Les Affiches americaines

MISSING IMAGE

Material Information

Title:
Les Affiches americaines
Physical Description:
Serial
Language:
|||
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Haiti s.n., 1766-1791
Creation Date:
1791
Publication Date:
Edition:
Microfilm (26 reels). Negative.

Subjects

Genre:
serial   ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
aleph - 001894300
notis - AJW9563
System ID:
AA00000449:00024

Full Text















This volume was donated to LLMC
to enrich its on-line offerings and
for purposes of long-term preservation by

University of Florida Library







- R., I '

(Iz

;reol 1 '4 re


C'"
..:
a.


/


(/P~r~ 9~ /f d~~J 6,A,-.


jt~j jjAi ~vt:~2 ~
Il Ed


.1
'4
Li~~- ~ 9p




b~'4zk~qa'


A /


1~

.1





.1)
J


I


A





A


zz. 2-' *
ref


V
*'t,
7 C) /~C~2
I
/ /
,',/2
~ ~
C-'~ ~
/ A
C-' / 1/


I-.' 7


(


N


S.J
7/ 7 "


/

/
I.,



I
I


J~


D


j I


I 2~57>


4 .


!




".4 .. -*. F : *
*1 ......" .<*. "7",


PD


WO-
AFFICHES AMERICAINESI (

.L N U ME RO 3 6,5


SILLE DU CAP-FRANCAIS,
Du Mercredi 4 Mai 179. ,


V A R I E T E S.
De Paris, Ie z fi'vrier.
L'AtFLU ENC'E a t& prodigieufe aujourd'hui danis Its
les 6glifes paroiffliales. Les fideles fe font pornes en foule
dans les' temples, pour voir & entendre leurs pafteurs fe
lier la patrie par le ferment qu'elle exige de tous les
enfants auxquels elle a confine l'exercice des fonotions pu-
bliques. Plutieurs curds & vicaires fe fomt. rendu juftice;-
il's one reconnu en abdiquant par le riefiis du 'ferment ci-
vique, leurs emplois, qu'ils en .toient indignes : le plus
grand nombre"a proferCe e ferment; les applaiudiffeents
des fiddles & celui de Jeur confidence, onte le pnrix
de leur civifme& de leur obeiifance 4la loi. Les'remords
& les hudes ont ete la recompenfe des pretres hypo-
crites qui ont profan' le fan&tiaire par leur rebellion.I
Le curd de Saint Sulpice av'oic annronc depuis quelques
jours ,. qu'il confacreroic fon refus par une fcCne eclatance.
Cette faifaronade & le caradere fanacique bien connu de
cet'homme,. ont exig6 qu'on prior des niefures pour le main-
tient de I'ordre & la dignity' du cult dans cqtte dglife.
Des citoyens arni s y )on ete pripo6fs a la tranquilite
publique come it eft' d'ulfae dans routes les cerdnio-
nies ,i'ui atti:ent la foule. Les 'Tjeles remplilfloient le tem-
ple; le pr.ctre di ve.;u d'or ef rnrnte' darns Ia chair dite
de vrite ; it "a prech. Cur I'nfer, afin de preparer les
erprirs, par la terreur a fes conclusions arii-cor.1flity-,
rionnelles. On rioit beauicoup de voir le pauvre calotin
'.s'agiter come un dame & toute (a perfonne.ne re-
prefentoit pas inal le prince des demons dans la tribune.
anx harangue's des anges de re eres. ,
Mais quant la bouche impurnvide cet ner'guine a
vomi des blafpheiries centre I'Allnble national, alo.rs
uh cri univeifel d'indignati'io a iiat retentir les vofutes.du
temple ; 'hypocrite a cru voir la cozrnoine du m'artyre def-
cendre fur fa fte it a pahi, & s'eft: ecie copmine le fanfAron
Laqueuillei& ;utres martyrs p.ur rtre, de la mitie tremp :
S'eigineur, e'/oignq dei.mo ce calice. Cependant les cris. qui 'fe
f.ii'ient titeride n'rtoient point des menaces, mais ,etle-
ment des cri, a I lorre, h a'or0ire. La con6icience coupa'ble
.dircalotin ahuri lhii faifoit entendre autre chofe. out af
coup 1'orgue niajeffueui a remph li lifee de fes fon har-
monieux, & faith retentir dans tous les co&urs l'aii fameux,
a ira. f a.ira .! L'indigtnaion s'eft cHlanrgeeen- alegreffe
patriotique, & bri a invite le imotionaire de contrr-irvo-
lition a chanter f' ira.. It ell defcendu de la L'aire :
6 i'mmi de peter le ferment, it. l'refufd. Alors un of-
litcr municipal eft onw clandis la chaire,' & i a dit anu


citoyens: c Mefieurs, la loi n'oblige point cet home a
pr&ter le ferment :ivique; par fon i:efus, it encotrt feule-.
ment la defltitution de 1'emploi public qui lui avoir ti
confie : it ne fera bientoc plus notre patfeur & vous
ferez appele a en elire un qui foit plus digne 'de vote
confiance -. Ce pen d.e mots prononces au nom de -la
!oi, onrt rappel le Ie refpe6E qu('ei'e command pour le lieu:
faint, 6C le came le plus profound aj n-pendant la c-
lebration de la meffe
Inceffamment les ele&eurs -du tpartement vont s'oc-
cpper du choix des pafteurs apples a remplacer les pre-
tres qui ont protefl6, au nom du veau d'or, contre Jefus-
Chrift & foun g/life, qui eft la Nation. PuiTfe I'reat-majo'r :
de notre arm6e etre biencto regenere come celui de n otr'
clergy"., alois nos places, frontir&es front en fure te, ainfi
que nos temples purifies.
Trence-huic curds & la str-grande majority des prhres
de la capital ont pr&ti le ferment civique. Les atiflo-
crates avoient menace du poignard & di p6iifon plufieUiirs.
de ces' miniflres venerables de la religion mnials ces me-
naces aulli atroctees e idi e les onr point Lbranales.
Dans la paroiflfe de Saint c-Rochi iine ligue amoqf'teie
s'etoir foi nfe e.nteie qulques devotes vles prctes di-
redeulrs de l'uis confidences: ces pieux ligueurs dnt v6'liu
jo'uer dans I'eggife une farce calotine, digne de Cath'erae
de Al:Cdecis, des Guife & de. Saint-Charles IX ; mais ies
fideles qui rempliffoient le temple ont fai' celfer le fEdaindle.
-Le venerablee 'c re de. Sainrt-Ecienne-Jd-Mont, do'nt la
paro ife rei'ferme la depouille d'e la grande patroine dd
Paris,, Sainte-Genevieve, s'eft'fignal :par fon civifie'; L
Ie. pafl.eur de..Saine-Andre-des-Arcs qti'un' long exercise '1
'de routes les vertus & des gra idsralents appellent dep.uts
long-temps a 1'epiCcopat & a 1'honneur de finger dans nos
lgillatuires, a donned dans c'irte occaafioh de nouvelles
preuves-, de fo i refpe't'.pour:a la oi & uda patrioti me
eclaire qui le caradhnie. ,,
.. .. ... i i ... d r e
On a donned au theatre de la nation la Liberte'conqujfe
ou le Defpotifrme renrverf'; 'et left e public qui a faith la
piece c'eft fon anthoutiafme qui en a cree 'inti'rr. ILy,
a vu un abregd de la revolution & il a t&moigne de
la maniere la plus decisive & la plus eneigique.ombTbien
il 'en cherifloit I'ent.emble,.& les, details crous.jes-iafots ont
cte interprtees avectcette clialtdr qui Wi'a4pparttient qu';atn,
patriotifie. II a transformed les fpedatreurs en..aetiurs ;',
il n'y a eu qu'un cri,, qu'un applaudiffemetic, qu'Unevoix.,
pour dire : Oui, vive libre ,ou moUrir: aiai.t; S2phocle '
parloit aut Athiniens, ainfi Shaketpeare parole a la nation


~. ~.-... -






A'
4.







'I






~-1


;!.'

*


I
4
1
II

A,


'-I









[ IgIS


angtole. La revolution aura done rendus aux lettres un
service final, delle tuera toutes les tragedies infignifiantes
& tous ces fafeurs de vers qui n'ont jamais rien fu fentir
in. rien imaginer, & qui teadoient a rendre I'art theatral
aufli nul qu'ill le font eux-memes.

DU CA P-FR AN 9 A IS.
COr'E de la lettre icrite par M. de Peinier, l'Afemble'e
provincial du Nord.
D'Orthis en BEarn, le zi fevrier, i 79 .
M E S S I E U R S,
Je re'ois, avec bien du plaifir, la lettre que vous me
fites I'honneur de m'ecrire le 16 decembre dernier; vous
avez bien penfe, Meffieurs, lorfque vous m'avez dit: que
quoiqu'eloigne de la Colonie vous efperiez que je ne pourrois
Ra'en feparer d'affeiion; Con agitation la iend bien inte-
reffante, pour moi qui en ai ete le temoin ; & la fageffe de
1'Affembl6e provincial du Nord, dans fes malheurs, 1'ener-
gie & le patriotifme qu'elle amontre dans ces circonflances
epineufes, lui font certainement le garant le plus ffir de mon
eftimela plus haute Ade ma reconnoiffTnce la plus fincere.
V' Ytre devouement. la mre-patrie, la resignation dans
fes decrets,fandionnes par le roi, devoient neceffairement,
Meflieurs-, vous amener les jours heureux don't vous voyez
naitre l'aurore : d'abord dans le decret du podobre, &
enfuite dans le rapprochement amx vrais principles done vous
vous occupez ayec tant defageffe & de vigilance ;je ferois
bien flartte, Meffieurs, d'etre, dans tous les temps, lorfque
les circonftances me mettront a pertle de le fire, votre
interprite aupiis de la nation & du roi; il fera bien agreable
pour moi de leur apprendre que Saint-Domingue, qui avoir
edr fi long-temps I'objet de leur follicitude, a trouvi dans
fon feiii l'dgide le plus!puiffant centre les mal-intentionnis.
J'apprendrai avec biqen de l'empreffement tout ce qui
pourra .contribuer au bonheur de la Colonie, & je defire
que mes foibles meyens puiffent lui &rre utile; foyez bien
convaincus, Meffieurs, qu'ils front tous employes a vous
rendre aulli heureux que j'aurois defire que vous le fuffliez
pendant mon gouvernement.
Je n';ai pu me rendre encore a Paris, parce que j'ai pro-
fitt de la reliche force de l'Engageante dans le pert du
Ferrol, pour me rendre dans le, fein de ma famille, y goufer
le repos, & retablir ma fantequi fe trouvoit enmauvais etat.
J'ai I'honneur d'.tre avec refpe&,
M E s s z E U x s,
Votre cres-humble & tres-obeifrant ferviteur,
Signed' P E' N I E R.
Collationng conformeiia original dpofe' aux archives,
P A Q.U o T, f. g. d. a.


AVIS DE ADMINISTRATION.
3. II fera procde, ,l19 mai, dans les magafins du Roi
de cette Ville, a la vente d'un part de biscuit de France &
d'unparti de vieux ciirVe, provenants de divers Batiments
de la flarion, a la charge par Ies Adjudicateires de payer
co6ptant, atant de~1 pia'vt.


AVIS DU ftUREAU PROVINCIAL.
Mrs les Citoyens font prevenus qu'il vaque une place
de Procureur is Sidges de la Seinchauffee du Cap,
Mrs les Afpirants a cette place front requ au concours,
pendant huitaine, a computer du jour de l'infertion.du pr6-
fent avis dans les A.ffiches americaines.
-- ,1 *T i --^ ---~..... ....
A V I S D I V*E R S.
Mrs Gourjon ain6, E. Lafice & compagnie donnent avis
qu'attendi la retraite de M. Lafitte, M. J. H. Roberjotle
replace dans leur maifon don't la nouvelle raifon a
commencer du premier mai fera celle de Gourjon aine,
J. H Roberjot &6 compagnie ; & que M. Gourjon refte
charge de la liquidation de fes deux prce'dentes foci&ecs..
"Mrs Bridaut & Souriffeau previennent le Public que leur
focit6e eft diffoure depuis le 39 avril ; & que M. Bridault
reofe charge de la liquidatiot.n d'icelle, & qu'il continue fes
affaires fous la rai(on Bridauli & compagnie.
i. Ala requete de Me Sollee Defmateux, curateur aux
vacances du Port de- Paix, grant la fucceflion de feu
M. Duffales, it fera procede le 8s du courant, a la barre
de la Senechauffee de cette Ville, a la vente d'une habi-
tation fitude au Mouftlique, contenant environ ix o carreaux
de terre, avec quelques crabliffements tombant en ruine.
On pourra prendre, connoiffance des clauses de la carte
bannie au bureau du Curateur.
i. A la requete de Me Sollee Defmatheux, curateur
aux vacances, grant la fuccefllion de feu M.'de Boux,
chevalier de Saint-Louis, diced au Port-de-Paix, il fera
proced6 le .8 du courant, a la barre de la St'nchauffie
de cette Ville, a la vente d'un terrain contenant 00oo car'
reaux de terre en bois debout, fitu6 dans le quarter du
Mouftique. On pourra prendre tous les renfeignements au
bureau du Curateur.
i. A la requ&ce de Me Sollde Defmatheux, curateur
aux vacances du Port de Paix, grant la fucceflion de
feu M. Blanchet, d6ceid au Gros-Morne, il fera proced6
le 18 du courant, a la barre de Sne'chauffee de cette
Ville, a la vente de deux nigres briquetiers, nwinmis Lindor
& Gabriel, dependants de ladite fuccefflion.
i. A la requete de Me Soflle Defmateux curateur
atux vacantes du Port-de-Paix, grant les reprifes de la
fuccefllion Chaffaing, decedd au Gros-Morne, il fera pro-
cede le i8 du courant, a la barre de la Snekchaaffee de
cette Ville, a la vente d'un petit emiplacemeut de zo pieds
carries, fitue au bourg du Gros-Morne.
i. M. Jean-Baptifte Guillemat privient que la focietd
connue fous la raifon Durand freres don't il faifoit la
Compagnie, eft diffoute depuis le i janvier. M. Durand
demeare feul charge de la liquidation de ladire fociert.
5. Madame veuve de feu M. Cromaria, ayant veac
charpentier de maifons au Fort-Dauphin, previent M"* los
Crianciers de feu M. Cromaria qu'elle a forttment I
cceur qu'ils foient pays ; en confequence & pour leur
prouver cette verit6, elle les invite & engage de ne point
faire de frais, de s'affembler tous par eux-meme ou par
des fondis de pouvoirs, en l'etude de Me Puech, procureur
is Sieges du Fort-Dauphin, le 14 mrai prefix, a l'effet de
nommer l'un d'ent'reux ou toute autre perfonne en qui ils
auront confiance pour leur fyndic pour percevoir Jle$
loyers des Nigres & naifons qui feront afferm~s &iu


"'"- ,, .' ... ,.. ... ^ **, :' ;r L' T '-'' ''


- ~,.--~.--'- '-a. ~ -- I





P... .. ..


f2k9Iq


fefquels feimages il payeia d'abord une penfion convenue
a ladite Dame, & le furplus fera reparti entire leCdits
Creanciers, qu'elle croit que c'eft le feult unique moyen
de parvenir '. la liquidation des dettes de fon mari, fans
que perfonne y perde leur observant que s'ils ne prennent
ce'tte march, its la meEtront dans la douloureufe niceffiet
de renoncer a la communaut, qa'alors les frais qui font
on front faits ab(orberont feuls ce qui reflera a la fuc-
ceftion de feu fon mari.
;., A la requate de M. Jacques-Georges Janin, tuteur
de M. Michel Janin ton frEre il fera procede le 7 mai,
a 'la barre de la Scnichauffee de cette Ville an bail a
ferme pour neuf ans d'une habitation 4tablie en cafeterie,
fitude a la Marmelade, contenant trente carreaux & huit
dixiemes de terre, avec les batiments & plantations qui
font deffus, & foixante -deux Negres ou Negreffes, les
animaux & effects defignes dans la carte bannie don't on
pourra prendre communication chez Me Genevoix de la
Borie, procureur.
;. M. Morange, peintre en miniature, feul entrepofeur
de l'Eau flomachique, fondante & depurative d'Acher,
breveti du Roi, vient d'en recevoir 5 elle fe diftribue
-chez lui avec les imprimes qui indiquent fes diverfes pro-
prietes & Ia maniere d'en fire ufage, dans la maifon de
M. Lehardy, chirurgien, rues Penthievre & Notre-Dame,
& pour la plus grande commodity du Public chez madame
Leclerc Leroy, marchande, rue Notre-Dame, pres de la
place d'Armes. Un debit & une confommation extraordi-
naire, qu'on ne fauroit attribuer qu'a fon efficacite, ont
etN caufe que l'entrepot a 6te demuni pendant quelques
mois. M. Orange va prendre de nouvelles mefures pour
que cette Eau ne manque plus deformai's dans la Colonie.
On y trouve auffi 1'Eau ophtalmique de Loche, fouveraine
pour les maux d'yeux. M. Moranges offre fon talent pour
la peinture, aux perfonnes qui voudrone I'honorer de leur
eonfiance, & il gaiantit la reffemblance.
D E P A R I T S.
Y; M. Filleul fits aind part pour France.
i. M. & madame Levaffor habitants au Camp de*
Louife, parteiit pour France, & declarent me rien devoir;
ils vendront un chaife avec un atelage de chevaux anglois,
une jeune mulitrefle couturiere & un jeune mulatre ben
domeftique.
i. M. Francois, habitant au Camp de Louife, part pour
-France, & declare ne rien devoir.
i. M. Pierre Baron part pour France.
i. M. Larguere, demeurant a la Grande-Riviere, part
pour France.
I. M. Benard affocie de M"s Gabriel Decombaz &
compagnie, imprimeurs-libraires' au Cap, place d'Armes,
part pour France. Ce depart ne changeant rien a leur com-
merce, ils ont 'hanneur d'offiir leur fetvice pour toutes
les commilTions qu'on voudra leur donner ; les connoiffances
qu'ils ont, principalement a Paris, les mettent I mine de
les remplir fidellement & .avec celerite, n'importe en quel
genre & de quelle nature elles pourroient &tre ; le tout a
des prix raifonnables.
i. M. Darmagnac fait partir fon fils pour France.
i. M. Gautier, chirurgien, part pour France.
i. M. Degout, demeurant au Cap, part pour France,
& declare ne rieri devoir.
I. Madame Claran part pour France,


i. M. Thomas Dupoyer, habitant au Trou, part pour
France, ou pour Ia Nouvelle-Angleterre.
i. Madame Fage, habitante au Limbe, part inceffam-
ment pour France; elle laiffe M. Fin toCon fitie fonda de
La procuration & de toutes fes affaires comme ci-devant.
i. M. & madame Bayard parent incefflamment pour
France. Me Porde, notaire au Cap, fera charge de la pro-
curation de M. Bayard power les affaires qui pourront les
concerned en cette Colonie.
x. M. Dubocq, arrive depuis un mois dans la Colonie,
part pour France, & declare ne rien devoir.
i. M. Lefebure, au Quartier-Morin, part pour France.
i. M. & madame de la Rivibre, demeurants au quardier
de Valiere, parent pour France au mois de juilet prochain
avec leur trois enfants ; ils s'embarqueront pour Bordeaux;
i. M. Dugres madame fon Epoufe mademoifelle
Burolleau de la Touche fa belle fcaur, & mademoifelle
Carabaffe, parent pour France fur le navire le Pomple
de Bordeaux.
i. M. Rofier de Roflaing, habitant a Plaifance, part
pour France; il laiffe M. Leclerc, fon beau-pere, charge
de fes affaires.
i. Madame Cator part pour France', pour retablir fa
fantd, avec Con fits & un de fes neveux.
z. M. Jean Baptifte Brochier, marchand, part pour
Fiance ; il laiffe M. ton Frere charge de affairs de fa
maifon, qui exifle toujours fous Ia raifon de Brochier fires.
z. M. Gerard jeune, fe difpofant a partir pour France-
dans le courant de jain on au commencement de juillce,
prie ceux qui lui doivent de le payer, pour lui d-viter Ie
defagrement de les y contraindre.
2. M. Fabien Dupuy part pour France, & declare ne
rien devoir il prie ceux qui lui doivent de le payer; il
reprend le commnandement de Con navire la. Julie de Bor-
deaux, de recour depuis qaelques jours, prendra du fret &
des paffagers pour ledit lieu,:fe difpofant a partir a la fin
de juin ou au commencement,de juillet.
z. M. Lamaranthe part pour la Nouvelle- A ngleterre.
z, M. Tortel, demeurant au Cap,. part pour France.
z. Madame Robillard part pour France avec fon fils
age de deux ans.
i. M. Bernard Raymond Brouffe fils, age de 1o ans,
pare pour France for le navire le Darcy, cap. Dekater.
z. M. Jacques Neau, boulanger, part pour France.
z. M.)& madame Soubiac parent pour France, &
declarent ne rien devoir; its prietc ceux qui leur doivent
de les payer, pour leur eviter le d6fagrement de les y
contraindre par voie de rigueur.
2. M. Martin Maneille part pour la iHavanne.
z. M. Jacques Guillodon, marchand, paie pour France.
3. M. Gillen part pour la Nouvelle-Orleans.
5. M. Pierre Pannetier amin part pour France.
3. Madame veuve Lemafon part pour France.
3. Madame Regis, habitante a rilet Come, part pour
France.
N M. Peyret, refidant a Maribaroux, part pour France
a caufe de, maladie.
5. M. Lartet aind part pour France ; il prie ceux qui lui
doivent de le payer, pour lui iviter le defagrement de les y
contraindre.
3. Madame de la Boilrier part pour Fiance dans le courant
de mai ;elle vendra plufieurs belles fervar.tcs & q'iclques
nieubles, Sa dimeure efl rue Saint-Louis.


'1

A
I




















.4






k
I'


*rN


-I Tv


.1





*. Madame Champigny'part pour France, a caute de
maladie, avec deux de fes enfants.
Madame veuve Sezeres part pour France.
4. M. Pavageau ,: entrepreneur a la Marmelade, part
pour France.
3. M. Tribi4, habitant au Dondon, part pour France.
., M. Jofeph Allard part pour France avec Con 4poufe
&. fes enfants.
M. Pailhaffon alne, chirurgiren au Gros-Morne, part
pour France.
3. M. Auguffin Felix part pour France.
.. M. Jacques Douffelin pair pour France.
3. M. Vaftey, habitant la Marmelade, part pour France,
a caufe de maladie, avec deux de fes enfants 3; i laiffe fon
ipouCe charge de fes affaires.
;. M. Pafcaud, procureur des habita.tions de Mrs les
heritiers Cottinneau, part pour France aa commencement
de juin prochain ; it prie ceux.a qui it doitc de fe presenter
pour recevoir leurs payments, & ceux qui lui doivent de
le Colder, pour lui eviter le d6fagvrment de les y contraindre
par les voies de rigueur; il laiffe M. Roux, g-rant I'habbira-
tation Collet, charge de la procuration de Ms les heritiers
Cottinneau.
;. M. Mallepine part pour France; il prie ceux a qui it
doit de fe prefenter potr recevoir leurs payments.
N Ak VIRE E N' CHAR GEM E N T.'
L'Olympe, merchant fup&rieurement & ties-commode
pour les paffagers, cap. Hardy., paltira pour Nantes daiis
le courant de juin ; il prendra d1u fret & des paffagers.
S'adreffer audit Capitaine dans fon magafin, rue St-Laurent,
vis-.-vis M. Plombard : ceux qui awront befoin de quelque
objet de fa cargaifon, il en fera bonne composition.
T TA T d'un Negre pave. qi doit &re vendu 2 la barre
da Siege du Port-de-Paix le z28 mai.:
2; Un Negre nouveau, de nation Congo, age d en-
viron 3 arts, de la taille de y pieds i potices, de forte
corpulence, etampe fiur le fein droit IX, ayant des marqudes
de fon pays fur chaque c6te du fein.
A LOUER 01U A AFERMER.
z. Une hiaif6n avec Un- plits ponipe & routes fortes
de commodits, fitu6e rues Bourbon & dvu Chat, louer
avec plutieurs meubles ou fans nmeubles; pour le premier
juin. S'adreffer a M. de Bonnecafe dans ladite mailfo ; :il
vendra plufieurs do.melliques & de.ut mille bouteilles d'ex-
celient vir ux de la pftemiere quality.
ENCLAVES EN MARRONAGE.
Trois Negres nouvequx de nation Nago ,. tampeis
PSTGNY, deux de la taille de 5 pieds 6 pouces, & l'au'tre
de 5 pieds : en donner des nouvelles a M. Pieftr Sterlin,
au Corail, uartier des Gonaives. 11 y aura recompenfe.


A M A TL


EF 0 'A R E.


X. % t. .
11 s'eft dchappe le 1z, du mois dernier, une mule noire,
agee d'environ quatre ans; etample fur 1'epa'ule droite PE,
fur la cuiffe du meme cote B : en donner des nouveiles


a M. Dubuis, cantinier destafioniers, a' Petit-Cirenage;
a qui elle appartient.
ESCLAVES ENTRRDS A LA GEO LE,
Au Cap-Franqais, le 28 du mois dernier, Lucas, Congo,
de la raille de S pieds : Chariot, ig4 d'environ 15 ans,
etampes fur le fein droit DAVID, fe difant a M. David,
arrtres a la lifire efpagnole. Le 29 Valentin Congo,
etcampe illifiblement fur chaque cote du fein & .6 .en-
.3 'o?
viron 3,3 ans; de petite taille, arrete au Grand-oA.c an :
Jean, Taquoi, tampr fur le fein gauche RXB Tau
deffous AU CAP, ag# d'environ 5o ans, de I taille de
pi'eds, arre e au Limbe : Manuel, Congo, etampe fur le'
feii droic SUDRE age d'environ i6 ans, de la taille
de y pieds, arrest au Mornet. Le 3', Antoine, Bambara,
dtampe fur le fein droit BOULIN, age d'environ 30 ans,
de la taille de 5 pieds 5 pouces fe difant a M. Buon
arrete en Ville : un Negre nouveau, etampe fur le feir
droit CCHI, ftg d'environ 18 ans, de petite taille, arrete
'de l'autre cote du Bac : Azor, Mina, etampe fur le feiar
droit TAUVIN, age d'environ 2.o ans, de petite taille
ayant un nabot a la jambe gauche avec une chain, fe difanc
a M. Tauvin, arre au Port-Francais : Cecile, Congo,
ayant une etampe brulee fur 1'eflomac, gee d'environ 3 6
ans, fe difant a M. Larroque, arretee au Haut du Cap:
Joliceur Congo, erampi fur le fein droit DEPONT,
ag d'environ '2. ans, de la taille de y pieds, fe difant a
M. Dupont, arreie au Gros- Morne : Jolicceur, Mina,
fans etampe apparent, ayant un doigt de la main gauche
difforme, ag6 d'environ 5 ans, de la taille de 5 pieds 7
pouces, fe difant a M. Laly %,arrete au Haut du Cap.
ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES.
Au Cap Frangais, une bourrique bai, fans etampe
apparent, ayant la queue court, arrete au morne du Cap.
AiU Eort-Dauphin, le 17 du mois dernier, un mulet
rouge clair, ~tampe fur l'epaule du montoir JS fur Ia'
croupe CF, plus bas AD, arrtde a Ia Grande-Colline.


C O M M E R C E.
P R I XD U PAI N.
Le Pain de z8 onces .. f fous.

INT r 0 DU cT rT 1 0 de Sub/flfances, pendant Ie mois
d'Avril dernier.


Farine frarnaife .
Don't. 17.19 barils pour
Equipages nouvellemen
la Colonie ... ..
Farine erranghe. .


Bifcuit
Bifcuit


STotal .
francais
etranger .
Total .


les Troupes &
t arrives dans


V


8888bardls,


* .
* 400 '
. i r94barils.
. 53q 1
. Il q. 2y .
* 64 q. 30 1.


" UU


C AP-F R A N


IS,


Chcz DUFOUR 1)r, RI AN S, inprirnetir do Roi &Q.cjd41 ,Confcil-'filpc'rieur..


r zz*o J


- /
* *' /




;v~~,*A,.z -


HES AJ

NUMI


LE DU C
Du Samedi


ASS EMBLtIE NATIONAL.
Seance du z7 fevrier.
IL s'ktoit repandu que, dans le department des Baffes-
Pyrenees, nul eccldfiaflique fon&ionnaire, ou infiniment
peu au moins, prtoient le ferment. A l'ouverture de la
fUance, un ecclefiaftique a bien demenri ces bruits; il a
annoncd que, dans le difirid de Pau, tous les foncion-
naires eccle'iaftiques, les profeffeurs meme du college
avoient pret It ferment; tous enfin, hors un feul convaincu
d'avoir diftribue des libelles qui ont ert faifis chez lui. La
conflitution a beaucoup .d'ennemis de ce genre. Au refte,
il ne faudroit pas erre fort furpris que dans ces departe-
ments reculds du theatre des 6vinements politiques, ou'
on ignore les relforts qui font mouvoir les a&eurs de la
fc&ne, oiu une foi inebranlable embrafre dans fa confiance,
& la verite de la religion, & la fincerit de tous ceux qui
la prechent; il feroirt peu furprenant, dis-je, que parmi de
tels homes on eu.ct alarmed la implicit des miniffres du
culte. Mais lorfqu'il n'y a de dangers d'aucune efpice,
les alarmes ne peuvent etre de tongue duree ; & on affure
que dans la plus grande parties du departement des Bafles-
Pyrenees, les precres qui avoient d'abord ete abuses, re-
viennent a l'autel & a la patrie, & qu'ils pr¢ le ferment
les uns apres les autres. Au refte, fi nous ne parlons plus
de ces preflations de ferment, c'eftl 'elles Ce multiplient
a tel point tous les jours qu'on n' a s befoin de les con-
nottre pour n'avoir plus aucune efpece d'inquietude. II n'eft
plus question feulemen de la majority, mais de la prefqu'uni-
verfalic. L'efprir de l'evangile a beaucoup prevalu, daiis
l'eglife de France, Cur 1'efpric th.ologique.
M. Camus a observe qu'il etoit expire ce delai accord
aux fon6ionnaires & aux penfionnaires de 1'e'at, abfents
pour preter leur ferment ; & it a prbpofe de conflater:
1i le nombre des abfents, o leurs traitementsounpenfions,
30 les deties qu'ils lailfent en France, & don't le paiement
paroti pen les occuper. Le foin de ces recherches & de ces
verifications a ete renvoy4 au comite des finances.
M. Prugnon a parl6 fouvent, avec des tournures gaies,
mais avec des principles fe'vres, fur les corps adminifiratifs
qui cherchent fe loger. Aujourd'hui il a beaucoup loue
difiria de Pontoife qui n'a delire que le niceffaire dans le
logement ot it doit tenir fes feances. Le comite d'empla.
cement a ete difpenf6 de porter deformais a l'Affemblee les
rapports de ce genre dans tous les cas oui il n'y auroit pas
difficultes embarraflantes.
On a repris la difcoilion des articles fur le droit de patent.
Jufqu'au moment od nous imprimerons ce decree entier qui


AFFIC


Ces innocents enfants,
Qui de Savoie arrivent tous les ans,
Et don't la main lge'rement effuie
Ces longs caneaux engorges par la Cuie. *
Cependant, & on l'a fenti, les observations de M. Mar-
neau & celles de M. Rebbel meritent qfre. la fociete' les
onfidere, & que les legiflateurs s'en occupent, nova pas fans
oute pour foumettre les arts a des reglements qu'ils ne
oivent recevoir que de l'efprit qui les a crew's & qui doit les
erfe&ionner, mais pour garantir les citoyens, autant qu'il
0I poffible, du mal qu'ils peuvent recevoir des mauvaifes
atentions ou de l'ignorance de cerrains arrifles. On ne doic
ener aucune profellion; mais il en eft quelqnes-unes qu'il
Iuc dclairer de crrs-pres; celle eft fur-tout la pharmacies,
et art fi beau & fi dangereux par fon objet, qui fera le
lus utile de tous a l'humanite, fi tous les rapports du r&.gne
getral & du regne animal font jamais bien connus. Les
ommes ont une grande vocation pour ecre Charlatans, i's
n ont meme une pour acre dupes; & la fociete doic veiller
ur ces maladies de l'imagination qu'on traite & qu'on gueit
ar les lumi&res.
. Le rapporteur des comites a repondu aux deux opinans,
lue les precautions qu'ils demandoient deoient prices dans un
utre article.
La liquidation des offices des perruquiers ecoic ixde, dans *
in article, au centime denier. M. Biauzac & M. 1'abbd
Gouttes onte et touches du fort des perruguiers, p.res de-


- -


dERICAINES. %

RO 37.


AP-FRANCAIS,
7 Mai 1791.


affranchir enfin de leur longue fervitude tons les airs &
tous les mdtiers, & qui ne foumet leur liberty qu'a ui'droic
tres-leger, paye a la patrie, nous ne pouvons nous arreter
que fur les difpofitions qui ont ete conteftees & nibdifiees
apres des difcuflions. Il y en eut quelques-unes hier don't
nous avons a parler aujourd'hui.
L'article second, "dans unie enumeration de la plufart des
arts affranchis comprenoic les colleges de Pharmacie.
M. Martineau ecoic epouvante de cette liberate accordee a
des charlatans qui, en nous vendant les drogues, nous ven-
dront des poifons. 11 penfoit qu'avant de brifer routes les
entraves des malrrifes il falloit s'occuper des precautions a.
prendre fur cerrains arts don't on peat abufer d'une maniere
ii facile & fi terrible. M. Rebbel ecoit fi fort de cer avis,
qu'il a foutenu qu'il falloir des reglemencs pour les ferru-
riers come pour les apothicaires, & pour les ramoneurs
comme pour les ferruriers, par la raifon que perfonne ne
veut'rre ni empoifonne ni vole ni brul6. On a un pen ri
lorfqu'on a entendu mettre, parmi des manipulateurs de
poifons & des fabricateurs de fauffes clefs,


YrK





(




"1
*1


famille, don't l'tat, par la Cuppre[tion de leurs mahrrifes, va
Atre come perdu a force d'etre partage entire le grand
nombre de ceux a qui i! plaira de l'exercer. IUs penfoient
qu'une indemnity feroit encore dui des homes qui out eu
le courage de devenir maris & peres fur la fui de leur me-
tier, tel qu'il leur eroit garanti par les lois, & qui aujour-
d'hui pourront a grand peine nournir leurs enfants & leurs
femmes.
II faut remarquer encore que les perruquiers perdront,
non-feulement parce qu'il y a beaucoup plus de gens qui
coifferont mais encore parce qu'il y en a beaucoup moins
qui fe front coiffer. Les pertes fondent fur eux de deux
cotes; & il ne faut pas qu'il y ait une claffe d'hommes de qui
la revolution n'a point fe plaindre, & qui en rejoivent
tant de mal.
Sur la motion de M. d'Andre, 1'article & la queftion qu'il
faifoit naltre, ont ete renvoyes aux comites de liquidation &
d'inpofition reunis.
Toute efpee de commerce, par le projer de decret, eft
foumife au droit de patentre & it s'eft elev6 une question
qui a ete long-temps difcutee, comme fi elle eufc e tres-
difficile. Parmi les cultivateurs it en eft qui, pour l'engrais
de'leurs terres, achecent des troupeaux de moutons & meme
des bceufs, a une certain epoque de l'annee pour les re-
vendre dans une autre. Eff-ce la un commerce? M. de Tracy,
qdi a le premier appergu la difficult & les inconvenients de
la-laiffer fans explication, ne trouvoit pas qu'elle fft reifolue
dins l'article qui la faifoit naltre. Tout ce que je demand ,
difoit-il, c'eft qu'on s'enonce clairement fur ce genre de
commerce, & qu'on le mette dans ou hours Iarticle.
M. de Roederer, en repondant a M. de Tracy, a etabli
comme un principle, qu'acheter n'eft pas faire le commerce,
&'cela'eft vral;' it eft vrai encore que vendre n'eft pas fare
le"co6immerce. Faire le commerce, ajoutoit M. de Roeder,
c'eft acheter & vendre. Cela eft parfaitement jufte ; peut-
&tre cependant falloic-il encore ajouter quelque chofe. II
n'eft perfonne qui n'achete &U qui ne vende; fous un certain.
point de vue, la foci6te enrere n'eft qu'une vafte place d e-
changes & de commerce. II faut done, pour qu'il y ait com-
merce & commerqant, vendre pour acheter, & acheter pour
vendre ; il faut meme que ces deux ades fe faffenc avec une
certain fiuite & duree, & en vue l'un de I'autre. Car, par
exemple, les cultivateurs don't parloit M. de Tracy, achtent
&.vendent, mais its acheterit une fois & its vendent une
fois dans l'annee, & ce n'eft pas en vue d'acheter & de
vendre, c'eft pour avoir des engrais; c'eft la vue d'un cul-
tivateur, & non pas d'un commerjant.
L'affemblee national a decide qu'on ne parenteroit pas,
comme commerqants, les cultivateurs de M. de Tracy.
Une question qu'on a crue d'a'ord dumeme genre, a
ethe celle-ci. Fera-t-on payer le droit de Patente aux pro-
prie'aires qui vendront eux-mime leurs vins a pot & a pine ?
Ceft ainfi qu'ils le vendent dans plufieurs departments,
par la raifon tres-forte qu'on ne les leur acheteroit pas au-
trement. Its n'ont pas pu echapper a la patente. On a confi-
d&r6 qu'ils font alors le metier de cabaretiers, qu'ils en out
les profits, & qu'ils doivent auffi en avoir les charges.
Aujourd'hul il n'y a eu de difcuflion etendue que celle
qui a ete fuifcitee par Particle XIII. C'elft M. Decretot qui
I'a levee, & on va en voir le motif dans Con opinion.
cc Je demand, a dit M. D4cretot, que l'A(femblee veuille
bien s'expliquer fur les deux mots Maitres Ouvriers de cet
qrtidIe z 3. Je penfe bien qu'elle entend par maitres ouvriers,


les ouvriers travaillants pour leur compete, & now pour celui
d'autres mattre ; cependant on parla hier des tifferands,
comme devant etre affujettis au droit de patente. J observe
qu'il y a deux effices tres-diffRrentes de tiflerands, iune eft
celle des tifferands travaillants a leur compete pour vendre
leurs ouvrages a quiils veulent; I'autre, non moins nom-
breufe, eft celle des tifferands ouvriers travaillants pour le
compete des fabriquiants qui leur fourniffent les matieres, &
& les payment i la journee ou'a la tciche. Je crois bien que
votre intention n'eft pas d'obliger ces derniers au droit de
patentes, puifqu'ils travaillent, ainfi que les ouvriers, me-
nuifiers, ferruriers, &c. pour des maitres qui payerbnt le
droit. Je demand douc que, pour plus grande clarte, on
ajoute aux mots Malares Ouvriers, les irots travaillants
pour leur compete :, .
D'apres la difcuflion fur. cet amendment, le rapporteur
du comite a ajoute a article XIII. ce qui fuit.
Seront exempts des droits de patent les fondionnaires
publics, qui ne font pas le commerce, &c n'exe'rcerti aticnns
arts ou, metiers., ainfi. que les apprentis & compagnons,
& tous ceux qui, ne ,payant pas trois journe'es de travail,
ne font fur les roles d'impofition que pour memoire.
L'article XIII a tec adopted ainfi modifi.
Nous n'avons pas pu imprimer tous les articles dj'a dd-
cre'es, mais il en eft un que tous nos le&eurs peuvent &tre
dan's l'impatience de c6nnoitre, c'efl'celui qui fixe le taux'
d'un droit fi nouveau dans le royaume., le voici
Art. XII. Le prix des patentes annuelles, pour tous les
commerce, arts, metiers & profeffions, eft fixed, fauf les
exceptions ci-aprs a raifon du prix du loyer, oui de la va-
leur locative de l'habitation de ceux qui les dcmanderont,
&S dans les proportions fuivantes:
cc Deux fols pour livre du prix du loyer jufqu'1 400 liv,;
i fous 6 deniers pour livre depuis 400 liv jufqu'a 800, &c
5 fous pour liv. au-deffus de 800oo liv. .

Vendredi z8 fivrier.
La leaure du procks verbal a donned lieu a pluflears
observations. A Particle qui, dans le decret fur le droit
de patente, regarded les revendears & revendeufes, M, Bou-
che a remarqub que ces mots comprennent, dans leur
vague latitude, & les revendeurs de ces fruits & de ces
viindes exquifes don't la table feule du riche fe couvre,
& les revendeurs de ces comeftibles qui font la groflibre
nourriture du pauvre. M. Regnaud de Saint- Jean d'Angely
infifloit aufi fur la necefite'de marquer une difference bien
prononcee entire ces deux efpeces de revendeurs & de
faire fentir par-l'a au people que c'efth a amliorer Con fort
que la revolution eft fur-tout deflinee. On a renvoye ces
observations au comitc d'impolition pour qu'il les prenne
en consideration.
On a demand une diminution du droit de patente pour
les aubergiftes qui tiennent des hotels garnis. On difoit
que, bien diffe'rents des limonadiers, traiteurs & reflaura-
teurs qui travaillent & gagnent en tout temps, ils reftent
fouvent une moiide de l'annee fans pouvoir fous-louer les
appartements don't ils patient la location. On n'a pas pre-
cifement contefth ce faith, mais on a dit que ce font les
e&rangers principalement qui occupent les h6tels garnis;
que ce font eux qui paieront aulli l'augmentation des prix
de loyer qui refultera dri droit de pateprte, & qu'il ne faut
pas renoncer a cet unique moyen d'atteindre les strangers


t: i2~21


q










t2d2..3j1


at nos imports. Eft-il vra' d'abord qu'il y avoit plus
d'etrangers que de Franai's qui occupen les hotels garnish
en France Eft it vrai enfuie que les aubergiftes repren-
dront i leurs fous-locataires tout ce que le droit de pa-
tente leur fera payer ? Eft-ilvrai enfin que ce foit un
avantage rdel d'acteindre les strangers par nos imp os ?
L'affemblee a pafMl a l'ordre du jour.
Les commiffaires, charge de la furveillance des procks
verbaux plufieurs fois s'etoient plaints de ce que le de-
cret fur la life civil n'etoit ni accept ni fan6tionn&. Le
roi. par 'organe du miniftre de la Juflice, a rdpondu que
les articles qui ont fixed la life civile n'etant pas difpof de manniere a former un decret, il n'avoic pas penfe qu'ils
fauent fufceptibles d'un fandionnement ou d'une accep-
tation ; qu'au furplus la lettre qu'il avoit ecrite a ce fuje
"a 'affermble pouvoit en tenir lieu, & qu'il fuffifoit de
l'infe'er dans les process verbaux. ., ,,
M. Bouche a perfiffe a penfer que toute prononcia-
tion du corps le'giflatif eft un d&cret, & devoir etre.ac-
ceptee ou fan&ionnee'; que la life civil crant un objet
d'un fi grand interest pour tous les Francais, il falloic
qd'elle part aux yeux de tous avec les carafteres les plus
augufles de la loi. M. Camus en avouant que route pro-
nonciation etant un d'cret & une loi, celle-ci devoid en
recevoir tousles attributs, eft convenu aufli que ce de-
cre c'urla life civil eroit nial ridig6,. & qu'il faloic,
pour une rdda&:ion nouvelle l renvoyer au comitr de
cbnfirution : c'eft ce qui a e.e ordonne.
L'ordr' d& jour trti un rapport du commit 6 des finances
fur les depenfes de 1791-. C'eft M. de Montefquiou qui
a fair ce rapport. Nous ne pouvolns expofer toutes les
vues que le rapporteur a developpees, mais nous copie-
ront tout le decret : it doit carder a.la France entire d'en
connioire les 'di o itions. 11 eft aife d'appercevpirque,
par leur eiture", elles ne pn.t pdiifi dfiiives, elles obnt
deffiinees a donner pne baf, a aenfemble des,.coniribu-
tions que le comitce4 d'impoiion doit prfenter pour la
nimee' an'ne, Le comite'des finces, d ;, voici les be-
foins de Ia nation. Le coniiiie d'impo.fitioin, dira enfite.:
'vici ce queela nation doit payer. i. Regnaud 4e Saint-
Jean d'Ange'ly &M. 'Camus vouldienp qde le tableau 4es
dpenfes fut, dicute. rpicle par article:: op leura repondu
quei des appercus ne font pas fufcep(ibles ,de ce genre 4de
dilcuhflion, qu'il faut les apprecier come ils fQnotdon-
s, par mates. Voici les terms nmemes dui decret.
L'affemblee national decrte .ce qui fuirt
Art. I. ,11 'era fait fonds au trefor public en 179 1, tant
padres receveurs ordinaires de 1'Etat, que par les impoitions
gne'rales& communes, io d'une fomme de 2.8o,7oo,ooo 1.,
pour acquitter toutes les'depenfes'atti'ibues.au culte ,a la
lift civie auix apnagiftes, aux departements des afaires
4trra7igireks, de la guerre, y comprs les aux.iaires & la gen-.
darmerie natiiinate de la marine & des colonies des points
&'chaulff'es, aux mliiffres & au condeil, aux burea ux &
frais d'admdinifratioin du trifor public, de la caiffe de 'ex-
traordinaire, de la liquidation gne'rale 4. de la, comptabi-
lit4, aux prinies & encouragements pour le commerce, a
Ie'cole des mines, aux depots publics, au, jardin &,a la bi-
bliotheque dudu roi, aux univerfites, academies k& travaux.
littraires, aux invalids & aux quinze-,vingts,,aux. e.nfans
trouves & aux deotsde'ps de mendicite aux frais delAfemblee
a'tiornale, de la haute court national & du tribunal de ca- .
nation 2.0 d'une fommnide' .0o millions pouIr acquitted le


. ", ... -


'


- *-.1 ."> -^t.


traitement des ecceidiafliques & det religieux des deux fexes
fupprimes, les fecours accords aux apanagifies en faveur
de leurs creanciers ou par indemnite, les penfions de 'etate,
celles accordles aux Hollandois & Indiens, & les intre'ts de
la dette publique, tant perpetuelle que viagere, conflituie
ou non-conflitude lefquelles deux fommes reunies montent
a 582.,700,oco liv., fe r6fervant I'Affemblie national de
flatuer fur les dettes particulires aux provinces, ci-devant
pays d'etat, & fur les fonds qui pourroient leur etre appli-
ques.
II. La caiffe de 1'extraordinaire devant,. en execution da
decret du 6 dhcembre dernier, verfer au trefor public foi-
xrnte millions fur les revenues des domaines nationaux
qu'elle eft charge de recevoir, le comite de Iimpofition
prefentera a l'aflembl'e les moyens de fournir au trdfor pu-
blic.en 1791, la fomme de 5z2. millions pour completter
celle ncceflaire aux depenfes ci-deffus.
III. Independamrment des fommesci-deffus, il ferapourvu
a un fonds particulier de 560,oo00,000, pour acquitter les
d&penfes de I'adminiftration.de la juflice & des frais des pri-
fonriers, des corps administrations, des grands chemins,
des entretiens de bitriments publics, de la perception des
imp6ts & des fecours accords aux hopitaux.
IV. La, caiffe de 1'extraordinaire fera les avances necef-
faires pour acquictter en 1791 i la fomme accorded par le.
de'crere d....., .pour &re diftribuee 'tirre de fecours, aux
83 departemnenrs ;,. celle qui fera decre'te pour les travaux
extraordinaires dans les ports maritimes ; 5 celle des ace-
liers entretenus 2 Paris 3, 4 les frais attaches a la prolonga-
tion ou au renouvellement de 1'Affemblee national so les
fonds d'e'quipemenr des auxiliaires; 60 les d6penfes d'aug-
mentation de 1'armee & des approvifionnements y relatifs;
70 les 3 millions qui refltent acquitter pour reparer nos for-
tereffes; 8 1'expediMion extraordinaire decretie pour les miles
d'Amerique ; .,90 une referve de 2.9 millions pour fuppleer
aulx depenfes rdfultantes de I'appurement de tous les
competes, le tout conformement aux different decrets qui
feronc rendus par l'Affemblee nationale,.
Le miniffre, des Finances & de l'intrieur du royaume,
M. Ddle.flarc .par ordre de (a majefte-, avoirt crit au
diredoire du department ,de la Cdte d'Or, pour les pre-
venirt que blefdames', tantes du roi, perfiftant dans leur
project d'un voyage en Italie ( ) on .devoit fire tous
les prdpaaraifs neceffaires ,pour leur paffage dans la-ci-
devant province de Bourgogne. Le depar.temenc de laCd6te
d'Or a r'pondu au miniftre qu'il ne vouloit point lui dif-
fimuler.que, dance :depa tement & dans plufieurs autres,
le peoplee eft allarm6 & attriftl de ce depart de Mefdames,
dans un moment ou1 le: corps legiflatif & le roi, s'occu-
pent -i.ettre nos fr.ontieres entat de defenfe contre les
attaques don't on les a c u menacees. Les adxmiiftraceutrs
de a. C^r d'Or out envoye a la'fl'emble.e national cope
de la lettre du minifre & de leur reponfe. On en a faic
une lceaure qui. a te' dcoutee avec cette. attention qui
annonce que les. efprits font.remu6s de beaucoup d'idees
qu'ils contiennent & tenferment : mais on a, demand46
I'ordre du jour, & on y eft paffl toute fuite. On a penf6 ,
rans doute que les queflions, que ces bruits,de' depart
de Mcefdames ont fait nairre ayant ete renvoyees aw,
comire de conflitution il fUlloit attendre pour s'en oc-
cuper que le commit ecut faith fon rapport .. ..

(1) liles fonlt parties le 19 fevrier.









9.


i: 2-24 1


11 a &e la enfuite une lettre du mrme miniftre l1'af--
fembie national. Ce miniftre, conformiment aux d6-
crets,, a ouvert les encheres fur le bail des meffageries.
Deux companies fe font prefentdes, & on faith les fou-
amitions requires, la compagnie Choifeau & la compagnie
de Queux. Celle-ci a paru difpofee "a fair monster tris-
haut les encheres fi on lui difputoic le bail ; & alors la
compagnie Choifeau, pretendant que celle de Queax, coit
formie d'une coalition des maitres de pofte, s'eft retiree
des en'cheres en difant qu'il itoit impoflible de foutenir
la concurrence avec les mattres de pofte. M. Deleffart,
ne voyant plus de concurrence, a craint qu'il n'y efic plus
d'encheres & il n'a pas of6 prononcer : il a portn la
difiiculte devant I'affemblee national.
II s'eft Olev4 plus de ddbats qu'on ne l'auroit cru. Eft-il
bon que les memes hommes exploi'ent les meffageries &
les poftes N'eft-ce pas leur donner les moyens de faire
mal les deux genres de service, & cela impundment
Eft-il vrai que la compagnie de Queux foic une coalition
de maitres de pofte ? Sous les offres, en apparence fi
belles, de cette compagnie, n'y a-t il pas quelque piege
cache~ N'eft-il pas fage de rfnvoyer la decision a hui-
laine an moins, foic pour laiffer aux foupions le temps
de s'eclaircir, pour s'evanouir ou fe confirmer, foit pour
laiffer a de nouveaux encheriffeurs le temps de fe pr4-
fencer ? Telles font les ides qui ont et6 controverfies
entire MM. Martineau; '-e Cazalks & l'eveque de Lidda.
It a et decrete, furl6pinion & fur la motion de M.
Martineau, que le miniftre procederoit a l'adjudication du
bail des menageries, foit fur les encheres de la compagnie
de Queux, foic fur d'autres ench&res, s'il s'en prefente
de plus fortes.
Le miniftre des Finances reprfeintoit en meme temps
qu'il feroit impoffible que le nombre d'adminiftrateurs des
poftes decretes par l'affeimblee puti fuflire a une adminif-
tration fi etendue. Ces observations de M. Deleflart ont
te' renvoyees au comite des finances.

V A R I t T IE S.
Extrait du ferment civique du curl de Saint-Gaudant en
Poitou.
Jc Je chante dans ce rouvellement d'ann&e le meme pro-
dige qui a te' chanted par mes confr&res de I'Affemblie
rationale : It templo ejus omnes dicent gloriam.
Je jure de maintenir la constitution d'etre fiddle a
la nation, .a la loi, au roi. -- Je jure a la face de autels
de donner l'exemple de l'obliffance a la loi qui voit du
mneme ceil le colon & le potentat, qui n'accorde des pri-
viileges & des honneurs qu'au merite & a la vertu.
Je jure en chaire, devant mes paroiffiens, de teacher de
leur infpirer ces principles d'ordre de raifon & de juf-
rice qu'exigent notre foumiflion a la loi & notre amour
pour elle....
On'nous a crime de toutes parts que les nouvelles lois
id&ruifent la religion.... II1 faut avouer que les Moifes ont
detruit le veau d'or & la religion d'argent. II eft vrai
que les richeffes de l'arche ontet6 comme l'arche meme;
il eft vrai que ces trefors ont port des plaies dans les
snaifons ou' ils ecoient entries conrre l'ordonnance de la
loi. Dieu a puni les ingrats qui trahiffoient celle qui leur
donnoit du pain & des viandes delicieu(es.... Qui edebat
pancs meos 6 dulces hnccam expubat cibos, &c. ,.


Difcours adreft dans la fiance de la focUdet des amis de
la conflitution, ~z MM. les Sous-officiers 6 Soldats des
regiments de Brie & de Beaujolois.
FR E R E S ,
ce Nous avons applaudi, avec tous les bons citoyens ;
a la fage conduite que vous avez tenue, lorfque par des
billets indidieux nos ennemis & les v6tres one cherch6 a
trouble I'harmonie qui doic regner entire tous les enfants
de la patrie.
Recevez le tribute d'eloges que notre focie't vous a
decerne dans fa fiance publique du 19 decembre dernier.
Vous aviez repouffe avec horreurs les propositions per-
fides des agens de I'ariftocratie. Defefpe'rs de ne pouvoir
fire de vous des ennemis ouverts de notre fainte confli-
tution is voulurent en fare d'aveugles instruments de
leur rage.
Vous avez decouvert leurs pieges; ils rougiront peut-
etre de vous les avoir tendus = .
Signs J. B. Francois, prefidentr Duheme, medecin;
& Hautecceur, fecretaire.

Grande importante nouvelle aux 83 departments.
Les officers de la garde national parifienne ne portent
plus la queue de la robe de la reine, its fe font defaitis de
cette fon&ion, & fe borneront a l'avenir a celui du port
d'armes. L'honneur de porte-queue eft exclufivement ac-
corde' la jeune ci-devant nobleffe des 83 departments.

De Chambery.
On pourfuit avec adfivite la procedure centre les au-
teurs de l'empoifonnement de I'abbW Dubois. M. le come
de Salteur, magiftrat d'une integrity reconnue ne ni-
glige rien pour dicouvrir cet inique myftere. 11 parole,
par le rapport de plufleurs temoins, que cet abbd ayant
ete follicite d'attencer a la vie de M. d'Orleans, & ayant
refufe de commettre ce crime, a &t6 pourfuivi & empoi-
fonn4 par le cuifinier de M. Latour Cordoa, ex-ambaf-
fadeur en France, frere du colonel de Royal.Liegeois,
& qui s'eft fi bien conduit a Befort : c'eft vous en dire
affez fur cette famille. -- II eft arrive ces jours derniers
pris de 300 chevaux venant de'Suiffe, & plufieurs che-
valiers de Saint-Louis: ces chevaux etoient pour le prince
de Conde.

Voici un paflage de Rouffeau,. que nos ariftocrates
auroient du& mediter des le jour ol -'ange de tentbres ,
Calonne, entonnant la trompeccte du grand jugement, fit
retentir dans la France indignee le cri revolutionel du deficit.
M Vous vous fiez a 1'ordre atuel de la focie't, fans
que cet ordre eft un fujet I des revolutions inevitables.
Le grand devient petit, le riche devient pauvre, le mo-
narque devient fujet. Nous approchons de 1'erat de crife
& du fiQcle des revolutions.... Je ties pour impotlible que
les grandes monarchies de 1'Europe aient encore long-
temps a durer.... Tout ce qu'ont fait les hommes les
homes peuvent le detruire ; il n'y a des carad6tres ineffa-
cables que teux qu'imprime la nature, & la nature ne faith
ni princes, ni riches, ni grands feigneurs. Heureux celui
qui faith quitter alors l'Neat qui le quite, & refer home
nc d4pit du forte (Emile, tome 1.)


Tr~


I


t6




S .. '


On a ddfini la thdologie, en difant qu'elle eft a la re-
ligion ce que la chicane eft a la juftice. Le roi de Prufle,
Friedric II, s'efl exprim6 ainfi: L'&criture fainte eft un
baton que Dieu a mis entire les mains des aveugles pour
les conduire. Au lieu de fe fervir du baton pour marcher,
les thdologiens ont dispute fur fa longueur, fa groffeur,
& ont fini par fe battre avec -.

A V I S.
Da Comite permanent de la paroiffe du Fort-Danphin.
Mrs les Citoyens de la paroiffe du Fort-Dauphin font
invites de fe trouver a I'affemblde qui aura lieu en 1eglife
paroifflile le i S du courant, a l'effet de deliberer fur diffl-
rents objets les plus int&effants, & nommer de nouveaux
membres du Comite, ceux a&uels 1'etant depuis un an.

A V IS D I V E R S.
Les vrais patriots du Port de- Paix front cdlebrer,
mercredi Ii du courant, un service funebre en l'honneur
de la mnmoire du colonel Mautduit.
En vertu d'Ordonnance de M. le Senechal du Cap, en
date du 3 du coutant, rendue fur les conclusions de M. le
Procureur du Roi, it fera proced6' le 14 dudit mois, a la
barre de la S&n6chauffee de cette Ville, i la vente d'un
n~gre domeftique nomme Lindor, de nation Ibo, age d'en-
viro'n it ans, fans etampe, dependant de la fucceflion de
feu Mo Chaillot, procureur, a la requete de M. Carrouge,
negociant au Cap, fon ex'cuteur teflamentaire. ,
M. Aney, maitre arquebufier & coutellier, demeurant
au coin des rues Royale & Bourbon vient de recevoir
des fufils de munition, idem de chaffe, piftolets garfiis en
argent, idem en cuivre, fabres dors argentsti, gibernes,
baudriers, lames de fabres, dordes & autres, lames. de
couteaux, canifs, de bons rafoirs, des cuirs a paffer les
rafoirs, ainfi que d'autres articles concernant fon. etat.
i. M. Bunel prie les Cr6aaciers ou Dcbiteurs de la fuc-
ceffion Desbrouffes de fe prefenter pour regler les compares
de ladice fucceflion dans l'efpace d'un mois, devant partir
pour France le xo du mois prochain.
a. M. Reymond,, habitant a la Petite -Anfe layant
acquis, par a&e au rappo'r0 deM.e Defpagnon, notaire,-
le i de ce mois, de la nommie Julienne, mulatref'e libre,
demeurant au Cap,; tin. emplacement banti, fitue au Haut
du Cap, prie les perfonnes .qui aaroient des hypotheques
fur ce terrain, de fe fire eonnohre avant deux mois ,
4poque ori il payera la folde; faute de quoi ils ne feront
plus a temps.
1. A la requete de M. Romanet, tuteur des mineurs.
Leguay;, de M. Goureau chirurgien & habitant aux
Ecreviffes, au nom & come ayant 4po.ufe mademoiselle
Felicir&-Sophie Bourot, & de M. Roulin,, chirurgien da
Roi an Cap au nom & come ayant epoufe madame
veuve Giraud, il fera procedd le 11 du courant, a la barre
de la Senechauffee de cette Ville au bail a ferme pour
cinq ans d'une maifon fitude rue du Cimetidre, vis-i-vis
les Religieufes, compofee de deux chambres de plein pied
,donrant fur la rue des Religieufes, chacune defdites cham-
bres font fepardes par une cloifon en planches, ayant cour,
puts, & deux cabinets a l'extremite de la cour. On poturra
prendre connoiffance de la carte bannie chez MW Delabarre
du Rozay, procure.ux, rte d; ,u Morine des Capticias.


x. Le navire le Dogue de Bordeaux, capitaine Dupin,
arrive de Mozambique avec une fuperbe cargaifon de 400
beaux Noirs, a l'adreffe de MS Mandiargues, Bofc &
compagnie, qui en ouvriront la vente le 12. du courant.
i. M. Denaffans ci devant charpentier prdvient
M" les Habitants que la maifon de commerce qu'il tient
au Cap, rue Dauphine, dite du Bac, eft pour le compete
de madame ve Denaffans, aauellement en France, repr6-
fente' en cette Colonie par M. Denaffans fon fils, qti
rraitera routes les affaires en fon nom, comme charge de
fa prociration : ceux qui l'honoreront de leur confiance
auront lieu d'etre fatisfaits.
I. M. Egron, lieutenant de juge au Port de Paix,
habitant a Saint- Louis du Nord, declare que depuis un
mois it lui eft: chu des Negres en partage i Jeen-Rabel,
parmi lefquels il y a une Negreffe de nation Tacoudy ,
6tampee LABROSSE, avec fes trois enfans fans itampe,
Jean Jacques, Colas & Daniel, font marrons ; it prie
M" les Habitants de Jean-Rabel de les fire arreter.
j. M. Carrouge de Nantelles, negociant au Cap, exe-
cuteur teftamentaire de feu Me Chaillot, ayant vecu pro-
cureur es Sieges de cette Ville, privient les perfonnes qui
avoient donn6 leur confiance a ce dernier, de venir retier
leurs piees, de rigler leurs competes & de payer les frais
qui pourront etre duts. S'adreffer a M. Carrouge ou a
M. Arnoux, charges de l'dligement des papers & de la
liquidation de fa foci&t6 avec M. Chaillor.
i. M. Mengelle, mattre en chirurgie, rues Royale &
des Religieufes, donne avis a Mrs les Habitants & autres
qui defireroient faire apprendre a des mulatreffes ou des
negreffes I'art de l'accouchement, il offre de le leur apprendre
par principles, & les fire manoeuvrer journellement fur un
mannequin.' On trouvera chez lui toute forte de bandages
a zomphale ou ventrale & pour les hernies inguinales pour
les petits enfants, fufpenfoirs de diverfes efpices, pefaires
pour les defcentes ou chutes des matrices.
5. Mr les Creanciers de la fuccefliohi de madame veave
Aumaillet, ayant vecu habitante au Moulfcique, quardier
du Port du Paix font invites de la part de madame.
veuve Dumeny & M. Bonfeigneur pere fes heritiers, de
corummuniquer leurs tires de creances en l't ude de.Me de
la Grandmaifon notaire au Port-de-Paix afin que fes
hUritiers puiffent connoitre la qgantit. des dettes & fire
ufage de moyens convenables pour 'le payer.
5. Le navire le Mefiny de S-Malo, capitaine Dufriefne
League, arrive de la cetd d'Aigole avec une fuperbe car-
gaifon de 6oo Noirs Congos, a l'adrefle de Mrs S Foiche,
P. Morange & Hardivilliers, qui en out ouvert la vente
le .i avril ; ils continent celle du negrier le Rouen ,
cap. Marcy, venant de la cote d'Or avec 3oo Noirs Aradas.
5. M. J. M. Dupon a vendu fon magafin & cede routess
fes affaires a Mr" Laty & compagnie, pour en prendre
poffeffion le premier mai prochain, poque ot il quite les
affaires pour fe retirer fur fon habitation; en consequence,
il prie le perfonnes du Cap qui lui- doivent, de hli payer
ati moins les compares de P'annee derniere, afin de fe liberer
entierement avant fon depart.
3. M's Poupet freres, Guymet & Gauvain conrtinent
'la vente de la cargaifon de Negres du navire les Deux
Amis, capitaine Villeneau, venant de la c6re d'Or.
3' A la' requete de madame veuve Colin, habitante '
Maribarouix, au nom cornmme tutrice de (es enfanrts iinaeurs,
.il fera proc&d le- z mai, la barre de la S.n.chauf.Ie





A'


Dii.
wi1


[ .'2.6
du Foft Dauphin, au bae'll' feirme pood neuf ans de la
portion defdits umineurs Colin dans 1'habitation de la com-
munaute Colin, fituede Maribaroux, aux charges, clauses
& conditions de la carte bannie, don't on poutra prendre
connoiffance chez MP Valade, procurer au Fort- Dauphin.
3. A la requete de Me SoIlle Definatheux, curateur
aux fucceffions vacantes du reffort du Port de Paix il
fera procede le 14 mai la baxre'de la Smn'chauIffe dui
Port-.de-Paix, ai la vente, d'une maifon ddpend.nte de la
fucceflion Defarmans, fituee au bord de la mer, dan's la
plus belle expofiiobn de laVille ; ladirtemaifon eft compofce
de trois grandes chambres & d'un magafin donnant fur le
cjuai, une galerie &-deux.cabinets achaque bout, donnant
fur la cour, oi il a quatre chambres en appentis, attenants
aux murs mitoyens, une defquelles chambres fert de cuifine,
avec un four & une cheminee. On pqurra prendre de plus
amples renfeignements au bureau du Curateur, qui, fera,
d'ailleurs part des claufes de'l icatre bannie aux peifon'tes
qui defireront faire 'acquifitior de ladite maiforn.
5. A la requete de Me Lambert, notaire d au Roi a la
r'fidence de Plaifance, au norn &:comme executreut tefla-
mentaire de feu M. Dupuy Grimpr-, il fera procedd le 7
mai, a la barre. de la Senechauflfe de cette Ville, a la
vente de;deux:Negres, uae Negreffe & un cheval, le' tout.
dependant de ladite fucceflion.
5. M. Lefebvre, a i'imprimerie royale de &cette Villei,
fond6 de la procuration .de feu M. de Prvilvl; dontie avis
qu'il vient de recevoir de M. Robert, medecirde la Faculte
de Paris, fon correfpondant, de1'Eau fondanrte.& an:tiv6-
nerienne, don't les bouteilles font revetues d'un cachert
incrufle dans le verre, comme-ci-devant ; il pr6vient que,
celle prife hours de ce depot fera' contrefaite.
3. M. Roux, al:ImprimLrie royale, vient de-recevoirw
de Marfeille, par le navire 'le Cefarion, un affortimerit;
nouveau de.tres-bonnesi graines de jardinage;
6. 11 fera procede .le! -it mai;, la barre de la Se'nd'
chauffle de cette.Ville, x la .vente d'une habitat ion fitue
a la Coupe a David, quarter de 'Acul, contenant .o-
carreaux de. terre ou environ, de-pendante de la fucceffion
de feu M. Roger. On prendra communication de la carte'
bannie au bureau des biens vacantsi:placed'Armes.
D E M A N D E.
3. Un particulier ayant cinquante Negres faits au pays,,
defireroit acheter une habitation tablee en cafeterie, un
,peu confiderable, fur laquelle cn fairoit 2. a 50 milliers de&
xcafj, od il y auroit beaucoup de bois deboUt, & dans un
bon quarter, eloignee de dix a quinze lieues du Cap. S'il
y avoit des Negres, on pourroit s'en arranger ;,on donnera
1ia comptant proportion a lavaleur du bien, & de bons-
cautions pour ie refte. S'adreffer a M. Crouzeilles, ndgo-
ciant au Cap, rue Penthievre.
D E P A R T S.
,1. M. Birot fils, ag4 de dix ans, part pour:France.
i. Madame veuve Bonnemain fe difpofant a partir
pour France avec fes quatre enfants vendra plufieurs:
domeftiques, bons fujets, connus tels, ainfi qu'une bonne
Nigreffe blanchiffeufe & repaffeufe, divers meubles', linger
& argenterie : ceux qui voudront en faire V'acquifition- i-
1'amiable d'ici au z5 du courant, s'adrefferont hladite
Dame, qui en fera fair la vente; elle prie ceux qui lhi
doivent de la payer, pour lui iviter:Ie 'defagtiment de les.


i., ;

',. si- **.
N ..
1.'...... .i
^ >^,'" _Z:" "-^ "' '* --t ,- -.f .... ...... "- -1 .... .I- -*** *" 'o u. 'a f.-" ", .. -." .j .._; ,' .'x, ... *- *'', a .... it ---


y contraindre, & ceux a qui elle doit de fe prdrentfer pour
recevoir ieur payment.
i. M. Bezou de Nantes, partira pour ledit lieu a la
fin du courant ; it prie ceux a qui il doit de fe prefefnter
pour recevoir leur payment, & ceux qui lui doivent de
vouloir bien le payer.
i. Madame Geraud part pour la Nouvelle-Angleterre.
i. M. Berthelot marchand en cette Ville part pour
France ; il prie les perfonnes qui lui doivent de le payer,
pour lui eviter le defagrement de les y contraindre.
S. M. Royer parr pour la Nouvelle-Angleterre la fin
du mois ou au 1 du prochain 3 il continuera fCon tat
jufqu'a Con depart; il prie les perfonnes a qui il doit de fe
prif'enter pour recevoir leur payment & celles qui lui
doivent de le payer, pour lui eviter le d6fagrement de jes
y contraindre par les voices de rigueur.
i. Mademoifelle Bideau part pour France.
i. Madame ,veuve Gaignard pour pour France ; il laifTe
M" Watihi, Tbumazedu & Leion g charges 'e fes affairs.
x. Madame' veuve Matchlanti, en'uis qluatre mois dans
la, :Coloni'e, report pour France, &8 dedate'ne tien devoir.
1. M. F. Vernies part pour France.
i. M. Charles Sangle, habitant a Valiere, part pour
Frakice.
x. Mrs Pierre & 'Jean Mollet fres' partenrt pour France.
i. M. Leonatd Rivet part pour Firance..
-. M. Gireaud files, habiitua aux Perches, part pour
France.'
i. M. Beiffon jeune part- pour Fraice.
I. Madamre Lemaffon part pour France.
2. M. Cortial part pour France.
i. Le Fils de madame Deba.s, ig6 de fept.ans, pat'
pour France.'
i. M. Bouret part pour France. '
1.. M. Pierre Bonniet, demibeurant aIlaMa~ieade, dep5iis
huit mbis:dans la Colonie, pa'rt psur Fraunce, & delat'e'ne.
rien devoir.
2. M.' &'madame Ddpv'e, habitant~' au Margot, parent
pour France ; its emmenent un petit enfa'nt a M'. Cluzet.
2. Mrs Armand & Jules Auboyneau ils, habitants dux
Baradaires, partent pour la Nouvelle-Antgleterre.
i.'M. Caftaing de Favols, habitant a la Perite-Anfe,
part pour Francdeavc foh fils ag d e ept ans.'
i.. Madame Daltourj abitafite au1 Quartier-Dauphin"
part: pour France avec forn petit-fils Frideerie Broglie, age
de trois ans & demri, dans le navire I'Eclartatii de Bordeaux ,
capitaine Guillot; it laifle fon mari cha'rg, de 'fes affaire.
2. M. Chareft aim, habitant a la Marm:eladi fe di pOfe
a partir pour Fracke avec M. Chareft de Lauzun'rfils il
emmeine M. Fantasy, domteftique bilanc.
2. Le nommt, Philippe, q. 1., demeurant au Limb6,
part pour France.
i. Madame veuve Pigoreau part'pour'Franie.2
5. M. Bernard Lefpine anme, habitat aux E'crevifles,
part pour France avec mademoiselle Marie-R6fe Raux S&'
fon enfant.
3. M. Gollier le jeune part pour France.
3. M. Magnouac, peintre, part pour France.
;. M. Augufte Defportes Defmolons, grant 1'habi-
tation Dubourg- Limonade, part pour France.
3. Madame de Firs-lPatris part pt la Nouvelle-Angleterre.
.. M. 'Cefar Dubuc part pour France ;'il prie ceux' qui
,il doit de fe prfenier pour ecevoir leiurspayenient's.


9


iN


It ,*





1 2,17 1


BIENs ET ErFPE'S A VENDR E.
Douze beaux & bons mulets de grande taille. S'arreffer
.. M. Bichirand, grant l'hdbitation Dafour de Rians au
Camp-de-Louife.
De tres-beaux etuis ou neceffaires, garnis en argent,
fermant a clefs, contenant chacun quatie rafoirs de lizos,
coutellier a i'aris, avec une pierre, un cuir une paire de
ciCeaux & une pince. S'adrefler 'a 1'Imprimerie royale.
Onze Negres pecheurs, une Negrelfe avec fon enfant,
plufieurs canots & diff6rents uftenfiles pou la peche. S'a-
drefler a M. Ramonbordes, au Carenage, qui part pour
France a caufe de maladie; iilprendra, pour faciliter l'Ac-
qudreur, des lettres de change fur France.
i. Trois' beaux Negres foffoyeurs. S'adreffer a M. Ber-
nard, Cfr l'habitation Darance au Quartier Morin, qui
en fera bonne composition, ou a M. Labayle au Cap,
rue Vaudreuil.
i. Une habitation contenant 00oo carreaux de terre ,
don't huit plants en cafiers & en vivres de toute efpece,
fituee dans les hauteurs du bras gauche de la Grande
Riviere, traverfee par plufieurs forces abondantes, dif-
tantes de Jerrmie de fept lieues, & cinq de 1'Ilet. S'adreffer
a M. Ciret, huiflier au Cap a M. Mauduit, negociant
au Port au Prince ou i M" Legoff & compagnie,
uagociants 'a Jremie.
i. Une maifon fitu.e au bourg d'Ouanaminthe, batie
en bois, couverte en tuiles, ayant 6o pieds.de facade fur
la place d'Armes, & 35 pieds fur la rue. Une autre maifon
batie en bois, compofee de fept chambres avec cuisine.
Un terrain de 70 pieds de long fur 1io de profondenr.
Plus, une habitation ayant io carreaux de terre plants
on cafiers, vyires & favannes, avec vingt un Negres
lefdits biens proviennent de la fucceflion Desbrouches audit
lieu. S'adreffer a Me Gaultier Lagaultrie procureur au
Cap, ou a M. Bunel, fond' de procuration, a Ouanaminthe.
3. Une habitation fit'uee au Port-Margot, adjacent au
b ourg, dans une tr's-belle position, contenant 4. carreaux
de terre en favannes & halliers, les bitiments font excel-
lents. S'adreffer 'a M. Latauraudais, habitant a Plaifance.
3. Une fuperbe diligence a l'an'laife, a quatre roues,
trks-legire, montee fur quatre reflorts & fur un train en
fer., a arc, avec trois harnpis complete; ladite voiture eft
chez M. Leveque, carroffier, a la Foffette.
STA T des Ngres epaves qui doivent Are vendus la.I
barre du Siege de cette Villele z juillet.
x. Jean-Pierre, creole, etamp4 fur chaque cote du fein
SEGUETIER, blefd fur la atee, age d'environ 35 ans,
de la taille de 5 pieds, fe difant M. Mercier, arrete 'a
Plaifance le ip mars, porte au n. 66.
Un Negre nouveau, de nation Congo, etampe fur le
fein. droit V, ayant le genou droit enfle, age d'environ to
ans, de petite taille, arrete au Borgne le 19 mars, porte.
au numdro 643.
Pierre., Congo, etampe' fur le fein droit CHARRIE,
au-deffous CAP, ayant l'oreille droite coupe, 'ag d'en-
viron 44 ans de petite taille, fe. difant a M. Lehdux,
arrete au Limbe le 24 mars, pornt au no 71.
Zephir, mulatre, creole del'lle de France, fans ~tampe,
ayant la prdfente marque fur un bras 80S ag6 de 25 ans,
de la taille deSj pieds. 2 pouces, fe,difant a M Montaignee,
arrte 'a Plaifance le z4 mars, port au n 73.


Rofette de nation Arada ktampIe fur Je fein droit
GUILLAUTIN, agcede ; 6 ans, fe difant a M. Guillautin
arre'ee au Camp-de-Louife 2e .5 ars, portne au no 76.
Michau, Congo fans etampe, ayant des marques de
Con pays fur le corps age d'environ 3 ans de petite
taille, fe difant a M. Arcard, arrete a 1'ECpagnol le 2z8
mars, port au n0 90.
Alexis, Congo, fans etampe, rougeatre de peau ayant
deux doigts a chaque pieds difformes & des marques de
fon pays fur le corps, age d'environ 30'ans, de la taille
de 5 pieds 4 pouces, arrete ia 'Efpagnol le z8 mars, porte
au numpro 91.
Un Negre nouveau de nation Nago, 4tampe fur le
fein gauche CHAR & d'autres lettres illifibles, age d'en-
viron z5 ans, de petite taille, ayant une verrue a la joue
droice, arre r a l'Efpagnol le 28 mars, port au nO 96.
E T AT des Negres paves qui doivent etre vendus a' la
barre d:i Sig'e du Port-de-Paix le z & le 2 juin.
r. Un Neg,'e nouveau, age d'environ z5 ans, de la taille
de 5 pieds, etampr illifiblement fur le fein droit, ayant
les dents de la machoire fuperieure tres-aigues,
Deux Negres nouveaux, 1'un de nation Aoufla, 1'autre
Taquoi, ages d'environ 2.5 'a 3o ans, de la taille de 5 pieds 4
a 5 pouces, etamp s fur le fein droit JH SOULLIER,
Deux Negres nouveaux, de nation Mozambique, age's
de 14 'a 2. ans, de la taille de pieds 3 'a 4 pouces, etampes
fur le fein droit HGS ayant des marques de leur pays
fur,le corps.
ESCLAV.ES EN MARRONAGE.
Antoine, Congo, age d'environ 35 a 6 ans, de petite
taille, etampe BELLEY, eft part matron le 5 mars der-
nier de, I'habitation Belley au Borgne : en donner des nou-
velles 'a M. Darribau fermier ou 'a M. Loir, n6gociant
au Cap. II y aura recompenfe.
Philippe creole age d'environ2.o ans etampe fur
chaque cote du fein CAPPE MARMELADE de la
taille de 5 pieds' pouces, eft part marron le 2.0 du mois
dernier de I'habication, de M. Cappe la Marmelade, 'a
qui il appartient.
Il e(t part marron pendant la nuit du 2.2 au 23 du mois
dernier de l'habitation Philippe Silly 'a la Marmelade ,
deux Negres nouveaux de nation Congo, de la taille
de. 5 pieds 2.a 4 pouces, ag6s d'environ 2.5 ans, etampis
PH SILLY : en donner des nouvelles 1 M. Philippe Silly,
ou'a. MW Friou & compagnie, negociants au Cap.
Vincent, cre'le, etampce fur le fein droit IB, age' d'en-
viron i2. ans, de la taille de quatre pieds & demi, eftl part
matron le 15 du, mois: dernier, de I'habitation des heritiers
Rouchon au Haut du Trou : en. donner des nouvelles 'a
M. Bacq,'ou a M. Rouchon, habitants au Haut du Trou.
z. La Rofe & la Violette de nation Mozambique ,
ages d'environ 2.0 a 2.5 ans, de la taille de 5 pieds 5 a 6
pouces, fans etampe, ayant des marques de leur pays fur
le corps, font parties matrons des Fonds-Blancs le 13 avril:
en dooner avis a M. Lapallliere, ferrurier & charron aw
Trou. II y aura deux portugaifes de recompenfe,
ESCLAVES ENTRIES A LA GEOLE.
Au..Cap-Francais, le t du courant, Laurent, Tiamba;
etampe fur le milieu du fein FRANCOIS DAVILA, au
. deffous AU CAP, age, d'environ z8 ans, de la taille de y
pieds'; fe difant a M. D)avila, arreti at Port-Fxanais ;


-. L


I




IJ


'A

J~i


**''^^'!^*?gy^^'^a.^^|ef^^'J^l^t*^^*'^1gfl^lBTOffi>llff^


- -a" --^"'''*~'~' r,.









Zamore, Congo, etampe fur le fein droit GALIEN, age
d'environ 2.5 ans, de la taille de pies, arrete a Plai-
Cance : Jean Baptifte, Mozambique, age d'environ 3 5
ans, de la taille de 5 pieds 7 pouces : Charles, Bambara,
ag6 d'environ .5 ans, fort maigre, de la taille de 5 pieds i
pouces : Alexis, Nago, age d'envi-on .y ans, de petite
taille tous les trois 6tampes PSTGNY : Jean creole ,
trampe fur chaque cot' du fein CAPPE an deftous
A LA MARMELADE, age d'enviro,n i7 ans, de la taille
de y pieds, Ce difant a M. Cappe : Etienne, creole, fans
tanmpe apparent, 'age d'environ 31. ans, de petite taille,
fe difant a M. Drian, chirkrgien : Vincent, creole ~tampe
fur le fein.droic JACO ag d'environ ;3 ans, de petite
tailf, T&efiant a M. Drian, chirurgiei, arretes a Plai-
fance. Le k.,Catherine, de nation Mozambique, etampee
fur le fein droit, en fer a clieval, NICOLAS, fe difant
a Catherine n. 1., arretee au Perigourdin ; Mathurin,
Congo, erampe illifiblement fur le ftin droit, agc d'en-
viron 40 ans, de petite taille, fe difant a M. Porichau,
arrete 2 Sainte-Suzane.
Au Fort-Dauphin, le 17 du mois dernier, un Negre
nouveau, de nation Mondongue, trampe fur le fein droit
DCD, age d'environ 10 ans, de la taille de 5 pieds i pouce,
arr'te la Grande-Colline. Le i du courant, deux Negres
nouveaux, de nation Mozambique, fans e~ampe apparent,
ages d'environ %4 a 6 ans, de la taille de pieds 4 a y
pouces, ayant des marques de leur pays Cur le corps, arretes
i Valiere : Laurent, Congo, etamp6 fur le fein droit BR,
age d'eaviron 16 ans, ayant des marques de fon pays fur
le fein, arrete au Mont-Organi(f.
ANIMAL ENTREE AUX EPAYVES.
Au Fort-Dauphin, le 3 du courant, un ane bai, ayant
fur le cou du cote du montoir une etampe efpagnole,
arrete au Trou.

C O M M E R C E.
P I X D U PAI N.
Le Pain de 2.8 onces if fous.
PR I X D E LA VI A ND E.
Le Bceuf 4 f. la livre,

NO u Fr 4UT T s qui fe trouvpent a 1'Imprimerie royale.
Difcours fur Ie'at present de la Colonie fi/anqaife de
Saint Domingue, & particulirement de la province du
Nord avec quelques principles de Cosftitution, par un
Citoyen. Prix, un gourdin.
Le Fanal des Patriotes de St-Domingue, par M. Baillio.
Prix, un gourdin.
Verirable origine des biens ecclefiaffique.
De I'Infurretion parifienne & de la ptife de la Baflille.
Hiftoire dela revolution de 1789, & de l'6tabliffement
d'une conflitution en France.
Memoire du marechal de Richelieu.
Du Peuple & des Rois, par M. de la Vicomterie.


*1~~~'4'11
L. ~.

.44







K


~


1I~


Proeddure criminelle infruite an Chatelet de Paris, fur
la denonciation des faits arrives a VerCailles dans la journey
du 6 odobre & 8 novembre.
Exercice de la Garde national, pour regler 1'exercice des
Troupes d'infanterie, adopted par le Comite militaire pour
le service de la Garde national, avec les planches relatives
a I'Exercice de l'infanterie, fuivant l'Ordoninance du Roi.

P O U D R E.
De mademo;felle 'Au B. i N G E i E zi de Marfeille.
La Poudre de mademoiselle Aubin Genier, veuve de
feu M. Guion, chirurgien, eft un remade connu depuis fi
long- temps, par fes bons effects, qu'ell vient, a la follicita-
tion d'un nombre infini de perfonnes, d'annoncer au Public
la distribution de ce Remede.
La vertu principal de cet excellent Remede eft d'em-
porter les obftrudions, de fortifier les viCceres, de donned
du effort aux fibres, d'augmenter les fecrrtions & d'epurer
la maffe du fang; ces fortes de maladies aiguies, & routes
les maladies chroniques, n'ont jamais refi't a ce fpecifique;
les pales couleurs, les differences efpeces de jauniffe, les
maux de trte, les ~tourdiffements, les vertiges, & fur-tout
les maladies de langueur, one fourni une quantity d'obfer-
vations. Un paquet en content affez pour en prendre
pendant un mois j it en faut quelquefois moins d'un paquet
pour operer la guerifon entire.
Pour que le Public ne foit point trompd dans le diftri-
bution de fa Poudre, elle previent qu'elle ne fe diftribuera
qu' H'Imprimerie royale du Cap-Franqais.
Le prix eft de trois gourdes le paquet.


./ L I X I R
Ba/famique, de,11catif & antifcorbutique, pour les maladies
des Gencivcs & des Dents, compofe par MA. CaRNzLzzL,
chirurgien-dentife 'z Aix en Provence.
Cet Elixir, don't les tres-bons effects font generalement
connus, eft tout a la fois aftringent, aromatique, deterfif,
incarnatif & antiputride; iil eft par-la propre ta operer les
effets les plus falutaires. II1 raffermit les Dents dans leurs
alveoles, en fortifiant & defirchant les Gencives, lefquelles
s'attachent alors aui colet des'Dents, & les maintiennent
tres-fermes il adoucit 1'acretd des liqueurs de la bouche,
qui peuvent en ronger & endommager les parties;. it arrete
les progress de la care commencee, la defleche & la detruit;
il nettoie les parties, les mondifie aufli Con ufage eft des
plus avantageux dans les abcess, fiftules, ulchres &c. 11
procure la degeneration des chairs, it cicatrife, ii rend I'ha-
leine douce .& agreable ;x ceux qui }'ont forte & infuppor-
table ; enfin it corrige les mauvaifes impre(flions de P'air,
des aliments & des boiffons nuifibles.
Le dep6t general eft 1l'Imprimerie royale de cette Ville.
Le prix eft de 4eux, gourdes la fiole.


A U C AP-F


RAN~AS


Chez DvroiFOR DE RIANS, imprimeur du Roi & du Confcil-fup&rieur.


4. joI













... AFF1"CHIIES AMERICAINES.

N U M RO 38.


,UJ I LLE. DU CAP-F RA N AI
Vi, .. "'*''": Da Mercredl i i Mai r179. .



A S S E A L E N A T I O N A L E. devant I'ordonnateur du trdfbr public pour y fire pro-
viroirement arreter leurs competes & conflater leut libera-
Se'ance du .7 fevrier, tion & feront admis a jouir du beifice de article II,


A R T. I. L'affemblee national ddcrete que les officers
comptables, fupprimns par le decree des .' '& 14 no-
vembre 1790,. Conat autorifes a fe retire par. devant 1'or-
donnareur du trfCor public, pour y faire provifoirement
arreter leurs competes & conflater leur liberation.
II. S'il refulte de la verification de cet etat, que l'offi-
cier comptable ne doit rien au trdfor public, ledit ordon-
nateurloi delivrera une dicharge provifoire flir la remite
de laquelle, ainfi que de la quittance de finance &, pro-
vifions, le, commiffaire du' roi, direicreur-general de la
liquidation, lui remettra, conformement a ce qui lui' eft
prefcric a cec ega'rd par le decret du 0o janvier dernier,
une ou plufieurs reconnoiffarices provifoites de finance,
jufqu';. concurrence, de moirie .de la finance de leur office,
avec ceffation d'intceir de la fomme portee aux recon-
noillances, "a computer de leurs dates ; ces reconnoiffances
front reqnes' en payments des bins nationaux.
III. Lessbiens nationaux h l'acquifition de.fquels ces,
reconnoiflancces auront foervi, demeureront grants de tout
ce qu poourroit.ecre confate' du par le refCulac.t des competes;
de'fiiitivemnerr arretes, dans la forme qui fera ecretres.
IV. Les oppoficions formees avant, la delivrance def.,
dies reconnoiifances auront leurs effects lors de la.liqui-
dation definitive, .& les .qppofants pourront, faire valoir
leurs droits fur les domaines acquis par leurs debiteurs,
apr.s I'Jpuilementi'des crdances du trefor public fur les
meines domaines s'1l y a lieu.
V. Les.receveurs generauxdes finances ou autres-comp-
tables, qui ,en contravention des, decrets de aifferam bde
national auroient opere des, compenfatiots fur leurs
finances avec les deriers de leurs recettes, front prives
du rembootrfement des finances a eux retahnt dti s, lorf-
que leur comptabilird aura &6 apurede fuivat les foirmes
qui front prefcrites.
VI. A I'.gard des receveUrs particuliers des finances
qui ne Con,t comp.tables qu' le.urs receveurs gent'aux ref!-
pedifs, ils rapporteront audit commiffaire du roi direc-
teur-gene'ral de la liquidation le confentement & qqitus
dMlivres par lehits receveurs gene'taux, vife' par ledit
ordonnateur du trfor. public.
VII. Ceux des receveurs particuliersdes' finances, don't
les competes des exercices anterieurs a P'annee 179X- ne
feroient pas encore juges, font autorifes a i tecrirer par


en rapportant le confentement du receveur-gendral.

V A R I E T IE S.
Admirable trait de probity patriotique & relgieufe,
SLa critique la plus fanglante &. a plus eficace de
'incivifme & de limpr6bite fanatiques de.nos prttres im-
beciles.& rifractaire, eft la'conduite fage & admirable de
plufieurs autrcs. pj tres &. moines. doues d'une heureufe
organifarion, & d'une probite vraimentnationale. Nous
conmptons avec arthoufiafme, parmi ces dignes ecclefiafti-
ques, les benedifcins de 1'abbaye de Saitce-Livrade, de-
pariement du Lot & Garonne. Ce.s braves religieux, en
quirranc leur couyvent, ont pay6 routes leurs decces, fair
routes leurs aumones ordinaires &.rcanis a la nation.
24,000 1. qui leurs refloient en argent comptant.; ils one
d'ailleurs laiffl' tout le mobilier du couvent dans le meil-
leur etar, & fans qu'ils y manquart la moindre choft :
enDia, en fortant de eurs triifles cellules pour n'y jamais-
rentrer is one level !es mains au ciel, beniffani notre
fainte confiitution & remerciant l'Etre fupreme de la
bienheureufe revolution. de 1789, qui brifoir leurs fers
& ceux' de. leurs concitoyens, "& qui developpoit en ca-
raadres ininmortels, gros commne des montagnes, les droits
acres de l'homme & les droits fouverains des nations.
Hommes vertueux I ages benedi&ins I recevez Phommage.
de tous les cocurs pati9tes:, foyez heureux comme votus
meiitez de I'etre ,. & contemplez avec nous la marche.im-
pofante des revolutions nationals qui vont renverfer les
tyraris,,& fair, de la surface de la terre n'aguare en
proie aux tires & aux lo.ups couronnes, la veritable terre.
pronife, le vrai paradise terreftre.

M. NjMirabeau, avant de fe rendre la premieire fois che-,
le roi pour la fanaion des decrets, s'eft informed a M.
1'abbe Gregoire comment fa majefte' recevoit les presidents.
de i'Affemblee : Le roi tres-bien, repond le curd d'Em-
bermefnil:,,mais fes gens a'une manikre fort lej.e... AI, dq
Mirabean fe rend auxTuileries. -- Veuillez attendre un
infant, lui dic M. le premier Valet-de-cbhambre il-fe
met a vouloir caufer.... c, Je vous ordonne, lui dit M. de
Mirabeau d'aller dire fur le champ al roi, eque. le p.ri-
fident des repre'fentants de la Nation frAgnaiLfe cfl ici C..
Le valet obeit.


'I *. TA.
' S


1~*
5..r 'TA' ~'-5s~K-
Sr *' 5**, ,#A~:~'5*' -fi- 'A.. *** *.*'~ '.5,-


*1 'I.
t~IV
II


* A J
.i,'



'-F-
i



,i




f^i
'i

1-












S Ville, a 1
AV- V I S D IV E R &Gabri
Le Memoire de M. de,.Damas, gouverneur de la Mar- aux .vac
unique fur les Troubles de cette Colonie, fe vend a fucceflio:
l'hnprimetie royale. Prix, deux gourdins. cdd4 le 2
A la requ8te des nommes Pierre & Julienne,.c. 1., it cette Vil
fera procde le 14 du courant, a la barre de la Snnchauffie carries, fi
de cette Ville, fur ne simple publication, au bail a ferne ', M.
pour trois ans de fix Nigres, N6gieffes & Mulatreifes, aux connue I
charges, claufes & conditions de la carte.bannie, don. on Compag
pourra prendre communication en l'6tude de Me Loifeleur, demeure
procureur pourfuivant.ledit bail a ferme.
11 fera procide le 13 du courant 'a heuf heures dau
mnatin, a la barre du, Siege de l'Amiraute de cecteVille, M.
a la vente du bricq" 'Aurore', double en cuivre,, avec fes i.
agrs &.apparaux. On pourra prendre communication de Fiance;
l'inventair4 au greffe. ,, puiffe fai
i. Le navire les Trois Amis de Marfeille, cap. Cirre, *. M.
arrive de Mozambique avec une fupetrbe cargaifon de 270 M.
TNoirs, a 1'adreffe de Mrs S. Foache, P. Morange & Har- a, M.
divilliers, qui en ouvriront la vente le I du courant ils z. M.
continuenrtcelle des n6griers le Rouen, venant de la c6te 2. M.
d'Or, & le Mefny, venant de la c6te d'Angole, Louife,
i. -M. Alquier previent qu'it vient de diffoudre fa focitie, its vendr
avec M. LeCcure, & qu'a computer du 8 du courant, tous une jeun
ls 'engagements que M. Lefcure pourra contra&er, front domefliq
pour fon coinpte particulier. Mrs Alqier c Laplaigne, I. M.
-faiant le meme genre de commerce depuis long-temps, France,
offrent leurs services a2 M" les Negociants & Habitants, & M.
les 0ifurent d'avance da zele qu'ils employreront a les bien M,
fervir. Leur demeure eft rues Penthiivre &, du Cimetidre. pour Fr;
i. On trouve a l'imprimerie royale de cette Ville, les M.
objets ci aprs ; favor, des Graphomneres a lunettes compagr
acromatiques de Canivet, des Etuis de mathemarique du parr de
mnime Auteur, des Bouffoles a tranchies en cuivre, idem 'a leur c
ct bdis de royer, des Compas de mer, months en-cuivre, pour tou
des Bouffoles poqrtatives de diverfes grandeurs, de grands connoiffa
Niveaux bien diviCis, idem de petits, des Aiguilles aiman'- a mme n
tees avec leurs &ruis, des Chahies de 40 & 4 pieds, a en quel p
l'ufage de Mrs les Arpenteurs, des Thermomrtres pour le tout a d
blainis, des Jeux comple'ts de cara.ctres en cuivre, de 1'Eau M,
de Cologne, idem des Carnnes, 1. M,
1.. A'la require deM S-14ie Defmateux, curateur aux Z. M
vacances du Port de Paix ,g rant la fuccefion de feu & dciai
*M. Duffals, il fera procede le 18 du courant, a la barre Z. Ma
de la S nch-auhffe de cette Ville, la vente d'une habi- M
ration fituie au Mouftique, contenant environ 1t80 carreaux France,1
de terre, avec cquelqtres ecabliffements tombant en ruine. 2,. M
On 'pourra prendre connoiffance des claufes de la carte mert po
bannie au bureau du Curateur. a procu
i. A la requkte de Me Sollie Defmatheux, curateur z. M
2arx vacancies ,geiant la facceflion de feu Mi de Boux France.
chevalier de Saint-Louis, d6cide au Port-de-Paix, it fera curation
procpd Vle 18 du courant, a la barre de la Sinichauff'e concern
de cette Ville, 'a la vente d'un terrain contenant zoo car- a. M.
seiux de terre en bois debut, fitu6 dans le quarter du part pou
v ioulicjue., On pourra pterndre tous les renfeignements au M.
'bureau dau Curateur. avec ma
z. A la.e-equete de Me Solle Defmatheux curateur z. M.
au vacances du Port de Paix, grant la fucceffion de Burollea
feu M. Blanchet, dce`dU au Gros-Morne, il fera procede Carabafl
te 8s du coarant, i la barre de Sn6ki -laffte de cette dc Bord(


a vent de deux tiegres.briquetlers, niommis Lindor
el, defendants de ladite fucceflio-. .
la requtet.de Me SolFee~Defmateux curateur
intes. du.Po.rt-de-Paix, grant les reprties de la'"
n Chaffaing, decade au Gros-Morne, il fera pro-
.8 du courant, a la barre de la S nfchauffie de
le, a la vente d'un petit emplacemeut de 2.o pieds
pue au. bourg da Gros-Morne.
,Jean-Baptifle Guillemat pri.yientque la focieti6
Cous la raifon Durand frares don't it failoit Ila'
nie,.eft diffQute depuis le i janvier. M. Durand
feul charge de la liquidation deladite fociedr. '.
DEPI' AI RT S.
Gouverneur part pour France.
Jean Graime boucher aul Borgne part pour
il prie ceux qui lui doivent de le payer, pour qu'il
ire honneur a fes engagements.
Ddiffour fihs part pour France. ,
Pierre Brunet, dit Depre, part pour France.
Ps SaintLucien parent pour. France.,
',Filleul fits aine part pour France.
S& madame Levaffor habitants au Camp de
partent pour France, & dIclarent ne rien devoir 5
ont un chaifeavec un atelage de chevauxanglois.,
ie ;nulitreffe couturiere & ur jeune mula'te bon
ue. -
A Francois, habitant au Camp de Louife part po.us
& declare ne rien devoir.
Pierre Baron part pour France.
Larguere, demeurant 'a \a Grande-PRivivre, part
anee.
Benard,, affocid de Ms Gabriel Decombaz &
nie, imprimeurs-libraires au Cap, place d'Armes,
nouveau pour France. Ce depart ne changeant lien
commercee its-ont l'horneur d'offrir leur service
tes les cormmiffions qu'on voudra leur dAoner; les
dances qu'ils ont, principalement a Paris, les mettent
de les remplir fidellement & avec cdiritt, n*'importe
genre &'de quelle -nature elles pourroie(nt tre; le
es prix raifonnables.
Darmagnac fait partir fon fits pour France.
Gautier, chirurgien, part pour France.
Degout; demeurant au Cap, part pour France,
re ne rien devoir. .
dame Claran part pour France,
Thomas Duppyer-, habitant au Trou, part pour
ou pour la Nouvelle-Angleterre.
adame Page, habitante an Limbe, part inceffam-
ur France; elle laiffe M. Finoc Con fire fond de
ration & de toutes fes affaires' come ci-devant.,
&. madame Bayard parent inceffamment pour
Me Porde, notaire au Cap, fera charge de la pro-
de M. Bayard pour les affaires qui pourront les
er en cette Colonie.
Dubocq, arrive depuis un 'mois dans la Colonie,
r France, & declare ne rien devoir.
Lefebuire, au Quartier-Morin, part pour France,
dame fon Epoufe & fon- fits.
Dugrds madame Con Epoufe mademoiselle
u de la Touche'fa belle foeur, & mademoiselle
e, patent pour France fur le navire le Pomp e
eaux. '


K 'A
V
9.
A)-


~ V A ~'*'~* 'A'* '





.4


t 3 3


... M. & madame'e la Itivikre:, demearants au quarter
te Valiere, parent pour Frarice au mois de juillet prochain
avec leur trois enfants ilts s'embarquer6nt pour Bordeaux:
.. M., .RoLer de Roftaing, habitant a Plaifance, part
pour France. il laiffe'M. Leclerc, on beau-p4re, charge
de fes affaires.
3. Madame Ca-tor part pour France pour rtcab!ir fa
fance, ,avec fon fils & un de fes newux,
;. M. Jean-Baptifle prochier, marchand, part pour
Fiance ; il laiffe M, fen Frbre charge de affaires de fa.
*m-aifon, qui exifte toujours focus la raifon.de Brochier frEres.
3. M. Gerard jeune, fe diCpofant a partir pour Prance
dans le courant de juin on au commencement de juillct,
prie ceux qui lui doivent de le payer, pour liui viter le
ddfagrement de les y' contraindre.
M. Fabien Dupuyepart pour France, &c declare ne
rien devoir; it prie ceux qui lui doivent de le payer ; il
reprend le commandement de fon navire la Julie de Bor-
deaux, de retour.depuis quelques jours, prendra du fret &
des paffagers pour ledic lieu, fe 'difpofant a partir la fin
de juin ou au commencement de juillee.
3. M. Lamaranthe part pour Ia Nouvelle-Angleterre,
3. M. Tortel, demeurant au Cap, part pour France.
3. Madame Robillard part pour France avec Con fils
age de deux ans.
5. M. Bernard Raymond Brouffe fils, ag de ti ans,
part pour Fiance fur le navire le Darcy, cap. Dekater.
3, M. Jacques Neati, boulanger, part pour France.
3. '-M.' madame Soubiac parent pour 'France, &
dcclarent ne rien devoir, is priest ceux qui leur doivent
de les payer, your leur eviter le defagrement de les y
contraindre par vote de 'rigueur.
5. M. Martin Marieille part pour la Havanne.
3.' M. Jacques Guillodon, marchand, part pour France.
NAVIRES EN CHARGEMENT.
Le Chaffeur de 1'lle de France, ci-devant le paquet-bbt
num'ro 8, capitaie Legouaf'dun partira pour Bordeaux
le 0o jmin. Ce-' navire connu par la fup6riorit de fa
march & la commodity des logements, prendra du fret
& des.paffagers. S'adreffer a Ms Mandiargues Bofc &
compagnie, ou audit Capktaine, maifon de Mrs Comarq-
& Banichereau, rue du- Vieux-Gouvernement.
L'Affemble Nationale de F'Orient, capitaine Courand,
partira pour Nantes Ia lafin du courant fixe: ceux qui doi-
vent ce navire font pries de payer; a defaut, it fera faith,
centre les Debiteurs en retard, toutes les demarches pofli-
bles pour les, y contraindre.
L'Olm pe., merchant fup rieuremenrt & tres-cotnmode
pour les'paffagers,.cap. Hardy, partira pour Nantes dans
le courant de juin,; il preudra du fret & dles paffagers.
S'adreffer audit Capitaine-dans Con magafin, true St-Laurent,
vis-a-vis M. Plombard : cet'.x qui aurontbefoin de quelque
ob}et de fa cargai'on, il en fera bonne composition.
(Le Decret National, double en cuivre, du port de 4fo
tonneaux; capitaine Lemperiere, partira pour Bordeaux
du 2. au i% mai fixe ; it prendra du fret & des paffagers.
S'aareffer a M. P. Nairac, on audit Capitaine.
BIENS '.x EFFECT'S A VENDRE.
I. Un mulatre ag4 de 2,; ans, excellent perruquier pour
homme & pour femme, fachant tres-bien faire la cuisine.
S'adreffer a Mr J. Poncignoil & compagnie, negocicns,
,ur le quai Saint-Louis.


.L ..

K ...,.~ 4 ... .. .. -
--~?. *.-. .
-4..---.


E TA 74 des NMgyes paves qui doiveni tire ver
hrre dus Siege de cizie Ville It 2 jvil.'e


I .

a
I

~dus ~ Ia '1'
t.


3. Louis, Aya, fans ~rampe, ayant des marques de fon
pays fur les tempts, age d'environ 17 ans, de petite tatlle,
fe difaiut a l'habitation Butler, are't& au Port-Margot le ;
mars, porite au n 6.
TCliuaque, Mina, etampe illifiblement Cur le fein droir,
ag4 d'environ 2.6 ans, de la taille de 5 pieds 4. pouces, fe
difant i M" Teflatt & Lalanne, arrete a I'Efpagnol le 4,
mars, portn au n 1 3.
Un Negre nouveau, de nation Congo, fans etampe,
ayant des marques Con pays fur le bras droic & fur le
mention, & les oreilles perches ag d'environ 45' ans,
.de la tailld de I pieds 4 pouces, arrkeh a I'Efpagnol le 4
mars, port au no 14.
Deux Negres nouveaux, etampes fur le cotr droit da
fein FLAVM &c d'autres lectres illibles, ages d'environ 2.y
ans, arretes au Haut du Cap le 8 mars, portes au no z2.
Jean-Jacques, Congo, etampi fur le co6e droit du fein
G. MARTIN, a#g d'environ zo ans, de petite aille, fe
difant a M. Martin, arrete a I'Efpagnol le x x mars, porte
au numero 8.
Manuel, Sofo, Cans 4tampe, age d'environ 25 ans, de
la taille de 5 pieds 5 pouces, arrcd' a l'Efpagnol le it
mars, portd au no 59.
Louis, Congo, Cans 4tampe, ayant plufieurs cicatrices
fur Ie corps, ag6 d'environ 30o ans, de petite taille, arrett i
la Marmelade le 14 mars, port au n 49
E TA T d'un Negre epave qui doit etre vendu a la barre
du .Siege du Port-de-Paix le .zS mai.
5. Un Negre nouveau, de nation Congo, age d'en-
viron 3 ans,, de la taille de j pieds i pouces, de forte
corpulence, etampe fur le fein droit IX, ayant des marques
de ftn pays fur chaque c6cd du fein.
A LOUER OU A AFFERMER.
i. Une maifon fituee ruedu Petit-Lion, n :887 F, deux
lets avant la geole, compofee de deuxgrandes chambres
fur le devant, deux grands cabinets en face, dans Ie fond,
une galerie, divers cabinets dans les deux aVies, cuiine,
cour & puitr, le tout carrele. S'adreffer AI. M eater,
Inaiton de M. Loir, 'nocianr..
Une maifon avec un puits a pomeF & toutes co'res
de commoliteis, 'fiuee rues BouIrboil S" du Chat, !louer
avec plufieurs meubles ou fans mieubles, pour le premier
juin. S'adrefter a M, de Bonnecafe dans ladite mai.oon it
vendra plufieurs domefliques & deux mille bouteilles d'cx-
cellent vin vieux de la premibie quality.
ESCLAVES EN MARRONAGF.
Trois Negres nouveaux, ramnpe ASSELIN DESSA-
BLES, font parties marrons de fCo habitation, .i 1 Pti-e
Anfe, le 14 mars dernier : eui done des nouvelics Ifar
ladite habitation.
Jear.cCharles, Taquoi, charpentier, age d'environ 2.6
a ;o ans, de la taille de y pieds 2 pcuces, 'tampv CONE-
FRAY, a qui il a apparcenu, ayar.: dts mia.-ques de fon
pays fur la figure ; on kl foupconne dan., les environs dtIs
habitatins GalifFet a la Peti:e-Anr.c : en donner des nou-
velles a l'Imprimerie royale du Cap. il y aL-a trIis p.r-
taugaifes de xdcompenfe.


4 I*~. -I .'.*.,. .
.t,*' '40,
"---4


'it,,


nr




- .'--.
J .
1$,


Adonis, Mina, fans detampe, ag4 d'envifo-n 5 'a1s, dee
la taille de. 4 pieds.,-ef part marron depuis huicn':mois,
envoy au Fort- Dauphin a cette epoque., ci-devant affermd
ai Me yoifin, notaire au Cap on le fO'uponi'e avoir did
fout ire au Cap, & renvoy6 en plane depuis : en donner
dts nouvelles a M. de Barriere, perrrcquier, rue Vaudreuil,
a qui il appartient. II y aura recomienfe.
AN I Mr A L E AR E.
II a e t enIeve aii Cap le z4 diu mois dernier une
mule. Ir'ine, ecampee fur une epaule MG & une etampe
elpahgnole : en donner d,es nouvelles a Mathieu Salmon,
boudcer en cette Ville. II y aura recoimpenfe.
E S CL A V E S E NeS T R S A LA. G EOL E.
Au. Cap-Francais, le 5 du couraut, Philippet, Jalla.,
ecampe fur Ie feir dioiC R.MEIMLEUR,.age de 0o ans,
de la taille de $ pieds 7 pouces : Alexandre, Gabriel &
Vidor, Congos, ag6s de t.' ,'i4:a',5 ans de la t-aillede y
pieds i pouce :, Julienne& Collcrte, de nation Cong6,
alies 'de 2. .ans, etrampes VICTORIA, au-detffous FG.,
fe df~ant a M. Victoria .: Sans -Souci, Congo, retampe
CAZAL, age de i8 ans, de petite taille, fe dif(anc a-
M:Cazal : Thomas, Bibi,-itamFeiNOUVEL, age de o0
ans, fIediranit a M.Nouvel, arretes r l'Efpagnol : Jean;
Mozambique, fans drampe apparente, ag do 2.8 ans, de.
la taille dee pieds 3 pouces, arrete au Dondon. Le 4, un
N:gre nouveau, ecampe CCH, ag6 de iy ans, arrest a
la Foffette : Jofeph, Coego, fans-etamrpe apparent ag6-
de 3 ans, de la raille de y pieds Ce, difant,a M. Molines :
un NMgre notivean Congo-, etamp tillifblement, ayant
des-marques de. fon ays fur le corps, age de o0 ans, de
la taitle'de pieds. pouces ,, atrets rau Limbe : Pirame &c
Samfon, Bibi, ags',de, 5o ans, de la taille de (,pieds 3.
rouces, camps G. LAFARGE, arr&ecs aux Vazeux :
Toinon, de nation Mozambique, erampee MC, ge'e de,8
-ans, arretie au Haut du Cap : Germa, Taquoi, etampe
REM age de 2.8 ans, de la taille de 5 pieds 4 pouces:
Jeani, creole et,.mpe B1 & d'autres lettres brtulees, age
de 3o ans, de petite raille, fe difahnta Jean-Charles, mni..,
a res aux Vazeux. Le 7, Antoine, Martiniquais, fans
et.n:pe apparente, age de i ans, de petite taille, Ce difant
a M: Arnaud,arrete a I'Acutl: un Negre nouvea: etampe
COUDROI, age de ;o ans, de la talie de d pieds, arrete
an Lrun'io, Le.8, la Ramie, Congo, etampe G, a,udelTous
CHEV\R plus bas .CAP, agd de 14 ans, de la taille
d5 y pied'4 pouces, arre a la Petite-A(fe : Jean-Louis,
Mondongue, fans.eramnpe apparent, ,age de 2.anps, de
Fetice taille, fe difant i Millot, m. 1., arrec en Vile:
.I.sis, Mina, trampd FONTENILLE, age d'ehviron 5o
a:,,. de la taille de f pieds pouces, fe difanta M. Fpn-
tenille, arrad la Petite Anfe : Hec&or, Mondongte,
t ra rpe PELETAN, ag. de ;o ans, de la taille de p.pieds ~,
p,'.a.es, fe dif-ant 'i M. Macarty, arrc't' au Haut du Cap.
Au Fort-Dauphin, le 5 du coutant, nn Nagre nouveau,
de nation Congo, etamp4 P. Jbi GABET, age de io ans,
de la taille de yieds z polices, air.kte a 1E'fpagnol.-Le ,


- '-" -' *"!~t ~~"~'T"~


la Fortune Congo.. r e Adi arne Fq1yp0is, ecrurirc
aL Tropi, etaipi illifiblement. ,,ag de 4on6s,,dela taille
de yj pieds, pouces, araet au Tenrie,--q.uge,.


C 0 M 'M E R C E.
!R PRIX D U P A I N.
Le Pain de ;.8 once j fous.
P RIX D E L A VI A N n E..
Le Buc uf .-. i, 14 f. la, re, :

P iX X D E S D E N E S,
Fournis par la Chambre da Commerce de. cette Ville
le 3 da courant.
Denrees coloniales. Sucre terr4, premiere quality 6o .L'
le cent: feconde, i6.z lives: troifime,. 1 livers : qua-
tri~mne, i. 1. : commune, ro 0liv. : tees, 1oo00 : Sucre.
brinr, job 6 8 1. Cafe fin, i 2. fT la ivre: marchand, 17
a 9 fous : infrieur, 14 a 16 fous: triage, 9 sa o fous.
Coton,i70, a i,8o, 1. le cent. Cacao 10 a x f.
| Marchandifs d'Europe. Vin vieux, 0So a yo lives la
bafrique : nouveau,'I o liv. :-de Provence, iid livres.
Vin blanc de Bordeaux, 66 liv., le tierqon. Farine fine, 66
a So 1. le. barilt: anglaife 60 liv. Huile fine, 45 Ie panier:
commune-, 16. x0o la cave. Beurre, i2 a 8 f. la;livre.
Petit fal ,l.,4 liv. ix f. I'ancre. Boeuf fal, 7 a 80 liv. le
baill, Mornue, 4 lives le cent. Riz, 55 livres le cent.
Savon, o, liv,. le cent. Chandelle, i, f. la livre. Brins de
f*ept huitimies, 4 f. 1'aune reduite : de trois quarts, 6 f.
PIaune reduite. Combourgs & St-Georges, 40 f. a I; f.
i'aune. Morlaix & Laval, 5 o I. la, balle. Bietagne, 6ar
pour too fur faurle. Toiles & marchandifes hfies, 6o
pour ioo fur fadure.
C 0 U R S D- F R E T.
Pour Bordeaux. Sucre terrr, T oa i 2.deniers I livre-:
brut, 12. a 14 deniers : Caf en futailes, Io 1x4d&en.: er
facs, 8 den. Cotoh & Indigo, 30 d,
Po6r Nantes &'" e Havre. Sucr, terr6, 14 deniers la
liyre : brut, 16 den. Cafre en futailles,'iz a 18 den..: en
faces, o di-. Coton & Indigo, 36 den.
4 2


La diftriliation-des Afches c americaincs fe oR tous les
Lundis matinn Iles Jeudisapris-midi.,
Les articles don't les Affiches americaines ont ted com-
pofees deputisileur etabliffement, y reront inf6res avec la
mmen exactiude: que ci-devant.
On foufcrit a 'Imprimerie royale du Cap.,.a lImprimrie
ngtionale au Pbrt-au-Prince,'& chez Mrs les.Dire&cursdes
Poftes, Le prix de .l'Abonnement.efrt de 82..livreso f(bus,
frnc de port, ainfi quecelini des lettres.


A U C A-P-F RA N, AI S, I '
,. 4
S Chcz DUFrout. DE RIANS, imprimeur du Roi K & d .c, ConfiT-ftiporieur.




-7



. -. ., A




H '~


- '-.,"~-


AFFICHES AMERICAINES.

NUM1RO 626.


SLL E DU C AP-F R AN AI S
a .S Du Mercredi 3 Aout 1791.


-...-,I E T E S.
Paralle'le etn alluelle du Solda, & celle de
I'ancien regime.
PERMETTEZ-MOI ,'Meffieurs, de vous prier de configner
dans votre journal les changements avantageux que la nou-
velle conflitution a apport6s dans 1'ecat dLI foldat franjais.
Vous concevrez combien il eft importance que les questions
fuivantes & la maniere don't elles font refolues foient con-
nues, non feulement de I'armee franqaife, mais de routes
les armees de I'Europe.
Premiere queftion. Comment fe faifoit 'enrdlement des
foldats fous 'ancien regime ?
Rdponfe. La rufe, la fupercherie & la feduaion envi-
ronnoient les jeunes gens ; c'roit un negoce infame qui
abufoit I'inexpirieace, & qui arrachoit des enfants a leur
famille: les congas de grace 6roient arbitraires, & on en fai-
foit une exa&ion qui n'avoit de bornes & de regles que les
facultrs du foldats ou de fa famille ; & cette exation meme
en la faifoit valoir come une grace.
Demande. Comment fe font aujourd'hui les enrdlements ?
R. Quoique leur forme ne foit pas entierement decre'te,
left certain qu'ils front decidement volontaires pour la
parties contradante &pour fa famille qui pourra retenir tout
foldat enr610'avant i'age de 18 ans. D'ailleurs, les officers
municipaux veilleront aux engagements. De plus, chaque
foldat fera libre (en temps de paix fans doute ) de fe retire
en payant is. liv. pour chacune des-annies de service qui
lui reftera a remplir fur Con engagement, qui fera de 8 ans.
Second question. Quelle etoit la paye ancienne du foldat?
R. 7 fous 4 deniers par jour, fur lefquels on Ilii retenoit
2a f. 6 den. pour le pain, fans computer une foule d'antres
petites revenues ar-bitraires qui l'expofoient a mburir de
faim, &. qui ont exe.le germe des infurreCions don't on s'eft
.plaint, apr s les avoir provoquees par le refus des diffe-
rents decomp.res de ces revenues.
Demande. Quelle eft la paye alluelle du foldat?
R. io fous, fur lefquels on lui retient fC. 6 d. pour une
,livre & demie de pain, qu'on ne peut lui fournir a ce prix
qce parce que cette maffe de la boulangerie eft commune a
t6~te l'armie; c'eft la feule maffe fournie par la folde done
on ne fera pas le decompte au foldat; mais tous les trois
mois on lui fera le decompte de celle du linge & de la chauf-
fure, do forte que jamais il ne pourra ctre lIz4.


lit.. -


Troilieme question. Qel/ Ioit I'avancement pojfible da
foldat ?
R. II ne pouvoit parvenir qu'au feul grade de lieutenant;
les derniures ordonnances de ce confeil de la guerre, qui a i
bien fervi la revolution, lui avoient fermei la porte a" tout
advancement uIetrieur, & meme a la Croix de Saint-Louis,
& cela, de la mani&e la plus deplaifanre. 11 femble que le
project etoit de faire de l'armee franjaife une fotte de'm'-
nagerie ; & pour eviter l'honneur du foldat, on avoit E~abli
des chaines & des coups.
D. Quel efit 'avarcement poffible du fo!dat d'aujourd'hul ?
R. II a de droit le quart des emplois d'officiers. II1 pourra
fe prefenter au concours-pour les trois autres quarts, de
forte qu'il eft moralement poffible que tons les emplois lui
tombent en partage. Le terine de fon avancement eftl e ge-
neralat ou le baton de marechal.
Quatrieme queflion. Quelle &eoit la recompenfi des services
du fo.'dat ?
R. On P'ignore.
| D. Quelle eft-elle ?
R. Toutes cells qui font affeldees au militaire. Le fi!s
du ci-devant premier duc & pair, n'a plus la moindre prtfe-
rence fur le filss de Con feimier.
Cinquieme question. Quelle retraite pouvoit, efperer lefo/dat?
R. Sa retraite ordinaire toit de So a 6o liv. quand il n'en
pouvoit plus, & on n'en accordoit que deux par bataillon
chaque annee.
D. Quelle peut etre fa retraite aujouid'hui?
R. Le minium eft de iSo liv. pour celui qui n'a jamais
pu parvenir au moindre advancement, an jugement de fes
pairs, & le maximum eft le generalat. Les interme'diaires
font grades fur les emploiF.
Sixieme question. Le foldat etoit.il citoyen ?
R. II etoit fi parfaitement enclave qu'un cioyen n'ofoir
parler de fon. fils foldat fans riveiller l'idee d'un mauvais
fujet, & les lois de police coatre le foldac favorifoient ou-
vertement ce. cruel pre'juge.
D. Le foldat eft-il citoyen auzjourd'hai?
R. Non feulement il F'eft, fi avant fon engagement il
avoit les qualites requires pour cela par la loi mais celui
qui n'auroir jamais rien poffede, devient citoyen, au bouc
de feize ans de service. II peut alors, s'il eft eledeur, mar-
quer fa confiance a cetux qui le commahdent, en leur dual
nant on en leur refufant fa voix,


--.< 4:; *'-"*. .. *"-...... J", -.,t" ( "'" > ..* '* ""' "'"' ^ ^ f
..." ,%, .. ... .. _.
...... ...... : ... ... ... .


*'~1

.3


.~f.


.3
1"
S.









[W81


r














Q




.5













3




5.


:1
~ /
j*' >1--I..


Cette comparaifon de i'etat da foldat francais dans la
houvelle conflitution, avec fa condition precedente, doit
donner un grand advantage a l'armee franjaife fur celles des
E1ats oti la nobleffe feule peut parvenir aux emplois d'offi-
cier. En Allemagne & dans le Nord, Fecat de foldat eft fi
different, it degrade tellement I'homme, que ceux qui quit-
teroient aujourd'hui les drapeaux nationaux de la France
pour en fuivre d'autres ne pourront plus ktre regards
comme des hommes honnetes & libres : aufli y a-t-il lieu de
croire que les defertions ne front plus, comme autrefois,
le vice ordinaire de nos foldats, fur-tout quand its fauront
que la Parrie, en les voyant fuir, applaudira a leur retraite,
en fongeant que farmee fe purge ainfi de laches, indignes
d'y refer.

R EF LE XI ONS
D M. DE Co C HERE L,
Sur le decret de l'Aflemblee national, du. 15 mal z79z,
concernant les Gens de couleur.
La contradidion du dernier decret du xi mai, avec
celui-du 12. odobre, eft trop frappante pour meriter la
plus l6gere difcuflion; elle eft marquee au coin de 1'efpric
de part qui fa di&'e. On n'a pas meme cherch4 a fauver les
apparences de l'injuftice qui la caraderife. Nos ddputes a
1'affeniblee national avoient cependant de grands moyens
pour refifter A la d4cifion defpotique prononcde, concre le
wroeu de leurs commettants.
En effect, le corps l1giflatif avoit d6crth au commen-
cement de fes travaux, qu'il etoit, malgre la declaration
des droits, une efpkce d'hommes, payanc ou pouvant payer
la contribution exigee, qui ne feroient point riputes citoyens
adifs it a fair a ce fujet une loi d'exception fondue fur
des raifons politiques, qui interdit a la claffe innombrable
de la domefticite, le droit de voter dans les affemblees
primaires. Cette loi eft fage fans doute, quoiqu'oppofee
a la declaration des droits n mais nous devons en infirer
qu'il peur exifter 'galement dans les colonies des raifons
politiques fufceptibles de priver certain hommes du droit
de citoyens adifs. Tous les raiConnements tires de la d'cla-
ration des droits qu'on pourroit nous oppofer a cet regard,
feroient facilement retorques contre l'exception de l'affem-
blee national concernant les domeftiques ; je dirai plus,
les raifons politiques qui milicent contre ceux-ei, ne font
pas auffi decifives que celles qui dererminent la loi colonial
fur les gens de couleur. On nous objedera qu'ils font des
hommes comme nous; mais les domeftiques franais .ne
font-ils pas bien plus des homes comme nous, puifqu'ils
font d'une meme couleur, d'une meme efpece qui, come
nous, ne fut jamais fouillke de rempreinte de 1efclavage ?
Cependant comme eux les gens de couleur jouiffent
parmi nous de l'etat civil ; leurs proprie'ts come les
n6tres, font fous la meme fauvegarde de la loi ils ne
cooperent pas a cette loi, mais its en partagent avec nous
le bienfait; its font aux yeux de cette loi, ce que font
feize millions d'hommes en France prives du droic de
citoyens a.ifs, ce que font dans les colonies tous les
blancs qui ne votent pas dans nos affemblees; & certes,
s'il exifte en France une exception de la declaration des
droirs, au prejudice d'une claffe d'hommes, pourquoi,
a plus forte raifon ,. ne pourroit-il y en avoir une dans
le colonies ? Exception bien autrement indiquhe & comt-
xiand4e par les localities


A V IS


DI V E R S.


La SocieUt royale des Siences & Arts du Cap-Frion.ais
tiendra fa fiance publique, le 16 du courant, dans la fall
ordinaire, a trois heures apres-midi.
On trouve a l'Imprimerie de r'Affemblee provincial du
Nord, L'ADRESSE AUX AMIS DE LA PAIx, par M. Ser-
vant, ancient avocat-ge'neral au parlement de Grenoble. Cet
ouvrage, imprime' 'annee derni&re, a eu le fucces le plus
merite en France : c'eft le Code du bon citoyen : c'eft le&
Cate'chifme des legiflateurs de tous les pays & de tous
les temps : & dans le moment od la colonie vient, en
quelque forte, de renouveller fon PACTE SOCIAL, en oubliant
les miferables divisions qui l'ont amende au bord du pre'-
cipice, l'opufcule que nous annor.ions doit etre bien pre-
cieux aux Amis de la paix, aux hommes, fur-tout, qui fe
devouent de coeur & d'efprit a la tdefenfe des droits dva
people & au maintian de f liberty Le prix eft d'un gourdia,


.4. oi-, .,


Ce n'eft pas tout, rIafTemblhe national, aprIs avoir
refufd a la claffe des domeftiques le droit de voter n'a
pas voulu s'expliquer fur le fort d'une fede nombreufe
qui compofe la population de la France : envain 'abb6
Gregoire, I'apologifte des gens de couleur, s'eft-il montr6
'ap6tre des juifs d'Alface : envain a t it r4clame ea
leur faveur le droir de citoyens adifs, follicit6 par lim-
portance de leurs propritis par Fenormit6 des droits
qu'ils payment a l"tat & par la grande itendue des richeffes
qu'ils y verfent fans ceffe, I'affemblee national a affedt6
un profound silence 'a leur fujec ; par une contradidion
finguliere, elle n'a voulu prononcer qu'en faveur des juifs
privilegies de Bordeaux & d'Avignon elle a donc fair
encore par Con filence une exception injuriefe a une partie
du people juif, qui etayoit fa demaude de la declaration des
droits communs a tous les hommes de routes les religions.
Enfin, puifqu'il eft demontr6 qu'en France il exile feize
millions d'hommes dechus da droit de citoyens adifs, que
devient pour eux la declaration des droits ? Que devient
leur liberty, leur dgalite fi vant6e, s'ils font privis du
plus beau de ces appanages Eh quoi leurs privileges
confacres par la declaration des droits, peuvent done etre
aneantis par la privation d'un vii mctal, que le hafard
prodigue aux uns & refuse aux autres I la richeffe peut
donc feule 4tablir une diflindion ondreufe parmi ces memes
hommes qui viennent de. profcrire d'anciennes diftin&ions
fondues fur des services rendus a 'etat I affemblee na-
tionale confacre donc d'une main dans Con fein des prin-
cipes ddrogatoires i la declaration des droits, tandis que
de l'autre elle efface dans les colonies une ligne de demar-
cation, tracee par la nature & fixee par la politique qui
feule peut en affurer r'exiftence I on verra dans la colonie des
hommes, des blancs comme nous, nos freres, en un mot,
prives ,fans murmurer, du droit de voter avec nous, tandis
que s'affeoiront parmi nous des gems, nagueres nos efclaves,
qui nous doivent leur existence leur fortune & qui
s'arment de nos bienfaits pour operer notre defirudion I
fi ce font 11 les nouvelles confolantes que nous envoye
la ville de Bordeaux ; fi ce font l ales temoignages d'amitie,
de fraternity, que fes troupes patriotiques fe propofent
d'apporter dans nos contrees, puiffe a jamais ..... ...
La plume me tombe de la main.
Aux Gonaives, le 15 juillet 1791. COGHEREL.


CT










I1 fera procedd le da courant, la barre du Siege de
Oette Ville, a la vente, fur tiercement, du brigantin la
Marguerite capitaine Guefdon On pourra prendre com-
munication de la carte bannie en 'e'tude de Me Domergue,
procureur, rue Royale.
II fera vendu le 4 du courant, fur le quai Saint-Louis,
divers meubles & effets compofant le Cafe Lyonnois.
M. Delibeffart a du vin de Bordeaux des annees 1786
& 1788 le plus natural qu'il foit au Cap, des briques
de Provence, des tuiles du Havre des carreaux de Nantes,
& des carreaux podr les fours d'un pied carried, qu'il vendra
en gros ou en deraill il a une partie de maifon compofee
de deux chambres, deux cabinets, cour, cuisine & puits,
le tout en feul, a louer prefentement.
Le fous-bail I loyer de 1'appartement qu'occupoit feu
M. Desjambes, voilier, rue du Vieux Gouvernement,
fera adjug4 le 6 du courant a la barre du Siege de cette
Ville, n'ayant pu Pntre le 13 du mois dernier, fate d'en-
chbriffeurs. On peut prendre communication de la carte
bannie en l'etude de Me Domergue, procureur.
II fera procede le 6 du courant, a la barre du Siege de
cette Ville a la vente d'un phaeton monte fur quatre
roues, & un beau cheval bai, a crins noirs, dependancs de la
fucceflion vacant de feu M. Dubuiffon imprimeur ; il
fera vendu le meme jour deux Negres nouveaux, depen-
dants de la fucceflion de feu M. Laubie, charpentier.
i. MIs les Creanciers de la fuccellion de feu M. Fran-
ciofy cadet, deceid habitant a Ouanaminthe, Cont pries
de vouloir fe reunir ou fe fair reprefenter le dimanche z
du4 courant en I'etude de Me Prevot procureur au
Fort-Dauphin pour y prendre des arrangements propres
a accelerer leur payment, qui leurs front propofes par
Me Nireau Despujeaux, notaire a Ouanaminthe, fonde'
de la procuration de madame veuve Franciofy.
i. A la requete de Me de Veyrier, curate-ur aux vacances
du Cap, grant la fucceflion Fournier, il fera procede le i;
du courant, a la barre du Siege de cette Ville, au bail a
ferme pour cinq ans, a computer du 4 juillet dernier, d'une
habitation contenant environ neuf carreaux & demi de
terre fitcue a Caracole, paroiffe de la Grande-Riviere ,
appartenante aux heritiers Pavie, fur laquelle il y a 1%2 ttees
de negres & environ 150ooo pieds de cafiers en rapport ou
prets a rapporter.
I. II fera procede le Io du courant, dans la maifon out
eft le bureau des fonds, attenant celle de M. de Vincent,
vis-a-vis la petite porte du jardin du Gouvernement, a
la vente de divers meubles, line de corps & de lit, ainfi
que different autres effects, & dtun negre nomme Jean-
Louis, de nation Meuferade, bon domeflique, fachant
coudre, age d'environ i ans, d'une jolie figure le tout
dependant de la fucceflion de feu M. Decars, ecrivain
principal de la marine, charge du control au Cap : ceux
qui voudront voir les meubles & le nigr s'adrefleront 'a
M. Duranton, commiffaire de la marine & de la guerre,
audi; lieu.
I. M. Moneton s'eft charge, en partant de Lyon, d'un
equipage de cheval garni en argent pour remettre 'a
M. Mermier a qui cer objet eft annonce & adrefle.
M. Moneton voudra bien faire dire ce qu'il exige pour
fes foins & adreffer le court a M. Anfelmne, maitre en
pharmacie au Cap, rue Royale.
I. M" les Creanciers de la fucceffion de feu M, Decars,
.crivain principal de lI marine, font prids de vouloir envoyer


3 69 1


a M. Duranton, commiffaires de la marine & de la guerre,
une note certifide par eux, de leur creance, afin de pouvoir
juger par le tableau des dettes dout ladite fucceflion eft
grev4e, des moyens i employer pour parvenir a fa liqui-
dation.
i. Mrs Poupet freres Guymet & Gauvin continent
la vente de la cargaifon du navire le Profper de Nantes,
cap. Thibaud, de laquelle il refle too fuperbes Negres.
2. M" A. Palhion & compagnie, marchands de fer,
ayant reju tout recemment un fort part de marchandifes
anglaifes, franjaifes & allemandes, & fe trouvant trop a.
l'etroit dans leur ancien magafin previennent Mrs les
Habitants, Negociants & Ouvriers, qu'ils demeurent a
1'ilet plus hauc, dans la maifon de M. & madame Menier,
rues Penthi6vre & Chaftenoy, vis-a-vis de Mrs de Ruffy,
Potier & compagnie de M. Surmont marchand de
fer, & vis-a-vis de 1'angle a Mrs Lenfant & compagnie,
negociants. Mrs A. Palbion & compagnie, ayanr toujours
ee' trts bien affords, previennent les perfonnes qui les
honoreront de leur confiance d'etre perfaadees qu'elles
trouveront du bon & beaucoup de modicite dans les prix,
vu qu'ils tirent prefque tout des fabriques ; ce qui les
mettra 'a mme de faire jouir du bon march.
z. C'eft avec furprife que M. Delariie habitant aiu
Morne-Rouge, voit que M. Berruchon, huifllier au Fort-
Dauphin, aic fait mettre, dans les Affickes ame'ricaines,
la vente d'une habitation qu'il lui doit integralement; it
croict devoir cet avis au Public, pour mettre 1'Acquereur
a l'abri de l'hypotheque du bailleur de fonds.
z. Madame veuve Maurer, ayant acquis par contract
du za juin dernier, de Champonon freres, une habitation
'tablie en cafe, fituee 'a la Grande-Ravine de l'Acul, pour
la fomme de z67,.00 livres, don't 100,000 livres onte td
payees comptant, invite les Creanciers hypothecaires de
Champonon & de Mrs Boffuet & Ballot, vendeurs origi-
naires, & tous autres ayant droits fur ladite habitation,
a communiquer inceffamment leurs titres en 'e'tude de
MO Cormeaux de la Chapelle, pour 6tre pays fur la fomme
de 63,000 livres, qui leur eftdeffinee.
z. M. Salicis, reiterant l'avis infere dans les A4fiches
americaines du 4 juin 1783, Feuille du Cap, no z &
dans deux autres Feuilles a pen pris de la mmme epoque,
donne avis qu'il continue a fournir, dans la cour de I.
maifon qu'il occupe, rue du Bac, des herbes aux animaux
qu'on veut y amener ; mais que n'exigeanc aucun droit de
garde ni de gite, il ne repond ni de ces animaux, ni des
evenements qui peuvent leur arriver; il a toujours du foin
a vendre.
;. M. Jean Faure, dit Fort-Dauphin, previent Mr" les
Habitants & Negociants qu'ils continuera le paffage des
Baradaire, Petit-Trou & l'Anfe-a-Veau pour le Cap :
ceux qui l'honoreront de leur confiance voudront bien
adreffer leurs denrees au Petit-Trou, quarters des Bara-
daires, lieu de fa residence, ou a M. Ancelin au Cap, a la
cafe de bois, fur le bord de la mer; il fea 'tous fes efforts
pour fatisfaire ceux qui l'honoreront de leur confiance,
;. M. Lafitte, traiteur, prevent M", les Habitants &
Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante a
la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attache
d'en rendre les appartements commodes & agreables; il a
aufli une tres-belle ecurie, ot il peut placer 80o chevaux ;
il donnne "a manger en Ville, & prend. des apprentis pour
la cuifine.


1 ~
j
S.%~,* .*j ii ~
'~"' :.'.











D P A R T S.


I. M. Francois Legris part pour France.
i. M. Chancerel, habitant a Ouanaminthe, part pour
France dans le courant d'aofiu ou an commencement de
feptembre fans faure.
i. M. Raphael Lopes part pour France.
i. M. Viter, habitant au Port de Paix, part pour
France.
i. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre; il
prie ceux qui lui doivent de le payer le plutot poffible.
i. M. Jean-Louis Boquet & madame fon Epoufe parent
pour France, & dedcarent ne rien devoir.
z. M. Montel part pour France.
3. Madame Riviere part pour France.
5. M. Soaleil, demeurant 'au Fort-Dauphin, part pour
France.
3. M. Laifnei, arrive le 2.7 fevrier dernier grant la
cargaifon du navire negrier les Deux Amis, a l'adreffe de
MAr Poupet freres, Guymet & Gauvain, part pour France.
NAVIRES EN CHARGEMENT.
La Matie- Elizabeth, capitaine Argeme, partira pour
Maifeille du i2. au 50 du courant fans faute3 it prendra
du fret & des paffagers. S'adreffer a M" Bonnegrace &
Aycaid ou audit Capitaine dans fon magafin, rues des
Trois Chandeliers & du Vieux-Gouvernement.
Le Caftor, capitaine Motton, partira pour Bordeaux
du to au 1 feptembre ; il prendra du: fret. S'adreffer audit
Capitaine dans Con magafin.
i. La Baffe Pointe du port de Soo tonneaux, capi-
taine Dupin, partira pour Bordeaux le o10 feptembre atu
plus tard il prendra du fret & des paffagers, qui ferontc
trrs-commodement loges. S'adreffer audit Capitaine dans
fon magafin, rue de la Fontaine, ou a Mr" Mandiargue,
Bofc & compagnie; il ne peut etre retarded par fes recouvre-
ments, ayant fait les deux tiers de Ca vente a la Martinique.
i,. La Nancy capitaine Alig .partira pour Bordeaux
du ti au to du courant; il prendra du fret & des paffagers.
S'adreffer audit Capitaine dans Con magafin, dans la maifon
ci devant occupee par Mrs Deflandau & Laplace, rues du
Gouvernement & Notre-Dame.
'BIENS ET EFFETS A VENDRVE.
Une habitation fituee dans les hauteurs de la Soufftiere
de ['Acul, contenant 5 z carreaux de terre, don't huic plante
en cafiers, & 14 en bois debout, une grande cafe neuve,
en bon bois, couverte en effentes du pays, une cafe a cafe,
des vivres de toute efpice & en quantife, un trbs-bon air &
une belle vue : on vendra ladite habitation avec une quan-
tite de negres faits. S'adreffer a M. Dubreuil jeune fur ladite
habitation.
2.. Une habitation contenant zoo carreaux de terre,
fituee le long du bras droit de la Ravine auxRoches Noires,
quarter de la Nouvelle-Saintonge, dependance de J mereie,
S'adreffer a M" de Ruffy, Potier & compagnie, negociants
au Cap. Cette habitation provient de la fucceflion de M. de
Malherbe; oa prendra les dettces pour du comptant.


1370-1


A LOV ER OU A, A FE R ME R.
2. -Un appartement fitu6 rue rue Saint-Louis, derriere
la Comedie, cormpode des pieces fuivantes, une grande
chambre donnant fur la rue & au corridor, une demie
chambre, une grande galerie cour, cabinets, cuisine &
puits, un grand caveau fous 1'efcalier, tres-commode, un-
galerie en haut, deux grandes chambres, un grand balcony
fur la rue Saint Louis & un grand cabinet. S'adreffer a
M. Gaubert de la Haie, dans la meme maifon.
ESCLAVES EN MARRONAGE.
%. Un Negre nouveau de nation Arada age d'en-
viron 16 ans, ayant des marques de fon pays Cur Ie vifage.,
de taches noires fur la langue & les fourcils beaux eft
part marron, dans les premiers jours de juin, de i'habi-
ration de M. Fages au Trou : en donner des nouvelles fur
ladite habitation. II y aura recompenfe.
3. Jacques, Congo, de petite raille, 4tampd fur le fein
droit WIS, au-deffous J. R., eft part marron le 7 du
mois dernier : en donner des nouvelles a M. Hourquebie
aie, negociantau Cap, ou a M, Wis Jean-Rabel.
ENCLAVES ENTRiS A LA GEOLE.
Au Cap Franjais le 129 du mois dernier, Pauline,
creole, fans etampe apparent, agee d'environ io ans,
ayant une brflure au mention fe difant a M. Ferrier,
arre ee auGris-Gris. Le 3o, Jean-Baptifte, Congo, ayanc
fur le frein droit une etampe bruilee & illifible, ag6 d'en-
viron %5 ans, de la taille de f pieds % pouces, fe difant
M. Demangle, arrete au Haut du Cap : Sonnet, Congo,
eta1mpe fur le fein droit LB. fur le gauche CHOISEUL,
age d'environ to ans, fe difant a M. Chcifeul, arr6et a
la Petite-Anfe. Le 3 1, Franjoife, anglaife, rampee fur
le fein droic BESMARS, ayant tiun collier de fer au cou,
agee d'environ y ans, fe difant a M. Loirac, arr tee 'a
la Foffette : un Negre nouveau, de nation Mozambique,
fans etampe appatence, ayant des marques de fon pays. fur
le corps, age d'environ 2-5 ans, de la taille de y pieds j
pouces', arrete au Bonnet : Crifpin, Congo, etampe illifi-
blement fur e fein droir, ag6 d'envirox 30 ans, de ia taille
.de 5 pieds 3 pouces, ayant un malingre au genou gauche,
fedifant a M. de Poitou, arrete au Morne-Rouge Erienne
Meuferade, etampe fur chaque cote du fein MIRAC,
Age d'environ 2.8 ans, de la braille de y pieds, fe difant i
M. Mirac, arrete au Moka : Zaire, de nation Meuferade,
4tampee fur le fein droir A. MIVIERE, agee d'environ 2 8
ans, fe difant a M. Rombard, arretee au Bois de Lance.
Le i du courant, Alexandre, Congo, etampe fur le fein
droit PD, au-detfous CAP, ag6 d'environ 18 ans, fe difant
a M. Jalibert, arrer6 aa Gris-Gris.
ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES.
Au Fort-Dauphin, le 2. du mois dernier, un cheval
bai, a crius noirs, ayant une eroile a&u front, I'ail droit
veron des marques de brulure fur le cou, le dos pel, fur
la cuiffe du montoir FG, plus bas une autre drampe illifible :
uh Ane brun, etampe fur chaque cote du cou GB : une bour-
rique fouris, etampee fur Ie cou du c6te hors du montoir
GB,, fur la croupe ML, arrests a la Grande-Colline.


AU CA P-F


RAN (g


A I S,


Chez Dtirow,~ DE RIANS, impr~imeur du Roi & du Con feil-fup Cricuir-.'~


A,).

' *, '. ..


.. ''-, .. .; .. .. .:
. .... ,-. .. --..,,.. -".- .. ... .,, :. .. ..


a'.. .


4-' -


AI




S. -. ^ ,, *- '.: ^--. t,-,w"' .............-. r ...^ .t ^./,*. ... e, ",:^3 f' # ," :,.;'".>-^ ^- ':,-* "
11' '" *,-^^*-^'(-t^**t" **'- *t *^'T' t^11 ^^^y^^ ^ y.7 "


* ^ t~ i ." -- w .^ _^ *7 arn ,. i :. *? ^ y, M-'t r ,


- i jf..?


.I


I'- A R I E TI E S.
E.fai hflorique fur les travaux de M. Mirabeau taini,
a i'Ajfemblee national.


T ous les journaliftes fe font efforces de prodiguer a
M. Mirabeau des eloges plus ou moins mle's de critiques. Le
moment ou le people 6toit dans l'enthoufiafme peut fervir
d'excufe aux exaggerations favorables & difavorables qu'on
6'eft permifes.
Confervant le ton dimpartialite qui convient a l'hifto-
rien, nous n'entreprendrons ni de louer, ni de critiquer cet
orateur juftement celibre; nous croyons que la pofterit6
doit le juger; elle prononce dans le came, aprhs avoir
itudie & fenti les effects heureux ou malheureux de l'in-
fluence des hommes qu'elle place dans le temple de memoire.
Nous nous bornerons done a donner une analyfe rapide
des opinions & des difcours de M. Mirabeau, depuis le
moment ou il a t& revetu du caraCdre de reprefentant de
la nation.
Cet eflai hiftorique fur la vie publique de ce d4pute,
fera un veritable eloge des talents fuperieurs qu'il a deve-
loppes fur la grande fcene de la revolution de l'empire
franjais.
Deux minifires, oppofes de mceurs, d'efprit & de carac-
t-re, avoient 4puife les efforts du gouvernement. L'un,
par Ces prodigalites nombreufes & par les imp6ts qu'il crta
pour les alimenter, creufa l'abyme ot la France alloit fe
perdre; 1'autre, plus adroit, fut tellement prendre le maf-
que des vernus, qu'il fut appele le fauveur de la France ,
& fut loue pour les mauvaifes mefures qui n'ont fervi qu'a'
la miner. Raffemblant les lambeaux epars de ce beau royau-
me ,. it en fit partager les depouilles a des companies
odieufes, & dont le nom eft aujourd'hui le final de la de'-
fiance.
Les emprunts les plus onereux la caiffe d'efcompte, &
toutes les branches de l'agiotage furent le produit de fes
calculs trompeurs.
Depuis long-temps Mirabeau avoir denonce au peril de
fa vie, & Necker, & fes emprunts, & fes amis les agio-
teurs. On admira la hardieffe de fes ecrits; mais fes adver-
faires pffe'doient l'or les proneurs ecoient pour eux, &
fon eloquence fe brifoit contre un tel ecueil. Cependant,
comme il l'a dit plufieurs fois, rien ne lui etoit impofli-
ble ; il tctivit tant que fes lumieres, jointes a celles de
quelques ecrivains non moins courageux difillirent les
yeux de la France, qui vit enfin qu'elle avoit &e abufee.
Le credit tomba, la reffource ephem're des emprunts de-
viit .nulle il fallur penfer a des 6tats-g&n&raux,


II


C'eft fur-tout dans cette circonflance que Mirabeau di-
ploya le plus grand cara&cere. Les 4tats-generaux, affem-
bids fous Louis XIII, n'avoient pas laiffG au people une
impreflion durable ; la tradition, qui ne retient que ce
aui plait, n'avoit laiffG aucune trace de leurs details ; it
allut fouiller dans l'hiftoire, mais l'hiftoire n'offrit rien
de bien flatteur pour les Franqois Mirabeau ofa concevoir
de grandes efpirances ; it vit le reffort- de la liberre trop
comprim4 pour ne pas eclater bientt ; it predit la revolu-
tion. Ses amis lui avoient plufieurs fois entendu dire : c II
y aura des etats-gne'raux, je me ferai nommer; je mne
tairai dans tous les objets de detail, mais dans les grande
occafions je tonnerai, j'ecraferai, je pulvriferai..... IL
a tenu parole.
Vers le commencement de 1789 M. Mirabeau avoir
public un recueil de lettres, intitule Correfpondancefecrete
-de Berlin. Le gouvernement alors tres-chatouilleux fit
profcrire cet ouvrage & pourfuivre l'auteur, qui fe re-
fugia en Provence. Bientc6 aprs la convocation des etats-
gendraux fut d4cidee ; les trois ordres qui divifoient la
France fe nommerent reciproquement des reprefentants,
M. Mirabeau fe prefenta pour dtre elu parmi la nobleffe
de fon pays ; il ne fut point nomm6 : on craignit que
l'auteur des lettres de cachets ne fit refpecter les droits de
I'homme. Ce refus etoit un tire de recommendation au-
pris du tiers-etat ; Mirabeau s'y prefenta & il fut elu.
Les deputies des trois ordres fe rendent i Verfailles ,
font rejus chez le roi a differences heures dans diffe-
rentes falles fous des coftumes differens. Ces diffin6ions
outrageantes, le peu de folemnite de la presentation dui
people franjais, qui devoit etri. i important; le defauc
d'ordre les difficulties les longueurs occafionnees par
l'inexacitude de la lifle des bailliages & des fenechauffles,
affecterent fi vivement les communes qu'elles Ce form6-
rent auffit6t en groups; M. Mirabeau propofa, avec la
chaleur qu'on lui connolt, de porter a l'inftantmeme une
reclamation aux pieds du tnone, & de repreCenter au roi
combien de pareilles nuances 4toient douloureufes pour la
partie vraiment national des trois ordres.
Tandis que les deux ordres privilegies s'intriguoient a la
cour, pour maintenir leurs diftincions les communes al-
loient en avant; ddja elles avoient mis en deliberation fi
les quatre-vingt-feize centimes de la nation ne pouvoient
pas, ne devoient pas fe conflituer en affemblee reprefen-
tative de la nation, meme en 1'abfence de la minority.
Bientoc il ne fut question que de favoir qu'elle deno-
mination on donneroic a cette affembl4e. M. l'abbd Sieyes
vouloit qu'elle s'appelat: Affemblee des reprefentants, con,
nus & v4rifiis de la nation franjaife i d'aurres-4eftroigen
*i


--I


2 AFFICHES AMERICAINES. t

NUMt RO 63.


ILLE DU CAP-FRAN AIS, .

Du Samedi 6 Aout 1791.
(^S~j l^a ^ -rH~-->^-.j}~ci...,jf_ (t-d|*--f!or /S









1 37z-


-quon fe conftituat en affembl4e des reprefentants de vingt-
cinq millions de Francais. M. Mounier propofa la longue,
verbeufe & infignifiapte denomination d'aflemblIe legitime
des repretentants de la majeure parrie de la nation, agif-
fant en I'abfence de la mineure parties. M. Mirabeau pro-
pofa de fe conflituer repr6fentants du people franjais.
La motion de M. Pifon du Galant prevalut : les commu-
nes fe conflituerent en afiemblee national.
Lors de cette difcufflon M. Mirabeau prononja deux
difcours qui par leur objet, leur elegance, l'art infini
avec lequel ils furent declames ouvrirent tles premieres
voices a cette reputation de grand orateur qu'il s'eft fi juC-
tement acquire.
On fe rappelle que la cour, efFrayee de cette refolu-
lion vigdureufe, fit former la porte de 'affemblke, fous
prrtexte de preparer le local pour une fiance royale ; &
qu'indignes d'une conduite auffi indecence, les deputies des
communes Ce reunirent iau jeu de paume, od ils pr&thrent
le fameux-ferment de ne point fe fepa'rer avant la fin de
Ja conflitution.
Deux jours aprs, la fe'ance royale cut lieu, les deputies,
Zes communes eroienc refeis pour proeflter contre ce qui,
venoit de s'y paffer. Le grand maitre des ceremonies vint,
de la part du roi fignifier a I'aflemblee qu'elle eic a fe
xetirer : Allez dire a votre maitre, repondit Mirabeau,
que, reprefentants du people, nous ne quitterons nos pla-.
ces que par la puiffance des bayonnettes ,.
Ces paroles porterent le dernier coup au defpotifme
expirant ; elles furent fuivies de la motion de declarer.in-
violables les membres de 'affemblee.
C'eft ainfi que ce celebre orateur fur, dans le m-mee
infant, brifer nos chalnes & preparer les bafes de notre
'liberre.
Fut-il moins grand, lorfque pour appaifer Ia fermenta-
tion que l'appareil militaire qui environnoit Paris & Ver-
failles, avoir excite., il propofa une adreffe aux provinces,
don't la redation lui fur confiee ? Lortqu'il raffural'af-
femblee elle-meme effrayee par les movements qu'avoit
excites le people de la capital, dans 1'emprifonnement de
deux gardes franqaifes ? Quel service ne rendit pas a la pa-
trie cet homme eIoquent, lorfqu'il fit decreter qt~'on de-:
manderoit au roi le renvoi des troupes indecemment pof-
Stees aupres de l'aifemblee national ? & fur-tout lorfqu'il
fit adopter 1'etabliffement de la garde bourgeoife ?
Dans fa reponfe, le roi dit que fi la presence neceffaire
.des troupes dans les environs de Paris caufoit de l'ombrage,
il transfereroit 'affembl'e national a Noyon, & fe ren-
droit lui-me a CQompigne.
Cette offre infidietufe fut rejue come un bienfait ;
IMirabeau eut feu la fermete de la combattre : e Nous
avons, dit-il, requis la iretraite des troupes ; mais nous
n'avons pas demand a fuir i .
Cependant la famine, la presence des troupes, la rdponfe
pen fatisfaifante du roi, etoient aurant de nuages 6pais
qui menaqoient d'un orage prochain ; Necker & les autres
ininiftres qui avoient la conflance du people, furent exiles;
Sils furent remplaces par tout ce qu'il y avoir de plus cor-
rompu. Bezenval & Lambefc a la taee des troupes,
etoient aux portes de Paris, & fembloient menacer d'en
Sfaire le fiege. Alors clata 'orage alors.. .. Mais ce n'eft
pas ici le lieu de raconter des evhnernents recueillis par tant
d'ecrivains, & don't la tradition feule confervera le fou-
|t ni daiis toas les icles futurs. 11 nous f ffic de rappel.


K'.


A~ Ak


ler l'epoque du 14 juillet, epoqne de notre liberty. La
baffille eft prife, plufieurs deputations au roi de la part
de l'alfemble pour lui demander le renvoi des troupes
& le rappel des miniftres, font infrnuueufes. L'alfemnblee'
fe rdfout a paffer la nuit dans la falle. Nouvelle tentative
aupres du monarque.
Mirabeau prdfente un project d'adreffe au roi ; elle eft
court, mais pleine de cette fierce romaine qui caraddrife
notre orateur.
L'arriv&e du roi previent la deputation. Debout de-
couvert, fans ceremonial, il prononce avec fermete un
difcours qui excite I'enthoufiafine univerfel ; grandes re-
jouiffances a Paris & a Verfailles. Nouveau project d'adreffe
au roi, propofe par M. Mirabeau, pour demander le ren-
voi des miniftres. M. Ba'rnave en'lappuyant ; propofe aufli
le rappel de M. Necker ; M. Mounier s'y oppose, &
certe opposition donne lieu a une auttre difcours de M. Mi-
rabeau, don't l'opinion devient le vcru.de route la capitale.
& force la cour a ceder. Les nouveaux miniffres donnent
le'ur dnmillion, le roi rappelle M. Necker, renvoie les trou-
pes, fe rend i Paris, & prend la tocarde narionale. Ber-
tier & Foulon font de nouvelles viftimes qui tombent fous
le glaive vengeur du people. L'aftemblee national en eft
confternee. M. Mirabeau, apris avoir fait une description.
trrs-animee des troubles de Paris, propofe de former un
corps de municipalitr, compo(d de foixante perfonnes pri-
fes dans les foixantes diftrits; Con plan s'&tend fur toutes
les villes du royaume. A travers les incidents occafionnes
par les dvenements qui ont opere la -rtvolution, l'affem-
ble' s'occupe de la conftiturion ; fes premiers regards fe.
portent .fur la maniire de voter M. Mirabeau. parole en
faveur de la pluralire-des voix simple, &fon opinion en-
traine tous les fuffrages.
M. Necker arrive, & profile de 1'engonement que fa.
pr fence exicite, pour demander aux le&eurs de Pa'ris
la liberate de M. Bezenval. Les ele&eurs lives a l'enthou-
fiafme ,'accordent rout. Rdclamations des diftrids centre
une telle inconfequence auffi contraire a la juftice & .A,
leurs "vceux. Defiance du people centre tous les Ie&eeurz.
Deputation des diftis ih la ville ; deputation de la ville
a l'affembl'e national. Difcours de M. Mirabeau qui tend
a blamer les eledeurs; il ramhne aux vrais principles,
& ne reconnoic la competence d'aucune corporation pas
mtmi de I'affemblee, pour fire grace aun coupable. L'ora-
teur eft vivement applaudi, & M. Bezenval demeure en,
erat d'arreffation.
Plufieurs deputations de differentes.villes & particu-
lierement de Paris fe prefenrent a la barre : des murmures
s',lIvent. M. Regnaut propofe de dtfendre a tout membre
de I'affemb!ee, de fe tranfporter dans les diftnrics de Paris,
pour y deliberer; il eft applaudi. M. Mirabeau fe recrie
contre ces marques d'approbation, & triomphe de l'opinion
de T'affemblee.
Les droits de l'hommne font prefcrirs par Ja nature
font fuperieurs a toute autorite humaine. Mais quels font
ces droits :A quoi fe bornent-ils? Doit-on en fair une
declaration & cette declaration doit-elle faire parties,
doit-elle predcder ou fuivre, commencer on terminer le
grand a~uvre de la conftitution ? Cette inrereffante question
avoit ddja donned carrier a 1'6loquence & a la philofophie
de plufieurs deputies, lorfqu'elle fut interrompue par des
hors d'a:uvre peu intereffants. M. Mirabeau qui fouffroit
avec peine.qu'on dtgpurnat 1'affemblie de fes importantes


1-1si..




a ''~~


S73 ]


occupations, fit un trhs-beau difcours, don't l'efftc a' it
Ade fair rejetter les ,pifodes oifeux, & d'acc4lter la de.tr,
:mination de configner les droits de homee dans une dUcla-
-ration siparee, & qui. prikcderoit Ja conftitution.
Qui ne fe rappelle la fameufe nuit d1 4 acit Ou la
nobleffe & le clergY, animus d'une fainte ardeur de 1'Ugalitc,
|qui, malheureufement n'a pas reparu, out, F'envi P1'tn
:de faurre fair Ie sacrifice de leurs ptivil.ges les plus
pricieux ? Les jours fuivants fone confacrds & r.diger en
.loi. ces nombreufes fupprellions votees en m.ifle par
1'enthoufiafme. A foccafion ,du droit de chafe, M.Cler-
mont-Tonnere, qui projettoit fans doute alors 1'etablif,-
fement de fon club monarchique, propofa de .eotferver
*les capitaineries, pour les plaifirs du .roi. Avec quelle cha-
Jeur M. Mirabeau n'a-t-il pas combattu cette motion
JdeAru&iveI dui droit de propried ,
A Ahl1 certes, dit-il la prerogative royale efi d'un
prix crop elev6 a .mes yeux, pour que j.e coafen;te 'a la
-faire confifter -dans le futile pirivilige d'un paffe temps
.oppreffif. Qae le roi come to.ut autre propri&taire chafire
-dans fes domaines ; ils font affez ftendus fans doute...
.Tout home a droic de.chaffe fur fon champ., uzil n',a
droic ne chaffe fur le champ d'autrui. Ce principle eft
acre pour- le monparque 6omme pour le citoyen ,
SLes miniftres vieninenti 1'aI.emblee pour flagorner la
: confktiUtiBo, ,paur gagner la confiance ,des ligiflatjeurs i
le; garde dies. feeaux, d'un c6c6 ,; fe plaint du.pe.uple, &t
.des troubles qui affligent le royaume; Necker ofe yplvo-
Fofer 'umemprunt de orenzte millions; il barde faon;difcours
pjedantrefque de quelques .exprefllions flatteu fes, ,qui excitent
un enrboufiafme fi iimnoder, q.u'on .e:ft -prek a voter
-i'emprunt par acclamatiion,, mime en prefence.des miiftres.
dMirabeau efewl s'oppbfe ha icette Sfoibltffe : il parole & les
miniffries C- fnt obI:iges de.fe .reciter, ,& Ja :d6Iibera tionr eA
eitazmi6., tellel eft m8me renvoyee au. lenidemain. Ce n'e-ft
pas tout-, cet orateur fixe les opinions fur le fond de la
. queflion.
Sans fe difflimuler les befoins de .ecat., lil :rappelle 'a
Ir'afeiiblet fes dev oirs-, .& announce un imoyaen qui concilie
Aes uns~aveciles autres.-c Ne voudroit-il .pas:mieux ,ditril,
r'efpeier; la,,fage! politique de nos :camnetrants, fire
,fervir, cdarns. iaete., circonftance, .notre propie, refponfa-
bilite comme mediatrice entie.,linflestibiliceavec laquelle
la ;narionoiv, Cfe":maintenir .dans la r6folution qu'elle a
prife, rela:ivei ment a limpot, &la nace4fite, de pourvoir
& des !befoins .qu'il feroit trop dangereux de 'ngiiger ? :
SCecre propofition- produifir, pour un moment, le plus
grand effect ,; niais,lesde'bats recommencerent, :& :donnient
a. Mirabeau. ioccafion-de de.vlopper fon ieloquence., &
lde cueillirde nou:veaux;lauriers: miais ni fon avis,i bicelui
des autires ie. privalnt :, e -parti iqu'avoit. di~6 :-etotb.,u-
fiafme fur fuivi: on decrtra l'emprunt purement:& fimiple-
mneir. ,
Slla: en u'plus de fucces dans la :difcufflio fur la dime.
Dans un dilconurs ;tris applaud, il iemontre- que cette
onbreufe contribution emporte le ,tiers net des revenues
Serritoriaux :de.- chaque particulier: en confluence, :abo-
lition de :cette .oppreffion qut n'eff:pas une propriete,
qui n'eft pa:s mmem:une poffeffion, w puiqu'elle n'efbqu'uae
contribution deftin. e ,a cette ipartie du service -public, ,qui
g concern -es miniftres des autels :. c'eft, le fubfide :avec
lequel la nation falarie les officers de morale*&,d'iifntiuaion.
J'entends, a ce -mot falarir,, beaucoup de murmques,


& l'on diroit qu'il bleffe la dignity 4u facerdoce: mais.
Meffieurs il ferojit temps dans cet-te' revolution, qui faith
Mclore rnct de sentiments juftes & gin6reux que lo0
abjurat les prdjug6s d'ignorance orgueilleufe qui font
dedaigner les mnots falaire & salaries. Je ne connois qup
trois manikre d'exifler dans la foci&et : il fauc y tre men-
diant, voleur ou falarie ,.
. On n'a pas vu fans eronnement M. 'abb6 Sieyves de-
mander la confervaioo de la ,dime : mais comment tenir
contre les talents de Mirabeaia, quand il combattoit pour
la raifon La fuppreflion de la dime eft une de fes vitoires.
On avoit decid6 qu'il y auroit one declaration des
droits ; la redaction en avoit tke confine 'a cinq commit(
faires : on attendoit leur rapport avec d'autant ,plus d'em-
preffement, que M. Mirabea,u en4 voitc .t charge .
II a prefent. des iddee tris philofophiques, & d'une
jufteffe que 'experience a copnfirmee. Suivant cet orateur
profound, une 4claration .des droits, deftinee a un corps
;politique vieux & prefque caduque, htoit nceffaizement
fubordonnee a beaucoup de ,circonftances locales, & ne
pouvoi.c jam.ais atteindire qu'a une perfection relative :
de-la, danger :de la publier avant d'avoir prepar* les peuples
a la repevoir, neceffiti de la faire marcher de front ayve'
14a confhitution,
Une.declaration des droits, difoit-il, fi ejie pouvoit
4pAre'p.,d.' ,. une perfeatiqn idale, feroit celle qui cop-
tie.nd0oi.c de$ axiomes tellement fimpjes, :evidents & f6coqnds
en conf6quences qu'il fetoit impoflible de s'en carterr
fans dete abl.urde, ". qu',on en vetroit orttir routes les
conflitutions..... Mais les homimes & -les cikconftances
n'y font ,point :affez prepares ;dans cet empire...
Un ..c iihfur le.quel;qhouerpnt..u tes lesldcliarations,
c'tf la1 prefqu'jimpoffibiHit de n'y pas empieter furla 14gif-.
lation;, at. moins .par ,des maximes:. 4La ligne de d*;kar!-
cation eft fi Aetroe, ipour ne pas dikie ideale qu'on la
franchira t.o:t4urs i: ~ je -ne ,conqois pas :mime de. quelled
ptilit ptatiqu.e; feroirt une diclaratiopi des droits, qui n'in.
(,iqueroit j:amris application des principles qu'elle .nonce,
puifqtte chart:un:e.otendroit;' Ca a aniere des maximes don't
les s tirits' prives,-- ieroient 'a leur gr-. les plus fauffes
conigquences-,5. -
Trait sublime qui s'dlanqa au-dela des circonflances ;
pPUr'a'te;indre la-, v tic4 dans l'avenir,l II. n'eft que trop
y.ai.que chacu.n ltsa -interp 'tis ', fa maniere, ces princ.ipes
facts.: :cependant -l'orateur eut.a lutter,conere d.es reproches
atners ;que ion opinion fit naltre. Une vdrite apperque
au-delide la portre ordinaire des concc.ptions, a eti prife
pobur ;tne, erreir.. Co.rbieo .ne feroit-elle pas fentie .au-
jourd'hui que la declaration des dioits eft invoq:uie. pobe
coutes les opinions ,
.. Ce moment de defaveur a .4e faifi urilement par
M. Mirabeau pour fe peindte tel qu'il vouloitcerse connu.
- ccQuoiqu'il en foic, dit-il j'ai pu me -tromper, fans
qu'il puifle etre permis de jetter fur rmes intentions un
doute qu'aucun membre de cette affemblee, qu'aucun
citmyen, au courant des affaires publiques, n'a pu conf,
cevoir de moi,.
Sans doute, au milieu d'une jeuneffe tres-orageufe ,
par la faute des autres & fur-tout par la mienne, j'ai
en- de grands torts : & peu d'hommes ont, dans leur vie
privie donun plus que moi., prtrexce a la calomnie,
pasture a la mIdifance : mais j'ofe vous en attefter tous,
nul ecrivain, nul home public a. plus que a0oi le 4doi







.t 1 ..- -, .'.-


- I .4 1 IE "




* ~.---..-


[ 74 1


de s'honorer de' sentiments courageux, de vues defint4-
reffees, d'une fibre independance, d'une uniformity de
principes inflexible. Ma pritendue fupirioriti dans l'art
de vous guider vers des buttes contraires, eft donc une
injure vide de fens, un trait lance da bas en haut, que
rrente volumes repouffent affez pour que je didaigne de
m'en occuper ".
La difficult de ridiger une-dAclaration des droits, avant
la corifecion de la conftitution etoit tell, ou, ce qui eft
]a meme chofe, Mirabeau avoit tellement raifon, qu'aucun
des diff&rents projects ne fuat fuivi: tous onte t& fondus,
& ce n'eft qu'apris une longue fuite de debats & d'amende-
ments, qu'a 6t4 dicritie cette pr4cieufe declaration qui
a port le coup fatal A nos gothiques prijuges.
Parmi les articles de cette declaration, il en eft un
qui occupa plufieurs seances & caufa la difcuflion la
plus tumultueufe-: c'eft celui qui traite des opinions reli-
gieufes. M. Mirabeau prouva que la thdologie m mem
pouvbit fe concilier avec la raifon : mais quelques fortes
que fuffent les armes qu'il employa, elles ne purent refifter
a celles de la mauvaife foi, de l'intoldrance, & du fana-
tifme : la raifon fut vaincue, mais elle triompha le len-
demain dans un article fur la liberty de la preffe.
L'affemble national s'occupa enfuire de la conflitu-
tion, Mirabeau ne s'y montra pas moins grand orateur:
mais fe rangea-t-il toujours du cot6 de la veritr, & quand
il paruti abandonner les bons principles fut-il de bonne
foi. C'eft ce que la poftrit prononcera : contentons-
nous de faire connoltre rapidement les travaux de l'homme
que nous regrettons.
On fe rappelle des grands debats fur le veto : "es vrais
amis de la liberty foutenus par le people qui a cet occasion
fe.trouvoit dans une grande fermentation, ne vouloient
qu'un veto fufpenfif : les ariffocrates, ceux qui regret-
toient le pouvoir arbitraire du roi, vouloient un veto
abfolu. Le croiroit-on ? Mirabeau a foutenu leur Cyfteme
defpotique : ce qui n'ctonnera pas moins, c'eft que la
confiance qu'on avoit dans fon patriotifme etoit fi aveugle,
que le people admiroit ce qu'il difoit a la tribune pour
river nos fears, taridis que les groups des Tuileries &
du Palais-royal, divouoient a la mort les autres orateurs
qui foucenenbt la meme opinion.,
Tant il eft vrai que' le people, qui n'eft pas Mclair~;
porte fa" reconnoiffance come fa vengeance a I'extrrme I
Au furplus, foit les menaces dirighes centre les partifants
du veto abfoln, foit la crainte de perdre cette popularity
apres laquelle il a toujours couru, Mirabeau a fini par
fe ranger pris du veto fufpenfif pour lequel I'affemble
s'eft decide.
Parmi les incidents qui ont interrompu cette grande
queftion don't on s'eft occupy pres de deux mois, on a
4coutd avec plaifir, un difcours fur la caiffe d'efcompte,
lu par Mirabeau. Ce difcours jette quelques lumikres fur
cette affociation dipredatrice, & tend a mettre l'opinion
publique en garde centre fes dimarches. II blame avec
chaleur les arrtts de furfeance, furpris 1 la religion du
roi par les adminiftrateurs, & termine par propofer qu'ils
foient ddclares contraires a la foi publique.
On revient a la conflitution, & on dicrete l'inviola-
bilite du roi, l'indivifibiliti du tr6ne, & l'h&ridit6ede la
couronne de male en mile, par ordre de primogeniture,
si exclusionn perpituelle & abfolue des femmes & de leurs
Afcendants. Cette xjdaion faith natre une u ion in-


difcrte ; qui devient pour l'affemblle une ponmme dt
difcorde. 11 s'agiffoic de favoir fi la branch rignante
en Efpagne pourroit rigner en France, quoiqu'elle ecs
renonc6 a cette couronne par les traits les plus authen-
tiques. Pluftieurs membres obfervirent qu'il 6toic dangereus
autant qu'impolitique de rien ftatuer, quant a prifent ,
fur cette proposition. Mirabeau en appuyant leur opinion,
qui fur fuivie, ajouta : cc Sans doute it faudra s'en occuper
un jour, ne fui-ce que pour Cubftituer a cette expreflion
trop long-temps confacree de pa6le de famille, celle de
pade national ,. Dans cette difcuflion, qui prefente des
details affez piquants on voir Mirabeau aux prices, tant6t
avec lun, tantot avec 'autre ; ii attaque meme le pr6-
fident, prouve qu'il n'a le droit d'interrompre une opi-
nion que pour le rappeller a l'ordre, droit que tout membre
avoit egalement, & dans la meme forme, fur le prdfident.
Ce caradere decid6 & foutenu de Mirabeau, la diverfit6
des matiires qu'il a difcuties avec tant de profondeur,
ces fcenes dans lefquelles it a toujours triomphE, les atta-
ques que lui dirigeoient fans fucces la defiance d'une part,
& la malignity ou la jaloufie de l'autre, expliquent com-
ment il eroit parvenu a' prendre le plus grand afcendant
fur toute l'affemblie.
Avec quelle nobleffe Mirabeau ne repond- it pas aux
farcafmes que lui adreffoic fon frere avec une gaiet6
indecente, a l'occafion de la fameufe motion de M. Volney,
tendante a diffoudre l'affemblee &c a en fair 4lire un
autre I
cc J'ai toujours regard, dit-il, comme la preuve d'ua
tr4s-bon efprit qu'on fit fon metier gaiement. Ainfi je
n'ai garde de reprocher au priopinant fa joyeufeti dans
des circonflances qui n'appellent que trop de trifles reflexions
& de fombres penfees. Je n'ai pas le droit de le louer;
il n'eft ni dans mon cceur, ni dans mon intention de
le critiquer, mais il eft de mon devoir de rifuter fes
opinions lorfqu'elles me paroiffent dangereufes 3,.
Mirabeau demontre enfuite qu'une nouvelle 0ledion,
avec les memes inconvenients n'auroit pas la maturity
de celle qui exifloit; & que fi l'on fe propofoit d'6viter
le choc des premieres idWes, de gagner du temps, on
n'en viendroitc bout qu'en laiffant aller fon train une
affemble'e, qui avoit paffd par tous les obflacles, qu'e-
prouveroic une r66le&ion.
Nous renvoyons nos ledeurs am 0. 44 du courier
de Provence, pour y voir le cara(dre de Mirabeau I'aind,
fe d6velopper fous diffirentes forces. D'abord it fe rend
d6nonciateur de M. Saint-Prieft, a l'occafion de quelques
troubles arrives a Verfailles. Plus loin, c'eftl une alter-
cation tr4s-vive, avec le prifident.qui commence par fe
croire injurid, & qui finite par faire des excuses a J'orateur,
don't P'art etoit de triompher dans toutes les difcuflions
qui lui &toient perfonnelles. .
On a pu remarquer que Mirabeau n'a jamais contrarig
l'opinion publique jutqu'a la question du veto : on a
vu aufli qu'il avoit annonc6 de porter la lumiere dans
le d6dale des finances, qu'il avoit en quelque forte promise
un examen & une surveillance impitoyable fur routes les
operations de M. Necker, don't il avoit hautement blamed
le go't pour les emprunts. Voyons s'il a fu conferver
ce caradere, & fi on a eu raifon de l'accufer de foibleffe,
toutes les fois qu'il s'eft agi de finance, ou des grand
int6r&ts de la cour.
'Oi no ft raxpelle pas de li feance oi AM, Necksx
MCA'








t 375 1


vint alarmer les reprefetitants de la nation, par Ie detail
des befoins urgents de r1'tat, par le filence le plus abfolu
fur fes reffources, par r'exageration des depenfes, & fur-
tout par 1'annonce d'une banqueroute prochaine C'ell
alors qu'il propofa un plan auffi difaftreux que la ban-
queroute elle-mame; nous parlons de la contribution du
quart du revenue : contribution done on ne fait que trop
aujourd'hui toute l'impolirique & le poids exceffif, con-
tribution enfin qui n'euc pas 5tr accueillie, fi Mirabeau
n'euc employee, pour la faire admettre, rout ce que fon
genie put imaginer de plus energique & de plus eloquent.
cc Votez donc, difoit-il, ce fubfide extraordinaire qui,
puiffe-t-il ecre fuffifant I! Votez le, parce que fi vous avez
des doutes fur fes moyens, doutes vagues & non dclaircis,
vous n'en avez pas fur fa niceflite, & fur notre impuiffance
A le remplacer, immediatement du moins. Votez-le, parce
que les circonftances publiques ne fouffrent aucun retard ,
& que nous ferions comptables de tout dMlai. Gardez-
vous de demander du temps, le malheur n'en accord
jamais ..... Eli Meflieurs i propos d'une ridicule motion
du Palais-royal, d'une rifible infurreacion qui n'eut jamais
d'importance que dans les imaginations foibles, ou les
deffeins pervers de quelques hommes de mauvaife foi,
vous avez entendu naguires ces mors forcends : c Canlina
eft aux portes de Rome, & l'on delibire ,! Et certes,
il n'y avoit autour de nous ni Catilina, ni perils, ni
factions, ni Rome.... Mais aujourd'hui la banqueroute,
la hideufe banqueroute eft la', elle menace de consumer,
vous, & vos proprietes, votre honneur..... & vous
diliberez.
Des applaudiffements prefque convulfifs, don't ce difcours
furt couronnd, ont prouve combien le don de la parole.
a de pouvoir fur les efprits meme les plus forts.
II ne fuffifoit pas de de'criter un import, il falloic encore
le faire admettre. Pour cer effect, M. Mirabeau lut un
project d'adreffe a la nation j il fur adopted avec le meme
enthoufiafme.
La difette de pain, la preCence d'un regiment pofi 'a
Verfailles, centre le voeu du people & de l'affemble j
1'enchainement des travaux; des bruits d'enlevement du
roi rdpandus, Con refus de fand6ionner les decrets du corps
I~giflarif des lectres circulaires, le defefpoir, des attrou-
pements multiplies, une fourde fermentation des repas
inconfiddr4s donnas par les gardes du corps, au regiment
de Flandres, don't la preCence inquiltoit, repas ou la
furabondance infultoit a la misere du people la chanfon
o Richard, 6 mon roi l' universe t'abandonne, entonnfe
dans fort de livreffe; les propos les plus criminals lances
centre l'afferfiblee national & le people, la cocarde natio-
nale foul6e aux pieds; la reine prefidant a ces fordides
orgies, & faifant baifer le dauphin aux memes livres
qui blafphemoient centre la nation; routes ces circonftances
firent naitre les 4vinements des y & 6 odobre don't
Mirabeau fut accuf6 d'avoir &t6 un des principaux moteurs.


ASSEMBLY E NATIONAL.
Article du code pinal decre'tes dans la fiance du vendredi 3
juin 17p.
Art. Ier. La peine de mort confiflera dans la feule
perte de la vie, fans qu'elle puiffe en aucup cas Wtre fuivie
d'aulcuas totments ou tortures,


II. Le condamne I mort aura la thte tranchle.
III. Le condamne a la peine de la chaine fera employed
a des travaux forces au profit de r'trat, foit dans Iinr6-
rieur des maifons de force, foit dane les ports & arfe-
naux, foit enfin pour le deffichement des marais.
IV. Les condamne's a la peine de la chalne porterdnit
P l'un des pieds un boulet attache avec une change.
La peine de la chaine ne fera pas perpetuelle ,.


De la reabillitation des condamnis.


cc Art. I. Tout condamn6 qui aura fubi fa peine, hors
celui qui pour cafe de recidive aura ec' tranfporte,
pourra demander a la municipality du lieu de fon domi-
cile une atteftation a effect d'etre r6habiliti.
Savoir 3 les condamnis aux peines du cachot, de la
gene, de la prifun dix ans apres expiration de leur
pines.
Les hommes condarinds k la peine de la degradation
civique, les femmes condamnees i celle du carcan., apres
dix ans, a computer du jour de leur jugement.
II. Huit jours au plus apres la demand le conCeil-
g4niral de la commune fera convoque, & il lui en fera
donnd connoiffance.
III. Le confeil-ggneral de la commune fera de nou-
veau convoqu6 au bout d'un mois. Pendant ce temps,
chacun de fes membres poerra prendre fur la conduice de
l'accuf6 tels renfeignement qu'il jugera convenables.
IV. Les avis front recueillis par fa voie du fcrutin
& il fera decide, a la majoritY, fi 'afteftation fera ac-
cordde.
V. Si la majority eft pour que Patteftation foit accor-*,
dee, deux officers municipaux, revecus de feur dcharpe,
conduiront le condamne devant le tribunal criminal ou It
jugement de condamnaton aura 6te prononce.
Ils y paroitront avec lui dans l'auditoihe en presence
des juges & du public.
Apres avoir fait le&ure du jugement prononce centre
le condamnei, ils diront a haute voix: un tel.... a expie
fon crime en fubiffant fa peine; maintenant fa conduite
eft irreprochable 3 nous demandons, au nom de fon pays,
que la tache de Con crime foit eface'e.
VI. Le prdfident du tribunal, fans deliberation, pro-
noncera ces rnots : Sur l'atteflation. & la demand de votre
pays la loi & le tribunal effacent la tache de vote crime.
II fera dreffe du tout proces-verbal, & mention en fera
faire fur le regitre du tribunal criminal, en marge dut
jugement de condamnation.
VrI. Cette rehabilitation fera ceffer dans la perfonne
du condamne tous les effects & routes les incapacitEs re-
fultantes des condamnations.
VIII. Si la majority des voix du corps municipal eft
pour refufer l'atteftation, le condamne ne pourra former
une nouvelle demand que deux ans apr s, & ainfi de fuie
de deux ans en deux ans, cant que 'atteftation ne lui
aura pas 6t6 accordee ,.

Caiff' de l'extraordinaire.
Ii a 6td brcil le ; juin dernier, a 'h6tel de la caiffe d4
l'extraordinaire, rue Vivienne, la fomme de dix millions
en aflignats; laquelle, joint a celle de cent vingt-neuf
deja bxulee fera celle de cent crence-neuf n millions,


q ~

t I"
V
-~ 1


'*1~


I


1'.













4'


,ii
"ii1





I.


-0 1 pli -





-*..


[376~


Deipar:tenent dt PanI*t,


Sur 60oo affaires portees depuis trois mois aux 'fix bu-
reaux de paix etablis pres des tribunaux de ce d6parte-
fncnt, Ix 36 ont it' terminees par voie de conciliation.
On observe qu'il y en auroic beaucoup plus, fi les parties
vouloienc comparottre en perfonne, & ne pas fe faire re-
prerenter par des gens trs-fouvent inctreffes a les tromper,
& qdi mettent en ufage une foule de rufes & de manceuvres
pour embrouiller les affaires & extorquer des ,defauts.

AVIS DU BUREAU PROVINCIAL.
Meffieurs les Citoyens de la province du Nord font
priv'enus que la place de Lieutenant de Juge, en la Sene-
chauffee da Cap, eft vacant par le decks fubit de M. de
Suzanne, ainfi qu'a celle de M'e Cudorge, ayant vieu
notaire an quarter de la 'Grande-Aiiire.
Meffieurs les Afpirants. a ces derx places front admis
au concours pendant huitaine pour la premiere, & pendant
quinzaine pour la fecoride, 'a computer du jour de l'infertion
du prefenc avis dans les Affiches amie'ricaines.,

A V I S D I V E R S.
Madame Caffeignade previent Mr* les Habitants qu'elle
vient de reprendre t'h6tel du Bon Chaffeur, & que par les
reparations qu'elle a faite audit 'hbtel, elle le rendra iifi-
niment plus commode & plus contvenable, .& que les bain's
front zoujoUrs donnes gratis a M *'les Habitants qui lui
frontt 'hbieur de defcendre ,hez elle.
A la requece de M. Perrault, habitant au Borgne ,
ex4cuteur teflamentaire de feue madame Pioneau, il fera
'procd6 le 1 3 du courant, a la barre du Siege de cette
Ville, fur le tiercement de M. Veillon, au bail a ferrme
pour fept ahs, cinq mois & huit jours d'une habitation &
terrain contenant "8b' carreaux de terre ou environ, fitues
a r'embarcaddre du Borgne,, avec les badiments & calje
Sconftuits fur icelui, & de la quarititi de onze etres de
negres, mulatres & mulatrefTes y attaches j lefquels feu
Pionreau tenoit a titre de bail a ferme, tant de madame
veuve Duthy que de M. Alvrand., aux charges, claufes &
conditions de la carte bannie, don't on pourra prendre
communication en l'6tude de Me Gaultier Lagaultrie, pro-
cureur pourfuivant ledit bail a ferme.
A la requete de"M.'Lmibert oncle, habitant a la Grande
R ivihre, au nom & comme executeur'teflaitientaire de feu
WM. Leviaut de la Chauvetiere, it fera procede le 1i du
courant, a la barre du Sidge de cette Ville, a la vente-de
-ix t'tes d'efclaves dependants de la fucceilion Lvraut de
la Chauvetiere. On putrra prendre cornnoiffance de la carte
bannie en l'itude de Me de la Barre du Rozay, procureur
i"s Siege's du Cap.
i. It eta procedele I 'da couranrt, ti bare du Sitge
'le cette Ville,' i la ia v'te du fonds d'imprimerie appar-
tenant It a fucceffion de feu M. Lhonnorey Dubuiffon,
avec exploitation de la Feuille phribdique cob'inuefous le
titre de Moniteur colonial, & le droit au bail de la maifon
od ladite imprimerie efit tablie, ila: charge de fervir tous
les abonnements faits pour ladite feuille ,pfriodique, & de
payer le prix ; favoir fix zmille llvre-coimptant & le
surplus par moiti dans trois'&' fix riois2.Onpoturra prendre
de plus anmples renfeignemens 'hez Mi de Veyrier, crateur
gux vac;ncess


- I


A
(I


I

L ~ ~
I-.


I'.


.9,
A

.. ., .
A~


I. -


4


i. M. Saraute, t igociant J1derdmie, donrme avis que
M. L. Douais, par Con teflament, retenu par M itEpine,
notaire en la S&nichauff4e de Jeremie, timoins prefents,
le 14 juin dernier, I'a nomm tfon executeur teftamenrtaire
pour les biens delaiffls a J6remie; & que pour les biens
delaiifrs au Cap, il a nomnme M. Bernard Manecq pour
pareille execution; ce qui neceffite, aux terms de Iedit
de 178 1, art. 18, des formalitis pour lefquelles M.Sarraute
a agi de fa part, avec envoi de l'expedition du teflament
a M. le Procureur du Roi, & priire de rappeller M. Maneeq
a Pexercice de fa miffion.
i. I1 fera procede le to aoutt, a la barre du *Siege de
cette Ville, a la requete de M. Calon de Felcourt, inge-
nieur du Roi, chevalier de I'ordre royal & militaire de
St-Louis, en verru de Pordonnance de Mrs les General &
Initendant de certte Colonie, du 3 juin 1789 de for-
donnance de M. le S6nichal, juge du Cap, du a8 juiti
dernier, la ven'te d'un terrain contenant envi.ron treis
carreaux & demi de terre, fiteu a a Ravine des Epineux,
quarter du Joli-Trou, paroiffe dela Grande-Riviere, aux
charges, clawfes & conditions de la carte bannie, don't on
pourra prendre communication ainfi que des titres, en
I'itude de Me Gaultier Lagautrie, procureur pourfuivan.t
ladite vente.
z. M. Jean 'Gaeta Italien dentifle nouvellement
a'rrivW au Cap, offre les services au Public pour arracher
tes defts,, les'lime'r, les feparer, les -gtlifir, miles plombet
& les tranfplanter il gtierit tortesres es maladies de Ila
'bourche; il donnera tous fesfoins & fatisfamion au.x perv;
fonnes qui 'honoreront de leur confiance. On trouve chez
lui 'un opiat anti-fccrbutique pour 'entretient des dents,
& des ,paftilles pour les douleurs. 'Sa demeuYe eft chei,
M. Lapole, rues Saint-Simon & Penthiivre.
i. M. Thouron, tenant le paffage de laPetite-Atife att
Cap, lptevient M" les Hibitiants & Negoci:ats quoe fon
paffage fera tenu., computer du -i aolt, par Ms' A:lquier
& Laplaigne, au coin des rues Neuve & dia Cimnetie e
vis-i-vis M. Lefcure, qui le tent a&,uellement ; i1 les
privient qu'on troupe toujours chez lui de la poterie de
Colin, des chaudi&res i fucre du fel du pays, ,&c; il
previent auffi Mrs les Capitaines & Negociants qu'il a
des magafins tris vaftes & propres a e'mmagafiner toute
efplce.de marchandifes : le magafin'age etait mneilleur mar-
che qu'auCap, ils y'ttrouveront leur vantage ; il en a auffi
qui 'fon t:prpres pour fervir d'h6pitaux pour les-nigriers.
i. M.Grandmaifon pere privient'les perfonnes qui con-
fomment on font commerce de fes liqueurs, qu'il-a rtabli
a Saint-Pierre la manufa&ure qu'il tenoit au Fort-Royal
ayant te 6dblige de partir pour France, it a cotnfi cet ta-
bliffement : fes;fils,.qui le dirigeoient depuis huit ans, its
en connroiffent parfaitement toutes les parties, auxquelles
ils employeront les 'mmes ouvriers & les memes:matieres':
les bouteilles ferbnt rtoujours fcellIes da mtnmecachetr ,
les-4tiquettes porteront la mime fignature. Son fils aisn,
charge de fa procuration pour routes fes affaires de com-
merce, recevra & fatisfera a routes les demands qui lui
front faiteS. Sa demeure' eft Saint Pierre rue du.
Beau -.Sejour.
i. II fera procded le o du courant, dans la maifon ou
eft le bureau des fonds, attenant a celle de M. de Vincent,
vis-'a-vis la petite porte du jardin du Geuvernement, a
la vente de divers meubles, linge de corps & de lit, ainfi
jue diffrents autus effetS, 8c .''un n~gre nommi Jean*









44


DE MAND E.
On defireroit favor des nouvelles de M. Godet, d'An-
gers, paff 'a SainC-Domingue il y a environ neuf mois ;
ceux qui en auront connoiflance-font pries d'en donner avis
a M. Arnaud, marchand graiflier, rue de la Providence,
qui a des affaires de famille a lai communiquer.
D PAR T S.
r. M. Dauvis, partant pour France, fera vendre le 13
du courant, a la barre da Siege, un NMgre age de .6 ans,
bon charpentier de moulins & de haute futaie.
z. M. Ifaac Salvador part pour France, & declare ne
rien devoir.
x. M. Autexier part pour France, & declare ne rien
devoir; it fera vendre mardi prochain, chez l'huiflier de
1'Amiraute, un cabrouet neuf avec deux mules & les
harnpis, egalement neuf, & cedera le bail de la maifon
qu'il occupe, rue Saint-Nicolas, qui a encore cinq ans &
demi a courir; il vendra a l'amiable deux negreffes, don't
une prere a accoucher, & un fort negie.
x. M. Jean-Baptifte Boulanger part pour la Nouvelle
Angleterre.
i. M. Barthelemy demeuranc 'a l'Acul part pour
France
x. M.'Jofeph Couilhou part pour France, & declare
ihe rien devoir.
z. M. Francois Lordoner part pour France.
z...M. Jean-Baptifte Paradis jeune part pour France.
i. M. F. L. Faures, negociant au Cap, ayant fixC ton
depart pour la Nouvelle Angleterre au printemps pro-
chain vendra trois accons avec vingt nkgres y attaches;
il louera a I'Acqudreur un magafin fitue fur le quai Saint-
Louis,, & une chambre haute dans la maifon qu'il occupe ,
avec la jouiffance de la devanture, pour y faire le com-
merce des planches la situation de cet emplacement feft
tres-avantageufe pour ce genre de commerce il eft dej'a
connu par le. fejour qu'y a faith M. Darhanp6, done in-
Cention eft de partir pour France. On.pourra prendre pof-
feflion du tout le i feptembre prochain.
2. M. Darhanp6, marchand de bois au Cap, part pour
France le i feptembre prochain; it a deux jeunes beaux
-ngres (cieurs de long, excellent fujets, avec un ou deux
jeunes negres domeftiques, don't it fera bonne composition,
moyennant du comptant ou de la degree


III


Louis, de nation Meuferade, bon domeflique, fachant
coudre, A&g d'environ i y ans, d'une jolie figure le sout
dependant de la fuccefflon de feu M. Decars, dcrivain
principal de la marine, charge du control au Cap : ceux
qui voudront voir les meubles & le nigre s'adrefleront 'a
M. Duranton, commiffaire de la marine & de la guerre,
audit lieu.
3. M. de Kmabon, habitant au Petit-Saint-Louis du
Nord, invite les Debiteurs de feu M. Couraud ayanc
vecu habitant audit quarter, don't il eft ex~cureur tefla-
menraire de payer ce qu'ils doivent 'a cette fucceflion
peur lui eviter le defagrement de les contraindre.
;. M. Lafitte, traiteur, pruvient, Mrs les Habitants &
Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante 'a
la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attache
d'en rendre les apparcements commodes & agreables il a
aufli une trrs-belle curie, od il peut player 8o chevaux ;
il donnne 4 manger en Ville, & prend des apprentis pour
la cuifine.


t377]


z. Mrs D. L. Morel, P. Penet, J. Baudron, Roffignol
du Lagon fils, & J. Bourde,, parent. pour la Nouvelle
Angleterre.
z. M. Goffe, habitant 'a l'Acul des Pins part pour
France.
3. Madame veuve Jacoleau habitante a Limonade ;
part pour France.
3. Madame Seguin, habitante au Vazeux, part pour
France avec ton fils & M. Barde.
3. M. Daihan cadet part inceffamment pour pt France;
li declare que Ca maifon, fous la raifon de Darhan freres,
ne doit rien a perfonne.
3. M. Cauvin part pour les t!es du Vent.
NAVIES EN CHARGEMENT.
I. L'Union, capitaine Matfard partira pour le Havre
dans le courant de feptembre prefix ; il prendra du free
des paffagers. S'adreffer a M. Lacorne, correfpondant dudit
Navire, ou audit Capitaine.
x. L'Ami du Peuple, brigantin neuf, du port de zoo
tonneaux ou environ, a fon premier voyage, capitaine
Cofiftant, partira pour Marfeille du z2 au 3o aofict it
prendra du frer & des paffagers. S'adreffer 'a M. Guillaume
Paul grant la cargaifon dans fon magafin, rue des
Religieufes.
BIENS ET E FFETS A VENDRE.
Une habitation contenant i 8o carreaux de terre, don't
plus de 1i o en bois debout, bornee d'un c6te par le grand
chemin de communication du Cap au Portt-au-Pricne, &c
de l'autre c6te des quarters de Plaifance & de la Mar-
melade, fur laquelle il y a environ 40000 pieds de caliers
agis de deux & trois ans, un bois neuf d'environ Io000
pieds, align., & environ 2c00oo pieds de fouille ; ledic bois
elf plant en pois &,ma'i's, promettant la plus belle recolte,
un four 'a chaux contenant 2.ooQ barils, de fuperbes bati-
ments, & une force inrarilfable. S'adreffer a M. Bafche,
proprietaire, demearant fur fon habitation a la Grande-
RiviMre, pres de l'habitarion ,d,e M. de Soufflie, qui fera
des propositions honnetes 'a J'Acqufreur ,. lui donnera
tous les 6claircifements neceffaires. On peut aufli s'adreffer
'a Mrs Guilbaud & compagnie, negociants au Cap.
i. Une maifon fituee rue des Religieufes & St-Louis,
c6t fud, formant un quart dilet de 64 pieds ou environ,
a&uellement occupee par M. Bille tailleur. Une autre
maifon & emplacement, fitcus au bourg de la Petite-Anfe,
a l'eft de M. Patois, faifant le coin de la Grande Rue,
occupee par M. Grange, marchand, & fe prolongeant jufque
& comprise l'emplacement occupy par Guillaume Larat.
S'adreifer Mrs Atibert, Rouch & compagnie, negociants
au Cap, qui donneront de plus amples renfeignements &
en front bonne compofition pour du comptant ou de la
denrte au course.
z. Quatre ameublements en acajou couverts en mar-
loquin rouge & vert, compofds chacun de douze fauteuils
avec leur canapes, ottomanes & ducheffes : plus quatre
fauteuils de bureau en bois d'acajou, tournant fur pivor;
& converts en marroquin rouge. S'adreffera Mrs Aubeat,
Rouch & compagnie, qui en front bonne composition.
z. Une habitation fituee au Joli Trou de la Grande
Rivibre contenalnt 41 carreaux de terre, avec des plan-
tations pour faire 3oooo de cafe, des vivres en abondance,
de tris-beaux batiments tous neufs, come grande cafe,
cafe "a caf4, h6pital, moulin, &c. avec .40 negres, qu'on


e 42,L jt





- .- ..., . *_*. .-. .-.... ....... ,. .. .. .......... -...... .. .....,-.4-.- .,-- 4-. '-*-4--, -
y<^ .ff ---- .^- .. ........... .,.... ,... .. .2 a ... ._ ,.. .. ..._. .. ,. ,, .. ,: ; ... : '' ^ :. .? !


[ 378 1


vendra avec Ia terre ; eu nu'on retirera ; au choix de
I'Acquireur. S'adreffer a M. Crouzeilles n4gociant au
Cap, qui donnera de plus amples 6clairciffements.
5. Une mtilatrefle agee de 40 ans ou environ, excellent
blanchiffeufe, repaffeufe & un peu couturiire. S'adreffer a
Mrs Lenfant & compagnie, ndgociants att Cap.
3. Une habitation fituee 'a Plymouth, contenant 100
earreaux de terre, expofee au nord, 'a trois lieues de l'em-
barcad&re, beau chemin fur laquelle il y a de l'eau en
abondance & tous les uftenfiles n&ceffaires a l'exploication,
fufceprible de faire a cette recoite 0o a 40000 de cafe, &
jufqu'a 80ooo, avec les plantations qu'il y a atuellement,
un- bonne favanne & environ o80 carreaux en bois debout,
a vendre fans negres, a un prix tris-modique au-deffous
4e fa valeur, moyennant du comptant, de nigres a bord ,
onu en bons effects fur le Cap. S'adreffer a M. Ceiches fits
ain negociant au Cap, rue Fermee.
3. Excellent vin vieux de Medoc, en caifres de vingt-cinq
bouteilles. S'adreffer a Mxs Lenfant & compagnie, n4go-
ciants au Cap. Les caiffes -font longues & trrs-commodes
Four etre exportees dans les montages, a dos de mulets.
A LO U E.R OU A AF FERME R.
i. Un appartement haut, richement meuble, compofe"
de deux chambres & un cabinet, avec un balcon en fer
fur le devant, trois cabinets & u.ne cuisine donnant fur la
cour, a louer pour le reftant d'un bail d'environ dix-huit
mois : ledit apparrement eft fitui rue Royale, vis-a-vis
M1 Domergue, procureur. S'adreffer a M" Deftandau &:
Laplace, rues Saint-Domingae & Saint-Laurent.
ESCLAVES EN MARRONAGE.
L'Amour Bambara -g4 d'environ 24 ans, 4tampd
MDSF eft parti marron depuis.environ huit mois de l'ha-
bitation de M. le chevalier de Maigne : en donner des nou-
velles a M Dufour, n4gociant au Cap, ou 'a M. Prevoft,
habitant 'a Sans-Souci, quarrier de Valibre.
i. II eft part marron de habitation Louis, a Terre
Neuve, un Nigre nouveau, etamp4 fur le fein droit, en
fer a cheval, J. B. LOUIS : en donner des nouvelles fur
ladite habitation.


A N A A,
S. II s'eflt chappe pendant 1
Sdernier, de la favanne de l'hab
cheval anglais, poil brun, ayan
un ceil verropn 8 la queue course
/ M. Moulin, grant fur ladice h;
rue du Bac. II y aura bonne rcco
ESCLAVES ENTREE
SA Cap -Franyais, le i du
* i 4itsmpe4 fur le fein droit J. B.,
AINE, age d'environ z6 ans,
S1 Pierre Mozambique etampe
Sa-deffous d'autres lettres illifib
de la taille de 5 pieds 2 pouces,
Pompee, Nago, fans &tampe ap
Sues de fon pays fur le corps & c




Chez D FUr oi


E A R* -
a nuit %5 au 2.6 du mois
citation Galiffet, un beau
t le nez & les pieds blancs ,
: en downer des nouvelles
habitation, ou M. Pichon,
nmpenfe.
SA LA GEOLE.
courant, Andr4, Arada,
au deffous COUIROY
taille de y pieds 4 pouces:
fur le fein gauche CD ,
les, a'g d'environ iy ans,
fe difant 'a M. Grandjean:
pparente, a)ant des mar-
des cicatrices fur le venture,


ag4 d'environ 3y aris, de petite taille : Jean Baptiftle .
Congo, etamp6 fur chaque cor6 du fein DARAM, au
deffous Sr-MARC, iag d'environ zz ans, de petite taille,
fe difant a M. Daram : Francois, Congo, etamp6 fur le
fein droic IDLE & d'autres lettres illifibles, ag4 d'en-
ron 5o ans, de la taille de y pieds, fe difant a M. Maff4 :
Barthelemy, Congo, rtampe fur le fein droit RIVIERE,
ayant un coup de fabre fur la tete, age d'environ 36 ans,
de la taille de s pieds pouces, fe difant a M. Rivibre :
Jean-Louis, Arada, 6tamp6 fur le fein gauche PERODIN,
age d'environ 1z. ans, de la taille de y pieds i pouces,
fe difant a M. Perodin : Angelique, de nation Congo,
6campee fur le fein gauche Ve GARSIN, au def'ous
ST-MARC, agee d'environ 40 ans, arretis a l'Efpagnol;-
Jofeph : Indien, t&e fur le fein ST-MARTIN, ag6
d'environ 2.4.ans, de petite taille fe difant a M. Jean,
arrte 'a la Marmelade. Le 2., Afriquain, Mozambique,
etampe fur le fein droit HON, au-deffous ABERT, ag6
d'environ 24 ans, de petite taille : un Nigre nouveau, de
nation Congo, fans ecampe apparent, ayant des marques
de Con pays fur le corps, agd d'environ 28 ans, de petite
taille, arretes au Limbe : Bene, anglaife, ctampde fur
chaque c6te du fein LEFEVRE, agee d'environ 3o0 ans,
de la taille de y pieds, fe difant a M. Lefevre, arretde au
Haut du Cap : Adonis, Congo, drampe fur le fein droit
LR, age d'environ 18 ans, de petite taille, fe difant a
M. Laurent, arr&6t aux Vazeux : Helor, Congo, fans
ecampe apparent, ayant une bleffure fur la joue gauche,
age d'environ 3 ans, de la taille de S pieds pouces, fe
difant a M. Dornaud, arrete a la Grande-Riviere.
Au Port-de-Paix, le z6 du mois dernier, un Negre de
nation Mozambique, ag4 d'environ 2.4 ans, de la taille
de 5 pieds a. pouces etampe fur le fein droit POE &
d'autres lettres illifibles, ayant des marques de fon pays
fur le corps, arret4 au Gros-Morne : Jofeph, creole, agP
d'environ 30o ans, de la taille de y pieds 4 pouces, 6tampe
fur le fein droit P. PARJADIS, fur le gauche BARON,
au-deffous MARC, fe difant 'a M, Parjadis, habitant au
Borgne, arret6 an Gros-Morne. Le z8, un Negre ag6
d'environ x6 ans, de la taille de 4 pieds 6 pouces, fans
etampe apparent, tres-maigre, arret 'a Terre-Neuve.
ANIMAUX ENTRIES .AU EPAYVES.
Au Cap-Franjais, un ane noir, enter, itampe fur la
cuiffe du montoir PA, arr4tr au Limbe : un cheval noir,
ayant la face blanche une etampe efpagnole fur la
cuiffe du montoir & ies pieds blancs : un ane noir., enter,
etamp4 fur la cuiffe du montoir M, arretes en Ville.


IN'T i t01)'u c T o mde Subfi~flances
de Juillet wernir


Farine franqaie .
Farine errangere.
Total .
Bifcuit rangerr


pendant le mois


* 4875barils;
* 5172.
* .. ~0047 barils.
S. ~ 86 q. z -1.


U'C A P-F R A N C A I S,


KD.E RI A N S imprim~cur du Roi & du Con '-u~rer


Kf.. "'4:*-


I
~.&


I~I
'U
'4
4'



I



I

--I

1.J





- -. .. -. ..~.,... -~. i-~. ., -~ ~ ~


PAFFICHES AMERICAINES.

NUM 1 RO0 64.


U I L L E D U CA P-F RA N ATIS
Du Mercredi 10 Aoit 1791.


SA R I I T E. .6tde'loquince,Mirabeau a poffdoirun haut
'r rde Price, .& l parall'e de ce bienfaiteur de degr,, lorfqu'il. iimIpovifoic0 lorfqiu'il &rof en fareur, &
lhumanite' avec Mirabeau. lorftu'il avoit !a fageffe de corner e's fureurs & quelques
L minutes; car au-dela, c'troit un volcan qui, au lieu delave
L E do&eur Price eft mort come un homme qui a tou- enflammie, ne vomiffoic que des cendres. L'Uloquence de
jours bien vecu, qui n'a jamais fong, qu'a. &tre utile au fes crits renoic ala feducion de fa declamation, au talent
genre hunain. II eft mort avec ce came, cette fereniti fi 'e fes fifeurs, a un neologifme heureux.
natu'els dans l'hbminite.de bien qui, des ora-ges d'un monde Pri:e n'a jamais eu cette eloquence fougueutfe; Con ftyle
pervers pafe au Cfeirtd'un monide pur qui lui reffemble. II &toit pure, fimple, candide, come fon ame. It crivoit,
n'a1vQit,poiint d charlatan dans le course de Ca vie, i' ne l'a it parloit, comme il penfoit, en philofophe troujours le
point etea Ca mort. 11 ne s'rtudicit point i dire de grands raifonnement fur les levres, ou le calcul \ la main, Price
mots pour les fare repter & proier dans les gazettes. fembloit toujours precher au milieu d'un lycee de philo-
Ayant toujour. mdprif la gloriole, qui eft la paflion des fophes 3 Mirabeau paroiffoit toujouis t&re au forum ai
pedites tiames6u des hormmes qui veilentafferviri, iicoit loin milieu d'une multitude .orageufe, qu'il vouloic feduire, en-
'de s'en'occupe'r fur les boards d'e Ta ton~be6 il ne preriitin- trainer. i ^-Duc6Ot'du p'airi6'if""ie,,da cofnopolifm.e, Price
teeth qua' la revolution de France, qu'il croyoic le germe aima pafionnement la libiert e non ppur lui', mais pour les
de lairevolutiobn ,tniv'erffelle autres,.no:pour fa grandeur, mais pour 'amelioration des
Les ecrivains qui ont rapporrd la nouve'lle affligeanre hommes, II ne voy.oit Ja.lIibertd que come la source de '
de fa mort, n'on t pasmanque de fair le par'allelede Price & -touteslumieres, de tout bien i il la VoulotI par-tout, pour
de Mirabeau. 'Ces comparaif'onfnt tris. recherchees par tous; &,: dans cette violence paflion qui le confumoirt,il
ceux qui ont peu. d'idees, a .qui cerrains cadres en four- ;e'piifa tpujours & fes intrets & fa gloire.- En voyant,
inif'entc, & gui, pour les rerqpjir facrifieni la vie'te'aux n .entenidant Price, ii tPoit iippoffible d ne pas croire a
antithf'es. Mals fe'parafltele ,"t tmanqu1. fon amour pour les homes & pour leurlibere'. En fui-
S' :Si d'ibxbolin9esV trt(d ote's fbusmtoiles ra'ppbrts, vant de, pris Mirabeau,, on vpyoit qu il haiffoic plus le
ce fibt Prince', iraBeatib i'unrfu' t i-rpirochable dailsfa de( porpfie qu'iln'aimoittla liberq; it s'indignoic da
conduite priveeireiigieiix'ob etvateUr dfla motiale & de la defpotiinai d'autrui, rmais il auroit tount facrifie, dans fes
SIitofophCoie la'utre fe'joua, 8deuis Con enfance jufqu'au fiueurs, (ton defpotifme personnel., Son ame, fa trce
tombeau de totit ce qu'il y avoitde plus' facre parrmiles Con coeur, Con etre entiet fembloient en &re impr;gnes 5 fa
hommes;i 1 s en jotiaOouvertemienril perfilfla ceulx qui ref- plihyfiohomie ,meme & fes di(conrs le trahiffoient. G'etoic
petdiedntE les in'urs sr',ilmniout en ceuvre.pour-les cor- avec le defpotif(me qu'il vouloit refufciter la liberer. Le
rompre, ecrits & C'dud on"ve'ales. peuqle, i ne Iadma point, il ne le connut jamais ;it re-
1Du cedes connotra'nces P ice, etoit un des premiers cherchoit les vrais amis du people, parcequ'il les redouoit
caatetSoiitliuess il apprhfoaii'irlado desrenes pace qu'en les careffant il les faifoit fervir a fes defreins;
vtageres & des bienfaifantes afuranices fur la vie, docrine il fe fervoic du nom du' people, parce que c'eoit un piege
peu cnntue tbtme en Angleterre il.approfondic l'conomie utile, une arme niceffaire pour ecrafer les miniftres, qu'it
polirique. tine fouled'ouvragesXortis de fa plume, prouvent vouloit remplacer. 11 nte voyoit dans la revolution que fa
Sque pre'fque tdutes les branches des fciencespolicique-& phi- gloire,1 fes plaifirs, & une force intariffable de richeffes;
Iof6phktues lui etdiet t fatfiilire. ii vouloit de I'or fur-touc, parce qu'il aimoit le luxe & l'of-
i *'Mirabeau a'eut j,amais qcie donnoiffances-- 'edmpritnt. 'entation, & Price-ouloir cous ces hochertsfes pieds. La
Ce quti"connoiffoit biei par Iqimemnie, c'etoit le monde au pierre de touche, ditrun ancient, prove les metaux, Por
w ifiliheu'duquel i1 livoi. I rtd e tirer part, de s'atrirer, eprouve leur probit&.'- Ce mor fat vrai pour Mirabeau.
par la terttur les careffes & la recherche de routes les fac- -- II vduloit des grandeurs, il vouloit primer en tour. Ell-oa
otins; i, t av.oit le secrett d'afpirer I lui les talents lei plus d4mocrate avec cetre foifinextinguible de varies & de do-
econds, de les exprimer a utilement pour fa gloire de fe minatrion? Non, Mirabeau n'rtoit democrare que par un
fail pardonner, en lfarifiant, toin ingratitude, ou d'em- calcul ariftocratique.- Ah fij'avois vecu, difoic-il au lit de
pedherlepubiblic d'ycroire eunmioto, Adu cote des connoif- mortVjaurois catiufde l'embarras a ce charlatan Pitt; Price
rakee, :M bead fu ua ar lesautres. 'Pri`e fut;out pat turirtitiie iJe ihe defire vivre que pour voir I'artifan heure'x,
S'';i'elut- liait' moimietax &eii f rtt, &c Mirabea i i,quepona aider a 1'inflruira..... Combien la morrtde
facrifioit tdt'au atoite' -.. p, Price doic done etre affligeance, fur-tout a la veille de-,.




12.4















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com















This Page is Not Yet

Available


If you have a hardcopy page suitable for scanning,
LLMC would like to hear from you.
Thank you.
1-800-235-4446
or
llmc@llmc.com




-I
;;-~~


-392, 1


revolution qui fe prepare en Angleterre, revolution oui ton
nom, fes ecrits auroient eu un f grand poids I Sa mort eft
done une vraie calamict. La more de Mirabeau a para, aux
yeux de ceux qui le connoiffoient profondement, & qui font
familiarifis avec les parties & les efforts fecrets qui, les di-
tigent, elle a paru, dis-je, utile A la libere.
Les homes de cette trempe font les revolution, & les
perdent. Si Cromwell itoit morc a temps, & avant la diffo-
lution du long parlement, l'Angleterre ne gimiroit pas au-,
iourd'hui fous le joug d'un imbecile Brunsvick.
II ne faut pas conclure de-lI qa'on ait eu tort de rendre
'des honneurs i la mimoire de Mirabeau ; i a td utile a la
jtevolution. On auroic du fans doute fire preceder ces hon-
aears exceffifs d'un examen firieux & calme; mais toute la
Trance a cru reidre hommage aux manes d'un patridte vrai,
pur, incorruptible, & fi elle s'eft trompee dans le fujet, fon
intention n'en eft pas moins louable5; accord de toutes les
fociters, de routes les villes, nen eft pas moins un figne
evidentt du triomphe univerfel du patriotifme, du befoin
,qu'on Cent d'exciter les homes a talents a le difendre.
Ce parallile n'eft qu'une efquiffe incomplete trace par
Wafard fur Mirabeau. On me reprochera de la fire apres
fa mort; je lui ai dit la veriti plus durement, de fon vivant,
dans des lettres particulieres & dans mes ecrits, & nous
ommes arrives a un temps ou l'indulgence. eft utne lIchet~
bien dangereufe.
Non rebus tantdm, dit Sinique ,fed & horminibus, perfona
'demendat eft 6 reddenda faces fua. (Epift. .-4.) Ce n'eft pas
aux chores feulement, mais aux hommes qu'il fautt 6er leur
anafque, & lear rendre lear phyfionomie naturelle.
Les hommes a prejugis ecriront qu'il ne faut pas depri-
mier les mots, it citeront l'adage : de mortuis nil nifi bo-
sum; il nefaut que louer les morts. Cet adage eft contraire
" la raifon. II faut blimer les morts, quand lear vie a ete
fcandaleufe, quandI la cenfure peut arrecer ceux qui feroient
tents de les imiter.
Si Mirabeau m'entend & penecre dans mon ame, it doit
voir que ce n'eft qu'un sentiment de' yuf ti ui me dirige.
Je aiai ame, uoique fes mecurs & Con fafte m'dlignaffent
conftamment de lui. Combien de fois j'ai defir6 de le voir
reffembler aux Romains des premiers CRcles, fe rendre a"
I'affemblie national a pied, le bacon a la main, portant
les cheveux plats & le chapeau round. Avec cette fimplicitd
& fon; talent, il auroit fubjugua toutes les confciepces: il
n'entraInoit que les efprits: fes mceurs arretoient la confiance
qae fes difcours feduifants infpiroient.'
Son hiftoire & fon portrait m&ritent d'etre faits par un
home vrai, inaccefible aux petiks calculs de l'efprit de
patti:, au fanarifme des enthoufiaftes,, a rafcendant d'un
prijug univerfel que tous foutiennent, les uns par igng-
rance, d'autres par fuperflition, d'autres par foibleffe,
d'autres parce que fire 'loge .d'unrival mort,. c'eft fare
preuve de moderation, c'eft humilier fes rivaux vivants, &c.:
i faunt encore que cet homme ait connu, ,uivi, etutdie
Mirabeau dans fa vie pri.vie & politique, dans fa .mistre &
dans fon laze, dans fes petiteffes & dans fa, fublimitr. Cec
homme exifle, il ecrira: il fera rougir & c.es panigyriftes;
pricoces,. qui encenfent fur parole pu mententa lear conf-'
cience, & ces detra6teurs injafles qui, fonds a ii refuter
Svyercus, vealent lui.6terwjufCqt'fes s altncs,, qieiques
a*rts, veuilkv.w


-- I -
D PARI S.
Caiffe de extraordinaire,
II a gt brfld le to juin dernier, a Ph6tel de la caifTi do
extraordinaire, rue Vivienne, la fomme de huit millions
en affignats ; laquelle, joined a celle de xi9 d4ja biliee
fera celte de 147 millions.

AVIS DU BUREAU PROVINCIAL.
Mefllieurs les Citoyens de la province du Nord fonr
prdvenus qu'il vaque une place de Procureur en fa Sini-
chauffle du Fort-Dauphin, par le dicis de Me Pincemaille.
Meffieurs les Afpirants a cette place feront admis au
concours pendant quinze jours, a computer du jour de fin-
fertion du prifent avis dans les Affickes americaines.

A V I S D I V E R S.
La Society royale des Siences & Arts du Cap-Francais
tiendra fa fiance publique, Ie 16 du courant, dans la falle
ordinaire, a trois heures aprts-midi.
M" les Habitants de cette Colonie font privenus que le
IDpbt de la veritable Poudre mhdicinale de M. Ailhaud,
ci-devant chez M. Reinaud fils & madame ve Armand,
nigociants au Cap, eft tenu par M. Roux, a rimprimerie
royale de cette Ville, qui. done avis qu'il ne fort ( dudic
Dip6t) aucun paquet de ladite Poudre (ans etre figns ,
pour iviter l'introdud1ion & la distribution de ce Remede
falifide. Le prix de chaque Paquet, compofr de dix prices,
eft de i24 livres i f lols.
M. Langlois ai', fucceffeur de feu ton Frere, fabri.
cant de cabac, rues Royale & Saint-Jofeph, a 1'enfeigne du
Roi d'Efpagne, continue ladite fabrique avec le plus grand
fuccs ; ti privient M" les Habitants, Commiffionnaires &
autres, qu'on trouve dans ladite fabrique un affortiment
de tabacs de ouces les qualitis, avec ou fans odeur, ainfi
que toutes forces de cigarres; it fe flatte que les perfonnes
qui lui one accord leur confiance voudront bien la lui
continue il fera toujours a meme de les fervir avec la plus
grande exa-itude, tant pour la quality du tabac que pour
la moderation des prix. Mr les Commiffionnaires y trouve-
ront auff ungrand avantage'; i\ remplira les demandesqu'oa
lui fera pour tous les endroits de la Colonie.
A la requece de M. Duquenehey, recevea, r par interim
des aubaines de ce reffor, il fera procde le 1 da courant,
a la barre du Sidge de cette Ville, a la vente de quatre
enclaves, done une nigreffe & une mulctreffe avec fes deux
enfants, cinq cuillers d'argent fans marques, quatre petits
pendants d'oreilles a pierres, depareills, trois petits cro-
chers months en argent & en or,, aufli dpareili-s, & uae
peite rofetrte,en pierres fines, monte. en argent,; h. tout
dependant de la faccefflon de M. Raphael1 Molines,, dd
nation gerangire, conformi~ment a la carte bannie, don't on
donnera connnoiTfance au bureau de M. Duquefuey.
i. M. Lefebvre, a l'Imprimerie. royale de cette Ville
fondi de la procuration de feu M. de Prgval, donne avis
q,u'il vient de recevoir de M. Robert, midecin de la Facultd
de Paris,, fon correfpondant, de r'Eau. fondance acaitiv-
ndrienne, don't les bouteilles' font revetueis d'in cachec
incrufti dans le vrre, comee ci-devant, il pr~iient quc
GI xi~i fors de c6 de'omc eta. eont F fak4it


ii
I'









I

U

I





4








:4





a,, 3. ,



t 39? I 1


k., A Ta requAte de madame veuve Pradier, habitance
Au Fonds Chevalier, quarrier de la Grande-Riviere, tint
en Con nom personnel que come tutrice de fes enfants
mnineurs, il fera procide le 1o du courant, 'a la barre du
Si6ge de cette Ville, au bail 'a ferme pour neuf ans d'une
habitation fituie au Fonds Chevalier, apparcenance aux
fucceffion &t communaut6 Pradier, & des nigres & animanx
y attaches, aux charges, claues & conditions de la carte
bannie, don't on pourra prendre communication en l'ctude
de Me de la Barre de Rozay, procureur is Sieges du Cap.
I. Quoique M. de Lariie paroiffe etre furpris que
M. Berruchon ait mis Con habitation, fitude a la Savanne
Carrie, en vente, don't it eft bailleur de fonds i par les
facilities que M. Berruchon donnera a ceux qui vou-
dront en fair l'acquifition, il a entenda que le prix d'icelle
feroit reversible en faveur de M. de Lariie, jufqu'a ce
qu'il foit rempli, conformiment a fon aate de vente, don't
le dernier terme fera &chu en i'y 5 & que ceux qui en
front Iacquifition auront lememe terme, en payant pour
comptant ce qui eft ichu ladice habitation eft bien fituee,
fur laquelle il y a pour plus de fix mille livres de vivres "a
recolter, le tout 'en bon 6tat, & 'a une lieue de l'em-
barcadire, propre 'a faire une hatte, par les favannes com-.
2munes qui la joignent.
i. Mk* les Crdanciers de la fucceflion de feu M. Fran-
ciofy cadet, decid' habitant 'a Ouanaminthe, font pries
de vouloir fe riunir ou fe faire reprifenter le dimanche %zi
du courant, en l'etude de M* Privot procurer au
Fort-Dauphin', pour y prendre des arrangements propres
a accil&er leur payment, qui leurs front propofis par
Me Nireau Despujeaux, notaire "a Ouanaminche, fond
de la procuration de madame veuve Franciofy.
X. A la requete de Me de Veyrier, curateur aux vacances
du Cap, grant la fuccefflon Fournier, it fera procid6 le 13
du courant, a la barre du Siege de cette Ville, au bail 'a
*ferme pour cinq ans, 'a computer du 4 juillet dernier, d'une
habitation contenant environ neuf carreaux &; demi de
terre, fituee a Caracole, paroiffe de la Grande-Riviere,
appartenante aux h&ritiers Pavie, fur laqudlle il y a 2. teces
de nhgres & environ x 0ooo pieds de cafiers en rapport ou
prets a rapporter.
i. M. Moneton s'eft charge, en partantrde Lyon, d'an
iquipage de chleval garni en argent pour remettre a
M. Mermier a qui cet objet .eft annonce & adreffe.
M. Moieton voudra bieh fair dire ce qu'il exige pour
fes foins & adreffer le tout a M.. Anfelme, maitre en
pharmacies au Cap, rue Royale.
2i. M" les Cranciers de la fuccefflonwde feu M. Decars,
icrivain principaal'de Ia marine, font pries de vouloir envoyer
i M. Duranton, commiffaires de la marine & de la guerre,
.une note certified par eux, de leur criance', afin de pouvoir
juger par le tableau des dettes don't ladite fucceflion eft
grev'&, des mi yens a employer pour parvenir i; fa, liqui-
dation. '
2.i. II fera prbcedEle it dt courant, 'a la barre du Siege
de cetie Ville a Ila vente du fonds d'imprimerie appar-
tenai 1 Ia la fcceflion de feu M. Lhonnorey Dubuiffon,
avec l'exploitation de-la Feuille periodique connue fous Ile
titre de Moniteur colonial, &a le droic au bail de la maifon
ou ladite imprimerie efft abliie, la charge de fervir tous
Fes abonnements faits pour ladite feuille piriodique, & de
payer le prix ; favoir fix mille livres comptant & Ie
Airplus par moiti6, deas trois &fizmois. On koura prendte .


I


E P F E T


P 1 RD U.


Ita iti petdu dans la journde diu vendfed4i juillec
dernier, un'chien braque, age de fix' a fept tnois, bhn'c
ayant deux grande& raches rouffes a la tete-, les oreilles
belles & pendantes, & les yeux verrons; cer animal eft
tris-marquable par Con mufeau,. don't le nez eft partag&k
en deux : ceux qui en auront connoiffance fon pri-s de ij
faire remettre 'aM. deiBlanchelande, a qui il appartient.li
y aura bonne e6compenfe.


.1'1


(




A






I


.~J 'I~' 'C'


de plus amples renfeiggnemens chez Me de Veyrier, curate'ir
aux vacances.
z. M" Poupet freres Guymet & Gauvin continuent
la vente de la cargaifon du navire le Profper de Nantes,
cap. Thibaud, de laquelle it refte 2.oo fupetbes Negres.
5. M" A. Palhion & compagnie, marchandg de fer,
ayant requ tout recemment un fort parti de marchandifes
anglaifes, franjaifes & allemandes, & fe trouvant trop a
l'itroit dans leur ancien magafin previennent M"r les
Habitants, N6gociants & Ouvriers, qu'ils demeurent i
f'ilet plus haut, dans la maifon de M. & madame Menier,
rues Penthi&vre & Chaftenoy, vis-a-vis de Mrs de Ruffy,
Potier & compagnie de M. Surmont marchand de
fer, & vis-a-vis de l'angle ia M" Lenfant & compagnie,
negociants. M" A. Palhion & compagnie, ayant toujours
&t6 trss-bien affortis, previennent les perfonnes qui les
honoreront de leur confiance d'etre perfuadies qu'elles
tiouveront du bon & beaucoup de modicite dans les prix,
"vu qu'ils tirent prefque tout des fabriques; ce qui les
mettra ia meme de faire jouir du bon march.
;. C'eft avec furprife que M. Delarie habitant a&
Morne-Rouge, voit que M. Berruchon, huifller au Fort-
Dauphin, ait faith mettre, dans les .Affiches americaines,
la vence d'une habitation qu'il lui doit integralement; it
croit devoir cet avis au Public, pour mettre l'Acque'eur
a I'abri de l'hypothique du bailleur de fonds.
5. Madame veuve Maurer, ayant acquis par contract
du i5 juin dernier, de Champonon freres, une habitatioit
irablie en cafR, fituee a la-Grande-Ravine de l'Acul, pour
la fomme do 167,000 livres, don't 100,000 livres onretc6
payees comptant, invite les Creanciers hypothecaires de
Champonon & de Mrs Boffuet & Ball6t, vendeurs origi,-.
naires, & tous autres ayant droits fur ladice habitation,
a communiquer inceffamment leurs tires en 1'etude de
Me Cormeaux de-la Chapelle, pour kcre pays fur la'fomme
de 63,000 livres, qui eur eft deftinee.
K .M. Salicis, rditdrait 1'avis itfire" dans, les Affithes.
ameiricaines du. 4 juin 783A, Feuille du- Cap, no z2.3 &
dans deux acres Feuitles ia peu prs's de la n mee poque-,
donne avis q9u'il continue a fouruir, dans, la cour de la'
maifon qu'il, occupe, rue du Bac-, des herbes aux animaux
qu'on veut:y. amener ; mais qtie n'exigeant aucun droit de
garden ni de gIte, il ne repond ni de ces anitnaux, ni des
ivinements qcui peuvent leur arriver ; iba roujours du foin'
a. vendre..
K. M. Lafitte", traiteur, pxrvientMS les IHbitants -
Voyageurs qp'il vient de prendre umie maifo6n' atrenanrt 'a
la fienre., rue du Morne des Capucins, & qiU'il s'ef attache
d'en rendre les appartements commod'is & agr6ables;'il a
auffi une tres-belle curie, od il peut placer So' clhevaui -
il donnne 'a manger en Ville, &' pteid des apprentis pous
la, cuifine.


w or w


I'



'I
fr



//~




-*on, ,;--lvz-,
'.3 r


T. 19 -.


x:3 'r t T i.e u-v
S11 a 4d trouvi au Gris-Gris tn flacon d'argent, armoiri6.
.S'adref'er a.madame Bailly, au haur de la rue du Confeil,
qui le remettra,.en payant les frais du prifent avis.
D E P A R T S.
i, M. Dauvis, partant pour France-, fera vendre le ix
da courant, a la bare du. Siege, un Negre agi de .6 ans,
:bon charpentier de moulins &. de haute futaie.
i. Madame Dubert part pour France.
i. M. Simon Rougier jeune ci-devant economy a la
,montagne du Port-dc-Paix, part pour France, '& declare
ne rien devoir.
i. M. Darhan ame part pour France.
i. M. Rolland, demeurant au Fort-Dauphin, part pour
la Nouvelle-Angleterre.
2. M. Franjois Legris part pour France.
I. M. Chancerel, habitant i Ouanaminthe, part pour
France dans le courant d'aout ou au commencement de
feptembre fans fate.
%. M. Raphael Lepes part pour France.
.. M. Vit.et, habitant au Port de Paix part pour
France.
%. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre; il
prie ceu-x qui lui doivent de le payer le plut6c poflible.
e. M. Jean-Louis Boquet & madame fon Epoufe parent
pour France, & declarent ne rien devoir.
3. M. Montel part pour France.
N-A V I RES EN CHARGEMEN T.
1. Le Caftor, capitaine Mouton, partira pour Bordeaux
'du to an i t feptembre" il prendra du fret, S'adreffer audic
Capitaine dans fon magafin, rue Saint-Laurenit.
i. La Baffe-Poince du port de 5oo00 tonneaux, capi-
taine Dupin, pattira pour Bordeaux le 10 feptembre au
,plus tard ; il prendra du fret & des paffagers, qui front
crr's-commode'ent logs. S'adrefler audit Capitaine dans
Xfonimagafin, rue'de la Fontaine, ou Mr,Ma diargue,
Bofc & companies ; itne peut ,tre reiard 'par fes recotivre-
mients ayant fair les deux tiers de fa vente a la Martinique.
Z. La Nancy, ,capitaine Alige, partira. pofir bordeaux
:du1 i au n0o du contrrant ;il prendra du fret &' des paffagers.
.S adreffer. audit Capitaine dans fon magafin, dans la maifbn
ci-devant occuple par Ms" Deftandau & Laplace, rues du
Gouvernement & cNotre-Dame.
BIENS Sy EFFECTS A VEND-Ri.
- -p.,a T, e habitation contenant xoo carreaux de terre,
finaelie longdu bras droit de la Ravine aux Roches Noires,
quarterr de la Novelle-Saintonge, dependance deJeremie,
S'adreffer Ms de'Ruffy, Potier & compagnie, r ngociants
au Cap. Cette habitation provient de la fucceflion de M. de
/Ialherbe, on prendra les dettes pour du comptant.
A L 0 U ER 0 U A A F FE R ME R.
z. Une maifonb,fin.ue rue Saint-Francoi, -ci-devant
occupee par M. Gatirau, conmpofe au rez de chauffie 4e
Sdux pikes.1 av.ec cabinets, cuifine, cour & puits, & aq
p,rgmier stage d'unebelle eflki, avec jaldtifies,& grand
,balon, une autre chambre, cabinet & cufine. S'adreffer
g M. Crou;zeilles, negopiant au Cap.


ESCLAVE EN ,MAAIRON A GE.;
3. Un N6gre nouveau de nation Arada, age d'ega'
viron i6 ans, ayant des marques de Con pays Cur le vifage ,
de teaches noires fur la langue & les fourcils beaux eft
part martroen, dans les premiers jours de juin, de, l'habi-
ration de M. Fages au Trou: en donner des nouvelles fur
ladire habitation. II y aura r4compen(e.
ESCLAVES ENTRIES A LA GE OLE.
Au Cap-Francais, le y du courant, Pierre, Anglois,
etampe illifiblement fur le fein droit, ayant un nabot a
une jambe, ag6 d'environ I 8 ans, de petite braille, fe difant
a M. Francois, arrier a Picolet : Louis, Congo, etamp6
fur le fein droit VITAL, au-deffous P. PAIX, age d'en-
viron it ans, arret a I'Efpagnol. Le 6, Jofeph, Taquoi,
ecampe fur le fein droit PL, agi d'environ 2o ans,. de la
taille de :pieds ,pouces, fe difant a M. Gaudin arretd
a la Foffette : Prudence, de nation Congo, fans etampe
apparent, ayant une cicatrice fur 1'epaule droite, agee
d'environ 1i ans, arrethe au Garenage : Pierre, creole,
etampe fur le fein droit CHARITAS, ayant un collier de
fer au cou ag. d'environ 30 ans, de la taille de 5 pieds i
pouce, fe difant aux Peres de la Charitd, arrest en Ville:
Potosky, &ge d'environ i. ans, de petite taille : Hypolite.,
ag4 d'environ. 14. ans, de la taille de 5 pieds 3 pouces,
de nation Taquoi, &tampes fur le fein droit BAYON,
arrt's lI'Acul : Jacques Congo rtampe fur le fein
:droic A. JOLY, age d'environ i8 ans, de petice taille,
fe difant a M. Joly ,.arrete au Gris-Gris : Grace, Meu-
ferade, 'etampee fur le fein droit MTE, LAFORET, &gee
d'envi'on, 14 ans, fe difant a la nommee Laforetc, arrrete
au Port-Frangais : Jean-Bapcifle,.Sof9, eramp. fur.chaque
,cote du fein AG, ag d'environ i. anrs, de la taille de C
pieds % pouces, fe difant au nomm6 Long, n. 1., arrete
au Limbe. Le 7, Sophie, de nation Congo, etampee fur
la poitrine ARE GRANDINAU,;agee d'environ,, 3.0 ans,
.fe difant a M./Judice, arrte ,auMorne-Rouge. .
, Aur Fort-Datuphin,,le 29 di mpis ernier, ,Magdtelein,
creole ,..fe ,difant a; la n.ommme Barbe, griffe ibrie ,.a
Vieux-Bourg ,:Xans; t.ampe, apparepte, age .e 44 s,
de petite taille, arr'tee a Maribaroux. Le 31,, Marthon,
de nation Congo, fe difant a.M. Romand au VieuxBourg,
etampe'e illifibtemen, &gee, d'environ 40 ans., arretgeaux
Ferdoches. Le i du cPurant, la ;F9rguge, Congo ,1'di*,nc
p. radame Fraife .au Cap, tampe fr leninAg1icie 4 .,
:ag4v d'environ .7 ,aos', 4dela taills de 5, pieds, arret6 a
Ouanaminthe. Le ., un Negre nouveau ,etanipe fu, Je
fein droit DG, au.deffous T ',aidg4~evilon .& pns,, de
la taille de 5 pieds;, arret au Piton de Bayaha. Le.o ,
Thisbe, de nation Congo, fe difant la nominee q-ne
Didon, m. 1., campee fur le, fein droit A. bliDoN, ,A e
d'environ %4 ans., Le 4, Jean-Jacques ,'cre ole.,fe 4ai -nt
"a M. Balon au Mont-Orga-mi(, 4camp, ihllifibente JYr
le fein droit, ag d'environ 30o ans, arrete enVi,,
AN t MA .L-:E-: T.~ ~A U, *XE, v ,, .,
Au Fort-Dauphin, le i: t,' 4 ourant,, un.'oheval Ingls,
fans etampe apparent,e ayant une petite etoileau front.&
les pieds de derriere blancs, arret 4e Ouanaminthe.


Cbez D xF oUR DE R IA N S, imrprirnu M Ri&di u~i4pericu-r.-


, ,: i '. '
,.',
,I- ,. ,,


...............................................................................





I.


A S-S EM LE NATIONAL E.
e'. .cret fur les Engagements.


A RT II. Aucun regiment francais, foit d'infanterie, d'in-
fanterie legere, foit de cavalerie, dragons ou chaffeurs, ne
pourra, fous aucun pretexte, engager des hommes neshors
de la domination franqaife, ni deferteurs d'aucuns regiments.
III. cc Les regiments allemands, irlandais & liegeois, fe-
ront feuls autorifes a engager des rangers & a recevoir les
deferteurs des puiffances voifines, lorfque des conventions
particulibres n'en prefcriront pas la reftitution ; il leur fera
libre n4anmoins de recruiter en France, mais il leur fera de-
fendu, fous aucun,pretexte, de prendre des deCerteurs des
regiments francais, a moins qu'ils n'aient en leur amniftie.
IV, Les regiments fuiffes continueront les operations de
leurs recrutements, conformement I leurs ufages & a leur
capitulation.
V. II eft defendu d'engager, fous aucun prerexte, les
deferreurs, les vagabonds, les mendiants d'habitude, les
gens fulpe6ds ou foupqonnes de crimes, ceux pourfuivis
eou fletris par la juftice, ainfi que ceux qui auront ite
chaff6s des regiments.
T I T R E I I I.
Des Engagements.
Art. I. Tout recruteur fera renu de declarer a l'homme de
recrue qu'il veut engager le nom du regiment, & I'efpece
de troupe pour laquelle il l'engage.
II. La duree de 1'engagement dans routes les troupes,
tant d'infanterie que de cavalerie, dragons, chaffeurs &
Luffards, fera fixee a huit ans, & ne pourra, fous aucun
pretext, erre porree au-dela.
III. Le prix des engagements fera determine en raifon de
la taille des hommes, & fera toujours portee en depenfe par
les recruteurs & par les regiments, tel qu'il aura ete paye'
reellement : il fera divife en deux parries; l'une qui pourra
tre donnee comptantt a l'homme qui s'engagera, & l'autre
qui fera toujours re'ervee pour lui ecre payee ~a on arrive
au regiment, & fervir a lui fournir tous les effects de petit
iquipement qui pourroient lui etre' neceffaires, ainfi qu'il
fera plus particulirement prefcrit par les reglements.
IV. Le recruteur, apres avoir pris des renfeignernents fur
fur la conduit, fur I'age & la probite de l'homme. qui fe
pre'fentera pourt s'engager, s'il eft admiflible an service ;
ap'rs avoir fait conflater dans les forces qui pourront ecre
prefcrites par les reglements, qu'il n'a point d'infirmits qui
puiffent 1'empecher de porter les armes, apres enfin avoir
pris fur fon compete tous les renfeignements que la prudence
Jui fuggerera, lui fera figner fon engagement,


V. Tout engagement contra&d dans 1'yvrefle, par fur-
prife ou par violence de la part du recruteur, fera d'claro
nul a la ratification.
VI. Si 1'homme de recrue fait 4crire, it rerrplira lui-
meme l'imprime de Con engagement, en y ecrivant de f(i
main fes norus, demeure, age, & fur-tout les fommes con-
venues avec lui, tant payables comptant que payables 'a lo
arrivee au regiment, lefquelles feront detailiees en routes
lettres; it le datera de meme &. le fignera de les noms de
bapteme & de famille.
VII. Tout engagement qui ne fera pas date rempH er
routes lettres, & fign par. le recrue, ainfi qu'il eft prefcrit
en 1'article precedent, fera declare nul & pour le rendre
valuable, fi le recrue ne fair pas ecrire, il fera fa marque at
bas en presence de deux tumoins, par Pun defquels les blancs
de 1'engagement devront etre remplis, & qui devront le fi-
gner tous les deux en cette qualie'.
VIII. Ces temoins ne pourrontc tre des militaires, Cous
peine de nullite de I'engagement its front pris parmi les
domicilies de l'endroic, & it fera faith mention au bas de leur
signature, de leur demeure & de leur quality.
IX.. Lengagement, quoique figne' & fdlde, ne fera va-
lable neanmoins qu'apris la ratification faite a la municipal.
lite du lieu & ainfi qu'il fera dit ci-apres.
X. Le recruteur fera tenu de prefenter, dans les trois
jours, les hommes de recrue qu'il aura engageds, a la mu-
nicipalite.du lieu, pour lui faire ratifier leur engagement
mais cette ratification ne pourra avoir lieu dans la m&me
journey, pendant laquelle I'engagement aura ere contrade,
ni etre remis au-dela des trois jours.
XI. Si 1'homme de recrue, au moment de la ratification,
r6clame centre la validity de fon engagement, contre la
violence qui auroit pua tre employee pour le lui faire con-
tra6er, ou centre fon ivrelfe don't on auroit abufe, It
municipality tachera de verifier le fait. S'il eft grave, elle
en fera une information dans les rgles ; ii cette vw:ification
ou cette information lui font juger indifpenfable de ne point
ratifier l'engagement, elle le refufera i mais elle ne pourra
le faire qu'apres avoir appele pour ecre temoin des raifons
de fon refus le cominiffaire des guerres, s'il y en a, ott
'a 'on defaut un officer, foit en adivite, foic retire du
service.
XII. Si la municipality croir devoir prononcer la nul!it6
de l'engagement, elle fera reflituer en fi pre fence au rccru-
teur par le recrue, la fomme ftipule lui avoir e't payee
comptant, telle qu'elle fera enoncee par Con engagement, '
moins que ce dernier ne puiffe prouver quielle ne Lui a pas
ite reellement d6livree. Si au contraire elle croir devoir pro-
ceder la ratification, elle le fera en prdfence du recrue 8


-6i)


13


zr


AFFICHES A ICAINES.




UFEJUILLE DU CAP-FRAN A I S,

D u Samedi x3 Ao^t 1791.
3 Pt 1791


I I










-Y961


clu reeruteuni, en (gnant an bas de 1'engagement la formula
de ratification qui y fera infCree.
XIII. Si l'homme de recrue, reclamant contre la validite
de fon engagement futceptible d'etre declare nul, n'efl pas
en etat de reflituer auffitot les (ommes qu'il auroit touches,
& qu'il pourroit avoir mangoes, la municipality fur la re-
quifition du recrureur, s'affurera de Ca perfonne jufqu'i ce
qu'il ait t' en erat d'efftcuer la reflitution, laquelle il
fera tenu, ou qu'il air confenti la validity de (on engage-
ment ; finon Con engagement Cera ddclatr valuable, & il fera
oblige de rejoindre le regiment.
XIV. Chaque nmiunicipalit6 tiendra un regiffre de recru-
tement ; elle fera tenure d'y infcrire le nom de tous les recru-
teurs, de quelque eCpece qu'ils foient, qui auroient faith
conflater par elle leurs droits ou leurs pouvoirs pour re-
crucer, ainfi que tous les engagements prefences par cha-
curn d'eux, qu'elle ratifiera ou don't elle refufera la rati-
fication ; & dans ce dernier cas, elle detaillera les raifons
qui l'y auroient determine, ainfi que les noms du commif-
faire des guerres, ou 1'oflicier appele pour erre temoin de
ce refus de ratification, sequel fera tenu de figner ru re-
giftre.
XV. Les recrues qui fe front au corps, foit en garni-
fon, foit en route front engages avec les memes forma-
lites. La municipality de la garnifon ou du lieu de paffage.
fera charge des ratifications, & fera tenue aux meies inf-
criptions fur les regiftres de recrutement, que toutes les
municipalities devront avoir. Lorlqu'un regiment fera en
route, les ratifications pourront fe fair dans la journey
mreme, fi le regiment n'y a pas fejour.
XVI. Tout homme de recrue qui, fe repentant de s'etre
engage, voudroit avant la ratification fire annuller fon
engagement, fans cependant pouvoir attaquer fa validity ,
he pourra y parvenir qu'en portant Ca demand a ce moment
a la municipality, celle-ci, mais en presence feulement du
commiffaire des guerres s'il y en a, ou in on defaut d'un
officer, n'impotte de q uel grade, foit en afivite, foit
retire du service, appelI a cet effect, ainfi qu'en la presence
du recruteur, en prononcera la refiliation aux conditions
prefcrites ci-apres : une fois la ratification confommee,
I'homme de recrue, pour faire annuller fon engagement,
fera tenu de fe conformer aux difpofitions qui front pret-
crites ci-apres pour les conges de grace.
XVII. Tout homme de recrue qui defirera, conforme-
inent aux difpofitions de Particle precedent, fe faire refti-
tuer Con engagement, ee pourra le faire qu'en remettant
fur le champ au recruteur la Comme reque comptant par lui.
en s'engageant, & ftipulee fur fon engagement, ainfi que
la fomme de 14 liv. pour indemnity des faux frais du recru-
tement. En payant par lui ces deux fommes le recruteur,
fous aucun pretexte ne pourra en exiger davantage, ni fe
refufer a lui remettre fon engagement.
XVIII. La municipality, en annullant ainfi cet engage-
ment, en fera mention fur Con regifire, & cette mention
fera fign&e par Ie commiffaire des guerres ou officerir ap-
pele poar le fuppleer, ainfi que par le recruteur.
XIX. Toutes conventions portees dans les engagements
ou faites verbalement, tendantes a les annuller, en refti-
tuant les fommes revues dans un temps fixe, ainfi que toute
promeffe d'une folde plus forte que celle etablie par les de-
crets, ou d'un grade quelconque en arrivant au regiment,
fqAn difeadues fous peine de nullite de l'engagement


XX. S'il s'levoit de eontelfationg pour raiton des en-
gagements, foit entre les recruteurs & les homes enga-
ges, foit entire les recruteurs de difFerents regiments, les
uns & les autres front tenus de s'adreffer a la municipa-
lice, qui jugera de la validity de 1'engagement, mais en pre-
fence feulement du commiffaire des guerres s'il y en a, on
fon defauc d'un officer, n'importe de quel grade, appele
conformement aux difpofitions de l'article i 8 ci-deffus.
XXI. S'il s'eleve quelques difficulties entire les municipa-
lites & les recruteurs, commiffaires des guerres ou officers
appeles pour juger de la validice des engagements ou de
leurs reftitutions, les conteftations fur I'appel du recruteur,
du commiffaire des gueres ou de l'officier appele, feront
portees devant le directoire do departemenr, qui prononcera
definitivement, mais en pre'fence feulement du commiffaire
ordonnateur du department, ou de celui qani en fera les
fon&ions.
XXII. Les recruteurs, ainfi que les recrues don't les trai-
tements auront ete ratifies feront coujours immediatement
fous les ordres des commandants militaires, dans les ville.s
o, il y en aura d'etablis, & leur front en confequence (u-
bordonnes pour tout ce qui pourra intereffer la police & la
discipline militaire.
XXIII. It fera flatue far les reglements, fur les precau-
tions ulteieures a ordonner, foit aux gendarmes nationaux,
foit aux commandants ou commiffaires des guerres em-
ployes fbit a-ux regiments memes, relativement au fer-
vice des recruteurs &.i leur comptabilitde, ainfi que relati-
vement aux recrues, a leurs envois, a leurs conduites aux
regiments, a leurs admiltions on 'a leurs reje6ions,

T I T R E I V.
Des Rengagements.
Art. I. Tout fous-officier ou foldat, tant dans I'infan-
terie que dans les troupes a cheval, qui fera reconnu en
dtat de continue fes services, & qui aura fervi de ma-
nire a faire defirer de le conferver, fera admis a fe renga-
ger de nouveau pour deux ou quatre ans au plus, c'eft-.-
dire, pour un quart ou un demi-rcngagement de huit ans,
le tout a fon choix ; & il poutra le faire lorfqu'il ne lui ref-
tera plus que deux ans de service 'de fon engagement on
engagement courant; it pourra le fire aufni pour quatre on
pour huit ans, mais dans le moment feulement ou il feroit
dans le cas d'obtenir fon conge abfolu.
La demand en fera faite en Con nom au confeil d'admi-
niflration du regiment, qui prononcera en confequence fur
I'acceptation ou fur le refus.
II. Le prix de rengagements front payables de deux ma-
nieres, au choix de l'homme rengage, ou en argent comp-
rant, ou en une haute paye pendant toute la duree du ren-
gagement; its front le' m'mes pour tous les grades ; il fera
en conPfquence flipule fur le certificate de engagement, fi
la valeur en a e t convene payable en argent ou en haute
paye.
III. Les prix des rengagements en argent, ainfi que les
hautes payes qui en front representatives, augmenteront
progreffivement du premier au second, & du second au
troifijme engagement, c'eft-ai-dire de huit ans en huit ans;
le troifieme engagement, qui n'aura lieu qu'apres vingt-
quatre ans de service revolu ne fera plus qu'annuel.










1 3971


IV. Les rcngagements, tant en argent comptant qju'en
:hautes payes repreflntatives, feiont fixees pour routes les
ar.mes ainfi qu'il fruit
S A V 0 I R


Infanterie frany., 4tran-
gere & le'gre.
xer Rengagement. .
C .. .


.Artillerie, mineurs, ou-
vriers, cavalerie, ca-
rabiniers.
ier Rengagement. .
ze. . .


Dragons, chaffeurs, huf-
Cards.
Iet Rengagement..
z . .
3c . *


EN ARGENT
COMPTANT.


Pour Par
8 ans. an.
liv. 1. f.


100
S30


Iso
110
. *


-I-


EN


H1-1 AUT E S


PAYES.


Par Par an.
jour.


f. d.

9


1. C. d.

13 13 9
i8 5
27 7 6




106 4 7|

30 8 4


110 13 15 10 o 4 2
140 17 10o 1 i19 1 3
. z i i 7 8 17 Ic


V. Le montant de ces hautes payes fera cumulM avec la
folde de l'homme, pour 4tablir le calcul des graces done
il pourroit tre fufceptible pour fa retraite, lorfqu'il les aura
prdferees aux rengagements pays comptant. Ceux qui en
auroient touche la valeur de cette derniere maniere, ne fe-
ront point admis a reclamer la cumulation des hautes payes,
don't ils auroient pu fe trouver fufceptibles par leurs renga-
gements.
VI. Aucun grade obtenu ne rengagera plus deformais
dans aucune arme. Ceux neanmoins qui fe trouveroienct
dans ce cas en execution de l'ordonnance du 20 juin 1788,
concernant le recrutement, refteront afl'ujettis aux ren-
gagements contracts en confequence, come ayant requ
en indemnity le prix flipule pour ce rengagement par cette
ordonnance.
VII. Dans toutes les armes, except dans les regiments
fuiffes qui confervent i cet effet les ufages de leurs
capitulations, les adjudants, les fergents-majors dans I'in-
fanrerie frangaife eti:angere, legere & fuifl'e ainfi que
dans r'artillerie, les mineurs & les ouvriers, les mare'-
chaux-des-logis en chef dans toutes les troupes a cheval,
ne front plus engages, a computer du jour od ils par-
viendront a ce grade & ils front libres d'abandonner
ces emplois de la meme maniere que les officers, au
moyende leurs demitlions, & dans la forme qui fera prefcrite
pour ceux-ci.
En acquerant ainfi leur liberty', ils ne front pas tenus
de rendre la fomme qu'ils auroient pu recevoir pour le
Z.engagement anticipe qu'ils auroient pu contraater 3 mais


ils cefferont, a computer de ce jour, de jouir de la hautS
paye qu'ils auroient pau obtenir a ce titre.
Les predentes difpofitions auront leur effect, a computer
du jour de la publication da present decret en faveur
de tous ceux revetus a prdfent de ces grades.
VIII. Tout foldat qui fe rengagera dans un autrq
regiment confervera les droits refultants de l'anciennetd
de fes premiers services pour l'acquifition des droits de
citoyen adif, pour le engagement annuel, pourvu qu'il
fe rengage dans l'annee qui fuivra l'expedition de fon
conger ablolu : paffG cette epoque, il perdra fes droits a
des graces qui ne peuvent s'obtenir que par des services
fans interruption.
IX. Quoiqu'un foldat, ayant dedj fervi dans un r4gi-.
ment, puiffe ecre dans le cas de conferver dans un autrr
les droits acquis en raifon de fes services pre'cdents, il
ne prendra neanmoins rang dans la compagnie oil it en-
trera, que da jour de fon arrive, & ne pourra parvenir
aux hamues payes, qu'a fon rang d'anciennete dans cette
compagnie.
Tout foldat forti d'un regiment, & qui s'y rengagera
avant 1'expiration de trois mois, y reprendra fon rang
d'anciennete; panf cette epoque il ne fera plus admis
2 cette faveur, quand bien meme rengage avant la fin
de l'anne il ne devroir pas perdre le fruit de fes services
pr&cedents.
X. Tous les rengagements front faits dans une forme
uniform qui fera prefcrite par les riglements; ils front
fignes par I'homme ; il lui fera remis un billet de rengage-
ment les uns & les autres front imprimes.

TITRE V.
Des conges ad'anciennetd, des reforms & des degagementf;
Art. I. En temps de paix, les conges abfolus feront
toujours expedies an jour meme de l'expiration.
II. En temps de guerre, les conges abfolus qui vien-
dront a choir pendant la champagne front retards juf-
qu'au moment de la rentrre des troupes dans leur quarter
d'hiver. Us front alors expedies auffito6, & il fera tent
compete aux hommes dans ce cas, & par un decompte
parriculier, fait a cette epoque, de la portion de temps
pendant laquelle Iturs congas auroient ete fufpendus, en
les en indemnifant, d'apres le tarif fixed ci -deffus par
l'article VI, & en raifon de la claffe du engagement qu'ils
auroient e d dans le cas de contra6er.
III. Si les hommes dans ce cas predfroient la haute
paye representative du engagement, ils (eront libres de
le declarer, au moment od leur conge abfolu devroit leur
etre expddi', & a!ors ils en jouiront en raifon de la clafa.
de 1'ur rengagement confoimement au tarifde I'art. VI,
a computer de ce jour jufqu'a celui auquel leur cong6
abfolu leur fera reellement expddid.
IV. Les conge's abolus d anciennete feront delivres,;
ainfi qu'il a ete dit ci-defTus foic que l'lomme foic pre'fent
au corps, foir qu'il foit abfent par conge4 dans ce der-
nier cas, on ne le forcera pas de rejoindre pour venir
chercher fa carrouche ; mais alors il ne pourra pas reclameq,
les parties de (a folde & maffe d'entretien de (on absence,
don't it n'auroit di L tre paye que fur le rappel qui en
auroit ece fair a fon retour, lequel rappel, en confequence,
n'aura pas lieu pour lui.
V. II fera fair a tout homme congedie par ancienneti


~J4 11.


.-'--- A -..',...... -, ~ -
S4 1.'





- .


[ 398]1


le ddcompte de tout ce qui devra lui revenir pour fa
folde, fes hauces payes de Con grade, fes deniers de poche ;
& fa male d'entretien jufqu'au jour de fon conge, s'il
eft present au corps, ou jufqu'au jour feulement auquel
11 fe fera abfente, s'il eft en conge, dans 1'un & l'aucre
eas, ce dicompte fera toujours detailld fur fa cartouche.
VI. Le decompte de fa haute paye de engagement,
'il y a lieu, lui fera toujours fait jufqu'au jour de Conr
conge abfolu, foit qu'il foit absent ou prdfent il en fera
fait pareillement mention fur la cartouche.
VII. Tout homme congedie par anciennete emportera
-avec lui 'habit, la vefte, le chapeau & la culotte de fon
habillement courant fans qu'ils puiffent etre changes
centre d'autres de moindre valeur, dans 1'etat ou ces objets
fe trouveront. II fera tenu de laiffer fon fabre, fa buffle.
terie & Con armement, ou de tenvoyer, a fes frais, celles
de ces parties d'armement & d'equipement qu'il pourroit
avoir emportees avec lui en cong6e, avant de faire reclamer
fa cartouche, qui ne lui fera expedite qu'apres ce renvoi.
VIII. Tout homme dans le cas d'etre congedie par
anciennete, & qui fe trouvera redevoir "a la caiffe du
regiment, ne pourra obtenir fon conge qu'apres s'etre
acquitted envers elle 3 en confequence il fera tenu de
continue fes services jufqu'a ce que, par fes economies
ou revenues confenties par lui, il fe foit totalement libere'.
IX. Tout homme de recrue, arriv 'a un regiment, lorf-
qu'il ne fera pas admiffible, foit par defaut de taille, foit pour
raifon de quelques infirmites ne pourra etre renvoyd que
fr 1'avis du confeil d'adminiffration assemble' a cet effect.
La fubfifiance lui fera founie pendant quatre ours francs,
non compris celui de fon arriveie, pour lui donner le temps
de fe repofer, & it lui fera remis pour fa route trois fous
par lieues, depuis la garnifon jufqu'a l'endroit ou il aura
et6 engage.
X. II fera ftatue par les reglements, les differents cas
cans lefquels ces faux frais devront etre au compete du
recruteur, & la maniere de les porrer en depenfes fur la
j nafe deftinee au recrutement, lorfqu'ils ne devront pas
Are fupportes par Iui.
XI. Auffit6t qu'un homme aura ete admis dans un regi-
ment il ne pourra plus etre reform que par l'officier
general charge de fon infpeftion, & execute dans des cas
de liienciement ; it ne pourra plus etre reform par defaut
de taille, auffitot qu'il aura fait la guerre. Les hommes,
dans les cas de reform lui front prefent6s, afin qu'il
puifte la prononcer, s'il y a lieu ; it ne pourront en confd-
quience etre reform's qu'e'ant presents au regiment, 'a
moins d'un cas d'impoffibilite dument conftat6.
XII. I1 fera expedie a chaque homme dans ce cas, un
conge de reforme qui en detaillera les causes & les motifs.
XIII. Tout homme 'a Con trwoifiemement engagement,
c'eft-'a-dire, ayant plus de 2.4 ans de service, ne pourra
plus etre reforme pour raifon d'infirmites d'e quelque
care qu'elles proviennent ; it fera conferve au regiment
fans faire d'autres services que ceux don't il pourroit refer
fufceptible, jufqu'a ce qu'il puiffe obtenir les graces qui
front dans le cas de lui etre accordees d'apres les regles
clui front prefcrites a ce fujet.
, XIV. Tout homme qui feroit dans le cas d'etre reform=
pour une infirmity refultante d'une bleffure i la guerre,
ou fuice de quelque accident occafionne par fon service,
meme en temps de paix, ne pourra l'tre quelque foit
Ion 'eu d'anciennet& qu'e afirrat fa [btIanc, UJ


*1/



A.. -. -- -.


I
-4-


reftera en attendant ton regiment, en ne demeurant affTu-
jetti qu'aux services don't it pourroit etre encore fufceptible.
XV. II fera libre a tous les foldats de toutes les armes
de demander, en temps de paix feulement, de fe dega-
ger aux conditions qui front prefcrites ci-apres 5 mais
leur conge abfolu leur fera accord fur la demand qu'ils
en front, mais feulement au moment de la revue d'inf-
petion finale de chaque annee. Tous ceux qui voudronr
ainfi obtenir leur cong4, front tenus de fe faire infcrire
deux mois avant I'epoque de cette revue : il ne fera de-
livrd de conges de grace qu'aux hommes presents; l'etat
en fera prefenrt alors a 1'officiers general, & it fera au-
torifCe a faire delivrer tous les ans des conges de cette ef-
pice jufqu'a la concurrence du trentidme du complete dans
les regiments d'infanterie, & du quarantieme feulement
dans ceux des troupes 'a cheval, en fuivant l'ordre d'inf-
cription de ces hommes.
XVI. II ne fera delivre des conges de grace qu'aux
hommes prefents aux corps j fi cependanr quelques affaires
importantes & preffees, bien conftatees par les corps ad-
miniffratifs, exigeoient que quelque foldat fut congedie
de cette maniere fans attendre le moment de lh revue, it
pourra lui tcre expedie, en attendant cette epoque, un
conge limited auflit6t qu'il aura faith la remife de fes effects
d'habillement & d'equippement, & de la fomme qu.'il fera
tenu de verfer a la caiffe ; mais fa cartouche de cong4 ne
lui fera jamais expedite que par ordre de l'infpeateur.
XVII. Tout homme qui obtiendra un conge de grace,
fera tenu de laiffer au regiment toutes les parties de fon
habillement equippement & armement ; fon decompte
lui fera faith jufqu'au jour de fon depart, come aux
hommes congedies par anciennetr, fans pouvoir lui etre
erenu fous aucun pretexte, non plus que les effects 'a ui
appartenants.
XVIII. Tout homme redevable de quelque fomme 'a la
caiffe du regiment, ne pourra etre admis a obtenir fon
conge de grace qu'apres s'&tre acquitted totalement en-
vers lni.
XIX. Tout homme, pour obtenir fon conger de grace,
fera tenu de verfer preliminairement a la caiffe du regi-
ment, le double de la fomme ftipulee ci-deffus pour le
premier engagement de huit ans, dans Con arme. S'il lui
refte Cept annees & plus a chever cette fomme decroItra
d'un huitidme tous les ans, en raifon du moindre nombre
d'annees qui lui refteroient a courier, le tout conform&;.
ment au tableau ci-apres3 favoir:
Infanterie franfaife, etrangere & legere.
c Huit ans de service, .oo00 liv. 7 ans, 175 liv. 4 ans,
SSo liv. S ans, 12.5 liv. 4 ans, 100 liv. 3 ans, 75 liv.
z ans, 5o liv. I an, z5 liv.
Artillerie, mineurs, cavaliers & carabiniers.
c Huit ans de service, .40 liv. 7 ans, .10o liv. 6 ans,
i So liv. 5 ans, 150oliv. 4 ans, izo liv. 3 ans, go liv.
i ans, 60 liv. i an, 0 liv.
Dragons, chaffeurs & huyfards.
cc Huit ans de service, 2. 6 liv. 7 ans, i89 liv. 6 ans
S69 liv. 5 ans, 135 liv. 4 ans, io8 liv. 3 ans, 8i liv.
2. ans, T4 liv. i an, 17 liv.
c XX. Tout home qui obtiendra fon cong6 de grace,
erant abfent n'auir a-droic i tA clamer fon dicompte ctre


.. .*-. L .










,,e la mgme maniere prefcrite pour les homes conge'-
dies par anciennet6, par les articles precedents.
XXI. Les cartouches des congas de grace feront fignes
de tous les membres du confeil d'adminiflration & de l'inf-
pe&eur; elles front vifdes par les commiffaires des guerres,
&c elles exprimeront en toutes lettres la Comme qui aura
ite payee en raifon des annees de services reflantes a
fire, ainfi que le montant da decompte pay' a chaque
homnme.
XXII. En temps de guerre il ne fera expedie aucun
cong6 de grace; ce temps fera cenf6 commencer du jour
ou un regiment auroit reju l'ordre de fe porter au com-
plet de guerre.
XXIII. II fera flatue par les reglements far les autres
formalites de detail, pour l'expedition des diff~rentes ef-
peces de congas abfolus, ainfi que pour la furveillance 'a
ce fujet a prefcrire aux commiffaires des guerres charges
des revues & police des troupes .

L E G IS LAT I O N.
Paris ce 3z mai 17791.
La queftion qui vient d'etre foumife au jugement de
I'affemblee national, eft certainement une des plus im-
portantes aux yeux de tous les amis de l'humanice. La
nation deploira'-t-elle route fa force contre quelques foibles
individus, centre des coupables vaincus & difarmes? Les
retranchera-t-elle de la life des viyvats, pour 6pouvanter
leurs imitatears ? Tuera-t-elle un citoyen, parce qu'il y
en a eu dej'a un autre de tue ? Mulripliera t- elle fes
pertes, pour les venger? Voudra-t-elle s'expofer au malheur
terrible, don't on n'a vu que crop d'exemples, de condamni
ner fur des preuves apparentes, un home don't Pin-
nocence fera par la fuire reconnue trop card par l'aveu
du vrai coupable ? S'interdira-r-elle 1'efpoir de conferver
des hommes egares, en les puniffant, de rendre leur cha-
timent utile par leurs travaux effrayant par fa duree,
& de les ramener a la vertu par un, long repentir qui
les rende un jour a la patrie ?
D'un autre cote en aboliffant la peine' de: morr, la
nation ne craindra-t-elle pas d'enhardir au crime ceux que
que la mort feule arrete ? Cette humanity ne feroic-t-
slle pas une foibleffe coupable ? Le legiflateur qui pro-
onceroit cette loi, ne craindroi:-il pas d'etre, en quelque
forte complices des attentats commis par les criminals
qui trouveroient moyen de s'echapper? L'efpoir de cette
6vafion ne fuffit il pas pour affoiblir dans l'efprit des
hommes pervers la crainte falutaire du chatiment qui
les menace ? Eft-il poflible, eft-il moral d'erablir que la
tache de l'affaflin peut fe laver ? Que le fang qu'il a verfe
ne le fouillera pas toute fa vie ? Que 1'infamie qui le
fuit, ne fera pas eternelle ? Qu'un jour I'homme fans
reproches pourra fubir l'opprobre d'etre alis a fes coe.s?
Sous quelqae point de vue qu'on envifage crtte grande
queftion, P'humanite gemit & l'efprit ift effraye. La raifon
demeure incertaine. Peut-etre faudra-il attendre des temps
plus calmes & une 14giflature tranquille pour la difcuter
& la refoudre avec la maturity qu'elle exige. Toutes les
opinions contraires don't elle n4ceffiie le dUveloppement,
meritent d'autant plus d'etre fagement pefles, qu'aucun
prejugi ne les deshonore, & que de part & d'autre, elles
font,. galement fondees fir le refpeft de l'humanite, le
foin de la fUretc publique, & l'amour de 'ordre social.


- ... -...- y .. ., .. .. ..- .( -


- ..- ..


D'un co6t la crainte de perdre, fans retour, un innocent,
le defir de rendre le chatiment des coupables plus utile
& moins cruel ; de l'autre, la crainte d'enhardit le crime
& de compromettre la furet4 publique : voila les motifs
egalement louables qui divifent les efprits & fufpendent
la deliberation.
L'allemblee national a renverfC bien des erreurs. 11
n'eft prefque plus de retraite oti l'ombre de la barbarie
n'aitc & diffipde par fa lumiere. Cependant elle pourroic
erre effrayee d'une tentative fi hafardeufe fi d'autres
nations n'en avoient fait une heureufe epreuve.
Un orateur eloquent a dit a la tribune, en s'oppofant
I l'abolition de la peine de mort, que experience du genre
humaine eft une lefon bien impofante. J'en conviendrois avec
lui fi cette experience ne parloit pas auffi pour l'opinion
qu'il combat. L'empire Ruffe occupe le quart du globe,
& l'on n'y connoti plus la peine de mort. On a dic qu'elle
avoit 6te abolie fous EliCabeth, & retablie apres Con regne.
C'eft une erreur qu'il eft important de reliever.
Catherine 1 qui faith regner la philofophie fur ua
trone abfolu, qui a multiplied le droit de bourgeoisie dans,
fes etars qui a rappel6 aupris d'elle il y a quelques
annees, des deputies de toutes les parties de fon empire
pour les confulter, qui peu i peu facility aux payfans
des terres de fa couronne les moyens de s'affranchir, en
donnant ainfi un grand example aux autres proprietaires
de fon empire, n'a point r&eabli la peine de mort : elle
en a au contraire confirm' l'abolition; & je me fouviens'
de lui avoir entendu dire plufieurs fois qu'illfalloit punir
le crime fans l'im.iter, & que la peine de mort n'dtoic
prefque, toujours qu'une barbarie inutile. Il n'exifte peut-
etre pas de pays ol il fe commette aduellement moins
d'affaflinats que dans fon empire. Le criminals font con-
damnes au fouet, aux galeres, aux travaux publics.
Une feule exception a ete fait6, pendant Con regne,
a cette loi d'humanit6, & le falut public rendeit cett*
exception indifpenfable. Un brigand, nommI Pugaftchewv,
avoit ravage & fouleve la moitie de la Rufflie. Apr~s mile
atrocities apres s'etre baigni dans des flots de fang, il
fur vaincu & p ris. On prionona. fon. arrest de mort &
Von rardonna a fes complices.
J'ignore quel parti prendra 1'affe.mblee; mais j'ai crtu
devoir empecher qu'une citation inexa6te n'influat fur la
deliberation. S E G u R, atmbaffadeur a' Rome & ci-devanr'
miniftre du roi en Ruffie.

A V I S D I V E R S.
M. Faucher, nomme marguillier de la paroiffe de Plai-
fance pour 1790, & charge par la commune de, la collele-
de I'imp6r de 1789, don't les recencemens onu e t diftri-
buks, mais don't les droirs n'ont pas det acquitss., prevent.
MArles. Habitants que la municipairte de Plaifance s'occupe
dans ce moment de la diftribution des rencenfemens de
1790; mais qu'cn attendant,.ils font prtis de vouloir payer
l'imp6t de 1789 entire fes mains-, & ce fous le plus court.
delai, fans quoi il fe verroit contraint, quoiqu'a regret,.
d'ufer des voies de riguear centre les ddiinquans.
j. Le Vinaigre cofmitique & unique, don't I'efficacit.',
eft genuralement reconnue pour touted les maladies longues
ou chroniques de la peau, compote par M. Brtcknmian,
fameux mddecin & chirurgien allemand, ne fe vend qu',:
I'Imprimerie royale du Cap Franjais, & a l'nprinmerit-
nationale du Port-au-Prince.


4%











x. Jean Delaunay, m. 1., demeurant aux C6tes de Fer,
quarter du Borgne, previent les ayant droits en la fuc-
cellion de feu Louis Fouet, ayant vecu Con affoci6, d'avoir
a fire retire fix ttes de n'gres faifant parties de la focietd
qui fubfiftoit entr'eux : leur declarant qu'attendu la diub-
lution de ladite focidet & le present avertiffement, il n'en
demeure plus refponfable.
i. M. & madame de Vallerot previennent Mr" leurs
Creanciers qu'ils ont donned leur procuiarioqn gne'rale 'a
M. Larochart, leur grant, pour ad/ninifrer leur bien, &
reparrir leur revenue en cafe. C'eft le parti le plus avan-
tageux que M. de Vallerot air pui prendre pour parvenir
plus prorpptement a fa liquidation ; it engage enr confe-
quence Mrs les Cr6anciers'de vouloir bien ne pas lui faire
des frais ., attend qu'il ne s'eft referv6 qu'un modique
revenue. La demeure de M. Larochart eft fur une de leur
habitation 'a Plaifance.
z. M. Malet, pompier & fondeur en tous mecaux &k
en tous genres, demeuranit ci-devant rue de Vaudreuil,
a&fuellement rue d'Anjou, vis-'a-vis-M. Laconfourgue,
ferrurier reitkre fes Cervices 'a Mrs les Colons & les
prevent qu'il fait des pompes de toute folidite, inaltera-
bles, & d'un nouveau genre, qu'il garantic capable de
donner plus de roo bairiques d'eau par heure par le
fecours d'un negre feulement; les corps deCdites pompes
font en cuivre fondu, tournes en dedans, ainfi que leurs
piftons on eufes, abfolument bien differences de celles
ci devant faites par des chaud-ronniers don't les corps
ctoient en cuivre battu & lamin, fe'mblable 'a celai dui
doublage des n.avires, & leurs piftons oir eufes ehn bois,
confequemrrient de tres peu de duriee, & fujets 'a de
reparations frequentes & difpendieufes; it offre de fair
monter l'eaa 'a plus de ;oo pieds au-deffus de fon niveau n
il vend de pompes a incendie.
.. M. Saraute, nfgociant a Jre'mie, donne avis que
M. L. Douais, par fon testament, retenu par Me Epini e ,
notaire en ja Senechaufle de Jrenmie,, rtmoira "prtfents,
le 14 juit dernier, ,Ta nbmnie fon executeur teflamentaire'
pour les biens delaiff's a Jeremie, & que pour les biebs'
dlaiffis au Cap, it a nomm6 M. Bernard Manecq pour
pareille execution ; ce qui necellite, aux terms de l'edit
de 1781, afrc. 18, des formalites pour lefqnelles M. Sarraute
a agi de fa part, avec envoi de 1'expedition d& teftament
aM. le Procureur du Roi, & priere de rappeller .M. Manecq
l 1'exercice de fa million.
1'1 Cera procede le 0o aoCit, a la barre du Siege de
cette Ville. a la requete de M. Calon de Felcourt, inge-
a'eur du Roi, chevalier de l'ordre royal & militaire de
S: Louis, en vertu de l'ordonnance de M"r le Gn&ral &
Intendant de cette Colonie, du 3 juin 1789, & de For-
donnance de M. le Senechal, juge du Cap, du 28 juin
dernier, a la vente d'un terrain contenant environ trois
carreaux & demie de terre, fitu 'a la Ravine des Epineux,.
9uartier du Joli-Trou, -paroiffe.de la Grande-Riviere, aux.
charges, clauses & conditions de la carte bannie, don't on
pourra prendre communication ainfi que des tires, en
1'etude de MP Gaultier Lagaultrie procureur pourfuivant
ladite vente.
3. M. Jean Gaeta Italien dentifle nouvellement
arrive au Cap, offre fes services au Public pour arracher
les dents, les limer, les (fparer, les 6galifer, les plomber
& les tranfplanter ; il gurit toutes les maladies de la
Qouche i il donnera tous fes foins & fatisfadion aux per-


E4001


fonnes qui I'honoreront deleur confance. On trouve chez
lui un opiat anti-fcorbutique pour 1'entrctient Ies dents,
& des patlilles pour les douleurs. Sa demeure eft chez
M. Lapole, rues Saint-Simon & Penihi6vre.
3. M. Thouron, tenant le pal'age de la Petite-Anfe au
Cap, privient 5Ifrs les Habitants &6 Nigociants que fon
paflage fera tenu, .a computer du I aouit, par M" Alquier
& Laplaigne, au coin des rues Neuve & du Cimetiere,
vis-a-vis M. LeCcure qui le tient acduellement 5 it les
previent qu'on trouve toujours chez lui de la poterie de
Colin des chaudieres 'a fucre du fel du pays &c; il
previent a.ufti MIr les Capitaines & Negociants qu'il a
des magafins tires vafles & propres a emmagafiner toute
efp&ce de marrchandifes : le magafinage etant meilleur mar-
che qu'au Cap, Uis y trouveront leur avan.tage ; il en a auffi
qui font propres pour fervir d'h6pitaux pour les n'griers.
5. M. Lafitte, traiteur, previent Mrs les Habitants &
Voyageurs qu'il vient de prendre une maifon attenante 'a
la fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'eft attach
d'en rendre les appartements commodes & agr#ables; it a
auffi une tres-belle .curie, oi il peut placer 8o chevaux ;
il donnne a manger en Ville, & piend des apprentis pour
La cuisine.
3. On vient de recevoir, 'a 'Imprimerie royale du Cap,
un novel envoi de I'Elixir balfamique pour les maladies
des Gencives & des Dents, ainfi que de la Poudre de corail,
compofes par M. Carnelli, chirurgien-dentifte,
D E P A R T S.
i. M. Jacques Beaugra:nd part pour France.
i.' M. Daralle, demeurant au Morne-Rouge, part pour
France.
i. M. Jean Savaignas part pour la Nouvelle-Orlanus.
x. M Jean Luife part poir la Nouvelle-Orleans.
x. Madame veuve Lannaux, marchande aux Gonaives,
partant pour France, prie les perfonnes qui lui doivent de
1.a payer ; elle vendra Con fonds de boutique, confitlant en
graiflerie, roilerie, liqueurs, vins, &c. fes meubles, effects,
armoires & argenterie; elle vendra en outre, enferble ou
fpa~re~ment, douze tetes de nagres bien connus, y compris
deux enfants, don't un mulatre age de deux ans, & une
negrillonne d'un an ; le(dits negres font tous marchands,
deux tailleurs, deux blanchiffeufes & une cuifinikre, done
le plus age ne paffe pas 10 ans le tout pour du comptanr.
i. M. Voifin part pour France ; il prie ceux qui lui
doivent de le payer, & ceux a qui it doit de fe pritentce
pour recevoir leur payment.
i. M. Ifaac Salvador part pour France, & declare ne
rien devoir.
2. M. Autexier part pour France, & declare ne rien
devoir3 it fera vendre .mardi prochain, chez l'huifier de
1'Amiraute un cabrouet neuf avec deux mules & les
harnois, egalement neuf, & cedera le bail de la maifon
qu'il occupe, rue Saint-Nicolas, qui a encore cinq ans &
demi a courir; il vendra a l'amiable deux negreffes, done
une prere a accoucher, & un fort n"gre.
z. M. Jean-Baptifle Boulanger part pour la Nouvelle
Angleterre.
2. M. Barthelemy demearant ,a1'Acul part pour
France.
%. M. Jofeph Couilhou part pour France, & declare
ne tien devoir.
1. M. Francois Lordoner part pour France


4, yli


* w.-Y.-,~~..~ *.,. 4


'ii









I 40. 1


M. M. Jean-Baptiffe Paradis june part pour Frarnte.
K. M. F. L. Faures, ndgociant au Cap, ayant fiXe Con
depart pour la Nouvelle- Angleterrc, ;an priinem; pro-
chain, vendra troi< accons avec vingt nt',ies y attaches;
i1 louera a 1'Acqu'reur un magafin fitue fur le quai Saint-
Louis, & une chambre haure dans la maiiion q,.'il occupe,
avec la jouilfance de la devanture poui y fire le com-
merce des planches la situation de cet emplactement eft
tres-avantageufe pour ce genre de commerce il eft deji
connu par le f(jour qu'y a fait M. Darlhanp6, don't I'in-
tention eft de partir pour France. On poutra prendre pof-
feffion du tout le i feptembre prochain.
3. Mr* D. L. Morel, P. Pener, J. Baudron, Roffignol
du Lagon fils, & J. Bourden, patent pour la Nouvelle
Angleterre.
;. M. Goffe, habitant a l'Acul des Pins part pour
France;
3. M. Darhanpe, marchand de bois au Cap, part pour
France le I fepte.mbre prochain 3 il a deux jeunes beaux
negres fcieurs de long, excellent fujets, avec un ou deux
jeunes.negres domeftiques, don't il fera bonne composition,
moyennant du.comptant ou de la denrde.
NAV IRES EN CHARGEMENT.
i. L'Antoinette capitaine Delamare, partira pour le
Havre du to au 15 feptembre. Ce navire, du port de 00oo
tonneaux eft double en cuivre, d'une march fuperieure
& tris-commode pour les paffagers : ceux qui vou.dront y
paffer ou charger i fret s'adrefferout a M" Staniflas de
Longuemarre de la Salle, Paouilhac & compagnie.
2. L'Union, capitaineMalfard partira pour le Havre
dans le courant de teptembre prefix ; il prendra du fret &
des paffagers. S'adreffer a M. Lacorne, correfpondant dudit
Navire ou audit Capitaine.
3. L'Arni diu Peuple, brigantin neuf, du.port de 2.00oo
tonneaux ou environ, 2 fon premier voyage, capitaine
Conftant partira pour Marfeille du 2z au 5o acut.; il
prendra du frer & des paffagers. S'adreffer a M. Guillaume
Paul grant la cargaiCon dans fon magafin rue des
Religieufes.
BIENS ET EFFECTS A VENDRE.
Une jeune Negreffe de nation Arada bien conflituee,
perruquiere &.nourrice, fans enfant. S'adreffer a M. Dorand,
chirur ien- major.
O. Une maifon fituee rue des Religieufes & St-Louis,
cote fud, formantrun quart dllet de 64 pieds ou environ
a6tnellement occupee par M. Bill tailleur. Une aut-re
maifon & emplacement, fitues au bourg de la Peirte-Anfe,
a left de M. Patois, faifant le coin de la Grande Rue,
occupee par M. Grange, marchand, & fe prolongeant jufqile
& compris 1'emplacement occupy par Guillaume Larar.
S'adreffer a M"r Aubert, Rouch & compagnie, negociants
au Cap qui donneront de plus amples renfeignements &
en front bonne compofirion pour du comptant ou de la
denrte au course.
%. Quatre ameublements en acajou, couverts en mar-
roquin rouge & vert, compofts chacun de douze fauteuils
avec leur canapes, ottomanes & ducheffes : plus quatre
fauteuils de bureau en bois d'acajou, tournant fur pivot,
& converts en marroquin rouge. S'adreffer a M's Aubeatc,
Rouch & compagnie, qui en front bonne composition.
3. Une habitation fitue' au Joli Trou de la Grande
Riviere contenant 41 carreaux de terre, avec des plan-


nations pour fair ;ooo0 de eafe, des vivres en abondanee;
de tris-beaux batiments tous neufs, comme grande cafe,
cafe caf6, h6pital, moulin, &c. avec 40 n gres, qu'on
vendia avec la terre ou qu'on retirera au choix de
I'Acquireur. S'adreffer ~ M. Crouzeilles negociant at
Cap, qui donnera de plus amples 6clairciffements.
E T.A T des Negres epaves qui doivent etre vendus za la
barre du Sie'ge de cette Ville le 8 ocdobre.
i. Un Negre nouveau etamp6 fur le c6te droit du fein
ST-MARTIN, au-deffous DELABASTIDE, age d'en-
viron 2. ans, de la taille de y pieds pouces, arrket a
I'Efpagnol le 27 juin dernier, porte an n 453.
Louis, Congo, er-mpe fur Ie fein gauche C. BASQUE;
au-deffous ST-M & d'autres lettres illifibles age d'en-
viron 40 ans, qui n'a fu dire le nom de fon maitre, arr&te a
I'Efpagnol le 2.7 juin, port au n0 454.
Lifidor, Mozambique, tramp' fur le c6te droit du fein
DORBIC, ag6 d'environ 2o ans, de petite taille, arre e a
I'Efpagnol le 18 juin, porter au no 455
La Joie, Mozambique, etampd fur le fein droit GDR;
age d'environ 2.0 ans, de la taille de 5 pieds 2. pouces, fe
difant a M. Lariviere, arretea I'Efpagnol le 2.7 juin, porte
au numero 459.
Jean-Pierre, creole, erampe fur le fein droit LAUTRE;
fur le gauche MONDOC, age d'environ 26 ans, de la
taille de 5 pieds 3 pouces, Ce difant a M. Montholon, arr&te
a l'Efpagnol le 27 juin port au no 460.
Antoine, Congo, erampe fur le fein droit, au rebours;
ABENE I. B. C., ag4 d'environ 2.4 ans, de la taille de $
pieds i pouce, qui n'a voulu dire le nom de fon maitre,
arrt ai l'Efpagnol le y juillet, porre au n 49..
Avril, Mandingue, ecampe fur le fein droit DABOU &
d'autres lettres illifibles, age d'environ 3 6 ans, de la taille
de 5 pieds 6 pouces, qui n'a fu dire le norn de Con maktre,
arreti a l'Efpagniol le 5 juillet, port au n 494
Laurent, Arada etampe fur le fein droit I. I. F. PIN,
an-deffous SON ST-M, ag6 d'environ ;6 ans, de la taille
de 5 pieds j pouces, fe difant 2 M. Pinfon, arree a lI'Ef-
pagnol le 5 juillet, porter au no 49Y.
Noel, Banlo, etamp6 fur le fein gauche IDA, au-defTous
ST-M age d'environ 2.o ans, de petite taille, fe difant a
M. 4Nam, arrete a 'E'Tpagnol, port au n 496.
Jdoeph Arada, etarmpe fur le fein droic J. BUQUET,
au-deffous ST-MARC, age d'environ lo ans, de la taille
de 5 pieds, fe difant a Guillaume, m. 1., arrete a I'Efpagnol
le 5 juillet, porter au n0 498.
Jean-Baptifte Se1ngaldis, ayant deux fois, fur le fein ,
I'ecampe IIDF, Ag d'environ .6 ans, de la taille de ;
pieds 4 pouces, fe difant au nomm"e Jofeph, m. 1., artcre
en Ville le 6 juillet, porter au n 503.
A LO U ER OU A AFFERME .
i. Une maifon en maonnerie, firu'e au Petit-Carenage;
faifant l'angle des rues de Picolet & du Fort-aux-Dames,
numero 5o, occupee par Mrs Dumas & Turenne, a louer;
favoir, la moitie pour le 2.7 du courant, & I'autre pour
le 27 novembre fuivant. S'adreffer a Mrs Lenfant & com-
pagnie, negociants, rues Penthievre & Chafleno)e.
i. Un appartement haut, richement meubl, compofd
de deux chambres & un cabinet, avec un balcon en fer
fur le devant, trois cabinets & une cuisine donnant fur la
cour, a louer pour le reftant d'un bail d'environ dix-huit
mois ; ledit appartement eft fitcu rue Royale, vis-a-vis


I.

i



.i





if'


4
!,^



,f


I
1'


4
*1
,










.1
C':
-]Zi ~
I
'it.
H










,Me Domergue, procureur. S'adreffer 'a Mr Deftandau &
Laplace, rues Saint-Domingue & Saint-Laurent.
VECLAVES EN MARRONAGE.
Deux Nkgres nouveaux, de nation Congo, I'an rtamp4
R. DUCOSSE, 1'autre, an rebours, TALVANDE, font
arts marrons le i du courant : en donner des nouvelles
a madame ve Ducoffe a Plaifance, a qui ils appartiennent.
i. 11 eli part marron depuis .environ deux mois de
1'habitation de M. Silly Duponct a la Marmelade, un jeune
Negre age d'environ it. ais fans etampe : ceux qui en
tauront connoilfance font pries d'en donner avis a M's Friou
& compagnie, negociants, rue Dauphine, qui previennent
AMI" les Commiflionnaites, Habitants & Americains, qu'ils
tiennent du tres-bon tafia en barriques.
.. 11 eft part marron de I'habitation Louis a Terre
Neuve un Negre nouveau, etampe fur le fein droit, en
fcr a cheval, J. B. LOUIS : en donner des nouvelles fur
ladice habitation.


ANIM AL


E G A R .


I. II s'efl dchappe pendant la nuit 2.5 au i6 du mois
dernier de la favanne de l'habitation Galiffet, un beau
cheval anglais, polI brun, ayant le nez & les pieds blancs,
un oeil verron & la queue court : en donner des nouvelles
A M. Moulin, grant fur ladite habitation, ou a M. Pichon,
rue du Bac. II y aura bonne recompenfe.
ESCLAVES ENTRIES A LA GEOLE.
Au Cap-Franyais, le 8 du courant, Cupidon, Mozam-
bique, eampe fur le bras droit, au rebours, TP, ayant
une brdlure fur le fein gauche, agi d'environ I8 ans, de
petite tail!e, fe difant 'a M. Defeffars, arretr fur le chemin
de la Petite-Anfe. Le 9, Gabriel, Nago, ~rampe fur chaque
cote du fein BOULIN, au deffus une etamFe illifible,
ayant un collier de fer au cou avec une longue change ,
a^g, d'environ 14 ans, de la taille de 5 pieds 2 pouces, fe
difant a M. Boulin, arrest en Ville. Le To, un Negre nou-
veau, de nation Mozambique, etampe fnr le fein droit
DUMENIL, au-deffous CAP, age d'environ 16 ans, de
la taille de 5 pieds 2 pouces, arrte 'a 1'H6pital des PNres:
Tdelmaque, Mondongue, etamp6 fur le fein droit POH,
fur le gauche PORI, au-deffous PAIX, agW d'environ 26
ans, de la taille de 5 pieds i pouce, fe difant a M. Mou-
chenet, arrte 'a la Foflette.
Au Fort-Dauphin, le 65 du courant, Mathurin, Mon-
dongue, fe difant a M. Maignan au Cap, itampe fur le
fein droit MAIGNAN, au-deffous BR, age d'environ 50o
'ans, de la taille de 5 pieds i ponces, arrete a Maribaroux :
Richard, creole, fe difant au nomme Coffi, n. I., a la
Petite Anfe, fans etampe apparent, age d'en,'iron 14
ans, rougeatre de peaa, arr. e a Ste-Suzanne : I'Eveille,
Cronno- fe difant la fuccefflion Franciofv afFermn fiar


1402,


pouce, arrete il'Acul de Samedi : Panga, Mozambique;
qui n'a fu dire le nom de fon maitre, ayant de marques de
fon pays fur corps, ag# d'environu 4 ans, de la caille de f
pieds ; pouces : une Negreffe, cample illifiblement fur
le fein droit, ag4e d'environ .8 'a ;o ans, de la taille de 4
pieds io pouces, arretes a la Mine.
Au Port-de-Paix, le 5 du courant, un Negre nouveau;
de nation Congo, ag6 d'environ 28 ans, de la taille de ,
pieds i pouce, r&e fur 1'eftomac CB ou H, arrete a
la montagne du Port-de-Paix. Le 6, Mingo, Anglais, ag6
d'environ ans, de la tailledea aille de pieds pouces, fans
dtampe apparent ayant des marques de Con pays fur
chaque c6te du fuin & ane cicatrice fur la joue gauche,
arrete au Gros-Morne.
ANIMAUX ENTRIES AUX PAVES.
An Port-de-Paix, le 3 du courant, un cheval brun;
etampd fur la cuiffe du montoir N, arreti 'a la Siente.
Le y, un bourriquet entier, gris, etampe fur la cuiffe da
montoir AV arr8to en Ville.

AR R I V E E S D E NA V I R E S.
Le i du courant, le Platane cap. Mentauvry, part
de Marfeille le 17 juin. Le i, les Fededrs, cap. Lacouture,
parti de Bayonne le 4 juin : la Ville du Cap, cap. Giten,
parti de Bordeaux le 13 juin. Le ; la Petronille, cap.
Auliacq, part de Bayonne le I; juin : la Bonne Mere,
capitaine Giraud, part de Marfeille le 2i mai. Le 5, le
Vigoureux, cap. Leguillon, part de Marfeille le 17 juin:
le Capricieux, cap. Viguie, part de Bordeaux le 14 juin.
Le 6, le Vaillant Second, cap. Lafitte, part de Bordeaux
le 14 juin : la Charmante Louife cap. Jacot, parrti de
Bordeaux le iS juin. Le 9, les Deux Sceirs de Nantes,
cap. de Kehu, venant de la C6te d'Or avec 546 Noirs:
la Conftitution, capitaine Fournier part de Dunkerque
le 18 juin.
D F P A R T S D E N A V I R E S.
Le 2.9 du mois dernier, I'Abondance, cap. Rouffeau;
pour Nantes. Le 31 I'Augufle, capitaine Blanchard, pour
Saint-Malo : la Nouvelle Societe, cap. Mofneron, pour
Nantes. Le i du courant, les Deux Amis, cap. Pioler,
pour Marfeille : la Pauline, cap. Laperche : la Providence,
cap, Grimard : le Paquet-bot de la Martinique, capitaine
Aubert ; la Julie, cap. Dupuy; tous les quatre pour Bor-
deaux. Le i, le David, cap. Salomon, pour Bordeaux.
Le 3 le Bailli de Suffren cap. Couturont : la Loi, cap.
Deltibal: le Surveillanc, cap. Quard : le Dogue, capiraine
Dupin : les Deux Amis, cap. Drouet; tous le cinq pour
Bordeaux. Le 4, le Fils Unique, cap. Caftaignet, pour
Bordeaux : les Deux Soeurs Creoles. cap. Caulle- ,our le


g* 9 LqU U ft A% 9 -_ r -
J'habitation Chaloupin, etampd FRANCIOSY, age d'en- Havre. Le 6, le Duc de Normandie, cap. Leme. Le 9,
viron ;o ans, de la taille de 5 pieds i pouces, arrrd a la l'Aaive, capiraine Paytel, pour Nantes. Le x1 'Aimable
Mine. Le 7, Florentin, Congo, fe difant de l'habitation Angelique, cap. Stendelet, pour Saint-Malo ; le Vaillant
de M. de Vincent a Rocou, etampe illifiblement fur chaque Second, cap. Lafitte pour le Port-au-Prince. Le 2., la
c 'ti du fein, a&g d'environ 35 ans, de la taille de 5 pie4s i Ville du Havre, cap. Caron, pour le Havre.


A U C A P-F R A N CA I S

Chez DUFOUR DE RIANS, imprimeur du Roi & du Confeil-fuperieur.






i1


-~




S-. -
4-.


Y;ARI ET E.
L'.tl'phant blanc.


L E Siamois eft un people d'Afie, efclave & idolitre
on n'eft guere l'un fans 1'autre. II1 a eu fucceflivement pour
maltre dans ces derniers temps un paon, un porch (i) &
un foliveau ; celui-ci eft le fouverain aduel, & cette na-
tion ne s'en trouve pas plus mal : en remontant aux fixcles
anterieurs, elle avoic ete gouvernie par des tigres & des
renards.
L'objet de Con culte etoit, il y a quelques anndes, un
ours gris, trouve fur les bords d'un lac 5 il ne danfoit pas
comme les n6tres; il ne favoit que calculer & par fois
it efcamPtoit avec affez d'adreffe.
En ce moment on adore A Siam un elphant blanc. Ce
quadrupede de cette couleur eft alfez rare. 11 n'en eft
que plus cher an people ami de la fingularitd.
Au refte, d'autres nations out fait de pires choix. IIen
eft: reputees fages (z) & &clairees, qui encore aujour--
d'hui, brulent leur encens a des oignons & meme 1 du pain.
Le quadrupede, idole du jour a Siam y etoit dUji connu
depuis une dixaine d'annees (3). On l'avoit remarque paf-
fant la mer a l'.cge de 19 ans pour alter combattre dans
des forts eloignces. II etoit de retour, quand les Siamois,
-peuple enfant, prirent de 'humeur contre la cour, & s'avi-
S rent, pour la premiere fois depuis treize fiecles, de von-
S loit cre libres tout de bon. Le roi Soliveau laifla tout
fire comme on pouvoit s'y attendre ; & quand tout fut
S faith, il vint lui-merne a Siam ple & tremblant, au mi-
lieu de oo00 mille arcs bands, & dit au people: Sayez
libre j'y conCens ; aufli bien quand je ne le voudrois
pas, il faudroit toujours que cela far.
A la fuite du prince, etoit l'elephant. blanc don't on avoit
S dja place l'image a la maifon commune. Quelqu'un d'en-
tre la foule dc Con propre movement, ou pay6 peut-
etre dleva la voix, & dit a ceux qui l'entouroient : Amis
remarquez vous cet elephant jeune encore, il faut le fire
marcher a notre rete ; cela en impofera aux couitifans. II
a vu la mer il vient de loin il doir en favoir long.
II n'en fallout pas davantage. Tous les-regards fe porth-
rent fuir l'61phanc, & il fut proclam6 tout d'une voix. Ce
que c'eft que de venir de loin I


IIA


Son premier movement fut de faire une genuflexion (i)
au trone co qui diplut fort. On fe dit tout bas : I'edlphant
blanc n'a pas befoin, ce femble, de I'agrement du roiSoli-
veau, quand il a le fuffrage du people.
Ceux qui n'y regardent pas de fi pres ne s'apperqurent
de rien & ceux-li font les reputations.
On remarqua que la couleur ble.ue plaifoir beaucoup a
l'elephant, & qu'il faifoit accueil a ceux qui fe prefentou;nt
a lui habilles ainfi, de preference aux autres ciradirns vetus
a l'ordinaire. De ce moment, un grand nonmbre de Sia-
mois, dedj idolatres du quadrupede, endoifa l'uniforne.
Ce nouveau coftume change les mceurs de la capuale :
on y rencontra beaucoup plus de foldats que de citoyens.
Les faubourgs murmurerent, quand ils fe virent me-
prifls faute d'un habit bleu. L'6llphant blanc don't l'inf-
tin& gale 1'efprit du courtifan le plus delie, eut Coin de
fe montrer fouvent au people fans manquer de faluer
avec fa trompe, & de droite & de gauche, tout le monde
fur fon paffage. On admiroit fon maintien, un peu em-
barrafl'e pourtant, fes graces un peu contraintes ; mais
l'idolatrie fe meloit deja aux hommages qu'on lui rendoir,
il avoit deja fait fe&e.
Pendant que les habitants -de Siam s'amufoient ainf an-
tour de la nouvelle idole car on ne penfoit pre(que plus
SP'ours gris, la cour tramoit tout a fon aife contre la
liberate naillante. I1 ne s'agiffoir de rien moins que d'enle-
ver le roi So!iveau pour le mettre a la tete d'un part nom-
breux & entamer une guerre civil. Heureufement le peu-
ple fut inftruit a temps. L'e ephant blanc favoit tour, &
ne donnoit figne de rien ; il fallut menacer fes grandes oreil-
les du crochet de fer, attacher malgre lui un fabre nu a
Vextremice de Ca trompe & le forcer a conduire cette
iouyvelle infit'rteion. Le roi Soliveau fut amene encore
une fois a Siam, mais pour y fejourner. Les courcifans,
qui avoient peur lui confeillerent de changer de batte-
ries, de s'atracher e'le'phant blanc & de profiter de la
faveur populaire que celui-ci ne tarda pas a recouvrer.
Ce grand quadrupede le croiroit-on ? eft fenfible a la
piqure la plus leg re ; un coup d'aiguillon de l'abeille le met
dans'des fureurs difficiles a peindre. Un taon (z) s'attacha
un jour a lui, & lui enfonqa fon dard dans une des nom-
brerifes gerqures de fa peau. L'irafcible animal dteffa fes
oxeilles, agita 'a trompe frappa de fes d4fenfes tout ce
qu'il rencontra. Les idolatres habills de bleu partagereitr


(i) Les elephans plient les jambes. Voyez M. de Buffon.
(z) Mouche deux ailes qui incommode beaucoup Jes
grands quadrupedes, fur-tout pendant les grandes chaleus.


~1. -


2


b


/


1Irk.


;i


(i) Autrement dit le cochon de Siam. Voyez l'Hifloire
aaturelle de Buffon, tome IX.
(2.) Les figes Egyptiens entr'autres.
(3) Vers l'epoque qui" rtpond a l'ai-1777 de notre &re
ultgaire.




-~ ,.-..". ..-,-- *1 ...- -


I,







/












I

p
Ii~






N


A


(i) Cet Mvinement eut lieu a Siam Il jour qui repond
au 1. fUvrier de l'an de grace 1790,
(i) Les lephans, & fur-tout le blanc, difent les na-
turaliftes, Ce fervent de leur trompe comme d'un bras &
d'une main.
(4) Les kliphans chez les Siamois, portent fur leur
dos des tours qui contier'ient jufqu' a I combattans, &
plufleuts pecites pieces de canon fur heIus affats.


f^,

I- u
?1.. ,


'auffitort on refflentiment (i) & fe mirent 1 la pourfuite
Sde 'ennemi cache. On efu dir qu'une armee avoit deja'
franchi les murailles de la ville.
Pour faire oublier ce contre-temps, routes les jeunes
filles fiamoifes habillees de blanc vinrent par bandes
porter a I'elephant des fleurs & des gateaux des compli-
S mens & des chanfons; elles paffoient leurs douces mains
S fur fa trompe & quelquefois la baifoient avec amour.
L'idole quadrupede n'etoic pas tout-i-fait infenfible 'aleurs
faveurs : on le vit plus d'une fois accepter d'abord les
bouquets, mais pour les replacer galamment, avec Ta
trompe (z) carenante, jufques dans le fein de la beautc
qui lui en avoit faith le cadeau.
Les femmes eurent leur tour. Au champ de Brahma, les
I jours de fete, l'dlephant blanc paffoit en revue fes idola-
tres 'bleus, au bruit d'une mufique militaire :alors les jeu-
nes dames Siamoifes s'approchoient de lui, & lui adreffoient
*endrement la parole ; il fembloit leur fouiire. Heureufes
celles qu'il daignoit honorer d'un doux regard I Ces petits
exercices acheverent le preftige j l'dlephant blanc devint
l'idole declaree du jour.
Son influence, non-feulement dans la capital, mais en-
core dans toures les autres cites de 1'empire etoit tell ,
que des extremites du royaume it lui arrivoit tous les jours
des caffolettes de parfums; jufque-li qu'un talapoin, beau,
difeur, & nomme tout recemment pontife vota dans la
maifon commune de Siam de declarer l'elephant blant la
grande & unique idole de routes les provinces.
Quelques-uns, effrayes des fuites d'une idolatrie auffi
univerfelle, eurent le courage de faire ouvrir les yeux a
plufieurs de leurs concitoyens. A la rencontre de l'eie-
phant blanc, non-feulement its ne fle'chiffoienc pas le genou,
mais meme its ne fe decouvroient point la tgte : d'autres
plus hardis bravant 1'engouement public fe plaqoient fur
le paffage de l'idole, tout expres pour haranguer les ido-
latres. Laches leur difoient-ils a voix haute, dans tous
les carrefours & le long. des rues de Siam, liches vous
vous applaudiffez d'avoir brife le fceptre du roi Soliveau,
& vous vous laiffez marcher fur le venture par 1'elephant
blanc. Comme des valets vous vous etes empreffes de
porter fa livree & fes couleurs; vous-memes, confervez
la liberty conquife par vous, & ne la donnez pas en garde
a ce quadrupWde elev6 dans la cafe des enclaves titres.
L'elephant blanc eft votre dole & la court eft la fienne.
Place entire vous & le roi Soliveau a-t-il ceff' un feul
infant de prendre part pour ce dernier ? 11 ne veut fair
de vous que des foldats. Ne foyez pas etonnes de le voir
a la premiere occasion lever fur vous le fer don't vous
avez armed fa trompe homicide & diriger centre le peu-
ple cette compagnie d'archers (3) & ces inftrumens de
guerre qu'il porte par-tout avec lui.
Ce qu'on avoit prevu arrival : le roi Soliveau, mal con-
feille' par plufieurs chefs de talapoins, crut devoir quitter
k capital, precifement le premier des fept jours repute's


(W) Dieu des Siamois, qui Cc fit negre
Gange.


CaxlIts boris dui


ISO 01 W, I
04 INNOMR, Its


4. 4
1-
I ,~


*


r


"^*:


404 ]
faints dans le pays, & confacrts pleurer l'entrd de Wif-
nou (i) au tombeau, & a c6l6brer fonrt retour au ciel. An-
gurant mal d'un tel voyage, le people, de fa pleine puif-
fance & autoritr cruc devoir s'oppofer au depart de la
cour. L'6dlphant blanc dreffi au manage du palais des
fouverains, accourut pour ouvrir les pallages. II euc beau
fire aller fa trompe & de haut & de bas, & de gauche
& de droite, cette fois, non-feulement le people Siamois,
mais prefque routes les phalanges blues, oublient un in(-
tant leur idolatrie pour ne penfer qu'au falut commun
loin de rendre a l'idole les honneurs accoutumis lui op-
pofarent une muraille de bouchers & d'arcs tendus. L'UlN-
phant palfe de rang en rang; on le laiffe patter feul: fes
geftes imperatifs ne trouvent point d'efclaves prets a exi-
cuter Ca volonte.
Furieux, il fe. retire dans fon habitation 6cartee. En
arrivant il foule aux pieds le panache blanc qui flotte
entire fes deux large oreilles ; il arrache les deux franges
d'or qui retombent avec grace fur fes epaules; il dechire
le fin drap bleu qui lui couvre le dos, & brife aulli le
fer don't itl toit armed.
En peu d'heures, tout Siam apprend le grand chagrin,
la grande colere de l'le'phant blanc. On fe group dans
les places, dans les.jardins; on fe dit, la larme a l'ceil :
'e'lephant ne veut plus abfolument nous commander : qu'al-
Ions nous devenir ? Maudite defobeiffance c'eft toi qui
nous perds : Le grand elephant blanc nous abandonne,
h6las que fair ?
Que fire ( reprennent quelques francs Siarnois ). Laif-
fons bouder l'dliphant dans fon coin : it y perd plus que
nous. Choififfons-en un brun, fi nous n'en trouvons pas
de blanc ni de blond : autant vaut. Ou mieux encore,
fachons nous en paffer: il ne faut plus d'idole a un peu-
ple qui n'eft plus efclave.
Cependant la trifteffe civique prend un cara~dre plus
impoCant. Prefque routes les phalanges bleues Ce mettent
en march dans l'attitude de l'abattement, & fe prefen-
tent en filence a la demeure de l'dlephant blanc. La porte
en eft coujours ouverte : & ceux qui viennent pour en
mouiller le feuil de leurs larmes, y font les bienvenus ;
mais 1'elephant, fans decoration, Cecoue la tte en figne
ndgatif, a toues les inftances pathetiques qu'on lui rdithre.
En ce temps-la la municipality de Siam avoit pour
maire une grue au long cou au long bec : c'k.oit le choix
des citoyens adifs. Elle descend lentement les degris du
perron de la maifon de ville & franchit 2 la lueur de
quelques pales flambeaux maints ruiffeaux fangeux. Leurs
ceintures charges de pluie & mouillees de pleurs, arrivent
pourtant au logis de 1'el'phant blanc. Le maire grue lui
adreffe la parole en Con language : Grand elephant blanc !
affez & trop long-temps vous nous avez tenu rigueur :
jufques a quand avez-vous refolu de nous border encore ?
Reprenez vos auguftes exercices : foyez tobjours notre
idole : nous vous jurons d'expier, par un devouement aveu-
gle & Cans borne & fans fin, la defobeiffance inftantande
des citoyens. Venez-en demain recevoir le ferment folennel.
A cette harangue prononcee a genoux I'dlephant refle
immobile. L'erpoir renalt, & le martin de la journee fui-
vante eft attendue avec impatience. La promeffe d'an
nouveau ferment determine l'el phant blanc. II fe prefente





* '1,.
I:


t 40 ]


la maifon de ville mais au milieu des gefles expreflifs
qu'il avoic htudids pendant la nuit, on fe preffe tellement
autour de lui, on lui faith refpirer une fi forte dote d'en-
cens qu'il penfa en etre dcouffe.
L'idole reparolt. Si'les arts itoient plus avancd h Siam,
it y autroit en un beau tableau a peindre en ce moment.
Qt'on fe figure deux mille automates bien vktus, jurer
fur leurs javelots foumiflion parfaite & devouement entier
aux ordres de l'dliphatit blanc. C'6toit la condition tacite
du retour de fes bonnes graces: & ptes d'un tiers de la
ville de Siam eut la lichete d'y foufcrire. Aufli, depuis
ce moment on ne l'appelle plus que la ville des idoldtres;
& on nomme ferment des aveug/es la promeffe d'obeir en
tout a 1'le4phant blanc.
Ce quadrupede exigeant & vain, avoit pour ami &
pour confeil un taureau indomptr, connu a Siam fous le
nom de minautore. Celui-ci, d'une force de tire prodi-
gieufe fe tenoit derriere l'idole, & s'en fervoit pour
tromper plus facilement le people, & le faire rentrer plus
vice (bous le joug : il en heroic venu i bout, ft la mort ne
l'euit atteint au bout de la carriere. On lui decerna l'apo-
th ofe.
L'elephant blanc fe fentit le plus de cette perte. De cette
4poque, reduitc fes propres reffources, it fit des chfues
prefque a chaque pas.
Le roi Soliveau avoit pour femme une hermine (i),
venue du nord.a grands frais. Ceux qui font a l'affait de
teut remarquerent qu'au plus petit ivenement, la trompe
de l'elephant etoit colide a l'oreille de l'hermine. Celle-ci,
froide de Con natural, n'avoit pu fe fire la temperature
ardente des Siamois, enforce qu'elle etoit reftee dtranghre
au milieu d'eux. On ne s'en apperjut que trop pour elle.
Dans un jardin, celebre dedj par plufieurs coups d'eclat,
un raffemblement nombreux de citoyens prit la rdfolution
fubite de rompre cette coalition fufpecde de I'hermine &
de l'dlIphanr. En confiquence ils arreterent d'envoyer
I'hermine, qui prenoit beaucoup crop d'empire fur I'efprit
du roi Soliveau refpirer fon air natal pendant quelque
temps, & cela fans en demander la permiflion au grand
Lama (i) : & auflli de faire repaffer la mera 1'edlephant
blanc qui influenyoit l'efprit du people d'une maniere
effrayante. On laiffa le roi Soliveau fur le trone mais en
fe promettant bien de ne pas lui donner de fucceffTeur : &
c'eft ainfi qu'on vint a bout de dctruire l'idolatrie a Siam.


DU CAP-FRANAIS.
A Mejfieurs de tous les Corps de Troupes patriotiques &
de ligne de la Co/onie.
MESSIEURS ET CHERS CAMARADES,
Le Corps des Volontaires patriots du Cap-Francais a
l'honneur de vous privenir qu'il vient de denoncer a la
municipality du Port au Prince, le fieur Huard jeune,
rddadeur de la Gazette de Saint-Domingue, pour le para-
graphe qu'il s'eft permis d'inferer dans le numero 65. Ledit
paragraphe commenjant par ces mots :
cc Nous croyons tenir le fil d'une trame dans le cabinet
du Cap, des Lettres de cette Ville, &c. &c. o.

(i) Joli petit animal, difent les naturaliftes, mais qui
a une trrs-mauvaife odewr.
(z) C'eft comme qui diroit le pape de ces countries,
^,- A ; : a .. .... --". *;


Le Corps des Volontaires vous doir, il fe dcoikr a Lui-m-me
de vous convaincre qu'il n'a jamais celfe de m'nriei le nom
de vos Freres d'armes, & que fa conduite eft au-diffus de
au-deffous de tout foup0on 1 il attend de la municipalire du
Port au Prince, justice du Calomniateur ; juflice qu'il
pourfuivra jufqu'a ce qu'il I'ait obtenue.
Nous avons ['honneur d'etre avec les sentiments les
plus fraternels,
MESSIEURS ET CHERS COMPATRIOTS,
Vos Freres d'armes,
Les Volontaires patriots du Cap-Franrais.

AVIS DU BUREAU PROVINCIAL.
Mrs les Citoyens, afpirans i la place de Receveur des
droits domaniaux, vacant par la mort de Me laingeot,
font prdvenus que par arriet de l'Affemblee provinciale,
en date du 15 du courant, le cautionnement pour ladiEe
place, a &r~ determine r la fomme de 6o mille livres, & que
)a nomination de cette place fe fera lundi %2. du courant
en consequence, its font invintes de fournir d'ici a ce remps,
aux commiffaires charges d'examiner la validity de leur
caution, le brevet de leur cautionnement pour ladire place,
& qu'a defaut par eux de remplir cette formality dici aLL
de'lai prefcrit, leurs requetes en demand feront rejeteres.
M" les Citoyens de la province du Nord font prcvenI1sI
que fur la dnmiflion volontaire de M. Sejournd, receveur
des octrois & droits domaniaux au Fort-Dauphin, I'AIfenm-
blee provincial nommera inceffamment a ces places.
Mrs les Afpirans feront admis au concours pendlant
quinze jours, a computer du jour de l'infertion da pretinc
avis dans les Affiches americaines.

A V IS D I V E R S.
M. Salenave, habitant c la Petite-Anfe, donne avis qi'il
tire fur France, a (ix mois de vue, payable 4 ns Paris.
Mrs Sauzea & Dubois freres, ayant contrade' une focie'te
avec M. Felix Anthoine, prdviennent Mrs les Negociants
& Habitants, que leur raifon de commerce fera dorcnavanc
fous les noms de Sauzea, Dubois & Anthoine.
i. M. Nicolas Lannoi previent le Public qu'il a drabli
le magafin de cuirs tannds & peaux, qu'il tenoit autrefois
rue du Bac, dans la maiCon neuve de M. Raymond, place
Royale, vis-a-vis la Fontaine. Ce magafin eft allortri en
routes fortes de marchandifes propres pour Mrs les Selliers,
Cordonniers & Tapifliers & leur prefente ainfi qu'a
Mrs les Habitants, avec le choix des marchandifes, routes les
facilities qu'ilspuiffentdefirer. A cette branch de commerce,
M. Lannoi joindra celle de la commiffion, ayant pour cec
effect toutes les commodities requires. Come charge de la
liquidation de Con ancienne focitrd fous la raifon de
Lannoi & Reymond, il previent pour I. derniere fois les
perfonnes qui doivent a ladite raifon de vouloir folded
leurs competes ; car a defaut de ce, il ell oblige en la
quality, de fe mettre en rtgle ; il vient de recevoir un bel
affortiment de tiges, bottes, de marchandiles de felleries &
autres dans le dernier gout.
i. M. Chevalier aine, maguillier en charge de la paroiffe
de Saint-Jean-Baptifle du Trou, pour Con habitation des
Ecreviffes, prie M" les Habitants de ladite paioiffe de
fire retire, le plut6c poffible leurs rencenfements de


I


!,v











bJ




'I


I.








/
/






. "7 ,, r '
/ '.-..f ,AO
/ .** *TIP


I[40eI


4chez M. le Curd de ladire paroifTe, qui a bien vnulu s'en
.harger, ain(i que de la recette des dioics qu'ils onE a payer.
A la require de madame veuve Pradier, habitance
au Fonds Chevalier, quarter de la Grande-Riviere, rant
en Con nom perConnel*que come rutiice de fes enfants
in meurs, il fera procfdc le 0o du courant, i la barre du
Sidge de cetre Ville au bail a fcrme pqi, neufans d'une
.habitation fiture au Foids Chevalier,, *a rrenarrre aux
S fuccellion & communanut Pradier, & des negres & ainmanx
y attrachis, aux Lhar2es, clauCes & conditions de la care
bannie, do:r on Iourra prendre communication en l'ktunle
de Me de la Bane de Rozay procureur es Sieges du Cap.
;. M. Lafitre, traiteur, previenteVrs les Habitants &
Soyageurs qu'il vienc de prendre une maifon attenante ai
;a fienne, rue du Morne des Capucins, & qu'il s'efl attach,'
d'en rendre les .appartements commodes & agrtables ; il a
aufli une tres-belle curie, ou il peut placer 8o chevaux ;
Sil donnne a manger en Ville, & prend des apprentis pour
la vuifine.
S. Mrs Poupet freres, Guymet & Gauvin continent
la vente de la cargai'fon du navire le Profper de Nantes,
cap. Thibaud, de laquelle il refte 2.oo fuperbes Negres.
S. Mrs les Cranciers de la fucceffion de feu M. Fran-
ciofy cadet, deced6 habitant a Ouanaminthe, font pries
S^de vouloir fe reunir ou fe faire reprfCenter le dimanche 11
dui courant, en 1'etude de Me Pr'vot procureur au.
SFort-Dauphin pour y prendre des arrangements propres
a accelerer leur payment, qui leurs front proposes par
.. Nireau Despujeaux, notaire a Ouanaminthe, fonde
de la procuration de madame veuve Franciofy.
D E P A R T S.


i. M. Baroeau neveu, grant au quarter des Ecre-
viffes:,, fe difpofatint partir pour France, prie ceux qui
10ui doivent de vouloir bien le payer.
S. M. Bonnet, fur 1'habitation Guilbot freres a la Mar-
vmlade, partEpour France, & declare ne rien devoir.
M. Bayle habitantnt au Borgne, part inceffamnment
Sour la Nouvelle-Angleterre avec madame fon Epoufe &
fes deux enfans, ages de fix & trois ans, & emmene le
Snornmme'Eveill fon enclave; il laiffe Mr Teftart & Lalanne
charges de fes affairs, & declare que rien ne fera paye,
apres fon depart, que fur fa fignature.
I- M. Pierre-Charles de Ruffy, negociant en cette Ville,
'part pour France.
S. M. Faucompre part pour France.
S. Madame Dubert part pour France.
M. Simon Rougier jeune, ci-devant econome a la
Smontagne du Port-de-Paix, part pour France, & declare
ne rien devoir.
z M. Darhan ain6 part pour France.
S. M. Rolland, demeurant au Fort-Dauphin, part pour
la Nouvelle-Angleterre.
M. M. Francois Legiis parr pour France.
.. M. Chancerel, habirant a Ouanaminthe, part pour
France da's le courant d'aout ou au commencement de
feptembre fans famue.


;. M. Raphael Lopes part pour France.
5. M. Vitet, habitant au Port de Paix part pour
France.
;. M. Pellegrin part pour la Nouvelle-Angleterre ; it
prie ceux qui lui doivent de le payer le plutot poflible.
3. M. Jean-Louis Boquet & madame Con Epoufe parent
pour France, & declarent ne rien devoir.
NAVIRES EN CHARGE ENT.
Le Caftor, capitaine Mouton, partira pour Bordeaux
du to au 1i feptembre ; il prendra du fret. S'adreffer audit
Capitaine dans Con nagafin, rue Saint-Laurent.
3. La Nancy, capitaine Alige, partira pour Bordeaux
du is au zo du courant ; il prendra du fret & des paffagers.
S'adrefer audit Capitaine dans fon magafin, dans la maifon
ci devant occupde par Mrs Deftandau & Laplace, rues da
Gouvernement & Notre-Dame.
ENCLAVES ENTRBS A& LA GEOLE.
Au Cap Franjais, le 14 du courant, Colas, creole,
etampe Cfur chaque cote du fein DAUX, age d'environ ,i.
ans, de la raille de 5 pieds, fe difant i M. Daux, arretc
au morne du Cap: un Negre nouveau, de nation Mozam-
bique, fans ecampe apparent, ayant des marques de foil
pays fur le corps & les oreilles percees, age d'environ .s8
ans, de la taille de pieds 4 pouces, arrete au haut du
Camp de Louife : la Jeuneffe, Mozambique, erampe fur
la poittine D. LACHALAGNIER age d'environ 19
ans, de petite taille, fe difantc M. Lachalagnier, arrete
' la Riviere Salee : Hylaire, Mozambique], fans ecampe
apparent, ayant des marques de Con pays fur le corps &
tine petite cicatrice, fur le poignet gauche, a&g d'environ 22.
ans, de la taille de y pieds i pouce, fe difant a M. Lemel,
arret6 au Roucou : Nicolas, Congo, etampd fur le Cein
droit MAGNAN, ag6 d'environ zo ans, de petite taille,
fe difant a M. Magnan, arr&et a la Petite-Anfe.
Au Fort-Dauphin, le ix du courant, Auguftin, creole,
fe difant a M. Julien, afferme a M. Balon, rtampe illifible-
ment age d'environ 30 ans de la taille de y pieds 5
pouces, arrte' au Quartier-Dauphin : Modefte, de nation
Nago, fe difant a M. Nicoleau a la Grande Colline,
ecampee illifiblement fur le fein droit, agree d'environ i6
ans, arrtcee la Mine : Claude, Bambara, fe difant a
I'habication Theart & Pairier a Maribaroux, trampe illifi-
b!ement fur le (ein gauche, age d'environ %8 3o0 ans,
de la taille de T pieds 4 pouces, arrte a l1'Efpagnol.
ANIMAUX ENTRIES AUX EPAVES.
Au Cap-Francais, le i% du courant, un cheval favine,
etamper fur la cuiffe du montoir FS, ayant la face & les
pieds blancs, & la queue longue, arrete la lRivire Salee.
Au Fort Dauphin, le io du courant, un vieux ,ane
brun clair : un ane brun ayant fur le cou du c6te' d
montoir des etampes efpagitoles : une bourrique roaan,
ayant le bout des oreilles coupes, la gauche echancree,
tune brtluire furi 'epaule droite, & fur le cou & la cuiffe di
montoir des e&es efpagnoles anttes au quarrier de
Valiere.


A U C A P-F R A N A ,

Chez DurFOURDE RIANS, i)mprimeur du Roi & du 'Cofeil-filperieur.






. ,- I


.4







J '
I, .


a.