Les Affiches americaines

au Prince.
A Saint Marc le x de cc mois Fernmande Nago,
6taripe ifur le fein droit MO, & d'autres lettres illifible..,
au-defibus STM, ig6e de 1i ans, tai'le de 4 pieds 7 pouces,
ayant des maiques de fon pays fur le vifage, ne pouvant.
dre le. nom de fon nmaitr% : le is S:r,:phlne Macoua,
6tampee fur le fein droit MARTIN au-defions STM ,
ag6e de 2.4 ans,. taille de 4 pieds vi pouces,'. ayant des
marcues de on -pays fur le vifage fe difant appaitenir a
M. Martin :.,le 4, AugujZe Cele fans e'ampe, ge
ide 2 ans taille de 5 pieds fe difaint appartairr.a
Mie .Bolsfiuillet.
Au Port-ai-Prince le r tde ce imols, Micleau, AouTfa,
itampe FLEURIAU fe difant de l'habitation Fcauriau ;
un petit Negre neomme Jean-Piirre, Creole, fans etampe
fe difant appattenir a M. Saint-ChcrIn, en. cette yille; &
an Negre nouveau Mofamb:que &tamnp, CO & C,
autant qu'on a pu le diftinguer, ayant des marques de fon
pay fur la figure & fur le corps, etant mpalade : c 12,
Pierre, Creole, ,tampe .dfj3' j3jW, fe difant appartenir
a M. Bcaupuy, fir i'habitatioi le Mcilleur : le 14, Jean-
Louis, Barba, etamp6 ill fiblement, don't on n'a pu diflin-
gUer que F ... B, au-deifous PA P, fe difant appartenir
a M. Dwure a a Croi. des Bonquets ; & Gcrmain ,
Corgo, etamprn DOMINGE, au delfous ST MARC-, .fe,
difant appa tenir a,M. Dominge, a Saint-Marc : le 17,.
un NJgre nouveau, l.connu etampe LAROUSSE au-
dehious PP, ie pouvaiit di.e oIun rnm i ceiai de fbor naltre.
A4Ai fAU-4X ENTRES AVXX PAVES.
A Saint Marc, le 7o de ce mo s, deux mules fIun
fs podl ouge i'aute f.1; pod bruni, etampes far ia
uiile du mo'ioic- UTJ ; & une bourique obus poll urin,m
arnper illifibleiiient : \:- 3 un cheval borne, fous poil
gris-dce-er etampe fir 'In ,cuiue du mnitoir. CTA.
Au 1'or.-au-Prn.ce le 13 de c mois une bourrique
focus poil brun, &eampee iihijibletient : le 14, une Iumeilt
.argkife, fouI pcil rolge, )ttnmpse, autanm qu'on a pa le
diimnguer, MM Niu A M,


A V I S
3 Le Sieur Legra ,
li Pubic c'il vienit de


DI VE R'S.
H4ottgec, .a 1hoinnc.tIrde.
Wki c IaccJuifition dl foil ds


prevenir
Cu SieurC


Afarioite, confiflant en horlogerie & bijouterie, & qu'il va
continuer a faite le mmee commerce; il vend & raccommode
totes bites de nontres, onit a petition, quantiimne, virgule,
cyliidre, &c. ainfi que les pendwies de quelque facon qu'elles
foient; il aitihe Ion ouv1age, & dc fe e flatter que ceux qui
daigneront lai accorder leur confiaice, auront lieu d'itre
fatsiaks : les nouveaux aliortimenis qu'il reqoit de France
joinelieime,.t dans fun & l'autre genre le mettront. k
mirne ~ fatisaire ceux qui voudront bien s'adrefler Ia LL
Sa demeuie eft rue des FLontsforts, rnmafon de M. le Berquier.
3 NiM" Trottier 6* Michateau ont rlhonneur de pr6venir
le IuAblic, que dCepuis lepremier de ce imis, ils ont aiToci
a leur mailon de comrrmerce Mr" Robin & Florence, qui,
en cette quality, au out lear fignature, fous Ia raifon 4d
Trottier, Michateau & C;;.pagnie.
3 MI. Labiche de Reignefdrt, gendre de M. & Mm Per~i
DcjVu'rces, & leur tond6 de procuration dans la Colonie,
prevent les creanciers qu'il eft charge de la liquidation.de
Ieurs biens, & les engage a vouloir bien donner commu-
nication cde leurs titles de creance a M* Frigola, Notaire
aux Gonaives, afin de prendre des arrangements qui-.
puiilent les fatisiait.e. II prie egalement les 6uvriers entre-
preneurs & les marchands fourniiieurs de vouloir bien faire
arreter leur compete pour rhabitadion de M. & M A* PeriJf
Dejources par M. L.tourneur, Habitant a 'Artibonite,
leur anci.n ionde, de prccuration.
3 11 fera procede le 26 de ce mois I la vente & adju.-
dicadon a Ia barre du Siege royal du Petit-Goave, dua,.
teriain, de la contenance de vingt a vingt-cinq carreaux,
appattenant aux mineurs Ecrfon, fitue dans les hauteurs
Cu Grand-Goave, au lieu dit la Crique, fu.te & diligence.
du Sieur Binau, tuteur defdits miners.
3 Le Sleur DAuverg p.rvient qu'dl a difrfous fa focie~t
avec le Sieur Hen-anat, depuis le 5 de ce mois, fulvant
Ia icidaration qu'di en a faite, au greffe de ce Si 'ge, ledit
jour: ti prevent egalement que lecit, Sieur Herranat & lIi
iont conjointcIment c:,arges de a liquidation, & qu'ils. vont
trava;ller fans diiconti.uiatio, a fe liberer vis-a-vis de leurs
CitcanCies 3 qui i s demandent tou u.s biec veillantce &
borne.
3 Le Sieur Debroffs au nom & come fcrd6 de. Ia
prccuratio a-e M. Lejtve, Habaant a Plyiotouti, a i'ho~-.
neur de prevehir M"r es hab.ta..s de la. i tie des Cayes.
du-Fci d qui poutroient'avoir qceiques pieteCtio.& au Canton.
Coultaid qu'd 'elfl apercu que l'oa av( it nouivellemeit.
ouvert des hiieres & pla:.te des bornes ft for hab:tatic~ ,
laqueile eit arpentee & &tablie depuis qu.t e a's, fui laquelle
il enteutient trente-fix Ne~ges; les bol ne f aichei:ent poles
'font tawmpees E, au-detious 1ll, du c&e fud, & LA e; tre-
laces,,du cote noid. Le Sleur', Deb-otes .'ecla.e c,te, taue
pai fe> prrterdans. de Fairee connoiue '!er droit fea,
force dee dnorncer, au mmniniir e juhldc, l A eIteur qui
1 tt VeAu fLaivem eart par eCAevrr fCoi telulii.


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! z;J'




*~iz~;*- ~ -


S. Mr Formlon & Chrc', Negoclants u. Cayes,, o t
'honneur de prevent qu'a computer du premier janvier
1790,o" iUs ceffent de fe fervor d.e feur ancienne raifon
Lacroix Formon 6 Clerc; qu'a lavenir, ils ne front ufage,
pour toutes affaires que de leur nouvelle raifon .Formon
6& Clerc. Us ont lhonneur, de pr6venir auli, qu'ils reftent.
charges, par. contihuiti, des liquidations de leurs prece-
dentes focietes Lacroix, Formon & acques & Lacroix
Formon & Clerc: en cornf6quence, ils prient M.rs les debi-
teurs a ces focietes de vouloir bien s'acquitter.
z M. Talikac, N6gociant en cette ville, a l'honneur
de prevenir le Public, qu'il a eu le malheur de perdre
fon affocie M. Guillaume Jolly & que fa mort, vu les
arrangements pris avec la Dame veuve Jolly., tutrice nee
de fes enfans mineurs, n'apportera aucun changement a fa
naifon de commerce, qui continuera'fous la meme raifon
de Jolly & Taliac. ,
2 En vertu d'ordonnance de M. le Sen-chal du Port-
au-Prince, il fera, la requete du Sieur Querqui, execu-
teur-teffamentaire du feu Sieur Surget, proc&dd, le mardi 2z6
du present mois de janvier, iffue d'audience ordinaire, a la
vente & adjudication, au plus offrant L" dernier 'ench-.
niffeur, des Negres & Negreifes ci-apres niommes tous bons
faifeurs de cigarres, Vicdoire, Rofette, Alexandre, Le'veille,
Toufflaitt & Adonis aux charges claufes & conditions
de la carte-bannie don't on pourra prendre communication
chez le Sieur Labbe, Audiencier.
*' 2 Le navire le D"ugay-Trouin, Capitaine Aubinais, venant
de la c6te d'Angole 'avec" une fuperbe cargaifon de trois
cents Noirs, a fadre'e de Mrs Corvaifier Becnoift 6& Comn-
pagnie, qui en oht ouvert Ia vente le .'13 du courant.
A la requete du Curateur aux vacaiices a Saint-Marc,
en cette quality charge de la fucceffion Duboreilh, il fera,
le famedi 6 fevrier de la prefente annee procede a la barre
de la Snekchauffe a !iffue de Iaudience, celle des crimes
tenant a la vente & adjudication, au plus offrant & der-
nier encheriffeur, de fix tetes d'Efclaves attaches a la cul-
ttre dependans de ladite fuccetlion ; a la charge de payer
comptant .
a Le Capitaine le Paon, commandant le navire le
Bienheureux A de Bordeaux, prevent qi'il a 6t6 charge
A bord de fon navire, par M. Camus, 89 barils de farines
de 1'etampe de Chaumel, a Tonneins, a radreffe du porter
du connoiffement; & comme fon navire eft A meme de
prendre charge pour 'foi retour, il a &t6 oblige, de les
4ire mettre a terre en magafin; c'eft pourquoi i'i prie
itflamment le porteur' de vouloir les fire reclamet', en
payant les frais, ainfi que du present avis, a' defaut, le
Capitaine va fe fire iUtorifer par juflice a s'en decharger.
II fera procede famedi, que l'on comptera 23 du
prefeant mois, au bureau des ventes de rAmiraut'6, a neuf
heures du martinn ,' "a la vente & adjudication d'un paWrti
d'environ ceht t.tes de Noirs de tout age & de tout fexe,
provenans de la cargaifon du navire la Rofalie, du Havre,
Capitaine Jude venant de la c6te d'Angole a adreffe de
Mrs Meynardi Picard 6& Compagnic, t charge de payer
Vomptant.
i Le Sieur Piaud donne avis qu'il vient de recevoir un
parti de meubles bien afforti, d'un beau choix _& du dernier
gofit; ameublemens de rotin, chaifes afforties, bains demi-'
ains, &c., z it preyient auffi qu'il., attend ui' part de glaces
donfidrable ; il fe flatte que les perforines qui voudront
Iadreffer a lui pour ces m emes articles," auront lieu' d'tr
$tisfaites 'W leur qualitO E. de fes prix,-


Los navires ngriers a Tooldrance, de Nantes ,'Cpitalne
Racaud, & la Vi 4 kd, .,yfl, de la Rochelle Capitaine
Bourgnpe, venant de la cote d'Or, avec une cargaifon,.le
-premier d4e o q, le second de '1 o beaux Noirs, 'adrelTe
de M. Dumouwlier, qui en a ouvert la venae aujourd'higi
jeudi 21 du courant. ", 1-.
Veritables poudres de Godernaux; fe.,endent chez M4r
Laborde fires, Igocians a Saint-Marc...
i Le nomme Gretely, valet-de-chanribre de M. le Comte
Barbancols, vient d'apporter de Paris, divers' objets de
modes, nouveaux, tels que chapeaux, jupes &c. S'adrefTer
chez M. Cozflard, pros la promenade.
S M....Nadau de la Richebaudiere Dodeur en Medecine,
donne avis aux perfonnes qui ont de jeunes Negres affeftes
de maladies dites incurables telles que la folie, 'epilepfie,
rimbecillite, la furdite, Iaveuglement occafion6 par des
catara&es, ta'ica, ou ophtalmies graves', qu'il s'en arran.
gera; il prendra auffi chez lui, en traitement, & 'a temps
limited, moyennant un prix arbitraire, ceux hydropiques,
v6neriens, pianiftes, fifluleux, ou ulc6reux, s'obligeant de
n'exiger aucune retribution, fi, a 'expiration du temps il"
ne les rend pas parfaitement gueris.
Si'M M Godefioy 6& Godinet ont Ihonneur de. prevenir le
Public, qu'ils viennent de contrader une fociete focus la;
raifon de Godefroy & Gobinet : its jrient auffi leurs debiteurs
a la premiere cargaifon du navire 'l'Alexandre, de les
folder pour leur &eiter les voles de droit.
M. Huffon jeune, Habitant au Sale -Trou, invite Mri
les Habitans intireffus, au chemin. de communication du
Port-au-Prince a la Selle & & la mer du Sud, qui font
commis pour la direcion dudit chemin, par, ale notaries
du x juirn 1787, s'affembler, ou. en peYfonne, ou par
leurs fondes de pouvoirs le lundi t'r 'fevrier prochain,
chez Me Michel, Notaire general en ladite ville, depofi-
taire de leurs conventions, pour qu'ils puiffent-leur rendre
compete de fes operations, & avifer avec eux aux moye1ns
neceffaires, & les plus prompts, pour parachever ce chemn'
fi lorng-temps defir6. 11 prie auffi les perfonnes qui pourroient"
lui avoir &crit, depuis deux ans qu'une 'maladie Pa retenu
fur fon habitation au Sale -Trou, de vouloir fe faire con-
noitie par un mot de lettre, pour le mettre a portee 'de
leur r6pondre de bouche ou par 6crit. 11 eft initruit que-
plufieurs lettres, a lui adreffies de cette ville, ont ete di-
tournees, .& font perdues pour lui, notamment deux paquets
contre-fignes de M. 'Intendant : fon adreffe eft, chez MW
Lefranc a rh6pital royal. .
I Mrs Champion, Desnoes &.Compagnie, ont 1'honneur
de prevenir le Public qu'il. vient de leur arriver une',
fuperbe cargailon aflbrtie, en effentes & bois de pitchpin de
toutes les dimehfions qu'on puife defirer, cafes faites, planches
& merrains; its previennent 6galement qu'ils tirent fur Francel,
payable a Paris ou a Bordeaux.

E,rA T des Negres e'paves qui doivent 'etre vendus A la Barre'
de la SnichauJf'e du 'Petit-Goave, le 2 fivrier 179o.

Du xx o&obre. Jean-Francois, Negre Indiei, fe difant'
natif de Madras, 6tamp6 fur le lein droit d'une .etampe'
bruii~e, & fur le gauche DUFOUR, au-deffTous G ANSE;
age d'environ 30 ans, taille de 5 pieds, fe. difant appar,
tenir a M. Dtifour, .. -
Du 30. Dagama, Nago tamp6 c'une etampe illifible,
ag6 de -2 ans taillet de f pieds, ayant la peau rouge,
ucn tres-gros nombril', ne pouvint dire le nom de fon maitre.


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D i P4 a a r $

Le Sieur Hautrux Procureur des habitations de M.
Dug de Vallon a rArtibonite part pour France ; il
vendra plufieurs attelages de chevaux, & une bonne voi-
sure I deux places'.
M. dDufaure de Lajarte Garde du Corps du Roi,
'par conge dans la Colonie, part pour France.
Le Sieur Regeard Beaudouin Habitant 'a la grande
coline du Grand Goave part pour France dans tout le
courant de fevrier prochain.
Le Sieur Perre part pour France declare ne rien
devoir, & prie ceux & celles qui lui doivent de le payer
inceffamment ayant refil malade a I'h6pital du navire le
Louis XVI occupant le pofte de second Lieutenant,
debarqu6 de gre a gre.
3 Mme Dejcahaut, Habitante aux Gonaives, fe propofe
de partir pour France dans le courant d'avril prochain,
avec la Demoifelle fa fille agee de huit ans : elle laiffe
Mrs Saint-Macary, Beaucamnp & Pouye's .freres, N6gocians
a Saint-Marc, charges de fes affaires dans la Colonie.
5 M, le Vicomte de Fontanges, Marechal des Camps
& Armees du Roi, & .Commandant en second de la parties
du Sud, fe propofe de partir ,pour- France dans le courant
d'avril prochain, vu le mauvais tat de ?a fante; il laiffe
Mrs Saint-Macadry, Beaucamp & Pouyeis fires ,. N6gocians
& Saint-Marc charges de fes affairess daus la Colonie.
,, 'M. -Vigneau part pour France.
a Le Sieur Cluchet, Marchand en cette ville part pour
France en mars prochain, fans faute; il pr6vient ceux a-
qui il peut devoir de fe pr center pour recevoir leur paye-
ment, ainfi que ceux qui lui doivent font pri6s de le payer,
inceffamment; faute de ce, il fera forc6 de les y contraindre
par vote de juflice.
2 Le Sieur Soumeirejeune, tenant boulangerie a Leogane ,
fe difpofant h partir pour France, au printemps prochain,
defireroit affermer la boulangerie qu'il, occupe,. laquelle.
ferme eft attach un Negre excellent boulanger: il vendra
les uftenfiles de la, boulangerie, & deux Negres excellent.
boulangers, ainfi que quelques Negres domeftiques, chevaux,
meubles, &c.; le tout f6pariment ou conjointement, felon
le. defir des acquireurs & a un prix honnete, moyennant
du comptant ou du paper fur France bien endoffT : ?1 prie
ceux qui lmi doivent de penfer frieufement, a le payer,
& ceux a qui il peut devoir de fe presenter pour recevoir
leur dU. 6
2 M. Charbonnet de Chalins part pour France au prin-:
temps prochain, & declare ne rien devoir.
2 M. Ladarade aie' part pour France.
I M. Pr" Lefebvre part inceffamment pour France, &
prie ceux qui doivent a la foci&te de re Lefebvre & F.
Fejfard, de les payer promptement, pour lui eviter le
dffagrement de les y forcer par les voies de rigueur.
I M. Poulle part pour France, au printemps prochain,
& declare ne rien devoir dans la Colonie. 11 laiffe Mrs
Camfrancq & Th'an conjointement avec M. Alex. le
Franpois, charges du foin de liquider la fucceffion de feu
Aduguflin Poulle, 'on frere.
SM. Gere de Lamotte Habitant aux Abricots, part pour
France avec la Dame fon epoufe & fes enfans; il laiffe
. Delacoudre fon charge de procuration.
I Mme veuve Laffitte part pour France ; elle vendra
deux Ngreffes bonnes blanchifleufes, liffeufes, marchandes
6 cififeres,;un jeune Negre uifinier & deux autres do-


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mefliques, Agis d'envlron 18 ans; elle vendra de plus fo.t
fonds de magafin, & elle affermera la maifon qu'elle occupe:
elle prie ceux a qui elle peut devoir, de fe prefenter pour
recevoir leur payment, & ceux qui lui doivent, de la payer
inceffamment, afin de lui eviter le defagrement d'ufer des
voices do droit.
i Le Siecur Hicardet fe difpofe a partir pour France dans
le courant de fevrier, & declare ne rien devoir.
t Le Sieur Gafpard Touache Marchand Grailier en cette
ville, part pou. France.


DEMANDES.


3 Un particulier defireroit acheter dix a douze beaux
Negres, de run & l'autre fexe, faits au pays & la culture
du cafe; il payera, pour cette acquisition, en traites fur
France, fournies par une maifon de commerce. S'adreffer
a M. Dubourg, Negociant, a Saint-Marc.
z. On defireroit favoir dans quel lieu de la Colonie
peut etre le Sieur Bofonnet, part du Port-au-Prince vers
la mi-feptembre, pour aller en pacotille le long du bas
de la cote. Ceux .qui en auront connoiffance font pries.
d'en donner avis a M. Trouillot, au Port-au-Prince.


N A V I R E


SN C HARGEMENA r.


3 Le navire ke Robufle, de Bordeaux, du port de quatre
cents tonneaux, Capitaine Cauvy, partira pour ledit lieu,
au commencement du mois de fevrier 'prorhain. Ceux qui
voudront charger a 'fret, ou paffer fur ledit navire, font
pries, de s'adreffer audit Capitaine, rue Sainte-Claire, au-
Port-au-Prince.
2 Le .navire l'Ocdan, de 'Bordeaux, du port de quatre
cents tonneaux, Capitaine le Bolloche, partira pour ledit
lieu du jo au o 2 mars prochain; il prendra du fret .en
toutes denrees, & des paffagers qui front commodement-
log~s. S'adreffer audit Capitaine, dans Ton magafin, rue
des Capitaines; ou a Ms Guerin de Malague' fires Gabalde,
Negocians.
2" .Le navire. 1'Atlas, Capitaine Defmnoulins, partira pour
le Havre dux 1* au to mars prochain. Ceux qui voudront
y paffer, ou charger, s'adrefferont audit Capitaine, en fon
mnagafin; ou a Mrs Laffalle, Thierry & Compagnie, Nego-.
cians au Port-au-Prince.
2 Le navire le Bienheureux de. Bordeaux, Capitainie
Lantonne., partira pour ledit lieu par tout fever prochain.
Ceux qui voudront y charger pourront s'adreffer au Capi-
taine le aon, dans Ion magafin; ou a Mrs Eym4, Livardic,
& Compagnie, N6gocians en ville..
i Le navire l'Alexandre, du Havre, Capitaine Magnan;
du port de 350 tonneaux, partira pour ledit lieu a la fin
de fevrier prochain ; ce navite eft neuf, tries commode.
pour Jes paffagers. Ceux qui voudront y charger a fret.,$
font .prids de s'adreffer chez Mrs Godefoy .& Godinet,
Confignataires dudit navire, rue des Capitaines; ou audit
Capitaine a fon bord.
i Le navire la Therefen, de Marfeille, commander pat'
le Capitaine Conflant, partira pour Baltimore le i 1 fev.ier
prochain. Ceux qui voudront y paffer, ou y charger.
pourront b'adrefler audit. Capitaine chiez M, Bec aine,
rue des Capitaines. ,
Le. navire le Glorleux de Bordeaux, Capitaine )emignot,
anam, du port de 400 tonneaux, attend a chaque infant
de la Martinique, avs IQoo )arriques dA fucre a bord


- -






partra .pour 'Bordeaux a la fin de fevrler prochain; il
prendra du fret & des paffagers. S'adreffer a Mrs Eyma,
Livardle & Compagnie, qui font toujours tr s-bien ahiortis
en chaudieres a lucre potin du Perigord.
Le navire le Victor, du Havre, Capitaine A. Harang ,
partira pour ledit lieu dans les premiers jours de fevrnec
prochain. Ceux qui voudront y charger -du flucre & cafe
pourront s'ad:effer 'a Mrs E. A. Guicu, Bion & Compagnie,
16gocians .en, cette ville.
i Le navire le Saint Lion de Bayonne Capitai.e
Laroti, en rade a Saint-Ma.c, partira pouted ayoii. dans
les. premiers jours d'avril prochain. Ceux, qui voua.ont y
charger voudront bien s'adrefter MI' Bouble, Dzi',uy
& Compagnie, ou audit' Capitaine, en fon magafin.

A V E N D a E.

3 Un Negre, mann, ancien patron d'accon ; moulins ,"
Vaner le cafe ; idem, a ma'is, anglois, a porte & 'a rouets.
S'adreffer 4 Mr" Bec & July, Negocians. "
i Un emplacement 1itue vis-a-vis de la guildive de Mime
veuve Labathe, de la contenance de foianle pieds de large
fur cent quatre-vingts de profondeur,, fur lequei font trois
cafes & plufieuis arbres frutiers. S'adreifer au Sieur Meyer,
lenuifier en cette ille, qui en fe ra bonne composition ,
& qui prendra tout arrangement convenable l' acqu-ireur.
2 Plufieurs betes cavaiines avec leurs luites, pou[ains,
pouliches & chevaux. S'adrffer a M. Suruguc, Procureur
de Thabitation Morel, a L'ogane.
2 Deux jeux de moulin a lucre, de 'la fabrique' d'Acofla;
& fepar6ment, deux pivots de moulins a eaU, deux culs-
d'ceufs ; deux pivots de moulins a betes, deux culs-d'oeufs;
dito un alTortiment de chauderes a fucre, potin de P&ri-
gord. S'adreffer-chez Mr* Camjrancq., Thtqan & Compagnie.
I Une habitation fife au quarter de la petite plane de
Tiburon, diftante de deux lieues & denmie du bourg,
ayant fon embarcadaire a quinze cents pas des tabliffemens;
Indite habitation eft de la contenanice-de cent trerite-fix
carreaux, don't quarante en. plaine & en culture; fayoir:
vingt-fix en cctons qui promettent une belle recolee, &
quatorze en plantations de vivres; quarante carreaux en
falines & nia-ais, fufceptibles de deffechemenrt; le refte
en mornes & favanes: fur ladite habitation eft une grande
cafe de foixante pieds de long fur vingt de large, en beis
durs & 6quarris, couveite en paille; une fecherie de- qua-
rante pieds de long fur vingt de large, auili en bois durs
& equarris, couverte en paille; une cuifine de quarante-
fix pie4ds -de long, un h6pital & quatoi ze cafes A igres,
en bon etat; un bitiment' en maconne, .ayant fervi autre-
fbis -de facrerie, de foixante-dix pieds de long fur vingt rdeux
1de large, le comble en charpente covert en paille; un
grand pits magonne, avec fa machine pour fournic de ieau
,aux indigoteries, compcfees de quatre cuves & d'un ballin
a recevoir I'eau. S'adrefler aM, Allard, aux Irois, qti
vendont, fi l'acquereur le veut, un part de trente Nk-
gres at.achis depuis long-temps a cette habitation.


4~~ .'AltRZ O


.4 'Frzitm E i.


3 Deux cents' carreaux de terre, arpentis, propres A la
culture du caft, far lefquels il y a un principle d'etablf-
*femient, fitues a neut li ues du Pdrt-au-Prir ce, a vendie ou
a affermer pour neuf anrees. S'adreiie. a M'* Legal, Bertrand
C' Cobzagic Negccians au Port-au-Pince, fell h 4dcn-
9-


neront tous les. 4clairciffemetns; ou & M. Durege Defmarurt
Iabitant au Cul-de-Sac.

A L o V R.

3 D 'ive.s appa.temens, d.is la ma'fn de M. Riv:ir
i.Liu.Ac 1. coin des ue6 Royale 6, de EoriiefoL

Sasc v a Axs N M A R Ro N A G ;

2 A4ra.am Nago, age de 21 ans; Ifmad, Bambara,
ag ce 28 ans_; Lavucctzr, Ar4da, ag6 de z4 ans, tous
tLus einipes Ci-iAUPIN Sr. MARC : Francijque, Aouiia
age oe 27 ans; Laare CoUngo, age de 14 ans; & Mar'
aulci-e Aouila ae de 24 tous trois etamnpes CESSAC
ST. MARC ; parties marr<.ns le i janviei, de la guildive,
du Sieur Dirarain, aux Verettes. En donner avis a M s
L,,r.c, fiire Negocians a Saint-Maic.
z Muu;a Baniara, & Kiouk, B:bi, tous deux etampes
i. GERLi.IN, au-deious pt au pe ; patis marions le
29 du mois dernier.: its font foupponnws ctre dans le quar,
tier du i Loucan-Patate. Ceux qui en auiout connoitiaice
iont Fries. de les taire arreter, d'en donner avis ai
IW. uearrin Negociant; i1 y aura r ,cuwpedfe. f c


A N i M A V x


EGARES.


2 Il s'eft igar6 une mule fous poll brun, &tampee LBi
ayant une ecoicaare au poitrari. Eln onnwer avis a M. Via&at,
i-aiitant 'au etit-Goave.
i 11 s'eit igaie e cette ville, dans la nuit du 7 au s de ce
mois, un chevai ioub puii noti, ctampe 1W la cuifie du mon.
toir l L Ceux qui lauiont trouve font pries d'en donner
avis a Mr"* L Ruiod, Tete & Compapni rue des Fronts.
forts; il y auia recompedfe.
: Une mule fous poii bai, itampee VM, s'efYllchapple
de I'habitation de M. Cadidac, au kond-Verettes On prie.
les pe.iannes qui en auiont coniloila.ce de vouloir bien
an acuner avis a M. le Meilicur, habitant ea plane,
ona M. Pouid, au Port-au-Pmuce.


/


xtrit des mirnuu sds CQnfeillfupe'ricur de. Saint-D~omingue.

Vu par la, tour la re'montrance-du Subftitut d'u P'rocureur,
gen'ral du ROL',,&c.; lauite-yeritontranc-e lgn~ee itRwjcniy:
td.&l le rapport de MPA~d. It Unfeilr, r tout .wnlidiei
la G.ur donier aL~.eau SLujf1itut .du, Prociuzeur gifraI-
du !koi dc Ia. recaxt*catlln par iul dexnan~d'e de fi'reur
clun-Imfl ii eea ahioLie IVde iudw u2~d..xei-j;bre:
dt~river ur ies eA eiriV.laircs ,ui ea *Out &e, IflMi)IIIICs
CI ~ow1Ae,, en cOvyiAe ucc ~, qu'au- lieui du nombeci-,'qissinte,.
el~oilcc dans i-ka.its e,,em1nphias, I fea tublitiu cCelul de
Joxrt ,IXI c CL.io.4 awnicLiftsn, aa, ntinite ci, L 'dite orcionnance
ci~pd.Le au gelie; u~dsoine en out e u L' di-e egie'ui' fera.
raiellenient fe. e r les r'ega+.es 'efIIcg4Ituer~erut des.
kil ~alie6 an~irauce's dii 1eiioat cornit~ 'n iff, qe
1L FrIC.eI~t ar,-t feia imprime' & atjiclie par tout 0~
befoin Icia.
au Port au .. Prince en- Coaif'eil le dixc -huit
janvier Imi l fpt cent quatie-vin-t-dix. Ssin., PziLMONr &'
IFOUG- P ON.bI .
col~tia~i im;iBQV iT .ei~~cac


/




'"r"


N UM RO 7.

SSAME.DI 3 JANVIER 1790.
i ---L-_


BVZ r N 4rC 0A ZE


* HA Q U E jour voit fe multiplier les grands travaux de
jlAffemblee natidnale, chaque jour voit difparoitre quelque
parties de rancien regime ariftocratique. On fent combien il
imported a des Francois de connoitre les details de ces
*venemens; mais malheureufement I'efpace que nous avons
S parcourir eft circonfcrit, & nous fommes forces de ref-
ferrer tout ce que nous avons 'a dire fur-tout lorfque,
comme aujourd'hui, apres avoir &6 prives long-temps de
nouvelles, nous avons '. donner celles de plus d'un mois,
qui ont rempli quatre ou cinq cents pages dans les jour-
naux de France.
* Le dernier compete que nous avons rendtu des travaux
d e 'AffemblIe national s'eft termine 'a poque ou ce
corps l giflatif s'eft transport a Paris. C'eft a la premiere
f6ance tenue dans la capital & dans une des falles de
l'archevache que nous allons reprendre notre ricit.
Seance du p9 oEobre. Apres une deputation envoyce au
Roi par I'Affemblee., Elle apprit que la commune de
Boulogne s'toit oppofee a rembarquement de M. le Duc
d'Otldans, M. le Prdfident repondit aux deputies de cette
commune, que les paffe-ports- de ce Prince 6toient authen-
tiques; & a l'arriv&e de cette reponfe, S. A. S. a continue
fa route. Les papers publics font remplis de conjecures
diverfes fur le veritable objet de ce voyage du premier
Prince du fang. La lemon qui paroit la plus univerfellement
adoptee eft que M. le Due d'Orlkans a ete traiter de
.emplette de 300, ooo000 fetiers de ble, qu'il a achetes avec
des fonds qu'il,avoit en Angleterre & qu'il a confentis
de preter au gouvernement, que le myftire mis dans cette
negociation a eu lieu pour prevenir les manoeuvres des
accapareurs franqois & anglois, & les traces odieufes de
ceux qui prodiguent des millions pour affamer la capital.
Quoi difent les contradi&eurs de cette opinion, le premier
Prince du fang va acheter des blues Ceft, leur repond-
on, cette eminente quality qui a detourne les foupqons fur
S 'objet de la million, ce font les fonds que S. A. S. avoit
en Angleterre qui l'ont fait reuffir; on croit auffi que 'in-
furrefion du Brabant eft entree pour beaucoup dans I'cbjet
de ce voyage. Si ce qu'on vient de lire eft -conforme a
la verit6e, M. le Duc d'Orklans reviendra en France plus cheri
Splus digne encore de ietre qu'il ne Fetoitt a fon depart.
L'Affembl6e a commence dans cette fiance les debats
pour l'organifation des municipalities.
Seance du 20. Sur flobfervafion falte a rAffemble que
Splufieurs de fes decrets fandlionn6s par le Rot n'avoient pas
incore ete envoys dans les provinces;
SL'Affemble national a d6cr&t que les arretes dui
4aot & jours. fuivans, doat le Roi a ordonni la publi.-


cation, ainfi que tous fes arrete6s & d&crets qui ont ete
accepts ou fanfionnes par S. M. foient envoys, fans
aucune addition, changement ou observation aux tribu..-
naux, municipalities, ou autres corps adminiflratifs, pour
y etre tranfcrits fur un regiftre, fans modification ni delai,
lus publibs & affiches.; ,,
cc Que le Garde des fceaux fera mand6 pour rendre
compete des motifs du retard apporte a la publication &
promulgation des d6crets," des diffrrens changemens qui y
ont ete faits & des raifons qui ont determine a faire
,publier les observations qui onit ct envoyees au nom du
Roi, fur les arretes du 4 ao4ut &. jours fuivans. n
.Imm'diatement apris eft intervenu le dicret fuivant, qui
fixe la juridi6tion du Confeil d'itat:
c L'Affemblee national a arrete que, jufqu'h ce qu'eile
ait organif6 le pouvoir judiciaire, & celui d'adminiflration,
le Confeil- du Roi eft autorif. a prononcer fur les infiances
qui y font aduellement pendantes ; & qu'au furplus il
continuera provifoirement Ies fonffions comme par le paffi,
a exception n6anmoins des arrets du propre movement
du Roi, ainfi que des evocations avec retention du fond
des affaires lefquelles ne pourront plus avoir lieu, -
compter de ce jour. Mais le Roi pourra toujours ordonner
les proclamations neceffaires pour aifurer & procurer l'ex6.
caution litttrale de la loi. -
On a difcut6 les conditions qui doivent donner le droit
d'6leLfion dans les Affemblees provinciales.
Les repr6fentans de la commune de Paris font venus
expcfer ia rAffemblee que le Sieur Franfois, Boulanger,
accufe d'avoir cache du pain, avoit ete trained a a greve ,
& pendu fans aucune formality que fa t&te avolt e&t
couple & promene' dans les rues. au bout d'une pique;
M. le Commandant general de la milice parifienne eft:
venu en meme temps prier I'Affemblee de decreter la loi
martial. II a ete conflate que ce malheureuxi Boulanger
&toit innocent de ce don't on l'accufoit. Les repr-fentans
de la commune de Paris ont fait d'inutiles efforts pour le
fauver. Ce qu'il y a de plus abominable encore dans cet
affaffinat, c'eft que la tete enfanglantee de ce malheureux.
pere de famille a eti portte a fon i poufe enceintete de
plufieurs mois, & que cet horrible fpeaacle a faith tomber
cette femme infortunee dans des convulfions qui ont
manqud de la faire perir avec fon fruit. C'eft la mort de ce
malheureux Boulanger que nous avons appelee un evenement
aifreux dans notre derniere feuille. Et en effect, peut-il arri-
ver un malheur plus grand a la fociet6, que le maffacre
d'un innocent ? Le fang de cet infortune ne fouille-t-il pas
les viktires que nous avons remport.es fur le defpotifme
Les' Nations voifmnes & rivalss, rhifloire qui obferve en
filence ce qui fe paffe pour en inftruire la, poterite, ne
nous reprocheront-elles pas cet aflaflinat, & dautres peut.,
-tre encore? Deja les tats-Vnis fe vantent, eai comiparai


NOU VE L L E S D IVE RS E S.o
U o


II






II



















I




4 -. ~


'4


ulet revolution avec la notre, d'avolr conquis leur libert
fans qu'il en ait ccfte la vie, par de femblables execu-
tions, a aucun de leurs concitoyens, a aucun meme de leurs
ennemis. N'eft-il pas aftreux que, dans iin moment ou l onl
allure les droits des hommes, leur vie meme ne foit pas
en ffete ? qu'ils foient expoles ai p6eri innocens, par la
denonciation calomnieufe d'un ennemi ? Nous avons dit
lque ce malheur etoit affreux : & en effet ne doit-on pas
le confiddrer comme plus fufceptible de longer la Nation
dans le deuil, que le fupplice des Calas des Sirven, des
Labarre, don't la France gemit encore ?
Le Roi & la Reine, inflruits ,de cette fatale venture,
ont p .e M. le Duc de Li'ncourt, ancien Prefident de
l'Afiemblee national, d'aller de leur part chez la femme
du malheureux affaffine, de lui remettre 6ooo liv., &
de lui offrir tons les autres fecouis don't elle pourroit avoir
befoin. L'Affemblee national a pris le meme interest a
cet 6venement : lorfque cette malheureufe mere de famille
a et retablie, elite a &t6 ptifentee 'a Leurs Majeflts, qui
ont promise de tenir fon enfant. Mais. de argent, mais
les attentions du Souverain, 'attendriffement de toutes
les ames fenfibles rendront-ils un 4poux fa femme, un
pere a des entans ?
Les aff~lins de innocent Boulanger ont &ete arrtes
& juges par le chiatelet, conformement a ia nouvelle loi cri-
rminelie. Les unsont eie peendus, d'autres fouettes & marques,
d'autres condamn6s aux galeres, d'autres bannis. Un nomme
Adrien convaincu, meme avant la promulgation de la
1oi martial d'avoir voulu, par des placards & des cartes
circulaires exciter in attroupetnent dans le fiaubourg
Saint-Antoine, a ete pendu.
Ces difhfrentes executions ont caufe, parmi le people ,
beaucoup de fermentation; mais elles fe font faites malgr6
ceux qui avoient projete de fauver les coupables, & la
- promulgation de la loi martial a tout faith rentrer dans
ordre.
Se'ance du 22. Quelques membres de rAffemblee fe
font plaints de libelles dans lefquels ils font maltraites. On
leur a. obferve que I'Affemblee elle-meme avoit decrete
la liberty de penfer, d'ecrire & d'imprimer, en laiffant feu-
lement les auteurs refponfables de leurs ecits; & a leur
defaut, les Imprimeurs, quand les auteurs ne feroient pas
connus : qu'il feroit contradidoire que l'Affemblee fevit
centre les ecrits qui ne feroient point dans fes principles
& favorables a fes membres; qu'ainfi il n'y avoit lieu a
c4'berer, que les perfonnes caiomniees devoient pour-
fuivre les calomniateurs pardevant les tribunaux.
On a d&nonct un mandement de I'Eveque de Treguier,
Voa a excite des troubles dans la Bretagne. C mandement
incendiaire a ete envoy au ch telet charge de juger
provifoirement les crimes de l'fe-Nation.
Seance du 23. Un vieillard du Mont-Jurat a ete admls
cdans rAffemblee, qui s'eft' levee pour le recevoir. Ce
vieillard a cent-vingt ans. II efi venu a Paris pour jouir da
grand fpeffacle de la reg'n&ration de la Patiie. On le
croit le doyen du monde. 11 a fervi 1'tat pendant plus
de cent ans; il a verf tfon fang dans une foule de
combats, & il eft porter fur retat des penfions pour
a oo livres, tandis que des perfonnages, a charge a la
fociete, y fgurent pour des' To,mmnes 4 & tod fois
plus fortes L'AfTemblee a vote une foufcription en faveur
de ce venerable citoyen.
On a remis en difcuflon 14 grande quefifon des biens eccd-.
fiafiques; elle a te 'debattue ave chaleur & ajournee.


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ii



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I
II
1' *ii
(r I;..



V





1
g~ ;~


Seance du 24. La meme quefflon a ete agitee.
On a propof6 fix articles additionnels au nouveau code
Scriminel; ces articles no'nt pas encore etc dkcretes, mais
tout announce cqu'ils le front. Is 'font aiifi concus:
z*. Les memes delits front punis par le meme genre
de fupphces, quel que foit le rang & 1'etat du coupable.
ao. Dans tous les cas oh la loi prononcera la peihe de
mort centre un accuf6, le- fupplice fera ile m'me, quel que
foit la nature du -delit don't i fe feia rendu coupable. Le,
criminal aura la tee tranchee.
30. Le crime etant personnel, le fupplice d'un coupable
nimprimera aucune fletriffure a fa famille. L'honneur de
ceux qui lhui appatiennent ne fera nullement entache,
& tous continueront d'4tre hgalement admifiibles a toutes
fortes de profefiions d'emplcis & 'dignites.
40. Nul ne -pourra -reprocher 'a un citoyen le fuipplice
d'un de fes parents' & quiconque cfera le faire, fera puni
d'une amende d'un marc d'argent. La sentence fera & demeu-
rera affichee, pendant trois mois, a la porte du delinquant
& dans la fahe d'audience.
uo. La contif caion des biens des condamn's n'aura jamais
lieu, & ne pourfa jamais etre prononc6e dans aucun cas.
6. Le cadavre d'un home fupplicid fera delitre h fa
famille, Ii elle le demaude. Dans tous les cas, il fera admis
'a la fipulture ordinaire, & il ne fera fait far le regiftre
aucune mention du genre de .mort..
SL'Af-emble a entendu. la lecture .d'un mhmoire des Mi-
niftres, fur rinexecution de queiques d&ecets'dont rAflembl'e
les avoit 'dclares refoonfables. Ce mimoire eft trop 6tendu
pour trouver place ict. 11 content un frifte expofe de l'6tat
de la Fiance. Le pouvoir executif eft fans force; il en
rdfulte un defordre affreux dans toutes'les parties. Les gets
qui en piofitent mettent de continuelles entraves a lexecu.
tion de tout ce qui peut op&er le bien. Pour executer,
il taut avoir des moyens d'ex&cution : les Miniftres en font
prives. L'Aflembl-e a accueilli ces confid4rations, &
elle a nommn quatre Commifiaires pour confhrer avec les
Miniftres fur ces grands & affigeans objets.
Seance du a6. L'Affemblee a ete inftruite que les gtats
du Dauphine vouloient s'affembler avec doublement. M.
de Lanjuinais denonga une autre affemblbe de la ville de
Touloufe. M. le Prefident fut charge de s'informer fi le Roi
avoit autorife ces affemblnes. Sur le rapport que le Roi
n'avoit donne aucun ,ordre a cet egard, i s'eleva de grades
difculffions. On fentoit qu'il pouvoit paroitre tyrannique d'etn-
pecher des hommes d fe reurdr pour s occuper de la cnofe
publique; mais la majoiue de. I'AfIemblee obferva qu'il y
avoit une difference extreme entire des afiemblees ou des
individus projettent fans rien executer, & des afferblees
nui exercent, fur leurs concitoyens, an pouvoir quelcon-
que. En confequence, l'Affembie national a decret qu'il
ne pouvoit fe former auctne aflemblee de province fan.
la'torifation du pouvoir executif, j!lfqu'a ce que I Affenb
blee national ait determine, avec i'acceptation du Roi,
le mode de convocation don't elle s'occupe.
Un accident interrompit pour quelkques initans cette difcuf
fion. Une des travees qui portolt.-t les fpedateurs s'croul.'
Trois deputies & quelques fpellatetars furent bleffis. L'Af.
.femible fut. rniue, mass 'tes d-liberations furent reprifes
prefque fur le chhmp. Cet accident n'a en aucune fuit
facheufe pour les bleit s.
Seance dit 7y. La difcuffion des qualits qui doiver
rendre dleaieur ou l41igible fut reprife. 11 a et dccr








Su'aOctcn fall, banqueroutler on debiteur infolvable, te
S.rra etre, devenir, ni refer membre d'aucun Confeil ou
Comite municipal, non plus que des Affemblees provinciales,
ou die I'Aflemblee national, n exercer aucune charge
publique ni municipal. Y)
La mnme exclusion a eit prononche centre ceux qui
font dans un etat de domefficite ou de ferviteurs a gages.
Le'refle de la difcuffion fur les qualities, pour etre dlec-
teur ou eligible, a te .ajournee.
Le memoiie des Miniftres du Roi, fur les Colonies.,
a &e lu dans cette fiance. ( V. notre dernier numiro. )
Siance du 28. L'ordre du jour etoit la reprife de la dif-
citlion des qualities pour etre eleteur, &c.; plufieurs
membres- propofoient d'exclure les enfans des faillis. L'Af-
femblee a decide qu'il n'y avoit lieu a deliberer.
M. le Comte de Mirabeau propofa une loi qui ordon-
nat de former dans le. affemblees primaires un tableau
des citoyens, & d'y infcrire, chaque annee, tous les jeunes
gens qui auronit atteint l'age de vingt-un ans. On n'y admet-
troit que ceux qui, par leurs moeurs, paroitroient dignes
d'etre eleves au rang de citoyens & on leur feroit preter
ferment de fidelte a la Nation, au Roi & aux Lois. Ce
pro jet a ete adopted avec enthoufiafme.*
1i exiftoit a Athenes une femblable loi;' & lorfqu'un
Pee n'etoit pas fatistait de fes enfans il ne permettoit
pas qu'lls fuffent infcrits fur la life des citoyens. Cette
punition etoit bien moins fletriffante pour la jeunefle, que
les moyens employes jufqu'a prifent pour la contenir.
L'Aflemblee a' dcre.t4 que i nul citoyen ne pourra
exeicer les droits d? citoyen a6tif dans plus d'un endroit;
& que, dans aucune affemblee perfonne ne pourra fe fair
reprefenter par un autre. n
Que pour etre eligible a l'affemblee intermedialre,
ainfi qu'a celle de department, il faudra reunir aux condi-
tions d'eledeur, c'eft-a-dire, de citoyen adif, celle de payer
une contribution direde plus forte : cette contribution fe
tmontera au moins la valeur locale de dix journees de
travail. ,
Sur la demanded de quelques religeufes, I'Aftemblee a
rendu le d6cret fuivait :
a L'Affemblee national, ou'i le rapport du Comite,
ajourne la question fur les voeux monatiques ; cependant,
& par provifion, d&crete que Femiffion des voeux fera
fufpendue dans tous les monafteres de lun & de rautre
fexe. ))
Since du a9. On s'eft occupy des conditions nceffalres
'pour etre ele.teur a ,Affemblee national.
11 a te decide qu'on exigeroit une propriti fonciere,
outre la contribution. On a laiff6 indcif.: la quotite de
ceite propriety; & apres des debats tres-bruyans,' le refle
de la queilion a dte ajourne.
SSeance du yo. L'ordre du jour etoit la difcuffion de la
propriet des biens ecclefiaftiques.
Les deux parties, qui fe trouvoient alors forms dans
l'Affemblee pour cet objet, d fendirent -leurs fentimens avec
beaucoup 'deloquence, de chaleur, d'adreffe & de profonde
dialedique. On cite ces difcours comme des models, quoi-
Zu'ils aient &t pour la plupart, prononces fans preparation.
tCete lance a eti une des plus belles de la feffion.
k Des Anglois, qui ont allifte a cette fiance, font conve-
Mus que jamais ils n'avoient entendu s'exprimer, dans leur.
-parlement, avec plus de force & de nobleffe. Ce qui dif-
ingue encore tte fiance, c'et quo'n y a conferv4 ce


caraaffre d'attention & d'orre qU.l devrolt toujours rigner-
dans des aftembides aufli auguiles.
La question a 't& ajourn.e.
Sance du 3t. Elle a kt6 remplie par le meme objet
qui, la veille, avoit occup 'A.Aliemblee.
Se'ance du a. novembre. Ce jour a vu tei-miner cette impor.
tante queflion, dent la d6cifion eft un nouveau coup terrible
port a l'aiiftocratie ecclkfiaffique. Avant la d6cifion, beau-
coup de membres infcrits pour parler, eflayerent inutilement
de le -faire. 11 faut quelquefois des poitrines de Stentor
pour attirer attention dans les afiembiees publiques. AM.
fabbe Mauri en a une a l'rpreuve de la loi qu'on iui faifoit
de toumes parts pour fe taire; malgre les brouhaha, lei
paix, &c. &c. il parla "pendant une heure pour defendre
les biens autrefois dits de l'eilifie; mais M. le Comte de
Mirabeau, qui t'a pas moins que lui un organe fonore, le
combattit jufqu'au dernie. moment, comme il favoit fait
pendant tout le course de la difcufiion. Enfin, le part
ecclefiaflique, v;oyant le secret qu'il craignoit pret a patier,
propofa divers amendemens; aucun ne fut requ, except
qu' Ia place de ces mots font La proprie'td, qui 'ie trou-
voient dans le project de d6cret de M. le Comte de Mirabeau ,
on mit a la difpofition. L'appel nominal des voix etant
fait, le decret fuivant intervint a la majority de cinq cents
foixante-dix-huit voix, cohtre, trois cents quarante-fix. Qua-
rante membres refuserent dop iner.
c 10. L'Afiemblee national declare que tous les. biens
ecclefiafliques font a la difpolition de la Nation, a la charge
de pourvoir, d'une maniere convenable, aux frais du cuite,
a I'entretien des minifires & au foulagement des pauvres,
fous la furveillance & d apres les inftrudions des provinces ,
S2.. Que dans les difpofitions a fire pour flibvenir a
rentretien des miniftres de la Religion, il ne puiile etre
affure a la dotation, des cures, moins de 120oo0 livres par
an, non compris le logement & les jardins en dependans.
Siance du M. A. de Lameth propofa de prolonged
Sales vacances des parlemens. On fent qu'un decret de cette
nature cut occafioner des debats longs & vifs, puilqudi
s'agifioit du premier pas a fire centre ces corps qui
avoient eu jufqu'alors une fi grande influence dans rttat.
La motion de M. de Lameth tut adopt&e duns les termes
fuivans""
SL'Affembnbe national d&crte qu'en attendant el'poque
peu eloignee ou elle so'ccupera de la nouvelle organifatioa
du pouvoir judiciaire ,
1l. Tous les parlemens du royaume cortinueront de
refer en vacances, ou que ceux qui firoient rentr6s repren-
dront leurs fon"tions, & ccnncitront de tous les caufes,
inftances & pros, nonobflant toutes lois & reglemens
a ce contraire, jufqu'a ce qu'il ait etc auttement itatue a
cet 6gard, & que tous-autres tribunaux continueront a,
rendre la juffice en la maniere accutunmee. 1
) 20. Que M. le Prefideint fe retirera for le champs
par-devers le Roi, pour Iui demander- de faire expcdier
totes lettres & ordonnrances a ce neceffaires. ,,
Ce decret & celui concernant les biens ecclefiaftiques
ount ote fandionn&s Par le Roi.
Seance du 4. On s'eft occupy de la division territorial
4u royaume. Cet ob)et a mniit6, con mme les deux precidens;
un long & fGrieux examen. 11 a ee ajourne.
Vn E'tque a d nonce un ouvrage intitul" le cat&ckfme i
du genqr human. Cet ouvrage que nous ne connoiffons ,
que par extrait, paroit etre *d'Vie circulation dangereufe;
on a renvoyc cette aifaire a&Un Com.t des rapports, qu.








> na rien tpropofe qul if6t defavorable & la liberty de la
preffe.
Seance du y. On a repris le plan de divifion politique
du royaume.
Une lettre de M. le Garde des fceaux a dorme lieu
a un decret concernant les fuppleans. Dans une province
ils avoient ete choifis dans le nombre de ceux qui avoient
r6uni le plus de voix aprTs les d6putes; cette forme a
part vicieufe : car un fuppleant devie.nt deput6 par lab-
fence ou la mort de celii qu'il fupplee, & il peut fe
Strouver qu'un homme en reprefente ainfi un tres-grand
nombre d'autres, fans, avoir beaucoup de voix en fa
favear. L'Affemblee a en confequence decrete:
i 11 n'y a plus en France AUCUNE DISTINCTION
D'ORDRES ; en conf6quence, lorfque dans les bailliages qui
n'oat, point nomme de fuppleans, il s'agira d'en lire,
a caufe de la mort ou de la demiffion des deputies 'a
l'Affemblee national, tous les citoyens qui, au term
du rbglement du 24 janvier dernier, & autres fubf6quens,
Jont le droit de voter aux Affembl6es 'l6mentaires, front
affembl6s de quelqu'etat & condition qu'ils foient, pour
fire enfemble la nomination mediate ou immediate .de
leurs reprefentatis, foit en quality de deputies, Toit en
quality' de fupplians. i,
Les fleaeurs feront libres de choifir tous leurs officers, nY
Le Comrite de conflitution a prefente un plan de police
provifoire pour, Paris ; ce plan a ete adopted.
M. le Comte de Mirabeau a denonce tine affemblee qui
fe tient a Marfellle, & qui exerce le defpotifme le plus
redoutable fur les Citoyens qu'elle cite a fon tribunal: cet
objet a &et6 ajourne.
M. Poule a denonce le parlement de Befanqon, qui a
refuf d'enregifrer plufieurs decrets de l'affemblee, fur quoi
1'Affembl6e national a decrete : c 1o. qu'il fera demanded 'a
M. le Garde des fceaux de reprefenter les certjficats ou accu-
fis de reception des decrets de I'Affemblee national fpe-
cialement celui concernant la procedure criminelle, qu'il a
du^ recevoir des depofitaires du pouvoir judiciaire, a qui
1'envoi en a ete fait, & qu'il fera provifoirement furfis 'a
execution de tous jugemens en dermier effort, dans la
forme ancienne, par quelquz tribunal ou cour de juflice
que ce foit pofterieurement 'a Fepoque ohi ce decret a
du parvenir a chaque tribunal. "
2*. Decrete que les denonciations faites) contre les
tribunaux qui auroient refufe d'executer les decrets de
1'Affembl'e avec les pieces jointes, front remifes au Co-
mite de recherches, pour en etre rendu compete inceffam-
ment 'a rAfTemblee national. "
St 3. Toute cour meme en vacation, tribunaux muni-
paites & corps adminifiratifii, qui n'auront pas infcrit fur
les regifires, dans les trois jours apres la reception & -publie
dans la huitaine, les lois faites par les reprkfentans de la
Nation, acceptees ou fandionnees & envoydes par lt Roi,
front pourfuivis comme prevaricateurs dans leurs fonlions
& coupables de forfaitures. s)
SSeance du 6. Aucun des objets qui 'devoient fair lordre
cdu jour ne fe trouvant prets, M. de Mirabeau en a pro-
Vpof trois :
id i. Que S. M. fera fuppliee de dep&cher inceTfamment
1l aupr6s des ttats Unis, & come envoys extraordinaires,
des perfonnes de confiance & d'une futlifante capacity, pour
relamer, au nom de la Nation, tous les fecours en bl'
pu en faring qu'ils pourront obtenir, tant en rembourfement


des interests arri rs don't ces ttats font redevables qn'
rembouifrment d'une parties; des capitaux. if
i 2o. Que le Comite des finances propofera le plut&t
poffible a 'Affemblee, le. plan 'd'une caiffe national q"i
fera charge dorenavant du travail des finances, relatid '
dette publique d'en fire ou d*en diriger les payemens, d,,
percevoir les revenues qui fergnt affe&6ts a ces payemens &
en general de tout ce- qui peg aflurer le fort des cran.
ciers de l'tat, affermir le .crdity diminuer graduellemnt
la dette, & correfpondre, avec les Affemblees provinciales
fur toutes les entreprifes favdrables 'a hindufrie jprodu6tive.
", 30 Que les Miniftres de S. M. front invites a venit,
prendre dens 1Affemblee voix confultative, jufqu'a ce que
!a conflitution" ait fixed les regles qui front fuivies a leur
regard. n
M. le Vicomte de Noailes eft un de ceux qui fe font
le plus fortement 6leves contre le premier & le dernier
article de la motion.
J'ai fait la guerre en Ambrique, a-t-il dit, donc j'ai des
droits a etre ecoute en parlant de 1'Amerique ; nile congress,
ni les l6giflatures des 6tats particuliers de union n'ont de
grains ; les cultivateurs qui les p6ffident feuls vous en ven.
dront pour de l'argent, & vous n'avez pas plus d'argent que
de grains: d'ailleurs ils ovurroient rifque de narriver qa'a.
pres la rkcolte prochaine. Quant a l'introdufLion des Mi.
nifIres parmi nous, la liberty s'effraie de cette idee, qui
meite au moins les plus lentes deliberations. Voyez PAngle.
terre, ecoutez fes murmures, ils ont tous pour objet I' mi
fluence minifteielle & la corruption. des deputies. Entoure
d'ames venales, le Minifire leur difitbue les roles dans les
communes & les paye ce qu'ils valent. Je conclus done a
rejeter .le premier' article & a ajourndr le troifinme. n
Les trois articles furent ajournes au lendemain.
Stance du 7. La motion de M. de Mirabeau fut de nou*
veau difcut6e & enfin l'Affemblke decida :
ic Aucun membre de lAffemblee national ne pourra
obtenir de place dans le minifire "durant les feffions de
lAffemblee afuelle. ,)
Ainfi le principle de la motion concernant les Miniffres
fut renvoye ~ un examen ulterieur ainfi. que les deux autres
articles.
Since du g. L'Affemblee national s'eft inailee, ce
jour-la dans la nouvelle falle au manage des Tuileries.
Cette falle eft loin de r6unir les avantages que prefentoit
celle de Verfailles.
Divers plans de division pour le royaume ont et& propofqs:
On a repris une motion, pr&cedemment faite pour la
nomination du Roi aux benefices.
u L'Affemblee a arret6 que le Roi feroit fupplie de
furfeoir a la nomination de b6nefices except toutefols
les cures : qu'il fera pareillement furfis a toute nomination
& difpofition, de quelque nature qu'elle puiffe etre, de-
tous titres a collation ou patronages ecclefiaftiques, qui ne
font pas a charge dames. n
La chambre des vacations du parlement de Rouen ayant
enregiftre le d&eret concernant les vacances avec des re-
flexions qui pourroient exciter de la fermentation dans les
efprits, & clever des doutes fur I'union qui regne entrele
Roi & 1Affemblee national le Roi a par un arret du con-
feil, caff6 Farrete du parlement de Rouen; & M. le Garde
des feaux a rendu compete 'a 'Affemblee de cet hvenement,
qui a excite les fentimens de la plus grande animadver-
fion envers cette cour. Divers avis ont t ouverts contre
elle, riCe n' a it arrit. ( La fruit famedi. )


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( No 7. )


1. 1 -1 .1


III IN m-


T AUX AFFICHES AMERICAINES.

Du Samedi 13 Janvier 1790.


r/RS


5 Ea vertu d'oddoniAnc e 1M. le S&n'ea!at du Pot-
au-Prince, il fera, Ta Tequ te du Sieur Querqui, ex'cu-
teur-teflamentaire du feu Sieur Surget, proceed, le mardi 26
du prefent mois de janvier, iffue d'audience ordinaire, ia la
vente & adjudication, au plus offrant & dernier enche-
riffear, des Negres '& Negreffes ci-apres nommes tous bons
faifeurs de cigarres, Vitoire Rofette, Alexandre, Liveilkd,
Touffaint & Adonis, aux charges, cla'ufes & conditions
do la carte-bannie don't on pourra prendre communication
chez le Sieur Labbe, Audiencier.
3 Le navire lewDugay- Trouin Capitaine Aubinais, venan.t
de la c6te d'Angole, avec une fupeibe cargaifon 'de trois
cents Noirs, a fadreffe de M" Corvaifier, lenoifl & Corn-
pagnie, qui en ont ouvert la vente le 13 da courant.
3 Le Capitaine le Paon, commandaw't le navire le
Bienheureux de Bordeaux prevent qu'il a ete. charge
abord de fon navire, par M. Camus, 89 barils de farines
de 1'etampe de Chaumel, a Tonneins, a ladre{ie du poiteur
du connoiffement; & comme fon naviie eft a. meme de
prendre charge pour fon retour, il a 6:L oblige de les
laire mettre a terre en mnagafin ; c'et pourquoi it prie
inflamment le porteur de vouloir les faire reclamer, en
payant les frais ainfi que du prefent avis a defaut, le
Capitaine va fe faire autorifer par justice a s'en decharger.
,3 Mr* Formon & Clerc Negocians aux Cayes, ont
honneur de prevemnr qu'a computer du premier janvier
1790, i!s ceflent de fe fervir de leir ancienne raifon
'Lacroix, Formon & Clerc ; qu'a l'avenir ils ne feront ufage,
pour toutes affaires que de leur nouvell- raifon Formon
'& Clrc. Ils ont Phonneur de prevenir audi, qu'ils reflent
charges, par continuity, des liquidations de lefurs prece--
dentes foci6tes Lacroix, Formon & Jacques, & Lacroix
Formon & Clerc: en confequence, ils prient Mrs les dbi.-
teurs I ces foci&tis de votuloir bien s'acquitter.
3 M. Talatac., Negociant en cette ville, a 'hormeur
de prevenir le Public, qu'il a eu le matheur de perdre
fon affccie M. Guillaume Jolly & que fa mort, vu les
arrangements pris avec la Dame veuve Jolly, tutrice n&e
~e fes enfans mineurs, n'apportera aucun changement a fa
fiaifon de commerce, qui continuera fous la meme raifon
de Joily & Talac.
3 A la requete du Curateur aux vacances 'a Saint-Marc,
en cette quality charge de la fucceflion Duboreilh, il feta,
, famedi 6 fkvrier dxe la prefente annee, proc&de a la barre
de la Senechauffiee, I'iflue de I'audience, celle des crimes
tenante a la .vente & adjudication au plus offrant-& der-
6er enchiriffeur, de fix tetes d'Efcaves attach a la cul-
tre, d6,endans de ladite fucceflicn ; a la change de payer
tOmptant.
1 Le nomme Gretey, valet-de-chambre de M. le Comt.*
'wbancois', vient ci'apporter' de Paris, divers objets- de
modes, nouveaux, tels que chapeaux, jupes, &c.'S'adreffir
ta M1. Couflard, pies la prohfiaemde,
,* o,'.


A 2'hte! du Chillau Lcrocke PatilT.er-Traiteur, rve
Rcyale, vis-a-.vis Vr* Lafftcau & Faure, Negccians.
2 Le Sieur Dvct, Mjarchand Crf"vre & bijoutier nt
Pcrt-au-Prince, fa.fant le coin des iues des Frcntsforts &
Dzuphine vis-a-is la fal!e du Ccmite' a l'honneur de
prevenir le Public qu'd vient de receoir un aflortiment
de bijouterie & argenterie, de tout ce qu'il y a de pli.,
nouveau : comme chair.es & montres d'or, unies & rmaillies,
revctues des portraits de Lcois XVI & de M. N'ecker, boucles
c'o:eiiles garnitures de boutons, le tout au gout rational;
un afforimerent de- bagues, pcur femme ; bcites d'or, de
toutes grandeurs ; boles a n-ouches & benbonnieres, ainfi
que quantity di'autres articles don't le detail feioit trop long.
2 ME LajJalle, Thierry & Ccmpagie ont r'honneur a'e
prevenir le Public qu'Uis fort charges de la difiriburion de
i'eau fondarte & anti-vec&rierne de M. d Preval : ils la
vendent le prix de 6 gourdes la bouteille.
2 Me Dcmo'lden, Avocat en Parlement & Prccureur
en la Srnechaufiie du Po:t-au-Prince, privient le Public
cqu'il eft charge de vendre, de gre a gre, une maifon &
replacement, fitues en cette ville rue de Conde, ayant
120 pieds de facade fur ladite rue, & 135 de profondeur;
ladite .maifcn & emplacement appartenans au Sieur Genty
Goy,, Habitant a la montage des Grands-Bois. 11 en fera
bonne compoCiticon, moyennant du comptant ou de bons
efiets fur la ville.
2 Le Sieur Piaud donne avis qu'il vient de recevoir un
parti de meubles bien afforti, d'un beau choix & du dernier
gout; ameublemens de rotin, chaifes afforties, bains, demi-
bains, &c. : il previent auffi qu'il attend un part de glaces
confiderable ; ii fe. fatte que les perfonnes qui voudront
s'adreffer a lui pour ces .memes articles, auront lieu d'itre
fatisfaites de leur quality & de fes prix.
2 M. Nadau dc a Richbaudicre, Do&eur en Medecine,
donne avis aux perfenres qui ont de-jeunes Negres affetes
.de maladies dites ircurables, telles que la folie, I'epilepfie,
it'imbecillite, la furdite, I'avcuglen.ent cccafione par des
cataraftes, taica, ou ophtalrnes graves, qu'i s'en arran
gera: il prendra auffi chez lui, en traitement, & a temps
nimite, ir.oyerrar.t un prix arbitraire, ceux hydropiques,
veneriens, pianiftes, fifiuleux cu ulcereux, s obligeant de
in'exiger aucurne itribution, fi, a l'expiration du temps il
ne les rerd pas partaitement guens.
2 M. Chamnpion Desnoes & Ccmpagnei, ent I'honneur
de prtvenir ile Publc qu'dl vient de'; leur arriver une
fupeibe carga.ion aiortie en effentes & bois de pitchpin de
toutes les dim-enfiens rqu'cm puifle defirer, c:fes faites, planches
& merrains; its previenr.ent 6galement qu'ils tirei-t fur France,
payable a Paris ou a Bordeaux.
2 Mr Godercy & Godirct ont 'hcnneur de privenjr le
Public, qu'ils vien.ent de contialer une focite ifous la
raifon de Godcfrcy & Gcbint : ils prient auffi leurs dibiteurs
a la premi&ee cargaifon du navire I'Alxandre, de les
folder rour leur Eviter les voies de droit.
i Le navire le Sirafis, Capitaine Lcuis Curet, venant


SU


~A








de MozarMbvque, ve.c ,40 Noirs, a lPadrtie de M. .'J.
.Alimand, Negociant e ceLte 'vile, qui en ou. ,ra la
vente le 24 du coutant. 11 aura a vend;e des p'iCes a
Peau de d.ff&ente grandeur.
Le navire Ile Prce Le. Nantes, Capitaine Lazmbert',
arrive de la cte d'Ano-., avcc une Inperbe cargaifon
ce 209 Noirs a 'acir-eie de _Ms Iiiy S nIecque &
Conmpagnie qui en ouvrircnt la vente le mardi 26 du
.courant.
*Le Sieur Dinval, Marchanrd & Tailieur tient un magafin
d'habits de mafque, tres-bien aficrti, & a jfpie prix. Ceux
qui defireront en loner s'adrefleront chez lui, iue de
Vaudreuil.
:i Ms G. d Kcrlcgn Pickon & Conpagne reflant
charges de la liquidation de Ii maifon. de commerce
tenue au -Grand-Goave f.ois la raifon de Malcfcot &
Compagnie depuis le 8 odobre 1789, prient infiammnent
Jes debiteurs de cette main de ne payer qu'eClre lei.rs
namns., ain que ceux qui auront quelqacs affairs d'i~teret
.avec cie de s'adreifer a eux.
1. Le navire neg'ier ls D)cx-Jcunes-Frrces, de Nantes,
;Capitaine Raffin, vient d'a river de la cote d'Or, avec une
.tres-belle cargaifon de quatre ce.tts Noir, a i'ad-efle de Mrs
.ainfiancq,. Thi an & Comp.zgnie, qui en ouvriront la vente
mnardi 26 du courant.
Le Sieur Her'anat a vu avec peine que le Sieur Duverge,
fon affoci6, a fait mettre fur les num'rcs precedens, que leur
fociete etoit difioute; il prevent du contraire, attend que
ladite fociete ell dans le m.me 6tat que ci-devant, n'y ayant
avicun changement. .
Le Sieur Dumzont, Coutelier & Fourbiffeur en cette
vi-lle vient de recevoir de France un aflortiment nouveau
d'articles de coutellerie fourbilferie & armurerie, qui le
met a m me de fournir lu Public tout ce qu'il pourra
dfirer dans :ces genres; il va en donner une nouveble
cfquiffe:
On trouvera dans fon magafin, rue des Frontsforts ,
des couteaux de table, manches: d'argent maflif :- dito,
manches d'ivoire & d'ebene, viroles d'argent, pour le service
de, table., avec leurs couteaux & fburchettes. af{{btifiant
lefdits services : dito couteaux de poche en lames d'or &
d'argent, & de toute quality, tant pour homme que pour
femme; des cifeaux, branches d'or &6 d'argent, & autres,
d'un goft nouveau ; des canifs de bureau & a coulitfe,
grattoiis, &c. des. rafoirs d'une treinpe fuperieure,.qu'il donnera
a -l'preuve. .
Mr Ies Habitans. & Chirurgiens peuvent s'adreffer. a lui
pour .tous les infirumens de chirurgie en argent & en
;cier,, pour bandages. de toate quahite.-
I1 a igalement requ des manchettes d'une quality &
June forme qui n'a pas encore paru, & que Mr* les
-Iabitan's cafkiers pourxonr apprecier s'ils veulent fe donner
Ja peine de les examiner par eixw rmimes, de 'mnme que
des ferpettes de. to.ute', quality.
Oai trouvera chez. Jui toutes fortes de fails foit :de
haff4e fait d munitin., pour mili,.e bou;.g:_,ofe 6 po.Ur
officers gibenes, baudliers, piftokts e-i ataent & en
uivre-, epees en or & ea. argent,. jo CS a. poame d'or,
bambous, & autres articles qui fecoient top longs drailler.
Comme plufieurs, petfonnes lui out 'fait dans letemps., :
des,demaaides aaxqueelles il n'a pu fatisfaire.,.pa, Ib reta.d d
des navires le Sieur Dumont les prie de. vo:i.;: i ien
jui ritre:'i leirts demands qui,fans cette, prt aneou, p.ur-
oicnt reflex dans l'oubli.


Le n'grier le R l d'Angokl, Capitaine Lamoiffe, et
a.rive de Malimbe, cote d'Angole avec une fuperbe car.
g..bfon de 500 Noirs, -a 'adreife de Mrs Staniflas Dclonguemare
,e la Salle & Conpagniec, qui en ont ouvert li vented
le 20 du courant.
On peut toujours s'adreffer lui pour les repalTages.
raccommodages & fabrications des objets que lIon difirera,
etant a n eme de fatisfaire les rpertnnes qui lui front
fhonneur de s'adrefer a lui, connoiffant fon art, qu'il a
exerce en France dans les principles villes du royaume,
& a Paris.
D E P A n r S.

3 M. Tigallaud, Negociant aux Cayes, part pour France
au printemnps prochain.,-invite fes creanciers a fe prfenter
pour etre pays, & fes debiteurs a le folder inceflamment,
s'iis ne vealent v etre constraint par les voies de droit.
3 M. Augtilin FracPois-, Habitant aux Grands Bois,
part pour la Martinique & declare ne rien devoir; il
laiffe Mrs Gilet ,- Gaudin 6' Conpagnie Negocians de
cette ville, charges de fes affaiies.
3 M. le Vacher part pour France, & declare ne rien devoir.
3 La Dame veuve Richet aux Matheux part pour
France pour affaires de famille, & declare "ne rien devcir.
3 Le Sieur Deflandes, Marchand au Boucan.-Carre,
quarter de Mirebalais, partira pour France dans le courant
d'avril- prochain ; il prie fes debiteurs de le folder incef-
famment, pour ne pas lui occafioner de retard, lui eviter
le d6fagrement. de les y cpntraindre par les voies de d: oit
& lui procurer la facility de payer ceux a qui il doit.
3 Mnm Defcahauts Habitante aux Gonaives, fe dif-
pofant a partir inceffamment pour France declare qu'elle
vendra tout prefentement, confiflant ei. boeufs de cabrouet
dompts ; idem indompts ; vaches & leurs suitess; attelages
de chevaux; jeunes chevaux domptes & appareilles pour
attelages; jumens & leurs fuites, formees en haras ; troupeaux
de moutons & de cabris. -
2 Le Sieur Baffbey cadet part pour France, & declare
ne rien devoir.
2. MWe Dupont. part pour France, & declare ne rien
devoir. *
2 M. Chabofleau part pour France :il vendra trois Negres,
don't une N6greile avec Con fils age de 8 ans, & un petit
Negre valet; il en fera bonne compofition, pour de I'ar-
gent on des denrees.
2 M. Balmain part .inceffamment pour France.
2 Le Sieur Jacques Poque part pour France, 'declare ne
rien devoir, & prie les perfonnes qui lui doivent de le
folder, pour lui eviter le defagrement de les y contraindre,
i M. de Ronferay, S6nechal, pait pour fonhabitation
vers les premiers iours du mois de mars., & pour France,
par tong6, vers le mois de juin: ila a vendre des meubles
de toute efpece.
z Le R. P., de LLne, Religieux Dominicain du couvent
d'Auger,. Cur6 de Cavaillon, partira ipcelfamment pour
France..
I Le St Jean-Raptlfle Vidal, Entrepreneur aux Matheux,
fe .difpofant a patirr pour France,. par tout le mois dvril
prochlxn, pour caufe de maladie, avec la Dame fon epoufe,
fa petae fille, agee de quatre mrois, &. fon fie; e fIanoi
il aura a.vendre, 'a la fin de mars, neiuf Negres oui e,
ux Negreie'; .& -un peit Muilatre ag6 de trois ans &
,-ni; de x che'eaux, & fex outils de chaipentier: il don-
de.an des terms aux acque'reus, moyennant de boile







i te-s de change fur Frahce, oil des furets'" tonvenables:
pr nrie M1 les Habitans de qui il a des entreprifes cord-
nencesb, de vouloir bien les lui faire inir, & de le payer 9
our lui 6viter d'ufer des voies de rigueur.
i Le Sieur Jean-Baptifle 1'irot aine', Marchand en cette
tville, part pour France clans le courant de mars prochain,
avec la Dame fon 6poufe & fes deux enfans: il prie lIs
perfonnes a qui il pe-ut devoir, de fe presenter pour
recevoir leur payefrent, & celles qui lui doivent de le
folder, afin de lui eviier le defagrement de les y contraindre
par voie de rigueur.
i Le Sieur Dijon, Gerant aux Grands-Bois, part pour
France.
i M. Demonbos Habitant aux Grands-Bois declare
faire partir pour France fes deux Demoifelfes.
SM. Simon Philippe fe difpofant pyater en France en
gnars prochain prolix, prie les pe:fonnes qui doivent a la
foci6te qui a exiflt entire lui & le fea bieur fon frere,
fois la raifon de Philippe fJrres, au Boucan-Brouc, en la
plaie du Cul-de-Sac, de le payer intceffainment, afil de
lui eviter le defagire-ent d'exercer cont-e elles les voices
de rigueur' & ccte a quiil-peut devoir, de venir recevoir
leur du. Son domicile eft a la Croix-d e-Bouquets.
i La Demoifelte Buf ire demeurante en cette ville,
fe propofe de partir pour France, pa; le premier navire
qu'eile avifera.
i M. Valicton, Habitait a l'Anfe-a-Veaux, part pout
France, en vertu de la declaration qu'il a fate au grefte
de la Senechauile du Pett-Goave. .
D M M A N D o S.

5 On dfireroit favoIr dans quel lieu de la Colonie
peut etre le Sieur Bojonnet, part du Port-au-Prince vers
la mi-feptembre, pour aller en pacotille le long du has
de la cote.. Ceux qui en auront connoiffance font pries
t'eh donner avis a M. Trouillot, au Port-au-Prince., .
i Les perfonnes qui auront connoiffance de la residence
pii Sieur Batard, fe difant Mecanicien & Entrepreneuri de
batiment, font pri-es d'en donner av.is au Pere Sup&rieur
de lHopital de Leogane, qui a des affaires d'interi t a
terminer avec lul. ledit Sieur Batard eft un jeune homme
de vingt deux ans, de la taille de cinq pieds un pouce,
bien double, tries marque de petite-verole, & blond.
t I'On-defireroit favoit des nouveles de M. Rideau du
Mornet, dem:-urant ci-devant au Cap, enfuite au Port-au,.
Prince. Ceux qui auront connoiffance de fa demeure, ou
de fa -mort,.font ptris d'en donner avis au Sieur Renard,
chezz M. Mo(ard, au Port-au-Prince; ou a M. Clary, Negos'-
tiant au Port-de-Paix -qui a des affaires de consequence a
lui comnuniquer.

NV A V I R E S E N CHA R GE M if I7T.
3 Le navire l'O.:dan de Bordeaux, du port de quatre
tents tonneaux, Capitaine le Bollache, partira pour: ledit
lieu du 10 au so mars prochaui; id preiidra du fiet en
fohtes denrees, & des pafligers ncut 1aront commodement
log0s. S'adreiffer aAdit Ca:.:itaine ,. plans fon magafin, rue
Ca[pitaires; Qu A M vl in de Mdauia.ri fres &6 Gabalde.,

3 Lte navire I'AriJ C(pitoine Drji'mouli,.,, partira poitr
le Havre d., I er a. i. n.i-,ar proclia,1. (G.iL, qui voudroint
Y palffer, 4u cha.gr, s'adwrb iiroai. audit Caituafi)h %a. los .


rmagafin; on a Mrs Laffalle, Thiery & Compagnie, Negw'
ciaas au Port-au-Prince.
3 Le navire le Bienheureux, de Bordeaux, Capitaine
Lantonne partira pour ledit, lieu par tout f-vrier prochain.
Ceux qui voudront y charger pourront s'adreffer au Capi-
taire le Paon, dans fon magafin ; on a Mrs Eyma, LivardiGl
6& Corpagnie, NIgocians en ville.
2 Le navire l'Alexandre, du Havre, Capitaine M, rbnan,
du port de 350 tonneaux, partira pour ledit lieu a Ja fin
de tevrier prochain ; ce navire ef neuf, tres commode
pour les paffagers. Ceux cut voudront y charger h fret ,
font prins de s'adrefer chez Mrs Godefroy & Godimet,
Confipnataires d(udit navire, rue des Capitaines, ou audit
Capitaiue a fon bord.
Le navire le Grand Annibal., de Marfeille Capitaine
rLaare Caikcruces du port. de 3 50. tonneaux a fon
premier voyage, & fin voilier, partira pour ledit lieun a
la fin de fevrier prochain, prendra du fret & des pafiagers.
S'adreiler a Mrs Icardfreres, Negocians, rue des Capitaines.
i Le navire la Belle Crcole de Bordeaux, Capitaine
Simon Dejfinte, partira pour ledit lieu dui i5 au 20 f6vrier
fixe ; il prendra qudlque peu de fiet & fera, le 5 &
le o10 dudit niois, uie vente', dans fun magafin, des relies
de imarchandifes qu'il peut avoir.
Si Le navire le Cefarion, de Marfeille, Capit. Efllnnte,
partira pour ledit lieu dans le coutant de f6vrier; il prendra
du fret & des palagers. S'adreffet a M. Larreguy, ou au
Capitaitie, rue Sairnte-Claire, dans les magafins de M. Flon.
Le 'rivire le Hibjard, Capitaine Duvdal eft en charge
pour lei Havre, & partira la fin de f6vrier proch'ain.
Ceux qui v'udrotit y paflet ou 'y charger a fret s'adref-
feront a, Mt 'Staniflai Delohgutmare de la Salle & Comp,
bu audit Capitaine Duiivil 'lui meme.
Le navire .Alexandrine, Capitaine Magr, partira pour
Nantes verss "la fin'de mars prochain : il prendra du fret
& des paffagers. S'adreffer a M" Rajfleau & Compagnie ,
oti audit CaPsitaine.
i Le navire la Jeanne-Sophie' de Bordeaux, Capitaine
JA Lafargue a6uellement a J&ermie partira pour ledit
liei ;du'.2o' ad jo nars .prochain : il prendra du fret & des.
pailagers qui front tres commodement loges. S'adreiler
audit Capitaine, a Jeremie.

A V E N .D R E.

3 PJufieurs betes cavalines avec leurs fuites, poulains,-
pouliches &r chevaux. S'adreffer M. Surugue, Procureur
de habitationn Morel, Leoganie.
3 Un emplacement fitue vis-a-vis de la guildive de Mm"
veuve. Labathe, de tl contenance (de foixante pieds de large
fur cent quatre-vingts de profmodeur, fur sequel font trois
cafes .&..plutieurs aibres fuitiers. S'adreffer au- Sieur Meyer,
Menuifier en cette ville, qui eni tfea bone conpoflition,
& qui peendra tout arrangement convenable 'a' 'accuereui.
5 Deux jeuxcde moulin a lucre, de la Iabique d'AIcofja;
& ieparcment, deux.pivots de -moulins a eau, deux culs-
d'oeuts; deax pivots de moulins a betes, deux culs-d'ceufs;
dito a un airortiment de chaudieres ".fiucre, potin de Pcri-
go0d,, S'adeiter chez M C~;jrancq, Thc'an & Comnagnie.
Wn !fNig te excellent culti ier & pitiauiee. Ceux qc vcu-
dront en tan e i'accquifitioi pourrcnt s'ad.-eer a MDl.. Zani o.
i Excellens k'uchets de nalitre, garnish d'acer anx ceutx
bouts, les plus piopres a planter le caic piquo' de niaitre',
SiA'preruve; un !arti de jolie baguages, ou Lorduws de


9
1


1




- -. .----- ---.------ ...- -


tapiiTeries, en boS*s, dans le dernler gouit, on s'oblige de
les pofer ; or en livret, pour leS. voitures, & atities orne-
mens; fu';:be taln uni, de la plus belle quality; tamis
en fil d.e laiton, pour paffer auth fin cqu'k ceux de foie.
S'adrcfier au Sieur Martarux, fur la place de fiinten.dance,
p:es de ,Cl'ife.
i Un brigantin de quatre-virgt-dix a cent tonneaux,
'frais career, fes -gres, apparaux & voices en sbon etat;
& un 'batca de cinquante a foixante tonneaux, idem comme
deffus. S'adreffer "a M" F. r.:don & Grcldng aux Cayes,
qui en front bonne compofition..


A VNvDRE o U


A~i M-1 E AE.


i Une malfon fitu-e au coin des rues Royale & des
Miracles, tres-propre A faire une maifon de commerce :
plis, un emplaceir.ent fitue rue des Miracles, a cote de
M" Meynardie & Picard, N6gocians, fur lectuel font conf-
truites une remife & une curie. S'adreffer a M. de Ronjeray,
a qui le tout apartment.

aAn 'A Se F n R M E' ta ,

3 A affarmer pour trols ou. cinq annees, une habitatton,
f.tuee dans les hauteurs du morne de l'Hopital de cette
ville, a ur.e heure de chemin, de la contenarce de qua-
rante-fept carreaux de terre ; on y oindra fept a huit efclaves,
S'adrefier a MK. ,Lcfps, Negociant en: cette ville qui fe
rend a lui-meme fur les, lieu ,, pour fare pren.dre connoif-
fance des plantations & etabhfliemens qui fonti deffus; fori
en f~ a bonne composition, ILlr-tout a. quelquu'i foiide.
3 Une jeune Nereffe, bonne nourrice, .S'adreffer a
M Lamberk Conge Negociait au Port-au-Prince,. qut pre-
vieit Mr les Habitans qu'il a touljors a vendre un fuperbe
affotjirent en. jeux de moulin a eau & a btCes, grilles
& chaudieres vrai potin de Perigord,. dans les proportiQns
depuis 44 jufqu'" 66 pouc s.

SC I A V S EN M A R RA 0 N A G E.

s Mouffa, Bambara, & Kiouk, Bibi, tons deux etampes
H-1. GUERRIN, au-deiTous pt au Pce ; parties marrcns le
29 du tmois dernie! ils" font fcupponnes etre dans le quar-
tier du Boucan-Pat'ate. Ceux qui en auront connoiflance
font pri6s de leis fair. arrtet', & d en donner -avis a 'M.
He' Gucrrin Negociant; i: y aura recomperjfe.
i 11 efI patti marron du io au nt de-ce mois, ( ch2ez
le Sieur David, Vol&ier, un Negre, Congo-bord-la-mer,
fans *tampe, ni aucune marque de Con pays; le nom qu'il
avoit eft Cognac, & celui qu'il a maintenant eft Rion.
En donner avis audit Sieur David, fur le quai de Rohan,.
en cette ville. '
i San:e'di, Congo, etampe fur Ie feiri gauche DI'C ;
taille de 5 pieds 4 pouches, fort & gros, ayant deux cica-
trices de coups de manchette fur la tate, les dents de
devant pointues ; part marron depuis quatre mois & demi;
& 'Jupiter,. meme nation & mime etampe, taille ,de
pieds 5 pouces, bien corpuI', ayant des marques.de fon
Slays fur les Ioues; marron depuis environ trois meis &
deemi.Tn donner avis a M. Chaptau Habitant ati TrIu-_
Bonbon. ..
/


On trouve h I'Imprimerie royale de cette.ville, PAlrmanack
de la Colonie oun ttrennes Alnerlcauies, i1-24, contenant I,
nomenclature de tous les Chefs, Adminiflrateurs, Juges,
fuperieurs & fubalternes, qui component les Corps militaires
& municipaux du Gouvernement de Saint-Dcmoninue, &
quelques notices utiles a Mr les Hiabitans & Negocans

On vient de recevoir a lImprimerie royale de cette
ville, le Vinaigre de Bruckman celebre Medecin & Chirur.
gien Allemand ; ce tbpique eft propre a gu ir radical.
ment totes les: maladies longues ou chroniques de la
peau, telles. que,dartres gale., rouffeurs aa vifage, &c.
tant pour les blancs que pour les. gens de couleur. L4
prix eft de 33 livres la file.

On trouve t6uoou-s l'amprimerie royale de cette ville,
le Catechifme a l'ufage de la Million des FF. Precheurs,
a Sairnt-Domingue, le prix eft *de 4 efcalins.


D iv PORT-AU-PRINCE.,

Le vendredi & 5 de ce mois, la. demand de MM.
les ieleurs de la parties de l'Oueft, qui a ouvert fa fecondi
feflion au Port-aui-Prince le dix du meme mois, M. le
Gouverneur-Gen&ral a prete & fait prefer, f:r la place du
Gouvernement, en pretence de IAffemblee, prefid.e par M,
de Bcurce, a MM. les. Commandant en second, Comman
dant particulier de cette ville, & MM. les Officiers de
l'etat-major, de. l'artillerie v,& u genie, 1e. ferment de
refer fidelles 'a la Nation, au Roi & a la Lo, & de
Sne jamasis o employer ceux qui ferott fbus lurs' ordres
? contre les citoyens, fi ce neft. fur la requifition des
officers civilis ou municipaux & a leUr defaut de MM.
les ile6leurs. ,, Les bas-oficiers & foldats ,. tant. du regi.
ment. que de: l'artillerie,, ont pareillement prete en prefencq
de lAffiemblee, ferment -c de ne ,jamais. abandonner leurs
drapeaux, d'etre fidelles a la Nation, au Roi & a la Loi,,
i & de fe- conformer aux regles de la difcipline, militaire. ,
Apres unr difcours prononce par M. de Bourcl a Foccar
fion de cette ceremonie, M. le General,.ainfi que rAfTenm.
ble MM. de l'tat-major de I'artUller'e & du genie ,.fe
font. rendus a reglife paroiifiale & y ont aflifte a un Te
Deum, pendant sequel le regiment, iang-' au-devant de leglife,
a fait entendre plufieurs falves de moufqueterie.
Le dimanche. ,17, M. le General a parcillement fait preter,
en presence de IAiTemblee, prefidee par M. Valentin d
fullon. fils aux milices blanches & marechaulffes, le fer-
iment a d'etre fidelles '.i la .Nation, au Roi & a ,la Loi,
& de ne jamais turner leurs armes centre kls citoyerf,
fi ce nefti a la r6quifition des oriciers civils ou munici
I paux, & a leur d.aiut, de IMM. les le1eurs..,
Les Gens de couleur libres ont pareillement prete le (er
ment d'etre fidelles a la. Nation, au Roi & a la.Loi, &
n de ne jamais. s'dcarter dut refped & du; devouement qu'il
.n, doivent aux Blancs. ,
M. Falentin de CullUon a enfuite prononce un difcours
relatif ai a earemonie, & MM. les tleleurs cnt ete recon-
duits A. la falle de leurs deliberations, par M1" les grenadiers
de la milice blanche, aux cris de vive la Nation, ,vi ve I Ro
& vivient :ls Ekleeurs..


AU PORT vAUtJ-PMNCE ~ciiz BOUR 120N' IMIJmp~mvi u -vRo16


*'i~ti~~ -- -t ----'Z:L~. -.









IMPRIMERIE t ROYALE. 1790.

AFFICHES 1 81. AM.RICAINES.

DU JE z8 JAN- 8ANVIER.
__.__,-, */S-?-~. 4 6&...{j #*^+-*+4+Ut -., ..,, ..,^ .


NP-


-I



Ii


U


ids du Pain d'un Ecalin. r -iC6
MOUVEMENS DES PORTS D ~L'OUIST .ET'
Arrvit de navires fran '. --.


A Port-au-Prince, le to janvier, la Thirefe,
Conftant, Marfeille i novembre.
L'Emmanuel, Bougours, Nantes, 29 novemb.
L'Alexandre, Magrian, Havre, 19 novemb.
Le ii la Douce-Sirene, Lebelque, Nantes,
6 decembre.
La Ketty Bordeaux, .
Le 13 la Mtis Houffois, Havre, 22 nov.
Le 13 le Cefarion ktienne Marfeille,
29 feptembre.
Le 1 le De'fire, Tibot de Nique, Bor-
deaux, 277 novembre.
Le Vi'or, Harang, Havre, 27 novembre.
La Ville-de-Bafle, Bourgine, .la Rochelle,
c6te d'or, avec 138 Negres, touche a S. Marc.
La Tolerance, Raland, Nantes, c6te. d'Or,
avec 218 Negres.
Le Sirapis, Curet, Marfeille, Mozambique,
avec 340 Negres.
Le Roi d'Angole Lamoiffe Havre c6te
d'Angole, avec 500 Negres.
L'tliotore, Mamoufle Bordeaux 28 nov.
Le 19, le Glorieux, de Mignot, Bordeaux,
2 feptembre, touche' a la Martinique.
Le 20o, la Julie, Septans, Miquelon.
Le Miromejnil, le Cerf, Havre, .
Le 21, la Tourterelle le Sourd Nantes,
1.3 novembre, touched au Cap.
La Manette Chdrie, la Marque, Bordeaux,
touched "a Saint Marc.
La Belle Angilique ,, le Huid& Nantes,
9 decembrre.
Les 'Deux feunes Frdres Raffin Nantes,
26 fept., Sierra Lionna avec 400 Negres.


.4onces,
DXY' SUD.
PASSAGERS.


9
9


Total des paffag. arrives depuis le i." janvier \79o, 114
& .des bdtimens. 24
[II y a dans le port 65 batimens francois de long CQurs. ]
A Logane le 18 janvier le Caribou ,
Francois, Nantes, 19 novembre, touched au Cap. 4
Le 19, le Prince, Lambert, Angcle, avec
o6 Negres.
La Providence, Dibard, Nantes, 28 novemb. 8


Total des paffag. arrives deputies le i"janvier i79o,,


& des bdtimens.


I : : : 6


12


3
II II. -


A Jeremie le 16 janvier la Prudente,
Auvri, Havre, 22 novembre.


Total des paffag. arrives depuis le I janvier r79o,
& des bdtimens. .
Aux Cayes, le 12 janvier, l'Afic, Bon-la-
Meile, Havre, 29 novembre.
Le 1 3 le Heanri IV, Pelletier Nantes,
15 novembre.
Le 14, la Marie-Catherine., 'Anglois Bor-
deaux i. noveimbre.


Total des paffag. arrives depuis k s*' janvier y790o,
& des bitimens. .


A Saint Mare le 8 janvier I'Augufle
-Desbordes, Bordeaux, 2o novembre.
Le i le. Rouen, Jn Bell Havre & c6te
d'Or,.- avec 404 Negres.
Le Difcret Villeneuve Nantes & c6te
d'Ot, avec 241 Nigres.
Le 12,1'Uranie, Hardouin, Nantes, 24 nov.
touch a la Martinique.
Le Saint-Lion Larofe Bayonne 2. nov,
'Total des pafag. arrive's 'epuis le 1 i janvier i70o,
& des batimens. .


Depart de navires franfois.


Du Port-au-Prince, le 12 janvier, le David,
David, Nantes.
Le 13, la Jemne-Amatone, Guitton, Marfeille.
V Amour, Ringeard Nantes.
Total des pffag. parties depuis le tr janvier 179o,
& des bdtimens. .


PASSAGER$Ei


I


30
xi
I I I I


13
31
5
-U


Now


De Saint- Marc le 13 janvier le Saint-
Marc Rouffeau, Nantes.


Total des paffzg. parts depuis le '" janvier i79o,
& des batimens. .. .
Arrive 'de navires e'rangers.


I


Au Port-au-Prince, le 9 janvier, la Polly, Brown
Cayes.
La Piolly, Price, ,New.Bern.
Le .Thomas., ateron, Boflon.
Le 10, les 1eux-Jeutes-Freres, Bowers, Suancey
-1 4lfied, Adams, W ifcafier.
I Le x i le Netune, Oak, Boflon,


.......... 11


il


a








. Le 16, Ic Blver, Peyre, New-Bury.
Le Guod, Dems, Caroline N.
La Charlotte Turker, VWifcaffer.
Le Tryal, Lowe, Baltimore.
La Liberty, Tropes, Salem.
Le -Dauphin, Smith) Bofton.
La Louitf, Dikfon, Portfmouth.
Le Jo, Ia Bethfy, Cranfly, Virginie,
L'Ejfprance, Marck, Caroline.
Le 2 x, la Sally, Honcy, Virginie,
Le 2.2, la Polly, Nonton, Charle's Town.
La Polly, Sendl,eton., New-Bern.
Total des bdt. 'an. alive's depuis le ja;nvier 179o, ]30
Aux Cayes, le 4 janvier, I'Abigail, Chanvey, Portfmouth.
.Entreprife, Ferner, Cura.ao,
"e Hark, Laihiac, Baltimore.


Total des bat. etrang. arrives depuis tl i," janvier,7po,
Dipart de navires strangers.


Ms]


Du Portaiu.Prince, le ix janvier, la Dipqhe, Towfen,
Sa:em. -
Le 13, le Dauphin, Wildes, Boilon.
SLe 14, la BethIy5, 3Burk, New-Bury.
Le 21 i'Epdraince, Sage, New-Laon4on
La Sufanne, Fish, Caroline N.
Le Piroun Paddok, New -Yorck.
Le Hardi, Kiver, Philadelphie.
Le 2, l'tlifabeth, Colfin, New-Bury.
Total des bt.'itrang. Yartis depuis le ,tr janvier t79y, [i x]
Des Cayes, le 12 janvier, I'Aigle, Sanyrfon, Boilon.
Le 1 3, k Coniet-des-Ifles-du-Vent, Arnoux, Curaqao.
Total des bit. etrang. parties depuis le ,trjanvier t179o [4
'ESCLa4VES MARRONS NTwrA 4 4 ( A GQOL.
-A Saint--Louis, le 12 de ce mois, Auguflifi, Congg,
'tampl fur le feib droit illifiblement, age de 27 ans, taile
die pieds, fe difant appartenir a M, arrer, C-airurgien
wux j$Sadaires : le 14, Pierre-Louis, Congo, etamp6 fur
le fein gauche autant qu'on a p ,le dif tinguer R 0,
age de z7 ans, taille de 5 pieds, fe difant appartenir a
la fucceffiont du feu Sieur Robin Habitant dans les hau-
teurs de Jacmel ; Francois, Congo 4tanipe fur le fein
droit A, fur le gauche illifiblement, Ag de 32 anis taille
de -pieds, de forte corpulence, fe difant appartenir au
tea-r GIuchar., Charpentier a Saint Micael &. Paul,
Moco, tampere fur le fein dritt illifiblement, "ag de 2o
ans, taille de 4- pieds to pouces, fe difant appartenir au
Sieur *-Adre, ne pouvant dire fa demneure : le 16 un
Negre nouveau, 6tampe fur le .fein dro9it LERISSON, ag6
.d ans.,.jaille d4e pieds 2 pouces, ayant desanciennes
cicatrices fur le cou*& furl'repaule gauche, une couture fur
h -dos, .nK pouvant dire fa nation, foa nom, celui de
fon maitre -i' fa 'detne'ire"; & 'une Ngreff' nouvelle,
%lago, fans tainpe, age de 2 ais taxile de 4 pieds
jo pouces, ayant des marques de fon pays fur tout le
sorps, ne pouvant dire .fon 1.oinm celui de fon maitre,
ni fa demeure. .
A Leogane, le 14 d c2 mo'is Noil ,' Oriole ,' fans
*tampe apparent fe difa-t appartenir I If Sibert,
Iabivnt a,.i Cul-de-Sac : 1kz 2, Pierre C-~di ", a &tempe
fur la fein gauche MICHEL, fe difant appartenir~ a h bi-
.$gioa Barbasxp, ca Plain .


Au Pedt Goave le y6 de ce tiols, lean, Congo
&tamp6 fur le tein droit BRVET, au deffous SAVON'
ag6 de 41 ans, taille de 5 pieds, ayant une brflurefu
i'eflomac, fe difant appartenir ~. M. Jean, au Petit-Bourg
le 17, Thomas, Nago, 6tampe fur les feins illifibleniet'
age de 72 ans taille de 4 pieds 9 pouces fe difan
appartenir au fiomme Zabeth, M. L., au Petit -Trou; -
Labbe, Congo, &i four le fein droit G ['V, au-deiftou
3flQ1 ASV ag de t ans, taille de 4 pieds 3 pouches,
fe diiant appartemr au Sieur Preyfe, a Leogane.
Au Port-au-Prince, le 18 de ce moist, Nron, Aouffa,
6tamy~ illifiblement, fe difant appartenir a M. Hamont
fur I habitation Latard : le 199 Chirubin Creole fans
&e fe difant appartenir 'a M. Chanoine, a. l'Hpital.
le 2,, Alexandre Sen6gaiois 6tamp6 illifiblement f
dilfant appartenir A M. Lamarre dans les hauteurs de
Leogane : le 2a, Bacchos, Congo, tamper illifiblement,
fe difant appartenir a M. TUt- ; le 23 Alphonje Ibo0;
itamp4 SIBERT,, fe difant a~ppartemnir M. de Sibrt;
Pierre, Creole, etampe fur l ein droit S..ON, au-deffolb
PI MONT, & fur le gauche illifiblement, fe difant appar,
tenir- > M. Decoux Oflicier au Regiment du Port-a4
Prince ; & Zamore, Sofo, 9t4mpe CHERPUY, fe ddIan
appatenir a .M. Chcrpuy.
.ANIM4UX syTrass ASUx 9PAVXS.

A Leogane, le z 5 de ee mois, une bourrique fous poi
grisatre, etampee du c6t4 du montoir M, autar' qu'on a
pu le diftinguer.
An Port-au-Prince, le 23 de ce moiA une mule fow
poil fburis ou ba.i-brun, 6ampie B GR.


A VI S


SI V E R S.


It a &t6 charge h bord du navire le Bienheureux, 4
BprdFeau., Capitaine le Paon par M;r Degmont fiks,
,il'adreffe de Mrs Bachon & Laville, un petit ballot foils
la miarque RC, numero 72 ainfi que par M. I
Bourbon, quatre tonneaux de vin blanc fous la marque
LqB entrelaffis I'adreffe du porteur du copnoiffement;
c'eft pourquoi il prie inftamment les porteurs de vouloi
les reclamer en payant les frais.
Mr# Staniflas Dilonguemare de- la Salle & Cornm
pagnizz, continent la- vente du navire le Rol-d'Angole,
Capitaine la, Moif venant de Malimbe, c6te d'Angole;
is ondt excellentt ,vin de Champagne, rouge & mouffeux,
yendre.
i En vertu d'ordonnance de M. le Sen&hal, & a I
requete da Sieur Pointe aind ,. tant en fon norm que
come tuteur de fon ft~re, il fera procid le mardi 9
f6vrier prochain., a l'adjudication, .A l14Barre du Siege, du
bail fe-me pour cinq ann6es, d'une habitation en caf~,
Sftuae & Ia montagne des (Yrands-Bois compofke de cin
qu;nte carreaux de terre avec les bitimens & cinq
tetes de negres en dependapt. S'adreffer, pour prendre con,
noiffance desclaufes & conditions de la carte-bannie, che
M* Clery Procureur, rue Royale.
z te Sieur'Jofeph Poilfon Capitaine de navire du po
du Havre a a vendre des lvites & habits en drap d
toute couleut, habits de gragram, hollindoife, iterielfl
fiamoife fur. foie, gilets de bafin,. wouffelinette, rayee
Ipai, -brodie parnic de range, calcons & pantalons dc





11 fera vendu, mardi 9 f.vrier, 4 ta Barre du Siege,
ur1 Nigre bon cuiiinier, nommi Bonjour, de nation Congo,
itampe lur le fein droit MM, au-deffous-PP, appartenant
a M. Perche, qui fe difpofe a partir pour France.
i Le Sr Larue, du Mont-Rouis, donne avis qu'il Vient
d'acheter du nomm6 Jean Greneau, M. L., demeurant a la
cohine da Mont-Rouis, un terrain pour culture, de mille
pav carris, fituA audit quarter du Mont-Rouis, paroifie de
Saint-Marc, botne d'un cbte de la force de la Liane-a-
poignee & des autres c6t's de terres non concedees, lequel
terrain lui a ete concede le 30o inai- I68 : en confequence,
ledit Sieur prie les creanciers da nomme Jean Greneau,
qui pourroient avoir quelques droits & hypotheques fur ce
terrain de fe fair conioitre, pour avifer aux moyens de
les fatibfaire.
i La foci6t6 qu 'exifloit entire les Sieurs Pilon & Durant,
pour i'entreprife des boucheries, etant finie & difibute, depuis
4e ter novembre dernier, & qu'd ell du au Sieur Durant par
ladire loci&te, it refte charge de fire les recouvrembns &
en cbtfe quality, il prie les perfonnes qui doiveit a ladite
fociete de payer inceffamment, pour eviter le defagrement
qu'il auroit d tre oblige de les y contraindre par les voies
de droit. Comme ledit Sieur Durant a Tentrepuie dds
boucheries pour le Roi, il prie Mt les Habitans qui out
& qui auront de bonnes bates' cores h vendre, d
s'adreffei lui il les payeea comnptant, fuivarnt leur valeur.
x M. Affalit a l'honneur de pr~venir les perfonnes avec
!efquelles il eft on liaifon d'affaires, que fa demneure athielli
ift dans la maifon oh reftoit feu M. de Villeneuve, rue
Royale.
Ea vertu de fentence contraditoire rendue par M. le
Lieutenant de l'Amiraut des Cayes, du` 6 ottobre dernier,
& a la requ8te des officigrs mariners & matelots du na-
Svire negriet le /' li de iPOrient, il fera precede a la Barre
.du Si6ge de cette ville des Cayes, le famedi 6 fevrter
prochain, a la vente & adjudication dudit navire le Felix
du port d'environ trois cents foixante tonneaux, fes agres
& &apparaux & une yclle ou cannot en dependant le tout
faifi reellemnt fur le Sieur Charlier amateur de ce navire.
On pourra prendre communication de la carte-bannie en
e-tud de M" T. ae Pti v'ill Procureur aux Cay9s.


3 Le Sieur Soumee jene, tenant boulangerie h Leogane '
fe difpofant a. partr pour France, au primtemps proctiain,
t6dfireroit affermttr-la' '16irtiigerfe qu'il occipe,, aquetle
ferrie *eft attache unI. Ngre 'e elidnt boulanger; il vendra
les6 f terfies' de la boblinig~tet; & deux NMgres excelkns
bolangers, ainfi 'qu queqcines'fNgres domeffique,-cheva-.x ,
aneubles, &c.; le tout feparement on conjointement feion


Rouen, le tont tres-frals, des rnieux traits & du dernier
gouit; il a en outre divers articles invendus ,de la cargaifon
du navire ce Comte-de-.Mrcy; il fera cie tout bonne com-
potition, fe difpofant k part en bref pour France : il-
prie ceux quir li doiveit des anciennes & nouvelles
crteaces, de le fcklei. Son magafin eft chez la nominee
Sanite Dzuau rue de Vaudreuii, pros de la place.
i M. Binau, Habitant 'a Leogane, invite Mr" fes
creanciers de vouloir bieA fe trouver le lundi huit fevrier
prochain neuf hteures du matin, 6tade de Me Raton ,
,botaire & L0ogane, afin d'avifer aux moyens les plus prompts
& les plus eliicaces pour parvenir a a liberation -eivers


I


F


le difir des acquereurs & un pri x honnite, moyennant
du comptant ou du paper fur France bien endoffi : i prie
ceux qut lui doivent de penfer f6rieufement a le payer,
& ceux & qui il peut devoir de fe prefenter pour recevoir
leur dU.
3 Le Sieur Cluchet, Marchand en cette ville, part pour
France en mars prochain, fans faute; il prevent ceux a
qui il peut devoir de fe prefenter pour recevoir leur paye-
ment, anti que ceux qui lui doivent font pries de le payer
incellamment; tfaute de ce, il fera force de les y contraindre
par vole de justice.
3 M. Charbonnet de Challns. part pour France au prin-
temps prcchain, & declare ne rien devoir.
3 M. Ladarade aind part pour France.
3 MI. PP Lejcbvre part inceffamment pour France, &
prie ceux qui doivent a la fociete de Pre Lefelvre & F.
Fe"jfard, de les payer promptement, pour lui 6viter le
delagrement de les y forcer par les voies de rigueur.
3 M. Vigneau part pour France.
i Mnm veuve Laffitte part pour France; elle vendra
deux Negrelies bones blanchifleufes, liffeufes, marchandes
& cuifinieres ; un jeune Negre cuifinier & deux autres do-
nmefliques, ages d'environ 18 ans ; elle vendra de plus fon
fonds de nagalin & elle affermera la maifon qu'elle occupe:
elle prie ceux a qui elle peut devoir, de fe prefenter pour
recevoir leur payment, & ceux qui lui doivent, de la payer
inceffamment, abin de lui eviter le defagrement d'ufer des,
voles de droit.
2 M. Poulle part pour France, au printemps "prochain,
& declare ne rien devoir dans la Colonie. 11 laiffe Mrs
Camfiancq & Thican, conjointement avec M. Alex. le
"Frahnois, charges du foin de liquider la fuccellion de feu
Auguflin Poulle, fon frere.
2 M. Geri de Lamotte, Habitant aux Abricots, part pour
France avec la Dame fon 6poufe & fes enfans; il laifie '
M. Delacoudre fon charge de procuration.
.1 Le Sieur Hicardet 1e difpofe a partir pour France dans
le courant de fevrier. & declare ne rien devoir.
2 Le Sieur Gafpard Touache Marchand Graitlier en cette
ville, part pour France.
i M. Blanc, Habitant au Fond, part pour France, &
laifie, pendant fon abfence, M. Cejar de Lacroix charge,
de fes affairs.
i M. Duprd, Avocat en Parlement, demeurant en cette
ville, part inceffamment pour France; il emmene avec
lui le fis de Mmv Chevaiier, du quarter de Mirebalais,
age de deux ans, & le Sieur Dubois, Con domeftique.
i Le Sieur Martin, Horloger fur la place, a Saint-Marc,
partira pour France, ou la Nouvelle-Argleterre, pour caile.
de maladie, dans le courant d'aviil prochamin; i prie ceux
qui lui doivent de le payer, & ceux qui ont des montres
chez lui, de les retire avant fon, depart; ceux qui ont
quelque chofe a .lui reclamer peuvent fe presenter, ils
front fatisftits. A fon depait, il remettra fon fonds au Sieur
Mathey Horloger audit lieu, a qui on pourra avoir touted
-confiance; il fe chaigera de garantir les montres pour une
ann6e, fauf fradtuie, du moment oh elle fera rendue; ledit
Sieur Martin fe charge de lui en tenir compete.
M. de Lattire Dufart & Madame fon epo6fe fe
difpofent a partir pour France au pintemnps prochain;
il laiffe fa procuration a Mr* Eynea, Livardic & Coin..
pagnie, N6gocians au Port-au-Prince. ,
i Le Sieur Routier, .refidant & i'iflet fe difrcfe a. irt t
pour France, avec la Dame fon toufe, fes deu emna i




- ---- ---------.---. -.--------. I


& leurs nourrices; il prie ceux 'a qui il dolt de fe pr6-
feater pour recevoir leur payment, & ceux qui lui dot-
vent de le folder, pour lui eviter le defagrement de les
y contraindie.

. rA r d'un N gre epave qui dolt etre vendu j ta Barre
de la Scnlchlauffje fie Jacmd Ie 2y fivrier 790o.

Du 13 novembre. Jean-Baptijie, Canga, etamp6 fur le
fen- dioit MERD, au-deffous G.G, autant qu'on a pu le
diftirguer, ag7 de 23 a 25 ans, taille de 5 pieds i pouce,
ayant des marques de fon pays fur le vifage & fur les bras.


N A ViitEs


EN CHA R G E MENT.


2 Le navire la Therefon de Marfeille, commander par
le Capitaine Confiant, partira pour Baltimore le i 5 fevrier
prochain. Ceux qui voudront y paffer, ou y charger,
pourront s'adrefler audit Capitaine chez M. Bec adge',
iue- des Capitaines.
2. Le navire Ie Saint Ldon de Bayonne Capitaine
Larog, ea rade I Saint-Marc, partira pour Bayonne dans
les premiers jours d'avril prochain. Ceux qui voudront y
charger voudront bien s'adreffer a Mr' Boubee, Dupuy
& Companies, ou audit Capitaine, en fon magaiin.
1 Le navire le Vaillant-Second, de Bordeaux, Capitaine
Ican Sorbd, partira pour ledit lieu e i $ f6vrier fixe; il
prendra du fret, & des paffagers qui feront commod6ment
loogs: ce navire, du poit de cinq cents tonneaux, efti a
ton quatribme voyage, offre toute la f6curite & les renfei-
gnemens que I'on pourra defirer.
i Le navire le Glorieux, ,de Bordeaux, du port de
quatre cents tonneaux, Capitaine Demignot aind, ayant 'a
bord cent cinquante barriques de fucre, partira pour ledit
lieu du 15 au zo mars prochain ; il prendra du fret, & des
paffagers qui y ferort commodement loges. S'adreffer audit
-Capitaine; ou a Mrs& Eyma, Livardie & Compagnic, Nego-
cia .s en cette ville.

A V E N VD A ZE.

2 Une habitation fife au quarter de la petite plaine d'e
Tiburon, diflante de deux lieues & demie du bourg.,
ayant ton embarcadaire a quinze cents pas des &tabliffemens;
ladite habitation efi de. la contenance de cent .trente-fix
carreaux, don't quarante en plane & en culture ; favoir:
vingt-fix en cotons qui promettent une belle rcclte &
quatcrze en plantations de vivres; quarante carreaux en
falines & marais fufceptibles de defichement; le refle
en mrornes & favanes :. fur ladite habitation eft une grande
cafe de -foixante.- pieds de long fur vingt de large, en bois
durs & iquarris, couverte en paille; une ficherie de qua,
rante pieds de long fur vinge de .large, aufli en bois durs
& equarr.s, couverte en paille ti une cuifine de quarante-,
fix pieds de long, un hospital & quatorze cafes a Negres,
en hon itat; un bitiment en maqonne ayant fervi autrc-
fois de fucrerie, de-foixante-dix pieds de long fur vingt-deux
4Ie large, le comble en charpente covert en paille; un
grand puts maconne, avec fa machine pour fournir de Feau
aux indigoteries, compof es de quatre cuves & d'un baffit
.*a recevoir l'eau. S'adreffer h Mrs Allard, aux Itois, qui
vendwont, fi l'acquereur le veut, un part de trente Ne-
pres.attaches depuis long-temps a cette habitation


I Un emplacement de cent quatre-vAngts pleds de .log
fur cent pieds de large, iritue au Mornt--Tfuf, vis-a-vbs
la place, taifant le coin des rues Royale & Sainte-Claire,
fur lequel emplacement font batis plufieurs corps-de-logis;
en ouze une petite place de feize A vingt carreaux de:
terre, ituee preb de cette vi"le, born6ee ati fad & a lfouelt
de M. L-ea, 1'a Icl des heritiers de fen'M' le Prefident
Bourdon, & au noid, du chemin ded-a Charbonniere. Ceux
qui voudront fai.e acquisition de ces obiets'., pourront
s'adreiter a M. Durand, clans fon magafin;.rue de-Vaudreuil.,
pres la place de 'intendance. '
i ULne maifon, lituee en cette fille rue des Miracles,
compofee de deux chambres fur la rue, un f.lon, un
cabinet voitd, un office, une cour .carrelee, un puts,
un baflin, quatre chambres, une cuifine & une barriere;
le tout fans communication. S'adreiier a M,- Dupont
Delorme Proprietaire.
i Un particulier de cette ville defireroit vendre une
jeune N6gretle, agree de feize a dix-fept ans, bonne cou-
turieie & bianchiieufe, .on prendra des denrees en paye-
ment. Ceux qui defireront en fire 1'acquifition peuvent
s'adreiler a M. Bec aini, rue des Capitaines..

ESC LAVZS $ N MARRONNAG E.

2 Samedi, Congo, etampe fur Ie fein gauche D+C,
taille de o pieds 4 pouces, tort & gros, ayant deux cica-
trices de. coups de manchette fur la tete, les dents de
devant pointues ; part marron depuis quatre ;nois & demi;
& Jupiter, mme nation & mime .6tampe, taille de 5
pieds 5 pouces, bien corpul ayant des marques de fon
pays Xur les joues-; ma'troi depuis envuion trois mois &
demi. En donner avis a M. C/iapeau, Habitant au Trou-
Bonbon. .
i Un Mulktre, fans etampe, nommb Michet, ayant
appartenu a Mw Raveneau, qui l'a vendu a M. BSrquiz,
habitant aux Rochelois. Ceux qui en auront connoiiance
font pri6s de le iaire arreter, & d'en donner avis -a M.
Berquin; ou a M. Lapeyre, Habitant au Pin : il y aura
rzcomperfe.
Deux Nigres etampes BROTIER, don't un de nation
Se'ngaloife age d'environ ,2 a ans, taille de pieds .3
pouces & Fautre de nation Mozambique, age d environ
19 ans, taille de 5. pieds i pouce. En donner avis a M,
Dani & Fabre, Negocians. .


- A N I MA X


4 -~ItES.


2 II s'eft egar6 en cette ville, dans la nuit du 7 au 8 de ce
mois, un cheval fous poil noir, & ifur la cuifie du mon-
toir B L. Ceux qui I'auront trouv6 font pries d'ea donner
avis a Mrs L' Rubod, Tite & Compagnie, rue des Fronts.-
forts; il y aura recompenfe.
2 .Une mule fous poil bai ,'tamp e VM,s'eft chappee
de l'habitation de M. Cadillac, au Fond-Verettes (in prie
les perfonnes qui en auront cpnnoiffance de vouloir bie*
en donner avis a M. le Meideur, Habitant en plain,
ou a M. Poulle, au Port-au-Prince.
II s'eil ichapp6 des favanes de Mrs Magnan firts;
Habitans aux Cahps, deux jeunes mules, l'une fous poil
bai, &, 'autre fous poil, run, etampees du coe du rnor-
toir dM' D*, & d'autres taiimps efpagnoles. En do'nn
avis au4dits Sieurs; ii y aura tcomwpnfel.





















Ex:rait d'une lettre de. Viene, en date du 20 novembre.

C INOT RE Cabinet s occupe beaucoup d'une pacification:
on allure que les conditions qu'il propofe au Divan font
la fixation des limits, telles qu'elles ont &te arre&tes par
h paix de Paffarowitz, & que pour nous indemnifer des
frais de la guerre,. le Croiffant nous cedera la Moldavie
jufqu'a Roman & Stuz. La Ruffie eft dit-cn, plus exigeante,
die veut que la Porte lui cede le refle de la Mordavie,
la Valach.ie & la Beffarabie. Cette puiffance exige de plus
que le Prince Potemkim foit reconnu Hofpodar de ces
provinces, a la charge feulement d'etre tributaire d'une
certain fomme envers la Porte. II. eft difficile de croire que,
malge'e les revers que les Turcs ont eiTuyes dans cette
campagne, ils confentent 'a des conditions auffi onereufes.

S & D 'E.

Le Roi de Suede ca erit au Prince de CondI la lettre
ci-apres
Monfieur mon coufin
a L'amitie que vous m'avez temoignee & que je vous ai
portee, me fait partager bien ardemment I'rtat ou vous vous
trouvez: offrir aux Bourbons, & 'a un Condd, un afile dans mon
camp, c'efl y attacher la vidoire; vous propofer de chercher
une retraite dans mes ktats, c'eft moins vous temoigner
l'intbret que je prends a vous, que fatisfaire le fentiment
le plus doux de mon cour. Votre Alteffe peut etre per-
fuadie qu'elle trouvera en' Su&de tous les egards qui lui
font dus, & que je donnerai l'exemple a ma Nation de
confoler un heros malheureux. C'eft en attendant votre
reponfe, & le plaifir de vous affurer de bouche de mes
fentimens pour vous, que je vous prie de ne pas douter
de ceux avec lefquels je fuis Monfieur mon coufin, de
Votre Alteffe, le tr's-affedionne coufiui & ami. Signd.,
CUSTAVE. ,

G R As. D -BR E T A G N E;
La Soci6t' etablie 'a Londres, fous le titre de The revo-
utiton's fociety, a adreflfe I Affemblee national une lettre
de filicitation fur fes travaux.

Extrait du daily advertifer, ( Gatette de Londres. )

Si 'Affemblee national pouvoit etre certain que les
anifices, les intrigues de I'ambition feminine n'auroient
pls d'influence dans le gouv-ernement en Fiance, la con-.
1


firmation de la loi falique eut ete une d6cifion fage &
pitudente. Mais les iMonaiques de ce royaurne &tant natn-
rellement portes a fe ladher fubjuguer par les femr.res, e&
neanmoins tres-jaloux de maintenir la loi qui les exclut de
la poffeflon du trOne, le decret corcernant la loi falique
ne fait que conferver une inflitution inutile, arbitraire &
qui n'a aucun effet reel.
La perte qu'a faite la Cour de Rome dans les charge-
mens operas par r1Afhemblee national de France a ete
d'abord tres-exage~ie. D'apres une vetificatio'n faite de.
trente derni.res annees des remifes envoye&s "a Rome, elles
fe font morintes h la fomme de 313,000 iv. tourncis par an.
En retour la France avoit acquis le privilge prefqu'ex-
cluiif de commerce fur le territoire du Pape ; it refultoit
de cet avantage, que la Hollande ou l'Angleterre pour.
voient payer pour droits, fur les objets de ce commerce,.
environ trois fois au-dela de la fomme que la France-
envoyoit annuellement a Rome.
La foie produite dans les domaines du Pape, qui paf-
foit exclufivement en France, feroit d'une utility infinie
pour nos manufactures en etoffes de foie: en nous procta--
rant le privilege don't iou.ffoient les Francois nous aurons
le double advantage d'etablir des manufactures en foieries
chez nous & de gagner ce que nos rivaux vont perdre
fur cet objet, par la defaveur ou its vont fe trouver L.
Rome qui vraifemblablement ne les favorifera pas plus.
nmaintenant que les autres nations.

F R A N C E.

ASSEMB LEE NAT IONALE.

Sdance du to oflobre. M. le Comte de Mirabeau a prefent6
un plan pour la division du royaume, & a difcute ceux qui
avoient ete fournis fur le meme fujet.
L'arrete du parlement de Rouen a e6t repris en confi-
d&ration, & decret eft irtervenu en ces teimes:
a L'Affemblke national confiderant que I'arret6 pris le 6
du prdfent incis, par la chanmbre des vacations du parle-
rment de -Rouen, & qui lul a et communique par les ordres:
du Roi, eft un attentat a 'la puiflance fouveraine de la Nation,
a decrete & decrete:
t 1o. Que le Pifidert fe retirera par-devers le Roi,
pour reme:cier S. M. de la promptitude avec laquelle Elle.
a profcrit a'viete ftditieux de la chambre des vacations du
pailemnent de Rouen, &- reprime les carts de ladite chambre. ,7,
a 2. Que cette piece fera eivoyee au tribunal auquel-
'Affemblee natiorale a 'attribu6 provifoirement la connoif.
face des crimes de lefe-Nation, pour le procks tre inf-.
truit corntre les auteurs de 'arrete ainfi qu'il appartient. ,>
i 3o. Qve le Roi fera fuppli6 de nommer une autre
chambre de vacations parmi I officiers du ir.m.e tribunal
i *. .-A








avec les mmies foncions & attributions que la precedent;
laquelle chambre enregifirera pureme.at & implement, le
clecret du 2 de ce mois. n
S..:"n:c dit i. La division du royaume a occupy une
grande parties de la fiance. M. le Garde des fceaux a
envoy un nouvel arrcte de la chambre des vacations du
parlement de Rouen par lequel cette cour announce que
fon precedent arrete n'avoit par ee decline a etre rendu
public. Plufieurs membres de l'Affembl'e i nfifloient cepen-
dant pour que le decret rendu contre cette court fit
exNcut~ la rigueur; mais le Roi ayant fait demander la
grace des coupables ~ elle leur a 6ce accordee.
Siance du 12. La division du royaume a encore rempli
une grande parties de la fiance.
Stance du 13. Elle a 6ti remplie par des remarques &
des argument relatifs aux biens ecclefiafliques. Le part de
l'eglife regrettant toujours ce q'il vient de perdre & reve-
nant encore fur le fond de la question, a fait arreter divers
awticles pour l'ex6cution du d&cret.
S:ance du 14. M. Necker eft venu donner, i l'Affemblee,
lecTure d'un memoire principalement relatif 1a'tablifiement
d'une banque national. Des applaudiffemens de proche en
proche, ont preceded 1arriv6e du premier Minifte des finances.
Ce mremoire eft d'une etendue qui ne permet pas de
le donner ici, 'a moins de lui confacrer pinfieurs feuilles.
Mais fi, apres reflexion, nous nous fentons capable, ou
plutot affez hardis pour l'analyfer, nous en ferons paroitre
un extrait.
Nous ren-voyons a la femaine prochaine la faite du journal
'ce l'Afemble national afin de nous mettre un peu au cou-
rant des autres matidres.

.Extrait de differentes lettres de Paris, jufqu'au 6 decembre.

(( On s'eft beaucoup amuf6 ces jours derniers, d'une lettre
''un garcon ferrurier i fon pere, en province; plufieurs de
nos joumaliftes font inferee dans leurs ouvrages; elle eft
ainfi conque :
a Je vous envoie ces lignes, mon tres-cher pere, pour
vous donner des nouvelles concernant les chores qui fe
paffent ici. II y a bien du grabuge, je vous affure; mais
n on dit que tout cela eft neceliaire pour etre libre. II
faut .que la liberty foit come les enfans qui pleurent
en ve.ant au monde, car on ne voit que des figures trifles
2 & des gens qui fe plaignent. J'ai eprouve, pour ma part,
3 je ne fais comblen d'accidens qui ne me donnent pas
ftujet de rire. Voila d'abord quinze gardes que j'ai ete
n oblige de monter depuis que tout le monde eft autant
Sl''un que l'autre, ce qui fait bien certainement la fomme
n de 30 livres, don't je fuis tres-Fiche. Mon bourgeois n'a
v pas voula me les laiffer monster moi-meme, car nous
avons beaucoup d'ouvrage; fi j'tois d'un autre &tat de
prof-flion, j'aurois ete moins gene, car dans bien des
metiers les ouvriers ont da bon temps, its n'ont rien a
> faire. Et ptis, en reve iant de Paffy dimanche dernier,
v far les dix heures du foir, un peu en pointe de vin a
1 la verit6, j'ai ee rencontre par une patrouille qui mn'a
., demanded oh j'allois; jai repoadu que je n'avois pas de
n compete a rendre depuis que les homes avoient le droit
), de fire, de dire, d'&crire & d'imprimer tout ce qu'ils
n voploient. algre cela, cependant, pn m'a arrete &
7 condait au corps-de-garde, oh j'ai paffe la nuit fort
v mhal a mon aife, & trait comnme un anifcocrate. Je you-
drois bien, mon cher p:;e, pouvoir vous expliquer ce


Sque c'eft qu'un 4rfcocrate, mais ott m'a donn6 de ce
,i mot tant d'eiplications differentes, clue je ne fais laquelle
n croice. Le lendemain, j'ai 6 me plaindre au diftrid, q i
n m'a renvoye. au comit' de police, lequel comity de police
- m'a renvoye au bureau militaire, lequel bureau militaire
- m a renvoye de nouveau au diffrif, lequel diflri nfa
" renvoye fans me rendre justice; de facon que j'ai perdu
n trois joars a chetcher des juges parmi tant de juges, fans
- pouvoir etre juge. Ce qui me chagrine. encore davantage,
Sc'eft que je ne pits vous envoyer, ce mois-ci, le petit
- ecu que j'ai coutume de vous taire paffer chacque mois,
" par la poite pour vous foutenir pendant vos vieux jours,
" J'en pleure de douleur. Quant aux ttats-generaux,
1 ils font toujours -tout de meme; its travaillent a force,
n Ils ont pris tons les biens des gens d'eglife, ce qui fait
" que les pcetres crient comme des diables. II y a dans
" 'Affemblee un certain M. de Mirabe, a, qui eft un vrai
v miracle. 11 n'eft pas plus embarraff6 de parler & d'ecrire,
" que moi de fouffHer ma fcrge. Force monde lui en veut;
i mais un bourgeois, chez lequel je travailiois l'aut-e our,
- repondit a un de fes amis : qu'on n'en diroit pas tant
" de mal, s'il n'y avoit pas tant de bien 'a en dire.
) Autres nouvelles ne puis vous mander finon que je
n fuis toujours votre fils, M

a L'Angleterre, la Pruffe & la Hollande, craignant que
les Pays-13as autrichiens ne s'uniffen ai la France font
convenus de garantir aux Flamands leur independence, a
condition que les Hollandois front remis en poffewiion des
villes-barritres, & que rIEfcaut fera ferme. D'autres lettres
difent qu'il eft queftion de donner un fouverain a ces nou.
veaux IEtats. Le Roi de Pruffe, indign6 d'une vitite que
l'Empereur a fait faire chez fon envoy, fait marcher dix.
huit mille homes vers le Brabant. Pareille vifite ayant eu
lieu chez I'ambaffiadeur britannique, on prefume que le Roi
d'Angleterre enverra auffi des troupes dans les provinces,
Nombre de Fran:ois de diftina"ion font arrives a Chambery.
M. le Comte d'Artois a &te fort bien recu par fon beau.
pere, qui lai avoit fait preparer un palais, ou le Prince,
en arrivant, a trouve trente gardes du corps, habilles come
ceux cu'il avoit 'a Verfailles. S. A. R. a &te fi content de cette
reception qu'elle s'eft parfaitement raccommodee avec fon
epoufe. Depuis ce moment, le Prince & la Princeffe cou-
chent dans le meme ilit. Les Princeffes de Conti & d'Henin,
MM. de Barentin, Lally-Tolendal & 1'archeveque de Paris
font auiffi Chambery. Ce dernier fe propofe de prendre
les eaux a% Aix en Savoie. On ecrit de Marfeille, qu'on y
a djia fait deux fois lNpreuve de la loi martial; heureu'
fement qu'il n'y a eu que des bleff6s. Le nombre des Francois
refugies a Berne, eft de trente-deux mille. Les autres villes
de la Suiffe n'en font pas moins pleines ; Laufanne, Vevey,
Morges, Nyon, & toutes les villes qui bordent le lac de
Geneve, peuvent a peine fuffire a contenir la multitude
de nos fugitifs, parmi lefquels il y a un grand nombre
de peifonnes, qui ne fe font expatri6es que pour ne pas fe
trouver au milieu des troubles; les pgens les mieux intefl
tionnes etant quelquefois expof6s a etre inquietes & pilles
par les vagabonds qui profitent du defordre. .a. Les Braban'
cons fe font empares de Ia citadelle d'Anvers, & de quelques
places jufqu'~ Louvain. Leur armee fe monte a cinquante
mille hommes. II y a eu une nouvelle aLtion entire eui
& les Imperiaux. Ces derniers ont ete vaincus. L'Angletre
a envoy quinze mille fufils aux Infurgons. Unie finfit
de xqligieufes out dejk quit laurs couvens. Puiilent cC


-, = -- ~ -~ ~-~- r -." ----~--








vierges famnts travailHer atVe ardeurt remplacer la population
que les migrations nous enlevent m Ces jours derniers,
M. .6tlenne commandant d'un des bataillons de nos diftricts,
etoit de fervice chez le Roi. S. M. lui demand fi fix place
itoit lucrative. -m Elle me vaut rhonneur d'approcher de
ja perfonne de V, M., & notre plus grand inte'it eft d'afrurer
votre tranquillity. .u Quel elt donc votre &tat, pour fer-
vir auffi gratuitement ? Sire, je fuis notaire. Le Roi
part fort furpris. II queftionna enfuite un garde national
qiui toit en fentinelle. Celui-ci repond qu'il eft juge-conful.
S. M. voulut favoir en quoi confiftoient les fonctions d'un
juge-ccnful. 11 les lui expliqua. --m Le Roi le quite,
en difant : C'eft bien fingulier. mo- II s'adreife a un
autre garde national. Celui-ci etoit orfivre. 11 caufa fpiri-
tuellement avec le Souverain. Enfin le Prince, ne pou-
vant revenir de fon 6tonnement, s'6cria avec vivacity, en
fe retirant : Je fuis done fait pour etre trompe. On lui
avoit. perfiad6 qu'l n'itoit gard6 que par des mercenaires,
par des gens de la plus baffe extradlion. Depuis qu'il eft
revenue de cette erreur il s'entretient famili&rement avec
fes gardes & leur envoie fouvent 'a d6jener. Les reprefentans
de la commune ont deja trait plaliears tois la question du
rappel des gardes du corps, & ils ont fait fupplier S. M.
de fe livrer, comme par le paff au plaifir de la chafle,
fi neceiTaire aL fa fante. On a fort applaudi une failhe
du marquis de Villette : il paffoit un a6te, le notaire avoit
mis, haut & puiffant seigneur ; a ces mots le marquis s'6crie:
Rayez cela, je ne le fignerai pas; je ne fuis ni haut,
ni puiffant, ni Jeigneur; je fuis petit, foible, foldat de la
garde national, & je m'appelle Charles. .11 y a dit-on,
a Rome beaucoup de fermentation ; on affure que le Pape
propofe de renoncer pour dix ans aux annates. On parole
d'emeute en Baviere, en Efpagne. Dans ce dernier royaume
il ,eft dffendu de s'entretznir avec des Franqois. Ce font
ces defenfes, ce font ces vexations qui opereront le mal
que fon craint. Autant les fouverains ont tort d'exercer le
defpotifme fur leurs fujets, autant ceux-ci font blamables
de fe revolter quand ils font gouvernes par de bons princes,
car ils fubflituent alors a la volonte d'un feul, celle de
plufieurs, qui eft toujours tyrannique. 11 eft certain que depuis
Adam, Les hommes ont abufe & abuferont du pouvoir
qui leur fera confi6. On m'aflure ai l'inftant que les gardes
du corps vont &tre rappeles. Ils front le service interieur,
conjointement avec la milice national. Quant au service
a cheval ils en front :charges feuls. Le Roi a 6te fort
attendri, lorfque M. Bailli a ete lui faire part de ce voeu
de la .commune. Les diftrids ont de nouveau offert
' M. Bailli un traitement pour le dedommager des depenfes
que fa place l'oblige a fire. II a repondu qu'il ne croyot pas
que la reprdfentation fit neceflaire a fa dignity, que fon revenue
avoit jufqu'a prefent fuffi a fa depenfe & lui futhroit encore.
M. le Duc d'Orleans a &crit de Londres pour demander
fes equipages, fes chevaux fon vin &c. II a donned
ordre de CUpprimer les meutes qui etoient au Rincy &
a Viliers-Coterets. II vient d'acheter un terrain a Londres;
come il doit y fire batir, it a fait venir fon architedte.
Tlo Les les perfonnes qui etoient a fon service, & employees
au Rincy & & Mouceaux font congedibes. On public des
d -tails qui fe contredifent, fur 1'accueil que le Roi d'Angle-
terre a fait ce prince. Ce qui paroit le plus certain,
et que quand S. A. S. euft expof6 l'objet de fon voyage,
S. M. B., fans lui rien r6pondre fur cet objet lui parla
de la fante du Roi de France, du courage qu'il a n:arque
en fe devotant lui-meme pour eviter toute effufion de fang.


11 exalta 'h&ro'ifme de la Reine, qui d montre dans ces
occafions un fi grand cara6tre ; & 1'on fait que les Anglois
aiment beaucoup les grands caraleres. Enfuite, entrant dans
les details de la revolution il dit que la caufe du Roi
de France etoit celle de tous les Rois. II1 qualifia d'at-
tentat inoui, le tranfport armed des Parifieps 'a Verfailles.
II parla de l'horreur que la nation angloife avoit concue
pour le maffacre fait, fous les yeux du Roi & de la Reine,
de plufieurs gardes du corps. II 'ne blaima pas moins
les executions faites centre toutes les lois. 11 finit en
difant & en fixant M. le Duc d'Orlians: c C'eft avec une
n grande fenfibilite, .Monfieur, que je vous rends depofitaire
n des fentimens don't je fuis p6netre pour votre fouverain.
,, Premier prince du fang de ce monarque malheureux,
, votre cceir eft fans doute auffi vivement affe6e6 que le
) mien. Je vous prie de l'affurer de mon tres-vif interest. k
Cette audience dura quarante minutes. M. le Duc d'Orlans y
fut conduit par le MinifIre des affaires &trang&res. On
pretend que S. M. B. fe fit attendre pendant trois quarts'
d'heure. Ces ours derniers M. de Gouvion major de la
garde national parifienne a requ de nouveaux pouvoirs
de la commune; il n'avoit accepted que pour trois mois.
Ce militaire refpe&able temoigna fa reconnoiffance a FI'Af-
femblee & lui dit : c Je n'avois accepted Meffieurs, que
, pour trois mois efperant que la revolution feroit ter-
n mine, & que nous n'aurions plus d'ennemis. Nous n'en
1 aitrions plus Meffieurs s'ils fe fuffent montris. Je croi
" que toutes les craintes qu'on nous a infpirees, tous les
i complots don't on a parl6 ne font que des chimeres,
n que des gens intereffls a fe rendre utiles ont imaginees,
1 car, apres tous les emprifonnemens qui ont eu lieu toutes
- les recherches & interrogations qti'on a faites, on n'a
" rien decouvert. M. de Gouviopn refufa en meme
temps les appointemens qu'on lui offroit pour fon service.
Duv PORT-Au-PRINCE.
ORD ONNANCE

DE MM. LES ADMINISTRATEURS4
Sur la fureti de la Colonic.

Du 28 decembre 1789.

LouIS-ANTOINE THOMASSIN, COME DE PEINIER, &C.

ET VINCENT-RENE DE PROISY, &C.
Sur ce qui nous a &t reprefente qu'il etoit danger
reux dans les circonflances aduelles de lafhTer introduire
dans la Colonie des efclaves venans de France, des pafTa-
gers inconnus, imbus de principles contraires a la tranquil-
hte & furete comimiune, des papers, livres eflampes ,
& autres objets capable d'y fomenter des troubles, &
qu'il toit en confequence n~ceffaire de prendre des me-
fures pour prevenir & empscher cette introduaion;
A ces causes, &c.
ART. er. 11 fera nommb des commiffaires 'a l'effet de
vifiter tous batimens, tant nationaux qu'etrangers, qui
entreront dans les ports ou embarcadaires de la Colonie.
2. Invitons les citoyens de chaque ville, bourg & embar-
cadaire ou befoin fera, de fe charger de ces fon.dions;
de nommer en conf6quence tel now-bre d'eitr'eux qu'ils


rf


1'







'I







F

1.


?,







4r
aviferont bon tre,-pour. les exercer pendant tel temps
qa'ils jugeront a propos de fixer ; & l'expiration de ce
temps de nommer. un. pareil nombre d'autres citoyens,
de maniere que chaque citoyen ibit apple a .fon tour
ces foniohons eiTentielles ,. & qu'elles foient, e.xaement
replies, jufqup' ce qu'il en fbit autrement ordonn6.
3. A chaque renouvellement de cpirilaires,. il en fera
dreif6 deux tableaux, don't run demeurera d pofe <
mis au greffe des amiraut6s & 1'autre fera renis au
capitaine de port afin qu'ils puiffent les prevemir en
la perfonne de -fun d'eux dans toutes les circonflances.
oh leur minifl-re fera n&effaiie.
4. Les comrnitTlaies .ainfi nommen s s'entendront entr'eux,
de maniere cu'il y en ait chaque jour dsux en fondlions,
& rn meme en plus grand nombie fi es .circonfai4nes.
l'exigent. ..
5. Les deux commiffaires en fon.ions 'fc tranfporteront
a bord de. tous les baiimens franiio*s arrivans dans Ia.
Colonie, avant qu'ils foient mouililes dans le port, aux-
quels tranfports auront droit, comme qi-devant, de con-
courir, s'ils Ie jugent a propos, les offtciers. des amnirautes.
6. Auflitot leur entree dans les bitinmens,. Us ordonne,-
ront aux capitaines de tenir tout le, monde, & fur,-tout
les paffagers, confignis a leur board, & d'y refer eux-
memes pour veiller a cette ccnfigne, juqu'. ce. que cette,
yifite foit effedCiUce, reindant les capita.ires refponfables,
de tout ce qui pourroit arriver de contrai-e a cette dii,-
pofition, a peine, en cas de contraventionn d'amende
arbitraire, contre les capitaines meime de plus grande
peine faivant f'exigence des cas; lefqaelles amendes ou
pines ne. pourront &tre pronaonces que par le tribunal
de .lamiraute,, fur a deno.niation qui 1i fera faite de-dit.es
contcave.ntions.
7. Dans le cas oi les commiffaires reconnqitroient dans.
leurs vifites qu'il feroit 'a propos de ne pas laiffer- d.
barquer ceitains paf.iagers avant qu'on. eut pu obtenir
des eclaircitfemens fur, leur compete its les configneront
a bord du batiment, jufqu'a ce que le refultat de ces
eclairciffemens ait determine les commniffaires a leur donner
main-levee de lear perfonre. & marchandifes, ou a les
livrer au procureur du Roi de I'amiraute; ce. qu'ils front.
tenus de fire dans trois jours au plas tard.
8. S'il fe trouve a bord des enclaves venans de France,.
Uis y front renvoyes fans exception; & jufqu'a ce que
l'occafion s'en prefente, ils front transfer's & d&tenus
bord. des batimens de Sa Maje'i,. s'il s'en -trouvpe fur
les lieux; & a defaut d'iceux,. a bord du mnme batimemnt
qui les aura amene.s jufqu'a ce qu'ils foient transffres fur
les premiers b.timens qui front voile pour Ia France.;.
Jefcquelles.. confignations feront aux frais des propriqlaires
dlefdits efclaves rendant lefdits capitaines repon'fa,bles
perfonnellemert. de la detention defdits efclaves.
9. Les commifiaires airoant le plus grand fain de vifiter
dans. les entre-ponts,..cambufes, cabanes, dans les logemens
des paffagers, ofEciers de bord & autres, & enhtn duns
tout le corps du batiment ,. afin de s'aiurLer s'il n'y exifl
pas ce papers, livres, a.rmes, eitairpes, & autres objets
dent l'introdu&ion feioit dangereufe dans. la ;Colonie,
& pouroit nuire, a. la furet, & a. la tranqudillte. publi-
quc'; & en confequence, lors de leur vifite,. les corn,
1iilA'ires fommeront les. capitaines, les. paffagers & autres


de leur repr4fenter l faatures de toutes les marchnndifes
qu'ils peuvent apporter dcans la Colonie ; & dans le cas
oi les capitaines, paffagers & autres feroient convaincus
d'avoir deb.ite ou repandu .dans la (olonie des objets
nuifibles 4 -la trainquillite pubhlique qui. na.uroient 1pas et
par eux declares lors de la vifite:. des commifiaires)
ils front. pourfuijvis -a cet gard &. punis fuivant la ri!
gueur des. lois, commne pertirbateurs di reposs public
lefquelles pourfuites & peines no ptouront- etre faites
&c prononcees que par les officietr d's- m.iraut6s.
io. Apres la vifite taite, les cc6na'Finii'es front monster
tout le monde fur le pont, eht front 1'appel fur le
role d'quipage, & .noteront, fuivant les 'circonflances,
tous ceux qu-m aurpnt fix6 leur attention.
x. Les commiffaires dretferont un etat detaille de
lur vifite, sequel fera. fignr .d'eux & du capitaine d4.
bItiment;. copie de cet &tat fera remife au capitaine, &
i!.lui fera expreff6ment ordonni de ne laiffer d barquer
aucun paffager & aucunes marchandifes,. qu'apres en avoir
obten.u notre agreement & aprs avoir rempli toutes,
les formalites prefcrites par les ordonnances.
12. Lorfque les commiiiaireis fe tranfporteropt a bord des
bItimens, ils front accornmpgnes d'une garde de quatre.
homes, a effect t de la configner a bord, dans le cas ou.
les circonflances l'exigeroient.
13. A l'egard des batimens am'ricains qui font aftreints.
. recevoir garden aufiitot leur entree dans le port, cette
garde fera dor'navant 6.tablie avant. qu'ils foient. mouills,.
14. Cette garde ne laiihera border, ni defcendre per.
fonne, q.u'au prialable les commiifaires n'ayent fait la
vifite eexqa des 'pafiagers & de la .cargaifon du batiment,
conforrmenent aux ditpofitions ci-defiuu,.. & fiatuer en ce
cas ce .qu'is jugerpnt. .cnvenable.
i 5. A .fegard des caboteurs & generalement de tous
batimens pontes ii fera etabli en tate de la rade un
certain nombre de comnmiflaires fufiifant, pour aller en
fire la vifite ; & dans le cas oh it fe- trouveroit quelques
paffagers,. foit blanc, foit negre, faAns. paffe-port ou fu.-
peas,. ils les front debarquer, esux & leurs effects, &
les conrfigneront en in lieu fur, jufqu'a ce qu'il ait t &
ftatu a .eur .egard.; & dans le' cas oi il fe prrfenteroit
des cabpteurs pendant la nuit, le .commandant de Ia
trade les fera .-mouiller le plus pres de lui qu'il fera.
potfible ,. & s'affurera, foit par une garden tablie b hord .
foit par tout autre moyen, que rien ne fera d6barque
avant que la, vifite des commiffaires, n ait ete effeauhe.
i ;6.. Et dlans tous les autres cas qui ne peuvent etre
prevus par la prdfente ordonnance ,. laifions a la pru.
dence & au zele des commiffaires,. d'agir de la. maniere
qu'ils jugeront Ie. plus. convenable,, mais toujours concur-
remment avec les: procureurs du 1Roi & juges d'amirautes;
lefquels alors templiront leurs fon!tions, fi elles deviennent
necefiaires, n'entendant. nullement y deroger par la p'refente.
Donne au Port-au-Prince, fous le feeau. de nos armes
& le cphtre-feing de pos Secretaires, le 28 d6cembre 1789.
Signp., le Comte de Pdrini & Proify. Plus has efi tcrit
par M. Ie. GouverneurG;e.neral, Roi de la Grange. Par
M. e ICmmif'air e des Colonies faifant fl.ndion d'In.
tendant, Simon.
Enregiftree au greffe du., ConfeiL fuperieur de Saints
Domingue le, 7 janvier 1790..


AU 1ORT0-AW.P!IIN.CE, DE 'IMPRvIMEAIJ-RO-YALE,







(No(9.)


SUPPLEMENT


AUX


AFFICHES


AMERICAINES.


Du Samedi 30 Janvier 1790.


AV V` lN I S T R A T I 0 N.

Mercrei 3 'firie,- T'ures dii matin, il fera proceed.,
au mnagafin 4a lvente au plus offrant de 136 quintaux
de blcluit, pdverat des vivres de la Marine royale.
Le prix en fera paye comptant, avant la delivrance.


Prix coatrans des Denre'es coloniales, au Port-au-Prince ,
le 3o janvier 179o.
SUCRE blanc, premiere quality, 70 a 75 1. feconde, 60
S6j 1. troifiene, s50 a 5 I1. fucre brut, premiere quality,
56 40. 1. feconde 32 a 36 1. troifieme 26 a 30 1.
Caf6 fin vert, 22 f. 6 d. a 23 f marchand, z21 a 22 f.
infrieur, 19 a 20 f. triage 14 'a 15 f. vieux, premiere
quality ,... feconde ..... triage,..... Indigo bleu,
premiere quality, 10o a I 1 1. cuivre marchand, 9 1. 10 f.
inferieur 7 1. 10o f. pouffiere 4 a 1. Coton remiere
quality, i 5a I60 liv. le cent, feconde, x 15 a 1x5 1.
troifimne, 145 'a 1io 1. Cacao, 9 f. Carret, 15 liv.
Prix courans des Mzrchandifes de France &6 autres,
au Port-au-Prince le 3o janvuir 1790.
Vin vieux de Bordeaux la barrique, 264 300 o lv.
nouveau de Bordeaux la barrique I6o 'a 165 liv. de
Provence, 100 ooa 13 liv. blanc, le tie:'on, 72 l. Farine
de Moiffac premiere quality le baril 96 a 95 liv.
feconde, 75 a 80 liv. commune 70 'a 75 liv. Huile
fine, le panier, 45 1. commune, la cave, 15 a 16 1. 1o f.
Reurre, la livre, 20 a 25 f. Petit-Sale, 'ance 24 27 .
Bceu fal, le baril, 75 a 90 1. Morue, le quintal, 40
491. to f. Savon, la caifle, 30 a. 33 1. Chandelle, la ytvre,
5 'a 26 f. Brin, 7r8 'Paune reduiite 40 a 45 f. 6 d.
dio 3-4., 38 a. 40 f. 3 d. Combourg 40 a 44 f. Saint-
Georges, 3 1. of. Morlaix, la balle, 1450 a i 5001. Rouen
leuret, 700 1. Planches de fap, pied anglois, 170 'a x80
liv. le miller, Bois equarris, idem. Pitchpin.......
CoURas DU. FnRET.


Pour Bordeaux,
Sucre blanc 1 d.
Sucre brut, 15
Indigo, 30

Cotton, 30


AVIS


Nantcs le Havre ,


16 d.
16
30
15
30


xi d.
15

36
36


D V E R S.


Mzrfeille.
15 d.
1$
30

30


3 Le navire le Saint-Jacques, Capitaine Adrien, venant
de Nantes avec une cargaifon bien affoi tie.
3 Mr Champlon Desno&s & Compagnie, ont fionneur
de prtveni le. Public qu'd vient de leur airiver une


fuperbe cargailon affortie en effentes & bois de pitchpin de
toutes les dimenfions qu'on puiffe d6firer, cafes faites, planches
& merrains; ils previennent galement qu'ils tirent fur France,
payable a Paris ou a Bordeaux.
3 Le Sieur Duvet, Marchand Orfevre & Bijoutler au
Port-au-Prince, faifant le coin des rues des .Frontsforts &
Dauphine vis-a'-vis la falle du Comite a rhonneur de
prevenir le Public qu'il vient de recevoir un afiortiment
de bijouterie & argenterie, de tout ce qu'il y a de plus
nouveau : comme chaines & montres d'or, unies & emaillees,
revwtues des portraits de Louis XVI & de M. Nickr, boucles
d'oreilles garnitures de boutons, le tout au gou^t national;
un affortiment de bagues, pour femme ; boltes d'or, de
toutes grandeur ; boites a mouches & bonbonnieres, ainfi
que quantity d'autres articles don't le detail feroit trop long.
,3 M"s Lajfall', Thierry & Compagnie, ont 'honneur de
prevenir le Public qu'ils font charges de la diftiiburion de
1'eau fondante & anti-vne'rienne de M. de Preval : is la
vendent le prix de 6 gourdes la bouteille.
3 Me Demoulein, Avocat en Parlement & Procureur
en la Sen&chauffee du Port-au-Prince, previent le Public
qu'il eft charge de vendre, de gr- 'a gre, une maifon &
emplacement, fitues en cette ville rue de Cond,6, ayant
120o pieds de facade fur ladite rue, & 135 de profondeur;
ladite maifon & emplacement appattenans au Sieur Gchty
Goy, Habitant 'a la montagne des Grands-Bois. II1 en fera
bonne composition, moyennant du comptant ou de bonds
effects fur la ville.
3 M. Nadzau de la Richebaudicre, Doeaeur en Medecine,
donne avis aux perfonnes qui ont de jeunes Negres affedes'
de maladies dites incurables, tel!es que la folie fepitepfie,
'imbicillite, la furdite, i'aveuglement eccafione par des
catara&es, taica, ou ophtalmies graves, queil sen arran-
gera: il prendra aufli chez lui, en traitement, & a temps
limited, moyennant un prix arbitraire, ceux hydropiques,
veneriens, pianifles, fiftuleux ou ulcereux, s'obligeant de
n'exiger aucune retribution, fi, a l'expiration du temps il
ne les rend pas parfaitement gueris. Sa demeure eft vis-
a-vis le Gouvernement maifon qu'cccupoit ci devant
M. de Vincent.
3 Mw Godeficy & Godinct ont 1'honneur de prevenir le
Public, qu'ils viennent de contrakler une fcckte fous la.
raifon de Godcfroy & Goainet : ils prient aufii leurs debiteurs
a la premiere cargaifon du navire I'Alixandre, de les
folder pour leur eviter les voies de drcit.
2 MIrs G. de Kerlgan Pichon & Compagnie reflant
chatigs de la liquidation de la maifon de commerce.
tenue au Grand-Goave, focus la raifon de Mdacftoi &
Ccmpagnie, depuis le 8 o6iobre 1789, print inflamnent
les debiteurs de cette maifon de ne payer qu'entre leurs.
mains, ainfi que ceux qui auront quelques attairs dintere't
avec elle de s'adreffer a eux.
2 Le navire le Sc'rapis Capitaine letds Curet, vetiant
de Mozar: bi yie, avec 340 Noirs a, Iadicfle de M. J. I.
.llcmand, NC ,,eant en cette vile, qui en uvrira 4,







I :
venfe le 24 du courant. II aura h vendre des plces a
'eau de diff rente grandeur.
2 Le navire n6grier les Deux-feunes-Frcrcs, de Nantes,
Capi.taine Raffin,. vient d'arriver de la cote d'Or, avec une
tres-belle cargaifon' de uatre cents Noirs, a I'adrefle de Ma
C.n.jivzncq, Thi.an & C'ompagnie, qui en ouvriront la vente
mardi 26. do courant.
s En vertu d'ordonnance de M. le Sne1chal, & 'a la
requcte da Sieur Pointe aind tant en on nom que
come tuteur de fon frere it fera proced6, le mardi 9
fivier prochain, 'a adjudication, 'a la Barre du Sidge, du
hail tferme pour cinq annees d'une habitation en caf6,
fitue'e 'a la montagne des Grands-Bois compofee de cin.
quante carreaux de terre avec les batimens & cinq
tetes de negres en dependant. S'adreffer, pour piendre con-
noiffance des claufes & conditions de la carte-bannie, chez
Me Clery Procureur, rue Royale.
2 Le Sieur Jofeph Poiffon, Capitaine de navire du port
du Havre a 'a vendre des levites & habits en drap de
toute couleur,- habits de gragram, hollandoife, 6ternelle,
fiamoife fur foie, gilets de bafin, mouffelinette rayee,
unie., brodee, garnie de frange, calecons & pantalons de
Rouen le toiut trCs-fiais, des mieux traits & du dernier
gouft; it a en outre divers articles invendus, de la cargaifon
du navire 'I Comte-de-Mercy; il fera de tout bonne com-
pofition, fe difpofant a partir en bref pour France : il
pre -ceux qui lui doivent des anciennes & nouvelles
cr/ances, de le folder. Son magafin eft chez la nominee
Sanitte DufrU, rue de Vaudreuil p:es de la place.
s M. Binau, Habitant 'a Leogane, invite Mrs fes
creanciers de vouloir bien fe trouver le lundi huit fivrier
prochain neuf heures di mating, 6tude de Me Ra(on,
lNotaire 'a Leogane, afin d'avifer aux moyens les plus prompts
& les plus efficaces pour parvenir a la liberation envers eux.
2 Le Sr Larue du Mont-Rouis donne avis qu'il vient
'd'acheter du nomerr Jean Greneau, M. L., demeurant a la
'colline du Mont-Rous un terrain pour culture ,'de mille
pas carries fitu audit quarter du Mont-Rouis paroiife de
Saint-Marc, borne d'un cote de la force de la Liane-a-
poignde & des autres coces de terres non conced-es, lequel
terrain lui a ete concede le 30 mai 1768 : en conf6quence,,
edit Sieur t-ie les creanciers du nomme Jean Grencaun,
qui pourroient avoir quelques droits & hypotheques fur ce
terrain, de fe faire connoi-re, pour avifer aux moyens de
5es fath.ifaire.
2 La fociet6 qui exifloit entire les Sleurs Pilon & Durant,
pour 1'entreprife des boucheries, 6tant finie & diffoute, depuis
le o i novembre dernier, & qu'il eft du au Sieur Durant par
Jadirefocie&t, i refte charge de faire les recouvremens; &
en cette qualit6, il prie les perfonnes qui doivent a ladite
fociete de payer inceitamment pour eviter le defagrement
qu'il auroit d'8tre oblig? de les y contraindre par les voies
de droit. Comme ledit Sieur Durant a 1'entreprife des
boucheries pour le Roi, il prie M1s les Habitans qui ont
& qui auront de bonnes bites 'a comes 'a vendre de
e'adreffer a lui, il les payera comptant, fuivant-leur valeur.
i Un Negociant de cette ville fe trouve charge par
une maifon de commerce en France, de s'informer s'il y
a des fucreries ou des caf6ieres, mais particulierement des
ftcreries, a vendre ou a affermer dans la dependance du
Port-au-Prince. Ceux des propri6taires qui voudroient traiter
de .fune -ou de lautre mani&re font pries de fe fire
,nnoitre chez M. Bourdon, Imprimeur du Roi, qui indiquerai
ompillitnna"ire,


II fera proedd jeudi prochain, que ron comptera 4 fe ,.
au bureau des vents de F'Atiraute a neuf heures (I
matin, a la vente & adjudication d'un part d'environ trepte
tsies de Noirs, de tout Age & de tout fexe provenais
des' cargaifons desnravirs la UTil.k-da-Bflc, de la Rocdle,
Capitaine Bourgine, & la Tolounce de. Nantes, Capitaine
Racaud a l'adc!effe & confignation de M. Dumouflif;
a la charge de payer comptant.
i Le Sieur Audebert, Horlcger, nouvellement de retour
de France en cette ville, a I'ionneur de prevenir le Public
qu'il eft affocei avec le Sieur Legras & qu'il a apport,
de Paris de tres-bonnes mnontres, chames en or, & autres
bijous. II demeure rue des Frontsfo ts, en fon mneme magafin.
Le Sieur Pijol Marchand Confifeur en cette ville,
vient de- recevoir de France un affortiment de graines de.
jaidin, ainfi que des confitures de toutes efpices. Ceux qui
auront befoin de ces articles, font pries de s'adieffer audit
Sieur rue des Frontsforts.
i En Nertu d'ordonnance rendue par M. le Lieutenant
de FAmiraute du Port-au-Pr nce, le 18 d6cembre & a la
reOuWte de .Mr Etienne Patot & Lajard N6gocians en'
late ville il fera le mercredi to fevrier prochain,
prcc!de, 'a audience des crimes de 1'Amiraut6, a Li vented
& adjudication definitive de la goelette le Ranger, du port
de foixante -tonneaux ou environ, enfemble des agres &
apparaux en dependans; le tout aux charges & conditions
infer:es dans la carte bannie dont on pourra prendre
connoilTance en i'etude de-.M Poncet, Procureur pourfuivant.
i Les Sieurs Dztftcur & Compagnie ont i'honneur de
prdvenir le Public qu'a computer du 2,2 janvier courant,
le Sieur F Timothe Guillot n'eft plus int&reff~ dans leur
maifon, firivant la d&ciaraiion qu'ils en ont fate au greffe
du :Siege le 28 janvier fufdit ; en confequence ceux qui
pourroht avoir affaire 'a traiter avec lui, font pries de ne
point prendre en confid&atiori fa quality d'affocie des Sieisr
Dufjour & Coim.pagnie, pour lefquels il ne peut plus ftipuler
les interests.
A la requete du Sieur Thibaut, Menuifier 'a Saint-Marc,
au nom & come tutevr des mineurs Tiphaine, il fera,
le famedi que l'on comptera 13 f6vrier prochain, procede
ia la barre du Siege de ladite ville, iffue d'audience ordi.
naire a l'adjudication au plus offrant & dernier enche-.
riffeur, du bail a loyer pour trois annees entieres &
confecutives, de cinq t&tes d'Efclaves, don't trois ouvriers
tailleurs, appartenans auxdits mineurs ; aux charges, claufes
& conditions de la carte-bannie don't on pourra prendre'
communication en l'6tude de Me Monjalon Avocat en
Parlement & Procureur 'a Saint- Marc.
A la requete de M. Berjat, ancien Negociant 'a Saint-
Marc au nom & comme excutealr-teftamentaire du feu
Sieur Louis Julicn, il fera proc&de a la barre du mefne
Si6ge & de la meme maniere, a la vente & adjudication,,
au plus offrant & dernier enchlriffeur, de trois tetes d'Ef-
claves dependans de la fucceflion dudit d6funt; aux
charges, claufes & conditions de la catte-bannie don't on
pourra prendre communication en l'etude dudit MY Monjalon,
Procureur pouifuivant.

lTATr des Negres epaves,qut doivent etre vendus a -la Barre d
la Sendchauf'e de J.'rmic le 3 feivrier '79o.

Un Negre nouveau, Mondongue, fans etampe appareinte,
Age de 35 ans, taille de 5 pieds x pouce ayant un peu
dc barbe ne pouvant dire fon nom ni celui de fon maite.








4netolne, Napgo, tamp-i fur.le tfei drok PICOT, ag6
'de n. ans, taille de 5 pieds i pouce fe difant appar-
tenir a M. Picot, Habitant Sucrier au Platon dans les
Shapteu.s des Cayes.
D E P A R s.

3 Le Sieur Baffibey cadet part pour France, & declare
r I ne rien devoir.
c 3 Mle Dupont part pour France, & declare ne rien
S devoir.
s B 3 M. Cha obqeau part pour France :il vendra trois Negres,
i. don't une Negreile avec fon his age de 8 ans, & un petit
I 4qgre valet; il en fera bonne composition, pour de far-
gent on des denrezs.
3 M. Balmain part inceffamment pour France.
it 3 Le Sieur Jacques Poque part pour France, declare ne.
rien devoir, & prie les pe.-fonnes qui lui doivent de le
it folder, pour l'i 6viter le d-fagrement de les y contraindre.
la .2. M. de Ror:.fray, Sen6chai, part pour fon habitation
vers les premiers jours du mois de mars, & pour France,
I, par conge, vers le mois de jLin: it a a vendre des meubles
te B de toute cfpece.
rt 2. Le R. P. de Ligne, Religieux Dominicain du couvent
d'Auger, Cure de Cavaillon, partira inceffamment pour
Fsrance.
re 2 Le Sr Jean-Baptifle Vidal, Entrepreneur aux Matheux,
it. fe difpofant patir pour TFrance, par tout le mois dcavril
Ie prochain, pour caufe de maladie, avec la Dame fon 6poufe,
fa petite fille, agee de quatre mois, & fon hre Francois ;
lir' il aura a vendre, a la fin de mars, neuf Negres ouvriers,
e deux Negreffes, & un petit' M-uaitre, ag .de trois ans &
ui demi; deux chevaux, & fes outils de charpentier: il don-
Ile J deran des terms Aux acquereurs, moyennant de bonnes ,
iN lettres de change fur France, ou des furetes convenables:
er il prie Mrs les Habitans de qui il a des entreprifes com-
mencees, de vouloir bien les lui faire finir, & de le payer,
C, B pour lui eviter d'ufer des voies de rigueur.
Le Sieur Jean-Baptifle Girot aind, Marchand en cette
lie ville, part pour France dans le courant de mars procliain,
1i. avec la Dame fon 6poufe & fes deux enfans : ii prie les
ie-L perfonnes a qui il pent devoir, de fe presenter pour
& receloi leur payment, & celles qui ..lui doivent de de
rs folder, afin de lui 'viter le defagriment de les y contraindre
es B par vole de rigueur.
re 2 Le Sieur Dijon, Gerant aux Grands-Bois, part pour
en France.
2 M. Demonbos, Habitant aux Grands-Bois, declare
it- fire partir pour France fes deux Demoifelles.
eu 2. M. Simon Philippe, fe difpofant a paffer en France, en
e I nmars prochain prelix, prie les perfonnes q1ui doivent a la
n focite ;qui a exifti entire lui & le feu Sieur fon- free,
S fo0is la raifon de Philippe f*ercs, au Boucan-Brouc, ,en la
x aine du Cul-de-Sac, de le payer inceffamment, afin de
DIO Iiu eviter le d6fagrkeent d'exercer contre elles les voies
nl de rigueur, & cells. qui il peut devoir, de venir recevoir .
ler. d&. Son domicile eft a la Croix-des-Bouquets.
La Demoifelle Bufitlre, demeurante en cette ville,
fe propofe de partir pour France, par le premier navire
qu'elle avifera.
P M. Valleton, Habitant 'a l'Anfe-'-Veaux, part pour
:e nce, en vertu de la declaration .lu'il- a. fate au greffe
eu de la Senechaufiee du Petit-Goave
I A. 4 Jiirigoyen past i.ceffamment pour France1


x. Le Sieur Xoyreaukt part. pour, France .pour caufe
de maladie.
1 La Dame Jne Peronnel, Marchande aux Baradaires, part
pour France au prirtemps prochain ; en confequence, elle'
prie tous ceux qui lui doivert de la payer inceffammenrt,
pour la metre "a mrame de fatisfaire ceux a qui ele doit;
& le faraint, ils. lui eviteront le d6fagriment d'ufer envers
eux des voles de d&,it, don't ceux a qui elle eft redevable'
la menacent de f6vir contre elle fi elle ne les fatisfait
pas de fuite.
D E M A N D v S.

2 I.es perfonnes qui auront connoiffance de la refidence
du Sieur Batard, fe difant M6canicien & Entrepreneur de
batimens, font prices d'en donner avis au Pere Superieur
de l'Hopital de LUogane, qui a des affaires d'in:tret a
terminer'avec lui. Ledit Sieur Batard eft un jeune homee
de vingt-deux ans, de. la taille de -cinq pieds un pouce,
blen dcubli t:es marque de petite-verole, & blond.
2 On defireroit favoir des nonvelles de M. Rideau du'
Mornet, demnurant ci-devant au Cap, enfuite au Port-aa-
Prince. Ceux qui auront connoiffhnce de fa demeure, ou
de fa moit, font pries d'en donner avis au Sieur Rerard,
chez M. Mogard, au Port-au-Prince; ou a. M. Clary, Nego-
ciant au Port-de-Paix, qui a des affaires de cont'fqueqce i
lui, communiquer.


F F ET


r o u v .


II a ete trove une montre avec fa chalne, par une
N6greffe de M. Janin. Ceux a qui elle appartient peuvent
la reclamer chez ledit Sieur demeurant en cette ville
maifon de M. Ragnos en la d6fignant & payant les frais
du present avis.

NAVIR S E N CHARGEMENT.

3 Le navire l'Alexandre, du Havre, Capitaine Magnan;
du port de 350 tonneaux, partira pour ledit lieu a la fin.
de fevrier prochain ; ce navire eft neuf, tries commode
pour les paffagers. Ceux qui voudront y charger a fret ,
font pri-s de s'adreffer chez Mrs Godefroy & Godinet,
Confignataires dudit navire, rue des Capitaines, ou audit
Capitaine a fon bord.
3 Le navire Lz Therefon, de Marfeille, commander par
le Capitaine Confl.nt, partira. pour 'Baltimore le 1 5 fvrier
prochain. Ceux qui voudront y paifer, ou y charge r,
pourront s'adrefler audit Capitaine chez M. Bec aind,
rue des Capitaines.
3 Le navire le Saint L'on de Bayonne Capitaiie
Larote', en rade 'a Saint-Marc, partira pour Bayonne d'ans
les premiers .jours d'avril prochain. Ceux qui voudront y
charger voudront bien s'adreffer a M1's Boubee, Dupauy
& Co"mpTagnie, ou audit Capitaine, en fon magafin.
Le navire la Bclle Cr.ole de Bordeaux, Capitaine
Simon De/jaie, partira pour ledit lieu da 15 au 20 fevrier
fixe ; it prendra quelque peu de fi-et & fera le 5 &
le 1o dudit mois, une vente, dans fon magafin, des reftas
de marchandifes qu'il peut avoir.
. 2 Le navire la 'Jeaine Sophie, de Bordeaux, Capitaine
JA Liafirgue a6tuellement ia J~remie partira pour ledit
lieu, du; .o au 30 ma's prochain : it prendra du f et & des
paffagers qui lerot trtes coinmodement logs. S'adreileA
audit Capltaine, Jeem4-ie..


I;









~ I


I I

4.,
1 4.
I,



;~ K




Li

41

*1
.4




* ~ -. .- .~-------


SLe navIre le Cefaron de Marieille, Capit. 7/itenne,
partira pour ledit lieu dans le courant de fevrier; il prendra
du fret & des paffagers. S'adreffer a M. Larreguy ou au
Capitaine, rue Sainte-Claire, dans les magafins de M. Flion.
2 Le navire k Vaillant-Second de Bordeaux Capitaine
'Jean Sorbe, partira pour ledit lieu le 1x f6vrier fixe; il
trendra du fret, & des paffagers qui front commod'ment
loges: ce navire, du port de cinq cents tonneaux, eft 'a
fon quatrieme voyage, offre toute la ficurie & les renfei-
gnemens que Fon pourra defirer.
2 Le navire le Gloricux, de Bordeaux, du port de
quatre cents tonneaux, Capitaine Demignot aind, ayant "a
bord cent cinquante barriques de fucre, partira pour. ledit
lieu du 1 au 20 mars prochain; it prendra *du fret, & des
paffagers qui y front commodement logs. S'adretier audit
Capitaine; ou & Mrs Eyma, Livardie & Compagnie, Nego-
cians en cette ville.
' x Le navire le. Simple, de Nantes, Capitaine Y. G-fe,
partira pour ledit lieu du 12 au i 5 fevrier prochain. Ceux
qui voudront. y paffer s'adreiferont audit Capitaine, en
loa magafinm rue Saint Philippe.
A V E N D R t .

SExcellens louchets de maitre, garnis d'acier aux deux
bouts les plus propres a planter le cafe ; piquois de maitre,
I Flepreuve; un part de jolies baguettes, ou bordures de
tapifferies, en bois, dans le dernier gouit, on s'oblige de
ks pofer; or en livret, pour les voitures, & autres orne-
mens ; fuperbe bafin uni, de la plus belle quality; tamis
en fit de laiton, pour paffer auffi fin qu'a ceux de foie.
S'adreffer au Sieur Martaux, fur la place d.e 'intendance,
ptrs de U'glife.-
2 U"n brigantin de quatre-vingt-dix a cent tonneaux,
frais .carene,. fes agres, apparaux & voiles en bon etat;
& utn bateau de cinquante a foixante tonneaux, idem come
deffus. S'adxreffer a- Mrs F. Bridon & Grding aux Cayes,
qji en front bonne composition. .
StUn ljeune Negre excellent valet fachant faire la
cuffine, a .vendre. a amiable. S'adreffer au Sieur Legue,
Iloqueton du Bureau des Claffes maifon du. Commiffaire,
pWs la, grille de .l'ntendance.

.' Z,. D A oZ 0 -A A F F E R M ER .'

2 Une maifon fituhe au coin des rues Royale & des
Miracles, tres-propre 1 faire une maifon de commerce:
plus, un emplacement fitue rue des Miracles, a cot' de
Mr: Meynardie. & Picard, N6gocians, fur lequel font conf-
traites une: remife & une cuirie. S'adreffer a M. de Ronferay,.
a jqui le tout. appartienit.
i Boulangetie tres-achalandce, confidante en trois Negres,
excellent boulangers,, deux Negrefles, bones marchandes,
wtiles '. la boulangerie, & tous les uftenfiles y attaches
S'adreffer a-u Sieur Pain, a Leogane qui en fera bonne.
composition pour du comptant, ou en lettres de change
fu.r France endoires par des Negocians : il: pri a*u*ifi
fes d biteurs de vouloir bie le folder, pout. le mettre ",


rneme de fatsfaire ai es eagagemens, i1' leur aura toute
obligation poffible.

SsCLAV Cs ZN MA RROXN AG*;

3 Moufa, Bambara, & Kiouk, Bibi, tous. deux 6tampes
H. GUERRIN, au-deffous pt au pee; parties marrons le
29 du mois dernier : ils font foup oin6s etre dans le quar.
tier du Boucan-Patate.. Ceux qui en aurprit connoiffance:
font pries de les fair arreter, &-.*'e donh r avis a M.
Hi Guerrin, Negociant; if y aura r.compnfe..
3 Abraham, Nago, age' de 25 ans; lfmael, Bambara,
age de 28 ans; Ladouceur, Arada, ag de 24. ans, tous
trois etampes.CHAUPIN ST. MARC : Francifqui, Aouffa,
age de 27 ans; Lagare Congo, age de 24 ans; & Mar.
dochie Aoufla ge de '24 tous trois itampes CESSAC
ST. MARC; parties marrons.le i" janvier, de la guildive
du Sieur Dujardin, aux Verettes. En donner avis a Mr*"
Laprie, freres, Negocians a Saint-Marc.
2 11 efi parti marron du 10o au i de ce mois, de chet
le Sieur David, Voilier, un Negre, Congo-bord-la-mer,
fans etampe ni aucune marque de fon pays; le nom qli'il;
avoit eli Cognac, & celui qu'il a maintenant eft Rion.
En donner avis audit Sieur David, fur ld quai de Rohan,
en cette ville.
i Marie-Jofephe, Creole, & Sufanne, N6greffe noivelle,
etampees ROBIN 1 ST M ; parties marronnes dans Ia
nuit du 24 au 2 de ce mois de l'habitation Piveteau,
fituee au haut de Belair. Ceux qui en auront connoiffance,
font pries d'en donner avis au Sieur Robin a qui' elles.
appartiennent.
Leger Creole, on ,le croit etampe SSSI age de trente'
a' trente -cinq ans taille de cinq pieds quatre a ,cinq:
pouces trapu bien pris les dents forts blanches,
ayant quelques marques de coups de fouiet; part marron
d'epuis environ deux mois appartenant a l'habitation desa
nommes Sophie & Saint Louis Habitans au Boucaflin,;
On prie ceux qui en auront connolifance de i'arreter, &'
d'en donner avis au -nomm6 Labaflide, M. L., en ville,
ANIMA.VX GA i' R S.

3 11 s'eft egare une mule fous poil brun, 6tampke LBM
ayant une corchure-au poitrail. En-donner avis a M. Vialklt
Habitant au Petit-.Goave.
SUnie. mule fous poil -bai., tampee VMo s'eft c-happe~
de 'habitation'de< M. Cadillac, au Foond-Verettes. On price,
les perfonnes qui en auront conroiifanc de vouloir bien
en donner. avis K M. le Mdllur ,. Habitant: en plainer
Sou a' M. Poulle, aun Port-au-l rince,


Les viiitabfes Poudres- dis Chevalier, de Godemax' ke'
diftribuent a l'Imprimerie de M. Bourdon, en. s'a:dreffant
au Situr Ma/hon, qia tient aulli '. e collection de Cof-
tumes efpagnols', anciens & modernes graves & cc lorcs,
contenant fix. cahiers de douze planches chacurn & a~tresl
eftampes- & portraits.


4vwcpermiron de MM.Leks Gine'ral6I ntendaint.


AU PORT.- AU 1AINCI-I-c-uiez 1IOT1RDON#sIrMpRiM4-ux .DU .- L







. .... -.. --- -- ---

IMPRIMERIEEA ROYALE. 1790.

A IC -ES I 1. AMERICAINES.

EU D I 4 FEVRIER.


24 onces.


MOUVEMENS DES PORTS DE L'OUEST ET DU SUD.
Arrivee de navires francois. PASSAGERS.

A Jr'm'ie, le 9 janvier, I'Amtid Laurent,
Bordeaux, 22. novembre.
Le Saint Frvncois Nicolas Marfeille ,
9 novembre.
Le 12 le Marville Ciquelle Nantes,
2,2 novembre.
Total des pazag. ,rave's depuis le erjanvier 179o,


6' des bdtimens. .


A Tiburon, le 1 8 j.nvier, k Cap-Tibwon ,
Dumoute Nantes, 29 novembre.
Total des pafag. arrives depuis le i" janvir 1790o,
6& des batimens. .
Auk Cayes, le 17 janvier, le Tigre, Yves
Denis, Nantes 7 dccembre.
Le 19, la Conflante-Pauline Comte, avec
231 Negres.
Le 24, le JAnm- Alexandre, le Goic, Bor-
deaux 30 decerbre.
Le 25 le Gonaivien Vollet, la Rochel'e ,
6 decembre.
Total des paffag. arrive's depus le tjanvier y90o,
6* des bJtimens. .
Depart ae na vlres francols.
Du Port-au-Prince, le 26 janvier, le Saint-
Honore, RouffTe, Nantes.
Le 29, le Jcure-Louis Pofcel, Havre.
Total des pa{ffag. parties dpuis le Ic' janvicr ty79o,


.& des bdl!;hers..


. .*


4


I
m |





I

II
24
7


5
7


Arrive de navires 'tr.angers.
Au Port-au-Princi le 28 Janvier, le Neptuac, Webb ,
Po-t Land.
Le Mafznnetzn Potler, G4orgie.
Le 29 Ic Lion, Draning Port-Land.
Total des bJt. C Jt-ng. ariv.'s depids le t'IC janver to, [33]
Au: Cayes le 2o janvier la Peggy John Hullel ,
Trinite.
SToal des bt. itrang. an'ivs depuis le 1" janvier 179o, [6]


A Tiburon, la iy janvier le Peggy, Nedden, New-
Jerfey.
Total des bat. itrang. arrives depuis le "er janvier 179o, [I]
D part dc nayires strangers.
Dn Port au Prince le 28 janvier la Marie Anne;
Eigelowe New London.
Le Good, Denis, Caroline N.
Le 29, la Sally Price, New-Bern.
Total des bt. eitrang. parties depuis le ,"e janvier 79o, [14]
Du Cap Tiburon, le 19 janvier, le Peggy, Nedden,
New Jerfey.
Total des bat. etrang. parts depuis le te janvier 1790, [1]
Des Cayes le 21 janvier la Polly Guittebris Saint-.
Thomas.
La Fc ur-de-la-Mer Penedo Romb.
Le Fair, Morley Caroline N.
La Sally, Hardy Hopes Salem.
Total des bat. e'trang. parts depuis leh r janvier 179o, [8J

ESCLAVES MARRONS ENTRIES A LA GEOLE.

A LUogane, le 24 du mois dernier Thlodore, Canga ,
etampd fur le fzin gauche, autant qu'on a pu le dif:inguer,
R. P fe difant appartchir a. M. de Villjciza. Capitaine
au Rghiment du Port au- .Prince,
A Saint-Marc, le 24 du inois dernier uire Negreffe
nouvlle Congo etampee ill.fileme.nt fur le fein droit
agee de 18 ans, iail!e de 4 pieds 9 pouces, ne pcuvant
dire fon nom ni celui d( fon rnmaltre : le 25 tun N'e
nouveau Congo Ctampe fur le fein gauche CA, louche,
age de 26 ars taille de 4 pieds it pouces, ne, pouvant
dire fon norn ni celui de fon maitre : le 26, L.aojde,
Congo, fans ampe ag de 24 ans tailie de 4 picds
10 pouces, fe d f;:r.t appalteni- a Nlm e Dcn,,:y au Tap on:
le 27, Lzro'fe, Nago, etamp.e fr les feins DUBVISON,
au-deflbus A ST MSARC, g de 30 ans, ta!le de peds
i pouce, avant un nabot a la pane gauche fe difar:t
appartenir a. M. Dubij{f'on.
Au Port au -Priice I, 24 du mo's drnier, Z:pir",
Congo etampe fur le fein gauche LAR ne pcuvant cui
ne voulant dire le nomn de fon maitre le I2- Jn,,
Creole eAamp LALAUE fe dilant a:-a. tenir a .i.
Diurnont Coutll.er ; Doniqu. e Ccno, ei-npi ) LA
au-deiious MONTAIGNE ft diflant ri.pprteiur a M. a de
Sibert; & Charlotte Mulatrefe etaL'ie fiV r le f:, d o't
PIAMONT "T ftr le gauche CHAUO a:-d,~LTus TOT,
fe difant appa-tenir a M. Jouon : le 26 trc i> N, I rres
nouveau Mozarnbiques nonmmos AJuq', Mlarin &
Antoine etamp6s BROT'IE, ne pcuvani .dire e Iomin de


t


* *





1.






II.,
*1










p
Ii
II








~s



I I


D I VE R S.


M. Mulonier?, N6gociant aux Cayes, engage fes
creanciers a fe prefenter pour recevoir leur payement, &
prie fes dkbiteurs de lui eviter les voies de rigueur.
3 Le nomme Grettly, valet-de-chambre de M. le Comte
'Barbanfois, vient d'apporter de Paris, divers objets de
modes, nouveaux, tels que chapeaux, jupes, &c. S'adreffer
chez M. Couflard, pres la promenade.
3 A I'hotel dg Chillau Laroche, Patilier-Traiteur, rue
Royale, vis-a-vis M" Lafflteau & Faure, Negocians.
3 M. Binau, Habitant a Logane, invite Mrs fes
creanciers de vouloir bien fe trouver le lundi huit de ce
mois neuf heures du matin etude de Ce Raton ,
Notaire a Leogane, afin d'avifer aux moyens les plus prompts
& les plus eflicaces pour parvenir a fa liberation envers eux.
3 En vertu d'ordonnance de M. le Sendchal, & la
requete da Sieur Pointe ain tant en fon nom que
comme tuteur de fon frere, il fera procede, le mardi 9
de ce mois a 1'adjudication a la Barre du S.ege, du
Si fgrmne pur cinq annies, cd'une habitation en cafe,


.1


leur maitre, ayant des marques de leur pays fur la fgure;
& Jacques, Congo etampe BERTE, fe difant appar-
tenir a M. Berte : le 28, A(or, Congo, etamp6 FRAI-
GNEAU, au-deffous P. AU PRINCE, ayant un carcan au
cou fe difant appartenir a M. Fraigncazi ; & Janvier ,
Congo, etamp6 DAVILLIER, fe difant appartenir a M.
Bar'eau de Narcay : le 29 Antoine, Ibo etampe M.
RUECH ayant un carcan au cou fe difant appartenir a
M. Reimb.aut MaIfotn; Chitta & Jacques, Congos, fe dilfant
appartenir a M. de Sibert; deux Negres nouveaux Man-
dingues, etamp6s DE LEONVAL, ne pouvant dire leurs
noms ni celui de leur maitre ; & un idemn Mandingue,
etampe R. F. BILLE, au- deilbus J. ACMEL, ne pouvant
dire fon nom ni celui de fon maitre : le 30 Frontin ,
Congo, fans etampe, fe difant appartenir au Sieur Paul,
Huiflier; Ifidore fe difant appartenir 'a la D11 Minette ;
Alichel, Creole. fans 6tampe fe difant appartenir a M.
de Sibert; & un Negre nouveau, Arada, etampe BELOT,
au-deflbus P. PRINCE, ne pouvant dire fon nom ni celui
de fon maitre.

ANIMAUX ENTRIES AV X PAVES.

A LUogane, le 22 du mois dernier, une bourrique fous
poil grisatre, 6tampi e du cot6 du montoir AM ayant le
out d'une oreille clabaude.
A Saint-Marc, le 2.2 du mois dernier, une jument fous
poil rouge, etampee illifiblement fuir la cuiffe du montoir,
& une pouliche, fa luite, fous poil brun 6tampee fur
)a cuiffe du montoir BOU.
Au Petit Goave, le 24 du mois dernier, trois mulets
fous poil gris, 6tampes, autant qu'on a pu le diftinguer,
M,, & d'autres lettres illifibles, ayant la queue longue.
Au Port-au-Prince, le 24 du mois dernier, un cheval
fous poil gris 6tamp. illifiblement & une jument fous
poil brun tamp6e PL ayant les oreilles couples : le
.a un bourriquet fous poil brun fans etampe; une jument
fous poil bai-blond etampee 12 ; un cheval enter foIus
poil rouge, etampe F.P.Y, au-deffous D; un cheval fous
poil bai, 6tampe Dig ; & une jument fous poil gris ,
'tampee VR.


fituee A la montagne des Grands-Bols, compofee de c de
quante carreaux de terre avec les batimens, & cinq
tetes de negres en dependant. S'adrefier, pour prendre con.
noiffance des claufes & conditions de la carte-bannie, .chez
Me Clery Procureur, rue Royale.
2 En vertu d'ordonnance reniue par M. le Lieutenant
de l'Amiraute da Pott-au-Prince, le 18 d6cembre, & la.
requete de Mrs Jitienne Patot & Lajard N6gocians en
ladite ville il fera le mercredi io de ce mois
procede, a l'audience des crimes de FAmiraute, a la vented
& adjudication definitive de ]a goelette le Ranger, du port
de foixante tonneaux ou environ, enfemble des agres &
apparaux en d6pendans; le tout aux charges & conditions
inferees. dans la carte bannie don't on pourra prendre
connoiffance en 1'etude de Me Poncet, Procureur poufuiivant.
2 M. Affalit a rlhonneur de prevenir les perfonnes avec
lefquelles it eft en liaifon d'affaires, que fa demneure aa:uelle
eft dans la maifon oh refloit feu M. de Villeneuve, rue
Royale.
i A la requete des heritiers du feu Sieur Bouch ,Des.
fontaines vivant Habitant A Jdr6mie it fera procede le
20 fevrier prochain, en I'tude de Me Thomas, Notaire
audit quarter, a la vente de deux emplacemens bhais,
ficues en cettedite ville, rue Baffe-de-la-marine; a la charge
de payer comptant. S'adrehler, pour de plus amples eciaircifie.
means, en lletude de Me Thomas, Notaire audit- lieu.
En vertu d'ordonnance du Siege royal de Jeremie, en
date du 14 janvier 1790, & la requ'te du Sieur Londd,
tureur principal des mineurs Frager, 1i fera procde apres
trois criees-publications de quinzaine en quinzaine a la
Iarre du Siege, le famedi 27 f&vrier, au bail a ferme
pour neuf annees d'une habitation de la contenance de deux
cents carreaux de te:re, fituee a la riviere des Rofeaux,
fur laquelle font vingt-trois mille pieds de caf6, des vivres,
batimens, & vingt-quatre tetes de Nbgres tant grands que
petits y attaches, & trois mulets; aux claufes, changes &
conditions ordinaires des baux 'a ferme de biens de mineurs.
II s'eil tgare le 30 ou 31 du mois dernier, de la maifon
de Chanlatte aind, en cette ville, un Negre, Mozambique,
provenant du negrier adreff6 a M. Allemand. On aura obli-
gation celui qui en donnera des nouvelles, & on don.
nera recompenfe a celui qui 1'exigera.
Mrs Staniflas Delonguemare de la Salle & Compagnie
continent la vente du negrier le Roi-d'Angole, arrive de
Malimbe avec 5oo fuperbes Noirs; is ont a vendre du
riz de la Caroline, vin de Champagne, bifcuit d'Honflear.
A la requete de Me Girault, Curateur, grant en cette
quality celle de M. Lacroix de Villeneuve, vivant Confeiller
au Confeil fup6rieur de Saint-Domingue, il fera proc6de,
le 6 du prefent mois, a quatre heures de relevde, en la
maifon dudit Me Girault, a la vente & adjudication, au
plus offrant & dernier encheriffeur d'une voiture quatre
roues peinte en vert, moulures dorees double de drap
blanc, mnontee fur quatre reflorts anglois ; le train peint en
gris : cette voiture fort de chez l'ouvrier & eft cans le
meilleur itat ; on y joindra les harnois de cuir anglois.
x A la requete de Me Girault Curateur il fera,
mardi 9 de ce mois, procede, a la barre du Siege royal
de cette ville a la vente & adjudication, au plus offrant
& dernier encheriffeur d'une Negreife avec fes trois enfans,
Mulatres, dependans de la fucceflion du Sieur Jauban dit
1Bombardier, demeurant aux Grands-Bois,
i A la requite de Me Girault Cu.:ateur il fera, mardi
9 de ce nois, procde, 4 la barre du Siege royal de cettO


SV I S







,i I a la vente & adjudication au plus offrant & dernet
el hrifeur d'an Negre age de ,23 ans, 'd'une N6grefle &
de fes fept enfans don't quate Negrittes & trois NCgrillons,
dipendans de la fuccehion du Sieur Antoine Bernard,
vivant Habitant au Mirebalais.
l Le Sr Pujol, Marchand Con~feur, rue des Frontsforts,
ayant achet6 a M. Robin tine Ntgreffe mrarronne nom-
be M riedJofephc &e fur le fein gauche, ROBIN
ST MARC. Ceux qui en auront connoiffance font pries
de favertir qu'elle eft vendue au Sieur Pujol, qu'elle peut
fe rendre chez lui, nulle peine ne lui fera faite.
i La veuve Surentiny tient dans fon magafia rue de
Vaudreuil, maifon de M. Lefpinafje au Pott-au-Prince,
de l'excellenIte moutarde de Dijon reconnue pour etre
la meilleure tant paicc qu'elle fe conferve jufqu'a fa fin,
que par la fact de de lui rendre, avec un peu de vinaigre,
fa pemieie fraicheur. On en trouvera a Saint-Marc, chez
Ma. Frncoual, & au Cap chez M. Antoine Nicolas, Nego-
cian!t, rL;e royale. La Dame Surentiny fe flatte que ceux
qut voi dront Lien en fire ieffai, en front fatisfaits, come
le font ceux qui s'en fervent journellement.

D E P A T s.

S me veuve Lafitte part pour France; elle vendra
deux N6grefies bonnes blar:chiffeufes, liffeufes, marchandes
& cuifimires ; un jeune Negre cuifinier, & deux autres do-
meftiques, ages d'environ 18 ans ; elle vendra de plus fon
fonds de magafin & efle affermera la maifon qu'elle occupe :
elie prie ceux a qui elle peut devoir, de fe prefenter pour
recevoir leur payment, & ceux qui lui doivent, de la payer
inceffamment, aim -de lui eviter le defagrement d'ufer des
voies de droit.
3 M. Poulle part pour France, au printemps prochain,
& declare ne rien devoir dans la Colonie. 11 laiffe Mrs
Camfirancq & Thidan, conjointement avec M. Alex. le
Francois, charges du foin de liquider la fuccellion de feu
Auguflin Poulle, fon frere.
3 M. Gere de Lamotte Habitant aux Abricots, part pour
France avec la Dame fon epoufe & fes enfans ; il laiffe
M. Delacoudre fon charge de procuration.
3 Le Sieur Hicardet fe difpofe a partir pour France dans
1! courant. de f6vrier, & declare ne rien devoir.
3 Le Sieur GaJpard Touache, Marchand Grailtier en cette
ville, part pour France.
2 M. Blanc, Habitant au Fond, part pour France, &
laiffe, pendant fon abfence, M. CeJar de Lacroix charge
de fes affaires.
2 M. Dupre, Avocat en Parlement, demeurant en cette
ville, part inceffamment pour France; il emmene avec
lui le fis de Mm'" Chevalier, du quarter de Mirebalais,
ege de deux ans, & le Sieur Dubois, fon domeflique.
2 M. de Lattre Dufart & Madame fon epoufe fe
i'pjufent a partir pour France an printemps piochain ;
11 laiile fa procuration a Mrs Eyma Livardie & Com-
pagnie, Negocians au Port-au-Prince.
2 Le Sieur Martin, Horloger fur la place, a Saint-Marc,
partira pour France, on la Nouvelle-Angleterre, pour caufe
de maladie, dans le courant d'avril prcchain; il prie ceux
qui lui doivent de le payer, & ceux qui out des montres
Iez lui, de les retire avant fon depart; ceux qui ont
udque chofe a lui r&clamer peuvent fe prefenter, ils
tlt fatisfaits. A fon depatt, il remettra fon fonds au Sieur
ateyj Hirloger audit lieu, a cqui on pourra avoir toute


conflance; il fe chargera de garantir les montres pour une
annee, fauf fra&lure du moment ohl elle fera rendue; ledit
Sieur Martin fe charge de lui en tenir compete.
2 Le Sieur Routier, refidant l'Ifet fe difpofe a partir
pour France, avec la Dame fon epoufe, fes deux enfans
& leurs nourrices; il prie ceux a qui il doit de fe pre-
fenter pour recevoir leur payment, & ceux qui lui doi'
vent de le folder, pour lui eviter le defagrement de les
y contraindre.
i Le Sieur Durortrait part inceffamment pour France,
& declare ne rien devoir.
i M. Durocher, Habitant aux Abricots, donne avis qu'il
part pour France en mars prochain, avec fon 6poufe,
fes enfans & M. btienne Meynadier, fon beau-frere.
I M. Dubofcq de Carben Habitant 'a Tiburon, part pour
France, avec M"' foiln eoufe, en mai prochain.
i Le Sieur Chaux de la Gidelais part pour France, av
mois de mars prochain; il declare ne rien devoir.
i M. Rofignol, Capitaine de navire ayant gere plu-
fieurs cargafobns en cette ville a 'honneur de prevenir
fes debiteurs qu'il part inceffamment pour France & de
les prier de vouloir bien le folder. Le Sieur Reguri, foa
Tonnelier part auffi pour France avec lui.

REUNIoN A z DOMAzIN D V Rot .

x En vertu d'ordonnance de MM. les Adminiftrateurs;
du 20 janvier 1790, les Sieurs ttienne Segond & Pierre
Durand poutfuivent en reunion deux terrains concedes,
les 26 novembre 1785 & xer avril 1786 aux Dames
Greffin & Marianne Duchefne epoufe de M. Balland ;
.fitues au quarter Laurence, dans les montagnes d6pen-
dantes du lieu dit le Boucan-Patate, paroiffe de la Croix-
des-Bouquets; le premier pour culture, de mille pas en
carre, borne au fud du Sieur Courty a foueft du Sieur
L'Ejpinoffe, l'a eft & au nord terres non concedees; &
le second, fitue audit quarter meme paroiffe borne an
fud du Sieur Baudamant, a l'oueft de Mme Greffin, la 'ef
& au nord teries non concedees.


NAVI R E s


E N CH AR G E MENT.'


Le navire la Tolerance, de Nantes, Capitaine Racault ,
partira pour ledit lieu le io mars fixe ; il piendra du fret &
des paifaigers : s'adreffer audit Capitaine, chez M. Dumoutler.
i Le navire la Tourterelle de Nantes, Capitaine le Sourd,
partira du i5 au 2o mars ; ce navire eft bon voilier &
tres-commode pour les paflagers : ceux qui voudront y
pailer s'adrefferont au Capitaine, dans les magafins de M.
Ragnos vis-a-vis la place Valliere.
i Le navire la Damc Hellegonde, du Havre, Capitaine
Paris, partira, pour ledit lieu du i5 au 20o mars; les
perfonnes qui voudront y paffTer pourront s'adreffer ". Mg
Duboc, Gereur dudit navire, en fon magafin, derriere la
Comedie; ledit Sieur Duboc prie les petfonnes qui doivent
a la cargaifon dudit navire (fur lequel il paffe ) de vouloir
bien le fatisfai e inceffamment, pour lui eviter le d6fagrc.
ment d'avoir recours aux voies de rigueur.

A V E N D R E.

3 Une habitation fife au quarter de la petite plane de
Tiburon, diftante de deux liet.es & demie du bourg,
ayant fon embatcadaire a quinzu cents pas des &taLLifemensi


p













I








I






















i~.





I; I








Indite habitation eft de la contenancs de cent trente-fix
carreaux don't quarante en pLi-ne & en culture ; favoir :
vingt-fix en cotons qui promettent une belle recolte &
quatorze en plantations de vivres ; quarante carreaux en
falines & marais fufceptibles de deilichement; le refle
en mornes & favanes: fur ladite habitation eof une grande
cafe de foixante pleds de long fur vingt de large, en bois
durs & equarris, couve te en paille; unc ftcherii de qua-
xante pieds de long fur vingt de large, auili en bois durs
& equarris, couv-te en paille ; une cuiinne de qua-ante-
1fix pieds de long, un h6pital & quatorze cafes a N'gres,
cn bon 'tat; un bzidment en maconne, ayant fervi autre-
fois de flicrerie, de foixante-dix pieds de long fur vingt-deux
Large, le omble en-charpe.ite couvtert en palle; un
grand puits maronne, avec fa, machine pour fournir de l'eau
iaux indigcteries, compotees de. quatre cuves & d'un baifin
a recevoir i'eau. S'adreffer -a M, Allard, aux Irois, quij
vendront, fi l'acquer&ur Ie vent, un pa:ti de trente N"-
gres attaches depuis long-temps a cette habitation.
2 Un emplacement de cent quare-vingts pieds de long
fur cent pieds de large litat an Mo:ne-a-Tuf, vis-a-vis
la place, iLifant le coin des rues Royale & Sainte-Claire,
fur lequel emplacement font b^.tis plufieurs corps-de-logis;
en outre une petite place de feize 'a vingt carreaux de
terre, fituee p is de cette ville borne an fibd & i Il'oueft
A.e M. Laleu, a rel des h iiders de feu M. le Pr6fident
-Bourdon, & au nord du chemin de la Charbonniere. Ceux
;qui voudront faire acquifition de -ces objets pourront
b'adreffer a M. Durand, dans fon magafin, rue de Vaudreuil,
pres la place de i'intendance.
2 Une maifon, fitu'e en cezte ville, rue des Miracles,
*compofee de deux chambres fur la rue, un falon, un
cabinet voiute, un office, une cour carrelee, un pits,
"un baffin, quatre chambres, une cuifine une barriere ;
le tout fans communication : il y a auffi deux N gres, don't
un cuifnier, une Negreffe blanchiifeufe & deux enaiins, don't
un a la. mamelle. S'adreffer 'a M. Dupont Delorme, Propri.taire.
2 Un palticulier de cette ville defireroit vendre utne
jeune Negreffe, age e de feize a di-fept ans, bonne cou-
turiere & blanchiiiefe,; on prendra des denrees en paye-
Pnent. Ceux qui dfirerernt en faire l'acquifition peuvent
s'adrefTer a M. Bcc a i, rue des Capitaines.
i Quatre-vingt-feize mulets faits au service de fucrerie.
S'adrelier a M. Pierne V'iard, Negociant au Port-au-Prince.
Une olie habitation, fituee. ,a la Charbonnilre ta une
lieue & demise du Port-au-Prince, beau chemin de chaife,
dans la situation la p us agreable pour la vue, tant de la
* ner que de la plaine appartenante autrefois a feu M.
Sauteyron de la cor.tenance d'environ trente carreaux d1'
terre, de 'eau en abondance, un joli jardin potager, tres-
lucratif, des arbres fruitiers de France beaucoup de vivres
& de fourrages, de ties-belles favane-, de beaux batimens.
Ceux qui voudront en firee l'acquifiion s'adreffe ont 'a
M. Sentout, en cette ville, ou fur ladite habitation.
Une chaloupe, de vingt-cinq pleds de tete en tdle & fept
pieds de larger dans fon milieu de dedans en dedans,
rieuve & tie -folidement confiruite, maite & grade en bateau,
oiyant une grande voile & un foc, un fort grapin & un


cableau de quinze a vingt brafTes quatre bons avirons
une gaffe, &c. ; ladite chaloupe provenant du navire le
Jean-Marie, Capitaine M. le Cir de Leveiller. S'adreff{r a)
Capitaine Subra, commandant le navire- la Mre-C/hrie.
i Une grande maifon, rue des Miracles, oi il-y a une
grande bouimagerie & deux g:ands.. fours. S'ad.effer T M
Bernier, qui en eil le proprieraire. II y johindra. fix beaux
Negres boulangers, propres pour ceux qui. vbudrotit tenir
boulangerie a pour toute Ibrte "de.comrmerce, ayant un
embarcadaire, a deux pas & a c6ti du commerce.


A VENDRE 0 U


A ArF rF E ER.


3 Une.maifon fituee au coin des rues Royale & des
Miracles, tris-propre a fire une maifon de commerce;
plus, un emplacement fitue rue des Miracles, a cote de
Mr' Meynardie & Picard, Negocians, fur lequel font conf.
truites une remife & une curie. S'adreffer a M. de Ronicray,
a qui le tout appartient.
2 Boulangerie tres-achalandee, confflante en trois Nigree,
excellent boulangers deux Negreffes, bonnes marchandes,
utiles 'a la boulangerie & tous les uftenfiles y attachS,
S'adrefler au Sieur Pain, a Leogane qui en fera bonne
composition pour du comptant on en lettres de change
far France endoffees par des Negocians : il prie anlIi
fes debiteurs de vouloir bien le folder, pour le mettre a
meie de fatisfaire a fes engagemens il leur aura touted
l'obligation pofiible.
Une maifon fituee rues de Belair & d'Orleans, compofee
de trois chambres, trois cabinets galerie derriere & devant,
falon cuifine, cour, parc, le tout neuf, bien entouri'&
couvert en ardoife. S'adreffer 'a M. Dupuis Negociant,
demeurant dans les magafins d.- M. Mefplds, ou au Sieur
. Jean Lcr!lin dit Lamothi, qui en fera bonne composition,

ES CLA ES EN MARR N NA GE,

3 Samedi, Congo, etampe fur le fein gauche D+C,
taille de 5 pieds 4 pouces, fort & gros, ayant deux cica-
trices de coups de manchette fur la tete, les dents de
devant pointues ; parti marron depuis quatre mois & demi;
& Jupiter, rime nation & meme etampe, taillee (
pieds j pouces bien corpul&, ayant des marques c de fo0
pays fur les joues; marron depuis environ trois niois &
demi. En donner avis a* M. Chapeau, Habi;:ant au Troun
Bcnbon.
2 Un Mu!atre, fans etampe normm Micd;c, ayant
appartenu a Mm"' Raveneat, qui l'a ver:du a M. LBerq:i.i,
habitant aux Rochelois. Ceux qui en auaont connoiiiance
fobt pri's de Ie faire arreter, & d'c, duonner avis a 1M
Berquin ; ou 'a M. Lapeyre Habitac.t au Pin i: 11 y ara
ricompenfe.
2 Marie-Jofepte, Creole, & Sufznrne, N iefie r.ouvl
etampees ROBIN ST M ; pai ties narcVo:n; asiial
nuit du 24 al 25 dun moist; dcr.uer, de l'iab;;iLuton !'ri:,e Lft,
fituee au haut de Belair. Ceur q.jui en anioont co:.noiwiarce
font pries d'en donner avis au Sieur Robin ih qui ellc
appartiennent.


Avec permjfion de MM. les Gindral & Intendant.


AU PORT AU PRINCE, CHIEZ BOURDON IMhPPRIMEUR DU. ROL.


If





-- --~ -----.-----.~--~.--. C--0


DIVERSE.


N UME RO


II .


SAMEDI


FEVRIER


1790.


AV


'ADMINISTRATION.


i La motion faite a 'Affemblie de MM. les t1lcdeurs
de la parties de fOuncil, le 2x. du mois dernier & le
d6cret intcrvenu en confequence tendant a inviter les
contribnables at payer, entire les mains des differens Rece-
veurs le montant de leurs contributions devient pour
I'Adminifhtation tn t6moignage precieux de la conflance
des Colons, elle leur donne un droit de plus aux efforts
qu'elle continuera de faire pour en juffifier le fentiment.
Defirant ecaiter fans retour toute efpece d'inquietude fur
I'emploi du revenue public & voulant en mrme temps
fire connolitre a chaque dependance le plus ou le moins
d'exadLitude que les contribuables apportent a fe liberer des
inpofitionF, don't la furete & la tranquiliite de la Colonie
follicitent le payment au nom du patriotifme & de
I'amour de Fordre, elle s'oblige a publier, du 20o au 30 de
chaque mois, un tableau qui fera difiribue avec la gazette,
& qui fera connoitre fommairement :
I. Les recettes qui auront ete fates pendant le mois
pr&cdent, dans chaque department, fur les droits impofes
fur les Negres & les maifons ainfi que le montant des
quittances de ces droits qui refteront a recouvrer a l'poque
du dernier jour de chaque mois.
2o. L'etat des recettes & depenfes faites pendant le meme
mois par les caiffes de la marine & des ocfrois, par la
caiffe g6nerale & celle des liberties ainfi que des fonds
qui refleront dans chacune de ces caiffes le dernier jour
de chaque mois.
Cette connoilTance aura le double advantage de tranquil-
lifer les Colons fur le fort de leurs contributions & de
les rendre juges des caufes qui pourroient quelquefois ralentir
lexa6titude des payemens. Ces tableaux front forms au
bureau des finances, au Port-au-Prince, don't le Chef fera
toujours autorif6 a donner connoiffance en detail des objets
de recettes & de depenfes qui conftitueront chaque fommaire.
L'Adminif-ation s'cccupe auili de la formation des
comptes des recettes & depenfes des diverfes caiffes pour
I'annee 1789. Elle aura, fi le zele des comptables ne fe
ralentit point, la fatisfalion de les publier ai plus tard dans
le courant du mois d'avril, & d'offrir aux Colons cell de
les verifier quand ils le jugeront convenable.

, M-


NOUVELLES


D IV E R SES.


F R A v c E.
L'ARTICLE fuivant eft pris du journal de Guienne, no 322 :
on en tirera les indua6ions que fon voudra mais nous
a'avons pas d'autres renfeignemens fur cette publication.


SMrs les proprietaires des biens fitu6s aux Colonies
n francoifes de 1'Amirique font pri6s de fe rendre denial.
" 19 du courant ( novembre ), Atrois heures de relevie,
" dans une des falles des RR. PP. Jacobins pour des
n affaires qui les int&effent. )'
Les differens objets don't nous avons 'a rendre compete, &
qui font d'un interet general, ne doivent cepend2.nt pas noLIus
empacher de donner d'autres articles qui ont des avan-
tages plus particuliers. Tel eft celui qui va fuivre & cue
nous devons tranfcrire en faveur des navigateurs, qui,
apres nous avoir apporte nos befoins, retournent dans la
mere patrie.

Lettre de M: le Vicomte de la Bretonniere, Commandant la
marine a Chartourg, aux Chambres de commerce fur l'erat
aEluel de ctte rade.

i Meffieurs j'ai l'honneur de vous informer de l'etat
a&uel des travaux relatifs a la navigation, ex~cuLlts a
Cherbourg pendant l'ann6e 1789 ; j'aurai celui d'en lfare
autant a pareille epoque chaque annee, pendant la duree
des travaux de la rade afin de prevenir les accident auxx,
quels feroient expof6s les batimens qui n'en feroient pas
fuflfamment inftruits & Cui frequentent cette rade i:en-
dant la mauvaife faifon, foit pour s'y mettre a l'abri des
vents contraires, foit pour y attendre le retour des vives
eaux, qui feules permettent a beaucoup d'eux d'entrer au
Havre ou dans la riviere de Seine : ce dernier cas a fouvent
lieu. ,
it La digue qui ferme aujourd'hui la rade aux vents da
large eft comprife entire le Fort-Royal & celui de Que-que-
ville, & a deux mille toifes de longueur. ;7
a La paffe de PEft eft de cinq cents toifes & eft
marquee par le Fort-Royal d'un cot. & de 1'autre par
le feul des cones qu'on a laiff6 fubfifler. n
t Les autres ont t& raf6s au niveau de mer baffe, &
la totalitye de la digue n'eft apercue quTi demi-maree,
foit par la trace marquee par le courant lorfqu'il f: it calime,
foit par les brifans lorfqu'il y a feulement un vent frais. n
a La paffe de ITY eft marquee d'un c&te par la pointe
de Querqueville & de Y'autre par une groffe bouee char-
gbe d'un ballon vifible fix6 par un corps mort & au
moyen d'une chaine de fer ai I'extre riite oueft de la digue. ;i
Cette paffe eft de onze mille toifes environ. -
i On a lieu de prefimer que la digue fe:a termi.i-e
Ian prochain, a pareille epoque, jufqu'au niveau de b,'ide
mer dans toute fa lotgueur. -
II feroit imprudent aujourd'hui a tout batiment d'ef-
fayer de la traverfer de mer haute & il eft A di ;',cr
qu'on en foit fuffifamment infirait pour piendre 'at; :aed
les precautions neceffaires. )y
t J'ai l'honneur d'etre, &c. v


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M. de la Mothe.- Piquet, don't on a tant admire les
atlins courageufes pendant la dernire guerre, a fait A
la patrie le sacrifice de toutes les penfions que fes services
lui avoient fi bien meritees.
M. le Duc d'Orleans a envoy fa foumiflion de verfer
.dans la caifre national 2,5oo,ooo liv., pour le don patrio-
tique du quart de fon revenue.
On affure qu't la fin de novembre il y avoit 80 mil-
lions foufcrits pour la contribution patriotique; & que
l'emprunt de 80 milliorfs tdit rempli. Les travaux de
l'Aflemblie national ne content rien a l'etat; aucun de fes
membres n'a voulu recevoir de fecours ni des citoyens,
ni idu trefor royal, quoique plufieurs cependant fe foient
trouves dans le befoin ; ils ont ete fecourus par leurs
confreres les plus fortunes. Les depenfes meme que
1'Affemblee natio'nale e f force de fare ne content rien au
public ni a l'&tat, de manfiere que tous les dons patriotiques
4bnt entierement employ-s au payment des charges publiques.

'Extraitdu Courrier de l'Europe, no 20, fix derniers mois de 1789.

cc Depuis foixante ans nos Colonies obligees de tirer
tous leurs approvifionnemens de la mere patrie, fe
3, font fouvent vues fur le point de manquer de tout. Un
2, membre de l'Affemblee national a obferve qu'il periffbit
) annuellement par la famine dix ou onze mille Negres.
3, On s'occupera fans doute inceffamment des r6formes qu'il
i, efi f' infant d'op6rer dans l'adminilrarion des Colonies. ,,
Nous pouvons affurer l'honorable membre de l'Affem-
blIe national & l'auteur du Courrier de l'Europe qu'il eft
peut etre fans example qu'un Negre foit mort de faim,
dans les Colonies frangoifes. Les Negres marrons font mr-me
tres-rarement expof6s a un pareil fort; quo ce n'eft que
dans des cas de calamity, tels que les ouragans, qu'on eft
oblige d'employer les fecours de la mere patrie, pour
iourrir les Negres dans les Colonies qui a cet regard fe
fiffifent a elles-memes a tres-peu pr.s, quant aux befoins
indifpenfables & que les falaifons feules forment les objets
que les Colonies tirent du dehors pour la nourriture de
leurs efclaves objets que la mere patrie fournit en tres-
petite quantity & que les Colonies font autorifies 'a acheter
dle 1'etranger, & qu'enfin il feroit a defirer que beaucoup
d'habitans de la m6tropole ne fuffent pas plus expofes que
les Negres a perir de faim.
L'article qui fruit eft auffi copies mot a mot dans le Courrier
de l'Europe, no 31.
Dans la difcuffion qui a eu lieu au fujet de la
formation du comite de la marine, il a propof6, dit
le Morning pofi ( feuille angloife ), ine enquete, aufujet des
a Indes occidentales ; mais cette proposition eft trop incon-
9, cevable, elle feroit voir un trop grand fond d'imperitie
a3 ou une malveillance trop marquee, pour que nous croyions
) poffible qu'elle ait et fate, fur-tout, dans les terms oui
s elle eft rapport6e par le Morning poft.
7 II vaudrpit autant demander fi les terres doivent etre
) enfemencees pour faire la recolte, que de mettre en
2 queflion fi les Indes occidentales, qui forment une des
plus confiderables branches du commerce de la France,
3a qui font la prihcipale pepiniere de fes matelots, doivent
etre confervees. Le membre qui a parole des Indes occi
dentales a peut-.tre parole de quelque reglement pour
leur adminiflration ; mais il eft impoflible qu'il fe trouve
,, dans I'Affemblee national un homme affez peu eclaire
1i fur les interets de fa patdie, pour fair une proposition


-- ~-==~===------------ ~--,------------ --


* femblable. S'1. en exiftolt nm afTez mal organic pour
n croire qu'il ffit neceffaire de deliberer fur cette queffon,
, il ne s'en trouveroit furement pas un autre pour le
- feconder. II faut demander aux commercans & aux po.
3 litiques de l'Angleterre ce qu'ils penferoient d'un menibre
- du parlement britannique qui propoferoit de reioncer
a la Jamaique ?... mais a quoi bon argumenter fur une
, chofe qui n'a pas etc dite ? ,
L'auteur du Courrier de 1'Europe d6montre trop bien
l'abfurdite de la proposition faite ou non au comite de
la marine pour qu'on puiffe ajouter beaucoup de r6flexions
aux fiennes, dans une feuille comme celle-ci. I1 faudroit
un ouvrage pour demontrer, par des faits inconteflables,
tous les avantages que la metropole. tire de fes Colonies,
& le coup qu'elle eprouveroit, plus terrible encore peut-etre
que celui du deficit fi elle les perdoit. Elle n'a heureufement
rien 'a craindre a cet 6gard, ni de la part de rAflemblee
national, ni de la part des Colons. L'Affemblee national
fait trop bien que les poiTeitions de la France dans les
Indes occidentales font de trop belles provinces pour les
abandonner; les Colons, de leur co6 font trep fidell.s
a leur prince trop charms de vivre fous l'empire d'un
auffi excellent monarque que Louis XVI, pour n'&tre pas
prcts a repandie, jufqu'a la derniere goutte de leur fang, pour
lUi demeurer attaches ; its fentent trop auli qu'aucune autre
puiffance ne peut leur offrir un fort plus avantageux que celui
don't its jouiront bier.tot. II en eft peu fans doute qui n'ayent
6tudie quelle eft la position des Colons de la Jamaique.
Qu'on les compare a la notre fous tous les rapports, &
P'on verra que l'avantage eft de notre cote. Si quelqu'un
en doutoit nous nous engageons de le d6montrer duns
cette feuille. On n'ignore pas que la Grande-Bretagne a
clerch6, par differens moyens, a degourer la France de
fes Colonies ; mais ces petites rules d'une politique infi-
dieofe ont et& decouveites.
Les gardes du corps ont obtenu de $a Majefl6 un
cong6 ind&termine avec conservation de leur folde
jufqu'a nouvel ordre. On affure que I'Affemblee national
doit prier le Roi de rappeler fes gardes, qui n'ont fait que
leur devoir en voulant defendre leurfouverain : quand
ils fe feroient fait tuer jufqu'au dernier, en defendant
l'entree du chateau, & quand ils auroient fait p&rir dix
Smille citoyens, les morts qu'auroit occafionees leur
n refiflance auroient 6t' excufables. 11 eft des occafions ou
il faut fe facrifier, & la situation oui fe font trouves les
gardes du corps en 6toit une. Quoique leur refiflance
Seut, fans doute, fait verfer beaucoup de fang, c'eut ete
3 un malheur & non pas un crime. Leur situation parti-
,, culiere n'avoit rien de commun avec celle des foldats,
n qui ont fubftitu6 a I'&tendart royal celui de la nation.
Nous etions bien certain, quand nous avons vu les
detailsils publibs dans la .gazette de Londres, que les
3 gardes du Roi avoient requ l'ordre de S. M. de ceffer
de fe defendre; cela ne pouvoit pas etre autrement,
puifqu'ils ont laiff6 la foule penetrer dans les apparte-
n mens. La situation dans laquelle ils fe font trouves leur
interdifoit, en effet, toute efpece de raifonnement. L'ordre
de S. M. prouve bien la ,bonte de fon coeur, & fes
n fujets ne l'oublieront fans doute jamais. La Nation ne
doit pas permettre que fon fouverain puiffe fe trouver
n de nouveau expof6 au danger d'etre approche par un
people enmu & trouble, parmi' lequel it peut fe trouver.
n des monfires. 11 faut carter loin de nous les idkes
i' horribles que laifle le fouvenir de ce qui s'et pair


le
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bon
qu'(
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Its
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que
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aUro

f~ifll,


Let








ant l'arrtve de la garde national & lul rendre d"im-
rortelles alions de graces de ce qu'elle a fait linir le
mordre.
En Anoleterre oh la liberty ef l table fur les bafes
les plus slides, la perfonne du Roi eft fi facrie aux
yeux de fes fujets, qu'aucun individu ne peut &rre admis
n fa presence, fans en avqir ptealablement cbt.nu la
ermiflion de S. M. Si une foule fe prefentoit tumultueLo'e-
ent, elle n'a procheroit furement pas de la petfonne du
fouverain. La Nation doit done defirer, & l'Aflemblie de
*es reprflentans ordonner que I'evenement affreu.x ui s'elt
afI a Verfailles foit a jamais rendu impof bl2e pour
avenir. 11 vaudroit micuxI etre prefident de diftii&ts
.e Roi de France fi a chaque m6contentement qu'aura
le people, a chaque fois que des' femmes fans freirn
anfront pcrt6 au mont- de-piet6 leurs jupes ou leurs
mantelets, la perfonne du Roi, apres avoir &tL reconnue
acree par la constitution, pouvcit etre acceflible 1 leurs
nmportunites & a leurs clameurs. ,, Ce qu'on vient de
eji encore extrait du Courrier de 'Europe, ur' 33.

Lettre de M. de Lally-Tollendal a fes Commettans.


De Xevcfhatel.


MESSIEURS,


J'ai l'honneur de vous communiquer la lettre par laquelle
annonc a M. le Prefident de l'AiTemblee' national
dmifflion de r'emploi que vous m'aviez confi6. Depuis
g.temps je luttois contre l'&at deplorable de ma fante,
is j'ai vu les &vnemens du 5 & du 6 o0obre. Je les
vus j'ai vu I'Affemblee national irnpuiffante pour pr6-
iir,. pour arreter pour punir ces attentats ; j'ai vu la
ion qui avoit feme la terreur & les crimes, pour for-'
le Roi a fuir enchainant encore les opinions, trouvant
yen de rejeter fes complots fur les innocens qui devoient
&tre les vi&imes, & creant de fauffes conjurations pour
cacher une veritable ; la vertu abufee ou intimidee;
bons citoyens reduits l'a inutilite parce qu'on rejetoit
qu'on abandonnoit lurs avis, & meme au filence,
ce qu'on 6touftIit leurs voix. Je me fuis dit qu'il 6toit
e position oh les bons citoyens ne pouvoient plus fervir
caufe publique que par leur retraite ; que 1l'6oignement
gens moder6s & cependant marquans j'ofe le dirs,
leur fidelity aux bons principles pouvoit forcer les
res a la moderation, par l'id&e qu'eux feuls feroient de-
mais refponfables de tout ; & qu'enfin s'il etoit des
verities neceflaires a faire entendre il falloit aller cher-
Ir I'endroit d'ou l'on pit les dire. J'ai hakte une d6mif-
n que ma fante m'efit oblige de donner quelques jours
s tard & je n'ai point voulu alleguer de rai-
s etrangeres au fentiment qui me dominoit. Plaife
iiei qu'un meilleur ordre de chofes s'6tabliffe que
fijour du Roi dans la capital tourne au defir des
is & contre les efprances des m6chans que la
te de ce Roi, fa probite fa patience, fon courageux
ndon, fes chagrins devorans que le fpe'lacle de fa
tie augufle & defolee attendriffent tous les cceurs !
e ce people, don't on a vant6 fi long-temps la douceur,
oyaute, la fdilite, foit ramene a fes anciens fentimens,
es anciennes vertus! Qu'il reconnoifle que cet amour
fes Rois, don't on a voulu le faire rougir aujourd'hui,
't un des traits les plus nobles de fon cara&itre, comme
des plus furs fondemens de fon bonheur Qu'il voye


tout ce que lui ont cauf6 de torment ceux qul ont voulu
corrompre fon haturel & forcer fes penchans I Que les
abus difparoiffent, car ils toient nombreux; mais que les
fertimens fe perp6tuent, car ils &oient bons que le nonm
de la Nation foit facre, rnais que celui du Monarque ne
foit pas degrad6 Qu'il fe form enfin entire le Roi & Ic
people une nouvelle, line eternelle union dans laquellC
tous deux reconnoiffent pour leur furete6, pour leur flicite
reciproque, 1'un qu'il dot ccmnmander a des fuijets libr, s
& heureux, I'autre qu'il dolt etre gouverne par un prince
puiflhft & refpeLe' Puifl6-je appiendre bientot ce retour
a 1'ordre & a la paix Je le payerai du plus pur de
men fang. J'en jouirai fans aucun melange de regrets per-..
fonnels; car lodiqu'll fera une fols arrive lorfqu'une fois
nmes Concitoyens & mnon Rci front he-ireux, qu'hnporte.
par qui ils le front devenus ? Je repiterai c. que je viens
de dire que fi je pouvc:s encore quelque chofe pour
le falut public, c'etkc par une retgaite, & que dans tous
les cas i'etat oih je fuis ma fante a!terce mon coeur
fltri 1'6puifement de mes forces phyfiques & morales,
ne m'eufelnt point permis d'y concourir par ma presence.
Je fens cependant, Meilieurs qu'il faut encore pouvoir,
a quelque prix que ce foit, remplir envers vous une obli-
gation fac:e&, que je vous dois le compete exaa de ma
conduite depuis rinfiant de mon entree aux Itats generaux,
jufqu'a celui de ma fortie. C'eft un devoir don't je vais
m'cccuper aufli promptement que mne le permettront mes
fouffrances & i'attente de mes papers. Vous connoitrez ce
que j'ai fait & ce que j'ai dit, fouvent meme ce que j'ai
penf~, & j'ofe efp6rer que reflime don't vous m'aviet
honored n'en fera point alterce ; que je ne vous paroitrai
dans aucun temps avoir manque ni de zele, ni de fermete,
ni de patriotifme.
Je fuis avec un profound refpea, &c. Signed, Lally-Tollendal.

Du PORT-AU-PRINCE.

Au Rdda&eur.

Au Port-au-Prince, le 4 janvier 1790.

Monfieur, la morve maladie des chevaux & mulets,;
jufqu'alors inconnue dans cette ile vient de fe manife,.er fur
plufieurs habitations de la plain de L6ogane.Les plus celebres
articles v6terinaires en France ont fans fucces adminiftr6
les remedes les plus appropries centre cette maladie ; il eft
done du plus grand interest d'en arreter le course & d'en
prevenir les funefles effects. La force de ce mal nous vient
fans doute de l'introdu{Lion des chevaux anglois qui juf-
qu'alors ont ete recus fans precaution & fans vifite: l'exemple
& le danger doivent exciter attention fur cet objet. Le
public vous faura furement gre de rendre cette lettre
publique elle fera pour lui un avis de folliciter MM. les
Adminiftrateurs qu'il foit etabli au Port-au-Prince, & dans
'tous les autres endroits oih dbarquent les chevaux anglois,
un artifle veterinaire, qui les vifitera avant leur d6barque-
ment, & condamnera ceux qui auront des fymptomes de
maladie. J'ai I'honneur d'&tre &c. Signed, Vidyes.
Obfirvation fur cette lettre.

La morve eft malheureufement connue a Saint Domingue ,
depuis plufieurs annees ; c'eil fir-tout dans la parties du Cap
qu'elle a fait les plus grands ravages, elle s'eft auffi plu-


I .j
II


-1 Jill


II I i




I-' MW~. ~ -. .-. -'---:----- -. --


Sieurs fois .Canife.ti1 Cul., de- Soc'; iI eCl vral cue
Idepuis qneque temps on ne I'y avrit point vue c eil
ce qIu elf peut-etre caufe cue 'autenr de la lettre ci-deflus
dit, que cette maladie avoit L:e juqj'alors inconaue dans
la Colonie. La Socidte royale des sciences & des arts du
Cap francois a public un recueil d'obfervations fur cette ma-
ladie & fur les autres qui attaquent les animaux : ce recueil
fe trouve a l'imprimerie royale du Cap. M. Gelin, M6de-
cin veterindilre, brevet6 du Roi, au Cap, & mernbre de la
ciwete6 royale des sciences & des arts a fait un memoire,
il y a environ deux ans fur la n'ceffite de fire vifiter les
cargaifons de chevaux & de mulcets, a1 leur arrivee. Nous
ignorons pourquoi fa proposition n'a point ete accueillie.
Un autre ouvrage plus recemment puhlie au Cap, traite
de la move &domnne des moyens curatifs : on ne pept
tranfcrite tout ce qui a cte public : cet 6gard; on eli force'
de renvoyer aux ouvrages memes; on fe contertera d'invi-
ter a fare enterrer tres profondemcnt les animaux qui
pedrl'ent de- cette maladic pour eviter Ia contagion qui
fe propage rapidement. II eft important aufil d'eloigner les
animaux malades des autres animaux.
L'article qui fait nous a ete adreffT recemment par
M. Tingick, acluellement demeurant a L6ogane.

Au Ridadeur.

L'impoieufe circonfrance qui, par rapport aux calamite's
aEtuelles, ne permet pas que les hommes voues par etat
au bien public fe taifent, ou foient indifferens fur des
fieaux qui en detruifant les animaux ruinent Ie cultivateur,
m'a fait jeter rapidemrnent, non au hafard, mais "a deffein,
quelques idees que je crois utiles & bonnes ai mettre en
pratique; la contiance du le6teur fera le refle.
La move exifte a L6ogane, fur habitation Morel, ou
elle a fait perir pres de quatre-vingts mulets: voila donc
ce mal general, & bien repandu dans Saint-Domingue ,
puifque le Cul-de-Sac. la plane du Cap, celle de Leogane,
ont iprouv6 ce fl6au. La vifite faite en avril 1787, en vertu
d'ordre de MM. de la Lu{erne & de Marbois, par MM. les
Mledecins & Chirurgiens du Rci, Veterinaires du Cap, moi
Adjoint, fur les habitations de la plaine du Nord, infeades de ce
-mal, en attefle 'exiflence dans le temps, les facrifices qu'il fallut
faire, & les precautions qu'on a prifes, appert le process
verbal depofe au gouvernement. Quelques perfonnes qui
jugent mieux que beaucoup d'artiftes, m'ont fait r'honneur
de m'avertir: 4 Que ce mal provenoit des chevaux amneri-
3) cams; qu'une vifite ftrite feroit le remede le plus ffar
,, pour en pr6venir la contagion; qu'en confequence, en
nommant un artifte a cet effect & radminiflration lui
: allouant une retribution, don't chaque Capitaine americain
i) feroit contribuable, il...... iElles auroient &te plus
loin, fi je n'euffe cru a propos de leur faire remarquer
qu'elles outre-pallbient leurs droits, en interpelant la religion
de lradminiflration, & femblant affigner des regles a fa
tonduite ; que je penfois, comme Veterinaire, que les Ame-
ricains pouvoient bien avoir contribute a ces malheurs;
mais que par-tout ou il y aura des chevaux & des mulets,
ce mal paroitra a divesfes periodes plus ou moins reculkes;


qu'il eAl inhernt la fra rure, au temperament & T
humeurs de ces animaux qu'il eft meme au-deffus de t
effort, de touted intelligence humane de le prvenir, ~
de Pextirper, fi ce n eft en facrifiant tout ce qu'il attan
par la raifon qu'on ne guerit point un vrai pulmoniq
& que pour confervcr Ie refle de fa pr.opriete, il f'
come le malade, laiffer couper le bras gangren *I.
consequence, qu'il n'eft point necefiaire nd'impofer les An
ricains pour un objet de pure precaution pour nous, d,,
la crainte, non de les d6gouter de ce .commerce, 4
de le leur rendre moins habituel. II y aurojit, par exeminpj
l'ordre 'a leur donner qu'ils n'embarquaffent aucun a,;
, mal au-delTus de cinq ans s'il jetoit par les nafeau%
n qu'en arrivant, s'ils en avoient dans ce cas ils les tinife
, A bord jufqu'a ce quaun connoifleur ou un artille l
Selit vifit1s. n
La morve efi un ecoulement par les nafeaux, d'hume
plus ou moins epaiffe, ou blanche, ou jaune, fax'guing.
lente, d'une odeur plus ou moins fetide, avec chanpr
dans l'int6rieur du nez, & fur cette membrane rouge qun
voit a l'ouverture des nafeaux.
II ne faut pas la confondre avec la gourme qui preij
les chevaux a quatre ans & demi & cinq ans, & lorfqti
mettent les dernieres dents.
Dans ces deux cas, l'animal jette, & a les glandes ,
deffous la machoire plus ou moins engorgees; mais di
la gourme il n'y a jamais de chancres.
llie attaque rarement les poulains au-deffous dequatre?
Les chevaux ou mulets de fix ans & au-deffus,9
jettent, doivent etre fufpe.es morveux, a moms que ce
foit pas la fuite d'une maladie de poitrine.
L'animal reconnu morveux doit etre tue, fans delai,
A la champagne on deidaigne tout ce qui n'eft pas a
canne, ou lucre; que peut-il refulter de cette infoucianct
que fi malheureufement quatre ou cinq habitations avoia
enfemble ce mal, elles pourroient infeder tout un quarti
fi l'on tardoit feulement un mois a y remedier. Alors,
demand, que deviendront agriculture & le commere
Precautions effentielles.
Vifiter firi&ement tous les animaux.
Separer ceux qui jettent les nourrir a part, affe&A
leurs befoins des Negres qui ne s'occupent que de cet obj
& qui s'abftiennent de panfer ou foigner les autres anima
Faire vifiter les animaux qui jettent, par un artifle
prefcrira ce qu'il faut fair, parce qu'avant tout il convia
de s'aflhirer pourquoi ron agit.
C'eft tout ce que je peux mdiquer ici; le detail des mnoys
fe tire de la nature de la caufe; il taut par-tout des obji
de comparaifon pour juger fainement : ainfi, hafarder q9
aues idees neuves, quelque plan de traitement nouveau
feroit contredire, peut-etre trop ouvertement, I'anciewal
des principles de mes confrres ; je receive mon dire pO
qui voudra 1'entendre; les perfonnes qui par inaleur auroi
befoin de moi, trouveront un hommine qui partagera 16
pemies, leurs foins, & les aideia de fe.s io.ules talens.
Signi, TINGLEK, Medeci, vet'iiiaire Dtxvete du RO
de la Societe royale des f-idence & des arts du Cap.


Avec pernnifion de MM. les Gene'ral & Intendant.


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AU PORT-AU-PRINCE, DE L'IMPRIMERIE ROYALE.






K4, ^ ___- ^ ~------- --






-71


( No i. )


SUPPLEMENT


AUX


AFFICHES


AMtRAICAINES,


Du Samedi 6 Fivrier 1790.


iw D 1 V R S.
E navire le'"Se'ris, Capitaine Louis Cuet venant
0e Mqmbilue, avec 340 Noirs, a radrefie de M. J. J.
ilemand, Ngociant en cette ville, qui en ont ouvert
a vente le 24 du mois dernier. 11 aura a vendre des pieces
j'eau de different grandeur.
Mr, G. de Kerlegan Pichon & Compagnie reliant
charges de la liquidation de la maifon de commerce
enie au Grand-Goave, foug la raifon de Malefcot &
nompagnie, depuis le 8 o6tobre 1789, prient infiamment
es debitetrs de cette maifon de ne payer qu'entre leurs
,ains, ainfi que ceux qui auront quelques affairs d'interat
Vec elle de s'adreffer a eux.
I Le navire negrier les Deux-feunes-Frbres, de Nantes,
',apitaine Rafin, vient d'arriver de la cote d'Or, avec une
es-belle cargaifon de quatre cents Noirs, 'a adreffe de Mrs
2 mfi-a, cq, Th/ian & Compagnie, qui en ont ouvert la vente
z6 du mo:s dernier.
3 Le Sieu:r ojeph Poiffon, Capitaine de navire du port
u Havre, a a vendre des levites & habits en drap de
ute couleur, habits de gragram, hollandoife, eternelle,
amoife fuir foie, gilets de bafin, mouffelinette rayee,
inie, brod6e, garnie de frange, calegons & pantalons de
o0uen, le tout tres-frais, des mieux traits & du dernier
Uot; il a en outre divers articles invendus, de la cargaifonr
uI navire le Comte-de-Mercy; il fera de tout bonne com-
ofition, fe difpofant a partir en bref pour France : il
ne ceux qui lui doivent des anciennes & nouvelles
I ances, de le folder. Son magafin eft chez la rommne
anitte Dufau, rue de Vaudreuil, pres de la place.
~It 3 Le Sr Larue, du Mont-Rouis donne avis qu'il vient
b acheter du nomme Jean Greneau, M. L., demeurant a la
line du Mont-Rouis, un terrain pour., culture de mille
.s carries, fitu6 audit quarter du Mont-Rouis, paroifle de
v int-Marc, born d'un co6te de la force de la Liane-'a-
ignee & des autres c6tes de terres non concedes, lequel
train lui a ete concede le 30 mai 1768 : en confiquence,
dit Sieur prie les crbanciers du nomme Jean Greneau
q5 pourroient avoir quelques droits & hypoth&ques fur ce
e train, de fe faiie connoitre, pour avifer aux moyens de
Sfatisffaire.
3 La focijte qui exiftoit entire les Sieurs Pilon & Durant,
Olt ur I'entreprife des boucheries, etant finie & diffote depuis
k I' novembre dernier, & qu'il eft dui au Sieur Durant par
de fociete, il relle charge de faire les recouvremens; &
Rol cette quality, Al piie les peifonnes qui doivent a ladite
e de payer inceiamment pour eviter le d&fagr6ment
'1 auroit d'etre oblige de les y contraindre par les voies
droit. Come led.t Sieur Durant a lYeatreprife des,
Ucheries pour le Roi, it prie Mr* les Habitans qui ont
g qui auront de bonnes bites a comes a vendre de
deffe a luii, il les payera comptant, faivant leur valeur.
Un Negociant de cette ville fe trouve charge par
'a ifon de commerce en France, de s'informer s'il y


a des fucreries ou des cafciires, mais particulirement des
fxcreries, a vendre ou a affermer dars la dependance du
Port-au-Prince. Ceux des propri6taires qui voudroient traiter.
de I'une ou de fautte maniere font pries de fe fair
connoitre chez M. Bourdon, Imprimeur du Roi, qui indiquert
le commiffionnaire.
2. Le Sieur Audebert, Horloger, nouvellement de retour
de Frar.ce en cette ville, a l'honneur de prevenir le Public
qu'il eft affoci6 avec le Sieur Legras & qu'il a appoit6
de Paris de tres-bonnes montres, chaines en or, & autres
bijous. 11 demeure rue des Frontsforts, en fon meme magafin.
2 Les Sieurs Duffour & Compagnie ont l'honneur de
prevenir le Public qu'a computer du 22 janvier dernier,
e Sieur F, Timothe Guillot n'eft plus intereff6 dans leur
maifon, fuivant la declaration qu'ils en ont faite au greffe
du Siege le 28 janvier fifdit; en confequence ceux qui
pourront avoir affaire a traiter avec lui, font pries de ne
point prendre en confideration fa quality d'afflcie des Sieums
Duffour & Compagnie, pour lefquels il ne peut plus flipuler
les interets.
2 A la requete de Me Girault, Curateur, il fera,
mardi 9 de ce mois, procede, a la barre du Siege royal
de cette ville, la vente & adjudication, au plus offrant
& dernier encheriffeur d'une Negreffe avec fes trois enfans,
Mulatres, dependans de la fucceflion du Sieur Jauban, dit
Bombardier demeurant aux Grands-Bois.
2 A la requete de Me Girault Curateur il fera, mardi
9 de ce mois, precede, a la barre du Siege royal de cette
ville a la vente & adjudication au plus offrant & dernier"
encherifleur, d'un Negre ag de 2.3 ans, d'une Negreffe &
de fes fept enfans, d.cont quatre Negrittes & trois Negril!ons,
dependans de la fuccelion du Sieur Antoine Bernard,
vivant Habitant au Mirebalais.
Mrs Stanifjas Ddonguetrare de la Salle & Compagnie,
continent la vente du nkgrier le Roi-d'Angole, venu 'e
Malimbe avec 5oo fuperbes Negres.
II fera precede, mardi prochain que l'on comptera 8 du
courant, au Bureau des ventes de lAmiraute a neuf heures
du matin, la vente & adjudication au plus offrant &
dernier erncheriffeur, d'un parti d'environ cinquante tetes de
Noirs, de tout age & de tout fexe, provenant de la cargaifon
du navire les Dcnx- Jeunes-Frires, de Nantes, Capitaine
Raflin, venant de la cote d'Or, a I'adreffe & configuration
de Mrs Camnfrancq, Thiean & Compagnie, a la change de
payer cornptant.
i Le Sieur Pourcin ai"n avoit ci-devant annonce fon
depart pour France, lequel a 6te retard pour raifon de
fes recouvremens: il a l'honneur de privenir de nouveau
le Public, que fon depart eft invariablement fixed au iI
mars prochain; il fe efperer que les pei fonnes qui font
encore en demeure envers lui, auront regard a cette longue
attente, & qu'elles voudront bien terminer d'ici 'a cette
Spoque.
11 fera vendu, mardi 9 du courant, 'a la barre du Siege,
Sun Ngre, Loa cuiiinier, nomme 'fonjour, Congo, ktamp6


rx*qmm I








fLr le fe!n droit MM au-deffous PP, appartenant a M.
Fcrche, lequel fe difpofe partir pour Fiance.
i Le Sieur Duprd, Entrepreneur de moulins a fucre,
& Charpentier de btimens arrive en cette ville depuis
quelque temps, offre fes services a M" les Habitans; il
repondra de la folidit0 & de la r6ufite de fes moulins.
Son adreffe eft chez M. Gowjon, a Leogane, ou chez le
Si-ur Poupon, Maitre de port, au Port-au-Prince.
I Le Capitaine Rigal, commandant le navire les Deux-
'Aimc'es, de Bordeaux, en rade de Jacmel, previent qu'll
a &6 charge a bord de fon navire, par M. Carles, une
caiife emball1e, contenant diveifes marchandifes, marquee
G St E, au-deffous C, ~ a adreffe du Sieur Goffe de Saint-
E.oy; it prie ledit Sieur de la taire retire, en payant le
feet & les fiais du prefent avis; a ce defaut, it fe fera
autorifer a la faire vendre par justice, pour le compete
de ,qui il appartiendra.
i Me Drian, Notaire a Jacmel, charge de la fuccef-
fion Bacqui, prie les d-biteurs a cette facceilion d'acquitter
leurs creances, pour eviter des frais de pourfuites.
I Me Drian, Notaire a Jacmel, charge de la fccefflion
du fiu Sieur Jean Fcrand, invite les creanciers de cette
fuccedicn de faire connoitre lears titres, fous le delai de
quinzaine, en F'tude de Me Bourgeois, Procureur a Jacmel,
& les debiteurs a ladite fucceiiion, de payer, pour eviter
- les frais qu'il fe verroit force de leur faire.
Les nommes Jacques Lavache & Marie Lavache habiles
a fe dire & porter h6ritiers de la d6funte veuve Alexandre,
leur .grand'mere, d'firant .connoitre .1'etat exa& des dettes
de fa fucceflion, invitent M"rs les creanciers a remettre,
etude .de Me Epoigny Avocat en Parle:nent, & Doyen
des Procureurs .de la SenichauLfee de cette ville, un etat
certific du montant de leurs cr-eances, ala d'avifer aux
moyens les plus prompts de la liquider.
A la requate de Dame veuve Riboutti, fuite.& diligence
de Me Landelle .fonde de fa.procuration, il fera proc6de,
le mardi que l'on .comptera feize mars prochain iffue
d'audience, a la vente & adjudication, au plus offrant &
dernier enchdriffeur d'une habitation de la contenance
d'enivi'on quatre-vingt-deux carreaux de terre, fife au quarter
,des palmes lieu dit la Source-du-Perou fur laquelle font
plants environ quinze mille pieds de cafes, don't parties
de trcis ans, trente & quinze mois; une cafe de trente-
fix pieds de long fur feize de large, divifee en trois chambres;
une autre cafe de vingt-quatre pieds de long fur douze de
large, divifle en deux chambres Iune fervant de cuifine
& l'autre de poulailler; quatre cafes a Negres de vingt-
deux pieds de long fur onze de large, don't deux couvertes
ten paille, ainfi qu' les pr&dentes les deux autres n'"tant
pas encore couvertes; & des vivres pour nourrir quarante
Negres, a laquelle habitation font attaches quatorze Negres
de fun & l'utre fexe, qui front vendus conjointement ou
fepar'ment, fuivant la convenance de I'acqu ereur a laa
charge de payer un.tiers comptant, un tiers dans un an,
& f'autre tiers dans deux ans, le tout a computer du jour
de adjudication & autres charges & conditions de la carte-
bannie de laqueile on peat .prendre connoiifance au bu-
reau des .Huiliers e i cette ville. La Dame veuve Riboutte,
en la perjonne de jon fondi de procuration price M" les
caeancirs de la fuccefion de fon fils de ne point lui fire de
frais que ceux qui peuvent &tre nwceffzires pour la connoiffance
de leurs titres re faifant le facrifice de la vente de cette
habitation que pour avoir.la fatisjfacd)n de fe liberer cnvers eux.
iA la requete de Me Landde'l, Receveur des batardifes


au Petit-Goave, en cette quatlte, charge de la fuccesl0
du nomme jAqeprh George dit Perfonne M. L., it feral
le mardi 16 mars. prochain, iffue d'audience, procdei
la vente & adjudication d'une petite habitation de la cona
tenance de dix carreaux de terre, fife ia petite montage
du Rochelois, quarter de Nipes fur laquelle il y a quitn
mille pieds de catiers de dix & vingt mois avec u
cafe & deux I>gres qui front vendus feparement, ia
charge de payer le tout comptant, & autres conditions de
la carte-bannie don't on peut prendre connoilance au
bureau des Huificrs en cette ville.
i A la requete de Mi Landelie Receveur des batar.
difes au Petit-Goave charge de la fucceiiion de la nominee
l lmdic-JaJinet-Elh,. ieh M. L., il fera, le mardi i6mars
prochain, iflue d'andience procede a la vente & adjudi.
cation au plus offrant & dernier encheriffeur, d'une habi.
station fife dans les hauteurs de la riviere Sale des
Baradaires, paroiffe du Petit-Trou, de la contenance de
cent vingt carreaux fur laquelle habitation il y a: io. une
cafe principale compofce de deux chambres, batie en bois
ronds cliff6e & couverte en effentes ; 2o. une petite cuifine,
baitie en bois ronds, cliffle & couverte en effentes; 30.u,
poulailler,.compofe de deux chambers bati en bois rounds,
clif e, boufiHll & convert en effentes ; 43. deux cafes
Negres compofles de deux chambres chacune, babiess els
bois ronds., cliflies & couvertes en effentes ; quinze cents
touffes de bananiers une petite favane & le refle en
bois debout propre a la culture du cafe, avec deun
Negres qui front vendus feparement, a la charge de payet
comptant le prix des deux Negres & la moitie de ceuii
de 'habitation I'autre moitie a un an de terme & auares
charges & conditions de la carte-bannie, de laquelle on
peut prendre connoilTance, en cette ville, au bureau des
Huifliers.
i A la requete de Me Landelle, Curateur aux vacancy
au Petit-Goave., en cette quality grant celle du feu Sieur
Pirobe, il fera., le 23 de ce mois, proc.de au bail a ferme d'une
habitation fife aux Baradaires, paroifie du Petit -Trou, pour
finir, le 1" janvier 1798, fur laquelle habitation il fe trouve:
10. une grande cafe d'environ quarante pieds de long,
ayant une galerie, deux cabinets, paliffadee en planches&
couverte en effentes ; i. une cuifine, couverte en eilentesS
3. deux autres cafes, fifes a em'barcadaire, aufli cou-
vertes en effentes; a la charge & .conditions de la carte,
bannie de laquelle on peut prende connoiflance au bureau
des Huiffiers, en cette ville.
i M. Dumouftier a I'honneur de prevenir le public, qul
a c td6 un inter&t, dans fa maifon de commerce, a .
Andri Rodrigue, & que fa fignature, qu'il confie M.
Andre Rodrigue, fera deformais fous la raifop de Dumoui
& Rodriguze.

TA T des Negres e'paves qui doivent ctre vendus a la larre d
la Sinechauffce du Port-au-Prince, le p fivrier 1790.

Du 5 o0obre. Antoine, Congo ktampe fur le fein
droit XV'-dl, & fur les feins, plufieurs fois, NOGEUET,
epileptique, age d'environ 32 ans, taille de piedsI,
fe difant appartenir a M. Nogeret, Habitant au Limrbe.
Du 16. Cefar, furnomme Jean-Louis Ibo ctampe
MILLET, au-defTous G. ANSE age d'enviion 30 ,
taille de 4 pieds I pouces fe dilant appartenir a
Bernard, Habitant aux Caiemites & avoir apparteru l
devant a M. Guiliou, Negociant au Cap; ledit N i ill








S outre etampe fur I'epaule drote autant qu'on a pu le
inguer, qV Y, qu'il d:t &tre l'&tampe du navire.
D)Iu 3. Major, Congo etampe plufieurs fois fur les
feins DOURCY ayant un ulcre a une jainbe, .;6
d'environ 30 ans, taille de 4 pieds 10o pouces, fe difant
parteir a M. Dourcy Habitant au Boucaffin.

itat d'un Negre epave qui doit itre vendu j la Barre de
la Sinechauf.'e du Port-au-Prince le a mars y79o.

Du 26 novembre. T6limaque, Adia etampe fur le fein
droit IBN, & fur le gauche DVNICAOOU, au-deffous
JACMEL, ag6 de 27 ans, taille de 4 pieds ix pouces,
fe dijant appartenir a M. Grilard, a Jacmel.

ttAT des Nvryes epaves qui dolvent etre vetduis ,a la Barre
de la SenichauJee du Port-au-Prince, le 6 avril 179o.

DiU 9 decembre. Michel, Congo 6tampr BVREAU,
Ige d'environ 24 ans, taille de 4 pieds 9 pouces, fe difant
appartenir a M. Buteau ne pouvant dire le lieu de fa
refidence.
Martin Nago tamper DVLAC & d'autres lettres
illiiibles, au-deff3us ST.MARC, age de 25 ans, taille de
5 pieds 3 pouces, ayant des marques de fon pays fur la
figure fe difant appartenir 'a M. Goigau Habitant a
fA tibonite.
Du 10. Cayer, Congo fans etampe Age d'environ 24
ans, taille de 5 pieds 2 pouces ayant des marques de
fon pays fur les tempes, fur le front & fur les feins, fe
difant appartenir a M. Nogus Habitant a Leogane,
Du 21. Jean-Baptifle Arada, tamp-e illifiblement, ag6e
d'environ 40 ans taille de 5 pieds 2 pouces, fe difant
appartenir a la fucceilion du nomme Labuiere, M. .L.,
au Cul de Sac.
Du 25. Jean de nation Canga etampe fur hle fein
droit PEROT, & fur le gauche TWDVf -V, autant qu'on
a pu le diftinguer, age d'environ 55 ans, taille de 5 pieds
| pouces (e difant appartenir a M. Fayaft Habitant
a Jacmel.
Jean-Pietre, Congo, 6tamp6 fur le fein droit LOFFI-
CIAL, au-deffous P GOAVE, fur le gauche 3j!VDf,
au-deffous CHENAIS, fur une etampe illifible age c'en-
viron 34 ans, taille de 5 pieds ,2 pouces, fe difant appar-
tenir a la nommee Anne, M. L., a Baynet.
Matta, Congo,, &tamp6 illifiblement, age d'environ 27
ans taille de 5 pieds .fe .difant appartenir au nomme
Chalatte, N. L., ne pouvant dire le lieu de fa refidence.
Du 30. Jacmel, Congo, 6tamp6 fur le fein gauche C.
HARAN, & fur Ile droit C. JOUNOT, age d environ 28
ans, taille de 4 pieds 1 pouces fe distant appartenir i'
Charles Haran Habitant au Petit Goave.
Du 35. Frawnois, Congo, 6tampe HRG BERRY, age
d'environ 24 ans, taille de 4 pieds io pouces, ayant des
maiqcies Ade fon pays fur le front, fr les tempes & fur
l~s feins ; icelui bien corpule fe difant appartenir a M.
Monnis, ne pouvant dire le lieu de fa reiidence.

D i P A R s.s

3 M. de Ronfirvy, Sen&chal, part pour fon habitation
Vers les premiers ulows du moi, de mars, & pour Fraince,
par congu, rs le mois de juin: il a a vendre des meubles
de toute efpece.


3 Le R. P. de Ligne, Religleux Dominicain du coUveny
d'Auger, Cure de Cavaillon, partira inceffamment p7I
France.
3 Le St Jean-Baptifle Vidal, Entrepreneur aux Math'eux
fe difpofant a partir pour France, par tout le mois d'avril
prochain, pour caufe de maladie, avec la Dame (on 6poufe,
Ia petite fille, agee de quatre mois, & foi> fire Frarcois;
il aura a vendre a la fin de mars, neuf Ngres ouvners,
deux Nbgreffes & un petit Mulatre age de trois ans &C
demi; deux chevaux, & fes outils de charpentier: il don-
deran des terms aux acqu6reurs), moyennant de bonncs
lettres de change fur Frarce, ou des furetes convenables:
il prie Mr les Habitans de qui it a des entreprifes conm-
mencees, de vouloir bien les lui fire finir, & de le payer,
pour lai eviter d'ufer des voies de rigueur.
3 Le Sieur Jean-Baptijf Girot aind, .Marchand en cette
vile, part pour France dans le courant de mars prc hain,
avec la Dame fon 6poufe & fes deux enfans : il prie les
perfonnes a qui il peut devoir, de fe prefenter pour
recevoir leur payment, & celles qui lui doivent de Ie
folder, afin de lui eviter le defagrement de les y contraindre
par vote de rigueur.
3 Le Sieur Dijon, Gerant aux Grands-Bois, part pour
France.
3 M. DA montzos, Habitant aux Grands-Bois., declare
fire partir pour France fes deux Demoifelles.
3 M. Simon Philippe, fe difpofant a paffer en France, enI
mars prochain prefix, prie les perfonnes qui doivent a la
focie6t qui a exifit entire lui & le feu Sieur fon fire,
foius la raifon de Philippe freers, au Boucan-Brouc, en la
plaine du Cul-de-Sac, de le payer inceffamment, afin d !
lui eviter le defagrement d'exercer contre elles les vole;
de rigueur, & cells a qui il peut devoir, de venir recevoic
leur dui. Son domicile eft i la Croix-des-Bouquets.
3 La Demoifelle Buzfficre, demeurante en cette ville,
fe propcfe de partir pour France, par le premier navire
qu'elle avifera.
3 M. Valleton, Habitant a I'Anfe-a-Veaux, part pour
France, en vertu de la declaration qu'il a fate au greffe
de la Senechaufnee du Petit-Goave.
I M. Ad Hirigoyen part inceiTamment pour Frarnce.
2 Le Sieur Noyreault part pour France pour caufe
de maladie.
2 La Dame Jne Peronnel, Marchande aux Baradaires, part
pour France au printemps prochain; en confequence, elIe
prie tous ceux qui lui doivent de ]a payer inceffamment,
pour la mettre a meme de fatisfaire ceux a qui elle doit;
& le faifant, ils lui eviteront le defagr.ment d'ufer envers
eux des voices de droit, don't ceux a qui elle eft redevable
la menacent de fevir contre elle fi elle ne les fatisfait
pas de fuite.
i Le Sieur Roucolles, Arpenteur du Roi au quarter de
la Grande-Anfe, part pour France, par cong6 de MM. les
Adminiftateurs, dans le commencement du mois d'avril
procnain, & prie Mr fes debi:euis de vouloir bien s'ac-
quitter inceffamment.
i M. Sadlmon, grant les blens de M. Aubin MalfS,
part pour -France, 6 declare ne rien devoir.
x M. de Senailhac, Habitant Plaifance, part pour France;
il emmine avec lui M. de Senaiikac fon r.cveu & trois
enfans de ML. Moifon, un gargon & deux demoifelles.
i M. Del, mrde,1e, Prccwieui -general, pa, t pour Fi'an.ce,
ainfi que Madame fon epoufe ; i prie M" fes ceanciers
I de voulcir bLen 6'adreffer a M. HIdi, qui eft charge d.







Sl'ad.,anifiration de fon habitation: Uis connoifTent l'exa&itude
des paroles qu'il donne. M. Ddamarddle laiffe en outre fa
procaration genrsale pour toutes fes affaires, dans la Colonie,
i M-. Delanardelle de Grandnmalon & Julbin de Saint-Veroy.,
i Le SieLr Pierre Olive part pour France, ou pour la
Nowvclle-Angleterre, & declare ne rien devoir.

D E M A 4N D s.

3 Les perfonnes qui auront connoifTance de la refidence
du Sieur Batard, fe difant Mecanicien & Entrepreneur de
batimens, font prices d'en donner avis au Pire Sup&rieur
Sde FlHipital de Leogane, qui a des affaires d'interet a
terminer avec lui. Ledit Sieur Batard elf un jeune home
de vingt deux ans, de la taille de cinq pieds un pouce,
Mien double, tres-marque de petite-verole, & blond.
3 On defireroit favoir des nouvelles dei M. Rideau. du
olomet, demeurant ci-devant au Cap, enfuite au Port-au-
Prince. Ceux qui auront connoiffance de fa demeure, ou
de fa mort, font pries d'en donner avis au Sieur Renard,
chez M. Motard, au Port-au-Prince; ou a M. Clary, Nego-
ciant au Port-de-Paix, qui a des affaires de conf6quence a
lui communique.

NA Vr A E N CHIARGEMEN T.

3 Le navire le Cejarion, de Marfeille, Capit. Eflienne,
partira pour ledit lieu dans le courant de ee mois; il prendra
du fret & des paffagers. S'adreffer a M. Lan'eguy ou au
Capitaine, rue Sainte-Claire, dans les magafins de M. Flon.
3 Le navire le Glorieux, de Bordeaux, du port de
quatre cents tonneaux, Capitaine Demignot aim, ayant 'a
lord cent cinquante barriques de fucre, partira pour ledit
lieu du xi au 2o mars prochain; il prendra du fret, & des
paffagers qui y front commodement logs. S'adreffer audit
Capitaine; ou a Mrs Eymna, Livardie & Compagnie, Nego-
cians en cette ville.
2 Le navire le Simple, de Nantes, Capitaine Y. Griffi,
partira pour ledit lieu du 1i au x de ce mois. Ceux
qui voudront y paffer s'adrefferont audit Capitaine, en
ion thagafin, rue Saint Philippe.
Le navire le Hafard, Capitaine Duval, partira pour le
Havre, dans les premiers jours de mars : ce navire eft d'une
rarche fuperieure. Ceux qui voudront y paffer, ou charger
a fret, s'adrefferont a Mrs Staniflas Delonguemare de la Sal&l
& Compagnie, ou audit Capitaine Duval.

A V E N D A E.

5 Excellens louchets de maitre, garnis d'acier aux deux
bouts, les plus propres a planter le cafe ; piquois de maitre,
a e'preuve; un part de jolies baguettes, ou bordures de
tapikeries, en bois, dans le dernier gout, on 5'oblige de
les pofer ; or en livret, pour les voitures, & autres orne-
mens; fuperbe bafin uni, de la plus belle quality; tamis
en fil de laiton, pour paffer aufli fin qu'k ceux de foie.
S'adreffer au Sieur Martaux, fur la place de l'intendance,
pris de flglife.
3 Un brigantin" de quatre-vingt-dix a cent tonneaux,
frais carene fes agris, apparaux & voiles en bon etat;
& un bateau de cinquante a foixante tonneaux, idem come
deffus. S'adreffer a Mrs F. Bridon & Greling aux Cayes,
qui en front bonne composition.


% Un june Nbgre excellente valet fachant faire ha
cuifine, a vendre a l'amiable. S'adrelfer au Sieur Lycg,,
Hoqueton du Bureau des Claffes maifon du Comunijiaire
pros la grille de Pritendance.
i Une habitation de la contenance de cent. quarante.
qratre carreaux de fuperbe terre, a l'abri de toute contef,
station, fituee dans le centre de la parties oueft de Plymouth 1
toutes les habitations qui 'entourent font 0tablies ,en grand
il y a de feau en abondance en plufieurs endoitfs, bell,
expofition; il s'y trouve une plane fur montagne, d'environ
cix carreaux, le refle expof6 au riord & a l'oueft eft en
pente do';ce : on peut avoir, en fe placant fur la plaine, la
vue fur la rner &lfur la majeure parties des terres de ce quarter.
li. On donnera des facility pour le payenment, moyennant
de bon paper connu, foit fur France, foit dans la Colonie;
on fera cependant des sacrifices confiderables pour la vendre
comptant; on vendra le tout ou parties. S'adreffer fur les
lieux, a M. le Chtr Deflincourt, Habitant a Plymouth; 4
Mrs Poupet freres, Gulmet & Gauvin, Negocians au Cap;
& au Port-au-Prince, a M. Sentout, Greflier de l'intendance.
i Un emplacement, fitue dans la grande-rue de la Croix.
des-Bouquets de foixante-douze pieds de facade fur la
rue, fur foixante de profondeur : il y a fur ledit emplace-
ment un magafin, compofe de quatre chambres fur le devant,
& quatre dans le fond. S'adreffer a M. Bayard, audit
lieu, ou a Madame Morin, a L6ogane.
Le bateau le Tryal, a6uellement mouill6 en la rade
des nigriers, devant les magafins du Roi, confiruit en
Virginie fin voilicr & tres-bien equip6 du port d'enviroa
foixante tonneaux age de trois ans, portant environ cinq
cents barils de farine, quarante a cinquante mulets fur
le pont. S'adreffer, pour de plus amples informations, au
Sieur Kirwan, Interprite; ou au Capitaine Lowe, a bord
dudit bateau.

ESCLArV s ES N MAR R ONNA GE.

Marie-Jofephe dite Sanite, Mulatreffe, & fa fille, Quarte-
ronne, Agee de dix mois; parties marronne le 16 dicembre
dernier: on la croit en plaine, fur les habitations Couflard,
au Cul-de-Sac, au Gallet, & a la Croix-des-bouquets. En
donner avis a Madame Richard, rue du Gouvernement, a
qui elle appartient, qui fa achetee de la fucceiion du
Kergouet.
Un Negre anglois, Creole de la Bermude, etampi illifi-
blement, age de o0 ans, parlant tits-bien francois &
anglois ayant les deux bouts d'en bas des oreilles coupes.
Ceux qui l'arreteront font pries d'en donner avis a M. Fenriaud,
Negociant au bord de la mer, au Port-au-Prince.
i Trois Negres, don't un nomme Narcf, le second
Noel, & le troifitme Jupiter; parties marrons d'un atelier
de quarante Negres, que M. de Montagnac, IHabitant aux
Abricots, acheta a Nipes: on les foupponne errans ou caches
aux environs de 1'habitation Charlier & Giraud, a. Nipes;
de l'habitation Samader, au Cocoyer, mnme quarter, ainfi
que de celle de M. Chalumeau vendeur dudit atelier:
on offre 33 liv. par tete, de recompenfe. S'adreffer a M.
de Montagnac, a.uellement fur fon habitation.
x Fredeiric, Mandingue, &e SAL' QUE, ag de 18
ans; & l'Efperance Ibo, etampe GRUER, age de 2.
ans; its ont des habitudes au quarter du Lamentin. En
donner avis au Sieur Sallefranque once, a lImprimerie royale
de cette ville.


AV PORT toAU -PRINCE, cuzz JBOURDON I 1mpstxmivit DL'Roz.


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IMPRIMERIE0i ROYALE. 1790.

F CHES \; F1AMRICAINES.

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24. onces.


MOUVEMENS DES PORTS DE L'OUEST ET Du SuD.


Arrive de navires francois.

A ux Cayes le 29 janvier, le Torbek,
Delcot, Nantes 29 novembre.


PASSAGERS.


Total des paffagers arrive's aux Cayes depuis
le er janvier 790 31
6 des batimens. .
A Saint-Marc, le 31 janvier le Phe'nix ,
Dupuy, Nantes & cote d'Or, avec 450 Negres.
Le 5 fevrier, Ia Louifl, Heraud, Nantes ,
i0 decembre. 3
Total des paffagers arrives A Saint-Marc depuis
le "' janvier 79o, 45
& des batimens. 8

N. B. Dans la feuille n'o io, liftc le Gonaivien arrive' a
Saint-Maic, 6' non aux Cayes.
Ddpart de navires francois.
Du Port-au-Prince, le 2. fevrier, 'Urfule--
Catherine Bertho Nantes.
Le 3, la Marquifc-du-Chilleau, Ore, Bordeaux,
Le Hardi, Jeudi Bordeaux.
L'Aimable-Lili Martin Maifeille.


.Total des paffagers parts du Port-au-Prince
depuis le "er janvier t7 ,. .. .
&6 des batimens. .. .


Ii


Arrive de navires e'trangers.
An Port-au-Prince, le 3r janvier, la Suckey, Maffety,
allington.
Le ve, fevrier la Thomas, Jones, Baltimore.
Le Hannak Turner, Portfmouth.
Le Speedwell, Kimball, New-Bury.
La Rofe, Fergufon, Jama'ique.
Le 7., le Dauphin, Wife, Pepperelborough.
.Le 3, I'Ejperance, Clark, New-Yorck.
Le a, la Panthere Metchel, Boflon.
L'Aive,, 'White, Portfinouth.
1 Colombe, Moulton, Cafcobaye.
Total des bhtimens rangers arrives au Port-au-Prince dcpuils
Sle janvier 1790o *. [43]


Aux Cayes, le 2 5 janvier, le Neptune, Brown, S.-Thomas.
Le 28 la Jenny, Kidder, Poitarek.
Total des ldtimens strangers anive's aux Caycs depuls le
t[r janvier i790o [8]
Depart de navires strangers. .
Du Port-au-Prince, le 31 janvier, la Pegy Woold
Vrigt, New-London.
La Charlotte, Turker Wifcaffer.
Le 2 fevrier la Polly, Andolle Philadelphie..
Le 4, le Mercure, Turner, Georgie.
La Sally Pindleton, New-Bern.
Total des butimens strangers parts du Port-au-Prince deputs
le .r janvier 79o . [19]
Des Cayes, le 2,6 Janvier,. la Peggy, Sephenchey,
Middleton.
La Bethfy, Seppet, Rhode-fland.
Le 26, l'EntreFiife Fenner, Salem.
Total des bItimens strangers parts des Cayes depuis le
ri janvier,79o, [ Ij
ESCLAVES MARRONS ENTRIES A LA GEOLE.
A Jacmel, le 7 du mois dernier Apol'on, Congo,
6tamp6 fur le fein droit GOGON autant qu'on a pu le
diflinguer, iage de 28 a 30 ans, taille de 4 pieds I pouc.
ayant des marques de fon pays f.r le vifage les bras &
le venture f: difant appartenir a M. Gogon : le io, A or,
Congo, etampe fur le bras droit LP DE age de 2o0 a
22 ans, taille de 4 pieds I pouces, ayant des marques
de fon pays fur-le venture fe difant appartenir au nomme
Puirre-Louis, dit Sanon, N. L., Cavalier de Marechautfee
a Leogane : le 14 un Nbgre rouve'au etampe fur le
fein droit F avec ,d'autres lettres brulees, & fur le bias
droit L M, autant qu'on a pu le diftirguer, age de 24 d.
26 ans, taille de 4 pleds 1i potces ne pouvant dire
fon nom ni celui de fon maitre : le 15 Lafrique, Congo,
fans etampe apparerte, age de 26 a 28 ans taille de 5
pieds 2 pouces, t-apu & de forte corpulence ayant des
marques de fbn pays fur le viflge ,. les bras, le venture &
le corps fe difant appattenir a M. Dutois : le 17, un
Negre nouveau etamp6 fur le fein droit GOUCON,
aurant qu'on a pu le diflinguer ,. age de 26 a 28 an s,
taille de 5 pieds 3 pouces de forte corpulence, ayant
des marques de fLn pays fur i'eftcnmac la rain pauche
& le venture, ne poum art dire fon ncm ni celui de fon
wraitre : le 23, un idem, fans etampr.e appaertee, Ag de
40 a 42 ans, taille de 5 pieds 3 pouces, baibu & tres-
trapu, ne pcuvznt dire ton ncm ;i celui de fon r'aiRre:
le 27, un idemr tamper fur le fein gauche FOC CY,
autant qu'on a pu le diiirguer aige de 22 a 24 ars,
taille de 5 pieds i pouce ay ant une icatrice a la









lIvre infinclre, des marques de fon pays fur le vifage &
le dos, & les jambes courbes fe dlilant appartur a
M. Pomcy au Port-au-Prince : le 28 T7inaque, Congo,
etamp6 fur le fein gauche S.DVROCHiE, autant q u'on a
pu le diftingur, dge de 26 a 28 ans, ta:lle de 4 pieds
10 pouces ayant une cicatr:ce a la joue gauche, une
chlahe au cou, & des marques de fon pays fur les bras:
le 3 de ce n:ois, L:flcur., Mozambique eampe fur le
fein droit M-LHINET, au deffobus A.ST.LOJIS age
de 20 a 22 ans, taille de 5 pieds i pouce, ayant des
marques de fon pays fur le village ne pouvant dire le
xKnm de fon maitre.
A Saint-Marc le 18 du mois dernier, Jean Pierre,
Se6agalois, 6utmpe fir le fein droit MONJALAR, & ftr
le Rauche de letters illifibles & QUART, au-dei'ous ST
MARC, .g6 de 23 ans, taille de 4 pieds 10 pouces, fe
difant apparterir M. Trainquart: le 29, un Negre nou-
eau, Taquoua ctampe illifiblement age de 30ans,
taille de 5 pieds i pouce ayant des marques de fon
pays fur le vifage, ne pouvant dire fon nom ni celai de
ion maitre; & Pierre, Congo fans &aampe ag6 de 28
ans, taille de 5 pieds 2 pouces ayant des marques de
fon p.ys fur le corp fe difant appartenir 4 M. Bi7erre,
Habitant caffier : le 3 1 un Negre nouveau, Ibo, &tamp6
far le fein droit J MARTINEAU, au-deffous ST MARC,
ager de 20 ans, taille de 4 pieds I I pouces ayant des
marques de fon pays fur le vifage ne pouvant dire fon
nom ni celui de fon maitre : 1! 2 de ce mois (onflantin,
Cr.le, 6tampe fur le fein droit PIEMONT, ag6 de 215
ans, taille d. 5 pieds fe difant appartaeir a M. Piemont,
A Saint Louis le 28 du mois dermier Alexandre,
Congo &tamp" fur le fein droit 3O9g, ig de x8 ans,
taille de 4 pieds 1Q pouces, ayant d-s marques de fon
pays fur les joues, fe difant appartenir au Sieur le Conte,
'ne ppuvant dire le lieu de fa residence.
A Leogane le 2 de ce mois Saint Jean Ibo,
etampe illifiblement, fe difant appartenir a M. Pourcherefe
de Vertieres, Confeiller au Confeil de Saint-Doningue.
Au Port-au-Prince, le 2 de ce mois Zabel, Mozam-
bique, itampe JGARNIER, au-deffous AU CAP, ayant
des marques de fon pays fur la figure ne pouvant dire
le nom de fon maitre; & une Negreffe nouvelle, Arada,
etampe autant qu'on a pu le diftinguer, G, & d'autres
lettres illifibles ayant des marques de fon pays fur la
figure, ne pouvant dire fon nom ni celui de fon maitre:
le 3, Jafon, Mozambique, fans etampe, ayant des mar-
ques de fon pays fur la figure, fe. difant appartenir Mrs
Meynardie Piccard & Compagnie ; Pantin Adrien Laurent
& M.zurice Mozambiques 6tamp's LOMO fe difant
appartenir a M. Lomo, a Saint-Marc; & Pierre, Creole,
rtampa far le fein gauche RB, au-deifous RB, fe difdnt
appartenir a M. Deque : le 4 Marie Jofephe, Creol ,
etampee ROBIN, au-deffous ST.M fe difant appartenir
:' M. Robin, "a Saint Marc ; Laramee Congo, tamper
JACQUES, fe difant appartenir au Sieur Jacques Pecheur
en ,cette ville ; Printemps, Keffy, &tampa P B, fe difant
appartenir a M. Beloir, aux Gallets; & Benjamin, Moco,
fans e&e, fe difant appartenir a M. Delamardelle : le
6, Jean Pierre, Congo etampe illifiblement & autant
qu'on a pu le diftinguer (I .
Au Petit-Goave, le 3 de ce mois, Louis, Nago, etamp.e
fur les feins, autant qu'on a pu le diflinguer, D LADEBAT,
^Ag de 12 ans taille de 5 pieds, fe difant appartenir au
ieur Moutain, Fcrblantier au Cap : le 5 dTeux Negres


nouveaux, etamp6s fur le fein drolt CRUSEL, au-deffous
F.D. DESNcs, fun .ig6 de 4o0 ans, taille de 5 pieds 8 p,
& l'autre age de 2,2 ans, taille de 5 pieds I pouce, ne
pouvant dire leur nation, leur nom, ri celui de leur maitre.
ANIM AV X. ENTREES AUx PAVES.
A Saint Louis le 26 du mois dernier une jument
fous poil melade ctample du cote du montoir of, &
fur la croupe JC.
A Saint-Marc le Ier de ce mois, une cavale tocade,
fous poil ivigne Campte fur, la 'cuiffe du montoir ND,
en travers ; & uire bourrique fous poil brun, 6tampbe illifi.
blement fur la ci'i ie du montoir, ; )e un cheval fous
poil bai, etampe fur la cuifle du montoir AV : le 3 un
cheval augtois ious poil brun tamp6 fur la cuiffe du
montoir 1-' B, ayant uine toile au front ; un cheval fous
poil bai, &tampe fur la cuiffe du montoir d'une marque
epagncle ayant les pieds noirs ; & une bourrique fous
poil bai, fans 6tampe.
Au Port au- Price, le 3 de ce mois un bourriquet
fous poll brun, etampe fur la cuiffe IP, & au cou MM:
le j une bourrique fous poil bai, etamp6e au cou de
marques efpagnoles; & une jeune bourrique fous poil brun,
fans etampe, prife an Trou-Bordet : le 6 une bourrique
fous poil fouris, etamp. au cou NA.


A V I S


D I V E R S.


2A la requ'te des heritiers du feu Sieur Bouche' Des-
fontaines, vivant Habitant a Jeremie il fera procede le
20 fevrier prochain, en 1'etude de M@ Thomas, Notaire
audit quarter, a. la vente de deux emplacemens batis,
fitues en cettedite-ville, rue Baffede-la-marine; a la charge
de payer comptant. S'adreffer, pour de plus amples clairciffe.
mens, en 1'etude de Me Thomas, Notaire audit lieu.
2 Le Sr Pujol, Marchand Confifeur, rue des Frontsforts,
ayant achete a M. Robin une N6greffe marronne, nom-
mee Maric-Jofephe etampee, fur le fein gauche, ROBIN
ST. MARC. Ceux qui en auront connoiflance, font pries
de I'avertir qu'elle eft vendue au Sieur Pujol, qu'elle peut
fe rendre chez lui, nulle peine ne lui fera faite.
2 La veuve Surentiny tient, dans fon magafin rue de
Vaudreuil, maifon de M. LeJpinaffe, au Port-au-Prince,
de l'excellente mtbutarde de Dijon, reconnue pour &re
la meilleure tant parce qu'elle fe conferve jufqu'a fa fin,
que par la facility' de lui rendre, avec un peu de vinaigre,
fa premiere fraicheur. On en trouvera, a Saint-Marc, chez
M. Francoual &au Cap, chez M. Antoine Nicolas Nego-
ciant rue royale. La Dame Surentiny fe flatte que ceux
qui voudront bien en faire Feffai, en front fatisfaits, come
le font ceux 9ui s'en fervent journellement.
S M. Royre jeune ci-devant Habitant aux Vrettes de
I'Artibonite, a I'honneur de prevenir le Public qu'il fait fa
refidence au Port-au-Prince & qu'il a ilu fon domicile en la
maifon & &tude de MW Pafquet de Leyde, fon Procureur.
x Le Sieur 19tienne Patot a l'honneur de prevenir, que
le navire la Baptifline, Capitaine Patot, venant de Ma.feille,
a une cargaifon bien affortie en tout genre ; ce navire par-
tira du 3 au x o mars prochain: il prendra des paffagers,
coton & indigo.
M. Francois, Capitaine du navire le Caribou, de Nantes,
a 1'honneur de prevenir Mrs. les Habitans, qu'il a de treso
bon bifcuit. a vendre, ainft que foixante pieces a l'eau,
neuves cerclees en fer contenant depuis deui jufqY'


reo



dai
de
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reuf barriques, don't i1 fera une bonne compofition : on
voiidra bien s'ad-effer enfon magafin, rue Royale, a L6ogane.
i Sur ce qui s'eft repandu dans le Public, que Mrs
pTuibagna, Trigant & Compagnie, n'etoient plus charges
de la procuration gen&rale des biens de M. Roberjot Lartigue,
dans la Colonie, ils ont ihonneur de donner avis qu'ils
demneurent toujours charges, comme par le paff6, de fa
procuration g&n&rale & fpeciale de tous fes biens dans la
la Colonie, d'en percevoir & difpofer de tous les revenues
de quelle nature qu'ils puiffent etre ; qu'il eft bien vrai
que M. Roberjot Lartigue vient d'envoyer a M. Ledoux,
fon beau-fr&re, une procuration de regie des habitations
Kerarcado, Chapotin, & de celle fituee aux Vafes fucreries,
ainfi que de celle fituee aux Grands-Bois, cafiere ; mals
que les Sieurs Daubagna Trigant & Compagnie, demeurent
toujours charges d'en percevoir tous les revenues & que,
bien loin que cette procuration ait altered en rien les
pouvoirs ci- devant donnes auxdits Sieurs Daubagna &
Trigant, elle ne fait au contraire que les maintenir &
confirmer davantage ; ils ont en outre la procuration d'ad-
minifration & r6gte particuliere des habitations, fucreries,
fituees aux Varreux & au Marecage : cette derniere con-
jointement avec M. Pafcher coproprietaire ainfi que
de l'habitation cafeiere fituees aux Matheux, ainfi que des
poffeffions fituees a Nipes; & enfin l'adminifIration gen&eale
de tous fes biens, affaires & interets qu'il peut avoir dans
cette Colonie. Lefdits Sieurs Daubagna, Trigant & Com-
pagnie, ont cru ne pouvoir fe difpenfer d'en donner le
present avis, pour detruire ou empecher I'effet des im-
preflions defavorables que des propos contraires pourroient
donner centre eux dans le Public.
i M. Arnaud, N6gociant au Mont-Rou'is, donne avis
qu'il vient de diffoudre la focite qu'il avoit contra6&e
avec feu Sieur Moreau & qu'il refle feul charge de fa
liquidation : en conf6quence, il prie tous les debiteurs
.ladite fociete, de developper leurs moyens pour parve-
fir la liquider ; & que, continuant fon genre de commerce,
ii n'epargnera rien pour meriter, dans tous les cas la
confiance qu'on lui a tou jours accord&e.
1II refte a reclamer, fur le navire le Miromefnil, du
avre, Capitaine le Cerf, douze paniers de vin de Cham-
pagne, marques EC no i 12i, pour &tre delivres a M.
Cocquet, aux Rofeaux; ledit Capitaine, 6tant fur fon d&-
3, prie le reclamateur de fe prefenter.
I M. Delamardelle de Grandmalfon Confeiller au Confeil
uperieur de Saint-Domingue, fonde de la procuration de
Delamardelle, Procureur general, a l'honneur de pr6-
enir le Public, qu'il fera vendre, lundi prochain x
vrier, huit heures du matin en 'h6tel de mondit Sieur
lamardelle, Procureur general, diff&rens meubles & effects,
fnfiffans en plufieurs ameublemens de rotin; lits, armoires
accajou, & autres uflenfiles; carroffe, voiture, & leurs har-
As; plateaux & crifiaux, pendules, glaces tables a couvert
marbire, & autres tables encoignures'h dellus de marbre;
Pe iterie, confiflante e ndifirens plats, cafferoles & couverts;
porcelaine, batterie de cuifine, verrerie, poterie, &
Lt'es ef ets; a la charge, par les acquereurs, de payer comp-
Mt avant de deplacer.

D E P A R T S.
M. Dupre, Avocat en Parlement, demeurant en cette
e palt inceffamment pour France; il emmene avec
le fils de Mine Chevalier, du quarter de Mirebalais,
de deux ans, & le Sieur Dubois, fon domeflique.


3 M. Blanc, Habitant au Fond, part pour Frarc--,
laiffe, pendant fon abfence, M. Cefar de La:roix caar'e
de fes affaires.
3 M. de Lattre Dufart & Madame Con 6poufe fe
difpofent a partir pour France au printemps prochain ;
il laiffe fa procuration a Mr" Eyma, Liva:'die & Com-
pagnie, N6gocians au Port-au-Prince.
3 Le Sieur Martin, HIorloger fur la place, a Saint-Marc s
partira pour France, ou la Nouvelle-Angleterre, pour caufe
de maladie, dans le courant d'avril prochain; il prie ceux
qui lui doivent de le payer, & ceux qui ont des montres
chez lui, de les retire avant fon depart ; ceux qui ont
quelque chcfe a lui r&clamer peuvent fe pr6fenter, ils
front fatisfaits. A fon depart, il remettra fon fonds au Sieur
Mathey HoJrloger audit lieu, a qui on pourra avoir *toute
confiance; il fe chargers de garantir les montres pour une
annee, fauf frafure, du moment oh elle fera endueue; ledit
Sieur Martin fe charge de lui en tenir compete.
3 Le Sieur Routier, refidant l'Iflet fe difpofe a partir
pour France, avec la Dame fon epoufe, fes deux enfans
& leurs nourrices; il prie ceux a qui il doit de fe pr&-
fenter pour recevoir leur payment, & ceux qui lui doi-
vent de le folder, pour lui iviter le defagrement de les
y contraindre.
3 M. Ad Hidgoyen part inceffamment pour France.
2 Le Sieuar Durortrait part inceffamment pour France ,
& declare ne rien devoir.
2 M. Durochkr, Habitant aux Abricots, donne avis qu'il
part pour France en mars prochain, avec fon 6poufe,
fes enfans & M. l'tienne Meynadier, on beau-frere.
2 M. Dubofcq de Carben Habitant a Tiburon, part pour
France, avec M'"l fon epoufe, en mai prochain..
2 Le Sieur Chaux de la Gidelais part pour France, au
mois de mars prochain; il declare ne rien devoir.
2 M. Rofigi:ol, Capitaine de navire ayant gere plu-
fieurs cargaifons en cette ville a rhonneur de prevenir
fes debiteurs qu'il part inceffamment pour France & de
les prier de vouloir bien le folder. Le Sieur Vigan, fon
Tonnelier, part auffi pour France avec lui.
i Le Sieur Dupont Delorme part pour France, par
conge, avec la Dame fon epoufe & fes deux Demoifelles,
& declare ne rien devoir: il privient qu'il fera la vente de
fes meubles & effects, Negres & Negreffes, jeudi prochain
ix du courant, en fa maifon, rue des Miracles.
'k Le Sieur Decuq part pour France, declare ne rien
devoir, & qu'il n'a aucune fociete en cette ville.
i M. Depeigni de Beauregard fe difpofe 'a partir inceffam-.
ment pour Framce.
i Le Sieur Paul N3gent part pour France.
i Le Sieur Bod Saint-Martin, fe difpofant a partir pour
France au printemps prochain prie ceux qui ont des affaires
avec lui de vouloir les terminer; il declare ne rien devoir.
I M. Goffe cadet & M. Gofe Saint-Filix parent pour
la Guadeloupe, & declarent ne rien devoir.
REUNION A V DOMAIN D U Ro0.
2 En vertu d'ordonnance de MM. les Adminiftrateurs,
du 20o janvier 1790 les Sieurs ttienne Segond & Pierre
Durand pourfuivent en reunion deux terrains concedes,
les 26 novembre 1785 & ier avril 1786., aux Dames
Greffn & Marianne Duchefne epoufe de M. Balland,
fitues au quarrier Laurence, dans les montagnes depen-
dantes du lieu dit le Boucan-Patate, paroifie de la Croix-
des-Bouquets; le premier povr culture, de mille pas e;i


wom- I AI-








carr borr.e au fud du Sieur Courty a l'oueft du Sieur
L'EjFinojfl, a left 8 &au nord terres non concedes; &
le fecond, fitue audit quattier meme paroiHfe born' au
fad du Sieur Baudamant, a 'oueft de M"1 Greff.n, Fell
& au nord teries non concedes.
i En vertu d'ordonnance de MM. les Admini{trateurs,
en date du 3 de ce mois, le Sieur Jofeph Lallemant pour-
t1 en reunion un terrain pour hatte & corail, d'environ
fept cents cinquante pas nord & fad, fur quinze cents pas
eft & oueft, fitue dans les hauteurs de la paroirfe du Cap-
Dame-Marie, au lieu dit la Grande-Ravine-du-Boucan,
borne a lfoueft de la conceffion des Sieur & Demoifelle
Lopes au nord de la Demoifelle Catherine Defirie, au
fud du Sieur Cher Dauterive a Fefi de qui it appartiendra:
ledit terrain concede' a la Dame Bemrd, le 3 o0tobre 1787.
A V E N D R E.
2 Quatre-vingt-feize mulets faits au service de facrerie.
S'adreffer a M. Pierre Viard, Negociant au Port-au-Prince.
2 Une grande maifon, rue des Miracles, oh il y a une
grande boulangerie & deux grands fours. S'adrefier a M.
Bernir, qui en eft le proprietaire. It y joind.ra fix beaux
N'gres boulangers, propres pour ceux qcai voudront tenir
boulangerie & pour toute forte de commerce, ayant un
embarcadaire, 'a deux pas & a c6ot du commerce.
i Cent douze carreaux de terre propre a la culture du,
cafe, fitu6s a trois lieues du Cap-Dame-Marie, arpentes
d'apres le plan % le prcces verbal di Sieur Pecquery,
Arpenteur princ' 'de ladite paroiffe. S'adriffer au Sieur
Berard Apothic ~'A Port-au-Prince.


V V


A AF rR M ER.


I Une habitation de la contenance de cent carreaux de
terre, ou environ, fitu-e dans les hautzurs de Baynet,
a la riviere du Petit-Bras, & 5 la lifiere de celle de Mr''
Bellamy & Lauvin, 'a quatre lieues dudit bourg, & a huit
du Grand-Goave; on vendra ou affermera ladite habitation
pour neuf annees, fans Negres, ou avec dix des Negres
cui y font, don't les noms fuivent: Jean-Louis, Jean-Baptifle,.
Jacques Colas., & Laficur Indien Adilaide, Francoife J
Cotton, Junon & Vinus. 11 y a douze carreaux de terre
d'abattus, & on en abat encore aduellement; il y en a
cinq de plants de fannee derniere, en caf6, & le furplus
va fltre ; il y a de f'eau par-tout de tr es-beaux chemins ,,
trois cafes, & des vivres pour nourrir vingt-cinq Negres.
On s'adreffera, fur les lieux, a M. da Roufid, Gerant ;
au Grand-Goave, a M. Riviere., Exempt de Mar6chauffee;
& au Port-au-Prince, a M. Poncy. On cedera tous les
lftenfiles outils & animaux, fuivant 'invertaire.
M. Poncy cedera aufli le bail de la maifon qu'iI occupe.
en cette ville, pour deux annees qu'il refle de jouiffance:.
il vendra divers meubles & effects, & prie tous ceux
cui lui doivent de venir le payer inceflamment, fe difpo-
fant a partir pour France, au mois de juin prochain.
IVA V R E S EN CHARGEMENT.
3 le navire le Vaillant-Second, de Bordeaux, Capitaine"
Jean Sorbe, partira pour ledit lieu le 15 de ce mois prefix;,
il prendra du fret & des paffagers qui front commode-
vr'ent logs : ce navire, du port de cinq cents tonneaux,,
eft a fon quatrieme voyage, offre toute la f&curite & les
'enfegnemens que 'on pourra defirer.
2 te navi;e la Tourterelle de Nantes, Ca ihaine le Sourd,
paitita du 15 au 2.o mars; ce navir. eft boa voilier &


trbs-commode pour les pafagers : ceux qui voudrcnt y
paffer s'adrefferont au Capitai.'e, dans les magafins de M.
Ragnos vis-a-vis la place V alb4iee.
2 Le navire la Tolirance de Nantes, CapitaineR.sacault
partita pour ledit lieu le io mars fixe; il piendiaadu' fiet &
des paflagers : s'adretler audit Capitaine c-,ez M. Diumoutier.
2 Le navire la Dame Hellcgonde du. H-iavre., Capitaine
Paris, parti`a, pour ldit lieu du i an 2' mas ; les
pelfonnes qui voudcont y paffer pourront s'idreffet M,
Duloc, G6reur dudit navire, en fon magafin derriere la
Comedie; ledit Sieur Duboc prie les pei onnes qui doivent
a la cargaifon dudit navire ( fur lequel il paffe ) de vouloic
bien le fatisfaile inceffamment, pour lui eriter le defagre-
meilt d'avoir recours aux voies de rigueur.
Le brigantin I'Entreprife, Capitaine Gaillard, part pour e
France du i au 2o du courant au plus taid; il prendra,
du fret & des paffagers. Sa demeure eft chez M. Julien,.
ConftutIeur de bitimens, vis-a-vis Mrs Trigant, Daubagna
& Companies. A
I Le navire la Mitis, du Havre, Capita'ne IHouffois, s
partira inceffamment pour Bordeaux, du xer au i o mars
prochain. Ceux qui voudront y paffer ou charger s'adreffe.-
ront a M" Meynardie & Ficcard, ou. audit Capitaine, e
fon bord. ir
A ,A4 F F E R M ER.
i Une jeune Negreffe bonne nourrice. S'adreffer a
M. Lamberk Congi Negociant au Port au Prince qui
previent M"i les Habitans qu'il a toujours a vendre un
fuperbe affortiment en jeux de moulins a eau & ia betes, a
grilles & chaudieres vrai potin de Perigord dans les
proportions depuis 44 jufqu'a 66 pouces.
ESc LA vES N M A R R 0 N NA GE. r
Un june Negre nouveau, de la cote d&Or, joli de figure,,
ayant fur le bras droit I'etampe du navire LcF, entrelacs;. i
part marron le famedi 6 du courant, vetu d'une vareue:
6c d'une grande culotte. En donner avis a M. Duluc d 0:
la Roque, Commiffaire des Colonies.
i Deux Negres nouveaux, Bibi & Ibo, bien corpulbs,
etampes fur le fein L. JANIN ST. MARC; parties marrons.
Ie z22 janvier dernier de l'habitation Janin, a la colline du
Mont-Rou'is. En donner avis a Mrs Magnac f.cres N6go-
cians a Saint-Marc ; ou a M. Arnaud, N6gociant au Mont-"
Rouis; il. y aura bonne reccmpenfe.
Marie-Louife Griffonne, blanchilleude, ige d'environ 26
ans; parties marronne .depuis pres d'un rois; elle a des.
habitudes iu Trou-Bordet. Ceux qui la trouveront foot pries
de la faire remener chez M. Trottier, qui rtcompenfer
celui qui l'aura arr&tee.
i Larofe, Aouffa, etampe DAREYDOU, ag4. de ~4
ans ; parti marron du lieu dit la Mahotiire. Ceux qui en
auront connoiffance font pries d'en donner avis au nonine
Pierre Darreydou, demeurant "a la Grande-Raque, fur l'ha-
bitation Roche Blanche..
ANI M AX G A R S.
1 II s'eft agar6 de l'habitation de Jean-Baptifle Nivard,
a Mirebalais, un mulet fous poil brun ,. etarn;pe fur la cuiiff
du montoir JrdM, provenant de chez Ronw..ea, ; & tune
mule fous meme poil. tampe. JDY, ayant des taches
blanches for le dos, provenante du Sieur Preverand. En
donner avis audit Nivard ; au Sieur Reg. ler jcunt, a
Mirebalais; on I Mrs Literal fires & Dujourc, au Pot-
au-Prince, a qui ils appartiennent.j









ELLES


NUMBER 0


DIVERSE.


13-


AMEDI i13FEVRIER


1790.


AVIS ADMINISTRATION.
i La motion faite a FAifemblee de MM. les lleteurs
le Ia parties de fOueft le 2.1 du meis dernier & le
dcret intervenu ,en conf6quence tendant a inviter les
ontribuables 4 payer, entire les mains dsc different Recz-
eurs, le montant de leurs contributions devient pour
?Adminiftration un temoignage precieux de la confiance
es Colons, elle leur donne un droit de plus aux efforts
u'elle continuera de faire pour en jufiifier le fentiment.
fi8rant carter fans retour toute efi:pce d'inquietude fur
emnloi du revenue public & voulant en meme temps
ire conaoitre a chaque dependance le plus ou le moins
'exafitude que les contribuables apportent a fe liberer des
npofitions don't la furete & la tranquillity de la Colonie
illcitent le payment au nom du patriotifine & de
amour de i'ordce, elle s'oblige a publier, d o.20 au 30 de
aque mois, un tableau qui fera diilribue avec la gazette,
Squi fera connoltre fommairement :
10. Les recettes qui auront ete faites pendant le mois
recedent, dans chacue dp artement fur les droits impofes
r les Negres & les maifons ainfi que le montant des
pittances de ces droits qui refteront 'a recouvrer a epoque
i dernier jour de chaque mois.
20. L'etat des recettes & depenfes faites pendant le meme
ois par les caifies de la marine & des o0trois, par la
idie generate & celle des lbertes ainfi que des fonds
ri efteront dans chacune de ces cailies le dernier jour
Schaque mois.
Ceite connoifance aura le double advantage de tranquil-
er les Colons fir le. fort de leurs contributions & de
srendre juges des caufes qui pourroient quelquefois ralentir
aAituade des payemens. Ces tableaux front forms au
reau des finances, au Port-au-Prince don't le Chef fera
Ujours autorifi a donner connoifflance en detail des objets
recettes & de depenfes qui conflitueront chaque fommaire.
l'Adminifraticn s'occupe aulfi de la formation des
nptes des recettes & depenfes des diverfes caifles pour
Ice 1789. Elle aura, fi le zele des coomptables ne fe
entitpoint, la ltisfationw de les publier au plus tard dans
Courant du rnics d'avril, & d'offrir aux Colons celle de
verifier quand ils le jugeront convenable.

A SS MB L NA T.I 0 N ALE,


Suite ~!e notre feuille du So janvier. ( )


4W4CE du 16 novenbre. L'ordre du jour etoit le plan du
hnte 6 our la diviflon territoriale du royaume; il a 6t6
S... ....... ..
LDans ctte fuille on a imprime', fiance du 1o o06obre,
oin't de lire du io fovembre,


decrete que le r6yaume feroit divif6 en difiri's, chaque
diffri&t en cantons, qui auroient environ quatre lieues com-
munes & carries.
Que- dans chaque canton il y auroit au moins une affem-
blee primaire.
Qte quand le nombre des citoyens a&ifs d'un canton
ne s elevera pas a neuf cents, il n'y aura qu'une affemblet
dans ce canton; que lorfqu'il y aura neuf cents citoyens,
il fe formeia deux affemblees de quatre cents cinquante
peifonnes.
Que chaque affemblee tendra toujours a fe former,
autant qu'il fera Fpoflble, au nombre de fix cents, qui
fera le nombre moyen, de facon neanmoins que s'il y a
plufieurs ailen-bkes dans- tin canton, la moins nombreufe
fbit de quatre cents cinquante.
Qu'il n'y auroit qi'un feul degree d'eleeion de Iaffemblie
primaire a 'Aflemblce natiorale.
la farce a ete termmee par un dccret concernant 'ex-
portation des grains, & un autre concerrait les offices de
judicature.
On a appris que le parlement de Metz avoit fait un
arct&' de proteflation centre le decret qui met les Farlemens
en vacances, & clue cet arrete avoit te cafe par un anet
du Confeil.
Seance du 17. II a et6 d&crete que Ie nombre des deputies
a 'Aflemblke naticnale, pour chaque department, fera
determine felon la proportion de la population, du terri-
toire & de la contribution direae.
Aprts beaucoup de debats, 'Affl'emblie a rendu le d&eret.
fuivant, 'a 'cccafion de l'arrete du parlement de Metz.
i L'AfTemblee national decrete que les nagiftrats du
pailement de Metz, qui cnt affifle a la delib6iation du
12 de ce mnois parcitroient a la barre de l'affemblee dans
hiitaine, a ccnmpter de la notifcation qui leur fera faite
du pitfent decret, pcur y rendie ccmpte de leur conduite,
& que le fyndic ou greffier apr.oitera les regiffres de la
compagnie ; ordonne que le Roi fera fpplihe de former
une chan-bre de vacation parmi les men-bres qui n'ont
pas concouru audit arrest, lacuelle enregiea purerrent
& fimplen-ent le decret du 3 ncvembre & e) ecutera fes
difpcfitions : arrete que le Prefident fe retirera pardevers
le Roi, pour le remercier de la prmrptitude avec laquelle
il s'eft determine a purir, par une jufte fverite, des attentats
d'un fi dangereux example & le pier de donner fa
fanction au pr'fent decret & tous les ord:;s r4ceffaires
pour fon x&ecution. )
Seance du 18. II a te decrte que les affemblees d'elec-
ton pour la nomination -des deputies 'a l'Afien:blee natio-
rale, fe tiendront alternativement cdans les chefs-Feux des
diffirens diflrids de chaque dipartement de maniepe
qu'aucune affemblee ne puiffe fe tenir que dans un chef..
lieu.







Que les affembldes primalres choifiront les 1.haeurs
parnmi tous les citoyens aiUfs de leur canton.
Que les les eirs choifis par les affembles primaires de
chaqute didrict, choifiront les. membres de administrationn
de difrri parmi les eligibles de tous les cantons de ce
difhid.
Que les el-eJeurs choifiront les membres de Padminif-
tration de department parmi les d'blbleHs de tous les
diffriis de chaacue d partement, de imanaiee neanmoins ,
que dans cette adminhiflration il y ait au moins deux
rmembres de chacun de. diflries.
Que tous les deputs hI l'Aflemblee national qui front
par chaque afiem!i'e de department, ne pourront etre
nommrns quite partni les eligibles du department d'elecleurs.
Seance du 19. Suite des d&erets.
Que chaque administration, foit de department, foit de
'ditrid, fera peimanente, & que les membres (econt renou-
veles, Ia moitie tous les de.ux ans, & la premiere fois nommes
par le fort.
Qu'apres avoir choifi les deputies a 'AfTembl.e national,
les ele-curs de chaque department choifiront les membres
de l'adminiflcation de chaque department.
Que les eleceurs de diftri revenues au chef-lieu du
dcifrit, 'choifiront les membres de 'adminiIiration de leur
diia.i&.
Que les adminiifrations de department front compo-
fees de trente-fix membres.
Que chaque administration de department fera divif6e
en deux fedions: 'une, fous le titre de conjeil de department,
tiendra annuellement une feffion pendant fix femaines au
plus pour la premiere annie ,.& un mois au plus pour les
annees fuivantes pour fixer les regl-es de chaque parties
d'adminiflration & ordonner les travaux & les depenfes
generates du d6partement ; flautre, fous le titre de airedoire
de dcpartemnent, fera toujours en a&ivite pour l'expedition des
affaires, & rendra compete de fa geftion, tous les ans, au
confeil de department, lequel compete fera rendu public,
par la voie de l'impreflion.
Les d6putes nommes dans les cantons pour les difhri&s
ne front reputes etre que les repr6fentans de tout le difiria,
& non du canton particulier qui les aura nommes.
Les deputies nommes dans le diftrint pour le department
ne front r6putes etre les reprefentans que du d6partement.
Les d6put-s nommns, dans les d6partemens, pour 1'Af-
femblee national ne front reputes etre que les repre-
fentans de la totality des d6parcemens, c'eft-a-dire, de la
Nation entire.
La conf6quence de ces principles, c'efl que nul d6pute,
'dans tous les degrees des ele6ions, ne pourra etre deftitue
de fes pouvoirs & de fon cara&Ire que par jugement &
pour crime de forfaiture.
Se'ance du ig. Elle a te& remplie par rexamen d'une
deliberation des 6rats du Cambrefis qui avoient voulu
porter atteinte au decret concernant les biens du clergy;
apres de tongues difcuffions cette affaire a &et ajourn6e.
Seiance du 20. M. l'abb4 d'Efpagnac a prefent6 un plan
de banque rationale, qui a ete renvoye a l'examen du
comite des finances.
Le plan de M. Ne':ker a et6 combattu par M. de Mirabeau, &
"difcute par Mrs Lavenue & Dupont, & les fentimens de ces
trois deputies oat et6 expofes, critiques dans les journaux ),
avec cette liberty d'opinions que PAffemblee national e le-

( ) Notamment darts cdui de Paris .


mndme a dhcr&te. J-afqu'h present aucun ftlembre n'a r-clat
aucun fans doute ne penfera jamais a reclamer centre la libhe
de la preffe qui expofe les opinions a la critique. C
qui dlfirent fincerement le bien, ne craignent point d'i
eclaires; & le parlement d'Angleterre a reconnu fouvent 1
avantages qui r6fultoient de la critique publique que to,
les citoyens peuvent fire dans les ,ournaux des opinion
des reprfenatans de la Nation.' Tous difcours, toutes Pe
fees, toutes adioiss publics des ho61iimes publigs pee'--
etre foumnis a la fcfl.on, a lexamen de la Nation da
les etats iibres ; il n'y a que les actions difcours, & penfji
privees des homes publics qui ne peuvent etre foum
a un exaujen public : ce n'efl qu'au cenfeur des mceurs ttabi
par la loi que cet examen appartient, comme c'eft i lui le
cqu'appartient la furvseillance & l'examen de la conduite de
citoyens qui ne font pas reverus d'emplois publics. Quiconqu
n'eft pas coninis par la loi pour cenfurer les mceurs des
hommes plives s'arroge un droit qu'aucune puiffance ne hi
a coniere, & ei expofe a etre pourfuivi par ceux qu'ilattaque;
mais aucun home revetu de I'exercice d'un pouvoir public
cuelconque ne peut fe plaindre de voir fes adions publiques
relatives a 1'exercice de ce pouvoir expofees difcutees
c iiq(ies par tous les ciLoyens, fans que jamais les cri
tiques puiflient etre recherches, a moins qutil n'y ait calom
ie ; alors les perfobnes publiques attaqubes peuvent pour
fuivre les calomniateurs de leurs adlions publiques par-devan
les tribunaux. Tels font les principles que l'Affembl6e national
paroit profeffer, tels font ceux qui font le palladium de I
liberty de la preffe en Angleterre.
La fuite des dcbats concernant l'etabliffement de la banqu.
national a ete ajournee.

Du PORRT-AU-PRINCE.

ORDONNANCE des Adminifrateurs portant fufperfion dk
droits additionnels e'tablis fur les morues &6 poiffons fali
imports par l'etranger.

Du 2 fevrier 1790.

LOUIS-ANTOINE THOMASSIN, COMTE DE PEIN'IER, &

ET VINCENT-RENE DE PROISY, &C.

LE Roi, par arret de fon Confeil d'ttat, du 30 aou
1784, a reconnu la niceffite oui l'on s'eft trouve
temp6rer fucceffivement la rigueur primitive des lo1
prohibitives. Determinee par les circonflances Sa Aajelli
a juge a propos, pour affurer & faciliter l'impoita0io
des fubfiltances dans fes Colonies de l'Amrique, d
permettre aux strangers d'y introduire entr'aures articles
du boeuf, de la more & du poiffon fale,; mais, p(tu
encourager en rnene temps la pche franoilfe, 'lk a
etabli fur ces falaifons un droit additionnel de trois Il,'I
tournois par quintal, define a tre converti en preir I
d'encouragement pour l'introduaion de la more & ^
poiffon fal&s, provenant de peche frangoife. Pour facilitel
cette peche par de riouveaux avantages Sa Majefte a, pAI
autres arrets de fon Confeil d'Itat, en date des i8 & 21
feptembre 1785 port' dix livres tournois par quintal
la prime accordee a l'importation des morues de peh,
national & a cinq livres tournois par quintal ledrc
additional tabli fur les morues & poiffons fales imported
par retranger; & par autre arstt du 11 fivrier 1787, C






4'.


S irolWt lev6 jufqu'A lwit livres tournois mais ; quel-
Sque confid&rables que foient ces encouragement, l'expirience
I demontr u'ils n'ont pas procure I'eflet qu on s'en toit
S rortns. Les Franqois n'ont introduit qu'une tres-modique
J uantite de more dans la Colonie ; malgre la haute
rime qui leur 6toit offerte & les droits confiderables etablis
J ilrr les falaifons provenant de l'etranger, il en eft refulte
Squ ces denrees de premiere nece11ite font revenues tres-
.1 tares, & d'un rix trop haut pour que les habitans puiffent
,'en procurer ia quantity neceflaire; & qu'ainfi intention
du Roi d'affurer importation des objets de fubfiftance dans
i fes Colonies ne fe trouve pas remplie, nous penfons
>i donc que ce ne fera pas nous en carter que d'ordonner
l la fufpenfion provifoire des droits additionnels 6tablis fur
e les falaifons import6es par 1'etranger, puifque le but de
l aulr tabliffement eft entierement manque. Cell nous rendre
S au furplus au voeu fouvent exprime de la part des habi-
I' tans, particuliirement aux representations qui nous ent
it6 faites par PAffemblee des paroifles de la dependance
de 1'Ouefl, dans radreffe 'qu'elle nous a prefentee a cet
eflet, & memne a r'avis des principaux commercans de la
Colonie que nous avons confultes fur cette important
mati're. D'ailleurs les circonflances acduelles, qui ne-
ceffitent des mefures promptes pour affurer la fubfiftance
de la Colonie, ne nous permettent pas de prendre au
prealable les ordres de Sa Majefl6.
I A ces caufes, Nous, en vertu des pouvoirs a nous attri-
S hs, avons ordonne & ordonnons, fous le bon plaifir
da Roi, qua' computer du jour de L'enregiftrement de la
prefente au Confeil fupirieur de Saint-Domingue, les
droits additionnels de trois lives & huit livres tournois,
etablis par les arr&ts du Confeil d'ttat du Roi, des 30
aout 1784, 2.5 feptembre 1785 & xi f6vrier 1787,
front & demeureront fufpendus jufqu'a ce que Sa Majeft
,en ait autrement ordonne. Faifons en confequence tres-
expreffe inhibition aux prepofes a la recette de ces droits
de les exi er & d'en faire la perception, fous les peines
de droit : reront au furplus les lois prohibitives concernant
le commerce stranger, executees felon leur forme & tenear,
en ce qui n'y eft pas d'rog. par ces prefentes.
Prions MM. les Officiers du Confeil fup6rieur de Saint-
Domingue de faire enregiftrer la prefente en leur greffe,
apres l avoir ete au prealable en celui de l'Intendance; &
Iiiandons a qui il appartiendra de tenir la main a fon
execution. Signed, le Comte de Peinier & Proify. Contre-
figne; figni, Roi de la Grange & Simon.
Enregiftre au greffe du Confeil fuperieur de Saint-
)Dominiue, le 3 fevrier 1790.


V A R I : T I S.


te. d'un ancien Membre du Parlement d'Angleterre, j tn
Voyageur francois adellement Londres.

MO N SI E U R,
'ai toulours aimed la France; j'y ai vecu, a differentes
fprles, pendaait pres 6e dix ans ; & j'en ai fige', un
plus de treaite, dans la chambre des communes
,',everre : ce petit eclaircifi'eenet, fir ce qui me regarde,
,I a' peut-ctre, pour vous faire voir quite je dois con-
lte, pailablenient i es miurs de votre pays, & que


j'a quelques idees fur la leg'latlon du mien. J'entreprendrai
done d'en donner la preuve ; le bien public de tous les
hlomees & de toutes les nations m'intereffent egalement.
A cote des vices de la conflitution angloile, on ne doit
pas oublier de faire voir a vos compatriots le danger
des exces qui peuvent rendre la nouvelle constitution de
la France plus vicieufe que la notre, & peut etre que
celle qu'ils out entrepris de reformer. Ceft beaucoup dire,
fans doute, mais il n'y a rien de trop dans cette affertion ,
fi Fen n'adopte pas les vrais principles de reforme.
Pour r6uihr dans ce qu'elle a entrepris, la France don't
confulter les moeurs de fes habitans conferver celles de
ces coUitumes qui font bonnes, & fur-tout de ne pas
defefperer le pa.ti qui a eu le deffous chez elle. Songez
que fans une opposition, l'on ne pent jamais etre sur
du maintien du prmcipe conftitutionnel. Ceft loppofition
chez nous qui fait que les Minilires font obliges de
remplir leurs devoirs. 11 faut a la France fes Whitgs & fes
Tories pour qu'eile conferve fa liberty. L'eau dormante fe
putre'ie iaute de movement. Sans agitation des deux
parties, il en feroit de meme d'une constitution populaire.
Le part exterminateur n'ayant pli' d'obftacle a craindre ,
fe corromperoit infailliblement de lui-meme. En attendant
quVelle ait reform fes abus, la France doit rendre grace
au ciel, que le coeur de fon Roi ait refile aux confeils
Tue lui out donned les ariftociates qu'il a eioignes de fa
Cour. Si la revolution qui fait aujourd'hui l'etonnement
de I'Europe, qui fera un jour l'admiration de la poftirite, ne
s'etoit pas oper.e d'abord dans I'ame de fon fouverain, elle
ne fe feroit peut-etre jamais fate. Vous etes plus 'a portie
que perfonne, vous qui avez fuivi tous les evenemens de
cette revolution, de voir que ce que je dis eft fond.e fur la
plus exacle verite. Louis XVI fera montre le digne def-
cendant de Henri IV. Mais vous pouviez avoir fur le
trone un Louis XI, un Henri VIII, un Louis XIV. Vous
pouvez encore avoir pour Miniftres des Richelieu, des
Louvois. II n'y a qu'une opposition puiffante qui puiffe
fauver le royaume en pareil cas. N'importe comment &
par quel part elle commence ; c'eft par les combats cue
fe livrent fans ceffe les Tories & les Whigs, que la libeite
d'Angleterre s'eft foutenue.
Avant d'entamer la correfpondance que je defire d'entre-
tenir avec vous, il faut que je fache fi elle vous convient.
Alors je commencerai l'echange que je vous propose; je
vous ferai, d'abord quelques questions qui m'intereffent
perfonnellement. Si vous me repondez, je vous demainderai
aujourd'hui, Monfieur fi vos compatriotes veulent etre libres,
ou fi ils ont I'envie de reprendre les firs qu'ils ont ports
fi long-temps, 6' fi docilement ? Vous me ferez pladiir de
me dire quelle elt votre opinion a. cet egard. Si vous
croyez qu'ils aient envie d'eitre litres quel temps leur donnet-vous
pour rendre leur liberty aujfi amble que Iletoit leur efclavage ?
J'ai un petit voyage a faire a Paris, oh j'ai beaucoup d'amis,
& je feiois tres-a'fe d'avoir des donnees ures avant de
me hafarder a le faire.
Si les Franqois' font libres, j'iral jouir de l'air pur de
leur pays, des promenades delicieufes de leur capital ,
& des fociedts charmaqtes que Fon y trouve. Le ton fran.
cois m'a toujours plu nais il me plaira bien davantage ,
des que la Nation ''aura plus d'entraves, & qu'il n'y
aura plus aucune forte de defpotifme en France. Je redoute
encore plus celui des brigands qui pendent & font
pendre fans formalities, que celui des Miniqfres qui ne
taifbient qu'enferimcr t utieiis. 11 fant prendre garde, apres







avoir renverfe une efpice de tyrans, de ne pas ei. c:eer
vingt autres. O.a n'auroit fait que pe'dre au change. Quand
le taurai que les Frangois front parfaitement tranquilles ,
j'irai partager leur joie, les felicitecr, & porter des Tjafls
patriotiques avec eux.
S'ils veuilet rentre: fans un joug quelconque il vaudroit
mnieux encore qu'is reprifient celui qu'ils ont port fi gaie-
mnent; on pourroit au moms fupplder a la lbert6 par les
plifirs. Je me contenterois, en ce cas de fourire a vos
boutiquiers polis, a vos marchandes de modes aimables,
lorfque Ion m'appelleroit Milord. Jirois boire des rafades
de votre excellent bourgogne, manger vos chapons ad gros fel,
vos macedoines -exquifes & je payerois touie ma depenfe
comptant fans m',mbarralfer des conflquences ; 'irois
admirer la march fringante de vos nymphes charmantes,
cui ont de fi jolies tournures; & je ne craindrois pas
gue I'on i'accusat d'avoir voulu broiler les magafins de
]jreil, parce que le gouvernement fait toujours mnieux a quoi
s'en tenir que la multitude. Des milliers de chefs font
r-Ius fifceptibles d'alarmes que trois ou quatre miniftres.
Ces dermers, intruits de tout ce qui fe paffe, ne fe laiffent
point entrainer ligerement par des rumeurs don't ils con-
roiffent la futility.
Je n'ai jamais port d'autres fers, en France, que ceux
de vos belles & je ne les ai pas trouves fort lourds. Je
me rappelle encore avec transport les plaifiirs don't j'ai
joui autrefois, a votre opera, a votre comedie italienne,
& il me femble entendre encore vos jolies ariettes. J'avoiue
que j'ctois gard6 dans *ma loge par des gens vetus de
bleu, baionnette au bout du tufil; mais je n'ai jamais
eu a m'en plaindre ils ne m'ont pas fait une egratignure.
Je jouiffois de tout ce que je voyois, de tout ce qui
m'entouroit, & ji'tois fort content de l'ordre qui regnoit
ch.ez vous. J6tois bien!.sur qu'&tant lh pour mon argent,
que perfonne nre viendroit me faire d'infulte, ou me dif-
puter rra place. 11 ne m'en falloit point davantage, a moi,
qui n'aime point les querelles, & qui de ma vie n'en ai
cherche a peifonne. Croyez-vous Monfieur, que ce fera
la meme chofe ai l'avenir ? En ce cas, fans balancer 9 je
donne la preference a la liberty. Quoique je me rappelle
mvec transport les moeurs douces des Francois, ce fouvenir
nie me plait pas autant que l'id&e de les voir libres.
.J'en appelle a vous, Monfieur: ne vaut-il pas mieux
entendre au Palais-royal une jeune egrillarde de quinze
ans appeler, mon petit amti, un gros Anglois bien nourri,
que de voir la jolie bouche d'une heroine patriote, s'en-
tr'ouvrir pour lui dire qu'll eft incendiaire, un english dog,
& lui lancer un god damn ? Quand je m'entends appeler
mon petit ami, cela fait un effet incroyable fur ma fenhibilit6.
Vous fentez bien qu'en defirant la liberty, je n'entends
pas feulemenit le droit de crier i I'oppreflion, & de monter
une garde national, ou bourgeoie au lieu d'une gai de
royaie. Si l'on eft arrete h chaque pas par une patrouille,
il impotte peu a un &ranger, qui la command. Un homme
qui voyage pour fon pladir, qui ne demand rien a per-
0on1, &i qui a tout ce qu',i faut dans fa poche, n'eft
pas dans le cas d'etre arrete. S'il eft inquieti dans fa
mar iie ce n'eft pas 1a de la liberty.


Si je n'aime pas vos patroullIes, j'avoue que j'aime encore
moins les gens qui de temps en tenmps s'ameutent fans
favor pourquoi. Ce n'ell pas la de la liberty. Vctre Affem.
blee national doit &re regaidie come la Nation pen.
dant qu'elle fiege & les con.bluc du people; d.oivent
difcuter fes interets come ils I'eiitendent, fans etre con.
traints d'adopter la mraniere de voir des groups patri.
ciens, ou populaires, qui voudront Jeur ditte? des lois.
N'eil-il pas strange que, fi l'on ne fait pas ce qui plait
a vos defpotes mocernes, ils parent d'amener a leur
opinion, en commernant par pendre, fans forme de process
les gens qui ne font pas de leurs avis ? Vous conviendrez
que cette liberty n'eft. pas gaie, & que ce cote de la
medaille n'eft pas beau.
Je vous dirai, fans hefiter, que je n'aime ni vos affembles
(foi-difant) patriotiques, ni vos taifeurs de motions hours
ae 1'Ailemblee national, ni les crochets de vos lanternes,
ni 1'exces de licence de quelques uns de vos 6critains,
'qui croient que l'ignorance fe rachete par des calomnies
ou des injures. Je fouffre de voir qu'il fe trouve un Ii
grand nombre de gens qui, ne fachant rien, veulent parler
de tout, & deraifonnent fur tout. Cela me donne une
impatience don't je ne fuis pas le maitre.
J'ai &ie fort content de la maniere don't vous avez pris
la' baftille, & je n'ai pas blame les gens qui ont expedie
fommairement fon gouverneur. S'il falloit un example &
uo sacrifice 'a la liberty, on ne pouvoit pas mieux choifir.
L'executeur du defpotifme devoit tre la premiere vittime
( il cut peut-etre du etre la feule) du people aimable,
qui s'eft rendu libre. J'ai cependant excuf6 aufli la moit
de FlefJfdi, s'il eft vrai qu'il ait voulu tromper les habi.
tans de Paris, apres avoir eu fair de fe ranger de leur
parti; il a joue un role dangereux dans une revolution,
&- il a merited de perdre la parties. A la guerre come a-
la. guerre.
Pour finir, Monfieur, j'efphre que vous voudrez bien
me fire favoir, des que vous le pourrez, fi la municipa-
lite a affez de torce pour empecher que Ion ne defcende
les reverberes. Quand on ne regardera plus les hommes
comme des lanternes, je prendrai des effects a vue fur
mon ami Perregaux, & j'irai contribuer, felon mes forces,
a combler vote deficit. 11 eft des milliers de mes com-
patriotes qui galopeut fans cefle apres le plaifir, entrainant
le jpleen apres eux qui come moi, n'attendent que
cette epoque. Au lieu d'aller biiller a Bath, ou fe faire
voler ai Spa, ils iront s'amufer a Paris, qui fera le rendez-
vous de tous les Anglois qui voyagent. Mais il faut,
pour cela que vos reverberes ne delcendent que loifqu'on
les allume, que les Francois ne permettent plus qu'on
renouvelle les maflacres chez eux, & que les patrouilles
de Paris ne menent plus les honnetes gens au corps-
de-garde des difirids. Hut&t vous me repondrez, Monfieur,
plus vous obligerez uu camarade voyageur qui ofe computer
lur votre complaifance, & qui vous en faura un gre
infini.
J'ai l'honneur d'etre, &c.

Un ancen Membre du Parlement,


Avec permiffon de MM. les General & Intendant.


it_ -- -- __ __ _


AUPORT.AU..PRINCEp DE L'IMPRIMERIE RO~rALg;






( No 13.)


ENT AUX AFFICHES AMERICAINES.

Du Samedi 13 Fivrier 1790.
n o w _4 1 ,, ,i ....,n m 2 J I


njf ~eDr~js colonial au Port-au-Prince ,
S ,i3 evrier' 1790.

ajcrItEhrc-r e miere qualitY, 70 a 75 1. feconde, 60
S65 1. troifiie, 50a55 1. fucre brut, prenmire quality,
6 a 40 1. feconde 32 a 36 1. troifieme 26 a 30 1.
Cai6 fin vert 22 f. 6 d. a 23 f. marcliand 21 a 22 f.
inieui 19 a ,0o triage 14a .5 f.'vieux, premiere
quaite,.. feconde, ..... triage ,..... Indigo bleu,
premiere qualie, 10o a 11 1. cuivre marchand, 9 1. io f.
inferieur 7 1. 10 f. poutliere 4 a 1. Coton premiere
quality, 155 a 160 liv. le cent, feconde 15 a 1.
troifeime, ~45 a io 1. Cacao, 9 f. Carret, 15 liv.
PAix courans des Marchandifes de France &, autres ,
au Port-au-Prince le 13 f'vrier 790o.
Vin vieux de Bordeaux la barrique, 264 a 300 liv.
nouveau de Bordeaux la barrique 16o0 165 liv. de
PNoven"ce, 1oo a 132 liv. blanc le tier.1on, 72 1. Farine
de Moifiac premiere quality le baril 90 a 95 liv.
fkconde, 75 a 80 liv. commune 70 a 75 liv. HiHle
fine, le panier, 45 1. commune, la cave, 15 a 16 1. lo0f.
Beurre, la livre, 20o a 25 f. Petit-SalI, 'fancre, 24 a 27 1.
euf fal6, le baril, 75 a 90 1. Morue, le quintal, 40 a
491. Io f. Savon, la caiffe, 30 a 331. Chandelle, la livre ,
2s a 26 f. Brin, 7-8 iaune reduite 40 a 45 f. 6 d.
dito 3-4 38 a 40 f. 3 d. Combourg, 40 44 f. Saint-
Georges, 3 1. iof. Morlaix la balle, 1450 a 500oo 1. Rouen
feuret, 700 1. Planches de fap, pied anglois, 170 x180
liv. le millier Bois equarris, idem. Pitchpin .......
Co URs D F E rET.


Pour Bordeaux ,
Sucre blanc, I 5 d.
Sucre brut, 15
Indigo, 30
Cafe, 15
Coton, 30


AVI


Nantes le Havre,


16 d.
16.
30

30


15 d.

36
1536
36


Marfeille.
15 d.

30
15
30,


D 1 V E R S.


3 M. Afftlit a 1'honneur de prevenir les perfonnes avec
lefquelles il eift en liaifon d'affaires, que fa demeure adcuelle
eft dans la maifon oh reftoit feu M. de illeneuve rue
Royale.
2. Le Sieur Pourcin ami avoit ci-devant annonce fon
depart pour France, lequel a e6t retard& pour raifon de
fes recouvremens: il a I'honneur de prevenir de nouveau
le Public, que fon depart eft invariablement fixed a i 15
mars prochain; il ofe efperer que les perfonnes qui font
encore en demeure envers lui., auront regard a cette longue
attente, & qu'eiles voudiont bien terminer d'ici a eette
epoque.


1 Le Sieur Dupre', Entrepreneur de moulins a fucre
& Charpentier de batimens arrive en cette ville depuis
quelque temps offre fes services a Mrs les Habitans ; it
repoidra de la folidite & de la rufflite de fes moulins.
Son adrefie eft chez M. Gboujcn, LLogane, on chez le
Sieur Pcupon Maitre de port, au Port-au-Prince.
2 Le Capitaine Rigal, commandant le navire les Deurx-
.Aimrcs, de Bordeaux en rade a Jacmel, privient qu'il
a etC cF.trge" bord de fon navi;e, par M. Carries, une
cailie en.ballie contenant diveifes marchandifes, marquee
G; St E, au-deffous C, a l'adreffe du Sieur GofeC de Saint-
E'lcy; il prie ledit Sieur de la faire retirer, en payant la
fet & les fiais du prefent avis; a ce ddfaut, il fe fera
autoiifer la faire vendre par justice, pour le compete
*de 2ti il appastiendra.
2 Me Drian, Notaire "a Jacmel, charge de la fuccef-
fion Bacque, prie les d6biteurs i cette fucceffion d'acquitier
leurs creances, pour eviter des frais de pourfuites.
2 Me Drian, Notaire a Jacmel, charge de la fuccefflon
du feu Sieur Jean Ferand, invite les creanciers de cette
fuccefiion de fire connoitre leurs titres, fous le delai de
quinzaine, en 1'tuide de Me Bourgeois, Procureur a Jacmel,
& les debiteurs a. ladite fucceffion, de payer, pour eviter
les fiais qu'il fe verroit force de leur faire.
2 A la requete de Me Landelle, Rectveur des batardifes
au Petit-Goave, en cette quality charge de la fuccellion
du nomm6 Jojfph George dit Pcfonne, M. L., il fera ,
le mardi i6 mars prochain, iffue d'andience, procede a
la vente & adjudication d'une petite habitation de la cor.-
tenance de dix carreaux de terre life a la petite montage
du Rochelois quaitier de Nipes fur laquelle il y a quinze
mille pieds de cafieis de dix & vir.gt imcis avec une
cafe & deux Negies qui front vendus fipardment Ila
cha-ge de payer le tout comptant, & autres conditions de
la carte-bandie don't on peut prendre connoiffance au
bureau des IHuiffiers en cette ville.
2 A la requete de Me Landdlt, Recevenr des batar-
difes au Petit-Goave charge de la fucceflion de la ncmmee
En:elic-Juajirc-Elif.leth M. L., il fera, le mardi 16 mais
pruchain, ifllue (A'ar.dience procede 'a la venite & adjudi-
caticn, au plus ofir.ant & dernier encieriffeur, d'une habi-
tation fife dans les hauteurs de la riviere Sales des
Earadaires paroifi'e du Petit-Trou de la ccr.tenarce de
cent ingt car:eaux, fur laquelle habitation il y a: 10. une
cafe pii;cipale ,compofee de deux chambres, batie en bois
rcnds clifice & couverte en ellentes ; 0o. une petite cuifine,
batie en bois ronds, cliffbe & couverte en effentes; 3. un
poulailler complex de deux chambres bati en bois ronds,
clifl botifille & covert en eftentes ; 4. deux cafes a
Ncgies compofees de deux chambres chacune, baties en
bois rounds cliffies & couvertes en effentes ; quinze cents
touffes de bananiers une petite favane & le refte en
bois debout propre 'a la culture du cafe, avec deux
Negres, qui front vendus f6partment, -a la charge de payer
comptant le prix des deux Negres, & la moitie de celui


0


I


i









de 1'habiration Fautte molti ~a un an de term & autres
charges & conditions de la carte-bannie, de laquelle on
peut prendre connoiffance, en cette ville, au bureau des
Huitiers.
A la requete de Me Landelle, Curateur aux vacancies
au Petit-Goave, en cette quality g6&ant celle du feu Sieur
Pirobe, it fera le 2.3 de ce mois, proc. dU au bail a ferme d'une
habitation fife aux Baradaires, paroilfe du Petit -Trou, pour
inir, le 1er janvier 1798, fu': laquelle habitation il fe trouve :
i, une grande cafe d'environ quarante pieds de long,
ayant une galerie, deux cabinets, paliffadee en planches &
couverte en effentes ; 2.. une cuifine couverte en eileates;
3...deux autres cafes, fifes a l'embarcadaire, audi coul-
ve tes en efentes; a la charge & conditions de la carte-
bannie, de laquelle on peut prende connoiliance au bureau
des Huifliers, eri cette ville.
a M. Dumoufler a l'honneur de pr6venir le public, qu'il
a cede un inter&t, dans fa maifon de commerce, a M.
Andrd Rodrigie, & que fa fignature, qu'd confie a M.
Andri Roadigue, fera deformais focus la raifon de Dumnoujlier
& Rodrigue.
2 M. Delamardelle de Grandnalfon Confeiller au Confeil
fuvprieur de Saint-Domingue, fonde de la procuration de
M. Delamaradelle, Procureur general, a rhonneur de pre-
venir le Public qu'il fera vendre, lundi piochain 5
f6vrier, huit heures du matin en l'6tel de mondit Sieur
Delamardelle, Procureur general, differens meubles & eiiets,
confifans en plufieurs ameublemens de rotin; lits, armoires
d'accajou, & auti es ufteniiles; carroffe, voiture, & leurs har-
nois; plateaux & criflaux, pendules, glaces tables a couvert
de marbre, & autres tables encoignures a defius de inarbre;
argenterie, confiflante e ndiff6rens plats, caiieroles & couverts;
vin porcelaine, batterie de cuisine, verrerie poterie .
iutres effects; 4 la charge, par les acquereurs de payer comp-
tant, avant de d6pjlacer.
I) fera procede, vendredi 79 du courant, a neuf heures
du matin, en l'hitel de M. le Sn&chal, 'a la vente des
rneubles & effects de fa maifon confiflans en armoire,
lits bureaux tables, chaifes argenterie &c.
I M. Creagh, Negociant a Jacmel, etant intiruit que les
h&itiers du Sieur 1lanchy fe propofent de difpofer des
biens de la ficceilion de defunt Sieur Paul Creagh fon
oncle pour faii e paffer en France i'argent qu')is en reti-
reront, croit devoir donner avis qu'il va faire valoir fes
droits a la fucceflion, afin que les debiteurs re s'expofent
pas a payer fans precautions, & que ceux qui voudroient
acquirir ne foient point expofes a mal acheter.
i A la requite de Mme vetive Taveau de Chambrun ,
tutrice ad hoc de fes enfans mineurs & en vertu d'or-
donnance rendue par M. le Senechal du Port-au-Prince ,
fur les conclusions de M. le Procureur du Roi, le 26 janvier
dernier, il fera priocde l'audience des c:iees, le 9 mars
prochain, a la vente & adjudication definitive de la moitie
d'une habitation, fans 6tabliffemens ni culture, indivife avec
a Dame veuve Drquillard, propriktaire de l'autre moitie,
fituie au Grand-Marecage, patoiffe de la Croix-des-Bou-
quets, & colloqu6e pour cinquante-fix pouces d'eau a la
.iviere-Blanche; le tout aux charges & conditions inf&rees
dans la carte-bannie, don't on pourra prendre connoiflance
chez M* Poncet, Procureur pourfuivant.
I M. ,lean Lartigau, Negociant depuis plufieurs annees
tu Port- au- Prince, 'eft a6tuellement au Petit-Goave, ouh
il tient magafin garni, fitue fur la place pres de M. Buet
p4 la CWIe-, Sn whal, &c, dudit lieu; il offtr fes fervices


au Public co.cernant ton 6tat I i'on 6 oufe tient tou'
fa mia'ion au Port-au-Prince rue des Frontsforts, '
d fobl cote aura .e m eme zle que fon 6poux.
SEn vertu de iLntence rendue en la Senechauffee d'
Jeeimie le 14 o&obre dernier & a la requite de j
Dame veuve Pajaud, aujourd'hui epoufe du Sr Lamber
& des heiitiers du Sieur Pajaud, il fera, famedi que ]'o
comptera 3 avril 1790, procede la lbarre de la Scn.
chauitee de Jeremie flfue d'audience ordinaire, cell des
cnees & ench: es tenants apres la publication de droit
i e, la manmere accoutumee, a la vente par licitation &
adjudication, -au plus offrant & dernier ench&rifeur, d'une
habianion indivife e!tre ladite Dame Lambert, ci devant
veuve Pajaud, & lefdits heritiers, fes enfans; ladite habi.
tationi eft mluee au quarter des Fonds-Rouges, a deux lieues
de la vile de Jeremie, tres beau chemin & point de
riveie a paller don't la description fAit : ladite habitation,
co.iiltante en foixarte huit carreaux de terre de dix a
dou.e encore en bois debout, une grande cafe de foixante
piedi ayant a chacun de fes pignons un pavilion, une
cakuge de quaiante pieds, une cuisine de quarante pieds; toils
ies ati.iiens contiiruis en 'charpene couverts en elfentes,
& dans le meilleur etat; dix plates-formes ; deux grads
bati.s couve.ts ; fept cafes a Ngres, couvertes en paille;
ui mouiin a piler le cafe ; im four a pain; un poI.illeUr,
quararie m lie pieds de catiers, depuis deax jufqu'ri fi ans
quatante milie pleas de vieux, mal entretenus ; enfin,
fix cacieaux en places a Negies plants en manioque,
baiainers, & aatres vivres ; le surplus du terrain en favanes,
eitourees de hates vives; a la charge par I'Adjudicataire
de payer comptant Cs mains du Piccureur poitfuivant,
L. ei, conformite de la carte-bannie, don't on pourra prendre
cummniumcation dans r6tude de Me Martin de Lebrun,
Pixocuieuw au Siege royal de Jeremie.

ST A T d'un Negre pave qui dolt tre vendu a la Barre di
la S.nechaujjce du Petit Goave, le 2 mars t79o.

Du 5 novembre. Jean Pierre Congo 6tampe fur le
fein gauche illifiblement, ,ag d'environ 24 ans, taille de
5 pieds 3 pouces de forte corpulence ayant des mar-
ques de fon pays fur la figure ne. pouvant dire le nom
de fon maicre.

1 TAT d'un Nigre epave qui dolt. tre vendu la Barre
de la S.ncchauflje des Cayes, Ie 6 mars y79o.

Polite Arada, fans etampe apparent, agA de 5o ans,
taille de I pieds i pouce, fe difant appartenir a la nomane
Gnongnon, N. L.

TA T des Negres paves qui dolvent tre vendus la BarON
de la S'n&chauffee de Saint-Marc, ke 6 mars t 7o.

Du 4 novembre. Bougon, Congo, tamper fur le fein
droit CHARRIER.PS, ag6 d'environ 2o ans taille de
5 pieds, fe difant appartenir a M. Barbe, a Maribaroux.
Du 8. Jean-Pierre, Congo, ktamp6 R G, & d'une lettre
illifible entire les deux age d'environ 2. ans, taille de
I pieds pouce fe dif4nt appartenir a M. Chrefil,
a Lieogane.
Du 13. Piere Efpagnol fe difant libre arrete au%
Gonaives par ordre de M. Lamoureuc, Subftitut de M. -
Prowureur du Roi, audit lieu,


I-__ --




-4m1mr"-


pu Pr, Jopfph Creole, etampi fur l fein drolt
CHABAVD au- deilous MARROUTURE & fur le
gauche PINEAV ag6 d'environ 27 ans taille de 5 pieds
Spolces, ayant les jambes en dedans, fe difant appar-
tenr a M. Larrouture, an Fort-Dauphin.
Du 19. Pierre Louis Nago, etampe fur le fein drolt
STC H, fur le gauche CI; le tout autant qu'on pu a le
limngu'er, & fur 'epaule droite d'une etampe illifible,
A d'environ 32 ans, taille de 5 pieds,, ayant les deux
polices coupes, fe difant appartenir M. Change, demeu-
rt w r 'Efpagnol.
L 23. Rofalie, Bambara etamp4e fur le fein gauche
PECHE, agde de 22 ans, taille de 4 pieds 9 pouces,
fe difant appartenir a M. Peychiers Habitant a P'Artibonice.
Du 26. Silvain Aouffa, &6 fur le fein droit CD,
& illifibiement, ag6 d'environ 27 ans, taille de 5 pieds,
ayant des marques de fon pays fur le vifage, ne pouvant
dire le nom de fon mature.
D, 2.8. Silvain AouiTa etampe fur le fein droit,
autant qu'on a pu le ditlinguer CJD ag6 d'environ
24 ans, taille de 5 pieds 2 pouces ayant des marques
de fon pays fur le vifiage fe difant appartenir a M.
Lawnnde, Habitant Cafeier, au Dondon.

SiTA T deS 2gres epives qui dolvent etre vendus a la Barre
de la Snech.aujcc e du Petit Goav'e, le 2 mai t79o.

Du 16 janvier. Jean, Congo tamper fur le fein droit
DBRUET, au- deffQus SAVON ag& d'environ 40 ans,
e taille deo pieds, ayant lune brflure au milieu de l'eflo-
mac, arrete en ville fe difant appartenir au Sieur Jean,
au Petit Bourg.
Dui 17. Thomas, Nago, &tamp6 fur les feins illifiblement,
fage d'envi on 60 a 8o ans, taille de 4 pieds 9 pouces,
syant. une loupe au cou fe difant appartenir au nomme
anitte, M. L., au Petit-Trou.
JUn Negrillon nomme Labe, Canga tampere fur le fein
tAWl, au-deffous SInO' "t-SV, age d'environ z1 a
e ans, taille de 4 pieds 3 pouces fe difant appartenir
e u Sieur Prefie.


D E P A R T S.


3 Le Sieur Noyreaidt part pour France pour caufe
e maladie.
3 La Dame Jxe Peronnel, Marchande aux Baradaires, part
our France au printemps prochain; en coifdqnience, elle
ne tous ceux qui lui doivent de la payer inceffamment,
S ur la mettre a meme de fatisfaire ceux a qui el.e doit;
le faifant, ils lui 6viteront le difagrement (i'ufer envers
des voies de droit, don't ceux a qui elle eft redevable
menacent de f'vir contre elle fi elle ne les fatisfait
de fuite.
2 Le Sieur Roucolles, Arpenteur du Roi au quarter de
Grande-Anfe, part pour France, par conge de MM. les
miiniftrateurs, dans le commencement du mois d'avril
S tiaain, & prie Mrs* fe dkbiteurs de vouloir bien s'ac-
ter nceffamment.
de Senailhac, Habitant a Plaifance, part pour France;
SIine avec lui M. de Senailhac fon neven, & trois
( de M. Moiffon, un garqon & deux demoifelles.
Ddamnardelle, Procureur-general, part pour F:arce,
B ue Madame fon epoufe; il prie M*r fes creanciers
V1 oi04r bien eadreffer a Mi. Hail7l, qui eft charge de


Padmiiflration de fon habitato'n : Us ecenonTent I'exa.'Vtude
des paroles qu'il donne. M. Delamarddeie laiffe en outre fa
procuration general pour toutes fes affaires, dans la Colonie,
a M*' Delamardelle de Grandmaifan & Julbin de Saint-Vertry,
2 M. Sallmon, grant les biens de M. Aubin Mtaff,
part pour France, & declare ne rien devoir.
2 Le Sieur Pierre Olive part pour France, ou pour la
Nouvelle-Angleterre, & declare ne rien devoir.
i M. Labcrde Dondats part inceffammeat pour France.
i M. Sieft, demeurant fur I'habitation Caflera, a 1'Ati-
tibonite, part pour Frarce ; il a a vendre fix Negres de
jardin don't quatre Negres & deux Negreffes.
i M. Che'ronnet part inceffamment pour France &
declare ne rien devoir.
i Le Sieur Pierre Ferrand, Marchand en ceite ville, part
pour France avec fon fils, en avril prochain; il prie ceux
qui lui doivent de le folder, afin de lui eviter le defagre-
ment de les y contraindre & ceux a qui il peut devoir
de fe prefenter pour recevoir leur payment etant bien
decide de ne pas laiffer un fou de dettes 'a payer a la Dame
fon epoufe qui refte charge de toutes fes affaires dans
la Colonie.
I M. Letendart, Chirurgien a Cavaillon, part inceffam.
ment pour France & prie ceux qui lui doivent de le
folder : ledit Sieur Letendart defireroit favoir des nouvelles
de fon ftbre, aufli Chirurgien, refidant ci-devant a Ouana-
minthe, chez M. Mingault, quarter de la Nouvelle-Bretagne.
i M. Saint- Pierre declare partir pour France a la fin
de mars prochain.
I Mrs Tripier & Duche Habitans aux droits de fen
M. Montreal, vivanf Habitant aux Matheux ddclarent qu'ils
parent pour France le printemps prochain, avec la Dame
veuve Dupont, belle mere du Sieur Duchd & le fils
dudit Sieur; ils d6clarent ne rien devoir perfonnellement,
& prie ceux qui ont des titres valables, centre la fuccefilon
dudit Sieur Montreal, de fe presenter a eux ou a .M.
Dieudonne executeur teflamentaire du defunt, qui leur
rendra fatisfadion faifant pour lefdits Sieurs: ils prient
auffi ceux qui doivent a ladite fucceflion de fe liquider,
pour eviter d'y etre contraints. II y a autdi plufieurs doffiers
appartenans a divers dans ladite fucceflion, du tant que le
Sieur Montreal etoit Huiffier, qu'ils priest de retire au plut6t.
i M. J. F. X. Vivir demeurant h Leogane part
pour la Nouvelle-Angleterre ou pour France, au prinemps
prochain.
i M. N. Call' part pour France pour retablir fa fante&
I M. Meyer part inceffamment pour France.


E FF T


PEA D V.


Une caiffe qui a Iet perdue le 8 de ce mois, conte.
nant du linge & un porte-feuille. Ceux qui l'auront trouvee
font pries de la remettre a la pofte de iArcahaye ; il y
aura recompenfe.

D z M A N Do .
Y Un particulier voulant partir pour France, au nmois
d'avril 1791, defireroit faire une foci&t' a cette kpoque;
il pofede une tres-belle terre, Lien connue, etablie en cafe,
diflante de 5 lieues du Port-au-Prince, don't quatre licues
de plaine, & une de morne, fur laquelle 11l y a quatre-vitigt-
dix z1ille pieds de cafes plates, don't trente-un mille en
grand rapport, tiente-deux mille de deux ans, le furplus


7.




I", v p


plante cetts ann.e, avec trente beaux Negres fats au pays;
tous les etabliffemens faits, coniflans en une grande cafe
bien diihribuee, une foute de deux chambres, un moulin
ai piler, un magafin a grain, cafes 'a Nbgres & un pou-
lailler, avec les uflenfiles neceffaires a la preparation du
caf6; des animaux en fufiifante quantity pour fe'xploitation
de la dentree. On pourra s'adreffer chez Mrs Pelleant &
Companies, Negocians en cette ville, qui indiqueront la
peroniine.

NAV IZ 1aR S EN CH ARoGEMEN T.

i M. Guillaume Paul, Gereur de la cargaifon du navire
la Therefcn, de Matfeille, part inceffamment pour Balti-
more avec ledit navire.
Le navire la Saintonge, de Bordeaux, Capit. Ardollin,
partira pour ledit lieu du 1x au 20 mars; il prendra du
fret & des paffagets. S'adreffer audit Capitaine, dans fon
mnagafin, maiton de M. Robert, rue Sainte-Claire.
i Le navire la Mare-Che'rie, de Nantes, Capitaine R.
Subra, paitira pour ledit lieu du I 5 au zo mars; ce navire
a les plus grandes commodities pour les paffagers. Ceux
qui voudront y paffer s'adreileront audit Capitaine, en fon
,nagafin, rue Royale: il a encore a vendre quelques outils,
tels que lochets, befaigues, pitches, erminettes, marteaux
de couvreur, grattes a fucre, croiffants pour charmille ,
doloires, haches, houes angloifes, pelles-beches unies, pic-
tranches, grands 6pifloirs, &c. ; brofferie de toute efp&ce,
de fabrique hollandoife; quelques pieces de mouffeline &
dentelles, du gragrame & bafin rayi & uni; un fuperbe
bureau d'acajou, & plufieurs services de faiance angloife:
il fera du tout bonne composition.
i Le navire la Petite-Roche, de Nantes, Capitaine Pincau
fils, partira pour ledit 'lieu du 5 au 10 mars. Ceux qui
voudront y paffer s'adrefferont audit Capitaine en fon
nmagafin, rue Royale ; il a encore a vendre des chemifes
garnies, des fennes a p&cher & d'excellent bifcuit.
Le navire I'Alexandre, du Havre, Capitaine Magnan,
partira pour ledit lieu du i" au to mars fixe: ce navire
eft neuf, du port de trois cents cinquante tonneaux, ayant
parties de fon chargement a bord. Ceux qui voudront y
paffer, ou charger des marchandifes a fret font pries de
s'adreffer au Sieur Godefroy, Confignataire dudit navire, rue
des Capitaines ou audit Capitaine.


A V E D E.


i Une habitation, fife a f'Artibonite, de la contenance
'de quarante & quelques carreaux de tr's-bonne terre, cul-
tivee en indigo & coton, avec les batimens, & vingt &
quelques Nkgres; 1adite terre eft a portee de Saint-Marc,
dans une agr6able position. S'adreffer a M. Millet, Procu-
reur. a Saint-Marc; ou a M. Douat, fur fon habitation, a
l'Artibonite.
i Une boulangerie, fituee fur le board de la mer, vis-
i-vis la cale, appartenante ci-devant a M. Sainmaigne, con-
fiflante en cinq beaux Negres boulangers, & tous les
" uflenfiles propres ladite boulangerie. S'adreffer aux Sieurs
'Arnand aine', Benoit & Compagnie tenant ladite boulangerie,
qui traiteront de la vente, & fourniront tous les &claircilfe-
mens & furetes niceffaires aux acqu6reurs.
Un fuperbe bateau, facon de colombe, tres-propre pour
le charroi des bois de conflruciion, & pour le commerce
Sldes beliaux, du port de quatre-vingts tonneaux, confiruit


I


a Baltimore, en 1786, munm de tous fes agrns & appa.
raux ; le tout en tres-bon etat. On pourra prendre connoif,
fance de rinventaire chez M. Tourre, rue des Capitaines,
qui en fera bonne composition, pour du comptant.
x Un Negre, tonnelher, age d'environ vingt-fept ans.
une N6grefle, cuifiniere, blanchiffufe & couturi~e, avec
fon enfant, age d'environ fept ans, & enceinte de cin
mois; une autre N6greffe, ag6e de quatorze a quinze ans,
couturiere tous bons fujets, a vendre, foit au. comptant,
foit en denree. Ceux qui defireront en fire lacquifition
pourront s'adreffer a M. Boireau, Capitaine de navire, a
qui ils appartiennent, en fon magafin, dans la feconde
rue des Capitaines; il en fera bonne compofition.
I Une excellent terre, de la contenance de foixante-q.iatre
carreaux, propre .a la culture du cafe, don't trente en plane,
diftante de trois lieues de J r6mie, Leau chemin, fur laquelle
il y a un nouvel abattis de quatte carreaux, plants en vivres:
on la vendra avec fix beaux Negres, faits an pays, & atta.
ches a ladite terre. Le proprietaire en fera bonne compofi.
tion, moyennant du comptant, ou traites fur France. S'adreffier
au Sieur Lamalctie, r ihdant a Jer6mie.

A L o V E R.

x Un magafin, rue des Capitaines, a louer pour un,
deux ou trois ans. S'adreffer a M' Girault, Curateur,
plipri6taire.

ESCLAV ES EN MARRONNAGE.

a Trois Negres, don't un nomme Narcdle le fecond
Noel, & le troifieme Jupiter; parties marrons d'un atelier
de quarante Negres, que M. de Montagnac, Habitant aix
Abricots, acheta a Nipes : on les foupgonne errans ou caches
aux environs de habitation Charlier & Giraud, a Nipes
de 'habitation Samader, au Cocoyer,meme quarter, aid,
que de celle de M. Chalumneau vendeur dudit atelier;
on offre 33 liv. par tete, de recompenfe. S'adreffer a M1
de Montagnac, aduellement fur fon habitation.

A IMAux GA R S.

S I1 s'efl egare dans les favanes de M. Vallre', a 1A
boniie, un cheval fous poil gris blanc, 6tampe LR 01
En donner avis au Sieur Perron, grant I'habitation Pordl
aux Matheux, a qui il appartient; il y aura une po
gaife de recompenfe.
I1 s'eft echapp6 le 3 de ce mois, des favanes del I'
bitation de Mrs le Duc & d'Anceau de la Vclatet, Iwabit
au Fond-de-Hile-a,-Vache, deux mules nouvelles, tune
poil gris-de-fer, & Vautre focus poil gris-de-fouris, to0tf
deux fraichement etampees a la cuifle du mor.toir UJ
Les perfonnes qui en auront connoiflance fo't prices d'f
donner avis a ces meffieurs, fur leur habitation, paro
de Torbek; il y aura recompenfe.
II s'eft 6gar fur l'habitation Dumoulceau, a la plai
Cul-de-Sac, un petit cheval fous poll rouge, coucte tI
n'ayant qu'une oreille, &tampe HD. On prie les pefrf
,qui en auront connoiflance d'en donner avis au Sieur dt
mont, fur ladite habitation ; ou a Mr* Daubagna & T@
au Port-au-Prince. .


On trouve a llmprimerie royale de cette ville
de vie 6' de fant. Le prix eft 4'une gourde la


I











Ii FI CHS .S AMERICAIIN ES I

J E U D I .8 FEVR IER. 1
,. 1. ,I--MINN Tm...


24 onces. I


-rn-u-


MOUVEMENS DES PORTS DE L'OUEST ET
Arriv& de navires franpois.

A u Port-au-Prince, le 7 fevrier, la Baptifline,
Patot, Marfeille, 21 decembre.
Le I a Aimab/e Americaine Delribal ,
Bordeaux, 'er janvier.
Total des paffagers arrives au Port-au-Prince
depuis le i" janvier i79o ,
& des bitimens. .


DU SUD.


PASSAGERS.

12.


126
26


I II y a dans le port 59 batimens frangois de long course. ]
Depart de navires francois.
&e Du Port-au-Prince, le i 2r fvrier, le Cilefe,
Caile Marfedlle. I
Le Prothee, Chafires, Bordeaux. I
ain. Total des paffagers parts du Port-au-Prince
lie: depuis le i' janvier 179o 7
&des atumens. 13
Des Cayes le 2 f6viier le Robufle,
Levigneu Nantes.
M, .Le 3, la PLzine-du-Fond, Faure, Bordeaux.
(0l. Le 4, le Diligent, Leroux Dieppe.
'I~I Total des paffagers parts des Cayes d.epuis
OaI le t'" janvier 1790 ,


4


Arriv e de navlres e'trangers.


Au Port-au-Prince, le 8 fivrier, la Polly, Gilchrift,
New Yorck.
'Exurna Aglevood King'flon.
Le 9, les Sceurs, Tucker, I'ort- Land.
La 'Fortune, Bool New-Yorck.
Le i I'Abiah Goodwin, Nortfolck.
Total des bJtin:cns strangers arrive's au Port-au-Prince depids
lee janvier 179o, [43]
Aux Cayes le xer f6vrier, la Sally, Claik, New-Yorck.
Total des bitimens dt'angers arrives aux Cayes depuis le
r' janvier i7go, [91


Depart de navires e'trangers.
Du Port au -Prince, le io fivrier, le Neptune, Oak$,
Boflon.
La Sally, Snith, Rhode-Ifland.
Les Deux-Freres Powers, Suancey.
Le Thomas, Jones, Baltimore.
Total des batirnens strangers parts du Port-au-Pri.nce depuis
Ie ,. janvier 1790po . 3]
Des Cayes, le 6 fevrier, Ia Marie, Eldrige, Boflon.
Le N'atie, Hillard, Nouvelle Londres.
L'Abigail, Chancley., Portfmouth.
Total des bdtimens strangers parties des Cayes depuis le
ter janvier 179o [14


A VI S


D I V E R S.


3 Un Negociant de cette ville fe trouve charge par,
une maifon de commerce en France, de s'inf6rmer s'il y
a des fucreries ou des caf5ieces, mais particulierement des
fucreries, a vendre ou af aermer dans la dependance du
Port-au-Prince. Ceux des propri&taires quit voudroient traiter
de 'une ou de l'autre maniere font pries de fe faire
connoitre chez M. Bourdon, Imprimeur du Roi, qui indiquera
le commiffionnaire.
3 Le Sieur Aiudcert, Horloger, nouvellement de retour
de France en cette ville, a 'honneur de pievenir le Public
qu'il eft afibci6 avec le Sieur Leqras & qu'il a apporti
de Paris de tris-bcnnes montres, chaines en or, & autres
bijous. 11 demeure rue des Frontsfoits, en fon meme magafin.
3 Les Sieurs Duffiour & Comrpagne ent l'honneur de
pre~enir le Publ-c cu'a computer du 22. janvier dernier,
le Sieur F' Tim othe Guillot neft plus interefle dans leur
inaift:n, fi;ivant la declaration qu'ils en ont faite au greffe
du Siege le 28 janvier f.rfdit ; en confequence ceux qui
pcurront avoir affaire a traiter avec lui, font pries de ne
point pLendre en ccnfideration fa quality d'aficcie des Sieurt
Duffour & Con:pay:zie, pour lefquels il ne peut plus ftipuler
les intertcts.
3 A la requete des heritiers du feu Sieur Bouche Des-
funtaincs, vivant Habitant a J&rkmie il fera proced6 Ic
20 fkviier prcchain, en l'etude de Me Thomnas, Notaire
audit quarter, a la vente de deux emplacemrrens Lbtis,
fituds en cettedite %ile rne Laffe-de-la-marit e; la charge'
de Fayer comptant. S'adreffe,, pour (de plus amiles eclairciffe-
mnens en 'etude de Me Thomas, Nctaite audit lieu.
3 La veuve Surwtiny tient cdans fenn agafin iue de
Vaudieuil, mia'fn de M. LepjirA'e, au rcit-au-Pnirce,
de I'e)cellente moutarde de Lijon, tecorrue pour ctre
la n.eilleuie trnt pace qu'elle fe coifeive jif(,u'- fa fn,
que par la faciLtd de lui rendre, a'vec un 1,eu tie viuaigie,


6 des bitimens .


if'


ii
I







fa premiere frakheur. On en trouvera, a Salrt-Marc, chez
M. Francoual, & au Cap chez M. Antoine Nicolas, N6go-
ciant, rue royale. La Dame Surentiny fe flatte que ceux
qui voudront bien en faire refTai, en front fatisfaits, comme
le font ceux qui s'en fervent journellement.
3 Le Sr Pzjol, Mar ayant achete a M. Robin une N6grefTe marronne nom-
r.ee Mare-Jofcphe etampee, fur le fehi gauche, ROBIN
ST MARC. Ceux qui en auront connoifTance font pries
de i'avertir qu'elle eft vendue au Sieur Pujol, qu'elle peut
fe rendre chez lui, nulle peine ne lui fera faite.
2 M. Royre jeune, ci devant Habitant aux Verettes de
r'Aktibonite, a l'honnear de prevenir le Public qu'il fait fa
refidence au Port-au-Prince, & qu'il a Alu fon domicile en la
maifon & etude de Me Pafquet de Leyde fon Procureur.
2 Le Sieur Etienne Patot a I'honneur de prevenir, que
le navire la Baptifline, Capitaine Patot, venant de Maifeille,
a une cargaifon bien affortie en tout genre ; ce navire par-
tira du 3 au i o mars prochain: il prendra des paffagers,
coton & indigo.
1 Sur ce qui s'eft r6pandu dans le Public, que Mrs
"Daubagna., Trigant & Compagnie, n'etoient plus charges
de la procaration general des biens de M. Roberjot Lartigue,
dans la Colonie ils ont rhonneur de donner avis qu'ils
demeurent toujours charges, come par le paff6., de fa
procuration general & fpeciale de tous fes biens dans la
la Colonie, d'en percevoir & difpofer de tous les revenues
de quelle nature qu'ils puiffent &tre ; qu'il eft bien vrai
que M. Roberjot Lartigue vient d'envoyer a M. Ledoux,
fon beau-f:re une procuration de regie des habitations
Kerarcado, Chapotirn, & de cell fituee aux Vafes, ficreries,
ainfi que de celle fituee aux Grands-Bois, caf6iere ; mais
que les Sieurs Daubagna, Trigant & Compagnie, demeurent
toujours charges d'en percevoir tous les revenues & que,
bien loin que cette procuration ait altered en rien les
pouvoirs ci devant donnes auxdits Sieurs Daubagna &
Trigant, elle ne fait au contraire que les maintenir &
confirmer davantage; Uis ont en outre la procuration d'ad-
mniniftration & regie particuliere des habitations, fucreries,
fituees aux Varreux & au Marecage : cette derniere con-
jointement avec M. Pafcher copropri6taire ainfi que
de i'habitatioa cafeiere, fituees aux Matheux, ainfi que des
poffefHions fituees a Nipes; & enfin l'adminiftration general.
de tous fes biens aflaires & interests qu'il peut avoir dans
cette Colonie. Lefdits Sieurs Daubagna, Trigant & Corn-
pagnic, ont cru ne pouvoir fe difpenfer d'en donner le
pr6fent avis pour detruire ou empecher 1'effet des im-
prellions d6favorables que des propos contraires pourroient
donner centre eux dans le Public.
2 M. Arnaud, N~gociant au Mont-Rou'is, donne avis
qu'il vient de diffoudre la fociet6 qu'il avoit contra61ee
avec fen Sieur Moreau & qu'il refte feul charge de fa
liquidation : en confiquence, il prie tous les debiteurs
a ladite fociete, de developper leurs moy!ns pour parve-
nir a la iquider ; & que, continuant fon genre de commerce,
il n'6pargnera rien pour m.riter, dans tous les cas la
cpnfiance qu'on lui a toujours accordee.
Il refte reclamer, fur le navire le Miromefnil, du
Havre Capitaine kl Cerf, douze paniers de vin de Cham-
pagne marques EC, no a i2, pour etre dhlivres 'aM.
Cocquet, aux Rofeaux ; ledit Capitaine, tant far fon de-
part prie le reclamateur de fe prefenter.
F 2 Le Sieur Durmont, Coatelier & Fourbiffeur en cette
rifle vient de rec'voir de France um afflrtiment nouveau


d'artlcles de coutelle-e, fourbifferle & armurere, qui le.
met a meme de fournir au Public tout ce qu'il pourra
defirer dans ces genres; il va en donner une nouvelle
efquiffe :
On trouvera dans fon magafin, rue des Frontsforts,
des couteaux de table, manches d'argent maffif : dito
manches d'ivoire & d'cbene, viroles d'argent, pour le service
de table avec leurs couteaux & f'urchettes affortiffant
lefdits services : dito couteaux de poche en lames d'or &
d'argent, & de toute quality, tant pour homme que pour
femme ; des cifeaux, branches d'or & d'argent, & autres,
d'un gof~t nouveau ; des canifs de bureau & a couliffe,
grattoirs, &c. des rafoirs a'une trempe fuperieure, qu'il donnera
a l'Npreuve.
M"s les Habitans & Chirurgiens peuvent s'adreffer a li
pour tous les inftrumens de chirurgie en argent & en
acier, pour bandages de toute quality.
II1 a egalement requ des manchettes d'une quality &
d'une forme qui n'a pas encore paru, & que Mrs les
Habitans caffiers pourront apprecier s'ils veulent fe donner
la peine de les examiner par eux-memes, d, mime que
des ferpettes de toute qcualite.
On t:ouvera chez lui toutes fortes de fufils, foit de
chaffe, foit de munition pour milie bourgeoife & pour
officers gibernes, baudriers, piftolets en argent & en
cuivre, epees en or & en argent, joncs a pomme d'or,
bambous & autres articles qui feroient trop longs a detailler.
Comme plufieurs perfonnes lui ont fait dans le temps,
des demands auxquelles il n'a pu fatisfaire par le retard
des navires le Sieur Dumont les prie de vouloir bien
lui reiterer, leurs demands qui, fans cette precaution, pour
roient refer dans l'oubi.
On peut toujours s'adreffer a lui pcur les repaffages,
raccommodages & fabrications des objet,, que l'on defirera,
etant 'a meme de fatisfaire les perfonnes qui lui front
l'honneur de s'adrelTer a lui connoiffant fon art, qu'il a
exerce en France dans les principles villes du royaume,
& a Paris.
i Le Sieur Denis donne avis que la fociete qu'il avoit
contratee avec les Sieurs Barens & Foucault, etant expire
depuis le z2 juin de l'annee derniere, a et6 diffoute le
a janvier, par juftice, & comme charge de la liquidation,
il prie les perfonnes auxquelles elle peut devoir de vouloir
bien presenter leurs comptes: il prie derechef & avec inf-
tance cells qui doivent a ladite fociete, de vouloir bien
le payer, pour le mettre a meme de pouvoir. liquider
de fuite ladite fociete. 11 a 6galement l'honneur de prevenir
le Public, qu'il vient d'affocier a fa maifon M. Polh,
Capitaine de navire, & qu'en cette quality il a la fignai
ture qui eft fous la raifon de Denis & Compagnie.
i Mrs Corvalfier, BenoiJf & Compagnie, previennent le
Public qu'ils font acquereurs de la petite place de feu
M. Sauteyron, fife a la Coupe, appartenante aujourd'hui
au Sieur de la Pomeraye; en conf6quence, its prient les
cryanciers d., ce dernier, s'il y en a, de vouloir bien fe
prefenter de fuite, en ce que lefdits Sieurs payeront cette
terre comptant.
I Le Sieur Fourteau A{focie du Sieur Defchamnps
pruvient qu'il ne payera aucuns competes de tournitures
faites ou 4 fair a dater du 1er janvier dernier pour
compete de I'habitation Jefchamps & Fourteau.
I Mrs les creanciers de feue Madame veuve Gue'rin;
Habitante aux Grands-Bois, font invites a remettre a,
Michatcau, en fa quality d'ex cuteur teftamentaire de 4dit4


m








name, un 6tat certifie de leurs creances en principal &
inte,ets, pour avifer aux moyens les plus prompts de
liquider ladite fucceffion.
i M. Corbel de Kret, ci- devant Negoc ant a Jre6mie ,
revient qu'il vient de confier la fuite de la liquidation de
a ci-devant fociete, fous la raifon de Corbel & Lebourdais,
dont il 6toit charge, ainfi que celle de fes affairs particu-
lires, o. M. Jehannot de Pinker N6gociant J:remie; il
prie fes creanciers & d6biteurs de s'adreffer audit Sieur
jehannot de Pinker, charge de tous fes pouvoirs & titres;
lui, Corbel de Kret, fe retirant fur fon habitation, a la Seringue.
M Hluard, ancien Medecin, Docleur de la Faculth d'An-
gers,en 1754, & de FUniverfire de Montpellier en T758,
vielt, avec fagrement du Confeil fupirieur de Saint-
Domirgue, d'apres 1enregiftrement de fes.lettres & autres
formalities ufitees, de fe lixer au Port-au-Prince, pour y
exercer fon art : il offre fes services au Public.
Madame veuve Balague, Habitante a I'Artibonite, pre-
vent que le Sieur Thourayne n'eft plus charge de fa procu-
ation; qu'elle l'a tranfinife a Mrs Lubin, Filel & Compagnie,
gocians a Saint-Marc, a qui elle prie fes creanciers de
oidoir bien s'adreffer a I'avenir pour regler ce qui leur
ft du, & les fatisfaire le plutot poffible.
i Le Sieur Benard, tenant boulangerie a Leogane, prie
utes les perfonnes auxquelles il peut devoir de fe trouver
p premier du mois de mars prochain, a neuf heures du
atin, en rl'tude de Me Ra~ond, Notaire audit lieu, pour
prendre connoiffance de l'etat de fes affaires, & deliberer
r les moyens a prendre pour fa liquidation.
MrsM" les creanciers de la fucceflion' de feu Me Labat,
ivant Notaire & Subftitut du Procureur du Roi a Saint-
arc, font pries de donner connoiffance de leurs titres de
dances a M. Jofeph Villeneuve Negociant a Saint-Marc,
ur le mettre en etat de former le tableau de repartitions
s deniers qu'il a en caifle, appartenans a ladite fucceflion.

Di P A R T S.
3 Le Sieur Durortrait part inceffamment pour France,
declare ne rien devoir.
3 M. Durocher, Habitant aux Abricots, donne avis qu'il
rt pour France en mars prochain, avec fon epoufe,
enfans, & M. JLtienne Meynadier, fon beau-fiere.
3 M. Dubofcq de Carben, Habitant a Tiburon, part pour
dance, avec MIle fon epoufe, en mai prochain.
3 Le Sieur Chaux de la Gidelais part pour France, au
is de mars prochain; il declare ne rien devoir.
3 M. Rojignol, Capitaine de navire ayant gr&6 plu-
Urs cargaifons en cette ville a l'honneur de prevenir
edbiteurs qu'il part inceffamment pour France & de
prier de vouloir bien le folder. Le Sieur Vigan fon
anelier, part autdi pour France avec lui.
2 Le Sieur Dupont Delorme part pour France, par
avec la Dame fon 6poufe & fes deux Demoifelles,
declare ne rien devoir: il previent qu'il fera la vente de
Aeublzs & effects, Negres & N6greffes, jeudi prochain
dii courant, en fa maifon, rue des Miracles.
SLe Sieur Decuq part pour France, declare ne rien
01 & qu'il n'a aucune fociete en cette ville.
S, Depeigne' de Beauregard fe difpofe .a partir inceffam-
po Pur Framce.
e Sieur Bod Saint-Martin, fe difpofant a partir pour
Ie au printemps prochain, prie ceux qui ont des aflaires
c li de Qvoulir les terminer; il declare ne rien devoir.


1 M. Gofe cadet & M. Gofe Saint-Filix parent pour
la Guadeloupe, & declarent ne rien devoir.
2 Le Sieur Paul Nogent part pour France.
x Le Sieur Jean-Francois Valcourt, Marchand a Jerrmiel
part inceffamment pour France.
I Madame Aimar, demeurante a Leogane, part pour
France.
x M. Bayard pere, Habitant Jere6mie, part pour France;
I M. Fabre part pour France, & declare ne rien devoic,
I M. P" Sornin part pour France & declare ne riea
devoir.
I Le, Sieur Noyer, Horloger a Leogane, part pour France
avec fon epoufe; il prie les perfonnes qui ont des mon-
tres chez lui, de les retire inceffamment, & celles a qui il
peut devoir de fe prefenter pour recevoir leur payment,
comme celles qui lui doivent de- le folder le plutot poffible,
pour lui eviter le defagrement d'employer les voies de
rigueur : il aura un fuperbe billard a vendre, & des meubles
fort propres pour monter une maifon, defquels ii fera.
bonne composition pour du comptant.
i M. Lambert, Maitre en Chirurgie au Cul-de-Sac, part
pour France, pour caufe de maladie.
i M. Plunket, Habitant au Cap-Dame-Marie, part potu
France.
i M. Malard, Habitant au quarter de Hflet-h-Pierre-
Jofeph, part pour France, dans le courant d'avril prochain,
avec un de fes enfans, ag6 de fept ans.
i Le Sieur Benolft partira pour France en avril; if prie
fes debiteurs de le payer inceffamment, pour lui eviter le
defagrement- de les y contraindre par les voles de rigueur.
II a announce dans les affiches no' 5 3,.- & 57, qu'il
avoit acquis la maifon de feu Ababie; il prie de nouveau
ceux qui auroient des hvpothques de remettre leurs titres
a Me Monlaufun, Procureur a Saint-Marc, pour recevoir
leur payment en mars prochain, faute par eux, il fe croira
autonfe a payer ce qu'il doit pour folde : it vendra une
jeune Mulatreffe de 17 ans, fine couturiere pour homme
& pour femme, qu'il donnera a l'epreuve, & d'autres
Negreffes a talent.
x Madame Befin part pour France par le premier navire,
elle declare ne rien devoir.
x M. Allard, Habitant aux Chardonnerets part pout
France ce printemps prochain, avec M. fon neveu.
x M. Breffon, N6gociant a Leogane, part pour France
pour caufe de maladie, & laiffe Madame fon epoufe charge
de fes aflaires.
i M. Jean Dutafla, arrive depuis peu de France, part
pour caufe de maladie.
.x Madame Chapeau, Habitante au Trou-Bonbon, part
pour France.
i Le Sieur Francois Briau, refidant au Trou-Bonbon,
part pour France.
x Le Sieur Guillemot jeune part pour France ; fon abfence
ne changera rien aux atfaires de fa maifoh qui fera tou-
jours fous la raifon de Guillemot fires; ils ont l'honneur
d'offrir de nouveau leurs services .a ceux qui voudront les
honorer de leur corfiance : ils vendront, ou affeimieront de
preference, leur habitation, fituee au lieu appelJ le more
de l'Hpital, appartenant ci-devant a M. Bouguereau, Capi-.
taine de port en cette ville.
t M. Ruthie part pour France, & declare ne rien devoil
dans la Colonie.
i Le Sieur Ddage, JEconorrn au Ecucaffn, part pour
France.









RivUNION A- DO AM;AzNjE D v Ro I.

3 En vertu d'ordonnance de MM. les Adminiftrateurs,
du 2o janvier 1790 les Sieurs ttienne Second & Pierre
Durand pourfuivent en reunion deux teirains concedes,,
les 26 novembre 1785 & xer avril 1786 aux Dames
Grefin & Marianne Duchefne 6poufe de M. "Balland,
fitues au quarter Laurence, .dans les montagnes depen-
dantes du lieu dit le Boucan-Patate, paroiile de la Croix-
des-Bouquets; le premier pour culiie, de mille pas en
carre, borne au fad du Sieur Cowiy a'oueft du Sieur
L'Ejpinole, a lFeil & au nord tecres non concedes ; &
le second, fitue audit quarter nr-ee pa-cile borne anu
flid du Sieur Baudamant, a l'oueli de M"k Grejdin, a I'e&l
& au nord ternes non, concedees.
En vertu d'ordonnance de MM. les Adminiftrateurs ,.
en date d l 3 de ce mois, le Sieur JAjeph L.zllenant pour-
fuit en reunion un terrain pour hatte 6z coral, d'environ
fept cents cinquante pas nord & fad, far quirnze cents pas
eft & oueft, fitue dans les hauteurs de la paroilWe du Cap-
Dame-Marie, au lieu dit la Grande-Ravine-du-Boucan,
borne a 'oueft de la conceiTion des Sieur & Demoifelle
Iop0s au nord de la Demoifelle Catherine D.irie, au
fud du Sieur Cher Diauterive a leit de qLu il appartieadra:
ledit terrain concede a la Dame Berard, le 3 od\obre 1787.
oix En vertu d'ordonna:'ce de MM. les Adminiitrateirs ,
en date du 16 )anvier 1790, le Sieur Guilluume Charle-
maine pourfuit en reunion un terrain.pour hatte & corail,
t'envircn mille pas en care ou reduits, de figure irr6guheie,
itue cdans la montagne du Perou, dependance du Fort-au-
Prince, borne au .nord du. Sieur Bigot & Dimoulceau,
vers l'eft de la grande rivire du Cul-de-Sac, dans le
fad du Sieur Coujillazd, & des cotes de roueft du Sieur
Picrre Magdeene.: [edit terrain concede au Sieur Perdriel, le
9 novembre 1762., itrocede a la Dame Pernier, & par
cette derniere, .a la Dame veuve Langrend, par autorifation
de MM. les Adminithateurs.

D E M A N D Z S.

i On defirerioit favoir des nouvelles de I'exiflence ou
'de la mort du Sieur Jean Baptife Durieux ils lgitin:e
d'Antoine Durieux & Loujie Caron, fon epoufe ne en
la paroifie de San-ifon de Clermont, en Beauvoifis le 2
aofit 1733, panii dans la Colonie it y a 30 ans & plus.
MIr les Habitans, Cures & Curateurs aux vacances, qui
peuvent en donner des renfeignemens, font pries d'en avifer
MI. Huet de la -Chelle, Senecaial au Petit Goave, qui eft.
chage, de s'en fire informer par fa famille.
i Mrs Trottier, Michateau & Compasgnie, ont des affaires
i,- t-- ..-. A. a. '..


Iq ul vomidront, y pafer s'advef eront audit Caitaine, eC
Ion nmautin r Saint Phri-ppe.
3 Le'x:a vvu e l. Tour'erdhe, c.e Nantes, Capitaine le Sourd
patina idu x5 au 2o mars; ce liavire eft bon voilier &
t is-conmmode pour les paiiagers : ceux qui voudront
Failed s'adieiieiont aiu Capitai.1e, dans les magafins de/
Ragnos vis-h-vis la place Valli,.re.
3 Le navire la Tol-Jrance de Nantes, Capitaine Racault
parti.a pour ledit lietu le to mars fLxe ; it piendra du fret,
des paiiagers : s'adielier audit Capitaine chez M. Dizmotv;e.
3 Le navire la Dame RHellegonde du Havre, Capitalin
Paris, partira, 'pour ledit lieu du x 5 au to mars; les
perf6nnes qui voudront y paffer pourront s'adreter a
Dziboc, Ge:eur dudit navire, en fon magafin derri]e la
Comridie; ledit Sieur Duboc prie ls pelfonnes qui doiveat
a la cargaifon dudit navire ( fu'r lequel il paffe ) de voulo0i
bien le fatisfaiLe incefiammenrt, pour lii &viter le d&fagre.
meant d'avoir recours aux voices de rigueur.
2 Le navire la Metis, da Havre, Capitaine Hoiffois,
partira inceffamment pour Bordeaux, du iel- au io mars
prochain. Ceux qui voudront y palTer ou charger s'adrelle.
ront a Mr* Meynardie & Piccard, ou audt Capitaine, i
fun bord.
2 M. Guillaume Paul, Gereur de la cargaifon du navire
la There/on, de Marfeille, part inceflamment pour Balti.
more avec ledit navire.
Le navire le Jeune Alexandre, de Bordeaux, Capitaine
le Goic en rade a Saint -Marc partira le er aviil pre;
il prendra du fret, & des paiiagers qui fe.ont commodriment
loges : ce navire eft a fon quatrieme voyage & conn
pour fin voilier. S'adreffer audit Capitaine, ou .t M. Boy(r,
Negociant audit lieu.
i Le navire l'Jilonore, de Bordeaux, du port de trois
cents'cinquante tonneaux, Capitaine Aamouje, partua por
ledit lieu le ier mai prefix par engagement, ayant !s
trois quarts de fon chargement ar1teh :il prendra pour foi
complement fucre caf6 & indigo. Ceux qui d.fiieront y
charger ou y paffer, s'adrefferont au fufdit Capitaine,, dan
fon magafin de retraite, rue Sainte-Claire.

A V A D E.

3 'Un emplacement de cent quatre-vingts pieds de 10on
fur cent pieds de large fitue au Morne-a-Tuf vis--.is
la place, faifant le coin des rues Royale & Sainte-Claire,
fur lequel emplacement font batis plufieurs corps-de-logis
en outre une petite place de feize vingt carreauxm
terre, fituee pres de cette ville, bornee au faid & a 10i'oe
de M. Laleu, a l'eft des heritiers de fei u M. le Prelideil
Bourdon, & au nord du chemin de la Charbonnie.e. CeOi
rm i linn d tpf i\ ifit i, A. b, -tr noulanQ11'


imnteiiuiite a 4LomiIan.iiiuer t iLi. i.,cf.-il;vicCl Lr, nios jLLs, qu4 v'JuuicL in; a auIv... au .c vt-s.Jo
age d'environ vingt-trois ans ; il a quitter depuis environ sadreffer k M. Durand, dans fon magafin, rue
onzer mois le quartier- de la Croix-des-Bouquets, o'u il pris la place de l'intendance.
falfoit fa refidence. 3 Une maifon, fituee en cette ville rue d
compofee de deux chambres fur la rue, ur
.VA V Z RE S N C H A R G E M' N r. cabinet vouite, un offce, tune cour carrele
un baffin, quatre chambres, une cuifine & u
3 Le navire la Jeanre Sophie, de Bordeaux, Capitaine le tout, fans communication : it y a auflli deux ]
'.A Lafrr-ue a&uellement a Jkrniie partira pour ledit un cuifinier, une Nigreiie blanchifledfe & deux
lieu du 2o au 30 mars prochain : it prendra -du fret & des un a la mamelle.S'adrefler i M. Dupont Delormc.
paffagers qui front tres commodement logs. S'adrefer 3 Un june. Negre excellent valet fac-
audit Capitaine, ~. Jeremie. cuiine.,.a vendre a fam.iable. S'adreffer au n
3 Le navire le Simple, de Nantes, Capitaine Y. Grife', Hoqueton du Bureau des Claffes maifon du (
partia pour ledit lieu du 12 an 15 de ce mois. Ceux pr's la grille de alntendance.


de Vaudreuil,

jes Miraclely
ft Iaon DIi
un puits)
tine barri"'eC
Npes) l don'tt
,arit aire )
JPiidplt)





(


( No I4.)



SUPPLEMENT AUX AFFICHES AMERICAINES.
Du Jeudi 18 Fivrier 1790.
/ Iz


RES A LA GEOLE.


;S~i 'int-L.is, !e-er-e' mois Gabriel, Congo,
1 fur le ein gauche- COBE age de 29 ans,.
Se de 4 pieds iT:Yices rouge de peau, ayant des
t ues de fon pays fur les feins, fe difant appartenir au,
r e Conte ne pouvant dire fa demeure; & Lcjperance,
6o, 6tanmp6 fur le fein gauche gy VL 'O, ne pouvant
le nom de fon maitre ni fa demeure : le 5 Janvier
anuel, 6tampes fur le fein droit 13 ; le premier ayant.
Spetite cicatrice au cou & des marques de fon pays
tout le corps, ag^ de 32 ans, taille de 5 pieds 4 pouc.
l'autre ayant recu un coup de fufil fur le dos & un
S p de manchette age de 30 ans taille de 5 pieds
Puces, ne pouvant dire le nom de leur maitre ni leur
eure : le 6 Pierre Congo, etampe fur les feins
RAT, ag6 de jo ans taille de 4 pieds o pouces,
it', de forte corpulence ayant la bare & les cheveux
Ccs, les jambes enfl6es fe difant appartenir a Mu1l
~ que, HIabitan.te aux Anfes.
ux Cayes, le 3 de ce mois, un Nigre, Congo, etampe
le fein gauche C MASSE, au- deffous HI, .ge de 40
S taille de 5 pieds i pouce ne pouvant parier par
M incommodite qu'il a la bouche.: le 6 deux Negres
veaux, Congos, fIun tampere BBiLBR, autant qu'on
u lediflinguer, & rautre DEG ayant des marques
foni pays Eur *'eftomac ages de 30 ans, taille de
s 3 pouces; ramenes de la Barre de Tiburon.
SLeogane, le 6 de ce mois Charles Bibi, etamp
le fein droit F.VISSIERE fe difant appartenir A. M.
1ere, demeurant 'a Leogane.
u Port-au-Prince, le 6 de ce mois, Coqueroco Nago,
pd G.T EAU fe difant appartenir M. Guilloteau:
C', Charles, Creole, fans &tampe fe difant appartenir
Camfrancq; & Jacques, Sengalois etamp6 J PDF,
s infant appartenir a M. Pcrraut a Leogane : le i.i ,
uille, Bibi, etampee DEGISEUX, .fe difant de lha-
l tion Bonrepos ; & un Negre nouveau Congo fans
l pe apparent, ag6 de 27 ans, taille de .pieds 3 p.
e corpul., ayant des marques de fon pays fur la figure
lTB fur les feins ne pouvant dire fon nom ni relui .de
maitre,
SSaint- Marc, le 8 de ce mois, Bijou, Nago, etamp6
le, ibleent fur le fein droit, 9g6 de 36 ans, taille de
D As, fe difant de l'habitation Pellerin ; & Touffaint,
0its, amp illifiblement ag6 de 30 ans, taille de
e s pouces fe difant appartenir a M. Laraque,
10it sitant : le I t, Mercure Barouba, etampe illifiblement,
10" de 23 ans, taille de 5 pieds fe difant appartenir 'a
ar d la Vincendiere Habitant.

ANI MAUX ENTRES AUX jPAV4.$
U Port.-au-Prince, le 10o de ce mois, n mulet fous
bun, etanp6 S A : le 13 un cheval borgne, fous


poil brun, &tampe IB; & un idem fous poll bal, etampe ITA
A Saint Marc, le xi de ce mois une jument fous
poil bai, etampee fur la cuiffe du montoir M, au-deffous
MR, autant qu'on a pu le diftinguer ; -& une idem fous
poil rouge, tampee fur la cuiffe du montoir, autant qu'on
a pu le diftinguer, MDI; une idem, meme poil, 6tampea
fur la cuifle du montoir X X, ayant les pieds noirs ; une
idem, meme poil, etampee illifiblement, ayant un pied
blanc; & une bourrique fous poil bai etampce illifible-
ment fur la cuiffe du montoir.

A V Z N D R .

3 Un particulier de cette ville defireroit vendre une
jeune Negrefle, agee de feize a dix-fept ans, bonne cou-
turiee &c. blanchxieufe ; on prendra des denrees en paye-
ment. Ceux qui defireront en fair l'acquifition peuvent
s'adreffer a M. Bec aind, rue. des Capitaines.
3 Quatre-vingt-feize mulets faits au service de fucrerie;
S'adreiler a M. Pierre Viard, Negociant au Port-au-Priace.
3 Une grande maifon, rue des Miracles, oiL il y a une
grande boulangerie & deux grands fours. S'adreffer a M.
Bernicr, qui en et le proprietaire. I1 y joindra fix beaux
Negres boulangers, propres pour ceux qui voudront tenir
boulangerie, & pour toute forte de commerce, ayant ua.
embarcadaire, a deux pas & a cote du commerce.
2 Une habitation de la contenance de cent quarante-
quatre carreaux de fuperbe terre a l'abri de toute contef-
tation, fituee dans le centre de la parties oueft de Plymouth;
toutes les habitations qui 1'entourent font etablies en grand;
il y a de l'eaq en abondance en plufieurs endroits, belle
exposition; il s'y trove une plaine fur montagne, d'environ
dix carreaux, le refte expofe au nord & a l'oueft eft en
pente douce: on peut avoir, en fe placant fur la plaine, jla
vue fur la mer & fur la majeure parties des terres de ce quartier-
la. On donnera des facilities pour le payment, moyennapt
de bon paper connu, foit fur France, foit dans la Colonie;
on fera cependant des facrifices confid&rables pour la vendre
comptant; on vendra le tout ou parties. S'adreffer fur les
lieux, a M. le Cher Deflincourt, Habitant a Plymouth; a
Mrs Poupet fires, Guimet & Gauvin, Negocians au Cap;
& au Port-au-Prince, a M. Sentout, Greffier de lintendance.
2 Un emplacement, fitue dans la grande-rue de la Croix-
des-Bouquets, de foixante-douze pieds de facade fur la.
rue, fur foixante de profondeur: il y a fur ledit em.place-
ment un magafin, comnpof6 de quatre chambres fur le devant,
c quatre dans le fond. S'adreffer a M. Bayard, audit
lieu, ou a Madame Moridv, a L6ogane.
2 Cent douze carreaux de terre propre a la .culture du
cafe., fitues a trois lieues du Cap-Dame-Marie, arpent's
d'apres le plan & le. process verbal du Sieur Pccquery ,
Arperiteur principal de ladite paroiffe. S'adreffer au Sieur
Berard, Apothicaire au Port-au-Prince, qui vendra enfemble
on f6par6ment trois tetes de Negres y attaches, ainfi q.ue
les uitenfiles & provisions, don't on donnera le detail.








i Un emplacement, fitu"e a Logane, rue Saint-Jacques,
vis-a-vis, la maifon du Sieur Maitre far lequel eft un bati-
tment contenant une feule chambre. S'adreffer a M. Dreux,
ou a Me Ratond, Notaire audit lieu, qui en front bonne
composition : ledit Sieur Dreux a aufli a vendre un jeune
Indien bon domelique.
Cent barils de ma'is a vendre. S'adreffer a M. Bertrand
Lctang, Habitant aI l'Artibonite.
M. Lalanne, aux Chapelles, a 'a vendre de fuperbes"
planches de fap; il a Fhonneur de les offrir au Public, au
plus jufte prix.
i Une place de la contenance de foixante-feize carreaux,
fitube dans les hauteurs des Cirronniers, dependance & 'a
quatre lieues de L6ogane, fur laquelle eit une grande cafe
de cinquar:te pieds de long fur vingt-fix de large, conte-
nante fa galerie, carrelee; devant la porte de la cafe, un
glacis de cinquante pieds de long fur trente de large, auldi
carrele; huit mille pieds de cafe en rapport, & lix mille
cinq cents plants de l'annee derniere. S'adreiffer au Sieur
Gilles Heurtelou, qui prendra toutes fortes d'arrangemens
avec I'acquereur.
i Chaudieres a fucre, potin de Perigord, riz de la
Caroline, feuillard, clous, merrain, liqueurs de la Marti-
nique, chez Mr" Trottier, Michaicau & Compagnie.


A V ENDRLE 0o


A ArFERME R.


3 Boulangerie tres-achaland'e, confidfante. en trois Negres,
excellens boulangers, deux Negreffes, bonnes marchandes,
utiles a la boulangerie & tous les uftenfiles y attaches.
S'adreffer au Sieur Pain, a Leogane qui en fera bonne
composition pour du comptant, ou en lettres de change
fur France endoffees par des Negocians : il prie auffi
fes &dcbiteurs de vouloir bien le folder, pour le mettre a
mnme de fatisfaire a fes engagemens, il leur aura toute
l'obligation poflible.
2 Une habitation de la contenance de cent carreaux de
terre, ou environ, fituee dans les hauteurs de Baynet,
a la riviere du'Petit-Bras, & a la lifiere de celle de Mrs
.cllamy & Lauvin, "a quatre lieues- dudit bourg, & a huit
du Grand-Goave; on vendra ou affermera ladite habitation
pour neuf apnnees, fans Negres, ou avec dix des Negres
qui y font, don't les noms fuivent: Jean-Louis, Jean-Baptifle,
Jacques, Colas, & Lafleur, Indien; Addlaide, Francoije ,
Gotton, Junon & Vinus. 11 y a douze carreaux de terre
d'abattus, & on en abat encore aauellement; il y en a
cinq de plants de l'ann&e derniere, en cafe,. & le furplus
va letre ; il y a de l'eau par-tout, de tres-beaux chemins,
trois cafes, & des vivres pour nourrir vingt-cinq Negres.
On s'adreflera, fur les lieux, a M. de Rouffel, Gerant;
au Grand-Goave, a M. Riviere, Exempt de Marechauflee;
& au Port-au-Prince, M. Poncy. On cedera tous les
afdenfiles outils & animaux, fuivant 'inventaire.
M. Poncy cedera auffi le bail de la maifon qu'il occupe
en cette ville, pour deux annbes qu'il refle de jouiilance: -
il vendra divers meubles & effects, & prie tous ceux
qui lui doivent de venir le payer inceffamment, fe difpo-
ant a partir pour France, au mois de juin prochain.

A A F F 7 R M M.

2 Une jeune Negreffe bonne nourrice. S'adreffer 'a
M. Lamberk Congd N6gociant au Port-au-Prince qui
privient M"k les Habitans qu'il a toujours k vendrc un


fuperbe affortlment en jeux. de moulins .a eau & a%
grilles & chaudieres vrai potin de Perigord 1
proportions depuis 44 jufqua 66 pouceC.

ESCLA E. S aN M A R R 0 N A

3 Un Mu!'tre, fans etampe nomme M':hd, a
appartenu a M"'m Raveneau, qui l'a vendu a M. Berqui,
ha-bitant aux Rochelois. Ceux qui en auront connoil,
font pries de le faire arreter, & d'en donner avis al
Berquin ; ou a M. Lapeyre Habitant au Pin : i y
recompenfe.
3 Marie-Jofephe, Creole, & Sufanne, Negreffe nouvell
etampees ROBIN ST M ; parties marronnes, d
nuit du 24 au i25 du mois dernier, de l'habitation Pivey
fituee au haiut de Belair. Ceux qui en auront connoiff,
font pries d'en donner avis au Sieur Robin, a qui el
appaitiennent.
2 Deux Negres nouveaux, Bibi & Ibo, bien corpus
6tampes fur le fein L. JANIN ST. MARC; parties marr
le 22 janvier dernier de I'habitation Janin, a la collins
Mont-Rouis. En donner avis a Mrs Magnac freres,Nct
cians a Saint-Marc ; ou a M. Arnaud, Ny gociant au Mo
Rouis ; il y aura bonne tecompenfe.
2 Larje Aouifa, tampere DAREYDOU, age de
ans ; part marron du lieu dit la Mahotiere. Ceux qui
auront connoiflance font pries d'en donner avis au nom
Pierre Darreydou, demeurant 'a la Grande-Raque, furl'
bitation Roche Blanche.
2 Marie-Jojephe, dite Sanite, Mulatreffe & fa fi
Quarteronne, agee de dix mois ; pa~tie marronne le
decembre dernier : on la croit en plane, fur les hab
tions Couftard, au Cul-de-Sac au Gallet, & a la Cr
des-Bouquets. En donner avis 'a Madame Richard, rue
Gouverement, a qui elle appartient qui la achetse
la fucceflion da Kergouct.
I 11 eft pani marron de l'embarcadaire des Irois, le
ofobre dernier, un Nigre Indien, fans etampe, taille
) pieds i ou 2 pouces aiTez ioli de figure ayant
de fes dents de devant gatee, tres-fluet, important qu
gourdes que fon maitre lui avoit confines; on cioit beauc
qu'il fe ta-t paifer pour libre dans quelques endroits d
Colonie. Ceux qui en auront connoiiiance font prices
donner avis a M'r Saztea, Dubois freres Ngociam
Cap & aux Lois, ou a M. Pijteau, Negociant a J*er
i Lafleur Mina e-anipc iliblement BATIFOL;,a
une cicatrice au font & des marques de fon pays;,
marron du er dicembre dernier. S'adrefler a M 'ol
Mculler, a, J&remie, ou a M. Batifol, habitant aux Abri


4N I xAux


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is !
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2 II s'efl egare de I'habitation de Jcan-Baptife NA
a Mirebalais, un mulet fous poil bran eta ur lac
du montoir JdM, provenant de chez Rot.aaau,
mule fous mcme poll Ctawpee JDY, ayant des
blanches fur le dos, provenante du Sieur Prevnd
donner avis audit Nivard; au Sieur Reygicr jcunl
Mirebalais; ou a Mrs Libc'ral Jrres & Dufourc, a
au-Prince, a qui its appartiennent.


On trouve a Imprimerie royale de cette vile la
dc vie 6' de fa.t. Le prix eft d'unc gcurde l i",


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ELLES


NUM ERO


DIVERSE.


1 .


AMEDI


z0


FEVRIER


1790.


Avis du Comite du dipartement de l'Oucfl.
!!lS le Comte de Reynaud, run des deput6s da Saint-
oinmigue 'a 'Affemblie national a le 3 1 aoutt, fait une
t:on, pour qu'il fit pourvu, d'une manure fure & f'abri
e tout evenement, 1 la fubfiftance des Colons & des Negres
,U Saint-Domingue : en conf6quence il a propof6 de flatuer
rovifoirement, jufqu'a ce que I'Affemblee national ait
ronolnce definitivement fur les lois prohibitives que les
avires etrangers charges de farines & bifcuits feroient
equps dans tous les ports de la Colonle oi il y a amiraute,
qu'il leur feroit permis de fe charger en denrees de la
S olonie, pour le montant feulement des farines qu'ils y
iportetoient, qa Ia charge de payer les droits locaux, &
n outre le droit du domaine i'occident pour les denrees
Su'ils exporteroient, & tel que les bktimens iiranois le payment
iu France pour les denrees coloniales qu'ils y important.
Pour appuyer ce-te motion,. M. de Reynaud a expof6 que
Ses Colonies manquoient annuellement de vivres pendant
rais ou quatre mois foit a caufe des fechereffes fr6quentes,
bit 'a caufe des ouragans & des pluies furabondantes qui, fe
ucccdant alternativen-ent, les fol!t perir, foit encore parce
ue les vivres du pays ne pouvant fe conferver en ma-
,afin, il tolt impollible d'en faire des approvifionnemens.
I1 a tics-judicieufement fait observer *que la difette etoit
I principal caufe de tous les defordres des ateliers, des
i uerelles, des defertions, des vols des revoltes, & meme
es affafinits ; & que toute Ja prevoyance, tous les foins
es Colons, ne pouvoient pas empecher qu'il ne mourut
e faim une quantity confid&rable d'efclaves.
Le moyen le plus efficace de parvenir a faire ce qui
efle defirer pour radouciffement da fort des Negres,
er'oit de tlur donner en abondance des vivres. L'introduc-
ion des farines & biscuits strangers peut feule remplir
es objets, parce que le commerce de France dans les
emps de la plus grande abondance en introduit a peine
'ffifamment pour la confommation des Colons.
Labondance des comeftibles augmenteroit la population
1es m'gres & la culture fifivroit cette proportion; de
animerea que le commerce de France loin de perdre, y
gogneroit beaucoup, parce qu'il trouveroit un plus grand
b &cbuch des matchandifes manufaturees par le concourse
es bati mens strangers, & que la culture croiffant, il y
urit ceaucoup plus de denrees a exporter.
Tous les gens fenfes & bien intentionnes ont applaud
Ux eabrts de nos deputies a ce fujet; & tout le monde
tl01vient que la Colonie ne doit pas fe departir de cette
mfande ,a l'appui de laquelle fe reunitfent tons les fenti-
ens d'humanite & les vues les plus juffes fur les inte-
ts refpeajifs de la Metropole & des Colonies.
R Cependant le Redaaeur de la gazette de Saint -Domingue
'a pas craint de donner., dans fa feuille du 6 du present


mois, un dementi formel M. de Reynand. I1 prend fur
lui d'affurer que les vivres dn pays fuflifent dans tous les
temps pour la nourriture des enclaves, qu'il n'eft jamais.
mort un feul Negre de faim dans les Colonies, & que
meme les Negres fugitifs n'y font pas expofes.
Affurement on ne peut pas etre plus indifcret & plus
imprudent, que d'avoir cherche ainfi a affoiblir ou meme
ctouffer des veri:.s fi effentielles 'a faire connoitre la I
Metropole; & les regards dus au cara&tere de M. do
Rcynaud Colon deputy l'Afiemblee national fem-
bloient devcir le garantir d'une pareille r6primande de
la part du Reda6leur de la gazette de Saint-Domingue. Les
plaintes qui viennent d'&re po:tees a ce fujet au Comith
du d6partement de I'Oueft, & qui out fait renouveler
toutes les pr6c6dentes fur la maniere infidieufe avec lac'elle
la gazette eft compofte relativement 'a Pheureufe revolution,
ont determine le Comrite a prendre des precautions don't
r'objet eft de ramener le Gazetier a raconter des faits ont
a donner des pieces d'apres des garanties fuffifantes ,
comnme les diflerens journaux ou gazettes qui s'impriment
en France.
Le manufcrit fera deformais foumis a un membre da
Comite qui fera meme le rapport des articles qui lui
paroitront fufceptibles de difficulties.
Le Comite n'entend pas, par cette mefure, prejudicier
Sa jufle liberty de la preffe ; car il ne faut pas confondre le
droit de chaque Citoyen, de faire imprimer ce qu'il juge
utile, en fe rendant refponfable envers les particuliers ou
envers la fociete, avec la conduite d'un &crivain prio-
dique, paye par le Public, & qui, n'ayant pas de con-
tradi&eur, femble avoir pris a tache d'induire en erreur fur.
les evenemens qu'il imported le plus de connoitre.
I


VARI~T~S.


FINANCES


N ATrIO0NA L ES.


Nous avens fait efp6rer dans notre no 9, que nout
pourrions donner une analyze du dernier memoire de M.
Necker, fur 1'&tat aciuel des finances du royaume; cette
analyfe ne paroitra certainement pas auffi fatisfalfante que
le memoire meme ; mais dans l'impoffibilite ou nous fommes
de publier en enter un ecrit auffi important, nous penfons
qu'il vaut encore mieux en donner un extrair un peu etendu,
que de ne le faire connoStre d'aucuae maniere.
Analyfe du me'molre lu h l'Af1CmbIe national, par l.
premier Miniftre des finances.
M. Necker announce qu'en acquittant les engagemer T,;
avec la caiffe d'efcompte, pour le 31 dcecmbre 7 ,


F;
H


Y







beolins de cette ann6e s'Mltveront & 90 millions. Les d&penfes
extraordinaires pour la meme annee peuvent (tre values
S80o millions : le befoin feroit plus grand, ajoute le Minift'e,
fi, a computer du xi janvier 1790, l'quilibre entire les
revenues & les d6penfes n'etoit pas encore etabli en fon
enter; fi le rempiacement de la diminution de produit de
la gabelle n'Xtoit pas effedtue alors; fi le payment ordi-
raire des droits & des impofitions effuyoit des retards; fi
les anticipations furl'annee 1790, quoique iinhniment reduites,
ne pouvoient pas etre renouvelees completement,; en forte
que le Miniflre n'a pu determiner, d'ane maniere positive,
quel fera le fecours extraordinaire indifpenfable pour fupplier
au deficit extraordinaire & momentand de l'annee 1790:
c'eft done etre modern que de les fuppofer de o80 millions.
En ajoutant cette fomme aux 90 neceffaires pour l'annee
1789, c'eft un fecours total ia trouvtr de 170 millions.
Pour fe fair une jufte idle de la difficult des circonf-
tances, il ne fuffit pas d'arr&ter Ion attention fur l'embarras
du trefor royal'; il faut encore porter fes regards fur la
caiffe d'efcompte, 'troitement liee avec la chofe publique,
& avec les finances en particulier; & le Minifire expose
qu'il faut foutenir cet etabliffement, & meme lui procurer
une rsouvelle force. Apres quelques confiderations fur la
difficult des emprunts, dans les circonftances prefentes ,
oh le difcredit eft a fon comble, le Miniftre 6tablit fon
plan. ( Nous conferverons fcrupuleufement fes expreffions.)
La caiffe d'efcompte feroit convertie en banque national.
On accorderoit a cet etabliffement un privilege pour dix,
vingt ou trente ans, au choix de I'Aiiemb ee national.
Le nombre des adminifrateurs feroit augmented, &c. L'Aflem-
-blee national nommeroit des commiliaires pour furveiller
Ta geftion des adminiftrateurs de la banque national ; tous
les flatuts concernant administrationn interieure de la caiffe
d'efcompte feroient revus, difcutes, revetus d'une fanthon
ligale, &c.
La fomme des billets de caiffe mis fucceffivement en
circulation, feroit fixee a deux cents quarante millions. La
Nation, par un decret fpecial de rAffemblbe, fanrionnse
par le Roi, feroit caution de fes billets, qui feroient tous
revetus d'un timbre aux armes de la France, & auroient
Four elgende ces mots: GARANTIE NATIONALE. Ce timbre
feroit appofe par les commiffaires de l'Affemblee national
fur une quantity quelconque de billets, don't il feroit tens
regifIre, & don't la fomme total ne pourroit jamais exceder
0,4o millions. Ces billets feroient requs come argent
dans toutes les caiffes royales & particulieres de Paris,
conformement aux difpofitions de f'arret du Confeil, du
;8 aout 1788. LIAffemblee national decideroit fi cette
Sdifpcfition pourroit etre general foit par l'effet d'un decret,
fort par un acquiefcement libre de la part des principles
villes du royaume.
M. Necker prifente enfuite les parties de ce plan, don't
la difcuffon eft la plus important. II1 en indique huit:
oX, le fonds capital l'avenir de la caiffe d'efcompte, convertie
en banquet national; 2.0. l'emploi des fonds de la banquet
rationalee; 3. comment l'Ptat ne courroit aucun rifque en-
fe portant caution des 240 millions de billets de caiffe en
circulation; 40. advantage que les finances de l'Ptat tireroient
odes difpofitions qu'on propofe; l. accroiffement de fecours
pour le commerce; 60. atlignations ou refcriptions qui front
delivrees i la banque national centre fes avances; 70. calcul
flir ite profit des actions; 8. les moyens qui peuvent faciliter
le'v/. de douzse mille ciiq cents actions nouvelles.



4_____
1-s------- -- --------------" """


Le Miniftre reprenid ces hult Indications, Sur Particle t,
il dit, que le capital de la caiffe d'efcomp te eft aujourd'",
compose de 30 millions circulant dans les aflaires, & .d
70 millions depofks, par les ationnaires, au trcfor toy,
au commencement de I'annee 1789. En tout cent Inill,'
de capital, appartenans a vingt-cinq mille adions, a rai,
de 4000ooo lives par a6ion. M. Necker propose d'augi.ente|
ce capital de 50 millions, par une creation de.douze nille
cinq cents actions nouvelles, payables en argent effe~hf
& taitant, a 4000 livres par action, la fufdite fomme de
Io millions ; le nombre total des adions fe trouveroit aini i
de 37,500 livres, qui, a 4000 livres, formeroient I
millions.
Ces i 5o millions deviendroient la premiere caution des
240 millions qui feroient mis fucceflivement en circulation
La feconde caution deriveroit de tous les effects pris a efcompte
par la banque national, &c. Enfin, la troifieme caution,
la plus important de toutes, feroit la garantie pleine &
entire de la Nation meme.
Sur Particle 2, on a vu que le capital de la banquet
etant de x150 millions, & ayant en outre la faculty de
delivrer des billets de caiffe pour 240 millions, don't la
banque national auroit la difpofition; mais dans cett
fomrme font compris les 70 millions pretis a l'Etat en 1787;
ainfi, c'eft de 320 millions don't il faut indiquer 'emploi,
13. 170 millions feroient avances a l'tat centre des
affignazions ou refcriptions fur le product d'un recouvrement
certain.
2. 8o millions feroient defines aux efcomptes des lettre
de change de commerce.
30. 70 millions feroient deftines aux fonds de caiffe qui
devroient avoir lieu en aumeraire effecif.
En tout 320 millions, fomme gale aux fonds de com-
merce & aux billets de la banque en circulation.
Sur l'article 3 : les avances de la banque national contre
des refcriptions 6tant de 170 millions, le trefw royal tant
debiteur envers les adionnaires de 70 millions, depuis 1787,
le tout forme un capital de 240 millions fomrme gale i
celle mife en circulation. Ainfi la Nation, en fe portant
caution de ces billets, ne garantiroit que fa propre dette,
Sur 'article 4: on exigeroit' deux conditions de la banquet
national; l'une, que l interest du capital de 70 millions,
depofe en 1789, ffit reduit de 5 4 pour 100oo; autre,
que les avances faites a la finance en billets de caifle, &
fur des refcriptions payables en 1791, fuffent fixees a I'intet
de trois pour cent par an. Ainfi, independamment dunt
reduction fur linteret, l', tat obtiendroit "un fecours de 170
millions a un tres-petit interett, & cela dans un tempsv
oh il ne pourroit trouver, d'une autre maniere, une foiblei
portion de cette fomrme, meme en fe devouant aux plus
grands facrifices.
Sur article 5: les fonds employes en ce moment par
la caille d'efcompte, ou lettres de change de la banquie
ou du commerce ne fe montent qua~ 46 millions; en
appliquant 80 millions ai cette deflination ce feroi. una
augmentation de fecours pour le commerce, qui en a 14
plus grand befoin.
Sur r'art. 6 : il importe a la confiance publique & a
principes d'une fide1ite parfaite qui doivent etre la reg
de conduite d'une nation que les affignations ou recriP'
tions fur lefquelles la banque nationaie fera des avances
au gouvernement, foient dirigees fur un recouvrement reeli
& dont le product ne foit ni engage par d'autres adigqtS,
pi neceffaire nmeme aux depvnfes fxs d lI'tat. Le Minit~




- -~ ----- --------- -


Srofe d'inaftuer Un Rec6vBear Partculler, qu on appellerolt
1w cveur de I'cxtraordinairc entire les mains duquel ieront
S verfs tous les fonds extraordivaires qui proviendront, foit
ae la contribution patriotique foit des biens fonds diu
Bs domaine royal & du clerg', don't la vente feroit deter-
lfo B inie, foit entin de la parties des droits attaches a ces
nte deux proprietes & don't I'alienation ou le rachat feroit
>iit pareillement prefcrit. Le Miniithe propofe d'affigner fur ces
recouvremens des refcripdons a terms fixes, pour la fact-
de lite de la negociationl de ces relcriptions, & il indique
S10 to' millions par mois, a computer du ier janvier 1791
110 feulement, parce qu'il eft prudent de referver en enter,
pour les befoins de, 1790, tous les fonds verfes pendant
des le course de cette meme annie entire les mains du Receveur
tollB extraordinaire.
Sur I'art. 7 : le Miniftre rappelle que le capital de la
ij banque efl de 390 millions; voici Femploi & le produit
e B de cette fomme : 70 millions deftin6s a un fonds de cailfe
ui ne produiroit rien ; 70 millions entire les mains du
nque Eoien 1789, qui, a 4 pour xoo, produiroient annuelle-
S rn ment 2 millions 800 mille livres ; 170 millions avances
it li aUx finances de ittat contre des valeur' a terme, produi-
ceutte ot, 3 pour ioo, 5 millions 100,000 1. ; 8o millions
787, employs a 1'efcompte des effects de commerce, a 4 pour
ploi. o00, produiront 3 millions 200oo,000 liv. ; total du proauit,
des ii millions 1oo mille liv. fur quoi deduifant 600
ment mille liv. pour frais de manutention de la banque royale
& pertes inevitables reftera 1o millions 5oo,000 liv. par
1ttes an, lequel r6fultai feroit pricifement l'interet cae 7 pour
oo00 du fonds capital de la banque national qui ell,
,t comme on f'a vu, de 15o millions ; & cet interest eft
fuflifant pour engager les capitaliftes a placer leurs fonds
coni dans la banque &c. M. Necker ajoute que la banque
national une fois reconnue come le meilleur de tons
on1e Jles dpofitaires pourroit recevoir tons les dep6ts forces
'tam que l'on porte a6luellement aux bureaux des confignations,
787, & qu'en fixant un interit d'un quart pour zoo par mois
ile i rivolus, on feroit le bien & l'avantage de tous les depo-
irtat fitaires de ce genre qui n'ont jamais pu en retire un
te, pareil benfice, leurs deniers reflans penncant la duree du
nque fequefire.
ons, Sur fart. 8 : M. Necker propofe que les 12,500 a6ions
utre, ouvelles, payables en argent effedtif foient aivif6es en
,, & deani & quart d'adions, afin de les mettre a la port6e
aitet d'un plus grand nombre de perfonnes. On auroit pour
X'uns attrait la garantie d'un interet de 6 pour o100, & la certi-
17o tude d'un interest de 7 pour 100oo fufceptible d'amelio-
'mpps tion; enfin, ces avantages front reunis a la furete la
oible plus )arfaite.
plus M. Necker ne diffimule pas que malgr6 les encoura-
gemens offers aux capitalifies, on ne peut elperer de trouver
par es acquereurs au prix de 4000 livres, pour l'attion entire,
naqte ant que le course des anciennes afdions fur la place ne
; e elevera pas ; mais il croit qu'on doit s'attendre a une hauffe
una lus ou moins prochaine, fi la caiffe d'efcompte efl con-
a 14 erie dans une banque national conformrmeent au plan
u'il a trace.
as Poiur engager les capitaliftes a acquerir ces nouvelles
regla ions, le Miniftre propofe de ne repartir le ben6fice qui,
ciP commencer xlu Ir janvier 1790 feroit devolu a la
,nces aque national aux anciennes acions adtuellement exif-
rel ntes, qu'en raifon de la quotite qui leur feroit revenue,
at les actions 'toient levees & de referver le furplus 'a
SB ciI, Par forme de bk~eifi'e anticipe. Le Miniitxe pro-


pofe ti autre mayen de hiter, quand il en feroit temps
la rquifition de ces actions ; ce feroit d'ouvrir une fouf-
cription, laquelle ne feroit valuable qu'a l epoque ou cette
foufcription feroit entierement remplic, une convention du
meme genre pourroit encore avoir lieu pour de fimples
depots d argent, toujours dans la vue de completer, entire
les mains de la banque national, un capital en numeraire
eflfecif de 60 o 70 millions. On pourroit enfin faire, avec
les maifons de banque & de commerce, & avec des par-
ticuliers, une convention, d'apres laquelle, au lieu d'une
nife effective proportionnee au capital des acions nouvel-
les on s'engageroit de remettre feulement a la banque
national teile fomme en argent reel a la premiere requi-
fition. ou tant de jours apres Pavertiffement. Le trefor
royal, de fon c6te auftitot que les circonflances le lui
permettroient, accroitroit aufli le numneraire de la banque
national & contribueroit a la munir des fonds reels ncef-.
faires pour repondre a la circulation en billets.
M. Necker previent l'objection qui confifteroit a dire que,
malgre cette reunion de moyens tant que les billets de
la banque national ne feroient pas tous convertibles en
argent a% volont6, ils ne feroient pas en credit, en repon-
dant que ceux de la caiffe d'elcompte le font encore, mal-
gre la n'ceffite ohi elle s'eft trouvee de. ne payer qu'un a
un les bullets de 1ooo liv; & cependant ces billets ns
font point cautionnes par la Nation. M. Nicker va plus loin;
il croit qAe dans le moment acuel il ne feroit pas a d6firer
qu'il exiftat dans la banque national la fomme d'argent-
neceffaire pour ouviir, fans referve & fans diftinrtion, le
payment des billets en circulation; & il donne cette raifon,
que plufieurs motifs, dans les circonflances, engageroient '
des demands d'argent qui epuiferoient la banque national
en peu de temps, & qu'il eft preferable que toute 'etendue
de ces moyens s'etabliffe dans un moment plus came,
afin qu'on foit abfolument l'aabri de toute convulfion
nouvelle.
Apres l'expof6 de plufieurs confiderations tendantes a
6tayer fon plan, & pour etablir le credit de la banque
national, tel que l'exemple cite de la banque d'Angleterre,
la proposition du tirage de primes attaches aux nouvelles
nations, &c. le Miniffre ajoute : c Tout devienrt embarraffant,
n tout devient penible fans doute quand le malheur des
n circonflances a detourne les affaires d'argent de leur course
n rigulier; mais il ne faut pas fe laffer de letter contre les
) dithcultes; il n'en eft aucune au-deflus des moyens qui
naitroient d'une volonte commune, & il ne faudroit
qu'un pareil fecours pour abr6ger le pallage entire 'etat
n premier de la banque national & fa confiftance parfaite.
Enfin, fi nous avons befoin de foutenir, d'animer nos
efperances confiderons que cette affaire publique achevee.
tout fera dans le plus grand ordre pour les finances. -
n 11 n'y a plus d'incertitude raifonnable fur l'&tabliflement
d'un parfait 6quilibre entire les revenues & les d6penfes
n fixes; vous en avez pris engagement, vous en avez
j? manifefi~ les moyens & vous en trouverez encore
n d'autres pour etablir une caiffe d'amortiffement fufcep-
Y tible d'un interet graduel, & futt-elle petite a fon d.but,
) elle fuffiroit, en n'empruntant plus pour clever fenfibje-
3 ment le prix des fonds publics. Ce feroit lobjet d'un
second memoire, ou arrangement final des finances fera
trait. Mes idees font arretees a cet egard ; mais j'attends,
pour vous en rendre compete, que f'on fache pofitive-
ment le refultat des economies que vous avez exigees
a du department de la gueure. Je crois FU1 i que,, pouw o11









s rien fire a la legere, il eft important de re'ur quelqrea
) notions plus certaines fur le product de la conribution
a des privilegies & fur vos projects, relativement aux biens
7, du domaine & du clergy. Tout prendra n'en doutons
) point, une face nouvelle, des que trois grandes difpofi-
3 tons de votre part front d&ifivement terminbes.
L'accord evident & parfait entire les revenues & les
w? depenfes fixes ce:t.e condition effentielle d'une confiance
") durable.
n L'etabliffement folide d'une adminiftrarion provincial,
-. cet aide fi puiflant pour tout, & pour les finances, &
3) pour le bonheur des peuples & pour la liberty publique.
La reftauration, Ie retabliffement d'un pouvoir ex&cutif
:m qui allure l'obeiffance aux lois & qui captive ce refpea
-)7 fi neceffaire pour maintenir dans une action continuelle,
2) la paix & la tranquillity dans un fi vafte royaume.
n Tous les biens naitront de ces trois grandes bafes,
fous la precieufe fauve-garde des affemblies nationales.... ni
Apres quelques observations fur les reffources refervees
pour I'annee 1790 M. Necker announce que I'on pourra
d'aire quelqu'ufage de la creance fur les Americains, &
que fon eft en pour-parler a cet regard avec la Hollande.
le Miniftre fixe fur tout les regards de rAffemblee fur
l'extindtioi graduelle de cent cinq millions de rentes viageres.
Vient enir ite la r6ponfe a une objection gene&ale fur le
inalgr i'oplnion r6pandue a cet "gard, le credit de la caiffe
-d'efcompte eft encore ties-confiderable, &c. Suit la rica-
pitulation du plan, & enfin la peroraifon que nous allons
tranfcrire.
Je demand cependant, Mefieurs, qu'apres avoir fait
w4 part, fans aucune refe.ve, de toutes mes reflexions, on
n confidere leur refultat, comme une fimple opinion,
i, comme une fimple pref&6ence de ma part. Examinez,
o approfondiffez par vous-mines une fi important queftion;
n aidez-vous je vous prie, de la comparaifon & des
lumieres que vous jugerez a propos de confulter; car
a je n'accepterois point que vous vous en rapportaffiez 'I
2 moi par un sentiment de confiance. Je n'ai point decline
7 cette former pour la contribution patriotique, parce que
2 tout itoit fimple dans une pareille aftaire; mais quand
w il s'agit d'une compofition audi grave que compliqude,
2 d'une difpofition fufceptible d'interpretations diveifes;
7) enfin, quand toutes fortes de motifs, toutes fortes d'in-
Stierdets & de paftions viennent a fe meler a prefent au
-a jugement qu'on pcrtz des operations de finances, je ne
Vn dois pas refer feul a repondre du fucces ou des eve-
2, nemens. C'eft affez de vivre d'inquietudes, pour etudier,
t pour chercher, trouvtr le mieux; c'eft affez d'ufer toutes
,, les faculties de fa penfie, toute la puiffance de fon ame,
) pour prevenir, pour iloigner, pour adoucir les malheurs
a de tout genre, don't j'apercois a chaque infant le fpefacle
2 autour de la grande adminiftiation qui m'eft confide;
V c'eft affez, je puis le dire, d'aller en depiriffant fous
n 1'imimenfe fardeau don't je fuis charge & de le foutenir
w fans un moment de relache, fans une minute de diffrac-
7 tion; enfin c'eft affez d'avoir a fe livrer a tant de
,9 peines, par la feule loi d'un devouement libre a vos


n mteiets. Ye crois quil eft de totte justice Mefrieurs'
, que vcas vous afociez a votre tache, & que vous le
" taffiez, comme je vous en prie, implement & g6ne.
- reufement, & de la maniere qui convent aux reprefentans
, d'cune grande Nation pros defquels on ne verroit aborder
7 fans douleur aucune confideration, aucune politique part.
) liere; tant eft fuperhe augufle & fupr&ieur a tout, ritni.
n ncnt int&eit qui vous raffemble....
)) Pardonnez, Meflieurs, fi en vous. parlant d'affaires '"
n mile les fentimens de mor ceur; .elles feroient infuppor.
i, tables, ces affaires fi rien de mor4l, fi rien de fenfible
,, ne pouvoit s'y reunir; & quel citoyen ne feroit anime
n quel homme ne feroit agrandi par la contemplation du
n but auquel vous defirez d'arriver ? vous ne rejetterez donc
,, point. Ihommage que ion fe plait a vous rendre de fes
fentimens, de ies voeux &- de fes penfees ; & ce feroit
n avec peine que je me foumettrois, fi vous le vouliez, aux
facrifices de tous les mouvemens de mon coeur, & que
2 je me r6duirois a vous offrir en tout temps le language dejl
plus simple raifon. Mais cette comparaifon n'eif jamais
) complete lorfque le fentiment en eft abfolument f6pare,
parce que lui feul peut recueillir une infinite de vues qui
n echappent, meme dans les affaires aux efforts & aux
3 atteintes de I'efprit. ,


Avis


DU RE'DACTEUR,


MM. les Abonnes aux Affiches Amrn icaines font prIvenus
que le Ridadteur ne fe mile en aucune maniure de ce qui con.
cerne 1'expedition & l'envoi de cette Feuille aux Soujf'ipturs;
c'eft d M. Bourdon, Imprimeur du Roi au Port-au-Prince,
6' M. Dufour de Rians, Imprin eur du Roi au Cap, qu'on
doit s'adreffer pour les Abonnemens, 6& tout cc qui y a rappOF
ainfi que pour les Avis, Annonces, &c.
Le R-dadeur recevra toujours avec reconnoijfancc les articles
de Nouvelles 6& de Vari&ets qu'cn voudra bien luii envoy
pour enrichir fon ouvrage mais il ne fira aucun f'age de C?
qui lui parviendra anonymement oi pfeudoniTrement. La
Perfonnes qui defircront ne pas etre nommnes peuvent comnipk
fur la plus parfaite difcrition. Tout ce qui lui efra adrefi fans
etre afiranchi ne fera pas ouvert.

Les veritables Poudres du Chevalier de Godernaux fe
diftribuent a l'mprimerie de M. Bourdon, en s'adreflant
au Sieur Mahon, qui. tient audfi une colleffion de Cof'
tumes efpagnols anciens & modernes graves & colors,
contenait lix cahiers de douze planches chacun; & autes
eftampes & portraits.

On vient de recevoir a l'Imprimerie royale de cette
ville, le Vinaigre de Bruckman, c lbre Mdecin & Chirw"
gien Allemand ; ce topique eft propre a guerir radical'
ment toutes les maladies longues ou chroniques de Ja
peau, telles que dartres gale, rouffeurs au vifage, &C.
tant pour les blancs que pour les gens de couleur. Le
prix eft de 33 livres la fiole.


Avec permiffion de MM. les Gendral 6& Intendant.


.A PORT-AU-PRINCE, DE L'IMPRIMERIE ROY4 LLE
OM


4,




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Material Information

Title:
Les Affiches americaines
Physical Description:
Serial
Language:
|||
Publisher:
s.n.
Place of Publication:
Haiti s.n., 1766-1791
Publication Date:
Edition:
Microfilm (26 reels). Negative.

Subjects

Genre:
serial   ( sobekcm )

Record Information

Source Institution:
University of Florida
Rights Management:
All applicable rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier:
aleph - 001894300
notis - AJW9563
System ID:
AA00000449:00023

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for purposes of long-term preservation by

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I.


DU SAMEDI


JANVIER


4790.


I


F R A N C E.
ASSEM B L i N A T 1 4
. 4cy du ,) o/obre. 'AembIe ea e en's, a.at
itraordinaires du commerce, qui ont dit:
NOSS E I GNE URS,
it Charges de vous exprimer le vceu de cette foule
o innombrable d'ouvriers de matelots de citoyens de
toute efpece qui dans la langueuir des iravaux &
Ide linduflrie, ekivent ears bras odiifs, imp orent une
I alltance qui leur a ete enlevee, & qui n'afpirent
qu.a la imeiter; en fertiliant les propriees territoriales,
en appropriate les matieres premieres aux befoins, &
Cea les exportant chez 'letranger, nous ne doutons pas ,
Nofleigneurs, que rAflemblee national n'accorde la plus
haute protedion aux nianiifahlsre & au commerce;
qu'elle ne daignle accucillir les reprefentations, les renfei-
gniemens, les irateria que leurs deputies extraordinaires
auront a lal offrir fbit dans les memoires particuliers ,
foit dans des difcours a la barre de I'Ahiemb16e foit
dans des diaculions aux Coinites oui on leur -eroit
S'honneur de les appeler pour prefenter a votre fageie
touted les notions de l..p'rence e-s feules qu'elle
reclame & que nous ayons a lai ofirir : il nous paroit
Sinmipeifaoble d'etre inliruits de toutes les motions
cdirectes ou indirectes, qui pourrnient etre relatives aux
manufa&-ufes. ou au commerce des debats auxquels
i) ces notions donne oient lieu, des m6moires qui feoient
', rernis a I Aflemblee ou aux Comites.
En confequence, nous avons Khonneur de vous fapplier,
n Nofleigneurs de ncus faire donner communication de
tous les memoires qui pourroni avoir quleque rapport
n aux manufactures ou au commerce & de nous aflirner
un ne place dans une des tribunes qui environment i'Af-
' femblee, ou dans tel autre endroit que vous jugerez conve-
, unable. ,
Riponfe de M. le Vice Prnfident..
M E S S II_ R S,
d Le commerce eft trop int&effant ai l'fPtat, pour n'^tre
pas un des principaux ob-ets des foins dc l'Afiemblee
national : elle a depuis iong temps,. nomme un Cornite
pour s'occuper de cet article fi important a la profperite
> general &6c elle prendra votre dem.tnda en confide-'
a ration; pnitie'e du plus vif defir de faire tout ce
n qui peut etre utile a la chofe publique, elle iecevra
toutes les lumieies que vous croirez devoir lui donner. ,
Seance du 14. On s'eft occupy de la propriety des biens
du, clerge; i n'y a eu rien de decide. L'Airemb'ee a
appris pendant cette fiance que le Roi avoit accord& fa
Ifandion au decret fur la procedure criminelle.
.,


Since du ty. Les de.putits des juifs fe font prefentes A
l'Ailenrblke national, & lui ont dit :
fJ ESSEIGNEuRS,,
it C'efl au nom de 'iteinel, auteur de toute juflice
& de toute verit6, c'eft au nom de ce Dieu qui, en
donnant a chacun les mnmes droits, a preterit a tous les
mimes devoirs ; c'eft au nom de t'humanite, outrage depuis
tant de files par les traitemers ignominieux qu'ontX fubi,
darns prefque toutes les contrees de la terre les malheureux
defcendans du plus ancien de tous les peuples, que nous-
venons aujourd'hui vous conjurer de vouFoir bien prendr ,
en consideration leur deftinee deplorable. .
-.A Par-tout peifecutes, par-tout avilis, & cependa'nt
toujours foumis, jamais rebelles objets, chez tous les
peuples, d'indignation & de mepris quand. ils n'.auroient'
cu i'etre que de tolerance & de pitied; les juifs que nous
repifientons vos pieds fe font permis i'efperer qu'au
milieu des travaux important auxquels vous vous livrez,
vous ne didaigrerez pas leurs plaintes, vous ecouterez
avec quenqumteret les timides reclamations qu'ils ofent
former au fein de I'humiliation profobnde dans laquelle ils
font enfevelis.,)
Nous n'abuferons pas de vos momers, Meffeigneurs,
pour vous entretenir de la nature & de la juifce de nos
demands ; elles font confignees dans les memcifes que
nous avons eu 'honneur ,de mettre fous vos yeux. ,
a Puiflions-nous vous devoir une exifience moins dou-
louteufe que celle 'a laquelle nous fommes condamnes I
Puiffe le voile d'opprcbre qui nous couvre depuis fi long-
temps fe dechirer enfri fur'nos tetes 1 que les hommes,
nous regardent comme leurs fieres que cette charity divine,
qui nous eft fi particuH!iement recommandee, s'etende
aufli fur nous! qu'une reforme abfolue s'oFere dans les.
inflitutions ignominieufes auxquelles ncus fommes aflervis
& que cette reform, jufqu'ici trop inutilement fcuhaitee ,
que nLous tollicitons les latmes aux yeux, foit vote bienfait
& votre ouvrage ,
M. A le Prefiluent a affure ces deputies que Affemblke
national rendroit inceFTinmment tin decret fur leurs juftes
reclamations. Les reprccfntations de ce people, refpeOiable
par fon antiquit" & fes malheurs, ont ete applaudies avec
attendriffement par l'A,. mble. Puitl'1 la generation pre-
fente voir le temps ou0, malgre la dliff&rence des opinions,
des etats & de toures les diftindions fbciaies tous les lujets
du meme monarque du peie common des Frangois, fc
traiteront en .freres!
On a fait dans cette fiance le rappott des pouvoirs de
MM. les deputies de la Martinicue qui ont te admis
au nornbie de deux : ce font MM, Moreaui de Saint-Mery
& le comte de Dillon. MM. de Perpigna, le marquis
Duquejhe & Croqua de Belliri, ont et6 admi aux mimes


-I



I





ii









*1









K \

I

A


h








. t ho6dnrcurs & advantages que les fup'plians des atitres
Colonies.
: 'M. Duporta propofd a 'Affemblee que, jufqu'a ce qu'elle
eit'. determine 1'organifation du pouvoir judiciaire & des
Affemblees provinciales,' e Confeil dii Roi continuat fes
Sfoniflons a exception des arr&ts du propre movement
& des evocations des affaires au fond.
Sur cette motion le decret fuivant a et6 rendu una-
nimement.
c L'Affemblee nationale- decrete que, jufqu'a ce clu'elle
ak determine l'orgarifation du; pouvoir judiciaire & celle
des administrations provinciales, le Confeil du Roi eft
.utorife a. continue fes fon&ions comme- par le paffR, a
1'exception des- rrets dti propre moiivement du Roi. & de
ceux portant evocition des affaires *au fond lefquels ne
pourront avoir lieu a computer de ce jour; decilte en
outre qu'il fera pris dans le Comit6 des fept, pour la
reformation des lois-, quatre cbmmiffaires pour examiner
le farplus du memoire du Garde .des fceaux, & en fire
leur rapport h l'Aflembl6e; .
SL'Aftemblee a decide qu'il n'y auroit plus de difinalon,
ni -pour Ie coflume, ni pour' les places,-.memi cdans les
deputations & ceremonies. Ceft par cette deliberation
ice iAffembt~e national a termine fes travaux a Ver1iilles ,
-n s'ajournant pour le 19 -&iobre, a la falle de l'arche-
veche de Paris.'
Extrait d'une, Lettre irde Paris, en date du "9 odobre.
S' Voici des details fur les journees a 'amais meiio-
rables des '&. 6 de ce mois & fu'r les fuivartes. M. de
Varicourt, frere de Madame la Marqvife de 'iillett que
VOLTAIRE a levee & qu'il appeloit belle 6 bone, efl
Sun des gardes,du corps tu6 & don't la tate a etc pro-
men"e A Paris & a Verfailles. On affire qu'il n'etoit nulle-
rnent coupable de ce qu'on a reproche "a fes camarades.
Combien d'autres innocens ont ete facrifRls pendant cette
revolution! Tons les bons citoyens foupirent apris le retour
des lois : ces executions font des a'iaflinats. La march
des troupes a7 leur retour de Verfailles offroit tout 'a la
fois un fpeatacle magnifique & terrible; il rappeloit l'idee
cque nous donne l'hiftoire de ces fameux -triomphes des
Romains. Depuis le chateau de Ve.failles ,- jufqu'a hotell
de ville de Paris, tout le chemin &oit covert de foldats,
de femmes, de citoyens arms. On compete qu'il y avoit
plus de 100,00o homes, fans y comprendre les habitans
-de Verfailles qui fe font rendus a Paris. 11 y avoet
nviron 60 chariots charges de munitions, aiu'tille-ie toit
compof6e de 32 pieces de canon. Des femwres crmces
grotefquement de rubans & de branches d'arbres & ccu-
.vertes de boue danfoient fans ceffe autour du ca.roaie
oh etoient le Roi, la Reine M. l1 Dauphin & Mdaie
Royale. Elles fe permettoient tous les propos &. le chanfious
Trui leur pafibient par la tite. Elles faifoient cueiluetois
arreter la voitu:e poir danfer en rond autour, les chevanwt
-n'alloient d'ailleurs qu'au tres-petit pas; cela. a fait durer
le voyage pendant plus de fix heures. On voyoit de
'toutes parts une foule d'enfeignes d6ployies. On ne pent
fe faire une idee juife de ce fpefacie. Quand on reflechit
fur le refultat de cette revolution, on ne peut que s'dtonner
fur la rapidity' des operations. On pretend que 2o voitures
ktoient pr&tes pour emmener le Roi a Metz rnais que
S. M. avoit conflamment refufe toutes les propositions de
depart qu'on lui avoit faites, certain de 1'amour de -fon
people, & ne youlant point abandonner Ie fyfitme de


'ontc. & de confiance q'il a adopted. Plufieurs perfonne
quon croit auteurs de ce complot out ete arretie' s
D'apres leurs interrogatoices, on arrete journellement des
complices, paimi ledquels on compete des abbes des
religieux, des militaires, des nagiltrats, &c. Dans les plans
trouves chez quelques-uns d'entr'eux, il 6toit queftion de
donner au Roi pour fa garde i 0ooo hommes, mciti6e
cavalerie, moiti6 intanterie; 60,000 petfonnes enrohbes fecre-
tement devoient fe reunir de nuit dans Paris a un joui
fixed, ego;ger la garden national & les citoyens connus
pour..bons. patri;tes. Voila du moins ce qu'on debife;
mais ,~qus fa ez qu'on groflit toujours ces r6cits & que
le peutple voivlpar-tout des complots. Le temps peut feul
d&couvrir ce juqu'pn doit penfer de ce dernier & des pre-
cedefis. M. di' Aih-abmea a denonce' M. de Saint-Priefl a
fAjllemblee national. II Iacculfe d'avoir repondu aux femmes
qui vinrent -l.iii demander du [ain dans l'Dexl de. beuf:
4 Quand vous aviez un Roi, vous ne ma.nquiez point
,, de pain i 'auiourd'hui que vous en avez 1200, allez laur
y en! denmander. ), M. ce Saint--Priejf a d6menti ce apropos
de la manire la. pi.s forrnelle-; & par une lettre pubie'e
dans le journal de Paris il a 'defie M. de MirabZcai de le
prouver. Si le Minilfre de la maifon du Roi s'6toit permits
cette reponfe, il fercit facile de la conflate. par le rapport
Ides femimes auxqeillies elle auroit 6te taite. On a trouve
plus de 30,000 habits que devoient endoffer les gens enrbl6s
fecrctement. M. ide la Fa'vette command toutes le), troupes
de Paris, & .de ouirne lieues a la ronde. C'eft la feconde
revolution d.;ms laquelre ce jeune militaire joue un grand'
rl1e. 11 eft impofiible de- mettre plus de prudence, d'ac-
tivite, de, courage & d'eloquence dans fa condliite ,. &
cependant it a deja manque d'etre viaime de fon patrio-
tiin-e. Lorfqu'il ne fait point tout ce que veut le people,
on le menace, on finjurie. La ville lui a ofert I 50,000 liv.
pour fon traitement; il les a refuf6es ainfi que M. Bally,
qui a announce publiquement qu'il regrettoit le temps ou,
tranquille dans fon cabinet, il paffoit des jours delicieux
a observer la nature & a ecrire les merveilles du ciel.
La place, les honneurs de Maire de Paris ne le d6dom-
Smagent point des jours paifibles qu'dl a pafies jufqu'a
present. Le deiintereffement de ces deux chefs prove
qu'lls ne cherchent point a profiter de la revolution pour
i aller aIa fla tuae. On leur a les- plus grades obligations;
car, fans eux, tout etoit abandonne a des horniest qui
auroient peut- rre ,eu interest a tout bouleve:fer ; au lieu
que tones les demarches de MM..,de la Faycttc & Bailly
lie tendent qL,'h ramtievIer 'ordle & a' fairhe revivre les lois,
fans lefquelles is perfcnnes & les propricdt& ne font eni furete.
M. le Dnc d'Or;lns, apir0s' avoir eu'une audience du Roi,
et parti le, 15 pour Londres. Ce Prince efc charg: d'une
mniihon imapo;tas.te & tres-prefiee, pour JaqcuellI M. de
M.ontworin a dlit \L M. le Prinde:t 'de Aiffembc.e natior,.ae ,
qu'd avoiL r6dige des inftrubions ties a la hate. )Dais
une proclamation que.ls herauts d'armes oWn pulblie, le
Roi announce qu'aiifit6t que I'AfenibI' e rationale aura
termine fes travaiuix, S. M. realifera le plan qu'elle a
form depdlis log-temps, d'aller, fans aucun faie vifiter
ton',tes les provii cts pour connoixte plus particu'ieremeCit
le bien qu'Elie 1put y'fa re. Ces jours derniers on jouoit
aux franoib Roaogu,7nc; a ce vers,
On rne pcut craii,' re trop pour le falut des Rols,
on applaudit univerfli'e ient & pendant tres-long-temps.
D'apres le rapport du Coinite des recherches pour les


I" al




- -- -. -


5,


Scolniurations, 'AffemLlee national a dlciar6 qu'il i"y'
auoit aucun lieu pinvil6gia pour les coupables de l.fe-
nation. M. de hene/, iera bientot jugl, & beaucoup
('autres. Ce prifonnier cofce beaucorup pour fa garden.
.On a tent6 plufieurs fois de flenlever. La motion de M.
'6v&que d'Autun que tons les biens de l'eglife appar-
tienn't 'a la nation caufe beaucoup de fermentation
planss le cierg.&
On ectit de Vienne que les Autrichiens ont rernporte
une nouvelle vikloire fur les Turcs a qui ils ont tue
beat;coup de monde & pris 80o pieces de canon. La fante
de l'Empereur eft prel-ue totalement retablie. Le fidge.
de Belgrade eft commence & fe pourfuit avec vigueur,
inalgr1 la vigoreeule detenfe des afiieges. Les Rufies ont
eiiuy6 fur la mer Noire un echec contidCrable. 11 y a *eu
vn combat entr'eux & les Suedois., Chacun des deux
parts fe vante d'en avoir remport6 l'avantage.
M., le cardinal de Lomc'nic & M. de Sartine ont fixed
leur fejour a Cadix.
Les Princes Allemands qui ont des poleffeons en Alface,
but fait un memoire en forme de manifefle pour reclamer
centre les d6crets de l'Afiemblee national qui les privent
des droits de dixmes, &c. qu'ils percevoient ci-devant. On
croit qu'on n'aura pas beaucoup d'egard a cette r6cla-
mation.
SLa ville de Lons-le-Saunier, frappee du grand nombre
d'nmigrans qui quittent le royaume & qui en font fordr le
numeraire, a etabli des infpeteurs fur les frontieres pour
arr&er toutes les perfonnes fifpe6'tes. Plufieurs autres villes
frontieres vont fuivre le 'rnme example. Les poflillons qui
ci-devAnt attendoient leur tour pendant deux jours pour
faire une courfe en, font maintenant trois & quatre par
jour, tant il y a de voyageurs. On penfe que ce ne font
pas feulement des anti-patriotes qui fuient ainfi la France
& qui la prevent du numenraire, mais toutes les perfonnes
qui aiment une vie tranquille & qui redoutent de fe trou-
ver dans des moments d'anarchie, ohL tout eft a I'abandon
du people, ou des haines particulieres peuvent donner lieu
a de fauffes d6nonciations & aux plus grands exces. Le
commerce de luxe eft a peu pres mort a Paris; cela reduit
aux derrieres extr6mites une foule innombrable de marchands
& d'ouvriers. 11 refle dans cette capital fort peu d'ktran-
gers, de gentilshommes, &c. La plupart des hotels font
ferm's; & I'on compete qie les trois quarts des habitans
qui reftent font infiniment las de cet &tat des cho1'es. Les
artiftes qui occupent ce qu'on appelie des corpagnons, ont
tous les jours la main forcee par ces derniers qui font
en plus grand nombre que les maities. Ces compagnons
'affemblent & jurent de ne travailler qu'a des pri'x excef-
fivement plus confid6r!ables qu'aut-.:fois de ma-nere que le
peu d'ouvrage qui reite a faire cci'te aux mares cinlq &
fix fois plus que ci-devant. Par ce.nioyen, les ccmpagnons
gagnent autant en un jour qu'autrcfois en une femaine. Les
domeftiques ne vouloient plus f.rvir qu'cn r'eut chaff6 de
'Paris tous leurs camaiades ctr;aigers. On a en bien de la
peine a leur fire entendre que, fi on renvcyoit les 6tran-
gers, dans les autres royaumes on pourroit tenir la m&re
conduit 'a l'gaid des Francois; & que, kin d'affoiblir la
concurrence pour etre occupies, ils pourroient l'augmenter.
On voit tous les jours b6rir les drapeaux des milices des
diftri&s & l'on fait beaucoup de proceffions a Sainte..
Genevieve pour la remercier de la revolution. Tout cela
eft fort bien ; mais le temps que les ouvriers & les
ouvrieres paffent a faire & 'a regarder ces procefions, ces


benldi6Ilons, eoft perdu pour le tcaval & le pain femb!e
d'autant plus cher qu'on a gz;gne moins d'argent pour en
acheter. 11 a &6e a un plus haut prix que maintenant, &
lon crioit moins. Quoique la mil.ce national pree dans
toutes les occafions la main aux binmis des barriers il
fe fait cependant une contrebande eonfid6rable parce que
les contrebandiers font ordinairement foutenus par la popu-
lace qui rend fans effet la dlfenffe de la milice national
& des commis. II en refulte un vide immenfe dans la
perception des impbts & un embarras extreme dans les
operations du miniflere qquj ne peut plus computer far un
revenue certain chaque mois qui ne peut plus ordonner
aucune depenfe parce qu'il ignore s'll la pourra payer.
Ce qui prouve combien peu on rraiforne, c'eft qu'on voit
des rentiers, & d'autres creanciers de l'tat, favorifer cette
contrebande ; its ne r6fle'AcifTent pas que c'eft le produit
des droits qui les payment, & que, pour gagner quelques
fotis fur le prix de certaines denrees ils rifquent de voir
recuiler leur pavement pendant turs-long-temps.
i On a parl6 dans les feuilles publiques d'une Sainte
de quatre pieds de haut, qui fe trouve danrs le trefor de
Saint-Sulpice; mais on en trouvera bien d'autres dans la
recherche qui, d'apres la motion de M. Parchev8que de
Paris, va etre faite dans les trefors des cath'drales. Que
de chaffes, que de chandeliers, que de Saints & de Saintes
d'or & d'argent peuvent fauver le royaume 1 II eft tres-peu
d'eglifes qui n'aient au moins leur patron, quelques chafies ,
une douzaine de chandeliers d'argent, & un baton de croix
de meme metal 'a offrir a Pltat. La cathedrale de Ttuloufe
eft elle feule un tres-riche filou. L'interieur des .tabernacles
eft facre; il faut de meme refpe&er les crucifix; mais on
peut bien avoir recours aux images d'or ou d'argent. On ne
les invoquera pas en vain. On doit croire que tous les
Saints que reprefentent ces images etoient bons patriots,
puifqu'ils pofledoient toutes les vertus, & qu'ils verront avec
plaifir l'ufage qu'on fera de leurs reprefentations pour
fecourir la patrie. Les trefors de Saint-Denis, de Notre-
Dame de Saint-Remi de Reims, de Bourges, &c. front
des leviers bien puiffans dans ce moment de crife. ,
i La ville de Romans en Dauphine femble deflin'e '
fournir de grands examples a# la France : elle a arrtn, par
une deliberation, de former uine afociation pour s'oppofer
a la violation des ancienrines lis, juf.lqu la confetiion des
nouvelles, & d'engager tous les ci.ovyens a acquitter les
impositions. )
On n'entend parler cue de fcriuces pour- venir au
fecours de 1'I.tat. i e plus fort eft clui de cent mille &cus,
le moins confidirable eti celti d'ur:e agraife d'argent. L'jn
& l'autre ont autant.de droit la rccc ;ciiiance pu.blKiu,
Farce qu'ils fonit en railfcn des inoyens de ceux qui
les ont fAits : plufieurs n-:.afuns religiciefs ont dcja
dcnne des cxempilcs fraipans. Les domir'cains de la .me
Saint-Horcre o' n fait pos -er ; ]a mon-o;e toJte l'agente.ie
de leur facrift:e, qui s'c.L tiouive monter a deux cents
trente-quatre ma.-cs dCu:' cnceC : ces rel:iuc cu'ioyens n'rnt
r'ferv' que ce qui &toit abfolument nccefiaire au device
divin. ,
6 On made de Bridgnorth, dans i- province deStropshire,
En AngleItee, qu'un accoucheur ayant ete a:pel,..diernie-
rement [ur di;. er ur.e femme nomree MAlri Ditton ,
elle a li. ati moinde deux mcnfitrcs, dcnt I'un reffemibloit
parfaite:ie.nt a un cchon except qu'l1 n'avoit qu'un oeil
au n. d font:; .aut:.e rcnmbloit at un enfant ordi-
naire depfs li icte jufqu'au nombril, & avoit le bas du


p~
I'
~:


I




~1


. A. ".,








corps femblable ~a autre. Tous les deuxt &olent mrles;
ie premier eft venu au monde vivant & a vecu quatre
heures ; le second etoit mort dans le fein de fa mnire,
qui attribue cette conformation a la f:ayeur qu'elle a cue,
i y a queiques mois, en voyant une true prete a devorer
un enfant qu'elle avoit au berceau. Quoique les naturaliftes
nient ces effets de l'imagination, ce fait eft conflate par
le certificate de raccouciheur, figne de plufieurs autres
perfonnes. ,,
Voici 1'extrait d'une gazette impeiale de Francfort,
qui intieuffe dans ce moment oih l'Affemble national
s'occupe du fort dzs juifs. n *
t S. M. I. vient de donner de nouvelles preuves authen-
n tiques de tolerance. Elle a accord ia tbus les juifs r ei-
n dans dans fes etats, les droits de cite. Au moyen de
cette conceflion, les juifs pourront vendre & acheter
> des maifons & feigneuries acquerir les droits de
nobles, barons, comtes, & aflfter aux etats generalux.
i IUs pourront meme pofflder des feigneuries ayant jiftice.
3 Ils jouiront de tous les droits & de toutes les immnu-
nites des bourgeois, & ils front habiles a occuper les
emplois civils & militaires. On parole d'a de deux fyna-
> gogues confiderables que l'on va etablir a Prague, & de
plufieurs etabliffemens de grande importance que cette
3) nation va former. )
a La ville de Strasbourg fe comporte bien differemment
que d'autres villes du .royaume, ainfi que vous le verrez
par F'extrait ci-joint de Paaritd de la Commune de cette
capital de 1'Alface. ,
a Uaffeniblle generale des magiftrats & echevins repr&-
s, fentant la Commune de Strasbourg, ayant pris connoif-
,, fance des projects d'invitation propofes a IrAiTemblee
national, pour engager les provinces a venir au fecours
2 de lfttat, inftruite de la neceffite de fubvenir prompte-
ment au retard du recouvrement des fubfides, & animrne
ji du mere efprit de patriotifme don't quelques villes du
i) royaume ont donned rexemple, s'eft portLe avec empref-
fement a s'occuper des moyens de fire concourir la
J Commune de cetie ville, aux mefures les plus propres
Sa prevenir les embarras que le service public exige, &c. n
Fn confiquence, arnte V'offre que fait cette ville de
a realifer inceilhmment l'enfemble des contributions de
f I'ann'e courante, autoiifaat de. prendre au befoin au
nom de la Commune, engagement pour les memes
a contributions pour 1790, par fixieme, a computer du mois
n de janvier. ,,
La formule de la promulgation des lois fera a l'avenir
ainfi conque, d'apres le d&cret de 1'Affemblke national :
Lou s, par la grace de Dieu & par la loi conflitu-
tionnelle de I'L'tat, Roi des Francois.... coniormement a la
deliberation & au vceu de IAffemblee national, nous
ordonnons ce qui fuit, &c.
Difcours de M. Bailly au Roi, en recevant S. M. A Paris.
S I R E,
t C'eft un beau jour que celui oh V. M. vient dans
la capital avec fon augufte epoufe, avec un prince qui
fera bon & jufe coirrrne Lou s XVI. Permettez, Sire,
au Maire de Paris de vous exprimer le voeu de la capital,
Les momens que V. M. nous donne, quelque courts qu'ls
foient, nous font pricieux; mais c'eft fa presence habituelle
q que nous defirons, ce font tous fes moments que fon people
demand. Si V. M. daigne nous accorder cette grace, la
capital xecouvrera le plus beau & le plus cher de fes


avantages. Djai les foins paternels d: V. M. ont' t6
multiplies po,.r prevenir la difette; V otre Majefte fera le
temoin de notre tidlit6 ; nous verrons renait'e fous fes
yeux fdrdre la paix, toutes les vertuts aimables & douces
que fon example doit infpirer : enfin, fo..s le regne de.
Lou is XVI, le Roi fera puiflant par fon people, &
le people heureux par fon Roi. ,
Difcours au Roi pronounce par M. Moreau de Saint-Mry, l'un
des prsfi,!ens de 1'Ajftuih bice des reprcejntans de la Commune.
SIR E,
u -,Si jamais des Frangois pouvoient connoltre la neceffllt
de jurer de ch&ir leur Roi, nous attefierions les vertus
de Lo is XVI, & notre ferment feroit inviolable. Mais
un people chez lequel l'amour pour fon prince eft plufot
un befoin qu'un devoir, ne doit pas concevoit de doute
fur fa fidelite. Vous venez meme, Sire, de nous attar
cher encore plus fortement '. vous, enii adoptant cette conf-
tiiation qui tormera deformais un double lien entre la nation
& le trbne, entire le trone & la nation. Enfin, pour
mettre le comble a nos vceux, vous venez, avec les
objets les plus chers a votre tendreile habiter au nilihu
de nous. Nous n'oferons pas dire, quelle que foit la vivacity
des fentimens don't no. cceurs lont remplis, que votre
choix favorite ceux d'entre vos fujets qui vous ainent
le plus ; mais lorfquu'un pere adore eil appele par les defirs
dune immense famille, iA doit naturellement prefirer le-lieu
oh fes enfans font railembles en plus grand nombre. n
Difcours de M. Bailly au Roi, jprononcd Ic 8 oFlobre.
SI itE,
4 Les reprifentans de la Commune de Paris nous ont
deputies vers V. M. pour lui porter "ihommage de leur
reiped & 'de leur amour. Ils nous ont charges de lui
exprimer leur reconnoiffance de la bont. qui vous a amend
dans Paris avec votre auguite 6poi.fe &c le prince qui eft
Pefpoir de la nation. Sire, vous ave7 remrlp!i notre d(iir,
rmas ce d&fir ne vous eft peut-Etre Fas connu dans toute
fon ktendue. Nous louhaitons de ne vous perdre jamais.
Nous demandons que Paris foit difbrmais votre denieire
principal; vous cAis ailm par-tout par-tout on voudroit
vous poilider, vous etes a tous les Francois comme tous
les Francois font "a vous, mais nous revendiquons un ancient
privilege. C'eft ici qu'ont demeure vos iilutlres ancetres,
c'eft ii- que empire francois a ete fonde, c'eft d'ici qu'il
s'eft eleve a cette haute puiffance que le igne de V. M.
va faire repofer fur des bales inebranlables. SiU e rendez-
vous a nos voeux demeurez dans votre capital. Que cet
illulire enfant qui vous eft fi cher s'el've au milieu de nous,
il conncitra nos fentimens; il verra toujours amour & ride-
lite inaltirable pour le Roi, union &. iraernit, avec toutes
les parties du royaupne. Nous n'avons fur vos autres fujets
que l'avantage d'habiter le centre de 1'empire ; le centre de
l'empire doit etre le ffjour des Rois ; nou, les avons pof-
fed..s, nous les redemandons. Sire, vous avcz rcg:ett6 de
vous dloigner de 1'Affemblee national, vcous I'avez remeicifc
du dicret qui la rea-d infeparable de votre perfonne. En etift,
le Monarque n'eft qu'un avec la nation; au moment oh la
liberty renaiu fous vos aufpices, -oui 'Afiemblee rationale va
revivifier ce corps antique de la monarchies, oh V. M. avec
la liberty va Jlu readre fa fplendeur : faites 'a la fois tous
les aaes de juffice & de bont$ qui font dignes de votre
co.ur paternel, rendez a la cap tale fes Rois qui riafoient fa
roire, & fur-tout vote pic;feice qui fers fon bonhewr.





( No i. )


SUPPLEMENT


AUX


AFFICHES


AMERICAINES.


Du Samedi 2- Janvier 1790.


AVIS


IST R AT I 0 N.


SLes per S s a qui'' a t dilivre des farines des
magafins du~ ois juiilet & d'aot & qui.
devoient les pa mois de terme font invitees
a en payer le prix incefflamment entire les mains de M.
Olvier, Garde-magafin du Roi ; autrement 1'Adminiftration
ne pourroit ft difpenfer de les pourfuivre..


MOUV.EvENS DES PORTS DE L'OUEST ET DU SUD.


Arrive de navires francois..


A u Port-au-Prince, le ,zo d&cembre, l'Annette.-
Ch/cie, Desjean Nantes 220 o0obre', touc!i&:
a Saint Marc.
Le 23, Lz Mdanie, le Male, Miquelon.
Le HifrIrd Duval Havre & cote d'Or,.
avec 2.84 Negres..
Total des paffig. arrives deputs le er janvij r 1789.,
6" des b i,:ens. .. .


PASSAGES.







467
Ino


[ I y a dans le port 46 batimens francois de long course. ]
.A Jacmel le 16 d&cembre le Patriote ,
Labarthe, 17 oRobre.. 3
La Nocdle Defir.e, Garnmier, Bordeaux &
cote d'Awgole,. a cc 423 Negres.. ,
Total des p.afagg arrivFs deuis le 1c janvir 1782, 42
& dcs batim ens. 24
Aux Cayes, le 2-4 d&embre, le Duguefllnn~'
Garret, Nantes.
Le 26, la Mr.e-Loulfe, EaTrbb, c6te d'Orr,
avec 170 Negres.
Total des Fapag. arrives depdus le i janvie .789p 3
6' des batimens. ; 6o
A Saint Marc, le 23 d 'cembre, le Lou.-s-
Marie, Molieau, Port- au-Pirice.
Total des pafiag. arniv's duiuis le janvier 1789, 2
'6 des batimens. 45
Depart de navires francois.


DuL Port-au-TPir.ce, le 20 docembre, le Lcuis-
Mar'e, Moizeau, Nantes, touchant ( Saint-Marc.
,Totaldes pafag. parts depuis le ," jauivie 1799,
&des iatz ,. .
,-


240
155


Des 'Cayes, le 23 dicembre, la MiAnerve,
Fromentin, Havre.
Le 2.5 le BenjamZn, Malvos, Bordeaux.
Total des paffag. Fartis dcquis le i" janvier 1789,
6' des bdtinmens. .
.1rivc'e de navires strangers.


PASSAGERS,



54
73 ,


Au Port-au-Piince,- le 24 dccembre, la Polly, Ar.dolle,
Philadelpi-e.
Total des bat. etrang. ariv's depis le "r janvieri78 [2 56]
Aux Cayes le 2z. dcembre,. la Conception, Maitin,
Curamao.
_Total des bit. -.s;ng. arrivLs depuis le janvier 178, [1 25
De.part de navires strangers.
Du Port au-Prince, le :o decembre, les Neuf- Fils;
Juftire, Savannah.
te 23 le Greiicon, Maxfilrd, Baltimore.
Le 24, la Pclly, Mar:chefler, Rhcde.-Iiland.
Total des bat. itrang. Fartis depuis le tr janvicr 1789, [2.6oI


S P E C T A C L E.
Les Comed:ens de cette ville dcnneront famedi 9 dui
courant au be6rece du Sieur C'ronvile tine premiere
Reprefentation du h/uvalhcr fins peur & 6*'J*s rtproche, cu
les An-:curs de iayard Ccmcdie heic'ique dii thei tia
francois en pidce & en quatre a6tes par M. MAnvel.
Cctte piece qui a ebtenu le plus g.ard fucces non-.
feulement 'a Paiis mais erccre dans tcutes les provinces
ou on a. reprIfent e, eft t;cp rcuvelle pour i'avoir jamais
ete fur atucun theatre ce la Cclcrie., Le nierite de la
rno0 eautd, joint a lf'e:;cellerce de l'ouvrnge, eft un mctif
de plus pour Il Sicur LC,.rnville, de s'applauidir du choix.
quil a faith de ce Spec6acde..


.


A. ViS


D V E R S.


6 M. Tjiart de Latcur, Prccuieur du Rci au Portvau--
Piirce, a r'Lcrrneur de prt\e:;ir tots ceux qui cnt des.
affiires a;ucc la :fuccefln Martin ciue le Sieur Duipr i tt.nt
dtcid a t'artir pycur F arce au prir.terps prc chair, il s'efl
vu cfblige de rccnvcer les ~ ouvoii qu'il h:i a oit ci-devant.
donnts & qu'aini i'l rie tous ceux cui ont des affairs.
a ttaiter avcc cette fi;ccetfon, de vculoir bien s'adreffer
a lui, cu a MN. Datilagnac Syrdic des crear.ciers.
3 Le S' Blron Marcharnd C('CT fifeur au Fort-au-Prirce ,
rue Dapliire, dcrre avis au Public qu'il viett de recevcir
LucpQ n fi[e;le afTitimert de conEtures liquids j


-5-'


-NNW I'll M I ml


I







fur-,tout beaucoup de gelbes tres fratches : on trouve
prefentement dans fon magaiui tout ce qu'on peut
defirer concernant fon etat; come ouvrages en patiilles,
de toute efpece & du dernier gout; boites galantes, paniers
de fruits, corbeilles de fleurs, cofrrets de rubans, toilettes;
dragees furfines, facon ,de Verdun pralines grilees idem
Sla rofe, a la fleur d'orange, & au ctron ; paitilles d'ItaLe,
a la menthe, a la vanille, &c.; paihlles fondantes, a la
royale, ad fiim; veritable celeri & anis de Verdun. Ledit
Sr Blenon continue toujours a fabriquer d'excellent chocolate:
il invite les perfonnes qui defirent des maffepains & des
S macarons frais, d'envoyer tous les jours 'a onze heures du
S matin, etles front autures d'en trouver, ainfi que de tout
ce qui concern les deileits; celles qui voudront bien lui
accorder leur confiance, peuvent etre perfuadees qu'i fee
fera toujours un devoir de les fatisfaire, tant par la bonne
quality que pour le jufte prix.
3 Ms les creanciers de la foci"t' J. Chalmette & Comn-
panie, ceux de la fociete Chainmette 6' Piau, & ceux d.e
la fuceflion dudit feu Sieur Chalmette, font invites a
communiquer leurs titres de creances d'ici au .o de ce
i miois, au plus ta.rd, a Me Mathim Procureur en la
Senechauffe de J&rtmie, s'ils veulent &re compris dans
le tableau de r6partition qui fera fait cette 6poque_. des
deniers provenans defdites fccie&s & fucceflion.
3 Tous les objets qui compofent le magafin du fpe&acte
de cette ville font 'a vendre des a present, livrables a Paques
*: prochain. S'adreffer "a Mrs Daubagnaz 6 Parijet, en leurs qua-
lites, qui prient Mrs les Abonnes qui font en retard de vouloi-r
bien payer.
3. Les Sieurs J. Barthelemy 6& P" .Berauld, Marchands Li-
braires & Papetiers d onnent avis qu'ils viennent de recevoir
J de France un affortiment de Livres, Fioles, Carmin, ColIe
a '-bouche, Plumes de corbeau, Cahliers de mufique, Gomme
elaftique Coileurs fines. angloifes, Porte-feuiUes, Calend:iers
perpetuels, Quartiers de redudion.; & divers autres objets
relatifs a lear Magafin, au Port-au-Prince,
2 Depot general de la Poudre a vers, au bureau des pobles
du Port-au-Prince, a 24 liv. 15 :fous le paquet, contenant dix
prifes. Ce remede, centre les vers, a eu le plus grand fiacc.s
dans plufieurs provinces de France, & particuherement 'a
Chateau-Dun en Dunois, ou .il eft generalement plus connu.
L.es experiences fatisfaifantes qui en ont dj'a ete faites dans
la Colonie, engagent de le fire connoitre par la voie de
impretlion, dans un climate oh la maladie des vers eft fi
commune, & oh elle fai tant de ravages. Cette poudre fe.
conferve plufieurs ann es, enla mettant dans un lieu fec.
On trouvera la maniere de s'en fervir dans chacun des paquets.
S'adreffer 'a M. Chriflophe, Dire&eur.
2. On vient de recevoir, au bureau des poftles de la ville
du Port-au-Prince, une quantity confiderable de poudres
d'Ailhaud, au prix ordinaire de 21 liv. le paquet, cont,-
nant dix prifes. On en trouvera auffi de pareilles dans tous
les bureau de la Colonie, au meme prix.
2 Ceux a qui il pourroit etre du par fea M. Dufjayet,
Officer au regiment du Port-a-u-Prince, font pries, de la part
de fes heritiers de remettre un juite d&compte de leurs
creances en fltude de Me Catherinot, Procureur, pour avifer
aux noyens. de les payer; a defaut de fe prfenter les
creanciers de M. Dufayet ne trouveront pas mnauvais qu'on
faffe paffer en France le pioduit net de ce qui compofoit
fa fuccCiion.
Le navire le Hifard, Capitaine Duval, eft arrive en cc
port avec une fupe:be cargaifoin de 300 N\grcs, a f'adreIi'e


de Mr Staniflas Delonguemare, de la Salle &6 Compagne;
Negocians au bord de la mer, qui en ont ouvert la vente
le 28 du mois dernier.
2 On trouve chez le Sieur 'Mosard, Imprimeur-Libraire
& Marchand Papetier au Port-au-Prinice, & dans tous les
bureaux des poftes, PAlmanach general de Saint-Domingue
pour I'annee 1790, contenant les articles ordinaires da
calendrier, quelques parties d'aftronomie, &c.
Les noms de toutes les, perfonnes en place dans la
Colonie, par brevets, commilfion, &c .
L'ctat general des milices, qui n'avoit pas encore etc
public.
Une table itineraire correfpondante des,.principaux lieux
de la Colonie entr'eux.
Le recenfement general .de Saint-Domingue pour 1789,
Le tableau de-l'importation des Negres, celui de l'impor-
tation des marchandifes de France, celui des productions
de la Colonie depuis 1783 jufqu'en 1788, celui du com-
merce stranger, de la population, &c.
Des comptes faits pour les payem ens en gourdes, depuis
66 liv. jufqu' 825,00ooo liv..; diverfes observations phyfiques,
pojitiques & d'agriculture.
Le tout recueilli, public 6' imprime' par M. Mozard, de
la Socite royale des Sciences & des Arts du Cap-Francois,
.6 Re'dalteur' de la *GaTette de Saint-Domingue.
2 A la requte.4e M; Girault, Curateur, il fera., mardi
12 janvier 1790, procede a la Barre du Siege royal de
cette ville, '.au plus offrant & dernier encheriffeur, 'a la
vente & adjudication definitive d'une maifon dependante
de la fucceflion de la Dame veuve Queiroly, fituee en
cette ville, rue de Provence. On pourra prendre connoif-
fance de la carte-bannie chez le Sieur Labbd, Huilrierr.
Audiencier.
a A la requte .de Me Girault, Curateur, il fera, mardi
a 2 janvier 1790, proc6de la Barre du Siege royal du
Port-au-Prince., au plus offrant & dernier encheriffeur, a
la vente & adjudication definitive d'une habitation ,d4pen-
dante de la fucceffion du feu Sieur Lejeune, vivant Exempt
de Marichauffie en cette ville, de la contenance d'environ
cent quarante carreaux de terre, fituee au lieu nomme les
Gingembres, dit la Nouvelle-Bourgogne dependance du
Port-au-Prince, fur laquelle il y a environ trois mille pieds
de caf6 plants, & une riviere tres-abondante a la proxi-
mite des etabliffemens. On pourra prendre connoiffance de
la carte-bannie chez le Sieur Labbi, Huiffier-Audiencier.
Le Sieur Sallejranque a I'honneur de prevenir le Public,
qu'a computer du ier janvier 1790, il ne contradera aucunes
affaires, ni ne fignera, que .fousla quality de Sallefranque once.
J M. Sounfront N.gociant rue des ,Capitaines ,
maifon de M. de Vincendon Dutotr, Avocat au Confeil,
a lhonneur de prevenir fes debiteurs que, vu fon d-part
pour France, il les prie de vouloir bien Je folder au
plus tot atin de lui viter le defagriment d'avoir recours
.aux voices de droit. 11 pr'vien.t le Public qu'il lui refte
un affortiment affez confidtrab!e de marchandifes seches
dans tous les genres, qu'il vendra a jufte prix moyennant
du comptant ou pour des de'.rees du pays qu'il prendra
au course; il p,-vient aulli, que fa manlon faifaa:t l'encoi-
gnure des rues Royale & de- BonneftA, no 8.2, occup&e
actudlcement par lme Lclcu & autres, ou font les bains
publics, eft a loner pour neuf ann6es a entrer en jouif-
fince A' computer du premier mai prochain. Les perfonnes
quiL d61.Miont la prendre a Lyer, pourront s'adrefier a
Me Vauji'ein Notaire en cette vilce, rue Traverfiere




-----------------------------------------------------------.


.i leur communiquera les claufes, charges & conditions,
que ledit Sieur Soujfront veut impofer audit bail.
En vertu de sentence rendue en la Senechauff6e de
J6minie, le 24 o6tobre dernier, il fera, le famedi que
1'on comptera 30 janvier 1790, procde a la Barre de
ladite S6nechauffie de Jeremie, & h la requ&te de la
Dame, ci-devant veuve Pajaud, epoufe du Sieur Lambert
& dudit Sieur Lambert 'a la vente par licitation, de I'habi-
tation indivife entire ladite Dame & les mineurs Pajaud,
fes enfans ladite habitation fituee au quarter des Fonds-
Rouges, de la d6pendarnce de Jeremie. On pourra prendre
communication de la carte-bannie etude de M* Martin
de Lebrun, Procureur en ladite S6nechauffee.
i Les Sieurs Martin fr&res ayant pris le fonds de feu
S.eur Bafcave, Marchand Parfumeur, rue Bonnefoi, pr6-
viennent le Public qu'ils ont toujours un fuperbe affortiment
;en chauffure pour homme & pour femme parfumerie,
me.cerie, bas de foie, gants, &c. Ils ont a vendre un
butte en marbre, ftatuaire reprefentant S. M. Louis XVI:
ils loueront leur magafin fitu6 rue de Vaudreuit, avec 6ta-
geres & deux armoires vitrtes.
11 a 6t char. au Cap, fur le bateau le Poftillon-de-
Saint-Marc, Capitainie Chapeau, "a la confignation de M.
Prat, chez M. Lamotte, une malle de quincaillerie & un
paquet de cannes. Ledit Capitaine, n'ayant pu trouver le
porteur du connoifiement, a depof6 lefdits effects chez les
Sieurs Martin freres, Maichands, rue Bonnefol.
M. Onffroi, Acquereur de I'habitation & Negres de M.
Chateau Fpre, fituee a Tiburon., etant tres-avance dans 'es
payemens, & n'ayant plus que deux terms de fon acqui-
fition a acquitter, prie Mrs les creanciers dudit Sieur
Chateau, de pr6fenter dans trois mots, pour le plus tard,
ie decompte & les titres de leurs creances, a M. le
Chevalier de Viel, fon reprifentant en l'etude de Me
,de Plainville,Procureur es Si6ges des Cayes; & les pr6-
vient que ce delai paiT6, il payera ce qu'iI redoit, :fans
avoir regard aux reclamations qui pourroient lui ^tre faites.
II a et. charge .'a Maifeille, fur le navire le Zenith ,
,Capitaine Bau.in pat Mrs Triol pere 6& fils, & Compagnie ,
quarante-cinq formes de frornmge de Gruyere, pour compete
& confignation de M. Jean-Louis Privat, au Port-au-Prince,
qui eft price de les fairke retire chez Mrs Icard fires ,
Negocians., rue des Capitaines, apres le prefent avis ; a defaut
d'd fe prefenter lefdits fromages front vendus judiciaire-
ment, pour compete de qui ii appartiendra, en prelevant
tous les frais quelconques.
Le navire la RofAlie du Havre Capitaine Jude,
.eft arrive dans cette rade venant de la cote d'Angolle, avec
une fuperbe cargaifon de 500 Negres 'a l'adretle de Mrs
Meynardie, Piccard 6 Compagnie, qui en .ouvriront la vente
Mercredi 6 du courant.
I Mr Laprie fibres, N6gocians ca Saint-Marc donnent
avis qu'ds viennent de recevoir & ont a vendre des
chaadi'res a fucre de vrai potin de Perigord, dans les
proportions de 48 a 60 pouces, du fuif en bail, clous a
barriques, feuillards,, offers cardines a boucaut, 'a fucre,
& cordages affortis ;.ils continuent aufli a vendre du tafia
en barriques de leur gui.ldive : its vendiont encore deux
maifons tiles rue dui PUFot.

D i P A R T S,

3 Le Sieur John Ev .ns p:rt pour la Nouvclle-Argle-
tere, & Uclare ne ren devoir.


T A T d'une Nigreffe pave qui dolt etre vendue a Ia Barren
de la Sne'chauffe' de Jacmel, le 14 janvier t79o.

Du 1o oatobre 1789. Germaine, Canga etampee fur
le fein droit O.E au-deffous P; le tcut autant qu'on a
pu le diftinguer, ag6e de 22 'a 24 ans, taille de pieds,
avant des marques de fon pays fur le vifage feftomac
& le venture.

REUNION Au DoMAZINE D Ro .

3 En vertu d'ordonnance de MM. les General & Inten-
dant, en date du 31 odlobre dernier, le Sieur tienre de
la Vincendire, Habitant aux Cahos, paroiffe de la Petite-
Riviere, dependance de Saint-Marc pouifuit en reunion
un terrain de mille pas en carre ou la valeur fitue au
quarter des Cahos fufdite paroiffe, borne au nord dc
Demoifelle Marthe Rofe Michel, poufe du Sieur Jumelle,
des autres cobts de terres a conceder concede pour cul-
ture, le 16 fivrier 1770, au Sieur Boyer, par MM. de
Nolivos & Bongars.
i En vertu d'ordonnance de MM. les Gineral & Inten-
dant, en date du 16 decembre 1789, la nommee Marie.
Magdeleine, derneurante au Port-au-Prince, pouifuit en reu-
nion un terrain pour hattes & coral, de douze cents pas
en carre, ou la valeur reduite, fitue dans les hauteurs des
terres de la nouvelle Plimouth, paroiffe Saint-Louis de JKre-
mie., borne au nord & pregnant pied a l'angle fud-oueft d'un
terrain accord au Sieur Dcsbarrikres, pendant mille pas pour
bafe en larger, chaftant au fud -pour hauteur, & a flouefl
pour larger, borne encore au nord, des pretentions de divers,
pour ne laifler aucun vide : ledit terrain concede au Sieur de
la Ponmmeraye, le 30 aofit 1786.

D z M A N D E S.

2 M. Thueer, maitre de fort.-piano, accompagnant du
violon fes ecoliers, depuis peu arrive dans cette Colonie,
difireroit trouver 'a fe placer en plaine, chez un Habitant
qui auroit des enfans auxquels il voulit procurer ce talent;
il ofe afErmer que la pe.onne qui l'honorera de fa confiance,
fera fatistaite de fa conduite & de fon aflfduite. S1'dief er,
au Port-au-Prince, che.z I..e Baiidaman Procuteur; & uU
.Cap, Ad M de l;bicr, Cuiateur aux vacarces par interim.

NAVIRES EN CHARGEMENT.

m Le navire le Saint Marc de Rifle de Bordeaux ,
Capitaine Otanne en trade a Saint-Marc partita pour
ledit lieu du I a o10 f6vrier prchcain ; if prendca du fret
& des paflagets. S'adrefler a M"s Lapr se jrats, Ntgocians
a SaiiUt-Maic.


I"


3 M. Mogllat Avocat9 part pour France & declar "'
ne rien devoir.
3 Le Sieur Sious part inceffamment pour France.
M. Farthouart, des Cayes fe difpofe a partir pour
France le printemps prochain, & declare ne rien devoir.
2 Le Sieur Frapier, Habitant, refidant a6tuellement chez
M. Lamornerie, Habitant aux Cormiers, partira pour France
dans le courant du mois de mars prochain; il prie ceux
a qui il peut devoir de fe prifenter pour recevoir leur
payment, & ceux qui lui doivent de vouloir le payer,
pour s'eviter le defagrement des voies de rigueur.






i Le" navire Ie fune Pirion, de Bordeaux Capitame
Ai A1lairde, parti.a pour ledit liea par toeut e'vzer pro-
chain ; ce ntvire eil t.es fin voilier ,. double en caivre :
ii preiidra a fret du cafi, coton & indigo, & prendra a.ufi
des paiTagers qcii front conimodmenit logs .ayant une
grande chambre & dunette. S'adreiler audit Capitaine,
ldas ioa magafin, maifon de D"I ML/ficux ,, aux Cayes.

A VENDRE.

s2 Une habitation a vendre, fife a Cavaillon, contenant
cent carreaux de terre fur laquelle i y a vingt mille pieds
de cars, des vivres de toute efpcce une fuperbe & giande
cafe couverte en eifentes, dix cafes a negres tour a chaux:
Iadite habitation a une trbs-belle vue, & e: a~ deux lieues
de I'Ambacadaire ; il y a en outre un .tr.s-beau, bois neuf,
h l'on pourra planter vingt-cinq milliers de cafiers. On peut.i
sadreie'r a Madame Ve Grenon de Pinfault, qui en fera
bonne composition,. & qui. donnera a l'acqu'ieur toutes les
fuarets poflibles: ladite Dame prendva. les quittances p.oqr.
dLi comptant.
2. Une habitation de la contenan.ce, de' 74 carreaux de
bonn:e terre don't 64 carreaux en indigo, coton & vivres,
bien entretenus, fituee a l'Artibonite, paroifie de la Petke-
Riviere, & quarter des Cordes-a-violon, & divifds en dux
rFaties pa, un- chemin de. voifins, rune de 40 carreaux de.
terre, & 1'autre de 34, entoures de haies vives, ou iI y
a les. L.htimens fuivans: favoir, i. huit cafes a negres en
charper4te, couvertes. de tuiles, maoonnIes e1ntre poteaux,.
de ,o.pieds de long fur 16 de large,. divif~es en cinq cham-
bres; 2c. cinq-cafes 'a negres, poteaux de bois, furcouvertes
en paille; 3.- un magafin, de 78 pieds de long fur 2o de
large fur un feuillage en magonnerie de 5. pieds.d'e.Lvation,
lbti en charpente, couvert en tuiles. & magonne entire po-
teaux ; 4-. un autre magafin, .de 40. pied% de long fur 16
de large,' egalement fur feuillage.., & conftruit comme le
pric'dent; 50. un troifieme magafin ,.de34 pieds de long fl.E
14 de large, idem fervant d'h6pital ;- 6. un pavilion de 16
pleds caLr s, idem ; 7 une. cuifine, de z. pieds carris,
ide.m ; 8. un colombier, de 14 pieds fur 8 idern; 90. ua
di:to, de 12 pieds fur 18., covert en paille ; Ioo. une.grande-
c.,'e, de 54 pieds de long far 28. de large, ayant une galerie
i us nmmie comble, fur feuillage & en maconnerie entire
pctaux,. couverte en tuiles, carrelee & planchle e, com-
*pfxe d, trois chaanbres &.deux cabinets ; I t. un ma afin,
de 0o. pieds de lorg fur 16 de large galerie rapporteie,
m?,ConnMIe entree poteaux, & covert. en tuiles ; iz. un dito,
ce 30 pieds far 16 de large, fans galerie, travailIe & conf-
truat come le precedent; 130. un colombier, de 16 pieds
carrots monte en pavilion & couvert en tuiles; 14. huit
vaiiTeaux, deux moulins, deux machines a lever i'eau,
S' dreiTer-aI M's Saint-Macary Beaucamp & Po.uyd forcs,
He' cians a Saint-Marc, qui en traiteront avec un bon &
follde acqueteur ayant quelciue compliant, & donneront des
iici!,6s- pour le furplus.
i Une maifon fiitue en cette ville rue des Miracles,
coir.cfce de deux chambres fuh: l rue, un falon, un
cai.e~t voute ,. un oitici ,. une. court carrele un puts ,


un baffin, quatre chambres, une cuisine & one baniere,
le tout fans. communication. :'adrefl'er a M. Dupont
Dd.;rme Propridtaire.
i Cinquante carreaux de bonne terre fitues 'a troi3
lieues du Cap-Dame-Maie p.oprcs la culture du cafz,
arpentes & bien reconnus, avec un beau chemin. S'adreffer
a A. Grmonit, Habitant, a la Se:ingue ou 'a Me Guiu ,
Notaire, au Port-au-Prince ,. qui indiquera le vendeur.


Esc L A V S


EN A ARRONNA GE.


II a ete dcclar, dans les Affiches du mois de novemb:e
1,788,. que. le NIgre normm6 Nerfclanz,. Mo;ambique, itcit.
marron depuis plufieurs mois;. ce Negre e l 6tampe fur les.
feins VALADON, au-deffors ST. MARC & P. AU-.
PRINCE, ag de 28 a,:;, taille de pieds 4 Ia pouces,.
bien corpule, trcs-noir,.. d'une, aftez jolie figure, les dents.
de la machoii.e fupdrieuie. limecs ,.ayant une cicatrice entree
Ie talon & Ie gras de la jambe droite ,. parlant fiancois.
& nazillant; il a ete vu depuis cette cpoque, arm d'une.
g.-ande. manchette & fe difant llbre: il'y a lieu de croire
qu'il efl. retire par les Negres de divelfes habitations du
quarter des Mathe.ux, recelant les vols qudils peuvent
faile chez leurs maitres, les payant avec. le tafia cqu'd,
trouve a acheter aux barrie;es, de plufieurs habtations
fucrisres, qui. y font tenir cabaret de cette perfide liqueur,.
ruineufe pour la Colonie. Ceux qui auront connoifiance.
dudit Negre, font prids de le fire arreter & d'en donner
avis k M.ABonnejerre, Caboteur a l'A:cahaye, ou a M. Valadon,
Habitant, aux Vlathe.ux;, i y aura quatre portugaifes de,
rjecompenfe.
i Un NMgre nouveau Congo n- fachant pas 'parler,
francois, age d'envilon 22 ans taille d.e 5 pieds 3 a 4,
pouces, ayant une groffeur derriere le con, provenant di
navire la Confiance Capltaine Carron & appartenant a,
MAs, Decates Pourcent &* Compamnie .a Saint-Marc a'oh
il eft, parti marron I.e 24 dlcemb.re dernier : il y aura.
rccompenfe pour celui qui le ramenera..


A-M I. m A v M~,


.E" GA R ES.


I 3'11 s'efl chappede le 5 o00obre ,de chez le Sr Blnon ;,
Marchand Confifeur au Port-au-Prince ,. rue Dauphine, un
petit cheval anglois, fous poil. biun,. court queue, 6tampe~
a la cuiffe IDI) ; & le i5 novembre un petit cheval
fous poil rouan, a tous crins., 'tamp a la cuife da
montoir K. 11 prie les peifonnes qui ea auront ccnnoif.
fance de lhs fai-e arr&ter & coniduire chez lui; il y aura..
boape r6compenfe,.
2 II s'eil echappi de chez M M4tayer, a Baynet 5.
une petite mule fous poil brun, fans etampe, ayant du
poil gris au front, & une petite marque blanche i la
cuiffe du montoir. En donner avis ladite Dame .MAetayer.

On trouve a l'Imprimeie royale de cette ville, I'Almanach
de la Colonie ou 8trenncs A.inricaines, in/-24,, contenant la
nomenclature de tous les Chefs, Adminiffirateurs, Juges,
fuperieurs & fubalternes, qui component les Corps militaire.s
& municipaux du Gcuvernement de Saint-Domingue, &
quelques notices utils a.. M" les Habltans & N gociansA


-.43vec vcrmijl:,n de ALU~. les Ge'ne'ro4 & nt~dant.


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AU PORT ATV..1'RINCE, ciiE z BOURDON IMPRIMEUR fDu Roil






Y


am"wkllom -- -- --. -f-- m 3.


IMP RIMERIE N-o ROYALE. 1790.

A FF INCHES j. AMPIRICAINES.

D U JIEJul> 7 JANVIER.


Poids du Pain d'un Efcalin. 4 once.
-4

AVIS DE L'ADM T ATI 0 N.
3 Les perfonnes a qui il a ete delivr6 des farines des
magafins du' Roi aux mois de juillet & d'aofit & qui
devoierit les payer a deux mois de terme font invitees
a en payer le prix inceffamment entire les mains de M.
Olivier, Garde-magafin du Roi ; autremeht I'Adminiftration
ne pourroit fe difpenfer de les pourfuivre.


EsCLAVES MARRONS ENTREs A LA GEOLE.
A Saint-Louis, le 22 du mois dernier, Heflor, Congo,
etamp6 fur les feins G L, age de 29 ans, taille de 4 pieds
S1i pouces, fe diiant appartenir a M. Dulwis*,. Habitant
a IAfile : ledit Negre a ete arrete fur i ne jument fous
poil gris, etamp6e du cote du montoir GL : le 23, Paul,
Portugais, &tamp tfur le feinr gauche BL, age de 30 ans,
taille de pieds I pouces, de forte corpulence, fe difant
appaitenir a la fucceflion du feu Sieur Loixau Habitant
aux Gonaives.
A Saint-Matc, le 2 da mois dernier, Marion, Arada,
etampee fur le fein droit L AV IL, &,des Icttres illifibles,
agee de 45 ans, taille de 4 pieds 10 pouces fe difant
appartenir a Mme Couriot.
Au Port au Prince, le 28 du mois dernier, Co!ash,
Canga 6tampe SIEST ayant une marque e.n forme de
fouiciie fur chaqcue fein, fe difant apparternir a M. Picrre
ne pouvant dire le liuu de fa refidence ; & Philppeau,
,Crecle &e fur les feins BOUCHET, fe difant appar-
tenir 1A M. Pouchet aui Boticaffin : le 30 un Negre
nouveau, Congo, etampe BLC, ayant des marques de
fon pays fur .a "figure ne pouvant dire fen nom ni
celui de fon maitre; & Jacmet, Congo, etanrpe C HARAN,
fe difant appart"'miir Chares, Haran Ha l ant an Petit-
Goave : le 3 x, Francois, Congo etamp6 H G BERRY,
fe difant appartenir a M. Monnis A ne pouvant dire le lieu
de fa refidence ; & deux Nigres rouveaux, Mozambicues,
etampne TESTART, au-defious. LALANNE, ne pouvant
dire leur nom ni celui de leur maitre.
ANMAUX ENTREis AVX .-PAVES.
A Saint-Marc, Ie 25 du mois derrier un cheval fous
poil brun etarr.pe fur la ctifle du 'nontoir LD L au-
deffous CB ; & une boutrique fous poil brun 'tamp'e
illifiblement : le 29, un cheval focus roil rctuge etanip.
fur la cuife clu montoir P R, ayant urie &icie au frent.
Au Poit-au-Prince le 30 du mois dernier ure Lour-
rique fous poil -bun, fans etampe; & un cl-.eval fous poil


brun, fans &tampe : le i e de ce mois un cheval fous
poil brun, fans etampe. -


A VIS


D I~'E-R.S


3 On trouve chez le Sieur 'Motard, Imprimeur-Libraire
& Marchand Papetier au Port-au-Prince, & dans tous les
bureaux des pofles, PAlmanach general de Saint-Domingue
pour lannie 1790, contenant les articles ordinaires du
calendrier, quelques parties d'aftronomie, &c.
Les noms de toutes les perfonnes en place dans la
Colonie, par brevets, commiffion &c.
L'itat general des milices, qui n'avoit pas encore &t6
public.
Une table itineraire correfpondante des principaux lieux
de la Colonie entr'eux.
Le recerfement gn&eral de Saint-Domingue pour, 1789.
Le tableau de l'impoitation des Negres, celui de l'impor-
tation des marchandifes de Fiar.ce, celui des productions
de la Colonie depuis 1783 jufqu'en 1788, celui du com-
merce stranger, de ia population, &c.
Des competes faits pour les payemens en gourdes, depuis
66 liv. jufqu'a 82.5,coo00 v.; diveifes obfeivations phyfiques,
politiques & d'agriculture.
Le tout recueilli, puUbied 6 imprim par M. Mozard, de
la SociJte royale des Sciences 6& des Arts d Cay Francois,
6' Rida'eur de la Gacete de Saint-Domingue.
3 Le Sieur Getin, Entiepreneur de batimens, demeu.
rant en cette ville a acquis emplacement rues Dauphine
& de Proverce, n 229, born au nord du Sieur Lan.iral,
appartenant ci-devant a la Dame veuve Bicldet. Ledit Sieur
.prie les perfonnes qui pourroicnt avoir des droits'-fur cet
emplacement, de les lui fair 'connoltre fans delai, ledit
Sieur devant folder le prix de cette acquisition fous un mois.
3 Le Sieur Hadcr, Maichand Tailleur a la Croix-des-
Eouquets, avant interef e le Sieur Denis, fon beau-frere,
depuis le mrcis de d&cembre, derrier dans le commerce
de marchandifes seches qu'ils tenoient eniferrmle, & qu'a
ccrnpter du jour c'e ladite publication ledit Sieur Dcris
fe retire du commeice, & le Sieur Hacker fe charge du
magafin, ainfi c Uc de payer les dettes.
3 Le Sieur Antoint kMcrfier, curateur ncmme par Juflice, A
la fuccefilon de feu Sieur Jcfieph.Jean-Pierre Merfier, 6ivant
Habit; nt aux Perches, qua tier du Fond de 1'ile-a-Vache,
defire connoitre les crCanciers de cette fucceflmen. En conf6.
quence, il les invite b remettre, le plutbt pcflble, un etat
de leurs crcances, dans l'tude de M' (haillou, Prccureur
aux C(ayes.
3 Le Sieur Salltfiranque a l'honneur de pr6enir le Public,
qu'a computer du ( er janvier 1790, i ne contra&era aucunei
affairs, ri ne figrera, que fous la quality de Sallefranque oncle,


-maj's- NQFR'


Wp 4m


iu









3 A la request~ du Sieur Moreau, Charpentier de navires;
demeurant au Port- au- Prince, au nom & comme legataire
univerfel du feu Sr Boulin, & en vertu de fentences rendues
an Si6ge royal de la Senechauffie da Port-au-Prince, les
26 & 8 mai '1787 il fera procede h la barre dudit Siege
royal de ladite Sncn&haufi~e, iffue d'audience- ordinaire, le
mardi que Pon comptera 14 de ce mois, apres trois publi-
cations & -affiches de quatorzaine en. quatorzaine, don't la
premiere fe fera le mardi que ron comptera 15 decembre
17'89 ; la feconde, le mardi que fon comptera 29 dudit
mois; & la troifieme, ledit jour mardi 14 janvier 1790,
A la vente & adjudication an plus offraint & dernier encherifieur ?
P1. D'une habitation, fituee au lieu dit le Boucaii-~reffin,
de la contihence de deux cents ciriquante carreaux de terre,
don't trente a trente-cinq carreaux plants en vieux caf&s,
rapportant environ vingt-cinq millieis de cafe; un bois neuf
de trois carreaux fur lequel font plants huit mille pieds
de cafe; le furplus defdits deux cents cinquante carreaux
en bois debout & favane ; fur lequel terrain font conifruits
un magafin avec tiroirs, de foixante-deux pieds de long
fur vingt pieds de large, planche'ie en haut & en bas, ainfi
que fur les cotes, & convert tout a neuf, avant des tables
garnies -de bancs pour tenir les cafes ; une cafe a moulin;
un colombir, fous lequel eft un clapier; une grande cafe,
dlivife en divers appartemens, favor, une falle, une chambre,
"trois petits cabinets, une galerie fervant de falon, un h6pital;
un autre magafin divif6 en trois chambres., pour cuifine,
poulailler, chambre a leffive, four en appentis; quatre glacis,
-dont trois de cinquante pieds fur quarante, & un de quatre-
vingf-dix pieds de long fur quarante de large ;-deux vieiles
cables a nigres, divifees en deux chambres; deux autres cafes
,ieuves; divif6es en fept chambres; un clocher garni d'une
cloche; cinq efclaves, tant negres que negreffes attaches a
ladite habitation don't le plus vieux a trente deux ans;
quatre mulets, une vache & fa fiite, avec tous les meubles
& effects y attaches.
2. La moitie de quatre vingts carreaux de terre, pour
hattes & corail, fitues a Belle Fontaine, indivis avec les
heritiers de feu le Sieur Laurent de Villequoy.
3:. La moitie de fix carreaux de terre, fitues aux Gallets ,
fervant d'entrepbt & de favane, auffi indivis avec les m&mes -
heritiers, fur lefquels terrains it y a des forces abondantes.
Le prix de ladite vente fera pay6 par l'adjudicataire
avant la mife en poffeflon de ladite habitation., circonf-
tances & dependances, foit en argent foit en rapport de
criances acquitties de la fociete Dcfnoft, Durege & Boulen,
bien liquidees, non fifceptibles d'aicune conteflation &
1egalement dues par ladite fociete, a l'effet de quoi
tous les creanciers front admis a encherir; lequel rapport
fera fait dans les vingt-quatre heures de Padjudication, finon,
ledit delai paff6, tenu de payer la totality de ladite adjudica-
tion en argent, a peine par l'adjudicataire, apres ledit
temps expire, de voir recrier 'a la folle enchere fans aucune
formality de jufiice.
On pourra prendre connoiffance de toutes les autres
charges claufes & conditions de la carte-bannie, chez
le Sieur Labbe, Audiencier audit Siege.
3 En veptu d'ordonnance rendue par M. le Lieutenant
de l'Amiraut6 du Port-au-Piince, le 18 decembre, & a
la requ&te de Mr* "AtIenne Patot & Lajard, NeIgocians en
ladite ville il fera, le mereredi 27 de ce mois pro-
,ed, a r audience des cries de fAmiraute, a la vente &
adjudication definitive de la goilette le Ranger, du port
de foi ante tonpeaux ou environ enfemble dos agres &


apparaut en d pendans; le tout adx charges & conditions
inferees dans la carte bannie, don't on pourra prendre
connoiffance 6tude de M: Poncet, Procureur pourfuivant.
2 Mrs Maffac & Compagnie ont I'honneur de pr6venir
le Public, qu'a computer du r* x1790 janvier, Us cedent un
interet dans' leur maifon de commerce au Sieur Bujac, qui
aura en cette quality leur signature.
2 Me Girauilt, Curateur aux vacances, en cette vslle,
ex6cuteur teftlamentaire de M* Croufilleau de Id Foffe, vivant
Procureur, invite les perfonnes qui avoient des doffiers
dans fon etude, a les retire le plutst plffible.
2 Me Efnault a l'nonneur de prevenir le Public, qu'il
elt Procureur au Siege royal des Cayes, par linterim de
Me Lacate, qui eft part pour France par. cong6, & que
fa demeure eft dans la maifon qu'occupoit ci-devant M.
Reullon, Chirurgien du Roi.
2 Me Lordlhe, Notaire au Port-au-Prince, a l'lonneur
de prevenir qu'il vient d'obtenir des diipenfes en Cour de
Rome, dans lfefpace de fix mois, en faveur d'un particulier
qui a 6pouf Ii. veuve de Con frere.
2 Mrs les creanciers de la fucceffion de feu M. Antoine
Riviere plee font invites, de la part des heritiers, a com-
muniquer a Me Gellibert, Procureur a Saint-Marc, leurs
titres de creances contre ladite fucceffion, pour prendre
avec eux des arra:.gemens convenables afin d'op rer, le
plus promptement poflible, la liquidation de ladite fiucceffion.
2 Mrs Laffdlel, Thierry & Conmpagnie, Nigocians au
Port-au-Prince, ont rhionneur de prevenir le Public, qu'ils
font bailleurs de fonds pour les terres connuies fous le6
noms de Dufrefnc aind & Dufrefne cadet, vendues aux
Abricots, par M. & Mme Petit, au feu Sieur Lagomerie,
reprefente en ce moment par M. Lamotte: que ledit Sieur
Lagomerie ni les Sieur & Dame Petit-, fayant aucune-
ment acquitt, le prix de ces terres Mr* Lafjalk, Thierry
& Conpagnie, ont intent une aaion ea juffice, pour
pourfuivre le payment du prix ou le deguerpiffement;
& qu'ainfi, les alienations que pourroit fair ledit Sieur
Lamotte, de ces terres, ne pourront etre valides, qu'apres
que les bailleurs de fonds front entierement rembourfis.
i Le Sieur Legras, Horloger, a l'honneur de prevenir
le Pubic qu'il vient de faire facquifition du fonds du Sieur
Mariotte confifiant en horlogerie & bijouterie, & qu'il va
continue -fairi-e le meme commerce ;' il vend & raccommode
toutes fortes de montres, foit A r6p.tition, quantieme, virgule,
cylindre, &c. ainfi que les pendules de quelque faqon qu'elles
foient; il affure fon ouvrage, & ofe fe flatter que ceux qui
daigneront lui accorder leur confiance auront lieu d'etre
fatisfaits : les nouveaqix affortimens qu'il reqoit de France
journellement 'dans 'un & 'autre genre le mettront h
meme de fatisfaire ceux qui voudront bien s'adreffer a lui.
Sa demeure eft rue des F. ontsforts, maifon de M. le Berquier.
I Mrs Trottier & Michateau ont l'honneur de prevenir
le Public, qne depuis le premier de ce mois, ils ont affocie
a leur maifon de commerce Mrs Robin & Florence, qui,
en cette quality, auront leur fignature, fous la raifon de
Trotter, Michatecau & Compagnie.
i Le Sieur Arnauld aind & le Sieur Benoit ont l'hon-
neur d- prevenir le Public qu'ils ont fait enfemble une
fociete fous la raifon d'Arnauld aine', Bernoit & Compagnie;
ils tiennent boularngerie fur le bord de la mer. On trou-
vera chez eux toutes efp&es de marchandiies, en gros &
en detail ; ils prefentent encore au Public leurs services
pour la commniTion par les fonds qu'ils ont remis; ils fort
a meme de faciliter ceux qui les honoreront de .leur


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44

I, ~
i;~


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onflance. Tous ceux quii dolvent au Sieur Amauld font
ribs de payer le plus promptement poffible, foit au Sieur
Wenoit foit a lui-nieme ; ils front bien liberes & on
leur en fournira une decharge.


D iPAR T S.


3 Mme Imbert part pour France, & .emmene fon fils age
fe fept ans: elle a a vendre une Mulatreffe, bonne coutu-
ribre en robes pour femmes, don't elle fera bonne compo.
fition, pour de la denree ou de 1'argent.
2 M. Jofeph Roux part pour France, & laiffe fa pro-
curation a M" Roux & Compagnzie., a Saint-Marc, pour
Je reprefenter en cette Colonie.
SM. Rd Baudain Habitant au Grand Goave part'
inceffamment pour France pour des affairs preffantes, &
Jaiffe charges de fa procuration Mrs Jean Favier Quefnd
& LJlaie Saint-Jacques, Negocians au Port-au-Prince.
a Mr Vauuin part inceffamment pour France.
2 M. Pafc/ier, Habitant au Cul-de-Sac, part pour France
fous tlois mois, & charge quelqu'un de es affairesi
qu'il indiquera avant fon depart; il aura Negres, Nigreffes j
chaifes, chevawx meubles, argenterie, a vendre, don't ii
s'arrangera avec des acqu6reurs avant fon depart.
i Le Sieur Hautreux Procureur des habitations de M.
Duys de Vallon l'Artibonite part pour France ; il
vendra plufieurs attelages de chevaux, & une bonne voi-
ture a deux places.
I M. Dufaure de 'Lajarte Garde du Corps du Roi,
par conge dans la, Colonie, part pour France. ,
i Le Sieur Rgeard Baudouin, Habitant a la grande,
coline du Grand- Goave, part pour France dans tout le
courant de fevrier prochain.
i Le Sieur Perre part pour France declare te rien
'devoir, & prie ceux & celles qui lui doivent de le payer
inceffamment, ayant r;ef i malade a hospitall du navire It
Louis XVI dccipanl Je pofte de second Lieutenant,
debarque de grh a -gre.
i Mr Dejcahaut, *Habitante aux Gonaives, fe propofe
'de partir pour France dans le courant d'avril' prochain,
avec la Demoifelle fa fille agee de huit ans: elle laiffe
M" Saint-Macary, Beaucamp 6& Pouyds frires, N4gocians
a Saint-Marc, charges de fes affaires dans la Colonie.
i M. le Vicomte de Fontanges, Mar&chal des Camps
& Armees du Roi, & Commandant en second de la parties
du Sud, fe propofe de partir pour France' dans le courant
r'avril prochain, vu le mauvais etat de fa fant ; il laiffe
M"rs Saint-Macary, Beaucamp 6& Pouyds freres Nigocians
. SaintMarc charges de fes affairs dans la Colonie.

D z m A v D z.

1 Un particulier defireroit acheter dix a douze beaux
%Ngres, de Iurn & rautre fexe, faits au pays & a la culture
du cafe; il payera, pour cette acquisition, en traites fitr
France, fournies par une maifon de commerce. S'adreffer
a M. Dubourg, N6gociant a Saint-Marc.


E1pz Ts


r o 0 V.V i. S.


1 II a, &t trouve jeudi foir, 24 de ce mois fur le
quai de Rohan une montre avec fa chaine en -or par
un Negre de Mrs Gillet Gaudin & Compagnie, qui la
IremeUttont au propri6tairt quand ii fe prifentera.


%2 II a &t6 trouve dans la favane .des Pubfabes aux
Rofeaux, une jument fous poil brun, couleur de found's,
6tampke fur le montoir gauche LP F G. S'adreffer I
Labufid, aux Rofeaux.


NA VIRES


E N cyA-R GEAf rN r.


3 Le navire l'Urfuie-Catherine, Capitaine Bertho, parti'a
pour Nantes du 2o' au 30 de ce mois. Ccux q..i
voudront y charger a. fret du cotoh & de 'indigo Four-
ront s'adreffer audit Capitaine, c.hez M" Trottier & Michatcau,
dans le magafin defquels on trouve de la liqueur de la
Martinique, feuillard, clous, moulins a vanner, & un
affortiment de marchandifes en tout genre.
3 Le navire le Prvthde de Bordeaux, Capitaine Chaflres,
tres-commode pour les paffagers, partira pour ledit lieu
du j au 10 de ce mois prefix; il prendra encore a
fret du cafe, coton & indigo. Ceux qui voudront y pafier
ou charger, font pries de s'adreffer 'a Mrs Chaffaing & Corn-
pagnie, Negocians. 0
3 Le navire le Hardy, de Bordeaux, Capitaine Grifac,
partita pour ledit lieu du 'o au 21 janvier prefix. Ceux
. qui vodront paiTer ou charger fur ledit navire, s'adreiferont
au Sieur Jean Sorbe, Capitaine du navire le Vaillant, en
faon magafin, rue des Capitaines.
3 Le navire le Dragon, de Bordeaux, Capitaine Jean
Lafrn, du port de cinq cents tonneaux, fin voilier &
tres-commode pour les paffagers, partira pour ledit lieu
le. fivrier pr4fi. Ceux qui voudront y paffer ou charger
a fret;, sadreffetont audit Capitaine., en fon magafin, ou
au Sieur Jean Gouges ainS., Subr&cargue dudit navire 5 qui
prie les perfonnes qui doivent, tant a fa prec6dente car-
gaifon, qu'a celles des navires le Caflor & la Jeune-Rofa,
qu'il a gerees ainfi qu'a la cargaifon du navire la Concorde,
de Bordeaux, Capitaine Beaulieu, des recouvremens de
laquelle il eft charge, de s'acquitter, afin d'viter audit
Sieur Gouges les voies de rigueur don't il eft tres-eloigne.
I' Le navir kle Robufle, de, Bordeaux, du port de quatre
cents' tonneaux, Capitaine Cauvy, partira pour ledit lieu
au commencement du mois 4de f6vrier prochain. Ceux qui
voudront charger a fret, ou paffer fur -ledit navire, font
pries -de s'adreffer audit Capitaine rue Sainte-Claire, au
Port-au-Prince.
x Le navire i'Annette-ChIrier de Nantes, du port de
trois cehts cinquante tonneaux ou environ, Capitaine Dejean,
tres-commode pour les paffagers, eft en charge pour ledit
lieu & partira vers la fin de fevrier. Ceux qui voudront
y charger ou paffer, s'adrefferont audit Capitaine, maifon
de feu M. Sabes, vis-a-vis la Comedie-, au Port-au-Prince.
A V E N D R E.

3 Deux foufflets, les outils propres a monter deux forges
de machoqueterie; un beau Negre, bon ouvrier & capable
de conduire. une:foree ; & un autre Negre aveugle, accou-
tume a tirer le foufflet. S'adreffer a Mrs Jolly 6& Talata. ,
N6gocians pres le Magafin du Ro.i, qui indiqueront la
perfonne.
3 Une habitation de la cQntenance de dix-huit carreaux
de terre, avant. une grande cafe de quarante-huit pleds de
long, divifce en deux grandes chambxes quatres cabinets
& line galerie; un glacis de quarante-huit pieds de long
fur vingt pieds de large, avec un colombier, un clapier,
un poulailier, & uie cafe a Negres, de trente-fix pieds


//








d! long, le tout en bon &tat; une culfine & un four pour
care le pain : plas, fix mille touffes de baaaniers: cette habi-
tation eNt planted en caf coton & autres vivres, fituee au
quArtier de la Riviere-Froide, bornee de Mrs Bauffan &
Tuttier de Vaucreff'on. Ceux qui defireront en fair I'acqui-
fition pcurront s'adreffer A Mri Tourteau fre&s refidans
fur ladite habitation.
3 Vingt-deux beaux Negres & Negreffes, faits a la
culture du cafe, & une maifon fife au bourg du Grand-
Goave, ou eft maintenant la grande aubeige. S'adreffer a
M. Letan N6gociant au Port-au-Prince, ou a M. Malcfcot,
Negociant au Grand'Goave.
2 Une cargaifon de belle more de Miquelon, chez
M"rs Gillet, Gaudin 6& Compnie Negocians, rue Sainte-
Claire.
2 Une maifon fituee rue des Cifars, faifant rencoignure
de la rue Dauphine, ou il y a une boulangerie, ayntAfoixante-
dix-fept pieds de long fur tre'rN-neuf de large. S'adreffer
a M. Boutigue, Negociant en ville,,ou au Sr Cambour, au
Fond-au-Diable, lefquels donneront tous les renfeignemens
niceffaires.
2 Huit tetes de Negres de jardin, don't fept depuis fix
mois dans la Colonie, & une Negreffe a talent, faite
au pays. S'adreffer a M. Mares aine,, a Saint-Marc.
2 Un Negre age de 2.2 ans, tres-bon voilier & excellent
fujet. S'adreffer a M Pdlletant 6& Compagnie, qui ont des
moulins a ,mais anglois, de la premiere quality., don't its
front bonne composition. .
2 Une habitation, de la contenance de cent carreaux de
terre tres-prcpre la culture dti caf6, fituee au bras gauche
de la grande riviere de: la Grande-Anfe,, quarter des Irois,
a trois lieues de rembarcadaire dudit:.quartier, fur laquelle
il y a de l'eau, environ dix mille pieds de .cafiers & des
vivres, le refte en bois debout: on. pourra y. joindre dix'
tees de Negres attaches a ladite habitation. S'adreffer a
M. Martafon, Habitant a Tiburon, & a M*rs d'cAcunha,
Allien & Compagnie, N6gocians aux Cayes & a J&.rdmie.
i Une habitation, fituke au Crochus, de la cortenance
de cent carreaux de terre, propre a la culture. du. cafe
& fur laquelle il y en a de plante, ,ainfi que du coton
en rapport & des vivres de toute efpece. S'ad:efler a.
Me Cl6ry, Procureur en la Senchauffee du Port-au-Prince,
qui donnera tous les renfeignemens n ceffaires .
A V z At a E o,v A., F F a M E a.
J
z Une: habitation, de la contendnce de quatre-vingts:
cairreaux, fituee au centre du quarter de Artibonite, pr.s
le bac. S'adreffer a M. de Preval Habitant audit lieu,
qui en fera bone compofition.
Un emplacemer.t de cent huit pieds huit pouces de facade,
fur cegt vingt pieds de prdfondeur, ,& fes batimeus, fitue
au Port-au-Prince rue de Rouille, pres le nouveau Confeil.
S'adreffer a M. Lcmeilleur d. Belevue HLabitant' au Cul-
de-Sac.
A A F F a i.M Z R.
A affermer pour trois ou c nq annees, une habitation,
fituee dans les hauteurs du morne de l'Hbpital de cette
Avec pe niilon de; MM.I


vile, h une heure de chemin, de la contenance de qua.
rante-fept carreaux de terre; on y joindra fept 'a huit efclaves,
S'adre!ler a M. Le/pis, Negociant en cette ville qui fe
rendra lui-m~ine fur les lieux, pour fair prendre connoif.
fance des plantations & etabliffeinens qui font deffus; I'on
en fera bonne compofition fur-tout 'a quelqu'un folide,
A L o V E R.
t Divers appattemens, dans la maifon de M. Rivi'nr
faifant le coin des rues Royale & de Bonnefoi. ,

'E S/C LA VE Ea MA4 R R 0 NAG
S3 I a ete declare dans les Affiches du mois de.noyembre
'1788,, que le Negre nomm6 Nercflan, Mozambique, &toit
marron depuis plufieurs mois; ce Negre eft etamp6 fur les
feins VALADON, au-deffous ST MARC & P. AU.
PRINCE, ag6 de 28 ans, taille de 5 pieds 4 a pouces,
bien corpule, tres-noir, d'une affez jolie figure, les dents
de la machoire fuperieure limees, ayant fine cicatrice entire
le talon & le gras de la jambe droite parlant francois
& nazillant; il. a ,t&, vu depuis cette 6poque arm6 d'une
grande manchette & fe difant libre : il y a lieu'de croire
qu'il eft retire par les Negres de diverfes habitations du
quarter des Matheux, recelant les vols qu'ils peuvent
faire chez leurs maitres, les payant avec le tafia q'il
trouve a acheter aux barrieres de plufieurs habitations
fucrieres, qui y font tenir cabaret de cette, perfide liqueur,
ruineufe pour la Colonie. Ceux .qui auront connoiffance
dudit Negre, font pri6s de le fire arrete & -d'en donner
avis a M.Bonnefjrre, Caboteur"a rAicahaye, ou a M., Vdldon,
Habitant aux Matheux; il y aura quatre portugaifes de
recompenfe.
2 Junon, Congo etampee CLONARD, ag4e d'environ
2 5 ans, ayant des marques de fon pays au front, aux
tempes & fur le. venture. En donner avis au .Sieur. Macd,
Fermier de 'habitation Clonard, Cavaillon.
2 Un NEgre, AouiTa, etampe* IOSEPH DARANDRE;
part marron de chez le Sleur Jojiph Darandrc. En donnir
avis audit Sieur, demeurant place du Marche, au Port-au.
Prince.
2. Un Negre nouveau Congo ne fachant pas parler
frangois, age d'environ 2v. ans taille de 5 pieds 3 a 4
pouces, ayant une groffeur derriere le cou, provenant du
navire la Confiance Capitaine Carron & appartenant a
Mrs Decates Pourcent 6& Compagnie-, A Saint-Marc', d'oii
il eft parti marron le 24 decembre dernier : il y aura
. .tecompenfe pour.celui qui le ramenera.
Clarifje, Congo, agee d'environ i 5 ans, ayant les yeux
enfles; parties marronne du 31 decembre dernier. En donner
avis a Catherine .ilavois., chez M. Duchemnim

.On trouve a rImprimerie royale de cette ville, PAlmnunach
.de la Colonic ou Ltrcnnes Ameiicawtes, in-24, contenant 1a
nomenclature de tous les Chefs, Adminiftrateurs, Juges,
fuperieurs & fubalternes, qui component les Corps militaires
& municipaux du Gouv ernement de Saint-Domipgue &
quelques notices utiles Mrs les Habitans & Negocians.

les General & Intendant..


.AU PORT. AU -PRINCE, CHEz BOURDON, IMPRIMEUR DU ROL.


0 loll 1177"




M. MM- L


NO UVELLES


DIVERSE S.


T790.


-- ~1UUIIIILL L
II~


C V v

Eux qui s'o. otanique a Saint-Domingue,
nous fauront gr6 de eur faire connoItre un ouvrage nou-
veau fur cette science ; il vient d'etre' public ai Stockholm
fous ce titre: Nova genera & fpccies plantarum feu prodromus
dcriptionum' vegetabilium maximam partnem incognitorum ,
quae ub itinere in Indiam occidentalem annis 1783 --1787,
digejJit Olof Schwartz Med. grand in 80. L'Auteur a
principalement fait fes recherches a Saint Domingue, la
amaique a Cube ; il 'a d&erit 850 nouvelles efp&ces,
qu'd a compares en Angleterre avec les herbiers de M.
Bancks. II a d'ailleurs enrichi fa collection des vegetaux
decouverts par M. Solander a fuivi le fyfteme de Linne',
auquel il a fait neanmoinis tous les ciangemens conve-
nables. Les noms qu'il a adopts font fonores aifes a
prononcer. II y aura 61 genres.. Ses defcriptions font courtes,
Fes caraderps diftineaifs, bien determines d'apres la nature.
On croit que cet ouvrage fera incedlamment traduit en.
francois.
A z E M A' 0 N .,E

La Cour de Vienne a d fendui importation des fucres
terres dans fes :ats a co'muencer du 1 r de. ce mois
de janvier 1790. '
On apprendi de HamboYrg q't ,Ye' Po d#. Pruffe a offer
un afile aux Princes francois v6yagers & a tous ceux
qui ont cru. devoir quitter Ia Fiance. On ajoute qu'il doit.
fe tenir a Petersbourg un Congrts compof6 des Minifires des
Cours de Madrid de Naples', de Vienne & de Berlin ,
a 1'effet de concerter les mefurcs necefitaires pour empecher
qu'd ne s'bpere dans' ces Ltats une revolution pareille a
Celle qui a. lieu en France.

E s..P A G V Z.

La Cour de Madrid a defendu, fous les peines les plus
feveres, l'introduction d'aucun livre ou iecit fur ce qui fe
paffe en France. Les papers publics de ce pys ri'en font
pas plus de mention que fi ces eve&emens n'avoient poil.t
h eu. '
R AND A TA 6 NE.

On remarque beaucoup d'intimite entire le Minifre de.
Prtffe & M. Pitt. Leurs frkcpentes confirences dcnrent
lieu de conjedurer qu'il fe traite des objets qui ont rajl port
l la revolution de la France. Ou dit o e dans le, ccn ptes
d,ernirement rendus au Parlement par M. Pht., ce Min ihre
n'a point indiqlu~ l'emploi de 42n iUifions tourno'is, & qu'il
a dit qu'il noen rend'roit cbmpte que dlans deux ans ,. &
qu'alors- on applaudiroit -l'ifage qc';l avoit fait de cet
argent. Quelques perfonnes conjeaurint que cete .fomme-


a &t employee a faire agir les vagabonds qui ont.cau.fe
& qui caufetit encore des d6gats en France, & a foudoyer
des gens qui ont fait tous leurs efforts pour repandre le
trouble & i'anarchie dans le royaume. Cette nouvelle-
a Ite rapportie par plufieurs gazettes francoifes, qui font
traduitos d'un paper public de Londres.
F a A A x.

Reponfe du Ro ais Difcours de M. Bailey. ( Voyez note
derriere feuiile. )
*
Les nouvelles affurances que vous me prefentez de I'af:-
feffion & de la fidelity de la commune de de Paiis, ie donnent une vraie fatisfadion. Je vous recom-
inande de continue tous vos foins pour les approvifion-
nemens'neceffaires a la fubfiflance des habitans & pour
afiurer l'ordre public. Je fixerai volontiers ma refidence la
plus hahtuee- dans ma oime ville de FParis, dans la
confiance. que. jy verrai regner la paix & la tranquillit6e
Je viens de reiterer a l'Aflemblee national ma refolutior
de feconder le voeu qu'elle a former de ne pas fe (eparer
de moi; des que je connoitrai un local convenable pour
la tenue de fes fiances, je donnerai les ordres at.cefiairea:
pour le fire preparer.

Difcours a la Reine, prononcd par M. Bailly n recevant
S AM. a 1'H6ltd de vilk.

MADAM E,
Je viens appoiter a Votre MajefIt les hemmages de i
ville tie Paris, avec les temoignag.s du-refpeft & de 'amtut
de fes habitans. La ville s',ppiaudit de vovs revoir dans
I'ancien palais de 'nis R'ris, elle d6fire que le Roi &
Votr-e Maje.16 leur laiient la grace d'y etablir leur. rfidence:
habituelle ; & lo.fte le Roi lui accord cette grace ,.
loifqu'il daigne lui. en donner l'aflurar.ce, elle eft heureufe-
de. pernfer ue Votre Ma*efit a coitnbue a la lui- faire-
obtenir.
RRepanfd- de la Reine.

a Je r ccis avec plaifir les hetmages de la ville de
Paris, & je fuivrai a~ec fatisfadioxi le Roi par-tout Oh il
ira, & fuir-tout ici. -
C !r. dcebite dns la Cclonie q1ue Flufieurs de MM. fes
I x ttes 'a l'Af:tr ile i,,.trrale avciert ete arretas &c
ir'alixatc, rar .le pe ,yle de 1aii. Ce-t eenement a ete
Sraccht i'e er-l feur, n anietes, & tmutes incorneies. Voidc
ce qcui ci certain a cet regard :.
M. le Narc.vis ce Gwciy- -a'.Ary & M. Cochlrel, revenant
de iadis a V efidilles le 1o oolah furent au etes a


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gain it


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I I on's ollopt Nis


M.


N U M R 0 3.

MEDIAI 9 JANVIER





Sevr, par un grand nombre de perfonnes. On ouvrit leur
voiture ,. & on leur demand fi run d'eux n' toit point
M. -de Viriu; fur l'affurance du contraire & les preuves
S qu'ils en rap.porthent, on les laiffa. paffer, en leur difant
qu'ils etoient heureux de ne pas &tre M. de Vir/eu, auquel
on deftinoit un mauvais traitement. w*w M. de Jini u ell
un D6put64 l'Affemtblee national, 9 qui a d&velop'p6 beau-*
coup d'eloquence lotfqu'il a. ete. queflion. du veto royal,
& qui a contribute faire paffer ce qui a &t0 decrete a
cet regard. On garantit 'exaAtitude de cet article., qui doit
fire ceffer tout autre bruise fur cet 6vnemaent, arriv4.i.
deux de MM. les Deputes de la Colonie.

TExtrait d'une Lettre d'un Nqegciant de I'Orient .un N!4gocant
de Bordeaux, en date du 20o olobre.

a II a et6 ouvert ici ,ure foufcription patriotique, en
formee de don gratuiit, & elle fera tr s-confiderable ; mais
on ne peut encore 'apprecier au jufle parce que bien
des perfonnes ont foufccit pour le double., le triple, &c.
de leurs impofitions ; des militaires pour un mois de
l;urs appointments,, d'autres ont payer d fuite une fomme.
M. P. a foufcrit pour 20,000 liv,, M. G. pour 3000 liv.,
ainfi que beaucoup d'auires donit je ne connois pas encore
la lifle. Ce font les foldats du Regnient, de Baffigny qui
ont provoqu6 cet a6le genereux de patriotifme en s'irn-
p.ofant a 20 fous par homme. MM.. les Officiers les ont
itnites., les aut;es Corps enfuite. 11 feroit difficile, de fe fai e\
une idWe de espritt de patriotifme qui regne ici. )n

D V Po R T -A uV P I N C Cs.

'Extrait des regiftres du Confil f uprieur de Saint- Domingue.

Aujourd'hui vingt-neuf decembre mil fept cent quatre-vingt-
neuf, le Confeil aliemble en la maniere accoutumee, les Gens
du Roi itant en fiance, M. de Ro"nferay premier Subftitut
du Procureur g6ndral du Roi, a dti:
ME S S I E U RS
Garder plus long-temps une froide indifference fur les
defordres publics qui aifigent une parties de la Colonie, ce
feroit fans doute y contribuer,' & manquer aux devoirs
rigoureux du miniftire que nous avons l'honneur de remplir.
11 nops toit. fans doute permis de voir fans inquietude ces
affemblees particutieres, formees dans quelques quartieis de
la Colonie qui dans le principp n'avoient pour objet que de
preparer, ce qui pouvoit conduire au plus grand advantage de
fes habitans. Le motif honorable qui railembloit alors les
_.itoyens que le defir du bien animoit, pouvot faire oublier
Yrillega!it6 de leur conflitution.
Lorfque la France' 'toit admife dans les deliberations les
plus fecretes de fon Roi, lorfque toutes.les provinces etoient
autorif6es a prfer ter leurs doleaices, lo6rfque tous les Fran-
; pis enfin etoieit invites, par d.es ates readus publics ici,
A former les. materiaux qui devoient fervir aa grand oeuvre de
S amelioration publique, il 6toit dirtcile que la Colonie, qui
fent fi bien fes rapports avec la Meiropol ne co-u't pas le
project d fe fire entendre danj IAfiTmblee national.
Mas fi la neceilita, de taie parvenir fes doleances a pu
S 'dterminer le choix des Deputes qu'elle a prefentes aux tats
S gneraux s'i afallf organizer des airemile!es pour correfpondre
avec les D6putes & travailler a la re'a. on de fes caniers ; fi
chaque Comith occup fegulernent du foin de penfer & d'crire,


ne s'eft regard q.;e come une affociation, don't le but 6to't
de reparer foubli qui avoit 6te fait de la Colonie dans le plan
de convocation general de la France, nous devons fans
doute des encouragetpens & des etoges aux vues d'utilite
publique qui dirigeolent ces affemblees; & la juice a pu voir
fans effroi s'affembler!, fous fes yeux_, des citoyens que le
bonheur future de la Colonie femblQit.feuloccuper.
Sans doute chaque citoye,, c Ltous les citoyens enfemble
ont un droit legal au bonh64r. Ttavailler.~.Iitaire nait.e e
retrancher tout ce qui peut ?y oppoler, eft le but de nos voeux
& de. nos demarches.
Mais dans tout ce qui pouvoit tendre a introduire quelqu'in.
novation rien n'6toit plus neceflaire & plus falutaire qu'une
lente & circonfpebde maturity. 'L'emnpreflement inconfidere a
courir, vers un bonheut imagifairepouvoit.renverfer l'edi-ice
du bien le mieux affermi, fire naktre/un malheur reel; & l'on
peut fans crainte avouer que, quelque. foient les vices d'une
conflitution 6tablie, il vaut mieux-courir les rifqutes d'attendre.
long-temps une bonne loi, que de fe hater d'en former de
funelies.
II ne s'agiffoit donc pas de la part des Ccrnits, de creer &
de mnettre en adlivite un regime nouveau,; leurs fonciions
devoient fe borne A~recueillir les materiaux epars d'une bonne
conflitution, a les r6diger, pour en former un code fonda,
mental, qui, revitu du confehtement d'une affembl6e g6nerale
de la Colonie & fandionne par la Nation, feroit devenu alors
une veritable loi perp6tuelle & irrevocable.
Tels etoient les voeux & les defirs de la Colonie entire
quand elle eut le project de s'affembler & de d'puter l rAffem-
Slee national. Telle a 6t6 l'opinion mefuree qu'ont eue les
Comites eun-memes; aufli nous n'avons point vu ces principles
de fageffe abandonner. ceux de la parties de 1'Oueft & du Sud,
depuis meme qu'une. imperieufe neceflite les a fait fortir do
Jol.fcurite dans laquelle ils &toient nes.
Si quelques villes particulieres de ces deux departemens ont
donnie 1'exemple de quelques, mouvemens & d'une effervef-.
cence fache fe, les regrets & 'I replentir fe font bientbt fait
feitir, & les .alarmes.que ces, .d6fordres du moment avoient
occafionees ont. bientot et filiphes.On n'a point vu, dans les.
villes du Port-au-Prince & des Cayes, ces innovations irre-
flechies, ces ufurpations icandaleufes du pouvoir public : le
Port-au-Prince & les Cayes ont rnarche avec affurance mais
avec fageffe, dans le fentier qu'ils s'&toient trace; la prudence
& la circonfpelion ont prepare leurs deliberations publiques
& particLhiieres, & ils nfont point craint de donner, des temoi-
gnages ud'une foumiflion eclairee a Iautorite, & celui d'un
refped abfolu pour la juflice.
En pourrions-nous dire autant, Meflieurs, des affemblees
de la parties du Nord, qui, oubliant tous principles de juftice
& de fageffe, ont cede a toutes les infpirations de Porgueil &
de la vanity.
Si nous n'avions dans ce moment a gemir que de l'effet fubit
& paffager des mouvemens don't la' France a ete agitee, &
qu'elle a communiques dans ia Coloni.; fi la parties du Nord,
apres avoir eprouve, come les deux autres parties, le choc
de cette premiere. fermentation, eroit rentree comme elle dans
les hornes d'ane raifonnable moderation, & dans fobeiffance
due "a la puiffance executive, la tranquilht6 generale-n'auroit
poliit ete trouble, & vous n'auriez point a poufudivre des.
.delits contre la focitd. ,
Mais a quels exccs ne s'efl point livree cette affociation ora-;
geaife de la parties du Nord, depais que l'agitation des paflions.
pa.ticulieres a pris la place da vxai patriotifae qui feul devokit
prefider a fes dihberations


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-i- -~z -......-. .---
- -. ------ ------------ 'r-- -- ---w-~ ,.*..~4 -- -


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toln de r pondre Plinvitatlon du motarque, & h la
confiance meme de leurs confituans qui -ne les avoient
choifis que pour preparer leurs doleances ces ennemis de
la tranquillity publique ont foment dans les efprits l'infu-
bordination &. les troubles qui depuis ont fait des progress
(i alarmans.
L'autoriti. judiciaire,. celle de la Cour, meconnues avec
fcandale, la paiflance de 1'adminiflration civil & militaire
aneprif6e avec eclat, 'ufurpation des finances faifie avec.
avidite, la farete'pedinnelle bleffie, une inquifition outra-
geante exercee envers un magiifrat 'attentat de fa perfonne
commis pendant 1'exercice de fes fondions, la foi publique,
le refped des lettres violet meme danslapeifonne du.chef
de Iadminiftration.
Tels font, Meflieurs, les defordres que. Y'en voit fortir
du fern d'une, afdembide pompeufement qualified du titre
inpcfant 'Ajfemble'e proviaciale de Lz parties du Nord de
la Colonies francoife de Saint Dominguc. C'ef- la que des
hornmes, don't le premier devoir etoit de Iefpe<1er les lois
vivates jufqu'd ce que la Cclonie en ait requ de nouvelles,
d'ob0ir a ears fp& iecs & ci',.onore: iears 6gax,.ont cherche'
au cort:aire a fulfher dans l s coeurs les mquietudes. & la
.d-',anc- pour etablir des innovdaioi g iii. g;:le3, pour fL.bf-
;tituer .a une ancienne hab tude & a des lois appuy.es de
S'experience & de la durce des iiecles, les dec'ets incertains.
de leur volonte arbitraire 4& ve, failed.
HAtons-nous. de vous prefe.'ter le tableau affgeant des
operations de cette pr&tendcle A;,eiblke provincial. Vous y
verrez ce que peat Iefprit des hoinmnes., loriqu'abandcnn6s a
agitation de leurs pallions its ne cornoiffent plus la forme.
falutaire des lois& celle du lien politique, fans lefquelles toute
fociet6 eft fans force; vous y remaiq.tier.z qu',l a fallu le
pretexte meifonger de veiller au bon ordre que rien n'avoit
trouble & qui n'e'oit point menac, & qu'ill a fallu pour ainfi
dire, career le defordre, pour juttitier les ufarpations auxquelles
uette.Affemblee b'eft port6e.
II efit e a defirer qu'on eki pu mettre fous vos yeux le de.
fail exadt des motions timeraires tanatiques & deftrudives de
toute autorite qui ont ee prefentees dans ces deliberations;
mais vous faifirez aflez I'efprit malheureux qui les a dirigees,
par la connoiffance de ce qui.nous eit tomb6 dans les mains.
Et d'abord nous prenons le premier arrete du 3 novembre
4ernier ,; fon priambule laconique porte, qu'apris fire deli-
tbration fur tous les points de police & d'adminijlration &
d'interit public, 'Aflerablee a arrei qu'il n'y auroit d'autre
Aiemblee quela fienne ceile qu'elleautoriferoit. L'article
'fuivanc porte que les troupes reglIes ou nationales, les mtar'-
dhauff6es., & tous les autres agens du pouvoir executif, front
tens de didliper comee fjaiieuje toute Affemblie. Par
article cinq elle s'etablit juge des delits don't font coupables
ceux detenus dans les prifons, pour raifon de troubles, ou qui
feroient prevenus par la voix publique.; elle les admet fe
juftifier devait elle ; elle le,ar offre un fauf-conduit. Par.
.'article fix, ea m&me temps que 'Affemblee announce queles
lues civils criminals, de police & d'amiraute, continueront
l exercise de lears ifondons ccmme par le pafle, en attendant
}arouveile conftit~ian a erablir, elle ariete cependant que tous
ces jugea, maintenus dans leuis fontions, ne pourront donner'
auicun ord:e concerna.;t latfaete general que de concert avec
le Comire provincial ,
Aitfi, des L premier pas, cette Aftembl'e qui n'to't &ne
Pouvoit &rre co;ifttu,.e, que pour former des cahieis de
ln{,cbs a:atres qute ceux pubies par ua premier, Comit6, I(
4tit de toas les .poiuis au police, d'adiniufration-, d'mterit


POW


public : enfuite, pour af irer fon existence & ,prevenir lig
attaques que la raifon auroit pu lui livrer, elle ordonne atlu.
troupes r6gles ou nationals, & aux marechaulffes, de dilliper,
comrmefiditieuJes, les autres affemblees qui pourroient fe former;
ele s'&rige en tribunal, [ou1r connoitre les ddbts commis pat
ceux qui font clans les prifons, elle offie un fauf-conduit i ceux
qu'une autorite legal & eclairee voudroit poutfivie ; enfin,
elle interdit aux tribunaux ordinaires la faculty de decerner auctVu
decret fans fon fecours.
Voila done I'autorite de la juffice qui refide exclufivement.
dans les tribunaux, le pouvoir exicutif qui iepofe dans les
mains du chef de P1adminifiration, tout-a-coup depouilels 6.
remis dans ce les d'une affociation tumultueufe, qui n'el: fix6s
a aucune autorite fuperieure ni.foumnifea aucuaie regle.
Ainfi, ce tribunal qui s'Arige lui-meme, qui n'ea veut point
connoitre de fuperieur, enleve a l'innocent opprinme, a mno-
cence condamnee, fefp6rance confolante qui 1eule fait fupporter
finjuffice des hommes. La vie, i'honneur, la fortune Cde
citoyens, front impunement expofes aux incertitudes & au,
dangers de I'autorite incoherente de fimples particuliers, qmu
n'ont d'autre caradere que celui qu'ils fe font arroge. Et la juflice
refleroit enchain&e dans fon temple, elle verroit avec une dou-
leur muette fon impuiffance, elle arroferoit de larmes inutiles
les places que la tranquillity publique auroit reques & qu'elle
recevroit encore, fi elle reftoit plus long-temps expofee aux
troubles d'une fermentation contagieufe, capable, a la fin, de
f&duire la fageffe d'efprit que nous avons confeirve, jufclu'%
prefent, dans cette dependance.
Mais, files intentions entreprenantes de cette Affemblie
fe font affez fait connoitre par cette premiere deliberation ,
celle du :18 novembre etonne pa'r les precautions qu'elle-
indique pour affiirer fa march rapide: cette dliberatioi
porte, que I'Affembl6e ne pouvant quant present, s'occu-
per de licencier & de retablir les milices, il fea fair un
enrblement des perfonnes- compofant la milice & de celles
jouiffant d'exemption, pour fervir a la composition d'un
nouveau plan de division & d'emploi de peifonnes capable
de porter les,armes.
Ainfi, les voila d&truifant, par leur feuhl voloati, les
diffirentes ordonnances du Roi fur les mdices, celle entire
autres, du premier avril 1768, qui leur donnoit une forne
ftable, & en rigloit l'organifation & le fecvice.
Mais if cette deliberation ne nous paroit a~oir d'autre
motif que celui d'arriver- promptement a une ufurpation
entire de administration, celle du 23 fournit Pe.,emple
d'une vexation ingenieufe pour iftipexidier cette troupe
nouvelle : elle porte, qu'il fera paye 16 liv. to fous a la
patrouille bourgeoife pour la capture de c,.acque negre
pris dans la champagne: a cette 6epoque, l'Aifeblee n'avoit
pas encore of6 prendre la clef des caiffes publiques ;
cependant il falloit payer la troupe nouvelle qui ve.lloit
a fa f.rete, & elle a imagine cette taxe ve.atoire, don't
Jes abus font auffi incalculables que le degree de cefordr*
qui en peut refulter.
Nous ne vous parlerons point, MetTieurs, des motions
& des arretes par lefqueis 'Affemblee a cherch, a .iendre
odieux au publ-c les chefs de l'adniiiiftration au Cap, en
les accufant de negligence & en les declarant refponfables,.
envers la nation, des defordies qui pouvoient ar.iver de
.cette negligence Nous fommes lom de croire que M. de
VLrcenrt & les autes policies publics ayent ce reprc.che.
fe fire ; iais fi quelqaes branches ce ie, minmLftlation
o't te' en fouffiarce, elle na ece operee cue iar fes
Scbka,~ le qRue F'smblIles eia-mne a coiiilalmmetAt oppofs


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1'





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STaa6on da pouvoir. eecuttf, degrade dans les mains qui
doivent feutes rexe cer, jufqu'A ce qu'une nouvelle conf-2
titution, un novel ordre de chofes, foient connus dans
la Coulonie.
Nous voicl arrives a cette dOliberation du 2s, ou rAffem-
bcLe fe reconnolt un caradere fip&rieur a toute autorite,
fe regaide come ind6pendante, enjoint au chef des finances
de la Colonie de A6z faire paffer les etats dttaills du cornpte
de fon preidceffe & dans cet efpiit d'independance ,
change, au m6pris de lois revues, de lois executees ,
rordre de perception etabli dans une branch de deniers
publics,. nomme un receveur a cette perception, regle la
f rmt, des verfemens & femnpki des deniers.
Sans entrer dans rexamen de la motion qui a- pr6cede
tet arre&c, & qui, ai quelque igard, renferime des vues
fages, uine affemnble de fimples particuliers plans pouvoir~
fans cara&t;.e legal peut-elle done ainfi s'arroger la parties
la plus intiefiaznte de I'adminifhration de la Colonie, ia
pactie des finances? peut-elle miconnoitre les arrets de la
Cour, executs depuis des fiecles? Mais fi des particuliers
arretent en cette parties, execution des decrcts dce .ordre-
lgiflatif a6uellement en viguear fi le course de la juffice
eft interrompu,, qui pourra deformais en aliurer rexeccice ?
quia pourra maintenir l'execution des arrets dans les intere&s
parniculiers, puifque l'aLtorite judiciaiie eit meconnue. jufque
dans les deli brations d'ordre public ?
St y a fans doute 'quelques changemens utiles a operer"
dans f'adminiflration des finances, dans la forme des per-
ceptions & dans I-a deffination des fonds publics; it .eoit
peut-etre a propos de remettre a la Colonie ]A geftion
de la caiffe munici.ale; mais ces vues d'utlite pubhique
coive. t feulement lervir de bafe a des dolkances fur cet
dcjet : c'e't a la nation entire, c'eft aux Etats generaux
a decreter fi la Colonie reglera la perception de fes deniers,
c ef. de la nation feule de qui eill pourra recevoir cette
faculte; jufque-la tout doit refer dans I'ordre etabli, &
nos efforts ne peuvent tendre qu'a des changemens defi-..
rables & non devenir le pretexte d'une ulurpation inde-
cente d'un imepris crimmet envers I'autorte judiciaire,.
qu'il convient au contraire de- maintenir ,. parce qu'elle eft,
-toujours le rempart centre les entreprifes du pouvoir injufti
& oppreflif.
Si ces princpes Meffieurs,. avoient ete ceux de I"Af-.
femblee du Cap, ils r'auroient point a rougir de 'inju-
xieufe detention de Mc Duboys, dans la pedibnne de qui
la liUertt individuelie a 6t. fi outrageufement violee : les
fontiions publiques qu`'. renmplifibit au Cap, fembloient
veillzr & ajouter mene a. la furete perfonnelle don't tous
-les citoyens font en droit de jouir; & fi elle s'eft porter
a, un attentat parell contre ce magiftrat, fans motif que
celui. d'une inquciti:ion odieufe, que ne doivent pas craindre
les citoyens du. Cap, d'un tribunal aufli violent dans fes
d6crets, que monftrueix dans fes forces
Notre minilterc, charge de la pourfaite de tout ce qui
peut trouble I'ordre facial, n'a pu voir ces entreprifes.
de t~ ut genre fans vous les den-ncer ; au furplus, ceftl
a. 1. fageife de. la .our quii' appartient de les reprimer .'


r& tel eft fobjet des conclufions par &rk que nous iforTns
fur le bureau.
Les Gens du Roi retires, & la inatiere mife en deli-
beration,
La Cour ordonne qu'il en tera d6lib&r au rapport de
M. Faure de Luffiac; figne, Fougeron.
Et ledit jour vingt-neuf d6cembre mil fept cent quatres
ving.-nreuf, le Confeil affemble en la maniere accoutumee,
oui ]e rapport de M. Faure de Luffac, Confeilier, &
tout confidence ;
La Cour done aae au Procureur gn&ra- du Roi, de
la prefentation par lui faite a la Cour, des arre&s imp imse
par FAiiemblee dite provincial de la parties du Nord ,
des 3, x8, 23, 24 & 2 novembre dernier, & de la
lettre de M. Ruotte Confeiller ,. fur rempr.ifonnement de
Me D: boys: lid donne 6galement adte de la plainte qu'il
rend centre les entrepAfes &noncees dans lefdits imprimes,
& en outre centre l'emprifonnement fait, fans forme.
judiciaire-, de la perfonne dudit Me Duboys, Subftitut diu
Procureur general en la Cour ; en confequence, & ftatuant,
fur la plainte du Procureur general du Roi, declare niuls,
de nul effect & comme non avenues, lefdits a'reteb, e-femble
la nomination de Coupigny k la charge de R!ceveur des
droits municipaux ; fait detenft:s audit Coupigny de. s'm:g6er:
dans la regie de ladite caiiTe, a peine d'etre pourtuivi
extraordinairement declare 6alement nul I'emprilbnnement'
de. M- Duboys : ordonne qu il fera elargi des prifons de la
vi le du Cap oh il eft detenu, au vu du pr&fent arret
fauf fes droits pour fe pourvoir contre- les a..teurs dudit
emprilbnnement.
Fait dgfenfes a lVAffeinblie:dite provincial de la' parties
du Nord- de s'immifcer dans aucune.s parties de radrninif-
tration judiciaire, civil & militaire,, ni de prendre aucunes:
deliberations y relatives; & ce, fous telles pemies qu'il-
appartiendra.
Ordonne enfin que par Mrs Fougeron & Faure de
Luffac, Commilfaires, il fera. fit un memoire circonftancie
des -entrepnfes & des exees fits par ladite Allemble a
p.rovinciale du Nord lequet fera envoy avec les pieces
au foutien a l'Affemblie national & au Miniftre ayant
le department de la Colonie, ainfi qu'expedition du piefent
arr&e..
Ordonne- en outre, que les pieces jointes au r6quifitoire.
du Procureur general du Roi refteront depof6es, au. greffe
de la. Cour, icelles prealablement paraphees ne varicntur,
-par le Prefident de la fiance.
Ordonne enfin, que le prefent art& fera imprim&. &
afich6 par-tout ou befoin fera, a la diligence des Subilituts
du. Pwocureur general qui. front tenus d'en certifier la.
Cour au mois.
Au, Port-au-Prince, en Confeil, le vingt-neuf dicembre
mil fept cent quatre-vingt-neuf Signd, FAURE DE LUSSAC
& FOUGERON.
Collationn ,; figni,. BONVALLut, Greffier en chef.


I




~1






















H





I.



~ii

i ~




I


On trouve a HImprimerie Royale de cette ville, les
Poudres 6, l'Elixir anti-jcorbutique de M. Cajfillon, &. che.
ledit Sieur Caflilon au Cap.


Avec permiffion de MM. les Ge'ndral & Intendant.


AU PORTAV.PRINCE, DE L'IMPA1IMtERIE ROYALL'


-nomi


3


I





SUPPLEMENT AUX AFFICHES AME1RICAINES.


lu Samedi 9 janvicr i'i)O.


MOUVEMENS DES Po g

Arrli-de de ng 1zres firf e'Is.

.A\.uPo-t-au-P -rnce, I 'i d ekm bre la Rcfalie,
J", iHavre ) iravec 490 tLes de N'gces,
vellant tdtAucgole.
Toial des paff l:-. arrives depuis le t"'janvier179
tides I2a""i,7ZCfl5. *


DUT SUM.

PASSAGERSO


467


i11 y a dans le port 45 bIAmens f:ancois de long course. ]
Djpa"7t de navires fiuncois.


DI Port au Prince le 31 dcembre ,
l'Aidec Delahaye Havre.
Le Parrec, blavet, Jacincl.
Total des paffg. fpatis depuis le er jatvier 1789,
& des bdtimens. .
Des Cayes le 29 d6cembre l John-
Ormand, Phlippe Atmot, Nanmes.
Total des p. g.^ parts dpjus le ,e janvier 1789,


2.42.
57



54


&des 41Iitiiens. .** ... 74
Le ier jaiwier, le TainL1.L~e, Cautreau, Nantes.
Total cdes pfgpaar q:ISl ,rjZe~rl:79.,
& des ldtiIifl. m n 9 .
De Sc:Ir,-t-1'arc, le13- d6ceinbrc leIcLot.ds-
Aoifeau Nantes.
Total desI 7W Y P dj.!s k 1rjilvl' r178.9, -


,' des bliiwcts. . 74
Arrive' de navires strangers.
Au Prc:t- au Prince, h 31 decemb:e la Charlotte,
Derb.org, New-Yorck.
Laz Nu.cy Steven n New Bern.
Total des badt. etarg. arv,is depuis Ie ,'" jaw'iert79f, [2 581
Aux C(.ves.,' Ic .6 dccctnbre l Franc-An;'dcain,
Motdy Saint Eui' ache.
'Le 29, la Catherirne, Warner Saint Eufache.
Total des &t. Itrang. arrives depuis le e janvier 17'p, [(127]
D part de navies etrangers.
Du Po:t-ai-Prince le 27 d'cemnbre, la Marie, Jonf-
L'kii New Yorck.
L'Harmonic, Towrner, Cuurituk.


Le 29o, la Clcn:l e, Paddek New- Yorck.
La t joluWion Brunet Savannah.
Total des I t.t. t-rang. parties depuis le ier janvier 7989, [2.64]
Des Cayes le .8 d&ccmbre la Bety Kinsbrut ,
Ipronil.
I.e 3 la, Pc!ly, John Bro'.in Cura-ao.
Total des bat. cgtr,:g. parties dc'uls le cr jnlVicr 789,i[s7]
Le Ier jan, ier la Bien-Aimec Cordoro Curacao.
Total des bdt. itrang. arives dlpuis Cle I" jaivicr y750o, [ ]


A~i


D I V E R S.


3 Le ravire le Rajfnrd, Capitaine D u v a I, cfCcarl iv e' C rl
port avec tine fi :ecarg~aifon d,-.300oNegres 'I 'acireie
cle M's Stat2ifids DICh'dCid',L~elz .S,,-I c
Nc'gcciams ati~borid id- la-mer, cqA en C-t11 vrtla ve~
le SS8ew u11ois drir
3 A la vcoue'te Je K c inn'itt ,Curotnr, 11 f.era, rd
12. javlvier '1790 ., p-occdeI6 hla ifai:e du Svge roya ie
Ce~tC yule all tILIS oftfiant & d-i:-r eL- 'a ~I'a
vcr~e a~Ijd~c~ic d -1LiVe dJane :;naicn dpnat
de .1a ficciefon d& La Dam- e vc.ve Quci. Zjy, liti.4 e
cme P vl~a ,Iru~ e kle yrc On j yr ~c-v.(re crrnoA-
fiati c ede Sla re-L-aiixnic cliz I 1-. L rL.:bL` 2, 111i1:CA,-

A la cietCc- Cde AML(:G~ault, Curate--ur C ~a n-'ardi
2 I'aiier 17(/0 'a la Ba tre *ia ~al c.
tcrtau-TiiiZe ,an lus (o){P alt U-&ceTvi,-r e IC.1eU:
la '~'c&~et ar.jpoe:-.at'.on d .r.;tiAvc 'uehabitat~on pl:
dar:ne e I- f-,ccc fio, daiu Siur Lcje::c) n ntLen
,ce Nlmartch~a~ui-ie en ce~te ville de la comtenan'ce v'ic
C--:t. cwi,1,,:rte rrauc e tare, {itaite au Izeu rnoflume les
Ci-itoen~hres dit Ia Nuel-iugg ,cpn c da
Poit-aiu-'Prirce fur Ia ilU y a xireu Lon os -'d
de cai, r.t5'-, & ure rivir'ie tets-z.1-ondante lapr-
rrrite -des C'u-11ljier. ens. On pcur:a 1prendre cornroii'Ence d---
la cao1e-:an.,i, ch~ez le bSieum Latbi ,iu~rA~in~
2?VP. S ilf'sozat Ngcciaot rtue des CGpitoives
maaionnCde IA!. de Vincacz-un Picuc A~vc.c1~t au Cor.,1c,
a Iihc-reinwi de pyC'Venir f fes cbitu c vu. fan d~rm..-
Fotir Fiat.ce ,ii j]e fI e 6c1-, cIc i r b ie ile fc ,r "iu
IIE'S tot al'*,-,d,- IL I ('~7IC &QGe net A-Srrc1.
aiilx NOis de dtc'it. 'tirt. lveI t cfuh'.,~ccjtllI'i idie
1111 af'ci rizmrent K CzCMCnfd&'ble Ode wa-c'iar -dT fs L
dl~ns tous Ls t rrcqu'il vencha ii jufle prix i-o,.1-e1r.oux
dit rcm-tatvt ell i p.:r des de04r 25 d1i-pay scvI
ati ccmst ; ii p vientmif ,ce fa tvwafo nfafrti c-
g1rl-re Gd.s nrues Rcyzle & de 1,3011n e{1i,10 'S 1 C C ur41
atca-I1enntfli3t mr N:11e .c Ichu & autres ,'11 fci.t ics >I .rs
palbics 61 a. Ioucr pout r etifanncee5 'tcnr el
farice 'a conqpter dui p; cnier njiai Pr-ochazin. Les re lon a.e
c~ui &fiiewnit la pjtei~ie 'a Ioyer, cti; 'ice


I


1


Va awl


/7


* ( N 3. )







S,4 1 tit"l:, .orL en cc v 1 T,
qli Cur commIuniVquera les claufes, charges & conditions,
que ledit Sieur Soufliont veun imnpcle: audit b;il.
a En vertu de sentence rendue en la S'nCcauffee' de
0eemie le 24 o01obre dernier, il fra le fmiedi que
]Yon comptera 30 ianvier 1790, procde "a l'a Barre de
1,d:te Sncha.u.ee de Jrem e, & a a reou&c de la
Dname, ci-dcvan.t veuve PF;.'jid, cpoufe du Sieur Lambert
dud(t Sieur L.znlc-t a Ia vent- -par l:ck:ation,, de I'abi-
it on i.dcivfe entre ladite Dame 6 eis rlneIC.s Plajaud,
i.,s enfatns, ladite habitation fituee au qcjartier des londs-
'Rc"ge?, de la dep'-i'ar."ce( de Jerd&mie. On pourra prendie
c.rmmtcation de la carte -1anr.ie, etude e t Me Martin
de Lebrn Pcure'.ir en ladite bSncc'iau'"e.
2 Les S Ae-rs M.:rtn f:cs, .yant pris I fo:.ds de feu
-Sie'r E ifcave, fMar cl a Itd Paumir r Bonnieoi, 1p) c-
v'ienennt Ic P biUc qu' l, ont toujours tun fperbe afiorrin'nt
en c".2u'Tiue pour horne &S pour 'feme paifianene,
r.e'cerie, lhas de foie pants, &c. Its ont a vendie Ui
I ufle en .Iabre, Pfa'm-ice reprlfentant S. M. Louis XVI:
Ss I "'. ront leur rngafia fimpf rue de Vaudr.euld avec eLa-
.:,es & deux airmnorcs vi:rces.
vt i a t6 c.r i Madleileme, fur le r.as:e le Znith
.C.p:aine Bau.zn, pa' ME" oio pe & f1- 6" .:fp.Ific ,.
q war:tc-cinq torme. de 1for.nge'. de Gruy're, pcur conmpte
& conr.i.'naion.de M J.en-Lonis Priv.at, au Poit-aa-Prince ,
it.. eft pri. de les lire ie.i:,e: chez Mrs Icard fratc,
ar oclans rue des Capitaines, apres le parent avis ; a deial.t
'e iprfente lefd:,% f:.c:iges feront vendus jdlicicii,-e-
mnct, pour compete de qui it appartiend:a, en prelevaAt
tous 1ls f:ais cqueIconiues.
Le navire ia R.'fdle du Havre Cpitae Jade ,
eft arrive dans cette rade, venant de la c'te di'Angol, avec
jne f.,pe.be cargaTfon de 5o00 N'cges a l'adrelie de Mrs
IMeyrarde, Piccard 6 Cna' .ic qui ena ot ouveit la vente
le :e-c:edi 6 de ce raoIs.
2 Mrs Laprce fr6rcs, N6egocans a Saint-MI.c donnent
vis qu'i!s vien.e.At de rccevoir & ont a vendre des
c ,acu r.dis-res a fiacre de vrai potia de Prigord dans l.s
proportions de 48 9 60 pouces, dul fif en .Da.-il, clous &
lbrl qua, feuillards, c-ilersi .cardines & Loucaut, a fLucre,
Ck cordag s allortis ; i'l continuc-it .aifli a vend.e d a tafia
'en barricues de l.ar .uil"ive : its 'enadront eccore deux
ina Ionns, fifes rue du Pont.
a. M" Thomas frLres oi-;r.ent avis qu'ils viennent de
fire I'acquifition d'une habitation, i.fe aux Baiadaires, du
Sieur Expaire; qua'en ccnf6quence, its invitent ceux qui
ort des d.-its fur ladite habitation., comme creanciers hypo-
thecaires, d'avoir a fe faire connoitre & a donner le,.us
tires en communication a Me Clairain leur Procureur au
Petit-Goave, afia de fai:e ce.fer leurs dernandes; faute
i te quoi ils leur declarer.t qu'iis payeront, au terme de leur
Scontrat, dans le courant de cc mais.
i Le Sieur Dcbrofes au nom & comme fond' de la
procuration de M. Lefevre, Habitant & Plymouti, a thon-
neur de prevenir M" es Habitans de la parties des Cayes-
du-Fond qui pourroient avoir quelques pretentious au Canton-
Couflard, qu'il s'eft aperu que I'on avoit nouvellmen-ent
yevert des Iifibres & plant des bornes fur fon habitation,
Iaquelle eft arpent-e & &tablie depuis quatre ans fur laquelle
il entretient trente-fix Negres; les bornes fraichement pofees
font 6tampees E, au-delfous ll, du cote fud, & LA entre-
14c s, du c6te nord. Le Sieur Debrofles declare que, aute
par fes pretendans de fair connoitre leur droic, il fera


for1 e decnn t ncr, anu nirHtere pu1ic, 'Arp'enter qui
eil venu' fortivement pour el.ever fon terrain.
i M. Labichc/d Rely:cfbrt, gendre de M. & Mie 'Pcriff
DejFfowrces, & leur fond. de procuration dans la Colonie,
prevent les creanciers qu'il eft charge de la liquidation de
murs bicns, & les engage a vouloir bien donner commu-
nication de leurs titres de cr"ance Me Figola, Notaire
ailx Gonaies, afin de prerdre' des arrangeinen qui
puifTent les fatisfaire. 11 prie .,Yalement les otwriers entre-
pre.neurs & les -marchands foui-iifeurts de vouloir bien tfire
arrmter l.'u: comnp:c pour I'habitation de M. & M"e Tci/j
Dcj/o::r:.s par M. Let.rneItr, i-Lab:tan- a 'Atibonite,
le, aliciel fondc de,-prectiration.
i It fera proc'd le 26, de ce mois a la vetite & adcju,
dice.tion a Ia b.irre da S :ge royat du Petit-Goave, ci'ua
t,a.dln, de la contenai-ce de vi'g, t avingt-cinq carreaux,
appa.iteiant aux miners Be'fj;n, fitu duns les i..uteu:-
du Grand-Gcave, au lieu d. ia. Cricque, fxite & diiigence
dir Sieur Bin.u, tuteur deidits mineurs.
i Lc Sicur D.vcgr r r'r6vie,.t q0,'il a d:lous: fa faoc.it
avec le Sieur Hewan.it, depuis le 5 de ce mois, fitva.it
ha dLclara.on qu'iI en a aite au grefe de ce SiCge, led t
jour: il previent i lemeat que le, ic Sicur JHirrana & Li.
iont co.joi-,temernt charges de la liq.u:daion, & qu"'ils vont
travailler fans d.lcon.iniatio:i fe lerer vis-a-vis de Ieurs
cranciers, & qui iis demandent toujou:s bienveiilance. &
boit6.
i Le na'iic le Saint-J.-cquc Capitaine Adicn,. venant
de Naa t.cs avec une carrgai'.cn L.en aflocie.
I M. MaloiL-re, fN.c ciant aux Cayes, engage fes
cr,.anmcers a fe prcfenter pour recevoir leLir payement, &
prie fes d-biZeurs dc l.i .viter les voies de rigueur.
MM" Sh.eridan, G a.cha.r 6* Compa:.nle NI-gocians a
L'ogane, doinnent avis- que leur fociere eft expi re du 31
du rnols dernie.-, & qa':s ont remis a leurs Lcefl'.rs
\'rs, Shliiaan lit.mcrla Ducros 6' Co;:pagnicl, totes les
aHii.es don't iAs tcient ci-'devant charges.
S/i ridan, Fit'zer.ldd, Duc-os & Compa~amne, Nego-
clans a Lc'ogane, onm Ihonneur de pevenir Cque leur
foci'td a coi..n.ei.cC le Ier de ce mois ,& qu'ils fe trouvent
charges de toutes les aftaires de' leurs preddceaurs, aiifi
que ues pI cee-tes' focietes de M. Shcridann oncle.
Le tiavile i'Alexandrine, de Nantes, Capiraine M.igri,
arrive ie Jida, c6.e d'Or, avec une cargaifon de deux
ceints-Leux beaux Noirs, a l'adreffe de Mrs Rfla'iu. & Con-
pagnic, qui en ouvriront la vente le io de cenmois. On
trouve chez eux du riz du Levant, recemment arrive,
ain'i que du 'favon, huile fine en panier & en cave fro-
mage de Gruy&re, lentilles, amandes, manne, falfepa-
reille, paper .a la cloche & au raifin.
A la requ&te de M' Girault, Curateur, il fera, mardi
prochain 12 du courant, proceed a la bare du Si6ge royal
tie cette ville, a ta vente d'un Negre domedliqne, "a^6 de
dix ans, d6pendant de la fucceffion du Sieur Leblanc,
Orf6vre, a Ia Croix-des-Bouqucts.
A li requete de Me Girault, Curateur, grant en cette
quality celle de M. Lacroix de Villeneuve, vivant Confeiller
au Confeil fup'Cieur de Saint-Domingue, il fera proacde,
lundi II du courant, trois heures de relevee, a la vente
des meubles & effects dependans de fa fucceffion confif-
tans en argenterie, armoiies, buffet & coffr.e d'acajou, lits en
taffetas bleu, glaces, tables de marbre, linge de table, livres
d'niftoire & jurifprudence, vins rouge, blanc & etran-,
gers, &.c.; & le lendemain mardi, i4 fra proQcde, a la








hrre du Sige~, la ven'e & adjudication *d'na NMgre
dovefl1que, ag de -20o .an~;* u lAiA Ncgreh'. aui domef-
tique ,g'e de 22 ans6 o de fon ei',aiit, Ncgritte, aee
de 2a ns, dependans 6galeinent de fa fucceixon.
ftat d'un Arc e'pave qui doit ere venndu la IBarre de
la Seincchaiifle du Port-au-Prince I 12 janvier t79o.

Du 7o feptembre. Zamore, Mondongue, fans 6tampeG,
e d'environ i8 ans, t.ille de 4 pieds 9 pouces fe dilan.
hbre & fils de la nommee Fran scijr, N. L. au Cap.

rAi des .egres caves qui doivent &tre vendus a la Barre de
laz S'nc'ckari!ufe du Port-au-Prince le a fivrcr i79o.

Du a ot' bre. Antoine, Congo, aetmpe fur le fein droit
Xg'i, & fur les deux feins, plani'eurs tois, NOGERET,
ai de 32 ans, taille de pieds 2C pCiccs, fe difant appar-
teiNr a M. N oeret, Habitant ai, L bL .
SDu 6. Cf r f?, nomm Jean- Louis Ibo, etampe T.
MILLET, an- decous G. ANSE, age u 'environ 30 alns,
aille de 4 pieds Ii pouces ie of-ant appartemnr a M.
)r(mn-d Habitant aux Ca'ier;i es, & avoir appartenu cl-
Udetant a M. Guillou, Negociant au Cap ledMt Ngre el"
en out:e etampe fur I cpauie droite autant quoon a pu le
difdiigucr /Y qu'il dit c&re 'Ftatnpe du navirc.
Do i9. .4ntomie, CCongo, etampe fur le fein droit
MDVEM, & autres neampes lliifiblcs au-deilbus ST. M ,
T' d'environ 30 ans, taiile de 4 pieds 10 pouches, fe
difant appartenir a M. Lacornl, habitant dans les hauteurs
de Saint.-Marc.
Du 23. Major, Congo, etampe plufieurs fois, fur les
feins, DOURCY, age d'nviron 30 ans, taille de 4 pieds
1O pouces, fe difant appartenir a M. Dourcy, Habitant
au Boucafln.

TAT des Negrs avee s qui doavent tire vendus a la Barre
de la S~ic&hauf,' du Pcrt-au-Prince le 2 mars 179o.

Du 16 novembre. Jofeph, Corgo, fans "tampe appa-
ente age d'enviren 30 ans, taille' de 4 pieds ii pouces,
ouge de peau fe difant appartenir a M. Lamourcux,
abitant aux Orangers quarter de Jacmel.
Du 26. Tilimaquc, Adia, etampe fur le iein droit IBN,
fur le gauche DVNI CA OO U, au-deifous JACMEL,
g6 de 27 ans taille, de 4 pieds ix pouces fe dilant
ppartenir a M. GrilLard, Jacmel.

TAT des N gres e'paves qui dolvent etre vendus a la Barre de
la Sdnichaufie de Saint Marc, le 6 Jcvrier 179o.
Diu 16 o6obre. Jacques, Congo, fans etampe apparent,
e d'environ 30 ans taille de 4 pieds 8 pouces, ayant
ne hernie fe difant appartenir a la nommiee C.tthcrine
a fas, M. L, a Saint-Marc.
Du 2.6. Un Negre nouveau Sen6galois fans ktampe
parent, ayant des marques de fon pays fur le corps
fur le vifage ne pouvant dire fon nom ni celui de
a maitre.
) 9u 29. Jean-Louis, Poulard, etamp6 fur le fein drcit
S age d'environ 24 ans, taille de pied' 2z pouces ,
ge de peau, fe difant appartenir 'a M. de Freto, Habi-
t aU Dondon. ,


Tr Te des N2'r.s c aveC q:' .asnt ere veniCs aZ 3, Basre
de la SincchaziiJce de Saint-M lrc Ze 6 mnars t17a.

Da 4 novembre. Bougon, Congo, ftam-pe fur !e fe n
droit CIHARRILE. 1FS Iage d'environ 20 ans taille de
5 pieds fe difant appartenic a M. Labaibc, j Maribarougx.
Du 8. Jean-Picrre, Congo, & in6pi RG, & d'une Icttre
illifible entire les deux ag, d'envircn 2i ans taille de
i pieds 1 pouce fe difant appa:tcnir X M. C/hreticr,
a Logane.
D)u 13. Picrre Efpancl f3 d'fant bh,-t arr^t~ aux
Gona'ives par ord!e de M. Lamoureux SLubihi:ut de M. Ie
Procureur du Roi.
Du 17. JAoJephL Creole, etann4 fulr le fein dict
CHABAVD au deiocus MARA.OUTU.E & fur
gauche PINEAU iage 'envron 27 ans tille de pled
5 pouces, ayant les jambes en dedans, fe difint appar-
tenir a M. la Rou:ure an Fcrt-Du)auprhin.
Du 19. Pierre Louis Nago carnmp fur le fein droit
T C.H fur Ie gauche (C.1; le toui- aiitant qu on pu a 1u
diflingur, & Iur repauie dtroite d'ure ftampe illifile ,
^g ci' environ 32 ans, taille de 5 pieds ayant ls deux
pouces coupes, Ie difant appaitenir a M. C,.anc, demeu-
rant a PEfpagnol.
Le 13. XRfaie, Bambara itampce fur le fein gauche
PEC IIE., agee de 2.2 an&, taille de 4,pieds 9 pouces.,
fe, difant appartenir a M. Pecke', Habitant a I'A:tibonite.
P17o1irc, Canga, 6tampee fur Ie fein gauche A.D.C.ER,
Tgee d'environ 36 ans, hydropique fe diant appartenir
au nonimm Francois M. L., Habitart a 'Arcahaye.
Du 26. Si!lvaiz, Aouflfa, 6tampC fur le fein droit CD,
& illifiblement aeg d'environ 217 ans taiile de 5 pieds,
ayant des marques de fbn pays far Ie virage, ne pouvant.
dire le nom de fon mare.
Du 28. Silvain AouITa 6tampr fur le fein droit,
autant qu'on a pu le diftinguer C.J.D age d'environ
24 ans, taille de 5 pieds a poluces ayant des marques
de fon pays fur le vifage fe difant appaitenir a M.
Lckonde Habitant Caffier, au Dondon.

D P A R T S.

3 M. Farthouart, des Cayes, fe difpofe a partir pour
France le printemps prochain, & declare ne rien devoir.
3 Le Sieur Frapier, Habitant, refidant a-iuellement chez
M. Lamorncrie, Habitant aux Cormiers, partira pour France
dans le courant du mois de mars prochain; ii prie ceux
a qui il peut devoir de fe prefenter pour recevoir leur .
payment, & ceux qui lui doivent de vouloir. le prayer,
pour s'eviter le difagimnent des voies de rigueur,
i M. Trigallaud, Negociant aux Cayes, part pour France
au printemps prochain, invite fes creanciers a fe prdfenter
pour C&re pays, & fes dibiteurs ,a le folder inceffamment,
s'Js ne veulent y &tre contraint par les voies de droit.
i M. Auzgflin Franqois Habitant aux Grands Bois,
part pour la Martinique & declare ne rien devoir, il
Jaiffe Mrs Gillet, Gaudin & Compagnie Negocians de
cette ville, charges de fes affaires.
% i M. le Vacher, part pour France & declare ne rien
devoir.
i La Dame veuve Richet aux Matheux part pour
France' pour aflaires de famille, & declare ne rien devoir.
i Le Sieur Deflanducs, Matchand aUl Boucan Carre,
quarter ,de Mirebalais, partiia pour Fainice dans 1 outrang









d'av'ri proc-ain ; il prie fes dh'blteurs de Ie folder incef-
faImment, pour ne pas lui occafioner de retard, lai eviter
le de 'agr6nient de les y contraindre par les voles de d oit,
& Jui procurer la facility de payer ceux a qui il dolt.
Mi*n Defcahauts Habitant u aux Gonaives fe dif-
pefant h partir inceainmment pour France declare qu'elle
vendra tout prefer tement, confidant en bceufs de cahrouet
dompt&s; idem indoipts ; vaches & leurs fuites-; attelages
de chevaux jeunes chevaux dompties & appareillIs pour
attlages; aumens & leurs fuites, foriniees en haras; troupeaux
de moutonss t de cabris.
D E M A N D v.
3 M. Thezer, mainatre de forte-piano, accompagnant du
violon fEs ecoli-tr, depuis peu ar-iv6 dans ceite Colonie,
dfireroit trouver a fe placer en plaine, chez un Habitant
qui auroit des enfans auxquels il voulut procurer ce talent;
il of affirmer que la perfonne qui l'honorera de La confiance,
fera fatisfaite de fa conduite & de fon afilduite. S'adrefler,
au Port-au-4rince, chez Me Baudaman Procureur; & au
Cap, i MA1 de Vegrier, Curateur aux vacarnces par interim,

RiE/VJzoN Ar DOMAIN N D v R o i.

3 En vertu d'ordonnance de MM. les General & Inten-
dardt, en date du 16 decembre 1789 la nominee Marie-
Macleiie demeurante au Port-au-Prince, pou;fuit en r'u-
Mnon un terrain pour hattes & corail, de douze cents pas
en carre, ou la valzur reduite, fitu6 dans les hauteurs des
terres de la nouvellZ Plimouth, paroiffe Saint-Louis de Jar:-
amie, born au nord & pregnant pied i'angle flud-ouett d'un
terrain accord au S'eur Desbarrieres, pendant mille pas pour
bafe en larger, chaffant au fud pour hauteur, & 'a foueft
pour larger, bome encore au r.ord, des pretentions de divers,
pour ne laifIer aucun vide ledit terrain concede au Sieur de
lb Por:,mcraye, le 30 acit 1786.

NA V I R E S EN C H.A R G E M E N T.

2 Le navlre le Sazl':t Marc 'e Rifle de Bordeaux ,
Capitaine OGannc en rade Saint Marc partira pour
ledit lieu du 5 an 1o fivrier prochain ; it prend'a da fet
& des paf[ages. S'ad.e..era a M's Lapr._ fjrocs, NCgocians
a Saint Maic.
2 Le navile Ie J.eurme- Fion, de Tondeaux, Capitame
'At Marc/: partiua pour ledit lieu pa? tout f&vrier pro-
chain ; ce navi:-e e tries fin voilier doub I en cuivre:
il prendra 'a fret du cafi, coton & indigo, & prendra auli
des paiTagers qui feront commod"ment logs ayant une
grande chambre & dunette. S'adWreer audit Capitaine ,
dans fon amagafia maifon de D"i Ma'zeux aux Cayes.
*I Le r.avire le Pic're & Paul de Biordeaux du port
de oo ionneaux Capitaine Berton qui avoit anionce
fon dpait en decernbre dernier; rmais ayant e' retarded
par fes recouvremens, annorce fLn depart pour I 6 fvrier
fi.e : iH prendra du caf6, indigo & -coton 'a fret, & des
pa.1agers qCui f ront commod'ment log's.
A V N D R L.

3 Une habitation a vendre, fife a Cavaillon, contenant
cent carreaux de terre, fur laquetle il y a vingt mille pieds
de cafCiers, des vivres de toute efpece, une fup:.be & grande
cafe; ccuvwte en e ifenes, dix cafes a n'rgres, four a chaux;


ladite habitatin a une tres-belle vue, & eft la deux Ilenes
de l'Ambarcadaire; il y a en outre un tres-beau bois neuf,
oh rI'n pourra planter vingt-cinq millers de cafiers. On peut
s'ad.eiler 4, Madame Vr Grenon de Pinfault, qui en fera
bonne composition, & qui donnera a l'acqueireur toutes les
fraetes pohihe.: .ladite Dame prendra fes. quittances pour
du .conmp'tant.
2, Une maifon fitui e en cette ville rue des Miracles,
co -po-ee de deux chambres fur la rue., un falon, un
cabinet voLte un office une cour carrelie un puits,
u:i balbn, quatre charnbres une cuifie & une barriere;
L- tct.t fans communication. S'ad:eiiffer a M. Duont
L)lornc Ploprictaiie.
"T~-inqua-ate carreaux de bonne terre fitus 'a trois
lienes du Cap-Daime-Marie piopres ai la .csuture du cafe,
arpentes & bien reconnus, avec un beau chemin. S'adredler
ia M. Gcrmont Habitant a la Seringue, ou a Me Guicu,
Notai e, au Port-au-Prince qui indiquera le vendeur.
I Un Ngie, marin, ancien patron d'accon; moulins a
vaner le cale ; idem, maLis aglois a porte ka rouets.
S'adrei'er vi Mr Bec 6' Jcly, Negocians.


A VE. N DR E 0 U


A FF ERME R.


i Deux cents carreaux de terre,arpentis, propres la
culture du caf6,, fur lefquels il y a un principle d'etablif-
fement fitues a neuf lieues du Port-au-Pririce, a vendre ou
- aaermer pour neuf annees. S'adreffer a Ma Legal, Bcrtr.,d.
6 CO6mpagnie, Negocians au Po.t-au-Prince lefq.els don-
neront tous les &clairciflemens; ou a M. Durcge Defjarets,
Habitant au Cul-de-Sac.

x A F. F E .R M E R.

i Une jeune Ncgrcffe, bonne nourrice. S'adreffer a
M. Lamberbk Congd, NIgociant au Port-aii-Prince,. qui pr'
vlient Mrs les ha.bians, qu'il a toujouis a vendre un fuperbs
afiortiment en jeux de moulin a eau & 'a Ltes, grilles
& chaudieres vrai rctia de P 6igord, dans les propoAtions
depuis 44 jufqua' 66 pouces.


E SC LA V ES E -N


MAl ARR NNAG E.


IPan'tifl, Afavrice ,. Gho i$ .4dYr.,cn & Laurvit Mo7rim-
bvj~s &aplsLOMO ST 1vi, depuis 'iin an dhiis le
pas ; a. ins rarrons le 1 is u fto*7s de; net,' eIhai~
tic-n f/zliourx.-I a- la colline du Mn- n;Ceux qui
e'l Iurolnt conniff.1ilance fon~t prie's de k'~s filie ar:e~te &
cren Conp-er avis audit Sicur ,wrcw;i y au.-a bon.,el
iec~onl-er-fe.%
Un NL-gra, Congo, a'- d'envilr6n. 16 ars, taller del
pidG ayaiit lics eints de la makhruire fyev i~
de efi'.eces de Iota & de-s nargues de e lc~'Tk a
lig~u~re parla'--t mal fran~cis ; Pari-ti nui-ov- >ysCil
piurs: on le fqur'~omie dans les e~; b K~a ~~IC
f~)~Lamer-tin. E-vidonner avis a TA. 1) i.;iNcgO'
c-ant cxi cette yulle ; 11 -y aura r~cuiniPik.-le


MAf LE


SG AR iE .


11 s -'ef haTrt-)C de chez M~' !r~ecl~yit
tine petite mule l'bus poid briun fxn -t Ju ,aan i
poil gris a-m f-ont ,& u'ire et'tke mafrcue-h-iarc lit
cudife du mrontoir. En domier avis 'i a~ Dame PIA:tY&tT


Mali















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IMPRIMERIE tIE ROQYALE. 1790.
SA FF IC HE S 4 AMJRICAINES.

DU J E U 4 JANVIER.
1. %V I-


Poidu du Pain d'un Efcalin. '' 4 ces. 9


Prix courans des Denrces coloniales, au ce,
le 14 janvier 179o.
SUCRE blanc, premiere quality, 70 a 75 1. feconde, 65
a 70 1. troifieme, 5 5 a 60 1. fucre brut, premiere quality,
36 h 40 1. feconde 32 a 36 1. troifieme 26 a 3P 1.
Caf fin vert 23 f. 6 d. a 24 f. marchand 21 a 22. f.
inferieur 19 a o f. triage 14 a 15 f. vieux, premiere
quality, ....... feconde ,.-.... .triage, ..... Indigo bleu ,
premiere quality, 9 a io 1. cuivr" marchand 8 a 9 1.
inf6rieur. 6 a 7 1. poufliere 4 a 1. Coton, premiere
quality, 55 a 160 liv. le cent, feconde 145 a 150 1.
troifieme, 13 5 140 1. Cacao, 9 f. Carret, x5 liv.
Prix courans des Marchandifes de France & autres,
au Port-au- Prince, le 14 janvier 1790o.
Vin vieux de Bordeaux, la barrique, 230 a 300 liv.
nouveau de Bordeaux la barrique 16o a 80o liv. de
Provence, 100oo 132 liv. blanc, le tiercon, 72, 1. Farine
de Moiffac premiere quality le baril 90 a 95 liv.
feconde,: 75 a 86 liv. commune, 70 a 75 liv. Huile
fine, le panier, 45 1. xof. commune, la cave, 1 i a 6 i1. xof.
Beurre, Ja livre, 20 a.o 5 f. Petit-Sale, 'ancre 27 a 30 1.
htiw fale, le baril, 85 a 90 1. Morue, le quintal, 40 a
49 1. o f. Savon, la caiffe, 30 a 33 1. Chandelle, la livre ,
25 a ~27 f. Brin, 7-8 'aune reduite 40 a 45 f. 6 d.
dito 3-4 38 a 40 f. d,. ombourg, 40 a 44 f. Saint-
Georges, 3 1. of. Morlaix7, la balie,, 4,o a 15oo00 l..Rouen
fleuret, 706 1. Planches de faOp, pied. anglJis 170o a 1x8o
liv. le miller, Bois equarrs, dem. Pitchpan... .. -
Covlts v V ER r. '


Pour


Bordeazux ,


Sucre blanc, 16 d.
Sucre brut,. 16
Indigo, 33 '
Cafe, 16
Coton, 3)


Nantes, le Havre ,


16 d.
ti 6
33
16
3


16 d.
'6
36
ix6
36


Marfeillc.
'6 d.

33
36
33


ESCLAVES MARRONS ENTRIES A LA GEozE.
Aux Cayes le 7 novembre der, Polyte, Arada fans
etampe apparent, a4, de 5o aris, taille de 5 pieds p.
fe difant appartenir a la, nommee Gnongnon N. L. : le
3 decernbre dt, une Negreffe nbuvelle, S negaloife, etampee
fur le' fein droit CHARMILY, agee de eo ans', taille de
4 pieds 8 pouces : Ie 19, Lamonragne, bo, fans ktampe,
ag' de 14 a 15 ans, ayant la peatn-rouge,, fe-difant appar-
tenir a M. Defnoulin : le 22 un Negre nouveau, Man-
dingue, etampe C.C & d'autres lettres illifibles g6 de


24 ans taille de 5 pieds 3 pouces : le 2. un Negre
nouveau Solo, fans etampe, ae de 26 ans, taille de
5 pieds 4 pouces : le' 30 un N gre nouveau Congo ,
etamp6 fur le fein droit GRAST autant qu'on a pu le
difinguer, ag9 de 30 ans taille de 5 pieds 2 pouces,
ayant un bout de chamne au cou.
A Jacmel le i du mois d*r, un N-gre nouveau ,
etampe fur le fein droit J. MARTIN ;ge de 20 a 22,
ans, taille de 5 pieds i pouce, ne pouvant dire fon nomr
ni celui de fon maitre : le 12 trois Negres nouveaux,
Congos, etampes fur le fein droit DE L.EONVAL, ^g6s
de 24 a 26 ans, I'un de la taille de 4 pieds 9 pouces ,
& les deux autres de 5 pieds 2 pouces, ne pouvant dire
leurs noms ni celui de leur maitre : le 16, deux Negres
nouveaux, etampes fur le fein gauche CHOMEL, au-
deffous AtBENET, I'un ge de 20 a 22 ans taille de
4 pieds 1o pouces, & lautre age de 26 a 28 ans, taille
de 5 pieds pouce ne pouvant dire leurs noms, fe difant
appartenir a M. Chomdel, a Baynet : le 20, A4or, Sene-
galois etamp fur le fein droit J.MARTIN ig6 de 24
a 26 ans, taille de 5 pieds 3 pouces fe difant appar-
tenir a M. Jean Martin : le 28, deux Ne res nouveaux,
6tamp6s fur le fein gauche, en fer-a-cheval, DUFOURGO,
I'un age de 22. a 23 ans, & l'autte de 2 a a.6 taille
de, 5 pieds 2. a 4 pouces ayant des -marques de leur
pays: fur les bras & 'r le venture & une marque de
de petite-verole ne pouvant dl:e leurs noms ni celui de
leur maitre : Ie 29, un Negre nouveau eampe fur le
fein droit yV IV, autant qu'on a pu le diflinguer, age de
38 a 4o ans, taille de 4 pieds I pouces ne pouvant
dire fon nom ni celui de fon maitre : le ize de ce mois,
Picrrc, Bambara 6tamp1t fur le fein gauche MAMELIN,
au-deffous RANDANSE, -ag de 24 a 26 ans, taille de
pieds ipouce, fe difant appartenir a MI. Hamidli, ne
pouvant dire fa -demeure.
A Saint-Louis, le 29 du mois dernier, Dice, Anglis,
etampe fur i fein ,raoit JOLIN, au-deflcus'lPADET,
plus Las ,trant qu'on a -pu le dilTinguer ARLIP, &
d'autres lettres ii"i'ibles fur le fein gauche E les autres
letties illifibles, g de 36 ans, taille de 5 pieds 7 pouc.
rouge de peau, de Letlle corpulence marque de petite-
verole ayant rne petite cicatrice au front & au fein
gauche, fe c'ifanw appartenir au Sieur Lea'elid, Habi:ant a
Cavaillon : Ie 2 de ce mois Jea.n Francois Congo,
itampe fur le fein droit AMIDIEU, au-deii'bus AV CAP,
agW de 30 ans, taille de pieds, fe difant appartenir I
M. Ducios, Habitant au Cap,
A Liogane, le 3 de ce mois Jean Pierre, Moanam-
bique etampe fur le fein droit J. GARNIER au-deffous
AU CAP, ne pouvant dire le nom de fon maitre : le 4,
A4is, Congo, fans etampe apparent, fe difant appartenir
a la nommee Sazitte, M. L., demeurante f entrepot dp
la Rivieie-Froide.









A Saint.Marc, le 4 de ce mois, Jole, Congo, etampr
fur le fein droit N LANOI au-deilous AU CAP, 'ig de
25 ans, taille de 4 pieds 6 pouces ayant des marques
de fon pays fur le vilage, fe difant appartenir a M. Lanwi,
au Cap : le 7, Jupiter, Congo, itamp6 fiur le fein droit
HU, & d'autres letti es illifibies au deffous ST MARC,
Ag, de 2.5 ans, t'aille de 5 pieds 3 pouces, ayant des
mnarques. de fon pays fur le vifage Ce difant appartenir
a M. Flaniand. i
Au Port au Prince le 5 de ce mois., une NJgreffe
nouvelle, Ibo, etamp'e BAiLLEUL, ne pouvant dire foil
nom ni celui de Ion maitre : le 6, une N6greffe nou-
velle, Mozambique, fans tampe lifible, ayant des mar-
ques de Con pays fur la figure, ne pouvant dire fon nom
ni celui de fon maitre : le 7 M:rfiille, Congo 6tamp6
'BLIN, au-deffous PP, fe difant appartenir a M. Bleui ;
\ Je.n.-Lcu's, Poulard fans 6tampe, fe difaut appartenir
a. M. Leroy, fur habitation de M. Co.tcs: le 9, Jcan-Baptifle,
Quiamba, fans etampe, fe dlfant appartenir a'M. Ducayet.
Nota. Un cheval entree le -30 du mois denier, port'
dans la Gazette du 7 de ce mois eft fous poil blond,
non fous poil brun.

ANIMAVX ENTREES AUX tPAVEt

A Saint-Marc, le 2 de ce mois, une bourrique fous poil
bai, fans etampe apparente ayant. 'oreille droite couple.
Au Petit-Goayve, le 7 de ce mois, un cheval fous poil
rouge, etampe du cote du montoir illifiblement, ayant les
crins noirs,, une toilee au fiont, la queue coupe, & un
pied de derriere blanc,


A VIS


D I VE R S.


3 D6p6t g6n&ral de la Poudre a vers, au bureau des poftes
du Port-au-Prince, a 24 liv. i fous le paquet, contenant dix
prifes. Ce remide, contre les vers, a eu le plus grand fucces
clans plufieurs provinces de France, & particulierement a
Chiteau-Dun en Dunois, oh il eft gen&ralement plus connu.
Les experiences fatisfaifantes qui en ont dea ete faites dans
la Colonie, engagent de le faire connoitre par la voie de
l'impreffion, dans un climate oh la maladie des vers eft fi
commune, & ohu elle fait tant de ravages. Cette poudre fe
conferve plufieurs annees, en la mettant dans un lieu fec.
On trouvera la maniere de s'en fervir dans chacun des paquets.
S'adreffer a M. Chriflophe, Direaeur.
3 On vient de recevoir, au bureau des poftes de la ville
'du Port-au-Prince, une quantity confiderable de poudres
d'Ailhaud, au prix ordinaire de 2.1 lv. le paquet, conte-e
pant dix prices. On en trouvera auffi de pareilles dans tous
les bureaux de la Colonie, au meme prix.
3 Ceux a qui il pourroit etre du par feu M, Dufayet,
Officier au regiment du Port-au-Prince, font pries, de la part
de fes heritiers, de remettre un jufle decompte de leurs
creances en l'etude de Me Catherinot, Procureur, pour avifer
aux mnoyens de les payer; a d faut de fe prefenter, les
crcanciers de M. Dufayet ne trouveront pas mauvais qu'on
faffe paffer en France 1I product net i4e ce qu 'compoloit
fla fucceffion.
Me Girault, Curateur aux vacances, en cette ville,
.xecuteur teftlamentaire de Me Croufilleau de la Fofe, vivant
Procureur, invite les perfonnes qui avoient des doffiers
dns fona tude les' reirer le plutbt polfible.


3 IIa 1 ta charge 'a Marfelle, fur le iavire te ZIr.lth ,
Capitaine Banuan pat Mr" Triol p re 6' fils, Comp e.ic ,
quarante-cinq forces de fromage de Gruy&e, pour conipte
& confignation de M. Iean-Louis Privat, au Port-au-Prince,
qui eft pri6 de les faire retirer chez Mr* Icard frcrs,
Negocians, rue des Capitaines, aprts le prkfent avis ; a defaut
de fe prefenter ,.lefdits fromages front veudus judiciaire-
ment, pour compete de qui il appartiendra en prelevant
tous les frais quelconques-
2 Le Sieur Legras, Horloger, a l'hotineur de pr6venir
le Pubic qu'il vient de faire l'acquifition du fonds du Sieur
Mario'te, confiftant en'. horlogerie & bijoutere, & qu'il va
continue a fire le m~me commerce; il vend & raccommode
toutes fortes de montres, foit c repetition, quanti me, virgule,
cylindte, &c. ainfi que les penduies de quelque fa(;on qu'elles
foient; it affure fon ouvrage, & ofe fe flatter que ceux qui
daigneront lui accorder leur confiance auront lieu d'etre
fatistaits : les nouveaux affortimens qu'il recoit de France
journeiliement dans 'un & I'autre genre le mettroi;t a
meme de fatisfaire ceux qui voudront bien s'adreffer a lui.
Sa demeure eft rue des Frontsforts, maifon de M. le Berquier.
2 Mr" Trottier 6& Michateaui out 'honneur de p-evenir
le Public, que depuis le premier de ce mois, its out affocie
a leur maifon de commerce Mrs Robin & Florence, qui,
en cette quality, auront leur fignature, fous la raifon de
Trottier, MAichateau 6' Compagaie.
2 Le Sieur Arnauld aind & le Sieur Benoit ont l'hon.
neur de pr6venir le Public qu'ils ont fait enfemble une
foeicte focus la raifon d'Arnauld aine', Benoit & Compagnie;
ils tiennent boulangerie fur 'le board de la mer. On trou-'
vera chez eux toutes efp&ees de marchandifes, en gros &
en detail ; its prefentent encore au Public leurs service,
pour la commiflion par les fonds qu'ils ont remis; ils font
a meme de faciliter ceux qui les honoreront de leur
connance. Tous ceux qui doivent au Sieur Arnauld font
pries de payer le plus promptement poffible, foit au Sieur
Benoit foit a lui-mrine ; ils front bien liberes & on
leur en fournira une decharge.
SMrs Formon 6' Clerc, Negocians aux Cayes, ont
I'honneur de prevenir -qu'% con:pter du premier janvier
1790, ils ceflent de fe iervir. de leur ancienne raifor
Lacroix, Formnon & Clerc; qu'a ravenir, ils ne front ufagej
pour toutes affaires que de leur nouvelle raifon Formon
&6 Cerc. I.s -ont 'lhonneur de prvenir autii, qu'ils reflent
charges, par continuity, des liquidations de leurs prece-
dentes fociet6s Lacroix-, Formon &6 Jacques, & Lacroix
Formon 6 Clerc: en consequence, ils prient Mr les debi-
teurs a ces foci&tes de vouloir bien s'acquitter.
i M. Talgac, N6gociant en cette'ville, a l'honneur
de prevenir le Public, qu'il a eu le malheur' de perdre
fon affocie M. Guillaume Jolly & que fa mort, vu les
arrangements pris avec la Dame veuve Jolly, tutrice nee
de fes enfans mineurs, n'apportera aucun changement a fa
maifon de commerce, qui continuera fous la meme raifon
de Jolly 6& Talatac.
Le Sieur Raymond Duffour a l'honneur de prevenir le
Public, qu'ayant levn une maifon de commerce amerir
caine, depuis 1-.7 fepter.mbre dernier, fous la raifon de
Dufour, &c. lui feul, pour le moment, demeurera cha rg
de la fignature: en cas de changement, il eni donnera avis.
A la requite de M* Milhau, Curateur aux fucceffions
vacantes du reffort des Cayes, il fera procede, le 2.
fevrier prochain, 'a la barre dudit Siege, a l'adjudication
du bail ferme pour cinq annees, d'uie habitation, avee


I
I
A





I


ON


I


-., -1%


fooxante-fx ttes- de Ntgres, &table en caf&, "fituIe' la
tiviere du Cap-Tiburon, dUpendante de la fuccefihon de
feu Sieur Jean Durant, qui Ifavoit acquire du Sieur Defivre;
ladite habitation eft a la distance de trois lieues de la ville
de Tiburon, chemin de cabrouet, compofee de quatre
cents quatre vingts carreaux de terre, de 1'eau par-tout;
quatre-vingt-dix mille pieds de beaux cafes en rapport, &
neaf mille pieds ag6s d'environ quinze mois, bien reufiis;
cent quatre-vingts .pieds carries de glacis, trois baffins a
laver le caf6, des vivres en quanite -e toute efp&ce,
routes les plantations clofes de' haies vives en majeure parties;
-une fuperbe favane, avec des etabliffemens confiderables,
mulets, chevaux, tombereau, & uftenfiles pour I'exploi-
Oation : de tout quoi, on pourra prendre plus ample
connoifance, tant au bureau des vacances, aux Cayes,
qu'au Cap-Tiburon, chez M. Martafon.
i En vertu d'ordonnance de M. le Sene&hal du Port-
au-Prince, it fera,. a la requete du Sieur Querqui, execu-
teur-teflamentaire du feu Sieur Suwet, procede, le mardi 26
du prifent mois de janvier, iffue d'audience ordinaire, a la
vente & adjudication, au plus offrant & dernier enche-
riffeur, des Negres & Ngr:eiies ci-apres nommes, tous bons
faifeurs de cigarres, ViTWdire, Rojctte, Alexandre, L'veillk,
Toulf'int & Adonis, aux charges, clauses & condition
de la carte-banniie don't on pourra prendre communication
chez le Sieur Labbe, Audiencier.
i Le navire e Dugay-Trouin Capitaine Aubinals, venant
(le ha cote d'Angole, avec une fuperbe cargaifon de trois
cents Noirs, a 'adreffe de Mrs Corvaifier, Bnoifl 6 Com-
pagnie, qui en ont ouvert la vente le 13 du courant.
TA T des MNegres epaves qui doivent Atre vendus a la Barre
de la Sein' hauY'e du Petit-Goave, le a fivrier 179o.

Du x i o 'atif de Madas, etanimp fur le fein dtoit d'une etampe
r'ille, & fur le gaucie DUFOUR, au-deffous GANSE,
age d'environ 30o ans, taille de pieds, fe difant appar-
enir & M. Dufour.
Du 30. Dagamar, Nago, etampe d'une etampe illifible,
g6 de 25 ans, taille de 5 pieds, ayant la peau rouge,
intres-gros nombril, ne pouvant dire le nom de fon maitre.
TAIT des Negres ,paves qui doivent etre vendus a la Barre
de la Senichauffe du Petit-Goave, le 2 avril 179o.

Du I d&cembre. Jean-Baptifle, Nago, 6tamp6 prefqu'il-
fiblement F HEDD a, ge d'environ 2i5 a 36 ans, taille
e 4 pieds 11 pouces, fe difant appartenir au S' Louis,
vrchand au Port-au-Prince.
Du 12. Un N6gre nouveau Nago, 6tampe fur le fein
Uche, autant qu on a pu le dillinguer VLLOT, au-
ous V CAY, age denviron 74 ans, taille de 5 pieds
pouces, ne pouvant dire (on nom ni celui de fon maitre.
DI1 1i. Un Negre-'nouveau, etampe fur le fein droit ,
tant qu'on a pu le diftinguer REMP au, deffolbus
AVE, age d'environ 22 ans taille de 5 pieds, ne
Uvant dire fon nom ni celui de fon maitre. *
2Du 2. Un Negre nouveau, Congo etarnp fur le fein
Ot JOLIGUIBORY, age d'environ 22 ans taille de
Pleds, fort maigre ne pouvant dire fon nom ni celui
fon maitre.
,ean ,Congo, etampe fur le fein gauche d'une 6tampe
ee, iqui paroit I'avoir ete par lui-mcme, ag, d'environ


8 ans, taille de pleds x pouce trapu, fe difant appear.
tenir au Sieur MAzrtia, Pecheur a Leogane.
Dn 2.5. Francois Arada etampe fur le fein droit
113 D, ag d'environ 30 ans, taille de $ pieds, ayant des
marques de fon pays fur !a figure.
TA T des Nagries epaves qui dolvent Itre vendus J la Barr
de la Sdndchaufee de Saint-Louis, le g fevrier 79go.
Pierre, Creole, 6tampr fur le,fein droit IB, au-deffous
GAUDIN, fur le gauche TALHAND, au-deffous STM,
Age d'environ 45 ans, taille de a pieds ayarnt la barber
& les cheveux blancs, fe difant appartenirk-.I. Jofeph,
Habitant a Saint Michel.
- Marie, Mine, 6tamp6e fur le fein droit autant qu'oA
a pu le diftinguer, PRICHET, age d'ereviron 45 ans,
taille de 4 pieds ix pouces fe difant ,ippaitenir a M.
Billard, Habitant a Marche Terre.
Catherine, Creole ,--tamp6e illifiblement, gee d'enviroR
27 ans., taille de 4 pieds i pouces, ayant une taie fur
l'ceil droit, & fon enfant, Negritte, ag6 de 3d a 4 mois,
fe difant appartenir a M. Aymier, Habitant a Aquin.
Francois, Congo 6tampe fur le -fein droit ROVX,
une. cicatrice devant l'tampe, & fur le gauche A NIPE,
age de 30 ans taille de 5 pieds 4 pouces ayant plu-
fieurs vieilles cicatrices fur le corp-s. ,f difant appartenir
a M. Nacourte, Habitant au Petit Trou.
." Charles, Negrillon, fans etarpep, ag de ia a 14 ansi
taille de 3 pieds 8 pouces, ne pouvan-t dire fa nation,
fe difant appartenir a M. Dachi,. Habitant aux Baradaires.
Un Negre nouveau, Congo teawpe fur le fein gauche
ANCHES Ig6 de 27 ans taille de' ,\ pieds de forte
corpulence, ayant des marques de fon pays, ne pouvant
dire fon nom celui de fon maitre, ni fa demeure.
'Un Negre nouveau, Congo tamp6- fur lk.fein droit
IAIHAQVUCI, ag de 26 ans, tailld de pieds 6 pouces,
joli de figure, ne pouvant dire fon nom, celui de fon
maitre, ni fa demeure.
Francois, Congo, etampe fur le fein gauche GEORGES,
au-deffous NIPES, ge de 27 ans, tailt, de .pieds, de
forte corpulence, ayant des marques de fon pays fur les
joues, les feins & le venture fe difant .appartenir a M.
Dotribis au Port-au-Prince.
Une .Nigreffe nouvelle., Mine, etampe& fur le feirn
gauche illiliblement, agee de 30 ans, taille de 4 pieds
i x pouces, ayant des marques de, fori pays fur les joues,
ne pouvant dire fon nom, celui de fon ma. ", ni fa demure.
D z P A r T S.

3 M. Jofeph Roux part, pour France, & laiiTe fa pro-
curation a Mrs Roux &6 Compagnie a Saint-Marc, pour
le reprefenter en cette Colonie,
3 M. Rd Baudain Habitant au Grand Goave part
inceffamment pour France pour des affaires preffantes, &8
laiffe charges de fa procuration Mrs Jean Favier Quefinl
& Lalaite Saint-Jacques, Negocians auj Port-au-Prince.
3 M. Vautrin part inceffamment pour France.
3 M. Pafcher, Habitant au Cul-de-Sac, part pour France
fous& trois moiL, & charge quelqu'un de fes: -affaites,
qu'il indiquera avant fon depait ; il aura Negres, Nigrefles,
chaifes, chevaux, meubles, argenterie, a vendre, dont il
s'arrangera avec des acque&eurs avant fon depart.
a Lc Sieur Hawqcux Procureur do habitations de M










'Dags de Vdlon, a rArdbonite part pour France ; il
vendra plufieurs attelages de chevaux, &8 une bonne voi-
ture a deux places.
2 M. Dufiure de Lajarte Garde du Corps du Roi,
par cong- dans la Colonie, part pour France.
!z Le. Sieur Regeard Beaudouin Habitant a la grande
coline du Grand Goave, part pour France dans tout le
courant de fU'rier prochain.
2 Le Sieu% Perre part pour France declare ne rien
cdevoir, & prie ceux & celles qui lui doivent de le payer
inceffamment, ayant refte malade a 1'hopital du navire le
Louis XVI occupant le pofte de second Lieutenant,
debarque de gre a gre.
i Me Dejcahaut, Habitante aux Gonaives, fe propofe
'de partir pour France dans le. courant d'avril prochain,
avec la Demeifelle fa fille agee de huit ans : elle laiffe
Mrs Saint-Macary, Beauecamp 6& Pouyds frres, Negocians
a .Saint-Marc, charges de fes affairs dans la" Colonie.
2 M. le Vicomte de Fontanges, Marechal des Camps
& Armees du Roi, & Commandant en second de la parties
du Sud, fe propofe de partir pour France dans le courant
d'avril prochain, vu le mauvais etat de fa fante ; il laifle
M"rs Saint-Macary, Beaucamp & Pouyds fibres Negocians
a Saint-Marc charges de fes affaires dans la Colonie.
x M. Vigneau part pour France.
i Le.Sieur Clucket, Marchand en cette ville part pour
France en mars prochain, fans faute; il previent ceux -
qui il' peut devoir de fe prifenter pour recevoir leur paye-
rnent, ainfi que ceux qui lui doivent font pries de le payer
inceffamment; faute de ce, il fera force de les y contraindre
par voie de juflice.
x Le Sieur Soumeire jeune, tenant boulangerie .a Leogane,
fe -difpofant a partir pour France, au printemps prochain,
d6fireroit affermer la boulangerie qu'il occupe, a laquelle
Ferme eft attache un Negre excellent boulanger: il vendra
ies uftenfiles de la boulangerie, & deux Negres excellent
boulangers, ainfi que quelques Negres domeftiques, chevaux,
meubles, &c.; le tout f6par.ment ou conjointement felon
le defir des acqu6reurs & a un prix honnete, moyennant
du comptant ou du paper fur France bien endoffi6 il prie
ceux qui lui doivent de penfer firieufement a le payer,
& ceux a qui il peut devoir de fe prefenter pour recevoir
leur di.
x M. Charbonntt de. Chalins part pour France au prin-
temps prochain, & declare ne rien devoir.
St M. Ladarade ,zine part pour Frarice.
z M. P" -Lefebvre part inceffamment pour France, &
-prie ceux qui doivent a la fociete de Pre Lefebvre & F.
Feffard, de les payer. promptement, 'pour lui 'viter le
,defagrimnent de les y forcer par les voies de rigueur.

D M A N D E. .

1U particlier d6fireroit acheter dix I douze beaux
Nigres, de 'un & l'autre fmxe, faits au .pays & a la culture
,du cafe; ii payera, pour cette acquisition, en traites fur
France, fournies par une maifon de commerce. S'adreffer
a M. Dubouog, Ngociant a Saint-Marc. .

SA V R

S2. Le navire k Pobuffe, de Bordeaux, du port de quatre
cents tonneaux, Capitaine Cauvy,- partira. pour. ledit lieu
Au commencemient dou Rois de f&vrier prochain. Ceux qui


voudroft charger a fretf, ou pafler fur ledit navire, font
pries de s'adreffer audit Capitaine, rue Sainte-Claire, au
Port-au-Prince.
2 Le navire I'Annette-Chdrle de Nantes, du port de
trois cents cinquante tonneaux ou environ, Capitaine Dejean,
tres-commode pour les paffagers, eft en charge pour ledit
lieu & partira vers la fin 'de fevrier. Ceux qui voudront
y charger on paffer, s'adrefferont .'audit Capitaine, maifon
de feu M. Sabes, vis-a-vis la Comdi, au Port-au-Prince,
i Le navire l'Ocean de Bordeaux du port de quatre
cents tonneaux, Capitaine le 'Bollocks, partira pour ledit
lieu du 1o au o.0 mars prochain; il prendra du fret en
toutes denrees, & des paffagers qui front commod6ment
logs. S'adreffer audit Capitaine, dans fon magafin, rue
des Capitaines; ou a Mr Guerin de Malaguefrres 6& Gabalde;
Negocians.
rI Le navire l'Atlas, Capitaine Defoulins, partira pour
le Havre du "er au io mars prochain. Ceux qui voudront
y pafler, ou charger, s'adrefferont audit Capitaine, en fon
magafin; ou a Mrs Laffalle, Thierry & Compagnie, Nego,
cians au- Port-au-Prince.
x Le navire le Bienheureux, de Bordeaux, Capitaine
Lantonne partira pour ledit lieu par tout fevrier prochain.
Ceux qui -voudront y charger pourront s'adreffer au Capi.
taine le Paon, dans 'fon magafin ; ou I M" Eyma, Livaradi
6' Compagnie, Negocians en ville.

A V z N D R V .

3 Une habitation, de la contenance de 74 carreaux de
bonne terea, don't 64 carreaux en indigo, cotton & vivres,
bien entretenus, fituee a PArtibonite, paroiffe d ia Petite-
Riviere, & quarter des Cordes-k-violon & divif6s en deux
parties par uri-chemin de voifins, l'une de 40 carreaux de
terre, & l'autre de 34, entoures de haies vives, oh il y|
a les batimens fuivans: favoir xo. niuit cafes -a negres en
charpente ,'couvertes de tuiles, magonn.es entire poteaux,
de So pieds de long fur 16 de large, divif6es en cinq cham-
bres; 2io. cinq cafes a nigres, poteaux de bois furcouvertes
en paille; 30. un magafin, de 78 pieds de long fur .2ode
large, fur un feuillage en magonnerie de 5 pieds d'blvation,
bati en charpente, couvert en tuiles & maconne ehtre po-
teaux; 40, un autre magafin, de 40 pieds de long ,fur z6
de large, galement fir feuuilage, & .conftruit comme Ie
precedent; $. un troifieme magalin, de 34 pieds de long fur
14 de large, idem fervant d'hbpital; 6o. un pavilion de i6
pieds cares, idem ; 70. une cuifine, de ix 'pieds carries,
idem; 80. un colombier, de 14 pieds fur 18 idem; 9. ui
dito, de 12 pieds fur 18, couvert en paill.4; ,oo. une grandt
cafe, de 54 pieds de long fur -8 de large ayant uae galerie
fous meme comble, fur feuillage & en. maconnerie enit
poteaux, couverte en tuiles, carfrele & planch'ibe, conr
pof&e de trois chambres & deux cabinets; 1 o. un magafifi
de 5o pieds de long fur t6 de large galerie rapport)e,
maqonnie entire poteaux, & couvert en tuiles ; ,. un dito,
de 3.0. pieds fur i6 de large, fans galerie', travaill,& codn
truit comme le precedent; x 3. un colombier ,.de 16 pie(s
carries, monte en pavilion & covert en tiles ; 140. hu
vaiffeaux, deux moulins, ,deux machines a eIever .ezf
S'adreffer. a Mr Saint-Macary Bcauz p & Pouyds fiJr
N6gocians a Saint-Marc, qui en traiteront avec un bon1
folide acquereur ayant quelque comptant, & donneront d
facilities pour le furplus.


It II




I





































S




p
I

8
8
8


T AUX AFFICHES AM1ERICAINES.


Du Jeudi 14


*Uy* : -''
S Une habitation, fitutee ax Cro us, de la cortenance
Sde cent carreaux de t e a la culture du caf' ,
& fur laquelle il y en a de plante ainfi que du coton
en rapport. & des vivres, de toute efpece. S'ad;efler a
Me CUGry .. Procureur en la Senechauffe du Port-au-Prince,
qui d6nnera tous les renfeignemens n6ceffaires.
Une place contenant cent, carreaux de terre, de la deperi-
dance de Mirebalais fituee dans les hauteurs des Berteiles,
fur laquelle il y a une cafe de trente- pieds de long fur
feize de large. S'adreffer a Ila nbomiee Bernard, Negreffe
.libre, qui en fera bonne compofitibn, ou au Sieur Duplanty,
a. qui elle appartient. Ladite. place eft excellent en cafe,.
coton & graine. ; '
i Un emplacement fitue vis-a-vis de la guildve de Mme
ve.uve Labathe de la contenance de foixante pieds de large
fur cent quatre-vingts de profondeur, fur lequel fbnt trois
cafes & piufieurs aibres fruitiers. S'adreffer au Sieur Meyer,
Menuifier en cette vilje, qui en fera bonne composition,
& qui prendra tout arrangement convenable a l'acquereur.
Cent carreaux d'excellente terre, propre. a la culture'du
cafe, fur, l.*uels i! y a un commencement d'tabliffement,
fitues au quarter Laurence, dependance du Port-au-Prince,
.dans une- pofii:on agreable, ayant la vue. ttres-tendue &
meme fur la mer, diftant de fix. lieues de embarcadaire
du Sale-Tou enviionins d'habitations en grand rapport.-
S'adeffer t. M# lacqtuet, Notaire au Pott-'.u-Prince; on
au Cap b. M. Pill ,. Negoeiant, qui donnmrort' toutes
les facil:tis poimbles.
i Plufieurs betes cavalines avet leurs fuites, poulains,
pouliches &. chevaux. S'adreffer a. M. Suiruue ,. rocureur
de I'habitation. MAcd, Leogane..


A E' tO"


A'. A* Vr'E RM,'EA.'


2 U-ne- habitatior de la cWnten~ance dlz qufatre-vinats
car-recaux ,fitLB1..-an 1cennre du cl-,atitek. c ~I'Artib-Alite 1res
lebac. S'adretier 'a Ni. dc .r,,.d. ,-a-ucdt lhell,
.qui. en. fera b~onne cr olv.

A A 1.1, t R.
2 A af~e-2r pour tt'ois o-a Clnq anne'.c. wt;-e habitatiOn,
fit u e, d,.ns -lIes Ihau teur&I dn or nc (I,-VNh16"taidoc6
t~TInehexde, cheri-nii, de la ccHmtenanct6-e4 qua-
ra nr e-p ar e3au de(I ct erre;1ony 0adr t ift1111Liv
S'a~e~L~ iM. Zc1"-'s -NekjociaL&~ en ceue. vilie qui fe
rciadra lal-ynceine hir les lzIie Jx ,-pur tj c p~i er-dre, connoif-
falcz c~splar-itaioins C%&b C, ies cu rdefiiu1;'Pn
eife,.a buniit: rpitc ,fr~u i~lq'.ifld4
.4 L 0 VL' R
2 i',e~s appa.ttn-nenls 4ans ]a mie de MIZi'i~c
faiffa,,A le J n de. Lie" zi? 1, 6.1c


Janvier 1790.


SS L A V N M A R 0 o N A E:
.. Uneune Negre, nonime Grand-Palon ,. defendant de la
futceffipn de feu Siebr DP.ofs; partir marron de la Plaine-
du-Fcnd cdans les premiers jours d'ofobre deinier. On
prie, ceux cqui auront connoiffance de la detention de ce
.Negre,, d'.en donner avis ", Me Milhau ,. Clrateur aux
fucce.ions vacantes, aux Cayes.
i Abraham, Nago, ag6 de 2 ans; 'fihat, BEambara,
ag. de 28 ans; Ladouceur, Arada, age de 24 ans, tous
tiois Etampcs CHAUPIN ST. MARC : Francifque., Acuffa,
Sage de 27 ans; Laare Corgo,, age de 24 ans; & Mar-
4dchiee, Aouffa ,-ag de 24 tous trois etamP% s CESSAC
ST. MARC; parties marrons le, I janvier, de'la guildive
du Sieur Dziujardin ,' avix Vetettes. En donner avis a. Mrs
lajprke, freres, Negccians a Saint-Marc.
Sam.on, Cor go ,-tampe fCNCY, age de &a 30 ans, taille
de 4 Fieds 10 ax pouces; & Hercule, .meme nation,
etampe o& age taille de pieds i a 2 pouces ; parties
n-aions le 8 deceribre dernier. En donner avis a M. Rober-
jot Dudcefrt.-
Une E \gritte, Congo, etampee M. B. ,agee de 12 ans,
ayant un oigt qui a eu un panaris, & des crabes auc
pieds. En 'donner avis a la nommee Marthe Brac/e, Q, L.
a qui elle apartmentt.


A N I M A. X


E0 G s


.11 S'o'fl c' Ciz-pp~ e' Ir 1. du mn ois d'ernier, de lhabit'ation
de N1\. A4.rt.;z Dc~iaLzhIc,1e fife a,'lfict uicheval IOLIS
P)oll I olge-,- couThte- queue", I~afls e6tair~pe- ayant le's pU
ede eri .bh-r-cs & tine :oie fur le font; Ceux qui
en ~ ~ ~ f auctcruo rce fciit pvis d'~n uonner M. Alartn
*Ielanzlothe ;ii y ;t.ra* reccnii-q:er-fe.
1)11 s'elc zo&ie twe ni.:Ic fous poil brun, etamnpLeLP3,
aan".1t UrIle ~cGCJ1 UiCauputlail. En U'c-.ner a~vi!, MI. iallelt,,
habitar-A au 1Pe~iL-C cv. e.


DUPORT- AU-PAINCk.'


O .01? dxN S .104c .1-L oll cernant fPA 2rn I, e de la C'olol, t'e.
touI~S-A',Ni0INETHMASICC1MTE-DE PININILER, &C.
E~T VINCENT-R-1-0-A- -DE PRUISY, &C.-

Lie Rci neus av~c*t* d0'Piuis lorg-temprs annonce ue (foil
intention etuit ( u'd ptcoInvclc~ik cans les d'irnxe s ci
de cette ar,1n'e ,11t e Aica1Le ;le de Ia' Ccicrie ,
& I~onS 1'cn zai'%ns irflui nte Ilar ui"e 1et-tic ci: culaire ., -cli e
w-ix Ccnii-andans (!,s .a.-c(iies- le 10 avril it" 1'; r-ae sun
(,:e '"-*I~tE (I,-,r Wc i f-e tic'ixvcr~t
lLIlflttrar.t en Fiuj~ce ,vCu 'i y hzd ~ I-.nt


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ayant p:Ufit6 Sa Maie{ Ice vceu de lears co. cityens'
& dealaude que cette AIfTeamblec t comport des repre-
fentans librc-ment lus; qu'elte pu soccuper de toat ce qui,
concernn. Ies mintiets. ou le bornhur ,de xette Colonie, S&
tranfnettir. fsL.tequetes.. dQlancs-; le Roi s'ef o prete a
leurs defirs : reus fes fujets ui font egalement chers, & il
.ia pas vodul, que ceux quii font plus Oloignes de fon trone
reflaffent prives des avantages don't ;ouiffent en ce moment
les provinces de fon royaume; il nous a'adreffc de nou-
velles inftruhions; & c'eft dapres fes intentions qu'il nous
2 fLit conhckire, & en vertu des pouvoirs qu'il no's a con-
fies, que nous avons ordonn6e & ord ART. le. 11 fera tenure 1 mars' 1790, en la vilWe de
Lecgane une Afkemblie generale des Reprefentans 'de ia
Coloni, qu'elle aura librement elus%
2. Cetie: AfTlemblee fera extraordinaire provifoire &
purement cohfultative ; elle ne potrra flatter ftir aucun
point & ordonner aucune 4.innovition, mais elle Tera auto-
.rifee a examiner & difcuter tout ce qui concern les finances,
la lMgiflation, la juflice, le regime interieur, le commerce
de la Colonie, & fes rapports avec la metropole, ou elle
tranfmettra fur lefdits objets fes representations & demands,
dont elle rermettra en meme' emps copie auxdits Adminiftrateurs.
3. Elle adreffera dire&ement atix Adminiftrateurs fes
demnandes fur les objets utgens & de haute police aux-
quels ils ont droit de poirvoir.
4. La duree de I'Affembl6e general fera de trois mois,
a computer -du jour de fa premiere fiance, a Leogane.
Si neanmoins fes travaux n'toient pas rinis 'a l'expiration
de ce terme, ell demandera aux AIminiftrateurs a pro-
longer fa, tenue, & its font autorifs par Sa Majeft,e a y
coCrfentir, dans le cas oh ils le jugeroient neceffaire ou utile.
5. La pirefente ordonnance, des qu'elle aura ete enregif-
tree au Confeil fuperieur, fera par nous adreffee aux
Marguilliers de toutes les paroiffes& inferee dans tous les
papers publics de la Colonie.
6. he 'dimanche 24 janvier, le Marguillier de chaque
paroifle fera.tenu de la faire lire au prone publier dans les
lieux voifins, au fon de trompe & de tambour, afficher
par-tout ou befoin fera en la maniere acoutumee, pour lui
donner la plus grande publicity dans toute ftendue de la
paroiffe, afin qu'aucun de ceux qu'elle concern n'en pre-
tende cafe d'ignorance.
7. L'Affemblee de chaque paroiffe fe former a la hui-
taine du jour oh elle aura ete annonc6e au pr6ne publike &
.iffich6e; elle fe tiendra au presbytere ou a f'glife.
8. Lefdites Affemblees fe formeront en la maniere accou-.
tumee, & ceux qui jufques ici ont le droit d'y affifter s'y
rendront, pourvu neanmoins qu'ils foient ou proprietaires
d'immeubles, ou domicilies depuis un an dans la paroiffe,
& majeurs de 25 ans.
9. L'Affemblee fe nommera par la vole du fcrutin, & non
autrement, un Prefident & un Secretaire a la plurality des voix.
10. L'Affemblie paroifliale ainfi organif6e, fera !e choix,
auffi par la voie du fcrutin & non autrement, de fix Eledteurs,
lefiquels front Olus feparement, & h la plural:te des voix.
rxi. Nuf ne pourra etre elu en quality d'tle&teur, s'il n'efl
propritaire planteur refidant dans la Colonie ayant un bien
en culture, ou un immeuble.
1 2. Toute peifonne abfente ou non de la Colonie ayant
droit de vcter dans lefdites Affemblees, pourra s'y fire
reprifenter par un fonde ad hoc; & neanmoins fi elle n'a
pas envoy fon pouvoir ad hoc, fon fonde de procuration
ordinaire pourra Fa reprefenter*


S. Tout proprtre, porter de procuration n'aura
qu'une voix outre la fieane, quel que foit le nombre de
'procurations don't i feera porter; & tout procureurtfond6,
qut nraura pas de propri&ts nr'aira qu'une voix, quel que
foit Ie nombre de procurations, don't il firal.harge.
14. Le proprietaire i',de 1 fli ,.habitations fituees dans
a meme paroiffe ne lourra nean~ins y pretendre a plus
'dune voix.
1i. Les tleteurq foont teria s' copter oum de r4uer;
en cas d'acceptatioi, ls pre gnterrmzient de bien & fidel.
element remplir leik. -milii ifi eg -cas de refuse, i fera
proc6l a une nouvelle nomiation; uan .extrait du process
verbal fera delivre a' cqu .Ile&eur.
16. Chaque Affembl6e it~ 'rorogera pour former les
cahiers d'inftruaion qu'elle voudra remttre I fes tleaeurs,
& elle fera tenue de les clorre dans huitaine; les Ile6teurs
fe tranfporteront munis de leurs cahiers, au chef-lieu de
leur Senc&hauff6e.
17. Les initrudions auront pour objet tout ce qui con-
cerne interest public en general, celui de chaque S6ne-
chauffte & de chaque paroiffe en particulier, fous quel-
que rapport que ce foil-.
i8. Les fle6eurs fe. rendront. dans la quinzaine du jour
de leur nomination, au chef-lieu de leur Senechauff6e ,
& ils nommeront un Prefident & un Secretaire par la voie
du fcrutin, apres quoi ils front, dans la quinzaine, la
redaftion de leurs cahiers en un feul & nommeront
entr'eux au fcrutin,. des Deputes, don't le nombre eft pref-
crit par article ci-apres.
9. Afin de donner une gale reprefentatior anx trois
parties *du Nord, de TOueft & dn Sud, la Senechauff~e
du Cap nommera douze D6put6s ; celle du Fort-Dauphin,
fix; celle du Port-de-Paix, hx; celle du Port-au-Prince,
onze; celle de Saint-Marc3 hult; celle de Jacmel, cinq; celle
des Cayes huit; celle du Petit-Goave, fix ; celle de Saint.
Louis, quatre; & celle de J&ermie fix.
2o. Les Deputes nomm6s fe rendront a Lrcgane; 1U its
fbrmeront une AtTemblie gmenrale & s'occuperont des
inter&ts de la Colonie.
2x. L'Affemblee ouverte par nous, & nous retires,
elle s'occupera de la nomination "d'uin Prefident, d'un
Vice-Prifident & de tel. nombre de Secretaires qu'elle
jugera convenable au (crutin, & non autrement.
S 22. L'Affemblee v&rifiera les pouvoirs des Deputis, &
jugera de leur validity.
PRIONS MM. les Officiers du Confeil fuperieur de
Saint-Domingue d'enregiftrer la prefente ordonnance; &
fera icelle enregiftr6e a-u Greffe de lIntendance. .
DONNE au Port-au-Prince fous le fceau de nos armes
& le contre-feing de nos Secretaires, le vingt-nei decembre
mil fept cent quatre.vingt-neuf. Signed, le Comte de Peinier
& Proify. Plus bas eft ecrit par M. le Gouverneur general;
fign6, Roi de la Grange. Par M. le Commiffair'e des Colonies,
faifant foncions d'Intendant; fign6, Simon.
Enregifir6e au Confeil fuperieur de Saint-Domingue, le
30 decembre 1789.

On vient de recevoir rlmprimerie royale de cette
ville, le Vinaigre de Bruckman, celebie Medecin & Chirur-
gien Allemand ; ce topique eft prcpre a guerir rauicale-
ment toutes les maladies longues ou chroniques de la
peau, telles que dartres gale, rouffeurs au vifage, &c.
tant pour les blancs que po'r les gens de couleur. Le
prix eft de 33 livres la fic:e.




mill -----i-


3?/


Avis. D)u Ri D A CT E VR.


MM. les Abonnis aux Affiches Am6ricaines font pre'venus
que le Ridarcur. ne fe mile en 'aucune mianicre de ce qut con-
cer.e l'expeddtion & envoii de cette FeuilIe aux So.ufJripteurs ;
c'efl a M. Bourdon, imprimeur du Roi au Port-au-Prince,.
6' Al M. Dufour de Rians, ,nprizmeur du Roi au Cap qu'on
doit s 'adreffer pour les Abonnemens 6& tout ce qui y a rapport,
ainjf que pour Ics Avis, Annonces, &c.
Le R.idaleur recevra toujours avec recornol.a'ncc les articles
de Nouvelles & de Varietes qu'on voudra bien lid envoyer
pour enrichir (on outrage mais II ne fcrza aucun ifige de ce
qui lui..pariendra anonymement ou pfludonimement. Les
Perfonnes qui defireront ne pas etre nomine'es Feuvent comptcr
fur la plus parjaiie difcrtion. Tout ce qui lui Jera adurefje fans
ctre affranchi ne 'fea .pas ouvert.
font obliges de fe meler des troubles qu'excitent des ambi-
tieux, adroits eloquens mais capable de tout entre-



A L L E ~ M A G N E.

L 'IMPORTANTE citadelle de Belgrade eft aquellement au
pouvoir de l'Empereur. Un courier extraordinaire en a
apporte la nouvelle a Vienne le 8 o&obre. On a trouve
dans cette place 312 pieces de canon, une grande quan-
tite d'armes & de munitions. Une parties du rocher fur
lequel la fortereffe eft confiruite s'etant ecroulee avec les
ouvrages, par r'effet des boLuches a feu des aih6geans, cet
evinement .a hat6 la capitulation. Les ofEciers & foldats
de la garnif6n ont obtenu de fe retire librement avec leurs
families & leurs effects. Nous avons fouvent eu occasion
de rapporter dans tette feuille des preuves de P'aveugle
croyance des Mufuimans -dans le. fyfteme du fatalifine ,
cette viaoire remportee par les armes autrichiennes en
fournit une nouvelle. I11 eft dit dans le premier article de la
capitulation : la rendition de la foriercfe de Belgrade itant
arritde de toute iternitd dans les decrcs divins. Ce fyftCnme
de la fatality eft une des grandes caufes des malheurs des
Ottomans : il les rend aveugles, in prudens il leur fait
abandonner au hafar4 leurs plus grands interets ; aii-i une
opinion religieufe peut conduire un people 'a fa ruine.
f*t. Les troupes qui ont attaqu6 Belgrade ktoient com-
pofees de 75 bataillons d'infanterie & de 46 efcadions,
commandoes par M. le Marechal de Laudhon. Le v eite
de ce General a et long-t~mps mecornnu, ce fticcs, doit
fire repentir 'Empereur de l'avoir employee fi taid.
D'un antre cote, un corps combine d'Allemands & de
Ruffes, fous les ordres dui Pince de Coloiz.r, a taille en
pieces farmie du Grand-Vifir comiiofe -de 1oo,00oo


homes. L'armee combinee n'en formoit pas plus de
20, coo. La bataille a dure onze heures & le Icndemain
la boucherie a continue encore. .On compete 9 aI o, ooo
homes tues du cote des Mufulmhnans. L armee alliee n'a
perdu que 4 a 5oo homes. Les Turcs fe font battus en
defefperes. Leur camp a ete abandonne avec tant de preci-
pitation, qu'ils n'ont pas eu le temps de le bruler, quel-
ques patties feulement en ont ete incendiees.
A peine avoit-on achieve a Vienne le Te Dcum qui a
ete chanted pour remercier l'ternel d'avoir bien vouhl
favorifer la< defruCaion d'un grand nomnbre de fes creatures,
qu'on apprit la nouvelle d'une autre vi&oire remportee par
les armes imperiales. Le Prince de Hohenlohe a battu le
8 oIobre, un corps de 10,000 Turcs, & en a tu i5 oo.
On dit que la fortereffe de Bender eft prife par les Ruffes.
Ces vidoires awneneront-elles la paix cela eft vraifem-
blable. Les rigueurs de hiver la faim 'ertat prefent de
'Europe une .revolte des peuples du Brabant qui gagne
de proche en proche le defaut d'argent.qu'eprouvent les
Puiffances bellig6rantes les efforts que font les autres
Puiffances pour fire ceffer cette guerre ; toutes ces raifons
doivent fire conje&urer que les deux parties s'accommo-.
dero~t. La Suede & le Danemarck ne mettront fans doute
pas de grands obfiacles a un arrangement. Ce font les
Puifiances fuperieures a ces ttats qui les ont fait agir, &
leur paix fuivra ceile des trois autres grandes Pulffarces. Ainfi
l'on voit par-tout les foibles forces de fe meler de la
querelle des forts ; il y a long-temps que Montaigne la
dit : .es hor.mes font des moutons, un feul en conduit un
grand nombre oii il veut.

F R A N C E.

DECLARATION DU Roi portant fantlion d'un dicret de
l'Afenmble national du 21 olobre t1789 pour I'itablf-.
fement d'une Loi martial.

Vu par le Roi le decret de 'Affemblee national de ce-
jour don't la teneur fruit:

Extrait du proces verbal de l'A4femblie, du 2t ,otobre 1789i

Loi MARTIAL CONTRE LES" ATTROUPEMENS.
L'Affemblee national confiderant que la liberty affermit.
les empires mais que la licerce les d6truit; que loin
d'etre le dioit de tout fire, la libeite n'exifle que par
'cbebifance aux Ic's ; que fi (cans les temps calmes cette
cbeifarce efl ftiff;mment affuree par Iautorit6 publique
ordiratie, il Feut fuienir des epoqiies diffciles ou les
freuples, agitis par des causes f.uvent ciminrelles, deviennent
linfirrmeut qu'ils ignorent; que ces temps de crife nece$y


U.







fitent momentanement des mioyens extrab:dinare' poit
inaintenir la tranquillity publIque & conferver les droits.
de tous, a dCcr6te & dicr&e la pr;fente loi martiaz!k.
SART. er. Dans le cas oil la tranquillity publique fera
1'.n pril, les oficiers- municipaux des Iieux feront tenus,
,en vertu du pouvoir qu'ils ont rcqu de la commune de.
declarer que Aa force militaire doit te*e d.'ploy& e a infant
pour retablir l'ordre public, i peine par les oiciers d'etre
refponfables des fuites de leur negligence.
2. Cette declaration fe fera en expofant a la principal
feaitre de la maifon de ville & en portant, dans toutes
les rues & carrefours un drapeau rouge; & en meme
temps les officers Itnunicipaux reqjuerront les chefs des
gardes nationals, des troupes riglees & des mar&chauffies,
de prteer main forte..
3. Au final feul du drapeau rouge, tous attroupemens,
avec oui fans armes deviendront criminals & devront
vtre diflip6s par la force.
4. Les gardes nationals' .troupes reglies & marichauf-
fees, requires par. les officers municipaux front tenues
de marcher fur le champ, commandoes par leurs o-ficiers ,
precedes d'un drapeau rouge &"accompagnees d'un omficier
municipal au moins .
5. 11 fera demand par un des officers municipaux, aux
peidonnes attroupees, quelle eft la caufe de. leur reunion,
& le grief don't elhes demandent le redreffement. Elles
frontt autorifies a nommer fix d'entr'elles 'pour expofer
Jeurs reclamations & prefenter leurs :petitions ,.& tenues de
fe f6parer fur le. champ, & ,de fe retire paifiblement.
6. Faute par les perfonnes attroupees :de fe retire .en ce
moment, il leur fera'fait a haute voix par, les officers
municipaux ou lan d'eux ', trois fommations! de: fe retire
tranquiAlement dans leur domicile. La premiere formation
fera exprimee en ces termss : Avis efl donnm que la loi
martial efl proclamee que tous attroupemens font criminals ;
on va fqire felu, que les bons citoyns rtire't. A la deu-
xieme & troifieie fommations ii luffira de repeter ces
mots : On va fire fe. que les bons citoycns fe retirent. -,
L'officier municipal eaoncera que c'eft ou la premiere ou
la feconde, ou la derniere.
7. Dans le cas oh, foit avant, foit pendant le prononc6
'des fommations, Pattroupement commettroit quelques vio-
[ le ncs, & pareillement dans le cas ohi, apres les fomma-
tions faites les perfonnes attroupies ne fe retireroient pas
paifiblement, la force des armes fer:a k l'inflant deploybe
centre les fd.ideux, fans que perfonne foit refponfable des
evenemens qui pourront en refulter.
8. Dans le cas ou le people attroupe, n'ayant fait aucune
violence, fe retireroit paifiblement, foit avant, foit immedia-
tement apres la derniere formation, les moteurs & infligateurs
de la fedition, s'ils font connus, pourront feuls etre pour-
fuivis extraordinairen'Nnt, & condamnes, favoir: a une
prifon de trois, ans fi 'attroupement n'_toit pas armc, & a.
i h peine de mort fi Fattroupement &oit en armes. I1 ne'
fera fait aucune pourfuite contre les autres.
9. Dans le cas oi le people attroupe. feroit quelque
violence, ou ne fe retireroit pas' aprts la derniere fomma-
tion ceux qui 6chapperont aux coups de la force militaire,
& qui pourront &tre arretes, front punis d'un emprifonne-
nient d'un-an .s'als 'etoient fans armes, de trois ans s'ils
ecoient armers, & de la ,eine de mort s'ds .6toient. convaincus
d'avoir commis des violence. Dans le cas du pr6fent article,
les moteurs & infligafeurs de la fidition front de meme
ondamn6s a mort,


SB ia.f -^- --- -- ~ *


io. Tou ch-efs,,o'Ticers & foldats des gardes nationales
des troupes & d(6snmarechauiees, qui exifleront ou fomente-
ront, des attroupeimens, emeutes ou editions, front declares
rebelies a la Natici, au Roi : -la aLoi, & .puti's de
Sort; ceux' qui refuferont le service 'al reqntiftion des
odiciers .municipaux, front degrades & punis de ttois ans
de prifon. .
I II fmra dreffe, par les officers muhi cpaux, prices
verbal qui contie.idra 1e r6ect des kaits. ,
12. Lorfque le calme fera etabli Is ofciers municipaux
rendront un dcwret qui fera cefier la iot martial, & le
drapeau, rouge fera retire & remplac6, pendant huit jours,
yar un drapeau blanc. Sign6, Freteau, Prflident; .dkandre
de Lameh fzyd)'1, Bureau de *Suty \ le Marqiuis de Born/ain,
Secretaires.

Menmoire adrefe'. par les Minifjres du Rol, A l'Affemblte
nati:nale, le 27 olobre 1789.

Les Miniffres du Roi ont expof" -a l'Affemble national,
le 1.4 odobre, leurs.doutes fur quelques articles qu'elle a
d6cr.tes; le meme motif, leur attachment A. fes principles,
leur impof' de nouveau la necefiit6 de recourir a elle,
& de lui demander des eclairciffemens fur ce qui concern
les Colonies,
Plufieurs iles floriffantes- & de vafies poffieflions conti-
nentales appartiennent la France, dans les trois autres
parties de l'univers.
Leur climate, leurs productions, l.etat civil & jufqu'a
!efpece phyfique du plus grand nombre des hommes qui
peuplent & c.ulivent nos Colonies les rendent abfolu-
ment diffemblables de la metropole.
Leur organization int6rieure., les lois qui les regiffent,
Ie genre de leurs befoins, 'Teurs rapports commerciaux,
foit avec les nations etrangeres jf6it avec les negocians du
royaume, rladminiftration de leur police celle de leurs
finances le mode & la nature des impofitiqns qu'elles
finpportent etabliffent encore des difparitis frappantes
eitrelles & les provinces eurorpeeines de la France.
La plupart de ces differences tiennent a la nature meme
& 'a 'efience des chofes; rien ne peut, les changer; toutes
les nations de PEurope flont fenti ; toutes regardent leurs
poffetfions eloignees comme des etats diflinLts & d6pen-
dans de la metropole ; toutes ont ete contraintes a leur
donner d'autres lois que cells de Ia mere -'patrie, ,mme
en cherchant les y affimiler autant qu'il feroit poilible,
par les forces du gouvernement & par 1'analogie de la
legislation.
Ces confide&ations ont fait prrfumer au Roi, que l'Af-
femblIe national s'occuperoit fepar6ment d'une portion de
la monarchie auffli important & aufli diffemblable que
fes autres parties :il avoit r6folu qu'il n'y feroit fait ni to-
16r d'innovation en aucune matiere, jufqu'a ce que I'Affem-
blee national, efit fp-cialement dcret6 le regime & les lois
qui front jugees convenir a ces contrees. Telle a ete la
reponfe que le MinifIre de la marine a rendue par fes
ordres le ix aofit dernier, a des demands qu'avoient
pr6enties MrsI les Deputes de Saint-Domingue.
Depuis cette 6poque, 'AffemblIe national a rendu beau-
coup de decrets & ils ont ete envoys, ou vont I'etre,
dans toutes les provinces du royaume': doivent-ils etre
tranfmis & e'xcutes de meme dans les Colonies, quoique
l'Afemblde national ne l'ait point exprimn, & que leurs
' Deputcs ne fait point requis ?


a
It
qe








On croit ceffaire de fire observer i'Afrembl6c na-
tionale, que plufieurs de fes decifions, c(ui tendent 'a affurer
le bonheur & la liberty des Francois ne front pas fans
danger, qu'clles produiroient peut-etre une revolution fubite
& funefie dans des pays, ou es dix onziemes des humans,
en ceffant d'etre efclaves, refleroient denues de toutte pro-
priete & de tout moyen, de fubfiffance; cque l'ex6cution de
divers autres d6crets feroit, dans. Ie1'at prefent des chores,
abfclument impraticable parce qu'il n'e.dfte aux Colonigs
aucuine municipality ou corporation : Ies Citoyens qui s'y
trouvent diffmines fur des habitations, non-feultement fparces,
mais affez eloignies les unes des autres ne pourroient
ernme, qu'en fort peu de lieux, fe reunir pour tenir des
aflembirees permanentes & vaquer aux details journaliers
4'une admini~ti ation municipal.
11 eft une foule d'autres refiexions qui tiennent pour ainfi
dire, a a loccalit & qu'on pourroit egalement foumettre a
'Affembiee national. Elle eft priee de peer dans fa fageffe
cette question de la plus haute importance, & de faire
connoitre quelles ont.re, fes intentions.
20. Des contrees feparees de la mitropole par de grandes
diftances, exigent encore plus que les provinces du royaume,
qii'il foit pourvu aux cbjets d'utiliie publique & urgens, par
des reglemens ptovifoires. Le Roi a reconnu, depuis long-
temps, qu'il ne pouvoit exercer par lui-mnime ce pouvoir;
des lois anciennes & revctues de toutes les formes judiciaires
f'ont confere aux deux .Adminiftrateurs.
Dans quelque main qu'on crit les placer dcformais, il
importe qu'il refide au fein de la Colonie meme & il
feroit du plus grand danger que 1'exercice en reflat, un
feul infant entieremcnt fufpendu.
Entre beaucoup de raifons qui pourroient etre all6guees
S1'appui de cette affertion, on fe bornera a expofer quelques-
iines de celles qui font'les plus puiffantes, & qui derivent de
la difparite meme des Colonies aux provinces du royaume.
Des fleaux imprevus, & don't en France on fe forme a peine
une id6e, ( des tremblemens de terre, des ouragans ) ra-
vagent trop fr6quemment & en peu d'inflans ces riches
contrees; elles_ ont ete, plus d'une fois, menacees de la
guerre, & meme attaquies par 1'ennemi, avant qu'on foit
inilruit, en Europe, de leurs dangers. II paroit indifpenfable
que des remedes prompts puiffent toujours 6tre apport. s t
des maux urgens qu'il exifte des moyens d'6tablir fordre
en ces moments critiques d'appeler les fecours niceffaires,
de fubvenir aux befoins, ou de pourvoir a la furet6 des
citoyens & des efclaves, I1 feroit funefle a la Colonie &
a la metropole elle-meme que qm que ce foit ne fut auto-
rif a rendre, fur le champ les reglemens provifoires que
neceffitent de tells circonftances.
30. Qiuant a l'ordre judiciaire les appeals des jugemens du
tribunal terrier fupprime en 1787, & ceux des ordonnances
rendues par les Adminifirateurs devoient etre ports au tri-
bunal du Roi ; beaucoup de caufes de ce genre y font pen-
danres en ce moment; mais on penfe que les decrets de
rAffemblee national autorifent provifoirement le confeil
te Sa Majefte a connoitre de ces affaires contentieufes.

On ignore encore quelle reponfe r'AfTemble national
a faite a ce memoire; mais on dit qu- les decrets de FAf-
femblIe front inceffamment envoys. aux Colonies, avec
les modifications qui font convenables a des pays 'fi difftrem-
tcnt organif6s des provinces! de France.. Ainfi les retards
que nous eprouvons pour profiter, des a pr6fent des tra-
vaux de l'Afiemblee national, ne doivent vraifemblablement


tre. attributes qui' la diifKculte que trouvoient les Mirnites,
pour faire fire a ces lois les changemens qu'exige la nature
des lieux.

La publication de la loi marttale, ceIle du memoire des
Miniftes concernant les Colonies, celle de f'ordonnance
pour la prolongation de l'introdu6tion des marines etran-
geres, les importantes nouvelles d'Allemagne, ne rnos
permettent pas de donner aujourd'hni la fmite du journal -
des operations de l'Affemblee national. Ce fera pour Fordi-
naire prochain ; & nous prevoyons qu'en ne donnant qu' t
extrait, nous aurons. de quoi remplir une feuilic.; tout ce
qu'on peut dire aujourd'hui, c'ef qu'il rga1oit une1 grande
tranquillity dans Paris, jufqu'a 'lpoque des dert-ieres nou-
vell(e 20 novembre ) ;que cette tranquillite n'a e6 troubilA
que par un evenement affreux don't on donnera les derails,
& que la plus parfait, harmonie exifloit entire l'Affemibl-e
national. & les Miniftres.
Les matieres d'or & d'argent remifes h la mcnnoie de
Paris, tant par le Roi, la Reine, les -gliies, ls Minifires
& les particuliers, jufqu'au 28 or,.obre, formoient une valear
de ;,452,436 liv. .13 fous 8 deniers. On ignore encore
quel a ete le produit de ces aa1es de patriotifine dans les
provinces.
Plufieurs Armateurs de Bordeaux ont 6te inqu6etes par le
people, fous le pre&exte qu'lls envoyoient dans les Colonies
un plus grand nombre de barils de farine que ne -I pref-
crit l'arr&t du parlement de Guicnne. Ces N6gocians ont
t'6-expcfes a des dangers, ainfi que le prouvent'diffirens
details rapportes dans le journal de Guienne; fi le com-
merce de cette province, notre nourriciere, ne nous fournit
pas un plus grand nombre de barils de farine, eft-ce le
commerce qu'on en doit accufer, lorfqu'on le voit expcff.
a des dangers, de la part du people, pour nous envoyer
notre fubfiltance? La Colonie a b.foin de i86,000o baritl
de farine au moins chaque annee. Bordeaux n'envoyant
que 224 navires de 325 tonneaux, le people de cette
ville ne permettant de fortir qu'un baril de farine par toni-
neau, nous ne pouvons efp6rer de recevoir que 71,800
barils; ce font done 114,200 barils qui nous manqueront,
car les autres ports envoyent tres-peu de cette denrte :
en fLippofant qu'ils nous en apportent 14,200 barils, ce
font encore oo,ooo000 barils qui nous manqueront; qui nou;
les fournira ? les Americains comment les payerons-nous ?
en gourdes. A combien eftimez-vous la fortie du numeraire
pour ces 00oo,o000oo barils? pres de cinq millions de livres;
Oiu les trouvera-t-on bientot ? qui le fait ? ( Voyet, pour les
autorite's de ces calculs, 'Almanach que le Ridaeur a public
cette annee. )
Le navire l'Artibonite, Capitaine Roinard, allant au Cap ,
forti de la riviere le 26 feptembre, a peri fur la cote
d'Arcachou, pres de Payonne. L'equipage a 6te fauv4.
L'Aimable-Societd, allant au mnie lieu, forti le meme
jour, Capitaine Duvigneau, a relach6 au Pertuis-Breton,
avec quelques avaries.
Le Comte-de-Vergennes, deflin4 pour le mr-me lieu,
forti le 29 feptembre, Capitaine Tcyf*on, a relach6 i Saint-
Jean-de-Luz.
Le Precieux, Capitaine Vo!chr, en retour du Cap, a
relache a la Richelley,-ayant coupe tous fes mats.
La Nouvelic-RoJalie, Capitaine le Pelletcr, en retour de
Saint-Marc a relache -a la Rochelle, avyant perdu fes ancres
& fon gouvernail.. Ce navire fera oblige de decharger pour
car1ner.


v*vVflflt~rtSt~ .t rofl-et*tttA* ar--r'erfl







L'Ainibal, Capipaines deLacroix, en retout dj Cap,
a 6t6 rencontte 'failant route pour la baie de Chefa.cak,
par voie d'eau.
Tous ces navires appartiennent 'a la place de Bordeaux.

Du PORTr-AU-PRINCE.

OR D 0 N NA N c E qui proroge jutfqu'au premier ju/i prochain
la permnifcn a'importer, dans les trois ports d'entrepht de
la Colonic. des frincs 6& dui bifcuit venans de l't.nger.

Du vi,-gt-huit D&ecmbre mil fept cent quatre-vingt-neuf.

Extrait des regiflres du Confel fup.'rieur de Saint-Domingue.

LouIs-ANTOINE THOMASSIN, COME DE PEINIER, &c.

ET VINr4ENT-RENE DE PROISY, &c.

L'Adminifration, en prorogeant jnfqu'au premier fevrier
prochain, la permiilion d'importer des farines & biscuits
des ports de I'etanger dans ceux d'entrep6ts de cette
Colorie s'&toit flatt6e que ce terme fuffiroit a fes befoins,
& qu'. cette 4poque elle pourroit computer fur les fecours
ordinaires de la metropole ; mais les rapports qui nous
font faits des craintes fondees qu'on eprouve en France,
d'y voir renouveler les funefles effects de la difette ; les
d.1fenfes fates par le parlement de Guienne d'exporter plus
d'un baril .e farine par tonneau d'encombrement; 1'infuffi-
fance de cette exportation pour alimenter les Colonies;
tout nous demontre qu'il eft encore neceffaire de proroger
cette permiffion. C'eil non-feulement le voeu & l'attente
des Habitans, mais encore le sentiment & l'avis des Nego-
cians des trois parties des Colonies, que nous avons con-
fults fur cette matiere important.
A ces cafes, & en vertu des pouvoirs a nou; attributes
par Sa Majefte, nous avons dit & ordonne dilons & ordon-
nons ce qui fuit ; favoir:
ART. xe*. La permiffion accordee jufqu'au premier f6vrier
prochain, d'introduire dans les trois ports d'entrep6ts de cette
/ Colonie, des farines & biscuits venans de rl'tranger, fera
& demeurera prorogee jufqu'au ier juin fuivant.
2. Permettons ,-en confequence, a tous Capitaines &
Patrons de navires francois de s'expedier des ports du Cap,
du Port-au-Prince & des Cayes pour ceux des tats-Unis,
avec des fucres & cafrs, a la charge d'en payer les droits
d'od.roi & d'occident _.& de faire leur retour dans l'un defdits
ports avant ledit jour premier juin prochain, avec des marines
& biscuits pour la valeur au moins des denrees coloniales
cu'ds aurornt exportees. -*
3. Les Capitaines & Patrons de navires francois qui
voudront profiter de ladite permiflion, front tenus, au prea-
lable, de prefenter requete foit a nous ou a nos reprefentans
au Cap & aux Cayes, aux fins d'obtentr cette permiffion ;
laquelle ne leur fera accordee qua la charge d'introduire
4lans la Colonie une quantity de marines & de bifcuits pro-
portio nee au prix des denrees qu'il leur fera permis d'expor-
ter; ils joindront, a 1'appui de leur require, la foumiliion


de fai:e cette inhtodu&ic-ri &:uncertifcat portant, qu'ils font
la navigation entire le royautme & la Colonie, ou entire 1l
Colonie & les ktats-Unis ; lequel fera ddivre au Cap par
la chambre du commerce, au Port-au-Prince & aux Cayes,
par cinq N6gocians domicilies, don't deux au moins p-i
entire ceux charges de decla er le prix des faribes pour
r'alife du poids du pain.
4. Tous les batimens rangerss du port de cinquante
tonneaux & au-deffus, a&uellement dans les ports'd'entre.
pots de cette Colonie ou qui .arriveront avant le 15 avril
prochain, pourront enfuite en faire voile pour aller che:cher
des farines & du biscuit dans les ports strangers, ils front
tenus de nous prefenter prealablement requete, ou a nos
repr6fentans au Cap & aux Cayes a l'effet d'obtenir ladite
permillion, qui leur fera accordie fous les conditions propr s
a affurer r retour effe6tif avec des marines & du bilcuit.
5. II f,.a public, toutes les femaines dans les affiches du
Cap, tin tat d&s marines & biscuits imports par le comme-ce
national & stranger; & dans les affiches du Port-au-Prince, un
pareil itat pour les farines & biscuits imports au Port-au.
Prince & aux Cayes; & au commencement de chaque mois,
un etat fommaire des farines & du biscuit imnportes pendant
le mois pr6c6dent.
6. Apres le' premier juin, prochain*, les reglemens prohi.
bitifs que nous ne fufpendons que pour les ai ticles d'impor-
tation & d'exportation enonces en la prefente ordonnance,
reprendront leur force & vigueur ; de mani're que tout bati-
ment faifant le commerce stranger, qui apres ledit jour feroit
arrest ayant a bord lefdits articles, fera denonc' aux Offi.
ciers des amirautes, qui prononceront les peines portees par
les ordonnances fauf neanmoins le cas ou retenu par des
vents contraires ou des accident imprevus, il feroit juflifi6
par des expeditions des Confuls de France a New-Yotck,
Philadelphie,. Baltimore, Nortfolk, qu'il &toit parti du con-
tinent avant le 1x avril prochain, auquel cas ii fera admits
dans les fufdits ports d'entrepbts.
7. Les droits d'octroi & de domaine d'occldent feront
pays entire les mains du Receveur de lodroi, tant par les
Francois que par. les strangers ; & celui d'un pour cent na
fera paye que par les strangers a i'importation & a l'ex-
portation, confbrmement aux evaluations de denrees &
marchandifes qui font par nous arretees tous les t;ois mois.
8. Rappelons en tant que e befoin, les difpolitions des
lettres patentes du mois ,d'oabre mil fept cent vingt-fept,
du reglement du trente about mil fept cent quatre-vingt-quatre,
& autres reglemens concernant le commerce interlope;
lefquels front ex6cutes dans tous leurs points, fauf les
difpofitions de la preferate ordonnance pour lefquelles nous
nous fommes conforms aux pouvoirs a nous confines par
Sa Majef16, & aux inilrudions qu'elle nous a donnies.
Donne au Port au Prince fous le fce?.u de nos armes &
le contre-feing de nos Secreaires, leS'vingt-fix decembre
mil fept cent quatre-vingt-neuf. Signed, le Comte ,e Peinite
& Proify. Plus bas, par M. Ie Gen&al, Roi de la Grange;
par M. le "Commiftaire des Colonies, faifant fonplion d n-
tendant, Simon.
Cette ordonnance a &it enregiftree au greffe du Confeil
fuperieur de Saint Domingue Ie z8 decembre dernier.


Avec permfjion de MM. es General & Intendant.


AU PORT-AU..-PRINCE, DE L'IMPRIMERIE ROYALE,


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( No i )


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N'Io'v~&$~PZPo~tS DiY L'OUEST tT DJS

Arriv4 niavizeQt nci' PASsA4G1 ES.-
Atin Port -au i1c I 2:1~i /c S.,-z-
Jacques ,'Actl i-zI ,1Q x ,a

2& novcre. .U -N L CS6 10I
Le7 '1 /XCX int;~Qfl, B Nauxite

2.noVemlbre.
To:il des p '/Thg.,4aff eui i anvC 79>


11 y a dans k'0I or p74 U'insa n' 61- de I' ous
.A Acpiin 5. b janvter leicTekln.?ple


FTft s.zl 1z 'j,'viy.s depds lejilrj~zn- 4Cr 17,9 3


*Aux, Caes, je ani r la uni-Mare*
Thd~lr Marti niqueLI.. -
Le4, IcIA~ifonnable ,Ga~itrawi-~''Nquites

2p.ioveipbe .'.-
7 !1' 2nbr 1q-, .


*Lcs Bons-FJh,4res, IFo uch er, av ec 27 o N'g

A.L 8 eDon,- Pa wiIel ,aOlin
bL Saint -NiL~zs A4Ma c C Nartt~s, 6 de'c. 8


'r env S -vfo




l Ie 6-, le finA icLevreye N~an*tes.2
TON~ Idces paj,1,g, p ,artis kdpuis Ic 1er ji rJ9 ~ 5
&.-des 1JtIn Cni. ., .*.2
Arrivee de navires itrangers.


Au rtau-rin e, .e 2 janvier Ia Nzn~cy,,

117, Aer~le'V, iNew- Yordc,.

.1Pc~v, uti~s v oldvait, NewLno&
'C N'd~ Cote-Londo -n.
Jeane Schillaberi,* Salem..


Ste'vorfon,'


t~e 3, 'Az-711y, Sm-ith, hd~1ad
L e z .7SjjzlJ, Jcnfln,1-1dlo4

~La*zij;a, Fiis, I lcut1!,
E i 'C6 Ys;Lb6'p PortfirOUitI.
1 'I!72ior.i34Backer,
.7v tat des I'it. eitrar',~arrivCS depuzis, le ,er li 1790 I, fnI.
u~u laes 5, jhvlier b zAfarlc, Edr io, p oMon.
La -Salyezni Ppeioo!h
roI'jrjcg-badt, drag ankds ,'epl's' le ter Jznv ie, ij'Io,
.D~prz ~ ,a'virc
Du,.Port-au-Pri~nce', le '8, arvicr,; !ic ;(Chitapl. ALean ~

Le- T'pl,d .S~ider .altirn6o':e..
'DJp&Ace Jones Ealtimore. i
QuT owlS s bt. ietap;g. F,2ri' eus k erd Ijan wcr 1790, L3

*e s 41N pllC s C.a B an-4'f 1790 [2)
i a .t. el jparttg~ amir -

.4 VTS~.. D I V 'E R S,
~ M;Iic6'C~:Fr1Jec- t1'honneur dic P!- er It,
le PuikCqj'.c'j\ Coirp.e- dU 1er 1 790 a il, s C'denit im,


cetve
Ale-iui cil5 ( ell4 itiForr *eFa,- c or g6 cj& i
1I' dat' qieft 'daisI"rti -ol e a o ~&cte
fa ~ ~ ~ -1 r eid:~ a iC'n c"~cc'u'r-oit Ci-'devanht M.,

3 Les 0g rar1sisc>l (ceon ce fen M. 412 O ir
JU1.1"e ple kiC. f& u ir-i6s ,de, h" 'aif dS'h itiers, a corn-'



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& c, 'ja9ac~ rtt nunc a.1 l'-tetcsconCla -wftcpourle
!oiive 14 r'~ d r~ nh~cgc1iTne;
& ~~~r r dle~at~;ao~ &i cawoitfcre, Ledit Sicur
:L~z.6ie;~~ cs ~i're~s~ *l2 ourO~~ ~feu ;vrBd.~s, CT'rwes
34- e S'ut N'octru C o Capt ies ,
~~~~e Sra n-.dm C'e Pe r.i ,vca au Cunfei ,
1~~~~~a! Jc~ncrd~p~ei es djbit-res cje.,vu fier.,y~








' potw France, it les prie de- vouloir bien le folder au
. plus tt afip de lui &vier le dofagrement d'avoir iecours
aux voles de droit. 11 pr6vient le Publc qu'il lui refte
un affortiment affez confidirablc de marcha;d, fes seches
d&ns tous les genres, qu'il veadra a jifle prix moyennant
du comptant, ou pour des denrbes du pay, qtu'ii prendra7
au course ; it previent auffi, que la mai{on failant l encoi-
gnure des ruTs Royale & de ]onnefoi, n 82, occupee
a-iuelemient par AM1',1e Lceu & autres, oih font les balns
publics, eil a iouer pour neuf annees, entrer en jouif-
fance a computer du premier mnai prochain. Les perfonnes
qui defiieront la prendre loyer, pournont s'adrefler 'a
N9 V.auiin, Notaire etn cete vile, rue Traverfiere,.
qui leur communiquera les clauses, charges & conditions,
que ledit Sieur Soupfront vet iinpofer audit bail.
3 En vertu de fentence renidue en la Senechauff6e de
eremic le 24 oaobre dernier, il fera, le famnedi que
ron comptera 30 janvier 1790, procede a la Barre de
ladite Scip haiff4e de Jerenue, & a la requete de la
Darine, ci-devant veuve Pajaud, epoufe du Sieur Lambert
& dudit Sieur Lambert a la vente par licitation, de l'habi-
t tion indivife entre ladite Dame & les mineurs Pajaud,
fes enfans, ladite habitation fituee au quarter des Fonds-
)Rouges, de la dependance de Jeremie. On pourra prendre
communication de la carte-bannie etude de Me Martin
.aic Lcbrun, Procufeur en ladite Senechauiffte.
3 Les Sieurs Martin frres, ayant ,pris le fonds de feu
-Sieur Bafcave, Marchand Parfumeur, -rue Bonnefoi, pre&.
viennent le Public qu'ils 'ont toujours un fuperbe affortiment
en chauffure pour homme & pour femme parfumerie-,
rnercerie, bas de foie, gants, &c. UIs ont a vendre un
bulfe en marbre, flatuaire 'rept.fentant S. M. Louis XVI :
ils oueront leur inagafin fitua rue de Vaudreuil ? avec 6ea-
g&res & deux armoires vitrees.
3 Le navire la Rofalie du Havre Capitaine lude ,
eft arrive dans cette rade, venant de la cote d'Angolle, avec
une fuperbe cargaifon de $o9 Negres a ladrefTe de M' r
feynanrde, Piccard & Copagnte qui en t o uvert la vent
le mercredi 6 de ce nmois,
"3 Mrs Zapre' fires, Negocians a SaintrMarc donnent
avis qu'ils viennent de recevoir & ont a vendre des
S chaudires flucre de vrai potin de PWrigord, dans les
proportions de 48 a 6o pouces, du fuif en baril, clous a
rriques, feullards, offerss, cardines a boucaut, a fucre,
& qrdages afortis; its continent auMi a vendre du tafia
en barriques de leur guildive : Us yendront encore deuw
piaifons fifes rue du Pont, '
3 Mr* Thomas frtres donnent avis qudils viennent de
fire 'aquifition d'une habitatio, fife aux Baradaires, du
Sieur Expaire ; qu'en conf6quence, its invitent ceux qui
ont dqs droits fur ladite habitation, comme creaaciers hypo-
Sthecaires, d'avoir a fe fare connoitre & a donner leurs
tires en cornrpunication a Mo Clairazin, leur Procureur au
Petit-Goave afin de fire ceffer leurs demands; faute
4 qupi ils leur dkelarent quils payeront, au terme de eur
ontrat. dans le courant de ce mois.
sM. abiche de Reignefort, gendre de M. & Mm" PerOffe
'pefourcgs, & leur fonde de procuration dans la Colpnie,
Spt vient les' eranciers .qu'il e:, charge de la -liquidation de
q |ers bien, & les engage a vouloir bien donner commu-
pication 0!e leurs titres de cr6ance a M' Frigola, Notaire
ux Gcnaives, afin de' prendre des arrangements qui
pviffenr les fatisfaire. II1 prie egaleni:nt les cuvriers entre-
1t 'p(

arreter leur tompte pour Ihabitation de M. & Mo Perif,
Dejfources par M. Letourneur, Habitanf t'rtibonite,
leur ancien tond6 de procuratio.. '.
SIL i.a procide Je .6, de ce mois A lIavente & adu.
dication a la barre. dat Si6ge royal du Perit-Goave, .d'un
. teriin, de la contenance de vingt.a vingt-cdn carreaux
appartenant aux miners Be'fon, fitue dai din'le hauteurs
du Giaad-Goave, au lieu dit la Crique,. Tuite & diligence
du Sieur Binau, tuteur defdits mineurs.
a Le-S.eiir Davergi pievient qu' a diffous fa fociete
avec le Sieur iHerranat, depuis Ie 5 de ce nmois, fuivant
la declaration quil en a. faite au greffe de: ce Siege, ..ledit
jour: it, prevent egaiement que ledit Sieur.Heranat & lui
iont conjouitement charges de la liquidation, & qu'ils vont
travailier faiis discontinuation a fe libcrer vis-4-vis de leurs
criani ers, a qui ils demanded trjo4ws tenveillance &
bonte, '.
2 Le navire le Saint-Jacques, Capitaine Adri", venant
de Nantes avec une cargaiton bien Aforte,
a M. Muloniere, N6gociant aux, Cayes, engage fes
creanciers a fe prefenter pour recevoir leur payment, &
prie ies debiteurs de lai eviter les voies de rigueur.
2 Le Sieur Debroffes, au nom & come fonde de la
procuration de MV Lcjivre, Habitant 4 Plymouth, a 'hon,
neur de prevenir Mrs les Habitans de la partie des Cayes.
da-Fond quipoutroient avoir qt1elquesprgentiQns au Canton.
Couftard, qu'd s'eil aperqu q ton avoit nouvellement
ouvert des litieres & plant des bornes r fon habitation,
laquelle eft arpent4e & 6tablie depuis quatreo as ~fur laquelle
iA entretient trente-fix Nfgres; les bornes fra4chement poles
font e6tmp6es E, u-deiiou S du c6t6 fud, & LA entre-
laces, du c6te nord. Le Sieur Debrofes dclare que, faut
par fes pretendans 4e faire connoitre leur droit, 11 fera
torce de denQncer, a;u mtinilre public, rArpenteur qui
eft venu furtivement pour enlever Con terrain.
I A la jrequate du Curateur aux vacances a Saint-Marc,
en cette quality charge de la fucceflion Duboreilh, il fera,
le famedi 6 f6vriqr de la prflente annee proc6d' a la barre
de la Sen&chauffee ,-a 'ifue de Faudience, celle des crimes
tenarite h la vente & adjudication, au plus offrant & der-
nier ench&riffeur, de fix tetes d'Efclaves attaches a la cul-
ture dependans de ladite f4ceflion; a la charge de payer
comptant.
S i Le Sieur Duvet, Marchan4 Orf6vre & Bijoutler au
Pogrt-au-Prince, faifant le coin des rues des Frontsforts &
Dauphine vis-a-vis la falle du Comit6, a rhonneur d.
prevenir le Public qu'il vient de recevoir un aflortiment
de bijouterie & argenterie, de tout ce qu'il y a de plus
nouveau: comme chaines & montres d'or, unies & emaillkes,
revetues des portraits de Louis XVI & de M. Necker. boucleq
d'oreilles, garnitures de boatons, le tout au got national;
un affortiment de bagues, pour femme ; boites d'or, de
toutes grandeurs ; boites nimo'uches & bonbphnibres, ainfi
que quantity d'autres articles, don't le detail feroit trop long,
Le Navire k Roi-dAngole, du Havre, Capitaine Lainoife,
oft arrive en ce port avec une cargaifori de cinq cent
fuperbes Noirs venans de Malimbe, c6te d'Angole,
r'adreffe de Mr, Staniflas Delonguemre de la Salle & Com'
pagnic, qui en ouvriront la -vente le 2o. du courant.
M. Huguyt, Capitaine de navire au x Cayes, ayaot
gdrk les cargaifons du navire la. Suette, de Bordeaux, dans
Fannee 1787; celle du naviie la Deirie, Capitaine Rouffeau,
dans la fin de ladite annee & commencement de 178.;
& celle du navire la Sutett, Capitauie' l adre, da, s d l








prefente annnhe; privient les4blteurs auxdites cargaifons,
iu'il part pour France, au mois de mars prochain, dans
ce dernier navire; c'eft pourquoi il les prie inftamment
de le folder de faite; que s'ils ne le font pas, il lui eft
iinpoffible d'evrter plus. long-temps les voies de rigueur
pour les y contrafdie; fes reprdfentans font Mrs Dujfele,
ai acmel, & Defcorne, a Aquin. 11 a vendre dans fon
niagafin des brins, des mouchoirs filefie & cholet, des
toiles a voiles, des effieux de tombereau & autres ferre-
mens don't it fera bonne composition.
SA 1'hotel du Chillau, Laroche, Patiffier-Traiteur, rue
Royale, vis- -vis M" Laffittau 6 Faun, Nigocians.
i Mrs Laffalle, Thirry 6& Compapsie, ont. lhonneur de
prevenir le Public qu'ils font charges de la diftriburion de
I'eau fondante & anti-ven&rienne de M. -de Preva : ils la
vendent le prix de 6 gourdes la bouteille.
Un parti de Negres nouveaux, qui fe vendront, au bureau
des vents de rAmiraute, le jeudi ii du courant.
i Le Capitaine le Paon, commandant le navire It
Bienheureux de Bordeaux, pr&vient qu'il a &t6 charge
a bortd de fon navire, par M. Camus, 89 barils de marines
de I'etampe de Chaumel a Tonneins, a fladreffe du porteur
da connoiffement; & comme fon naviie eft a meme de
prendre charge pour fon retour, il a &te oblige de les
fire mettrd a terre en magafin; c'eft pourquoi il prie
inflamment le porteur de vouloir les fire reclamer, en
payant les frais ainfi que du prefeiit avis, A defaut, le
Capitaine va fe fire autorifer par .juffice a s'en decharger.
En vertu de sentence rendue .a Amniraute, en dernier
effort, de cette ville, le 16 decembre -dernier, & a la
requete du Sieur Goy, curateur a la fucceffion du feu
Sieur Jean-Baptifle Goy fon frere il fera le mercredi
que l'on comptera o10 de ce mois, proced6 a la vente,
au plus offrant & dernier enchriffeur, du brigantin la
Vidoire, avec fes agres & apparaux, aux charges, claufes
& conditions de la carte-bannie, don't on pourra prendre
connoiffance en f6tude de M* Demoilin, Avocat en
Parlement & Procureur en la Sinichauffie de cette ville.
i M* Demodulin, Avocat en Parlement & Procureur
en la Sn&chauffie du Port-au-Prince, previent le Public
qu'il eft charge de vendre, de gre a gre, une maifon &
emplacement, fitues en cette viffe, rue de Condo, ayant
12o pieds de facade fur ladite rue, & 13 de profondeur;
ladite maifon & emplacement appartenans au Sieur Genty
Goy, Habitant a la montagne des Grands-Bois. II1 en fera
bonne composition, moyennant du comptant ou de bons
effects fur la yille.
i I1 fera procede famedi, que l'on comptera 23 du
prifent mois, au bureau des retites de rAmiraute, a neuf
heures du matin, la vente & adjudication d'un parti
d'environ'cent tates de Noirs, de tout age & de tout fexe,
provenans de la cargaifon du navire la Rofalie, du Havre,
Gapitaine Jude., venant de la cote d'Angole, a l'adreffe de
M" Meynardie, Picard 6' Compagnie, a la charge' de payer
comptant.
trar des Nmgres paves qui dovent itre vendus a la Barre de
la Senick/affie d Saint Marc Ig 6 fivrier i79o.
Du 16 odobre. Jacques$, Congo, fans 6tampe apparent,
g6 dcrenviron d e ans taille de 4 pieds 8 pouces, ayant
une hernie e difant appartenir a la nommie Catherine
Bajias, M. L., a Saint-Marc.
Du 26. Un Negre nouveau Senegalois fans 6tampe
apparonte, arant des marques de fon pays fur le corps


& fur le vifage ne pouvant dire fon nom ni celul de
fon maitre.
Du 29. Jean-Louis, Poulard, etampe fur le fein droit
BD ag6 d'environ 24 ans, taille de pieds 2 pouces.,
rouge de peau, fe difant apparternir a M. de Preto, Habi-
tant au Dondon.

D P A r T S.
a M. Trigallaud, N6gociant aux Cayes, part pour France
au printemps prochain, invite fes creanciers-a fe prifenter
pour etre pays, & fes dkbiteurs 'a le folder inceffamment,
s'ils ne veilent y &re contraint par les voies de droit.
2. M. Auguflin Francois Habitant aux Grands Bois ,
part pour la Martinique & declare ne rien devoir; il
laiffe Mrs Gillet, Gaudin & Compagnie Negocians do-
cette ville, charges de fes affaires.
2 M. It Vacher, part pour France & declare ne rien
devoir.
z La Dame veuve Rickhet aux Matheux-, part pour
France pour affaires de famille, & declare ne rien devoir.
2 Le Sieur Deflandes, Maichand au Boucan Carre ,
quarter de Mirebalais, partira pour France dans le courant
d'avril prochain ; il prie fes debiteurs de le folder incef-
famment, pour ne pas lui occafioner de retard, lui eviter
le defagrtment de les y contraindre par les voies de d.oit,
& lui procurer la facility de payer ceux a qui il doit.
2 Mm. Defcahauts Habitante aux Gonaives fe dif-
pofant a partir inceffamment pour France declare qu'elle
vendra tout prffentement, confiftant en boeufs de cabrouet
domptis; idem indomptes; vaches & leurs fuites; attelages
de chevaux; jeunes chevaux domptes & appareilles pour
attelages; jumens & leurs fuites, formees en haras ; troupeaux
de moutons & de cabris.
i Le Sieur Bafibey cadet part pour France, & declare
ne rien devoir.
i MWe Dupont part pour France, & declare ne rien
devoir.
i M. Chaboffeau part pour France: il vendra trois Negres,
don't une NMgreffe avec fon fils agA de 8 ans, & un petit
Negre valet; il en fera bonne composition, pour de far-
gent ou des denries. '
i M. Balmain part inceffamment pour France.
x Le Sieur Jacques Poque part pour France, declare ne
rien devoir, & prie les perfonnes qui lui doivtnt de le
folder, pour lui eviter le defagrement de les y contraindre.
Le Sieur Roux, Capitaine. & propri6taire du navire ,k
Louis-Siee, de Dunkerque, announce qu'il part d'ici, du
o10 au 1 du mois de ftvrier prochain : les perfonnes a
qui il peut devoir font prices de fe pr center chez ledit
Sieur pour 'tre payees. II 4 fon magafin rue des Cefars,
a c6e du Sieur Gafpard, Chauderonnier : les perfonnes qui
lui doivent font prices de le payer avant l'epoque de fon
depart, faute par eux, ledit Sieur fe pourvoira core ,
fuivant le droit d'ufage.
NA V Rz s N A 4A ? rM Nv rT.
3 Le navire tle eune Phion, de Bordeaux, Capitaine
Atte Marche partira pour ledit lieu par tout fevrier pro-
chain ; ce navire efti tres- fhi voilier, double'en cuivre :
il prendra a fret du cafe, coton & indigo, & prendra auit
ces pailagers qui front commodement logs ayant une
grande chambre & dunette. S&adrefler audit Capitaine ,
taais font naiafmn, maifon de De Mafficux, aux CGayes.
1


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I.
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3 Li havIre le Saint Marc de Rifit, de Bordeaux ,
Capitaine O{anne ,. en rade a Saint- Marc partira pour
ledit lieu 'du 5 au 10o fvrier proclhain ; il prendra dI fe-et
&t des paffagers. Saadreffer Mrs Laprce fires., Negociains
a Saint- Marc;
2 Le navire le Pierre &6 Paul de Bordeaux, du port..
cde oo00 tonneaux Capitaine Berton, qui avoit announce
fon dbpait en deemlnbre dernier ;,imus ayant 6te retarded
par fes. recouvremens, announce fon depart pour le 6 fevrier
fixe : il prendra du cafe, indigo & coton a f-et, & des
ptffagers qui front commodement logps..
Le navire le 1 i iri, Capitaine Duwal, partira pour
le Havre-, a la fin de f evrier prochain. Cau.x q.ii. v-udront.
y paffer, ou charger aS fret ,'s'a.dreeront & M ta Stanifizs
Delonuern'are de- la Saik 6 Compazgnie,. ou: au Capitaine,.
A' fon board.
D E M A N D' E.

r On defueroit favoir dans quel lieu de la. Colbnie
peut ltre ie Sieur- Bojomnct, p'arti .du: Port-air-Prince vers
la mi-fbptenmbre, pour alter. en pacctille le,.long. du b-~
de la c6te. Ceux qui en auro=t connoifElace-. font pr.ie5
d'en doniner avis a M. Trouillot, aa: Port-'i-~Prince.


E rF :r s.


SR 0- vV-4S.


3 II a &' trouv' 1 cd~i foi r.,; 4 .'cle ae si o s fr li,
iiai de Rohan une mnooaie avez it' ch'aie eUo ,pr
'N' N~r-.! de -- Mis GUlet ,.Gaudin & Q/1vapzIi: u 3
vae~i~t -a-.i pr-a prie'air q z -nd -3 f,~ p, --c"a* I


lieUPe du Cap-Darne-N14arie ; pr~pres* 4 !a cultbire 4d, cafS,,.
arpentes, & bien rezonius, v; n beau chimiip. S~adteiler,
a- M. Gcrmwzj., hablitaiut,,. a',- Seripgtie., -ot;.MeGuigu,
Notaire-, -au Portiaur~ 4wrI -c % qui n iqicea4:.vndxr
2-. Un.Negre o,.vm AndeancI npaorbn. dv'~cp~ ~di
vaner le ca4s1 ;, idvm' ai a~iglpis 'a Porte & roes
S~ad~reff~er' 'a IV& Ld, I. Fia;,
Cenlt d trppopres 'a. )a cpUmvdturgdUGc4~iS.
haut de la Ravine-dlu-Svid, parwitfe des Caye&S,-int-L~uis~l,
ayant. un, chenain de trace', S'ajr~eAfev, M'. Bou~i~ove s g
Skiejw,: Vidal, propristaire, a~i' )?alt.- -Tr r e rie d Is.
DeLix 3eux de Molli a qci, dLIa
I & 6par~.rnect 4pqx pivoi's le oxilmins ls eau ceux-c. lds-
d'owuti ; deux piv6lt. de. moulipj be^t e's ,&CdeLuX C L 1S, -ckGo 2 .11s
dioun affortiinent. de chaLi ii'as~ fuc~re pqtin de Fe':-,
golrd. S'a'dx eler chez vP 'aCwj;,'aq, TY2In 6?Comp

A V.E,*ND R.E 011V4 ~F. R.MRI
~.Dexcents. carreaux de forqt ;ipenI' -prpr l a a
cultUre du c a fe', ar-IefqpIs J1ya u~ prI u;pe d[tII
tulemert, fitu e aI neuf lilies d~i..Pert-au-P eri1ce 'a verndre ,om..
.aft'eiri~er: pour netuf aann~es.. S'ad.i.e er ~j. a M ea ~ etrn.
&Cb'odwjia Nie, Igeial;s au Pu t~ali-Pl'.ilce ,I e fiq v45doll-,-
n~eromi. tousli~es &L m.iienri;ou a%,-. Puric-e,,D414)nrc
fiabitant au, .u-dSc

*1 la ( Aue.Neor Aebone.Movna._:arra


41 V .EN D, It .1~~ ab~~.Cni. N'gqxiart au Porta~i'.,
-'a tven Mr -as f~iabitcans,.. qu'il, a toujours. _hi e'ndrc- urn fulerbq
3' ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ i', 4 chez. aii'ort inent. en J ai i enjiAhn. '. eautiaglo.d-blemou-d aiedl. &, a L~es ~d


1eIa ruc Dauphine, cu ii v tie boulna&i* ayakt fohint' hA 'SN Al -.R. ft)0N A (
4 <1 c.Saii a i h&)Urin; gor da.ns*V_94
~ix-~ptpica. de I-ong:1-ur- t-c;te-fliLrf dc ire 'deie .-
a.M o"-kigae, Magociant eia ville-, oil au S, -anis1';ur, am. '-In~,C~ t pei CJLONARD',), 1g~ deno-
F6nda-U:]la"3-Di~e '. 4-11, id'cs donlnercmL t(;iS; kes. rej.-feigicae-ins vf ns.ayn dsd. jfoh` pays, au, fro nts, amt
1l0CeffLi- eS. tnjc,& frle'eni. Eni. donner, avis au Sieur a~d,
3 Lutte. Je N~gyes d-aidiw, eont fqf'& deepbvis fix Fwraiie r de ilhabjtation- UopaCarido.
dnicanis. lx Ccol nie, un -at Ni-ef AUn Migre-,Aoufi-a- 6tain--y 10 U iD- I)IFAND-W1E;
p u Uvs 'zffr' vi ~rs aine,. a. SairiNt-arc. -par61 marron de chez. le S'epmr j -h imfc e -tn donner
V3iU~i NM7re zi6 dc- h~:~s,, trr.s-10 v-oilier &c1'.~eJJlent.- ayi& auitd P1~i aur~plc d ir aU.P~rt-aiP
]~ ~ ~ ~~~r IPal S'deTe .~ F!etant &' Ci'opieqi'-ntds 1rn.
pagineS ,tk aim oht diesle e5 ids3
mais anAois .}e a rrl"eqa"LI.- rrMuveaft(y carr .n o- .~ aphwpas-prtrnan
3Une habitation -, de Ia. contenance de cent carreau, de poac-s ,ay a-it une grolhur dert ie're Ic' Cfou-.. pro'.-emant du
Wal-e, 7tres-propre 'a Ia. culture du caf,; fitu~ea au b ras aci, c 1,vire- a Ccin.anzce ,CptU'i -aw &af~rcin-i

a. v oic. iiues e lde F, 1ribamt-dai-re. duldiE: crua ricr EFir laqueiiz ii. eft., lartl ip~arroia le 24d c-~ e denicr ;-it,-y aura
I: i~ y~ d Peiienvircra dix nmile p-esde caliers leg. nko jC'f pour cu erf~~~
l~esI rei'- ell bois cd.-bout: oll. pomrka. y Joir;-dr- dix* L..i,11alIle Corif;o ,.6tainpe T. Al, fLLET; jarti. maroon
tc, es 6e Ntic: atzacli',s 'a ladite hoibkation. S'ar;,rcfi"r hi en nocverahre dc nier. Enri ner avis an (icurMc;;et, (3
M.fartaJfrn iait-anc' i Tibu~rin ,&. M-d'za~z, qni il prt~
Aiier. 6' compat~vue Negoscians a-ux -C~ay_,s & "a Jerrtinre..
3 n ma fo' n et vilk, mue d.-s Macles;,- On ttouvc .' r1'irnprnimce royize~~ getre ville, 1'Alrnanltch
camo~ -d Lacimrs-kr a;re,u an.u. d Co/a nic Oil aennd mrwes 4c1i1*1f 1 is-2 ~~c1~ a

cab)inaorrnC,11 xai CO.' n or.af!411 P- i -1rrisLgs

.1 noeilaur d t s. C1fAl-d-U4


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IMPR


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IMERIE ROYALE. 1790.

ICHE S 6. lAMERICAINESl.*

JE UD I p| JANVIER. 1
^-^.__^, .+5*A 1----.- -- ii
iiiB~air--Mfig|g^

24 onces.


ENCLAVES MARRONS ENTirs A LA GEOLz.

A Leogane, le 7 de ce mois Antoine, Crole, fans
zamrpe apparent, fe difant appartenir au Sieur Tacawiy,
Ma.chand Jacrnel : le 9, Orjyc, Conigo, fans etampe
apparent fe difant apparte