleur. Une aut-re maifon & emplacement, fitues au bourg de la Peirte-Anfe, a left de M. Patois, faifant le coin de la Grande Rue, occupee par M. Grange, marchand, & fe prolongeant jufqile & compris 1'emplacement occupy par Guillaume Larar. S'adreffer a M"r Aubert, Rouch & compagnie, negociants au Cap qui donneront de plus amples renfeignements & en front bonne compofirion pour du comptant ou de la denrte au course. %. Quatre ameublements en acajou, couverts en mar- roquin rouge & vert, compofts chacun de douze fauteuils avec leur canapes, ottomanes & ducheffes : plus quatre fauteuils de bureau en bois d'acajou, tournant fur pivot, & converts en marroquin rouge. S'adreffer a M's Aubeatc, Rouch & compagnie, qui en front bonne composition. 3. Une habitation fitue' au Joli Trou de la Grande Riviere contenant 41 carreaux de terre, avec des plan- nations pour fair ;ooo0 de eafe, des vivres en abondanee; de tris-beaux batiments tous neufs, comme grande cafe, cafe caf6, h6pital, moulin, &c. avec 40 n gres, qu'on vendia avec la terre ou qu'on retirera au choix de I'Acquireur. S'adreffer ~ M. Crouzeilles negociant at Cap, qui donnera de plus amples 6clairciffements. E T.A T des Negres epaves qui doivent etre vendus za la barre du Sie'ge de cette Ville le 8 ocdobre. i. Un Negre nouveau etamp6 fur le c6te droit du fein ST-MARTIN, au-deffous DELABASTIDE, age d'en- viron 2. ans, de la taille de y pieds pouces, arrket a I'Efpagnol le 27 juin dernier, porte an n 453. Louis, Congo, er-mpe fur Ie fein gauche C. BASQUE; au-deffous ST-M & d'autres lettres illifibles age d'en- viron 40 ans, qui n'a fu dire le nom de fon maitre, arr&te a I'Efpagnol le 2.7 juin, port au n0 454. Lifidor, Mozambique, tramp' fur le c6te droit du fein DORBIC, ag6 d'environ 2o ans, de petite taille, arre e a I'Efpagnol le 18 juin, porter au no 455 La Joie, Mozambique, etampd fur le fein droit GDR; age d'environ 2.0 ans, de la taille de 5 pieds 2. pouces, fe difant a M. Lariviere, arretea I'Efpagnol le 2.7 juin, porte au numero 459. Jean-Pierre, creole, erampe fur le fein droit LAUTRE; fur le gauche MONDOC, age d'environ 26 ans, de la taille de 5 pieds 3 pouces, Ce difant a M. Montholon, arr&te a l'Efpagnol le 27 juin port au no 460. Antoine, Congo, erampe fur le fein droit, au rebours; ABENE I. B. C., ag4 d'environ 2.4 ans, de la taille de $ pieds i pouce, qui n'a voulu dire le nom de fon maitre, arrt ai l'Efpagnol le y juillet, porre au n 49.. Avril, Mandingue, ecampe fur le fein droit DABOU & d'autres lettres illifibles, age d'environ 3 6 ans, de la taille de 5 pieds 6 pouces, qui n'a fu dire le norn de Con maktre, arreti a l'Efpagniol le 5 juillet, port au n 494 Laurent, Arada etampe fur le fein droit I. I. F. PIN, an-deffous SON ST-M, ag6 d'environ ;6 ans, de la taille de 5 pieds j pouces, fe difant 2 M. Pinfon, arree a lI'Ef- pagnol le 5 juillet, porter au no 49Y. Noel, Banlo, etamp6 fur le fein gauche IDA, au-defTous ST-M age d'environ 2.o ans, de petite taille, fe difant a M. 4Nam, arrete a 'E'Tpagnol, port au n 496. Jdoeph Arada, etarmpe fur le fein droic J. BUQUET, au-deffous ST-MARC, age d'environ lo ans, de la taille de 5 pieds, fe difant a Guillaume, m. 1., arrete a I'Efpagnol le 5 juillet, porter au n0 498. Jean-Baptifte Se1ngaldis, ayant deux fois, fur le fein , I'ecampe IIDF, Ag d'environ .6 ans, de la taille de ; pieds 4 pouces, fe difant au nomm"e Jofeph, m. 1., artcre en Ville le 6 juillet, porter au n 503. A LO U ER OU A AFFERME . i. Une maifon en maonnerie, firu'e au Petit-Carenage; faifant l'angle des rues de Picolet & du Fort-aux-Dames, numero 5o, occupee par Mrs Dumas & Turenne, a louer; favoir, la moitie pour le 2.7 du courant, & I'autre pour le 27 novembre fuivant. S'adreffer a Mrs Lenfant & com- pagnie, negociants, rues Penthievre & Chafleno)e. i. Un appartement haut, richement meubl, compofd de deux chambres & un cabinet, avec un balcon en fer fur le devant, trois cabinets & une cuisine donnant fur la cour, a louer pour le reftant d'un bail d'environ dix-huit mois ; ledit appartement eft fitcu rue Royale, vis-a-vis I. i .i if' 4 !,^ ,f I 1' 4 *1 , .1 C': -]Zi ~ I 'it. H ,Me Domergue, procureur. S'adreffer 'a Mr Deftandau & Laplace, rues Saint-Domingue & Saint-Laurent. VECLAVES EN MARRONAGE. Deux Nkgres nouveaux, de nation Congo, I'an rtamp4 R. DUCOSSE, 1'autre, an rebours, TALVANDE, font arts marrons le i du courant : en donner des nouvelles a madame ve Ducoffe a Plaifance, a qui ils appartiennent. i. 11 eli part marron depuis .environ deux mois de 1'habitation de M. Silly Duponct a la Marmelade, un jeune Negre age d'environ it. ais fans etampe : ceux qui en tauront connoilfance font pries d'en donner avis a M's Friou & compagnie, negociants, rue Dauphine, qui previennent AMI" les Commiflionnaites, Habitants & Americains, qu'ils tiennent du tres-bon tafia en barriques. .. 11 eft part marron de I'habitation Louis a Terre Neuve un Negre nouveau, etampe fur le fein droit, en fcr a cheval, J. B. LOUIS : en donner des nouvelles fur ladice habitation. ANIM AL E G A R . I. II s'efl dchappe pendant la nuit 2.5 au i6 du mois dernier de la favanne de l'habitation Galiffet, un beau cheval anglais, polI brun, ayant le nez & les pieds blancs, un oeil verron & la queue court : en donner des nouvelles A M. Moulin, grant fur ladite habitation, ou a M. Pichon, rue du Bac. II y aura bonne recompenfe. ESCLAVES ENTRIES A LA GEOLE. Au Cap-Franyais, le 8 du courant, Cupidon, Mozam- bique, eampe fur le bras droit, au rebours, TP, ayant une brdlure fur le fein gauche, agi d'environ I8 ans, de petite tail!e, fe difant 'a M. Defeffars, arretr fur le chemin de la Petite-Anfe. Le 9, Gabriel, Nago, ~rampe fur chaque cote du fein BOULIN, au deffus une etamFe illifible, ayant un collier de fer au cou avec une longue change , a^g, d'environ 14 ans, de la taille de 5 pieds 2 pouces, fe difant a M. Boulin, arrest en Ville. Le To, un Negre nou- veau, de nation Mozambique, etampe fnr le fein droit DUMENIL, au-deffous CAP, age d'environ 16 ans, de la taille de 5 pieds 2 pouces, arrte 'a 1'H6pital des PNres: Tdelmaque, Mondongue, etamp6 fur le fein droit POH, fur le gauche PORI, au-deffous PAIX, agW d'environ 26 ans, de la taille de 5 pieds i pouce, fe difant a M. Mou- chenet, arrte 'a la Foflette. Au Fort-Dauphin, le 65 du courant, Mathurin, Mon- dongue, fe difant a M. Maignan au Cap, itampe fur le fein droit MAIGNAN, au-deffous BR, age d'environ 50o 'ans, de la taille de 5 pieds i ponces, arrete a Maribaroux : Richard, creole, fe difant au nomme Coffi, n. I., a la Petite Anfe, fans etampe apparent, age d'en,'iron 14 ans, rougeatre de peaa, arr. e a Ste-Suzanne : I'Eveille, Cronno- fe difant la fuccefflion Franciofv afFermn fiar 1402, pouce, arrete il'Acul de Samedi : Panga, Mozambique; qui n'a fu dire le nom de fon maitre, ayant de marques de fon pays fur corps, ag# d'environu 4 ans, de la caille de f pieds ; pouces : une Negreffe, cample illifiblement fur le fein droit, ag4e d'environ .8 'a ;o ans, de la taille de 4 pieds io pouces, arretes a la Mine. Au Port-de-Paix, le 5 du courant, un Negre nouveau; de nation Congo, ag6 d'environ 28 ans, de la taille de , pieds i pouce, r&e fur 1'eftomac CB ou H, arrete a la montagne du Port-de-Paix. Le 6, Mingo, Anglais, ag6 d'environ ans, de la tailledea aille de pieds pouces, fans dtampe apparent ayant des marques de Con pays fur chaque c6te du fuin & ane cicatrice fur la joue gauche, arrete au Gros-Morne. ANIMAUX ENTRIES AUX PAVES. An Port-de-Paix, le 3 du courant, un cheval brun; etampd fur la cuiffe du montoir N, arreti 'a la Siente. Le y, un bourriquet entier, gris, etampe fur la cuiffe da montoir AV arr8to en Ville. AR R I V E E S D E NA V I R E S. Le i du courant, le Platane cap. Mentauvry, part de Marfeille le 17 juin. Le i, les Fededrs, cap. Lacouture, parti de Bayonne le 4 juin : la Ville du Cap, cap. Giten, parti de Bordeaux le 13 juin. Le ; la Petronille, cap. Auliacq, part de Bayonne le I; juin : la Bonne Mere, capitaine Giraud, part de Marfeille le 2i mai. Le 5, le Vigoureux, cap. Leguillon, part de Marfeille le 17 juin: le Capricieux, cap. Viguie, part de Bordeaux le 14 juin. Le 6, le Vaillant Second, cap. Lafitte, part de Bordeaux le 14 juin : la Charmante Louife cap. Jacot, parrti de Bordeaux le iS juin. Le 9, les Deux Sceirs de Nantes, cap. de Kehu, venant de la C6te d'Or avec 546 Noirs: la Conftitution, capitaine Fournier part de Dunkerque le 18 juin. D F P A R T S D E N A V I R E S. Le 2.9 du mois dernier, I'Abondance, cap. Rouffeau; pour Nantes. Le 31 I'Augufle, capitaine Blanchard, pour Saint-Malo : la Nouvelle Societe, cap. Mofneron, pour Nantes. Le i du courant, les Deux Amis, cap. Pioler, pour Marfeille : la Pauline, cap. Laperche : la Providence, cap, Grimard : le Paquet-bot de la Martinique, capitaine Aubert ; la Julie, cap. Dupuy; tous les quatre pour Bor- deaux. Le i, le David, cap. Salomon, pour Bordeaux. Le 3 le Bailli de Suffren cap. Couturont : la Loi, cap. Deltibal: le Surveillanc, cap. Quard : le Dogue, capiraine Dupin : les Deux Amis, cap. Drouet; tous le cinq pour Bordeaux. Le 4, le Fils Unique, cap. Caftaignet, pour Bordeaux : les Deux Soeurs Creoles. cap. Caulle- ,our le g* 9 LqU U ft A% - 9 -_ _ r - J'habitation Chaloupin, etampd FRANCIOSY, age d'en- Havre. Le 6, le Duc de Normandie, cap. Leme. Le 9, viron ;o ans, de la taille de 5 pieds i pouces, arrrd a la l'Aaive, capiraine Paytel, pour Nantes. Le x1 'Aimable Mine. Le 7, Florentin, Congo, fe difant de l'habitation Angelique, cap. Stendelet, pour Saint-Malo ; le Vaillant de M. de Vincent a Rocou, etampe illifiblement fur chaque Second, cap. Lafitte pour le Port-au-Prince. Le 2., la c 'ti du fein, a&g d'environ 35 ans, de la taille de 5 pie4s i Ville du Havre, cap. Caron, pour le Havre. A U C A P-F R A N CA I S Chez DUFOUR DE RIANS, imprimeur du Roi & du Confeil-fuperieur. i1 -~ S-. - 4-. Y;ARI ET E. L'.tl'phant blanc. L E Siamois eft un people d'Afie, efclave & idolitre on n'eft guere l'un fans 1'autre. II1 a eu fucceflivement pour maltre dans ces derniers temps un paon, un porch (i) & un foliveau ; celui-ci eft le fouverain aduel, & cette na- tion ne s'en trouve pas plus mal : en remontant aux fixcles anterieurs, elle avoic ete gouvernie par des tigres & des renards. L'objet de Con culte etoit, il y a quelques anndes, un ours gris, trouve fur les bords d'un lac 5 il ne danfoit pas comme les n6tres; il ne favoit que calculer & par fois it efcamPtoit avec affez d'adreffe. En ce moment on adore A Siam un elphant blanc. Ce quadrupede de cette couleur eft alfez rare. 11 n'en eft que plus cher an people ami de la fingularitd. Au refte, d'autres nations out fait de pires choix. IIen eft: reputees fages (z) & &clairees, qui encore aujour-- d'hui, brulent leur encens a des oignons & meme 1 du pain. Le quadrupede, idole du jour a Siam y etoit dUji connu depuis une dixaine d'annees (3). On l'avoit remarque paf- fant la mer a l'.cge de 19 ans pour alter combattre dans des forts eloignces. II etoit de retour, quand les Siamois, -peuple enfant, prirent de 'humeur contre la cour, & s'avi- S rent, pour la premiere fois depuis treize fiecles, de von- S loit cre libres tout de bon. Le roi Soliveau laifla tout fire comme on pouvoit s'y attendre ; & quand tout fut S faith, il vint lui-merne a Siam ple & tremblant, au mi- lieu de oo00 mille arcs bands, & dit au people: Sayez libre j'y conCens ; aufli bien quand je ne le voudrois pas, il faudroit toujours que cela far. A la fuite du prince, etoit l'elephant. blanc don't on avoit S dja place l'image a la maifon commune. Quelqu'un d'en- tre la foule dc Con propre movement, ou pay6 peut- etre dleva la voix, & dit a ceux qui l'entouroient : Amis remarquez vous cet elephant jeune encore, il faut le fire marcher a notre rete ; cela en impofera aux couitifans. II a vu la mer il vient de loin il doir en favoir long. II n'en fallout pas davantage. Tous les-regards fe porth- rent fuir l'61phanc, & il fut proclam6 tout d'une voix. Ce que c'eft que de venir de loin I IIA Son premier movement fut de faire une genuflexion (i) au trone co qui diplut fort. On fe dit tout bas : I'edlphant blanc n'a pas befoin, ce femble, de I'agrement du roiSoli- veau, quand il a le fuffrage du people. Ceux qui n'y regardent pas de fi pres ne s'apperqurent de rien & ceux-li font les reputations. On remarqua que la couleur ble.ue plaifoir beaucoup a l'elephant, & qu'il faifoit accueil a ceux qui fe prefentou;nt a lui habilles ainfi, de preference aux autres ciradirns vetus a l'ordinaire. De ce moment, un grand nonmbre de Sia- mois, dedj idolatres du quadrupede, endoifa l'uniforne. Ce nouveau coftume change les mceurs de la capuale : on y rencontra beaucoup plus de foldats que de citoyens. Les faubourgs murmurerent, quand ils fe virent me- prifls faute d'un habit bleu. L'6llphant blanc don't l'inf- tin& gale 1'efprit du courtifan le plus delie, eut Coin de fe montrer fouvent au people fans manquer de faluer avec fa trompe, & de droite & de gauche, tout le monde fur fon paffage. On admiroit fon maintien, un peu em- barrafl'e pourtant, fes graces un peu contraintes ; mais l'idolatrie fe meloit deja aux hommages qu'on lui rendoir, il avoit deja fait fe&e. Pendant que les habitants -de Siam s'amufoient ainf an- tour de la nouvelle idole car on ne penfoit pre(que plus SP'ours gris, la cour tramoit tout a fon aife contre la liberate naillante. I1 ne s'agiffoir de rien moins que d'enle- ver le roi So!iveau pour le mettre a la tete d'un part nom- breux & entamer une guerre civil. Heureufement le peu- ple fut inftruit a temps. L'e ephant blanc favoit tour, & ne donnoit figne de rien ; il fallut menacer fes grandes oreil- les du crochet de fer, attacher malgre lui un fabre nu a Vextremice de Ca trompe & le forcer a conduire cette iouyvelle infit'rteion. Le roi Soliveau fut amene encore une fois a Siam, mais pour y fejourner. Les courcifans, qui avoient peur lui confeillerent de changer de batte- ries, de s'atracher e'le'phant blanc & de profiter de la faveur populaire que celui-ci ne tarda pas a recouvrer. Ce grand quadrupede le croiroit-on ? eft fenfible a la piqure la plus leg re ; un coup d'aiguillon de l'abeille le met dans'des fureurs difficiles a peindre. Un taon (z) s'attacha un jour a lui, & lui enfonqa fon dard dans une des nom- brerifes gerqures de fa peau. L'irafcible animal dteffa fes oxeilles, agita 'a trompe frappa de fes d4fenfes tout ce qu'il rencontra. Les idolatres habills de bleu partagereitr (i) Les elephans plient les jambes. Voyez M. de Buffon. (z) Mouche deux ailes qui incommode beaucoup Jes grands quadrupedes, fur-tout pendant les grandes chaleus. ~1. - 2 b / 1Irk. ;i (i) Autrement dit le cochon de Siam. Voyez l'Hifloire aaturelle de Buffon, tome IX. (2.) Les figes Egyptiens entr'autres. (3) Vers l'epoque qui" rtpond a l'ai-1777 de notre &re ultgaire. -~ ,.-..". ..-,-- *1 ...- - - I, / I p Ii~ N A (i) Cet Mvinement eut lieu a Siam Il jour qui repond au 1. fUvrier de l'an de grace 1790, (i) Les lephans, & fur-tout le blanc, difent les na- turaliftes, Ce fervent de leur trompe comme d'un bras & d'une main. (4) Les kliphans chez les Siamois, portent fur leur dos des tours qui contier'ient jufqu' a I combattans, & plufleuts pecites pieces de canon fur heIus affats. f^, I- u ?1.. , 'auffitort on refflentiment (i) & fe mirent 1 la pourfuite Sde 'ennemi cache. On efu dir qu'une armee avoit deja' franchi les murailles de la ville. Pour faire oublier ce contre-temps, routes les jeunes filles fiamoifes habillees de blanc vinrent par bandes porter a I'elephant des fleurs & des gateaux des compli- S mens & des chanfons; elles paffoient leurs douces mains S fur fa trompe & quelquefois la baifoient avec amour. L'idole quadrupede n'etoic pas tout-i-fait infenfible 'aleurs faveurs : on le vit plus d'une fois accepter d'abord les bouquets, mais pour les replacer galamment, avec Ta trompe (z) carenante, jufques dans le fein de la beautc qui lui en avoit faith le cadeau. Les femmes eurent leur tour. Au champ de Brahma, les I jours de fete, l'dlephant blanc paffoit en revue fes idola- tres 'bleus, au bruit d'une mufique militaire :alors les jeu- nes dames Siamoifes s'approchoient de lui, & lui adreffoient *endrement la parole ; il fembloit leur fouiire. Heureufes celles qu'il daignoit honorer d'un doux regard I Ces petits exercices acheverent le preftige j l'dlephant blanc devint l'idole declaree du jour. Son influence, non-feulement dans la capital, mais en- core dans toures les autres cites de 1'empire etoit tell , que des extremites du royaume it lui arrivoit tous les jours des caffolettes de parfums; jufque-li qu'un talapoin, beau, difeur, & nomme tout recemment pontife vota dans la maifon commune de Siam de declarer l'elephant blant la grande & unique idole de routes les provinces. Quelques-uns, effrayes des fuites d'une idolatrie auffi univerfelle, eurent le courage de faire ouvrir les yeux a plufieurs de leurs concitoyens. A la rencontre de l'eie- phant blanc, non-feulement its ne fle'chiffoienc pas le genou, mais meme its ne fe decouvroient point la tgte : d'autres plus hardis bravant 1'engouement public fe plaqoient fur le paffage de l'idole, tout expres pour haranguer les ido- latres. Laches leur difoient-ils a voix haute, dans tous les carrefours & le long. des rues de Siam, liches vous vous applaudiffez d'avoir brife le fceptre du roi Soliveau, & vous vous laiffez marcher fur le venture par 1'elephant blanc. Comme des valets vous vous etes empreffes de porter fa livree & fes couleurs; vous-memes, confervez la liberty conquife par vous, & ne la donnez pas en garde a ce quadrupWde elev6 dans la cafe des enclaves titres. L'elephant blanc eft votre dole & la court eft la fienne. Place entire vous & le roi Soliveau a-t-il ceff' un feul infant de prendre part pour ce dernier ? 11 ne veut fair de vous que des foldats. Ne foyez pas etonnes de le voir a la premiere occasion lever fur vous le fer don't vous avez armed fa trompe homicide & diriger centre le peu- ple cette compagnie d'archers (3) & ces inftrumens de guerre qu'il porte par-tout avec lui. Ce qu'on avoit prevu arrival : le roi Soliveau, mal con- feille' par plufieurs chefs de talapoins, crut devoir quitter k capital, precifement le premier des fept jours repute's (W) Dieu des Siamois, qui Cc fit negre Gange. CaxlIts boris dui ISO 01 W, I 04 INNOMR, Its 4. 4 1- I ,~ * r "^*: 404 ] faints dans le pays, & confacrts pleurer l'entrd de Wif- nou (i) au tombeau, & a c6l6brer fonrt retour au ciel. An- gurant mal d'un tel voyage, le people, de fa pleine puif- fance & autoritr cruc devoir s'oppofer au depart de la cour. L'6dlphant blanc dreffi au manage du palais des fouverains, accourut pour ouvrir les pallages. II euc beau fire aller fa trompe & de haut & de bas, & de gauche & de droite, cette fois, non-feulement le people Siamois, mais prefque routes les phalanges blues, oublient un in(- tant leur idolatrie pour ne penfer qu'au falut commun loin de rendre a l'idole les honneurs accoutumis lui op- pofarent une muraille de bouchers & d'arcs tendus. L'UlN- phant palfe de rang en rang; on le laiffe patter feul: fes geftes imperatifs ne trouvent point d'efclaves prets a exi- cuter Ca volonte. Furieux, il fe. retire dans fon habitation 6cartee. En arrivant il foule aux pieds le panache blanc qui flotte entire fes deux large oreilles ; il arrache les deux franges d'or qui retombent avec grace fur fes epaules; il dechire le fin drap bleu qui lui couvre le dos, & brife aulli le fer don't itl toit armed. En peu d'heures, tout Siam apprend le grand chagrin, la grande colere de l'le'phant blanc. On fe group dans les places, dans les.jardins; on fe dit, la larme a l'ceil : 'e'lephant ne veut plus abfolument nous commander : qu'al- Ions nous devenir ? Maudite defobeiffance c'eft toi qui nous perds : Le grand elephant blanc nous abandonne, h6las que fair ? Que fire ( reprennent quelques francs Siarnois ). Laif- fons bouder l'dliphant dans fon coin : it y perd plus que nous. Choififfons-en un brun, fi nous n'en trouvons pas de blanc ni de blond : autant vaut. Ou mieux encore, fachons nous en paffer: il ne faut plus d'idole a un peu- ple qui n'eft plus efclave. Cependant la trifteffe civique prend un cara~dre plus impoCant. Prefque routes les phalanges bleues Ce mettent en march dans l'attitude de l'abattement, & fe prefen- tent en filence a la demeure de l'dlephant blanc. La porte en eft coujours ouverte : & ceux qui viennent pour en mouiller le feuil de leurs larmes, y font les bienvenus ; mais 1'elephant, fans decoration, Cecoue la tte en figne ndgatif, a toues les inftances pathetiques qu'on lui rdithre. En ce temps-la la municipality de Siam avoit pour maire une grue au long cou au long bec : c'k.oit le choix des citoyens adifs. Elle descend lentement les degris du perron de la maifon de ville & franchit 2 la lueur de quelques pales flambeaux maints ruiffeaux fangeux. Leurs ceintures charges de pluie & mouillees de pleurs, arrivent pourtant au logis de 1'el'phant blanc. Le maire grue lui adreffe la parole en Con language : Grand elephant blanc ! affez & trop long-temps vous nous avez tenu rigueur : jufques a quand avez-vous refolu de nous border encore ? Reprenez vos auguftes exercices : foyez tobjours notre idole : nous vous jurons d'expier, par un devouement aveu- gle & Cans borne & fans fin, la defobeiffance inftantande des citoyens. Venez-en demain recevoir le ferment folennel. A cette harangue prononcee a genoux I'dlephant refle immobile. L'erpoir renalt, & le martin de la journee fui- vante eft attendue avec impatience. La promeffe d'an nouveau ferment determine l'el phant blanc. II fe prefente * '1,. I: t 40 ] la maifon de ville mais au milieu des gefles expreflifs qu'il avoic htudids pendant la nuit, on fe preffe tellement autour de lui, on lui faith refpirer une fi forte dote d'en- cens qu'il penfa en etre dcouffe. L'idole reparolt. Si'les arts itoient plus avancd h Siam, it y autroit en un beau tableau a peindre en ce moment. Qt'on fe figure deux mille automates bien vktus, jurer fur leurs javelots foumiflion parfaite & devouement entier aux ordres de l'dliphatit blanc. C'6toit la condition tacite du retour de fes bonnes graces: & ptes d'un tiers de la ville de Siam eut la lichete d'y foufcrire. Aufli, depuis ce moment on ne l'appelle plus que la ville des idoldtres; & on nomme ferment des aveug/es la promeffe d'obeir en tout a 1'le4phant blanc. Ce quadrupede exigeant & vain, avoit pour ami & pour confeil un taureau indomptr, connu a Siam fous le nom de minautore. Celui-ci, d'une force de tire prodi- gieufe fe tenoit derriere l'idole, & s'en fervoit pour tromper plus facilement le people, & le faire rentrer plus vice (bous le joug : il en heroic venu i bout, ft la mort ne l'euit atteint au bout de la carriere. On lui decerna l'apo- th ofe. L'elephant blanc fe fentit le plus de cette perte. De cette 4poque, reduitc fes propres reffources, it fit des chfues prefque a chaque pas. Le roi Soliveau avoit pour femme une hermine (i), venue du nord.a grands frais. Ceux qui font a l'affait de teut remarquerent qu'au plus petit ivenement, la trompe de l'elephant etoit colide a l'oreille de l'hermine. Celle-ci, froide de Con natural, n'avoit pu fe fire la temperature ardente des Siamois, enforce qu'elle etoit reftee dtranghre au milieu d'eux. On ne s'en apperjut que trop pour elle. Dans un jardin, celebre dedj par plufieurs coups d'eclat, un raffemblement nombreux de citoyens prit la rdfolution fubite de rompre cette coalition fufpecde de I'hermine & de l'dlIphanr. En confiquence ils arreterent d'envoyer I'hermine, qui prenoit beaucoup crop d'empire fur I'efprit du roi Soliveau refpirer fon air natal pendant quelque temps, & cela fans en demander la permiflion au grand Lama (i) : & auflli de faire repaffer la mera 1'edlephant blanc qui influenyoit l'efprit du people d'une maniere effrayante. On laiffa le roi Soliveau fur le trone mais en fe promettant bien de ne pas lui donner de fucceffTeur : & c'eft ainfi qu'on vint a bout de dctruire l'idolatrie a Siam. DU CAP-FRANAIS. A Mejfieurs de tous les Corps de Troupes patriotiques & de ligne de la Co/onie. MESSIEURS ET CHERS CAMARADES, Le Corps des Volontaires patriots du Cap-Francais a l'honneur de vous privenir qu'il vient de denoncer a la municipality du Port au Prince, le fieur Huard jeune, rddadeur de la Gazette de Saint-Domingue, pour le para- graphe qu'il s'eft permis d'inferer dans le numero 65. Ledit paragraphe commenjant par ces mots : cc Nous croyons tenir le fil d'une trame dans le cabinet du Cap, des Lettres de cette Ville, &c. &c. o. (i) Joli petit animal, difent les naturaliftes, mais qui a une trrs-mauvaife odewr. (z) C'eft comme qui diroit le pape de ces countries, ^,- A ; : a .. .... --". *; Le Corps des Volontaires vous doir, il fe dcoikr a Lui-m-me de vous convaincre qu'il n'a jamais celfe de m'nriei le nom de vos Freres d'armes, & que fa conduite eft au-diffus de au-deffous de tout foup0on 1 il attend de la municipalire du Port au Prince, justice du Calomniateur ; juflice qu'il pourfuivra jufqu'a ce qu'il I'ait obtenue. Nous avons ['honneur d'etre avec les sentiments les plus fraternels, MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTS, Vos Freres d'armes, Les Volontaires patriots du Cap-Franrais. AVIS DU BUREAU PROVINCIAL. Mrs les Citoyens, afpirans i la place de Receveur des droits domaniaux, vacant par la mort de Me laingeot, font prdvenus que par arriet de l'Affemblee provinciale, en date du 15 du courant, le cautionnement pour ladiEe place, a &r~ determine r la fomme de 6o mille livres, & que )a nomination de cette place fe fera lundi %2. du courant en consequence, its font invintes de fournir d'ici a ce remps, aux commiffaires charges d'examiner la validity de leur caution, le brevet de leur cautionnement pour ladire place, & qu'a defaut par eux de remplir cette formality dici aLL de'lai prefcrit, leurs requetes en demand feront rejeteres. M" les Citoyens de la province du Nord font prcvenI1sI que fur la dnmiflion volontaire de M. Sejournd, receveur des octrois & droits domaniaux au Fort-Dauphin, I'AIfenm- blee provincial nommera inceffamment a ces places. Mrs les Afpirans feront admis au concours pendlant quinze jours, a computer du jour de l'infertion da pretinc avis dans les Affiches americaines. A V IS D I V E R S. M. Salenave, habitant c la Petite-Anfe, donne avis qi'il tire fur France, a (ix mois de vue, payable 4 ns Paris. Mrs Sauzea & Dubois freres, ayant contrade' une focie'te avec M. Felix Anthoine, prdviennent Mrs les Negociants & Habitants, que leur raifon de commerce fera dorcnavanc fous les noms de Sauzea, Dubois & Anthoine. i. M. Nicolas Lannoi previent le Public qu'il a drabli le magafin de cuirs tannds & peaux, qu'il tenoit autrefois rue du Bac, dans la maiCon neuve de M. Raymond, place Royale, vis-a-vis la Fontaine. Ce magafin eft allortri en routes fortes de marchandifes propres pour Mrs les Selliers, Cordonniers & Tapifliers & leur prefente ainfi qu'a Mrs les Habitants, avec le choix des marchandifes, routes les facilities qu'ilspuiffentdefirer. A cette branch de commerce, M. Lannoi joindra celle de la commiffion, ayant pour cec effect toutes les commodities requires. Come charge de la liquidation de Con ancienne focitrd fous la raifon de Lannoi & Reymond, il previent pour I. derniere fois les perfonnes qui doivent a ladite raifon de vouloir folded leurs competes ; car a defaut de ce, il ell oblige en la quality, de fe mettre en rtgle ; il vient de recevoir un bel affortiment de tiges, bottes, de marchandiles de felleries & autres dans le dernier gout. i. M. Chevalier aine, maguillier en charge de la paroiffe de Saint-Jean-Baptifle du Trou, pour Con habitation des Ecreviffes, prie M" les Habitants de ladite paioiffe de fire retire, le plut6c poffible leurs rencenfements de I !,v bJ 'I I. / / . "7 ,, r ' / '.-..f ,AO / .** *TIP I[40eI 4chez M. le Curd de ladire paroifTe, qui a bien vnulu s'en .harger, ain(i que de la recette des dioics qu'ils onE a payer. A la require de madame veuve Pradier, habitance au Fonds Chevalier, quarter de la Grande-Riviere, rant en Con nom perConnel*que come rutiice de fes enfants in meurs, il fera procfdc le 0o du courant, i la barre du Sidge de cetre Ville au bail a fcrme pqi, neufans d'une .habitation fiture au Foids Chevalier,, *a rrenarrre aux S fuccellion & communanut Pradier, & des negres & ainmanx y attrachis, aux Lhar2es, clauCes & conditions de la care bannie, do:r on Iourra prendre communication en l'ktunle de Me de la Bane de Rozay procureur es Sieges du Cap. ;. M. Lafitre, traiteur, previenteVrs les Habitants & Soyageurs qu'il vienc de prendre une maifon attenante ai ;a fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'efl attach,' d'en rendre les .appartements commodes & agrtables ; il a aufli une tres-belle curie, ou il peut placer 8o chevaux ; Sil donnne a manger en Ville, & prend des apprentis pour la vuifine. S. Mrs Poupet freres, Guymet & Gauvin continent la vente de la cargai'fon du navire le Profper de Nantes, cap. Thibaud, de laquelle il refte 2.oo fuperbes Negres. S. Mrs les Cranciers de la fucceffion de feu M. Fran- ciofy cadet, deced6 habitant a Ouanaminthe, font pries S^de vouloir fe reunir ou fe faire reprfCenter le dimanche 11 dui courant, en 1'etude de Me Pr'vot procureur au. SFort-Dauphin pour y prendre des arrangements propres a accelerer leur payment, qui leurs front proposes par .. Nireau Despujeaux, notaire a Ouanaminthe, fonde de la procuration de madame veuve Franciofy. D E P A R T S. i. M. Baroeau neveu, grant au quarter des Ecre- viffes:,, fe difpofatint partir pour France, prie ceux qui 10ui doivent de vouloir bien le payer. S. M. Bonnet, fur 1'habitation Guilbot freres a la Mar- vmlade, partEpour France, & declare ne rien devoir. M. Bayle habitantnt au Borgne, part inceffamnment Sour la Nouvelle-Angleterre avec madame fon Epoufe & fes deux enfans, ages de fix & trois ans, & emmene le Snornmme'Eveill fon enclave; il laiffe Mr Teftart & Lalanne charges de fes affairs, & declare que rien ne fera paye, apres fon depart, que fur fa fignature. I- M. Pierre-Charles de Ruffy, negociant en cette Ville, 'part pour France. S. M. Faucompre part pour France. S. Madame Dubert part pour France. M. Simon Rougier jeune, ci-devant econome a la Smontagne du Port-de-Paix, part pour France, & declare ne rien devoir. z M. Darhan ain6 part pour France. S. M. Rolland, demeurant au Fort-Dauphin, part pour la Nouvelle-Angleterre. M. M. Francois Legiis parr pour France. .. M. Chancerel, habirant a Ouanaminthe, part pour France da's le courant d'aout ou au commencement de feptembre fans famue. ;. M. Raphael Lopes part pour France. 5. M. Vitet, habitant au Port de Paix part pour France. ;. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre ; it prie ceux qui lui doivent de le payer le plutot poflible. 3. M. Jean-Louis Boquet & madame Con Epoufe parent pour France, & declarent ne rien devoir. NAVIRES EN CHARGE ENT. . Le Caftor, capitaine Mouton, partira pour Bordeaux du to au 1i feptembre ; il prendra du fret. S'adreffer audit Capitaine dans Con nagafin, rue Saint-Laurent. 3. La Nancy, capitaine Alige, partira pour Bordeaux du is au zo du courant ; il prendra du fret & des paffagers. S'adrefer audit Capitaine dans fon magafin, dans la maifon ci devant occupde par Mrs Deftandau & Laplace, rues da Gouvernement & Notre-Dame. ENCLAVES ENTRBS A& LA GEOLE. Au Cap Franjais, le 14 du courant, Colas, creole, etampe Cfur chaque cote du fein DAUX, age d'environ ,i. ans, de la raille de 5 pieds, fe difant i M. Daux, arretc au morne du Cap: un Negre nouveau, de nation Mozam- bique, fans ecampe apparent, ayant des marques de foil pays fur le corps & les oreilles percees, age d'environ .s8 ans, de la taille de pieds 4 pouces, arrete au haut du Camp de Louife : la Jeuneffe, Mozambique, erampe fur la poittine D. LACHALAGNIER age d'environ 19 ans, de petite taille, fe difantc M. Lachalagnier, arrete ' la Riviere Salee : Hylaire, Mozambique], fans ecampe apparent, ayant des marques de Con pays fur le corps & tine petite cicatrice, fur le poignet gauche, a&g d'environ 22. ans, de la taille de y pieds i pouce, fe difant a M. Lemel, arret6 au Roucou : Nicolas, Congo, etampd fur le Cein droit MAGNAN, ag6 d'environ zo ans, de petite taille, fe difant a M. Magnan, arr&et a la Petite-Anfe. Au Fort-Dauphin, le ix du courant, Auguftin, creole, fe difant a M. Julien, afferme a M. Balon, rtampe illifible- ment age d'environ 30 ans de la taille de y pieds 5 pouces, arrte' au Quartier-Dauphin : Modefte, de nation Nago, fe difant a M. Nicoleau a la Grande Colline, ecampee illifiblement fur le fein droit, agree d'environ i6 ans, arrtcee la Mine : Claude, Bambara, fe difant a I'habication Theart & Pairier a Maribaroux, trampe illifi- b!ement fur le (ein gauche, age d'environ %8 3o0 ans, de la taille de T pieds 4 pouces, arrte a l1'Efpagnol. ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES. Au Cap-Francais, le i% du courant, un cheval favine, etamper fur la cuiffe du montoir FS, ayant la face & les pieds blancs, & la queue longue, arrete la lRivire Salee. Au Fort Dauphin, le io du courant, un vieux ,ane brun clair : un ane brun ayant fur le cou du c6te' d montoir des etampes efpagitoles : une bourrique roaan, ayant le bout des oreilles coupes, la gauche echancree, tune brtluire furi 'epaule droite, & fur le cou & la cuiffe di montoir des e&es efpagnoles anttes au quarrier de Valiere. A U C A P-F R A N A , Chez DurFOURDE RIANS, i)mprimeur du Roi & du 'Cofeil-filperieur. . , ,- I .4 J ' I, . a. |
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